Avis. — Fête anniversaire de la Grande- Duchesse.
Texte législatif (3 Articles)
du
des
Jeudi, 5 Juin 1913.
N° 35.
Donnerstag, 5. Juni 1913.
Avis. — Fête anniversaire de la Grande-
Duchesse.
Pour célébrer l'anniversaire de la naissance
de S. A. R. Madame la Grande-Duchesse, un
Te Deum solonnel sera chanté le samedi,
14 juin ct., à Luxembourg, en l'église ca-
thédrale, à 11 heures du matin, dans les
églises paroissiales des autres villes à l'heure
convenue, et dans les églises paroissiales de
la campagne, le dimanche, 15 juin, immédiate-
ment après la grand'messe.
Toutes les autorités, tous les fonctionnaires
et employés sont invités à assister à cette
solennité religieuse.
Les collèges des bourgmestre et échevins
des villes et communes sont chargés de régler
le programme de la dite fête publique. Ils me
feront parvenir leurs rapports y relatifs par
l'intermédiaire de MM. les commissaires de
district; le rapport de la ville de Luxembourg
me sera envoyé directement.
Arrêté du 16 mai 1913, concernant la publication
au rapport général de la Chambre de commerce
pur l'année 1912.
LE
MINISTRE
D'ETAT,
PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ;
Vu le rapport général de la Chambre de com-
merce sur la situation du commerce et de l'in-
Bekanntmachung. — Geburtstag der Groß-
herzogin.
Zur Feier des Geburtstages J. K. H. der
Großherzogin wird am Samstag, den 14. Juni ct.,
zu Luxemburg in der Kathedralkirche, um 11 Uhr
morgens, in den Pfarrkirchen der anderen Städte
zur abgeredeten Stunde, und in den übrigen
Pfarrtirchen des Landes am Sonntag, den
15. Juni, unmittelbar nach dem Hochamte, ein
feierliches Te Deum abgehalten werden.
Alle Behörden, Beamten und Angestellten
werden ersucht, dieser religiösen Feierlichkeit
beizuwohnen.
Die Schöffenkollegien der Städte und Ge-
meinden werden das Programm dieser öffent-
lichen Feier anordnen und mir über dessen
Verlauf durch die Vermittlung der HH. Distriks-
kommissare berichten; der Bericht der Stadt
Luxemburg wird mir unmittelbar zugehen.
Luxemburg, den 2. Juni 1913.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Mémorial
Memorial
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtums Luxemburg.
Beschluß vom 16. Mai 1913, die Veröffentlichung
des allgemeinen Berichtes der Handelskammer
für das Jahr 1912 betreffend.
Der Staatsminister,
Präsident
der
Regierung;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels
Luxembourg, le 2 juin 1913.
Le Ministre
d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année
1912;
Arrête
— Les cotisations sont fixées à 3 % du salaire réel déterminée conformément à l'art, 6 Il en
tant que ce salaire ne dépasse pas cinq francs par jour ouvrable; 1 % de ces cotisations est à verser
par le patron et 2 % seront à verser par les assurés.
Luxembourg, le 30 mai 1913.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
und der Industrie des Großherzogtums während
des Jahres 1912;
Beschließt
Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als
Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 16. Mai 1913.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Luxemburg, den 30. Mai 1913.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Avis. — Associations syndicales.
Par arrêtés du soussigné en date de ce
jour, les associations syndicales pour l'établis-
sement de chemins d'exploitations: 1° à Heis-
dorf, aux lieux dits «In den Hombuchen», «Im
Brill» ; 2° à Mullendorf, aux lieux dits « In
Romesch», «In den Kirten»; 3° à Dillingen,
aux lieux dits «Auf den Æssen», «Auf Then-
äcker», etc., ont été autorisées.
Ces arrêtés ainsi qu'un double des actes
d'association sont déposés au Gouvernement
et aux secrétariats communaux de Steinsel et
de Beaufort.
Luxembourg. le 30 mai 1913.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement.
EYSCHEN.
Avis. — Association syndicale.
Par arrêté du soussigné en date du 31 mai ct.,
l'association syndicale pour la construction
d'un chemin d'exploitation aux lieux dits
«Im Allerbornerpad », etc., à Troine, dans la
commune de Bœvange, a été autorisée.
Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'as-
sociation sont déposés au Gouvernement et au
secrétariat communal de Bœvange.
Luxembourg, le 31 mai 1913.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Associations syndicales.
Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars
1900, la société locale agricole de Berbourg a
déposé au secrétariat communal de Manternach
l'un des doubles de l'acte d'association sous
seing privé, dûment enregistré, ainsi qu'une
liste indiquant les noms, professions et domi-
cile des administrateurs et de tous les associés.
Luxembourg, le 2 juin 1913.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaften.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom
heutigen Tage sind die Genossenschaften für
Anlage von Feldwegen: 1. zu Heisdorf, Orte
genannt „ I n den Hombuchen", „Im Brill";
2. zu Müllendorf, Orte genannt „In Romesch",
„In den Kirten"; 3. zu Dillingen, Orte ge-
nannt „Auf den Ässen", „Auf den Thenäcker",
usw., ermächtigt worden.
Diese Beschlüsse sowie ein Duplikat der
Genossenschastsatten sind auf der Regierung
und den Gemeindesekretanaten von Steinsel
und Befort hinterlegt.
Luxemburg, den 30. Mai 1913.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 31.
Mai ct., ist die Syndikatsgenossenschaft für
Anlage eines Feldweges, Orte genannt „ I m Al-
lerbornerpad" usw. zu Trotten, Gemeinde Bögen,
genehmigt worden.
Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-
mossenschaftsaktes find auf der Regierung und
dem Gemeindesekretariate von Bögen hinterlegt.
Luxemburg, den 31. Mai 1913.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaften.
Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März 1900,
hat der landwirtschaftliche Lokalverein von Ber-
burg auf dem Gemeindesekretariat von Manter-
nach, ein Duplikat der einregistrierten Privat-
urkunde, betreffs des Genossenschaftsaktes, nebst
einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand
und Wohnort der Verwaltungsräte, sowie sämt-
licher Mitglieder angibt.
Luxemburg, den 2. Juni 1913.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Avis. — Règlement communal
En séance du 22 mars 1913, le conseil com-
munal de la ville d'Esch-s.-Alz. a édicté un
règlement sur le colportage dans cette com-
mune. — Le dit règlement a été dûment ap-
prouvé et publié.
Luxembourg, le 29 mai 1913.
Le Directeur général de l'intérieur,
BRAUN.
Avis. — Règlement communal.
Dans leurs séances des 5 janvier 1913, resp.
24 janvier et 19 avril 1913, le conseil de fabrique
d'église de Nœrtrange et le conseil communal
de Winseler ont arrêté, d'accord avec le bureau
des marguilliers et le curé de la paroisse de
Nœrtrange, un règlement de police sur le jubé
de l'église paroissiale de Nœrtrange. — Le dit
règlement a été dûment publié.
Luxembourg, le 31 mai 1913,
Le Directeur général de l'intérieur,
BRAUN.
Avis. — Timbre.
Il résulte d'une quittance délivrée par le
receveur de l'enregistrement des actes civils
à Luxembourg, le 30 mai 1913, vol. 58, n° 42,
que la société anonyme luxembourgeoise des
chemins de fer et minières Prince-Henri a
acquitté le droit de timbre, à raison de soixante-
quinze mille actions, portant les nos 1 à 75000,
d'une valeur de 500 fr. chacune, en rempla-
cement d'autant «d'actions émises antérieure-
ment, de même valeur et portant les mêmes
numéros.
L'a présente publication est destinée à satis-
faire à l'art 5 de la loi du 25 janvier 1872.
Luxembourg, le 31 mai 1913.
Le Directeur général des finances,
M. MONGENAST.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 22. März 1913 hat der
Gemeinderat von Esch a. d. Alz. ein Reglement
über den Hausierhandel in dieser Gemeinde er-
lassen. — Besagtes Reglement ist vorschriftsmäßig
genehmigt und veröffentlicht worden.
Luxemburg, den 29. Mai 1913.
Der General-Direktor des Innern.
B r a u n .
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 5. Januar 1913 bezw.
24. Januar und 19. April 1913 hat der Kirchen-
fabrikrat von Nörtringen und der Gemeinderat
von Winseler, im Einvernehmen mit der Kirch-
meisterstube und dem Pfarrer von Nörtringen
ein Polizeireglement über die Emporbühne der
Pfarrkirche von Nörtringen erlassen. — Besagtes
Reglement ist vorschriftsmäßig
veröffentlicht
worden.
Luxemburg, den 31. Mai 1913.
Der General'Direktor des Innern,
Braun.
Bekanntmachung. — Stempel.
Zufolge einer untern: 30. Mai 1913, Band 58,
Nr. 503 vom Einregistrierungseinnehmer der Zi-
vilakten zu Luxemburg ausgestellten Quittung
hat die Anonyme Prinz-Heinrich-Eisenbahn- und
Erzgrubengesellschaft die Stempelgebühr ent-
richtet für 75.000 Aktien mit den Nrn. 1 bis
75.000 von je 500 Fr. in Ersetzung ebensovieler,
früher verausgabter Aktien, von gleichem Wert
und mit denselben Nummern.
Gegenwärtige Bekanntmachung soll dem Art. 5
des Gesetzes vom 25. Januar 1872 Genüge leisten.
Luxemburg, den 31. Mai 1913.
Der General-Direktor des Finanzen,
M. Mongenast.
V. BÜCK. IMPRIMEUR DE LA COUR. LUXEMBOURG.
Mémorial
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtums Luxemburg.
Annexe au N° 35,1913.
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE
PENDANT L'ANNÉE 1912.
Aperçu le la situation économique.
Au point de vue industriel et commercial l'année 1912 apparaît comme nettement favorable.
Une activité générale et sans précédent n'a cessé de régner dans toutes les branches de l'industrie,
le mouvement des échanges a atteint une ampleur tout à fait remarquable et les résultats financiers,
pris dans leur ensemble, ont été très satisfaisants.
La réserve dont témoignait encore le marché au début de l'année, et qui avait sa cause dans
les inquiétudes qu'avait fait naître la guerre italo-turque, disparut aussitôt quand on acquit la
certitude que les hostilités resteraient limitées aux deux pays en présence. Dès les premiers mois
on pouvait constater un retour de faveur des capitaux vers les valeurs industrielles. Les placements
en titres à revenu fixe, arrivés à leur période de saturation, étaient délaissés. L'épargne cherchait
un emploi d'un autre côté. Ce revirement ne manqua pas d'exercer une heureuse influence sur
le développement de l'industrie et le brusque déchaînement de la guerre balkanique ne parvenait
pas à ébranler la confiance dans l'avenir. La puissance du mouvement économique était telle
que l'aspect inquiétant de la situation politique internationale ne put arrêter l'admirable essor
pris par l'industrie dans les neuf premiers mois de l'année.
Les chiffres du commerce extérieur du Zollverein réflètent cette marche irrésistible en avant.
Les importations se sont élevées à 10.292 millions de marks, supérieures de 586 millions à l'année
précédente; les exportations ont atteint 8.888 millions de marks, dépassant de 182 millions le
chiffre de 1911, L'excédent des importations sur les exportations a été de 1404 millions contre.
Memorial
du
des
1600 millions en 1911. La courbe du commerce extérieur s'est développée comme suit pendant
a dernière période quinquennale
(en millions de marks)
Importations.
Exportations.
8.077,1
6.481,7
8.860,4
6.858,9
9.305,8
7.644,2
9.811,6
8.219,9
10.292
8.888
Comme conséquence naturelle de l'essor extraordinaire de l'industrie et de commerce, nous
avons à signaler un renchérissement continu de l'argent. De nouvelles entreprises, surgissant de
tous les côtés, absorbèrent des capitaux considérables. D'autre part, les retraits de fonds auprès
des établissements de banque et des caisses d'épargne dans les pays de l'Union douanière, qui ont
été effectués surtout pendant les derniers mois de l'année 1912 à la suite des complications poli-
tiques toujours plus menaçantes, provoquèrent un rétrécissement fort gênant sur le marché
monétaire, de telle sorte que la Banque de l'Empire d'Allemagne, qui est pour notre pays la prin-
cipale banque régularisatrice, s'est vu obligée d'élever le taux d'escompte à 6 % dès le mois de
novembre. Alors que le taux moyen de cet établissement était de 4,35 on 1911, il s'est élevé en
1911 à 4,93. On peut d'ailleurs constater la môme élévation pour le taux d'escompte des autres
pays voisins
France.
Belgique.
Hollande.
Angleterre.
3,13
4,38
3,45
3,47
3,38
5,15
4,00
3,76
Le cours du taux officiel de l'escompte en Allemagne pendant l'année 1912 offre les variations
suivantes
5%
jusqu'au 11 juin,
4½% jusqu'au 24 octobre,
5%
jusqu'au 14 novembre;,
6%
jusqu'à la fin de l'année.
Les index numbers (de M. Sauerbeck), qui jouissent d'une considération reconnue, font res-
sortir un relèvement très significatif des prix. Ils s'établissent pour les différents mois comme
suit
janvier
81,8
mai
85,0
septembre
86,7
février
82,9
juin
85,5
octobre
85,8
mars
84,4
juillet
86,5
novembre
85,3
avril
85,0
août
85,9
décembre
86,4
Le relèvement s'est poursuivi d'une façon rapide et discontinue jusqu'au mois de septembre
qui marque le sommet de la courbe; une baisse se produit à cette époque, mais cette baisse n'a
été ni fort longue ni très prononcée, et l'année finit sur une nouvelle hausse des prix indicateurs.
Si nous tirons les moyennes des nombres indicateurs des années précédentes, nous obtenons 80
pour l'année 1907, 73 pour 1908, 74 pour 1909, 78 pour 1910, 80 pour 1911 et 85 pour 1912. Le
(en millions de marks)
Importations.
Exportations.
8.077,1
8.860,4
9.305,8
9.811,6
10.292
6.481,7
6.858,9
7.644,2
8.219,9
8.888
France.
3,13
Belgique.
4,38
Hollande.
3,45
4,00
4,00
Angleterre.
3,47
3,76
5%
4½%
5%
6%
jusqu'au 11 juin,
jusqu'au 24 octobre,
jusqu'au 14 novembre,
jusqu'à la fin de l'année.
janvier
81,8
février
82,9
mars
84,4
avril
85,0
mai
85,0
juin
85,5
juillet
86,5
août
85,9
septembre
86,7
octobre
85,8
novembre
85,3
décembre
86,4
relèvement, des prix pour l'année dernière apparaît donc comme particulièrement brusque et
violent.
Nous n'entendons pas tirer des conclusions définitives de ces nombres. Il y a certes une grande
part d'arbitraire dans les procédés qui servent, à établir les tableaux des nombres indicateurs et
ceux-ci ne peuvent fournir que des résultats approximatifs. Pour que la moyenne de ces nombres
lût exacte, elle devrait comprendre l'ensemble des transactions faites à une même époque et
s'inspirer de tous les produits et du volume des transactions sur chaque produit de manière à
affecter les prix de coefficients proportionnels au rôle que chacun a joué dans le mouvement des
affaires. Mais ces statistiques, tout imparfaites qu'elles soient, permettent de suivre les variations
qui se produisent dans l'évolution économique.
Le renchérissement de la vie est resté encore au premier plan des préoccupations de l'industrie
et du commerce. Quoique le problème de la vie chère soit éternel, les plaintes au sujet de la rapide
augmentation des dépenses familiales sont devenues particulièrement vives au cours des der-
nières années. Le prix moyen de la vie n'est évidemment pas en rapport mathématique avec les
résultats de la récolte de 1912, qui fut excellente, et les conditions actuelles de la production
dans l'ensemble si varié des phénomènes qui constituent la vie chère, les habitudes nouvelles des
consommateurs et le besoin plus général de bien-être doivent être envisagés surtout. C'est la hausse
ininterrompue de la viande qui suscite le plus de plaintes et qui a sa cause dans l'augmentation
constante de la consommation. La nourriture carnée tend à prendre une place de plus en plus
importante dans l'alimentation du peuple: ainsi s'accentue la disproportion entre l'offre de bétail
de boucherie et la demande de la viande.
Le 5e Congrès international des Chambres de commerce, qui s'est tenu à Boston du 24 au
27 septembre 1912, a examiné cette question. Il a approuvé la proposition de réunir une Confé-
rence internationale qui s'occupera de l'augmentation du prix des choses nécessaires à la vie, de
ses causes, des effets qui en résultent, et qui recherchera les mesures pouvant améliorer cette si-
tuation.
Au point de vue de la politique commerciale et douanière du Zollverein, il n'y a guère de progrès
très appréciables à signaler. L'absence d'un traité de commerce avec le Canada se fait toujours
sentir. Par contre, les dispositions si rigoureuses sur la nouvelle tarification des marchandises
à leur entrée en France ont été heureusement atténuées. On fonde aussi quelque espoir sur le
revirement politique aux Etats-Unis, qui apportera certainement un tempérament aux tendances
ultra-protectionnistes et aura comme conséquence une augmentation des échanges internationaux.
Quoique l'échéance des traités de commerce existants soit encore assez lointaine, les milieux
industriels s'occupent déjà de la préparation des nouveaux tarifs douaniers. Les conditions de
production se sont modifiées depuis l'entrée en vigueur du tarif actuel et le degré de protection
que méritent les différentes branches a certainement changé depuis. A côté de ce mouvement
nous voyons apparaître la demande d'un tarif « intégral» qui prévoit des droits sur les produits
agricoles aujourd'hui libres et surtout sur les principales matières premières nécessaires à l'in-
dustrie. Nous ne saurions assez insister sur les dangers que cachent ces aspirations. Un tarif intégral
créerait des embarras nouveaux à l'industrie: l'augmentation des droits d'entrée sur les produits
agricoles élèverait le coût de la vie et, par répercussion, le prix de revient de tous les produits.
L'exportation, trop fortement grevée, aurait de sérieuses difficultés à soutenir la concurrence.
L'année 1913 s'est ouverte au milieu du fracas des armes. Si les perspectives sont demeurées
satisfaisantes, leur développement est intimement lié à la situation politique. Il faut espérer
notamment qu'une se produira rien de grave qui puisse irrémédiablement compromettre les progrès
réalisés dans le courant de l'année passée. Au commencement de 1913, les affaires n'attendaient
plus qu'une éclaircie dans la situation extérieure pour reprendre leur entrain.
La marche des affaires dans notre région montre toutes les caractéristiques de la situation
que nous venons d'examiner au point de vue général. Les rapports qui ont été adressés à la Chambre
de commerce font ressortir une augmentation considérable du volume de la production et des
échanges; ils signalent, de plus, l'orientation continue de matières premières et des salaires vers
une hausse que les prix de vente ne peuvent suivre qu'avec prudence. Pour les desiderata for-
mulés par certaines branches nous renvoyons aux aperçus spéciaux.
L'extraction du minerai de fer, stimulée par la forte demande des hauts-fourneaux du pays,
est en sérieux progrès: de 6.059.797 tonnes elle a passé à 6.553.930 tonnes, soit une augmentation
de 8,3 % comparativement à l'année précédente qui avait apporté un recul sensible. A relever
que l'allure des expéditions de minerais vers les régions industrielles tributaires du bassin minier,
notamment vers la Belgique, s'est encore ralentie par suite de la concurrence toujours plus redou-
table des minerais de Briey. La légère amélioration des prix de vente des minettes qui s'était
dessinée vers la fin de l'année 1911, s'est maintenue en n'affirmant même.
Mais c'est la métallurgie qui a pris l'essor le plus remarquable. La production de la fonte a
passé de 1.728.973 tonnes à 2.252.229 tonnes, celle de l'acier de 716.194 tonnes à 947.184 tonnes,
alors que les fonderies ont porté leur production de 16.002 tonnes à 20.893 tonnes. Le marché
des fontes a été vivement sollicité aussi bien par la consommation à l'intérieur que par les demandes
à l'exportation. Le « Roheisenverband», auquel les usines lorraines-luxembourgeoises ont adhéré
définitivement vers la fin de l'année 1911, n'a pas laissé que d'imprimer à ce marché une force
nouvelle ainsi qu'une régularité des plus fécondes. Le « Stahlverband», après des négociations
longues et difficiles, a été renouvelé pour une nouvelle période de cinq ans, mais seulement pour
les produits A, les produits B échappant désormais à son action. Les résultats financiers ont donné
entière satisfaction aux usines métallurgiques.
Le bâtiment a montré une allure plutôt réservée à Luxembourg et dans les localités subur-
baines, alors que l'activité tout à fait remarquable que nous signalons depuis une série d'années
dans le bassin minier, où les agrandissements des grandes usines ont créé des besoins nouveaux,
continue d'ouvrir de belles perspectives à cette industrie. Les industries des terres et pierres, notam-
ment la briqueterie, répercutent cette situation.
La lente et progressive élimination des petits établissements se poursuit dans la tannerie.
La ganterie a travaillé à pleine allure, mais les commandes, très nombreuses, sont allées en grande
partie aux qualités bon marché et l'accaparement des peaux brutes par les marchands de peaux
a fait hausser les prix de revient. Pour les différentes branches de l'industrie textile on renseigne
un degré d'occupation très satisfaisant.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1912, nous signalons parti-
culièrement celles qui suivent
Frappe de monnaies nationales d'argent.
Consultée par le Gouvernement sur la question de la frappe de monnaies nationales d'argent
de 2 fr., 1 fr., et 0,50 fr. pour une somme de 2,5 millions, la Chambre a répondu par l'avis suivant
Au point de vue monétaire, le Grand-Duché occupe une situation assez bizarre: on y compte
en francs alors que les payements se font exclusivement en marks. Chaque opération de caisse
nécessite ainsi un certain travail arithmétique: la conversion des marks en francs et réciproquement,
travail qui ne va pas sans quelques petites erreurs ou pertes accidentelles qui pourraient être
évitées si les pièces métalliques en circulation correspondaient à la monnaie de compte, c'est-à-
dire si le franc existait en fait au lieu de rester à l'état d'unité monétaire fictive.
Il n'y a donc pas lieu de prévoir que la mise en circulation de monnaies divisionnaires d'argent
de 2 fr., 1 fr. et 0,50 fr. suscite des difficultés quelconques dans les transactions ou vienne créer
des troubles dans le fonctionnement de l'appareil monétaire. La Chambre est persuadée, au con-
traire, que le public luxembourgeois fera un bon accueil à la nouvelle monnaie nationale qui serait
appelée à simplifier en une certaine mesure les transactions au comptant.
Une condition essentielle pour que les monnaies nationales d'argent ne causent pas d'embarras
dans la circulation est cependant que leur quantité soit proportionnelle au chiffre de la popu-
lation de façon que les petites transactions puissent s'effectuer facilement, mais que cette monnaie
Dans les industries de consommation et d'alimentation, la situation varie avec les branches.
La meunerie s'est trouvée dans des conditions certainement meilleures qu'en 1911, quoique la
production soit restée à peu près stationnaire. L'industrie des tabacs a été occupée régulièrement
durant toute l'année et le nombre des ouvriers a été renforcé; la production a légèrement augmenté
pour les principaux articles. La brasserie, par suite d'un été maussade, montre un recul: la pro-
duction de la bière est descendue de 326.546 hl. à 297.986 hl., mais elle est toujours en léger progrès
sur l'année 1910.
Pour enrayer la hausse du prix de la viande, le Gouvernement, par arrêté du 8 novembre
1912, a autorisé les administrations communales de Luxembourg, de Hollerich et d'Esch-s.-Alz.
d'importer par voie ferrée, à destination directe des abattoirs des dites localités, un contingent
total hebdomadaire de 80 têtes de gros bétail de boucherie de provenance hollandaise. Cependant
les généreuses initiatives de ce genre, si elles apportent un soulagement passager à un mal, qui a
peut-être atteint son maximum d'intensité dans le Zollverein, mais dont les autres pays com-
mencent à souffrir à leur tour, quoique dans une mesure moindre, n'apportent aucun remède
a une situation qui est, en somme, le résultat de l'offre et de la demande et qui menace de s'exas-
pérer encore à l'avenir.
Sur le marché du travail, la forte demande de main-d'œuvre a été entretenue par les besoins
croissants de la métallurgie. Alors que la bourse de travail d'Esch renseigne 4.912 demandes contre
6.127 offres, celle de Luxembourg renseigne 2.787 demandes contre 5.615 offres.
ne puisse pas devenir surabondante, excédant ce qui est nécessaire aux besoins quotidiens du
commerce de détail.
La question se pose donc si le Grand-Duché est susceptible d'absorber 2,5 millions d'argent.
L'exemple des pays voisins nous fournit à ce sujet de précieuses indications. Les pays de l'Union
latine avaient fixé en 1885 leur contingent de. monnaies divisionnaires d'argent à 6 fr. par tête
d'habitant. Plus tard, ayant reconnu l'insuffisance des monnaies divisionnaires dans la circu-
lation, insuffisance due, entre autres causes, à la disparition d'un grand nombre de ces monnaies
et au développement constant des petites transactions, les cinq gouvernements intéressés, par
la convention de 1897, portèrent en principe de 6 à 7 fr. par tête' d'habitant la proportion des
frappes divisionnaires. Au cours des années suivantes le contingent fut encore reconnu insuffisant.
L'Union se vit forcée d'élever sa frappe à 16 fr. par tête d'habitant à atteindre en 15 années par
des frappes annuelles de 0,60 fr. par tête d'habitant. M. Leroy-Beaulieu estime d'ailleurs que
« si les écus de 5 fr. étaient réduits au rôle de monnaie d'appoint, on pourrait fixer de 20 à 25 fr.,
au maximum à une quarantaine de francs par tête d'habitant, la quantité de toutes les monnaies
à conserver». L'Allemagne, en 1873, avait arrêté sa frappe à 10 mk. par tête d'habitant pour lès
monnaies divisionnaires d'argent; en 1900 elle étendait cette frappe jusqu'à 15 mk. en s'interdisant
de dépasser ce chiffre.
Il ne paraît, donc pas qu'une quantité de 10 fr. par tête d'habitant soit exagérée, même, quand
on considère que l'argent allemand continuera à circuler dans le Grand-Duché concurremment
avec les pièces nationales, comme c'est le cas aujourd'hui pour le nickel.
Peut-on conclure cependant du fait que les monnaies étrangères s'infiltrent dans le Grand-
Duché qu'il est à prévoir que notre monnaie se répandra en partie dans les pays frontières où
elle serait tolérée par la force des choses ? La Chambre hésite à partager cette manière de voir.
L'empressement avec lequel on accepte ici les pièces de l'Union latine s'explique très facilement
par le bénéfice qu'on réalise sur le change. Le public reçoit ces pièces de préférence aux pièces
allemandes, nationalisées en quelque sorte. Aucune caisse ne fait des difficultés pour les recevoir.
Mais pouvons-nous espérer la réciprocité? Evidemment non. Nous ne pouvons pas attendre le
même accueil on France et en Belgique pour le franc luxembourgeois, qui, sous une étiquette rap-
pelant les monnaies de l'Union latine, constitue bel et bien une monnaie allemande donnant une
perte au change. Les caisses publiques de ces deux pays n'accepteront pas nos pièces qui seront
rangées parmi les pièces à refuser. Dans la région frontière française ou belge nos francs se heurteront
aux mêmes difficultés que les marks.
Reste l'Allemagne, qui, à titre de réciprocité, devrait accepter en quelque sorte nos francs.
Ce seraient des pièces rentrant dans l'édifice monétaire allemand et elles pourraient y être reçues
au pair, sans bénéfice ni perte au change. L'expérience n'est pas là pour nous guider, mais il est
très probable que l'étiquette étrangère fasse hésiter le public allemand, nécessairement plus ex-
clusif que le public français ou belge, lequel, par suite des arrangements de l'Union latine, est
habitué à une circulation internationale.
De l'avis de la Chambre il n'y a pas lieu de compter sur une circulation active de nos pièces
dans les régions limitrophes, quoiqu'il soit toujours possible qu'une certaine quantité prenne le
chemin de l'étranger, comme nous l'avons pu observer dans le temps pour les sous et gros sous
en billon.
A ces considérations la Chambre croit devoir ajouter encore qu'il paraît désirable, dans l'in-
térêt des transactions, que l'aspect des nouvelles pièces ne permette pas de les confondre facile-
ment avec les monnaies allemandes.
Chemins de fer. — Correspondances Bruxelles-Luxembourg.
A la date du 1er novembre 1910, la Chambre avait signalé à l'attention du Gouvernement
les avantages très réels que le rétablissement du train direct Bruxelles-Luxembourg (départ de
Bruxelles Quartier Léopold à 16 h. 41, arrivée à Luxembourg à 10 h. du soir), qui avait été organisé
pendant l'Exposition de Bruxelles, serait appelé à rendre.
Depuis, elle a été informée par M. le Ministre de Belgique à Luxembourg que l'administration
des chemins de fer de l'Etat belge, s'étant occupée de cette proposition, estimait que le rétablisse-
ment du train en question « entraînerait des dépenses considérables hors de toute proportion avec
l'augmentation présumée des recettes ».
La Chambre ne partage nullement cette manière de voir. Si, comme elle suppose, les recettes
ont, été peu encourageantes, il faut en chercher la cause dans la circonstance que ce train n'avait
pas été porté à la connaissance du public et ne figurait même pas sur l'Indicateur officiel belge.
Elle est persuadée que, dans des conditions ordinaires, les recettes justifieront sa création.
Les arguments qu'elle a invoqués antérieurement pour demander le rétablissement de ce
train, subsistent dans toute leur force. Los nombreux Luxembourgeois qui se rendent à Bruxelles
pour affaires n'ont aucun train entre 10 h. 20 du matin et 6 h. 35 du soir, leur permettant de rentrer
à Luxembourg aussitôt leurs affaires terminées. Le train qui a été supprimé après une courte
existence répondait à ce besoin.
Par sa lettre du 6 avril 1912, la Chambre a donc prié le Gouvernement de bien vouloir donner
à cette proposition son entier appui, surtout que les améliorations sur la ligne Bruxelles-Luxem-
bourg sont lentes à se faire comparativement aux lignes vers l'Allemagne. Ayant été informée
depuis par le Gouvernement que les démarches successives en vue du rétablissement du train
direct Bruxelles-Luxembourg se heurtaient à un refus net de la part l'Etat Belge et qu'un
résultat plus favorable n'était pas à espérer pour le moment, elle a repris cette question, dans sa
séance du 13 juin, mais en modifiant ses anciennes propositions.
