des Großherzogthums Luxemburg.
Table des dispositions (27)
Texte législatif (27 Articles)
Nummer 2.
( 9 )
Jahr 1846.
des Großherzogthums Luxemburg.
LÉGISLATIF ET ADMINISTRATIF
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG.
Königlich Großherzoglicher Beschluß
vom 11. Dezember 1845, Nr. 2234,
wodurch dem Herrn Motté, zu Esch an
der Alzett, ehrenvolle Entlassung von
seinen Notars-Functionen ertheilt wird.
Wir Wilhelm II.,
von Gottes Gnaden,
König der Niederlande, Prinz von Oranien-
Nassau, Großherzog von Luxemburg u. u. u.,
Haben,
Nach Einsicht des Gesuches des Herrn Heinrich
Motté, um ehrenvolle Entlassung von seinen Func-
tionen als Notar zu Esch an der Alzett;
Nach Einsicht des Gutachtens des General-
Staatsanwalts p. i., vom 3. October d. I . , und
des Unseres Gouverneurs des Großherzogthums,
vom 13. desselben Monats, Cabinet, Nr. 10880,
1977 von 1845, A. N.;
Beschlossen und beschließen, wie folgt
Ehrenvolle Entlassung von seinen Functionen
als Notar in dem Canton und mit dem Wohn-
ARRÊTÉ ROYAL GRAND-DUCAL
du 11 décembre 1845, N° 2234,
accordant au sieur MOTTÉ, d'Esch-sur-
l'Alzette, démission honorable de ses
fonctions de notaire.
Nous GUILLAUME II, PAR LA GRACE DE DIEU ,
Roi DES PAYS-BAS, PRINCE D'ORANGE-NASSAU,
GRAND-DUC DE LUXEMBOURG, etc., etc.,
etc.,
Vu la demande du sieur Henri MOTTÉ , tendant à
obtenir démission honorable de ses fonctions de no-
taire à Esch-sur-I'Alzette ;
Vu l'avis du Procureur-général d'État p. i . , du
3 octobre dernier, et celui de Notre Gouverneur du
Grand-Duché, du 13 du même mois, Cab. n° 10880,
1977 de 1845, I . g.;
Avons arrêté et arrêtons ce qui suit
Démission honorable de ses fonctions
dans le canton et à la résidence d'Esch-sur
Akte der Verwaltung.
Actes Administratifs.
und Verwaltungsblatt
Verordnungs-
orte Esch an der Alzett ist dem obengenannten
Herrn Heinrich Motté ertheilt.
Unser oben gedachte Gouverneur ist mit der
Ausführung des gegenwärtigen Beschlusses beauf-
tragt.
Haag, den 11. Dezember 1845.
(Gez)
Wilhelm.
Für gleichlautende Ausfertigung
Der
Staatskanzler,
Von
Blochausen.
Königlich Großherzoglicher Beschluß
vom 31. Dezember 1845, Nr. 2427,
in Betreff der Ernennung von Schöffen
für die Stadt Luxemburg.
Wir
Wilhelm
II. von Gottes Gnaden,
König der Niederlande, Prinz von Oranien-
Nassau, Großherzog von Luxemburg. u . . u . . u .
Haben,
Nacb Einsicht des Gesetzes vom 24. Februar
1843 über die Einrichtung der Gemeinden und
der Distrikte;
Nach Einsicht des Berichtes und der Vorschläge
Unseres
Regierungs-Colegiums
des
Großherzo-
thums vom 23. Dezember 1845, 1. Abth. Nr.
13818 —1461 von 1845 in Betreff der Er-
nennungen der Schöffen der Stadt Luxemburg;
Beschlossen und beschließen, wie folgt
Es sind zu Schöffen der Stadt Luxemburg er-
nannt
1) Der Herr Servais, Emanuel, Advokat
und Mitglied des Gemeinderathes, wohnhast zu
Luxemburg.
Der
Herr
Servais
hat die Dienstzeit des
berrn Kaempff zu beendigen, welcher als Schöffe
zu dem 1849 Statt sindenden Wechsel gehört.
2. Der Herr Heldenstein, Johann Peter.
ARRÉTÉ ROYAL GRAND-DUCAL
du 31 décembre 1845, № 2427,
portant nomination d'échevins pour la
ville, de Luxembourg.
Nous GUILLAUME II, PAR LA GRÂCE DE DIEU,
ROI DES PAYS-BAS, PRINCE D'ORANGE-NASSAU,
GRAND-DUC DE LUXEMBOURG , etc., etc., etc.,
Vu la loi du 24 février 1843 sur l'organisation
des communes et des districts ;
Vu le rapport et les propositions de Notre Conseil
de Gouvernement du Grand-Duché en date du 23
décembre 1845 , 1re Division, № 13818 — 1461
de 1845 , à l'effet de pourvoir aux nominations des
Échevins de la ville de Luxembourg ;
Avons arrêté et arrêtons ce qui suit
Sont nommés Échevins de la ville de Luxembourg
1° Le sieur Servais, Emmanuel, avocat et membre
du Conseil, domicilié à Luxembourg;
Le sieur Servais achevera le temps de service
du sieur Kæmpff qui, comme Échevin, appartenait
à la série de sortie de 1849.
2° Le sieur Heldenstein, Jean-Pierre-David, phar-
(
)
est accordée au sieur Henri MOTTE susnommé.
Notre Gouverneur susdit est chargé de l'exécution
du présent arrêté.
