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Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

14 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (14)

Texte législatif (14 Articles)

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

Samedi, 30 novembre 1895.

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais-

sance légale et approbation des statuts de la

société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand-

werker-Verein» à Ettelbruck.

LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT

DU GOUVERNEMENT;

Vu la demande en reconnaissance légale pré-

sentée par la société de secours mutuels dite

«Ettelbrücker Handwerker-Verein», ensemble

les statuts de cette société ;

Vu l'avis émis le 30 septembre 1893 par l'ad-

ministration communale d'Ettelbruck, siège de

ladite société ;

Vu l'avis de la Commission supérieure d'en-

couragement des sociétés de secours mutuels

en date du 28 novembre 1895;

Vu la loi du 11 juillet 1891 et l'arrêté grand-

ducal du 22 du même mois;

Attendu que les statuts de ladite société sont

en concordance avec les dispositions des lois et

règlements;

Attendu que les recettes assurées de la même

société paraissent suffisantes pour faire face à

ses dépenses obligatoires;

Arrête

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

La société de secours mutuels dite

«Ettelbrücker Handwerker-Verein» est légale-

ment reconnue et ses statuts sont approuvés.

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

Der Unterftützuagsverein gen. „Ettel-

brücker Handwerker-Verein" wird hiermit gesetzlich

anerkannt und ist dessen Statut genehmigt.

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

Es besteht zu Ettelbrück, für alle zu dieser

Gemeinde gehörenden Ortschaften, eine auf Gegenseitig-

keit beruhende Hilfskasse, unter dem Namen «Hand-

Zweck des Vereines ist

1. Den Mitgliedern während deren Arbeitsunfähigkeit

eine-zeitweilige Entschädigung zu gewähren ;

2. für die Begräbniskosten der Mitglieder aufzu-

kommen.

A r t . 2. Der Verein besteht aus wirklichen und Ehren-

mitgliedern.

KAPITEL II. — Von den wirklichen Mitgliedern.

A r t . 3. Wer als wirkliches Mitglied aufgenommen zu

werden wünscht, muss

1. ein Gesuch an den Vorstand einreichen;

2. das 18. Jahr überschritten und das 40. noch nicht

erreicht haben ;

3. von unbescholtenem Lebenswandel sein und von

keiner Gemeinde und keinem Wohlthätigkeitsbüreau eine

Unterstützung geniessen;

4. ein arzthches attest beibringen worin constatiert

wird, dass der Bittsteller arbeitsfähig und frei von Krank-

heit ist ;

5. ein schriftlicher Nachweis des Geburts-Datums ein-

A r t . 4. Der Vorstand entscheidet darüber, ob das

Aufnahmegesuch der General-Versammlung vorzulegen sei

Die Aufnahme geschieht durch geheime Abstimmung

der generalversammlung mit einfacher Stimmenmajorität.

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police sanitaire du bétail.

Sont exceptés de la mesure prise

par l'art. 2 de l'arrêté du 29 juillet 1895, les

animaux de boucherie lorsqu'il est attesté par

un certificat écrit délivré par le vétérinaire du

Gouvernement du ressort que leur état sanitaire

en permet le transport et la vente ; le transport,

dans ce cas, devra s'effectuer par voiture ou par

chemin de fer.

Le bourgmestre de la commune veillera à ce

que cette dernière mesure soit observée et à

ce qu'en général toutes les précautions soient

prises pour éviter le danger de contagion.

Les animaux de boucherie seront abattus

dans les vingt-quatre heures de leur arrivée au

lieu de destination; la viande sera visitée immé-

diatement par l'inspecteur vétérinaire du ressort;

les issues et déchets devront être employés ou

détruits sur place.

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police sanitaire du bétail.

Von der durch Art. 2 des Beschlusses

vom 29. Juli 1895 getroffenen Maßregel find

die zum Fleischkonsum bestimmten Thiere ausge-

nommen, wenn durch ein vom Staatsthierarzt des

Bezirkes ausgestelltes schriftliches Zeugniß beschei-

nigt wird, daß deren Gesundheitszustand den Trans-

port und Verkauf gestattet; in diesem Falle muß

der Transport per Wagen oder per Eisenbahn

geschehen; der Bürgermeister der Gemeinde hat

Sorge Zu tragen, daß diese Vorschrift beachtet,

sowie überhaupt alle Vorsichtsmaßregeln getroffen

werden, um die Ansteckungsgefahr zu vermeiden.

Die Abschlachtung geschieht innerhalb 24 Stun-

den nach Ankunft der Thiere an ihrem Bestimm-

ungsort; das Fleisch wird unverzüglich von dem

thierärztlichen Inspektor des Bezirkes untersucht;

die Eingeweiden und Abfälle sind zur Stelle zu

verwenden oder zu vernichten.

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

Le présent arrêté, avec les statuts y

annexés, sera publié au Mémorial.

Luxembourg, le 29 novembre 1895.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

des

Großherzogthums Luxemburg.

N° 31.

Samstag, 30. November 1895.

Beschluß vom 29. November 1893, die gesetzliche

Anerkennung und die Genehmigung der Sta-

tuten des „Ettelbrücker Handwerker-Vereins"

zu Ettelbrück betreffend.

Der

Staatsminister,

Präsident

der

Regierung;

Nach Einsicht des Gesuches des Ettelbrücker

Handwerker-Vereins wegen gesetzlicher Aner-

kennung, sowie Genehmigung des Status dieses

Vereines;

Nach Einsicht des Gutachtens der Gemeindever-

waltung von Ettelbrück, Sitz des Vereins, vom

30. September 1893;

Nach Einsicht des Gutachtens der höheren Com-

mission zur Förderung der auf Gegenseitigkeit

beruhenden Hilfskassen, vom 28. November 1895;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 11. Juli 1891

und des Großh. Beschlusses vom 22, dess. Mts.;

In

Anbetracht, daß das Statut genannten

Vereines mit den Bestimmungen der Gesetze und

Reglemente in Einklang steht;

In Anbetracht, daß die gesicherten Einkünfte

der Gesellschaft zur Bestreitung der ordnungs-

mäßigen Ausgaben hinreichend erscheinen;

Beschließt

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

Dieser Beschluß nebst dem dazu gehörigen

Statut soll im „Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 29. November 1895.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Statuten des Ettelbrücker Handwerker-Vereins.

KAPITEL I. — Zweck und Zusammensetzung des Vereins.

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police sanitaire du bétail.

Lorsque l'interdit d'une localité or-

donné ou maintenu par le vétérinaire du Gou-

vernement ne rencontre pas l'approbation du

conseil échevinal, ce dernier peut se pourvoir

devant le commissaire de district, lequel sta-

tuera sur le différend, après une nouvelle ins-

truction ; toutefois ce recours n'aura pas d'effet

suspensif.

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police sanitaire du bétail.

Wenn die vom Staatsthierarzt über

eine Ortschaft verhängte oder beidehaltene Sperre

die Genehmigung des Schöffenrathes nicht findet,

so kann letzterer Berufung einlegen beim Distrikts-

kommissar, der nach einer neuen Untersuchung

über die Meinungsverschiedenheit entscheidet; je-

doch hat dieser Rekurs keine aufschiebende Wirkung.

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police sanitaire du bétail.

Le présent arrêté entrera en vigueur

dès sa publication au Mémorial.

Luxembourg, le 30 novembre 1895.

Les membres du Gouvernement

EYSCHEN,

KIRPACH,

MONGENAST.

Beschluß vom 30. November 1895, die Gefund-

heitspolizei des Biches betreffend.

Die

Regierung

im

Eonseil;

Nach Ansicht des Gesetzes vom 5. Oktober 1870,

die Viehseuchen betreffend;

Nach Einsicht des Beschlusses vom 29. Juli 1895,

über die Gehundheitspolizei des Viches;

Beschließt

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police sanitaire du bétail.

Gegenwärtiger Beschluß tritt in Kraft

gleich nach seiner Veröffentlichung im „Memorial".

Luxemburg, den 30. November 1895.

Die Mitglieder der Regierung

Eyschen, Kirpach, Mongenast.

Avis. — Enregistrement et domaines.

Par arrêté grand-ducal du 22 octobre dernier

ont été nommés

1° conservateur des hypothèques à Luxem-

bourg, M. Pierre Kneip, inspecteur de l'admi-

nistration de l'enregistrement et des domaines

à Luxembourg;

2° conservateur des hypothèques à Diekirch,

M. Nicolas Carmes, receveur de l'enregistre-

ment des actes judiciaires et des domaines à

Luxembourg.

Luxembourg, le 29 novembre 1895.

Le Directeur général des finances,

M .

MONGENAST.

Avis. — Enregistrement et domaines.

Par arrêté grand-ducal du 30 octobre dernier

ont été nommés

1° receveur de l'enregistrement des actes ju-

diciaires et des domaines à Luxembourg, M.

Louis Thilges, inspecteur de l'enregistrement

et des domaines à Diekirch ;

2° inspecteur de l'enregistrement et des do-

maines à Luxembourg, M. Louis Dumont, véri-

ficateur de 1re classe à Luxembourg;

3° inspecteur de l'enregistrement et des do-

maines à Diekirch, M. Pierre-Paul Stumper,

vérificateur de 1re classe à Mersch.

Luxembourg, le 29 novembre 1895.

Le Directeur général des finances,

M .

MONGENAST.

Avis. — Enregistrement et domaines.

Par arrêté grand-ducal du 23 novembre ct.

ont été nommés dans l'administration de l'enre-

gistrement et des domaines ;

1° vérificateur de 1re classe, M. Paul Clemen,

vérificateur-premier commis à la direction ;

2° vérificateur de 2° classe, M. Philippe Alzin,

receveur au bureau de Clervaux ;

Bekanntmachung. — Einregistrement und

Domänen.

Durch Großh. Beschluß vom 22. Oktober letzt-

hin sind ernannt worden

1° zum Hypothekenbewahrer in Luxemburg, Hr.

Peter K n e i p , Inspektor der Einregistrirungs-

und Domänen-Verwaltung zu Luxemburg;

2° zum Hypothekenbewahrer in Diekirch, Hr.

Nikolas Carmes, Einregistrements-Empfänger

am Büreau der gerichtlichen Akten und Domänen

zu Luxemburg.

Luxemburg, den 29. November 1895.

Der General-Director der Finanzen,

M. Mongenast.

Bekanntmachung. — Einregistrement und

Domänen.

Durch Großh. Beschluß vom 23. November ct.

sind in der Einregistrirungs- und Domänen-Ver-

waltung ernannt worden

1° zum Verifikator 1. Klasse, Hr. Paul Clemen,

Verifikator 1. Commis der Direktion;

2° zum Verifikator 2. Klasse, Hr. Philippe

Alzin,

Einnehmer zu Clerf;

Bekanntmachung. — Einregistrement und

Domänen.

Durch Großh. Beschluß vom 30. Oktober letzt-

hin sind ernannt worden

1° zum Einregistrements-Empfänger am Büreau

der gerichtlichen Akten und Domänen zu Luxem-

burg, Hr. Ludwig Thilges, Inspektor der Ein-

registrements- und Domänen-Verwaltung zu Die-

kirch ;

2° zum Inspektor der Einregistrements- und

Domänen-Verwaltung zu Luxemburg, Hr. Ludwig

D ü m o n t , Verifikator 1. Klasse zu Luxemburg;

3° zum Inspektor der Einregistrements- und

Domänen Verwaltung zu Diekirch, Hr Peter Paul

S t ü m p e r , Verifikator 1. Klasse zu Mersch.

Luxemburg, den 29. November 1895.

Der General-Director der Finanzen,

M. Mongenast.

3° premier commis à la direction, M. Émile

Molitor, contrôleur garde-magasin du timbre à

Luxembourg ;

4° receveur au bureau de Clervaux, M. Jean

Weydert, second commis à la direction ;

5° contrôleur garde-magasin du timbre à Lu-

xembourg, M. Norbert Pauly, surnuméraire à

Diekirch.

Luxembourg, le 29 novembre 1893.

Le Directeur général des finances,

M .

MONGENAST.

Avis.— Bourses d'études.

Une des bourses d'études de la fondation

Seyler, pour études à faire à l'Athénée, réservée

à un jeune homme sans fortune de la ville de

Luxembourg, est vacante depuis le 1er octobre

dernier.

Les prétendants à la jouissance de cette

bourse sont invités a me faire parvenir leurs

demandes, accompagnées des pièces justifica-

tives de leurs droits, pour le 8 décembre pro-

chain au plus tard.

Luxembourg, le 23 novembre 1895.

Le Directeur général des finances,

M .

MONGENAST.

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 30 no-

vembre ct., l'association syndicale pour la cons-

truction de chemins d'exploitation à Tuntingen,

dans la commune de Tuntingen, a été autorisée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'asso-

ciation sont déposés au Gouvernement et au

secrétariat communal de Tuntingen.

Luxembourg, le 30 novembre 1895.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

3° zum 1. Commis der Direktion, Hr. Emil

Molitor, Controleur und Stempelbewahrer zu

Luxemburg;

4° zum Einnehmer zu Clerf, Hr. Johann

Weydert, 2. Commis der Direktion;

5° zum Controleur und Stempelbewahrer zu

Luxemburg, Hr. Norbert Pauly, Supernumerar

zu Diekirch.

Luxemburg, den 29. November 1893.

Der General-Director der Finanzen,

M. Mongenast.

Bekanntmachung.

— Studienbörsen.

Eine Studienbörse der

Süftung

Seyler,

für Athenäumsstudien, zu Gunsten eines jungen,

unbemittelten Studenten der Stadt Luxemburg,

ist seit dem 1. Oktober letzthin fällig.

Bewerber um den Genuß dieser Börse find

gebeten, ihre desfallsigen Gesuche nebst Beleg-

stücken, für spätestens den 8. Dezember künftig

anher gelangen zu lassen.

Luxemburg, den 23. November 1895.

Der General-Director der Finanzen,

M. M o n g e n a s t .

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 30. d.

Mts. ist die Syndikatsgenossenschaft für Feldwege-

bau Zu Tüntingen, Gemeinde Tüntingen, geneh-

migt worden.

Dieser Beschluß sowie ein Duplicat des Ge-

nossenschaftsaktes sind auf der Regierung und auf

dem Gemeindesekretariat von Tüntingen hinterlegt.

Luxemburg, den 20. November 1895.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Assurances. — Relevé des personnes qui ont été agréées comme agents d'assurance

dans le courant du mois de novembre 1895.

Luxembourg, le 30 novembre 1895.

Le Directeur général des finances,

M . MONGENAST.

Chemins de fer cantonaux. — Lignes de Nœrdange-Martelange et Diekirch-Vianden: 44 kilom.

Produit kilométrique correspondant à

fr. 2,288 77.

2,081 08.

Luxbg Imp Lib d. I. C.V. Bück, L. Bück, Succ.

Nos

Noms et domicile des agents.

Michel Klein, commis au bureau des

hypothèques de Luxembourg, à

Michel Prim à Larochette.

François Gales, secrétaire commu-

nal à Rumelange.

Qualités.

Agent.

Agent principal

Agent.

Compagnie d'assurances.

Preussische National Feuer-Ver-

sicherungs-Gesellschaft à Stettin.

Compagnie Belge d'assurances gé-

nérales contre les risques d'in-

cendie.

Magdeburger Feuer-Versischerungs-

Gesellschaft.

12 novembre 1895

id.

id.

RECETTES.

Du 1er au 31 juillet...

Du 1er janvier au 30 juin...

Du 1er janvier au 31 juillet.

Différence en faveur de...

Voyageurs.

fr.

fr.

3,181

17,460

20,641

19.890

Marchandises.

fr.

fr.

7,062

28,718

35,780

31,469

4,310

Recettes diverses.

fr.

fr.

1,902

2,322

2,053

Recettes totales.

fr.

fr.

10,664

48,080

58,743

53,414

5,330

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

ANNEXE au N° 51 de 1895.

R A P P O R T

GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

pendant l'année 1894.

L'année 1894 a continué, sans en changer l'allure, la série des années pendant lesquelles

le développement de notre industrie et de notre commerce a été constamment en proie à de

sérieuses difficultés.

Les rapports partiels qui vont suivre attestent tous, à quelques exceptions près, que

l'industrie n'a cessé de languir sous l'influence d'une production exagérée, d'un écoulement

difficile, d'une concurrence pernicieuse. Ce ralentissement dans les affaires ne trouve d'ex-

pression plus éloquente que dans le taux modéré du loyer de l'argent, dû à l'abondance de

capitaux disponibles.

Dans le nombre de nos industries nationales, quelques-unes, fortement ébranlées par

des désavantages économiques, ont fini par arrêter complètement leur fabrication; des villes

jadis florissantes viennent diminuer chaque année davantage leur activité industrielle, les

fabriques sont abandonnées, l'ouvrier est sans travail. Y a-t-il un remède à cette crise intense

qui frappe quelques-unes de ces industries, lesquelles, dans le temps, ont si puissamment

contribué à la prospérité du pays?

