Legislator Jurisprudence & Législation
memorial_f96d3fb2f1ea LU

Avis. — Fête anniversaire de la Grande- Duchesse.

3 Articles / Dispositions · Luxembourg
Ouvrir la source officielle Version Markdown lisible par machine (.md)

Texte législatif (3 Articles)

Avis. — Fête anniversaire de la Grande- Duchesse.

du

des

Jeudi, 5 Juin 1913.

N° 35.

Donnerstag, 5. Juni 1913.

Avis. — Fête anniversaire de la Grande-

Duchesse.

Pour célébrer l'anniversaire de la naissance

de S. A. R. Madame la Grande-Duchesse, un

Te Deum solonnel sera chanté le samedi,

14 juin ct., à Luxembourg, en l'église ca-

thédrale, à 11 heures du matin, dans les

églises paroissiales des autres villes à l'heure

convenue, et dans les églises paroissiales de

la campagne, le dimanche, 15 juin, immédiate-

ment après la grand'messe.

Toutes les autorités, tous les fonctionnaires

et employés sont invités à assister à cette

solennité religieuse.

Les collèges des bourgmestre et échevins

des villes et communes sont chargés de régler

le programme de la dite fête publique. Ils me

feront parvenir leurs rapports y relatifs par

l'intermédiaire de MM. les commissaires de

district; le rapport de la ville de Luxembourg

me sera envoyé directement.

Arrêté du 16 mai 1913, concernant la publication

au rapport général de la Chambre de commerce

pur l'année 1912.

LE

MINISTRE

D'ETAT,

PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ;

Vu le rapport général de la Chambre de com-

merce sur la situation du commerce et de l'in-

Bekanntmachung. — Geburtstag der Groß-

herzogin.

Zur Feier des Geburtstages J. K. H. der

Großherzogin wird am Samstag, den 14. Juni ct.,

zu Luxemburg in der Kathedralkirche, um 11 Uhr

morgens, in den Pfarrkirchen der anderen Städte

zur abgeredeten Stunde, und in den übrigen

Pfarrtirchen des Landes am Sonntag, den

15. Juni, unmittelbar nach dem Hochamte, ein

feierliches Te Deum abgehalten werden.

Alle Behörden, Beamten und Angestellten

werden ersucht, dieser religiösen Feierlichkeit

beizuwohnen.

Die Schöffenkollegien der Städte und Ge-

meinden werden das Programm dieser öffent-

lichen Feier anordnen und mir über dessen

Verlauf durch die Vermittlung der HH. Distriks-

kommissare berichten; der Bericht der Stadt

Luxemburg wird mir unmittelbar zugehen.

Luxemburg, den 2. Juni 1913.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Mémorial

Memorial

Grand-Duché de Luxembourg.

Großherzogtums Luxemburg.

Beschluß vom 16. Mai 1913, die Veröffentlichung

des allgemeinen Berichtes der Handelskammer

für das Jahr 1912 betreffend.

Der Staatsminister,

Präsident

der

Regierung;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels

Luxembourg, le 2 juin 1913.

Le Ministre

d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1912;

Arrête

Avis. — Caisse de maladie.

— Les cotisations sont fixées à 3 % du salaire réel déterminée conformément à l'art, 6 Il en

tant que ce salaire ne dépasse pas cinq francs par jour ouvrable; 1 % de ces cotisations est à verser

par le patron et 2 % seront à verser par les assurés.

Luxembourg, le 30 mai 1913.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

und der Industrie des Großherzogtums während

des Jahres 1912;

Beschließt

Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als

Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 16. Mai 1913.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Luxemburg, den 30. Mai 1913.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Avis. — Associations syndicales.

Par arrêtés du soussigné en date de ce

jour, les associations syndicales pour l'établis-

sement de chemins d'exploitations: 1° à Heis-

dorf, aux lieux dits «In den Hombuchen», «Im

Brill» ; 2° à Mullendorf, aux lieux dits « In

Romesch», «In den Kirten»; 3° à Dillingen,

aux lieux dits «Auf den Æssen», «Auf Then-

äcker», etc., ont été autorisées.

Ces arrêtés ainsi qu'un double des actes

d'association sont déposés au Gouvernement

et aux secrétariats communaux de Steinsel et

de Beaufort.

Luxembourg. le 30 mai 1913.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement.

EYSCHEN.

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 31 mai ct.,

l'association syndicale pour la construction

d'un chemin d'exploitation aux lieux dits

«Im Allerbornerpad », etc., à Troine, dans la

commune de Bœvange, a été autorisée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'as-

sociation sont déposés au Gouvernement et au

secrétariat communal de Bœvange.

Luxembourg, le 31 mai 1913.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis. — Associations syndicales.

Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars

1900, la société locale agricole de Berbourg a

déposé au secrétariat communal de Manternach

l'un des doubles de l'acte d'association sous

seing privé, dûment enregistré, ainsi qu'une

liste indiquant les noms, professions et domi-

cile des administrateurs et de tous les associés.

Luxembourg, le 2 juin 1913.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaften.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom

heutigen Tage sind die Genossenschaften für

Anlage von Feldwegen: 1. zu Heisdorf, Orte

genannt „ I n den Hombuchen", „Im Brill";

2. zu Müllendorf, Orte genannt „In Romesch",

„In den Kirten"; 3. zu Dillingen, Orte ge-

nannt „Auf den Ässen", „Auf den Thenäcker",

usw., ermächtigt worden.

Diese Beschlüsse sowie ein Duplikat der

Genossenschastsatten sind auf der Regierung

und den Gemeindesekretanaten von Steinsel

und Befort hinterlegt.

Luxemburg, den 30. Mai 1913.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 31.

Mai ct., ist die Syndikatsgenossenschaft für

Anlage eines Feldweges, Orte genannt „ I m Al-

lerbornerpad" usw. zu Trotten, Gemeinde Bögen,

genehmigt worden.

Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-

mossenschaftsaktes find auf der Regierung und

dem Gemeindesekretariate von Bögen hinterlegt.

Luxemburg, den 31. Mai 1913.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaften.

Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März 1900,

hat der landwirtschaftliche Lokalverein von Ber-

burg auf dem Gemeindesekretariat von Manter-

nach, ein Duplikat der einregistrierten Privat-

urkunde, betreffs des Genossenschaftsaktes, nebst

einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand

und Wohnort der Verwaltungsräte, sowie sämt-

licher Mitglieder angibt.

Luxemburg, den 2. Juni 1913.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Avis. — Règlement communal

En séance du 22 mars 1913, le conseil com-

munal de la ville d'Esch-s.-Alz. a édicté un

règlement sur le colportage dans cette com-

mune. — Le dit règlement a été dûment ap-

prouvé et publié.

Luxembourg, le 29 mai 1913.

Le Directeur général de l'intérieur,

BRAUN.

Avis. — Règlement communal.

Dans leurs séances des 5 janvier 1913, resp.

24 janvier et 19 avril 1913, le conseil de fabrique

d'église de Nœrtrange et le conseil communal

de Winseler ont arrêté, d'accord avec le bureau

des marguilliers et le curé de la paroisse de

Nœrtrange, un règlement de police sur le jubé

de l'église paroissiale de Nœrtrange. — Le dit

règlement a été dûment publié.

Luxembourg, le 31 mai 1913,

Le Directeur général de l'intérieur,

BRAUN.

Avis. — Timbre.

Il résulte d'une quittance délivrée par le

receveur de l'enregistrement des actes civils

à Luxembourg, le 30 mai 1913, vol. 58, n° 42,

que la société anonyme luxembourgeoise des

chemins de fer et minières Prince-Henri a

acquitté le droit de timbre, à raison de soixante-

quinze mille actions, portant les nos 1 à 75000,

d'une valeur de 500 fr. chacune, en rempla-

cement d'autant «d'actions émises antérieure-

ment, de même valeur et portant les mêmes

numéros.

L'a présente publication est destinée à satis-

faire à l'art 5 de la loi du 25 janvier 1872.

Luxembourg, le 31 mai 1913.

Le Directeur général des finances,

M. MONGENAST.

Bekanntmachung. — Gemeindereglement.

In seiner Sitzung vom 22. März 1913 hat der

Gemeinderat von Esch a. d. Alz. ein Reglement

über den Hausierhandel in dieser Gemeinde er-

lassen. — Besagtes Reglement ist vorschriftsmäßig

genehmigt und veröffentlicht worden.

Luxemburg, den 29. Mai 1913.

Der General-Direktor des Innern.

B r a u n .

Bekanntmachung. — Gemeindereglement.

In seiner Sitzung vom 5. Januar 1913 bezw.

24. Januar und 19. April 1913 hat der Kirchen-

fabrikrat von Nörtringen und der Gemeinderat

von Winseler, im Einvernehmen mit der Kirch-

meisterstube und dem Pfarrer von Nörtringen

ein Polizeireglement über die Emporbühne der

Pfarrkirche von Nörtringen erlassen. — Besagtes

Reglement ist vorschriftsmäßig

veröffentlicht

worden.

Luxemburg, den 31. Mai 1913.

Der General'Direktor des Innern,

Braun.

Bekanntmachung. — Stempel.

Zufolge einer untern: 30. Mai 1913, Band 58,

Nr. 503 vom Einregistrierungseinnehmer der Zi-

vilakten zu Luxemburg ausgestellten Quittung

hat die Anonyme Prinz-Heinrich-Eisenbahn- und

Erzgrubengesellschaft die Stempelgebühr ent-

richtet für 75.000 Aktien mit den Nrn. 1 bis

75.000 von je 500 Fr. in Ersetzung ebensovieler,

früher verausgabter Aktien, von gleichem Wert

und mit denselben Nummern.

Gegenwärtige Bekanntmachung soll dem Art. 5

des Gesetzes vom 25. Januar 1872 Genüge leisten.

Luxemburg, den 31. Mai 1913.

Der General-Direktor des Finanzen,

M. Mongenast.

V. BÜCK. IMPRIMEUR DE LA COUR. LUXEMBOURG.

Mémorial

Grand-Duché de Luxembourg.

Großherzogtums Luxemburg.

Annexe au N° 35,1913.

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE

PENDANT L'ANNÉE 1912.

Aperçu le la situation économique.

Au point de vue industriel et commercial l'année 1912 apparaît comme nettement favorable.

Une activité générale et sans précédent n'a cessé de régner dans toutes les branches de l'industrie,

le mouvement des échanges a atteint une ampleur tout à fait remarquable et les résultats financiers,

pris dans leur ensemble, ont été très satisfaisants.

La réserve dont témoignait encore le marché au début de l'année, et qui avait sa cause dans

les inquiétudes qu'avait fait naître la guerre italo-turque, disparut aussitôt quand on acquit la

certitude que les hostilités resteraient limitées aux deux pays en présence. Dès les premiers mois

on pouvait constater un retour de faveur des capitaux vers les valeurs industrielles. Les placements

en titres à revenu fixe, arrivés à leur période de saturation, étaient délaissés. L'épargne cherchait

un emploi d'un autre côté. Ce revirement ne manqua pas d'exercer une heureuse influence sur

le développement de l'industrie et le brusque déchaînement de la guerre balkanique ne parvenait

pas à ébranler la confiance dans l'avenir. La puissance du mouvement économique était telle

que l'aspect inquiétant de la situation politique internationale ne put arrêter l'admirable essor

pris par l'industrie dans les neuf premiers mois de l'année.

Les chiffres du commerce extérieur du Zollverein réflètent cette marche irrésistible en avant.

Les importations se sont élevées à 10.292 millions de marks, supérieures de 586 millions à l'année

précédente; les exportations ont atteint 8.888 millions de marks, dépassant de 182 millions le

chiffre de 1911, L'excédent des importations sur les exportations a été de 1404 millions contre.

Memorial

du

des

1600 millions en 1911. La courbe du commerce extérieur s'est développée comme suit pendant

a dernière période quinquennale

(en millions de marks)

Importations.

Exportations.

8.077,1

6.481,7

8.860,4

6.858,9

9.305,8

7.644,2

9.811,6

8.219,9

10.292

8.888

Comme conséquence naturelle de l'essor extraordinaire de l'industrie et de commerce, nous

avons à signaler un renchérissement continu de l'argent. De nouvelles entreprises, surgissant de

tous les côtés, absorbèrent des capitaux considérables. D'autre part, les retraits de fonds auprès

des établissements de banque et des caisses d'épargne dans les pays de l'Union douanière, qui ont

été effectués surtout pendant les derniers mois de l'année 1912 à la suite des complications poli-

tiques toujours plus menaçantes, provoquèrent un rétrécissement fort gênant sur le marché

monétaire, de telle sorte que la Banque de l'Empire d'Allemagne, qui est pour notre pays la prin-

cipale banque régularisatrice, s'est vu obligée d'élever le taux d'escompte à 6 % dès le mois de

novembre. Alors que le taux moyen de cet établissement était de 4,35 on 1911, il s'est élevé en

1911 à 4,93. On peut d'ailleurs constater la môme élévation pour le taux d'escompte des autres

pays voisins

France.

Belgique.

Hollande.

Angleterre.

3,13

4,38

3,45

3,47

3,38

5,15

4,00

3,76

Le cours du taux officiel de l'escompte en Allemagne pendant l'année 1912 offre les variations

suivantes

5%

jusqu'au 11 juin,

4½% jusqu'au 24 octobre,

5%

jusqu'au 14 novembre;,

6%

jusqu'à la fin de l'année.

Les index numbers (de M. Sauerbeck), qui jouissent d'une considération reconnue, font res-

sortir un relèvement très significatif des prix. Ils s'établissent pour les différents mois comme

suit

janvier

81,8

mai

85,0

septembre

86,7

février

82,9

juin

85,5

octobre

85,8

mars

84,4

juillet

86,5

novembre

85,3

avril

85,0

août

85,9

décembre

86,4

Le relèvement s'est poursuivi d'une façon rapide et discontinue jusqu'au mois de septembre

qui marque le sommet de la courbe; une baisse se produit à cette époque, mais cette baisse n'a

été ni fort longue ni très prononcée, et l'année finit sur une nouvelle hausse des prix indicateurs.

Si nous tirons les moyennes des nombres indicateurs des années précédentes, nous obtenons 80

pour l'année 1907, 73 pour 1908, 74 pour 1909, 78 pour 1910, 80 pour 1911 et 85 pour 1912. Le

(en millions de marks)

Importations.

Exportations.

8.077,1

8.860,4

9.305,8

9.811,6

10.292

6.481,7

6.858,9

7.644,2

8.219,9

8.888

France.

3,13

Belgique.

4,38

Hollande.

3,45

4,00

4,00

Angleterre.

3,47

3,76

5%

4½%

5%

6%

jusqu'au 11 juin,

jusqu'au 24 octobre,

jusqu'au 14 novembre,

jusqu'à la fin de l'année.

janvier

81,8

février

82,9

mars

84,4

avril

85,0

mai

85,0

juin

85,5

juillet

86,5

août

85,9

septembre

86,7

octobre

85,8

novembre

85,3

décembre

86,4

relèvement, des prix pour l'année dernière apparaît donc comme particulièrement brusque et

violent.

Nous n'entendons pas tirer des conclusions définitives de ces nombres. Il y a certes une grande

part d'arbitraire dans les procédés qui servent, à établir les tableaux des nombres indicateurs et

ceux-ci ne peuvent fournir que des résultats approximatifs. Pour que la moyenne de ces nombres

lût exacte, elle devrait comprendre l'ensemble des transactions faites à une même époque et

s'inspirer de tous les produits et du volume des transactions sur chaque produit de manière à

affecter les prix de coefficients proportionnels au rôle que chacun a joué dans le mouvement des

affaires. Mais ces statistiques, tout imparfaites qu'elles soient, permettent de suivre les variations

qui se produisent dans l'évolution économique.

Le renchérissement de la vie est resté encore au premier plan des préoccupations de l'industrie

et du commerce. Quoique le problème de la vie chère soit éternel, les plaintes au sujet de la rapide

augmentation des dépenses familiales sont devenues particulièrement vives au cours des der-

nières années. Le prix moyen de la vie n'est évidemment pas en rapport mathématique avec les

résultats de la récolte de 1912, qui fut excellente, et les conditions actuelles de la production

dans l'ensemble si varié des phénomènes qui constituent la vie chère, les habitudes nouvelles des

consommateurs et le besoin plus général de bien-être doivent être envisagés surtout. C'est la hausse

ininterrompue de la viande qui suscite le plus de plaintes et qui a sa cause dans l'augmentation

constante de la consommation. La nourriture carnée tend à prendre une place de plus en plus

importante dans l'alimentation du peuple: ainsi s'accentue la disproportion entre l'offre de bétail

de boucherie et la demande de la viande.

Le 5e Congrès international des Chambres de commerce, qui s'est tenu à Boston du 24 au

27 septembre 1912, a examiné cette question. Il a approuvé la proposition de réunir une Confé-

rence internationale qui s'occupera de l'augmentation du prix des choses nécessaires à la vie, de

ses causes, des effets qui en résultent, et qui recherchera les mesures pouvant améliorer cette si-

tuation.

Au point de vue de la politique commerciale et douanière du Zollverein, il n'y a guère de progrès

très appréciables à signaler. L'absence d'un traité de commerce avec le Canada se fait toujours

sentir. Par contre, les dispositions si rigoureuses sur la nouvelle tarification des marchandises

à leur entrée en France ont été heureusement atténuées. On fonde aussi quelque espoir sur le

revirement politique aux Etats-Unis, qui apportera certainement un tempérament aux tendances

ultra-protectionnistes et aura comme conséquence une augmentation des échanges internationaux.

Quoique l'échéance des traités de commerce existants soit encore assez lointaine, les milieux

industriels s'occupent déjà de la préparation des nouveaux tarifs douaniers. Les conditions de

production se sont modifiées depuis l'entrée en vigueur du tarif actuel et le degré de protection

que méritent les différentes branches a certainement changé depuis. A côté de ce mouvement

nous voyons apparaître la demande d'un tarif « intégral» qui prévoit des droits sur les produits

agricoles aujourd'hui libres et surtout sur les principales matières premières nécessaires à l'in-

dustrie. Nous ne saurions assez insister sur les dangers que cachent ces aspirations. Un tarif intégral

créerait des embarras nouveaux à l'industrie: l'augmentation des droits d'entrée sur les produits

agricoles élèverait le coût de la vie et, par répercussion, le prix de revient de tous les produits.

L'exportation, trop fortement grevée, aurait de sérieuses difficultés à soutenir la concurrence.

L'année 1913 s'est ouverte au milieu du fracas des armes. Si les perspectives sont demeurées

satisfaisantes, leur développement est intimement lié à la situation politique. Il faut espérer

notamment qu'une se produira rien de grave qui puisse irrémédiablement compromettre les progrès

réalisés dans le courant de l'année passée. Au commencement de 1913, les affaires n'attendaient

plus qu'une éclaircie dans la situation extérieure pour reprendre leur entrain.

La marche des affaires dans notre région montre toutes les caractéristiques de la situation

que nous venons d'examiner au point de vue général. Les rapports qui ont été adressés à la Chambre

de commerce font ressortir une augmentation considérable du volume de la production et des

échanges; ils signalent, de plus, l'orientation continue de matières premières et des salaires vers

une hausse que les prix de vente ne peuvent suivre qu'avec prudence. Pour les desiderata for-

mulés par certaines branches nous renvoyons aux aperçus spéciaux.

L'extraction du minerai de fer, stimulée par la forte demande des hauts-fourneaux du pays,

est en sérieux progrès: de 6.059.797 tonnes elle a passé à 6.553.930 tonnes, soit une augmentation

de 8,3 % comparativement à l'année précédente qui avait apporté un recul sensible. A relever

que l'allure des expéditions de minerais vers les régions industrielles tributaires du bassin minier,

notamment vers la Belgique, s'est encore ralentie par suite de la concurrence toujours plus redou-

table des minerais de Briey. La légère amélioration des prix de vente des minettes qui s'était

dessinée vers la fin de l'année 1911, s'est maintenue en n'affirmant même.

Mais c'est la métallurgie qui a pris l'essor le plus remarquable. La production de la fonte a

passé de 1.728.973 tonnes à 2.252.229 tonnes, celle de l'acier de 716.194 tonnes à 947.184 tonnes,

alors que les fonderies ont porté leur production de 16.002 tonnes à 20.893 tonnes. Le marché

des fontes a été vivement sollicité aussi bien par la consommation à l'intérieur que par les demandes

à l'exportation. Le « Roheisenverband», auquel les usines lorraines-luxembourgeoises ont adhéré

définitivement vers la fin de l'année 1911, n'a pas laissé que d'imprimer à ce marché une force

nouvelle ainsi qu'une régularité des plus fécondes. Le « Stahlverband», après des négociations

longues et difficiles, a été renouvelé pour une nouvelle période de cinq ans, mais seulement pour

les produits A, les produits B échappant désormais à son action. Les résultats financiers ont donné

entière satisfaction aux usines métallurgiques.

Le bâtiment a montré une allure plutôt réservée à Luxembourg et dans les localités subur-

baines, alors que l'activité tout à fait remarquable que nous signalons depuis une série d'années

dans le bassin minier, où les agrandissements des grandes usines ont créé des besoins nouveaux,

continue d'ouvrir de belles perspectives à cette industrie. Les industries des terres et pierres, notam-

ment la briqueterie, répercutent cette situation.

La lente et progressive élimination des petits établissements se poursuit dans la tannerie.

La ganterie a travaillé à pleine allure, mais les commandes, très nombreuses, sont allées en grande

partie aux qualités bon marché et l'accaparement des peaux brutes par les marchands de peaux

a fait hausser les prix de revient. Pour les différentes branches de l'industrie textile on renseigne

un degré d'occupation très satisfaisant.

Travaux de la Chambre de commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1912, nous signalons parti-

culièrement celles qui suivent

Frappe de monnaies nationales d'argent.

Consultée par le Gouvernement sur la question de la frappe de monnaies nationales d'argent

de 2 fr., 1 fr., et 0,50 fr. pour une somme de 2,5 millions, la Chambre a répondu par l'avis suivant

Au point de vue monétaire, le Grand-Duché occupe une situation assez bizarre: on y compte

en francs alors que les payements se font exclusivement en marks. Chaque opération de caisse

nécessite ainsi un certain travail arithmétique: la conversion des marks en francs et réciproquement,

travail qui ne va pas sans quelques petites erreurs ou pertes accidentelles qui pourraient être

évitées si les pièces métalliques en circulation correspondaient à la monnaie de compte, c'est-à-

dire si le franc existait en fait au lieu de rester à l'état d'unité monétaire fictive.

Il n'y a donc pas lieu de prévoir que la mise en circulation de monnaies divisionnaires d'argent

de 2 fr., 1 fr. et 0,50 fr. suscite des difficultés quelconques dans les transactions ou vienne créer

des troubles dans le fonctionnement de l'appareil monétaire. La Chambre est persuadée, au con-

traire, que le public luxembourgeois fera un bon accueil à la nouvelle monnaie nationale qui serait

appelée à simplifier en une certaine mesure les transactions au comptant.

Une condition essentielle pour que les monnaies nationales d'argent ne causent pas d'embarras

dans la circulation est cependant que leur quantité soit proportionnelle au chiffre de la popu-

lation de façon que les petites transactions puissent s'effectuer facilement, mais que cette monnaie

Dans les industries de consommation et d'alimentation, la situation varie avec les branches.

La meunerie s'est trouvée dans des conditions certainement meilleures qu'en 1911, quoique la

production soit restée à peu près stationnaire. L'industrie des tabacs a été occupée régulièrement

durant toute l'année et le nombre des ouvriers a été renforcé; la production a légèrement augmenté

pour les principaux articles. La brasserie, par suite d'un été maussade, montre un recul: la pro-

duction de la bière est descendue de 326.546 hl. à 297.986 hl., mais elle est toujours en léger progrès

sur l'année 1910.

Pour enrayer la hausse du prix de la viande, le Gouvernement, par arrêté du 8 novembre

1912, a autorisé les administrations communales de Luxembourg, de Hollerich et d'Esch-s.-Alz.

d'importer par voie ferrée, à destination directe des abattoirs des dites localités, un contingent

total hebdomadaire de 80 têtes de gros bétail de boucherie de provenance hollandaise. Cependant

les généreuses initiatives de ce genre, si elles apportent un soulagement passager à un mal, qui a

peut-être atteint son maximum d'intensité dans le Zollverein, mais dont les autres pays com-

mencent à souffrir à leur tour, quoique dans une mesure moindre, n'apportent aucun remède

a une situation qui est, en somme, le résultat de l'offre et de la demande et qui menace de s'exas-

pérer encore à l'avenir.

Sur le marché du travail, la forte demande de main-d'œuvre a été entretenue par les besoins

croissants de la métallurgie. Alors que la bourse de travail d'Esch renseigne 4.912 demandes contre

6.127 offres, celle de Luxembourg renseigne 2.787 demandes contre 5.615 offres.

ne puisse pas devenir surabondante, excédant ce qui est nécessaire aux besoins quotidiens du

commerce de détail.

La question se pose donc si le Grand-Duché est susceptible d'absorber 2,5 millions d'argent.

L'exemple des pays voisins nous fournit à ce sujet de précieuses indications. Les pays de l'Union

latine avaient fixé en 1885 leur contingent de. monnaies divisionnaires d'argent à 6 fr. par tête

d'habitant. Plus tard, ayant reconnu l'insuffisance des monnaies divisionnaires dans la circu-

lation, insuffisance due, entre autres causes, à la disparition d'un grand nombre de ces monnaies

et au développement constant des petites transactions, les cinq gouvernements intéressés, par

la convention de 1897, portèrent en principe de 6 à 7 fr. par tête' d'habitant la proportion des

frappes divisionnaires. Au cours des années suivantes le contingent fut encore reconnu insuffisant.

L'Union se vit forcée d'élever sa frappe à 16 fr. par tête d'habitant à atteindre en 15 années par

des frappes annuelles de 0,60 fr. par tête d'habitant. M. Leroy-Beaulieu estime d'ailleurs que

« si les écus de 5 fr. étaient réduits au rôle de monnaie d'appoint, on pourrait fixer de 20 à 25 fr.,

au maximum à une quarantaine de francs par tête d'habitant, la quantité de toutes les monnaies

à conserver». L'Allemagne, en 1873, avait arrêté sa frappe à 10 mk. par tête d'habitant pour lès

monnaies divisionnaires d'argent; en 1900 elle étendait cette frappe jusqu'à 15 mk. en s'interdisant

de dépasser ce chiffre.

Il ne paraît, donc pas qu'une quantité de 10 fr. par tête d'habitant soit exagérée, même, quand

on considère que l'argent allemand continuera à circuler dans le Grand-Duché concurremment

avec les pièces nationales, comme c'est le cas aujourd'hui pour le nickel.

Peut-on conclure cependant du fait que les monnaies étrangères s'infiltrent dans le Grand-

Duché qu'il est à prévoir que notre monnaie se répandra en partie dans les pays frontières où

elle serait tolérée par la force des choses ? La Chambre hésite à partager cette manière de voir.

L'empressement avec lequel on accepte ici les pièces de l'Union latine s'explique très facilement

par le bénéfice qu'on réalise sur le change. Le public reçoit ces pièces de préférence aux pièces

allemandes, nationalisées en quelque sorte. Aucune caisse ne fait des difficultés pour les recevoir.

Mais pouvons-nous espérer la réciprocité? Evidemment non. Nous ne pouvons pas attendre le

même accueil on France et en Belgique pour le franc luxembourgeois, qui, sous une étiquette rap-

pelant les monnaies de l'Union latine, constitue bel et bien une monnaie allemande donnant une

perte au change. Les caisses publiques de ces deux pays n'accepteront pas nos pièces qui seront

rangées parmi les pièces à refuser. Dans la région frontière française ou belge nos francs se heurteront

aux mêmes difficultés que les marks.

Reste l'Allemagne, qui, à titre de réciprocité, devrait accepter en quelque sorte nos francs.

Ce seraient des pièces rentrant dans l'édifice monétaire allemand et elles pourraient y être reçues

au pair, sans bénéfice ni perte au change. L'expérience n'est pas là pour nous guider, mais il est

très probable que l'étiquette étrangère fasse hésiter le public allemand, nécessairement plus ex-

clusif que le public français ou belge, lequel, par suite des arrangements de l'Union latine, est

habitué à une circulation internationale.

De l'avis de la Chambre il n'y a pas lieu de compter sur une circulation active de nos pièces

dans les régions limitrophes, quoiqu'il soit toujours possible qu'une certaine quantité prenne le

chemin de l'étranger, comme nous l'avons pu observer dans le temps pour les sous et gros sous

en billon.

A ces considérations la Chambre croit devoir ajouter encore qu'il paraît désirable, dans l'in-

térêt des transactions, que l'aspect des nouvelles pièces ne permette pas de les confondre facile-

ment avec les monnaies allemandes.

Chemins de fer. — Correspondances Bruxelles-Luxembourg.

A la date du 1er novembre 1910, la Chambre avait signalé à l'attention du Gouvernement

les avantages très réels que le rétablissement du train direct Bruxelles-Luxembourg (départ de

Bruxelles Quartier Léopold à 16 h. 41, arrivée à Luxembourg à 10 h. du soir), qui avait été organisé

pendant l'Exposition de Bruxelles, serait appelé à rendre.

Depuis, elle a été informée par M. le Ministre de Belgique à Luxembourg que l'administration

des chemins de fer de l'Etat belge, s'étant occupée de cette proposition, estimait que le rétablisse-

ment du train en question « entraînerait des dépenses considérables hors de toute proportion avec

l'augmentation présumée des recettes ».

La Chambre ne partage nullement cette manière de voir. Si, comme elle suppose, les recettes

ont, été peu encourageantes, il faut en chercher la cause dans la circonstance que ce train n'avait

pas été porté à la connaissance du public et ne figurait même pas sur l'Indicateur officiel belge.

Elle est persuadée que, dans des conditions ordinaires, les recettes justifieront sa création.

Les arguments qu'elle a invoqués antérieurement pour demander le rétablissement de ce

train, subsistent dans toute leur force. Los nombreux Luxembourgeois qui se rendent à Bruxelles

pour affaires n'ont aucun train entre 10 h. 20 du matin et 6 h. 35 du soir, leur permettant de rentrer

à Luxembourg aussitôt leurs affaires terminées. Le train qui a été supprimé après une courte

existence répondait à ce besoin.

Par sa lettre du 6 avril 1912, la Chambre a donc prié le Gouvernement de bien vouloir donner

à cette proposition son entier appui, surtout que les améliorations sur la ligne Bruxelles-Luxem-

bourg sont lentes à se faire comparativement aux lignes vers l'Allemagne. Ayant été informée

depuis par le Gouvernement que les démarches successives en vue du rétablissement du train

direct Bruxelles-Luxembourg se heurtaient à un refus net de la part l'Etat Belge et qu'un

résultat plus favorable n'était pas à espérer pour le moment, elle a repris cette question, dans sa

séance du 13 juin, mais en modifiant ses anciennes propositions.

