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Loi du 3 août 1907, ayant pour objet l'approba- tion de la Convention de Rome du 7 juillet 1905, concernant la création d'un Institut international d'agriculture.

21 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (21)

Texte législatif (21 Articles)

Loi du 3 août 1907, ayant pour objet l'approba- tion de la Convention de Rome du 7 juillet 1905, concernant la création d'un Institut international d'agriculture.

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogthums Luxemburg.

Samedi, 10 août 1907.

Samstag, 10. August 1907.

Loi du 3 août 1907, ayant pour objet l'approba-

tion de la Convention de Rome du 7 juillet 1905,

concernant la création d'un Institut international

d'agriculture.

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc , etc , etc. ;

Notre Conseil d'Etat entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés;

Vu la décision de la Chambre des députés du

24 juillet 1907 et celle du Conseil d'Etat du 31

du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à se-

cond vote ;

Avons ordonné et ordonnons

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de la Convention internationale de Beine du 20 septembre 1906, sur l'interdiction du travail de nuit des femmes employées dans l'industrie.

Le Gouvernement est autorisé à ra-

tifier et à publier, pour avoir force de loi dans

le Grand-Duché, la convention internationale

signée à Berne le 26 septembre 1906 et ayant

pour objet l'interdiction du travail de nuit des

femmes employées dans l'industrie.

Il est autorisé en outre à apporter éventuelle-

ment et de concert avec les hautes parties con-

tractantes, des modifications à la dite convention

ou à se dégager, selon le mode prévu à l'art.

zu veröffentlichen, um im Großherzogtum voll und

ganz in Wirksamkeit zu treten.

Sie ist überdies ermächtigt, im Einvernehmen

mit den andern hoben Parteien, etwaige Aen-

derungen und Zusätze an besagter Konvention

vorzunehmen, sowie alle zur Ausfubrung derselben

notwendigen und zweckdienlichen Maßnahmen zu

treffen.

Vefehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Sankt Blasien, den 3. August 1907.

Wilhelm.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Gesetz vom 3. August 1907, betreffend das am

26. Septembre 1906 zu Bern unterzeichnete

internationale Uebereinkommen über das

Verbot der Nachtarbeit der in der Industrie

beschäftigten Frauen.

Wir Wilhelm, von Gottes Gnaden Groß-

herzog von Luxemburg, Herzog zu Nassau,

u.,

u.,

u.;

Nach Aubörung Unseres Staatsrates;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-

neten-Kammer von: 24. Juli 1907 und derjenigen

des Staatsrates vom 31. dess. Mts., wonach

eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;

Haben verordnet und verordnen

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de la Convention internationale de Beine du 20 septembre 1906, sur l'interdiction du travail de nuit des femmes employées dans l'industrie.

Die Regierung wird ermächtigt, das

am 26. September 1906 zu Bern unterzeichnete

internationale

Uebereinkommen, betreffend das

Verbot der Nachtarbeit der in der Industrie be-

schäftigten Frauen, zu ratifizieren und zu veröffent-

lichen, um demselben im Großherzogtum Gesetzes-

kraft zu verleihen.

Sie wird außerdem ermächtigt, gegebenenfalls

und im Einvernehmen mit den hohen vertrag-

schließenden Parteien Aenderungen an dem be-

sagten Uebereinkommen vorzunehmen, oder sich

11 de la convention, des obligations résultant de

son adhésion.

Loi du 3 août 1907, relative aux matières inflam- mables à, teneur de phosphore blanc (jaune).

Il est interdit d'employer le phos-

phore blanc ou jaune dans la fabrication des

allumettes et de toutes autres matières inflam-

mables.

Les matières inflammables dans la fabrication

desquelles il entre du phosphore blanc ou jaune

ne pourront commercialement être mises en

vente ni vendues ni versées de n'importe quelle

autre manière dans le commerce.

Il est interdit d'importer sur le territoire du

Grand-Duché pour y servir à un usage industriel

ou commercial, des matières inflammables du

genre de celles désignées ci-dessus.

mächtigt, das am 26. September 1906 zu Bern

unterzeichnete internationale Uebereinkommen be-

treffend das Verbot der Verwendung weißen

( gelben) Phosphors in der Zündholzindustrie, zu

ratifizieren und zu veröffentlichen.

Sie wird außerdem ermächtigt, gegebenenfalls

und im Einvernehmen mit den hohen vertrag-

schließenden Parteien Aenderungen an dem be-

sagten Uebereinkommen vorzunehmen, oder sich

gemäß der in Art. 6 des Uebereinkommens vor-

gesehenen Weise von den ans ihrem Beitritt sich

ergebenden Verbindlichkeiten zurückzuziehen.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Sankt Blasten, den 3. August 1907.

Wilhelm.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Gesetz vom 3. August 1907, betreffend Phos-

phorzündwaren.

Wir

Wilhelm,

von

Gottes

Gnaden

Groß-

herzog von Luxemburg, Herzog zu Nassau,

u., u., u.;

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordneten-

kammer vom 24. Juli 1907 und derjenigen des

Staatsrates vom 31. dess. Mts., gemäß welchen

eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird ;

Haben verordnet und verordnen

Loi du 3 août 1907, relative aux matières inflam- mables à, teneur de phosphore blanc (jaune).

Es ist untersagt, weißen oder gelben

Phosphor zur Herstellung von Zündhölzern und

allen anderen Zündwaren zu verwenden.

Zündwaren, die unter Verwendung von weißem

oder gelbem Phosphor hergestellt, sind, dürfen

nicht gewerbsmäßig feilgehalten, verkauft oder auf

jedwede andere Weise in den Verkehr gebracht

werden.

Es ist untersagt, Zündwaren der oben be-

zeichneten Art zum Zwecke gewerblicher Verwend-

ung oder des Handels in das Gebiet des Groß-

herzogtums einzuführen.

Les précédentes dispositions ne s'appliquent

point aux mêches d'allumage pour les lampes

de sûreté des mineurs.

Arrêté du 10 août 1907, décrétant les mesures pour combattre le phylloxéra dans la commune de Wellenstein.

Les dispositions des art. 1er et 2 de

l'arrêté ministériel du 29 juillet 1907, décrétant

les mesures pour combattre le phylloxera dans

la commune de Wormeldange, sont déclarées

applicables à l'égard du ou des foyers décou-

verts dans la commune de Wellenstein, sur le

territoire de la section de Bech-Kleinmacher,

sauf la modification suivante

Ad 6° (art. 1er) : « En principe sont considérés

comme suspects les terrains plantés de vigne,

situés dans on rayon de dix mètres au moins

et de vingt-cinq mètres au plus du foyer phylloxé-

rique. Ces terrains sont compris dans la zone

de sûreté désignée par une clôture en fil de

fer et par des écriteaux. »

Arrêté du 10 août 1907, décrétant les mesures pour combattre le phylloxéra dans la commune de Wellenstein.

Die Verfügungen der Art 1 und 2

des ministeriellen Beschlusses vom 29. Juli 1907,

betreffend die Bekämpfung der Reblaus in der

Gemeinde Wormeldingen, sind anwendbar erklärt

auf den oder die auf dem Gebiete der Sektion

Bech-Kleinmacher, Gemeinde Wellenstein, entdeckten

Seucheherde, vorbehaltlich folgender Abänderung

ad 6° (Art. 1): „Von den benachbarten Flächen

der aufgedeckten Sencheherde werden grundsätzlich

als verdächtig erachtet, die auf eine Entfernung

von mindestens 10 bis höchstens 25 Meter von

den. Grenzen der verseuchten Fläche sich befind-

lichen, mit Reben bepflanzten Grundstücke. Die-

selben sind in den mit Drahtumzaunung und

Warnungstafeln gekennzeichneten Sicherheitsgurtel

einbezogen."

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de la Convention internationale de Beine du 20 septembre 1906, sur l'interdiction du travail de nuit des femmes employées dans l'industrie.

Les chefs d'entreprises qui voudront

profiter de la faculté inscrite aux art. 3 et 4 de

la convention, sont tenus d'en informer d'avance

l'inspecteur de travail et de lui remettre en

même temps un tableau indiquant le nombre

d'ouvrières occupées, la durée de leur occupa-

tion et le genre des travaux à effectuer. Ce

même tableau devra être affiché dans les locaux

de l'entreprise, à un endroit apparent.

Convention internationale de Berne du 26 septem- bre, 1906, sur l'interdiction de l'emploi du phos- phore blanc (jaune) dans l'industrie des allumettes.

Die Betriebsunternehmer, welche von

der in den Art. 3 und 4 des Uebereinkommens

vorgesehenen Befugnis Gebrauch machen wollen,

müssen davon den Gewerbe-Inspektor im Voraus

benachrichtigen und ihm zugleich ein Verzeichnis

über die Zahl der beschäftigten Arbeiterinnen,

die Tauer ihrer Beschäftigung und die Art der

auszuführenden Arbeiten übergeben. Dasselbe Ver-

zeichnis muß in den Arbeitsräumen an einem

leicht sichthbaren Orte angebracht werden.

Loi du 3 août 1907, relative aux matières inflam- mables à, teneur de phosphore blanc (jaune).

Quiconque contreviendra intention-

nellement à la présente loi sera puni d'une amende

de 26 à 2000 fr.

La peine sera de 26 à 150 fr. si l'infraction a

été commise par négligence.

Outre celte peine, la saisie et la confiscation

des objets illicitement fabriqués, importés ou

mis dans le commerce, et en cas de fabrication

illicite, celles des appareils qui y auront servi,

seront prononcées sans distinguer si ces objets

ou ces appareils appartiennent ou non au con-

damné. La confiscation pourra encore être pro-

noncée, lorsque l'existence du délit étant cons-

tante, il ne sera pas possible de poursuivre ou

de condamner une personne déterminée. Dans

le premier cas, cette faculté appartiendra à la

chambre du conseil.

Les dispositions du premier livre du Code pé-

nal sont applicables aux dites infractions.

Loi du 4 août 1907, attribuant la qualification de ville aux localités de Differdange, Dudelange, Ettelbruck et Rumelange.

Wer diesem Gesetze vorsätzlich zuwider-

handelt wild mit einer Geldstrafe von 26 bis

2000 Fr. bestraft

Ist die Zuwiderhandlung ans Fahrlässigkeit be-

gangen worden, so wird die Strafe 26 bis 150 Fr.

betragen.

Neben dieser Strafe wird auf die Beschlag-

nahme und Einziehung der verbotswidrig herge-

stellten, eingeführten oder in Vertehr gebrachten

Gegenstände, sowie, bei verbotswidriger Herstel-

lung, der dazu dienenden Gerätschaften erkannt,

ohne Unterschied, ob sie dem Verurteilten gehören

oder nicht. Die Einziehung kann außerdem aus-

gesprochen werden, wenn zwar das Vergehen

festgestellt ist, es jedoch nicht möglich ist eine be-

stimmte Person zu verfolgen oder zu verurteilen.

In ersterem Falle steht diese Befugnis der Rats-

kammer zu.

Die Bestimmungen des ersten Buches des Stras-

gesetzbuches sind auf die genannten Zuwiderhand-

lungen anwendbar.

Arrêté du 10 août 1907, décrétant les mesures pour combattre le phylloxéra dans la commune de Wellenstein.

Le présent arrêté sera inséré au Mé-

morial pour entrer immédiatement en vigueur.

Il sera en outre publié et affiché, de la manière

usitée, dans les communes de Remich, Wellen-

stein Remerschen, Bous et Burmerange.

Luxembourg, le 10 août 1907,

Le Ministre d'Etat, Président

du Gouvernement,

EYSCHËN.

Beschluß vom 10. August 1907, betreffend die

Bekämpfung der Reblaus in der Gemeinde

Wellenstein.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 12. Mai 19005,

die Maßregeln gegen die Einschleppung und Ver-

breitung der Reblaus betreffend; namentlich des

Art. 3 besagten Gesetzes;

Ruf das Gutachten des Distriktskommissars zu

Grevenmacher und dasjenige des ständigen Aus-

schusses der Großh. Weinbau-Kommission;

Beschließt

Arrêté du 10 août 1907, décrétant les mesures pour combattre le phylloxéra dans la commune de Wellenstein.

Dieser Beschluß soll ins „Memorial"

eingerückt, unverzüglich in Kraft treten und durch

Ausruf und Anschlag in den Gemeinden Remich,

Wellenstein, Remerschen, Bous und Bürmeringen

bekannt gemacht werden

Luxemburg, den 10 August 1907.

Der Staatsminister

Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Impr. d. I. C. Vück. Bück Luxbg.

des

Annexe au N° 42 de 1907.

SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE

pendant l'année 1906.

Considérations générales.

La période de prospérité qui se traduisait, pendant le deuxième semestre de l'année 1905,

par un accroissement inusité de l'activité économique, s'est continuée depuis sans signe de

faiblesse ni défaillance. Au point de vue de la production et des échanges, cette période

marque plus qu'une inflation passagère : elle forme une période de prospérité générale,

assise sur une base énorme et solide, dans un monde agrandi. La valeur des transactions

extérieures, qui a été de 86 milliards de francs en 1904, a passé à 130 milliards en 1906.

Si les années 1902 et 1903 étaient encore traversées des effets de la crise récente et

qu'une amélioration franche ne se dessinât qu'en 1904, pour acquérir ensuite une énergie

remarquable en 1905, l'année 1906 a détermine le plein épanouissement d'une vie écono-

mique dont l'intensité est sans précédent. Les autres périodes de prospérité ont eu un agent

responsable, un berceau local : en 1906 le monde entier participait à l'intensité du mouve-

ment, et la période d'ensemble de 1869 à 1899 ne paraît plus qu'une période d'incubation où

le développement industriel et commercial de l'heure actuelle se préparait modestement.

Agriculture, industrie et commerce étaient sollicités dans une égale mesure par la con-

sommation. La demande devançait, débordait l'offre. Le commerce des transports révélait

des insuffisances regrettables. L'outillage de la vie courante poursuivait son perfectionne-

ment. L'industrie se transformait et s'agrandissait avec les progrès de l'électricité, entrés

de plus en plus dans la phase pratique. L'Extrême-Orient, né d'hier, prenait connaissance

de lui même et se lançait dans la lutte économique avec une énergie longtemps ignorée.

Dans la plupart des pays, le mouvement industriel et commercial a été considérable et

rémunérateur : la hausse des prix et le rencherissement des capitaux en font témoignage.

Mais ce fut aussi une année de renchérissement des matières premières nécessaires à l'in-

dustrie, ainsi que du combustible, des métaux et de la main-d'œuvre.

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

Großherzogthums Luxemburg.

SUR LA

RAPPORT GÉNÉRAL

L'augmentation démésurée du total des importations par rapport à celui des exportations

est très caractéristique : alors que les importations renseignent un accroissement de 903 mil-

lions de marks, les exportations ne se sont accrues que de 402 millions. Ce déplacement

dans le courant des transactions traduit, d'un côté, le renchérissement des matières premières

et, d'un autre côté, les besoins croissants de l'industrie. Le changement dans la disposition du

nouveau tarif douanier ne permet pas encore une comparaison de tonnages.

Pourtant, les résultats financiers n'ont pas été en rapport avec l'ampleur des transactions.

Diverses circonstances ont contribué à diminuer ces résultats : l'industrie surmenée multi-

pliait ses demandes de matières premières, les stocks s'epuisaient et les prix s'avançaient

vers des niveaux que les prix de vente des produits fabriqués ne pouvaient suivre. Concur-

rement, la hausse des denrées, de la viande en particulier, se maintenait et diminuait la

capacité d'achat des populations moins aisées.

Entretemps, l'évolution de l'industrie vers le trust a continué son œuvre : les unions éco-

nomiques, fusions, cartels, communautés d'intérêts et conventions de prix ont acquis une

extension plus grande encore. Les trusts, jadis instruments de combat. se sont assagis et

exercent aujourd'hui une influence modératrice. Des trusts internationaux, comme celui des

rails et des poutrelles, ont continué à régler tous les prix à l'exportation et à fixer les

quotes-parts de chaque pays exportateur dans l'exportation à la mesure des facultés produc-

tives. Cette ébauche de discipline internationale est de bon augure pour un avenir rassuré

et stable.

Un fait économique d'une importance considérable pour l'industrie et le commerce s'est

produit en 1906 : la mise en vigueur du nouveau tarif douanier et des nouveaux traités de

commerce, au 1er mars. Si les relations commerciales y gagnent une stabilité dont la haute

portée est incontestable, les tarifs élevés ne sont nullement à la satisfaction des intéressés

La transition a pu se faire sans heurts, au milieu d'une prospérité économique sans égale,

par un temps où les besoins intérieurs absorbaient toute l'attention de la production et la

détournaient des transactions extérieures. Reste à savoir si, en temps normal, calme, les

nouveaux tarifs ne pèseront pas lourdement sur l'industrie du Zollverein ! La création de

plus en plus fréquente de succursales à l'étranger est très significative. II est encore vrai

que les nouveaux droits, qui ne manqueront pas de changer l'orientation de la consommation,

demanderont un certain temps pour faire sentir leurs effets.

Alors que, pendant la majeure partie de l'année 1905, le marché monétaire présentait

encore une grande surabondance d'argent et que ce n'est que vers la fin de l'année qu'il s'est

resserré de manière à obliger la banque de l'empire d'Allemagne à élever son taux d'escompte

jusqu'à 6 pCt, ce marché a pendant l'année 1906, une situation tout-à-fait différente.

Le prodigieux essor économique trouve son expression dans les chiffres renseignés par

la balance du commerce du Zollverein, qui ressortent ainsi pour les six dernières années

M.

Importations.

5,710,3 millions,

5,805,8

6,321,1

6,854,5

7,436,3

8,339,3

M.

Exportations.

4,512,6 millions.

4,812,8

5,130,3

5,315,4

5,841,8

6,243,7

Le développement extraordinaire de l'industrie et du commerce, par suite de la situation

économique extrêmement florissante en 1906, a absorbé des capitaux énormes qui ont dû

être rendus liquides pour satisfaire aux besoins toujours croissants des industriels et des

commerçants. Ceci provoqua nécessairement le renchérissement continuel du loyer de

l'argent qui s'est tenu, pendant toute l'année, à un taux élevé, et n'est pas descendu au dessous

de 4½ pCt. auprès de la banque de l'empire d'Allemagne.

Le taux officiel était de : 6 pCt. du 1er janvier au 18 janvier, 5 pCt. jusqu'au 23 mai,

4½ pCt. jusqu'au 18 septembre, 5 pCt. jusqu'au 10 octobre, 6 pCt. jusqu'au 18 décembre

7 pCt. jusqu'à la fin de l'année.

Il faut pourtant reconnaître que la cherté de l'argent n'a pas mis de frein bien remarquable

à l'essor des affaires industrielles, la grande prospérité industrielle ayant mis l'industrie en

situation, tout en lui permettant la distribution de beaux dividendes, de faire des réserves

considérables, qui sont venues augmenter les fonds de roulement.

Le grand et le petit commerce, par contre, se sont ressentis davantage de la situation

monétaire, les intérêts demandés par les banquiers les forçant nécessairement à limiter leurs

opérations dans une certaine mesure ; mais ici encore les affaires sont restées malgré cela

très prospères, les commerçants parvenant à vendre leurs marchandises au fur et à mesure

de leur acquisition, ce qui leur permettait d'éviter des pertes d'intérêts que la création de

grands stocks entraîne forcément.

La gravité de la crise de l'alimentation, dont souffrait la consommation populaire déjà en

1905, ne s'est guère atténuée. Comme l'imminence de l'application des nouveaux tarifs

douaniers pesait sur toutes les denrées nécessaires à la vie, les salaires suivaient leur pro-

gression ascendante et chargeaient le prix de revient.

Vers le commencement de l'année 1907, l'évolution naturelle des choses opéra ce que

ne pouvait faire l'intervention des pouvoirs. La mise en vigueur des nouveaux tarifs douaniers

devait avoir une dangereuse répercussion, en tout premier lieu, sur les prix des denrees.

Heureusement, l'excès de la politique protectionniste fut corrigé par le libre jeu des forces

économiques, et aujourd'hui, il est déjà permis de mesurer les progrès réalisés.

L'exploitation des minières luxembourgeoises a encore renseigné des progrès très consi-

dérables : la production a augmenté de 633,525 tonnes, de 6,595,860 tonnes elle a passé à

7,229,385 tonnes. La position si avantageuse de la métallurgie n'a cessé de s'améliorer tout

le long de l'année: la production des hauts-fourneaux a augmenté de 91,853 tonnes, celle des

aciéries de 37,343 tonnes, celle des fonderies de 2,743 tonnes. Dans les ateliers de construc-

tion on a constaté un afflux d'ordres extraordinaire. Les prix des fontes, des demi-produits

et des produits finis renseignent une hausse continue, mais logique, modérée et étrangère

surtout à la fallacieuse poussée de la spéculation.

Dans le bâtiment et ses industries tributaires, les carrières, ardoisières, la briqueterie, l'in-

dustrie des ciments, la faïencerie et la céramique, le bon courant d'ordres et le mouvement

ascensionnel des prix se sont encore accentués. La tannerie a eu un placement facile de ses

produits ; la ganterie a été très occupée.

Presque toutes les industries de consommation ont développé leur production. Sur quel-

ques-unes, comme la brasserie et l'industrie des tabacs et cigares, la répercussion des nouveaux

tarifs douaniers s'est fait sentir, les fabricants ne pouvant améliorer leurs prix de vente pro-

portionnellement aux nouvelles charges.

La plupart des branches du commerce de détail ont suivi pas à pas l'essor que prenait le

mouvement industriel. Néanmoins, la transformation des procédés commerciaux, la concur-

rence des grands magasins et des sociétés coopératives de consommation n'ont pas toujours

permis de retirer des profits en rapport avec la situation économique exceptionnelle.

Travaux de la Chambre de commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1906, nous signalerons

particulièrement celles qui suivent

Réforme des tarifs pour les voyageurs et les bagages.

Sur la question de la réforme proposée de la Eisenbahn-Verkehrsordnung, la Chambre

a présenté les desiderata ci-après, concernant le transport des voyageurs et des bagages

1° L'introduction des voitures de IVe classe sur toutes nos lignes répondrait à un véri-

table besoin, comme le prouve l'expérience acquise sur la ligne de Trèves.

2° Au sujet de la suppression des billets d'aller et retour et leur remplacement par des

billets simples, la Chambre partage entièrement les vues exposées dans la lettre de M. le

Commissaire du Gouvernement, en date du 26 mars. Elle est loin d'y voir un progrès. Alors

que les réformes des années dernières tendaient à faciliter les voyages, à en abaisser le coût

et à faire disparaître des formalités gênantes et inutiles, celle-ci marque un pas en arrière.

La réforme proposée comporte une augmentation sérieuse du prix des voyages, deux billets

simples dépassant encore sensiblement le prix actuel du billet d'aller et retour ; elle néglige,

de plus, les inconvénients qui résulteraient pour le public de l'obligation de se présenter deux

fois aux guichets et qui seraient éprouves très péniblement dans les moments d'encombre-

ment. La Chambre engage donc le Gouvernement à s'opposer à l'introduction d'une réforme

aussi contraire aux intérêts bien entendus du public.

Si la réforme devait être introduite cependant, la création de plusieurs débits de billets

de chemin de fer à l'intérieur de la ville de Luxembourg s'imposerait.

3° Le maintien des abonnements pour ouvriers et elèves, des billets du dimanche, ainsi

que des billets pour voyages circulaires est à désirer.

4° La Chambre se rallie aux propositions de la chambre de Strasbourg, ainsi conçues

« Des Weiteren befurwortet die Kammer : a) Die Beschrankung der Schnellzugszuschlage

auf die Durchgangs- und Luxuszuge, b) die Berbehaltung der Sonntagskarten und c) eine

weitere Veremfachung und Verbilligung des Gepacktarifs auf Grund der Vorschlage der

Berliner Handelskammer (10 Pf fur je 10 Kg. und je 50 Km.). — Die gleichzeitige Ein-

fuhrung der Betriebsmittelgemeinschaft wird dringend befurwortet. »

5° La Chambre appelle encore l'attention du Gouvernement sur les propositions for-

mulées dans sa lettre du 10 décembre 1905, concernant : les billets du dimanche, les billets

circulaires dits «normale Rundreisekarten», les billets pour voyages circulaires avec et

sans circuit fermé (mit und ohne Verbindungsstrecken).

6° La Chambre donne à considérer au Gouvernement s'il n'était pas indiqué de prendre

des mesures afin de préparer l'introduction de ces réformes sur toutes nos lignes indistincte-

ment.

A cette occasion, elle a appelé encore l'attention du Gouvernement sur le remaniement

des tarifs pour le transport des marchandises ainsi que des dispositions additionnelles

applicables aux marchandises, qui semble être également en préparation.

Insuffisance des installations de la gare aux marchandises de Luxembourg.

Au commencement de novembre, la réclamation suivante, relative à l'insuffisance des

installations de la gare de Luxembourg, avait été adressée à la Chambre de commerce

Les soussignés, commerçants et commissionnaires-expéditeurs, ont l'honneur de vous

exposer que, depuis un certain temps déjà, les installations de la gare aux marchandises de

Luxembourg sont absolument insuffisantes pour le trafic qui augmente de jour en jour.

En ce moment, la halle est tellement encombrée que les expéditions ne peuvent être

effectuées régulièrement ; il en est de même des arrivages, de sorte que, pendant des heures

entières, les voitures attendent leur tour, tant pour la remise à l'arrivée qu'au départ.

Le public qui ne reçoit pas ses marchandises en temps utile, maugrée et tempête

contre les commissionnaires et reste muet vis-à-vis de l'administration qui, en fin de compte,

est seule responsable.

Pour remédier à l'inconvénient, elle vient de prier (ersuchen) les commissionnaires-

expéditeurs d'évacuer les envois leur destinés le dimanche ; ils s'y prêtent volontiers, mais

nous nous demandons si c'est là une mesure destinée à parer à un état des choses aussi grave.

Quant aux chargements complets, la situation est identique. Les voies de garage sont

insuffisantes, les chemins d'accès sont dans un état pitoyable; il arrive ainsi que, pendant des

journées entières, des wagons entrés en gare ne peuvent être mis à notre disposition. Par

contre, on nous invite journellement par circulaire à faire notre possible pour éviter le

chômage et arriver à un prompt déchargement.

Les réclamations de plusieurs d'entre nous, adressées à l'administration, n'ayant eu

aucune suite, nous venons vous supplier de vouloir bien intervenir auprès des pouvoirs

compétents, pour obtenir

1° une augmentation du personnel actuel, dont le zèle est au-dessus de tout éloge,

mais qui est notoirement insuffisant ;

2° l'agrandissement des halles aux marchandises, au double de celles qui existent

depuis 1860 et qui, depuis, n'ont pas subi de modification sensible ;

3° l'établissement d'un plus grand nombre de voies pour le déchargement des wagons »

La Chambre, en prenant connaissance de cette réclamation, a tenu à constater que les

critiques y formulées par les intéressés correspondent en tous points à la réalité des faits.

Depuis 1860, la halle aux marchandises n'a point été modifiée, malgré l'extension croissante

du trafic. L'encombrement de la gare aux marchandises en général est devenu tel que la

régularité du service s'en doit nécessairement ressentir : des marchandises restent en souf-

france des heures entières, avant de pouvoir être délivrées. Il est arrivé que des envois ont

dû être refusés, l'administration n'ayant pu les mettre en temps utile à la disposition des

destinataires.

Un tel état des choses est évidemment préjudiciable aux intérêts du commerce et de

l'industrie de la ville de Luxembourg. II est même à craindre qu'il ne s'accentue pendant

tout le temps que durera la construction de la nouvelle gare. Aussi la Chambre croit-elle de

son devoir d'appuyer cette réclamation et d'appeler l'attention du Gouvernement sur une

question, dont la gravité est incontestable. On s'est même demandé si, en présence de cette

situation, l'administration des chemins de fer ne rendrait pas un véritable service aux inté-

ressés en ne leur avisant un envoi que quand il pourra être réellement mis à leur disposition

ou en les informant de l'époque à laquelle il pourra en être pris livraison ?

Tarif des colis postaux et taxes téléphoniques entre l'Allemagne et le Grand-Duché.

La « Vereinigung südwestpreussischer Handelskammern », par l'intermédiaire de la

Chambre de Sarrebrück, avait appele l'attention de notre Chambre de commerce sur les

taxes élevées qui sont toujours appliquées aux colis postaux entre l'Allemagne et le Grand-

Duché, malgré l'union économique si étroite qui existe entre les deux pays, et sollicité son

appui en faveur d'une réduction de ces taxes. Cette démarche était motivée ainsi

« In Handels- und Gewerbekreisen Südwestdeutschlands wird es als lästig empfunden,

dass der Portosatz für Pakete nach Luxemburg noch immer 20 Pf. mehr betragt als im

Reiche, obgleich das Briefporto schon längst gleichgestellt ist. Es wirkt dieser Umstand

gerade bei Luxemburg, welches durch seine Zugehörigkeit zum deutschen Zollverein mit

dem Wirtschaftsleben Südwestdeutschlands aufs engste verbunden ist, besonders verkehrs-

erschwerend. In der Voraussetzung, dass auch die Handels- und Gewerbetreibenden im

Grossherzogtum Luxemburg ein wesentliches Interesse daran haben, von dieser das Wirt-

schaftsleben beider Staaten einengenden Fessel befreit zu werden, beschloss die Vereinigung,

die Handelskammer Luxemburg zu bitten, an der Beseitigung des erhohten Paketportos mit-

zuarbeiten. »

Il est hors de doute que l'élévation de ces taxes gêne également le commerce luxem-

bourgeois. Cette gêne est peut-être plus sensible encore à nos nationaux qu'au commerce

allemand, leur débouche, où ils n'acquittent que la taxe réduite de l'intérieur, étant très

exigu. Il en résulte un surcroît de frais généraux qui pèse réellement sur la marche des

affaires. Plusieurs industriels, qui sont dans le cas de faire des expéditions nombreuses par

colis postaux à destination de l'Allemagne, appuient régulièrement sur cet inconvénient, dans

leurs rapports annuels à la Chambre de commerce.

Comme nous formons d'ailleurs avec les autres pays du Zollverein une entité économique,

il est à désirer que cette barrière, qui gêne les échanges, soit abaissée.

Dans le même ordre d'idées, la Chambre de commerce croit devoir recommander encore

au Gouvernement la réduction des taxes téléphoniques entre l'Allemagne et le Grand-Duché.

Les raisons que nous invoquons ci-haut pour recommander l'abaissement des taxes appliquées

aux colis, existent également pour la réduction des taxes téléphoniques. Si la première de

ces réformes intéresse de préférence les moyennes maisons et la petite industrie, la dernière

est surtout désirée par la grande industrie. Une réclamation récente de la Chambre de

Düsseldorf tend au même but.

A cette occasion, la Chambre de commerce a encore signalé au Gouvernement la néces-

sité d'une amélioration du service téléphonique en général.

Monnaie d'appoint.

Au cours de la séance du 18 octobre, l'attention de la Chambre de commerce a été

appelée sur le fait que les pièces de cinq centimes ne se trouvent pas en nombre suffisant

dans la circulation.

Il a été constaté qu'effectivement la rareté de cette monnaie d'appoint, qui est indispen-

sable à l'entretien de la circulation, se fait sentir un peu partout à travers le pays. Alors que

les pièces de dix centimes sont abondantes, celles de cinq centimes, dont on ne saurait que

difficilement se passer pour parfaire des paiements, sont parfois introuvables. La Chambre

doit se borner à relever ici un fait monétaire, dont elle ne s'explique qu'imparfaitement les

causes, la frappe de ces pièces ayant été appropriée aux besoins de la circulation.

Droits de sortie sur les chiffons.

Au sujet de la réclamation d'une maison luxembourgeoise, concernant l'introduction

projetée de droits de sortie sur les chiffons, la Chambre a présenté au Gouvernement les

desiderata ci-après

Par la création de ce droit, emprunté à une conception économique surannée, l'Alle-

magne entend empêcher l'exportation des chiffons et conserver ainsi à l'industrie indigène,

à la papeterie principalement, les matières premières dont elle a besoin. Sa portée, au point

de vue du rendement fiscal, mérite à peine d'être sérieusement envisagée.

Beaucoup de chambres de commerce du Zollverein, celles de Berlin, de Bielefeld, de

Cassel, de Karlsruhe, de Cologne p. ex., se sont prononcées contre l'introduction de droits

de sortie en général ou contre celui sur les chiffons en particulier.

La Chambre a donc décidé, dans sa séance du 25 mai, de recommander cette réclamation

à la bienveillante attention du Gouvernement.

Colportage. — Vente des journaux à l'intérieur des gares.

La loi du 1er janvier 1850 interdit « toute vente de marchandises par colportage dans les

rues, places publiques, auberges et dans les maisons particulières ». Un des effets de cette

loi a été d'interdire la vente des journaux, revues et périodiques à l'intérieur des gares et

aux trains.

Pour le public qui voyage, cette interdiction, qui, du reste n'existe pas dans les pays

environnants, est très regrettable. Elle est surtout ressentie ici parce que nos nationaux ont

si souvent l'occasion d'apprécier les facilités qu'on trouve ailleurs à se pourvoir, au depart

des trains, de la lecture nécessaire, soit pour tromper la monotonie du voyage, soit pour ne

pas laisser s'échapper en pure perte un temps souvent précieux.

Tout en signalant cet inconvénient au Gouvernement, la Chambre a exprimé le vœu que

la vente des journaux à l'intérieur des gares et aux trains soit rendue libre.

Elle a été informée dans la suite que, sous la date du 10 juin 1905, le colportage des

journaux sur les quais des gares des chemins de fer du Grand-Duché a été autorisé, sous la

réserve expresse que ceux qui demanderont l'autorisation du colportage, se conformeront

aux dispositions légales sur la matière ainsi qu'à l'art. 47 de l'arrêté r.-g.-d. du 18 août 1859

sur la police des chemins de fer.

Coopérative des fonctionnaires.

Dans sa séance du 31 mars, la Chambre de commerce a examiné une pétition adressée à

la Chambre des députés par un certain nombre d'épiciers et de marchands de comestibles de

la ville de Luxembourg, relativement à la concurrence qui leur est faite par la coopérative

des fonctionnaires, que le Gouvernement avait soumise à son appréciation.

La Chambre reconnaît volontiers que la coopérative des fonctionnaires cause du préju-

dice aux branches afférentes, mais elle ne se rend pas bien compte des moyens par lesquels

ce préjudice pourrait être évité. Il s'agit ici d'un fait économique, regrettable pour le com-

merce, mais qui semble échapper à l'intervention de l'Etat.

Ces fonctionnaires, qui se sont groupés en une association coopérative de consommation,

ne sauraient être considérés comme se livrant au commerce. Le commerçant est un inter-

médiaire spéculant sur le passage des biens, dans le but de réaliser un bénéfice. Tel n'est

pas le cas de ces fonctionnaires, qui achètent en commun et répartissent entre eux les mar-

chandises achetées. Leur but est l'épargne et non une appropriation venant du dehors, c'est-

à-dire un bénéfice réalisé sur la clientèle.

Quant aux abus signalés — s'ils sont réels —, l'administration supérieure tiendra sans

doute la main à ce qu'ils ne se renouvellent plus.

La Chambre estime d'ailleurs que l'histoire des sociétés coopératives de consommation

ne justifie ni les vastes espoirs des fonctionnaires ni les craintes exagérées du commerce.

C'est à tort que la coopérative, sous ses divers aspects, est considérée parfois comme une

panacée universelle. La coopérative a un champ d'action limité : elle s'adapte à certains

milieux, à certains groupes d'individus. Elle est et restera une des formes de l'association,

comme les diverses sociétés commerciales.

Un des principaux éléments de prospérité des sociétés de consommation doit être cherché

dans la circonstance que les adhérents règlent leurs acquisitions au comptant. Le commerce

de détail, au contraire, doit accorder à une partie de sa clientèle un crédit, très étendu par-

fois. Il est évident que la coopérative, qui n'a pas à compter avec des pertes d'intérêts,

résultant de règlements différés, travaille, sous ce rapport, dans des conditions bien plus

favorables.

La Chambre saisit donc cette occasion pour appeler l'attention du Gouvernement sur

une proposition qu'elle a faite en 1903, comme annexe à son avis sur la réduction du taux

légal de l'intérêt, et consistant à voir régler en faveur de notre petit commerce et de nos

artisans la perception d'un intérêt, sans passer au préalable par une convention particulière.

Elle est persuadée que le petit commerce et le métier trouveraient dans cette réforme

un véritable soulagement ainsi qu'un élément sérieux de prospérité.

Concurrence déloyale.

Déjà en 1896, à l'époque où la loi sur la concurrence déloyale fût votée en Allemagne,

le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce sur l'opportunité d'intro-

duire, dans notre législation, des dispositions analogues à celles de la loi allemande. La

Chambre fut unanime à se déclarer favorable à cette réforme. Mais le projet ne recevait

pas de suites immédiates : on voulait, paraît-il, attendre les effets de la loi allemande.

Depuis, la Chambre a prié le Gouvernement, à plusieurs reprises, de bien vouloir

reprendre ce projet ; elle lui a exposé dans ses lettres du 10 mai 1900 et du 12 mars 1901

que les vœux du commerce luxembourgeois appelaient des dispositions législatives énergiques

contre les abus croissants de la liberté économique illimitée, en appuyant sur les résultats si

encourageants que la loi allemande commençait à donner.

Si la libre concurrence élève à leur plus haut degré les facultés d'initiative, de décision

et de perception de l'individu, si, par son action conservatrice et propulsive, elle stimule,

surexcite et régularise le mouvement économique, la nécessité même où le régime de la

liberté place chacun de s'évertuer pour conquérir des biens, pousse les moins honnêtes à

des procédés frauduleux. Des dispositions prohibitives ou restrictives deviennent alors indis-

pensables pour permettre le bon fonctionnement du régime de la libre concurrence, pour

enrayer les abus qu'il fait naître.

Un premier essai de législation sur la concurrence déloyale a été fait en Allemagne en

1896. Si, depuis les dix ans que la loi allemande est en vigueur, elle n'a pas réalisé toutes

les espérances, le commerce et l'industrie n'ont eu qu'à se féliciter des résultats obtenus.

La loi a ses imperfections, mais, de l'aveu de tous, elle a largement contribué à moraliser

les transactions. Le seul fait qu'elle existe a exercé une influence heureuse, en donnant à

réfléchir aux individus malhonnêtes.

La Chambre se rallie donc unanimement au projet de loi sur la concurrence déloyale

que le Gouvernement avait soumis à ses délibérations. Elle saisit cette occasion pour exprimer

sa vive satisfaction de savoir une réforme, depuis longtemps réclamée par nos commerçants

et industriels, si près d'aboutir.

Assurance contre l'invalidité et la vieillesse.

La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. Duchscher,

Faber, Heintz, Pescatore et Reinhard, d'élaborer un avis sur l'avant-projet de loi concernant

l'assurance contre l'invalidité et la vieillesse, que le Gouvernement avait soumis à ses délibé-

rations. Cette Commission a pensé devoir se borner à formuler des considérations d'ordre

plutôt général sur le projet de loi : elle s'est réservée de revenir, dans un avis ultérieur, sur

les nombreux détails qu'il comporte.

Dans sa séance plénière du 1er février, la Chambre a délibéré sur l'avis proposé par la

Commission, qu'elle a adopté avec certaines modifications.

Des divergences de vues se sont produites, notamment, sur la question de savoir si,

réellement, le moment semble déjà venu de songer à l'introduction des retraites ouvrières.

Si l'on prend en considération que le fonctionnement des caisses maladie est très défectueux

et que les deux assurances ouvrières, introduites à courte distance, ont imposé de lourdes

charges à l'industrie, ne serait-il pas indiqué de ne pas trop presser l'introduction d'une

troisième assurance? Ne serait-il pas préférable d'attendre que la période d'effervescence des

commencements se soit calmée, de s'appliquer, pendant ce temps, à perfectionner l'assurance-

maladie et de laisser ainsi à l'industrie un répit de quelques années qui lui permette de

respirer et de se faire aux conditions d'existence nouvelles ?

Cette manière de voir a été écartée par dix voix contre huit La Chambre engage donc le

Gouvernement à ne pas surseoir à l'introduction des retraites ouvrières, tout en le priant de

faire introduire simultanément, — ou au préalable si les circonstances le permettent — , les

reformes urgentes qu'exige l'assurance-maladie.

L'introduction des caisses de secours a imposé aux patrons de lourdes charges, car, en

somme, la part contributive de l'ouvrier est encore supportée par le patron, toute charge

nouvelle de l'ouvrier se traduisant par une augmentation correspondante des salaires. Cepen-

dant, le système en usage ne lui donne guère de satisfaction. Si l'assurance-maladie rend des

services considérables à nos ouvriers, son fonctionnement comporte de nombreux abus,

parmi lesquels nous signalerons particulièrement l'exploitation des caisses par les ouvriers

rechignant au travail, laquelle est encouragée, en quelque sorte, par l'indulgence excessive

de certains médecins. Il y a, dans cette indulgence, un véritable encouragement au chômage,

qui exerce un effet démoralisateur sur nos populations ouvrières. Parmi les réformes, visées

plus haut, la restriction de la liberté actuelle dans le choix du médecin s'impose en premier lieu.

Il serait à désirer ensuite, pour le bon fonctionnement des caisses-maladie et accident

que l'assurance englobât également les ouvriers agricoles qui sont demeurés jusqu'ici à l'écart.

Tout le monde y gagnerait : les nouveaux assurés par le fait même de leur participation à

l'assurance, les caisses surtout par l'extension plus grande donnée à leurs opérations, et tous

les participants indistinctement par une diminution des frais d'administration, qui seraient

répartis sur un nombre plus considérable de participants.

Ce qui, du projet de loi, paraît le moins exempt de critique, c'est la limite d'âge de 70

ans, qui devra assurer le droit à la pension. 70 ans pour un vétéran du travail, dont la vie a

été remplie par un labeur continu, semblent une limite trop reculée. L'ouvrier est usé à 60

ou 65 ans, alors que la retraite n'entre en vigueur qu'à 70 ans.