La Haye, le 11 décembre 1845.
(Signé)
GUILLAUME.
Pour expédition conforme
Le Chancelier d'Etat,
DE
BLOCHAUSEN.
David, Apotheker und Mitglied des Gemeinde-
rathes, wohnhaft zu Luxemburg.
Die letzte Ernennung ist für sechs Jahre vom
2. Januar 1846 ab, geschehen.
Die Gemeinde-Räthe des Großherzogthums he-
ben sich vor dem 25. dieses Monats außerordent-
lich zu versammeln, um über die in den folgen-
den Artikeln angegebenen Gegenstände zu berath-
schlagen.
Les conseils communaux du Grand-Duché se réu-
niront extraordinairement avant le 25 de ce mois,
pour délibérer sur les objets indiqués dans les arti-
cles qui vont suivre.
Unser Gouverneur dee Großherzogthums ist
mit der Ausführung des gegenwärtigen Beschlusses
beauftragt, welcher in das Verordnungs- und
Berwältungsblatt eingerückt werden soll.
Haag, am 31. Dezember 1845.
(Gez.)
Wilhelm.
Für gleichlautende Ausfertigung
Der Staatskanzler,
Von Blochausen.
macien et membre du Conseil, domicilié à Lu-
xembourg.
Cette dernière nomination est faite pour six
ans , à partir du 2 janvier 1846.
Notre Gouverneur du Grand-Duché est chargé
de l'exécution du présent arrêté, qui sera inséré
au Mémorial législatif et administratif.
La Haye, le 31 décembre 1845.
(Signé) GUILLAUME.
Pour expédition conforme
Le Chancelier d'État,
DE BLOCHAUSEN.
Beschluß,
des Regierungs-Collegiums bezüglich der
öffentlichen Wohlthätigkeit.
(Nr. 277 — 137 von 1846. — 1. Abth.)
Luxemburg, am 8. Januar 1846.
Das Regierungs-Collegium,
Beschließt
Sie haben namentliche Etats der Individuen
ihrer betreffenden Gemeinden aufzustellen, denen
Unterstützungen für das Jahr 1846 zuzusichern
sie für nöthig erachten.
Ils dresseront des états nominatifs des individus
de leurs communes respectives auxquels ils jugeront
nécessaire d'assurer des secours pour l'année 1846.
Art.
3.
Ces états contiendront deux catégories d'indigents.
Dans la première figureront les vieillards, les infir-
mes incurables, les enfants abandonnés, tous inca-
(
)
Nr. 2.
Les communes, en situation de te faire, détermi-
entblößt sind und somit fortwährender Unterstütz-
ungen bedürfen, vor. In die letztere werden die
Individuen gestellt, denen vorübergehende Unter-
stützungen zu verschaffen es nöthig ist, die, welche
beständig von ihrer Händearbeit leben und wel-
chen diese Arbeit abgeht, die welche eine zu zahl-
reiche Familie haben oder von unerwarteten Un-
glücksfällen betroffen worden.
Diese Etats müssen zwei Categorien von Dürf-
tigen enthalten. In der erstern kommen die Greise,
die unheilbaren Kranken, die verlassenen Kinder,
Alle, welche arbeitsunfähig und von Hilfsmitteln
ARRÊTÉ
du Conseil de Gouvernement relatif à la
bienfaisance publique.
(N° 277— 137 de 1846.— 1reDiv.)
Luxembourg, le 8 janvier 1846.
LE CONSEIL DE GOUVERNEMENT,
ARRËTÉ
Nach Aufstellung der Etats haben die Gemein-
deräthe über die Mittel zur Abhilfe der Bedürf-
nisse jener Benöthigten und über die Art und
Weise der Vertheilung der Unterstützungen zu be-
rathschlagen. Unter diesen Mitteln lassen sie er-
scheinen
die gewöhnlichen Einkünfte der Wohlthätigkeits-
Büreaus;
den Ertrag
abzuhaltender Naturalien- und
Geld-Collecten; den von freiwilligen Sub-
scriptionen;
die aus den Gemeinde-Cassen zu leistenden Sub-
sidien.
Sie haben ebenfalls in Verathung zu ziehen
die Frage : ob es nicht angemessen sei, die noth-
leidenden Einwohner unter die bemittelten Fa-
milien zu repartiren, dergestalt, daß jede dieser
Familien einen Dürftigen speziell zu unterstützen
hätte. Sodann haben sie anzugeben, welche or-
dentlichen oder außerordentlichen Arbeiten während
des Jahres unternommen werden können.
Après la formation de ces états, les conseils déli-
béreront sur les moyens de pourvoir aux besoins de
ces nécessiteux et sur le mode de la répartition des
secours. Parmi ces moyens ils feront figurer
les revenus ordinaires des bureaux de bienfai-
sance ;
le produit des collectes à faire en nature et en
argent ; celui de souscriptions volontaires ;
les subsides à fournir par les caisses communales;
Ils délibéreront également sur le point de savoir
s'il ne conviendrait pas de répartir les habitants pau-
vres entre les familles aisées, de manière que cha-
cune de celles-ci eût à secourir spécialement un né-
cessiteux. — Ils indiqueront enfin quels travaux
communaux ordinaires ou extraordinaires pourront
être entrepris dans l'année.
