Arrêté du 1er Juin 1916, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce, pour l'année 1915.
Texte législatif (2 Articles)
Mémorial
du
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxemburg.
Samedi, 17 juin 1916.
N° 46.
Samstag, 17. Juni 1916.
Arrêté du 1er Juin 1916, concernant la publica-
tion du rapport général de la Chambre de
commerce, pour l'année 1915.
Le DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,
DE L'lNDUSTRIE ET DU TRAVAIL;
Vu le rapport général de la Chambre de com-
merce nur la situation du commerce et de l'in-
dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année
1915;
Arrête;
Le rapport prémentionné
sera publié comme annexe au Mémorial
Luxembourg, le 1er juin 1916.
Le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie et du travail,
D r WELTER.
Avis.
Administration
communale.
Par arrêté grand-ducal en date du 10 juin
1916, M. Jean Welbes, cultivateur à Schut-
trange, a été nommé bourgmestre de la com-
mune de Schuttrange.
Par arrêté du soussigné en date de ce jour,
MM. Michel Mangen-Steichen enltivateur à
Munsbach, et Jean-Baptiste Schummers, culti-
vateur à Schuttange, ont été nommés échevins
de la commune de Schuttrange,
Luxembourg, le 13 juin 1916,
Le Directeur général de L'intérieur
et de l'instruction publique
L.
MOUTRIER
Beschluß vom 1. Juni 1916, die Veröffentli-
chung des allgemeinen Berichtes der Handels-
kammer für das Jahr 1915 betreffend.
Der General-Direktor für Ackerbau,
Industrie und Arbeit;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogtums während des
Jahres 1915;
Beschließt
Einziger Artikel. Erwahnter Bericht soll als
Beilage zum "Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 1. Juni 1916.
Der General-Direktor für Ackerbau,
Industrie und Arbeit,
Dr. Welter.
Bekanntmachung. — Gemeindeverwaltung.
Durch Großh. Beschluß vom 10. Juni 1916
ist Hr. Johann Welbes, Landwirt zu Schüt-
tringen, zum Bürgermeister der Gemeinbe
Schüttringen ernannt worden.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom
heutigen Tage sind die HH. Michel Mangen-
Steichen, Landwirt zu Munsbach. und Joh-
Bapt. Schummers, Landwirt zu Gchitt-
ingen, zu Schöffen der Gemeinde Schüt-
tringen ernannt worden.
Luxemburg den 13. Juni 1916
Der General-Director des Innern
und des öffentlichen Unterrichte
Avis. — Vaine pâture.
Dans la séance du 3 avril 1916 le conseil
communal de Bissen a émis un règlement sur
la vaine pâture. — Ce règlement a été dûment
approuvé et publié.
Luxembourg, le 15 juin 1916.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
V. THORN.
Bekanntmachung. — Weiderecht.
In der Sitzung vom 3. April 1916 hat der
Gemeinderat von Bissen ein Reglement über
das Weiderecht erlassen. — Dieses Reglement
ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffent-
licht worden.
Luxemburg, den 15. Juni 1916.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
V. T h o r n .
PUBLICATION NON OFFICIELLE.
Avis. — Expropriation pour cause d'utilité publique.
L'an 1916, les 7 et 8 juin, à la requête de l'État du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son
Directeur général des travaux publics, M. Antoine Lefort, domicilié à Luxembourg, pour lequel est consti-
tué et occupera Me Joseph Neuman, avocat-avoué, demeurant à Luxembourg;
Je soussigné Jean-Nicolas Gerb, huissier, demeurant à Luxembourg, immatriculé près le tribunal d'ar-
rondissement séant en cette ville, ai donné assignation à
I. — Commune de Junglinster,
A. 1° Bertrang Mathias, marchand, demeurant à Junglinster, agissant a) en son nom personnel, b) en
sa qualité de tuteur légal de ses trois enfants mineurs avec lui domiciliés à Junglinster, à savoir: Bertrang
Pierre, étudiant, Bertrang Jean et Bertrang Léonie, ces deux sans état;
2° Wiltgen Jean, cultivateur, domicilié à Junglinster, agissant en qualité de subrogé-tuteur des trois
mineurs Bertrang;
3° Bertrang Françoise, sans état;
4° Bertrang Prosper, étudiant, présentement à Berlin, tous deux domicilies, à Junglinster;
B. 5° Calteux Jean-Pierre, crieur aux ventes et cabaretier, domiciliés à Junglinster, pris en sa qualité
de chef de la communauté de biens qui existe entre lui et son épouse Kass Marie-Catherine, domiciliée
avec lui;
C. 6° Meyers Joseph, journalier, domicilié à Junglinster, pris en sa qualité de chef de la communauté
de biens qui existe entre lui et son épouse Kuhn Catherine, avec lui domiciliée;
D. 7° Kolbach Pierre, clerc de notaire, domicilié à Altlinster, pris en sa qualité de chef de la communauté
de biens qui existe entre lui et son épouse Suzanne Frisch, avec lui domiciliée,
IL — Commune de Fischbach.
A. 1° Trausch Jean, cultivateur, domicilié à Fischbach, pris a) en qualité d'usufruitier de l'immeuble
à exproprier, et b) en qualité de tuteur légal de ses deux enfants mineurs, à savoir: Trausch Jean-Joseph
et Trausch Victor-François, avec lui demeurant;
2° Kaiser Jean-Nicolas, cultivateur, domicilié à Fischbach, pris en sa qualité de subrogé-tuteur des dits
enfants mineurs Trausch;
B. 1° Wies Jean-Pierre, commerçant, domicilié à Fischbach;
2° Wies Pierre, journalier, domicilié à Rollingergrund, Kripsgrundchen ;
3° Wies Marie, sans état et à son époux 4° Miny Mathias, journalier, demeurant ensemble à Fischbach;
5° Wies Nicolas, cultivateur, demeurant à Kœdingen;
6° Wies Auguste, cultivateur, demeurant à Fischbach.
III. — Commune de Heffingen.
Schneider Nicolas, propriétaire, domicilié à Larochette.
IV. — Commune de Larochette,
A. Franck Jean, meunier, demeurant à Ernzen, pris en sa qualité de chef de la communauté de biens
qui existe entre lui et son épouse Marie-Anne Müller, avec lui domiciliée;
B. 1° Schneider Nicolas, propriétaire; 2° Schneiden Louis, ingénieur; 3° Schneider Mathias, sans état;
4° Schneider Suzanne, sans état, tous domiciliés à Larochette;
A comparaître lundi, le 26 juin prochain, à 9½ heures du matin, devant le tribunal civil de l'arrondis-
sement de Luxembourg, siégeant en matière d'expropriation forcée pour cause d'utilité publique, au Palais
de justice à Luxembourg, pour
Attendu que les arrêtés grand-ducaux du 18 avril 1916 ont déclaré d'utilité publique les travaux de
construction du chemin de fer vicinal de Junglinster à Larochette sur le territoire des communes de Jung-
linster, Fischbach, Heffingen et Larochette; attendu qu'il a été déposé au greffe du susdit tribunal civil
de l'arrondissement de Luxembourg, où les intéressés peuvent en prendre communication: 1° l'arrêté de
cessibilité pris par M. le Directeur général des travaux publics M. Antoine Lefort, en date du 20 avril 1916,
par lequel les parcelles de terrain nécessaires à la construction du chemin de fer vicinal de Junglinster à
Larochette, sur le territoire des communes de Junglinster, Fischbach, Heffingen et Larochette, indiqués
aux plans parcellaires et tableaux des emprises annexés aux dits arrêtés, sont déclarés cessibles pour cause
d'utilité publique; 2° les pièces de l'instruction administrative qui a précédé les arrêtés prérappelés; 3° les
plans des travaux à exécuter avec plans terriers et tableaux d'emprises indicatifs des parcelles à emprendre
pour cette construction et à exproprier pour cause d'utilité publique;
Attendu qu'au nombre de ces parcelles à emprendre indiquées aux plans et tableaux précités figurent
les parcelles ci-après désignées
1. — Commune de Junglinster,
1° une partie d'une parcelle de terrain vague et de jardin de 4 a, 17 ca., formant le n° 1er du plan des
emprises, à emprendre dans la dite parcelle d'une contenance globale de 11 a. figurant au cadastre de la
commune de Junglinster, section B, sub 1588/4162, au lieu dit « im Freckend », appartenant aux consorts
Bertrang-Wiltgen de Junglinster, préqualifiés;
2° une partie d'une parcelle de pré de 3 a. 47 ca. formant le n° 4 du plan des emprises à emprendre dans
un pré de 48 a. 70 ca., figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section B, sub n° 1953/5235,
au lieu dit « in der Lobesch», appartenant à Calteux Jean-Pierre, préqualifié;
3° une partie d'une parcelle de place de 38 ca. formant le n° 10 du plan des emprises, à emprendre dans
une place de 12 a, 60 ca., figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section B, n° 2631/5520, au
lieu dit «im Eck», appartenant à Meyers Joseph, préqualifié;
4° une partie d'une parcelle de pré et jardin de 4 a. 39 ca, formant le n° 11 du plan des emprises, à em-
prendre dans un pré et jardin, d'une contenance globale de 15 a, 80 ca., figurant au cadastre du la com-
mune de Junglinster, section B, sous le n°2693/1921, au lieu dit « im Eck », appartenant au même Joseph
Meyers ;
5° une partie d'une parcelle de labour de 4 a. 61 ca, formant le n° 64 du plan des emprises, à emprendre
dans un labour de 48 a., figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 435, au
lieu dit « auf der Mauerschleid »;
6° une partie d'une parcelle de labour de 3 a, 9 ca, formant la n° 65 du plan des emprises, à emprendre
dans un labour de 24 a. 90 ca, figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 434.
au Leu dit « auf der Mauerschleid »
7° une partie d'une parcelle de labour de 1a 46 ca. formant le n° 66 du plan des emprises, à emprendre
dans un labour de 19 a. 80 ca. figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 433
au lieu dit « auf der Mauerschieid»;
8° une partie d'une parcelle de labour de 1 a. 70 ca. formant le n° 67 du plan dus emprises, à emprendre
dans un labour de 28 a. 30 ca. figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 432,
au lieu dit « auf der Mauerschieid », ces quatre parcelles appartenant à Kolbach Pierre, préqualifié.
II. — Commune de Fischbach.
1° une partie d'un pré de 8 a., formant le n° 28 du plan des emprises, à emprendre dans, un pré de 13 a.
60 ca. figurant au cadastre de la commune de Fischbach, section A, sous le n° 313/502, au lieu dit « Ochsen-
biück », appartenant aux consorts Trausch-Kaiser, susdits;
2° une partie d'un pré de 12 a. 50 ca. formant le n° 29 du plan des emprises, à emprendre dans un pré
de 35 a. figurant au cadastre de la commune de Fischbach, section A, sous le n° 363/575, au lieu dit « Dettel-
birchen », appartenant aux consorts Wies, préqualifiés.
III. — Commune de
Heffingen,
1° un bois d'une contenance effective de 46 a. 57 ca. formant le n<> 4 du plan des emprises, figurant au
cadastre de la commune de Heffingen, section A, sous le n° 2225 avec une contenance de 30 a, 40 ca, seu-
lement, au lieu dit « auf der Ernz», dont 29,06 a. pour la voie et 17,51 a, excédant à gauche;
2° une partie d'un bois de 2 a. 29 ca. formant le n° 42 du plan des emprises, à emprendre dans un bols
de 23 h. 98 a., figurant au cadastre de la commune de Heffingen, section A, sous le n° 2196, au lieu dit
« Seitert»;
3° une partie d'un bois de 10 a. 77 ca. formant le n° 7 du plan des emprises, à emprendre dans un bois
de 2 h. 17 a. 30 ca., figurant au cadastre de la commune de Heffingen, section A, n° 2236, au Iieu dit « Frei-
denberg», ces trois parcelles appartenant à Schneider Nicolas, préqualifié.
IV. — Commune de Larochette.
1° une partie d'un pré de 1 a. 73 ca. formant le n° 8 du plan des emprises, à emprendre dans un pré d'une
contenance de 37 a. 30 ca., figurant au cadastre de la commune de Larochette, sous le n° 28/458, section B,
au lieu dit « Kostert»;
2° une partie d'un pré de 7 a. 2 ca. formant le n° 9 du plan des emprises, dont 4,40 a, pour la voie et 2 a
56 ca. formant excédant à gauche, à emprendre dans un pré d'une contenance de 7 a. 60 ca. figurant au ca-
dastre de la commune de Larochette, sous le n° 30, section B, au lieu dit « Kostert »;
3° un pré d'une contenance effective de 10 a. 83 ca., formant le n° 10 du plan des emprises, dont 7 a. 3 ca,
pour la voie, 1 a. 73 ca. formant excédant à droite, et 2 a. 7 ca, formant excédant à gauche, figurant au
cadastre de la commune de Larochette, section B, sous le n° 23, au Lieu dit « bei der Mühle », avec une con-
tenance de 8 a. 30 ca. seulement;
4° une partie d'un jardin, talus et passage de 3 a. 11 ca. formant le n° 11 du plan des emprises, à em-
prendre dans un jardin, talus et passage de 4 a. 80 ca,, dont à emprendre du jardin 97 ca. pour la voie,
1 a. 54 ca. formant excédant à droite, ensemble 2 a. 51 ca. et à emprendre du talus et passage, 42 ca. pour
la voie, 18 ca. pour excédant à droite, ensemble 60 ca. figurant au cadastre de la commune de Larochette,
au lieu dit « bei der Mühle », section B, sous le n° 20,
5° une partie d'un labour et talus de 14 a, 28 ca. formant le n° 12 du plan des emprlses, à emprendre
dans un labour et talus de 21 a. 10 ca., dont à emprendre du labour 3 a. 39 ca. pour la voie et 6 a. 72 ca
formant excédant à droite, ensemble 10 a. 11 ca. à emprendre du talus pour la voie, 1 a, 00 ca., 0,47 ca. for-
mant excédant à droite, et 2 a. 10 ca. formant excédant à gauche, ensemble 4 a. 17 ca., figurant au cadastre
de la commune de Larochette, section B, sous le n° 16, au lieu dit « bei der Mühle», ces cinq parcelles ap-
partenant à Franck Jean, préqualifié;
6° une partie d'un pré de 11 a. 18 ca. formant le n° 13 du plan des emprises, à emprendre dans un pré
de 56 a. 20 ca., dont 7 a. 85 ca. pour la voie et 3 a. 39 ca. formant excédant à droite, figurant au cadastre
de la commune de Larochette, section B, sous le n° 10, au Lieu dit « bei der Mooutzenbach »;
7° une partie d'un bois de 16 a, 33 ca. formant le n° 9 du plan des emprises, à emprendre dans un bois
de 49 a 20 ca., dont 10 a. 27 ca. pour la voie et 6 a. 6 ca. formant excédant à droite, figurant au cadastre
de la commune de Larochette, section B, sous le n° 254/825 au lieu dit « Ernzbach»;
8° une partie d'un bois de 9 a, 40 ca. formant le n° 13 du plan des emprises, à emprendre dans un bois
de 84 a. 20 ca., figurant su cadastre de la commune de Larochette, section B, sous le n° 257, au lieu dit
« auf dem Altenrath », ces parcelles appartenant aux consorts Schneider,
Attendu que le requérant offre pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique
I. — Commune de Junglinster.
1° aux consorts Bertrang-Wiltgen préqualifiés, pour l'emprise n° 12 à raison de 100 fr. par are à emprendre
pour les 4 a. 17 ca. la somme principale de 417 fr., y compris toutes indemnités pour déplacement de la
clôture et dépréciations quelconques;
2° à Calteux Jean-Pierre préqualifié: pour l'emprise n° 4, à raison de 100 fr. par are à emprendre pour les
3 a. 47 ca., la somme principale de 347 fr., y compris toutes indemnités pour déplacement de la clôture et
dépréciations quelconques;
3° à Meyers Joseph préqualifié: pour les emprises n° 10 et 11 la somme globale de 2500 fr., y compris
toutes indemnités pour clôtures, arbres fruitiers et dépréciations généralement quelconques;
4° à Kolbach Pierre préqualifié: pour les emprises n°64, 65, 66 et 67, à raison de 20 fr. par are à em-
prendre pour les 10 a. 86 ca., la somme principale de 217 fr, 20., y compris toutes indemnités pour dépré-
ciations avec cette modalité, que l'État établira un chemin d'accès avec passage à niveau par la propriété
Wies n° 68 du plan parcellaire, qui reliera les parties détachées des immeubles en question; en dehors de
cet accès, l'État établira un chemin d'exploitation par le terrain communal de la section de Bourglinster
et la propriété Bestgen du plan parcellaire.
II. -
Commune de Fischbach.
5° aux consorts Trausch-Kaiser préqualifiés; pour l'emprise n° 28 à raison de 60 fr. par are à emprendre,
pour les 8 a. la somme principale de 480 fr.;
6° aux consorts Wies préqualifiés: pour l'emprise n° 29 à raison de 60 fr. par are à emprendre, pour les
12 a, 50 ca, la somme principale de 750 fr,
III.
Commune de Heffingen.
7° à Nicolas. Schneider préqualifié: pour les emprises n° 4, 42, 7, à raison de 20 fr. par are à emprendre,
pour les 59 a. 63 ca. la somme principale de 1192 fr. 60 y compris toutes indemnités pour dépréciations
quelconques, avec cette modalité que le bois accru sur les parcelles de bols à exproprier restera la propriété
du dit Schneider.
IV. -
Commune de Larochette.
8° à Franck Jean préqualifié: pour l'emprise n° 8 à raison de 75 fr, par are à emprendre, pour les 1 a. 73 ca.
la somme principale de 129 fr, 75 et pour les emprises n° 9, 10, 11 et 12 d'une contenance globale de 35 a,
24 ca.f ta somme globale de 3000 fr.r ensemble pour les cinq emprises 3520 fr, 75, avec cette modalité que
le dit Franck aura la faculté de conserver les excédants à droite des emprises n° 11 et 12, auquel cas l'offre
globale de cinq emprises est réduite à 2529 fr, 78;
9° aux consorts Schneider préqualifiés a) pour l'emprise n° 13, à raison de 75 fr. par are à emprendre,
pour les 11 a. 18 ca. la somme principale de 838 fr. 50, avec cette modalité que le bois accru sur l'emprise
restera la propriété des dits consorts Schneider; b) pour les emprises n° 9 et 13 (raccordement des carrières)
à raison de 20 fr, par are, à emprendre, pour les 16 a. 33 ca. plus 0 a. 40 ca., les sommes principales de 326
fr. 00. et 188 fr, 40 ensemble pour les trois emprises la somme principale de 1353 fr, 10.
Attendu que les assignés refusent ces offres et que, dans ces circonstances, le requérant est contraint à
faire procéder conformément à la loi du 17 décembre 1850 au règlement des indemnités; attendu que les
indemnités offertes sont suffisantes;
En conséquence les assignés voir dire: a) que les formalités prescrites par la loi du 17 décembre 1859 pour
parvenir à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles en question, ont été remplies; b) donner
acte au requérant qu'il offre aux assignes pour indemnité du chef de l'expropriation les sommes ci-dessus
désignées; c) en cas de refus d'accepter les dites offres, voir procéder conformément à la loi au règlement des
indemnités auxquelles les assignés ont droit; d) voir ordonner la mise en possession de mon requérant des
parcelles ci-dessus désignées, à charge par lui de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes;
e) l'époux Miny Mathias susdit, autoriser son épouse dame Wies Marie à ester en justice, sinon y voir sup-
pléer par le tribunal; f) s'entendre en cas de contestations, les assignés condamner aux dépens;
sous la réserve expresse de pouvoir changer les présentes conclusions suivant les circonstances, sommant
les assignés de déclarer devant le tribunal conformément à l'art. 26 de la loi du 17 décembre 1850, les sommes
qu'ils entendent réclamer à titre d'indemnité.
Dont acte.
(signe) Geib
Avis. — Expropriation pour cause d'utilité publique.
Suivant exploits des huissiers Schadeck de Diekirch, Bauler de Grevenmacher, Jeanty de Clervaux,
Hommel de Mersch, Pauly de Luxembourg, Wolter d'Esch-s.-AIz., Weyer de Wiltz et Becker de Redange,
en date des 9 resp. 10 juin 1916 notifiés
A la requête de l'État du Grand-Duché de Luxembourg représenté par son Directeur général des, tra-
vaux publics, M. Tony Lefort, demeurant à Luxembourg, poursuites et diligences de la .société anonyme
des chemins de fer Guillaume Luxembourg, représentée par son administrateur M, Léon Metz, maître
de forges, demeurant à Esch-s.-Alz., et respectivement de la direction générale impériale des chemins du
fer d'Alsace-Lorraine, établie à Strasbourg, représentée dans le Grand-Duché de Luxembourg par M. Jean
Abicht, conseiller intime, chef de l'administration Impériale allemande pour l'exploitation des chemins de
fer Guillaume-Luxembourg, demeurant à Luxembourg, élisant domicile à Diekirch, en l'étude de Me Pierre
Pemmers, avocat-avoué y demeurant, qui est constitué et occupera pour les requérants.
Assignation a été donnée
A. 1° Marie Dedisch, sans état, demeurant à Michelau, veuve de Nicolas Alen, prise tant en nom per-
sonnel que comme tutrice de ses enfants mineurs issus de l'union avec son prédit mari, savoir: Ensile, Cathe-
rine, Victor, Marie, Jean-Pierre et Berthe les Alen; 2° Nicolas II Alen, cultivateur, demeurant à Michelau;
B. Paul Haler, cultivateur et garde champêtre, demeurant à Michelau,
C. Maximilien Weiler-Trix, cultivateur, demeurant à Michelau.
D. 1° Élise Thull, sans état; 2° Lucie Thull, sans état; 3° Nicolas Thull, cultivateur; 4° Catherine Thull,
sans état; 5° Suzanne Thull, sans état, tous les cinq demeurant à Michelau.
E. 1° Michel Haas, charron, demeurant à Michelau, pris tant en nom personnel que comme tuteur de
son fils mineur Emile Haas, issu de l'union avec feu son épouse Elisabeth Monville; 2° André Haas, charron,
demeurant à Michelau; 3° Lucie Haas, sans état, et 4° son époux Dominique Mercatoris, cultivateur, de-
meurant ensemble à Sterpenich; 4° Marguerite Haas, sans état, demeurant à Michelau.
F. Nicolas Meyrath-Jacoby, ouvrier, demeurant à Michelau.
G. 1° Corneil Malget, ouvrier, demeurant chez Théodore Frederes, 4, Rural Wonte Remson, État de
Jowa, Amérique du Nord; 2° Catherine Malget, sans état et 3° sou époux Henri Dans, cultivateur, demeu-
rant ensemble à Mittlich (Allemagne), le dit Henri Dans résidant actuellement à Michelau,
H. 1° Élise Hartmann, veuve de Nicolas Miller, elle sans état demeurant à Michelau, prise tant en nom
personnel que comme tutrice de sa fille mineure Anne Miller issu de l'union avec son prédit mari 2° Élise
Miller, sans état; 3° Marie Miller, sans état; 4° Henri Miller, cultivateur, tous les trois demeurant à Michelau.
I. 1° Nicolas Putz, cordonnier, demeurant à Michelau, pris tant en nom personnel que comme tuteur
de ses enfants mineurs Nicolas, Marie, Joseph, Marguerite et Michel les Putz, issus du mariage avec sont
épouse Marie Weiter; 2° Jean Putz, ouvrier au chemin de fer, demeurant à Michelau.
K. 1° Guillaume Theis, cultivateur, demeurant à Lipperscheid; 2° Catherine Theis, sœur de la doctrine
chrétienne, en religion sœur Bernardine, demeurant à Beauraing (Belgique); 3° Suzanne Theis, sœur au
Sacré Cœur, en religion sœur Aurélie, demeurant à Anvers-Kiel, Chaussée St. Bernard, n° 138; 4° Joseph
Theis, maître d'hôtel, demeurant à Paris, rue de Monceau, n° 28; 5° Jean-Pierre Theis, cultivateur, demeu-
rant à Lipperscheid, 6° Nicolas Theis, cultivateur, demeurant à Lipperscheid.
L. Bernard Schuhmann, cabaretier, demeurant à Gœbelsmuhle.
M. Théodore Schrœder, cabaretier, demeurant à Gœbelsmuhle.
N. Nicolas Schrœder, cultivateur, demeurant à Hoscheid;
à comparaître avec Catherine Alen, sans état, et son époux Théodore Lutgen, cultivateur, demeurant
ensemble à 1 Hiderscheid; Marguerite Alen, sans état et sou époux Édouard Eulenbecker, cultivateur,
demeurant ensemble à Schwebach; Marie Haas, sans état, demeurant a Dudelange; Jean Malget, conduc-
teur de trains pensionné, demeurant à Luxembourg, pris eu sa qualité de tuteur des enfants mineurs issus
de l'union ayant existé entre feu les époux Henri MaIgel et Marguerite Diederich, vivants cultivateurs à
Michelau, savoir: Jean, Jean-Pierre et Marie les Malget; Marguerite Miller, sans étal et son époux Victor
Wurth, cultivateur, demeurant ensemble à Lintgen; Étienne Putz, ouvrier, demeurant à Esch-s.-Alz;
Marie Theis, sans état et son époux Jean Pundel, vigneron, demeurant ensemble à Wormeidange; Joséphine
Theis, sans état et sou époux Joseph Schutz, instituteur, demeurant ensemble à Tuntange; Thérèse Agnes,
cabaretière, veuve de Paul Weiter, elle demeurant à Troisvierges, qui seront assignés par exploit;; séparés,
dans le délai fixé par l'art. 24 de la loi du 17 décembre 1859, sur l'expropriation pour cause d'utilité publique,
c'est-à-dire le mercredi, 28 juin 1916, à 9½ heures du matin devant le tribunal d'arrondissement de Die-
kirch, siégeant en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique, au palais de justice à Diekirch
pour
Attendu qu'il a été déposé au greffe du tribunal d'arrondissement de Diekirch où les assignés peuvent
en prendre communication: 1° l'arrêté grand-ducal du 13 novembre 1914, déclarant d'utilité publique les
travaux d'établissement de la seconde voie sur la ligne du Nord, partie située sur le territoire de la com-
mune de Bourscheid; 2° l'arrêté de M. le Directeur général des travaux publics en date du 23 décembre
1014 approuvant les plans et tableaux des emprises à faire sur le territoire de la commune de Bourscheid
pour l'établissement de la seconde voie sur la ligue du Nord et ordonnant la cessibilité des parcelles de
terrain, nécessaires à l'exécution des travaux prédésignés; 3° le plan indicatif des travaux à effectuer et
des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble des pièces de l'instruction administra-
tive qui a précédé les arrêtés précités;
Attendu qu'au nombre des parcelles à exproprier indiqués aux dits plans et arrêtés figurent les suivantes
appartenant aux assignés et situées sur le territoire de la commune de Bourscheid, savoir
A. Parcelles appartenant aux assignés Marie Dedisch, Nicolas Alen, époux Théodore Lutgen-Alen, époux
Édouard Eulenbecker-AIen, Émile Alen, Catherine Alen, Victor Alen, Marie Alen, Jean-Pierre Alen et
Berthe Alen: 1° une parcelle de 44 ta,, à emprendre d'un pré, sis lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre
pour une contenance totale de 20 a. 40 ca., sub section B n° 393/3490, et formant le n° 1 du plan parcel-
laire; 2° une parcelle de 2 a. 51 ca., à emprendre d'un jardin, sis lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre
pour une contenance totale de 9 a. 20 ca., sub section B n°394/1553, et formant le n° 5 du plan parcelaire.
B. Parcelle appartenant à l'assigné Paul Haler: une parcelle de 2 a. 44 ca., à d'un jardin d'un jardin, sis
lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale du 11 a, 30 ca., subsection B n° 396/3491
et formant le n° 3 du plan parcellaire,
C. Parcelles appartenant ,à l'assigné Maximilien Weiler: 1° une parcelle de I a. 13 ca., à emprendre d'un
jardin, sis lieu dit « In der Mi », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 2 a, 32 ca., sub section B
n°396/3492 et formant le n° 3 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 1 a. 72 ca. à emprendre d'un jardin
sis lieu dit « In der Ei », Inscrit au cadastre pour une contenance totale de 1 a, 38 ca., sub section B n°396/
3013 et formant le n° 4 du plan parcellaire.
D. Parcelles appartenant aux assignés Élise Thull, Lucie Thull, Nicolas Thull, Catherine Thull et Su-
zanne Thull: 1° une parcelle de 3 a, 45 ca., à emprendre d'un pré sis lieu dit « ta der Ei », inscrit au cadastre
pour une contenance totale de 13 a, 10 ca., sub section B N° 393/1552 et formant le n° G du plan parcel-
laire; 2° une parcelle de 4 a. 17 ca., à emprendre d'un pré, sis lieu dit « Schmlttebrouch », Inscrit au cadastre
pour une contenance totale de 44 a. 60 ca., sub section B n° 329/2052 et formant le N° 10 du plan parcel-
laire; 3° une parcelle de 96 ca., à emprendre d'un pré, sis lieu dit « Schmittebrouch », inscrit au cadastre
pour une contenance totale de 28 a. 30 ca., sub section B n° 329/3413 et formant le n° 19 du plan parcellaire.
E. Parcelles appartenant aux assignés Michel Haas, André Haas, Marie Haas, époux Dominique Merca-
toris-Haas, Marguerite Haas et Émile Haas: 1° une parcelle de 1 a. 51 ca., à emprendre d'un jardin, sis
lieu dit : « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale du 4 a. 50 ca., sub section B n° 380/1547
et formant le n° 7 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 98 ca., à emprendre d'un pre, sis lieu dit « In der
Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 24 a. 20 ca., sub section B n° 3353/1529 et tonnant
le n° 9 du plan parcellaire.
F. Parcelles appartenant à l'assigné Nicolas Meyrath: 1° une parcelle de 2 a, 61 ca., à emprendre d'un
jardin, sis lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 3 a. 90 ca., .sub section B
n° 380/2056 et formant le n° 8a du plan parcellaire; 2° une parcelle de 14 ca., à emprendre d'un jardin, sis
lieu dit « In der Ei», inscrit au cadastre pour une contenance totale de 14 ca., sub section B n° 335/1526
et formant le n° 8b du plan parcellaire.
G. Parcelles appartenant aux assignés Corneil MaIget, Catherine Malget, Jean Malgut, Jean-Pierre Malget
et Marie Malget: 1° une parcelle de 6 a. 69 ca., à emprendre d'une haie à écorces, sise lieu dit « Leyenikkels-
berg», inscrite au cadastre pour une contenance totale de 12 a. 30 ca., sub section B n° 333/3461 et formant
le n° 13 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 70 ca., de haie à écorces et une autre de 2 a. 49 ca. de jardin,
sis lieu dit « Leyenikkelsberg», inscrit ensemble au cadastre pour une contenance totale de 2 a. 29 ca., sub
section B n° 331/1522 et formant le n° 14 du plan parcellaire; 3° une parcelle de 1 a. 38 ca., de haie à écorces
et de 6 a. 38 ca. de pré, sis lieu dit « Leyenikkelsberg», inscrits ensemble au cadastre pour une contenance
totale de 13 a., sub section B n° 332/1524 et formant le n° 15 du plan parcellaire.
H. Parcelles appartenant aux assignés Élise Hartmann, veuve Miller, Élise Miller, époux Victor Wurth-
Miller, Marie Miller, Henri Miller et Anne Miller: 1° une parcelle de 66 ca., à emprendre d'un jardin, sis.
lieu dit: « Auf dem Loch », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 9 a, 80 ca., sub section B N°523/
180 et formant le n°16a du plan parcellaire; 2° une parcelle de 16 ca., à emprendre d'un jardin, sis lieu dit
« Auf dem Loch », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 4 a. 20 ca., ,sub section B n° 523/179
et formant le n° 16b du plan parcellaire;
I. Parcelle appartenant aux assignés Nicolas Putz père, Étienne Putz, Jean Putz, Nicolas Putz fils,
Marie Putz, Joseph Putz, Marguerite Putz et Michel Putz: une parcelle de 47 ca., à emprendre d'un jardin,
sis Lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 4 a. 20 ca., sub section B n° 335/
1527 et formant le n° 17 du plan parcellaire.
K. Parcelles appartenant aux assignés époux Jean Pundel-Theis, époux Joseph Schürz-Thers, Guillaume
Theis, Catherine Theis, Suzanne Theis, Joseph Theis, Jean-Pierre Theis et Nicolas Theis: 1° une parcelle
de 11 a. 50 ca., à emprendre d'un pré, sis lieu dit « In Maischbour », inscrit au cadastre pour une contenance
totale de 1 ha. 62 a., sub section C n° 674/729 et formant le n° 21 du plan parcellaire; 2° une parcelle de
48 ca., à emprendre d'une haie à écorces, sise lieu dit « Hinter Maischbour », inscrite au cadastre pour une
contenance totale de 6 a. 90 ca., sub section C n° 651/1342 et formant le n° 24 du plan parcellaire.
L. Parcelles appartenant à l'assigné Bernard Schuhmann: 1° une parcelle de 1 a, 32 ca., à emprendre
d'une haie à écorces, sise lieu dit « Im Kohlenbusch », insrcite au cadastre pour une contenance totale de 6 a,,
sub section A n° 801/1989 et formant le n° 25 du plan parcellaire; 2° une parcelle de fi a. 12 ca., à emprendre
d'un sart, et une autre de 4 a. 43 ca., à emprendre d'un labour, les deux sis lieu dit « Im Kohlenbusch »,
inscrits ensemble au cadastre pour une contenance totale de 19 a. 40 ca., sub section A n° 811/1898 et for-
mant le n° 26 du plan parcellaire; 3° une parcelle de 17 a. 69 ca., à emprendre d'un labour, sis lieu dit « Auf
Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 32 a. 20 ca., sub section A n° 780/1528 et
formant le n° 29 du plan parcellaire; 4° une parcelle de 7 a, 79 ca., à emprendre d'un labour, sis lieu dit
« Im Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 6 a. 00 ca., sub section A n° 788/1087
et formant le n° 30 du plan parcellaire.
