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Arrêté du 1er Juin 1916, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce, pour l'année 1915.

2 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Texte législatif (2 Articles)

Arrêté du 1er Juin 1916, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce, pour l'année 1915.

Mémorial

du

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogtums Luxemburg.

Samedi, 17 juin 1916.

N° 46.

Samstag, 17. Juni 1916.

Arrêté du 1er Juin 1916, concernant la publica-

tion du rapport général de la Chambre de

commerce, pour l'année 1915.

Le DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,

DE L'lNDUSTRIE ET DU TRAVAIL;

Vu le rapport général de la Chambre de com-

merce nur la situation du commerce et de l'in-

dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1915;

Arrête;

Arrêté du 1er Juin 1916, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce, pour l'année 1915.

Le rapport prémentionné

sera publié comme annexe au Mémorial

Luxembourg, le 1er juin 1916.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du travail,

D r WELTER.

Avis.

Administration

communale.

Par arrêté grand-ducal en date du 10 juin

1916, M. Jean Welbes, cultivateur à Schut-

trange, a été nommé bourgmestre de la com-

mune de Schuttrange.

Par arrêté du soussigné en date de ce jour,

MM. Michel Mangen-Steichen enltivateur à

Munsbach, et Jean-Baptiste Schummers, culti-

vateur à Schuttange, ont été nommés échevins

de la commune de Schuttrange,

Luxembourg, le 13 juin 1916,

Le Directeur général de L'intérieur

et de l'instruction publique

L.

MOUTRIER

Beschluß vom 1. Juni 1916, die Veröffentli-

chung des allgemeinen Berichtes der Handels-

kammer für das Jahr 1915 betreffend.

Der General-Direktor für Ackerbau,

Industrie und Arbeit;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogtums während des

Jahres 1915;

Beschließt

Einziger Artikel. Erwahnter Bericht soll als

Beilage zum "Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 1. Juni 1916.

Der General-Direktor für Ackerbau,

Industrie und Arbeit,

Dr. Welter.

Bekanntmachung. — Gemeindeverwaltung.

Durch Großh. Beschluß vom 10. Juni 1916

ist Hr. Johann Welbes, Landwirt zu Schüt-

tringen, zum Bürgermeister der Gemeinbe

Schüttringen ernannt worden.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom

heutigen Tage sind die HH. Michel Mangen-

Steichen, Landwirt zu Munsbach. und Joh-

Bapt. Schummers, Landwirt zu Gchitt-

ingen, zu Schöffen der Gemeinde Schüt-

tringen ernannt worden.

Luxemburg den 13. Juni 1916

Der General-Director des Innern

und des öffentlichen Unterrichte

Avis. — Vaine pâture.

Dans la séance du 3 avril 1916 le conseil

communal de Bissen a émis un règlement sur

la vaine pâture. — Ce règlement a été dûment

approuvé et publié.

Luxembourg, le 15 juin 1916.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

V. THORN.

Bekanntmachung. — Weiderecht.

In der Sitzung vom 3. April 1916 hat der

Gemeinderat von Bissen ein Reglement über

das Weiderecht erlassen. — Dieses Reglement

ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffent-

licht worden.

Luxemburg, den 15. Juni 1916.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

V. T h o r n .

PUBLICATION NON OFFICIELLE.

Avis. — Expropriation pour cause d'utilité publique.

L'an 1916, les 7 et 8 juin, à la requête de l'État du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son

Directeur général des travaux publics, M. Antoine Lefort, domicilié à Luxembourg, pour lequel est consti-

tué et occupera Me Joseph Neuman, avocat-avoué, demeurant à Luxembourg;

Je soussigné Jean-Nicolas Gerb, huissier, demeurant à Luxembourg, immatriculé près le tribunal d'ar-

rondissement séant en cette ville, ai donné assignation à

I. — Commune de Junglinster,

A. 1° Bertrang Mathias, marchand, demeurant à Junglinster, agissant a) en son nom personnel, b) en

sa qualité de tuteur légal de ses trois enfants mineurs avec lui domiciliés à Junglinster, à savoir: Bertrang

Pierre, étudiant, Bertrang Jean et Bertrang Léonie, ces deux sans état;

2° Wiltgen Jean, cultivateur, domicilié à Junglinster, agissant en qualité de subrogé-tuteur des trois

mineurs Bertrang;

3° Bertrang Françoise, sans état;

4° Bertrang Prosper, étudiant, présentement à Berlin, tous deux domicilies, à Junglinster;

B. 5° Calteux Jean-Pierre, crieur aux ventes et cabaretier, domiciliés à Junglinster, pris en sa qualité

de chef de la communauté de biens qui existe entre lui et son épouse Kass Marie-Catherine, domiciliée

avec lui;

C. 6° Meyers Joseph, journalier, domicilié à Junglinster, pris en sa qualité de chef de la communauté

de biens qui existe entre lui et son épouse Kuhn Catherine, avec lui domiciliée;

D. 7° Kolbach Pierre, clerc de notaire, domicilié à Altlinster, pris en sa qualité de chef de la communauté

de biens qui existe entre lui et son épouse Suzanne Frisch, avec lui domiciliée,

IL — Commune de Fischbach.

A. 1° Trausch Jean, cultivateur, domicilié à Fischbach, pris a) en qualité d'usufruitier de l'immeuble

à exproprier, et b) en qualité de tuteur légal de ses deux enfants mineurs, à savoir: Trausch Jean-Joseph

et Trausch Victor-François, avec lui demeurant;

2° Kaiser Jean-Nicolas, cultivateur, domicilié à Fischbach, pris en sa qualité de subrogé-tuteur des dits

enfants mineurs Trausch;

B. 1° Wies Jean-Pierre, commerçant, domicilié à Fischbach;

2° Wies Pierre, journalier, domicilié à Rollingergrund, Kripsgrundchen ;

3° Wies Marie, sans état et à son époux 4° Miny Mathias, journalier, demeurant ensemble à Fischbach;

5° Wies Nicolas, cultivateur, demeurant à Kœdingen;

6° Wies Auguste, cultivateur, demeurant à Fischbach.

III. — Commune de Heffingen.

Schneider Nicolas, propriétaire, domicilié à Larochette.

IV. — Commune de Larochette,

A. Franck Jean, meunier, demeurant à Ernzen, pris en sa qualité de chef de la communauté de biens

qui existe entre lui et son épouse Marie-Anne Müller, avec lui domiciliée;

B. 1° Schneider Nicolas, propriétaire; 2° Schneiden Louis, ingénieur; 3° Schneider Mathias, sans état;

4° Schneider Suzanne, sans état, tous domiciliés à Larochette;

A comparaître lundi, le 26 juin prochain, à 9½ heures du matin, devant le tribunal civil de l'arrondis-

sement de Luxembourg, siégeant en matière d'expropriation forcée pour cause d'utilité publique, au Palais

de justice à Luxembourg, pour

Attendu que les arrêtés grand-ducaux du 18 avril 1916 ont déclaré d'utilité publique les travaux de

construction du chemin de fer vicinal de Junglinster à Larochette sur le territoire des communes de Jung-

linster, Fischbach, Heffingen et Larochette; attendu qu'il a été déposé au greffe du susdit tribunal civil

de l'arrondissement de Luxembourg, où les intéressés peuvent en prendre communication: 1° l'arrêté de

cessibilité pris par M. le Directeur général des travaux publics M. Antoine Lefort, en date du 20 avril 1916,

par lequel les parcelles de terrain nécessaires à la construction du chemin de fer vicinal de Junglinster à

Larochette, sur le territoire des communes de Junglinster, Fischbach, Heffingen et Larochette, indiqués

aux plans parcellaires et tableaux des emprises annexés aux dits arrêtés, sont déclarés cessibles pour cause

d'utilité publique; 2° les pièces de l'instruction administrative qui a précédé les arrêtés prérappelés; 3° les

plans des travaux à exécuter avec plans terriers et tableaux d'emprises indicatifs des parcelles à emprendre

pour cette construction et à exproprier pour cause d'utilité publique;

Attendu qu'au nombre de ces parcelles à emprendre indiquées aux plans et tableaux précités figurent

les parcelles ci-après désignées

1. — Commune de Junglinster,

1° une partie d'une parcelle de terrain vague et de jardin de 4 a, 17 ca., formant le n° 1er du plan des

emprises, à emprendre dans la dite parcelle d'une contenance globale de 11 a. figurant au cadastre de la

commune de Junglinster, section B, sub 1588/4162, au lieu dit « im Freckend », appartenant aux consorts

Bertrang-Wiltgen de Junglinster, préqualifiés;

2° une partie d'une parcelle de pré de 3 a. 47 ca. formant le n° 4 du plan des emprises à emprendre dans

un pré de 48 a. 70 ca., figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section B, sub n° 1953/5235,

au lieu dit « in der Lobesch», appartenant à Calteux Jean-Pierre, préqualifié;

3° une partie d'une parcelle de place de 38 ca. formant le n° 10 du plan des emprises, à emprendre dans

une place de 12 a, 60 ca., figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section B, n° 2631/5520, au

lieu dit «im Eck», appartenant à Meyers Joseph, préqualifié;

4° une partie d'une parcelle de pré et jardin de 4 a. 39 ca, formant le n° 11 du plan des emprises, à em-

prendre dans un pré et jardin, d'une contenance globale de 15 a, 80 ca., figurant au cadastre du la com-

mune de Junglinster, section B, sous le n°2693/1921, au lieu dit « im Eck », appartenant au même Joseph

Meyers ;

5° une partie d'une parcelle de labour de 4 a. 61 ca, formant le n° 64 du plan des emprises, à emprendre

dans un labour de 48 a., figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 435, au

lieu dit « auf der Mauerschleid »;

6° une partie d'une parcelle de labour de 3 a, 9 ca, formant la n° 65 du plan des emprises, à emprendre

dans un labour de 24 a. 90 ca, figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 434.

au Leu dit « auf der Mauerschleid »

7° une partie d'une parcelle de labour de 1a 46 ca. formant le n° 66 du plan des emprises, à emprendre

dans un labour de 19 a. 80 ca. figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 433

au lieu dit « auf der Mauerschieid»;

8° une partie d'une parcelle de labour de 1 a. 70 ca. formant le n° 67 du plan dus emprises, à emprendre

dans un labour de 28 a. 30 ca. figurant au cadastre de la commune de Junglinster, section C, sous le n° 432,

au lieu dit « auf der Mauerschieid », ces quatre parcelles appartenant à Kolbach Pierre, préqualifié.

II. — Commune de Fischbach.

1° une partie d'un pré de 8 a., formant le n° 28 du plan des emprises, à emprendre dans, un pré de 13 a.

60 ca. figurant au cadastre de la commune de Fischbach, section A, sous le n° 313/502, au lieu dit « Ochsen-

biück », appartenant aux consorts Trausch-Kaiser, susdits;

2° une partie d'un pré de 12 a. 50 ca. formant le n° 29 du plan des emprises, à emprendre dans un pré

de 35 a. figurant au cadastre de la commune de Fischbach, section A, sous le n° 363/575, au lieu dit « Dettel-

birchen », appartenant aux consorts Wies, préqualifiés.

III. — Commune de

Heffingen,

1° un bois d'une contenance effective de 46 a. 57 ca. formant le n<> 4 du plan des emprises, figurant au

cadastre de la commune de Heffingen, section A, sous le n° 2225 avec une contenance de 30 a, 40 ca, seu-

lement, au lieu dit « auf der Ernz», dont 29,06 a. pour la voie et 17,51 a, excédant à gauche;

2° une partie d'un bois de 2 a. 29 ca. formant le n° 42 du plan des emprises, à emprendre dans un bols

de 23 h. 98 a., figurant au cadastre de la commune de Heffingen, section A, sous le n° 2196, au lieu dit

« Seitert»;

3° une partie d'un bois de 10 a. 77 ca. formant le n° 7 du plan des emprises, à emprendre dans un bois

de 2 h. 17 a. 30 ca., figurant au cadastre de la commune de Heffingen, section A, n° 2236, au Iieu dit « Frei-

denberg», ces trois parcelles appartenant à Schneider Nicolas, préqualifié.

IV. — Commune de Larochette.

1° une partie d'un pré de 1 a. 73 ca. formant le n° 8 du plan des emprises, à emprendre dans un pré d'une

contenance de 37 a. 30 ca., figurant au cadastre de la commune de Larochette, sous le n° 28/458, section B,

au lieu dit « Kostert»;

2° une partie d'un pré de 7 a. 2 ca. formant le n° 9 du plan des emprises, dont 4,40 a, pour la voie et 2 a

56 ca. formant excédant à gauche, à emprendre dans un pré d'une contenance de 7 a. 60 ca. figurant au ca-

dastre de la commune de Larochette, sous le n° 30, section B, au lieu dit « Kostert »;

3° un pré d'une contenance effective de 10 a. 83 ca., formant le n° 10 du plan des emprises, dont 7 a. 3 ca,

pour la voie, 1 a. 73 ca. formant excédant à droite, et 2 a. 7 ca, formant excédant à gauche, figurant au

cadastre de la commune de Larochette, section B, sous le n° 23, au Lieu dit « bei der Mühle », avec une con-

tenance de 8 a. 30 ca. seulement;

4° une partie d'un jardin, talus et passage de 3 a. 11 ca. formant le n° 11 du plan des emprises, à em-

prendre dans un jardin, talus et passage de 4 a. 80 ca,, dont à emprendre du jardin 97 ca. pour la voie,

1 a. 54 ca. formant excédant à droite, ensemble 2 a. 51 ca. et à emprendre du talus et passage, 42 ca. pour

la voie, 18 ca. pour excédant à droite, ensemble 60 ca. figurant au cadastre de la commune de Larochette,

au lieu dit « bei der Mühle », section B, sous le n° 20,

5° une partie d'un labour et talus de 14 a, 28 ca. formant le n° 12 du plan des emprlses, à emprendre

dans un labour et talus de 21 a. 10 ca., dont à emprendre du labour 3 a. 39 ca. pour la voie et 6 a. 72 ca

formant excédant à droite, ensemble 10 a. 11 ca. à emprendre du talus pour la voie, 1 a, 00 ca., 0,47 ca. for-

mant excédant à droite, et 2 a. 10 ca. formant excédant à gauche, ensemble 4 a. 17 ca., figurant au cadastre

de la commune de Larochette, section B, sous le n° 16, au lieu dit « bei der Mühle», ces cinq parcelles ap-

partenant à Franck Jean, préqualifié;

6° une partie d'un pré de 11 a. 18 ca. formant le n° 13 du plan des emprises, à emprendre dans un pré

de 56 a. 20 ca., dont 7 a. 85 ca. pour la voie et 3 a. 39 ca. formant excédant à droite, figurant au cadastre

de la commune de Larochette, section B, sous le n° 10, au Lieu dit « bei der Mooutzenbach »;

7° une partie d'un bois de 16 a, 33 ca. formant le n° 9 du plan des emprises, à emprendre dans un bois

de 49 a 20 ca., dont 10 a. 27 ca. pour la voie et 6 a. 6 ca. formant excédant à droite, figurant au cadastre

de la commune de Larochette, section B, sous le n° 254/825 au lieu dit « Ernzbach»;

8° une partie d'un bois de 9 a, 40 ca. formant le n° 13 du plan des emprises, à emprendre dans un bois

de 84 a. 20 ca., figurant su cadastre de la commune de Larochette, section B, sous le n° 257, au lieu dit

« auf dem Altenrath », ces parcelles appartenant aux consorts Schneider,

Attendu que le requérant offre pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique

I. — Commune de Junglinster.

1° aux consorts Bertrang-Wiltgen préqualifiés, pour l'emprise n° 12 à raison de 100 fr. par are à emprendre

pour les 4 a. 17 ca. la somme principale de 417 fr., y compris toutes indemnités pour déplacement de la

clôture et dépréciations quelconques;

2° à Calteux Jean-Pierre préqualifié: pour l'emprise n° 4, à raison de 100 fr. par are à emprendre pour les

3 a. 47 ca., la somme principale de 347 fr., y compris toutes indemnités pour déplacement de la clôture et

dépréciations quelconques;

3° à Meyers Joseph préqualifié: pour les emprises n° 10 et 11 la somme globale de 2500 fr., y compris

toutes indemnités pour clôtures, arbres fruitiers et dépréciations généralement quelconques;

4° à Kolbach Pierre préqualifié: pour les emprises n°64, 65, 66 et 67, à raison de 20 fr. par are à em-

prendre pour les 10 a. 86 ca., la somme principale de 217 fr, 20., y compris toutes indemnités pour dépré-

ciations avec cette modalité, que l'État établira un chemin d'accès avec passage à niveau par la propriété

Wies n° 68 du plan parcellaire, qui reliera les parties détachées des immeubles en question; en dehors de

cet accès, l'État établira un chemin d'exploitation par le terrain communal de la section de Bourglinster

et la propriété Bestgen du plan parcellaire.

II. -

Commune de Fischbach.

5° aux consorts Trausch-Kaiser préqualifiés; pour l'emprise n° 28 à raison de 60 fr. par are à emprendre,

pour les 8 a. la somme principale de 480 fr.;

6° aux consorts Wies préqualifiés: pour l'emprise n° 29 à raison de 60 fr. par are à emprendre, pour les

12 a, 50 ca, la somme principale de 750 fr,

III.

Commune de Heffingen.

7° à Nicolas. Schneider préqualifié: pour les emprises n° 4, 42, 7, à raison de 20 fr. par are à emprendre,

pour les 59 a. 63 ca. la somme principale de 1192 fr. 60 y compris toutes indemnités pour dépréciations

quelconques, avec cette modalité que le bois accru sur les parcelles de bols à exproprier restera la propriété

du dit Schneider.

IV. -

Commune de Larochette.

8° à Franck Jean préqualifié: pour l'emprise n° 8 à raison de 75 fr, par are à emprendre, pour les 1 a. 73 ca.

la somme principale de 129 fr, 75 et pour les emprises n° 9, 10, 11 et 12 d'une contenance globale de 35 a,

24 ca.f ta somme globale de 3000 fr.r ensemble pour les cinq emprises 3520 fr, 75, avec cette modalité que

le dit Franck aura la faculté de conserver les excédants à droite des emprises n° 11 et 12, auquel cas l'offre

globale de cinq emprises est réduite à 2529 fr, 78;

9° aux consorts Schneider préqualifiés a) pour l'emprise n° 13, à raison de 75 fr. par are à emprendre,

pour les 11 a. 18 ca. la somme principale de 838 fr. 50, avec cette modalité que le bois accru sur l'emprise

restera la propriété des dits consorts Schneider; b) pour les emprises n° 9 et 13 (raccordement des carrières)

à raison de 20 fr, par are, à emprendre, pour les 16 a. 33 ca. plus 0 a. 40 ca., les sommes principales de 326

fr. 00. et 188 fr, 40 ensemble pour les trois emprises la somme principale de 1353 fr, 10.

Attendu que les assignés refusent ces offres et que, dans ces circonstances, le requérant est contraint à

faire procéder conformément à la loi du 17 décembre 1850 au règlement des indemnités; attendu que les

indemnités offertes sont suffisantes;

En conséquence les assignés voir dire: a) que les formalités prescrites par la loi du 17 décembre 1859 pour

parvenir à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles en question, ont été remplies; b) donner

acte au requérant qu'il offre aux assignes pour indemnité du chef de l'expropriation les sommes ci-dessus

désignées; c) en cas de refus d'accepter les dites offres, voir procéder conformément à la loi au règlement des

indemnités auxquelles les assignés ont droit; d) voir ordonner la mise en possession de mon requérant des

parcelles ci-dessus désignées, à charge par lui de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes;

e) l'époux Miny Mathias susdit, autoriser son épouse dame Wies Marie à ester en justice, sinon y voir sup-

pléer par le tribunal; f) s'entendre en cas de contestations, les assignés condamner aux dépens;

sous la réserve expresse de pouvoir changer les présentes conclusions suivant les circonstances, sommant

les assignés de déclarer devant le tribunal conformément à l'art. 26 de la loi du 17 décembre 1850, les sommes

qu'ils entendent réclamer à titre d'indemnité.

Dont acte.

(signe) Geib

Avis. — Expropriation pour cause d'utilité publique.

Suivant exploits des huissiers Schadeck de Diekirch, Bauler de Grevenmacher, Jeanty de Clervaux,

Hommel de Mersch, Pauly de Luxembourg, Wolter d'Esch-s.-AIz., Weyer de Wiltz et Becker de Redange,

en date des 9 resp. 10 juin 1916 notifiés

A la requête de l'État du Grand-Duché de Luxembourg représenté par son Directeur général des, tra-

vaux publics, M. Tony Lefort, demeurant à Luxembourg, poursuites et diligences de la .société anonyme

des chemins de fer Guillaume Luxembourg, représentée par son administrateur M, Léon Metz, maître

de forges, demeurant à Esch-s.-Alz., et respectivement de la direction générale impériale des chemins du

fer d'Alsace-Lorraine, établie à Strasbourg, représentée dans le Grand-Duché de Luxembourg par M. Jean

Abicht, conseiller intime, chef de l'administration Impériale allemande pour l'exploitation des chemins de

fer Guillaume-Luxembourg, demeurant à Luxembourg, élisant domicile à Diekirch, en l'étude de Me Pierre

Pemmers, avocat-avoué y demeurant, qui est constitué et occupera pour les requérants.

Assignation a été donnée

A. 1° Marie Dedisch, sans état, demeurant à Michelau, veuve de Nicolas Alen, prise tant en nom per-

sonnel que comme tutrice de ses enfants mineurs issus de l'union avec son prédit mari, savoir: Ensile, Cathe-

rine, Victor, Marie, Jean-Pierre et Berthe les Alen; 2° Nicolas II Alen, cultivateur, demeurant à Michelau;

B. Paul Haler, cultivateur et garde champêtre, demeurant à Michelau,

C. Maximilien Weiler-Trix, cultivateur, demeurant à Michelau.

D. 1° Élise Thull, sans état; 2° Lucie Thull, sans état; 3° Nicolas Thull, cultivateur; 4° Catherine Thull,

sans état; 5° Suzanne Thull, sans état, tous les cinq demeurant à Michelau.

E. 1° Michel Haas, charron, demeurant à Michelau, pris tant en nom personnel que comme tuteur de

son fils mineur Emile Haas, issu de l'union avec feu son épouse Elisabeth Monville; 2° André Haas, charron,

demeurant à Michelau; 3° Lucie Haas, sans état, et 4° son époux Dominique Mercatoris, cultivateur, de-

meurant ensemble à Sterpenich; 4° Marguerite Haas, sans état, demeurant à Michelau.

F. Nicolas Meyrath-Jacoby, ouvrier, demeurant à Michelau.

G. 1° Corneil Malget, ouvrier, demeurant chez Théodore Frederes, 4, Rural Wonte Remson, État de

Jowa, Amérique du Nord; 2° Catherine Malget, sans état et 3° sou époux Henri Dans, cultivateur, demeu-

rant ensemble à Mittlich (Allemagne), le dit Henri Dans résidant actuellement à Michelau,

H. 1° Élise Hartmann, veuve de Nicolas Miller, elle sans état demeurant à Michelau, prise tant en nom

personnel que comme tutrice de sa fille mineure Anne Miller issu de l'union avec son prédit mari 2° Élise

Miller, sans état; 3° Marie Miller, sans état; 4° Henri Miller, cultivateur, tous les trois demeurant à Michelau.

I. 1° Nicolas Putz, cordonnier, demeurant à Michelau, pris tant en nom personnel que comme tuteur

de ses enfants mineurs Nicolas, Marie, Joseph, Marguerite et Michel les Putz, issus du mariage avec sont

épouse Marie Weiter; 2° Jean Putz, ouvrier au chemin de fer, demeurant à Michelau.

K. 1° Guillaume Theis, cultivateur, demeurant à Lipperscheid; 2° Catherine Theis, sœur de la doctrine

chrétienne, en religion sœur Bernardine, demeurant à Beauraing (Belgique); 3° Suzanne Theis, sœur au

Sacré Cœur, en religion sœur Aurélie, demeurant à Anvers-Kiel, Chaussée St. Bernard, n° 138; 4° Joseph

Theis, maître d'hôtel, demeurant à Paris, rue de Monceau, n° 28; 5° Jean-Pierre Theis, cultivateur, demeu-

rant à Lipperscheid, 6° Nicolas Theis, cultivateur, demeurant à Lipperscheid.

L. Bernard Schuhmann, cabaretier, demeurant à Gœbelsmuhle.

M. Théodore Schrœder, cabaretier, demeurant à Gœbelsmuhle.

N. Nicolas Schrœder, cultivateur, demeurant à Hoscheid;

à comparaître avec Catherine Alen, sans état, et son époux Théodore Lutgen, cultivateur, demeurant

ensemble à 1 Hiderscheid; Marguerite Alen, sans état et sou époux Édouard Eulenbecker, cultivateur,

demeurant ensemble à Schwebach; Marie Haas, sans état, demeurant a Dudelange; Jean Malget, conduc-

teur de trains pensionné, demeurant à Luxembourg, pris eu sa qualité de tuteur des enfants mineurs issus

de l'union ayant existé entre feu les époux Henri MaIgel et Marguerite Diederich, vivants cultivateurs à

Michelau, savoir: Jean, Jean-Pierre et Marie les Malget; Marguerite Miller, sans étal et son époux Victor

Wurth, cultivateur, demeurant ensemble à Lintgen; Étienne Putz, ouvrier, demeurant à Esch-s.-Alz;

Marie Theis, sans état et son époux Jean Pundel, vigneron, demeurant ensemble à Wormeidange; Joséphine

Theis, sans état et sou époux Joseph Schutz, instituteur, demeurant ensemble à Tuntange; Thérèse Agnes,

cabaretière, veuve de Paul Weiter, elle demeurant à Troisvierges, qui seront assignés par exploit;; séparés,

dans le délai fixé par l'art. 24 de la loi du 17 décembre 1859, sur l'expropriation pour cause d'utilité publique,

c'est-à-dire le mercredi, 28 juin 1916, à 9½ heures du matin devant le tribunal d'arrondissement de Die-

kirch, siégeant en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique, au palais de justice à Diekirch

pour

Attendu qu'il a été déposé au greffe du tribunal d'arrondissement de Diekirch où les assignés peuvent

en prendre communication: 1° l'arrêté grand-ducal du 13 novembre 1914, déclarant d'utilité publique les

travaux d'établissement de la seconde voie sur la ligne du Nord, partie située sur le territoire de la com-

mune de Bourscheid; 2° l'arrêté de M. le Directeur général des travaux publics en date du 23 décembre

1014 approuvant les plans et tableaux des emprises à faire sur le territoire de la commune de Bourscheid

pour l'établissement de la seconde voie sur la ligue du Nord et ordonnant la cessibilité des parcelles de

terrain, nécessaires à l'exécution des travaux prédésignés; 3° le plan indicatif des travaux à effectuer et

des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble des pièces de l'instruction administra-

tive qui a précédé les arrêtés précités;

Attendu qu'au nombre des parcelles à exproprier indiqués aux dits plans et arrêtés figurent les suivantes

appartenant aux assignés et situées sur le territoire de la commune de Bourscheid, savoir

A. Parcelles appartenant aux assignés Marie Dedisch, Nicolas Alen, époux Théodore Lutgen-Alen, époux

Édouard Eulenbecker-AIen, Émile Alen, Catherine Alen, Victor Alen, Marie Alen, Jean-Pierre Alen et

Berthe Alen: 1° une parcelle de 44 ta,, à emprendre d'un pré, sis lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre

pour une contenance totale de 20 a. 40 ca., sub section B n° 393/3490, et formant le n° 1 du plan parcel-

laire; 2° une parcelle de 2 a. 51 ca., à emprendre d'un jardin, sis lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre

pour une contenance totale de 9 a. 20 ca., sub section B n°394/1553, et formant le n° 5 du plan parcelaire.

B. Parcelle appartenant à l'assigné Paul Haler: une parcelle de 2 a. 44 ca., à d'un jardin d'un jardin, sis

lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale du 11 a, 30 ca., subsection B n° 396/3491

et formant le n° 3 du plan parcellaire,

C. Parcelles appartenant ,à l'assigné Maximilien Weiler: 1° une parcelle de I a. 13 ca., à emprendre d'un

jardin, sis lieu dit « In der Mi », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 2 a, 32 ca., sub section B

n°396/3492 et formant le n° 3 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 1 a. 72 ca. à emprendre d'un jardin

sis lieu dit « In der Ei », Inscrit au cadastre pour une contenance totale de 1 a, 38 ca., sub section B n°396/

3013 et formant le n° 4 du plan parcellaire.

D. Parcelles appartenant aux assignés Élise Thull, Lucie Thull, Nicolas Thull, Catherine Thull et Su-

zanne Thull: 1° une parcelle de 3 a, 45 ca., à emprendre d'un pré sis lieu dit « ta der Ei », inscrit au cadastre

pour une contenance totale de 13 a, 10 ca., sub section B N° 393/1552 et formant le n° G du plan parcel-

laire; 2° une parcelle de 4 a. 17 ca., à emprendre d'un pré, sis lieu dit « Schmlttebrouch », Inscrit au cadastre

pour une contenance totale de 44 a. 60 ca., sub section B n° 329/2052 et formant le N° 10 du plan parcel-

laire; 3° une parcelle de 96 ca., à emprendre d'un pré, sis lieu dit « Schmittebrouch », inscrit au cadastre

pour une contenance totale de 28 a. 30 ca., sub section B n° 329/3413 et formant le n° 19 du plan parcellaire.

E. Parcelles appartenant aux assignés Michel Haas, André Haas, Marie Haas, époux Dominique Merca-

toris-Haas, Marguerite Haas et Émile Haas: 1° une parcelle de 1 a. 51 ca., à emprendre d'un jardin, sis

lieu dit : « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale du 4 a. 50 ca., sub section B n° 380/1547

et formant le n° 7 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 98 ca., à emprendre d'un pre, sis lieu dit « In der

Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 24 a. 20 ca., sub section B n° 3353/1529 et tonnant

le n° 9 du plan parcellaire.

F. Parcelles appartenant à l'assigné Nicolas Meyrath: 1° une parcelle de 2 a, 61 ca., à emprendre d'un

jardin, sis lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 3 a. 90 ca., .sub section B

n° 380/2056 et formant le n° 8a du plan parcellaire; 2° une parcelle de 14 ca., à emprendre d'un jardin, sis

lieu dit « In der Ei», inscrit au cadastre pour une contenance totale de 14 ca., sub section B n° 335/1526

et formant le n° 8b du plan parcellaire.

G. Parcelles appartenant aux assignés Corneil MaIget, Catherine Malget, Jean Malgut, Jean-Pierre Malget

et Marie Malget: 1° une parcelle de 6 a. 69 ca., à emprendre d'une haie à écorces, sise lieu dit « Leyenikkels-

berg», inscrite au cadastre pour une contenance totale de 12 a. 30 ca., sub section B n° 333/3461 et formant

le n° 13 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 70 ca., de haie à écorces et une autre de 2 a. 49 ca. de jardin,

sis lieu dit « Leyenikkelsberg», inscrit ensemble au cadastre pour une contenance totale de 2 a. 29 ca., sub

section B n° 331/1522 et formant le n° 14 du plan parcellaire; 3° une parcelle de 1 a. 38 ca., de haie à écorces

et de 6 a. 38 ca. de pré, sis lieu dit « Leyenikkelsberg», inscrits ensemble au cadastre pour une contenance

totale de 13 a., sub section B n° 332/1524 et formant le n° 15 du plan parcellaire.

H. Parcelles appartenant aux assignés Élise Hartmann, veuve Miller, Élise Miller, époux Victor Wurth-

Miller, Marie Miller, Henri Miller et Anne Miller: 1° une parcelle de 66 ca., à emprendre d'un jardin, sis.

lieu dit: « Auf dem Loch », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 9 a, 80 ca., sub section B N°523/

180 et formant le n°16a du plan parcellaire; 2° une parcelle de 16 ca., à emprendre d'un jardin, sis lieu dit

« Auf dem Loch », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 4 a. 20 ca., ,sub section B n° 523/179

et formant le n° 16b du plan parcellaire;

I. Parcelle appartenant aux assignés Nicolas Putz père, Étienne Putz, Jean Putz, Nicolas Putz fils,

Marie Putz, Joseph Putz, Marguerite Putz et Michel Putz: une parcelle de 47 ca., à emprendre d'un jardin,

sis Lieu dit « In der Ei », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 4 a. 20 ca., sub section B n° 335/

1527 et formant le n° 17 du plan parcellaire.

K. Parcelles appartenant aux assignés époux Jean Pundel-Theis, époux Joseph Schürz-Thers, Guillaume

Theis, Catherine Theis, Suzanne Theis, Joseph Theis, Jean-Pierre Theis et Nicolas Theis: 1° une parcelle

de 11 a. 50 ca., à emprendre d'un pré, sis lieu dit « In Maischbour », inscrit au cadastre pour une contenance

totale de 1 ha. 62 a., sub section C n° 674/729 et formant le n° 21 du plan parcellaire; 2° une parcelle de

48 ca., à emprendre d'une haie à écorces, sise lieu dit « Hinter Maischbour », inscrite au cadastre pour une

contenance totale de 6 a. 90 ca., sub section C n° 651/1342 et formant le n° 24 du plan parcellaire.

L. Parcelles appartenant à l'assigné Bernard Schuhmann: 1° une parcelle de 1 a, 32 ca., à emprendre

d'une haie à écorces, sise lieu dit « Im Kohlenbusch », insrcite au cadastre pour une contenance totale de 6 a,,

sub section A n° 801/1989 et formant le n° 25 du plan parcellaire; 2° une parcelle de fi a. 12 ca., à emprendre

d'un sart, et une autre de 4 a. 43 ca., à emprendre d'un labour, les deux sis lieu dit « Im Kohlenbusch »,

inscrits ensemble au cadastre pour une contenance totale de 19 a. 40 ca., sub section A n° 811/1898 et for-

mant le n° 26 du plan parcellaire; 3° une parcelle de 17 a. 69 ca., à emprendre d'un labour, sis lieu dit « Auf

Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 32 a. 20 ca., sub section A n° 780/1528 et

formant le n° 29 du plan parcellaire; 4° une parcelle de 7 a, 79 ca., à emprendre d'un labour, sis lieu dit

« Im Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 6 a. 00 ca., sub section A n° 788/1087

et formant le n° 30 du plan parcellaire.