Nos négociants réclament une correspondance directe Bruxelles-Luxembourg, dont le départ

de Bruxelles serait fixé entre 14 et 16 heures et l'arrivée à Luxembourg entre 8 et 10 heures du soir,

c'est-à-dire leur permettant de rentrer à Luxembourg aussitôt leurs affaires terminées, sans devoir

attendre le train n(…) 2 (départ de Bruxelles à 18 h. 35). Entre le train n° 1234 (départ de Bruxelles

à 12 h. 10), qui part trop tôt, et le train n° 2 il n'y a, actuellement, aucun départ pour Luxembourg,

Persuadées que l'organisation d'une correspondance dans le sens indiqué répondrait à un besoin

impérieux, la Chambre a été amenée à s'occuper du train n° 1284 (départ de Bruxelles à 14h. 21),

qui arrive à Arlon à 18 h. 32. Elle s'est demandé notamment si ce train ne pourrait pas être

continué jusqu'à Luxembourg pour y arriver vers 8 heures du soir. Si le départ de ce train pouvait

être retardé d'une heure, il rendrait les mêmes services que l'ancien train de 16h. 41 dont elle

avait demandé le rétablissement.

La Chambre a donc sollicité l'appui du Gouvernement pour cette nouvelle proposition. Elle

a décidé encore d'associer à ses démarches les Chambres de commerce de Trèves et de Metz que la

question doit intéresser directement à cause des correspondances.

Correspondances sur la ligne de Trèves.

Dans sa lettre du 6 avril 1911, la Chambre avait soumis au Gouvernement les desiderata

suivants au sujet de la correspondance que Luxembourg possède pour le train n° 154 Cologne-

Luxembourg.

« L'itinéraire Cologne-Luxembourg se décompose actuellement comme suit

Cologne départ 7 h. 10,

Trèves arrivée 10 h. 32,

Trèves départ 11 h. 08,

Luxembourg arrivée 1.2 h. 27.

Au sentiment de la Chambre de commerce, cette correspondance est susceptible de très

sérieuses améliorations. L'arrêt de 36 minutes à Trèves, qui ne se justifie guère, pourrait être

réduit à quelques minutes, et le train n° 460, qui s'arrête aujourd'hui à Trèves-Sud, Karthaus,

Igel, Wasserbillig, Wecker, Roodt et Oetrange, transformé en un train rapide. Ces diverses amé-

liorations permettraient d'arriver à Luxembourg une heure plus tôt, c'est-à-dire vers 11 h. 30.

Depuis, notre Chambre a été saisie de la part de la Chambre de commerce de Mülheim-s.-Rhin

d'une requête concernant l'amélioration des correspondances Cologne-Luxembourg. Cette requête

vise principalement le train n° 154. La Chambre de Mülheim regrette surtout que les voyageurs

pour Luxembourg soient forcés d'attendre 36 minutes le départ de la correspondance pour Luxem-

bourg à une. heure aussi avancée; de la nuit.

Notre Chambre a été amenée ainsi à examiner de nouveau la correspondance si défectueuse

que nous possédons pour ce train. Elle s'est demandé cependant si la solution qu'elle a proposée

dans sa lettre du 6 avril 1911 ne susciterait pas des réclamations dans la région desservie par la

ligne de Trêves qui ne posséderait plus de train de nuit après le n° 458 (départ de Trèves à 6 h. 24,

arrivée à Luxembourg à 8 h. 03).

Une autre proposition qu'elle a envisagée alors serait appelée à donner satisfaction à tous

les intéressés. Cette proposition consiste à continuer le train rapide n° 154 directement jusqu'à

Luxembourg, indépendamment du train n° 460 qui continuerait à marcher avec son horaire actuel.

Le train n° 154 desservirait à souhait les intérêts internationaux alors que le train n" 460 continue-

rait à desservir les intérêts locaux.

Trains ouvriers.

A la date du 6 avril 1912, la Chambre a présenté au Gouvernement les desiderata suivants

concernant l'organisation de trains ouvriers sur la ligne secondaire Luxembourg-Remich

Sur les diverses lignes du réseau Guillaume-Luxembourg circulent des trains ouvriers qui

répondent à un besoin très réel et sont fort appréciés par les intéressés: industriels et ouvriers.

Les chemins de fer secondaires qui desservent une région agricole où l'offre de la main-d'œuvre

. dépasse la demande n'ont pas encore suivi cet exemple. Comme les industries de la banlieue de

Luxembourg ont parfois des difficultés à se procurer la main-d'œuvre nécessaire, la Chambre

a décidé d'appeler l'attention du Gouvernement sur l'importance que présenterait l'organisation

de trains ouvriers sur cette ligne. Un train ouvrier partant de Weiler ou Alzingen amènerait cer-

tainement à Luxembourg de nombreux ouvriers à qui l'état actuel des correspondances ne permet

pas de chercher du travail dans les établissements industriels de la ville et des environs.

Le Gouvernement, dans sa réponse, exprime l'espoir qu'avec les voitures automotrices benzo-

électriques dont on fera l'essai prochainement, on arrivera à aplanir les difficultés actuelles et à

satisfaire à ces desiderata dont la légitimité a été reconnue depuis longtemps par le service des

chemins de fer.

Tram électrique Luxembourg-Esch.

Dans sa séance du 5 septembre 1912, la Chambre avait décidé d'appeler l'attention du Gou-

vernement sur la question d'un tram électrique Luxembourg-Esch, cette nouvelle ligne, outre

qu'elle serait d'un rendement assuré, devant contribuer dans une forte mesure au développement

des relations commerciales entre les deux localités.

A la suite d'une requête de l'Association des commerçants d'Esch, la Chambre a été amenée

à s'occuper de nouveau de cette question. L'Association met en doute la rentabilité de la ligne.

La conformation du terrain ne permettant pas d'établir une communication plus rapide par la ligne

projetée, celle-ci ne répondrait pas au but proposé. De plus, par suite de l'adjonction de cette

nouvelle ligne, l'exécution des chemins de fer intercommunaux projetés dans le canton d'Esch

serait retardée et rendue plus difficile. La création de quelques nouveaux trains rapides Luxem-

bourg-Esch ou l'organisation d'un service de voitures automotrices répondrait mieux aux intérêts

des deux localités. Les intérêts du commerce et de l'industrie exigent avant tout l'exécution aussi

prompte que possible du réseau intercommunal.

La Chambre est loin de partager les appréhensions qui se dégagent de ces arguments. 11 s'agit,

d'après les informations qu'elle a recueillies, de deux projets bien distincts n'ayant aucun rapport

ensemble et qui ne sauraient exercer d'influence l'un sur l'autre: des chemins de fer intercommunaux

du canton d'Esch à construire avec le concours de l'Etat et d'un chemin de fer Luxembourg-

Esch qui est sorti de l'initiative privée. Ce dernier ne saurait donc en aucune façon retarder ou

contrecarrer, comme on semble le croire, l'exécution des lignes projetées dans le bassin minier. Les

deux lignes ne sont nullement concurrentes et complètement indépendantes l'une de l'autre.

Une autre conception erronée est qu'une communication directe Luxembourg-Esch serait

préjudiciable aux intérêts de cette dernière localité dont le commerce serait attiré en partie à

Luxembourg. Cette appréhension ne ré.(…)iste pas à un examen sérieux. L'expérience a démontré,

au ' contraire, que plus les communications se développent entre deux localités, distinctes par la

nature de leur activité économique, plus les échanges se développent au profit de toutes les deux.

Le gain économique est généralement égal des deux côtés.

En conséquence, la Chambre a adopte dans sa séance du 14 novembre 1912 la résolution

suivante, qui résume, on les conciliant, les intérêts des deux localités

d'inviter le Gouvernement à hâter la construction des chemina de fer projetés dans le canton

d'Esch et à prendre les mesures nécessaires pour que la ligne Luxembourg-Esch soit construite

dans le même délai.

Entrepôt à annexer à la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg.

La Chambre de commerce constate avec satisfaction que la Direction des douanes reconnaît,

à son tour, la nécessité de la création d'un entrepôt près de la nouvelle gare aux marchandises

de Luxembourg qu'elle avait déjà relevée dans son avis du 10 août 1911. En présence du refus

des chemins de fer alsaciens-lorrains de se charger de la construction de l'entrepôt, la Direction

des douanes propose la construction par les soins de l'Etat.

Dans son avis du 15 juin 1912, la Chambre fait remarquer qu'un entrepôt bien agencé et pourvu

des installations nécessaires serait appelé à rendre des services considérables, car il est reconnu que

les entrepôts en général impriment un vigoureux essor au commerce, stimulent le goût des affaires

et forment une source très appréciable de bénéfices, alors que les consommateurs en retirent éga-

lement des avantages sur lesquels il est inutile d'insister. Les commerçants évitent ainsi d'immo-

biliser le montant des droits d'entrée en attendant la vente ou la réexportation des marchandises.

Le dédouanement s'y opère en présence du destinataire qui peut fournir aux agents tous les rensei-

gnements nécessaires et éviter des difficultés résultant de déclarations incomplètes ou erronées.

Pour ce qui est de l'entrepôt actuel, il ne répond sous aucun rapport aux exigences du com-

merce tant à raison de sa situation éloignée de la gare que de son exiguité, de son agencement

sommaire et de l'insuffisance de ses installations. D'ailleurs, il n'est guère utilisé par nos com-

merçants.

La Chambre a donc vivement engagé le Gouvernement à hâter la solution de cette question

dans le sens proposé par la Direction des douanes.

Réduction des tarifs de transport sur les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr et le bassin

de la Moselle.

D'après les déclarations que M. de Breitenbach, ministre des travaux publics, a lues à la

Chambre des députés de Prusse dans la séance du 8 mars 1912, le Gouvernement prussien main-

tient le point de vue que la canalisation de la Moselle et de la Sarre n'est pas indiquée pour le moment,

mais il s'est déclaré prêt à examiner la question d'accorder aux industrie., du Sud-Ouest une compen-

sation sous une autre forme, c'est-à-dire sous forme d'une réduction des tarifs des chemins de fer.

Pour ce qui concerne plus spécialement le Luxembourg, le ministre a ajouté que l'intérêt des

échanges économiques entre l'Allemagne et le Grand-Duché serait très sérieusement servi par

cette diminution des tarifs, et même dans une mesure telle que ce pays se désintéresserait presque

complètement de la recherche d'autres voies de communications pour ses produits à expédier

par eau.

Ces réductions ont fait l'objet d'un projet élaboré par la Direction des chemins de fer prus-

siens sur lequel le comité du Bezirkseisenbahnrat de Cologne avait été appelé à donner son avis.

Sur l'initiative de la Direction des chemins de fer de Cologne, notre Chambre nomma un délégué

à cette réunion en la personne de son président, M. Léon Metz. L'attitude à prendre par le délégué

luxembourgeois fut arrêtée d'accord avec les maîtres du forges du pays. Dans la réunion du 25

septembre, le comité du Bezirkseisenbahnrat de Cologne, sur la proposition du président de la

direction des usines Krupp, d'Essen, se prononça en faveur d'une réduction plus forte sur les

Ces économies devront compenser les avantages que l'industrie du fer aurait retirés de ta

canalisation de la Moselle, évalués à 11,873.700 mk. ainsi que les avantages que l'industrie rhénane-

westphalienne retirera du canal du Rhin à Herne.

La Chambre de commerce a fait observer que ces réductions, si acceptables qu' elles soient,

ne sauraient représenter l'équivalent des avantages que le canal aurait procurés à l'industrie

luxembourgeoise. Ces compensations sont incomplètes d'abord: elles sont limitées aux cokes et

aux minettes. Les demi-produits et les produits finis sont exclus. Notre région continuera ainsi

à être désavantagée au point de vue du transport de tous les produits métallurgiques par rapport

•à la région rhénaue-westphalienne, qui est située sur des voies navigables naturelles et artificielles

et qui profitera eu plus de réductions très sérieuses sur les minerais.

A cette considération vient s'en ajouter une autre, non moins importante. Le projet des che-

mins de fer prussiens est basé sur les expéditions de l'année 1910. Tout fait prévoir cependant que

l'entrée en vigueur des nouveaux tarifs aura pour effet de modifier sensiblement l'allure des expé-

ditions. d' une, part, les usines du Bas-Rhin et de la Westphalie, stimulées par les tarifs avantageux,

se fourniront plus largement que par le passé de minettes de la région lorraine-luxembourgeoise ;

d'autre part, les importations de minerais de Briey qui se font encore aujourd'hui sur une échelle

relativement modeste, seront appelées à prendre un développement bien plus considérable. Si les

réductions proposées peuvent donc être considérées comme acceptables et contribueront certaine-

ment à renforcer la position de notre grande industrie sur le marché mondial, leur valeur comme

compensation pour l'abandon de la canalisation de la Moselle diminuera avec l'emploi plus avan-

tageux et plus considérable de nos minettes par les usines rhénanes-westphaliennes, au point de

devenir illusoire.

Ce qui vient corroborer cette appréhension, c'est qu'après l'introduction des nouveaux tarifs

les fontes luxembourgeoises pourront être produites par les usines rhénanes-westphaliennes à

un prix pour le moins aussi bas qu'il sera possible aux usines de notre région de les livrer. Ainsi

les frais de transport d'une tonne de coke de Ruhrort à Esch (324 km) ressortirait à 6,25 mk., soit

6,25 x 1,1 = 6,88 mk. par tonne de fonte. Les frais de transport des fontes jusqu'à Ruhrort rassor-

tiraient à 8,30 mk. Il s'ensuit que la tonne de fonte produite à Esch aura à supporter, livrée franco

à Ruhrort, 6,88 + 8,30 = 15,18 mk. de frais de transport.

pour la région de la Ruhr à

pour la région d'Aix-la-Chapelle à

pour la région de la Sarre à

pour la Lorraine et le Luxembourg à

soit ensemble à

2.583.400 mk.

64.400

1.032.100

4.834.700

8.514.800 mk.

minettes, mais, dans une réunion ultérieure, qui eut lieu le 30 octobre suivant, le Comité revenant

sur sa première décision, adopta le projet dans la forme présentée par les chemins de fer prussiens

Le projet prévoit, pour la distance moyenne de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et le bassin

de la Moselle, une réduction de 8 mk. par 10 tonnes de minette et de 12 mk. par 10 tonnes de coke

Sur la base des tonnages expédiés en 1910, le bénéfice en résultant pour les diverses régions inté-

ressées ressortirait comme suit

Une usine située à Ruhrort aurait à supporter sur les minerais provenant d'Algrange (339 km)

4,59 mk. par tonne, soit par tonne de fonte produite 3,3 x 4,59 =15,15 mk. L'usine de Ruhrort

aurait donc à supporter des frais de transport légèrement inférieurs à ceux de l'usine d'Esch qui,

aujourd'hui, possède une avance de 1 mk. en chiffre rond.

Dans l'examen du projet il y a lieu d'envisager encore que les chemins de fer trouveront dans

l'accroissement des transports de minerais et aussi dans la diminution du nombre des wagons

à coke retournant vides une compensation partielle, sinon totale, pour la réduction des tarifs.

Ainsi le sacrifice consenti par les chemins de fer apparaît bien plus modeste.

Il demeure bien entendu que l'application des nouveaux tarifs devra se faire intégralement

pour toutes les stations sans distinction, c'est-à-dire que le calcul de la réduction portera sur le

nombre de kilomètres entre la gare de départ et la gare de destination de n'importe quel réseau.

La Chambre a décidé d'appeler l'attention toute spéciale du Gouvernement sur ce point, afin que

les usines desservies par le Prince-Henri retirent de la réduction le même bénéficie que les usines

desservies par le Guillaume-Luxembourg.

Régime des colis postaux.

Une de nos usines métallurgiques avait appelé l'attention de la Chambre de commerce sur

le régime des colis postaux entre l'Allemagne et le Grand-Duché. Ainsi un colis urgent remis à

5 heures du soir à Aix-la-Chapelle n'a été délivré que le lendemain à 3 heures du soir à Esch-s.-Alz.

A une réclamation de l'expéditeur la poste allemande a répondu que le colis avait été expédié con-

formément aux prescriptions règlementaires et qu'une expédition plus prompte était impossible,

les colis postaux n'étant pas acceptés par tous les trains qui transportent les dépêches.

Il paraît que le retard que subissent les colis venant d'Allemagne provient surtout

de leur réexpédition à Trèves. La Chambre s'est demandé alors si cette opération, cause principale

des retards, ne pouvait être supprimée ou modifiée de façon à faire bénéficier les colis du même

régime que les lettres. Il serait vivement à désirer ensuite que les colis postaux, les colis urgents

ou par exprès en particulier, fussent acceptés par tous les trains qui transportent les dépêches.

Une réforme du régime actuel des colis postaux dans le sens indiqué étant certainement dans

l'intérêt des commerçants et industriels, la Chambre a recommandé cette question au bienveillant

examen du Gouvernement.

Taxes téléphoniques avec la région frontière.

La Chambre s'est occupée dans sa séance du 13 juin d'une requête de la Chambre de commerce

du Luxembourg, à Arlon, relative à la réduction des taxes téléphoniques. La requête vise un tarif

spécial de 0,50 fr. la communication avec le Grand-Duché et la création d'avis d'appel à 0,35 fr.

entre les deux pays dans une région frontière de 60 km.

On ne saurait nier que le prix actuel des communications téléphoniques n'est guère favorable

au commerce des localités frontières ou situées à pou de distance de la frontière. L'abaissement

des tarifs ne manquerait pas d'exercer une répercussion sur les relations de voisinage et de commerce

qui existent entre les deux pays et qui sont gênées dans leur développement. La Chambre a donc

prié le Gouvernement d'accueillir favorablement les propositions qui lui seraient faites dans ce

sens par le Gouvernement belge. Elle est persuadée que la réduction proposée par la Chambre

d'Arlon serait accueillie avec une vive satisfaction par les. habitants de la zone frontière.

La Chambre a saisi cette occasion pour signaler encore au Gouvernement l'intérêt que pré-

senterait l'extension de cette mesure à nos frontières indistinctement. Il est hors de doute que les

habitants de la région frontière allemande ou française attacheraient du prix à la réduction des

taxes téléphoniques dans un rayon déterminé comme elle est proposée par la Chambre de com-

merce d'Arlon.

Minières.

La statistique de production pour l'année 1912 renseigne les résultats ci-après

Nombre des sièges d'exploitation

Production totale

Valeur de la production

Prix moyen par tonne

Nombre des ouvriers occupés

sous terre

à ciel ouvert

ensemble

t.

6.059.796838

fr. 18.647.325,83

3,07

3.540

1.710

5.250

t.

6.533.930

fr.

19.427.507,82

2,97

3.692

1.655

5.347

La production moyenne par ouvrier ressort à 6.533.929 / 5.347 =1.221180 tonnes d'une valeur de

19.427.508 / 5.347 = 3.662.12 fr

Ces chiffres se répartissent comme suit sur nos trois bassins

Esch

Dudelange-Rumelange

Differdange-Petange

Nombre

des exploi-

tations.

PRODUCTION.

t. 1.851.496

2.344.851

2.337.583

t. 6.533.930

VALEUR.

fr. 5.684.092,72

7.034.522,70

6.708.862,40

fr. 19.427.507,82

Ouvriers em-

ployés

sous

terre.

1.235

1.338

1.119

3.692

à ciel

ouvert.

Nombre

total

des

ouvriers

1.567

1 970

1.790

5.347

Popu-

lation

ou-

vrière.

1.655

2.122

1.925

5.702

L'extraction du minerai de fer a regagné en 1912 le terrain perdu pendant 1 année précédente

de 6.959.797 tonnes elle a passé à 6.533.930 tonnes, soit une augmentation de 474.133 tonnes ou

de 8,3%.

Si la consommation sur place a fortement augmenté, le mouvement des expéditions vers les

autres régions industrielles qui s'approvisionnent dans le bassin minier luxembourgeois est resté

stationnaire dans son ensemble. L'orientation nouvelle que nous remarquons dans nos exporta-

tions de lui minerais depuis 1907 s'accentue d'une année à l'autre et quoique les besoins de ces régions

se soient prodigieusement développés au cours des dernières années, le relèvement de la courbe

de production en .1912 est dû exclusivement à l'augmentation de la consommation des usines du

pays.

Notre principal débouché à l'extérieur, la Belgique, a encore diminué le volume de ses impor-

Comme la Belgique a porté en 1912 ses importations de minerais de 5.678.000 tonnes à 6.415.000

tonnes, la part du Grand-Duché dans l'approvisionnement du marché belge, qui était encore de

55 % on 1907 pour tomber ensuite à 51 % en 1908, à 37% % en 1909, à 31% % en 1910 et à 27 %

en 1911, ne représente plus que 21,3 % des importations totales pour l'année 1912. Le recul de

la Lorraine est plus considérable encore. D'autre part, la France a augmenté le chiffre de ses im-

portations de près d'un million de tonnes.

La cause de ce revirement que nous constatons depuis cinq ans est dans la préférence que

les hauts-fourneaux belges accordent aux minerais de Briey. C'est particulièrement en Franco

que la métallurgie belge a assuré son avenir. La supériorité quantitative et qualitative du

gisement de Briey donne à celui-ci une situation exceptionnellement favorable que les tarifs

avantageux de la Compagnie de l'Est contribuent à mettre en évidence, et le minerai de Briey tend à

se substituer de plus en plus à nos minerais dans la sidérurgie belge.

A part quelques variations dues aux fluctuations du marché métallurgique, la production

du bassin minier luxembourgeois piétine sur place, contrairement à ce qui se passe dans les autres

régions du bassin des minettes qui montrent une rapide évolution. Le développement que l'extrac-

tion a prise dans les trois pays qui se partagent le bassin des minettes a été le suivant

Luxembourg.

6.347.781

6.595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.553.930

t.

Lorraine.

11.171.880

11.967.725

13.834.485

14.107.5.17

13.281.589

14.442.911

16.653.968

17.734.576

20.050.245

t.

Meurthe-et-Moselle.

5.845.096

6.302.1.1.9

7.398.929

8.821.953

8.749.837

10.648.398

13.204.818

14.858.000

17.235.125

t.

Bassin de Briey.

( 1.646.505

( 2.352.848

3.11.4.120

4.110.755

( 4.607.000

( 6.339.045

( 8.507.293

(10.477.343

(12.717.127

t.)

tations de notre région. Les importations de minerais en Belgique pendant les cinq dernières années

donnent les contingents suivants pour les trois pays qui se partagent le bassin des minettes

Allemagne

Gr.-D. de Luxb.

France

80.700 t.

1.365.800

4.395.900

242.300 t.

1.437.500

3.465.500

191.700 t.

1.635.600

2.910.000

143.100 t.

1.644.300

2.273.700

137.000 t.

1.697.000

1.192.000

Faut-il voir dans cette stagnation un bien ou un mal ? S'il s'agissait d'une industrie manu-

facturière, nous n'hésiterions pas à y voir un mal, toute industrie! devant se développer nécessai-

rement sous peine de dépérir. Mais il s'agit ici de l'exploitation d'un gîte minier, c'est-à-dire de lu

consommation lente d'une richesse du sous-sol, limitée à un nombre déterminé de tonnes et dont

nous pouvons entrevoir la fin.

Il est évident que la portion de bénéfice actuel résultant pour le concessionnaire d'une exploi-

tation plus considérable qui s'incorpore dans l'ensemble des gains industriels, commerciaux,

financiers et agricoles du pays, était supprimée, le gain total se trouve diminué d'autant. D'où

perte momentanée. En se plaçant à un point, de vue plus élevé, la question change d'aspect, Ces

mines constituent une réserve pour l'avenir auquel elles seront peut-être plus utiles qu'elles ne

le seraient au présent. Cette richesse naturelle, une fois consommée, ne se reconstitue plus. Pro-

duire le plus possible serait alors dangereux et, si dans le domaine économique on dit se garder

de voir trop loin, il ne faut pas perdre de vue que le temps est proche où les réserves de notre in-

dustrie métallurgique seront épuisées.

Stimulés par la demande plus active, les prix de vente des minettes ont continué à se raffermir

sur les niveaux légèrement plus élevés qu'avaient fait ressortir les marchés conclus pour l'année

1912. Les marchés pour 1913 ont consacré un nouveau raffermissement des prix.

Les perspectives pour l'année 1913 sont assez rassurantes: l'allure de la demande continue

d'être active et les prix demeurent solidement établis.

Le mouvement de nos importations du bassin de Briey s'est fortement accentué: de 281.000

tonnes en 1908 l'importation a monté successivement à 389.000 en 1909 et à 447.000 tonnes en

1910 pour redescendre à 349.000 tonnes en 1911 et passer subitement à 689.755 tonnes en 1912.

Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas

partie du Zollverein renseignent, pour les dix dernières années, les chiffres ci-après

Les importations de minorais de manganèse au total de 132.340 tonnes se repartissent comme

suit sur les différents pays d'origine: Indes anglaises 40.248 t., Russie 88.634 t., Brésil 3.065 t.,

Grèce 393 t.

La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années

Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux s'établit

comme suit pour les dix dernières années

Production des

minières.

t. 6.010.012

6.347.904

6.595.860

7.229.385

Consommation des hauts-fourneaux

(sans distinction de provenance).

t.

3.757.565

3.873.900

4.349.201

4.688.919

Minettes.

t. 2.233.969

2.389.251

2.440.450

2.308.150

2.806.294

2.213.886

1.784.522

2.001.758

1.751.819

1.768.964

Scories Thomas moulues.

t. 27.160

25.441

14.272

62.350

1.977

4.220

3.571

6.025

Production moyenne.

t.

1.066.728

1.092.771

1.185.351

1.154.247

1.221.980

Valeur.

fr. 3.070,24

2.989,62

2.358,63

3.551,87

3.662,12

Années.

Tonnes.

722.039

924.382

911.695

990.499

1.174.334

1.331.743

1.4.42.668

1.090.845

1.196.729

1.262.825

1.407.617

1.613.392

2.173.463

2.161.881

2.539.295

Années.

Tonnes.

2.551.090

2.447.634

2.648.449

2.361.372

2.649.710

3.261.925

3.102.753

3.359.413

3.102.050

3.370.352

3.351.938

3.958.280

3.913.076

4.758.741

5.349.009

Années.

Tonnes.

5.348.951

6.014.394

6.171.229

4.455.179

5.130.069

6.010.012

6.347.781

6.595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis

1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1884.

Production.

t. 4.455.179

5.130.069

6.010.012

6.347.78.1

6.595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.798.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

Valeur totale.

fr. 11.770.046

14.527.891

15.278.923

16.458.904

16.514.630

17.979.108

21.997.404

.16.696.005

15.850.966

17.747.017

18.647.826

19.427.508

Prix de la tonne.

Fr. 2,63

2,84

2,54

2,59

2,50

2,49

2,93

2,88

2,73

2,83

3,07

2,97

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières

depuis 1901

Production des

minières.

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

Consommation des hauts-fournaux

(sans distinction de provenance.)

4.757.364

4.120.410

5.054.550

5.550.926

5.785.143

7.489.215

Tonnes.

TABLEAU GRAPHIQUE

de la Production des Minières depuis 1884.

Métallurgie.

L'évolution de la métallurgie a été vraiment remarquable pendant l'année 1912. Avec une

production de 17.852.571 tonnes, supérieure de 1.704.459 tonnes à celle de l'année précédente,

la production du Zollverein a établi un nouveau record; elle laisse derrière elle la production an-

glaise et prend ainsi la deuxième place sur le marché mondial.

Les résultats des expéditions du Stahlwerksvervand font ressortir une progression rapide pour

les trois dernières années. Les expéditions totales, qui ont atteint le chiffre de 6.440.850 tonnes

en 1912 contre 5.818.949 tonnes respectivement 5.252.348 tonnes pendant les deux années pré-

cédentes, se répartissent comme suit sur les trois catégories de produits A

Demi-produits.

1.544.222 t.

1.745.163

1.914.201

Matériel de chem. de fer.

1.883.315 t.

2.090.828

2.344.507

Fers profilés.

1.814.811 t.

1.982.958

2.181.912

Pendant tout le courant de l'année les grandes usines ont été occupées jusqu'à leur entière

capacité de production et, à la fin de l'exercice, les ordres inscrits sur leurs carnets de commandes

ont été considérablement supérieurs à ceux inscrits à la fin de l'exercice précédent.

Néanmoins, à tout prendre, l'année n'a été franchement favorable que dans sa seconde moitié.

Ce n'est, en effet, qu'à partir du mois de juillet que le mouvement en avant des prix qui, depuis,

caractérise le marché métallurgique, a pris naissance. L'année 1912 est devenue ensuite excep-

tionnelle, moins peut-être au point de vue des prix, qui, bien qu'ayant monté sensiblement, sont

restés mesurés, qu'à celui des ventes, car les débouchés ont été considérablement élargis, absorbant

le total de la production tout à fait extraordinaire.

Comparativement aux cours de l'année précédente, l'augmentation est particulièrement

sensible pour les fontes dont les prix se rapprochent d'assez près de la période de 1906—1907.

Par contre, les cotations des prix des produits finis sont restées fort éloignées de celles de fin 1906.

On peut donc dire, en résumé, que les prix des fontes ont atteint des cours fort élevés, alors que les

prix des produits finis n'ont pas suivi le même mouvement.

A la fin de l'année les affaires demeuraient actives en toutes sortes de fontes tant à l'intérieur

qu'à l'exportation. Les transformateurs avaient couvert en majeure partie leurs besoins pour tout

le premier semestre 1913; ils avaient acheté des quantitiés plus considérables que celles traitées

pour l'année écoulée et les ventes dépassaient les chiffres de la participation. La demande demeurait

également fort active à l'exportation, principalement en fontes phosphoreuses, et ne pouvait

être satisfaite qu'en partie. Au commencement de janvier 1913, le syndicat des fontes dut prévenir

ses clients que le disponible était fort restreint et que, notamment en fontes luxembourgeoises,

il ne pourrait plus fournir que par petites quantités.

La question du renouvellement du « Stahlwerksverband » s'est définitivement posée dès le

commencement de l'année 1912, mais les incertitudes qui régnaient à ce sujet et les tiraillements

au sein de l'Union ne troublèrent guère l'aspect favorable de la situation. Grâce aux efforts perse-

Le développement si rapide, la transformation continuelle et l'internationalisation de nos

sociétés métallurgiques, obéissant à une énergique poussée de concentration, présentent un intérêt

incontestable. Dans notre précédent rapport nous avons déjà signalé la communauté d'intérêts

conclue entre Deutsch-Luxemburg et Rumelange-St Ingbert ainsi que la fusion qui s'est accomplie

entre la Société des Mines du Luxembourg et des Forges de Sarrebruck la Société des Forges d'Eich

Le Gallais Metz & Cie et les Hauts-Fourneaux et Forges de Dudelange. Deutsch-Luxemburg, dans

la suite, a porté son capital-actions de 100 à 130 millions de marks en vue d'un vaste programme

d'agrandissement. A signaler aussi la transformation de la société en commandite par actions J.

Collart & Cie en une société anonyme sous la raison de Hauts-Fourneaux et Aciéries de Steinfort.