M. Parcelle appartenant à l'assignée Thérèse Agnes, veuve Paul Weber: une parcelle de 36 a. 89 ca., à
emprendre d'un pré, sis lieu dit « Auf Hoschterahl», inscrit au cadastre pour une contenance totale de 77
a. 10 ca., sub section A n° 782/1527 et formant le n° 27 du plan parcellaire.
N. Parcelles appartenant à l'assigné Théodore Schrœder: 1° une parcelle de 7 a. 43 ca., à emprendre d'un
jardin, sis lieu dit « Auf Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 15 a., sub section
A n° 788/1795 et formant le n° 32 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 4 a. 3 ca., à emprendre d'un terrain
de dépôt et une autre parcelle de 33 a. 20 ca., à emprendre d'un pré, les deux parcelles réunies sises lieu dit
« Auf Hoschterahl », inscrits au cadastre pour une contenance totale de 68 a. 30 ca., sub section A n° 793/
1798 et formant le n° 34 du plan parcellaire.
0. Parcelle appartenant à l'assigné Nicolas Schrœder: une parcelle de 1 a. 08 ca., à emprendre d'un pré,
sis lieu dit « Auf Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 86 a. 40 ca., sub section A
n° 793/1656 et formant le n° 35 du plan parcellaire.
Attendu que les requérants offrent aux assignés à titre d'indemnité du chef de l'expropriation pour cause
d'utilité publique les sommes ci-après désignées
I • Aux assignés Marie Dedisch, Nicolas Alen, époux Théodore Lutgen-Alen, époux Édouard Eulen-
becker-Alen, Émile Alen, Catherine Alen, Victor Alen, Jean-Pierre Alen et Berthe Alen pour les parcelles
littera A ci-dessus: 1° sub 1 pour la parcelle de 44 ca., à raison de 85 fr. l'are, la somme de 37,50 fr., plus
celle de 37,50 fr. à titre d'indemnité pour 25 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 74,90 fr.; 2° sub 2
pour la parcelle de 2 a. 51 ca., à raison de 80 fr. l'are, la somme de 200,80 fr., plus celle de 52,50 fr. à titre
d'indemnité pour 35 mètre de haie; total de l'offre; 253,30 fr.
II.
A l'assigné Paul I Haler, pour la parcelle sub littera B ci-dessus de 2 a. 44 ca., à raison de 80 fr. l'are,
la somme de 105,20 fr,, plus celle de 130 fr. à titre d'indemnité pour perte de six pruniers, un pommier et
un poirier, calculé à raison de 20 fr, par prunier, 5 fr. pour le pommier, et 5 fr. pour le poirier, plus une autre
somme de 65 fr., à titre d'indemnité pour perte de 50 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 400,20 fr,
III.
A l'assigné Maximilien Weiler pour les parcelles littera C ci-dessus: pour les parcelles sub 1 et 2
de I a. 13 ca. et de 1 a. 72 ca., soit ensemble 2 a. 85 ca., à raison de 80 fr. l'are, la somme de 228 fr,, plus
celle de 05 fr. à titre d'indemnité pour 50 mètres de haie de clôture; total de l'offre : 303 fr,
IV.
Aux assignés Élise Thull, Lucie Thull, Nicolas Thull, Catherine Thull et Suzanne Thull, pour les
parcelles sub littera D ci-dessis: 1° sub 1 pour la parcelle de 3 a. 45 ca,, à raison de 85 fr. l'are, la somme de
293,25 fr,, plus celle de 97,50 fr. à titre d'indemnité pour 05 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 390,75
fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 4 a, 17 ca., à raison de 05 fr. l'are, la somme de 271,05 fr., plus celle de 9 fr.
à titre d'indemnité pour 0 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 280,05 fr.; 3° sub 3 pour la parcelle
de 90 ca., à raison de 125 fr, l'are, la somme de 120 fr.
V.
Aux assignés Michel Haas, André Haas, Marie Haas, époux Dominique Mercatoris-Haas, Margue-
rite Haas et Émile Haas pour les parcelles sub littera E ci-dessus: 1° sub 1 pour la parcelle de 1 a. 51 ca.,
à raison de 05 fr. l'are, la somme de 98,15 fr., plus celle de 30 fr. à titre d'indemnité pour 20 mètres de haie
de clôture; total de l'offre : 128,15 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 98 ca., à raison de 50 fr, l'are, la somme de
49 fr.
VI.
A l'assigné Nicolas Meyrath pour les parcelles littera F ci-dessus, sub 1 et 2 de 2 a. 01 ca., et 14 ca.
faisant ensemble 2 a. 65 ca., à raison de 05 fr. l'are, la somme de 178,75 fr., plus celle de 75 fr. à titre d'in-
demnité pour 50 mètres de haie de clôture; total de l'offre; 253,75 fr.
VII.
Aux assignés Corneil Malget, époux Henri I Haus-Malget, Jean Malget, Jean-Pierre Malget et
Marie Malget pour les parcelles sub littera G ci-dessus: I° 1° sub 1 pour la parcelle de 6 a. 00 ca., à raison
de 15 fr, l'are, la somme de 100,35 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 70 ca. et pour celle de deux a. 49 ca.,
faisant ensemble 3 a. 19 ca., à raison de 15 fr. l'are, la somme de 47,85 fr., plus celle de 37,50 fr pour 25
mètres de haie de clôture; total de l'offre : 85,35 fr.; 3° sub 3 pour la parcelle de 1 a, 38 ca, et pour la par-
celle de 6a. 38 ca., faisant ensemble 7 a. 70 ca., à raison de 15 fr. l'are, la somme de 110,40 fr,, plus celle de
175 fr, pour perte d'arbres fruitiers; total de l'offre: 291,40 fr.
VIII.
Aus assignés Élise Hartmann, veuve Nicolas Miller, Élise Miller, époux Victor Wurth-Miller,
Marie Miller, Henri Miller et Anne Miller, pour les parcelles littera H ci-dessus; sub 1 et 2 de 66 ca. et de 10
40 a
ca faisant ensemble 82 ca., à raison de 125 fr. l'are, la somme de 102,fr ., plus colle de 97.50 fr. à titre
d'indemnité pour perte de onze arbres fruitiers avec décoratif n que le bois de ces arbres restera aux pro-
priétaires; total de l'offre: 200 fr.
IX. —Aux assignés Nicolas Putz père, Étienne Putz, Jean Putz, Nicolas Putz fils, Marie Putz, Joseph
Putz,Marguerite Putz et Michel Putz, pour la parcelle sub littera 1 ci-dessus de 47 ca,, a raison de 80 fr.
l'are, la somme de 36,60 fr.
X. — Aux assignés époux Jean Pundel-Theis, Joseph Schutz-Theis, Guillaume Theis, Catherine Theis,
Suzanne Theis, Joseph Theis,Jean-Pierre Theis et Nicolas Theis, pour les parcelles littera K ci-dessus: 1°
sub 1 pour la parcelle de 11 a. 50 ca., à raison de 62,50 fr. l'are, la somme de 718,75 fr.; 2° sub 2 pour la
parcelle de 48 ca., à raison de 5 fr. l'are, la somme de 2,40 fr.
XI. — A l'assigne Bernard Schuhmann, pour les parcelles littera L ci-dessus: 1° sub 1 pour la parcelle
de 1 a. 32 ca., à raison de 5 fr. l'are, la somme de 6,00 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 6 a. 12 ca,, a raison
de 5 fr. l'are, la somme de 30,60 fr., et pour la parcelle de 5 a. 43 ca., à raison de 30 fr. l'are la somme de
132 90 fr.; 3° sub 3 pour la parcelle de 17 a. 69 ca., à raison de 75 fr. l'are, la somme de 1320,75 fr.; 4°
sub 4 pour la parcelle de 7 a. 75 ca., à raison de 75 fr. l'are, la somme de 581,25 fr.
XII.— A l'assignée Thérèse Agnes, veuve Paul Weber, pour la parcelle sub Iittera M ci-dessus de 36 a,
89 ca., à raison de 62,50 fr. l'are, la somme de 2305,62½ fr.
XIII. — A l'assigné Théodore Schrœder pour les parcelles littera N ci-dessus 1° sub 1 pour la parcelle
de 7 a. 43 ca., à raison de 100 fr. l'are, la somme de 742 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 4 a. 3 ca., et pour
celle de 33 a. 20 ca., a raison de 62,50 fr. l'are, la somme de 2320,87 fr., plus ceIle de deux 200 fr. à titre
d'indemnité pour perte du terrain de dépôts; total de l'offre: 252,87 fr.
XIV. — A l'assigné Nicolas Schrœder, peur la parcelle sub littera O ci-dessus de 1 a. 68 ca., a raison de
85 fr. l'are, la somme de 142,80 fr.
Attendu que les assignés refusent les offres faites, que dans ces circonstances les requerants se voient
forcés de les attraire en justice pour y procéder conformément à la loi du 17 décembre 1859 sur l'expropria-
tion pour cause d'utilité publique au règlement des indemnités dues ensuite de l'expropriation;
Attendu que les travaux à exécuter pour l'établissement de la seconde voie sur la ligne du Nord sont des
plus urgents, que les requérants demandent la mise en possession des terrains à emprendre sous L'offre de
consigner les sommes ci-dessus offertes, ou toutes autres sommes à arbitrer par le tribunal
En conséquence voir dire que les formalités prescrites par la loi pour parvenir a l'expropriat on des par-
celles de terrain ci-dessus décrites ont été remplies, voir donner acte aux requérants qu'ils offrent aux as-
signés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles en question
les sommes ci-dessus indiquées.
En cas de refus d'accepter ces offres voir procéder conformément à la loi du 17 décembre 1859 au regle-
ment des indemnités auxquelles les assignés auront droit; voir ordonner lu mise eu possession des parties
requérantes, à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes ou toutes autre
sommes à arbitrer par le tribunal; s'entendre les assignés condamner aux dépens;
Les sieurs Théodore Lutgen, Édouard Eulenbecker, Dominique Mercatorls, Henri Dans, Victor Wurth,
Jean Pundel, Joseph Schutz s'entendre en outre condamner à autoriser leurs épouses respectives à ester
en justice, sinon voir suppléer d'office à cette autorisation par le tribunal.
Pour extraits conformes
Schadeck, Bauler, Jeanty, Hammel, Pauly, Wolter, Weyer et Becker,
Avis. — Expropriation pour cause d'utilité publique.
L'an 1916, le 16 juin, à la requête de l'État du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son Direc-
teur général des travaux publics, M, Tony Lefort, demeurant à Luxembourg, élisant domicile à D i e k i r c h ,
en l'étude de Me Pierre Pemmers, avocat-avoué, y demeurant, qui est constitué et occupera pour
re-
quérant;
Je soussigné Dominique Kremer, huissier, demeurant à Diekirch, immatriculé près le tribunal d'arron-
dissement séant à Diekirch, ai donné assignation à
A. 1° Émilie Cravat, sans état, 2° son époux Jules Karlshausen, pharmacien, demeurant ensemble à
Arlon;
B, Marguerite Dubrot, rentière, demeurant à Metz, Goldkopfstrasse n° 24, veuve de Guillaume Pauly,
vivant représentant de commerce à Metz, elle prise tant en son nom personnel que comme tutrice de ses
quatre enfants mineurs, issus de l'union avec son prédit mari, savoir: Jean, Henri, Pierre et Paul les Pauly;
C, 1° Marte, Catherine-Augusta Crocius, ci-devant sans état à Remich, et 2° son époux Auguste Boni,
ci-devant artiste et commerçant à Venise, les deux actuellement sans état ni domicile ni résidence connus;
3° Ferdinand Crocius, ci-devant professeur à Fribourg-en-Brisgau, actuellement sans état, ni domicile,
ni résidence connus;
A comparaître avec Paul Cravat, juge au tribunal d'arrondissement à Luxembourg, demeurant à Lu-
xembourg; Firmin Cravat, ingénieur, demeurant à Pétange; Pierre Pauly, propriétaire, demeurant à Re-
dange; Auguste Pauly, chef de mines, demeurant à Belvaux; Sophie Gérard, rentière, demeurant à Redange,
veuve de Alexandre Pauly, qui seront assignés par exploits séparés, dans le délai fixé par l'art. 24 de la loi
du 17 décembre 1859, sur l'expropriation pour cause d'utilité publique, c'est-à-dire le jeudi, 6 juillet 1916,
à 9 ½ heures du matin, devant le tribunal d'arrondissement de Diekirch siégeant en matière d'expropriation
pour cause d'utilité publique, au Palais de justice à Diekirch, pour
Attendu qu'il a été déposé au greffe du tribunal d'arrondissement de Dirkirch, où les assignés peuvent
en prendre communication: 1° l'arrêté grand-ducal du 3 février 1914 déclarant d'utilité publique les tra-
vaux de construction du chemin de fer vicinal d'Ettelbruck à Redange, sur le territoire de la commune
de Redange; 2° l'arrêté de M, le Directeur général des travaux publics du 7 février 1914, approuvant les
plans et tableaux des emprises à faire sur le territoire de la commune de Redange, et ordonnant la cessi-
bilité des parcelles de terrains nécessaires à l'exécution des travaux prédésignés; 3° le plan indicatif des
travaux à effectuer et des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble des pièces de l'in-
struction administrative qui a précédé les arrêtés précités;
Attendu qu'au nombre des parcelles à exproprier indiquées aux dits plans et arrêtés figurent les suivantes,
appartenant aux assignés, et situées sur le territoire de la commune de Redange, à savoir: 1° une parcelle
de 16 a, 9 ca. à emprendre d'un pré, sis à Redange, inscrit au cadastre pour une contenance totale de 95 a.
20 ca., sub section D, n° 73/1429 et formant le n°61 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 87 ca. à empren-
dre d'un pré sis à Redange, inscrit au cadastre pour une contenance totale de 9 a., sub section D, n° 160
et formant le n° 80 du plan parcellaire;
Attendu que les requérants offrent aux assignés à titre d'indemnité du chef de l'expropriation pour
cause d'utilité publique les sommes ci-après désignées
1° sub 1 pour la parcelle de 16 a. 9 ca., à raison de 100 fr. l'are, la somme de 1609 fr., plus celle de 300 fr.
à titre d'indemnité pour dépréciation, Total de l'offre: 1909 fr,;
2° sub 2 pour la parcelle de 87 ca., à raison de 225 fr. l'arc, la somme de 195 fr. 75, plus celle de 1100 fr.
à titre d'indemnité pour perte de la haie et de la remise en bois. Total de l'offre: 1295 fr. 75.
Attendu que les assignés refusent les offres faites; que dans ces circonstances les requérante se voient
forcés de les attraire en justice pour y procéder conformément à la loi du 17 décembre 1850 sur l'expropria-
tion pour cause d'utilité publique au règlement des indemnités dues en suite de l'expropriation;
Attendu que les travaux à exécuter pour l'établissement du chemin de fer vicinal d'Ettelbruck à Redange
sont des plus urgents, que les requérants demandent la mise en possession des terrains à emprendre sous
l'offre de consigner par eux les sommes ci-dessus offertes, ou toutes autres sommes à arbitrer par le tri-
bunal;
En conséquence voir dire que les formalités prescrites par la loi pour parvenir à l'expropriation des par-
celles de terrain ci-dessus décrites ont été remplies, voir donner acte aux requérants qu'ils offrent aux assi-
gnés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles en question les
sommes ci-dessus indiquées;
En cas de refus d'accepter ces offres, voir procéder conformément à la lui du 17 décembre 1859 au règle-
ment des indemnités auxquelles les assignés auront droit; voir ordonner la mise en possession des parties
requérantes, à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes, ou toutes autres
sommes à fixer par le tribunal; s'entendre condamne aux dépens.
Les sieurs Jules Karlshausen et Auguste Boni, s'entendre condamner en outre à autoriser leurs épouses
respectives à ester en justice, sinon voir suppléer d'office à cette autorisation par le tribunal.
Pour extrait conforme : Kremer.
Avis. — Chemins de fer Guillaume-Luxembourg.
Messieurs les actionnaires de la Société des chemins de fer Guillaume-Luxembourg son convoques en
assemblée générale ordinaire pour le lundi, 29 mai prochain, à 2 heures, au lieu habituel de ses réunions.
Pour assister à cette assemblée les porteurs d'au moins vingt actions anciennes ou cent actions privilégiées
ou d'un nombre de ces actions réunies représentant un capital nominal de 10.000 fr., devront déposer leurs
titres et retirer leur carte d'admission
Luxembourg, au siège social, et à la Banque Internationale, jus-
qu'au 15 mai, de 10 heures à 3 heures.
Nul ne peut représenter un actionnaire s'il n'est lui-même membre de l'assemblée.
Le même actionnaire ne peut réunir plus de dix voix en son nom personnel; comme tonde de pouvoirs,
il peut réunir, en outre, vingt autres voix.
Des modèles de pouvoirs seront à la disposition des déposants.
Pour le cas où les inscriptions pour cette assemblée n'atteindraient pas le nombre exigé par les statuts,
Messieurs les actionnaires sont de nouveau convoqués en assemblée générale pour le lundi, 24 juillet, même,
lieu et heure que ci-dessus.
Le dépôt des titres pour assiste; à cette assemblée aura lieu jusqu'au 10 juillet.
Les cartes d'admission pour l'assemblée du 29 mai seront valables pour celle du 24 juillet.
(Déposé le 6 juin 1916.)
Société Métallurgique de Bissen, société anonyme, Bissen (Luxembourg),
CONVOCATION.
Nous avons l'honneur d'informer Messieurs les actionnaires de notre société que, conformément a l'art. 22
de nos statuts, l'Assemblée générale ordinaire aura lieu le lundi, 26 juin 1916, à 2 heures de l'après-midi,
dans les bureaux du siège social à Bissen.
Ordre du pour .
1° Rapport du Conseil d'administration;
2° Rapport du Commissaire de surveillance;
3° Approbation du bilan et du compte de profits et pertes;
4° Nomination d'un administrateur sortant.
Conformément à l'art. 22 des statuts, Messieurs les actionnaires peuvent se faire représenter par tut
fondé de pouvoir actionnaire, muni d'une procuration notariée ou sous seing privé.
Les propriétaires d'actions au porteur doivent, pour avoir le droit d'assister à l'assemblée générale, dé-
poser leurs titres, cinq jours au moins avant le jour fixé pour la réunion, soit au siège social, suit dans les
caisses de la Elsaessische Bankgesellschaft à Luxembourg.
Bissen, le 7 juin 1916.
La
Direction,
Certifié conforme
Société Métallurgique de Bissen. Société anonyme, Bissen (Luxembourg),
Le Directeur: Biwer.
Briqueteries de Bettembourg. Société anonyme.
Messieurs les actionnaires sont priés de bien boutoir assister à l'assemblée générale ordinaire et extraordi-
naire qui aura lieu à Bettembourg, le mercredi, 28 courant, à 3 heures de relevée, chez Mme la baronne Ch.
Jacquinot, et dont voici l'ordre du jour
1° Changement des statuts en conformité de la nouvelle loi;
2° Divers (entre autres démission de M. L. de la Fontaine et élection d'un autre administrateur).
Bettembourg, le 6 juin 1916.
Le Directeur-gérant,
Baron Jacquinot.
VICTOR BUCK,LUXEMBOURG
Le Président du conseil d'administration,
de la Fontaine,
Mémorial
du
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxemburg.
Annexe au N° 46, 1916.
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
PENDANT L'ANNÉE 1915.
Considérations générales.
Essayer de donner un aperçu d'ensemble de la situation de l'industrie et du commerce en 1915
serait aussi vain que de vouloir scruter les faits qui, l'ont déterminée. 1915 fut une année de guerre
avec son sinistre cortège de sang versé, de ruines, de haines et de misères. Les ressorts économiques,
faussés par la lutte fratricide des peuples d'Europe, les tueries stupides et la destruction non moins
stupide de capitaux accumulés par des générations, refusèrent leur fonctionnement normal. Les
loin immuables qui règlent la production, la circulation et la consommation des richesses, ne sont
plus aujourd'hui que des formules vides de sens.
L'année nous apparaît ainsi, chaotique, déséquilibrée. Elle est faite d'incohérences. Dans
la tourmente effroyable où la civilisation menace de sombrer, les faits économiques se suivent et
s'entremêlent en se heurtant. Leur longue théorie ne laisse voir nul enchaînement logique. Au
désarroi de la production correspond une anarchie complète dans la circulation et la consom-
mation des richesses. Au libre jeu des lois naturelles nous voyons se substituer un peu partout la
réglementation administrative, souvent inefficace, et toujours leurrée par la spéculation. Un sti-
mulant impérieux et énergique règle la production et les échanges: les besoins militaires. De ses
caprices dépend le marché.
A l'envisager de loin, la guerre amène une grande animation dans l'industrie et le commerce.
Il semble même que les affaires, dans la plupart des branches, gagnent en activité. Mais ce n'est là
qu'un effet transitoire. Il faut distinguer entre les effets réels et permanents et les effets apparents
ou passagers de la destruction des capitaux. L'espèce humaine s'appauvrit de tout ce qui est ap-
pliqué aux consommations improductives ou négatives, aux consommations en pure perte ou
faites eu vue de la destruction. Les capitaux détruits constituent pour elle une perte absolue et
sans compensation aucune.
L'apercu général, que la Chambre de commerce a l'habitude de placer en tête de son rapport
annuel, à qui il sert d'introduction en même temps que d'explication, est nécessairement limité,
cette année, à notre activité nationale. Le mouvement du commerce international se dérobe à
l'observation. Ses grandes lignes ne dissimulent. D'ailleurs le Grand-Duché, dont la vie industrielle
et commerciale se confond en temps ordinaire avec celle du Zollverein, forme aujourd'hui, par
suite de l'exiguïté et des difficultés des échanges internationaux, une entité économique, vivant
sa vie propre.
Notre activité industrielle a été sollicitée très diversement par les circonstances que nous tra-
versons. Si certaines industries ont réalisé den gains exceptionnels, d'autres continuent de végéter,
quelques-unes même ne voient menacées dans leur existence. A l'exception de l'industrie du fer,
qui peut se fournir à l'inférieur, la production a été sous la dépendance de la rareté et du renché-
rissement inouï des matières premières. Dans le commerce, la situation est analogue, Alors que
certaines branches ont été favorisées, d'autres, par contre, se débattent vainement contre les
influences contraires qui les accablent. En général cependant, la vie. économique supporte plus
facilement qu'on ne pensait l'épreuve à laquelle eIle est soumise.
La situation monétaire est caractérisée par une abondance extraordinaire des capitaux di-
ponible. Les difficultés des échanges avec l'étranger et les si nombreuses restrictions imposées
au commerce avec les pays du Zollverein ayant presque isolé le Grand-Duché, le volume des
paiements à faire à l'étranger va toujours en diminuant. De plus, le public luxembourgeois bénite
à placer ses capitaux en titres étrangers; par principe, il ne souscrit pas aux emprunts de guerre
parce qu'il y verrait, une manifestation en faveur de l'un ou l'autre den belligérants qui ne laisserait
difficilement concilier avec ses devoirs de stricte neutralité. Un des principaux emplois est fermé
ainsi à nos capitaux. Nous ajouterons que pour des raisons d'économie le public a restreint ses
besoins au strict nécessaire, alors que l'industrie a interrompu le développement des usines, se
contentant des travaux d'entretien indispensables.
Toutes ces considérations expliquent le fait que les capitaux qui se trouvaient dans le pays
au début des hostilités n'ont pas émigré en partie. Il y a plus. Les capitaux placés en Allemagne
ont été retirés, augmentant considérablement encore les fonds disponibles:,
Il n'est que trop naturel que, sous l'empire de ces circonstances, les comptes débiteurs chez
les banques soient en diminution, alors que les comptes créditeurs ont augmenté dans une forte
proportion. Un fait analogue est relevé par la Caisse d'épargne: l'avoir des déposants, qui était
de, 67.191.424 fr. au 31 décembre 1914, est passé à 80.462. 659 fr. à fin 1915.
Un phénomène monétaire assez curieux s'impose encore il notre attention. Le numéraire,
qui s'était caché subitement au début de la guerre, pour reparaître vers la fin de l'année 1911,
disparut de nouveau de la circulation en 1915. Le même phénomène a été observé pour le papier-
monnaie luxembourgeois, aussi bien pour les billets de la Banque Internationale que pour les bons
de caisse émis par l'Etat. Par contre, on a pu constater une inflation énorme de la circulation du
papier allemand. Ce phénomène se réfère à une loi générale, la loi de Gresham. Le public luxem-
bourgeois marque une certaine prédilection pour le papier national auquel il attache une confiance
particulière et il cherche à se débarrasser du papier allemand. En réalité, le papier national est
introuvable. Le public emploie les billets luxembourgeois à la thésaurisation, tandis qu'il échange
le papier allemand contre des marchandises ou encore le verse aux banques.
Le montant total des bons de caisse émis par l'État s'est élevé à 5 millions de francs, celui
des billets de la Banque Internationale en circulation, à 6.250.000 fr.
Le taux d'escompte de la Reichsbank, sur lequel se règle l'escompte dans le Grand-Duché,
s'est maintenu pendant toute l'année à 5 %.
Le renchérissement de la vie a pris des allures inquiétantes. La folie de la hausse s'est emparée
non seulement de toutes les denrées alimentaires, mais également, quoique dans une proportion
moindre, de la plupart des produits manufacturés. L'État, par la fixation de prix maxima pour
une série de subsistances, a enrayé l'emballement des prix pour certains articles de première néces-
sité, exagérés par les manœuvres des spéculateurs et l'affolement des consommateurs, mais la plu-
part des objets nécessaires à la vie échappent à la réglementation administrative. Encore l'inter-
vention de l'État, si peu efficace en général dans le domaine économique, est-elle venue trop tard
pour produire son plein effet.
Les causes de la hausse sont assez complexes. Elles sont d'ordre économique et psychologique.
Les agissements criminels des spéculateurs y sont aussi pour beaucoup. La raréfaction des pro-
duits, surtout des subsistances, et les difficultés des approvisionnements rendaient l'offre hésitante,
réservée. A ses insuffisances correspondait une demande désordonnée, outrancière, factice souvent.
L'affolement des consommateurs, qui cherchaient à faire des provisions déraisonnables, tantôt
dans cet article, tantôt dans tel autre, finit par fausser tous les prix, tandis que des spéculateurs
sans vergogne et les détenteurs de stocks, par un travail souterrain, mais sûr, s'employaient à
entretenir habilement chez les acheteurs un état d'âme voisin de la panique qui leur permettait
de décréter des hausses hors de toute proportion juste et équitable. Et si l'on fait la part des respon-
sabilités dans la course vertigineuse à la hausse, la psychologie des acheteurs emportés par la pa-
nique apparaît, à côté de la spéculation, comme une des causes déterminantes de l'effervescence
des prix et, d'une manière générale, du renchérissement des conditions de la vie.
La spéculation, toute compensation faite de ses torts et de ses bienfaits, de ses avantages et
de ses inconvénients, est, en temps normal, une des forces indispensables au progrès humain;
elle est, à la fois, impulsive et régulatrice. Elle pressent les besoins et escompte les ressources de
l'avenir ; elle fouille le monde pour arriver à satisfaire l'es besoins de l'homme. Sans elle, il se lais-
serait surprendre par les déficits des récoltes ou gaspillerait une abondance momentanée. Mais,
dans la guerre qui ravage notre continent, les idées économiques reçues sont renversées. Au milieu
des misères accumulées, une chose reste debout: l'égoïsme sordide des spéculateurs derrière les-
quels viennent se ranger les usuriers, les accapareurs, les exploiteurs et les affameurs que le peuple
charge de ses haines méritées.
De combien Ie niveau habituel d'existence, le standard of life s'est-il relevé depuis la guerre?
Il serait difficile de le dire. Il serait non moins difficile de déterminer approximativement, dans
Je renchérissement général, la quote-part des différents facteurs qui y contribuent. Toujours est-il
que le coût de la vie est arrivé à un niveau qui ne laisse plus guère de marge pour le bien-être. En
temps ordinaire, la loi de substitution offre aux consommateurs une porte ouverte pour échapper
au renchérissement général. Aujourd'hui, la consommation n'est plus armée pour ne défendre;
les besoins concurrents n'offrent plus aucune ressource, la hausse s'étant emparée de tout.
Chez l'ouvrier, chez le salarié en général, le niveau d'exigence est souvent encore limité par
le salaire antérieur à la guerre. La conception actuelle du niveau d'existence finira donc par élaguer
de la vie tous les besoins artificiels. Il n'est alors que naturel que les salaires tendent à s'adapter
aux nouvelles conditions et s'acheminent résolument vers la hausse.
Le marché du travail, si tourmenté au début de la guerre, n'est ressaisi pendant l'année 1915.
Sans être tout à fait satisfaisant, il n'a plus donné lieu à des inquiétudes. Le bilan den offres et
des demandes n'est point défavorable, quoique le marché n'ait pan encore repris son équilibre,
une assiette définitive. Les insuffisances de la demande n'avaient plus ce caractère général qui
était pour alarmer les pouvoirs publics; elles se limitaient à certaines occupations parmi lesquelles
nous citerons surtout l'industrie du bâtiment avec les industries et métiers tributaires.
Pour les deux branches mines et métallurgie ainsi que pour le travail à la journée, d'après
les statistiques des bourses du travail, la demande dépasse l'offre respectivement de 334,22 % et
104,41 %, alors que dans presque toutes les autres branches l'offre dépasse la demande. C'est le
métier qui souffre le plus. La plupart des artisans sans travail sont forcés de chercher leur vie dans
d'autres occupations. Du côté de la main d'œuvre féminine, l'offre est de beaucoup supérieure à
la demande. Ceci doit être attribué à la réduction du personnel de service dans beaucoup de mé-
nages et au rapatriement de nos nationaux occupés à l'étranger avant la guerre, qui sont venus
grossir l'offre indigène.
Il ne nous appartient pas de faire un pronostic pour l'avenir. En ce moment, toute perspective
dans le domaine économique est fermée. Mars est toujours le maître de l'heure. Les industries
et arts de la paix se courbent sous sa loi brutale,
Travaux de la Chambre de Commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1915, nous signalons parti-
culièrement celle qui suivent
Bons de caisse à émettre par l'Etat.
Au sujet des bons de caisse à émettre par l'État en vertu de la loi du 28 novembre 1914, Ie
Gouvernement avait demandé l'avis de la chambre de commerce sur la question de savoir s'il
était préférable d'émettre des coupures de 6,25 et de 12,50 fr. 5 et 10 marks ou des coupures
de 5 et de 10 fr. = 4 et 8 marks. La Chambre a répondu à la date du 17 janvier par l'avis suivant
Une considération d'ordre, pratique semble parler en faveur de l'émission de coupures de 6,25
et de 12,50 fr. = 5 et 10 marks: l'équivalence du papier luxembourgeois avec le papier allemand
de 5 et de 10 marks qui circule dans le pays. Il y a lieu de faire remarquer cependant que, si notre
circulation, à part la menue monnaie, est en marks, nous comptons en francs. Le franc est l'unité
monétaire officielle. Toutes les transactions se font en francs. Les monnaies divisionnaires d'argent
dont la frappe a été décidée l'année dernière comportent le franc, son multiple, la pièce de 2 fr.,
et son sous-multiple, la pièce de 50 centimes. Des billets de 6,25 et de 12,50 fr. ne rentreraient
que difficilement dans notre édifice monétaire national, si embryonnaire qu'il soit. Il semble donc
indiqué de procéder de môme pour les bons de caisse à émettre, c'est-à-dire de s'en tenir aux mul-
tiples du franc et non du mark. La Chambre ne croit pas, au demeurant, que la circulation simul-
tanée de billets luxembourgeois de 5 et de 10 fr. et des billets allemands de 5 et 10 marks donne
lieu à des difficultés quelconques. Notre papier est destiné d'ailleurs aux besoins monétaires de
l'intérieur et il finira par évincer en grande partie le papier allemand.
En conséquence, la Chambre, par 9 voix contre 2 et une abstention, s'est prononcée en faveur
de l'émission de coupures de 5 et 10 fr.
A cet avis elle a ajouté encore les desiderata suivants: Il a été signalé à la Chambre que le Gou-
vernement aurait l'intention de donner la fourniture des bons de caisse à une firme étrangère.
Cette mesure serait certainement à regretter au point de vue de notre industrie nationale. Après
les gantiers, les typographes ont le plus à souffrir de la crise actuelle. Rares sont les établissements
pouvant occuper pleinement leur personnel, même au prix de grands sacrifices; la plupart des
imprimeries ne travaillent que trois jours par semaine et souvent le travail est plus réduit encore.
Dans ces circonstances, il serait à désirer que le Gouvernement s'adressât pour cette fourniture
à l'industrie indigène.
Les bons émis par la Banque Internationale dès le début de la guerre ont suscité des obser-
vations à la Chambre des députés, mais la critique n'a pas tenu compte des circonstances dans
lesquelles ce travail a dû être exécuté. A cette époque, nous étions isolés complètement. Les bons
durent être fabriqués à la hâte. Il fut impossible de se procurer le papier filigrané spécial à ce
nécessaire et l'on s'estima heureux d'obtenir d'une société, qui possédait un stock de papier destiné
à l'impression de ses actions, l'abandon de ce papier pour la fabrication des bons. L'unique fabrique
de clichés de notre place chômait, le personnel allemand qu'elle occupait étant appelé sous les dra-
peaux et il fallut se contenter de l'impression ordinaire. Encore les bons de la Banque Internationale
soutiennent-ils facilement la comparaison avec les bons de 1 et de 2 fr. que la Banque Nationale
de Belgique a émis au début de la guerre, ce que la critique paraît oublier également.
Aujourd'hui, les circonstances sont différentes. L'importation du papier est redevenue libre,
la fabrique de clichés a repris son travail et il n'y a plus de motif apparent pour abandonner cette
fourniture à l'étranger au détriment de notre industrie, si rudement éprouvée. Dans la fabrication
des billets, le papier est le facteur essentiel. Le papier, si l'on veut avoir un contrôle efficace, devrait
être fourni par l'administration elle-même, et, dans ce cas, nos imprimeries seraient à même de.
fournir un travail aussi soigné et aussi satisfaisant que celles de l'étranger.