M. Parcelle appartenant à l'assignée Thérèse Agnes, veuve Paul Weber: une parcelle de 36 a. 89 ca., à

emprendre d'un pré, sis lieu dit « Auf Hoschterahl», inscrit au cadastre pour une contenance totale de 77

a. 10 ca., sub section A n° 782/1527 et formant le n° 27 du plan parcellaire.

N. Parcelles appartenant à l'assigné Théodore Schrœder: 1° une parcelle de 7 a. 43 ca., à emprendre d'un

jardin, sis lieu dit « Auf Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 15 a., sub section

A n° 788/1795 et formant le n° 32 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 4 a. 3 ca., à emprendre d'un terrain

de dépôt et une autre parcelle de 33 a. 20 ca., à emprendre d'un pré, les deux parcelles réunies sises lieu dit

« Auf Hoschterahl », inscrits au cadastre pour une contenance totale de 68 a. 30 ca., sub section A n° 793/

1798 et formant le n° 34 du plan parcellaire.

0. Parcelle appartenant à l'assigné Nicolas Schrœder: une parcelle de 1 a. 08 ca., à emprendre d'un pré,

sis lieu dit « Auf Hoschterahl », inscrit au cadastre pour une contenance totale de 86 a. 40 ca., sub section A

n° 793/1656 et formant le n° 35 du plan parcellaire.

Attendu que les requérants offrent aux assignés à titre d'indemnité du chef de l'expropriation pour cause

d'utilité publique les sommes ci-après désignées

I • Aux assignés Marie Dedisch, Nicolas Alen, époux Théodore Lutgen-Alen, époux Édouard Eulen-

becker-Alen, Émile Alen, Catherine Alen, Victor Alen, Jean-Pierre Alen et Berthe Alen pour les parcelles

littera A ci-dessus: 1° sub 1 pour la parcelle de 44 ca., à raison de 85 fr. l'are, la somme de 37,50 fr., plus

celle de 37,50 fr. à titre d'indemnité pour 25 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 74,90 fr.; 2° sub 2

pour la parcelle de 2 a. 51 ca., à raison de 80 fr. l'are, la somme de 200,80 fr., plus celle de 52,50 fr. à titre

d'indemnité pour 35 mètre de haie; total de l'offre; 253,30 fr.

II.

A l'assigné Paul I Haler, pour la parcelle sub littera B ci-dessus de 2 a. 44 ca., à raison de 80 fr. l'are,

la somme de 105,20 fr,, plus celle de 130 fr. à titre d'indemnité pour perte de six pruniers, un pommier et

un poirier, calculé à raison de 20 fr, par prunier, 5 fr. pour le pommier, et 5 fr. pour le poirier, plus une autre

somme de 65 fr., à titre d'indemnité pour perte de 50 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 400,20 fr,

III.

A l'assigné Maximilien Weiler pour les parcelles littera C ci-dessus: pour les parcelles sub 1 et 2

de I a. 13 ca. et de 1 a. 72 ca., soit ensemble 2 a. 85 ca., à raison de 80 fr. l'are, la somme de 228 fr,, plus

celle de 05 fr. à titre d'indemnité pour 50 mètres de haie de clôture; total de l'offre : 303 fr,

IV.

Aux assignés Élise Thull, Lucie Thull, Nicolas Thull, Catherine Thull et Suzanne Thull, pour les

parcelles sub littera D ci-dessis: 1° sub 1 pour la parcelle de 3 a. 45 ca,, à raison de 85 fr. l'are, la somme de

293,25 fr,, plus celle de 97,50 fr. à titre d'indemnité pour 05 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 390,75

fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 4 a, 17 ca., à raison de 05 fr. l'are, la somme de 271,05 fr., plus celle de 9 fr.

à titre d'indemnité pour 0 mètres de haie de clôture; total de l'offre: 280,05 fr.; 3° sub 3 pour la parcelle

de 90 ca., à raison de 125 fr, l'are, la somme de 120 fr.

V.

Aux assignés Michel Haas, André Haas, Marie Haas, époux Dominique Mercatoris-Haas, Margue-

rite Haas et Émile Haas pour les parcelles sub littera E ci-dessus: 1° sub 1 pour la parcelle de 1 a. 51 ca.,

à raison de 05 fr. l'are, la somme de 98,15 fr., plus celle de 30 fr. à titre d'indemnité pour 20 mètres de haie

de clôture; total de l'offre : 128,15 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 98 ca., à raison de 50 fr, l'are, la somme de

49 fr.

VI.

A l'assigné Nicolas Meyrath pour les parcelles littera F ci-dessus, sub 1 et 2 de 2 a. 01 ca., et 14 ca.

faisant ensemble 2 a. 65 ca., à raison de 05 fr. l'are, la somme de 178,75 fr., plus celle de 75 fr. à titre d'in-

demnité pour 50 mètres de haie de clôture; total de l'offre; 253,75 fr.

VII.

Aux assignés Corneil Malget, époux Henri I Haus-Malget, Jean Malget, Jean-Pierre Malget et

Marie Malget pour les parcelles sub littera G ci-dessus: I° 1° sub 1 pour la parcelle de 6 a. 00 ca., à raison

de 15 fr, l'are, la somme de 100,35 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 70 ca. et pour celle de deux a. 49 ca.,

faisant ensemble 3 a. 19 ca., à raison de 15 fr. l'are, la somme de 47,85 fr., plus celle de 37,50 fr pour 25

mètres de haie de clôture; total de l'offre : 85,35 fr.; 3° sub 3 pour la parcelle de 1 a, 38 ca, et pour la par-

celle de 6a. 38 ca., faisant ensemble 7 a. 70 ca., à raison de 15 fr. l'are, la somme de 110,40 fr,, plus celle de

175 fr, pour perte d'arbres fruitiers; total de l'offre: 291,40 fr.

VIII.

Aus assignés Élise Hartmann, veuve Nicolas Miller, Élise Miller, époux Victor Wurth-Miller,

Marie Miller, Henri Miller et Anne Miller, pour les parcelles littera H ci-dessus; sub 1 et 2 de 66 ca. et de 10

40 a

ca faisant ensemble 82 ca., à raison de 125 fr. l'are, la somme de 102,fr ., plus colle de 97.50 fr. à titre

d'indemnité pour perte de onze arbres fruitiers avec décoratif n que le bois de ces arbres restera aux pro-

priétaires; total de l'offre: 200 fr.

IX. —Aux assignés Nicolas Putz père, Étienne Putz, Jean Putz, Nicolas Putz fils, Marie Putz, Joseph

Putz,Marguerite Putz et Michel Putz, pour la parcelle sub littera 1 ci-dessus de 47 ca,, a raison de 80 fr.

l'are, la somme de 36,60 fr.

X. — Aux assignés époux Jean Pundel-Theis, Joseph Schutz-Theis, Guillaume Theis, Catherine Theis,

Suzanne Theis, Joseph Theis,Jean-Pierre Theis et Nicolas Theis, pour les parcelles littera K ci-dessus: 1°

sub 1 pour la parcelle de 11 a. 50 ca., à raison de 62,50 fr. l'are, la somme de 718,75 fr.; 2° sub 2 pour la

parcelle de 48 ca., à raison de 5 fr. l'are, la somme de 2,40 fr.

XI. — A l'assigne Bernard Schuhmann, pour les parcelles littera L ci-dessus: 1° sub 1 pour la parcelle

de 1 a. 32 ca., à raison de 5 fr. l'are, la somme de 6,00 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 6 a. 12 ca,, a raison

de 5 fr. l'are, la somme de 30,60 fr., et pour la parcelle de 5 a. 43 ca., à raison de 30 fr. l'are la somme de

132 90 fr.; 3° sub 3 pour la parcelle de 17 a. 69 ca., à raison de 75 fr. l'are, la somme de 1320,75 fr.; 4°

sub 4 pour la parcelle de 7 a. 75 ca., à raison de 75 fr. l'are, la somme de 581,25 fr.

XII.— A l'assignée Thérèse Agnes, veuve Paul Weber, pour la parcelle sub Iittera M ci-dessus de 36 a,

89 ca., à raison de 62,50 fr. l'are, la somme de 2305,62½ fr.

XIII. — A l'assigné Théodore Schrœder pour les parcelles littera N ci-dessus 1° sub 1 pour la parcelle

de 7 a. 43 ca., à raison de 100 fr. l'are, la somme de 742 fr.; 2° sub 2 pour la parcelle de 4 a. 3 ca., et pour

celle de 33 a. 20 ca., a raison de 62,50 fr. l'are, la somme de 2320,87 fr., plus ceIle de deux 200 fr. à titre

d'indemnité pour perte du terrain de dépôts; total de l'offre: 252,87 fr.

XIV. — A l'assigné Nicolas Schrœder, peur la parcelle sub littera O ci-dessus de 1 a. 68 ca., a raison de

85 fr. l'are, la somme de 142,80 fr.

Attendu que les assignés refusent les offres faites, que dans ces circonstances les requerants se voient

forcés de les attraire en justice pour y procéder conformément à la loi du 17 décembre 1859 sur l'expropria-

tion pour cause d'utilité publique au règlement des indemnités dues ensuite de l'expropriation;

Attendu que les travaux à exécuter pour l'établissement de la seconde voie sur la ligne du Nord sont des

plus urgents, que les requérants demandent la mise en possession des terrains à emprendre sous L'offre de

consigner les sommes ci-dessus offertes, ou toutes autres sommes à arbitrer par le tribunal

En conséquence voir dire que les formalités prescrites par la loi pour parvenir a l'expropriat on des par-

celles de terrain ci-dessus décrites ont été remplies, voir donner acte aux requérants qu'ils offrent aux as-

signés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles en question

les sommes ci-dessus indiquées.

En cas de refus d'accepter ces offres voir procéder conformément à la loi du 17 décembre 1859 au regle-

ment des indemnités auxquelles les assignés auront droit; voir ordonner lu mise eu possession des parties

requérantes, à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes ou toutes autre

sommes à arbitrer par le tribunal; s'entendre les assignés condamner aux dépens;

Les sieurs Théodore Lutgen, Édouard Eulenbecker, Dominique Mercatorls, Henri Dans, Victor Wurth,

Jean Pundel, Joseph Schutz s'entendre en outre condamner à autoriser leurs épouses respectives à ester

en justice, sinon voir suppléer d'office à cette autorisation par le tribunal.

Pour extraits conformes

Schadeck, Bauler, Jeanty, Hammel, Pauly, Wolter, Weyer et Becker,

Avis. — Expropriation pour cause d'utilité publique.

L'an 1916, le 16 juin, à la requête de l'État du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son Direc-

teur général des travaux publics, M, Tony Lefort, demeurant à Luxembourg, élisant domicile à D i e k i r c h ,

en l'étude de Me Pierre Pemmers, avocat-avoué, y demeurant, qui est constitué et occupera pour

re-

quérant;

Je soussigné Dominique Kremer, huissier, demeurant à Diekirch, immatriculé près le tribunal d'arron-

dissement séant à Diekirch, ai donné assignation à

A. 1° Émilie Cravat, sans état, 2° son époux Jules Karlshausen, pharmacien, demeurant ensemble à

Arlon;

B, Marguerite Dubrot, rentière, demeurant à Metz, Goldkopfstrasse n° 24, veuve de Guillaume Pauly,

vivant représentant de commerce à Metz, elle prise tant en son nom personnel que comme tutrice de ses

quatre enfants mineurs, issus de l'union avec son prédit mari, savoir: Jean, Henri, Pierre et Paul les Pauly;

C, 1° Marte, Catherine-Augusta Crocius, ci-devant sans état à Remich, et 2° son époux Auguste Boni,

ci-devant artiste et commerçant à Venise, les deux actuellement sans état ni domicile ni résidence connus;

3° Ferdinand Crocius, ci-devant professeur à Fribourg-en-Brisgau, actuellement sans état, ni domicile,

ni résidence connus;

A comparaître avec Paul Cravat, juge au tribunal d'arrondissement à Luxembourg, demeurant à Lu-

xembourg; Firmin Cravat, ingénieur, demeurant à Pétange; Pierre Pauly, propriétaire, demeurant à Re-

dange; Auguste Pauly, chef de mines, demeurant à Belvaux; Sophie Gérard, rentière, demeurant à Redange,

veuve de Alexandre Pauly, qui seront assignés par exploits séparés, dans le délai fixé par l'art. 24 de la loi

du 17 décembre 1859, sur l'expropriation pour cause d'utilité publique, c'est-à-dire le jeudi, 6 juillet 1916,

à 9 ½ heures du matin, devant le tribunal d'arrondissement de Diekirch siégeant en matière d'expropriation

pour cause d'utilité publique, au Palais de justice à Diekirch, pour

Attendu qu'il a été déposé au greffe du tribunal d'arrondissement de Dirkirch, où les assignés peuvent

en prendre communication: 1° l'arrêté grand-ducal du 3 février 1914 déclarant d'utilité publique les tra-

vaux de construction du chemin de fer vicinal d'Ettelbruck à Redange, sur le territoire de la commune

de Redange; 2° l'arrêté de M, le Directeur général des travaux publics du 7 février 1914, approuvant les

plans et tableaux des emprises à faire sur le territoire de la commune de Redange, et ordonnant la cessi-

bilité des parcelles de terrains nécessaires à l'exécution des travaux prédésignés; 3° le plan indicatif des

travaux à effectuer et des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble des pièces de l'in-

struction administrative qui a précédé les arrêtés précités;

Attendu qu'au nombre des parcelles à exproprier indiquées aux dits plans et arrêtés figurent les suivantes,

appartenant aux assignés, et situées sur le territoire de la commune de Redange, à savoir: 1° une parcelle

de 16 a, 9 ca. à emprendre d'un pré, sis à Redange, inscrit au cadastre pour une contenance totale de 95 a.

20 ca., sub section D, n° 73/1429 et formant le n°61 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 87 ca. à empren-

dre d'un pré sis à Redange, inscrit au cadastre pour une contenance totale de 9 a., sub section D, n° 160

et formant le n° 80 du plan parcellaire;

Attendu que les requérants offrent aux assignés à titre d'indemnité du chef de l'expropriation pour

cause d'utilité publique les sommes ci-après désignées

1° sub 1 pour la parcelle de 16 a. 9 ca., à raison de 100 fr. l'are, la somme de 1609 fr., plus celle de 300 fr.

à titre d'indemnité pour dépréciation, Total de l'offre: 1909 fr,;

2° sub 2 pour la parcelle de 87 ca., à raison de 225 fr. l'arc, la somme de 195 fr. 75, plus celle de 1100 fr.

à titre d'indemnité pour perte de la haie et de la remise en bois. Total de l'offre: 1295 fr. 75.

Attendu que les assignés refusent les offres faites; que dans ces circonstances les requérante se voient

forcés de les attraire en justice pour y procéder conformément à la loi du 17 décembre 1850 sur l'expropria-

tion pour cause d'utilité publique au règlement des indemnités dues en suite de l'expropriation;

Attendu que les travaux à exécuter pour l'établissement du chemin de fer vicinal d'Ettelbruck à Redange

sont des plus urgents, que les requérants demandent la mise en possession des terrains à emprendre sous

l'offre de consigner par eux les sommes ci-dessus offertes, ou toutes autres sommes à arbitrer par le tri-

bunal;

En conséquence voir dire que les formalités prescrites par la loi pour parvenir à l'expropriation des par-

celles de terrain ci-dessus décrites ont été remplies, voir donner acte aux requérants qu'ils offrent aux assi-

gnés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles en question les

sommes ci-dessus indiquées;

En cas de refus d'accepter ces offres, voir procéder conformément à la lui du 17 décembre 1859 au règle-

ment des indemnités auxquelles les assignés auront droit; voir ordonner la mise en possession des parties

requérantes, à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes, ou toutes autres

sommes à fixer par le tribunal; s'entendre condamne aux dépens.

Les sieurs Jules Karlshausen et Auguste Boni, s'entendre condamner en outre à autoriser leurs épouses

respectives à ester en justice, sinon voir suppléer d'office à cette autorisation par le tribunal.

Pour extrait conforme : Kremer.

Avis. — Chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Messieurs les actionnaires de la Société des chemins de fer Guillaume-Luxembourg son convoques en

assemblée générale ordinaire pour le lundi, 29 mai prochain, à 2 heures, au lieu habituel de ses réunions.

Pour assister à cette assemblée les porteurs d'au moins vingt actions anciennes ou cent actions privilégiées

ou d'un nombre de ces actions réunies représentant un capital nominal de 10.000 fr., devront déposer leurs

titres et retirer leur carte d'admission

Luxembourg, au siège social, et à la Banque Internationale, jus-

qu'au 15 mai, de 10 heures à 3 heures.

Nul ne peut représenter un actionnaire s'il n'est lui-même membre de l'assemblée.

Le même actionnaire ne peut réunir plus de dix voix en son nom personnel; comme tonde de pouvoirs,

il peut réunir, en outre, vingt autres voix.

Des modèles de pouvoirs seront à la disposition des déposants.

Pour le cas où les inscriptions pour cette assemblée n'atteindraient pas le nombre exigé par les statuts,

Messieurs les actionnaires sont de nouveau convoqués en assemblée générale pour le lundi, 24 juillet, même,

lieu et heure que ci-dessus.

Le dépôt des titres pour assiste; à cette assemblée aura lieu jusqu'au 10 juillet.

Les cartes d'admission pour l'assemblée du 29 mai seront valables pour celle du 24 juillet.

(Déposé le 6 juin 1916.)

Société Métallurgique de Bissen, société anonyme, Bissen (Luxembourg),

CONVOCATION.

Nous avons l'honneur d'informer Messieurs les actionnaires de notre société que, conformément a l'art. 22

de nos statuts, l'Assemblée générale ordinaire aura lieu le lundi, 26 juin 1916, à 2 heures de l'après-midi,

dans les bureaux du siège social à Bissen.

Ordre du pour .

1° Rapport du Conseil d'administration;

2° Rapport du Commissaire de surveillance;

3° Approbation du bilan et du compte de profits et pertes;

4° Nomination d'un administrateur sortant.

Conformément à l'art. 22 des statuts, Messieurs les actionnaires peuvent se faire représenter par tut

fondé de pouvoir actionnaire, muni d'une procuration notariée ou sous seing privé.

Les propriétaires d'actions au porteur doivent, pour avoir le droit d'assister à l'assemblée générale, dé-

poser leurs titres, cinq jours au moins avant le jour fixé pour la réunion, soit au siège social, suit dans les

caisses de la Elsaessische Bankgesellschaft à Luxembourg.

Bissen, le 7 juin 1916.

La

Direction,

Certifié conforme

Société Métallurgique de Bissen. Société anonyme, Bissen (Luxembourg),

Le Directeur: Biwer.

Briqueteries de Bettembourg. Société anonyme.

Messieurs les actionnaires sont priés de bien boutoir assister à l'assemblée générale ordinaire et extraordi-

naire qui aura lieu à Bettembourg, le mercredi, 28 courant, à 3 heures de relevée, chez Mme la baronne Ch.

Jacquinot, et dont voici l'ordre du jour

1° Changement des statuts en conformité de la nouvelle loi;

2° Divers (entre autres démission de M. L. de la Fontaine et élection d'un autre administrateur).

Bettembourg, le 6 juin 1916.

Le Directeur-gérant,

Baron Jacquinot.

VICTOR BUCK,LUXEMBOURG

Le Président du conseil d'administration,

de la Fontaine,

Mémorial

du

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogtums Luxemburg.

Annexe au N° 46, 1916.

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

PENDANT L'ANNÉE 1915.

Considérations générales.

Essayer de donner un aperçu d'ensemble de la situation de l'industrie et du commerce en 1915

serait aussi vain que de vouloir scruter les faits qui, l'ont déterminée. 1915 fut une année de guerre

avec son sinistre cortège de sang versé, de ruines, de haines et de misères. Les ressorts économiques,

faussés par la lutte fratricide des peuples d'Europe, les tueries stupides et la destruction non moins

stupide de capitaux accumulés par des générations, refusèrent leur fonctionnement normal. Les

loin immuables qui règlent la production, la circulation et la consommation des richesses, ne sont

plus aujourd'hui que des formules vides de sens.

L'année nous apparaît ainsi, chaotique, déséquilibrée. Elle est faite d'incohérences. Dans

la tourmente effroyable où la civilisation menace de sombrer, les faits économiques se suivent et

s'entremêlent en se heurtant. Leur longue théorie ne laisse voir nul enchaînement logique. Au

désarroi de la production correspond une anarchie complète dans la circulation et la consom-

mation des richesses. Au libre jeu des lois naturelles nous voyons se substituer un peu partout la

réglementation administrative, souvent inefficace, et toujours leurrée par la spéculation. Un sti-

mulant impérieux et énergique règle la production et les échanges: les besoins militaires. De ses

caprices dépend le marché.

A l'envisager de loin, la guerre amène une grande animation dans l'industrie et le commerce.

Il semble même que les affaires, dans la plupart des branches, gagnent en activité. Mais ce n'est là

qu'un effet transitoire. Il faut distinguer entre les effets réels et permanents et les effets apparents

ou passagers de la destruction des capitaux. L'espèce humaine s'appauvrit de tout ce qui est ap-

pliqué aux consommations improductives ou négatives, aux consommations en pure perte ou

faites eu vue de la destruction. Les capitaux détruits constituent pour elle une perte absolue et

sans compensation aucune.

L'apercu général, que la Chambre de commerce a l'habitude de placer en tête de son rapport

annuel, à qui il sert d'introduction en même temps que d'explication, est nécessairement limité,

cette année, à notre activité nationale. Le mouvement du commerce international se dérobe à

l'observation. Ses grandes lignes ne dissimulent. D'ailleurs le Grand-Duché, dont la vie industrielle

et commerciale se confond en temps ordinaire avec celle du Zollverein, forme aujourd'hui, par

suite de l'exiguïté et des difficultés des échanges internationaux, une entité économique, vivant

sa vie propre.

Notre activité industrielle a été sollicitée très diversement par les circonstances que nous tra-

versons. Si certaines industries ont réalisé den gains exceptionnels, d'autres continuent de végéter,

quelques-unes même ne voient menacées dans leur existence. A l'exception de l'industrie du fer,

qui peut se fournir à l'inférieur, la production a été sous la dépendance de la rareté et du renché-

rissement inouï des matières premières. Dans le commerce, la situation est analogue, Alors que

certaines branches ont été favorisées, d'autres, par contre, se débattent vainement contre les

influences contraires qui les accablent. En général cependant, la vie. économique supporte plus

facilement qu'on ne pensait l'épreuve à laquelle eIle est soumise.

La situation monétaire est caractérisée par une abondance extraordinaire des capitaux di-

ponible. Les difficultés des échanges avec l'étranger et les si nombreuses restrictions imposées

au commerce avec les pays du Zollverein ayant presque isolé le Grand-Duché, le volume des

paiements à faire à l'étranger va toujours en diminuant. De plus, le public luxembourgeois bénite

à placer ses capitaux en titres étrangers; par principe, il ne souscrit pas aux emprunts de guerre

parce qu'il y verrait, une manifestation en faveur de l'un ou l'autre den belligérants qui ne laisserait

difficilement concilier avec ses devoirs de stricte neutralité. Un des principaux emplois est fermé

ainsi à nos capitaux. Nous ajouterons que pour des raisons d'économie le public a restreint ses

besoins au strict nécessaire, alors que l'industrie a interrompu le développement des usines, se

contentant des travaux d'entretien indispensables.

Toutes ces considérations expliquent le fait que les capitaux qui se trouvaient dans le pays

au début des hostilités n'ont pas émigré en partie. Il y a plus. Les capitaux placés en Allemagne

ont été retirés, augmentant considérablement encore les fonds disponibles:,

Il n'est que trop naturel que, sous l'empire de ces circonstances, les comptes débiteurs chez

les banques soient en diminution, alors que les comptes créditeurs ont augmenté dans une forte

proportion. Un fait analogue est relevé par la Caisse d'épargne: l'avoir des déposants, qui était

de, 67.191.424 fr. au 31 décembre 1914, est passé à 80.462. 659 fr. à fin 1915.

Un phénomène monétaire assez curieux s'impose encore il notre attention. Le numéraire,

qui s'était caché subitement au début de la guerre, pour reparaître vers la fin de l'année 1911,

disparut de nouveau de la circulation en 1915. Le même phénomène a été observé pour le papier-

monnaie luxembourgeois, aussi bien pour les billets de la Banque Internationale que pour les bons

de caisse émis par l'Etat. Par contre, on a pu constater une inflation énorme de la circulation du

papier allemand. Ce phénomène se réfère à une loi générale, la loi de Gresham. Le public luxem-

bourgeois marque une certaine prédilection pour le papier national auquel il attache une confiance

particulière et il cherche à se débarrasser du papier allemand. En réalité, le papier national est

introuvable. Le public emploie les billets luxembourgeois à la thésaurisation, tandis qu'il échange

le papier allemand contre des marchandises ou encore le verse aux banques.

Le montant total des bons de caisse émis par l'État s'est élevé à 5 millions de francs, celui

des billets de la Banque Internationale en circulation, à 6.250.000 fr.

Le taux d'escompte de la Reichsbank, sur lequel se règle l'escompte dans le Grand-Duché,

s'est maintenu pendant toute l'année à 5 %.

Le renchérissement de la vie a pris des allures inquiétantes. La folie de la hausse s'est emparée

non seulement de toutes les denrées alimentaires, mais également, quoique dans une proportion

moindre, de la plupart des produits manufacturés. L'État, par la fixation de prix maxima pour

une série de subsistances, a enrayé l'emballement des prix pour certains articles de première néces-

sité, exagérés par les manœuvres des spéculateurs et l'affolement des consommateurs, mais la plu-

part des objets nécessaires à la vie échappent à la réglementation administrative. Encore l'inter-

vention de l'État, si peu efficace en général dans le domaine économique, est-elle venue trop tard

pour produire son plein effet.

Les causes de la hausse sont assez complexes. Elles sont d'ordre économique et psychologique.

Les agissements criminels des spéculateurs y sont aussi pour beaucoup. La raréfaction des pro-

duits, surtout des subsistances, et les difficultés des approvisionnements rendaient l'offre hésitante,

réservée. A ses insuffisances correspondait une demande désordonnée, outrancière, factice souvent.

L'affolement des consommateurs, qui cherchaient à faire des provisions déraisonnables, tantôt

dans cet article, tantôt dans tel autre, finit par fausser tous les prix, tandis que des spéculateurs

sans vergogne et les détenteurs de stocks, par un travail souterrain, mais sûr, s'employaient à

entretenir habilement chez les acheteurs un état d'âme voisin de la panique qui leur permettait

de décréter des hausses hors de toute proportion juste et équitable. Et si l'on fait la part des respon-

sabilités dans la course vertigineuse à la hausse, la psychologie des acheteurs emportés par la pa-

nique apparaît, à côté de la spéculation, comme une des causes déterminantes de l'effervescence

des prix et, d'une manière générale, du renchérissement des conditions de la vie.

La spéculation, toute compensation faite de ses torts et de ses bienfaits, de ses avantages et

de ses inconvénients, est, en temps normal, une des forces indispensables au progrès humain;

elle est, à la fois, impulsive et régulatrice. Elle pressent les besoins et escompte les ressources de

l'avenir ; elle fouille le monde pour arriver à satisfaire l'es besoins de l'homme. Sans elle, il se lais-

serait surprendre par les déficits des récoltes ou gaspillerait une abondance momentanée. Mais,

dans la guerre qui ravage notre continent, les idées économiques reçues sont renversées. Au milieu

des misères accumulées, une chose reste debout: l'égoïsme sordide des spéculateurs derrière les-

quels viennent se ranger les usuriers, les accapareurs, les exploiteurs et les affameurs que le peuple

charge de ses haines méritées.

De combien Ie niveau habituel d'existence, le standard of life s'est-il relevé depuis la guerre?

Il serait difficile de le dire. Il serait non moins difficile de déterminer approximativement, dans

Je renchérissement général, la quote-part des différents facteurs qui y contribuent. Toujours est-il

que le coût de la vie est arrivé à un niveau qui ne laisse plus guère de marge pour le bien-être. En

temps ordinaire, la loi de substitution offre aux consommateurs une porte ouverte pour échapper

au renchérissement général. Aujourd'hui, la consommation n'est plus armée pour ne défendre;

les besoins concurrents n'offrent plus aucune ressource, la hausse s'étant emparée de tout.

Chez l'ouvrier, chez le salarié en général, le niveau d'exigence est souvent encore limité par

le salaire antérieur à la guerre. La conception actuelle du niveau d'existence finira donc par élaguer

de la vie tous les besoins artificiels. Il n'est alors que naturel que les salaires tendent à s'adapter

aux nouvelles conditions et s'acheminent résolument vers la hausse.

Le marché du travail, si tourmenté au début de la guerre, n'est ressaisi pendant l'année 1915.

Sans être tout à fait satisfaisant, il n'a plus donné lieu à des inquiétudes. Le bilan den offres et

des demandes n'est point défavorable, quoique le marché n'ait pan encore repris son équilibre,

une assiette définitive. Les insuffisances de la demande n'avaient plus ce caractère général qui

était pour alarmer les pouvoirs publics; elles se limitaient à certaines occupations parmi lesquelles

nous citerons surtout l'industrie du bâtiment avec les industries et métiers tributaires.

Pour les deux branches mines et métallurgie ainsi que pour le travail à la journée, d'après

les statistiques des bourses du travail, la demande dépasse l'offre respectivement de 334,22 % et

104,41 %, alors que dans presque toutes les autres branches l'offre dépasse la demande. C'est le

métier qui souffre le plus. La plupart des artisans sans travail sont forcés de chercher leur vie dans

d'autres occupations. Du côté de la main d'œuvre féminine, l'offre est de beaucoup supérieure à

la demande. Ceci doit être attribué à la réduction du personnel de service dans beaucoup de mé-

nages et au rapatriement de nos nationaux occupés à l'étranger avant la guerre, qui sont venus

grossir l'offre indigène.

Il ne nous appartient pas de faire un pronostic pour l'avenir. En ce moment, toute perspective

dans le domaine économique est fermée. Mars est toujours le maître de l'heure. Les industries

et arts de la paix se courbent sous sa loi brutale,

Travaux de la Chambre de Commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1915, nous signalons parti-

culièrement celle qui suivent

Bons de caisse à émettre par l'Etat.

Au sujet des bons de caisse à émettre par l'État en vertu de la loi du 28 novembre 1914, Ie

Gouvernement avait demandé l'avis de la chambre de commerce sur la question de savoir s'il

était préférable d'émettre des coupures de 6,25 et de 12,50 fr. 5 et 10 marks ou des coupures

de 5 et de 10 fr. = 4 et 8 marks. La Chambre a répondu à la date du 17 janvier par l'avis suivant

Une considération d'ordre, pratique semble parler en faveur de l'émission de coupures de 6,25

et de 12,50 fr. = 5 et 10 marks: l'équivalence du papier luxembourgeois avec le papier allemand

de 5 et de 10 marks qui circule dans le pays. Il y a lieu de faire remarquer cependant que, si notre

circulation, à part la menue monnaie, est en marks, nous comptons en francs. Le franc est l'unité

monétaire officielle. Toutes les transactions se font en francs. Les monnaies divisionnaires d'argent

dont la frappe a été décidée l'année dernière comportent le franc, son multiple, la pièce de 2 fr.,

et son sous-multiple, la pièce de 50 centimes. Des billets de 6,25 et de 12,50 fr. ne rentreraient

que difficilement dans notre édifice monétaire national, si embryonnaire qu'il soit. Il semble donc

indiqué de procéder de môme pour les bons de caisse à émettre, c'est-à-dire de s'en tenir aux mul-

tiples du franc et non du mark. La Chambre ne croit pas, au demeurant, que la circulation simul-

tanée de billets luxembourgeois de 5 et de 10 fr. et des billets allemands de 5 et 10 marks donne

lieu à des difficultés quelconques. Notre papier est destiné d'ailleurs aux besoins monétaires de

l'intérieur et il finira par évincer en grande partie le papier allemand.

En conséquence, la Chambre, par 9 voix contre 2 et une abstention, s'est prononcée en faveur

de l'émission de coupures de 5 et 10 fr.

A cet avis elle a ajouté encore les desiderata suivants: Il a été signalé à la Chambre que le Gou-

vernement aurait l'intention de donner la fourniture des bons de caisse à une firme étrangère.

Cette mesure serait certainement à regretter au point de vue de notre industrie nationale. Après

les gantiers, les typographes ont le plus à souffrir de la crise actuelle. Rares sont les établissements

pouvant occuper pleinement leur personnel, même au prix de grands sacrifices; la plupart des

imprimeries ne travaillent que trois jours par semaine et souvent le travail est plus réduit encore.

Dans ces circonstances, il serait à désirer que le Gouvernement s'adressât pour cette fourniture

à l'industrie indigène.

Les bons émis par la Banque Internationale dès le début de la guerre ont suscité des obser-

vations à la Chambre des députés, mais la critique n'a pas tenu compte des circonstances dans

lesquelles ce travail a dû être exécuté. A cette époque, nous étions isolés complètement. Les bons

durent être fabriqués à la hâte. Il fut impossible de se procurer le papier filigrané spécial à ce

nécessaire et l'on s'estima heureux d'obtenir d'une société, qui possédait un stock de papier destiné

à l'impression de ses actions, l'abandon de ce papier pour la fabrication des bons. L'unique fabrique

de clichés de notre place chômait, le personnel allemand qu'elle occupait étant appelé sous les dra-

peaux et il fallut se contenter de l'impression ordinaire. Encore les bons de la Banque Internationale

soutiennent-ils facilement la comparaison avec les bons de 1 et de 2 fr. que la Banque Nationale

de Belgique a émis au début de la guerre, ce que la critique paraît oublier également.

