Loi du 15 mai 1902, accordant la naturalisation à M. Nicolas Becker, marchand de volailles à Merl, Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu,
Table des dispositions (12)
Texte législatif (12 Articles)
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogthums Luxemburg.
Mercredi, 23 juillet 1902.
Mittwoch, 23. Juli 1902.
Loi du 15 mai 1902, accordant la naturalisation
à M. Nicolas Becker, marchand de volailles
à Merl,
Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu,
Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
etc., etc., etc. ;
Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des
12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les
naturalisations ;
Notre Conseil d'État entendu ;
De l'assentiment de la Chambre des députés ;
Vu la décision de la Chambre des députés
du 25 avril 1902 et celle du Conseil d'Etat du
2 mai ct., portant qu'il n'y a pas lieu à second
vote ;
Avons ordonné et ordonnons
La construction d'une ligne de che-
min de fer à petite section de Luxembourg à
Echternach, partie située sur le territoire de la
commune d'Eich et modifiée entre les distances
6.359 kilom. et 6,970 kilom., d'après le plan
présenté le 27 décembre 1901 par l'administra-
tion des travaux publics, est déclarée d'utilité
publique.
En conséquence les terrains à emprendre
pour l'exécution de ces travaux le seront con-
Großh Beschluß vom 17. Juli 1902, eine Aen-
derung des Trace's der Vicinalbahn Luxem-
burg-Echternach anf dem Gebiete der Ge-
meinde Eich betreffend.
Wir
Adolph,
von Gottes Gnaden, Groß-
herzog von Luxemburg, Herzog von Nassau,
u,
u.,
u.;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 26. Juni 1897,
den Bau einer Schmalspurbahn von Luxemburg
nach Echternach betreffend;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 17. Dezember
1859 über die Enteignung wegen öffentlichen
Nutzens;
Nach Anhörung Unseres Staatsrathes;
Auf den Bericht Unseres General-Directors
der öffentlichen Arbeiten und nach Berathung der
Regierung im Conseil;
Haben beschlossen und beschließen
Der Bau des auf dem Gebiete der
Gemeinde Eich gelegenen und gemäß dem durch
die Bauverwaltung am 27. Dezember 1901, ein-
gereichten Plane zwischen Kilometer 6,359 und
Kilometer 6,970 abgeänderten Theiles der Schmal-
spurbahn Luxemburg-Echternach ist zum Gegen-
stand öffentlichen Nutzens erklärt.
Demzufolge werden die zur Ausführung dieser
Arbeiten erforderlichen Grundstücke gemäß dem
Datum der Annahme.
(Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.)
Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Emil
Nikolaus
Nilles-Kauffman
verliehene Natu-
ralisation ist von diesem am 8. Juli 1902 ange-
nommen worden, wie dies aus einem am selben
Tage vom Hrn. Bürgeimeister
der Gemeinde
Weiler-zum-Thurm aufgenommenen Protokolle,
von welchem ein Auszug bei der
Justizabthei-
lung hinterlegt ist, hervorgeht.
Luxemburg, den 16. Juli 1902.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
formément à la loi du 17 décembre 1859 sur
l'expropriation pour cause d'utilité publique.
Les subsides suivants sont accordés
pour l'année courante en faveur de l'enseigne-
ment primaire supérieur, savoir
1° à la commune de Larochette
. fr: 1000
2° à la ville de Luxembourg
»
3° à la ville de Remich . . . .
» 1500
4° à la ville de Vianden . . . .
» 1000
5° à la ville de Wiltz
» 2000
6° à la commune d'Esch-sur-l'Alz.
» 1000
7° à la commune de Petange .
» 1000
8° à la commune de Dudelange
» 1000
9e à la commune de Differdange
(section chef-lieu)
» 1000
10° à la commune de Differdange
(section de Niedercorn)
»
11° à la ville de Grevenmacher .
» 1500
12° à la commune d'Eich (section
de Muhlenbach)
»
Gesetze vom 17. Dezember 1859 über die Ent-
eignung wegen öffentlichen Nutzens erworben.
Zu Gunsten des höheren Primär-
unterrichtes
werden für's
laufende
Schuljahr
nachstehende Subsidien bewilligt.
1° der Gemeinde Fels
Fr. 1000
2° der Stadt Luxemburg . . .
„
3° der Stadt Remich
„
4° der Stadt Vianden . . . .
„
5° der Stadt Wiltz
„
6° der Gemeinde Esch a. d. Alz.
„
7° der Gemeinde Petingen. . .
„
8° der Gemeinde Düdelingen . .
„
9° der Gemeinde Differdingen
(Haupsektion)
„
10° der Gemeinde Differdingen
(Sektion Niederkorn).
„
11° der Stadt Grevenmacher
„
12« der Gemeinde Eich (Sektion Müh-
lenbach)
„
Notre Directeur général des travaux
publics est chargé de l'exécution du présent
arrêté.
Luxembourg, le 17 juillet 1902.
Pour le Grand-Duc
Son Lieutenant-Représentant,
GUILLAUME,
Grand-Duc Héréditaire.
Le Directeur général
des travaux publics,
CH. RISCHARD.
Arrêté du 20 juillet 1902, portant répartition des
subsides en faveur des écoles primaires supé-
rieures pour l'année 1901—1902.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ;
Vu l'art. 197 du budget des dépenses pour
l'exercice 1902 et l'arrêté grand-ducal du 3 mai
1902, concernant l'exécution de ce budget ;
Après délibération du Gouvernement en con-
seil;
Arrête
Unser General-Director der öffentlichen
Arbeiten ist mit der Ausführung dieses Beschlusses
beauftragt.
Luxemburg, den 17. Juli 1902.
Für den Großherzog
Dessen Statthalter,
Wilhelm,
Erbgroßherzog.
Der General-Director
der öffentlichen Arbeite»,
K. Rischard.
Beschluß vom 20. Juli 1902, die Vertheilung
der Subsidien zum Besten der Oberprimär-
schulen für das Schuljahr 1901—1902 be-
treffend.
Der General-Director des Innern;
Nach Einsicht des Art. 197 des Ausgabenbüd-
gets für 1902, und des Großh. Beschlusses vom
3. Mai 1902, die Vollziehung dieses Budgets
betreffend;
Nach Berathung der Regierung im Conseil;
Beschließt
Ces subsides seront liquidés immé-
diatement sur le crédit figurant à l'art. 197 du
budget des dépenses pour 1902, au profit du
collège des bourgmestre et échevins des com-
munes intéressées.
Diese Subsidien werden sofort auf
Art. 197 des Ausgabenbüdgets von 1902 zu
Gunsten des Schöffenkollegiums der betreffenden
Gemeinden liquidirt.
Art.
3.
Gegenwärtiger Beschluß soll ins
„Memorial" eingerückt werden.
Luxemburg, den 20. Juli 1902.
Der General-Director des Innern,
H.
Kirpach.
Bekanntmachung. — Verfuchspation.
Nachstehende Firmen haben für's Jahr 1902
ihren Handel unter die Controlle der Versuchs-
station zu Ettelbrück gestellt, nämlich
1.
Lehnertz,
Händler für chemische Dünger
zu Medernach;
2. Fried.
Gödert,
Kerzenfabrikant zu Esch
a.d.Alz.
Luxemburg, den 19. Juli 1902.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Notariat.
In Gemäßheit des Art. 70 der Kgl.-Großh.
Verordnung vom 3. Oktober 1841 über das
Notariat, hat Hr. Valentin
Belvaux,
ehe-
maliger Notar zu Weiswampach, seinen Nach-
folger, Hrn.
Nikolas
Belvaux,
zum Depositar
seiner Urkunden bezeichnet.
Gegenwärtiger Beschluß soll gemäß Art. 74
derselben
Verordnung
im
„Memorial"
ver-
öffentlicht werden.
Luxemburg, den 19. Juli 1902.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
13°
14°
15°
der Gemeinde Eich (Sektion
Weimerskirch)
Fr.
der Gemeinde Hollerich
der Gemeinde Rümelingen
13°
14°
15°
à la commune d'Eich (section
de
Weimerskirch)
fr.
à la commune de Hollerich
à la commune de Rumelange
Arrêté concernant la publication du rapport gé-
néral de la Chambre de commerce pour l'année
1901.
LE MINISIRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT
DU GOUVERNEMENT ;
Vu le rapport général de la Chambre de com-
merce sur la situation du commerce et de l'in-
dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année
1901;
Arrête
Le rapport prémentionné sera publié comme
annexe au Mémorial.
Luxembourg, le 22 juillet 1902.
Le Ministre d'Etat, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Association syndicale.
Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 dé-
cembre 1883, il sera ouvert du 4 au 18 sep-
tembre 1902, dans la commune de Stadtbredimus,
une enquête sur le projet et les statuts d'une
association à créer pour l'établissement de
chemins d'exploitation à Greiveldange.
Le plan de situation, le dévis détaillé des tra-
vaux, un relevé alphabétique des propriétaires
intéressés, ainsi que le projet des statuts de
l'association sont déposés au secrétariat commu-
nal de Stadtbredimus à partir du 4 septembre
prochain.
M. Neyen, vétérinaire du Gouvernement à
Remich, est nommé commissaire à l'enquête.
Il donnera les explications nécessaires aux inté-
ressés, sur le terrain, le 18 septembre pro-
chain, de 9 à 11 heures du matin, et recevra
les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures
de relevée, à l'école de Greiveldange.
Luxembourg, le 15 juillet 1902.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenoffenschaft.
Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. Dezember
1883 wird vom 4. auf den 18. September
1902 in der Gemeinde Stadtbredimus eine Unter-
suchung abgehalten über das Projekt und die
Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für
Anlage von Feldwegen zu Greiveldingen.
Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein
alphabetisches Verzeichnis der betheiligten Eigen-
thümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes
sind auf dem Gemeindesekretariat von Stadtbre-
dimus vom 4. September k. ab hinterlegt.
Hr. N e y e n , Staatsthierarzt zu Remich,
ist zum Untersuchungscommissar ernannt.
Die
nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten
am 18. September k., von 9—11 Uhr Morgens,
an Ort und Stelle geben, und am selben Tage,
von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche
im Schulsaale zu Greiveldingen entgegennehmen.
Luxemburg, den 15. Juli 1902.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Beschluß die Veröffentlichung des allgemeinen
Berichtes der Handelskammer uber die Lage
des Handels und der Industrie für das Jahr
1901 betreffend
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogthums während des
Jahres 1901;
Beschließt
Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-
morial" veröffentlicht weiden.
Luxemburg, den 22. Juli 1902.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Avis. — Règlement communal.
En séance du 22 mars 1902, le conseil com-
munal de Differdange a décrété un règlement
de police concernant le service des femmes
dans les cabarets. — Ce règlement a été dûment
approuvé et publié,
Luxembourg, le 16 juillet 1902.
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KIRPACH.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 22. März 1902 hat
der Gemeinderath von Differdingen ein Polizei-
Reglement, betreffend die werbliche Bedienung in
den Schänten, erlassen. — Dieses Reglement ist
vorschriftsmäßig
genehmigt
und
veröffentlicht
worden.
Luxemburg, den 16. Juli 1902.
Der General-Director des Innern,
H. Kirpach.
Avis. — Règlement communal.
Dans leurs séances respectives des 6 avril et
8 juin 1902, le conseil de la fabrique d'église
d'Olingen et le conseil communal de Betzdorf
ont arrêté, d'accord avec le bureau des
mar-
guilliers et le curé temporaire, un règlement
sur le jubé de l'église d'Olingen. — Ce règle-
ment a été dûment publié.
Luxembourg, le 22 juillet 1902.
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KlRPACH.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In ihren respektiven Sitzungen vom 6. April und
8. Juni 1902 haben der Kirchenrath von Olingen
und der Gemeinderath von Betzdorf, im Einver-
ständnis mit dem Büreau des Kirchenvorstandes
und dem zeitwelligen Pfarrer, ein Reglement
über die Empore der Kirche von Olingen erlassen.
Dieses Reglement ist vorschriftsmäßig ver-
öffentlicht worden.
Luxemburg, den 22. Juli 1902.
Der General-Director des Innern,
H. Kirpach.
A vis. — Société des Chemins de fer
Guillaume-Luxembourg.
MM. les actionnaires de la Société des Chemins de fer Guillaume-Luxembourg sont convoqués eu as-
semblée générale extraordinaire pour le mercredi, 20 août 1992, à trois heures précises, rue de Strasbourg,
n° 10, à Paris.
ORDRE DU JOUR: Communication et ratification éventuelle d'un nouveau traité avec la Direction générale
impériale des Chemins de fer d'Alsace-Lorraine pour l'exploitation du réseau luxembourgeois de la Société
à partir du 1er janvier 1903 jusqu'à la fin de la concession.
Pour assister à celte assemblée, les porteurs d'au moins vingt actions anciennes ou cent actions privilégiées
ou d'un nombre de ces actions réunies réprésentant un capital nominal de 10,000 francs, devront déposer leurs
titres et retirer leur carte d'admission, à Luxembourg, place Guillaume, n° 8, à Paris, rue de Strasbourg, n°10,
et à Bruxelles, à la Banque de Paris et des Pays-Bas, jusqu'au 6 août, de 10 heures à 3 heures.
Des formules de pouvoirs seront à la disposition des déposants. Nul ne peut représenter un actionnaire
s'il n'est lui-même membre de l'assemblée.
Luxembourg, le 16 juillet 1902.
Caisse d'épargne. — A la date du 11 juillet 1902, le livret N° 93760 a été déclaré perdu. — Le porteur du dit livre
est invité a le présenter dans la quinzaine à partir de ce jour, soit au bureau central, soit à un bureau auxiliaire
quelconque de la Caisse d'épargne, et à faire valoir ses droits. Faute par le porteur de ce faire dans le dit délai,
le livret en question sera déclaré annulé et remplacé par un nouveau.
Marktpreise. — 1. Hälfte des Monats Juni 1902.
Luxembourg Imprimerie de la Cour. V BUCK.
Bezeichnung
Der Lebensmittel
u. dgl
Weizen
Mischelfrucht
Roggen
Gerste
Spelz
Heidekorn
Hafer
Erbsen
Bohnen
Linsen
Kartoffeln
alte
neue
Weizen-Mehl
Mischel-Mehl
Roggen-Mehl
Geschälte Gerste .
Butter
Eier
Heu
Stroh
Buchenholz
Eichenholz
Weichholz
Ochsenfleisch
Kuh- od. Rindfleisch
Kalbfleisch
Hammelfleisch
Schweinefleisch
id. geränchert
Maße
oder
Gewicht.
Hectoliter
Kilogr.
Dutzend.
500 Kilo.
Stere.
Kilogr.
Mittelpreise der verkauften Lebensmittel auf den Märkten von
Luxem-
burg.
16 00
15 00
13 00
15 00
11 44
18 00
18 00
25 00
3 50
0 45
0 375
0 35
0 70
0 89
50 00
38 25
15 00
10 00
2 00
1 70
1 70
1 85
2 00
2 50
Die-
kirch.
16 50
15 75
13 50
11 50
3 00
0 40
0 38
0 34
1 89
0 87
1 80
1 80
1 80
1 60
1 60
Wiltz.
18 75
15 00
13 50
8 75
3 00
0 40
0 32
0 29
2 25
0 85
1 50
1 50
1 60
1 80
1 80
Ettel-
brück.
17 50
13 50
13 50
10 60
3 00
0 45
0 38
0 32
1 88
0 89
35 00
30 00
15 00
7 00
i 70
1 60
1 80
1 40
1 80
Echter-
nach.
13 50
0 36
0 32
2 10
0 94
1 60
1 50
1 60
1 80
1 80
Remich
18 00
16 00
10 00
18 50
3 00
0 34
0 32
2 30
1 00
14 00
11 00
1 60
1 60
1 80
1 80
Mersch.
2 10
0 90
1 60
1 50
1 60
1 60
1 50
Greven-
macher.
0 40
0 36
2 20
1 00
1 60
1 60
1 80
1 80
Esch
a.d.A.
3 125
0 50
0 40
2 50
1 00
1 75
1 90
2 00
1 65
2 00
DU
des
Grand-Duché de Luxembourg.
ANNEXE au N° 50 de 1902.
Considérations générales.
La dépression violente qui avait éclaté au printemps de l'année 1900, s'est généralisée
en 1901 et a embrassé successivement tous les organes de la vie économique. Simultané-
ment, les symptômes de la crise qui se préparait se manifestaient à travers toute l'Europe
le marché témoignait d'une lourdeur inusitée, l'offre dépassait partout la demande, l'esprit
d'initiative, dont l'essor avait été si prodigieux, se paralysait, la production se rétrécissait,
les valeurs industrielles dégringolaient rapidement et le taux de l'intérêt baissait.
Au début, on attribuait volontiers ce malaise, industriel d'abord, commercial et financier
ensuite, aux troubles en Chine et dans le Sud-Africain. A mesure qu'il se développait, on
put se convaincre qu'on se trouvait en présence d'une de ces crises, devenues classiques,
qui viennent éprouver à des intervalles réguliers le marché européen. Ce n'était plus un
malaise passager, mais il devint évident qu'il s'agissait d'une de ces liquidations doulou-
reuses des fautes accumulées par le passé.
S'il est incontestable que les événements en Chine et dans le Sud-Africain étaient des
causes adjuvantes de la crise, il serait excessif de dire qu'ils l'ont engendrée, car le réta-
blissement de l'ordre en Chine n'a pas facilité la liquidation. Ce sont les erreurs et les fautes
des années antérieures, pondant lesquelles tout semblait conspirer pour donner un essor
sans pareil aux affaires, — et que nous avons déjà signalées dans notre précédent rapport,
— qui ont fait naître la réaction.
Memorial
Großherzogthums Luxemburg.
pendant l'année 1901.
Situation de l'Industrie et du Commerce
SUR LA
RAPPORT GÉNÉRAL
Le développement régulier de l'industrie et du commerce n'a pas lieu sans résistance et
sans soubresauts pénibles. On l'a trop oublié pendant la récente période de prospérité. La
prospérité était regardée alors comme l'état normal, la débâcle comme une hypothèse impro-
bable. On avait travaillé pour un débouché que l'on avait cru sans limites et qui, jusqu'ici,
avait absorbé tout ce qu'on lui offrait.
A l'exaltation des années grasses a succédé, sans transition presque, la prostration des
années maigres. Les longs espoirs et les vastes pensées ont fait place à une réserve timorée
et à la méfiance. Le mouvement des affaires qui coulait à pleins bords, s'est aminci, la spé-
culation a retiré son stimulant énergique et la consommation ne songe plus qu'à pourvoir
aux besoins du moment.
Pendant les quatre années comprises entre la période de 4897 à 4900, le commerce
extérieur du Zollverein a augmenté sans interruption. Cet état de choses favorable a cessé
en 1901. Les importations, pour cette année, ne représentent plus que 5,709,782,000 mk.
contre 6,042,992,000 mk. en 1900; les exportations, pour la môme période, sont descendues
de 4,752,604,000 mk. à 4,525,546,000 mk. Ces chiffres donnent la mesure du recul énorme
qui s'est produit dans le commerce du Zollverein. La balance du commerce accuse des
résultats analogues pour la plupart des pays de l'Europe.
Notre industrie minière et métallurgique a été atteinte la première par la crise et en a
ressenti le plus lourdement les effets. Pendant cette année néfaste l'extraction de nos
minières a diminué d'un tiers. Nos établissements métallurgiques, qui avaient participé lar-
gement aux bénéfices des années antérieures, forts de leurs puissantes réserves, ont résisté
victorieusement aux atteintes de la crise. Les établissements nouvellement fondés étaient en
moins bonne posture et le plus jeune d'entre eux, la société des Hauts-Fourneaux, Forges
et Charbonnages Differdange-Dannenbaum, s'est vu forcé, au mois de mai, de demander
un moratoire.
Toutes nos industries extractives, constructives et manufacturières ont ressenti plus ou
moins le contre-coup de la crise. Quelques-unes, comme la tannerie, sont restées station-
nantes. Parmi celles qui ont résisté le mieux à l'action funeste des événements, il faut citer
les industries dites de consommation, comme la brasserie, la meunerie etc; ces industries
ont échappé complètement à l'influence de la crise ou n'en ont guère souffert. L'industrie
dés tabacs et cigares a pâti par suite du renvoi de nombreux ouvriers. La ganterie a élargi
ses débouchés en modifiant son genre de production.
Au milieu de cette dégringolade industrielle, notre situation financière est restée saine,
pour ne pas dire bonne. Les écroulements financiers qui se sont produits sur divers points
de l'Allemagne, sont demeurés sans répercussion dans le Grand-Duché. Nos établissements
de crédit ont continué à se développer, quoiqu'ils aient réalisé des bénéfices moindres par
suite du ralentissement de l'activité commerciale et de la diminution des transactions.
Le commerce a gardé des dispositions satisfaisantes; cependant, les transactions ont
perdu l'ampleur des années de prospérité industrielle et les rentrées s'effectuent difficilement.
Si le nombre des faillites témoigne d'une certaine recrudescence, il ne peut pas être taxé
d'anormal.
Vers la fin de l'année plusieurs signes précurseurs d'une reprise des affaires indus-
trielles se sont manifestés, et l'année 1902 s'est ouverte sous de meilleurs auspices. Il serait
osé de dire cependant que la crise est vaincue. Le fond de la dépression est atteint et la
conjoncture se relève. Si l'existence d'une légère reprise ne saurait être niée, il règne encore
une atonie industrielle qui ne coïncide pas avec un réveil nettement accusé. Tant que les
causes n'auront pas complètement disparu, les effets persisteront et Je niveau normal ne sera
rétabli que lorsque les stocks seront écoulés.
Actuellement, le capital se montre encore trop réservé pour qu'on puisse annoncer la
fin définitive de la crise. Les capitaux, qui dorment dans l'attente des temps meilleurs, sont
encore considérables. Cependant, un indice certain du retour à la prospérité est le relève-
ment du taux de l'intérêt.
Enfin, l'échéance prochaine des traités de commerce du Zollverein a créé une atmos-
phère d'insécurité dans laquelle l'initiative industrielle et la spéculation se débattent, sans
entrevoir une issue bien précise, et la conclusion des nouveaux traités marquera fort pro-
bablement le point de départ d'une orientation nouvelle des affaires.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1900, nous signalerons
plus particulièrement celles qui suivent
a) Nouveau tarif douanier.
Déjà, en 1900, la préparation de nouveaux traités de commerce du Zollverein, dont les
principaux viennent à échéance le 31 décembre 1903, formait le sujet de préoccupations
incessantes dans les sphères industrielles et commerciales. Ces préoccupations se sont
accentuées dans le courant de l'année dernière.
En 1900, il s'agissait avant tout d'une classification nouvelle du tarif douanier. Le tarif
actuel comprend 43 classes, groupées par ordre alphabétique et subdivisées en 387 posi-
tions: il compte près de 80 années d'existence. Il avait été sérieusement question, en 1879,
de l'établir sur un plan plus rationnel, mais le temps manquait alors pour ce vaste travail;
on faisait valoir encore pour son maintien l'intérêt de la statistique comparative du commerce
extérieur et l'accoutumance du public. Cependant les découvertes sans cesse multipliées de
la science et les progrès rapides d'un grand nombre d'industries imposaient une spécification
plus complète, car il devenait difficile de faire rentrer de nombreux produits nouveaux ou
transformés dans ce cadre suranné. Celui-ci formait, en même temps, un instrument trop
défectueux pour la conclusion de nouveaux traités de commerce, les tarifs des autres Etats
présentant un plus grand développement en raison des progrès modernes et des manifesta-
tions plus diverses de l'industrie. Le nouveau tarif comprend 16 grandes classes,*) subdi-
visées en 9-i6 positions.
La plupart des Chambres de commerce du Zollverein avaient profité de la classification
*) 1° Erzeugnisse der Land- und Forstwirthschaft und andere thierische und pflanzliche Naturerzeugnisse;
Nahrungs- und Genussmittel ; 2° Mineralische und fossile Rohstoffe ; Mineralöle; 3° Zubereitetes Wachs; feste
Fettsäuren, Paraffin und ähnliche Kerzenstoffe, Lichte, Wuchswaaren, Seifen und andere unter Verwendung von
Fetten, Oelen oder Wachs hergestellte Waaren ; 4° Chemische und pharmaceutische Erzeugnisse, Farben und Farb-
waaren; 3° Thierische und pflanzliche Spinnstoffe und Waaren daraus ; Menschenhaare ; zugerichtete Schmuck-
louvelle du tarif douanier, sur laquelle elles étaient consultées, pour formuler des vœux an-
sujet des droits d'entrée existants. Celle du Grand-Duché était du nombre (voir notre Rapport,
pour l'année 1900). Mais ce n'est qu'au mois de juillet 1901 que les représentations du com-
merce et de l'industrie ont été officiellement saisies du « Entwurf eines Zollgesetzes ».
Pour recueillir les* vœux des intéressés, notre Chambre de commerce avait informé le
public, par un communiqué à la presse, que le projet du nouveau tarif pourrait être consulté
au secrétariat à des heures désignées ; puis, les observations auxquelles le projet avait donné
lieu et que nous résumons ci-après, furent arrêtées définitivement dans la séance du 29 août
et présentées au Gouvernement.
Blés. — La Chambre de commerce estime que les droits élevés, dont le projet de nou-
veau tarif frappe les blés, ne manqueront pas d'avoir une répercussion fâcheuse sur le
Grand-Duché. Notre production de blé ne correspond pas à nos besoins et l'importation doit
suppléer dans une large mesure aux insuffisances de la production indigène. La population
ouvrière, pour laquelle la question du pain est capitale, sera atteinte, la première, par ces
droits. Une hausse de la main-d'œuvre en sera la conséquence fatale, immédiate, car c'est
un fait acquis que le prix de la main-d'œuvre est l'expression du prix de revient de la vie et.
qu'elle traduit fidèlement toutes les fluctuations qui se produisent dans les conditions de
l'existence. L'industrie, par ricochet, subira les effets d'une hausse extraordinaire des
salaires : c'est bien sur elle que viendront s'accumuler, — après avoir passé à travers les
autres organes de la vie économique sans en modifier le fonctionnement, — toutes les con-
séquences désastreuses de l'augmentation projetée.
Aucun profit bien sérieux n'en résultera, d'autre part, pour notre agriculture. Par le
genre de ses cultures, ses procédés et son outillage, celle-ci est appelée avant tout à satis-
faire à ses propres besoins et en partie à ceux de la région circonvoisine. De puissants-
droits protecteurs, tels que les prévoit le nouveau tarif, passeront sur elle sans l'affecter.
Tannerie. — Les trois tanneries du Grand-Duché qui travaillent d'après le nouveau pro-
cédé à tannage rapide, avaient adressé à la Chambre de commerce des protestations très
énergiques au sujet des droits élevés qui sont prévus pour les extraits tanniques et le bois de
Quebracho. Leurs observations peuvent se résumer ainsi
Nos trois tanneries qui ont adopté les nouveaux procédés de tannage, emploient par an:.
2,100,000 kg. de bois de Quebracho et
805,000 kg. d'extraits tanniques, aujourd'hui libres de tout droit d'entrée.
D'après le projet du nouveau tarif, ces quantités acquitteraient
bois de Quebracho : 2,100,000 x (2 mk. les 100 kg.) = 42,000 mk.
extraits tanniques
805,000 x (8 mk. les 100 kg.) == 66,400 »
sôit ensemble , . . 106,000 mk. par an.
federn ; Fächer und Hüte ; Leder und Lederwaaren, Kürschnerwaaren, Waaren aus Därmen; 7° Kautschuk-
waaren ; 8° Geflechte und Flechtwaaren aus pflanzlichen Stoffen mit Ausnahme der Gespinnstfasern ; 9° Besen,
Bürsten, Pinsel und Siebwaaren ; 10° Waaren aus thierischen oder pflanzlichen Schnitz- oder Formerstoffen ;
11° Papier, Pappe und Waaren daraus ; 12° Bücher, Bilder, Gemälde; Waaren aus Steinen oder andern mine-
ralischen Stoffen (mit Ausnahme der Thonwaaren) sowie aus fossilen Stoffen; 14° Thonwaaren ; 15° Glas und
Glaswaaren; 16° Edle Metalle und Waaren daraus; 17° Unedle Metalle und Waaren daraus; 18. Maschinen,
elektrotechnische Erzeugnisse, Fahrzeuge; 19° Feuerwaffen, Uhren, Thonwerkzeuge, Kinderspielzeug.
Il est vrai que les droits d'entrée sur les cuirs sont relevés sensiblement aussi, mais ce
relèvement n'est pas parallèle à celui qui frappe les matières premières. Pour rétablir l'équi-
libre entre le prix d'achat des matières premières et les prix de vente des cuirs, ceux-ci
devraient subir une hausse impossible.
D'autre part, ces trois tanneries ne pourront plus retourner à leur ancien moyen de
tannage, l'écorce de chêne. Nos meilleures écorces ne contiennent pas plus de 12 pCt. de
tannin, et encore y a-t-il de 3 à 4 pCt. d'insoluble. Pour les besoins de nos jours, l'écorce
de chêne forme un tannin pauvre qui agit trop lentement ; il nous faut aujourd'hui des tan-
nins riches, produisant leur effet sur la peau dans le temps le plus court. On devrait se gar-
der encore des complaisantes chimères au sujet de l'avenir de l'écorce de chêne. Par des
droits d'entrée sur les autres tannins, on ne parviendra guère à en relever le prix: c'est une
matière surannée qui ne pourra plus être employée que mélangée avec d'autres tannins.
Enlever aux tanneries modernes le bois de Quebracho et les extraits tanniques au moyen
de droits prohibitifs, ce serait rendre à ces industries la concurrence sur le marché mondial
impossible, surtout aux établissements travaillant la petite peau, et ouvrir les portes toutes
larges à l'importation étrangère. D'ailleurs, les pays du Zollverein ne produisent pas même le
cinquième des matières tannantes nécessaires à leurs tanneries.
Tout en approuvant ces desiderata et en les recommandant à la sollicitude du Gouver-
nement, la Chambre de commerce estime cependant que la question est assez complexe en ce
qu'elle touche également aux intérêts des tanneries travaillant d'après l'ancien système et à
ceux des producteurs d'écorces à tan. Elle regrette que ces industriels n'aient pas présenté
leurs observations sur le nouveau tarif et engage le Gouvernement à se renseigner auprès
des intéressés par voie d'enquête.
Ganterie, — L'industrie gantière a relevé en premier lieu l'augmentation onéreuse qui
frappe les boutons de nacre, portés de 150 à 200 mk. Pourtant, ces boutons ne se fabriquent
pas dans l'intérieur du Zollverein, mais en Autriche ; leur entrée en franchise de douane ne
porterait donc préjudice à aucune industrie allemande. Au lieu d'être augmentés, les droits
d'entrée sur cet article devraient être abolis.
Il en est de même de la soie à broder. L'Allemagne ne saurait fournir la soie nécessaire,
cet article formant une spécialité pour laquelle la soie allemande ne convient pas. Il a donc été
protesté vivement contre le relèvement des droits sur cet article, portés de 140 à 300 mk.
alors que les circonstances demanderaient pour le moins qu'ils fussent maintenus au
niveau actuel.
D'une grande importance pour la ganterie est également le jaune d'oeuf, dont elle fait
une consommation énorme. A l'endroit de cet article, le nouveau tarif s'exprime ainsi
«Eigelb zu gewerblichen Zwecken wird amtlich ungeniessbar gemacht (denaturirt) oder
unter Ueberwachung der Verwendung zollfrei abgelassen ». Or, le jaune d'œuf subit déjà
dans le pays d'origine, en dehors d'une addition de sel, une autre addition de 5 à 6 pCt. de
borax en vue de sa conservation. Ainsi « dénaturé » il ne peut plus servir comme aliment.
Par l'ajoute d'une matière dénaturante on risque de le rendre impropre aux usages de la
ganterie, la fleur des peaux étant très délicate et très susceptible de se casser au contact
d'une matière étrangère. Des milliers de peaux seraient exposées ainsi à être abîmées.
Quant à la surveillance à exercer sur l'emploi du jaune d'œuf, elle formerait la source
d'embarras sans fin. C'est la nécessité qui exige que, une fois dénaturé, le jaune d'œuf des-
tiné à l'industrie passe librement, sans aucune formalité.
Papiers. — Par sa lettre du 31 décembre 1900 la Chambre de commerce avait appelé
l'attention du Gouvernement sur la campagne qui se poursuivait alors, en Allemagne, en
faveur du relèvement des droits sur le papier. Cette campagne, activement menée par le
syndicat des fabricants de papier, ayant trouvé son expression dans le nouveau tarif, il a été
appuyé de nouveau sur le grave préjudice qui en résulterait pour nos imprimeries.
Divers. — Enfin, une droguerie et une fabrique de brosses ont présenté des observations
sur quelques articles spéciaux.
b) Réadmission en franchise des gants de peau cousus en Belgique.
Par sa lettre du 23 janvier 1901 l'administration des douanes rappelle que, depuis 1893,
nos fabricants de gants sont autorisés à réimporter en franchise les gants de peau qui
jouissent de l'admission temporaire en Belgique pour y être cousus. Estimant que la main-
d'œuvre indigène doit s'être développée depuis ce temps, elle demande l'avis de la Chambre
de commerce sur la question de savoir s'il n'est pas indiqué de supprimer ce traitement
exceptionnel à partir de fin décembre 1903.
La Chambre de commerce reconnaît volontiers que la réimportation en franchise d'un
article ne doit pas léser le travail national en opposant à celui-ci la concurrence du travail
étranger sous le couvert d'un régime douanier spécial. Ce régime n'est pas à recommander,
du moment qu'un pays dispose d'une main-d'œuvre suffisamment développée pour satisfaire
aux besoins de son industrie. Malheureusement, le Grand-Duché n'offre pas les ressources
nécessaires à la ganterie, et les conditions qui lui ont valu, en 1893, ce traitement de faveur,
ne se sont pas modifiées depuis. La main-d'œuvre indigène continue d'être insuffisante.
Depuis 1893 nos fabricants ont essayé loyalement de former des ouvrières dans le pays
même ; ils ont monté des ateliers dans différents endroits, mais les lourds sacrifices qu'ils
se sont imposés, ont abouti presque invariablement à des échecs. Dans quelques localités,
comme Esch-sur-Sûre et particulièrement Wiltz, la couture des gants a pris racine ; dans les
campagnes tous les essais ont échoué : nos jeunes paysannes préfèrent travailler aux champs
ou d'entrer en condition. D'ailleurs, le travail qu'elles fournissaient était peu soigné et don-
nait lieu à des réclamations incessantes.