Nos négociants réclament une correspondance directe Bruxelles-Luxembourg, dont le départ
de Bruxelles serait fixé entre 14 et 16 heures et l'arrivée à Luxembourg entre 8 et 10 heures du soir,
c'est-à-dire leur permettant de rentrer à Luxembourg aussitôt leurs affaires terminées, sans devoir
attendre le train n(…) 2 (départ de Bruxelles à 18 h. 35). Entre le train n° 1234 (départ de Bruxelles
à 12 h. 10), qui part trop tôt, et le train n° 2 il n'y a, actuellement, aucun départ pour Luxembourg,
Persuadées que l'organisation d'une correspondance dans le sens indiqué répondrait à un besoin
impérieux, la Chambre a été amenée à s'occuper du train n° 1284 (départ de Bruxelles à 14h. 21),
qui arrive à Arlon à 18 h. 32. Elle s'est demandé notamment si ce train ne pourrait pas être
continué jusqu'à Luxembourg pour y arriver vers 8 heures du soir. Si le départ de ce train pouvait
être retardé d'une heure, il rendrait les mêmes services que l'ancien train de 16h. 41 dont elle
avait demandé le rétablissement.
La Chambre a donc sollicité l'appui du Gouvernement pour cette nouvelle proposition. Elle
a décidé encore d'associer à ses démarches les Chambres de commerce de Trèves et de Metz que la
question doit intéresser directement à cause des correspondances.
Correspondances sur la ligne de Trèves.
Dans sa lettre du 6 avril 1911, la Chambre avait soumis au Gouvernement les desiderata
suivants au sujet de la correspondance que Luxembourg possède pour le train n° 154 Cologne-
Luxembourg.
« L'itinéraire Cologne-Luxembourg se décompose actuellement comme suit
Cologne départ 7 h. 10,
Trèves arrivée 10 h. 32,
Trèves départ 11 h. 08,
Luxembourg arrivée 1.2 h. 27.
Au sentiment de la Chambre de commerce, cette correspondance est susceptible de très
sérieuses améliorations. L'arrêt de 36 minutes à Trèves, qui ne se justifie guère, pourrait être
réduit à quelques minutes, et le train n° 460, qui s'arrête aujourd'hui à Trèves-Sud, Karthaus,
Igel, Wasserbillig, Wecker, Roodt et Oetrange, transformé en un train rapide. Ces diverses amé-
liorations permettraient d'arriver à Luxembourg une heure plus tôt, c'est-à-dire vers 11 h. 30.
Depuis, notre Chambre a été saisie de la part de la Chambre de commerce de Mülheim-s.-Rhin
d'une requête concernant l'amélioration des correspondances Cologne-Luxembourg. Cette requête
vise principalement le train n° 154. La Chambre de Mülheim regrette surtout que les voyageurs
pour Luxembourg soient forcés d'attendre 36 minutes le départ de la correspondance pour Luxem-
bourg à une. heure aussi avancée; de la nuit.
Notre Chambre a été amenée ainsi à examiner de nouveau la correspondance si défectueuse
que nous possédons pour ce train. Elle s'est demandé cependant si la solution qu'elle a proposée
dans sa lettre du 6 avril 1911 ne susciterait pas des réclamations dans la région desservie par la
ligne de Trêves qui ne posséderait plus de train de nuit après le n° 458 (départ de Trèves à 6 h. 24,
arrivée à Luxembourg à 8 h. 03).
Une autre proposition qu'elle a envisagée alors serait appelée à donner satisfaction à tous
les intéressés. Cette proposition consiste à continuer le train rapide n° 154 directement jusqu'à
Luxembourg, indépendamment du train n° 460 qui continuerait à marcher avec son horaire actuel.
Le train n° 154 desservirait à souhait les intérêts internationaux alors que le train n" 460 continue-
rait à desservir les intérêts locaux.
Trains ouvriers.
A la date du 6 avril 1912, la Chambre a présenté au Gouvernement les desiderata suivants
concernant l'organisation de trains ouvriers sur la ligne secondaire Luxembourg-Remich
Sur les diverses lignes du réseau Guillaume-Luxembourg circulent des trains ouvriers qui
répondent à un besoin très réel et sont fort appréciés par les intéressés: industriels et ouvriers.
Les chemins de fer secondaires qui desservent une région agricole où l'offre de la main-d'œuvre
. dépasse la demande n'ont pas encore suivi cet exemple. Comme les industries de la banlieue de
Luxembourg ont parfois des difficultés à se procurer la main-d'œuvre nécessaire, la Chambre
a décidé d'appeler l'attention du Gouvernement sur l'importance que présenterait l'organisation
de trains ouvriers sur cette ligne. Un train ouvrier partant de Weiler ou Alzingen amènerait cer-
tainement à Luxembourg de nombreux ouvriers à qui l'état actuel des correspondances ne permet
pas de chercher du travail dans les établissements industriels de la ville et des environs.
Le Gouvernement, dans sa réponse, exprime l'espoir qu'avec les voitures automotrices benzo-
électriques dont on fera l'essai prochainement, on arrivera à aplanir les difficultés actuelles et à
satisfaire à ces desiderata dont la légitimité a été reconnue depuis longtemps par le service des
chemins de fer.
Tram électrique Luxembourg-Esch.
Dans sa séance du 5 septembre 1912, la Chambre avait décidé d'appeler l'attention du Gou-
vernement sur la question d'un tram électrique Luxembourg-Esch, cette nouvelle ligne, outre
qu'elle serait d'un rendement assuré, devant contribuer dans une forte mesure au développement
des relations commerciales entre les deux localités.
A la suite d'une requête de l'Association des commerçants d'Esch, la Chambre a été amenée
à s'occuper de nouveau de cette question. L'Association met en doute la rentabilité de la ligne.
La conformation du terrain ne permettant pas d'établir une communication plus rapide par la ligne
projetée, celle-ci ne répondrait pas au but proposé. De plus, par suite de l'adjonction de cette
nouvelle ligne, l'exécution des chemins de fer intercommunaux projetés dans le canton d'Esch
serait retardée et rendue plus difficile. La création de quelques nouveaux trains rapides Luxem-
bourg-Esch ou l'organisation d'un service de voitures automotrices répondrait mieux aux intérêts
des deux localités. Les intérêts du commerce et de l'industrie exigent avant tout l'exécution aussi
prompte que possible du réseau intercommunal.
La Chambre est loin de partager les appréhensions qui se dégagent de ces arguments. 11 s'agit,
d'après les informations qu'elle a recueillies, de deux projets bien distincts n'ayant aucun rapport
ensemble et qui ne sauraient exercer d'influence l'un sur l'autre: des chemins de fer intercommunaux
du canton d'Esch à construire avec le concours de l'Etat et d'un chemin de fer Luxembourg-
Esch qui est sorti de l'initiative privée. Ce dernier ne saurait donc en aucune façon retarder ou
contrecarrer, comme on semble le croire, l'exécution des lignes projetées dans le bassin minier. Les
deux lignes ne sont nullement concurrentes et complètement indépendantes l'une de l'autre.
Une autre conception erronée est qu'une communication directe Luxembourg-Esch serait
préjudiciable aux intérêts de cette dernière localité dont le commerce serait attiré en partie à
Luxembourg. Cette appréhension ne ré.(…)iste pas à un examen sérieux. L'expérience a démontré,
au ' contraire, que plus les communications se développent entre deux localités, distinctes par la
nature de leur activité économique, plus les échanges se développent au profit de toutes les deux.
Le gain économique est généralement égal des deux côtés.
En conséquence, la Chambre a adopte dans sa séance du 14 novembre 1912 la résolution
suivante, qui résume, on les conciliant, les intérêts des deux localités
d'inviter le Gouvernement à hâter la construction des chemina de fer projetés dans le canton
d'Esch et à prendre les mesures nécessaires pour que la ligne Luxembourg-Esch soit construite
dans le même délai.
Entrepôt à annexer à la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg.
La Chambre de commerce constate avec satisfaction que la Direction des douanes reconnaît,
à son tour, la nécessité de la création d'un entrepôt près de la nouvelle gare aux marchandises
de Luxembourg qu'elle avait déjà relevée dans son avis du 10 août 1911. En présence du refus
des chemins de fer alsaciens-lorrains de se charger de la construction de l'entrepôt, la Direction
des douanes propose la construction par les soins de l'Etat.
Dans son avis du 15 juin 1912, la Chambre fait remarquer qu'un entrepôt bien agencé et pourvu
des installations nécessaires serait appelé à rendre des services considérables, car il est reconnu que
les entrepôts en général impriment un vigoureux essor au commerce, stimulent le goût des affaires
et forment une source très appréciable de bénéfices, alors que les consommateurs en retirent éga-
lement des avantages sur lesquels il est inutile d'insister. Les commerçants évitent ainsi d'immo-
biliser le montant des droits d'entrée en attendant la vente ou la réexportation des marchandises.
Le dédouanement s'y opère en présence du destinataire qui peut fournir aux agents tous les rensei-
gnements nécessaires et éviter des difficultés résultant de déclarations incomplètes ou erronées.
Pour ce qui est de l'entrepôt actuel, il ne répond sous aucun rapport aux exigences du com-
merce tant à raison de sa situation éloignée de la gare que de son exiguité, de son agencement
sommaire et de l'insuffisance de ses installations. D'ailleurs, il n'est guère utilisé par nos com-
merçants.
La Chambre a donc vivement engagé le Gouvernement à hâter la solution de cette question
dans le sens proposé par la Direction des douanes.
Réduction des tarifs de transport sur les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr et le bassin
de la Moselle.
D'après les déclarations que M. de Breitenbach, ministre des travaux publics, a lues à la
Chambre des députés de Prusse dans la séance du 8 mars 1912, le Gouvernement prussien main-
tient le point de vue que la canalisation de la Moselle et de la Sarre n'est pas indiquée pour le moment,
mais il s'est déclaré prêt à examiner la question d'accorder aux industrie., du Sud-Ouest une compen-
sation sous une autre forme, c'est-à-dire sous forme d'une réduction des tarifs des chemins de fer.
Pour ce qui concerne plus spécialement le Luxembourg, le ministre a ajouté que l'intérêt des
échanges économiques entre l'Allemagne et le Grand-Duché serait très sérieusement servi par
cette diminution des tarifs, et même dans une mesure telle que ce pays se désintéresserait presque
complètement de la recherche d'autres voies de communications pour ses produits à expédier
par eau.
Ces réductions ont fait l'objet d'un projet élaboré par la Direction des chemins de fer prus-
siens sur lequel le comité du Bezirkseisenbahnrat de Cologne avait été appelé à donner son avis.
Sur l'initiative de la Direction des chemins de fer de Cologne, notre Chambre nomma un délégué
à cette réunion en la personne de son président, M. Léon Metz. L'attitude à prendre par le délégué
luxembourgeois fut arrêtée d'accord avec les maîtres du forges du pays. Dans la réunion du 25
septembre, le comité du Bezirkseisenbahnrat de Cologne, sur la proposition du président de la
direction des usines Krupp, d'Essen, se prononça en faveur d'une réduction plus forte sur les
Ces économies devront compenser les avantages que l'industrie du fer aurait retirés de ta
canalisation de la Moselle, évalués à 11,873.700 mk. ainsi que les avantages que l'industrie rhénane-
westphalienne retirera du canal du Rhin à Herne.
La Chambre de commerce a fait observer que ces réductions, si acceptables qu' elles soient,
ne sauraient représenter l'équivalent des avantages que le canal aurait procurés à l'industrie
luxembourgeoise. Ces compensations sont incomplètes d'abord: elles sont limitées aux cokes et
aux minettes. Les demi-produits et les produits finis sont exclus. Notre région continuera ainsi
à être désavantagée au point de vue du transport de tous les produits métallurgiques par rapport
•à la région rhénaue-westphalienne, qui est située sur des voies navigables naturelles et artificielles
et qui profitera eu plus de réductions très sérieuses sur les minerais.
A cette considération vient s'en ajouter une autre, non moins importante. Le projet des che-
mins de fer prussiens est basé sur les expéditions de l'année 1910. Tout fait prévoir cependant que
l'entrée en vigueur des nouveaux tarifs aura pour effet de modifier sensiblement l'allure des expé-
ditions. d' une, part, les usines du Bas-Rhin et de la Westphalie, stimulées par les tarifs avantageux,
se fourniront plus largement que par le passé de minettes de la région lorraine-luxembourgeoise ;
d'autre part, les importations de minerais de Briey qui se font encore aujourd'hui sur une échelle
relativement modeste, seront appelées à prendre un développement bien plus considérable. Si les
réductions proposées peuvent donc être considérées comme acceptables et contribueront certaine-
ment à renforcer la position de notre grande industrie sur le marché mondial, leur valeur comme
compensation pour l'abandon de la canalisation de la Moselle diminuera avec l'emploi plus avan-
tageux et plus considérable de nos minettes par les usines rhénanes-westphaliennes, au point de
devenir illusoire.
Ce qui vient corroborer cette appréhension, c'est qu'après l'introduction des nouveaux tarifs
les fontes luxembourgeoises pourront être produites par les usines rhénanes-westphaliennes à
un prix pour le moins aussi bas qu'il sera possible aux usines de notre région de les livrer. Ainsi
les frais de transport d'une tonne de coke de Ruhrort à Esch (324 km) ressortirait à 6,25 mk., soit
6,25 x 1,1 = 6,88 mk. par tonne de fonte. Les frais de transport des fontes jusqu'à Ruhrort rassor-
tiraient à 8,30 mk. Il s'ensuit que la tonne de fonte produite à Esch aura à supporter, livrée franco
à Ruhrort, 6,88 + 8,30 = 15,18 mk. de frais de transport.
pour la région de la Ruhr à
pour la région d'Aix-la-Chapelle à
pour la région de la Sarre à
pour la Lorraine et le Luxembourg à
soit ensemble à
2.583.400 mk.
64.400
1.032.100
4.834.700
8.514.800 mk.
minettes, mais, dans une réunion ultérieure, qui eut lieu le 30 octobre suivant, le Comité revenant
sur sa première décision, adopta le projet dans la forme présentée par les chemins de fer prussiens
Le projet prévoit, pour la distance moyenne de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et le bassin
de la Moselle, une réduction de 8 mk. par 10 tonnes de minette et de 12 mk. par 10 tonnes de coke
Sur la base des tonnages expédiés en 1910, le bénéfice en résultant pour les diverses régions inté-
ressées ressortirait comme suit
Une usine située à Ruhrort aurait à supporter sur les minerais provenant d'Algrange (339 km)
4,59 mk. par tonne, soit par tonne de fonte produite 3,3 x 4,59 =15,15 mk. L'usine de Ruhrort
aurait donc à supporter des frais de transport légèrement inférieurs à ceux de l'usine d'Esch qui,
aujourd'hui, possède une avance de 1 mk. en chiffre rond.
Dans l'examen du projet il y a lieu d'envisager encore que les chemins de fer trouveront dans
l'accroissement des transports de minerais et aussi dans la diminution du nombre des wagons
à coke retournant vides une compensation partielle, sinon totale, pour la réduction des tarifs.
Ainsi le sacrifice consenti par les chemins de fer apparaît bien plus modeste.
Il demeure bien entendu que l'application des nouveaux tarifs devra se faire intégralement
pour toutes les stations sans distinction, c'est-à-dire que le calcul de la réduction portera sur le
nombre de kilomètres entre la gare de départ et la gare de destination de n'importe quel réseau.
La Chambre a décidé d'appeler l'attention toute spéciale du Gouvernement sur ce point, afin que
les usines desservies par le Prince-Henri retirent de la réduction le même bénéficie que les usines
desservies par le Guillaume-Luxembourg.
Régime des colis postaux.
Une de nos usines métallurgiques avait appelé l'attention de la Chambre de commerce sur
le régime des colis postaux entre l'Allemagne et le Grand-Duché. Ainsi un colis urgent remis à
5 heures du soir à Aix-la-Chapelle n'a été délivré que le lendemain à 3 heures du soir à Esch-s.-Alz.
A une réclamation de l'expéditeur la poste allemande a répondu que le colis avait été expédié con-
formément aux prescriptions règlementaires et qu'une expédition plus prompte était impossible,
les colis postaux n'étant pas acceptés par tous les trains qui transportent les dépêches.
Il paraît que le retard que subissent les colis venant d'Allemagne provient surtout
de leur réexpédition à Trèves. La Chambre s'est demandé alors si cette opération, cause principale
des retards, ne pouvait être supprimée ou modifiée de façon à faire bénéficier les colis du même
régime que les lettres. Il serait vivement à désirer ensuite que les colis postaux, les colis urgents
ou par exprès en particulier, fussent acceptés par tous les trains qui transportent les dépêches.
Une réforme du régime actuel des colis postaux dans le sens indiqué étant certainement dans
l'intérêt des commerçants et industriels, la Chambre a recommandé cette question au bienveillant
examen du Gouvernement.
Taxes téléphoniques avec la région frontière.
La Chambre s'est occupée dans sa séance du 13 juin d'une requête de la Chambre de commerce
du Luxembourg, à Arlon, relative à la réduction des taxes téléphoniques. La requête vise un tarif
spécial de 0,50 fr. la communication avec le Grand-Duché et la création d'avis d'appel à 0,35 fr.
entre les deux pays dans une région frontière de 60 km.
On ne saurait nier que le prix actuel des communications téléphoniques n'est guère favorable
au commerce des localités frontières ou situées à pou de distance de la frontière. L'abaissement
des tarifs ne manquerait pas d'exercer une répercussion sur les relations de voisinage et de commerce
qui existent entre les deux pays et qui sont gênées dans leur développement. La Chambre a donc
prié le Gouvernement d'accueillir favorablement les propositions qui lui seraient faites dans ce
sens par le Gouvernement belge. Elle est persuadée que la réduction proposée par la Chambre
d'Arlon serait accueillie avec une vive satisfaction par les. habitants de la zone frontière.
La Chambre a saisi cette occasion pour signaler encore au Gouvernement l'intérêt que pré-
senterait l'extension de cette mesure à nos frontières indistinctement. Il est hors de doute que les
habitants de la région frontière allemande ou française attacheraient du prix à la réduction des
taxes téléphoniques dans un rayon déterminé comme elle est proposée par la Chambre de com-
merce d'Arlon.
Minières.
La statistique de production pour l'année 1912 renseigne les résultats ci-après
Nombre des sièges d'exploitation
Production totale
Valeur de la production
Prix moyen par tonne
Nombre des ouvriers occupés
sous terre
à ciel ouvert
ensemble
t.
6.059.796838
fr. 18.647.325,83
3,07
3.540
1.710
5.250
t.
6.533.930
fr.
19.427.507,82
2,97
3.692
1.655
5.347
La production moyenne par ouvrier ressort à 6.533.929 / 5.347 =1.221180 tonnes d'une valeur de
19.427.508 / 5.347 = 3.662.12 fr
Ces chiffres se répartissent comme suit sur nos trois bassins
Esch
Dudelange-Rumelange
Differdange-Petange
Nombre
des exploi-
tations.
PRODUCTION.
t. 1.851.496
2.344.851
2.337.583
t. 6.533.930
VALEUR.
fr. 5.684.092,72
7.034.522,70
6.708.862,40
fr. 19.427.507,82
Ouvriers em-
ployés
sous
terre.
1.235
1.338
1.119
3.692
à ciel
ouvert.
Nombre
total
des
ouvriers
1.567
1 970
1.790
5.347
Popu-
lation
ou-
vrière.
1.655
2.122
1.925
5.702
L'extraction du minerai de fer a regagné en 1912 le terrain perdu pendant 1 année précédente
de 6.959.797 tonnes elle a passé à 6.533.930 tonnes, soit une augmentation de 474.133 tonnes ou
de 8,3%.
Si la consommation sur place a fortement augmenté, le mouvement des expéditions vers les
autres régions industrielles qui s'approvisionnent dans le bassin minier luxembourgeois est resté
stationnaire dans son ensemble. L'orientation nouvelle que nous remarquons dans nos exporta-
tions de lui minerais depuis 1907 s'accentue d'une année à l'autre et quoique les besoins de ces régions
se soient prodigieusement développés au cours des dernières années, le relèvement de la courbe
de production en .1912 est dû exclusivement à l'augmentation de la consommation des usines du
pays.
Notre principal débouché à l'extérieur, la Belgique, a encore diminué le volume de ses impor-
Comme la Belgique a porté en 1912 ses importations de minerais de 5.678.000 tonnes à 6.415.000
tonnes, la part du Grand-Duché dans l'approvisionnement du marché belge, qui était encore de
55 % on 1907 pour tomber ensuite à 51 % en 1908, à 37% % en 1909, à 31% % en 1910 et à 27 %
en 1911, ne représente plus que 21,3 % des importations totales pour l'année 1912. Le recul de
la Lorraine est plus considérable encore. D'autre part, la France a augmenté le chiffre de ses im-
portations de près d'un million de tonnes.
La cause de ce revirement que nous constatons depuis cinq ans est dans la préférence que
les hauts-fourneaux belges accordent aux minerais de Briey. C'est particulièrement en Franco
que la métallurgie belge a assuré son avenir. La supériorité quantitative et qualitative du
gisement de Briey donne à celui-ci une situation exceptionnellement favorable que les tarifs
avantageux de la Compagnie de l'Est contribuent à mettre en évidence, et le minerai de Briey tend à
se substituer de plus en plus à nos minerais dans la sidérurgie belge.
A part quelques variations dues aux fluctuations du marché métallurgique, la production
du bassin minier luxembourgeois piétine sur place, contrairement à ce qui se passe dans les autres
régions du bassin des minettes qui montrent une rapide évolution. Le développement que l'extrac-
tion a prise dans les trois pays qui se partagent le bassin des minettes a été le suivant
Luxembourg.
6.347.781
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.553.930
t.
Lorraine.
11.171.880
11.967.725
13.834.485
14.107.5.17
13.281.589
14.442.911
16.653.968
17.734.576
20.050.245
t.
Meurthe-et-Moselle.
5.845.096
6.302.1.1.9
7.398.929
8.821.953
8.749.837
10.648.398
13.204.818
14.858.000
17.235.125
t.
Bassin de Briey.
( 1.646.505
( 2.352.848
3.11.4.120
4.110.755
( 4.607.000
( 6.339.045
( 8.507.293
(10.477.343
(12.717.127
t.)
tations de notre région. Les importations de minerais en Belgique pendant les cinq dernières années
donnent les contingents suivants pour les trois pays qui se partagent le bassin des minettes
Allemagne
Gr.-D. de Luxb.
France
80.700 t.
1.365.800
4.395.900
242.300 t.
1.437.500
3.465.500
191.700 t.
1.635.600
2.910.000
143.100 t.
1.644.300
2.273.700
137.000 t.
1.697.000
1.192.000
Faut-il voir dans cette stagnation un bien ou un mal ? S'il s'agissait d'une industrie manu-
facturière, nous n'hésiterions pas à y voir un mal, toute industrie! devant se développer nécessai-
rement sous peine de dépérir. Mais il s'agit ici de l'exploitation d'un gîte minier, c'est-à-dire de lu
consommation lente d'une richesse du sous-sol, limitée à un nombre déterminé de tonnes et dont
nous pouvons entrevoir la fin.
Il est évident que la portion de bénéfice actuel résultant pour le concessionnaire d'une exploi-
tation plus considérable qui s'incorpore dans l'ensemble des gains industriels, commerciaux,
financiers et agricoles du pays, était supprimée, le gain total se trouve diminué d'autant. D'où
perte momentanée. En se plaçant à un point, de vue plus élevé, la question change d'aspect, Ces
mines constituent une réserve pour l'avenir auquel elles seront peut-être plus utiles qu'elles ne
le seraient au présent. Cette richesse naturelle, une fois consommée, ne se reconstitue plus. Pro-
duire le plus possible serait alors dangereux et, si dans le domaine économique on dit se garder
de voir trop loin, il ne faut pas perdre de vue que le temps est proche où les réserves de notre in-
dustrie métallurgique seront épuisées.
Stimulés par la demande plus active, les prix de vente des minettes ont continué à se raffermir
sur les niveaux légèrement plus élevés qu'avaient fait ressortir les marchés conclus pour l'année
1912. Les marchés pour 1913 ont consacré un nouveau raffermissement des prix.
Les perspectives pour l'année 1913 sont assez rassurantes: l'allure de la demande continue
d'être active et les prix demeurent solidement établis.
Le mouvement de nos importations du bassin de Briey s'est fortement accentué: de 281.000
tonnes en 1908 l'importation a monté successivement à 389.000 en 1909 et à 447.000 tonnes en
1910 pour redescendre à 349.000 tonnes en 1911 et passer subitement à 689.755 tonnes en 1912.
Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas
partie du Zollverein renseignent, pour les dix dernières années, les chiffres ci-après
Les importations de minorais de manganèse au total de 132.340 tonnes se repartissent comme
suit sur les différents pays d'origine: Indes anglaises 40.248 t., Russie 88.634 t., Brésil 3.065 t.,
Grèce 393 t.
La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années
Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux s'établit
comme suit pour les dix dernières années
Production des
minières.
t. 6.010.012
6.347.904
6.595.860
7.229.385
Consommation des hauts-fourneaux
(sans distinction de provenance).
t.
3.757.565
3.873.900
4.349.201
4.688.919
Minettes.
t. 2.233.969
2.389.251
2.440.450
2.308.150
2.806.294
2.213.886
1.784.522
2.001.758
1.751.819
1.768.964
Scories Thomas moulues.
t. 27.160
25.441
14.272
62.350
1.977
4.220
3.571
6.025
Production moyenne.
t.
1.066.728
1.092.771
1.185.351
1.154.247
1.221.980
Valeur.
fr. 3.070,24
2.989,62
2.358,63
3.551,87
3.662,12
Années.
Tonnes.
722.039
924.382
911.695
990.499
1.174.334
1.331.743
1.4.42.668
1.090.845
1.196.729
1.262.825
1.407.617
1.613.392
2.173.463
2.161.881
2.539.295
Années.
Tonnes.
2.551.090
2.447.634
2.648.449
2.361.372
2.649.710
3.261.925
3.102.753
3.359.413
3.102.050
3.370.352
3.351.938
3.958.280
3.913.076
4.758.741
5.349.009
Années.
Tonnes.
5.348.951
6.014.394
6.171.229
4.455.179
5.130.069
6.010.012
6.347.781
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis
1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1884.
Production.
t. 4.455.179
5.130.069
6.010.012
6.347.78.1
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.798.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
Valeur totale.
fr. 11.770.046
14.527.891
15.278.923
16.458.904
16.514.630
17.979.108
21.997.404
.16.696.005
15.850.966
17.747.017
18.647.826
19.427.508
Prix de la tonne.
Fr. 2,63
2,84
2,54
2,59
2,50
2,49
2,93
2,88
2,73
2,83
3,07
2,97
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières
depuis 1901
Production des
minières.
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
Consommation des hauts-fournaux
(sans distinction de provenance.)
4.757.364
4.120.410
5.054.550
5.550.926
5.785.143
7.489.215
Tonnes.
TABLEAU GRAPHIQUE
de la Production des Minières depuis 1884.
Métallurgie.
L'évolution de la métallurgie a été vraiment remarquable pendant l'année 1912. Avec une
production de 17.852.571 tonnes, supérieure de 1.704.459 tonnes à celle de l'année précédente,
la production du Zollverein a établi un nouveau record; elle laisse derrière elle la production an-
glaise et prend ainsi la deuxième place sur le marché mondial.
Les résultats des expéditions du Stahlwerksvervand font ressortir une progression rapide pour
les trois dernières années. Les expéditions totales, qui ont atteint le chiffre de 6.440.850 tonnes
en 1912 contre 5.818.949 tonnes respectivement 5.252.348 tonnes pendant les deux années pré-
cédentes, se répartissent comme suit sur les trois catégories de produits A
Demi-produits.
1.544.222 t.
1.745.163
1.914.201
Matériel de chem. de fer.
1.883.315 t.
2.090.828
2.344.507
Fers profilés.
1.814.811 t.
1.982.958
2.181.912
Pendant tout le courant de l'année les grandes usines ont été occupées jusqu'à leur entière
capacité de production et, à la fin de l'exercice, les ordres inscrits sur leurs carnets de commandes
ont été considérablement supérieurs à ceux inscrits à la fin de l'exercice précédent.
Néanmoins, à tout prendre, l'année n'a été franchement favorable que dans sa seconde moitié.
Ce n'est, en effet, qu'à partir du mois de juillet que le mouvement en avant des prix qui, depuis,
caractérise le marché métallurgique, a pris naissance. L'année 1912 est devenue ensuite excep-
tionnelle, moins peut-être au point de vue des prix, qui, bien qu'ayant monté sensiblement, sont
restés mesurés, qu'à celui des ventes, car les débouchés ont été considérablement élargis, absorbant
le total de la production tout à fait extraordinaire.
Comparativement aux cours de l'année précédente, l'augmentation est particulièrement
sensible pour les fontes dont les prix se rapprochent d'assez près de la période de 1906—1907.
Par contre, les cotations des prix des produits finis sont restées fort éloignées de celles de fin 1906.
On peut donc dire, en résumé, que les prix des fontes ont atteint des cours fort élevés, alors que les
prix des produits finis n'ont pas suivi le même mouvement.
A la fin de l'année les affaires demeuraient actives en toutes sortes de fontes tant à l'intérieur
qu'à l'exportation. Les transformateurs avaient couvert en majeure partie leurs besoins pour tout
le premier semestre 1913; ils avaient acheté des quantitiés plus considérables que celles traitées
pour l'année écoulée et les ventes dépassaient les chiffres de la participation. La demande demeurait
également fort active à l'exportation, principalement en fontes phosphoreuses, et ne pouvait
être satisfaite qu'en partie. Au commencement de janvier 1913, le syndicat des fontes dut prévenir
ses clients que le disponible était fort restreint et que, notamment en fontes luxembourgeoises,
il ne pourrait plus fournir que par petites quantités.
La question du renouvellement du « Stahlwerksverband » s'est définitivement posée dès le
commencement de l'année 1912, mais les incertitudes qui régnaient à ce sujet et les tiraillements
au sein de l'Union ne troublèrent guère l'aspect favorable de la situation. Grâce aux efforts perse-
Le développement si rapide, la transformation continuelle et l'internationalisation de nos
sociétés métallurgiques, obéissant à une énergique poussée de concentration, présentent un intérêt
incontestable. Dans notre précédent rapport nous avons déjà signalé la communauté d'intérêts
conclue entre Deutsch-Luxemburg et Rumelange-St Ingbert ainsi que la fusion qui s'est accomplie
entre la Société des Mines du Luxembourg et des Forges de Sarrebruck la Société des Forges d'Eich
Le Gallais Metz & Cie et les Hauts-Fourneaux et Forges de Dudelange. Deutsch-Luxemburg, dans
la suite, a porté son capital-actions de 100 à 130 millions de marks en vue d'un vaste programme
d'agrandissement. A signaler aussi la transformation de la société en commandite par actions J.
Collart & Cie en une société anonyme sous la raison de Hauts-Fourneaux et Aciéries de Steinfort.