Aujourd'hui, les circonstances sont différentes. L'importation du papier est redevenue libre,

la fabrique de clichés a repris son travail et il n'y a plus de motif apparent pour abandonner cette

fourniture à l'étranger au détriment de notre industrie, si rudement éprouvée. Dans la fabrication

des billets, le papier est le facteur essentiel. Le papier, si l'on veut avoir un contrôle efficace, devrait

être fourni par l'administration elle-même, et, dans ce cas, nos imprimeries seraient à même de.

fournir un travail aussi soigné et aussi satisfaisant que celles de l'étranger.

La Chambre, appréciant la valeur de ces arguments, a décidé à l'unanimité d'y appeler l'at-

tention toute spéciale du Gouvernement. De l'échange de vues qui s'est produit à cette occasion,

il résulte encore que les bons de la Banque Internationale ont rendu des services très réels, ce qu'on

s'est plu à reconnaître dans nos milieux industriels et commerçants.

Frappe de billon de circonstance.

M. le Directeur général des finances ayant projeté de faire frapper du billon de circonstance

dann un métal autre que le nickel, qui faisait défaut à cette époque, pour porter remède au manque

de billon, avait prié la Chambre de commerce de se réunir d'urgence et de donner son avis: 1° sur

la question de savoir s'il y avait nécessité de faire procéder à la frappe dont s'agit, 2° d'indiquer

le montant de la monnaie à frapper ainsi que les pièces de 10 et de 5 Centimes à comprendre dans

l'opération.

La Chambre, dans son avis du 23 septembre, s'exprime ainsi: Avant la guerre, on put cons-

tater ici une surabondance de billon, gênante même pour certaines branches du commerce. Depuis

quelque temps, le billon se fait de plus en plus rare. La Chambre de commerce, elle aussi, est per-

suadée que la situation actuelle, anormale au point de gêner sérieusement les paiements, provient

de ce que le billon est thésaurisé par le public et retiré ainsi de la circulation.

Le seul remède vraiment efficace à ce mal serait de faire sortir le billon de ses nombreuses

cachette. L'idée, entre autres, avait été mise en avant de laisser entrevoir que l'État songerait

à démonétiser les pièces de nickel. Une autre mesure propre à améliorer la situation consisterait

dans l'émission d'une coupure de papier-monnaie de 50 centimes. Ces propositions ont été jugées

assez intéressantes pour être signalées au Gouvernement.

Il a été relevé encore que la raréfaction du billon et d'autant plus sensible que les pièces

d'argent disparaissent à leur tour. En Allemagne, par contre, ainsi qu'il a été constaté au sein de

la Chambre, la situation semble être plutôt normale au point de vue de la circulation argent.

Le Gouvernement serait peut-être en mesure d'améliorer la situation sous ce rapport en invitant

les caisses publiques, notamment la Caisse d'épargne, à livrer leur encaisse argent à la circulation.

Une partie du public ne manquerait probablement pas d'imiter cet exemple.

Aux deux questions soumises à son examen, la Chambre croit, en conséquence, pouvoir répondre

comme suit

ad 1°. — La Chambre estime que la situation actuelle ne peut durer et que la frappe d'une

certaine quantité de billon de circonstance serait appelée à l'améliorer, sinon d'une façon défi-

nitive et durable, du moins provisoirement. Elle craint cependant que le nouveau billon n'aille

rejoindre promptement les sous de nickel dans leurs cachettes et que, peu de temps après la mise

on circulation du billon de circonstance le pays ne se trouve de nouveau en présence d'une situa-

tion analogue à celle à laquelle nous cherchons un remède.

ad 2°. Au sentiment de la Chambre, une frappe de 200.000 fr. répondrait à tous les besoins

de la circulation. Dans cette somme, les pièces de 10 et de 5 centimes entreraient dans le rapport

de. 7:3, lequel a servi de base à nos frappes de nickel. L'opération comprendrait ainsi pour 140.000 fr.

de pièces de 10 centimes et pour 60.000 fr. de pièces de 5 centimes.

Interdiction temporaire du cuir.

La Chambre avait chargé une Commission, composée de MM. Faber, Reinhard et Buchholtz,

d'examiner dans tous ses détails la question de l'interdiction temporaire du cuir que le Gouver-

nement avait soumise à ses délibérations, et de s'adjoindre à cet effet, si elle le jugeait à propos,

d'autres intéressés de la branche du cuir. La Commission s'adjoignit M. CL Alexandre, négo-

ciant en cuirs, MM. F. Lambert, Hess et Meyrat, tanneurs, et M. Perrard, cordonnier.

La Commission ainsi élargie formula les propositions suivantes, accompagnées d'un tableau

comparatif des prix faisant ressortir les prix du bétail de boucherie et de ses produits dérivés,

ainsi que les prix du cuir et des ressemelages

La hausse rapide du cuir, qui menace de prendre des proportions inquiétantes, appelle des

mesures promptes et très énergiques de la part des pouvoirs aux fins d'assurer l'approvisionne-

ment du marché national à des prix raisonnables.

La hausse actuelle, tant des peaux et des tannants que du tanné, dépasse tout ce qui s'est vu

jusqu'à présent. Fin juillet 1914, les prix payés aux bouchers pour peaux de vaches et bœufs

variaient entre 0,6.7 et 0,75 fr. le ½ kg. Ce prix s'est maintenu jusqu'en octobre, la vente des cuirs

en poils par les marchands de peaux étant presque nulle pendant cette période. Ce n'est qu'à partir

du mois de novembre que la hausse sur les peaux a commencé à se dessiner: de 0,80 fr. qu'on payait

alors, le prix s'est élevé jusqu'à 1,87—2 fr. le ½ kg. Les tannants ont suivi la même progression.

Les prix des croupons, cuir fort ou croupon vache lissée, étaient au mois de juillet de 2,50—2,80

fr. le ½ kg. pour cuirs exotiques (fabrication Lambert—Wiltz), pour cuirs du pays, de 3,25—3,50

fr. Les prix de juillet, tant pour cuirs en poils que pour cuirs tannés, étaient déjà fort élevés et

dépassaient le maximum atteint jusque-là. Aujourd'hui, ces mêmes cuirs sont vendus par les

tanneurs aux marchands de cuir: cuirs exotiques (fabrication Lambert—Wiltz) 7,50—8,75 fr.

le ½ kg., cuirs du pays 8 — 9,25 fr. le ½ kg.

Le tableau ci-après fait ressortir le chemin parcouru par les prix depuis le commencement

de la guerre jusqu'au mois d'avril 1915

avant la guerre

avril 1915

Cuirs bruts indigènes.

0,67—0,75 le ½ kg,

2,50 le ½ kg.

Écorces de chêne.

7,50 fr. les % kg.

32,50—35 les % kg.

Tanné.

2,50 fr. le ½ kg.

7,50—8,75 fr. le ½ kg.

Une hausse nouvelle et très importante des chaussures et surtout des ressemelages est survenue

et paraît s'accentuer encore. Il serait vivement à désirer cependant que les prix actuels, exorbi-

tants déjà pour les petites bourses, s'ils ne peuvent être ramenés aux niveaux antérieurs, soient

toujours réduits en une certaine mesure.

L'idée d'interdire temporairement l'exportation du cuir, à l'instar de ce qui vient d'être fait

pour d'autres articles de grande consommation, ou plutôt d'empêcher la sortie du cuir nécessaire

à nos besoins, a été mise en avant: l'État achèterait les peaux abattues dans le pays à un prix

maximum et les ferait tanner pour les mettre ensuite à la disposition des consommateurs indigènes.

Une, intervention do l'État paraît s'imposer en effet. Le libre jeu de l'offre et de la demande, le

grand régulateur du marché en temps normal, est faussé par les circonstances anormales qui ré-

gissent le marché du cuir, comme, depuis le commencement de la guerre, la vie économique en

général

D'apparence assez simple, la question de la réglementation du commerce des cuirs se montre

plus complexe à un examen approfondi. Elle touche à des intérêts divers, souvent opposés, et

qu'il n'ont pas toujours aisé de concilier. On a fait remarquer notamment que le prix obtenu pour

les peaux n'est pus sans exercer une certaine influence sur le prix de la viande. On craint l'incidence

de l'abaissement officiel du prix actuel des peaux, c'est-à-dire que la boucherie ne fasse supporter

aux consommateur de viande la moins-value sur les peaux. On craint ensuite qu'une mesure

défendant ou restreignant l'exportation des cuirs n'appelle des représailles de la part de l'Alle-

magne, dont nous sommes tributaires pour les cuirs fins et, dans une certaine mesure aussi, pour

les cuirs empeigne.

L'argument que la fixation d'un pris maximum pour les peaux se répercuterait infailliblement

nur le prix de la viande, mérite d'être pris en sérieuse considération. La Commission est unanime

à reconnaître qu'une hausse sensible de la viande, article de grande consommation quotidienne,

aurait une répercussion tellement grave sur le coût de la vie qu'elle reléguerait complètement à

l'arrière-plan la question du cuir cher. La question se pose alors de savoir si une réduction du prix

actuel des peaux, réduction que nous supposons de 50%, ne traduirait forcément par une augmen-

tation de la viande. La Commission n'est pas de cet avis Si le prix de la peau est un des facteurs

qui concourent à l'établissement du prix de la viande, la peau n'est toujours qu'un « sous-produit»

de la boucherie, dont on se plaît à grossir peut-être l'importance au point de vue du rendement

global du bétail. Il est notoire qu'en ces moments difficiles que nous traversons, Ies prix de la

viande offrent dans les diverses régions de notre petit pays des écarts tels qu'il faut admettre

qu'un grand nombre de bouchers réalisent des bénéfices tout à fait exceptionnels, Au moi;! de

mars, le bœuf se vendait à Esch 0,85 fr., à Luxembourg 1,25 fr le ½ kg. Ces prix se passent de

commentaires. Leur comparaison en dit plus long que les plus judicieuses: statistiques sur les bé-

néfices que doit prélever la boucherie. Au prix de 0,85 fr, les bouchers d'Esch trouvent leur compte.

Comment justifier alors celte différence de prix énorme entre deux localités disantes à peine de

15 km.? A combien, peut on se demander, doit se monter le bénéfice des bouchers de Luxembourg

et du reste du pays pour lesquels l'approvisionnement eu bétail de boucherie est pour le moins

aussi facile que pour ceux du bassin minier, qui est de préférence

industriel. La Commission

estime que la boucherie pourrait supporter très facilement une légère réduction de ses bénéfices

exceptionnels, alors que les consommateurs en général souffrent des circonstances exceptionnelle-

ment défavorables.

Comme, toutefois, une certaine corrélation doit exister entre le prix de la viande et relui de

la peau

eu théorie du moins, tandis qu'en pratique les bouchers établissent le prix de la viande

d'après le rendement de la bête, indépendamment de la peau, laquelle représente en manière

générale leur bénéfice

exclusif,

la Commission se demande s'il n'y avait pas lieu de fixer à la

même occasion des prix maxima pour la viande.

L'autre argument a trait aux représailles que l'Allemagne, en cas d'interdiction ou

restric-

tion de l'exportation des cuirs, pourrait exercer. Le Luxembourg, en effet, fabrique de préférence

le cuir fort et une minime partie du cuir empeigne nécessaire à ses besoins; les cuirs chromés, c'est-

à-dire. Ies cuirs fins, chevreau, box-calf, ainsi que la majeure partie du cuir empeigne sont importés

d'Allemagne. Il n'y a donc pas lieu de songer à une mesure prohibant d'une manière générale

l'exportation du cuir. La peur d'un mal nous conduirait à un pire, l'impossibilité de nous procurer

le cuir fin nécessaire. De l'avis de la Commission, il importe de maintenir les échanges entre les

deux pays en les limitant: le Grand-Duché s'assurerait d'abord de sa propre production la part

qui lui semble nécessaire pour ses besoins et laisserait le reste libre pour l'exportation, le produit

du cheptel national dépassant de beaucoup ses besoins en cuirs. Il ne s'agirait donc nullement

de la mainmise de l'État sur l'ensemble de la production et des approvisionnements, mais seule-

ment d'assurer les besoins du pays à des prix raisonnables. De même, le commerce des dépouilles

resterait complètement libre.

Pour arriver à un résultat pratique, et éviter, dans la mesure du possible, toute nouvelle

hausse des chaussures, il faudrait acheter provisoirement, à un prix uniforme inférieur aux prix

pratiqués actuellement, tous les gros cuirs au delà de 15 kg. (Großviehhäute) abattus dans le

Grand-Duché, soit par les bouchers, soit par les particuliers, le commerce des peaux au-dessous

do 16 kg. restant libre. Le prix d'achat ne devrait, en aucun cas, dépasser la limite de 1,25 fr. le

½ kg. ; il serait même à désirer qu'il soit fixé plus bas encore. Les peaux seraient estampillées

par les soins du Gouvernement, salées s'il le faut, et livrées au tannage à un prix uniforme, les

frais de salage et d'emmagasinage et autres restant à la charge des tanneurs, qui seraient obligés

de, mettre les peaux tannées et finies à la disposition du Gouvernement. Pour éviter des diffi-

cultés et des contestations avec les bouchers, le poids et le conditionnement des peaux seraient

constatés officiellement dans les abattoirs ou par l'inspection des viandes.

11 importerait de régler ensuite le passage du cuir du producteur au consommateur, c'est-

à-dire, do régler la répartition, le commerce ou la vente du cuir. Au sentiment de la Commission,

la vente serait à concentrer dans un comptoir général, comptoir de répartition ou de vente, ou

bien encore le« cuirs finis pourraient rester déposés chez le fabricant à la disposition du Gou-

vernement à la manière des marchandises reposant dans un entrepôt fictif. La Commission estime

qu'il serait assez facile de trouver le personnel apte à la gestion du comptoir général. Des dépôts

seraient à organiser dans les principales localités où les consommateurs trouveraient à s'appro-

visionner aux prix fixés par les soins du Gouvernement, lequel prendrait à sa charge la commission

à allouer aux dépositaires ou commerçants. Ces prix devraient comprendre nécessairement aussi

les frais généraux d'administration. Les cuirs ne pourraient être vendus qu'à des consommateurs

indigènes uniquement pour les besoins du pays; ils ne pourraient être vendus en aucun cas à des

étrangers. Les consommateurs ne pourraient s'approvisionner qu'au fur et à mesure de leurs

besoins. La tenue d'un livre de contrôle serait imposée aux vendeurs.

En fixant à 1,25 fr. le ½ kg. le prix maximum auquel le Gouvernement achèterait les peaux,

les cuirs finis reviendraient à 4,37 fr. environ le croupon, ce qui ferait ressortir les prix des resse-

melages pour personnes adultes à 5 fr. environ la semelle avec talon, et à 3,75 fr., la semelle seule,

garantie croupon.

Sur ces propositions la Chambre s'est prononcée comme suit dans sa séance du 20 mai

Le rapport do la Commission qui propose l'acquisition par l'État d'un certain nombre de

peaux indigènes à un prix à fixer par le Gouvernement semblait assez concluant, mais des rensei-

gnement

ultérieurs ont fourni des éléments nouveaux à l'appréciation de la Chambre.

De ces renseignements il appert que la corrélation entre le prix de la viande et celui des peaux

ne saurait faire de doute. On peut admettre, en effet, que le prix du bœuf augmenterait de 5 c.

pour chaque réduction de 25 c. sur le prix de la peau. L'alternative de la viande chèvre ou du cuir

cher est ainsi donnée,

Si regrettable que soit la hausse exorbitante des chaussures et surtout des ressemelages, la

perspective d'une hausse sensible de la viande, article de grande consommation quotidienne, doit

primer nécessairement toute autre considération. En conséquence, la Chambre estime qu'il y a

lieu d'abandonner la question. Le rapport sera versé au Gouvernement à titre de documentation.

Chemins

de

fer.

Communications

avec

Rumelange

et

Dudelange.

Dans sa séance du 8 avril, la Chambre a présenté les desiderata suivants au sujet des com-

munications par chemin de fer avec Rumelange et avec Sarrebruck , sur lesquels elle a appelé

l'attention toute spéciale du Gouvernement

a) Communications avec Rumelange et Dudelange.

L'État actuel des communications par chemin de fer avec Rumelange, de celles de l'après-

midi en particulier, laisse beaucoup à désirer. Les voyageurs partant d'Esch par le train de 12 h. 59

sont obligés d'attendre à Nœrtzingen, pendant une heure et 41 Minutes, la correspondance pour

Rumelange; de même les voyageurs partant de Rumelange à 12 h. 49 doivent attendre, pendant

une heure et 39 minutes, la correspondance pour Esch. Il serait cependant dans l'intérêt des voya-

geurs de voir abréger le battement entre les deux trains pendant la période de la journée la plus

commode pour Ies affaires.

La suppression du train partant d'Esch à 12 h. 59 ne saurait être envisagée. Pour remédier

à cette situation, la chambre recommande d'intercaler un nouveau train Esch Luxembourg,

départ d'Esch à 2h.30, arrivée à Nœrtzingen à 2h. 40, lequel joindrait Bettembourg à 2h. 48,

En retardand de 10 minutes le départ du train quittant Bettembourg à 2h. 41 pour Dudelange,

on obtiendrait une communication très commode entre cette localité et Esch. Il y a lieu de faire

remarquer ensuite que les deux départs actuels de 12 h, 59 et de 4 h 30 , sont espacés pour les

besoins de la ville d'Esch. La création du nouveau train devrait être considérée comme ample-

ment justifiée déjà par cette considération.

A cette occasion, la chambre croit devoir recommander encore la création d'un nouveau

train Ottange-Esch, départ d'Ottange à 2 h. 30 arrivée à Nœrtzingen à 2 h. 35, établissant ainsi

une correspondance avec le train partant à 2 h. 43 de Nœrtzingen pour Esch. Il serait à désirer

enfin que le temps d'attente à Nœrtzingen pour le dernier train, qui est d'une heure entière environ,

fût sensiblement réduit ou supprimé.

b) Communications avec Sarrebruck.

Si, en général, nos communications avec Sarrebruck sont assez difficiles, la dernière commu-

nication du soir donne lieu à des réclamations particulièrement vives. En quittant Sarrebruck

à 5 h. 20, on arrive, à 6 h. 43 à Trèves où il faut attendre cinq heures le train pour Luxembourg,

lequel part à 11 h. 45 et doit arriver à Luxembourg à 12 h. 50, mais où il n'arrive en réalité que vers

1 h. 30 de la nuit. Si le train de Sarrebruck s'arrêtait à Karthaus, les voyageurs pour Luxembourg

pourraient utiliser le train ordinaire qui part à 6 h. 33 et arrive à Luxembourg à 8 h, 03.

Une autre solution pourrait encore être envisagée: on retarderait le départ de ce train, qui

quitte Trèves à 6 h. 20, l'express de Sarrebruck n'arrivant en gare de Trèves qu'à 6 h. 43. D'une

façon ou de l'autre, les communications de nuit entre Luxembourg et Sarrebruck pourraient être

sensiblement améliorées. La Chambre croit que pour l'établissement du prochain horaire il pour-

rait être tenu compte de ces propositions dans l'intérêt de nos industriels et commerçants.

Responsabilité du chemin de fer en cas de perte ou d'avarie des marchandises acceptées au transport.

A la date du 25 septembre, la Chambre de commerce a présenté au Gouvernement la requête

suivante

Il nous revient que l'administration allemande des chemins de fer belges décline la respon-

sabilité des dommages résultant de la perte ou de l'avarie des marchandises acceptées au transport,

laquelle est inscrite dans la Convention internationale de Borne sur le transport des marchandises

par chemin de fer. Il n'ensuit que toute marchandise expédiée en Belgique voyage aux risques et

périls de l'ayant droit et que celui-ci n'a aucune action contre le chemin de fer en cas de perte ou

d'avarie.

Nos transactions avec la Belgique, déjà si rares et si difficiles par le temps qui court, finiront

ainsi par devenir tout à fait impossibles. Si cette mesure d'exception peut s'expliquer par l'état

do guerre, le prix élevé des tarifs de transport ne la justifie en aucune sorte.

En appelant l'attention du Gouvernement sur cet état de choses, la Chambre a sollicité son

intervention auprès de l'administration allemande afin que celle-ci tienne compte dans une mesure

aussi large que possible des intérêts du commerce et de l'industrie parmi lesquels on doit consi-

dérer l'obligation pour le chemin de fer de répondre des marchandises acceptées au transport.

Revision des foires.

A différentes reprises, la Chambre, à l'occasion d'avis à émettre sur de nouvelles foires, avait

demandé Ja revision de nos foires en général, dont un grand nombre n'ont plus aucun intérêt au

point de vue du commerce des bestiaux. Le Gouvernement avait soumis, dans la suite, la question

à la Commission d'agriculture qui a fait des propositions définitives, lesquelles ont été soumises

à l'avis de, la Chambre de commerce.

Celle-ci constate avec satisfaction, dans son avis du 11 avril, que la Commission d'agriculture

partage entièrement sa manière de voir sur la question de la revision de nos foires en général.

Le nouvel échange de vues qui s'est produit à ce sujet est venu confirmer encore qu'une série de

foires n'ont plus aucune, raison d'être. Leur importance au point de vue du commerce des bestiaux

est parfaitement nulle ainsi que le prouvent surabondamment les relevés des transactions qui s'y

font. Pour justifier leur maintien, on se plaît à alléguer qu'elles ont toujours existé et que, somme

toute, sans répondre précisément à un besoin, elles ne font du tort à personne. A ces raisons d'iner-

tie il y a lieu d'opposer des arguments moraux et économiques. Il est notoire, en effet, que toutes

ces foires insignifiantes disséminées le long du calendrier forment autant d'occasions consacrées

par la tradition, officielles en quelque sorte, pour la musarderie et l'ivrognerie. Ainsi que la Com-

mission d'agriculture le fait remarquer, elles exercent une influence particulièrement fâcheuse

sur les domestiques qu'elles incitent au désœuvrement et à l'abus de boissons alcooliques. La sup-

pression de toutes ces foires qui n'ont aucune signification pour le commerce des bestiaux serait

donc à considérer comme un proprès très réel nu point de vue social et économique.

La Chambre croit devoir se borner à envisager celle question au point de vue général, sans

se prononcer à l'endroit den diversen foires dont la suppression est proposée. Elle prie le Gouver-

nement d'agir dann le sens des propositions qui ont été faites par la Comission d'agriculture.

Marché hebdomadaire à

Schifflange.

Consultée par Je gouvernement nur la question de l'opportunité de la création d'un marché

hebdomadaire à Schifflange, la Chambre estime que le marché réclamé par l'administration com-

munale ne laisserait pan que de présenter un certain intérêt pour celte localité qui est habitée en

grande partie par des ménages d'ouvriers et d'employés. Ces ménages désirent se fournir, pour

autant que possible, dann le plus proche voisinage.

s'il n'est guère probable que ce marché doive prendre une importance réelle, il paraît, au sen-

timent de la Chambre, répondre à un besoin incontestable de la population de Schifflange. La

question de son approvisionnement, qui peut présenter quelques difficultés dans les commencements,

finira par se résoudre d'elle même, La demande une fois constatée, l'offre s'empressera de s'y

adapter et de s'arranger de manière à assurer un service d'approvisionnement régulier.

Législation commerciale.

L'arsenal de notre législation commerciale manquait depuis longtemps d'une loi sur les so-

ciétés commerciales. L'œuvre entreprise depuis plus de trente ans a abouti à l'importante loi du

30 août 1915. Loi excellente, puisque, grâce à l'incorporation dans. ses textes des dispositions

de la loi belge du 25 mai 1913, nous, sommes dotés, en celle matière, d'une législation vraiment

moderne, en accord avec les tendances et besoins de notre époque. Jusque là nous ne disposions,

en fait de législation des sociétés commerciales, que des rares textes inscrits aux art. 18 à 64 du

Code de commerce. Il n'y avait pas moyen de fonder une ,société anonyme sur la base de ces seuls

texten légaux insuffisants: il fallait des lors. insérer dans. les statuts de la société en formation les

nombreuses dispositions de la législation belge, lesquelles passaient ainsi, à. titre contractuel, dans

le domaine de la pratique luxembourgeoise L'autorisation gouvernementale était requise pour

le fonctionnement de la société anonyme.

Les longues hésitations qu'accuse l'élaboration de la nouvelle loi proviennent eu majeure

partie de considérations empruntées à la .situation toute particulière du Grand-Duché, dont l'in-

térêt économique exigeait de grandes facilités dans la constitution de sociétés, alimentées, d'une

façon prépondérante par les capitaux étrangers. Le cauchemar de l'époque dite « Gründerperiode»

faisait sans doute apparaître comme urgente l'élaboration d'une législation apte ri parer aux abus

les plus criants, mais tant que la Belgique n'était pas décidée à faire un pas de plus dans la voie

do la réalisation den idées de réforme qui surgissaient de partout, il était malaisé pour le petit

Grand-Duché, tributaire de l'étranger pour les capitaux devant alimenter la grande industrie,

de se poser en champion des idées nouvelles.

C'est ainsi que n'explique le Iong silence qui s'est. fait autour des avant-projets élaborés à

l'intention de notre pays, par deux distingués juristes belges, MM. les professeurs Nyssens et

Corbiau.

L'idée maîtresse de la réforme se résume dans la formule: liberté pour les associés, sécurité

pour les tiers. Partant de la prémisse que le pays doit encourager et stimuler les initiatives, tout

en garantissant l'épargne contre les entreprises téméraires d'aigrefins en quête de victimes, le

législateur luxembourgeois a été bien avisé de faire à la Belgique l'emprunt d'une législation essen-

tiellement libérale, c'est-à-dire, soucieuse de déblayer le terrain de toute entrave inutile, mais

à la lois protectrice des intérêts du grand public. Ces derniers sont efficacement protégés par un

ensemble de textes qui proclament la responsabilité tant civile que pénale des fondateurs et qui

assurent une large publicité à tous les faits essentiels de la vie d'une société: constitution, bilan

de fin d'année, émission d'actions et d'obligations, changement du personnel des administrateurs

et commissaires, etc. Le petit actionnaire est protégé par la limitation de la puissance de vote du

détenteur du gros paquet d'actions et par l'institution d'un recours collectif contre les adminis-

trateurs et commissaires, que l'assemblée générale peut décréter; la vérification et la spécification

des apports de fondateurs en échange d'actions ou parts de fondateurs font l'objet de disposi-

tions spéciales. Les actions d'apport doivent rester à la souche pendant deux ans. Le contrôle

do la part des commissaires est accentué. La nouvelle loi organise l'assemblée des obligataires,

etc., etc.

Pour bien marquer le progrès que la loi belge du 25 mai 1913, incorporée dans notre loi du

10 août 1915, réalise sur le passé, dans le domaine de la société anonyme, nous résumerons suc-

cinctement les modifications qu'elle apporte à la législation préexistante

1° Dorénavant chaque action, lors de la constitution de la société, devra être libérée d'un

cinquième, non plus seulement d'un dixième.

2° L'acte de société devra porter la série des mentions suivantes, non obligatoires jusqu'alors

a) la spécification de chaque apport qui n'est pas effectué en numéraire, les conditions aux-

quelles il est lait et le nom de l'apporteur;

b) les mutations à titre onéreux dont les immeubles apportés à la société ont été l'objet pen-

dant les cinq années précédentes, ainsi que les conditions auxquelles elles ont été faites;

c) Ies charges hypothécaires grevant les biens apportés;

d) Ies conditions auxquelles est subordonnée la réalisation des droits apportés en portion;

c) la cause et la consistance don avantages particuliers attribués à chacun des fondateurs;

f) le montant, au moins approximatif, des frais, dépenses, rémunérations ou charges, sous

quelque forme que ce soit, qui incombent à la société ou qui sont mis à sa charge à raison de sa

constitution.

3° Les responsabilités des fondateurs sont précisées.

4° L'offre et la vente publiques d'actions ou parts bénéficiaires devront être précédées de la

publication, aux annexes du Mémorial, d'une notice contenant les renseignements essentiels sur

la constitution et le fonctionnement de la société.

5° Les propectus et circulaires doivent reproduire le texte de la notice.

6° La matière des parts de fondateur reçoit un commencement de réglementation; les statuts

devront déterminer les droits qui y sont attachés.

7° Les actions représentatives d'apports, ne consistant pas en numéraire, ainsi que Ies parts

de fondateurs ne sont négociables, par les voies ordinaires et sauf exception, qu'à la suite de la

publication du second bilan.

8° Le cautionnement des administrateurs et commissaires est à fournir en actions nomina-

tives, L'assemblée générale peut, à toute époque, exiger un supplément de cautionnement.

9° Les commissaires sont toujours à la nomination de l'assemblée générale, qui en détermine

Ie nombre et en fixe les émoluments.

10° Ils peuvent se faire assister par un expert »m vue de la vérification des livres et comptes

de la société.

11° L'assemblée général qui a décidé d'exercer contre les administrateurs et commissaires

en fonction l'action en responsabilité dite «action sociale» peut charger un ou plusieurs manda-

taires de l'exécution de cette délibération.

12° La loi nouvelle organise Ies sous-assemblées pour les actionnaires de catégcories différentes.

13° Les dispositions concernant la confection du bilan sont renforcées par l'obligation d'énon-

ciation circonstanciées en ce qui concerne la fortune, tant active que passive de la société.

14° Les actionnaires sont mis en mesure de discuter utilement le bilan à l'assemblée générale,

en recevant communication préalable des données et documents essentiels qui s'y réfèrent.

15° Après l'adoption du bilan, l'assemblée générale se prononce, par un vote spécial, nur la

décharge des administrateurs et commissaires.

16° Une publicité efficace entourera le bilan, le compte des profits et pertes et la répartition

des bénéfices nets.

17° L'émission d"obligations est réglée; par le groupe de dispositions formant l'objet des art. 79 à 98

Voici, en substance, le contenu de ces dernières dispositions

a) l'émission et la vente de titres d'obligations sont précédées de la publication, aux annexes

du Mémorial d'une notice analogue à celle qui prélude à une émission ou vente d'actions

b) les souscriptions prospecteur, circulaires, affiches et insertions doivent reproduire le texte

de la notice;

c) les porteurs d'obligations. uni droit aux mêmes, communications. que les actionnaires; ils

peuvent assister aux assemblées générales des actionnaires mais avec voix consultative seulement ;

d) l'obligation nominative est réglée d'une façon circonstanciées;

e) les obligataires peuvent être convoqués en assemblée générale; celle-ci a le droit;

1. d'accepter des sûretés particulières au profil des porteurs d'obligation;

2. de consentir à une prorogation d'echéance d'intérêts ou à une réduction du taux de l'in-

térêt;

3. de modifier les conditions de l'amortissement ;

4. d'accepter la substitution d'actions aux créances des obligataires;

5° de décider des actes conservatoires à faire dans l'intérêt commun.

6° de faire choix des mandataires qui représenteront les obligataires dans les procédures

relatives à la réduction ou à la radiation des inscriptions hypothécaires.

f) la validité des délibérations des assemblées d'obligataires est subordonnée à des condi-

tions de présence et de majorité spéciales;

g) les sous-assemblées sont prévues pour les obligataires de catégorie différente;

h) l'inscription, la réduction, la radiation et la purge de l'hypothèque garantissant un emprunt

obligatoire font l'objet de dispositions détaillées.

18° La condition résolutoire tacite sous-entendue dans les seuls contrats synallagmatiques

est désormais applicable au prêt, contrat unilatéral, réalisé sous forme d'émission d'obligations.

19° Les dispositions pénales sont renforcées.

Il est cependant un point, sur lequel notre législation est incontestablement en progrès sur

la loi belge. D'après celle-ci les entreprises à caractère civil, telles les spéculations en immeubles

ou encore n'importe quelle branche de l'industrie agricole ne peuvent pas revêtir les formes d'une

société commerciale, ni partant participer aux avantages considérables que le moule de la société

commerciale offre à ses affiliés. Sous ce rapport, nous avons préféré suivre la loi française qui ne

l'ait nulle distinction entre l'entreprise commerciale et celle à caractère civil, l'une et l'autre pou-

vant emprunter les formes de la société commerciale et être dès lors assujetties à toutes les consé-

quences découlant de la commercialité.

L'intérêt pratique immédiat de la nouvelle législation se concentre sur la question de savoir,

lesquelles, parmi ses dispositions, devaient être nanties de force rétroactive, c'est-à-dire s'appli-

quer même aux sociétés constituées avant la mise en vigueur de la nouvelle loi. L'art. 175 fait

le départ entre les dispositions applicables aux sociétés existantes et celles à créer ultérieurement.

La matière de la société en nom collectif (la «offene Handelsgesellschaft» du droit allemand)

et la société en commandite simple — type de société fort intéressant, convenant si bien aux en-

treprise de moyenne envergure et se rapprochant assez de la société à responsabilité limitée du

droit allemand (G. m. b. H.) n'a subi que de légers remaniements.

Reste la vivante matière de la société coopérative. Depuis 1873, année en laquelle le légis-

lateur belge a organisé le droit des sociétés commerciales, au nombre desquelles figure la société

coopérative, le besoin de modifications à apporter au chapitre de la société coopérative ne s'est

pas fait sentir. Aussi avons nous repris telles quelles les dispositions de la loi belge, sauf que l'or-

ganisation et la gestion des sociétés coopératives sont soumises au contrôle du Gouvernement

(art. 137 de la loi). Il ne, s'agit pas là d'une immixtion des pouvoirs publics dans un domaine qui

doit rester avant, tout, le champ clos de l'initiative privée, mais bien de l'organisation — dans

l'intérêt des

tiers

d'un contrôle qui portera surtout sur la comptabilité de la société et sur l'ac-

complissement den multiples devoirs prévus par la loi, contrôle analogue à celui qu'une large publi-

cité dirige autour du fonctionnement de la société anonyme.

