Avis. — Relations extérieures. — Le 26 octobre 1944, S.A.R. Madame la Grande-Duchesse a reçu en audience pour la remise de ses lettres de créance S. Exc. Sir Hugh Knatchbull-Hugessen, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Grande-Bretagne. — 14 novembre 1944.
Texte législatif (4 Articles)
Mémorial
du
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxemburg.
Lundi, le 27 novembre 1944.
Avis. — Relations extérieures. — Le 26 octobre 1944, S.A.R. Madame la Grande-Duchesse a reçu
en audience pour la remise de ses lettres de créance S. Exc. Sir Hugh Knatchbull-Hugessen, Envoyé
extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Grande-Bretagne. — 14 novembre 1944.
Circulaire du 18 octobre 1944 aux administrations
communales, concernant l'octroi d'un congé
non
payé aux membres du personnel en-
seignant.
Dans ma circulaire du 29 septembre 1944, les
administrations communales ont été rendues atten-
tives aux difficultés auxquelles donne lieu, dans
beaucoup de cas, l'obligation faite aux instituteurs
et aux institutrices de réintégrer leur poste du
10 mai 1940. Cette obligation a dû être imposée
aux membres du personnel enseignant pour rétablir
la situation légale dans notre enseignement pri-
maire. Afin d'atténuer les rigueurs qu'elle pourrait
emprunter aux circonstances actuelles, il est permis
d'employer tous les moyens conformes à la loi.
Certains membres du personnel enseignant ont
demandé, pour des raisons de famille, à être dis-
pensés de l'obligation de reprendre le poste pour
lequel ils tenaient une nomination, au 10 mai 1940.
Il est impossible de répondre à cette demande
parce que les membres du personnel enseignant ne
peuvent être déplacés qu'à l'intérieur de la commune
au service de laquelle ils sont attachés. Si, d'autre
part, ils étaient amenés à renoncer à leur poste dans
les conditions prévues par la loi, ils s'exposeraient
à la perte temporaire de leurs droits et à un retard
dans le jeu des triennales. Pour éviter ces consé-
quences, je signale aux administrations communales
qu'elles pourront accorder un congé non payé pour
la durée de l'année scolaire aux membres de leur
personnel enseignant qui leur en feront la demande
et qui prouveront par des raisons valables qu'il
leur est difficile de reprendre leur poste. L'octroi
de ce congé est subordonné à l'avis conforme de
l'inspecteur et devra être réservé aux cas de stricte
nécessité. Il devra être refusé à tout instituteur
ou institutrice qui s'est compromis par son attitude
sous le régime allemand.
S'il est constaté qu'un congé a été accordé malgré
de graves présomptions sur la conduite incivique
de l'intéressé, le Gouvernement refusera de prendre
sa part dans les frais de remplacement, de sorte
que la totalité de ces frais incombera à la commune.
Les membres du personnel enseignant qui béné-
ficieront de l'octroi d'un congé non payé, resteront
donc titulaires du poste qu'ils ont occupé au 10 mai
1940 et par conséquent, continueront à jouir de
toutes les prérogatives de leur statut. Après avoir
obtenu un congé non payé de la part de leur admi-
nistration communale, ils pourront être chargés
de la direction d'une école vacante dans une autre
commune. Ils toucheront de ce fait une indemnité
équivalant à leur traitement. Grâce à cette mesure,
les intérêts des membres du personnel enseignant
seront respectés autant que ceux des communes.
Le seul risque que les membres du personnel en-
seignant aient à encourir est celui qui résulte de la
nécessité pour eux d'obtenir une nomination en
règle au début de l'année scolaire prochaine 1945 à
1946. De plus, les instituteurs et les institutrices
N° 16
Montag, den 27. November 1944.
en question devront s'occuper eux-mêmes de trouver
un poste de remplaçant à leur convenance et
s'entendre à ce sujet avec l'inspecteur d'arrondis-
sement sans que l'autorité supérieure assume une
responsabilité à cet égard.
La même façon de procéder est indiquée pour
les titulaires des écoles insuffisamment peuplées.