Le début de l'année 1913 a vu s'accomplir la communauté d'intérêts des Aciéries réunies de Bur-
bach-Eich-Dudelange avec le Eschweiler Bergwerksverein. Afin de se rendre indépendantes pour
l'avenir au point de vue de leurs approvisionnements en cokes, les Aciéries réunies entrèrent en
pourparlers avec Eschweiler en vue d'examiner la possibilité d'arriver à une entente entre les
deux sociétés sous forme de fusion ou autre, qui ont conduit à une communauté d'intérêts, chaque
société conservant son autonomie et sa personnalité juridique. La communauté est établie sur la
base d'une garantie d'intérêts de la part des Aciéries réunies, laquelle sera de 10 % pour les quatre
premières années, de 12 % pour les quatre années suivantes et de 14 % pendant les 22 années
suivantes, du capital nominal d'Eschweiler qui se monte à 38 millions de marks. Au bout de cette
vérants des intéressés, on arriva, après une série de négociations laborieuses et particulièrement
difficiles, à la prorogation de l'Union. Encore l'entente ne s'est-elle faite que pour les produits A
les demi-produits, le matériel des chemins de fer et les profilés. Au sujet des produits B: barres,
cornières, verges, rods, tôles et tuyaux, l'entente n'a pu se faire, les uns voulant syndiquer la dis-
tribution et les prix, et d'autres, voulant seulement, comme par le passé, fixer les tonnages à ré-
partir en laissant libre la cotation des prix.
Mais ce renouvellement partiel de l'Union n'a pas laissé que d'exercer une influence considé-
rable sur la marche de la sidérurgie. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que la situation du marché
métallurgique est, par le fait, raffermie non seulement sur ses marchés intérieurs, mais aussi au
point de vue de ses relations internationales. C'est le Stahlwerksverband qui forme en quelque
sorte le pivot du marché mondial. L'influence de cette Union régente en une certaine mesure l'ex-
portation des produits du Zollverein et prévient un trop grand avilissement sur le marché interna-
tional. A son sort est liée encore l'existence de nombreux syndicats spéciaux, dont la prolonga-
tion ou la reconstitution s'est faite sans difficulté. Ceux-ci ayant été reconstitués, l'année 1912
n'a certes pas eu à constater un affaiblissement de l'idée syndicale.
Notre région a participé dans une large mesure à cet essor prodigieux par suite de la mise en
marche de nouvelles unités de production. La production du Grand-Duché s'établit comme suit
Différence
Hauts fourneaux.
2.252.229 t.
1.728.973
+523.256 t.
Aciéries.
947.184 t.
716.194
+230.990 t.
Fonderies..
20.893 t.
16.002
+4.891 t.
période de 30 ans, les Aciéries réunies ont la faculté de prolonger la communauté pour une nouvelle
période de 30 ans aux mêmes conditions, mais avec une garantie de dividende de 8 % seulement,
ou de racheter les actions d'Eschweiler à 250 % de leur valeur nominale.
L'organisme sorti de la fusion de Burbach, Eich et Dudelange était puissant, mais incomplet.
La communauté d'intérêts avec Eschweiler lui permettra de prendre place au tout premier rang
des grandes sociétés métallurgiques européennes: il sera autoproducteur de toutes ses matières
premières et, par les années de crise, il sera à même de délier la concurrence la plus acharnée.
Statistique de production.
a) Hauts-Fourneaux.
Le nombre des fours existants a été de
à feu a été de
ayant marché
La production ressort à
1° fonte d'affinage
2° fonte Thomas
3 fonte de moulage
soit une production totale de
représentant
1° pour la fonte d'affinage
2° pour la fonte Thomas
3° pour la fonte de moulage
soit une valeur totale de
Prix de la tonne
Minerai consommé
Nombre des ouvriers occupés
Année 1911.
1774 semaines
t.
46.206250
1.477.349880
205.416750
t.
1.728.972880
fr.
2. .546.747,09
87.563.915,87
12.054.904,17
fr.
102.165.567,13
fr.
59,09
t.
5.785.143
4.804
Année 1912.
2094 semaines
t.
23.431
2.052.379
176.419
t.
2.252.229
fr.
1.289.786,25
123.740.737,50
10.758.235,00
fr.
135.788.758,75
fr.
60,29
t.
7.489.215
5.035
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte
pendant les dix dernières années
Production.
t.
1.217.830
1.198.002
1.368.252
1.460.105
1.484.872
1.299.918
1.552.590
1.682.519
1.728.973
2.252.229
Valeur totale.
fr.
67.847.046
66.350.738
82.338.600
91.345.435
103.642.207
86.775.116
91.755.518
100.777.962
102.165.567
135.788.759
Prix de la tonne.
fr.
55.71
55,39
60,17
62,56
69,80
66,75
59.23
59.89
59,09
60.29
b) Fonderies.
Nombre des fonderies en activité
La production ressort à
1° poterie
2° tuyaux
3 machines et divers
soit une production totale de
représentant
1° pour la poterie
fr.
2° pour les tuyaux
3 pour les machines et divers
soit une valeur totale de ....
fr.
Prix moyen de la tonne
Matières premières consommées
Nombre des ouvriers occupés
Année 1911.
15.244
16.002
134.552,50
83.585,00
2.141.932,50
2.360.070,00
147,48
18.376
Année 1912.
t.
662700
20.198994
t.
20.892794
fr.
234.125,00
8.050,00
2.804.129,07
fr.
3.046.304,07
145,82
t.
22.537
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour
les dix dernières années
Production.
t.
11.119
13.437
13.628
16.877
18.054
16.382
15.442
17.218
16.002
20.199
Valeur totale.
fr.
1.424.341
1.638.517
2.077.409
2.407.915
2.829.084
2.738.811
2.506.826
2.711.987
2.360.070
3.046.304
Prix de la tonne.
fr.
128,10
121,95
152.44
142,70
156,70
167,18
162,34
157,58
147.48
145,82
c) Aciéries.
Nombre des aciéries
La production ressort à
1° lingots
2° demi-produits (blooms, billettes, platines, etc.) destinés
à la vente
3 produits finis
Année 1911.
7.760
278.637140
Année 1912.
t .
7.144
376.330
a) rails et éclisses t.
b) traverses
c) fers marchands
et divers
d) fers laminés
e) machines
Année 1911.
26.153010
8.863
334.999860
44.238040
15.452803
Année 1912.
t.
23.874670
20.166020
t.
446.220740
54.039120
19.408699
soit une. production totale de
t.
429.796683
t.
563.709249
t.
716.193823
. t.
947.184432
représentant
1° pour les lingots
fr. 1.477.109,37 fr. 1.074.221,97
2° pour les demi-produits
29.929.773,75
43.142.827,67
3° pour les produits finis
Année 1911.
a) rails et éclisses fr. 3.791.710,00
b) traverses
1.185.426,25
c) fers marchands
et divers
43.492.455,00
d) fils laminés
5.529.751,25
e) machines
3.833.011,25
Année 1912.
fr.
3.521.513,84
2.747.620,12
64.977.962,76
6.754.890,00
3.262.004,11
soit une valeur totale de
Consommation des fontes
Nombre des ouvriers occupés
57.832.353,75
fr. 89.239.236,87
t.
875.516
3.405
81.263.990,39
fr.125.481.040,57
t.
1.232.786
5.672
Le tableau ci-après indique la nature et la valeur de la production des aciéries pendant les
dix dernières années
Lingots.
t.
15.474
17.070
40.490
11.135
6.291
21.443
2.109
9.417
7.760
7.145
Demi-produits.
t.
220.806
149.505
142.841
163.673
169.038
172.114
217.723
212.882
278.637
376.330
Produits finis.
t.
135.699
199.727
214.612
260.477
268.939
267.319
315.370
376.011
429.797
563.709
Production totale
t.
371.979
366.302
397.943
435.285
444.268
460.576
535.202
598.310
716.194
947.184
Valeur.
fr.
38.346.699,00
40.145.173,75
40.725.780,62
48.198.481,75
51.343.214,37
60.191.596,70
66.543.354,67
74.951.554,50
89.239.236,87
125.481.040,57
Rappel de la production sidérurgique depuis 1868.
Années.
Nombre
des hauts-fourneaux.
30—32
33—34
Production
des hauts-fourneaux.
Tonnes.
93.408
122.554
128.300
142.897
184.573
256.349
246.600
270.377
230.500
215.388
248.377
261.236
260.666
293.615
376.587
334.688
365.997
419.610
400.644
492.038
523.776
561.733
558.912
544.994
586.515
558.289
679.816
694 812
898.898
870.373
945 867
982.929
970 885
916.403
1.080.305
1.217.830
1 198 002
1 368 252
1 460. 105
1 485. 272
1 299 918
1 552 590
1 682. 519
1.682.519
1 728 973
1.728.973
2.252.229
Production
des aciéries.
Tonnes.
20.554
57.345
69.739
97.900
97.462
110.920
103.310
129.123
131.220
134.539
136.955
143.692
170.153
166.206
184.714
257.055
314.930
371.979
366.302
397.942
435.285
444.268
460.576
535.202
598.310
716.194
947.184
Production
des fonderies.
Tonnes.
1.200
1.011
1.041
1.536
1.615
1.413
1.310
1.341
1.370
1.269
1.394
1.205
1.701
1.579
1.726
1.827
1.670
1.440
2.585
3.644
4.615
4.642
5.909
7.062
6.281
7.764
8.328
8.747
9.307
9.874
9.358
11.154
11.293
9.981
9.658
11.119
13.437
13.628
16.877
18.054
16.382
15.442
17.217
16.002
20.893
1. FONTE
Production des Hauts-Fourneaux.
Tonnes.
Tonnes
H. REPARTITION
de la Production ci-contre
M.PRODUCTION des FONDERIES
Tonnes.
Tonnes.
IV. Production de l'Acier Thomas.
Ateliers de construction.
La situation dans les ateliers de construction n'a guère subi de variations bien appréciables
par rapport à l'année 1911, mais les influences que nous avons signalées pour l'année dernière se
sont encore précisées: les salaires ont accentué fortement leur mouvement à la hausse et les matières
premières se sont orientées dans le même sens, alors que les prix des produits finis ont été à peine
satisfaisants. L'ampleur des affaires n'a donc pu se traduire par une augmentation sensible des
résultats financiers.
Depuis, la demande s'est maintenue au même niveau. Il n'y a aucun indice qui permette
d'entrevoir une diminution du volume des affaires. Comme le mouvement à la hausse s'est arrêté
pour les salaires aussi bien que pour les matières premières, l'année 1913 promet d'être plus
féconde en bénéfices.
L'assurance contre l'invalidité et la vieillesse, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 1912,
a été bien accueillie par les ouvriers. Le bon ouvrier industriel est à même d'apprécier les bienfaits
de la législation sociale; il a encore la conscience qu'au fond c'est le patron qui en supporte toutes
les charges.
Comme l'édifice de la prévoyance sociale se trouve être complet depuis l'introduction de l'as-
surance contre l'invalidité et la vieillesse, il serait désirable que le législateur portât désormais
son attention sur la prévoyance sociale que nous appellerons indirecte. Il est à regretter qu'aujour-
d'hui encore les moindres contraventions qui pourraient être réglées par une peine de police, pro-
noncée dans la forme si simple qui est usitée en Allemagne, doivent être jugées par le juge de paix
en présence du contrevenant ou de son père ou tuteur. Les frais qui en résultent pour les contre-
venants dépassent le plus souvent très considérablement l'amende.
A signaler encore, dans le même ordre d'idées, l'élévation des frais de justice pour les affaires
de moindre importance, qui impose des charges très sensibles à nos classes laborieuses. Il ne faut
pas oublier surtout que ce ne sont pas toujours les mauvais ouvriers qui pâtissent de cette situation.
Mines de Stolzembourg.
Les travaux de recherches entrepris par les maisons de banque qui s'étaient fait donner une
option par les anciens concessionnaires des mines n'ont pas encore conduit à des résultats con-
cluants et définitifs, leur permettant de prendre une décision. Ces maisons ont obtenu des anciens
concessionnaires une prolongation du délai d'option pour une nouvelle période de 18 mois. Pen-
dant ce temps les travaux de recherches seront continués.
Industrie du bâtiment.
L'allure du bâtiment, modérée dans son ensemble, a varié suivant les régions. Sauf dans le
bassin minier, où une activité fort intense et de bon aloi ne cesse de régner, la période de calme que
nous signalons depuis quelque temps s'est encore accentuée pendant l'année passée.
Il est à remarquer que la construction des petites maisons familiales, qui, il y a trois ans, avait
pris un essor inquiétant à Luxembourg et dans les localités suburbaines, a considérablement di-
minué. Le nombre des nouvelles maisons est insignifiant. A part quelques maisons de commerce
qui ont été construites à l'intérieur de la ville, il n'y a pas de constructions d'une certaine impor-
tance à signaler. Dans les autres régions, ce sont, comme nous l'avons déjà fait observer les con-
ceptions nouvelles de l'hygiène et du bien-être qui alimentent cette industrie par l'établissement
de nouvelles conduites d'eau et de canalisations.
A travers le bassin minier, à Esch surtout, le bâtiment a témoigné d'une activité remarquable
Les prodigieux agrandissements des usines métallurgiques ont accentué encore les besoins si im-
portants qui existaient déjà, stimulant vivement le goût des entreprises. Indépendamment des
maisons ouvrières, la construction des maisons d'habitation et de commerce a pris une certaine
envergure. Ce mouvement a été moins intense à Differdange et à Dudelange, quoiqu'une activité
très sérieuse s'y soit manifestée pendant toute l'année.
L'année 1913 n'apportera pas de changement dans cette situation. Le calme et la réserve
dont témoigne le bâtiment, tant à Luxembourg que dans les localités suburbaines sont la consé-
quence de la surproduction des années antérieures qui avait détruit l'équilibre entre l'offre et la
demande. La pénurie des logements dans le bassin minier finira, si le bâtiment conserve son allure
actuelle, par faire place à une situation plus ou moins normale.
Sous la poussée continue des salaires et des hausses sur les prix des matières premières le prix
de revient des immeubles augmente d'année en année, alors que les loyers semblent s'orienter dans
le sens inverse. Actuellement, les loyers des immeubles nouvellement construits dans l'agglomé-
ration luxembourgeoise se fixent à 4 % et ne dépassent certainement pas 5 % Les transactions en
immeubles sont plutôt difficiles. La population de la ville reste stationnaire et la construction de
nouveaux immeubles, si restreinte qu'elle soit, augmente toujours l'offre. Dans le bassin minier,
où les loyers se fixent entre 7 et 8 %, les transactions en immeubles sont également assez rares.
Les salaires payés dans le bâtiment sont de plus en plus élevés et la pénurie de bons ouvriers
se fait toujours sentir. Le contingent fourni par les Italiens augmente d'une année à l'autre.
En général, les industries et métiers tributaires du bâtiment ont été bien occupés. Les menuise-
ries de la région minière étaient débordées par la demande et la clientèle a dû se fournir en partie
à l'étranger. Une situation analogue est signalée dans la serrurerie et la ferronnerie.
Années.
Nombre
des
exploi-
tations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
ardoises
éviers
dalles
ardoises
éviers
dalles
Quantités.
23,2851)
l,1502)
6.3503)
20.619
5.960
Prix.
4—5
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
3,072
exportées
à
l'étranger.
20.213
6.130
20.099
5.810
1) par ‰.
2) par pièce.
3) par mètre carré.
Ardoisières.
La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres
suivants pour les deux dernières années
Cette statistique fait ressortir une diminution très sensible de la production des ardoises de
couverture qui, de 23.285 mille, est descendue à 20.619 mille. La diminution est due à la circon-
stance que, par suite de difficultés au sujet des salaires, les exploitations des «Obermosel-Dach-
schiefer- und Plattenwerke» ont chômé en grande partie pendant les mois d'avril et de mai. L'ex-
portation étant restée au même niveau, c'est la consommation à l'intérieur qui a supporté
exclusivement cette diminution.
Le prix de revient, nous mande cette firme, ont augmenté par suite de la hausse des salaires,
des charges croissantes imposées par la législation sociale et ouvrière ainsi que des prix élevés
des charbons. D'autre part, les prix de vente se sont légèrement améliorés comme conséquence
d'une convention de prix, très vague il est vrai, mais leur niveau reste toujours assez bas, ce qui
s'explique par la situation géographique de nos ardoisières qui est très désavantageuse pour
l'écoulement des produits.
La vente de la production s'est faite couramment. Les stocks ont diminué par rapport à
l'année précédente; ils n'ont pas dépassé 350 wagons à la fin de l'exercice 1911-1912, chiffre abso-
lument normal en comparaison de la production.
Du côté des procédés d'exploitation il n'y a pas de changement à signaler. Le recrutement
des ouvriers présente toujours certaines difficultés. Comme nous l'avons fait remarquer dans notre
précédent rapport, il ne peut se développer proportionnellement avec les exigences de l'industrie
ardoisière, ce qui paraît tenir à la circonstance que celle-ci a besoin de main-d'œuvre apprise.
La question des tarifs des chemins de fer cantonaux n'a pas encore été réglée à la satisfaction
des ardoisières, malgré l'intervention du Gouvernement.
La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix
dernières années
Ardoises
22.814 mille
23.979
25.047
26.729
25.293
23.976
21.108
.23.499
23.285
20.619
Dalles
787 m. carrés
1.474
2.947
4.062
7.712
10.580
11.900
12.200
6.350
5.960
Éviers.
1.051 pièces
1.123
1.453
1.554
1.150
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la
même période.
Ardoises belges.
t.
3.003
2.828
2.924
2.934
Ardoises françaises.
t.
Ardoises de provenances diverses.
Ardoises belges.
»
3.264
»
3.318
» 4.019
» 4.719
»
6.278
»
5.859
»
7.297
Ardoises françaises.
» 603
» 619
» 446
» 518
» 303
» 364
» 377
Ardoises de provenances diverses.
Carrières.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1912 est
résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines.
Nombre
des exploi-
tations.
Nombre des
ouvriers occupés.
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités
en m3.
Prix. (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché.
exportées
à l'étranger.
Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Differdange,
Petange.
dalles
114 m 2
3,75
114 m 2
pierres de taille .
28—30
moellons
19.188
1,60—2
4.815
14.373
pierraille
5.599
5.599
moellons
6.390
|
2—2,50
|
6.390
»
briques
terre glaise
2.000 ‰
1.800
1,25
1.700 ‰
1,800
300‰
»
briques
terre glaise
762½ ‰
30—37,50
762½ ‰
parements
pierres de taille.
moellons
pavés
pierraille
sable
370 m 2
1.066
1.283
93½ ‰
3,50
50—55
2,50
1,25
370 m 2
1.009
1.283
93½‰
pierres de taille .
moellons
pavés
pierraille
pierres à aiguiser
5.264
48 ‰
1.782
30 pièces
25—40
1,25—7
30—50
1—2,50
5.137
48 ‰
1.782
30 pièces
Communes de Beaufort, Reisdorf, Echternach, Bech, Berdorf, Consdorf, Walbillig.
Medernach Ermsdorf, Beckerich Saeul.
Carrières de grès liasique.
Commune de Larochette.
Terre glaise.
Communes de Differdange, Esch-sur-Alzette.
Déblais de mine.
Communes de Petange. Differdange, Rumelange, Kayl, Dudelange.
Communes de Basbellain, Berdorf, Diekirch.
Nombre
des exploi-
tations.
Nombre des
ouvriers occupés.
sous
terre.
au
Jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités
en m3.
Prix.
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché.
exportées
à l'étranger.
Communes de Betzdorf, Flaxweiler. Hesperange, Niederanven, Schuttrange,
pierres de taille .
moellons
pavés
pierraille
sable
6.451
1.601 ‰
5.860
1.1.19
20—30
1—2 ,50
40—140
1—3 ,50
1.25—3
6.451
8.997 ‰
5.860
1.119
801.3 ‰
moellons
pavés
pierraille
gravier
7.560
689 ‰
7.730
20.430
1—2
40—60
1.50—6
0,50—1,50
7.560
622 ‰
7.730
15.430
67%o
5.000
Communes de Kœrich, Steinfort.
Communes de Contera, Eich, Hamm, Hollerich, Niederanven, Rollingergrund, Sandweiler
moellons
pavés
pierraille
sable
7.546
30½ ‰
2.345
2.195
1,25—1,75
30—60
1,25—3
1,50—2
7.546
30½ ‰
2.345
2.195
Carrières de grès bigarré.
Communes de Feulen, Ettelbruck, Grosbous, Mertzig, Schieren, Useldange, Vichten.
pierres de taille .
moellons
pavés
pierraille
1.588
1 ‰
1.204
65—75
1,50—3
2 ,25—3
1.588
1‰
1.204
Carrières de grès de Born.
Communes de Mompach, Rosport.
pierres de taille .
moellons
1.145
40—50
3—5
1.145
Carrières de calcaire keuprique.
Communes de Bissen, Bœvange.
moellons
pierraille
gravier
3—3,25
3,25
Carrières de grès coquillier.
Commune de Bettendorf.
dalles
160 m2
2,50—4
160 m 2
pierres de taille .
791.
100—115
moellons
1.310
1,25—1,50
1.310
pavés
435½
‰
80—100
400½
‰
35 ‰
Carrières de schiste et de quartzite,
Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Heinerscheid, Hachiville, Hosingen, Munshausen,
Troisvierges, Weiswampach,
moellons
pierraille
quartzite
3.382
6.352
1.50—3,75
1,50—6,50
3.382
6.352
Nombre
des exploi-
tations.
Nombre des
ouvriers occupés.
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités
en m3.
Prix.
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché.
exportées
à l'étranger.
Communes d'Alscheid, Boulaide, Esch-s.-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid, Mecher.
Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler.
moellons
pierraille
quartzite
3.709
6.246
14.100
1,25—5
1,50—6,25
6,50
3.709
6.246
14.100
Communes de Redange, Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Folschette, Perlé, Wahl.
dalles
moellons
pierraille
2.600 m2
1.252
4.551
3,75
1,50—2,50
1.25—5,25
1.200 m2 o. st.
1.252
4.451
1.400 m 2
Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange.
moellons
pierraille
2.430
1,50—2
3,50—5
2.430
moellons
pierraille
1,50—2
3,75—5,25
Communes de Vianden, Putscheid.
Carrières de pierres à chaux et dolomies.
Communes de Beaufort, Echternach, Rosport.
pierre à chaux
tuf
1.190
1,50—2
3—3,75
1.012
Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.
pierre à chaux.
3.171
1,25—3,50
3.171
pierre à chaux..
5.343
1,50—3,75
5.343
pavés
‰
3‰
dolomie
24.775
3,35—3,75
24.543
pierre à chaux
4.205
1,50—3,50
3.500
plâtre brut
3.144
6,50—7,50
2.135
1.009
sable
1.085
2—4
1.040
sable
2.821
2—4
2.821
sable
1. 339
2—2,50
1.339
sable et gravier .
1.829
1—5
1.829
Communes de Hollerich, Bertrange, Kehlen.
Communes de Grevenmacher, Biwer, Remich, Remerschen.
Platrières.
Communes de Bous, Steinsel, Walferdange.
Sablières.
Communes de Mertert Grevenmacher, Remerschen.
Communes de Diekirch, Bettendorf, Ettelbruck, Erpeldange, Mertzig, Reisdorf, Schieren.
Communes de Beaufort, Bech, Berdorf, Consdorf, Rosport, Waldbillig.
Communes de Bettborn. Ell. Folschette, Grosbous, Perlé, Redange, Saeul, Useldange, Vichten, Wahl.
L'industrie des terres et pierres est répandue sur toute l'étendue du Grand-Duché. Abstraction
faite de l'exploitation minière et ardoisière, dont la première se fait à 86 sièges d'extraction diffé-
rents avec 5.327 ouvriers et l'autre à 4 sièges d'extraction à 552 ouvriers, nous ne rencontrons nulle
part des carrières occupant plus de 40 ouvriers. Le nombre des carrières en activité a été de 450
en 1912, occupant ensemble 1.300 ouvriers; 10 exploitations ont travaillé avec 20 à 40 ouvriers,
15 avec 10 à 20 et 25 avec 5 à 10 ouvriers. Les 400 autres carrières occupent de 1 à 5 hommes.
La pierre de taille, le pavé, le sable et la pierre à chaux forment les produits les plus impor-
tants de nos carrières. Le calcaire à polypier, et surtout le grès qui se rencontre en excellente qua-
lité, fournissent la pierre de taille, si appréciée dans le pays même et aussi à l'étranger, qui a absorbé
en 1912 1.505 m3, soit 35 % de la production.
Récemment l'exploitation de Merkholtz a mis en valeur l'excellent produit quartziteux de nos
Ardennes. Sa production, qui renseigne pour 1912 14.100 m3, est en diminution de 1400 m3 sur
l'année précédente. Les autres petites carrières disséminées dans le dévonien ont fourni à peu près
la même quantité de pierraille pour l'entretien des routes et chemins du pays. La valeur sur
place de la production est d'environ 6,50 fr. le m 3 concassé.
En considérant l'ensemble de la production de nos carrières, nous remarquons une diminution
notable par rapport à l'année passée, laquelle avait déjà apporté une diminution. La cause en est
dans l'emploi de plus en plus fréquent du ciment et du ciment armé dans les constructions civiles
et industrielles. Ne va-t-on pas jusqu'à bannir entièrement la pierre ou le moellon des vastes halles
d'usines ainsi que des grands magasins de commerce où l'on n'emploie que le fer et la scorie mariés
avec l'universel liant, le ciment silicatant. L'imitation du granit, de la pierre de taille, de l'ardoise
de couverture tout en ciment est d'un emploi courant et n'offre rien de surprenant pour les archi-
tectes-ingénieurs. Le ciment est la matière propre à tous les usages; le plaqué, l'artificiel dominent.
Le monumental est réputé de luxe. Parfois l'écroulement désastreux des édifications bâtives et
hasardées vient rappeler les constructeurs à la sage recommandation que le temps ne respecte pas
ce qu'on fait sans lui.
Les exploitations plâtrières, au nombre de 4, n'ont produit que le tiers de la quantité fournie
en 1910.
La faïencerie de Septfontaines renseigne une production en augmentation, soit 2.083.580 kg.
Les prix de production et de vente sont restés stationnaires ; il est à remarquer cependant que les
matières premières poursuivent leur léger mouvement de hausse. La fabrication a été favorisée
par de belles commandes de carreaux de revêtement et de pièces d'architecture, articles très de-
mandés par l'Allemagne.
Les ouvriers, au nombre de 305, ont toujours été bien occupés et les prix de la main-d'œuvre
se sont maintenus. Leur recrutement s'est fait assez facilement. Une centrale électrique ainsi que
d'autres machines et appareils ont été installés dans le courant de l'année.
Faïencerie.
Mosaïques et dallages céramiques.
L'établissement de Wasserbillig renseigne pour l'année 1912 une production totale de 1.380
wagons, soit une légère diminution par rapport à l'année précédente. Les prix de revient ont été
plus élevés en général à cause des hausses qui se sont produites sur les matières premières, alors
que les prix de vente tendent à la baisse. Les soldes restés en magasin accusent une augmentation
sur ceux de 1911.
, Au point de vue de ses débouchés, cette industrie est réduite aux pays du Zollverein, mais ses
produits y rencontrent de fréquentes difficultés par suite de leur provenance du Grand-Duché,
c'est-à-dire d'un pays étranger, les diverses administrations de l'Etat et des communes de ces pays
donnant la préférence aux produits indigènes. Pourquoi n'obtiendrait-elle pas alors, dans le Grand-
Duché, pour ses produits, des avantages analogues à ceux dont jouissent ses concurrents allemands
dans leurs pays!
Afin de faciliter les ventes dans les pays d'outre-mer et lui permettre ainsi d'écouler, par
l'exportation, au moins une partie du trop-plein de sa production, notre industrie céramique
devrait obtenir, de la part des chemins de fer luxembourgeois et belges, le bénéfice de tarifs de
faveur pour ses expéditions vers Anvers. Les établissements belges, hollandais et allemands ont
sur elle des avantages géographiques très considérables à tel point que seule une réduction sensible
des frais de transport pourrait la mettre à même d'entreprendre la lutte avec quelque espoir de
succès.
Cette industrie a occupé 400 à 450 ouvriers qui ont travaillé régulièrement. Les prix de la
main-d'œuvre montrent un renchérissement progressif.
Industrie des ciments.
La production et la vente des briques de laitier n'ont guère varié par rapport à l'année pré-
cédente. Par contre, la vente du ciment de laitier a été en augmentation, grâce à la forte consom-
mation qui en est faite, spécialement par les importantes constructions des nouvelles usines du
bassin minier. Les prix du ciment se sont maintenus au niveau de 1912
Le ciment armé se répand de plus en plus. Depuis quelque temps il en est fait usage dans les
simples maisons d'habitation, écuries, remises etc. où il entre pour les hourdis et planchers, sans
oublier les grands magasins dont la carcasse extérieure est faite couramment en ciment armé. H
entre également dans les silos à minerai et à chaux, les réservoirs, bassins et massifs de machines
des grandes usines.
L'emploi toujours croissant du ciment armé a vivement stimulé la concurrence qui, par suite,
est devenue plus vive, et les prix des travaux en ciment armé s'en sont ressentis en une certaine
mesure. Alors que les matières premières et la main-d'œuvre augmentent, les prix des travaux en
ciment armé s'acheminent vers la baisse. Comme la concurrence n'est pas toujours à la hauteur de
sa tâche, elle est loin de s'exercer dans l'intérêt de cette branche. L'exécution doit en souffrir néces-
sairement.
La fin de l'année écoulée a été particulièrement mouvementée pour l'industrie des ciments.
On avait cru, à un moment donné, que le syndicat rhénan-westphalien ne surmonterait pas les
dernières difficultés qui s'opposaient à sa prolongation et l'on avait craint de revenir en 1913 aux
années peu favorables de la libre concurrence. Ces craintes ne se sont pas réalisées.
Les perspectives de la nouvelle année peuvent être considérées comme favorables. Malgré
la dernière augmentation de 10 marks par 10 tonnes décidée par le syndicat rhénan-westphalien,
la demande est restée assez active. Enfin l'entente avec le syndicat belge du ciment a pu être renou-
velée en prévision de la prolongation du syndicat rhénan-wesphalien. Le syndicat de l'Allemagne
du Sud a élevé ses prix de vente dès la prolongation du syndicat rhénan-westphalien.
Briqueterie mécanique.
Ainsi que nous l'avions prévu dans notre rapport de l'année passée, l'exercice 1912 n'a pas
été aussi favorable à l'industrie de la briqueterie mécanique que les précédents. Le tonnage et la
valeur des expéditions ont baissé dans la proportion de 10 % environ.
Le syndicat de vente luxembourgeois a clos son troisième exercice le 1er mars 1913. Les ré-
sultats comparés à ceux des exercices précédents sont les suivants
Il a été expédié
par la briqueterie de Bettembourg, soc. an
par la briqueterie de Mersch
par la briqueterie de Zewen
soit ensemble
en 1911—12
4.021.000 briques
1.553.000
»
449.000
»
6.023.000 briques
en 1912—13
3.642.000 briques
1.200.000
»
»
»
4.842.000 briques
format normal et format belge. De plus, la briqueterie de Bettembourg a fourni 300.000 briques
radiales.