La Chambre, appréciant la valeur de ces arguments, a décidé à l'unanimité d'y appeler l'at-
tention toute spéciale du Gouvernement. De l'échange de vues qui s'est produit à cette occasion,
il résulte encore que les bons de la Banque Internationale ont rendu des services très réels, ce qu'on
s'est plu à reconnaître dans nos milieux industriels et commerçants.
Frappe de billon de circonstance.
M. le Directeur général des finances ayant projeté de faire frapper du billon de circonstance
dann un métal autre que le nickel, qui faisait défaut à cette époque, pour porter remède au manque
de billon, avait prié la Chambre de commerce de se réunir d'urgence et de donner son avis: 1° sur
la question de savoir s'il y avait nécessité de faire procéder à la frappe dont s'agit, 2° d'indiquer
le montant de la monnaie à frapper ainsi que les pièces de 10 et de 5 Centimes à comprendre dans
l'opération.
La Chambre, dans son avis du 23 septembre, s'exprime ainsi: Avant la guerre, on put cons-
tater ici une surabondance de billon, gênante même pour certaines branches du commerce. Depuis
quelque temps, le billon se fait de plus en plus rare. La Chambre de commerce, elle aussi, est per-
suadée que la situation actuelle, anormale au point de gêner sérieusement les paiements, provient
de ce que le billon est thésaurisé par le public et retiré ainsi de la circulation.
Le seul remède vraiment efficace à ce mal serait de faire sortir le billon de ses nombreuses
cachette. L'idée, entre autres, avait été mise en avant de laisser entrevoir que l'État songerait
à démonétiser les pièces de nickel. Une autre mesure propre à améliorer la situation consisterait
dans l'émission d'une coupure de papier-monnaie de 50 centimes. Ces propositions ont été jugées
assez intéressantes pour être signalées au Gouvernement.
Il a été relevé encore que la raréfaction du billon et d'autant plus sensible que les pièces
d'argent disparaissent à leur tour. En Allemagne, par contre, ainsi qu'il a été constaté au sein de
la Chambre, la situation semble être plutôt normale au point de vue de la circulation argent.
Le Gouvernement serait peut-être en mesure d'améliorer la situation sous ce rapport en invitant
les caisses publiques, notamment la Caisse d'épargne, à livrer leur encaisse argent à la circulation.
Une partie du public ne manquerait probablement pas d'imiter cet exemple.
Aux deux questions soumises à son examen, la Chambre croit, en conséquence, pouvoir répondre
comme suit
ad 1°. — La Chambre estime que la situation actuelle ne peut durer et que la frappe d'une
certaine quantité de billon de circonstance serait appelée à l'améliorer, sinon d'une façon défi-
nitive et durable, du moins provisoirement. Elle craint cependant que le nouveau billon n'aille
rejoindre promptement les sous de nickel dans leurs cachettes et que, peu de temps après la mise
on circulation du billon de circonstance le pays ne se trouve de nouveau en présence d'une situa-
tion analogue à celle à laquelle nous cherchons un remède.
ad 2°. Au sentiment de la Chambre, une frappe de 200.000 fr. répondrait à tous les besoins
de la circulation. Dans cette somme, les pièces de 10 et de 5 centimes entreraient dans le rapport
de. 7:3, lequel a servi de base à nos frappes de nickel. L'opération comprendrait ainsi pour 140.000 fr.
de pièces de 10 centimes et pour 60.000 fr. de pièces de 5 centimes.
Interdiction temporaire du cuir.
La Chambre avait chargé une Commission, composée de MM. Faber, Reinhard et Buchholtz,
d'examiner dans tous ses détails la question de l'interdiction temporaire du cuir que le Gouver-
nement avait soumise à ses délibérations, et de s'adjoindre à cet effet, si elle le jugeait à propos,
d'autres intéressés de la branche du cuir. La Commission s'adjoignit M. CL Alexandre, négo-
ciant en cuirs, MM. F. Lambert, Hess et Meyrat, tanneurs, et M. Perrard, cordonnier.
La Commission ainsi élargie formula les propositions suivantes, accompagnées d'un tableau
comparatif des prix faisant ressortir les prix du bétail de boucherie et de ses produits dérivés,
ainsi que les prix du cuir et des ressemelages
La hausse rapide du cuir, qui menace de prendre des proportions inquiétantes, appelle des
mesures promptes et très énergiques de la part des pouvoirs aux fins d'assurer l'approvisionne-
ment du marché national à des prix raisonnables.
La hausse actuelle, tant des peaux et des tannants que du tanné, dépasse tout ce qui s'est vu
jusqu'à présent. Fin juillet 1914, les prix payés aux bouchers pour peaux de vaches et bœufs
variaient entre 0,6.7 et 0,75 fr. le ½ kg. Ce prix s'est maintenu jusqu'en octobre, la vente des cuirs
en poils par les marchands de peaux étant presque nulle pendant cette période. Ce n'est qu'à partir
du mois de novembre que la hausse sur les peaux a commencé à se dessiner: de 0,80 fr. qu'on payait
alors, le prix s'est élevé jusqu'à 1,87—2 fr. le ½ kg. Les tannants ont suivi la même progression.
Les prix des croupons, cuir fort ou croupon vache lissée, étaient au mois de juillet de 2,50—2,80
fr. le ½ kg. pour cuirs exotiques (fabrication Lambert—Wiltz), pour cuirs du pays, de 3,25—3,50
fr. Les prix de juillet, tant pour cuirs en poils que pour cuirs tannés, étaient déjà fort élevés et
dépassaient le maximum atteint jusque-là. Aujourd'hui, ces mêmes cuirs sont vendus par les
tanneurs aux marchands de cuir: cuirs exotiques (fabrication Lambert—Wiltz) 7,50—8,75 fr.
le ½ kg., cuirs du pays 8 — 9,25 fr. le ½ kg.
Le tableau ci-après fait ressortir le chemin parcouru par les prix depuis le commencement
de la guerre jusqu'au mois d'avril 1915
avant la guerre
avril 1915
Cuirs bruts indigènes.
0,67—0,75 le ½ kg,
2,50 le ½ kg.
Écorces de chêne.
7,50 fr. les % kg.
32,50—35 les % kg.
Tanné.
2,50 fr. le ½ kg.
7,50—8,75 fr. le ½ kg.
Une hausse nouvelle et très importante des chaussures et surtout des ressemelages est survenue
et paraît s'accentuer encore. Il serait vivement à désirer cependant que les prix actuels, exorbi-
tants déjà pour les petites bourses, s'ils ne peuvent être ramenés aux niveaux antérieurs, soient
toujours réduits en une certaine mesure.
L'idée d'interdire temporairement l'exportation du cuir, à l'instar de ce qui vient d'être fait
pour d'autres articles de grande consommation, ou plutôt d'empêcher la sortie du cuir nécessaire
à nos besoins, a été mise en avant: l'État achèterait les peaux abattues dans le pays à un prix
maximum et les ferait tanner pour les mettre ensuite à la disposition des consommateurs indigènes.
Une, intervention do l'État paraît s'imposer en effet. Le libre jeu de l'offre et de la demande, le
grand régulateur du marché en temps normal, est faussé par les circonstances anormales qui ré-
gissent le marché du cuir, comme, depuis le commencement de la guerre, la vie économique en
général
D'apparence assez simple, la question de la réglementation du commerce des cuirs se montre
plus complexe à un examen approfondi. Elle touche à des intérêts divers, souvent opposés, et
qu'il n'ont pas toujours aisé de concilier. On a fait remarquer notamment que le prix obtenu pour
les peaux n'est pus sans exercer une certaine influence sur le prix de la viande. On craint l'incidence
de l'abaissement officiel du prix actuel des peaux, c'est-à-dire que la boucherie ne fasse supporter
aux consommateur de viande la moins-value sur les peaux. On craint ensuite qu'une mesure
défendant ou restreignant l'exportation des cuirs n'appelle des représailles de la part de l'Alle-
magne, dont nous sommes tributaires pour les cuirs fins et, dans une certaine mesure aussi, pour
les cuirs empeigne.
L'argument que la fixation d'un pris maximum pour les peaux se répercuterait infailliblement
nur le prix de la viande, mérite d'être pris en sérieuse considération. La Commission est unanime
à reconnaître qu'une hausse sensible de la viande, article de grande consommation quotidienne,
aurait une répercussion tellement grave sur le coût de la vie qu'elle reléguerait complètement à
l'arrière-plan la question du cuir cher. La question se pose alors de savoir si une réduction du prix
actuel des peaux, réduction que nous supposons de 50%, ne traduirait forcément par une augmen-
tation de la viande. La Commission n'est pas de cet avis Si le prix de la peau est un des facteurs
qui concourent à l'établissement du prix de la viande, la peau n'est toujours qu'un « sous-produit»
de la boucherie, dont on se plaît à grossir peut-être l'importance au point de vue du rendement
global du bétail. Il est notoire qu'en ces moments difficiles que nous traversons, Ies prix de la
viande offrent dans les diverses régions de notre petit pays des écarts tels qu'il faut admettre
qu'un grand nombre de bouchers réalisent des bénéfices tout à fait exceptionnels, Au moi;! de
mars, le bœuf se vendait à Esch 0,85 fr., à Luxembourg 1,25 fr le ½ kg. Ces prix se passent de
commentaires. Leur comparaison en dit plus long que les plus judicieuses: statistiques sur les bé-
néfices que doit prélever la boucherie. Au prix de 0,85 fr, les bouchers d'Esch trouvent leur compte.
Comment justifier alors celte différence de prix énorme entre deux localités disantes à peine de
15 km.? A combien, peut on se demander, doit se monter le bénéfice des bouchers de Luxembourg
et du reste du pays pour lesquels l'approvisionnement eu bétail de boucherie est pour le moins
aussi facile que pour ceux du bassin minier, qui est de préférence
industriel. La Commission
estime que la boucherie pourrait supporter très facilement une légère réduction de ses bénéfices
exceptionnels, alors que les consommateurs en général souffrent des circonstances exceptionnelle-
ment défavorables.
Comme, toutefois, une certaine corrélation doit exister entre le prix de la viande et relui de
la peau
eu théorie du moins, tandis qu'en pratique les bouchers établissent le prix de la viande
d'après le rendement de la bête, indépendamment de la peau, laquelle représente en manière
générale leur bénéfice
exclusif,
la Commission se demande s'il n'y avait pas lieu de fixer à la
même occasion des prix maxima pour la viande.
L'autre argument a trait aux représailles que l'Allemagne, en cas d'interdiction ou
restric-
tion de l'exportation des cuirs, pourrait exercer. Le Luxembourg, en effet, fabrique de préférence
le cuir fort et une minime partie du cuir empeigne nécessaire à ses besoins; les cuirs chromés, c'est-
à-dire. Ies cuirs fins, chevreau, box-calf, ainsi que la majeure partie du cuir empeigne sont importés
d'Allemagne. Il n'y a donc pas lieu de songer à une mesure prohibant d'une manière générale
l'exportation du cuir. La peur d'un mal nous conduirait à un pire, l'impossibilité de nous procurer
le cuir fin nécessaire. De l'avis de la Commission, il importe de maintenir les échanges entre les
deux pays en les limitant: le Grand-Duché s'assurerait d'abord de sa propre production la part
qui lui semble nécessaire pour ses besoins et laisserait le reste libre pour l'exportation, le produit
du cheptel national dépassant de beaucoup ses besoins en cuirs. Il ne s'agirait donc nullement
de la mainmise de l'État sur l'ensemble de la production et des approvisionnements, mais seule-
ment d'assurer les besoins du pays à des prix raisonnables. De même, le commerce des dépouilles
resterait complètement libre.
Pour arriver à un résultat pratique, et éviter, dans la mesure du possible, toute nouvelle
hausse des chaussures, il faudrait acheter provisoirement, à un prix uniforme inférieur aux prix
pratiqués actuellement, tous les gros cuirs au delà de 15 kg. (Großviehhäute) abattus dans le
Grand-Duché, soit par les bouchers, soit par les particuliers, le commerce des peaux au-dessous
do 16 kg. restant libre. Le prix d'achat ne devrait, en aucun cas, dépasser la limite de 1,25 fr. le
½ kg. ; il serait même à désirer qu'il soit fixé plus bas encore. Les peaux seraient estampillées
par les soins du Gouvernement, salées s'il le faut, et livrées au tannage à un prix uniforme, les
frais de salage et d'emmagasinage et autres restant à la charge des tanneurs, qui seraient obligés
de, mettre les peaux tannées et finies à la disposition du Gouvernement. Pour éviter des diffi-
cultés et des contestations avec les bouchers, le poids et le conditionnement des peaux seraient
constatés officiellement dans les abattoirs ou par l'inspection des viandes.
11 importerait de régler ensuite le passage du cuir du producteur au consommateur, c'est-
à-dire, do régler la répartition, le commerce ou la vente du cuir. Au sentiment de la Commission,
la vente serait à concentrer dans un comptoir général, comptoir de répartition ou de vente, ou
bien encore le« cuirs finis pourraient rester déposés chez le fabricant à la disposition du Gou-
vernement à la manière des marchandises reposant dans un entrepôt fictif. La Commission estime
qu'il serait assez facile de trouver le personnel apte à la gestion du comptoir général. Des dépôts
seraient à organiser dans les principales localités où les consommateurs trouveraient à s'appro-
visionner aux prix fixés par les soins du Gouvernement, lequel prendrait à sa charge la commission
à allouer aux dépositaires ou commerçants. Ces prix devraient comprendre nécessairement aussi
les frais généraux d'administration. Les cuirs ne pourraient être vendus qu'à des consommateurs
indigènes uniquement pour les besoins du pays; ils ne pourraient être vendus en aucun cas à des
étrangers. Les consommateurs ne pourraient s'approvisionner qu'au fur et à mesure de leurs
besoins. La tenue d'un livre de contrôle serait imposée aux vendeurs.
En fixant à 1,25 fr. le ½ kg. le prix maximum auquel le Gouvernement achèterait les peaux,
les cuirs finis reviendraient à 4,37 fr. environ le croupon, ce qui ferait ressortir les prix des resse-
melages pour personnes adultes à 5 fr. environ la semelle avec talon, et à 3,75 fr., la semelle seule,
garantie croupon.
Sur ces propositions la Chambre s'est prononcée comme suit dans sa séance du 20 mai
Le rapport do la Commission qui propose l'acquisition par l'État d'un certain nombre de
peaux indigènes à un prix à fixer par le Gouvernement semblait assez concluant, mais des rensei-
gnement
ultérieurs ont fourni des éléments nouveaux à l'appréciation de la Chambre.
De ces renseignements il appert que la corrélation entre le prix de la viande et celui des peaux
ne saurait faire de doute. On peut admettre, en effet, que le prix du bœuf augmenterait de 5 c.
pour chaque réduction de 25 c. sur le prix de la peau. L'alternative de la viande chèvre ou du cuir
cher est ainsi donnée,
Si regrettable que soit la hausse exorbitante des chaussures et surtout des ressemelages, la
perspective d'une hausse sensible de la viande, article de grande consommation quotidienne, doit
primer nécessairement toute autre considération. En conséquence, la Chambre estime qu'il y a
lieu d'abandonner la question. Le rapport sera versé au Gouvernement à titre de documentation.
Chemins
de
fer.
Communications
avec
Rumelange
et
Dudelange.
Dans sa séance du 8 avril, la Chambre a présenté les desiderata suivants au sujet des com-
munications par chemin de fer avec Rumelange et avec Sarrebruck , sur lesquels elle a appelé
l'attention toute spéciale du Gouvernement
a) Communications avec Rumelange et Dudelange.
L'État actuel des communications par chemin de fer avec Rumelange, de celles de l'après-
midi en particulier, laisse beaucoup à désirer. Les voyageurs partant d'Esch par le train de 12 h. 59
sont obligés d'attendre à Nœrtzingen, pendant une heure et 41 Minutes, la correspondance pour
Rumelange; de même les voyageurs partant de Rumelange à 12 h. 49 doivent attendre, pendant
une heure et 39 minutes, la correspondance pour Esch. Il serait cependant dans l'intérêt des voya-
geurs de voir abréger le battement entre les deux trains pendant la période de la journée la plus
commode pour Ies affaires.
La suppression du train partant d'Esch à 12 h. 59 ne saurait être envisagée. Pour remédier
à cette situation, la chambre recommande d'intercaler un nouveau train Esch Luxembourg,
départ d'Esch à 2h.30, arrivée à Nœrtzingen à 2h. 40, lequel joindrait Bettembourg à 2h. 48,
En retardand de 10 minutes le départ du train quittant Bettembourg à 2h. 41 pour Dudelange,
on obtiendrait une communication très commode entre cette localité et Esch. Il y a lieu de faire
remarquer ensuite que les deux départs actuels de 12 h, 59 et de 4 h 30 , sont espacés pour les
besoins de la ville d'Esch. La création du nouveau train devrait être considérée comme ample-
ment justifiée déjà par cette considération.
A cette occasion, la chambre croit devoir recommander encore la création d'un nouveau
train Ottange-Esch, départ d'Ottange à 2 h. 30 arrivée à Nœrtzingen à 2 h. 35, établissant ainsi
une correspondance avec le train partant à 2 h. 43 de Nœrtzingen pour Esch. Il serait à désirer
enfin que le temps d'attente à Nœrtzingen pour le dernier train, qui est d'une heure entière environ,
fût sensiblement réduit ou supprimé.
b) Communications avec Sarrebruck.
Si, en général, nos communications avec Sarrebruck sont assez difficiles, la dernière commu-
nication du soir donne lieu à des réclamations particulièrement vives. En quittant Sarrebruck
à 5 h. 20, on arrive, à 6 h. 43 à Trèves où il faut attendre cinq heures le train pour Luxembourg,
lequel part à 11 h. 45 et doit arriver à Luxembourg à 12 h. 50, mais où il n'arrive en réalité que vers
1 h. 30 de la nuit. Si le train de Sarrebruck s'arrêtait à Karthaus, les voyageurs pour Luxembourg
pourraient utiliser le train ordinaire qui part à 6 h. 33 et arrive à Luxembourg à 8 h, 03.
Une autre solution pourrait encore être envisagée: on retarderait le départ de ce train, qui
quitte Trèves à 6 h. 20, l'express de Sarrebruck n'arrivant en gare de Trèves qu'à 6 h. 43. D'une
façon ou de l'autre, les communications de nuit entre Luxembourg et Sarrebruck pourraient être
sensiblement améliorées. La Chambre croit que pour l'établissement du prochain horaire il pour-
rait être tenu compte de ces propositions dans l'intérêt de nos industriels et commerçants.
Responsabilité du chemin de fer en cas de perte ou d'avarie des marchandises acceptées au transport.
A la date du 25 septembre, la Chambre de commerce a présenté au Gouvernement la requête
suivante
Il nous revient que l'administration allemande des chemins de fer belges décline la respon-
sabilité des dommages résultant de la perte ou de l'avarie des marchandises acceptées au transport,
laquelle est inscrite dans la Convention internationale de Borne sur le transport des marchandises
par chemin de fer. Il n'ensuit que toute marchandise expédiée en Belgique voyage aux risques et
périls de l'ayant droit et que celui-ci n'a aucune action contre le chemin de fer en cas de perte ou
d'avarie.
Nos transactions avec la Belgique, déjà si rares et si difficiles par le temps qui court, finiront
ainsi par devenir tout à fait impossibles. Si cette mesure d'exception peut s'expliquer par l'état
do guerre, le prix élevé des tarifs de transport ne la justifie en aucune sorte.
En appelant l'attention du Gouvernement sur cet état de choses, la Chambre a sollicité son
intervention auprès de l'administration allemande afin que celle-ci tienne compte dans une mesure
aussi large que possible des intérêts du commerce et de l'industrie parmi lesquels on doit consi-
dérer l'obligation pour le chemin de fer de répondre des marchandises acceptées au transport.
Revision des foires.
A différentes reprises, la Chambre, à l'occasion d'avis à émettre sur de nouvelles foires, avait
demandé Ja revision de nos foires en général, dont un grand nombre n'ont plus aucun intérêt au
point de vue du commerce des bestiaux. Le Gouvernement avait soumis, dans la suite, la question
à la Commission d'agriculture qui a fait des propositions définitives, lesquelles ont été soumises
à l'avis de, la Chambre de commerce.
Celle-ci constate avec satisfaction, dans son avis du 11 avril, que la Commission d'agriculture
partage entièrement sa manière de voir sur la question de la revision de nos foires en général.
Le nouvel échange de vues qui s'est produit à ce sujet est venu confirmer encore qu'une série de
foires n'ont plus aucune, raison d'être. Leur importance au point de vue du commerce des bestiaux
est parfaitement nulle ainsi que le prouvent surabondamment les relevés des transactions qui s'y
font. Pour justifier leur maintien, on se plaît à alléguer qu'elles ont toujours existé et que, somme
toute, sans répondre précisément à un besoin, elles ne font du tort à personne. A ces raisons d'iner-
tie il y a lieu d'opposer des arguments moraux et économiques. Il est notoire, en effet, que toutes
ces foires insignifiantes disséminées le long du calendrier forment autant d'occasions consacrées
par la tradition, officielles en quelque sorte, pour la musarderie et l'ivrognerie. Ainsi que la Com-
mission d'agriculture le fait remarquer, elles exercent une influence particulièrement fâcheuse
sur les domestiques qu'elles incitent au désœuvrement et à l'abus de boissons alcooliques. La sup-
pression de toutes ces foires qui n'ont aucune signification pour le commerce des bestiaux serait
donc à considérer comme un proprès très réel nu point de vue social et économique.
La Chambre croit devoir se borner à envisager celle question au point de vue général, sans
se prononcer à l'endroit den diversen foires dont la suppression est proposée. Elle prie le Gouver-
nement d'agir dann le sens des propositions qui ont été faites par la Comission d'agriculture.
Marché hebdomadaire à
Schifflange.
Consultée par Je gouvernement nur la question de l'opportunité de la création d'un marché
hebdomadaire à Schifflange, la Chambre estime que le marché réclamé par l'administration com-
munale ne laisserait pan que de présenter un certain intérêt pour celte localité qui est habitée en
grande partie par des ménages d'ouvriers et d'employés. Ces ménages désirent se fournir, pour
autant que possible, dann le plus proche voisinage.
s'il n'est guère probable que ce marché doive prendre une importance réelle, il paraît, au sen-
timent de la Chambre, répondre à un besoin incontestable de la population de Schifflange. La
question de son approvisionnement, qui peut présenter quelques difficultés dans les commencements,
finira par se résoudre d'elle même, La demande une fois constatée, l'offre s'empressera de s'y
adapter et de s'arranger de manière à assurer un service d'approvisionnement régulier.
Législation commerciale.
L'arsenal de notre législation commerciale manquait depuis longtemps d'une loi sur les so-
ciétés commerciales. L'œuvre entreprise depuis plus de trente ans a abouti à l'importante loi du
30 août 1915. Loi excellente, puisque, grâce à l'incorporation dans. ses textes des dispositions
de la loi belge du 25 mai 1913, nous, sommes dotés, en celle matière, d'une législation vraiment
moderne, en accord avec les tendances et besoins de notre époque. Jusque là nous ne disposions,
en fait de législation des sociétés commerciales, que des rares textes inscrits aux art. 18 à 64 du
Code de commerce. Il n'y avait pas moyen de fonder une ,société anonyme sur la base de ces seuls
texten légaux insuffisants: il fallait des lors. insérer dans. les statuts de la société en formation les
nombreuses dispositions de la législation belge, lesquelles passaient ainsi, à. titre contractuel, dans
le domaine de la pratique luxembourgeoise L'autorisation gouvernementale était requise pour
le fonctionnement de la société anonyme.
Les longues hésitations qu'accuse l'élaboration de la nouvelle loi proviennent eu majeure
partie de considérations empruntées à la .situation toute particulière du Grand-Duché, dont l'in-
térêt économique exigeait de grandes facilités dans la constitution de sociétés, alimentées, d'une
façon prépondérante par les capitaux étrangers. Le cauchemar de l'époque dite « Gründerperiode»
faisait sans doute apparaître comme urgente l'élaboration d'une législation apte ri parer aux abus
les plus criants, mais tant que la Belgique n'était pas décidée à faire un pas de plus dans la voie
do la réalisation den idées de réforme qui surgissaient de partout, il était malaisé pour le petit
Grand-Duché, tributaire de l'étranger pour les capitaux devant alimenter la grande industrie,
de se poser en champion des idées nouvelles.
C'est ainsi que n'explique le Iong silence qui s'est. fait autour des avant-projets élaborés à
l'intention de notre pays, par deux distingués juristes belges, MM. les professeurs Nyssens et
Corbiau.
L'idée maîtresse de la réforme se résume dans la formule: liberté pour les associés, sécurité
pour les tiers. Partant de la prémisse que le pays doit encourager et stimuler les initiatives, tout
en garantissant l'épargne contre les entreprises téméraires d'aigrefins en quête de victimes, le
législateur luxembourgeois a été bien avisé de faire à la Belgique l'emprunt d'une législation essen-
tiellement libérale, c'est-à-dire, soucieuse de déblayer le terrain de toute entrave inutile, mais
à la lois protectrice des intérêts du grand public. Ces derniers sont efficacement protégés par un
ensemble de textes qui proclament la responsabilité tant civile que pénale des fondateurs et qui
assurent une large publicité à tous les faits essentiels de la vie d'une société: constitution, bilan
de fin d'année, émission d'actions et d'obligations, changement du personnel des administrateurs
et commissaires, etc. Le petit actionnaire est protégé par la limitation de la puissance de vote du
détenteur du gros paquet d'actions et par l'institution d'un recours collectif contre les adminis-
trateurs et commissaires, que l'assemblée générale peut décréter; la vérification et la spécification
des apports de fondateurs en échange d'actions ou parts de fondateurs font l'objet de disposi-
tions spéciales. Les actions d'apport doivent rester à la souche pendant deux ans. Le contrôle
do la part des commissaires est accentué. La nouvelle loi organise l'assemblée des obligataires,
etc., etc.
Pour bien marquer le progrès que la loi belge du 25 mai 1913, incorporée dans notre loi du
10 août 1915, réalise sur le passé, dans le domaine de la société anonyme, nous résumerons suc-
cinctement les modifications qu'elle apporte à la législation préexistante
1° Dorénavant chaque action, lors de la constitution de la société, devra être libérée d'un
cinquième, non plus seulement d'un dixième.
2° L'acte de société devra porter la série des mentions suivantes, non obligatoires jusqu'alors
a) la spécification de chaque apport qui n'est pas effectué en numéraire, les conditions aux-
quelles il est lait et le nom de l'apporteur;
b) les mutations à titre onéreux dont les immeubles apportés à la société ont été l'objet pen-
dant les cinq années précédentes, ainsi que les conditions auxquelles elles ont été faites;
c) Ies charges hypothécaires grevant les biens apportés;
d) Ies conditions auxquelles est subordonnée la réalisation des droits apportés en portion;
c) la cause et la consistance don avantages particuliers attribués à chacun des fondateurs;
f) le montant, au moins approximatif, des frais, dépenses, rémunérations ou charges, sous
quelque forme que ce soit, qui incombent à la société ou qui sont mis à sa charge à raison de sa
constitution.
3° Les responsabilités des fondateurs sont précisées.
4° L'offre et la vente publiques d'actions ou parts bénéficiaires devront être précédées de la
publication, aux annexes du Mémorial, d'une notice contenant les renseignements essentiels sur
la constitution et le fonctionnement de la société.
5° Les propectus et circulaires doivent reproduire le texte de la notice.
6° La matière des parts de fondateur reçoit un commencement de réglementation; les statuts
devront déterminer les droits qui y sont attachés.
7° Les actions représentatives d'apports, ne consistant pas en numéraire, ainsi que Ies parts
de fondateurs ne sont négociables, par les voies ordinaires et sauf exception, qu'à la suite de la
publication du second bilan.
8° Le cautionnement des administrateurs et commissaires est à fournir en actions nomina-
tives, L'assemblée générale peut, à toute époque, exiger un supplément de cautionnement.
9° Les commissaires sont toujours à la nomination de l'assemblée générale, qui en détermine
Ie nombre et en fixe les émoluments.
10° Ils peuvent se faire assister par un expert »m vue de la vérification des livres et comptes
de la société.
11° L'assemblée général qui a décidé d'exercer contre les administrateurs et commissaires
en fonction l'action en responsabilité dite «action sociale» peut charger un ou plusieurs manda-
taires de l'exécution de cette délibération.
12° La loi nouvelle organise Ies sous-assemblées pour les actionnaires de catégcories différentes.
13° Les dispositions concernant la confection du bilan sont renforcées par l'obligation d'énon-
ciation circonstanciées en ce qui concerne la fortune, tant active que passive de la société.
14° Les actionnaires sont mis en mesure de discuter utilement le bilan à l'assemblée générale,
en recevant communication préalable des données et documents essentiels qui s'y réfèrent.
15° Après l'adoption du bilan, l'assemblée générale se prononce, par un vote spécial, nur la
décharge des administrateurs et commissaires.
16° Une publicité efficace entourera le bilan, le compte des profits et pertes et la répartition
des bénéfices nets.
17° L'émission d"obligations est réglée; par le groupe de dispositions formant l'objet des art. 79 à 98
Voici, en substance, le contenu de ces dernières dispositions
a) l'émission et la vente de titres d'obligations sont précédées de la publication, aux annexes
du Mémorial d'une notice analogue à celle qui prélude à une émission ou vente d'actions
b) les souscriptions prospecteur, circulaires, affiches et insertions doivent reproduire le texte
de la notice;
c) les porteurs d'obligations. uni droit aux mêmes, communications. que les actionnaires; ils
peuvent assister aux assemblées générales des actionnaires mais avec voix consultative seulement ;
d) l'obligation nominative est réglée d'une façon circonstanciées;
e) les obligataires peuvent être convoqués en assemblée générale; celle-ci a le droit;
1. d'accepter des sûretés particulières au profil des porteurs d'obligation;
2. de consentir à une prorogation d'echéance d'intérêts ou à une réduction du taux de l'in-
térêt;
3. de modifier les conditions de l'amortissement ;
4. d'accepter la substitution d'actions aux créances des obligataires;
5° de décider des actes conservatoires à faire dans l'intérêt commun.
6° de faire choix des mandataires qui représenteront les obligataires dans les procédures
relatives à la réduction ou à la radiation des inscriptions hypothécaires.
f) la validité des délibérations des assemblées d'obligataires est subordonnée à des condi-
tions de présence et de majorité spéciales;
g) les sous-assemblées sont prévues pour les obligataires de catégorie différente;
h) l'inscription, la réduction, la radiation et la purge de l'hypothèque garantissant un emprunt
obligatoire font l'objet de dispositions détaillées.
18° La condition résolutoire tacite sous-entendue dans les seuls contrats synallagmatiques
est désormais applicable au prêt, contrat unilatéral, réalisé sous forme d'émission d'obligations.
19° Les dispositions pénales sont renforcées.
Il est cependant un point, sur lequel notre législation est incontestablement en progrès sur
la loi belge. D'après celle-ci les entreprises à caractère civil, telles les spéculations en immeubles
ou encore n'importe quelle branche de l'industrie agricole ne peuvent pas revêtir les formes d'une
société commerciale, ni partant participer aux avantages considérables que le moule de la société
commerciale offre à ses affiliés. Sous ce rapport, nous avons préféré suivre la loi française qui ne
l'ait nulle distinction entre l'entreprise commerciale et celle à caractère civil, l'une et l'autre pou-
vant emprunter les formes de la société commerciale et être dès lors assujetties à toutes les consé-
quences découlant de la commercialité.
L'intérêt pratique immédiat de la nouvelle législation se concentre sur la question de savoir,
lesquelles, parmi ses dispositions, devaient être nanties de force rétroactive, c'est-à-dire s'appli-
quer même aux sociétés constituées avant la mise en vigueur de la nouvelle loi. L'art. 175 fait
le départ entre les dispositions applicables aux sociétés existantes et celles à créer ultérieurement.
La matière de la société en nom collectif (la «offene Handelsgesellschaft» du droit allemand)
et la société en commandite simple — type de société fort intéressant, convenant si bien aux en-
treprise de moyenne envergure et se rapprochant assez de la société à responsabilité limitée du
droit allemand (G. m. b. H.) n'a subi que de légers remaniements.
Reste la vivante matière de la société coopérative. Depuis 1873, année en laquelle le légis-
lateur belge a organisé le droit des sociétés commerciales, au nombre desquelles figure la société
coopérative, le besoin de modifications à apporter au chapitre de la société coopérative ne s'est
pas fait sentir. Aussi avons nous repris telles quelles les dispositions de la loi belge, sauf que l'or-
ganisation et la gestion des sociétés coopératives sont soumises au contrôle du Gouvernement
(art. 137 de la loi). Il ne, s'agit pas là d'une immixtion des pouvoirs publics dans un domaine qui
doit rester avant, tout, le champ clos de l'initiative privée, mais bien de l'organisation — dans
l'intérêt des
tiers
d'un contrôle qui portera surtout sur la comptabilité de la société et sur l'ac-
complissement den multiples devoirs prévus par la loi, contrôle analogue à celui qu'une large publi-
cité dirige autour du fonctionnement de la société anonyme.
La société coopérative n'est pas le cadre de grandes entreprises industrielles. Elle n'en peut
pas moins prendre de l'ampleur et grouper en elle les intérêts épars de la classe si intéressante
de« petites et, moyennes gens, intérêts se traduisant par des chiffres d'affaires annuels de centaines
de mille francs. L'on distingue surtout la société coopérative de consommation et celle de crédit,
l'une et l'autre ayant pour objet l'élimination de l'intermédiaire, négociant ou banquier. Leur
fonctionnement convenable suppose, une direction active et éclairée. Pour aboutir au but, les coopé-
rateurs, véritables concurrents du commerce libre, doivent emprunter les méthodes de ce dernier.