Lorsque, il y a huit ans, l'administration des usines de Wecker organisait une caisse

d'invalidité et de vieillesse pour ses ouvriers, ce fut précisément la question de la limite

d'âge à fixer qui formait son plus gros souci. Après mûr examen de la question, elle finit

par se décider pour la limite de 65 ans. Partageant la même manière de voir, la caisse

de pension de la Faïencerie de Septfontaines, datant de 1812, et ayant, par ce fait, l'expé-

rience jointe à un certain capital, a ajouté en 1904 — dès que ses finances l'ont permis — un

paragraphe aux statuts donnant à l'ouvrier le droit à la pension à 60 ans, quel que soit son

état de santé.

Il est sans doute des exceptions parmi les assurés au point de vue de leurs facultés phy-

siques et de leur endurance. Certains travailleurs qui, au point de vue du logement et de la

nourriture, ont vécu dans des conditions d'hygiène plus favorables, on étaient d'une consti-

tution physique exceptionnelle, sont encore robustes même à l'âge de 70 ans : ils constituent

cependant de bien rares exceptions. La moyenne de 65 ans est, en tout cas, plus rapprochée

de la limite rationnelle que celle de 70 ans.

Si, d'ailleurs, l'âge de 70 ans est la limite extrême que l'on puisse admettre, il y aurait,

au point de vue purement humanitaire, une amère ironie dans une législation qui n'accorde-

rait au travailleur la pension bien méritée qu'au moment où il est arrivé au terme de sa vie.

L'admission d'une limite extrême pour l'octroi de la pension ne serait d'ailleurs pas moins

contraire à l'intérêt du patron qu'à celui de l'ouvrier lui-même, car, tandis que celui là

apporte volontiers son obole pour l'assistance de ses ouvriers fatigués, il aurait à traiter pen-

dant de longues années des forces usées comme des forces d'entière valeur. Dans de pareils

cas on ne saurait, certes, exiger du patron, d'une part qu'il continue à payer aux ouvriers

invalides un salaire intégral, d'autre part le placer devant l'alternative de rogner sur le salaire

que l'ouvrier a gagné pendant ses bonnes années, ce qui serait désagréable pour l'un et pour

l'autre. Aucun patron ne se résoudrait à y songer.

Puisque, d'ailleurs, le maximum de la rente d'invalidité doit atteindre celui de la rente

de vieillesse, il est à craindre, en fixant la limite d'âge à 70 ans, qu'avant cet âge la simulation

ne produise ses effets et que l'invalidité feinte avant l'âge n'entraîne des sacrifices d'argent

plus considérables qu'il ne serait le cas si cette limite était fixée à 65 ans.

Comme les maladies simulées et l'invalidité feinte exercent une influence démoralisatrice

sur l'organisation des caisses de maladie et d'accident, le cas se produira forcément pour la

caisse d'invalidité et de vieillesse. Si des mesures, aptes à parer à de tels abus, peuvent être

prises dès le début, on aura le plus grand intérêt à les prendre. En considérant sous ce

rapport le contrôle exercé par le médecin comme un palliatif suffisant, on s'engagerait

généralement dans la mauvaise voie, ainsi que le prouve l'expérience acquise dans la pratique

des caisses de maladie et d'accident.

La statistique renseigne, pour le Grand-Duché, une population de 237,000 habitants.

Dans ce nombre, les ouvriers et ouvrières des fabriques et des campagnes (les 15,000

étrangers compris) figurent pour 55,576 personnes, âgées de 16 à 60 ans. En chiffres ronds,

les ouvriers forment donc 20 pCt. de la population totale.

De 16 à 30 ans nous comptons 25,420 ouvriers, de 30 à 40 ans 12,858, de 40 à 50 ans

9,448, et de 50 à 60 ans 7,850 ouvriers.

En conséquence toute la population ouvrière, actuellement âgée de 16 à 30 ans, sera

réduite, 30 ans plus tard, à 7,850 personnes.

Pour l'âge de 70 ans, la population totale du Grand-Duché est représentée par 1,084

habitants, et pour celui de 80 ans. par 453 habitants, dont, si nous appliquons le pourcentage

ci-dessus établi de 20 pCt., 217 ouvriers de 70 ans et 91 ouvriers de 80 ans.

On peut se demander s'il est rationnel de forcer 55,576 ouvriers et leurs patrons à des

cotisations énormes pendant un demi-siècle pour assurer une retraite à 300 vétérans du

travail.

En admettant un salaire annuel moyen de 1000 fr. par ouvrier, les 55,576 ouvriers

toucheront par an 55,576,000 fr. Sur cette somme on se propose de prélever par an 2 pCt.,

soit 1,111,520 fr. pour les affecter aux retraites ouvrières ; on créerait un appareil coûteux,

revenant à 40-50,000 fr. de frais d'administration par an, pour assurer à ces 300 vétérans

500 x 300 = 150,000 fr.

La Chambre estime que ce prélèvement devrait être réduit à 1 pCt., ou mieux, être fixé

à un pourcentage correspondant aux besoins nouveaux créés par les retraites ouvrières.

Ici se pose encore la question de savoir s'il n'est pas indiqué, pour diminuer les frais

considérables d'administration, de réunir les trois assurances en une seule administration.

La question serait encore à examiner s'il n'y a pas lieu d'astreindre les communes à parti-

ciper à la constitution des moyens pour assurer la rente contre l'invalidité et la vieillesse.

Reste à fixer le pourcentage de cette participation, qui pourrait être établie en première ligne

au moyen d'une enquête statistique relativement aux sommes dépensées par les communes

pendant les trois dernières années p ex , pour l'assistance d'ouvriers et d'ouvrières devenus

invalides, car il est certain que la nouvelle loi exercera une influence salutaire sur l'assistance

publique. Puisque l'assurance contre l'invalidité et la vieillesse qu'il s'agit d'introduire est

d'un intérêt général, les communes auraient, à coup sûr, l'obligation d'intervenir. Les coti-

sations seraient logiquement à fournir : 1° par l'Etat, 2° par les communes, 3° par les patrons

et 4° par les ouvriers.

Pour ce qui est de la participation des communes à l'organisation et au fonctionnement

de cette caisse, la Chambre fait remarquer que nos administrations communales ne sont pas

suffisamment outillées à cet effet. Entre nos administrations communales et celles de l'Alle-

magne un parallèle ne saurait être tracé.

Repos hebdomadaire.

Sur le projet de loi établissant le repos hebdomadaire en faveur des employés et

ouvriers, la Chambre a émis, dans sa séance plénière du 20 décembre, l'avis suivant

La Chambre se rallie unanimement au principe du repos hebdomadaire, consacré par le

projet du Gouvernement. Un jour de repos, à intervalles rapprochés, est indispensable

l'esprit et le corps ont besoin de quitter, de temps en temps, le labeur quotidien, sous peine

d'accélérer l'usure de la puissance productrice chez l'employé et l'ouvrier.

Ce principe est appliqué sans difficulté dans les administrations de l'Etat. Dans le

commerce et l'industrie, le même besoin d'un jour de repos s'est fait toujours sentir, mais

l'intervention de la loi dans la réglementation de cette matière paraissait longtemps une

atteinte à la liberté du travail. Si le repos hebdomadaire était considéré comme désirable, il

semblait appartenir aux mœurs et à l'initiative privée d'en généraliser l'usage. Malheureu-

sement, tous les essais de l'initiative privée sont restés vains : ils se sont écroulés sous la

pression de la concurrence.

Ce qui, chez un nombre restreint de nos industriels et commerçants, fait envisager cette

réforme avec une certaine crainte, c'est la comparaison avec l'organisation autoritaire du

repos dominical en Allemagne, qui implique la fermeture des boutiques pendant une partie

du dimanche. Une telle mesure serait difficilement acceptée ici. Par contre, le libéralisme si

sincère du projet luxembourgeois est généralement apprécié : celui-ci consacre le repos

hebdomadaire si vivement désiré de l'employé, sans mettre des entraves a l'activité indivi-

duelle du commerçant et des siens.

Le régime atténué appliqué par l'art. 3 aux magasins de détail (Warenhäuser), qui

concentrent le commerce de détail en de grands magasins, tient compte, en outre, des récri-

minations du moyen et du petit commerce contre la concurrence envahissante des grands

magasins.

Il est incontestable que le commerce de détail, dans les localités frontières, s'accommo-

derait mieux peut-être de l'état de choses actuel. Mais cet état, envisagé nu point de vue des

échanges internationaux, ne renferme-t-il pas une manière de concurrence déloyale vis-à-vis

de nos voisins? Au demeurant, le repos hebdomadaire a été introduit, dans les trois pays

qui nous entourent, sans préjudice pour le commerce ; il n'y a donc pas de motif sérieux

pour envisager cette réforme avec appréhension et pour l'écarter dans le Grand-Duché.

Le troisième alinéa de l'art. 1er, qui défend de remplacer le personnel ordinaire par un

personnel temporaire, intermittent, a donné lieu à une divergence de vues au sein de la

Chambre.

Cette disposition a pour but d'éviter une interprétation contraire à l'esprit même de la

loi, et qui en rendrait, dans beaucoup de cas, le bénéfice illusoire Une disposition formelle,

permettant de parer aux abus à prévoir paraît donc justifiée.

À cet argument il a été opposé que si, en vertu du principe de la liberté du travail,

l'employé reste seul juge de la somme d'effort physique ou intellectuel à fournir, il a, par

contre, la responsabilité entière de sa vie et de sa famille. L'homme est poussé au travail

par le besoin : il travaille sous l'empire de la nécessité. Lui enlever la faculté de travailler,

pour gagner su vie et celle des siens, aux heures indiquées pour le repos, c'est lui enlever

une part de sa responsabilité.

Par 7 voix contre 4, la Chambre a décidé d'émettre un avis favorable sur cette disposition.

A l'art. 17, elle a proposé de réduire la prescription de l'action publique résultant d'une

infraction à cette loi a trois mois, un délai d'un an pouvant donner lieu à des abus provoqués

par des employés ou ouvriers congédiés.

Réorganisation de la Chambre de commerce sur la base élective.

La Chambre de commerce avait charge une commission, composée de MM. L. Metz,

G de Marie, J. Heintz, E. Schrœll et Paul Würth, de l'examen d'une proposition de loi rela-

tive à sa réorganisation sur la base élective, émanant de l'initiative parlementaire. L'avis

proposé par cette Commission a été adopté dans la teneur suivante par rassemblée plénière

du 26 juillet

Dans son avis du 30 décembre 1903, la Chambre de commerce s'est déjà prononcée en

faveur du principe même de l'éligibilité de ses membres, mais en faisant des réserves quant

à l'application qu'il doit trouver. Elle n'admet pas, surtout, que ce principe consacre le suf-

frage universel de tous les commerçants, en conférant la qualité d'électeur à tous ceux qui

sont commerçants aux termes de l'art. 1er du code de commerce.

Parmi les systèmes, actuellement en vigueur dans les trois pays qui nous entourent,

elle a accordé la préférence à celui qui fonctionne en Allemagne, où l'impôt industriel ou

commercial sert de base, avec le registre de commerce (Firmenregister), pour la reconnais-

sance des droits d'électeur. Elle a encore été unanime à considérer l'introduction des regis-

tres de commerce comme point de départ de sa réorganisation sur la base élective.

La Chambre ne pense pas que cette réorganisation puisse se faire conjointement avec

l'introduction des registres de commerce. La première de ces réformes est subordonnée à la

seconde. Les registres de commerce sont appelés à fournir la base pour la réorganisation de

la Chambre de commerce et surtout des indications sérieuses et sûres pour la création d'une

représentation adéquate de l'industrie et du commerce Le présent a\is doit donc être con-

sidéré comme provisoire en quelque sorte, certains aspects de la question, plus intimement

liés à celle des registres de commerce, n'ayant pu être envisagés que conditionnellement.

L'attribution d'une voix à tout commerçant ou industriel inscrit donne, en fait, trois caté-

gories d'électeurs

les commerçants proprement dits, les artisans commerçants, les

industrieIs.

Parmi les commerçants proprement dits les détaillants ferment l'immerse majorité : le

négoce n'est représenté ici que par quelques établissements financiers et maisons de gros.

Comme la Chambre de commerce est avant tout une représentation des intérêts économiques

(eine wirtschaftliche Interessenvertretung), on peut se demander s'il est indiqué de faire par-

ticiper tous les détaillants sans distinction aux élections.

En thèse générale, on peut dire que les intérêts économiques des détaillants sont en

raison directe de l'importance de leur commerce

Ces intérêts se résument presqu'entière-

ment en une très grosse question d'ordre général, la concurrence, autour de laquelle gra-

vitent d'autres questions d'ordre local. Si l'on parcourt les délibérations des unions de

détaillants, qui se sont constituées un peu partout dans toutes les localités tant soit peu com-

merçantes, on retrouvera invariablement les réclamations contre les diverses formes de la

concurrence, grands magasins, sociétés coopératives, procédés commerciaux douteux ou

illicites etc. A côté des réclamations, qui se rattachent presque toutes à la question de la

concurrence, on en rencontre encore d'autres ayant un caractère plutôt local. Il est très rare

que ces unions, qui se sont librement constituées, à l'abri de toute influence administrative,

effleurent d'autres questions économiques.

Le besoin qu'ont éprouvé les détaillants du se grouper en unions ou corporations locales,

indépendantes, vivant de leur vie propre, prouve d'ailleurs que l'activité des Chambres de

commerce leur est trop générale et no tient pas suffisamment compte de leurs aspirations

Le détaillant vit sur le voisinage, le quartier ou les clients de passage, sur une circonscrip-

tion restreinte. Ses intérêts et ses vues ne vont guère au-delà. Le commerce de détail a

reconnu, là même ou il participe aux élections pour la Chambre de commerce, qu'il lui faut

une organisation indépendante de celle-ci, avec un caractère exclusivement local, où ses

intérêts professionnels puissent trouver leur expression.

Il paraît donc indiqué de faire une sélection parmi les commerçants proprement dits La

Chambre estime que l'extrême limite à laquelle l'octroi d'une voit puisse descendre, devrait

être fixée à un revenu de 1500 fr. provenant du commerce. En Prusse, cette limite est fixée

indirectement à 1500 M. Elle estime aussi qu'il faut certaines garanties d'expérience com-

merciale, qu'il faut, par conséquent, fixer l'âge à vingt-cinq ans et demander cinq ans d'ins-

cription sur les registres de commerce.

Cette sélection devrait se faire encore dans un autre sens. Le Conseil d'Etat, dans son

avis, établit que « le nouveau corps électoral, comprenant environ 1900—2300 industriels,

3300—3400 débitants de boissons et 2800—3800 commerçants, soit en tout 8000—9500

électeurs, signifie, malgré le caractère peu sûr de certains de ces chiffres, l'écrasement de

l'industrie par le commerce, de la petite industrie par la grande et, surtout peut-être, la

prédominance des débitants de boissons, comptant à eux seuls autant d'électeurs que les

autres commerçants réunis et près du double du nombre des industriels. »

Ce dernier argument est d'une gravité incontestable. De l'avis unanime de la Chambre,

la patente acquittée par les débitants doit venir en déduction dans la computation du cens

fixé plus haut. Ainsi seuls les débitants de boissons qui, comme le cas se présente assez

souvent dans le pays, exploitent également un autre commerce d'une certaine importance,

seront appelés à participer aux élections.

La situation de la 2me catégorie d'électeurs est laissée dans le vague. Ces artisans, qui sont

commerçants aux termes de l'art. 1er du Code de commerce et inscrits, participeront-ils aux

élections ? Si leur situation est nettement définie au point de vue du Code de commerce, elle

l'est moins au point de vue de la représentation de leurs intérêts professionnels et écono-

miques.

Il nous a paru intéressant de résumer ici les avis que les chambres de commerce prus-

siennes ont émis, en 1895, sur la représentation du métier dans leur sein Toutes les chambres

et corporations, à l'exception d'une seule, ont demandé l'exclusion du métier et ont invoqué

à cet effet les motifs suivants

1° la mission économique du commerce et du l'industrie d'une part et du métier d'autre

part est tellement divergente qu'une collaboration féconde au sein d'une môme corporation

n'est guère possible ;

2° l'exclusion du métier est justifiée par la divergence de ses intérêts avec ceux du

commerce et de l'industrie. Ceci s'applique surtout à l'industrie. Les rivalités, fondées ou

non, qui existent entre l'industrie et le métier produiraient un frottement nuisible à la bonne

marche des affaires et donneraient lieu à des conflits incessants, ce qui fait désirer une

séparation nette entre leurs représentations ;

3° les travaux d'une chambre d'artisans sont orientés de préférence vers les questions

sociales, alors que l'activité des chambres de commerce se concentre sur les questions

économiques, les échanges et les moyens de communication ;

4° si l'on envisage encore la diversité des professions représentées au sein d'une telle

chambre, on conçoit qu'un travail en commun devienne difficile. Les artisans, confinés dans

leurs spécialités, manqueraient surtout de l'élévation des vues nécessaire pour apprécier les

besoins des autres branches de l'activité économique, tandis que les industriels et commer-

çants manqueraient d'une appréciation juste des intérêts professionnels des artisans.

Si, au sentiment de la plupart des chambres de commerce, une action commune féconde

ne saurait donc sortir de ce mélange d'intérêts économiques et professionnels, il ne manque

pas de voix — et parmi elles de très autorisées — qui déconseillent l'éparpillement des

représentations des intérêts économiques et qui se prononcent nettement en faveur de

l'admission des artisans au sein des Chambres. M. Vosberg-Reckow p. ex. écrit à ce sujet

« Der Zusammenhang zwischen Industrie und Handwerk ist so gross und ihre Grenze so

verwischt gegeneinander, dass es offenbar unrichtig wäre, die Interessenvertretung beider

zu trennen. Zwischen Handwerk und Industrie liegt eine der wunden Stellen, welche die

rasche Entwickelung im volkswirtschaftlichen Organismus geschaffen hat : man soll sie

verbinden und durch Ausgleichung kühlen, nicht aber durch Auseinanderreissen und Gegen-

überstellen noch schmerzlicher gestalten ».

Nous ferons remarquer cependant que les partisans de la représentation du métier au

sein des chambres de commerce envisagent cette collaboration surtout au point de vue

social. Etablir un contact permanent entre les représentants de l'industrie et du commerce et

ceux du métier, donnant lieu à un échange d'idées ininterrompu sur les diverses questions

communes, doit séduire naturellement les sociologues. Mais ce point de vue est de plus en

plus abandonné.

Toutefois, la période des tâtonnements continue et ne semble pas près de toucher à sa

fin. Ici on a créé des chambres d'artisans autonomes sur le modèle des chambres de com-

merce; ailleurs on a essayé de ressusciter les corporations du moyen-âge en les modernisant ;

en Bavière et en Saxe on a institué des Handels- und Gewerbekammern, qui comprennent

deux sections distinctes, une section pour l'industrie et le commerce, une autre pour le

métier. Une formule définitive fait généralement défaut.

Déjà, en 1896, notre Chambre a écarté à l'unanimité la proposition d'accorder une repré-

sentation au métier dans son sein. Elle maintient celte manière de voir. D'ailleurs, la création

d'une chambre d'artisans ferait disparaître celte question.

Après élimination des artisans-commerçants, deux groupes composeront donc la Chambre

de commerce : les industriels et les commerçants.

Il est incontestable que la répartition actuelle des sièges entre les diverses industries ne

correspond plus a la situation économique du pays. Les industries naissent, se transforment,

périclitent, disparaissent.

La répartition actuelle date d'une époque défunte où diverses

industries qui s'en vont, étaient encore prospères, tandis que d'autres, florissantes aujour-

d'hui, naissaient à peine.

La réglementation et la pratique ont apporté cependant des correctifs à cette situation. Ainsi

le siège que comptait la papeterie a été transforme et attribué à l'imprimerie-papeterie ; Ia

tissanderie a été remplacée par les ateliers de construction, de sorte que les diverses indus-

tries sont représentées aujourd'hui comme suit

faïencerie 1 siège, meunerie 1, tannerie 2, forgerie 1, ateliers de construction 1,

tabacs 1, imprimerie-papeterie 1, ganterie 1, draperie 1, filatures 1.

En théorie, l'industrie du fer compte donc 2 sièges à la Chambre de commerce : forgerie

et ateliers de construction ; en l'ait, elle en possède actuellement 4, deux sièges du commerce

en général ayant été confiés à des représentants de la métallurgie.

La prédominance de l'élément industriel a encore été critiquée. Celle-ci découle cepen-

dant de la situation économique du pays. L'industrie et le commerce resont développés inéga-

lement dans le pays ; alors que la première est devenue une industrie d'exportation, mondiale

pour la métallurgie, le dernier a gardé son caractère local. D'ailleurs, si tout industriel est

commerçant, tout commerçant n'est pas industriel.

A l'exception des grandes villes et des ports de mer, on constate presque partout la pré-

pondérance de l'élément industriel. Une statistique, que le « Deutscher Handelstag» a établie

en 1896 au sujet de la composition des chambres de commerce, a fourni, sous ce rapport,

des chiffres très concluants. Cette statistique embrasse, pour la Prusse, 90 chambres et

corporations groupant 1540 membres, se répartissant sûr 1691 branches diverses

De ce

nombre 941 appartenaient à l'industrie et 750 au commerce, y compris les assurances, le

commerce des transports et les établissements financiers.

Dans les régions industrielles, notamment, la représentation de l'industrie était prépon-

dérante, comme le prouvent les chiffres ci-après

en Saxe, l'industrie comptait 88 membres, le commerce 60

en Silésie

en Westphalie

dans la Province rhénane

Il est permis de se demander si l'attribution d'une voix à chaque firme indistinctement

donne les garanties nécessaires pour assurer aux divers intérêts économiques une représen-

tation équitable. Une firme qui occupe 3000 à 4000 ouvriers et résume à elle-seule presque

tous les intérêts économiques d'une localité, d'une région entière, sera-t-elle traitée sur pied

d'égalité avec une firme d'ordre secondaire ? Voilà un de ces problèmes que le projet de la

loi n'envisage pas.

À ce propos, la Chambre de commerce (('Osnabrück s'est exprimée ainsi en 1895 : « Es ist

ein unzulässiges Mis Verhältnis, wenn, wie solches nach den bisherigen Bestimmungen mog-

lich war, bei der Wahl für eine wirtschaftliche Interessenvertretung die Stimme der grössten

industriellen Firma eines Bezirks durch die Stimmen zweier der kleinsten Firmen majorisiert

werden kann. Ein solcher Zustand schliesst die Gefahr ein, dass durch eine leicht herbeizu-

führende Koalition beispielsweise die stets nur eine Minderzahl von Stimmen führende

Industrie von der Vertretung in der Kammer ausgeschlossen werden kann. Das würde dem

Zwecke der Sache nicht entsprechen und, wie die Erfahrung bereits gelehrt hat, auch in die

Wahl für die wirtschaftliche Interessenvertretung Leidenschaften hineinbringen, welche

gerade auf diesem Felde ferngehalten werden sollen »

Mais c'est surtout en confondant tous les électeurs en un seul corps électoral qu'on arri-

verait à fausser la représentation économique du pays : en voulant éviter un mal, on tomberait

dans un pire. La Chambre écarte donc à l'unanimité une telle proposition.

Une distinction s'impose suivant qu'il s'agit de nommer aux sièges affectés à l'industrie

ou au commerce. Pour ce qui concerne l'industrie, la Chambre estime qu'il serait logique que

chaque branche d'industrie nommât elle-même ses représentants, indépendamment de toutes

autres influences. Ce système donnerait des garanties très sérieuses, car les industriels de

chaque branche nommeront évidemment la personne qui leur semblera le plus apte à répré-

senter leurs intérêts. Il serait créé à cet effet une série de groupes d'industries. Ces groupes

et le nombre de sièges a conférer à chacun d'eux seraient fixés par le Gouvernement sur les

propositions de la Chambre de commerce.

Tous les électeurs qui n'appartiendraient pas à un des groupes industriels nommeraient

aux sièges pour le commerce en général, Ici se pose encore la question si ces électeurs

devraient former un seul collège électoral nommant à tous les sièges indistinctement La

Chambre n'est pas de cet avis L'inconvénient que nous venons de signaler pour l'industrie,

apparaîtrait de nouveau sous une forme différente, à savoir qu'une localité ou un canton, où

le commerce est particulièrement développé, s'attribueraient tous lus sièges. Ce résultat

serait regrettable.

La Chambre pense donc que les électeurs pour le commerce en général devraient être

groupés par régions à chacune desquelles serait attribué un nombre désigné de sièges. Les

régions et le nombre des sièges à attribuer à chacune d'elles seraient fixés par le Gouverne-

ment sur les propositions de la chambre de commerce. Gomme le nombre et la répartition

géographique des électeurs dépendent essentiellement des registres de commerce, il est im-

possible d'entrer, pour le moment, dans les détails de cette question.

Le nombre des sièges à créer est fixé à vingt, qui seraient répartis également entre

l'industrie et le commerce. Cette limite paraît trop étroite et la répartition trop rigide. La

Chambre propose donc de fixer le nombre des sièges de vingt à vingt-cinq, à répartir entre

l'industrie et le commerce.

Le projet implique aussi l'exclusion des commerçants retirés des affaires et ne rem-

plissant plus, par conséquent, les conditions d'éligibilité.

La loi prussienne de 1870 était conçue dans le même sens. A l'argument : « dass die

Mitwirkung solcher Personen, die sich in einem vieljährigen Geschäftsbetriebe reiche Erfah-

rungen und Kenntnisse erworben und demnächst vom Geschaft zurückgezogen hätten, in

hohem Grade erwünscht erscheine und dem gemeinen Besten nur förderlich sein könne»,

on opposait alors celui-ci : « einer erspriesslichen Mitwirkung dessen, der sich von dem

Geschäfte bereits zurückgezogen hat, stehe schon der Umstand entgegen, dass hei der stets

fortschreitenden Entwickelung aller den Handel und die Gewerbe betreffenden Verhältnisse

ein zutreffendes sachverständiges Urteil über hieher einschlagende Fragen nur unter der

Voraussetzung einer ununterbrochenen Beteiligung am und im Verkehr möglich ist ».

Ce dernier point de vue a été abandonné depuis. Des exemples très nombreux de négo-

ciants qui, après s'être retirés des affaires, ont tenu une place prépondérante dans la vie

publique et ont pris une large part dans la solution des questions économiques, ont démontré

que cette exclusion ne se laissait pas justifier. Beaucoup de chambres de commerce ont rendu

un juste hommage à l'impartialité des anciens commerçants et à leur jugement sûr, mûri.

La loi modificative de 1896 a trouvé un biais pour assurer aux chambres de commerce

leur collaboration : elle permet aux chambres de s'adjoindre des anciens commerçants par

voie de cooption. Le § 8 de cette loi est ainsi conçu : « Die Handelskammer kann Personen,

die nach § 7 zu Mitgliedern der Handelskammer gewählt werden konnten, aber ihre die Wähl-

barkeit begründende Tätigkeit oder Stellung aufgegeben haben, über die nach § 2 festgestellte

Zahl der Mitglieder hinaus zu wählen. Die Zuwahl erfolgt auf drei Jahre. Die Zahl dieser Mit-

glieder darf den zehnten Teil der Mitglieder der Handelskammer nicht übersteigen. »

En France, une loi récente accorde l'éligibilité aux anciens commerçants français ayant

exercé leur profession pendant cinq ans au moins dans l'arrondissement et y résidant, quoi-

qu'ils ne soient pas électeurs. Une disposition analogue existe en Hollande.

ta Chambre de commerce ne saurait donc admettre l'exclusion des anciens commer-

çants: elle attache, au contraire, du prix à ce que leur collaboration justement appréciée lui

reste acquise. Un petit pays offre d'ailleurs, au point de vue du recrutement d'une chambre de

commerce, une marge très restreinte qu'il serait dangereux de restreindre encore davantage.

Les propositions de la Chambre de commerce, relatives à l'application du principe électif

à sa composition, se résument ainsi

a) Est électeur pour la Chambre de commerce tout commerçant dû nationalité luxem-

bourge use, inscrit depuis cinq ans sur les registres de commerce, et imposé pour un revenu

net de 1500 fr. provenant de son commerce, patente déduite.

Les femmes commerçantes, remplissant ces conditions, peuvent se faire représenter par

des fondés de pouvoirs de nationalité luxembourgeoise.

Les sociétés commerciales luxembourgeoises ou étrangères ayant un siège d'exploitation

dans le Grand-Duché, se font représenter par des directeurs ou des fondés de pouvoirs, qui

doivent être de nationalité luxembourgeoise.

b) La qualité d'électeur confere l'éligibilté. Sont eu outre éligibles les anciens commer-

çants qui ont été électeurs pendant cinq ans au moins.

c) La Chambre comprend 20 à 25 sièges, à répartir entre l'industrie et le commerce. Le

nombre des sièges à accorder à chacun d'eux est déterminé par le Gouvernement sur les

propositions de la Chambre de commerce.

La nomination à ces sièges se fera comme suit

1° pour l'industrie. — Les industriels sont divisés en groupes, dont chacun nommera

ses représentants. Ces groupes et le nombre des sièges à conférer à chacun d'eux sont déter-

minés par le Gouvernement sur les propositions de la Chambre de commerce ;

2° pour le commerce. — Tous les électeurs qui n'appartiennent pas à un des groupes

industriels nommeront aux sièges pour le commerce en général, par régions. Les régions et

le nombre des sièges à attribuer à chacune d'elles sont déterminés par le Gouvernement sur

les propositions de la Chambre de commerce.

d) Les membres sont nommés pour un terme de six ans. La Chambre est renouvelable

par moitié tous les trois ans.

L'indemnité du secrétaire, telle qu'elle est fixée par l'art. 8, ne nous paraît pas en rapport

avec les services qu'il est appelé à rendre. Une bonne gestion des affaires dépend beaucoup

des services plus ou moins dévoués du secrétaire. Cette indemnité est actuellement de

1000 fr. La Chambre estime que ce point devrait être abandonné à la réglementation et que

l'indemnité de son secrétaire devrait être fixée par le Gouvernement sur la proposition de la

Chambre de commerce.

L'art. 9 fixe le nombre des séances à une par mois, soit 12 par an. Si l'on fait abstraction

de quelques grandes chambres de commerce, qui ont une circonscription très étendue et

disposent d'un budget de recettes considérable, le nombre des séances annuelles n'atteint

nulle part ce chiffre. Voici, p. ex., le nombre des séances de quelques chambres allemandes,

comparé à leur circonscription et à leur budget de recettes

Chemnitz

Göttin gen

Hirschberg (Silésie)

Nombre des séances

plénières.

Circonscription.

1,100,000 habit.

230,000

102,440

Budget des recettes.

53,577 M.

11,950

4,418

Pfälz. Handels- und Gewerbe-

kammer (Ludwigshafen)

Sarrebrück

Hanau

Handels- und Gewerbekammer

Oberbayern (Munich)

id. Niederbayern

(Passau)

Limburg a. d. Lahn

225,000

445,350

247,000

1,400,000

678,000

229,170

habit.

33,600 M.

20,764

49,711

105,000

3,670

21,324

Les quatre chambres figurant sur ce tableau, qui groupent une population égale à celle

du Grand-Duché, Gottingen, Ludwigshafen, Hanau et Limburg, ont tenu respectivement trois,

cinq, quatre, cinq séances. Gelle du Grand-Duché a toujours dépassé le nombre des chambres

électives à circonscription égale : le nombre de ses séances plénières a été de six en moyenne.

Elle a tenu, en dehors des séances de commissions : en 1900, sept séances plénières; en

1901, six ; en 1902, cinq ; en 1903, sept ; en 1904, sept.

Il nous semble d'ailleurs qu'il appartient à la Chambre elle-même de fixer un minimum

de séances dans son règlement de service intérieur, que ce point, par conséquent, devra être

abandonné à la réglementation. Le règlement actuel dit que la Chambre se réunit, au moins,

une fois par trimestre. Nous ne croyons pas qu'il y ait des motifs sérieux pour modifier cette

réglementation intérieure et pour la placer sous le contrôle administratif.

il ne faut pas perdre de vue que le rôle de la Chambre de commerce du Grand-Duché

est purement consultatif. Dans les autres pays, en France et en Allemagne p. ex., les

chambres de commerce sont consultatives et administratives. Les attributions administratives

comprennent la gestion de certains établissements utiles au commerce : bourses de com-

merce, salles de vente, docks-entrepôts magasins généraux bureaux publics de condition-

nement des matières textiles, musées commerciaux, services d'épreuves des armes, écoles

de commerce professionnelles et de perfectionnement, outillage des ports etc. Elles peuvent

recevoir la concession de travaux publics ou être chargées de services publics, notamment

•de ceux qui intéressent les ports et les voies navigables.

Voilà un programme qui est sensiblement plus chargé que celui d'une chambre pure-

ment consultative, comme la veut notre loi. Le nombre des séances et l'intérêt qu'y attache

le public sont proportionnellement plus élevés.

La publicité des séances que prévoit le même article s'accorderait mal avec la discrétion

que comportent beaucoup de questions qui y sont traitées. La loi prussienne stipule que les

chambres de commerce peuvent décider la publicité des séances. Cependant les affaires que

les autorités désignent comme confidentielles, ou que les chambres considèrent comme telles,

sont exclues des séances publiques. En France, les séances sont privées, mais la loi autorise

la publication des comptes-rendus des séances. De plus, les chambres doivent transmettre

chaque année au ministre du commerce un compte-rendu général de leurs travaux.

Depuis quelques années, notre Chambre communique à la presse quotidienne un compte-

rendu succint de ses délibérations, à l'exception de celles qui sont à considérer comme confi-

dentielles. Cette mesure, qui est partie de l'initiative même de la Chambre de commerce, a

trouvé un accueil favorable. Ainsi tous les intéressés sont tenus au courant de ses travaux.

Dans le rapport annuel la plupart de ces questions sont plus développées. Une publicité plus

détaillée ne paraît pas désirable.

La production des minières, qui renseigne une augmentation de 633,525 tonnes, soit de

10 pCt. par rapport à l'année précédente, n'a cessé d'être vivement sollicitée par la demande

des hauts-fourneaux indigènes et par la consommation étrangère. On peut dire que la con-

sommation sur place et l'exportation ont contribué par moitiés à peu près égales à cette

augmentation de la production.

La pénurie du matériel roulant qui, vers la fin de l'année 1905 déjà, créait des embarras

réels à l'industrie minière et suscitait des réclamations de la part des exploitants, a continué,

en s'atténuant légèrement, à faire sentir ses effets en 1906. La régularité des expéditions en

souffrait. Il y a là d'ailleurs un phénomène économique commun à tous les pays qui participent

à cet accroissement inusité des transactions, et qui trouve son explication dans la circonstance

que les chemins de fer ont été surpris par l'extension rapide du trafic.

Quatre demandes en concession de terrains miniers ont été publiées au mois de février

de l'année 1906 : 1° par l'Aachener Hütte, a l'effet d'obtenir une concession de 45 hectares

sur le territoire des communes d'Esch et de Rumelange ; 2° par les Hauts-Fourneaux et Acié-

Esch

Dudelange-Rumelange

Differdange-Pétange

Nombre des

exploitations

PRODUCTION.

t. 2,102,620 730

2,834,704

2,292,059 810

t. 7,229,385

VALEUR.

fr.

5,616,083 57

7,180,491 75

5,182,527 43

fr 17.979,102 76

Ouvriers employés

sous

terre.

1,481

1,648

1,349

4,478

à Ciel

ouvert.

1,200

2,397

Nombre

total

des

ouvriers

1,867

2,848

2,160

6,875

Popula-

tion

ouvrière

4,969

7,647

3,827

16,443

Il nous semble d'ailleurs que tous les points visés par l'art. 9 devraient être abandonnés

au règlement d'ordre et de service intérieur que la Chambre aura à élaborer.

Nombre des sièges d'exploitation

Production totale

t.

Valeur de la production

fr.

Prix moyen par tonne

Nombre des ouvriers occupés

sous terre

à ciel ouvert

ensemble

Population ouvrière (femmes et enfants)

Année 1905

6,595,860

t.

16,514,630

fr.

2,50

4,189

2,089

6,278

13,864

Année 1906

7,229,385

17,979,102,75

2,49

4,479

2,397

6,875

16,443

Minières.

La statistique de production pour l'année 1906 renseigne les résultats ci-après

La production moyenne par ouvrier ressort à 1051547 tonnes d'une valeur de

= 2,615,15 fr.

Ces chiffres se répartissent ainsi sur nos trois bassins

17,979,103

6,875

ries de Rumelange-St. Ingbert, à l'effet d'obtenir une concession de 35 hectares sur le terri-

toire des communes de Rumelange et de Kayl ; 3° par la Deutsch-Luxemburgische, à l'effet

d'obtenir une concession de 45 hectares environ sur le territoire de la commune d'Esch ;

4° par les Forges d'Eich Le Gallais-Metz & Cie, à l'effet d'obtenir une concession de 35 hectares

sur le territoire de la commune de Rumelange.

Le rapport entre la production des minières et la production des hauts-fourneaux s'établit

ainsi pour les sept dernières années

Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font

pas partie du Zollverein renseignent, pour les neuf dernières années, les chiffres ci-après

Année.

Minettes.

2,002,176 tonnes.

2,296,881

2,210,033

1,599,460

1,592,848

2,233,969

2,389,251

2,440,450

2,308,150

Scories Thomas moulues.

10,408 tonnes.

8,080

20,343

40,832

15,688

27,160

25,441

14,272

62,350

t.

Production.

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

6,347,781

6,595,860

7,229,385

fr.

Valeur totale.

9,590,443

11,852,528

13,980,550

13,934,186

16,237,500

17,283,289

11,770,046

14,527,891

15,278,923

16,458,904

16,514,630

17,979,103

Prix de la tonne.

fr.

2,45

2,49

2,61

2,60

2,70

2,80

2,63

2,84

2,54

2,59

2,50

2,49

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des

minières depuis 1895.

Production des

minières

t. 6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

6,347,904

6,595,860

7,229,385

Consommation des hauts-fourneaux

(sans distinction de provenance)

t. 3,198,299

2,878,150

3,386,913

3,757,565

3,873,900

4,349,201

4,688,919

Les importations de minerais de manganèse au total de 59,163 t. se répartissent comme

suit sur les pays d'origine : Grèce 45 t., Brésil 3,246 t., Espagne 8,406, Angleterre 11,650 t

Indes anglaises 21,818 t., Japon 216 t., Russie 13,782 t.

Il a été importé, en outre, de France, 151,457 tonnes de minette.

Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis

1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1883.

Année.

Tonnes.

722,039

924,382

911,695

990,499

1,174,334

1,331,743

1,442,668

1,090,845

1,196,729

1,262,825

1,407,617

1,613,392

2,173,463

Année.

Tonnes.

2,161,881

2,539,295

2,551,090

2,447,634

2,648,449

2,361,372

2,649,710

3,261,925

3,102,753

3,359,413

3,102,478

3,370,352

3,351,938

Année.

Tonnes.

3,958,280

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

6,347,781

6,595,860

7,229,385

TABLEAU GRAPHIQUE

de la Production des Minières depuis 1883

Tonnes

En présence de l'ampleur inusitée que prenait la consommation intérieure, les expor-

tations devaient être sensiblement restreintes.

Comme les ordres à l'exportation étaient

parfois pressants, ils pouvaient être exécutés à des prix qui dépassaient ceux de l'intérieur,

contrairement à ce qui se produit d'habitude en temps ordinaire.

Pour les prix des fontes, des demi-produits et dos produits finis, des améliorations très

appréciables peuvent être enregistrées. Il ne faut pas perdre de vue cependant qu'une

grande partie des plus-values a été absorbée par l'augmentation du prix de revient, notam-

ment par le renchérissement des matières premières et de la main-d'œuvre et la moindre

qualité du combustible. Les assurances ouvrières et autres œuvres de prévoyance ont

réclamé également des allocations sans cesse croissantes.

Le manque de matériel de chemin de fer, que nous avons déjà signalé dans notre précé-

dent rapport, a continué de se faire sentir dans les arrivages de matières premières aussi

bien que dans les expéditions des usines, qui n'ont pu se faire avec régularité.

Au cours de l'année 1906, l'Amérique en particulier développait une activité sur-

prenante. La production de la fonte augmentait toujours sans parvenir à satisfaire la con-

sommation intérieure. La demande des fontes, des demi-produits et des produits finis

atteignait des proportions qu'on n'avait encore jamais observées et les prix se mettaient

résolument à la hausse. Cette progression des prix ne répondait pas à une combinaison

spéculative, formée dans le but de pousser les prix, pour la bonne raison que les spéculateurs

n'avaient pas pu placer un nombre d'ordres suffisant pour justifier une initiative de leur part

dans le sens de la hausse : elle signifiait simplement une vive reprise de la consommation.

Métallurgie.

Si la situation de la métallurgie était déjà très satisfaisante au début de l'année 1906,

elle n'a cessé de s'améliorer encore à mesure que l'année avançait. Tous les compartiments

sans distinction ont été sollicités par une demande surabondante à laquelle les usines ne

pouvaient satisfaire avec la promptitude nécessaire ou qu'il leur était parfois impossible de

prendre en considération.

La production renseigne

Alors que le total de la production de fonte a passé, pour le Zollverein, de 10,987.623 t.

à 12,478,067 t., celle du Grand-Duché a passé de 1,368,252 t. à 1,460,105 t. Au point de

vue de le production mondiale du fer, le Grand-Duché vient de passer au cinquième rang

pour l'année

pour l'année 1906

soit une différence en faveur de 1906 de

Hauts-fourneaux

1,368,252 t.

1,460,105 t.

91,853 t.

Aciéries

397,942 t.

435,285 t.

37,343 t.

Fonderies.

13,628 t.

16,371 t

2,743 t.

Etats-Unis

Allemagne

Angleterre

France

Belgique

Canada

Autres

pays

ensemble

25,500,000 tonnes

11,020,000

10,450,000

3,227,000

1,460,000

1,340,000

628,000

5,340,000

58,965,000 tonnes.