Les briqueteries se trouvant en dehors du syndicat ont vendu environ 3 millions de briques
et les fabriques rhénanes et lorraines ont importé 2 millions de briques. Il est à regretter que les
produits étrangers trouvent si facilement usage dans le pays, de préférence aux produits indi-
gènes, car à l'étranger, en Alsace-Lorraine notamment, les administrations publiques n'admettent
pas les produits luxembourgeois.
Le syndicat de vente lorrain s'est reconstitué à partir du 1er mars 1913 et a été absorbé par
le grand syndicat du Palatinat. Cet organisme, par les intérêts considérables qu'il représente,
est devenu une puissance, et le syndicat de vente luxembourgeois est tout disposé à s'entendre
avec son voisin, mais sans abdiquer une autonomie que les conditions du marché local rendent
nécessaire.
Malgré ces heureux symptômes d'union, l'année 1913 ne s'annonce pas comme devant être
prospère. Les bruits de guerre arrêtent les constructions-et, d'autre part, la brique de laitier fait
une concurrence acharnée à la brique cuite. C'est pourquoi l'industrie de la briqueterie mécanique
a besoin de la bienveillance des pouvoirs publics et notamment les lois de prévoyance sociale
devraient lui être appliquées avec mesure.
Telle qu'elle est comprise actuellement, la loi sur les accidents du travail est pour la briqueterie
mécanique une véritable loi d'expropriation. Après avoir été taxée au coefficient de risques 3,
Ecorces à tan.
Comme en 1911, le beau temps a favorisé la récolte des écorces à tan et la qualité a été excel-
lente. Aussi, dès leur apparition, les écorces de première qualité furent-elles enlevées rapidement
au prix de 2,45 fr. la botte de 25 kg. Mais, par suite de la hausse énorme des cuirs en poils, les tan-
neurs ont diminué leur fabrication, de sorte qu'une assez grande partie des écorces est restée
invendue et les prix sont descendus à 2,30 fr. pour les écorces de première, et à 2,10 fr., pour les
écorces de seconde qualité.
Tannerie.
L'année 1912 a vu les prix des cuirs en poils, l'indigène aussi bien que l'exotique, atteindre
des niveaux élevés, inconnus jusqu'alors. L'impulsion, comme c'est le cas depuis nombre d'années,
a été donnée par les Etats-Unis, dont l'influence s'est exercée sur tous les marchés. De plus, l'in-
dustrie en général consomme aujourd'hui beaucoup plus de cuirs qu'il y a une dizaine d'années.
Néanmoins, et en dépit de cette circonstance, les fabricants ne parviennent pas à faire hausser
les prix du tanné.
Il faut faire remarquer encore que dans les pays exportateurs de cuirs, s'établissent des tan-
neries importantes, montées avec tous les perfectionnements de la technique moderne, de sorte
que les importations de ces régions, qui nous approvisonnaient jadis, diminuent, en même temps
qu'on exporte une grande partie de nos cuirs indigènes. Dans ces conditions, il n'y a plus que les
grands établissements disposant de forts capitaux et pourvus d'un outillage perfect onné qui puissent
prospérer en Europe.
27, 45, cette industrie figure actuellement sous la lettre L, ce qui implique le coefficient 70. Ce tarit
dépasse les forces du contribuable. C'est ainsi qu'une briqueterie ayant eu en 1912 un chiffre
d'affaires de 134.000 fr., a payé une contribution de 1.915,64 fr., soit 1,42 % du chiffre d'affaires
total, ce qui est énorme. En 1913, en supposant toutes choses égales d'ailleurs, ce même établisse-
ment devra acquitter une taxe de 2.979,79 fr., soit 2,22 % ce qui est excessif.
A ce tarif formidable il existe un remède: tout établissement industriel n'ayant eu au cours
des trois dernières années d'exercice aucun accident de personnes susceptible d'indemnité, peut
être dégrevé dans la proportion de 50 %. Or, la briqueterie en question n'a pas eu d'accident
de ce genre depuis 1905, et pourtant, malgré les démarches les plus pressantes, toute diminution
lui a été refusée. Par contre, l'Association ne se fait pas faute de majorer de 50 % la contribution
des établissements où des accidents se sont produits.
Si, d'une part, une loi sur l'assurance mutuelle ne sait tenir compte de toutes les récla-
mations individuelles, il n'est pas exagéré d'autre part cependant de réclamer le bénéfice des dis-
positions légales, surtout quand il s'agit d'une industrie aussi éprouvée que celle de la briqueterie
mécanique. Cette industrie, pour soutenir une existence précaire, demande une somme d'efforts,
de privations et de travail, devant laquelle bien des gens reculeraient. Elle ne jouit pas, en retour
de la satisfaction que procurent les gains rapides et élevés. Il est de stricte justice qu'on lui applique
sans lésiner les dispositions légales susceptibles de diminuer ses charges.
Ganterie.
L'année 1912 a été très féconde pour l'industrie gantière au point de vue de l'ampleur des
commandes et l'on travaillait à pleine allure pendant toute l'année, mais, malheureusement, ces
commandes allaient en majeure partie aux qualités bon marché. Ensuite les marchands de peaux
au courant des moindres détails de la situation, n'ont pas manqué, selon leur habitude, d'accaparer
partout la peau brute pour arriver à pouvoir imposer aux fabricants des prix dépassant les limites
du possible.
D'un autre côté, la clientèle refusait la moindre augmentation de prix. Il en est résulté que les
prix du produit fabriqué n'étaient pas en rapport avec les prix des matières premières, non compris
les articles accessoires et les ingrédients nécessaires dans les trois branches de la fabrication, la
mégisserie, la teinturerie et la ganterie proprement dite. Ces matières et substances ont subi, elles
aussi, une augmentation de prix fort sensible. A toutes ces augmentations de prix est venue s'ajouter
encore une augmentation générale des salaires.
Un autre préjudice pour la ganterie résulte du fait que nombre de petits commerçants, tenant
comme spécialité le gant de peau, disparaissent devant les grands magasins, qui, sans connaissance
des particularités et de la différence de qualité de l'article, n'ont en vue, dans leurs achats, que
la question de prix et cherchent à exercer la même pression sur tous les fabricants indistinctement
contribuant ainsi à créer une situation malsaine. Aussi n'est-il pas rare de voir, dans les vitrines
de ces magasins, des stocks entiers à des prix dérisoires, prix qui sont loin de représenter la main-
d'œuvre seulement, et qui, nécessairement, doivent laisser le fabricant en perte et abaisser le niveau
général des prix.
L'exportation des peaux mégissées et teintes vers les Etats-Unis est devenue très restreinte,
la clientèle hésitant à placer de fortes commandes dans l'incertitude où elle se trouve par rapport
au changement à la présidence, changement dont elle attend une modification des droits d'entrée.
Dans ces circonstances et devant la possibilité d'une réduction des droits d'entrée que l'on espère
pour la saison prochaine, la clientèle s'abstient de mettre des quantités de marchandises en stock
et se borne à ne commander que le strict nécessaire, soit en peaux, soit en gants, et livrable de
suite.
L'exportation des peaux a diminué principalement à cause des grandes difficultés qu'elle
rencontre à la douane. Les peaux sont soumises à un droit d'entrée de 20 % de leur valeur, mais
les agents des douanes sont très prompts à frapper de fortes surtaxes les envois, sous prétexte que
la valeur des peaux est supérieure au prix facturé et déclaré et que la marchandise est déclarée au-
dessous de sa valeur réelle. Il en résulte de grands ennuis, des procès fort coûteux et, finalement,
une stagnation des affaires.
La mégisserie et la teinturerie ont produit à peu près le même chiffre que l'année précédente,
soit 3.500.000 peaux, et la production de gants finis peut être évaluée à 75.000 douzaines de paires.
Le nombre du personnel occupé n'a guère subi de changement et renseigne le même chiffre que
pour l'année 1911, soit environ 770 ouvriers et 1500 ouvrières.
Il convient d'ajouter que la production des gants pourrait atteindre un chiffre beaucoup plus
élevé et occuper par conséquent un plus grand nombre d'ouvriers et d'ouvrières, si une regrettable
Teinturerie et blanchissage des tissus.
L'amélioration survenue à la fin de l'année 1911 dans l'industrie de la teinture des toiles
de lin et de coton s'est maintenue pendant toute l'année 1912, provoquant une augmentation
fort appréciable de la production. Cette année aurait été franchement bonne si les prix de teinture
avaient pu être mis en rapport avec la cherté de la main-d'œuvre et les cours excessifs de la presque
totalité des divers produits servant à la teinture ou à l'apprêt des toiles, et dont quelques-uns,
circonstance, que l'on ne rencontre nulle part ailleurs, ne s'y opposait. Contrairement à un usage
suivi partout, les coupeurs n'admettent comme apprentis que ceux dont le père exerce ou a exercé
le métier de coupeur-gantier. Il y a là une singulière anomalie. Les fils des coupeurs-gantiers n'en-
tendent pas tous embrasser la profession de leur père et il y en a sans doute parmi eux qui réus-
siraient mieux dans un autre métier, alors que d'autres jeunes gens, se sentant du goût pour le
métier de gantier, en sont impitoyablement exclus de par les statuts qui régissent l'Association
des coupeurs-gantiers.
C'est là une situation très préjudiciable à cette branche et qui s'oppose à l'extension de l'in-
dustrie gantière dans le Grand-Duché.
Industrie textile.
Dans la plupart des branches de l'industrie textile le mouvement des affaires a été assez intense.
La production a été vivement sollicitée par une demande croissante, tant pour la draperie que
pour la bonneterie. L'allure a continué d'être satisfaisante en articles laine et coton.
Le marché des cotons, malgré les écarts de prix encore considérables, a présenté un aspect bien
plus régulier que pendant l'année précédente et les soubresauts ont été moins violents. La récolte
de 1911-12 dépassa toutes les espérances: l'Amérique donna 16 millions de balles, alors que l'Egypte
approcha sensiblement de la précédente récolte, qui fut exceptionnelle. On pouvait donc s'attendre
à une baisse générale des prix. En effet, le Middling American était coté, fin décembre 1911, 463/4 pf.
sur la place de Brême, atteignant ainsi le niveau le plus bas que nous ayons vu au cours des dernières
années. Mais déjà au moins de février la hausse commença à se dessiner sous la poussée des achats
considérables des consommateurs, désireux de se couvrir aussi largement que possible; elle s'ac-
centua, et, à la fin du mois de juin, d'étape en étape, le prix se fixa à 70½ p i , supérieur de 50 %
au prix du début de l'année. Au mois d'octobre nous retrouvons les cotons à 58 pf., mais vers la
fin de l'année, à 66 pf. La récolte de 1912-13 ouvre des perspectives rassurantes. En filés de coton,
le mouvement des affaires n'a pas laissé que d'être très actif; cet article a répercuté les variations
de prix des matières premières.
A partir du printemps, le commerce des laines a témoigné d'une activité inconstestable et
les prix se sont orientés vers la hausse. La disproportion entre l'allure de la consommation qui
s'accroît sans cesse et les ressources assez précaires de la production donnent à réfléchir. La pro-
duction de la laine n'augmente guère: l'Argentine, poussée vers la culture des céréales, restreint
l'élevage du mouton ; l'Australie, d'autre part, semble avoir atteint l'extrême limite de sa production.
comme les fécules, amidons, dextrines, etc. avaient augmenté de 50-60 % par suite de la récolte
déficitaire des pommes de terre et des blés en 1911.
La demande en toiles est restée active pondant toute l'année et il n'y a pas de stocks à signaler
les tissus s'enlevant aussitôt fabriqués. L'agrandissement des usines de notre bassin minier et de
la Lorraine voisine, en provoquant un afflux considérable d'ouvriers, a stimulé la demande de
vêtements d'ouvriers et, par répercussion, favorisé la teinturerie.
Malgré l'abondance de la récolte de coton, les prix des tissus ont été non seulement soutenus,
mais ils ont gagné des avances successives, allant jusqu'à 10 et 15 %, et la tendance à la hausse
persiste toujours. Les prix des toiles de lin ont augmenté, à leur tour, de plus de 10 %.
Le nombre des ouvriers occupés dans la teinturerie n'a guère varié au cours de l'année 1912.
Il n'y a pas de chômage pour manque de travail à relever.
Les bonnes dispositions du marché laissent entrevoir une certaine durée de la situation
actuelle, qui est satisfaisante en somme, voire même un nouvel essor de la teinturerie, le danger
de complications politiques une fois écarté.
Il y a lieu de faire remarquer que les mesures prises par la douane sont contraires aux intérêts
des maisons qui sont forcées de fabriquer les tissus écrus à l'étranger pour les terminer à l'intérieur
du Zollverein. En effet, certaines toiles blanchies sont expédiées à l'étranger pour y être brodées;
celles qui sont tissées et blanchies en Allemagne peuvent rentrer en franchise de droits après avoir
été ouvragées, mais celles qui sont tissées à l'étranger et blanchies dans le Zollverein ne peuvent
bénéficier de ce traitement, malgré qu'elles aient payé à leur entrée en écru les droits allemands
et devraient par conséquent être traitées sur le même pied que celles tissées en Allemagne.
Pour justifier cette mesure, l'administration prétexte que toutes les opérations concernant
la fabrication des tissus doivent être faites en Allemagne, mais elle oublie que les fils employés
à la confection de ces toiles sont en majeure partie filés en Belgique et en Irlande et que, par suite
ces toiles ne sont pas non plus de pure fabrication allemande. En donnant une interprétation un
peu large au règlement, on pourrait faire bénéficier ces toiles du même traitement de faveur à
leur entrée.
Industrie du vêtement.
La production des vêtements de travail qui, jusque dans ces dernières années, provenait
presque exclusivement de la confection faite a domicile par les ouvrières, ne peut plus guère
s'obtenir maintenant qu'en ateliers organisés mécaniquement avec force motrice.
L'installation et l'entretien coûteux de ces ateliers, la rareté et la cherté de la main-d'œuvre,
rendent cette industrie de plus en plus difficile et de moins on moins rémunératrice pour les fabri-
cants du pays qui doivent concourir avec ceux d'Allemagne où cette main-d'œuvre est plus abon-
dante.
Distillerie.
Le nombre des distilleries on activité pendant la campagne 1911-1912 a été de 1042, dont
522 distilleries agricoles travaillant des matières farineuses, et 520 distilleries de fruits. Le nombre
des distilleries en activité pendant la campagne précédente avait été de 1091.
Il a été employé à la distillation
matières tanneuses
fruits à noyaux
fruits à pépins
lies de vin
marcs de raisins
4.007.900
3.366
3.582
1.104
18.026
kg.
M.
Les droits payés par les distilleries se répartissent comme suit: droit de consommation 968.329
mk., droit d'exploitation 10.329 mk., soit ensemble 978.658 mk. L'Etat a donc perçu en droits
d'accise 1.223.322,50 fr. contre 1.273.700 fr. pour la campagne précédente.
Brasserie.
L'exercice 1912 laisse aux brasseurs du Grand-Duché de bien mauvais souvenirs. Non seu-
lement les prévisions pessimistes que nous avions exprimées dans notre dernier rapport, se sont
réalisées, mais les résultats industriels ont encore été plus défavorables qu'on n'avait pu le sup-
poser. C'est qu'au pronostic fâcheux fondé sur la cherté extraordinaire des matières premières,
est venue s'ajouter, par surcroît de malheur, l'inclémence de toute la saison d'été 1912. Malgré
la vaillance avec laquelle les industries indigènes continuaient à lutter contre la concurrence
étrangère et l'importation de bières allemandes, le chiffre total de la production qui, les années
précédentes, avait accusé un mouvement nettement ascensionnel, marque, pour 1912, une dimi-
nution d'environ 30.000 hectolitres. Il convient toutefois de relever que la consommation de cidre,
assez forte dans certaines régions du pays et due à une récolte particulièrement abondante des
pommes en 1911, n'a pas été sans exercer une certaine influence sur la marche des affaires de
brasserie.
Dans l'intérêt de la statistique. il suffira de retenir les données de comparaison ci-après
malt employé
bière fabriquée
droits d'accise
bière exportée
Exercice 1911.
5.475.345 kg.
326.946 hl.
464.832 fr.
13.246 kl.
Exercice 1912.
5.417.932 kg.
297.986 kl.
459.502 fr.
10.851 hl.
L'année 1913 s'annonce-t-elle sous de meilleurs auspices que sa devancière? Question assez
délicate à résoudre à l'heure qu'il est. Si, d'une part, le prix du houblon, en général d'excellente
qualité, est tombé de près des deux tiers, d'autre part, l'orge de 1912, quoique de qualité infé-
rieure, continue à être cotée sensiblement aux mêmes prix. Si la fabrication paraît ainsi se faire
dans des conditions plus avantageuses, il est également permis d'espérer qu'une saison d'été plus
favorable viendra encourager la consommation en 1913.
Industrie des tabacs.
L'industrie des tabacs a suivi son développement normal en 1912: nos 14 fabriques ont été
occupées régulièrement durant toute l'année et le nombre des ouvriers employés renseigne une
légère augmentation.
.6
La production a quelque peu augmenté pour les principaux articles, tabacs à fumer et ciga-
rettes; pour la filature et les cigares elle a plutôt diminué. Elle peut être évaluée à 1.450.000 kg,
de tabacs à fumer, 4200 kg. de tabacs en rôles, à fumer et à mâcher, 75 millions de cigarettes et
4 millions de cigares. La consommation des cigarettes suit une marche ascendante au détriment
de celle des cigarres qui est en baisse. La majeure partie de la production est placée et consommée
dans le Grand-Duché et en Alsace-Lorraine. Les débouchés à l'étranger se rétrécissent de plus en
plus sous l'effet des mesures douanières et l'exportation perd toujours du terrain, aussi bien en
Europe que dans les pays d'outre-mer, par suite de l'augmentation des droits d'entrée.
Si l'écoulement de la production a été facile, les conditions de fabrication et l'allure des prix
de revient n'ont guère donné satisfaction aux fabricants. La matière première, les tabacs en feuilles
de toutes provenances, se maintient depuis une série d'années à un niveau très élevé, la culture
dans les divers centres de production ne pouvant suivre la demande croissante de la consommation
par suite de l'insuffisance de la main-d'œuvre que cette culture exige pendant la période de la
croissance de la plante et pendant la récolte. Des récoltes déficitaires ou de mauvaise qualité dans
certains centres ont accentué cette situation.
A ces prix élevés viennent s'ajouter les lourdes charges des impôts, des droits d'entrée, la «Wert-
steuer», celle-ci proportionnellement plus forte sur les prix élevés, et la tendance croissante des
salaires provoquée par le renchérissement de la vie, alors que l'âpre concurrence s'oppose à une
amélioration correspondante du prix des produits. La charge des impôts et droits grevant les produits
fabriqués se fait particulièrement sentir par suite de l'immobilisation de capitaux importants
qui rentrent lentement parfois et des longs crédits exigés par la clientèle. Quelques bonnes récoltes
successives seules pourraient améliorer la situation des fabricants en ramonant à des cours nor-
maux les matières brutes et rendre l'industrie des tabacs plus satisfaisante et plus lucrative.
En Allemagne cette industrie doit faire face à un péril qui la menace de la part du trust amé-
ricain, lequel dispose d'énormes capitaux et englobe la majeure partie de la fabrication et du com-
merce des tabacs dans les Etats-Unis et en Angleterre. Ce trust a su acquérir sous main plusieurs
grandes fabriques de cigarettes en Allemagne et paraît disposé à étendre son action de plus en plus.
S'il réussissait dans ses tentatives, il finirait par ruiner, par sa puissante concurrence, les petits
établissements qui ne peuvent lui opposer qu'une faible résistance et à dominer ensuite le marché.
Il est à espérer que les efforts des fabricants allemands qui ont; fondé, à Francfort, pour la
défense de leurs intérêts menacés, le «Verband zum Schute der deutschen Tabakindustrie», em-
pêcheront ce monopole de se créer dans le Zollverein comme il existe virtuellement dans les Etats-
Unis et en Angleterre. Si, contre toute attente, les projets du trust (lovaient se réaliser, l'industrie
des tabacs du Grand-Duché aurait à on subir également les conséquences néfastes.
Imprimerie.
L'allure franchement favorable de l'imprimerie, alimentée par un courant d'ordres très suivi,
s'est continuée pendant la plus grande partie de l'année. Des défaillances, assez anodines il est
vrai, se sont produites pendant les derniers mois. L'industrie, qui est un des gros clients de l'im-
primerie, commençait alors à témoigner d'une certaine réserve: les ordres, même ceux de moindre
importance, étaient généralement précédés de demandes de prix, et, par suite, les affaires deve-
naient plus difficiles.
Depuis, les consommateurs ont réduit leurs ordres et les demandes de prix ont sollicité dans
une forte mesure la concurrence étrangère. La situation des affaires en imprimerie, depuis le début
de l'année 1913, a perdu non seulement au point de vue de l'ampleur des commandes, mais aussi
à celui de la tenue des prix. La consommation s'est portée davantage sur les articles bon marché
que les maisons exotiques accaparent très souvent. Des firmes étrangères qui sont liées à l'inté-
rieur par des conventions de tarifs se livrent à un véritable «dumping» sur le marché luxem-
bourgeois et contribuent ainsi à l'avilissement des prix.
Le journal et le périodique étendent leur marché, alors que le livre se trouve limité par des
débouchés trop restreints. L'annonce, qui transforme rapidement ses procédés et ses aspects,
prend une importance sans cesse grandissante dans l'organisation commerciale moderne. Il y a
lieu de faire remarquer cependant que le commerce luxembourgeois ne semble pas se rendre
suffisamment compte de son efficacité; les commerçants montrent une certaine indifférence à
l'égard de la publicité et ils sont lents à suivre l'exemple qui leur vient du dehors.
Le colportage, qui s'exerce toujours ici sur une, vaste échelle, fait une concurrence désastreuse
à la librairie et à certaines branches de l'imprimerie, notamment à travers le bassin minier. Comme
nous avons déjà fait remarquer dans nos rapports antérieurs, le colportage n'assure aucun avan-
tage sérieux au consommateur, mais les procédés commerciaux qu'il met en usage lui gagnent
toujours une certaine clientèle qui se laisse prendre aux apparences d'un bon marché, trompeur
le plus souvent, car il est reconnu qu'à conditions égales le colportage ne peut soutenir la con-
currence contre les maisons luxembourgeoises.
Les 40 imprimeries du pays ont occupé, en 1912, 250 ouvriers dont les salaires oscillent entre
30 et 50 fr. par semaine. L'outillage technique, qui s'est considérablement modernisé au cours
des dernières années, comprend actuellement 16 machines à composer des différents systèmes,
4 machines rotatives, 58 presses typographiques et 47 presses à platine. Comme force motrice
22 établissements emploient l'électricité; 10 autres marchent avec des moteurs à gaz.
Horticulture.
La floriculture et la culture maraîchère, grâce aux efforts soutenus et intelligents de nos horti-
culteurs et jardiniers, sont toujours en progrès. Il serait à souhaiter pour l'art floral que l'étrange
devise «ni fleurs ni couronnes», contre laquelle nos collègues français ont à lutter sans relâche,
ne s'introduisît pas chez nous.
L'année a été favorable aux cultures des pépiniéristes et des rosiéristes. Les arbres et arbustes
ont trouvé acheteurs à des prix assez rémunérateurs. Les rosiers de production courante, au con-
traire, ont été offerts au printemps à des prix dérisoires. L'automne a vu se rétablir légèrement
les prix. En décembre, ceux-ci ont de nouveau considérablement fléchi. Il est étrange et inconce-
vable que, dans cette branche, on s'obstine à pratiquer des cotes qui marchent toujours en raison
inverse des frais de production. Il y a évidemment chez nous, et sur tout le marché, surproduction
de ces articles.
La matière première a été chère. Nos rosiéristes ont toujours beaucoup de peine à s'appro-
visionner en églantiers des bois. Le stock de «caninas» de semis était considérable en août. Grâce,
cependant, à l'entente des producteurs au moment de la conclusion des marchés, il a été traité à
des prix élevés. Ceux-ci sont retombés lourdement vers la fin de l'année, alors que nos rosiéristes
avaient, depuis longtemps, fait leurs approvionnements et ne pouvaient plus profiter des offres
avantageuses.
Notre commerce horticole serait en droit d'attendre, comme compensation aux multiples
charges qui sont venues le grever, une réduction du tarif postal des imprimés avec la France et
de celui des lettres avec l'Autriche. Il serait reconnaissant au Gouvernement si celui-ci arrivait
à une entente avantageuse avec ces deux pays.
Conserves de légumes.
L'établissement de Beaufort renseigne une production de 160.000 litres-kilogrammes, supé-
rieure de 40.000 litres-kilogrammes à celle de l'année précédente. Une partie plus importante de
la production a été vendue dans le Grand-Duché où la consommation des conserves de légumes fait
de rapides progrès, mais l'Allemagne reste toujours le principal débouché.
Une légère amélioration des prix de vente s'est fait sentir en 1912. D'autre part, les matières
premières, notamment les graines pour semences, les fers blancs, les charbons, etc. montrent des
prix en hausse; seul le prix des caisses d'emballage est resté stationnaire.
Le nombre des ouvriers et ouvrières a varié de 100 à 200. Les équipes régulières ont travaillé
sans interruption: les prix de la main-d'œuvre continuent à s'orienter vers la hausse. Les ouvrières-
cueilleuses sont recrutées, en partie, dans les Flandres, la main-d'œuvre indigène étant insuffisante.
Meunerie.
Si l'année 1.912 a été sans doute meilleure pour la meunerie luxembourgeoise que sa devan-
cière, elle n'a pas laissé que de donner certaines déceptions au point de vue de ses résultats finan-
ciers. Par suite do l'insuffisance de la récolte de .1911, nos meuniers ont dû importer beaucoup
de blés étrangers à des prix assez élevés, alors que la concurrence des grands établissements de la
Prusse et de l'Alsace-Lorraine ne leur permettait pas de relever leur prix de vente en proportion
avec celui des blés, et ce n'est qu'à la faveur des cours exceptionnels des sons et issues qu'elle a pu
rétablir l'équilibre.
La production est restée à peu près stationnaire. Une légère augmentation est à signaler
pour la meunerie commerciale. Si les prix de production n'ont pas sensiblement varié par rapport
à ceux de l'année précédente, la concurrence, toujours âpre, a forcé la meunerie à se plier à toutes
les exigences de la clientèle. Grâce à la bonne qualité de sa fabrication et à ses prix modérés, elle
est parvenue à gagner du terrain en Lorraine et à écouler ainsi toute sa production.
Les prix des farines ont oscillé entre 35 et 38 fr. n° 1 base. Il est à remarquer que la consom-
mation continue à donner la préférence au pain blanc, nécessairement plus cher que le pain noir.
Comme l'augmentation des exportations de nos farines, dans la région messine surtout, semble
prouver la bonne qualité de nos produits, la préférence que beaucoup de nos boulangeries accor-
dent aux farines étrangères se justifie difficilement.
Les rapports qui nous ont été adressés appuient sur les crédits toujours plus étendus que
demande la boulangerie et qui pèsent sans nul doute sur la bonne marche des affaires. Il en
résulte, pour les meuniers, qui doivent payer les blés indigènes au comptant et les blés étrangers
à très courte échéance, des pertes d'intérêts assez sensibles qui absorbent souvent la plus grande
partie des bénéfices réalisés sur la fabrication.
L'année 1912 a été caractérisée par une grande stabilité dans les cours des blés. Pendant
la première partie de l'année, la courbe des prix montait doucement pour redescendre impercep-
tiblement jusqu'à la fin de l'année où nous retrouvons les prix à leur point de départ; pendant
la période ascendante, qui correspond au premier semestre, le marché des blés restait sous l'in-
fluence de la récolte assez médiocre de l'année 1911, alors que la récolte abondante de 1012 com-
mençait à sortir ses effets dès le début du deuxième semestre.
Il n'y a pas de changements à signaler au point de vue de l'outillage de la meunerie indigène.
C'est le système à cylindres qui prévaut toujours et qu'on cherche à perfectionner dans ses détails.
Par suite des derniers perfectionnements quelques établissements ont réussi à augmenter légè-
rement leurs moyens de production. Les bons ouvriers meuniers se font toujours plus rares en dépit
des salaires ascendants.
Laiterie.
La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les chiffres
suivants, pour les années 1904 à 1912
Années.
Nombre
des
laiteries.
Nombre
des
membres.
3.978
3.969
3.812
4.423
4.442
5.008
5.656
6.378
6.615
Lait travaillé,
litres.
13.066 861
12.711.037
12.853.274
14.421.800
15.819.183
16.941.540
17.344,055
15.900.291
21.576.556
Beurre fabriqué.
kg.
502.929,5
489.609,5
489.348
552.538
603.990
641.222
660.448
746.966
807.683
Produit de la
vente du beurre.
fr.
c.
1.307.616,70
1.321.945,65
1.345.707,00
1.547.106,40
1.721.371,50
1.826.129,20
1.935.112,00
2.390.291,00
2.632.394,58
Mondof-les-Bains.
Le nombre des baigneurs s'est élevé pour l'année 1912 à 1368 qui se répartissent comme suit
entre les divers pays: Luxembourg 332, Belgique 368, France 273, Allemagne 206, Alsace-Lor-
raine 158, Hollande 15, Angleterre 6, Italie 1, Espagne 3, Autriche-Hongrie 2, Algérie 2, Indes
hollandaises 2.
La colonie thermale a été fréquentée par 76 garçons et 74 filles. Les bains délivrés gratuite-
ment ou à prix réduits représentent une somme de 7.766,55 fr.
Viticulture et commerce des vins.
L'année 1912 n'a pas été heureuse pour la viticulture. Du débourrement de la vigne jusqu'aux
vendanges, les nombreux insectes et cryptogames nuisibles à la vigne ne faisaient trêve qu'à de
courts intervalles. La cochylis, après une année de répit,.redoublait d'intensité; l'oïdium qui sé-
vissait avec une tenacité et une virulence peu connues jusqu'à ce jour ainsi que le mildew exer-
çaient des ravages considérables, Ils ont été secondés dans leur action par les intempéries des mois
d'août et de septembre. Les gelées d'octobre ont achevé le désastre, après avoir, au printemps déjà,
détruit nombre de bourgeons et de pousses. La récolte a été lamentable. Sur les 1550 hectares de
superficie plantée en vigne, 42.230 hl. de moût ont été vendangés. Les moûts dosaient en moyenne
54° à l'aréomètre d'Oechsle et .18,5° d'acidité, exprimée en acide tartrique.