La réponse est difficile; pour le moment elles subissent le sort commun qui frappe égale-

ment nos voisins; les conditions de production ont changé, la production même se trouve

être déplacée, les débouchés sont fermés.

Heureusement nous trouvons une compensation à cette dépréciation, dans la prospérité

relative de certaines industries et principalement dans l'industrie métallurgique.

Quoique l'année 1894 n'ait pas été favorable, cette dernière industrie a donné cependant

des résultats supérieurs à 1893. Elle continue à fournir des moyens d'existence à 8000 ou-

vriers et à rémunérer, dans une certaine mesure, le capital engagé.

Memorial

des

Großherzogthums Luxemburg.

D'autres industries se sont associées à ce mouvement de reprise; nous citerons les fon-

deries et ateliers de constructions, les grandes meuneries, les fabriques de tabacs, les brasse-

ries, poudreries, tanneries à procédé nouveau, etc.

Les autres branches d'industrie, dont le développement a été brusquement arrêté par le

Mac Kinley-Bill, ont commence à se ressentir des nouvelles lois économiques des États-Unis.

Si aucun changement défavorable ne survient, nous sommes en droit de croire que certaines

de nos industries reverront de meilleurs jours encore.

Le commerce, disons-le franchement, est dans un état de crise aiguë: Ses marchandises

abondent, les débouchés font défaut, la concurrence devient de jour en jour plus sensible.

La diminution du mouvement d'affaires entraîne fatalement l'augmentation des frais généraux.

La recherche de l'aisance, les désirs du nouveau, le goût du luxe ont remplacé la modestie,

la simplicité, qui jadis contribuaient si puissamment à la réalisation de bénéfices et, par con-

séquent, d'économies.

Ces besoins engendrent forcément un certain ralentissement dans l'activité du commer-

çant et paralysent son esprit d'initiative.

Le négociant solide qui ne pourra que constater les effets pernicieux de la concurrence

à outrance et souvent déloyale, doit, à notre avis, s'inspirer des principes de simplicité, en

attendant le retour à des conditions meilleures.

Nous allons jeter un. coup d'œil sur le mouvement général de nos affaires pendant l'an-

née 1894, pour autant que les données statistiques permettent de le constater.

L'importation relevée par l'administration des douanes a été, à peu de chose près, la

même qu'en 1893; l'exportation a augmenté de 150 millions de kilogr., — augmentation

qui provient, principalement du l'exploitation du minerai de fer et de pierres.

L'augmentation de tous les services postaux, comparativement à 1893, est documentée

par la statistique générale que Ton trouvera plus loin.

De même les recettes de nos chemins de fer ont été en progressant.

Si l'on ajoute à ces majorations de recettes et de trafic l'augmentation constante du mou-

vement des affaires dans nos banques, on serait tenté de croire à une reprise sérieuse. Mais-

ces augmentations du mouvement ne s'appliquent qu'à certaines industries et sont dues, en

partie, à des causes particulières qui n'en font pas profiter le commerce et l'industrie en

général; c'est aussi pourquoi il importe de les enregistrer sous toutes réserves.

Si la situation commerciale et industrielle n'est pas trop prospère, elle se meut cependant

dans des conditions de vitalité modestes et saines.

Le nombre des protêts diminue sensiblement. L'année 1894 n'a pas eu à enregistrer de

grandes liquidations.

Voici le tableau des faillites et concordats prononcés par les tribunaux de Luxembourg

et de Diekirch

Nombre de faillites prononcées à Luxembourg 17, à Diekirch 5; nombre de concordats

accordés à Luxembourg 8, à Diekirch 1; nombre de concordats refusés à Luxembourg 5, à

Diekirch 1. Toutes ces liquidations ont été fort modestes.

Au sujet des faillites et concordats, nous croyons devoir nous faire l'écho des plaintes

justifiées que les commerçants ne cessent de formuler contre les lenteurs apportées dans les

liquidations de faillites et contre le mode de liquidation suivi pour les concordats préventifs.

Déjà en 1890, nous avions écrit au sujet de ces concordats: « . . . Certes, le principe de

sauver l'honneur du débiteur malheureux et de bonne foi est juste et sympathique, et il n'y

aurait de ce chef aucune critique, si le mode de liquidation offrait plus de garantie aux

créanciers. Les propositions concordataires devraient être appuyées de garanties réelles et

sérieuses, toutes autres propositions et surtout celles qui auraient pour conséquence de

confier au débiteur même, sans aucune garantie, la liquidation de ses affaires, ne devraient

pas être acceptées. »

La Chambre de commerce a suivi avec grand intérêt les questions agitées dans tous les

pays, en vue d'améliorer le sort de la classe ouvrière. C'est dans cet ordre d'idées qu'elle a

émis un avis favorable sur les projets de loi relatifs à l'insaisissabilité et à l'incessibilité des

salaires et au mode de paiement de ces derniers,

D'autres questions également appelées à adoucir la situation de la classe ouvrière, sont

à l'étude. Ces questions sont difficiles. Aussi notre pays fera-t-il bien de tirer profit des

expériences de nos voisins.

En attendant que ces problèmes difficiles soient résolus, la Chambre- de commerce,

d'accord avec le Gouvernement, ne négligera rien pour développer et perfectionner l'édu-

cation technique et commerciale de nos enfants.

Les écoles professionnelles qui fonctionnent déjà tant à Luxembourg que dans les loca-

lités principales du pays, ont à enregistrer un certain succès. Citons les écoles de tissage à

Wiltz et à Esch-sur-Sûre, les écoles de marbrerie, de modelage, de menuiserie et de peintura

décorative à Luxembourg, enfin celles créées récemment en vue de permettre à notre jeunesse

de se caser à l'étranger.

Les cours du soir où l'on enseigne l'anglais, le dessin, les sciences commerciales, ont

eu un véritable succès.

L'ardeur pour les études est une des qualités qui distingue le Luxembourgeois. On est

heureux de constater que les jeunes gens, qui jusqu'ici n'avaient guère trouvé l'occasion de

suivre des écoles techniques ou commerciales, savent apprécier les efforts du Gouvernement

tendant à leur offrir les moyens de se perfectionner. Le nombre toujours croissant des élèves

qui fréquentent ces cours le prouve.

Les expositions de dessin, les examens passés à la lin de l'année, en sont une autre

preuve.

Il est un fait incontesté, c'est que toutes nos carrières libérales : avocats, médecins,

professeurs, etc., offrent un trop plein; rien donc de plus naturel et de plus pratique que

d'enrayer le mouvement vers ces carrières et d'ouvrir la voie commerciale à notre jeunesse.

Et nous nous demandons pourquoi les Luxembourgeois, qui possèdent cette facilité

remarquable pour l'étude des langues, ne parviendraient-ils pas au but tout aussi bien que

nos voisins ?

Afin d'encourager, le jeune homme à suivre les études dont il s'agit, il faudra, à notre

avis, instituer un comité choisi parmi les industriels et commerçants du pays, comité qui

aura pour mission de placer ceux des élèves qui auront terminé avec succès leurs études.

Nous appelons l'attention du Gouvernement sur ce point.

Nous ne saurions terminer ce rapport succinct sans nous rappeler du succès de notre

Exposition du travail de 1894.

Cette exposition avait pour but de faire connaître à l'ouvrier et à l'industriel le perfec-

tionnement des machines-outils, et de leur procurer l'occasion de montrer leur savoir-faire.

Sous ce double point de vue elle a complètement réussi.

Mais il serait téméraire d'attribuer trop d'importance à cette réussite, au point de vue

direct ; l'exposition même n'a été qu'un enseignement, un guide. Il faudra tâcher d'en tirer

profit, et le plus grand bienfait à atteindre se trouverait dans la création d'une exposition

permanente. C'est là que l'ouvrier approfondirait et suivrait le progrès des machines-outils,

et c'est là aussi, à défaut d'autres occasions, qu'il trouverait moyen d'exhiber le produit de

son travail.

Nous pensons que cette exposition permanente, combinée avec notre bibliothèque pro-

fessionnelle, atteindrait son but.

Nous croyons enfin devoir reproduire ici notre demande de quelques réformes recom-

mandées dans nos rapports antérieurs a l'attention du Gouvernement.

Ces réformes portent sur les lois qui régissent les sociétés commerciales, les effets de

commerce et Je timbre des effets de commerce.

En 1889, nous avons dit à ce propos

«Les contestations nombreuses soulevées depuis une dizaine d'années près de nos

tribunaux sur des difficultés longtemps déjà aplanies chez nos voisins par des lois nou-

velles, fournissent la meilleure preuve de la défectuosité de la législation qui règle ces ma-

tières dans le Grand-Duché. Rester plus longtemps dans cette situation, ce serait nuire au

crédit du pays dans ses relations avec l'étranger et porter atteinte aux intérêts de notre;

commerce ».

Nous y ajoutons le vœu de voir modifier la législation sur les assurances, dans laquelle

plusieurs anomalies se sont glissées, et nous exprimons le désir de voir appliquer avec plus

de rigueur la loi sur le colportage, de façon qu'elle donne protection au commerce luxem-

bourgeois.

Corps diplomatique accrédité à Luxembourg.

Autriche-Hongrie: Baron d'Okolicsanyi, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire à

La Haye.

Pays-Bas: Jkhr. van Pestel, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire à Bruxelles,

Russie : Prince Ouroussff, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire à Bruxelles.

Grande-Bretagne: Sir Horace Rumbold, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire à

La Haye.

Saint-Siége : Mgr. Lorenzelli, Internonce apostolique à La Haye.

Italie : Albert de Gerbaix Comte de Sonnaz, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire

à La Haye.

Portugal : Comte de Tovar, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire à La Haye.

Allemagne : Prince de Thurn et Taxis, Ministre Résident à Luxembourg.

France : Denaut, Ministre Résident à Luxembourg.

Belgique : Frédéric Hoorickx, Ministre plénipotentiaire, Chargé d'affaires à Luxembourg.

Espagne : de Baguer, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire à La Haye.

Corps consulaire.

Italie : Joseph Weber, Consul à Luxembourg.

États-Unis d'Amérique : Georges Murphy, Vice-Commercial Agent à Luxembourg.

Relations extérieures.

MM. H. Vannerus, Chargé d'affaires du Grand-Duché à Paris.

Comte H. de Villers, Chargé d'affaires du Grand-Duché à Berlin.

Comte d'Ansembourg, Chargé d'affaires du Grand-Duché à Bruxelles.

Eug. Bastin, Consul général du Grand-Duché à Paris, rue Bizet 6, avenue Marceau.

G. de Laveleye, Consul général du Grand-Duché à Bruxelles, 21 place de Louvain.

G. Schneider*), Consul générai du Grand-Duché à Vienne.

En outre les Agents Néerlandais sont chargés de la représentation diplomatique et con-

sulaire du Grand-Duché à l'étranger, partout où celui-ci n'a pas d'agents spécialement accré-

dités. (Arrangement du 6-7 janvier 1880.)

*) Décédé le 31 janvier 1895.

I. - Guillaume-Luxembourg.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1894.

*) A ce chiffre, il faut ajouter: 1° 79895 t., 29910 t., 549876 t., 4077 t. de coke, en provenance de l'Allemagne, et diriges via

Trois-Vierges et la ligne da l'Attert, respectivement vers Athus, Rodange, Longwy et Steinfort; 2° 29135 t., 110 t., 10361 t. de fontes

brutes, expédiées vers l'Allemagne, par la ligne de l'Attert et Trois-Vierges, en provenance des usinai da Rodange, Longwy et Stein-

fort; 3° 6953 t., 19746 t., 18425 t, de minerais expédiées suivant la même route et en provenance des stations de Obaroorn, Differ-

dange et Lamadelaine; 4° 40270 t., .47116 t. de minerais expédiées par des stations du Guillaume-Luxembourg, et en transit par la

ligne des minières, en destination de la Frarica, via Rodange, et de la Belgique, via Athus, respectivement; enfin 5° 70492 t.,

8505 t., et 12874 t. de minerais, expédiées en service direct des stations de Balvaux, Obercorn et Differdange, en destination des

hauts-fourneaux de Dommeldange. Le trafic total se trouve ainsi porté à 4,536,279 tonnes 590 kgr.

Chemins de fer.

TONNAGE DES MARCHANDISES TRANSPORTÉES EN PETITE VITESSE.

Trafic intérieur...

Trafic

d'exportation

par ta ligne de Thionville...

id.

de

Trois-Vierges...

id.

de

Bettingen...

id.

de

Wasserbillig...

Trafic

d'importation

par la ligne

de

Thionville...

id.

de

Trois-Vierges...

id.

de Bedingen...

id.

de

Wasserbillig...

Trafic

de

transit

par

Thionville

via

Trois-Vierges...

via St-Vith...

via Bettingen...

par Gouvy

via

Thionville...

via Audun-le-Tiche...

via St-Vith...

via Carthaus...

par St-Vith

via

Thionville...

via Audun...

via Gouvy...

par Bettingen

via

Thionville...

via Carthaus...

p a r Carthaus

via

Thionville...

via Gouvy...

via Sterpenich...

via Prince-Henri...

par le Prince-Henri: via Sterpenich...

via Carthaus...

par Audun: via Gouvy...

via Prince-Henri...

via St-Vith...

T. K.

282,234.300

313,746.000

424,832.400

338,541.000

82,049.100

75,013.200

138,403.400

423,830.200

23,678.000

32,390.000

168,636.000

152,427.000

7,489.000

4785.000

795.000

39,927.000

6,087.000

2,241.000

442,783.000

13,996,000

519.000

619.000

7,012.000

13,510.000

6,478.000

600.000

895.000

5,671.000

14,440.000

224,704000

165,496.000

48,255.000

456,779.000

24,670.000

7,078.000

20,706.000

*)

Trafic

total...

T. K.

571,679.990

1,381,373.700

719,294.900

944,688.000

3,617,036.590

T. K.

483,520.100

1,187,988,490

623,974.600

1,004,683.000

3,300,166.190

II. Prince-Henri.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1894.

A) 1er Réseau. (Minières, Attert et Sûre.)

Longueur en exploitation: 147 kilomètres.

I . Marchandises expédiées

1° pour l'intérieur du

pays...

2° vers la

France...

3° id. la

Belgique...

4° id. la

Hollande...

5° id.

l'Allemagne...

6° id. la

Suisse...

7° id.

l'Italie...

Ensemble...

II. Marchandises importées

1° de la France : via Rodange (frontière fran-

çaise)...

2° de la Belgique

a) via

Athus...

b) via

Sterpenich...

c) via

Benonchamps...

d) via

Gouvy...

3° de l'Allemagne

c) via Esch (Thionville et

Karthaus)...

b) via Bettingen (Thionville et Karthaus)

c) via

Trois-Vierges...

d) via Wasserbillig (Thionville et Karthaus)

Ensemble.

III. Marchandises en transit par les lignes de

la société ;

a) via Esch-Athus et

inversement...

b) via Esch-Rodange (frontière française)

c) via Diekirch-Wasserbillig et inverse-

ment...

Ensemble...

Total des marchandises

transportées...

1894.

T. K.

173,616.210

907,388.160

1,319.590

206,111.900

430 000

1,284.690

4,902,116.720

4,561.750

89,290.500

28,032.010

2,065.760

6,736.040

12,903.580

11,838.640

658,212.960

13,549.510

827,234.710

134,842.240

4,570.000

2,006.400

141,418.640

2,870,770.070

1893.

T. K.

431,248.980

217,488.750

769,185.470

1,917.670

147,681.210

280.440

1,712.200

1,589,514.720

4,027,730

71,804.000

34,449.330

1.393.120

5,270.250

13,296.770

18,857.950

477,935,120

14,214.190

631,448.460

99,096.990

7,497.500

1,220.170

107,814.660

2,328,777.840

Différence en faveur de

4894.

T. K.

160,717.190

138,202.690

38,430.690

149.560

312,602.000

537.020

17,486.360

3.602.680

472.640

4,466.690

180,277.840

195,786.250

35,745.250

786.230

33,603.980

544,992.230

1893.

T. K.

43,872.540

598.080

427.510

393.490

6,999.310

664,680

2,927.500

I I

e Réseau (Ligne de Wiltz).

Longueur en exploitation: 20 kilomètres.

1. Marchandises expédiées

1° pour l'intérieur du

pays...

2° vers la

Belgique...

3° vers

l'Allemagne...

Ensemble...

II. Marchandises importées

1° de la Belgique : a) via Schimpach

frontière...

b) via

Gouvy...