Les écoles qui, au cours des dernières années ont
été fermées à causa du nombre trop peu élevé des
enfants d'âge scolaire, resteront fermées. En outre,
les administrations communales auront à examiner
si la diminution des effectifs scolaires ne permet
pas la Suppression d'autres classes ou écoles. La
pénurie du combustible qui s'annonce pour la
Saison d'hiver, rend inévitable la compression des
classes et la suppression des écoles trop faiblement
peuplées. Du reste, la situation financière du pays
nous oblige à éviter toutes les dépenses qui sortent
des limites du besoin.
Une partie des organisations scolaires qui m'ont
été présentées jusqu'ici font preuve d'une mécon-
naissance absolue des conditions dans lesquelles
nous sommes obligés de reconstruire notre vie
nationale. Elles prévoient des classes avec des
effectifs inférieurs à 30 et même à 25 élèves, ces
élèves appartenant, d'ailleurs, à une seule ou à
Circulaire du 7 novembre 1944 aux administrations
communales et aux membres du personnel en-
seignant sur l'organisation de l'enseignement
primaire en 1944—45.
Le désordre dans lequel les années d'occupation
ont jeté notre enseignement primaire, s'est accru
des difficultés nouvelles que suscitent l'évacuation
des régions de notre frontière est, la nécessité de
pourvoir au logement des troupes alliées, la pénurie
des moyens de communication et le manque de
combustibles. Malgré ces difficultés, les adminis-
trations communales voudront s'attacher, avec
le concours de tous les facteurs intéressés, à rétablir
un enseignement satisfaisant pour tous les enfants
du pays.
Les enfants évacués sont à admettre sans autre
formalité dans les écoles de leur domicile actuel.
Lorsqu'ils sont suffisamment nombreux ils pour-
ront être réunis dans des classes à part et placés
pour autant que possible, sous la direction de leurs
deux années scolaires. Si dans nos établissements
d'enseignement moyen les classes inférieures ont
eu, en temps normal, des effectifs jusqu'à 50 élèves
et même au delà, il n'est certainement pas exagéré,
dans les circonstances actuelles, de demander à un
instituteur d'instruire 40 à 50 élèves appartenant
à une ou à deux années scolaires. Je prie les admi-
nistrations communales de remanier leurs organi-
sations scolaires dans ce sens.
Les titulaires des écoles insuffisamment peuplées
pourront être nommés à tout autre poste vacant
parmi le personnel enseignant do la commune. Si
la possibilité d'un déplacement à l'intérieur de la
commune n'existe pas, il y aura lieu de procéder
d'après les directions tracées plus haut. Les titu-
laires en question seront chargés de la direction
d'une école dans une autre commune, après avoir
obtenu un congé non payé dans leur commune
d'attache. Les situations qui résulteront de cette
mesure devront être régularisées au début de
l'année scolaire prochaine 1915 -1946.
Luxembourg, le 15 octobre 1914.
Le Ministre de l'Instruction
publique, a. i.
Jos. Bech.
Rundschreiben an die Gemeindeverwaltungen und
Lehrkräfte über die Organisation des Primär-
unterrichtes für das Schuljahr 1944 - 45.
Zu dem während der Besatzungszett im Primär-
schulwesen hervorgerufenen Chaos sind neue Schwie-
rigieiten hinzugetreten, die durch die Evaluation
unserer östlichen Grenzgebiete, die Unterbringung
der alliierten Truppen, das fehlen jeglicher Ver-
kehrsmöglichteiten und den Mangel an Heizmaterial
bedingt sind. Trotz dieser ungilustigen Umstände
sollen die Gemeindeverwaltungen im Einvernehmen
mit allen beteiligten Stellen ihr Möglichstes tun,
um allen Luxemburger Kindern wieder zu einem
befriedigenden Unterricht zu verhelfen.
Die evakuierten Kinder sind ohne weiteres in die
Schulen ihres jetzigen Wohnortes aufzunehmen. Vei-
genügend großer Anzahl können sie in eigenen
Klassen, tunlichst unter Leitung ihrer eigenen Lehrer
und Lehrerinnen zusammengefaßt werden.
Die
propres maîtres et maîtresses. Les instituteurs et
les institutrices évacués se mettront volontiers à la
disposition des autorités locales pour les besoins
du service.