Malgré la qualité peu engageante de ces produits, les vignerons, se basant sur l'insignifiance
de la récolte, escomptaient des prix rémunérateurs. Mais là encore leurs espérances devaient être
déçues. Après la réalisation de quelques marchés effectués au mois d'octobre à des prix variant
entre 500 à 520 fr. les 1000 litres, les affaires restaient calmes jusque vers la mi-décembre. Ce n'est
qu'à cette époque que les cours se ranimèrent, sans cependant atteindre le niveau qu'ils tenaient
au début de la campagne. Les producteurs, soucieux de se défaire! d'une marchandise de qualité
et de conservation douteuses, préféraient vendre leur récolte à des prix plutôt médiocres que de
la garder en cave. La moyenne des prix auxquels les transactions du mois de décembre furent opé-
rées s'élève à 350—400 fr. Au 1er janvier deux tiers à trois quarts environ de la production étaient
vendus.
Contrairement aux principes de vinification consacrés par des usages séculaires, une partie
des réserves non vendues a été sucrée par les vignerons. Il dépendra en partie du résultat que cette
opération aura donné pour savoir si le procédé passera dans les pratiques oenologiques de nos
vignerons. Les conséquences que l'exécution générale du sucrage dans les celliers des vignerons
auront sur l'orientation de notre commerce et l'écoulement de nos vins ne sont pas encore à prévoir.
Vins de Champagne.
E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.
En 1912 la succursale a expédié 682.000 1/1, 93.000 ½ 12.300 ¼ 4.900 1/8 bouteilles et
2.350 magnums (double-bout). 11 y a donc une diminution sur l'exercice 1911 et le nombre de bou-
teilles expédiées est revenu sensiblement au chiffre atteint en 1910. La diminution s'explique
facilement par les marchés assez considérables exécutés en 1911 et avant l'augmentation des prix
de l'établissement. Le commerce de gros a dû épuiser les stocka ainsi constitués avant de faire
de nouvelles commandes.
En Champagne la récolte de 1912 a donné, comme quantité, la moitié d'une récolte moyenne.
Les quatre dernières^récoltes ont donc été fortement déficitaires et de nombreuses maisons ont
épuisé presque complètement leurs réserves. Ce n'est pas le cas pour la maison Mercier qui avait des
réserves suffisantes pour supporter la crise sans dommage.
Il n'y a aucune interruption à signaler dans la fabrication qui s'est trouvée constamment
dans un état tout à fait régulier.
L'établissement occupe une centaine d'ouvriers. Les cavistes, formant le gros du personnel
ouvrier, soignent la manutention des vins. Une vingtaine de femmes sont employées à la déco-
ration des bouteilles, et 40, pendant le tirage, pour rincer et mirer les bouteilles. Le travail a duré
toute l'année sans le moindre dérangement. Les salaires des ouvriers les plus zélés ont été aug-
mentés.
Les oseraies de Kopstal occupent une vingtaine d'ouvriers et 30 femmes tant pour les travaux
de la plantation et son entretien que pour le blanchissage des osiers récoltés. Les paniers sont
fabriqués dans les établissements pénitentiaires de Luxembourg-Grund et dans quelques ateliers
de vannerie aux environs de la ville.
Explosifs.
La poudrerie renseigne pour l'année 1912 des expéditions totales de 2.085.000 kg. contre
1.918.000 kg. en 1911. Ce chiffre se répartit comme suit
Sprengsalpeter
poudre noire
luxite
1.939.000
18.000
128.000
kg.
Le nombre des ouvriers a été de 118 contre 111 pour l'année précédente, dont 10 sont occupés
à la fabrication de la luxite.
Le prix du salpêtre a haussé énormément, ce qui a forcé l'établissement de Kockelscheuer
d'élever son prix de vente en conséquence, pour autant que ses clients n'étaient pas garantis par
des marchés à long terme.
Clouterie.
La société anonyme métallurgique de Bissen, fondée le 30 avril 1910, qui a pour but l'exploi-
tation des forges de Bissen servant à la fabrication mécanique de clouteries et en général de tous
articles de ferronnerie, renseigne pour l'année 1912 une production de 1.070 tonnes clouteries
diverses, soit une augmentation de 120 tonnes sur celle de l'année précédente.
Les prix de production et de vente sont restés sensiblement les mêmes, ces derniers toujours
peu satisfaisants, surtout pour la pointe à cause de la situation anormale qui règne sur le marché
de cet article. La vente s'est faite couramment, mais à des prix fort peu rémunérateurs, et les soldes
en magasin n'ont pas dépassé le niveau ordinaire.
Les matières premières ont suivi toutes la marche ascendante commencée déjà l'année der-
nière et cependant il n'a pas été possible d'élever proportionnellement les prix de vente des produits
finis. L'installation d'un palan électrique et d'une machine à empaqueter ont eu un effet favorable
sur la fabrication.
Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupés régulièrement pendant l'année 1912
a été de 62. Les prix de la main-d'œuvre montrent toujours la même tendance croissante qui s'est
encore accentuée davantage que l'année dernière à cause de l'augmentation du coût de la vie.
Industrie électrique.
Usine et tramways électriques de Luxembourg.
Le 15 août 1912 entrèrent en vigueur de nouvelles conditions pour la fourniture du courant
ainsi que pour l'exécution des installations qui diffèrent des normes anciennes surtout clans les
points suivants: les taxes pour l'exécution des raccordements ainsi que pour la réception des
nouvelles installations sont supprimées; le loyer des compteurs pour les petites installations, de
6 lampes au maximum, est réduit de 0,75 à 0,50 fr. ; le tarif pour force motrice dans la commune
d'Eich est réduit à 0,25 fr. par kilowatt-heure, prix en vigueur pour la ville. Par ces dispositions,
la ville entend favoriser la consommation de l'énergie électrique.
La vente du courant électrique a produit 237.304,25 fr., la location des compteurs 14.426,45 fr.,
les taxes de raccordement 2.055,25 fr., les taxes de vérification 362,70 fr.
Le nombre des personnes transportées par les tramways électriques s'est élevé à 2.029.468
contre 1.983.291 en 1911, soit 5,70 par km.-voiture contre 5,55 en 1911. Les recettes pour le trans-
port des voyageurs se sont élevées à 212.060,60 fr. ; dans cette somme les abonnements figurent
pour 29.774,50 fr.
Entre la ville de Luxembourg et la commune d'Eich fut conclu un contrat en vertu duquel
la première construira et exploitera une ligne de tramway entre la rue du Casino et le pont de
Dommeldange. La commune d'Eich garantit les intérêts et l'amortissement du capital engagé.
Usine électrique d'Eseh-sur-l'Alzette.
Le développement de l'usine a suivi pas à pas celui de la ville. La consommation d'énergie
s'élevait à 365.462 kilowatt-heures contre 263.302 en 1911. Le nombre des raccordements s'élève
à 560, avec 5952 lampes à incandesence et 37 lampes à arc. En dehors de l'éclairage, l'usine a
fourni l'énergie pour la force motrice à 97 moteurs et à 35 appareils divers. L'administration de
l'usine de la ville a effectué 61 nouvelles installations privées. Le bilan publié à la fin de l'année
1912 renseigne des recettes pour 161.868,75 fr. et des dépenses pour 85.641,25 fr. Pour l'assu-
rance de ses ouvriers, qui sont au nombre de 7, l'usine a payé à la caisse régionale de maladie la
somme de 406,25 fr., à l'assurance contre les accidents la somme de 311,75 fr. et à l'assurance
contre l'invalidité la somme de 300,30 fr.
Usine à gaz de Luxembourg.
La production du gaz en 1912 a été de 2.624.560 m3, supérieure de 131.510 m3 ou de 5,7 %
à celle de l'année précédente. 11 a été distillé à cet effet 9.255 tonnes de charbons, ce qui corres-
pond à un rendement de 28,36 m3 par 100 kg. de charbons contre 29,37 % en 1911.
Ces charbons provenaient de la Sarre et coûtaient rendus usine 25,50 fr. la tonne. Les appro-
visionnements en charbons rencontrèrent vers la fin de l'armée de sérieuses difficultés. L'insuffi-
sance du matériel des chemins de fer, qui se traduisit par un manque de wagons inouï jusqu'à
présent, eut les plus graves conséquences pour toutes les industries. A cet embarras est venu
s'ajouter le bruit d'une prochaine grève des mineurs de la Sarre. Dans ces circonstances les char-
bonnages étaient dans l'impossibilité de faire face aux exigences de leurs clients et les provisions
trop restreintes de l'usine à gaz de Luxembourg furent à peu près entièrement épuisées.
Le rendement de la production du coke est évalué à 67 kg. par 100 kg. de charbon. En cal-
culant la production sur cette base elle s'élèverait à 6200 tonnes. Le coke s'écoulait assez facile-
ment et il ne restait pas de stock. Les provisions de l'usine étaient insuffisantes pour satisfaire
promptement aux demandes de la clientèle.
Les prix sont restés à peu près constants: 29 fr. la tonne au détail, 26 fr. on gros et 25 fr. pour
les clients acheteurs de plus de 10 wagons. Il a été vendu 4.470.465 kg., dont 2.895.290 kg. à la
clientèle privée, 112.750 kg. à différents bâtiments de l'Etat, 321.750 kg. à l'usine de Kopstal,
394.000 kg. aux écoles de la ville, 636.050 kg. aux autres bâtiments communaux et 110.625 kg.
en menu coke passé au crible. Comme les prix du coke sont restés constants, les recettes n'ont pu
augmenter qu'en proportion des quantités vendues: elles ont atteint 114.600 fr. contre 106.220 fr.
en 1911.
La production du goudron a été de 550.145 kg. correspondant à un coefficient de 5,94 kg.
par 100 kg. de charbon. Le goudronnage des routes de l'Etat a absorbé 15,5 wagons, le reste de
la production a été vendu à des marchands en gros étrangers. Le prix moyen s'est fixé à 3,50 fr.
les 100 kg. Les recettes provenant de ce sous-produit ont passé de 13.518 fr. à 19.626 fr. en 1912.
Le rendement en eaux ammoniacales concentrées à une densité moyenne de 23 % a encore
augmenté; il a atteint 14.500 kg. qui ont été vendus à 1,05 fr. en moyenne et ont rapporté 15.180 fr.
Ce résultat se rapproche sensiblement de la teneur théorique des charbons en ammoniaque et ne
saurait guère être poussé plus loin. Cependant les prix tendent à la baisse et il est à prévoir qu'à
l'avenir cette exploitation ne donnera plus les mêmes bénéfices.
Le tableau suivant renseigne les principaux modes d'emploi du gaz
Gaz fourni
pour le chauffage et les moteurs
gaz d'éclairage, pour la clientèle privée
éclairage des bâtiments communaux
éclairage des bâtiments de l'Etat
éclairage public
gaz non enregistré par les compteurs.
EXERCICE 1911
Débit
en m3
982.804
545.527
43.637
52.859
467.617
304.685
% de la
produc-
tion.
39,4
21,8
1,72,12
18,7
12,83
Recettes.
fr.
et.
147.420,60
109.105,40
7.912,43
10.265,75
56.114,04
EXERCICE 1912
Débit
en m3
1.037.439
556.657
48.688
51.709
477.727
280.172
% de la
produc-
tion.
39,52
21,20
1,85
1,96
18,2
10,67
Recettes.
fr.
et.
155.615,35
111.331,.40
8.697,60
9..782,8
57.327,27
Commerce de détail.
Le commerce de détail a présenté les vues suivantes sur la situation des affaires en 1912
À travers le bassin minier la bonne marche de l'industrie sidérurgique a continué à faire sentir
ses effets bienfaisants. Les agrandissements des usines ont amené un afflux considérable d'ouvriers
et les salaires si élevés ont augmenté dans une forte mesure la capacité d'achat de la population.
La suppression de l'économat de Dudelange, qui paraît prochaine, ne manquera pas d'imprimer
un vigoureux essor au commerce de détail de cette localité qui était privé jusqu'ici de la clientèle
des ouvriers et employés et gêné dans son développement.
Le commerce de la région frontière a certainement souffert des facilités qui ont été accordées
aux consommateurs pour l'introduction en franchise de douane de petites quantités de vivres.
Si les classes nécessiteuses de la zone limitrophe y trouvent un soulagement, très justifié d'ailleurs,
le régime dit «kleiner Grenzverkehr» donne lieu à des abus. Il est notoire qu'il profite encore à
d'autres classes de la population. Le nombre des «coureurs de frontières» est très important.
L'introduction en franchise de petites quantités de vivres fournit à ceux-ci le prétexte à l'achat
d'autres articles qu'ils font nécessairement au comptant, alors qu'ils réservent les achats à crédit
aux détaillants indigènes. Un contrôle très sévère aux bureaux d'entrée serait vivement à désirer
pour atténuer les effets désastreux de ce régime
Dans la région viticole le début de l'année 1912 a été relativement bon, comparativement à
celui de l'année précédente, mais à partir du mois de juillet les affaires ont baissé sans discontinuer
jusqu'à la fin de l'année. Envisagés dans leur ensemble, les résultats ont été inférieurs à ceux de
l'année 1911 qui ne fut déjà pas trop brillante sur les bords de la Moselle.
L'allure du commerce, dans cette région, se règle sur la récolte des vins. Les vignerons, voyant
leur récolte compromise en partie déjà dès le mois de juillet, commencèrent à limiter leurs achats
au strict nécessire. L'automne, en réduisant encore leurs espérances, réduisit leur capacité d'achat.
Aussi, du mois de juillet jusqu'à la fin de l'année, près des trois quarts des achats ont été faits
à crédit.
La région centrale, essentiellement agricole, montre un développement assez satisfaisant.
La situation prospère de l'agriculture, entretenue par une bonne récolte, n'a pas laissé que d'exercer
une influence bienfaisante sur la marche des maisons de détail.
A Luxembourg, le commerce poursuit, à forces inégales et avec peu de chances de succès, sa
lutte contre les coopératives des employés et ouvriers. Les coopératives groupent environ 3000
adhérents. Différentes branches, comme l'épicerie, les comestibles, les vins et les liqueurs, souffrent
en tout premier lieu de cette orientation nouvelle des ventes et il n'y a que quelques maisons,
qui, grâce à des conditions exceptionnelles, peuvent soutenir la lutte. L'élimination lente des
détaillants fait sentir aussi sa répercussion sur les immeubles se prêtant à l'installation d'un com-
merce de détail.
D'autres branches, parmi lesquelles nous citerons l'habillement, ont à lutter contre la con-
currence des grands magasins qui se sont développés rapidement à Luxembourg et commencent
à prendre pied dans les autres villes du pays. Ces palais du commerce, montés à grands frais,
attirent la clientèle par le luxe de leurs étalages, leur vaste réclame et leurs procédés commerciaux
que les maisons moyennes et même d'importance relative ne peuvent suivre. Devant l'envahis-
sement de ces magasins les anciennes maisons disparaissent petit à petit.
Le commerce de détail, menacé dans son existence même, attend de l'action législative un
secours pour l'amélioration de sa situation. Après la loi sur le recouvrement des créances par
ordonnance de payement, il sollicite une loi sur les ventes au rabais, une loi sur la concurrence
déloyale, un impôt sur les grands magasins proportionné au déficit que ces magasins causent au
fisc par la ruine d'un nombre de contribuables, ainsi que la diffusion de l'enseignement commercial.
Le nombre des faillites et encordais s'établit comme suit pour les trois dernières années
Les bourses du travail de Luxembourg et d' Esch-s.-Alz, renseignent les opérations suivantes
pour l'année 1912
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre.
Novembre
Décembre
Totaux 1912
Bourse de Luxembourg.
HOMMES.
Demandes.
Offres.
FEMMES.
Demandes.
Offres.
Bourse d' Esch-sur-Alzette.
HOMMES.
Demandes.
Offres.
FEMMES.
Demandes.
Offres.
Faillites et concordats.
A. Arrondissement de Luxembourg.
Faillites déclarées
Concordats sollicités
homologués
B. Arrondissement de Diekirch.
Faillites déclarées
Concordats sollicités
homologués
Bourses du travail.
Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg 3654 émanent de Luxem-
bourgeois, 1613 d'Allemands, 55 de Belges, 125 de Français, 33 d'Italiens, 41 de Suisses et 94 d'autres
nationaux; parmi celles renseignées par la bourse d'Esch; 1785 émanent de Luxembourgeois, 3444
d'Allemands, 35 de Belges, 92 de Français, 275 d'Italiens 29 de Suisses et 467 d'autres na-
tionaux.
Le service des logements renseigne les opérations suivantes: à Luxembourg, l'offre a porté
sur 90 appartements, dont 30 meublés, et la demande sur 130 appartements, dont 48 meublés; à
Esch, l'offre sur 560 appartements meublés, 357 appartements non meublés et 543 lits et la de-
mande sur 827 appartements meublés, 1106 appartements on meublés et 1061 lits. Ces chiffres
font ressortir une grande pénurie de logements à Esch.
Assurances.
Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d' assurances dans le Grand-Duché
vendant les années 1906 à 1911.
RECETTES.
Aimées.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
DÉPENSES.
Restitu-
tion de
primes.
Réassu-
rances.
Sommes dépensées pour
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Total
des
dépenses.
Incendie (Nombre des Cles d'assurances: 12).
1.230.605
1.275.509
1.327.391
1.364.038
1.419.131
1.478.726
4.048
4.048
8.682
4.928
5.048
5.498
103.197
49.724
46.291
54.777
101.010
80.146
1.337.850
1.329.281
1.382.365
1.423.743
1.525.189
1.564.370
29.726
8.827
10.160
9.282
8.777
7.395
223.201
241.033
290.029
310.116
330.309
347.878
573.442
681.952
607.540
661.532
805.629
1.280.245
219.145
235.955
249.542
265.559
180.070
223.128
150.183
150.957
117.980
155.578
246.135
250.748
48.951
62.060
72.967
65.263
59.107
67.096
1.244.648
1.380.784
1.408.238
1.467.430
1.630.027
2.176.491
Vie (Nombre des Cles d'assurances : 22).
1.385.896
1.410.834
1.403.502
1.470.187
1.650.446
1.642.297
108.368
749.217
734.969
141.936
179.517
197.053
707.302
45.636
50.437
663.043
666.941
673.877
2.201.566
2.205.687
2.189.008
2.275.165
2.496.904
2.513.227
49.114
66.470
181.560
236.277
252.794
229.207
155.111
194.670
250.464
157.408
277.84.0
228.197
66.402
475.833
490.852
536.300
667.700
584.055
162.171
141.290
130.827
134.550
154.093
174.319
106.175
98.013
103.649
110.487
134.332
127.692
920.659
928.908
947.633
991.122
1.007.163
1.060.656
2.059.632
1.908.184
2.104.985
2.166.144
2.493.922
2.427.254
Accidents (Nombre des Cles d'assurances: 9).
126.783
131.640
135.175
142.148
139.270
136.759
1.456
8.790
17.408
1.179
1.209
4.486
49.350
38.167
17.144
18.292
13.240
37.261
177.589
178.597
169.727
161.619
153.719
178.506
2.069
2.596
3.580
3.989
3.521
1.549
22.736
28.482
30.768
27.381
27.504
32.624
200.027
118.162
114.397
83.703
81.887
72.110
18.445
24.573
18.747
24.085
36.091
17.629
14.354
17.170
16.536
19.455
19.345
17.978
41.883
25.146
36.056
32.852
47.152
36.902
299.513
216.129
220.084
191.465
215.500
178.792
Transports (Nombre des Cles d'assurances: 4).
9.265
8.019
6.609
8.219
8.602
10.536
9.528
8.233
6.796
8.446
8.869
10.735
5.304
4.471
3.627
4.610
4.449
5.530
1.177
2.726
3.045
7.979
6.144
7.387
8.940
6.487
7.724
Années.
RECETTES.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
DEPENSES.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion de
primes.
Réassu-
rances.
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Total
des
dépenses.
Bris de glaces (Nombre des Cles d'assurances: 6).
16.109
14.027
21.164
28.153
22.818
18.551
16.261
14.027
21.164
28.153
22.818
18.551
1.089
1.109
1.198
1.071
2.334
7.168
9.100
8.059
8.541
13.064
10.511
3.451
2.793
4.661
6.209
5.043
3.996
1.434
1.714
2.140
2.356
3.112
2.089
14.213
15.667
17.909
18.405
21.922
17.509
Grêle (Nombre des Cles d'assurances : 2).
19.075
24.468
30.381
20.647
23.495
20.476
19.826
22.219
31.132
20.647
23.495
20.476
2.975
6.400
36.425
10.255
12.987
3.766
3.160
3.353
4.790
3.351
3.681
3.276
4.658
3.962
4.148
1.986
2.197
2.969
10.903.
14.981
46.539
16.058
18,920
10.012
Vol (Nombre des Cles d'assurances: 6).
4.841
5.407
19.766
10.669
14.624
12.566
4.859
5.407
19.766
10.669
14.674
12.566
1.757
2.784
1.797
2.017
8.506
4.149
6.027
4.096
2.203
2.783
1.077
1.241
3.766
2.482
3.641
3.555
3.383
4.128
17.116
8.252
16.130
9.099
Responsabilité civile (Nombre des CIes d'assurances: 3).
14.152
17.740
30.819
29.774
38.765
47.699
1.102
3.877
2.376
1.413
8.239
10.468
5.381
10.459
16.764
20.086
39.585
41.344
44.147
62.035
5.609
7.404
10.827
11.609
11.633
20.111
10.885
7.268
1.838
23.673
5.650
11.189
1.248
1 . 4 5
3.237
3.060
5.406
15.387
2.084
1.028
1.678
4.733
1.412
8.329
10.468
5.381
10.459
18.989
21.420
25.187
27.719
44.839
37.394
70.895
Mortalité du bétail (Nombre des Cles d'assurances: 1).
4.315
15.497
. 20.516
27.837
31.333
31.851
1.575
2.088
2.450
2.066
3.534
4.266
5.040
3.847
5.015
17.907
24.400
33.678
38.461
38.148
1.659
1.711
1.990
1.894
12.394
18.081
40.634
39.612
32.278
3.121
4.210
6.280
6.234
5.586
1.518
2.234
3.035
3.612
3.501
1.324
4.500
6.000
6.625
8.000
7.750
4.966
.23.212
32.355
58.715
57. 463
49.125
RECETTES.
Années.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
DÉPENSES.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion de
primes.
Réassu-
rances.
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Total
des
dépenses,
Relevé des opérations faites pendant les 17 dernières années.
1 9 0 1
1.617.493
1.735.191
1.910.659
2.191.138
2.429.819
2.498.900
2.905.388
3.040.338
2.755.849
2.658.784
2.689.576
2.811.041
2.900.135
2.995.322
3.101.672
3.348.484
3.399.460
36.739
40.461
48.405
36.189
62.562
71.471
83.461
108.327
143.634
144.002
152.212
115.034
764.089
762.597
150.720
187.862
213.365
18.819
641.484
684.761
771.401
847.810
849.468
801.326
966.576
940.447
1129066
163.522
863.183
137.220
126.022
751.073
791.880
805.788
1.673.051
2.417.136
2.643.825
3.018.728
3.340.191
2.409.809
3.783.275
4.115.241
3.839.930
3.931.849
3.004.320
3.789.258
3.801.444
3.883.942
4.003.465
4.328.226
4.418.613
50.144
101.782
49.173
47.305
80.449
79.936
114.922
112.584
190.822
101.802
80.698
82.375
79.362
198.087
252.023
269.150
239.822
230.389
285.440
200.018
306.737
340.046
349.844
351.971
364.599
504.363
405.120
375.951
415.370
481.469
599.256
517.418
659.764
638.437
1.473.608
786.080
901.231
976.753
1.084.206
1.557.493
1.598.430
1.691.173
1.465.940
2.189.825
2.037.623
1.463.970
1.314.701
1.282.122
1.367.715
1.629.951
1.995.331
210.357
270.602
287.188
264.128
305.638
311.772
377.829
391.862
339.388
314.744
370.880
410.078
414.278
420.134
446.130
394.840
447.813
176.356
147.546
168.929
175.520
201.900
262.956
260.535
265.645
235.980
309.742
253.442
280.333
274.959
309.016
295.017
411.893
4 1 0 . 6 7 8
86.744
744.644
790.254
954.399
996.461
1.005.527
1.020.877
1.155.464
1.065.835
9 9 3 . 6 9 1
314.649
1 . 0 1 4 . 5 6 1
1.029.645
1.073.717
1.101.945
1.132.166
1.214.820
2.227.5
2.336.0
2.396.7
2.724.
3.008.7
3.567.5
3.724.5
3.981.3.
5.802.3
4.314.92
3.533,2
3.666.
3.594.
3.882.3
3.980.
4.497,7
4.946.
Assurance-maladie.
Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l' exercice, 1911.
RECETTES.
1°
2°
3°
4°
5°
Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du
fonds de réserve)
Intérêts de capitaux et autres produits
Droits d'entrée des membres effectifs
Droits d'entrée des membres honoraires
Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies) y
compris les cotisations supplémentaires
Cotisations des membres volontaires
Avances (art. 46 de la loi)
Subventions des patrons (art. 47 de la loi)
Remboursements pour prestation de secours
Remboursements de la part de l'assurance-accidents,
de sociétés d'assurances pour traitements etc
Caisses régionales.
fr.
90.757,82
11.074,62
46.038,00
45,00
772.569,62
10.303,05
2.441,72
6.163,83
Caisses de fabriques.
fr.
62.522,94
38.323,24
31.372,99
1.140.173,35
705,64
1.315,41
313,92
2.175,11
11° Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la
Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés
par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds de
réserve
12° Emprunts, avances du comptable, etc
13° Recettes diverses
Totaux
Caisses régionales.
fr.
9.322,25
13.200,30
6.548,34
968.464,55
Caisses de fabriques
fr.
24.539 ,23
7.208,10
46.368,72
1.355.018,65
DEPENSES.
1° Pour traitement médical
2° Pour médicaments et autres curatifs
3° Prestations aux membres et à leurs familles
4° Prestations d'après les art. 16 et 19 de l ' assurance-
accidents
5° Prestations aux femmes en couches
6° Prestations en cas de décès
7° Frais d'entretien aux hôpitaux
8° Prestations aux. convalescents après cessation des
secours
9° Remboursements pour secours aux malades
10° Remboursements à l' assurance-accidents
11° Remboursements d'avances
12° Remboursements de cotisations et de droits d'entrée .
13° Placements, dépôts à la (laisse d'épargne et dotations
du fonds de réserve
14° Remboursement d'emprunts
15° Frais d'administration
16° Dépenses diverses
Totaux
Caisses régionales.
fr.
fr.
183.986,07
117.755,85
304.792,80
6.092,81
1.576,00
11.609,92
56.403,49
105,25
435,34
8.304,60
2.247,91
40.764,76
25.916,27
74.375,88
8.512,37
842.879,38
Caisses de fabriques.
fr.
fr.
229.598,51
202.495,96
509.173,33
12.637,55
515,95
20.512,62
110.409,78
1.644,94
277.79
613,25
2.428,47
1.947,66
173.760,85
3.403,56
11.921,79
2.862,31
1.284.204,32
Résultais comparés des années 1903—1911.
fr.
Caisses régionales.
Recettes.
373.069,95
452.225,58
469.301,21
523.885,20
616.250,76
663.201,78
666.927,30
857.103,32
968.464,55
fr.
Dépenses.
342.664,06
409.474,69
427.810,67
491.919,52
570.998,04
600.155,56
594.420,76
759.240,77
842.879,38
fr.
Caisses de i
Recettes.
948.942,16
1.149.448,20
1.081.685,71
1.224.477,98
1.352.256,38
1.189.527,18
1.132.451,95
1.195.399,40
1.355.018,65
fabrique
fr.
Dépenses.
862.073,00
1.092.643,40
1.013.019,35
1.136.770,95
1.275.704,95
1.143.707,29
1.067.434,79
1.145.939,73
1.284.204,32
1° .Report de l'exercice antérieur
2° Avances des membres
3° Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1911
4° Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1911
5° Intérêts du fonds d'amortissement du capital
6° Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1911
7° Recettes suivant art. 48 de la loi
8° Part du Gouvernement aux frais d'administration
9° Amendes d'ordre
10° Versements d'arriérés des années antérieures
11° Recettes imprévues
12° Versements pour solde des membres
Total
fr.
130.406,41
1.482.322,88
8.323,51
11.410,72
178.450,10
280,50
5.787,92
22.712,74
689,35
4.446,65
430.60
286.695,64
fr.
2.131.957,02
DÉPENSES.
1° Indemnités pour accidents
2° Frais de traitement ;
3° Capital représentatif des rentes en cours
4° Fonds de réserve
5° Frais d'administration
Total
fr.
916.694,81
95.072,72
970.776,26
66.161,67
83.251,56
fr.
2.131.957,02
L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-
cice 1912
RECETTES.
1° Report présumé de l'exercice antérieur
3° Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1910
4° Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1910
5° Intérêts du fonds d'amortissement du capital
8° Part du Gouvernement aux frais d'administration
12° Versements pour solde des membres
Total
fr.
16.000,00
160,56
134.76
657,50
12.423 64
140.322,08
fr.
169.698,54
DÉPENSES.
1° Indemnités pour accidents
2° Frais de traitement.
3° Capital représentatif des rentes en cours
4° Fonds de réserve
5° Frais d'administration
Total
fr.
29.919,32
66.996,57
30.939,78
6.735,90
35.106,97
fr.
169.698,54
Assurance-accidents.
Bilan de l' exercice 1912.
RECETTES.
Caisse d'épargne et Crédit foncier.
a) Caisse d'épargne.
D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1911, l'avoir des déposants,
y compris les dépôts faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1911 en principal et intérêts
à 62.834.961 fr. Le chiffre correspondant a été de 61.469.389 fr. en 1910 de 59.189174 fr en
1909 et de 57.691.212.fr. en 1908.
Le chiffre des versements a été de 15.679.490 fr. en 1907, de 15.704.669 fr. en 1908, de 14.809.470
fr. en 1909, de 14.614.851 fr. en 1910 et de 14.268.086 fr. en 1911. Les remboursements se sont
élevés à 12.435.240 fr. en 1907, à 13.723.494 fr. en 1908, à 14.982.951 fr. en 1909, à 14.063.284 fr.
en 1910 et à 14.690.095 fr. en 1911. L'exercice 1909 accusait un excédent de remboursements de
173.481 fr., et en 1910 les versements dépassaient de nouveau les remboursements de 551.567 fr.
Par contre, en 1911, les remboursements ont dépassé les versements ; cet excédent est de 422.009 fr.
Si nonobstant, l'avoir des déposants a augmenté de 1.365.572 fr., c'est grâce aux intérêts capi-
talisés à la fin de l'exercice qui s'élèvent à 1.730.249 fr.
Le nombre des versements en 1911 a été de 66.065, soit une moyenne par versement de 216 fr.
contre 219 fr. en 1910. Le nombre des remboursements a été de 36.827; la moyenne ressort donc
à 399 fr. contre 393 fr. en 1910. Le nombre total des opérations de versement et de remboursement
s'élève pour l'année 1911 à 102.892 et porte sur une somme de 28.958.181 fr. contre 102.251 opé-
rations portant sur une somme de 28.678.135 fr. pendant l'année précédente.