Pendant les trois années de son existence, le trust n'a pas abusé de sa situation : il s'est

contenté de régulariser le marché. Il a fait disparaître la concurrence acharnée que se faisaient

sur le marché européen les différentes usines, qui avilissaient ainsi les prix. Il a exercé

encore une influence considérable sur le mouvement de concentration de l'industrie, dont il

n'est pas possible, pour le moment, d'apprécier la portée et les effets.

Les différentes phases des négociations pour le renouvellement du trust de l'acier ont

exercé une influence considérable sur l'allure du marché métallurgique pendant les premiers

mois de l'année 1907, et la possibilité, très vague, de sa dissolution suffisait pour jeter le

trouble dans les transactions. Son renouvellement pour une nouvelle période de cinq ans,

qui a été décidée le 30 avril, à la dernière heure, après de longues et laborieuses négo-

ciations, a provoqué une satisfaction des plus vives.

Differdange

Dudelange

Stahlwerksverband ensemble

Differdange

Dudelange

Stahlwerksverband ensemble

Differdange

Dudelange

Stahlwerksverband ensemble

PRODUITS A.

Majorations

Contingent initial.

survenues depuis.

148,932 tonnes

51,635 tonnes

191,288

13,372

4,614,225

1,595,387

PRODUITS B.

70,000 tonnes

21,162 tonnes

20,000

6,656

3,491,725

1,450,672

PRODUITS A ET B RÉUNIS.

218,932 tonnes

72,797 tonnes

211,288

20,028

8.105.950

3,046,059

Contingent

au 1er avril 1907.

200,567 tonnes

204,660

6,209,612

91,162 tonnes

26,656

4,942,397

291,729 tonnes

231,316

11,152,009

Quoique la situation en Angleterre restât plus calme et ne se montrât pas aussi débor-

dante qu'aux États-Unis et en Allemagne, les stocks warrantés qui atteignaient encore fin

1905 pour la fonte du moulage III, 700,000 t., se trouvaient réduits à 540,000 t. à fin 1906.

Vers la fin de l'année, le marché métallurgique témoignait d'une constitution robuste et

parfaitement saine. Les usines avaient leurs carnets d'ordres garnis pour de longs mois et

demandaient des délais de livraison toujours plus étendus. Ce qui contribuait à donner au

marché une stabilité inébranlable, c'est surtout la circonstance que les prix des fontes

restaient à des prix raisonnables et que la spéculation demeurait étrangère au développe-

ment favorable de la métallurgie.

Le Stahlwerksverband a réalisé pleinement les espérances qu'il faisait naître. Ses

résultats financiers ont été remarquables ; ils ont dépassé les prévisions.

Le trust a divisé la production des aciéries en deux catégories de produits : 1° la caté-

gorie A qui comprend les demi-produits, les poutrelles et le matériel fixe des voies ; 2° la

catégorie B, qui comprend tous les autres produits, laminés, barres, fils, tôles et bandages.

Les aciéries vendent les produits A au trust qui garantit l'achat et l'écoulement; elles

vendent elles-mêmes les produits B par l'intermédiaire des différents syndicats auxquels ils

appartiennent. Le projet d'organisation des produits B est resté sans résultat, l'état général

du marché étant trop favorable pour que les usines dissidentes puissent se décider à y adhérer.

Les contingents de nos usines indigènes ressortent ainsi à la date du 1er avril 1907

T.

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

Production.

808,898

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,305

1,217,830

1,198,002

1,368,252

1,460,105

fr.

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

Valeur totale.

41,455,505

49,317,477

52,463,475

55,740,319

74,234,178

66,277,230

59,797,131

67,847,046

66,350,738

82,338,600

91,345,435

Prix de la tonne.

fr.

51,74

»

56,53

»

55,46

»

56,70

»

76,46

»

72,32

»

55,35

»

55,71

»

55,39

»

60,17

»

62,56

Le nombre des fours existants a été de

»

»

à

feu

»

ayant

marché...

La production se répartit ainsi

1° fonte d'affinage

2°

»

Thomas

3° » de moulage

Production totale

représentant

1° pour la fonte d'affinage

2°

»

Thomas

3°

»

de moulage

soit une valeur totale de.

Prix de la tonne

Minerai consommé

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

t.

»

»

»

fr.

»

»

fr.

fr.

t.

Année 1905.

30—32

1552 semaines

100,765750

1,098,154560

169,331500

1,368,251810

5,573,913 20

fr.

66,745,299 00

»

10,019,388 00

»

82,338,600 20

fr.

60 17

fr.

4,349,201

t.

3,728

8,165

Année 1906.

. 1640 semaines.

t.

123,049750

»

1,236,681230

»

100,373750

t.

1,460,104730

7,456,378 83

77,906,890 87

5,982,165 05

91,345,434 75

62 56

4,688,919

4,192

8,315

Statistique de production,

a) HAUTS-FOURNEAUX.

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte

dans les onze dernières années

b) FONDERIES.

Nombre des fonderies en

activité...

La production se répartit ainsi

1° poterie

2° tuyaux

3° machines et divers

Production totale

représentant

1° pour la poterie

2°

»

les tuyaux

3°

»

les machines et divers

soit une valeur totale de

t.

»

»

t.

fr.

»

»

fr

Année 1905.

6599 6 5

425 0 0

12,9256 6 6

13,628131

205,650,00

8,500,00

1,863,259,00

2,077,409,00

Année 1906,

t.

485515

» 2 0

5 0 0

» 1 6 , 3 7 1

4 6 2

t.

16,877477

fr.

143,553,75

»

4,868,75

»

2,259,492,30

fr.

2,407,914,80

Prix moyen de la tonne

Matières premières consommées

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et

enfants)...

fr.

t.

152,44

14,436

fr.

t.

142,70

19,025

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies

pour les onze dernières années.

Production.

t.

9,307

»

9,875

»

9,358

»

11,154

»

11,294

»

9,981

»

9,658

»

11,119

»

13,437

»

13,628

»

16,877

fr.

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

Valeur totale.

1,370,596

1,370,888

1,459,815

1,816,839

1,856,965

1,877,816

1,762,500

1,424,341

1,638,517

2,077,409

2,407,915

Prix de la tonne.

fr.

147,26

»

139,00

»

155,99

»

162,89

»

164,43

»

188,42

»

171,06

»

128,10

»

121,95

»

152,44

»

142.70

c) ACIÉRIES.

Nombre des aciéries

La production se répartit ainsi

1° lingots

2° demi-produits (blooms, billettes,platines, etc.)

destinés à la vente

3° produits finis

Année 1905.

a) rails et éclisses t.

23,999860

b) traverses

»

18,540840

c) fers marchands

et divers

» 135,919290

d) fil laminé

»

34,459470

e) machines

»

»

Année 1906.

t.

36,043370

»

14,385280

» 169,821370

»

38,510520

»

1,715794

Année 1905.

t.

40,489650

» 142,841210

» 214,611460

Année 1906.

t .

1 1 , 1 3 5

»

1 6 3 , 6 7 3

2 8 0

»

2 6 0 , 4 7 6

3 3 1

Production totale

représentant

1° pour les lingots

2° pour les demi-produits

3° pour les produits finis

Année 1905.

a) rails et éclisses fr. 2,647,517,50

b) traverses

» 2,068,516,25

c) fers marchands

et divers

» 15,546,670,00

d) fil laminé

»

3,824,035,00

e) machines

»

fr.

»

»

»

»

fr.

Année, 1906.

4,184,900,00

1,580,193,75

21,036,178,00

4,357,405,00

1,029,420,00

»

soit une valeur totale de .

fr.

t. 397,942320

3,303,080,62

13,335,961,25

24,086,738,75

40,725,780,62

fr.

»

»

fr.

t.

435,284614

1,002,150,00

15,008,235,00

32,188,096,75

48,198,481,75

Consommation de fontes

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

t

534,530

2,902

4,250

t.

581,192

3,846

4,658

Année.

Nombre des

Hauts-

Fourneaux.

30—32

Fonte

d'affinage.

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

243,740

235,263

260,492

206,726

198,190

201,702

148,089

196,184

199,151

198,033

191,056

124,233

118,222

122,679

129,533

94,282

140,275

118,950

143,753

152,601

118,217

111,593

110,505

104,720

90,655

100,766

123,050

Fonte

de moulage.

Tonnes.

16,926

29,133

38,936

49,106

76,662

109,680

75,956

75.622

75,129

84,582

67,790

99,683

123,307

87,367

112,018

141,618

116 699

165,454

150,711

137,362

101,853

132,438

152,947

150,122

140,212

169,331

100,374

Fonte Thomas.

Tonnes.

29,219

77,159

78,855

91,145

108,227

176,599

220,232

249,496

279,118

300,066

321,078

344,986

348,242

438,265

458,912

551,904

585,969

651.403

692,966

750,815

672,075

816,763

962,988

967,135

1,098,155

1,236,681

Divers.

Tonnes.

Production

totale

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

260,666

293,615

376,587

334,688

365.997

419,610

400,644

492,038

523,776

561,733

558,912

544,994

586,515

558,289

679,816

694,813

898,000

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,306

1,217,830

1,198,002

1,368,252

1,460,105

Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.

Année.

Tonnes.

1,200

1,011

1,141

1,536

1,615

1,413

1,310

1,341

1,370

1,269

1,394

1,205

1,701

Année.

Tonnes.

Année.

1,579

1,726

1.827

1,670

1,440

2,585

3,644

4,615

4,642

5,909

7,062

6,281

7,764

Tonnes.

8,328

8,747

9,307

9,874

9,358

11,154

11,293

9,981

9,658

11,119

13,437

13,628

16,877

Rappel de la production des Aciéries depuis 1886.

Année.

Tonnes.

20,554

57,346

69,739

97,900

97,462

110,920

103,310

Année.

Tonnes.

129,123

131,220

134,539

136,955

143,692

170,153

166,206

Année.

Tonnes.

184,714

257,055

314,930

371,979

366,302

397,942

435,285

Mouvement de la population ouvrière des industries minière et métallurgique réunies

depuis 1895

7,757

9,238

10,224

10,603

11,095

10,709

9,684

10,166

12,660

12,776

13,212

15,230

ouvriers

Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.

Tonnes

I. FONTE.

Production des Hauts-Fourneaux.

Tonnes

II. REPARTITION

de la Production ci-contre

Tonnes

III. FONDERIES.

Total de la Production.

Tonnes

IV PRODUCTION

DE L'ACIER

THOMAS.

Note sur les études du canal du Grand-Duché de Luxembourg

Lorsque, en 1904, le Landtag prussien vota une résolution pour que les études de la

canalisation de la Moselle et de la Sarre fussent reprises et conduites de telle manière que les

travaux pussent être achevés en même temps que ceux du canal du Rhin au Weser, dont la

construction venait d'être décidée par lui, les industriels luxembourgeois se préoccupèrent

de la situation qui résulterait pour leurs usines de ces canalisations. Ils constituèrent à cet

effet une commission chargée de la sauvegarde de leurs intérêts. Cette Commission reconnut,

après un premier examen de la question, que les usines luxembourgeoises se trouveraient,

en raison de leur éloignement de la Moselle, dans une situation désavantageuse vis-à-vis des

usines de la Lorraine allemande et du bassin de la Sarre.

Les industriels du Grand-Duché se demandèrent alors si la construction d'un chemin de

fer industriel, qui relierait à la Moselle les voies ferrées actuelles desservant leurs usines, ne

serait pas de nature, à faire cesser ou tout au moins à atténuer beaucoup ce désavantage.

Des calculs faits avec soin et tenant compte de toutes les conditions du transport mixte

envisagé prouvèrent que ce projet ne pouvait pas leur donner satisfaction. L'obligation d'em-

prunter les lignes existantes du Grand-Duché réduisait à zéro l'intérêt qu'ils auraient à se

servir de la Moselle canalisée pour leurs arrivages, et, en tout cas, conduisait pour les expé-

ditions à des prix de transport plus élevés que ceux dont bénéficieront les usines directement

desservies par les canalisations projetées.

Dans un mémoire adressé à M. le Ministre d'Etat Eyschen, fin 1904, la Commission

exposa les craintes que le projet allemand était de nature à susciter au point de vue des

intérêts industriels du pays ; ce mémoire concluait à ce que le Gouvernement obtînt, comme

condition à la participation qui était demandée au Grand-Duché dans les travaux de canali-

sation de la Moselle, une réduction des tarifs de transport des cokes.

Mais on se rendit compte bientôt que les administrations des chemins de fer en cause ne

consentiraient jamais à une réduction assez importante. Dans cette situation, l'idée de des-

servir directement les usines luxembourgeoises par une voie navigable prit une certaine

consistance. Antérieurement, on avait déjà songé à prolonger dans le Grand-Duché le canal

projeté en France pour desservir les usines du bassin de Longwy.

Cette fois, le canal luxembourgeois devait avoir pour but principal une jonction avec la

Moselle canalisée. Mais il paraissait utile de ne pas négliger le prolongement éventuel jusqu'à

la frontière française, de façon à procurer aux usines du pays les avantages d'une liaison avec

le réseau des voies navigables françaises et belges, si le projet, qui n'est pas abandonné, de

construire en France le canal de la Chiers, entrait un jour dans une phase plus favorable que

celle qu'il a jusqu'à présent traversée. Cette liaison procurerait, en effet, pour atteindre les

ports de la mer du Nord, une réduction de parcours qui est considérable et dont on peut

juger en jetant les yeux sur l'extrait de carte ci-joint, à l'échelle de 1/864,000e. Alors que la

distance entre Esch-sur-l'Alzette, centre des usines du Grand-Duché, et Rotterdam, par le

canal luxembourgeois, la Moselle canalisée et le Rhin, serait de 669 km., le même centre ne

serait distant que de 448 km. d'Anvers, par le canal de la Chiers, la Meuse, la Sambre et le

canal de Charleroi à Bruxelles et à Anvers. Pour atteindre Dunkerque par le même canal de

la Chiers, le canal de l'Escaut à la Meuse et les canaux du Nord français, la distance ne serait

que de 467 km., à peine plus grande que celle d'Anvers et inférieure de 202 km. à celle de

Rotterdam. Tout en faisant entrer en ligne de compte les avantages que la navigation fluviale

possède sur celle des canaux, il n'en est pas moins certain que l'important raccourci en faveur

des ports d'Anvers et de Dunkerque est suffisant pour que le Grand-Duché ne perde pas de

vue le profit, qu'il tient de sa situation géographique, d'un raccordement éventuel aussi bien

avec le réseau des voies navigables de l'Ouest qu'avec celui des voies navigables de l'Est.

L'idée de ce canal de jonction de la Chiers à la Moselle fut soumise d'abord à des tech-

niciens allemands qui l'accueillirent avec réserve; la difficulté d'opérer la descente vers la

Moselle leur parut assez grande ; d'autre part, l'alimentation du canal leur semblait très pro-

blématique, en raison de l'absence de cours d'eau un peu importants. La Commission des

industriels luxembourgeois s'adressa aussi, par l'intermédiaire des industriels de Longwy,

aux ingénieurs français qui avaient procédé aux études du canal de la Chiers. Ceux-ci,

convoqués à une réunion de la Commission, qui eut lieu le 13 août 1906 à Luxembourg,

acceptèrent d'entreprendre une étude d'avant-projet du canal, dont les frais seraient supportés

par les industriels intéressés, sous réserve d'y être autorisés par leur administration.

Sur la demande de notre Gouvernement, cette autorisation ayant été accordée aux

ingénieurs français, ils se sont aussitôt mis à l'œuvre. Les usines métallurgiques du Grand-

Duché étant presque toutes réparties le long de la frontière lorraine, le canal devrait autant

que possible suivre cette frontière, et cette condition, jointe à l'obligation d'un raccordement

avec la Moselle par le chemin le plus court, imposait au canal une direction générale de

l'Est à l'Ouest.

Après des reconnaissances et des études du terrain à traverser, il a été reconnu possible

de construire un canal satisfaisant à ces conditions. Un tracé de 51 km. 5 de longueur a été

établi ; il est figuré sur la carte ci-jointe au 1/100.000e ; il part de Rodange, passe à Pétange,

Differdange, Esch, Bettembourg, Aspelt, Ellange, Bous et aboutit à Stadbredimus sur la Mo-

selle. Il dessert directement les usines de Rodange, Differdange et Esch et, par un court

embranchement, celles de Rumelange et de Dudelange.

Ce canal comprendrait un bief de partage situé à l'altitude 300,93 et deux versants dirigés,

l'un vers la Chiers, à l'Est, où il descendrait à la cote 260,53 qui est celle du dernier bief

luxembourgeois, et l'autre vers la Moselle, à l'Ouest, où il descendrait à la cote 139,30, qui

est la cote de retenue du bief dans lequel le canal déboucherait. Ces différences de niveau

seraient rachetées par 32 écluses, savoir

Versant de la Chiers : 6 écluses de 5m.05, 1 écluse de 10m 10 ; versant de la Moselle

10 écluses de 5m.05, 8 écluses de 10m.10, 5 écluses de 3m. 37, 2 écluses de 6m.74.

Les écluses de 5m.05 de chute sont maintenant des écluses de type courant dans la cons-

truction des canaux. Quant à celles de 10m 10, eIles seraient du type à bassins d'épargne de

façon à économiser une grande partie du volume des écluses ; des ouvrages de cette impor-

tance existent déjà sur divers canaux, où leur service présente plus de sécurité que les appa-

reils mécaniques tels que les ascenseurs et les plans inclinés.

Un souterrain de 1800 m environ de longueur permettrait au bief de partage de fran-

chir la crête de Soleuvre qui sépare les deux bassins de la Meuse et de la Moselle. Le profil

en long ci-joint montre comment les écluses seraient réparties le. long des deux versants.

L'alimentation se ferait en utilisant les eaux de la Chiers, de l'Alzette et de la Moselle,

introduites directement dans les biefs ou remontées au moyen de pompes électriques, et aussi,

au moment de l'étiage de ces rivières, en utilisant les eaux de réservoirs établis sur les deux

versants.

Ateliers de construction

Les ateliers de construction du bassin industriel minier dont fait partie notre pays sont

relativement peu nombreux et peu développés, quand on les compare avec les puissants

établissements de ce genre dont sont dotés la Province rhénane, la Westphalie, les bassins

de Charleroi et de Liège, ainsi que le Nord de la France. Cela tient surtout à la cherté rela-

tive du combustible et au manque d'ouvriers expérimentés. Nous ne trouvons dans le pays

pas un seul atelier s'occupant de la construction de machines à vapeur ou de moteurs à gaz,

ni de matériel de chemin de fer, dont pourtant les grandes usines et les compagnies de trans-

port font une si grande consommation. À l'exception de quelques machines agricoles et de

quelques machines outils, la grande majorité des produits sortant de nos ateliers est repré-

sentée par de la grosse charpente, de la grosse chaudronnerie et des pièces en fonte et en

acier coulé à peine ébauchées.

Le nombre de ces ateliers s'est toutefois accru dans les derniers temps et ceux qui exis-

taient se sont développés, grâce surtout au puissant essor qu'a pris la grande industrie minière

et métallurgique.

Il est impossible d'établir une statistique sur la production et sur la valeur des produits

fabriqués ni même sur le nombre d'ouvriers occupés. La plupart des industriels retournent

les questionnaires leur envoyés à cet effet incomplètement remplis, d'autres les ignorent tout

à fait, guidés sans doute par une crainte, non justifiée du reste, de voir leurs données livrées

à la concurrence.

On peut pourtant dire que l'année 1906 a été une année de propérité pour les ateliers de

construction. Cette prospérité n'est d'ailleurs que le reflet de la grande activité qui a régnée

dans toute l'industrie métallurgique du pays et des environs. Ce sont surtout les grandes

aciéries qui ont cherché à augmenter leurs moyens de production tant pour satisfaire à la

demande réelle que pour obtenir une grande participation lors du renouvellement du « Stahl-

werks-Verband », qui devait expirer le 30 avril 1907. Les chemins de fer, de leur côté, pour

faire face au trafic sans cesse grandissant, se sont vus forcés de procéder à l'amélioration de

leurs installations et au dédoublement de leurs voies avec leurs nombreux ouvrages d'art. Il

n'est donc pas étonnant que de nombreuses commandes soient venues garnir les portefeuilles

des industriels. Ceux-ci ont même pu avoir leur part au marché international, grâce au sur-

croît de besogne apportée aux ateliers étrangers par la reconstruction des bâtisses effondrées

lors des grands tremblements de terre en Amérique.

La production n'a été limitée que par la difficulté que les industriels ont éprouvée dans

le recrutement des ouvriers ; il a été impossible de trouver dans le pays même la main-

d'œuvre nécessaire et beaucoup d'ateliers ont dû avoir recours à l'étranger. Une augmentation

sensible du salaire en a été la conséquence.

Ce renchérissement de la main-d'œuvre et la hausse des matières premières ont eu natu-

rellement leur répercussion sur le résultat financier qui, toutefois, peut être jugé comme très

satisfaisant, grâce surtout à une diminution sensible des frais généraux, conséquence de la

grande production.

Industrie du bâtiment.

Le bâtiment a continué, en 1907, la marche exceptionnellement prospère, inaugurée

depuis quelques années : une activité vraiment remarquable s'est manifestée un peu partout

à travers le pays.

A signaler, à Luxembourg, en dehors de l'Ecole industrielle et du nouveau Cercle, la

construction de 20 à 25 maisons familiales, ainsi que la transformation et la reconstruction

de plusieurs maisons de commerce à l'intérieur de la ville, dans les alentours, à Hollerich et

à Bonnevoie, 50 à 60 constructions nouvelles. Dans le bassin minier, l'activité a atteint pres-

que le double de celle de l'année dernière : c'est particulièrement à Esch et à Differdange

qu'elle a pris une ampleur inusitée. Néanmoins, il n'y a pas encore surproduction.

Les progrès que nous signalons depuis quelques années au point de vue technique et

architectural s'affirment et deviennent toujours plus apparents. La stérile et regrettable

indifférence des années passées a fait place à une émulation féconde. Des aspirations nou-

velles se font jour ; le goût se transforme, s'affine. L'emploi de plus en plus fréquent du

ciment armé surtout rend des services considérables.

Le prix de revient du bâtiment a sensiblement augmenté par suite de la hausse ininter-

rompue de la main-d'œuvre et des matériaux de construction. Cette augmentation, dans

l'espace de quelques années, a atteint 15 à 20 pCt. Des immeubles qui se vendaient, il y a

quelques années, vers 20,000 fr., atteignent actuellement 24,000 à 25,000 fr.

Du côté des loyers nous remarquons un mouvement analogue. A Luxembourg, le loyer

des maisons d'habitation s'est fixé à 5 pCt. de la valeur de l'immeuble, celui des maisons de

commerce à 6—7 pCt. Le même rapport est constaté dans les alentours de la ville. À travers

le bassin minier, le loyer des maisons d'habitation s'établit entre 6—7 pCt., celui des maisons

de commerce bien situées à 8—10 pCt. ; par contre, il faut relever pour le bassin minier

une usure comparativement plus rapide des immeubles. La demande en bons logements

reste toujours très active.

Dans le courant de l'année 1906 les salaires dans le bâtiment ont haussé de 10 à 15 pCt.

en moyenne. Ils ressortent ainsi pour les principales catégories d'ouvriers, par journée de

travail de dix heures

maçons

terrassiers

tailleurs de pierres

fr. 6,00 à 6,50

» 4,00 à 4,50

» 7,00 à 7,50

charpentiers

plâtriers

couvreurs

fr. 5,00 à 6,00

» 5,00 à 5,50

» 5,00 à 5,50

Le bâtiment continue d'occuper beaucoup d'ouvriers étrangers ; parmi les maçons, les

terrassiers et les tailleurs de pierres notamment, les Italiens fournissent un fort contingent.

Pour les métiers et industries tributaires du bâtiment : charpenterie et menuiserie, plâ-

trerie, serrurerie et ferronnerie, plomberie, couverture, vitrerie etc. nous pouvons constater

un mouvement plus inégal, mais toujours remarquable. La serrurerie et la ferronnerie sont

surchargées de commandes. La menuiserie, qui était restée en arrière, augmente ses prix.

Tout fait présager une continuation de cette ère de prospérité pour l'année 1907. Le

nombre des constructions nouvelles semble devoir égaler au moins celui de l'exercice précé-

dent. La hausse des salaires s'accentue ; les matériaux de construction, notamment les fers,

poursuivent leur marche ascendante.

Ardoisières.

Les ardoisières exploitées dans le Grand-Duché sont situées sur le territoire des sections

de Haut-Martelange, Martelange-Rombach, Perlé, Holtz, Bilsdorf, Asselborn. La statistique

de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres suivants pour les

années 1905 et 1906

Année.

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupes

sous

terre.

au

jour

PRODUCTION.

Spécification.

ardoises 1).

éviers 2)

dalles 3)

ardoises

éviers

dalles

Quantités.

25,047

2,947

26,729

1,453

4,062

Prix.

FR.

30—40

6—10

5—6

30—40

6—10

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché.

1,169

1,124

exportées

à

l'étranger.

24,231

2,705

25,560

3(…)9

3,801

Nombre

des accidents.

Si les chiffres qui précèdent font ressortir une légère augmentation de la production, il

faut tenir compte encore de la circonstance que, par suite de difficultés survenues au sujet

des salaires, les principaux établissements, ceux de la firme Rother frères, ont chômé du

er mai au 15 juin. Les ventes ont été fort courantes aux anciens prix. Du côté des prix de

revient une sérieuse augmentation est à signaler.

Les débouchés de l'industrie ardoisière sont restés inchangés : ils se bornent aux pays

de l'Union douanière. Il est malheureusement très difficile d'élargir ces débouches, la qualité

de la matière première, extraite de nos ardoisières, limitant la fabrication à un certain nombre

de types d'ardoises. Le schiste ardoisier luxembourgeois p. ex. ne permet guère la fabri-

cation avantageuse des types rectangulaires de grand modèle

Le genre d'exploitation n'a pas été modifié en 1906, mais, par suite du perfectionnement

des installations, il a été possible de donner une grande intensité à l'exploitation. Celle-ci se

fait toujours dans les chambres souterraines à l'aide de machines à air comprimé. Les

exploitants n'ont pas l'intention de donner un plus grand développement à ces installations

de havage mécanique, qui sont généralement très coûteuses.

En présence de l'augmentation considérable des frais de production, la firme Rother

frères eut recours à une réduction des salaires, qui amena la grève de six semaines, men-

tionnée ci-haut. Le recrutement des ouvriers présente toujours certaines difficultés, mais il

faut espérer que les nouvelles lignes Martelange-Bastogne, et plus tard Martelange-Arlon,

créeront plus de facilités sous ce rapport.

L'augmentation des droits d'entrée sur les ardoises, qui ont été portés de 50 à 60 M.,

n'exercera guère d'influence sur nos ardoisières. Cette industrie — comme nous l'avons déjà

relevé dans notre précédent rapport — souffre surtout des tarifs élevés du chemin de fer

cantonal de Martelange à Nœrdange, qui est de 43,50 fr par tonne, alors que la nouvelle

ligne Martelange-Bastogne ne calcule que 26,70 fr. pour une distance sensiblement la même.

L'industrie ardoisière renouvelle donc le vœu de voir réduire ce tarif dans de fortes pro-

portions.

Nos exportations en dehors du Zollverein sont toujours insignifiantes ; elles renseignent

les tonnages ci-après pour les cinq dernières années

1) par mille ; 2) par pièce ; 3) par mètres courants.

Carrières.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour les années 1905

et 1906 est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des

Mines

1902.

1903.

1904.

1905.

1906.

ardoises et dalles brutes

88 tonnes

»

»

»

»

dalles polies

5 tonnes

»

»

»

»

total

93 tonnes.

»

»

»

»

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les

onze dernières années

ardoises

15,551 mille

17,887

»

18,615

»

20,604

»

18,061

»

20,701

»

21,498

»

22,814

»

23,979

»

25,047

»

26,729

»

dalles

1,120 m.

1,474

2,947

4,062

carrés

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

éviers

1,446 pièces

1,673

»

1,451 m. cour.

1,102

»

1,298

»

1,534

»

1,496 pièces

1,051

»

1,123

»

»

1,453

»

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant

les années 1897—1906

Ardoises belges

T.

2,394

»

2,247

»

2,649

»

2,462

»

2,083

»

3,003

»

2,828

»

2,924

»

2,934

»

3,264

Ardoises françaises

T.

»

»

»

»

»

»

»

»

»

Ardoises de provenances diverses

Année

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour

Spécification.

PRODUCTION.

Quantités

en mc

Prix

QUANTITES

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger.

Carrières de calcaire à polypier

Communes de Differdange, Petange, Rumelange — Sections de Differdange, Niederkorn, Rodange, Rumelange.

pierres de taille

moellons

moellons piqués

pierre à chaux

castine

pierres de taille

moellons

moellons piqués

pierre à chaux.

castine

16,502

t. 4979

18,246

t 4,185

1,50—1.75

3,50

1,50—2,00

1,50

1,50—1,75

3,50

1,50—2,00

1,50

8,186

9,730

8,316

4,979

8,516

4,185

Déblais de mine (benglik)

moellons

moellons.

pierraille

9,550

9,340

9,550

Carrières de grès liasique

Communes de Larochette, Heffingen — Sections d'Ernzen, Reuland.

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

dalles

pierres de taille

moellons

pavés.

pierraille

5,882

1,521

78‰

1,066

2,292

59‰

1,020

3,75

4 0 — 5 5

1,00—2,50

3 0 — 7 5

1,50—2,00

3,75

4 0 — 5 5

2 , 0 0 — 2 , 5 0

3 0 — 7 5

1,50—2,00

1,700

1,521

67‰

1,066

55‰

1,020

4,182

11‰

1,570

4‰

Communes d'Echternach, Bech, Consdorf, Junglinster, Medernach, Ermsdorf. — Sections de Bech,

Merscherwald, Echternach, Consdorf, Junglinster, Savelborn, Stegen

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

gravier

m2

3,321

57‰

1,208

2,00 —2,25

20—30

1—2

30—40

1,50—4,00

m2

3,321

57‰

1,208

Communes de Rumelange, Kayl, Dudelange, Sanem, Differdange, Petange — Sections de Rumelange, Kayl,

Dudelange, Belvaux, Differdange, Nïederkorn, Oberkorn, Petange, Lamadelaine

Année

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

Spécification.

dalles...

pierres de taille

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

PRODUCTION,

Quantités

en mc.

m 2

3,204

62‰

1,350

Prix.

2,00—2,25

2 2 - 3 0

1,00—1,50

15—42

1,50—3,00

QUANTITÉS

employées.

dans le

Grand-Duché.

m 2

3,204

62‰

1,350

exportées

à

l'étranger.

Communes de Berdorf, Beaufort, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Berdorf, Dillingen, Reisdorf,

Waldbillig,

Halter.

pierres de taille

moëllons...

pierraille...

gravier...

pierre à chaux.

pierres à aiguiser

dalles...

pierres de taille

moëllons...

pavés...

pierraille...

gravier...

pierre à chaux.

pierres à aiguiser

2,203

2,603

1,960

m 2

2,235

2,966

2‰

2,156

30—50

1,75—3,00

3,50—5,00

1,50—2,00

3,50

30 - 5 0

1,25-3,50

3,00—5,00

1,50—2,00

Communes de Contern, Oetrange, Moutfort.

pierres de taille

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

pierres de taille

moellons...

pavés...

pierraille

gravier...

1,750

6‰

1,000

12,5

1,720

7‰

1,480

25 - 30

1,25

45—50

1,50—2,00

25—30

1,25

4 5 - 5 0

1 , 5 0 - 2 , 0 0

2,203

2,603

1,960

m 2

1,186

2,966

2 ‰

2,156

1,750

6 ‰

1,000

12,5

1,720

7 ‰

1,480

m2

1,049

Communes de Walferdange, Lorentzweiler, Steinsel. — Sections de Walferdange, Bereldange, Heisdorf.

pierres de taille

moellons...

pavés...

6,8

3‰

1,00—1,50

6,8

3‰

Année.

Nombre des

exploitations

Nombre des

Dinners occupes

sous

terre

au

jour.

Spécification.

pierraille...

gravier...

pierres de taille

moellons...

paves...

pierraille...

gravier...

PRODUCTION.

Quantités

en mc

1,025

3‰

1,300

Prix.

1,50

0,50

1,00-1,50

1,50

0,50

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

1,025

3 % .

1,300

exportées

à

l'étranger

Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Flaxweiler,

Olingen, Niederdonven, Widdeberg.

moellons...

paves...

pierraille

moellons...

paves...

pierraille...

gravier...

6 0 0 ‰

629‰

1,75

1,75

4 0 - 1 2 0

1,50

600‰

3 5 0 ‰

Communes de Steinfort, Kœrich, Tuntange, Beckerich, Sœul, Hobscheid, Kehlen

moellons...

pavés...

pierraille...

pierres de taille

moellons

pavés...

pierraille...

gravier...

6,226

6 7 7 ‰

2,250

7,985

8 3 5 ‰

4,231

1,882

1,50—2,50

50—65

1 , 0 0 - 1 , 5 0

1,50—2,00

5 0 - 6 5

1,00—1,50

Communes de Rollingergrund, Eich, Hamm

pierres de taille

moellons...

paves...

pierraille...

gravier...

dalles...

moellons...

paves...

pierraille...

gravier...

5,150

225‰

4,500

m2

5,317

4,840

20—30

1,00—1,25

40—50

1,00—1,25

1,25

40—50

1,00—1,25

6,226

4 0 2 ‰

2,250

7,985

585‰

4,231

1,882

5,150

225‰

4,500

m2

5,317

9 4 ‰

4,840

279 ‰

275‰

250‰

56‰

Année.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

Spécification.

PRODUCTION.

Quantités

en mc.

Prix.

Communes de Luxembourg, Hollerich.

pierres de taille

moëllons...

pavés...

pierraille...

gravier...

pierres de taille

moëllons...

pavés...

pierraille...

gravier...

16,870

2‰

2,450

2,900

22,630

1 2 ‰

3,420

3,810

1,25

37,50

0,50

1,25—2,50

1,25

37,50

0,50

1,25—2,50

Carrièress de grès bigarré.

Communes d'Ettelbruck, Grosbous, Mertzig, Vichten

dalles...

pierres de taille

moëllons...

pavés...

pierraille...

gravier...

pierres de taille

moëllons...

pavés...

pierraille...

gravier...

m2

2‰

2 ‰

65—75

2,00

2,50

2,25

25—80

1,50—2,50

2,25

1,25—2,75

Communes de Redange, Ell, Bettborn. Useldange.

moëllons...

pierraille...

gravier...

moëllons...

pierraille...

gravier...

Carrières

1,282

1,024

1,280

1,340

de grès de

1,25—3,50

1,00—-1,25

1,75—2,00

2 - 4

1,00—1,25

Born.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

16,870

2‰

2,450

2,900

22,630

12‰

3,420

3,810

m2

2‰

2‰

1,282

1,024

1,280

1,340

Communes de Mompach, Rosport. — Sections de Born, Girst, Rosport.

dalles...

pierres de taille

moëllons...

dalles...

pierres de taille

moëllons...

m 2

1,650

1,650

m 2

1,608

1,678

2,25

40—45

2 , 0 0 - 3 , 5 0

2,25

30—45

2 , 0 0 - 3 , 8 0

m2

1,650

m 2

1,678

exportées

à

l'étranger.

1,016

1,109

Année.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupes

sous

terre.

au

jour.

Spécification.

PRODUCTION.

Quantités

en mc.

Prix.

Carrières de calcaire keuprique

Commune de Bissen.

moellons...

pavés...

pierraille...

moellons...

paves...

pierraille...

gravier...

2 0 ‰

23,5‰

1,50—2,00

12,50

2,00—2,50

1,50—2,00

12,50

2—3

3 - 6

Carrières de grès coquillier.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché.

20‰

23,5‰

Commune de Bettendorf — Sections de Bettendorf, Gilsdorf.

dalles...

pierres de taille

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

bordures...

dalles...

pierres de taille

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

bordures...

m 2

1,463

2,543

286‰

m 2

1,048

1,287

416‰

2—4

40—85

1,00—2,25

35—100

55,80

2,25 — 5,00

40—85

1,00—2,25

35—85

42,50

Carrières de quartzite

1,341

2,543

263‰

m 2

4,287

370‰

Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections du Clervaux, Roder.

hassel pr pierr.

moellons...

hassel pr pierr.

5,294

6,594

4 - 8

6—8

Carrières de quartzite pour pierraille

4,200

5,460

exportées

à

l'étranger.

23‰

m2

46‰

1,094

1,134

Communes de Basbellain, Weiswampach, Hachiville, Asselborn, Heinerscheid, Bœvange, Munshausen.

Hosingen, Hoscheid, Consthum, Vianden, Fouhren.

dalles...

moellons...

pierraille...

dalles...

moellons...

pierraille...

m2

2,760

8,060

m 2

5,638

5,280

1,50

3,50—5,00

1,25—3,50

1,60—5,00

m 2

2,760

8,060

m 2

5,638

5,280

Année.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupes

sous

terre.

au

jour.

Spécification.

PRODUCTION.

Quantités

en mc.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger.

Communes de Alscheid, Eschweiler, Esch-s.lSûre, Folschette, Harlange, Heiderscheid, Neunhausen, Mecher,

Oberwampach, Wiltz, Winseler, Wahl, Arsdorf, Bigonville.

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

5,540

9‰

20,775

1,295

5,875

18‰

14,556

5,320

1,50 -2,50

3,00 — 4,50

0,50—3,75

2,00—2,50

3—4

4,00—4,50

Carrières de pierres à chaux.

Communes de Berdorf, Echternach.

pierre à chaux.

tuf...

pierre à chaux.

tuf...

3,00—3,50

4,50 —- 5,00

3,00—3,50

4,50—5,00

5,540

9‰

20,775

1,295

5,875

1 8 ‰

14,556

5,320

Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers.

Communes de Bettendorf, Diekirch,

Ettelbruck, Feulen, Colmar-Berg, Redange.

pierre à chaux

moellons...

pierraille...

pierre à chaux

4,826

4,918

1—3

1,75

2,50

1,00—2,50

Carrières de pierres à chaux et dolomies.

4,556

4,663

Communes de Mertert, Grevenmacher, Wormeldange, Manternach, Biwer, Lenningen, Remich, Burmerange.

dalles...

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

dolomie...

pierre à chaux.

dalles...

moellons...

pavés...

pierraille...

gravier...

dolomie...

pierre à chaux.

m2

1,712

50‰

1,039

2,450

23,524

10,850

m 2

3,430

3 7 , 5 ‰

1,470

3,450

22,651

15,230

1,50

1,25—2,50

4,00—5,00

1,25—3,00

3,00—3,75

2,50—3,00

1,50

1,25—3,50

2,00—5,00

1,25—3,00

3,00—3,75

2 50—3,50

m 2

1,712

1,039

1,970

7,369

1,000

3,430

1,470

3,450

9,891

5,844

5 0 ‰

16,155

9,850

37,5‰

12,760

9,386

Les prévisions pour l'année 1906 — nous mande la Société de Montfort—

n'ont été mal-

heureusement que trop bien confirmées pour les carrières à pierres de taille : il y a eu plutôt

pénurie de commandes, ce qui a eu un effet défavorable sur les prix de vente, pourtant assez

réduits déjà.

La Société a maintenu quand même le prix des salaires. Elle a dû renvoyer d'abord les

ouvriers étrangers, de sorte que les installations coûteuses qu'elle a fait construire pour les

héberger sont restées inoccupées. Le chiffre de renvoi, rien que pour la carrière de Laro-

chette, a été de 80 pCt. Elle a occupé les ouvriers du pays aux travaux de déblai.

Deux causes essentielles de la diminution de la production sont, en dehors de l'absence

d'un chemin de fer, d'abord l'emploi excessif de la pierre étrangère dans le pays et ensuite

la guerre à outrance faite depuis certain temps, dans les pays étrangers, à la pierre blanche.

Il est à désirer que, dorénavant, les communes suivent l'impulsion donnée par le Gou-

vernement, qui ne prescrit plus que la pierre indigène et encourage ainsi la production

nationale. Ajoutons que la Direction des chemins de fer en Alsace-Lorraine a prescrit, pour

la nouvelle gare de Luxembourg, l'emploi exclusif de pierres provenant des différentes car-

rières du pays

La campagne assez vive qui a été menée pendant un certain temps, en Belgique surtout,

contre la pierre blanche, n'est guère faite, d'autre part, pour encourager les exploitations de

pierres de taille. Toutefois, la société a en vue, également à l'étranger, la fourniture pour

plusieurs bâtiments, auxquels on emploiera la pierre luxembourgeoise, de sorte que l'année

1907 se présente sous de meilleurs auspices.

Les carrières à pavés se trouvent dans des conditions plus favorables : les pavés sont

expédiés au fur et à mesure de la production ; aussi les prix de vente qui, depuis une série

d'années ont été trop bas, montraient-ils une tendance à se relever. De ce côté, les exploitants

Année.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

Spécification.

PRODUCTION.

Quantités

en mc.

Plâtrières.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand -Duché.

Communes de Walferdange, Steinsel, Wettenstein, Bous

plâtre

brut...

id.

2,370

3,000

Sablières.

5,00—6,00

5 , 0 0 - 6 , 0 0

Commune de Steinfort.

sable...

id.

12,308

13,000

0,50—1,00

0,50—1,00

Communes de Junglinster, Echternach, Consdorf.

sable...

id.

2 220

2,750

10,600

11,000

exportées,

à

l'étranger.

1,700

2,000

Communes de Mertert, Grevenmacher — Sections de Wasserbillig, Martert, Grevenmacher.

sable...

id.

2,450

3,450

2,50—3,00

2,50—3,00

3.005

3,450

trouvent une certaine compensation pour l'augmentation de la main-d'œuvre et autres charges,

qui ne cessent de s'accroître.

A l'étranger on commence non seulement à employer en grande quantité les pavés de

notre pays, mais aussi à les prescrire dans les cahiers des charges, voire même dans ceux

de l'Etat. C'est là une preuve manifeste de la supériorité de nos produits.