La société coopérative n'est pas le cadre de grandes entreprises industrielles. Elle n'en peut

pas moins prendre de l'ampleur et grouper en elle les intérêts épars de la classe si intéressante

de« petites et, moyennes gens, intérêts se traduisant par des chiffres d'affaires annuels de centaines

de mille francs. L'on distingue surtout la société coopérative de consommation et celle de crédit,

l'une et l'autre ayant pour objet l'élimination de l'intermédiaire, négociant ou banquier. Leur

fonctionnement convenable suppose, une direction active et éclairée. Pour aboutir au but, les coopé-

rateurs, véritables concurrents du commerce libre, doivent emprunter les méthodes de ce dernier.

La coopération, qui n'est pas dirigée d'après la saine méthode commerciale menace de sombrer

La leçon du passé, chez nous comme ailleurs, l'atteste. Cela est vrai pour le compartiment de la

consommation comme pour celui du crédit. Dans le premier de ces domaines, les expériences tentées

chez nous ne sont guère concluantes. Plus d'une de ces coopératives a, au bout de quelques temps,

abandonné lu. lutte, Pareils exemples ne sont certes pas faits pour étayer la thèse de la supériorité

de l'association de consommation sur le commerce libre. Au demeurant, l'antagonisme entre coo-

pérateurs et petits commerçants, qui, chez nous comme ailleurs avait pris les allures d'un dissen-

timent âpre et grave, est en voie d'apaisement. Les coopérateurs ont fini par comprendre que de

l'idée, excellente en elle, à sa mine en pratique, loyale et durable, il y a du chemin; l'intermédiaire-

marchand de son côté, secoué par l'apparition inopinée d'un concurrent redoutable, auquel le,s

économistes attribuent, non sans raison, le rôle de régulateur du commerce libre, a su maintenir

son rang et affirmer son droit à l'exintences. Il a modernisé son outillage et ses méthodes, recourant

à son tour à l'arme puissante de l'association et .servant ainsi la cause du progres.

Qu'on n'oublie pus que les doctrines d'école n'opèrent pas aveuglément, qu'elles valent tant

que valent Ies hommes qui se proposent de les mettre en pratique et que, des lors, les luttes stériles

n'épuisant eu discussions théoriques sur les avantages et la supériorité de telle origanisation sociale

sur telle autre ne l'ont pas faire un pas de plus à la réalisation des idées, Les faits, voilà ce qui im-

porte, l'avenir dira si le coopératisme dans notre pays a tenu les promesses que ses promoteurs

ont fondées sur lui.

Il est un domaine dans lequel l'idée coopérative a fourni d'excellents résultats celui du crédit

personnel. Notre loi offre toute la souplesse voulue pour le fonctionnement convenable de caisses

de crédit analogues à celles qui, par dizaines de mille, sont disséminées. à travers les. pays voisins.

Toutes les modalités voulues peuvent y trouver place. Souhaitons que l'idée fasse du chemin et

que cultivateurs, artisans, petits commerçants, en un mot travailleurs de toutes catégories puissent

y trouver enfin le moyen de satisfaire le pressant besoin économique qui constitue non seulement

« l'âme du commerce», mais encore un facteur de vie essentiel dans toute autre branche d'activité

et qui n'appelle crédit.

C'est sur cette considération que nous terminons notre aperçu nécessairement sommaire et

superficiel sur l'importance réforme que constitue la loi du 10 août 1915 sur les sociétés commer-

ciales.

La législation commerciale et industrielle, dans notre pays a pris de l'ampleur au cours de ces

derniers vingt ans. Le mouvement d'idées de réforme s'accentue de jour en jour. Une codification

convenable des nombreuses lois et dispositions réglementaires touchant aux intérêts variés et

multiples du commerce, de l'industrie et du travail est donc de la plus haute utilité. C'est à ce besoin

que répond l'excellent et méritant ouvrage que vient de publier M. Ruppert, conseiller secrétaire

général honoraire du Gouvernement, sous le nom de Codes du commerce, de l'industrie et du

travail, véritable vade mecum de quiconque — juriste, commerçant en industriel, désire s'orienter

rapidement dans le dédale de cette législation si touffue.

17.

Bassin

d'Esch.

fr 2.521.187

t. 1.365.052

%

26,88

t.

426.965

fr. 4.468.830

%

0,66

Bassin de

Rum.-Dudel.

3.612.926

2.487.195

27,92

703.622

8.383.899

0,60

Bassin de

Differdange.

2.916.752

2.287.187

30.88

704.247

6.632.335

0,75

Totaux.

9.050.865

6.139.434

28,56

1 834 834

19485.064

0,67

L année 1915 s' ouvrit sur une demande exubérante, généralement pressée et peu exigeante

pour les qualités à livrer. Comme les ouvriers du fond, par suite du départ de nombreux ouvriers

étrangers, faisaient défaut, les exploitations à ciel ouvert, où la main-d'œuvre apprise n'est pas

nécessaire, furent remises en faveur. Bientôt la demande des minerais phosphoreux s'exaspérait.

Toutes les qualités trouvaient preneurs. Les déblais même, longtemps négligés et jugés sans va-

leur, furent écoulés à des prix encore rémunérateurs.

Cette situation se continua jusqu'au mois d'août. A cette époque, le marché commençait à

n'alourdir, A l'inflation de la demande succédait le calme. La consommation se montrait hésitante

et réservée. Les usines du Bas-Rhin et de la Westphalie, nous semble-t-il, trouvant à s'approvi-

sionner ailleurs en minerais phosphoreux, délaissaient le bassin minier luxembourgeois.

Le revirement fut assez brusque. Vers la fin de l'année, l'atonie était complète. Les marchés

traînaient en longueur; les acheteurs observaient une grande réserve tout en se montrant fort exi-

geants pour les qualités à livrer. Les premiers mois de l'année 1916 n'ont pas modifié l'allure dé-

primée du marché, qui ne s'est pas encore ressaisi depuis.

Les prix des minerais, depuis le commencement de la guerre, ont été l'objet de sérieuses aug-

mentations. La moyenne des prix à la mine, qui, pendant les dix dernières années, avait oscillé

entre 2,50 fr. et 3 fr., s'est relevée subitement: elle est de 3,16 fr. pour 1914 et de 3,17 fr. pour 1915.

La production moyenne par ouvrier ressort à

tonnes d'une valeur de

La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats

suivants

Nombre des sièges d'exploitation

Nombre des ouvriers employés

Production totale

Valeur de la production

Prix moyen par tonne

1914.

t.

5.007.457

fr. 15.826.514

»

3,16

1915.

t.

6.139.434

fr. 19.485.064

»

3,17

Minières.

La statistique de production pour l'année 1915, établie par l'Administration des Mines, ren-

seigne les résultats ci-après

Nombre des exploitants

Nombre des sièges d'exploitation

Nombre des ouvriers occupés

Salaires payés

Production

Teneur moyenne en fer

Teneur en fer de la production totale

Valeur à la mine

Teneur en phosphore

A travers Ies défaillances et Ies relèvements du marché, la tendance à la hausse des prix persiste.

Le sommet de la courbe s'observe vers le mois d'août. Le prix des minerais calcareux se fixe

alors vers 45 fr. pour minerais d'une teneur en fer de 30 % avec augmentation de 0,37½ fr. pour

chaque pourcent de fer en plus; les minorais siliceux d'une teneur de fer de 35 %

qui cotaient

34 fr. vers le commencement de l'année, s'acheminent vers 39 fr. ; les tout-venant première qualité

de 35 à 38 % de for vont de 42,50 fr. à 49 fr. Ce sont là, bien entendu, les prix maxima de l'année,

qui se sont légèrement effrités pendant les derniers mois.

A noter cependant que tous Ies facteurs qui concourent à la formation du prix de revient

salaires, explosifs bois de mine, etc., sont en forte augmentation. Si le mouvement des salaires

varie suivant les régions, la hausse n'est guère inférieure à 10 à 20 %. Le renchérissement des

explosifs au salpètre, très rares au demeurant, a conduit à leur remplacement progressif par des

explosifs chloratés. Quant au prix des bois de mine, il est en progrès notable: de 26—27 fr, il s'est

avancé à 36—37 fr.

Le nombre des ouvriers occupés dans les exploitations minières, qui était de 5370 à la veille

de la guerre, tomba brusquement à 1240 au lendemain de l'ouverture des hostilités. L'exode des

ouvriers italiens, expulsés du bassin de Bricy, avons nous dit dans notre précédent rapport, répan-

dit la panique parmi Ies ouvriers italiens du bassin minier luxembourgeois qui quittèrent précipi-

tamment le travail pour rentrer dans leurs foyers. La panique dépeuplait Ies mines. Le chômage

s'étendait de jour en jour. Pendant la seconde moitié du mois de septembre et au mois d'octobre,

le travail reprit progressivement, et vers la fin de l'année, le travail de mine représentait 80 % de

l'occupation ordinaire.

Peu à peu la situation tendait à redevenir normale, C'est à peine si, pendant Ies premiers

mois de l'année 1915, le marché indigène put satisfaire aux demandes des mines. A mesure que

l'année s'avançait, la demande devenait plus considérable et plus pressée. Le manque d'ouvriers

aptes au travail en galerie était particulièrement sensible.

La production moyenne par ouvrier, qui était de 1140 tonnes en 1914, est en très sérieuse

augmentation: elle renseigne 1393 tonnes pour 1915. Ce relèvement très significatif de la courbe

de production par tête d'ouvrier est dû à I'emploi plus étendu et plus général qui est fait des ma-

chines, mais la courbe a été influencée certainement aussi par les fortes expéditions de déblais.

Le volume des exportations en Begique est très modeste. Quelques expéditions sans impor-

tance réelle ont été faites par les usines Cockerill. La Providence et Thy-le- Château. Le total des

expéditions n'a pas dépassé 20.000 tonnes par mois; il est resté, en général, fort au dessous de ce

chiffre.

Nos importations ont été pour ainsi dire nulles: elles se chiffrent à 568 tonnes de minette

et 257 tonnes de minerai de manganèse importées de Belgique.

La statistique douanière renseigne pour les dix dernières années, le mouvement suivant des

exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas partie du

Zollverein

Minettes

t.

2.808.150

2.806.204

Scortes

Thomas

moulure

t. 29.651

» 7.581

Minettes

» 2.213.886

» 1.784.522

» 2.001.758

» 1.751.819

» 1.768.964

» 1.887.245

»

494.368

»

176.493

Scories Thomas moulues

16 691

6.410

10 880

14.944

» 73 877

» 23.467

»

5.637

La courbe du rendement par

ouvrier s'établit comme suit po-

ur les cinq dernières années

production moyenne

t.

1.154.247

» 1.221.980

» 1.262.328

» 1.140.891

1.392.798

Valeur

fr. 3.551.87

3.662.12

» 3.782.64

» 3.604,30

» 4.420,40

Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts fourneaux s'établit

comme suit pour les dix dernières années

Production

des minières

t; 7.229.385

» 7.492.870

» 5.800.868

» 5.793.875

» 6.263.385

» 6.059.797

» 6.533.930

» 7.333.372

» 5.007.457

» 6.139.344

Production des

Consommation des hauts fourneaux

hauts fourneaux

(sans distinction de provenance)

t.1.460.105

» 1.484.872

» 1.299.918

» 1.552.590

»1.682.519

» 1.728.973

» 2.252.229

» 2.547.861

» 1.827.270

» 1.590.773

t. 4.688.919

» 4.757.364

» 4.120.410

» 5.054.550

» 5.550.926

» 5.785.143

» 7.489.215

» 8.656.670

» 6.137.609

»5.670.758

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières

depuis 1905

Production

t. 7.229.385

» 7.492.870

» 5.800.868

» 5.793.875

» 6.263.385

» 6.059.797

» 6.533.930

» 7.333.372

» 5.007.457

» 6.139.434

Valeur totale

fr. 17.979.103

» 21.997.404

» 16.696.005

» 15.850.966

» 17.747.017

» 18.647.326

» 19.427.508

» 21.965.818

»15.826.514

» 19.485.064

Prix de la tonne

fr. 2,49

» 2,93

» 2,88

» 2,73

» 2,83

,»

» z,y<

» 2,99

»

3,17

Le tableau graphique ci-contre donne la prosuction des minières du Grand-Duché depuis

1889.

Production des Minières.

Rélevé indiquant tes expéditions et les importations de minettes pendant les années 1910 à 1915.

Relevé indiquant les expéditions de minettes du bassin lorrain pendant les années 1913 à 1915.

Années

QUANTITÉS EXPORTÉES VERS

Production,

totale

de

minettes

t.

21.153.328

14.020.038

10.755.524.

Quantité

consommée

en

Alsace-

Lorraine

le

Grand-Duché

de

t.

14.677.190

9.496.434

7.163.028

le

bassin

de

la Sarre

t.

2.812.418

1.864.898

1.781878

le

bassin

rhénan-

vvestphalien

t.

2.909.606

2.201760

2.341735

Total

t.

20.399.214

13.563.092

11.286.641

la

Belgique

t.

237.035

95.979

la

France

t.

517,079

286.652

Total.

t.

754.114

382.631

Total général

t.

21.153.328

13.945,723

11.286. 641

Année

Production totale

minellds

t.

6.264.000

3.060.000

6.523.900

7.331.050

5.007.500

6.139.500

Quantité vendue

ou consemmée

Grand-Duché

t.

3.303.000

3.305.000

3.803.700

4.424.850

3.17.5.600

3.629.100

QUANTITES EXPORTEES VERS

la Lorraine

t.

193.000

214.000

180.900

278.760

147.800

399.900

le bussin

de la Surre

318.000

371.000

351.500

240.240

223.500

193.000

rhénan

554.000

502.000

526.000

541.350

544.800

1778.700

Total

t.

1.065.000

1.087.000

1.058.400

1.060.350

916.100

2.371.600

Ia

Belgique,

t.

1.519.100

1.318.000

1.294.600

1.470.450

662.300

141.500

la

France

t.

377.000

350.000

367.200

375.400

146.600

Total

t.

1.896.000

1.668.000

1.661.800

1.845.850

808.900

141.500

Total

général

t.

2.961.000

2.755.000

2.720.200

2.906.200

1.725.000

2.513.100

Prix de vente

fr. c.

2 84

3 07

3 09

3 47

3 24

3 50

QUANTITES DE MINETTES

ÉTRANGÈRES IMPORTÉES

de

Lorraine

t.

1.652.536

2.039.500

2.652.244

2.815.100

2.068.079

de

France

t.

447.560

348.800

576.258

1.218.100

708.400

Total

t.

2.100.096

2.388.300

3.228.502

3.943.200

2.776479

Rappel de la production des minières depuis 1868.

.1883

Tonnes

722.039

924.382

911.695

990.499

1.174.334

1.331.743

1.442.668

1.090.845

1.100.729

1.262.825

1.407.617

1.613.392

2.173.463

2.161.881.

2.539.295

2.551.090

1 8 9 5

2.447.634

2.048.440

2 .

361.372

2.040.710

3.261.925

3.102.75

3.359.413

3.102.050

3.370.352

3.351.938

3.958.280

3.913.076

4.758.741

5.349.009

5.348.951

6.014.394

6.171.229

4.455,179

5.130.069

6.010.012

6.347.781

6.595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

7.333.372

5.007.457

6.139.434

Métallurgie.

Aux hésitations et inquiétudes qui dominaient le marché sidérurgique vers la fin de l'année

1914, succéda brusquement et sans transition, an début. de l' année nouvelle, un mouvement d' af-

faires d' une certaine envergure. Les ventes prenaient une ampleur incontestable, pour conserver

une allure satisfaisante jusqu' à la fin de l' année. La situation de la métallurgie considérée dans

son ensemble se présente sous un aspect favorable. La production du fer a atteint, dans le Zoll-

verein, 60% de la production normale et les prix pratique ont été rémunerateurs.

Il est vrai que tous les compartiments n' ont pas été sollicités dans mesure égale par le

relèvement subit du marché. La situation varie avec les produits. Les fontes phosphoreuses étaient

très demandées pour l' intérieur aussi bien que pour l' exportation. Au fur et à mesure que l' année

s' avançait les affaires s' animaient et les usiues éprouvaieut des difficultés. réelles à .satisfaire la

clintèle. En demi-produits la demande de janvier ne dépassait guère celle des mois précédent,

elle s' améliorait à partir du moi de février et, si nous exceptions la légere défaillauce du mois de

mai, continuait d' être favorable jusqu' à la fin de l' année,

Le marché des profilés assez déprimé pendant l' hiver se ressaisit vigoureusement au prin-

temps, pour retomber bientôt dans le calme. L' animation en fers marchands était telle qu' au

printemps les livraisons n'ont pas être effectuées à temps; plus tard cependant la situation rede-

venait hésitante à la suite des divergeuses qui s' étaient produits au sein de la «Stabeisenkon-

vention » .

Vers la fin de l'année, nous remarquons une situation satisfaisante dans la plupart des com-

partiments avec des prix de vente en rapport avec le relèvement du coût de la production. Voici

l'appréciation qu'en donne le « Stahlwerksverband » pour les produits syndiqués

Demi-produits. — En demi-produits, l'allure des ventes pour l'intérieur continue de donner

satisfaction; avec les ventes à l'exportation il a suffi à entretenir le besoin d'occupation des usines.

Assez souvent la clientèle doit compter avec d'assez longs délais de livraison. Eu égard à l'aug-

mentation du prix de revient, les prix de vente ont été majorés de 5 mk. pour les blooms, de 7,50

mk. pour les billettes et de 10 mk. pour les platines. Les exportations vers les pays neutres se sont

maintenues à un niveau satifaisant.

Matériel de voie. — Le volume d'ordres a permis de répartir aux laminoirs à rails des com-

mandes abondantes. Plusieurs marchés importants ont été conclus avec les pays neutres. La de-

mande en rails de mines s'est maintenue au niveau des deux mois précédents; elle est proportionnée

aux besoins de travail des usines afférentes. Les marchés annuels avec les charbonnages de la

région rhénane-westphalienne sont conclus en grande partie; ils sont plus importants comme

quantités que ceux de l'année dernière. Le calme a continué en rails à gorge; certains indices laissent

supposer qu'il faut s'attendre pour le printemps à des demandes plus fortes de la clientèle indigène.

Profilés. — Il n'y a aucun changement à signaler dans la situation du marché intérieur. Seules

les fabriques de wagons renseignent du travail satisfaisant par continuation. Pour les profilés,

également, l'augmentation du prix de revient a nécessité un relèvement immédiat des prix de

10 mk. Le mouvement des exportations vers les pays neutres est resté sans modification dans son

ensemble. Le volume des spécifications a dépassé de 5000 tonnes celui de novembre. Des propo-

sitions d'affaires pour la Roumanie et la Bulgarie ont abouti, depuis, à la conclusion de quelques

marchés.

Le « Roheisenverband», de son côté, donne l'aperçu suivant de la situation : Le mouvement

des affaires en fontes spéciales pour l'intérieur a débuté également d'une manière satisfaisante

pour le nouvel exercice. La demande en fonte hématite, acier et spiegel, est très forte; elle con-

tinue à occuper les usines jusqu'à la limite de leur capacité de production. En fonte de moulage

n° 1 et III, les ventes sont restées satisfaisantes. Les affaires en fontes de moulage luxembourgeoises

sont relativement calmes pour l'intérieur, mais les demandes à l'exportation pour les pays neutres

sont en augmentation. Des marchés d'une certaine importance ont été conclus à des prix satis-

faisants. Au mois de décembre, les expéditions ont atteint 53% de la participation contre 55%

pour les deux mois précédents. Le recul des expéditions est dû à la diminution de la capacité de

production de quelques hauts fourneaux.

L'effervescence des prix, très prononcée pendant les deux premiers trimestres, après avoir

porté les cours à dm niveaux inusités, s'est calmée pendant le deuxième semestre. Leur violente

poussée a été tempérée certainement par la politique sage et modératrice des syndicats, du Roh-

einseverband et du Stahlwerksverband. Les cours des fontes de moulage se sont développés comme

nuit

1er trimestre

2° trimestre

N° I

mk. 79,50

86,50

94.00

N° III

mk. 74,50

81,50

89,00

N° III. luxemb. base Lux.

mk. 62,50—65,50

69,50

74,50

La production métallurgique du Grand-Duché, comparée à celle de l' année précédente, laisse

apparaître le. mouvement suivant

Le relèvement très considérable des prix n'explique par l'accroissement de la demande, l' aug-

mentalion du prix de revient et diversen autres circonstances en rapport avec la guerre. Les prix

den demi-produits ont suivi le même mouvement

1er trimestre

2e trimestre

3e et 4e trimestres.

Lingots

mk

90.00

97.50

102.50

mk

95.00

107,50

Billettes

mk.

102.50

110,00

115.00

Platines

mk.

105,00

112,50

117,50

Les produits finis qui obéissent à des conventions de prix plus ou moins énergiques se sont

avancés plus résolumenet vers la hause, les tempéraments apportés à leur marche en avant par

l'action des syndicats étant moins efficaces. Pour les principaux produits finis, les prix ressortent

comme suit

1er

trimestre

2e

3e

4e

Fers marchands

mk,

105 110

130 140

125 135

Tôtes fortes

mk.

127.50

140 145

145 150

Fil machine

mk,

120 125

130 140

Si le chemin parcouru depuis le commencement de la guerre est très considérable, la hausse

ne paraît pas encore toucher à son terme. Les derniers cours fixés pour les fontés spéciales à partir

du 1er mars 1916 sont encore en augmentation. Il y a lieu de faire remarque cependant que les

Cours pratiqué par les syndicats des fontes sont très sensibles inférieurs à ceux signalés par

l' Angleterre le concurrent le plus importante du Zollverein en temps normal. La comparaison

den prix allemands et anglais est à l' avantage des premiers.

Prix allemandes

fonte hématite

fonte de moulage

fonte de montage III

fonte hématide

fonte de moulage écos-

saise

fonte Middlesbrough III

Avant la guerre

mk.

78.50

74 50

sh.

59.6

Prix actuels

mk.

122.50

sh,

98.6

Augmentation

à la tonne

mk.

44.00

21.50

21.50

sh,

Augmentation

en %

29%

125%

66%

La courbe, den expéditions totales des produite A réalisées par le Stahlwerksverhaud s' est

développée comme suit pendant les trois dernières années

Différence

Hauts fournaux

t.

1.827.270

1.590.773

236.497

980.384

36.498

t.

22.954

16.649

6.305

Demi-produits

t. 1.680.692

1.441.480

825.519

Matériel fixe de voie

t. 2.344.507

2.190.672

1.623.882

Profilés

t. 2.181.912

1.402.409

796.723

Totaux

t

6 337 905

4.734.561

3.246.124

Les expéditions mensuelles, comparées aux mois correspondants de l'année précédente,

donnent le mouvement suivant pour les trois catégories de produits (en tonnes)

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre.

Octobre ..

Novembre

Décembre .

Totaux ...

Demi-produits

143.002

134.489

153.170

133.841

131.378

130.998

.1.28.056

15.165

36.748

46.023

38.717

49.893

1.441.480

51.832

66.050

86.865

80.143

62.002

77.804

61.768

59.303

67.220

68.344

69.099

75.089

825.519

Matériel fixe de voie

211.390

214.567

206.325

199.139

231.072

252.056

186.231

61.390

150.741

159.973

149.911

167.877

2.190.672

151.841

140.490

160.435

132.210

142.207

154.736

118.737

120.057

117.426

130.981

118.942

135.820

1.623.882

Profilés

100.799

133.869

201.033

179.465

190.422

182.099

156.135

18.429

57.705

74.574

57.460

50.419

1.402.409

51.343

60.365

104.260

93.762

84.357

86.412

77.587

70.720

62.194

57.953

53.709

54.061

796.723

Statistique de production.

a) Hauts fourneaux.

Nombre des fours existants

Nombre dos fours à feu

Nombre des semaines de travail.

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de minerais

indigènes.

exotiques

Consommation de cokes

Année 1914

fr.

t.

7.117.550

6.137.609

2.069.162

Année 1915

fr.

8.415.462

t.

5.612.369

58.389

1.908.684

Production;

fonte d'affinage

fonte Thomas

Fonte de moulage

divers

Ensemble

Quantités

t.

t.

11.205

1.7.1.4.502

101.163

1.827.270

t.

t.

1.418.247

171.106

1.174

1.590.773

Valeur

fr.

fr.

671.379

106.630.317

6.193.465

35.000

113.170.161

fr.

fr.

17.081

101.565.233

12.221.819

88.050

113.892.183

b) Aciéries

a) Laminoirs.

Le tableau ci-après donne le mouvement et lu valeur de la production de la fonte pendant

des dix dernières années

Production

t.

t.

1.460.105

1.484.872

1.299.918

1.552.590

1.682. 519

1.728.973

2,252.229

2.547.861

1.827.270

1,590.773

Valeur totale

fr.

fr,

91.345,435

103.642.207

86.775.116

91.755.518

100.777.962

102.165.507

135,788,759

163.359.161

113.170.161

113.892.183

Prix de la tonne

fr.

fr.

62,56

69.80

66,75

59.23

59.89

59,09

6 0 , 2 9

64.11

60,60

71,59

Nombre

des

aciéries

Nombre des ouvriers occupés

Montant

des

salaire

payés

Consommation

de

matières

premières

fontes

ferro-manganèse

mitrailles

minerais

chaux et dolomies

fr.

t.

Année 1914

1.088

2.203.341

1.228.913

2.887

36.873

9,399

164.439

fr.

t.

Année 1915

1.232

2.489.701

1.097.710

2.431

14.372

115.324

Production

acier brut ( lingots)

acier

coulé

et

au

four

électr

scories

de

déphosphoration

autres

scories

t.

1.128.791

7.704

255.951

11.946

t. 967.821

12.563

248.460

12.540

fr.

77.097,187

3.093.750

4,072.375

51.797

Fr.

121.553.064

3 , 4 1 1 . 7 5 7

5 , 8 4 9 . 0 6 6

2 1 1 . 8 6 3

Nombre des laminoirs

Nombre des ouvrient occupés

Montant des salaires payés

Consommation de lingots

fr.

t.

4.

8.263.710

1.123.105

Année 1915

fr.

t.

2,973

1.083.756

Production

d) Fonderies.

demi-produits

matériel fixe de voie

poutrelles et gros profilés

barres et petits profilés

fil machine

pièces do forge

bandages

chutes

laitiers

Quantités

t.

385.148

80.702

208.011

214.988

51.330

1.540

6.481

143.801

32.323

t.

246.533

86.595

153.769

235.184

61.645

6.178

86.583

21.071

Valeur

fr.

41.238.070

12.044.180

30.076.457

25.177.181

6.470.426

175.000

769.619

8.234.374

360.687

fr, 32.915.629

13.130.499

24.451.512

37.978.267

10.313.805

1.081.150

5.355.920

405.816

Nombre des fonderies en activité

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de matières premières

fontes

mitrailles

Année 1914

fr. 1.066.601

t.

17.067

8.943

Année 1915

fr. 669.086

t.

8.926

9.454

Production

poterie

machines

acier coulé

fonte pour bâtiments

fontes spéciales diverses

Ensemble

Quantités

t

t

t.

5.690

2.833

13.975

22.954

t.

t.

3.199

11.535

16.649

Valeur

fr.

fr.

150.797

979 864

1.291.064

13.600

1.822.777

4.258.102

fr.

fr..

156.350

547.387

500.489

139.239

1.542.765

2.886.230

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour

les dix dernières années

Production.

t.

16.877

18.054

16.382

15.442

17.218

16.002

20.199

26.513

22.954

16.649

Valeur totale

fr.

2.407.915

2.829.084

2.738.811

2.506.826

2.711.987

2.360.070

3.046.304

4.959.960

4.258.102

2.886.230

Prix moyen de la tonne

fr.

142,70

156,70

167,18

162,34

157,58

147.48

145.82

187,45

185,51

173,36

Rappel de la production sidérurgique depuis 1872.

Nombre

des hauts fourneaux

Production

des hautes fourneaux

184.573

256.349

246.600

270.377

230.500

215.388

248.377

261.236

260.666

293.615

376.587

334.688

365.997

419.610

300.644

492.038

523.776

561.733

559.912

544.994

586.515

558.289

679.816

694.812

898.898

870.373

951.867

982.929

970.885

916.403.

1.080.305

1.217.830

1.198.002

1.368.252

1.460.105

1.485.272

1.299.918

1.552.590

1.682.519

1.728.973

2.252.229

2.547.861

1.827.270

1.590.773

Production

des acieries.

Tonnes

20.554

57.345

69.739

97.900

97.462

110.920

103.310

129.123

131.220

134.812

136.955

143.692

170.153

166.206

184.714

257.055

314.930

371.979

366.302

397.942

435.285

444.268

460.576

535.202

598.310

716.194

947.184

1.182.227

1.136.495

980.384

Production

des fonderles

1.615

1.413

1.810

1.341

1.870

1.269

1.394

1 .205

1.701

1.579

1.726

1.827

1.670

1.440

2.585

3.644

4.615

4.642

5.909

7.062

6.281

7 . 7 6 4

8.328

8.747

9.307

9.874

9.358

11.154

11.293

9.981

9.658

11.119

13,437

13.628

16.877

18.054

16.442

15.442

17.217

16.002

20.893

26.513

22.954

16.649

I — Production de la Fonte.

Tonnes

II — Répartition do la Production ci-contre.

III.

— Production des Fonderies.

IV. — Production de l'Acier

Ateliers de construction.

La situation dans les ateliers de construction a été fort inégale et passablement tourmentée.

Obéissant aux caprices d'une demande désordonnée, elle a varié non seulement suivant les diffé-

rentes spécialités mais encore d'un établissement à l'autre. Il serait difficile alors, dans ces circon-

stances, d'en donner un aperçu d'ensemble.

Ces réserves faites, nous pouvons dire que la situation, au début de l'année, se présentait

sous un aspect peu réjouissant. Les affaires étaient presque nulles. Avec le deuxième trimestre

la demande commençait à se réveiller, amenant un contingent d'ordres d'une certaine importance.

Beaucoup d'ateliers allemands étant pleinement occupés par les fournitures militaires auxquelles

ils avaient de la peine à répondre en présence de la pénurie d'ouvriers, l'industrie privée allemande

cherchait à placer des commandes dans les ateliers luxembourgeois. Au fur et à mesure que les

carnets d'ordres se regarnissaient, les prix s'amélioraient en rapport avec les prix du fer.

Le mieux-aller, depuis ce temps, a persisté en s'affirmant toujours. Des progrès notables

ont été réalisés tant au point de vue du degré d'occupation des ateliers que des prix pratiqués.

L'année nouvelle a amené un courant d'ordres assez satisfaisant dans quelques ateliers alors que

d'autres sont encore assez mal partagés. Les commandes sont généralement pressées et pour promptes

livraisons des prix rémunérateurs peuvent être obtenus. Si la situation, à l'heure actuelle, n'est

point défavorable dans certains ateliers, ceux-ci éprouvent de sérieuses difficultés à se procurer

les matières premières nécessaires qui, de plus, sont à des prix exorbitants.

Le recrutement de la main d'œuvre est assez aisé en général. A relever cependant que l'exécution

des travaux de. montage, fort gêné déjà par les difficultés des voyages et des communications,

se ressent encore du renchérissement inusité de la vie.

Meubles en fer.

Les premiers mois ont été influencés très défavorablement par la guerre. La demande était

faible. La clientèle allemande, qui seule entre en ligne de compte pour le moment, les affaires

avec les autres pays étant insignifiantes par suite des difficultés des ventes et des expéditions,

observait la plus grande réserve.

Au prix d'énormes sacrifices, l'établissement Berl & Cie parvint à continuer sa fabrication.

De cette manière, il lui fut possible d'occuper pendant ce temps tout son personnel, tant les em-

ployés que les ouvriers, à pleins salaires. Vers le milieu de l'exercice, une amélioration se dessinait

qui persistait jusqu'à la fin de l'année.

Toutes les matières premières nécessaires à la fabrication renseignent des augmentations

de prix, absolument fantastiques pour quelques-unes. Les prix de vente, par contre, n'ont pu suivre

ce mouvement. l'augmentation des matières premières a atteint parfois jusqu'au double de celle

qu'il a été possible de réaliser sur les prix de vente et les si nombreuses difficultés de se les pro-

curer ont occasionné des gênes sensibles dans la fabrication.

L'établissement a fabriqué presque exclusivement des lits en fer de tous genres. En consé-

quence, les divisions afférentes, la serrurerie, la fonderie, le grillage et la peinture ont été forte-

ment occupées. Quoique lu fabrication des meubles en cuivre, des meubles de jardin et autres

ait été réduite, les divisions afférentes étaient occupées d'une manière satisfaisante En général,

des salaires de tous les ouvriers ont été plus élevés qu'en 1914,

Clouterie.

Pour l'année 1915, la Société métallurgique de Bissen renseigne une production de 1075 tonnes

de clouteries diverses nuit une augmentation de 475 tonnes par rapport à l'année précédente

où l'usine a été arrêtée pendant deux mois et demi par suite de la guerre, l'installation de quel-

ques nouveaux métiers a favorisé la fabrication,

Les prix de production et de vente ont été sensiblement plus élevés qu'en 1914, toutes les

matières premières ayant atteint des prix inconnus jusqu'à aujourd'hui de plus, leur acquisition

est devenue extrêmement

difficile.

Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupé» régulièrement pendant l'année écoulée,

a été de 70, Les prix de la main d 'ouvre ont été augmentée à plusieurs reprises a cause de la guerre.

Industrie du bâtiment.

L'allure, défavorable, que nous avons signalée dans notre dernier rapport s'est continuée pen-

dant Tannée 1915. En général, le bâtiment a témoigné de peu d'entrain.

L'activité, à l'intérieur de la ville de Luxemburg a été complètement nulle. Si nous excep-

tons, le nouvel hôtel des assurance sociales, ainsi qu'une douzaine de maisons familiales et de

maisons de commerce Mir le Plateau Bourbon et le Limpertsberg, elle a été tout à fait insignifiante

dans les alentours de la ville. Nous remarquons une situation analogue à travers le bassin minier.