Les livrets en circulation au 31 décembre 1911 atteignent le chiffre de 71.230, soit une aug-
mentation de 2.028 sur l'année précédente. La moyenne du nombre des livrets en 1911 par rapport
à la population est de 1 sur 36/10 habitants; l'avoir moyen par livret est de 882 fr. contre 873 en
1910. Il a été délivré 7.190 livrets nouveaux contre 7.536 en 1910. L'intérêt bonifié aux déposants
s'est élevé à 1.787.581 fr. en augmentation de 253 fr. sur l'année précédente.
L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1911 s'élève, suivant bilan, à 63.668.008,04 fr. contre
62.605.519,91 fr. à fin 1910. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.671.276,30 fr.
contre 2.505.840,52 en 1910.
Le compte des frais généraux se solde par 115,446 fr. ; il est inférieur de 93 fr. au chiffre cor-
respondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés en 1911 s'élèvent à 450.880 fr.,
soit 0,71 % de l'actif total de l'établissement; les bénéfices nets s'élèvent à 335.434 fr., soit 0,52 %
du même actif. Le chiffre du fonds de réserve a passé à 3.277.235 fr. à 3.612.669 fr., soit 5,75 %
de l'avoir total des déposants.
Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1911 s'élèvent
à 727.729,83 fr., les remboursements à 525.102,33 fr. Le total des prêts consentis aux emprunteurs
par les caisses de crédit s'est élevé à la même époque à 799.818,76 fr., celui des remboursements
à 602.920,19 fr.
Durant l'année 1911, l' Epargne scolaire a été pratiquée dans 137 écoles contre 138 en 1910;
le nombre des versements opérés était de 9.956 fr., le montant des dépôts s'élevait à 54.388 fr.
1. Disponible en caisse et en banque
2. Bureaux auxiliaires
3. Portefeuille, val. au 31 déc. 1911
4. Crédit foncier de l'Etat. Avances
5. Caisses publiques de Crédit agricole et professionnel. Avances
6. Habitations à bon marché. Avances
7. Comptes transitoires. Intérêts à recevoir au 31 déc. 1911
8. Recette générale
9. Diverses communes en compte courant. Avances
10. Immeuble de service
a) Hôtel Rue Aldringer
105.540,58
b) Hôtel Plateau Bourbon
495.756,92
11. Mobilier
12. L'Etat pour compte du Crédit agricole
13. L'Etat pour compte des Habitations à bon marché
fr. ...
fr.
et
3.246.079,03
376.001,85
54.419.991,77
564.887,97
199.138,54
2.004.490,90
335.351,76
86.635,40
1.805.094,42
601.297,50
17.232,47
152,38
11.654,05
63.668.008,04
Bilan au 31 décembre 1911.
ACTIF
PASSIF
1, Avoir des déposants au 31 déc. 1911
2. Epargne scolaire. Solde en suspens
3. Bureau auxiliare Mersch, solde créditeur
4. Compte de cautionnements
5. Fonds de réserve
a) Solde au 31 déc. 1910
b) Bénéfices nets réalisés en 1911
Comptes transitoires: Portefeuille, différence de cours
au 31 déc. 1911
3.277.235,05
335.434,38
3.612.669,43
2.781.018,17
fr. ...
fr.
et.
62.834.961,41
126,49
368,88
900,00
fr.
et.
831.651,26
63.668.008,04
Compte de Profits et Pertes.
DEBIT
1. Frais d'administration
2. Bénéfices nets réalisés en 1911
3. Amortissement du compte Mobilier
4. Divers
fr. ...
fr.
et.
115.445,99
335.434,38
1.914,71
4.206,87
457.001,95
La situation au 1er janvier 1913 se présentait comme suit
Avoir des déposants (avec les intérêts capitalisés de 1912)
Nombre des versements durant l'année 1912
Montant des versements durant l'année 1912
Nombre des remboursements durant l'année 1912
Montant des remboursements durant l'année 1912
Nombre des livrets en cours
Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et professionnel
Avances faites à la section des Habitations à bon marché
fr. 64.628.393,21
65.248
14.842.791,77
36.222'
14.820.060,35
73.637
150.222,21
2.269.262,31
CREDIT
Le nombre des demandes présentées pendant les années 1901 à 1911 était de 4149 ensemble,
portant sur une somme de 63.487.071 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette
période des admissions pour 44.120.980 fr., dont 2.552.330 en 1911. Le nombre total des prêts
réalisés s'élève à 2767 ensemble.
Les 2767 prêts réalisés au 31 déc. 1911 représentent un capital de 43.693.980 fr., dont à déduire
a) 3.780.191,87 fr. recouvrés par l'effet de l'amortissement,
b) 4.814.778,03 » par suite de remboursements anticipés,
soit 8.594.969,90 fr. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1911 est de 35.099.010,10 fr.
Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 863 à 959 et les sommes prêtées
de 6.963.100 fr. à 7.400.900 fr.; la moyenne par prêt ressort à 7.717 fr. Les prêts sur propriétés
urbaines s'élèvent fin 1911 à 1179 et portent sur un capital de 14.551.500 fr.; la moyenne par
prêt est de 12.342 fr. Les prêts communaux s'élèvent fin 1911 à 537 et représentent un capital
de 21.034.280 fr., soit en moyenne 39.170 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus
pour l'année 1911 est de 1.972.450,49 fr., en augmentation de 137.290,05 fr. sur l'année 1910.
Le prix de vente des obligations foncières était fixé à 100,50 %. La valeur nominale des obli-
gations vendues était de 33.087.100 fr. au 1er décembre 1912. Le bénéfice réalisé jusqu'à fin 1911
sur la vente des obligations foncières s'élevait, au total, à 228.486,17 fr. Jusqu'au 31 décembre
1911 il a été délivré 4457 certificats nominatifs pour une valeur nominale de 21.799.600 fr.
Les bénéfices bruts réalisés en 1911 s'élèvent à 116.815,37 fr., comprenant les intérêts sur
prêts, intérêts sur obligations vendues, etc. Les frais d'administration sont émargés par 76.260,23 fr,
contre 73.425.44 fr. pour l'année précédente.
b) Crédit foncier.
1. Bénéfices sur titres remboursés
2. Bénéfices sur titres vendus
3. Bénéfices d'intérêts réalisés en 1911
4. Commission sur comptes courants
5. Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement organique
6. Divers
fr. ...
fr.
ci.
14.624,18
21.655,91
418.456,88
1.343,54
804,95
116,49
457.001.95
Après déduction des frais d'administration il reste un bénéfice net de 40.555,14 fr. qui a été
porté sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève, au 31
décembre 1911, à 432.209,51 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.
Bilan au 31 décembre 1911.
ACTIF.
1. Prêts
fr.
dont à déduire
Amortissement opéré pendant les années
1901 à 1911 incl.
fr. 3.780.191,87
Remboursements anticipés effectués pen-
dant les mêmes années
» 4.814.778,03
fr.
43.693.980,00
8.594.969,90
2. Compte Mobilier
3. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
4. Compte pour ordre
Fonds consignés pour frais d'instruction
fr.
et.
35.099.010,10
16.106,65
14.428.700,00
5.137,60
5. Compte transitoire
Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 décembre
1911 sur prêts
fr.
Fraction du coupon couru au 31 décembre 1911 sur obli-
gations foncières en circulation
fr.
PASSIF.
1. Fonds de dotation
2. Sommes non encore touchées
a) sur prêts faits à des particuliers
fr.
b) sur prêts faits à des communes
»
3. Obligations foncières 3½ % en circulation
4. Compte créancier: Caisse d'épargne
470.918,21
284.204,38
149.550,00
1.117.701,10
5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
6. Coupons d'obligations non encore touchés
7. Disagio sur prêts communaux
8. Compte pour ordre: Fonds consignés pour frais d'instruction
9. Fonds de réserve
I .
Agio sur obligations vendues de 1902 à 1911
fr.
Il.
a) Réserve ordinaire
fr.
163.168,20
b) Excédent favorable de l'exercice 1911. 40.555,14
228.486,17
203.723,34
fr....
186.713,83
49.735.668,18
500.000,00
1.267.251,10
32.480.500,00
563.858,97
14.428.700,00
35.511,00
22.500,00
5.137,60
432.209,51
49.735.668,18
Compte de Profits et Pertes.
DEBIT.
1 Intérêts de 1911 sur compte Fonds de dotation
2 Intérêts de 1911 sur obligations foncières 3½ %
3 Intérêts sur comptes de correspondants
4 10 % d'amortissement sur mobilier
5 Frais généraux de l'exercice
6 Excédent favorable de l'exercice 1911
fr. . . .
fr.
ct.
15.000,00
1.110.742,50
29.652,04
1.789,62
76.260,23
40.555,14
1.373 999.53
CREDIT.
1. Intérêts de 1911 sur prêts
1 242 822 09
2. Intérêts compris dans le prix de vente des obligations foncières 3½ % vendues
en 1911
24.849,74
3. Balance des recettes et des dépenses accessoires
6 327 70
f r . . . . 1.273.999 53
La situation au 1er janvier 1913 se présentait comme suit
Nombre des prêts réalisés
3.061
Montants des prêts réalisés
a) prêts aux particuliers, associations syndicales et éta-
blissements publics
fr.
24.425.250
i) prêts aux communes et aux syndicats intercommun. » 22.555.290
46.980.540
Import sur prêts non encore touché
fr.
920.838,50
Amortissements opérés
»
4.605.760,65
Remboursements anticipés
» 5.509.575,74
Valeur nominale des obligations vendues
» 33.393.700,00
Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs
» 15.195.500,00
c) Section des Habitations à bon marché
Le total des prêts réalisés au 31 idée. 1911 est de 715, portant sur 2.482.680 fr.; la moyenne
générale du prêt est donc de 3.472 fr. Cette moyenne varie suivant la profession de l'emprunteur;
elle est de 2.701 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3.570 fr. pour les artisans, de 3.052 fr. pour
les cultivateurs et de 4.519 fr. pour les fonctionnaires et employés.
La situation au 1 e r janvier 1913 se présentait comme suit
Nombre des prêts réalisés : sans assurance
avec assurance
Montant des prêts réalisés
.,,
fr.
3.002.005,00
Import sur prêts non encore touché
»
81.490,56
Amortissements opérés
387.897,79
Remboursements anticipés
209.863,74
Capital assuré
» 1.622.723,50
Primes versées à la Compagnie d'assurances
162.668,05
Banque Internationale à Luxembourg.
Pendant l'exercice 1912 la situation de l'industrie n'était pas défavorable; les affaires ont
pu suivre une marche régulière et même parfois ascendante. Le mouvement total de la Banque
a été supérieur de 361.759.000 fr. à celui de l'année précédente et les bénéfices provenant de com-
missions ont subi une augmentation. La circulation des billets de banque est montée de 2.800.000 fr.
à 3.300.000 fr.
L'établissement n'a pas eu de pertes sensibles à enregistrer dans la clientèle. Ses succursales
et commandites ont donné des résultats, qui, pris dans leur ensemble et eu égard aux conditions
dans lesquelles les affaires se sont développées en 1912, peuvent être considérés comme satisfaisants.
La situation anormale du marché monétaire aggravée, par la crise dans les Balkans, a pro-
voqué une baisse considérable des cours des valeurs de bourse ce qui a causé une diminution
importante de la valeur de l'inventaire des titres en portefeuille au 31 décembre 1912 ; d'un autre
côté, les affaires syndicataires ont eu beaucoup à souffrir de cette situation et les bénéfices dans
cette branche s'en sont naturellement ressentis.
Le bénéfice net résultant du bilan, établi d'une manière très prudente, a été de 2.508.540,29 fr.
contre 2.847 327,17 fr. en 1911; il a permis la distribution d'un dividende de 8 % contre 9 % pour
l'année précédente. La réserve spéciale de 400.000 fr., créée il y a plusieurs années sur le compte
Titres en portefeuille, a été maintenue et le report à nouveau s'est élevé à 270.606,53 fr. contre
302.804,87 fr. en 1911.
Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir à Luxembourg se chiffre par 272.093,82 fr. contre
2331203,25 fr. en 1911.
Le chiffre d'affaires à la maison centrale, aux succursales et agences s'est élevé
en 1912
à fr.
en 1911
à fr.
soit une augmentation pour l'exercice 1912
de fr.
Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant
encaisse au 31 décembre 1911
fr.
entrées d'espèces en 1912
»
soit ensemble
fr.
sorties pendant la même période
»
encaisse au 31 décembre 1912
fr.
Le compte de Portefeuille renseigne le mouvement suivant
existences au 31 décembre 1911
fr.
entrées en 1912
»
soit ensemble
fr.
sorties en 1912
»
existences au 31 décembre 1912
fr.
1.980.194.359,99
1.618.435.026,77
361,759.333.62
2.226.629,33
232.531.524,13
234.758.153,46
232.449.359,59
2.308.793,87
7.134.187,35
128.710.376,33
135.844.563,68
127.782.922,64
8.061.641,04
Bilan au 31 décembre 1912.
Banque Internationale à Luxembourg et succursale à Metz et à Sarrebruck.
ACTIF
Caisse
Portefeuille Effets à recevoir
Portefeuille Titres
Reports et avances sur titres
Participations financières
Coupons et monnaies étrangères
Caisse hypothécaire
Immeubles
Participations commanditaires
Comptes courants débiteurs
Débiteurs par aval et cautionnement
Compte à nouveau (int. échus et non exigibles et change)
fr.
»
»
»
»
»
»
»
fr.
2.308.793,87
8,061.641,04
8.255.566,80
22.298.850,00
3.735.568,87
23.584,71
370.417,60
2.313.801,91
7.637.500,00
32.122.923,45
7.244.975,79
19.880,03
94.393.504.12
PASSIF
Capital social
Billets de banque en circulation
Comptes courants créditeurs
Dépôts à vue
Fonds de réserve
Réserve de la Caisse hypothécaire
Compte ducroire
Traites à payer
Avals et cautionnements
Dividendes non réclamés 1907—1911
Dividendes 1912
Tantièmes et allocations au personnel
Compte à nouveau (factures et divers)
Profits et Pertes
fr.
fr.
25.000.000,00
3.300.000,00
43.012.976,37
1.112.282,97
7.650.000,00
20.634,00
1.000.000,00
3.459.520,75
7.244.975,79
2.048,75
2.000.000,00
237.933,76
82.425,20
270.606,53
94.393.504,12
Il a été délivré 5 brevets d'invention à des femmes inventeurs.
Propriété industrielle.
La statistique de la propriété industrielle du Grand-Duché renseigne pour les années 1910
1912 les chiffres ci-après
a) Brevets d'invention délivrés
à des Luxembourgeois
Français
Allemands
Belges
Autrichiens-Hongrois
Suisses
Anglais
Américains
Divers
soit ensemble
en 1910
en 1911
en 1912
b) Marques de fabrique et de commerce déposées
par des Luxembourgeois
Français
Allemands
Belges
Hollandais
Scandinaves
. Russes
Anglais
Américains
soit ensemble
en 1910
en 1911
en 1912
Le Grand-Duché n'a pas conclu, jusqu'à ce jour, de traité de réciprocité pour la protection
des marques de fabrique avec la Suisse, l'Autriche-Hongrie, l'Espagne et le Portugal.
L'Etat a touché pour taxes de brevets et de marques de fabrique en 19.12 la somme de
51.940 fr.
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
Chapitre de perception.
Liquides
Comestibles
Fourrages
Combustibles
Matériaux de construction
Bière fabriquée dans l'intérieur.
Total
Produits des foires aux bestiaux.
»
des droits d'abbattage.
»
des ponts à bascules..
du débit d'eau (Porte-
Neuve) .
»
des droits de place sur
les marchés hebdoma-
daires
Total des recettes de l'octroi..
Produit de 1909.
fr.
ct.
45.957,52
125.470,86
12.156,16
65.039,63
29.201,59
13.428,08
291.253,79
3.205,50
48.177,19
3.531,00
46,25
3.928,55
350.142,28
Produit de 1910.
fr.
ct.
42.846,47
123.431,12
13.137,12
65.244,25
32.935,15
14.787,91
292.383,01
3.253,15
46.951,37
3.722,50
24,55
3.882,50
350.227,08
Produit de 1911.
fr.
ct.
42.942,24
123.688,74
13.181,82
71.337,18
34.009,08
16.026,94
301.185,82
1.872,45
47.364,86
5.041,25
74,65
3.467,85
359.012,99
Produit de 1912.
fr.
ct.
46.994,30
121.373,88
11.926,14
70.841,82
24.738,75
16.061,75
291.876,62
2.470,60
45.483,16
4.289,60
33,85
3.953,85
348.107,68
Mercuriales.
Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-
rages et les combustibles pendant les années 1908 à 1912, sur la base des mercuriales de la ville
de Luxembourg.
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Sarrazin
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de froment
»
de seigle
»
de méteil
Beurre
Oeufs
Foins
Pailles
Trèfle
Bois de hêtre
Bois de chêne
Viande de bœuf, Ire qualité
Viande de bœuf, IIe qualité ..
Viande de mouton
Porc frais
Porc fumé
l'hectolitre.
»
»
»
»
»
»
»
»
le kilogr.
»
»
»
la douzaine.
les 500 kilogr.
»
»
le stère.
»
le kilogr.
»
»
»
»
Prix
fin 1908.
26 00
24 00
20 00
18 00
24 33
24 00
32 00
28 00
60 00
7 88
0 60
0 40
0 50
2 78
2 01
43 88
28 22
40 00
15 00
12 00
2 10
1 90
2 50
1 80
2 20
2 80
Prix
fin 1909.
27 00
25 00
22 00
20 00
26 00
26 00
30 00
26 00
27 00
7 50
0 60
0 40
0 50
2 98
2 32
72 22
40 00
70 00
15 00
12 00
2 10
1 90
2 30
2 00
2 40
2 80
Prix
fin 1910.
26 00
22 00
18 00
17 00
21 00
28 00
37 50
36 00
30 00
11 00
0 60
0 40
0 50
3 20
2 30
50 00
32 00
50 00
16 00
14 00
2 40
2 35
2 70
2 00
2 30
3 20
Prix
fin 1911.
26 00
22 00
20 00
21 00
23 00
21 50
34 50
39 00
37 00
11 25
0 60
0 40
0 50
3 40
2 40
57 00
35 00
52 50
15 00
13 00
2 50
1 95
2 55
2 00
2 20
2 95
Prix
fin 1912.
27 00
24 00
23 50
26 50
29 00
22 50
35 00
29 00
37 00
6 75
0 70
0 45
0 55
3 35
2 45
35 00
26 00
45 00
15 00
13 00
3 00
2 45
3 05
2 35
2 80
3 10
Statistique douanière. — Zollstatistik.
Waren-Einfuhr
aus dem Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Großherzogtums Luxemburg
über die Zollämter desselben während der Jahres 1912.
Warengattung.
1. Erzeugnisse der Land- u.
Forstwirtschaft u. andere
tierische und pflanzliche
Naturerzeugnisse;
Nah-
rungs- und Genußmittel.
Roggen
Weizen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gerste
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Haler
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Buchweizen
id.
Hirse
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Indien.
Bulgarien.
Gr.-Britan.
Argentinien.
Rumänien.
Rußland.
Amerika.
Austr. Bund
Frankreich.
Canada.
Amerika.
Rußland.
Rumänien.
Bulgarien.
Türkei.
Persien.
Algerien.
Argentinien.
Indien.
Gr.-Britan.
Nied. Indien
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Rußland.
Argentinien.
Rumänien.
Amerika.
Frankreich.
Canada.
Belgien.
Rußland.
Türkei.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
11.517
14.322
90.900
364.944
990.538
11.774.535
121.150
2.221.980
450.045
1.157
1.200.850
20.342
528.398
888.504
51.108
30.435
40.760
112.112
31.939
25.480
117.962
56.056
17.246
20.200
44.388
508.412
363.736
60.990
422.453
2.088
246.928
15.548
12.148
1.015
Warengattung.
Hirse
Mais und Dari
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Malz.
Reis, unpoliert
id.
id.
id.
id.
Speisebohnen
id.
id.
id.
id.
id.
Erbsen
id.
id.
id.
id.
Linsen
Futterbohnen
id.
id.
id.
id.
Lupinen
id.
Wicken
id.
id.
id.
Raps- und Rübsaat
id.
Mohn, Sesam, Erdnüsse
usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Rumänien.
Belgien.
Br.Süd.-Af.
Argentinien.
Rumänien.
Amerika.
Rußland.
Canada.
Türkei.
Indien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Nied. Indien.
Indien.
Niederland.
Belgien.
Ost.-Ungarn.
Rumänien.
Niederland.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
Niederland.
Spanien.
Ruùland.
Gr.-Britan.
Rußland.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Bulgarien.
Rumänien.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
174.710
440.995
5.242.789
3.167.753
531.623
217.005
17.675
70.700
21.100
30.375
336.745
10.000
20.782
86.500
23.624
25.539
40.632
1.116
12.168
5.050
5.252
25.755
4.531
10.000
5.050
20.257
79.868
82.805
1.210
2.414
Warengattung.
Mohn
Sesam,
Erdnüsse
usw
id.
id.
id .
id.
Lein- und Hanfsaat
id.
id.
id.
Andere nicht besonders ge-
nannte Œlsämereien
Kleesaat
id.
Grassaat
id.
id .
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Runkelrübensamen
id.
id.
Anis, Kümmel usw
id.
Frische Kartoffeln
id.
id.
id.
Andere Gemüsesamen
id.
id.
Futterrüben, Möhren
Getrocknete Zichorien
Grün- und Rauchfutter
id.
id .
id.
Rohe Baumwolle usw
id .
id.
id.
id
id.
id
Unbearheit Tabakblätter
id.
id.
id.id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Spanien.
China.
Brasilien.
Frankreich.
Belgien.
Argentinien.
Rußland.
China.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Ver. St. Am.
Argentinien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Amerika.
Türkei.
Niederland.
Frankreich.
Rumänien.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Frankreich.
Italien.
Nied. Indien
Columbien.
Belgien.
Br.-Indien.
Mexiko.
Ceylon.
Amerika.
Frankreich
Belgien.
Mexiko.
Niederland
Nied. Indien
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6.289
6.930
1.540
2.029
29.867
112.391
5.027
6.468
7.351
1.854
2.313
1.360
2.520
18.023
0.448.631
10.000
1.609
5.096
932.612
624.900
161.600
167.641
1.265
8.475
1.132
12.171
1.774
103.394
Warengattung.
Unbearbeit. Tabakblätter.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Hopfen
Frische Küchengewächse ..
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Getrocknete Blätter und
Kräuter zum Genuß
id.
id.
Artischocken, Melonen,
Pilze, getrocknet
id.
Küchengewächse, getr
id.
id.
Lebende Pflanzen
id.
id.
id.
id.
Blumenzwiebeln
id.
id .
Frische Blumen
id.
id.
id.
Blumen, Kränze usw, getr.
Frische Tafeltrauben
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Amerika.
Brasilien.
Philippinen.
Algerien.
Br.-Indien.
Öst.-Ungarn.
Griechenl.
Rußland.
Dom. Rep.
Columbien.
China.
Paraguay.
Cuba.
Türkei.
Italien.
Venezuela.
Belgien.
Spanien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Egypten.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Argentinien.
Belgien.
Italien.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
Niederland.
. Frankreich.
Frankreich.
Italien.
. Spanien.
Öst.-Ungain
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
261.304
4.579
66.271
31.098
49.457
3.482
14.723
3.984
2.342
1.309
35.576
14.387
1.017
26.269
297.808
64.802
1.932
47.465
14.562
138.852
2.004
14.263
3.731
3.381
Warengattung.
Frische Tafeltrauben
Andere Trauben, gemostet,
gegoren usw.
Hasel- und andere Nüsse.
id.
id.
id.
id.
id.
Frische Äpfel
id.
id.
id.
id.
id.
Frische Birnen
id.
id.
id.
Frische Pfirsiche
id.
id.
id.
id.
Frische Zweschen
Frische Mirabellen, Apri-
kosen usw
id.
id.
id.
Frische Kirschen
id.
id.
id.
Sonstiges frisches Obst.
id.
Getrocknetes Obst
id.
id.
id.
id.
id.
Obstmus
id
Frische Bananen usw.
id.
id.
Frische Südfrüchte
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
id.
Türkei.
Spanien.
Italien.
Frankreich.
Brasilien.
Frankreich.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
Austr. Bund.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Öst.-Ungarn
id.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn
Amerika.
Belgien.
Spanien.
Serbien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Spanien.
Frankreich.
id.
Spanien.
Italien.
Öst.-Ungarn
Algerien.
Belgien.
Meng» in
Kilogramm
bezw. Stück.
5.004
13.733
3.370
6.340
4.170
8.626
14.104
1.175
1.191
3.339
1.405
1.762
4.190
3.567
31.974
4.197
2.350
763.953
32.33314
2.843
Warengattung.
Frische Südfrüchte
Getrocknete Feigen
id.
id.
id.
id.
id.
Getrocknete Korinthen
id.
Getrocknete Rosinen
id.
id.
Getrocknete Datteln
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Getrocknete Mandeln, Gra-
naten, usw
id.
id.
Frische Ananas
id.
id.
id.
Johannisbrot
id.
id.
Genießbare Kastanien
id.
id.
id.
In Salzwasser eingelegte Po-
meranzen
id.
id.
id.
Zitronensaft
und andere
Südfruchtsäfte
id.
Roher Kaffee
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gebrannter Kaffee
Herkunfts-
land der
Waren.
Br.- Indien.
Belgien..
Italien.
Spanien.
Türkei.
Portugal.
Frankreich.
Griechenl.
Türkei.
Belgien.
Griechenl.
Türkei.
Spanien.
Persien.
Algerien.
Tunis.
Frankreich.
Belgien.
Türkei.
Egypten.
Portugal.
Italien.
Frankreich.
Portugal.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Italien.
Türkei.
Belgien.
Spanien.
Italien.
Frankreich.
Ceylon.
Algerien.
Br.-Indien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Nied.-lndien
Brasilien.
Guatemala.
Haïti.
Dom. Rep.
Mexiko.
Costariko.
Venezuela.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
4.893
7.016
1.902
1.651
1.451
1.231
1.798
1.710
1.386
17.486
5.376
67.957
1.184
4.367
1.273
3.103
Warengattung.
Gebrannter Kaffee
id.
id.
id.
Getrocknete Zichorien
id.
Tee
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gewürze, anderweit nicht
genannt
id.
id.
id.
id.
id.
Sonstige
pflanzliche
Er-
zeugnisse zum Gewerbe-
gebrauche
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Stuhlrohr usw
id.
Anderweit nicht genannte
Erzeugnisse zum Heilge-
brauch
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Bau -u. Nutzholz in der
Querrchtung mit der Axt
usw. bearbeitet
id.
id.
Bau- u. Nutzholz in der
Längsachse mit der Axt
usw. bearbeitet
id.
id.
Bau- u. Nutzholz in der
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Nied. Indien.
Dom. Rep.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
id.
China.
Niederland.
Britanien.
Belgien.
Rußland.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Gr.-Britan.
China.
Nied. Indien.
Algerien.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Mexiko.
Algerien.
Frankreich.
China.
Ceylon.
Nied. Indien.
Frankreich.
China.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
Italien.
Gr.-Britan.
Niederland.
Brasilien.
Frankreich.
Belgien.
V. St. Amer
Frankreich.
V. St. Amor
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.889
19.549
28.583
12.069
2.711
8.711
6.192
854.092
154.831
15.780
11.291
1.800
Warengattung.
Längsachse mit der Säge
bearbeitet
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Zedernholz usw
Nutzholz von Buchsbaum,
Mahagoni usw
id.
Eisenbahnschwellen mit der
Axt usw. bearbeitet
id.
Naben, Felgen, Speichen us.
Faßdauben usw
Korbweiden, geschalt
id.
Reifenstäbe
id.
Brennholz
id.
Holzkohlen
id.
Holzwolle usw
id.
Farbholz
id.
id.
Gerbrinden, auch gemahlen
id.
id.
Quebrachoholz usw
Andere Gerbstoffe
Eicheln usw
Torfstreu, Moos usw
id.
Terpentinharze, usw
id.
Arbeitspferde, leichte Stu-
ten
id.
Arbeitspferde, Hengste,
Wallache
Arbeitspferde, schwere Stu-
ten
id.
Arbeitspferde, schwere
Hengste, Wallache .
id.
Zuchthengste, leichte und
schwere
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Rußland.
V. St. Amer.
Finnland.
Frankreich.
Norwegen.
Schweden.
Spanien.
Frankreich.
V. St. Amer.
Belgien.
V. St. Amer.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich
id.
Belgien.
Honduras.
Algerien.
Br.-Süd-Afr
Madagask.
Belgien.
Türkei.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Argentinien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
113.413
487.017
902.896
209.040
200.893
78.096
25.415
6.300
59.510
2.900
2.470
3.089
10.493
847.686
520.312
3.694
833.631
4.950
20.381
8.925
55.215
124.126
982.052
86.317
13.504
32.619
250.000
1.980
Stück
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Warengattung.
Kutsch-, Reit- u. Renn-
pferde
id.
id.
Pferde im Werte bis 300 M.
Abgesetzte Fohlen
Rindvieh
id.
Ziegen
Lebendes Federvieh
id.
id.
id.
id.
Frisches Rindfleisch, (Frei-
menge)
id.
id.
id.
Einfach zubereitetes Rind-
fleisch (Freimenge)
id.
id.
Schweinefleisch, frisch( Frei-
menge)
id.
Schweineschinken,
geräu-
chert (Freimenge)
id.
id.
id.
id.
Schweinespeck
id.
id.
id.
id.
Schweinespeck (Freimenge
id.
Totes Federvieh, auch zer-
legtid.
id.
id.
id.
id.
Totes Haarwild
id.
id.
id.
id.
Federwild, auch zerlegt
id.
Herkunfts-
land der
Waren,
id.
Niederland.
Frankreich
Belgien.
id.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Öst.-Ungarn
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Italien.
Belgien,
Niederland.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
V. St. Am.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
Öst.-Ungarn
Gr.-Britan
Rußland.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Austr. Bund
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
id.
id.
id.
id.
id.
2.225
64.128
Stück
3.157
9.873
51.382
10.400
2.550
98.210
35.960
1.086
6.528
105.018
. 2.473
23.219
2.950
7.656
1.878
9.865
1.465
Warengattung.
Federwild, auch zerlegt
id.
id.
Fleischextrakt
id.
Würste
id.
Frische Fische
id.
id.
Gesalzene Heringe
id.
Zubereitete Fische
id.
id.
id.
id.
Kaviar
Frische Austern
id.
id.
id.
Mies- u. andere Seemuscheln
id.
id.
Schnecken aller Art
Süßwasserkrebse
id.