Comme il est impossible de trouver dans le pays même la main-d'œuvre indispensable,
l'industrie gantière est forcée de continuer à s'adresser à la Belgique pour y trouver le com-
plément nécessaire. D'autre part, la couture belge est expressément demandée aujourd'hui
par la clientèle anglaise qui tirait autrefois ses gants de France et de Belgique. Son abandon
entraînerait inévitablement la perte d'une partie de cette clientèle. Aussi la Chambre de
commerce s'est-elle prononcée énergiquement en faveur du maintien du régime douanier
existant.
c) Dédouanement à la gare de Hollerich.
Les colis à destination de Luxembourg qui arrivent par la nouvelle ligne de Pétange sont
dédouanés à la gare de Hollerich, et les destinataires sont obligés de se rendre à cette station,
distante de trois kilomètres et d'un accès assez compliqué, pour faire procéder aux opéra-
tions de la douane. Il en résulte pour nos industriels et commerçants, en dehors des avaries
et déchets inhérents à tout déballage et réemballage des colis, des frais supplémentaires assez
sensibles pour manutention et réexpédition ultérieure à Luxembourg même. La Chambre de
commerce a donc exprimé le vœu au Gouvernement que toutes les marchandises soient
dédouanées indistinctement à la gare centrale.
d) Retards dans les envois de plants d'églantiers.
Les mesures rigoureuses qui ont été prises le long de nos frontières sur l'initiative de
la Commission phylloxérique font éprouver des retards considérables aux envois de plants
d'églantiers, dont nos rosiéristes tirent d'importantes quantités de France, et surtout de Bel-
gique. En dehors de la gêne que ces retards apportent dans la marche régulière des affaires,
ils exposent, les plants à des avaries sérieuses. La Chambre de commerce a attiré l'attention
du Gouvernement sur cet état de choses.
e) Timbres-poste.
La Chambre de commerce a signalé au Gouvernement un grave défaut que présentent
nos timbres-poste de 25 et de 12½ centimes. Ces timbres adhèrent mal à l'enveloppe ; sou-
vent ils s'en détachent et il en résulte des ennuis fort désagréables pour les expéditeurs. Il
paraît que la cause réside dans l'épaisseur du papier qui est employé à la confection de ces
deux sortes de timbres, nos autres timbres, ceux de 1, 2, 4, 5 et 10 centimes p. ex., qui sont
plus minces, n'offrant pas ce défaut.
f) Réclamation au sujet de la préférence accordée aux étrangers pour fournitures
de travaux d'imprimerie.
Dans son rapport pour 1899 et 1900 la Chambre de commerce a déjà fait ressortir les
nombreux perfectionnements apportés dans l'outillage de nos imprimeries qui permettent
d'exécuter, dans le pays même, beaucoup de travaux d'imprimerie pour lesquels on était jus-
qu'ici tributaire de l'étranger. Parmi ces travaux elle a cité notamment les actions et obliga-
tions de sociétés.
Nos grands établissements industriels font tirer, depuis quelque temps, leurs actions et
obligations à Luxembourg. Leur exemple a été suivi par un certain nombre de maisons
étrangères. Il est donc regrettable que des administrations publiques continuent à se fournir
en dehors du pays. Ainsi le Crédit foncier, établissement géré par l'État, a adressé ses com-
mandes d'obligations à l'étranger, alors que la Banque Internationale, notre principal
établissement de crédit, a fait tirer ici, tout récemment, 80,000 feuilles de coupons d'ac-
tions, et plus tard, — trouvant sans doute l'exécution de la commande à son entière satis-
faction, — 20,000 actions avec coupons d'actions. Pourtant les prix de nos imprimeurs
indigènes sont plus modérés et le contrôle du tirage est toujours plus facile sur place.
La Chambre de commerce a donc prié le Gouvernement de ne pas refuser à l'imprimerie
luxembourgeoise les encouragements et la confiance, dont l'initiative privée lui donne de si
éclatants témoignages, et que, d'ailleurs, elle mérite à tous égards. Peut-être conviendrait-il
d'étendre cette faveur aux fournitures de timbres et de cartes postales ?
g) Monnaie.
Des plaintes s'élant élevées au sujet de l'abondance excessive des demi-sous, la Chambre
de commerce a signalé cet inconvénient au Gouvernement. Cette monnaie ne devrait être
lancée sur le marché qu'au fur et a mesure que le besoin s'en fait sentir. A un moment
donné, elle formait une gêne sensible pour nos commerçants, pour les détaillants surtout,
qui éprouvaient des difficultés réelles à s'en débarrasser.
h) Tarif maritime.
Il existe dans le «Rheiniscli-Westphäl.-Norfhvestdeutscher Seehafenverkehr » un tarif
exceptionnel pour un certain nombre de. marchandises et de stations, qui ne trouve pas son
application sur notre réseau ferré. La station la plus rapprochée qui bénéficie de ce tarif de
Javeur est Trêves. Il serait fort à désirer pourtant, dans l'intérêt de notre commerce et de
notre industrie, que ce tarif fût étendu aux principales stations du Grand-Duché. Voici p. ex.
quelles différences énormes accusent les frais de transport (calculés sur .10,000 kg.) du port
de Brème aux stations ci-après
TRÊVES.
METZ.
LÜXKMKOUR<;.
Riz
. . 148 mk.
187 mk.
261 mk.
Calé . . .
. 189 »
245 »
344 »
La Chambre de commerce a donc sollicité l'intervention du Gouvernement auprès de la
Direction impériale des chemins de fer en Alsace-Lorraine à reifet de faire bénéficier notre
j>ays de ce tarif de faveur.
i) Concordat préventif de la-faillite.
À plusieurs reprises, la Chambre de commerce a signale au Gouvernement les graves
défauts que présente notre législation sur le concordat préventif de la faillite. Nos commer-
çants et industriels s'alarment, à juste tilre, des facilités trop grandes que la législation et la
jurisprudence accordent au failli et qui constituent pour ainsi dire une prime à une gestion
d'affaires négligente ou douteuse. Les mœurs commerciales, sous ce rapport, se montrent,
plus sévères.
Si le principe, de sauver l'honneur du débiteur malheureux et de bonne foi est jusie e{,
volontiers reconnu, le mode de liquidation même devrait offrir plus de garantie aux créan-
ciers : les propositions concordataires devraient reposer sur clés garanties réelles et
sérieuses ; toutes autres propositions, surtout celles qui tendent à confier au débiteur même,
sans aucune garantie, la liquidation de'son actif, ne devraient pas être acceptées.
La Chambre de commerce a donc jugé de son devoir d'appeler de nouveau l'attention
du Gouvernement sur un projet de modifications à introduire dans notre législation sur le
concordat préventif de la faillite, qu'elle avait déjà élaboré en '181)8, et qui se résume ainsi
1° le Tribunal devra nommer, avant le cours de l'instruction, un ou plusieurs experts
chargés d'examiner les affaires ou débiteur qui sollicite le concordat ; celte nominal ion qui,
dans le texte actuel de la loi, n'est que facultative, devra être dorénavant obligatoire ;
2" les propositions concordataires devront être sérieuses et de nature à donner une
confiance absolue dans leur exécution ; à cet effet.
a) elles devront comprendre l'offre de payer au moins ;>0 pCI. aux créanciers admis,
b) les dividendes offerts devront être versés dans le délai maximum d'un an,
c) les offres devront être appuyées d'une garantie réelle ou personnelle d'une valeur
incontestable.
Concurrence déloyale.
La Chambre de commerce a saisi l'occasion que lui fournissait le fait suivant pour
appeler de nouveau l'attention du Gouvernement sur les inconvénients de la trop grande
liberté économique dont nous continuons à jouir, alors que la plupart des pays voisins ont
apporté certaines restrictions à la concurrence.
A une foire, un marchand ambulant annonçait une « liquidation » de certains articles de
grande consommation. Lorsque la police intervint, il exhiba un bail contracté en bonne et
due formé avec le propriétaire d'un magasin de l'endroit pour un terme de plusieurs années.
Les commerçants de la localité se sont vivement émus de cette manœuvre, considérée
comme une prodigieuse duperie ; ils étaient persuadés que la liquidation annoncée ne servait
que d'appât, car il est étrange pour le moins qu'une firme débute par une liquidation.
Des procédés analogues se reproduisent chaque jour dans la pratique commerciale.
Afficher une liquidation est aujourd'hui un « truc » d'un usage courant pour attirer la clien-
tèle. I l semble même que le terme « liquidation » et son correspondant allemand « Ausver-
kauf » aient perdu leur sens naturel pour s'appliquer à un commerce de soldes ou à vil prix
et qu'ils ne soient plus qu'une forme assez ordinaire de la réclame, tellement on en abuse.
Mesures dans l'intérêt de la santé et de la sécurité des ouvriers dans les industries
non classées.
Le Gouvernement ayant demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la loi belge du
2 juillet 1899, concernant la sécurité et la santé des ouvriers dans les entreprises industrielles
et commerciales non classées, une commission, composée de MM. A. Duchscher, M. Pesca-
tore et A. Reinhard, fut chargée de l'examen de cette question. Les propositions de cette
commission que nous résumons ci-après, ont été admises, après discussion en assemblée plé-
nière, à former la réponse à la demande du Gouvernement
La Chambre de commerce est unanime à reconnaître l'utilité et, dans certains cas, la
nécessité d'une loi renforçant l'action réglementaire du pouvoir exécutif par rapport aux
industries qui ne sont pas classées, dans la catégorie des établissements dangereux ou insa-
lubres. Des mesures préventives sont désirables pour enrayer, autant que possible, les
accidents du travail et les conséquences fâcheuses qu'exerce, sur la santé de l'ouvrier, le
séjour dans des ateliers malsains. Le pouvoir public et l'action personnelle se trouvent sur
un terrain d'entente au point de vue du bien.
Elle estime donc que la loi belge du 2 juillet 1899, concernant la sécurité et la santé des
ouvriers employés dans les entreprises industrielles ou commerciales non classées, pourrait
être adoptée en principe dans le Grand-Duché où elle ne manquerait pas de produire des
effets éminemment salutaires.
Rechercher et trouver les moyens d'accorder à l'Etat une intervention plus large dans
l'agencement hygiénique des ateliers ne suffit pas : il faut encore s'assurer que cette inter-
vention s'exerce dans les conditions les plus pratiques. Sous ce rapport, la Chambre de com-
merce croît devoir proposer que l'exécution de la loi soit confiée à l'inspection des fabriques.
Si l'on voulait charger de cette besogne la police, c'est à dire !a gendarmerie, il est fort à
craindre que la loi ne trouve un accueil sympathique ni chez le patron ni chez l'ouvrier et.
qu'au lieu de faire ressortir nettement le but d'aider et d'instruire, elle ne revête plutôt un
caractère vexatoire, et ses résultats seraient médiocres. Peut-être serait-il à désirer que le
Gouvernement, s'il était investi des pouvoirs prévus par la loi belge, ne fît procéder à des
visites que dans les cas qui lui seraient signalés et lorsque son intervention serait requise à
cet effet.
Les inspections indispensables au contrôle de l'application correcte des dispositions
législatives sur cette matière doivent, en principe, apporter un concours à l'industriel. Toute
manifestation inquisitoire, tracassière ou intransigeante doit en être rigoureusement exclue.
Le contrôle doit être rempli avec bienveillance et l'industriel doit pouvoir ouvrir ses portes
avec confiance aux inspecteurs, qui, de leur côté, lui doivent leurs lumières pour lui faci-
liter sa tâche à laquelle sont liés sa fortune et son honneur.
Aussi la Chambre de commerce est-elle persuadée que le Gouvernement chargera de
cette délicate et importante mission des personnes méritant l'entière confiance des indus-
triels, qui sauront procéder avec le tact nécessaire et sans froisser les industriels habitués à
se trouver en conformité avec les exigences de l'hygiène. Nos ateliers, sous ce rapport, ont.
fait un énorme pas en avant. Les sévérités de la jurisprudence à l'égard des patrons dans
les questions d'accidents du travail ont fait entrer beaucoup d'industriels négligents dans la
bonne voie.
En Allemagne, des règlements visant le même but que la loi belge ont été édictés ces
temps derniers par plusieurs grandes villes. Ces règlements émanent des administrations
municipales. Des commissions spéciales, dites « soziale Kommissionen », qui sont élues par
les conseils municipaux, veillent à leur exécution. Leurs membres ont à exercer gratuite-
ment leur mission, ce qui semble peu recommandable pourtant. A en juger par les feuilles
allemandes qui s'occupent spécialement de questions ouvrières, ces mesures auraient donné
des résultats satisfaisants, surtout à l'égard de l'assainissement des ateliers et demeures.
Il est un fait acquis aujourd'hui que la santé de l'ouvrier est ruinée sur une plus large
échelle par les habitations insalubres et le séjour prolongé dans des locaux manquant d'air
vital et de lumière que par une nourriture insuffisante. La Chambre de commerce a donc
saisi cette occasion pour recommander à l'attention toute particulière du Gouvernement la
question des habitations ouvrières dont la Chambre des députés est saisie. Par la construc-
tion d'habitations saines, spacieuses et à bon marché, dont les ouvriers pourraient se rendre
acquéreurs dans un temps déterminé, l'État rendrait à ceux-ci un service immense. Un point
essentiel de la question sociale est là.
Sous ce rapport on pourrait s'inspirer peut-être de ce qui se passe en Belgique où des
commissions locales, qui ont pour mission d'encourager la construction et l'amélioration des
habitations ouvrières, fonctionnent à la satisfaction générale.
Paiement des salaires aux ouvriers.
Des critiques ayant été faites sur les abus auxquels la loi du 12 juillet 1895, concernant
le paiement des salaires aux ouvriers, donnerait lieu dans la pratique, le Gouvernement a
demandé l'avis de la Chambre de commerce sur l'opportunité de modifications éventuelles à
introduire dans la législation afférente.
Aucun des nombreux abus signalés n'est venu à la connaissance des membres de la
Chambre de commerce, ce qui permet de supposer que ces critiques reposent sur des infor-
mations erronées. La Chambre veut bien admettre que la loi de 1895 donne lieu à des abus
toutes les institutions sociales, si parfaites qu'elles soient, y sont sujettes. Dans l'espèce,
ils ne doivent pas mériter de fixer particulièrement l'attention publique.
Comment s'expliquer que des ouvriers, — alors que la surabondance de la demande qui
règne sur le marché de la main-d'œuvre ne les force nullement à subir docilement les con-
ditions d'un patron, — n'aient sollicité nulle part l'intervention de la police? L'ouvrier
moderne n'est pourtant pas sans connaître la législation qui règle le paiement des salaires.
Il est donc inadmissible que tous ces ouvriers se soient laissé exploiter tranquillement,
sans invoquer la protection des lois.
Au sentiment de la Chambre de commerce, il n'y a pas lieu de modifier la loi de 1895.
Cette loi a fait ses preuves. Elle entoure le paiement des salaires de toutes les garanties
désirables. Si elle donne lieu à des abus, les pouvoirs sont suffisamment armés pour les
réprimer.
En ce qui touche plus particulièrement la question du prix de revient, la Chambre estime
qu'elle est diverse et changeante suivant les lieux. Une mesure générale ne saurait être
prise à cet égard, les prix d'achat des denrées n'étant pas partout les mêmes. Une interpré-
tation assez communément répandue parmi la population ouvrière tend à identifier le prix de
revient avec le prix d'achat des marchandises, sans tenir compte des frais d'administration,
de transport et de manutention, des frais généraux de toute sorte et des pertes provenant de
déchets, avaries et soldes qui viennent s'ajouter au prix d'achat pour former le prix de revient.
Les économats enfin doivent être considérés comme un bienfait immense pour l'ouvrier.
Ils ont été créés dans les centres trop rapidement industrialisés pour le préserver contre
l'exploitation de commerçants peu scrupuleux, et ne forment généralement qu'une charge
pour les patrons. Il est de toute justice que les tenanciers des économats fassent supporter
aux marchandises tous les frais de premier établissement et d'exploitation.
Rapatriement des ouvriers étrangers.
A la suite de la crise métallurgique qui s'était accentuée au printemps de l'année 1901,
de nombreux ouvriers étrangers avaient été congédiés et vagabondaient à travers le pays.
La plupart d'entre eux étant dénués de ressources, leur rapatriement éprouvait de grandes
difficultés et le Gouvernement songeait aux mesures à prendre pour éviter le retour d'un
pareil état de choses. A la date du 7 mai, il soumit à l'examen de la Chambre de commerce
la proposition suivante: «II y aurait peut-être moyen d'obvier à cet état de choses si l'on
obligeait le patron à n'occuper que des ouvriers ayant une petite réserve ou de retenir sur le
salaire des ouvriers qu'ils emploient la somme nécessaire pour assurer, le cas échéant, le
retour dans leur pays d'origine.»
La Chambre de commerce est persuadée de l'utilité d'une mesure, consistant à créer
un fonds de rapatriement au moyen de retenues à opérer sur les salaires des ouvriers étran-
gers embauchés par des patrons luxembourgeois. Un contrat passé de gré à gré entre le
patron et l'ouvrier en établissait le montant et règlerait tous les détails de la perception. Les
sommes ainsi perçues resteraient consignées entre les mains du patron, à moins que le Gou-
vernement ne préfère créer une caisse spéciale gérée par ses agents ou sous sa sur-
veillance.
Ce procédé a déjà trouvé son application dans le pays. On a cité entre autres l'exemple
d'un de nos plus grands établissements métallurgiques qui avait embauché, il y a quelques
années, des ouvriers autrichiens dans des conditions analogues.
Cependant, l'exécution de cette mesure se heurte à une grosse difficulté dans la pra-
tique. Ces retenues devant être minimes, il se passera un certain temps avant que la somme
nécessaire au rapatriement puisse être atteinte. Si maintenant les circonstances imposent un
rapatriement anticipé, par suite de renvoi ou de tout autre cas fortuit, après quelques
semaines ou un mois p. ex., la mesure devient inefficace.
Régime des vins.
Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité de l'introduction dans le Grand-Duché
de la loi allemande du 24 mai 1901 sur le régime des vins, la Chambre de commerce s'est
prononcée à l'unanimité en faveur de l'adoption pure et simple de cette loi.
Au point de vue des transactions, — celui que la Chambre a particulièrement envisagé,
— la nouvelle loi allemande offre un progrès réel. Le commerce honnête y trouvera toutes
les facilités et garanties désirables, alors que le consommateur qui pâtissait de la liberté trop
grande dont jouit le commerce déloyal, ne pourra plus être trompé désormais sur la nature
et la qualité des vins entrés dans le commerce. Elle contribuera ensuite à relever et à raf-
fermir la réputation de nos vins indigènes qu'on a tenté à discréditer en représentant le
Grand-Duché comme un centre de sophistication: les accusations dont on cherchait à nous
accabler injustement, n'ayant plus de raison d'être, tomberont d'elles-mêmes.
Un seul point a fait naître certaines appréhensions: c'est le contrôle prévu par la loi
allemande. Nos commerçants et industriels acceptent difficilement l'ingérence de l'État dans
leurs affaires si elle est exercée par des agents subalternes qui ne savent pas toujours pro-
céder avec le tact et les ménagements nécessaires. Puis il importe aussi de mettre le com-
merce à l'abri de toutes les indiscrétions possibles auxquelles ce contrôle pourrait donner
lieu. La Chambre de commerce a donc recommandé au Gouvernement de ne charger de ce
contrôle que des personnes sûres, méritant une confiance absolue.
Minières.
L'année 1901 a été désastreuse pour nos minières: l'extraction du minerai de fer qui
était de 6,171,299 tonnes en 1900, est tombée à 4,455,179 tonnes. La diminution représente
donc 1,716,120 tonnes, soit un tiers de l'extraction totale. La valeur de la production a
reculé de 5,499,251 fr. Sur le nombre des ouvriers nos statistiques renseignent une dimi-
nution de 1493.
Le nombre des accidents déclarés à l'Administration des mines a été de 101, dont 22
dans les exploitations à ciel ouvert. En 1900 ce nombre a été de 156, dont 43 dans les
exploitations à ciel ouvert. Il y a eu 16 accidents mortels dans les galeries, tandis qu'aucun
accident mortel n'a été déclaré dans les exploitations superficielles, ce qui porte à 5,5 ‰ la
proportion pour la première et à 0‰ celIe pour la dernière catégorie d'exploitations.
Aperçu des chômages qui se sont produits en 1901.
a) BASSIN D'ESCH
II n'y a pas d'exploitation qui ait chômé complètement.
b) BASSIN DE RUMELANGE
Nombre des exploitations qui ont
travaillé, mais sans faire d'expéditions.
Nombre des exploitations où le
travail était suspendu.
Janvier...
Février...
Mars...
Avril...
Mai...
Juin...
Juillet...
Août...
Septembre...
Octobre...
Novembre...
Décembre...
S
c) BASSIN DE DE DIFFERDANGE-LAMADELEINE
Janvier...
Février...
Mars...
Avril...
Mai
Juin...
Juillet...
Août...
Septembre...
Octobre...
Novembre...
Décembre...
Janvier...
Février...
Mars
Avril...
Mai...
Juin...
Juillet...
Août....
Septembre
Octobre...
Novembre...
Décembre...
Janvier...
Février...
Mars
Avril
Mai...
Juin...
Juillet...
Août...
Septembre...
Octobre...
Novembre...
Décembre...
Nombre des sièges
d'exploitation...
Production
totale...
Valeur de la production
totale...
Prix moyen de la
tonne...
Nombre des ouvriers occupés |
Année 1900.
t.
6,171,229.
fr.
17,283,289
2.80
' sous terre .
3,857
à ciel ouvert .
2,350
ensemble
. 6,207
Population ouvrière (femmes et enfants).
. 13,406
Année 1901.
t.
4,455,179
fr.
11,770,046
2.65
3,039
1,673
4,714
10,966
Statistique de production.
Production.
3,913,076
4,758,741
5,349,009
5,348,951
6,014,394
6,171,229
4,455,179
Valeur totale.
fr.
9,590,443
11,852,528
13,980,550
13,934,186
16,237,500
17,283,289
11,770,046
Prix de la tonne.
fr.
2,45
2,49
2,61
2,60
2,70
2,80
2,63
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année
1900.*)
Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis..
1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880.
Année.
Tonnes.
722,039
924,382
911,695
990,499
1,174,334
1,331,743
1,442,668
1,090,845
1,196,729
1.262,825
1,407,617
1,613,392
2,173,463
2,161,881
2,539,295
2,551,090
2,447,634
Année.
Tonnes.
2,648,449
2,361,372
2,649,710
3,261,925
3,102,753
3,359,413
3,102,478
3,370,352
3,351,938
3,958,280
3,913,076
4,758,741
5,349,009
5,348,951
6,014,394
6,171,229
4,455,179
*) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique
de Berlin.
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des
minières depuis 1895.
1895...
1896..
1897...
1898...
1899...
1900...
1901...
T.
Sièges
d'exploitation.
Nombre
des ouvriers.
37,596
6,207
Production.
T. 12,793,065
6,171,229
Valeur totale.
fr. 79,751,250
17,283,289
Prix
de la tonne.
fr. 6,24
2,80
Allemagne.
Tonne.:)
TABLEAU GRAPHIQUE
de la Production des Minières depuis 1880.
Industrie métallurgique.
La métallurgie luxembourgeoise a ressenti, en 1901, tous les effets de la crise qui sévit
si durement sur les différents marchés de l'Europe. De nos 28 hauts-fourneaux 25 seulement
étaient en activité pendant 1149 semaines, contre 1382 semaines en 1900.
La production de la fonte a diminué de 54,541 tonnes, la valeur de 7,956,858 fr. La
production des fonderies est descendue de 1,302 tonnes. Seule, la production des aciéries a
continué son développement : de 184,714 tonnes, représentant une valeur de 24,469,184 fr.,
elle est montée à 257,055 tonnes, représentant une valeur de 30,661,562 fr.
Les causes, les origines et les phases initiales de la crise, qui tombent en 1900, sont
suffisamment connues : elle est le contre-coup inévitable d'une ère de prospérité anormale
qui a fini trop brusquement après avoir duré cinq ans, mais elle tient aussi à une coïnci-
dence de causes multiples que nous avons déjà signalées dans notre précédent rapport.
Après la période de prospérité inouïe, un arrêt était devenu inévitable La production, solli-
citée par une demande absolument fantastique que surexcitait la spéculation, se trouva subi-
tement devant des débouchés sursaturés, incapables d'absorber ses produits. Ce fut là le point
de départ de la crise qui s'étendait rapidement et gagnait en intensité.
Entretemps, les hauts-fourneaux, aciéries et laminoirs produisaient toujours. Les pro-
duits s'accumulaient dans les usines et les prix descendaient sans cesse, certains clients
ayant refusé de prendre livraison des quantités contractées. A cette situation désastreuse
s'ajoutait un manque de confiance absolu dans l'avenir qui s'assombrissait toujours davantage.
Par surcroît de malheur, les syndicats des cokes rhénan-westphalien et belge qui avaient,
avec presque toutes nos usines, des contrats à long terme pour la fourniture du combustible
à des prix trop élevés comparés à ceux des produits de la métallurgie, forçaient leurs clients,
qui avaient restreint leur production le plus possible par suite de la mauvaise marche des
affaires, à exécuter les marchés conclus. Malgré toutes les réclamations, les syndicats, plutôt
que d'adoucir leurs prix, préférèrent restreindre leur production et les usines durent
passer par ces conditions.
Comme le marché intérieur n'apportait que des commandes rares et sans importance,
on fut obligé de se jeter sur l'exportation, content d'y trouver un débouché qui permettait
de donner, même avec perte, du travail aux ouvriers.
Vers la fin de l'automne le fond de la baisse était atteint et les commandes, surtout
celles de l'étranger, firent de nouveau leur apparition. Les prix restèrent encore déprimés,
mais au moins les usines avaient de l'occupation et les cours se raffermissaient.
La marche ascendante se maintient depuis et la situation s'améliore incontestablement.
Espérons que cet accroissement d'activité sera un acheminement vers une nouvelle ère de
travail fécond et de prospérité. Toutefois, on devrait se garder d'être trop optimiste, car
entre les prix actuels et ceux qui étaient pratiqués autrefois, il y a encore une marge con-
sidérable.
Statistiques.
a) HAUTS-FOURNEAUX.
Le nombre des fours en feu a été de
ayant marché
La production se répartit ainsi
1° fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
divers
ensemble
représentant
4° pour la fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
. divers
soit une valeur totale de
Prix de la tonne
Minerai consommé
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
Année 1900.
. 1382 semaines.
. fr.
. fr.
. fr.
T.
T. 117,479752
750,815015
101,853
737500
T.
970.885297
8,011,978
57,889,760
8,281,737
50,703
74,234,178
76,46
3,198,299
3,274
9,131
Année 1901.
1149 semaines.
fr.
fr.
T.
T.
111,593500
672,075
132.438
297500
T. 916.404
8,307,608
47,099,145
10,848,255
22,312
66,277,320
72,32
2,878,150
2,771
6,615
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la
fonte dans les 7 dernières années
T.
Production.
694,813
808,898
872,457
945,866
982,929
970,885
916,404
fr.
«
Valeur totale.
32,171,540
41,455,505
49,317,477
52,463,475
55,740,319
74,234,178
66,277,230
Prix de
fr.
la tonne.
46,30
51,74
56,53
55,46
56,70
76,46
72,32
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1900.*)
Allemagne.
Nombre
des ouvriers.
31,312
3,274
T.
Production.
7,537,114
970,885
fr.
Valeur totale.
612,926,250
74,234,178
Prix .
de la tonne
fr. 81.25
76,46
T.
Minerai
consommé.
21,057,9-15
3,198,299
*) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique
de Berlin.
FONDERIES.
Nombre des fonderies en marche . •. .
La production se répartit ainsi
S"
p o t e r i e
2° tuyaux
3° construction des machines
ensemble .
représentant
1" pour la poterie
2°
» les tuyaux
3°
y) la construction des machines . . .
soit une valeur totale de
Prix moyen de la tonne
Consommation des matières premières
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
Année 1900.
T.
,11,293SI°
fr.
1,856,965
fr.
164,43
T.
11,978
»
»
T.
»
»
T..
fr.
»
»
fr.
fr.
T.
»
»
Année 1901.
65ß8oo
l,03094S
8,294»20
9,981265
219,200
141,643
1,516,973
1,877,816
188,42
10,680
1,305
Le tableau ci-après donne la progression qu'a suivie la valeur de la production des;
fonderies'depuis 1895.
Production.
T.
8,747
»
9,307
»
9,8749S0
»
9,358«3*
»
11/154257
»
11,293»s0
»
9,981865
Valeur totale.
fr.
1,31.7,975
»
1,370,596
»
1,370,888
»
1,459,815
»
1,816,839
»
1,856,965
»
1,877,816
Prix de la tonne.
fr.
150,67
»
147,26
»
139,00
»
155,99
»
162,89
»
164,43
»
188,42
ACIÉRIES.
Nombre des aciéries
Production
Valeur de la production
Consommation de fonte de toutes espèces
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
Année 1900.
T.
184,714,'9*
fr.
24,469/184
T.
277,376
3,590
Aniïée 1901.
T,
257,055
fr.
30,661,562
T.
426,376
1,754
3,800
a)
b)
c)
La production de 1901 se décompose comme suit
lingots
demi-fabricats (blooms, billettes, platines etc.)
destinés à la vente
produits finis
1° rails et éclisses
2° traverses
3° fers marchands,
machines et divers
T. 27,057
12,700
30,710565
fr. 3,889,440
1,746,250
5,212.514
T.
T.
13,159435
167,428
76,467565
257,055
fr.
fr.
1,213,218.
18,600,136
10,848,208
30,661,562
I .
FONTE.
Total de la Production des Hauts-Fourneaux
Tonnes.
1.000,000
375.000
950. 000
925.000
900.000
875.000
850.000
825.000
800.000
775.000
750.000
725.000
700.000
675.000
650.000
625.000
600.000
575.000
550.000
525.000
500.000
475.000
450.000
425.000
400.000
375.000
350.000
325.000
300.000
275.000
250.000
225.000
200.000
175.000
150.000
125.000
100.000
II. PRODUCTION DE FONTE
D'AFFINAGE DE MOULAGE & THOMAS
III. FONDERIES.
Total de la Production.
IV.
PRODUCTION
DE L'ACIER
THOMAS.
Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.
Année.
Tonnes.
93,408
122,554
128,300
142,897
184,573
256,449
246,600
270,377
230,500
215,388
248,377
261,236
260,666
293,615
376,587
334,688
365,997
Nombre
des
Hauts-
Fourneaux.
Année.
Tonnes.
419,610
400,644
492,038
523,776
561,733
558,912
544,994
586,515
558,289
679,816
694,813
898,000
872,457
945,866
982,929
970,885
916,404
Nombre
des
Hauts-
Fourneaux.
Cette production se décompose ainsi
FONTE D'AFFINAGE.
Année.
1870.
Tonnes.
93,408
122,554
128,300
142,897
184,573
256,449
246,600
270,377
230,500
215,388
248,377
261,236
243,740
235,263
260,492
206,726
198,190
Année.
Tonnes.
201,702
148,089
196,184
199,151
198,033
191,056
124,233
118,222
122,679
129,533
94,282
140,295
148,950
143,753
152,601
118,247
111,593
FONTE DE MOULAGE.
Année.
Tonnes.
16,926
29,133
38,936
49,106
76,662
109,680
75,956
75,622
75,129
84,582
67,790
99,683
123,307
87,367
112,018
141,618
116,699
165,454
150,711
137,362
101,853
132,438
FONTE THOMAS.
Année,
Tonnes.
29.219
77,159
78,855
91,145
108,227
176,599
220,232
249,496
279,118.
300,066
321.078
344,986
348,242
438,265
458,912
551,904
585,969
651,403
692,966
750,815
672,075
Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.
Année.
Tonnes.
1,200
1,014
1,141
1,536
1,615
1,413
1,310
1,341
1,370
1,269
1,394
1 305
Année.
Tonnes.
1,701
1,579
1,726
1,827
1,670
1,440
2.585
3,044
4,6:15
4,642
5,909
7,062
Année.
Tonnes.
6,281
7,764
8,328
8,747
3,307
9,874
9,858
11,154
11,293
9,981
Rappel de la production des Aciéries depuis 1886.
Année.
Tonnes.
20,554
57,346
69,739
97,900
97,462
110,920
Année.
Tonnes.
103,310
129,123
131,220
134,539
136,955
143,692
Année.
Tonnes.
170,153
166,206
184,714
257,055
Mouvement de la population ouvrière de l'industrie minière et métallurgique depuis 1895.
Nombre des ouvriers
Population ouvrière
(femmes et enfants)
1895.
7,757
1896.
9,238
24,602
1897.
10,224
25,772
1898.
10,608
80,118
1899.
11,095
28,634
1900.
10,709
27,017
1901.
9,684
19,086
Ateliers de construction.
Là situation des ateliers de construction reflétait la dépression générale que nous avons
signalée en tête de notre rapport. Pendant que, d'un côté, le découragement et le manque de
confiance dans l'avenir arrêtaient tout essor de l'esprit de spéculation, le placement des
produits fabriqués, de l'autre côté, rencontrait des difficultés toujours nouvelles. Beaucoup
d'ateliers qui avaient conclu, pendant l'année 1900, des marchés à longue échéance pour
l'achat de leurs matières premières aux prix exorbitants qui avaient cours alors, se virent
forcés de consentir à des prix de vente qui descendaient parfois au-dessous du niveau des
prix de revient. Ce qui contribuait à rendre la situation extrêmement pénible, c'est que, vers
la fin de l'année précédente déjà, les prix de vente avaient laissé les producteurs en perte.
Cette situation n'était pas particulière au Grand-Duché. Les pays voisins, sous ce
rapport, n'étaient guère mieux partagés. A travers certains centres industriels elle se
présentait sous un aspect plus sombre encore, car la crise, en s'attaquant à de grands
établissements, prenait des proportions inconnues dans notre pays, où nous comptons des.
ateliers d'une importance moindre en général.
Dans les établissements qui fabriquent les articles, dits « articles de saison», l'influence
désastreuse de la crise se faisait le plus vivement sentir. Si, dans ce compartiment du
marché, les ventes se ralentissent, des stocks considérables de produits fabriqués s'entassent,
immobilisant un capital considérable qui reste improductif. Nos constructeurs luxembourgeois
ont eu beaucoup à souffrir sous ce rapport, et il faudra une série d'années pour réparer les.
brêches, à moins que la reprise à laquelle nous assistons eu ce moment, ne fasse naître une
ère de prospérité nouvelle.
