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Avis. — Relations extérieures. — Le 26 octobre 1944, S.A.R. Madame la Grande-Duchesse a reçu en audience pour la remise de ses lettres de créance S. Exc. Sir Hugh Knatchbull-Hugessen, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Grande-Bretagne. — 14 novembre 1944.

4 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Texte législatif (4 Articles)

Avis. — Relations extérieures. — Le 26 octobre 1944, S.A.R. Madame la Grande-Duchesse a reçu en audience pour la remise de ses lettres de créance S. Exc. Sir Hugh Knatchbull-Hugessen, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Grande-Bretagne. — 14 novembre 1944.

Mémorial

du

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogtums Luxemburg.

Lundi, le 27 novembre 1944.

Avis. — Relations extérieures. — Le 26 octobre 1944, S.A.R. Madame la Grande-Duchesse a reçu

en audience pour la remise de ses lettres de créance S. Exc. Sir Hugh Knatchbull-Hugessen, Envoyé

extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Grande-Bretagne. — 14 novembre 1944.

Circulaire du 18 octobre 1944 aux administrations

communales, concernant l'octroi d'un congé

non

payé aux membres du personnel en-

seignant.

Dans ma circulaire du 29 septembre 1944, les

administrations communales ont été rendues atten-

tives aux difficultés auxquelles donne lieu, dans

beaucoup de cas, l'obligation faite aux instituteurs

et aux institutrices de réintégrer leur poste du

10 mai 1940. Cette obligation a dû être imposée

aux membres du personnel enseignant pour rétablir

la situation légale dans notre enseignement pri-

maire. Afin d'atténuer les rigueurs qu'elle pourrait

emprunter aux circonstances actuelles, il est permis

d'employer tous les moyens conformes à la loi.

Certains membres du personnel enseignant ont

demandé, pour des raisons de famille, à être dis-

pensés de l'obligation de reprendre le poste pour

lequel ils tenaient une nomination, au 10 mai 1940.

Il est impossible de répondre à cette demande

parce que les membres du personnel enseignant ne

peuvent être déplacés qu'à l'intérieur de la commune

au service de laquelle ils sont attachés. Si, d'autre

part, ils étaient amenés à renoncer à leur poste dans

les conditions prévues par la loi, ils s'exposeraient

à la perte temporaire de leurs droits et à un retard

dans le jeu des triennales. Pour éviter ces consé-

quences, je signale aux administrations communales

qu'elles pourront accorder un congé non payé pour

la durée de l'année scolaire aux membres de leur

personnel enseignant qui leur en feront la demande

et qui prouveront par des raisons valables qu'il

leur est difficile de reprendre leur poste. L'octroi

de ce congé est subordonné à l'avis conforme de

l'inspecteur et devra être réservé aux cas de stricte

nécessité. Il devra être refusé à tout instituteur

ou institutrice qui s'est compromis par son attitude

sous le régime allemand.

S'il est constaté qu'un congé a été accordé malgré

de graves présomptions sur la conduite incivique

de l'intéressé, le Gouvernement refusera de prendre

sa part dans les frais de remplacement, de sorte

que la totalité de ces frais incombera à la commune.

Les membres du personnel enseignant qui béné-

ficieront de l'octroi d'un congé non payé, resteront

donc titulaires du poste qu'ils ont occupé au 10 mai

1940 et par conséquent, continueront à jouir de

toutes les prérogatives de leur statut. Après avoir

obtenu un congé non payé de la part de leur admi-

nistration communale, ils pourront être chargés

de la direction d'une école vacante dans une autre

commune. Ils toucheront de ce fait une indemnité

équivalant à leur traitement. Grâce à cette mesure,

les intérêts des membres du personnel enseignant

seront respectés autant que ceux des communes.

Le seul risque que les membres du personnel en-

seignant aient à encourir est celui qui résulte de la

nécessité pour eux d'obtenir une nomination en

règle au début de l'année scolaire prochaine 1945 à

1946. De plus, les instituteurs et les institutrices

N° 16

Montag, den 27. November 1944.

en question devront s'occuper eux-mêmes de trouver

un poste de remplaçant à leur convenance et

s'entendre à ce sujet avec l'inspecteur d'arrondis-

sement sans que l'autorité supérieure assume une

responsabilité à cet égard.

