Instruction adressée au procureur général, aux procureurs d'État, commissions administratives des prisons, bourgmestres, officiers et agents de la police générale et locale, relativement à
Texte législatif (1 Articles)
DU
GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG.
Memorial
des
Großherzogthums Luxemburg.
SAMEDI, 25 février 1882.
Instruction adressée au procureur général, aux
procureurs d'État, commissions administratives
des prisons, bourgmestres, officiers et agents
de la police générale et locale, relativement à
l'exécution de l'art. 100 du Code pénal, en
ce qui concerne la libération provisoire des
condamnés détenus.
L'art. 100 du Code pénal révisé, relatif à la
libération provisoire des condamnés détenus,
impose au département de la justice le devoir
de tracer les règles qui, au sein de l'adminis-
tration, doivent présider à sa mise en pratique.
La perspective de la faveur qu'elle permet
au Gouvernement d'accorder à une certaine
catégorie de détenus, constitue un auxiliaire
actif dans l'œuvre de moralisation que le régime
pénitentiaire moderne poursuit parallèlement
à la réalisation du but répressif de la peine.
En érigeant l'élargissement anticipatif en ré-
compense de la bonne tenue, la loi convie
puissamment le coupable à l'amendement.
L'aurait de cette récompense manquera rare-
ment son effet. Il excitera l'intéressé à se for-
mer aux habitudes régulières, au goût du
travail, au respect de la loi et de l'autorité.
La libération provisoire n'est plus la prison,
elle n'est pas encore la cessation de la peine ;
elle est une étape entre ces deux situations,
une école, une épreuve.
Instruktion an den General-Prokurator, die
Staats-Prokuratoren, die Verwaltungs-
Commissionen der Gefängnisse, die Bürger-
meister, die Beamten und Agenten der all-
gemeinen und lokalen Polizei über die Aus-
führung des Art. 100 des Strafgesetzbuches,
die provisorische Entlassung inhaftirter Ver-
urtheilter betreffend.
Art. 100 des revidirten Strafgesetzbuches, die
provisorische Entlassung inhaftirter Verurtheilter
betreffend, macht es dem Departemente der Justiz
zur Aufgabe, die Normen festzustellen, welche bei
der Ausführung dieser Bestimmung seitens der
Verwaltung zu befolgen sind.
Die Aussicht auf die Vergünstigung, welche
die Regierung besagtem Artikel gemäß für eine
gewisse Categorie Inhaftirter eintreten zu lassen
befugt ist, fördert wirksamst das Besserungswerk,
welches das moderne Gefängnißwesen gleichzeitig
mit dem repressiven Zweck der Strafe zu erzielen
bestrebt ist. Dadurch nämlich, daß das Gesetz die
vorgreifende Haftentlassung als eine Belohnung
für gute Führung hinstellt, trägt es zur Besserung
des Schuldigen mächtig bei. Der Reiz dieser Be-
lohnung wird denn auch selten sein Ziel verfehlen;
er wird den Betheiligten vielmehr anspornen, sich
an Regelmäßigkeit zu gewöhnen, der Arbeit Ge-
schmack abzugewinnen und Ehrfurcht gegen Gesetz
und Obrigkeit im Herzen zu tragen.
Die provisorische Haftentlassung ist keine Haft
mehr, sie ist aber auch nicht die völlige Aufhebung
der Strafe, sondern ein Mittelding zwischen bei-
den, eine Schule, eine Prüfungszeit.
Nr.
14.
Samstag, 25. Februar 1882.
Le condamné rendu anticipativement à la
liberté sait que l'œil vigilant de la police ne
cessera de planer sur ses agissements. La
crainte de compromettre son sort et d'être
réintégré en prison lui fera éviter, dans la
plupart des cas, les occasions de désordre et
le maintiendra dans la bonne voie qu'il a dû
avoir suivie, pour obtenir Ja suspension de son
châtiment.
Mais pour que ces résultats
favorables
puissent être atteints, il est du plus baut prix
que l'application de l'art. 100 du Code pénal
se fasse avec méthode, avec sagesse et circons-
pection. Des relaxations inconsidérées seraient
une cause de péril pour la paix publique, et
transformeraient en instrument dangereux un
moyen d'assainissement moral.
C'est dire, combien tous ceux auxquels Ja
loi a confié l'action de la police et la garde de
la sécurité publique sont intéressés à réunir
leurs efforts pour rendre fructueuse, par une
mise en œuvre judicieuse, la nouvelle institu-
tion.
Dans les lignes qui suivent, je m'occuperai
du mode d'instruction des demandes en libé-
ration provisoire, ainsi que des précautions
à prendre, soit pour empêcher, autant que
possible, les libérations indues, soit pour
assurer l'efficacité de la surveillance des libérés.
L'art. 100 du Code pénal est applicable,
sous les conditions qu'il énonce, à tous ceux
dont la condamnation est devenue irrévocable
depuis la mise en vigueur de la nouvelle loi
pénale, n'importe à quelle époque le fait délic-
tueux, auquel la condamnation se rattache, a
été commis.
En cas que la peine prononcée par une déci-
sion judiciaire aurait été réduite par voie de
grâce, c'est le temps de la peine réduite qui
doit être pris en considération pour apprécier
en premier lieu la question de savoir, si le taux
de la peine permet en principe d'accorder la
libération, et pour vérifier en second lieu si en
fait les trois quarts de la peine ont été subis.
Der Verurtheilte, welcher vor der Zeit der
Freiheit wiedergegeben wird, weiß wohl, daß das
vigilirende Auge der Polizei sein Treiben unver-
rückt beobachtet. Die Besorgniß, er möchte sein.
Loos gefährden und neuerdings dem Gefängniß
überliefert werden, wird ihn in den meisten
Fällen von der Gelegenheit zu Unordnungen fern
halten und ihn nicht so leicht von dem rechten
Wege, der zur Sistirung seiner Strafe geführt
hat, auf Abwege gerathen lassen.
Sollen diese erfreulichen Resultate aber erzielt
werden, so thut eine systematische, eine ein- und
umsichtige Anwendung des Art. 100 des Straf-
gesetzbuches vor allem Noth. Unüberlegte
Haft-
entlassungen würden die öffentliche Ruhe nur
gefährden und statt eines sittlichenden, vielmehr
einen verderblichen Einfluß ausüben.
Daraus erhellt, wie sehr alle diejenigen, denen
das Gesetz die Polizeigewalt sowie die Wahrung
der öffentlichen Sicherheit anvertraut hat, es sich
müssen angelegen sein lassen, mit vereinten Kräften
und durch eine einsichtsvolle Inangriffnahme diese
neue Einrichtung fruchtbringend zu verwerthen.
Die hier folgenden Zeilen befassen sich mit dem
Instruktionsmodus bei Bittschriften,. welche eine
provisorische Haftentlassung zum Gegenstande haben,
sowie mit den zu ergreifenden Vorsichtsmaßre-
geln, um unzulässigen Haftentlassungen möglichst
vorzubeugen und eine wirksame Ueberwachung
der Freigelassenen zu sichern.
Art. 100 des Strafgesetzbuches ist, unter Vor-
behalt der dort aufgestellten Bedingungen, auf
alle diejenigen anwendbar, deren Straferkenntniß
seit dem neuen Strafgesetze unwiderruflich ge-
worden, welches auch immerhin der Zeitpunkt ge-
wesen sein mag, an dem das durch die Verur-
theilung erreichte Vergehen stattgefunden hat.
Ist die in Folge gerichtlicher Entscheidung ver-
hängte Strafe im Begnadigungswege verkürzt
worden, so ist es die Dauer der reducirten Strafe,
welche in Betracht kommt bei Erörterung der
Frage, ob erstlich der Strafsatz die Haftentlassung
im Prinzip gestatte, und ob zweitens drei Viertel
der Strafe thatsächlich abgebüßt sind.
Les demandes en libération provisoire pour-
ront être présentées
1° par le détenu lui-même ou par ses parents ;
2° d'office par les commissions administra-
tives des prisons; à défaut de l'intervention
spontanée de la commission, la requête sera,
par première mesure d'instruction, déférée à
son examen.
La commission vérifiera si les conditions
prévues relativement à la nature ou à la durée
de la peine prononcée ou réduite par voie de
grâce ainsi qu'au temps pendant lequel la con-
damnation a été subie, sont remplies. Elle se
consultera ensuite, le cas échéant, sur le point
de savoir si, en fait, il échet de donner suite
à la demande.
Si son appréciation est favorable sous les
deux rapports, elle transmettra la demande,
avec son avis, au procureur d'État près le tri-
bunal d'arrondissement dans le ressort duquel
l'infraction a été commise.
A cet avis seront joints
i° un relevé des peines disciplinaires subies
par le détenu, ou un certificat constatant qu'il
n'en a pas subi;
2° un certificat délivré par l'administration
des prisons et portant sur la conduite du détenu
et sur son assiduité au travail.
En cas que l'infraction ait été perpétrée à
l'étranger, la demande sera adressée au pro-
cureur général.
Le procureur d'État transmettra les pièces,
accompagnées de son avis, au procureur géné-
ral, qui, à son tour, les fera parvenir avec son
appréciation au Directeur général du service.
Les magistrats des parquets examineront
particulièrement si, pour le cas où la libération
serait accordée, il n'y aurait pas lieu d'as-
treindre le condamné à une résidence fixe, ou
de lui interdire l'accès de certains lieux, ou
bien encore de rattacher à la mise en liberté
des conditions non comprises dans celles dont
il sera fait mention ci-après.
Gesuche behufs provisorischer Haftentlassung
können stellen
1° der Inhaftirte selbst oder dessen Eltern;
2° die Verwaltungs-Commissionen der Gefäng-
nisse von Amtswegen. In Ermangelung spontaner
Dazwischenkunst dieserseits wird, als erste In-
struktionsmaßregel, die Bittschrift der Commission
zur Prüfung unterbreitet.
Die Commission hat zu untersuchen, ob die vor-
gesehenen Bedingungen, betreffend die Art oder
die Dauer der verhängten oder im Begnadigungs-
wege verkürzten Strafe, sowie die Zeit, während
welcher das Straferkenntniß zur Vollstreckung ge-
kommen, erfüllt worden sind, und beräth sodann,
eintretenden Falls, ob es angezeigt sei, dem Ge-
suche Folge zu geben.
Falls die Commission die Angelegenheit unter
diesen beiden Gesichtspunkten günstig beurtheilt,
übermittelt sie die Bittschrift mit ihrem Gutachten
dem Staats-Prokurator bei dem Bezirksgerichte in
dessen Amtskreis das Vergehen begangen wor-
den ist
Diesem Gutachten werden beigefügt
1° ein Verzeichniß der Disciplinarstrafen, welche
der Inhaftirte sich zugezogen, oder ein Zeugniß,
daß keine über ihn verhängt worden sind;
2° ein von der Gefängniß-Verwaltung ausge-
stelltes Zeugniß über die Führung und den Fleiß
des Inhaftirten.
Ist das Vergehen im Auslande begangen wor-
den, so wird das Gesuch dem General-Prokurator
zugefertigt.
Der Staats-Prokurator übermittelt, unter Bei-
fügung seines Gutachtens, die' Aktenstücke dem
General-Prokurator, der seinerseits das Ganze
sammt seinem Gutachten dem General-Direktor
des betreffenden Dienstzweiges zugehen läßt.
Der Staats-Anwaltschaft liegt es ob, speciell
zu untersuchen, ob es nicht angemessen sei, falls
die Haftentlassung gestattet würde, dem Verur-
theilten einen bestimmten Wohnsitz anzuweisen,
ihm den Zutritt zu gewissen Orten zu untersagen
oder dessen Befreiung von noch anderen Beding-
ungen, als den hier folgenden, abhängig zu machen.
Lorsque la commission administrative des
prisons considère qu'il n'échet pas, pour des
motifs de droit ou de fait, d'accueillir la
demande, elle fera porter le résultat de sa déli-
bération à la connaissance de l'intéressé ainsi
que du Directeur général du service.
L'appréciation de la commission fixe, dans
ce cas, le sort de la requête dans le sens du
rejet, à moins que le Directeur général n'en
décide autrement, les parquets entendus.
Les autorités qui concourront à l'instruction
des demandes en libération provisoire, n'émet-
tront un avis favorable que si elles ont la con-
viction que le détenu s'est corrigé et que,
rendu à la liberté, il suivra une ligne de con-
duite honorable et conforme à la loi.
Elles apprécieront si l'amendement du dé-
tenu s'accuse avec un caractère de persistance,
ou s'il faut craindre qu'à raison de la fragilité
de ses résolutions, des facilités de rechute que
lui fournira la liberté, ou des influences cor-
ruptrices dont le menacent d'anciennes relations
ou autres circonstances particulières, il ne
retombe dans de pernicieuses dispositions.
Les punitions disciplinaires qui lui auront été
infligées pendant la captivité, seront naturelle-
ment un élément d'appréciation. Mais de même
que la seule absence de pareilles mesures n'est
pas nécessairement un gage d'amélioration mo-
rale, et peut dissimuler, sous des apparences
trompeuses, la persévérance interne des pen-
chants pervers, de même aussi des transgres-
sions disciplinaires, lorsqu'elles sont dues à la
légèreté ou à des emportements irréfléchis plutôt
qu'à la méchanceté et à l'esprit d'insubordina-
tion, n'empêcheront pas, suivant les circons-
tances, la constatation d'un retour aux bons
principes.
Ist die Verwaltungs-Commission der Gefäng-
nisse der Ansicht, daß es aus rechtlichen oder
thatsächlichen Gründen nicht angezeigt sei, die
Bittschrift günstig aufzunehmen, so bringt sie das
Ergebniß ihrer Berathung dem Betheiligten so-
wie dem General-Direktor des betreffenden Dienst-
zweiges zur Kenntniß.
In diesem Falle entscheidet das Urtheil der
Commission über die Bittschrift in abschlägigem
Sinne, es müßte denn der General-Direktor,
nach Anhörung der Staats - Anwaltschaft, anders
beschließen.
Die bei der Prüfung von Bittschriften, welche
eine provisorische Haftentlassung zum Gegenstande
haben, mitwirkenden Behörden werden ein gün-
stiges Gutachten nur dann abgeben, wenn sie die
Ueberzeugung gewonnen haben, daß der Inhastirte
sich gebessert und, im Wiederbesitze der Freiheit,
Ehrenhaftigkeit und Gesetz zur Richtschnur seines
Handelns machen wird.
Sie haben ferner zu untersuchen, ob die Besse-
rung des Inhaftirten sich als beharrlich er-
weist, oder ob die Wankelmüthigkeit seiner Ent-
schlüsse, die Leichtigkeit, mit welcher er im freien
Zustande wieder zu Falle kommen könnte, oder
die verderblichen Einflüsse, mit welchen ihn alte
Verbindungen oder andere specielle Verhältnisse
bedrohen, nicht etwa befürchten lassen, es möchten
jene verderblichen Neigungen wieder die Oberhand
gewinnen.
Die Ordnungsstrafen, welche er sich während
seines Arrestes zugezogen, werden selbstverständlich
bei dieser Untersuchung ein nicht zu übersehendes
Moment bilden. Sowie aber in Ermangelung
derselben nicht nothwendigerweise auf eine mora-
lische Besserung geschlossen werden darf, da ein
trügerischer Schein das Fortwuchern böser Nei-
gungen der Beobachtung entziehen könnte, so mögen
auch Disciplinarvergehen, wenn sie ihre Quelle
im Leichtsinn oder in unüberlegten Aufwallungen
mehr als in Bösartigkeit und Widersetzlichkeit
haben, unter Umständen die Annahme einer Rück-
kehr zu bessern Grundsätzen nicht ausschließen.
Toute décision du Directeur général du ser-
vice portant libération provisoire d'un détenu,
sera immédiatement portée à la connaissance
du procureur général et de la commission ad-
ministrative de la prison, et mise à exécution.
Le procureur général fera donner informa-
tion, par l'intermédiaire du procureur d'État,
au bourgmestre de la commune dans laquelle
le libéré se fixera, de la décision du Directeur
général et des conditions y attachées.
Avant sa sortie de prison le détenu sera
informé par l'administrateur de l'établissement
qu'il est provisoirement libéré, en vertu de
l'art. 100 du Code pénal; que la faveur lui
accordée peut être révoquée pour inconduite
ou inexécution des conditions attachées à la
libération, et qu'en cas de révocation, il subira
le restant de sa peine.
L'administrateur lui fera connaître pareille-
ment les conditions sous lesquelles la relaxa-
tion anticipative a été ordonnée.
Ces conditions sont générales, applicables
à tous les libérés, à moins de dérogation for-
melle dans la décision de libération, ou parti-
culières au détenu à élargir.
Les conditions générales sont
1° l'obligation d'une vie régulière et occupée
par le travail ;
2° celle de se rendre au Heu où il aura dé-
claré vouloir fixer sa résidence, en suivant les
prescriptions consignées dans la feuille de route
qui lui sera remise ;
3° celle de ne pas sortir du territoire grand-
ducal sans autorisation du Directeur général
de la justice ;
4° celle de ne pas changer de résidence dans
l'intérieur du pays ou même de quitter son lieu
de séjour habituel pour plus de quarante-huit
heures, sans en avoir au préalable informé le
bourgmestre de la commune, et, à son arrivée
Jeder Beschluß des General-Direktors des be-
treffenden Dienstzweiges, die provisorische Ent-
lassung eines Inhaftirten verordnend, wird un-
verzüglich dem General-Prokurator und der
Verwaltungs-Commission des Gefängnisses mitge-
theilt und ausgeführt.
Der General-Prokurator setzt durch Vermitt-
lung des Staats-Prokurators den Bürgermeister
der Gemeinde, in welcher der der Hast Entlassene
seinen Wohnsitz nehmen wird, von dem Beschlusse
des General-Direktors und den damit verbundenen
Bedingungen in Kenntniß.
Bevor der Inhaftirte das Gefängniß verläßt,
wird ihm seitens der Gefängnißverwaltung die
Mittheilung gemacht, daß er, in Folge des Art.
100 des Strafgesetzbuches, provisorisch der Haft
entlassen sei; daß die ihm zu Theil gewordene
Vergünstigung aber auf Grund ungehöriger Auf-
führung oder Nichterfüllung der an die Haftent-
lassung geknüpften Bedingungen rückgängig ge-
macht werden könne, und daß er in diesem Falle
den Nest der Strafe zu bestehen haben werde.
Auch wird ihm der Gefängnißverwalter die
Bedingungen mittheilen, unter welchen die vor-
greifende Hastentlassung verordnet worden ist.
Diese Bedingungen sind entweder allgemein
giltig, d. h. wenn der Entlassungsbeschluß aus-
drückliche Abweichungen nicht enthält, auf alle
Freigelassenen anwendbar, oder aber sie betreffen
den zu. Entlassenden speciell.
Die allgemein giltigen Bedingungen sind
1. die Verpflichtung, ein regelmäßiges und
arbeitsames Leben zu führen;
2. sich nach dem Orte zu begeben, wo er seinen
Wohnsitz aufschlagen zu wollen erklärt hat, indem
er die auf dem ihm eingehändigten Zwangspasse
verzeichneten Vorschriften genau befolgt;
3. das Großherzogliche Gebiet ohne Erlaubniß
des General Direktors der Justiz nicht zu ver-
lassen;
4. im Innern des Landes feinen Wohnsitz nicht
zu ändern oder sogar seinen gewöhnlichen Aufent-
haltsort nicht über achtundvierzig Stunden zu
verlassen, ohne vorher den Bürgermeister der Ge-
meinde und bei seiner Ankunft in dem neuen
dans la nouvelle résidence ou lieu de séjour
passager, le bourgmestre de cette dernière
localité.
L'information portera tant sur le lieu où le
libéré se rendra que sur la durée du séjour
qu'il y fera.
Le bourgmestre du lieu que le libéré quitte,
fera immédiatement part de cet avis au plus
proche commandant de station de gendarmerie.
Celui-ci informera le chef de la station de gen-
darmerie la plus proche du lieu où le libéré se
rendra.
La feuille de route énoncera les nom, pré-
noms, âge, profession et domicile du con-
damné, la date de la condamnation et la nature
des faits qui l'ont motivée et les conditions
attachées à la libération. Elle recevra, en outre,
la transcription du texte de l'art. 100 du Code
pénal.
Copie certifiée par l'administrateur des pri-
sons, des énonciations portées sur la feuille de
route sera retenue dans les prisons. Il sera fait
mention de la libération provisoire sur les
registres d'écrou, en marge du nom du con-
damné.
Les autorités locales, les officiers et agents
de la police générale ou locale surveilleront la
conduite du libéré et vérifieront l'accomplisse-
ment des charges lui imposées.
Ils s'abstiendront de donner à cette surveil-
lance un caractère gênant pour le libéré ou
attirant sur lui la déconsidération publique.
Ils signaleront aux procureurs d'État qui avise-
ront, tous faits impliquant méconnaissance de
ces charges. Ils tiendront notamment ces
magistrats au courant des circonstances que le
détenu s'adonne à la boisson, qu'il manque d'ar-
deur au travail ou qu'il fréquente la société
d'individus mal-famés.
En tout état de choses, les commandants de
station de gendarmerie feront rapport tous les
Wohnsitz oder zeitweiligen Aufenthaltsorte den
Bürgermeister letzteren Ortes davon in Kenntniß
gesetzt zu haben.
Die Anzeige hat sowohl den Ort, wohin sich
der Entlassene begibt, als auch die Dauer des
dortigen Aufenthaltes zum Gegenstande.
Der Bürgermeister des Ortes, den der Haft-
entlassene verläßt, macht dem Commandanten der
nächsten Gendarmerie-Station unverzüglich Anzeige
davon, und dieser bezeichnet dem Chef der nächsten
Gendarmerie-Station den Ort, nach welchem sich
der Haftentlassene begibt.
Der Zwangspaß gibt Namen, Vornamen,
Alter Gewerb und Wohnort des Verurtheilten,
den Tag der Verurtheilung, die Art der Hand-
lungen, welche sie bewirkt, und die an die Haft-
entlassung geknüpften Bedingungen an. Sie ent-
hält außerdem eine Abschrift des Wortlautes des
Art. 100 des Strafgesetzbuches.
Eine vom Gefängnißverwalter beglaubigte Ab-
schrift der auf dem Zwangspasse verzeichneten
Angaben wird im Gefängniß aufbewahrt. Auf
der Gefangenenliste wird neben dem Namen des
Verurtheilten, am Rande, die provisorische Haft-
entlassung vermerkt.
Die Lokalbehörden, die Beamten und Agenten
der allgemeinen und Lokalpolizei haben die Füh-
rung des Haftentlassenen zu überwachen und sich
darüber Gewißheit zu verschaffen, ob die ihm auf-
erlegten Verpflichtungen erfüllt werden.
Sie haben sich von allem zu enthalten, was für den
Haftentlassenen diese Ueberwachung lästig zu machen
oder auf ihn die öffentliche Mißachtung zu lenken
angethan wäre. Alle Handlungen desselben, welche
eine Verkennung seiner Verpflichtungen bekunden,
müssen sie dem Staatsanwalt zur Kenntniß bringen,
welcher dann geeignete Maßregeln zu ergreifen
hat. Sie haben namentlich diesen Magistraten Be-
richt zu erstatten, wenn der Haftentlassene sich dem
Trunke hingibt, wenn es ihm an Arbeitsamkeit
gebricht, oder wenn er die Gesellschaft verrufener
Menschen besucht.
In jedem Falle haben die Commandanten der
Gendarmerie-Station dem Staats-Prokurator über
mois au procureur d'État sur les libérés rési-
dant dans le ressort qu'ils desservent.
Lorsqu'il a été fait usage de la faculté réser-
vée aux bourgmestres et, à leur défaut, au
procureur d'État, de procéder, si la nécessité
l'exige, à l'arrestation provisoire du condamné
libéré, ce dernier sera immédiatement trans-
féré dans les prisons établies près le tribunal
d'arrondissement le plus proche et écroué sur
l'exhibition de l'ordre d'arrestation. Si cet
ordre a été donné par le bourgmestre, ce fonc-
tionnaire en référera sur le champ au procu-
reur d'État. Le procureur d'État, que l'arres-
tation soit due à son initiative ou à celle du
bourgmestre, la portera avec son avis à la
connaissance du procureur général, lequel, de
son côté, fera rapport au Directeur général du
service. L'arrestation sera maintenue en atten-
dant la décision du Directeur général.
Il est inutile de faire observer que ces règles
seront suivies sans préjudice aux formalités
tracées par le Code d'instruction criminelle pour
le cas où le condamné aurait été arrêté comme
prévenu d'un crime ou d'un délit.
Les commissions administratives des prisons
apprécieront s'il y a lieu d'abandonner, en tout
ou en partie, à l'individu libéré cette portion du
produit de son travail dont le Gouvernement
peut disposer, au cours de la détention, en sa
faveur ou en celle de sa famille. Le règlement
de ce point leur est abandonné. Il leur sera loi-
sible aussi de remettre tout ou partie de l'ar-
gent disponible au bourgmestre ou au commis-
saire de police de la future résidence du libéré,
ou bien encore au chef de la station de gendar-
merie la plus proche de cet endroit. Le dépo-
sitaire de ce pécule s'en dessaisira entre les
mains ou au profit du libéré, en se conformant
aux instructions formulées par la commission.
die in ihrem Ressort residirenden Haft entlassenen
jeden Monat einen Bericht abzustatten.
Ist von der den Bürgermeistern und in Erman-
gelung dieser den Staats-Prokuratoren ertheilten
Befugniß, im Nothfalle zur provisorischen Verhaf-
tung des entlassenen Verurtheilten zu schreiten, Ge-
brauch gemacht worden, so wird dieser unverzüglich
nach dem bei dem nächsten Bezirksgerichte bestehen-
den Gefängnisse befördert und auf Vorzeigung des
Verhaftungsbefehles eingekerkert. Ist dieser Befehl
vom Bürgermeister ausgegangen, so hat dieser
den Staatsanwalt unverzüglich davon in Kennt-
niß zu setzen; der Staats-Prokurator, mag die Ver-
haftung seiner Initiative oder der des Bürger-
meisters beizumessen sein, bringt dem General-
Prokurator dieselbe mit seinem Gutachten zur
Kenntniß, und dieser stattet dem General-Direktor
des betreffenden Dienstzweiges Bericht darüber
ad. Die Verhaftung wird in Erwartung des Be-
schlusses des General-Direktors aufrecht erhalten.
Es bedarf wohl kaum der Bemerkung, daß
diese Vorschriften befolgt werden, unbeschadet der
Förmlichkeiten, welche durch die Criminalproceß-
ordnung für den Fall vorgeschrieben sind, wo
der Verurtheilte unter der Beschuldigung eines
Verbrechens oder eines Vergehens verhaftet wor-
den ist.
