Court partially allows appeal on child custody but confirms spousal and child support obligations.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court partially allowed the appellant's appeal regarding child custody, granting him sole guardianship of one child while the other remains with the mother. The material facts involved a divorce where the appellant sought to take full custody and stop payments, while the mother requested visitation rights and confirmed support. The court decided to reform the judgment based on the best interests of the children, assigning specific visitation schedules and maintaining the financial obligations for both spousal and child support.
Regeste Legislator
Généré par l'IACode civil, article 378; The court has discretionary power to determine child custody based on the children's best interests, while parental authority attributes continue with both parents and visitation rights are granted according to the specific circumstances.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IATexte complet
AudiencG
du onse février mil neuf ccni çtuatro-vin^i
)
I
I
Imméro ^183 du rôle/
Entre
s
Préeentsî
ÏHIRY,vice-nreGidcnt;
KJÏZ,ROB,PETEHS et
BIEVrÉR,.conseiller 3;
KRAHS javo cat général;
SCIIUSÎER, greffier.
le sieur
P.^
demeurant à'
)
ouvrier,
appelant aux ternies d^un oxplo
de l'huissier Marc Grascr do-
Eifferdange en date du 2o'raai 197
comparant par Maître Gaston
VOGEl,avocat—avoué,demeurant à
■Luxembourg,
.
•
e. t s
♦
*
dame
R" .)
, sans état,
■ demeurant à 1
)
intimée auo: fins du prédit exploit Graser,
comparant par Maître Marguit CAPUS,avocat—avoué,demeurant
à Luxembourg.
.
.
.
.
-L a
C 0 u r :
^
Attendu que
P;)
; a régulièrement relevé appel
par exploit Graser du 23 mai 1979 d'un jugement rendu con-
tradictoirement le 3 mai 1979 par le tribunal d'arrondisse
ment' de Luxembourg, siégeant en matière civile;.
que ce jugement est entrepris pour autaniij qu'il a statué
sur'les mesures accessoires,à savoir la garde définitive des
deux enfants mineurs communs .X*-.) ,né le \
,et
C-..)
^
,lê droit de visite,la contri
bution aux"" frais d'entretien et d'éducation des deux enfants
et la pension alimentaire pour l'épous'e
R.)
à
titre personnel;"^ '""
*
•
.
que l'appelant demande à la Cour de lui confier défini
tivement la garde des enfants et de le décharger de l'obli
gation de payer à son épouse'un secours alimentaire tant
pour l'entretien des enfants que pour elle à titre persoimel;
^u'il s'engage en outre à laisser les enfants aux soins
des familles qui les" ont actuellement en. charge et de contri
buer à leur entretien contormément à sa situation tant aii'il
n'aura pa-s les moyens de leur offrir un foyer, digne;
Attendu que l'intimée
p.]
se rallie aux con
clusions du rapport rédigé et versé aux débats à la demande
de la Cour par le service de la protection de la jeunesse,
en date du 11 octobre 1979 y d'après lesquelles il est projjosé
qué la garde de l'enfant P.)
soit confiée à la famil3.ei
J
. demeurant à "
..)
,et celle de l'enfant K.) h la famille
' . demeurant à '
)
.
■
cm^elle .demande en outre q.u'en application de l'article
378 du code civil les autres attributs de l*autorité paren
tale ^ continueront d'être exercés par elle et qu'un droit de
visite^à exercer chaque troisième samedi du mois'lui soit
accordé;
.
•
i
•
-
.
-
qu'elle conclut enfin à la confirmation du jugement en
trepris en ce qui concerne la condamnation de P.)
au
paiement d'une pension alimentaire à son épouse à titre
personnel de 5»ooo»- francs par mois,cette pension étant
^limitée à douze mois,et d'un secours alimentaire de 4«ooo»-
francs par mois pour l'entretien et 1'éducation^de chacun
des deux enfants communs,ce secours étant-cependant 'à ver
ser entre les mains des familles qui auront la garde des
e'-'fants;
. ..