La même façon de procéder est indiquée pour

les titulaires des écoles insuffisamment peuplées.

Les écoles qui, au cours des dernières années ont

été fermées à causa du nombre trop peu élevé des

enfants d'âge scolaire, resteront fermées. En outre,

les administrations communales auront à examiner

si la diminution des effectifs scolaires ne permet

pas la Suppression d'autres classes ou écoles. La

pénurie du combustible qui s'annonce pour la

Saison d'hiver, rend inévitable la compression des

classes et la suppression des écoles trop faiblement

peuplées. Du reste, la situation financière du pays

nous oblige à éviter toutes les dépenses qui sortent

des limites du besoin.

Une partie des organisations scolaires qui m'ont

été présentées jusqu'ici font preuve d'une mécon-

naissance absolue des conditions dans lesquelles

nous sommes obligés de reconstruire notre vie

nationale. Elles prévoient des classes avec des

effectifs inférieurs à 30 et même à 25 élèves, ces

élèves appartenant, d'ailleurs, à une seule ou à

Circulaire du 7 novembre 1944 aux administrations

communales et aux membres du personnel en-

seignant sur l'organisation de l'enseignement

primaire en 1944—45.

Le désordre dans lequel les années d'occupation

ont jeté notre enseignement primaire, s'est accru

des difficultés nouvelles que suscitent l'évacuation

des régions de notre frontière est, la nécessité de

pourvoir au logement des troupes alliées, la pénurie

des moyens de communication et le manque de

combustibles. Malgré ces difficultés, les adminis-

trations communales voudront s'attacher, avec

le concours de tous les facteurs intéressés, à rétablir

un enseignement satisfaisant pour tous les enfants

du pays.

Les enfants évacués sont à admettre sans autre

formalité dans les écoles de leur domicile actuel.

Lorsqu'ils sont suffisamment nombreux ils pour-

ront être réunis dans des classes à part et placés

pour autant que possible, sous la direction de leurs

deux années scolaires. Si dans nos établissements

d'enseignement moyen les classes inférieures ont

eu, en temps normal, des effectifs jusqu'à 50 élèves

et même au delà, il n'est certainement pas exagéré,

dans les circonstances actuelles, de demander à un

instituteur d'instruire 40 à 50 élèves appartenant

à une ou à deux années scolaires. Je prie les admi-

nistrations communales de remanier leurs organi-

sations scolaires dans ce sens.

Les titulaires des écoles insuffisamment peuplées

pourront être nommés à tout autre poste vacant

parmi le personnel enseignant do la commune. Si

la possibilité d'un déplacement à l'intérieur de la

commune n'existe pas, il y aura lieu de procéder

d'après les directions tracées plus haut. Les titu-

laires en question seront chargés de la direction

d'une école dans une autre commune, après avoir

obtenu un congé non payé dans leur commune

d'attache. Les situations qui résulteront de cette

mesure devront être régularisées au début de

l'année scolaire prochaine 1915 -1946.

Luxembourg, le 15 octobre 1914.

Le Ministre de l'Instruction

publique, a. i.

Jos. Bech.

Rundschreiben an die Gemeindeverwaltungen und

Lehrkräfte über die Organisation des Primär-

unterrichtes für das Schuljahr 1944 - 45.

Zu dem während der Besatzungszett im Primär-

schulwesen hervorgerufenen Chaos sind neue Schwie-

rigieiten hinzugetreten, die durch die Evaluation

unserer östlichen Grenzgebiete, die Unterbringung

der alliierten Truppen, das fehlen jeglicher Ver-

kehrsmöglichteiten und den Mangel an Heizmaterial

bedingt sind. Trotz dieser ungilustigen Umstände

sollen die Gemeindeverwaltungen im Einvernehmen

mit allen beteiligten Stellen ihr Möglichstes tun,

um allen Luxemburger Kindern wieder zu einem

befriedigenden Unterricht zu verhelfen.

Die evakuierten Kinder sind ohne weiteres in die

Schulen ihres jetzigen Wohnortes aufzunehmen. Vei-

genügend großer Anzahl können sie in eigenen

Klassen, tunlichst unter Leitung ihrer eigenen Lehrer

und Lehrerinnen zusammengefaßt werden.