En dehors de quelque constructions communales, nous n'avons à relever qu'un nombre très res-

treint de maisons Familiales, ou de maison de rapport. Les canalisations et autres. travaux publies

exécutés un peu partout dans le pays répondent surtout au besoin d'occuper les sans travail et

de les préserver de la misère,

Le prix de revient, des nouvelles constructions tend à augmenter. Les salaires par suite du

renchérissement des denrées et de tous les articles de première nécessité, sont très élevés. Les

matériaux de construction accusent leur mouvement à la hausse le bois de sapin en particulier,

de 60—70 fr est monté à 90—100 fr. le mètre cube; les pierres de taille et les ardoises ont pro-

gressé dans une proportion analogue. Les loyers, par contre, sont restés stationnaires.

A l'heure actuelle, le bâtiment occupe presque exclusivement des ouvriers indigènes, aussi

bien pour la construction proprement dite que pour les terrassement les ouvrier italien qui

fournissaient toujours un très gros contingent de la main d'œuvre sont partis en majeure partie

Cette circonstance expliques aussi la tendance des salaire à augmenter que justifierait déjà le coût.

de la vie.

Les Industries et métiers tributaires du bâtiment répercutent cette situation la menuiserie

souffre d'une pénurie de commande extrêmement regrettable. Comme le travail dans le bâtiment

ne représente plus qu'un tiers de l'occupation normale, les menuisiers et charpentiers sont réduits

à un chômage partiel. La serrurerie, qui se trouve moins sous la dépendance directe du bâtiment,

est certainement moins mal partagée.

Les perspectives pour l'avenir ne sont pas encourageantes. L'incertitude du lendemain para-

lyse le goût des entreprises. Le bâtiment, à l'opposé des industries qui produisent des richesses

destinées à une consommation, sinon immédiate, mais plus rapide en générale, crée en vue d'un

avenir relativement stable, assuré pour un certain nombre d'années. L'avenir, aujourd'hui, est

fermé. De quoi demain sera-t-il fait? Nul n'oserait le dire. Tout porte donc à croire que l'inertie

actuelle persistera tant que la marche des événements n'aura pas ranimé la confiance dans le retour

de jours meilleurs.

Carrières.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1915 est

résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

A. Carrières de calcaire à polypier.

Communes de Differdange,

Pétange.

pierres de taille

moellons et parem.

pierres à chaux

1.013

4.855

30,00 — 33,00

1,75—2,50

0,90 — 2,50

B. Déblais de mine.

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

1.013

4.855

Communes de Differdange,

Pétange, Kayl, Rumelange,

Dudelange.

moellons

c. Terre glaise

1.820

1,75- 2,50)|

1.820

1° pour briques mécaniques. — Commune de

Diekirch.

briques

500 ‰

25,00

Communes de Mersch, Bettembourg.

briques

5.446 ‰

29,00

500‰

|

5.446%

2° pour briques de campagne. — Commune de Pétange.

briques

3° pour poteries. — Commune de Berdorf.

terre glaise

230 %

20,00

1,25

exportées

à l'étranger

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupé»

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécialisation

Quantité

en m3

employées dans exportées

Prix (fr) le

Grand -

Duché

à l'étranger

D. Carrières de grès Musique.

1" Communes de Heffingen, Larochette,

parements

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

nable

298m2

38‰

3,50

60,00

45,00 50,00

1,00 1,25

1,25

38‰

2° Communes de Bech, Echternach, Consdorf.

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

67 m2

34%

2,00 2,50

30,00

1,50 2,00

25;00 55,00

1,00

2,00

1;25

m2

34‰

1.610

3° Communes de Beaufort Besdorf, Heisdorf Waldbillig, Maternach

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

4° Communesde Deckerich, Saeul

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

1 m2

1.718

17‰

1 .377

3½%

2,00

22,00 40,00

1,60 5,00

45,00 60,00

1,00 2,50

1,00 2,00

2,50

30,00 6,00

2,00

1,00 1,40

1m2

1.718

17‰

1.377

3½%

5° Communes de Dalheim Mondorf Weiler Tour, .Aspelt,

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable

2.600

242 ‰

2.415

1.960

25,00 30,00

1.25

30,00 120,0

1,15 3,00

1,25 1,75

2,600

242‰

2.415

1.960

6° Communes de Conterns.

pierres de taille

pierraille

2,00

1,50 1,76

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

7° Communes de Lorentzweiler, Steinsel,

Walferdangi

moellons

pierraille

sable

8° Communes de Kœrich

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

Steinfort, Kehlen, Beckerich, Saeul.

3.436

578½‰

3.168

17.748

1,75

1,75

3,00

1,25—2,50

30,00—60,00

1,25— 3,00

0,50— 2,00

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

3.436

578½

‰

3.168

17.748

exportées

à l'étranger

9° Communes de Betzdorf, Flaxmeïler,

Niederanven.

parements

moellons

pavés

pierraille

sable

425 ‰

12.257

2,25

1,00—1,25

40,00—70,00

1,25— 4,00

1,00— 1,50

10° Communes d'Eich, Hollerich, Rollingergrund.

moellons

pavés

pierraille

sable

2.128

11‰

2.141

0,50— 2,50

40,00

2,50—3,00

1,00—2,00

20.895

425 °/00

12.257

2.128

11‰

2.141

11° Communes de Hesperange, Kopstal,

Sandweiler.

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable

613 ‰

1.960

30,00—40,00

1,00— 1,25

40,00 — 50, 00

1,00— 1,75

0,50

F. Carrières de grès bigarré.

613‰

1 960

Communes d'Ell, Feulen, Mertzig, Schieren, Ùseldange, Vichten.

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

1.156

2%

3.029

5.50

70,00—80,00

0,62— 3,00

50,00

0,50— 3,00

F. carrières de grès de Born.

Communes de Mompach,

Rosport.

pierres de taille

moellons

pavés

3‰

50 00 — 60,00

1,00—4,00

25,00

n

1.156

2‰

3.029

3‰

Nombre

des

exploitations

Nombre DES

OUVERTES OCCUPES

SOUS OU

TERRE jour

.,..,,

,,

QUANTITÉ

Spécialisation en m3

Prix (fr)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand - Duché

exportées

G.

Carrières de calcaire keuprique

Communes de

pierres à bâtir

pierraille

sable ou gravier

1,00

0,75

4,00

2,50

2,75

II. Carrières de grès coquiller

s

s

Communes de Bettendorf Ermsdorf.

dalles

pierres de

taille

moellons

pavés

pierraille

80 m2

1.140

2.218

‰

1.177

1,00

4,00

100,00

1,00

8,00

90.00 150,0

1,00

1,25

80 m

1.140

2.218

‰

1.177

1° Communes d'Asserborn, Bœvange Clervaux Consthum, Hachiville, Heinerscheid Hosingen, Munshausen,

Weiwampach,

!

dalles

moellons

pavés

pierraille

3 m2

1. 455

6‰

5.186

5,00

.25

2. 62

25,00

|1,25—7,00

3 m2

1.455

6‰

5,186

2° Communes de Boulaide Esch - s - Suré Escherite, Goesdorf, Harlange, Heiterscheid, Kantenbach, Mecher,

Oberwampach, Wiltz, Winseler.

moellons

pavés

pierraille

2‰

20,036

1,25 2,00

20,00

2,00 6,50

2‰

20.036

3° Communes de Hettborn, Bigoville, Falschette Hetange Perlé Wald,

moellons

pierraille

4° Communes de Bastendorf, Hoeriche, Erpeldange, Hoscheid.

moellons

pierraille

1.384

1.804

4.613

1,00 2,50

1,00

5,00

1,

2,00 8,00

1.384

1.804

4,613

5° Communes de Fouhren, Fascheid, Vianden,

moellons

pierraillle

1.315

0,50

2,00

2,00

1. 315

|

Nombre

des

exploitations I

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

OU

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

1° Commune, d'Echternach.

pierres à chaux

tuf

2° Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redang

pierres à chaux

1.150

1 00 — 1 25

2,00— 3,00

1,00

3.00

1 50

1.150

L. Carrières de pierres à chaux et dolomie.

1° Communes de Grevenmacher, Mertert.

sable

dolomie

2° CommuneS de Remich, Remerschen.

moellons

pierraille

chaux

16.900

s

3,00— 4,50

3,75

1,75— 2,50

2,25- 5,00

15,00

13.845

3.055

M. Carrières de chaux hydraulique.

Commune de Hollerich.

3 '

pierres à chaux

1.977

12,00—15,00

1.977

N. Plâtrières.

Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange.

plâtre brut

9.550

O. Sablières.

|12,00—40,00

1.293

1° Communes de Diekirch, Bettendorf, Erpeldange, Mertzig, Schieren, Fouhren.

sable ou gravier

1.132

0,50 — 4,00

1.132

8.257

2° Communes du Bettborn, Ell, Folschette, Grosbous, Perlé, Redange, Useldange, Boulaide, Willz.'

28 |

sable ou gravier

2.333

0,50 — 7,00

2 .333

En général, les petites carrières disséminées à travers le pays, qui sont appelées à satisfaire

à des besoin locaux ou régionaux, sont de plus en plus négligées. Les demandes du "bâtiment,

limitées à des améliorations des granges et étables, ne suffisent pas à entretenir l'activité dans ces

nombreuses exploitations, dont le déclin est incontestable.

les carrières de grès de Born, qui renferment une excellente pierre très recherchée pour la

sculpture du bâtiment, commencent à être grevées d'un découvert de plus en plus important au

point de ne. plus laisser aucune marge de bénéfice. L'exploitation en galerie seule pourrait donner

un regain d'activité à ces exploitations et les rendre viables et rémunératrices.

Les carrières de grès liasique du canton de Capellen seraient en mesure de fournir un nombre

d'excellents

pavés

si l'exploitation était faite d'une manière plus rationnelle, c'est-

Ardoisières

La statistiques de production, établie par l'Administration des Mines renseigner les chiffres

suivants pour les deux dernières années.

à-dire sur une base plus large. Organisées industriellement, ces exploitations pourraient laisser

un bénéfice notable entre les mains de leurs entrepreneurs.

Dans la région du calcaire coquillier, les carrières existantes sont exploitées d'une façon inter-

mittente pour satisfaire aux besoins des régions circonvoisines. La dolomie frittée est écoulée en

majeure partie à l'étranger. On exploite dans la région de Differdange le calcaire à polypier pour

remplacer la chaux belge importée jusqu'ici par nos aciéries. Les fabriques de ciment important

la chaux d'Audin-le-Tiche qui est renommée pour sa pureté.

L'ensegnement que l'administration des. travaux publics témoigne pour la pierre dite « hasel »

c'est - à - dire le Quartzite dévonien, a engagé les particuliers à ouvrir des carrières de hassel la où

cette roche affleure. Ainsi n'affirme la concurrence que l'industrie privée cherche à faire aux car-

rières de l'état de Merkholz.

La Société de Mont fort nous donne l'appréciation suivante de la situation

Carrières de Larochette (Ernzen). Les travaux exécutés pour les administrations publiques,

principalement le bâtiment des assurances sociales à Luxembourg et le pouf d u Grand, et quelques

constructions privées nous ont, permis de donner du travail à nos ouvriers carriers locaux, ainsi

qu'aux tailleurs de pierres de Luxembourg et de la banlieue jusqu'à l'hiver, Les difficultés d'ali-

mentation et le prix élevé des pensions pour ouvriers ont rendu le recrutement de la main d'œuvre

d'autres localités presque impossible, l'exportation des pierres de taille est restée nulle et les prix

de vente n'ont pu suivre l'augmentation du prix de revient.

On peut espérer que, la ligne de Junglinster à Laroche!le étant en construction, il deviendra

plus facile de donner de l'extension à l'emploi de ces pierres, et spécialement d'utiliser les moellons

de parements dont l'équivalent comme qualité et beauté ne se trouve dans d'autres carrières ni

du pays ni des contrées voisines.

Carrières, de pavés du

Widdeberg.

La vente est restée restreinte vu le manque d'affaires

d'exportation; les fournitures indigènes sont restées, limitées, La société a occupé ses ouvriers

pendant une grande partie de l'année à travailler pour le chantier magasin. Par suite de circons-

tances diverses, le prix de revient augmente sans cesse sans qu'il soit possible de majorer le prix

de vente dans« la même proportion. Les plus grands soins ont été apportés à la fabrication et le

client est toujours assuré d'avoir une marchandise valant le prix demandé, la société se con-

tentant d'une marge réduite pour pouvoir traverser l'époque critique crée par la guerre et la

suspension de ses relations commerciales, avec l'étranger.

Il est fort regrettable que les sous produit de ses carrières qui sont excellents ne trouvent

guère d'écoulement, p, ex. la pierraille pour les routes, que ces carrières produisent en abondance

en belle qualité. Nous espérons que l'administration se décidera dans. la suite pour leur emploi

au lieu de celui de la pierraille de Merkholz, actuellement transportés au pied même de la mon-

tagne, sur la route, de Trèves.

Années

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

ardoises

éviers

dalles

ardoises

éviers

dalles

Quantités

14.0101)

3552)

3.5203)

12,339

1.166

Prix (fr.)

30—60

6—10

3—10

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

1 408

5.969

exportées

à

l'étranger

12 602

3.407

6.369

1.073

La production, qui avait baissé de près de moitié pendant l'année 1914, marque un nouveau

recul pour l'année 1915: de .14.010 mille la production des ardoises est descendue à 12.339, celle

don éviers, de 355 à 193 pièces, et celle des dalles, de 3520 à 1166 m2.

Ce nouveau recul assez considérable doit être attribué à la stagnation dans le bâtiment. Les

ventes languissaient. L'industrie ardoisière a ressenti d'autant plus le contre-coup de la guerre

que sa, production est écoulée principalement en Allemagne et aussi, quoique dans une proportion

moindre, à l'intérieur du Grand-Duché, soit dans des pays où l'activité du bâtiment est actuelle-

ment nulle.

Les prix de production, par suite du renchérissement extraordinaire de l'exploitation et d'au-

tres circonstances défavorables, ont sensiblement augmenté. Une augmentation correspondante

des prix de veille n'a pu être réalisée. Les stocks sont en sérieuse augmentation. Les houilles ont

été obtenues dans des conditions acceptables et leur acquisition, principalement en Belgique, n'a

pas rencontré de difficultés. Les autres matières premières, huiles et graisses, très difficiles à obtenir,

ont haussé dans des proportions fantastiques. Une situation analogue est constatée pour les explo-

sifs.

L'industrie ardoisière signale toujours les mêmes difficultés au sujet du recrutement de la

main d'œuvre. Beaucoup d'ouvriers, surtout parmi les jeunes, malgré les salaires si élevés payés

par les ardoisières, émigrent volontiers vers le bassin minier. Les travaux aux chemins de fer

que l'administration militaire allemande fait exécuter en Belgique ont attiré également un

certain nombre d'ouvriers ardoisiers par la perspective des hauts salaires.

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix

dernières années

,

Ardoises

26.729 mille

25.293

23.976

21.108

23.499

Éviers

1.453 pièces

1.554

Dalles

4.062 m. carrés

7.712

10.580

11.900

12.200

1)mille.— 2) pièces.— 3) mètres carrés

Mosaïques

et

dallages

céramiques,

La production de l'usine de Wasserbillig a été inférieur encore à celle de 1914 qui marquait

déja un recul considérable sur celle de l'année 1913. L'exercice entier était influencé par la guerre,

alors que l'exercice précédent ne l'était qu'en partie;

en conséquence, les stocks en magasin, si

considérables

déjà à la fin de l'année 1913, ont

subi

une

nouvelle augmentation.

Ardoises

23. 285

20.

28.072

14.010

12.339

Éviers

1.150

Dalles

6.350

5.960

6.054

3.520

1.166

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le

Grand-Duché

pendant

la

même période

Ardoises belges

t. 3.264

3.318

4,019

4.719

6.278

5.859

7.297

5.871

2.793

1.208

Ardoises françaises

1.603

Ardoises de provenances diverses

Faïencerie,

La

faïencerie

de

Septfontaines

renseigne

une

nouvelle

diminution

très

sensible

de

sa

pro-

duction, qui, de 1.300.000 kg., est descendue à 963.000 kg. Le

mouvement

des

ventes, peu satis-

faisant déjà en 1914, est resté sans entrain. Les soldes restés en magasin n'ont pas été trop impor-

tants. Alors que les prix de production, par suite de renchérissement très considérable des ma-

tières premières ,difficiles à se procurer d'ailleurs, ont augmenté, les prix de vente sont restés

stationnaires.

Cette industrie a souffert de la pénurie d'ordre et des

difficultés des expéditions. La guerre

a paralysé ses transaction avec la plupart

des

pays.

Son

principal débouché a été l'Allemagne;

une petite partie de sa production a été écoulée en Hollande et dans les pays scandinaves.

La faïencerie a occupé environ 135 ouvrier en 1915. Une réduction temporaire du personnel

n'était imposée pour les mois de mai à août par suite de l'insuffisance du duré d'occupation de

l'établissement

Si les prix de revient n'ont cessé d'augmenter, les prix de vente ont pu être maintenus Les

matières premières, sans exception, ont poursuivi leur course en avant, un certain nombre de

ces matières, absolument indispensables à la fabrication, font même défaut: les unes ont disparu

des marchés du Zollverein, tandis que l'exportation des autres est prohibée par l'Allemagne.

Au sujet des débouchés de l'industrie céramique, la situation n'a pas changé. Sur le marché

allemand, elle continue de rencontrer de sérieuses difficultés à cause de la provenance luxem-

bourgeoise de ses produits, c'est-à-dire de leur provenance d'un pays étranger, les différentes

administrations de l'État et des communes accordant en règle générale la préférence aux produits

indigènes.

L'usine de Wasserbillig occupe entre 145 et 155 ouvriers. Le recrutement de la main d'œuvre

devient de plus en plus difficile. Les salaires, suivant l'exemple des matières premières, augmentent

de jour en jour.

Industrie des ciments.

La situation dans l'industrie des ciments, défavorable en général, a varié avec les établisse-

ments. Les prix élevés des matières premières, charbons, huiles, etc., ainsi que diverses autres

circonstances en rapport avec la guerre ont considérablement augmenté les difficultés de la fabri-

cation.

L'usine d'Esch renseigne une production en légère augmentation sur celle de l'année précé-

dente. Si les frais de production ont augmenté dans une forte proportion, les ventes se sont faites

couramment et les stocks en magasin sont insignifiants. Environ les trois quarts de la production

ont été vendus à l'intérieur du pays, le reste a été exporté en Allemagne. L'usine a occupé 100

ouvriers d'une façon permanente.

La cession du contingent de l'usine de Dommeldange au syndicat des ciments de Heidelberg

a eu pour conséquence l'arrêt de la fabrication. Par contre, l'usine a broyé 6500 tonnes de scories

pour engrais. Cette fabrication ne laisse guère de bénéfice; son but était surtout d'occuper les ou-

vriorn et employés. L'usine a produit, en 1915, 2.500.000 briques de laitier que leur bonne qualité

rend d'un placement assez facile, mais à cause du renchérissement de toutes les matières premières

et de la main d'œuvre cette fabrication est actuellement peu rémunératrice.

La production de ciment de l'usine de Rumelange a atteint seulement 30 % de son volume

normal. L'exiguïté de la demande, d'une part, et le manque de matières premières, provoqué

par l'arrêt des haus fourneaux, d'autre part, ont amené l'usine à suspendre complètement la fabri-

cation des briques.

Malgré la crise, la Compagnie générale des Ciments a occupé à ses deux usines de Dommel-

dange et de Rumelange le plus d'ouvriers possible ainsi que tous les employés.

Briqueterie mécanique.

En 1915, comme en 1914, l'industrie de la briqueterie mécanique a eu à souffrir des consé-

quences de la guerre, Sur les quarante et quelques fabriques syndiquées, c'est à peine si 10 % ont

Les briqueteries luxembourgeoises hors du syndicat n'ont pas travaillé.

La plupart des usines restées en activité ont travaillé dans de mauvaises conditions: d'une

part, le prix de la main d'œuvre et des matières premières a augmenté de 50 %, tandis que, d'autre

part, le prix de vente de la brique est resté presque stationnaire.

Le syndicat rhénan-lorrain dont font partie les briqueteries luxembourgeoises a fonctionné

d'une façon satisfaisante, et, notamment, les comptes débiteurs chez les banquiers ont diminué

des trois quarts. Par contre, l'individuellement,les briqueteries ont une situation financière plus

obérée qu'avant la guerre. Toutefois, si la crise ne dure pas trop longtemps, la plupart de des sociétés

pourront la surmonter. L'industrie de la briqueterie mécanique, déjà si difficile en temps normal,

est devenue encore plus ingrate à un moment où le bâtiment chôme pour ainsi dire complètement.

Tannerie.

La marche de la tannerie a été incertaine,capricieuse,inégale. La

fabrication

n'a

pu

satis-

faire

les

besoins

de la

consommation.Génée

par

les

difficultés

de

s'apprivisionnement

en

matières

premières

à

temps,

elle

restée

inférieure,

comme

volume,

à

celle

des

années

qui

on

précédé

la guerrre.

l'heure

actuelle

,les

petites

tanneries

ne

travaillent

plus,

à court de matières premières , ont du réduire sérieusement leur production.

Pour

les

exotiques,

il y a

impossibilité

de

se

procurer

les

quantités

travaillées

avant

la

guerre.

Les

cuirs

indigenes

ont

atteint

des

prix

de

fantaisie

dépassant

souvent

de

80%

ceux

pratiqués

en

Allemagne

où

la

saisie

par

l'État

a

été

décrétée.

Encore

ces

cuirs

ne

restent

-il

pas

dans

le pays; ils sont expédiés en

Allemagne

et

en

Autriche.

Deux

grandes

tanneries

peuvent

se

fournir

encore,

mais

dans

des

proportions

limitées

de

cuirs

indigènes

,

à

condition

de

ne

vendre

le

tanné

que

pour

les

besoins

de

la

population

du

Grand-Duché

et

de

céder

le

surplus

à

l'

administration

allemande.

Les tannants exotiques dont la tannerie fait une grande consommation, ne s'obtiennent plus.

L'écorce de chêne qui, avant la guerre, oscillait entre 1,75 et 2 fr., se vend aujourd'hui 10 à 12 fr.

la botte de

kg.

Lécorce de sapin a augmenté dans la même proportion

Si

la

tannerie

occupe

aujourd'hui

moins

d'ouvriers,

les

salaires

ont

fortement

augmenté.

Les deux

grandes

tanneries

de

Wiltz

ont

pris

des

mesures

pour

assurer

l'alimentation de leur per-

sonnel

ouvrier

à

bon

marché

en

installant

des boucheries dans leurs établissements.

Tous

les

facteurs

en

général

qui

concourent

à

la

fabrication

du

cuir,cuirs

vert,

matières.

tannantes

et

salaires,

se

sont

associés

au

vertige

de

la

hausse.

Les

prix

du

tanné,

obéissant

à

leur

poussée irrésistible, ont augmenté dans des proportions inconnues jusqu'à ce jour. La chaussure,

surtout la grosse chaussure et la semelle, en souffre.

Il a été expédié

par les briqueteries de Bettembourg

par la

briqueterie

de

Mersch

Total

en 1913

5.473.000

1.779.000

7.252.000

en 1911

2.933.000

783.000

3.716.000

en 1915

3.046.000 briques

585.000

3.491.000 briques.

travaillé.

Malgré cela, les expéditions des usines restées en activité sont démeurées bien inférieures

à leur volume normal.

Les quelques tanneries travaillant encore à l'ancien système ne font plus que végéter Leur

décadence s'affirme de plus en plus.La durée de fabrication du cuir fort est trop longue ainsi

ces établissements ne peuvent tirer aucun profit des fluctuations du marché. Le cuir empeigne

seul peut encore les intéresser.

Dans les derniers temps, le commerce des cuirs verts est devenu plus difficile dans le Grand-

Duché. Des spéculateurs et des particuliers, mis en appétit par les perspectives de gains faciles,

s'en occupent au détriment du commerce solide.

L'industrie du cuir offre,par les temps actuels,tant d'aléas et d'imprévus qu'il serait aussi

difficile de se faire une idée juste de la marche des affaires que d'établir un pronostic pour l'avenir.

Ganterie.

La situation de l'industrie gantière en 1915 se présente comme une des plus déplorables que

nous ayons eu à enregistrer jusqu'à ce jour.

En effet, depuis le début de la guerre jusqu'au printemps 1915, la fabrication se trouvait pres-

que complètement arrêtée par suite de l'interdiction par le Gouvernement britannique des impor-

tations de ganta en Angleterre ainsi que des difficultés inouïes auxquelles se heurtait le transport

des marchandises. Après force démarches et protestations de la part des intéressés, l'interdiction

fut levée, mais sous la condition formelle que les marchandises fournies avant la guerre aussi bien

que celles à livrer dans le courant de la guerre ne seraient payées qu'après l'a conclusion de la paix.

Au mois d'octobre dernier, l'Angleterre revint inopinément sur cette décision. Depuis cette

époque, l'entrée de nos marchandises est prohibée, et toutes les démarches faites pour obtenir

le « permit» sont restées sans résultat. Il y a plus. L'Angleterre ne s'est pas arrêtée à cette mesure;

elle, est allée, jusqu'à intercepter les expéditions de nos fabricats vers les États-Unis, à empêcher

le transport des gants ou des peaux d'origine luxembourgeoise. C'est ainsi que le steamer « Niew-

Amsterdam», parti du Rotterdam ayant à bord un envoi considérable de gants à destination de

l'Amérique du Nord, a été arrêté en mer et retenu pendant deux jours; il n'a été relâché pour

continuer sa route que sous condition expresse de ramener à Rotterdam les gants qu'il devait

débarquer à New-York. Toutes les protestations et démarches sont demeurées vaines jusqu'à

ce jour.

L'Angleterre, et les États-Unis, principaux débouchés de notre industrie, nous sont fermés.

C'est ainsi que d'importantes quantités de marchandises fabriquées pour ces deux pays restent

en stock, et ce stock, malgré que la fabrication soit réduite à un tiers de la production ordinaire,

va toujours grossissant.

En résumé, la situation continue d'être des plus critique et si l'Angleterre persiste à ne pas

faire de concessions, c'est-à-dire à ne pas lever le blocus, pour l'Amérique du moins, le moment

n'ont pan loin où l'on sera obligé de cesser complètement la fabrication. 11 est à désirer alors que

nos pouvoirs, prenant à cœur le sort des nombreux ouvriers et ouvrières occupés par la ganterie,

puissent amener les autorités britanniques à écarter le désastre et la ruine qui guettent cette

industrie,

Écorces à tan.

Les écorces étant l'objet d'une demande croissante, Ies propriétaires de plantations de chêne

se préparaient à un écorçage particulièrement abondant. Comme les ouvriers faisaient défaut,

un recourut à la main d'œuvre étrangère: tel propriétaire embauchait des ouvriers belges , tel autre.

occupait des soldats du « landsturm», Survinrent les gelées printanières. Les jeunes pousses ayant

souffert du froid, la circulation de la sève s'arrêta, Ainsi l'écorçage devenait difficile, sinon im-

possible, et la récolte dut être suspendue en beaucoup d'endroits.

Au début de. la saison déjà, le commerce témoignait de fort bonnes dispositions. On payait

alors 1,87 fr, la botte de 26 kg. Les prix se mirent rapidement à la hausse. Vers le mois d'août,

la botte ne vendait 5 fr, nur wagon, livrée directement du bois. Ce prix, très avantageux déjà en

lui-même, s'agrémentait de conditions de vente très favorables. Les propriétaires n'avaient pas

besoin de lier les écorcees en bottes, de les emmagasiner ensuite et de les assurer contre l'incendie;

de. plus, les écorces enlevées directement sont moins sèches et partant d'un plus grand poids que

livrées sèches et conservées quelque temps dans les granges. L'emballement des prix s'accentuait

toujours. Bientôt, on allait jusqu'à 8 et 10 fr, la botte sur wagon, enlevée directement. On parlait

même, de 12 et de 15 fr,

Ces cours ont engagé beaucoup de propriétaires à passer à l'écorcage par des moyens artifi-

ciels, c'est-à-dire l'enlèvement de l'écorce par la vapeur. En présence des bons résultats obtenus

par ce procédé, les propriétaires de plantationn de chêne disposant d'une machine à vapeur ont

continué à écorcer pendant tout l'hiver.

Industrie textile.

L'industrie textile a été sollicitée sans discontinuation par une demande très forte et pressée,

que les fabriquer, extrêmement gênées, par la pénurie des matières premières, n'ont pu satisfaire

que dans une mesure assez restreinte. Sous la poussée du renchérissement des matières premières,

les prix de produtction et de vente ont vigoureusement accentué leur mouvement de hausse.

En draperie, la fabrication a été stimulée par l'ampleur execeptionnelle de la demande, et le

chiffre

d'affaires

en

augmentation

notable sur les années précédentes. Malheuresement, la

fabrication se heurtait à

des

difficultés

presque

à se procurer les matières premières

nécessaires. Les laines exotiques faisaient complètement défaut, alors que les laines indigènes

n'offrent, comme on sait, aucune. ressource. Ces dernières ont quintuplé de prix. Les cours exorbi-

tants des laines ont déterminé une hausse correspondante sur les produits manufacturés. La dra-

perie a occupé en moyenne 529 ouvriers.

Dans les fabriques de tissus de coton, l'année s'est ouverte

sous

les

plus

favorables,

la forte demande ayant permis de réaliser des prix de vente, proportionnés, aux prix de revient,

A partir du 1er août,la situation devenait plus difficile, les cotons commençant à manquer,et à

la fin de l'année, une seule fabrique restait en marche qui fui forcée de, cesser le travail, à son tour,

au mois de février dernier. La saisie des cotons en Allemagne avait fait monter cet article à un ni-

veau qui rendait la fabrication impossible. Le prix de la trame n°6 ,qui était de 58 pf, avant la

guerre, monta a 1,50 mk. peur se fixer ensuite à 2,90 mk. la livre anglaise. L'aspect actuel du

marche est tourmenté, complètement anormal. Il règne une pénurie réellement inquiétante dans

tous les tissus. Les coutils pour pantalons sont introuvables; il en est de même de tous les articles

mi-laine et des droguets.

Le tissage du velours a travaillé dans de bonnes conditions jusqu'aux approches du dernier

trimestre où la pénurie croissante des matières premières imposait une réduction de la fabrication.

Même aux prix absolument fantastiques pratiqués pour les cotons, il fut impossible de se procurer

les quantités nécessaires depuis la saisie décrétée en Allemagne et l'interdiction simultanée de

l'exportation des filés de coton dans les pays neutres. Depuis le mois de novembre, le chômage

est presque complet. Les fortes demandes ont permis d'écouler les soldes des années précédentes

à des prix rémunérateurs et les magasins sont complètement vidés.

Teinturerie.

Nos prévisions pour l'année 1915 se sont malheureusement réalisées. La teinturerie n'a fait

que végéter: très restreinte pendant les premiers mois, la fabrication devenait toujours plus diffi-

cile et plus insignifiante à mesure que l'année avançait. Les rares stocks laissés par l'exercice pré-

cédent ont été écoulés à des prix rémunérateurs.

Le marché des tissus écrus en général n'offrait aucune marge en Allemagne alors que les im-

portations de Belgique s'entouraient de nombreuses difficultés. Les fabriques de tissus, laines et

cotons se voyaient dans l'impossibilité d'exécuter les marchés conclus par suite du manque des

matières premières. Les toiles, quoique délaissées, à cause de leurs prix exorbitants, par les classes

peu aisées qui se portaient de préférence sur les articles de coton, étaient introuvables. Les quelques

lots restant disponibles étaient enlevés à de beaux prix. La hausse des toiles peut être évaluée

à 50 %. Elle s'est encore accentuée dans les derniers temps.

Les matières colorantes et autres produits chimiques employés par la teinturerie, difficiles

à obtenir en général, ont subi deux hausses successives assez considérables. A l'heure actuelle,

il est presque impossible de se les procurer.

Industrie du vêtement.

La demande ayant cessé presque complètement et les matières premières se faisant de plus

en plus rares, l'industrie du vêtement ne fait que végéter depuis le commencement de la guerre.

A Larochette, le travail a continué jusqu'en octobre, mais avec de très fortes réductions. Il est

presque nui depuis ce temps. A Luxembourg, les ateliers de confection pour vêtements ouvriers

sont fermes ; les magasins ne sont ouverts que pour l'exécution des petites commandes que le hasard

amène, de-ci, de-là, et qui sont prises sur l'existant des marchandises.

Brasserie.

L'exercice 1015 laisse à la brasserie luxembourgeoise de bien mauvais souvenirs.

Comme nous l'avions fuit pressentir dans notre dernier rapport, la continuation de la guerre

n'a pas manqué d'exercer une influence néfaste sur lu marche et les résultats financiers de cette

industrie. Nous voyons ainsi la quantité de malt employée dans les brasseries indigènes descen-

dre, en 1915, de 5.517.375 kg à 3.829.122 kg et la production de la bière pour cet exercice subir

une diminution de 97.193 hl.: 210.602 hl. contre 307.795 hl en 1914. Les droits d'accise payés

de ce chef s'élèvent à 304.911,11 fr., contre 478.201,25 fr. en .1914.

L'année 1916 s'ouvre sous des auspices qui sont plus mauvais encore. Les prix vraiment fan-

tastiques de matières premières ainsi que de tous les articles de. brasserie, qui, malheureusement

suivent une progression ascendante, pèsent lourdement sur les prix de fabrication, et, quoique

le prix de vente de la bière renseigne une forte augmentation, celui-ci est de beaucoup trop bas

par rapport au prix de revient.

A l'heure, qu'il eut, nos brasseries manquent presque complètement de malt ; elles se demandent

s'il leur sera possible, pendant l'exercice eu cours, de recevoir les matières premières nécessaires

pour contenter leur clientèle. Il faut espérer cependant qu'après la guerre les affaires reprendront

leur marche normale.

Distillerie.

La distillerie agricole, par suite de la réduction du continent et surtout de la défense com-

plète de distiller des grains, c'est-à-dire des matières farineuses, marque un recul considérable

pour la campagne 1914-1915. En conséquence, les résidus de la distillation, qui servent à l'alimen-

tation et à I'engraissement du bétail, ont fait complètement défaut vers la fin de la campagne.