La Chambre de commerce se plaît à constater que, de même qu'en 1900, nos construc-
teurs n'ont procédé à aucune réduction des salaires des ouvriers dans le courant de 1901. Il
est vrai qu'ils n'ont pu conserver toute son ampleur au degré d'occupation, mais ils se sont
bornés à diminuer le nombre des heures de travail, sans toucher aux salaires, quoique leur
situation ne fût rien moins que brillante. Ce fait mérite d'être relevé, car il a son impor-
tance au point de vue social.
Le nombre des ouvriers occupés dans nos ateliers de construction a diminué d'un
cinquième : de 2,300 qu'il était en 1900, il est tombé à 1,840. La valeur des produits fabriqués
destinés à la vente, que nous avions estimée à 6,500,000 fr. pour l'année 1900, ne représen-
tait plus, en 1901, qu'une valeur approximative de 4,875,000 fr. Cette diminution de
1,625,000 fr. se répartit par portions sensiblement égales entre la consommation intérieure
et l'exportation.
Si des pertes et des difficultés de toutes sortes pesaient lourdement sur nos ateliers de
construction déjà vers la fin de l'année 1900, les effets de la crise n'ont fait que s'accentuer
en 1901. Espérons que la confiance dans l'avenir, que les promesses de l'heure présente ont
fait naître, se justifie et ne se transforme, pas en déception.
Industrie du bâtiment.
L'activité tout-à-fait extraordinaire qui régnait pendant une série d'années dans l'industrie
du bâtiment avait fait place, déjà en 1900, à une période de calme relatif. Un nouveau recul,
très sensible, s'est produit en 1901.
A l'intérieur de la ville de Luxembourg, 3 immeubles d'une certaine importance: le
nouvel hôtel de la Banque Internationale et les immeubles Bernhöfft et Link, ont été mis en
Construction, auxquels il faut ajouter 4 maisons. Sur le Limpertsberg on a construit 5 à 6
maisons clans i'allée Scheffer et 1Q a 12 autres maisons, disséminées dans les diverses rues
de ce quartier.
Dans les alentours de la ville, à Hollerich et à Bonnevoie, le bâtiment a conservé une
activité considérable, quoique moindre que celle des dernières années. Il s'y est construit
un grand nombre de petites habitations familiales et de maisons de commerce : pouf| la
première de ces localités le nombre des constructions nouvelles varie entre 25 et 30, dont
plus de la moitié au « Feldgen » ; pour la dernière, ce nombre varie entre 12 et 15.
A travers le bassin minier on remarque une période d'arrêt. L'activité fébrile qui s'y
manifestait, pendant un nombre d'années, a baissé considérablement, et l'on peut dire que
l'industrie du bâtimenl a été réduite, dans toute la région minière, à un tiers de ce qu'elle
était encore en 1900, .en laut qu'on ne prend en considération que les immeubles construits
pour le compte des particuliers. Par contre, des constructions communales ont été exécutées
en assez grand nombre.
Cette situation défavorable (loi! être ramenée à la crise qui sévissait dans la métallurgie.
On juge de la prospérité d'une contrée par le développement de ses travaux de bâtiment et
en réalité nulle industrie ne reflète plus fidèlement la situation économique. Autour du foyer
de la crise métallurgique le bâtiment a éprouvé les atteintes les plus promptes et les plus
vives ; à mesure qu'elle rayonnait dans les environs, où elle perdait de son intensité, l'activité
dans le bâtiment en subissait.immédiatement le contre-coup.
On a constaté, d'autre part, dans certaines régions, une baisse des loyers, presque'imper-
ceptible il est vrai, mais toujours suffisante pour calmer le zèle des entrepreneurs. Cette
baisse est encore un effet de la dépression générale qui régnait dans les affaires, et de la
crise métallurgique en particulier. À Luxembourg même, les loyers n'ont pas fléchi ; dans
les alentours de la ville et dans le bassin minier ils ont perdu quelques pour cents ;
à Luxembourg ils oscillent entre 5 et G °/0 du capital ; dans les alentours de la ville ils
représentent 5 %, et dans le bassin minier 6 % du capital.
Une diminution insignifiante est à signaler dans les salaires des ouvriers du bâtiment,
qui s'élève à 0,50 fr. pour les maçons et les tailleurs de pierres, et à 0,25 fr. pour les
journaliers. Le nombre très considérable d'ouvriers italiens employés ici comme maçons et
comme journaliers, a diminué dans une forte proportion.
Voici comment s'établissent les salaires des ouvriers de la bâtisse
Maçons
Journaliers
Tailleurs de pierres
,
Charpentiers
Couvreurs en a r d o i s e s . . . . . .
Plaformeurs
Peintres en bâtiments.
Menuisiers
Serruriers.
fr.
5,00—5,80
»
3,00—3,75
»
5,öO—6,00
«
4,50—5,00
»
5,00—6,00
»
8,00—6,00
»
'3,50—4,80
»
3,50—4,50
»
4,50—5,50
Les industries et métiers tributaires du bâtiment sont encore fort loin du développement
que demanderaient les circonstances. Ainsi, beaucoup d'entrepreneurs de constructions font
venir d'Allemagne les portes et fenêtres qui pourraient être fabriquées dans les ateliers du
pays. Il en est de même de la serrurerie, en dépit de l'essor croissant que cette branche a
pris récemment.
Ardoisières.
A Haut-Martelange la situation, tout en restant bonne, a subi quelques modifications en
1901. La maison Rother frères nous mande à ce sujet
Le prix de revient a subi une légère diminution en 1901 non pas tant par suite de la
baisse des salaires, que par suite d'une exploitation plus rationnelle. Les prix de vente ont
reculé d'environ 15%. Pourtant les ventes s'effectuaient lourdement et des stocks plus
considérables que ceux de l'année dernière se sont formés. Notre principale cliente,
l'Allemagne, s'est montrée plus réservée et nos ardoisiers ont pu se convaincre du peu de
marge qu'offre le Grand-Duché à cause de la faveur dont l'ardoise belge continue à jouir ici.
L'augmentation de la production en 1901, comparée à celle de l'année précédente, n'est
donc pas le résultat d'une situation prospère du marché, mais elle doit être attribuée aux
facilités plus grandes que rencontrait le recrutement des ouvriers, que la crise industrielle
rendait libres ailleurs. Ainsi, l'exploitation était devenue plus régulière et plus soutenue que
l'année précédente. Des essais en vue du perfectionnement du mode d'extraction et de
l'exploitation en général se poursuivent sans cesse, mais n'ont pas encore abouti à des
résultats appréciables.
Un sujet de graves préoccupations pour nos exploitants est le recrutement des ouvriers.
En général, la main-d'œuvre est toujours insuffisante. Au cours des années favorables que
nous avons traversées, il s'est formé un grand nombre de petites exploitations: les ouvriers
possédant leur métier se sont disséminés et il fallait recourir aux bras qui venaient s'offrir.
Cette question est d'autant plus délicate que seuls les ouvriers qui ont une pratique suffi-
sante peuvent fournir un travail convenable. Vers le milieu de l'année, une réduction de 5 %.
a été opérée sur les salaires.
La réserve croissante du marché allemand limite le débouché de nos ardoisières au
Grand-Duché et à la province de Luxembourg. A l'intérieur du pays, une difficulté énorme
s'oppose au développement des affaires, c'est le tarif extrêmement élevé des chemins de fer
cantonaux que nous avons déjà signalé dans notre précédent rapport. Alors que sur un
parcours de 29 km. on paye 43,80 fr. sur lés chemins de fer cantonaux, soit 1,50 fr. par km.,
la concurrence belge ne supporte que le tiers de ces frais sur les chemins de fer de son
pays. Le même tarif est en usage pour les arrivages de charbons.
D'autre part, la maison Schönborn nous écrit : L'établissement «Wilhelmsschacht» a
été occupé durant toute l'année à compléter ses installations, et l'exploitation n'a pu prendre
encore toute son ampleur. La production de cette période provisoire a été écoulée facilement,
à des prix modérés il est vrai, mais qui ont été compensés par la diminution sur les salaires.
Les ardoisières françaises et belges qui travaillent dans des conditions bien plus favo-
rables, rendent le placement de nos produits très difficile sur notre marché naturel, le
Luxembourg et l'Allemagne, et il faut espérer que le nouveau tarif douanier nous assurera
une protection plus efficace contre la concurrence étrangère. Les tarifs exorbitants qui sont
appliqués sur la ligne Martelange-Noerdange donnent lieu à des plaintes incessantes de la
part de nos exploitants d'ardoisières, mais on espère que l'achèvement de la ligne Marte-
lange-Bastogne nous apportera une réduction de ces tarifs.
De Perlé on nous signale une situation moins bonne que celle de l'année 4900, qu'on
attribue à la crise générale, à la concurrence des ardoises belges et françaises et à celle des
différentes sortes de tuiles. Les tarifs onéreux des chemins de fer cantonaux, tant pour les
expéditions d'ardoises que pour les arrivages de charbons, exercent une influence fâcheuse
sur la situation des ardoisières. Ainsi, 10,000 kg. de charbon du bassin houiller de Liège
payent 53,20 fr. de Beyne-Hensay à Noerdange, c'est-à-dire pour un parcours de 150 km.,
et 39 fr. de Noerdange à Perlé, soit pour un parcours de 26 km. D'autre part, le mauvais état
des routes qui conduisent à la frontière belge, à Arlon et à Habay-la-Neuve, est très à
regretter, surtout que nos ardoises ne payent pas de droit d'entrée en Belgique quand elles
sont employées dans la province du Luxembourg, mais le mauvais état des routes rend ce
privilège presque illusoire.
Signalons encore le fait que pour un grand nombre de travaux exécutés pour le compte
de l'État ou des communes des ardoises belges sont expressément demandées. Nos ardoises
indigènes devraient être traitées, pour le moins, sur le même pied que celles qui sont
importées de l'étranger, et les qualités de l'ardoise luxembourgeoise mériteraient d'être
mieux appréciées.
Les «Ardoisières d'Asselborn» nous mandent : La production de 1.901 n'a atteint que
63 % de celle de 1900: elle était de 48 wagons de 10 T. soit 860,000 ardoises, La vente
n'était que de 42 wagons d'un prix moyen de 720 fr. par wagon.
Le chantier des ardoises fabriquées s'était déjà augmenté en 1900 de 521,700 ardoises
représentant une valeur de plus de 20,000 fr. (à la suite des marchés allemands non observés)
et il a subi une nouvelle augmentation en 1901, car au 1er janvier 1902 le chantier comptait
740.000 ardoises contre 670,000 au 1er janvier 1901 d'une valeur d'environ 35,000 fr. et
représentant environ 55 wagons de 10 T.
Cette discordance apparente entre les chiffres ci-dessus s'explique si l'on considère, d'un
côté, que le chantier se compose en majeure partie d'écailles (forme allemande), ardoises
plus épaisses et plus lourdes dont la valeur moyenne n'est que de 600 fr. par wagon, et de
l'autre côté, que la production et la vente de 1901 ont été dirigées sur les formes voisines et
octogones, plus recherchées dans le Grand-Duché. Ces ardoises se chargent en nombre plus
que double par wagon. Bien qu'elles donnent par mille un prix inférieur à celui des écailles,
leur valeur par wagon est supérieure, mais leur fabrication est de beaucoup moins rémuné-
ratrice et ne permet guère de bénéfices aux prix de vente actuels.
Si la Société a abandonné la fabrication des écailles, c'est que les commandes des
grands négociants allemands, ses clients des années antérieures, lui ont fait défaut. La
production des ardoisières de la Moselle et du Rhin, dans lesquelles beaucoup de ces inter-
médiaires sont intéressés et qui sont situées plus près des centres de vente, suffisaient large,
ment à la demande pour la forme écaille.
Les effets de la crise l'ont donc forcée de changer sa fabrication, quant aux formes
d'ardoises et, de plus, de se créer une nouvelle clientèle dans le Grand-Duché même, clien-
tèle négligée au cours des bonnes années et accaparée par la concurrence belge et française.
Pour regagner le terrain perdu, elle a dû consentir à une nouvelle baisse d'environ 8 % sur
les prix de 1900, ce qui portait la réduction totale, depuis le commencement de la crise, à
15%. Le nouvelles concessions, très sensibles, lui ont été octroyées au commencement de
1902 par la concurrence belge et française dont les prix de revient sont plus modérés. Ce
fait parle impérieusement en faveur du relèvement des droits d'entrée sur les ardoises
étrangères importées dans le Zollverein.
Les ardoisières d'Asselborn ont occupé, en 1901, en moyenne 50 ouvriers, dont 5 étran-
gers. Ce nombre a été porté depuis à 58. La main-d'œuvre accuse une moyenne de 3,30 fr.
Pendant la série de bonnes années, la rareté de la main-d'œuvre ne permettait pas à cet
établissement de donner à son exploitation l'ampleur qu'elle eût comportée.
Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis
1896 par spécialités.
ANNÉE
1896...
1897...
1898...
1899...
1900...
1901...
ARDO
15,551
17,887
18,615
20,604
iSES
mille
1,120
DALLES
m. carrés
Ev
1,446
1,673
1,451
1,102
iERS
pièces
m. cour.
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en
Allemagne pendant les années 1897-1901.
1897. .
1898. .
1899. .
1900. .
1904. ,
Ardoises belges
importées.
dans le
Grand-Duché
T 2,394.
.» 2,247
»
2,649
» 2,462
»
2,083
en
Allemagne
10,508
11,671
11,929
9,613
Ardoises françaises
importées
dans le
Grand-Duché
en
Allemagne
7,538
9,395
11,545
12,877
Ardoises de provenances
diverses
importées
dans le
Grand-Duché
en
Allemagne
26,283
28,583
30,593
26,662
La valeur de ces importations s'établit ainsi
1897. .
1898. .
1899. .
1900. .
1901. ..
Fr. 263,340
» 246,870
» 291,390
»
270,820
»
229,130
1,182,500
1,461,000
1,493,000
1,201,000
16,700
45,000
100,500
88,500
65,500
844,000
1,169,000
1,435,000
1,640,000
2,958,000
3,574,000
3,804,000
3,333,000
Statistique de production pour les années 1900-1901.
Les ardoisières en exploitation sont situées sur les territoires des communes d'Assel-
born, Oberwampach et Perlé, sections de Haut-Martelange-Rombach, Asselborn, Nieder-
wampach et Perlé.
Année
N
ombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés.
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
ardoises . . .
éviers 1)
dalles 2)
ardoises . . .
éviers
dalles
Quantités.
18,060,900
1,298
20, 700, 582
1,534
Prix.
FR.
32 à 50
7 à 12
3,50 à 6,00
33 à 50
8 à 10
5 à 11
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
1,287,900
1,097
1,165,525
exportées
à
l'étranger.
16,321,000
17,952,057
1) mètres courants ; 2) mètres carrés.
Carrières.
L'année 1901 n'a apporté aucun changement sensible dans l'exploitation de nos
carrières. Dans ses grandes lignes, la production est restée au niveau de l'année der-
nière ; les prix de production et de vente ont gardé leurs positions. La vente courante,
facile, qu'on nous signale depuis un certain temps, s'est maintenue. Le recrutement de
la main-d'œuvre nécessaire, si difficile pendant quelques années, a rencontré des diffi-
cultés moindres.
Parmi les progrès qui se sont produits dans les moyens de production, il faut noter
une scierie à vapeur que la société de Montfort a montée dans sa carrière de Larochette, qui
lui permet de scier les grands blocs au moyen du fil hélicoïdal.
Au sujet des vœux présentés par nos exploitants de carrières, nous ne pouvons que
répéter ce que nous avons déjà dit dans notre précédent rapport, à savoir
1° le raccordement projeté de Grundhof aux carrières de Beaufort et de Reisdorf
devrait être déclaré d'utilité publique, la société du Prince-Henri étant toujours disposée à
le construire sans aucune indemnité, et
2° le projet de prolongement des chemins de fer secondaires de Larochette dans la
direction de Junglinster devrait être pris en sérieuse considération.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour les années
1900 et 1901 est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration
des mines.
Année
Nombre des
exploitations.
Nombre des.
ouvriers occupés.
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
exportées
à
l'étranger.
Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Ruinelange, Kayl, Differdange, Petange. — Sections de Rumelange,
Tetange,
Differdange, Niedercorn et Rodange.
pierre de taille
moëllons
pierre de taille
moëllons
Mètres cubes.
1,843
30,913
24,117
FR.
15 à 33
1.25 à 3,75
20 à 30
1,50 à 2,50
Mètres cubes.
1,813
23,605
15,133
Mètres cubes.
7,308 1)
8,054 2)
1) dont 6,331 mètres cubes de castine.— 2) dont 5,321 mètres cubes de castine.
Déblais de mine (benglik de la minette).
Communes d'Esch,
Rumelange,
Kayl, Dudelange,
Differdange et Petange.
moëllons
id.
31,100
12,554
1,00 à 1,50
0,50 à 1,50
31,067
12,554
Carrières de grès liasique.
Communes de Larochette et Medernach. — Sections d'Ernzen
et Medernach.
pierre de taille....
moëllons...
pavés...
pierre de taille...
moëllons...
pavés
2,004
90 ‰
3,215
80 ‰
35 à 45
1,25
30 à 40
35 à 45
1,25
35 à 40
90 ‰
1,849
80 ‰
1,125
1,366
Communes de Bech, Echternach et Rodenbourg. — Sections de Bech, Zittig,
Hemsthal,
Echternach et
Beidweiler.
pierre de taille
moëllons...
pavés
pierre de taille...
moëllons...
paves...
1,800
6 ‰
1,545
1,950
1,303 ‰
25 à 30
1,25 à 1,50
25 à 30
25 à 30
1,25 à 1,50
1,800
6 ‰
1,545
1,950
1,303 ‰
Communes de Beaufort,
Reisdorf et Berdorf. — Sections id.
pierre de taille
moëllons
pierre de taille
moëllons
1,781
2,235
20 à 35
4,00 à 12,50
29 à 40
1,00 à 4,00
Année
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification,
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
exportées
à
l'étranger.
Communes de Frisange, Dalheim et Mondorf. — Sections d'Aspelt, Dalheim et Altwies.
pierre de taille
moëllons...
pavés....
pierre de taille
moëllons...
pavés...
7,487
374 ‰
8,345
374 ‰
20 à 32
1,00 à 1,50
36 à 100
20 à 34
1,00 à 1,25
60 à 100
7,487
374 ‰
8,345
374 ‰
Commune de Contern. — Section d'Oetrange.
pierre de taille
moëllons...
pavés...
pierre de taille
moëllons...
pavés....
1,080
16 ‰
1,360
20 ‰
1,00 à 1,75
40 à 100
1,00 à 1,75
40 à 60
1,080
16 ‰
1,360
20 ‰
Commune de Steinsel. — Section de Heisdorf.
pierre de taille
moëllons...
pavés
pierre de taille
moëllons...
pavés...
12 ‰
12 ‰
20,00 à 37,50
1,25
25,00 à 37,50
20 à 25
1,25
37,50
12‰
12 ‰
Communes de Hesperange, Bertrange, Kehlen et Niederanven *)
pierre de taille
moëllons...
pavés
pierre de taille
moëllons...
pavés
6,075
303 ‰
10,087
380 ‰
25 à 30
1,00 à 1,75
20 à 90
25 à 30
1,00 à 1,75
20 à 90
6,075
303 ‰
10,087
380 ‰
Carrières de grès bigarré.
Commune de Mertzig. — Section de Mertzig.
pierre de taille
moëllons
pavés
pierre de taille
moëllons
pavés
6 ‰
20 ‰
55 à 65
1,25
25 à 45
30 à 60
2 à 6
34 à 40
6 ‰
20 ‰
*) + 12,000 m3 de pierrailles employés par le chemin de fer vicinal.
Année
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés.
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
exportées
à
l'étranger.
Carrières de grès de Born.
Communes de Mompach et Rosport. — Sections de Born, Girst et Rosport.
pierre de taille
moëllons...
pierre de taille
moëllons...
dalles
1,144
1,340
1,040
2,074
230 m²
30 à 43
1,50 à 5,00
30 à 42
2 à 8
.480
1,340
2,074
250 m2
Carrières de grès coquillier.
Commune de Bettendorf. — Section de Gilsdorf.
pierre de taille...
moëllons....
pavés
pierrede taille...
moëllons...
pavés...
2,010
2,555
112 ‰
3,108
2,080
262 ‰
35 à 100
1 à 4
40 à 75
4.0 à 80
1 à 2
45 à 70
1,942
2,555
112 ‰
3,160
2,080
18 ‰
Carrières de quartzite.
Communes de Clervaux et Munshausen. — Sections de Clervaux et Roder.
hassel pour...
pierraille.
id.
8,180
0,070
5,150
5,150
3,030
Carrières de grès pour moëllons et pavés.
Commune de Beizdorf. — Section de Mensdorf.
p a v é s . . . .
id.
578 ‰
178 ‰
175 ‰
400 ‰
500 ‰
Commune de Steinfort.
moëllons...
pavés...
moëllons....
pavés . . . .
2,080
300 ‰
1,665
200 ‰
1,50
1,50
1,660
200 ‰
1,005
180 ‰
100 ‰
20 ‰
Communes d'Eich et Rollingergrund
moëllons...
pavés...
moëllons...
pavés
1,365
60 ‰
9,850
1,00 à 1,80
1,00 à 1,25
1,305
60 ‰
9,850
95 ‰
Année
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
exportées
à
l'étranger.
Communes de Luxembourg et Hollerich.
moëllons...
id.
22,420
25,370
1,20 à 3,00
1,25 à 3,00
22 420
25,370
Carrières de pierres à chaux et dolomie.
Communes de Biwer, Grevenmacher, Mertert, Remich et Wormeldange. — Sections de Biwer,
Grevenmacher, Wasserbillig et Machthum.
pierre à chaux
et dolomie
id.
16,153
20,562
1,50 à 7,00
1,50 à 4,25
7,094
9,072
9,059
11,490
Carrières de pierres à. chaux pour chaufourniers.
Communes de Bettendorf, Ettelbruck, Feulen, Colmar et Redange.
pierre à chaux
id.
3,955
4,444
1,50 à 3,00
1,00 à 1,25
3,263
4.104
Carrières de pierres à chaux.
Communes de Beaufort, Echternach et Rosport. — Sections de Dillingen, Echternach et Rosport.
pierre à chaux
tuf....
pierre à chaux
tuf......
1,690
1,035
1,50 à 3,00
1,25 à 2,00
4 à 7
Carrières de chaux hydraulique.
Communes de Strassen, Hollerich, Kehlen, Tuntange et Bertrange.
pierre à chaux
id.
13,175
12,725
1,50 à 2,70
1,40 à 2,70
11,650
11,425
1,525
1,300
Plâtrières.
Communes de Steinsel, Walferdange et Rosport. — Sections de Heisdorf,
Helmsange et Rosport.
plâtre
brut...
id.
1,828
4,440
1,496
Sablières.
Commune de Mertert. — Sections de Mertert et Wasserbillig.
sable...
id.
1,890
3 à 5
3 à 4
1,840
Communes de Bech, Echternach, Rodenbourg. — Sections de Bech, Echternach, Beidweiler.
Faïencerie.
La situation générale de la faïencerie ne s'est guère modifiée en 1901. Le personnel
employé à la fabrication des faiences et des carreaux de revêtement s'est élevé a 240
personnes.
Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants
a) Matières diverses arrivées
2,132,700 kg.
b) Houille
3,497,500
c) Produits expédiés
990,525 kg.
Industrie des ciments.
La succursale de la maison Wayss & Freytag, à Hollerich (Ciment armé), nous mande
Le prix du ciment s'est réduit d'environ 20 fr. par suite de la concurrence croissante,
ainsi que de la crise générale. Vers la fin de l'année, le nombre des ouvriers, qui oscillait
entre 30 et 40 an commencement de l'année, a diminué de la moitié, ce qui s'explique par
cette circonstance que l'industrie des ciments bénéficiait encore, an commencement de
l'année, des commandes de l'année 1900.
sable
id.
1,400
1,350
1,25 a 3,00
0,60 à 3,00
1,400
l,350
Commune de Steinfort.
sable. .
id.
8,820
5,880
5,880
3,528
2,940
2,352
Commune de Mondorf. — Section d'Altwies.
sable
id.
3,707
2,610
1,25
1,00 à 1,25
3,707
2,610
Commune d'Eich. — Section de Rollingergrund.
1901.
sable. . . . .
id.
1,00 a 1,80
l,00 à 1,25
Communes de Luxembourg et Hesperange.
sable...
id.
1,530
3,690
1,0.0 à 1,50
1,00 à 1,50
1,530
3,600
Année
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
exportées
à
l'étranger.
Le recul qui s'était dessiné dans la briqueterie au cours de l'année dernière, s'est accen-
tué en 1901. La demande de l'industrie du bâtiment, si active pendant un certain temps,
s'est calmée, et la briqueterie qui répercute toutes les vicissitudes du cette industrie, dont,
elle est tributaire, a vu sa production diminuer dans une forte proportion.
Une baisse de 4 à o fr. par mille est survenue simultanément, le rapport entre l'offre et la
demande ayant été détruit par le ralentissement de celle-ci. Cette baisse a été compensée eu
partie par une baisse parallèle qui s'est produite sur les prix des charbons industriels. L'écou-
lement de la production témoignait d'une lourdeur exceptionnelle et il restait, à la lin de
l'aimée, une quantité considérable d'invendu.
La briqueterie luxembourgeoise, dans son ensemble, ne parvient que difficilement à
franchir une certaine limite que diverses circonstances lui semblent avoir tracée. C'est, en
particulier, la concurrence allemande qui l'empêche de prendre plus d'ampleur. Les dépôts
de briques étrangères, qui ont été établis dans les principaux centres de consommation et à
presque toutes les stations de chemin de 1er, et qui offrent aux acheteurs l'avantage d'être à
sa portée immédiate, sollicitent la demande avec- un succès incontestable, au détriment de la
production indigène.
La vogue croissante de l'ardoise pour la couverture des toits ne permet toujours pas à
la tuilerie de donner un plus grand développement à sa production.
Quelques briqueteries mécaniques du pays ont formé un syndicat avec les briqueteries
lorraines ; la plupart de nos établissements cependant sont restés en dehors du syndicat qui,
d'ailleurs, n'avait pas demandé leur participation.
L'année 1901, dans son ensemble, n'a pas été bien féconde en affaires. Une certaine
faiblesse a été constatée durant toute la seconde moitié de l'année, tandis que les six premiers
mois ont été plus favorables en général. La cause de cette situation réside dans la disproportion
(lue nous signalons, depuis une série d'années déjà, entre les prix des matières premières,
— à l'exception toutefois de l'écorce de chêne —, et le prix du.cuir fabriqué.
Du côté de la tannerie moderne on constate un développement croissant. C'est, en par-
ticulier, le tannage au chrome, qui a fait des progrès énormes en 1901, et il est à prévoir que
cette matière tannante fera une concurrence autrement sérieuse à l'écorce de chêne que le
bois de Quebracho.
La production n'a guère varié. Nos 75 établissements ont produit, en 1901, environ
137,000 cuirs, soit 45,000 cuirs forts, 67,000 cuirs du Nord et lissés tant en bandes qu'eu
coupons, 25,000 croupons en courroies et 322,000 kg. de dépouilles,, empeigne etc. Wiltz
figure dans cette production pour 97,000, Mersch pour 15,000, et le reste du pays pour
21,000 cuirs. La tannerie occupe environ 480 ouvriers.
Tannerie.
Briqueterie.
Le perfectionnement dans le tannage rapide, l'emploi de jour en jour plus considérable
de matières tannantes étrangères, le développement du tannage an chrome et tant d'autres
facteurs contribuent a exercer une influence défavorable sur le commerce des écorces.
Néanmoins, les prix sont restés à peu près les mêmes qu'en 1900.Au commencement de
1901, les écorces de la récolte de 1900 ont été rapidement enlevées au prix de fr. 2,50 a 2,65
par botte, première qualité, Cette demande a continue pendant toute. l'année 1901. Dès la
rentrée de la nouvelle récolte, qui s'est faite dans de bonnes conditions, un courant d'affaires
favorable s'est maintenu, sans relever les prix cependant. Fin décembre il restait encore
30,000 bottes invendues, qui trouvent peu à peu acheteurs aux prix établis.
L'année 1901 n'a guère été plus favorable à l'industrie gantière que l'année précédente,
conséquence naturelle de la guerre anglais-boër, l'Angleterre et ses colonies étant devenues,
depuis quelque temps, le débouché principal de cette industrie.
Notre exportation de gants de peau vers les Etats-Unis a presque complètement cessé,
Deux causes ont détermine cette situation : les droits d'entrée exorbitants qui frappent cet
article et le développement qu'a pris la production de l'industrie gantière à l'intérieur de ce
pays. Par contre, l'exportation vers les Etats-Unis s'est emparée d'une autre branche de la
ganterie, les peaux de chevreau mégissées et teintes, toutes préparées pour la coupe, ce qui
nous a permis d'atteindre en quelque sorte, pour notre commerce extérieur, le chiffre des
années précédentes. A en juger par les résultats de la première année, cette branche de
l'exportation ouvre une perspective très encourageante a nos ganteries, les droits d'entrée
sur les peaux étant moins élevés que sur les gants tout faits, et cet article parait susceptible
de se développer dans l'avenir.
Au mois de mai éclata une crise intense qui paralysait jusqu'en octobre la fabrication de
gants de peau, déjà languissante à cette époque. La situation était des plus difficiles alors.
Malgré des réductions de prix, la clientèle anglaise ne donnait pas. La nécessité de
sortir d'une situation critique, qui ne pouvait durer, et de fournir de l'occupation au grand
nombre d'ouvriers et d'ouvrières s'imposait impérieusement. C'est alors que, grâce à la
création d'une certaine qualité fort bon marché que l'on est convenu d'appeler « gant popu-
laire », une reprise des affaires a pu être provoquée. La main-d'œuvre devenait insuffisante
alors et il fallait recruter des ouvriers étrangers pour pouvoir satisfaire aux demandes qui
se succédaient avec rapidité.
A la faveur de cet heureux revirement, le chiffre de la production s'est trouve dépasser
finalement celui de l'année précédente et le personnel a été légèrement augmenté. La pro-
duction s'est élevée en 1901, à 63,000 douzaines de paires de gants et cette industrie occu-
pait, a la fin de l'exercice, 650 ouvriers et 1300 ouvrières.
Ecorces à tan.
Ganterie.
La situation de l'industrie textile, dans ses grandes lignes, marque un pas de plus dans
la progression descendante que nous constatons depuis des années. Les circonstances défa-
vorables contre lesquelles cette industrie se débat un peu partout, continuent à exercer leur
action déprimante. Sa production renseigne encore une légère diminution, tant pour la dra-
perie et la bonneterie que pour les tissus coton et mi-laine; elle s'établit ainsi pour les
deux années dernières
Draperie...
Bonneterie...
Tissus coton et mi-laine
fr.
fr.
Année 1900.
1,640,000
680,000
500,000
2,820,000
fr.
fr.
Année 1901.
1,550,000
650,000
450,000
2,650,000
Ces chiffres renseignent une diminution de 6 pCt. de la production totale.
Comme cause principale de cette situation défavorable il faut citer la disproportion qui
règne entre les prix des matières premières et ceux des prix de vente. A cette cause primor-
diale viennent s'ajouter les sauts brusques et capricieux qui surviennent, sans raison appa-
rente, dans les prix des matières premières, ne laissent aucune marge à une production nor-
male, pondérée et déroutent les calculs les mieux établis. D'autre part, les prix de vente ne
sauraient se plier aux caprices inexplicables du marché des laines et des cotons et la pro-
duction cherche vainement une compensation de ce cote.
La vente se heurte à de grosses difficultés. Des droits de douane très élevés s'opposent
à 1'exportation de nos produits en France et dans I'Amérique du Nord. L'exportation en
Belgique s'est ralentie. A l'intérieur du pays, les rentrées s'effectuent péniblement par suite
de la crise générale.
Au commencement de l'année 1901 une éclaircie subite, mais de courte durée, s'était
produite. Les prix de vente s'amélioraient et dépassaient de 10 pCt. ceux de la même époque
de 1900 ; les cotons qui avaient atteint des prix inconnus vers la fin de l'année dernière,
baissaient progressivement, tandis que les laines gardaient une certaine fermeté avec ten-
dance a la hausse. Mais la crise dans la métallurgie s'étendant, la consommation se montrait
plus réservée et la vente des produits fabriqués s'alourdissait de jour en jour. Vers le mois
de juillet les prix avaient atteint leur ancien niveau et cessaient d'être rémunérateurs.
Les salaires sont restés au niveau de l'année 1900. Cependant, la rareté de la main
d'œuvre qu'on nous signalait l'année dernière en plusieurs endroits, n'a pas été ressentie.
Le nombre des ouvriers accuse une légère diminution : de 850 il est descendu à 830.
A Esch-sur-Sûre, ou l'industrie textile avait disparu depuis une série d'années, un
nouvel établissement a été fondé par MM. Demuth frères pour la fabrication des molletons,
flanelles etc. Vers la fin de l'année cet établissement occupait 13 ouvriers.
Parmi les observations, d'un caractère plus spécial, qui ont été présentées à la Chambre
de commerce, nous relèverons les suivantes
1° Une firme de Larochette estime qu'il serait désirable d'avoir un tarif direct avec les
chemins de fer Guillaume-Luxembourg, le tarif applique par les chemins de fer secondaires
étant trop élevé pour les petite colis. Ainsi, un colis de 1 à 30 kg. paye 40 pf. de transport de
Industrie textile.
Cruchten à Larochette, soit pour une distance de 10 km., alors que le même colis ne paye
que 30 pf. de Cruchten à Metz, soit pour une distance dix fois supérieure. — Cette remarque
au sujet de la ligne de Cruchten à Larochette pourrait être étendue à tous nos chemins de
fer secondaires sans distinction.
2° L'établissement de Schleifmühle appuie sur l'imperfection de ses moyens de commu-
nication avec les débouchés de sa production, ainsi que sur l'absence d'une communication
convenable avec la gare centrale Cette dernière circonstance lui est désavantageuse à un
double point de vue: elle lui vaut d'abord la perte d'un temps précieux et de grosses
dépenses pour transport par camion de toutes ses matières premières et de tous ses produits
fabriqués et lui enlève, ensuite, une partie de la clientèle habituée a acheter sur place.