Die

propres maîtres et maîtresses. Les instituteurs et

les institutrices évacués se mettront volontiers à la

disposition des autorités locales pour les besoins

du service.

Il importe que les écoles reprennent partout sans

retard. L'instruction et l'éducation de nos enfants

ont été trop longtemps en souffrance pour que cette

tâche puisse encore être différée. Le fonctionnement

des écoles est à assurer d'après les moyens disponibles

sur place. Dans les circonstances actuelles les admi-

nistrations communales ne voudront pas perdre de

vue qu'il s'agira parfois moins de respecter les

formes traditionnelles et réglementaires que d'ar-

river à donner aux enfants la formation à laquelle

ils ont droit. Lorsqu'une scolarité régulière et

complète ne peut pas être organisée, tous les efforts

devront être faits pour y suppléer dans la mesure

du possible. A titre d'indication, je rappelle que

l'enseignement pourra être donné alternativement,

par demi-journées ou même par système de leçons,

aux enfants de deux ou même de plusieurs écoles

ou classes différentes. Si les locaux scolaires ne sont

pas libres, on pourra réunir les enfants dans tout

autre local. Les administrations communales ne

voudront pas négliger, dans ces cas, de pourvoir

aux installations d'hygiène et de propreté néces-

saires. Si l'enseignement ne peut pas être étendu à

tous les enfants de l'âge obligatoire, la préférence

devra être donnée aux élèves des classes supérieures.

L'inspecteur d'arrondissement devra être consulté

toutes les fois que les moyens de communication

le permettront. Partout où les écoles fonctionnent

normalement, l'enseignement postscolaire ne devra

pas tarder à reprendre à son tour.

Des stocks importants de nos manuels destinés

à l'enseignement primaire ont pu être sauvés de la

destruction. Ils ont déjà commencé à être mis en

vente. Au cas où il n'y en aurait pas assez pour

contenter tous les besoins, on devra essayer d'en

réunir un nombre suffisant en organisant des quêtes

dans les familles des enfants qui ont fréquenté l'école

avant la guerre.

Les bâtiments scolaires devront être nettoyés à

fond avant qu'ils soient rendus à leur destination.

Au besoin, ils devront être désinfectés.

Les administrations communales auront à me

présenter, avant le 28 novembre prochain et en

triple expédition, la délibération des conseils com-

evakuierten Lehrer und Lehrerinnen werden sich

den Ortsbehörden zu diesem Zwecke gerne zur Ver-

fügung stellen.

Die Schulen Müssen überall unverzüglich beginnen.

Unterricht und Erziehung unserer Kinder sind allzu-

lange vernachlässigt worden, als daß diese Aufgabe

noch länger hinausgeschoben werden könnte. Der

Schulbetrieb ist mit den jeweils vorhandenen Mit-

teln einzurichten. Unter den gegebenen Umstanden

darf nicht aus dem Auge verloren werden, daß es in

manchen Fällen weniger darauf ankommt, die über-

lieferten Formen, und Reglemente beizubehalten als

überhaupt den Kindern die ihnen zustehende Bildung

zuzuführen. Falls ein regelmäßiger und vollständiger

Unterrichtsbetrieb nicht eingerichtet werden kann,

ist dafür nach Möglichkeit ein Ausgleich zu schaffen.

So kann z. B. der Unterricht abwechselnd nach halben

Tagen oder sogar stundenweise nach Fächern an

Kinder zweier oder mehrerer Schulen oder verschie-

dener Klassen erteilt werden. Wenn die Schulgebäude

belegt sind, können die Kinder in jedem andern ver-

fügbaren Lokal zusammengefaßt werden. In diesem

Falle sollen die Gemeindebehörden für die nötigen

hygienischen Einrichtungen sorgen. Falls der Unter-

richt nicht an alle schulpflichtigen Kinder erteilt

werben kann, müssen die Schüler der oberen Klassen

bevorzugt werden. Der Schulinspektor des Bezirks

ist nach Maßgabe der Verkehrsmöglichkeiten zu Rate

zu ziehen. Überall da, wo der Schulbetrieb normal

eingerichtet ist, muh auch der Fortbildungsunterricht

sofort wieder aufgenommen werden.

