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Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant l'achat et le commerce de plomb de remploi, d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

36 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (36)

Texte législatif (36 Articles)

Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant l'achat et le commerce de plomb de remploi, d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

Mémorial

du

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogtums Luxemburg.

Vendredi, 18 mai 1917.

N° 41.

Freitag, 18. Mai 1917.

Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant

l'achat et le commerce de plomb de remploi,

d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

Nous MARIE-ADÉLAIDE, par la grâce

de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg,

Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.;

Revu Notre arrêté du 5 mai 1912, réglant

l'achat et le commerce de cuivre, de vieux

bronze, de laiton et d'étain;

Vu la loi du 15 mars 1915, conférant au Gou-

vernement les pouvoirs nécessaires aux fins de

sauvegarder les intérêts économiques du pays;

Vu l'art. 27 de la loi du 16 juin 1866, sur

l'organisation du Conseil d'État, et considérant

qu'il y a urgence;

Sur le rapport de Notre Directeur général de

l'agriculture, de l'industrie et du commerce;

Après délibération du Gouvernement en

conseil;

Avons arrêté et arrêtons

Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant l'achat et le commerce de plomb de remploi, d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

Les dispositions de l'arrêté grand-

ducal du 5 mai 1917 sont également applicables

à l'achat et au commerce des métaux ci-après

désignés: plomb de remploi, alliage d'étain ci

de plomb et d'antifriction.

Großh. Beschluß vom 15. Mai 1917, über den

Handel mit Altblei, Zinn- und Bleilegierung

sowie Weißmetall.

Wir Maria Adelheid, von Gottes Gnaden

Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu

Nassau, u., u., u.;

Nach Einsicht Unsers Beschlusses vom 5. Mai

1917, über den Handel mit Kupfer, Messing,

altem Rotguß (Bronzemetall) und Zinn;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1915,

wodurch der Regierung die nötigen Befugnisse

erteilt werden zur Wahrung der wirtschaftlichen

Interessen des Landes während des Kriegs;

Nach Einsicht des Art. 27 des Gesetzes vom

16. Januar 1866, über die Einrichtung des Staats-

rats, und in Anbetracht der Dringlichkeit;

Auf den Bericht Unsers General-Direktors

des Ackerbaus, der Industrie und des Handels;

Nach Beratung der Regierung im Kon-

seil;

Haben beschlossen und beschließen

Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant l'achat et le commerce de plomb de remploi, d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

Die Bestimmungen des Großh. Be-

schlusses vom 5. Mai 1917 sind ebenfalls auf den

Handel mit nachbezeichneten Metallen anwend-

bar: Altblei, Zinn« und Bleilegierungen sowie

Weißmetall.

Arrêté ministériel du 15 mai 1917, modifiant le tarif des frais de publication des actes et documents concernant les sociétés commer- ciales.

Par dérogation à l'art. 1er de l'arrêté

prévisé, et pour les actes, extraits d'actes et

documents déposés ou présentés en vue de leur

publication au Mémorial après la mise en vi-

gueur du présent arrêté, le coût de publication

est fixé à 8 fr. 75 pour chaque insertion.

Ce coût sera augmenté de 35 centimes par

ligne d'impression dépassant le nombre de 25.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1916.

In Abänderung des Art. 1 vorer-

wähnten Beschlusses, und für die nach Inkraft-

treten dieses Beschlusses zweck Veröffentlichung

im „Memorial" hinterlegten oder eingereichten

Urkunden, Auszüge und Dokumente sind die

Kosten der Veröffentlichung für jede Einrückung

auf 8,75 Fr. festgesetzt.

Diese Kosten werden um 35 Centimen erhöht

für jede die Zahl von fünfundzwanzig über-

schreitende Druckzeile.

Arrêté du 12 mai 1917, concernant la compta- bilité des établissements d'assurances sociales.

La perception des cotisations dues

aux établissements d'assurances sociales, des

amendes d'ordre ou autres prestations ou

payements généralement quelconques à faire

à l'Office d'assurances, est effectuée par les

receveurs des contributions et des accises des

bureaux auxquels ressortissent les débiteurs,

en exécution des rôles afférents dressés par les

comités-directeurs et resp. les conseils des

taxateurs, et rendus exécutoires par le directeur

des contributions.