La coopération, qui n'est pas dirigée d'après la saine méthode commerciale menace de sombrer
La leçon du passé, chez nous comme ailleurs, l'atteste. Cela est vrai pour le compartiment de la
consommation comme pour celui du crédit. Dans le premier de ces domaines, les expériences tentées
chez nous ne sont guère concluantes. Plus d'une de ces coopératives a, au bout de quelques temps,
abandonné lu. lutte, Pareils exemples ne sont certes pas faits pour étayer la thèse de la supériorité
de l'association de consommation sur le commerce libre. Au demeurant, l'antagonisme entre coo-
pérateurs et petits commerçants, qui, chez nous comme ailleurs avait pris les allures d'un dissen-
timent âpre et grave, est en voie d'apaisement. Les coopérateurs ont fini par comprendre que de
l'idée, excellente en elle, à sa mine en pratique, loyale et durable, il y a du chemin; l'intermédiaire-
marchand de son côté, secoué par l'apparition inopinée d'un concurrent redoutable, auquel le,s
économistes attribuent, non sans raison, le rôle de régulateur du commerce libre, a su maintenir
son rang et affirmer son droit à l'exintences. Il a modernisé son outillage et ses méthodes, recourant
à son tour à l'arme puissante de l'association et .servant ainsi la cause du progres.
Qu'on n'oublie pus que les doctrines d'école n'opèrent pas aveuglément, qu'elles valent tant
que valent Ies hommes qui se proposent de les mettre en pratique et que, des lors, les luttes stériles
n'épuisant eu discussions théoriques sur les avantages et la supériorité de telle origanisation sociale
sur telle autre ne l'ont pas faire un pas de plus à la réalisation des idées, Les faits, voilà ce qui im-
porte, l'avenir dira si le coopératisme dans notre pays a tenu les promesses que ses promoteurs
ont fondées sur lui.
Il est un domaine dans lequel l'idée coopérative a fourni d'excellents résultats celui du crédit
personnel. Notre loi offre toute la souplesse voulue pour le fonctionnement convenable de caisses
de crédit analogues à celles qui, par dizaines de mille, sont disséminées. à travers les. pays voisins.
Toutes les modalités voulues peuvent y trouver place. Souhaitons que l'idée fasse du chemin et
que cultivateurs, artisans, petits commerçants, en un mot travailleurs de toutes catégories puissent
y trouver enfin le moyen de satisfaire le pressant besoin économique qui constitue non seulement
« l'âme du commerce», mais encore un facteur de vie essentiel dans toute autre branche d'activité
et qui n'appelle crédit.
C'est sur cette considération que nous terminons notre aperçu nécessairement sommaire et
superficiel sur l'importance réforme que constitue la loi du 10 août 1915 sur les sociétés commer-
ciales.
La législation commerciale et industrielle, dans notre pays a pris de l'ampleur au cours de ces
derniers vingt ans. Le mouvement d'idées de réforme s'accentue de jour en jour. Une codification
convenable des nombreuses lois et dispositions réglementaires touchant aux intérêts variés et
multiples du commerce, de l'industrie et du travail est donc de la plus haute utilité. C'est à ce besoin
que répond l'excellent et méritant ouvrage que vient de publier M. Ruppert, conseiller secrétaire
général honoraire du Gouvernement, sous le nom de Codes du commerce, de l'industrie et du
travail, véritable vade mecum de quiconque — juriste, commerçant en industriel, désire s'orienter
rapidement dans le dédale de cette législation si touffue.
17.
Bassin
d'Esch.
fr 2.521.187
t. 1.365.052
%
26,88
t.
426.965
fr. 4.468.830
%
0,66
Bassin de
Rum.-Dudel.
3.612.926
2.487.195
27,92
703.622
8.383.899
0,60
Bassin de
Differdange.
2.916.752
2.287.187
30.88
704.247
6.632.335
0,75
Totaux.
9.050.865
6.139.434
28,56
1 834 834
19485.064
0,67
L année 1915 s' ouvrit sur une demande exubérante, généralement pressée et peu exigeante
pour les qualités à livrer. Comme les ouvriers du fond, par suite du départ de nombreux ouvriers
étrangers, faisaient défaut, les exploitations à ciel ouvert, où la main-d'œuvre apprise n'est pas
nécessaire, furent remises en faveur. Bientôt la demande des minerais phosphoreux s'exaspérait.
Toutes les qualités trouvaient preneurs. Les déblais même, longtemps négligés et jugés sans va-
leur, furent écoulés à des prix encore rémunérateurs.
Cette situation se continua jusqu'au mois d'août. A cette époque, le marché commençait à
n'alourdir, A l'inflation de la demande succédait le calme. La consommation se montrait hésitante
et réservée. Les usines du Bas-Rhin et de la Westphalie, nous semble-t-il, trouvant à s'approvi-
sionner ailleurs en minerais phosphoreux, délaissaient le bassin minier luxembourgeois.
Le revirement fut assez brusque. Vers la fin de l'année, l'atonie était complète. Les marchés
traînaient en longueur; les acheteurs observaient une grande réserve tout en se montrant fort exi-
geants pour les qualités à livrer. Les premiers mois de l'année 1916 n'ont pas modifié l'allure dé-
primée du marché, qui ne s'est pas encore ressaisi depuis.
Les prix des minerais, depuis le commencement de la guerre, ont été l'objet de sérieuses aug-
mentations. La moyenne des prix à la mine, qui, pendant les dix dernières années, avait oscillé
entre 2,50 fr. et 3 fr., s'est relevée subitement: elle est de 3,16 fr. pour 1914 et de 3,17 fr. pour 1915.
La production moyenne par ouvrier ressort à
tonnes d'une valeur de
La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats
suivants
Nombre des sièges d'exploitation
Nombre des ouvriers employés
Production totale
Valeur de la production
Prix moyen par tonne
1914.
t.
5.007.457
fr. 15.826.514
»
3,16
1915.
t.
6.139.434
fr. 19.485.064
»
3,17
Minières.
La statistique de production pour l'année 1915, établie par l'Administration des Mines, ren-
seigne les résultats ci-après
Nombre des exploitants
Nombre des sièges d'exploitation
Nombre des ouvriers occupés
Salaires payés
Production
Teneur moyenne en fer
Teneur en fer de la production totale
Valeur à la mine
Teneur en phosphore
A travers Ies défaillances et Ies relèvements du marché, la tendance à la hausse des prix persiste.
Le sommet de la courbe s'observe vers le mois d'août. Le prix des minerais calcareux se fixe
alors vers 45 fr. pour minerais d'une teneur en fer de 30 % avec augmentation de 0,37½ fr. pour
chaque pourcent de fer en plus; les minorais siliceux d'une teneur de fer de 35 %
qui cotaient
34 fr. vers le commencement de l'année, s'acheminent vers 39 fr. ; les tout-venant première qualité
de 35 à 38 % de for vont de 42,50 fr. à 49 fr. Ce sont là, bien entendu, les prix maxima de l'année,
qui se sont légèrement effrités pendant les derniers mois.
A noter cependant que tous Ies facteurs qui concourent à la formation du prix de revient
salaires, explosifs bois de mine, etc., sont en forte augmentation. Si le mouvement des salaires
varie suivant les régions, la hausse n'est guère inférieure à 10 à 20 %. Le renchérissement des
explosifs au salpètre, très rares au demeurant, a conduit à leur remplacement progressif par des
explosifs chloratés. Quant au prix des bois de mine, il est en progrès notable: de 26—27 fr, il s'est
avancé à 36—37 fr.
Le nombre des ouvriers occupés dans les exploitations minières, qui était de 5370 à la veille
de la guerre, tomba brusquement à 1240 au lendemain de l'ouverture des hostilités. L'exode des
ouvriers italiens, expulsés du bassin de Bricy, avons nous dit dans notre précédent rapport, répan-
dit la panique parmi Ies ouvriers italiens du bassin minier luxembourgeois qui quittèrent précipi-
tamment le travail pour rentrer dans leurs foyers. La panique dépeuplait Ies mines. Le chômage
s'étendait de jour en jour. Pendant la seconde moitié du mois de septembre et au mois d'octobre,
le travail reprit progressivement, et vers la fin de l'année, le travail de mine représentait 80 % de
l'occupation ordinaire.
Peu à peu la situation tendait à redevenir normale, C'est à peine si, pendant Ies premiers
mois de l'année 1915, le marché indigène put satisfaire aux demandes des mines. A mesure que
l'année s'avançait, la demande devenait plus considérable et plus pressée. Le manque d'ouvriers
aptes au travail en galerie était particulièrement sensible.
La production moyenne par ouvrier, qui était de 1140 tonnes en 1914, est en très sérieuse
augmentation: elle renseigne 1393 tonnes pour 1915. Ce relèvement très significatif de la courbe
de production par tête d'ouvrier est dû à I'emploi plus étendu et plus général qui est fait des ma-
chines, mais la courbe a été influencée certainement aussi par les fortes expéditions de déblais.
Le volume des exportations en Begique est très modeste. Quelques expéditions sans impor-
tance réelle ont été faites par les usines Cockerill. La Providence et Thy-le- Château. Le total des
expéditions n'a pas dépassé 20.000 tonnes par mois; il est resté, en général, fort au dessous de ce
chiffre.
Nos importations ont été pour ainsi dire nulles: elles se chiffrent à 568 tonnes de minette
et 257 tonnes de minerai de manganèse importées de Belgique.
La statistique douanière renseigne pour les dix dernières années, le mouvement suivant des
exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas partie du
Zollverein
Minettes
t.
2.808.150
2.806.204
Scortes
Thomas
moulure
t. 29.651
» 7.581
Minettes
» 2.213.886
» 1.784.522
» 2.001.758
» 1.751.819
» 1.768.964
» 1.887.245
»
494.368
»
176.493
Scories Thomas moulues
16 691
6.410
10 880
14.944
» 73 877
» 23.467
»
5.637
La courbe du rendement par
ouvrier s'établit comme suit po-
ur les cinq dernières années
production moyenne
t.
1.154.247
» 1.221.980
» 1.262.328
» 1.140.891
1.392.798
Valeur
fr. 3.551.87
3.662.12
» 3.782.64
» 3.604,30
» 4.420,40
Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts fourneaux s'établit
comme suit pour les dix dernières années
Production
des minières
t; 7.229.385
» 7.492.870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6.263.385
» 6.059.797
» 6.533.930
» 7.333.372
» 5.007.457
» 6.139.344
Production des
Consommation des hauts fourneaux
hauts fourneaux
(sans distinction de provenance)
t.1.460.105
» 1.484.872
» 1.299.918
» 1.552.590
»1.682.519
» 1.728.973
» 2.252.229
» 2.547.861
» 1.827.270
» 1.590.773
t. 4.688.919
» 4.757.364
» 4.120.410
» 5.054.550
» 5.550.926
» 5.785.143
» 7.489.215
» 8.656.670
» 6.137.609
»5.670.758
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières
depuis 1905
Production
t. 7.229.385
» 7.492.870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6.263.385
» 6.059.797
» 6.533.930
» 7.333.372
» 5.007.457
» 6.139.434
Valeur totale
fr. 17.979.103
» 21.997.404
» 16.696.005
» 15.850.966
» 17.747.017
» 18.647.326
» 19.427.508
» 21.965.818
»15.826.514
» 19.485.064
Prix de la tonne
fr. 2,49
» 2,93
» 2,88
» 2,73
» 2,83
,»
» z,y<
» 2,99
»
3,17
Le tableau graphique ci-contre donne la prosuction des minières du Grand-Duché depuis
1889.
Production des Minières.
Rélevé indiquant tes expéditions et les importations de minettes pendant les années 1910 à 1915.
Relevé indiquant les expéditions de minettes du bassin lorrain pendant les années 1913 à 1915.
Années
QUANTITÉS EXPORTÉES VERS
Production,
totale
de
minettes
t.
21.153.328
14.020.038
10.755.524.
Quantité
consommée
en
Alsace-
Lorraine
le
Grand-Duché
de
t.
14.677.190
9.496.434
7.163.028
le
bassin
de
la Sarre
t.
2.812.418
1.864.898
1.781878
le
bassin
rhénan-
vvestphalien
t.
2.909.606
2.201760
2.341735
Total
t.
20.399.214
13.563.092
11.286.641
la
Belgique
t.
237.035
95.979
la
France
t.
517,079
286.652
Total.
t.
754.114
382.631
Total général
t.
21.153.328
13.945,723
11.286. 641
Année
Production totale
minellds
t.
6.264.000
3.060.000
6.523.900
7.331.050
5.007.500
6.139.500
Quantité vendue
ou consemmée
Grand-Duché
t.
3.303.000
3.305.000
3.803.700
4.424.850
3.17.5.600
3.629.100
QUANTITES EXPORTEES VERS
la Lorraine
t.
193.000
214.000
180.900
278.760
147.800
399.900
le bussin
de la Surre
318.000
371.000
351.500
240.240
223.500
193.000
rhénan
554.000
502.000
526.000
541.350
544.800
1778.700
Total
t.
1.065.000
1.087.000
1.058.400
1.060.350
916.100
2.371.600
Ia
Belgique,
t.
1.519.100
1.318.000
1.294.600
1.470.450
662.300
141.500
la
France
t.
377.000
350.000
367.200
375.400
146.600
Total
t.
1.896.000
1.668.000
1.661.800
1.845.850
808.900
141.500
Total
général
t.
2.961.000
2.755.000
2.720.200
2.906.200
1.725.000
2.513.100
Prix de vente
fr. c.
2 84
3 07
3 09
3 47
3 24
3 50
QUANTITES DE MINETTES
ÉTRANGÈRES IMPORTÉES
de
Lorraine
t.
1.652.536
2.039.500
2.652.244
2.815.100
2.068.079
de
France
t.
447.560
348.800
576.258
1.218.100
708.400
Total
t.
2.100.096
2.388.300
3.228.502
3.943.200
2.776479
Rappel de la production des minières depuis 1868.
.1883
Tonnes
722.039
924.382
911.695
990.499
1.174.334
1.331.743
1.442.668
1.090.845
1.100.729
1.262.825
1.407.617
1.613.392
2.173.463
2.161.881.
2.539.295
2.551.090
1 8 9 5
2.447.634
2.048.440
2 .
361.372
2.040.710
3.261.925
3.102.75
3.359.413
3.102.050
3.370.352
3.351.938
3.958.280
3.913.076
4.758.741
5.349.009
5.348.951
6.014.394
6.171.229
4.455,179
5.130.069
6.010.012
6.347.781
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
7.333.372
5.007.457
6.139.434
Métallurgie.
Aux hésitations et inquiétudes qui dominaient le marché sidérurgique vers la fin de l'année
1914, succéda brusquement et sans transition, an début. de l' année nouvelle, un mouvement d' af-
faires d' une certaine envergure. Les ventes prenaient une ampleur incontestable, pour conserver
une allure satisfaisante jusqu' à la fin de l' année. La situation de la métallurgie considérée dans
son ensemble se présente sous un aspect favorable. La production du fer a atteint, dans le Zoll-
verein, 60% de la production normale et les prix pratique ont été rémunerateurs.
Il est vrai que tous les compartiments n' ont pas été sollicités dans mesure égale par le
relèvement subit du marché. La situation varie avec les produits. Les fontes phosphoreuses étaient
très demandées pour l' intérieur aussi bien que pour l' exportation. Au fur et à mesure que l' année
s' avançait les affaires s' animaient et les usiues éprouvaieut des difficultés. réelles à .satisfaire la
clintèle. En demi-produits la demande de janvier ne dépassait guère celle des mois précédent,
elle s' améliorait à partir du moi de février et, si nous exceptions la légere défaillauce du mois de
mai, continuait d' être favorable jusqu' à la fin de l' année,
Le marché des profilés assez déprimé pendant l' hiver se ressaisit vigoureusement au prin-
temps, pour retomber bientôt dans le calme. L' animation en fers marchands était telle qu' au
printemps les livraisons n'ont pas être effectuées à temps; plus tard cependant la situation rede-
venait hésitante à la suite des divergeuses qui s' étaient produits au sein de la «Stabeisenkon-
vention » .
Vers la fin de l'année, nous remarquons une situation satisfaisante dans la plupart des com-
partiments avec des prix de vente en rapport avec le relèvement du coût de la production. Voici
l'appréciation qu'en donne le « Stahlwerksverband » pour les produits syndiqués
Demi-produits. — En demi-produits, l'allure des ventes pour l'intérieur continue de donner
satisfaction; avec les ventes à l'exportation il a suffi à entretenir le besoin d'occupation des usines.
Assez souvent la clientèle doit compter avec d'assez longs délais de livraison. Eu égard à l'aug-
mentation du prix de revient, les prix de vente ont été majorés de 5 mk. pour les blooms, de 7,50
mk. pour les billettes et de 10 mk. pour les platines. Les exportations vers les pays neutres se sont
maintenues à un niveau satifaisant.
Matériel de voie. — Le volume d'ordres a permis de répartir aux laminoirs à rails des com-
mandes abondantes. Plusieurs marchés importants ont été conclus avec les pays neutres. La de-
mande en rails de mines s'est maintenue au niveau des deux mois précédents; elle est proportionnée
aux besoins de travail des usines afférentes. Les marchés annuels avec les charbonnages de la
région rhénane-westphalienne sont conclus en grande partie; ils sont plus importants comme
quantités que ceux de l'année dernière. Le calme a continué en rails à gorge; certains indices laissent
supposer qu'il faut s'attendre pour le printemps à des demandes plus fortes de la clientèle indigène.
Profilés. — Il n'y a aucun changement à signaler dans la situation du marché intérieur. Seules
les fabriques de wagons renseignent du travail satisfaisant par continuation. Pour les profilés,
également, l'augmentation du prix de revient a nécessité un relèvement immédiat des prix de
10 mk. Le mouvement des exportations vers les pays neutres est resté sans modification dans son
ensemble. Le volume des spécifications a dépassé de 5000 tonnes celui de novembre. Des propo-
sitions d'affaires pour la Roumanie et la Bulgarie ont abouti, depuis, à la conclusion de quelques
marchés.
Le « Roheisenverband», de son côté, donne l'aperçu suivant de la situation : Le mouvement
des affaires en fontes spéciales pour l'intérieur a débuté également d'une manière satisfaisante
pour le nouvel exercice. La demande en fonte hématite, acier et spiegel, est très forte; elle con-
tinue à occuper les usines jusqu'à la limite de leur capacité de production. En fonte de moulage
n° 1 et III, les ventes sont restées satisfaisantes. Les affaires en fontes de moulage luxembourgeoises
sont relativement calmes pour l'intérieur, mais les demandes à l'exportation pour les pays neutres
sont en augmentation. Des marchés d'une certaine importance ont été conclus à des prix satis-
faisants. Au mois de décembre, les expéditions ont atteint 53% de la participation contre 55%
pour les deux mois précédents. Le recul des expéditions est dû à la diminution de la capacité de
production de quelques hauts fourneaux.
L'effervescence des prix, très prononcée pendant les deux premiers trimestres, après avoir
porté les cours à dm niveaux inusités, s'est calmée pendant le deuxième semestre. Leur violente
poussée a été tempérée certainement par la politique sage et modératrice des syndicats, du Roh-
einseverband et du Stahlwerksverband. Les cours des fontes de moulage se sont développés comme
nuit
1er trimestre
2° trimestre
N° I
mk. 79,50
86,50
94.00
N° III
mk. 74,50
81,50
89,00
N° III. luxemb. base Lux.
mk. 62,50—65,50
69,50
74,50
La production métallurgique du Grand-Duché, comparée à celle de l' année précédente, laisse
apparaître le. mouvement suivant
Le relèvement très considérable des prix n'explique par l'accroissement de la demande, l' aug-
mentalion du prix de revient et diversen autres circonstances en rapport avec la guerre. Les prix
den demi-produits ont suivi le même mouvement
1er trimestre
2e trimestre
3e et 4e trimestres.
Lingots
mk
90.00
97.50
102.50
mk
95.00
107,50
Billettes
mk.
102.50
110,00
115.00
Platines
mk.
105,00
112,50
117,50
Les produits finis qui obéissent à des conventions de prix plus ou moins énergiques se sont
avancés plus résolumenet vers la hause, les tempéraments apportés à leur marche en avant par
l'action des syndicats étant moins efficaces. Pour les principaux produits finis, les prix ressortent
comme suit
1er
trimestre
2e
3e
4e
Fers marchands
mk,
105 110
130 140
125 135
Tôtes fortes
mk.
127.50
140 145
145 150
Fil machine
mk,
120 125
130 140
Si le chemin parcouru depuis le commencement de la guerre est très considérable, la hausse
ne paraît pas encore toucher à son terme. Les derniers cours fixés pour les fontés spéciales à partir
du 1er mars 1916 sont encore en augmentation. Il y a lieu de faire remarque cependant que les
Cours pratiqué par les syndicats des fontes sont très sensibles inférieurs à ceux signalés par
l' Angleterre le concurrent le plus importante du Zollverein en temps normal. La comparaison
den prix allemands et anglais est à l' avantage des premiers.
Prix allemandes
fonte hématite
fonte de moulage
fonte de montage III
fonte hématide
fonte de moulage écos-
saise
fonte Middlesbrough III
Avant la guerre
mk.
78.50
74 50
sh.
59.6
Prix actuels
mk.
122.50
sh,
98.6
Augmentation
à la tonne
mk.
44.00
21.50
21.50
sh,
Augmentation
en %
29%
125%
66%
La courbe, den expéditions totales des produite A réalisées par le Stahlwerksverhaud s' est
développée comme suit pendant les trois dernières années
Différence
Hauts fournaux
t.
1.827.270
1.590.773
236.497
980.384
36.498
t.
22.954
16.649
6.305
Demi-produits
t. 1.680.692
1.441.480
825.519
Matériel fixe de voie
t. 2.344.507
2.190.672
1.623.882
Profilés
t. 2.181.912
1.402.409
796.723
Totaux
t
6 337 905
4.734.561
3.246.124
Les expéditions mensuelles, comparées aux mois correspondants de l'année précédente,
donnent le mouvement suivant pour les trois catégories de produits (en tonnes)
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre.
Octobre ..
Novembre
Décembre .
Totaux ...
Demi-produits
143.002
134.489
153.170
133.841
131.378
130.998
.1.28.056
15.165
36.748
46.023
38.717
49.893
1.441.480
51.832
66.050
86.865
80.143
62.002
77.804
61.768
59.303
67.220
68.344
69.099
75.089
825.519
Matériel fixe de voie
211.390
214.567
206.325
199.139
231.072
252.056
186.231
61.390
150.741
159.973
149.911
167.877
2.190.672
151.841
140.490
160.435
132.210
142.207
154.736
118.737
120.057
117.426
130.981
118.942
135.820
1.623.882
Profilés
100.799
133.869
201.033
179.465
190.422
182.099
156.135
18.429
57.705
74.574
57.460
50.419
1.402.409
51.343
60.365
104.260
93.762
84.357
86.412
77.587
70.720
62.194
57.953
53.709
54.061
796.723
Statistique de production.
a) Hauts fourneaux.
Nombre des fours existants
Nombre dos fours à feu
Nombre des semaines de travail.
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de minerais
indigènes.
exotiques
Consommation de cokes
Année 1914
fr.
t.
7.117.550
6.137.609
2.069.162
Année 1915
fr.
8.415.462
t.
5.612.369
58.389
1.908.684
Production;
fonte d'affinage
fonte Thomas
Fonte de moulage
divers
Ensemble
Quantités
t.
t.
11.205
1.7.1.4.502
101.163
1.827.270
t.
t.
1.418.247
171.106
1.174
1.590.773
Valeur
fr.
fr.
671.379
106.630.317
6.193.465
35.000
113.170.161
fr.
fr.
17.081
101.565.233
12.221.819
88.050
113.892.183
b) Aciéries
a) Laminoirs.
Le tableau ci-après donne le mouvement et lu valeur de la production de la fonte pendant
des dix dernières années
Production
t.
t.
1.460.105
1.484.872
1.299.918
1.552.590
1.682. 519
1.728.973
2,252.229
2.547.861
1.827.270
1,590.773
Valeur totale
fr.
fr,
91.345,435
103.642.207
86.775.116
91.755.518
100.777.962
102.165.507
135,788,759
163.359.161
113.170.161
113.892.183
Prix de la tonne
fr.
fr.
62,56
69.80
66,75
59.23
59.89
59,09
6 0 , 2 9
64.11
60,60
71,59
Nombre
des
aciéries
Nombre des ouvriers occupés
Montant
des
salaire
payés
Consommation
de
matières
premières
fontes
ferro-manganèse
mitrailles
minerais
chaux et dolomies
fr.
t.
Année 1914
1.088
2.203.341
1.228.913
2.887
36.873
9,399
164.439
fr.
t.
Année 1915
1.232
2.489.701
1.097.710
2.431
14.372
115.324
Production
acier brut ( lingots)
acier
coulé
et
au
four
électr
scories
de
déphosphoration
autres
scories
t.
1.128.791
7.704
255.951
11.946
t. 967.821
12.563
248.460
12.540
fr.
77.097,187
3.093.750
4,072.375
51.797
Fr.
121.553.064
3 , 4 1 1 . 7 5 7
5 , 8 4 9 . 0 6 6
2 1 1 . 8 6 3
Nombre des laminoirs
Nombre des ouvrient occupés
Montant des salaires payés
Consommation de lingots
fr.
t.
4.
8.263.710
1.123.105
Année 1915
fr.
t.
2,973
1.083.756
Production
d) Fonderies.
demi-produits
matériel fixe de voie
poutrelles et gros profilés
barres et petits profilés
fil machine
pièces do forge
bandages
chutes
laitiers
Quantités
t.
385.148
80.702
208.011
214.988
51.330
1.540
6.481
143.801
32.323
t.
246.533
86.595
153.769
235.184
61.645
6.178
86.583
21.071
Valeur
fr.
41.238.070
12.044.180
30.076.457
25.177.181
6.470.426
175.000
769.619
8.234.374
360.687
fr, 32.915.629
13.130.499
24.451.512
37.978.267
10.313.805
1.081.150
5.355.920
405.816
Nombre des fonderies en activité
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de matières premières
fontes
mitrailles
Année 1914
fr. 1.066.601
t.
17.067
8.943
Année 1915
fr. 669.086
t.
8.926
9.454
Production
poterie
machines
acier coulé
fonte pour bâtiments
fontes spéciales diverses
Ensemble
Quantités
t
t
t.
5.690
2.833
13.975
22.954
t.
t.
3.199
11.535
16.649
Valeur
fr.
fr.
150.797
979 864
1.291.064
13.600
1.822.777
4.258.102
fr.
fr..
156.350
547.387
500.489
139.239
1.542.765
2.886.230
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour
les dix dernières années
Production.
t.
16.877
18.054
16.382
15.442
17.218
16.002
20.199
26.513
22.954
16.649
Valeur totale
fr.
2.407.915
2.829.084
2.738.811
2.506.826
2.711.987
2.360.070
3.046.304
4.959.960
4.258.102
2.886.230
Prix moyen de la tonne
fr.
142,70
156,70
167,18
162,34
157,58
147.48
145.82
187,45
185,51
173,36
Rappel de la production sidérurgique depuis 1872.
Nombre
des hauts fourneaux
Production
des hautes fourneaux
184.573
256.349
246.600
270.377
230.500
215.388
248.377
261.236
260.666
293.615
376.587
334.688
365.997
419.610
300.644
492.038
523.776
561.733
559.912
544.994
586.515
558.289
679.816
694.812
898.898
870.373
951.867
982.929
970.885
916.403.
1.080.305
1.217.830
1.198.002
1.368.252
1.460.105
1.485.272
1.299.918
1.552.590
1.682.519
1.728.973
2.252.229
2.547.861
1.827.270
1.590.773
Production
des acieries.
Tonnes
20.554
57.345
69.739
97.900
97.462
110.920
103.310
129.123
131.220
134.812
136.955
143.692
170.153
166.206
184.714
257.055
314.930
371.979
366.302
397.942
435.285
444.268
460.576
535.202
598.310
716.194
947.184
1.182.227
1.136.495
980.384
Production
des fonderles
1.615
1.413
1.810
1.341
1.870
1.269
1.394
1 .205
1.701
1.579
1.726
1.827
1.670
1.440
2.585
3.644
4.615
4.642
5.909
7.062
6.281
7 . 7 6 4
8.328
8.747
9.307
9.874
9.358
11.154
11.293
9.981
9.658
11.119
13,437
13.628
16.877
18.054
16.442
15.442
17.217
16.002
20.893
26.513
22.954
16.649
I — Production de la Fonte.
Tonnes
II — Répartition do la Production ci-contre.
III.
— Production des Fonderies.
IV. — Production de l'Acier
Ateliers de construction.
La situation dans les ateliers de construction a été fort inégale et passablement tourmentée.
Obéissant aux caprices d'une demande désordonnée, elle a varié non seulement suivant les diffé-
rentes spécialités mais encore d'un établissement à l'autre. Il serait difficile alors, dans ces circon-
stances, d'en donner un aperçu d'ensemble.
Ces réserves faites, nous pouvons dire que la situation, au début de l'année, se présentait
sous un aspect peu réjouissant. Les affaires étaient presque nulles. Avec le deuxième trimestre
la demande commençait à se réveiller, amenant un contingent d'ordres d'une certaine importance.
Beaucoup d'ateliers allemands étant pleinement occupés par les fournitures militaires auxquelles
ils avaient de la peine à répondre en présence de la pénurie d'ouvriers, l'industrie privée allemande
cherchait à placer des commandes dans les ateliers luxembourgeois. Au fur et à mesure que les
carnets d'ordres se regarnissaient, les prix s'amélioraient en rapport avec les prix du fer.
Le mieux-aller, depuis ce temps, a persisté en s'affirmant toujours. Des progrès notables
ont été réalisés tant au point de vue du degré d'occupation des ateliers que des prix pratiqués.
L'année nouvelle a amené un courant d'ordres assez satisfaisant dans quelques ateliers alors que
d'autres sont encore assez mal partagés. Les commandes sont généralement pressées et pour promptes
livraisons des prix rémunérateurs peuvent être obtenus. Si la situation, à l'heure actuelle, n'est
point défavorable dans certains ateliers, ceux-ci éprouvent de sérieuses difficultés à se procurer
les matières premières nécessaires qui, de plus, sont à des prix exorbitants.
Le recrutement de la main d'œuvre est assez aisé en général. A relever cependant que l'exécution
des travaux de. montage, fort gêné déjà par les difficultés des voyages et des communications,
se ressent encore du renchérissement inusité de la vie.
Meubles en fer.
Les premiers mois ont été influencés très défavorablement par la guerre. La demande était
faible. La clientèle allemande, qui seule entre en ligne de compte pour le moment, les affaires
avec les autres pays étant insignifiantes par suite des difficultés des ventes et des expéditions,
observait la plus grande réserve.
Au prix d'énormes sacrifices, l'établissement Berl & Cie parvint à continuer sa fabrication.
De cette manière, il lui fut possible d'occuper pendant ce temps tout son personnel, tant les em-
ployés que les ouvriers, à pleins salaires. Vers le milieu de l'exercice, une amélioration se dessinait
qui persistait jusqu'à la fin de l'année.
Toutes les matières premières nécessaires à la fabrication renseignent des augmentations
de prix, absolument fantastiques pour quelques-unes. Les prix de vente, par contre, n'ont pu suivre
ce mouvement. l'augmentation des matières premières a atteint parfois jusqu'au double de celle
qu'il a été possible de réaliser sur les prix de vente et les si nombreuses difficultés de se les pro-
curer ont occasionné des gênes sensibles dans la fabrication.
L'établissement a fabriqué presque exclusivement des lits en fer de tous genres. En consé-
quence, les divisions afférentes, la serrurerie, la fonderie, le grillage et la peinture ont été forte-
ment occupées. Quoique lu fabrication des meubles en cuivre, des meubles de jardin et autres
ait été réduite, les divisions afférentes étaient occupées d'une manière satisfaisante En général,
des salaires de tous les ouvriers ont été plus élevés qu'en 1914,
Clouterie.
Pour l'année 1915, la Société métallurgique de Bissen renseigne une production de 1075 tonnes
de clouteries diverses nuit une augmentation de 475 tonnes par rapport à l'année précédente
où l'usine a été arrêtée pendant deux mois et demi par suite de la guerre, l'installation de quel-
ques nouveaux métiers a favorisé la fabrication,
Les prix de production et de vente ont été sensiblement plus élevés qu'en 1914, toutes les
matières premières ayant atteint des prix inconnus jusqu'à aujourd'hui de plus, leur acquisition
est devenue extrêmement
difficile.
Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupé» régulièrement pendant l'année écoulée,
a été de 70, Les prix de la main d 'ouvre ont été augmentée à plusieurs reprises a cause de la guerre.
Industrie du bâtiment.
L'allure, défavorable, que nous avons signalée dans notre dernier rapport s'est continuée pen-
dant Tannée 1915. En général, le bâtiment a témoigné de peu d'entrain.
L'activité, à l'intérieur de la ville de Luxemburg a été complètement nulle. Si nous excep-
tons, le nouvel hôtel des assurance sociales, ainsi qu'une douzaine de maisons familiales et de
maisons de commerce Mir le Plateau Bourbon et le Limpertsberg, elle a été tout à fait insignifiante
dans les alentours de la ville. Nous remarquons une situation analogue à travers le bassin minier.
En dehors de quelque constructions communales, nous n'avons à relever qu'un nombre très res-
treint de maisons Familiales, ou de maison de rapport. Les canalisations et autres. travaux publies
exécutés un peu partout dans le pays répondent surtout au besoin d'occuper les sans travail et
de les préserver de la misère,
Le prix de revient, des nouvelles constructions tend à augmenter. Les salaires par suite du
renchérissement des denrées et de tous les articles de première nécessité, sont très élevés. Les
matériaux de construction accusent leur mouvement à la hausse le bois de sapin en particulier,
de 60—70 fr est monté à 90—100 fr. le mètre cube; les pierres de taille et les ardoises ont pro-
gressé dans une proportion analogue. Les loyers, par contre, sont restés stationnaires.