Große Bestände der für den Primärunterricht

bestimmten Schulbücher konnten vor der Zerstörung

durch die Besatzungsbehörde gerettet werden und

sind bereits im Verkauf. Sollten diese Bestünde nicht

ausreichen um den gesamten Bedarf zu decken, so muß

versucht werden, durch Nachfrage in den Familien der

Kinder, die schon vor dem Kriege die Schule besuchten,

weitere Bücher beizubringen.

Vor ihrer Inbetriebnahme müssen die Schulge-

bäude gereinigt und nötigenfalls desinfiziert werden.

Die Gemeindeverwaltungen haben mir bis zum

28. November in dreifacher Ausfertigung den Beschluß

des Gemeinderates über die Organisation der Primär-

munaux sur l'organisation des écoles de leur ressort.

Les délibérations organiques doivent être accom-

pagnées des pièces suivantes

1) un tableau renseignant le nombre des élèves

de chaque ressort scolaire ;

2) le rôle nominatif des enfants aveugles, des

sourds-muets et des enfants arriérés ainsi que de

ceux qui, en exécution de l'art. 2 de la loi scolaire,

ne sont pas admissibles à l'école ;

3) le relevé des enfants de nationalité étrangère.

En égard aux circonstances, toute nomination

dans l'enseignement primaire devra être différée

jusqu'à la fin de l'année scolaire. Pendant l'exercice

1944-45, la direction des écoles vacantes sera con-

fiée à des instituteurs et à des institutrices intéri-

maires. Dans la désignation de ce personnel tempo-

raire, il conviendra de donner la priorité aux candi-

dats brevetés les plus anciens en rang et surtout

à ceux qui ont des charges de famille.

La mise à la retraite des membres du personnel

enseignant est prononcée par le conseil communal

dans une délibération spéciale. Les demandes tendant

à obtenir une pension de retraite sont à transmettre

à l'Autorité supérieure par l'intermédiaire de MM.

les inspecteurs. Elles doivent être accompagnées

du titre de la démission conférée préalablement par

les administrations communales ainsi que des pièces

justificatives de services provisoires éventuels. Si

un membre du personnel enseignant désire prendre

sa retraite pour raisons de santé, avant de remplir

les conditions d'âge requises, il devra en adresser

la demande au Gouvernement par la voie hiérar-

chique en joignant un certificat médical circon-

stancié.

Un certain nombre d'administrations communales

ont négligé jusqu'ici de saisir le Gouvernement des

accusations politiques portées contre l'un ou

l'autre des membres de leur personnel enseignant.

Ils devront le faire sans autre retard. Le Gouverne-

ment ordonnera, dans chaque cas, une enquête qui

mettra fin à des situations équivoques et contri-

buera à apaiser les esprits.

Les instituteurs et les institutrices de toutes les

localités du pays sont tenus d'adresser au Dépar-

tement de l'instruction publique ayant le 20 no-

vembre prochain, un rapport dans lequel ils indi-

queront la date de la rentrée des classes, les motifs

pour lesquels celle-ci n'a pas été effectuée jusqu'ici,

schulen ihres Bereiches vorzulegen. Mit den Be-

schlüssen sind folgende Unterlagen einzureichen

1. eine Aufstellung über die Schülerzahl eines

jeden Schulbezirks ;

2. die namentliche Aufführung der blinden, taub-

stummen und der geistig zurückgebliebenen Kinder

sowie derjenigen, die nach Art. 2 des Schulgesetzes

nicht zur Schule zugelassen sind ;

3. eine Aufstellung der ausländischen Kinder.

In Anbetracht der außergewöhnlichen Umstände

muh jede Ernennung im Primärunterricht bis zum

Schluß des Schuljahres zurückgestellt werden. Wäh-

rend des Schuljahres 1944—45 wird die Leitung

der vakanten Schulen an Ersatzlehrkräfte übertragen.

Bei der Zuweisung dieser provisorischen Lehrkräfte

müssen die rangältesten Kandidaten, besonders solche

mit Familienlasten, bevorzugt werden.