Si l'avenir se présente sous un jour un peu plus favorable, la Société de Montfort craint,

surtout pour Larochette," que, si à un moment donné il y avait afflux de commandes, l'insuffi-

sance des moyens de transport ne l'empêche de fournir assez vite. Elle espère que cette

année on trouvera la solution tant préconisée par la construction de la ligne Junglinster-

Larochette, ou au moins par une ligne Ernzen-carrières à Larochette.

L'industrie des carrières regrette le défaut, dans les adjudications pour les bâtiments de

l'Etat, d'un bordereau détaillé des pierres de taille, indiquant les dimensions, accompagnées

de dessins, ce qui lui éviterait tous mécomptes, réclamations et autres difficultés. Ce pro-

cédé est adopté dans les pays environnants.

Il serait à souhaiter ensuite que, pour les grandes constructions, une adjudication soit

faite pour la fourniture des pierres taillées, comme cela se pratique ailleurs. La fourniture

de la maçonnerie étant délaissée à un entrepreneur-maçon, la charpente au charpentier, le

maître de carrières ne pourrait-il être considéré comme entrepreneur, fournisseur direct,

sans qu'il ait besoin de passer par un intermédiaire.

N'ayant plus de pression à craindre de la part de la concurrence, soumissionnant libre-

ment à un prix auquel il pourra fournir un travail irréprochable, puisqu'il en fixera le prix

lui-même, l'exécution du travail ne pourra que gagner.

Il ne s'est guère produit d'accident de carrière d'une certaine gravité clans le courant

de l'année. Ce résultat heureux doit être attribué, pour une large part, à la défense d'intro-

duire des boissons alcooliques dans les carrières. Il y a amélioration sous ce rapport, mais

il reste encore beaucoup à faire.

Faïencerie.

La marche de la faïencerie n'a, en général, subi aucun changement notable en 1906. Le

personnel employé a été maintenu à 250 personnes.

Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants

Mosaïques et dallages céramiques.

L'établissement de Wasserbillig (Utzschneider & Ed. Jaunez) renseigne une production

totale d'environ 1400 wagons, soit une diminution de 100 wagons par rapport à l'année 1905.

Alors que les prix de production ont été plus élevés que ceux de l'année dernière, les prix

de vente se sont orientés vers la baisse. Il est resté d'assez forts stocks en magasin, surtout

en carreaux en grès cérame.

Sur le marché allemand nos produits rencontrent généralement de grandes difficultés à

cause de leur provenance du Grand Duché de Luxembourg, c'est-à-dire d'un pays étranger.

a) matières diverses

arrivées...

b)

houille...

C) produits

expédiés...

kg.

en 1905.

2,125,760

3,750,000

1,365,800

kg.

en 1906.

3,160,500

3,820,000

1,695,000

En Allemagne, les administrations donnent la préférence aux produits nationaux. Il serait à

souhaiter que cet exemple fût suivi ici et que l'emploi de nos produits fût favorisé également

par nos administrations.

D'autre part, il est impossible à notre industrie céramique de se créer des débouchés

dans les autres pays limitrophes par suite des droits d'entrée dont ses produits sont frappés.

Il faut que cette industrie, si elle ne veut pas limiter son champ d'activité au Grand-Duché,

songe à l'exportation, et, pour lui rendre celle-ci possible, il faudrait que les chemins de fer

luxembourgeois et belges lui accordassent des tarifs exceptionnels pour les expéditions d'ex-

portation. Ce serait le seul moyen de mettre notre industrie céramique en mesure de lutter

avec les fabriques belges, hollandaises et allemandes qui, au point de vue géographique, se

trouvent plus avantageusement situées pour les affaires d'exportation.

Si les ouvriers n'ont jamais manqué de travail, la fabrication, par contre, a été ralentie

par le manque d'ouvriers, qui va croissant d'année en année. Pour maintenir sa production

autant que possible à la hauteur des années précédentes, l'établissement de Wasserbillig a été

forcé de perfectionner à grands frais ses machines et son outillage en général. Le nombre des

ouvriers occupés est de 460, dont 200 Luxembourgeois et 260 Allemands et Galiciens. Les

prix de la main-d'œuvre, ainsi que ceux des matières premières, ont subi une hausse sensible.

A part l'augmentation continuelle des salaires et la hausse constante des matières

premières, l'année 1907 amènera, pour cet établissement, de nouvelles dépenses et difficultés

par la dénonciation, de la part de l'administration des chemins de fer allemands, des terrains

qu'il avait loués d'elle et sur lesquels il avait construit ses hangars. Le déplacement forcé

de ces hangars entraînera des transformations dans les installations actuelles, qui pèseront

sur les prix de revient.

Industrie

des

ciments.

Des deux usines que la Compagnie générale des ciments possède dans le Grand-Duché

(en dehors des deux usines situées en Belgique et en Russie), celle de Rumelange produit

exclusivement de ciment de laitier (Puzzolan-Zement) et celle de Dommeldange du ciment

Portland Toutes les deux fabriquent des briques de laitier pour constructions. Les deux

usines occupent en moyenne 70—80 ouvriers, presque tous de nationalité luxembourgeoise.

Le ciment Portland de Dommeldange répond, dans la plus large mesure, à toutes les

exigences des cahiers des charges allemands, français, belges etc., ainsi qu'en font foi les

certificats d'épreuves des laboratoires officiels de Charlottenbourg, Malines etc. Les résultats

obtenus aux épreuves des travaux en béton armé, exécutés exclusivement avec du ciment

Portland de Dommeldange, ont été absolument concluants ; aussi ce ciment est-il aujourd'hui

admis sans conteste pour tous les travaux.

La cimenterie de Dommeldange fait partie du syndicat des fabricants de ciment Portland,

qui fonctionne depuis trois ans sous le nom de « Süddeutsche Zementverkaufsstelle. »

L'installation de Rumelange pour la fabrication des briques blanches de laitier a eu un

succès incontesté et la production considérable de l'année précédente n'a fait que s'accentuer.

La production de ciment tant à Dommeldange qu'à Rumelange renseigne une marche

ascendante très marquée. Une augmentation du prix du ciment de 15 M. par wagon de dix

tonnes a eu lieu en 1906 ; une augmentation plus forte encore se produira en 1907.

Pour le ciment armé, l'année a été moins bonne. Cette industrie occupe en moyenne de

La briqueterie de Mersch, anciennement Schumacher & Schwarz, qui vient d'être acquise

par M. Hirtz, n'a pas travaillé eu 1906.

Sur la place de Luxembourg, la demande en 1906 a été encore plus forte qu'en 1905 ;

les briques pressées cuites y tendent de plus en plus à remplacer les briques de campagne et

le moëllon. Elles ont le très grand avantage de ne pas donner de déchet et de permettre un

travail plus rapide en même temps que plus soigné, ce qui diminue les frais de main-d'œuvre.

A. Luxembourg, toutes les grandes constructions des trois dernières années ont été élevées

en tout ou partie avec des briques pressées cuites. Nous citerons entre autres

l'Ecole industrielle avec 1,500,000 briques (de Bettembourg) ;

le nouveau Cercle avec 500,000 briques (de Bettembourg, Esch, Ueckange, Trêves);

la maison Beffort-Bandermann avec 250,000 briques (de Bettembourg et de Trèves) ;

l'Hôtel Brasseur avec 300,000 briques (de Bettembourg et de Mersch) ;

l'Hôtel Staar avec 150,000 briques (de Bettembourg et de Mersch) ;

la succursale de la Banque Internationale avec 100,000 briques (de Bettembourg) etc.

En outre, à partir de 1907, on commencera les travaux de la nouvelle gare, où les plans

prévoient l'emploi de trois millions de briques mécaniques.

Briqueterie de Bettembourg s.

an...

Briqueterie d'Esch,

Wecker-Hartz...

Briqueterie de Rodange Ferbeck & Cie

Totaux...

1,710,000

1,600,000

2,300,000

5,610,000

2,876,000

1,600,000

1,700,000

6,176,000

3,050,000

1,700,000

1,000,000

5,750,000

3,850,000

1,700,000

5,550,00.)

La production des principales briqueteries mécaniques, pour la même période, a été la

suivante

Briqueterie de

Bettembourg...

»

d'Esch...

»

de

Rodange...

»

de

Diekirch...

»

de

Mersch...

Totaux...

1,800,000

1,600,000

2,400,000

1/200,000

600,000

7,600,000

2,800,000

1,600,000

1,800,000

1,200,000

600,000

8,000,000

3,700,000

1,700,000

1,000,000

1,200,000

600,000

8,200,000

4,200.000

2,000,000

1,200,000

7,400,000

Briqueterie mécanique.

Considéré dans son ensemble, l'exercice 1906 a été plutôt favorable pour l'industrie de

la briqueterie mécanique. Ce n'est pas que la consommation des briques mécaniques cuites

ait notablement augmenté, mais deux briqueteries, celle de Rodange, qui a été déclassée, et

celle de Mersch, arrêtée momentanément, ne contribuant plus à la production, les usines

similaires du Grand Duché ont bénéficié de cette situation.

Le tableau comparatif des quatre derniers exercices, pour les briqueteries du canton

d'Esch, nous fait entrevoir plutôt une légère diminution dans la consommation. Le chiffre

des expéditions ressort ainsi

20 à 30 ouvriers dans le Grand-Duché, mais comme la succursale de Luxembourg qui s'occupe

de constructions en ciment armé, embrasse également la Lorraine et la région de Trèves, le

nombre des ouvriers occupés par elle atteint en moyenne 80 à 100. Le prix de la main-

d'œuvre a considérablement augmenté dans cette branche.

Cependant, l'importation des briques étrangères, de la Lorraine et de la région de Trèves,

a pesé sur les prix, qui n'ont pas été en rapport avec la demande croissante. Le mille de

briques, rendu franco en gare de Luxembourg, coûtait de 32 fr. à 36,25 fr. La demande a

été particulièrement élevée d'avril à juin ; les mois de juillet, août et septembre ont marqué

un ralentissement sensible dans le chiffre des expéditions, par rapport aux mois correspon-

dants de la campagne 1905 ; la vente ne s'est relevée qu'au cours des mois d'octobre et de

novembre, qui ont été exceptionnellement favorables.

L'expédition des briques luxembourgeoises vers la Lorraine a été, en 1906, beaucoup

plus forte qu'en 1905. Sur la place de Thionville, les produits luxembourgeois ont obtenu,

grâce à leur extrême solidité, des prix très supérieurs à ceux de leurs concurrents indigènes.

Au cours du dernier exercice, comme en 1905, des tentatives ont été faites pour syn-

diquer les briqueteries lorraines et luxembourgeoises ; comme en 1905 aussi, ces tentatives

ont échoué après avoir été sur le point d'aboutir. L'échec subi pour la deuxième fois doit

être attribué à des questions de personnes : les propriétaires de briqueteries n'ont pas encore

su se pénétrer de ce principe « que l'intérêt général de la corporation entraîne forcément le

bénéfice de chaque producteur en particulier ». Aussi longtemps que les briqueteries lor-

raines et luxembourgeoises ne seront pas syndiquées, elles devront renoncer d'avance à une

hausse sensible des prix, et elles seront livrées sans défense pour l'avenir à la concurrence

des produits similaires ; chacun combattant de son côté, il n'y aura pas d'unité de vues,

partant pas de force.

En fait, lorsque la demande faiblit, on parle de syndicat ; puis, dès que les expéditions

reprennent, les bonnes intentions et les promesses sont oubliées. Vienne une période de

crise industrielle, et la force des choses amènera fatalement une entente qu'il eût été plus sage

de conclure pendant les années prospères, alors que les résultats heureux eussent été im-

médiats et décisifs.

Tannerie.

En 1906 la vente de toutes les sortes de cuirs était courante, mais, par suite de la con-

currence des grandes tanneries et des prix exagérés des matières premières, le résultat de

la vente du tanné était, pour nombre de tanneries, peu rémunérateur.

Il faut remonter bien loin pour retrouver des prix pareils à ceux pratiqués en 1906 pour

le cuir en poil et les différents tannins.

Pour établir une comparaison entre les prix des différentes années, nous croyons utile

de continuer la statistique qui figure dans notre rapport pour 1893. Cette statistique donne

un aperçu des hauts et des bas de cette industrie pendant la longue période embrassant les

53 dernières années. Nous ne mentionnerons que le cuir exotique, l'indigène suivant toujours

les fluctuations de prix de l'exotique.

Notre statistique comprend, comme en 1893 ; 1° les prix des cuirs en poil de la Plata

tels qu'ils ont été payés sur les places d'Anvers et du Havre ; 2° le prix des écorces du

Grand-Duché ; 3° le prix de la main-d'œuvre ; 4° le prix du cuir fabriqué.

Années.

Prix des cuirs

Plata, saladeros, bœufs

20 — 32 kg

par 50 kg. en poil.

55 fr. 10 cent.

71 » — »

63 » — »

67 » 75 »

66 » — »

78 » — »

66 » — »

70 » 50 »

77 » 50 »

77 » 50 »

82 » — »

87 » — »

93 » 50 »

Prix

des écorces par botte

de 25 kg.

fr. 2,90 — 3,20

» 3,10 — 3,40

» 3,35 — 3,65

» 2,50 — 2,80

» 2,85 — 3,15

» 2,65 — 3,00

» 2,45 — 2,75

» 2,20 — 2,50

» 1,95 — 2,25

» 2,20 — 2,50

» 2,10 — 2,40

» 1,60 — 1,90

» 2,35 — 2,65

Journée ouvrière

moyenne.

fr. 2,00 — 2,50

» 2,00 — 2,50

» 2,25 — 2,50

» 2,25 — 2,50

» 2,35 — 2,60

» 2,35 — 2,60

» 2,50 — 2,75

» 2,50 — 2,75

» 2,50 — 2,75

» 2,60 — 2,85

» 2,75 — 3,10

» 2,75 — 3,10

» 3,00 — 3,10

Prix des cuirs

Plata, saladeros, bœufs

par 50 kg. tannés.

fr. 156,25 — 181,25

»

166,25 — 236,25

» 150,00 — 187,50

»

162,50 — 187,50

»

162,50 — 181,25

»

162,50 — 181,25

»

162,50 — 181,25

» 162,50 — 187,50

»

162,50 — 181,25

»

168,75 — 187,50

»

175,00 — 187,50

»

175,00 — 187,50

»

181,25 — 200,00

Nous devons remarquer que les journées ouvrières ne peuvent plus être établies comme

dans le temps. Dans les tanneries de quelque importance le travail se fait à la pièce et les

prix de la journée ouvrière, indiqués ci-haut, ne se rapportent qu'aux manouvriers. Les

écharneurs, lisseurs, corroyeurs etc. travaillant à la pièce, peuvent gagner entre 4 à 5 fr.

par journée de dix heures.

La fabrication du cuir lissé est fortement en augmentation

Il nous reste encore à signaler qu'à la fin de l'année une nouvelle société s'est formée à

Wiltz pour l'exploitation d'un nouveau système de tannage, sous la raison sociale : « Fabrik

fur Idealleder Aktiengesellschaft, Wiltz. »

Ecorces à tan.

Les bas prix obtenus pendant les dernières années pour l'écorce, la cherté de la main-

d'œuvre et l'augmentation des frais d'exploitation ne laissaient plus de bénéfices aux pro-

priétaires des haies à écorces. La production diminuait chaque année et, en 1906, elle était

arrivée à son minimum : des localités importantes n'écorçaient que 1500 bottes tandis que

dans les années prospères la production y atteignait 8000 et 9000 bottes.

Dès le commencement de la campagne 1906, on pouvait constater une reprise dans les

prix, et, déjà au mois d'août, les écorces seconde qualité se vendaient à 2—2,40 fr. la botte

de 26 kg. contre 1,60—1,75 fr. en 1905. La hausse s'accentuait et en septembre on payait

2,75—3 fr. les écorces de première qualité, pour arriver, en octobre, à 3,50 — 3,75 fr Des

marchés importants à 4 fr. la botte ne pouvaient plus être traités, faute d'écorces.

Cette reprise engage les propriétaires à écorcer davantage en 1907, mais la main-d'œuvre

est rare et beaucoup de haies à écorces ont été transformées en terres de culture. Il est

donc probable que la production ne sera pas trop abondante et que, de cette manière, les

prix resteront élevés.

Ganterie.

L'armée 1906 s'était annoncée sous des auspices très favorables pour l'industrie gantière,

sans réaliser cependant les espérances qu'on avait conçues. Les fabricants étaient fort

occupés, il est vrai, les carnets de commandes étaient bien remplis et l'on travaillait à pleines

journées, mais un facteur d'une influence décisive est venu contrecarrer cette marche

ascensionnelle.

Déjà dans notre précédent rapport nous avons signalé l'influence que l'apparition

inopinée de la mode des robes à manches courtes à exercée sur l'industrie du gant Cette

mode s'est encore maintenue pendant toute l'année 1906 et c'est à elle que nous sommes

redevables d'une hausse sur les peaux brutes, telle que nous ne l'avons jamais vue et dont

on n'a pas le souvenir dans l'industrie gantière.

Au mois de juin, époque à laquelle commencent les achats de peaux brutes, une hausse

intense s'empara notamment des peaux de première qualité servant à la fabrication des gants

longs, hausse qui s'accentuait de jour en jour et finit par se fixer à des prix inabordables.

Une diminution des affaires devait nécessairement s'ensuivre, quoique les grands clients en

ganterie eussent placé leurs commandes et cherchassent à en placer encore autant que

possible. Les fabricants avaient accepté ces commandes aux anciens prix, alors que la

matière première était tant soit peu meilleur marché.

Il faut relever aussi que les peaux première qualité, propres aux gants mousquetaires

longs, ne se trouvent que dans un faible pourcentage dans les grands lots de peaux. La

demande en ce genre de peaux dépassait donc de beaucoup la faible marge qu'offre la

matière première, pendant que l'article meilleur marché — gants de trois à quatre boutons —

était complètement délaissé. Le résultat en était que les fabricants ne pouvaient pas accepter

toutes les commandes qui leur étaient proposées en gants longs mousquetaires, tandis qu'il

leur était impossible d'obtenir un nombre suffisant d'ordres en gants courts de trois à quatre

boutons. C'est ainsi que les fabricants qui avaient acheté des peaux à des prix élevés,

eurent à enregistrer de grandes pertes et que des stocks considérables leur sont restés en

magasin par suite de la difficulté d'obtenir de leur clientèle des prix en rapport avec ceux de

la matière première.

Quant à l'exportation des peaux mégissées et teintes, elle a augmenté par contre ce

qu'expliquent les droits d'entrée presque prohibitifs qui pèsent sur certains genres de gants

finis dans les Etats-Unis de l'Amérique du Nord, alors que la peau mégissée et teinte paie

un droit d'entrée bien plus faible que le gant fini.

Les salaires de la ganterie ont subi en 1906 une augmentation de 10 pCt La mégisserie

a produit environ 1,500,000 peaux, la ganterie environ 75,000 douzaines de paires de gants.

Ces industries occupaient en 1906 un nombre approximatif de 700 ouvriers et 1650 ouvrières.

Industrie

textile.

Dans l'industrie textile, le léger progrès qui s'est déjà marqué en 1905 a pris plus

d'ampleur. La production a été placée facilement ; la vente à l'intérieur était courante et

l'exportation augmentait ses ordres. Si les prix de revient et de vente se sont élevés très

sensiblement, le rapport entre ces deux prix n'a pas été tout à fait à l'avantage des producteurs.

En draperie, on nous signale quelques difficultés que l'établissement de Schleifmuhl a

traversées au commencement de l'année. Pendant le premier semestre la vente se faisait plus

difficile et il fallait mettre en stock Après I'aplanissement de ces difficultés, les commandes

affluaient et il était parfois difficile de livrer à temps.

Les principaux débouchés de cette industrie sont toujours le Grand-Duché et les pays

limitrophes du Zollverein. Pour la draperie, le Japon est devenu un gros acheteur.

Le renchérissement successif des matières premières, qui est l'œuvre de la spéculation,

se traduisait encore en 1906 par des hausses inconsidérées. Surtout les bonnes qualités de

colon se faisaient très rares et les filés de ces qualités se vendaient à des prix exorbitants.

Une poussée analogue s'est produite dans les laines.

La main-d'œuvre se fait plus rare d'année en année. Les bons tisserands sont introu-

vables. Quelques établissements ont dû recourir à la main-d'œuvre féminine, d'autres ont

engagé des tisserands italiens ou polonais. Mais c'est là une main-d'œuvre encore inexpéri-

mentée, qui ne se formera qu'avec le temps, et qui est loin d'avoir la valeur des artisans

ayant appris leur métier dès la jeunesse.

Le développement satisfaisant de l'industrie textile parait être de durée. Les filatures

de coton sont tellement occupées que la totalité de leur production est déjà engagée pour

l'année 1907. Nombre de tissages sont obligés de réduire leur production faute de colons

filés La draperie se développe dans des circonstances analogues.

Teinturerie.

La situation de la teinturerie des tissus écrus de lin et de coton ne s'est guère améliorée

en 1906 comparativement à l'année précédente, par suite de l'augmentation considérable, des

prix de revient. La rareté des matières premières, du lin surtout, la situation florissante de

l'industrie en général ainsi que la forte demande qui dépassait l'offre ont contribué à pousser

les prix à un niveau que nous n'avons plus constaté depuis la guerre de sécession. Vers la

tin de novembre, une nouvelle hausse très considérable s'est produite sur les prix des toiles

de lin, qui s'est continuée depuis. Au renchérissement des matières premières est venu

s'ajouter celui de la main-d'œuvre et du charbon.

Par contre, le coût de la teinture n'a guère varié. Grâce aux progrès que les industries

chimiques ont réalisés, les prix des matières tinctoriales n'ont pas seulement conservé leurs

anciens niveaux, mais les teintes principalement en usage aujourd'hui offrent toutes une

grande résistance au lavage et à la lumière.

Industrie du vêtement.

Le courant régulier d'ordres, que nous avons signalé clans notre précédent rapport, s'est

maintenu en 1906, avec une tendance à acquérir encore plus d'ampleur par suite de la

marche prospère de l'industrie métallurgique, qui a augmenté, dans une large mesure, la

consommation de vêtements de travail. Cependant l'allure inconstante du marché des cotons

qui, depuis quelques années, déroute les prévisions les mieux fondées et ne permet l'achat

des tissus nécessaires à la fabrication que dans une mesure restreinte, gêne sensiblement la

production. D'autre part, l'augmentation incessante des prix des tissus rend les affaires régu-

lières et suivies de plus en plus difficiles.

Clouterie.

Les ateliers et clouteries mécaniques des Forges de Bissen ne nous signalent rien de

spécial dans cette industrie pour l'exercice écoulé durant lequel un bon courant de commandes

en 1904-1905.

pommes de terre

380,700 kg

grains, seigle

3,482,400 »

orge

88,300 »

mais et dari

315,500 »

fruits à noyaux

1,350,100 litres

»

à pépins et marcs de fruits

[à pépins

1,908,700

»

»

à baies

3,700

»

lies de vin liquides

112,200

»

»

pressurées.

74,700

»

marcs de raisins

255,500

»

Les droits d'accise acquittés par les distilleries se sont élevés

en 1904-1905

fr.

789,886 —

en 1905—1906

fr.

789,262,50

soit une diminution de

fr.

623,50

en 1905-1906.

199,000 kg.

4,016,100 »

170,500 »

230,000 »

470,700 litres

194,600

»

1,600

»

67,500

»

8,400

»

470,500

»

Brasserie.

La hausse que l'exercice 1905 a accusée dans les affaires de la brasserie indigène s'est

accentuée en 1906 : la production, qui était de 210 621 hectolitres en 1905, est montée à

224,282 hectolitres en 1906 et la quantité de malt employée a passé de 4,186,860 kg. à

4,864,800 kg. Les droits d'accise payés de ce chef sont montes, par suite du nouvel impôt

dont la fabrication de la bière se trouve grevée, de 209,166,50 fr à 267,524,17 fr., bien que

la nouvelle loi ne soit entrée en vigueur qu'au 1er juillet 1906. Notre prévision que l'aug-

mentation des droits d'accise fixés par cette loi donnerait à l'Etat une plus-value de recettes

annuelles de plus de 130,000 fr. se trouve donc pleinement confirmée,

s'est constamment maintenu dans les divers articles de sa production. La nouvelle branche

des clous à ferrer, dont nous signalions la création dans notre précédent rapport, commence

à bien se développer également et la marque « Le Centaure » est dès maintenant appréciée

par les maréchaux du pays.

Distillerie.

Le nombre des distilleries en activité pendant la campagne de 1905—1906 était de 1056,

dont 609 distilleries agricoles et 447 distilleries travaillant des fruits, tels que poires, cerises,

pommes, marcs de raisins et de lies de vin. Le nombre correspondant de l'exercice précédent

était de 1348 ; alors que le nombre des distillateurs agricoles a passé de 545 à 609, celui des

bouilleurs de cru a diminué de 396

Rappelons que par distilleries agricoles on désigne les établissements dont le contingent

légal ne dépasse pas 150 hectolitres d'alcool et qui emploient le fumier du bétail dans leur

propre exploitation. Toutes nos distilleries agricoles sont à considérer comme petites en

comparaison avec les établissements perfectionnés de l'Allemagne qui possèdent d'importantes

usines et avec lesquels les établissements luxembourgeois ne sauraient jamais concourir.

La loi allemande prévoit la distribution du contingent légal suivant le nombre d'hectares

que le distillateur exploite.

Il a été employé à la distillation

Ces droits ont été fixés de la manière suivante : Le droit uniforme de 4 M par 100 kg.

a été remplacé par une échelle, ainsi fixée

4 M.

4,50

5,50

6,50

par 100 kg. pour

»

»

»

»

»

»

»

les 250,000 kg. de malt employé,

250,000 kg suivants,

500,000

»

100,000

»

100,000

»

100,000

»

100,000

»

100,000

»

100,000

»

100,000

»

Cet impôt onéreux devient vraiment exorbitant par le fait que les matières premières,

telles que l'orge et le houblon, sont déjà frappées d'un droit plus élevé par le nouveau tarif

douanier. On pourrait ajouter que la main-d'œuvre et le combustible deviennent plus chers

d'année en année, ce qui laisse apparaître l'avenir de la brasserie sous un jour peu en-

courageant.

Et si, d'un côté, nous constatons avec satisfaction que la consommation de la bière tend

à se développer, nous enregistrons avec regret, d'un autre côté, une diminution considérable

dans les exportations. De 964,573 kg. de bière en fûts et 31,604 kg. en bouteilles, l'expor-

tation vers les pays qui ne {ont pas partie du Zollverein est tombée à 527,901 kg. en fûts et

27,504 kg. en bouteilles.

L'importation de bières allemandes, par contre, a augmenté dans de plus fortes pro-

portions encore. Ce mouvement commercial s'explique par la circonstance que, grâce à nos

lois sur les débits de boissons, tout étranger, même s'il ne présente pas des garanties suffi-

santes de moralité, reçoit très facilement la licence que les pays environnants n'accordent

que, dans des cas exceptionnels, à nos compatriotes les plus honnêtes, et même parfois seule-

ment après un séjour de dix à vingt ans sur leur territoire.

Ces débitants, de moralité et de solvabilité souvent douteuses, recherchent de préférence

et pour des raisons diverses les bières de leur pays d'origine. Il est à espérer que la mise en

exécution énergique de la nouvelle loi sur les débits de boissons nous apportera l'assainisse-

ment désiré et une protection efficace des débitants indigènes.

Tabacs et cigares.

L'année 1906 s'est annoncée sous des apparences peu encourageantes. Trois circon-

stances : la hausse sur le marché des tabacs bruts que nous avons déjà signalée dans notre

précédent rapport, le renchérissement de la main-d'œuvre ainsi que des matières premières

accessoires comme papiers, lithographies, drogues etc., et enfin un nouvel impôt sur une

catégorie de tabacs coupés et les cigarettes, ont exercé simultanément leur influence désas-

treuse sur la production et sur les bénéfices.

Le marché des tabacs bruts indigènes s'est ressenti des récoltes peu abondantes des

années 1904 et 1905. Les tabacs 1904, trop lourds et d'une combustibilité imparfaite, n'ont

pu être livrés à la consommation qu'avec beaucoup de réserve. Par contre, les tabacs 1905,

légers il est vrai, mais qui ont été ravagés en grande partie par la grêle, ont été absorbés en

majeure partie et à des prix relativement élevés par les manufactures de cigares qui se voient

menacées d'une pénurie de tabacs exotiques.

La fermeté du marché des tabacs exotiques est l'œuvre directe du trust américain, lequel

a réussi, avec le concours des consolidations des planteurs, à faire passer à travers sa filière

non seulement les tabacs des deux Amériques, mais encore ceux de la Havane, de l'Orient et

autres.

D'ailleurs la consommation des tabacs augmente aux Etats-Unis d'une manière rapide et

le produit des récoltes, sagement réglé par le trust, est presque entièrement absorbé dans

le pays même, de sorte que les arrivages à destination de l'Europe sont rares et souvent de

qualité inférieure. Cet état préjudiciable à notre industrie se prolongera infailliblement

jusqu'au jour où les anciennes plantations de tabac qui sont affectées aujourd'hui à la culture

du coton, du sucre et du café, fourniront une surproduction, qui exercera un contre-coup

sur le marché de ces denrées et amènera les planteurs à reprendre sur une vaste échelle la

culture du tabac et à se soustraire au contrôle de la haute finance américaine.

Si, contrairement à toutes les prévisions, la situation de ce marché ne s'améliorait pas,

nos fabricants, ainsi que ceux du Zollverein, se verraient forcés d'augmenter leurs prix de

vente, mais il est toujours permis d'espérer que les fluctuations des récoltes et des facilités

dans les échanges finiront par ramener les matières brutes à des prix raisonnables.

Par contre, le nouvel impôt qui a été introduit en juillet 1906 représente une charge

durable dont les conséquences ne se laissent pas prévoir. Le but inavoué de cet impôt

consiste à placer sous le contrôle fiscal la production entière des tabacs coupés et des ciga-

rettes. On est persuadé que les cigares et cigarillos suivront sous peu La genèse de cet

impôt est la suivante : Après que le Reichstag eut décliné les propositions du Gouvernement

tendant à frapper d'un impôt égal, progressif seulement pour les articles de luxe, les tabacs

au moment où ils sont livrés à la fabrication, une loi nouvelle émanant du député Held fut

votée hâtivement, avant la clôture de la session. Cette loi décrète un impôt progressif sur

tous les tabacs coupe fine dont le prix de détail dépasse 3 M. par kg., un impôt de 2 M.

par mille de feuilles de cigarettes livrées à la consommation et un impôt progressif de

1 M. 50 au minimum par mille de cigarettes. Les droits d'entrée sur les marchandises

manufacturées, comme tabacs coupés et cigarettes, ont été portés à 7 M. par 100 kg. Ces

produis sont grevés en outre du taux d'impôt correspondant à leur prix de vente au détail.

Seuls les tabacs coupe fine, dont le prix de détail est inférieur à 3 M. par kg., ainsi que les

tabacs dont la coupe dépasse 2mm, échappent à l'impôt.

Comme l'Allemagne ne consomme généralement que des cigares et des tabacs coupe

grosse, à part les cigarettes genre turc, dont les prix de vente sont assez élevés pour pouvoir

supporter une légère augmentation, il en résulte que surtout le Grand-Duché et l'Alsace-

Lorraine, nos principaux clients, ont eu à supporter le contre-coup de cette loi. Car si, grâce

à nos efforts, l'impôt ne s'applique pas aux tabacs coupe fine inférieurs à 3 M. par kg et que

le gros de notre fabrication ne soit pas atteint par les nouvelles mesures fiscales, il n'en est pas

de même pour le papier à cigarettes, dont nos fumeurs, habitués à rouler leur cigarette eux-

mêmes, font une grande consommation. L'impôt sur ces feuilles, qui atteint 0,20 M. par

carnet de 100 pièces, les rend inabordables aux bourses modestes. Ce sera en première ligne

cette quasi-prohibition du papier à cigarettes qui pèsera sur notre production et, s'il y a des

fumeurs qui passeront à la pipe, d'autres s'adonneront au cigare et enrichiront l'industrie

cigarière westphalienne et badoise, dont l'absence de solidarité a joué un rôle considérable

lors de l'élaboration des projets Held.

L'industrie des cigarettes, si florissante avant le 1er juillet 1906, a été détruite à cette

date. La plupart des cigarettières ont dû être congédiées faute de travail et ce n'est que vers

la fin de l'année qu'on a pu constater un léger relèvement. Cette industrie renaîtra-t-elle sur

la base de nouvelles combinaisons et de nouveaux agencements, voilà la question à laquelle

l'année en cours fournira la réponse. Plusieurs fabricants ont abandonné la fabrication des

cigarettes pour échapper au contrôle trop sévère, presque vexatoire de la douane.

La production a été sensiblement réduite. Pour les tabacs à fumer, elle n'a guère dépassé

18,000 quintaux d'une valeur approximative de 2,200,000 fr. La production totale peut être

évaluée à trois millions, les salaires et appointements payés à 300,000 fr.

Imprimerie.

Toutes les imprimeries du pays renseignent, pour 1906, une période d'activité exception-

nelle et, pour exécuter les nombreux ordres, beaucoup d'établissements se virent forcés d'aug-

menter le nombre des heures supplémentaires. Les ouvriers ont été occupés à des prix

rémunérateurs.

Le journal a continué le développement prospère que nous signalons depuis quelques

années; le lime, par contre, souffre toujours du débouché restreint qu'offre le pays. En

imprimés commerciaux et administratifs la demande n'a cessé d'être très forte.

L'affiche

et

l'annonce-réclame ont pris une importance qui tend à s'accroître d'année en année.

Si les imprimeries ont été fortement occupées, les soumissions obtenues aux prix de

l'année 1905 ont fait sentir leurs effets sur les résultats financiers de l'exercice. Les prix

des matières premières ne cessaient d'augmenter, les salaires s'ébranlaient. mais les prix des

travaux d'imprimerie, sous la pression des soumissions, restaient immuables.

Qand les ouvriers réclamaient une amélioration de leur situation, les patrons reconnurent

la nécessité de se syndiquer à leur tour. Au mois de décembre le « Verein luxemburger Buch-

drückereien» fut constitué. Cette union a pour objet principal de provoquer l'application de

procédés commerciaux généralement admis dans les relations des imprimeries entre elles et

avec la clientèle, surtout par l'introduction d'un tarif minimum, par la lutte contre l'avilis-

sement des prix et les abus du régime des soumissions, ainsi que par le règlement des

questions litigieuses par la voie de l'arbitrage En dehors de la réglementation de l'appren-

tissage, elle se propose également de régulariser et de rendre plus stables les rapports entre

patrons et ouvriers par l'établissement d'une convention de tarifs.

Un tarif, calqué sur le modèle allemand, qui est entré en vigueur le 1er janvier 1907 et ne

pourra être dénoncé de part et d'autre avant le 1er janvier 1910, a été adopté de commun

accord par les patrons et les ouvriers. La journée de travail a été fixée à 9 heures, à fournir

entre 7 h. du matin et 9 h. du soir. Le minimum de salaire des aide-compositeurs et impri-

meurs a été fixé à 27 fr. par semaine. Les heures supplémentaires donnent droit à une

augmentation de 25 pCt. Les jours fériés seront rémunérés comme journées de travail. Tous

les salaires existants sont majorés de 0 fr. 25 à partir de la mise en vigueur du tarif; une

seconde majoration de 0 fr. 25 par journée entrera en vigueur le 1er janvier 1908. La journée

des compositeurs à la machine est limitée à 8 heures ; leurs salaires sont ceux des compo-

siteurs à la main, majorés de 25 pCt.

Cette convention de tarifs oblige désormais : a) les membres de l'Union des imprimeries

luxembourgeoises de n'occuper que des ouvriers affiliés à l'Union des imprimeurs-ouvriers

ou qui sortent d'une imprimerie ayant adhéré à la convention ou qui ont fait leur appren-

tissage dans un de ces établissements ; b) les membres de l'Union des imprimeurs-ouvriers,

de n'accepter du travail que dans les imprimeries faisant partie de l'Union des imprimeries,

Les deux associations s'obligent d'astreindre leurs membres à respecter la Convention de

tarifs et d'exclure les dissidents.

Il sera créé un office de tarifs, dont le principal objet sera l'élaboration d'un contrat

d'apprentissage obligatoire. Un tribunal d'arbitrage réglera les difficultés résultant du contrat

de travail et de l'interprétation des tarifs.

La librairie continue à se plaindre de l'extension croissante que prend le colportage. La

vogue dont jouissent le livre à bon marché et les périodiques s'est encore affirmée davantage

au détriment des ouvrages d'art et de luxe.

Dans la papeterie le bon courant d'ordres s'est maintenu.

Horticulture.

La production, quoique stationnaire, dépasse la demande. Il n'est donc pas étonnant que

les prix de vente baissent constamment ; par contre, les prix de revient ne cessent d'augmenter.

Evaluer le montant de la production est difficile, sinon impossible, surtout que, dans cette

industrie, elle se trouve le plus souvent réduite à la vente annuelle, la marchandise non

écoulée à des époques déterminées étant sans valeur pour la suite.

La vente a été assez courante, mais, aux prix où les articles ont été réalisés, le chiffre

d'affaires n'est nécessairement pas en rapport avec les quantités écoulées. Par une réclame

toujours plus intense et plus coûteuse, cette industrie, pour écouler d'une manière satisfai-

sante et régulière ses produits, doit étendre vers tous les pays du globe son marché.

Déjà l'année dernière nous avons signalé l'augmentation de 40 pCt. du prix des églantiers

des bois. Cette matière première, si importante dans la culture des rosiers, nous Aient en

majeure partie de Belgique. Il est profondément regrettable que les nouveaux droits de

douane, qui sont la cause de cette augmentation, n'aient pu être évités à l'horticulture.

Le nombre d'ouvriers occupés est d'environ 650, en majeure partie de nationalité luxem-

bourgeoise. Quant au prix de la main-d'œuvre, ils n'ont pas encore subi d'augmentation. Le

recrutement des ouvriers se fait dans les localités voisines des cultures. Les jeunes apprentis

acquièrent assez rapidement les aptitudes nécessaires à leur métier.

Quelques firmes expriment le vœu qu'il soit créé des timbres-poste de 6 et de 15 cen-

times pour l'affranchissement des colis.

Fabrication des conserves de légumes.

L'établissement de Beaufort renseigne, pour l'année 1906, une production approximative

de 130,000 litres-kilogrammes. L'humidité excessive du printemps a été défavorable au

développement des jeunes plants, ce qui a empêché la production de prendre plus d'ampleur,

Les prix de vente sont restés inchangés jusqu'au 1er janvier 1907. A partir de cette date,

ils subiront une hausse de 5 pCt., causée par la hausse générale de toutes les matières

premières. C'est notamment la hausse des matières servant à l'emballage, fer-blanc, étain,

cuivre et plomb, et aussi les prix ascendants de la houille, qui ont augmenté le prix de

revient des produits.

On attend avec impatience l'assurance des ouvriers agricoles qui, par suite de l'usage de

plus en plus fréquent des machines agricoles, sont exposés aux mêmes risques que les

ouvriers industriels. Avec la jurisprudence admise aujourd'hui en cette matière, un accident

peut ruiner déjà un cultivateur d'aisance moyenne.

Meunerie.

La production de la meunerie n'a guère varié comparativement à l'année 1905. Si la

meunerie de commerce peut enregistrer une faible avance, elle est gagnée au détriment de

la meunerie à petits sacs, cette dernière devant fatalement souffrir le plus de la faible récolte

indigène en grains de la campagne 1905.

Durant quelques mois jusqu'au 1er mars, date de l'application des nouveaux droits

d'entrée, de 2 M. plus élevés que les anciens, la vente de la farine se faisait couramment,

mais après cette date elle demeurait presque nulle durant plusieurs mois. Notre meunerie

n'a d'ailleurs d'autre débouché que le pays même.

Grâce aux achats importants de blés étrangers, que la meunerie avait faits avant l'appli-

cation des nouveaux droits d'entrée, une hausse sur les farines fut enrayée, et l'on gardait à

la fin de l'année les positions de fin 1905, relativement aux prix de la farine et du froment.

Le bon courant d'affaires qui précédait le 1er mars, c'est-à-dire l'époque de l'application

du nouveau tarif douanier, devait naturellement favoriser dans une large mesure la fabrication ;

mais après cette époque la meunerie se trouvait dans un marasme complet, et ce n'est que

cinq à six mois après qu'elle commençait à reprendre sa marche normale.

Pendant ce temps d'un quasi-arrêt, la meunerie réparait et perfectionnait son outillage.

Si des modifications très profondes ne se sont pas produites de ce côté, il faut signaler

pourtant que deux à trois établissements ont été transformés, dans le courant de l'année, en

moulins à marche automatique.

Les ouvriers ont toujours été occupés à pleins prix. Le recrutement de la main-d'œuvre

continue d'être assez difficile et le salaire tend à se modifier en faveur des ouvriers, des bons

ouvriers surtout, qui sont très recherchés.

Nous rappellerons que la facilité des transports, en favorisant les grands établissements

de l'étranger, crée de ce chef une concurrence très onéreuse à nos minoteries, qui sont

forcées de travailler dans des proportions bien plus modestes.

Aussi les bénéfices de la meunerie pendant le dernier exercice, — surtout que le

relèvement des farines au cours de l'année par suite du nouveau régime douanier augmentait

sensiblement le prix de revient, sans offrir une compensation du côté des prix de vente —

restaient très aléatoires et ne récompensaient guère les capitaux engagés,

Laiterie,

La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les

chiffres suivants pour les trois dernières années

ANNÉES.

Nombre

des

laite-

ries.

Membres

affiliés.

Nombre

des

vaches.

10,158

9,990

9,752

Quantité

de

lait fourni.

LITRES.

13,057,368

12,878,812

12,865,443

Quantité

de

beurre

fourni.

502,924

495,891

489,509

Moyenne

de quantité

de lait

nécessaire

à la

fabrication

d'un kilogr.

de beurre.

LITRES.