2° de l'Allemagne; a) via

Trois-Vierges...

b) via

Wasserbillig...

c) via

Bettenbourg...

Ensemble...

III. Marchandises en transit par les lignes de la Société

via Kautenbach-Schimpach frontière et

inversement...

Total des marchandises

transportées...

1894.

T. K.

3,775.960

460.430

1,222.390

5,458.780

2,724.460

488.190

673.840

358.210

440.910

4,682.610

2,473.790

1,615.180

1893.

T. IL

3,470.980

429,470

1,133.610

3,034.060

2,571570

511.880

741.660

414.710

386.910

4,627.700

2,880.700

12,242.460

Différence en faveur de

1894.

T.

K.

304 980

30 960

88.780

484,720

151.890

54.000

84.910

378.780

1893.

T. K.

26.660

67.820

56.500

106.910

1° Les marchandises expédiées comprenaient

2° Les marchandises importées comprenaient

Pierres...

Bois...

Divers...

Totaux

En destination de

l'intérieur.

T. K.

505,800

318.010

2,952.150

3,775.960

la Belgique.

T.

K.

48.060

412.370

460.430

l'Allemagne

T.

K.

1,222.390

1,222.390

En tout

1894.

|

T. K.

505.800

366.070

4.586.910

5,458.780

1893.

T.

K.

111.940

503.990

4,418.130

5,034.060

Différence en faveur de

T

K.

T. K.

393.860

168.780

424.720

1893.

T.

K.

137.920

Pierres...

Bois...

Houilles...

Divers...

Totaux...

Au départ de

la Belgique.

T.

K.

27.840

1,080.000

2,101.810

3,209.650

l'Allemagne

T.

K.

10.600

125.600

421.450

915.310

1,472.960

En tout.

1894.

T.

K.

10.600

153,440

1,501.450

3,017.120

4,682.610

1893.

T. K.

11.000

63.900

1,290.500

3,262.300

4,627.700

Différence en faveur de

1894.

T.

K.

89.540

210.950

54.910

1893.

T.

K.

245.180

III. Chemins de fer cantonaux.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation

pendant l'année 1894.

Produit kilométrique

1894 fr. 2,131.26.

1893 fr. 2,088.91.

STATIONS.

Nœrdange...

Niederpallen...

Redange...

Magern...

Hostert...

Rambrouch...

Kœtschette...

Bigonville-Holtz .

Perlé...

Haut-Martelange.

Martelange...

Diekirch...

Bleesbrück...

Bastendorf...

Tandel...

Fouhren...

Bettel...

Vianden...

Recettes postales

Ballastière...

Total...

VOYAGEURS.

Nom-

bre.

12,372

2,147

8,248

1,143

1,249

3,037

2,918

1,869

2,030

2,343

23,049

2,364

1,737

2,412

3,421

4,614

12,126

87,740

Produit.

FR. C

5,084.10

397.93

2,948.40

474.70

556.35

1,634 70

1,570.45

1,213.30

1,079.43

258.95

1,285.30

9.596.42

544.20

|

452.10

678.45

1,188.90

2,096.90

5,539.39

36,597.11

BAGAGES.

Poids.

T. K.

16.180

.0.050

8.845

0.430

0.700

2.350

1.170

0.980

1.360

0.820

11.510

0.330

0.030

0.210

1.040

1.170

11.330

58.403

Pro-

duit.

FR. C.

211.80

1.00

91.15

5.05

8.05

30.90

15.65

15.05

21.20

14 23

130.00

2.50

0.30

2.00

8.50

12.50

114.55

674.63

MARCHANDISES.

Colis et paquets.

Poids.

T. K.

558 455

2.300

94.625

1.283

2 820

18.635

26.635

12.260

26.100

16.795

8.920

284.760

2.915

2.445

9.910

11.893

65.695

1,177.285

Produit.

FR. C.

3,332 15

15 60

320.95

13 40

24 40

181.00

118 75

115 35

74.00

1,636.25

10.45

2.00

8.05

42.80

53.75

398.85

6.871.70

Charges complètes.

Poids.

T. K.

3,050.790

485.960

28.500

68.000

263.210

300.980

345.730

1,257.120

6,516.450

239.300

1,400.090

5.000

5.000

622.280

450.000

15,038.410

Produit.

FR. C.

6,379.20

893.13

28.70

82 30

446 83

358 30

343.13

4,871.13

28,02793

722.65

2.402.33

5.00

9.00

1,129.45

470.50

46,772.10

BESTIAUX.

Nom.

Pro-

duit.

FR. C

3.23

16.00

1.35

0.40

78.60

13.80

27.30

43.30

14.25

3.60

80.45

1.45

2.85

13.90

12.50

223.90

342.80

Re-

cettes

diverses

FR. C.

41.35

9.30

3.00

1.23

34.43

10.00

34 30

74.30

1.23

126.65

1,943.00

2,317.30

Recettes

totales.

FR. C.

15,232.50

417.80

1,473.93

523.»

676.90

2,580.35

2371.20

1,19.45

6,233.45

28,426.30

2,13410

13,910.17

434.60

691.35

1,263.43

2,183.90

7,532.79

1,943.00

470.30

93,773.66

Recettes

totales

de l'année cor-

respondante de

1893...

Différence

en faveur de

86,624 35,723.36

1,116

873.75

59,073

0,670

647.70

26.95

1,081.433

93.860

6,738 70

133.00

13,396.490

358.080

46,295.60

476.50

267.65

275.13

2,239.14

78.16

91,912.13

1,863.31

IV. — Chemins de fer secondaires.

RENSEIGNEMENTS STATISTIQUES

sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1894.

*) A ce chiffre, il faut ajouter encore une somme de fr. 1849.80, produit du transport des équipages et

bestiaux, ce qui porte le produit total de tous les transports à fr. 161,718.40.

STATIONS.

Luxembourg...

Hesperange...

Altzingen...

Weiler-la-Tour...

Aspelt...

Altwie...

Mondorf-village...

Mondorf-les-Bains...

Ellingen...

Scheuerberg...

Remich...

Cruchten...

Schrondweiler...

Medernach...

Larochette...

Transports pour la

poste...

Totaux...

Voyageurs.

Nombre.

51,426

7,677

6,399

5,661

7,107

3,955

5,083

6,328

4,090

12,631

9,915

1,773

3,607

7,618

132,991

Produit.

FR. C.

39,709.68

2,565.03

1667,73

3,783.25

3,472.60

1638.78

5,827.45

6,338.00

4,332.60

881 55

17,495.85

7,111.35

592.00

1,976.23

6,441.40

107,553.50

Marchandises.

Poids.

T. K.

4,834.610

3,245.340

7.790

102.020

458.440

107.420

901.930

3,669.190

881.310

98.940

1,196.360

4,984880

146.630

547,810

3,932.240

24,834.930

Produit.

FR. C.

10,581.75

2,982.90

42.25

244.45

1,279.80

493.45

2,996.10

4,784.03

1,686.05

143.55

3,814.80

6,697.35

77.45

947.80

11,083.85

47,825.60

Recettes

extra-

ordinaires.

FR. C.

4,489.50

4,489.50

Recettes

totales.

FR.

C.

30,291.40

5,547.95

2,710.00

4,027.70

6,732.40

3,132.20

8,823,55

11,182.08

6,038.65

725.10

21,310.65

13,808.70

669.45

2,924.03

17,493.25

4,489.50

*) 159,868.60

Produit kilométrique correspondant (41 klm.)

fr. 3,944.35

fr. 4,066.28

Postes. — Télégraphes. -

Téléphones.

Statistique générale.

I. — Postes.

NATURE

DES

ENVOIS.

Postes aux lettres

Envois

ordinaires...

Envois -recommandés...

Lettres à valeur déchirée

Envois contre rembour-

sement...

— Poste aux colis

Collis

affranchis...

non

affranchis...

de

service...

avec déclaration de

valeur affranchis...

avec déclaration de

valeur non affranchis

avec déclaration de

valeur de service...

contre

rembourse-

ment

recommandés...

de service

Colis postaux ordinaires.

avec déclaration

de

valeur...

contre rembour-

sement...

3 —Mandats de poste...

4. — Bons de

poste...

5.-- Recouvrements à

encaisser...

6. —

Journaux...

Totaux...

a. — N O M B R E DES

ENVOIS

M A N I É S .

1893.

Service

intérieur.

3,411,408

46,481

Poste aux colis.

.3,490.

79,924

13,919

11,250

1,702

4.303

2,211

90,078

53,451

1,691467

5,430,303

Service international.

Réception

2,258,542

30,680

5,489

82,737

7,953

2,225

15,070

15,763

6*47

55,513

24,691

542,851

3,044,769

Expédition

1,722,136

29,383

2,653

40,110

9,713

2,616

1,790

12,703

103,556

6,942

89,837

2,023,600

Transit.

32,006

1,352

33,358

TOTAUX.

7,434,092

106,544

8,142

4,533

202,791

30,585

12,298

6,543

4,590

19,071

28,466

1,412

249,147

85,084

2,326,507

10,522,030

Service

intérieur.

3,682,211

18,617

Poste aux colis.

3,668

88,050

14,755

11,763

1,971

4,729

2,183

98,166

55,689

1,774,061

5,786,380

Service international.

Réception

2,331,104

33.094

5,208

1,453

96,687

13,498

2,920

15,570

19,202

1,164

56,477

25,748

584,235

3,188,482

Expédition

1,824,244

32,310

2,947

38,884

10,500

3,172

2,473

19,007

110,204

4,503

86,969

2,138,069

Transit

47,124

9,108

56,232

TOTAUX.

7,884,683

114,021

8,155

5,305

223,621

38,833

12,792

8,06

4,839

20,226

38,209

1,902

1,659

264,847

85,940

2,454,373

11169163

NATURE

DES

VALEURS.

1. — Poste aux lettres

Lettres à valeur déclarée.

contre remboursement1 )

2 — Poste aux colis

Colis à valeur déclarée affranchis

non affranchis.

de

service...

contre, remboursement *).

postaux à valeur déclarée.

contre rembour-

sement....

3 - Mandats de

poste...

4 — Bons de

poste...

5- —

Recouvrement3)...

6. Recettes

nettes effectuées

par les bureaux de poste

Totaux...

b.-

SOMMES

ET V A L E U R S M A N I É E S .

1893.

Service

intérieur

FR.

Poste aux colis.

39,684

2,280,983

12,843,621

30,145

10,576,877

2,754,692

693,993

29,220,348

Service international.

Réception.

FR.

6,448,908

12,048

1,693,067

446,391

378,940

308,351

14,075

5,185,603

2,500,769

16,888,152

Expédition,

FR.

3,151,721

2,977,335

449,611

2,464.,328

117,118

14,014,836

23,174,949

TOTAUX.

FR.

9,600,629

5 1,732

6,951,385

896,002

15,307,949

309,085

423,469

14,073

29,777,316

3,233,461

693,993

69,283,449

1894.

Service

intérieur

FR.

Poste aux colis.

30.234

2,069,310

13,962,349

23,468

11,243,984

2,830,404

712,332

30,914,745

Service international.

Réception.

FR.

7,333,647

42,393

1,395,261

766,607

313,657

299,010

23,378

5,034,960

2,671,747

17,881,597

Expédition.

FR.

3,266,222

2,973,226

316,602

2,896,427

240,066

44,895,873

24,788,416

TOTAUX.

FR.

10,599,869

92,8

6,437,797

1,283,209

16,859,513

339,125

539,076

23,378

31,174,817

5,522,151

712,352

73,584,7

Service intérieur.

1893.

44,195

4,511

39.684

4894.

53,161

4,927

50.234

Service international.

Réception.

4893.

14,415

2,367

12.048

4894.

53,673

41,080

42.593

Service intérieur.

1893.

30,686

30,145

1894.

26,056

25,468

Service international.

Réception.

4893.

282,402

3,462

278,940

4894.

320,598

6,941

313,657

Service

1893.

3,808,464

1,053,772

2,754,692

intérieur.

1894,

3,890,787

1,040,383

2,850,404

Service int-

Réce

1893.

3,136,060

635,291

2,500,769

ernational,

ption.

1894.

3,358,742

686,993

2,671,747

— Montant des recouvrements à encaisser

non encaissés

2 — Montant des colis contre

remboursement...

Montants

refusés...

Sommes

encaissées...

1. — Montant des lettres contre remboursement

Montant des envois

refusés...

Sommes

encaissées...

II. — Télégraphes.

Service

intérieur....

Service international : a)

Réception...

b)

Expédition...

Totaux...

NOMBRE DES TÉLÉGRAMMES

1893.

25,233

40,773

45,311

111,317

24,778

42,918

45,925

113,621

III. — Téléphones.

Service intérieur

NOMBRE DES COMMUNICATIONS

1893.

1,741,375

1894.

1,768,292

IV. — Résultat financier.

a) Recettes..

1° Postes...

2°

Télégraphes...

3°

Téléphones...

Total...

b) Dépenses.

Postes, télégraphes et

téléphones...

Excédant des

dépenses...

1893.

fr. 677,740 06

48,001 70

72,734 20

fr.

798.473 96

fr.

914,356 12½

fr.

115,880 16 ½.

1894.

695,649 09

48,322 50

82,035 75

826,007 34

980,100 01

154,093 67

Contributions. — Année 1894.

Contribution

foncière...

mobilière...

patentes...

sur les raines (loi de 1889)...

personnelle...

sur les mines (redevances) .

Montant pour tout

le pays.

fr.

967,907 12

782,421 18

12,866 50

24,474 20

87,498

81,449 45

Dont pour la ville

de Luxembourg.

68,647 34

387,534 67

3,521

8,192

Population.

Suivant le dernier recensement (décembre 1890), la population du Grand-Duché s'élevait

à 211,088 âmes ; celle de la ville de Luxembourg était, à la fin de 1894, de 19,945 âmes.

Caisse d'Epargne du Grand-Duché de Luxembourg.

(Ouverte le 25 septembre 1859 )

Taux d'intérêt bonifié aux déposants

3 pCt.

Maximum du livret, fr, 1000. — Un bureau annexe et 32 bureaux auxiliaires.

Résumé des opérations et de la situation des années 1893 et 1894.

1.

4.

5.

6..

7.

8.

10.

11.

12.

13.

14.

15.

16.

17.

18.

Exercices...

Nombre de livrets existants au 31 décembre 1893

délivrés

en

1894...

soldés en

1894...

existants au 31 décembre

1894....

Avoir total des déposants en principal et intérêts à la fin de l'exercice

Avoir moyen par déposant

Versements

Nombre...

Nomme...

Moyenne des versements par

déposant...

Remboursements

Nombre

Nomme...

Moyenne des remboursements par déposant

Rapport du nombre des déposants à celui des habitants du

pays...

Excedant des versements sur les

remboursements...

Intérêts bonifiés aux déposants dans le courant de l'exercice sur les

livrets remboursés pour

solde...

Intéréts bonifiés aux déposants à la fin de l'exercice. — (Intérêts ca-

pitalisés)...

Portefeuille

Évaluation d'après les cours au 31 décembre

. Valeur

nominale...

Fonds do

réserve...

Immeuble, l'hôtel pour la Caisse d'épargne, à

compte...

Caisse d'épargne scolaire, fondée en 1874 et fonctionnant dans les

communes de Luxembourg,: Hamm, Itzig, Rollingergrund, Walfer-

dange et Ettelbruck.

Nombre total des dépôts depuis

1874...

Montent total des

dépôts...

1893.

7,956,115 08

518 18

1,942,941 54

157 87

4,251,697 86

179 22

1/13

691,243 68

9,275 58

185,782 81

7,224,921 07

8,416,426 29

404.937 12

64,569 88

161,802 85

1894.

8.081,264 20

525 07

2,060,746 08

153 46

1,455,890 63

187 00

604,855 45

10,495 30

209,799 97

8,446,803 74

9,313,752 23

546,223 16

76,804 13

174,361 69

Situation financière au 31 décembre 1894.

ACTIF.

1. Numéraire en caisse

2. Disponible chez les agents comp-

tables du pays et divers

3. Disponible à la Banque Interna-

tionale..

4. Interêts à recevoir ...

5 Portefeuille

6. Immeuble...

Total

21,799 12

30,451 82

260,724 84

47,731 79

8,446,803 74

76,804 13

8,884.315 44

1. Avoir des déposants

2. Frais d'administration

3. Réescompte

4. Fonds de réserve et bénéfices de

cours au 31 décembre 1894 .

Total

PASSIF.

8,081,264 20

27,337 74

4,485 81

771,227 69

8.884,315 44

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

L'octroi a produit du chef

des...

1° Boissons et

liquides...

2°

Comestibles....

3°

Fourrages...

4°

Combustibles...

5° Matériaux de

construction....

6° Droits

d'expédition...