Il importe que les écoles reprennent partout sans
retard. L'instruction et l'éducation de nos enfants
ont été trop longtemps en souffrance pour que cette
tâche puisse encore être différée. Le fonctionnement
des écoles est à assurer d'après les moyens disponibles
sur place. Dans les circonstances actuelles les admi-
nistrations communales ne voudront pas perdre de
vue qu'il s'agira parfois moins de respecter les
formes traditionnelles et réglementaires que d'ar-
river à donner aux enfants la formation à laquelle
ils ont droit. Lorsqu'une scolarité régulière et
complète ne peut pas être organisée, tous les efforts
devront être faits pour y suppléer dans la mesure
du possible. A titre d'indication, je rappelle que
l'enseignement pourra être donné alternativement,
par demi-journées ou même par système de leçons,
aux enfants de deux ou même de plusieurs écoles
ou classes différentes. Si les locaux scolaires ne sont
pas libres, on pourra réunir les enfants dans tout
autre local. Les administrations communales ne
voudront pas négliger, dans ces cas, de pourvoir
aux installations d'hygiène et de propreté néces-
saires. Si l'enseignement ne peut pas être étendu à
tous les enfants de l'âge obligatoire, la préférence
devra être donnée aux élèves des classes supérieures.
L'inspecteur d'arrondissement devra être consulté
toutes les fois que les moyens de communication
le permettront. Partout où les écoles fonctionnent
normalement, l'enseignement postscolaire ne devra
pas tarder à reprendre à son tour.
Des stocks importants de nos manuels destinés
à l'enseignement primaire ont pu être sauvés de la
destruction. Ils ont déjà commencé à être mis en
vente. Au cas où il n'y en aurait pas assez pour
contenter tous les besoins, on devra essayer d'en
réunir un nombre suffisant en organisant des quêtes
dans les familles des enfants qui ont fréquenté l'école
avant la guerre.
Les bâtiments scolaires devront être nettoyés à
fond avant qu'ils soient rendus à leur destination.
Au besoin, ils devront être désinfectés.
Les administrations communales auront à me
présenter, avant le 28 novembre prochain et en
triple expédition, la délibération des conseils com-
evakuierten Lehrer und Lehrerinnen werden sich
den Ortsbehörden zu diesem Zwecke gerne zur Ver-
fügung stellen.
Die Schulen Müssen überall unverzüglich beginnen.
Unterricht und Erziehung unserer Kinder sind allzu-
lange vernachlässigt worden, als daß diese Aufgabe
noch länger hinausgeschoben werden könnte. Der
Schulbetrieb ist mit den jeweils vorhandenen Mit-
teln einzurichten. Unter den gegebenen Umstanden
darf nicht aus dem Auge verloren werden, daß es in
manchen Fällen weniger darauf ankommt, die über-
lieferten Formen, und Reglemente beizubehalten als
überhaupt den Kindern die ihnen zustehende Bildung
zuzuführen. Falls ein regelmäßiger und vollständiger
Unterrichtsbetrieb nicht eingerichtet werden kann,
ist dafür nach Möglichkeit ein Ausgleich zu schaffen.
So kann z. B. der Unterricht abwechselnd nach halben
Tagen oder sogar stundenweise nach Fächern an
Kinder zweier oder mehrerer Schulen oder verschie-
dener Klassen erteilt werden. Wenn die Schulgebäude
belegt sind, können die Kinder in jedem andern ver-
fügbaren Lokal zusammengefaßt werden. In diesem
Falle sollen die Gemeindebehörden für die nötigen
hygienischen Einrichtungen sorgen. Falls der Unter-
richt nicht an alle schulpflichtigen Kinder erteilt
werben kann, müssen die Schüler der oberen Klassen
bevorzugt werden. Der Schulinspektor des Bezirks
ist nach Maßgabe der Verkehrsmöglichkeiten zu Rate
zu ziehen. Überall da, wo der Schulbetrieb normal
eingerichtet ist, muh auch der Fortbildungsunterricht
sofort wieder aufgenommen werden.