Die Zurruhesetzung der Lehrkräfte wird durch den

Gemeinderat in einem besonderen Beschluß ausge-

sprochen. Die Pensionsgesuche sind durch die Herren

Schulinspektoren an die Oberbehörde zu übermitteln.

Die vorher erteilte Entlassung durch die Gemeinde-

verwaltung, sowie die Belegstücke über eventuelle

provisorische Dienstzeiten sind beizufügen.

Falls

eine Lehrkraft aus Gesundheitsrücksichten vorzeitig

pensioniert werden möchte, muß sie ihr Gesuch auf

dem Amtswege unter Beifügung eines genauen

ärztlichen Attestes an die Regierung richten.

Verschiedene Gemeindeverwaltungen haben bis

jetzt die politischen Anschuldigungen gegen den einen

oder den anderen ihrer Lehrer oder Lehrerinnen

nicht an die Negierung weitergeleitet. Sie wollen

dies ohne Verzug nachholen. Die Regierung wird

von Fall zu Fall eine Untersuchung anordnen, die die

Lage klären und zur Beruhigung der Gemüter bei-

tragen wird.

Die Lehrer und Lehrerinnen aller Ortschaften des

Landes sind gehalten bis zum 20. November an die

Abteilung für Öffentlichen Unterricht einen Bericht

einzureichen. Zu vermerken ist in diesem Bericht das

Datum des Schulbeginns, die Gründe für eine

eventuelle Verzögerung, der voraussichtliche Zeit-

la date probable à laquelle elle aura Heu, le relevé

des effectifs de chaque école ainsi que le relevé

des enfants évacués admis dans ces écoles (nom,

prénoms, années d'études, ancien domicile). Les

instituteurs et les institutrices évacués auront à

indiquer, en outre, leur localité d'attache, leur

domicile actuel, les services qu'ils rendent dans la

localité d'accueil et, le cas échéant, les propositions

qu'ils ont à faire en vue d'une organisation plus

régulière des classes.

Je fais un pressant appel au patriotisme des

membres du personnel enseignant aussi bien que des

Autorités locales pour qu'ils prennent tous leur

part dans l'effort commun que nous aurons à faire

pour sortir des difficultés actuelles.

Luxembourg, le 7 novembre 1944.

Le Ministre de l'Instruction

Publique a. i.,

Jos. Bech.

Punkt des Wiederbeginns.

Eine Aufstellung der

Schülerzahl einer jeden Schule sowie der an diese

Schulen zugelassenen evakuierten Kinder (Name,

Vornamen, Schuljahre, alter Wohnort) ist beizufügen.

Die evakuierten Lehrer und Lehrerinnen haben

außerdem ihren Dienstort, ihren augenblicklichen

Wohnort und ihre jetzige Beschäftigung anzugeben

sowie gegebenenfalls Vorschlüge für eine geordnetere

Einrichtung des Schulbetriebes einzureichen.

Ich richte einen dringenden Appell an die patrio-

tische Gesinnung sowohl der Lehrer und Lehrerinnen

als auch der Ortsbehörden und erwarte, daß sie alles

daran setzen, um die schweren Aufgaben der gegen-

wärtigen Zeit zu erfüllen.

Luxemburg, den 7. November 1944.

Der Minister

des öffentlichen Unterrichts, a. i.,

Jos. Bech.

Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant

le programme du coure de langue française

dans l'enseignement primaire.

Le Ministre de l'Instruction Publique a. i.,

Vu l'article 24 de la loi du 10 août 1912, sur

l'organisation de l'enseignement primaire ;

Vu l'arrêté du 6 septembre 1922, portant revision

du plan d'études pour les écoles primaires ;

Vu l'arrêté du 12 juillet 1929 et l'arrêté du 13 août

1938, portant modification du plan d'études pri-

maires ;

Arrête

Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant le programme du coure de langue française dans l'enseignement primaire.

Le début du cours de langue française

dans nos écoles primaires est fixé au semestre d'été

de la deuxième année d'études.

Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant le programme du coure de langue française dans l'enseignement primaire.

Les dispositions de l'arrêté ministériel du

12 juillet 1929, touchant le programme du cours

de français dans les écoles primaires, sont remises

en vigueur. Les dispositions contraires de l'arrêté

du 13 août 1938 sont abrogées. Toutefois, les sim-

plifications de détail introduites par l'arrêté minis-

tériel du 13 août 1938 resteront acquises.

Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant le programme du coure de langue française dans l'enseignement primaire.

Le présent arrêté sera publié au Mémorial

et au Courrier des Ecoles.

Luxembourg, le 14 novembre 1944.

Le Ministre de l'Instruction

Publique a. i.,

Jos. Bech.

Circulaire du 14 novembre 1944 aux membres du

personnel

enseignant,

concernant le plan

d'études des écoles primaires et primaires

supérieures.

L'éviction systématique de la langue française

fut un des moyens employés par l'envahisseur pour

avoir raison de notre particularité nationale. En

cherchant à effacer les traces que les mesures

annexionnistes ont imprimées dans notre enseigne-

ment primaire, notre premier devoir devra être de

restituer à la langue française sa place dans nos

écoles comme dans notre vie publique.

A partir de l'année scolaire de 1945/46, le début

du cours de français dans nos écoles primaires est

fixé de nouveau au deuxième semestre de la deuxième

année d'études. Les prescriptions de l'arrêté minis-

tériel du 12 juillet 1929, touchant le programme du

cours de français, sont remises en vigueur. Toute-

fois, les simplifications de détail, introduites par la

réforme de 1938 et consacrées par leur adoption

dans les manuels scolaires, resteront acquises

Les premiers contacts que les enfants de chez

nous prennent avec la langue française,

sont

facilités par le grand nombre de mots français qui

se sont infiltrés dans notre langue maternelle et

que l'enfant retrouve avec plaisir en faisant ses

premiers pas dans la connaissance de la langue

étrangère. L'avancement du point de départ du

cours de français dans nos écoles primaires ne fera

donc guère de difficultés. Par contre, il sera difficile

de faire rattraper le temps perdu aux enfants qui

ont été empêchés d'apprendre le français pendant

plus de quatre ans. Tel est pourtant le but que,

dans l'intérêt de nos enfants, nous devons nous

proposer d'atteindre. Les trois premières années

. scolaires se trouveront placées dans les conditions

habituelles. Le programme de ces classes ne sortira

donc pas de la ligne normale. A partir de la quatrième

année scolaire, il s'agira de compenser le retard

de plus en plus accentué que les classes supérieures

de nos écoles primaires ont subi sur le programme du

cours de français. Pour arriver à ce résultat, la

tâche annuelle devra être répartie, pour autant que

possible, de la façon suivante

A. Année scolaire 1944/45.

1° Les élèves de la quatrième année traiteront

les matières à la fois de la troisième et de la qua-

trième année.

2° De même, les élèves de la cinquième année

traiteront les matières de la troisième et de la

quatrième année. Ils ajouteront, les leçons 1 à 74

de la cinquième année.

3° Les élèves de la sixième et de la septième

année étudieront les matières de la troisième et de

la quatrième année ainsi que celles de la première

moitié de la cinquième année.

4° Enfin, les élèves de la huitième et ceux de la

neuvième année (Ecoles primaires supérieures),

lesquels avaient déjà commencé à apprendre le

français avant le régime allemand, traiteront les

matières de la troisième, de la quatrième et de la

cinquième année.

5° Dans les écoles à classe unique où à deux

classes le programme transitoire du cours de fran-

çais de la 8e année pourra être le même que celui

de la 6e et de la 7e année de sorte que les élèves

de ces trois années pourront être réunis.

Inversement, dans les écoles où la 7e et la 8e

année sont réunies dans une même classe, le pro-

gramme de la 7e année d'études devra être le même

que celui de la 8e année et comprendra donc l'étude

complète des matières de la 5e année.

B. Année scolaire 1945/1946.

1° Dès le début de l'année scolaire 1945-1946,

les cinq premières années scolaires n'auront plus à

suivre que le programme habituel. Cependant, elles

devront répéter à fond le programme des années

précédentes.

2° Les élèves de la 6e année finiront l'étude des

matières de la 5e année (à partir de la leçon 74)

et ajouteront celles de la 6e année.

3° De même, les élèves de. la 7e année étudieront

la moitié restante des matières de la 5e année, ainsi

que celles de la 6e année.

