Court allows divorce claimant to claim half of a departure bonus as community property pending divorce proceedings.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court accepted the plaintiff's request to have a departure bonus declared as community property pending the resolution of the divorce case. The plaintiff argued the bonus, calculated based on the employee's average salary, constituted a product of labor under Article 1401 of the Civil Code. The defendant contested this by claiming the couple had already separated in fact since January 1931, seeking to limit the community property regime to that date. The court ruled that the bonus is indeed a product of labor and falls under the community regime, but deferred the final division until the exact date of cessation of cohabitation is determined in the divorce proceedings.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 1401 du Code civil; Article 266, al. 2 in fine du Code civil: A departure bonus calculated on the basis of average salary is considered a product of labor and falls within the community of property, even if the employee is leaving the company, subject to the determination of the actual date of cessation of cohabitation.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IATexte complet
2MJt2/JQfa
Jugement civil No,192/82 (
III )
f
"*
Audience publique du vingt-et-un décembre mil neuf
cent - quatre-vingt-deux.
No,26 524 du rôle,
. ,
Présents :
Jean Joseph ii'ruTjL"SH,
n t r
11)
la dame
juge-pré s^-dent j
Lqa îiDU'iELjler juge;
l,Iariann.e BîSFPSN, juge ;
Paul BCIÎ?£E*TZ jgreffier.
le sieur
_
'é;çouse
H.) ,
em
ployée privée,demeurant
C. -)
^
>
demanderesse aux-termes-d^xm
exploit de 1* huissier ivlarcel
îBRBEH d'Ssch/Alzette en date
du 1er mars 1982,j;
comparant par ..le • Gaston VOCyEL,
avocat-avoué,demeurant à
Luxembourg;
<
♦ •
^
Ïâ) 5ouvrier,demeurant à C---)
,act,à^
défendeur aux jfins du prédit pxplo:j.t lîdLBBH,comparant
par lie,Francis GrcI.63XtIS,avocat~avoué,demeiu?ant a Luxem-
bo\irg.
IS THIBIJNAL:
Ou'i la demanderesse par l'organe de S'e,Alain GLCSS,
avocat,assisté de I.ïeiClaude JASoENICH,avocat-ayoué,en
remplacement de. Lp,Gaston.. VOGSL,avoué constiiîué et^le
défendeur par 1'02?gane.de "e,Francis GNI^SUS,avoué
constitué^.
Attendu que par exploit de l'huissier de justice,
i-'arcel îL'JFcBSN d'Esch/Alsette en date du 1er mars 1982
W.)
. a donné régulièrement assignation
^
H<.)
I à comparaître devant le .tribu.;.al
civil de ce siège pour l'y entendre constater et dire,
suite' à un jugement rendu contradiclioirement le 5 jaKi"
vier 1982
par le tribunalfde paix, d'Esch/Alzette,
siég'èant en matière de saisie-arrêt sur salaire..^ qui,
^
avant de cornaitre de la validation^de la saisie-ar^êt
pratiquée 'par W.)
,alors que le débiteur saisi n.)
a contesté"le bien-fondé de la demande dirigée contre
lui,a renvoyé les parties devant la juridiction compo-
tarite pour y êtr,e statué sur l'existence et la quotité
de la créance litigieuse et a imparti à WJ
nm dé-
ie regime ae J.a communauije regare^que j.-
départ de 25o,ooo,- francs accordée par^la
SccX )
est une accessoire de salaire et peut dès lors /etre
assimilée à un produit du travail;qu?en conséquence
cette indemnité est commune aux termes de ■■l'article
14ol du code civil et que V/:/
_ a droit à percevoir
la moitié de cette somme,à savoir IS^'OOO*""
enfin déclarer la créance de u.)