Le début de l'année 1913 a vu s'accomplir la communauté d'intérêts des Aciéries réunies de Bur-

bach-Eich-Dudelange avec le Eschweiler Bergwerksverein. Afin de se rendre indépendantes pour

l'avenir au point de vue de leurs approvisionnements en cokes, les Aciéries réunies entrèrent en

pourparlers avec Eschweiler en vue d'examiner la possibilité d'arriver à une entente entre les

deux sociétés sous forme de fusion ou autre, qui ont conduit à une communauté d'intérêts, chaque

société conservant son autonomie et sa personnalité juridique. La communauté est établie sur la

base d'une garantie d'intérêts de la part des Aciéries réunies, laquelle sera de 10 % pour les quatre

premières années, de 12 % pour les quatre années suivantes et de 14 % pendant les 22 années

suivantes, du capital nominal d'Eschweiler qui se monte à 38 millions de marks. Au bout de cette

vérants des intéressés, on arriva, après une série de négociations laborieuses et particulièrement

difficiles, à la prorogation de l'Union. Encore l'entente ne s'est-elle faite que pour les produits A

les demi-produits, le matériel des chemins de fer et les profilés. Au sujet des produits B: barres,

cornières, verges, rods, tôles et tuyaux, l'entente n'a pu se faire, les uns voulant syndiquer la dis-

tribution et les prix, et d'autres, voulant seulement, comme par le passé, fixer les tonnages à ré-

partir en laissant libre la cotation des prix.

Mais ce renouvellement partiel de l'Union n'a pas laissé que d'exercer une influence considé-

rable sur la marche de la sidérurgie. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que la situation du marché

métallurgique est, par le fait, raffermie non seulement sur ses marchés intérieurs, mais aussi au

point de vue de ses relations internationales. C'est le Stahlwerksverband qui forme en quelque

sorte le pivot du marché mondial. L'influence de cette Union régente en une certaine mesure l'ex-

portation des produits du Zollverein et prévient un trop grand avilissement sur le marché interna-

tional. A son sort est liée encore l'existence de nombreux syndicats spéciaux, dont la prolonga-

tion ou la reconstitution s'est faite sans difficulté. Ceux-ci ayant été reconstitués, l'année 1912

n'a certes pas eu à constater un affaiblissement de l'idée syndicale.

Notre région a participé dans une large mesure à cet essor prodigieux par suite de la mise en

marche de nouvelles unités de production. La production du Grand-Duché s'établit comme suit

Différence

Hauts fourneaux.

2.252.229 t.

1.728.973

+523.256 t.

Aciéries.

947.184 t.

716.194

+230.990 t.

Fonderies..

20.893 t.

16.002

+4.891 t.

période de 30 ans, les Aciéries réunies ont la faculté de prolonger la communauté pour une nouvelle

période de 30 ans aux mêmes conditions, mais avec une garantie de dividende de 8 % seulement,

ou de racheter les actions d'Eschweiler à 250 % de leur valeur nominale.

L'organisme sorti de la fusion de Burbach, Eich et Dudelange était puissant, mais incomplet.

La communauté d'intérêts avec Eschweiler lui permettra de prendre place au tout premier rang

des grandes sociétés métallurgiques européennes: il sera autoproducteur de toutes ses matières

premières et, par les années de crise, il sera à même de délier la concurrence la plus acharnée.

Statistique de production.

a) Hauts-Fourneaux.

Le nombre des fours existants a été de

à feu a été de

ayant marché

La production ressort à

1° fonte d'affinage

2° fonte Thomas

3 fonte de moulage

soit une production totale de

représentant

1° pour la fonte d'affinage

2° pour la fonte Thomas

3° pour la fonte de moulage

soit une valeur totale de

Prix de la tonne

Minerai consommé

Nombre des ouvriers occupés

Année 1911.

1774 semaines

t.

46.206250

1.477.349880

205.416750

t.

1.728.972880

fr.

2. .546.747,09

87.563.915,87

12.054.904,17

fr.

102.165.567,13

fr.

59,09

t.

5.785.143

4.804

Année 1912.

2094 semaines

t.

23.431

2.052.379

176.419

t.

2.252.229

fr.

1.289.786,25

123.740.737,50

10.758.235,00

fr.

135.788.758,75

fr.

60,29

t.

7.489.215

5.035

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte

pendant les dix dernières années

Production.

t.

1.217.830

1.198.002

1.368.252

1.460.105

1.484.872

1.299.918

1.552.590

1.682.519

1.728.973

2.252.229

Valeur totale.

fr.

67.847.046

66.350.738

82.338.600

91.345.435

103.642.207

86.775.116

91.755.518

100.777.962

102.165.567

135.788.759

Prix de la tonne.

fr.

55.71

55,39

60,17

62,56

69,80

66,75

59.23

59.89

59,09

60.29

b) Fonderies.

Nombre des fonderies en activité

La production ressort à

1° poterie

2° tuyaux

3 machines et divers

soit une production totale de

représentant

1° pour la poterie

fr.

2° pour les tuyaux

3 pour les machines et divers

soit une valeur totale de ....

fr.

Prix moyen de la tonne

Matières premières consommées

Nombre des ouvriers occupés

Année 1911.

15.244

16.002

134.552,50

83.585,00

2.141.932,50

2.360.070,00

147,48

18.376

Année 1912.

t.

662700

20.198994

t.

20.892794

fr.

234.125,00

8.050,00

2.804.129,07

fr.

3.046.304,07

145,82

t.

22.537

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour

les dix dernières années

Production.

t.

11.119

13.437

13.628

16.877

18.054

16.382

15.442

17.218

16.002

20.199

Valeur totale.

fr.

1.424.341

1.638.517

2.077.409

2.407.915

2.829.084

2.738.811

2.506.826

2.711.987

2.360.070

3.046.304

Prix de la tonne.

fr.

128,10

121,95

152.44

142,70

156,70

167,18

162,34

157,58

147.48

145,82

c) Aciéries.

Nombre des aciéries

La production ressort à

1° lingots

2° demi-produits (blooms, billettes, platines, etc.) destinés

à la vente

3 produits finis

Année 1911.

7.760

278.637140

Année 1912.

t .

7.144

376.330

a) rails et éclisses t.

b) traverses

c) fers marchands

et divers

d) fers laminés

e) machines

Année 1911.

26.153010

8.863

334.999860

44.238040

15.452803

Année 1912.

t.

23.874670

20.166020

t.

446.220740

54.039120

19.408699

soit une. production totale de

t.

429.796683

t.

563.709249

t.

716.193823

. t.

947.184432

représentant

1° pour les lingots

fr. 1.477.109,37 fr. 1.074.221,97

2° pour les demi-produits

29.929.773,75

43.142.827,67

3° pour les produits finis

Année 1911.

a) rails et éclisses fr. 3.791.710,00

b) traverses

1.185.426,25

c) fers marchands

et divers

43.492.455,00

d) fils laminés

5.529.751,25

e) machines

3.833.011,25

Année 1912.

fr.

3.521.513,84

2.747.620,12

64.977.962,76

6.754.890,00

3.262.004,11

soit une valeur totale de

Consommation des fontes

Nombre des ouvriers occupés

57.832.353,75

fr. 89.239.236,87

t.

875.516

3.405

81.263.990,39

fr.125.481.040,57

t.

1.232.786

5.672

Le tableau ci-après indique la nature et la valeur de la production des aciéries pendant les

dix dernières années

Lingots.

t.

15.474

17.070

40.490

11.135

6.291

21.443

2.109

9.417

7.760

7.145

Demi-produits.

t.

220.806

149.505

142.841

163.673

169.038

172.114

217.723

212.882

278.637

376.330

Produits finis.

t.

135.699

199.727

214.612

260.477

268.939

267.319

315.370

376.011

429.797

563.709

Production totale

t.

371.979

366.302

397.943

435.285

444.268

460.576

535.202

598.310

716.194

947.184

Valeur.

fr.

38.346.699,00

40.145.173,75

40.725.780,62

48.198.481,75

51.343.214,37

60.191.596,70

66.543.354,67

74.951.554,50

89.239.236,87

125.481.040,57

Rappel de la production sidérurgique depuis 1868.

Années.

Nombre

des hauts-fourneaux.

30—32

33—34

Production

des hauts-fourneaux.

Tonnes.

93.408

122.554

128.300

142.897

184.573

256.349

246.600

270.377

230.500

215.388

248.377

261.236

260.666

293.615

376.587

334.688

365.997

419.610

400.644

492.038

523.776

561.733

558.912

544.994

586.515

558.289

679.816

694 812

898.898

870.373

945 867

982.929

970 885

916.403

1.080.305

1.217.830

1 198 002

1 368 252

1 460. 105

1 485. 272

1 299 918

1 552 590

1 682. 519

1.682.519

1 728 973

1.728.973

2.252.229

Production

des aciéries.

Tonnes.

20.554

57.345

69.739

97.900

97.462

110.920

103.310

129.123

131.220

134.539

136.955

143.692

170.153

166.206

184.714

257.055

314.930

371.979

366.302

397.942

435.285

444.268

460.576

535.202

598.310

716.194

947.184

Production

des fonderies.

Tonnes.

1.200

1.011

1.041

1.536

1.615

1.413

1.310

1.341

1.370

1.269

1.394

1.205

1.701

1.579

1.726

1.827

1.670

1.440

2.585

3.644

4.615

4.642

5.909

7.062

6.281

7.764

8.328

8.747

9.307

9.874

9.358

11.154

11.293

9.981

9.658

11.119

13.437

13.628

16.877

18.054

16.382

15.442

17.217

16.002

20.893

1. FONTE

Production des Hauts-Fourneaux.

Tonnes.

Tonnes

H. REPARTITION

de la Production ci-contre

M.PRODUCTION des FONDERIES

Tonnes.

Tonnes.

IV. Production de l'Acier Thomas.

Ateliers de construction.

La situation dans les ateliers de construction n'a guère subi de variations bien appréciables

par rapport à l'année 1911, mais les influences que nous avons signalées pour l'année dernière se

sont encore précisées: les salaires ont accentué fortement leur mouvement à la hausse et les matières

premières se sont orientées dans le même sens, alors que les prix des produits finis ont été à peine

satisfaisants. L'ampleur des affaires n'a donc pu se traduire par une augmentation sensible des

résultats financiers.

Depuis, la demande s'est maintenue au même niveau. Il n'y a aucun indice qui permette

d'entrevoir une diminution du volume des affaires. Comme le mouvement à la hausse s'est arrêté

pour les salaires aussi bien que pour les matières premières, l'année 1913 promet d'être plus

féconde en bénéfices.

L'assurance contre l'invalidité et la vieillesse, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 1912,

a été bien accueillie par les ouvriers. Le bon ouvrier industriel est à même d'apprécier les bienfaits

de la législation sociale; il a encore la conscience qu'au fond c'est le patron qui en supporte toutes

les charges.

Comme l'édifice de la prévoyance sociale se trouve être complet depuis l'introduction de l'as-

surance contre l'invalidité et la vieillesse, il serait désirable que le législateur portât désormais

son attention sur la prévoyance sociale que nous appellerons indirecte. Il est à regretter qu'aujour-

d'hui encore les moindres contraventions qui pourraient être réglées par une peine de police, pro-

noncée dans la forme si simple qui est usitée en Allemagne, doivent être jugées par le juge de paix

en présence du contrevenant ou de son père ou tuteur. Les frais qui en résultent pour les contre-

venants dépassent le plus souvent très considérablement l'amende.

A signaler encore, dans le même ordre d'idées, l'élévation des frais de justice pour les affaires

de moindre importance, qui impose des charges très sensibles à nos classes laborieuses. Il ne faut

pas oublier surtout que ce ne sont pas toujours les mauvais ouvriers qui pâtissent de cette situation.

Mines de Stolzembourg.

Les travaux de recherches entrepris par les maisons de banque qui s'étaient fait donner une

option par les anciens concessionnaires des mines n'ont pas encore conduit à des résultats con-

cluants et définitifs, leur permettant de prendre une décision. Ces maisons ont obtenu des anciens

concessionnaires une prolongation du délai d'option pour une nouvelle période de 18 mois. Pen-

dant ce temps les travaux de recherches seront continués.

Industrie du bâtiment.

L'allure du bâtiment, modérée dans son ensemble, a varié suivant les régions. Sauf dans le

bassin minier, où une activité fort intense et de bon aloi ne cesse de régner, la période de calme que

nous signalons depuis quelque temps s'est encore accentuée pendant l'année passée.

Il est à remarquer que la construction des petites maisons familiales, qui, il y a trois ans, avait

pris un essor inquiétant à Luxembourg et dans les localités suburbaines, a considérablement di-

minué. Le nombre des nouvelles maisons est insignifiant. A part quelques maisons de commerce

qui ont été construites à l'intérieur de la ville, il n'y a pas de constructions d'une certaine impor-

tance à signaler. Dans les autres régions, ce sont, comme nous l'avons déjà fait observer les con-

ceptions nouvelles de l'hygiène et du bien-être qui alimentent cette industrie par l'établissement

de nouvelles conduites d'eau et de canalisations.

A travers le bassin minier, à Esch surtout, le bâtiment a témoigné d'une activité remarquable

Les prodigieux agrandissements des usines métallurgiques ont accentué encore les besoins si im-

portants qui existaient déjà, stimulant vivement le goût des entreprises. Indépendamment des

maisons ouvrières, la construction des maisons d'habitation et de commerce a pris une certaine

envergure. Ce mouvement a été moins intense à Differdange et à Dudelange, quoiqu'une activité

très sérieuse s'y soit manifestée pendant toute l'année.

L'année 1913 n'apportera pas de changement dans cette situation. Le calme et la réserve

dont témoigne le bâtiment, tant à Luxembourg que dans les localités suburbaines sont la consé-

quence de la surproduction des années antérieures qui avait détruit l'équilibre entre l'offre et la

demande. La pénurie des logements dans le bassin minier finira, si le bâtiment conserve son allure

actuelle, par faire place à une situation plus ou moins normale.

Sous la poussée continue des salaires et des hausses sur les prix des matières premières le prix

de revient des immeubles augmente d'année en année, alors que les loyers semblent s'orienter dans

le sens inverse. Actuellement, les loyers des immeubles nouvellement construits dans l'agglomé-

ration luxembourgeoise se fixent à 4 % et ne dépassent certainement pas 5 % Les transactions en

immeubles sont plutôt difficiles. La population de la ville reste stationnaire et la construction de

nouveaux immeubles, si restreinte qu'elle soit, augmente toujours l'offre. Dans le bassin minier,

où les loyers se fixent entre 7 et 8 %, les transactions en immeubles sont également assez rares.

Les salaires payés dans le bâtiment sont de plus en plus élevés et la pénurie de bons ouvriers

se fait toujours sentir. Le contingent fourni par les Italiens augmente d'une année à l'autre.

En général, les industries et métiers tributaires du bâtiment ont été bien occupés. Les menuise-

ries de la région minière étaient débordées par la demande et la clientèle a dû se fournir en partie

à l'étranger. Une situation analogue est signalée dans la serrurerie et la ferronnerie.

Années.

Nombre

des

exploi-

tations.

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

ardoises

éviers

dalles

ardoises

éviers

dalles

Quantités.

23,2851)

l,1502)

6.3503)

20.619

5.960

Prix.

4—5

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché.

3,072

exportées

à

l'étranger.

20.213

6.130

20.099

5.810

1) par ‰.

2) par pièce.

3) par mètre carré.

Ardoisières.

La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres

suivants pour les deux dernières années

Cette statistique fait ressortir une diminution très sensible de la production des ardoises de

couverture qui, de 23.285 mille, est descendue à 20.619 mille. La diminution est due à la circon-

stance que, par suite de difficultés au sujet des salaires, les exploitations des «Obermosel-Dach-

schiefer- und Plattenwerke» ont chômé en grande partie pendant les mois d'avril et de mai. L'ex-

portation étant restée au même niveau, c'est la consommation à l'intérieur qui a supporté

exclusivement cette diminution.

Le prix de revient, nous mande cette firme, ont augmenté par suite de la hausse des salaires,

des charges croissantes imposées par la législation sociale et ouvrière ainsi que des prix élevés

des charbons. D'autre part, les prix de vente se sont légèrement améliorés comme conséquence

d'une convention de prix, très vague il est vrai, mais leur niveau reste toujours assez bas, ce qui

s'explique par la situation géographique de nos ardoisières qui est très désavantageuse pour

l'écoulement des produits.

La vente de la production s'est faite couramment. Les stocks ont diminué par rapport à

l'année précédente; ils n'ont pas dépassé 350 wagons à la fin de l'exercice 1911-1912, chiffre abso-

lument normal en comparaison de la production.

Du côté des procédés d'exploitation il n'y a pas de changement à signaler. Le recrutement

des ouvriers présente toujours certaines difficultés. Comme nous l'avons fait remarquer dans notre

précédent rapport, il ne peut se développer proportionnellement avec les exigences de l'industrie

ardoisière, ce qui paraît tenir à la circonstance que celle-ci a besoin de main-d'œuvre apprise.

La question des tarifs des chemins de fer cantonaux n'a pas encore été réglée à la satisfaction

des ardoisières, malgré l'intervention du Gouvernement.

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix

dernières années

Ardoises

22.814 mille

23.979

25.047

26.729

25.293

23.976

21.108

.23.499

23.285

20.619

Dalles

787 m. carrés

1.474

2.947

4.062

7.712

10.580

11.900

12.200

6.350

5.960

Éviers.

1.051 pièces

1.123

1.453

1.554

1.150

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la

même période.

Ardoises belges.

t.

3.003

2.828

2.924

2.934

Ardoises françaises.

t.

Ardoises de provenances diverses.

Ardoises belges.

»

3.264

»

3.318

» 4.019

» 4.719

»

6.278

»

5.859

»

7.297

Ardoises françaises.

» 603

» 619

» 446

» 518

» 303

» 364

» 377

Ardoises de provenances diverses.

Carrières.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1912 est

résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines.

Nombre

des exploi-

tations.

Nombre des

ouvriers occupés.

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités

en m3.

Prix. (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché.

exportées

à l'étranger.

Carrières de calcaire à polypier.

Communes de Differdange,

Petange.

dalles

114 m 2

3,75

114 m 2

pierres de taille .

28—30

moellons

19.188

1,60—2

4.815

14.373

pierraille

5.599

5.599

moellons

6.390

|

2—2,50

|

6.390

»

briques

terre glaise

2.000 ‰

1.800

1,25

1.700 ‰

1,800

300‰

»

briques

terre glaise

762½ ‰

30—37,50

762½ ‰

parements

pierres de taille.

moellons

pavés

pierraille

sable

370 m 2

1.066

1.283

93½ ‰

3,50

50—55

2,50

1,25

370 m 2

1.009

1.283

93½‰

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

pierres à aiguiser

5.264

48 ‰

1.782

30 pièces

25—40

1,25—7

30—50

1—2,50

5.137

48 ‰

1.782

30 pièces

Communes de Beaufort, Reisdorf, Echternach, Bech, Berdorf, Consdorf, Walbillig.

Medernach Ermsdorf, Beckerich Saeul.

Carrières de grès liasique.

Commune de Larochette.

Terre glaise.

Communes de Differdange, Esch-sur-Alzette.

Déblais de mine.

Communes de Petange. Differdange, Rumelange, Kayl, Dudelange.

Communes de Basbellain, Berdorf, Diekirch.

Nombre

des exploi-

tations.

Nombre des

ouvriers occupés.

sous

terre.

au

Jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités

en m3.

Prix.

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché.

exportées

à l'étranger.

Communes de Betzdorf, Flaxweiler. Hesperange, Niederanven, Schuttrange,

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

sable

6.451

1.601 ‰

5.860

1.1.19

20—30

1—2 ,50

40—140

1—3 ,50

1.25—3

6.451

8.997 ‰

5.860

1.119

801.3 ‰

moellons

pavés

pierraille

gravier

7.560

689 ‰

7.730

20.430

1—2

40—60

1.50—6

0,50—1,50

7.560

622 ‰

7.730

15.430

67%o

5.000

Communes de Kœrich, Steinfort.

Communes de Contera, Eich, Hamm, Hollerich, Niederanven, Rollingergrund, Sandweiler

moellons

pavés

pierraille

sable

7.546

30½ ‰

2.345

2.195

1,25—1,75

30—60

1,25—3

1,50—2

7.546

30½ ‰

2.345

2.195

Carrières de grès bigarré.

Communes de Feulen, Ettelbruck, Grosbous, Mertzig, Schieren, Useldange, Vichten.

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

1.588

1 ‰

1.204

65—75

1,50—3

2 ,25—3

1.588

1‰

1.204

Carrières de grès de Born.

Communes de Mompach, Rosport.

pierres de taille .

moellons

1.145

40—50

3—5

1.145

Carrières de calcaire keuprique.

Communes de Bissen, Bœvange.

moellons

pierraille

gravier

3—3,25

3,25

Carrières de grès coquillier.

Commune de Bettendorf.

dalles

160 m2

2,50—4

160 m 2

pierres de taille .

791.

100—115

moellons

1.310

1,25—1,50

1.310

pavés

435½

‰

80—100

400½

‰

35 ‰

Carrières de schiste et de quartzite,

Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Heinerscheid, Hachiville, Hosingen, Munshausen,

Troisvierges, Weiswampach,

moellons

pierraille

quartzite

3.382

6.352

1.50—3,75

1,50—6,50

3.382

6.352

Nombre

des exploi-

tations.

Nombre des

ouvriers occupés.

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités

en m3.

Prix.

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché.

exportées

à l'étranger.

Communes d'Alscheid, Boulaide, Esch-s.-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid, Mecher.

Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler.

moellons

pierraille

quartzite

3.709

6.246

14.100

1,25—5

1,50—6,25

6,50

3.709

6.246

14.100

Communes de Redange, Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Folschette, Perlé, Wahl.

dalles

moellons

pierraille

2.600 m2

1.252

4.551

3,75

1,50—2,50

1.25—5,25

1.200 m2 o. st.

1.252

4.451

1.400 m 2

Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange.

moellons

pierraille

2.430

1,50—2

3,50—5

2.430

moellons

pierraille

1,50—2

3,75—5,25

Communes de Vianden, Putscheid.

Carrières de pierres à chaux et dolomies.

Communes de Beaufort, Echternach, Rosport.

pierre à chaux

tuf

1.190

1,50—2

3—3,75

1.012

Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.

pierre à chaux.

3.171

1,25—3,50

3.171

pierre à chaux..

5.343

1,50—3,75

5.343

pavés

‰

3‰

dolomie

24.775

3,35—3,75

24.543

pierre à chaux

4.205

1,50—3,50

3.500

plâtre brut

3.144

6,50—7,50

2.135

1.009

sable

1.085

2—4

1.040

sable

2.821

2—4

2.821

sable

1. 339

2—2,50

1.339

sable et gravier .

1.829

1—5

1.829

Communes de Hollerich, Bertrange, Kehlen.

Communes de Grevenmacher, Biwer, Remich, Remerschen.

Platrières.

Communes de Bous, Steinsel, Walferdange.

Sablières.

Communes de Mertert Grevenmacher, Remerschen.

Communes de Diekirch, Bettendorf, Ettelbruck, Erpeldange, Mertzig, Reisdorf, Schieren.

Communes de Beaufort, Bech, Berdorf, Consdorf, Rosport, Waldbillig.

Communes de Bettborn. Ell. Folschette, Grosbous, Perlé, Redange, Saeul, Useldange, Vichten, Wahl.

L'industrie des terres et pierres est répandue sur toute l'étendue du Grand-Duché. Abstraction

faite de l'exploitation minière et ardoisière, dont la première se fait à 86 sièges d'extraction diffé-

rents avec 5.327 ouvriers et l'autre à 4 sièges d'extraction à 552 ouvriers, nous ne rencontrons nulle

part des carrières occupant plus de 40 ouvriers. Le nombre des carrières en activité a été de 450

en 1912, occupant ensemble 1.300 ouvriers; 10 exploitations ont travaillé avec 20 à 40 ouvriers,

15 avec 10 à 20 et 25 avec 5 à 10 ouvriers. Les 400 autres carrières occupent de 1 à 5 hommes.

La pierre de taille, le pavé, le sable et la pierre à chaux forment les produits les plus impor-

tants de nos carrières. Le calcaire à polypier, et surtout le grès qui se rencontre en excellente qua-

lité, fournissent la pierre de taille, si appréciée dans le pays même et aussi à l'étranger, qui a absorbé

en 1912 1.505 m3, soit 35 % de la production.

Récemment l'exploitation de Merkholtz a mis en valeur l'excellent produit quartziteux de nos

Ardennes. Sa production, qui renseigne pour 1912 14.100 m3, est en diminution de 1400 m3 sur

l'année précédente. Les autres petites carrières disséminées dans le dévonien ont fourni à peu près

la même quantité de pierraille pour l'entretien des routes et chemins du pays. La valeur sur

place de la production est d'environ 6,50 fr. le m 3 concassé.

En considérant l'ensemble de la production de nos carrières, nous remarquons une diminution

notable par rapport à l'année passée, laquelle avait déjà apporté une diminution. La cause en est

dans l'emploi de plus en plus fréquent du ciment et du ciment armé dans les constructions civiles

et industrielles. Ne va-t-on pas jusqu'à bannir entièrement la pierre ou le moellon des vastes halles

d'usines ainsi que des grands magasins de commerce où l'on n'emploie que le fer et la scorie mariés

avec l'universel liant, le ciment silicatant. L'imitation du granit, de la pierre de taille, de l'ardoise

de couverture tout en ciment est d'un emploi courant et n'offre rien de surprenant pour les archi-

tectes-ingénieurs. Le ciment est la matière propre à tous les usages; le plaqué, l'artificiel dominent.

Le monumental est réputé de luxe. Parfois l'écroulement désastreux des édifications bâtives et

hasardées vient rappeler les constructeurs à la sage recommandation que le temps ne respecte pas

ce qu'on fait sans lui.

Les exploitations plâtrières, au nombre de 4, n'ont produit que le tiers de la quantité fournie

en 1910.

La faïencerie de Septfontaines renseigne une production en augmentation, soit 2.083.580 kg.

Les prix de production et de vente sont restés stationnaires ; il est à remarquer cependant que les

matières premières poursuivent leur léger mouvement de hausse. La fabrication a été favorisée

par de belles commandes de carreaux de revêtement et de pièces d'architecture, articles très de-

mandés par l'Allemagne.

Les ouvriers, au nombre de 305, ont toujours été bien occupés et les prix de la main-d'œuvre

se sont maintenus. Leur recrutement s'est fait assez facilement. Une centrale électrique ainsi que

d'autres machines et appareils ont été installés dans le courant de l'année.

Faïencerie.

Mosaïques et dallages céramiques.

L'établissement de Wasserbillig renseigne pour l'année 1912 une production totale de 1.380

wagons, soit une légère diminution par rapport à l'année précédente. Les prix de revient ont été

plus élevés en général à cause des hausses qui se sont produites sur les matières premières, alors

que les prix de vente tendent à la baisse. Les soldes restés en magasin accusent une augmentation

sur ceux de 1911.

, Au point de vue de ses débouchés, cette industrie est réduite aux pays du Zollverein, mais ses

produits y rencontrent de fréquentes difficultés par suite de leur provenance du Grand-Duché,

c'est-à-dire d'un pays étranger, les diverses administrations de l'Etat et des communes de ces pays

donnant la préférence aux produits indigènes. Pourquoi n'obtiendrait-elle pas alors, dans le Grand-

Duché, pour ses produits, des avantages analogues à ceux dont jouissent ses concurrents allemands

dans leurs pays!

Afin de faciliter les ventes dans les pays d'outre-mer et lui permettre ainsi d'écouler, par

l'exportation, au moins une partie du trop-plein de sa production, notre industrie céramique

devrait obtenir, de la part des chemins de fer luxembourgeois et belges, le bénéfice de tarifs de

faveur pour ses expéditions vers Anvers. Les établissements belges, hollandais et allemands ont

sur elle des avantages géographiques très considérables à tel point que seule une réduction sensible

des frais de transport pourrait la mettre à même d'entreprendre la lutte avec quelque espoir de

succès.

Cette industrie a occupé 400 à 450 ouvriers qui ont travaillé régulièrement. Les prix de la

main-d'œuvre montrent un renchérissement progressif.

Industrie des ciments.

La production et la vente des briques de laitier n'ont guère varié par rapport à l'année pré-

cédente. Par contre, la vente du ciment de laitier a été en augmentation, grâce à la forte consom-

mation qui en est faite, spécialement par les importantes constructions des nouvelles usines du

bassin minier. Les prix du ciment se sont maintenus au niveau de 1912

Le ciment armé se répand de plus en plus. Depuis quelque temps il en est fait usage dans les

simples maisons d'habitation, écuries, remises etc. où il entre pour les hourdis et planchers, sans

oublier les grands magasins dont la carcasse extérieure est faite couramment en ciment armé. H

entre également dans les silos à minerai et à chaux, les réservoirs, bassins et massifs de machines

des grandes usines.

L'emploi toujours croissant du ciment armé a vivement stimulé la concurrence qui, par suite,

est devenue plus vive, et les prix des travaux en ciment armé s'en sont ressentis en une certaine

mesure. Alors que les matières premières et la main-d'œuvre augmentent, les prix des travaux en

ciment armé s'acheminent vers la baisse. Comme la concurrence n'est pas toujours à la hauteur de

sa tâche, elle est loin de s'exercer dans l'intérêt de cette branche. L'exécution doit en souffrir néces-

sairement.

La fin de l'année écoulée a été particulièrement mouvementée pour l'industrie des ciments.

On avait cru, à un moment donné, que le syndicat rhénan-westphalien ne surmonterait pas les

dernières difficultés qui s'opposaient à sa prolongation et l'on avait craint de revenir en 1913 aux

années peu favorables de la libre concurrence. Ces craintes ne se sont pas réalisées.

Les perspectives de la nouvelle année peuvent être considérées comme favorables. Malgré

la dernière augmentation de 10 marks par 10 tonnes décidée par le syndicat rhénan-westphalien,

la demande est restée assez active. Enfin l'entente avec le syndicat belge du ciment a pu être renou-

velée en prévision de la prolongation du syndicat rhénan-wesphalien. Le syndicat de l'Allemagne

du Sud a élevé ses prix de vente dès la prolongation du syndicat rhénan-westphalien.

Briqueterie mécanique.

Ainsi que nous l'avions prévu dans notre rapport de l'année passée, l'exercice 1912 n'a pas

été aussi favorable à l'industrie de la briqueterie mécanique que les précédents. Le tonnage et la

valeur des expéditions ont baissé dans la proportion de 10 % environ.

Le syndicat de vente luxembourgeois a clos son troisième exercice le 1er mars 1913. Les ré-

sultats comparés à ceux des exercices précédents sont les suivants

Il a été expédié

par la briqueterie de Bettembourg, soc. an

par la briqueterie de Mersch

par la briqueterie de Zewen

soit ensemble

en 1911—12

4.021.000 briques

1.553.000

»

449.000

»

6.023.000 briques

en 1912—13

3.642.000 briques

1.200.000

»

»

»

4.842.000 briques

format normal et format belge. De plus, la briqueterie de Bettembourg a fourni 300.000 briques

radiales.

Les briqueteries se trouvant en dehors du syndicat ont vendu environ 3 millions de briques

et les fabriques rhénanes et lorraines ont importé 2 millions de briques. Il est à regretter que les

produits étrangers trouvent si facilement usage dans le pays, de préférence aux produits indi-

gènes, car à l'étranger, en Alsace-Lorraine notamment, les administrations publiques n'admettent

pas les produits luxembourgeois.