A l'heure actuelle, le bâtiment occupe presque exclusivement des ouvriers indigènes, aussi
bien pour la construction proprement dite que pour les terrassement les ouvrier italien qui
fournissaient toujours un très gros contingent de la main d'œuvre sont partis en majeure partie
Cette circonstance expliques aussi la tendance des salaire à augmenter que justifierait déjà le coût.
de la vie.
Les Industries et métiers tributaires du bâtiment répercutent cette situation la menuiserie
souffre d'une pénurie de commande extrêmement regrettable. Comme le travail dans le bâtiment
ne représente plus qu'un tiers de l'occupation normale, les menuisiers et charpentiers sont réduits
à un chômage partiel. La serrurerie, qui se trouve moins sous la dépendance directe du bâtiment,
est certainement moins mal partagée.
Les perspectives pour l'avenir ne sont pas encourageantes. L'incertitude du lendemain para-
lyse le goût des entreprises. Le bâtiment, à l'opposé des industries qui produisent des richesses
destinées à une consommation, sinon immédiate, mais plus rapide en générale, crée en vue d'un
avenir relativement stable, assuré pour un certain nombre d'années. L'avenir, aujourd'hui, est
fermé. De quoi demain sera-t-il fait? Nul n'oserait le dire. Tout porte donc à croire que l'inertie
actuelle persistera tant que la marche des événements n'aura pas ranimé la confiance dans le retour
de jours meilleurs.
Carrières.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1915 est
résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
A. Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Differdange,
Pétange.
pierres de taille
moellons et parem.
pierres à chaux
1.013
4.855
30,00 — 33,00
1,75—2,50
0,90 — 2,50
B. Déblais de mine.
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
1.013
4.855
Communes de Differdange,
Pétange, Kayl, Rumelange,
Dudelange.
moellons
c. Terre glaise
1.820
1,75- 2,50)|
1.820
1° pour briques mécaniques. — Commune de
Diekirch.
briques
500 ‰
25,00
Communes de Mersch, Bettembourg.
briques
5.446 ‰
29,00
500‰
|
5.446%
2° pour briques de campagne. — Commune de Pétange.
briques
3° pour poteries. — Commune de Berdorf.
terre glaise
230 %
20,00
1,25
exportées
à l'étranger
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupé»
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécialisation
Quantité
en m3
employées dans exportées
Prix (fr) le
Grand -
Duché
à l'étranger
D. Carrières de grès Musique.
1" Communes de Heffingen, Larochette,
parements
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
nable
298m2
38‰
3,50
60,00
45,00 50,00
1,00 1,25
1,25
38‰
2° Communes de Bech, Echternach, Consdorf.
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
67 m2
34%
2,00 2,50
30,00
1,50 2,00
25;00 55,00
1,00
2,00
1;25
m2
34‰
1.610
3° Communes de Beaufort Besdorf, Heisdorf Waldbillig, Maternach
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
4° Communesde Deckerich, Saeul
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
1 m2
1.718
17‰
1 .377
3½%
2,00
22,00 40,00
1,60 5,00
45,00 60,00
1,00 2,50
1,00 2,00
2,50
30,00 6,00
2,00
1,00 1,40
1m2
1.718
17‰
1.377
3½%
5° Communes de Dalheim Mondorf Weiler Tour, .Aspelt,
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable
2.600
242 ‰
2.415
1.960
25,00 30,00
1.25
30,00 120,0
1,15 3,00
1,25 1,75
2,600
242‰
2.415
1.960
6° Communes de Conterns.
pierres de taille
pierraille
2,00
1,50 1,76
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
7° Communes de Lorentzweiler, Steinsel,
Walferdangi
moellons
pierraille
sable
8° Communes de Kœrich
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
Steinfort, Kehlen, Beckerich, Saeul.
3.436
578½‰
3.168
17.748
1,75
1,75
3,00
1,25—2,50
30,00—60,00
1,25— 3,00
0,50— 2,00
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
3.436
578½
‰
3.168
17.748
exportées
à l'étranger
9° Communes de Betzdorf, Flaxmeïler,
Niederanven.
parements
moellons
pavés
pierraille
sable
425 ‰
12.257
2,25
1,00—1,25
40,00—70,00
1,25— 4,00
1,00— 1,50
10° Communes d'Eich, Hollerich, Rollingergrund.
moellons
pavés
pierraille
sable
2.128
11‰
2.141
0,50— 2,50
40,00
2,50—3,00
1,00—2,00
20.895
425 °/00
12.257
2.128
11‰
2.141
11° Communes de Hesperange, Kopstal,
Sandweiler.
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable
613 ‰
1.960
30,00—40,00
1,00— 1,25
40,00 — 50, 00
1,00— 1,75
0,50
F. Carrières de grès bigarré.
613‰
1 960
Communes d'Ell, Feulen, Mertzig, Schieren, Ùseldange, Vichten.
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
1.156
2%
3.029
5.50
70,00—80,00
0,62— 3,00
50,00
0,50— 3,00
F. carrières de grès de Born.
Communes de Mompach,
Rosport.
pierres de taille
moellons
pavés
3‰
50 00 — 60,00
1,00—4,00
25,00
n
1.156
2‰
3.029
3‰
Nombre
des
exploitations
Nombre DES
OUVERTES OCCUPES
SOUS OU
TERRE jour
.,..,,
,,
QUANTITÉ
Spécialisation en m3
Prix (fr)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand - Duché
exportées
G.
Carrières de calcaire keuprique
Communes de
pierres à bâtir
pierraille
sable ou gravier
1,00
0,75
4,00
2,50
2,75
II. Carrières de grès coquiller
s
s
Communes de Bettendorf Ermsdorf.
dalles
pierres de
taille
moellons
pavés
pierraille
80 m2
1.140
2.218
‰
1.177
1,00
4,00
100,00
1,00
8,00
90.00 150,0
1,00
1,25
80 m
1.140
2.218
‰
1.177
1° Communes d'Asserborn, Bœvange Clervaux Consthum, Hachiville, Heinerscheid Hosingen, Munshausen,
Weiwampach,
!
dalles
moellons
pavés
pierraille
3 m2
1. 455
6‰
5.186
5,00
.25
2. 62
25,00
|1,25—7,00
3 m2
1.455
6‰
5,186
2° Communes de Boulaide Esch - s - Suré Escherite, Goesdorf, Harlange, Heiterscheid, Kantenbach, Mecher,
Oberwampach, Wiltz, Winseler.
moellons
pavés
pierraille
2‰
20,036
1,25 2,00
20,00
2,00 6,50
2‰
20.036
3° Communes de Hettborn, Bigoville, Falschette Hetange Perlé Wald,
moellons
pierraille
4° Communes de Bastendorf, Hoeriche, Erpeldange, Hoscheid.
moellons
pierraille
1.384
1.804
4.613
1,00 2,50
1,00
5,00
1,
2,00 8,00
1.384
1.804
4,613
5° Communes de Fouhren, Fascheid, Vianden,
moellons
pierraillle
1.315
0,50
2,00
2,00
1. 315
|
Nombre
des
exploitations I
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
OU
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
exportées
à l'étranger
1° Commune, d'Echternach.
pierres à chaux
tuf
2° Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redang
pierres à chaux
1.150
1 00 — 1 25
2,00— 3,00
1,00
3.00
1 50
1.150
L. Carrières de pierres à chaux et dolomie.
1° Communes de Grevenmacher, Mertert.
sable
dolomie
2° CommuneS de Remich, Remerschen.
moellons
pierraille
chaux
16.900
s
3,00— 4,50
3,75
1,75— 2,50
2,25- 5,00
15,00
13.845
3.055
M. Carrières de chaux hydraulique.
Commune de Hollerich.
3 '
pierres à chaux
1.977
12,00—15,00
1.977
N. Plâtrières.
Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange.
plâtre brut
9.550
O. Sablières.
|12,00—40,00
1.293
1° Communes de Diekirch, Bettendorf, Erpeldange, Mertzig, Schieren, Fouhren.
sable ou gravier
1.132
0,50 — 4,00
1.132
8.257
2° Communes du Bettborn, Ell, Folschette, Grosbous, Perlé, Redange, Useldange, Boulaide, Willz.'
28 |
sable ou gravier
2.333
0,50 — 7,00
2 .333
En général, les petites carrières disséminées à travers le pays, qui sont appelées à satisfaire
à des besoin locaux ou régionaux, sont de plus en plus négligées. Les demandes du "bâtiment,
limitées à des améliorations des granges et étables, ne suffisent pas à entretenir l'activité dans ces
nombreuses exploitations, dont le déclin est incontestable.
les carrières de grès de Born, qui renferment une excellente pierre très recherchée pour la
sculpture du bâtiment, commencent à être grevées d'un découvert de plus en plus important au
point de ne. plus laisser aucune marge de bénéfice. L'exploitation en galerie seule pourrait donner
un regain d'activité à ces exploitations et les rendre viables et rémunératrices.
Les carrières de grès liasique du canton de Capellen seraient en mesure de fournir un nombre
d'excellents
pavés
si l'exploitation était faite d'une manière plus rationnelle, c'est-
Ardoisières
La statistiques de production, établie par l'Administration des Mines renseigner les chiffres
suivants pour les deux dernières années.
à-dire sur une base plus large. Organisées industriellement, ces exploitations pourraient laisser
un bénéfice notable entre les mains de leurs entrepreneurs.
Dans la région du calcaire coquillier, les carrières existantes sont exploitées d'une façon inter-
mittente pour satisfaire aux besoins des régions circonvoisines. La dolomie frittée est écoulée en
majeure partie à l'étranger. On exploite dans la région de Differdange le calcaire à polypier pour
remplacer la chaux belge importée jusqu'ici par nos aciéries. Les fabriques de ciment important
la chaux d'Audin-le-Tiche qui est renommée pour sa pureté.
L'ensegnement que l'administration des. travaux publics témoigne pour la pierre dite « hasel »
c'est - à - dire le Quartzite dévonien, a engagé les particuliers à ouvrir des carrières de hassel la où
cette roche affleure. Ainsi n'affirme la concurrence que l'industrie privée cherche à faire aux car-
rières de l'état de Merkholz.
La Société de Mont fort nous donne l'appréciation suivante de la situation
Carrières de Larochette (Ernzen). Les travaux exécutés pour les administrations publiques,
principalement le bâtiment des assurances sociales à Luxembourg et le pouf d u Grand, et quelques
constructions privées nous ont, permis de donner du travail à nos ouvriers carriers locaux, ainsi
qu'aux tailleurs de pierres de Luxembourg et de la banlieue jusqu'à l'hiver, Les difficultés d'ali-
mentation et le prix élevé des pensions pour ouvriers ont rendu le recrutement de la main d'œuvre
d'autres localités presque impossible, l'exportation des pierres de taille est restée nulle et les prix
de vente n'ont pu suivre l'augmentation du prix de revient.
On peut espérer que, la ligne de Junglinster à Laroche!le étant en construction, il deviendra
plus facile de donner de l'extension à l'emploi de ces pierres, et spécialement d'utiliser les moellons
de parements dont l'équivalent comme qualité et beauté ne se trouve dans d'autres carrières ni
du pays ni des contrées voisines.
Carrières, de pavés du
Widdeberg.
La vente est restée restreinte vu le manque d'affaires
d'exportation; les fournitures indigènes sont restées, limitées, La société a occupé ses ouvriers
pendant une grande partie de l'année à travailler pour le chantier magasin. Par suite de circons-
tances diverses, le prix de revient augmente sans cesse sans qu'il soit possible de majorer le prix
de vente dans« la même proportion. Les plus grands soins ont été apportés à la fabrication et le
client est toujours assuré d'avoir une marchandise valant le prix demandé, la société se con-
tentant d'une marge réduite pour pouvoir traverser l'époque critique crée par la guerre et la
suspension de ses relations commerciales, avec l'étranger.
Il est fort regrettable que les sous produit de ses carrières qui sont excellents ne trouvent
guère d'écoulement, p, ex. la pierraille pour les routes, que ces carrières produisent en abondance
en belle qualité. Nous espérons que l'administration se décidera dans. la suite pour leur emploi
au lieu de celui de la pierraille de Merkholz, actuellement transportés au pied même de la mon-
tagne, sur la route, de Trèves.
Années
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
ardoises
éviers
dalles
ardoises
éviers
dalles
Quantités
14.0101)
3552)
3.5203)
12,339
1.166
Prix (fr.)
30—60
6—10
3—10
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
1 408
5.969
exportées
à
l'étranger
12 602
3.407
6.369
1.073
La production, qui avait baissé de près de moitié pendant l'année 1914, marque un nouveau
recul pour l'année 1915: de .14.010 mille la production des ardoises est descendue à 12.339, celle
don éviers, de 355 à 193 pièces, et celle des dalles, de 3520 à 1166 m2.
Ce nouveau recul assez considérable doit être attribué à la stagnation dans le bâtiment. Les
ventes languissaient. L'industrie ardoisière a ressenti d'autant plus le contre-coup de la guerre
que sa, production est écoulée principalement en Allemagne et aussi, quoique dans une proportion
moindre, à l'intérieur du Grand-Duché, soit dans des pays où l'activité du bâtiment est actuelle-
ment nulle.
Les prix de production, par suite du renchérissement extraordinaire de l'exploitation et d'au-
tres circonstances défavorables, ont sensiblement augmenté. Une augmentation correspondante
des prix de veille n'a pu être réalisée. Les stocks sont en sérieuse augmentation. Les houilles ont
été obtenues dans des conditions acceptables et leur acquisition, principalement en Belgique, n'a
pas rencontré de difficultés. Les autres matières premières, huiles et graisses, très difficiles à obtenir,
ont haussé dans des proportions fantastiques. Une situation analogue est constatée pour les explo-
sifs.
L'industrie ardoisière signale toujours les mêmes difficultés au sujet du recrutement de la
main d'œuvre. Beaucoup d'ouvriers, surtout parmi les jeunes, malgré les salaires si élevés payés
par les ardoisières, émigrent volontiers vers le bassin minier. Les travaux aux chemins de fer
que l'administration militaire allemande fait exécuter en Belgique ont attiré également un
certain nombre d'ouvriers ardoisiers par la perspective des hauts salaires.
La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix
dernières années
,
Ardoises
26.729 mille
25.293
23.976
21.108
23.499
Éviers
1.453 pièces
1.554
Dalles
4.062 m. carrés
7.712
10.580
11.900
12.200
1)mille.— 2) pièces.— 3) mètres carrés
Mosaïques
et
dallages
céramiques,
La production de l'usine de Wasserbillig a été inférieur encore à celle de 1914 qui marquait
déja un recul considérable sur celle de l'année 1913. L'exercice entier était influencé par la guerre,
alors que l'exercice précédent ne l'était qu'en partie;
en conséquence, les stocks en magasin, si
considérables
déjà à la fin de l'année 1913, ont
subi
une
nouvelle augmentation.
Ardoises
23. 285
20.
28.072
14.010
12.339
Éviers
1.150
Dalles
6.350
5.960
6.054
3.520
1.166
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le
Grand-Duché
pendant
la
même période
Ardoises belges
t. 3.264
3.318
4,019
4.719
6.278
5.859
7.297
5.871
2.793
1.208
Ardoises françaises
1.603
Ardoises de provenances diverses
Faïencerie,
La
faïencerie
de
Septfontaines
renseigne
une
nouvelle
diminution
très
sensible
de
sa
pro-
duction, qui, de 1.300.000 kg., est descendue à 963.000 kg. Le
mouvement
des
ventes, peu satis-
faisant déjà en 1914, est resté sans entrain. Les soldes restés en magasin n'ont pas été trop impor-
tants. Alors que les prix de production, par suite de renchérissement très considérable des ma-
tières premières ,difficiles à se procurer d'ailleurs, ont augmenté, les prix de vente sont restés
stationnaires.
Cette industrie a souffert de la pénurie d'ordre et des
difficultés des expéditions. La guerre
a paralysé ses transaction avec la plupart
des
pays.
Son
principal débouché a été l'Allemagne;
une petite partie de sa production a été écoulée en Hollande et dans les pays scandinaves.
La faïencerie a occupé environ 135 ouvrier en 1915. Une réduction temporaire du personnel
n'était imposée pour les mois de mai à août par suite de l'insuffisance du duré d'occupation de
l'établissement
Si les prix de revient n'ont cessé d'augmenter, les prix de vente ont pu être maintenus Les
matières premières, sans exception, ont poursuivi leur course en avant, un certain nombre de
ces matières, absolument indispensables à la fabrication, font même défaut: les unes ont disparu
des marchés du Zollverein, tandis que l'exportation des autres est prohibée par l'Allemagne.
Au sujet des débouchés de l'industrie céramique, la situation n'a pas changé. Sur le marché
allemand, elle continue de rencontrer de sérieuses difficultés à cause de la provenance luxem-
bourgeoise de ses produits, c'est-à-dire de leur provenance d'un pays étranger, les différentes
administrations de l'État et des communes accordant en règle générale la préférence aux produits
indigènes.
L'usine de Wasserbillig occupe entre 145 et 155 ouvriers. Le recrutement de la main d'œuvre
devient de plus en plus difficile. Les salaires, suivant l'exemple des matières premières, augmentent
de jour en jour.
Industrie des ciments.
La situation dans l'industrie des ciments, défavorable en général, a varié avec les établisse-
ments. Les prix élevés des matières premières, charbons, huiles, etc., ainsi que diverses autres
circonstances en rapport avec la guerre ont considérablement augmenté les difficultés de la fabri-
cation.
L'usine d'Esch renseigne une production en légère augmentation sur celle de l'année précé-
dente. Si les frais de production ont augmenté dans une forte proportion, les ventes se sont faites
couramment et les stocks en magasin sont insignifiants. Environ les trois quarts de la production
ont été vendus à l'intérieur du pays, le reste a été exporté en Allemagne. L'usine a occupé 100
ouvriers d'une façon permanente.
La cession du contingent de l'usine de Dommeldange au syndicat des ciments de Heidelberg
a eu pour conséquence l'arrêt de la fabrication. Par contre, l'usine a broyé 6500 tonnes de scories
pour engrais. Cette fabrication ne laisse guère de bénéfice; son but était surtout d'occuper les ou-
vriorn et employés. L'usine a produit, en 1915, 2.500.000 briques de laitier que leur bonne qualité
rend d'un placement assez facile, mais à cause du renchérissement de toutes les matières premières
et de la main d'œuvre cette fabrication est actuellement peu rémunératrice.
La production de ciment de l'usine de Rumelange a atteint seulement 30 % de son volume
normal. L'exiguïté de la demande, d'une part, et le manque de matières premières, provoqué
par l'arrêt des haus fourneaux, d'autre part, ont amené l'usine à suspendre complètement la fabri-
cation des briques.
Malgré la crise, la Compagnie générale des Ciments a occupé à ses deux usines de Dommel-
dange et de Rumelange le plus d'ouvriers possible ainsi que tous les employés.
Briqueterie mécanique.
En 1915, comme en 1914, l'industrie de la briqueterie mécanique a eu à souffrir des consé-
quences de la guerre, Sur les quarante et quelques fabriques syndiquées, c'est à peine si 10 % ont
Les briqueteries luxembourgeoises hors du syndicat n'ont pas travaillé.
La plupart des usines restées en activité ont travaillé dans de mauvaises conditions: d'une
part, le prix de la main d'œuvre et des matières premières a augmenté de 50 %, tandis que, d'autre
part, le prix de vente de la brique est resté presque stationnaire.
Le syndicat rhénan-lorrain dont font partie les briqueteries luxembourgeoises a fonctionné
d'une façon satisfaisante, et, notamment, les comptes débiteurs chez les banquiers ont diminué
des trois quarts. Par contre, l'individuellement,les briqueteries ont une situation financière plus
obérée qu'avant la guerre. Toutefois, si la crise ne dure pas trop longtemps, la plupart de des sociétés
pourront la surmonter. L'industrie de la briqueterie mécanique, déjà si difficile en temps normal,
est devenue encore plus ingrate à un moment où le bâtiment chôme pour ainsi dire complètement.
Tannerie.
La marche de la tannerie a été incertaine,capricieuse,inégale. La
fabrication
n'a
pu
satis-
faire
les
besoins
de la
consommation.Génée
par
les
difficultés
de
s'apprivisionnement
en
matières
premières
à
temps,
elle
restée
inférieure,
comme
volume,
à
celle
des
années
qui
on
précédé
la guerrre.
l'heure
actuelle
,les
petites
tanneries
ne
travaillent
plus,
à court de matières premières , ont du réduire sérieusement leur production.
Pour
les
exotiques,
il y a
impossibilité
de
se
procurer
les
quantités
travaillées
avant
la
guerre.
Les
cuirs
indigenes
ont
atteint
des
prix
de
fantaisie
dépassant
souvent
de
80%
ceux
pratiqués
en
Allemagne
où
la
saisie
par
l'État
a
été
décrétée.
Encore
ces
cuirs
ne
restent
-il
pas
dans
le pays; ils sont expédiés en
Allemagne
et
en
Autriche.
Deux
grandes
tanneries
peuvent
se
fournir
encore,
mais
dans
des
proportions
limitées
de
cuirs
indigènes
,
à
condition
de
ne
vendre
le
tanné
que
pour
les
besoins
de
la
population
du
Grand-Duché
et
de
céder
le
surplus
à
l'
administration
allemande.
Les tannants exotiques dont la tannerie fait une grande consommation, ne s'obtiennent plus.
L'écorce de chêne qui, avant la guerre, oscillait entre 1,75 et 2 fr., se vend aujourd'hui 10 à 12 fr.
la botte de
kg.
Lécorce de sapin a augmenté dans la même proportion
Si
la
tannerie
occupe
aujourd'hui
moins
d'ouvriers,
les
salaires
ont
fortement
augmenté.
Les deux
grandes
tanneries
de
Wiltz
ont
pris
des
mesures
pour
assurer
l'alimentation de leur per-
sonnel
ouvrier
à
bon
marché
en
installant
des boucheries dans leurs établissements.
Tous
les
facteurs
en
général
qui
concourent
à
la
fabrication
du
cuir,cuirs
vert,
matières.
tannantes
et
salaires,
se
sont
associés
au
vertige
de
la
hausse.
Les
prix
du
tanné,
obéissant
à
leur
poussée irrésistible, ont augmenté dans des proportions inconnues jusqu'à ce jour. La chaussure,
surtout la grosse chaussure et la semelle, en souffre.
Il a été expédié
par les briqueteries de Bettembourg
par la
briqueterie
de
Mersch
Total
en 1913
5.473.000
1.779.000
7.252.000
en 1911
2.933.000
783.000
3.716.000
en 1915
3.046.000 briques
585.000
3.491.000 briques.
travaillé.
Malgré cela, les expéditions des usines restées en activité sont démeurées bien inférieures
à leur volume normal.
Les quelques tanneries travaillant encore à l'ancien système ne font plus que végéter Leur
décadence s'affirme de plus en plus.La durée de fabrication du cuir fort est trop longue ainsi
ces établissements ne peuvent tirer aucun profit des fluctuations du marché. Le cuir empeigne
seul peut encore les intéresser.
Dans les derniers temps, le commerce des cuirs verts est devenu plus difficile dans le Grand-
Duché. Des spéculateurs et des particuliers, mis en appétit par les perspectives de gains faciles,
s'en occupent au détriment du commerce solide.
L'industrie du cuir offre,par les temps actuels,tant d'aléas et d'imprévus qu'il serait aussi
difficile de se faire une idée juste de la marche des affaires que d'établir un pronostic pour l'avenir.
Ganterie.
La situation de l'industrie gantière en 1915 se présente comme une des plus déplorables que
nous ayons eu à enregistrer jusqu'à ce jour.
En effet, depuis le début de la guerre jusqu'au printemps 1915, la fabrication se trouvait pres-
que complètement arrêtée par suite de l'interdiction par le Gouvernement britannique des impor-
tations de ganta en Angleterre ainsi que des difficultés inouïes auxquelles se heurtait le transport
des marchandises. Après force démarches et protestations de la part des intéressés, l'interdiction
fut levée, mais sous la condition formelle que les marchandises fournies avant la guerre aussi bien
que celles à livrer dans le courant de la guerre ne seraient payées qu'après l'a conclusion de la paix.
Au mois d'octobre dernier, l'Angleterre revint inopinément sur cette décision. Depuis cette
époque, l'entrée de nos marchandises est prohibée, et toutes les démarches faites pour obtenir
le « permit» sont restées sans résultat. Il y a plus. L'Angleterre ne s'est pas arrêtée à cette mesure;
elle, est allée, jusqu'à intercepter les expéditions de nos fabricats vers les États-Unis, à empêcher
le transport des gants ou des peaux d'origine luxembourgeoise. C'est ainsi que le steamer « Niew-
Amsterdam», parti du Rotterdam ayant à bord un envoi considérable de gants à destination de
l'Amérique du Nord, a été arrêté en mer et retenu pendant deux jours; il n'a été relâché pour
continuer sa route que sous condition expresse de ramener à Rotterdam les gants qu'il devait
débarquer à New-York. Toutes les protestations et démarches sont demeurées vaines jusqu'à
ce jour.
L'Angleterre, et les États-Unis, principaux débouchés de notre industrie, nous sont fermés.
C'est ainsi que d'importantes quantités de marchandises fabriquées pour ces deux pays restent
en stock, et ce stock, malgré que la fabrication soit réduite à un tiers de la production ordinaire,
va toujours grossissant.
En résumé, la situation continue d'être des plus critique et si l'Angleterre persiste à ne pas
faire de concessions, c'est-à-dire à ne pas lever le blocus, pour l'Amérique du moins, le moment
n'ont pan loin où l'on sera obligé de cesser complètement la fabrication. 11 est à désirer alors que
nos pouvoirs, prenant à cœur le sort des nombreux ouvriers et ouvrières occupés par la ganterie,
puissent amener les autorités britanniques à écarter le désastre et la ruine qui guettent cette
industrie,
Écorces à tan.
Les écorces étant l'objet d'une demande croissante, Ies propriétaires de plantations de chêne
se préparaient à un écorçage particulièrement abondant. Comme les ouvriers faisaient défaut,
un recourut à la main d'œuvre étrangère: tel propriétaire embauchait des ouvriers belges , tel autre.
occupait des soldats du « landsturm», Survinrent les gelées printanières. Les jeunes pousses ayant
souffert du froid, la circulation de la sève s'arrêta, Ainsi l'écorçage devenait difficile, sinon im-
possible, et la récolte dut être suspendue en beaucoup d'endroits.
Au début de. la saison déjà, le commerce témoignait de fort bonnes dispositions. On payait
alors 1,87 fr, la botte de 26 kg. Les prix se mirent rapidement à la hausse. Vers le mois d'août,
la botte ne vendait 5 fr, nur wagon, livrée directement du bois. Ce prix, très avantageux déjà en
lui-même, s'agrémentait de conditions de vente très favorables. Les propriétaires n'avaient pas
besoin de lier les écorcees en bottes, de les emmagasiner ensuite et de les assurer contre l'incendie;
de. plus, les écorces enlevées directement sont moins sèches et partant d'un plus grand poids que
livrées sèches et conservées quelque temps dans les granges. L'emballement des prix s'accentuait
toujours. Bientôt, on allait jusqu'à 8 et 10 fr, la botte sur wagon, enlevée directement. On parlait
même, de 12 et de 15 fr,
Ces cours ont engagé beaucoup de propriétaires à passer à l'écorcage par des moyens artifi-
ciels, c'est-à-dire l'enlèvement de l'écorce par la vapeur. En présence des bons résultats obtenus
par ce procédé, les propriétaires de plantationn de chêne disposant d'une machine à vapeur ont
continué à écorcer pendant tout l'hiver.
Industrie textile.
L'industrie textile a été sollicitée sans discontinuation par une demande très forte et pressée,
que les fabriquer, extrêmement gênées, par la pénurie des matières premières, n'ont pu satisfaire
que dans une mesure assez restreinte. Sous la poussée du renchérissement des matières premières,
les prix de produtction et de vente ont vigoureusement accentué leur mouvement de hausse.
En draperie, la fabrication a été stimulée par l'ampleur execeptionnelle de la demande, et le
chiffre
d'affaires
en
augmentation
notable sur les années précédentes. Malheuresement, la
fabrication se heurtait à
des
difficultés
presque
à se procurer les matières premières
nécessaires. Les laines exotiques faisaient complètement défaut, alors que les laines indigènes
n'offrent, comme on sait, aucune. ressource. Ces dernières ont quintuplé de prix. Les cours exorbi-
tants des laines ont déterminé une hausse correspondante sur les produits manufacturés. La dra-
perie a occupé en moyenne 529 ouvriers.
Dans les fabriques de tissus de coton, l'année s'est ouverte
sous
les
plus
favorables,
la forte demande ayant permis de réaliser des prix de vente, proportionnés, aux prix de revient,
A partir du 1er août,la situation devenait plus difficile, les cotons commençant à manquer,et à
la fin de l'année, une seule fabrique restait en marche qui fui forcée de, cesser le travail, à son tour,
au mois de février dernier. La saisie des cotons en Allemagne avait fait monter cet article à un ni-
veau qui rendait la fabrication impossible. Le prix de la trame n°6 ,qui était de 58 pf, avant la
guerre, monta a 1,50 mk. peur se fixer ensuite à 2,90 mk. la livre anglaise. L'aspect actuel du
marche est tourmenté, complètement anormal. Il règne une pénurie réellement inquiétante dans
tous les tissus. Les coutils pour pantalons sont introuvables; il en est de même de tous les articles
mi-laine et des droguets.
Le tissage du velours a travaillé dans de bonnes conditions jusqu'aux approches du dernier
trimestre où la pénurie croissante des matières premières imposait une réduction de la fabrication.
Même aux prix absolument fantastiques pratiqués pour les cotons, il fut impossible de se procurer
les quantités nécessaires depuis la saisie décrétée en Allemagne et l'interdiction simultanée de
l'exportation des filés de coton dans les pays neutres. Depuis le mois de novembre, le chômage
est presque complet. Les fortes demandes ont permis d'écouler les soldes des années précédentes
à des prix rémunérateurs et les magasins sont complètement vidés.
Teinturerie.
Nos prévisions pour l'année 1915 se sont malheureusement réalisées. La teinturerie n'a fait
que végéter: très restreinte pendant les premiers mois, la fabrication devenait toujours plus diffi-
cile et plus insignifiante à mesure que l'année avançait. Les rares stocks laissés par l'exercice pré-
cédent ont été écoulés à des prix rémunérateurs.
Le marché des tissus écrus en général n'offrait aucune marge en Allemagne alors que les im-
portations de Belgique s'entouraient de nombreuses difficultés. Les fabriques de tissus, laines et
cotons se voyaient dans l'impossibilité d'exécuter les marchés conclus par suite du manque des
matières premières. Les toiles, quoique délaissées, à cause de leurs prix exorbitants, par les classes
peu aisées qui se portaient de préférence sur les articles de coton, étaient introuvables. Les quelques
lots restant disponibles étaient enlevés à de beaux prix. La hausse des toiles peut être évaluée
à 50 %. Elle s'est encore accentuée dans les derniers temps.
Les matières colorantes et autres produits chimiques employés par la teinturerie, difficiles
à obtenir en général, ont subi deux hausses successives assez considérables. A l'heure actuelle,
il est presque impossible de se les procurer.
Industrie du vêtement.
La demande ayant cessé presque complètement et les matières premières se faisant de plus
en plus rares, l'industrie du vêtement ne fait que végéter depuis le commencement de la guerre.
A Larochette, le travail a continué jusqu'en octobre, mais avec de très fortes réductions. Il est
presque nui depuis ce temps. A Luxembourg, les ateliers de confection pour vêtements ouvriers
sont fermes ; les magasins ne sont ouverts que pour l'exécution des petites commandes que le hasard
amène, de-ci, de-là, et qui sont prises sur l'existant des marchandises.
Brasserie.
L'exercice 1015 laisse à la brasserie luxembourgeoise de bien mauvais souvenirs.
Comme nous l'avions fuit pressentir dans notre dernier rapport, la continuation de la guerre
n'a pas manqué d'exercer une influence néfaste sur lu marche et les résultats financiers de cette
industrie. Nous voyons ainsi la quantité de malt employée dans les brasseries indigènes descen-
dre, en 1915, de 5.517.375 kg à 3.829.122 kg et la production de la bière pour cet exercice subir
une diminution de 97.193 hl.: 210.602 hl. contre 307.795 hl en 1914. Les droits d'accise payés
de ce chef s'élèvent à 304.911,11 fr., contre 478.201,25 fr. en .1914.
L'année 1916 s'ouvre sous des auspices qui sont plus mauvais encore. Les prix vraiment fan-
tastiques de matières premières ainsi que de tous les articles de. brasserie, qui, malheureusement
suivent une progression ascendante, pèsent lourdement sur les prix de fabrication, et, quoique
le prix de vente de la bière renseigne une forte augmentation, celui-ci est de beaucoup trop bas
par rapport au prix de revient.
A l'heure, qu'il eut, nos brasseries manquent presque complètement de malt ; elles se demandent
s'il leur sera possible, pendant l'exercice eu cours, de recevoir les matières premières nécessaires
pour contenter leur clientèle. Il faut espérer cependant qu'après la guerre les affaires reprendront
leur marche normale.
Distillerie.
La distillerie agricole, par suite de la réduction du continent et surtout de la défense com-
plète de distiller des grains, c'est-à-dire des matières farineuses, marque un recul considérable
pour la campagne 1914-1915. En conséquence, les résidus de la distillation, qui servent à l'alimen-
tation et à I'engraissement du bétail, ont fait complètement défaut vers la fin de la campagne.
Le nombre des distilleries agricole travaillant de
matières farineuses s'est élevé à 342, en
diminution de 177 sur celui de l'exercice précédent. Le nombre des établissements travaillant des
fruits, pépins, lies de vin et mares de raisin a été de 823.
Les distilleries agricoles ont travaillé 3.565.500 kg de matières farineuses. Les distilleries
à fruits
ont travaillé 90.837 hl ensemble, soit
54.748 hl de fruits
à noyaux,
11.027 de
fruits
à pépins.
18.258 de fruits à pépins.
de lies de vin,
6.240
de mares de raisin.