7° Droits d'accise sur les bières fabriquées dans l'intérieur

de la ville

Totaux

en 1893

fr. 50,760 30

107,799 11

11,318 41 ½

42,447 25½

33,360 60½

4,110 80

13,418 93 ½

fr. 263,215 42½

en 1894

53,531 17½

100,522 45

13,481 73½

44,180 14½

32,139 63½

3,878 20

13,246 55

201,023 89

Abattoir communal à Luxembourg.

Bétail

abattu....

Agneaux, porcelets au-dessous de 25

kilogr...

Moutons et

chèvres...

Porcs....

Veaux...

Vaches et.

génisses...

Bœufs et

taureaux....

Nombre de têtes de

bétail...

Poids en

kilogrammes...

Droits d'abattage et recettes diverses

en 1893

1,104

6,815

4,552

7,973

1,328

21,628

1,366,614

fr 43,593.65

en 1894

5,428

6,298

7,315

1,117

19,816

1,463,894

41,862.94

Foires et marchés.

- Les mesures rigoureuses, appliquées aux frontières, exerçaient une influence néfaste

sur la fréquentation et les transactions de nos foires en général.

A l'exception de quelques foires importantes, celles aux chevaux étaient peu fréquentées.

Cependant l'espèce bovine, malgré la fermeture des frontières, était pendant toute l'année de

vente facile et à des prix très rémunérateurs.

Foires de la ville de Luxembourg.

Aux treize foires aux bestiaux de l'année 1894 furent exposés en vente

1,665 chevaux d'une valeur moyenne de fr 400—550

3,359 bêtes à cornes

225—393

1,632 veaux

40- 50

brebis

20— 24 80

211 moutons

30—33

592 agneaux

17— 22

251 chèvres

18—

24 50

23,945 porcs gras, porcs adultes et porcelets, les derniers d'une

valeur moyenne de fr. 15 à fr. 18.

Les porcs gras furent vendus à raison de fr. 1 13—1 25 le kilogramme.

Foires aux: cuirs.

Les doux foires aux cuirs, tenues à Luxembourg en 1894, étaient faiblement fréquentées

et les transactions peu satisfaisantes.

Furent exposés en vente : 8,106 kilogr. cuir à semelles; 8,503 kilogr. cuir d'empeigne ;

10,425 kilogr. cuir de vache ; 3,479 kilogr. peaux de veau ; 734 kilogr. peaux de mouton ;

381 kilogr. déchets.

Mercuriales.

Prix moyens constatés aux marchés hebdomadaires de la ville de Luxembourg, en 1894.

Froment, par hectolitre

Méteil...

Seigle...

Orge

Avoine...

Pois...

Fèves...

Lentilles...

Pommes de

terre...

Farine de froment, le

kilogr...

de

méteil..

de

seigle...

Orge perlé,

le

kilogr...

fr. 15 60

14 40

12 60

9 35

17 35

27 50

3 45

Beurre, le

kilogr...

Oeufs, la

douzaine...

Foin, les 100

kilogr....

Paille...

Bois de hêtre, le stère

de

chêne...

Viande de bœuf, le

kilogr..

de

vache...

de

veau...

de

mouton..

porc

salé...

fumé...

fr.

2 50

8 15

9 90

1 80

1 60

1 70

1 75

1 90

2 10

Banques.

Luxembourg : Banque Internationale, avec succursale à Metz.

id.

Banque Werling, Lambert & Cie, avec agences à Esch-sur-l'Alzette, à Ettel-

bruck, à Wiltz.

id.

Succursale de la Société générale alsacienne de Strasbourg,

Diekirch

Banque Ch. Bech-Tschiderer.

Maison de change.

Luxembourg : G, Gugenheim.

Banque Internationale à Luxembourg.

Pour l'année 1894 cet établissement a distribué à ses actionnaires un dividende de 8 pCt.,

après avoir opéré d'importants amortissements. Ce résultat peut être considéré comme très

satisfaisant en présence du taux peu élevé de l'intérêt pendant l'année 1894.

La Banque a réduit de 4 ½ à 4 pCt. l'intérêt des prêts de sa caisse hypothécaire.

Voici les principaux chiffres du bilan au 31 décembre 1894

A l'actif.

Caisse...

Portefeuille....

Effets publics

Reports..

Commandites

Comptes courants débiteurs.

fr.

1,495,830

3,455,907

6,268,000

11,589,500

13,745,300

15,547,732

Au passif.

Capital-actions...

Circulation...

Comptes courants créditeurs

Dépôts...

Réserve...

Compte de

prévision...

Traites à

paver...

fr. 20,000,000

1,142,225

19,526,949

374,912

6,200,000

1,000,000

2,640,321

Ardoisières.

Les propriétaires d'ardoisières « Angelsberg-Frising à Perlé (Grand-Duché de Luxem-

bourg) occupent 80, 90,100 ouvriers, suivant la saison.

Ils fournissent, en ardoises pour toitures, environ

120 wagons de 10 T. par an, le wagon évalué à fr.

480...

pierres-éviers, 500 pièces pour une somme

de...

écrémeuses en chiste ardoisier, 440 pièces à fr.

16...

en dalles pour urinoirs ou tables, fenêtres

etc...

en dalles

(pavés)...

133 wagons.

Total...

fr. 57,600

6,250

7,040

1,000

fr. 72,250

Brasserie.

La consommation de malt pour la fabrication de bière, en 1894, a été de 2,804,860 kilogr.,

ayant donné une production de 112,194 hectolitres.

Les droits d'accise payés de ce chef ont été de fr. 140,243.

8,857 hectolitres de bière ont été exportés.

Prime payée de ce chef, fr. 11,071 58.

Briqueterie. — Briques en terre argileuse cuite.

La Maison P. Schwartz, à Mersch, a établi une briqueterie à proximité de la station du

chemin de fer à Mersch. Cette briqueterie comprend un four circulaire dit «Ringofen, de

huit compartiments, d'une contenance chacun de 8000 briques, type normal allemand de

25 x12½ x0,06½ c. m.

La Maison Schwarte peut produire dans ce four 64,000 briques.

Jusqu'à présent elle s'est contentée de livrer au commerce

a) la brique normale, 25 x 12½ x 0,06½

b) la brique de 22 x 11 x 0,06½ ;

c) la brique de 20 x 10 x 0,05 ;

d) la brique dite «radicale, pour la construction des grandes cheminées industrielles.

La brique, à la forte cuisson, devient d'une dureté extraordinaire ; elle résiste à toutes

les intempéries et s'approprie surtout à la maçonnerie extérieure.

La production de rétablissement est momentanément d'un wagon par jour ; elle peut

cependant avec le même four être triplée.

L'usine occupe 15 ouvriers ; le salaire varie de fr. 1 78 à fr. 5 par jour.

Fabrique de ciment-laitier.

La fabrique de ciment-laitier « Brasseur, Lambert & Cie , fondée à Rumelange en 1894,.,

a réussi, après beaucoup d'études et d'essais, à découvrir un système de fabrication qu'elle a

fait breveter dans différents pays, et qui a mis fin aux préjugés contre le ciment de laitier.

Par son nouveau procédé, l'établissement «Brasseur, Lambert & Cie » est à même de-

produire un ciment de laitier présentant les mêmes qualités que le meilleur ciment-portland,

tant sous le rapport de la résistance que sous celui de la traction. Aussi ce ciment est-il;

utilement employé dans les travaux tels que : hauts-fourneaux, ponts, bétonnage etc., et,

principalement, dans les constructions hydrauliques dans lesquelles il entre avec une préfé-

rence marquée sur le meilleur ciment-portland.

Il est à espérer que cette,nouvelle industrie qui, par ses installations, peut fournir 40 T.

journellement, prospérera, ses produits offrant 30 pCt. au moins de bénéfice sur l'emploi du.

portland.

Fabriques de confections.

La manufacture de vêtements pour hommes, jeunes gens et enfants de Ch. Jubert à Luxem-

bourg continue à occuper environ 350 tailleurs et couturières travaillant à façon.

La production de cette maison s'écoule dans le Grand-Duché, en Alsace-Lorraine, en,

Suisse, en Belgique et en Hollande. — Sa fabrication comprend

1° tous les vêtements de travail pour hommes ;

2° les uniformes pour sociétés et administrations ;

3° les vêtements de chasse ;

4° les pélerines lorraines en molleton imperméable.

La coupe de tous ces vêtements se fait par machines à lames circulaires, actionnées par-

un moteur électrique.

La fabrique de confections pour ouvriers de J.-P. Ginter-Ginter à Larochette occupe actuel-

lement 80 ouvrières.

Ces femmes travaillent à la pièce et ne peuvent être employées ailleurs, attendu que les.

soins du ménage ne leur permettent pas de travailler au dehors.

Les produits s'écoulent dans le Grand-Duché, en Alsace-Lorraine et en Allemagne.

Fabrique de conserves alimentaires à Beaufort,

MM. H. et J.-P. Even, à Beaufort, cultivent annuellement 45 à 50 hectares de légumes,

consistant en pois, haricots verts, flageolets, fèves de marais et carottes, pour en faire des.

conserves destinées principalement à l'exportation.

Ils produisent, en moyenne, de 120,000 à 150,000 boîtes par an.

Distillerie.

Le nombre dès distilleries en activité était de 1500, dont 528 ont travaillé des matière

farineuses, les autres des fruits.

État des matières employées à la distillation des eaux-de-vie dans le Grand-Duché

pendant l'année 1894-95.

Matières tanneuses déclarées

83,317 hectolitres au droit de fr. 0,35

318,755

fr.

0,29

ce qui représente en alcool à 50 pCt. 1,540,000 litres.

Fruits à pépins à fr. 0,63 : 46,666 hectolitres

Fruits à noyaux à fr. 1,25 : 4,650

hectolitres...

Marcs de raisins à fr. 0,42 : 5,000 hectolitres

fr 29,161

94,439

fr

123,600

fr.

29,000

5,800

2,100

fr.

36,900

ce qui représente en alcool a 50 pCt. 369,000 litres.

L'Allemagne a bonifié au Grand-Duché pour 1894-95 fr. 90,500.

La bonification faite à raison de fr. 0,20 par litre d'alcool à 100 pCt. donne, à 50 pCt.

905,000 litres.

Il a été converti en vinaigre : 28,300 litres à 100 pCt. ou à 50 pCt. 56,600 litres.

Ces chiffres prouvent que la concurrence des grandes distilleries allemandes, qui jettent

leurs produits à vil prix sur notre marché, devient de jour en jour plus fatale à l'industrie

indigène.

Nous exprimons le vœu que nos distilleries obtiennent pour leur exportation en Alla-

magne ce qui leur revient de droit, l'industrie similaire allemande jouissant depuis longtemps

d'un avantage qui tourne au détriment du Grand-Duché.

Draperie.

La crise qui sévit depuis assez longtemps sur l'industrie lainière de notre pays, persis-

tant toujours, la situation est restée stationnaire pour l'année 1894.

Faïencerie de Septfontaines.

La marche générale de la faïencerie de Septfontaines a été sensiblement la même

qu'en 1893.

Le personnel employé s'est élevé à 210 personnes.

Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants

Matières diverses

arrivées...

Houille...

Total...

Produits

expédiés...

2,260,000 kil.

2,700,000

4,960,000

1,185,869

Ganterie.

L'année 1894 a commencé sous le régime de la crise qui régnait aux États-Unis et dont

nous avons fait mention dans notre dernier rapport.

La lutte, longtemps indécise pour la révision du bill Mac Kinley, causait au commerce

avec l'Amérique une incertitude telle que, pendant le premier semestre, la stagnation des.

affaires a été sans précédent. Au mois d'août 1894, les partisans des droits protecteurs ont

été vaincus et un tarif plus raisonnable a été adopté.

Depuis il y a eu reprise, mais elle n'est venue que très lentement, et ce sont les mar-

chandises à bas prix, donc de qualité inférieure, qui en ont profité en première ligne. En

Europe, la marche des affaires a été analogue.

Dans le Grand-Duché, le chiffre de la production et le prix de la main-d'œuvre ont été,

à peu près les mêmes que les années précédentes.

Usine à gaz à Luxembourg.

En 1894, la production de gaz a été de 1,240,230 m3 (contre 1,209,000 m3 en 1893), la

consommation en charbons de 4,148,500 kilogr.

Le nombre des ouvriers s'élevait à 42 ; il a été payé en salaires fr. 37,479 48.

Horticulture, arboriculture.

Les rosiers, qui forment un des principaux produits de l'horticulture du Grand-Duché,

n'ont trouvé leur placement qu'avec les mêmes difficultés que les années précédentes ; ce.

n'est qu'à force de soins et de travail que l'écoulement a pu s'opérer et encore à des prix peu

rémunérateurs.

La récolte dès rosiers-tiges a été réduite dans de fortes proportions par suite des grandes

sécheresses de l'été 1893, et malgré le stock relativement petit, les prix de vente n'ont subi

aucune augmentation.

Les arbres fruitiers ont trouvé un écoulement plus facile et la surproduction de cet

article parait avoir cessé ; aussi le marché était-il plus animé et les prix obtenus assez rai-

sonnables. La bonne et belle marchandise était très recherchée.

Qu'il nous soit permisse faire observer que la limite du poids des colis postaux en des-

tination de la Suède, de l'Espagne, du Portugal, de la Bulgarie, de la Serbie et de la Turquie,

étant toujours fixée à 3 kilogr., il serait à désirer que le Gouvernement voulût bien apporter

toute sa sollicitude à ce que ce poids fût porté à 5 kilogr., le poids de 3 kilogr. étant à peine-

suffisant pour l'emballage.

Imprimerie, librairie.

La situation de ces deux branches est restée la même qu'en 1893.

Le Grand-Duché possédait; en 1894, vingt-et-une imprimeries, dont onze à Luxembourg,,

deux à Grevenmacher, deux à Esch-sur-l'Alzette, deux à Diekirch et une dans chacune des

localités d'Echternach, d'Ettelbruck, de Remich et de Wiltz.

177 ouvriers étaient occupés dans ces divers ateliers, savoir : 89 compositeurs, 18 im-

primeurs, 24 apprentis et 46 manœuvres.

Les salaires variaient de fr. 3 50 à fr. 4 50.

Il existait deux établissements lithographiques et dix librairies.

Industrie minière et métallurgique.

a) Minières.

Nombre de sièges

d'exploitation....

Production

totale...

Valeur...

Nombre des

ouvriers...

. tonnes 3,958,280

. fr.

9,436,128

4,577

b) Hauts-Fourneaux.

1° Société Metz & C

ie à

Esch-sur-l'Alzette.....

2°

Metz & Cie à

Dommeldange...

3° Aachener Hütten-Aktien-Verein, Abtheilung Esch a/Alzette .

4° Société des hauts-fourneaux Ch. & J. Collart à Steinfort . . . .

5°

des hauts-fourneaux et forges à

Dudelange...

6°

des hauts-fourneaux à Rumelange . .

7°

des hauts-fourneaux à Rodange

Nombre de hauts-fourneaux en marche

Nombre de semaines de

marche...

Nombre.

1,118

Production

fonte d'affinage.

Thomas

Moulage

. 129,533 tonnes )

. 438,265

112,018

)

Valeur...

Nombre

d'ouvriers...

tonnes

679,816

fr.

31,487,808

1,924

c) Fonderies.

Nombre...

Nombre de fonderies en

marche...

Production

Valeur

Nombre d'ouvriers

. tonnes

8,328

. fr.

1,081,435

d) Aciéries.

Les productions du laminoir à fer marchand et de l'aciérie de Dudelange consistaient en

fer marchand, feuillard, cornières, rails à petite section, éclisses etc.

Poduction.....

Valeur....

Ouvriers...

tonnes

131,220

fr. 12,128,190

Situation de l'industrie métallurgique dans le Grand-Duché, pendant les années 1893 et 1894,

sous le point de vue commercial

Si nous faisons précéder nos graphiques de l'année 1894 de l'exposé ci-après comprenant

les années 1893 et 1894, c'est qu'une note explicative n'accompagnait pas les données statis-

tiques afférentes de 1893.

Dans notre exposé sur la situation de l'industrie métallurgique en 1892, nous avons dû

qualifier cette année de peu favorable à l'écoulement des produits.

Pour les années 1893 et 1894, notamment la première, nous sommes au regret de devoir

forcer la note, attendu que 1893 compte, généralement parlant, parmi les périodes les moins

prospères que l'industrie métallurgique a traversées de longtemps, et que 1894 a été loin éga-

lement de répondre aux attentes.