Le syndicat de vente lorrain s'est reconstitué à partir du 1er mars 1913 et a été absorbé par

le grand syndicat du Palatinat. Cet organisme, par les intérêts considérables qu'il représente,

est devenu une puissance, et le syndicat de vente luxembourgeois est tout disposé à s'entendre

avec son voisin, mais sans abdiquer une autonomie que les conditions du marché local rendent

nécessaire.

Malgré ces heureux symptômes d'union, l'année 1913 ne s'annonce pas comme devant être

prospère. Les bruits de guerre arrêtent les constructions-et, d'autre part, la brique de laitier fait

une concurrence acharnée à la brique cuite. C'est pourquoi l'industrie de la briqueterie mécanique

a besoin de la bienveillance des pouvoirs publics et notamment les lois de prévoyance sociale

devraient lui être appliquées avec mesure.

Telle qu'elle est comprise actuellement, la loi sur les accidents du travail est pour la briqueterie

mécanique une véritable loi d'expropriation. Après avoir été taxée au coefficient de risques 3,

Ecorces à tan.

Comme en 1911, le beau temps a favorisé la récolte des écorces à tan et la qualité a été excel-

lente. Aussi, dès leur apparition, les écorces de première qualité furent-elles enlevées rapidement

au prix de 2,45 fr. la botte de 25 kg. Mais, par suite de la hausse énorme des cuirs en poils, les tan-

neurs ont diminué leur fabrication, de sorte qu'une assez grande partie des écorces est restée

invendue et les prix sont descendus à 2,30 fr. pour les écorces de première, et à 2,10 fr., pour les

écorces de seconde qualité.

Tannerie.

L'année 1912 a vu les prix des cuirs en poils, l'indigène aussi bien que l'exotique, atteindre

des niveaux élevés, inconnus jusqu'alors. L'impulsion, comme c'est le cas depuis nombre d'années,

a été donnée par les Etats-Unis, dont l'influence s'est exercée sur tous les marchés. De plus, l'in-

dustrie en général consomme aujourd'hui beaucoup plus de cuirs qu'il y a une dizaine d'années.

Néanmoins, et en dépit de cette circonstance, les fabricants ne parviennent pas à faire hausser

les prix du tanné.

Il faut faire remarquer encore que dans les pays exportateurs de cuirs, s'établissent des tan-

neries importantes, montées avec tous les perfectionnements de la technique moderne, de sorte

que les importations de ces régions, qui nous approvisonnaient jadis, diminuent, en même temps

qu'on exporte une grande partie de nos cuirs indigènes. Dans ces conditions, il n'y a plus que les

grands établissements disposant de forts capitaux et pourvus d'un outillage perfect onné qui puissent

prospérer en Europe.

27, 45, cette industrie figure actuellement sous la lettre L, ce qui implique le coefficient 70. Ce tarit

dépasse les forces du contribuable. C'est ainsi qu'une briqueterie ayant eu en 1912 un chiffre

d'affaires de 134.000 fr., a payé une contribution de 1.915,64 fr., soit 1,42 % du chiffre d'affaires

total, ce qui est énorme. En 1913, en supposant toutes choses égales d'ailleurs, ce même établisse-

ment devra acquitter une taxe de 2.979,79 fr., soit 2,22 % ce qui est excessif.

A ce tarif formidable il existe un remède: tout établissement industriel n'ayant eu au cours

des trois dernières années d'exercice aucun accident de personnes susceptible d'indemnité, peut

être dégrevé dans la proportion de 50 %. Or, la briqueterie en question n'a pas eu d'accident

de ce genre depuis 1905, et pourtant, malgré les démarches les plus pressantes, toute diminution

lui a été refusée. Par contre, l'Association ne se fait pas faute de majorer de 50 % la contribution

des établissements où des accidents se sont produits.

Si, d'une part, une loi sur l'assurance mutuelle ne sait tenir compte de toutes les récla-

mations individuelles, il n'est pas exagéré d'autre part cependant de réclamer le bénéfice des dis-

positions légales, surtout quand il s'agit d'une industrie aussi éprouvée que celle de la briqueterie

mécanique. Cette industrie, pour soutenir une existence précaire, demande une somme d'efforts,

de privations et de travail, devant laquelle bien des gens reculeraient. Elle ne jouit pas, en retour

de la satisfaction que procurent les gains rapides et élevés. Il est de stricte justice qu'on lui applique

sans lésiner les dispositions légales susceptibles de diminuer ses charges.

Ganterie.

L'année 1912 a été très féconde pour l'industrie gantière au point de vue de l'ampleur des

commandes et l'on travaillait à pleine allure pendant toute l'année, mais, malheureusement, ces

commandes allaient en majeure partie aux qualités bon marché. Ensuite les marchands de peaux

au courant des moindres détails de la situation, n'ont pas manqué, selon leur habitude, d'accaparer

partout la peau brute pour arriver à pouvoir imposer aux fabricants des prix dépassant les limites

du possible.

D'un autre côté, la clientèle refusait la moindre augmentation de prix. Il en est résulté que les

prix du produit fabriqué n'étaient pas en rapport avec les prix des matières premières, non compris

les articles accessoires et les ingrédients nécessaires dans les trois branches de la fabrication, la

mégisserie, la teinturerie et la ganterie proprement dite. Ces matières et substances ont subi, elles

aussi, une augmentation de prix fort sensible. A toutes ces augmentations de prix est venue s'ajouter

encore une augmentation générale des salaires.

Un autre préjudice pour la ganterie résulte du fait que nombre de petits commerçants, tenant

comme spécialité le gant de peau, disparaissent devant les grands magasins, qui, sans connaissance

des particularités et de la différence de qualité de l'article, n'ont en vue, dans leurs achats, que

la question de prix et cherchent à exercer la même pression sur tous les fabricants indistinctement

contribuant ainsi à créer une situation malsaine. Aussi n'est-il pas rare de voir, dans les vitrines

de ces magasins, des stocks entiers à des prix dérisoires, prix qui sont loin de représenter la main-

d'œuvre seulement, et qui, nécessairement, doivent laisser le fabricant en perte et abaisser le niveau

général des prix.

L'exportation des peaux mégissées et teintes vers les Etats-Unis est devenue très restreinte,

la clientèle hésitant à placer de fortes commandes dans l'incertitude où elle se trouve par rapport

au changement à la présidence, changement dont elle attend une modification des droits d'entrée.

Dans ces circonstances et devant la possibilité d'une réduction des droits d'entrée que l'on espère

pour la saison prochaine, la clientèle s'abstient de mettre des quantités de marchandises en stock

et se borne à ne commander que le strict nécessaire, soit en peaux, soit en gants, et livrable de

suite.

L'exportation des peaux a diminué principalement à cause des grandes difficultés qu'elle

rencontre à la douane. Les peaux sont soumises à un droit d'entrée de 20 % de leur valeur, mais

les agents des douanes sont très prompts à frapper de fortes surtaxes les envois, sous prétexte que

la valeur des peaux est supérieure au prix facturé et déclaré et que la marchandise est déclarée au-

dessous de sa valeur réelle. Il en résulte de grands ennuis, des procès fort coûteux et, finalement,

une stagnation des affaires.

La mégisserie et la teinturerie ont produit à peu près le même chiffre que l'année précédente,

soit 3.500.000 peaux, et la production de gants finis peut être évaluée à 75.000 douzaines de paires.

Le nombre du personnel occupé n'a guère subi de changement et renseigne le même chiffre que

pour l'année 1911, soit environ 770 ouvriers et 1500 ouvrières.

Il convient d'ajouter que la production des gants pourrait atteindre un chiffre beaucoup plus

élevé et occuper par conséquent un plus grand nombre d'ouvriers et d'ouvrières, si une regrettable

Teinturerie et blanchissage des tissus.

L'amélioration survenue à la fin de l'année 1911 dans l'industrie de la teinture des toiles

de lin et de coton s'est maintenue pendant toute l'année 1912, provoquant une augmentation

fort appréciable de la production. Cette année aurait été franchement bonne si les prix de teinture

avaient pu être mis en rapport avec la cherté de la main-d'œuvre et les cours excessifs de la presque

totalité des divers produits servant à la teinture ou à l'apprêt des toiles, et dont quelques-uns,

circonstance, que l'on ne rencontre nulle part ailleurs, ne s'y opposait. Contrairement à un usage

suivi partout, les coupeurs n'admettent comme apprentis que ceux dont le père exerce ou a exercé

le métier de coupeur-gantier. Il y a là une singulière anomalie. Les fils des coupeurs-gantiers n'en-

tendent pas tous embrasser la profession de leur père et il y en a sans doute parmi eux qui réus-

siraient mieux dans un autre métier, alors que d'autres jeunes gens, se sentant du goût pour le

métier de gantier, en sont impitoyablement exclus de par les statuts qui régissent l'Association

des coupeurs-gantiers.

C'est là une situation très préjudiciable à cette branche et qui s'oppose à l'extension de l'in-

dustrie gantière dans le Grand-Duché.

Industrie textile.

Dans la plupart des branches de l'industrie textile le mouvement des affaires a été assez intense.

La production a été vivement sollicitée par une demande croissante, tant pour la draperie que

pour la bonneterie. L'allure a continué d'être satisfaisante en articles laine et coton.

Le marché des cotons, malgré les écarts de prix encore considérables, a présenté un aspect bien

plus régulier que pendant l'année précédente et les soubresauts ont été moins violents. La récolte

de 1911-12 dépassa toutes les espérances: l'Amérique donna 16 millions de balles, alors que l'Egypte

approcha sensiblement de la précédente récolte, qui fut exceptionnelle. On pouvait donc s'attendre

à une baisse générale des prix. En effet, le Middling American était coté, fin décembre 1911, 463/4 pf.

sur la place de Brême, atteignant ainsi le niveau le plus bas que nous ayons vu au cours des dernières

années. Mais déjà au moins de février la hausse commença à se dessiner sous la poussée des achats

considérables des consommateurs, désireux de se couvrir aussi largement que possible; elle s'ac-

centua, et, à la fin du mois de juin, d'étape en étape, le prix se fixa à 70½ p i , supérieur de 50 %

au prix du début de l'année. Au mois d'octobre nous retrouvons les cotons à 58 pf., mais vers la

fin de l'année, à 66 pf. La récolte de 1912-13 ouvre des perspectives rassurantes. En filés de coton,

le mouvement des affaires n'a pas laissé que d'être très actif; cet article a répercuté les variations

de prix des matières premières.

A partir du printemps, le commerce des laines a témoigné d'une activité inconstestable et

les prix se sont orientés vers la hausse. La disproportion entre l'allure de la consommation qui

s'accroît sans cesse et les ressources assez précaires de la production donnent à réfléchir. La pro-

duction de la laine n'augmente guère: l'Argentine, poussée vers la culture des céréales, restreint

l'élevage du mouton ; l'Australie, d'autre part, semble avoir atteint l'extrême limite de sa production.

comme les fécules, amidons, dextrines, etc. avaient augmenté de 50-60 % par suite de la récolte

déficitaire des pommes de terre et des blés en 1911.

La demande en toiles est restée active pondant toute l'année et il n'y a pas de stocks à signaler

les tissus s'enlevant aussitôt fabriqués. L'agrandissement des usines de notre bassin minier et de

la Lorraine voisine, en provoquant un afflux considérable d'ouvriers, a stimulé la demande de

vêtements d'ouvriers et, par répercussion, favorisé la teinturerie.

Malgré l'abondance de la récolte de coton, les prix des tissus ont été non seulement soutenus,

mais ils ont gagné des avances successives, allant jusqu'à 10 et 15 %, et la tendance à la hausse

persiste toujours. Les prix des toiles de lin ont augmenté, à leur tour, de plus de 10 %.

Le nombre des ouvriers occupés dans la teinturerie n'a guère varié au cours de l'année 1912.

Il n'y a pas de chômage pour manque de travail à relever.

Les bonnes dispositions du marché laissent entrevoir une certaine durée de la situation

actuelle, qui est satisfaisante en somme, voire même un nouvel essor de la teinturerie, le danger

de complications politiques une fois écarté.

Il y a lieu de faire remarquer que les mesures prises par la douane sont contraires aux intérêts

des maisons qui sont forcées de fabriquer les tissus écrus à l'étranger pour les terminer à l'intérieur

du Zollverein. En effet, certaines toiles blanchies sont expédiées à l'étranger pour y être brodées;

celles qui sont tissées et blanchies en Allemagne peuvent rentrer en franchise de droits après avoir

été ouvragées, mais celles qui sont tissées à l'étranger et blanchies dans le Zollverein ne peuvent

bénéficier de ce traitement, malgré qu'elles aient payé à leur entrée en écru les droits allemands

et devraient par conséquent être traitées sur le même pied que celles tissées en Allemagne.

Pour justifier cette mesure, l'administration prétexte que toutes les opérations concernant

la fabrication des tissus doivent être faites en Allemagne, mais elle oublie que les fils employés

à la confection de ces toiles sont en majeure partie filés en Belgique et en Irlande et que, par suite

ces toiles ne sont pas non plus de pure fabrication allemande. En donnant une interprétation un

peu large au règlement, on pourrait faire bénéficier ces toiles du même traitement de faveur à

leur entrée.

Industrie du vêtement.

La production des vêtements de travail qui, jusque dans ces dernières années, provenait

presque exclusivement de la confection faite a domicile par les ouvrières, ne peut plus guère

s'obtenir maintenant qu'en ateliers organisés mécaniquement avec force motrice.

L'installation et l'entretien coûteux de ces ateliers, la rareté et la cherté de la main-d'œuvre,

rendent cette industrie de plus en plus difficile et de moins on moins rémunératrice pour les fabri-

cants du pays qui doivent concourir avec ceux d'Allemagne où cette main-d'œuvre est plus abon-

dante.

Distillerie.

Le nombre des distilleries on activité pendant la campagne 1911-1912 a été de 1042, dont

522 distilleries agricoles travaillant des matières farineuses, et 520 distilleries de fruits. Le nombre

des distilleries en activité pendant la campagne précédente avait été de 1091.

Il a été employé à la distillation

matières tanneuses

fruits à noyaux

fruits à pépins

lies de vin

marcs de raisins

4.007.900

3.366

3.582

1.104

18.026

kg.

M.

Les droits payés par les distilleries se répartissent comme suit: droit de consommation 968.329

mk., droit d'exploitation 10.329 mk., soit ensemble 978.658 mk. L'Etat a donc perçu en droits

d'accise 1.223.322,50 fr. contre 1.273.700 fr. pour la campagne précédente.

Brasserie.

L'exercice 1912 laisse aux brasseurs du Grand-Duché de bien mauvais souvenirs. Non seu-

lement les prévisions pessimistes que nous avions exprimées dans notre dernier rapport, se sont

réalisées, mais les résultats industriels ont encore été plus défavorables qu'on n'avait pu le sup-

poser. C'est qu'au pronostic fâcheux fondé sur la cherté extraordinaire des matières premières,

est venue s'ajouter, par surcroît de malheur, l'inclémence de toute la saison d'été 1912. Malgré

la vaillance avec laquelle les industries indigènes continuaient à lutter contre la concurrence

étrangère et l'importation de bières allemandes, le chiffre total de la production qui, les années

précédentes, avait accusé un mouvement nettement ascensionnel, marque, pour 1912, une dimi-

nution d'environ 30.000 hectolitres. Il convient toutefois de relever que la consommation de cidre,

assez forte dans certaines régions du pays et due à une récolte particulièrement abondante des

pommes en 1911, n'a pas été sans exercer une certaine influence sur la marche des affaires de

brasserie.

Dans l'intérêt de la statistique. il suffira de retenir les données de comparaison ci-après

malt employé

bière fabriquée

droits d'accise

bière exportée

Exercice 1911.

5.475.345 kg.

326.946 hl.

464.832 fr.

13.246 kl.

Exercice 1912.

5.417.932 kg.

297.986 kl.

459.502 fr.

10.851 hl.

L'année 1913 s'annonce-t-elle sous de meilleurs auspices que sa devancière? Question assez

délicate à résoudre à l'heure qu'il est. Si, d'une part, le prix du houblon, en général d'excellente

qualité, est tombé de près des deux tiers, d'autre part, l'orge de 1912, quoique de qualité infé-

rieure, continue à être cotée sensiblement aux mêmes prix. Si la fabrication paraît ainsi se faire

dans des conditions plus avantageuses, il est également permis d'espérer qu'une saison d'été plus

favorable viendra encourager la consommation en 1913.

Industrie des tabacs.

L'industrie des tabacs a suivi son développement normal en 1912: nos 14 fabriques ont été

occupées régulièrement durant toute l'année et le nombre des ouvriers employés renseigne une

légère augmentation.

.6

La production a quelque peu augmenté pour les principaux articles, tabacs à fumer et ciga-

rettes; pour la filature et les cigares elle a plutôt diminué. Elle peut être évaluée à 1.450.000 kg,

de tabacs à fumer, 4200 kg. de tabacs en rôles, à fumer et à mâcher, 75 millions de cigarettes et

4 millions de cigares. La consommation des cigarettes suit une marche ascendante au détriment

de celle des cigarres qui est en baisse. La majeure partie de la production est placée et consommée

dans le Grand-Duché et en Alsace-Lorraine. Les débouchés à l'étranger se rétrécissent de plus en

plus sous l'effet des mesures douanières et l'exportation perd toujours du terrain, aussi bien en

Europe que dans les pays d'outre-mer, par suite de l'augmentation des droits d'entrée.

Si l'écoulement de la production a été facile, les conditions de fabrication et l'allure des prix

de revient n'ont guère donné satisfaction aux fabricants. La matière première, les tabacs en feuilles

de toutes provenances, se maintient depuis une série d'années à un niveau très élevé, la culture

dans les divers centres de production ne pouvant suivre la demande croissante de la consommation

par suite de l'insuffisance de la main-d'œuvre que cette culture exige pendant la période de la

croissance de la plante et pendant la récolte. Des récoltes déficitaires ou de mauvaise qualité dans

certains centres ont accentué cette situation.

A ces prix élevés viennent s'ajouter les lourdes charges des impôts, des droits d'entrée, la «Wert-

steuer», celle-ci proportionnellement plus forte sur les prix élevés, et la tendance croissante des

salaires provoquée par le renchérissement de la vie, alors que l'âpre concurrence s'oppose à une

amélioration correspondante du prix des produits. La charge des impôts et droits grevant les produits

fabriqués se fait particulièrement sentir par suite de l'immobilisation de capitaux importants

qui rentrent lentement parfois et des longs crédits exigés par la clientèle. Quelques bonnes récoltes

successives seules pourraient améliorer la situation des fabricants en ramonant à des cours nor-

maux les matières brutes et rendre l'industrie des tabacs plus satisfaisante et plus lucrative.

En Allemagne cette industrie doit faire face à un péril qui la menace de la part du trust amé-

ricain, lequel dispose d'énormes capitaux et englobe la majeure partie de la fabrication et du com-

merce des tabacs dans les Etats-Unis et en Angleterre. Ce trust a su acquérir sous main plusieurs

grandes fabriques de cigarettes en Allemagne et paraît disposé à étendre son action de plus en plus.

S'il réussissait dans ses tentatives, il finirait par ruiner, par sa puissante concurrence, les petits

établissements qui ne peuvent lui opposer qu'une faible résistance et à dominer ensuite le marché.

Il est à espérer que les efforts des fabricants allemands qui ont; fondé, à Francfort, pour la

défense de leurs intérêts menacés, le «Verband zum Schute der deutschen Tabakindustrie», em-

pêcheront ce monopole de se créer dans le Zollverein comme il existe virtuellement dans les Etats-

Unis et en Angleterre. Si, contre toute attente, les projets du trust (lovaient se réaliser, l'industrie

des tabacs du Grand-Duché aurait à on subir également les conséquences néfastes.

Imprimerie.

L'allure franchement favorable de l'imprimerie, alimentée par un courant d'ordres très suivi,

s'est continuée pendant la plus grande partie de l'année. Des défaillances, assez anodines il est

vrai, se sont produites pendant les derniers mois. L'industrie, qui est un des gros clients de l'im-

primerie, commençait alors à témoigner d'une certaine réserve: les ordres, même ceux de moindre

importance, étaient généralement précédés de demandes de prix, et, par suite, les affaires deve-

naient plus difficiles.

Depuis, les consommateurs ont réduit leurs ordres et les demandes de prix ont sollicité dans

une forte mesure la concurrence étrangère. La situation des affaires en imprimerie, depuis le début

de l'année 1913, a perdu non seulement au point de vue de l'ampleur des commandes, mais aussi

à celui de la tenue des prix. La consommation s'est portée davantage sur les articles bon marché

que les maisons exotiques accaparent très souvent. Des firmes étrangères qui sont liées à l'inté-

rieur par des conventions de tarifs se livrent à un véritable «dumping» sur le marché luxem-

bourgeois et contribuent ainsi à l'avilissement des prix.

Le journal et le périodique étendent leur marché, alors que le livre se trouve limité par des

débouchés trop restreints. L'annonce, qui transforme rapidement ses procédés et ses aspects,

prend une importance sans cesse grandissante dans l'organisation commerciale moderne. Il y a

lieu de faire remarquer cependant que le commerce luxembourgeois ne semble pas se rendre

suffisamment compte de son efficacité; les commerçants montrent une certaine indifférence à

l'égard de la publicité et ils sont lents à suivre l'exemple qui leur vient du dehors.

Le colportage, qui s'exerce toujours ici sur une, vaste échelle, fait une concurrence désastreuse

à la librairie et à certaines branches de l'imprimerie, notamment à travers le bassin minier. Comme

nous avons déjà fait remarquer dans nos rapports antérieurs, le colportage n'assure aucun avan-

tage sérieux au consommateur, mais les procédés commerciaux qu'il met en usage lui gagnent

toujours une certaine clientèle qui se laisse prendre aux apparences d'un bon marché, trompeur

le plus souvent, car il est reconnu qu'à conditions égales le colportage ne peut soutenir la con-

currence contre les maisons luxembourgeoises.

Les 40 imprimeries du pays ont occupé, en 1912, 250 ouvriers dont les salaires oscillent entre

30 et 50 fr. par semaine. L'outillage technique, qui s'est considérablement modernisé au cours

des dernières années, comprend actuellement 16 machines à composer des différents systèmes,

4 machines rotatives, 58 presses typographiques et 47 presses à platine. Comme force motrice

22 établissements emploient l'électricité; 10 autres marchent avec des moteurs à gaz.

Horticulture.

La floriculture et la culture maraîchère, grâce aux efforts soutenus et intelligents de nos horti-

culteurs et jardiniers, sont toujours en progrès. Il serait à souhaiter pour l'art floral que l'étrange

devise «ni fleurs ni couronnes», contre laquelle nos collègues français ont à lutter sans relâche,

ne s'introduisît pas chez nous.

L'année a été favorable aux cultures des pépiniéristes et des rosiéristes. Les arbres et arbustes

ont trouvé acheteurs à des prix assez rémunérateurs. Les rosiers de production courante, au con-

traire, ont été offerts au printemps à des prix dérisoires. L'automne a vu se rétablir légèrement

les prix. En décembre, ceux-ci ont de nouveau considérablement fléchi. Il est étrange et inconce-

vable que, dans cette branche, on s'obstine à pratiquer des cotes qui marchent toujours en raison

inverse des frais de production. Il y a évidemment chez nous, et sur tout le marché, surproduction

de ces articles.

La matière première a été chère. Nos rosiéristes ont toujours beaucoup de peine à s'appro-

visionner en églantiers des bois. Le stock de «caninas» de semis était considérable en août. Grâce,

cependant, à l'entente des producteurs au moment de la conclusion des marchés, il a été traité à

des prix élevés. Ceux-ci sont retombés lourdement vers la fin de l'année, alors que nos rosiéristes

avaient, depuis longtemps, fait leurs approvionnements et ne pouvaient plus profiter des offres

avantageuses.

Notre commerce horticole serait en droit d'attendre, comme compensation aux multiples

charges qui sont venues le grever, une réduction du tarif postal des imprimés avec la France et

de celui des lettres avec l'Autriche. Il serait reconnaissant au Gouvernement si celui-ci arrivait

à une entente avantageuse avec ces deux pays.

Conserves de légumes.

L'établissement de Beaufort renseigne une production de 160.000 litres-kilogrammes, supé-

rieure de 40.000 litres-kilogrammes à celle de l'année précédente. Une partie plus importante de

la production a été vendue dans le Grand-Duché où la consommation des conserves de légumes fait

de rapides progrès, mais l'Allemagne reste toujours le principal débouché.

Une légère amélioration des prix de vente s'est fait sentir en 1912. D'autre part, les matières

premières, notamment les graines pour semences, les fers blancs, les charbons, etc. montrent des

prix en hausse; seul le prix des caisses d'emballage est resté stationnaire.

Le nombre des ouvriers et ouvrières a varié de 100 à 200. Les équipes régulières ont travaillé

sans interruption: les prix de la main-d'œuvre continuent à s'orienter vers la hausse. Les ouvrières-

cueilleuses sont recrutées, en partie, dans les Flandres, la main-d'œuvre indigène étant insuffisante.

Meunerie.

Si l'année 1.912 a été sans doute meilleure pour la meunerie luxembourgeoise que sa devan-

cière, elle n'a pas laissé que de donner certaines déceptions au point de vue de ses résultats finan-

ciers. Par suite do l'insuffisance de la récolte de .1911, nos meuniers ont dû importer beaucoup

de blés étrangers à des prix assez élevés, alors que la concurrence des grands établissements de la

Prusse et de l'Alsace-Lorraine ne leur permettait pas de relever leur prix de vente en proportion

avec celui des blés, et ce n'est qu'à la faveur des cours exceptionnels des sons et issues qu'elle a pu

rétablir l'équilibre.

La production est restée à peu près stationnaire. Une légère augmentation est à signaler

pour la meunerie commerciale. Si les prix de production n'ont pas sensiblement varié par rapport

à ceux de l'année précédente, la concurrence, toujours âpre, a forcé la meunerie à se plier à toutes

les exigences de la clientèle. Grâce à la bonne qualité de sa fabrication et à ses prix modérés, elle

est parvenue à gagner du terrain en Lorraine et à écouler ainsi toute sa production.

Les prix des farines ont oscillé entre 35 et 38 fr. n° 1 base. Il est à remarquer que la consom-

mation continue à donner la préférence au pain blanc, nécessairement plus cher que le pain noir.

Comme l'augmentation des exportations de nos farines, dans la région messine surtout, semble

prouver la bonne qualité de nos produits, la préférence que beaucoup de nos boulangeries accor-

dent aux farines étrangères se justifie difficilement.

Les rapports qui nous ont été adressés appuient sur les crédits toujours plus étendus que

demande la boulangerie et qui pèsent sans nul doute sur la bonne marche des affaires. Il en

résulte, pour les meuniers, qui doivent payer les blés indigènes au comptant et les blés étrangers

à très courte échéance, des pertes d'intérêts assez sensibles qui absorbent souvent la plus grande

partie des bénéfices réalisés sur la fabrication.

L'année 1912 a été caractérisée par une grande stabilité dans les cours des blés. Pendant

la première partie de l'année, la courbe des prix montait doucement pour redescendre impercep-

tiblement jusqu'à la fin de l'année où nous retrouvons les prix à leur point de départ; pendant

la période ascendante, qui correspond au premier semestre, le marché des blés restait sous l'in-

fluence de la récolte assez médiocre de l'année 1911, alors que la récolte abondante de 1012 com-

mençait à sortir ses effets dès le début du deuxième semestre.

Il n'y a pas de changements à signaler au point de vue de l'outillage de la meunerie indigène.

C'est le système à cylindres qui prévaut toujours et qu'on cherche à perfectionner dans ses détails.

Par suite des derniers perfectionnements quelques établissements ont réussi à augmenter légè-

rement leurs moyens de production. Les bons ouvriers meuniers se font toujours plus rares en dépit

des salaires ascendants.

Laiterie.

La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les chiffres

suivants, pour les années 1904 à 1912

Années.

Nombre

des

laiteries.

Nombre

des

membres.

3.978

3.969

3.812

4.423

4.442

5.008

5.656

6.378

6.615

Lait travaillé,

litres.

13.066 861

12.711.037

12.853.274

14.421.800

15.819.183

16.941.540

17.344,055

15.900.291

21.576.556

Beurre fabriqué.

kg.

502.929,5

489.609,5

489.348

552.538

603.990

641.222

660.448

746.966

807.683

Produit de la

vente du beurre.

fr.

c.

1.307.616,70

1.321.945,65

1.345.707,00

1.547.106,40

1.721.371,50

1.826.129,20

1.935.112,00

2.390.291,00

2.632.394,58

Mondof-les-Bains.

Le nombre des baigneurs s'est élevé pour l'année 1912 à 1368 qui se répartissent comme suit

entre les divers pays: Luxembourg 332, Belgique 368, France 273, Allemagne 206, Alsace-Lor-

raine 158, Hollande 15, Angleterre 6, Italie 1, Espagne 3, Autriche-Hongrie 2, Algérie 2, Indes

hollandaises 2.

La colonie thermale a été fréquentée par 76 garçons et 74 filles. Les bains délivrés gratuite-

ment ou à prix réduits représentent une somme de 7.766,55 fr.

Viticulture et commerce des vins.

L'année 1912 n'a pas été heureuse pour la viticulture. Du débourrement de la vigne jusqu'aux

vendanges, les nombreux insectes et cryptogames nuisibles à la vigne ne faisaient trêve qu'à de

courts intervalles. La cochylis, après une année de répit,.redoublait d'intensité; l'oïdium qui sé-

vissait avec une tenacité et une virulence peu connues jusqu'à ce jour ainsi que le mildew exer-

çaient des ravages considérables, Ils ont été secondés dans leur action par les intempéries des mois

d'août et de septembre. Les gelées d'octobre ont achevé le désastre, après avoir, au printemps déjà,

détruit nombre de bourgeons et de pousses. La récolte a été lamentable. Sur les 1550 hectares de

superficie plantée en vigne, 42.230 hl. de moût ont été vendangés. Les moûts dosaient en moyenne

54° à l'aréomètre d'Oechsle et .18,5° d'acidité, exprimée en acide tartrique.

Malgré la qualité peu engageante de ces produits, les vignerons, se basant sur l'insignifiance

de la récolte, escomptaient des prix rémunérateurs. Mais là encore leurs espérances devaient être

déçues. Après la réalisation de quelques marchés effectués au mois d'octobre à des prix variant

entre 500 à 520 fr. les 1000 litres, les affaires restaient calmes jusque vers la mi-décembre. Ce n'est

qu'à cette époque que les cours se ranimèrent, sans cependant atteindre le niveau qu'ils tenaient

au début de la campagne. Les producteurs, soucieux de se défaire! d'une marchandise de qualité

et de conservation douteuses, préféraient vendre leur récolte à des prix plutôt médiocres que de

la garder en cave. La moyenne des prix auxquels les transactions du mois de décembre furent opé-

rées s'élève à 350—400 fr. Au 1er janvier deux tiers à trois quarts environ de la production étaient

vendus.