3° Le même établissement nous informe qu'une perte sèche de 7,000 à 8,000 fr. par an lui
est causée par les surtaxes qu'il est oblige de payer pour les lettres lui arrivant d'Allemagne
et qui ne sont affranchies qu'avec 10 pfennig.
Des réclamations analogues ayant été présentées par d'autres maisons, il paraît que les
surtaxes pour lettres insuffisamment affranchies forment un élément sérieux des frais géné-
raux dans notre Industrie textile, qui est en relations suivies avec les pays du Zollverein. Ces
maisons expriment le vœu qu'une taxe uniforme de 10 pf. par lettre de 15 à 20 gr. soit
établie entre le Grand-Duché et 1'Allemagne.
L'industrie du vêtement occupe environ 510 ouvriers des deux sexes dans le Grand-
Duche. Sa production, dont les principaux débouchés sont le bassin minier luxembourgeois
et les centres industriels de 1'Alsace-Lorraine, se ressentait d'une certaine faiblesse qui com-
mençait a se dessiner déjà vers la fin de l'année 1900.
La maison Ch. Jubert de Luxembourg nous mande à ce sujet: La vente des vêtements
de travail a tout naturellement subi le contre-coup de la crise industrielle si intense en 1901,
et ce n'est qu'en s'efforçant de placer, a des prix très bas et non rémunérateurs, sa fabrica-
tion soignée que cette maison a pu continuer à fournir régulièrement du travail à tous ses
ateliers.
A Larochette la situation a été sensiblement la même. On y renseigne une légère dimi-
nution dans la production, comparativement à l'année 1900, qu'on attribue à la crise générale
dans l'industrie métallurgique.
A la bonne marche que l'industrie des tabacs et cigares avait acquise, a succédé, en
1901, une dépression générale. Les nombreux ouvriers étrangers, italiens surtout, que la
crise a chassés du bassin minier, sont autant de consommateurs perdus pour l'industrie des
tabacs ; les autres ouvriers, et aussi les particuliers, dont les revenus ont été rognés par la
faiblesse générale des affaires, ont diminué, en première ligne, la consommation des cigares
Tabacs et cigares.
Industrie du vêtement.
et du tabac. A la suite de ces circonstances les stocks se sont accumulés ; beaucoup d'ou-
vriers ont dû être renvoyés et la tâche de ceux qui restaient a dû être réduite.
Puis, cette industrie s'est ressentie vivement du renchérissement des matières premières
qui atteignent des prix inabordables. Deux « trusts » puissants : le trust américain, constitué
au capital de 2 milliards, et le trust anglais, constitué au capital de 1,250 millions, se dispu-
tent avec acharnement la récolte entière des pays producteurs, l'un cherchant à évincer
l'autre par des offres de prix qui dépassent les espérances les plus optimistes des produc-
teurs mêmes. Cet accaparement de la production entrave les approvisionnements et les
petits lots qui restent se paient le double de la valeur des années passées.
Considérés dans leur ensemble, les résultats de l'exercice 1901 n'ont guère été favo-
rables. Les affaires sont devenues difficiles, peu lucratives et hasardeuses surtout, parce que
les rentrées s'effectuent péniblement ou restent en souffrance et que les clients, qui présen-
tent une surface suffisante, deviennent d'une exigence peu ordinaire, car ils sont trop courus.
Par ce temps de faiblesse des affaires, l'industrie des tabacs ressent vivement les impôts qui
la grèvent. Enfin, l'Allemagne commence à prendre des allures alarmantes : elle déverse par
quantités considérables, et à des prix dérisoires, sa surproduction sur notre marché et sur
celui de l'Alsace-Lorraine où nous jouissions d'une bonne et sérieuse clientèle.
La production est restée sensiblement la même que celle de l'année précédente, avec
cette différence que l'exercice 1900 ne laissait qu'un stock peu considérable, tandis que
l'exercice 1901 laisse une grande quantité d'invendu. Nos 12 fabriques occupent un personnel
de 400 à 450 ouvriers et employés, percevant environ 250,000 fr. de salaires. Leur produc-
tion totale se répartit ainsi
140,087 hl.
150,411
167,696
28,000 quintaux de tabac à fumer, représentant
1,000
à mâcher et à priser, représentant
15 millions de cigares, représentant
de cigarettes, représentant
Ensemble
2,500,000 fr.
125,000
600,000
125,000
3,350,000 fr.
Tandis que l'usage du tabac à priser, ainsi que celui des rôles noirs pour fumer, tend à
disparaître, la cigarette gagne en faveur et élargit ses débouchés d'année en année.
L'industrie des bières n'a pas ressenti les effets de la crise qui sévissait dans presque
toutes les autres industries. Sa production poursuit la marche ascendante déjà signalée dans
notre rapport précédent : alors qu'elle a atteint, en 1900, le chiffre de 174,733 hectolitres,
elle s'est élevée, en 1901, à 180,479 hectolitres. Elle renseigne, par conséquent, une augmen-
tation de 5,744 hectolitres qui est due notamment à nos exportations croissantes vers la
Belgique. Les prix des matières premières sont restés, pour ainsi dire, stationnaires.
Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les
six dernières années ;
Brasserie.
Année.
Bières en fûts.
1,117,925 kg.
1,215,411
993,342
1,140,728
1,233,267
1,275,530
Bières en bouteilles.
184,422 kg.
14,108
36,483
21,767
31,648
13,133
Distillerie.
Pendant la campagne de 1899-1900 le nombre des distilleries en activité état de 1,090 ;
pendant celle de 1900-1901, ce nombre a été porté à 1,228, toutes agricoles. Le nombre des
distilleries a donc augmenté de 138 dans le courant du dernier exercice. Jusqu'ici il n'existe
toujours pas une seule distillerie industrielle dans le pays.
De ces 1,228 distilleries, insignifiantes comparées à celles de l'Allemagne, 596 ont
travaillé des matières premières farineuses, c'est-à-dire du seigle, du maïs, de l'orge et des
pommes de terre (dont 9 ont travaillé exclusivement des pommes de terre, et 632 ont
travaillé des fruits) : pommes, prunes, poires, marcs de raisins.
Le contingent légal est fixé à 8,518 hectolitres. Notre production s'est élevée à
7,785 hl. pour la distillation des matières farineuses et
fruits,
soit 8,385 hl. d'alcool pur, ce qui représente une augmentation de 872 hl.
d'alcool pur, comparée à la production de l'exercice précédent.
Il a été employé à la distillation
Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent
le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1901
174,733 hl.
180,479
Les 13 brasseries en activité dans le Grand-Duché ont occupé ;
en 1900
environ 330 ouvriers et 200 chevaux
1901 350 215
La quantité de malt employée à la fabrication de la bière a atteint
en 1900
4,368,315 kg.
1901 4,511,965
Les droits d'accise acquittés par nos brasseries se sont élevés
en 1900
à
fr. 218,415,75
1901 225,598,25
pommes de terre
grains
fruits
marcs de raisins
en 1899-1900
646,500 kg.
3,290,900
16,235 hl.
8,477
en 1900-1901
404,000 kg.
3,568,900
25,764 hl.
7,661
Le droit d'accise acquitté par les distilleries s'est élevé
en 1899-1900
à
fr. 616,381,25
1900-1901.
654,112,00
Si l'année 1901 n'a pas apporté à l'imprimerie le débordement d'affaires de l'année pré-
cédente, elle peut encore être considérée comme favorable sous tous les rapports. La crise
qui pesait lourdement sur la plupart des autres industries, l'a à peine effleurée. Le degré
d'occupation de nos ateliers a été fort régulier ; seul, le travail supplémentaire, qui avait pris
des proportions extraordinaires en 1900, a subi une réduction.
La transformation du matériel qui s'opère depuis quelques années dans nos imprimeries,
s'est accentuée durant l'exercice 1901. De ce côté, nous pouvons signaler particulièrement
l'installation de trois presses typographiques ainsi que d'une deuxième machine à composer.
Du côté de la main-d'œuvre nous assistons à un progrès. Malgré l'existence de
2 machines à composer, dont chacune fournit le travail de 5 ouvriers, le nombre des compo-
siteurs, au lieu de descendre, tend à augmenter. Le personnel de nos 23 imprimeries com-
prend 150 ouvriers de toutes les catégories. Quelques établissements ont majoré leurs
salaires et il est fort probable que cet exemple sera imité. On a remarqué, d'ailleurs, qu'une
évolution lente commence à se manifester dans les salaires des ouvriers employés dans l'im-
primerie. Une circonstance contribuera à la hâter. Dans le courant de l'été l'échelle des
salaires a été relevée de 7½ pCt. pour toutes les imprimeries allemandes, à partir du 1
er janvier
1902, et nos relations économiques avec l'Allemagne sont trop intimes pour que cette évolu-
tion ne se fasse pas sentir ici.
Le journal, qui a certes le plus contribué au développement de l'imprimerie, continue
sa marche prospère. Aux 24 journaux et périodiques que nous avons renseignés dans notre
précédent rapport, sont venues s'ajouter 2 nouvelles feuilles, qui ont porté ce nombre à 26.
En librairie on ne cesse de se plaindre de la concurrence acharnée que le colportage
étranger fait aux maisons indigènes, et que nous avons déjà signalée à plusieurs reprises.
Les mêmes plaintes ne cessent de se produire dans l'imprimerie, surtout à propos des travaux
de ville (kommerzielle Accidenzarbeiten). Les mesures répressives, qui ont été introduites
depuis quelque temps dans notre législation, n'ont pu atteindre ce colportage qui continue à
s'épanouir en pleine liberté. C'est, en particulier, par leurs prix modérés, qui sont faits en
raison de l'importance de la commande, que les colporteurs étrangers réussissent à enlever
la clientèle : celle-ci perd généralement de vue que ce sont les prix de gros qui la séduisent
par leur modicité, ayant l'habitude de ne donner à nos imprimeries que les commandes peu
importantes et qui subissent naturellement les prix de détail.
On remarque encore, à travers toutes les productions de l'imprimerie, une tendance de
faire une place plus large à l'illustration et surtout aux couleurs, soit par l'image coloriée,
soit par l'impression en couleur, et qui paraît, marquer un acheminement de cette industrie
vers un plus grand perfectionnement artistique. Cette tendance se répand dans le journal,
dans le livre, et surtout dans le travail de ville
Imprimerie.
La vogue croissante de la carte postale illustrée que nous constatons depuis quelque
temps, assure un travail régulier à un établissement de Luxembourg qui s'occupe de la con-
fection de cet article.
Nos ateliers de reliure se transforment très lentement. Un seul établissement a élevé
ses ateliers à la hauteur du temps par l'acquisition d'un outillage perfectionné.
La production de l'industrie horticole est restée stable et l'exercice 1901 n'accuse, dans
les transactions, que de légères modifications en faveur de quelques branches.
En rosiers nains, dont le placement est laborieux par suite de la surproduction qui
règne en Allemagne, la vente était sans animation et un stock considérable est resté invendu.
La demande en rosiers-tiges, par contre, était très active, et toute la production du Grand-
Duché a trouvé acquéreur.
Les arbres fruitiers de tous genres se vendaient facilement et à des prix dormant entière
satisfaction aux pépiniéristes. Le placement des arbustes et des plantes d'ornement suivait
la marche normale tracée par les années antérieures.
Dans la culture maraîchère nous pouvons relever une activité égale,soutenue. Primeurs
et légumes de saison ont trouvé un débouché facile et rémunérateur sur les marchés de
Luxembourg, ceux du bassin minier et même sur ceux d'Arlon. La concurrence des maraî-
chers étrangers peut être considérée comme nulle.
L'horticulture occupe environ 500 ouvriers, dont plus de la moitié sont des journaliers
des deux sexes. La moyenne des salaires oscille autour de 2 fr. 50 : alors que les apprentis
touchent des journées de 1 fr. 25, les adultes gagnent 3 fr. 75 en moyenne.
Il n'y a guère de changements à enregistrer dans notre commerce extérieur. Notre
exportation garde la bonne allure que nous avons signalée dans notre précédent rapport,
sollicitée par les mêmes causes.
Depuis nombre d'années, nos rosiéristes se plaignent des formalités onéreuses auxquelles
sont soumis leurs envois à destination de l'Espagne.
Les autorités douanières de ce pays exigent que les certificats d'origine qui doivent
accompagner chacun de ces envois, selon le vœu de la convention phylloxérique de Berne,
soient visés par un consulat espagnol, et ce visa n'est obtenu que moyennant des taxes
exorbitantes. Or, l'expédition des plants de rosiers se fait ordinairement par la poste, tout
autre mode de transport présentant trop de risques de détérioration. Il en résulte que les
taxes des visas se multiplient à mesure que les envois doivent être divisés d'après les limites
des colis postaux, pour atteindre parfois un chiffre qui se trouve hors de toute proportion
avec la valeur des produits. Ceux-ci se trouvent ainsi frappés, d'un véritable droit prohibitif.
Cette situation est inconciliable non seulement avec le principe et les dispositions de la
convention phylloxérique comme avec les traités de douane et de commerce, elle l'est encore
Horticulture.
avec les conventions rie l'Union postale en ce que des envois postaux sont grevés de taxes
autres que celles du tarif international.
La Chambre de commerce engage donc vivement le Gouvernement à poursuivre ses
démarches pour que satisfaction soit donnée aux justes réclamations de nos rosiéristes ; elle
escompte le succès de ces démarches d'autant plus volontiers que l'Espagne est le seul pays
qui ait donné lieu à des réclamations de ce genre.
La fabrication des conserves de légumes à Beaufort a atteint, en 1901, 150,000 litres ;
elle s'est donc maintenue au niveau de l'année dernière, quoique la vente ait beaucoup
perdu de son ampleur. Dans les qualités ordinaires il y a une baisse à signaler. La produc-
tion s'est faite dans d'assez bonnes conditions, grâce à une diminution sur quelques articles
dont cette industrie fait une grande consommation, notamment le fer blanc. Il a été employé
à la fabrication 19 ouvriers de la localité, en outre, à la cueillette des légumes, 45 journa-
lières de Beaufort et environs et 40 ouvrières belges. Aucune variation ne s'est produite
dans les prix de la main-d'œuvre.
Dans notre dernier rapport nous avons déjà fait ressortir les difficultés qu'éprouve cette
industrie à se procurer la main-d'œuvre nécessaire. Cette situation persiste : on nous mande
à ce sujet que le recrutement du personnel, des ouvrières en particulier, devient de plus en
plus difficile.
Fabrication de conserves de légumes.
Mondorf-les-Bains.
L'année 1901 marquera dans les annales de l'établissement par une série de transforma-
tions et d'améliorations importantes.
Par suite de l'installation de la lumière électrique, — nous ne parlerons pas des avantages
qu'elle présente au point de vue des conditions d'éclairage, — la possibilité est donnée
d'accorder plus de développement à l'électrothérapie et d'employer l'électricité comme force
motrice.
L'installation de la lumière électrique a nécessité certains travaux préliminaires, entre
autres le déplacement de la chaudière à vapeur, lequel constitue un véritable progrès. En la
plaçant derrière la buanderie, c'est-à-dire en dehors des installations balnéaires, on a écarté
d'abord tout danger pour les baigneurs, de plus on a éloigné le bruit désagréable qu'elle
cause et enfin la cheminée, dont la fumée incommodait les promeneurs dans le parc, a pu
être placée sur la hauteur.
Des travaux de transformation considérables ont été opérés dans les bâtiments et instal-
lations de l'hydrothérapie.
Le service, dans cette partie de rétablissement, donnait lieu à des plaintes justifiées. Il
n'y avait qu'une seule salle de douches. Les dames et les messieurs devaient en conséquence
alterner : de 6 à 7 heures c'était l'heure des dames, de 7 à 8 heures, celle des messieurs,
puis celle des dames, etc. Ce système présentait des inconvénients qui sautent aux yeux.
D'abord, une heure est bien vite passée. Un seul retardataire peut jeter la perturbation dans
le service des heures suivantes et provoquer de la sorte des réclamations incessantes. Il y a
plus. Les baigneurs préfèrent en général les heures de 9 à 11 heures du matin et de 4 à 5
heures de l'après-midi. Cette époque est la plus commode et la plus favorable de la journée
il fait plus chaud et la réaction s'opère plus facilement.
Or, qu'arrive-t-il dans ces circons-
tances ? Tout le monde se presse vers la douche entre 9 et 11 heures et entre 4 et 6 heures.
Mais sur ces deux heures il n'y en a qu'une pour les messieurs et une autre pour les dames.
De là, encombrement sur toute la ligne. De 6 à 9 heures du matin et de 2 à 4 heures de
l'après-midi, par contre, la douche est presque déserte.
Pour remédier à cette situation, la salle des douches a été scindée en deux comparti-
ments à l'aide d'une paroi de deux mètres de haut et il a été créé ainsi une section à part
pour les dames et une section à part pour les messieurs. Le service, de cette manière, peut
avoir lieu pour les deux sexes simultanément et séparément. Grâce à cette transformation
tout le monde peut avoir aujourd'hui sa douche à l'heure la plus convenable de la journée,
c'est-à-dire de 9 à 11 heures du matin et de 4 à 6 heures de l'après-midi. Mais il n'y a pas
seulement avantage au point de vue de la régularité du service : il y a encore avantage au
point de vue économique. Sous l'ancien système, la chaudière devait, à cause des sudations,
être tenue sous vapeur depuis 6 heures du matin jusqu'à 11 heures et depuis 2 heures de
l'après-midi jusqu'à 6 heures ; grâce à l'amélioration qui vient d'être introduite, le service de
l'hydrothérapie pourra être restreint à 2 ou 3 heures dans la matinée et dans l'après-midi.
Le système d'inhalation d'eau minérale à jet direct a été complété par des inhalations
chaudes avec ajoute médicamenteuse pour les catarrhes des poumons.
Il a été installé, de plus, un cabinet de pulvérisation où l'atmosphère est imprégnée d'eau
minérale pulvérisée à un tel degré de finesse qu'elle forme comme une buée qui pénètre dans
les replis les plus reculés des poumons et peut ainsi y exercer toute son efficacité.
Enfin, nous signalerons encore l'introduction d'appareils pneumatiques pour asthma-
tiques et convalescents de bronchites, de pneumonies, etc.
Ces services ont été installés dans deux pavillons, à droite et à gauche de l'hydrothérapie.
Il y a peu de stations thermales nouvellement construites qui disposent d'un concours de
moyens curatifs pareil à celui qu'on rencontre à Mondorf : eau minérale en boisson, en bains
(baignoires et piscines de natation) à toutes les températures, en douches, — inhalations à
jet direct, — inhalations médicamenteuses, — cabinet de pulvérisation, — machine pneuma-
tique, — hydrothérapie, — électrothérapie, — massage.
L'efficacité de l'eau de Mondorf, si grande dans le traitement des maladies des voies
digestives, et notamment de la congestion du foie, ne se dément plus dans l'anémie, les con-
valescences difficiles, la goutte, le diabète.
Aussi la station thermale accuse-t-elle tous les ans sa marche progressive. Le nombre
des baigneurs en 1901 a dépassé le chiffre de 1200, dont la plupart sont de nationalité fran-
çaise, belge, lorraine et luxembourgeoise.
Les recettes pour la saison de 1901 s'élèvent à fr. 37,060 95. La gratuité représente
une somme de 11,059 20.
La vente de l'eau minérale s'élève à 28,480 flacons qui ont été expédiés dans les pays
suivants: Belgique, Lorraine, France, Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, Italie, Suisse,
Cochinchine.
La colonie thermale a hébergé 39 enfants, dont 12 garçons et 27 filles.
Au point de vue viticole proprement dit, les années 1900 et 1901 ont ceci de commun
que, sorties toutes les deux d'hivers forts cléments, elles se présentaient pleines de pro-
messes que, sous l'influence d'évènements météorologiques et économiques défavorables ou
néfastes, elles ont été loin de tenir.
En 1900, la nuit du 19 au 20 mai est devenue désastreuse par une gelée tardive des
plus intenses (— 2½ à 4½ ° centigr.) et la récolte, qui, par les mannes bien développées si
nombreuses qui couvraient les ceps, s'annonçait si belle, a été détruite du coup aux deux
tiers. En 1901, nous avons échappé aux gelées de mai, l'aoûtement du bois avait été parfait,
la floraison s'était faite dans des conditions normales, les mois de juillet et d'août s'étaient
montrés très favorables au développement et à la véraison des grappes. Il est vrai que sur
certains points du territoire le ver coquin s'était montré en nombre considérable, tandis que
l'oïdium sévissait sur d'autres, mais, malgré ces dangers, l'année promettait de donner une
récolte des plus abondantes, égalant celle de 1896. Ces promesses furent anéanties par les
pluies incessantes du mois de septembre : l'oïdium, le peronospora. la cochylis dans sa deu-
xième génération et ensuite la pourriture, prirent, vers la fin de ce mois, une extension
telle que de mémoire d'homme on n'avait vu certaines côtes de notre Moselle clans un état
de désolation comme à l'ouverture des vendanges de 1901. Heureusement, le désastre
n'atteignait que quelques communes ; les vignes jeunes et situées dans les côtes de rang
inférieur n'ont été éprouvées qu'à un degré bien moindre ou sont restées indemnes. En dépit
de tous ces dégâts, l'année 1901 appartient toujours aux années d'abondance. La récolte a
été d'une richesse rare, surtout dans le canton de Remich.
La production totale de 1901 a été estimée de 130,000 à 150,000 hectolitres, tandis que
celle de l'année 1900 n'a atteint que 40,000 à 50,000 hectolitres environ.
La qualité de la production de 1900 a été bonne : le moût marquait à l'aréomètre Oechslé
entre 70 et 90°, et au pèse-acide, 9 à 13 ‰. Dans ces circonstances, et la pénurie en bons
vins aidant, la récolte de 1900 s'est trouvée très recherchée. Les cours s'établirent dès les
vendanges à 500-575 fr. les mille litres pris en cave ; aujourd'hui, ils se meuvent entre 600
et 800 fr.
L'année 1900 est marquée par un fait économique d'une certaine importance : nous
voulons parler de la tentative qui a été faite par le Gouvernement d'amener nos vignerons
dans la voie de la coopération pour la préparation et la vente de leurs récoltes. Les bons
résultats obtenus jusqu'à ce jour dans le pays par les syndicats agricoles, par la création de
travaux d'amélioration intéressant des agglomérations entières, drainages et irrigations,
création de bons réseaux de chemins d'exploitation, par les laiteries coopératives etc., ont
inspiré l'idée de faire entrer la viticulture dans la même voie.
Il s'agissait, en premier lieu, de faire profiter le petit vigneron des avantages manifestes
de la coopération pour la mise en cave et la vente en commun de ses produits. Une commis-
sion spéciale, composée de vignerons, a été envoyée par M. le Ministre d'État, sur les bords
de l'Ahr, dans le Wurtemberg et en Bade pour faire sur placé l'étude des
Kellerei-
genossenschaften , telles qu'elles fonctionnent dans ces régions depuis des années. Sur
*) D'après le rapport de la Commission de Viticulture.
Viticulture et commerce des vins en 1900 et en 1901.*)
l'initiative de cette commission, l'essai a été fait de créer chez nous trois mutualités vini-
coles, l'une à Ehnen, l'autre, à Wellenstein, et la troisième à Oberwormeldange. Ces asso-
ciations ont fonctionné depuis l'automne 1900. Elles avaient réuni une centaine de foudres
de la récolte de l'année dans les caves communes. On y faisait traiter par des tonneliers
sérieux ces vins restés absolument naturels et l'on est parvenu à les écouler, en détail, de
préférence à l'intérieur du pays, à des prix modérés.
On avait nourri l'espoir de voir ces vins recherchés, en premier lieu, par le commerce de
gros. On s'est trompé. Ce premier essai s'est heurté d'emblée contre l'opposition du com-
merce. Le but des coopératives étant en partie de mettre les producteurs en relations
directes avec le consommateur, cette attitude n'était point faite pour surprendre. La récolte
si médiocre de l'année 1901 est venue interrompre d'autant plus facilement la tentative faite
par les associations susdites qu'elle manquait de base légale et que, du reste, on est peut-
être trop habitué chez nous à se reposer sur l'initiative et les encouragements du Gouver-
nement.
La Commission de Viticulture espère que l'expérience acquise et les efforts des vigne-
rons dévoués à la bonne cause parviendront dans un avenir rapproché a reprendre les idées
saines et fertiles de la coopération et à organiser d'une manière sérieuse et durable des
associations syndicales, en commençant par leur donner une base légale.
La qualité du vin de 1901, récolté dans des conditions aussi déplorables, a été des plus
médiocres. Le pèse-moût Oechslé accusait en moyenne de 50 à 60° ; l'acidité variait entre
12-13 ‰. Ce qu'il faut regretter surtout, c'est la baisse considérable et inattendue que nos
vignerons eurent à subir dès l'automne et qui persiste encore aujourd'hui. Abstraction faite
d'un achat en gros de raisins l'ait en vigne même par une maison allemande dans le canton
de Remich, au prix de 12,50 fr. les 100 kg., la demande pour le nouveau vin est restée très
faible. Le commerce offrait 25-30 fr. et fort rarement 32,50 ou 35 fr. pour l'hectolitre, et
ces prix si faibles ont eu de la peine à se maintenir après le premier soutirage.
Sans dire précisément qu'il y ait eu mévente au sens strict du mot, il n'est que trop
vrai que le commerce s'est jeté en premier lieu sur les communes, dont la récolte était
réputée plus ou moins indemne des calamités qui avaient frappé le raisin. D'où une espèce
de marasme dans la vente des vins auquel la Moselle n'était plus habituée depuis longtemps.
Aussi semble-t-il utile de rechercher les causes de cet état de stagnation. Elles sont : l'état
maladif du moût; l'abondance de la récolte non seulement chez nous, mais encore dans
les centres de production et la concurrence qui en est résultée ; la crise industrielle et éco-
nomique qui sévit sur l'Europe centrale depuis plusieurs années ; enfin l'entrée en vigueur de
la loi concernant le régime des vins et boissons similaires du 24 mai 1901, remplaçant celle du
20 avril 1892. Il y a là un concours de circonstances défavorables dont l'examen nous mène-
rait trop loin. Il nous reste à parler de la loi du 24 mai 1901, acte législatif important dont
il est impossible de préjuger dès maintenant les effets tant pour la viticulture allemande que
pour la nôtre qui s'y trouve liée si intimement.
Déjà, dans un précédent rapport*), nous avions appelé l'attention du public intéressé
sur les attaques auxquelles la loi de 1892 sur les vins se trouvait exposée. Nous avions
relevé le fait indéniable que l'essor magnifique de la viticulture mosellane était dû, pour une
*) Rapport de la Chambre de commerce pour les années 1898 et 1899.
large part, à cette loi. Nous n'avions pu nous empêcher d'exprimer notre étonnement sur le fait
de voir cette loi attaquée d'une façon violente, sur la Moselle même, soit par la presse locale,
soit dans des réunions publiques (not. celle du 4 janvier 1900 à Trèves). Cette campagne a
fini par aboutir, après des discussions véhémentes, interminables, d'une confusion rare, qui
sont venues se répercuter dans le Luxembourg, à la loi du 24 mai 1901.
Cette loi, dont la gestation fut si laborieuse, qu'a-t-elle donné au vigneron ? En quoi
diffère-t-elle de ses devancières ?
En premier lieu, elle nous accorde sans ambages la permission de sucrer nos vendanges
dans le but de les améliorer, avec la restriction de ne pas en augmenter sensiblement la
quantité.
En second lieu, elle défend d'une manière formelle la fabrication des vins artificiels,
vins de mares, de lies, de raisins secs etc. Cette disposition dont la nécessité a été relevée
déjà dans notre précédent rapport, est venue satisfaire aux vœux et aux réclamations de la
généralité des vignerons (Faisons observer qu'elle ne défend pas au vigneron de fabriquer ces
vins pour son usage domestique).
En troisième lieu, elle consacre la mesure tant combattue et tant redoutée du contrôle
des caves en abandonnant l'organisation de ce service aux gouvernements intéressés.
Enfin, et sans parler de quelques mesures d'exécution de moindre importance, elle a
remplacé avantageusement les dispositions de la loi de 1892, sur la composition chimique des
vins, en abaissant les exigences de la chimie au sujet des teneurs minima extractives et miné-
rales, telles que la loi de 1892 les avait admises.
Telle est, dans ses dispositions essentielles, cette loi du 24 mai 1901, réclamée avec tant
de véhémence par les viticulteurs allemands et ne répondant au fond que fort médiocrement
à leurs vœux. Ceci semble être vrai principalement pour le contrôle des caves et les mesures
d'exécution qu'il comporte. Ces mesures se trouvent condensées dans les règlements ad hoc
publiés par tous les gouvernements allemands intéressés, à l'exception de la Prusse, la prin-
cipale intéressée, mais également la seule qui soit en retard jusqu'ici pour la publication du
règlement d'exécution de la loi, et cette lenteur se trouve commentée, non sans raison, dans
les sens les plus divers.
Il serait donc bien difficile de se prononcer dès aujourd'hui en bien ou en mal sur la
répercussion que la loi de 1901 aura sur la production et le commerce des vins.
Vins
de C h a m p a g n e .
E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.
Des vins bruts reçus en 1901 par cet établissement ont donné un tirage de 1,134,000 1/1 et
654,000 ½ bouteilles. Ces chiffres présentent une augmentation, le tirage de 1900 ne s'élevant
qu'à 1,106,428 1/1 et 167,648 ½ bouteilles. Les prix se sont maintenus, tant pour la production
que pour la vente.
Au point de vue des transactions, l'année a été moins bonne. La vente de 1901 n'a atteint
que le chiffre de 623,000 1/1 et 105,000 ½ bouteilles; elle reste donc à peu près de 483,400 1/1 et
91,700 ½ bouteilles au-dessous de celle de 1900. Cette diminution sensible a été amenée par
le fait qu'en 1900 les négociants en vins avaient fait des achats extraordinaires en prévision
de la nouvelle loi allemande qui frappe les vins mousseux d'un impôt, fixé à 60 pf. par
1/1 bouteille, qui sera perçu au moyen d'une banderolle à fixer au col de la bouteille avant
l'expédition.
L'établissement a occupé, en 1901, en moyenne un personnel de 195 ouvriers, dont 105
ouvriers-cavistes, 40 femmes et 50 mineurs. Le nombre des ouvriers occupés à la manuten-
tion des vins n'a pas varié. Les prix de la main-d'œuvre se sont maintenus.
Comme le recrutement des jeunes gens occupés à la fabrication des paniers s'est fait,
depuis 1900, de plus en plus difficile, la maison Mercier a décidé de faire installer une van-
nerie aux établissements pénitentiaires sous la surveillance d'un de ses contre-maîtres,
chargé d'apprendre aux détenus la fabrication des paniers.
En dehors de ces ateliers elle emploie des vanniers à Merl et à Strassen, ainsi que dans
ses oseraies de Kopstal, qui en groupent une quarantaine. Le personnel ouvrier de Kopstal
occupé à l'entretien des plantations d'osier, coupe, blanchissage, défonceraient du terrain et
sarclage sur une étendue de 40 hectares, s'élève à 10 hommes et 45 femmes.
E a u x minérales de B e l - V a l .
Lu Société fermière des Eaux minérales de Bel-Val nous signale un développement pro-
gressif de son exploitation qui a dépassé, en 1901, le double de la production de 1898 et est
en augmentation de 20 à 25 pCt. sur celle de 1900. La vente de ses produits s'effectue dans
d'excellentes conditions et ne laisse guère de soldes au-delà des exigences pour satisfaire
aux besoins immédiats de la consommation. Suivant la saison, le nombre des ouvriers et
ouvrières employés par la Société varie de 8 à 24, tous Luxembourgeois ; pendant la cam-
pagne des ventes proprement dite, qui s'étend de mars en novembre, ce personnel trouve
un travail régulier.
Il est à remarquer que la crise industrielle qui sévissait sur le bassin minier et détermi-
nait l'exode de nombreux ouvriers étrangers, a fait diminuer le débit des limonades ;
pour-
tant l'établissement de Bel-Val n'a eu à enregistrer aucune perte de ce côté.
Meunerie.
La production totale de la meunerie peut être évaluée à 46,000,000 kg., se répartissant
par moitiés sensiblement égales entre la meunerie industrielle et la meunerie à petit sac.
Comparée à 1900, elle accuse donc une diminution. Durant la première moitié de l'exercice
les prix de vente étaient légèrement inférieurs à ceux de 1900 ; mais, par contre, ils se sont
relevés durant les six derniers mois. Des difficultés nous ont été signalées un peu partout
dans les ventes : comme débouchés, la meunerie n'a guère que le Grand-Duché et quelques
communes limitrophes de la Lorraine et de la Prusse rhénane. Au début de la campagne les
prix des blés étaient soutenus ; plus tard, vers juillet-août, les fortes récoltes aux États-Unis
et au Canada les ont fait fléchir.
En général, l'année 1901 n'a pas été favorable à la meunerie. La crise dans les indus-
tries minière et métallurgique, provoquant le renvoi de nombreux ouvriers, s'est traduite
par une diminution de la consommation. Ajoutons-y les importations de farines belges, fran-
çaises et allemandes qui ont fait sentir leur influence sur notre marché. Nos meuneries
doivent compter sérieusement aujourd'hui avec la concurrence française, favorisée par le
régime des acquits-à-caution introduit en France et qui autorise les meuniers de ce pays
à importer en franchise une quantité de blé équivalente à la quantité de farine exportée.
La meunerie occupe environ 450 ouvriers, dont les salaires varient entre 60 et 100 fr.
suivant les aptitudes spéciales ; les ouvriers qui possèdent leur métier à fond sont toujours
fort recherchés et touchent un salaire variant entre 150 et 200 fr. par mois. Il n'y a guère
de modifications importantes à signaler dans les moyens de production de nos meuneries ; il
faut relever cependant que bon nombre de ces établissements ont procédé à l'amélioration
de leur outillage.
Industrie de l'Éclairage.
Usine à gaz de Luxembourg.
Cet établissement a occupé, en 1901, 52 ouvriers auxquels il a été payé en salaires
52,500 52 fr. Sa production s'est élevée à 1,604,130 mètres cubes de gaz, contre 1,478,720
en 1900. Il a fait une consommation de charbon de 5,829,500 kg.
Commerce des charbons.
Nous avons attribué les hauts prix de l'année 1900, en partie, à la panique des ache-
teurs, qui leur a fait acheter des quantités supérieures à leurs besoins réels.