Il est vrai qu'en général la production en Allemagne n'a pas progressé en 1893 dans

les mêmes proportions que les années précédentes ; mais, soit que la concurrence de plus

en plus accentuée entre les producteurs obligent chacun à fabriquer à meilleur compte pos-

sible, soit par d'autres motifs dont l'exposé nous mènerait ici trop loin, la production avait

atteint depuis longtemps déjà un niveau malheureusement trop élevé, tandis que la valeur

des produits a subi peu à-peu des dépréciations telles que les prix de revient ont été atteints

non seulement, mais dépassés dans bien des cas.

L'exportation de l'Allemagne — et sans elle les grandes industries ne peuvent plus vivre,

eu égard aux chiffres de production existants — a été très réduite en 1893, parce que la

plupart des pays de l'Europe, la France, la Russie, l'Autriche-Hongrie, ainsi que les États-

Unis de l'Amérique du Nord, pour protéger leurs industries nationales, prélèvent sur les

produits étrangers des droits d'entrée énormes, parce que les pays d'outre-mer, comme

l'Australie, ont traversé des crises commerciales prolongées ou, comme presque tous les

États de l'Amérique centrale et du Sud, ont été en. proie à la guerre, ou ont passé des crises

financières intenses. Nous citerons encore pomme facteurs ayant ébranlé la confiance, para-

lysé par suite les grands travaux industriels et entravé les transactions commerciales, la

dépréciation de la valeur de l'argent, la question sociale qui, en 1893, a eu surtout son ex-

pression dans une grève générale en Angleterre, suivie de grèves partielles en France et en

Belgique, et l'instabilité sur le terrain politique, instabilité provoquant ces oscillations impor-

tantes et continuelles des cours de bourse.

Cette mauvaise situation s'est continuée jusque dans le premier trimestre 1894, pour ne

faire place, en mars de cette année, qu'à quelques lueurs d'espoir qui ont pris leur origine

dans l'adoption, par le Reichstag, du plus important des traités de commerce de longue durée,

le traité avec la Russie. Ce traité, en lequel ont été placées tant d'espérances, et qui a servi

de point de départ à tant de projets de spéculation, a certes eu quelques conséquences avan-

tageuses, telles que le réveil de la confiance, plus de stabilité dans les affaires et, au com-

mencement, un assez bon courant de commandes ; mais bientôt les ordres se ralentirent,

parce que d'autres pays,comme l'Angleterre, la France et la Belgique avaient profité de la

guerre douanière, que s'étaient livrée l'Allemagne et la Russie, pour se créer et étendre des

relations qu'on ne lâcha plus que difficilement, et que la Russie même, en attirant chez elle

des capitaux étrangers, avait fortifié son industrie nationale et s'était rendue sensiblement

plus indépendante de l'étranger. On reconnut bientôt aussi en Allemagne que les taux du nou-

veau tarif douanier russe, tout en représentant des réductions sur ceux d'auparavant, avaient

conservé néanmoins leur caractère essentiellement prohibitif, et n'étaient pas faits pour re-

lever le chiffre d'affaires entre les deux pays à sa hauteur d'avant le conflit commercial.

Voilà ce qui paralysa de nouveau notablement le mouvement en avant qui s'était produit

vers mars 1894, et n'avaient été le remplacement, dans l'Amérique du Nord, du Mac-Kinley

bill par le Wilson bill, sensiblement plus avantageux à l'importation étrangère, et l'assai-

nissement, lent il est vrai, mais progressif des marchés de l'Amérique centrale et du Sud,

que l'exportation, pendant l'année 1894, eût rétrogradé dans la même proportion que pen-

dant sa devancière, surtout que vers fin 1894 éclata la guerre entre la Chine et le Japon qui

interrompit presque complètement tout trafic de l'Europe, de l'Allemagne avant tous autres

pays, avec ces contrées.

Dès le commencement de cette guerre entre les nations les plus importantes de la race

mongole, nous nourrissions l'espoir qu'elle serait d'heureuse influence sur le développement,

en 1895, des relations commerciales de l'Europe avec l'extrême Orient, et d'après ce que

nous constatons jusqu'ici, notre attente s'est quelque peu réalisée.

Quelle a été maintenant, pendant 1893 et 1894, la situation de l'industrie métallurgique

sur le marché de l'intérieur de l'Allemagne?

Hélas ! la diminution sensible, en 1893, de l'exportation a donné nécessairement un

trop plein de produits à vendre sur le marché local, trop plein qui exerça une influence

fâcheuse sur le mouvement des affaires et sur la valeur des produits.

De plus, la situation des budgets des États allemands imposa, comme dépenses en 1893,

une grande réserve au gouvernement de l'Empire, et les départements des travaux publics,

de la guerre et de la marine ne purent donc donner en adjudication en fait de matériel de

chemins de fer, rails, longrines, etc., et en fait de matériel de guerre et de marine que le

strict nécessaire.

Un événement commercial d'influence bien néfaste est venu en outre, vers tin 1893,

jeter la perturbation sur le marché : nous entendons parler de la rupture de l'entente qui

avait existé jusque-là entre les producteurs de laminés du Rhin et de Westphalie, rupture

que toutes les démarches n'ont pu empêcher, parce qu'on se heurta à l'obstination de

quelques usines importantes qui, dans la question de réglementation de la production, n'ont

su mettre l'intérêt général au-dessus de leur intérêt particulier. Qu'on se ligure la portée de

cet événement, en considérant que dans une situation comme celle que nous dépeignons,

le grand et unique moyen d'empêcher la ruine de l'industrie est à chercher précisément dans

les accords pour la réduction de la production et le maintien des prix de vente !

Constatons encore, pour compléter notre image de la situation de l'industrie métallur-

gique en 1893, à l'intérieur de l'Allemagne, l'interruption de la navigation, sur le Rhin

notamment, par les eaux basses, et les récoltes peu satisfaisantes de cette année.

En 1894, l'exportation s'étant améliorée quelque peu, le marché de l'intérieur s'en est

ressenti naturellement aussi, et n'avait été la dissolution du Rheinisch-Westphälische

Walzwerksverband, que pour le marché intérieur l'industrie métallurgique aurait réalisé des

résultats encore satisfaisants ; mais en présence de la surproduction, de la disproportion

entre l'offre et la demande, la concurrence effrénée des producteurs de produits finis entre

eux a dû paralyser et arrêter de nouveau le mouvement quelque peu ascendant des prix.

le Grand-Duché faisant partie de l'Union douanière allemande, tributaire donc en

première ligne du marché du Zollverein, a pâti de la mauvaise situation industrielle et com-

merciale de l'Allemagne pendant 1893 et 1894.

Notre industrie métallurgique a encore été particulièrement affectée par la mise en vigueur,

le 1er mai 1893, du tarif de transport exceptionnel et réduit pour minérais du Luxembourg

et de la Lorraine vers les stations de hauts-fourneaux allemandes. Ce tarif, mal compensé

par la mise en vigueur simultanée d'un tarif réduit de transport pour coke, que nous avions

annoncé comme probable dans notre dernier rapport, a eu la conséquence de réduire de pas

moins de 7 à 8 pCt. pour 1893, et de pas moins de 11 à 12 pCt. pour 1894, la vente de fonte

du Grand-Duché et de la Lorraine au Rhin et à la Westphalie.

Nous demandons, en présence de ce fait, ce qu'il en adviendrait de l'industrie la plus im-

portante de notre pays, si le projet si longtemps formé et dont l'exécution est tant réclamée

par nos adversaires allemands, le projet de canalisation de la Moselle était réalisé? ! Nous n'hé-

sitons pas à dire que l'exécution de ce projet serait la ruine de notre belle industrie métallur-

gique et porterait une grave atteinte à la prospérité de notre pays ! Videant consules et que tous

ceux intéressés à la question avisent en temps utile aux moyens d'éviter cet évènement fatal !

On a beaucoup récriminé en Allemagne, lors de la rupture de l'entente des fabricants de

produits finis, contre les syndicats pour matières premières, charbons, cokes et fontes.

Certes le syndicat des cokes de Bochum, en passant la frontière de son pays d'origine

pour faire son entente avec le syndicat des fabricants de coke belges, et en monopolisant

pour ainsi dire la vente du coke sur son marché naturel, présente un danger en ce sens

qu'il

a acquis un caractère de puissance internationale en matière industrielle et commer-

ciale ; mais tel n'est nullement le cas pour les syndicats pour fonte, comme celui des pro-

ducteurs lorrains-luxembourgeois qui rencontre partout de la concurrence : en Allemagne

les producteurs de fonte rhénans-westphaliens et de Siegen ; en Belgique les producteurs de

fonte de la province de Luxembourg, Athus, Halanzy et Musson, de Liège et de Charleroi ;

en France les producteurs de fonte de Meurthe et Moselle, surtout, et enfin, pour les fontes à

transporter par mer, les producteurs de fonte du Cleveland et d'Écosse.

Et nous demandons encore ce que serait devenue la situation générale, déjà si défavorable,

si ces syndicats pour matières premières n'avaient pas su se maintenir, étant donné par le

passé que chaque baisse du prix des fontes entraîne une baisse plus considérable encore

des cours des produits finis? !

Que les lamineurs allemands suivent donc l'exemple de leurs fournisseurs de fonte, et

qu'au lieu de critiquer ces derniers dans leurs sages mesures, ils mettent chacun un peu

d'eau dans leur vin et rétablissent leur entente sur la base d'une production limitée aux be-

soins et de prix de vente adaptés à la situation du marché.

L'industrie de l'Europe est arrivée en effet à un degré de développement tel que, si de

nouveaux débouchés ne lui sont pas ouverts bientôt en Asie et en Afrique, elle devra revenir sur

ses pas et adapter, par le moyen des syndicats, sa production et ses prix à la consommation.

Ce n'est que grâce à l'adoption de ce principe depuis bientôt seize ans, que les produc-

teurs de fonte de la Lorraine et du Grand-Duché, réunis dans le syndicat lorrain-luxembour-

geois pour la vente des fontes, avec siège à Luxembourg, sont parvenus à passer les moments

difficiles sans réaliser des bénéfices brillants, il est vrai, mais en se maintenant à flot.

I . MINERAIS DU GRAND-DUCHÉ

Total de la Production.

H. HAUTS-FOURNEAUX DU GRAND-DUCHE

Total de la Production Fontes.

DE MOULAGE ET THOMAS.

IV.

FONDERIES DU GRAND -DUCHÉ

Total

de la Production Fonderies.

PRODUCTION DR L'ACIER THOMAS

à Dudelange.

Année

1892.

Tonnes.

20 554

57 346

69. 739

97 900

110 920

103.310

129, 123

131.220

I . — Total de la production Minérais du Grand-Duché,

Année.

Tonnes.

732,059

924,382

911,695

990,499

1.174,334

1,331,743

1,442,668

Année.

Tonnes,

1,090,845

1,196,729

1,262,825

1.407,617

1,613,392

2,173.463

2,161,881

Année.

Tonnes.

2,539,295

2,551,090

2,447,634

2,648,449

2,361,372

2,649,710

3,261,925

Année.

Tonnes.

3,102,753

3,359,413

3,102,478

3,370,352

3,351,938

3,958,280

II. — Total de la production Fontes.

Année.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

de

Hauts

Fourneaux.

Année.

Tonnes.

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

260.666

293,615

Nombre

de Hauts-

Année.

Tonnes.

376,587

334,688

365,997

419,610

400,644

492,038

523,776

de Hauts-

Fourneaux

[Année.

Tonnes.

561,733

558,912

544,994

586,515

558,289

679,816

Nombre

de Hauta-

III. — Total de la production Fonte d'affinage, moulage et Thomas.

FONTE D'AFFINAGE.

Année.

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184.573

256,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

243,740

235,263

260,492

Année.

Tonnes.

206,726

198,190

201,702

148,089

196,184

199,151

198,033

191,056

124,233

118,222

122,679

129,533

FONTE DE MOULAGE.

Année.

Tonnes.

16,926

29,133

38,936

49,106

76,662

109*680

75,956

75,622

75,129

84,582

67,190

99,683

123,307

87,367

112,018

FONTE THOMAS.

Année.

Tonnes.

29,219

77,159

78,855

91,145

108,227

176,599

220,232

249,496

279,118

300,066

321,078

344,986

348,242

438,265

Année,

18 73

Tonnes.

1,200

1,011

1,141

1,536

1,615

1,113

1,310

Année.

Tonnes,

Année.

1,341

1,370

1,269

1,394

1,205

1,701

1,579

Tonnes.

1,726

1,827

1,670

1,440

2,585

3,644

4,615

Année.

Tonnes.

4,642

5,909

7,062

6,281

7,764

8,328

IV. — Total de la production Fonderies.

Meunerie.

Une récolte excellente dans notre pays, mélangée avec une quantité pareille achetée en

Amérique, a mis nos meuniers en possession d'une matière première très avantageuse.

La bonne installation de nos établissements et le principe qui guide notre meunerie de

ne livrer qu'une marchandise de bonne qualité, lui ont valu une clientèle plus étendue et un

bénéfice plus élevé que les années précédentes.

Scierie de Mersch.

La scierie de B. Henckels, à Mersch, ne débite que du bois de chêne et de peuplier.

Elle fournit tous les bois pour chemins de fer et constructions, des bois spéciaux de

menuiserie, des frises en chêne pour planchers ainsi que des parquets en chêne.

L'exportation de ces produits se fait en Belgique et en Allemagne.

Tabacs.

Pendant l'année 1894, vingt-quatre fabricants du pays, travaillant avec environ

350 ouvriers, ont manipulé

800,000 kilogr. de tabac à fumer,

8,000,000 de cigares,

5,000,000 de cigarettes,

15,000 kilogr. de tabac à mâcher, et

10,000

à priser.

Cette production correspondait à une valeur approximative de 2,500,000 fr.

Il a été payé pour salaires 280,000 fr.

Les tabacs du Palatinat de la récolte de 1893, qui ont été bons et beaux, mais clair-

semés, ont dû être payés à chers deniers et peut-être à des prix inconnus jusqu'alors.

Par contre, les tabacs d'Amérique, tels que les Kentuky, les Richmont, les Virginie

furent fabuleusement bas, de sorte que pour la première fois, nos fabricants se trouvèrent en

situation de pouvoir acheter des tabacs d'Amérique, lesquels, malgré un droit d'entrée de

fr. 106.25 par 100 kilogr. rivalisèrent contre les tabacs indigènes.

Au Palatinat, la récolte de 1894 ne dormait qu'un produit trop léger et peu propre à la

fabrication du tabac à fumer.

Dans le temps, les fabricants de tabacs achetaient la matière première à fr. 125, tandis

qu'aujourd'hui ils ont peine à se la procurer à fr. 150 les 100 kilogr.

Ceci nous amène à dire que la fabrication des tabacs ordinaires du prix de fr. 150 à

fr. 160 tend à disparaître.

De nouveau, l'industrie fut inquiétée par un projet de réforme sur les droits, question

qui fut discutée au Reichstag allemand, mais qui heureusement n'a pas eu de suite. Il s'agis-

sait d'un impôt sur les tabacs fabriqués, ou, pour mieux dire, d'un impôt sur les factures.

Comme nous venons de le dire, ce projet d'impôt a été retiré. Aussi serait-il à désirer

que, pour éviter toute perturbation ultérieure dans cette branche importante du commerce,

il ne reparût plus à l'ordre du jour.

Nous avons à signaler une grève qui éclata à Luxembourg parmi les ouvriers-cigariers

au nombre de 120, et dura du 15 novembre à fin décembre 1894. Nous savons que, pendant

ce temps, les ouvriers ont été soutenus par des associations du dehors ; il faut constater

cependant que leur maintien, durant leur résistance, a été des meilleurs. Sauf les quatre

meneurs, tous ont repris le travail après arrangement entre eux et le patron.

Un fabricant de tabacs de Luxembourg s'est rendu acquéreur d'une ancienne fabrique de

draps à Larochette où déjà 70 filles apprennent le métier de cigarières.

Tannerie.

De même qu'en 1893, la tannerie n'a pas eu à se féliciter des résultats obtenus en 1894.

Nous eussions voulu constater, enfin, un mieux que tout le monde espérait pour cette

industrie, naguère si prospère dans le Grand-Duché et la plus importante des Ardennes ; mais

la crise que nous traversons encore ne fait guère mine de s'arrêter.

Le cuir fort continue toujours un mouvement de recul, les produits dits « Norddeutsche

Sohlleder » et la lisserie font de plus en plus des progrès sensibles.

NOUS pouvons prétendre sans exagération que la fabrication du cuir fort a diminué dans

le Grand-Duché, en 1894, de 30 pCt.

A. notre avis, les tanneurs agiraient sagement, s'ils prenaient ce qui précède en sérieuse

considération et s'ils ne restaient pas inattentifs aux nouvelles méthodes de tannage.

Il est vrai que les cuirs en poil ainsi que les matières tannantes sont à bas prix ; mais

celui de la marchandise a tellement baissé que toute proportion disparait ; cette dispropor-

tion existe entre les matières premières et le cuir fabriqué, ce qui, du reste, est le cas depuis

nombre d'années.