..
..
^ Is- ga^de des enfants:.
Attendu que les "juges du fond ont un pouvoir discrétion»-i
naife pour régler la garde 'des enfants suivant ce que .com- /
mandent l'intérêt et le plus grand avantage de ceux-ci,
lorsque le divorce est admis aux torts réciproques des con
joints, comme c'est le. "cas en l'espèce (cfoCour lux» 12e7o ;
1954,^.16,165); I
_ 7 "
"
! que ces mesures sont obligatoires pour les. juges qui en î
raison dés termes impérie^ux de l'.article, 3o2rdu code civil |
doivent les ordonner,meme si la partie intéressée ne les . j
demande pas (cf.Cour lux. 20.11.196251.19,169); " "
"
Attendu que l'intérêt des enfants doit partant ^eul êti{e
pu considération par la Cour pour décider de l.'attri-
bùtioh de la garde des enfants,alors que c'est le plus griid
bien de ceux—ci qui doit guider les juges dans le seps du
meilleur avantage pour l'enfant quant à son mode, de v^e,son
développement,son éducation,son avenir,son bonheur et son
équilibre (cf.Palloz hebdomadaire,1977/326 et jurisprudence
constante) ;
'
.
^
Attendu qu'il résulte des éléments de Ip cause et notam
ment^ du rapport du service de la protection de la jeunesse
iu 11 octobre 1979 que ni la situation du père,qui vit en
concubinage dans un appartement seulement assez grand pour
me vie à" deux,ni celle de la mèfeiqui,
son alcoolisme,
c'a pas la force de prendre à chargé ses enfants_et de" leur
)ffrir l'autorité parentale nécessaire,ne.leur"permet d'é
lever leurs enfants pour leur plus grand bien; '
'
11«2.198o - Kiimoro 5183 ciu rôle.
I
l
• ^
I
que fin mai 1979 la mère,qui avait la garde des deux ^
enfants,devait etre hospitalisée d'urgence à la suite d'une
crise éthylique aiguë;
que les enfants,qui se trouvaient dans un état do délaisse
ment total durent être accueillis,1'un par là famille de son
_
'
institutrice Madame Ç[.) ;,1''autre par la famille d'une amie
à elle Madame ^
) ;
que depuis lôrs ils y vivent et trouvent une "ambiance
familiale normale,une stabilité matérielle et affective indé-
•
I
•
.
•
'niable;
I qu'ils"y ont la possibilité de vivre leur état d'enfant,
tout en étant guidés et éduqués de façon correcte;
que dans ces conditions l'assistante sociale chargée de
l'enquête propose de^ confier ¥.)
' à la famille
?)-.) et
X,) à la famille 2),)
i
qu'il résulte par ai3.1eurs d'une' ordonnance rendue par le
3'ùge des référés le 6 novembre 1979 que les deux parties
étaient d'accord à voir régler le droit de garde et de visite
selon les propositions faites dans le dit rapport;
Attendu qu'il en suit que cette solution est la meilleure
par rapport à l'intérêt des enfants,de sorte qu'il y a lieu
de l'adopter et de confier,par réformation du jugement entre
pris, la garde de l'enfant
à la famille
Q.}
et celle de l'enfant X-) à la^ famille
i
Quant aux autres attributs.de l'autorité parentale:
Atténdû que compte tenu de la situation respective■des
deux parties il y a lieu de dire que conformément à l'article
378 du code civil ils continuent d'être exerces par les père
et m'ère;
Quant au droit' de visite: ' '
-
w. .
-
.
.
..
.. . .
, . .
, .
■
.
^
•.
•
i
Attendu quelle droit de visite constitue un droit naturel
que les tribunaux peuvent réglementer quant au nombre et à
la durée des visites,mais dont ils ne peuvent ^ priver celui
des époux qui,après l'admission du divorce,n'a pas obtenu la
*
I
.