Ist dieses Geschäft beendigt, so gibt jeder Ge-
meinderath die Erklärung ab, ob die Gemeinde
in dem Stande ist, für die Bedürfnisse der Ve-
nöthigten Fürsorge zu treffen, oder ob sie frem-
der Unterstützungen bedarf; wie hoch diese Unter-
stützungen veranschlagt werden können und wie-
viel Individuen sie in das Bettelei-Depot unter-
bringen zu lassen wünscht.
Die Gemeinden, welche im Stande sind, dies
zu thun, haben ebenfalls den Betrag der Unter-
(
)
bles de travail et dénues de ressources, qui ont en
conséquence besoin de secours permanents.
Bans la seconde seront classés les individus aux-
quels il est nécessaire de procurer des secours mo-
mentanés , ceux qui vivent habituellement du travail
de leurs mains et qui sont privés de ce travail, ceux
qui sont chargés d'une famille trop nombreuse ou
qui sont frappés de malheurs imprévus.
Ces opérations terminées, chaque conseil com-
munal déclarera si la commune est en état de sub-
venir aux besoins de ses pauvres, ou si des secours
étrangers lui sont nécessaires, à combien ces secours
peuvent être évalués, et combien d'individus il dé-
sirerait placer dans le dépôt de mendicité.
(
13 )
stützung zu bestimmen, den sie sich zum Vortheil
anderer Gemeinden auferlegen wollen.
Es muß über dieses Alles ein ausführliches
Protokoll errichtet werden.
Il sera , de tout, dressé un procès-verbal détaillé.
Vom 25. Januar bis zum 5. Februar haben
sich die Bürgermeister oder die Mitglieder, welche
die Gemeinderäthe
zu diesem Zwecke besonders
abordnen, in einer Cantonal-Versammlung unter
dem Vorsitz der Friedensrichter ihrer betreffenden
Cautone zu vereinigen. Diese Gerichtspersonen,
welche
hiermit ersucht werden, sich diesem Auf-
trage zu unterziehen, setzen die Tage, Orte und
Stunden der Zusammenkünfte fest.
Sie wählen aus der Mitte der Versammlung
oder außerhalb derselben einen Sekretär.
Du 25 janvier au 5 février, les bourgmestres ou
les membres que les conseils communaux délègue-
ront spécialement à cet effet, se réuniront en assem-
blée cantonale , sous la présidence des juges de paix
de leurs cantons respectifs.
Ces magistrats, qui sont priés d'accepter cette
mission , fixeront les jours, lieux et heures des réu-
nions. Ils choisiront dans le sein de l'assemblée ou
en dehors un secrétaire.
Die Herren Mitglieder der Landstände sind er-
sucht, diesen Zusammenkünften beizuwohnen.
Messieurs les membres des États sont priés d'as-
sister à ces réunions.
Die Bürgermeister oder die Abgeordneten der
Gemeinderäthe haben der Versammlung den Zu-
stand ihrer Gemeinden in Bezug auf die Dürftig-
keit und die Mittel, derselben zur Hilfe zu kommen,
darzustellen und die Berathschlagungen der Ge-
meinderäthe mitzutheilen.
Art.
10.
Die Versammlung spricht sich über die Zureichend-
heit
der in jeder Gemeinde vorhandenen Mittel
und
die darin angenommene Vertheilungsart aus.
Sie
gibt ihr Gutachten über die Unterstützungen,
welche gewisse Gemeinden sich zum Vortheil an-
derer Gemeinden, die von einer unbemittelten
Bevölkerung überlastet sind, auferlegen sollten.
Die Versammlung berathet endlich über jeden
Vorschlag, der sich auf die öffentliche Wohlthätig-
keit
bezieht.
Les bourgmestres ou les délégués des conseils fe-
ront connaître à l'assemblée la situation de leurs
communes sous le rapport de l'indigence et des
moyens de la secourir, et ils communiqueront les
délibérations communales.
L'assemblée se prononcera ensuite sur la suffi-
sance des moyens créés dans chaque commune, et
le mode de répartition y adopté. Elle émettra son
avis sur les secours que certaines communes devraient
s'imposer au profit d'autres communes surchargées
d'une population indigente.
L'assemblée délibérera enfin sur toute proposition
qui se rattacherait à la charité publique.
Die HH. Friedensrichter nehmen über diese
neront également le montant du secours qu'elles
voudront s'imposer en faveur d'autres communes.
MM. les juges de paix dresseront des procès-ver-
Nr. 2.
( 14 )
Berathungen Protokolle auf. Die Protokolle wer-
den von allen anwesenden Mitgliedern unterzeich-
net und vom 5. bis zum 10. Februar den Herren
Distrikts-Commissären ihrer betreffenden Bezirke
in Ausfertigungen zugeschickt; sie bewahren davon
die Urschriften sowie die Abschriften der Berath-
schlagungen der Gemeinderäthe.
Die HH. Bürgermeister übersenden ebenfalls
in der nämlichen Frist Ausfertigungen der Be-
rathschlagungen der Gemeinderäthe den HH. Di-
strikts-Commissären, welche uns alle diese Stücke
mit ihrem GutachteDas Regierungs-Collegiumn vor dem 15. Februar zuge-
hen lassen.
Das Regieruugs-Collegium,
De la Fontaine, Präsident.
Jurion,
General-Sekretär.
Rundschreiben,
in Betreff des Beschlusses des Regierungs-
Collegiums über die öffentliche Wohl-
thätigkeit.
(Nr. 278. — 137 von 1846. 3te Abth.)
Luxemburg, am 8. Januar 1846.