Espérons que 1898 nous sera plus favorable.

Teinture et tissus teints en pièce,

L'année 1894 n'a pas été prospère pour la teinture des tissus de lin et de coton, bien au

contraire.

Au commencement de l'année, les prix de l'indigo avaient subi une forte hausse, quoique

le rendement ait été très faible. La clientèle n'ayant pas tenu compte de ces deux facteurs au

fabricant, celui-ci a dû travailler à perte.

Vers la fin de l'année, la situation s'est encore empirée et le fabricant a subi une nou-

velle perte sur ses existants.

L'année 1894 a donc été pour cette branche d'industrie une des plus mauvaises qu'elle ait

eu à enregistrer jusqu'ici.

Fabrique de tricots de Pulfermühl.

La production de la fabrique de tricots de Pulfermühl a été la même que celle de l'année

dernière.

L'Amérique qui, depuis le Mac Kinley-Bill, ne commissionnait plus, a envoyé en Alle-

magne des ordres très importants, ce qui améliore la situation de l'industrie du tricot dans

ce pays, et ne tardera pas à influencer favorablement la situation de cette fabrication dans

notre pays.

Fabrication de bas tricotés à la machine.

Cette fabrication continue à prospérer dans le Grand-Duché et le nombre des machines

occupées a encore augmenté cette année.

Fabrique de tricots Muller & Cie à Walferdange.

La production exagérée des articles en tissu-tricot lissé a forcé la fabrique Muller & Cie à

se jeter sur les articles rayés en coton-couleur.

L'exportation de cet article en Amérique et en Afrique a donné des résultats tels que

l'usine était occupée toute l'année.

La production de 1894 se composait de

852 douzaines pour l'intérieur et de

»

pour l'exportation.

En 1894, le nombre d'ouvrières employées par la fabrique Muller & Cie a été le double

de celui de l'année antérieure.

L a fabrique de tissus demi-laine de Jos. Glesener à

Wiltz

a fait, en 1894, l'acquisition de la fabrique Lambert, en chômage depuis dix mois, et y a établi

un tissage mécanique, agrandi de neuf métiers pour la fabrication des articles coton.

Avant cette époque, rétablissement ne fabriquait que les genres demi-laine, tandis que le

nouvel article est pur coton.

La fabrique Glesener occupe toujours cinquante ouvriers.

Ses produits se vendent pour un quart, dans le pays, le reste en Alsace-Lorraine et en

Allemagne.

Vins de Champagne. — Établissement E. Mercier & Gie à Luxembourg.

Pendant l'année 1894, l'expédition des vins s'est élevée à 521,000 bouteilles et 76,600

demi-bouteilles, dont 8,800 bouteilles et 4,200 demi-bouteilles livrées dans le Grand-Duché.

70 ouvriers sont occupés journellement pendant toute l'année à la manutention des vins

et à leur emballage ; le salaire moyen pour les hommes est de 3 fr., 3 ,fr. 75 et 5 fr. ; pour

lés jeunes gens de 2 fr. à 2 fr. 50.

40 jeunes gens travaillent à la fabrication des paniers ; le gain varie suivant leur habileté.

Ils gagnent ensemble de 300 à 350 fr. par semaine.

Pendant les mois d'hiver l'établissement occupe une vannerie au village de Grevels (can-

ton de Redange). Elle y est installée depuis l'hiver passé et a expédié en tout 1400 paniers,

pour la fabrication desquels il a été payé la somme de 1100 fr.

10 femmes sont occupées à soigner la coiffure des bouteilles, c.-à-d. à y mettre les éti-

quettes, collerettes, feuilles d'étain, capsules ou la cire. Leur salaire varie de 1 fr. 50 à 2 fr. 25.

Pendant la mise en bouteilles (tirage) qui dure à peu près deux mois, août et septembre,

40 ouvriers sont employés en sus et se composent de tireurs qui emplissent les bouteilles,

et d'une douzaine d'hommes qui les bouchent. Leur salaire est de 5 à 8 fr. par jour. Viennent

ensuite les agraffeurs, au salaire de 2 fr. 75, et les entreilleurs (rangeurs de bouteilles), avec

le même salaire.

30 femmes sont occupées durant ce laps de temps à rincer les bouteilles ; elles gagnent

de 1 fr. 50 à 1 fr. 75 par jour.

Une dizaine de femmes travaillent l'hiver à entourer les caisses ou les paniers avec du

loin et de la toile pour préserver les vins de la gelée ; salaire 1 fr. 50.

Un maître-menuisier occupe à peu près quatre ouvriers pour la fabrication des caisses

nécessaires à l'expédition du Champagne.

Pendant l'année 1894, on a payé aux ouvriers 78,000 fr., aux femmes 7200 fr. et aux

vanniers 18,700 fr.

L'établissement possède des caves magnifiques, il produit lui-même son éclairage élec-

trique au moyen de deux dynamos.

Une machine à glace, installée depuis deux ans, apporte une assez importante modifica-

tion en ce qui concerne le dégorgement des bouteilles, et produit, par conséquent, une éco-

nomie notable.

Mondorf-les-Bains.

La saison de 1894 n'a pas été favorisée par le temps : la pluie, accompagnée d'un abais-

sement sensible de la température, a rendu désagréable, pendant une grande partie de l'été,

le séjour dans les villes d'eaux et les bains de mer, qui, pour la plupart, ont vu diminuer,

dans une proportion notable, leur clientèle ordinaire.

A Mondorf, la liste des baigneurs et le chiffre des recettes ne s'en sont que peu ressentis,

grâce surtout au système de chauffage introduit dans l'établissement, il y a quelques années.

La vapeur qui, primitivement, ne servait qu'à élever la température de l'eau minérale (25°

centigr.} au degré nécessaire à différents usages thérapeutiques, fut utilisée en même temps

pour le chauffage de l'hydrothérapie, des deux grandes piscines, des cabinets d'inhalation,

d'électrisation et de massage, de la salle de lecture, des salons du casino etc., c.-à-d. de tout

l'établissement, à l'exception de la petite piscine, ce qui présente en outre l'avantage de pou-

voir servir du linge chauffé aux baigneurs, au sortir de la douche ou du bain. A défaut de

cette installation, Mondorf aurait certainement vu, cette année, un grand nombre de baigneurs

déserter l'établissement, comme cela a été le cas pour les autres stations balnéaires qui ne

disposent pas de la même ressource.

On a pu constater, à cette occasion, une autre lacune qu'il convient de combler, si l'on

veut mettre rétablissement davantage à l'abri des effets funestes des défaveurs du temps.

Après le bain, la douche, le baigneur doit chercher à provoquer « la réaction » en se prome-

nant, en se donnant du mouvement, C'est là un élément essentiel de cure. Or, rétablissement

ne possède, en dehors de la véranda de l'hydrothérapie, aucun promenoir couvert —- comme

on en trouve dans toutes les villes d'eaux — qui permette de « faire la réaction » sans devoir

braver la pluie et l'humidité du sol. C'est là un complément indispensable des installations de

Mondorf. Pour autant que nous sachions, cette question a déjà été examinée par les autorités

compétentes, et la solution à laquelle l'administration se serait arrêtée, sans occasionner de

grandes dépenses, tiendrait compte non seulement du besoin que nous venons de signaler,

mais encore d'un autre qui est l'objet de plaintes incessantes des baigneurs : le manque de

distractions, qui tient surtout au défaut des locaux nécessaires.

Puisque nous venons de parler des améliorations qu'il convient d'introduire à l'établisse-

ment des bains, nous dirons également un mot des améliorations notables qui ont été réalisées

dans le courant de l'année 1894.

L'intérieur du bâtiment de la source a été complètement transformé, pour des raisons

hygiéniques et techniques de force majeure, et le réservoir considérablement agrandi, de sorte

que le débit complet de la source (900 foudres par 24 heures) est employé aux opérations

balnéaires, ce qui permet de renouveler continuellement l'eau, non seulement des baignoires,

mais également des piscines. C'est là un progrès immense remédiant à un objet de plaintes

continuelles et de réclamations incessantes de la part des baigneurs.

Il fut également procédé à un nouveau captage de la source jusqu'à une profondeur de

six mètres pour mettre fin aux infiltrations d'eau minérale constatées depuis plusieurs années

au pied de la colline sur laquelle s'élève le bâtiment de la source.

La vente de l'eau minérale ayant pris, les dernières années, un développement de plus en

plus considérable, l'administration dut également songer à établir des locaux spéciaux pour

l'emmagasinage des bouteilles et des caisses ainsi que pour l'embouteillage de l'eau.

Une preuve incontestable de l'essor que prend notre station balnéaire, nous la voyons

dans la construction de nouveaux et l'amélioration des anciens hôtels. L'asile construit, en

1893, par les Sœurs de Ste-Élisabeth et l'accroissement que les bâtiments actuels sont en

voie de prendre, constituent un nouveau gage de prospérité et d'avenir pour l'établissement.

A certains moments, le nombre des hôtels ne suffit guère. Ce manque devient surtout sen-

sible aux mois de juillet et d'août où la saison bat son plein. Les baigneurs qui, à cette

époque, ne trouvent pas de place à Mondorf, vont ailleurs et, souvent, ne reviennent plus.

De plus, certains malades et surtout les indigents - et Mondorf est précisément une station

pour cette catégorie de baigneurs — en partie ne trouvent que facilement à se loger dans ces

hôtels, en partie n'y sont pas l'objet de tous les soins que réclame leur état. L'Elisabethe-

rinnenheim, comme nous voyons, est appelé à combler cette lacune. Il débarrassera les

hôtels d'une clientèle qui leur pèse, et leur permettra de la remplacer par d'autres baigneurs

qui conviennent mieux pour ce milieu et que, peut-être, ils n'auraient pu accueillir faute

de place. Pour ce qui concerne l'établissement des Bains, l'institution des Sœurs de Ste-

Elisabeth lui attirera une nouvelle clientèle qui, jusqu'ici, s'en tenait éloignée.

L'établissement de Mondorf possède un arsenal considérable de moyens curatifs : bains

minéraux, douches minérales, douches froides, inhalation d'eau minérale pulvérisée, inha-

lation du gaz azote qui se dégage de la source, électrothérapie, aérothérapie, massage, cure

de raisin, cure de lait, etc.

Nous voyons aujourd'hui les stations balnéaires faire de grands efforts pour mettre leurs

salles d'inhalation pour le traitement des maladies des voies respiratoires a la hauteur du

progrès moderne. Des installations-modèles de l'espèce ont été faites dans les dernières

années à Ems, à Reichenhall, à Meran, à Plombières-les-Bains et d'autres villes d'eaux;

Kreuznach, dont l'eau est congénère de celle de Mondorf, vient d'ouvrir un institut de ce

genre qui est exploité avec succès ; Baden-Baden va suivre son exemple La salle d'inhala-

tion que possède Mondorf date de bientôt dix années et doit être considérée comme arriérée;

il importe de la mettre à la hauteur de l'époque. A en juger des résultats qu'on y a obtenus

dans les conditions actuelles, il est permis d'admettre qu'en adoptant les nouveaux systèmes

l'appareil Wassmuth qui se distingue par la finesse de la vaporisation — les gouttelettes

pèsent environ un vingt millième de milligramme et peuvent ainsi pénétrer jusqu'au fond du

poumon — les appareils d'inhalation médicamenteuse et autres eu usage dans les stations

précitées, on procurera à Mondorf un nouvel élément de progrès et à ses baigneurs un nou-

veau moyen curatif qui n'est pas sans importance.

La vente de l'eau minérale de Mondorf suit toujours une marche, ascendante. Le débit,

en 1894, a été de -17,937 bouteilles, alors qu'en 1893, il n'atteignait que le chiffre de

13,115 flacons. Ce qui frappe surtout, c'est que les personnes qui une fois ont fait sérieuse-

ment usage de cette eau, en règle générale, lui restent fidèles. Les résultats obtenus dans

notre colonie thermale pour enfants malingres ont eu pour effet de la faire préférer à l'huile

de foie de morue. Le caractère doucement purgatif et tonifiant de l'eau de Mondorf la recom-

mande aux vieillards, aux personnes affaiblies par les maladies, qualités que, de jour en

jour, on commence à apprécier davantage. L'efficacité frappante d'une cure à Mondorf dans

les cas de malaria rapportés des colonies ou des pays marécageux, constatée par un joli

nombre de guérisons brillantes, est de nature à ouvrir à l'eau de Mondorf un débouché con-

sidérable dans les pays d'outre-mer.

La gratuité de l'usage des bains de Mondorf a été pratiquée, en 1894, sur une large

échelle. Les bains, douches, massages, etc., administrés aux indigents ainsi qu'aux per-

sonnes et notamment aux fonctionnaires peu aisés, représentent une valeur de fr. 10,852.

En démocratisant ainsi l'établissement de Mondorf, nos pouvoirs publics en font un établis-

sement national dans la véritable acception du mot.

La colonie thermale a été fréquentée cette année par 67 filles et 50 garçons qui ont reçu

à l'établissement des bains les soins réclamés par leur état : bains, douches, électrisatioos,

massages, etc. Les enfants étaient logés à l'asile de Ste-Élisabeth. Les sœurs y reçoivent éga-

lement dans de meilleures conditions et au prix de 1 fr. 75 c. par jour des enfants de bonne

famille.

Le nombre des baigneurs, en 1894, a été de 712 et le total des recettes versées en argent

sonnant dans la caisse de l'État s'est élevé à 27,196 fr. 52½.

Les cas de guérisons remarquables que les annales de l'établissement ont à enregistrer

chaque année dans les maladies des voies digestives et notamment dans la congestion du foie,

les convalescences lentes, la nervosité, la goutte et le rhumatisme., et dont les baigneurs sont

les témoins oculaires, ne font qu'étendre et affirmer davantage la réputation de l'établissement

et augmenter lentement, mais sûrement sa clientèle.

1893-1894.

Waaren-Einfuhr

für

den Gebrauch und Handel Luxemburgs

über die Zollämter des Grossherzogthums

mit

Angabe der L ä n d e r aus welchen die W a a r e n

eingeführt

w u r d e n .

Länder

aus welchen

die Waaren

eingeführt

wurden.

Belgien...

Frankreich...

England...

Oesterreich...

Amerika...

Holland...

Schweiz...

Italien...

Afrika...

Türkei...

Brasilien...

Spanien...

Egypten...

Bulgarien...

Indien...

Russland...

Serbien...

Schweden...

Argentinien...

Jahr.

Abfalle.

4.320.356

3,307.927

30,346

9,900

61,427

40,590

II.

Baumwolle und

Waaren.

82.772

38.248

14,070

20.405

21,744

III.

Blei. Zink, Zinn

und Waaren.

7,204

31,666

1,231

1,279

IV.

Börsten und

Siebwaaren.

1,381

56.993

34,624

Droguerie- und

Apotheker-

Waaren.

1,746,412

1,465.557

50.174

102.271

6,794

6,034

55.407

158,706

63,159

61.076

21.163

10.135

70,877

115.775

26,967

10,316

39,105

VI.

Eisen und

Eisenwaaren.

737,600

975,200

115.353

218,579

92.715

120.701

119.

10,120

VII

Erde, Erze, edle

Metalle.

38.292.014

42,744.872

36,375.647

69,245,011

224,890

1,433

VIII.

Flachs etc., mit

Ausnahme der

Baumwolle.

1,680

1.018

.IX.

Getreide und

Landbau-

Erzeugnisse.

11,734.491

10,007, 117

264.385

123.484

48,339

50.335

983.071

2,939.808

90,899

1,188

150,204

40,400

25.559

63.120

2,520

292,900

166,615

1,602,797

525,210

20,200

954.674

Glas und

Glaswaaren.

35,767

72,684

16,348

4,031

XI.

Haare von Pferden und

Menschen und Waaren.

1.102

1,424

2,167

1,266

XII.

Häute und Felle.

404,754

381,334

72.262

81,412

1.487

10,104

561,015

140,734

8,990

4,456

1,010

2,879

166,270

407.723

XIII.

Holz und Waaren

daraus-

2,844,830

1,918,049

484,788

535,062

6,249

57,271

1,100,788

1,855

260,317

246,839

460,356

395,157

XIV.

Hopfen.

XV.

Instrumente,

Maschinen,

Fahrzeuge.

206,671

241,809

79,187

55.118

4,017

4,426

1.748

4,154

8,081

29,582

8,132

XVI.

Kalender.

1,070

XVII.

Kautschuk,

Gutta-percha.

1,703

1,326

XVIII.

Kleider,

Leibwäsche, Putzwaaren.

1,215

XIX.

Kupfer u- andere

unedle Metalle.