Große Bestände der für den Primärunterricht
bestimmten Schulbücher konnten vor der Zerstörung
durch die Besatzungsbehörde gerettet werden und
sind bereits im Verkauf. Sollten diese Bestünde nicht
ausreichen um den gesamten Bedarf zu decken, so muß
versucht werden, durch Nachfrage in den Familien der
Kinder, die schon vor dem Kriege die Schule besuchten,
weitere Bücher beizubringen.
Vor ihrer Inbetriebnahme müssen die Schulge-
bäude gereinigt und nötigenfalls desinfiziert werden.
Die Gemeindeverwaltungen haben mir bis zum
28. November in dreifacher Ausfertigung den Beschluß
des Gemeinderates über die Organisation der Primär-
munaux sur l'organisation des écoles de leur ressort.
Les délibérations organiques doivent être accom-
pagnées des pièces suivantes
1) un tableau renseignant le nombre des élèves
de chaque ressort scolaire ;
2) le rôle nominatif des enfants aveugles, des
sourds-muets et des enfants arriérés ainsi que de
ceux qui, en exécution de l'art. 2 de la loi scolaire,
ne sont pas admissibles à l'école ;
3) le relevé des enfants de nationalité étrangère.
En égard aux circonstances, toute nomination
dans l'enseignement primaire devra être différée
jusqu'à la fin de l'année scolaire. Pendant l'exercice
1944-45, la direction des écoles vacantes sera con-
fiée à des instituteurs et à des institutrices intéri-
maires. Dans la désignation de ce personnel tempo-
raire, il conviendra de donner la priorité aux candi-
dats brevetés les plus anciens en rang et surtout
à ceux qui ont des charges de famille.
La mise à la retraite des membres du personnel
enseignant est prononcée par le conseil communal
dans une délibération spéciale. Les demandes tendant
à obtenir une pension de retraite sont à transmettre
à l'Autorité supérieure par l'intermédiaire de MM.
les inspecteurs. Elles doivent être accompagnées
du titre de la démission conférée préalablement par
les administrations communales ainsi que des pièces
justificatives de services provisoires éventuels. Si
un membre du personnel enseignant désire prendre
sa retraite pour raisons de santé, avant de remplir
les conditions d'âge requises, il devra en adresser
la demande au Gouvernement par la voie hiérar-
chique en joignant un certificat médical circon-
stancié.
Un certain nombre d'administrations communales
ont négligé jusqu'ici de saisir le Gouvernement des
accusations politiques portées contre l'un ou
l'autre des membres de leur personnel enseignant.
Ils devront le faire sans autre retard. Le Gouverne-
ment ordonnera, dans chaque cas, une enquête qui
mettra fin à des situations équivoques et contri-
buera à apaiser les esprits.
Les instituteurs et les institutrices de toutes les
localités du pays sont tenus d'adresser au Dépar-
tement de l'instruction publique ayant le 20 no-
vembre prochain, un rapport dans lequel ils indi-
queront la date de la rentrée des classes, les motifs
pour lesquels celle-ci n'a pas été effectuée jusqu'ici,
schulen ihres Bereiches vorzulegen. Mit den Be-
schlüssen sind folgende Unterlagen einzureichen
1. eine Aufstellung über die Schülerzahl eines
jeden Schulbezirks ;
2. die namentliche Aufführung der blinden, taub-
stummen und der geistig zurückgebliebenen Kinder
sowie derjenigen, die nach Art. 2 des Schulgesetzes
nicht zur Schule zugelassen sind ;
3. eine Aufstellung der ausländischen Kinder.
In Anbetracht der außergewöhnlichen Umstände
muh jede Ernennung im Primärunterricht bis zum
Schluß des Schuljahres zurückgestellt werden. Wäh-
rend des Schuljahres 1944—45 wird die Leitung
der vakanten Schulen an Ersatzlehrkräfte übertragen.
Bei der Zuweisung dieser provisorischen Lehrkräfte
müssen die rangältesten Kandidaten, besonders solche
mit Familienlasten, bevorzugt werden.
Die Zurruhesetzung der Lehrkräfte wird durch den
Gemeinderat in einem besonderen Beschluß ausge-
sprochen. Die Pensionsgesuche sind durch die Herren
Schulinspektoren an die Oberbehörde zu übermitteln.