25 9

25,8

25,9

Mondorf-les-Bains.

Les résultats de la saison ont été très satisfaisants.

Le nombre des baigneurs s'est maintenu cette année au niveau de l'année dernière,

c'est-à-dire au chiffre de 1500 qui ne pourra être sensiblement dépassé que le jour où la

construction de nouveaux hôtels permettra de loger un plus grand nombre de personnes. La

clientèle de Mondorf se répartit sur le Grand-Duché, la Belgique, la France, l'Alsace-Lorraine,

l'Allemagne, l'Angleterre, la Hollande, la Russie, l'Autriche, l'Italie, les Etats-Unis, l'Algérie

et l'Asie.

La vente de l'eau minérale a continué dans sa marche ascendante

Elle s'est élevée à

120,787 litres qui ont été expédiés dans le Grand-Duché, en France, en Allemagne, en

Belgique, en Hollande, en Suisse, en Amérique, en Italie, en Russie, au Brésil et en Afrique.

Les bains, douches, inhalations, électrisations, etc., qui ont été donnés gratuitement aux

indigents, représentent une valeur de 9464 fr. 50.

A la colonie thermale ont été admis à titre gratuit 15 garçons et 25 filles.

En 1906 ont été terminées les améliorations commencées en 1905, telles que la cons-

truction d'une salle de fête, la mise en état des cabines de bains, l'installation électrique, etc.

Une nouvelle étape dans le développement de Mondorf au point de vue de l'élément de

distraction est marquée cette année par l'introduction de la comédie de salon «organisée par

M. Ch. Morisseaux », homme de lettres, directeur de la Revue le « Thyrse », et M Chautard,

administrateur du Théâtre royal du Parc, à Bruxelles, qui ont donné, avec le concours de

Mme Archaimbaud et d'autres célébrités, des représentations de la Comédie française qui ont

eu un succès des plus mérités.

Viticulture et commerce des vins.

L'année 1906 sera classée parmi les années mauvaises par la majorité des viticulteurs de

notre pays. L'année avait commencé sous des auspices suffisamment heureux ; les cépages

s'étaient développés assez tardivement et les gelées printanières les avaient complètement

épargnés.

Plus tardive que dans les bonnes années, la floraison s'est accomplie dans des conditions

très défavorables. Dans les vignobles du canton de Remich notamment, la première géné-

ration de la cochylis (Heuwurm) a dévoré la plus grande partie des boutons floraux avant

leur épanouissement et anéanti ainsi, partiellement, les espérances des vignerons. La floraison

s'est accomplie un peu plus tard et par un temps plus propice dans le canton de Greven-

macher ; aussi ici les vignobles ont ils été moins ravagés par le ver coquin. D'un autre

côté, les chaleurs humides et les orages fréquents des mois de juin et de juillet ont singulière-

ment favorisé le développement des maladies cryptogamiques, surtout celui de la peronospora

viticola. Malgré l'application répétée du traitement cuprique, le mildew a causé de grands

dégâts, surtout là où le deuxième et le troisième sulfatage n'ont pas été appliqués à temps.

Ce sont encore les vignobles du canton de Remich qui ont été le plus fortement atteints.

L'oidium a également envahi certains endroits, sans toutefois prendre une grande

extension.

La seconde génération de la cochylis non plus, le Sauerwurm, n'a épargné nos vignes ;

ce concours de circonstances défavorables a anéanti, dans presque la moitié des vignobles, la

récolte.

Pendant les mois d'automne la température a été assez favorable au développement et à

la maturation des raisins ; aussi ceux des vignerons qui avaient pratiqué et répété à temps le

sulfatage et le soufrage n'ont ils pas eu trop à se plaindre de la récolte. Commencées vers la

mi-octobre, les vendanges étaient finies au commencement de novembre.

En présence de cette situation, il ne faut pas s'étonner que la récolte de vin a dû laisser

beaucoup à désirer sous le rapport de la quantité. Les données statistiques recueillies par les

autorités communales et les comices dans toutes les localités viticoles du pays renseignent,

pour les 4490 hectares de vignobles en rapport, un rendement de 2800 foudres de 1000 litres,

ou 28,000 hectolitres.

Au point de vue de la qualité, l'année ne saurait non plus être comptée parmi les

meilleures.

Le poids du moût a varié de 55 à 77 degrés Oechslé, ce qui correspond à une teneur en

alcool de 5½ à 7 pCt.

Le prix du moût qui, d'ailleurs, était très recherché par les marchands de vins allemands

a été très élevé ; il a été de 20 à 23 fr. par hotte do 40 litres, soit 500 à 575 fr., en moyenne

537 fr. 50 par foudre de 1000 litres. A l'heure qu'il est, toute la récolte, à de très rares

exceptions près, a pris le chemin de la Basse-Moselle ; elle a rapporté à nos vignerons la

somme de 1,508,000 fr.

Vins de Champagne.

E. Mercier & Cie., succursale de Luxembourg.

En 1906, la maison a expédié 731,200 ½, 137,200 ½, 16.300 ¼, 4000 1/8 bouteilles et 2790

magnums (un magnum = 2/1 l.), soit une augmentation de quelques milliers de bouteilles sur

les expéditions de l'année précédente. Les prix de production et de vente sont restés

inchangés. Les caves de la succursale renferment constamment une réserve de quelques

millions de bouteilles pour parer à toute mauvaise récolte.

Les prix des vins bruts ont été presque partout les mêmes qu'en 1905, Les vins récoltés

en 1906 ne parviennent à l'établissement qu'au printemps pour être mis en bouteilles, et

comme leur manutention en bouteilles dure de 18 mois à 2 ans, la maison ne pourra en com-

mencer la vente que vers la fin de l'année prochaine. Les crus de 1906 seront de très bonne

qualité, mais la récolte n'a pas été fort importante.

Il n'y a pas de modification à signaler du côté de la fabrication ; les machines, l'outillage

etc. n'ont subi aucun changement notable.

L'établissement occupe une centaine d'ouvriers, pour la plupart de nationalité luxem-

bourgeoise, dont les cavistes, qui sont occupés à la manutention des vins, forment la majorité.

De plus, 20 à 25 femmes en moyenne sont employées à la décoration des bouteilles, au

nettoyage et, pendant l'époque du tirage, au rinçage des bouteilles. Le travail a duré toute

l'année sans interruption et les salaires ont été légèrement augmentés. L'âge des ouvriers

varie entre 15 et 65 ans.

Les oseraies de Kopstal ont occupé une vingtaine d'ouvriers et quarante femmes, tant

pour les travaux et les soins de la plantation que pour le blanchissage des osiers récoltés,

La vannerie de l'établissement, installée à Kopstal, la vannerie des établissements péni-

tentiaires ainsi que quelques vanneries privées dans le rayon de la commune, auxquelles

l'établissement fournit les outils et les matières nécessaires, ont réussi à fabriquer un chiffre

rond de 35 000 paniers, dont près de 10,000 ont été expédiés à la maison-mère d'Epernay,

qui, malgré les frais de transport de Luxembourg à Epernay et les droits d'entrée, arrive

encore à réaliser un petit bénéfice.

Industrie de la chicorée.

L'industrie de la chicorée renseigne une légère diminution pour l'année 1,06 : la

production totale peut être évaluée à 450,000 kg. Il est à remarquer que les produits

étrangers inondent de plus en plus le marché luxembourgeois.

Les prix des cossettes de chicorée accusent une diminution de 7 ½ pCt. par rapport à

l'année précédente. La récolte abondante en France a eu pour résultat de peser sur le prix

des matières premières en Belgique, les fabricants français n'ayant pas besoin de recourir au

marché belge pour l'achat de quantités supplémentaires.

Du côté de la fabrication et de la main-d'œuvre il n'y a aucune modification à signaler

Le Grand-Duché a importé en 1906 de Belgique 285,484 kg. de cossettes de chicorée, contre

358,588 kg. en 1905.

Poudrerie.

La poudrerie de Kockelscheuer renseigne; pour l'armée 1906, une production d'environ

100,000 kg. de poudre de mine par mois. Par suite du renchérissement des matières pre-

mières et des salaires, les prix de production ont sensiblement augmenté. Les prix de vente

étant fixés par le syndicat des poudres pour une durée de trois ans, sont demeurés station-

naires. Les ventes se sont faites couramment au fur et à mesure de la production.

Il faut attribuer l'augmentation des prix du soufre à l'action d'un consortium, institué

par le Gouvernement italien, qui est maître du marché. L'augmentation très considérable des

prix du salpêtre avait pour cause des tremblements de terre au Chili.

Le nombre des ouvriers occupés par cette industrie a été en moyenne de 43. Leurs

Salaires ont été augmentés de 15 pCt. en égard à la cherté des vivres.

Industrie de l'éclairage.

Usine à gaz de Luxembourg,

Le débit du gaz s'est élevé pendant l'exercice 1906 à 1,966,140 mc. Comparé à celui de

l'année précédente, il renseigne une augmentation de 41,090 mc. ou de 2,13 pCt de la

production. La moyenne du débit est donc de 5,380 mc. par jour ou 0,273 pCt. de la pro-

duction totale; le minimum a été mesuré le 17 juin avec 3,140 mc. ou 0,58 pCt. de la

consommation moyenne ; le maximum de la consommation s'est présenté, comme d'ordinaire,

le 31 décembre avec 8370 mc. ou 1,55 pCt. de la moyenne.

L'augmentation du débit ralentit d'une année à l'autre parce que le gaz a conquis à peu

près tout son domaine dans la ville. La consommation par an et par habitant se chiffre

à 93 mc. et est bien supérieure à celle observée dans d'autres villes de la même importance.

La population de la ville n'augmente guère, la petite industrie reste stationnaire, de sorte

qu'une augmentation plus prononcée de la consommation du gaz ne se laisse pas prévoir.

Pour produire 1,965,800 mc. de gaz, il a été distillé 7,122,500 kg. de charbon; le

rendement a donc été de 27,60 mc pour 100 kg. ; le rendement de l'année précédente était

de 28,57 kg. sur 100 kg.

L'année 1906 a été favorisée d'une hausse exceptionnelle qui portait sur toute l'industrie.

Surtout la grande industrie sidérurgique prenait une extension inouïe et absorbait des quan-

tités de charbons telles que les houillères étaient dans le plus grand embarras pour remplir

leurs engagements.

La pénurie de charbons prenait à un moment donné des allures

inquiétantes, qui se répercutaient sur les plus faibles consommateurs Inutile de dire que les

prix montaient presque dans les mêmes proportions, tandis que la qualité diminuait.

Les recettes réalisées sur les différentes espèces de gaz se répartissent ainsi

pour le chauffage et les

moteurs...

pour l'éclairage des propriétés

privées...

pour l'éclairage des bâtiments communaux

pour l'éclairage

public...

pour l'éclairage public d'une partie du territoire

de la commune de

Rollingergrund...

pour l'éclairage des horloges de la

ville...

pour l'éclairage du magasin du

gaz...

pour l'éclairage des bâtiments de

l'État...

pour l'usage de

l'Usine...

Gaz qui n'a pas passé les

compteurs...

Débit

774,095

499,872

38,353

395,097

1,328

7,440

42,317

35,860

191,115

% de la production.

38,3

25,4

2,00

20,2

0,37

2,15

1,8

9,70

Recettes.

fr. 113,114,25

»

99,974,44

»

7,534,67

»

47,411,66

»

79,27

»

159,36

»

892,80

»

8,309,83

L'usine a produit 4,772,075 kg. de coke. Le chauffage des fours a absorbé 1,454,188 kg.

ou 20,4 pCt. du total de la consommation des charbons.

L'usine a fourni pendant l'exercice 1906

à la clientèle

privée...

à l'usine élévatoire de

Kopstal...

aux écoles de la

ville...

aux autres bâtiments communaux

aux établissements de

l'Etat...

Ensemble

2,331,387 kg. de coke

196,650

303,550

373,300

113,000

3,317,887

Un tiers de la production libre a donc été absorbé par les services municipaux.

Le prix du coke a pu suivre la hausse générale survenue dans la vente des combustibles,

et il est monté de 29 à 31 fr. les 1000 kg. pour le détail et de 245 à 255 fr. pour toutes les

commandes dépassant 10,000 kg.

Le prix du goudron n'a fait que baisser pendant ces dernières années ; de 3 fr. 40 les

100 kg. en 1904, il est arrive à 2 fr 30 pour 1907 Le prix d'unité s'élevait à 3 fr. 06 pour

1906, de sorte que l'augmentation de la production ne pouvait pas compenser la diminution

du prix d'unité.

Pendant l'exercice 1906, on a posé 1707 m. de conduites nouvelles, de sorte que

l'étendue totale du réseau s'élève à 32,619+ 1707 = 31,316 m. courants. Le nombre des

lanternes est monté à 796 : il a donc subi une augmentation de 29 L'entretien des lanternes

a demandé 3643 manchons ordinaires et 1802 verres. La durée d'un manchon a donc été

de 790 heures.

Relevé des recettes et des dépenses effectuées pendant les années 1902 à 1906 incl.

MAGASIN.

USINE.

Le compte de Profits et Pertes pour l'exercice 1906 s'établit ainsi

Doit.

Avoir.

Houille...

Frais

d'exploitation...

Salaires...

Frais de transports et divers.

Entretien des

appareils...

Entretien des

fours...

Frais de

bureau...

Assurance des ouvriers contre

les accidents et les maladies

Assurance contre l'incendie .

Impôts...

Allumage des

lanternes...

Recherches de fuites et répa-

rations du

réseau...

Matière de

carburation...

Matière

d'épuration...

Pertes

diverses...

Bénéfices...

fr.

fr.

189,538 36

8,137 00

29,765 05

13,403 78

511 00

935 17

819 50

542 32

753 10

4,630 98

11,542 21

2,669 15

1,021 77

447 34

576 05

123,890 33

388,983 73

Compte du

gaz...

»

du

coke...

»

du

goudron...

» des eaux ammoniacales

Compte Recettes diverses

Compte

Magasin...

fr.

fr.

277,442 28

86,497 59

12,213 17

5,868 01

1,005 77

5,956 91

388,983 73

Année.

1902 (5 mois.)

Recettes.

32,951,60

50.749,01

120,670,85

121,308,99

118,168,83

Dépenses

37,751,13

112,330,55

105,015,77

125,105,48

143,058,71

Boni.

15,656,08

Déficit.

4,799,53

61,581,54

3 796,49

24,889,98

Année

Recettes.

146,925,83

338,442,72

354,893,03

368,242,94

370,491,75

Dépenses.

86,499,57

246,743,27

256,011,35

273,017,51

301,629,01

Boni.

61,426,29

91,699,45

98,871 68

95,225,43

68,862,75

Déficit.

Commerce de

détail.

Le mouvement ascensionnel de l'industrie s'est répercuté sur presque toutes les

branches du commerce de détail, qui a enregistré une continuation de la période de pros-

périté inaugurée par les années précédentes.

Comme ce commerce ne peut que suivre prudemment les augmentations de prix que

nous avons \u se produire dans le courant de l'année, les résultats de l'exercice, malgré

l'augmentation du volume d'affaires, n'ont pas dépassé ceux des exercices antérieurs. La

plupart des rapports qui ont été adressés à la Chambre de commerce, font ressortir encore

le préjudice qui est causé au commerce de détail par le colportage, l'abus du crédit et la

concurrence des grands magasins.

Matériaux de construction. — L'activité exceptionnelle qui n'a cessé de régner dans le

bâtiment a vivement sollicité la demande. Il est à remarquer cependant que des commerces

de matériaux de construction commencent à s'établir un peu partout dans les petites localités,

aux stations de chemin de fer, et enlèvent aux anciennes maisons une partie de leur

clientèle.

Droguerie, couleurs etc. — Cette branche renseigne un développement favorable dû en

grande partie aux agrandissements et transformations d'immeubles ainsi qu'à l'essor de

l'industrie du bâtiment en général.

Charbons. — La consommation des charbons, cokes et briquettes s'est encore déve-

loppée dans le courant de l'année précédente, notamment celle des briquettes pour usages

domestiques. Par suite des hausses successives qui se sont produites sur les charbons

belges, les arrivages de charbons allemands n'ont cessé d'augmenter. Le Grand-Duché a

consommé en 1906 226,095 tonnes de houille, 258,250 tonnes de cokes et 30,807 tonnes de

briquettes de provenance belge. Les prix du détail ont suivi pas à pas les augmentations

décrétées par les charbonnages.

Cuirs. — Le commerce des cuirs et articles de cordonnerie continue à baisser d'année

en année. L'achat de chaussures Unies se répand de plus en plus, de sorte qu'il ne reste plus

aux cordonniers que la fabrication des chaussures spéciales et les réparations, lesquelles

prennent toujours plus d'importance. En articles de sellerie la demande a toujours été assez

forte.

Draps, bonneterie.

La situation a été satisfaisante dans son ensemble, quoique

l'arrivée tardive de l'hiver ait causé un certain préjudice. A remarquer que certaines

maisons, qui tenaient autrefois la confection, ont abandonné cet article en présence de la

concurrence croissante des grands magasins.

Mercerie. — La mercerie a eu certaines difficultés à se maintenir au niveau de l'année

précédente D'un côté, les habitudes de la clientèle se transforment rapidement, d'un antre

côté, le colportage, qui s'exerce spécialement dans cette branche, restreint de jour en jour

ses débouchés.

Chapellerie — Une situation satisfaisante est signalée dans cette branche. Surtout la

vente des chapeaux de feutre a pris de l'extension, tandis que le chapeau de paille a été

plus délaissé que l'année précédente par suite du mauvais temps. Dans les chapeaux de

paille, les casquettes et les coiffures d'enfants, la concurrence des grands magasins s'est fait

vivement sentir.

Nouveautés. — Les résultats de l'exercice n'ont été que relativement favorables. Le

renchérissement de toutes les denrées d'une part et la concurrence des grands magasins

d'autre part ont rétréci le chiffre d'affaires. Pendant que les bénéfices diminuaient, le prix

de la main-d'œuvre augmentait.

Jouets et articles de ménage. — Pour cette branche la situation s'est modifiée en défaveur

des maisons spéciales, les grands magasins attirant à eux une partie de la clientèle.

Epicerie et denrées coloniales. — Si la consommation s'est développée en 1906, la con-

currence s'est développée dans le même sens ; cependant les résultais, pris dans leur

ensemble, ont été satisfaisants. L'abus des ventes à crédit cause toujours un préjudice sensible

à cette branche, mais il est permis d'espérer que l'introduction du timbre d'épargne fera

disparaître cet abus.

A Luxembourg, en particulier, les résultats du dernier exercice ont été franchement

défavorables Les épiceries qui se créent dans toutes les localités des environs, l'ont perdre

à la ville une partie de sa clientèle du dehors. Par suite, les affaires deviennent toujours

plus difficiles et plus laborieuses ; les frais généraux augmentent alors que les prix de vente

restent stationnaires. C'est cette branche qui a été la plus vivement atteinte par la coopé-

rative des fonctionnaires, ouverte en mars 1900. Le nombre des épiciers a diminué dans la

suite ; la plupart des maisons sont loin d'atteindre le chiffre d'affaires des années anté-

rieures. Il en est résulté pour cette branche une situation particulièrement difficile.

Tabacs et cigares. — Dans le commerce des tabacs et cigares on a relevé une situation

moins favorable que l'année dernière. La vente des cigarettes a baissé à la suite des nou-

veaux impôts de consommation. La vente des papiers à cigarettes, qui était assez lucrative,

a disparu presque complètement La vente des cigares renseigne une diminution.

Industrie hôtelière. — L'industrie hôtelière se montre satisfaite des résultats du dernier

exercice. Cependant les établissements, souvent éphémères, crées par des étrangers, causent

un certain préjudice aux anciennes maisons Le colportage des bières paraît s'exercer

également sur une vaste échelle.

Faillites et concordats.

Le nombre des faillites et concordats s'établit ainsi pour les trois dernières années

A. Arrondissement de Luxembourg.

Année 1904.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

»

homologués

B. Arrondissement de Diekirch,

Année 1904.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

»

homologués

Année 1905.

Année 1905.

Année 1906.

Année 1906.

Bourse du travail.

Relevé des opérations de la Bourse du travail pendant l'exercice 1906.

a) Hommes

Mois

1905. (18 au 31 déc.)

1900. Janvier.

Février.

Mars

Avril

Mai .

Juin.

Juillet .

Août

Septembre.

Octobre

Novembre.

Décembre.

Totaux.

Demandes

de travail.

Offres

de travail.

Places

occupées.

dont indi-

rectement.

Demandes

réalisées.

dont indi-

rectement.

b) Femmes.

1905 (18 au 31 déc).

Janvier...

Février...

Mars...

Avril...

Mai...

Juin...

Juillet...

Août...

Septembre...

Octobre...

Novembre...

Décembre .

Totaux

Parmi les offres renseignées dans ces deux tableaux, 5295 émanaient de Luxembourgeois,

1373 d'Allemands, 73 de Belges, 135 de Fiançais, 71 d'Italiens, 20 de Suisses et 86 d'autres

nationaux.

Le service des logements, annexé à la Bourse du travail, n'a donné que des résultats

médiocres, malgré les efforts de l'administration à y appeler l'attention du public. L'offre

renseigne 51 appartements, dont 19 meubles, et la demande 45 appartements, dont 10

meublés. Il est à espérer cependant que ce service, dont l'utilité est incontestable, se déve-

Ioppera à mesure que le public apprendra à mieux le connaître.

A s s u r a n c e s ,

Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché

vendant les années 1900 à 1905.

RECETTES

DÉPENSES.

Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 10).

938,764

989,978

1,027,437

1,062,529

1,122,079

1,158,325

948,464

1,231,718

1,260,781

1,307,899

1,379,952

1,357,941

585,685

675,815

726,207

312,475

119,581

120,724

10,228

7,733

8,471

9,504

3,881

3,881

4,966

22,434

3,871 i

3,858

67,590

79,084

102,797

119,912

138,374

146,354

1,006

1,249

34,614

14,327

130,972

30,414 i

251,328

130,790

774,073

705,819

724,388

723,405

742,371

31,538

977,259

,008,186

,163,375

1,115,377

,377,278

[,292,973

17,088

18,524

21,390

25,591

26,268

27,115

161,706

171,112

176,559

174,552

188,648

213,763

489,142

350,733

633,504

529,728

,327,748

1,130,838

167,796

182,989

196,334

196,188

133,118

222,074

Vie (Nombre des Cies d'assurances : 21).

1,790,127

2,016,621

2,087,966

2,151,216

2,260,697

1,535,835

46,703

68,230

40,657

40,856

67,445

47,500

136,356

164,451

150,113

269,641

176,442

129,983

626,676

659,612

546,002

443,269

555,510

757,581

96,694

98,279

106,916

108,681

162,094

125,189

Accidents (Nombre des Cies d'assurances : 7).

40,537

81,180

111,034

186,483

132,655

626,222

757,496

837,802

499,645

253,242

121,973

15,348

27,821

49,917

123,534

7,245

4,522

45,191

15,900

32,160

26,423

31,888

19,013

437,658

584,950

498,568

482,818

295,356

205,346

43,052

94,577

84,081

20,488

13,356

15,460

Transports (Nombre des Cies d'assurances : 4).

10,347

7,918

8,616

9,708

5,105

4,499

4,868

5,733

4,720

3,141

120,035

133,825

123,762

121,737

194,437

132,294

67,277

65,730

73,523

01,381

98,670

103,790

73,762

58,365

64,933

17,147

11,026

12,671

16,100

16,699

21,615

15,093

27,048

45,805

830,439

862,507

883,708

004,740

895,616

265,683

158,773

141,625

249,943

145,033

68,607

2,799

071,8

872,8

1,173,1

1,062,8

1,897,2

1,771,88

1,804,1

1,918,8

1,800,9

1,858,5

1,955,7

1,429,7

774,6

923,2

980,5

815,4

427,4

259,7

7,1

10,1

5,9

10,5

*) La diminution considérable dans les deux colonnes, Divers s'explique par la circonstance que plusieurs Compagnies y faisaient

figurer régulièrement leurs réserves celle de commencement d'exercice parmi les recettes, et, celle de (...) d'exercice parmi les dépenses

Années,.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers.

Total

des

Recettes.

Sommes dépensées pour

Resti-

tution de

prîmes.

Réassu-

rances.

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses

Années.

Sommes perçues en

Primes.

6,919

3,881

8,122

10,294

10,048

13,115

5,786

5,385

7,570

8,882

9,845

9,908

3,054

1,118

2,488

11,901

4,883

0,054

33.398

11,600

14,005

1,471,204

1,523,204

1,617,493

1,735,191

1,910,659

2,191,138

2,429,819

2,498,900

2,908,388

3,040,338

2,755,849

2,658,781

2,689,576

Intérêts.

35,729

37,943

36,739

40,461

48,405

30,189

62,562

71,471

83,461

108,327

143,634

144,002

152,212

Divers.

Total

des

Recettes.

Sommes dépensées pour

Resti-

tution de

primes.

Réassu-

rances.

Pertes.

Provi-

sions.

Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances : 5).

6,919

3,881

8,122

10,294

10,048

13,115

1,132

1,031

2,449

3,093

5,317

0,465

10,289

6,390

1,209

1,521

1,774

1,709

2,540

Grêle (Nombre des Cies d'assurances : 2).

5,881

5,480

7,570

9,483

10,596

10,059

2 i

1,141

2,049

3,448

30,510

1,350

1,536

1,037

1,608

Vol (Nombre des Cies d'assurances : 4).

3,054

1,118

2,448

11,901

4,883

6,054

4,479

5,987

2,218

2,222

1,048

3,142

2,107

1,231

1,509

Frais

d'admi-

nistration

1,168

1,995

2,268

2,328

2,514

1,941

Responsabilité

civile (Nombre des Cies d'assurances : 2)

2,712

33,398

14,312

14,005

21,364

3 939

4,077

8,207

1,440

1,826

1,782

1,714

Relevé des opérations

faites pendant les 13 dernières

années.

6,802

7,112

18,819

641,484

684,761

771,401

847,810

849,468

801,320

900,576

940,117

1,129,066

162,532

1,513,735

1,569,036

1,073,051

2,4.17,130

2,643,825

3,018,728

3,340,191

3,409,809

3,783,275

4,115,241

3,839,930

3,931,849

3,004,320

67,542

43,027

50,144

101,782

49,173

47,305

80,449

79,936

114,922

112,584

190,822

101,802

80,698

190,517

284,882

230,389

285,440

200,018

300,737

340,046

349,844

351,971

364,599

504,363

405,120

375,951

915,250

778,207

1,473,008

786,080

901.231

970,753

1,084,200

1,557,493

1,598,437

1,091,173

1,465,940

2,189,825

2,037,623

194,314

196,267

210,357

270,602

287,188

2 0 4 / 2 8

305,638

311,772

377,829

391,862

339,388

314,744

370,880

124,503

183,387

170,356

147,546

168,929

175,520

201,900

262,956

200,535

265,645

235,980

309,742

253,442

Divers.

2,274

99,141

106,761

80,744

744,044

790,254

954,399

996,491

1,005,527

1,020,877

1,155,404

1,005,835

003,691

314,649

Total

des

dépenses.

4,980

4,701

8,365

11,052

14,603

12,122

2,712

3,016

5,701

7,748

4,835

34,231

1,997

2,551

8,518

4,101

7 947

32,172

10,066

7,010

1,597,327

1,592,531

2,227,599

2,336,094

2,396,793

2,724,842

3,008,730

3,567,529

3,724,571

3,981,327

5,802,328

4,314,921

3,533,243

Assurance-maladie.

Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1905.

RECETTES

1° Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du

fonds de

réserve)...

2° Intérêts de capitaux et autres

produits...

3° Droits d'entrée des membres

effectifs...

4° Droits d'entrée des membres

honoraires...

5° Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)

y compris les cotisations

supplémentaires...

6° Cotisations des membres

volontaires...

7° Avances (art. 46 de la

loi)...

8° Subventions des patrons (art. 47 de la

loi)...

9° Remboursements pour fournitures de secours

(art. 7, al. 1, 2 et 3, art. 51, ai 3 et 4, art. 53) .

10° Remboursements de la part de l'assurance-acci-

dents, de sociétés d'assurances pour traitements

etc. (art 15 et 25 de la loi du 5 avril 1902)

11° Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à

la Caisse d'Epargne et d'autres placements auto-

rises par le Gouvernement, prélèvements sur le

fonds de

réserve...

12° Emprunts, avances du comptable

etc...

13° Recettes

diverses...

Totaux...

DÉPENSES.

1° Pour traitement

médical...

2° Pour médicaments et autres

curatifs...

3° Prestations a) aux membres, b) aux familles des

membres (art. 15, al. 2 de la

loi)...

4° Prestations d'après l'art. 16 de l'assurance-acci-

dents...

5° Prestations aux femmes en

couches...

6° Prestations en cas de

décès...

7° Frais d'entretien aux

hôpitaux...

8° Prestations aux convalescents après cessation des

secours...

9° Remboursements à l'assurance-accidents (art. 18

de la loi du 5 avril

1902)...

10° Remboursements pour

secours aux

malades

(art. 51 et 53 de la

loi)...

11° Remboursements

d'avances...

Caisses régionales.

fr.

34,808,57

»

1,655,54

»

19,374,74

»

58,80

»

391,180,71

»

4,784,19

»

1,081,57

»

279,62

»

7,700,00

»

1,300,00

»

7,077,47

fr

469,301,21

fr.

76,192,66

»

39,639,91

»

226,025,20

»

1,332,11

»

1,305,00

»

8,214,45

»

11,901,00

»

164,38

Caisses de fabriques.

fr.

58,567,77

»

13,339,46

»

23,971,35

»

3,75

»

005,152,94

»

500,39

»

11,869,20

»

248,52

»

606,49

»

3,395,89

»

30 73

»

53,999,22

fr. 1,081,685,71

fr.

147,606,39

»

122,915,40

»

500,116,87

»

727,99

»

111,00

»

19,962,95

»

107,199,73

»

564,00

»

273,30

»

40,50

»

8,428,82

12° Remboursement de cotisations et de droits d'entrée

13° Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et dota-

tions du fonds de réserve

14° Remboursement d'emprunts (art. 12 des recettes).

15° Frais d'administration

16° Dépenses diverses

Totaux

fr.

fr.

940,82

20,884,11

1,299,86

39,108,26

762,91

427,810,67

fr.

fr.

288,24

92,428,21

11,006,93

1,349,02

1 013,019,35

Résultais comparés des années 1903, 1904 et 1905.

fr.

Cuisses régionales.

RECETTES.

373,069,95

452,225,58

469,301,21

fr.

DEPENSES.

342,664,06

409,474,69

427,810,67

Caisses de fabriques.

RECETTES.

fr.

948.942,16

1,149,448,20

1,081,685,71

fr.

DÉPENSES.

862,073,00

1,092,643,40

1,013,019,35

Assurance-accidents.

Bilan pour l'exercice 1906.

RECETTES.

1° Report de l'exercice 1905

2° Avances des membres

3° Intérêts des fonds déposés à la Caisse d'Epargne

4° Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1906

5° Intérêts du fonds de pension des employés

6° Recettes suivant art. 48 de la loi

7° Part du Gouvernement aux frais d'administration

a) Frais d'instruction

fr.

2,570,39

b) Traitements et indemnités des employés

24,239,31

c) Frais de bureau

6,767,82

ensemble

fr. 33,577,52

dont la moitié soit

8° Amendes d'ordre

9° Cotisations des membres à percevoir par voie de répartition pour cou-

vrir les dépenses ci dessous

Total

DÉPENSES.

A. Dépenses en faveur des blessés et de leurs familles

1° Indemnités pour accidents

2° Frais de traitement

3° Capital représentatif des rentes en cours et frais d'achat

B. Fonds de réserve

C. Frais d'administration de l'Association

D. Divers

Total

fr.

fr.

fr.

fr.

8,999,38

813,720,70

2,774,80

1,129,24

59,44

1,147.96

16,788,76

365,10

165,734,33

1,010,719,71

336,106,73

62,537,53

519.896,73

24,448,47

56,065,07

11,665,18

1,010,719,71

Caisse d'Épargne et Crédit foncier.

a) Caisse d'Epargne.

Il résulte du bilan de cet établissement que l'avoir des déposants, y compris les dépôts

faits par les communes, s'élevait au 31 déc. 1905, en principal et intérêts, à fr. 44,413,667 ;

le chiffre correspondant était de fr. 39,554,552 en 1904, de fr. 34,950,491 en 1903 et de

fr. 29,165,635 en 1902. L'avoir des communes et des sections de communes s'élevait, à la

même époque, à fr. 478,235, contre 468,647 en 1904.

Le chiffre des versements a été de fr. 8,300,446 en 1901, de fr. 10,665,982 en 1902, de

fr. 11,340,725 en 1903, de fr 11,137,073 en 1904, et de fr. 12,572,255 en 1905. Les rem-

boursements se sont élevés à fr. 3,823,227 en 1901, à fr. 4,824,984 en 1902, à fr. 6,486,615

en 1903, à fr. 7,608,225 en 1904, et à fr. 8,925,947 en 1905.

L'excédent des versements, au heu d'augmenter de fr. 4,477,219 en 1901, de fr. 5,840,998

en 1902, de fr. 4,854,110 en 1903, n'a plus atteint en 1904 que le chiffre de fr. 3,528,749, et

en 1905, celui de fr. 3,646,308. En 1905, le nombre des versements a été de 66,354, soit une

moyenne par versement de fr. 180 contre fr. 205 en 1904. Le nombre des remboursements

a été de 24,350 ; la moyenne ressort donc à fr. 366 contre 342 en 1904.

Le nombre total des opérations de versement et de remboursement s'élève, pour l'année

1905, à 90,704 et porte sur une somme de fr. 21,498,202 ; en 1904 ce nombre s'est élevé à

76,485 portant sur une somme de fr. 18,745,397 ; les chiffres correspondants, pour l'année

1903, étaient de 70,468, resp de fr. 17,827,340.

Les livrets en circulation au 31 décembre 1905 atteignent le chiffre de 53,503, soit une

augmentation de 4,531 sur l'année 1904; l'augmentation en 1904 sur l'année 1903 a été de

4,108. La moyenne du nombre des livrets en 1905 par rapport à la population est de 1 sur

4 1/10 habitants contre 1 sur 4 8/10 habitants en 1904; l'avoir moyen par livret pendant

l'exercice 1905 est monté de fr. 808 à fr. 830. En 1905, il a été délivré 8, 84 livrets nouveaux;

le nombre des livrets soldés a été de 3,653. Il a été bonifie aux déposants 1,183,425 fr.

d'intérêts, soit une augmentation de fr. 135,371 sur l'année précédente.

L'actif total de la Caisse d'Epargne s'élevait, suivant bilan, à fr. 46,248,353,53, contre

fr. 41,196,756,47 à fin 1904. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de

1,715,002,24, soit une augmentation de fr. 184,910,06 sur l'année précédente.

Le compte des frais généraux se solde par fr. 85,440 ; il dépasse de fr. 8,359 le chiffre

correspondant de l'exercice précédent par suite de l'extension du service. Les bénéfices bruts

réalisés en 1905 s'élèvent à fr. 279,643, soit 0,60 pCt. de l'actif total ; les bénéfices nets à

fr 192,727, soit 0,41 pCt. Le chiffre du fonds de réserve a passé de fr. 1,641,838 à

fr. 1,834,565, soit 4,13 pCt. de l'avoir total des déposants.

Durant l'exercice 1905 l'épargne scolaire a été pratiquée dans 150 écoles contre 162

en 1904. Les dépôts effectués par les élèves depuis 1875 forment un capital de fr. 555,217,

soit une augmentation de fr. 81,135 sur l'exercice précédent. Le nombre des versements

opérés en 1904 était de 17,956 et en 1905 de 19,425.

Les avances faites aux Caisses de crédit agricole et professionnel par la Caisse d'Epargne

se sont élevées en 1902 à fr. 2,224, en 1903 à fr. 23,734,74, en 1904 à fr. 54,796,18, en 1905

à fr. 127,386,20 ; au 1er décembre 1906 ces avances ont atteint le montant de fr. 179,662,38.

DÉBIT.

1. Frais d'administration

2 Perte sur titres remboursés.

3. Différence sur les comptes

courants des déposants

4. Bénéfices nets réalisés en

Total

fr.

fr.

ct.

85,439 89

1,465 95

10 00

192,726 92

279,642 76

CRÉDIT.

1. Bénéfices sur vente de titres

2. Bénéfices sur titres sortis

aux tirages

3. Divers

4. Bénéfices d'intérêts réalisés

en

Total

fr.

fr.

ct.

3,272 01

5,497 36

389 74

270,483 65

279,642 76

La situation au 31 décembre 1906 se présentait comme suit

Avoir des déposants (intérêts non compris)

Versements effectués durant l'année

Remboursements opérés durant l'année

Nombre des livrets en cours

Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et

professionnel

fr.

43,230,242 57

12,572,255 50

8,925,947 05

53,503

127,386 20

fr.

48,562,140 55

14,822,865 55

10,710,126 22

57,491

185,331 99

b) Crédit foncier,

Le nombre des demandes présentées était de 179 en 1901, de 196 en 1902, de 264

en 1903, de 290 en 1904 et de 374 en 1905, ensemble de 1303, portant sur une somme de

fr. 23,440,791.

Bilan au 31 décembre 1905.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

ACTIF.

Disponible en caisse et en banque

Portefeuille, valeur au 31 dé-

cembre 1905

Crédit Foncier de l'État. Avances

Caisses publiques de Crédit agri-

cole et professionnel. Avances.

Comptes transitoires

Intérêts à recevoir au 31 dé-

cembre 1905

242,121 14)

Différence de cours 536,809 42

Immeuble de service

Mobilier

L'État pour compte du Crédit

agricole

Total

fr

fr.

ct.

1,281,441 62

40,802,982 99

3,131,241 71

127,386 20

778,930 56

105,540 58

20,191 16

638 71

46,248,353 53

1.

2.

3.

4.

PASSIF.

Avoir des déposants au 31 dé-

cembre 1905

Epargne scolaire. Solde en sus-

pens

Fonds de réserve

a) Solde au 31 déc.

1,641,838 14

b) Bénéfices nets

réalisés en 1905 192,726 92

Comptes transitoires.

Rées-

compte

Total

fr.

fr.

ct.

44,413,667 24

14 35

1,834,565 06

106 88

46,248,353 53

Compte de Profits et Pertes.

Les 878 prêts réalisés au 31 décembre 1905 représentent un capital de 16,729,400 fr.,

dont à déduire

a) fr. 501,207 61 recouvrés par l'effet de l'amortissement,

b)

588,121

par suite de remboursements anticipés,

fr. 1,089,329 52 ensemble. Le solde des capitaux restant dus au 31 décembre 1905,

était donc de fr. 15,640,070 48.

Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 207 à 302 et les sommes

prêtées de fr. 2,089,600 à fr. 2,722,850 ; la moyenne par prêt ressort à fr. 9,016. Les prêts

sur propriétés urbaines s'élèvent fin 1905 à 361 et portent sur un capital de fr. 5,731,300 ;

la moyenne par prêt est de fr. 15,876. Les prêts communaux s'élèvent au 31 décembre 1905

à 181 et représentent un capital de fr. 7,945,350, soit en moyenne fr. 43,896 par prêt. Le

montant des intérêts et annuités dus pour l'année 1905 est de fr. 572,895 85, soit une

augmentation de fr. 181,705 80 sur l'année précédente.

Le prix de vente des obligations foncières était fixé en 1905 à 101,50 pCt. ; à partir du

er novembre 1905 il fut abaissé à 101 pCt. La valeur nominale des obligations foncières

vendues était de fr. 3,382,000 au 31 décembre 1902, de fr. 4,851,500 au 31 décembre 1903,

de fr. 6,240,800 au 31 décembre 1904 et de fr. 9,059,100 au 31 décembre 1905. Au 1er dé-

cembre 1906 elle s'élevait à fr. 13,789,200. Le bénéfice réalisé sur la vente des obligations

foncières s'élevait en 1902 à fr. 24,673, en 1903 à fr. 26,912,75, en 1904 à fr. 31,356,50 et

en 1905 à fr. 34,763, soit ensemble à fr. 117,705,25. Le nombre des certificats nominatifs

délivrés jusqu'au 1er déc. 1906 est de 772 portant sur une valeur nominale de fr. 5,700,700.

Les bénéfices bruts réalisés en 1905 s'élèvent à fr. 80,197,95. Ce chiffre se compose

a) de fr. 34,763, montant de l'agio sur obligations vendues, b) de fr. 45,434,95, comprenant

les intérêts sur prêts, intérêts sur obligations vendues, commissions etc.

Après déduction des frais d'administration de fr. 36,102,21, il reste un bénéfice net de

fr. 44,095,74, dont fr. 34,763 seront portés au compte de la réserve du chef d'agio sur obli-

gations vendues, et fr. 9,332,74 au compte de la réserve ordinaire. Le montant total du

fonds de réserve s'élève au 31 décembre 1905 à fr. 141,251,45.

Le Conseil d'administration a prononcé

en 1901, des admissions pour

en 1902

en 1903

en 1904

en 1905

en 1901, des rejets pour

en 1902

en 1903

en 1904

en 1905

fr.

fr.

fr.

fr.

2,716,070

2,240,000

2,754,000

2,868,480

6,927,300

17,505,850

1,451,771

972,000

803,550

574,870

1,112,300

4,914,491

Man au 31 décembre 1905.

1.

2.

3.

4.

5.

1.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

ACTIF.

Prêts

fr. 16,729,400 00

dont à déduire

Amortissement opéré pendant les années

1901 à 1905 incl

fr. 501,207 61

Remboursements anticipés effectués pen-

dant les mêmes années

fr. 588,121 91

1,089,329 52

Compte Mobilier

Obligations foncières 3½ pCt. déposées contre certificats nominatifs

Compte pour ordre

Fonds consignés pour frais d'instruction et divers

Compte transitoire

Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 décembre

1905 sur prêts

fr.

161,474 13

Fraction du coupon couru au 31 décembre 1905 sur

obligations foncières en circulation

79,267 13

fr

PASSIF.