Le nombre des distilleries agricole travaillant de

matières farineuses s'est élevé à 342, en

diminution de 177 sur celui de l'exercice précédent. Le nombre des établissements travaillant des

fruits, pépins, lies de vin et mares de raisin a été de 823.

Les distilleries agricoles ont travaillé 3.565.500 kg de matières farineuses. Les distilleries

à fruits

ont travaillé 90.837 hl ensemble, soit

54.748 hl de fruits

à noyaux,

11.027 de

fruits

à pépins.

18.258 de fruits à pépins.

de lies de vin,

6.240

de mares de raisin.

Les droits d'accisse payés à l'État se sont élevés à 624.377 mk., ceux d'exploitation à 3062 mk.,

contre respectivement 1.167.610 mk. et 10.315 mk. pour la campagne 1913-1914. Le produit des

droits d'accise perçus est en diminution de 550.496 mk sur celui de l'exercice précédent.

Industrie des tabacs.

LES principales fabriques du Grand-Duché ont continué à travailler à une allure assez, forte

et la production en tabacs et en cigarettes a été pour le moins aussi considérable qu'en 1914. Toute

la production a été écoulée facilement. Certaines fabriques renseignent des fournitures assez im-

portantes pour l'étranger.

Notre production est placée à l'intérieur et en Alsace Lorraine. L'Allemagne est encore pre-

neur de quantités de cigarettes. 11 est à remarquer que, contrairement à ce qui s'est passé lors de

la guerre de 1870, les territoires occupés n'ont pas été ouverts librement à notre commerce, les

douanes ayant été rétablies déjà en 1914. De plus, pour parer à la pénurie menaçante des matières

premières, l'exportation des tabacs a été interdite, sauf pour de petites quantités et pour lesquelles

une autorisation spéciale est requise.

Les prix des matières premières, déjà fort en hausse à la fin de l'année 1914, ont pour-

suivi leur marche en avant, pour atteindre, à la fin de l'année 1915, aussi bien pour les tabacs

en fouilles indigènes, c'est-à-dire les tabacs du Palatinat, que pour les tabacs exotiques, des cotes

trois à quatre fois supérieures à celles qui ont précédé la guerre. Cette hausse est due aux fortes

demandes de la fabrication. En ce qui concerne plus spécialement les tabacs en feuilles exotiques,

elle doit être attribuée en grande partie aussi à l'exiguïté des importations, conséquence du blocus,

des difficultés de la navigation et de l'élévation des frets. Actuellement, la Hollande seule offre

encore quelques ressources pour l'approvisionnement en tabacs d'outre-mer.

Les prix de vente des tabacs à fumer renseignent deux augmentations successives en 1915,

sans être, toutefois, en rapport avec les prix actuels des matières premières. Les soubresauts trop

brusques des prix de vente des produits fabriqués ont pu être évités grâce aux grandes provisions

de matières premières que les principaux fabricants ont réussi à se procurer à temps. Néanmoins,

cette industrie, par suite du renchérissement des tabacs bruts ainsi que des matières accessoires,

comme le papier d'emballage, etc., traverse une période assez difficile.

Un certain nombre de jeunes ouvriers, filles et garçons, devenus libres par suite des chômages

ou du ralentissement de la production dans d'autres branches, ont pu être occupés au travail

(ION tabacs. Les salaires, sous la poussée impérieuse du renchérissement de la vie, vont, en augmen-

tant. LOB fabricants se sont employés à secourir leur personnel dans la mesure du possible, soit

par la fourniture de vivres, soit par des subventions en argent, pour lui faciliter l'existence pen-

dant les temps si durs que nous traversons.

Nos exportations vers les pays d'outre-mer, par suite des difficultés des communications

postales et de l'impossibilité des expéditions par voie maritime, sont complètement enrayées

depuis le début des hostilités. Il serait difficile de se faire une idée exacte de ce qui pourra être

repris des anciennes relations commerciales après la guerre.

L'avenir de l'industrie des tabacs est sous la dépendance des nouveaux projets de loi élaborés

par le fisc allemand. Ces projets prévoient un relèvement considérable des droits d'entrée sur

les tabacs étrangers en même temps qu'ils augmentent l'impôt sur les tabacs indigènes et les ciga-

rettes.

Les nouvelles mesures douanières entraîneront de nouvelles charges très lourdes pour l' in-

dustrie des tabacs. Leur premier effet sera de rendre nécessaire des capitaux bien plus importants.

Imprimerie.

La situation de l'imprimerie, très critique pendant les premiers mois de la guerre,s'est relevée

depuis en concordance avec l'amélioration générale des conditions économiques. Au cours de

l'année 1915, elle a acquis une stabilité relative, tout en restant inférieure au niveau des années

normales, Le volume du travail n'a pas dépassé les deux tiers de l'occupation ordinaire,

Le chômage, si étendu au début de la guerre, a diminué rapidement, et, à l'heure actuelle,

l'imprimerie ne compte plus guère de sans-travail. A relever cependant qu'un certain nombre

de jeunes ouvriers ont été dirigés en Allemagne où ils gagnent des salait en assez élevés, La lente

et progressive amélioration des affaires a permis aux imprimeries de mettre en vigueur, à partir

du 1er octobre 1915, les majorations de salaires fixées à l'origine au 1er janvier 1915 et dont l'appli-

cation avait été reculée d'un commun accord jusqu'au rétablissement de la paix, En égard au

mouvement d'ordres plus abondant et plus régulier et au renchérissement de la vie, l'Office des

tarifs a, de plus, décidé d'occuper pleinement le personnel entier à partir du 1er avril 1916 pour

le soustraire ainsi aux hasards du degré de travail des différents établissements. Quelques impri-

meries ont. encore octroyé den indemnités de renchérissement à leur personnel,

L'apprentissage, réglé par des conventions qui sont interprétées mutuellement dans un large

esprit de solidarité sociale, continue de fonctionner à la satisfaction des imprimeurs et des apprentis.

Le journal continue à se débattre au milieu des plus grandes difficulté. La réclame notam-

ment, un den facteurs essentiels qui font vivre cette branche, ne donne guère. L'industrie et le

commerce, en présence de l'incertitude du lendemain et de l'instabilité des conditions politiques

et économiques, hésitent à ne lancer dans des entreprises qui engagent l'avenir. Les moyens de

publicité: l'annonce,l'affiche et le prospectus , ne les tentent point alors, De l'étranger, qui est un

excellent client en temps ordinaire, il n'arrive presque rien et le commerce indigène limite ses

besoins de réclame au strict nécessaire,

A ces difficultés provenant de la parcimonie des commandes viennent s'en ajouter d'autres,

qui menacent directement l'existence même de cetle branche. Le papier d'impression a subi une

augmentation de 50 %. Nos appapprovisionnements sont d'ailleurs aléatoires. Les pâtes de bois se

font de plus en plus raren dans le Zollverein. Les importations étrangères font défaut alors que la

production indigène, gênée par le manque d'ouvriers et de traction animale, est en forte diminu-

tion, de sorte que la papeterie ne peut plus satisfaire aux besoins si limités de la consommation

intérieure. Comme nos journaux se fournissent en Allemagne, des difficultés pourront surgir d'un

jour à l'autre. Il est à espérer cependant que le Gouvernement réussira à assurer notre appro-

vmonnoment pour l'avenir.

Le livre est complètement délaissé. Le travail, dans ce compartiment se borne exclusivement

à la réimpression des manuels classiques indispensables.

Le. labeur de ville est loin d'atteindre son volume normal. La grande industrie a fortement

limité ses commandes alors que les petits consommateurs observent une prudente réserve. L'affiche

et le prospectus, en particulier, n'offrent plus aucune marge.

Les perspectives pour l'avenir ne sont rien moins que rassurantes. Il est à prévoir qu'à la

suite de l'augmentation inusitée du prix des papiers, qui, pour quelques sortes, pour les papiers

courants notamment, atteint jusqu'à 100 % et au delà, engagera les différentes administrations

à restreindre leur consommation d'imprimés, ainsi que la proposition en a été faite à la Chambre

des députes, tout comme cette augmentation, ajoutée aux conditions de plus en plus précaires

de la vie, engagera la consommation privée à réduire ses besoins dans la mesure du possible.

La papeterie de Manternach est arrêtée depuis le commencement de la guerre. Elle s'est bornée,

depuis, à écouler ses stocks.

Horticulture.

Les affaires ont été complètement nulles. Malgré cela les frais généraux et les salaires des

ouvriers ont, été assez élevés. Ils ont été nécessités pour la conservation des cultures en prévi-

sion de temps meilleurs.

Industrie de la chicorée.

L'unique, usine, une des plus vieilles industries du pays, a vu réduire sa production depuis

le début de la guerre. La concurrence étrangère, aiguillonnée par le fameux système des primes en

objets les plus variés, suivant l'importance de la commande, a, depuis une dizaine d'années, di-

minué sa clientèle.

L'année

accuse d'autre part une pénurie en cossettes de chicorée, due tant à l'augmen-

tation générale de la consommation de cet article, qu'à la circonstance que, dans l'Union douanière,

de grandes quantités de chicorée ont été affectées à l'alimentation du bétail.

Les prix de la matière première distancent de beaucoup ceux d'avant la guerre. La chicorée

des Flandres continue à être préférée à la chicorée qui se cultive en Allemagne.

L'Allemagne a monopolisé l'écoulement de la récolte belge de 1915 en créant une centrale de

vente, qui a relaissé cette marchandise de choix aux fabricants au prix élevé de 25,50 mk les

100 kg. les prix d'avant la guerre étaient, suivant les. années, de 12 à 15 mk.). Mais faute de quan-

tités suffisant, les industries ont été rationnées; l'usine indigène n'a, de ce fait, pu faire face à

toutes les commandes et sa production a été interrompue à plusieurs reprises.

Les majorations successives de ses prix de vente ont été maintenues dans les strictes limites

du surcroît de dépenses provoqué par la hausse.

Conserves de légumes.

La sécheresse persistante du printemps, qui s'est prolongée jusqu'au cœur de l'été, a exercé

une influence défavorable nur la récolte de 1915. La production de l'établissement de Beaufort

qui était de 180. 000 kg. en 1914, ne renseigne que 52.000 kg. En général, la demande a dépassé

les quantité disponible; la demande intérieure, notamment, s'est accrue. Toutes les matières

première nécessaires à la fabrication des conserves ont marqué une hausse sensible par suite des

nouvelles conditions économiques créées par la guerre.

L'industrie den conserves a occupé 50 à 70 ouvriers. Les ouvrières employées à la cueillette ont

travaillé irrégulièrement. Les prix de la main d'œuvre n'ont pas varié. La guerre a mis cette in-

dustrie dans l'impossibilité de recruter des ouvrières flamandes, qui, en temps ordinaire, fournissent

un assez fort contingent de la main d'œuvre pour la cueillette.

Meunerie.

En temps ordinaire, c'est pendant la seconde moitié du mois d'août que les premiers blés

nouveaux l'ont leur apparition sur nos marchés, Les premiers arrivages qui alimentent notre meu-

nerie proviennent généralement de la région rhénane et des Balkans. Les blés de provenance bal-

kanique sont connus sous un le nom de blés du Danube.

Au commencement d'août, lorsque la guerre éclata, les intéressés, renseignés par les statis-

tiques périodiques sur la situation des récoltes, savaient que les perspectives étaient excellentes.

La spéculation était à la baisse. Les propriétaires, cultivateurs et marchands. se débarrassaient

de leurs stocks, l'Amérique qui dicte les prix des céréales au monde entier, offrait sa récolte pour

les trois derniers mois de Tannée 1914 à des prix inférieurs de 3,50 à 4 fr. aux cours du mois d'août.

Ainsi les blés cotés 21.50 fr. pour le mois d'août, ne contractaient à 18 à 18,50 fr, sur wagon Anvers

pour les mois d'octobre, de novembre et de décembre.

Un était à la veille de la nouvelle récolte et les anciens stocks étaient presque nuls, Malgré

l'aspect peu rassurant des relation internationales il n'y avait pas de panique sur les marchés.

Personne ne voulait croire à une issue fatale de la crise et ce n'est que vers la fin de juillet, quand

les événements se compliquaient toujours davantage et que la menace de guerre se précisait, que

les blés et farines ne mirent légèrement à la hausse, Alors seulement la meunerie et la boulangerie

se décidèrent à faire des provisions, Il était malheureusement trop tard. Les stocks des cultivateurs

étaient épuisés et les marchés à livrer traité à Anvers ne pouvaient plus être exécutés, les déten-

teurs hésitant à faire den expéditions en présence de la tournure inquiétante prise par les évène-

ments.

A partir du 22 juillet, où la farine n°00 se vendait 38 fr., chaque pour apportait une nouvelle

hausse de 1 à 2 fr,, de sorte qu'au 1er août le n° 00 se tenait à 45 fr.: vers le 10 août, il se fixait

à 50 fr,, et quelques jours après, à 63 à 55 fr, L'éxportation de farines n'étant pas encore inter-

dite en Allemagne, nos moulins trouvaient à acheter quelques lots de blé dans la région rhénane

et la minoterie allemande faisait des offres abondantes, de farines. Les marchands de blés lorrains

fréquentaient régulièrement la Bourse de Luxemburg où ils continuaient à faire des offres, à

des prix plus élevés naturellement. Le commerce, en un mot, était encore libre et la boulangerie

payait les prix demandés

Au mois d'octobre, le Gouvernement allemand imposait à la meunerie une seule marque de

Farine dite «Vollmehl» qui était le produit du froment pur moulu à 75 % Les marques «Kaiser-

auszug» «Blütenmehl», n° 00, n° 0, n° 1. cessaient d'être produites, Si, vers la fin de septembre,

des trains de farines entrèrent encore de Prusse dans le Grand-Duché, nos importations se faisaient

de, jour en jour plus difficiles, Elles furent limitées à deux wagons à la fois puis à un seul wagon,

à deux sacs; finalement, elles furent suspendues. On parvenait encore à faire entrer de temps à

autre un wagon de blé de Lorraine, mais bientôt les offres cessèrent, les stocks étant épuisés

Peu après, les exportations de Lorraine furent interdites à leur tour. Depuis, notre meunerie était

dann l'impossibilité de se fournir en blés et en farines à l'étranger; elle dut se borner à vendre les

l'armes achetées en Allemagne et à moudre ses petites provisions de blés.

Limitant l'exemple de l'Allemagne, le Gouvernement luxembourgeois ordonna alors la saisie

des rares provisions de céréales et de farines en stock chez les cultivateurs ou détenus par la spécu-

lation. Un office de répartition fut créé à cet effet. Des prix maxima furent fixés et la consommation

du pain rationnée. Les blés saisis par l'État furent donnés en mouture aux moulins de commerce.

L'organisation de la saisie n'était pas parfaite à son début; elle occasionnait des lenteurs et ce n'est

que vers le milieu du mois de mai 1915 que les premiers blés saisis ainsi que les farines destinées

aux mélanges furent livrés à la meunerie. Le total des blés saisis peut être évalué à 350.000 kg.,

celui des farines, à 15 à 20.000 kg.

Comme, nos provisions de farine étaient insuffisantes en ce moment, on décida de recourir à

Ja, Farine d'avoine et à la purée de pommes de terre pour faire des mélanges. La saisie des avoines

fut décidée en conséquence. La dernière récolte des avoines avait été excellente et il y avait des

provisions considérables. Le recensement donna 19.000.000 kg. Une commission fut instituée

pour taxer les avoines propres à la mouture et en faire l'évaluation.

La mouture d'avoine donna de mauvais résultats. La farine revenait très cher (100 fr. les %kg.);

de plus, elle était peu propre aux mélanges avec les farines de blé. L'État avait l'ait encore l'acqui-

sition de quantités importantes de farine de tapioca qui revenait à un prix plus élevé encore

(120 à 125 fr. les %kg.) et qui se prêtait encore moins aux mélanges. Tous ces mélanges, en général,

donnaient un pain peu agréable.

Heureusement, l'État parvint à augmenter ses provisions par l'acquisition d'importantes

quantités de farine venant de Suisse et par un échange de 125 wagons d'avoine contre un nombre

égal de wagons de froment. Les farines suisses furent tenues à la disposition des communes sous

condition d'être mélangées avec des farines d'avoine et de tapioca ainsi qu'avec des pommes de

terre, tandis que le froment obtenu en échange de l'Allemagne fut mis à la disposition de la meunerie

de commerce avec défense de procéder à la mouture avant le milieu du mois d'octobre. En même

temps, la fabrication de farine d'avoine, qui avait donné environ 30 à 40 wagons, fut abandonnée,

nos provisions de farines étant reconnues suffisantes pour les besoins de la population jusqu'au

15 octobre,

L'année 1915 était précoce. Le rendement en blés était particulièrement abondant; si les

pailles étaient peu fournies, les grains étaient bien constitués et de toute première qualité. Les

moissons se faisaient déjà pendant la seconde moitié du mois de juillet, de sorte qu'il nous restait

à l'époque de la nouvelle récolte une réserve pour trois mois. La saisie de la récolte

ordonnée

par l'État. IV arrêté du 11 septembre, le prix maxima des céréales par % kg. fut fixé

pour le seigle , à 30 fr. ;

pour le froment, à 36 fr.;

pour le méteil contenant 50 % de froment, à 33 fr.

Le prix du pain, qui était de 1,60 fr., fut ramené, par arrêté du 26 novembre, à 1,12½ fr.

Une partie don farines de, tapioca a été revendue par les communes pour l'alimentation du bétail.

Les mélanges de blés pour la fabrication des farines étaient fixés au commencement à ¼

de seigle sur ¾ de froment. Ce rapport a été modifié dans la suite en égard à l'abondance du seigle,

à 1/3, de seigle sur 2/3 de froment. La meunerie doit fournir 72% de farine de ce mélange et le reste

en sous et remoulages, sous déduction de l'évaporation qui est fixée à 4 % au maximum. Depuis

le mois d'octobre, où la meunerie a pu se remettre en marche, les farines sont restées libres de tout

mélange.

Viticulture et commerce des vins.

Après une série ininterrompue de mauvaises on de fort médiocres années, nous avons enfin

la satisfaction d'enregistrer une récolte qui, en tous points a répondu aux vœux des vignerons.

Pendant toute l'année, les conditions atmosphériques étaient particulièrement favorables

à la végétation. En dehors des dégâts causés en certains endroits par des gelées printanières et

la grêle, la vigne n'a pas eu souffrir des intempéries. Les nombreux parasites, eux aussi, ne mon-

traient exceptionnellement éléments. Ni l'oïdium ni le mildew, pas plus que l'attelabe et la cochylis

n'ont exercé de sérieux dommages. Le développement des mannes, surabondantes au printemps,

s'est opéré normalement. Aussi la récolte a-t-elle trompé les pronostics les plus optimistes et les

plus hardis. Elle s'est élevée à 25,405 foudres à 1000 litres et bat ainsi tous les records notés jus-

qu'ici dans les annales de la viticulture la récolte de 1908, qui se rapproche le plus de celle du

dernier automne, n'a rapporté que 15.713 foudres.

Quant à la qualité, des, différences très. notables ont été constatées, Les coteaux dans lesquels

le Riesling prédomine ont fourni un nu de marque corsé et pétillant, d'une finesse et d'un bouquet

exquis, tandis que les vignes à gros rendement ont donné un vin de constitution plutôt médiocre.

Somme toute cependant, l'année 1915 a produit nu vin très agréable et frais, d'une verdeur pas

trop prononcée et qui forme une boisson de table hygiénique, L'analyse des moûts a renseigné des

degrés d'Oschste variant entre 53 et 91 et une acidité oscillant entre 7,8 et 16,3‰

A l'ouverture de campagne, le marché accusait une forte dépression que l'on doit attribuer

à l'abondance de la récolte, au manque de place, à l'insuffisance de la vaisselle vinaire et à la dé-

fense d'éxportation des tonneaux décrétée par l'Allemagne, Il en été facile d'acheter, à reffe époque,

toute quantité de vin aux prix de 12,50 à la fr. le. 40 litres . l'en à peu cependant, au fur et à mé-

sure que les demandes se multipliaient, les cours prirent une marche ascendante. Fin décembre,

les vins ordinaires rotaient 20 à 22 fr. la hotte à 40 litres, tandis que les crus de qualité atteignaient

den prix déjà bien supérieurs. La hausse ne cessait même pas encore après l'expiration du délai

de sucrage prorogé jusqu'au 31 janvier dans le Grand-Duché et jusqu'au 29 février en Allemagne.

Elle n'accentuait de jour en jour davantage. A l'heure qu'il est, les cours sont arrivés à 39 à 40 fr.

Rien ne prouve que le dernier échelon de la hausse soit atteint. Les crus recherchés de Riesling

sont vendus à den prix encore beaucoup plus élevés.

La bonne qualité du 1915 a eu comme conséquence immédiate et très heureuse une augmen-

tation très notable de la consommation indigène dans laquelle le vin prend actuellement une

place très marquée. Il est vrai que ce phénomène dont peuvent se féliciter à juste titre les vignerons

et qui, espérons-le ne sera pas de durée passagère seulement, est dû en grande partie à la cherté

et à la pénurie de la biére. En présence de la tendance à la hausse que marquent encore constam-

tuent les cours et des grosses expéditions de vins effectuées en Allemagne, la question avait été

soulevée s'il ne conviendrait pas de fixer des prix maxima et de décréter la défense d'éxportation

de cette boisson. A notre sentiment, une pareille mesure se justifierait mal. Car, d'une part, les

prix du vin ne sont nullement disproportionnés à ceux des autres marchandises. D'autre part,

les quantités logeant dans les celliers des vignerons ainsi que celles se trouvant entre les mains des

marchands de vin et des spéculateurs dépassent de loin les besoins de la clientèle luxembourgeoise.

Une baisse très sensible sciait donc la suite inévitable de la défense d'exportation. 'Ce serait, certes,

fort regrettable, surtout après les nombreuses récoltes déficitaires des dernières années et des

prix exorbitants de tous les articles viticoles (les anticryptogamiques, tels que la fleur de soufre

et les sels de cuivre, coûtent cinq fois le prix des années normales). N'oublions pas, du reste, que

le vin n'est, pas une denrée alimentaire indispensable à la vie, mais plutôt un article de luxe.

Les vignerons sont vivement inquiétés par le manque très sensible de soufre dont l'importa-

tion n'a, malgré les négociations actives du Gouvernement, pu encore être réalisée. Le sulfate de

cuivre appliqué dans la lutte contre le mildew (plasmapora viticola) nous a été cédé après de longs

pourparlers. Il faut espérer que les démarches entreprises en vue d'obtenir du soufre seront égale-

ment couronnées de succès.

Le tableau qui suit et qui se base sur les statistiques établies à des époques différentes par les

soins du Président de la Commission de viticulture donne un aperçu des quantités vendangées

ainsi que du mouvement des transactions. En tenant compte des variations de prix très notables

à ces dates diverses, l'on peut évaluer à 15 millions de francs la valeur de la dernière récolte, c'est-

à-dire la moitié de la valeur totale des récoltes de 1904-1913 inclusivement.

COMMUNES

Bous.

Burmerange.

Flaxweiler.

Grevenmacher

Manternach.

LOCALITÉS

Bous

Erpeldange

Rolling-Assel

Burmerange

Elvange

Emerange

Echternach

Beyren

Flaxweiler

Costingen

Niederdonven

Oberdonven

Grevenmacher

Canach

Lenningen

Lellig

Manternach

Munscheker

Nombre des foudres

récoltés par

localités

1182.600

1.280

3.660

communes

1182.600

44.940

Nombre des foudres

le 7. 2.

localités

68,7

26,5

28,5

0.680

3.440

30.80

communes

103,2

28,5

13,2

non vendus

le 1. 5. 1916

localités

7,5

77,5

2,5

communes

7,5

126,5

19,5

COMMUNES

Mertert.

Mondorf,

Remerschen.

Remich

Rosport.

Waldbredimus.

Wellenstein.

Wormeldange.

LOCALITÉS

Mertert

Wasserbillig

Born

Herborn

Mœrsdorf

Mompach

Ellange

Mondorf

Remerschen

Schengen

Wintrange

Remich

Girst

Hinkel

Rosport

Greiveldange

Stadtbredimus

Trintange

Waldbredimus

Bech-KIeinmacher

Schwebsingen

Wellenstein

Ahn

Ehnen

Machtum

Wormeldange

Vianden

Totaux

récoltes

par

localiés

386.

331.

146. 500

1.

24.

0. 900

0. 200

communes

718. 344

115. 300

25. 404.984

Nombre des foudres non vendus

fr 7.

2.

fr

1.

5, 1916

localités

14.1

41.5

45. 5

1.8

communes

40.5

3. 760. 80

Vins de Champagne.

E'. Mercier & Cie succursale de Luxembourg,

Depuis le mois, de mars 1915, la succursale a suspendu ses expéditions .

Dans les oseraies de Kopstal, la situation n'a pas varié par rapport à l'année précédente.

L'établissement a maintenu le statu que, Ia cultures des osiers nécessitant, malgré les évenements

funestes, les soins et I'entretient habituels.

Industrie électrique.

Usine et tramways électriques de la ville de Luxembourg.

Les premiers mois de guerre de 1914 avaient produit une forte diminution de la consommation

d'énergie électrique, surtout pour force motrice. Vers la fin de 1914 et durant l'exercice 1915,

cet état de choses s'améliora peu à peu, en partie par suite du manque de pétrole qui fit augmenter

le nombre des installations d'éclairage. Les recettes de l'année 1915 sont quelque peu supérieures

à celles de l'exercice précédent, et le résultat économique peut encore se dire satisfaisant. Tou-

jours n'est-il pas douteux que la situation générale ainsi que la disette de cuivre exercent une

influençe défavorable, sur l'application de l'électricité. La recette pour énergie fournie aux clients,

sans compter la consommation du tramway, se monte à 228.000 fr. en chiffre rond, comme l'année

précédente.

Quant au tramway, il est utile de rappeler que, pour les lignes de la Ville(Gare-Ville-Limperts-

berg), les premiers mois de guerre, en 1914, furent caractérisés par une forte diminution du publie

voyageant et des recettes, et qu'une certaine reprise se manifesta vers la fin de l'année. Cette amé-

lioration continua durant l'exercice 1915, à la fin duquel le nombre des voyageurs dépassa celui

des mois correspondants de 1913. Les recettes ont atteint fr. 204.713,15 contre fr. 201.537,50 en

1914.

Les bons résultats que l'exploitation de la ligne d'Eich a fournis en 1914, son premier exercice,

se sont encore accentués durant l'année suivante. Les recettes se montent à fr. 79.111,55, contre

fr. 70. 986,18 en 1914, tandis que le chiffre garanti par la commune d'Eich est de fr. 60.963,05. En

vertu du contrat d'exploitation, la dite commune a droit à

1/5 l'excédent dépassant fr. 5000, donc

à 1/5 de fr. 13.148,50 ou bien à fr. 2.629.70.

Le résultat total accuse toujours un déficit d'environ 12.500 fr. Il y a lieu de remarquer à

ce propos que, sur les lignes de la Ville, le nombre des courses d'abonnés, qui rapportent relative-

ment peu, est très considérable. Durant la mauvaise saison, il dépasse celui des courses à billet

ordinaires.

Usine à gaz de Luxembourg.

LES incertitudes du marché, les difficultés de l'approvisionnement et la qualité baissante de

toutes les marchandises exerçaient une influence défavorable sur la marche du service. De trop

fréquents changements dans le, régime de l'éclairage public, dictés par la nécessité d'économiser

le charbon, qui n'arrivait pas on quantités suffisantes, compliquait le contrôle et se traduisit par

des pertes nur le résultat final. La réduction sensible de la durée de l'éclairage public, surtout

pendant les nuits d'hiver, impliquait une réduction importante des dépenses de la Ville tout en

représentant une, forte porto pour l'usine. Toutes ces mésures exceptionnelles troublent quelque peu

la continuité des chiffres fournis par l'aperçu général des exercices qui tombent dans la guerre.

D'une part, la production de l'usine a baissé en proportion de la réduction de la durée de

l'éclairage public, de l'autre, elle a augmenté par suite des nombreux raccordements privés exé-

cutés pour suppléer au manque du pétrole. Ces deux mouvements se sont à peu près équilibres,

car la production est restée prèsque constante; elle a atteint 2.987.700 m3. Comparée à celle de

l'année 1914, elle correspond à une augmentation de 42. 070 m3 ou 1,4% de la production. Elle

a absorbé 10.315 tonnes de houille, donnant par conséquent 28m3870 par % kg. Ce chiffre, nota-

blement inférieur à celui de l'année dernière, est dû. à Ia qualité insuffisante de la houille fournie,

surtout celle fournie par Ie Bergamt de la Sarre,

Mais les temps que nous subissons ne permettent pas à l'usine de témoigner trop de suscep-

tibilité à ses fournissseurs elle est contente de voir arriver les quantités achetées d'une façon tant

soit peu régulière. Il est tout naturel que les fournisseurs ont exploité la

situation

du marché,

Le tableau suivant, qui donne un aperçu des prix payés depuis 1900 pour les même qualités prises

en gare du charbonnage en

témoigne

mk.

18,50

17, 50

15.30

14.30

14.30

15,60

15.60

16.00

mk,

16.00

15.00

15.00

15.00

15.00

15.50

14,00

Comme la dépense faite pour l'approvisionnement en houille atteint à peu près 50% du chiffre

total du budget, il est évident que la hausse du charbon a exercé une influence désastreuse sur le

résultat final du bilan. le bénéfice définitif qui, après déduction de tous les frais d'amortissement,

ressort encore à 120.864 fr. en 1914, est tombé à 740122 fr. pour l'exercice 1915.

Pour pouvoir faire face aux nombreux engagement de la Ville par rapport à l'approvision-

nement de la population en combustible. le service du gaz à du suppléer par des marché complé-

mentaires

à l'insuffisance de sa propre production. Il à assumé ainsi une partie des graves charges

de l'approvisionnement qui pèsent si lourdement sur le

administrations

municipales

et empêché

le manque de combustible de se faire sentir. Mais sur ces marchés qui comprenaienf environ 500

tonne

un bénéfice n'a pu être réalisé,

La production du goudron a atteint 670 tonnes, dont environ 350 tonnes ont servi au gou-

dronnage des routes de l'État et de la Ville; le reste à été exporté à 1 l'étranger. Les prix renseignent

une hausse considérables ils sont montés de 3,75 fr à 5 fr. les (…) kg.,

L'usine a produit environ 50 tonnes d'eaux ammoniacales, portées à une densité moyenne

de 25% d'ammoniaque,

Toute la production a été écoulée en Allemagne,

Commerce de détail.

La situation du commerce de détail n'a pas justifié dans son ensemble les prévisions funestes

de la fin de l'année précéntes. D'une façon générale, on peut admettre que le chiffre

d'affaires

a augmenté. Au demeurant, il y a lieu d'établir un distinction entre la situation du grand et du

moyen commerce,

d'un côté, et celle du petit commerce, de l'autre.

Le commerce de gros a généralement bien travaillé. La hausse toujours croissante des marchan-

dises lui a fait réaliser des bénéfices appréciables par la vente des stocks qui étaient en magasin

au début de la guerre, et les capitaux, rendus liquides ainsi, lui ont permis de nouveaux achats

importants à des prix acceptables.

Dans le commerce de détail, également, beaucoup d'importantes et de moyennes maisons ont

fait des affaires satisfaisantes, surtout dans les villes et les centres populeux. Même de vieux stocks,

qui, en temps ordinaire, auraient dû se vendre avec perte, ont été écoulés à des prix rémunérateurs.

Parmi les causes qui ont engagé la clientèle à aller dans leurs achats au delà des quantités ordi-

naires, nous citerons les profits incontestables réalisés par l'agriculture et plusieurs branches de

l'industrie, ensuite la méfiance du public à l'égard du papier-monnaie et enfin l'incertitude de

l'approvisionnement. D'autre causes ont contribué à favoriser certaines branches du commerce

l'absence des voyageurs de commerce se rendant à domicile, les difficultés des voyages qui empê-

chaient nos nationaux d'aller faire leurs achats à l'étranger et aussi la marche satisfaisante de

l'industrie du fer qui permettait de payer des salaires assez élevés, augmentant ainsi la capacité

d'achat de ses employés et ouvriers.

Ajoutons que certains articles, peu demandés autrefois, sont devenus nécessaires à la suite

de l'occupation du pays par les troupes allemandes. Le commerce de ces articles a permis à bien

dos commerçants de relever le niveau de leurs affaires qui avait baissé au commencement de la

guerre. Il y a lieu de signaler encore que beaucoup de particuliers bien avisés se sont improvisés

commerçants pondant les événements actuels et en ont tiré de grands profits.

Cependant, il serait imprudent d'augurer de l'avenir par le présent, car il est à prévoir que

les difficultés des réapprovisionnements et de nouvelles hausses très considérables entraîneront

une dépression générale dans les différentes branches du commerce.

Quant au 'petit commerce, il souffre énormément de la situation actuelle, surtout dans les loca-

lités rurales.

Le commerce des vivres, assez bï>n au commencement de la guerre, où les marchands se sont

vu enlever littéralement leurs provisions à des prix rémunérateurs, a rapidement baissé à partir

du moment où les communes ont pris en main le ravitaillement de la population pour vendre les

produits au prix de revient Le petit commerce s'est trouvé réduit dans la suite aux articles acces-

soires restés en dehors de l'intervention administrative.

Dans les autres branches, le commerce a subi par ricochet les effets de la cherté des vivres

qui a forcé bon nombre de clients à limiter leurs achats au strict nécessaire, beaucoup de ces ar-

ticles, par suite de la hausse excessive des prix, étant devenus inabordables aux petites bourses,

Finalement, il n'est pas à méconnaître que l'atonie persistante dans le bâtiment fait sentir

sa l'âcheuse répercussion également sur les commerces tributaires de cette industrie.

F a i l l i t e s e t

C o n c o r d a t s ,

Le nombre des faillites et

concordats

s'établit

comme

suit

pour les quatre dernières

années

A. Arrondissement

de

Luxembourg.