Contrairement aux principes de vinification consacrés par des usages séculaires, une partie

des réserves non vendues a été sucrée par les vignerons. Il dépendra en partie du résultat que cette

opération aura donné pour savoir si le procédé passera dans les pratiques oenologiques de nos

vignerons. Les conséquences que l'exécution générale du sucrage dans les celliers des vignerons

auront sur l'orientation de notre commerce et l'écoulement de nos vins ne sont pas encore à prévoir.

Vins de Champagne.

E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.

En 1912 la succursale a expédié 682.000 1/1, 93.000 ½ 12.300 ¼ 4.900 1/8 bouteilles et

2.350 magnums (double-bout). 11 y a donc une diminution sur l'exercice 1911 et le nombre de bou-

teilles expédiées est revenu sensiblement au chiffre atteint en 1910. La diminution s'explique

facilement par les marchés assez considérables exécutés en 1911 et avant l'augmentation des prix

de l'établissement. Le commerce de gros a dû épuiser les stocka ainsi constitués avant de faire

de nouvelles commandes.

En Champagne la récolte de 1912 a donné, comme quantité, la moitié d'une récolte moyenne.

Les quatre dernières^récoltes ont donc été fortement déficitaires et de nombreuses maisons ont

épuisé presque complètement leurs réserves. Ce n'est pas le cas pour la maison Mercier qui avait des

réserves suffisantes pour supporter la crise sans dommage.

Il n'y a aucune interruption à signaler dans la fabrication qui s'est trouvée constamment

dans un état tout à fait régulier.

L'établissement occupe une centaine d'ouvriers. Les cavistes, formant le gros du personnel

ouvrier, soignent la manutention des vins. Une vingtaine de femmes sont employées à la déco-

ration des bouteilles, et 40, pendant le tirage, pour rincer et mirer les bouteilles. Le travail a duré

toute l'année sans le moindre dérangement. Les salaires des ouvriers les plus zélés ont été aug-

mentés.

Les oseraies de Kopstal occupent une vingtaine d'ouvriers et 30 femmes tant pour les travaux

de la plantation et son entretien que pour le blanchissage des osiers récoltés. Les paniers sont

fabriqués dans les établissements pénitentiaires de Luxembourg-Grund et dans quelques ateliers

de vannerie aux environs de la ville.

Explosifs.

La poudrerie renseigne pour l'année 1912 des expéditions totales de 2.085.000 kg. contre

1.918.000 kg. en 1911. Ce chiffre se répartit comme suit

Sprengsalpeter

poudre noire

luxite

1.939.000

18.000

128.000

kg.

Le nombre des ouvriers a été de 118 contre 111 pour l'année précédente, dont 10 sont occupés

à la fabrication de la luxite.

Le prix du salpêtre a haussé énormément, ce qui a forcé l'établissement de Kockelscheuer

d'élever son prix de vente en conséquence, pour autant que ses clients n'étaient pas garantis par

des marchés à long terme.

Clouterie.

La société anonyme métallurgique de Bissen, fondée le 30 avril 1910, qui a pour but l'exploi-

tation des forges de Bissen servant à la fabrication mécanique de clouteries et en général de tous

articles de ferronnerie, renseigne pour l'année 1912 une production de 1.070 tonnes clouteries

diverses, soit une augmentation de 120 tonnes sur celle de l'année précédente.

Les prix de production et de vente sont restés sensiblement les mêmes, ces derniers toujours

peu satisfaisants, surtout pour la pointe à cause de la situation anormale qui règne sur le marché

de cet article. La vente s'est faite couramment, mais à des prix fort peu rémunérateurs, et les soldes

en magasin n'ont pas dépassé le niveau ordinaire.

Les matières premières ont suivi toutes la marche ascendante commencée déjà l'année der-

nière et cependant il n'a pas été possible d'élever proportionnellement les prix de vente des produits

finis. L'installation d'un palan électrique et d'une machine à empaqueter ont eu un effet favorable

sur la fabrication.

Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupés régulièrement pendant l'année 1912

a été de 62. Les prix de la main-d'œuvre montrent toujours la même tendance croissante qui s'est

encore accentuée davantage que l'année dernière à cause de l'augmentation du coût de la vie.

Industrie électrique.

Usine et tramways électriques de Luxembourg.

Le 15 août 1912 entrèrent en vigueur de nouvelles conditions pour la fourniture du courant

ainsi que pour l'exécution des installations qui diffèrent des normes anciennes surtout clans les

points suivants: les taxes pour l'exécution des raccordements ainsi que pour la réception des

nouvelles installations sont supprimées; le loyer des compteurs pour les petites installations, de

6 lampes au maximum, est réduit de 0,75 à 0,50 fr. ; le tarif pour force motrice dans la commune

d'Eich est réduit à 0,25 fr. par kilowatt-heure, prix en vigueur pour la ville. Par ces dispositions,

la ville entend favoriser la consommation de l'énergie électrique.

La vente du courant électrique a produit 237.304,25 fr., la location des compteurs 14.426,45 fr.,

les taxes de raccordement 2.055,25 fr., les taxes de vérification 362,70 fr.

Le nombre des personnes transportées par les tramways électriques s'est élevé à 2.029.468

contre 1.983.291 en 1911, soit 5,70 par km.-voiture contre 5,55 en 1911. Les recettes pour le trans-

port des voyageurs se sont élevées à 212.060,60 fr. ; dans cette somme les abonnements figurent

pour 29.774,50 fr.

Entre la ville de Luxembourg et la commune d'Eich fut conclu un contrat en vertu duquel

la première construira et exploitera une ligne de tramway entre la rue du Casino et le pont de

Dommeldange. La commune d'Eich garantit les intérêts et l'amortissement du capital engagé.

Usine électrique d'Eseh-sur-l'Alzette.

Le développement de l'usine a suivi pas à pas celui de la ville. La consommation d'énergie

s'élevait à 365.462 kilowatt-heures contre 263.302 en 1911. Le nombre des raccordements s'élève

à 560, avec 5952 lampes à incandesence et 37 lampes à arc. En dehors de l'éclairage, l'usine a

fourni l'énergie pour la force motrice à 97 moteurs et à 35 appareils divers. L'administration de

l'usine de la ville a effectué 61 nouvelles installations privées. Le bilan publié à la fin de l'année

1912 renseigne des recettes pour 161.868,75 fr. et des dépenses pour 85.641,25 fr. Pour l'assu-

rance de ses ouvriers, qui sont au nombre de 7, l'usine a payé à la caisse régionale de maladie la

somme de 406,25 fr., à l'assurance contre les accidents la somme de 311,75 fr. et à l'assurance

contre l'invalidité la somme de 300,30 fr.

Usine à gaz de Luxembourg.

La production du gaz en 1912 a été de 2.624.560 m3, supérieure de 131.510 m3 ou de 5,7 %

à celle de l'année précédente. 11 a été distillé à cet effet 9.255 tonnes de charbons, ce qui corres-

pond à un rendement de 28,36 m3 par 100 kg. de charbons contre 29,37 % en 1911.

Ces charbons provenaient de la Sarre et coûtaient rendus usine 25,50 fr. la tonne. Les appro-

visionnements en charbons rencontrèrent vers la fin de l'armée de sérieuses difficultés. L'insuffi-

sance du matériel des chemins de fer, qui se traduisit par un manque de wagons inouï jusqu'à

présent, eut les plus graves conséquences pour toutes les industries. A cet embarras est venu

s'ajouter le bruit d'une prochaine grève des mineurs de la Sarre. Dans ces circonstances les char-

bonnages étaient dans l'impossibilité de faire face aux exigences de leurs clients et les provisions

trop restreintes de l'usine à gaz de Luxembourg furent à peu près entièrement épuisées.

Le rendement de la production du coke est évalué à 67 kg. par 100 kg. de charbon. En cal-

culant la production sur cette base elle s'élèverait à 6200 tonnes. Le coke s'écoulait assez facile-

ment et il ne restait pas de stock. Les provisions de l'usine étaient insuffisantes pour satisfaire

promptement aux demandes de la clientèle.

Les prix sont restés à peu près constants: 29 fr. la tonne au détail, 26 fr. on gros et 25 fr. pour

les clients acheteurs de plus de 10 wagons. Il a été vendu 4.470.465 kg., dont 2.895.290 kg. à la

clientèle privée, 112.750 kg. à différents bâtiments de l'Etat, 321.750 kg. à l'usine de Kopstal,

394.000 kg. aux écoles de la ville, 636.050 kg. aux autres bâtiments communaux et 110.625 kg.

en menu coke passé au crible. Comme les prix du coke sont restés constants, les recettes n'ont pu

augmenter qu'en proportion des quantités vendues: elles ont atteint 114.600 fr. contre 106.220 fr.

en 1911.

La production du goudron a été de 550.145 kg. correspondant à un coefficient de 5,94 kg.

par 100 kg. de charbon. Le goudronnage des routes de l'Etat a absorbé 15,5 wagons, le reste de

la production a été vendu à des marchands en gros étrangers. Le prix moyen s'est fixé à 3,50 fr.

les 100 kg. Les recettes provenant de ce sous-produit ont passé de 13.518 fr. à 19.626 fr. en 1912.

Le rendement en eaux ammoniacales concentrées à une densité moyenne de 23 % a encore

augmenté; il a atteint 14.500 kg. qui ont été vendus à 1,05 fr. en moyenne et ont rapporté 15.180 fr.

Ce résultat se rapproche sensiblement de la teneur théorique des charbons en ammoniaque et ne

saurait guère être poussé plus loin. Cependant les prix tendent à la baisse et il est à prévoir qu'à

l'avenir cette exploitation ne donnera plus les mêmes bénéfices.

Le tableau suivant renseigne les principaux modes d'emploi du gaz

Gaz fourni

pour le chauffage et les moteurs

gaz d'éclairage, pour la clientèle privée

éclairage des bâtiments communaux

éclairage des bâtiments de l'Etat

éclairage public

gaz non enregistré par les compteurs.

EXERCICE 1911

Débit

en m3

982.804

545.527

43.637

52.859

467.617

304.685

% de la

produc-

tion.

39,4

21,8

1,72,12

18,7

12,83

Recettes.

fr.

et.

147.420,60

109.105,40

7.912,43

10.265,75

56.114,04

EXERCICE 1912

Débit

en m3

1.037.439

556.657

48.688

51.709

477.727

280.172

% de la

produc-

tion.

39,52

21,20

1,85

1,96

18,2

10,67

Recettes.

fr.

et.

155.615,35

111.331,.40

8.697,60

9..782,8

57.327,27

Commerce de détail.

Le commerce de détail a présenté les vues suivantes sur la situation des affaires en 1912

À travers le bassin minier la bonne marche de l'industrie sidérurgique a continué à faire sentir

ses effets bienfaisants. Les agrandissements des usines ont amené un afflux considérable d'ouvriers

et les salaires si élevés ont augmenté dans une forte mesure la capacité d'achat de la population.

La suppression de l'économat de Dudelange, qui paraît prochaine, ne manquera pas d'imprimer

un vigoureux essor au commerce de détail de cette localité qui était privé jusqu'ici de la clientèle

des ouvriers et employés et gêné dans son développement.

Le commerce de la région frontière a certainement souffert des facilités qui ont été accordées

aux consommateurs pour l'introduction en franchise de douane de petites quantités de vivres.

Si les classes nécessiteuses de la zone limitrophe y trouvent un soulagement, très justifié d'ailleurs,

le régime dit «kleiner Grenzverkehr» donne lieu à des abus. Il est notoire qu'il profite encore à

d'autres classes de la population. Le nombre des «coureurs de frontières» est très important.

L'introduction en franchise de petites quantités de vivres fournit à ceux-ci le prétexte à l'achat

d'autres articles qu'ils font nécessairement au comptant, alors qu'ils réservent les achats à crédit

aux détaillants indigènes. Un contrôle très sévère aux bureaux d'entrée serait vivement à désirer

pour atténuer les effets désastreux de ce régime

Dans la région viticole le début de l'année 1912 a été relativement bon, comparativement à

celui de l'année précédente, mais à partir du mois de juillet les affaires ont baissé sans discontinuer

jusqu'à la fin de l'année. Envisagés dans leur ensemble, les résultats ont été inférieurs à ceux de

l'année 1911 qui ne fut déjà pas trop brillante sur les bords de la Moselle.

L'allure du commerce, dans cette région, se règle sur la récolte des vins. Les vignerons, voyant

leur récolte compromise en partie déjà dès le mois de juillet, commencèrent à limiter leurs achats

au strict nécessire. L'automne, en réduisant encore leurs espérances, réduisit leur capacité d'achat.

Aussi, du mois de juillet jusqu'à la fin de l'année, près des trois quarts des achats ont été faits

à crédit.

La région centrale, essentiellement agricole, montre un développement assez satisfaisant.

La situation prospère de l'agriculture, entretenue par une bonne récolte, n'a pas laissé que d'exercer

une influence bienfaisante sur la marche des maisons de détail.

A Luxembourg, le commerce poursuit, à forces inégales et avec peu de chances de succès, sa

lutte contre les coopératives des employés et ouvriers. Les coopératives groupent environ 3000

adhérents. Différentes branches, comme l'épicerie, les comestibles, les vins et les liqueurs, souffrent

en tout premier lieu de cette orientation nouvelle des ventes et il n'y a que quelques maisons,

qui, grâce à des conditions exceptionnelles, peuvent soutenir la lutte. L'élimination lente des

détaillants fait sentir aussi sa répercussion sur les immeubles se prêtant à l'installation d'un com-

merce de détail.

D'autres branches, parmi lesquelles nous citerons l'habillement, ont à lutter contre la con-

currence des grands magasins qui se sont développés rapidement à Luxembourg et commencent

à prendre pied dans les autres villes du pays. Ces palais du commerce, montés à grands frais,

attirent la clientèle par le luxe de leurs étalages, leur vaste réclame et leurs procédés commerciaux

que les maisons moyennes et même d'importance relative ne peuvent suivre. Devant l'envahis-

sement de ces magasins les anciennes maisons disparaissent petit à petit.

Le commerce de détail, menacé dans son existence même, attend de l'action législative un

secours pour l'amélioration de sa situation. Après la loi sur le recouvrement des créances par

ordonnance de payement, il sollicite une loi sur les ventes au rabais, une loi sur la concurrence

déloyale, un impôt sur les grands magasins proportionné au déficit que ces magasins causent au

fisc par la ruine d'un nombre de contribuables, ainsi que la diffusion de l'enseignement commercial.

Le nombre des faillites et encordais s'établit comme suit pour les trois dernières années

Les bourses du travail de Luxembourg et d' Esch-s.-Alz, renseignent les opérations suivantes

pour l'année 1912

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre.

Novembre

Décembre

Totaux 1912

Bourse de Luxembourg.

HOMMES.

Demandes.

Offres.

FEMMES.

Demandes.

Offres.

Bourse d' Esch-sur-Alzette.

HOMMES.

Demandes.

Offres.

FEMMES.

Demandes.

Offres.

Faillites et concordats.

A. Arrondissement de Luxembourg.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

homologués

B. Arrondissement de Diekirch.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

homologués

Bourses du travail.

Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg 3654 émanent de Luxem-

bourgeois, 1613 d'Allemands, 55 de Belges, 125 de Français, 33 d'Italiens, 41 de Suisses et 94 d'autres

nationaux; parmi celles renseignées par la bourse d'Esch; 1785 émanent de Luxembourgeois, 3444

d'Allemands, 35 de Belges, 92 de Français, 275 d'Italiens 29 de Suisses et 467 d'autres na-

tionaux.

Le service des logements renseigne les opérations suivantes: à Luxembourg, l'offre a porté

sur 90 appartements, dont 30 meublés, et la demande sur 130 appartements, dont 48 meublés; à

Esch, l'offre sur 560 appartements meublés, 357 appartements non meublés et 543 lits et la de-

mande sur 827 appartements meublés, 1106 appartements on meublés et 1061 lits. Ces chiffres

font ressortir une grande pénurie de logements à Esch.

Assurances.

Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d' assurances dans le Grand-Duché

vendant les années 1906 à 1911.

RECETTES.

Aimées.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers.

Total

des

recettes.

DÉPENSES.

Restitu-

tion de

primes.

Réassu-

rances.

Sommes dépensées pour

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses.

Incendie (Nombre des Cles d'assurances: 12).

1.230.605

1.275.509

1.327.391

1.364.038

1.419.131

1.478.726

4.048

4.048

8.682

4.928

5.048

5.498

103.197

49.724

46.291

54.777

101.010

80.146

1.337.850

1.329.281

1.382.365

1.423.743

1.525.189

1.564.370

29.726

8.827

10.160

9.282

8.777

7.395

223.201

241.033

290.029

310.116

330.309

347.878

573.442

681.952

607.540

661.532

805.629

1.280.245

219.145

235.955

249.542

265.559

180.070

223.128

150.183

150.957

117.980

155.578

246.135

250.748

48.951

62.060

72.967

65.263

59.107

67.096

1.244.648

1.380.784

1.408.238

1.467.430

1.630.027

2.176.491

Vie (Nombre des Cles d'assurances : 22).

1.385.896

1.410.834

1.403.502

1.470.187

1.650.446

1.642.297

108.368

749.217

734.969

141.936

179.517

197.053

707.302

45.636

50.437

663.043

666.941

673.877

2.201.566

2.205.687

2.189.008

2.275.165

2.496.904

2.513.227

49.114

66.470

181.560

236.277

252.794

229.207

155.111

194.670

250.464

157.408

277.84.0

228.197

66.402

475.833

490.852

536.300

667.700

584.055

162.171

141.290

130.827

134.550

154.093

174.319

106.175

98.013

103.649

110.487

134.332

127.692

920.659

928.908

947.633

991.122

1.007.163

1.060.656

2.059.632

1.908.184

2.104.985

2.166.144

2.493.922

2.427.254

Accidents (Nombre des Cles d'assurances: 9).

126.783

131.640

135.175

142.148

139.270

136.759

1.456

8.790

17.408

1.179

1.209

4.486

49.350

38.167

17.144

18.292

13.240

37.261

177.589

178.597

169.727

161.619

153.719

178.506

2.069

2.596

3.580

3.989

3.521

1.549

22.736

28.482

30.768

27.381

27.504

32.624

200.027

118.162

114.397

83.703

81.887

72.110

18.445

24.573

18.747

24.085

36.091

17.629

14.354

17.170

16.536

19.455

19.345

17.978

41.883

25.146

36.056

32.852

47.152

36.902

299.513

216.129

220.084

191.465

215.500

178.792

Transports (Nombre des Cles d'assurances: 4).

9.265

8.019

6.609

8.219

8.602

10.536

9.528

8.233

6.796

8.446

8.869

10.735

5.304

4.471

3.627

4.610

4.449

5.530

1.177

2.726

3.045

7.979

6.144

7.387

8.940

6.487

7.724

Années.

RECETTES.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers.

Total

des

recettes.

DEPENSES.

Sommes dépensées pour

Restitu-

tion de

primes.

Réassu-

rances.

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses.

Bris de glaces (Nombre des Cles d'assurances: 6).

16.109

14.027

21.164

28.153

22.818

18.551

16.261

14.027

21.164

28.153

22.818

18.551

1.089

1.109

1.198

1.071

2.334

7.168

9.100

8.059

8.541

13.064

10.511

3.451

2.793

4.661

6.209

5.043

3.996

1.434

1.714

2.140

2.356

3.112

2.089

14.213

15.667

17.909

18.405

21.922

17.509

Grêle (Nombre des Cles d'assurances : 2).

19.075

24.468

30.381

20.647

23.495

20.476

19.826

22.219

31.132

20.647

23.495

20.476

2.975

6.400

36.425

10.255

12.987

3.766

3.160

3.353

4.790

3.351

3.681

3.276

4.658

3.962

4.148

1.986

2.197

2.969

10.903.

14.981

46.539

16.058

18,920

10.012

Vol (Nombre des Cles d'assurances: 6).

4.841

5.407

19.766

10.669

14.624

12.566

4.859

5.407

19.766

10.669

14.674

12.566

1.757

2.784

1.797

2.017

8.506

4.149

6.027

4.096

2.203

2.783

1.077

1.241

3.766

2.482

3.641

3.555

3.383

4.128

17.116

8.252

16.130

9.099

Responsabilité civile (Nombre des CIes d'assurances: 3).

14.152

17.740

30.819

29.774

38.765

47.699

1.102

3.877

2.376

1.413

8.239

10.468

5.381

10.459

16.764

20.086

39.585

41.344

44.147

62.035

5.609

7.404

10.827

11.609

11.633

20.111

10.885

7.268

1.838

23.673

5.650

11.189

1.248

1 . 4 5

3.237

3.060

5.406

15.387

2.084

1.028

1.678

4.733

1.412

8.329

10.468

5.381

10.459

18.989

21.420

25.187

27.719

44.839

37.394

70.895

Mortalité du bétail (Nombre des Cles d'assurances: 1).

4.315

15.497

. 20.516

27.837

31.333

31.851

1.575

2.088

2.450

2.066

3.534

4.266

5.040

3.847

5.015

17.907

24.400

33.678

38.461

38.148

1.659

1.711

1.990

1.894

12.394

18.081

40.634

39.612

32.278

3.121

4.210

6.280

6.234

5.586

1.518

2.234

3.035

3.612

3.501

1.324

4.500

6.000

6.625

8.000

7.750

4.966

.23.212

32.355

58.715

57. 463

49.125

RECETTES.

Années.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers.

Total

des

recettes.

DÉPENSES.

Sommes dépensées pour

Restitu-

tion de

primes.

Réassu-

rances.

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses,

Relevé des opérations faites pendant les 17 dernières années.

1 9 0 1

1.617.493

1.735.191

1.910.659

2.191.138

2.429.819

2.498.900

2.905.388

3.040.338

2.755.849

2.658.784

2.689.576

2.811.041

2.900.135

2.995.322

3.101.672

3.348.484

3.399.460

36.739

40.461

48.405

36.189

62.562

71.471

83.461

108.327

143.634

144.002

152.212

115.034

764.089

762.597

150.720

187.862

213.365

18.819

641.484

684.761

771.401

847.810

849.468

801.326

966.576

940.447

1129066

163.522

863.183

137.220

126.022

751.073

791.880

805.788

1.673.051

2.417.136

2.643.825

3.018.728

3.340.191

2.409.809

3.783.275

4.115.241

3.839.930

3.931.849

3.004.320

3.789.258

3.801.444

3.883.942

4.003.465

4.328.226

4.418.613

50.144

101.782

49.173

47.305

80.449

79.936

114.922

112.584

190.822

101.802

80.698

82.375

79.362

198.087

252.023

269.150

239.822

230.389

285.440

200.018

306.737

340.046

349.844

351.971

364.599

504.363

405.120

375.951

415.370

481.469

599.256

517.418

659.764

638.437

1.473.608

786.080

901.231

976.753

1.084.206

1.557.493

1.598.430

1.691.173

1.465.940

2.189.825

2.037.623

1.463.970

1.314.701

1.282.122

1.367.715

1.629.951

1.995.331

210.357

270.602

287.188

264.128

305.638

311.772

377.829

391.862

339.388

314.744

370.880

410.078

414.278

420.134

446.130

394.840

447.813

176.356

147.546

168.929

175.520

201.900

262.956

260.535

265.645

235.980

309.742

253.442

280.333

274.959

309.016

295.017

411.893

4 1 0 . 6 7 8

86.744

744.644

790.254

954.399

996.461

1.005.527

1.020.877

1.155.464

1.065.835

9 9 3 . 6 9 1

314.649

1 . 0 1 4 . 5 6 1

1.029.645

1.073.717

1.101.945

1.132.166

1.214.820

2.227.5

2.336.0

2.396.7

2.724.

3.008.7

3.567.5

3.724.5

3.981.3.

5.802.3

4.314.92

3.533,2

3.666.

3.594.

3.882.3

3.980.

4.497,7

4.946.

Assurance-maladie.

Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l' exercice, 1911.

RECETTES.

1°

2°

3°

4°

5°

Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du

fonds de réserve)

Intérêts de capitaux et autres produits

Droits d'entrée des membres effectifs

Droits d'entrée des membres honoraires

Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies) y

compris les cotisations supplémentaires

Cotisations des membres volontaires

Avances (art. 46 de la loi)

Subventions des patrons (art. 47 de la loi)

Remboursements pour prestation de secours

Remboursements de la part de l'assurance-accidents,

de sociétés d'assurances pour traitements etc

Caisses régionales.

fr.

90.757,82

11.074,62

46.038,00

45,00

772.569,62

10.303,05

2.441,72

6.163,83

Caisses de fabriques.

fr.

62.522,94

38.323,24

31.372,99

1.140.173,35

705,64

1.315,41

313,92

2.175,11

11° Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la

Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés

par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds de

réserve

12° Emprunts, avances du comptable, etc

13° Recettes diverses

Totaux

Caisses régionales.

fr.

9.322,25

13.200,30

6.548,34

968.464,55

Caisses de fabriques

fr.

24.539 ,23

7.208,10

46.368,72

1.355.018,65

DEPENSES.

1° Pour traitement médical

2° Pour médicaments et autres curatifs

3° Prestations aux membres et à leurs familles

4° Prestations d'après les art. 16 et 19 de l ' assurance-

accidents

5° Prestations aux femmes en couches

6° Prestations en cas de décès

7° Frais d'entretien aux hôpitaux

8° Prestations aux. convalescents après cessation des

secours

9° Remboursements pour secours aux malades

10° Remboursements à l' assurance-accidents

11° Remboursements d'avances

12° Remboursements de cotisations et de droits d'entrée .

13° Placements, dépôts à la (laisse d'épargne et dotations

du fonds de réserve

14° Remboursement d'emprunts

15° Frais d'administration

16° Dépenses diverses

Totaux

Caisses régionales.

fr.

fr.

183.986,07

117.755,85

304.792,80

6.092,81

1.576,00

11.609,92

56.403,49

105,25

435,34

8.304,60

2.247,91

40.764,76

25.916,27

74.375,88

8.512,37

842.879,38

Caisses de fabriques.

fr.

fr.

229.598,51

202.495,96

509.173,33

12.637,55

515,95

20.512,62

110.409,78

1.644,94

277.79

613,25

2.428,47

1.947,66

173.760,85

3.403,56

11.921,79

2.862,31

1.284.204,32

Résultais comparés des années 1903—1911.

fr.

Caisses régionales.

Recettes.

373.069,95

452.225,58

469.301,21

523.885,20

616.250,76

663.201,78

666.927,30

857.103,32

968.464,55

fr.

Dépenses.

342.664,06

409.474,69

427.810,67

491.919,52

570.998,04

600.155,56

594.420,76

759.240,77

842.879,38

fr.

Caisses de i

Recettes.

948.942,16

1.149.448,20

1.081.685,71

1.224.477,98

1.352.256,38

1.189.527,18

1.132.451,95

1.195.399,40

1.355.018,65

fabrique

fr.

Dépenses.

862.073,00

1.092.643,40

1.013.019,35

1.136.770,95

1.275.704,95

1.143.707,29

1.067.434,79

1.145.939,73

1.284.204,32

1° .Report de l'exercice antérieur

2° Avances des membres

3° Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1911

4° Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1911

5° Intérêts du fonds d'amortissement du capital

6° Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1911

7° Recettes suivant art. 48 de la loi

8° Part du Gouvernement aux frais d'administration

9° Amendes d'ordre

10° Versements d'arriérés des années antérieures

11° Recettes imprévues

12° Versements pour solde des membres

Total

fr.

130.406,41

1.482.322,88

8.323,51

11.410,72

178.450,10

280,50

5.787,92

22.712,74

689,35

4.446,65

430.60

286.695,64

fr.

2.131.957,02

DÉPENSES.

1° Indemnités pour accidents

2° Frais de traitement ;

3° Capital représentatif des rentes en cours

4° Fonds de réserve

5° Frais d'administration

Total

fr.

916.694,81

95.072,72

970.776,26

66.161,67

83.251,56

fr.

2.131.957,02

L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-

cice 1912

RECETTES.

1° Report présumé de l'exercice antérieur

3° Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1910

4° Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1910

5° Intérêts du fonds d'amortissement du capital

8° Part du Gouvernement aux frais d'administration

12° Versements pour solde des membres

Total

fr.

16.000,00

160,56

134.76

657,50

12.423 64

140.322,08

fr.

169.698,54

DÉPENSES.

1° Indemnités pour accidents

2° Frais de traitement.

3° Capital représentatif des rentes en cours

4° Fonds de réserve

5° Frais d'administration

Total

fr.

29.919,32

66.996,57

30.939,78

6.735,90

35.106,97

fr.

169.698,54

Assurance-accidents.

Bilan de l' exercice 1912.

RECETTES.

Caisse d'épargne et Crédit foncier.

a) Caisse d'épargne.

D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1911, l'avoir des déposants,

y compris les dépôts faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1911 en principal et intérêts

à 62.834.961 fr. Le chiffre correspondant a été de 61.469.389 fr. en 1910 de 59.189174 fr en

1909 et de 57.691.212.fr. en 1908.

Le chiffre des versements a été de 15.679.490 fr. en 1907, de 15.704.669 fr. en 1908, de 14.809.470

fr. en 1909, de 14.614.851 fr. en 1910 et de 14.268.086 fr. en 1911. Les remboursements se sont

élevés à 12.435.240 fr. en 1907, à 13.723.494 fr. en 1908, à 14.982.951 fr. en 1909, à 14.063.284 fr.

en 1910 et à 14.690.095 fr. en 1911. L'exercice 1909 accusait un excédent de remboursements de

173.481 fr., et en 1910 les versements dépassaient de nouveau les remboursements de 551.567 fr.

Par contre, en 1911, les remboursements ont dépassé les versements ; cet excédent est de 422.009 fr.

Si nonobstant, l'avoir des déposants a augmenté de 1.365.572 fr., c'est grâce aux intérêts capi-

talisés à la fin de l'exercice qui s'élèvent à 1.730.249 fr.

Le nombre des versements en 1911 a été de 66.065, soit une moyenne par versement de 216 fr.

contre 219 fr. en 1910. Le nombre des remboursements a été de 36.827; la moyenne ressort donc

à 399 fr. contre 393 fr. en 1910. Le nombre total des opérations de versement et de remboursement

s'élève pour l'année 1911 à 102.892 et porte sur une somme de 28.958.181 fr. contre 102.251 opé-

rations portant sur une somme de 28.678.135 fr. pendant l'année précédente.

Les livrets en circulation au 31 décembre 1911 atteignent le chiffre de 71.230, soit une aug-

mentation de 2.028 sur l'année précédente. La moyenne du nombre des livrets en 1911 par rapport

à la population est de 1 sur 36/10 habitants; l'avoir moyen par livret est de 882 fr. contre 873 en

1910. Il a été délivré 7.190 livrets nouveaux contre 7.536 en 1910. L'intérêt bonifié aux déposants

s'est élevé à 1.787.581 fr. en augmentation de 253 fr. sur l'année précédente.

L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1911 s'élève, suivant bilan, à 63.668.008,04 fr. contre

62.605.519,91 fr. à fin 1910. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.671.276,30 fr.

contre 2.505.840,52 en 1910.