Nous avons été confirmés dans cette manière de voir par le fait que de fortes quantités
contractées n'ont pu être enlevées, ni par les industriels, ni, surtout, par les intermédiaires ;
des fusions onéreuses ont dû être acceptées ; des sommes importantes ont dû être payées en
Brosserie
La brosserie a augmenté sa production en 1901, la main-d'œuvre étant moins rare et
plus facile à trouver que les années précédentes. Alors que les prix de revient sont restés
stationnaires, les prix de vente ont baissé légèrement,
La maison Eug. Beck, de Rollingergrund, nous mande que par suite du ralentissement
des affaires la vente a été difficile. Ce n'est que grâce à des sacrifices que la production
totale a été placée. Elle a travaillé, en 1901, 73,000 kg. de matières premières. Sa production
a atteint à Diekirch (prisons) 4,500 douzaines de brosses.
Poudrerie de Luxembourg.
La production de l'établissement de Kockelscheuer accuse une forte diminution pour
l'année 1901 ; elle est descendue à 400,000 kg. de poudre de mine environ. La cause de
cette diminution, qui s'élève à environ 25 pCt., doit être cherchée dans le ralentissement de
l'industrie minière, car la poudrerie suit parallèlement les vicissitudes des exploitations
minières du Grand-Duché et de la Lorraine allemande. Alors que la vente s'est effectuée aux
prix de 1900, les prix de revient ont augmenté dans le courant de l'année de 5 pCt. Cette
augmentation a été provoquée par une hausse sur le salpêtre, mise en œuvre par le syndicat
des producteurs de salpêtre du Chili.
résiliation de marchés, et il est à notre connaissance que des pertes sérieuses ont été subies
sur ventes effectuées.
La crise commerciale et industrielle qui s'est abattue sur l'Europe en 1901, et qui s'est
surtout attaquée à la principale industrie du Grand-Duché, a dû nécessairement entraîner
avec elle une diminution considérable de la consommation et, comme corrollaire, un effon-
drement de tous les prix, notamment de ceux des combustibles. C'est ainsi que l'importation
de combustible belge, qui était de 427,385 tonnes en 1900, n'a plus atteint, en 1901, que
168,481 t. La différence de 258,904 t. porte principalement sur les briquettes employées dans
les mines et dans les usines et donne une idée de la diminution d'activité dans l'industrie du fer.
Les prix se sont comportés en conséquence. La briquette, dont le prix avait haussé de
16 fr. par 1000 kg. en 1900, perd 14 à 15 unités, et les combustibles industriels, qui avaient
haussé de 10 fr. par 1000 kg. en 1900, perdent 8 à 9 unités. La différence en plus de 1 à
2 fr., qui semble vouloir se maintenir pour ces sortes de combustibles, paraît due à l'éléva-
tion relative des salaires.
Il n'en est pas de même des charbons employés aux usages domestiques ; ceux-ci
avaient également haussé de 16 fr. et ils perdent seulement 4 à 6 imités. Leurs prix restent
donc supérieurs de 10 à 12 fr. à ceux de 1899, et ils paraissent, malgré la clémence extra-
ordinaire de l'hiver passé, vouloir se maintenir longtemps à ce niveau. C'est une calamité
qui atteint tout le inonde et contre laquelle il semble ne pas y avoir d'autre remède que de
substituer aux poëles actuellement en usage et exigeant de véritables combustibles de luxe,
les plus chers de tous, des poëles permettant de brûler des charbons classés et lavés des plus
petites dimensions ou des tout-venant, valant 16 à 18 fr. de moins par tonne, et possédant
absolument la même valeur calorique. Ces poëles existent, et un industriel bien avisé trou-
verait clans leur fabrication, et. peut-être dans leur perfectionnement, un travail très rému-
nérateur.
Faillites et Concordats.
Le nombre des faillites et concordats dans l'arrondissement de Luxembourg, s'est élevé,
en 1900, à 11
celui des concordats sollicités, à 6,
dont 4 ont été homologués.
Pour l'année 1901, le nombre des faillites et concordats s'est élevé, dans le même
arrondissement judiciaire, à 19 ;
celui des concordats sollicités, à 7,
dont 6 ont été homologués.
Le nombre des faillites et concordats dans l'arrondissement de Dickirch, s'est élevé,
en 1900, à 3;
celui des concordats sollicités, à 2, qui ont été homologués.
Pour l'année 1901, le nombre des faillites et concordats s'est élevé, dans le même arron-
dissement judiciaire, à 6 ;
celui des concordats sollicités, à 5,
dont 4 ont été homologués.
Caisse d'épargne du Grand-Duché de Luxembourg.
(Ouverte le 25 septembre 1859.)
Taux d'intérêt, bonifié aux déposants : 3 pCt.
Maximun du livret, fr. 1000. — 37 bureaux
auxiliaires.
Situation financière au 31 décembre 1901.
Résumé des opérations et de la situation financière des années 1890, 1895 et 1900.
ACTIF.
1. Numéraire en
caisse…
2. Disponible chez les agents
comptables du pays et divers
3. Disponible à la Banque Inter-
nationale…
4. Intérêts à
recevoir…
Portefeuille…
6. Pertes de cours sur Effets
Publics
(réservées)…
7.
Immeuble…
Total
francs…
63,569 75
77,466 51
209,841 53
100,746 81
17,491,540 01
559,661 19
87,897 17
18,590,722 97
1. Avoir des
déposants…
2. Frais d'administration.
3.
Réescompte…
4. Fonds de
réserve…
Total
francs…
PASSIF.
17,541,439 34
49,762 54
82 66
999,439 (…)3
18,590,722 97
Exercices…
1. Nombre de livrets existants au 31
décembre…
2.
délivrés
en…
3.
soldés
en…
4. Rapport du nombre des déposants à celui des
habitants du
pays…
5. Avoir total des déposants en principal et intérêts
à la fin de
l'exercice…
6. Avoir moyen par
déposant…
7. Versements effectués dans le courant
Nombre.
de
l'exercice…
S o m m e .
8. Moyenne des
versements…
9. Remboursements effectués dans le Nombre.
courant de
l'exercice…
Somme
10. Moyenne des
remboursements…
11. Excédent des versements sur les remboursements
12. Intérêts bonifiés aux déposants dans le courant de
l'exercice sur les livrets remboursés pour solde.
13. Intérêts bonifiés aux déposants à la fin de l'exer-
cice. — (Intérêts
capitalisés)…
14. Portefeuille, évalué d'après les cours au 31 déc.
15. Fonds de
réserve…
16. Immeuble (l'hôtel de la Caisse
d'épargne)…
17. Caisse d'épargne scolaire, fondée en 1874
Nombre total des
dépôts…
Montant total des
dépôts…
Nombre des écoles qui participent à l'épargne
scolaire…
1890.
1/20
5,136,232 01
494 20
1,395,868 34
142 96
955,270 24
185 80
440,598 10
6,960 40
131,275 86
5,277,892 16
419,420 19
130,241 60
1895.
1/12
9,150,700 09
527 69
2,371,382 77
146 50
1,550,691 98
177 30
820,690 79
12,159 27
236,690 51
9,530,648 26
612,340 17
84,324 52
187,098 56
1900.
1/7
17,541,439 34
527 54
4,679,559 25
138 81
3,514,782 45
198 93
1,164,776 80
20,123 39
459,612 39
17,491,540 01
999,439 03
87,897 17
315,945 41
Au rapport annuel de cet établissement, nous empruntons les renseignements suivants
L'espoir d'une amélioration prochaine de la situation économique, ainsi que de la situa-
tion en général, que nous avons exprimé l'année dernière, ne s'est réalisé qu'en partie. Pen-
dant toute l'année 1901 la guerre a continué à sévir dans le Sud-Africain et les conséquences
des troubles en Chine se font encore sentir aujourd'hui. Vers la fin de l'année une reprise,
partant de l'Amérique, s'est manifestée et a apporté de l'occupation à nos établissements
industriels, quoique à des prix peu rémunérateurs. Il serait difficile de se prononcer, en ce
moment, sur la répercussion que cette reprise aura dans le pays. Cependant, lu diminution
des stocks, qui s'effectue avec une régularité lente, fera naître ici des besoins et ne man-
quera pas de stimuler la production.
Aux difficultés de la situation économique est venu s'ajouter, dans le courant de l'année,
l'effondrement de quelques banques de prêts hypothécaires en Allemagne, ainsi que de plu-
sieurs autres établissements affiliés à la Société pour le séchage des drèches. Quoique la
Banque Internationale n'eût pas à souffrir de ces catastrophes financières, elle doit constater
que celles-ci ont fait naître une inquiétude générale qui paralysait l'état d'initiative et dimi-
nuait les bénéfices des banques.
Le Conseil d'administration a pu distribuer un dividende de 8 pCt., résultat qui peut être
considéré comme très satisfaisant pour les circonstances. Toutes les réserves sont demeurées
intactes ; en particulier celle de 400,000 fr. sur le compartiment des Titres a été maintenue.
Les 5 millions d'actions nouvelles ont participé cette année, pour la première fois, au divi-
dende. Le produit des comptes Provisions et Intérêts a subi naturellement une diminution ;
des moins-values ont été enregistrées également sur les commandites. Une augmentation est
renseignée par la circulation fiduciaire de l'établissement. Les succursales continuent leur
développement prospère.
De concert avec d'autres maisons, la Banque Internationale a accordé son intervention
à plusieurs établissements métallurgiques: Differdange-Dannenbaum, les Hauts-Fourneaux de
Fontoy, Aumetz-la-Paix. Ainsi, le marché si éprouvé déjà, a pu être préservé de nouvelles
secousses et des entreprises, dont la vitalité est incontestable, ont pu être efficacement
secourues. L'aspect actuel de la situation ne fait pas regretter cette intervention, quoique le
Portefeuille en ait reçu une forte augmentation de valeurs industrielles.
Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale, ainsi que de ses succursales, s'est élevé
Banque Internationale à Luxembourg.
en 1901
à…
à…
d'où il ressort une différence de .
fr.
1,000,942,998 42
1,077,362,602 12
fr
70,419,603 70 en défaveur de 1900.
Le compte de Portefeille renseigne le mouvement suivant
Existences au 31 décembre
1900…
Entrées (escompte) jusqu'au 31 décembre 1 9 0 1 .
ensemble…
Sorties pendant la même
période…
Existences au 31 décembre
1901…
fr.
6,889,556 07
90,680.244 24
fr. 97,569,800 31
88,643,445 59
fr.
8,926,334 72
Bilan au 31 décembre 1901.
(Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz et de St.-Jean-Sarrebruck.)
ACTIF.
Caisse…
Portefeuille…
Fonds
publics…
Reports et avances sur nan-
tissements…
Caisse
hypothécaire…
Immeuble…
Commandites…
Comptes-courants débiteurs
Intérêts à régler et diffé-
rences sur
cours…
FR.
1,912,732 84
8,926,354 72
7,967,997 95
10,625,587 50
475,317 04
374,269 23
11,495,300 00
31,763,651 55
26,409 47
73,567,620 30
PASSIF.
Capital-Actions…
Circulation…
Comptes-courants créditeurs
Dépôts…
Réserve
statutaire…
id.
de la caisse hypo-
thécaire…
Réserve
extraordinaire…
Compte
de
prévision…
Effets à
payer…
Dividendes échus et non
payés des exercices an-
térieurs…
id.
pour
1901…
Tantièmes…
Notes en souffrance et di-
vers
…
Profits et
Pertes…
FR.
25,000,000 00
1,500,000 00
29,158,927 69
1,765,371 44
6,250,000 00
16,966 50
2,000,000 00
1,000,000 00
4,579,005 09
1,725 00
2,000,000 00
191,140 04
71,859 93
32,624 61
73,567,620 30
Assurances.
Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché,
pendant les années 1893 à 1900.
RECETTES.
Sommes perçues en
Années.
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
DÉPENSES.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion
de primes.
Réassu-
rances.
Pertes,
Provi-
sions.
Frais d'ad-
ministration
Divers.
Total
des
dépenses.
Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 10.)
675,190
684,080
736,816
769,860
799,608
861,598
904,609
938,764
3,905
3,880
3,880
3,881
2,327
2,764
4,158
9,104
7,789
10,295
9,038
34,614
678,317
687,644
741,949
779,939
811,302
875,773
917,527
977,259
34,896
9,944
13,457
13,689
9,964
14,967
14,692
17,088
118.685
122,381
129,658
137,778
114,130
115,790
157,258
161,706
545,726
334,330
839,719
361,455
348,338
405,929
540,381
489,142
230,386
128,699
132,496
142,099
142,797
157,063
152,705
167,796
68,617
82,847
89,907
80,763
95,411
89,279
413,290
120,035
10,578
14,848
13,155
13,104
13,735
15,623
13,439
16,100
908,888
693,049
1,218,422
748,888
724,375
698,651
991,765
971,867
Vie (Nombre des Ciies d'assurances : 19.)
615,150
619,473
646,805
726,783
773,962
940,347
1,041,428
825,780
34,825
37,024
35,599
39,276
44,262
52,019
58,354
35,694
10,244
632,209
661,931
744,359
814,365
773,579
650,963
657,101
692,648
1,398,268
1,480,155
1,736,725
1,914,147
1,635,053
28,847
25,374
27,755
84,615
31,249
22,343
54,978
46,703
70,582
154,958
94,396
140,811
75,744
174,102
1.68,430
1.34,592
252,298
302,141
448,025
256,661
337,459
261,665
282,083
594,187
55,130
54,196
61,013
63,748
64,572
79,686
88,482
81,575
51,069
73,948
57,930
53,387
47,224
51,454
49,057
60,294
80,981
8(3,010
54,230
730,337
732,459
871,615
907,683
734,069
538,907
696,627
743,349
1,329,559
1,288,707
1,460,865
1,550,713
1,651,420
Accidents (Nombre des Cies d'assurances : 5.)
171,168
209,813
221,771
226,355
323,693
378,663
463,891
585,685
3,132
3,479
4,331
14,929
16,523
24,241
40,537
174,300
213,411
226,267
226 622
338,860
395,476
488,460
626,222'
3,572
7,589
8.649
3,128
7,584
9,536
10,296
15,348
5,472
5,025
4,459
4,421
7,281
16,507
10,485
45,191
114,678
138,761
183,077
165,872
213,780
304,075
258,294
437,658
7,253
11,983
14,890
63,088
78,233
25,485
62,128
43,952
4,093
25,246
27,526
1.2,313
25,399
33,995
37,793
73,762
7,266
5,686
18,980
43,929
66,908
75,067
158,773
142,334
194,290
257,581
249,813
376,206
456,506
454,063
774,684
Années.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion
de primes
Réassu-
rances.
Pertes.
Provi-
sions.
Frais d'ad-
ministration
Divers.
Total
des
dépenses.
Transports (Nombre des Cies d'assurances : 4.)
3,342
3,962
3,522
4,510
5,182
6,884
10,228
3,522
4,107
3,608
4,624
5,294
7,050
10,347
1,778
2,149
1,876
2,430
2,863
3,8,73
5,105
2,318
2,248
4,937
2,338
2,996
3,595
4,622
7,143
Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances : 3.)
2,770
2,731
5,705
4,540
4,721
4,306
5,684
6,919
2,770
2,731
5,705
4,540
4,721
4,306
5,684
6,919
2,121
1,983
1,451
2,207
1,369
2,449
1,375
1,209
»
1,649
1,597
3,944
3,471
2,842
3,675
3,451
4,980
Grêle (Nombre des Cies d'assurances : 3.)
3,584
3,922
2,874
3,143
3,493
5,774
7,323
5,786
3,863
4,042
2,874
3,143
3,493
5,998
7,323
5,881
1,843
2,877
2,079
1,141
1,129
3,211
2,031
1,964
1,367
1,038
4,670
4,116
2,712
Vol (Nombre des Cies d'assurances : 1.)
3,054
3,054
1,479
1,997
Années.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion
de primes.
Réassu-
rances.
Pertes.
Provi-
sions.
Frais d'ad-
ministration
Divers.
Total
des
dépenses.
Relevé des opérations faites dans les 8 dernières années.
1,471,204
1,523,981
1,617,493
1,735,191
1,910,659
2,191,138
2,429,819
2,370;216
35,729
37,943
36,739
40,461
48,405
56,189
62,562
39,575
6,802
7,112
18,819
641,484
684,761
771,401
847,810
848,944
1,513,735
1,569,036
1,673,051
2,417/136
2,043,825
3,018,728
3,340/191
3,254,735
67,542
43,027
50,144
101,782
49,173
47,305
80,449
79,936
196,517
284,882
230,389
285,440
200,018
306,737
340,046
348,080
915,250
778,207
1,473,608
786,080
901,231
976,753
1,084,206
1,525,004
194,314
196,267
210,357
270,602
287,188
2(54,128
305,638
296,653
124,563
183,387
176,356
147,546
168,929
175,520
201,900
255,973
99,141
106,761
86,744
744,644
790,254
954,399
996,491
909,157
1,597,327
1,592,531
2,227,599
2,336,094
2,396,793
2,724,842
3,008,730
3,414,803
Valeur totale
des cautionnements déposés par les diverses Compagnies d'assurances qui opèrent dans le
Grand-Duché *)
Incendie
fr.
Vie
Accidents
Transports
Bris de glaces
Grêle
Vol
Totaux
fr.
en 1900.
1,807,780
2,440,11-4
786,258
18,87
15,403
20,950
5,089,379
en 1901.
fr.
1,960,098
»
2,666,407
»
762,390
»
34,896
»
15,336
»
20,200
»
6,075
fr.
5,465,402
Bourse du travail.
Les transactions de la Bourse du travail pendant l'année 1901, tout en accusant les pro-
grès constants de cette institution philanthropique et la faveur croissante dont elle jouit
auprès du public, réflètent exactement la situation économique du pays. Le nombre des
demandes de travail s'est brusquement élevé de 351 à 529 ; les offres par contre qui, en
1900,
étaient de 3,289 comprenant 5,214 ouvriers, ont été réduites à 3,023 comprenant
4,560 ouvriers. Durant la période de la prospérité industrielle qui s'étend de 1894 à 1900,
*) Ces sommes n'indiquent pas la valeur nominale des cautionnements, mais leur valeur effective au cours
du 31 décembre.
les demandes de travail n'avaient cessé de baisser fortement
tandis que les offres de travail
augmentaient dans la même proportion.
Relevé des opérations de la Bourse du travail pendant l'année 1901*).
Mois.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Demandes de travail
présentées.
réalisées.
Offres de travail faites
par
patrons.
comprenant
ouvriers.
Résiliations d'offres (cessations)
émanant
de patrons.
comprenant
ouvriers).
Rappel des transactions de la Bourse depuis son origine.
ANNÉES.
Demandes de travail
présentées.
réalisées.
Offres de travail faites
par
patrons.
comprenant
ouvriers.
Résiliations d'offres (cessations)
émanant
de patrons.
comprenant
ouvriers.
*') Si les chiffres des réalisations dépassent pur endroits ceux des demandes et offres faites, la cause en est
dans les cessations se
rapport
à des demandes ou offres de mois antérieurs qui sont comprises dans ces chiffres.
Enseignement industriel, commercial et professionnel.
École industrielle et commerciale de Luxembourg.
Le tableau ci-après indique le nombre et la répartition des élèves qui ont fréquenté
l'École industrielle et commerciale depuis sa création
ANNÉES.
1892—1893
1893—1894
1894—1895
1895—1896
1896—1897
1897—1898
1898—1899
1899—1900
1900—1901
1901—1902
Classes inférieures
communes
VIes, Ves et IVes.
Section
commerciale
IIIe, IIe et Ire.
Section industrielle
IIIe, IIe et Ire
et cours supérieurs.
TOTAUX.
École industrielle d'Esch-sur-l'Alzette.
Pendant la première année de sa création, cet établissement a été fréquenté par 113
élèves (88 en Vle et 25 en Ve).
École d'artisans de l'État à Luxembourg.
La statistique de fréquentation de cet établissement accuse pour l'année scolaire 1901—1902
une population de 184 élèves, se répartissant comme suit
Constructions civiles, menuiserie etc
Ferronnerie artistique
Mécaniciens
Peintres décorateurs
Sculpteurs
Classe
préparatoire.
II
ee profes-
sionnelle.
Ire profes-
sionnelle.
S
Élèves" libres.
Rappel par branches de la population de cet établissement depuis sa création.
Constructions civiles, me-
nuiserie
etc…
Ferronnerie artistique
Mécaniciens
Peintres décorateurs
Sculpteurs
Totaux
1896-97.
1897-98.
1898-99.
1899-1900.
1900-01.
1901-02.
Cours professionnels du soir.
Les cours professionnels du soir annexés à l'école d'artisans, qui ont pour but de fournir
aux jeunes apprentis du métier et du commerce l'occasion de se perfectionner dans le dessin
professionnel et de s'approprier les connaissances techniques et les aptitudes pratiques néces-
saires, ont été suivis, pendant l'année scolaire 1901-1902, par 274 élèves, qui se répartissent
comme suit sur les différentes branches que comporte cet enseignement
Constructions civiles
Cours de dessin pour mécaniciens
Dessin à main levée
Peinture décorative
Sculpture et modelage
Atelier de mécanique
Elèves.
Ferronnerie artistique
Atelier de menuiserie
Cours de langue
anglaise
Comptabilité
Sténographie
Calligraphie
Elèves.
Constructions civiles
Cours de dessin pour mécaniciens
Dessin à main levée
Peinture décorative
Sculpture
Atelier de mécanique
Ferronnerie artistique
Atelier de menuiserie
Cours de langue anglaise
Comptabilité
Sténographie
Calligraphie
Total des élèves
Année 1898.
27 élèves.
Année 1899.
21 élèves.
Année 1900.
30 élèves.
Rappel de la statistique de fréquentation des cours professionnels du soir pour les
années 1898, 1899 et 1900.
Le tableau ci-après indique.le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les
fourrages et les combustibles pendant l'année 1900, sur la base des mercuriales de la ville de
Luxembourg.
Mercuriales.
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Pois
. . . . . . '
Fèves . -
Lentilles
Pommes de terre
Farine de froment
»
méteil
»
seigle
Orge perlé
Beurre
Oeufs
Foins .
Pailles
Bois de hêtre
»
chêne
Viande de bœuf I
1 C qualité
»
»
I I e »
»
veau . . . .
»
mouton
Porc frais
» fumé
l'hectolitre.
»
»
le .kilogr.
3)
))
la douzaine.
les 500 kilogr
»
le stère.
le kilogr.
»
»
3)
Prix
fin 1900.
FR. G.
16 00
15 00
13 00
14 00
9 00
15 00
14 00
20 00
4 00
0 45
0 37J
0 35
0 70
2 80
1 65
66 25
26 25
15 00
10 00
2 00
1 60
1 55
1 55
1.80
2 00
Prix
fin 1901.
FR. C.
16 00
15 00
13 00
14 00
9 50
15 00
14 00
25 00
3 00
0 45
0 37|
0 35
0 70
2 65
1 52
60 00
40 00
15 00
11 00
2 00
1 70
1 85
1 70
2 00
2 50
Différences
en plus
ou en moins.
FR.
C.
»
»
+
0 50
»
-f 5 00
— 1 00
3)
— 0 15
— 0 13
— 6 25
+ 13 75
3)
-h 1 00
-}-
0 10
+
0 30
+
0 15
+
0 20
+
0 50
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
Foires.
Il s'est tenu dans le Grand-Duché, pendant l'année 1901, 163 foires pour le commerce
des chevaux et du bétail, se répartissant ainsi sur les divers mois
Transactions qui se sont faites à nos foires pendant les 7 dernières aimées
L'octroi a produit du chef des
1° Boissons et liquides
2° Comestibles
3° Fourrages
4° Combustibles
5° Matériaux de construction
6° Droits d'expédition
7° Droits d'accises sur les bières fabriquées
dans l'intérieur de la ville
8° Droits d'accises sur les eaux-de-vie fabri-
quées dans l'intérieur de la ville
Totaux
en 1899.
FR.
48,432
122,720
16,379
52,772
33,671
4,095
17,383
295,581
c.
en 1900.
FR.
52,300
125,796
15,292
56,410
30,776
4,204
17,759
302,674
c.
en 1901.
FR.
52,909
124,016
14,820
59,508
34,049
2,986
17,204
305,594
c.
avec l'intérieur
5,285,466
5,692,477
5,813,791
5,939,624
6,009,255
5,208,137
6,011,869
avec l'extérieur
5,471,490
2,796,398
3,445,507
3,526,926
3,070,441
2,975,815
3,323,782
Totaux.
8,756,956
8,488,875
9,259,298
9,466,550
9,879,696
8,183,952
9,335,651
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
État indiquant le nombre et les prix moyens des animaux exposés en vente et vendus sur les foires du Grand-Duché
pendant l'année 1901.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
Étalons reproducteurs.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
DESTINATION.
rieur.
Inté-
Exté-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente.
vendus.
Prix-
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Chevaux marchands.
Exté-
rieur.
Chevaux ordinaires.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Poulains.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Taureaux reproducteurs.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Bœufs gras.
22-
Taureaux réformés.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Bœufs de labour de grande taille.
6 4
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus
Prix
DESTINATION.
moyens.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Bœufs de labour de petite taille.
Taurillons.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Vaches fraîches laitières.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Vaches non fraîches laitières.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Génisses.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
.378
Moutons.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix-
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exte-
rieur.
Veaux.
Brebis.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Moutons et brebis antennais.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Porcs gras.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Agneaux.
Porcs maigres.
10,938
4.42
4302.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Porcelets.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
.6000
Chèvres.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Boucs.
»
Chevreaux.
1er groupe : Chévaux.
1 . É t a l o n s
2. Chevaux marchands
3. Chevaux ordinaires
4. Poulains
2e groupe : Espèce bovine.
5. Taureaux
reproducteurs
6.
réformés
7. Bœufs gras
8.
de labour de grande taille
9.
petite taille
10. Taurillons
11. Vaches fraîches laitières
12.
non laitières
13. Génisses
14, Veaux
3e groupe : Bêtes à laine.
15. Moutons
16. Brebis
17. Moutons et brebis antennais
18. Agneaux
4e groupe : Espèce porcine.
19. Porcs gras
20.
maigres
21. Porcelets
5e groupe : Espèce caprine.
22. Boucs
23. Chèvres
24. Chevreaux
NOMBRE D'ANIMAUX
exposés
en vente.
1,729
1,754
4,782
5,568
1,371
6,086
0,496
4,823
5,670
5,223
5,177
2,939
2,995
3,636
10,938
99,515
1,147
vendus.
2,316
2,816
4.012
3,672
2,997
5,396
2,833
3,014
1,994
1,405
3,235
8,843
81,094
à
l'intérieur.
1,742
2,476
2,593
2,786
2,404
3,988
2,633
3,014
1,825
1,405
1,387
4,541
36,818
à
l'extérieur.
1,419
1,408
1,848
4,302
44,276
Prix
moyens.
245.
Récapitulation.
Résultat financier des ventes aux foires, par nature des animaux vendus
Chevaux marchands
id.
ordinaires
Poulains
Taureaux reproducteurs
id.
réformés
Bœufs gras
id. de labour de grande taille
id.
id.
petite taille
Taurillons
Vaches fraîches laitières
id.
id.
non laitières
Génisses
Veaux
Moutons
Brebis
Moutons et brebis antennais
Agneaux
Porcs gras
id. maigres
Porcelets
Boucs
Chèvres
Chevreaux
Total
pour
l'intérieur.
FR.
411,625
381,195
5,700
30,705
88,970
167,480
749,000
594,240
130,240
829,760
682,570
408,680
191,424
81,623
48,224
36,500
23,885
180,310
217,968
736,360
14,564
6,011,869
pour
l'extérieur.
FR.
490,250
238,650
1,500
2,070
11,070
41,870
246,820
81,600
28,000
454,080
217,070
100,810
67,584
6,200
3,380
240,240
206,496
885,520
3,323,782
fr. 9,335,651
Tramways luxembourgeois.
(Bilans de l'exercice 1900-1901, embrassant la période du 1er septembre 1900 au 31 avril 1901.)
b) VOITURES.
Les recettes de l'exploitation se sont élevées
a) pour les tramways, à
b)
voitures, à
soit ensemble
en 1901
fr. 77,552 10
25,617 70
fr. 103,169 80
en 1900
67,421 65
27,801 65
95,233 30
Actif.
Frais de premier établissement
Matériel
Cautionnement à la
ville
Fonds d'assurance
Réfection et entretien de la voie
FR.
C.
127,062 28
27,913 00
5,400 00
1,150 00
26,941 99.
188,467 27
Passif.
Capital-actions
Capital-obligations
Réserve
Obligations amorties
Intérêts au 31 août 1901
Dividende au 31 août 1901
Voitures de place
Cautionnements du personnel
Profits et pertes
FR.
C.
60,000 00
78,800 00
2,076 77
2,741 00
636 50
240 00
39,761 00
670 00
3,542 00
188,467 27
Actif.
Frais de premier établissement
Fort Wedel
Matériel
Portefeuille
Tramways luxembourgeois
Actionnaires en retard de ver-
sement
FR
C.
35,947 17
39,882 39
23,431 77
56,641 13
39,761 00
1,995 60
197,659 06
Passif.
Capital-Actions
Réserve
Dividende au 31 août 1901
Cautionnements du personnel
Banque Nationale
Solde
FR.
C.
174,300 00
3,116 51
3,615 00
170 00
13,000 00
3,457 55
197,659 06
a) TRAMWAYS.
Postes, Télégraphes et Téléphones
(Cette statistique n'ayant pas encore paru à, l'époque de la publication de notre rapport pour l'année 1900, nous la publions dans
le présent rapport).
Statistique générale pour 1900.
a— Postes.
NATURE
DES
E N V O I S .
1. — Poste aux lettres
Envois ordinaires
Envois recommandés
Lettres à valeur déclarée.
Envois contre rembourse-
ment
2. — Poste aux colis
Colis affranchis
non affranchis
de service
avec déclaration de va-
leur affranchis
avec déclaration de va-
leur non affranchis
avec déclaration de va-
leur de service
contre remboursement
recommandés
de service
Colis postaux ordinaires
avec déclaration
de valeur
contre rembour-
sement
3. — Mandats de poste
4. — Bons de poste
5. — Recouvrements à
encaisser
6. — Journaux
TOTAUX
a. — NOMBRE DES ENVOIS MANIÉS.
1899.
Service
intérieur.
4,585.760
62,464
Poste aux colis
7,738
144,197
15,552
13,246
3,456
5,634
4,841
139,406
70,802
2,179 825
7,233,886
Service international.
Réception.
3,854.942
47,642
6,471
10,775
172.576
16,220
4.977
33,717
30,642
2,253
4,517
67,262
32,405
698,490
4.985,174
Expédition.
2,934,292
40,114
4,450
2,411
71,479
12,743
3,610
7,087
33,854
1,900
5.813
170,719
7,004
42,026
3,336.088
Transit.
16,694
16,694
TOTAUX.
11,388,688
150,220
10,921
20,924
388,252
44,515
14,779
15,043
1,182
5,716
45.645
1,308
64,496
4,153
10,330
377,387
110,211
2,920.341
15,571,842
1900.
Service
intérieur.
4,970,870
73.284
Poste aux colis
12,476
162,496
19,092
12,700
2,738
6,073
5,654
'
149,439
68,100
2,577,102
8,060,958
Service international.
Réception.
4,451,538
64,210
7.160
16,520
195,791
19,243
1,321
5.825
38,646
1,054
33,074
2,110
4,069
72,055
35,907
781.533
5,730,782
Expédition.
3,607,968
52,140
6.111
3,343
82,467
16,322
3,336
7,689
28,731
1,418
3,208
194,022
4,846
35,121
4,058,143
Transit.
18,616
18,616
TOTAUX.
13,048,992
189,634
13,271
32,339
440,754
54,657
14,616
11,899
1,012
6,183
51,989
1,769
61,805
3,528
7,277
415,516
108,853
3,403,756
17,868,499
NATURE
DES
VALEURS.
1. — Poste aux lettres
Lettres à valeur déclarée
contre remboursement 1)
2. — Poste aux colis
Colis à valeur déclarée affranchis
non affranchis
de service
contre remboursement ²)
postaux à valeur déclarée
contre rembourse-
ment
3. — Mandats de poste
4. — Bons de poste
5. — Recouvrements 3)
6. — Recettes nettes effectuées
par les bureaux de poste.
TOTAUX
b. — SOMMES ET VALEURS MANIÉES.
1899.
Service
intérieur.
FR.
Poste aux colis
317,462
3,031,605
24,237,546
61,403
17,052,590
3,760,996
998,629
49,460,364
Service international
Réception.
FR.
7,500,554
505,762
2,984,305
696,126
667,678
383,289
93,905
7,180,252
3,291,481
23,303,352
Expédition.
FR.
5,360,416
3,357,151
485,796
547,432
586,446
23,179,398
53,516,639
TOTAUX.
FR.
12,860,970
823,224
9,373,061
1,181,922
24,784.978
729,081
969,735
93,905
47,412,240
7,052,477
998.629
106,280,355
1900.
Service
intérieur.
FR.
Poste aux colis
624,762
3,362,217
25,130.649
77,772
19,212,433
4,022,611
1,086,604
53,517,124
Service international.
Réception.
FR.
8,014,223
755,430
4,894,380
793,415
16,196
677,722
257,272
75,564
7,765,155
3,661,512
26,910,869
Expédition.
FR.
6,173,071
3,012,987
207,490
507,751
404,473
26,600,591
36,906,363
TOTAUX
FR.
14,187,294
1,380,192
11.269,584
1,000,000
25,654,596
755,494
661,745
75,564
53,578,179
7,684,123
1,086,604
117,334,356
1. — Montant des lettres contre remboursement
Montant des envois refusés
Sommes encaissées
2. — Montant des colis contre remboursement
Montant refusé
Sommes encaissées
3.— Montant des recouvrements à encaisser
non encaissés
Sommes encaissées
Service intérieur.
1899.
440,169
122,707
317,462
1900.
889,866
265,104
624,762
Service intérieur.
1899.
64 523
3,120
61,403
1900.
79,829
2,057
77,772
Service intérieur.
1899.
5,186,071
1,425,075
3,760,996
1900.
5,593,829
1,571,218
4,022,611
Service international
Réception.
1899.
691,206
185,444
505,762
1900.
1,053,674
298,244
755,430
Service international
Réception.
677,090
9,412
667,678
1990.
687,553
9,881
677,722
Service international
Réception.
1899.