'
garde des enfants,un principe d'humanité s'y oppo'3ant,à
moins qu'il n'existe des circonstances tout à fait excep
tionnelles, lesquelles ne sont pas données eh-l'espèce (cf.
Cour "Lux^" 2o;il.1962,Po19j169);
" ' ""
^
^
qu'il'résulte en effet de la prédite enquête sociale que
tant P.)
que R.)
'témoignent actuellement d'une affoc-
^ tion cnvorD leurs enfants q.ui est réelle et ciu*il .n*y a pas
cl':^.nconvénient à ce que ,1es . enfants voient ..régulièrement
leurs parents;
..
. . '
que notamment leur mode de vie,"bien qu'il ne soit pas ^
irréprochable,ne constj^tue pas une raison de leur refuser
.le drojjt de|voir leurs enfants^droit qui n'est nullement in
compatible avec l'intérêt des enfants et ne saurait nuire à
leur santé,ni être contraire à leur bien-être; ..
^
•>.
.
»
. .
. .
. .
..
. Attendu qu'il y a .partant.lieu de fixer ce droit de- vi
site conformément aux propositions de l'assistante sociale,
qui loïjs de son enquête a pris .contact à ce sujet tajqt avec
les parents des enfants qu'avec les familles d'accueil,pour
P;)
. au premier samedi .de qhaque mois de 14 à 2o heures
et pour R.)
au troisième samedi .de chaque mois de- 14 ^
heur es;
.
.
..
. •
.. ^ Quant à la pension alime,ntaire:
Attendu que les besoins de la femme doivent être appré-
.ci.és compte tenu de ses facultés pers.pnnelles et 4e la si
tuation financière .du mari ainsi que du genre de vie. auquel
elle_etait.habitue.e depuis le mariage,le secours alimentaire
devant lui," assurer ' U2i'train de vie semblablp 'à celui mené
pendant la vie commune;'
Q,^'il est cependant encore de principp que chacun des.
conjoints est tenu de subvenir du moinp.partiellement à
ses propres besoins s'il est à même de gagner.sa vie par
ses propres moyens;
, .
"
'
^^quê le juge doit enfin tenir compte pour la fixation de
It pension alimentaire de la "gravité" des torts de.l'époiix
créancier;
\
'
"
Atténdu qu'il résulte des éléments de la cause que le
12 mai 1979 l'intimée R.)
fut transportée d'urgence à
l'hôpital, se trouvant dans un coma"é'thylique,où elle "
restait en traitement jusque fin juin 1979;
que maigre ses démarchés.elle n'a pas pu trouver de
travail jusqu'à présent;
.
.
I '
autre s , revenus . elle* ne. peut pas assu
rer sa subsistance et se trouve partant dcms le besoin; .
Attendu que P.j
de son côté est ouvrier d'usine et.
touche un salaire mensuel net d'environ 57^ooo.-francs;,
qu'à part ses dépenses normales et courantes pour ie.loge
ment, la nourriture et 1'habillement,il ne soutient pas
avoir d'autres dettes à régler;
lie
1980 - Numéro 5185 du rôle.
I
'
I
•
I
Attendu que,compte tenu de la situation financière et
matérielle et des facultés des deiD: parties,ainsi nue de la
gravité des torts de l'épouse créancière d* aliments,la Cour
sur la "base des éléments dont elle dispose,doit admettre qu
les premiers juges ont correctement apprécié la situation
des parties et ont adéquatement fixé le secours mensuel pou:
l'épouse à 5»ooo«- francs;
aue c.'est également à juste titre qu'ils ont limité cett(
pension à douze mensualités,alors que,ru le jeune âge de
eJ
et le fait qu'elle n'a pas ,d'enfants à sa charge et
que son état de santé ne tardera pas à s'améliorer,si elle
•continue-à suivre le traitement neuro-psychiatrique ambulant
elle sera à meme^ de trouver d"ici-là un emploi approprié à
ses capacités qui lui assurera sa subsistance;'
^
Attendu que c'est encore à bon droit que les premiers
juges ont fixé à 4.000.- frp.cs,allocations familiales non
comprises,et adapté"aux variations du nombre indice du coût
de la vie,la part contriptive de P./
aux frais d'en- '
tretien et d'éducation de chaque enfant,alors qu'elle corres
pond équitablemeht à la fois à ses facultés et possibilités
ireelies et "axix besoins et exigences des enfants;
•
que ces 'secours devront cependant être; versés directement
entre les mains des familles
ç\.)