Le compte des frais généraux se solde par 115,446 fr. ; il est inférieur de 93 fr. au chiffre cor-

respondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés en 1911 s'élèvent à 450.880 fr.,

soit 0,71 % de l'actif total de l'établissement; les bénéfices nets s'élèvent à 335.434 fr., soit 0,52 %

du même actif. Le chiffre du fonds de réserve a passé à 3.277.235 fr. à 3.612.669 fr., soit 5,75 %

de l'avoir total des déposants.

Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1911 s'élèvent

à 727.729,83 fr., les remboursements à 525.102,33 fr. Le total des prêts consentis aux emprunteurs

par les caisses de crédit s'est élevé à la même époque à 799.818,76 fr., celui des remboursements

à 602.920,19 fr.

Durant l'année 1911, l' Epargne scolaire a été pratiquée dans 137 écoles contre 138 en 1910;

le nombre des versements opérés était de 9.956 fr., le montant des dépôts s'élevait à 54.388 fr.

1. Disponible en caisse et en banque

2. Bureaux auxiliaires

3. Portefeuille, val. au 31 déc. 1911

4. Crédit foncier de l'Etat. Avances

5. Caisses publiques de Crédit agricole et professionnel. Avances

6. Habitations à bon marché. Avances

7. Comptes transitoires. Intérêts à recevoir au 31 déc. 1911

8. Recette générale

9. Diverses communes en compte courant. Avances

10. Immeuble de service

a) Hôtel Rue Aldringer

105.540,58

b) Hôtel Plateau Bourbon

495.756,92

11. Mobilier

12. L'Etat pour compte du Crédit agricole

13. L'Etat pour compte des Habitations à bon marché

fr. ...

fr.

et

3.246.079,03

376.001,85

54.419.991,77

564.887,97

199.138,54

2.004.490,90

335.351,76

86.635,40

1.805.094,42

601.297,50

17.232,47

152,38

11.654,05

63.668.008,04

Bilan au 31 décembre 1911.

ACTIF

PASSIF

1, Avoir des déposants au 31 déc. 1911

2. Epargne scolaire. Solde en suspens

3. Bureau auxiliare Mersch, solde créditeur

4. Compte de cautionnements

5. Fonds de réserve

a) Solde au 31 déc. 1910

b) Bénéfices nets réalisés en 1911

Comptes transitoires: Portefeuille, différence de cours

au 31 déc. 1911

3.277.235,05

335.434,38

3.612.669,43

2.781.018,17

fr. ...

fr.

et.

62.834.961,41

126,49

368,88

900,00

fr.

et.

831.651,26

63.668.008,04

Compte de Profits et Pertes.

DEBIT

1. Frais d'administration

2. Bénéfices nets réalisés en 1911

3. Amortissement du compte Mobilier

4. Divers

fr. ...

fr.

et.

115.445,99

335.434,38

1.914,71

4.206,87

457.001,95

La situation au 1er janvier 1913 se présentait comme suit

Avoir des déposants (avec les intérêts capitalisés de 1912)

Nombre des versements durant l'année 1912

Montant des versements durant l'année 1912

Nombre des remboursements durant l'année 1912

Montant des remboursements durant l'année 1912

Nombre des livrets en cours

Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et professionnel

Avances faites à la section des Habitations à bon marché

fr. 64.628.393,21

65.248

14.842.791,77

36.222'

14.820.060,35

73.637

150.222,21

2.269.262,31

CREDIT

Le nombre des demandes présentées pendant les années 1901 à 1911 était de 4149 ensemble,

portant sur une somme de 63.487.071 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette

période des admissions pour 44.120.980 fr., dont 2.552.330 en 1911. Le nombre total des prêts

réalisés s'élève à 2767 ensemble.

Les 2767 prêts réalisés au 31 déc. 1911 représentent un capital de 43.693.980 fr., dont à déduire

a) 3.780.191,87 fr. recouvrés par l'effet de l'amortissement,

b) 4.814.778,03 » par suite de remboursements anticipés,

soit 8.594.969,90 fr. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1911 est de 35.099.010,10 fr.

Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 863 à 959 et les sommes prêtées

de 6.963.100 fr. à 7.400.900 fr.; la moyenne par prêt ressort à 7.717 fr. Les prêts sur propriétés

urbaines s'élèvent fin 1911 à 1179 et portent sur un capital de 14.551.500 fr.; la moyenne par

prêt est de 12.342 fr. Les prêts communaux s'élèvent fin 1911 à 537 et représentent un capital

de 21.034.280 fr., soit en moyenne 39.170 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus

pour l'année 1911 est de 1.972.450,49 fr., en augmentation de 137.290,05 fr. sur l'année 1910.

Le prix de vente des obligations foncières était fixé à 100,50 %. La valeur nominale des obli-

gations vendues était de 33.087.100 fr. au 1er décembre 1912. Le bénéfice réalisé jusqu'à fin 1911

sur la vente des obligations foncières s'élevait, au total, à 228.486,17 fr. Jusqu'au 31 décembre

1911 il a été délivré 4457 certificats nominatifs pour une valeur nominale de 21.799.600 fr.

Les bénéfices bruts réalisés en 1911 s'élèvent à 116.815,37 fr., comprenant les intérêts sur

prêts, intérêts sur obligations vendues, etc. Les frais d'administration sont émargés par 76.260,23 fr,

contre 73.425.44 fr. pour l'année précédente.

b) Crédit foncier.

1. Bénéfices sur titres remboursés

2. Bénéfices sur titres vendus

3. Bénéfices d'intérêts réalisés en 1911

4. Commission sur comptes courants

5. Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement organique

6. Divers

fr. ...

fr.

ci.

14.624,18

21.655,91

418.456,88

1.343,54

804,95

116,49

457.001.95

Après déduction des frais d'administration il reste un bénéfice net de 40.555,14 fr. qui a été

porté sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève, au 31

décembre 1911, à 432.209,51 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.

Bilan au 31 décembre 1911.

ACTIF.

1. Prêts

fr.

dont à déduire

Amortissement opéré pendant les années

1901 à 1911 incl.

fr. 3.780.191,87

Remboursements anticipés effectués pen-

dant les mêmes années

» 4.814.778,03

fr.

43.693.980,00

8.594.969,90

2. Compte Mobilier

3. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

4. Compte pour ordre

Fonds consignés pour frais d'instruction

fr.

et.

35.099.010,10

16.106,65

14.428.700,00

5.137,60

5. Compte transitoire

Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 décembre

1911 sur prêts

fr.

Fraction du coupon couru au 31 décembre 1911 sur obli-

gations foncières en circulation

fr.

PASSIF.

1. Fonds de dotation

2. Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à des particuliers

fr.

b) sur prêts faits à des communes

»

3. Obligations foncières 3½ % en circulation

4. Compte créancier: Caisse d'épargne

470.918,21

284.204,38

149.550,00

1.117.701,10

5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

6. Coupons d'obligations non encore touchés

7. Disagio sur prêts communaux

8. Compte pour ordre: Fonds consignés pour frais d'instruction

9. Fonds de réserve

I .

Agio sur obligations vendues de 1902 à 1911

fr.

Il.

a) Réserve ordinaire

fr.

163.168,20

b) Excédent favorable de l'exercice 1911. 40.555,14

228.486,17

203.723,34

fr....

186.713,83

49.735.668,18

500.000,00

1.267.251,10

32.480.500,00

563.858,97

14.428.700,00

35.511,00

22.500,00

5.137,60

432.209,51

49.735.668,18

Compte de Profits et Pertes.

DEBIT.

1 Intérêts de 1911 sur compte Fonds de dotation

2 Intérêts de 1911 sur obligations foncières 3½ %

3 Intérêts sur comptes de correspondants

4 10 % d'amortissement sur mobilier

5 Frais généraux de l'exercice

6 Excédent favorable de l'exercice 1911

fr. . . .

fr.

ct.

15.000,00

1.110.742,50

29.652,04

1.789,62

76.260,23

40.555,14

1.373 999.53

CREDIT.

1. Intérêts de 1911 sur prêts

1 242 822 09

2. Intérêts compris dans le prix de vente des obligations foncières 3½ % vendues

en 1911

24.849,74

3. Balance des recettes et des dépenses accessoires

6 327 70

f r . . . . 1.273.999 53

La situation au 1er janvier 1913 se présentait comme suit

Nombre des prêts réalisés

3.061

Montants des prêts réalisés

a) prêts aux particuliers, associations syndicales et éta-

blissements publics

fr.

24.425.250

i) prêts aux communes et aux syndicats intercommun. » 22.555.290

46.980.540

Import sur prêts non encore touché

fr.

920.838,50

Amortissements opérés

»

4.605.760,65

Remboursements anticipés

» 5.509.575,74

Valeur nominale des obligations vendues

» 33.393.700,00

Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs

» 15.195.500,00

c) Section des Habitations à bon marché

Le total des prêts réalisés au 31 idée. 1911 est de 715, portant sur 2.482.680 fr.; la moyenne

générale du prêt est donc de 3.472 fr. Cette moyenne varie suivant la profession de l'emprunteur;

elle est de 2.701 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3.570 fr. pour les artisans, de 3.052 fr. pour

les cultivateurs et de 4.519 fr. pour les fonctionnaires et employés.

La situation au 1 e r janvier 1913 se présentait comme suit

Nombre des prêts réalisés : sans assurance

avec assurance

Montant des prêts réalisés

.,,

fr.

3.002.005,00

Import sur prêts non encore touché

»

81.490,56

Amortissements opérés

387.897,79

Remboursements anticipés

209.863,74

Capital assuré

» 1.622.723,50

Primes versées à la Compagnie d'assurances

162.668,05

Banque Internationale à Luxembourg.

Pendant l'exercice 1912 la situation de l'industrie n'était pas défavorable; les affaires ont

pu suivre une marche régulière et même parfois ascendante. Le mouvement total de la Banque

a été supérieur de 361.759.000 fr. à celui de l'année précédente et les bénéfices provenant de com-

missions ont subi une augmentation. La circulation des billets de banque est montée de 2.800.000 fr.

à 3.300.000 fr.

L'établissement n'a pas eu de pertes sensibles à enregistrer dans la clientèle. Ses succursales

et commandites ont donné des résultats, qui, pris dans leur ensemble et eu égard aux conditions

dans lesquelles les affaires se sont développées en 1912, peuvent être considérés comme satisfaisants.

La situation anormale du marché monétaire aggravée, par la crise dans les Balkans, a pro-

voqué une baisse considérable des cours des valeurs de bourse ce qui a causé une diminution

importante de la valeur de l'inventaire des titres en portefeuille au 31 décembre 1912 ; d'un autre

côté, les affaires syndicataires ont eu beaucoup à souffrir de cette situation et les bénéfices dans

cette branche s'en sont naturellement ressentis.

Le bénéfice net résultant du bilan, établi d'une manière très prudente, a été de 2.508.540,29 fr.

contre 2.847 327,17 fr. en 1911; il a permis la distribution d'un dividende de 8 % contre 9 % pour

l'année précédente. La réserve spéciale de 400.000 fr., créée il y a plusieurs années sur le compte

Titres en portefeuille, a été maintenue et le report à nouveau s'est élevé à 270.606,53 fr. contre

302.804,87 fr. en 1911.

Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir à Luxembourg se chiffre par 272.093,82 fr. contre

2331203,25 fr. en 1911.

Le chiffre d'affaires à la maison centrale, aux succursales et agences s'est élevé

en 1912

à fr.

en 1911

à fr.

soit une augmentation pour l'exercice 1912

de fr.

Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant

encaisse au 31 décembre 1911

fr.

entrées d'espèces en 1912

»

soit ensemble

fr.

sorties pendant la même période

»

encaisse au 31 décembre 1912

fr.

Le compte de Portefeuille renseigne le mouvement suivant

existences au 31 décembre 1911

fr.

entrées en 1912

»

soit ensemble

fr.

sorties en 1912

»

existences au 31 décembre 1912

fr.

1.980.194.359,99

1.618.435.026,77

361,759.333.62

2.226.629,33

232.531.524,13

234.758.153,46

232.449.359,59

2.308.793,87

7.134.187,35

128.710.376,33

135.844.563,68

127.782.922,64

8.061.641,04

Bilan au 31 décembre 1912.

Banque Internationale à Luxembourg et succursale à Metz et à Sarrebruck.

ACTIF

Caisse

Portefeuille Effets à recevoir

Portefeuille Titres

Reports et avances sur titres

Participations financières

Coupons et monnaies étrangères

Caisse hypothécaire

Immeubles

Participations commanditaires

Comptes courants débiteurs

Débiteurs par aval et cautionnement

Compte à nouveau (int. échus et non exigibles et change)

fr.

»

»

»

»

»

»

»

fr.

2.308.793,87

8,061.641,04

8.255.566,80

22.298.850,00

3.735.568,87

23.584,71

370.417,60

2.313.801,91

7.637.500,00

32.122.923,45

7.244.975,79

19.880,03

94.393.504.12

PASSIF

Capital social

Billets de banque en circulation

Comptes courants créditeurs

Dépôts à vue

Fonds de réserve

Réserve de la Caisse hypothécaire

Compte ducroire

Traites à payer

Avals et cautionnements

Dividendes non réclamés 1907—1911

Dividendes 1912

Tantièmes et allocations au personnel

Compte à nouveau (factures et divers)

Profits et Pertes

fr.

fr.

25.000.000,00

3.300.000,00

43.012.976,37

1.112.282,97

7.650.000,00

20.634,00

1.000.000,00

3.459.520,75

7.244.975,79

2.048,75

2.000.000,00

237.933,76

82.425,20

270.606,53

94.393.504,12

Il a été délivré 5 brevets d'invention à des femmes inventeurs.

Propriété industrielle.

La statistique de la propriété industrielle du Grand-Duché renseigne pour les années 1910

1912 les chiffres ci-après

a) Brevets d'invention délivrés

à des Luxembourgeois

Français

Allemands

Belges

Autrichiens-Hongrois

Suisses

Anglais

Américains

Divers

soit ensemble

en 1910

en 1911

en 1912

b) Marques de fabrique et de commerce déposées

par des Luxembourgeois

Français

Allemands

Belges

Hollandais

Scandinaves

. Russes

Anglais

Américains

soit ensemble

en 1910

en 1911

en 1912

Le Grand-Duché n'a pas conclu, jusqu'à ce jour, de traité de réciprocité pour la protection

des marques de fabrique avec la Suisse, l'Autriche-Hongrie, l'Espagne et le Portugal.

L'Etat a touché pour taxes de brevets et de marques de fabrique en 19.12 la somme de

51.940 fr.

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

Chapitre de perception.

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combustibles

Matériaux de construction

Bière fabriquée dans l'intérieur.

Total

Produits des foires aux bestiaux.

»

des droits d'abbattage.

»

des ponts à bascules..

du débit d'eau (Porte-

Neuve) .

»

des droits de place sur

les marchés hebdoma-

daires

Total des recettes de l'octroi..

Produit de 1909.

fr.

ct.

45.957,52

125.470,86

12.156,16

65.039,63

29.201,59

13.428,08

291.253,79

3.205,50

48.177,19

3.531,00

46,25

3.928,55

350.142,28

Produit de 1910.

fr.

ct.

42.846,47

123.431,12

13.137,12

65.244,25

32.935,15

14.787,91

292.383,01

3.253,15

46.951,37

3.722,50

24,55

3.882,50

350.227,08

Produit de 1911.

fr.

ct.

42.942,24

123.688,74

13.181,82

71.337,18

34.009,08

16.026,94

301.185,82

1.872,45

47.364,86

5.041,25

74,65

3.467,85

359.012,99

Produit de 1912.

fr.

ct.

46.994,30

121.373,88

11.926,14

70.841,82

24.738,75

16.061,75

291.876,62

2.470,60

45.483,16

4.289,60

33,85

3.953,85

348.107,68

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-

rages et les combustibles pendant les années 1908 à 1912, sur la base des mercuriales de la ville

de Luxembourg.

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrazin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment

»

de seigle

»

de méteil

Beurre

Oeufs

Foins

Pailles

Trèfle

Bois de hêtre

Bois de chêne

Viande de bœuf, Ire qualité

Viande de bœuf, IIe qualité ..

Viande de mouton

Porc frais

Porc fumé

l'hectolitre.

»

»

»

»

»

»

»

»

le kilogr.

»

»

»

la douzaine.

les 500 kilogr.

»

»

le stère.

»

le kilogr.

»

»

»

»

Prix

fin 1908.

26 00

24 00

20 00

18 00

24 33

24 00

32 00

28 00

60 00

7 88

0 60

0 40

0 50

2 78

2 01

43 88

28 22

40 00

15 00

12 00

2 10

1 90

2 50

1 80

2 20

2 80

Prix

fin 1909.

27 00

25 00

22 00

20 00

26 00

26 00

30 00

26 00

27 00

7 50

0 60

0 40

0 50

2 98

2 32

72 22

40 00

70 00

15 00

12 00

2 10

1 90

2 30

2 00

2 40

2 80

Prix

fin 1910.

26 00

22 00

18 00

17 00

21 00

28 00

37 50

36 00

30 00

11 00

0 60

0 40

0 50

3 20

2 30

50 00

32 00

50 00

16 00

14 00

2 40

2 35

2 70

2 00

2 30

3 20

Prix

fin 1911.

26 00

22 00

20 00

21 00

23 00

21 50

34 50

39 00

37 00

11 25

0 60

0 40

0 50

3 40

2 40

57 00

35 00

52 50

15 00

13 00

2 50

1 95

2 55

2 00

2 20

2 95

Prix

fin 1912.

27 00

24 00

23 50

26 50

29 00

22 50

35 00

29 00

37 00

6 75

0 70

0 45

0 55

3 35

2 45

35 00

26 00

45 00

15 00

13 00

3 00

2 45

3 05

2 35

2 80

3 10

Statistique douanière. — Zollstatistik.

Waren-Einfuhr

aus dem Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Großherzogtums Luxemburg

über die Zollämter desselben während der Jahres 1912.

Warengattung.

1. Erzeugnisse der Land- u.

Forstwirtschaft u. andere

tierische und pflanzliche

Naturerzeugnisse;

Nah-

rungs- und Genußmittel.

Roggen

Weizen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gerste

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Haler

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Buchweizen

id.

Hirse

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

id.

Indien.

Bulgarien.

Gr.-Britan.

Argentinien.

Rumänien.

Rußland.

Amerika.

Austr. Bund

Frankreich.

Canada.

Amerika.

Rußland.

Rumänien.

Bulgarien.

Türkei.

Persien.

Algerien.

Argentinien.

Indien.

Gr.-Britan.

Nied. Indien

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Rußland.

Argentinien.

Rumänien.

Amerika.

Frankreich.

Canada.

Belgien.

Rußland.

Türkei.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

11.517

14.322

90.900

364.944

990.538

11.774.535

121.150

2.221.980

450.045

1.157

1.200.850

20.342

528.398

888.504

51.108

30.435

40.760

112.112

31.939

25.480

117.962

56.056

17.246

20.200

44.388

508.412

363.736

60.990

422.453

2.088

246.928

15.548

12.148

1.015

Warengattung.

Hirse

Mais und Dari

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Malz.

Reis, unpoliert

id.

id.

id.

id.

Speisebohnen

id.

id.

id.

id.

id.

Erbsen

id.

id.

id.

id.

Linsen

Futterbohnen

id.

id.

id.

id.

Lupinen

id.

Wicken

id.

id.

id.

Raps- und Rübsaat

id.

Mohn, Sesam, Erdnüsse

usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Rumänien.

Belgien.

Br.Süd.-Af.

Argentinien.

Rumänien.

Amerika.

Rußland.

Canada.

Türkei.

Indien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Nied. Indien.

Indien.

Niederland.

Belgien.

Ost.-Ungarn.

Rumänien.

Niederland.

Frankreich.

Italien.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

Niederland.

Spanien.

Ruùland.

Gr.-Britan.

Rußland.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Bulgarien.

Rumänien.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

174.710

440.995

5.242.789

3.167.753

531.623

217.005

17.675

70.700

21.100

30.375

336.745

10.000

20.782

86.500

23.624

25.539

40.632

1.116

12.168

5.050

5.252

25.755

4.531

10.000

5.050

20.257

79.868

82.805

1.210

2.414

Warengattung.

Mohn

Sesam,

Erdnüsse

usw

id.

id.

id .

id.

Lein- und Hanfsaat

id.

id.

id.

Andere nicht besonders ge-

nannte Œlsämereien

Kleesaat

id.

Grassaat

id.

id .

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Runkelrübensamen

id.

id.

Anis, Kümmel usw

id.

Frische Kartoffeln

id.

id.

id.

Andere Gemüsesamen

id.

id.

Futterrüben, Möhren

Getrocknete Zichorien

Grün- und Rauchfutter

id.

id .

id.

Rohe Baumwolle usw

id .

id.

id.

id

id.

id

Unbearheit Tabakblätter

id.

id.

id.id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Italien.

Spanien.

China.

Brasilien.

Frankreich.

Belgien.

Argentinien.

Rußland.

China.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Ver. St. Am.

Argentinien.

Gr.-Britan.

Belgien.

Amerika.

Türkei.

Niederland.

Frankreich.

Rumänien.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Frankreich.

Italien.

Nied. Indien

Columbien.

Belgien.

Br.-Indien.

Mexiko.

Ceylon.

Amerika.

Frankreich

Belgien.

Mexiko.

Niederland

Nied. Indien

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6.289

6.930

1.540

2.029

29.867

112.391

5.027

6.468

7.351

1.854

2.313

1.360

2.520

18.023

0.448.631

10.000

1.609

5.096

932.612

624.900

161.600

167.641

1.265

8.475

1.132

12.171

1.774

103.394

Warengattung.

Unbearbeit. Tabakblätter.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hopfen

Frische Küchengewächse ..

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete Blätter und

Kräuter zum Genuß

id.

id.

Artischocken, Melonen,

Pilze, getrocknet

id.

Küchengewächse, getr

id.

id.

Lebende Pflanzen

id.

id.

id.

id.

Blumenzwiebeln

id.

id .

Frische Blumen

id.

id.

id.

Blumen, Kränze usw, getr.

Frische Tafeltrauben

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Amerika.

Brasilien.

Philippinen.

Algerien.

Br.-Indien.

Öst.-Ungarn.

Griechenl.

Rußland.

Dom. Rep.

Columbien.

China.

Paraguay.

Cuba.

Türkei.

Italien.

Venezuela.

Belgien.

Spanien.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Egypten.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Argentinien.

Belgien.

Italien.

Belgien.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

Niederland.

. Frankreich.

Frankreich.

Italien.

. Spanien.

Öst.-Ungain

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

261.304

4.579

66.271

31.098

49.457

3.482

14.723

3.984

2.342

1.309

35.576

14.387

1.017

26.269

297.808

64.802

1.932

47.465

14.562

138.852

2.004

14.263

3.731

3.381

Warengattung.

Frische Tafeltrauben

Andere Trauben, gemostet,

gegoren usw.

Hasel- und andere Nüsse.

id.

id.

id.

id.

id.

Frische Äpfel

id.

id.

id.

id.

id.

Frische Birnen

id.

id.

id.

Frische Pfirsiche

id.

id.

id.

id.

Frische Zweschen

Frische Mirabellen, Apri-

kosen usw

id.

id.

id.

Frische Kirschen

id.

id.

id.

Sonstiges frisches Obst.

id.

Getrocknetes Obst

id.

id.

id.

id.

id.

Obstmus

id

Frische Bananen usw.

id.

id.

Frische Südfrüchte

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

id.

id.

Türkei.

Spanien.

Italien.

Frankreich.

Brasilien.

Frankreich.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Belgien.

Austr. Bund.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Frankreich.

Öst.-Ungarn

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Italien.

Öst.-Ungarn

id.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn

Amerika.

Belgien.

Spanien.

Serbien.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Spanien.

Frankreich.

id.

Spanien.

Italien.

Öst.-Ungarn

Algerien.

Belgien.

Meng» in

Kilogramm

bezw. Stück.

5.004

13.733

3.370

6.340

4.170

8.626

14.104

1.175

1.191

3.339

1.405

1.762

4.190

3.567

31.974

4.197

2.350

763.953

32.33314

2.843

Warengattung.

Frische Südfrüchte

Getrocknete Feigen

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete Korinthen

id.

Getrocknete Rosinen

id.

id.

Getrocknete Datteln

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete Mandeln, Gra-

naten, usw

id.

id.

Frische Ananas

id.

id.

id.

Johannisbrot

id.

id.

Genießbare Kastanien

id.

id.

id.

In Salzwasser eingelegte Po-

meranzen

id.

id.

id.

Zitronensaft

und andere

Südfruchtsäfte

id.

Roher Kaffee

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gebrannter Kaffee

Herkunfts-

land der

Waren.

Br.- Indien.

Belgien..

Italien.

Spanien.

Türkei.

Portugal.

Frankreich.

Griechenl.

Türkei.

Belgien.

Griechenl.

Türkei.

Spanien.

Persien.

Algerien.

Tunis.

Frankreich.

Belgien.

Türkei.

Egypten.

Portugal.

Italien.

Frankreich.

Portugal.

Belgien.

Öst.-Ungarn

Frankreich.

id.

Italien.

Türkei.

Belgien.

Spanien.

Italien.

Frankreich.

Ceylon.

Algerien.

Br.-Indien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Nied.-lndien

Brasilien.

Guatemala.

Haïti.

Dom. Rep.

Mexiko.

Costariko.

Venezuela.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

4.893

7.016

1.902

1.651

1.451

1.231

1.798

1.710

1.386

17.486

5.376

67.957

1.184

4.367

1.273

3.103

Warengattung.

Gebrannter Kaffee

id.

id.

id.

Getrocknete Zichorien

id.

Tee

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gewürze, anderweit nicht

genannt

id.

id.

id.

id.

id.

Sonstige

pflanzliche

Er-

zeugnisse zum Gewerbe-

gebrauche

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Stuhlrohr usw

id.

Anderweit nicht genannte

Erzeugnisse zum Heilge-

brauch

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bau -u. Nutzholz in der

Querrchtung mit der Axt

usw. bearbeitet

id.

id.

Bau- u. Nutzholz in der

Längsachse mit der Axt

usw. bearbeitet

id.

id.

Bau- u. Nutzholz in der

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Nied. Indien.

Dom. Rep.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

id.

China.

Niederland.

Britanien.

Belgien.

Rußland.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Gr.-Britan.

China.

Nied. Indien.

Algerien.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Mexiko.

Algerien.

Frankreich.

China.

Ceylon.

Nied. Indien.

Frankreich.

China.

Belgien.

Öst.-Ungarn

Frankreich.

Italien.

Gr.-Britan.

Niederland.

Brasilien.

Frankreich.

Belgien.

V. St. Amer

Frankreich.

V. St. Amor

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.889

19.549

28.583

12.069

2.711

8.711

6.192

854.092

154.831

15.780

11.291

1.800

Warengattung.

Längsachse mit der Säge

bearbeitet

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Zedernholz usw

Nutzholz von Buchsbaum,

Mahagoni usw

id.

Eisenbahnschwellen mit der

Axt usw. bearbeitet

id.

Naben, Felgen, Speichen us.

Faßdauben usw

Korbweiden, geschalt

id.

Reifenstäbe

id.

Brennholz

id.

Holzkohlen

id.

Holzwolle usw

id.

Farbholz

id.

id.

Gerbrinden, auch gemahlen

id.

id.

Quebrachoholz usw

Andere Gerbstoffe

Eicheln usw

Torfstreu, Moos usw

id.

Terpentinharze, usw

id.

Arbeitspferde, leichte Stu-

ten

id.

Arbeitspferde, Hengste,

Wallache

Arbeitspferde, schwere Stu-

ten

id.

Arbeitspferde, schwere

Hengste, Wallache .

id.

Zuchthengste, leichte und

schwere

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Rußland.

V. St. Amer.

Finnland.

Frankreich.

Norwegen.

Schweden.

Spanien.

Frankreich.

V. St. Amer.

Belgien.

V. St. Amer.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

Honduras.

Algerien.

Br.-Süd-Afr

Madagask.

Belgien.

Türkei.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Argentinien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

113.413

487.017

902.896

209.040

200.893

78.096

25.415

6.300

59.510

2.900

2.470

3.089

10.493

847.686

520.312

3.694

833.631

4.950

20.381

8.925

55.215

124.126

982.052

86.317

13.504

32.619

250.000

1.980

Stück

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Warengattung.

Kutsch-, Reit- u. Renn-

pferde

id.

id.

Pferde im Werte bis 300 M.

Abgesetzte Fohlen

Rindvieh

id.

Ziegen

Lebendes Federvieh

id.

id.

id.

id.

Frisches Rindfleisch, (Frei-

menge)

id.

id.

id.

Einfach zubereitetes Rind-

fleisch (Freimenge)

id.

id.

Schweinefleisch, frisch( Frei-

menge)

id.

Schweineschinken,

geräu-

chert (Freimenge)

id.

id.

id.

id.

Schweinespeck

id.

id.

id.

id.

Schweinespeck (Freimenge

id.

Totes Federvieh, auch zer-

legtid.

id.

id.

id.

id.

Totes Haarwild

id.

id.

id.

id.

Federwild, auch zerlegt

id.

Herkunfts-

land der

Waren,

id.

Niederland.

Frankreich

Belgien.

id.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Öst.-Ungarn

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Öst.-Ungarn

Italien.

Belgien,

Niederland.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn

V. St. Am.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

Öst.-Ungarn

Gr.-Britan

Rußland.

Frankreich.

Öst.-Ungarn

Austr. Bund

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

id.

id.

id.

id.

id.

2.225

64.128

Stück

3.157

9.873

51.382

10.400

2.550

98.210

35.960

1.086

6.528

105.018

. 2.473

23.219

2.950

7.656

1.878

9.865

1.465

Warengattung.

Federwild, auch zerlegt

id.

id.

Fleischextrakt

id.

Würste

id.

Frische Fische

id.

id.

Gesalzene Heringe

id.

Zubereitete Fische

id.

id.

id.

id.

Kaviar

Frische Austern

id.

id.

id.

Mies- u. andere Seemuscheln

id.

id.

Schnecken aller Art

Süßwasserkrebse

id.

Hummern usw

id.

id.

Seekrebse

Lebende Bienen ohne Honig

Andere, nicht besonders ge-

nannte lobende Tiere

id.

id.

Schmalz aller Art

id.

id.

id.

Schwein- u. Ganstifett

id.

Schweineflomen usw

id.

Talg von Rindern

id.

Knochenfett

id.

Fischtran, Fischspeck

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Italien.

Norwegen.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland.

id.

Belgien.

Norwegen.

Dänemark.

Frankreich.

Rußland.

Frankreich.

Niederland.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Öst.-Ungartj.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich

Öst.-Ungarn.

V.-St.-Am.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Norwegen.

Schweden.

Menge in

Kilogramm

bezw.Stück.

1.6007

48.516

Tonnen 224

id. 1.663

16.280

109.710

3.380

19.871

1.222

3.588

1.558

13.528

5.266

1.575

1.318

1.567

2.711

278.801

3.165

1.052

3.149

2.329

10.448

2.135

Warengattung.

Fischtran Fischspeck

id.

Butter

id.

id.

id.

id.

Käse

id.

id.

id.

id.

id.

Eier, roh

id.

id.

id.

Eigelb

Honig in Stöcken

id. in Waben

id.

id.

Bienenwachs usw

id.

id.