4,259,702
968,221
3,291,481
1900.
4,933,487
1,271,512
3,661,512
b. — Télégraphes.
Service
intérieur...
Service international
a. —
Réception..
b. — Expédition
Totaux...
NOMBRE
des
TÉLÉGRAMMES.
1899.
34,948
58.465
67,416
160,829
1900.
38,354
63,005
71,882
173,241
RECETTES NETTES
effectuées par les bureaux
télégraphiques.
1899.
82.835
82,835
1900.
89,931
89,931
c. — Téléphones.
a. — Service intérieur
b.— Service international
Totaux
NOMBRE
des
COMMUNICATIONS
1899.
2,477,908
2,477,908
1900.
2,980,001
4,807
2,984,808
RECETTES NETTES
effectuées par les bureaux
téléphoniques.
1899.
126,864
1900.
145,341
Résultat financier.
RECETTES.
1. — Postes
2. — Télégraphes
3. —Téléphones
Total
DÉPENSES
Postes, Télégraphes et Téléphones
Excédant des Recettes
Excédant des Dépenses
1899.
975,913 99½
68,689 08
126,864 16
1,171,467 23½
1,105,480 38½
65,986 95
1900.
1,064,697 44
75,020 71
145,341 54
1,285,029 69
1.302.557 18
17,527 49
Chemins de fer.
I. — Guillaume-Luxembourg,
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1901 et 1900.
TONNAGE DES MARCHANDISES TRANSPORTÉES EN PETITE VITESSE.
Trafic intérieur
Trafic d'exportation
par la ligne
de Thionville
id.
de Trois-Vierges
id.
de Bettingen
id.
de Wasserbillig
Trafic d'importation
par la ligne
de Thionville
id.
de Trois-Vierges
id.
de Bettingen
id.
de Carthaus
Trafic de transit
par Thionville : via Gouvy
id.
via
St.-Vith
id.
via
Bettingen
par Gouvy : via Thionville
id.
via
Audun-le-Tiche
id.
via
St.-Vith.
id.
via
Sterpenich
id.
via
Carthaus
par St.-Vith : via Thionville
id.
via
Audun-le-Tiche
id.
via
Gouvy
id.
via
Sterpenich
par Bettingen : via Thionville
id.
via
St.-Vith
id.
via
Carthaus
par Carthaus : via Gouvy
id.
via
Sterpenich
par Audun : via Gouvy
id.
via
St.-Vith
1901.
T.
K.
390.655.900
533,964 310
221,294.700
574,393.900
152.028.200
139,150.000
87.387.700
630,998.700
13,661.100
24.057.100
399,505 100
283,839 700
30,910.000
4,103.000
3,110.000
767.500
76,299.900
20,060.000
2,375.100
143.248.400
502.361.800
4,915.100
30,117.000
391.300
69,711.700
82,127.500
655.000
1900.
T.
K.
599,444.800
682,895.900
350,733.700
707,336.510
200,538.100
130,156.490
191,817.300
727,924.400
117.124.800
38,355.100
171,131.200
366,302.600
41,222.800
3,915.100
14,310.000
544.900
84,215.700
18,368.000
3,367.300
225,153.900
502,753.300
4,058.500
44,573.600
486.200
80,612.400
103.613.600
9,301.100
TRAFIC TOTAL.
1901.
T.
K.
452,834.300
1,720,308.810
1,009,564.600
1,692,216.400
1)4,874,924,110
1900.
T.
K.
641,988.900'
2,340,410.910
1,250,436 290
1,829.410.100
2)6,062 246.200
1) A ce chiffre, il faut ajouter : 1° 203,794 t., 51,527 t., 221,002 t., 9,855 t., 1,860 t., de cokes, en provenance de l'Allemagne et dirigées via
Trois-Vierges et Luxembourg, en destination de Differdange, Rodange, Bassin de Longwy, Athus et Steinfort ; 2° 41,482 t , 21,320 t.,
986 t., 5,650 t. de fontes, en destination de l'Allemagne par la voie de Luxembourg-Trois-Vierges, et expédiées des stations de Differ-
dange, Rodange, Bassin de Longwy et Steinfort, cette dernière ayant encore expédié 7,145 t;. via Ettelbruck ; 3° 160t. et 3,710 . de mine-
rais expédiées vers l'Allemagne, via Luxembourg-Trois-Vierges, par les stations d'Obercorn et Lamadelaine ; 4° 3,755 t., 80,643 t. de mine-
rais expédiées vers la France et la Belgique, en transit par la ligne des minières ; 5° 14,575 t., 190 t.,de minerais expédiées en service direct
des stations de Belvaux et Differdange, en destination de Dommeldange. — La trafic total se trouve ainsi porté à 5,542,530 tonnes.
2) A ce chiffre, il faut ajouter: 1° 144,577 t., 40,328 t.. 204,839 t , 52,603 t., 2,879 t. de cokes, en provenance de l'Allemagne et
dirigées via Trois Vierges, Luxembourg et l'Attert, respectivement vers les stations du Prince-Henri, d'Athus et du bassin de
Longwy; 2° 82,692 t., 30,338 t., 4,405 t. 16,595 t. de fontes expédiées vers l'Allemagne par Luxembourg et Trois-Vierges, en pro-
venance des stations de Differdange, Rodange, le bassin de Longwy et Steinfort; 3° 157 t,, 827 t., 15,741 t., 1400 t. de minerais
de fer expédiées suivant la même route, en provenance des stations d'Obercorn, Differdange, Lamadelaine et le bassin de Longwy;.
4° 96,852 t., de minerais, expédiées par les stations du Guillaume Luxembourg et en transit par la ligne des minières, en desti-
nation de la Belgique via Athus; 5° 47,320 t., 8,730 t,, 1,715 tonnes de minerais, expédiées en service direct des stations de Belvaux,
Obercon et Differdange, en destination des hauts-fourneaux de Dommeldange. Le trafic total se trouve ainsi élevé à 6,759,081 t.
200 kilogr.
Expéditions par nature de marchandises et destination.
DÉSIGNATION
des
MARCHANDISES.
Minerais oolithiques
Fers et fontes
Pierres
Plâtres
Chaux
Bois
Céréales et pommes
de terre
Écorces
Sables et scories ...
Cuirs tannés
Boissons
Divers
Sommes
ANNÉES.
via
Thionville
et
Audun.
T. K.
279,697.100
454,437.800
72,400.300
85,756.300
840.800
1,522.800
88.000
70.000
427.900
757.900
1,002.300
1,199.500
1,420.000
2,239.900
1,143.400
1,142.300
6,383.500
5,693.000
194.300
287.500
214.100
555.200
26,844.200
45,782.600
390,655.900
599,444.800
via
Trois-Vierges.
T. K.
*) 176,275 500
*) 363,792.000
**) 234,115.800
***) 267,003.100
5,092.300
5,567.200
10.000
348.000
6.000
10.000
1,301 700
952.600
687.800
1,507.200
905.800
983.200
254,000
575.000
292 900
162.000
443.200
617.900
114,579.310
41,377.700
533,964.310
682,895.900
via
Sterpenich.
T. K.
201,471.500
345,147.000
10,423.800
2,217.000
1,273 300
531,800
608000
671,000
225.500
468.600
1,002.200
420.500
389.200
211.600
55.000
157.600
187.700
327.700
337.000
486.500
221,294.700
350,733.700
via
Carthaus.
T. K.
347,200,600
438,419.000
164,625.600
205,652.000
165.500
1,251.400
914 000
1,077.600
1.000
831.100
368.400
170,300
1,212.500
1,519.700
1,468.400
584.700
3,930.600
6,275.400
86.400
200.300
1,516.000
1,906.400
52,904.900
49,448.600
574,393.900
707,336.510
pour
l'intérieur.
T .
K.
672,051.300
764.063.300
12,440 400
9,312.300
29,220.400
24,975.400
1,122.500
1,712 000
5,555.900
10,477.300
13,030.800
12,191.700
9,302.500
9,790.500
246.600
127.300
22,549.600
34,445.200
184.400
115.000
6,699.700
7,219.700
27,377.600
142,472.500
799,781.700
1,816,902.200
TOTAUX.
1901.
T. K.
1,676,696.000
494,005.900
36,592.300
2,742.500
6,216.300
16,705.400
13,012.000
3,764.200
33,117.700
915.600
9,200.700
227,121.900
2,520,090.500
1900.
T.
K.
2,365,859.100
569,940.700
33,848,600
3,878.600
12,544.900
14,934.600
15,268.900
2,837.500
47,038.600
952.500
10,636.200
279,422.900
3.357.163.100
*) Ce tonnage représente en grande majorité des expéditions dirigées via Gouvy vers la Belgique ; le reste via St.-Vith
vers l'Allemagne.
**) Ce chiffre représente des expéditions dirigées jusqu'en totalité via St.-Vith vers l'Allemagne.
Importations par nature de marchandises et provenances.
NATURE
des
MARCHANDISES.
Coke
Houille
Bois
Céréales
Argiles, ardoises, etc.
Sel
Fers et fontes
Minerais
Sucre, café,
etc.
Huile et pétrole
Cuirs et peaux
Tabacs
Boissons
Produits chimiques
Divers
Sommes
ANNÉES.
via
Thionville
et
Audun.
T.
K.
7,880 700
144,000
50.309.600
49.657.300
16 654 200
21,141.000
2,545.100
2,982.200
9,820.800
12,783.500
941.700
60.000
2,752.700
6,084.800
35.784.000
59,183.000
182 100
158.200
678.000
913.700
361.400
438.800
325.900
346,800
3,115.808
4,271.000
248.200
644.300
20,428.000
43,729.500
152,028 200
200,538.100
via
Trois-Vierges.
T.
K.
1)55,652 000
2)67.995.800
42,418.400
31,143.300
4.713.400
2,052.900
3,105.200
2,565 200
5,171.700
2,105.700
87.100
5.000
1,532.500
3,695.800
1,304.200
807.700
1.231.500
1.019.100
268.800
291.300
189.500
154900
403.100
374.800
298.400
1,415.400
22,774.200
16.529.590
139,150.000
130,156.490
via
Bettingen.
T.
K.
26.099.100
70.346.800
37,842.700
81,997.700
2, 059.600
2,084.000
10.697.300
9,731.900
1,201.800
2,487 500
31.500
333.800
963 600
2,540.200
2,737.500
217 500
234.300
2,038.900
1,920 300
35.500
45,600
43 600
58.300
38.600
73.200
224.900
208.000
3,990,700
18,928.600
87,387.700
191,817.300
via
Wasserbillig.
T.
K.
565,513.900
565,784 400
28,318.800
32.394.000;
5,234.000
10,007.900
4,736.800
5,576.300
19,257.700
16,684.700
118.500
2,824,300.
5,634700
30.000
385.000
170.400
705.500
156.200
268.500
67.000
100.100
21.700
118.800
235 900
498.800
153.400
557 500
4,160.100
89,208.200
630,998.700
727,924.400
TOTAUX
1901.
T.
K.
655,145.700
158,889.500
28,661.200
21,084.400
35,452 000
1,178.800
7,443.300
38,354.200
1,874.200
4.104.600
732.700
580.700
3,793,400
924.900
51,345,000
1,009,564.600
1900.
T.
K.
704,271.000
195,492.300
35,280.700
20,855600
34,061.400
65.600
16,378.900
62,305.000
1,905.700
4,121.600
875.800
678.800
5,217.800
2,825.300
166,385:890
1,250,426.290
1) Ce chiffre des importations de cokes représente des arrivages, en majeure partie par via St.-Vith en provenance
d'Allemagne.
2) Ce chiffre des importations de cokes par la ligne du Nord se décompose en un tiers arrivé via Gouvy et deux tiers
arrives via St.-Vith.
Recettes effectuées et renseignements divers.
Voyageurs et bagages
Marchandises
Recettes diverses.
Produit total des transports.
Produit kilométrique
Nombre des voyageurs transportés
Produit moyen par voyageur
Nombre de tonnes transportées
Produit moyen par tonne
Nombre de tonnes transportées à 1 kilomètre
Parcours moyen
Produit moyen par tonne et par kilomètre
1901.
FR.
C.
1,777,500.00
11,965,00.0,00
1,115.625.00
14.858,125.00
87,400 00
2,287,582
fr.
0.79
t. 5.542,530
fr.
2.15
233,894,766
km.
42.2
fr.
0,052
1900.
FR.
C.
1,876,250.00
13,811,250.00
1,176,250.00
16,863,750.00
96,918.10
2,302,461
fr.
0,815
t. 6,759,031
fr.
2.04
285,800,000
km,
42.3
fr.
0.049
Différence en faveur de
1901.
fr.
0.11
km.
0,3
1900.
FR.
C.
98,750.00
1,846,250.00
60,625.00
2,005,625.00
9,518.10
14,879
fr. 0.025
t. 1,216,501
51,905,234
km.
0,1
Trafic des nouveaux embranchements du Guillaume-Luxembourg pendant les années 1901 et 1900.
A. — Embranchement de Bettembourg à Dudelange.
a) EXPÉDITIONS.
Minerais
Acier brut
Fers et fontes
Divers
Sommes
ANNÉES.
via
Thionville .
et
Audun.
T. K.
7,033.000
5,143.000
15,649.900
19,517.300
436.600
29,887.000
23,119.500
54,547.300
via
Trois-Vierges.
T. K.
2 755.000
24,697.000
6,196.000
9,147.000
830.000
4,071.000
2,264.000
1,168.000
12,045.000
39,083.000
via
Sterpenich.
T. K.
5,000
5,589.000
6,403.000
3,294 000
9,058.300
22,109.000
35,572.200
30,997.000
51,033.500
via
Carthaus.
T. K.
50,997.000
54 039.000
61,697.000
68,375.000
23,559.000
15,753.000
12,639.500
27,846.000
148,892.500
166,013.000
pour
l'intérieur.
T. K.
6,618.000
179.000
1,028.000
2,037.000
6,529.000
9,891.200
35,421.800
12,107.200
49,596.800
TOTAUX.
T. K.
53,757.000
85,354.000
80,694.000
90,096 000
45,369.900
54,928.600
47,340.300
129,895.000
227,161.200
360,273.600
b) ARRIVAGES.
Cokes .
Houilles
Minerais
Divers.
Sommes
ANNÉES.
via
Thionville
et
Audun.
T. K.
10.500
1,643.000
2,214.600
32,794.500
73,200,600
5,515 600
13,633.600
39,963 600
89,048.200
Trois-Vierges.
T. K-
1,940.000
42,552.200
63,064.000
751.300
4,551.100
43,303.500
69,555.100
via
Sterpenich.
T- K.
20.000
1,000,000
12,666 000
21,791.000
2,568.000
20,678.000
23,380.000
26,507.700
28,634 000
69,976.700
via
Wasserbillig.
T. K.
198,761.000
275,532 000
18,148.000
23,165.000
24,261.000
2,614.000
8,153.200
11,075.200
249,323.200
312,386.200
de
l'intérieur.
T. K.
160.000
207.000
52,093 000
32,734 000
19,704.600
33,452.700
71,957.600
66,393.700
TOTAUX.
T. K.
198,791.500
278,472.000
75,169.200
110,441.000
111,716 500
129,226.600
57,504 700
89,220.300
443,181.900
607,359.900
B. — Embranchements du bassin de Rumelange.
a) Ceux qui aboutissent à la station de Tétange ont expédié, en 1901, 507,518 tonnes de minerais, et en
1900, 875,183 tonnes de minerais, dont la majeure partie pour l'étranger ;
b) Celui qui aboutit à la station de Rumelange a expédié, en 1901, 55,729 tonnes de minerais, et en 1900,
127,080 tonnes de minerais.
Trafic total de Dudelange
»
Tétange.
»
Rumelange
Total fourni par les embranchements .
1901.
T. K.
670,343.100
507.518 000
55,729.000
1,233,590.100
1900.
T. K.
967,633.500
875,183.000
127,080.000
1,969,896.500
II. — Prince-Henri.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1901 et 1900.
I
e r Réseau (Minières, Luxembourg, Attert et Sûre).
Longueur en exploitation : 169 kilomètres.
Produit moyen par voyageur
id.
par tonne de marchandises
Produit kilométrique correspondant à
1901.
fr. 0,4032
»
1,0445
fr. 23,030 98
»
31,771 71
1900.
0,4226
1,0132
I. Marchandises expédiées
1° pour l'intérieur du
pays...
2° vers la
France...
3° id. la
Belgique...
4° id. la
Hollande...
5° id.
l'Allemagne...
6° id. la
Suisse...
7° id.
l'Italie...
Ensemble
II. Marchandises importées
1° de la France : via Rodange (frontière française).
2° de la Belgique
a) via
Athus...
b) via
Sterpenich...
c) via
Benonchamps...
d) via Gouvy ...
3° de l'Allemagne
a) via Esch (Thionville et Karthaus) ...
b) via Kleinbettingen (Thionville et Karthaus).
c) via Trois-Vierges (Ettelbruck, Esch et
Luxembourg ...
d) via Trois-Vierges (Luxembourg et Dippach)
e) via Wasserbillig (Thionville et Karthaus)
f) Wasserbillig (Luxembourg et Dippach).
Ensemble...
III. Marchandises en transit par la ligne des
minières
a) via Esch-Athus et
inversement...
b) via Esch-Rodange (frontière française)
Ensemble...
Total ...
1001.
T. K.
871,300.390
157,815.580
744.007.740
1,703.630
375.724.250
1,078.290
1,062.760
2,152,692.640
35,460.450
189,132 470
32,127.570
2,764.730
9,194.800
54,810.560
4,255.190
305,614 430
189,502.350
21,191.950
5,559.180
849,613.680
167,821.980
3,755.000
171,576.980
5,173,883.300
1900.
T-
K.
1,116,053.650
214,552.110
1,012,053.410
1.593.310
505,967.580
2,030.090
570,180
2,852,820.330
44,311.020
284,598.790
32,512.640
3.361.970
10,710.580
126,653.660
3,673,800
463,876.600
19,218.310
988,917.370
205,405.340
205,405.340
4,047,143.040
Différence
1901.
T. K.
110.320
492.580
581.390
189,502.350
1,973.640
5,559.180
3,755 000
en faveur de
1900.
T. K.
244,753.260
56,736.530
268,045.670
130,243.330
951.800
700,127.690
8,850.570
95,466.320
385.070
597.240
1,515,780
71,843.100
158,262.170
139,303.690
37.583.360
33.828.360
873,259.740
I I
e Réseau (Ligne de Wiltz). — Longueur en exploitation : 20 kilomètres.
I . Marchandises expédiées
1° pour l'intérieur du pays.
2° vers la
Belgique...
3° vers la
Hollande...
4° vers
l'Allemagne...
Ensemble ...
IL Marchandises importées
1° De la Belgique : a) via Schimpach
frontière...
b) via
Gouvy...
2° De l'Allemagne : a) via
Trois-Vierges...
b) via Wasserbillig ...
c) via
Bettembourg...
Ensemble...
III. Marchandises eh transit par la ligne de Wiltz
via Kautenbach-Schimpach frontière et
inversement...
Total des marchandises
transportées...
1901.
T.
K.
7,713.880
952.090
79.000
2,752.430
11,497.400
5,435.100
2,624.560
989.690
1,056.010
756.010
10,861.970
4,806.790
27,166.160
1900.
T.
K.
6,605.190
1,051.450
52.720
2,338.030
10,047.390
5,324.840
2,222.920
645.580
843.900
617.920
9,655.160.
4,330.900
24,033.540
Différence en faveur de
1901.
1900.
T.
K.
1,108.690
26.280
414.400
1.450.010
110.260
401.640
344.110
212.710
138.090
1,206.810
475.800
3,132.620
T.
K.
99.360
1° Les marchandises expédiées comprenaient
Pierres...
Bois ...
Divers ...
Totaux
l'intérieur.
T.
K.
282.260
663.750
6.767.870
7,713.880
en destination de
la Belgique.
la Hollande
T.
K.
952.090
952.090
T.
K.
79.000
79.000
l'Allemagne.
T.
K.
10.000
2,742.430
2,752.430
en tout,
1901.
1900.
T.
K.
282.260
673.750
10,541.390
11,497.400
T.
K.
194.300
499.680
9,353.410
10,047.390
Différence en faveur de
1901.
1900.
T.
K.
87.960
174,070
1,187.980
1,450.010
T.
K.
2° Les marchandises importées comprenaient
Pierres...
Bois...
Houilles ...
Divers...
Totaux...
au départ de
la Belgique. [ l'Allemagne.
T.
K.
105.850
26.200
3,198.000
4,729.610
8,059.060
T.
K.
270.650
340.000
2,191.660
2,802.310
en tout
1901.
1900.
T.
K.
105.850
296.850
3,538.000
6,921.270
10,861.970
T.
K.
56.000
281.870
3,643.680
5,673.610
9,655,160
Différence en faveur de
1901.
1900.
T.
K.
49.850
14.980
1,247.660
1.206.810
T.
K.
105.680
Produit moyen par
voyageur...
id.
id.
par tonne de
marchandise...
Produit kilométrique correspondant à
en 1901 fr. 0,356
en 1901,
1.344 ;
fr. 3,658 41
» 3,353 27
en 1900
en 1900
fr. 0,355
» 1,324
III. — Chemins de fer cantonaux.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation vendant les années 1901 et 1900.
STATIONS.
Nœrdange...
Niederpallen...
Redange
Nagem...
Hostert...
Rambrouch...
Kœtschette...
Bigonville-Holtz...
Perlé...
Haut-Martelange...
Martelange...
Diekirch...
Bleesbrück...
Bastendorf...
Tandel...
Fouhren
Bettel...
Vianden...
Recettes
postales...
Recettes pour
colis,
bestiaux, etc.
Balastières...
Totaux...
ANNÉES.
VOYAGEURS.
Nombre.
16,870
15,914
2,116
2.602
14,263
15,714
2.133
2,436
3,001
3,596
6,511
7,185
4.123
4.388
3,723
4,567
5,190
6.109
1.326
1,321
4,768
6,221
31,069
29,877
1,863
2.244
2.789
2.602
2.010
2,352
4,305
4,286
6.195
6.335
15,250
16.248
127,505
133,997
Produits
{bagages compris.)
FR.
CT.
8,383 75
9,011 59
384 20
399 70
4.653 00
4.710 00
805 15
834 05
1,208 50
1,400 15
4,371 05
5,378 80
2,563 15
2,950 10
2,319 85
2,569 45
2,750 75
3,376 55
585 55
530 60
2,337 00
2,705 25
14,263 30
13,341 55
675 20
704 40
749 65
663 75
694 85
743 05
1.634 30
1,553 00
3.174 05
3,410 45
7,697 90
7,299 70
59,451 20
61,582 14
MARCHANDISES.
Poids.
T. K.
5,651.430
5,486.140
649.210
982.225
16.400
68.130
80.400
75.500
317.840
371.210
382.020
524.150
565.010
670.260
2,619.100
2,818.860
7,615.260
6,496.690
929.515
1,595.392
2,007.735
1,595.312
26.030
27.980
4.800
2,028.230
1.398 930
22,890.130
21,668.617
Produit.
FR
C
13,491 47
12.730 70
1,000 30
1,525 55
29 95
68 65
107 35
92 75
519 30
581 50
742 90
927 05
1,270 80
1,573 65
10,924 10
10,908 35
32,213 80
28,048 90
4,959 95
4,611 80
3.693 45
2.553 85
27 60
39 05
14 60
2,597 75
2,154 10
71.650 12
65,819 05
RECETTES
diverses.
FR.
C.
2.314 84
2,135 50
14,784 92
13,685 35
712 45
795 80
17,812 21
16,616 65
RECETTES
totales.
FR.
C.
21,575 22
21,742 29
384 20
399 70
5,653 30
6,235 55
835 00
902 70
1,315 85
1,492 90
4,890 35
5,960 30
3.306 05
3,877 15
3,590 65
4,143 10
13,674 85
14,284 90
32,799 35
28,579 50
7,296 95
7.317 05
17,956 76
15,895 40
675 20
704 40
749 65
663 75
694 85
743 05
1,634 30
1,580 60
3,213 10
3,425 05
10,655 65
9.453 80
2.344 84
2,135 50
14,784 92
13,685 35
712 45
795 80
148.913 53
144,017 84
Produit kilométrique
1901 fr. 3,384 40
(44 kilom.)
1900 fr. 3,273 13
IV. — Chemins de fer secondaires.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1901 et 1900.
STATIONS.
Luxembourg...
Hespérange
Altzingen...
Weiler-la-Tour...
Aspelt...
Altwies...
Mondorf-village...
Mondorf-les-Bains...
Ellingen...
Scheuerberg...
Remich...
Cruchten...
Schrondweiler...
Medernach...
Larochette...
Transport pour la poste
Recettes pour colis,
bestiaux etc.
Totaux...
ANNÉES.
VOYAGEURS.
Nombre.
98,697
101,474
27,259
16,447
12,378
8,828
10,602
9,989
17,467
17,124
4,674
3,854
11,361
9,998
23,210
22,224
7,891
7,265
1.802
1,389
23,666
21,650
21,200
18,717
4,606
3,512
8,684
7,272
14,354
13,974
287,851
263,717
Produits.
FR. C
58,114 50
53,146 90
3,056 05
2,907 50
2.727 30
2,753 70
5,136 90
4,929 90
10,404 25
9,255 05
2,702 20
2,458 05
7,740 55
7,370 95
9,727 40
8,917 10
5,606 15
5,432 70
926 75
853 70
18,718 85
19,119 40
9.780 40
9,487 24
806 55
843 75
3,015 60
2,788 05
9,134 90
.8,423 15
147,598 35
138,687 14
MARCHANDISES.
Poids.
T.
K.
13,717.930
15,602.480
1,620.770
1,973.750
14.950
24.930
502.920
312.030
2,353.570
2,332.060
118.270
144,810
891.150
1,096 250
3,920 960
8,031.056
2,132.020
2,782.280
428.540
308.120
1,651.520
1,835.570
10,080.110
7,011.410
388.520
360.830
2,647.030
1,608 386
3,334.040
3,310.500
43.802.300
46,735.250
Produits.
FR. C
22,272 95
19,736 90
2,330 15
2.631 00
53 55
51 70
645 90
464 10
4,895 50
8,341 35
3,585 90
3,931 10
2,693 70
4.301 70
6,646 20
9,624 00
3,389 75
3,527 55
611 65
294 50
6,324 45
6,446 30
13,568 33
7,745 30
338 75
265 40
2,241 72.
3,901 55
13,370 60
11,144 15
82,969 10
82,406 60
RECETTES
extra-
ordinaires.
FR. C
4,489 50
4,489 10
3,066 40
2,729 10
7,555 90
7,218 20
RECETTES
totales.
FR. C
80,387 45
72,883 80
5,386 20
5,538 50
2,780 85
2,805 40
5,782 80
5,394 00
15,299 75
17,596 40
6,288 10
6,389 15
10,434 25
11,672 65
16,373 60
18,541.10
8,995 90
8,960 25
1,538 40
1,148 20
25,043 30
25,565 70
23,348 73
17,232 54
1,145 30
1,109 15
5,257 32
6,689 60
22,505 50
19,567 30
4,489 50
4,489 10
3,066 40
2,729 10
238,123 35
228.311 94
Produit kilométrique correspondant
1901 fr. 5,808 00.
(41 kilomètres)
1900 fr. 5,568 58.
SPÉCIFICATION
DE LA
FABRICATION.
1900.
1901.
I . — Achat de matières premières et d'outillage.
Tissage1)
Cartonnage2)...
Cordonnerie3)...
Tapis en
cuir2)...
Couture et tricotage4)
Vannerie5) ...
26,363 09
33,882 08
5,389 76
2,228 31
921 11
68,784 35
5,547 84
40,446 58
6,219 68
2,783 41
777 00
55,774 51
II. — Fabrication.
Tissage...
Cartonnage...
Cordonnerie...
Tapis en
cuir...
Couture et tricotage ...
Vannerie
37,937 84
45,823 59
7,935 35
4,584 33
1,992 85
504 45
98.778 41
13,587 54
57,675 56
8,284 89
4,764 43
3,452 10
2,736 50
90.501 02
III. — Vente.
Tissage...
Cartonnage...
Cordonnerie...
Tapis en cuir...
Couture et
tricotage...
Vannerie ...
36,285 86
53,699 98
8,167 85
4.606 83
2,052 85
504 45
105,317 82
20,842 67
51,582 18
8,239 89
4,769 05
3,452 10
2,736 50
91,622 39
OBSERVATIONS.
1) Ces travaux s'exécutent en régie. De-
puis 1901 le commerce privé est abandonné
et la production se limite aux fournitures
à faire à quelques administrations pu-
bliques.
2) Régie.
3) Régie. La production se limite aux
fournitures à faire à quelques administra-
tions publiques.
4) Régie et entreprise. La fabrication
en régie se limite aux travaux et fourni-
tures à faire pour l'Administration péni-
tentiaire elle-même. Une partie de la fabri-
cation se fait depuis 1901 pour le compte
d'un entrepreneur qui fournit les matières
premières et l'outillage.
5) Entreprise. Cette fabrication a été
introduite vers la fin de 1900. L'entrepre-
neur fournit les matières premières et l'ou-
tillage.
L'industrie dans les établissements pénitentiaires.
La statistique ci-après, que l'Administration pénitentiaire de Luxembourg a établie en
vue du présent rapport, comprend les travaux exécutés pour le compte d'administrations
publiques et pour le commerce privé.
Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Grossherzogthums Luxemburg über die Zollämter desselben.
STATISTIQUE DOUANIÈRE. — Zollstatistik.
Waaren-Einfuhr
aus dem
Waarengattung.
1. Abfälle.
Abfälle von der Eisenfabrikation.
id.
id.
id. von Glashütten
id. von der Wachsbereitung pp.
Guano, natürlicher
Kleie und Malzkeime
id.
id.
id.
Id.
Id.
id.
Thierknochen
Asche pp
id.
Lumpen
id.
id.
Makulatur
id.
2. Baumwolle und Baum-
wollenwaaren.
Rohe Baumwolle
id.
id.
Baumwollabfälle
id.
id.
Baumwollwatte
Rohes Baumwollengarn
id.
Gefärbtes Baumwollengarn
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Niederland.
Amerika.
Italien.
Rumänien.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Amerika.
Gr. Britann.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr. Britann.
Belgien.
id.
Gr. Britann.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
5.092.235
10.000
10,000
7,995
4,261,695
261.455
157,215
111,167
53,122
49,778
56,797
33,290
2.352
19,501
46.248
10.300
121.207
5.847
1,375
2,169
2.522
58,461
16,171
1.449
23,995
3.078
Waarengattung.
Accommodirter b'wollner Zwirn
id.
id.
Vigognegarn
Rohe, dichte Baumwollgewebe.
id.
id.
id.
id.
Roher, ungemusterter baumwol-
lener Tüll
Gebleichte, dichte B'wollgewebe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Baumwollener Sammt
id.
Gefärbtes pp. dichtes Baumwol-
lenzeug
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Posamentirwaaren
id.
id.
Baumwollene Strumpfwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohe, undichte Baumwollgewebe
id.
id.
Baumwollene Gardinenstoffe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gefärbte pp. undichte Baumwoll-
gewebe
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
Gr. Britann.
England.
Belgien
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
England.
Oesterreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Italien.
Oesterreich.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
England.
Schweiz.
Frankreich.
id.
England.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,343
Waarengattung.
Gefärbte pp. undichte Baumwoll-
gewebe
Baumwollene Spitzen
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Stickereien
id.
id.
id.
id.
Ganz grobe Baumwollgewebe in
Stücken nicht über 50 Ctm.
lang und breit
Schmiergeltuch
3. Blei und Bleiwaaren.
Rohes Blei, Bruchblei etc
Buchdruckerschriften
id.
Clichés aus Blei
id.
id.
id.
Unlackirte Röhren aus Blei
id.
id.
Grobe Bleiwaaren
id.
id.
id.
Feine
id.
id.
Spielzeug aus Blei
4. Bürstenbinder- u. Sieb-
macherwaaren.
Grobe Bürsten und Besen aus
Bast, Stroh etc.
id.
id.
id.
id.
Grobe Bürsten aus Borsten, Fe-
dern etc
id.
id.
Grobe Siebmacherwaaren
id.
id.
Feine Bürstenbinder- pp. Waaren
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oesterreich.
England.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
20,824
14,699
1,102
2,153
1,448
35,631
31,979
1,313
Waarengattung.
Feine Bürstenbinder- pp. Waaren
id.
id.
5. Drogerie-, Apotheker-
und Farbwaaren.
Blei-
Farben- etc. Stifte und
Zeichenkreide
id.
id.
Chloroform
Essenzen, Extrakte,Tinkturen etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Lacke, Lackfirnisse
id.
id.
id.
id.
Maler- und Waschfarben etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Ultramarin
Zündhölzer, Zündkerzen
id.
id.
Kali-Blutlaugensalz
Oelfirniss
id.
id.
id.
Aetzkali
id.
id.
Aetznatron
id.
Alaun
id.
id.
Buchdruckerschwärze
id.
Chlorkalk
id.
Farbholzextrakte
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Niederland.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
England.
Niederland.
Italien.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Niederland.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
England.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
id.
Belgien.
id.
Oesterreich.
England.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück
3,541.290
1.554
2,897
3,973
2,132
2,968
7,690
1,943
1,100
Waarengattung.
Farbholzextrakte
Gelatine
id.
Kitte, nicht besonders genannt
id.
id.
Leim
id.
id.
id.
id.
Russ
Siegellack
id.
Sprengstoffe
Tinte, Tintenpulver
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Wagenschmiere
id.
Wichse
id.
id.
Zündwaaren, nicht besonders
genannt
id.
id.
Kalzinirte Soda
id.
Pottasche
Rohe pp. Soda
id.
Wasserglas
Kohlensaures etc. Amoniak
Schwefelsaures Amoniak
Anilinöl
Anilin etc. Farbstoffe
id.
id.
Bleiweiss
Borax, Borsäure
id.
id.
id.
id.
Calciumcarbid u. Canthariden
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Amerika.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Oesterreich.
Amerika.
England.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
5,818
3,005
8,603
5,101
1,963
19,492
1,314
1,661
1,474
4,234
1,007
2,164
11,199
Waarengattung.
Chlorcalcium
Chlorkalium
Chlormagnesium
Chlorsaures Kali und Natron
Chromsaures Kali
Dividivi
Rothes Eisenoxid
Rohe Erzeugnisse zur Bürstenfa-
brikation etc
id.
id.
id.
id.