Les droits d'accisse payés à l'État se sont élevés à 624.377 mk., ceux d'exploitation à 3062 mk.,
contre respectivement 1.167.610 mk. et 10.315 mk. pour la campagne 1913-1914. Le produit des
droits d'accise perçus est en diminution de 550.496 mk sur celui de l'exercice précédent.
Industrie des tabacs.
LES principales fabriques du Grand-Duché ont continué à travailler à une allure assez, forte
et la production en tabacs et en cigarettes a été pour le moins aussi considérable qu'en 1914. Toute
la production a été écoulée facilement. Certaines fabriques renseignent des fournitures assez im-
portantes pour l'étranger.
Notre production est placée à l'intérieur et en Alsace Lorraine. L'Allemagne est encore pre-
neur de quantités de cigarettes. 11 est à remarquer que, contrairement à ce qui s'est passé lors de
la guerre de 1870, les territoires occupés n'ont pas été ouverts librement à notre commerce, les
douanes ayant été rétablies déjà en 1914. De plus, pour parer à la pénurie menaçante des matières
premières, l'exportation des tabacs a été interdite, sauf pour de petites quantités et pour lesquelles
une autorisation spéciale est requise.
Les prix des matières premières, déjà fort en hausse à la fin de l'année 1914, ont pour-
suivi leur marche en avant, pour atteindre, à la fin de l'année 1915, aussi bien pour les tabacs
en fouilles indigènes, c'est-à-dire les tabacs du Palatinat, que pour les tabacs exotiques, des cotes
trois à quatre fois supérieures à celles qui ont précédé la guerre. Cette hausse est due aux fortes
demandes de la fabrication. En ce qui concerne plus spécialement les tabacs en feuilles exotiques,
elle doit être attribuée en grande partie aussi à l'exiguïté des importations, conséquence du blocus,
des difficultés de la navigation et de l'élévation des frets. Actuellement, la Hollande seule offre
encore quelques ressources pour l'approvisionnement en tabacs d'outre-mer.
Les prix de vente des tabacs à fumer renseignent deux augmentations successives en 1915,
sans être, toutefois, en rapport avec les prix actuels des matières premières. Les soubresauts trop
brusques des prix de vente des produits fabriqués ont pu être évités grâce aux grandes provisions
de matières premières que les principaux fabricants ont réussi à se procurer à temps. Néanmoins,
cette industrie, par suite du renchérissement des tabacs bruts ainsi que des matières accessoires,
comme le papier d'emballage, etc., traverse une période assez difficile.
Un certain nombre de jeunes ouvriers, filles et garçons, devenus libres par suite des chômages
ou du ralentissement de la production dans d'autres branches, ont pu être occupés au travail
(ION tabacs. Les salaires, sous la poussée impérieuse du renchérissement de la vie, vont, en augmen-
tant. LOB fabricants se sont employés à secourir leur personnel dans la mesure du possible, soit
par la fourniture de vivres, soit par des subventions en argent, pour lui faciliter l'existence pen-
dant les temps si durs que nous traversons.
Nos exportations vers les pays d'outre-mer, par suite des difficultés des communications
postales et de l'impossibilité des expéditions par voie maritime, sont complètement enrayées
depuis le début des hostilités. Il serait difficile de se faire une idée exacte de ce qui pourra être
repris des anciennes relations commerciales après la guerre.
L'avenir de l'industrie des tabacs est sous la dépendance des nouveaux projets de loi élaborés
par le fisc allemand. Ces projets prévoient un relèvement considérable des droits d'entrée sur
les tabacs étrangers en même temps qu'ils augmentent l'impôt sur les tabacs indigènes et les ciga-
rettes.
Les nouvelles mesures douanières entraîneront de nouvelles charges très lourdes pour l' in-
dustrie des tabacs. Leur premier effet sera de rendre nécessaire des capitaux bien plus importants.
Imprimerie.
La situation de l'imprimerie, très critique pendant les premiers mois de la guerre,s'est relevée
depuis en concordance avec l'amélioration générale des conditions économiques. Au cours de
l'année 1915, elle a acquis une stabilité relative, tout en restant inférieure au niveau des années
normales, Le volume du travail n'a pas dépassé les deux tiers de l'occupation ordinaire,
Le chômage, si étendu au début de la guerre, a diminué rapidement, et, à l'heure actuelle,
l'imprimerie ne compte plus guère de sans-travail. A relever cependant qu'un certain nombre
de jeunes ouvriers ont été dirigés en Allemagne où ils gagnent des salait en assez élevés, La lente
et progressive amélioration des affaires a permis aux imprimeries de mettre en vigueur, à partir
du 1er octobre 1915, les majorations de salaires fixées à l'origine au 1er janvier 1915 et dont l'appli-
cation avait été reculée d'un commun accord jusqu'au rétablissement de la paix, En égard au
mouvement d'ordres plus abondant et plus régulier et au renchérissement de la vie, l'Office des
tarifs a, de plus, décidé d'occuper pleinement le personnel entier à partir du 1er avril 1916 pour
le soustraire ainsi aux hasards du degré de travail des différents établissements. Quelques impri-
meries ont. encore octroyé den indemnités de renchérissement à leur personnel,
L'apprentissage, réglé par des conventions qui sont interprétées mutuellement dans un large
esprit de solidarité sociale, continue de fonctionner à la satisfaction des imprimeurs et des apprentis.
Le journal continue à se débattre au milieu des plus grandes difficulté. La réclame notam-
ment, un den facteurs essentiels qui font vivre cette branche, ne donne guère. L'industrie et le
commerce, en présence de l'incertitude du lendemain et de l'instabilité des conditions politiques
et économiques, hésitent à ne lancer dans des entreprises qui engagent l'avenir. Les moyens de
publicité: l'annonce,l'affiche et le prospectus , ne les tentent point alors, De l'étranger, qui est un
excellent client en temps ordinaire, il n'arrive presque rien et le commerce indigène limite ses
besoins de réclame au strict nécessaire,
A ces difficultés provenant de la parcimonie des commandes viennent s'en ajouter d'autres,
qui menacent directement l'existence même de cetle branche. Le papier d'impression a subi une
augmentation de 50 %. Nos appapprovisionnements sont d'ailleurs aléatoires. Les pâtes de bois se
font de plus en plus raren dans le Zollverein. Les importations étrangères font défaut alors que la
production indigène, gênée par le manque d'ouvriers et de traction animale, est en forte diminu-
tion, de sorte que la papeterie ne peut plus satisfaire aux besoins si limités de la consommation
intérieure. Comme nos journaux se fournissent en Allemagne, des difficultés pourront surgir d'un
jour à l'autre. Il est à espérer cependant que le Gouvernement réussira à assurer notre appro-
vmonnoment pour l'avenir.
Le livre est complètement délaissé. Le travail, dans ce compartiment se borne exclusivement
à la réimpression des manuels classiques indispensables.
Le. labeur de ville est loin d'atteindre son volume normal. La grande industrie a fortement
limité ses commandes alors que les petits consommateurs observent une prudente réserve. L'affiche
et le prospectus, en particulier, n'offrent plus aucune marge.
Les perspectives pour l'avenir ne sont rien moins que rassurantes. Il est à prévoir qu'à la
suite de l'augmentation inusitée du prix des papiers, qui, pour quelques sortes, pour les papiers
courants notamment, atteint jusqu'à 100 % et au delà, engagera les différentes administrations
à restreindre leur consommation d'imprimés, ainsi que la proposition en a été faite à la Chambre
des députes, tout comme cette augmentation, ajoutée aux conditions de plus en plus précaires
de la vie, engagera la consommation privée à réduire ses besoins dans la mesure du possible.
La papeterie de Manternach est arrêtée depuis le commencement de la guerre. Elle s'est bornée,
depuis, à écouler ses stocks.
Horticulture.
Les affaires ont été complètement nulles. Malgré cela les frais généraux et les salaires des
ouvriers ont, été assez élevés. Ils ont été nécessités pour la conservation des cultures en prévi-
sion de temps meilleurs.
Industrie de la chicorée.
L'unique, usine, une des plus vieilles industries du pays, a vu réduire sa production depuis
le début de la guerre. La concurrence étrangère, aiguillonnée par le fameux système des primes en
objets les plus variés, suivant l'importance de la commande, a, depuis une dizaine d'années, di-
minué sa clientèle.
L'année
accuse d'autre part une pénurie en cossettes de chicorée, due tant à l'augmen-
tation générale de la consommation de cet article, qu'à la circonstance que, dans l'Union douanière,
de grandes quantités de chicorée ont été affectées à l'alimentation du bétail.
Les prix de la matière première distancent de beaucoup ceux d'avant la guerre. La chicorée
des Flandres continue à être préférée à la chicorée qui se cultive en Allemagne.
L'Allemagne a monopolisé l'écoulement de la récolte belge de 1915 en créant une centrale de
vente, qui a relaissé cette marchandise de choix aux fabricants au prix élevé de 25,50 mk les
100 kg. les prix d'avant la guerre étaient, suivant les. années, de 12 à 15 mk.). Mais faute de quan-
tités suffisant, les industries ont été rationnées; l'usine indigène n'a, de ce fait, pu faire face à
toutes les commandes et sa production a été interrompue à plusieurs reprises.
Les majorations successives de ses prix de vente ont été maintenues dans les strictes limites
du surcroît de dépenses provoqué par la hausse.
Conserves de légumes.
La sécheresse persistante du printemps, qui s'est prolongée jusqu'au cœur de l'été, a exercé
une influence défavorable nur la récolte de 1915. La production de l'établissement de Beaufort
qui était de 180. 000 kg. en 1914, ne renseigne que 52.000 kg. En général, la demande a dépassé
les quantité disponible; la demande intérieure, notamment, s'est accrue. Toutes les matières
première nécessaires à la fabrication des conserves ont marqué une hausse sensible par suite des
nouvelles conditions économiques créées par la guerre.
L'industrie den conserves a occupé 50 à 70 ouvriers. Les ouvrières employées à la cueillette ont
travaillé irrégulièrement. Les prix de la main d'œuvre n'ont pas varié. La guerre a mis cette in-
dustrie dans l'impossibilité de recruter des ouvrières flamandes, qui, en temps ordinaire, fournissent
un assez fort contingent de la main d'œuvre pour la cueillette.
Meunerie.
En temps ordinaire, c'est pendant la seconde moitié du mois d'août que les premiers blés
nouveaux l'ont leur apparition sur nos marchés, Les premiers arrivages qui alimentent notre meu-
nerie proviennent généralement de la région rhénane et des Balkans. Les blés de provenance bal-
kanique sont connus sous un le nom de blés du Danube.
Au commencement d'août, lorsque la guerre éclata, les intéressés, renseignés par les statis-
tiques périodiques sur la situation des récoltes, savaient que les perspectives étaient excellentes.
La spéculation était à la baisse. Les propriétaires, cultivateurs et marchands. se débarrassaient
de leurs stocks, l'Amérique qui dicte les prix des céréales au monde entier, offrait sa récolte pour
les trois derniers mois de Tannée 1914 à des prix inférieurs de 3,50 à 4 fr. aux cours du mois d'août.
Ainsi les blés cotés 21.50 fr. pour le mois d'août, ne contractaient à 18 à 18,50 fr, sur wagon Anvers
pour les mois d'octobre, de novembre et de décembre.
Un était à la veille de la nouvelle récolte et les anciens stocks étaient presque nuls, Malgré
l'aspect peu rassurant des relation internationales il n'y avait pas de panique sur les marchés.
Personne ne voulait croire à une issue fatale de la crise et ce n'est que vers la fin de juillet, quand
les événements se compliquaient toujours davantage et que la menace de guerre se précisait, que
les blés et farines ne mirent légèrement à la hausse, Alors seulement la meunerie et la boulangerie
se décidèrent à faire des provisions, Il était malheureusement trop tard. Les stocks des cultivateurs
étaient épuisés et les marchés à livrer traité à Anvers ne pouvaient plus être exécutés, les déten-
teurs hésitant à faire den expéditions en présence de la tournure inquiétante prise par les évène-
ments.
A partir du 22 juillet, où la farine n°00 se vendait 38 fr., chaque pour apportait une nouvelle
hausse de 1 à 2 fr,, de sorte qu'au 1er août le n° 00 se tenait à 45 fr.: vers le 10 août, il se fixait
à 50 fr,, et quelques jours après, à 63 à 55 fr, L'éxportation de farines n'étant pas encore inter-
dite en Allemagne, nos moulins trouvaient à acheter quelques lots de blé dans la région rhénane
et la minoterie allemande faisait des offres abondantes, de farines. Les marchands de blés lorrains
fréquentaient régulièrement la Bourse de Luxemburg où ils continuaient à faire des offres, à
des prix plus élevés naturellement. Le commerce, en un mot, était encore libre et la boulangerie
payait les prix demandés
Au mois d'octobre, le Gouvernement allemand imposait à la meunerie une seule marque de
Farine dite «Vollmehl» qui était le produit du froment pur moulu à 75 % Les marques «Kaiser-
auszug» «Blütenmehl», n° 00, n° 0, n° 1. cessaient d'être produites, Si, vers la fin de septembre,
des trains de farines entrèrent encore de Prusse dans le Grand-Duché, nos importations se faisaient
de, jour en jour plus difficiles, Elles furent limitées à deux wagons à la fois puis à un seul wagon,
à deux sacs; finalement, elles furent suspendues. On parvenait encore à faire entrer de temps à
autre un wagon de blé de Lorraine, mais bientôt les offres cessèrent, les stocks étant épuisés
Peu après, les exportations de Lorraine furent interdites à leur tour. Depuis, notre meunerie était
dann l'impossibilité de se fournir en blés et en farines à l'étranger; elle dut se borner à vendre les
l'armes achetées en Allemagne et à moudre ses petites provisions de blés.
Limitant l'exemple de l'Allemagne, le Gouvernement luxembourgeois ordonna alors la saisie
des rares provisions de céréales et de farines en stock chez les cultivateurs ou détenus par la spécu-
lation. Un office de répartition fut créé à cet effet. Des prix maxima furent fixés et la consommation
du pain rationnée. Les blés saisis par l'État furent donnés en mouture aux moulins de commerce.
L'organisation de la saisie n'était pas parfaite à son début; elle occasionnait des lenteurs et ce n'est
que vers le milieu du mois de mai 1915 que les premiers blés saisis ainsi que les farines destinées
aux mélanges furent livrés à la meunerie. Le total des blés saisis peut être évalué à 350.000 kg.,
celui des farines, à 15 à 20.000 kg.
Comme, nos provisions de farine étaient insuffisantes en ce moment, on décida de recourir à
Ja, Farine d'avoine et à la purée de pommes de terre pour faire des mélanges. La saisie des avoines
fut décidée en conséquence. La dernière récolte des avoines avait été excellente et il y avait des
provisions considérables. Le recensement donna 19.000.000 kg. Une commission fut instituée
pour taxer les avoines propres à la mouture et en faire l'évaluation.
La mouture d'avoine donna de mauvais résultats. La farine revenait très cher (100 fr. les %kg.);
de plus, elle était peu propre aux mélanges avec les farines de blé. L'État avait l'ait encore l'acqui-
sition de quantités importantes de farine de tapioca qui revenait à un prix plus élevé encore
(120 à 125 fr. les %kg.) et qui se prêtait encore moins aux mélanges. Tous ces mélanges, en général,
donnaient un pain peu agréable.
Heureusement, l'État parvint à augmenter ses provisions par l'acquisition d'importantes
quantités de farine venant de Suisse et par un échange de 125 wagons d'avoine contre un nombre
égal de wagons de froment. Les farines suisses furent tenues à la disposition des communes sous
condition d'être mélangées avec des farines d'avoine et de tapioca ainsi qu'avec des pommes de
terre, tandis que le froment obtenu en échange de l'Allemagne fut mis à la disposition de la meunerie
de commerce avec défense de procéder à la mouture avant le milieu du mois d'octobre. En même
temps, la fabrication de farine d'avoine, qui avait donné environ 30 à 40 wagons, fut abandonnée,
nos provisions de farines étant reconnues suffisantes pour les besoins de la population jusqu'au
15 octobre,
L'année 1915 était précoce. Le rendement en blés était particulièrement abondant; si les
pailles étaient peu fournies, les grains étaient bien constitués et de toute première qualité. Les
moissons se faisaient déjà pendant la seconde moitié du mois de juillet, de sorte qu'il nous restait
à l'époque de la nouvelle récolte une réserve pour trois mois. La saisie de la récolte
ordonnée
par l'État. IV arrêté du 11 septembre, le prix maxima des céréales par % kg. fut fixé
pour le seigle , à 30 fr. ;
pour le froment, à 36 fr.;
pour le méteil contenant 50 % de froment, à 33 fr.
Le prix du pain, qui était de 1,60 fr., fut ramené, par arrêté du 26 novembre, à 1,12½ fr.
Une partie don farines de, tapioca a été revendue par les communes pour l'alimentation du bétail.
Les mélanges de blés pour la fabrication des farines étaient fixés au commencement à ¼
de seigle sur ¾ de froment. Ce rapport a été modifié dans la suite en égard à l'abondance du seigle,
à 1/3, de seigle sur 2/3 de froment. La meunerie doit fournir 72% de farine de ce mélange et le reste
en sous et remoulages, sous déduction de l'évaporation qui est fixée à 4 % au maximum. Depuis
le mois d'octobre, où la meunerie a pu se remettre en marche, les farines sont restées libres de tout
mélange.
Viticulture et commerce des vins.
Après une série ininterrompue de mauvaises on de fort médiocres années, nous avons enfin
la satisfaction d'enregistrer une récolte qui, en tous points a répondu aux vœux des vignerons.
Pendant toute l'année, les conditions atmosphériques étaient particulièrement favorables
à la végétation. En dehors des dégâts causés en certains endroits par des gelées printanières et
la grêle, la vigne n'a pas eu souffrir des intempéries. Les nombreux parasites, eux aussi, ne mon-
traient exceptionnellement éléments. Ni l'oïdium ni le mildew, pas plus que l'attelabe et la cochylis
n'ont exercé de sérieux dommages. Le développement des mannes, surabondantes au printemps,
s'est opéré normalement. Aussi la récolte a-t-elle trompé les pronostics les plus optimistes et les
plus hardis. Elle s'est élevée à 25,405 foudres à 1000 litres et bat ainsi tous les records notés jus-
qu'ici dans les annales de la viticulture la récolte de 1908, qui se rapproche le plus de celle du
dernier automne, n'a rapporté que 15.713 foudres.
Quant à la qualité, des, différences très. notables ont été constatées, Les coteaux dans lesquels
le Riesling prédomine ont fourni un nu de marque corsé et pétillant, d'une finesse et d'un bouquet
exquis, tandis que les vignes à gros rendement ont donné un vin de constitution plutôt médiocre.
Somme toute cependant, l'année 1915 a produit nu vin très agréable et frais, d'une verdeur pas
trop prononcée et qui forme une boisson de table hygiénique, L'analyse des moûts a renseigné des
degrés d'Oschste variant entre 53 et 91 et une acidité oscillant entre 7,8 et 16,3‰
A l'ouverture de campagne, le marché accusait une forte dépression que l'on doit attribuer
à l'abondance de la récolte, au manque de place, à l'insuffisance de la vaisselle vinaire et à la dé-
fense d'éxportation des tonneaux décrétée par l'Allemagne, Il en été facile d'acheter, à reffe époque,
toute quantité de vin aux prix de 12,50 à la fr. le. 40 litres . l'en à peu cependant, au fur et à mé-
sure que les demandes se multipliaient, les cours prirent une marche ascendante. Fin décembre,
les vins ordinaires rotaient 20 à 22 fr. la hotte à 40 litres, tandis que les crus de qualité atteignaient
den prix déjà bien supérieurs. La hausse ne cessait même pas encore après l'expiration du délai
de sucrage prorogé jusqu'au 31 janvier dans le Grand-Duché et jusqu'au 29 février en Allemagne.
Elle n'accentuait de jour en jour davantage. A l'heure qu'il est, les cours sont arrivés à 39 à 40 fr.
Rien ne prouve que le dernier échelon de la hausse soit atteint. Les crus recherchés de Riesling
sont vendus à den prix encore beaucoup plus élevés.
La bonne qualité du 1915 a eu comme conséquence immédiate et très heureuse une augmen-
tation très notable de la consommation indigène dans laquelle le vin prend actuellement une
place très marquée. Il est vrai que ce phénomène dont peuvent se féliciter à juste titre les vignerons
et qui, espérons-le ne sera pas de durée passagère seulement, est dû en grande partie à la cherté
et à la pénurie de la biére. En présence de la tendance à la hausse que marquent encore constam-
tuent les cours et des grosses expéditions de vins effectuées en Allemagne, la question avait été
soulevée s'il ne conviendrait pas de fixer des prix maxima et de décréter la défense d'éxportation
de cette boisson. A notre sentiment, une pareille mesure se justifierait mal. Car, d'une part, les
prix du vin ne sont nullement disproportionnés à ceux des autres marchandises. D'autre part,
les quantités logeant dans les celliers des vignerons ainsi que celles se trouvant entre les mains des
marchands de vin et des spéculateurs dépassent de loin les besoins de la clientèle luxembourgeoise.
Une baisse très sensible sciait donc la suite inévitable de la défense d'exportation. 'Ce serait, certes,
fort regrettable, surtout après les nombreuses récoltes déficitaires des dernières années et des
prix exorbitants de tous les articles viticoles (les anticryptogamiques, tels que la fleur de soufre
et les sels de cuivre, coûtent cinq fois le prix des années normales). N'oublions pas, du reste, que
le vin n'est, pas une denrée alimentaire indispensable à la vie, mais plutôt un article de luxe.
Les vignerons sont vivement inquiétés par le manque très sensible de soufre dont l'importa-
tion n'a, malgré les négociations actives du Gouvernement, pu encore être réalisée. Le sulfate de
cuivre appliqué dans la lutte contre le mildew (plasmapora viticola) nous a été cédé après de longs
pourparlers. Il faut espérer que les démarches entreprises en vue d'obtenir du soufre seront égale-
ment couronnées de succès.
Le tableau qui suit et qui se base sur les statistiques établies à des époques différentes par les
soins du Président de la Commission de viticulture donne un aperçu des quantités vendangées
ainsi que du mouvement des transactions. En tenant compte des variations de prix très notables
à ces dates diverses, l'on peut évaluer à 15 millions de francs la valeur de la dernière récolte, c'est-
à-dire la moitié de la valeur totale des récoltes de 1904-1913 inclusivement.
COMMUNES
Bous.
Burmerange.
Flaxweiler.
Grevenmacher
Manternach.
LOCALITÉS
Bous
Erpeldange
Rolling-Assel
Burmerange
Elvange
Emerange
Echternach
Beyren
Flaxweiler
Costingen
Niederdonven
Oberdonven
Grevenmacher
Canach
Lenningen
Lellig
Manternach
Munscheker
Nombre des foudres
récoltés par
localités
1182.600
1.280
3.660
communes
1182.600
44.940
Nombre des foudres
le 7. 2.
localités
68,7
26,5
28,5
0.680
3.440
30.80
communes
103,2
28,5
13,2
non vendus
le 1. 5. 1916
localités
7,5
77,5
2,5
communes
7,5
126,5
19,5
COMMUNES
Mertert.
Mondorf,
Remerschen.
Remich
Rosport.
Waldbredimus.
Wellenstein.
Wormeldange.
LOCALITÉS
Mertert
Wasserbillig
Born
Herborn
Mœrsdorf
Mompach
Ellange
Mondorf
Remerschen
Schengen
Wintrange
Remich
Girst
Hinkel
Rosport
Greiveldange
Stadtbredimus
Trintange
Waldbredimus
Bech-KIeinmacher
Schwebsingen
Wellenstein
Ahn
Ehnen
Machtum
Wormeldange
Vianden
Totaux
récoltes
par
localiés
386.
331.
146. 500
1.
24.
0. 900
0. 200
communes
718. 344
115. 300
25. 404.984
Nombre des foudres non vendus
fr 7.
2.
fr
1.
5, 1916
localités
14.1
41.5
45. 5
1.8
communes
40.5
3. 760. 80
Vins de Champagne.
E'. Mercier & Cie succursale de Luxembourg,
Depuis le mois, de mars 1915, la succursale a suspendu ses expéditions .
Dans les oseraies de Kopstal, la situation n'a pas varié par rapport à l'année précédente.
L'établissement a maintenu le statu que, Ia cultures des osiers nécessitant, malgré les évenements
funestes, les soins et I'entretient habituels.
Industrie électrique.
Usine et tramways électriques de la ville de Luxembourg.
Les premiers mois de guerre de 1914 avaient produit une forte diminution de la consommation
d'énergie électrique, surtout pour force motrice. Vers la fin de 1914 et durant l'exercice 1915,
cet état de choses s'améliora peu à peu, en partie par suite du manque de pétrole qui fit augmenter
le nombre des installations d'éclairage. Les recettes de l'année 1915 sont quelque peu supérieures
à celles de l'exercice précédent, et le résultat économique peut encore se dire satisfaisant. Tou-
jours n'est-il pas douteux que la situation générale ainsi que la disette de cuivre exercent une
influençe défavorable, sur l'application de l'électricité. La recette pour énergie fournie aux clients,
sans compter la consommation du tramway, se monte à 228.000 fr. en chiffre rond, comme l'année
précédente.
Quant au tramway, il est utile de rappeler que, pour les lignes de la Ville(Gare-Ville-Limperts-
berg), les premiers mois de guerre, en 1914, furent caractérisés par une forte diminution du publie
voyageant et des recettes, et qu'une certaine reprise se manifesta vers la fin de l'année. Cette amé-
lioration continua durant l'exercice 1915, à la fin duquel le nombre des voyageurs dépassa celui
des mois correspondants de 1913. Les recettes ont atteint fr. 204.713,15 contre fr. 201.537,50 en
1914.
Les bons résultats que l'exploitation de la ligne d'Eich a fournis en 1914, son premier exercice,
se sont encore accentués durant l'année suivante. Les recettes se montent à fr. 79.111,55, contre
fr. 70. 986,18 en 1914, tandis que le chiffre garanti par la commune d'Eich est de fr. 60.963,05. En
vertu du contrat d'exploitation, la dite commune a droit à
1/5 l'excédent dépassant fr. 5000, donc
à 1/5 de fr. 13.148,50 ou bien à fr. 2.629.70.
Le résultat total accuse toujours un déficit d'environ 12.500 fr. Il y a lieu de remarquer à
ce propos que, sur les lignes de la Ville, le nombre des courses d'abonnés, qui rapportent relative-
ment peu, est très considérable. Durant la mauvaise saison, il dépasse celui des courses à billet
ordinaires.
Usine à gaz de Luxembourg.
LES incertitudes du marché, les difficultés de l'approvisionnement et la qualité baissante de
toutes les marchandises exerçaient une influence défavorable sur la marche du service. De trop
fréquents changements dans le, régime de l'éclairage public, dictés par la nécessité d'économiser
le charbon, qui n'arrivait pas on quantités suffisantes, compliquait le contrôle et se traduisit par
des pertes nur le résultat final. La réduction sensible de la durée de l'éclairage public, surtout
pendant les nuits d'hiver, impliquait une réduction importante des dépenses de la Ville tout en
représentant une, forte porto pour l'usine. Toutes ces mésures exceptionnelles troublent quelque peu
la continuité des chiffres fournis par l'aperçu général des exercices qui tombent dans la guerre.
D'une part, la production de l'usine a baissé en proportion de la réduction de la durée de
l'éclairage public, de l'autre, elle a augmenté par suite des nombreux raccordements privés exé-
cutés pour suppléer au manque du pétrole. Ces deux mouvements se sont à peu près équilibres,
car la production est restée prèsque constante; elle a atteint 2.987.700 m3. Comparée à celle de
l'année 1914, elle correspond à une augmentation de 42. 070 m3 ou 1,4% de la production. Elle
a absorbé 10.315 tonnes de houille, donnant par conséquent 28m3870 par % kg. Ce chiffre, nota-
blement inférieur à celui de l'année dernière, est dû. à Ia qualité insuffisante de la houille fournie,
surtout celle fournie par Ie Bergamt de la Sarre,
Mais les temps que nous subissons ne permettent pas à l'usine de témoigner trop de suscep-
tibilité à ses fournissseurs elle est contente de voir arriver les quantités achetées d'une façon tant
soit peu régulière. Il est tout naturel que les fournisseurs ont exploité la
situation
du marché,
Le tableau suivant, qui donne un aperçu des prix payés depuis 1900 pour les même qualités prises
en gare du charbonnage en
témoigne
mk.
18,50
17, 50
15.30
14.30
14.30
15,60
15.60
16.00
mk,
16.00
15.00
15.00
15.00
15.00
15.50
14,00
Comme la dépense faite pour l'approvisionnement en houille atteint à peu près 50% du chiffre
total du budget, il est évident que la hausse du charbon a exercé une influence désastreuse sur le
résultat final du bilan. le bénéfice définitif qui, après déduction de tous les frais d'amortissement,
ressort encore à 120.864 fr. en 1914, est tombé à 740122 fr. pour l'exercice 1915.
Pour pouvoir faire face aux nombreux engagement de la Ville par rapport à l'approvision-
nement de la population en combustible. le service du gaz à du suppléer par des marché complé-
mentaires
à l'insuffisance de sa propre production. Il à assumé ainsi une partie des graves charges
de l'approvisionnement qui pèsent si lourdement sur le
administrations
municipales
et empêché
le manque de combustible de se faire sentir. Mais sur ces marchés qui comprenaienf environ 500
tonne
un bénéfice n'a pu être réalisé,
La production du goudron a atteint 670 tonnes, dont environ 350 tonnes ont servi au gou-
dronnage des routes de l'État et de la Ville; le reste à été exporté à 1 l'étranger. Les prix renseignent
une hausse considérables ils sont montés de 3,75 fr à 5 fr. les (…) kg.,
L'usine a produit environ 50 tonnes d'eaux ammoniacales, portées à une densité moyenne
de 25% d'ammoniaque,
Toute la production a été écoulée en Allemagne,
Commerce de détail.
La situation du commerce de détail n'a pas justifié dans son ensemble les prévisions funestes
de la fin de l'année précéntes. D'une façon générale, on peut admettre que le chiffre
d'affaires
a augmenté. Au demeurant, il y a lieu d'établir un distinction entre la situation du grand et du
moyen commerce,
d'un côté, et celle du petit commerce, de l'autre.
Le commerce de gros a généralement bien travaillé. La hausse toujours croissante des marchan-
dises lui a fait réaliser des bénéfices appréciables par la vente des stocks qui étaient en magasin
au début de la guerre, et les capitaux, rendus liquides ainsi, lui ont permis de nouveaux achats
importants à des prix acceptables.
Dans le commerce de détail, également, beaucoup d'importantes et de moyennes maisons ont
fait des affaires satisfaisantes, surtout dans les villes et les centres populeux. Même de vieux stocks,
qui, en temps ordinaire, auraient dû se vendre avec perte, ont été écoulés à des prix rémunérateurs.
Parmi les causes qui ont engagé la clientèle à aller dans leurs achats au delà des quantités ordi-
naires, nous citerons les profits incontestables réalisés par l'agriculture et plusieurs branches de
l'industrie, ensuite la méfiance du public à l'égard du papier-monnaie et enfin l'incertitude de
l'approvisionnement. D'autre causes ont contribué à favoriser certaines branches du commerce
l'absence des voyageurs de commerce se rendant à domicile, les difficultés des voyages qui empê-
chaient nos nationaux d'aller faire leurs achats à l'étranger et aussi la marche satisfaisante de
l'industrie du fer qui permettait de payer des salaires assez élevés, augmentant ainsi la capacité
d'achat de ses employés et ouvriers.
Ajoutons que certains articles, peu demandés autrefois, sont devenus nécessaires à la suite
de l'occupation du pays par les troupes allemandes. Le commerce de ces articles a permis à bien
dos commerçants de relever le niveau de leurs affaires qui avait baissé au commencement de la
guerre. Il y a lieu de signaler encore que beaucoup de particuliers bien avisés se sont improvisés
commerçants pondant les événements actuels et en ont tiré de grands profits.
Cependant, il serait imprudent d'augurer de l'avenir par le présent, car il est à prévoir que
les difficultés des réapprovisionnements et de nouvelles hausses très considérables entraîneront
une dépression générale dans les différentes branches du commerce.
Quant au 'petit commerce, il souffre énormément de la situation actuelle, surtout dans les loca-
lités rurales.
Le commerce des vivres, assez bï>n au commencement de la guerre, où les marchands se sont
vu enlever littéralement leurs provisions à des prix rémunérateurs, a rapidement baissé à partir
du moment où les communes ont pris en main le ravitaillement de la population pour vendre les
produits au prix de revient Le petit commerce s'est trouvé réduit dans la suite aux articles acces-
soires restés en dehors de l'intervention administrative.
Dans les autres branches, le commerce a subi par ricochet les effets de la cherté des vivres
qui a forcé bon nombre de clients à limiter leurs achats au strict nécessaire, beaucoup de ces ar-
ticles, par suite de la hausse excessive des prix, étant devenus inabordables aux petites bourses,
Finalement, il n'est pas à méconnaître que l'atonie persistante dans le bâtiment fait sentir
sa l'âcheuse répercussion également sur les commerces tributaires de cette industrie.
F a i l l i t e s e t
C o n c o r d a t s ,
Le nombre des faillites et
concordats
s'établit
comme
suit
pour les quatre dernières
années
A. Arrondissement
de
Luxembourg.
Faillites
déclarées
Concorda
sollicités
Concordats homologués
B,
Arrondissement
de Diekirch.
Faillites
déclarées
Concordats sollicités
Concordats homologués
B o u r s e s d u
t r a v a i l .
Les bourses du travail de Luxembourg et d'Esch-s.-Alz. renseignent les opérations suivantes
pour
l'année
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre.
Décembre
Totaux
1916.
1914.