Wir glauben unfern Beschluß vom heutigen
Tage mit der Auseinandersetzung der verschiedenen
Beweggründe, welche die Hauptbestimmungen des-
selben dictirt haben, begleiten zu müssen.
Der dürftigen Classe Unterstützungen für 1846
zuzusichern, ist nicht der einzige Zweck gewesen,
den wir bei Vorschreibung dieser Maaßregeln be-
absichtigt haben. Der Augenblick ist für die Landes-
verwaltung herangekommen, den Grund zu einer
vollständigen Einrichtung des öffentlichen Wohl-
thätigkeitswesens und der Unterdrückung der Bet-
telei zu legen. Wir haben die in unserm Lande
gemachte Erfahrung, das Beispiel der benachbar-
ten Völker und den Rath der Schriftsteller, welche
sich besonders mit diesem schwierigen Gegenstande
befaßt haben, benutzt, und wenn wir noch kein
baux de ces délibérations. Ces procès-verbaux seront
signés par tous les membres présents et adressés en
expéditions du 5 au 10 février à Messieurs les com-
missaires de leurs districts respectifs ; ils en conser-
veront les minutes ainsi que les copies des délibéra-
tions des conseils communaux.
MM. les bourgmestres feront parvenir également
dans le même délai des expéditions des délibéra-
tions communales à MM. les commissaires de dis-
trict, qui nous feront parvenir toutes ces pièces avec
leur avis avant le 15 février.
Le Conseil de Gouvernement,
DE LA FONTAINE, Président,
JURION, Secrétaire-général.
CIRCULAIRE
relative à l'arrêté du Conseil de Gouver-
nement sur la bienfaisance publique.
(N° 278 — 137 de 1846. — 1re Div.)
Luxembourg, le 8 janvier 1846.
Nous croyons devoir accompagner notre arrêté
de ce jour de l'exposé des motifs divers, qui en ont
dicté les principales dispositions.
Assurer pour 1846 des secours à la classe indi-
gente n'a pas été le seul but, que nous nous sommes
proposé en prescrivant ces mesures. Le moment est
venu pour l'administration du pays de jeter les bases
d'une organisation complète de la bienfaisance pu-
blique et de la répression de la mendicité. Nous
avons mis à profit l'expérience de notre pays,
l'exemple des nations voisines et les conseils des au-
teurs qui se sont spécialement occupés de cette ma-
tière difficile, et si nous n'avons pas encore embrassé
(
)
vollständiges und definitives System angenommen
haben, so haben wir uns dennoch für einige
Grund-Principien entschieden, deren Nützlichkeit
nicht in Zweifel gezogen werden kann und die
schon zum Theil in den Bestimmungen unseres
Beschlusses ihre Anwendung finden.
Die Gemeinde ist dem Einwohner, welcher un-
fähig ist, selbst für seine Erhaltung zu sorgen,
Beistand und Hilfe schuldig. Diese Verbindlichkeit
ist zu allen Zeiten durch positive Gesetze geboten
worden; sie findet sich durch die bei uns bestehende
Gesetzgebung, und namentlich durch den Art. 83,
§ 15 des Gemeindegesetzes, durch die Art. 1 und
3 des Gesetzes vom 4. Juli 1843 über das Hilfs-
Domicil, durch das vom 13. Angust 1833, den
Beschluß vom 29. August desselben Jahres, und
eine große Anzahl anderer Bestimmungen, aus-
drücklich aufrecht erhalten.
Diese Verbindlichkeit geht noch aus der Natur
der Sache selbst hervor ; die Gesetze der Mensch-
lichkeit verlangen, daß die Gemeinde die Familie
des Dürftigen sei, daß die Zeugen des Unglücks
zunächst berufen seien, demselben zu steuern.
Es muß also vor Allem in jeder Gemeinde das
öffentliche Wohlthätigkeitswesen auf eine regel-
mäßige und durchgreifende Art eingerichtet wer-
den; es muß es um so mehr, als die Austheilung
der Unterstützungen innerhalb eines bestimmten
Kreises die Verschwendung derselben hindert. Man
kann in unserm Staate die tröstliche Ueberzeugung
hagen, daß, wenn die milden Spenden in einer
den wirklichen Bedürfnissen der Benöthigten ent-
sprechenden Weise vertheilt werden, jedes Elend
Erleichterung fände; und man wird dieser richti-
gen Vertheikung lediglich dadurch näher gebracht,
daß man das Princip der Vertheilung der Unter-
stützungen in den Gemeinden mit Nachdrücklichkeit
handhabt. Nur durch dieses Mittel, wenn dem-
selben durch die öffentliche That
Vorschub ge-
leistet wird, können die Landstreicherei, die Wan-
derungen der Bettler verhindert werden. Und man
muß nicht glauben, daß die Wohlthätigleits-
un système complet et définitif, nous nous sommes
cependant arrêtés à certains principes fondamentaux,
dont l'utilité ne peut être révoquée en doute et qui
trouvent en partie déjà leur application dans les dis-
positions de notre arrêté.
La commune doit assistance et secours à l'habi-
tant incapable de pourvoir lui-même à sa subsistance.
Cette obligation a été proclamée de tous temps
par des lois positives; elle se trouve formellement
consacrée par la législation qui nous régit, notam-
ment par l'art. 83 § 15 de la loi communale, par
les articles 1 et 3 de la loi du 4 juillet 1843, sur le
domicile de secours, par celle du 13 août 1833,
l'arrêté du 29 août même année et un grand nom-
bre d'autres dispositions.