Blauholz
id
Gelbholz
id.
id
id
Rothholz
id
Quebrachoholzextrakt
Andere Gerbstoffextrakte
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rothes Glycerin
Gummi
i d
i d
id.
Indigo
Indigokarmin
Insektenpulver
id.
Isländisches etc, Moos
Holzessigsaurer Kalk
Knochenmehl
id.
Valonea, Knoppern etc
id.
id.
Lackfarben
Lackritzensaft
id.
Mennige etc
Mineralwasser
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
England.
id.
Frankreich.
England.
id.
Mexiko.
Frankreich.
id.
Mexiko.
Belgien.
id.
Amerika.
id.
Brasilien.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Amerika.
Belgien.
id.
Italien.
Oesterreich.
Frankreich.
Oesterreich.
Aegypten.
Frankreich.
Belgien.
England.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Belgien.
England.
id.
Niederland.
Frankreich.
Oesterreich.
As. Türkei.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
2,128
19,937
6,014
2,433
1,390
2,506
2,735
2,997
663,163
34.429
14,837
187,311
492.917
2,163
73,978
1,491
14,678
Waarengattung.
Mineralwasser
Naphtalin
id.
Schwefelsaures Natron
Palmnüsse
Chilisalpeter
id.
id.
Kalisalpeter
Salzsäure
Schiesspulver
Schwefel
id.
id.
Schwefelsäure
id.
Seegras etc
id.
id.
Steinkohlentheeröle, leichte
Superphosphat
Terpentinöl und anderes Harzöl
id.
id.
id.
id.
Blauer Vitriol
id.
id.
id.
Grüner Vitriol
id.
id.
Weisser
id.
Weinstein.
Weinsäure.
id.
Vermuth, getrocknet
Zinkasche
etc.
id.
id.
Zinnober
Zinnsalze
Bronze- etc. Farben, Gerbstoffe
id.
id.
Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe-
gebrauch etc.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
England.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Chile.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Algier.
Frankreich.
id.
Belgien.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Amerika.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
4.901
1,194
9.808
1,476
825,210
577,474
4.532
83.820
19,024
10.889
19.380
12,197
1,860
1,256
195.598
18,648
4,290
17.913
8,960
10,410
4,078
2.142
Waarengattung.
Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe-
gebrauch etc
id.
id.
ici.
id.
Pharmaceutische Fabrikate etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Geschlemmte Kreide
id. id.
6. Eisen und Eisen waaren.
Brucheisen
id.
Roheisen
id
id
Eck- und Winkeleisen
Eisenbahnlaschen,
Schwellen,
Unterlagsplatten
id.
id.
Eisenbahnschienen
Schmiedbares Eisen in Stäben
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Luppeneisen etc.
Rohe Platten und Bleche aus
schmiedbarem Eisen
id.
id.
Polirte id.
id.
Weissblech
id.
Roher Eisendraht
Verkupferter Eisendraht
id.
id.
Ganz grobe, rohe Eisenguss-
waaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen
etc.
Herkunftsland
der
Waaren.
Schweiz.
Amerika.
Belgien.
id
England.
Schweiz.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
England.
Amerika.
Belgien.
id.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,005
7,064
7.349
49,910
1,277 303
27.717
10,760
99,545
112,272
6,275
1.050
110,509
21.850
54.018
8.009
1,119
3.006
6,441
151,185
88,850
7,100
Waarengattung.
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen
etc
Grobe, eiserne Anker u. Ketten
id.
id.
id.
id.
Drahtseile
id.
Eisen zu groben Bestandtheilen
von Maschinen
Eisenbahnachsen, Räder, Puffer.
id.
id.
id.
id.
Gewalzte und gezogene Röhren
aus schmiedbarem Eisen
id.
id.
id.
id.
Grobe Eisenwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Drahtstifte
id.
Grobe, abgeschliffene pp- Schrau'
ben, Schraubholzen etc
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Grobe abgeschliffeneEisenwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Feine Eisengusswaaren
id.
id.
id.
Feine Eisenwaaren
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
id.
Amerika.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Amerika.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
England.
Amerika.
Oesterreich.
Italien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Italien.
Amerika.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Dänemark.
Italien.
England.
Amerika.
Niederland.
Belgien.
id.
England.
Amerika.
Frankreich.
id.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3.807
2,014
2.933
1,107
47,000
3,170
8,872
81,956
156,587
86,281
3,709
8,093
5,223
8.130
71,296
1,744
1.913
38,673
4,867
6,919
Waarengattung.
Feine Eisenwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
Fahrräder
id
id
Spielzeug aus schmiedb. Eisen
id.
id.
Jagd- und Luxusgewehre
id.
id.
Schreibfedern aus Stahl
id.
id.
Uhrwerke und Uhrfournituren
id.
id.
7. Erden, Erze, edle Metalle,
Asbest- u. Asbestwaaren.
Ungereinigter Bauxit
Bimsstein
id.
Tuffstein etc
Cernent
id.
Sand
id.
Farbenerde
Gips
id
Gebrannter Kalk
id.
Kaolin etc
id.
id.
id.
Rohe, weisse Kreide
id.
Kryolith
Schwerspath
Erden, nicht besonders genannt
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
England.
Amerika.
Italien.
Schweiz.-
Oesterreich.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
England.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
4,311
Stück
id.
id.
108,604,032
12,600
4,925
532,285
583,406
1,913,142
4,654,522
11,110
54,663
21,427
75,433
27,556,536
61,080
100,470
194,348
4,960
20,400
1,470
Waarengattung.
Erden, nicht besonders genannt.
Eisenerze
id.
id.
id.
id.
Manganerze
id.
id.
id.
id.
Schlacken von Erzen
id.
Gemahlene Thomasschlacken
id.
id.
Gemünztes Gold
Asbestpappe
etc.
Garne, Schnüre, Stränge, Stricke
etc.
Asbestwaaren
id.
id.
8. Flachs u. andere Spinn-
stoffe.
Flachs, Hanf
Jute
Vegetabilische Spinnstoffe
id.
id.
id.
id.
9. Getreide und andere Er-
zeugnisse des Landbaues.
Weizen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Roggen
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
id.
Amerika.
Russland.
Spanien.
Belgien.
Russland.
Spanien.
Türkei.
Brasilien.
Indien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Oesterreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
China.
Mexiko.
Indien.
Niederland.
Russland.
Belgien.
Australien.
Argentinien.
Amerika.
Rumänien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
88,454
7,076,691
546,000
523,500
20,440
8,600,880
1,963,320
1,203,620
246,404
12,635,640
36,813,199
522,777
726,054
1,831,137
3,886
2,159
22,050,294
259,736
124,362
246,450
2,006,120
6,509,062
2,353,975
Waarengattung.
Roggen
id.
id.
Hafer
id.
id.
id.
id.
Bohnen (Speise- u. Futterbohnen)
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Erbsen, Wicken
id.
id.
id.
Linsen
Lupinen
Hirse
id.
Gerste
id.
id.
id.
id.
id.
Raps, Rübsaat
etc.
Leinsaat
id.
Mais und Dari
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Malz
id.
Anis, Fenchel
etc.
Frische Weinbeeren
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Rumänien.
Russland.
Belgien.
id.
Amerika.
Bulgarien.
Frankreich.
Russland.
Oesterreich.
Niederland.
Russland.
Rumänien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
England.
Belgien.
id.
id.
id.
Russland.
id.
Rumänien.
Oesterreich.
Frankreich.
Belgien.
Amerika.
Belgien.
id.
Russland.
id.
Amerika.
Argentinien.
Brasilien.
Rumänien.
Egypten.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Italien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
10,100
10,100
63,771
25,302
139,758
30,552
3,601
498,988
26.580
15,000
83,000
3,433
8,093
3,060
17,451
326,228
147,694
25,480
40,400
47,045
43,012
12,193
3,673
4,988
109,080
1,582,065
2,679,407
60,500
380,775
20,200
115,498
99,803
29,890
1,973
Waarengattung.
Frische Weinbeeren
Cichorien, getrocknete
Blumen etc. id.
id. id.
id. id.
Eicheln
id.
id.
Lebende Gewächse, Blumenzwie-
beln
etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gras-, Timotheesaat
id.
id.
Hanfsaat
id.
Frische Kartoffeln
id.
Kleesaat etc.
id.
Frische Küchengewächse
id.
id.
id.
id.
Frisches Obst
id.
id.
Ungefärbtes Stroh
id.
Sämereien, nicht bes. genannt
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Erzeugnisse des Landbaues, nich
besonders genannt
10. Glas und Glaswaaren.
Gemeines Hohlglas
id.
Glas-, Emailmasse, Dachglas etc
id.
id.
Waarengattung.
Ungemustertes, weisses Hohlglas
id.
id.
Spielzeug aus Glas
Fensterglas
Rohes, ungeschl. Spiegelglas
Belegtes Tafel- und Spiegelglas
id.
id.
Unbelegtes Spiegelglas
id.
id.
Glasbehänge, Glasknöpfe etc.
Gemustertes etc. weisses Hohlglas
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Ungefasste farbige Brillen- etc.
Gläser
id.
id.
Farbiges Glas
id.
id.
id.
id.
Glaswaaren in Verbindung mit
andern Materialien
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Milch-, Albasterglas etc.
11. Haare von Pferden und
Menschen, Haarwaaren.
Rohe Bettfedern
Borsten
Pferdehaare, rohe, gesotten etc.
id.
id.
Gewebe von Pferdehaaren
Menschenhaare, rohe,gehechelte,
gesotten etc.
Schmuckfedern, rohe, auch ge-
färbt
Gereinigte
Bettfedern
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Schweiz.
Amerika.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Niederland.
England.
Frankreich.
Belgien.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
id.
id.
Oesterreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
28,347
1,563
2,148
1,320
7,614
2,637
3,719
1,234
2,138
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Niederland.
England.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
Russland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Egypten.
Algerien.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Russland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,539
262,180
30,000
425,401
5,000
4,854
155,375
6,408
5,970
1,344
2,100,045
9,995
52,615
201,134
6,767
2,516
1,218
27,507
299,156
138,490
13,601
34,932
88,900
59,519
5,019
2,380
2,520
Waarengattung.
Gereinigte Bettfedern
id.
Zugerichtete Schmuckfedern
id.
12. Häute und Felle.
Rohe Hasen- und Kaninchenfelle
Kalbfelle, grüne und trockene
id.
id.
id.
id.
Rindshäute, grüne und gesalzene
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rindshäute, gekalkte u. trockene
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rosshäute, grüne und gesalzene.
id.
id.
Rohe behaarte Schaf- und Zie-
genfelle
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohe enthaarte Schaf- und Zie-
genfelle
id.
id.
Rohe Häute und Felle zur Leder-
bereitung
id.
id.
Häute von Pelzthieren, auch Vo-
gelbälge
id.
id.
13. Holz und Holzwaaren.
Bambus-, Pfeffer- etc. Rohr
Herkunftsland
der
Waaren.
Italien.
Belgien.
Oesterreich.
Frankreich.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Amerika.
Australien.
Schweiz.
Argentinien.
Niederland.
Dänemark.
China.
Frankreich.
id.
Argentinien.
Amerika.
China.
Indien.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Amerika.
England.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
4,766,379
1,632
2,542
1,010
28,213
117,025
16,828
31,410
937,079
40,472
2,042
241,872
11,304
186,302
50,618
7,920
1,435
14,820
13,619
30,252
2,944
21,659
2,597
6,537,949
Waarengattung.
Brennholz, Lohkuchen, Reisigete
id.
id.
Schleifholz etc.
Holzkohlen
id.
Ungespaltenes etc. Stuhlrohr
Holzborke, Gerberlohe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Zerkleinertes Quebrachoholz
id.
id.
Rohes Bau- und Nutzholz
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohes Bau- und Nutzholz in der
Querrichtung mit Säge oder
Axt bearbeitet
id.
id.
id. der Richtung der Längs-
achse bearbeitet
Ungeschälte Korbweiden, Reifen-
stäbe
id.
id.
Bau- u. Nutzholz in der Richtung
der Längsachse gesägt, nicht
gehobelt
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Grobe, rohe
Böttcherwaaren
id.
Grobe Korbflechterwaaren
id.
Geschälte Korbweiden
id.
Stuhlrohr, gefärbtes etc.
Grobe, ungefärbte Drechsler-
waaren
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Niederland.
Australien.
Algerien.
Afrika.
Frankreich.
Belgien.
id.
Argentinien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Russland.
Schweden.
Finnland.
Amerika.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
922,024
1,013,651
17,700
958,292
14,424
9,057
27,538
4,989
106,340
12,034
804,161
9,800
188,905
Festm. 102
330,637
Festm. 104
id.
16,755
1,196
13,466
9,106
90,135
Festm. 137
190,910
463,378
132,222
972,552
35,699
6,415
19,955
5,840
4,158
17,430
n
Waarengattung.
Grobe, ungefärbte Drechsler-
waaren
• •* •
id.
id.
id.
id.
id.
id. .
Rohe, geschnittene Fournire aus
Holz
id.
id.
Grobe, gefärbte Bottcherwaaren.
id.
id.
id4
id.
Ungeebnete Hornsülbe
id.
Gefärbte Fournire aus Holz . .
Gefärbte Korbflechterwaaren
id.
'
id.
Grobe Korkwaaren
id.
Gefärbte Möbel u. Möbelbestand-
theile
;
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Grobes, hölzernes Spielzeug. .
id.
id. . .
1 id.
id.
Geebnete Fischbeinstäbe. . .
Feme Holzwaaren.- . . .. .
id,
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Feine Korbflechterwaaren
id.
Korkwaaren ... . . . . .
id.
Feines Spielzeug aus Holz . •..
id.
'.id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Australien.
Niederland.
Amerika.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Amerika.
Schweden-
Italien.
Niederland.
Oesterreich.
England.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Belgien.
id.
id.
Oesterreich.
Italien.
Niyderland.
Schweiz.
England.
Amerika.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
35,255
•12
4,636
4.084
2,101
. 834
28,685
1,465
•104
14.978
4.616
2,006
4,151
5,041
15,070
Waarengattung.
Schnitzstoffwaaren (lesetWaaren
aus Holz mit Schnitzarbeit etc.).
id.
id.
id.
id.
. id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gepresste Hornknöpfe
Gepolsterte Möbel mit Ueberzug
id.
id.
Gepolsterte Möbel ohne Ueberzug
id.
id..
14. Hopfen.
Hopfen
id.
15. Instrumente, Maschinen
und Fahrzeuge.
Claviere, Harmoniums,
auch
Theile davon .
id.
id.
Kinderspielzeug
Andere musikalische Instrumente
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Astronomische, chirurgische etc.
Instrumente
id.
id.
Lokomotiven, Lokomobilen etc..
id.
id.
Maschinen und Theile davon,
öberw. oder ganz aus Holz .
id.
id.
id.
id. .
id.
id.
id.
id.
id.
aus Gusseisen •
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Niederland.
Italien.
England.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Oesterreich.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
id.
Schweiz.
Italien.
Oesterreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
England.
Amerika-
Niederland.
Frankreich.
id.
Schweden.
Schweiz.
England.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,852
1,156
1.144
1,069
1,501
2,089,169
44,772
3,804
2,456
8,920
5.218
88,996
3.081
1,176
226,490
Waarengattung.
Maschinen u.Theile davon, überw
oder ganz aus Gusseisen
id.
id. .
id.
schmiedb. Eisen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
unedl.
Metallen
id.
id.
id.
id.
Nähmaschinen mit Gestell aus
Gusseissen
Dampfkessel
Kratzen und Kratzenbeschläge
Eisenbahnfahrzeuge weder mit
Leder noch Polsterarbeit, je
unter 1000 M.
id.
über 1000 M.
Wagen u. Schlitten mit Leder etc.
id.
id.
16. Kalender.
Abreisskalender
etc.,
nicht
Schreibkalender
id.
id.
id.
id.
17. Kautschuk pp. u. Kaut-
schukwaaren.
Kautschukhornmasse
Kautschukfäden ohne weitere
Verbindung
id.
id.
Grobe Kautschukwaaren
id.
Hartgummiwaaren
id.
Feine Kautschukwaaren
id.
id.
Spielzeug aus weichem Kaut-
schuk
Gewebe aus Kautschuk u. Gum-
mireifen
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Amerika.
Belgien.
id.
Amerika.
England.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Belgien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
189,415
1,131,458
303,511
13,554
52,546
1,476
2,220
6,236
Stück
id.
id.
id.
1,566
1,431
2,209
1,516
Waarengattung.
Schläuche in
id.
mit
Kautschuk
18. Kleider, Leibwäsche
und Putzwaaren.
Spitzenkleider
Seidene Kleider
id.
id.
Halbseidene Kleider
id.
Wollene Kleider
id.
id.
id.
id.
Corsets
id.
id.
Kleider aus mit Kautschuck ge-
tränkten Geweben
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Leibwäsche
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herrenhüte
aus
Filz
id.
id.
id.
id.
Garnirte Damenhüte aus Zeug-
stoffen
id.
id.
Ungarnirte
id.
id.
id.
Mützen aus Zeugstoffen
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
England.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
England.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Norwegen.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Italien.
England.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Oesterreich.
Schweiz.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3,606
1,091
Stück 292
id. 1,214
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Waarengattung.
Mützen aus Zeugstoffen
Künstliche Blumen etc. aus Zeug-
stoffen
id.
id.
19. Kupfer und Kupfer-
waaren.
Rohes Kupfer
Kupfer- u. andere Scheidemünze.
id.
id.
id.
id.
Kupferbleche unplattirt
id.
Kupferdraht, unplattirt
id.
Telegraphenkabel
id.
Grobe Kupferwaaren
id.
id.
Patronen aus Kupfer etc.
Feine Kupferwaaren
id.
id.
id.
id.
Telegraphenapparate
id.
Feine vernirte Messingwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Aluminiumwaaren
id.
20. Kurzwaaren, Quin-
caillerien etc.
Gold- und Silberwaaren
id.
id.
id.
id.
Waaren, ganzodertheilweise aus
Bernstein, Celluloïd etc.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.-
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
Belgien
id.
Amerika.
England.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
Stück 2,627
55,554
5.357
21,809
2,060
2,162
7,544
2,738
2,486
3,969
1,013
2,147
1,455
3.540
Waarengattung.
Waaren, ganz oder theilweise aus
Bernstein, Celluloïd etc.
id.
id.
id.
id.
Vergoldete od. versilberte unedle
Metallwaaren
id.
id.
id.
id.
Fächer
id.
Wand-. Wecker-, Stutz-, Kon-
trol- etc. Uhren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Feine bossirte Wachswaaren
id.
id.
Unechtes Blattgold u. Blattsilber
Brillen, Operngucker. Fernrohre
id.
id.
Regen- und Sonnenschirme
id.
id.
Angekleidete Puppen
id.
Waaren aus Gespinnsten von
Wolle, Seide etc. in wesent-
licher Verbindung mit Glas,
Holz etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in goldenen Ge-
häusen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in silbernen Ge-
häusen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in unedlen Me-
tallgehäusen
Herkunftsland
der
Waaren.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Belgien.
England.
Oesterreich.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Oesterreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
Stück
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. 1,168
id.
id.
Waarengattung.
Taschenuhren in unedlen Metall-
gehäusen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Goldne Gehäuse zu Taschenuhren
id.
id.
21. Leder u. Lederwaaren.
Ungefärbtes pp. lohgares Leder
id.
id.
Handschuhleder etc.
id.
Sohlleder
id.
Enthaarte, halbgare Schaf- und
Ziegenfelle
Grobe Lederwaaren
id.
id.
id.
Feine Lederwaaren
id.
id.
id.
Fahrradtheile etc. aus Leder
id.
id.
Waaren aus feinem Wachstuch
id.
id.
id.
id.
Lederne Handschuhe
id.
id.
id.
id.
22. Leinengarn, Leinwand
u. andere Leinenwaaren.
Manilahanfgarn
Jutegarn
Leinengarn, rohes
id.
gefärbtes
Leinener Zwirn
Leinene Seilerwaaren
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Schweiz.
Italien.
Oesterreich.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
England.
Oesterreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
Stück 422
id.
id.
id.
id.
id.
21,209
2.143
2,781
2,793
5,287
2,476
2,367
23,825
2,255
Waarengattung.
Leinengewebe, ungefärbte, aus
Jute
Fussdecken, ungefärbte, aus Ma-
nilahanf
id.
id.
Fussdecken, gefärbte etc., aus
Manilahanf
id.
id.
id.
id.
Ungefärbte Leinwand, Zwillich,
etc.
id.
id.
id.
id.
Gefärbte Leinwand, Zwillich etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Leinener Damast
id.
Verarbeitetes Tisch-, Bett- und
Handtücherzeug
id.
id.
Bänder, Borten, Fransen etc.
id.
id.
Leinene Zwirnspitzen
id.
id.
23. Lichte.
Lichte . . .
id
24. Literarische und Kunst-
gegenstände.
Gedruckte Bücher
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Bilder etc.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Japan-
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Frankreich.
England.
id.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Schweden.
England.
Oesterreich.
Niederland.
Schweiz.
Amerika-
Frankreich.
id.
England.
id.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,984
11,334
1.920
2.455
8,504
8,124
52,121
28,480
15,185
2,261
Waarengattung.
Bilder etc
id.
id.
id.
id.
Gemälde und Zeichnungen
id.
id.
id.
id.
Statuen aus Steinarten etc.
id.
id.
id.
id.
25. Material-, Spezerei-
u. Konditorwaaren.
Bier in Fässern
id.
id.
Bier in Flaschen
id.
id.
Liköre
id
id
id
id
Branntwein in Fässern
id.
id.
id.
id.
Branntwein in Flaschen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Hefe, mit Ausnahme der Wein
hefe
Essig in Fässern
id.
Flaschen
Cider in Fässern
Wein und Most in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Amerika.
Oesterreich.
Schweiz.
Niederland.
Belgien
id.
England
Oesterreich.
Niederland.
Frankreich.
id.
Italien-
Belgien.
England-
Belgien.
id.
England-
Frankreich.
id.
Türkei.
Niederland.
Italien.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Italien.
Amerika.
Schweiz-
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Portugal.
Italien.
Niederland.
Algerien.
Oesterreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,469
2,791,030
1,887
11,548
4,461
2,802
16,845
2,067
Waarengattung.
Wein und Most in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Verschnittwein in Fässern
id.
id.
Schaumwein
id
Wein in Flaschen
id.
id.
id.
id.
Frische Butter (Freimengen ein-
gebracht)
Frische Butter
id.
id.
Frisches Fleisch
id.
id. und getrocknetes (Frei-
mengen eingebr.)
id.
id.
Geräuchertes pp. Fleisch.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Fleischextrakt
id.
Frische Fische
id.
id.
Stockfisch
id.
id
Gesalzene Fische
id.
id.
id.
Mit Essig u. Gewürzen etc. zube-
reitete Fische in Fässern
Zubereitete andere Fische
Herkunftsland
der
Waaren.
Spanien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Spanien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Spanien.
Frankreich
Schweiz.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich
Belgien.
Amerika
Oesterreich-
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Norwegen.
Belgien.
Niederland.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
20,840
413,832
6,987
15,989
14,116
4,735
7,602
14,990
1,865
9,080
25,960
24,370
15,674
3,705
2,344
18,210
5,222
1,511
78,485
17,182.
9,348
1,375
6,294
Waarengattung.
Todtes Vieh (Federvieh)
id.
id.
id.
Todtes Federwild und anderes
Wild
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frische Südfrüchte
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Feigen, getrocknet
id.
id.
id.
Korinthen
Rosinen
id.
id.
id.
Datteln, Granaten etc., getrocknet
etc
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Mandeln, getrocknet
Gewürznelken
Muskatnüsse
Weisser und schwarzer Pfeffer
id.
id.
id.
id.
Nicht bes. genannte Gewürze
Gesalzene Heringe in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
in nicht handelsüb-
licher Verpackung.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Italien.
Oesterreich.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Italien.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Türkei.
Italien.
Spanien-
Niederland.
Belgien.
id.
Algerien.
Italien.
Spanien.
Türkei.
id
Griechenland.
Spanien
Belgien.
Türkei.
Italien.
Persien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
id.
Indien.
id.
Belgien.
Italien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3,018
7,508
1,916
3.594
73,535
1,779
1,602
6,742
1.294
12,474
20,256
11,614
3,016
Fass 1,085
id.
id.
Waarengattung.
Honig
id
Roher Kaffee
id.
id.
id.
id.
id
id
id.
id.
id.
Kaffeesurrogate
Gebrannter Kaffee
id.
id.
id.
Rohe Kakaobohnen
Gebrannte Kakaobohnen
Käse aller Art
id.
id
id
id.
Konditorwaaren
id.
id
id
id.
Gegenstände des feineren Tafel-
genusses
id.
id.
id.
id.
Gebrannte Cichorien
id.
Johannisbrod
Reife Nüsse
id.
id.
Obstmus
id.
id
id.
Säfte von Obst, ohne Zucker.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Haïti.
Costarica.
Guatemala
Brasilien
Aden.
Niederland.
Indien.
Amerika.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederland.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
id.
Gr- Britann.
Italien.
Oesterreich.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
id
Italien.
Spanien.
Frankreich.
id.
Amerika.
Italien-
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
8,965
99,792
5,912
12.367
1.563
10,976
1,895
2,896
2,589
15,194
3,480
1,434
2,186
12,786
19,729
1,106
5,515
3,367
9,028
3,838
laß
Waarengattung.
Zum Genuss getrocknete Säme-
reien etc
id.
id.
Frische und getrocknete Süd-
fruchtschalen
Chokolade und Chokoladensurro-
gate
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Kakaopulver
Dextrin, Kleber
Sago, Sagosurrogate, Tapioka etc.
id.
id.
Stärke, Kraftmehl, Puder
id.
id.
Nudeln und Maccaroni
id.
id.
Gewöhnliches Backwerk
id.
id.
id
id
id.
(in Freimengen einge-
bracht)
Körner von Getreide und Hülsen-
früchten, geschält
id.
id.
Mehl aus Getreide
id.
id.
id.
id.
id
(in Freimengen einge-
bracht)
Ausgeschälte Muscheln aus der
See
id.
id.
Frische Austern
id.
id.
Frische und bloss abgekochte
Hummern
id
id.
Geschälter Reis
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Oesterreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Italien.
id.
Amerika.
Oesterreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
i d .
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,237
6.004
1,062
1,230
5.812
13,809
249,315
437,595
129,290
1,452
4.890
Waarengattung.
Geschälter Reis
id.
Salz
id
id
Stärkezucker
id.
Unbearbeitete Tabakblätter
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Tabaksaucen
Tabakstengel
Cigaretten
id
id
id
id.
Cigarren
id
id.
id.
id.
id.
Kautabak
id
Schnupftabak
Herkunftsland
der
Waaren.
Niederland.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Amerika.
Indien.
Brasilien.
Haiti.
Griechenland.
Niederland.
Dom. Repub.
Türkei.
id.
Philippinen.
Paraguay.
Columbien.
Cuba.
Mexiko.
Spanien.
Algerien.
Frankreich.
China.
Java.
Schweiz.
Italien.
Schweiz.
Amerika.
Belgien.
Algerien.
Egypten.
Niederland.
Frankreich.
id.
Italien.
Niederland.
Schweiz.
Cuba.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
5,724
234.488
57,375.
9,900
39,600
149,465
47,451
19,540
78,967
16,018.
2,431
1,247
12,830
1,161
5,563
1,246
850-
1,459
1,155
Waarengattung.
Rauchtabak
id.
id.
id.
id.
Thee
id.
id.
id.
id.
Raffinirter Zucker
id.
26. Oel, anderweit nicht
genannt, und Fette.
Oel in Flaschen, nicht Speiseöl
id.
id.
Speiseöl in Flaschen
id.
id.
Oliven- und Baumwollensamenöl
in Fässern
Andere Oele in Fässern
id.
id.
id.
id.
Denaturirtes Baumwollensamenöl
in Fässern
id.
id.
Leinöl in Fässern
id.
id.
Oelsäure
id.
id.
Denaturirtes Olivenöl in Fässern
Rüböl und Rapsöl in Fässern
id.
id.
id.
id.
Fette Oele, nicht bes genannt
Rückstände fetter Oele
id.
id.
Oleomargarin
Schmalz
Herkunftsland
der
Waaren.
Italien.
Frankreich.
Amerika.
Niederland.
Belgien.
id.
Niederland.
England.
China.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien
Amerika.
England.
Niederland.
Frankreich.
Belgien
id.
Amerika.
Frankreich
Indien.
Amerika-
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Amerika.
Frankreich.
id.
Amerika.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
28,904
40,145
727,521
7,122
2,968
5,471
2,036
19,867
41,980
25.319
1.094
56,393
24.864
6,731
18,299
7.190
1.014
29,907
35,223
35,010
313,524
Waarengattung.
Schmalz
Stearinlichte
id.
Fisch- und Robbenspeck, Thran
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
Talg
id
id.
Knochenfett
id
Bienen- etc. Wachs
id.
Erdwachs
id.
27. Papier und Papier-
waaren.
Dachpappe
id.
Holzstoff zur Papierfabrikation .
Cellulose etc.
id.
id.
Pappen. nicht besonders genannt
Schleif-, Rost-, Polir- etc. Papier
Packpapier, ungeglättet
id.
id
Photographisches Papier
id.
id.
Buntes Papier
id.
id
id
Löschpapier
etc.
id.
id.
id.
Schreibpapier
id.
id
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Amerika.
id.
Frankreich.
Niederland.
Norwegen.
Japan.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
Oesterreich.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Norwegen.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
England.
Schweiz.
Belgien.
id.
Oesterreich.
England.
Frankreich.
id.
Schweiz.
England.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
4,642
1,936
1,266
1,263
4.165
1,829
20,321
1,716
14,860
103.469
19,407
18,302
16,111
2,504
2,054
Waarengattung.
Schreibpapier
Druckpapier
id.
id.
id.
Zeichenpapier
id.
Malerpappe
id.
Decken aus Linoleum
Patronen aus Papier oder Pappe.
id.
id.
Spielzeug
id.
Papierwaaren ohne andere Ver-
bindung
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Papiertapeten
id.
id.
Patronen in Verbindung mit an-
dern Materialien
id.
id.
id.
id.
Spielzeug aus Papier u. Pappe in
Verbg. mit andern Materialien
id.
id.
Papierwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
28. Pelzwerk (Kürschner-
arbeiten).
Ueberzogenes Pelzwerk
id.
id.
Fertige, nicht überzogene Schaf-
pelze
id.
id.
29. Petroleum.
Rohpetroleum
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Niederland.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Engkind.
Schweiz.
Oesterreich.
Niederland.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oesterreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Russland.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3,197
2,265
1,976
2,160
1,920
4,676
4,188
5,113
3,801
7,538
1,931
3,931.537
133,275
9,899
Waarengattung.
Rohpetroleum
Raffinirtes Petroleum
id.
id.
Petroleumdestillate
id.
Mineralische Schmieröle
id
id.
id.
id.
id
id.
30 Seide u. Seidenwaaren.
Seidenabfille
Nähseide
id.
Seidene Bänder
Seidene Posamentierwaaren
id. Spitzen etc. mit Metallfaden
Dichtes Seidenzeug
id
id.
Ungemusterter, seidener Tüll
Seidene oder halbs. etc. Spitzen
ohne Metallfäden
id
id.
Seidene Gaze, Krepp etc.
id.
id
Halbseidene Bänder
id
Posamentierwaaren.
Dichtes Halbseidenzeug
id.
id.
31. Seife und Parfümerien.
Schmierseife
Gemeine, feste Seife
id.
id.
Feine Seife in Täfelchen etc.
id.
id.
id.
id.
Wohlriechende Fette u. fette Oele
Wohlriechende nicht alkoholhal-
tige Wasser
Herkunftsland
der
Waaren.
Amerika.
id.
Russland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Amerika.
Russland.
Belgien.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
id.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
id.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
Frankreich.
id.
Menge.
in
Kilogramm
bezw. Stück.
133,134
2,717,791
35,275
72,125
2.941
2.108
226,296
467,947
130.709
1,688
44,965
14,283
3,818
24,669
Waarengattung.
Alkoholhaltige Parfümerien .
id.
id.
id.
id.
33. Steine u. Steinwaaren.
Rohe Alabaster u. Marmorsteine
Rohe Werksteine, Rohblöcke
id.
id.
Bloss behaltene Pflastersteine
Schleif-, Wetz- etc. Steine
id
id
Grobe Steinmetzarbeiten, unge
schl., nicht aus Marmor etc.
id.
id
Dachschiefer und Dachschiefer
platten
id.
id.
Grobe Steinmetzarbeiten, unge-
schl. aus Marmor etc.
id.
id.
Waaren aus harten Steinen in
Verbg. mit Holz oder Eisen.
unpolirt etc.
id.
id.
Lithographirsteine, geschl. etc.
Schieferwaaren, auch in Verbg
mit anderen Materialien
Steinwaaren, auch in Verbg mit
anderen Materialien
id.
id.
id.
id
id.
id
id. mit polirtem Holz etc
id.
id.
34. Steinkohlen, Koks, Torf
Torfstreu etc.
Koks
id.
Steinkohlen
id.
Torf
Torfstreu
id.
id.
Presskohlen
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
England.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich-
Belgien.
id.
id.
Oesterreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Belgien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
5,850,363
50,603
1,909,543
1,028 600
8.800
27,031
3.641
1,200
15,804
2.083.556
595.696
1,403
104.433
7.037
3.065
1,392
1.478
4.519
296.166 784
31,000
145,464,074
127.284,603
270,000
10,000
225.065
22,881,944
Waarengattung.
35. Stroh.- u. Bastwaaren.
Ordinäre Matten aus Bast, Stroh
Schilf etc.
id.
id.
id.
id
Andere Matten aus Gras, Wur-
zeln etc
id.
id.
id.
id.
Strohbänder
id.
id.
id.
id.
id.
Feine Bastwaaren etc. in Verbg.
mit anderen Materialien .
id.
id.
id.
id.
Ungarnirte
Strohhüte.
id.
id.
id
id.
Garnirte Strohhüte
id.
id.
Sparterie
id.
id.
id.
36. Theer, Pech, Harze
aller Art.
Pech
Terpentin harze
id.
id.
Theer
Harz, nicht besonders genannt
37. Thiere und thierische
Produkte.
Bienenstöcke mit lebend. Bienen
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Australien.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Oesterreich.
England.
Schweiz.
Frankreich.
Italien.
China.
Belgien.
Frankreich.
China.
Belgien.
id.
Schweiz.
Oesterreich.