Fonds de dotation

Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à des particuliers

fr.

175,200 00

b) sur prêts faits à des communes

2,693,352 65

Obligations foncières 3½ pCt. en circulation

Compte créancier

Caisse d'épargne

Obligations foncières 3½ pGt. déposées contre certificats nominatifs

Coupons d'obligations non encore touchés

Disagio sur prêts communaux

Compte pour ordre

Fonds consignés pour frais d'instruction

Fonds de réserve

I .

Agio sur obligations vendues en 1902, 1903, 1904 et

fr.

117,705 25

II.

a) Réserve ordinaire

fr. 14,213 46

b) Excédent favorable de l'exercice 1905

9,332 74

23,546 20

fr

fr.

ct.

15,640,070 48

8,074 08

3,557,200 00

4,372 13

82,207 00

19,291,923 69

500,000,00

2,868,552 65

9,059,100 00

3,131,266 71

3,557,200 00

8,183 00

22,500 00

3,869 88

141,251 45

19,291,923 69

Compte de Profits et Pertes.

1.

2.

3.

4.

5.

DOIT.

Intérêts de 1905 sur compte

Fonds de dotation

Intérêts de 1905 sur obliga-

tions foncières 3½ pCt

Intérêts sur comptes de cor-

respondants

Frais généraux de l'exercice

Excédent favorable de l'exer-

cice 1905

Total

fr.

ct.

15,000 00

287,672 88

82,256 00

36,102 21

9,332 74

430,363 83

AVOIR.

1. Intérêts de 1905 sur prêts

2. Intérêts compris dans le prix

de vente des obligations

foncières 3½ pGt. vendues

en 1905

3. Balance des recettes et des

dépenses accessoires

Total

fr.

ct.

406,687 51

23,110 70

565 62

430,363 83

La situation au 31 décembre 1906 s'établit ainsi

Nombre total des demandes présentées

Nombre total des prêts réalisés

Montant des prêts réalisés

Import sur prêts non encore louché

Amortissements opérés et remboursements anticipés

effectués

Valeur nominale des obligations foncières vendues

Valeur nominale des obligations déposées contre cer-

tificats nominatifs

fr.

16,729,400 00

2,868,552 65

1,086,272 06

9,059,100 00

3,557,200 00

fr.

21,423,800 00

1,304,000 00

1,733,943 42

14,167,400 00

5,893,800 00

Banque Internationale à L u x e m b o u r g .

Le bilan de la Banque Internationale au 31 décembre 1906 — le 50e de cet établissement

— présente des résultats encore plus favorables que celui de l'exercice précédent : le conseil

d'administration a pu, en conséquence, fixer le dividende à 10 pCt. contre 9½ pCt en 1905.

Comme d'habitude, la Banque a apporté une grande prudence dans l'estimation des

valeurs actives : par un amortissement de fr. 270,855 25 elle croit avoir largement tenu

compte des pertes toujours possibles sur les comptes courants ; la réserve spéciale de

fr. 400,000 sur le compte Fonds publics a été maintenue, de sorte que sous ce rapport il est

paré à des moins-values éventuelles sur Ce compte ; encore reste-t-il alors un report à nou-

veau de fr. 333,989 87.

Presque tous les comptes ont produit davantage que l'année antérieure, ce qui s'explique

par le taux élevé de l'intérêt, qui s'est maintenu pendant la majeure partie de l'année, et par

l'activité intense qui a régné dans presque toutes les branches de la vie économique.

Des signes précurseurs d'une diminution dans ce mouvement d'affaires sont constatés pour

le début de cette année, et il semblerait que l'industrie eût dépassé le point culminant ; d'un

autre côté, il est à craindre, qu'une durée prolongée de la cherté de l'argent ne parvienne à

paralyser l'esprit d'entreprise. Les cours des valeurs industrielles ont fortement baissé ;

l'incertitude sur le point de savoir si les syndicats parviendraient; à se reconstituer pesait

fortement sur le marché. A raison des intérêts immenses qui sont en jeu, il faut espérer que

les industriels finiront par trouver un terrain d'entente, et qu'on empêchera ainsi un état de

choses aussi préjudiciable aux particuliers qu'à la généralité,

Comme les succursales de Metz et de St. Jean-Sarrebrück continuent à se développer,

l'administration a décidé de construire deux bâtiments pour les y installer.

Pendant l'année 4906, la Banque a eu encore l'occasion d'étendre ses affaires et ce parti-

culièrement en France et en Suisse; elle y a noué des relations qui lui seront des plus utiles.

La Banque Internationale a aujourd'hui derrière elle une existence honorable de cinquante

années. En regardant le chemin parcouru, elle a le droit de revendiquer le mérite d'avoir

été pendant cette longue période un bon soutien et une fidèle conseillère pour le commerce

et l'industrie ; elle peut, avec non moins de satisfaction, faire ressortir qu'elle a préservé les

clients, qui avaient confiance en elle, des pertes qu'ils auraient pu faire dans des entreprises

et spéculations aujourd'hui toutes oubliées, qui ont surgi nombreuses dans ce pays comme

ailleurs à la suite des événements de 1870, et d'avoir ainsi dirigé l'épargne et le placement

de capitaux dans des voies sûres et solides. Elle continuera dans cet esprit à administrer

avec prudence et modération les affaires de ses actionnaires, et restera ainsi fidèle à son

passé et à ses traditions.

Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale, ainsi que de ses deux succursales,

s'est élevé

Le produit total du compte de portefeuille à Luxembourg s'est élevé à fr. 209,408 50

contre fr. 166,051 23 en 1905.

La circulation fiduciaire a légèrement augmenté ; elle s'est élevée, au 31 décembre 1006

à 2,250,000 fr. contre 2,050,000 fr. au 31 décembre 1905.

en 1906

fr. 1,453,672,997 72

en 1905

1,327,979,208 69

d'où il ressort une différence en faveur de 1906 de

fr

125,693,789 03

Le compte de Caisse a présenté le mouvement suivant

encaisse au 31 décembre

fr.

1,319,655 79

entrées d'espèces dans le courant de l'année 1906

198,983,300 30

soit ensemble

fr.

200,302,956 09

sorties d'espèces pendant lu même période

198,254,135 21

encaisse au 31 décembre

fr.

2,048,820 80

Le compte de Portefeuille a présenté le mouvement suivant

existences au 31 décembre

fr.

8,302,969 30

entrées (escompte) jusqu'au 31 décembre 1906

120,057,540 54

soit ensemble

fr.

128,360,509 84

sorties pendant la même période

120,550,198 16

existences au 31 décembre 1906

fr.

7,810,311 68

Bilan au 31 décembre 1906.

Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz; et de St.-Jean-Sarrebrück

Enseignement industriel, commercial et professionnel.

Ecole industrielle et commerciale de Luxembourg.

Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux

dernières années

ANNÉES.

1905-1906

1906-1907

Classes inférieures

communes

VIes, Ves et IVes.

Section

commerciale

III

e, II

e et I

re.

Section industrielle

III

e, II

e et I

re

et cours supérieurs.

TOTAUX.

École industrielle et commerciale d'Esch-sur-l'Alzette.

Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux

dernières années

ANNÉES.

1905—1906

1906—1907

Classes inférieures

communes

VI

es, Ves et IVes.

Section

commerciale

III

e, IIe et Ire.

Section industrielle ;

III

e, IIe et Ire

et cours supérieurs.

TOTAUX.

ACTIF.

Caisse

Portefeuille Effets à recevoir

id,

Titres

Reports et avances sur titres

Caisse hypothécaire

Immeubles

Participations commandit.

Comptes courants débiteurs

Comptes à nouveau (Intérêts

échus et non exigibles

et change)

fr

fr.

ct.

2,048,820 88

7,810,311 68

6,121,199 75

19,394,500 00

711,062 87

993,484 54

11,495,300 00

38,326,357 80

30,711 78

86,931,749 39

PASSIF.

Capital social

Billets de banque en circu-

lation

Comptes courants créditeurs

Dépôts à vue

Fonds de réserve

Réserve de la Caisse hypoth

Compte ducroire

Traites à payer

Dividendes non réclamés

1902/1905

Dividendes 1906

Tantièmes

Compte à nouveau (factures

et divers)

Profits et pertes

fr

fr.

ct.

25,000,000 00

2,250,000 00

41,113,892 99

632,801 03

7,650,000 00

20,281 50

1,000,000 00

5,973,850 51

5,272 50

2,500,000 00

387,828 45

63,832 54

333,989 87

86,931,749 39

École d'artisans de l'État à Luxembourg.

La statistique de fréquentation de cet établissement accuse, pour l'année scolaire 1906—

190/, une population de 197 élèves, se répartissant comme suit

Constructions civiles, menuiserie etc

Ferronnerie artistique

Mécaniciens

Peintres-décorateurs

Sculpteurs

Classe

inférieure.

Classe

moyenne.

Classe

supérieure.

Elèves libres

et facultatifs

Cours professionnels du soir.

Il est annexé à l'École d'artisans de l'État des cours professionnels du soir ayant pour

but de fournir aux jeunes apprentis occupés dans les ateliers de la ville et des environs l'oc-

casion de se perfectionner dans le dessin professionnel et de s'approprier les connaissances

techniques et les aptitudes pratiques nécessaires à l'exercice raisonné de leur métier.

Cette école comprend, en outre, une section destinée plus spécialement à l'enseignement

des sciences commerciales.

Pendant l'année scolaire 1906—1907, ces cours ont été fréquentés par 295 élèves, savoir

a) Cours de dessin pratique pour ma-

cons, tailleurs de pierres, charpen-

tiers, charrons, menuisiers et ébé-

nistes

b) Cours de dessin pour mécaniciens.

c) Cours d'atelier et de dessin pour

la ferronnerie artistique

d) Cours de dessin et exercices pra-

tiques pour la peinture décorative

e) Cours de dessin à main levée

f) Cours pratique d'atelier pour me-

nuisiers etc

Elèves.

g) Cours pratique d'atelier pour mé-

caniciens

h) Cours pratique d'atelier pour sculp-

teurs et modeleurs

j) Electricité industrielle

k) Langue anglaise

l) Comptabilité commerciale

m) Calligraphie

Total

Elèves.

Actif.

Frais de premier établissement

Fort Wedell

Matériel

Portefeuille

Tramways luxembourgeois

1° Compte antérieur

2° Règlement Schroll

3° Intérêts sur avances faites

Actionnaires en retard

fr.

ct.

31,512 00

57,887 70

21,153 60

54,837 69

13,044 48

8,426 20

7,304 06

1,995 60

196,161 33

Passif.

Capital-actions

Réserve

Dividende au 31 août

Cautionnement du personnel

Banque Nationale

Solde

fr

ct

174,300 00

3,528 80

1,486 00

170 00

13,000 00

3,677 00

196,161 33

Les recettes de 1 exploitation se sont élevées

a) pour les tramways à

b) pour les voitures à

soit ensemble à

fr.

fr.

en 1905

99,774 43

13,224 27

112,998 70

fr.

fr.

en 1906

106,972 60

12,158 55

119,131 15

Tramways luxembourgeois.

(Bilan de l'exercice 1905—1906. — 1er septembre 1905 au 31 août 1906.)

a) TRAMWAYS.

Actif.

Frais de premier établissement

Matériel

Cautionnement à la ville

Compte à amortir: affaire Schroll

Fonds d'assurance contre les ac-

cidents

Entretien et réfection de la voie

fr.

et

78,570 00

39,863 53

5,400 00

8,426 20

1,950 00

27,261 49

161,471 22

Passif

Capital actions

Capital-obligations

Réserve

Obligations à rembourser

Intérêts au 31 août 1906

Dividendes 1906

Cautionnement du personnel

Créances diverses

1° Emprunt antérieur

2° Affaire Schroll

3° Interêts sur avances faites

4° Profits et pertes

fr.

ct

60,000 00

57,100 00

3,410 06

2,600 00

648 00

701 00

670 00

13,044 48

8,426 20

7,304 06

7,567 42

161,471 22

b) VOITURES ET TERRAINS.

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les

fourrages et les combustibles pendant les années 1902 à 1906, sur la base des mercuriales

de la ville de Luxembourg.

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrazin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment

» de seigle

» de méteil

Orge perlé

Beurre

Oeufs

Foins

Pailles

Trèfle

Bois de hêtre

»

chêne

Viande de bœuf, Ire qualité

» » IIe

» veau

»

mouton

Porc frais

» fumé

l'hectolitre.

le kilogr.

la douzaine.

les 500 kilogr

le stère.

le kilogr.

Prix

fin 1902.

fr. c.

15 00

14 00

13 00

13 00

9 90

15 00

15 00

20 00

5 00

0 45

0 36

0 37½

0 70

2 50

1 55

35 00

25 00

15 00

10 00

2 00

1 70

1 80

1 70

2 00

2 60

Prix

fin 1903.

fr. c.

15 00

15 00

13 00

13 00

8 50

15 00

15 00

20 00

5 00

0 45

0 40

0 37½

0 70

2 65

1 92

35 00

25 00

12 00

8 00

2 00

1 70

1 70

1 70

2 00

2 50

Prix

fin 1904.

fr. c.

15 50

15 00

13 50

13 00

9 00

15 00

14 00

20 00

8 00

0 45

0 40

0 37½

3 00

2 00

40 00

28 00

14 00

8 00

2 00

1 70

1 80

1 70

1 80

2 00

Prix

fin 1905.

fr. c.

22 00

20 00

18 00

19 00

20 00

23 00

32 00

32 00

40 00

8 00

0 50

0 40

0 35

2 79

1 79

40 00

28 88

40 00

13 00

8 00

2 05

1 80

2 40

1 85

2 40

3 00

Prix

fin 1906.

fr. c.

23 00

21 00

21 00

22 00

22 55

23 00

32 00

34 00

48 00

8 78

0 50

0 40

0 30

2 28

1 87

35 00

25 00

35 00

14 00

9 00

2 10

1 80

2 30

2 00

2 00

2 90

Chapitre de perception

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combustibles

Matériaux de construction

Biere fabriquée dans l'intérieur

Eau-de-vie

»

»

»

Total

Produit des foires aux bestiaux

»

des droits d'abatage

» des ponts a bascule

» du débit d'eau (Porte-

Neuve)

» des droits de place sur les

marchés hebdomadaires

Total des recettes faites par les

employés de l'octroi

fr.

Produit de 1903

49,785 03

128,492 57½

15,047 16½

59,175 39½

27,175 23½

15,879 19

14 39

295,569 32

4,474 85

48,940 56

2,205 25

166 55

4,610 80

355,967 33

Produit de 1904

56,720 48

133,206 09

14,053 87½

58,278 33

34,092 73½

16,041 85

312,393 36

4,009 55

48,574 21

2,318 50

249 07

5,004 35

372,549 04

Produit de 1905

57,627 39½

126,208 34½

12,975 23

59,181 65

42,617 44

14,901 40

313,511 46

3,592 00

47,981 25

2,304 75

84 70

4,162 45

371,636 61

Produit de 1906

51,602 92

123,913 38

13,744 56

63,131 75½

36,713 49½

16,073 62

305,179 73

3,628 35

46,773 43

2,956 00

137 55

3,699 15

362,374 21

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

Statistique douanière — Zollstatistik.

Waren-Einfuhr

aus dem Zollvereins-Ruslande für den Verbrauch und Handel des Großherzogtums Luxemburg über die Zollämter desselben.

Warengattung.

Erzeugnisse der Land- u.

Forstwirtschaft und an-

dere tierische und pflanz-

liche Naturerzeugnisse ;

Nahrungs- und Genuss-

mittel.

Roggen

id.

Weizen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gerste

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hafer

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hirse

id.

id.

Mais und Dari

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Rumanien.

id.

Frankreich.

Australien.

Bulgarien.

Amerika.

Argentinien.

Russland.

England.

Belgien.

id.

Amerika

Russland.

Argentinien.

Bulgarien.

Rumanien.

Frankreich.

id.

Amerika.

Argentinien.

Russland.

Rumanien.

Norwegen.

Belgien.

id.

Türkei.

Frankreich.

Belgien.

Russland.

Amerika.

Argentinien

Bulgarien.

Rumänien.

Brasilien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

7,046

20,200

5,282,218

40,400

718,530

2,199,800

1,477,850

2,666,340

847,044

65,564

367,265

693,088

5,096

10,192

601,526

10.125

1,138

290,276

61,104

1,134,388

30,552

20,368

6,684

116,000

45,450

1,708,592

4,937,893

31,341

126.250

98,900

Warengattung.

Andere, nicht besonders genannte

Getreidearten

Malz

id.

Reis, unpoliert

id.

id.

id.

id.

Speisebohnen, Erbsen usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Futterbohnen, Wicken

usw.

Raps, Rubsaat

id.

Mohn, Sesam, Bucheckern usw.

id.

Lein- und Hanfsaat

id.

id.

id.

id.

Baumwoll-, Ricinussame usw.

Kleesaat etc.

id.

Timotee- und Grassaat

id.

id.

id.

id.

Runckelrubensamen

id.

Andere Gemüse- u. Blumensamen

id.

Anis, Kümmel usw.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Nied. Indien.

Brit. Indien.

Niederland.

id.

Italien.

Rumanien.

England.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Russland.

Amerika.

Algerien.

Argentinien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Egypten.

Türkei.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

55,809

81,892

178,293

1,500

178,981

5,000

1,320

17,008

2,000

13,000

12,447

9,152

4,950

26,542

58,085

1,686

8,984

1,353

1,508

1,653

15,779

Warengattung.

Kartoffeln, frische

id.

id.

Zichorien, getrocknet

usw.

id.

Futtergewachse, Heu, Klee usw.

id.

Rohe Baumwolle, Flachs, Kokos-

fasern

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hopfen

Hopfenmehl

id.

Farbpflanzen usw.

id.

Kuchengewächse, frische

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id

Mexiko.

England.

Niederland.

Geyon.

Columbien.

Brit -Indien.

Frankreich.

id.

China.

Dom Rep.

Niederland.

Nied. Indien

Amerika.

England.

Russland.

Brit. Indien.

Paraguay.

Algerien.

Brasilien

Cuba.

Columbien.

Turkei.

Asien.

Oestr -Ung.

Griechenland

Mexiko.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Niederland.

Egypten.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

26,860

19,890

3,211,984

285,484

5,252

351,110

396,751

13,637

2,982

3,683

23,663

1,137

2,872

7,345

76.487

81,203

5,418

10,131

8,634

27.319

20,047

1,902

2,379

1,132

1,302

2,165

42,025

13,747

12,003

2,809

Warengattung.

Kuchengewachse, frische

Getrocknete Krauter zum Genuss

Pilze, einfach zubereitet

Artischocken, Melonen, Pilze usw.

getrocknet

id.

id.

id.

id.

id

id.

kuchengewachse, getrocknet usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Lebende Pflanzen, Baume, Reben,

Straucher

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

Blumenzwiebeln

usw.

id.

id.

id.

id.

Blumen, Bluten, Blatter usw frisch

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Blumen, Kranze, Strausse usw ge-

trocknet

Tafel- und andere Trauben, frisch,

auch gegoren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hasel- und andere Nüsse

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id

id.

Frisches Obst

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

id.

Italien.

Oestr.-Ung

Frankreich.

id.

Niederland,

Schweden.

Belgien.

id.

Schweiz.

England.

Oestr.-Ung.

Italien.

Niederland.

Frankreich.

id.

Niederland.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Turkei.

Portugal.

Spanien.

Italien.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

97,42

6,12

12,75

1(…)

1(…)

50(…)

20(…)

171,21(…)

4,648

2,159

1,598

3,335

115,232

1,070

70,347

Warengattung.

Frisches Obst

id.

id.

Getrocknetes Obst

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Obstmus

usw.

id.

id.

id.

id.

Bananen, frische

Frische Südfruchte, Apfelsinen,

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

Getrocknete Feigen ,

Korinthen

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Datteln, getrocknet; Traubenro-

sinen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Datteln,Mandeln, Pomeranzen usw.

id.

id.

Geniessbare Kastanien, Ananas,

frisch

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Canada.

Schweiz.

Frankreich.

Prankreich.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Serbien.

Bosnien.

Belgien

id.

Serbien.

Oestr.-Ung

England.

Frankreich.

id.

id.

Italien.

Spanien.

Türkei.

Algerien.

Oestr.-Ung.

Egypten.

England.

Belgien.

id.

Italien.

Griechenland

Türkei.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Spanien.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

id.

Spanien.

Oestr.-Ung.

Italien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

688,375

13,966

10,325

11,010

12,260

6,566

5,381

8,299

17,536

12,068

183,206

1,256

8,965

77,264

2,576

2,119

Warengattung.

Mit Meer- oder Salzwasser über-

gossene Zitronen

In Salzwasser eingelegte usw. Po-

meranzen

id.

id.

Zitronen- u. anderer Südfruchtsaft

id.

id.

Safte von Fruchten

usw.

Roher Kaffee

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gebrannter Kaffee

id.

id.

id.

id.

Kaffeeersatzstoffe

id.

id.

Kakaobohnen

id.

id.

Kakaoschalen

Tee

id.

id.

id.

id.

id.

Paprika

Gewürznelken, Vanille, Zimmt usw.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Ceylon.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweden.

Niederland.

Nied. Indien

Brit. Indien.

Brasilien.

Guatemala.

As. Türkei.

Java.

Venezuela.

Ceylon.

Salvator.

Arabien.

Mexiko.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Niederland.

Brasilien.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Afrika.

Ceylon.

Frankreich

id.

Niederland.

China.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Oestr -Ung.

id.

Frankreich.

Menge jn

Kilogramm

bezw. Stück.

26,553

5,973

3,619

2,889

97,943

1,781

1,388

4,219

57,206

7,148

4,886

1,746

4,783

Warengattung.

Gewurznelken, Vanille, Zimmt usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Sonstige pflanzliche Erzeugnisse

zum Gewerbe oder Heilge-

brauche

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Stuhl-, Bambusrohr usw

Nusse u. Schalen, nur als Schnitz-

stoffe verwendbar

Beeren, Blatter, Bluten usw., an-

derweit nicht genannt, zum

Gewerbegebrauch

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

zum Heilgebrauch

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bau- und Nutzholz, lediglich in der

Querrichtung mit der Axt be-

arbeitet

id.

id.

id.

id.

ici.

id.

Bau- und Nutzholz, in der Rich-

tung der Langsachse mit der

Axt bearbeitet

id.

id.

id. mit der Säge bearb.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Afrika.

Schweiz.

Nied. Indien.

Italien.

Brit. Indien.

Belgien.

id.

Brit. Indien.

Mexiko.

Algerien.

Columbien.

Ceylon.

Frankreich

id.

id.

id.

England.

Italien.

Belgien.

Id.

Brit. Indien.

Oestr. Ung.

Danemark.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

England.

Schweden.

Norwegen.

Frankreich.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Finland.

Russland.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,307

1,412

2,780

1,044

200,004

Festm

id.

188,250

159,295

93,920

57,914

1,113,321

213,884

112,980

141,580

213,987

Warengattung.

Mahagoni, Buchsbaumholz

usw.

id.

id.

Eisenbahnschwellen

id.

Naben, Felgen, Speichen usw.

id

id.

Fassdauben und Fassbodenteile

Korbweiden

id.

id.

Brennholz

id.

Holzkohlen, Holzkohlenbriketts

id.

id.

Korkholz

Farbholz

id.

id.

Gerbrinden, auch gemahlen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Quebracho- und anderes Gerbholz,

auch gemahlen

Dividivi, Myrobalanen, Katechu

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

Eicheln, Kastanien, wilde usw.

id.

id.

Waldhaar, Torfstreu, Moos usw.

id.

id.

Terpentin- u. andere Harze, Gum-

milack

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Arbeitspferde, leichte Stuten

id.

Hengste, Wallache

Herkunftsland

der

Waren.

Russland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Amerika.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Portugal.

Mexiko.

Hamburg.

Rumanien.

Ceylon.

Algerien.

Australien.

Br. S. Afrika

Belgien.

Oestr.-Ung.

Türkei.

Belgien.

id.

Griechenland

Nied. Indien.

Türkei.

Peru.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Amerika.

Spanien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

19,860

1,620

2,730

25,736

3,251

20,803

20,968

261,330

411,777

1,130,081

2,760

2,058

10,551

40,752

5,455

26,687

13,457

17,120

11,301

969,869

164,059

39,200

34,301

40,063

19,998

655,746

234,950

21,008

Stuck

id.

Warengattung.

Arbeitspferde, Hengste, Wallache

id.

schwere Stuten

id.

id.

id. schwere Hengste, Wal-

lache

id.

id.

Zuchthengste, leichte u. schwere

id.

id.

Kutsch-, Reit-, Rennpferde

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schlachtpferde

Pferde im Werte bis 300 Mark

das Stück

Abgesetzte Fohlen u. Saugfohlen

Maulesel und Maultiere

Rindvieh

Ziegen

Schweine

Federvieh, lebend

id.

id.

Frisches Fleisch, auch einfach zu-

bereitet

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schweinespeck

id.

id.

Federvieh, totes, auch zerlegt

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Haarwild, totes

id.

id.

id.

Federwild, totes

id.

id.

id.

Fleischextrakt

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

England.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Russland.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr. Ung.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Stück

1,026

1,016

kg

1,925

102,744

32,741

4,785

14,866

65,491

18,900

3,937

1,968

1,079

Warengattung.

Fleischextrakt

Würste aus Fleisch

Frische Fische, auch gefroren

id.

id.

id.

id.

Gesalzene Heringe

id.

id.

Zubereitete Fische

id,

id.

id.

id.

id.

id.

Kaviar

Frische Austern

id.

id.

Unausgeschälte Muscheln

id.

id.

Miesmuscheln

id.

Schnecken aller Art

Süsswasserkrebse

Hummern, Granelen usw.

id.

id.

id.

id.

Andere, nicht besonders gen.Tiere

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schmalz

id.

id.

id.

Schweine- und Gänsefett, roh

Schweineflonen

usw.

Talg von Rindern

id.

Knochenfett usw.

id.

Fischtran, Fischspeck

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland

Norwegen.

Italien.

Schweiz.

Dänemark.

Frankreich.

Russland.

Frankreich

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich,

id.

Belgien.

Frankreich.

Oestr. Ung

Belgien.

Amerika.

Frankreich.

Italien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Amerika.

Belgien.

Frankreich.

id.

Russland.

Menge

in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,526

22,680

4,316

Tonnen 1,426

38,962

24,954

2,431

31,975

47,295

3,500

8,281

2,500

1,592

2,208

1,771

452,713

10,250

16,307

1,167

Warengattung.

Fischtran, Fischspeck

id.

id.

id.

Soustiges Tierfett

id.

Milch

Butter, frisch oder gesalzen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Kase

id.

id.

id.

id.

id.

Eier von Federvieh, roh

id.

id.

id

id.

Eigelb

usw.

id

id.

Honig in Stöcken usw.

Honig in Waben

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bienen- u. anderes Insektemvachs

id.

id.

Rohe Schafwolle, auch gewaschen

id.

id.

id.

id.

Rindvieh-, Hasen- usw. Haare

id.

id.

Pferdehaare

id.

Bettfedern, roh oder gereinigt

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Borsten und Borstenersatzstoffe

Herkunftsland

der

Waren.

England.

Amerika.

Japan.

Belgien.

Russland.

Frankreich.

id.

id.

Niederland.

Schweiz.

Oebtr.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

Italien.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

China.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Oestr -Ung.

Italien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

5,524

4,141

1,226

1,289

7.560

1,397

20,843

9,691

3,847

4,217

122,111

6,353

4,295

8,905

109,260

1,336

1,068

1,357

Warengattung.

Borsten und Borstenersatzstoffe

id.

id.

id.

id.

Seidenkokons

Kalbfelle

id.

id.

Rindshaute

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rosshaute

id,

id.

Schaf- und Ziegenfelle

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Andere Felle u. Haute zur Leder-

bereitung

Hasen- und Kaninchenfelle, roh

Felle zur Pelzwerkbereitung, roh

id.

id.

Tierische Rohstoffe zu Schnitz-

zwecken

usw.

id.

id.

Darme von Vieh, frisch oder ge-

trocknet

id.

id.

Knochenkohle usw.

Meerschwamme, roh od. gewasch.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

China.

Italien.

Frankreich.

id.

id.

Argentinien.

Belgien.

id.

Türkei.

Brasilien.

Frankreich.

China.

Schweden.

England.

Italien.

Amerika.

Nied. Indien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Amerika.

Argentinien

Mexiko.

Schweiz.

Oestr-Ung.

England.

Türkei.

China.

Frankreich.

id.

id.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Amerika.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,428

4,671

1,866,215

6,198

97,279

3,529

270,064

4,598

8,730

10,350

6,350

29,758

10,742

1,195

2,473

17,478

8,597

4,708

9,123

3,168

25,748

Warengattung.

Meerschwämme, roh oder gewa-

schen

id.

id.

Tierische

Rohstoffe, anderweit

nicht genannt

Blut von Vieh,fliissig od.getroknet

id.

id.

id.

id.

Mehl aus Getreide

id.

Reis, poliert

id.

id.

Graupen, Gries

usw.

id.

Sonstige Müllereierzeugnisse usw.

id.

id.

Fette Oele in Fässern

id.

id.

id.

id. in anderen Behältnissen

id.

id.

id.

id.

Kakaobutter

Muskatbutter usw.

Baumwollstearin

Palm-, Kokosnussöl usw.

id.

id.

Oelsäure

id.

id.

Reis-, Kartoffel- usw. Stärke

id.

id.

id.

id.

Dextrin usw.

Tapioka, Sago

usw.

id.

id.

Rohr- Rübenzucker usw.

Stärke-, Milch- u. Färbezucker

Branntwein in Fässern

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Amerika.

Uruguay.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Brit. Indien.

Nied. Indien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

Niederland.

Amerika.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Algerien.

England.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

9,848

5,118

14,902

665,087

10,000

10,103

15.170

30,377

22,541

25,078

5,009

1,244

10,364

8,159

20,254

1,903

5,583

42,720

1,042

Warengattung.

Branntwein in Fässern

Branntwein in Flaschen

id.

id.

id.

Stiller Wein in Flaschen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schaumwein in Flaschen

id.

id.

id.

Stiller Wein in Flaschen

id.

id.

id.

id.

Wein mit Heilmittelzusätzen

id.

id.

id.

id.

Obstwein

Bier in Fässern

id.

id.

Bier in Flaschen

id.

Essig aller Art

id.

Weinhefe

id.

id.

Andere Hefe aller Art.

id.

Mineralwasser

id.

id.

id.

Anderes natürliches Wasser, Eis

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Niederland.

Italien.

Belgien.

id.

England.

Amerika.

Spanien.

Griechenland

Oestr. -Ung.

Portugal.

Algerien

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Spanien.

Schweiz.

Portugal.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

19,515

5,257

19,179

5,740

3,261

3,917

6,592

1,366,377

17,939

3,125

8,554

1,677

103,245

1,616

1,915

5,137

16,841

144,089

(…)

Warengattung.

Kleie, auch gepresste Maiskleie

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rückstande, feste, von der Her-

stellung fetter Oele

id.

id.

Malz und Malzkeime

id.

Gewohnliches Backwerk

id.

id.

id.

id.

Feines Backwerk

id.

id.

id.

id.

Teigwaren

id.

id.

Oblaten zum Genuss

id.

Zuckerwerk

id.

id.

id.

Kakao, Kakaopulver

id.

Schokoladewaren

id.

id.

Oleomargarin

id.

Margarinekase

Kunstspeisefett

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Argentinien.

Niederland.

Spanien.

Brit. Indien.

Amerika.

Russland.

Türkei.

Chile.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Amerika.

id.

Belgien.

Schweden.

Italien

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Amerika.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

44,974

64,027

192,670

5,180

19,800

22.454

29,580

48,161

118,802

50.147

29,194

3,782,471

152,002

125,647

51,234

67,877

1,193

1,369

210,022

1,115

1,267

1,220

17,210

Warengattung.

Senf

id.

id.

Auszuge (Essenz) nicht ather- oder

weingeisthaltig

id.

id.

Safte von Früchten, Pflanzen id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Fruchte, mit Branntwein zubereitet

Früchte, Kuchengewachse fur den

feineren Tafelgenuss

id.

id.

id.

id.

Id.

id.

id.

id.

Chemisch zubereitete Nahrmittel

Nahrungs- und Genussmittel, an-

derweit nicht genannt

Nahrungs- und Genussmittel in

luftdicht verschlossenen Be-

haltnissen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rauchtabak, Schnupftabak

id.

id.

id.

Zigarren

id.

id

id.

Zigaretten

id.

2. Mineralische und fossile

Rohstoffe; Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Sand usw.

id.

id.

Porzellanerde, Ton usw.

Herkunftsland

der

Waren.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Italien.

Amerika.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Portugal.

England.

Italien.

Schweiz.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Niederland.

id.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,157

4,703

1,228

2,631

4,439

2,660

25,408,883

20,012

309.183

Warengattung.

Porzellanerde, Ton usw.

id.

id.

id.

id.

Farbenerde usw.

id.

id.

Quarz, Kieselgur usw.

Bimsstein, Schmiergel usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Natürlicher Kalk

id.

Gips.

id.

Tuff, Trass usw

Zement

id.

id.

Talk, Glimmer., Speckstein usw

Baryt, Feldspat usw

id.

id.

id.

Rohe Blöcke, Platten, Dachschie-

fer usw

id.

id.

Rohe Steine

id.

id.

Erden, anderweit nicht genannt .

id.

id.

id.

id.

Antimon-, Blei- und Chromerze

id.

id.

Eisenerz

id.

id.

Manganerze

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Norwegen.

England.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

England.

Algerien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Spanien.

Griechenland

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Norwegen.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweden.

Belgien.

id.

Griechenland

Brasilien.

Spanien.

England.

Brit. Indien

Japan.

Menge in

Kilogramm

bezw, Stück.

15,500

289,988

117,082

3,250

1,941

65,430,764

14.598,820

55,617

97,742

13,504

1,737,164

2,936,178

9,800

34,601

602,880

3,263,591

2,111,848,

187,063

796,537

10,123

6,426

151,457,276

4,847,405

45,000

3,246,340

8,406,170

11,650,300

21,818,070

216,260

Warengattung.

Manganerze

Schlacken von Erzen, auch gemahl.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Steinkohlen

id.

Koks, Presskohlen

id.

id.

Mineralische Schmieröle

id.

id.

id.

id.

Harzöl; roh oder gereinigt.

id.

id.

Petroleum

id.

id.

Benzin, Gasolin usw

id.

id.

id.

Asphalt usw

id.

id.

Pech

Steinkohlenteer usw

id.

Benzol usw

id.

Naphtalin, Anilinöl usw.

id.

id.

3. Zubereitetes Wachs, feste

Fettsäuren, Paraffin und

ähnliche

Kerzenstoffe,

Lichte, Wachswaren, Sei-

fen und andere unter Ver-

wendung von Fetten, Oelen

oder W a c h s hergestellte

W a r e n

Bienen-, Pflanzenwachs usw. .

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Russland.

Belgien.

Niederland.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Schweden.

Frankreich.

Amerika.

Russland.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Russland.

Belgien.

id.

Amerika.

Brit.-Indien.

Frankreich.

id.

Türkei.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Niederland

Afrika.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

13,782,180

30,607,771

12,000

10,850

12,746,084

137,505,864

55,469,100

3,918

605,448

424,770

266,345

1 021

5,269

1,636.302

1.102,543

150,023

25,532

31,164

17,713

17,264

1,326

16,753

51,097

25,156

4,799

Warengattung.

Bienen-, Pflanzenwachs usw

Erdwachs, gereinigt

id.

Stearinsaure, Paraffin usw.

id.

id.

Lichte aller Art aus Wachs

id.

id.

id.

id.

Feine Wachswaren

id.

Schmierseife

id.

id.

Gemeine feste Seife

id.

Feine Seife

id.

id.

id.

Glycerin

Paraffinsalbe usw

id.

"Wagenschmiere

id.

id.

id.

Schuhwichse

id.

id.

id.

Putzmittel, Tonerdeseife usw.

id.

id.

Formerarbeit aus Stearin usw.

4. Chemische und pharma-

zeutische

Erzeugnisse ,

Farben und Farbwaren.

Quecksilber und Quecksilberlegier-

ungen

id.

id.

Alkalimetalle usw.

Schwefel, roh oder gereinigt

id.

id.

id.

id.

Gaswasser, Salmiakgeist .

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

England,

Oestr -Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id

Griechenland

Russland.

Belgien.

id.

England.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Italien.

Frankreich,

England.

Menge m

Kilogramm

bezw, Stuck.

1,987

10.079

2,212

23,703

7,114

1,471

7,655

4,939

106,972

9,431

Warengattung.

Gaswasser, Salmiakgeist

Salzsaure

Schwefelsaure

Borsaure

Oxalsaure

Essigsaure

Milchsaure

id.

Salz

Chlorbaryum

Bromkalium

Soda.

id.

Aetzkali, Aetznatron

id.

Pottasche aller Art.

id.

Chlorkalk

id.

Chlorsaures Kali

Schwefelsaures Natron

Vitriol usw

id.

Ammoniak

Chromalaun usw.

Bleroxyd usw

Salpetersaures Natron u. Kali.

id.

id.

id.

id.

Wasserglas.

Essigsaure Salze usw.

Calciumkarbid usw.

id.

id.

id.

Ammoniak, Chlorkalium usw.

id.

id.

id

id.

Anilinfarben usw.

id.

Indigo usw.

Berlinerblau

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

England.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Chile

Belgien.

id.

id.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Niederland.

England.

Belgien

id.

Frankreich.

Belgien.

id

England.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

28,724

97,643

28,596

1,022

121,834

2,960

29,010

1,166

1,346

63,867

15,235

9,784

667,585

509,892

5,500

305.

36,195

107,105

29,432

1,094

12,351

Warengattung.

Ultramarin.

Bleiweis

Barytweis

Zinkoxyd usw.

Zinnober

Farbholzauszuge

id.

id.

Kreide und andere Erdfarben

id.

id.

id.

id.

Russ, Buchdruckerschwarze

id.

Chromfarben usw.

Druckfarben, nicht zubereitet.

id.

Papierdruckfarben

id.

Bleiweisfarben usw. mit Oel ange-

rieben

id.

id.

Zubereitete Farben.

id.

id.

id.

Tinte

id.

id

Speckstein

Bleistifte usw

id.

Oelfirnisse

id.

id.

Weinsteinfirnisse

id.

id.

Lackfirnisse.

id.

id.

id.

Siegellack

id.

id.

Oelkitte usw.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

England.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

England.

Niederland.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

11,716

22,734

1,167

7,473

1,049

52.558

1,091

1,080

1,022

1,711

1,339

5,048

1,360

11.947

3,179

2,259

2,176

Warengattung.

Oelkitte usw.

id.

Schwefelather

id.

Holzgeist, gereinigt

Flüchtige atherige Oele

id.

id.

id.

Wohlriechende Fette

id.

Andere ather- od. weingeisthaltige

Riechmittel

id.

id.

Wohlriechende, nicht weingeist-

haltige Wasser

id.

id.

Puder

usw.

id.

id.

id.

Guano

id.

id.

Knochenmehl

Thomasphosphatmehl

id.

Andere Dungmittel.

id.

id.

Schiesspulver

id.

Zündpillen

usw.

Gefüllte Patronen

id.

id.

id.

Zundhölzer usw.

Zündkerzen

Feuerwerk aller Art

Pechfackeln

id.

Kasestoff

Rohleim.

Herkunftsland

der

Waren.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Amerika.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Frankreich.

id.

Peru.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,059

4,255

7,769

9,900

5,703,290

31,684

64,399

9,709

2,193

16,949

6.157

Warengattung.

Leim alle Art

id.

id

id.

Oblaten, Trockenplatten usw.

id.

id.

Elastischer Leim

id.

id.

Holzteer- und Torfteerkreosot

Anderweit nicht genannte verdich-

tete Gase

id.

id.

Chinin usw.

Eichenholzauszug usw.

id.

id.

id.

id.

Sussholzsaft

id.

id.

id.

Balsam

id.

Arzneiwaren, zubereitete

id.

id.

Id.

id.

Geheimmittel

id.

id.

id.

Chemische Erzeugnisse, anderweit

nicht genannt

5. Tierische und pflanzliche

Spinnstoffe und Waren da-

raus ; Menschenhaare ; zu-

gerichtete Schmuckfedern

Fächer und Hüte.

Rohseide usw, ungefarbt

Seidenzwirn aller Art

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Oestr -Ung.

Schweiz.

Frankreich,

id.

Belgien,

id

Oestr--Ung.

Frankreich.

id.

id

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Oestr.-Ung.

Argentinien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Belgien,

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Frankreich

Belgien.

Belgien.

Frankreich

Schweiz.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,571

781,620

204,024

53,038

602,488

]

Warengattung.

Dichte Mobelstoffe, ganz aus Seide

id.

id

id.

teilweise aus Seide

id.

id.

Dichte Gewebe, ganz oder teilweise

aus Seide, pluschartig

Andere dichte Gewebe, ganz oder

teilweise aus Seide, pluschartig.

Andere dichte Gewebe, aus Seide.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Tull aus Seide .

Benteltuch aus Seide

Gaze, Krepp, Flor usw.

id.

id.

Seidene Wirkwaren

id.

Spitzenstoffe

id.

Wirkwaren

id.

id.

id.

Posamentierwaren usw.

id.

id.

Wolle, rohe

id.

id.

id.

Kunstwolle

id.

id.

Gekammte Wolle

Mohar- und Alpakagarn, roh

id.

id. gebleicht, usw.

id.

id.

Hartes Kammgarn aus Glanzwolle,

roh.

id.

id.

id.

id.

Garn aus Wolle oder anderen Tier-

waren, roh

id.

id.

id.

id. gebleicht

id.

id.

id.

id.

Streichgarn, roh

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

England.

Schweiz.

China.

Frankreich.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Schweiz.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Frankreich

id.

id.

England.

id.

Frankreich

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Italien,

Belgien.

England.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

17,989

7,145

9,611

9,286

3,111

11,412

1,036

2,469

1,308

3,390

Warengattung.