Cette obligation résulte encore de la nature des
choses; les lois de l'humanité veulent que la com-
mune soit la famille du pauvre, que les témoins de
l'infortune soient les premiers appelés à la soulager.
Il faut donc avant tout que dans chaque com-
mune la bienfaisance publique soit organisée d'une
manière régulière et efficace; il le faut d'autant plus
que la distribution des secours dans un cercle limité
en empêche la dilapidation. On peut avoir dans no-
tre pays la consolante conviction que, si 'es aumônes
étaient réparties d'une manière conforme aux be-
soins réels des pauvres, toutes les misères se trou-
veraient soulagées, et on n'approchera de cette juste
répartition qu'en maintenant avec vigueur le prin-
cipe de la répartition des secours dans les communes.
Ce n'est que par ce moyen, soutenu par l'action pu-
blique, que l'on peut empêcher le vagabondage , les
migrations des mendiants. Et il ne faut pas croire
que les charges de la bienfaisance deviennent par
cette limitation plus onéreuses pour les commues
Nr. 2.
( 16 )
Hasten durch diese Beschränkung drückender für die
Gemeinden und deren Einwohner werden; sie
werden im Gegentheil leichter.
Die Verwaltung wird in der That alle Maaß-
regeln zur Ausrottung der Bettelei treffen ; die.
Landstände haben durch die Votirung der zur Er-
richtung eines Bettelei-Depots nöthigen Summen
den Weg zu diesen Reformen gebahnt; die Bett-
ler und Laudstreicher werden demzufolge, sobald
die Umstände dies erlauben, in dieser Anstalt un-
tergebracht werden.
Nun aber legt die bestehende Gesetzgebung den
Gemeinden nicht nur die Unterhaltung der Dete-
nirten, sondern auch die des Depots selbst zu Last
(Art. 8 des Decrets vom 5. Juli 1808, Art. 34
des Beschlusses vom 12. October 1825, Gesetz
vom 13. August 1833). Es ist daher einleuchtend,
daß die Lasten um so beträchtlicher für die Ge-
meinden sind, als sie, statt ihre Dürftigen im
Domicil zu unterstützen, ihren verhältnißmäßigen
Beitrag für das Depot zahlen müssen, indem die
Unterhaltung eines Verhafteten, welches Spar-
stystem auch eiugeführt wird, immer 200 Franken
übersteigt; das Beispiel von dem, was in den
angrenzenden Ländern vorgeht, beweißt dies zur
Genüge.
Auch sogar in Belgien, wo die große Bevöl-
kerung der Bettelei-Depots die Ausgaben derselben
nothwendig vermindert, befiehlt die Regierung den
Gemeinden (Art. 15 des Beschlußes vom 29.
August 1833) an, in den Gemeinden selbst Für-
sorge für die Bedürfnisse ihrer Armen zu treffen.
Wir wissen auch, daß Vorsteher von Haushal-
tungen, in welchen die Gewohnheit, mildthätig
zu sein, erblich ist, und es befinden sich deren in
allen Gemeinden, monatlich milde Gaben spenden,
wovon ganze Familien füglich unterhalten werden
konnten, und daß sie sich noch bedeutenderen Opfern
unterziehen würden, wenn sie nicht einigermassen
genöthigt wären, ihre Wohlthaten an dem ersten
besten Fremden, der sich einstellt, zu verschwenden.
Alles trägt somit zu dem Beweise bei, daß die
et leurs habitants ; elles deviennent au contraire plus
légères.
L'administration va prendre en effet toutes les
mesures pour parvenir à l'extirpation de la mendicité
les États du pays, en votant les sommes nécessaires
pour la création d'un dépôt de mendicité, ont ou-
vert la voie de ces réformes; en conséquence les
mendiants et les vagabonds seront placés aussitôt
que les circonstances le permettront, dans cet état-
blissement.
Or, la législation existante met à charge des com-
munes non seulement l'entretien des détenus, mais
encore celui du dépôt lui-même (art. 8 du décret du
5 juillet 1808, article 54 de l'arrêté du 12 octobre
1825, loi du 13 août 1833). Il est évident dès-lors
que les charges seront d'autant plus considérables
pour les communes, qu'au lieu de secourir leurs in-
digents à domicile, elles devront payer leur con-
tingent proportionnel pour le dépôt, car quel que
soit le régime économique que l'on y introduise,
l'entretien d'un reclus excédera toujours 200 frs. ;
l'exemple de ce qui se passe dans les pays voisins le
prouve d'une manière évidente.
Aussi, en Belgique même, où la grande popula-
tion des dépôts de mendicité en diminue nécessaire-
ment les dépenses, le Gouvernement recommande
aux communes (art. 15 de l'arrêté du 29 aoüt
1833) de chercher à subvenir chez elles aux besoins
de leurs pauvres.
Nous savons aussi que des chefs de maisons, dans
lesquelles l'habitude de la charité est héréditaire, et
il s'en trouve dans toutes les communes, donnent
mensuellement en aumônes de quoi entretenir com-
plètement des familles entières, et qu'ils s'imposeraient
des sacrifices plus considérables encore, s'ils n'étaient
en quelque sorte forcés de prodiguer leurs bienfaits
au premier étranger qui se présente.
Tout concourt donc à prouver que les communes
( 17 )
Geminden
das Möglichste aufbieten müssen, um
zu
einer wohl geregelten unmittelbaren Austhei-
lung
der öffentlichen und häuslichen Unterstü-
tzugen zu gelangen.