Die vorher erteilte Entlassung durch die Gemeinde-
verwaltung, sowie die Belegstücke über eventuelle
provisorische Dienstzeiten sind beizufügen.
Falls
eine Lehrkraft aus Gesundheitsrücksichten vorzeitig
pensioniert werden möchte, muß sie ihr Gesuch auf
dem Amtswege unter Beifügung eines genauen
ärztlichen Attestes an die Regierung richten.
Verschiedene Gemeindeverwaltungen haben bis
jetzt die politischen Anschuldigungen gegen den einen
oder den anderen ihrer Lehrer oder Lehrerinnen
nicht an die Negierung weitergeleitet. Sie wollen
dies ohne Verzug nachholen. Die Regierung wird
von Fall zu Fall eine Untersuchung anordnen, die die
Lage klären und zur Beruhigung der Gemüter bei-
tragen wird.
Die Lehrer und Lehrerinnen aller Ortschaften des
Landes sind gehalten bis zum 20. November an die
Abteilung für Öffentlichen Unterricht einen Bericht
einzureichen. Zu vermerken ist in diesem Bericht das
Datum des Schulbeginns, die Gründe für eine
eventuelle Verzögerung, der voraussichtliche Zeit-
la date probable à laquelle elle aura Heu, le relevé
des effectifs de chaque école ainsi que le relevé
des enfants évacués admis dans ces écoles (nom,
prénoms, années d'études, ancien domicile). Les
instituteurs et les institutrices évacués auront à
indiquer, en outre, leur localité d'attache, leur
domicile actuel, les services qu'ils rendent dans la
localité d'accueil et, le cas échéant, les propositions
qu'ils ont à faire en vue d'une organisation plus
régulière des classes.
Je fais un pressant appel au patriotisme des
membres du personnel enseignant aussi bien que des
Autorités locales pour qu'ils prennent tous leur
part dans l'effort commun que nous aurons à faire
pour sortir des difficultés actuelles.
Luxembourg, le 7 novembre 1944.
Le Ministre de l'Instruction
Publique a. i.,
Jos. Bech.
Punkt des Wiederbeginns.
Eine Aufstellung der
Schülerzahl einer jeden Schule sowie der an diese
Schulen zugelassenen evakuierten Kinder (Name,
Vornamen, Schuljahre, alter Wohnort) ist beizufügen.
Die evakuierten Lehrer und Lehrerinnen haben
außerdem ihren Dienstort, ihren augenblicklichen
Wohnort und ihre jetzige Beschäftigung anzugeben
sowie gegebenenfalls Vorschlüge für eine geordnetere
Einrichtung des Schulbetriebes einzureichen.
Ich richte einen dringenden Appell an die patrio-
tische Gesinnung sowohl der Lehrer und Lehrerinnen
als auch der Ortsbehörden und erwarte, daß sie alles
daran setzen, um die schweren Aufgaben der gegen-
wärtigen Zeit zu erfüllen.
Luxemburg, den 7. November 1944.
Der Minister
des öffentlichen Unterrichts, a. i.,
Jos. Bech.
Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant
le programme du coure de langue française
dans l'enseignement primaire.
Le Ministre de l'Instruction Publique a. i.,
Vu l'article 24 de la loi du 10 août 1912, sur
l'organisation de l'enseignement primaire ;
Vu l'arrêté du 6 septembre 1922, portant revision
du plan d'études pour les écoles primaires ;
Vu l'arrêté du 12 juillet 1929 et l'arrêté du 13 août
1938, portant modification du plan d'études pri-
maires ;
Arrête
Le début du cours de langue française
dans nos écoles primaires est fixé au semestre d'été
de la deuxième année d'études.
Les dispositions de l'arrêté ministériel du
12 juillet 1929, touchant le programme du cours
de français dans les écoles primaires, sont remises
en vigueur. Les dispositions contraires de l'arrêté
du 13 août 1938 sont abrogées. Toutefois, les sim-
plifications de détail introduites par l'arrêté minis-
tériel du 13 août 1938 resteront acquises.