A l'égard de H.y
certaine,liquide et exigible;
Ittenàu qu'il résulbe des pièces versées en cause,qu'euie
àqiqan.ie en divorce a été déposée le 17 .juin 19ol par
W)
contre
;
Attendu qu'il est constant en cause que le 1er septenore
1931 Tî'.)
a conclu avec la s08.,
une convention selon la
quelle le contrat de travail aqant enisté entre rlj et 1'
)
est résilié d'un coniiiun accord avéc effet au lA .juin 1931; ou'a
titre de prime de dépavrt conventionnelle, 1 '
employeur ôcCj.) s* en
gage 1 payer î son ancien salarié K,)
unè prime d'un :riOr;ta.nt
brut égal 1 5 fois la rénur.ération éiensuelle royenne des 12 mois
précédait le rois dans lequel se situe le départ du 5>alarié,ct
que b.) reconnaît.n'avoir plus d'autres prétentions ou droits
quelconoues vis-u-vis de la soci.été en rapport avec le contrat
de travail'ayant existé entre parties;
.-attendu eus
Wj
I entend faire fruit de l'arti
cle Id-ol du Code civil aux ternes duquel " entre^nt en commu
nauté du chef de chacun des énoux: l) les uroduits de .son tra
vail, 2)
;
que Va)
soutient que la susdite prime de depaj?t conven
tionnelle ,d'un mOiitarit de 2p0o000o- francs serait 'on produit du
travail'de H-) ,eu'ei- conséouence elle serait en aroit i-- s© voir
attribuer la moitié de cette somme,soit 12p«ôoo.- francs;
ù-ttendu qu'il s'agit d'abord d'analyser la nature de cette
prime de départ conventionnelle;
Vitteiidu que cette prime,bien que destinée à inciter les sala
riés à Quitter une entreprise nui veut rationaliser .ses services,
était cependa.nt également conçue pour permettre au salarie a sub
sister pendant le temps nécessaire a la recherche d'un nouvel em
ploi; que l'ç).rticle 2 de la convention du 1er septembre 1931^avait
pris comme bas^ de calcul du montant de^cette prime la rémunéra
tion mensuelle moyenne des 12 mois précédant le mois dan.3 lequel
se situait le départ du. salarié;qu'il en resuite que cette prime
garde de nombreux liens avec le (salarié) Izt. salaire alors qu'elle
est une conséquence dp fait même que le salarié a travaillé dans
l'entreprise et que lë salaire a servi de oase a son calcul;
que dans ces conditions cette^prime de^départ conysstiormelie
peut être assimilée a une indemnité de congédiement,qui elle—meme
est assimilée à la rémunération (
cf.LlESCH " La saisie-arrêt
page 9,nOo7);que cette prime a par^conséquent le même caractère
sue le salaire puisqu'elle le représente et le remplace ; que dans
ces conditions la prime de départ conver.fci onnelle constitue oien
un produit du travail au sens de l'art»lé-ol—1 du code civi-1 et
tombe en principe dans la communauté des epon>L;
iittendu que H») résiste à la demande de y)
en invoquant
l'articfle 266,al«2 in fine du code civil qui dis'pose que
1 un
des conjoints pourra demander que l'efiet du jugement de divorce
soit avancé a la date ou leur cohabitation eb leur collaboration
ont cessé
qu'il avance oue les époux auraient vécu separ—s de fdit de
puis 'le mois de janvier 19S1;
Qu'en voulant voir avancer Is. date de la dissolution de la
communauté à ce même mois de^janvier 1931,H.) conteste le carac
tère commun de la prime de départ conventionnelle;
Atteridu du* il y a lieu à sui'seoir a statuer quant au oien-
fondé ô.e le. demande en attendant qu'il soit déterminé,dans le ca
dre de la procédure de divorce » l'époque de la cessation ae la vie
cominiune entre les époux li)
) j
Par
ces
raotifs,
le tribunal d*arrondissement de et à Luxembourg^5©
section,siégeant en matière civile,statuant contradic-
toirement;
se déclare compétent;
r e ç o i t la demande;
surseoit à statuer jusqu^à ce que la date de la
cessation de la cohabitation et de la collaboration des
parties soit établie dans le cadre de la procéd\ire en
divorce engagée entre les parties;
ré serve les frais et
fixe l'affaire au rôle général»
n