Sollten
mehrere sich in einer zu beschränkten
Lage
in Bezug auf ihre Hilfsquellen befinden,
so
haben wir das Vertrauen, daß ihnen vermit-
telst der Association und der Cantonal-Ausschüsse,
die
wir
unten zur Sprache bringen werden, und
dermittelst der vom Staate zu bewilligenden Un-
tertützungen
Beistand verschafft wird.
Wir
befehlen daher den Gemeinderäthen Eifer
und
Ausdauer
in der Arbeit über die Organisation
des
öffentlichen Wohlthätigkeitswesens nachdrück-
lichst
an.
Ein
Gegenstand von dem wesentlichsten Belang
ist
die Schaffung von Arbeit in der todten Jahres-
zeit.
Dieser Gegenstand greift unmittelbar in
die Werke
der Wohlthätigkeit ein, da dieselbe
ihre
Schuld gegen die Arbeiter, denen einstweilen
die
A r b e i t , die sie ernährte, entzogen ist, abtra-
gen
muß und ihnen die Bettelei-Depots geöffnet
sind
;
und gerade dieses ist das zweckdienlichste,
gemeinnützlichste Werk der Mildthätigkeit.
Die
Anlegung und Unterhaltung der Vicinal-
W e g e ,
die Ausdehnung, welche den Gemeinden
erlaubt
ist diesen Arbeiten zu geben, bieten den-
selben
die beste Gelegenheit dar, der Dürftigkeit
Hilfe
zu
gewähren.
Die
Central-Verwaltung wird in dem gegen-
wärtigen
Jahre den Gemeinden in dieser Bezieh-
ung
durch die Vertheilung von 30,000 Gulden
Subsidien
für
die Vicinal-Wege und durch die
(Straßen-Arbeiten, welche während der Jahreszeit,
die
für
die Armen die empfindlichste ist, an fünf
verschiedenen Punkten des Landes in Betrieb-
samkeit
gesetzt werden, kräftig an die Hand
gehen.
Wir
befehlen bei der Aufstellung der Dürftigen-
Listen
die genaueste Aufmerksamkeit an.
Die
Gesellschaft ist nur denjenigen Unterstütz-
ungen
schuldig, welche sich durch die Gewalt der
doivent faire tous leurs efforts, pour parvenir à une
distribution directe bien entendue des secours publics
et privés.
Que si plusieurs se trouvent dans une situation
trop onéreuse sous le rapport de leurs ressources,
nous avons la confiance qu'au moyen de l'associa-
tion et des comités cantonaux, dont nous parlerons
plus bas, et au moyen de secours à accorder par
l'Etat, il leur sera prêté assistance.
Nous recommandons donc vivement aux conseils
communaux du zèle et de la persévérance dans le
travail de l'organisation de la charité publique.
Un objet de première importance est la création
du travail dans la saison morte. Cet objet rentre di-
rectement dans les actes de charité, car la dette de
la bienfaisance doit être acquittée envers les ouvriers,
privés momentanément du travail qui les nourrissait,
et les dépôts de mendicité leur sont ouverts ; c'est
même l'acte de charité le plus intelligent, le plus
généralement utile.
L'établissement et l'entretien des chemins vicinaux,
l'extension qu'il est permis aux communes de donner
à ces travaux, leur fournissent la meilleure occasion
de soulager l'indigence.
L'administration centrale viendra dans la présente
année, sous ce rapport , puissamment en aide aux
communes, par la répartition de 30,000 florins de
subsides pour les chemins vicinaux et par les travaux
de routes qui seront en activité pendant la saison la
plus dure pour le pauvre, sur cinq points différents
du pays.
Nous recommandons dans la formation des listes
d'indigents la plus sévère attention.
La société ne doit des secours qu'à ceux qui, par
la force des circonstances , se trouvent dans l'impos-
Beilage zu Nr. 2.
(
)
Umstände in der Unmöglichkeit befinden, für ihre
Hauptbedürfnisse zu sorgen; Unterstützungen in
jedem andern Falle vertheilen, heißt die Bettelei
schaffen, der Faulheit Vorschub leisten und die
Laster erzeugen. Die Sorgfalt, die eine weise
Verwaltung verwendet, um nur diejenigen an
den öffentlichen Unterstützungen Theil nehmen zu
lassen, welche wirkliche Ansprüche darauf haben,
beginnt mit der Verringerung der Anzahl der-
selben um mehr als die Hälfte und erlaubt als-
dann den wahrhaft Nothleidenden beizuspringen.
Von den Wohlthätigkeits-Anstalten erwarten
wir eine thätige und rastlose Mitwirkung. Das
Bestehen dieser Collegien muß sich in der Folge
ans eine andere Art als durch Büreau-Leistungen
kund geben.
Es ist angemessen, daß sich die Mitglieder der
Collegien in die dem Wohlthätigkeitswesen zuzu-
wendende Sorgfalt theilen ; daß die häusliche
Mildthätigkeit bei jeder Gelegenheit und durch alle
Mittel angespornt wird, und daß, um den Miß-
brauchen vorzubeugen, die häuslichen Almosen
wie die öffentlichen Unterstützungen zur Verthei-
lung kommen.