Le présent arrêté sera publié au Mémorial
et au Courrier des Ecoles.
Luxembourg, le 14 novembre 1944.
Le Ministre de l'Instruction
Publique a. i.,
Jos. Bech.
Circulaire du 14 novembre 1944 aux membres du
personnel
enseignant,
concernant le plan
d'études des écoles primaires et primaires
supérieures.
L'éviction systématique de la langue française
fut un des moyens employés par l'envahisseur pour
avoir raison de notre particularité nationale. En
cherchant à effacer les traces que les mesures
annexionnistes ont imprimées dans notre enseigne-
ment primaire, notre premier devoir devra être de
restituer à la langue française sa place dans nos
écoles comme dans notre vie publique.
A partir de l'année scolaire de 1945/46, le début
du cours de français dans nos écoles primaires est
fixé de nouveau au deuxième semestre de la deuxième
année d'études. Les prescriptions de l'arrêté minis-
tériel du 12 juillet 1929, touchant le programme du
cours de français, sont remises en vigueur. Toute-
fois, les simplifications de détail, introduites par la
réforme de 1938 et consacrées par leur adoption
dans les manuels scolaires, resteront acquises
Les premiers contacts que les enfants de chez
nous prennent avec la langue française,
sont
facilités par le grand nombre de mots français qui
se sont infiltrés dans notre langue maternelle et
que l'enfant retrouve avec plaisir en faisant ses
premiers pas dans la connaissance de la langue
étrangère. L'avancement du point de départ du
cours de français dans nos écoles primaires ne fera
donc guère de difficultés. Par contre, il sera difficile
de faire rattraper le temps perdu aux enfants qui
ont été empêchés d'apprendre le français pendant
plus de quatre ans. Tel est pourtant le but que,
dans l'intérêt de nos enfants, nous devons nous
proposer d'atteindre. Les trois premières années
. scolaires se trouveront placées dans les conditions
habituelles. Le programme de ces classes ne sortira
donc pas de la ligne normale. A partir de la quatrième
année scolaire, il s'agira de compenser le retard
de plus en plus accentué que les classes supérieures
de nos écoles primaires ont subi sur le programme du
cours de français. Pour arriver à ce résultat, la
tâche annuelle devra être répartie, pour autant que
possible, de la façon suivante
A. Année scolaire 1944/45.
1° Les élèves de la quatrième année traiteront
les matières à la fois de la troisième et de la qua-
trième année.
2° De même, les élèves de la cinquième année
traiteront les matières de la troisième et de la
quatrième année. Ils ajouteront, les leçons 1 à 74
de la cinquième année.
3° Les élèves de la sixième et de la septième
année étudieront les matières de la troisième et de
la quatrième année ainsi que celles de la première
moitié de la cinquième année.
4° Enfin, les élèves de la huitième et ceux de la
neuvième année (Ecoles primaires supérieures),
lesquels avaient déjà commencé à apprendre le
français avant le régime allemand, traiteront les
matières de la troisième, de la quatrième et de la
cinquième année.
5° Dans les écoles à classe unique où à deux
classes le programme transitoire du cours de fran-
çais de la 8e année pourra être le même que celui
de la 6e et de la 7e année de sorte que les élèves
de ces trois années pourront être réunis.
Inversement, dans les écoles où la 7e et la 8e
année sont réunies dans une même classe, le pro-
gramme de la 7e année d'études devra être le même
que celui de la 8e année et comprendra donc l'étude
complète des matières de la 5e année.
B. Année scolaire 1945/1946.
1° Dès le début de l'année scolaire 1945-1946,
les cinq premières années scolaires n'auront plus à
suivre que le programme habituel. Cependant, elles
devront répéter à fond le programme des années
précédentes.
2° Les élèves de la 6e année finiront l'étude des
matières de la 5e année (à partir de la leçon 74)
et ajouteront celles de la 6e année.
3° De même, les élèves de. la 7e année étudieront
la moitié restante des matières de la 5e année, ainsi
que celles de la 6e année.