Italien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Oesterreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Amerika.
Frankreich.
id.
Indien.
Belgien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
22,933
3,587
13S
10.546
8,046
Stück 900
id. 1,910
id.
id.
id.
id.
id.
id.
38,502
9,295
1,218
27,575
161,560
Waarengattung,
Blasen, Därme, Magen
id.
id.
id.
Lebendes Federvieh
id.
id.
Lebende Schnecken etc.
id.
Unausgeschälte Seemuscheln
id.
id.
id.
id.
Animalische Waschschwämme .
id
id
id. id.
id.
id.
id
id.
Thiere, nicht besonders genannt-
Thierische Produkte,
id.
Eier von Geflügel,
Eigelb.
id.
id.
id.
id.
38. Thonwaaren.
Gewöhnl. Mauersteine, unglasirte
id.
id.
Unglasirte Thonröhren
id.
Unglasirtes, gem. Töpfergeschirr
id.
id.
Schmelztigel, Muffeln,Kapselnetc.
Feine Terracottawaaren
id.
Einfarbige Thonwaaren, feine
id.
id.
id.
id.
Mehrfarbige Thonwaaren, feine.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Einfarbiges
Porzellan.
id.
id.
Mehrfarbiges Porzellan
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Amerika.
Niederland.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Niederland.
Italien.
Oesterreioh.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Italien.
Frankreich-
Belgien.
Frankreich.
Belgien
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oesterreich.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Niederland.
Japan.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3,373
2,181
1,084
40-2
2,053
23,575
1.292
5,734
119,508
1.244.245
20,210
1,140,973
32,860
22,018
'7,142
2,965
1,003
3,600
4,712
3,018
1,401
1,696
Waarengattung.
39. Vieh.
Pferde
id.
id.
i d
Maulesel
etc.
Kühe
Jungvieh im Alter bis zu 2½ Jahren
id
id.
id.
id.
Kälber unter 6 Wochen
Ziegen
40. Wachstuch, Wachs-
musselin, Wachstaft.
Grobes, unbedrucktes Wachstuch
id.
id.
id.
id.
Bedrucktes Wachstuch
id.
41. Wolle, sowie Waaren
daraus.
Rohe, gewaschene Schafwolle .
id.
id.
id.
id.
Kämmlinge
id.
Kunstwolle, Wollenabfälle
id.
id.
id.
id
Gekämmte Wolle
Hartes Kammgarn, ungefärbt etc.
id.
gefärbt
Wollengarn, roh
id.
id.
gefärbt
id.
id.
id.
id.
Dachfilz, Asphaltfilz etc.
Filze aus Rindviehhaaren etc.,
ungefärbte
Fussdecken aus Rindviehhaaren
etc., ungefärbte
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Niederland.
Belgien.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
England.
Belgien.
id.
Belgien.
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
Australien.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück
2.016
Stück 27
id. 1,747
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
1,072
208.077
23,245
8,208
69,274
21,454
6,163
12,065
2,853
5,421
11,457
33,895
Steuerpflichtige Waaren, welche während des Jahres 1901 aus dem Zollverein nach dem Grossherzogthum
Luxemburg eingeführt wurden.
a) Bier*)
Liter 1,297,411
b) Branntwein mit Uebergangs- u. Versendungsschein etc., Liter r. A. .
157,804
c)
id.
ohne
id.
id.
24,398
d) Kochsalz
kg. 1,034,005
e) Unbearbeitete Tabakblätter
251,184
f) Vieh- und Gewerbesalz**)
400,250
*) Steuerpflichtig ist nur Bier, welches aus Baiern, einschliesslich der baierischen Pfalz, Württemberg,
Baden und Elsass-Lothringen hier eingeführt wird.
**) Das im Grossherzogthum Luxemburg verbrauchte Vieh- und Gewerbesalz wurde auf Grund der vom
Hauptzollamte ausgestellten Berechtigungsscheine steuerfrei bezogen.
Waarengattung.
Gefärbte Filzeaus Rindviehhaaren
Gewebte Fussdecken
id.
Unbedruckte Strumpfwaaren
id.
id.
id.
id.
id
id.
Unbedrucktes Wollenzeug
id.
id
id.
id.
id.
id.
id
id.
Bedruckte Filzwaaren
Wollene Posamentierwaaren
id.
id.
Bedrucktes Wollenzeug
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
England.
Frankreich.
id.
England.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3.629
2,773
3.604
Waarengattung.
42. Zink und Zinkwaaren.
Rohes Zink
Gewalztes Zink
id.
Grobe Zinkwaaren
id.
Feine Zinkwaaren
id.
43. Zinn und Zinnwaaren.
Rohes Zinn
Grobe Zinnwaaren
Feine
i d .
id.
Spielzeug aus Zinn
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich-
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien-
Frankreich-
Menge
in
Kilogramm
bezw. Stück.
3,630
1,252
1,712
2.904
2,325
Waaren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-Auslande.
Die nachfolgende Statistik bezieht sich nur auf diejenigen Waaren, welche aus Luxemburg über die belgische und französische Grenze
ausgeführt worden sind. Der Durchfuhrverkehr ist, soweit derselbe als solcher sich feststellen liess, nicht derücksichtigt.
*) Darunter auch Waaren, welche aus dem Handel mit andern Ländern stammen. — Die Ausfuhr nach den Zoll-
vereinsstaaten lässt sich nicht nachweisen, weil an der Grenze gegen den Zollverein Zollämter nicht bestehen.
Waarengattung.
1. Abfälle.
Eisenabfälle (Glühspan) etc
Lederabfälle
Kleie
Thierknochen
Asche,
Kalkäscher
Lumpen
2. Baumwolle u. Baumwollwaaren.
Hohes, dichtes Baumwollenzeug
Gebleichtes, dichtes Baumwollenzeug
Gefärbtes, id. id.
Baumwollene Posamentierwaaren
id.
Strumpfwaaren
3. Blei und Bleiwaaren.
Rohes Bruchblei
Bietglätte
Gewalztes Blei
Röhren aus Blei, unlackirte
Grobe Bleiwaaren
Feine id.
4. Bürstenbinder- und Siebmacher-
waaren.
Grobe Bürsten aus Bast, Stroh etc
id.
Borsten etc
Feine Bürsten
5. Drogerie-, Apotheker- u. Farb-
waaren.
Blei-, Farben-, Pastellstifte und Zeichen-
kreide
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören. *)
KG.
749,210
109,448
469,648
164,500
1,200
4,350
4,069
1,992
1,453
207,708
1,300
2,277
203,008
568,281
Waarengattung.
Lacke, Lackfirniss
Maler- und Waschfarben
Zündhölzer, Zündkerzen
Gelatine
Leim
Sprengstoffe
Tinte, Tintenpulver
Wagenschmiere
Wichse
Zündwaaren, nicht besonders genannt
Kalzinirte Soda
Wasserglas
Anilinöl, Anilinsalze
Bleiweiss
Calciumcarbid
Eis
Knochenasche
Kohlensäure
Mineralwasser
Schwefelsaures Natron
Schiesspulver
Seegras etc
Superphosphat
Terpentinöl
Bronze- und andere Farbstoffe
Fabrikate der chemischen Industrie
Geschlemmte Kreide
6. Eisen und Eisenwaaren.
Brucheisen und Eisenabfälle
Roheisen
Eck- und Winkel eisen
Eisenbahnlaschen und Unterlagsplatten
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum,
Zollverein;,
gehören..
KG.
5,775
3,531
1.356
28,593
1,337
509,352
1,530
4,897
1,550
3,751
3,200
41,837,891
9,095,714
17,659,763
251,880
Waarengattung.
Eisenbahnschienen
Schmiedbares Eisen in Stäben
Luppeneisen etc
Rohe Platten u. Bleche aus schmiedb. Eisen
Polirte, gefirnisste Blecheaus
id.
Ganz grobe, rohe Eisenwaaren
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen etc.
Drahtseile
Eisenbahnachsen, Eisenbahnräder etc.
Gewalzte Röhren aus schmiedb. Eisen
Grobe, unabgeschliffene pp. Eisenwaaren.
Grobe, abgeschliffene pp. Eisenwaaren
Feine Eisenwaaren
Spielzeug aus Eisen
Jagd- und Luxusgewehre
Uhrfournituren etc
7. Erden, Erze, edle Metalle.
Cement
Erde, Sand, Mergel etc
Farbenerde
Gips
Graphit
Infusorienerde
Kalk
Erden, nicht besonders genannt
Eisenerze
Schlacken von Erzen
Thomasschlacken, gemahlene
8. Flachs und andere vegetabilische
Spinnstoffe.
Roher Flachs, geröstet
9. Getreide und andere Erzeugnisse
des Landbaues,
Roggen
Hafer
Hülsenfrüchte
Frische Tafeltrauben
Frische Blumen
Futtergewächse, nicht besonders genannt.
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
132,090
3,401 5(…)3
10,912,596
104,682
60,448
1,236
1,018
40 647
14,489
160,708
1,644,799,427
17,223
1,897,378
10,100
125,940
2,231
2,234,117
1,599,460.600
219,175
40,832,611
1,713 221
3,112
26,557
Waarengattung.
Blumenzwiebeln und andere lebende Ge-
wächse
Grassaat
Frische Kartoffeln
Kleesaat
Frische Küchengewächse
Frisches Obst
Ungefärbtes Stroh
Sämereien, nicht besonders genannt
Erzeugnisse des Landbaues, nicht beson-
ders genannt
10. Glas und Glaswaaren.
Gemeines, grünes Hohlglas
Weisses Hohlglas
Belegtes Tafel- und Spiegelglas
Unbelegtes
id
Gepresstes pp. Glas
Farbiges Glas
Glaswaaren in Verbindung mit anderen
Materialien
11. Haare und Haarwaaren.
Borsten
Rohe Pferdehaare
Gereinigte Bettfedern
12. Häute und Felle.
Rohe Hasen- und Kaninchenfelle
Grüne und trockene Kalbfelle
Grüne und gesalzene Rindshäute
Gekalkte und trockene Rindshäute
Grüne und gesalzene Rosshäute
Rohe, behaarte Schaf- und Ziegenfelle
id. enthaarte id.
Rohe Häute u. Felle, nicht bes. genannt
Häute von Pelzthieren, auch Vogelbälge
13. Holz und Holzwaaren.
Abfälle von Schnitzstoffen
Bambus-, Pfeffer- etc. Rohr
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
74,423
292,395
1,150,694
70,748
32,116
61,714
3,503
1,935
1,098
206,455
1,233
67,098
47,515
2,166
24,609
51,570
11,836
1,521,633
1,022
Waarengattung.
17. Kautschuk und Kautschuk-
waaren.
Kautschukbornmasse
Grobe Kautschukwaaren
Hartgummiwaaren
18. Fertige Kleider, Leibwäsche,
auch Putzwaaren.
Halbseidene Kleider
Wollene
19. Kupfer und Waaren daraus.
Rohes Kupfer
Gemünztes Kupfer
Messing und Tomback, auch Bruch
Grobe Kupferwaaren
Feine, polirte Kupfer- u. Messingwaaren
Feine, vernirte Messingwaaren
Aluminiumwaaren
20. Kurzwaaren, Quincaillerien.
Gold- und Silberwaaren
Vergoldete oder versilberte unedle Metall-
waaren
Regen- und Sonnenschirme
Angekleidete Puppen etc
Waaren aus Gespinnsten von Baumwolle,
Leinen, Seide etc. in wesentlicher Ver-
bindung mit Glas, Holz, Pappe etc.
21. Leder und Lederwaaren.
Ungefärbtes, lohgares Leder
Handschuhleder
Sohlleder
Enthaarte, halbgare Schaf- und Ziegenfelle
Grobe Lederwaaren
Feine id
Feine lederne Handschuhe
22. Leinengarn, Leinwand u. andere
Leinenwaaren.
Manilahanfgewebe
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
7,327
4,002
2,560
23,316
23,013
126,936
1,147
2,773
106,144
4,665
11,558
Waarengattung.
Thierhörner, Hufe, Knochen
Brennholz, Lohkuchen, Reisig etc
Holzkohlen
Holzborke. Gerherlohe
Quebrachoholz, zerkleinert
Bau- u. Nutzholz, roh oder lediglich in der
Querrichtung mit der Axt oder Säge
bearbeitet
id. id.
Bau- und Nutzholz in der Richtung der
Längsachse beschlagen etc
id. id.
Grobe, rohe Korbflechterwaaren
id.
ungefärbte Drechslerwaaren
Rohe, geschnittene Fournire
Grobe, gebeizte Böttcherwaaren
Grobe Korkwaaren
Grobe, gefärbte pp. Holzwaaren
Geebnete Hornstäbe
Feine Holzwaaren
Feine Korbflechterwaaren
Korkstopfen pp.
Waaren aus anderen animalisch, od. veget.
Schnitzstoffen
Gepolsterte Möbel mit Ueberzug
14. Hopfen.
Hopfen
15. Instrumente, Maschinen und
Fahrzeuge.
Musik-Instrumente, Claviere etc
id.
Violinen, Cithern etc
Maschinen und Theile davon, überwiegend
oder ganz aus Holz
id.
id.
aus Gusseisen
id.
id.
aus
Eisen.
Nähmaschinen mit Gestell aus Gusseisen .
Eisenbahnfahrzeuge, weder mit Leder noch
Polsterarbeit, je unter 1000 M. werth .
Wagen und Schlitten mit Leder- oder
Polsterarbeit
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
11,519
101,398
4,473
502,588
547,300
Festm-
15,900
9,930
205 810
5,957
58,034
29,400
8,834
1,935
15,326
1,056
1,056
107,357
1,536
1,369
92,216
10,864
Stück
id.
*) Ausserdem wurden noch 76,215 Liter r. Alkohol noch dem Zollvereinslande ausgeführt.
**) Ausserdem wurdea noch 65,127 Kg. nach dem Zollvereinslande ausgeführt.
Waarengattung.
Reife Nüsse, geniessbare Kastanien etc
Obstmus
Sämereien u. Küchengewächsezum Genuss
Chokolade und Chokoladesurrogate
Gewöhnliches Backwerk
Mehl aus Getreide
Cigarren
Rauchtaback
26. Oel, anderweit nicht genannt,
und Fette.
Speiseöl in Flaschen
Oelsäure
Rückstände,
feste, von der Fabrikation
fetter Oele
Schweineschmalz
Talg von Rindern etc
Knochen- und sonstiges Thierfett
Bienen etc. Wachs
27. Papier und Papierwaaren.
Dachpappe
Schleif-, Rost-, Polirpapier etc
Ungeglättetes Packpapier
Schreibpapier
Papierwaaren ohne weitere Verbindung pp.
Spielzeug aus Papier
Papierwaaren
ohne
weitere
Verbin-
dung mit andern Materialien
29. Petroleum.
Mineralische Schmieröle
31. Seife und Parfümerien.
Schmierseife
Gemeine, feste Seife in Stangen
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
13,669
1,386
72,959
7,361
5,2988
4,302
3,512
Waarengattung.
Ungefärbte Leinwand pp
Gefärbte
id
23. Lichte.
Lichte
24. Literarische und Kunstgegren-
stände.
Gedruckte Bücher
Bilder, Bilderbogen etc
Gemälde, Zeichnungen
25. Material-, Spezerei- auch
Konditorwaaren.
Bier in Fässern
id. Flaschen
Liköre
Branntwein in Fässern*)
id. Flaschen
Hefe. mit Ausnahme der Weinhefe
Cider und künstlich bereitete Getränke in
Fässern
Wein und Most in Flaschen
Schaumwein**)
Wein in Flaschen
Frische Butler
Getrocknetes etc. Fleisch
Frische Fische
Gesalzene Fische
Todtes Federwild, auch W i l d
Getrocknete Feigen
Honig
Roher Kaffee
Käse
Feines Kuchenwerk (Konditorw.)
Gegenstände des feineren Tafelgenusses
Gemahlene Cichorien
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
2,223
1,844
1,461,749
1,275,530
13.133
4,292
1,216
31,999
2,483
3.265
27,485
4,606
2,572
1,526
2,230
Waarengattung.
Animalische Waschschwämme
Thiere, nicht besonders genannt
Thierische Produkte, nicht bes. genannt
Eier von Geflügel, Eigelb
38. Thonwaaren.
Gewöhnliche Mauersteine,
unglasirt
Feuerfeste Steine, unglasirt
Falzdachziegel, Mauersteine, Klenker etc.
Feine Terracottawaaren
Einfarbige Thonwaaren
Mehrfarbige id.
Einfarbiges Porzellan
Mehrfarbiges Porzellan
39. Vieh.
Pferde
41. Wolle und Wollwaaren.
Rohe Lama-, Angora- etc. Haare
Rohe Hasen- und Kaninchenhaare
Andere Thierhaare, roh, gesotten, gehe-
chelt etc
Rohe Wolle
Kämmlinge
Rohes Wollengarn
Gefärbtes Wollengarn
Wollene Strumpfwaaren
Unbedrucktes Wollenzeug
Bedrucktes
id
43. Zinn und Zinnwaaren.
Rohes Zinn
Feine Zinnwaaren
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
1,865
1,370
2,426,683
2,101,211
4,400
246,508
41,527
32,814
1,898
Stück 1,898
85,292
28,473
12,330
16,574
26,133
Waarengattung.
Feine Seife
Alkoholh Parfümerien
32. Spielkarten.
Spielkarten
33. Steine und Steinwaaren.
Alabaster, roh, bebauen etc
Rohe Steine
Schleif-, Wetz- etc. Steine ; Flintensleine
Grobe, ungeschliffene
Steinmetzarbeiten
Dachschiefer und rohe Schieferplatten
Ungeschl. pp. Waaren aus Alabaster, Mar-
mor etc
Lithographirsteine, geschliffene pp
Geschliffene Schieferwaaren
Steinwaaren in Verbg. mit unpolirt. Holz
oder Eisen
34. Steinkohlen, Braunkohlen, Koks,
Torf, Torfstreu.
Steinkohlen
Presskohlen
36. Theer, Pech, Harze aller Art,
Asphalt.
Pech
37. Thiere u. thierische Produkte,
anderweit nicht genannt.
Bienenstöcke mit lebenden Bienen
Lebendes Federvieh
Flusskrebse etc
Milch, Rahm, Buttermilch
Unausgeschälte Seemuscheln
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
18,052,356
17,632,195
192,749
144,850
75,754
4,655
2,001
220,500
205,500
15,000
14,630
10,876
Zu- oder Abnahme des luxemburgischen Aussenhandels
im Jahre 1901 gegen das Vorjahr.*)
A. — Einfuhr.
Waarengattung.
1 . Abfälle
2. Baumwolle und Baumwollenwaaren
3. Blei und Legierungen, und Waaren daraus
4. Bürsten und
Siebmacherwaaren
5. Drogerie- und Farbwaaren
6. Eisen und Eisenwaaren
7. Erden, Erze etc
8. Flachs und andere vegetabilische Spinn-
stoffe, mit Ausnahme der Baumwolle
9. Getreide und andere Erzeugnisse des Land-
baues
10. Glas- und Glaswaaren
11. Haare,
sowie Waaren daraus ; Federn
und Borsten
12. Häute und Felle
13. Holz, sowie Waaren daraus
14. Hopfen
15. Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge
16. Kalender
17. Kautschuk,
Guttapercha, sowie Waaren
daraus
18. Kleider, Leibwäsche, auch Putzwaaren
19. Kupfer,
unedle Metalle, sowie Waaren
daraus
20. Kurzwaaren, Quincaillerie
21. Leder und Lederwaaren
22. Leinenwaaren
23. Lichte
24. Literarische und Kunstgegenstände
25. Material-, Spezerei- auch Konditorwaaren
26. Oel und Fette
27. Papier und Pappwaaren
1900.
Kilogr.
5,745,980
107,412
287,946
2,918
3,146,135
4,327,761
174,540,720
2,119
21,143,870
60,884
4,179
1,571,486
8,366,185
2,864,027
1,270
4,737
5,425
54,364
4,594
29,712
35,315
14,034
47,851
3,189,807
759,920
120,570
1901.
Kilogr.
5,092,235
121,207
20,824
35,631
3,541,290
1,277,303
108,604,032
3,886
22,050,294
59,519
3,71 9
1,766,379
6,537,949
2,089,169
1,560
2,209
3,606
55,554
3,540
21,209
23,825
8,504
52,121
2,791,030
727,521
103,469
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1900.
Kilogr.
653,745
+
13,795
267,122
+
32,713
+
395,155.
3,050,458
65,936,688
+
1,767
+
906,424
1,365
+
194,893
4,828,236
774,858
+
2,528
1,819
+
1,190
4,054
8,503
11,490
5,530
+
4,270
398, 777
32,399
47,101
*) Anmerkungen zu vorstehender Zollstatistik, sowie von der gewöhnlichen Erhebungsweise abweichende
Zahlen innerhalb einiger Tarifpositionen, haben in dieser Aufstellung keine Berücksichtigung gefunden.
Waarengattung.
28. Pelzwerk
29. Petroleum
30. Seide und Seidenwaaren
31. Seife und Parfümerien
32. Spielkarten
33. Steine und Steinwaaren
34. Steinkohlen und Koks
35. Stroh- und Bastwaaren
36. Theer, Pech, Harz, Asphalt
37. Thiere und thierische Produkte
38. Thonwaaren
39. Vieh
40. Wachstuch,- Musselin und -Taffet
4 1 . Wolle und Wollenwaaren
42. Zink und Zinkwaaren
43. Zinn und Zinnwaaren
1900.
Kilogr.
4,673,023
2,034
43,321
26,555,540
473,982,200
26,425
144,839
137,453
3,139,176
Stück.
2,313
Kilogr.
3,723
329,848
4,003
1,011
1901.
Kilogr.
3,931,53.7
1,688
44,965
5,850,363
296,166,784
22,933
38,502
161,560
1,244,245
Stück.
2,016
Kilogr.
1,072
208,077
3,630
2,904
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1900.
Kilogr.
+
741,486
+
1,644
20,705,177
— 177,815,416
3,492
106,337
+
24,107
1,894,931
Stück
Kilogr.
2,651
121,771
+
1,893
Steuerpflichtige Waaren, welche aus dem Zollverein nach Luxemburg
eingeführt wurden.
Bier
Branntwein mit Uebergangsschein
id.
ohne
id.
Kochsalz
Unbearbeitete Tabakblätter
Viehsalz
Liter.
1,686,547
180,858
17,902
Kilogr.
1,453,578
242,946
498,600
Liter.
1,297,411
157,804
24,398
Kilogr.
1,034,005
251,184
400,250
Liier.
389,136
23,054
+
6,496
Kilogr.
419,573
+
8,238
98,350
B. — Ausfuhr.
1. Abfälle
2. Baumwolle und Baumwollenwaaren
3. Blei und Waaren daraus
4. Bürsten und Siebmacherwaaren
5. Drogerie- und Farbwaaren
6. Eisen und Eisenwaaren
7. Erden, Erze und Metalle
8. Flachs u. andere vegetabilische Spinnstoffe
Kilogr.
525,621
4,631
293,878
1,083
462,064
19,106,228
2,254,687,667
Kilogr,
749,210
4,069
207,708
568,281
41,837,891
1,644,799,427
Kilogr.
+
223,589
86,170
+
106,217
+
22,731,663
— 609,888,240
+
W a a r e n g a t t u n g .
9. Getreideu. and. Erzeugnisse des Landbaues
10. Glas und Glaswaaren
11. Haare, sowie Waaren daraus ; Federn und
Borsten
12. Häute und Felle
13. Holz, sowie Waaren daraus
14. Hopfen
15. Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge
17. Kautschuk, Guttapercha u. Waaren daraus
18. Kleider, Leibwäsche, sowie Putzwaaren
19. Kupfer, unedle Metalle, sowie Waaren-
daraus
20. Kurzwaaren und Quincaillerie
2 1 . Leder und Lederwaaren
22. Leinenwaaren
23. Lichte
24. Literarische und Kunstgegenstände
Material-, Spezerei- und Konditorwaaren.
26. Oel und Fette
27. Papier und Pappwaaren
29. Petroleum
30. Seide und Seidenwaaren
31. Seife und Parfümerien
32. Spielkarten
33. Steine und Steinwaaren
34. Steinkohlen, Koks, Torf etc
35. Stroh- und Bastwaaren
36. Theer, Pech, Harze aller A r t
37. Thiere und thierische Produkte
38. Thonwaaren
39. Vieh
4 1 . Wolle und Waaren daraus
42. Zink und Waaren daraus
43. Zinn und Waaren daraus
1900.
Kilogr.
3,112,740
128,487
784,798
95,117
1,230
1,239
3,626
25,522
92,928
1,261
4,408
1,405,431
2,221
17,674
13,374,715
212,997
1,418
17,222
8,877,110
Stück.
2,906
Kilogr.
275,565
1901.
Kilogr.
1,713.221
3,503
206,455
1,521,633
1,056
107,357
2 5
7,327
23,316
126,936
2 223
1,461,749
7,361
4,502
18,052,356
220,500
14,630
2,426,683
Stück.
1,898
Kilogr.
85,292
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1900.
Kilogr.
1,399,519
+
2,634
+
+
77,968
+
736,835
+
1,056
+
12,240
1,023
+
3,701
2,206
+
34,008
1,020
+
2,185
+
56,318
5,140
13,372
+
+
4,677,641
+
7,503
1,405
2,592
6,450,427
Stück.
1,008
Kilogr.
190,273
— 8
Luxembourg, le 2 mai 1902.
Le Secrétaire
ff.,
J. P.
SEVENIG.
La
Chambre
de
commerce.
Le Président,
ÉMILE METZ.
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1901 comme suit
Président : M. Émile Metz, maître de forges à Beggen.
Vice-Président : M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. .Ch. Bech, négociant à Diekircn ; Théodore Burggraf,
ingénieur
et
négociant à Luxembourg ; Daniel Buchholtz,
négociant à Esch-sur-l'Alzette ; Jules
Collart,
maître de forges à Steinfort; André Duchscher, industriel à Wecker; Georges Faber, tanneur
à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf ; Joseph Glesener*), industriel à Wiltz ; Joseph
Heintz,
fabricant de tabacs à Luxembourg; Pierre Jœrg,
industriel à Echternach; Jean
Knaff,
négociant à Larochette; Auguste Lambert,
banquier à Luxembourg;
Guillaume
Lefèvre,
négociant à Luxembourg;
Gustave de Marie,
négociant à Ettelbruck;
Jules.
Mongenast, tanneur à Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfon-
taines ; Albert Reinhard,
fabricant de gants à Luxembourg ; Émile Schrœll,
imprimeur à
Luxembourg; Jean Soupert, rosiériste à Limpertsberg.
Secrétaire ff.: M. J.-P. Sevenig.
*) Nommé par arrêté grand-ducal du 6 mai 1901, en remplacement de M. Victor Conrot, décédé.
Considérations générales
Travaux de la Chambre de commerce
Minières
Industrie métallurgique
Ateliers de construction
Industrie du bâtiment
Ardoisières
Carrières
Faïencerie
Industrie des ciments
Briqueterie
Tannerie
Ecorces à tan
Ganterie
Industrie textile
Industrie du vêtement
Tabacs et cigares
Brasserie
Distillerie
Imprimerie
Horticulture
Fabrication de conserves de légumes
Mondorf-les-Bains
Viticulture et commerce des vins
Vins de Champagne
Eaux minérales de Bel-Val
Pages.
, 45
. 45
Meunerie
Brosserie
Industrie de l'Éclairage
Poudrerie de Luxembourg
Commerce des charbons
Faillites et Concordats
Caisse d'épargne
Banque Internationale à Luxembourg
Assurances
Bourse du travail-
Enseignement industriel, commercial et pro-
fessionnel
Mercuriales
Taxes communales d'octroi à
Luxembourg.
Foires
Tramways luxembourgeois
Postes. Télégraphes et Téléphones
Chemins de fer
L'industrie dans les établissements péniten-
tiaires
Statistique douanière
Waaren-Einfuhr
Waaren-Ausfuhr nach dem Zollvereins
Auslande
Composition de la Chambre de commerce
Pages.
SOMMAIRE.
La naturalisation est accor-
dée à M. Emile-Nicolas Nilles-Kauffmann, pro-
priétaire, demeurant à Hassel, né à Beyren, ar-
rondissement de Thionville, le 3 octobre 1865.
Mandons et ordonnons que la présente loi
soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et
observée par tous ceux que la chose concerne.
Château de Berg, le 15 mai 1902.
Pour le Grand-Duc
Son Lieutenant-Représentant,
GUILLAUME,
Grand-Duc Héréditaire.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Gesetz vom 15. Mai 1902, wodurch dem Hrn.
Emil Nikolas Nilles-Kanffmann, Eigen-
thümer zu Hassel, die Naturalisation ver-
liehen wird.
Wir A d o l p h , von Gottes Gnaden, Groß-
herzog von Luxemburg, Herzog von Nassau,
u., u, u.;
Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie
der Gesetze vom 12. November 1848 und 27.
Januar 1878, über die Naturalisationen;
Nach Anhörung Unseres Staatsrates ;
Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;
Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-
netenkammer vom 25. April 1902 und derjenigen
des Staatsrathes vom 2. Mai c., gemäß welcher
eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird ;
Haben verordnet und verordnen
Einziger Artikel. Dem Hrn. Emil Nikolas
Nilles-Kauffmann,
Eigenthümer,
wohnhaft
zu Hassel, geboren zu Beyren, Bezirk Dieden-
hofen, am 3. Oktober 1865, wird hiermit die
Naturalisation verliehen.
Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's
„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die
es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.
Schloß Berg, den 15 Mai 1902.
Für den Grotzherzog
Dessen Statthalter,
Wilhelm,
Erbgroßherzog.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Datum der Annahme.
(Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.)
Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Nikolas.
Becker verliehene Naturalisation ist von diesem
am 1. Juli 1902 angenommen worden, wie dies
aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürger-
meister der Gemeinde Hollerich
aufgenommenen
Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Justiz-
abtheilung hinterlegt ist, hervorgeht.
Luxemburg, den 16. Juli 1902.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Date de l'acte d'acceptation.
(Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.)
La naturalisation accordée par la loi publiée
ci-avant a été acceptée le 1er juillet 1902 par
M. Nicolas Becker, ainsi qu'il résulte d'un procès-
verbal dressé le même jour par M. le bourg-
mestre de la commune de Hollerich et dont un
extrait a été déposé à la division de la justice.
Luxembourg, le 16 juillet 1902.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Date de l'acte d'acceptation.
(Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.)
La naturalisation accordée par la loi publiée
ci-avant a été acceptée le 8 juillet 1902 par
M. Emile-Nicolas Nilles-Kauffmann, ainsi qu'il
résulte d'un procès-verbal dressé le même jour
par M. le bourgmestre de la commune de Weiler-
la-Tour et dont un extrait a été déposé à la
division de la justice.
Luxembourg, le 16 juillet 1902.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Arrêté grand-ducal du 17 juillet 1902, concer-
nant la modification du tracé du chemin de fer
vicinal de Luxembourg à Echternach sur le
territoire de la commune d'Eich.
Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu,
Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
etc, etc., etc.;
Vu la loi du 26 juin 1897, décrétant la cons-
truction d'une ligne de chemin de fer à petite
section de Luxembourg à Echternach ;
Vu la loi du 17 décembre 1859 sur l'expro-
priation pour cause d'utilité publique ;
Notre Conseil d'État entendu ;
Sur le rapport de Notre Directeur général des
travaux publics et après délibération du Gou-
vernement en conseil ;
Avons arrêté et arrêtons
Le présent arrêté sera inséré au Mé-
morial.
Luxembourg, le 20 juillet 1902.
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KlRPACH.
Avis — Notariat.
Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance
r.g.-d.
du 3 octobre 1841 sur le notariat, M.
Valentin Delvaux, ancien notaire à Weiswam-
pach, a désigné son successeur, M. Nic. Del-
vaux, comme dépositaire de ses minutes.
La présente sera publiée au Mémorial en con-
formité de l'art. 74 de la môme ordonnance.
Luxembourg, le 19 juillet 1902.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Station agricole.
Les maisons ci-après désignées ont soumis
leur commerce au contrôle de la station agri-
cole de l'État à Ettelbruck, pendant l'année
1902, à savoir
1° Lehnertz, commerçant d'engrais chimiques
à Medernach ;
2e Fréd. Gœdert, fabricant de cierges et de
bougies à Esch-sur-l'Alzette.
Luxembourg, le 19 juillet 1902.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
La naturalisation est accor-
dée à M. Nicolas Becker, marchand de volailles,
demeurant à Merl, né à Speicher, cercle de
Bitbourg (Prusse Rhénane), le 18 septembre
1873.
Mandons et ordonnons que la présente loi
soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et
observée par tous ceux que la chose concerne.
Château de Berg, le 15 mai 1902.
Pour le Grand-Duc
Son Lieutenant-Représentant,
GUILLAUME,
Grand-Duc Héréditaire.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Gesetz vom 15. Mai 1902, wodurch dem Hrn.
Nikolas Becker, Geflügethändler zu Merl,
die Naturalisation verliehen wird.
Wir
Adolph,
von Gottes Gnaden, Groß-
herzog von Luxemburg, Herzog von Nassau,
u, u., u.;
Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie
der Gesetze vom 12. November 1848 und 27.
Januar 1878, über die Naturalisationen;
Nach Anhörung Unseres Staatsrathes;
Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;
Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordne-
tenkammer vom 25. April 1902 und derjenigen
des Staatsrathes vom 2. Mai c., wonach eine
zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;
Haben verordnet und verordnen
Einziger Artikel. Dem Hrn. Nikolas Becker,
Geslügelhändler, wohnhaft zu Merl, geboren zu
Speicher, Kreis Bitburg (Rhein-Preußen), am
18. September 1873, wird hiermit die Natura-
lisation verliehen.
Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's
„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die
es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.
Schloß Berg, den 15. Mai 1902.
Für den Großherzog
Dessen Statthalter,
Wilhelm,
Erbgroßherzog.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
N° 50.
Loi du 15 mai 1902, accordant la naturalisation
à M. Emile-Nicolas Nilles-Kauffmann, pro-
priétaire à Hassel.
Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu,
Grand-Duc de Luxembourg Duc de Nassau,
etc., etc.. etc ;
Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des
12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les
naturalisations ;
Notre Conseil d'Etat entendu ;
De l'assentiment de la Chambre des députés ;
Vu la décision de la Chambre des députés
du 25 avril 1902 et celle du Conseil d'État du
2 mai ct., portant qu'il n'y a pas lieu à second
vote ;
Avons ordonné et ordonnons