4° Les élèves de la 8e et de la 9e année (Ecoles

primaires supérieures auront à traiter les matières

de la 6e et de la moitié de celles de la 7e année,

respectivement, suivant l'alternative indiquée sub A,

N° 5, la dernière moitié des matières de la 5e année

ainsi que les matières de la 6e année.

C. Année scolaire 1946-1947.

L'enseignement normal du cours de français

sera rétabli pour l'année 1946-1947, à la seule

exception de la 8e et de la 9e année d'études ( Ecoles

primaires supérieures; dont les élèves auront à

traiter les matières de la 7e et de la 8e année.

Les élèves des autres promotions devront se livrer

à des répétitions approfondies sur les

matières

qu'ils ont apprises précédemment

d'une façon

peut-être trop hâtive.

Le tableau suivant donnera un aperçu d'ensemble

sur le programme de récupération proposé ;

Les circonstances dans lesquelles nous sommes

placés aujourd'hui, ne permettent guère de prévoir

à quel moment les classes pourront reprendre leur

travail régulier ni même si, dans certaines localités,

ils y arriveront avant longtemps. Je fais confiance

à l'initiative personnelle et à la conscience profes-

sionnelle des membres du personnel enseignant

pour organiser le travail de leurs classes au mieux

des intérêts des enfants et en tirant tout le parti

qu'ils pourront des moyens dont ils disposent. Les

directives que je viens d'énoncer ont pour but de

marquer les points de repère et de guider les efforts.

Ils sont nécessaires pour assurer l'uniformité et la

continuité des mesures dans toutes les écoles du

pays. Des dérogations pourront évidemment nous

être imposées par les circonstances. Dans d'autres

cas, elles pourront être admises, avec l'accord des

autorités scolaires, pour tenir compte de situations

exceptionnelles. Dans les villes p. ex. où les enfants

ont souvent reçu des leçons de français au sein de

leur famille pendant les années d'occupation, les

maîtres et maîtresses pourront peut-être aller un

peu plus vite dans leur besogne. Mais ils devront

constamment s'assurer que tous leurs élèves sont

capables de suivre. Les connaissances trop rapidem-

ment et trop superficiellement acquises n'ont

aucune valeur réelle. Poser solidement les éléments,

tel est le but dont l'enseignement primaire ne doit

jamais s'écarter, Si la formation des enfants pêche

par la base, elle sera irrémédiablement compromise.

Il faut éviter aussi de fatiguer les enfants par un

effort trop soutenu et de leur faire prendre en aver-

sion des études qu'il s'agit précisément de leur

faire aimer.

Il est certain que la tâche imposée à nos écoles,

pendant cette période de transition, est lourde.

Pourtant, elle n'est pas impossible à remplir. Des

méthodes de travail rationnelles y aideront beau-

coup. J'ai déjà indiqué comment des élèves appar-

tenant à plusieurs promotions différentes pourront

être réunis pour l'enseignement du français. Grâce

à cette fusion des classes, le temps disponible pour

les leçons de français sera doublé ou triplé sans

qu'il soit nécessaire de prendre sur d'autres branches.

Les matières donneront lieu également à certaines

compressions.

Il n'en restera pas moins que l'enseignement du

français demandera, pendant des années, une

dépense supplémentaire de temps et de travail.

Toutes les autres branches, à l'exception du calcul,

devront probablement être mises à contribution au

profit du cours de français. C'est surtout le temps

consacré à la langue allemande qui pourra être

sensiblement écourté, d'autant plus que les leçons

de sciences et d'histoire continueront à apporter

leur renfort à cette langue. Les notions de gram-

maire allemande devront être acquises par l'usage

sans faire l'objet d'un enseignement spécial hormis

pour les choses essentielles. J'estime que l'en-

seignement systématique de la grammaire allemande

ne devrait pas aller plus loin que la déclinaison.

Le programme établi pour l'enseignement de la

grammaire allemande par le plan d'études du 6 sep-

tembre 1922 ne restera donc valable que dans les

limites que je viens de tracer. En revanche, je

demanderai au personnel enseignant de surveiller

attentivement l'orthographe et de ne pas permettre

de relâchements à ce sujet. Il va sans dire que,

dorénavant, seule l'écriture latine sera encore

enseignée dans nos écoles.