4° Les élèves de la 8e et de la 9e année (Ecoles
primaires supérieures auront à traiter les matières
de la 6e et de la moitié de celles de la 7e année,
respectivement, suivant l'alternative indiquée sub A,
N° 5, la dernière moitié des matières de la 5e année
ainsi que les matières de la 6e année.
C. Année scolaire 1946-1947.
L'enseignement normal du cours de français
sera rétabli pour l'année 1946-1947, à la seule
exception de la 8e et de la 9e année d'études ( Ecoles
primaires supérieures; dont les élèves auront à
traiter les matières de la 7e et de la 8e année.
Les élèves des autres promotions devront se livrer
à des répétitions approfondies sur les
matières
qu'ils ont apprises précédemment
d'une façon
peut-être trop hâtive.
Le tableau suivant donnera un aperçu d'ensemble
sur le programme de récupération proposé ;
Les circonstances dans lesquelles nous sommes
placés aujourd'hui, ne permettent guère de prévoir
à quel moment les classes pourront reprendre leur
travail régulier ni même si, dans certaines localités,
ils y arriveront avant longtemps. Je fais confiance
à l'initiative personnelle et à la conscience profes-
sionnelle des membres du personnel enseignant
pour organiser le travail de leurs classes au mieux
des intérêts des enfants et en tirant tout le parti
qu'ils pourront des moyens dont ils disposent. Les
directives que je viens d'énoncer ont pour but de
marquer les points de repère et de guider les efforts.
Ils sont nécessaires pour assurer l'uniformité et la
continuité des mesures dans toutes les écoles du
pays. Des dérogations pourront évidemment nous
être imposées par les circonstances. Dans d'autres
cas, elles pourront être admises, avec l'accord des
autorités scolaires, pour tenir compte de situations
exceptionnelles. Dans les villes p. ex. où les enfants
ont souvent reçu des leçons de français au sein de
leur famille pendant les années d'occupation, les
maîtres et maîtresses pourront peut-être aller un
peu plus vite dans leur besogne. Mais ils devront
constamment s'assurer que tous leurs élèves sont
capables de suivre. Les connaissances trop rapidem-
ment et trop superficiellement acquises n'ont
aucune valeur réelle. Poser solidement les éléments,
tel est le but dont l'enseignement primaire ne doit
jamais s'écarter, Si la formation des enfants pêche
par la base, elle sera irrémédiablement compromise.
Il faut éviter aussi de fatiguer les enfants par un
effort trop soutenu et de leur faire prendre en aver-
sion des études qu'il s'agit précisément de leur
faire aimer.
Il est certain que la tâche imposée à nos écoles,
pendant cette période de transition, est lourde.
Pourtant, elle n'est pas impossible à remplir. Des
méthodes de travail rationnelles y aideront beau-
coup. J'ai déjà indiqué comment des élèves appar-
tenant à plusieurs promotions différentes pourront
être réunis pour l'enseignement du français. Grâce
à cette fusion des classes, le temps disponible pour
les leçons de français sera doublé ou triplé sans
qu'il soit nécessaire de prendre sur d'autres branches.
Les matières donneront lieu également à certaines
compressions.
Il n'en restera pas moins que l'enseignement du
français demandera, pendant des années, une
dépense supplémentaire de temps et de travail.
Toutes les autres branches, à l'exception du calcul,
devront probablement être mises à contribution au
profit du cours de français. C'est surtout le temps
consacré à la langue allemande qui pourra être
sensiblement écourté, d'autant plus que les leçons
de sciences et d'histoire continueront à apporter
leur renfort à cette langue. Les notions de gram-
maire allemande devront être acquises par l'usage
sans faire l'objet d'un enseignement spécial hormis
pour les choses essentielles. J'estime que l'en-
seignement systématique de la grammaire allemande
ne devrait pas aller plus loin que la déclinaison.
Le programme établi pour l'enseignement de la
grammaire allemande par le plan d'études du 6 sep-
tembre 1922 ne restera donc valable que dans les
limites que je viens de tracer. En revanche, je
demanderai au personnel enseignant de surveiller
attentivement l'orthographe et de ne pas permettre
de relâchements à ce sujet. Il va sans dire que,
dorénavant, seule l'écriture latine sera encore
enseignée dans nos écoles.