34,876

32,927

8,722

11,763

XX.

Kurzwaaren,

Quincaillerie.

1,082

XXI.

Leder und

Lederwaaren.

25,154

19,672

9,332

6,669

XXII.

Leinen Garn und

Waaren.

27,296

18,254

1,635

1,114

1,416

5,067

XXIII.

Lichte.

4,903

14,045

4,159

5,967

Länder

aus welchen

die Waaren

eingeführt

wurden.

Belgien...

Frankreich...

England

Oesterreich...

Amerika...

Holland...

Schweiz...

Italien

Afrika...

Türkei

Brasilien...

Spanien

Egypten...

Bulgarien...

Indien...

Russland...

Serbien...

Schweden...

Argentinien...

Jahr.

189:3

XXIV

Litterarische

Kunst-

Gegenstände.

5,822

5,936

8,049

9,077

XXV.

Material-, Spece-

rei-, Conditorei-

Waaren,

Consumtibilien.

1,081,216

1,176,824

1,643,430

1,788,235

12,532

2,937

12,267

15,818

53,861

106,450

135,729

147 673

193.898

7,224

4,809

96,391

6,035

5,947

30,157

94,936

89,829

45,133

103,693

1,016

XXVI.

Oel, Fette.

422,352

313,172

76,340

61,970

2,084

11.705

5.16

76,083

114,520

36,621

11,381

4,240

XXVII.

Papier und

Waaren.

29,480

30,787

8,933

9,679

1,365

1,234

XXVII.

Pelzwerk.

XXIX.

Petroleum-

4,172,010

1,234,908

1,521,013

1,785,209

1,503

177,491

100,817

XXX.

|

Seide und

Waaren.

1,326

1,283

XXXI.

Seife und

Parfümerien.

32,713

24,498

43,738

36,003

XXXII.

Spielkarten.

XXXIII.

Steine,

Steinwaaren.

2,908,922

2,033,846

80,769

93,378

XXXIV.

Steinkohlen,

Coks, Torf.

338,622,481

325.023,166

8.850

40,000

XXXV.

Stroh u. Waaren.

3,187

3,974

XXXVI.

Theer, Pech,

Harz.

123,132

72,676

16,028

11,237

3,292

20,394

XXXVII.

Thiere und thie-

rische Produkte.

42,611

30,813

1,932

XXXVIII.

Thon-

Waaren.

2,770,684

780,646

31,593

61,510

3,689

500,489

XXXIX.

Vieh.

(8. um Eude.

XL.

Wachstuch.

1,296

XLI.

Wolle

166,957

209,158

23,691

32,050

14,130

18,700

12,474

XLII.

Zink, Blei, Zinn.

3,704

4,560

XLIII.

Zinn auf Blei.

10,583

Gesammtbetrag

der Einfuhr

in Kilogr.

1893.

407,897.014

39,475,417

157,764

122.727

3.243,699

399,688

204,634

236,631

117,312

77,124

100,069

40,571

63,120

47,653

344,144

525,700

248,079

621,060

Gesammtbetrag

der Einfuhr

in Kilogr.

1894.

392,243,514

71,920,952

907,057

228,110

6,318,058

202,485

40,769

150,986

121,722

94,986

25,539

418,389

1,964,006

1,016

460,477

1,415,461

Portugal...

Chili...

Australien...

China...

Norwegen...

Dänemark...

Persien...

Griechenland...

Haïti...

Perou...

Asien...

Mexiko...

Java...

Venezuela...

Paraguay...

Central-Amerika.

Columbien...

Span. Amerika...

Philippinen...

Niederl. Indien...

Japan...

Maroko...

59,548

50,000

20,368

I.

Abfalle.

II.

Baumwolle und

Waaren.

III.

Blei, Zink, Zinn

und Waaren.

IV.

Bürsten und

Siebwaaren.

V.

Droguerie- und

Apotheker-

Waaren.

VI.

Eisen und

Eisenwaaren.

VII.

Erde, Erze, edle

Metalle.

VIII.

Flachs etc., mit

Ausnahme der

Baumwolle.

IX.

Getreide und

Landbau-

Erzeugnisse.

Länder

aus welchen

die Waaren

eingeführt

wurden.

Jahr.

6,282,394

1,165,254

Rumänien...

X. Glas und

Glaswaaren.

XI.

Haare von Pferden und

Sensées und Waaren.

XII.

Häute und Felle.

XIII.

Holz und Waaren

daraus.

XIV.

Hopfen.

XV.

Instrumente,

Maschinen,

Fahrzeuge.

1,191

XVI.

Kalender.

XVII.

Kautschuk,

Gutta-Percha.

XVIII.

Kleider,

Leibwäsche, Putzwaaren.

XIX.

Kupfer u. andere

unedle Metalle.

XX.

Kurzwaaren,

Quincaillerien.

XXI.

Leder und

Lederwaaren.

XXII.

Leinen Garn und

Waaren.

XXIII.

Lichte.

Länder

aus welchen

die Waaren

eingeführt

wurden.

Rumänien...

Portugal...

Chili...

Australien...

China...

Norwegen...

Dänemark...

Persien...

Griechenland...

Haïti...

Perou.

Asien...

Mexiko...

Java

Venezuela...

Paraguay...

Central-Amerika.

Columbien...

Span. Amerika...

Philippinen...

Niederl. Indien...

Japan...

Maroko...

Jähr.

XXIV

Litterarische

Kunst-

Gegenstände.

xxv.

Material-, Spece-

rei-, Conditorei-

Waaren,

Consumtibilien.

1,270

4,484

4,846

1,402

167,240

201,313

1,024

3,897

1,704

1,414

3.688

4.723

60,475

XXVI.

Oel, Feite.

4.708

7,239

XXVII.

Papier und

Waaren.

XXVIII.

Pelzwerk.

XXIX.

Petroleum.

XXX.

Seide und

Waaren.

XXXI.

Seife und

Parfümerien.

XXXII.

Spielkarten.

XXXIII.

Steine,

Steinwaaren.

XXXIV.

Steinkohlen,

Coks, Torf.

xxxv.

Stroh u. Waaren.

XXXVI.

Theer, Pech,

Harz.

XXXVII.

Thiere und thie-

rische Produkte.

XXXVIII.

Thon-

Waaren.

XXXIX.

Vieh.

(8. am Ende.

XL.

Wachstuch.

XLI.

Wolle.

XLII.

Zink, Blei, Zinn.

XLIII.

Zinn auf Blei.

Gesammtbetrag

der Einfuhr

in Kilogr.

1893.

1,270

4,241

167,240

460,396,377

Gesammtbetrag

der Einfuhr

in Kilogr.

1894.

1,424

59,548

1,432

3,897

1,704

1,414

3,688

1,723

60,475

478,087,477

Waarengattung gemäss Zolltarif.

I .

Abfälle...

II. Raumwolle und

-Waaren...

III. Blei, Zink,

Zinn...

IV. Bürsten,

etc...

V.

Droguerie-Waaren...

VI. Eisen und

-Waaren...

VII. Erde, Erze,

etc...

VIII.

Flachs...

IX. Getreide,

etc...

X. Glas und

-Waaren...

XI.

Harze...

XII. Häute und

Felle...

XIII.

Holz und

-Waaren...

XIV.

Hopfen...

XV. Instrumente,

Maschinen...

XVI.

Kalender...

XVII.

Kautschuk...

XVIII. Kleider,

Putzwaaren...

XIX. Kupfer und unedle

Metalle...

XX. Kurzwaaren,

etc...

XXL Leder und

-Waaren...

XXII.

Leinengarn-Waaren...

XXIII. Lichte

XXIV. Litterarische

Kunstgegenstände...

XXV. Material-Spezerei,

etc...

XXVI. Oel und

Fette...

XXVII. Papier und

-Waaren...

XXVIII.

Pelzwerk...

XXIX.

Petroleum...

XXX. Seide und

-Waaren...

XXXI. Seife und

Parfümerien...

XXXII.

Spielkarten...

XXXIII. Steine,

Steinwaaren...

XXXIV. Steinkohlen, Coks,

etc...

XXXV. Stroh und

-Waaren...

XXXVI. Theer,

Pech...

XXXVII. Thiere und thierische

Produkte...

Menge in Kilogramm.

1893.

4,360,605

96,968

8,435

58,741

2,080,906

956,077

74,668,696

2,012

20,432,653

52,251

3,426

1,217,657

4,036,632

299,947

1,326

2,021

1,849

32,091

2,425

35,057

30,352

9,288

15,930

3,505,745

622,289

41,159

2,872,434

1,514

76,626

2,990,301

338,672,318

4,188

142,452

43,552

1894.

3,419,776

80,493

32,945

36,976

1,990,172

1,316,113

112,266,211

2,158

17,163,74

77,629

2,697

1,026,825

4,277,155

344,717

1,918

1,712

2,151

45,048

1,855

26,682

24,435

20,100

16,675

3,226,165

518,989

41,753

3,149,934

1,560

60,55

2,127,905

325,025,67

4,713

104,732

32,890

Waaren-Einfuhr während des Jahres 1894, für den Verbrauch und Handel Luxemburg's.

über die Zollämter des Grossherzogthums.

*) Steuerpflichtig ist nur Bier, welches aus Baiern, einschliesslich der bairischen Pfalz, Württemberg,

Baden und Elsass-Lothringen hier eingeführt wird.

**) Die direkte Einfuhr aus den Zollvereinsstaaten lässt sicht nicht nachweisen, weil zwischen diesen

Staaten und Luxemburg freier Waarenverkehr, ausgenommen mit einigen Consumartikeln. besteht.

***) Das im Grossherzogthum verbrauchte Vieh- und Gewerbesalz wurde auf Grund der von dem Haupt-

Zollamte ausgestellten Berechtigungsscheine steuerfrei von den Salinen zu Chambray, Dieuze, Ley, Moyen-

Vic und Saaralben in EIsass-Lothringen. Königsborn, Olynhausen und Tschiedenhall in Deutschland bezogen.

Waarengattung gemäss Zolltarif.

XXXVIII.

Thonwaaren...

XXXIX.

Vieh

(Stück)...

XL.

Wachstuch...

XLI. Wolle ...

XLII. Zink, Blei, Zinn,

etc...

XLIII. Zinn, auch

Blei...

Gesammtsummen

Menge in

1893.

2,806,571

(23,331)

1,456

205,804

4,474

460,396,377

Kilogramm.

1894.

1,342,752

(7,848)

1,709

273,178

4,909

478,087,477

Steuerpflichtige Waaren, welche während des Jahres 1894 aus dem Zollverein

nach Luxemburg eingeführt wurden.

a)

Bier*)...

b) Branntwain mit Uebergangsschein.

c) Branntwein ohne Uebergangsschein

d)

Kochsalz...

e) Unbearbeitete

Tabakblätter...

347,124 Liter.

534,925 Liter, zu 100 pCt. Alkoholstärke berechnet.

1,420

id.

1,212,312 Kilogr.

190,476 id.

Waaren, welche während des Jahres 1894 aus dem Zollverein mit Deklarationsschein

durch Belgien transitirend, bezw. mit Uebergangsschein und andern amtlichen Be-

zettelungen, steuerfrei nach Luxemburg eingeführt wurden.**)

Weizen...

Geniessbare

Bohnen...

Trockene Erbsen ...

Konfituren...

Kartoffelstärke...

Mehl aus

Getreide...

Vieh- und

Gewerbsalz...

Stärkezucker...

Rapsöl...

Schweineschmalz...

Spielkarten...

827,962

Kilogr.

9,917

50,000

3,390

3,000

1.499,600

323,238

***)

124,171

184,943

131,885

4,074

Anmerkungen zur Einfuhr.

Sind nicht ein begriffen

1893.

1894.

1893.

1894.

1893.

1894.

1893.

1894.

1893.

1894.

1,010

1,350

1,424

1,259

8,467

6,386

Position XVIII. — Damenhüte (Stück)

Position XX. - Uhren (Stück)

Position XXV. — Häringe (Tonnen)

Position XXXV. — Strohhüte (Stück)

Position XXXIX. — Soll begreifen Vieh (Stück)

14,857

1,462

3,919

1,921

4,099

5,183

1,456

23,331

7,548

Waaren-Ausfuhr *)

aus dem Grossherzogthum Luxemburg nach Ländern,

die nicht zum Zollverein gehören.

Die Ausfuhr nach den Zollvereinsstaaten lässt sich nicht nachweisen, weil, an der Grenze gegen den

Zollverein Zollämter nicht bestehen.

Der deutsche Zollverein ist gebildet von den Gebieten der 26 Bundesstaaten des deut-

schen Reichs und umfasst ausserdem das Grossherzogthum Luxemburg und die zwei öster-

reichischen, das bairische Staatsgebiet berührenden Gemeinden Jungholz und Mittelberg,

während einzelne Gebietstheile des deutschen Reichs, nämlich die Freihafengebiete von

Hamburg, Bremerhafen, Geestemünde, die preussische Insel Helgoland, ein Theil der Ham-

burgischen Gemeinde Cuxhafen und einige badische Landgemeinden an der Grenze gegen

die Schweiz davon ausgeschlossen sind.

Anknüpfend an die Notizen vom vorigen Jahre sei bemerkt, dass zollpflichtige Waaren,

welche aus Staaten herstammen, welche deutsche Schiffe oder deutsche Waaren ungünstiger

behandeln als diejenigen anderer Staaten, soweit nicht Vertragsbestimmungen entgegen

*) Darunter auch Waaren, welche aus dem Handel mit andern Ländern stammen.

aus Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Italien.

England.

Oesterreich.

Holland.

Total.

stehen, mit einem Zuschlage bis zu 100 pCt. des Betrages der tarifmässigen Eingangsabgabe

belegt werden können. Tarifmässig zollfreie Waaren können unter der gleichen Voraus-

setzung der Entrichtung eines Zolles in Höhe bis zu 20 pCt. des Werthes unterworfen

werden.

Wegen der beizubringenden Ursprungsnachweise verschiedener Waaren infolge der

Vertragskündigung mit Spanien, wird ganz besonders auf die Bekanntmachung vom 14. Mai

1893 (Memorial, Seite 381 u. ff.) verwiesen.

Exportations du Grand-Duché aux États-Unis.

Suivant communication nous faite par M. George-H. Murphy, Vice-Commereial-Agent

des États-Unis à Luxembourg, il a été exporté du Grand-Duché aux États-Unis d'Amérique,

pendant l'année 1894, les marchandises suivantes

Waarengattung gemäss Zolltarif.

I .

Abfälle...

II. Baumwolle und

-Waaren...

III. Blei, Zink und

-Waaren...

IV.

Bürstenbinder-Waaren...

V. Droguerie,

Farbewaaren...

VI. Eisen und

Eisenwaaren...

VII. Erde, Erze,

etc...

VIII.

Flachs...

IX. Getreide und andere Erzeugnisse des Landbaues...

X. Glas und

Glaswaaren...

XI. Haare und Waaren

daraus...

XII. Häute und

Felle...

XIII,

Holz- und

Schnitzstoffe...

XIV.

Hopfen...

Menge in Kilogramm.

1893.

388,532

6,771

37,101

167,598

113,694,699

1,592,869,659

1,035,743

6,130

190,559

5,046,326

1894.

194,982

o,356

59,938

1,532

97,427

111,595,324

1,726,881,818

1,283,387

14,590

1,128

116,150

3,911,670

1° Broderies pour la valeur

de...

2° Gants de

peau...

3° Impressions

4°

Acier...

5° Vin ...

Total

fr.

937 50

925,262

50,246

fr. 977,516 12

Waaren-Ausfuhr.

Waarengattung gemäss Zolltarif.

XV. Instrumente,

Maschinen...

XVI.

Kalender...

XVII.

Kautschukwaaren...

XVIII. Kleider,

Putzwaaren...

XIX. Kupfer und andere

Metalle...

XX. Kurze Waaren,

Quincaillerien...

XXI. Leder,

Lederwaaren...

XXII. Leinengarn, Leinwand und

-Waaren...

XXIII.

Lichte...

XXIV. Litterarische

Kunstgegenstände...

XXV. Material-, Spezerei-, Conditor-Waaren und

Consumtibilien...

XXVI. Oel und

Fette...

XXVII. Papier

und

-Waaren...

XXVIII.

Pelzwerk...

XXIX. Petroleum, Mineral- und

Schmieröle...

XXX. Seide und

-Waaren...

XXXI.

Seife und

Parfümerien...

XXXII.

Spielkarten...

XXXIII.

Steine und

Steinwaaren...

XXXIV. Steinkohlen, Torf,

etc...

XXXV. Stroh- und

Bastwaaren...

XXXVI.

Theer, Pech,

etc...

XXXVII.

Thiere und thierische

Produkte...

XXXVIII.

Thonwaaren...

XXXIX.