Bourse de Luxembourg
Demandes
1 18
Demandes
Offres
Bourse d'Esch sur Alzette
HOMMES FEMMES
339 77
361 84
307 94
391 84
299 111
340 96
342 145
373 81
331 76
5603 1563
Parmi les offres des travail renseignées par la bourse de
émanent
de
Luxem-
bourgeois, 74 d'Allemands, 78 de Belges, 74 de Français. 7 d'Italiens. 2 de Suisses et
d'autres
nationaux; parmi les offres renseignées par la bourse d'Esch 3150 émanent de
Luxembourgeois,
290 d'Allemands, 163 de Belges, 349 de Français, 92 d'Italiens, 4 de Suisse et 67 d'autres natio-
naux
Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre de 45 appartements
et de 41 chambres meublées. A la bourse d'Esch, ce service renseigne les opérations suivante
l'offre à porté sur 554 appartements meublés, 396 appartements non meublés et 264 lits, et la de-
mande, sur 374 appartements meublés, 387 appartements non meublés et 164 lits.
Assurance-maladie.
Bilan
des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exerciœ 1914.
RECETTES.
1°
2°
3°
4°
5°
6°
7°
8°
9°
10°
11°
12°
13°
Encaisse au début de l'exercice ( à l'exclusion du
fonds de réserve)
Intérêts de capitaux et autres produits
Droits d'entrée des membres effectifs
Droits d'entrée des membres honoraires
Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)
Cotisations des membres volontaires
Avances (art. 46 de la loi)
Subventions des patrons (art. 47 de la loi)
Remboursement
pour prestations de secours
Remboursements de la part de l'assurance-accid.
Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à
la Caisse d'épargne et d'autres placements auto-
risés par le Gouvernement, prélèvements sur le
fonds de réserve
Emprunts
avances du comptable, etc
Recettes diverses
Totaux
Caisses régionales
fr.
83.752,81
13.206,16
31.576,55
37,50
539.942,89
11.807,27
3.258,96
2.762,51
11.250,00
9.455,20
4.489,46
fr.
711.539,31
Caisses de fabriques
fr.
78.707,34
50.979,85
27.283,60
51,87
1.141.002,21
2.654,18
2.981,58
1.811,25
626,87
434,66
34.840,80
6.189,29
39.897,51
fr.
1.387.461,01
1°
2°
3°
4°
5°
6°
7°
8°
9°
10°
DEPENSES.
Traitement médical
Médicaments et autres curatifs
Prestations aux membres et à leurs familles
Prestations, art. 16 et 19 de l'assurance-accidents.
Prestations aux femmes en couches
Prestations en cas de décès
Frais d'entretien aux hôpitaux
Prestations aux convalescents après cessation des
secours
Remboursements pour secours aux malades
Remboursements à l'assurance-accidents
Caisses régionales
fr.
147.295,83
117.727.49
232.843,02
4.036,75
1.433,50
9.055,80
47.725,24
431.56
4.457,48
Caisses de fabriques
fr.
283.620,59
248.029,27
547.911,84
17.942,29
11.738,45
21.142,30
89.166,50
1.320,00
1 . 2 7 8 , 5 7
1.477,40
11°
12°
13°
14°
15°
16°
Remboursements d'avances
Remboursts de cotisations et de droits d'entrée
Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et do-
tations du fonds de réserve
Remboursement d'emprunts
Frais d'administration
Dépenses diverses
Totaux
2.203,6(…)
15.163,67
480,00
58.792,63
fr.
649.879,35
Résultats comparés des années 1903-1914
fr.
7.244,07
1.261,95
65.625,32
5.220, 44
20.707,01
6.179,38
fr.
1.329.865,41
Caisses régionnales
Recettes
fr. 373.069,95
452.225,58
469.301,21
523.885,20
616.250,76
663.201,78
666.927,30
857.103,32
968.464,55
972.827,61
908.213,85
711.539,31
Dépenses
fr. 342.664,06
409.474,69
427.810,67
491.919,52
570.998,04
600.155,56
594.420,76
759.240,77
842.879,38
915.603,75
824.461,04
649.879,35
Caisses de fabriques
Recettes
fr. 948.942,16
1.149.448,20
1.081.685,71
1.224.477,98
1.352.256,38
1.189.527,18
1.132.451,95
1.195.399,40
1.355.018,65
1.(…)14.499,75
1.644.344,79
1.387.461,01
Dépenses
fr.
862.073,00
1.092.643,40
1.013.019,35
1.136.770,95
1.275.704,95
1.143.707,29
1.067.434,79
1.145.939,73
1.284.204,32
1.459.779,93
1.566.030,09
1.329.865,41
Assurance-accidents.
Bilan de l'exercice 1915
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
RECETTES
Report de l'exercice antérieur
Avances de membres
Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1915
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1915
Intérêts du fonds d'amortissement du capital
Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1915
Recette suivant art. 48 de la loi
Part du Gouvernement aux frais d'administration
Remboursement du Gouvernement (art. 71 de la loi)
Amendes
d'ordre
Versements d'arriérés des années antérieures
Recette imprévues
Versements pour solde des membres
Total
fr.
7.948,16
1.552.242,80
10.976,09
15.661,63
235.365,98
492,81
2.983,10
21.615,20
214,10
7.698.66
65.145,87
fr. 1.920.344,40
DEPENSES.
1. Indemnités pour accidents
2. Frais de traitement
3. Capital représentation des rentes en cours
4. Fonds de réserve
5. Frais d'administration
Total
fr.
1.303.281,49
86.735,42
363.626,38
89.045,26
77.655,85
fr.
1.920.344,40
L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-
cice 1915
RECETTES.
3. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1915
4. intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1915
5. Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1915...
8. Part du. Gouvernement aux frais d'administration
11. Recettes imprévues
12. Versements pour solde des membres
Total
DÉPENSES.
1. Indemnités pour accidents
2. Frais de traitement
3. Capital représentatif des rentes en cours
4. Fonds de réserve
5. Frais d'administration
Total
fr.
890,30
428,94
2.049,69
10.657,40
4,96
189.281,13
fr.
203.312,42
fr. 68.770,46
63.612,62
34.217,79
8.052,13
28.659,42
fr.
203.312,42
Assurance-vieillesse et invalidité.
Bilans des exercices 1914 et 1915.
RECETTES.
1. Report de l'exercice antérieur
2. Cotisations des membres
3. Intérêts dus par la Banque Int. au 31 décembre
4. Intérêts du fonds de pension des employés au
31 décembre
5. Part du Gouvernement aux frais d'administration.
6. Remboursements du Gouvernement (art. 130)
7. Intérêts du fonds de réserve
8. Recettes de l'art. 8 de la loi
9. Recette de l'art. 14 de la loi
10. Recettes de l'art. 40 de la loi
11. Recettes de l'art. 43 de la loi
fr.
563.159,41
fr.
838.688,62
10.634,18
74,73
35.387,55
62.304,24
93.144,85
764,58
2.232,83
2.369,22
316.881,14
885.091,14
21.752,61
124,65
34.514,51
85.372,09
123.034,75
885,56
2..938,86
3.750,08
210,00
12. Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1911
13.Versements d'arrières des années antérieures
14. Amendes d'ordres
15. Recettes imprévues
16.
Bénéfices
sur
obligations
tirées
au
sort
DÉPENSES
1.
Indemnités
(rentes
vieillesse
et
invalidité)
2. Frais de traitement
3. Frais d'administration
4 .
Fonds
de
réserve
fr.
125.000,00
548,01
13,83
510,06
fr. 1.734.832.11
fr. 69.274,89
57.110,04
75.523,66
1.532.923.52
fr. 1.734.832,11
fr.
125.000,00
1.758,40
75,00
425,63
fr. 1.601.814,42
fr. 109.162,19
157.471,79
71.606,21
1.263.574,23
fr.
1.601.814,42
Caisse d'épargne et Crédit foncier.
A. Caisse d'épargne et Crédit foncier.
D'après
le
compte-rendu
de
cet
établissement
pour
l'exercice
1914,
l'avoir
des
déposants,
y
compris
les
dépôts
faits
par
les
communes,
s'élevait
au
décembre
1914,
en
principal
et
inté-
rêt,
à
67.191.424
fr.
Le
chiffres
correspondant
était
de
66.273.476.
en
1913,
de
64.628.393
fr.
en 1912 et de 62.834.961 fr. en 1911.
Le
chiffre
des
versements
a
été
de
13.837.687
fr.,
celui
des
remboursements
de
14.829.474
fr.
De
à
1908,
les
versements
ont
dépassé
régulièrement
les
remboursements.
L'exercice
accuse
un
excédent
des
remboursements
de
173.481
fr.,
et
en
1910,
les
remboursements
dépassent
les
versements
l'excédent
est
de
422.009
fr.
en
1911,
de
32.323
fr.
en
1912,
de
237.602
fr.
en
et
de
991.987
fr.
en
1914.
Si
néanmoins
l'ensemble
de
l'avoir
des
déposants
a
augmenté
en
de
917.948
fr.,
c'est
grâce
aux
intérêts
capitalisés
à
la
fin
de
l'exercice
qui
s'élèvent
à
1.870.719 fr.
Pour la période du 1er janvier au 1er août 1914, c'est-à-dire la période qui a immédiatement
précédé la guerre, l'excédent des remboursement sur les versements était de 1,670,711 fr. Par
contre,
pour la période du 1er août au 31 décembre 1914, c'est-à-dire pendant les cinq premiers
mois de la guerre, les versements ont dépassé les remboursements de 678.725 fr. Pour la même
période, les remboursements se sont élevés à 3,589,683 fr., contre 5.905.902 fr. pour la période cor-
respondante de l'année 1913, soit une diminution de 2.316.219 fr. Les retraits pour
l'exercice
entier de 1913 portaient sur 16.206.119 fr., ceux pour 1914 sur 14.829.674 fr. seulement, soit une
difference en faveur de 1914 de 1.376.445 fr. Le même phénomène a été observé lors de la guerre
franco-allemande de 1870; les dépôts avaient également laissé un excédent considérable sur les
retraits.
Les dépôts effectués du 1er août 1914 au 1er août 1915 s'élèvent ensemble à 15.431.429 fr.
dont voici la provenance
'
ouvriers
cultivateurs
commerçants
employés privés et fonctionnaires
rentiers
communes, fabriques d'église, sociétés de secours mutuels, etc
Total
fr.
1.645.286
5.488.985
4.011.448
1.631.026
1.237.188
1.417.496
fr. 15.431.429
Les retraits de fonds opérés du 1er août 1914 au 1er août 1915 s'élèvent à 9.885.324 fr.; il y
a donc pour cette période un excédent de versements de 5.546.105 fr.
Le nombre des versements a été, en 1914, de 51.250, soit une moyenne par versement de
270 fr., le nombre des remboursements de 43.050, soit une moyenne de 344. Le nombre total
des opérations de versement et de remboursement s'élève à 94.300 portant sur une somme de
32.174.636 fr., contre 101.594 opérations portant sur 29.717.906 fr. en 1913. Les livrets en circu-
lation au 31 décembre 1914 atteignent 77.462, soit une augmentation de 1104 sur l'année précédente.
L'avoir moyen par livret est de 867 pour cet exercice, contre 868 en 1913. L'intérêt bonifié aux
déposants s'est élevé à 1.910.078 fr., en augmentation de 27.612 fr. sur l'année précédente.
L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1914 s'élève, suivant bilan, à 78.476.501 fr., contre
66.869.400 fr. à fin 1913. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.787.534 fr.;
contre 2.803.264 fr. en 1913. La différence en défaveur de 1914 provient de ce que, durant la guerre,
l'établissement est obligé de conserver en caisse de fortes disponibilités, qui, partant, restent
improductives.
Le compte des frais généraux se solde par 160.997 fr.; il dépasse de 3.253 fr. le chiffre corres-
pondant de, l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 480.185 fr., soit 0,71%
de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 282.290 fr., soit 0,42% du même avoir.
Le fonds de réserve a passé de 4.411.632 fr. à 4.693.922 fr.
Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1914 s'élèvent
à 863.800 fr. 43, les remboursements à 753.374 fr. 34. Le total des prêts consentis aux emprun-
teurs par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 950.433,76 fr., celui des remboursements
à 841.157,24 fr.
Durant l'exercice 1914, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 92 écoles, contre 100 en 1913;
le nombre des versements opérés a été de 4004, le montant des dépôts de 24.781 fr.
Bilan au 31 décembre 1914.
ACTIF.
fr.
c.
1. Disponible en caisse et en banque
16.166.465,55
2. Bureaux auxiliaires
398.650,99
3. Portefeuille
55.544.528,65
4. Crédit foncier de l'État. Avances
862.368,55
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Caisses publiques de crédit agricole et professionnel. Avances
Habitations à bon marché.
Avances
Comptes transitoires; int. à rec. au 31 déc. 1914
Diverses communes en compte courant. Avances
Immeubles de service
a) Hôtel
rue
Aldringer
b) Hôtel Plateau Bourbon
c) Terrain à bâtir
Mobilier
105.540,58
1.031.769,63
19.470 00
L'État pour compte du Crédit agricole et professionnel
L'État
pour compte des Habitations à bon marché
Avances diverses pour le compte de l'État.
Comptes transitoires; différences de cours réservés
à déduire; Fonds de réserve;
Solde au 31 déc.
Bénéfices réalisés en 1914
4.411.632,25
282.290,69
4.719.093,31
4.693.922,94
fr.
PASSIF.
Avoir
des
déposants
L'État grand-ducal en
compte
courant
Diverses communes en compte courant
Recette générale
Comptes transitoires; réescompte
Épargne scolaire; solde en
suspens
fr.
Compte de Profits
DÉBIT.
Frais d'administration
Amortissement du
compte
Mobilier
Amortissement du compte
Hôtel
Plateau Bourbon
Différence sur bons de caisse
remboursés
Frais
de banque
Divers
Bénéfices nets réalisés en 1914
fr.
CRÉDIT.
Bénéfices
sur
titres
remboursés
Bénéfices
sur
titres
vendus
Bénéfices
d'intérêts
réalisés
en
Commission
sur
comptes
courants
Comptes soldés par application de l'art. 24 du règl. organique
Divers
fr.
fr.
c.
110.426,09
2.850.350,33
632.721,15
663.459,46
1.156.780,21
29.767,76
253,58
15.217,57
20.340,81
25.170,37
78.476.501,07
67.191.424,77
10.789.309,39
7.979,28
620,97
78,476.501,07
fr. c.
160.997,67
3.307,52
25.000,00
4.734 08
3.889,64
65,42
282.290,69
480.285,02
3.008,64
10.793,50
450.400,78
15.719,78
115,18
247,14
480.285,02
B. CRÉDIT FONCIER
Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1914 s'élève à 5241 portant sur
une somme de 76.590.806 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette période des
admissions pour 52.641.365 fr., dont 16.215.815 fr. font l'objet de prêts communaux. Le nombre
des prêts réalisés au 31 décembre 1914 s'élève à 3533, représentant un capital de 52.036.015 fr.,
dont à déduire
a) fr. 6.510.810,59 recouvrés par l'effet de l'amortissement,
b) fr. 6.718.760,44 par suite de remboursements anticipés,
soit fr. 13.229.571,03. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1914 est donc de 38.806.443,97
francs.
Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 1144 à 1229 et les sommes prêtées
ont passé du 8.622.050 fr. à 9.094.100 fr., la moyenne par prêt ressort à 7399 fr. Les prêts sur pro-
priétés urbaines s'élèvent fin 1914 à 1494 portant sur un capital de 17.562.000 fr.; la moyenne
par prêt est de 11.755 fr. Les prêts communaux se sont élevés à cette époque à 708 portant sur
un capital de 24.598.765 fr., soit une moyenne de 34.744 fr. par prêt. Le montant des intérêts
et annuités dus pour l'année 1914 est de 2.492.866,75 fr., en augmentation de 175.924,14 fr.
sur l'armée précédente.
Un grand nombre des emprunteurs, notamment les employés, les fonctionnaires, certaines
catégories du commerçants, d'ouvriers et d'artisans, sont cruellement éprouvés par suite de la
cherté des vivres et de la crise économique qui sévissait durant les premiers mois de la guerre dans
presque toutes les branches de l'activité humaine; aussi le nombre des retardataires, qui était
de 175 au 31 décembre 1913, est-il passé à 492 au 31. décembre 1914, et le montant arriéré, de
140.251,70 fr. à 331.712,75 fr. Au 1er novembre 1915, le nombre des retardataires s'était déjà réduit
à 119 et le total des sommes redues pour 1914 à 75.915,61 fr. La crise viticole était également
pour beaucoup dans ces retards. La plupart des retardataires contre lesquels des mesures d'exé-
cution avaient dû être prises, sont parvenus à régler à l'amiable leurs arriérés.
La valeur nominale des obligations foncières vendues s'élevait au 31 décembre 1914 à 36.611.500
fr. contre 35.182.600 fr. à la fin de l'année précédente ; elle s'élevait au 1er novembre 1915 à 36.630.300
fr. Le bénéfice réalisé jusqu'à fin 1914 sur la vente des obligations foncières s'élevait à 238.765,47 fr.
Les frais d'administration du Crédit foncier sont émargés par 114.120 fr., contre 108.149,33 fr.
pour l'année précédente. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 150.168,36 fr., comprenant les
intérêts nur prêts, intérêts sur obligations vendues, etc.
Après déduction des frais d'administration, il reste un bénéfice net de 36.048,36 fr. qui ont
été portés sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève,
au 31 décembre 1914, à 538.655,94 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.
Bilan au 31 décembre 1914.
ACTIF
fr.
c.
1.
Prêts
52.036.015,00
à déduire
amortissement opéré de 1901 à 1914
6.510.810,59
romboursts ant. effectués
id.
6.718.760,44 13.229.571,03
38.806.443,97
2. Compte Mobilier
3. Obligations foncières 3½ % déposés contre
certificats
nominatifs
4. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction
5. Compte transitoire (emprunteurs);
fraction du semestre d'intérêts courus au 31 déc. 1914 sur prêts
fr.
PASSIF
1. Fonds de dotation
2. Sommes non encore touchées
a) sur prêts faits à
des
particuliers
b) sur prêt faits à
des
communes
3. Obligations foncières 3½ % en circulation
4. Compte créancier : Caisse d'épargne
67.500,00
503.810,00
5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
6. Coupons l'obligations non encore
touchés
7.
Disagio
sur
prêts
communaux
8. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction
9. Compte transitoire (obligataires): fraction du coupon couru au 31 déc. 1914
sur oblig. foncières en
circulation
10. Fonds de réserve
I. agio sur obligations vendues de 1902 à 1914 incl.
II. a) réserve ordinaire
263.842,11
b) excédent favorable de
l'exercice
1914 36.048,36
Compte de Profits et Pertes.
DOIT.
238.765,47
299.890,47
fr.
1. Intérêt de 1914 sur compte Fonds de dotation
2 . Intérêts de 1914 sur obligations foncières 3½ %
3. Intérêts sur
comptes
de
correspondants
4. 10 % d'amortissement sur mobilier
5. Frais
généraux
de
l'exercice
6. Excédent favorable de l'exercice 1914
fr.
AVOIR.
1. Intérêts de 1914
sur
prêts
2. Intérêts compris dans le prix de vente de de ventes des oblig. fonc. 3½ % vendues en 1914..
3. Balance des
recettes
et
des
dépenses
accessoires
fr.
fr. c.
18.286,60
16.814.100,00
2.904,02
660.538,67
56.302.273,26
500.000,00
571.310,00
36.611.600,00
862.368,55
16.814.100,00
58.483,25
22.500,00
2.904,02
320.351,50
538.655,94
56.302.273,26
fr. c.
15.000,00
1.274.064,75
22.894,58
2,031,84
114.120,00
36.048,36
1.464.159,53
1.445.986,94
11.001,78
7.170,81
1.464.159,53
C. SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.
L'import total des 1098 prêts hypothécaires réalisés depuis le 1er janvier 1907 jusqu'au 31
décembre 1914 s'élève à 3.906.530 fr. La moyenne du prêt est donc de 3558 fr. Elle varie suivant
la profession de l'emprunteur: elle est de 3044 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3479 fr. pour
les artisans, de 3072 fr. pour les cultivateurs, de 4535 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le
solde en capital restant dû par les emprunteurs au 31 décembre 1914 s'élevait à 2.875.871,34 fr.,
le fonds de réserve à 166.959,11 fr.
Banque Internationale à Luxembourg.
Le rapport de la Direction pour l'année 1915 s'exprime ainsi
L'exercice écoulé a eu à souffrir par continuation des influences de la guerre mondiale. Eu
égard aux circonstances si défavorables, les résultats peuvent être considérés néanmoins comme
satisfaisants. Le mouvement d'affaires est en diminution de 221 millions de francs en chiffres
ronds.
La Banque a subi des pertes d'intérêts très sensibles par suite de la nécessité où elle s'est
trouvée de maintenir, dans l'intérêt de sa clientèle, son encaisse à un niveau très élevé. Cette
mesure lui était imposée par les difficultés d'éviter les fluctuations de l'encaisse en présence des
communications postales si incertaines.
Les inquiétudes provoquées par la guerre avaient amené une offre considérable de capitaux
pour lesquels l'établissement n'a pas eu toujours un emploi avantageux et dont le placement
rémunérateur et irréprochable était d'autant plus difficile que sa clientèle ne faisait guère d'achats
de titres que dans des cas isolés.
L'évaluation du portefeuille Titres a été faite, pour autant qu'il s'agit de fonds allemands
et belges, aux cours constatés à Berlin et à Bruxelles à la fin de l'exercice dans les transactions
libres. L'évaluation des autres titres a été faite sur la base des cours connus à Bâle et à Paris, mais
à des niveaux plus bas en général. La moins-value résultant de cette évaluation exceptionnelle-
ment prudente a été balancée, par la réserve de 400.000 fr. constituée depuis des années pour le
compte de Titres.
Tous les autres éléments de l'actif ont été évalués également, eu égard à la situation politique
et économique actuelle, avec une prudence extrême, de sorte que des pertes ne sont guère à craindre.
La succursale de Metz a contribué normalement aux résultats d'ensemble. La liquidation
de la succursale de Sarrebruck se poursuit d'une manière satisfaisante. Les commandites de Trêves
et de Berlin ont travaillé également dans des conditions satisfaisantes. Tenant compte des cir-
constances actuelles, la succursale de Berlin a cru cependant ne pas devoir procéder, cette année
encore, à une répartition de dividende.
Le bénéfice net, qui s'élève avec le report à 1.687.845,82 fr., contre 1.531.174,39 fr. en 1914,
a permis la répartition d'un dividende de 5½ %. Le report à nouveau s'élève à 196.855,48 fr., contre
207,618,78 fr. pour l'année précédente,
en
1914.
à
en
1 9 1 5 . . .
à
soit
une
diminution
de
fr.
1.602.577.380.85
1.308.930.846.37
fr.
221.646.534,48
Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant
encaisse au 31 décembre 1914
entrées en 1915
soit ensemble
sorties en 1915
encaisse au 31 décembre 1915
fr.
4.911.254,73
130.080.522,61
fr.
134.991.777,34
130.360.536,20
fr.
4.631.241,14
Le compte du portefeuille Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant
solde au
décembre
entrées
en
sorties
en
solde au
décembre
fr
12.097.494,93
129.887.859,81
fr.
141.985.354,74
fr.
39.070.322,81
Le bénéfice du portfeuille Effets à recevoir à Luxembourg s'élève à 912.776,21 fr., contre
342.015.16 fr. en 1914.
Bilan général au 31 décembre 1915.
a) Actif réalisable
Caisse
Portefeuille : Effets à recevoir
Portefeuille
Titres
Participations
syndicataires
Reports
et
a v a n c e s
sur
nantissements
Participations
commanditaires
Caisse
hypothécaire
Comptes
courants
débiteurs
Avals
Compte à nouveau
Compte
Immeubles
fr.
2.096.366.21
b) Actif immobilisé
Immeubles
fr.
1.285.472,16
fr.
4.631.241,14
24.450,20
6.558.962.05
2.058.604,51
9.932.917,25
7.637.500,00
34.645.821,72
5.562.991,75
1.910,75
3.381.838,37
fr. 113.721 .772 50
Le mouvement général des transactions à la maison centrale, aux succursales et agences
s'est élevé
Taxes comunales d'octroi à Luxembourg.
Propriété industrielle.
La statistique de la propriété industrielle du Grand-Duché renseigne pour l'armée 1915 les
chiffres ci-après
PASSIF
a) Passif envers elle-même
Capital social
Fonds de réserve
Réserve de la Caisse hypothécaire
Compte ducroire
Compte à nouveau
b) Passif exigible
Dépôts à vue
Billots de banque en circulation
dont actuellement bloqués
Comptes courants créditeurs
Avals
Effet à payer
Dividendes non réclamés 1910-1914
Bénéfice net pour 1915
fr.
7.250.000,00
1.000.000,00
fr.
fr.
25.000.000,00
7.650.000,00
20.776,50
1.000.000,00
20.106,88
2.863.392,02
6.250.000,00
60.222.740,96
5.562.991,75
3.442.121,07
31.797,50
1.657.845,82
113.721.772,50
Chapitre de perception
Liquides
Comestibles
Fourrages
Combuslibles
Matériaux de construction
Bière fabriquée dans l'intérieur
Total
Produits des foires aux bestiaux
des droits d'abatage
des ponts à bascules
du débit d'eau (Porte-Neuve)
des droits de place sur les
marchés hebdomadaires
Total des recettes de l'octroi.
Produit de 1912
fr. c.
46.994,30
121.373,88
11.926,14
70.841,82
24.738,75
16.061,75
291.876,62
2.470,60
45.483,16
4.298,50
33,85
3.953,85
348.107,68
Produit de 1913
fr. c.
43.857,52
122.648,43
11.891,89
73.918,08
29.034,16
17.612,70
298.962,78
3.169,05
45.494,29
4.558,50
14,00
3.342,75
355.541,37
Produit de 1914
fr. c.
39,851,07
121.171,07
12.770,94
80.289,03
18.604,76
17.994,45
290.681,32
2.124,30
47.580,99
4.831,50
5,80
3.150,05
348.373,96
Produit de 1915
fr. c.
38.775,58
106.148,89
8.255,84
73.171,39
20.926,59
11.898,21
259.176,50
1.921,95
44.217,08
4.417,01
31,20
2.630,90
312.394,64
a) Brevets d'invention.
Brevets délivrés à des Luxembourgeois
»
Allemands
» Français
»
Belges
soit
ensemble
brevets, entre 324 en 1914
et 644 en 1911 Il est à prévoir que le nombre des brevets délivré en 1916 sera absolument insi-
gnifiant.
b) Marques de fabrique.
Mercuriales.
Le tableau ci-après indique le mouvement des pris pour les denrées alimentaire, les four-
rages et les combustibles pendant les années 1909, sur la base des mercuriales de la ville
de Luxembourg.
Quantiten
les % kg
le kg
la douz
les 500 kg
le stère
Prix
fin 1909
27,00
25.00
22,00
20, 00
26,00
26,00
30,00
26,00
27,00
7,50
0,60
0,40
0,50
2,10
1,90
2,40
2,80
2,30
2,00
2,98
2,32
40,00
72,22
70,00
15,00
12,00
Prix
fin 1910
26,00
22,00
18,00
17,00
21,00
28,00
37,50
36,00
30,00
11,00
0,60
0,40
0,50
2,40
2,35
2,30
3,20
2,70
2,00
3,20
2,30
32,00
50,00
50,00
16,00
14,00
Prix
fin 1911
26,00
22,00
20,00
21,00
23,00
21,50
34,50
39,00
37,00
11,35
0,60
0,40
0,50
2,50
1,95
2,20
2,95
2,55
2,00
3,40
2,40
35,00
57,00
52,00
15,00
13,00
Prix
fin 1912
27,00
11,00
23,50
26,50
29,00
22,50
35,00
29,00
37,00
6,75
0,70
0,45
0,55
3,00
2,45
2,80
3,10
3,05
2,35
3,35
2,45
26,00
35,00
45,00
15,00
13,00
Prix
fin 1913
19,50
17,00
14,50
14,50
14,00
13,50
31,00
24,00
31,00
8,50
0,70
0,45
0,55
3,00
2,48
2,90
3,20
3,00
2,65
3,27
2,35
25,00
28,00
30,00
14,50
13,00
Prix
fin 1914
42,50
38,00
30,50
47,50
30,50
97,50
95,00
97,50
15,00
0,85
0,45
0,65
2,60
2,27
2,40
2,90
2,40
2,50
3,63
2,50
23,00
26,00
28,00
16,00
13,00
Prix
fin 1915
36,00
33,00
30,00
44 ,00
40,00
36,00
114,00
115,00
125,00
10,50
1,30
0,55
2,80
2,30
3,88
6,50
3,00
3,00
4 ,05
3,82
65,00
92,50
75,00
16,50
14, 00
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Sarrazin
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de Froment
»
de
seigle
»
d e
méteil
Viande de boeuf, 1er qual.
Viande de boeuf, 2e qualité
Porc
frais
Porc fumé
Viande de veau
Viande de
mouton
Beurre
Oeufs
Pailles
Foins
Trèfle
Bois de
hêtre
Bois de
chêne
Brevets délivrés à
des
Américains
» d'autres
nationaux
Marques
déposées
par
des
Luxembourgeois
» Allemands
» Américains
» Français
» d'autres nationaux
soit
ensemble
marques,
contre
en
et 337 en 1913.
STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK.
EINFUHR VON WAREN,
welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen
Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1915.
Warengattung.
1.
Erzeugnisse
der
Land-
a.
Forstwirtschaft
und
andere Herische u. pflanz~
Rehe Naturerzeugnisse;
Nahrungs~ und Genuß~
mittel
Roggen
Haler
Mais
und
Dari
Reis, unpoliert
Speisebohnen
id.
id.
Erbsen
Futterbohnen.
Wicken
Bein- und Hanfsaat
Kleesaat
Grassaat
id.
id.
Runkelrübensamen.
Andere
Gemüsesamen.
id.
id.
id.
id.
Frische Kartoffeln
id.
Grün-
und
Rauhfutter
Rohe Banmwolle usw
Unbearbeitete Tabakblätter
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
Gr.-Brit.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Niederland.
Schweden.
Dänemark.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Belgien..
Niederland.
Niederland.
V. St.v. Am.
Brasilien.
Philippinen
Brit. Ind.
Öster.-Ung.
Griechenl.
Paraguay.
Dominik. R
Menge
kg, Stück
usw.
2.800
1.820
6.400
19. 641
21.550
2.300
13.550
.274.281
9.000
65.683
159.207
11.742
2.146
45.757
1.172
2.348
16.953
Warengattung.
Unbearbeitete Tabakblätter
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Hopfen.
Frische Küchengewächse.
id.
id.
Getrocknete Kräuter und
Blätter zum Genuß
id.
Getrocknete
Küchenge-
wächse.
Lebende Pflanzen
id.
Blumenzwiebeln
id.
id
Frische Blumen
id.
id.
Frische Tafeltrauben
id.
id.
Hasel- und andere Nüsse .
id.
Frische Äpfel.
id.
id.
Frische
Birnen.
id.
id.
Frisiche
Pfirsiche.
Frische
Zwetschen.
Frische Mirabellen
Sonstiges frisches Obst
Getrocknetes Obst
id.
id.
Frische Südfrüchte
id.
Herkunfts-
land.
Kolumbien.
China
Kuba.
Türkei.
Mexiko.
Italien.
Venezuela.
Öster.-Ung.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Niederland.
id.
Belgien.
Schweiz
id.
Italien.
Niederland.
id.
Spanien.
Belgien.
Schweiz.
Österreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Österreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Schweiz.
V. St. v. Am
Frankreich-.
Spanien.
Belgien.
Menge
kg, Stück
usw.
1.529
1.340
1.009
9.676
1.154
10.023
15.226
3.365
1.645
1.778
2.158
265.508
Warengattung.
Frische
Stuffruchte
id.
Getrockucte Feigen.
id.
id.
id.
Gotrocknete Datteln
id.
Genießbare
Kastanien.
id.
In Salzwasser eingelegte
Pomeranzen
Roher Kaffee
id.
id.
id.
id.
Gebranuler kaffee
id.
id.
id.
Gobraunte Zichorien
Ter.
id.
id.
id.
id.
id.
Gewürze anderwert métit
genanut
id.
id.
id.
id.
Sunstige pflanzliche er-
zeugnisse zum Gewerbe-
gebrauche
id.
id.
Anderweit
nicht
genanute
Erzeuugnisse zum Heil-
gebrauche
id.
id.
Bau- und Nutzhols in der
Querrichtung
mit
der
Axt
usw,
bearbeitet.
Hau-und Nutzholz in der
Längsachse mit der Säge der Säge
bearbeitet
Faßdauben
usw.
Geschälte Korbweiden usw
Brennholz.
Herkunfts-
land.
Italien.
Niederland.
id.
Schwetz
Spannen.
Portugal.
Niederland.
Schwerz.
id.
Niederland.
id.
id.
Guatemala.
Brasilien.
Nied. Ind.
Belgien
id.
Niederland.
Sehwetz.
V.St.v.am.
Belgien.
Ghina.
Niederland.
Sehwertz.
Geyton.
Österreich
S(...)
liulien(....)
Grylon.
Nied. Ind.
Belgien.
Ceylon.
Schwetz.
Österreich.
Schweitz.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
id.
id.
id.
Menge
kg. Stock
usw
5. 702
70.355
12. 612
!
105. 310
11.033
75.500
Warengattung.
Holzkohlen
id.
Farbholz
Gerthunden, auch gemahlen.
Torfstren,
Maus usw
Arbe(…), (...)hte Stuten
Arbeitsplruts, schwerr Stu-
ten
Arheitspferde. schwere
Hengalr, Wallache.
Kutsch, Reit. Brunpferch
Frisches Rundttersche (Frei-
menge)
Faul. zuherrtches Rund
Herch
id.
Frisches, Schweuell(...)rsch
(…)
id
Fanlach zubru(...)htete
Schweinellesch
id
Gerancherte,
Schwetz
(...)rlanken
id
id.
Schwemesperk (Fromenge)
id.
id.
id.
id.
id.
Toles Fralervach, auch zer-
legt.
id.
Totes Federwihl auch zer-
legt
id
Fleischextrakt usw
Würste
id.
id.
id.
Frische F(...)ache
Gesalzene Heringe
id.
id.
Zuberreitete Fische
id.
id.
id.