La position de la langue luxembourgeoise et
de notre histoire nationale sera renforcée à l'avenir.
Les enfants devront être familiarisés par des narra-
tions simples et pittoresques avec les grands faits
Année
scolaire
1944—1945
1945—1946
1946 -1947
IV
3 e+4 e année
d'études
progr. normal
progr. normal
V
e+4
e+5
e
leç. 1—74
progr. normal
progr. normal
VI
e+4
e+½5
e
reste 5e+6e
progr. normal
VII
e+4
e+5
e
resp. 3+4+5
½5e+6e
progr. normal
VIII et IX
e+4
e+5
e
½5
e+6
e
resp. 6 e+½7 e
7e+8e
et les grandes figures de notre histoire. On n'ou-
bliera pas de leur parler des victimes et des héros
de notre résistance. On leur fera comprendre la
grandeur du sacrifice que ces hommes ont consenti
à leurs pays. Leur exemple est le mieux fait pour
cultiver dans le cœur de nos enfants ce sentiment
essentiel et nécessaire : amour passionné de la pa-
Avis. — Par arrêté grand-ducal du 19 octobre 1944 démission honorable a été accordée à M.
Joseph Carmes, de ses fonctions de Conseiller de Gouvernement.
Le titre de Conseiller honoraire du Gouvernement a été conféré à M. Carmes. — 21 novembre 1944.
Avis. — Commission administrative mixte belgo-luxembourgeoise des contingents. — En exécution de
la Convention du 23 mai 1935, instituant entre le Grand-Duché et la Belgique un régime commun en matière
de réglementation des importations, des exportations et du transit, et du Protocole du 27 septembre 1935,
réglant l'organisation et le fonctionnement de la Commission administrative mixte créée par la Convention
précitée, un arrêté grand-ducal du 20 novembre 1944, désigne comme membres effectifs de la Commission,
MM. le Major Guillaume Konsbruch, Commissaire du Gouvernement pour le ravitaillement et les affaires
économiques ;
Fernand Turk, docteur en droit, Secrétaire Général du Comptoir Métallurgique Luxembourgeois
«Columeta»;
Mathias Putz, Conseiller de Gouvernement ;
Emile Majerus, Attaché commercial au Ministère des Affaires Etrangères ;
et comme membres suppléants
MM. Jules Hayot, Directeur de la Fédération des Industriels ;
Paul Theisen, Vice-Président de la Chambre des Artisans ;
Jean-Pierre Buchler, Chef du service de ravitaillement alimentaire.
M. le Major Guillaume Konsbruch a été désigné pour remplir les fonctions de président et de vice-président
de la dite Commission administrative mixte. — 20 novembre 1944.
trie qui, plus que jamais, devra dominer et ins-
pirer tout notre enseignement.
Luxembourg, le 14 novembre 1944.
Le Ministre de l'Instruction
Publique a. i.,
Jos. Bech.
Erratum. — A l'article 1er de l'arrêté grand-ducal du 7 novembre 1944, (Mém. 1944 N° 13,
p. 103) concernant la perception d'un supplément de droit sur les stocks de produits de tabacs
fabriqués, il faut lire
« égal au montant du prix de la bandelette fiscale et de la majoration de guerre, calculé au
taux de 1 RM = 5 francs., » — 20 novembre 1944.
Imprimerie de la Cour Victor Buck, S. à. r. l., Luxembourg.
Avis. — Commission des licences. — La Commission des licences constituée en exécution de l'article 2
de l'arrêté grand-ducal du 9 octobre 1935, est composée comme suit
MM. Jean-Pierre Buchler, Chef du service de ravitaillement alimentaire ; Jules Hayot, Directeur de la
Fédération des Industriels; Guillaume Konsbruch, Commissaire du Gouvernement pour le ravitaillement
et les affaires économiques ; Emile Majerus, Attaché commercial au Ministère des Affaires Etrangères ;
Mathias Putz, Conseiller de Gouvernement ; Paul Theisen, Vice-président de la Chambre des artisans ;
Fernand Turk, docteur en droit, Secrétaire Général du Comptoir Métallurgique Luxembourgeois « Colu-
meta ». — 20 novembre 1944.