Wir
empfehlen den Gemeinderächen und den
Wohlthätigkeits-Verwaltungen ein System beson-
ders an, welches in einigen Ortschaften Anwen-
dung gefunden hat und im Artikel 3 unseres Be-
schlusses angegeben ist. Es besteht darin, einen oder
mehrere Familien unter den Schutz einer oder
mehrerer bemittelten Familien zu stellen; diese
Unterstützungsart bewirkt, daß die Wohlthätig-
keit sich auf die möglichst geringsten Beschwerden
erstreckt. In, jeder Haushaltung findet sich eine
Menge Sachen vor, die für den Reichen von
unbedeutendem Werthe sind und zur Unterstützung
einer ganzen armen Familie oft hinreichen. Durch
eine ähnliche Inschutznahme wird dieses Ueberflüs-
sige nützlich verwendet.
Diese Inschutznahme be-
gründet zudem eine ersprießliche Aufsicht über den
Dürftigen in allen moralischen und materiellen
Beziehungen und erzeugt die edelste Gewohnheit,
nämlich die der Mildthätigkeit.
sibilité de fournir à leurs premiers besoins ; distri-
buer des secours dans tout autre cas, c'est crée la
mendicité, nourrir la paresse et produire les vices.
Les soins que prend une sage administration , pour
ne faire participer aux secours publics que ceux que
y ont des droits positifs, commencent par en réduire
le nombre de plus de moitié , et permettent alors de
soulager les véritables nécessiteux.
Nous attendons des bureaux de bienfaisance un
concours actif et incessant. L'existence de ces col-
lèges doit se relever à l'avenir autrement que par
des travaux de bureau.
Il convient que les soins à consacrer au service de
bienfaisance soient partagés entre les membres de
collèges; que la charité privée soit stimulée dans
toutes les occasions et par tous les moyens, et que
les aumônes privées se répartissent, pour éviter le
abus, comme les secours publics.
Nous recommandons particulièrement aux conseils
communaux et aux, administrations charitables un
système qui a été appliqué dans quelques localités.
et qui est indiqué dans l'article 3 de notre arrêté.
Ce mode consiste à placer un ou plusieurs indigentes
sous la protection d'une ou plusieurs familles aisées ;
ce mode de secours rend la bienfaisance efficace aux
moindres charges possibles. Dans chaque ménage il
se trouve une foule de choses de peu de valeur pour
le riche, et qui suffisent souvent au soulagement de
toute une pauvre famille. Par un semblable patro-
nage, ce superflu est utilement employé. Ce patro-
nage établit de plus une surveillance favorable à
l'indigent sous tous les rapports moraux et matériels,
et il produit la plus noble des habitudes, celle de la
charité.
Wir können nicht genug, wir wiederholen es,
die Anwendung dieses Systems in allen Ortschaf-
ten anrathen ; dasselbe laßt sich übrigens mit
der Art und Weise, wie die Wohlthätigkeits-Bü-
reaus und die häusliche Mildthätigkeit sich ge-
wöhnlich thätig zeigen, vereinigen. Abgesehen von
der obigen Inschutznahme können die Dürftigen
noch Unterstützungen erhalten, wenn sie deren
sonst bedürfen.
Es sind jedoch Gemeinden, die, wie wir ange-
deutet haben, von einer dürftigen Bevölkerung
überhäuft sind, und den Bedürfnissen ihrer Ar-
men, gleichviel welche Opfer sie sich auferlegen
wollten, nicht abhelfen könnten. Für diese muß
sich der Wirkungskreis der öffentlichen Wohlthätig-
keit erweitern, und es ist die Pflicht der benach-
barten Gemeinden, wie die des Staates, densel-
ben zu helfen. Wir bilden zu diesem Zwecke die
Cantonal-Ausschüsse. Diese Vereine sind keine neue
Schöpfungen; ein Gesetz vom 7. Frimaire Jah-
res V hat deren ähnliche schon angeordnet; sie
sind durch den Art. 15 des Beschlusses vom 29.
August 1833 anbefohlen ; der Versuch dazu wurde
bei uns mit Erfolg im Frühjahre 1843 gemacht
und wir könnten Gemeinden bezeichnen, welche
unaufgefordert alljährlich ihre Büdgets zum Vor-
theil der Wohlthätigkeitsanstalten angrenzender
Ortschaften besteuern.
Die Natur der Sache beweißt im Uebrigen
hinlänglich, daß Vereine dieser Art nöthig sind,
wenn man den zweifachen Zweck erreichen
will,
nämlich den, die Armen zu unterstützen, und den,
die Bettelei zu untergraben, und es ist heut zu
Tage eine anerkannte Wahrheit, baß in dieser
Sache der Associations-Geist allein fähig ist, wirk-
same und währende Ergebnisse hervorzubringen.
Wir erwarten demnach von dem Patriotismus
der Gemeinderäthe, daß sie denjenigen, die sie zu
den Cantonal-Ausschüssen absenden, hinlängliche
Gewalt geben, um in die Subsidien, welche diese
Ausschüsse etwa zum Vortheil dürftiger Gemein-
den bei ihnen beantragen könnten, einzuwilligen.
Nous ne pouvons assez, nous le répétons, recom-
mander l'application de ce système dans toutes les
localités ; il peut se concilier au reste avec l'action
ordinaire des bureaux de bienfaisance et de la charité
privée. Indépendamment du patronage, les indigents;
sont dans le cas de recevoir encore des secours né-
cessaires.