Hummern usw
id.
id.
Seekrebse
Lebende Bienen ohne Honig
Andere, nicht besonders ge-
nannte lobende Tiere
id.
id.
Schmalz aller Art
id.
id.
id.
Schwein- u. Ganstifett
id.
Schweineflomen usw
id.
Talg von Rindern
id.
Knochenfett
id.
Fischtran, Fischspeck
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Norwegen.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Niederland.
id.
Belgien.
Norwegen.
Dänemark.
Frankreich.
Rußland.
Frankreich.
Niederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Öst.-Ungartj.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich
Öst.-Ungarn.
V.-St.-Am.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Norwegen.
Schweden.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück.
1.6007
48.516
Tonnen 224
id. 1.663
16.280
109.710
3.380
19.871
1.222
3.588
1.558
13.528
5.266
1.575
1.318
1.567
2.711
278.801
3.165
1.052
3.149
2.329
10.448
2.135
Warengattung.
Fischtran Fischspeck
id.
Butter
id.
id.
id.
id.
Käse
id.
id.
id.
id.
id.
Eier, roh
id.
id.
id.
Eigelb
Honig in Stöcken
id. in Waben
id.
id.
Bienenwachs usw
id.
id.
Rohe, auch gewaschene
Schafwolle
id.
id.
id.
id.
Rindvieh-, Hasenhaare usw
Pferdehaare
Bettfedern
id.
id.
Borsten usw
id.
id.
Kalbfelle
id.
Rindshäute
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Roßhäute
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Japan.
Belgien.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Frankreich.
Frankreich.
Schweiz.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
id.
Öst-Ungarn.
Italien
Frankreich.
China.
Öst.-Ungarn.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Br.-Indien.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
China.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Argentinien
Austr. Bund
Columbien.
Chile
Brasilien.
Nied. Indien
Belgien.
Marokko.
Frankreich.
Indien.
Schweiz.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.095
5.989
5.194
7.076
16.615
3.779
1.834
1.942
210.087
1.407
44.542
9.003
27.275
2.362
1.179
1.968
449.074
2.755.243
19.592
1.315
14.382
31.100
96.636
15.016
2.358
4.250.
1.253
Warengattung.
Schaf- und Ziegenfelle
Id
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Andere Felle und Häute .
id.
id.
id.
Hasen- und Kaninchenfelle,
roh
Felle zur Pelzwerkbereitung
id.
Tierische
Rohstoffe
zu
Schnitzzwecken
id.
Därme von Vieh
id.
id.
Meerschwämme usw
id.
id.
Anderweit nicht genannte
tierische Stoffe
Blut von Vieh usw
id.
Mehl aus Getreid.e
id.
id.
id. (Freimenge)
id.
Reis, poliert
id.
id.
id.
id.
Graupen, Gries
id.
Sonstige Müllereierzeugn.
id.
Fette öle in Fässern
id.
id.
id.
Fette Öle in andern Behält-
nissen
id.
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
China.
Griechenl.
Spanien.
Niederland.
Norwegen.
Türkei.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Norwegen.
Spanien.
V. St. Amer.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Spanien.
Niederland.
Brit. Indien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
id.
Italien.
Spanien.
Schweiz.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
21.309
15.247
1.470
10.672
7.160
1.906
1.641
19.997
8.587
5.457
16.855
6.485
9.815
4.108
3.015
348.099
72.646
1.177.595
5.000
52.664
10.100
2.462
13.797
2.385
7.996
11.609
5.882
1.176
Warengattung.
Palmöl usw
Ölsäure
Reisstärke usw
id.
Dextrin
id.
id.
id.
Sago, Tapioka usw
id.
Rohr-, Rübenzucker
id.
Stärkezucker
id.
id.
Branntwein in Flaschen
id.
id.
id.
id.
id. in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Stiller Wein in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schaumwein in Flaschen
id.
Stiller Wein in Flaschen
id.
id.
id.
id.
id.
Wein mit Heilmittelzusätz.
id.
id.
id.
Obstwein
id.
Bier in Fässern
id.
Biet in Flaschen
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
V. St. Amer.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Niederland.
Tunis.
Algerien.
Belgien.
id.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Schweiz.
V. St. Amer.
Frankreich.
id.
Spanien.
Türkei.
Italien.
Portugal.
Algerien.
Tunis.
Griechenl.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Italien.
Portugal.
Öst.-Ungarn
Rußland.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
27.119
10.045
10.181
6.297
804.244
44.198
18.558
38.192
2.178
6.251
5.812
4.265
11.361
4.865
3.220
1.550
8.804
68.009
Warengattung.
Bier in Flaschen
Essig aller Art
id.
id.
Weinhefe
id.
Andere Hefe aller Art
id.
Mineralwasser
id.
id.
Eis usw
id.
Kleieid.
id.
id.
id.
id.
id.
Rückstände von der Her-
stellung fetter Öle
id.
id.
Ausgelaugte Schnitzel von
Zuckerrüben usw
id.
Malz, Malzkeime
id.
id.
Gewöhnliches Backwerk
id.
id.
id.
Gewöhnliches Backwerk
(Freimenge)
id.
Feines Backwerk
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Teigwaren
id.
id.
id.
Oblaten zum Genuß
id.
id.
Zuckerwerk
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Türkei.
Argentinien.
Br.-Indien.
Mexiko.
Bulgarien.
Frankreich.
id.
V. St. Amer.
Belgien.
id.
Niederland.
Argentinien.
V.St.Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
Öst.-Ungarn
Italien.
Gr.-Britan.
Niederland.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
3.401
10.080
46.164
4.443.855
39.466
19.972
44.550
9.727
74.250
144.110
10.374
53.203
309.809
10.000
20.078
9.934
29.066
9.900
4.289
4.883
269.893
1.297
1.490
1.804
1.276
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in,
Kilogramm
bezw. Stück.
Zuckerwerk
id.
id.
Kakao usw
id.
Schokoladewaren
id.
id.
id.
id.
Oleomargarin
id.
Senf
id.
Weder äther noch wein-
geisthaltige Essenzen
id.
Säfte von Pflanzen usw
id.
Früchte für den feineren
Tafelgenuß
id.
id.
id.
Chemisch zubereitete. Nähr-
mittel
id.
Anderweit nicht genannte
Nährmittel
Nahrurigs- u. Genußmittel in
luftdicht verschlossener
Behältnissen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rauchtabak
id.
id.
id.
id.
Schnupftabak,
Tabak in
Rollen usw
id.
id.
Zigarren
id.
id.
id.
Schweiz.
Ost.-Ungarn
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
3.979
1 .226
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
1.652
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Spanien.
V. St. Amer.
Norwegen.
Schweiz.
Portugal.
Frankreich.
Niederland.
Schweiz.
Italien.
V. St. Amer
Belgien.
6.820
2.729
5.027
4.479
2.635
3.765
2.624
3.011
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Niederland.
V. St. Amer.
1.394
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Gr.-Britan.
Cuba.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Egypten.
Zigarren
id.
id.
Zigaretten
id.
id.
2. Mineralische und fossile
Rohstoffe ; Mineralöle.
Gartenerde, Kies, Sand
id.
Porzellanerde, Ton
id.
Farbenerde, Kreid.e, Gra-
phit
id.
Bimsstein
id.
id.
Kieselgur, Quarz usw
id.
Natürlicher Kalk
id.
Gipsid.
Tuff, Traß
Zement.
id.
Talk, Glimmer
id.
Feld- und Flußspat usw
Rohe Dach- und Tafelschie-
fer, Rohblöcke
id.
Rohe Steine (Alabaster und
Marmor
id.
id.
id.
Rohblöcke aus andern Stei-
nenid.
id.
Anderweit nicht genannt
Erden
Erze (Chromerze)
Eisenerz
id.
Manganerze
id.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Norwegen.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Griechenl.
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
China.
Belgien.
Frankreich
Spanien.
Br. Indien.
Rußland.
. Brasilien.
15.308.948
579.522
550.406
146.459
80.400
244.360
172.402.628
44.860
11.041
1.372
29.057.336
286.024
78.820
376.915
7.296.495
92.434
44.170
11.660
522.775
2.115.405
1.000
50.000
689.755.201
213.000
40.248.419
88.633.900
3.065.410
Warengattung.
Manganerze
Schlacken von Erzen
id.
Steinkohlen
id.
Koks
id.
id.
Preßkohlen
id.
id.
Mineralschmieröle
id.
id.
id.
Schwerbenzin
id.
Gasöl
Petroleum
id.
id.
Benzin usw
id.
id.
Asphalt usw.
id.
Pech aller Art
id.
id.
Steinkohlenteer
id.
Leichte Steinkohlenteeröle
id.
id.
Naphtalin usw
id.
3. Zubereitetes Wachs, feste
Fettsäure, Lichte, Wachs-
waren, Seifen und andere
unter Verwendung von
Fetten, Ölen oder Wachs
hergestellte Waren.
Bienen-,
Pflanzenwachs
usw
Abfälle von der Zubereitung
des Bienenwachses
Erdwachs
Paraffin, Stearinsäure usw
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Griechenl.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
id.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
V. St. Amer.
Rußland.
Frankreich.
id.
V. St. Amer.
Öst.-Ungarn.
V. St. Amer.
Rußland.
Belgien,
id.
V. St. Amer.
Mexiko
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich,
id.
Öst.-Ungarn
Belgien.
id.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
V. St. Amer.
Öst. Ungarn.
V. St. Amer.
Gr.-Britan.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
393.000
11.438.442
823.518
91.823.028
6.737.620
19.937.170
2.017.210
548.105.260
120.000
14.802.800
69.208
1.080.994
1.145.581
23.274
26.112
3.579.847
24.055
24.658
20.038
721.698
5.022
3.174
36.171
21.490
1.417
64.781
4.165
12.797
1.639
Warengattung.
Lichte aller Art aus Wachs.
id.
id.
Feine Wachswaren
Schmierseife usw
id.
Gemeine feste Seife
id.
id.
Feine Seife
id.
id.
id.
id.
Glyzerin
Paraffinsalbe usw
id.
Wagenschmiere und andere
Schmiermittel
id.
id.
id.
id.
Schuhwichse
id.
id.
id.
Putzmittel usw
id.
Formerarbeit aus Stearin .
id.
4. Chemische und pharma-
zeutische Erzeugnisse;
Farben und Farbwaren.
Phosphor
Schwefel
id.
Salmiakgeist
Salzsäure
Schwefelsäure
Salpetersäure
Borsäure
id.
Oxalsäure
Weinsteinsäure usw
id.
Salz
id.
Kohlensäures Ammoniak .
id.
Soda
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Amerika.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
V. St. Amer.
Rußland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.765
37.669
8.206
1.702
1.204
2.998
20.453
2.464
11.303
5,863
20.597
10.964
124.529
10.000
14.396
4.874
112.094
1.233
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
id.
Chile.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Norwegen.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
Frankreich
Belgien.
id.
id.
id.
9.520
14.605
15.000
39.019
19.609
3.280
10.990
1.881.270
1.245.008
10.058
234.813
45.860
2.342
1.173
29.696
48.699
1.014
1.667
56.624
3.999
5.239
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Soda
Doppelkohlensaures Natron
Ätznatron, Ätzkali
id.
Pottasche aller Art
id.
Chlorkalk usw
id.
Schwefelsaures Natron
Vitriol usw
id.
Alaun
Bleioxyd, salpetersaures
Ammoniak usw
id.
id.
Salpetersaures Natron usw.
id.
Chromsaures Natron
Wasserglas
id.
Blausaures Kali
Essigsaure Salze
Calciumkarbid. usw
id.
id.
Chlorkalium, Arsenik usw
id.
id.
Anilinfarbe usw
id.
id.
Indigo
Berlinerblau
Ultramarin usw
id.
Bleirot, Bleiweiß
id.
Zinkoxyd usw
id.
id.
Zinnober
Farbholzauszüge
id.
Kreide und andere Erd-
farben
id.
id.
Ruß, Buchbinderschwärze
id.
Chromfarben
Papierdruckfarben
Bierweiß usw
Frankreich.
id.
Gr.-Britan
Niederland.
Belgien.
id.
V. St. Amer.
Frankreich.
id.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreicht
id.
V. St. Amer.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Peru.
Niederland.
Belgien.
id.
3.730
3.011
1.588
1.690
1.306
2.060
10.025
2.567
1.693
1.398
18.960
9.537
24.800
24.749
72.281
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Bleiweiß usw
Zubereitete Farben
id.
id.
id.
Tinte, Tintenpulver
id.
id.
Speckstein
Blei-, Farben- u. Kohlen-
stifte
Ölfirnisse
id.
Weinsteinfirnisse
id.
id.
Lackfirnisse
id.
id.
id.
id.
Siegellack
id.
Ölkitte
id.
id.
Gereinigter Holzgeist
Holzteeröl usw
Flüssige ätherische Öle
id.
id.
Künstliche Riechstoffe
Wohlriechende Fette
id.
Wohlriechende äther- oder
weingeisthaltige Riech-
mittel
id.
id.
id.
Wohlriechende nicht äther-
oder weingeisthaltige
Riechmittel
id.
Puder usw
id.
id.
id.
Guano
id.
id.
id.
Thomasphosphatmehl
Warengattung.
Thomasphosphatmehl
Andere Düngemittel
id.
Schießpulver usw.
id.
Zündpillen usw
Gefüllte
Patronen
id.
id.
id.
Zündhölzer usw
id.
Zündkerzen
Feuerwerke aller Art
id.
Pechfackeln
id.
Glühstrümpfe
Käsestoff
Rohleim
Leim aller Art
id.
id.
aus Gelatin
id.
Elastischer Leim
id.
id.
verdichtete Gase
id.
Gerbstoffauszüge
id.
id.
id.
id.
id.
Süßholzsaft usw
id.
Balsam
id.
Zubereitete Arzneiwaren
id.
id.
id.
id.
Geheimmittel
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Italien.
Argentinien
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
V. St. Amer
Öst.-Ungarn
Gr.-Britan.
Italien.
Niederland.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.102.591
10.726
159.306
10.203
1.757
1.610
40.050
3.002
1.920
1.000
2.187.968
333.857
4.298
799.139
Warengattung.
Geheimmittel
id.
Anderweit nicht genannte
chemische Erzeugnisse...
id.
5. Tierische und pflanzliche
Spinnstoffe und Waren
daraus ; Menschenhaare ;
zugerichtete
Schmuck-
ledern, Fächer und Hüte.
Gefärbte Rohseid.e
Künstliche Seid.e, gefärbt
oder ungefärbt
id.
Florettseid.engespinste
Seid.onzwirn aller Art
id.
Dichte Möbelstoffe, ganz
aus Seid.e
id.
Dichte Möbelstoffe,
teil-
weise aus Seid.e
id.
Dichte Gewebe ganz oder
teilweise aus Seiden-
plüsch
id.
id.
Andere dichte Gewebe, ganz
oder teilweise aus Seid.e
id.
id.
id.
id.
Tüll aus Seid.e
Beuteltuch aus Seid.e
id.
Seid.ene Gaze, Krepp, Flor
id.
Seidene Wirkwaren
id.
Seidene
Spitzenstoffe
Seidene Stickereien
Seidene Posamentierwaren.
id.
id.
Rohe Wolle
id.
id.
id.
Kunstwolle
Herkunfts-
land der
Waren.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich.
id.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
32.629
12.943
57.670
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
V. St. Amer.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
11.495
13.633
11.942
1.795
1.287
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
Belgien.
1.385
id.
Frankreich.
id.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Rußland
Belgien.
id.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
3.353
3.327
4.805
1.070
54.750
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Italien.
Belgien.
Dünemark.
Frankreich.
id.
4.871
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Gr.-Britan.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich.
Rußland.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Rußland.
Italien.
Niederland.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
1.448
1.483
1.610
Dichte baumwollene Möbel-
stoffe, nicht plüschartig.
id.
id.
id.
Baumwollener Sammet und
Plüsch
id.
id.
id.
Undichte Baumwollgewebe.
id.
id.
id.
Dichte Baumwollgewebe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Wirkstoffe
Baumwollene Wirk- u.Netz-
waren
id.
id.
id.
Baumwollene Spitzen und
Spitzenstoffe
id.
id.
id.
Baumwollene Stickereien..
id.
id.
id.
Baumwollen Taue, Seile u.
Stricke
id.
Baumwollen Schläuche
Baumwollene Dochte
id.
id.
Baumwollene Posamentier
waren
id.
id.
id.
Flachs, gehechelt usw
id.
Rohes Flachsgarn usw
id.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
id.
Belgien.
1.474
1.000
Kunstwolle
id.
id.
Gekämmte Wolle
id.
Garn aus Wolle oder andern
Tierhaaren, roh
id. gebleicht
Streichgarn, roh
id. gebleicht
Wollengarn aller Art für
den Einzelverkauf
id.
id.
Wollene Fußbodenteppiche,
id.
id.
id.
Dichte Wollengewebe für
Möbelausstattung
id.
Wollener Sammet, Plüsch .
Andere dichte. Wollengewebe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Wollene Wirkwaren
id.
id.
id.
Wollene Spitzen
id.
Wollene Posamentierwaren
id.
Baumwolle, bearbeitet
id.
id.
Baumwollengarn, roh, ein-
drähtig
id.
Baumwollengarn, gebleicht
gefärbt
Baumwollengarn, zwei- oder
mehrdrähtig
id.
Baumwollenzwirn aller Ar
id.
id.
Dichte baumwollene Möbel
stoffe, nicht plüschartig
Warengattung.
Hanfgarn, roh
id.id. gefärbt
Garn in Aufmachungen für
den Einzelverkauf
id.
Taue, Eimer, Hängematten
usw
id.
id.
Fußbodenteppiche
id.
id.
Leinene Taschentücher, ge-
färbt usw
id.
id.
Leinene Möbelstoffe, dichte
id.
Dichte, leinene Gewebe aus
Flachs, roh
id.
id.
Dichte, leinene Gewebe aus
Flachs, gebleicht
id.
id.
id.
id.
Dichte leinene Gewebe aus
Hanf, roh
id.
Dichte leinene Gewebe aus
Hanf, gebleicht
Säcke aus Juteleinwand
id.
id.
Leinener Damast
id.
id.
Leinene
Spitzenstoffe
id.
Leinene Posamentierwaren
id.
Grobes Wachstuch
id.
id.
Feines Wachstuch
id.
Gewebe mit Zellhorn
Schmirgeltuch usw
Fußbodenbelag aus Lino-
leum
Herkunfts-
land der
Waren,
Belgien.
V. St. Amer.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Japan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1.095
2.518
3.941
1.558
10.708
1.647
15.413
2.350
40.393
1.399
Warengattung.
Fußbodenbelag aus Lino-
leum
id.
Watte
Filzwaren
id.
Pferdehaare, bearbeitet
id.
id.
Waren aus Pferdehaaren
Kleid.er u. Putzwaren, ganz
oder teilweise aus Seide
id.
id.
id.
id.
Kleider und Putzwaren aus
Wolle, ganz od. teilweise
id.
id.
id.
id.
id.
Kleid.er und Putzwaren aus
Baumwolle, ganz od. teil-
weise
id.
id.
id.
id.
id.
Kleid.er und Putzwaren aus
anderen Spinnstoffen
id.
id.
Kleid.er und Putzwaren aus
wasserdichten Geweben
id.
id.
Kleid.er und Putzwaren in
Verbindung m. Kautschuk
id.
id.
id.
Künstliches Blumen
id.
Regen- und Sonnenschirme.
id.
Schuhe aus Gespinstwaren
id.
id.
id.
Menschenhaare
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Frankreich.
Italien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Belgien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ugarn.
Italien.
Niederland.
Frankreich.
id.
Italien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.059
1.076
1.270
1.161
Frankreich.
id.
Ost .-Ungarn.
Frankreich.
id.
Ost.-Ungarn.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Prankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Öst.-Ungarn,
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Italien.
Gr.-Britan.
Prankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Stück 549
id.
id.
id.
id. 3042
id.
id.
id.
id.
id. 1440
id.
id.
id.
id.
id.
id. 1869
id. 1008
id.
id.
id.
id. 1011
id. 2415
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. 2012
13.156
2.070
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Menschenhaare
Waren aus Menschenhaaren
Zugerichtete
Schmuckfe-
dern
id.
Fächer
id.
Männerhüte u. Mützen aus
Gespinstwaren
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte, ganz oder teil-
weise aus Seid.e
id.
id.
Frauenhüte aus andern Ge-
spinstwaren
id.
Männer u. Frauenhüte aus
wasserdichten Geweben..
id.
Männerhüte aus Pilz
id.
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte aus Pilz
id.
id.
Hüte aus Stroh
id.
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte aller Art, aus-
geputzt
id.
id.
id.
id.
id.
Abfälle von Gespinstwaren
(Lumpen)
id.
6. Leder, Lederwaren, Kür-
schnerarbeiten u. Waren
aus Därmen.
Zugerichtetes Leder
Rußland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich
id.
Schweiz.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id.
id.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
V. St. Amer.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
V. St. Amer
Öst.-Ungarn
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
1.475
1.700
1.060
1.768
3.453
1.312
1.623
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Zugerichtetes Leder
id.
id.
Handschuhleder
id.
id.
id.
Ziegen- und Schafleder
id.
Lackiertes Leder
id.
Schuhe aus Leder mit Holz-
sohlen
id.
Schuhe aus Leder
id.
id.
id.
id.
id.
Treibriemen aus Leder
id.
id.
id.
Kleid.er aus Leder
Sattler- u. Täschnerwaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Zugeschnittenes
Hand
schuhleder
id.
Lederhandschuhe
id.
id.
id.
id.
Pelle zur Pelzwerkbereitung
id.
id.
Pelzwaren, nicht überzogen
id.
id.
Pelzwaren, überzogen
id.
id.
Ausgestopfte Tiere usw
id.
Lederabfälle
Warengattung:.
7. Kautschukwaren.
Kautschuk, aufgelöst
id.
Gewalzte Platten aus Kaut-
schuk
Schläuche usw. aus Kaut-
schuk
id.
id.
id.
Treibriemen, mit Kautschuk
getränkt
Schuhe aus Kautschuk
id.
Reifen und Laufdecken für
Fahrräder aus Kautschuk
id.
Anderweit nicht genannte
Kautschukwaren
id.
id.
id.
id.
Gespinstwaren, mit Kaut-
schuk getränkt
id.
id.
id.
Hartkautschukwaren
id.
id.
8. Geflechte und Flecht-
waren aus pflanzlichen
Stollen
mit
Ausnahme
der Gespinstfasern.
Holzspangeflecht
id.
id.
id.
Geflechte aus Stroh, Bast
Binsen usw
id.
id.
id.
id.
Matten und Fußdecken usw
id.
id.
Grobe
Korbflechterwarer
usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Öst.- Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
id.
China.
Japan.
Gr.-Britan.
Belgien.
Kongo.
Belgien.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.732
2.490
2.276
Warengattung.
Grobe
Korbflechterwaren
usw
id.
id.
id.
Feine Korbflechterwaren .
id.
id.
id.
Sparterie
9. Besen, Bürsten, Pinsel,
Siebwaren.
Busen aus Reisig
Grobe Besen und Bürsten
aus Borsten
id.
id.
Feine Besen und Bürsten
aus Borsten
id.
Siebwaren
id.
10. Waren aus
tierischen
oder planzlichen Schnitz-
oder Formerstoffen
Waren ganz oder teilweise
aus Elfenbein
id.
id.
id.
id. aus Schildpatt
id. aus Perlmutter
id.
id.
id.
id.
Fischbeinstäbe
Geebnete
Hornstäbe
Gepreßte
Hornknöpfe
Federkiele
Waren aus tierischen
Schrnitzstoffen
id.
Bau- und Nutzholz, geho-
belt, genutet usw.
id.
id.
Holztapeten usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich,
id.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Türkei.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
id.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. stück.
5.523
1.109
4.169
Warengattung.
Holzspunde, auch gepreßt.
id
Holzdraht, Holzstifte
Stöcke aus Holz
id
Grobe Böttcherwaren
id
id
Möbel u. Möbelteile, grobe,
unfurniert
id
id
id
id
id
id. furniert
id
id
Tischler-, Drechsler- und
Wagnerarbeiten
id
id
id
id
id
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Griechenl.
Frankreich.
id
Italien.
Belgien.
id
Italien.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn
Belgien.
id
Italien.
Öst.-Ungarn
V. St. Amer
Niederland.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.202
20.948
1.534
3.838
1.271
16.293
12.780
Warengattung.
Holzwaren aller Art aus
anderen pflanzlichen
Schnitzstoffen
id
id
Grobe Korkwaren
Feine Korkwaren
id
id
Celluloid
id
Waren ganz od. teilweise aus
Zellhorn
id
id
Stöcke aus Rohr
id
Feine Schnitzstoffwaren
id
id
id
Waren aus plastischer Kohle
id
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Niederland.
Frankreich.
id
id
Portugal.
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id
Belgien.
id
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
7.698
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
Japan.
Rußland.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Italien.
Schweiz.
Niederland
Frankreich.
id
Belgien.
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
Niederland.
V. St. Amer
Belgien.
13.897
6.445
1.747
2.669
Niederland.
Schweden.
Norwegen.
V. St. Ames.
Frankreich.
Belgien.
id
id
Gx.-Britan.
Niederland.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
Italien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
57.990
21.040
2.498
8.358
4.545
8.603
10-297
7.529
3.056
Möbel u. Möbelteile aus Holz
in Verb, mit anderen
Stoffen
id
id
Feine Holzwaren
idid
idid
id
id
id
id
Gepolsterte Möbel ohne
Überzug
id
Gepolsterte Möbel mitüber-
zug
id
idid
id
Holzwaren aller Art aus
anderen pflanzlichen
Schnitzstoffen
11. Papier, Pappe und Wa-
ren daraus.
Pappen, bloß geformt, ge-
kautscht usw
id
id
id
id
id
Packpapier
Druck-, Schreib-, Löschpa-
pier usw
id
id
id
id
id
Postkarten mit Bilddruck
id
id
id
id
idid
Papier u. Pappe, gestanzt
usw
82.
Warengattung.
Papier u. Pappe, gestanzt
uswid
id
id
Papier u. Pappe in Verbin-
dung mit Gespinstwaren
Papiextapeten
id
id
Spielkarten aller Art
Glas-, Rost-, Sandpapier
id
Photographisches Papier
id
id
Gelatinpapier usw
id
id
id
id
id
Düten, Beutel, Briefum-
schläge aus Papier
idid
id
id
Geschäftsbücher, Mappen,
usw
id
idid
Albums, Briefmarken, Post-
karten
id
id
id
Andere Papierwaren ohne
Verbindung mit anderen
Stoffen
id
id
id
id
id
idid
Papierwaren in Verbindung
mit anderen Stoffen
idid
Papierepäne,Makulatup usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Belgien.
id
id
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Dänemark.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
öst.Ungam.
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
China.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Italien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
Niederland.
Schweden.
Belgien.
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.079
1.292
14.226
4.753
•2
2.008
1.561
1.646
3.772
4.388
1.444
Warengattung.
Papierspäne,Makulatur usw
id
id
12. Bücher, Bilder, Ge-
mälde.
Gedruckte Bücher, Kalen-
der usw
id
idid
id
id
id
id
id
Landkarten aus Papier
id
Bilder aller Art aus Papier.
idid
id
id
id
id
Gemälde und Zeichnungen
id
id
id
id
idid
13.,Waren aus Steinen oder
anderen
mineralischen
Stoffen (mit Ausnahme
von Tonwaren) sowie aus
fossilen Stoffen.
Edelsteine
Halbedelsteine, gefaßt oder
ungefaßt
Rohe, oder blos bohauene
Steine
id
Pflastersteine
id
Platten aus Granit, Marmor
usw
id
id
Grobe Steinmetzarbeiten
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Belgien,
Rußland.
Gr.-Britan.
Italien.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Belgien.
Dänemark.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Italien.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Niederland.
Italien.
Belgien.
Belgien.
id
id
Frankreich.
id
Belgien.
id
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
8.038
1.213
8.172
50.530
1.666
511.293
22.724
85.200
54.200
65.789
9.269
32.606
Warengattung.
Feine Steinmetzarbeiten
id
Schieferwaren in Verbind,
mit Holz usw
Bildhauerwaren aller Art
aus Steinen
id
id
Steinwaren in Verbg. mit
Holz u. Eisen
id
Steinwaren in Verbg. mit
anderen Materialien
id
id
id
id
Mühlsteine
id
Polier-, Schleif-, Wetzsteine
usw
id
id
id
id
Zementwaren
Kalksandsteine
Bauplatten, Bausteine usw.
ungefärbt
id
id
id gefärbt
id
id
Waren in Verbg. mit andern
Stoffen
id
Asbestwaren
id
id
Waren ganz oder teilweise
aus Jet, Moorschaum usw.
id
id
14. Tonwaren.
Mauersteine (Lackziegel)
unglasiert
id
Mauersteine, glasiert
Dachziegel usw., unglasiert
id. glasiert
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id
Italien.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Italien
China.
Schweiz.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id
id
Italien.
Frankreich.
id
Niederland.
Belgien.
id
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1.476
1.495
3.450
2.373
7.636
4.174
4.754
241.343
25.149
25.740
Warengattung.
Röhren aus Ton
id
Waren a. gemeinem Stein-
zeug
idid
Tabakpfeifen, einfarbig od
weiß
id
Feuerfeste Steine jeder Art
id
id
id
Feuerfeste Erzeugnisse aus
Ton
id
id
Schmelztiegel
usw.
aus
Graphitmasse
id
Bodenplatten aus Ton
id
id
Wandbekleidungsplatten a.
Ton
id
Waren aus feinem Stein-
zeug usw., einfarbig
id
id
id
id
Waren aus feinem Stein-
zeug usw., mehrfarbig
id
id
id
id
Porzellanwaren
id
id
id
id
15. Glas u. Glaswaten.
Glasmasse
Glasröhren usw
Hohlglas, gefärbt, unge-
schliffen
id
id
Hohlglas, gefârbt, geschliss.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id
Frankreich.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id
Niederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
Egypten.
China.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id
Menge in
Kilogramm
bezw. Stüek.
23.060
856.367
1.199
31.416
4.648
1.308
237.226
128.220
145.900
10.429
1.705
3.390
10.032
3.474
1.683
2.534
2.831
1.633
3.193
1.554
4.888
1.571
Warengattung.
Hohl glas, gefärbt, geschlift.
id
Hohlglas, bemalt
id
id
id
Spiegel- u. Tafelglas, unge-
schliffen usw
id
Spiegel u. Tafelglas, ge-
schliffen
id
Spiegel- u. Tafelglas, belegt.
id
Trockenplatten für photo-
graphische Zwecke
id
id
Brillengläser
id
Brillen, Ferngläser, Mikros-
kope usw
id
id
id
Glasbehänge usw
id
Glasplattchen,
Glasflüsse,
Glasröhren
id
id
Waren aus Glasflüssen
id
Glaswaren, anderweit nicht
genannt
id
id
Glasmalereien
id
Glas in Verbindung mit an-
dern Stoffen
id
id
id
id
id
id
16. Edle Metalle u.Wanren
daraus.