Rohe, auch gewaschene

Schafwolle

id.

id.

id.

id.

Rindvieh-, Hasenhaare usw

Pferdehaare

Bettfedern

id.

id.

Borsten usw

id.

id.

Kalbfelle

id.

Rindshäute

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Roßhäute

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Japan.

Belgien.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Frankreich.

Frankreich.

Schweiz.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Belgien.

id.

Öst-Ungarn.

Italien

Frankreich.

China.

Öst.-Ungarn.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Italien.

id.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Br.-Indien.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Öst.-Ungarn

China.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Argentinien

Austr. Bund

Columbien.

Chile

Brasilien.

Nied. Indien

Belgien.

Marokko.

Frankreich.

Indien.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.095

5.989

5.194

7.076

16.615

3.779

1.834

1.942

210.087

1.407

44.542

9.003

27.275

2.362

1.179

1.968

449.074

2.755.243

19.592

1.315

14.382

31.100

96.636

15.016

2.358

4.250.

1.253

Warengattung.

Schaf- und Ziegenfelle

Id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Andere Felle und Häute .

id.

id.

id.

Hasen- und Kaninchenfelle,

roh

Felle zur Pelzwerkbereitung

id.

Tierische

Rohstoffe

zu

Schnitzzwecken

id.

Därme von Vieh

id.

id.

Meerschwämme usw

id.

id.

Anderweit nicht genannte

tierische Stoffe

Blut von Vieh usw

id.

Mehl aus Getreid.e

id.

id.

id. (Freimenge)

id.

Reis, poliert

id.

id.

id.

id.

Graupen, Gries

id.

Sonstige Müllereierzeugn.

id.

Fette öle in Fässern

id.

id.

id.

Fette Öle in andern Behält-

nissen

id.

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

China.

Griechenl.

Spanien.

Niederland.

Norwegen.

Türkei.

Belgien.

Öst.-Ungarn.

Norwegen.

Spanien.

V. St. Amer.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Spanien.

Niederland.

Brit. Indien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Spanien.

Schweiz.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

21.309

15.247

1.470

10.672

7.160

1.906

1.641

19.997

8.587

5.457

16.855

6.485

9.815

4.108

3.015

348.099

72.646

1.177.595

5.000

52.664

10.100

2.462

13.797

2.385

7.996

11.609

5.882

1.176

Warengattung.

Palmöl usw

Ölsäure

Reisstärke usw

id.

Dextrin

id.

id.

id.

Sago, Tapioka usw

id.

Rohr-, Rübenzucker

id.

Stärkezucker

id.

id.

Branntwein in Flaschen

id.

id.

id.

id.

id. in Fässern

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Stiller Wein in Fässern

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schaumwein in Flaschen

id.

Stiller Wein in Flaschen

id.

id.

id.

id.

id.

Wein mit Heilmittelzusätz.

id.

id.

id.

Obstwein

id.

Bier in Fässern

id.

Biet in Flaschen

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

V. St. Amer.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Niederland.

Tunis.

Algerien.

Belgien.

id.

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Italien.

Schweiz.

V. St. Amer.

Frankreich.

id.

Spanien.

Türkei.

Italien.

Portugal.

Algerien.

Tunis.

Griechenl.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Frankreich.

Italien.

Portugal.

Öst.-Ungarn

Rußland.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

27.119

10.045

10.181

6.297

804.244

44.198

18.558

38.192

2.178

6.251

5.812

4.265

11.361

4.865

3.220

1.550

8.804

68.009

Warengattung.

Bier in Flaschen

Essig aller Art

id.

id.

Weinhefe

id.

Andere Hefe aller Art

id.

Mineralwasser

id.

id.

Eis usw

id.

Kleieid.

id.

id.

id.

id.

id.

Rückstände von der Her-

stellung fetter Öle

id.

id.

Ausgelaugte Schnitzel von

Zuckerrüben usw

id.

Malz, Malzkeime

id.

id.

Gewöhnliches Backwerk

id.

id.

id.

Gewöhnliches Backwerk

(Freimenge)

id.

Feines Backwerk

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Teigwaren

id.

id.

id.

Oblaten zum Genuß

id.

id.

Zuckerwerk

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Türkei.

Argentinien.

Br.-Indien.

Mexiko.

Bulgarien.

Frankreich.

id.

V. St. Amer.

Belgien.

id.

Niederland.

Argentinien.

V.St.Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Öst.-Ungarn

Italien.

Gr.-Britan.

Niederland.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

3.401

10.080

46.164

4.443.855

39.466

19.972

44.550

9.727

74.250

144.110

10.374

53.203

309.809

10.000

20.078

9.934

29.066

9.900

4.289

4.883

269.893

1.297

1.490

1.804

1.276

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in,

Kilogramm

bezw. Stück.

Zuckerwerk

id.

id.

Kakao usw

id.

Schokoladewaren

id.

id.

id.

id.

Oleomargarin

id.

Senf

id.

Weder äther noch wein-

geisthaltige Essenzen

id.

Säfte von Pflanzen usw

id.

Früchte für den feineren

Tafelgenuß

id.

id.

id.

Chemisch zubereitete. Nähr-

mittel

id.

Anderweit nicht genannte

Nährmittel

Nahrurigs- u. Genußmittel in

luftdicht verschlossener

Behältnissen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rauchtabak

id.

id.

id.

id.

Schnupftabak,

Tabak in

Rollen usw

id.

id.

Zigarren

id.

id.

id.

Schweiz.

Ost.-Ungarn

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

3.979

1 .226

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

1.652

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Spanien.

V. St. Amer.

Norwegen.

Schweiz.

Portugal.

Frankreich.

Niederland.

Schweiz.

Italien.

V. St. Amer

Belgien.

6.820

2.729

5.027

4.479

2.635

3.765

2.624

3.011

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Niederland.

V. St. Amer.

1.394

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Gr.-Britan.

Cuba.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Egypten.

Zigarren

id.

id.

Zigaretten

id.

id.

2. Mineralische und fossile

Rohstoffe ; Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Sand

id.

Porzellanerde, Ton

id.

Farbenerde, Kreid.e, Gra-

phit

id.

Bimsstein

id.

id.

Kieselgur, Quarz usw

id.

Natürlicher Kalk

id.

Gipsid.

Tuff, Traß

Zement.

id.

Talk, Glimmer

id.

Feld- und Flußspat usw

Rohe Dach- und Tafelschie-

fer, Rohblöcke

id.

Rohe Steine (Alabaster und

Marmor

id.

id.

id.

Rohblöcke aus andern Stei-

nenid.

id.

Anderweit nicht genannt

Erden

Erze (Chromerze)

Eisenerz

id.

Manganerze

id.

id.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Norwegen.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Griechenl.

Schweiz.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

China.

Belgien.

Frankreich

Spanien.

Br. Indien.

Rußland.

. Brasilien.

15.308.948

579.522

550.406

146.459

80.400

244.360

172.402.628

44.860

11.041

1.372

29.057.336

286.024

78.820

376.915

7.296.495

92.434

44.170

11.660

522.775

2.115.405

1.000

50.000

689.755.201

213.000

40.248.419

88.633.900

3.065.410

Warengattung.

Manganerze

Schlacken von Erzen

id.

Steinkohlen

id.

Koks

id.

id.

Preßkohlen

id.

id.

Mineralschmieröle

id.

id.

id.

Schwerbenzin

id.

Gasöl

Petroleum

id.

id.

Benzin usw

id.

id.

Asphalt usw.

id.

Pech aller Art

id.

id.

Steinkohlenteer

id.

Leichte Steinkohlenteeröle

id.

id.

Naphtalin usw

id.

3. Zubereitetes Wachs, feste

Fettsäure, Lichte, Wachs-

waren, Seifen und andere

unter Verwendung von

Fetten, Ölen oder Wachs

hergestellte Waren.

Bienen-,

Pflanzenwachs

usw

Abfälle von der Zubereitung

des Bienenwachses

Erdwachs

Paraffin, Stearinsäure usw

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Griechenl.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

id.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

V. St. Amer.

Rußland.

Frankreich.

id.

V. St. Amer.

Öst.-Ungarn.

V. St. Amer.

Rußland.

Belgien,

id.

V. St. Amer.

Mexiko

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich,

id.

Öst.-Ungarn

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

V. St. Amer.

Öst. Ungarn.

V. St. Amer.

Gr.-Britan.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

393.000

11.438.442

823.518

91.823.028

6.737.620

19.937.170

2.017.210

548.105.260

120.000

14.802.800

69.208

1.080.994

1.145.581

23.274

26.112

3.579.847

24.055

24.658

20.038

721.698

5.022

3.174

36.171

21.490

1.417

64.781

4.165

12.797

1.639

Warengattung.

Lichte aller Art aus Wachs.

id.

id.

Feine Wachswaren

Schmierseife usw

id.

Gemeine feste Seife

id.

id.

Feine Seife

id.

id.

id.

id.

Glyzerin

Paraffinsalbe usw

id.

Wagenschmiere und andere

Schmiermittel

id.

id.

id.

id.

Schuhwichse

id.

id.

id.

Putzmittel usw

id.

Formerarbeit aus Stearin .

id.

4. Chemische und pharma-

zeutische Erzeugnisse;

Farben und Farbwaren.

Phosphor

Schwefel

id.

Salmiakgeist

Salzsäure

Schwefelsäure

Salpetersäure

Borsäure

id.

Oxalsäure

Weinsteinsäure usw

id.

Salz

id.

Kohlensäures Ammoniak .

id.

Soda

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id.

Niederland.

Gr.-Britan.

Amerika.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

V. St. Amer.

Rußland.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.765

37.669

8.206

1.702

1.204

2.998

20.453

2.464

11.303

5,863

20.597

10.964

124.529

10.000

14.396

4.874

112.094

1.233

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

id.

Chile.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Norwegen.

Frankreich.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

Frankreich

Belgien.

id.

id.

id.

9.520

14.605

15.000

39.019

19.609

3.280

10.990

1.881.270

1.245.008

10.058

234.813

45.860

2.342

1.173

29.696

48.699

1.014

1.667

56.624

3.999

5.239

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Soda

Doppelkohlensaures Natron

Ätznatron, Ätzkali

id.

Pottasche aller Art

id.

Chlorkalk usw

id.

Schwefelsaures Natron

Vitriol usw

id.

Alaun

Bleioxyd, salpetersaures

Ammoniak usw

id.

id.

Salpetersaures Natron usw.

id.

Chromsaures Natron

Wasserglas

id.

Blausaures Kali

Essigsaure Salze

Calciumkarbid. usw

id.

id.

Chlorkalium, Arsenik usw

id.

id.

Anilinfarbe usw

id.

id.

Indigo

Berlinerblau

Ultramarin usw

id.

Bleirot, Bleiweiß

id.

Zinkoxyd usw

id.

id.

Zinnober

Farbholzauszüge

id.

Kreide und andere Erd-

farben

id.

id.

Ruß, Buchbinderschwärze

id.

Chromfarben

Papierdruckfarben

Bierweiß usw

Frankreich.

id.

Gr.-Britan

Niederland.

Belgien.

id.

V. St. Amer.

Frankreich.

id.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreicht

id.

V. St. Amer.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien

Gr.-Britan.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Peru.

Niederland.

Belgien.

id.

3.730

3.011

1.588

1.690

1.306

2.060

10.025

2.567

1.693

1.398

18.960

9.537

24.800

24.749

72.281

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Bleiweiß usw

Zubereitete Farben

id.

id.

id.

Tinte, Tintenpulver

id.

id.

Speckstein

Blei-, Farben- u. Kohlen-

stifte

Ölfirnisse

id.

Weinsteinfirnisse

id.

id.

Lackfirnisse

id.

id.

id.

id.

Siegellack

id.

Ölkitte

id.

id.

Gereinigter Holzgeist

Holzteeröl usw

Flüssige ätherische Öle

id.

id.

Künstliche Riechstoffe

Wohlriechende Fette

id.

Wohlriechende äther- oder

weingeisthaltige Riech-

mittel

id.

id.

id.

Wohlriechende nicht äther-

oder weingeisthaltige

Riechmittel

id.

Puder usw

id.

id.

id.

Guano

id.

id.

id.

Thomasphosphatmehl

Warengattung.

Thomasphosphatmehl

Andere Düngemittel

id.

Schießpulver usw.

id.

Zündpillen usw

Gefüllte

Patronen

id.

id.

id.

Zündhölzer usw

id.

Zündkerzen

Feuerwerke aller Art

id.

Pechfackeln

id.

Glühstrümpfe

Käsestoff

Rohleim

Leim aller Art

id.

id.

aus Gelatin

id.

Elastischer Leim

id.

id.

verdichtete Gase

id.

Gerbstoffauszüge

id.

id.

id.

id.

id.

Süßholzsaft usw

id.

Balsam

id.

Zubereitete Arzneiwaren

id.

id.

id.

id.

Geheimmittel

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Italien.

Argentinien

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

V. St. Amer

Öst.-Ungarn

Gr.-Britan.

Italien.

Niederland.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.102.591

10.726

159.306

10.203

1.757

1.610

40.050

3.002

1.920

1.000

2.187.968

333.857

4.298

799.139

Warengattung.

Geheimmittel

id.

Anderweit nicht genannte

chemische Erzeugnisse...

id.

5. Tierische und pflanzliche

Spinnstoffe und Waren

daraus ; Menschenhaare ;

zugerichtete

Schmuck-

ledern, Fächer und Hüte.

Gefärbte Rohseid.e

Künstliche Seid.e, gefärbt

oder ungefärbt

id.

Florettseid.engespinste

Seid.onzwirn aller Art

id.

Dichte Möbelstoffe, ganz

aus Seid.e

id.

Dichte Möbelstoffe,

teil-

weise aus Seid.e

id.

Dichte Gewebe ganz oder

teilweise aus Seiden-

plüsch

id.

id.

Andere dichte Gewebe, ganz

oder teilweise aus Seid.e

id.

id.

id.

id.

Tüll aus Seid.e

Beuteltuch aus Seid.e

id.

Seid.ene Gaze, Krepp, Flor

id.

Seidene Wirkwaren

id.

Seidene

Spitzenstoffe

Seidene Stickereien

Seidene Posamentierwaren.

id.

id.

Rohe Wolle

id.

id.

id.

Kunstwolle

Herkunfts-

land der

Waren.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich.

id.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

32.629

12.943

57.670

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

V. St. Amer.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

11.495

13.633

11.942

1.795

1.287

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn

Belgien.

1.385

id.

Frankreich.

id.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Rußland

Belgien.

id.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

3.353

3.327

4.805

1.070

54.750

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Italien.

Belgien.

Dünemark.

Frankreich.

id.

4.871

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Gr.-Britan.

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich.

Rußland.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Rußland.

Italien.

Niederland.

Schweiz.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Italien.

Frankreich.

1.448

1.483

1.610

Dichte baumwollene Möbel-

stoffe, nicht plüschartig.

id.

id.

id.

Baumwollener Sammet und

Plüsch

id.

id.

id.

Undichte Baumwollgewebe.

id.

id.

id.

Dichte Baumwollgewebe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Wirkstoffe

Baumwollene Wirk- u.Netz-

waren

id.

id.

id.

Baumwollene Spitzen und

Spitzenstoffe

id.

id.

id.

Baumwollene Stickereien..

id.

id.

id.

Baumwollen Taue, Seile u.

Stricke

id.

Baumwollen Schläuche

Baumwollene Dochte

id.

id.

Baumwollene Posamentier

waren

id.

id.

id.

Flachs, gehechelt usw

id.

Rohes Flachsgarn usw

id.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

id.

Belgien.

1.474

1.000

Kunstwolle

id.

id.

Gekämmte Wolle

id.

Garn aus Wolle oder andern

Tierhaaren, roh

id. gebleicht

Streichgarn, roh

id. gebleicht

Wollengarn aller Art für

den Einzelverkauf

id.

id.

Wollene Fußbodenteppiche,

id.

id.

id.

Dichte Wollengewebe für

Möbelausstattung

id.

Wollener Sammet, Plüsch .

Andere dichte. Wollengewebe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Wollene Wirkwaren

id.

id.

id.

Wollene Spitzen

id.

Wollene Posamentierwaren

id.

Baumwolle, bearbeitet

id.

id.

Baumwollengarn, roh, ein-

drähtig

id.

Baumwollengarn, gebleicht

gefärbt

Baumwollengarn, zwei- oder

mehrdrähtig

id.

Baumwollenzwirn aller Ar

id.

id.

Dichte baumwollene Möbel

stoffe, nicht plüschartig

Warengattung.

Hanfgarn, roh

id.id. gefärbt

Garn in Aufmachungen für

den Einzelverkauf

id.

Taue, Eimer, Hängematten

usw

id.

id.

Fußbodenteppiche

id.

id.

Leinene Taschentücher, ge-

färbt usw

id.

id.

Leinene Möbelstoffe, dichte

id.

Dichte, leinene Gewebe aus

Flachs, roh

id.

id.

Dichte, leinene Gewebe aus

Flachs, gebleicht

id.

id.

id.

id.

Dichte leinene Gewebe aus

Hanf, roh

id.

Dichte leinene Gewebe aus

Hanf, gebleicht

Säcke aus Juteleinwand

id.

id.

Leinener Damast

id.

id.

Leinene

Spitzenstoffe

id.

Leinene Posamentierwaren

id.

Grobes Wachstuch

id.

id.

Feines Wachstuch

id.

Gewebe mit Zellhorn

Schmirgeltuch usw

Fußbodenbelag aus Lino-

leum

Herkunfts-

land der

Waren,

Belgien.

V. St. Amer.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Japan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

1.095

2.518

3.941

1.558

10.708

1.647

15.413

2.350

40.393

1.399

Warengattung.

Fußbodenbelag aus Lino-

leum

id.

Watte

Filzwaren

id.

Pferdehaare, bearbeitet

id.

id.

Waren aus Pferdehaaren

Kleid.er u. Putzwaren, ganz

oder teilweise aus Seide

id.

id.

id.

id.

Kleider und Putzwaren aus

Wolle, ganz od. teilweise

id.

id.

id.

id.

id.

Kleid.er und Putzwaren aus

Baumwolle, ganz od. teil-

weise

id.

id.

id.

id.

id.

Kleid.er und Putzwaren aus

anderen Spinnstoffen

id.

id.

Kleid.er und Putzwaren aus

wasserdichten Geweben

id.

id.

Kleid.er und Putzwaren in

Verbindung m. Kautschuk

id.

id.

id.

Künstliches Blumen

id.

Regen- und Sonnenschirme.

id.

Schuhe aus Gespinstwaren

id.

id.

id.

Menschenhaare

Herkunfts-

land der

Waren.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Frankreich.

Italien.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Belgien.

Gr.-Britan.

Öst.-Ugarn.

Italien.

Niederland.

Frankreich.

id.

Italien.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Öst.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.059

1.076

1.270

1.161

Frankreich.

id.

Ost .-Ungarn.

Frankreich.

id.

Ost.-Ungarn.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id.

Prankreich.

id.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Italien.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

Öst.-Ungarn,

Frankreich.

id.

Schweiz.

Italien.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn

Schweiz.

Italien.

Gr.-Britan.

Prankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Stück 549

id.

id.

id.

id. 3042

id.

id.

id.

id.

id. 1440

id.

id.

id.

id.

id.

id. 1869

id. 1008

id.

id.

id.

id. 1011

id. 2415

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. 2012

13.156

2.070

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Menschenhaare

Waren aus Menschenhaaren

Zugerichtete

Schmuckfe-

dern

id.

Fächer

id.

Männerhüte u. Mützen aus

Gespinstwaren

id.

id.

id.

id.

Frauenhüte, ganz oder teil-

weise aus Seid.e

id.

id.

Frauenhüte aus andern Ge-

spinstwaren

id.

Männer u. Frauenhüte aus

wasserdichten Geweben..

id.

Männerhüte aus Pilz

id.

id.

id.

id.

id.

Frauenhüte aus Pilz

id.

id.

Hüte aus Stroh

id.

id.

id.

id.

id.

Frauenhüte aller Art, aus-

geputzt

id.

id.

id.

id.

id.

Abfälle von Gespinstwaren

(Lumpen)

id.

6. Leder, Lederwaren, Kür-

schnerarbeiten u. Waren

aus Därmen.

Zugerichtetes Leder

Rußland.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Schweiz.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Schweiz.

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id.

id.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

V. St. Amer.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

V. St. Amer

Öst.-Ungarn

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

1.475

1.700

1.060

1.768

3.453

1.312

1.623

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Zugerichtetes Leder

id.

id.

Handschuhleder

id.

id.

id.

Ziegen- und Schafleder

id.

Lackiertes Leder

id.

Schuhe aus Leder mit Holz-

sohlen

id.

Schuhe aus Leder

id.

id.

id.

id.

id.

Treibriemen aus Leder

id.

id.

id.

Kleid.er aus Leder

Sattler- u. Täschnerwaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Zugeschnittenes

Hand

schuhleder

id.

Lederhandschuhe

id.

id.

id.

id.

Pelle zur Pelzwerkbereitung

id.

id.

Pelzwaren, nicht überzogen

id.

id.

Pelzwaren, überzogen

id.

id.

Ausgestopfte Tiere usw

id.

Lederabfälle

Warengattung:.

7. Kautschukwaren.

Kautschuk, aufgelöst

id.

Gewalzte Platten aus Kaut-

schuk

Schläuche usw. aus Kaut-

schuk

id.

id.

id.

Treibriemen, mit Kautschuk

getränkt

Schuhe aus Kautschuk

id.

Reifen und Laufdecken für

Fahrräder aus Kautschuk

id.

Anderweit nicht genannte

Kautschukwaren

id.

id.

id.

id.

Gespinstwaren, mit Kaut-

schuk getränkt

id.

id.

id.

Hartkautschukwaren

id.

id.

8. Geflechte und Flecht-

waren aus pflanzlichen

Stollen

mit

Ausnahme

der Gespinstfasern.

Holzspangeflecht

id.

id.

id.

Geflechte aus Stroh, Bast

Binsen usw

id.

id.

id.

id.

Matten und Fußdecken usw

id.

id.

Grobe

Korbflechterwarer

usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Öst.- Ungarn.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

Italien.

Frankreich.

id.

China.

Japan.

Gr.-Britan.

Belgien.

Kongo.

Belgien.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.732

2.490

2.276

Warengattung.

Grobe

Korbflechterwaren

usw

id.

id.

id.

Feine Korbflechterwaren .

id.

id.

id.

Sparterie

9. Besen, Bürsten, Pinsel,

Siebwaren.

Busen aus Reisig

Grobe Besen und Bürsten

aus Borsten

id.

id.

Feine Besen und Bürsten

aus Borsten

id.

Siebwaren

id.

10. Waren aus

tierischen

oder planzlichen Schnitz-

oder Formerstoffen

Waren ganz oder teilweise

aus Elfenbein

id.

id.

id.

id. aus Schildpatt

id. aus Perlmutter

id.

id.

id.

id.

Fischbeinstäbe

Geebnete

Hornstäbe

Gepreßte

Hornknöpfe

Federkiele

Waren aus tierischen

Schrnitzstoffen

id.

Bau- und Nutzholz, geho-

belt, genutet usw.

id.

id.

Holztapeten usw

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Italien.

Belgien.

id.

Öst.-Ungarn.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Frankreich,

id.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Türkei.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. stück.

5.523

1.109

4.169

Warengattung.

Holzspunde, auch gepreßt.

id

Holzdraht, Holzstifte

Stöcke aus Holz

id

Grobe Böttcherwaren

id

id

Möbel u. Möbelteile, grobe,

unfurniert

id

id

id

id

id

id. furniert

id

id

Tischler-, Drechsler- und

Wagnerarbeiten

id

id

id

id

id

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Griechenl.

Frankreich.

id

Italien.

Belgien.

id

Italien.

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn

Belgien.

id

Italien.

Öst.-Ungarn

V. St. Amer

Niederland.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.202

20.948

1.534

3.838

1.271

16.293

12.780

Warengattung.

Holzwaren aller Art aus

anderen pflanzlichen

Schnitzstoffen

id

id

Grobe Korkwaren

Feine Korkwaren

id

id

Celluloid

id

Waren ganz od. teilweise aus

Zellhorn

id

id

Stöcke aus Rohr

id

Feine Schnitzstoffwaren

id

id

id

Waren aus plastischer Kohle

id

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Italien.

Niederland.

Frankreich.

id

id

Portugal.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

Öst.-Ungarn

Frankreich.

id

Belgien.

id

Niederland.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

7.698

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

Japan.

Rußland.

Belgien.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Italien.

Schweiz.

Niederland

Frankreich.

id

Belgien.

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

Niederland.

V. St. Amer

Belgien.

13.897

6.445

1.747

2.669

Niederland.

Schweden.

Norwegen.

V. St. Ames.

Frankreich.

Belgien.

id

id

Gx.-Britan.

Niederland.

Schweiz.

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

Öst.-Ungarn

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

Italien.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

57.990

21.040

2.498

8.358

4.545

8.603

10-297

7.529

3.056

Möbel u. Möbelteile aus Holz

in Verb, mit anderen

Stoffen

id

id

Feine Holzwaren

idid

idid

id

id

id

id

Gepolsterte Möbel ohne

Überzug

id

Gepolsterte Möbel mitüber-

zug

id

idid

id

Holzwaren aller Art aus

anderen pflanzlichen

Schnitzstoffen

11. Papier, Pappe und Wa-

ren daraus.

Pappen, bloß geformt, ge-

kautscht usw

id

id

id

id

id

Packpapier

Druck-, Schreib-, Löschpa-

pier usw

id

id

id

id

id

Postkarten mit Bilddruck

id

id

id

id

idid

Papier u. Pappe, gestanzt

usw

82.

Warengattung.

Papier u. Pappe, gestanzt

uswid

id

id

Papier u. Pappe in Verbin-

dung mit Gespinstwaren

Papiextapeten

id

id

Spielkarten aller Art

Glas-, Rost-, Sandpapier

id

Photographisches Papier

id

id

Gelatinpapier usw

id

id

id

id

id

Düten, Beutel, Briefum-

schläge aus Papier

idid

id

id

Geschäftsbücher, Mappen,

usw

id

idid

Albums, Briefmarken, Post-

karten

id

id

id

Andere Papierwaren ohne

Verbindung mit anderen

Stoffen

id

id

id

id

id

idid

Papierwaren in Verbindung

mit anderen Stoffen

idid

Papierepäne,Makulatup usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Belgien.

id

id

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id

Gr.-Britan.

V. St. Amer.

Dänemark.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

öst.Ungam.

Niederland.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Belgien.

Niederland.

China.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

Italien.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn

Niederland.

Schweden.

Belgien.

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.079

1.292

14.226

4.753

•2

2.008

1.561

1.646

3.772

4.388

1.444

Warengattung.

Papierspäne,Makulatur usw

id

id

12. Bücher, Bilder, Ge-

mälde.

Gedruckte Bücher, Kalen-

der usw

id

idid

id

id

id

id

id

Landkarten aus Papier

id

Bilder aller Art aus Papier.

idid

id

id

id

id

Gemälde und Zeichnungen

id

id

id

id

idid

13.,Waren aus Steinen oder

anderen

mineralischen

Stoffen (mit Ausnahme

von Tonwaren) sowie aus

fossilen Stoffen.

Edelsteine

Halbedelsteine, gefaßt oder

ungefaßt

Rohe, oder blos bohauene

Steine

id

Pflastersteine

id

Platten aus Granit, Marmor

usw

id

id

Grobe Steinmetzarbeiten

Herkunfts-

land der

Waren.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Belgien,

Rußland.

Gr.-Britan.

Italien.

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Belgien.

Dänemark.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Italien.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Niederland.

Italien.

Belgien.

Belgien.

id

id

Frankreich.

id

Belgien.

id

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

8.038

1.213

8.172

50.530

1.666

511.293

22.724

85.200

54.200

65.789

9.269

32.606

Warengattung.

Feine Steinmetzarbeiten

id

Schieferwaren in Verbind,

mit Holz usw

Bildhauerwaren aller Art

aus Steinen

id

id

Steinwaren in Verbg. mit

Holz u. Eisen

id

Steinwaren in Verbg. mit

anderen Materialien

id

id

id

id

Mühlsteine

id

Polier-, Schleif-, Wetzsteine

usw

id

id

id

id

Zementwaren

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw.

ungefärbt

id

id

id gefärbt

id

id

Waren in Verbg. mit andern

Stoffen

id

Asbestwaren

id

id

Waren ganz oder teilweise

aus Jet, Moorschaum usw.

id

id

14. Tonwaren.

Mauersteine (Lackziegel)

unglasiert

id

Mauersteine, glasiert

Dachziegel usw., unglasiert

id. glasiert

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id

Italien.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Italien

China.

Schweiz.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id

id

Italien.

Frankreich.

id

Niederland.

Belgien.

id

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Frankreich.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

1.476

1.495

3.450

2.373

7.636

4.174

4.754

241.343

25.149

25.740

Warengattung.

Röhren aus Ton

id

Waren a. gemeinem Stein-

zeug

idid

Tabakpfeifen, einfarbig od

weiß

id

Feuerfeste Steine jeder Art

id

id

id

Feuerfeste Erzeugnisse aus

Ton

id

id

Schmelztiegel

usw.

aus

Graphitmasse

id

Bodenplatten aus Ton

id

id

Wandbekleidungsplatten a.

Ton

id

Waren aus feinem Stein-

zeug usw., einfarbig

id

id

id

id

Waren aus feinem Stein-

zeug usw., mehrfarbig

id

id

id

id

Porzellanwaren

id

id

id

id

15. Glas u. Glaswaten.

Glasmasse

Glasröhren usw

Hohlglas, gefärbt, unge-

schliffen

id

id

Hohlglas, gefârbt, geschliss.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id

Gr.-Britan.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id

Frankreich.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id

Niederland.

Gr.-Britan.

Belgien.

Egypten.

China.

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stüek.

23.060

856.367

1.199

31.416

4.648

1.308

237.226

128.220

145.900

10.429

1.705

3.390

10.032

3.474

1.683

2.534

2.831

1.633

3.193

1.554

4.888

1.571

Warengattung.

Hohl glas, gefärbt, geschlift.

id

Hohlglas, bemalt

id

id

id

Spiegel- u. Tafelglas, unge-

schliffen usw

id

Spiegel u. Tafelglas, ge-

schliffen

id

Spiegel- u. Tafelglas, belegt.

id

Trockenplatten für photo-

graphische Zwecke

id

id

Brillengläser

id

Brillen, Ferngläser, Mikros-

kope usw

id

id

id

Glasbehänge usw

id

Glasplattchen,

Glasflüsse,

Glasröhren

id

id

Waren aus Glasflüssen

id

Glaswaren, anderweit nicht

genannt

id

id

Glasmalereien

id

Glas in Verbindung mit an-

dern Stoffen

id

id

id

id

id

id

16. Edle Metalle u.Wanren

daraus.

Waren ganz oder teilweise

aus Gold

Herkunfts-

land der

Waren.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Italien.

Frankreich.

id

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Öst.-Ungarn

Frankreich.

id

Belgien.

id

Schweiz.

Öst.-Ungarn

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn

id

Belgien.

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Italien.

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn

Schweiz.