Faillites

déclarées

Concorda

sollicités

Concordats homologués

B,

Arrondissement

de Diekirch.

Faillites

déclarées

Concordats sollicités

Concordats homologués

B o u r s e s d u

t r a v a i l .

Les bourses du travail de Luxembourg et d'Esch-s.-Alz. renseignent les opérations suivantes

pour

l'année

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre.

Décembre

Totaux

1916.

1914.

Bourse de Luxembourg

Demandes

1 18

Demandes

Offres

Bourse d'Esch sur Alzette

HOMMES FEMMES

339 77

361 84

307 94

391 84

299 111

340 96

342 145

373 81

331 76

5603 1563

Parmi les offres des travail renseignées par la bourse de

émanent

de

Luxem-

bourgeois, 74 d'Allemands, 78 de Belges, 74 de Français. 7 d'Italiens. 2 de Suisses et

d'autres

nationaux; parmi les offres renseignées par la bourse d'Esch 3150 émanent de

Luxembourgeois,

290 d'Allemands, 163 de Belges, 349 de Français, 92 d'Italiens, 4 de Suisse et 67 d'autres natio-

naux

Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre de 45 appartements

et de 41 chambres meublées. A la bourse d'Esch, ce service renseigne les opérations suivante

l'offre à porté sur 554 appartements meublés, 396 appartements non meublés et 264 lits, et la de-

mande, sur 374 appartements meublés, 387 appartements non meublés et 164 lits.

Assurance-maladie.

Bilan

des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exerciœ 1914.

RECETTES.

1°

2°

3°

4°

5°

6°

7°

8°

9°

10°

11°

12°

13°

Encaisse au début de l'exercice ( à l'exclusion du

fonds de réserve)

Intérêts de capitaux et autres produits

Droits d'entrée des membres effectifs

Droits d'entrée des membres honoraires

Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)

Cotisations des membres volontaires

Avances (art. 46 de la loi)

Subventions des patrons (art. 47 de la loi)

Remboursement

pour prestations de secours

Remboursements de la part de l'assurance-accid.

Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à

la Caisse d'épargne et d'autres placements auto-

risés par le Gouvernement, prélèvements sur le

fonds de réserve

Emprunts

avances du comptable, etc

Recettes diverses

Totaux

Caisses régionales

fr.

83.752,81

13.206,16

31.576,55

37,50

539.942,89

11.807,27

3.258,96

2.762,51

11.250,00

9.455,20

4.489,46

fr.

711.539,31

Caisses de fabriques

fr.

78.707,34

50.979,85

27.283,60

51,87

1.141.002,21

2.654,18

2.981,58

1.811,25

626,87

434,66

34.840,80

6.189,29

39.897,51

fr.

1.387.461,01

1°

2°

3°

4°

5°

6°

7°

8°

9°

10°

DEPENSES.

Traitement médical

Médicaments et autres curatifs

Prestations aux membres et à leurs familles

Prestations, art. 16 et 19 de l'assurance-accidents.

Prestations aux femmes en couches

Prestations en cas de décès

Frais d'entretien aux hôpitaux

Prestations aux convalescents après cessation des

secours

Remboursements pour secours aux malades

Remboursements à l'assurance-accidents

Caisses régionales

fr.

147.295,83

117.727.49

232.843,02

4.036,75

1.433,50

9.055,80

47.725,24

431.56

4.457,48

Caisses de fabriques

fr.

283.620,59

248.029,27

547.911,84

17.942,29

11.738,45

21.142,30

89.166,50

1.320,00

1 . 2 7 8 , 5 7

1.477,40

11°

12°

13°

14°

15°

16°

Remboursements d'avances

Remboursts de cotisations et de droits d'entrée

Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et do-

tations du fonds de réserve

Remboursement d'emprunts

Frais d'administration

Dépenses diverses

Totaux

2.203,6(…)

15.163,67

480,00

58.792,63

fr.

649.879,35

Résultats comparés des années 1903-1914

fr.

7.244,07

1.261,95

65.625,32

5.220, 44

20.707,01

6.179,38

fr.

1.329.865,41

Caisses régionnales

Recettes

fr. 373.069,95

452.225,58

469.301,21

523.885,20

616.250,76

663.201,78

666.927,30

857.103,32

968.464,55

972.827,61

908.213,85

711.539,31

Dépenses

fr. 342.664,06

409.474,69

427.810,67

491.919,52

570.998,04

600.155,56

594.420,76

759.240,77

842.879,38

915.603,75

824.461,04

649.879,35

Caisses de fabriques

Recettes

fr. 948.942,16

1.149.448,20

1.081.685,71

1.224.477,98

1.352.256,38

1.189.527,18

1.132.451,95

1.195.399,40

1.355.018,65

1.(…)14.499,75

1.644.344,79

1.387.461,01

Dépenses

fr.

862.073,00

1.092.643,40

1.013.019,35

1.136.770,95

1.275.704,95

1.143.707,29

1.067.434,79

1.145.939,73

1.284.204,32

1.459.779,93

1.566.030,09

1.329.865,41

Assurance-accidents.

Bilan de l'exercice 1915

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

RECETTES

Report de l'exercice antérieur

Avances de membres

Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1915

Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1915

Intérêts du fonds d'amortissement du capital

Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1915

Recette suivant art. 48 de la loi

Part du Gouvernement aux frais d'administration

Remboursement du Gouvernement (art. 71 de la loi)

Amendes

d'ordre

Versements d'arriérés des années antérieures

Recette imprévues

Versements pour solde des membres

Total

fr.

7.948,16

1.552.242,80

10.976,09

15.661,63

235.365,98

492,81

2.983,10

21.615,20

214,10

7.698.66

65.145,87

fr. 1.920.344,40

DEPENSES.

1. Indemnités pour accidents

2. Frais de traitement

3. Capital représentation des rentes en cours

4. Fonds de réserve

5. Frais d'administration

Total

fr.

1.303.281,49

86.735,42

363.626,38

89.045,26

77.655,85

fr.

1.920.344,40

L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-

cice 1915

RECETTES.

3. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1915

4. intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1915

5. Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1915...

8. Part du. Gouvernement aux frais d'administration

11. Recettes imprévues

12. Versements pour solde des membres

Total

DÉPENSES.

1. Indemnités pour accidents

2. Frais de traitement

3. Capital représentatif des rentes en cours

4. Fonds de réserve

5. Frais d'administration

Total

fr.

890,30

428,94

2.049,69

10.657,40

4,96

189.281,13

fr.

203.312,42

fr. 68.770,46

63.612,62

34.217,79

8.052,13

28.659,42

fr.

203.312,42

Assurance-vieillesse et invalidité.

Bilans des exercices 1914 et 1915.

RECETTES.

1. Report de l'exercice antérieur

2. Cotisations des membres

3. Intérêts dus par la Banque Int. au 31 décembre

4. Intérêts du fonds de pension des employés au

31 décembre

5. Part du Gouvernement aux frais d'administration.

6. Remboursements du Gouvernement (art. 130)

7. Intérêts du fonds de réserve

8. Recettes de l'art. 8 de la loi

9. Recette de l'art. 14 de la loi

10. Recettes de l'art. 40 de la loi

11. Recettes de l'art. 43 de la loi

fr.

563.159,41

fr.

838.688,62

10.634,18

74,73

35.387,55

62.304,24

93.144,85

764,58

2.232,83

2.369,22

316.881,14

885.091,14

21.752,61

124,65

34.514,51

85.372,09

123.034,75

885,56

2..938,86

3.750,08

210,00

12. Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1911

13.Versements d'arrières des années antérieures

14. Amendes d'ordres

15. Recettes imprévues

16.

Bénéfices

sur

obligations

tirées

au

sort

DÉPENSES

1.

Indemnités

(rentes

vieillesse

et

invalidité)

2. Frais de traitement

3. Frais d'administration

4 .

Fonds

de

réserve

fr.

125.000,00

548,01

13,83

510,06

fr. 1.734.832.11

fr. 69.274,89

57.110,04

75.523,66

1.532.923.52

fr. 1.734.832,11

fr.

125.000,00

1.758,40

75,00

425,63

fr. 1.601.814,42

fr. 109.162,19

157.471,79

71.606,21

1.263.574,23

fr.

1.601.814,42

Caisse d'épargne et Crédit foncier.

A. Caisse d'épargne et Crédit foncier.

D'après

le

compte-rendu

de

cet

établissement

pour

l'exercice

1914,

l'avoir

des

déposants,

y

compris

les

dépôts

faits

par

les

communes,

s'élevait

au

décembre

1914,

en

principal

et

inté-

rêt,

à

67.191.424

fr.

Le

chiffres

correspondant

était

de

66.273.476.

en

1913,

de

64.628.393

fr.

en 1912 et de 62.834.961 fr. en 1911.

Le

chiffre

des

versements

a

été

de

13.837.687

fr.,

celui

des

remboursements

de

14.829.474

fr.

De

à

1908,

les

versements

ont

dépassé

régulièrement

les

remboursements.

L'exercice

accuse

un

excédent

des

remboursements

de

173.481

fr.,

et

en

1910,

les

remboursements

dépassent

les

versements

l'excédent

est

de

422.009

fr.

en

1911,

de

32.323

fr.

en

1912,

de

237.602

fr.

en

et

de

991.987

fr.

en

1914.

Si

néanmoins

l'ensemble

de

l'avoir

des

déposants

a

augmenté

en

de

917.948

fr.,

c'est

grâce

aux

intérêts

capitalisés

à

la

fin

de

l'exercice

qui

s'élèvent

à

1.870.719 fr.

Pour la période du 1er janvier au 1er août 1914, c'est-à-dire la période qui a immédiatement

précédé la guerre, l'excédent des remboursement sur les versements était de 1,670,711 fr. Par

contre,

pour la période du 1er août au 31 décembre 1914, c'est-à-dire pendant les cinq premiers

mois de la guerre, les versements ont dépassé les remboursements de 678.725 fr. Pour la même

période, les remboursements se sont élevés à 3,589,683 fr., contre 5.905.902 fr. pour la période cor-

respondante de l'année 1913, soit une diminution de 2.316.219 fr. Les retraits pour

l'exercice

entier de 1913 portaient sur 16.206.119 fr., ceux pour 1914 sur 14.829.674 fr. seulement, soit une

difference en faveur de 1914 de 1.376.445 fr. Le même phénomène a été observé lors de la guerre

franco-allemande de 1870; les dépôts avaient également laissé un excédent considérable sur les

retraits.

Les dépôts effectués du 1er août 1914 au 1er août 1915 s'élèvent ensemble à 15.431.429 fr.

dont voici la provenance

'

ouvriers

cultivateurs

commerçants

employés privés et fonctionnaires

rentiers

communes, fabriques d'église, sociétés de secours mutuels, etc

Total

fr.

1.645.286

5.488.985

4.011.448

1.631.026

1.237.188

1.417.496

fr. 15.431.429

Les retraits de fonds opérés du 1er août 1914 au 1er août 1915 s'élèvent à 9.885.324 fr.; il y

a donc pour cette période un excédent de versements de 5.546.105 fr.

Le nombre des versements a été, en 1914, de 51.250, soit une moyenne par versement de

270 fr., le nombre des remboursements de 43.050, soit une moyenne de 344. Le nombre total

des opérations de versement et de remboursement s'élève à 94.300 portant sur une somme de

32.174.636 fr., contre 101.594 opérations portant sur 29.717.906 fr. en 1913. Les livrets en circu-

lation au 31 décembre 1914 atteignent 77.462, soit une augmentation de 1104 sur l'année précédente.

L'avoir moyen par livret est de 867 pour cet exercice, contre 868 en 1913. L'intérêt bonifié aux

déposants s'est élevé à 1.910.078 fr., en augmentation de 27.612 fr. sur l'année précédente.

L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1914 s'élève, suivant bilan, à 78.476.501 fr., contre

66.869.400 fr. à fin 1913. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.787.534 fr.;

contre 2.803.264 fr. en 1913. La différence en défaveur de 1914 provient de ce que, durant la guerre,

l'établissement est obligé de conserver en caisse de fortes disponibilités, qui, partant, restent

improductives.

Le compte des frais généraux se solde par 160.997 fr.; il dépasse de 3.253 fr. le chiffre corres-

pondant de, l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 480.185 fr., soit 0,71%

de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 282.290 fr., soit 0,42% du même avoir.

Le fonds de réserve a passé de 4.411.632 fr. à 4.693.922 fr.

Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1914 s'élèvent

à 863.800 fr. 43, les remboursements à 753.374 fr. 34. Le total des prêts consentis aux emprun-

teurs par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 950.433,76 fr., celui des remboursements

à 841.157,24 fr.

Durant l'exercice 1914, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 92 écoles, contre 100 en 1913;

le nombre des versements opérés a été de 4004, le montant des dépôts de 24.781 fr.

Bilan au 31 décembre 1914.

ACTIF.

fr.

c.

1. Disponible en caisse et en banque

16.166.465,55

2. Bureaux auxiliaires

398.650,99

3. Portefeuille

55.544.528,65

4. Crédit foncier de l'État. Avances

862.368,55

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

13.

14.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

Caisses publiques de crédit agricole et professionnel. Avances

Habitations à bon marché.

Avances

Comptes transitoires; int. à rec. au 31 déc. 1914

Diverses communes en compte courant. Avances

Immeubles de service

a) Hôtel

rue

Aldringer

b) Hôtel Plateau Bourbon

c) Terrain à bâtir

Mobilier

105.540,58

1.031.769,63

19.470 00

L'État pour compte du Crédit agricole et professionnel

L'État

pour compte des Habitations à bon marché

Avances diverses pour le compte de l'État.

Comptes transitoires; différences de cours réservés

à déduire; Fonds de réserve;

Solde au 31 déc.

Bénéfices réalisés en 1914

4.411.632,25

282.290,69

4.719.093,31

4.693.922,94

fr.

PASSIF.

Avoir

des

déposants

L'État grand-ducal en

compte

courant

Diverses communes en compte courant

Recette générale

Comptes transitoires; réescompte

Épargne scolaire; solde en

suspens

fr.

Compte de Profits

DÉBIT.

Frais d'administration

Amortissement du

compte

Mobilier

Amortissement du compte

Hôtel

Plateau Bourbon

Différence sur bons de caisse

remboursés

Frais

de banque

Divers

Bénéfices nets réalisés en 1914

fr.

CRÉDIT.

Bénéfices

sur

titres

remboursés

Bénéfices

sur

titres

vendus

Bénéfices

d'intérêts

réalisés

en

Commission

sur

comptes

courants

Comptes soldés par application de l'art. 24 du règl. organique

Divers

fr.

fr.

c.

110.426,09

2.850.350,33

632.721,15

663.459,46

1.156.780,21

29.767,76

253,58

15.217,57

20.340,81

25.170,37

78.476.501,07

67.191.424,77

10.789.309,39

7.979,28

620,97

78,476.501,07

fr. c.

160.997,67

3.307,52

25.000,00

4.734 08

3.889,64

65,42

282.290,69

480.285,02

3.008,64

10.793,50

450.400,78

15.719,78

115,18

247,14

480.285,02

B. CRÉDIT FONCIER

Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1914 s'élève à 5241 portant sur

une somme de 76.590.806 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette période des

admissions pour 52.641.365 fr., dont 16.215.815 fr. font l'objet de prêts communaux. Le nombre

des prêts réalisés au 31 décembre 1914 s'élève à 3533, représentant un capital de 52.036.015 fr.,

dont à déduire

a) fr. 6.510.810,59 recouvrés par l'effet de l'amortissement,

b) fr. 6.718.760,44 par suite de remboursements anticipés,

soit fr. 13.229.571,03. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1914 est donc de 38.806.443,97

francs.

Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 1144 à 1229 et les sommes prêtées

ont passé du 8.622.050 fr. à 9.094.100 fr., la moyenne par prêt ressort à 7399 fr. Les prêts sur pro-

priétés urbaines s'élèvent fin 1914 à 1494 portant sur un capital de 17.562.000 fr.; la moyenne

par prêt est de 11.755 fr. Les prêts communaux se sont élevés à cette époque à 708 portant sur

un capital de 24.598.765 fr., soit une moyenne de 34.744 fr. par prêt. Le montant des intérêts

et annuités dus pour l'année 1914 est de 2.492.866,75 fr., en augmentation de 175.924,14 fr.

sur l'armée précédente.

Un grand nombre des emprunteurs, notamment les employés, les fonctionnaires, certaines

catégories du commerçants, d'ouvriers et d'artisans, sont cruellement éprouvés par suite de la

cherté des vivres et de la crise économique qui sévissait durant les premiers mois de la guerre dans

presque toutes les branches de l'activité humaine; aussi le nombre des retardataires, qui était

de 175 au 31 décembre 1913, est-il passé à 492 au 31. décembre 1914, et le montant arriéré, de

140.251,70 fr. à 331.712,75 fr. Au 1er novembre 1915, le nombre des retardataires s'était déjà réduit

à 119 et le total des sommes redues pour 1914 à 75.915,61 fr. La crise viticole était également

pour beaucoup dans ces retards. La plupart des retardataires contre lesquels des mesures d'exé-

cution avaient dû être prises, sont parvenus à régler à l'amiable leurs arriérés.

La valeur nominale des obligations foncières vendues s'élevait au 31 décembre 1914 à 36.611.500

fr. contre 35.182.600 fr. à la fin de l'année précédente ; elle s'élevait au 1er novembre 1915 à 36.630.300

fr. Le bénéfice réalisé jusqu'à fin 1914 sur la vente des obligations foncières s'élevait à 238.765,47 fr.

Les frais d'administration du Crédit foncier sont émargés par 114.120 fr., contre 108.149,33 fr.

pour l'année précédente. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 150.168,36 fr., comprenant les

intérêts nur prêts, intérêts sur obligations vendues, etc.

Après déduction des frais d'administration, il reste un bénéfice net de 36.048,36 fr. qui ont

été portés sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève,

au 31 décembre 1914, à 538.655,94 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.

Bilan au 31 décembre 1914.

ACTIF

fr.

c.

1.

Prêts

52.036.015,00

à déduire

amortissement opéré de 1901 à 1914

6.510.810,59

romboursts ant. effectués

id.

6.718.760,44 13.229.571,03

38.806.443,97

2. Compte Mobilier

3. Obligations foncières 3½ % déposés contre

certificats

nominatifs

4. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction

5. Compte transitoire (emprunteurs);

fraction du semestre d'intérêts courus au 31 déc. 1914 sur prêts

fr.

PASSIF

1. Fonds de dotation

2. Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à

des

particuliers

b) sur prêt faits à

des

communes

3. Obligations foncières 3½ % en circulation

4. Compte créancier : Caisse d'épargne

67.500,00

503.810,00

5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

6. Coupons l'obligations non encore

touchés

7.

Disagio

sur

prêts

communaux

8. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction

9. Compte transitoire (obligataires): fraction du coupon couru au 31 déc. 1914

sur oblig. foncières en

circulation

10. Fonds de réserve

I. agio sur obligations vendues de 1902 à 1914 incl.

II. a) réserve ordinaire

263.842,11

b) excédent favorable de

l'exercice

1914 36.048,36

Compte de Profits et Pertes.

DOIT.

238.765,47

299.890,47

fr.

1. Intérêt de 1914 sur compte Fonds de dotation

2 . Intérêts de 1914 sur obligations foncières 3½ %

3. Intérêts sur

comptes

de

correspondants

4. 10 % d'amortissement sur mobilier

5. Frais

généraux

de

l'exercice

6. Excédent favorable de l'exercice 1914

fr.

AVOIR.

1. Intérêts de 1914

sur

prêts

2. Intérêts compris dans le prix de vente de de ventes des oblig. fonc. 3½ % vendues en 1914..

3. Balance des

recettes

et

des

dépenses

accessoires

fr.

fr. c.

18.286,60

16.814.100,00

2.904,02

660.538,67

56.302.273,26

500.000,00

571.310,00

36.611.600,00

862.368,55

16.814.100,00

58.483,25

22.500,00

2.904,02

320.351,50

538.655,94

56.302.273,26

fr. c.

15.000,00

1.274.064,75

22.894,58

2,031,84

114.120,00

36.048,36

1.464.159,53

1.445.986,94

11.001,78

7.170,81

1.464.159,53

C. SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.

L'import total des 1098 prêts hypothécaires réalisés depuis le 1er janvier 1907 jusqu'au 31

décembre 1914 s'élève à 3.906.530 fr. La moyenne du prêt est donc de 3558 fr. Elle varie suivant

la profession de l'emprunteur: elle est de 3044 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3479 fr. pour

les artisans, de 3072 fr. pour les cultivateurs, de 4535 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le

solde en capital restant dû par les emprunteurs au 31 décembre 1914 s'élevait à 2.875.871,34 fr.,

le fonds de réserve à 166.959,11 fr.

Banque Internationale à Luxembourg.

Le rapport de la Direction pour l'année 1915 s'exprime ainsi

L'exercice écoulé a eu à souffrir par continuation des influences de la guerre mondiale. Eu

égard aux circonstances si défavorables, les résultats peuvent être considérés néanmoins comme

satisfaisants. Le mouvement d'affaires est en diminution de 221 millions de francs en chiffres

ronds.

La Banque a subi des pertes d'intérêts très sensibles par suite de la nécessité où elle s'est

trouvée de maintenir, dans l'intérêt de sa clientèle, son encaisse à un niveau très élevé. Cette

mesure lui était imposée par les difficultés d'éviter les fluctuations de l'encaisse en présence des

communications postales si incertaines.

Les inquiétudes provoquées par la guerre avaient amené une offre considérable de capitaux

pour lesquels l'établissement n'a pas eu toujours un emploi avantageux et dont le placement

rémunérateur et irréprochable était d'autant plus difficile que sa clientèle ne faisait guère d'achats

de titres que dans des cas isolés.

L'évaluation du portefeuille Titres a été faite, pour autant qu'il s'agit de fonds allemands

et belges, aux cours constatés à Berlin et à Bruxelles à la fin de l'exercice dans les transactions

libres. L'évaluation des autres titres a été faite sur la base des cours connus à Bâle et à Paris, mais

à des niveaux plus bas en général. La moins-value résultant de cette évaluation exceptionnelle-

ment prudente a été balancée, par la réserve de 400.000 fr. constituée depuis des années pour le

compte de Titres.

Tous les autres éléments de l'actif ont été évalués également, eu égard à la situation politique

et économique actuelle, avec une prudence extrême, de sorte que des pertes ne sont guère à craindre.

La succursale de Metz a contribué normalement aux résultats d'ensemble. La liquidation

de la succursale de Sarrebruck se poursuit d'une manière satisfaisante. Les commandites de Trêves

et de Berlin ont travaillé également dans des conditions satisfaisantes. Tenant compte des cir-

constances actuelles, la succursale de Berlin a cru cependant ne pas devoir procéder, cette année

encore, à une répartition de dividende.

Le bénéfice net, qui s'élève avec le report à 1.687.845,82 fr., contre 1.531.174,39 fr. en 1914,

a permis la répartition d'un dividende de 5½ %. Le report à nouveau s'élève à 196.855,48 fr., contre

207,618,78 fr. pour l'année précédente,

en

1914.

à

en

1 9 1 5 . . .

à

soit

une

diminution

de

fr.

1.602.577.380.85

1.308.930.846.37

fr.

221.646.534,48

Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant

encaisse au 31 décembre 1914

entrées en 1915

soit ensemble

sorties en 1915

encaisse au 31 décembre 1915

fr.

4.911.254,73

130.080.522,61

fr.

134.991.777,34

130.360.536,20

fr.

4.631.241,14

Le compte du portefeuille Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant

solde au

décembre

entrées

en

sorties

en

solde au

décembre

fr

12.097.494,93

129.887.859,81

fr.

141.985.354,74

fr.

39.070.322,81

Le bénéfice du portfeuille Effets à recevoir à Luxembourg s'élève à 912.776,21 fr., contre

342.015.16 fr. en 1914.

Bilan général au 31 décembre 1915.

a) Actif réalisable

Caisse

Portefeuille : Effets à recevoir

Portefeuille

Titres

Participations

syndicataires

Reports

et

a v a n c e s

sur

nantissements

Participations

commanditaires

Caisse

hypothécaire

Comptes

courants

débiteurs

Avals

Compte à nouveau

Compte

Immeubles

fr.

2.096.366.21

b) Actif immobilisé

Immeubles

fr.

1.285.472,16

fr.

4.631.241,14

24.450,20

6.558.962.05

2.058.604,51

9.932.917,25

7.637.500,00

34.645.821,72

5.562.991,75

1.910,75

3.381.838,37

fr. 113.721 .772 50

Le mouvement général des transactions à la maison centrale, aux succursales et agences

s'est élevé

Taxes comunales d'octroi à Luxembourg.

Propriété industrielle.

La statistique de la propriété industrielle du Grand-Duché renseigne pour l'armée 1915 les

chiffres ci-après

PASSIF

a) Passif envers elle-même

Capital social

Fonds de réserve

Réserve de la Caisse hypothécaire

Compte ducroire

Compte à nouveau

b) Passif exigible

Dépôts à vue

Billots de banque en circulation

dont actuellement bloqués

Comptes courants créditeurs

Avals

Effet à payer

Dividendes non réclamés 1910-1914

Bénéfice net pour 1915

fr.

7.250.000,00

1.000.000,00

fr.

fr.

25.000.000,00

7.650.000,00

20.776,50

1.000.000,00

20.106,88

2.863.392,02

6.250.000,00

60.222.740,96

5.562.991,75

3.442.121,07

31.797,50

1.657.845,82

113.721.772,50

Chapitre de perception

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combuslibles

Matériaux de construction

Bière fabriquée dans l'intérieur

Total

Produits des foires aux bestiaux

des droits d'abatage

des ponts à bascules

du débit d'eau (Porte-Neuve)

des droits de place sur les

marchés hebdomadaires

Total des recettes de l'octroi.

Produit de 1912

fr. c.

46.994,30

121.373,88

11.926,14

70.841,82

24.738,75

16.061,75

291.876,62

2.470,60

45.483,16

4.298,50

33,85

3.953,85

348.107,68

Produit de 1913

fr. c.

43.857,52

122.648,43

11.891,89

73.918,08

29.034,16

17.612,70

298.962,78

3.169,05

45.494,29

4.558,50

14,00

3.342,75

355.541,37

Produit de 1914

fr. c.

39,851,07

121.171,07

12.770,94

80.289,03

18.604,76

17.994,45

290.681,32

2.124,30

47.580,99

4.831,50

5,80

3.150,05

348.373,96

Produit de 1915

fr. c.

38.775,58

106.148,89

8.255,84

73.171,39

20.926,59

11.898,21

259.176,50

1.921,95

44.217,08

4.417,01

31,20

2.630,90

312.394,64

a) Brevets d'invention.

Brevets délivrés à des Luxembourgeois

»

Allemands

» Français

»

Belges

soit

ensemble

brevets, entre 324 en 1914

et 644 en 1911 Il est à prévoir que le nombre des brevets délivré en 1916 sera absolument insi-

gnifiant.

b) Marques de fabrique.

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des pris pour les denrées alimentaire, les four-

rages et les combustibles pendant les années 1909, sur la base des mercuriales de la ville

de Luxembourg.

Quantiten

les % kg

le kg

la douz

les 500 kg

le stère

Prix

fin 1909

27,00

25.00

22,00

20, 00

26,00

26,00

30,00

26,00

27,00

7,50

0,60

0,40

0,50

2,10

1,90

2,40

2,80

2,30

2,00

2,98

2,32

40,00

72,22

70,00

15,00

12,00

Prix

fin 1910

26,00

22,00

18,00

17,00

21,00

28,00

37,50

36,00

30,00

11,00

0,60

0,40

0,50

2,40

2,35

2,30

3,20

2,70

2,00

3,20

2,30

32,00

50,00

50,00

16,00

14,00

Prix

fin 1911

26,00

22,00

20,00

21,00

23,00

21,50

34,50

39,00

37,00

11,35

0,60

0,40

0,50

2,50

1,95

2,20

2,95

2,55

2,00

3,40

2,40

35,00

57,00

52,00

15,00

13,00

Prix

fin 1912

27,00

11,00

23,50

26,50

29,00

22,50

35,00

29,00

37,00

6,75

0,70

0,45

0,55

3,00

2,45

2,80

3,10

3,05

2,35

3,35

2,45

26,00

35,00

45,00

15,00

13,00

Prix

fin 1913

19,50

17,00

14,50

14,50

14,00

13,50

31,00

24,00

31,00

8,50

0,70

0,45

0,55

3,00

2,48

2,90

3,20

3,00

2,65

3,27

2,35

25,00

28,00

30,00

14,50

13,00

Prix

fin 1914

42,50

38,00

30,50

47,50

30,50

97,50

95,00

97,50

15,00

0,85

0,45

0,65

2,60

2,27

2,40

2,90

2,40

2,50

3,63

2,50

23,00

26,00

28,00

16,00

13,00

Prix

fin 1915

36,00

33,00

30,00

44 ,00

40,00

36,00

114,00

115,00

125,00

10,50

1,30

0,55

2,80

2,30

3,88

6,50

3,00

3,00

4 ,05

3,82

65,00

92,50

75,00

16,50

14, 00

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrazin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de Froment

»

de

seigle

»

d e

méteil

Viande de boeuf, 1er qual.

Viande de boeuf, 2e qualité

Porc

frais

Porc fumé

Viande de veau

Viande de

mouton

Beurre

Oeufs

Pailles

Foins

Trèfle

Bois de

hêtre

Bois de

chêne

Brevets délivrés à

des

Américains

» d'autres

nationaux

Marques

déposées

par

des

Luxembourgeois

» Allemands

» Américains

» Français

» d'autres nationaux

soit

ensemble

marques,

contre

en

et 337 en 1913.

STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK.

EINFUHR VON WAREN,

welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen

Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1915.

Warengattung.

1.

Erzeugnisse

der

Land-

a.

Forstwirtschaft

und

andere Herische u. pflanz~

Rehe Naturerzeugnisse;

Nahrungs~ und Genuß~

mittel

Roggen

Haler

Mais

und

Dari

Reis, unpoliert

Speisebohnen

id.

id.

Erbsen

Futterbohnen.

Wicken

Bein- und Hanfsaat

Kleesaat

Grassaat

id.

id.

Runkelrübensamen.

Andere

Gemüsesamen.

id.

id.

id.

id.

Frische Kartoffeln

id.

Grün-

und

Rauhfutter

Rohe Banmwolle usw

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

Gr.-Brit.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Niederland.

Schweden.

Dänemark.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

Niederland.

Belgien..

Niederland.

Niederland.

V. St.v. Am.

Brasilien.

Philippinen

Brit. Ind.

Öster.-Ung.

Griechenl.

Paraguay.

Dominik. R

Menge

kg, Stück

usw.

2.800

1.820

6.400

19. 641

21.550

2.300

13.550

.274.281

9.000

65.683

159.207

11.742

2.146

45.757

1.172

2.348

16.953

Warengattung.

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hopfen.

Frische Küchengewächse.

id.

id.

Getrocknete Kräuter und

Blätter zum Genuß

id.

Getrocknete

Küchenge-

wächse.

Lebende Pflanzen

id.

Blumenzwiebeln

id.

id

Frische Blumen

id.

id.

Frische Tafeltrauben

id.

id.

Hasel- und andere Nüsse .

id.

Frische Äpfel.

id.

id.

Frische

Birnen.

id.

id.

Frisiche

Pfirsiche.

Frische

Zwetschen.

Frische Mirabellen

Sonstiges frisches Obst

Getrocknetes Obst

id.

id.

Frische Südfrüchte

id.

Herkunfts-

land.

Kolumbien.

China

Kuba.

Türkei.

Mexiko.

Italien.

Venezuela.

Öster.-Ung.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Niederland.

id.

Belgien.

Schweiz

id.

Italien.

Niederland.

id.

Spanien.

Belgien.

Schweiz.

Österreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Österreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Schweiz.

V. St. v. Am

Frankreich-.

Spanien.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

1.529

1.340

1.009

9.676

1.154

10.023

15.226

3.365

1.645

1.778

2.158

265.508

Warengattung.

Frische

Stuffruchte

id.

Getrockucte Feigen.

id.

id.

id.

Gotrocknete Datteln

id.

Genießbare

Kastanien.

id.

In Salzwasser eingelegte

Pomeranzen

Roher Kaffee

id.

id.

id.

id.

Gebranuler kaffee

id.

id.

id.

Gobraunte Zichorien

Ter.

id.

id.

id.

id.

id.

Gewürze anderwert métit

genanut

id.

id.

id.

id.

Sunstige pflanzliche er-

zeugnisse zum Gewerbe-

gebrauche

id.

id.

Anderweit

nicht

genanute

Erzeuugnisse zum Heil-

gebrauche

id.

id.

Bau- und Nutzhols in der

Querrichtung

mit

der

Axt

usw,

bearbeitet.

Hau-und Nutzholz in der

Längsachse mit der Säge der Säge

bearbeitet

Faßdauben

usw.

Geschälte Korbweiden usw

Brennholz.

Herkunfts-

land.

Italien.

Niederland.

id.

Schwetz

Spannen.

Portugal.

Niederland.

Schwerz.

id.

Niederland.

id.

id.

Guatemala.

Brasilien.

Nied. Ind.

Belgien

id.

Niederland.

Sehwetz.

V.St.v.am.

Belgien.

Ghina.

Niederland.

Sehwertz.

Geyton.

Österreich

S(...)

liulien(....)

Grylon.

Nied. Ind.

Belgien.

Ceylon.

Schwetz.

Österreich.

Schweitz.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

id.

id.

id.

Menge

kg. Stock

usw

5. 702

70.355

12. 612

!

105. 310

11.033

75.500

Warengattung.

Holzkohlen

id.

Farbholz

Gerthunden, auch gemahlen.

Torfstren,

Maus usw

Arbe(…), (...)hte Stuten

Arbeitsplruts, schwerr Stu-

ten

Arheitspferde. schwere

Hengalr, Wallache.

Kutsch, Reit. Brunpferch

Frisches Rundttersche (Frei-

menge)

Faul. zuherrtches Rund

Herch

id.