Waren ganz oder teilweise
aus Gold
Herkunfts-
land der
Waren.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Italien.
Frankreich.
id
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id
Belgien.
id
Schweiz.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn
id
Belgien.
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Italien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Niederland
Frankreich.
Schweiz.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.704
1.079
63.590
2.608
1.394
1.872
2.125
Warengattung.
Waren ganz oder teilweise
aus Gold
id
Bruchsilber, gemünztes Sil-
ber usw
id
Legiertes Silber usw
Silbergespinst
Waren ganz oder teilweise
aus Silber
id
id
id
id
17. Unedle Metalle und Wa-
ren daraus.
Roheisen
id
idid
Röhren u. Walzen, roh oder
bearbeitet
id
Nicht schmiedbare Kunst-
gußwaren usw
id
Rohe Eisenwaren aus nicht
schmiedbarem Guß
id
id
id
id
Maschinenteile u. andere
Eisenwaren, bearbeitet .
id
id
id
id
id
id
Schmiedbares Eisen in
Stäben
id
id
id
id
Blech, roh, gefirnißt usw
id
Blech, abgeschliffen
Blech, verzinkt, verzinnt
usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
Frankreich.
id
id
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
d.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Niederland.
V. St. Amer
Schweden.
Frankreich.
id
Norwegen.
Gr.-Britan
Schweiz.
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
id
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
180.060
2.916.135
2.049
11.996
11.934
5.368
1.736
14.681
57.919
54.446
1.175
47.060
15.785
3.807
46.772
41.795
21.702
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
id
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
26.520
508.975
10.203
5.265
3.172
77.100
80.508
19.944
2.510
Warengattung.
Sensen, Sicheln usw
Sägeblätter
id
Feilen, Raspeln usw
id
Bohrer,
Zangen,
grobe)
Scheren usw
id
id
id
id
id
Reibahlen,
Meßwerkzeuge
usw
id
id
Äxte, Hämmer, Uhrwerk-
zeuge
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Schweden.
Fr.-Britan.
V. St.-Amer.
Öst.-Ungam.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Belgien.
id
Schweden.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.229
1.032
1.006
id
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Schweiz.
Schweden.
Öst.-Ungam.
Niederland.
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
27.789
1.090
89.936
26.084
4.070
26.395
2.462
Schweden.
Belgien.
id
V. St.-Amer.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich
id
1.100
2.436
2.337
Warengattung.
Waren ganz oder teilweise
aus Gold
Wellblech usw
Draht, roh, gewalzt usw
id
Draht, verzinkt usw
id
Schlangenröhren, gewalzt
usw
Rohe Röhren aus Eisen
id
Bearbeitete
Röhren
aus
Eisen
id
Eisenbahnschienen usw
id
Eisenbahnachsen usw
Rohe Eisenwaren
id
id
id
Anderweit nicht genannte
Maschinenteile
id
id
id
idid
id
id
Brücken
u.
Brückenbe-
standteile
id
Lokomotivkessel usw
Ankertonnen, Gasbehälter
usw
id
id
Hähne, Anker,
Ambosse
uswid
id
Kolben und
Rollen zu
Flaschenzügen usw.
id
id
id
Spaten, Schaufeln usw.
id
id
Heu-, Düngergabeln usw..
id
Sensen, Sicheln usw
id
id
id
id
id
id
id
Anderweit nicht genannte
eiserne Geräte
id
id
id
id
id
Kratzenbeschläge
Eiserne Spindeln
Schrauben, Nieten, Hufeisen
usw
id
id
Eisenbahnpuffer usw
Patentachsen
Andere Achsen
id
Wagen-u Pufferledern usw.
id
Drahtwaren
id
id
Drahtstifte
usw
Geschnittene Nägel
id
Haus- u. Küchengeräte usw.
Italien.
Gr.-Britan.
Niederland.
Portugal.
Spanien.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id
Italien.
V. St. Amer.
Gr.-Britan.
Schweiz.
2.163
65.720
Belgien
id
id
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
id
Gr.-Britan-
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
11.478
160.209
8.826
9.252
1.715
12.387
17.645
2 . 0 5 7
252.
Warengattung.
Maus- u. Küchengeräte usw.
id
id
Eiserne Ketten
id
id
id
Trensen, Steigbügel, Schlitt-
schuhe us
id
Bau- u. Möbelbeschläge usw.
id
id
Geldschränke
und Geld-
kasten
id
Möbel und Möbelteile, eiser.
id
id
Feine Messern, Scheren usw.
id
id
id
Kunstschmiedearbeiten .
Schirmgestelle
id
Federn, Blankscheite
id
Schreibfedern
id
id
Näh-, Stricknadeln usw
id
id
id
Brucheisen, Abfälle usw
id
Aluminium, roh, geschmied.
usw
id
id
Aluminiumwaren
id
id
Blei, roh us
id. gewalzt
Bleidraht
id
Druckplatten aus Blei
id
id
id
Andere leine Bleiwaren
Herkunfts-
land der
Waren,
Öst.-Ungarn.
V. St. Amer.
Belgien.
id
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Schweiz.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id
id
Frankreich.
id
Belgiern.
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id
Frankreich.
id
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id
Schweiz;.
Frankreich. •
id
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Frankreich.
id
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
2.184
1.269
4.916
4.615
11.022
8.672
1.497
12.510
Warengattung.
Andere feine. Bleiwaren
Zink, roh usw
id
Zink, gewalzt
usw
Zinkwaren
id
id
Zinn, roh, Bruchzinn
idid
id
Zinn, gewalzt
id
Zinnwaren, bearbeitet
id
Nickelmetall, roh
id
Nickelwaren
id
Rohes Kupfer und Messing
id
Stangen, Bleche usw. aus
Kupier
id
Kupferdraht
Druckplatten aus Kupfer
id
id
Mütalltuch
usw
id
Haus- und
Küchengeräte
aus Kupfer
id
Grobe Kupfer- od. Messing-
waren
id
id
id
id
Feine Kupfer- oder Mes-
singwaren
id
id
id
id
Unechtes Gold- und Silber-
gespinst
Ganz oder teilweise vergol-
dete oder versilberte Me-
tallwaren
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Niederland.
Belgien.
id
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
Schweden.
Frankreich.
id
Belgien.
id
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Schweiz.
Öst.-Ungarn
Japan.
Belgien.
Italien.
Schweden.
Niederland.
V. St. Amer.
Frankreich.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.800
10.318
2.910
4.288
1.551
1.305
6 196
7.128
1.804
1.143
2.053
2.030
51.967
5.034
1.471
16.457
1.259
Warengattung.
Ganz oder teilweise vergol-
dete oder versilberte Me-
tallwaren
id
id
Luxusgegenstände aus un-
edlem Metall
id
Gespinste aus unedlem Me-
tall
Andere Waren aus unedlem
Metall
Geflechte mit Gespinstfä-
den umwickelt
id
Läutewerke, Sprechma-
schinen usw
id
id
id
id
id
18. Maschinen, elektrische
Erzeugnisse, Fahrzeuge.
Andere sonst nicht genannte
Kraftmaschinen
id
id
Näh-, Strickmaschinen usw.
und Teile davon
id
id
Maschinen zur Vorbereitung
von Gespinsten
Appretur- und Wäscherei-
maschinen
Feuerspritzen, Pumpen usw.
id
Maschinen zur Bearbeitung
von Hölzern, Metallen,
Steinen usw
id
id
id
Dampfpfluge, Mähmaschi-
nen usw
id
id.
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Ost.-Ungarn.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id
id
id
Belgien.
id
V. St. Amer.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
V. St. Amer.
Frankreich.
id
Gr.-Britan.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
id
Frankreich.
Frankreich.
V. St. Amer
Gr.-Britan.
Belgien.
id
Schweden.
Gr.-Britan.
V. t. Amer
Öst.-Ungarn
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.428
611.897
3.200
23.128
17.634
2.197
1.612
7.103
10.590
3.083
125.756
4.181
20.460
49.758
11.512
Warengattung.
Dampfpflüge, Mähmaschi-
nen usw
Dresch-, Brauerei-, Mälze-
reimaschinen usw.
id
id
id
id
id
id
Dynamomaschinen
id
id
id
id
Elektrizitätssammler
id
Kabel zur Leitung elektri-
scher Ströme
Elektrische Glühlampen ..
id
id
id
Andere elektrische Erzeug-
nisse
id
id
id
id
Fahrzeuge (Güterwagen),
zum Fahren auf Schienen-
geleisen bestimmt
Personenmotorwagen
id
id
Andere Motorwagen
Motorfahrräder
id
Fahrräder
id
id
id
Zweirädrige Personenwagen
id
Lastwagen usw
Fahrradteile aus Eisen
id
id
Fahrradteile aus andern un
edlen Metallen
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id
V. St. Amer.
Öst.-Ungarn.
Schweden
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Schweden.
Frankreich.
id
Belgien.
id
id
Öst.-Ungarn.
Italien.
Frankreich.
id
Schweiz.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
id
id
V. St. Amer
Frankreich.
id
id
Belgien.
id
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Belgien.
id
id
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.243
60.495
2.286
5.572
2.951
34.727
19.929
1.604
2.482
4.348
6.968.024
31.776
2.070
56.537
1.183
Stück 104
id
id
id
id
id
Warengattung.
19.
Feuerwalten,
Uhren,
Tonwerkzeuge, Kinder-
spielzeng.
Handfeuerwaffen aller Art.
id
id
Teile zu Handfeuerwaffen
Taschenuhren aus Gold
id
id
id
Taschenuhren aus Silber
id
id
id
id
id
Taschenuhren aus unedlem
Metall
id
id
id
id
Uhrgehäuse u. Uhrwerke
id
Stand-, Wanduhren usw
id
id
id
id
id
Uhrfurnituren aus unedlen
Metallen.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
id
Schweiz.
Öst.-Ung.
Italien.
Gr.-Britan
Belgien.
id
Öst.-Ung.
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Stück. 19
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
Warengattung.
Uhrfurnituren aus unedlen
Metallen
Klaviere aller Art
idid
id
Streichtonwerkzeuge
id
id
id
Blastonwerkzeuge
id
id
id
id
Teile von Blas- u. Streich-
tonwerkzeuge
id
Harmonikas u. Teile davon
id
id
id
id
Abgepaßte Saiten
id
Kinderspielzeug aller Art.
id
id
id
id
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id
Niederland.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id
Belgien.
Italien.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Belgien.
id
Italien.
Öst.-Ungarn.
Schweden.
Frankreich
Italien.
Belgien.
id
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Italien.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.520
2.579
Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1912 aus dem Zollverein
nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden
a) Bier
b) Branntwein mit Übergangssehein r. Alkohol
c)
id
ohne
id
id
d) Kochsalz
e) Unbearbeitete Tabakblätter
Liter.
id
id
kg.
id
3.336.520
116.310
10.919
1.215.708
448.873
Ausfuhr
von Waren, welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen Handel
stammen, über die Zollämter des Großlierzogtums während des Jahres 1912.
War engattung.
1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-
schaft und andere tierische und pflanz-
liche Naturerzeugnisse; Nahrungs- und
Genußmittel.
Roggen
Weizen
Gerste
Hafer
Buchweizen
Reis, unpoliert
Speisebohnen
Erbsen
Linsen
Wicken
Raps, Rübsen usw
Lein- und Hanfsaat
Andere nicht besonders genannte Öl-
sämereien
Kleesaat
Grassaat
Runkelrübensamen
Andere Feld-, Gemüse, u. Blumensamen
Frische Kartoffeln
Futterrüben usw
Grün- und Rauhfutter
Rohe Baumwolle
Tabakblätter, unbearbeitete
Frische Küchongewächse
Lorbeerblätter usw
Artischocken, Pilze usw., getrocknet
Küchengewächse usw., getrocknet
Lebende Pflanzen
Blumenzwiebeln usw
Blumen, Blüten, Blätter usw., frisch
Blumen, Blüten, Blätter usw., getrocknet
Weintrauben, frisch oder gegoren
Hasel- und andere Nüsse
Frische Äpfel
id
Birnen
id
Aprikosen
id
Zwetschen
id
Mirabellen
id
Kirschen
id
Erdbeeren, Himbeeren usw
Getrocknetes Obst
Ausfuhr
nachLändera,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg. bez. Stück
20.825
277.763
40.628
1.178
110.082
9.193
412.560
49.914
8.659
208.582
30.008
5.093
35.297
2.166
5.249
15.481
Warengattung.
Gemahlenes Obst
Frische Orangen, Zitronen
Getrocknete Feigen
Roher Kaffee
Gebrannter Kaffee
Getrocknete Zichorien
Tee
Gewürze
Binsen, Stroh usw
Stahlrohr usw
Bau- und Nutzholz, lediglich in der Quer-
richtung mit der Axt oder Säge bear-
beitet
Desgleichen in der Längsrichtung mit
der Axt beschlagen
Desgleichen in der Längsrichtung gesägt.
Faßdauben
Korbweiden
Brennholz
Holzkohlen
Gerbrinde, auch gemahlen
Eichenschwellen
Myrobalanen, Eckerdoppern usw
Moos, Torfstreu usw
Terpentinharze
Kautschuk, roh oder gereinigt
Arbeitspferde
Kutsch-, Reitpferde
Schlachtpferde
Abgesetzte Fohlen
Lämmer und Schafe
Federvieh
Frisches Fleisch
Schweinespeck
Federvieh, zerlegt
Haarwild, totes
Federwild, totes
Fleischextrakt
Frische Fische
Würste
Zubereitete Fische
Schnecken aller Art
Süßwasserkrebse
Seekrebse usw
Lebende Bienen
Andere lebende Tiere
Ausfuhr
nach Ländern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg. bez. Stück
1.608
2.527
4.023.384
11.110
139.467
10.000
631.083
1.072
316.600
8.000
18.480
Stück 124
id
id
id
id 1.248
2.584
5.117
1.187
1.616
3,724
Warengattung.
Schmalz
Schweine- und Gänsefett
Talg von Rindern
Milch
Butter, frisch oder gesalzen
Käse aller Art
Eier
Honig
Bienenwachs
Walrat, auch gereinigt
Schafwolle
Schaf- und Ziegenhaare usw., roh
Pferdehaare, roh
Bettfedern, roh oder gereinigt
Rohe Kalbfelle
id
Rindshäute
id
Roßhäute
Schaf- und Ziegenfelle
Andere Pelle und Häute zur Loderbear-
beitung
Leimleder usw
Hasen- und Kaninchenfelle
Pelle zur Pelzwerkbereitung
Meerschwämme, roh .,
Meerschwämme, bearbeitet
Mehl aus Getreide
Reis, poliert
Gries
Sonstige Müllereierzeugnisse
Fette Ole in Flaschen
Branntwein in Fässern*)
Branntwein in Flaschen
Stiller Wein in Fässern
Stiller Wein in Flaschen
Schaumwein in Flaschen
Obstwein
Bier in Fässern
Bier in Flaschen
Essig in Fässern
Hefe, nicht Weinhefe
Mineralwasser
Anderes natürliches Wasser
Kleie
Rückstände, feste, von der Herstellung
fetter Öle
Gewöhnliches Backwerk
Feines Backwerk
Teigwaren
Oblaten zum Genuß
Zuckerwerk
Kakao
Schokoladewaren
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
7.200
2.683
2.745
68.146
74.194
52.696
12.695
65.105
5.017
125.526
1.075
3.009
1.732
8.289
20.919
3.768
3.701
Lit. 800.693
5.708
329.693
25.716
249.227
Warengattung.
Senf
Säfte von Pflanzen usw
Küchengewächse und Früchte zum feine-
ren Tafelgenuß
Nähr- und Genußmittel in luftdicht ver-
schlossenen Behältnissen
Rauchtabak
Schnupftabak
Zigarren
2. Mineralische und fossile Rohstoffe;
Mineralöle.
Gartenerde, Kies, Schlamm usw
Porzellanerde, Ton usw
Kieselgur usw
Natürlicher Kalk
Gips
Zement
Roher Schiefer
Rohe Steine
Eisenerz
Schlacken von Erzen.
Steinkohlen
Steinkohlenkoks
Preßkohlen
Mineralschmieröl
Asphalt
Pech, Teer usw
Steinkolilonteeröl
Benzol usw
3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichte,
Wachs waren, Seifen, und andere unter
VerwendunG von Fetten, Ölen oder
Wachs hergeHtellte Waren.
Weichparaffin
Lichte aller Art
Feine Wachswaren
Wagenschmiere
Schuhwichse, schwarze, nicht flüssige
4. Chemische und pharmazeutische Er-
zeugnisse, Farben und Farbwaren.
Phosphor
Schwefel
Salpetersäure
Borsäure
Soda
Wasserglas
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
125.187
17.545.322
10.000
50.074
91.705.494
504.974
5.674.229
46.200
20.378.768
1768963820
6.025 087
412.490
536.000
305.370
15.361
20.630
402.741
16.643
5.965
1.339
4.966
*) Außerdem wurden noch 168.540 Liter reinen Alkohol nach dem Zollvereinsland ausgeführt.
Warengattung.
Calziumkarbid usw
Ammoniak
Kreide
Ruß Buchdruckerschwärze
Papierdruckfarbe
Blei-, Zinkoxyd
Tinte usw
Weinsteinfirniß
Thomasphosphatmehl
Künstliche Düngemittel
Schieß- und Sprengpulver
Pechfackeln
Gerbstoffauszug usw
Zubereitete Arzneiwaren
Geheimmittel
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
44.296
7.000
4.000
27.848.046
9.000
4.149
5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe
und Waren daraus; Menschenhaare;
zugerichtete Schmuckfedern, Fächer u.
Hüte.
Seidene oder halbseidene Posamentier-
waren usw
Rohe Wolle
Kammgarn
Fußbodenteppiche
Dichte, wollene Möbelstoffe
Dichte
Wollengewebe
Wollene Wirkwaren
Baumwollener Sammet
Dichte
Baumwollengewebe
Baumwollene Wirkwaren
Baumwollene Schläuche
Gefärbtes
Flachsgarn
Leinengarn aus Flachs
Gefärbtes Hanfgarn
Taue, Hängematten usw
Gebleichte, dichte Leinenguwebe
Damast
Linoleum
Fußbodenteppiche
Filze, Hutsturnpen usw
Kleider und Putzwaren ganz oder teil
weise aus Seide.
id. aus Wolle
id.
Baumwolle
id. anderen Spinnstoffen
id. wasserdichten Stoffen
Schuhe aus Pilz
Schmuckfedern
Frauenhüte aus
Seide
Frauenhüte aus Kautscuk
Männerhüte aus Filz
4.207
18.844
9.382
2.215
Stück. 4
id.
id.
Warengattung.
Frauenhüte aus Filz
Frauenhüte aller Art, ausgeputzt
Abfälle von Gespinsten (Lumpen)
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
id.
id.
4.490
6. Leder und Lederwaren, Kürschner-
waren, Waren aus Därmen.
Enthaarte Schaf- und Ziegenfälle
Zugerichtetes Leder
Glacéleder
Ziegen-, Schafleder usw., lackiert und
unlackiert
Schuhe aus Leder
Treibriemen aus Leder
Sattler- und Teschnerwaren
Zu Handschuhen zugerichtetes Leder ..
Lederhandschuhe
Pelztierfelle
Pelzwaren, überzogen
Angenutzte Lederstücke usw
71.611
21.678
7.494
5.244
21.440
28.510
7. Kautschukwaren.
Schläuche aus Kautschuk getränkt
Schuhe aus Kautschuk mit Sohlen aus
andern Stoffen
Anderweit nicht genannte Kautschuk-
waren
Hartkautschukwaren
8. Gellechte und Fleehtwaren aus pflanz-
lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren.
Grobe Korbflechtwaren usw
Feine Korbflechtwaren usw
1.439
9. Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaren.
Reisigbesen
Grobe Besen und Bürsten aus Borsten .
2.000
10. Waren aus tierischen oder pflanz-
lichen Schnitz- oder Formerstoffen,
Waren ganz oder teilweise aus Elfenbein
Waren ganz od. teilweise aus Perlmutter
Waren aus tierischen Schnitzstoffen
Bau- und Nutzholz, genutet usw.
Parkettbodenteile
Stöcke aus Holz
Grobe Böttcherwaren
1.760
3.683
Warengattung.
Möbel und Möbelteile, grobe, unfur-
nierte
Tischler-, Drechslerwaren usw
Möbel und Möbelteile in Verb. mit ande-
ren Stoffen
Feine Holzwaren
Gepolsterte Möbel mit Überzug
Feine Korbwaren.
Waren aus Zellhorn usw
Stuhlrohr
Stocke aus Rohr
Kohlenstifte usw
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
1.428
2.600
1.4352
1.002
11. Pappe, Papier und Waren daraus.
Pappen aus Stroh usw
Pappen aller Art
Packpapier
Schreib-, Lösch-, Druckpapier usw
Postkarten usw. mit Bilderdruck
Pappe und Papier, gestanzt usw
Papiertapeten
Spielkarten aller Art
Photographisches Papier
Düten, Briefumschläge aus Papier
Geschäftsbücher
Albums
Anderweit nicht genannte Papierwaren .
Papierspäne
5.607
12. Bücher, Bilder, Gemälde.
Gedruckte Bücher
Bilder aller Art aus Papier
Gemälde und Zeichnungen
3.615
13. Waren aus Steinen oder anderen mi-
neralischen Stoffen (mit Ausnahme der
Tonwaren) sowie aus fossilen Stollen.
Rohe Steine
Pflastersteine
Geschnittene Platten, ungeschliffen
Schieferplatten
Grobe Steinmetzarbeiten
Feine Steinmetzarbeiten
Luxusgegenstände
Mühlsteine
Schleif-, Polier- und Wetzsteine
Wärmeschutzmasse
Zementwaren
Kalksandsteine
Bauplatten, Bausteine usw., ungefärbt .
4.419.717
2. 160
36.790
30.380
4.780
39.705
809.425
62.350
3.554
Warengattung.
Bauplatten, Bausteine usw., gefärbt
Waren aller Art in Verbindung mit an-
deren Stoffen
Asbestwaren
Ausfuhr
nachLändern
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
14. Tonwaren.
Mauersteine (Backsteine) usw., unpoliert
Mauerziegel
Unglasierte Dachziegel
Waren aus gemeinem Steinzeug
Feuerfeste Steine aller Art
Feuerfeste Erzeugnisse aus Ton
Bodenplatten aus Ton usw
Wandbekleidungsplatten
Waren aus Steingut
Feine Tonwaren
Porzellanwaren
Porzellanabfälle usw
238.355
10.000
1.050
27.640
463.451
22.103
51.610
9.271
2.408.936
15. Glus und Glaswaren.
Glasmasse
Rohe Stangen und Röhren aus Glas
Hohlglas, gefärbt usw
Hohlglas, geschliffen
Hohl glas, bemalt
Glasplättchen, Glasflüsse usw
Glasmosaik, Lichtbilder
Glas- und Schmelzwaren
16. Edle Metalle und Waren daraus.
Waren ganz oder teilweise aus Gold
Waren ganz oder teilweise aus Silber
17. Unedle Metalle und Waren daraus.
Roheisen
Röhren und Walzen, roh bearbeitet
Nicht schmiedbare Kunstgußwaren
Rohe Eisenwaren aus
schmiedbarem
Guß usw
Maschinenteile usw., bearbeitet
Rohluppen, Rohschienen, Ingots
Schmiedbares Eisen in Stäben
Blech, roh, gefirnißt usw.
Blech, abgeschliffen usw
Bisendraht, roh oder gewalzt
Schlangenröhren, gewalzt, gezogen
Andere Röhren aus Eisen usw
Andere Röhren aus Bisen, bearbeitet
Eisenbahnschienen usw
181.395.660
8.669
273.800
55.308
160.265,814
93.801.323
39.961.535
2.647
6.791
2.874
1.892.778
Warengattung.
Eisenbahnachsen usw
Andere rohe Eisenwaren, nicht beson-
ders genannt.
Maschinenteile, nicht besonders genannt
Brücken und Brückenbestandteile
Röhronverbindungsstücke
Spaten, Schaufeln usw
Heugabeln
Sägeblätter
Feilen und Raspeln
Dampfkessel
Bohrer, Zangen, grobe Scheren usw
Äxte, Hämmer usw
Gerate für den landw. Gebrauch
Hufeisen
Achsen, nicht Patenlachsen
Eisenbahnwagenfedern
Drahtwaren
Haus- und Küchengeräte.
Bau- und
Möbelbeschläge
Möbel und Möbelteile, eiserne
Feine Messer, Scheren usw
Brucheisen usw.
Aluminiumwaren
Blei, Bruchblei
Zink, Bruchzink
Zinkwaren
Zinnwaren, roh, Bruchzinn
Zinnfolie
Nickeslmetall
Waren aus Nickel
Kupier, roh usw.
Kupferstangen, Bleche
Kupferdraht
Druckplatten aus Kupier
Grobe Waren aus Kupfer oder Messing.
Feine Waren aus Kupfer oder Messing .
Versilberte unedle Metallwaren
Ausfuhr
nach Ländern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
8.467
66.526
103.209
170.224
48.538
3.720
4.672
2.041
39.285
7.995
25.778
1.482.010
10.510
6.834
16.014
5.358
2.056
17.475
63.729
Warengattung.
Schmucksachen aus unedlem Metall
Übersponnener Draht aus unedlem Me-
tall,
18. Maschinen, elektrotechnische Erzeug-
nisse, Fahrzeuge,
Dampf- und Tenderlokomotiven
Dampfmaschinen usw
Näh-, Strickmaschinen usw
Wirkmaschinen
Appreturmaschinen
Feuerspritzen, Pumpen
Maschinen zur Bearbeitung von Metallen
usw.
Dampfpflüge, Maschinen usw
Dresch-. Malzereimaschinen
Kabel zur Leitung elektrischer Ströme.
Elektrische Glühlampen
Güterwagen
Personenwagen ohne Leder
Personenmotorwagen und Motorfahr-
räder
Fahrräder
Lastwagenteile
19. Feuerwallen, Uhren, Tonwerkzeuge
Kinderspielzeug.
Handfeuerwaffen
aller
Art
Taschenuhren aus unedlem Metall ...
Wanduhren
Klaviere aller Art
Streichtonwerkzeuge
Kinderspielzeug
Ausfuhr
nach Ländern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
1.007
8.413
2.432
3.772
60.329
1.200
14.842
7.524
St.
1.972
La Chambre de commerce était composée en 1912 comme suit
Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch.s-Alz.
Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-
s.-Alz. ; Robert Collart, maître de forges à Steinfort; Maurice Duchscher, industriel à Wecker-
Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph. Glesener, industriel
à Wiltz; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grund; Joseph Heintz, fabricant de tabacs à.
Luxembourg; Jean Knaff, négociant à Luxembourg; Guillaume Lefèvre, négociant à Luxem-
bourg; Gustave de Marie, négociant à Ettelbruck; Jules Mongenast, tanneur à Ettelbruck; Maurice
Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines; Albert Reinhard, fabricant de gants à
Luxembourg; Niels Reinimf, fabricant de tabacs à Luxembourg*); Emile Schrœll, imprimeur à
Luxembourg; Jean-Pierre Soupert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Würth-Weiler, directeur de
la Banque Internationale} à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.
Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.
Luxembourg, le 14 mai 1913.
Le Secrétaire,
J.-P. SEVENIG.
*) Nommé membre par arrêté gr.-d. du 4 décembre 1912, en remplacement de M. Jos. Heintz.
décédé.
Composition de la Chambre de commerce..
Le Président,
Léon METZ.
SOMMAIRE.
Aperçu de la situation économique
Travaux de la Chambre de commerce
Minières
Métallurgie
Ateliers de construction
Mines de Stolzembourg
Industrie du bâtiment
Ardoisières
Carrières
Faïencerie
Mosaïques et dallages céramiques
Industrie des ciments
Briqueterie mécanique
Tannerie
Ecorces à tan
Ganterie
Industrie textile
Teinturerie et blanchissage des tissus
Industrie du vêtement
Distillerie
Brasserie
Industrie des tabacs
Imprimerie
Horticulture
Conserves de légumes
Meunerie
Laiterie
Pages.
Mondorf-les-Bains
Viticulture et commerce des vins
Vins de Champagne
Explosifs
Clouterie
Industrie électrique
Usine à gaz de Luxembourg
Commerce de détail
Faillites et concordats
Bourses du travail
Assurances
Assurance-maladie
Assurance-accidents
Caisse d'épargne et Crédit foncier
Banque Internationale à Luxembourg
Propriété industrielle
Taxes communales d'octroi à Luxembourg . .
Mercuriales
Statistique douanière
Waren-Einfuhr
Pages.
Nachweisung
steuerpflichtiger Waren, welche
während des Jahres 1912 aus dem Zollverein
nach dem Großherzogtum Luxemburg einge-
führt
wurden
Waren-Ausfuhr
Composition de la Chambre de commerce
- Le rapport prémentionné
sera publié comme annexe au Mémorial
Luxembourg, le 16 mai 1913.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis.
— Administration
des Contributions
directes et Accises.
Par arrêté grand-ducal du 21 mai ct., le
M. Paul Schlesser, commis de 1re classe à
la Direction des Contributions à Luxembourg,
a été nommé receveur des Contributions à
Roodt-s.-S.
Par le même arrêté le bureau de Roodt-s.-S,
a été rangé dans la 7me classe.
Luxembourg, le 31 mai 1913.
Le Directeur général des finances,
M . MONGENAST.
Bekanntmachung. — Steuer- und Akzisen-
verwaltung.
Durch Großh. Beschluß vom 21. Mai ct.,
ist Hr. Paul Schlesser, Kommis 1. Klasse
der Steuerdirektion zu Luxemburg, zum Steuer-
einnehmer zu Roodt a, d. S. ernannt worden.
Durch denselben Beschluß ist die Einnahme-
stelle zu Roodt in die 7. Klasse eingereiht
worden.
Luxemburg, den 31. Mai 1913.
Der General-Direktor der Finanzen,
M. Mongenast.
Avis. — Caisse de maladie.
Par arrêté du soussigné en date de ce jour
la modification apportée à l'art. 17 des statuts
de la caisse de maladie de la «Société ano-
nyme, des chemins de fer cantonaux luxem-
bourgeois» à Diekirch, par décision de l'assemblée
générale du 24 avril 1913, a été approuvée.
Bekanntmachung. — Krankenkasse.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heu-
tigen Tage ist die von der Generalversammlung
vom 24. April 1913, an Art 17 des Statuts
der Krankenkasse der „Luxemburger Kantonal-
bahnen" zu Diekirch vorgenommene Änderung
genehmigt worden.
Le premier alinéa de l'art. 17 sera remplacé par la disposition suivante