Niederland

Frankreich.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.704

1.079

63.590

2.608

1.394

1.872

2.125

Warengattung.

Waren ganz oder teilweise

aus Gold

id

Bruchsilber, gemünztes Sil-

ber usw

id

Legiertes Silber usw

Silbergespinst

Waren ganz oder teilweise

aus Silber

id

id

id

id

17. Unedle Metalle und Wa-

ren daraus.

Roheisen

id

idid

Röhren u. Walzen, roh oder

bearbeitet

id

Nicht schmiedbare Kunst-

gußwaren usw

id

Rohe Eisenwaren aus nicht

schmiedbarem Guß

id

id

id

id

Maschinenteile u. andere

Eisenwaren, bearbeitet .

id

id

id

id

id

id

Schmiedbares Eisen in

Stäben

id

id

id

id

Blech, roh, gefirnißt usw

id

Blech, abgeschliffen

Blech, verzinkt, verzinnt

usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

id

Belgien.

Frankreich.

id

id

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Niederland.

Belgien.

d.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Niederland.

V. St. Amer

Schweden.

Frankreich.

id

Norwegen.

Gr.-Britan

Schweiz.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

180.060

2.916.135

2.049

11.996

11.934

5.368

1.736

14.681

57.919

54.446

1.175

47.060

15.785

3.807

46.772

41.795

21.702

Herkunfts-

land der

Waren.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

id

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

26.520

508.975

10.203

5.265

3.172

77.100

80.508

19.944

2.510

Warengattung.

Sensen, Sicheln usw

Sägeblätter

id

Feilen, Raspeln usw

id

Bohrer,

Zangen,

grobe)

Scheren usw

id

id

id

id

id

Reibahlen,

Meßwerkzeuge

usw

id

id

Äxte, Hämmer, Uhrwerk-

zeuge

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Schweden.

Fr.-Britan.

V. St.-Amer.

Öst.-Ungam.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Belgien.

id

Schweden.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.229

1.032

1.006

id

Gr.-Britan.

V. St. Amer.

Schweiz.

Schweden.

Öst.-Ungam.

Niederland.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

27.789

1.090

89.936

26.084

4.070

26.395

2.462

Schweden.

Belgien.

id

V. St.-Amer.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich

id

1.100

2.436

2.337

Warengattung.

Waren ganz oder teilweise

aus Gold

Wellblech usw

Draht, roh, gewalzt usw

id

Draht, verzinkt usw

id

Schlangenröhren, gewalzt

usw

Rohe Röhren aus Eisen

id

Bearbeitete

Röhren

aus

Eisen

id

Eisenbahnschienen usw

id

Eisenbahnachsen usw

Rohe Eisenwaren

id

id

id

Anderweit nicht genannte

Maschinenteile

id

id

id

idid

id

id

Brücken

u.

Brückenbe-

standteile

id

Lokomotivkessel usw

Ankertonnen, Gasbehälter

usw

id

id

Hähne, Anker,

Ambosse

uswid

id

Kolben und

Rollen zu

Flaschenzügen usw.

id

id

id

Spaten, Schaufeln usw.

id

id

Heu-, Düngergabeln usw..

id

Sensen, Sicheln usw

id

id

id

id

id

id

id

Anderweit nicht genannte

eiserne Geräte

id

id

id

id

id

Kratzenbeschläge

Eiserne Spindeln

Schrauben, Nieten, Hufeisen

usw

id

id

Eisenbahnpuffer usw

Patentachsen

Andere Achsen

id

Wagen-u Pufferledern usw.

id

Drahtwaren

id

id

Drahtstifte

usw

Geschnittene Nägel

id

Haus- u. Küchengeräte usw.

Italien.

Gr.-Britan.

Niederland.

Portugal.

Spanien.

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id

Italien.

V. St. Amer.

Gr.-Britan.

Schweiz.

2.163

65.720

Belgien

id

id

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

id

Gr.-Britan-

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

11.478

160.209

8.826

9.252

1.715

12.387

17.645

2 . 0 5 7

252.

Warengattung.

Maus- u. Küchengeräte usw.

id

id

Eiserne Ketten

id

id

id

Trensen, Steigbügel, Schlitt-

schuhe us

id

Bau- u. Möbelbeschläge usw.

id

id

Geldschränke

und Geld-

kasten

id

Möbel und Möbelteile, eiser.

id

id

Feine Messern, Scheren usw.

id

id

id

Kunstschmiedearbeiten .

Schirmgestelle

id

Federn, Blankscheite

id

Schreibfedern

id

id

Näh-, Stricknadeln usw

id

id

id

Brucheisen, Abfälle usw

id

Aluminium, roh, geschmied.

usw

id

id

Aluminiumwaren

id

id

Blei, roh us

id. gewalzt

Bleidraht

id

Druckplatten aus Blei

id

id

id

Andere leine Bleiwaren

Herkunfts-

land der

Waren,

Öst.-Ungarn.

V. St. Amer.

Belgien.

id

Gr.-Britan.

V. St. Amer.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Schweiz.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id

id

Frankreich.

id

Belgiern.

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id

Frankreich.

id

Öst.-Ungarn.

Belgien.

id

Schweiz;.

Frankreich. •

id

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Frankreich.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

2.184

1.269

4.916

4.615

11.022

8.672

1.497

12.510

Warengattung.

Andere feine. Bleiwaren

Zink, roh usw

id

Zink, gewalzt

usw

Zinkwaren

id

id

Zinn, roh, Bruchzinn

idid

id

Zinn, gewalzt

id

Zinnwaren, bearbeitet

id

Nickelmetall, roh

id

Nickelwaren

id

Rohes Kupfer und Messing

id

Stangen, Bleche usw. aus

Kupier

id

Kupferdraht

Druckplatten aus Kupfer

id

id

Mütalltuch

usw

id

Haus- und

Küchengeräte

aus Kupfer

id

Grobe Kupfer- od. Messing-

waren

id

id

id

id

Feine Kupfer- oder Mes-

singwaren

id

id

id

id

Unechtes Gold- und Silber-

gespinst

Ganz oder teilweise vergol-

dete oder versilberte Me-

tallwaren

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Niederland.

Belgien.

id

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

Schweden.

Frankreich.

id

Belgien.

id

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Schweiz.

Öst.-Ungarn

Japan.

Belgien.

Italien.

Schweden.

Niederland.

V. St. Amer.

Frankreich.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.800

10.318

2.910

4.288

1.551

1.305

6 196

7.128

1.804

1.143

2.053

2.030

51.967

5.034

1.471

16.457

1.259

Warengattung.

Ganz oder teilweise vergol-

dete oder versilberte Me-

tallwaren

id

id

Luxusgegenstände aus un-

edlem Metall

id

Gespinste aus unedlem Me-

tall

Andere Waren aus unedlem

Metall

Geflechte mit Gespinstfä-

den umwickelt

id

Läutewerke, Sprechma-

schinen usw

id

id

id

id

id

18. Maschinen, elektrische

Erzeugnisse, Fahrzeuge.

Andere sonst nicht genannte

Kraftmaschinen

id

id

Näh-, Strickmaschinen usw.

und Teile davon

id

id

Maschinen zur Vorbereitung

von Gespinsten

Appretur- und Wäscherei-

maschinen

Feuerspritzen, Pumpen usw.

id

Maschinen zur Bearbeitung

von Hölzern, Metallen,

Steinen usw

id

id

id

Dampfpfluge, Mähmaschi-

nen usw

id

id.

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Ost.-Ungarn.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id

id

id

Belgien.

id

V. St. Amer.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

V. St. Amer.

Frankreich.

id

Gr.-Britan.

Belgien.

Gr.-Britan.

Belgien.

id

Frankreich.

Frankreich.

V. St. Amer

Gr.-Britan.

Belgien.

id

Schweden.

Gr.-Britan.

V. t. Amer

Öst.-Ungarn

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.428

611.897

3.200

23.128

17.634

2.197

1.612

7.103

10.590

3.083

125.756

4.181

20.460

49.758

11.512

Warengattung.

Dampfpflüge, Mähmaschi-

nen usw

Dresch-, Brauerei-, Mälze-

reimaschinen usw.

id

id

id

id

id

id

Dynamomaschinen

id

id

id

id

Elektrizitätssammler

id

Kabel zur Leitung elektri-

scher Ströme

Elektrische Glühlampen ..

id

id

id

Andere elektrische Erzeug-

nisse

id

id

id

id

Fahrzeuge (Güterwagen),

zum Fahren auf Schienen-

geleisen bestimmt

Personenmotorwagen

id

id

Andere Motorwagen

Motorfahrräder

id

Fahrräder

id

id

id

Zweirädrige Personenwagen

id

Lastwagen usw

Fahrradteile aus Eisen

id

id

Fahrradteile aus andern un

edlen Metallen

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

id

V. St. Amer.

Öst.-Ungarn.

Schweden

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Schweden.

Frankreich.

id

Belgien.

id

id

Öst.-Ungarn.

Italien.

Frankreich.

id

Schweiz.

Gr.-Britan.

Italien.

Belgien.

id

id

V. St. Amer

Frankreich.

id

id

Belgien.

id

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Belgien.

id

id

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.243

60.495

2.286

5.572

2.951

34.727

19.929

1.604

2.482

4.348

6.968.024

31.776

2.070

56.537

1.183

Stück 104

id

id

id

id

id

Warengattung.

19.

Feuerwalten,

Uhren,

Tonwerkzeuge, Kinder-

spielzeng.

Handfeuerwaffen aller Art.

id

id

Teile zu Handfeuerwaffen

Taschenuhren aus Gold

id

id

id

Taschenuhren aus Silber

id

id

id

id

id

Taschenuhren aus unedlem

Metall

id

id

id

id

Uhrgehäuse u. Uhrwerke

id

Stand-, Wanduhren usw

id

id

id

id

id

Uhrfurnituren aus unedlen

Metallen.

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id

Schweiz.

Italien.

Frankreich.

id

Schweiz.

Öst.-Ung.

Italien.

Gr.-Britan

Belgien.

id

Öst.-Ung.

Schweiz.

Italien.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id

Schweiz.

Öst.-Ungarn.

Italien.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Stück. 19

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

Warengattung.

Uhrfurnituren aus unedlen

Metallen

Klaviere aller Art

idid

id

Streichtonwerkzeuge

id

id

id

Blastonwerkzeuge

id

id

id

id

Teile von Blas- u. Streich-

tonwerkzeuge

id

Harmonikas u. Teile davon

id

id

id

id

Abgepaßte Saiten

id

Kinderspielzeug aller Art.

id

id

id

id

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

id

Niederland.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Öst.-Ungarn.

Frankreich.

id

Belgien.

Italien.

Niederland.

Öst.-Ungarn.

Schweiz.

Belgien.

id

Italien.

Öst.-Ungarn.

Schweden.

Frankreich

Italien.

Belgien.

id

Öst.-Ungarn.

Gr.-Britan.

Italien.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.520

2.579

Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1912 aus dem Zollverein

nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden

a) Bier

b) Branntwein mit Übergangssehein r. Alkohol

c)

id

ohne

id

id

d) Kochsalz

e) Unbearbeitete Tabakblätter

Liter.

id

id

kg.

id

3.336.520

116.310

10.919

1.215.708

448.873

Ausfuhr

von Waren, welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen Handel

stammen, über die Zollämter des Großlierzogtums während des Jahres 1912.

War engattung.

1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-

schaft und andere tierische und pflanz-

liche Naturerzeugnisse; Nahrungs- und

Genußmittel.

Roggen

Weizen

Gerste

Hafer

Buchweizen

Reis, unpoliert

Speisebohnen

Erbsen

Linsen

Wicken

Raps, Rübsen usw

Lein- und Hanfsaat

Andere nicht besonders genannte Öl-

sämereien

Kleesaat

Grassaat

Runkelrübensamen

Andere Feld-, Gemüse, u. Blumensamen

Frische Kartoffeln

Futterrüben usw

Grün- und Rauhfutter

Rohe Baumwolle

Tabakblätter, unbearbeitete

Frische Küchongewächse

Lorbeerblätter usw

Artischocken, Pilze usw., getrocknet

Küchengewächse usw., getrocknet

Lebende Pflanzen

Blumenzwiebeln usw

Blumen, Blüten, Blätter usw., frisch

Blumen, Blüten, Blätter usw., getrocknet

Weintrauben, frisch oder gegoren

Hasel- und andere Nüsse

Frische Äpfel

id

Birnen

id

Aprikosen

id

Zwetschen

id

Mirabellen

id

Kirschen

id

Erdbeeren, Himbeeren usw

Getrocknetes Obst

Ausfuhr

nachLändera,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg. bez. Stück

20.825

277.763

40.628

1.178

110.082

9.193

412.560

49.914

8.659

208.582

30.008

5.093

35.297

2.166

5.249

15.481

Warengattung.

Gemahlenes Obst

Frische Orangen, Zitronen

Getrocknete Feigen

Roher Kaffee

Gebrannter Kaffee

Getrocknete Zichorien

Tee

Gewürze

Binsen, Stroh usw

Stahlrohr usw

Bau- und Nutzholz, lediglich in der Quer-

richtung mit der Axt oder Säge bear-

beitet

Desgleichen in der Längsrichtung mit

der Axt beschlagen

Desgleichen in der Längsrichtung gesägt.

Faßdauben

Korbweiden

Brennholz

Holzkohlen

Gerbrinde, auch gemahlen

Eichenschwellen

Myrobalanen, Eckerdoppern usw

Moos, Torfstreu usw

Terpentinharze

Kautschuk, roh oder gereinigt

Arbeitspferde

Kutsch-, Reitpferde

Schlachtpferde

Abgesetzte Fohlen

Lämmer und Schafe

Federvieh

Frisches Fleisch

Schweinespeck

Federvieh, zerlegt

Haarwild, totes

Federwild, totes

Fleischextrakt

Frische Fische

Würste

Zubereitete Fische

Schnecken aller Art

Süßwasserkrebse

Seekrebse usw

Lebende Bienen

Andere lebende Tiere

Ausfuhr

nach Ländern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg. bez. Stück

1.608

2.527

4.023.384

11.110

139.467

10.000

631.083

1.072

316.600

8.000

18.480

Stück 124

id

id

id

id 1.248

2.584

5.117

1.187

1.616

3,724

Warengattung.

Schmalz

Schweine- und Gänsefett

Talg von Rindern

Milch

Butter, frisch oder gesalzen

Käse aller Art

Eier

Honig

Bienenwachs

Walrat, auch gereinigt

Schafwolle

Schaf- und Ziegenhaare usw., roh

Pferdehaare, roh

Bettfedern, roh oder gereinigt

Rohe Kalbfelle

id

Rindshäute

id

Roßhäute

Schaf- und Ziegenfelle

Andere Pelle und Häute zur Loderbear-

beitung

Leimleder usw

Hasen- und Kaninchenfelle

Pelle zur Pelzwerkbereitung

Meerschwämme, roh .,

Meerschwämme, bearbeitet

Mehl aus Getreide

Reis, poliert

Gries

Sonstige Müllereierzeugnisse

Fette Ole in Flaschen

Branntwein in Fässern*)

Branntwein in Flaschen

Stiller Wein in Fässern

Stiller Wein in Flaschen

Schaumwein in Flaschen

Obstwein

Bier in Fässern

Bier in Flaschen

Essig in Fässern

Hefe, nicht Weinhefe

Mineralwasser

Anderes natürliches Wasser

Kleie

Rückstände, feste, von der Herstellung

fetter Öle

Gewöhnliches Backwerk

Feines Backwerk

Teigwaren

Oblaten zum Genuß

Zuckerwerk

Kakao

Schokoladewaren

Ausfuhr

nachLändern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

7.200

2.683

2.745

68.146

74.194

52.696

12.695

65.105

5.017

125.526

1.075

3.009

1.732

8.289

20.919

3.768

3.701

Lit. 800.693

5.708

329.693

25.716

249.227

Warengattung.

Senf

Säfte von Pflanzen usw

Küchengewächse und Früchte zum feine-

ren Tafelgenuß

Nähr- und Genußmittel in luftdicht ver-

schlossenen Behältnissen

Rauchtabak

Schnupftabak

Zigarren

2. Mineralische und fossile Rohstoffe;

Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Schlamm usw

Porzellanerde, Ton usw

Kieselgur usw

Natürlicher Kalk

Gips

Zement

Roher Schiefer

Rohe Steine

Eisenerz

Schlacken von Erzen.

Steinkohlen

Steinkohlenkoks

Preßkohlen

Mineralschmieröl

Asphalt

Pech, Teer usw

Steinkolilonteeröl

Benzol usw

3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichte,

Wachs waren, Seifen, und andere unter

VerwendunG von Fetten, Ölen oder

Wachs hergeHtellte Waren.

Weichparaffin

Lichte aller Art

Feine Wachswaren

Wagenschmiere

Schuhwichse, schwarze, nicht flüssige

4. Chemische und pharmazeutische Er-

zeugnisse, Farben und Farbwaren.

Phosphor

Schwefel

Salpetersäure

Borsäure

Soda

Wasserglas

Ausfuhr

nachLändern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

125.187

17.545.322

10.000

50.074

91.705.494

504.974

5.674.229

46.200

20.378.768

1768963820

6.025 087

412.490

536.000

305.370

15.361

20.630

402.741

16.643

5.965

1.339

4.966

*) Außerdem wurden noch 168.540 Liter reinen Alkohol nach dem Zollvereinsland ausgeführt.

Warengattung.

Calziumkarbid usw

Ammoniak

Kreide

Ruß Buchdruckerschwärze

Papierdruckfarbe

Blei-, Zinkoxyd

Tinte usw

Weinsteinfirniß

Thomasphosphatmehl

Künstliche Düngemittel

Schieß- und Sprengpulver

Pechfackeln

Gerbstoffauszug usw

Zubereitete Arzneiwaren

Geheimmittel

Ausfuhr

nachLändern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

44.296

7.000

4.000

27.848.046

9.000

4.149

5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe

und Waren daraus; Menschenhaare;

zugerichtete Schmuckfedern, Fächer u.

Hüte.

Seidene oder halbseidene Posamentier-

waren usw

Rohe Wolle

Kammgarn

Fußbodenteppiche

Dichte, wollene Möbelstoffe

Dichte

Wollengewebe

Wollene Wirkwaren

Baumwollener Sammet

Dichte

Baumwollengewebe

Baumwollene Wirkwaren

Baumwollene Schläuche

Gefärbtes

Flachsgarn

Leinengarn aus Flachs

Gefärbtes Hanfgarn

Taue, Hängematten usw

Gebleichte, dichte Leinenguwebe

Damast

Linoleum

Fußbodenteppiche

Filze, Hutsturnpen usw

Kleider und Putzwaren ganz oder teil

weise aus Seide.

id. aus Wolle

id.

Baumwolle

id. anderen Spinnstoffen

id. wasserdichten Stoffen

Schuhe aus Pilz

Schmuckfedern

Frauenhüte aus

Seide

Frauenhüte aus Kautscuk

Männerhüte aus Filz

4.207

18.844

9.382

2.215

Stück. 4

id.

id.

Warengattung.

Frauenhüte aus Filz

Frauenhüte aller Art, ausgeputzt

Abfälle von Gespinsten (Lumpen)

Ausfuhr

nachLändern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

id.

id.

4.490

6. Leder und Lederwaren, Kürschner-

waren, Waren aus Därmen.

Enthaarte Schaf- und Ziegenfälle

Zugerichtetes Leder

Glacéleder

Ziegen-, Schafleder usw., lackiert und

unlackiert

Schuhe aus Leder

Treibriemen aus Leder

Sattler- und Teschnerwaren

Zu Handschuhen zugerichtetes Leder ..

Lederhandschuhe

Pelztierfelle

Pelzwaren, überzogen

Angenutzte Lederstücke usw

71.611

21.678

7.494

5.244

21.440

28.510

7. Kautschukwaren.

Schläuche aus Kautschuk getränkt

Schuhe aus Kautschuk mit Sohlen aus

andern Stoffen

Anderweit nicht genannte Kautschuk-

waren

Hartkautschukwaren

8. Gellechte und Fleehtwaren aus pflanz-

lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren.

Grobe Korbflechtwaren usw

Feine Korbflechtwaren usw

1.439

9. Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaren.

Reisigbesen

Grobe Besen und Bürsten aus Borsten .

2.000

10. Waren aus tierischen oder pflanz-

lichen Schnitz- oder Formerstoffen,

Waren ganz oder teilweise aus Elfenbein

Waren ganz od. teilweise aus Perlmutter

Waren aus tierischen Schnitzstoffen

Bau- und Nutzholz, genutet usw.

Parkettbodenteile

Stöcke aus Holz

Grobe Böttcherwaren

1.760

3.683

Warengattung.

Möbel und Möbelteile, grobe, unfur-

nierte

Tischler-, Drechslerwaren usw

Möbel und Möbelteile in Verb. mit ande-

ren Stoffen

Feine Holzwaren

Gepolsterte Möbel mit Überzug

Feine Korbwaren.

Waren aus Zellhorn usw

Stuhlrohr

Stocke aus Rohr

Kohlenstifte usw

Ausfuhr

nachLändern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

1.428

2.600

1.4352

1.002

11. Pappe, Papier und Waren daraus.

Pappen aus Stroh usw

Pappen aller Art

Packpapier

Schreib-, Lösch-, Druckpapier usw

Postkarten usw. mit Bilderdruck

Pappe und Papier, gestanzt usw

Papiertapeten

Spielkarten aller Art

Photographisches Papier

Düten, Briefumschläge aus Papier

Geschäftsbücher

Albums

Anderweit nicht genannte Papierwaren .

Papierspäne

5.607

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher

Bilder aller Art aus Papier

Gemälde und Zeichnungen

3.615

13. Waren aus Steinen oder anderen mi-

neralischen Stoffen (mit Ausnahme der

Tonwaren) sowie aus fossilen Stollen.

Rohe Steine

Pflastersteine

Geschnittene Platten, ungeschliffen

Schieferplatten

Grobe Steinmetzarbeiten

Feine Steinmetzarbeiten

Luxusgegenstände

Mühlsteine

Schleif-, Polier- und Wetzsteine

Wärmeschutzmasse

Zementwaren

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw., ungefärbt .

4.419.717

2. 160

36.790

30.380

4.780

39.705

809.425

62.350

3.554

Warengattung.

Bauplatten, Bausteine usw., gefärbt

Waren aller Art in Verbindung mit an-

deren Stoffen

Asbestwaren

Ausfuhr

nachLändern

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

14. Tonwaren.

Mauersteine (Backsteine) usw., unpoliert

Mauerziegel

Unglasierte Dachziegel

Waren aus gemeinem Steinzeug

Feuerfeste Steine aller Art

Feuerfeste Erzeugnisse aus Ton

Bodenplatten aus Ton usw

Wandbekleidungsplatten

Waren aus Steingut

Feine Tonwaren

Porzellanwaren

Porzellanabfälle usw

238.355

10.000

1.050

27.640

463.451

22.103

51.610

9.271

2.408.936

15. Glus und Glaswaren.

Glasmasse

Rohe Stangen und Röhren aus Glas

Hohlglas, gefärbt usw

Hohlglas, geschliffen

Hohl glas, bemalt

Glasplättchen, Glasflüsse usw

Glasmosaik, Lichtbilder

Glas- und Schmelzwaren

16. Edle Metalle und Waren daraus.

Waren ganz oder teilweise aus Gold

Waren ganz oder teilweise aus Silber

17. Unedle Metalle und Waren daraus.

Roheisen

Röhren und Walzen, roh bearbeitet

Nicht schmiedbare Kunstgußwaren

Rohe Eisenwaren aus

schmiedbarem

Guß usw

Maschinenteile usw., bearbeitet

Rohluppen, Rohschienen, Ingots

Schmiedbares Eisen in Stäben

Blech, roh, gefirnißt usw.

Blech, abgeschliffen usw

Bisendraht, roh oder gewalzt

Schlangenröhren, gewalzt, gezogen

Andere Röhren aus Eisen usw

Andere Röhren aus Bisen, bearbeitet

Eisenbahnschienen usw

181.395.660

8.669

273.800

55.308

160.265,814

93.801.323

39.961.535

2.647

6.791

2.874

1.892.778

Warengattung.

Eisenbahnachsen usw

Andere rohe Eisenwaren, nicht beson-

ders genannt.

Maschinenteile, nicht besonders genannt

Brücken und Brückenbestandteile

Röhronverbindungsstücke

Spaten, Schaufeln usw

Heugabeln

Sägeblätter

Feilen und Raspeln

Dampfkessel

Bohrer, Zangen, grobe Scheren usw

Äxte, Hämmer usw

Gerate für den landw. Gebrauch

Hufeisen

Achsen, nicht Patenlachsen

Eisenbahnwagenfedern

Drahtwaren

Haus- und Küchengeräte.

Bau- und

Möbelbeschläge

Möbel und Möbelteile, eiserne

Feine Messer, Scheren usw

Brucheisen usw.

Aluminiumwaren

Blei, Bruchblei

Zink, Bruchzink

Zinkwaren

Zinnwaren, roh, Bruchzinn

Zinnfolie

Nickeslmetall

Waren aus Nickel

Kupier, roh usw.

Kupferstangen, Bleche

Kupferdraht

Druckplatten aus Kupier

Grobe Waren aus Kupfer oder Messing.

Feine Waren aus Kupfer oder Messing .

Versilberte unedle Metallwaren

Ausfuhr

nach Ländern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

8.467

66.526

103.209

170.224

48.538

3.720

4.672

2.041

39.285

7.995

25.778

1.482.010

10.510

6.834

16.014

5.358

2.056

17.475

63.729

Warengattung.

Schmucksachen aus unedlem Metall

Übersponnener Draht aus unedlem Me-

tall,

18. Maschinen, elektrotechnische Erzeug-

nisse, Fahrzeuge,

Dampf- und Tenderlokomotiven

Dampfmaschinen usw

Näh-, Strickmaschinen usw

Wirkmaschinen

Appreturmaschinen

Feuerspritzen, Pumpen

Maschinen zur Bearbeitung von Metallen

usw.

Dampfpflüge, Maschinen usw

Dresch-. Malzereimaschinen

Kabel zur Leitung elektrischer Ströme.

Elektrische Glühlampen

Güterwagen

Personenwagen ohne Leder

Personenmotorwagen und Motorfahr-

räder

Fahrräder

Lastwagenteile

19. Feuerwallen, Uhren, Tonwerkzeuge

Kinderspielzeug.

Handfeuerwaffen

aller

Art

Taschenuhren aus unedlem Metall ...

Wanduhren

Klaviere aller Art

Streichtonwerkzeuge

Kinderspielzeug

Ausfuhr

nach Ländern,

welche nicht

zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

1.007

8.413

2.432

3.772

60.329

1.200

14.842

7.524

St.

1.972

La Chambre de commerce était composée en 1912 comme suit

Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch.s-Alz.

Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-

s.-Alz. ; Robert Collart, maître de forges à Steinfort; Maurice Duchscher, industriel à Wecker-

Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph. Glesener, industriel

à Wiltz; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grund; Joseph Heintz, fabricant de tabacs à.

Luxembourg; Jean Knaff, négociant à Luxembourg; Guillaume Lefèvre, négociant à Luxem-

bourg; Gustave de Marie, négociant à Ettelbruck; Jules Mongenast, tanneur à Ettelbruck; Maurice

Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines; Albert Reinhard, fabricant de gants à

Luxembourg; Niels Reinimf, fabricant de tabacs à Luxembourg*); Emile Schrœll, imprimeur à

Luxembourg; Jean-Pierre Soupert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Würth-Weiler, directeur de

la Banque Internationale} à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.

Luxembourg, le 14 mai 1913.

Le Secrétaire,

J.-P. SEVENIG.

*) Nommé membre par arrêté gr.-d. du 4 décembre 1912, en remplacement de M. Jos. Heintz.

décédé.

Composition de la Chambre de commerce..

Le Président,

Léon METZ.

SOMMAIRE.

Aperçu de la situation économique

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Métallurgie

Ateliers de construction

Mines de Stolzembourg

Industrie du bâtiment

Ardoisières

Carrières

Faïencerie

Mosaïques et dallages céramiques

Industrie des ciments

Briqueterie mécanique

Tannerie

Ecorces à tan

Ganterie

Industrie textile

Teinturerie et blanchissage des tissus

Industrie du vêtement

Distillerie

Brasserie

Industrie des tabacs

Imprimerie

Horticulture

Conserves de légumes

Meunerie

Laiterie

Pages.

Mondorf-les-Bains

Viticulture et commerce des vins

Vins de Champagne

Explosifs

Clouterie

Industrie électrique

Usine à gaz de Luxembourg

Commerce de détail

Faillites et concordats

Bourses du travail

Assurances

Assurance-maladie

Assurance-accidents

Caisse d'épargne et Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg

Propriété industrielle

Taxes communales d'octroi à Luxembourg . .

Mercuriales

Statistique douanière

Waren-Einfuhr

Pages.

Nachweisung

steuerpflichtiger Waren, welche

während des Jahres 1912 aus dem Zollverein

nach dem Großherzogtum Luxemburg einge-

führt

wurden

Waren-Ausfuhr

Composition de la Chambre de commerce

Arrêté du 16 mai 1913, concernant la publication au rapport général de la Chambre de commerce pur l'année 1912.

- Le rapport prémentionné

sera publié comme annexe au Mémorial

Luxembourg, le 16 mai 1913.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis.

— Administration

des Contributions

directes et Accises.

Par arrêté grand-ducal du 21 mai ct., le

M. Paul Schlesser, commis de 1re classe à

la Direction des Contributions à Luxembourg,

a été nommé receveur des Contributions à

Roodt-s.-S.

Par le même arrêté le bureau de Roodt-s.-S,

a été rangé dans la 7me classe.

Luxembourg, le 31 mai 1913.

Le Directeur général des finances,

M . MONGENAST.

Bekanntmachung. — Steuer- und Akzisen-

verwaltung.

Durch Großh. Beschluß vom 21. Mai ct.,

ist Hr. Paul Schlesser, Kommis 1. Klasse

der Steuerdirektion zu Luxemburg, zum Steuer-

einnehmer zu Roodt a, d. S. ernannt worden.

Durch denselben Beschluß ist die Einnahme-

stelle zu Roodt in die 7. Klasse eingereiht

worden.

Luxemburg, den 31. Mai 1913.

Der General-Direktor der Finanzen,

M. Mongenast.

Avis. — Caisse de maladie.

Par arrêté du soussigné en date de ce jour

la modification apportée à l'art. 17 des statuts

de la caisse de maladie de la «Société ano-

nyme, des chemins de fer cantonaux luxem-

bourgeois» à Diekirch, par décision de l'assemblée

générale du 24 avril 1913, a été approuvée.

Bekanntmachung. — Krankenkasse.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heu-

tigen Tage ist die von der Generalversammlung

vom 24. April 1913, an Art 17 des Statuts

der Krankenkasse der „Luxemburger Kantonal-

bahnen" zu Diekirch vorgenommene Änderung

genehmigt worden.

Le premier alinéa de l'art. 17 sera remplacé par la disposition suivante

Vous souhaitez savoir comment cette disposition s'applique à votre dossier ?

Analysez ce texte législatif avec la jurisprudence, la doctrine et les dispositions connexes dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →