Code des assurances sociales, est fixée conformément au tableau ci-annexé.
Table des dispositions (9)
Texte législatif (9 Articles)
Règlement
ministériel du 23 février 1965 portant fixation
de la nomenclature
générale des examens de
laboratoire et analyses, prévue par l’article 308bis du Code des assurances sociales.
Le Ministre du Travail, de la Sécurité sociale et des Mines,
Le Secrétaire d’Etat à la Santé Publique,
Vu l’article 308bis du Code des assurances sociales ;
Arrêtent
La nomenclature générale des examens de laboratoire et analyses, prévue par l’article 308bis du
Code des assurances sociales, est fixée conformément au tableau ci-annexé.
Les dispositions du présent règlement concernent exclusivement l’aptitude au service militaire
obligatoire.
Le présent règlement sera publié au Mémorial.
Luxembourg, le 23 février 1965.
Le Ministre du Travail,
de la Sécurité sociale et des Mines,
Nicolas Biever
Le Secrétaire d’Etat à la Santé Publique,
Raymond Vouel
ANNEXE
Nomenclature générale des examens de laboratoire et analyses, prévue par l’article 308bis du Code des
assurances sociales.
PRELEVEMENTS
Cathétérisme pour examen bactériologique.
Ponction d’une collection purulente superficielle.
Ponction ganglionnaire.
Ponction sternale.
Ponction veineuse.
Prélèvement-uréthral,
»
-pour la recherche du tréponème pâle,
»
-pour frottis vaginal, et du col,
»
-bucco-pharyngé et nasal,
»
-pour examen bactériologique ou mycologique.
Prise de sang pour examen hématologique.
Prise de sang pour micro-dosage.
Tubage duodénal.
Tubage gastrique.
Tubage gastrique pour la recherche des cellules cancéreuses.
I. SANG
1) Analyses chimiques
Acétonémie
Acide ascorbique (Vitamine C)
Dosage dans le sang
Epreuve d’ascorbémie provoquée
Acide lactique
Acide urique
Ammoniémie
Amylasémie (Diastase)
Azote résiduel
Bilirubinémie (Cholémie)
Bilirubine directe
Bilirubine indirecte
Calcium sérique (Calcémie)
Chlore globulaire
Chlore plasmatique ou sérique
Cholalémie (Sels biliaires dans le sang)
Cholestérol estérifié
Cholestérol sanguin total
Créatine
Créatinine
Cuivre
Delta cryoscopique
Electrophorèse
des glucoprotéines glucidogramme
des lipoprotéines lipidogramme
des protéines protéinogramme
Fer sérique
Fibrinogéne
Galactosémie
Glutathion
Glycémie
Index ictérique
Iode sérique ou PBI
Lipides du sérum
Magnésium sérique
Phosphatases acides
Phosphatases alcalines
Phosphore minéral sanguin
Phosphore total sanguin
pH sanguin
Potassium sérique (Kaliémie)
Protidémie
Globulines
Protides totaux
Rapport s/G
Sérines
Réserve alcaline
Résistivité
Sodium (Natrémie)
Tests hépatiques
Gros
Hanger
Kunkel
Mac Lagan
Takata-Ara
Weltmann (courbe de coagulation)
Wunderly (cadmium) ou réactions similaires
Transaminase SGOT
Transaminase SGPT
Urée sanguine
Volume plasmatique
2) Coagulation
Fibrinolyse
Rétraction du caillot
Sensibilité à l’héparine
Temps de coagulation
Temps de Quick
Temps de récalcification
Temps de saignement
Thromboélastogramme
3) Groupes sanguins
Cross-matching.
Détermination des groupes A1 et A2.
Détermination simple des groupes sanguins OAB.
Etude du facteur Rh comportant les sous-groupes : D C E.
d c e.
Recherche des anticorps anti-O.
Test de Coombs direct.
Test de Coombs indirect.
4) Hématologie
Adénogramme
Cellule L E
Erythrocytes à ponctuation basophile (numération)
Etude de la série des globules blancs
Etude de la série des globules rouges
Formule leucocytaire
Globules blancs (numération)
Globules rouges (numération)
Hémoglobine dosage
Leucocytes basophiles (numération)
Leucocytes éosinophiles (numération)
Mensuration globulaire
Myélogramme
Plaquettes (numération)
Résistance globulaire
Réticulocytes (numération)
Splénogramme
Vitesse de sédimentation.
II. URINES
Acides aminés urinaires Identification par chromatographie
Acides aminés urinaires totaux
Acide ascorbique, test de saturation, (Test de Harris et Ray)
Acide ascorbique, Vitamine C (dosage)
Acide urique
Albumine de Bence Jones
Amylasurie
Analyse standard
Acétone
Albumine
Densité
glucose qualitatif et quantitatif
Pigments biliaires
Réaction
Sédiment
Urobiline
Urobilinogène
Calcium urinaire
Chlorures
Corps biréfringents
Créatine
Créatinine
Cuivre
Culot urinaire ou sédiment
Dosage des porphyrines urinaires
Electrophorèse des protéines urinaires
Hématies minute dans l’urine (Hamburger)
Lactose
Leucine et Thyrosine
Mélanine dans l’urine
pH urinaire
Pigments biliaires
Potassium urinaire
Réaction de Sulkowitch
Sels biliaires
Sodium
III. EPREUVES FONCTIONNELLES
B. S. P. (épreuve à la bromosulfonephtaléine)
Clearance de l’urée (coefficient de Van Slyke)
Constante d’Ambard
Epreuve de Volhard (dilution et concentration urinaires provoquées)
Galactosurie provoquée
Hyperglycémie provoquée
Hypoglycémie provoquée
Iode radioactif dans l’exploration thyroidienne courbé de fixation I 131
Métabolisme de base
P. S. P. (épreuve de phénolsulfonephtaléine)
Rouge Congo
Test de Thorn à l’ACTH
IV. LIQUIDES BIOLOGIQUES
1) Liquide céphalo-rachidien
benjoin colloïdal
chlorures
électrophorèse des protéines
glucose
mastix
Nonne
numération cytologique
Pandy
potassium
protéines (albumine)
sodium
2) Etude du chimisme gastrique
acidité libre
acidité totale
acide lactique
pouvoir peptique
lipase
recherche du sang
3) Etude de la fonction biliaire
amylase
calculins
cholestérol
lamblia
lipase
trypsine
4) Ascite
albumine
Cytologie (à l’exclusion des cellules tumorales)
Rivalta
V. BACTERIOLOGIE
Coloration de Gram
Gram ordinaire
Recherche du Méningocoque dans le l.c.r.
Coloration de Ziehl
examen direct
examen après homogénéisation
recherche du B. K. dans le l.c.r.
Coloration métachromatique.
Coloration vitale
Coproculture
identification d’un germe banal.
identification des bacilles typhiques et paratyphiques.
identification d’autres Salmonelles.
identification d’un coli-pathogène.
Culture du bacille de Koch
milieu solide
milieu liquide
Culture ordinaire.
Culture sur milieu de Sabouraud.
Diagnostic d’un germe par la méthode des anticorps fluorescents
exemples : colipathogène
coqueluche
streptocoque A.
Examen direct sans coloration.
Hémoculture avec trois repiquages.
Inoculation
souris
cobayes
lapins
Latex
Prélèvement et recherche des trichophyties à l’examen direct.
Protéine C réactive
Recherche de la toxine botulinique et typisation.
Recherche des spirochètes pâles à l’ultramicroscope.
Recherche du bacille diphtérique
Gram
coloration métachromatique
milieu de Loeffler
milieu au Tellurite de potassium
Recherche du B. K. par une méthode de fluorescence.
Séro-diagnostics, type Widal
maladie typhique et paratyphique
Brucellose
Tularémie
Pseudo-Pasteurellose
Test de sensibilisation aux divers antibiotiques et sulfamidés
Test de sensibilité aux divers tuberculostatiques.
Titrage des antistreptolysines
Typisation par la méthodes des phages
Salmonelloses
Coli pathogène
Staphylocoque
Autres germes
VI. VIROLOGIE
Diagnostic de la rage
a) recherche des corpuscules de Negri
b) Inoculation à l’animal
Diagnostic de la variole
a) examens directs : (en microscopie ordinaire)
b) examen direct : (en microscopie électronique)
c) cultures (sur cellules et sur oeuf embryonné)
Isolement d’un virus
a) sur culture cellulaire
b) sur oeuf embryonné
c) par inoculation aux divers animaux de laboratoire
Réactions de déviation du complément pour le diagnostic de certaines maladies virologiques
a) Fièvre Q.
b) Grippe A, B, C, S.
c) Maladie de Nicolas et Favre
d) Oreillons
e) Poliomyélite
f) Psittachose Ornithose
g) Rougeole
h) Toxoplasmose
i) etc.
Recherche des anticorps neutralisant chez les vaccinés
a) Poliomyélite
b) Rougeole
c) Vaccine
VII. HORMONOLOGIE
Aldostérone
Catécholamines urinaires
Déhydro-iso-androstérone
Diagnostic de la grossesse
a) méthode de la lapine
b) méthode du crapaud
c) méthode sérologique
17-Hydroxy-11-oxystéroïdes
17-cétostéroïdes urinaires
Dosage des gonadotrophines
Oestrogènes urinaires
Prégnandiol urinaire
Sérotonine ou ses métabolites
VIII. VENEREOLOGIE
Diagnostic du chancre mou
a) Examen direct
b) Identification sur culture.
Gonoréaction.
Réaction de déviation du complément pour le diagnostic de la maladie de Nicolas et Favre.
Réactions pour le dépistage de la syphilis
a) Réaction à l’antigène de Reiter
b) Réaction de déviation du complément avec antigène à la Cardiolipine
c) Réaction de floculation à la Cardiolipine.
(Ces trois réactions sont obligatoirement effectuées ensemble ; chaque réaction positive est titrée
quantitativement.)
Recherche du tréponème pâle
a) à l’Ultramicroscope
b) sur coloration.
Technique par l’immuno-fluorescence..
Test de Nelson.
IX. HISTOLOGIE
Diagnostic extemporané ;
Méthode classique
Petits prélèvements type curettage
Pièce opératoire comportant un minimum de 5 blocs.
ex. : utérus
col 2 prélèvements
corps 1 prélèvement
ovaires 2 ×
trompes 2 ×
Recherche des cellules cancéreuses
méthode cytologique type Shorr ou Pap
méthode histologique.
X. MATIERES FECALES
Amylase
Dosage de l’azote total
Dosage des graisses
Etat de la digestion
Examen microscopique parasitologique
Lipase
Recherche de sang
Tape-Test pour recherche oxyures
Trypsine.
Règlement ministériel du 24 février 1965 déterminant les principales infirmités et maladies pouvant entraîner
la réforme ou l’ajournement ainsi que les règles concernant la constitution générale mauvaise pouvant
entraîner la réforme et la constitution physique trop faible pouvant entraîner l’ajournement.
Le Ministre de la Force Armée,
Vu l’article 31 du règlement grand-ducal du 15 janvier 1964 concernant les modalités de recensement, de
recrutement et a’incorporation des Luxembourgeois et apatrides astreints au service militaire ainsi que
les conditions de fonctionnement des conseils de revision et du conseil mixte ;
Arrête
Les principales maladies ou infirmités pouvant entraîner la réforme ou l’ajournement sont clas-
sées par catégorie d’appareils ou de systèmes dans les tableaux annexés au présent règlement, celles de la
colonne A entraînant la réforme, celles de la colonne B entraînant, suivant leur degré de curabilité ou de
développement, soit la réforme, soit l’ajournement et celles de la colonne C entraînant l’ajournement. Les
maladies et infirmités de la colonne B, marquées d’un astérisque (*) ne peuvent donner lieu à la réforme
qu’après un ajournement préalable.
Les colonnes A, B et C sont complétées dans la mesure où cela a été jugé nécessaire par des principes d’appli-
cation qui forment l’objet de la colonne D des annexes. S’il y a des principes d’application, les rubriques des
colonnes A, B et C ne peuvent être interprétées que conformément à ces principes d’application.
La terminologie employée dans les divers tableaux doit s’entendre dans le sens strict et en l’appliquant
à l’aptitude au service militaire.
L’énumération figurant aux tableaux annexés n’est pas limitative. Elle se borne aux affections
les plus fréquentes ou les plus caractéristiques susceptibles d’atteindre les jeunes gens en âge de servir et
d’avoir une répercussion sur leur aptitude au service militaire.
En général une affection peut donner lieu à la réforme
a) si elle est grave et définitivement établie ou incurable, sans espoir d’amélioration, mettant le sujet
hors d’état de servir, ou bien
b) si elle est susceptible d’être traitée avec succès ou de s’améliorer. mais que la durée du traitement,
l’incertitude de son résultat, les conséquences immédiates ou éloignées d’une intervention chirurgicale
possible ne permettent pas d’espérer que le sujet devienne apte au service militaire avant trois ans
au moins à partir du premier examen par le conseil de revision.
En général une affection peut donner lieu à l’ajournement
a) si elle se présente sous une forme aigue avec des probabilités de guérison complète, ou bien
b) si elle se présente sous une forme chronique justiciable d’un traitement qui fait présumer endéans les
trois ans à partir du premier examen par le conseil de revision un état de santé suffisant pour l’accom-
plissement du service militaire.
Les règles concernant la constitution générale mauvaise pouvant entraîner la réforme et la consti-
tution physique trop faible pouvant entraîner l’ajournement sont fixées comme suit
1) Pourront donner lieu à la réforme
a) l’état cachectique ou la détérioration profonde et définitive de la constitution résultant de maladies
graves quelconques ;
b) la faiblesse définitive de complexion se manifestant par une déficience constitutionnelle prononcée
ou encore persistante à la suite de trois ajournements pour le même motif.
Cette faiblesse de complexion se manifeste par des tares morphologiques ou des prédispositions patholo-
giques, insuffisantes à elles seules pour la réforme, mais indiquant par leur nombre et par leur signification
clinique une importante infériorité du développement corporel ou un affaiblissement de l’état constitu-
tionnel incompatible avec les exigences du service militaire.
Sont à considérer comme tares morphologiques accompagnant habituellement les insuffisances constitu-
tionnelles
déviation de la colonne vertébrale, ensellure lombaire, courbure des os longs, déviation des membres
inférieurs, membres longs et grêles, asymétrique crânio-faciale prononcée, difformité du thorax, étroitesse
du sommet du thorax, évasement de la base du thorax, poitrine en carène, omoplates en ailerons; parois adbo-
minales flasques, prédisposition herniaire ; maigreur générale, musculature peu développée ; type infantile,
type féminin.
Sont à considérer comme indices pathologiques de fâcheuses prédispositions organiques : stigmates rachi-
tiques, déformations articulaires, cicatrices d’abcès ganglionnaires, engorgement des ganglions cervicaux;
obstruction nasale ; emphysème pulmonaire, essoufflement rapide ; hypertrophie du coeur, anémie, acro-
cyanose, varices ;
c) la taille inférieure à 152 cm non susceptible d’accroissement après trois ajournements, qui géné-
ralement résulte soit d’une tare congénitale ou héréditaire soit de désordres organiques survenus
dans la première enfance et qui a pour conséquence une nutrition générale défectueuse et un défaut
absolu de la robusticité indispensable pour tout service militaire.
2) Pourront donner lieu à l’ajournement
a) l’altération passagère de la constitution physique résultant de maladies graves ou difficilement
curables ;
b) l’obésité réunissant les trois conditions suivantes
poids dépassant de 20 kg les décimales de la taille inférieure à 1,65 m, ou de 25 kg les décimales
de la taille égale ou supérieure à 1,65 m,
périmètre abdominal maximum notablement supérieur au périmètre thoracique,
essoufflement rapide à la suite de mouvements modérés ;
c) la taille de 145 à 151 cm;
d) la faiblesse de complexion non définitivement établie ;
e) l’insuffisance de robusticité relevant des données de l’examen morphologique et surtout de l’exa-
men clinique.
Dans les cas restés douteux après les examens prévus sub e) du présent article on pourra recourir au ta-
bleau de corrélation suivant, indiquant les chiffres minima du poids et du périmètre thoracique correspon-
dant à la taille.
Pour une taille de
Minima de poids
Minima de périmètre thoracique
(en cm)
(en kg)
(en cm)
176 et plus
La taille et le périmètre thoracique ou abdominal s’expriment en centimètres, le poids en kilogrammes.
Les fractions de cm et de kg sont négligées. Les mensurations sont effectuées de la façon suivante
Pour mesurer la taille, le sujet est adossé à la toise, l’équerre de cette dernière touchant horizontalement le
sommet du crâne.
Le corps du sujet sera droit, le regard horizontal, le menton non relevé, le cou tendu, les épaules effacées,
les bras pendant naturellement, les genoux tendus, les talons joints appliqués contre la toise, les pieds nus
en équerre. Dans cette position la cambrure dorsale exagérée sera redressée par pression légère sur le ventre.
Pour mesurer le périmètre thoracique, le ruban métrique touchant le corps sans être tendu est placé de
façon qu’il se trouve sous l’angle inférieur des omoplates et immédiatement sous le mamelon du sujet debout
ayant la poitrine redressée et comptant à voix haute. L’indication du ruban sera relevée dans le court inter-
valle séparant l’expiration normale et l’inspiration.
Le périmètre abdominal est mesuré dans l’intervalle des mouvements respiratoires, le ruban métrique
passant au niveau du creux lombaire et de l’ombilic.
Pour mesurer le poids, l’inscrit sera porteur du caleçon seulement.
L’arrêté ministériel du 28 octobre 1955 déterminant les principales infirmités et maladies pouvant
entraîner la réforme, l’ajournement ou l’affectation au service non-armé ainsi que les règles concernant la
constitution générale mauvaise pouvant entraîner la réforme, la constitution physique trop faible pouvant
entraîner l’ajournement et les infirmités relatives pouvant entraîner l’affectation au service non-armé est
abrogé.
Le présent règlement et ses annexes seront publiés au Mémorial.
Luxembourg, le 24 février 1965
Le Ministre de la Force Armée,
Marcel Fischbach
ANNEXES
Tableaux
des principales maladies et infirmités pouvant entraîner la réforme ou l’ajournement
B
C
D
Maladies et infirmités
pouvant entraîner
Maladies et infirmités
Maladies et infirmités pouvant
suivant leur gravité
pouvant entraîner
entraîner la réforme
ou leur degré de
Principes d’application
curabilité soit la réforme
l’ajournement
soit l’ajournement
I. Affections du crâne, de la face et du cou
1. Difformités, cicatrices,
taches hi-
ad 1. Pour motiver la réforme
deuses, tumeurs ; lésions du crâne ou
a. la défiguration doit être une cause
de la face défigurant considérable-
évidente de répulsion ou de ridicule,
ment le sujet.
ou bien
b. ces maladies ou infirmités doivent em
pêcher le port d’effets militaires.
2. Alopécie grave incurable ; calvitie
Alopécie temporaire.
complète.
3. Ossification incomplète du crâne ou
perte considérable de substance os-
seuse du crâne ; bec de lièvre inté-
ressant le massif osseux et défigu-
rant considérablement le sujet.
4. Goitre prononcé ou volumineux don-
Goitre avec troubles fonc-
nant lieu à des troubles fonctionnels
tionnels dont il est à pré-
graves de la respiration, de la cir-
voir qu’une intervention
culation, de la déglutition ou de la
chirurgicale amènera la
phonation.
guérison.
5.
Adénites cervicales cura-
bles
B
C
D
II. Affections du système nerveux
1. Maladies chroniques et lésions orga-
Affections
aiguës
et
ad II. Dans les cas douteux il est recommandé
niques du système nerveux central
subaiguës du système
de demander un rapport circonstancié
et de ses enveloppes.
nerveux et leurs séquel-
par un neuropsychiatre et éventuelle-
2. Affections
chroniques
des
nerfs
les
ment le résultat d’un électro-encéphalo-
périphériques provoquantdes troubles
gramme respectivement de tests psy-
de la sensibilité ou de la motilité in-
chiatriques.
compatibles avec le service militaire.
L’inaptitude au service sera générale-
3. Epilepsie symptomatique et essen-
ment admise chez les suiets ayant été
tielle.
internés dans un établissement d’aliénés.
4.
Tremblement habituel
5. Chorée chronique
ad 5. Par chorée chronique il faut entendre
toutes les affections nerveuses carac-
térisées par des mouvements involon-
taires, désordonnés, rapides de grande
amplitude et de fréquence irrégulière.
Pour iustifier la réforme il faut que la
chorée soit ancienne et non susceptible
de guérison.
6. Syndrome somnambulique
ad 6. Le syndrome somnambulique comprend
toutes les manifestations d’automatisme
ambulatoire survenant au cours du
sommeil et caractérisées par l’incon-
science et l’amnésie.
7. Affections
musculaires
dégénéra-
tives, myopathie, myotonie, myas-
thénie, paralysie périodique, etc.
8. Stigmates importants de syphilis
tertiaire ou héréditaire.
B
C
D
9.
Séquelles graves, fonc-
tionnelles
ou
anato-
miques, de traumatis-
mes crânio-cérébraux,
vertébro-spinaux ou des
nerfs périphériques, in-
compatibles avec le ser-
vice militaire.
10.
Dystonie neuro-végéta-
tive grave.
11. Débilité mentale, Idiotie, Imbécillité.
12. Démences, Psychopathies. Psychoses
ad 12. Par psychopathies on doit
entendre
tous les états systématisés s’accom-
pagnant de crises de déséquilibre mental,
de psychasthénie, de cyclothymie, d’ob-
sessions, d’émotivité pathologique et de
réactions anxieuses, de perversion ins-
tinctive etc., Toutetois pour justifier la
réforme des états mentaux
constitu-
tionnels et dégénératits doivent s’être
manifestés antérieurement par des ré-
actions importantes de déséquilibre in-
tellectuel, émotif ou moral, fugues, in-
discipline persistante, accès d’anxiété
ou d’impulsivité profonde, amoralité
foncière, délinquance précoce et répétée.
Par psychoses il faut entendre les états
psychiatriques accompagnés de la perte
du sens du réel, tels que psychoses
maniaco-dépressives, psychoses schizo-
phréniques, confusions mentales, délires
systématisés ou non.
13.
Etats névrotiques. In-
ad 13. Par états névrotiques il faut entendre les
fantilisme caractériel.
états de conflit intérieur, susceptibles
d’entraîner dans le milieu militaire des
réactions d’angoisse se traduisant par des
fugues, des dépressions graves, etc.
Dans ces états névrotiques, pour tran-
B
C
D
cher dans le sens de la réforme ou de
l’ajournement, il convient de tenir
compte de la gravité de l’état du patient
et de l’importance de son terrain
constitutionnel.
Dans l’infantilisme caractériel il faut
ranger les sujets qui, malgré un niveau
intellectuel suffisant et sans présenter
de manifestations psychopathiques, pré-
sentent une déficience de leur évolu-
tion
affective
et émotionnelle, les
rendant inadaptables aux
conditions
inhérentes à la vie militaire.
III. Affections des organes de la vision
1. Perte anatomique d’un oeil ou perte
ad III. Dans tous les cas douteux il est re-
définitive de l’usage d’un oeil par
commandé de demander un examen par
lésion organique.
un médecin-spécialiste.
2. Amblyopie avec acuité visuelle égale
ou inférieure à 1/10 si l’autre oeil
n’atteint pas la moitié de l’acuité
normale avec correction.
3. Réduction de la faculté visuelle bino-
ad 3-5. Chez les anisométropes, l’acuité vi-
culaire, au delà de la moitié de
suelle doit être mesurée avec les verres
l’acuité normale après correction.
pratiquement supportés qui donnent la
meilleure acuité visuelle.
4. Myopie dépassant 8 dioptries mé-
ad 4. Sont aptes au service, les hommes at-
triques aux deux yeux. Astigma-
teints de myopie ne dépassant pas 8
tisme myopique composé dont le
dioptries après paralysie de l’accommo-
méridien le plus amétrope dépasse 8
dation à chacun des deux yeux à con-
dioptries aux deux yeux.
dition que l’acuité visuelle puisse être
ramenée aux limites prévues par les
rubriques ci-contre.
B
C
D
5. Toutes les variétés d’astigmatisme
ad 4+5. Donne lieu à la réforme l’astigmatisme
dont la correction par des verres ap-
myopique ou
hypermétropique pré-
propriés, ne ramène pas l’acuité visu-
sentant une différence de plus de 5 dio-
elle aux limites indiquées sub 3.
ptries entre les deux méridiens à chacun
des deux yeux.
6. Difformités graves ou
affections
ad 6. Entrent notamment dans cette
ru-
chroniques incurables de l’oeil, des
brique : l’hétérophorie verticale et l’hé-
paupières, des voies lacrymales, du
térotropie verticale dépassant 1 dio-
système moteur de l’oeil, de l’orbite,
ptrie de prisme ; le nystagmus rendant
incompatibles avec tout service mili-
la fixation impossible ; le décollement de
taire.
la rétine, opéré ou non.
N’entrent pas dans cette rubrique : les
affections non évolutives ou refroidies,
les syndromes post-traumatiques et
post-opératoires crâniens et oculaires
fixés, l’hétérotropie et l’hétérophorie
autre que verticale ; strabisme non
paralytique. La blépharite ciliaire n’est
une cause de réforme que si elle s’ac-
compagne d’épaississement avec ulcé-
rations du bord libre des paupières et
avec perte définitive des cils.
7.
Maladies ou lésions post-
ad 7. Dans la rubrique A6 sont envisagées les
traumatiques
curables
affections
chroniques
incurables
de
provoquant un trouble
l’œil ou des annexes de cet organe, in-
notable dans le fonct
compatibles avec le service militaire.
tionnement de l’appa-
En B 7 sont, au contraire, rangées les
reil visuel ou réduisant
affections curables en général, ou tout
l’acuité visuelle aux li-
au moins susceptibles d’amendement,
mites indiquées sub 3.
mais qui toutefois réclament un traite-
ment de plusieurs mois pour amener la
guérison. Il y a lieu de remarquer que
certaines de ces affections, bien que
curables et trouvant de ce chef, leur
place dans la colonne B, seront fréquem-
ment, dans la pratique, incompatibles
avec le service. C’est le cas, par exemple,
de certaines conjonctivites, kératites,
B
C
D
iritis,
paralysies musculaires, chorio-
rétinites, etc.
Le pronostic de ces affections se dé-
duit bien moins des
indications de
l’acuité visuelle que des tares
orga-
niques qu’elles révèlent. Même guéries
sur la foi du simple critère d’acuité vi-
suelle, il faut tenir compte de la possi-
bilité des récidives ou
aggravations
dans les conditions du service, et, dans
ce cas, prononcer la réforme.
Dans les
conditions habituelles de
l’examen médical, les taies cornéennes
peuvent permettre
une bonne acuité
visuelle, alors que le porteur s’orientera
difficilement en campagne. A noter la
vulnérabilité plus grande qui en résulte,
dans certains cas, vis-à-vis des intem-
péries.
8. Héméralopie essentielle, associée ou
ad 8. Une décision ne peut être prise en ces cas
non à des modifications du champ
qu’après examen adaptométrique dans
visuel avec élévation notable du
un centre spécialisé.
seuil lumineux brut ou déformation
importante de la courbe d’adaption.
IV. Affections des organes de l’audition
1. Surdi-mutité.
ad IV. Dans les cas douteux il est recommandé
2. Surdité complète et incurable bila-
de demander un examen de la part d’un
térale.
otorinolaryngologiste.
3. Réduction de la faculté auditive dé-
ad 3. L’examen par la voix chuchotée émise
pendant soit d’une malformation de
après expiration
est
pratiqué
pour
l’oreille externe,
soit
d’affections
chacune des deux oreilles séparément,
chroniques à évolution progressive de
l’oreille non examinée étant neutralisée
l’oreille interne, de l’oreille moy-
par obturation du conduit. Dans les cas
enne ou de l’oreille externe et ne
douteux l’examen doit être complété
permettant pas d’entendre à la meil-
par un audiogramme.
leure oreille la voix chuchotée à
20 cm.
B
C
D
4. *)
*) Réduction de la faculté
ad 4.*) Entrent dans cette rubrique les ré-
auditive dépendant de
ductions de la faculté auditive suscep-
lésions curables et ne
tibles d’amélioration, par exemple celles
permettant pas d’en-
qui résultent de catarrhes tubaires
tendre
à la meilleure
chroniques, la surdité nerveuse etc.
oreille la voix chuchotée
Ces affections donnent lieu à ajourne-
à 20 cm.
ment.
Dans d’autres cas on devra tenir compte
non seulement du degré de diminution de
l’acuité auditive, mais aussi de la gravité
ou de la nature même de l’affection qui a
provoqué ces désordres.
5. Troubles graves et définitifs de
l’équilibre d’origine labyrinthique.
6. *)
*) Troubles de l’équilibre
ad 6.*) Les troubles de l’équilibre labyrin-
d’origine labyrinthique.
tique d’origine fonctionnelle ou neuro-
végétative et les troubles d’origine post-
commotionnelle avec modification des
épreuves vestibulaires sans autre symp-
tôme entrent dans cette rubrique.
7. Otite moyenne purulente chronique
ad 7. L’otite
chronique avec ostéite, avec
nettement caractérisée et incurable.
perforation importante et en état de
suppuration fétide, l’évidement petro-
mastoïdien en état
de
suppuration,
l’otite moyenne d’origine tuberculeuse
sont à classer dans cette rubrique.
8. *)
*) Otite
moyenne catar-
ad 8.*) Toutes les formes d’otite purulente
rhale ou purulente aiguë
dont le caractère incurable et chronique
ou subaigué et otite ex-
n’est pas nettement établi, entrent dans
terne chronique bien ca-
cette rubrique. Le diagnostic doit se
ractérisée.
baser sur les lésions existant au moment
de l’examen : la question de l’acuité
auditive n’est pas en cause ici.
Il importe d’éliminer tout cas susceptible
de se réveiller ou de s’aggraver au cours
du service.
B
C
D
V. Affections des organes de la parole
1. Bégaiement très prononcé
ad V. Ces cas peuvent nécessiter également un
examen neuro-psychiatrique.
2.
Vices marqués de la pa-
role. Affections ou lé-
sions des organes de la
phonation
entraînant
des troubles fonction-
nels sérieux.
VI. Affections des organes respiratoires
1. Ozène bien caractérisé. Affections
ad 1. La rhinite atrophique n’entre pas dans
ulcéreuses graves des fosses nasales.
cette rubrique. Sont considérées comme
affections ulcéreuses : la grande perfo-
ration de la cloison avec atrophie con-
sidérable de la muqueuse, le lupus, etc.
2. *)
*) Affections chroniques ul-
céreuses des cavités na-
sales, sinusites purulen-
tes chroniques.
3.
Rhino-sinusites
puru-
lentes susceptibles d’une
amélioration par traite-
ment ou opération.
4.
Difformités, tumeurs ou
ad 4. Seules les affections incurables peuvent
affections chroniques du
entraîner la réforme.
nez ou du nasopharynx,
gênant sérieusement la
respiration nasale.
5. *)
*) Asthme bronchique bien
caractérisé.
B
C
D
6. Bronchiectasies
ad 6. Hormis les cas évidents, la réforme ne
peut être prononcée qu’après broncho-
graphie.
7. Emphysème pulmonaire grave.
ad 7. Dans les cas très rares où le diagnostic
d’emphysème grave pourrait être posé
chez un homme jeune, l’examen métho-
dique de la fonction respiratoire est
indispensable.
8. Tumeurs pulmonaires et médiasti-
nales. Exérèse pulmonaire.
9. *)
*) Affections chroniques
ad 9.*) Les séquelles peu importantes d’une
non tuberculeuses
des
pleurésie dont le début remonte à plus
bronches, des poumons
de 3 ans sont compatibles avec le service
ou des plèvres. Séquel-
pour autant que la fonction respiratoire
les importantes d’affec-
soit suffisante.
tions aiguës de ces or-
ganes.
10. *)
*) Affections d’organes non
respiratoires entraînant
soit une infection de
l’appareil respiratoire,
soit une perte impor-
tante de la fonction res-
piratoire.
Remarque : Pour la tuberculose voir tableau
XIII.
VII. Affections des organes de la circulation
1. Anévrisme artériel ou artério-vei-
ad 1. Il faut que le diagnostic soit bien établi.
neux.
Ne peuvent être assimilés aux anévris-
mes les angiomes et les tumeurs vascu-
larisées.
2. Affections congénitales du coeur ou
ad 2. Les opérés de cardiopathie ou d’affec-
des gros vaisseaux
tions des gros vaisseaux, notamment de
l’aorte ou de l’artère pulmonaire, se-
ront réformés. La dextrocardie isolée
B
C
D
s’accompagnant presque toujours d’au-
tres malformations congénitales asso-
ciées de types graves donne lieu à la
réforme, tandis
que la
dextrocardie
avec situs inversus total constitue une
simple hétérotaxie totale et ne donne
pas lieu à la réforme.
3.
Affections
organiques
ad 3. N’entrent pas dans cette rubrique : les
caractérisées du cœur ou
troubles légers du rythme cardiaque et
des vaisseaux. Troubles
en général toutes les névroses cardiaques
fonctionnels bien carac-
légères compatibles avec le service
térisés et importants di
militaire.
cœur.
En dehors des affections du péricarde,
du myocarde et de l’endocarde, il faut
ranger dans cette rubrique notamment
la tachycardie paroxystique, la tachy-
cardie et l’hypotension orthostatique
graves, l’asthénie neuro-circulatoire grave
et les troubles sévères du rythme.
Une atteinte recente d’une maladie de
BOUILLAUD (RAA) impose un ajour-
nement même en l’absence de toute sé-
quelle cardiaque jusqu’au moment ou le
sujet sera au moins 2 ans exempt de
récidive. Avant toute réforme un ajour-
nement préalable s’impose en vue d’un
examen
approfondi (épreuves biolo-
giques et bilan du cœur).
4.
Hypertension essentielle.
ad 4. Il faut que les chiffres mesurés au bras
et éventuellement confirmés par un ex-
amen oscillographique dépassent 160
mm Hg pour la maxima et 90 mm de Hg
pour la minima et qu’ils persistent après
une demi-heure de repos en position
couchée.
B
C
D
5. Varices volumineuses et multiples
ad 5+6. Entraînent la réforme : les varices
traduisant une insuffisance grave du
volumineuses et multiples
atteignant
système veineux.
les 2 membres inférieurs et celles s’ac-
compagnant d’hémorrcïdes, de varico-
cèle ou d’autres manifestations d’insuffi-
6.
Varices des membres in-
sance veineuse.
férieurs.
Entraînent l’ajournement, les cas de va-
rices des membres inférieurs dont la
réponse à l’épreuve de TRENDELEN-
BU RG se révèle manifestement positive,
par insuffisance valvulaire au niveau de
la crosse de la saphène interne ou des
communicantes. Sont aptes au service
les cas de varices dont la réponse à
l’épreuve de Trendelenburg est néga-
tive ainsi que les varices isolées de la
jambe ou de la saphène interne.
7.
Varicocèle de nature
à ad 7. Beaucoup de sujets ignorent l’existence
provoquer une gêne in-
de cette infirmité et n’en souffrent guère
compatible avec le ser-
malgré l’exercice d’un métier fatigant.
vice militaire.
Ce n’est qu’exceptionnellement, quand
elle entraîne une gêne très prononcée
pour la marche, que cette infirmité
pourra motiver l’ajournement.
8.
Hémorroïdes
volumi-
neuses et multiples.
VIII. Affections des organes digestifs
1.
Affections congénitales,
ad 1. Il ne s’agit ici que d’états patholo-
lésions chroniques ou
giques altérant
l’un des
maxillaires
séquelles de traumatis-
d’une manière grave et entraînant des
me d’une mâchoire sus-
inconvénients durables et sérieux au
ceptibles de gêner sé-
point de vue de l’alimentation habitu-
rieusement la mastica-
elle du soldat. Dans les mêmes conditions
tion.
les difformités ou raideurs de l’articu-
lation de la mâchoire inférieure entrent
également dans cette rubrique.
B
C
D
2. Défaut ou perte d’une partie de la
voûte palatine entraînant des trou-
bles fonctionnels importants.
ad 2, 3 et 4. Dans les cas douteux un examen
3. Affections ou lésions incurables oc-
par un médecin-spécialiste s’impose.
casionnant une difficulté perma-
nente de la déglutition.
4.
Fistules salivaires.
5. Gastrectomie ou gastroentérostomie.
Cholécystectomie avec séquelles ré-
siduelles. Colectomie.
6. *)
Ulcère gastro-duodénal.
ad 6. *)Le diagnostic d’ulcère gastroduodénal
doit être nettement établi et confirmé
radiologiquement.
7.
Affections
aiguës
ou
ad 7. Pour donner lieu à la réforme les affec-
chroniques des organes
tions chroniques des voies digestives
digestifs ou de leurs an-
doivent être nettement incompatibles
nexes, du péritoine ou
avec le service militaire.
des
organes contenus
En cas d’antécédents hépatiques l’ap-
dans la cavité périto-
titude au service sera prononcée si les
néale.
épreuves fonctionnelles sont normales.
8. Anus artificiel
9.
Eventration
ou hernie
ad 9. L’éventration et la hernie faciles à opé-
volumineuse suivant
rer ou à contenir par un bandage appro-
l’opérabilité.
prié ne peuvent entraîner la réforme.
10. Rétrécissement considérable du rec-
tum ou de l’anus. Prolapsus étendu
du rectum. Incontinence des ma-
tières fécales.
11.
Fistule anale non tuber-
culeuse.
IX. Affections des organes urinaires
1. Absence ou ablation d’un rein.
B
C
D
2.
Affections chroniques
ad 2. Nombre d’affections chroniques et graves
des organes urinaires, y
intéressant l’appareil urinaire sont gué-
compris l’urètre,
rissables ou tout au moins susceptibles
d’amélioration. Dans les cas douteux un
examen par un urologue s’impose. L’al-
buminurie permanente entre dans cette
rubrique.
3.
Enurésie habituelle et
ad 3. L’énurésie occasionnelle ou non confir-
permanente dûment con
mée entraîne une décision d’aptitude au
firmée.
service. En cas de confirmation de
l’énurésie au cours du service, le cas est
à réexaminer.
X. Affections des organes génitaux
1. Absence du membre viril.
2. Perte, absence ou atrophie des deux
Rétention permanente et ad 2. La perte d’un seul testicule n’exempte
testicules.
douloureuse au palper
pas du service.
d’un ou de deux testicules
à l’orifice externe ou dans
le canal inguinal.
3. Epispadias, hypospadias situés au
milieu ou à la racine du pénis.
4. Hermaphrodisme.
5.
Affections ou lésions
ad 5. Les inconvénients doivent être habituels
chroniques du testicule,
et pouvoir être appréciés au cours de
du cordon spermatique
l’examen.
ou du serotum dévelop-
pées au point de causer
une gêne incompatible
avec le service.
B
C
D
6.
Affections chroniques de
ad 6. Les affections chroniques de la prostate
la prostate.
écarteront les sujets du service, lors-
qu’elles s’accompagnent de douleurs ou
d’autres symptômes habituels, notam-
ment de rétention urinaire, de nature à
diminuer sérieusement l’aptitude au
service. Dans les cas douteux un examen
par un urologue s’impose.
XI. Affections du squelette et des organes locomoteurs
1. Soudure incomplète des os du crâne
ad 1. Le spina bifida occulta, sans troubles
ou de la colonne vertébrale.
concomitants, est une anomalie fré-
quente de la 5e lombaire et presque
banale au sacrum. Cette anomalie se
concilie parfaitement avec le service.
Par contre si elle s’étend à l’ensemble du
sacrum ou si elle s’accompagne de trou-
bles sérieux elle entre dans cette ru-
brique.
2. Affections et lésions graves et in-
ad 2. Dans les cas douteux un examen par un
curables des os et des articulations.
médecin-spécialiste s’impose.
3.*)
*) Affections des os ou des
ad 3.*) La hernie du disque intervertébral
articulations en voie
entre dans cette rubrique.
d’évolution.
4. Perte anatomique ou fonctionnelle
irrémédiable d’une jambe, d’un bras,
d’une main ou d’un pied.
5. Absence ou perte totale anatomique
ad 5. Les infirmités symétriques rencontrées
ou fonctionnelle définitive d’un pouce,
à la main gauche chez le gaucher entrent
Absence ou perte totale de l’index
dans cette rubrique. Il sera nécessaire
droit si les autres doigts n’ont plus
que la gaucherie soit dûment établie par
leur fonctionnement
normal. Ab-
des constatations médicales incontes-
sence ou perte d’une ou de deux
tables complétées par une enquête sé-
phalanges de l’index droit avec anky-
rieuse, ou par la notoriété publique.
lose des articulations conservées, si
A la main gauche chez un droitier, les
les autres doigts n’ont plus leur fonc-
pertes anatomiques ou fonctionnelles
tionnement normal.
irrémédiables de doigts n’entraînent la
B
C
D
Perte totale de deux des trois der-
réforme que s’il y a suppression de la
niers doigts de la main droite.
préhension pollicidigitale.
Absence ou perte d’une phalange de
l’index et de deux phalanges du
médius, ou de deux phalanges de
l’index et d’une phalange du médius
de la main droite.
6. Absence ou perte anatomique totale
ad 6. Ces infirmités ne peuvent entraîner la
d’un gros orteil ou des quatre der-
réforme que lorsqu’elles entraînent une
niers orteils d’un pied avec défi-
perte fonctionnelle empêchant la marche
cience fonctionnelle
marquée de
normale.
l’usage du pied.
7. Pieds plats bien caractérisés et fixés.
ad 7. Les principaux
caractères des pieds
Déformation et lésions des pieds
plats sont
empêchant la marche normale ou
a) aplatissement bien marqué de la face
nécessitant le port de chaussures
plantaire.
orthopédiques.
b) saillie anormale de l’astragale et du
scaphoïde au-dessous de la malléole
interne.
c) dépression profonde en avant de la
malléole externe.
d) projection de l’axe de la jambe en
dedans de l’axe du pied.
Le simple affaissement plus ou moins
prononcé de la voûte plantaire ou les
déformations ou lésions des pieds sus-
ceptibles d’être corrigées par le port de
semelles orthopédiques ne peuvent en-
traîner la réforme. Doivent normale-
ment entraîner la désignation pour le
service : l’orteil en marteau, la super-
position des orteils ne présentant pas de
symptômes d’irritation
chronique, le
hallux rigidus et le hallux valgus, à
condition de permettre la marche nor-
male.
B
C
D
8. Claudication fortement marquée et
ad 8. La coxa vara, la coxa plana et les
irrémédiable.
raccourcissements
du
membre infé-
rieur dépassant 3 cm entrent dans cette
rubrique.
9. Atrophie bien caractérisée et défi-
nitive de la totalité d’un membre.
10.
Atrophie d’un groupe
ad 10. L’atrophie légère d’un groupe de mus-
musculaire entraînant
des, pourvu qu’elle ne soit pas progres-
une notable diminution
sive et qu’elle ne gêne pratiquement
de la valeur fonction-
pas la fonction normale ou prolongée,
nelle d’un membre.
doit entraîner la désignation pour le
service.
11. Courbure prononcée des os longs ou
lésions rachitiques susceptibles de
gêner notablement les mouvements.
12. Lésions musculaires ou
tendineuses
ad 12. Pour pouvoir entrer dans cette ru-
incurables susceptibles de gêner sé-
brique les lésions musculaires ou ten-
rieusement le maniement des armes
dineuses doivent être irrémédiables et
ou la marche.
apporter un obstacle définitif à l’exécu-
tion des mouvements, telles les hernies
musculaires, les ruptures ou sections de
muscles ou de tendons, les adhérences
ou rétractions musculaires ou tendi-
neuses, les affections des gaines tendi-
neuses ; ces dernières,
quand
elles
sont de nature
franchement tubercu-
leuse, entraînent
toujours la réforme.
13.
Difformités, tumeurs, lé-
ad 13. Cette rubrique ne visant pas les lésions
sions ou affections chro-
en elles-mêmes mais les troubles fonc-
niques des os ou des ar-
tionnels qu’elles produisent, il faut que
ticulations
entraînant
les inconvénients au point de vue des
des troubles fonctionnels
mouvements des membres ou de la
qui réduisent sérieuse-
gêne du port de l’équipement soient
ment les mouvements,
bien établis. C’est dans ce sens bien
soit des membres soit de
précis qu’il faut envisager les diverses
la colonne vertébrale, ou
déformations, tumeurs. lésions ou af-
B
C
D
empêchent le port d’une
fections chroniques des os ou des arti-
partie essentielle de
culations.
l’équipement.
Entrent dans cette rubrique, pourvu
qu’elles répondent aux conditions énu-
mérées et qu’elles déterminent
des
troubles fonctionnels graves et perma-
nents : l’hydarthrose très ancienne s’ac-
compagnant d’atrophie musculaire et
de relâchement des ligaments, l’arthrite
chronique sèche ou déformante très
prononcée et gênant
notablement les
mouvements des articulations entre-
prises ; les déformations, raideurs ou
relâchements articulaires, quelles qu’en
soient les causes, non susceptibles de
guérison ou d’amélioration.
N’entrent pas dans cette rubrique: les
lésions professionnelles des membres,
les déviations de la colonne vertébrale
ou du bassin, les malformations du
thorax ne déterminant pas de troubles
fonctionnels sérieux et ne s’accom-
pagnant pas d’affection osseuse ou arti-
culaire en évolution. Il y a lieu égale-
ment de distinguer la cyphose la plus
fréquente : le dos rond des adolescents
qui apparaît généralement entre 10 et
16 ans, de la cyphose rachitique et de la
cyphose du mal de Pott. Ces deux der-
nières seules quand elles sont bien
établies, donnent lieu à la réforme.
Les autres cyphoses, les scolioses et les
lordoses de degré modéré, non causées
par une affection vertébrale, sont géné-
ralement compatibles avec le service
militaire. Les scolioses dont la flèche de
l’arc maximum mesurée à la peau ne
dépasse pas 5 cm, ne donnent pas lieu
à la réforme.
B
C
D
XII. Affections
de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané
1.
Affections rebelles
et
ad 1. Seules les affections cutanées rebelles
à récidives fréquentes de
tenaces, ayant résisté aux traitements
la peau et du cuir che-
régulièrement suivis, sujettes à réci-
velu.
dives fréquentes au point d’être en réa-
lité incurables, peuvent
entraîner la
réforme.
Parmi ces affections sont compris: les
eczzmas chroniques et étendus, les
psoriasis très étendus et tenaces, l’ich-
tyose très prononcée et les hyperkéra-
toses ichtyosiformes donnant lieu à des
productions cornées saillantes, l’élé-
phantiasis sous toutes ses formes, la
teigne faveuse, les érythrodermies chro-
niques, certaines affections congénitales
ou dystrophiques lorsqu’elles sont bien
développées ; enfin des cas assez excep-
tionnels de dermatoses chroniques ré-
unissant les caractères spécifiés dans le
texte de la rubrique; leur assimilation
est permise si le pronostic de leur incu-
rabilité est bien établi.
L’acné ne peut donner lieu à la réforme
sauf dans les cas de généralisation ou de
confluence au visage et, notamment au
nez sous la forme hypertrophique, pro-
noncée au point de défigurer le sujet.
Certaines affections cutanées chroniques
ou héréditaires, ou certaines affections
dystrophiques (p. ex. maladie de Darier,
maladie de Recklinghausen, etc.) sont
compatibles avec la désignation pour
certaines fonctions, pour autant qu’elles
soient peu développées ou sans tendance
à l’aggravation.
B
C
D
2.
Maladies de la peau ou du ad 2. Doivent être assimilés aux affections
système pileux, de nature
visées dans cette rubrique et doivent
contagieuse.
motiver
l’ajournement,
les accidents
spécifiques y compris les lésions de
même nature siégeant aux muqueuses
voisines du tégument cutané. En raison
des inconvénients que peut présenter
la divulgation d’un diagnostic de sy-
philis, cette affection ne peut être
spécifiée que dans les termes généraux
de la rubrique. La gale et les dermites
d’origine parasitaire ne donnent pas
lieu à l’ajournement, à l’exception du
favus.
3.
Cicatrices
entraînant
ad 3. Peuvent être réformés les inscrits por-
une très forte gêne des
teurs de cicatrices anciennes, bien con-
mouvements ou empê-
solidées, mais compromettant grave-
chant le port d’une par-
ment le fonctionnement des organes ou
tie essentielle de l’équi-
les mouvements des membres par leur
pement, par leur éten-
adhérence ou leur étendue, soit encore
due, leur situation, leur
parce que leur situation ou leur fragilité
adhérence ou leur fra-
gêne le port d’une partie essentielle de
gilité.
l’équipement.
Ulcères invétérés ou su-
4 .
jets à récidive. Ulcères
variqueux rebelles.
5.
Transpiration
excessive ad 5. Pour justifier l’ajournement il faut que
des pieds avec érythème
les lésions cutanées consécutives à la
et excoriations, incompa-
transpiration
des pieds rendent la
tibles avec le service mili-
marche douloureuse et pénible.
taire.
B
C
D
XIII. Affections constitutionnelles, endocriniennes et métaboliques
Remarque : Pour les affections constitutionnelles non citées au présent tableau il y a lieu de se reporter à l’article 4 du présent règlement
qui fixe les règles générales concernant l’influence de ces affections sur l’aptitude au service militaire.
1. Tuberculose active,
quelque soit
l’organe arteint, qu’elle soit ouverte
ou fermée, à condition que le diag-
nostic soit bien établi ; sauf la
tuberculose cutanée.
2. *)
*) Toutes les formes de tu-
ad 2.*) Cette rubrique ne concerne pas les
berculose apparemment
petites
cicatrices du parenchyme pul-
guérie ou inactive, sauf
monaire, des ganglions péribronchiques
la tuberculose cutanée.
ou de la plèvre, pour autant que l’ex-
pertise établisse que ces lésions donnent
des garanties suffisantes de guérison.
3. *)
*) Pleurésie sérofibrineuse
ad 3.*) Les séquelles peu importantes d’une
tuberculeuse ou d’étio-
pleurésie dont le début remonte à plus
logie indéterminée.
de 3 ans sont compatibles avec le service
pour autant que la fonction respiratoire
soit suffisante.
4.
Tuberculose cutanée.
ad 4. Les tuberculoses cutanées non associées
à une atteinte tuberculeuse d’un autre
organe, peuvent être guéries dans la
majorité des cas.
5. Actinomycose et autres infections
mycotiques d’organes internes.
6. Affections constitutionnelles graves,
ad 6. Doivent notamment être considérées
notamment les anémies graves et
comme anémies graves: l’anémie de
difficilement curables, les leucémies,
Biermer, l’anémie aplastique et les ané-
la lymphadénie,
l’hémophilie, les
mies hémolitiques. La polycythémie
lymphogranulomes malins.
vraie (maladie de Vaquez) et les dia-
thèses hémorragiques graves entrent
également dans cette rubrique.
B
C
D
7. Splénectomie
8. *)
*) Affections curables du
ad 8.*) Les anémies secondaires modérées de
sang et des organes hé-
cause aisément curable ne peuvent en-
matopoiétiques, suivant
traîner ni la réforme ni l’ajournement,
leur curabilité.
9. Affections graves des glandes endo-
ad 9. Entrent dans cette rubrique : le goitre
crines et du métabolisme.
exophtalmique ou toxique et les formes
graves d’hypertyroïdie, le crétinisme et le
myxoedème, le diabète insipide, le dia-
bète sucré confirmé, l’acromégalie bier
caractérisée, les formes graves du syn-
drome de Fröhlich (syndrome adiposo
génital) la maladie d’Addison, la mala
die de Simmonds, le syndrome de Cus-
hing, l’infantilisme, le féminisme bier
caractérisé.
10.
Troubles fonctionnels
ad 10. La glycosurie persistante
entre dans
bien
caractérisés
des
cette rubrique.
glandes endocrines. Avi-
taminoses avec troubles
pathologiques
impor-
tants.