Frische Austern.
id.
Herkunfts-
land.
Belgien.
Niederland.
Hondura
Belgien.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
id
id.
Haben.
Schweden
Belgien.
Frankreich
Schwerden
Belgien.
Belgien.
Danemark.
Schweden.
Belgien.
Danemark.
Schwerden
Nederland.
Frunkreich
Belgien.
Östernach.
Belgium.
Niederland.
Schwetz.
Belgien.
Niederland.
Schweden.
Italien.
Niederland.
Belgien.
Niederland.
Norwegen.
id.
Belgien.
Niederland.
Danemark.
Belgien.
Norwegen.
Menge
kg, Stück
usw.
253. 764
1.000
2.443
50.500
Stück 1
id.
id. 2
2.709
72. 953
2.534
10.021
4.705
1.646
14.705
15.000
24.000
2.054
10.080
Tonnen 12
id. 5
kg 25.510
1.539
Warengattung.
Frische Austern
Hummern, Granelen usw
id.
id.
Sehmalz aller
Art.
id.
id.
Schweineflomen usw.
Talg von Rindern.
Fischtran,
Fisrhspeek.
Butter, frisch od. gesalzen
id.
Käse.
id.
id.
id.
id.
Eier,
roh.
Eigelb.
Honig in
Waben.
id.
Bienenwachs.
Rohe, auch gewaschene,
Schal
wolle.
Bettfedern
Borsten
Rindshäute.
Schaf- und Ziegenfelle.
id.
Hasen- a. Kaninchenfelle
roh.
Tierische Rohstoffe zu
Schnitzzwecken.
Därme von Vich.
id.
id.
Knochenkohle,
Knochen-
asche
usw.
Meerschwämme
usw.
id.
Blut von
Vich.
Mehl aus
Getreide.
id.
Mehl aus Getreide (Fre-
menge).
Reis, poliert.
id.
Graupen,
Gries.
Kelle Öle in
Füssern.
Fette Öle in andern Behält-
nissen.
id.
id.
Herkunfts-
land.
Niederland.
Schweden.
Norwegen.
Dänemark.
V. St, v. Am.
Schweden.
Miederland.
Belgien.
id.
Norwegen.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
China.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Österreich.
Belgien.
id.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Niederland,
id.
V.St.v.Am
Belgien.
id.
id.
(Oster.-Ung,
Norwegen.
V. St. v.Arn
Schweiz.
Belgien.
id.
Niederland
Schweiz.
Niederland
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Menge
kg, Stück
usw.
65.599
152.997
2.408
4.231
1.135
11.784
4.442
2.324
10.558
14.760
7.521
1.450
9.437
4.192
10 103
2.147.549
57.600
42.32(
Warengattung.
Reisstärke
usw.
id.
Dextrin.
id.
Sago, Tapioka
usw.
id.
Rohr-, Rübenzucker usw.
id.
Stärkezucker.
Branntwein in
Fässern.
id.
Branntwein in
Flaschen.
id.
id.
Stiller Wein in Fässern.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schaumwein in
Flaschen.
id.
Stiller Wein in Flaschen
id.
Wein
mit
Heilmittelzu-
sätzen.
id.
id.
id.
Bier in
Fässern.
Andere Hefe aller
Art.
Mineralwasser.
id.
id.
id.
Rückstände von der Zube-
reitung fetter Öle
usw.
Gewöhnliches
Backwerk.
Feines
Backwerk.
id.
id.
id.
Teigwaren.
id.
id.
id.
Oblaten zum Genuß
Zuckerwerk.
id..
id
id.
Kakao usw.
Herkunfts-
land.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Jamaika.
Nied. Ind.
Schweiz.
Frankreich.
Jamaika.
Frankreich.
Spanien.
Italien.
Portugal.
Griechen!.
Türkei.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Griechen!.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Schweden.
Schweiz.
id.
Norwegen.
Niederland.
Belgien.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
id.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Schweiz.
Menge
kg, Stück
usw.
38.710
1.422
33.487
18.806
6.072
2.085
Liter 30759
1.630
5.000
5.000
10.000
150.119
4.193
185.934
Warengattung.
Kakao usw.
Schokoladewaren.
id.
id.
id.
id.
id.
Kunstspeisefen
Seul
Weder äther noch wem-
geisthaltige E(...)zen
Säfte von Pflanzen usw
id.
Nahrungs u. Gemäßmittel.
anderweil genaund.
Nahrungs u. Gemäßmittel.
in luftdicht verschlosse-
nen
Behältern.
id.
id.
id.
id.
Rauchtabak usw
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schumpftback
id.
id.
Zurarwen
id.
id.
id.
Zigaretten.
id.
id.
2. Minerallsche und (...)
Hohstoffes Mineralöle
Gartenerde, Kies, Sand.
Porzellanerde usw
Farbenerde usw
Bimsstein, Schmiergel.
Natürlicher Kalk.
Gips
Zement
Talk. Glimmer
id.
Herkunfts-
land.
Niederland.
Schweden.
Niederland.
Belgien.
Osterreich.
Schweiz.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
Schweiz.
Frankriech
Belgien.
Belgien.
Belgien.
Schweiz
Spannen.
Niederland.
Norwegen.
Belgien.
Italien.
V. St. v. Am.
Schweiz
Niederland.
Grettrit.
Frankriech.
id.
Schweiz.
Danemark.
Belgien.
Schweiz
Niederland.
Cuba.
Schweiz.
Frankreich.
Agypten.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien
Öster.-Ung.
Niederland.
Menge
kg, Stück
usw.
3.161
21(...)
23.746
69.(...)
5.211
6.941
549.000
10.000
1.177
173.920.050
30.000
Warengattung.
Hohe Dach u. Tafetschlucher
Rohh(...)cke aus andern Ster-
nen.
Stuckateim usw
Sonstige Erden anderweil
nicht gennant
Erze
Eisenerz
Manganerze
Schlacken von Erzen auch
gemahlen
id.
Steinkohlen
Koks
Pretiho(...)en
Muneralschu(...)le
Petroleleum
a. Zubre(...) Wurli(...), f()...
Fettaliure. Lichte, Seifen
und andern unter Ver-
wendung von Fetten. Ölen
uder Wachs heru(...)
Waren.
Harr(...) u, P(...)chs.
id.
Paratten, Stra(...)ure.
Lachte aller Art aus Wachs.
id.
id.
Feine Wachewaren.
id.
Schumersch usw.
id.
Gemeine feste Seife
id.
id.
Feine Se(...)
id.
Paraffimaller usw
Wagensrhu(...)iere usw
Schuhwiche
id.
4.Ghemische usw, Erzenn-
nisse, Farhen u. Farhun-
ren.
Salmiakreist. Gaswasser.
Salz.
Soda
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Ra(...)men.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
id.
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
Schweden.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Italien.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Menge
kg, Stück
usw.
1.207.564
846.518
82.000
45.000
14.800
508.000
257.000
1.121.620
4.158.401
53.212.500
28.896.000
14.333.000
195.590
1.130
1.960
54.120
10.000
6.960
Warengattung.
Soda
Bleioxyd ; salpetersaures
Ammoniak
Wasserglas
Chlorkalcium, Arsenik usw.
id.
id.
Kochenille usw
Berlinerblau usw
Ultramarin usw
Bleirot,
Bleiweiß
Zinkoxyd usw
Kreide u. andere Erdfarben
Ruß, Buchdruckerschwärze
Chromfarbe.
Eisenmennig usw
Zubereitete Farben
id.
Tinte,Tintenpulver
id.
Ölfirnisse
Weinsteinfirnisse
Backfirnisse
id.
Siegellack
Ölkille
Holzgeist, gereinigt
Flüssige ätherische Öle
Wohlriechende- Fette.
Wohlriechende äther- oder
Weingeisthallige Riech-
mittel
id
Wohlriechende nicht äther-
oder
weingeisthallige
Riechmittel
Puder usw.
id.
id.
Thomasphosphatmehl.
id.
Andere Düngemittel
Gefüllte Patronen
Züdhölzer usw
Pechfackeln
Glühstrümpfe
Eiweiß
Leim
aller
Art
Elastischer
Leim
Gerbstoffausztige
id.
id.
Herkunfts-
land.
Niederland.
Norwegen.
Niederland.
Belgien.
Norwegen.
Schweden.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schwetz,
Belgien.
Belgien.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
Niederland
Argentinien.
Menge
kg, Stück
usw.
4.930
32.040
5.206
30.369
3.242
62.959
8.702
5.841
1.472
8.426
1.319
12.870
4.653
11. 334
8.097
5.935
19.226
Warengattung.
Gerbstoffauszüge
Süßholzsaft usw
Balsam
id.
id.
Zubereitete Arzneiwaren
id.
id.
id.
id.
Geheimmittel
id.
id.
id.
id.
Chemische Erzeugnisse, an-
derweit nicht genannt
5. Tierische u. pflanzliche
Spinnstoffe u. Waren da-
raus; Menschenhaare, zu-
gerichtete
Schimuckfe-
dern Fächer und Hüte.
Rohseide, gefärbt
id.
Seidenzwirn aller Art
Dichte Möbelstoffe,
teil-
weise aus Seide
id.
id.
Dichte Gewebe, ganz oder
teilweise aus Seidenplüsch.
id.
Andere dichte Gewebe, ganz
oder teilweise aus Seide
id.
id.
id.
Beuteltuch aus Seide
id.
Seidene Gaze, Krepp, Flor
usw.
Seidene Stickereien
id.
Seidene Posamentierwaren
id.
id.
Rohe Wolle u. andere Tier-
haare
Garn aus Wolle oder ander
Tierhaaren, gebleicht
Herkunfts-
land.
Schweden.
Schweiz.
Italien.
Niederland.
Schweiz.
id.
Frankreich.
Öster-.Ung.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Schweiz.
Dänemark.
Frankreich.
Niederland.
Schweiz.
Schweiz.
Frankreich.
Schweiz.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Belgien. .
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id
Belgien.
Menge
kg. Stück
usw.
22.721
Warengattung.
Wollengarn
aller
Art für
den Einzelverkauf
id.
Wollene
Fußbodenteppiche
Duchte
Wollengewebe
für
Möbelausstallung
Wollener Samuel u. Plusch
Andere dichte Wallenge-
gewebe
id.
id.
id.
id.
Wollene Wirkwaren
id.
Baumwollenzwirn
aller Art
Dichte ba(...)mnwollene Mobel-
stoffe, nicht plüschartig.
id.
Baumwollener Sammet
und
Plüsch.
id.
Undichte Baumwollgewebe.
Duchte Baumwollgewebe.
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Wick- und
Netzwaren.
id.
Baumwollene Spitzen und
Spitzenstoffen
Baumwollene Stickerich
id.
Baumwollene Dachte
id.
Baumwollen Posamentier
waren
id.
Flachs. gehechelt usw
Hanlgarn, roh
id.
Carn in Aufmachungen für
den Fanzelverkaul
id.
Taue, Hangernatten usw
id.
id.
Fußbodentepiche.
Leinene Tauchentücher, ge-
färbt
usw.
Herkunfts-
land.
Belgien.
Öster.-Ung
Belgien.
id.
ni.
id.
Schweiz
Öster. -Ung
Niederland
Franckrich
Belgien
Schweiz
Belgien.
id.
Niederland.
id.
Belgien
id.
id.
Öster. -Ung
Schweiz
Niederland
Frankreich
Belgien
Schweiz
Belgien
id.
Schweiz
id.
Frankreich
Niederland.
Belgien
id.
id.
V. St. v. Am.
Schweiz
Belgien
id.
Schweden.
Belgien
id.
Menge
kg, Stück
usw.
23(...)
4.178
13.439
9.8(...)
2.199
Warengattung.
Dichte leinene Gerwebe au-
Flachs, roli
Dichte
leinene
Girwebe
a(...)
Flach gebleicht
id.
Dichte leimene Gewebe aus
Haul, gebleicht
Säcke
aux
Juteleinwa(...).
id.
id.
Lemener Da(...)
Lemene (...)chte Gewebe
Leimene Spitzenkoffe.
Leimene Posuim (...)war(...)
id
Grobes
Wachstuch.
Feines Wachsturch.
id.
Holzwaren.
Plerdehaarr, (...)tet
Kleider u. Putzwaren. ganz.
oder teilweise aus Seide.
id.
id.
id.
Kleuler u. Putzwaren, ganz
oder teilweise aus Wolle
id.
id.
id.
Kleider u. Putzwaren, ganz
oder teilweise aus H(...)-
wolle
id.
id.
Kleiderl
und
Putzwaren
aus
andern. Spinnstoffen.
id. . .
Kleider
und
Putzwaren
aus
wa(...)chten Geweben.
Klender und Putzwaren in.
Verlundung
mit
Kaut-
schuck
id.
id.
Hegen u. Sonnench(...)
Schube aus Gespinstwaren
Menschenh(...).
Waren aux Menschenhauren
Zugericht. Schmuckfedern
Mannechule u.
Mützen aus
Gonginstwaren
Herkunfts-
land.
id.
id.
Schweiz
Belgien
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Öster.-Ung
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Öster.-Ung
Belgien.
Schweiz.
Frankreich
Öster.-Ung
Belgien.
Schweiz
Frankrich
Belgien.
Öster.-Ung.
Schweiz.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Öster.-Ung
id.
id.
id.
Menge
kg. Stück
usw.
13.369
8.157
8.850
4.300
37.600
Stück 20
Warengattung.
Männerhüte u. Mützen aus
Gespiustwaren
id.
id.
Frauenhüte, ganz oder teil-
weise aus
Seide.
id.
Frauenhüte, aus anderen Ge-
spinstwaren.
Männerhüte
aus
Filz.
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte
aus
Fils
id.
id.
Hutstumpen aus Filz
Hüte aus Stroh
id.
id.
id.
Frauenhüte aller Art, auf-
geputzt
id.
id.
id.
6. Leder, Lederwaren,
Kürschnerwaren
und
Waren aus Därmen.
Zugerichtetes Leder.
Handschuhleder.
Ziegen
und
Schafleder.
Schuhe aus Leder mit Holz-
sohlen.
Schuhe
aus
Leder
id.
id.
id.
id.
Sattler-u
Täschnerwaren.
id.
id.
Lederhandschute
Pelzwaren, nicht überzogen.
id.
Petzwaren, überzogen.
7.
Knutschukwaren.
Schtäuche usw. aus Kaut-
schuk
Herkunfts-
land.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
id.
Italien.
Schweiz.
Öster.-Ung.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
Öster.-Ung.
Groß-Brit.
Schweiz.
V. St.v.Am
Groß-Brit.
Öster -Ung.
Belgien.
Öster.-Ung
id.
Niederland.
Belgien.
Öster.-Ung.
Menge
kg, Stück
usw.
Stück
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. 309
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
2.514
1.020
Warengattung.
Schläuche usw. aus Kaut-
schuk
Reifen u. Laufdecken für
Fahrzeugräder
Anderweit nicht genannte
Kautschukwaren
id.
id.
id.
Gespinstwaren, mit Kaut-
schuk getränkt
id.
Hartkautschukwaren
8. Geflechte u. Flechtwaren
aus pflanzlichen Stoffen
mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren.
Holzspangeflecht.
Grobe Korbflechterwaren
usw.
Feine Korbflechterwaren
id.
9. Besen, Bürsten, Pinsel,
Siebwaren.
Besen aus Reisig
Grobe Besen u. Bürsten aus
Borsten.
id.
10. Waren aus tierischen
oder pflanzlichen Schnitz-
oder Formerstoffen.
Waren, ganz oder teilweise
Schildpatt
usw.
id.
Perlmutterplatten.
Waren, ganz oder teilweis
aus
Perlmutter.
Waren
aus
tierischen
Schnittstoffen.
id.
id.
id.
Bau- u. Nutzholz, gehobelt
genutet
usw.
Stöcke aus Holz .
id.
Böttcherwaren.
Herkunfts-
land.
Belgien.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Schweiz.
Schweiz.
Öster.-Ung.
id.
id.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
Menge
kg, Stück
usw.
4.967
Warengattung.
Möbel u. Möheltede, grobe,
unfurniert
id.
id.
Tischler,
Drechsler-
und
Wagnerarbrichen
id.
id.
Möbel u. Möbelteite aus
Hotz in Verlunchung und
andern
Stoffen.
id.
Feine Hotzwaren.
id.
id.
id.
id.
id.
Gepolsterte Mobel und
Uberzug.
Hotz aller Art aus andern
pflanzlichen
Schnitzstof-
fen.
Feine Korkwaren.
id.
id.
Waren, ganz oder teilwese
aus
Zellhorn.
id.
id.
Stöcke aus Rohr
id.
11.Papier. Pappe u. Waren
daraus
Pappen, bloü geformt, ge-
kautscht usw
Druck,
Schreib-,
Lösch-
papier usw.
id.
id.
id.
Postkarten
mit
Bilddruch
usw
id.
id.
id.
id.
id.
Papier u. Pappe, gestanzt
usw
Herkunftz-
land.
Belgien.
Schweiz
Öster.-Ung.
id.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Öster.-Ung.
id.
Italien.
Niederland.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Belgien.
id.
Danemark
Spanien.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Franckreich
Schweiz.
Belgien.
Niederland.
Öster.-Ung.
Frankreich.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
Italien.
Niederland.
Schweiz.
id.
Menge
kg, Stück
usw.
2.521
2.(…)
1(...)
9.000
Warengattung.
Papier u, Pappe, gestanzt
usw
id.
id.
Papaertapeten
Spielkarten aller Art
id.
G(...)s, Rust, Sandpapier.
Photographosches Papier
usw
id.
Gelalinpapier.
id.
Hoten, Brutel, Bri(...)lumin
schlage aus Papier
id.
id
id.
id.
Gescha(...),
Mappen
usw .
id.
id.
id.
Andere Papierwaren oh(...)
Verch(...)ulung und anderen
Stoffen
id.
id.
id.
id.
id.
Papierwaren u. Verlundung
mit andern Stoffen
id.
id.
Papierspa(...),
Makulatur
12.Bücher. Hüder. Germülde.
Gedruckte Bucher, Kalen-
der
usw
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Landkarlen aus Papier.
Bilder aller Art aus Papier.
id.
id.
Herkunfts-
land.
Frankriech
Niederland.
Belgien.
id.
Franckriech
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
Danemark.
Neiderland.
Schwetz.
Frankrech.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Frankrech.
Belgien.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Niederland.
Danemark.
Frankreich
id
Öster.-Ung.
Belgien.
Schweiz.
Schweiz.
Italien.
Öster.-Ung.
Niederland.
V. St. v. Am
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Menge
kg. Stück
usw,
1.355
1.517
1.562
Warengattung.
Bilder aller Art aus Papier.
id
Gemälde und Zeich innigen.
id
id
Herkunfts-
land.
Italien.
Beigion.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Menge
kg, Stück
usw.
13. Waren aux Steinen oder
andern mine alischenSlof-
fen (mit Ausnahme von
Tonvvaren) sowie aus fos-
silen Stoffen.
Rohe odr bloß behaltene
Steine
Pflastersteine
Platten aus Granit, Mar-
mor
usw
Grobe
Steinmetzarbeilen
Feine Steinmetzarbeiten
Stein waren in Verbindung
mit anderm Material
Polier-, Schleif-, Wetzsteine
id
id
Asbestwaren
id
Waren, ganz oder teilweise
ans Jet, Meerschaum
usw.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
261.32443
21.507
5.983
M. Tonwaren.
Mauersteine (Backziegel),
unglasiert
id.
Dachziegel USW
Röhren aus Ton, glasiert od.
unglasiert
Waren aus gemeinem Stein-
Zeug
Tabakpfeilen, einfarbig od.
weiß
Bodenplatten aus Ton
Waren aus feinem Stein-
zeug, einfarbig
id
Waren aus feinem Stein-
zeug, mehrfarbig
id
id
id
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Ösler.-Ung.
Belgien.
Schweiz.
Niederland.
Dänemark.
30.052
10.150
78.880
Warengattung.
Porzellanwaren
id
id
Herkunfts-
land.
Dänemark
Schweden.
Frankreich.
Menge
kg, Stück
usw.
15. Glas und Glaswaren.
Hohlglas, gefärbt, unge-
schliffen usw
Hohlglas, gefärbt, geschlif-
fen
id
id
Hohlglas, bemalt
Spiegel- und Tafelglas, un-
geschliffen
Spiegel- und Tafelglas, ge-
schliffen
Trockenplatten für photo-
graphische Zwecke
Brillengläser usw
Brillen, Ferngläser usw.
Glasplättchen, Glasperlen .
Waren aus Glasflüssen usw
Glas in Verbindung mit an
dern Stoffen
id
id
id
Belgien.
id.
Schweden.
Öster.-Ung.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster-.Ung.
Niederland.
Schweiz.
16. Edle Metalle u. Waren
daraus.
Waren, ganz oder teilweise
aus Gold
id.
Gemünztes Silber
Waren, ganz oder teilweise
aus Silber
id
id
id.
Schweiz.
Belgien.
Niederland
id.
Groß-Brit.
Belgien.
17. Unedle Metalle und
Waren daraus.
Roheisen
Rohe Eisenwaren aus nicht
schmiedbarem Guß
Maschinenteile und andere
Eisenwaren, bearbeitet .
idid
Belgien.
151.426
Belgien.
1.728
id. 6013
Niederland. 262
Schweiz.
Warenguttung.
Schuriedbares
Eisen
IN
id
id
Blech,geschliffen
Dracht,gewaltzod, gezogen
Böhren.roh.aus Eisen
Eisenbahnsehienen usw
Eisenhanachsen usw
Robe Eisenwaren
Maschinenteile, anderweil
nicht genaunt
id
id
id
id
id
Brickenbedandleile
Spatten, Schaufeln, Pflug
scharen usw
Sensen, Sicheln usw
Sageblatter, usw
zahale
Bohrer, Zangen, Scheren
USW
id
Reibalden, Meßwerkzenge
usw.
ÄXTE,
HAMMER
USW
id
fand.
Schweiz,
Belgien.
id,
id.
ID.
id.
id,
id.
id.
Frankreich,
Schweden,
Schwetz.
Niederland,
Öster.Unv.
id.
id.
id.
|
id.
| V. St.v.Am.
ÖSTER,
UNG,
Schweiz,
kg. Stack
usw,
16.700
12 640
3.435
Warenguttung.
Blei, coh usw
Bleindraht
ANDERE KEINE BLEIWREN
Zinkwaren
Zinnwaren
Nickelwaren
Rohes
Kapfer
u.Messing
Stangen, Bleche aus Kupler
id.
Grobe Kupler od. Menning-
Waren
id
id.
id.
id
id
ID
id.
id.
id
Unechtes Gold und Silber-
Gessunt
id
Vergoldele oder vernilberte
Metallwaren
id
ID
id
id
Luxungegenstade aus un-
edlen Melallen
Herkinkin-
land
Belgien.
Sehweiz.
Belgien.
id.
id.
id.
Schwetz.
.Schweden,
Frankreich.
id.
Belgien
id.
Schweden.
Italien.
Graß.Bril.
Oster. Ung.
Srhwetz,
Frankreich.
id.
Schweiz.
id.
Oser.Ung.
Graß-Bril.
Belvien,
Frankreich.
Oster.Ung,
Menge
kg, Stack
usw.
3.999
6.218
8.240
3. 761
%
Pflage und anderweit michel
Genannte ciserne Gerale
Kratzenbeschlage
Schrauben. Nieten. Hufeisen
Andere Achsen
Draht waren
Haus u. küchengerate usw
Eiseren Ketten
Bau-und Möbelbeschläge
id.
id
Eiserne Möbel u.Möbelteile
id
Feine Messer. Scheren usw
id
Schrelbfedern
id
Näh-Stricknadeln
id
Brucheisen
Aluminium waren
id.
Holgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Niederland
id,
Niederland.
Schweiz.
Schweiz,
id.
Belgien.
id.
id
Schweiz.
24.141
126.338
Andere Waren aus (…)
Metallen
id
Lantewerke
Spruchnan-
Schinen
id
Belgien.
Ml.
18. Maschinen, (…)
Erzeugniser, Fahrzeuge.
Sonst nicht gennante kraft-
marchinen
Marchinen zur Beurcheitung
V. Metallen Steinen usw.
Dampfpfluge. Mähmarchi-
nen
Dresch-.Mälze-
reinaschinen
id
id
Belgien.
Belgien.
id.
Sschweiz
Schweden
13. 590
7.596
3.770
2.015
11.313
Warengattung.
Kabel zur Leitung elektri-
scher
Strömte
Andere, elektrische Erzeug-
nisse
id
Güterwägen, gedockt oder
ungedeckt
Personenmotorwagen
Fahrräder
id
Lustwagen, Lastschlitten .
Fahrradteile aus Eisen
19.
Fiuerwassen,
Uhren,
Tonwerke, Kindersplel-
Taschenuhren aus Gold
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Menge
kg, Stück
usw.
9.060
Stück
Stück
kg
Stück
Stück 73
Warengattung.
Taschenuhren aus Silber
id
Taschenuhren aus unedlen
Metallen
Uhrgehäuse und Uhrwerke.
Wand-, Standuhren usw
id
Teile von Taschenuhren
Streichtonwerkzeuge
id
Teile von Blas- u. Streich-
tonwerkzeugen
Kinderspielzeug aller Art.
id
id
id
Herkunfts-
land.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
id.
id.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Italien.
Öster.-Ung.
id.
Niederland.
Schweiz.
Belgien.
Menge
kg, Stück
usw.
Stück 164
id.
id.
id.
kg
Stück
Nachweis einiger steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1915
aus dem Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden.
a) Bier
b) Branntwein mit Öbergangsschein, reiner Alkohol
r) Branntwein ohne Übergangsschein, reiner Alkohol
d) Kochsalz
c) Unbearbeitete Tabakblätter
Liter 1.950.173
id.
175.266
id.
kg
757.350
id.
790.468
AUSFUHR VON WAREN,
welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen
Handel stammen, über die Zollämter des Größherzogtums wahrend des
Kalenderjahres 1915.
Warengattung
kg, Stack
wetrakt und andere TIERISCHE und pflanz-
efehe Naturerzeussnisse; Nahrungs-und
Genußnittiel.
Lein-und
Hantsanl
Frassaal aller Art
Runkelrubensamen
Andere
Feld,
Gemuse
,Blunnensamen
Hopfen
Frische Küchengewachse
Lechemle Pflanzen
Hasel-und andere Nusse
Frische Apfel
Frische Kirschen
Gemahlenen Obst
Frische
Orangen,
Zurenen
Getrecknete Forgen
Genießbare Kastamen usw
Getrorkacke Zahorien
Ban-und Nutzhotz in der Onerrichtung
mit dr Art oder Sage bsarbeitel
Desgleichen in der Langarichtung mit der
Art beschlagen
Eichenschwellen
Brenabolz
Holzkohlen
Holzolle
usw
Frische Austern
Frische Butter
Honig
Bienenwachs
Schaf-und
Zigenfelle
Fette ole in Fassern
Rohr, Huben-und sonstiger Zucker
Starkezucker usw
Branntwein in Fassern1)
Branniwein in Flaschen
Stiller Wein in Fässern
Schaumwein in Flaschen
Stiller Wein in Flanchen
Obstwein
8.230
1.388
3.731
19.630
44.900
7.304
109.974
38.397
Warengattung
Bier in Fassern
ESSIG IN FASSERN
Weinhese
Amleres
und
arliches
Wasser
Mich
Senf
Safle
von
Pflanzen
usw
Tanfetgenuß
Nähr und Gennßanttel in luftdicht ver-
sechlessenen Behattnissen
Barehtalank
Zigarren
Zigarelien
Menge
Kg Stück
usw.
Lit.2883405
16.538
47.536
33 1 17
8.305
Farberlen
.Naturlicher
Kalk
Gip
Fuff.Traß usw
Zement
Rohe Steine
Eisenerz
Scheken
von
Erzen
Steinkohlen
135.000
30.000
7.000
1.947.730
213.100
1764413.900
3.Zuberettelen Wach, Paraffin. Liechie.
Wache-berssetellte Waren
Lichte aller Art
Seternierscike
Feste Seife
Feine Seffe
Wagenschmiete
Schuhwichse
Putzmittel unter Verwetulung von Fellen
9.913
12.131
26.930
3.374
1.680
*)Ausserden wurden noch 99.907 liter reinen Alkohel
nach dem Zollvereinsland ausgeführt.
Warengattung.
Menge
kg. Stück
usw.
4. Chemische und pharmazeutische Er-
zeugnisse, Farben und Farbwaren.
Essigsäure
Soda
Chlorkalk usw
Calziumkarbid
Ammoniak
UItramarin
Tinte, usw
Thomasphosphatmehl
Anderweit nicht genannte
verdichtete
Gase
genannt
2.644
1.116.996
670.905
4.986
Warengattung.
Menge
kg. Stück
usw.
9. Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaren.
Reisigbesen
Grobe Besen und Bürsten aus
Borsten.
Feine Besen und Bürsten aus Borsten
3.052
10. Waren aus tierischen oder pflanz"
liehen Schnitz- oder Formerstoffen.
Waren, ganz oder teilweise aus Perlmutter
Bau- und Nutzholz, genutet usw
Tischler-, Drechslerwaren usw
Möbel und Möbelteile in Verbindung mit
andern Stoffen
Holzwaren aller Art mit Ausnahme der
gepolsterten Möbel usw
Feine Korkwaren
2. 940
3.150
11. Papier, Pappe und Waren daraus.
Pappen aus Stroh, Holz usw
Gelbes Ströhpapier
Packpapier
Schreib-, Lösch-, Druckpapier
Postkarten mit Bilddruck usw
Düten, Briefumschläge aus Papier
Anderweit nicht genannte Papierwaren
Papierspäne
26.190
1.486
6.833
1.136
12. Bücher, Bilder, Gemälde.
Gedruckte Bücher.
1.294
13. Waren aus Steinen oder anderen mi-
neralischen Stoffen (mit Ausnahme der
Tonwaren) sowie aus fossilen Stoffen.
Pflastersteine
Grobe Steinmetzarbeiten
Luxusgegenstände aus Steinen
Schleif-, Polier- und Wetzsteine
Kalksandsteine
165.000
9.700
12.765
1.650
14. Tonwaren.
Mauersteine (Backsteine) usw.,unpolicrt .
Mauerziegel
Unglasierte Dachziegel
Feuerfeste Steine aller Art
46.550
24.180
14.850
15.000
5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe und
Waren daraus; Menschenhaare; zuge-
richtete Schmuckfedern, Fächer und
Hüte
Seidene oder halbseidene
Posamentier-
waren
Dichte
Wollengewebe
Baumwollener Zwirn
Dichte Baumwollengewebe
Baumwollene
Wirkwaren
Walle
Kleider u. Putzwaren, ganz oder teilweise
aus Baumwolle
Ilüle aus Stroh usw
Stück
6. Leder und Lederwaren; Waren aus
Dürmen.
Glacéleder
Sat der- und
Täschnerwaren
Zu Ilandschulen zugerichtetes Lüder
3.399
7. Kautschukwaren,
Gespinste aus Filz USW. in Verbindung mit
Kautschuk
8, Gellechte und Flechlwaren aus pflanz-
Hehen Stoffen mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren,
Grobe Korbflechlerwaren
Waren aux Steingut
Feine Tonwaren
kg. Stack
12.881
3.757
13. Glas und Ginswaren
Hohlglas,
gesarbt
usw
Hohlglas, geschliffen
Hpiegel und
l'Talelglas,
ungeschhffen
Spiegelglas, belegl
Frockenplatten fur photograhisenn
Zwecke
11.176
16.Edie Metuile und Waren duraun.
17.Unedle Meinlie und Waren durum.
Roheisen
Nicht
sehminthare
Knastgußwaren
Rohe Eisenwaren aus sehimreilbaren Guß
usw
Maschinenteile.barbeitet
Rohluppen. Rohschieuen, lugole usw
Sehrmicdharen
Einen
in
Staben
Blech, roh, gesirißt usw
Blech, abgeschliffen usw
Eiscaraht, roh oder gewaltz
Eisendraht,
verzinkt
Andere
Rohren
aus
Eisen,
bearbricht
Eisenbahaschienen
usw
Eisenbahnachsen
Maschineneise
Rohrenverbindungslhrke
Spaten,
Schaufeln
usw
10.300
1.390.300
Warengattung.
Hen.Dunggabeln usw
Sensen,
Secheln
Sageblatter
Bohrer, Zangen, grobe Scheren
Axte, Hammer usw
Gerate für den bandwirlsechafttichen Ge-
brauch
Hafeisen
Drahtwaren
Draddstille
Haus
und
Kinchengerule
Bau und Mobellœsehlage
Mobel
und
Mobelleile,
ciserne
Strick ,
Nahnadel
usw
Stahlpäne
Alumininmwaren,
fassoniert
Zink, gestreckt, gewalzt
Zinkwaren
Feine Waren aus Kupker oder Messing
Menge
kg. Stük
1.365
no
,18
Dresch.Malzerei usw.Masehnen
Andrere (...) clektriche Erzenguisse
Lustwagenleile
6.004
Ilarumomka
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1915 comme suit
Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alz.
Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-
s.-ALz.; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;
Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funch, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel
à Hollerich; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grand; Jean Knaff, négociant à Luxem-
bourg; Michel Knaff, négociant à Luxembourg1); Guillaume Lefèvre, négociant à Luxembourg;
Gustave de Ma/de, négociant à Ettelbruck; Jules Mongenast, tanneur à Ettelbruck, Maurice
Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines ; Albert Reinhard, fabricant de gants à Lu-
xembourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxembourg; Emile Schrœll, imprimeur à Luxem-
bourg; Jean-Pierre Sowpert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Würth-Weiler, directeur de la
Banque Internationale à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.
Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.
Luxembourg, le 30 mai 1916.
LA CHAMBEE DE COMMERCE
Le Président,
Léon METZ.
Le Secrétaire,
J.-P.
SEVENIG.
1)
Nommé. membre de la Chambre de commerce par arrêté g.-d du 17 avril 1915, en remplacement
de feu M. Gustave de Marie, décédé.
Victor Buck Luxemburg