Il est toutefois des communes, qui sont, ainsi que
nous l'avons dit, surchargées d'une population indi-
gente , et qui ne pourraient satisfaire aux besoins
de leurs pauvres, quels que soient les sacrifices qu'elles
voudraient s'imposer. Pour celles-là le cercle de la
bienfaisance publique doit s'étendre, et il est du de-
voir des communes voisines comme de celui de l'État,
de leur venir en aide. Nous organisons à cet effet
les comités cantonaux. Ces associations ne sont pas
une création nouvelle ; une loi du 7 frimaire an V
en avait déjà institué de semblables} elles sont con-
seillées par l'article 15 de l'arrêté du 29 août 1833 ;
l'essai en fut fait avec fruit chez nous au printemps
de 1843, et nous pourrions citer des communes qui,
spontanément, imposent tous les ans leurs budgets
au profit de bureaux de bienfaisance de localités
voisines.
La nature des choses indique du reste suffisam-
ment , que des associations de cette espèce sont né-
cessaires, si l'on veut atteindre le double but de sou-
lager les pauvres et d'extirper la mendicité, et c'est
aujourd'hui une vérité reconnue, qu'en cette matière
l'esprit d'association est seul capable de produire des
résultats efficaces et durables.
Nous attendons donc du patriotisme des conseils
communaux qu'ils donneront à leurs délégués aux
comités cantonaux des pouvoirs suffisants pour con-
sentir aux subsides que ces comités jugeraient con-
venir de leur demander en faveur de communes in-
digentes.
( 19 )
Nr. 2.
Der Staat wird seiner Seits zur Unterstützung
dieser Gemeinden beitragen; die Gesetze verpflich-
ten denselben dazu ; die Verwaltung wird anderer
Seits die Vollziehung der Gesetze über die Bettelei
und insbesondere des Art. 275 (*) des Straf-
gesetzbuches überwachen.
Um aber den Theil der zu leistenden Beiträge,
welche dem Gouvernement obliegen, festzustellen,
und uns zu den Maaßregeln zu entschließen, wel-
che zu nehmen sind, um zu verhindern, daß die
Bettelei nicht aus einer Gemeinde in die andere
ausgeübt wird, haben wir nöthig, die Resultate
der Beratschlagungen der Gemeinderäthe und der
Ausschüsse zu kennen; wir befehlen daher die
Einsendung dieser Stücke an den festgesetzten
Zeitpunkten an, und geben der Hoffnung Raum,
daß die Gemeinden einsehen, daß es in ihrer
Pflicht wie in ihrem und dem öffentlichen Inte-
reffe liegt, daß wir in unsern Absichten unterstützt
werden. Wir zählen auch auf die künftige Mit-
wirkung der Ständemitglieder, denen die Stände-
verfassung die hohe Aufsicht über die Gemeinde-
Interessen überträgt, und welche durch die Theil-
nahme an den Verhandlungen der Ausschüsse nütz-
liche Aufschlüsse zur Discussion der Gesetze, die sich
auf diesen Gegenstand beziehen, sammeln.
Das Regierungs-Collegium,
de la Fontaine, Präsident.
Jurion,
General-Sekretär.
L'État concourra de son côté aux soulagements
de ces communes ; les lois lui en font une obligation ;
l'administration veillera d'un autre côté à l'exécution
des lois sur la mendicité, et particulièrement de l'ar-
ticle 275 du code pénal (*).
Mais pour déterminer la part contributive de sa-
crifices, qui incombe au Gouvernement , et pour
nous fixer sur les mesures à prendre pour empêcher
la mendicité de s'exercer d'une commune à une
autre, nous avons besoin de connaître les résultats
des délibérations des conseils communaux et des co-
mités ; nous recommandons donc l'envoi de ces pièces
pour les époques déterminées, et nous espérons que
les communes comprendront qu'il est de leur devoir
comme de leur intérêt et de l'intérêt public que nous
soyions secondés dans nos vues. Nous comptons aussi
sur le concours puissant des membres des États, aux-
quels la Constitution
confère la haute surveil-
lance sur les intérêts communaux, et qui, en parti-
cipant aux opérations des comités, auront recueilli
d'utiles renseignements pour la discussion des lois
qui se rattachent à cette matière.
Le Conseil de Gouvernement,
DE LA FONTAINE, Président.
JURION, Secrétaire-général.
Zu Luxemburg, bei I .
Lamort,
Buchdrucker.
(
)
(*) Art. 275 du code pénal, « Dans les lieux où il n'existe
point encore de tels établissements (établissements publics
organisés afin d'obvier à la mendicité), les mendiants
d'habitude valides seront punis d'un mois à trois mois
d'emprisonnement.
» S'ils ont été arrêtés hors du canton de leur résidence,
ils seront punis d'un emprisonnement de six mois à deux
ans. »
(*) Art. 275 des Strafgesetzbuches. An den Orten, wo
dergleichen Anstalten (öffentliche Anstalten zur Verhinderung
der Bettelei) noch nicht vorhanden sind, werden die Ge-
wohnheitsbettler, die gesund und stark sind, mit Gefäng-
niß von einem Monate bis zu drei Monaten bestrast.
Sind sie außerhalb des Cantons ihres gewöhnlichen Auf-
enthaltsortes verhaftet worden, so werden sie mit Ge-
fängniß von sechs Monaten bis zu zwei Jahren bestraft.
Eingerückt in das Verordnungs- und Verwal-
tungsblatt, den 12. Januar 1845.
Der General-Secretär,
Jurion.
Inséré au Mémorial législatif et administratif,
le 12 janvier 1846.
Le Secrèlaire~général,
JURION.