(…)eichgarn, roh

id.

gebleicht usw.

id.

id.

(…)llengarn aller Art in Aufmach.

(…)ungen für den Einzeh erkauf.

id.

id.

(…)lene Fussbodenteppiche

id.

id

id.

id.

(…)hte

Wollengewebe für Mobel-

ausstattung

id.

id.

(…)hte

Wollengewebe, abgepasst

als Vorhange. Decken, usw.

id.

id.

id.

id.

(…)leuer Sammet und Plusch.

id.

id.

(…)ere

dichte Wollengewebe.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

(…)Ilene

Wirkwaren

id.

id.

id

id.

(…)ene Spitzenstoffe

Posamentierwaren

(…)nwolle,

bearbeitet

id.

id.

id.

Dochte

id.

id.

(…)nwollengarn,

roh, eindrahtig.

id.

id

id.

id.

id. gebleicht usw. id.

id.

id.

id.

id. zwei od. mehrdrathig

id.

id.

(…)nwollenzwirn

in Aufmachun-

(…)gen für den Kleinverkauf.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Schweden.

Niederland.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Spanien.

Italien.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

England.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,467

1,366

2,480

18,841

6,560

1,641

12,198

1,431

1,808

15,202

Warengattung.

Raumwollenzwirn in Aufmachun-

gen fur den Kleinverkauf.

Dichte Baumwollgewebe für Mo-

belausstattung usw., nicht

pluschartig.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollener Sammet usw

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Undichte Baumwollgewebe

id.

id.

Dichte

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Wirkstoffe usw.

id.

Wirk- u. Netzwaren

id.

id.

id.

id.

id

id.

Baumwollene Spitzen und Spitzen-

stoffe

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Stickereien .

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Seile, Stricke usw.

id.

Schlauche

id.

id.

id.

id.

id.

Posamentierwaren

id.

id.

Flachs, gehechelt usw.

id.

id.

Flachsgarn,

roh

id.

gefarbt

Hanfgarn, roh

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Niederland.

Italien.

Belgien.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

id.

Italien.

England.

Belgien.

Frankreich

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Oestr -Ung.

Frankreich

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich

id

Belgien.

id.

Mexiko.

Frankreich

Belgien.

Frankreich

id.

Belgien

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,328

1,833

1,281

Warengattung.

Hanfgarn, gefarbt

id.

id.

Jutegarn, gefarbt .

Garn in Aufmachungen fur den

Kleinverkauf

id.

id.

Taue, Hangematten usw.

id.

id.

Fussbodenteppiche

id.

Leinene Taschentucher, gefarbt

id.

id.

Leinene Mobelstoffe

id.

Leinener Sammet .

id.

Dichte Leinengewebe, roh

id.

id.

id.

gebleicht usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Dichte Hanfgewebe, roh

id.

id.

id.

id.

id.

gebleicht usw.

Sacke aus Juteleinwand

id.

id.

Leinener Damast

id.

Undichte Leinengewebe

id.

Leinene Spitzenstoffe

id.

id.

id.

Posamentierwaren

Grobes Wachstuch

id.

id.

id.

id.

Feines

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

I Belgien.

id.

Frankreich.

id

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

England.

Niederland.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

England.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw, Stuck.

13,356

13,651

Warengattung.

Schmiergeltuch

Fussbodenbelag aus Linoleum.

id.

Watte

id

Filzwaren

id.

Pferdehaare, bearbeitet

id.

id.

id.

Waren aus Pferdehaaren.

Kleider und Putzwaren, ganz oder

teilweise aus Seide

id.

id.

id.

id.

id.

aus Wolle

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. aus Baumwolle

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. auswasserd. Geweben

id.

id.

id.

id.

id. aus anderen Gespinsten

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. aus Kautschuk usw.

id.

id.

id.

id.

Künstliche Blumen

id.

Regen- und Sonnenschirme

id.

Schuhe aus Gespinstwaren

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id

Amerika.

Schweiz.

Frankreich

id.

id

Belgien.

England.

id.

Oestr -Ung.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Schweiz.

Amerika.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Schweiz.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck

1(…)

1,40

3,24

1,44(…)

1,16(…)

Warengattung.

Schuhe aus Gespinstwaren.

id.

(…)ugerichtete

Schmuckfedern

Facher

id.

Lannerhute und Mutzen aus Ge-

spinstwaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

(…)rauenhüte, ganz od. teilweise aus

Seide

id.

id.

id. aus anderen Gespinsten

id.

id.

id. aus wasserdicht. Geweben

id.

id.

(…)nnerhute aus Pilz

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

(…)auenhute

aus Filz

(…)e aus Stroh

id.

id.

id.

id.

id.

(…)enhüte

aller Art, aufgeputzt.

id.

id.

id.

id.

(…)lle

von Gespinstwaren

id.

id.

(…)ederwaren,

Leder, Kür.

(…)nerwaren,

Waren aus

(…)rmen.

(…)arte Schaf- u. Ziegenfelle

(…)richtetes

Leder

id.

(…)schuhleder

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id

England.

id

Schweiz.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Stück

1,759

3,870

2,103

10,682

1,524

19,712

1,251

Warengattung.

Ziegen- und Schafleder usw.

id.

id.

Schuhe aus Leder mit Holzsohlen.

id.

id.

Schuhe aus Leder

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Treibriemen aus Leder usw.

id.

id.

id.

Stöcke, Reitpeitschen usw.

Kleider aus Leder

Sattler- und Taschnerwaren

id.

id.

id.

id.

id.

Handschuhleder, zugeschnitten

Lederhandschuhe

id.

id.

id.

Felle zur Pelzwerkbereitung

id.

id.

Pelzwaren, nicht uberzogen

id.

id.

id.

id.

Pelzwaren, überzogen

id.

Ausgestopfte Tiere usw.

id.

Waren aus Darmen

Abfalle von Leder.

7. K a u t s c h u k w a r e n .

Kautschuk, aufgelost

Weichkautschukteig

Schlauche usw. aus Kautschuk

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

Amerika.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr.Ung.

Italien.

England.

Belgien.

Spanien.

Belgien.

Oestr.-Ung.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,007

1,555

Warengattung.

Schuhe aus Kautschuk.

id.

Reife und Laufdecken für Fahr-

zeugrader

id.

id.

Anderweit nicht genannte Kaut.

schukwaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gespinstwaren aus Filz mit Kaut-

schuk

id.

id.

id.

id.

Kautschukdrucktücher für Fabri-

ken.

Hartkautschukteig.

Kautschuk in Platten

Hartkautschukwaren

id.

id.

id.

8. Geflechte u. Flechtwaren

aus pflanzlichen Stoffen

mit Ausnahme der Ge-

spinstfasern.

Holzspangeflechte

Geflechte aus Stroh, Bast, Binsen

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Grobe Korbflechterwaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Feine

id.

id.

id.

id.

id.

Sparterie

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung

Frankreich.

id.

id.

China.

England.

Oestr.-Ung.

Belgieu.

Frankreich.

Schweiz.

Japan.

England.

Italien.

China.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung,

Italien.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,126

2,259

17,707

1,082

4,714

6,522

Warengattung.

9. Besen, Bürsten, Pinsel u

Siebwaren.

Grobe Besen u Bürsten aus Borsten

id.

id.

Feine Bürsten u. Besen usw.

id.

id.

id.

id.

Siebwaren

id.

10. W a r e n aus tierischen

oder pflanzlichen Schnitz-

oder Formerstoffen.

Elfenbeinplatten oder Nachahm-

ungen davon

Waren ganz oder teilweise aus

Elfenbein usw.

Waren ganz oder teilweise aus

Schildpatt usw.

id.

id.

id.

id.

id.

aus Perlmutter usw.

id.

id.

id.

id.

Fischbeinstabe

usw.

Gepresste Hornknopfe usw.

Federkiele usw.

Hornmasse, roh, gebeizt usw.

Waren, aus tierischen Schnitz-

stoffen

id.

id.

Bau- und Nutzholz, gehobelt, ge-

nutet

usw.

id.

id.

id.

id.

Holztapeten usw

Parkettbodenteile, usw.

id.

Holzspunde, auch gepresst.

Holzdraht, Holzstifte usw.

Stocke aus Holz

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

England.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Oest -Ung.

Frankreich.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Amerika.

Belgien

id.

id

Oebtr.-Ung.

England.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,097

1,058

3,450

2,290

1,945

1,416

Warengattung.

Bottcherwaren

id.

Spulen, Spindeln

usw.

Mobel und Mobelteile, grobe, un-

furniert

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

grobe, furniert.

id.

id.

Grobe Holzwaren (Tischler- usw

Waren)

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Mobel und Möbelteile aus Holz in

Verbindg. mit anderen Stoffen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Feine Holzwaren

id.

id.

id.

id.

id.

Gepolsterte Möbel ohne Ueberzug

id.

id.

id.

mit Ueberzug.

id.

id.

id.

id.

Holzwaren aller Art aus anderen

pflanzlichen Schnitzstoffen

id.

id.

id.

id.

Grobe Korkwaren

id.

id.

Feine

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

England.

Schweiz.

Oestr.-Ung

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Schweiz,.

Amerika.

England.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Schweiz,

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,519

7,645

1,974

25,301

1,661

26,477

21,649

2,316

10,525

9,083

1,430

2,562

12,725

Warengattung.

Waren ganz od. teilw. aus Zellhorn

id.

id.

id.

id.

Stocke aus Rohr

id.

Feine Schnitzstoffwaren

id.

id.

id.

Kohlenstifte usw

id.

Pappen, geformt, gekautscht usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Malerpappe

id.

id

Gelbes Strohpapier

Packpapier.

id.

Druck-, Lösch-, Schreibpapier usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Postkarten usw. mit Bilddruck

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Papier und Pappe, gestanzt usw.

id.

id.

id.

id.

Papiertapeten usw.

id.

id.

id.

Spielkarten aller Art

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Finland.

Amerika.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Niederland.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

Oestr.-Ung.

England.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

id.

England.

Italien.

Belgien.

id.

Italien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,508

10,400

11,393

1,579

1,521

2,646

3,225

6,848

7,709

5,162

6,468

1,052

1,630

7.867

3,326

Warengattung.

Spielkarten aller Art

Glas-, Rost-, Sandpapier

id.

id.

Photographisches Papier usw.

id.

id.

Gelatinpapier

usw.

id.

id.

id.

id.

id.

Briefumschlage usw, aus Papier

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Geschaftsbucher, Mappen usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Albums, Briefmarken, Postkarten

usw.

id.

id.

ndere Papierwaren ohne wesentl.

Verbindung

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Andere Papierwaren in Verbin-

dung mit anderen Materialien

id.

id

id.

id.

id.

id.

(…)apierspane,

Makulatur usw.

id.

id.

id.

id.

2 . Bücher, Bilder, Gemälde.

(…)edruckte

Bücher (Kalender) usw.

id. id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Italien.

Amerika.

Belgien.

id.

Schweiz.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Amerika.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,964

1,713

2,023

45,974

6,542

4,518

14,825

Warengattung.

Gedruckte Bucher (Kalender) usw

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bilder aller Art aus Papier

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gemalde und Zeichnungen.

id.

id.

id.

13. Waren aus Steinen oder

anderen

mineralischen

Stoffen (mit Ausnahme der

Tonwaren) sowie aus fos-

silen Stoffen.

Edel- und Halbedelsteine, gefasst

oder ungefasst

id.

id.

Rohe oder behauene Steine

id.

id.

Pflastersteine

Platten aus Granit, Marmor, Ala-

baster

usw.

id.

id.

id.

id.

Grobe Steinmetzarbeiten

id.

id.

Feine

id.

id.

id.

Statuen und andere Bildhauerar-

beiten aus Steinen.

id.

id.

id.

id.

Steinwaren aus Marmor, nur in

Verbindung mit Holz u. Eisen

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Italien.

Oestr.-Ung.

England.

Niederland.

Amerika.

Frankreich.

id.

Belgien.

Schweiz

Oestr.-Ung.

Italien.

Niederland.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

Italien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

33,107

1,044

1,472

253,129

26,806

29,523

8,417

1,574

2.694

15,243

21,517

2,414

3,252

Warengattung.

Steinwaren aus Marmor in Ver-

bindung mit anderen Materia-

lien

id. id.

id. id.

id. id.

Mühlsteine

(...)olier-, Schleif-, Wetzsteine usw.

id. id.

id. id.

(…)ementwaren

id

Bauplatten, Bausteine usw. unge-

farbt

id. id.

id. id.

id.

id.

gefarbt

id. id.

Waren aller Art in Verbindung

mit anderen Stoffen .

Schlacken zu Bau- oder Pflaster-

steinen, geformt

Papier, Pappe und andere Waren

aus Asbest

id. id.

id. id.

Waren, ganz oder teilweise aus Jet

Meerschaum usw.

id. id.

id. id.

14. Tonwaren.

(...)uersteine (Backsteine, ungla-

siert

id. id.

id. id.

id. id.

id.

id.

glasiert

(...)schziegel

usw. unglasiert

id.

id.

(...)hren aus Ton, glasiert oder un-

glasiert

id. id.

(...)aren aus gemeinem Steinzeug,

glasiert oder unglasiert .

id. id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Norwegen.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Schweiz

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,514

3,924

4.600

15,642

7,226

3,043

60,080

9,072

4,114

8,000

1,240

684,692

10.100

6,728

29,180

2,440

71,190

335,606

79,443

23,772

Warengattung.

Tabakpfeifen, einfarbig oder weiss

id. id.

Feuerfeste Steine jeder Art

id. id.

id. id.

id. id.

Feuerfeste Erzeugnisse aus Ton

usw

id. id.

Bodenplatten aus Ton usw

id. id.

Wandbekleidungsplatten aus Ton

id. id.

id. id.

Waren aus Steingut usw

id.

id.

id.

Feine Tonwaren

id.

id.

id.

id.

Porzellanwaren, ein- oder mehr-

farbig

id. id.

id. id.

Scherben und Bruch von Ton usw.

15. Glas und. G l a s w a r e n .

Glasmasse, Glasrohren

usw.

id. id.

Hohlglas, gefärbt, ungeschliffen

usw.

id. id.

Hohlglas, geschliffen usw.

id.

id.

id.

Hohlglas, bemalt usw.

id.

id.

id.

Siegel- u. Tafelglas, ungeschliffen,

unbelegt

usw.

id. id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

England.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Niederland.

England.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

id.

Japan.

Niederland.

Frankreich.

England.

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5,702

1,828

236,460

2,952,071

2,301

47,314

1,760

1,499

1,302

4,457

4,329

5,341

2,567

1,321

13,843

1,095

1.298

17,721

Siegel- und Tafelglas, geschliffen,

unbelegt usw.

id. id.

id.

belegt .

id. id.

Tafelglas, aller Art, bemalt usw.

id. id.

Trockenplatten fur photographi-

sche Zwecke .

id. id.

id. id.

Drahtglas...

Glasziegel, optisches Glas

usw...

Uhrglaser...

id.

Brillenglaser

usw...

id.

id.

Fernglaser, Mikroskope usw....

id. id.

id. id.

Glasbehange

usw...

id.

id.

Glasplättchen, Glasperlen usw...

id. id.

id. id.

id. id.

Waren aus Glasflüssen usw...

id. id.

Glaswaren, anderweit nicht ge-

nannt, bemalt, vergoldet usw.

id. id.

id. id.

id. id.

Glasmalereien

usw...

id.

Glas- und Schmelzwaren in Verbg,

mit anderen Stoffen

id. id.

id. id.

id. id.

16. Edle Metalle und W a r e n

daraus.

Gold gemünzt, Bruchgold

usw...

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schwerz.

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

id.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

Belgien.

4,172

2,020

1,300

1,668

4,835

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuc

Gold gemünzt, Bruchgold

usw...

Waren, ganz oder teilweise aus

Gold

usw...

Silber, gemünzt, Bruchsilber usw.

Silbergespinst...

Waren, ganz oder teilweise aus

Silber

usw...

id. id.

id. id.

id. id.

17. Unedle Metalle u. Waren

daraus.

Roheisen...

id.

id.

id.

Rohren und Walzen, roh oder be-

arbeitet...

id. id.

Nichtschmiedbare Kunstguss-

waren

usw...

id. id.

Rohe

Eisenwaren

aus

nicht

schmiedbarem Guss .

id. id.

id. id.

id. id.

Maschinenteile und andere Eisen.

waren,

bearbeitet...

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Rohluppen, Ingots

usw...

Schmiedbares Eisen in Stäben

id. id.

id. id.

id.

id.

id. id.

id. id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich

id.

England.

Schweiz.

Belgien.

England.

Norwegen.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

Belgien.

Schweiz.

Amerika.

Frankreich,

id.

England.

Italien.

Schweiz.

Danemark.

Schweden.

Oestr -Ung.

Canada.

Belgien.

Oestr -Ung.

Amerika.

England.

Norwegen.

Frankreich.

Belgien.

348,923

196,350

23,88

2,998

1,02

1,330

26,571

25,603

1,942

(…)

5,908

1,777

2,416

59,319

(...)lech, roh.

gefirnisst

usw...

id. id.

(...)ech, abgeschliffen, verzinnt usw.

id. id.

(...)ech, gepresst, gebrochen, ge-

locht

usw...

id. id.

(...)raht,

gewalzt...

id.

(...)raht,

verzinkt,

usw...

id.

(...)odere Röhren aus Eisen, roh .

id. id.

id.

bearbeitet

id.

id.

id. id.

(...)senbahnschienen

usw...

(...)senbahnachsen...

id.

(...)ohe Eisenwaren...

id.

id.

id.

id.

(...)schinenteile, anderweit

nicht

genannt...

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

(...)komotiv-,

Dampfkessel usw.

id. id.

(...)kertonnen, Gasbehälter

usw.

(...)hne, Anker, Ambosse, Schraub-

stücke

usw...

id. id.

(...)ben und Rollen zu Flaschen-

zügen

usw...

id. id.

(...)en, Schaufeln, Pflugscharen

usw...

id. id.

(...),

Dünger- Rüben- usw. Gabeln

id. id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Canada.

Frankreich.

id.

Schweden.

Amerika

Oestr - Ung.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien,

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

2,139

7,129

7,107

27,088

72,686

38,140

113,148

4,491

1,755

27,738

28,532

2,908

352,656

5,226

3,489

3,016

2,305

1,515

Sensen,

Sicheln...

id.

id.

Sageblatter, auch ungezahnte.

id. id.

id. id.

Feilen, Raspeln

usw...

id.

Bohren, Zangen, grobe Scheeren,

Stemmeisen

usw...

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Reibahlen, Messwerkzeuge usw.

Aexte, Hammer, Uhrmacherwerk-

zeuge...

id. id.

id. id.

id. id.

Pflüge und anderweit nicht ge-

nannte

Geräte...

id. id.

id. id.

Kratzenbeschläge...

Spindeln aller Art aus Eisen...

id. id.

Weberschafte, Weberlitzen usw.

Schrauben, Niete, Hufeisen usw.

id. id.

id. id.

Eisenbahnpuffer...

Patentachsen...

Andere Achsen...

id.

Wagen- und Pufferfedern usw.

id. id.

Drahtwaren...

id.

id.

id.

id.

Drahtstifte

usw...

id.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Schweden.

England.

Amerika.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr - Ung.

England.

Belgien.

id.

Amerika,

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweden.

Amerika.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

1,320

1,049

1,242

5,233

1,400

20,371

70,840

15,406

4,291

8,106

6,980

4,023

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menze in

Kilogramm

bezw. Stück.

1 0 4

Geschnittene Nägel

usw.

id. id.

Haus- und Küchengerate...

id. id.

id. id.

Eiserne Ketten

id.

id.

Schlittschuhe, Steigbügel usw

id. id.

Bau- und Möbelbeschlage usw

id. id.

Geldschranke und Geldkasten

id. id.

id. id.

Möbel- und Möbelteile, eiserne

id. id.

Eiserne Messer, Scheeren

usw.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Kunstschmiedearbeiten

Federn, Blankscheite usw.

Schreibfedern, Nah-, Stricknadeln

id. id.

id. id.

id. id.

Brucheisen, Abfalle, Alteisen.

id. id.

id. id.

Aluminium roh, geschmiedet usw.

Aluminiumwaren, fassioniert.

id. id.

Blei, roh

Blei, gewalzt

Druckplatten usw. aus Blei

id. id.

id. id.

Andere Bleiwaren

id.

id.

Rohes Zink, Bruchzink

Zink, geschliffen, gewalzt usw

id. id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich,

Belgien.

id.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

4,798

14,757

4,466

4,113

2,919

3,984

3,048

1,099

478,856

2,706

15,465

7,124

20,200

15,104

Zinkdraht

Zinkwaren,

bearbeitet.

id.

id.

Rohes Zinn, Bruchzinn

id. id.

id. id.

Gewalztes

Zinn.

Zinnwaren,

bearbeitet.

id.

Nickelmetall, roh

id.

Nickel, geschmiedet

Nickeldraht

Waren aus Nickel

id.

Rohes Kupfer und Messing, Ab-

falle

usw.

id. id.

id. id.

id. id.

Stangen und Bleche aus Kupfer .

id. id.

id. id.

Kupferdraht

id.

id.

"Walzen, Druckplatten aus Kupfer

id. id.

id. id.

Haus-

und Küchengeräte aus

Kupfer

id. id.

Grobe Waren aus Kupfer oder

Messing

id. id.

id. id.

id. id.

Feine Waren aus Kupfer

oder

Messing

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Argentinien.

England.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich,

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

England.

Belgien.

id.

Schweiz.

Italien.

Oestr.-Ung.

Amerika.

England.

1,174

2,246

2,427

1,720

18,024

15,000

11,235

2,037

3,943

3,978

3,324

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Warengattung.

Feine Waren aus Kupfer oder

Messing

unechtes Gold- u. Silbergespinst.

Waren, ganz oder teilw. aus ver-

goldeten oder versilb. Metallen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Luxusgegenstande aus unedlen Me-

tallen

id.

id.

id.

id.

Gespinste aus unedlen Metallen .

id.

id.

Draht, Litzen, Geflechte mit Ge-

spinstfaden umwickelt usw.

id.

id.

id.

id.

Lautewerke Sprechmaschinen usw

id.

id.

id

id.

id.

id

18. Maschinen, elektrotech-

nische Erzeugnisse, Fahr-

zeuge.

Dampflokomotiven,

Dampfloko-

mobilen

id.

id.

Andere, vorstehend nicht genannte

Kraftmaschinen

id.

id.

id

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

Nah-, Strick- und Kurbelstrick-

maschinen

id.

id.

Feuerspritzen, Pumpen

id.

id

Maschinen zur Bearbeitung von

Metallen, Steinen usw. .

id.

id

id.

id.

Dampfpflüge, Mähmaschinen

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich

id.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Amerika.

Italien.

England,

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

5,011

107,375

19,773

1,682

2,588

4,152

15,565

85,572

3,463

3,042

17,490

4,463

20,239

Warengattung.

Dampfpflüge, Mähmaschinen .

id.

id.

id

id.

id.

id.

Dresch-, Brauerei-,

Mälzereima-

schinen usw

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id

id

id.

id.

Dynamomaschinen

id

id

id.

Elektrizitätssammler

id.

Kabel zur Leitung elektrischer

Strome

id.

id.

Bogenlampen, Scheinwerfer .

id

id.

Elektrische Glühlampen

id.

id

id.

Andere elektrotechnische Erzeug-

nisse

id

id.

id.

id.

Fahrzeuge zum Fahren auf Schie-

nengeleisen bestimmt.

id.

id.

Fahrzeuge, nicht zum Fahren auf

Schienengeleisen bestimmt .

id.

id.

Personenwagen

id.

Lastwagen, Lastschlitten.

Fahrradteile aus Eisen

id.

Fahrradteile aus andern unedlen

Metallen

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

England.

Schweden.

Amerika.

Belgien.

Frankreich.

England.

Amerika.

Schweiz.

Niederland.

Schweden.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

England.

Amerika.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge

Kilogramm

bezw. Stück

54,738

4,261

54,368

9,949

29,902

4,140

24,722

6,939

1,604

3,936

2,408

Stück

19. Feuerwaffen, Uhren,

Tonwerkzeuge, Kinder-

spielzeug.

Handfeuerwaffen aller

Art

id. id.

id. id.

Teile zu denselben

id.

Taschenuhren aus Gold .

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id.

aus Silber .

id. id.

id. id.

id. id.

id.

aus unedlem Metall

id. id.

Wand- und Standuhren .

id. id.

id. id.

id. id.

Uhrfurnituren aus unedlen Me-

tallen

id.

Turmuhren.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Amerika.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Stück

1,119

Harmoniums

Klaviere aller Art

Streichtonwerkzeuge

id.

id.

id.

Blastonwerkzeuge .

id.

id.

id.

id.

Teile von Blas- und Streichton-

werkzeugen

id. id.

Harmonikas und Teile davon

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Kinderspielzeug aller Art.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Frankreich.

id.

id.

Niederland.

Italien.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Italien

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Niederland.

Oestr. Ung.

Italien.

Russland.

Belgien.

1,949

1,177

3,194

a) Bier

b) Branntwein m i t Uebergangsschein

pp.

c)

id.

ohne

id.

d) Kochsalz

e) Unbearbeitete

Tabakblätter

f) V i e h - und Gewerbesalz

Liter

kg.

3,215,075

132,903

18,081

1,285,853

382,833

4 1 2 , 8 0 0

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1906 aus dem Zollverein

nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden

von Waren, welche aus der Produktion des Grossherzogtums Luxemburg oder dessen Handel stammen, über die Zollämter des

Grossherzogtums während des Jahres 1906.

Roggen

Weizen

Hafer

Speisebohnen, Erbsen und Linsen

Lupinen und Wicken

Raps und Rübsen usw

Lein- und Hanfsaat

Andere nicht besonders genannte Oelsäme-

reien

Kleesaat

Grassaat aller Art

Runkelrübensamen

Andere Feld-, Gemüse- u. Blumensamen

Kümmel, Anis usw

Frische Kartoffeln

Futterrüben usw

Heu,

Klee, Spreu usw

Rohe Baumwolle

Unbearbeitete Tabakblätter

Farbpflanzen usw

Frische Küchengewächse

Lorbeerblätter usw

Artischocken, Pilze usw

Küchengewächse und Sämereien zum Ge-

muss, getrocknet usw

Lebende Pflanzen

Blumenzwiebeln usw

Frische Blumen, Blüten, Blätter

usw.

Getrocknete

Weintrauben, frisch und gegoren

Hasel-, Wall- und andere Nüsse

Frisches Obst

309,964

1,638

31,106

12,517

382,891

17,976

5,341

943,572

5,380

137,271

10,250

3,174

99,435

3,834

2,246

9,242

Getrocknetes Obst

Gemahlenes usw. Obst

Frische Orangen, Zitronen

Frische Südfruchtschalen

Getrocknete Zichorien

Tee

Binsen, Stroh usw

Bau-

und Nutzholz, lediglich in der Quer-

richtung mit der Axt oder Säge bearb.

Bau-

und Nutzholz, lediglich, in der Längs-

richtung beschlagen

Bau-

und Nutzholz, lediglich in der Längs-

richtung gesägt usw

Nadelholz

Eisenbahnschwellen

Brennholz

Holzkohlen

Holzmehl usw

Gerbrinden, auch gemahlen

Torfstreu, Moos usw

Terpentinharze usw

Kampfer

Arbeitspferde

Kutsch-, Reit- usw. Pferde

Abgesetzte Fohlen

Schlachtpferde

Saugfohlen

Kühe und Jungvieh

Lämmer und Schafe

Schweine

Federvieh

Frisches Fleisch

Schweinespeck

Haarwild, totes

Federwild, totes

Würste aus Fleisch

1,289,442

42,020

145,179

133,300

33,220

265,151

587,645

Stück

" 14

" 2

" 142

" 2

" 175

" 3,190

" 31

" 2,215

2,273

Rusfuhr

Warengattung.

Ausfuhr

nach Ländern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw. Stück

Warengattung.

Ausfuhr

nach Ländern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw. Stück.

1 Erzeugnisse der Land- und Forst-

wirtschaft und andere tierische

und pflanzliche Naturerzeugnisse;

Nahrungs- und Genussmittel.

Fische, frische

Fische, einfach zubereitete

Kaviar

Schnecken aller

Art

Schildkröten

Süsswasserkrebse

Seekrebse, Muscheln usw.

Lebende Bienen und andere Tiere

Schmalz

Talg von Rindern

Tierfett, anderweit nicht genannt

Milch

Butter, frisch oder gesalzen

Käse aller Art

Eier

Honig

Bienenwachs

Schafwolle

Schaf- und

Ziegenhaare

usw.

Pferdehaare, roh

Bettfedern, roh oder gereinigt

Borsten

Buffelhaute, roh, auch enthaart .

Rohe Kalbfelle

Rohe Rindshaute

Rohe Rosshaute

Rohe Schal- und Ziegenfelle

Andere Felle und Häute zur Lederbereitung

Leimleder

usw.

Hasen- und Kaninchenfelle

Felle zur Pelzwerkbereitung

Tierische Rohstoffe usw

Blut von Vieh

usw.

Mehl aus Getreide

Fette Oele in Fässern .

Fette Oele in Flaschen

Branntwein in Fassern *)

Branntwein in Flaschen

Stiller Wein in Fassern

Schaumwein in Flaschen

Stiller Wein in Flaschen

Obstwein

Bier in Fässern

4,900

5,259

4,509

1,450

4,395

39,702

14,881

6,298

44,175

1,802

75,380

649,403

12,352

9,600

16,060

41,880

2,270

4,207

527.901

Bier in Flaschen

Essig aller Art

Hefe aller Art, nicht Weinhefe

Mineralwasser

Anderes naturliches Wasser, Eis

Kleie

Ruckstande von der Herstellung fester Oele

usw.

Malz und Malzkeime

Gewohnliches Backwerk

Feines Backwerk

Zuckerwerk

Kakao

Kunstspeisefett

Safte von Pflanzen

usw.

Früchte und Kuchengewachse fur feineren

Tafelgenuss

Nahrungs- und Genussmittel,

anderweit

nicht genannt

Nahrungs- und Genussmittel, in luftdicht

verschlossenen Behaltnissen

Rauchtabak

2. Mineralische und fossile R o h -

stoffe; Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Schlamm usw

Porzellanerde, Ton usw

Bimsstein, Schmiergel usw.

Gebrannter Kalk

Gips

Tuff, Traas

usw.

Zement

Roher Schiefer

Rohe Steine

Erden, anderweit nicht genannt

Eisenerz

Kupfererz usw

Schlacken von Erzen, auch gemahlen .

Steinkohlen

Koks, Presskohlen usw.

Mineralschmierol

Steinkohlenteerol

27,504

527,446

24,355

80,050'

5,000

24,500

32,456

20,000

20,866

10,575,444

148,528

20,000

3,843,592

313,408

5,000.

1,897,105

62,000

17,794,222

395,081

2,308,150,460

15,000

62,350

90,650

93,030

27 214

*) Ausserdem wurden noch 134,992 Liter reinen Alkohol nach dem Zollvereinslande ausgeführt.

Warengattung.

Ausfuhr

nach Ländern

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw. Stück

Warengattung.

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw. Stück

3. Zubereitetes Wachs, Paraffin,

Lichte, Wachswaren, Seifen und

andere unter Verwendung von

Fetten, Oelen oder Wachs herge-

stellte Waren.

Abfalle von Wachs

Lichte aller Art

Feine Wachswaren

Gemeine feste Seife

Feine Seife

Wagenschmiere

Schuhwichse usw

Putzmittel

4. Chemische und pharmazeutische

Erzeugnisse, F a r b e n und

F a r b -

waren.

Wasserglas

Calziumkarbid

usw.

Amoniak, Chlorkalium

Indigo

Berlinerbau

Bleiweiss

Zinkoxyd

Farbholzauszuge

Kreide und andere Erdfarben

Chromfarben

Druckfarben, nicht

zubereitet

Tinte und Tintenpulver

Graphit

Oelfirnisse

Weinsteinfirnisse

Backfirnisse

Oelkitte

Guano

Thomasphosphatmehl

Mit Saure behandelte

Düngmittel

Schiesspulver

Zündholzer usw

Leim aller

Art

Anderweit nicht genannte verdichtete Gase

Zubereitete Arzneiwaren

15,500

24,043

1,054

4,010

9,200

10,000

3,700

29,650,829

1,925

3,014

2,092

5. Tierische und pflanzliche Spinn-

stoffe u. Waren; Menschenhaare;

zugerichtete Schmuckfedern,

Fächer und Hüte.

Rohe Wolle

Dichte Wollengewebe

Wollene Wirkwaren

Baumwollener Sammet

Dichte Baumwollengewebe

Baumwollene

Wirkwaren

Baumwollene Schlauche usw

Gefärbtes Garn

Taue, Hangematten usw

Gebleichte leinene Gewebe, dichte

Gebleichte Hanfgewebe

Sacke aus

Juteleinwand

Fussbodenbelag aus Linoleum

Filzwaren

Pferdehaare, bearbeitet

Kleider und Putzwaren, ganz oder teilweise

aus Seide

Kleider und Putzwaren, ganz oder teilweise

aus Wolle

Kleider und Putzwaren, ganz oder teilweise

aus Baumwolle

Kleider und Putzwaren aus anderen Spinn-

stoffen

Frauenhute aus Filz

Hute aus Stroh usw

Frauenhüte aller Art, ausgeputzt

Abfalle von Gespinsten

6 Leder und Lederwaren, Kürsch-

nerwaren und Waren aus Därmen.

Enthaarte Schaf- und Ziegenfelle

Zugerichtetes Leder

Handschuhleder

Ziegen-, Schafleder usw

Bearbeitete Haute von Fischen usw.

Schuhe aus Leder

Treibriemen aus Leder

Sattler- und Taschnerwaren

3,453

10,655

7,016

1,411

1,302

1,085

1,601

Stuck

11,130

3,915

160,871

4,247

2,660

Warengattung.

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw. Stück

Warengattung.

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg bezw. Stuck.

Handschuhleder, zugeschnitten

Lederhandschuhe

Abgenutzte Lederstucke

7. Kautschukwaren.

Schlauche aus Kautschuk

Anderweit nicht genannte Kautschukwaren

Hartkautschukwaren

8. Geflechte und Flechtwaren aus

pflanzlichen Stoffen mit Ausnahme

der Gespinstwaren.

Grobe Korbfiechterwaren usw.

Feine Korbflechterwaren usw

Sparteriewaren

9. Besen, Bürsten, Pinsel und

Siebwaren.

Besen aus Reisig

Grobe Besen und Bürsten aus

Borsten.

Feine Besen und Bursten

usw.

10. W a r e n aus tierischen oder pflanz-

lichen Schnitz- oder Formerstoffen.

Waren ganz oder teilw. aus Elfenbein usw.

Bau- und Nutzholz, genutet usw

Holztapeten usw

Holzdraht, Holzstifte

Grobe Böttcherwaren

Möbel und Möbelteile, grobe, unfurniert

Möbel und Möbelteile, grobe, furniert .

Tischler-, Drechsler- und Wagnerarbeiten .

Möbel und Möbelteile in Verbindung mit an-

deren Stoffen

Peine Holzwaren

Gepolsterte Möbel ohne Ueberzug

Gepolsterte Möbel mit Ueberzug

Feine Korkwaren

Anderweit nicht gen. pflanzt. Schnitzstoffe

Kohlenstifte

11. Papier, Pappe u. Waren daraus.

Papier aus Abfallen von Gespinstwaren oder

dergleichen

Pappen, geformt, gekautscht usw

Packpapier

Schreibpapier, Lösch-, Druckpapier

11,123

1,224

9,512

19,180

1,300

5,602

4,150

7.112

1,807

Postkarten

Papier und Pappe,

gestanzt.

Papiertapeten

Spielkarten aller

Art

Gelatinpapier

Duten, Briefumschlage

usw.

Anderweit nicht genannte Papierwaren

Papierspane

usw.

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher

Bilder aller Art aus Papier

Gemälde und Zeichnungen

13. W a r e n aus Steinen oder anderen

mineralischen Stoffen (mit Aus-

nahme der Tonwaren) sowie aus

fossilen Stoffen.

Behauene Steine

Pflastersteine

Platten aus Granit, Marmor, Alabaster .

Schieferblöcke und Schieferplatten .

Grobe Steinmetzarbeiten

Feine Steinmetzarbeiten

Statuen und andere Bildhauerarbeiten

Steinwaren, nur in Verbg. mit Holz u. Eisen

Schleif-, Polier- und Wetzsteine

Warmeschutzmasse

Zementwaren

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine, ungefärbt

Bauplatten, Bausteine, gefärbt

Schlacken zu Bau- oder Pflastersteinen, ge-

formt

14. T o n w a r e n .

Mauersteine (Backsteine), unglasiert

Dachziegel, unglasiert

Tabakpfeifen, einfarbig oder weiss .

Feuerfeste Steine aller

Art

Feuerfeste Erzeugnisse aus Ton

Bodenplatten aus Ton

Wand bekleidungsplatten

Waren aus Steingut

Feine Tonwaren

Porzellanwaren

Scherben und Bruch aus Ton

1,307

1,769

60,500

2,846,308

1,161

84,500

11,503

90,142

7,750

12,961

6,500

1,423,468

8,445

1,500

196,368

48,073

264,890

3,433

34.038

4,764

63.900

Warengattung.

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg bezw. Stück.

Warengattung.

Ausfuhr

nach Landern

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw Stück.

Warengattung.

15. Glas und Glaswaren.

Hohlglas, gefärbt

Hohlglas, geschliffen

Uhrgläser

Ferngläser

Glas- und Schmelzwaren

16. Edle Metalle und Waren daraus.

Waren, ganz oder teilweise aus Silber

17. Unedle Metalle u. Waren daraus.

Roheisen

Röhren und Walzen, roh bearbeitet

Nicht schmiedbare Kunstguss waren

Rohe Eisenwaren aus nicht schmiedb. Guss

Maschinenteile, bearbeitet

Rohluppen, Ingots, Rohschienen

Schmiedbares Eisen

in

Stäben

Blech, roh, gefirnisst

usw.

Blech, abgeschliffen, vernickelt

Eisendraht, roh oder gewalzt

Eisendraht, verzinkt

Andere Röhren aus Eisen,

roh

Andere Röhren aus Eisen, bearbeitet

Eisenbahnschienen usw

Eisenbahnachsen

Rohe Eisenwaren, anderweit nicht genannt

Maschinenteile, anderweit nicht genannt

Ambosse, Schraubstöcke usw

Spaten, Schaufeln, Pflugscharen

Heu-, Düngergabeln

Sensen, Sicheln

Sageblätter

Bohrer, Zangen, grobe Scheeren

Aexte. Hämmer

Pflüge und anderweit nicht genannte Gerate

Eisenbahnwagen-,

Pufferfedern

Drahtwaren

Haus- und Küchengeräte

Eiserne Ketten

Möbel und Möbelteile, eiserne

Andere feine Eisenwaren (leset Schneidwaren)

Eisensand und Stahlspäne

Brucheisen,

Abfälle

usw.

Aluminiumwaren, fassoniert .

Ausfuhr

nach Ländern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören

Kg. bezw. Stück

224,291,474

10,134

1,046

721,920

4,137

48,708,569

22,337,580

29,683,607

1,500

4,768,455

4,389

19,681

12,694

7.239

41,690

2,392

19,625

25,806

244,170

987,459

Warengattung.

Blei, roh ; Bruchblei

Gewalztes Blei

Druckplatten aus Blei

Andere Bleiwaren

Zink, roh ; Bruchzink

Zinkwaren, bearbeitet

Zinnwaren, roh ; Bruchzinn

Zinn, gewalzt

Zinndraht

Kupferdraht

Stangen, Bleche usw. aus Kupfer

Walzen, Druckplatten aus Kupfer .

Grobe Waren aus Kupfer oder Messing .

Feine Waren aus Kupfer oder Messing .

Gespinste aus unedlen Metallen

Läutewerke, Sprechmaschinen usw.

18. Maschinen, elektrotechnische Er-

zeugnisse, Fahrzeuge.

Dampfmaschinen

Näh-, Strickmaschinen

Appretur- und Wäschereimaschinen

Feuerspritzen, Pumpen

Maschinen zur Bearbeitung von Metallen,

Holzern

Dampfpfluge, Mähmaschinen

Dresch-. Mälzereimaschinen .

Dynamomaschinen usw

Elektrizitätssammler

Andere elektrotechnische Erzeugnisse

Fahrzeuge, zum Fahren auf Schienengeleisen

bestimmt

19. Feuerwaffen, Uhren, Tonwerk

zeuge, Kinderspielzeug.

Handfeuerwaffen aller Art

Wand-, Stutz- usw. Uhren

Uhrfurnituren

Harmoniums

Klaviere aller Art

Streichtonwerkzeuge

Blastonwerkzeuge

Kinderspielzeug aller Art

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg. bezw. Stück.

9,800

1,966

43,224

3,066

10,158

3,659

9,245

6,613

3,569

1,389

160,805

2,920

1,692

45,900

10,013

Chemins de fer.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1906.

Chemins de fer Guillaume-Luxembourg

Zusammenstellung des Güterverkehrs der un Grossherzogtum gelegenen Stationen der

Wilhelm-Luxemburg-]

Bezeichnung der Güter

Abfalle

Baumwolle

Bier

Blei.

Borke

Braunkohle

Cement

Chemikalien

Dachpappe

Düngmittel

Eisen

(roh)

Eisen

(Luppen)

Eisen und Stahlbruch

Eisen und Stahl

Eisenbahn-Schienen

Eisen-Schwellen.

Eiserne Achsen

Eiserne Kessel

Eiserne Rohren

Eisen-Draht

Eisen-Waren

Metallwaren (sonstige)

Eisen-Erz

Erde

Erze, Bleierze

Kupfererze

Uebrige Erze

Farbholzer

nach

Deutsch-

land

3,318

10,255

37,283

666,251

81.109

29,728

42,210

9,170

2,716

2,728

2 418

1,002,802

3,364

1,810

nach

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

6,633

2,023

10,183

5,389

2,025

202,263

nach

Belgien,

Holland

nach

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

nach

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Versand in Tonnen.