Den Verwaltungs-Commissionen der Gefäng-
nisse bleibt es eventuell anheimgestellt zu ent-
scheiden, ob dem der Haft Entlassenen der Theil
des Ertrages seiner Arbeit, über welchen die
Regierung, während dessen Haft, entweder zu
seinen Gunsten oder zu Gunsten seiner Familie
Verfügen kann, ganz oder theilweise überlassen
weiden soll. Ihr bleibt es vorbehalten, diese Frage
zu erledigen. Auch steht es ihr frei, die verfüg-
bare Summe dem Bürgermeister oder dem Poli-
zeicommissar des künftigen Wohnsitzes des der
Haft Entlassenen oder auch dem Chef der Gen-
darmerie-Station, welche diesem Orte am nächsten
ist, ganz oder theilweise zu übergeben. Der Ver-
wahrer dieser Baarschaft wird unter Befolgung
der von der Commission aufgestellten Weisungen,
sich derselben entweder zu Händen oder doch zu
Gunsten des Haftentlassenen entäußern.
Quant
à la partie du produit de son travail
indisponible
pendant l'exécution de la peine,
elle ne
pourra
lui être remise qu'au moment
de
l'expiration
définitive de celle-ci.
En
cas
de révocation de la libération provi-
soire, les procureur général ou procureurs d'État
ordonneront
l'arrestation du condamné libéré, si
elle n'a pas déjà eu lieu, et son transport dans
les
prisons
où il avait été détenu avant son élar-
gissement.
Les frais de transport sont à consi-
dérer
comme
frais d'exécution de la peine et
restent à la charge du condamné.
Luxembourg, le 3 février 1882.
Le Directeur général de la justice,
PAUL EYSCHEN.
Avis. — Règlement communal.
Dans sa séance du 22 janvier dernier le con-
seil
communal
de Mersch a modifié l'art. XI du
règlement
du 10 novembre 1877, relatif au
transport des morts par Je corbillard.
Le
règlement
ainsi modifié a été dûment
publié.
Luxembourg, le 11 février 1882.
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KIRPACH.
Avis. — Assurances.
M.
Jean
Krieps, de Pétange, a été agréé
comme
agent
de la compagnie d'assurances
contre l'incendie, «North-British and Mercan-
tile.»
Luxembourg, le 1er février 1882.
Pour
le Directeur général des finances
Le Conseiller de Gouvernement,
M . MULLENDORFF.
Der Theil des Ertrages seiner Arbeit, über
den während seiner Haft nicht verfügt werden
kann, darf ihm erst nach dem definitiven Ablauf
seiner Strafe eingehändigt werden.
Falls die provisorische Haftentlassung wider-
rufen wird, haben der General-Staatsanwalt
oder die Staatsanwälte die Verhaftung des ent-
lassenen Verurtheilten, wenn selbe noch nicht
stattgefunden, und dessen Einbringung in das
Gefängniß, in welchem er vor seiner Entlassung
eingekerkert gewesen, zu verordnen. Die Trans-
portkosten sind als durch die Ausführung der
Strafe verursachte Kosten zu betrachten und blei-
ben dem Verurtheilten zur Last.
Luxemburg den 3. Februar 1882.
Der General-Director der Justiz,
Paul Eyschen.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 22. Januar d. J. hat
der Gemeinderath von Mersch den Art. XI des
Reglements vom 10. November 1877, betreffend
den Transport der Leichen mittels Wagen, abge-
ändert.
Das also abgeänderte Reglement ist vorschrifts-
mäßig veröffentlicht worden.
Luxemburg den 11. Februar 1882.
Der General-Director des Innern,
H. Kirpach.
Bekanntmachung. — Versicherungswesen.
Hr. Johann
Krieps,
zu Petingen, ist als
Agent der Feuer-Verstcherungs-Gesellschaft «North-
British and Mercantile» bestätigt worden.
Luxemburg den 1. Februar 1882.
Für den General-Director der Finanzen
Der Regierungsrath,
M. Müllendorff.
LUXEMBOURG.— IMPRIMERIE V. BÜCK.