Frisches, Schweuell(...)rsch

(…)

id

Fanlach zubru(...)htete

Schweinellesch

id

Gerancherte,

Schwetz

(...)rlanken

id

id.

Schwemesperk (Fromenge)

id.

id.

id.

id.

id.

Toles Fralervach, auch zer-

legt.

id.

Totes Federwihl auch zer-

legt

id

Fleischextrakt usw

Würste

id.

id.

id.

Frische F(...)ache

Gesalzene Heringe

id.

id.

Zuberreitete Fische

id.

id.

id.

Frische Austern.

id.

Herkunfts-

land.

Belgien.

Niederland.

Hondura

Belgien.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

id

id.

Haben.

Schweden

Belgien.

Frankreich

Schwerden

Belgien.

Belgien.

Danemark.

Schweden.

Belgien.

Danemark.

Schwerden

Nederland.

Frunkreich

Belgien.

Östernach.

Belgium.

Niederland.

Schwetz.

Belgien.

Niederland.

Schweden.

Italien.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Norwegen.

id.

Belgien.

Niederland.

Danemark.

Belgien.

Norwegen.

Menge

kg, Stück

usw.

253. 764

1.000

2.443

50.500

Stück 1

id.

id. 2

2.709

72. 953

2.534

10.021

4.705

1.646

14.705

15.000

24.000

2.054

10.080

Tonnen 12

id. 5

kg 25.510

1.539

Warengattung.

Frische Austern

Hummern, Granelen usw

id.

id.

Sehmalz aller

Art.

id.

id.

Schweineflomen usw.

Talg von Rindern.

Fischtran,

Fisrhspeek.

Butter, frisch od. gesalzen

id.

Käse.

id.

id.

id.

id.

Eier,

roh.

Eigelb.

Honig in

Waben.

id.

Bienenwachs.

Rohe, auch gewaschene,

Schal

wolle.

Bettfedern

Borsten

Rindshäute.

Schaf- und Ziegenfelle.

id.

Hasen- a. Kaninchenfelle

roh.

Tierische Rohstoffe zu

Schnitzzwecken.

Därme von Vich.

id.

id.

Knochenkohle,

Knochen-

asche

usw.

Meerschwämme

usw.

id.

Blut von

Vich.

Mehl aus

Getreide.

id.

Mehl aus Getreide (Fre-

menge).

Reis, poliert.

id.

Graupen,

Gries.

Kelle Öle in

Füssern.

Fette Öle in andern Behält-

nissen.

id.

id.

Herkunfts-

land.

Niederland.

Schweden.

Norwegen.

Dänemark.

V. St, v. Am.

Schweden.

Miederland.

Belgien.

id.

Norwegen.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

China.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

Österreich.

Belgien.

id.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Niederland,

id.

V.St.v.Am

Belgien.

id.

id.

(Oster.-Ung,

Norwegen.

V. St. v.Arn

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland

Schweiz.

Niederland

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

65.599

152.997

2.408

4.231

1.135

11.784

4.442

2.324

10.558

14.760

7.521

1.450

9.437

4.192

10 103

2.147.549

57.600

42.32(

Warengattung.

Reisstärke

usw.

id.

Dextrin.

id.

Sago, Tapioka

usw.

id.

Rohr-, Rübenzucker usw.

id.

Stärkezucker.

Branntwein in

Fässern.

id.

Branntwein in

Flaschen.

id.

id.

Stiller Wein in Fässern.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schaumwein in

Flaschen.

id.

Stiller Wein in Flaschen

id.

Wein

mit

Heilmittelzu-

sätzen.

id.

id.

id.

Bier in

Fässern.

Andere Hefe aller

Art.

Mineralwasser.

id.

id.

id.

Rückstände von der Zube-

reitung fetter Öle

usw.

Gewöhnliches

Backwerk.

Feines

Backwerk.

id.

id.

id.

Teigwaren.

id.

id.

id.

Oblaten zum Genuß

Zuckerwerk.

id..

id

id.

Kakao usw.

Herkunfts-

land.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Jamaika.

Nied. Ind.

Schweiz.

Frankreich.

Jamaika.

Frankreich.

Spanien.

Italien.

Portugal.

Griechen!.

Türkei.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

Griechen!.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Schweden.

Schweiz.

id.

Norwegen.

Niederland.

Belgien.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

id.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

38.710

1.422

33.487

18.806

6.072

2.085

Liter 30759

1.630

5.000

5.000

10.000

150.119

4.193

185.934

Warengattung.

Kakao usw.

Schokoladewaren.

id.

id.

id.

id.

id.

Kunstspeisefen

Seul

Weder äther noch wem-

geisthaltige E(...)zen

Säfte von Pflanzen usw

id.

Nahrungs u. Gemäßmittel.

anderweil genaund.

Nahrungs u. Gemäßmittel.

in luftdicht verschlosse-

nen

Behältern.

id.

id.

id.

id.

Rauchtabak usw

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schumpftback

id.

id.

Zurarwen

id.

id.

id.

Zigaretten.

id.

id.

2. Minerallsche und (...)

Hohstoffes Mineralöle

Gartenerde, Kies, Sand.

Porzellanerde usw

Farbenerde usw

Bimsstein, Schmiergel.

Natürlicher Kalk.

Gips

Zement

Talk. Glimmer

id.

Herkunfts-

land.

Niederland.

Schweden.

Niederland.

Belgien.

Osterreich.

Schweiz.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

Schweiz.

Frankriech

Belgien.

Belgien.

Belgien.

Schweiz

Spannen.

Niederland.

Norwegen.

Belgien.

Italien.

V. St. v. Am.

Schweiz

Niederland.

Grettrit.

Frankriech.

id.

Schweiz.

Danemark.

Belgien.

Schweiz

Niederland.

Cuba.

Schweiz.

Frankreich.

Agypten.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien

Öster.-Ung.

Niederland.

Menge

kg, Stück

usw.

3.161

21(...)

23.746

69.(...)

5.211

6.941

549.000

10.000

1.177

173.920.050

30.000

Warengattung.

Hohe Dach u. Tafetschlucher

Rohh(...)cke aus andern Ster-

nen.

Stuckateim usw

Sonstige Erden anderweil

nicht gennant

Erze

Eisenerz

Manganerze

Schlacken von Erzen auch

gemahlen

id.

Steinkohlen

Koks

Pretiho(...)en

Muneralschu(...)le

Petroleleum

a. Zubre(...) Wurli(...), f()...

Fettaliure. Lichte, Seifen

und andern unter Ver-

wendung von Fetten. Ölen

uder Wachs heru(...)

Waren.

Harr(...) u, P(...)chs.

id.

Paratten, Stra(...)ure.

Lachte aller Art aus Wachs.

id.

id.

Feine Wachewaren.

id.

Schumersch usw.

id.

Gemeine feste Seife

id.

id.

Feine Se(...)

id.

Paraffimaller usw

Wagensrhu(...)iere usw

Schuhwiche

id.

4.Ghemische usw, Erzenn-

nisse, Farhen u. Farhun-

ren.

Salmiakreist. Gaswasser.

Salz.

Soda

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Ra(...)men.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

Schweden.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Italien.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

1.207.564

846.518

82.000

45.000

14.800

508.000

257.000

1.121.620

4.158.401

53.212.500

28.896.000

14.333.000

195.590

1.130

1.960

54.120

10.000

6.960

Warengattung.

Soda

Bleioxyd ; salpetersaures

Ammoniak

Wasserglas

Chlorkalcium, Arsenik usw.

id.

id.

Kochenille usw

Berlinerblau usw

Ultramarin usw

Bleirot,

Bleiweiß

Zinkoxyd usw

Kreide u. andere Erdfarben

Ruß, Buchdruckerschwärze

Chromfarbe.

Eisenmennig usw

Zubereitete Farben

id.

Tinte,Tintenpulver

id.

Ölfirnisse

Weinsteinfirnisse

Backfirnisse

id.

Siegellack

Ölkille

Holzgeist, gereinigt

Flüssige ätherische Öle

Wohlriechende- Fette.

Wohlriechende äther- oder

Weingeisthallige Riech-

mittel

id

Wohlriechende nicht äther-

oder

weingeisthallige

Riechmittel

Puder usw.

id.

id.

Thomasphosphatmehl.

id.

Andere Düngemittel

Gefüllte Patronen

Züdhölzer usw

Pechfackeln

Glühstrümpfe

Eiweiß

Leim

aller

Art

Elastischer

Leim

Gerbstoffausztige

id.

id.

Herkunfts-

land.

Niederland.

Norwegen.

Niederland.

Belgien.

Norwegen.

Schweden.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schwetz,

Belgien.

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Niederland

Argentinien.

Menge

kg, Stück

usw.

4.930

32.040

5.206

30.369

3.242

62.959

8.702

5.841

1.472

8.426

1.319

12.870

4.653

11. 334

8.097

5.935

19.226

Warengattung.

Gerbstoffauszüge

Süßholzsaft usw

Balsam

id.

id.

Zubereitete Arzneiwaren

id.

id.

id.

id.

Geheimmittel

id.

id.

id.

id.

Chemische Erzeugnisse, an-

derweit nicht genannt

5. Tierische u. pflanzliche

Spinnstoffe u. Waren da-

raus; Menschenhaare, zu-

gerichtete

Schimuckfe-

dern Fächer und Hüte.

Rohseide, gefärbt

id.

Seidenzwirn aller Art

Dichte Möbelstoffe,

teil-

weise aus Seide

id.

id.

Dichte Gewebe, ganz oder

teilweise aus Seidenplüsch.

id.

Andere dichte Gewebe, ganz

oder teilweise aus Seide

id.

id.

id.

Beuteltuch aus Seide

id.

Seidene Gaze, Krepp, Flor

usw.

Seidene Stickereien

id.

Seidene Posamentierwaren

id.

id.

Rohe Wolle u. andere Tier-

haare

Garn aus Wolle oder ander

Tierhaaren, gebleicht

Herkunfts-

land.

Schweden.

Schweiz.

Italien.

Niederland.

Schweiz.

id.

Frankreich.

Öster-.Ung.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Schweiz.

Dänemark.

Frankreich.

Niederland.

Schweiz.

Schweiz.

Frankreich.

Schweiz.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Belgien. .

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id

Belgien.

Menge

kg. Stück

usw.

22.721

Warengattung.

Wollengarn

aller

Art für

den Einzelverkauf

id.

Wollene

Fußbodenteppiche

Duchte

Wollengewebe

für

Möbelausstallung

Wollener Samuel u. Plusch

Andere dichte Wallenge-

gewebe

id.

id.

id.

id.

Wollene Wirkwaren

id.

Baumwollenzwirn

aller Art

Dichte ba(...)mnwollene Mobel-

stoffe, nicht plüschartig.

id.

Baumwollener Sammet

und

Plüsch.

id.

Undichte Baumwollgewebe.

Duchte Baumwollgewebe.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Wick- und

Netzwaren.

id.

Baumwollene Spitzen und

Spitzenstoffen

Baumwollene Stickerich

id.

Baumwollene Dachte

id.

Baumwollen Posamentier

waren

id.

Flachs. gehechelt usw

Hanlgarn, roh

id.

Carn in Aufmachungen für

den Fanzelverkaul

id.

Taue, Hangernatten usw

id.

id.

Fußbodentepiche.

Leinene Tauchentücher, ge-

färbt

usw.

Herkunfts-

land.

Belgien.

Öster.-Ung

Belgien.

id.

ni.

id.

Schweiz

Öster. -Ung

Niederland

Franckrich

Belgien

Schweiz

Belgien.

id.

Niederland.

id.

Belgien

id.

id.

Öster. -Ung

Schweiz

Niederland

Frankreich

Belgien

Schweiz

Belgien

id.

Schweiz

id.

Frankreich

Niederland.

Belgien

id.

id.

V. St. v. Am.

Schweiz

Belgien

id.

Schweden.

Belgien

id.

Menge

kg, Stück

usw.

23(...)

4.178

13.439

9.8(...)

2.199

Warengattung.

Dichte leinene Gerwebe au-

Flachs, roli

Dichte

leinene

Girwebe

a(...)

Flach gebleicht

id.

Dichte leimene Gewebe aus

Haul, gebleicht

Säcke

aux

Juteleinwa(...).

id.

id.

Lemener Da(...)

Lemene (...)chte Gewebe

Leimene Spitzenkoffe.

Leimene Posuim (...)war(...)

id

Grobes

Wachstuch.

Feines Wachsturch.

id.

Holzwaren.

Plerdehaarr, (...)tet

Kleider u. Putzwaren. ganz.

oder teilweise aus Seide.

id.

id.

id.

Kleuler u. Putzwaren, ganz

oder teilweise aus Wolle

id.

id.

id.

Kleider u. Putzwaren, ganz

oder teilweise aus H(...)-

wolle

id.

id.

Kleiderl

und

Putzwaren

aus

andern. Spinnstoffen.

id. . .

Kleider

und

Putzwaren

aus

wa(...)chten Geweben.

Klender und Putzwaren in.

Verlundung

mit

Kaut-

schuck

id.

id.

Hegen u. Sonnench(...)

Schube aus Gespinstwaren

Menschenh(...).

Waren aux Menschenhauren

Zugericht. Schmuckfedern

Mannechule u.

Mützen aus

Gonginstwaren

Herkunfts-

land.

id.

id.

Schweiz

Belgien

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Öster.-Ung

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Öster.-Ung

Belgien.

Schweiz.

Frankreich

Öster.-Ung

Belgien.

Schweiz

Frankrich

Belgien.

Öster.-Ung.

Schweiz.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Öster.-Ung

id.

id.

id.

Menge

kg. Stück

usw.

13.369

8.157

8.850

4.300

37.600

Stück 20

Warengattung.

Männerhüte u. Mützen aus

Gespiustwaren

id.

id.

Frauenhüte, ganz oder teil-

weise aus

Seide.

id.

Frauenhüte, aus anderen Ge-

spinstwaren.

Männerhüte

aus

Filz.

id.

id.

id.

id.

Frauenhüte

aus

Fils

id.

id.

Hutstumpen aus Filz

Hüte aus Stroh

id.

id.

id.

Frauenhüte aller Art, auf-

geputzt

id.

id.

id.

6. Leder, Lederwaren,

Kürschnerwaren

und

Waren aus Därmen.

Zugerichtetes Leder.

Handschuhleder.

Ziegen

und

Schafleder.

Schuhe aus Leder mit Holz-

sohlen.

Schuhe

aus

Leder

id.

id.

id.

id.

Sattler-u

Täschnerwaren.

id.

id.

Lederhandschute

Pelzwaren, nicht überzogen.

id.

Petzwaren, überzogen.

7.

Knutschukwaren.

Schtäuche usw. aus Kaut-

schuk

Herkunfts-

land.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Italien.

Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

id.

Italien.

Schweiz.

Öster.-Ung.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

Öster.-Ung.

Groß-Brit.

Schweiz.

V. St.v.Am

Groß-Brit.

Öster -Ung.

Belgien.

Öster.-Ung

id.

Niederland.

Belgien.

Öster.-Ung.

Menge

kg, Stück

usw.

Stück

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. 309

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

2.514

1.020

Warengattung.

Schläuche usw. aus Kaut-

schuk

Reifen u. Laufdecken für

Fahrzeugräder

Anderweit nicht genannte

Kautschukwaren

id.

id.

id.

Gespinstwaren, mit Kaut-

schuk getränkt

id.

Hartkautschukwaren

8. Geflechte u. Flechtwaren

aus pflanzlichen Stoffen

mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren.

Holzspangeflecht.

Grobe Korbflechterwaren

usw.

Feine Korbflechterwaren

id.

9. Besen, Bürsten, Pinsel,

Siebwaren.

Besen aus Reisig

Grobe Besen u. Bürsten aus

Borsten.

id.

10. Waren aus tierischen

oder pflanzlichen Schnitz-

oder Formerstoffen.

Waren, ganz oder teilweise

Schildpatt

usw.

id.

Perlmutterplatten.

Waren, ganz oder teilweis

aus

Perlmutter.

Waren

aus

tierischen

Schnittstoffen.

id.

id.

id.

Bau- u. Nutzholz, gehobelt

genutet

usw.

Stöcke aus Holz .

id.

Böttcherwaren.

Herkunfts-

land.

Belgien.

Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Schweiz.

Schweiz.

Öster.-Ung.

id.

id.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

4.967

Warengattung.

Möbel u. Möheltede, grobe,

unfurniert

id.

id.

Tischler,

Drechsler-

und

Wagnerarbrichen

id.

id.

Möbel u. Möbelteite aus

Hotz in Verlunchung und

andern

Stoffen.

id.

Feine Hotzwaren.

id.

id.

id.

id.

id.

Gepolsterte Mobel und

Uberzug.

Hotz aller Art aus andern

pflanzlichen

Schnitzstof-

fen.

Feine Korkwaren.

id.

id.

Waren, ganz oder teilwese

aus

Zellhorn.

id.

id.

Stöcke aus Rohr

id.

11.Papier. Pappe u. Waren

daraus

Pappen, bloü geformt, ge-

kautscht usw

Druck,

Schreib-,

Lösch-

papier usw.

id.

id.

id.

Postkarten

mit

Bilddruch

usw

id.

id.

id.

id.

id.

Papier u. Pappe, gestanzt

usw

Herkunftz-

land.

Belgien.

Schweiz

Öster.-Ung.

id.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

Öster.-Ung.

id.

Italien.

Niederland.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Belgien.

id.

Danemark

Spanien.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Franckreich

Schweiz.

Belgien.

Niederland.

Öster.-Ung.

Frankreich.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Italien.

Niederland.

Schweiz.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

2.521

2.(…)

1(...)

9.000

Warengattung.

Papier u, Pappe, gestanzt

usw

id.

id.

Papaertapeten

Spielkarten aller Art

id.

G(...)s, Rust, Sandpapier.

Photographosches Papier

usw

id.

Gelalinpapier.

id.

Hoten, Brutel, Bri(...)lumin

schlage aus Papier

id.

id

id.

id.

Gescha(...),

Mappen

usw .

id.

id.

id.

Andere Papierwaren oh(...)

Verch(...)ulung und anderen

Stoffen

id.

id.

id.

id.

id.

Papierwaren u. Verlundung

mit andern Stoffen

id.

id.

Papierspa(...),

Makulatur

12.Bücher. Hüder. Germülde.

Gedruckte Bucher, Kalen-

der

usw

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Landkarlen aus Papier.

Bilder aller Art aus Papier.

id.

id.

Herkunfts-

land.

Frankriech

Niederland.

Belgien.

id.

Franckriech

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Danemark.

Neiderland.

Schwetz.

Frankrech.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankrech.

Belgien.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Danemark.

Frankreich

id

Öster.-Ung.

Belgien.

Schweiz.

Schweiz.

Italien.

Öster.-Ung.

Niederland.

V. St. v. Am

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Menge

kg. Stück

usw,

1.355

1.517

1.562

Warengattung.

Bilder aller Art aus Papier.

id

Gemälde und Zeich innigen.

id

id

Herkunfts-

land.

Italien.

Beigion.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

13. Waren aux Steinen oder

andern mine alischenSlof-

fen (mit Ausnahme von

Tonvvaren) sowie aus fos-

silen Stoffen.

Rohe odr bloß behaltene

Steine

Pflastersteine

Platten aus Granit, Mar-

mor

usw

Grobe

Steinmetzarbeilen

Feine Steinmetzarbeiten

Stein waren in Verbindung

mit anderm Material

Polier-, Schleif-, Wetzsteine

id

id

Asbestwaren

id

Waren, ganz oder teilweise

ans Jet, Meerschaum

usw.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

261.32443

21.507

5.983

M. Tonwaren.

Mauersteine (Backziegel),

unglasiert

id.

Dachziegel USW

Röhren aus Ton, glasiert od.

unglasiert

Waren aus gemeinem Stein-

Zeug

Tabakpfeilen, einfarbig od.

weiß

Bodenplatten aus Ton

Waren aus feinem Stein-

zeug, einfarbig

id

Waren aus feinem Stein-

zeug, mehrfarbig

id

id

id

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Ösler.-Ung.

Belgien.

Schweiz.

Niederland.

Dänemark.

30.052

10.150

78.880

Warengattung.

Porzellanwaren

id

id

Herkunfts-

land.

Dänemark

Schweden.

Frankreich.

Menge

kg, Stück

usw.

15. Glas und Glaswaren.

Hohlglas, gefärbt, unge-

schliffen usw

Hohlglas, gefärbt, geschlif-

fen

id

id

Hohlglas, bemalt

Spiegel- und Tafelglas, un-

geschliffen

Spiegel- und Tafelglas, ge-

schliffen

Trockenplatten für photo-

graphische Zwecke

Brillengläser usw

Brillen, Ferngläser usw.

Glasplättchen, Glasperlen .

Waren aus Glasflüssen usw

Glas in Verbindung mit an

dern Stoffen

id

id

id

Belgien.

id.

Schweden.

Öster.-Ung.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster-.Ung.

Niederland.

Schweiz.

16. Edle Metalle u. Waren

daraus.

Waren, ganz oder teilweise

aus Gold

id.

Gemünztes Silber

Waren, ganz oder teilweise

aus Silber

id

id

id.

Schweiz.

Belgien.

Niederland

id.

Groß-Brit.

Belgien.

17. Unedle Metalle und

Waren daraus.

Roheisen

Rohe Eisenwaren aus nicht

schmiedbarem Guß

Maschinenteile und andere

Eisenwaren, bearbeitet .

idid

Belgien.

151.426

Belgien.

1.728

id. 6013

Niederland. 262

Schweiz.

Warenguttung.

Schuriedbares

Eisen

IN

id

id

Blech,geschliffen

Dracht,gewaltzod, gezogen

Böhren.roh.aus Eisen

Eisenbahnsehienen usw

Eisenhanachsen usw

Robe Eisenwaren

Maschinenteile, anderweil

nicht genaunt

id

id

id

id

id

Brickenbedandleile

Spatten, Schaufeln, Pflug

scharen usw

Sensen, Sicheln usw

Sageblatter, usw

zahale

Bohrer, Zangen, Scheren

USW

id

Reibalden, Meßwerkzenge

usw.

ÄXTE,

HAMMER

USW

id

fand.

Schweiz,

Belgien.

id,

id.

ID.

id.

id,

id.

id.

Frankreich,

Schweden,

Schwetz.

Niederland,

Öster.Unv.

id.

id.

id.

|

id.

| V. St.v.Am.

ÖSTER,

UNG,

Schweiz,

kg. Stack

usw,

16.700

12 640

3.435

Warenguttung.

Blei, coh usw

Bleindraht

ANDERE KEINE BLEIWREN

Zinkwaren

Zinnwaren

Nickelwaren

Rohes

Kapfer

u.Messing

Stangen, Bleche aus Kupler

id.

Grobe Kupler od. Menning-

Waren

id

id.

id.

id

id

ID

id.

id.

id

Unechtes Gold und Silber-

Gessunt

id

Vergoldele oder vernilberte

Metallwaren

id

ID

id

id

Luxungegenstade aus un-

edlen Melallen

Herkinkin-

land

Belgien.

Sehweiz.

Belgien.

id.

id.

id.

Schwetz.

.Schweden,

Frankreich.

id.

Belgien

id.

Schweden.

Italien.

Graß.Bril.

Oster. Ung.

Srhwetz,

Frankreich.

id.

Schweiz.

id.

Oser.Ung.

Graß-Bril.

Belvien,

Frankreich.

Oster.Ung,

Menge

kg, Stack

usw.

3.999

6.218

8.240

3. 761

%

Pflage und anderweit michel

Genannte ciserne Gerale

Kratzenbeschlage

Schrauben. Nieten. Hufeisen

Andere Achsen

Draht waren

Haus u. küchengerate usw

Eiseren Ketten

Bau-und Möbelbeschläge

id.

id

Eiserne Möbel u.Möbelteile

id

Feine Messer. Scheren usw

id

Schrelbfedern

id

Näh-Stricknadeln

id

Brucheisen

Aluminium waren

id.

Holgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Niederland

id,

Niederland.

Schweiz.

Schweiz,

id.

Belgien.

id.

id

Schweiz.

24.141

126.338

Andere Waren aus (…)

Metallen

id

Lantewerke

Spruchnan-

Schinen

id

Belgien.

Ml.

18. Maschinen, (…)

Erzeugniser, Fahrzeuge.

Sonst nicht gennante kraft-

marchinen

Marchinen zur Beurcheitung

V. Metallen Steinen usw.

Dampfpfluge. Mähmarchi-

nen

Dresch-.Mälze-

reinaschinen

id

id

Belgien.

Belgien.

id.

Sschweiz

Schweden

13. 590

7.596

3.770

2.015

11.313

Warengattung.

Kabel zur Leitung elektri-

scher

Strömte

Andere, elektrische Erzeug-

nisse

id

Güterwägen, gedockt oder

ungedeckt

Personenmotorwagen

Fahrräder

id

Lustwagen, Lastschlitten .

Fahrradteile aus Eisen

19.

Fiuerwassen,

Uhren,

Tonwerke, Kindersplel-

Taschenuhren aus Gold

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

9.060

Stück

Stück

kg

Stück

Stück 73

Warengattung.

Taschenuhren aus Silber

id

Taschenuhren aus unedlen

Metallen

Uhrgehäuse und Uhrwerke.

Wand-, Standuhren usw

id

Teile von Taschenuhren

Streichtonwerkzeuge

id

Teile von Blas- u. Streich-

tonwerkzeugen

Kinderspielzeug aller Art.

id

id

id

Herkunfts-

land.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

id.

id.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Italien.

Öster.-Ung.

id.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

Stück 164

id.

id.

id.

kg

Stück

Nachweis einiger steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1915

aus dem Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden.

a) Bier

b) Branntwein mit Öbergangsschein, reiner Alkohol

r) Branntwein ohne Übergangsschein, reiner Alkohol

d) Kochsalz

c) Unbearbeitete Tabakblätter

Liter 1.950.173

id.

175.266

id.

kg

757.350

id.

790.468

AUSFUHR VON WAREN,

welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen

Handel stammen, über die Zollämter des Größherzogtums wahrend des

Kalenderjahres 1915.

Warengattung

kg, Stack

wetrakt und andere TIERISCHE und pflanz-

efehe Naturerzeussnisse; Nahrungs-und

Genußnittiel.

Lein-und

Hantsanl

Frassaal aller Art

Runkelrubensamen

Andere

Feld,

Gemuse

,Blunnensamen

Hopfen

Frische Küchengewachse

Lechemle Pflanzen

Hasel-und andere Nusse

Frische Apfel

Frische Kirschen

Gemahlenen Obst

Frische

Orangen,

Zurenen

Getrecknete Forgen

Genießbare Kastamen usw

Getrorkacke Zahorien

Ban-und Nutzhotz in der Onerrichtung

mit dr Art oder Sage bsarbeitel

Desgleichen in der Langarichtung mit der

Art beschlagen

Eichenschwellen

Brenabolz

Holzkohlen

Holzolle

usw

Frische Austern

Frische Butter

Honig

Bienenwachs

Schaf-und

Zigenfelle

Fette ole in Fassern

Rohr, Huben-und sonstiger Zucker

Starkezucker usw

Branntwein in Fassern1)

Branniwein in Flaschen

Stiller Wein in Fässern

Schaumwein in Flaschen

Stiller Wein in Flanchen

Obstwein

8.230

1.388

3.731

19.630

44.900

7.304

109.974

38.397

Warengattung

Bier in Fassern

ESSIG IN FASSERN

Weinhese

Amleres

und

arliches

Wasser

Mich

Senf

Safle

von

Pflanzen

usw

Tanfetgenuß

Nähr und Gennßanttel in luftdicht ver-

sechlessenen Behattnissen

Barehtalank

Zigarren

Zigarelien

Menge

Kg Stück

usw.

Lit.2883405

16.538

47.536

33 1 17

8.305

Farberlen

.Naturlicher

Kalk

Gip

Fuff.Traß usw

Zement

Rohe Steine

Eisenerz

Scheken

von

Erzen

Steinkohlen

135.000

30.000

7.000

1.947.730

213.100

1764413.900

3.Zuberettelen Wach, Paraffin. Liechie.

Wache-berssetellte Waren

Lichte aller Art

Seternierscike

Feste Seife

Feine Seffe

Wagenschmiete

Schuhwichse

Putzmittel unter Verwetulung von Fellen

9.913

12.131

26.930

3.374

1.680

*)Ausserden wurden noch 99.907 liter reinen Alkohel

nach dem Zollvereinsland ausgeführt.

Warengattung.

Menge

kg. Stück

usw.

4. Chemische und pharmazeutische Er-

zeugnisse, Farben und Farbwaren.

Essigsäure

Soda

Chlorkalk usw

Calziumkarbid

Ammoniak

UItramarin

Tinte, usw

Thomasphosphatmehl

Anderweit nicht genannte

verdichtete

Gase

genannt

2.644

1.116.996

670.905

4.986

Warengattung.

Menge

kg. Stück

usw.

9. Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaren.

Reisigbesen

Grobe Besen und Bürsten aus

Borsten.

Feine Besen und Bürsten aus Borsten

3.052

10. Waren aus tierischen oder pflanz"

liehen Schnitz- oder Formerstoffen.

Waren, ganz oder teilweise aus Perlmutter

Bau- und Nutzholz, genutet usw

Tischler-, Drechslerwaren usw

Möbel und Möbelteile in Verbindung mit

andern Stoffen

Holzwaren aller Art mit Ausnahme der

gepolsterten Möbel usw

Feine Korkwaren

2. 940

3.150

11. Papier, Pappe und Waren daraus.

Pappen aus Stroh, Holz usw

Gelbes Ströhpapier

Packpapier

Schreib-, Lösch-, Druckpapier

Postkarten mit Bilddruck usw

Düten, Briefumschläge aus Papier

Anderweit nicht genannte Papierwaren

Papierspäne

26.190

1.486

6.833

1.136

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher.

1.294

13. Waren aus Steinen oder anderen mi-

neralischen Stoffen (mit Ausnahme der

Tonwaren) sowie aus fossilen Stoffen.

Pflastersteine

Grobe Steinmetzarbeiten

Luxusgegenstände aus Steinen

Schleif-, Polier- und Wetzsteine

Kalksandsteine

165.000

9.700

12.765

1.650

14. Tonwaren.

Mauersteine (Backsteine) usw.,unpolicrt .

Mauerziegel

Unglasierte Dachziegel

Feuerfeste Steine aller Art

46.550

24.180

14.850

15.000

5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe und

Waren daraus; Menschenhaare; zuge-

richtete Schmuckfedern, Fächer und

Hüte

Seidene oder halbseidene

Posamentier-

waren

Dichte

Wollengewebe

Baumwollener Zwirn

Dichte Baumwollengewebe

Baumwollene

Wirkwaren

Walle

Kleider u. Putzwaren, ganz oder teilweise

aus Baumwolle

Ilüle aus Stroh usw

Stück

6. Leder und Lederwaren; Waren aus

Dürmen.

Glacéleder

Sat der- und

Täschnerwaren

Zu Ilandschulen zugerichtetes Lüder

3.399

7. Kautschukwaren,

Gespinste aus Filz USW. in Verbindung mit

Kautschuk

8, Gellechte und Flechlwaren aus pflanz-

Hehen Stoffen mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren,

Grobe Korbflechlerwaren

Waren aux Steingut

Feine Tonwaren

kg. Stack

12.881

3.757

13. Glas und Ginswaren

Hohlglas,

gesarbt

usw

Hohlglas, geschliffen

Hpiegel und

l'Talelglas,

ungeschhffen

Spiegelglas, belegl

Frockenplatten fur photograhisenn

Zwecke

11.176

16.Edie Metuile und Waren duraun.

17.Unedle Meinlie und Waren durum.

Roheisen

Nicht

sehminthare

Knastgußwaren

Rohe Eisenwaren aus sehimreilbaren Guß

usw

Maschinenteile.barbeitet

Rohluppen. Rohschieuen, lugole usw

Sehrmicdharen

Einen

in

Staben

Blech, roh, gesirißt usw

Blech, abgeschliffen usw

Eiscaraht, roh oder gewaltz

Eisendraht,

verzinkt

Andere

Rohren

aus

Eisen,

bearbricht

Eisenbahaschienen

usw

Eisenbahnachsen

Maschineneise

Rohrenverbindungslhrke

Spaten,

Schaufeln

usw

10.300

1.390.300

Warengattung.

Hen.Dunggabeln usw

Sensen,

Secheln

Sageblatter

Bohrer, Zangen, grobe Scheren

Axte, Hammer usw

Gerate für den bandwirlsechafttichen Ge-

brauch

Hafeisen

Drahtwaren

Draddstille

Haus

und

Kinchengerule

Bau und Mobellœsehlage

Mobel

und

Mobelleile,

ciserne

Strick ,

Nahnadel

usw

Stahlpäne

Alumininmwaren,

fassoniert

Zink, gestreckt, gewalzt

Zinkwaren

Feine Waren aus Kupker oder Messing

Menge

kg. Stük

1.365

no

,18

Dresch.Malzerei usw.Masehnen

Andrere (...) clektriche Erzenguisse

Lustwagenleile

6.004

Ilarumomka

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1915 comme suit

Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alz.

Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-

s.-ALz.; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;

Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funch, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel

à Hollerich; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grand; Jean Knaff, négociant à Luxem-

bourg; Michel Knaff, négociant à Luxembourg1); Guillaume Lefèvre, négociant à Luxembourg;

Gustave de Ma/de, négociant à Ettelbruck; Jules Mongenast, tanneur à Ettelbruck, Maurice

Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines ; Albert Reinhard, fabricant de gants à Lu-

xembourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxembourg; Emile Schrœll, imprimeur à Luxem-

bourg; Jean-Pierre Sowpert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Würth-Weiler, directeur de la

Banque Internationale à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.

Luxembourg, le 30 mai 1916.

LA CHAMBEE DE COMMERCE

Le Président,

Léon METZ.

Le Secrétaire,

J.-P.

SEVENIG.

1)

Nommé. membre de la Chambre de commerce par arrêté g.-d du 17 avril 1915, en remplacement

de feu M. Gustave de Marie, décédé.

Victor Buck Luxemburg

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