26,930

84,994

13,080

14,764

931,987

1,773

4,339

1,658

1,650

2,575

3,322

601,400

1,414

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn,

2,481

3,487

15,625

73,198

754,918

104,402

30,125

60,453

15,572

5,376

6,903

3,449

2,738,452

4,989

1,995

nach u von

der

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn

5,(…)

10,(…)

6,(…)

4,(…)

1,(…)

4,(…)

7(…)

3(…)

7(…)

1,6

283,5(…)

22,8(…)

Bezeichnung der Güter.

Fische

Flachs

Fleisch

Garn

Weizen

loggen

Hafer

Gerste

Hülsenfrüchte

Mais

(...)alz

(...)einsaat

(...)mereien

las

(...)äute

(...)undholz

(...)utzholz

rennholz

(...)olzzeugmasse

(...)opfen

(...)te

(...)affee

(...)alk

(...)artoffeln

(...)nochen

(...)nochenkohle

(...)umpen

(...)

(...)

(...)

(...) u. Fette

(...)kuchen

(...)

(...)roleum

(...)s

(...)re, Thon

nach

Deutsch-

land.

2,785

1,501

2,304

1,772

nach

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

nach

Belgien,

Holland.

nach

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

nach

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Versand in Tonnen.

1,284

1,247

2,204

1,088

1,321

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

1,730

1,136

1,033

1,242

2,708

5,270

2,340

2,425

1,507

3,656

2,324

nach u. vor

der

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

1,223

1,246

1,399

2,723

5,180

2,286

1,721

5,973

2,247

Bezeichnung der Güter.

Rüben

Ruben-Syrup

Salpetersaure

Salz

Schiefer

Schwefelsaure

Soda

Spiritus

Stärke

Steine

Steine (gebrannte)

Steinkohlen

Steinkohlen, Briquets

Steinkohlen, Koks

Tabak

Teer

Tonwaren

Torf

Wein

Wolle

Zink

Zucker

Sonstige Güter

Summe

Pferde

Rindvieh

Schafe

Schweine

nach

Deutsch-

land.

nach

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

nach

Belgien,

Holland.

nach

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

nach

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

nach u. von

der

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn

Versand in Tonnen.

22,147

5,040

2,354

7,170

1,952,473

Stück.

4,916

6,642

39,028

232,291

Stück.

7 122

1,088,127

Stück.

Stück

6,768

1,382

636,524

Stück.

1,561

36,475

5,718

1,098

2,549

9,912

3,910,219

Stück.

5,298

8,203

39,247

31,424

4,279

7,228

416,075

Stück.

11,951

8,109

Bezeichnung der Güter.

Abfälle

Baumwolle

Bier

Blei

Borke

Braunkohle

Zement

Chemikalien

Dachpappe

Düngmittel

Eisen (roh)

Eisen

(Luppen)

Eisen und Stahlbruch

Eisen und Stahl

Eisenbahnschienen

Eisenbahnschwellen

Eiserne Achsen

Eiserne Kessel

Eiserne Röhren

Eisen-Draht

Eisen-Waren

Sonstige Metallwaren

Eisenerz

Erde

Bleierze

Uebrige Erze

Farbhölzer

Fische

Flachs

Fleisch

Garn

Weizen

Roggen

Hafer

Gerste

Hülsenfrüchte

von

Belgien,

Holland.

von

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

Empfang in Tonnen.

2,550

1,210

2,939

3,836

7,103

14,572

17,038

1,029

1,758

von

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

2,865

2,260

3,201

77,723

7,282

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

5,237

7,303

9,624

4,702

10,981

14,299

3,250

16,498

2,351

5,312

2,940

2,940

329,479

63,283

51,708

20,427

1,719

2,895

von

Deutsch-

land.

5,205

7,043

5,838

3,246

2,912

9,759

13,107

1,959

4,222

2,879

2,733

251,571

47,417

35,330

3,128

1,129

von

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

1,162

2,275

1,364

Bezeichnung der Güter.

Mais

Malz

Leinsaat

Sämereien

Glas

Häute

Rundholz

Nutzholz

Brennholz

Aussereuropaisches Holz .

Holzzeugmasse

Hopfen

Jute

Kaffee

Kalk

Kartoffeln

Knochen

Knochenkohle

Lumpen

Mehl

Kleie

Obst

Oele und Fette

Oelkuchen

Papier

Petroleum

Reis

Röhren, Ton

Rüben

Rüben-Syrup

Salpetersäure

Salz

Schiefer

Schwefelsäure

Soda

Spiritus

Stärke

von

Deutsch-

land.

1,984

1,713

6,726

12,702

21,615

2,310

1,525

1,056

2,300

1,578

1,867

von

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

von

Belgien,

Holland.

von

Oesterreich.

Russland,

Donaulander.

Empfang in Tonnen.

3,892

1,175

41,371

5,011

2,853

2,305

von

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

3,118

1,147

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

3,930

2,331

1,848.

1,211

8,551

13,882

24,891

44,167

3,564

1,162

3,874

5,339

1,509

1,539

3,832

1,939

1,868

2,849

Bezeichnung der Güter.

Steine

Steine

(gebrannte)

Steinkohlen

Steinkohlen-Briquets

Steinkohlen-Koks

Tabak

Teer

Tonwaren

Torf

Wein

Wolle

Zink

Zucker

Sonstige Güter

Summe

Pferde

Rindvieh

Schafe

Schweine

von

Deutsch-

land,

51,837

108,251

17,380

1,181,530

1,099

2,145

11,124

1,837,755

Stück.

1,532

von

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

9,988

Stück.

von

Belgien,

Holland.

von

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

Empfang in Tonnen.

5,537

133,696

10,041

24,078

1,200

2,231

295,029

Stuck.

3,418

Stuck.

von

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

17,147

1,678

122,868

Stück.

1,707

1,849

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

75,033

242,014

27,451

1,205,627

1,090

1,228

1,452

1,745

2,299

15,374

2,266,184

Stuck.

3,447

3,250

1,855

Von Kleinbettingen über Diedenhofen

Von Kleinbettingen über Wasserbillig

Von Kleinbettingen nach Prinz Heinrich und Wilhelm-

Luxemburg-Bahn

Von Diedenhofen über

Kleinbettingen

Von Wasserbillig über Kleinbettingen

Von Prinz Heinrich- und Wilhelm Luxemburg-Bahn über

Kleinbettingen

Von Gouvy über Diedenhofen

Von Gouvy über Deutsch-Oth

Von Gouvy über St. .Vith

Von Gouvy über Wasserbillig

Von Gouvy über Prinz Heinrich-Bahn

Von Diedenhofen über Gouvy

Von Deutsch-Oth über Gouvy

Von Wasserbillig über Gouvy

Von Prinz Heinrich-Bahn über Gouvy

Von St. Vith über Diedenhofen

Von St. Vith über Deutsch-Oth

Von St. Vith über Rodingen

Von St. Vith nach Prinz Heinrich-Bahn

Von St. Vith über Gouvy

Von Diedenhofen über St. Vith

Von Deutsch-Oth über St. Vith

Von Rodingen über St. Vith

Von Prinz Heinrich-Bahn über St. Vith

662,109 T.

76,568 »

32.937 »

662,441 T.

115,421 »

42,413 »

218,111 T.

43,696 »

6,613 »

1,499 »

32,091 »

35,623 T.

70,767 »

905 »

2,628 »

583,081 T.

4,800 »

11,331 »

12,033 »

330,883 »

83,331 T.

59,267 »

77,784 »

17,057 »

771.614 T.

850,275 T.

302,010 T.

109,923 T.

942,128 T.

237,439 T.

3,213,489 T.

Betriebsergebnisse der Wilhelm-Luxemburg Eisenbahnen wahrend des Jahres 1906.

Befordert wurden : Personen

Befordert wurden: Güter

Einnahmen aus dem Personenverkehr .

»

»

Güterverkehr

Einnahmen ausserdem

Zusammen

Kilometrischer Ertrag (196

Kilom.)

2,584,643

10,184,731 T

1,709,000 M

15,009,000 M.

1,222,000 M.

17,940,000 M.

91,535 M.

Durchgangsverkehr.

Chemins de fer cantonaux.

Lignes de Diekirch-Vianden et de Martelange-Nœrdange.

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre.

Totaux

VOYAGEURS.

Nombre.

10,529

12,413

10,700

13,281

14,163

14,151

13,415

17,106

14,299

11,290

12,534

11,864

155,745

Produit.

FR. C.

4,448,40

5,098,15

4,744,35

5,678,85

6,392,35

6,628,90

6,254,40

8.697,00

7,861,90

5,090,00

5,378,45

4,867,30

71,140,00

BAGAGES.

Poids.

T. K.

12,150

9,460

11,480

11,665

15,715

14,310

16,760

14,200

12,960

11,920

13,690

8,580

153,190

Produit.

FR. C.

104,35

83,60

114,40

134,85

157,80

153,70

172,90

178,10

179,00

136,80

121,50

83,85

1,620,85

MARCHANDISES.

Colis et Paquets.

Poids.

T. K.

159,930

192,565

229,060

200,220

206,900

193,505

220,290

241,435

216,555

238,480

203,295

175,640

2,477,875

Produit.

FR. C.

659,40

1,005,20

1,093,05

1,125,90

1,272,45

1,100,70

1,163,00

1,163,75

1,375,75

1,434,35

1,338,85

1,145,25

14,177,65

Charges complètes.

Poids.

T. K.

1,877,360

1,944,670

2,518,930

3,242,860

3,470,950

4,195,370

3,777,700

4,245,020

3,576,590

3,307,610

3,585,860

1,970,140

37,713,060

Produit.

FR. C.

5,098,75

5,385,70

7,630,40

9,216,15

9,150,90

10,571,75

10,580,65

11,535,15

10 533,55

9,368,70

10,179,50

5,471,35

94,786,55

Bétail et

divers.

Produit

FR. C.

443,02

449,90

437,76

491,56

508,32

493,10

509,57

465,62

379,35

396,36

360,90

394,02

5,329,48

Recettes

totales.

FR. C.

11,053,92

12,022,55

14,019,96

16,691,31

17,481,82

18,948,15

18,680,52

22,039,62

20.329,55

16,426,21

17,379,20

11,961,77

197,034,58

Produit kilométrique correspondant à

(44 kilomètres)

1906 fr. 4,478.

1905 fr. 4,622.

Chemins de fer secondaires.

Lignes de Luxembourg à Bemüh et de Cruchten à Larochette

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

A o û t

Septembre

Octobre

N o v e m b r e

Décembre

Totaux

VOYAGEURS.

Nombre.

22,375

23,388

22,568

23,737

32,606

29,097

38,323

35,391

35,687

27,469

28,212

24,464

343,817

Produit.

FR

CT.

8,490 15

8,399 45

8,708 40

9,715 70

16,461 80

13,006 30

18,457 55

17,739 35

17,177 35

10,781 65

10,795 10

9,910 60

149,643 40

MARCHANDISES ET BAGAGES.

Nombre

T

K.

2,677 450

2,752 165

4,848 035

4,910 580

5,791 380

5,150 490

4,795 550

4,229 320

4,145 010

4,863 280

3,552 495

2,358 815

50,085 315

Produit

FR. CT.

5,920 39

5,351 10

8,897 70

8,499 20

10,266 40

8,937 70

8,343 60

8,479 25

7,920 75

8,758 73

6,918 30

5,190 75

93,583 88

Bétail et Divers.

Produit.

FR. CT.

569 24

564 96

628 77

5 01

697 69

1,050 15

663 04

748 24

1,119 14

615 38

597 90

4,660 52

12,480 04

RECETTES

totales

FR. CT

14,979 79

14,315 51

18,234 87

18,779 91

27,425 89

22,994 15

27,464 19

26,966 84

26,217 24

20,155 76

18,311 30

19,861 87

255,707 32

Produit kilométrique correspondant

(40 kilomètres)

à 1906 fr

à

1905 fr.

6,392 67

6,640 80.

Produit kilométrique correspondant à

(46 kilomètres)

fr. 3,584 02.

fr. 3,395 19.

MOIS

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

VOYAGEURS

Nombre

des billets

délivrés.

18,673

18,121

20,341

22,441

30,208

33,180

26,296

27,882

26,236

24,407

29,926

31,905

309,606

Produit

de ces billets.

FR.

C.

7,314 10

6,852 10

7,660 20

9,300 15

14,145 40

19,636 55

12,297 50

13,220 10

12,804 35

10,740 85

9,200 97

8,612 02

131,784 79

MARCHANDISES ET

BAGAGES.

KILOGR.

607,950

660,770

1,206,830

1,397,220

1,596,510

1,160,240

1,624,970

1,370,960

1,227,310

1,378,980

1,111,690

1,163,150

14,608,590

Produit des

marchandises

et bagages.

FR.

C.

1,460 15

1,619 30

2,744 30

2,539 65

3,020 60

2,425 05

3,226 70

2 083 10

2 874 35

2 972 90

2,389 90

2,354 30

30,610 30

RECETTES

DIVERSES.

FR.

C.

209 76

191 36

217 12

198 72

209 76

202 40

209 76

(..) 76

202 40

213 44

202 40

202 90

2469 28

RECETTES

TOTALES

FR.

c.

8,984 01

8,662 76

10,621 62

12,038 52

17,375 76

22,264 00

15,733 96

16,412 96

15,881 10

13,927 19

11,793 27

11,169 22

164,864 37

Chemins de fer vicinaux.

Ligne vicinale de Bettembourg-Aspelt.

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

VOYAGEURS.

Nombre

des billets

délivrés.

2,888

2,284

2,812

2,931

3,306

3,105

4,424

3,684

3,149

3,230

3,636

3,191

41,840

Produit

de ces billets.

FR. C

1,185,20

1,217,05

1,199,00

1,430,70

1,365,00

1,480,50

2,289,00

1,878,50

1,455,35

1,410,00

1,615,65

1,326,30

17,852,15

Marchandises et bagages.

Kilogr.

312,030

360,343

619,519

527,987

1,014,384

1,141,909

965,818

633,018

784,858

605,194

512,723

267,073

7,684,856

Produit.

FR.

C.

1,773,70

1,217,05

1,186,40

1,419,05

1,353,20

1,455,50

2,279,15

1,870,15

1,450,00

1,397,70

1,611,35

1,316,30

18,330,25

Recettes diverses

FR.

C.

11,50

12,00

11,65

11,80

25,00

9,15

8,35

5,35

12,30

4,30

10,00

122,00

Recettes totales

FR.

C.

1,644,50

1,707,20

1,915,00

2,056,90

2,395,00

2,561,15

3,189,30

2,577,05

2,216,40

2,098,10

2,210,90

1,707,85

26,279,35

Produit kilométrique correspondant à

(11 kilomètres.)

1906. 2389,03 fr.

1905. 2419,71 fr.

Chemins de fer Prince-Henri.

Lignes des Minières, de Luxembourg-Pétange, de l'Attert et de la Sûre.

(Longueur en exploitation : 172 kilomètres)

I . Marchandises expédiées

1° pour l'intérieur du pays

2° vers la France

3° id. la Belgique

4° id. la Hollande

5° id. l'Allemagne

6° id. la Suisse

7° id. l'Italie

8° id. l'Autriche

Ensemble

II. Marchandises importées

1° de la France, via Rodange fr.

2° de la Belgique

a) via Athus

b) via Sterpenich

c) via Benonchamps

ci) via

Gouvy

3° de l'Allemagne

a) via Esch (Thionville et

Karthaus)

b) via Kleinbettingen (Thion-

ville et Karthaus)

c) via Troisvierges (Ettel-

bruck, Luxembourg et Esch)

d) via Trois-Vierges (Luxem-

bourg et Dippach)

e) via Wasserbillig (Thion-

ville et Karthaus)

f) via Wasserbillig, Luxem-

bourg et Dippach)

Ensemble

III. Marchandises en transit par

la ligne des minières

a) via Esch-Athus et inverse-

ment

b) via Esch-Rodange fr.

Ensemble

Total

T

K.

1,607,780.040

101,594,160

1,538,611,610

6,653 230

687,158.330

8,079.460

9,017.850

794,170

3,959,688 850

186 524.970

335,765.140

40,035 320

5,668.740

14,390.810

94,399.380

4,278,390

2,356.460

840,771.290

30,074.720

170,433 380

1,724,698.600

118,692.320

483.700

119,176.020

5,803,563.470

T.

K.

1.468,253.700

206,564.190

1,308,473.050

3,694.510

521,755 260

4,821.840

2,981.440

745.000

3,517,288.990

100,538.970

340,922 420

35,615.390

2,732.990

16,971 640

69,698.090

4,039.770

1,669.510

621,875.270

25,075 030

28,407.090

1,247,546.170

175,081.990

10,866.750

185,948.740

4,950,783.900

Différence en faveur de

1906.

T.

K.

139,526.340

230,138 560

2,958.720

165,403.070

3,257.620

6,036.410

49.170

442,399 860

85,986.000

4,419.930

2,935.750

24,701.290

238 620

686.950

218,896.020

4,999.690

142,026.290

477,152.430

852,779.570

1905.

T.

K.

104,970.030

5,157.280

2,580.830

56,389.670

10,383.050

66,772,720

Minerais

Pierres

Fontes

Bois

Scories phosph

Cokes

Houilles

Divers

la France.

T.

K.

153,693.450

582.160

10 000

184.570

13,633.760

135.000

18,286.030

186,524.970

Au départ de

la Belgique.

T.

K.

48,039.030

180.300

26.180

537.720

218,619.000

50,163.420

78,294.360

395,860.010

l'Allemagne.

T.

K.

13 905.690

4,899.430

6,142.860

15,733.770

518.950

923,617 500

82,095.000

95,400 420

1,142,313 620

En tout

T.

K.

215,638.170

5,661.890

6,179.040

16,456.060

14,152.710

1,142,371.500

132,258.420

191,980 810

1,724,698 600

T.

K.

99,096.970

17,038 600

5,558.410

12,217.220

20,926.900

811,835.000

144,435.520

136,437 550

1,247,546 170

Différence en faveur de

T.

K.

116,541.200

620.630

4,238.840

330,536 500

55,543.260

477,152.430

T.

K

11,376.700

6,774 190

12,177.100

2° Les marchandises importées comprenaient

1° Les marchandises expédiées comprenaient

Destinations.

Intérieur

France

Belgique

Hollande

Allemagne

Suisse

Italie

Autriche

En

tout

Différence en

faveur de

Minerais.

T.

K.

1,357,437.160

89,886.350

1,259,129.740

309,509.110

3,015,962.360

2,711,511 270

304,451 090

Pierres.

T.

K.

60,400.320

930.700

3,182.910

1,824.600

23,381.040

89,722 570

68,509 920

21,212 650

Acier.

T.

K.

4,069 550

1,736.110

84,454.750

4,828 630

155,724.960

6,735.000

8,820.080

266,369 080

215,780 980

50 588.100

Fontes.

T.

K.

1.242.750

166 580

162,424.140

66,691.270

230,524.740

206 619.980

23,874 760

Bois.

T

K.

11,816 350

11.480

300 470

1,547.190

13,675.490

13.210 450

465.040

Scories

phos.

T.

K.

18,058.000

2,287.030,

25,381.030

69,826 450

794.170

116,346 700

83,781 980

32,564 720

Houilles.

T .

K.

1,290 000

1,290 000

Divers.

T. K.

154,755 910

6,575 910

3,738.550

60,475 310

1,344.460

197.770

227,087 910

216,554 410

10,533 500

Totaux.

T.

K.

1,607,780.040

101,594160

1,538,611.610

6,653.230

687,158 330

8,079 460

9,017.850

794 170

3,959,688 850

3 517,288.990

442,399.860

3° Les marchandises en transit par la ligne des Minières comprenaient

Minerais

Pierres

Acier

Fontes

Scories phosph

Cokes

Houilles

Divers

Totaux

1906.

T

K.

43,461.270

836.780

20,783.580

4,626.000

3,669.000

10,119.630

35,679.760

119,176.020

1903.

T.

k.

108,347.190

493.520

19,224.000

6,123 700

9,220 000

8,897.000

33,643 330

185,948.740

Différence en faveur de

1906.

T.

k.

343 260

1,559.580

1,222.630

2,036.430

1903.

T

k.

64,885.920

1,497.700

5,551.000

66,772.720

Résultats de l'exploitation

Voyageurs

Marchandises

Nombre 1,587,692

Produit, bagages compris

Poids 5,803,563 t. 470 klg.

Produit

Produits extraordinaires

Recettes diverses

Total.

fr.

fr.

857,940 96

5,842,096 15

37,692 00

7,321 13

6,746,149 97

Produit moyen par voyageur

id.

par tonne de marchandises

Produit kilométrique correspondant à

fr.

fr.

0,5404

1,0068

0,4092

1,0096

fr. 39,221 80.

fr. 34,283 69.

Ligne de Wiltz.

(Longueur en exploitation : 20 kilomètres )

I . Marchandises expédiées.

1° Pour l'intérieur du pays

2° Vers la Belgique

3° Vers la Hollande

4° Vers l'Allemagne

ensemble

II. Marchandises importées.

1° De la Belgique : a) via Schimpach frontière

b) via Gouvy

2° De l'Allemagne: a) via Trois-Vierges

b) via Wasserbillig

c) via Bettembourg

Ensemble

III.

Marchandises en transit par la ligne de Wiltz

Via Kautenbach-Schimpach frontière et inversement

Total

1906.

T.

K.

9,440,480

1,449,520

33,920

4,559,980

15,483,900

8,578,430

3,858,860

2,143,940

1,376,700

1,097,360

17,055,290

7,263,640

39,802,830

1905.

T.

K.

9,251,230

1,222,740

29,780

4 217,110

14 720,860

9,797,870

4,026,820

1,820,030

868,090

1,013,970

17,526,780

5 068,720

37,316,360

Différence en faveur de

1906.

T.

K.

189,250

226,780

4,140

342,870

763,040

323,910

508,610

83,390

2 194,920

2,486,470

1905.

T.

K.

1,219,440

167,960

471,490

1° Les marchandises expédiées comprenaient

Pierres

Bois

Scories phos.

Divers

Totaux

En destination de

l'intérieur.

T.

K.

1,019,110

1,032,190

868,050

6,521,130

9,440,480

la Belgique.

T.

K.

32,000

1,417,520

1 449,520

la Hollande.

T.

K.

33,920

33,920

l'Allemagne.

T.

K.

126,800

12,000

4,421,180

4 559,980

En tout

1906.

T.

K.

1,145,910

1 076,190

868,050

12,937,750

15,483,900

1905.

T.

K.

332,000

1,408,900

871,000

12 108,960

14,720,860

Différence en faveur de

1906.

T.

K.

813,910

284,790

763,040

1905.

T.

K.

332,710

2,950

2° Les marchandises importées comprenaient

Pierres

Bois

Houilles

Divers

Totaux

Au départ de

la Belgique.

T.

K.

237.400

11,200

4,711,000

7,477,690

12,437,290

l'Allemagne.

T.

K.

403,590

1,247,500

2.966,910

4,618,000

En tout

1906.

T.

K.

237,400

414,790

5,958,500

10,444,600

17,055,290

1905.

T.

K,

200,700

382,610

4,922,500

12,020,970

17,526,780

Différence en faveur de

1905.

T.

K.

36,700

32,180

1,036,000

1905.

T.

K.

1,576,370

471,490

3° Les Marchandises en transit par la ligne de Wiltz comprenaient

Pierres

Bois

Houilles

Scories

phosph.

Divers

Totaux

1906.

T.

K.

485,500

5,334,000

1,444,410

7,263,640

1905.

T.

K.

1,380.050

25,000

2,686,000

35,000

942,670

5,068,720

Différence en faveur de

1906.

T.

K.

2,648,000

501,470

2,194,920

1905.

T.

K.

894,550 .

25,000

35,000

Résultats de l'exploitation.

Voyageurs

Marchandises

Nombre 71,697

Produit, bagages compris

Poids 39,802 t. 830 klg.

Produit

Produits extraordinaires

Recettes diverses

Total

fr.

fr.

38,599 04

48,941 46

3,046 09

179 49

90,766 08

Produit moyen par voyageur

fr.

id.

par tonne de marchandises

»

1906.

0,538

1,230

1905.

0,355

1,308

Produit kilométrique correspondant à

1906 fr.

»

4,538 30

4,550 67

La Chambre de commerce était composée en 1906 comme suit

Président : M. Léon Metz, maître de forges à Esch-sur-l'Alzette.

Vice-Président : M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres : MM. Ch. Bech, négociant à Diekirch ; Daniel Buchholtz, négociant à Esch-

sur-l'Alzette ; Jules Collart, maître de forges à Steinfort ; André Duchscher, industriel à

Wecker ; Georges Faber, tanneur à Wiltz ; Henri Funck, brasseur à Neudorf ; Joseph

Glesener, industriel à Wiltz ; Joseph Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg ; Pierre Jœrg,

industriel à Echternach ; Jean Knaff, négociant à Luxembourg ; Guillaume Lefèvre, négociant

à Luxembourg ; Gustave de Marie, négociant à Ettelbruck ; Jules Mongenast, tanneur à

Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines ; Alb. Reinhard,

fabricant de gants à Luxembourg ; Emile Schrœll, imprimeur à Luxembourg ; Jean Soupert,

rosiériste à Limpertsberg ; Joseph Wurth, directeur de la Banque Internationale à Luxem-

bourg ; Paul Wurth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire : M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.

Luxembourg, le 4 mai 1907.

Composition de la Chambre de commerce.

Le Secrétaire,

J.-P.

SEVENIG.

La Chambre de commerce,

Le Président,

Léon METZ

SOMMAIRE.

Pages

Considérations générales

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Métallurgie

Note sur les études du canal du Grand-Duché

de Luxembourg

Ateliers de construction

Industrie du bâtiment

Ardoisières

Carrières

Faïencerie

Mosaïques et dallages céramiques

Industrie des ciments

Briqueterie mécanique

Tannerie

Écorces à tan

Ganterie

Industrie textile

Teinturerie

Industrie du vêtement

Clouterie

Distillerie

Brasserie

Tabacs et cigares

Imprimerie

Horticulture

Fabrication des conserves de légumes

Meunerie

Laiterie

Pages.

Mondorf-les-Bains

Viticulture et commerce des vins

Vins de Champagne

Industrie de la chicorée

Poudrerie

Industrie de l'éclairage

Commerce de bétail

Faillites et concordats

Bourse du travail

Assurances

Assurance-maladie

Assurance-accidents

Caisse d'épargne et Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg

Enseignement industriel, commercial et pro-

fessionnel

Tramways luxembourgeois

Mercuriales

Taxes communales d'octroi à Luxembourg .

Statistique douanière

Waren-Einfuhr

Nachweisung

steuerpflichtiger

Waren,

welche während des Jahres 1906 aus

dem Zollverein nach dem Grossherzogtum

Luxemburg eingeführt wurden .

Waren-Ausfuhr

Chemins de fer

Composition de la Chambre de commerce

LUXEMBOURG IMPRIMERIE DE LA COUR VICTOR BUCK.

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de la Convention internationale de Genève, du 6 juillet 1906, pour l'amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne.

Le Gouvernement est autorisé

à ratifier et à publier, pour sortir son plein et

entier effet dans le Grand-Duché, la Convention

pour l'amélioration du sort des blessés et ma-

lades dans les armées en campagne, qui a été

signée à Genève le 6 juillet 1906 entre l'Alle-

magne, l'Argentine, l'Autriche et la Hongrie, la

Belgique, la Bulgarie, le Chili, la Chine, l'Etat

indépendant du Congo, le Danemark, l'Espagne,

les Etats-Unis d'Amérique, les Etats-Unis du

Brésil, les Etats-Unis Mexicains, la France, la

Grande-Bretagne et l'Irlande, la Grèce, le Gua-

temala, le Honduras, l'Italie, le Japon et la

Corée, le Luxembourg, le Monténégro, la Nor-

vège, les Pays-Bas, le Pérou, la Perse, le Portu-

Sie ist überdies ermächtigt, im Einvernehmen

mit dm anderen hohen Parteien, etwaige Aen-

derungen und Zusatze an besagter Konvention vor-

zunehmen, sowie alle zur Ausführung derselben

notwendigen und zweckdienlichen Maßnahmen zu

treffen.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Saukt Blasien, den 3. August 1907

Wilhelm.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Gesetz vom 3. August 1907, betreffend die Ge-

nehmigung der internationaten Genfer Kon-

vention vom 6. Juli 1906 über die Linderung

des Loses der Verwundeten und Kranken im

Kriege.

Wir Wilhelm, von Gottes Gnaden Groß-

herzog

von

Luxemburg,

Herzog

zu Nassau,

u., u., u. ;

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordneten-

Kammer vom 24. Juli 1907 und derjenigen des

Staatsrates vom 31. dess. M t s , wonach eine

zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;

Haben verordnet und verordnen

Einziger Artikel. Die Regierung ist ermächtigt,

die am 6. Juli 1906 in Genf zwischen Deutsch-

land, Argentinien, Oesterreich-Ungarn, Belgien,

Bulgarien, Chile, China, dem unabhängigen Congo-

staate, Dänemark,

Spanien, den

Vereinigten

Staaten von Amerika, den Vereinigten Staaten

von Brasilien,

den Vereinigten

Mexikanischen

Staaten, Frankreich, Großbritannien und Irland,

Griechenland, Guatemala,

Honduras, Italien,

Japan und Korea, Luxemburg, Montenegro, Nor-

wegen, den Niederlanden, Peru, Persien, Portugal,

Rumänien, Rußland, Serbien, Siam, Schweden,

der Schweiz und Uruguay unterzeichneten Kon-

vention wegen Linderung des Loses der Kranken

und Verwundeten im Kriege zu ratifizieren und

gal, la Roumanie, la Russie, la Serbie, le Siam,

la Suède, la Suisse et l'Uruguay.

Il est autorisé, en outre, à apporter éven-

tuellement et de concert avec les hautes parties

contractantes, des modifications ou ajoutes à la

dite Convention et à prendre toutes les mesures

que l'exécution de celle-ci réclame et comporte.

Mandons et ordonnons que la présente loi soit

insérée au Mémorial, pour être exécutée et ob-

servée par tous ceux que la chose concerne.

Saint-Blasien, le 3 août 1907.

GUILLAUME.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de

la Convention internationale de Beine du 20

septembre 1906, sur l'interdiction du travail de

nuit des femmes employées dans l'industrie.

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc. etc. ;

Notre Conseil d'Etat entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés ;

Vu la décision de la Chambre des députés du

24 juillet 1907 et celle du Conseil d'Etat du 31

du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à

second vote ;

Avons ordonné et ordonnons

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de la Convention internationale de Beine du 20 septembre 1906, sur l'interdiction du travail de nuit des femmes employées dans l'industrie.

tes chefs d'entreprises industrielles

ou leurs préposés qui occupent des femmes

contrairement aux dispositions consacrées par

la convention, ou qui contreviennent à l'art. 2

qui précède, seront punis conformément à l'art.

5 de la loi du 6 décembre 1876, sur le travail

des enfants et des femmes.

Mandons et ordonnons que la présente loi

soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et

observée par tous ceux que la chose concerne.

Saint Blasien, le 3 août 1907.

GUILLAUME

Le ministre d'Etat,

Président du Gouvernement

EYSCHEN.

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de la

Convention internationale de Berne du 26 septem-

bre, 1906, sur l'interdiction de l'emploi du phos-

phore blanc (jaune) dans l'industrie des allumettes.

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc., etc. ;

Notre Conseil d'Etat entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés ;

Vu la décision de la Chambre des députés du

24 juillet 1907 et celle du Conseil d'Etat du 31

du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à

second vote ;

Avons ordonné et ordonnons

Convention internationale de Berne du 26 septem- bre, 1906, sur l'interdiction de l'emploi du phos- phore blanc (jaune) dans l'industrie des allumettes.

. Die gewerblichen Betriebsunternehmer

oder deren Aufseher, welche Frauen entgegen

den durch das Uebereinkommen festgesetzten Be-

stimmungen beschäftigen, oder welche dem vor-

stehenden Art. 2 zuwiderhandeln, werden gemäß

Art. 5 des Gesetzes vom 6. Dezember 1876, über

die Arbeit der Kinder und Frauen, bestraft.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Sankt Blasten, den 3. August 1907.

Wilhelm.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Gesetz vom 3. August 1907, betreffend das am

26. September 1906 zu Bern unterzeichnete

internationale Uebereinkonnnen über das

Verbot der Verwendung Weißen (gelben) Phos-

phors in der Zündholzindustrie.

Wir Wilhelm, von Gottes Gnaden Groß-

herzog

von

Luxemburg, Herzog

zu Nassau,

u., u., u.;

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten!

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-

neten-Kammer vom 24. Juli 1907 und derjenigen

des Staatsrates vom 31. dess. Mts., gemäs

welchen eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird

Haben verordnet und verordnen

Einziger Artikel.

Die Regierung wird er

risé à ratifier et à publier la convention inter-

nationale signée à Berne le 26 septembre 1906

et ayant pour objet l'interdiction de l'emploi du

phosphore blanc (jaune) dans l'industrie des

allumettes.

Il est autorisé en outre à apporter éventuel-

lement et de concert avec les hautes parties con-

tractantes, des modifications à la dite conven-

tion ou à te dégager, selon le mode prévu à l'art.

6 de la convention, des obligations résultant de

son adhésion.

Mandons et ordonnons que présente loi soit

insérée au Mémorial, pour être exécutée et ob-

servée par tous ceux que la chose concerne.

Saint Blasien, le 3 août 1907.

GUILLAUME.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Loi du 3 août 1907, relative aux matières inflam-

mables à, teneur de phosphore blanc (jaune).

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc., etc. ;

Notre Conseil d'Etat entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés ;

Vu la décision de la Chambre des députés du

24 juillet 1907 et celle du Conseil d'Etat du 31

du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à

second vote ;

Avons ordonné et ordonnons

Loi du 3 août 1907, relative aux matières inflam- mables à, teneur de phosphore blanc (jaune).

La présente loi entrera en vigueur six

mois après sa publication au Mémorial.

Mandons et ordonnons que la présente loi soit

insérée au Mémorial pour être exécutée et ob-

servée par tous ceux que la chose concerne.

Saint Blasien, le 3 août 1907.

GUILLAUME.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Loi du 4 août 1907, attribuant la qualification de

ville aux localités de Differdange, Dudelange,

Ettelbruck et Rumelange.

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc., etc. ;

Notre Conseil d'État étendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés;

Die vorstehenden

Bestmmungen

finden auf

Zündbänder, die zur Entzündung von Gruben-

sicherheitslampen dienen, keine Anwendung.

Loi du 4 août 1907, attribuant la qualification de ville aux localités de Differdange, Dudelange, Ettelbruck et Rumelange.

Gegenwärtiges Gesetz tritt sechs Monate

nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in

Kraft.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Sankt Blasien, den 3. August 1907.

Wilhelm.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung;

Eyschen.

Gesetz vom 4. August 1907, wodurch den Ort-

schaften Differdingen, Düdelingen, Ettelbrück

und Rümelingen die Benennung als Stadt

beigelegt wird.

Wir Wilhelm, von Gottes Gnaden Groß-

herzog von Luxemburg,

Herzog zu Nassau,

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Vu la décision de la Chambre des députés du

24 juillet 1907 et celle du Conseil d'Etat du 31

de ce mois, portant qu'il n'y a pas lieu à second

vote ;

Avons ordonné et ordonnons

Convention internationale de Berne du 26 septem- bre, 1906, sur l'interdiction de l'emploi du phos- phore blanc (jaune) dans l'industrie des allumettes.

Le Gouvernement est auto-

gemäß der in Art. 11 des Uebereinkommens vor-

gesehenen Weise von den aus ihrem Beitritt sich

ergebenden Verbindlichkeiten zurückzuziehen.

Loi du 4 août 1907, attribuant la qualification de ville aux localités de Differdange, Dudelange, Ettelbruck et Rumelange.

La qualification de ville est

attribuée aux localités de Differdange, Dude-

lange, Ettelbruck et Rumélange.

Mandons et ordonnons que la présente loi

soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et

observée par tous ceux que la chose concerne.

Saint-Blasien, le 4 août 1907,

GUILLAUME.

Le Directeur

général de l'intérieur,

H. KÏRPACH.

Avis. — Cour militaire.

Par arrêté grand-ducal du 3 août 1907, M.

Felix Gredt, substitut du procureur d'Etat à

Luxembourg, a été chargé des fonctions de

suppléant provisoire de l'auditeur militaire.

Luxembourg, le 7 août 1907.

Le Ministre d'État, Président.

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Arrêté du 10 août 1907, concernant la publica-

tion du rapport général de la Chambre de

commerce pour l'année 1906.

LE MINISTRE D'ETAT, PRÉSIDENT

DU

GOUVERNEMENT,

Vu le rapport général de la Chambre de com-

merce sur la situation du commerce et de l'in-

dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1906 ;

Arrête

Le rapport prémentionné sera publié comme

annexe au Mémorial.

Luxembourg, le 10 août 1907.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordneten-

kammer vom 24 Juli 1907 und derjenigen des

Staatsrates vom 31. dess. Mts., gemäß welchen

eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird ;

Haben verordnet und verordnen

Einziger Artikel. Den Ortschaften Differdingen,

Düdelingen, Ettelbrück und Rümelingen wird die

Benennung als Stadt beigelegt.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Sankt Mafien, dm 4. August 1907.

Wilhelm.

Der General-Direktor

des Innern,

H. Kirpach.

Bekanntmachung. — Militärgerichtshof.

Durch Großh. Beschluß vom 3. August 1907

ist Hr. Felix Gredt, Substitut des Staatsan-

waltes zu Luxemburg, provisorisch mit den Funk-

tionen eines stellvertretenden

Militär-Auditors

ernannt worden.

Luxemburg, den 7. August 1907.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Beschluß vom 10. August 1907, die Veröffent-

lichung des allgemeinen Berichtes der Han-

delskammer über die Lage des Handels und

der Industrie für das Jahr 1906 betreffend.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogtums während des

Jahres 1906;

Beschließt.

Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-

morial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 10. August 1907.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

E y s c h e n .

Arrêté du 10 août 1907, décrétant les mesures

pour combattre le phylloxéra dans la commune

de Wellenstein.

LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT

DU GOUVERNEMENT ;

Vu la loi du 12 mai 1905, concernant les me-

sures à prendre contre l'invasion et la propaga-

tion du phylloxéra, et notamment l'art. 3 de

cette loi ;

Vu l'avis du commissaire de district de Gre-

venmacher et celui du comité permanent de la

Commission de viticulture ;

Arrête

Loi du 3 août 1907, ayant pour objet l'approba- tion de la Convention de Rome du 7 juillet 1905, concernant la création d'un Institut international d'agriculture.

Le Gouvernement est auto-

risé à ratifier et à publier, pour sortir son plein

et entier effet dans le Grand-Duché, la Conven-

tion signée à Rome, le 7 juillet 1905, entre

l'Allemagne, l'Argentine, l'Autriche et la Hongrie,

la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, le Chili, la

Chine, le Costa-Rica, le Cuba, le Danemark,

l'Equateur, l'Espagne, les Etats-Unis d'Amérique,

les Etats-Unis Mexicains, l'Egypte, l'Ethiopie,

la France, la Grande-Bretagne et l'Irlande, la

Grèce, le Guatemala, l'Italie, le Japon, le Luxem-

bourg, le Monténégro, le Nicaragua, la Norvège,

le Paraguay, les Pays-Bas, le Pérou, la Perse,

le Portugal, la Roumanie, la Russie, le Salvador,

la Serbie, la Suède, la Suisse, la Turquie et

l'Uruguay, concernant la création à Rome d'un

Institut international permanent d'agriculture.

Gesetz vom 3 August 1907, die Genehmigung

der am 7. Juli 1905 in Rom untergeichneten

Konvention wegen Errichtung eines inter-

nationalen landwirtschaftlichen Instituts be-

treffend.

Wir Wilhelm, von Gottes Gnaden Groß-

berzog von Luxemburg, Herzog zu Nassau,

u.,

u.,

u.;

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-

neten-Kammer vom 24. Juli 1907 und derjenigen

des Staatsrates vom 31. dess. Mts., wonach

eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;

Haben verordnet und verordnen

Einziger Artikel. Die Regierung ist ermäch-

tigt, die am 7. Juli 1905 zwischen Deutschland,

Argentinien, Oesterreich-Ungarn, Belgien, Bra-

silien, Bulgarien, Chile, China, Costa-Rica, Cuba,

Dänemark, Equator, Spanien, den Vereinigten

Staaten von Amerika, den Vereinigten Meri-

kanischen Staaten, Egypten, Ethiopien, Frankreich,

Großbritannien und Irland, Griechenland, Guate-

mala, Italien, Japan, Luxemburg, Montenegro,

Nikaragua, Norwegen, Paraguay, den Nieder-

landen, Peru, Persien, Portugal, Rumänien, Ruß-

land, Salvador, Serbien, Schweden, der Schweiz,

der Türkei und Uruguay unterzeichnete Konvention

wegen Errichtung eines internationalen landwirt-

schaftlichen Instituts zu ratifizieren und zu ver-

öffentlichen, um im Großherzogtum voll und ganz

in Wirksamkeit zu treten.

DU

N°42.

Le Gouvernement est autorisé, en outre, à

apporter éventuellement et de concert avec les

hautes parties contractantes, des modifications

ou ajoutes à la dite Convention, et à prendre

toutes les mesures que l'exécution de celle-ci

réclame et comporte.

Mandons et ordonnons que la présente loi

soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et

observée par tous ceux que la chose concerne.

Saint-Blasien, le 3 août 1907.

GUILLAUME.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Loi du 3 août 1907, concernant l'approbation de

la Convention internationale de Genève, du 6

juillet 1906, pour l'amélioration du sort des

blessés et malades dans les armées en campagne.

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc., etc. ;

Notre Conseil d'Etat entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés;

Vu la décision de la Chambre des députés du

24 juillet 1907 et celle du Conseil d'Etat du 31

du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à

second vote,

Avons ordonné et ordonnons

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