Vieh

(Stück)...

XL. Wachstuch

XLI. Wolle und

-Waaren...

XLII.

Zink, Blei und

-Waaren...

XLIII.

Zinn, Spiesglanz,

etc...

Gesammtsumme...

Menge in Kilogramm.

1893.

50,483

5,290

2,122

30,341

1,743

1,670,634

1,433

9,961

1,038

2,280

13,186,891

50,060

26,531

617,305

(17,732)

131,783

1,729,235,869

1894.

55,691

4,877

15,961

1,411

1,799,812

10,626

2,071

14,836,799

48,850

51,484

546,124

(1,193)

97,193

1,861,639,676

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée, en 1894, de MM.: Éd. Metz-*), président;

Em. Bereitem, vice-président; J. Soupert, V. Conrot, A. Omlor, E. Lamort, J. Mongenast,

Ch. Bech, G. Faber, J. Knaff, G. de Marie, P. Jœrg, N. Mersch, Jos. Mersch, J. Collart,

H. Funck, F. Printz, G. Lefèvre, Jos. Heintz, F. Raymond, Aug. Lambert, membres, et

Ch. Gemen, secrétaire.

MM. Ed. Metz, président, et Lambert et Omlor, membres, formaient le Comité per-

manent.

Par arrête grand-ducal du 3 avril 1895, M. Emile Metz, maître de forges et député,

a été nommé membre, et par arrêté grand-ducal du 23 mai, président de la Chambre de

commerce.

Ainsi arrêté en assemblée générale, à Luxembourg, le 5 octobre 1895.

La Chambre de commerce,

Émile M e t z , président.

Ch. Gemen, secrétaire.

*) M. Édouard Metz est décédé le 13 février 1895.

SOMMAIRE.

Pages.

Confections. (Fabriques

de)...

Conserves alimentaires à Beaufort. (Fabrique de)

Distillerie...

Draperie...

Faiencerie de

Septfontaines...

Ganterie...

Gaz, —

Usine...

Horticulture,

arboriculture...

Imprimerie,

librairie.

Industrie minière et métallurgique: Minières.

— Hauts-fourneaux. — Fonderies. — Aciéries

Meunerie...

Scierie de

Mersch...

Tabacs

Tannerie...

Teinturerie et tissus teints en pièce

Tissus. (Fabrique

de)...

Tricots. Fabrique

de...

Vins de Champagne. (Fabrique Mercier & Cie).

Mondorf-les-Bains...

Statistique douanière

Importations...

Exportations...

Composition de la Chambre de commerce...

Luxbg. lmp Lib d. I. C V Bück: L Bück, Succ

Pages.

Situation générale...

Corps

diplomatique

accrédité

à

Luxembourg.

Corps consulaire...

Relations extérieures ...

Chemins de for

I.

Guillaume-Luxembourg

II. Prince-Henri...

III. Cantonaux...

IV. Secondaires...

Postes. — Télégraphes. — Téléphones...

Contributions...

Population...

Caisse d'épargne ...

Octroi communal à Luxembourg...

Abattoir communal à Luxembourg...

Foires et marchés ...

Foires de la ville de Luxembourg...

Foires aux cuirs...

Mercuriales...

Banques...

Maison de change...

Banque Internationale à Luxembourg ...

Ardoisières...

Brasserie...

Briqueterie.—-Briques en terre argileuse cuite.

Ciment-laitier. (Fabrique

de)...

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

Gleich nach seiner Aufnahme hat das neue

Mitglied folgende Eintrittsgelder je nach seinem Alter zu

zahlen

a)

b)

c)

d)

von 18 bis

unter 23

Jahren Fr. 5 00

10.00

15.00

25.00

A r t . 8. Es werden von den Mitgliedern keinerlei Bei-

träge erhoben, die nicht in den Statuten vorgesehen sind.

A r t . 9. Jedes wirkliche Mitglied bat hei vorkom-

mender Arbeitsunfähigkeit, herrührend von Krankheiten,

und Unglücksfällen, wovon jedoch jene, weiche von,

Trunk, Schlägerei und Unsittlichkeit herrühren, ausge-

schlossen sind, Recht auf nachfolgende Unterstützungen

Während des ersten Monats Fr. 1,00 pro Tag.

Dem neu aufgenommenen Mitgliede wird ein Exemplar

der Statuten, worin die Quittung steht, eingehändigt.

A r t . 6. Von dem Eintrittsgelde sind befreit die Sonne

der verstorbenen Mitglieder, wenn sie das Alter von 30

Jahren noch nicht erreicht haben und binnen den ersten

sechs Monaten nach dem Tode des Vaters ihr Gesuch ein-

reichen. Dies© Aufnahme ist selbstverständlich allen

übrigen vorerwähnten Bedingungen unterworfen.

Arrêté du 29 novembre 1895, portant reconnais- sance légale et approbation des statuts de la société de secours mutuels «Ettelbrucker Hand- werker-Verein» à Ettelbruck.

Jedes wirkliche Mitglied hat einen jährlichen

Beitrag von 6 Fr. zu entrichten.

2. u. 3.

4., 5. u. 6.

0,73

o,50

Ein Unwohlsein von weniger als drei Tagen giebt kein

Recht auf Entschädigung.

Bei einer Krankheit von längerer Dauer beginnt der

Anspruch auf Entschädigung vom ersten Tage ab.

Falsche Erklärungen und Missbrauch der Unterstützung

können auf Antrag des Vorstandes die Ausweisung des

Mitgliedes durch die General-Versammlung nach sich

ziehen.

A r t . 10. Die Unterstützung wird bezahlt gegen Ein-

reichung eines Mandats, ausgestellt durch den Präsidenten

und den Sekretär, und einer Bescheinigung des Arztes

sowie derjenigen von zwei Mitgliedern des Vorstandes,

welche die nächsten Nachbarn des Kranken sind.

A r t . 11. ist ein wirkliches Mitglied mit den Beiträgen

von wenigstens drei Monaten im Ruckslande, so hat es

kein Recht auf Unterstutzung, so lange dieser Rückstand

nicht abgetragen ist, sowie auch nicht während der

ersten vierzehn Tage, welche dieser Auszahlung folgen.

In dieser Hinsicht soll als dem Vereine nicht mehr an-

gehörig betrachtet werden derjenige, welcher während

der zwei letzten Jahre keinerlei Zahlung geleistet hat.

A r t . 12. Das wirkliche Mitglied, das den Bezirk der

Hilfskasse verlässt, geht seiner Mitgliedschaft verlustig,

kann dieselbe jedoch bei seiner Ruckkehr auch nach zu-

rückgelegtem vierzigsten Lebensjahre, durch die Ent-

scheidung der General-Versammlung

wiedererlangen,

wenn es die Hals te der wahrend seiner Abwesenheit er-

fallenen Beitrage nachzahlt.

Bei seiner Wiederaufnahme muss es sich neuerdings

der arztlichen Untersuchung unterziehen ; kehrt es krank

oder verwundet zurück, so kann es keine Unterstützung

beanspruchen.

A r t . 13. Beim Tode eines Mitgliedes des Vereines,

sei es wirkliches oder Ehren-Mitglied, beruft der Vorstand

sämmtliche Mitglieder zur Mitwirkung bei der Begrabniss-

feier.

A r t . 14. Der Verein zahlt seiner Familie Fr. 33,50

aus zur Bestreitung der Begrabnisskosten.

A r t . 15. Die Gesellschaftsgelder dürfen in keinem

Fall zu einem andern als dem ausdrücklich in dem Statut

angewiesenen Zweck verwendet werden.

KAPITEL III. — Von den Ehrenmitgliedern.

A r t . 16. Die Aufnahme der Ehrenmitglieder geschieht

durch den Vorstand. Jedes neue Ehrenmitglied hat ein

Eintrittsgeld von 3 Fr. zu entrichten, sowie einen jähr-

lichen Beitrag von Fr. 3,73.

Geschieht die Aufnahme in der zweiten Jahreshälfte,

so sind dieselben für das laufende Jahr vom Beitrag ent-

bunden.

A r t 17. Jedes Ehrenmitglied hat das Recht sich an

sämmtlichen Feierlichkeiten zu beteiligen ; selbstver-

ständlich können die Ehrenmitglieder keinerlei Unter-

stützung beanspruchen.

KAPITEL IV. — Vom Verwaltungsrath.

A r t . 18. Der Vorstand des Vereines besteht aus elf

Mitgliedern und wird durch die Generalversammlung am

ersten Sonntag des Monates Juli gewählt. In einem Jahre

treten sechs, im folgenden fünf Mitglieder aus. Die

austretenden Mitglieder sind wieder wählbar.

A r t . 19. Der Verwaltungsrath wählt aus seiner Mitte

einen Präsidenten, Viceprasidenten, Sekretär und Kas-

sirer; jedes Mandat dauert zwei Jahre, es sei denn, dass

die Titulare vor dieser Zeit aus dem Verwaltungsrathe

scheiden.

A r t . 20. Der Verwaltungsrath entscheidet in Betreff

der Vertheilung der Unterstützungen und in allen Ange-

legenheiten, welche nicht der Generalversammlung vor-

behalten sind.

Ihm gehört die Verwaltung und das Ausleihen der

Vereinsgelder.

KAPITEL V. — Von der Generalversammlung.

A r t . 21. Die General-Versammlung besteht aus den

wirklichen Mitgliedern und ist beschlussfähig, sobald ein

Drittel derselben zugegen ist.

Die Einladung zur General-Versammlung geschieht

durch Cirkulare, welche durch den Vereinsboten den

wirklichen Mitgliedern zugestellt werden.

A r t . 22. Regelmässig tritt die General-Versammlung

alle drei Monate zusammen, um die Kassenrevision vor-

zunehmen und zur Aufnahme neuer wirklicher Mitglieder

zu schreiten, und ausserdem so oft der Vorstand die Zu-

sammenberufung des Vereines für nützlich erachtet.

In der General-Versammlung des Monates Januar legt

der Verwaltungsrath Rechnung ab über seine Amtsthatig-

keit, die gesammten Geschäfte des verflosseneu Jahres

und über die am 31. Dezember abgeschlossene Finanzlage.

Diese Rechnungsablage wird seht tage vor der Versamm-

lung den Mitgliedern gedruckt mitgetheilt.

A r t . 23. Unanständiges Betragen in der General-Ver-

sammlung wird vom Präsidenten durch einen Verweis

gerügt. Der Wiederholungsfall kann die Ausschliessung

durch die General-Versammlung nach Anhören des be-

treffenden Mitglieds nach sich ziehen, ohne ihm An-

spruch auf Rückerstattung der bezahlten Beiträge zu

lassen.

KAPITEL VI. — Das Gesellschaftskapital und seine Anlage.

A r t . 24. Das Gesellschaftsvermögen wird gebildet

durch nachstehende Einzugsquellen

1. den Einzahlungen der wirklichen Mitglieder;

2. den Eintrittsgeldern ;

3. den Beiträgen der Ehrenmitglieder;

4. den Privatschenkangen oder Vermächtnissen;

5. den Staats- oder Gemeindezuschüssen ;

6. den Zinsen der angelegten Kapitalien.

A r t . 25. Das gegenwärtige Gesellschaftsvermögen be-

steht aus

1.

3.

4.

Ettelbrücker Gemeindeanleihe...

Luxemburger

Staatsrente...

3 Obligationen

Prince-Henri...

Kassenbestand...

Fr.

Fr.

1,363 40

143 19

6,909 39

Von dem bestehenden Vereinsvermögen sott ein Be-

trag von drei tausend Franken als unantastbarer Reserve-

fonds behandelt werden. Sollten jedoch anvorhergesehene

Ausgaben z. B. außergewöhnliche zahlreiche Unter-

stützungen bei epidemisch ansteckenden Krankheiten die

Gelder dieses Reservefonds momentan und theilweise in

Anspruch nehmen, so hat der Verwaltungsrath das Recht

und die Pflicht in dem ersten oder spätestens zweiten

darauffolgenden Vierteljahre die ausfallende Summe durch

aussergewöhnliche Beitrüge der wirklichen Mitglieder

aufzubringen.

A r t . 26. Wenn über 1000 Fr. Vereinsgelder sich in

der Kasse befinden, so ist der Ueberschuss unverzüglich

entweder an die Staatssparkasse abzuführen oder, je nach

Erachten des Verwaltungsrathes, dem Gesetze gemäss und

wie es für die Gesellschaftsinteressen am erspriesslichsten

ist, anzulegen, sei es in Luxemburgischer Staatsrente, sei

es mit Genehmigung der Regierung in andern öffentlichen

Werthpapieren oder Obligationen von Gemeindeanleihen.

Vorkommenden Falls werden die Obligationen, so wie sie

angekauft werden, bei der Generat-Kasse hinterlegt.

Ueber die Hinterlegung der Luxemburgischen Staats-

schuldentitel wird eine Erklärung gegen eine auf den

Namen der Gesellschaft laufende Nominativbeseheinigung

Ueber die Verwerthung des Gesellschaftskapitals siehe

KAPITEL. VII. — Statuten-Abänderung. — Auflosung

und Liquidirung.

A r t . 27. Jeder Antrag auf Abänderung der Statuten

oder reglemente muss dem Verwaltungsrath unterbreitet

werden, welcher bestimmt, ob demselben Folge zu geben

ist oder nicht.

Eine Statutabänderung ist nur durch eine General-Ver-

sammlung zulässig, welche wenigstens einen Monat im

Voratis eigens zu diesem Zwecke durch schriftliche oder

gedruckte Briefe an jedes einzelne Mitglied oder durch

Anschlag mit ausdrücklicher Angabe der Tagesordnung

zusammenberufen sein und aus mindestens drei Viertel

der eingeschriebenen Mitglieder bestehen muss.

Die Beschlüsse dieser Versammlung müssen, um gültig

zu sein, mit drei Viertel Stimmen der anwesenden Mit-

glieder gefasst und von der Regierung in der Form ge-

nehmigt werden, welche durch Art. 2 des Grossh. Be-

schlusses vom 22. Juli 1891 vorgeschrieben ist.

Arrêté concernant la publication du rapport

général de la Chambre de commet ce pour

l'année 1894.

LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT

DU

GOUVERNEMENT;

Vu le rapport général de la Chambre de

commerce sur la situation du commerce et

de l'industrie dans le Grand-Duché pendant

l'année 1894 ;

Arrête

Le rapport prémentionné sera publié comme

annexe au Mémorial de la présente année.

Luxembourg, le 28 novembre 1895

Le Ministre d'Etat, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis. — Cadastre.

Par arrêté grand-ducal du 23 novembre ct.,

M. Auguste Kœmpff de Luxembourg a été

nommé surnuméraire du cadastre.

Luxembourg, le 27 novembre 1895.

Le Directeur général des finances,

M. MONGENAST.

A r t 28. Die Gesellschaft kann sich eigenmächtig nur

bei erwiesener Unzulänglichkeit ihrer Mittel auflösen.

Die Auflosung kann nur in einer speziell zu diesem Zweck

wenigstens zwei Monate im Voraus durch Einzelbriefe

mit ausdrücklicher Angabe der Tagesordnung einberu-

fenen Versammlung beschlossen werden, in welcher we-

nigstens drei Viertel der stimmberechtigten Mitglieder

zugegen sein mussen. Dieser Beschluss kann nur er-

folgen, nachdem dieselbe Generalversammlung über die

ev. Beschaffung neuer Hilfsmittel berathsehlagt hat und

muss mit wenigstens drei Viertel Stimmen deranwesenden

Mitglieder gefasst sein.

Die Auflösung ist nur mit Gutheissung der Oberbe-

hörde gültig.

Im Falle der Auflösung wird die Liquidirung zufolge

den Bestimmungen des Art. 9 des Grossh. Beschlusses

vom 22 Juli 1891 bewilligt.

Also beschlossen in der Generalversammlung zu Ettel-

bruck am 22. September 1895.

Der Vorstand.

(Folgen die Unterschriften).

Beschluß, die Veröffentlichung des allgemeinen

Gerichtes der Handelskammer für das Jahr

1894 betreffend.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogthums während des

Jahres 1894;

Beschließt

Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-

morial" laufenden Jahres veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 28. November 1895.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Kataster.

Durch Großh. Beschluß vom 23. November ct.

ist Hr. August Kaempff von Luxemburg zum

Kataster-Supernumerar ernannt worden.

Luxemburg, den 27. November 1895.

Der General-Director der Finanzen,

M.

Mongenast.

Arrêté du 80 novembre 1895, concernant la police

sanitaire du bétail.

LE GOUVERNEMENT EN CONSEIL ;

Vu la loi du 5 octobre 1870, concernant les

épizooties ;

Vu l'arrêté du 29 juillet 1895, concernant la

police sanitaire du bétail ;

Arrête

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