La position de la langue luxembourgeoise et

de notre histoire nationale sera renforcée à l'avenir.

Les enfants devront être familiarisés par des narra-

tions simples et pittoresques avec les grands faits

Année

scolaire

1944—1945

1945—1946

1946 -1947

IV

3 e+4 e année

d'études

progr. normal

progr. normal

V

e+4

e+5

e

leç. 1—74

progr. normal

progr. normal

VI

e+4

e+½5

e

reste 5e+6e

progr. normal

VII

e+4

e+5

e

resp. 3+4+5

½5e+6e

progr. normal

VIII et IX

e+4

e+5

e

½5

e+6

e

resp. 6 e+½7 e

7e+8e

et les grandes figures de notre histoire. On n'ou-

bliera pas de leur parler des victimes et des héros

de notre résistance. On leur fera comprendre la

grandeur du sacrifice que ces hommes ont consenti

à leurs pays. Leur exemple est le mieux fait pour

cultiver dans le cœur de nos enfants ce sentiment

essentiel et nécessaire : amour passionné de la pa-

Avis. — Par arrêté grand-ducal du 19 octobre 1944 démission honorable a été accordée à M.

Joseph Carmes, de ses fonctions de Conseiller de Gouvernement.

Le titre de Conseiller honoraire du Gouvernement a été conféré à M. Carmes. — 21 novembre 1944.

Avis. — Commission administrative mixte belgo-luxembourgeoise des contingents. — En exécution de

la Convention du 23 mai 1935, instituant entre le Grand-Duché et la Belgique un régime commun en matière

de réglementation des importations, des exportations et du transit, et du Protocole du 27 septembre 1935,

réglant l'organisation et le fonctionnement de la Commission administrative mixte créée par la Convention

précitée, un arrêté grand-ducal du 20 novembre 1944, désigne comme membres effectifs de la Commission,

MM. le Major Guillaume Konsbruch, Commissaire du Gouvernement pour le ravitaillement et les affaires

économiques ;

Fernand Turk, docteur en droit, Secrétaire Général du Comptoir Métallurgique Luxembourgeois

«Columeta»;

Mathias Putz, Conseiller de Gouvernement ;

Emile Majerus, Attaché commercial au Ministère des Affaires Etrangères ;

et comme membres suppléants

MM. Jules Hayot, Directeur de la Fédération des Industriels ;

Paul Theisen, Vice-Président de la Chambre des Artisans ;

Jean-Pierre Buchler, Chef du service de ravitaillement alimentaire.

M. le Major Guillaume Konsbruch a été désigné pour remplir les fonctions de président et de vice-président

de la dite Commission administrative mixte. — 20 novembre 1944.

trie qui, plus que jamais, devra dominer et ins-

pirer tout notre enseignement.

Luxembourg, le 14 novembre 1944.

Le Ministre de l'Instruction

Publique a. i.,

Jos. Bech.

Erratum. — A l'article 1er de l'arrêté grand-ducal du 7 novembre 1944, (Mém. 1944 N° 13,

p. 103) concernant la perception d'un supplément de droit sur les stocks de produits de tabacs

fabriqués, il faut lire

« égal au montant du prix de la bandelette fiscale et de la majoration de guerre, calculé au

taux de 1 RM = 5 francs., » — 20 novembre 1944.

Imprimerie de la Cour Victor Buck, S. à. r. l., Luxembourg.

Avis. — Commission des licences. — La Commission des licences constituée en exécution de l'article 2

de l'arrêté grand-ducal du 9 octobre 1935, est composée comme suit

MM. Jean-Pierre Buchler, Chef du service de ravitaillement alimentaire ; Jules Hayot, Directeur de la

Fédération des Industriels; Guillaume Konsbruch, Commissaire du Gouvernement pour le ravitaillement

et les affaires économiques ; Emile Majerus, Attaché commercial au Ministère des Affaires Etrangères ;

Mathias Putz, Conseiller de Gouvernement ; Paul Theisen, Vice-président de la Chambre des artisans ;

Fernand Turk, docteur en droit, Secrétaire Général du Comptoir Métallurgique Luxembourgeois « Colu-

meta ». — 20 novembre 1944.

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