et CB} ;
'
Attendu que ces pensions alimentaires sont payables
d'avance^et sont portables le premier de chaque mois et pour
la^premiere fois le'premier du mois qui suit celui où le
présent arrêt sera devenu définitif;
' I " .
'
^
® ^
c e s '
m 6 t i'f s,
et ceux non contraires des premiers juges,la Cour,troisième
section,siégeant en matière civile,statuant contradictoire-
ment,les parties et le représentant du ministère public
"entendus,
• "
reçoit l'appel de P.j
pel qu'il a été limité,en la'
forme j-
I " •
^ ^
• ;
confie,par réformation du'jugement entrepris,la garde
définitive de l'enfant pg ,né le
(...)
h -1'„
famille
^ f-) .
i,demeur'ant à
)
.
..
.c't de l'enfant X.) ,né le
e -
"
,à la
i )
(demeurant à
(. ..)
,
•
^
f t
î
dit qu'en application do l'article 378 du code oivil les
autreo attributs de l'autorité parentale continuent d'être
exeroe.s par les pere et more;
dit que le père
.
pourra faire chercher et
. recevoir chez lui ses enfants P.)
et X.j chaque premier
samedi du mois de 14 à 2o heures à la charge de les ramener
.
auprès des familles Q.) et :5.) préqualifiées;
dit que la mère .
R.)
pourra faire chercher let
re^cevoir. ses enfaqts
et
chaque troisième samedi
du mois de 14 à 2o. heures à la charge de les ramener auprès
^des familles
P.) ei
,préquaiifiées;
-
confirme le jugement du.3 mai. 1979 en ce qu'il a condamné
^ payer mens_u.ellement à ^ j
une pension alimen
taire à titre personnel de .5,.ooOe- francs,limitée à douze
mensualités,payable, d'avance et portable le premier de
4^aque mois;
'
^
dit cependant qu'elle sera payable pour la première fois
^ ,a partir du premier jour du mois qui suit celui où le présent
arrêt sera devenu définitif: .
.
.
'
I
-
.vo i-:
.:v
_
confirpe le jugement du 3 mai 1979 en ce qu'il a condamné
P.)
au paiement de la somme.de 4.ooo«.- francs,allocations
familiales non comprises,pour..chacun des.enfants P.)
et
X.) à titre de contribution aux frais d'entretien et d'édu-
cation,payable.d'avance et portable le premier de chaque mois
et à adapter aux variations du nombre-indice du coût de la
vie:
'
-
dit cependant que la somme de 4#0000- francs payable pour
sera versée directement entre les mains de
Ici familb
ç\,^
préqualifiee,que la somme de 4®000©—francs
puyulple pour l'enfant X,] .sera versée directement entre les
mains de la famille 3
) préqualifiée,et qu'elles sont .
payables pour la premiers fois a partir du premier jour du
mois qui suit celui où le présent arrêt sera devenu défini-
^"5
- - - -
.
. . .
.. .. . ..
.
.
•
t
V .
. .
V
.
.
.
^
...
....
.
.
. V .
.
renvoie 1.affaire en prosécution de cause devant les pre
miers juges ainsi que devant le notaire , et le ju^e coimiiis
par jugement du 3. mai 1979 rendu par le'tribunal d'arron
dissement de Luxembourg,aux fins de liquidation;
.
condamne l'appelant pj ^ '
aux frai,s de 1 'instance
• "
d'appel et en ordonne la distraction au profit de Maître
Margùit CAPUS,qui la demande,affirmant avoir, fait l'avance,
do ces frais ©