Ces rôles devront être transmis aux receveurs

afférents par l'intermédiaire de la Direction des

contributions, qui avisera les contrôleurs des

contributions divisionnaires des montants des

rôles; ceux-ci en surveilleront le recouvrement

et y exerceront en général le même contrôle que

pour les recettes ordinaires des bureaux des

contributions et des accises.

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogtums während des

Jahres 1916;

Beschließt

Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als

Beilage zum ,,Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 16. Mai 1917.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

E. L e c l è r e .

Beschluß vom 12. Mai 1917, betreffend die

Rechnungsführung

der sozialen Versiche-

rungsanstalten.

Der General-Direktor der Finanzen;

Nach Ansicht der Gesetzgebung über die Ver-

sicherungspflicht der Arbeiter gegen Betriebs-

unfälle, Alter und Invalidität, und namentlich

der Gesetze vom 5. April 1902, 20. Dezember

1909 und 6. Mai 1911;

Beschließt

Kap. I. — E i n n a h m e n .

Arrêté du 12 mai 1917, concernant la compta- bilité des établissements d'assurances sociales.

Die Erhebung, der an die soziale Ver-

sicherungsanstelten geschuldeten Beiträge, der

Ordnungsstrafen oder sonstiger an das Versiche-

rungsamt zu leistenden Zahlungen jeder Art,

geschieht durch die Einnehmer derjenigen Steuer-

ämter in deren Bezirk die Beitragspflichtigen

ihren Wohnsitz haben, und zwar auf Grund der

von den Vorständen bezw. von den Taxatoren-

rägen aufgestellten und durch den Steuerdirek-

tor vollstreckbar erklärten Heberollen.

Diese Heberollen müssen den betreffenden

Steuereinnehmern

durch

Vermittlung

der

Steuerdirektion, welche den Bezirkssteuerkon-

trolleuren von dem Betrage der Rollen Kenntnis

gibt, zugestellt werden; die Steuereinnehmer

überwachen die Erhebung und üben im allge-

meinen darüber dieselbe Kontrolle aus wie über

die ordentlichen Einnahmen der Steuerämter.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Il sera procédé cette année à la des-

truction de l'attelabe de la vigne dans les vignes

désignées ci-après

1° à Machtum, clans les vignes du ban de

Machtum entre Machtum et Ahn;

2° à Ahn, dans les vignes des lieux dits

«Breitfeld, Gewân, Welchert, Mouselmorgen»;

3° à Wormeldange, dans les vignes des lieux

dits « in den Reedern», «in den Flächten», in

Niedert», «im Elterberg», «im Geisdriesch»,

«im Soudelbour». «ob Scheid», «im Moorberg»;

4° à Stadbredimus, dans les vignes des lieux

dits «ob der Hed», «om Briet», «hanner Plenter»;

5° à Greiveldange, dans les vignes des lieux

dits « auf dem Wengertsberg», «auf den Stum-

pen»;

6° à Bous, dans les vignes du lieu dit « Wen-

gertsberg»;

7° à Remich, dans les vignes des lieux dits

«in«Buodenbach», «unter den Eichen», «ob der

Hed».

Art. 2, Les mesures de destruction seront

les suivantes

1° dès la publication du présent arrêté, les

Weinbaukommission vom 15. Mai 1917, aus

dem erhellt, daß der Rebenstecher (Zigarren-

wickler) sich auf die Wein berge der Gemarkungen

verschiedener Moselortschaften verbreitet hat,

und die Gefahr der Weiterverbreitung droht;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1892,

uber die Vertilgung landwirtschaftlich schädlicher

Inselten und Pflanzen;

In Erwägung, daß es dringend geboten ist,

die zur Vertilgung des Insektes nötigen Vor-

kehrungen zu treffen;

Nach Beratung der Regierung im Kon-

seil;

Beschließt

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Es wird dieses Jahr zur Vertilgung

des Nebenstechers in folgenden Weinbergsge-

bieten geschritten

1. zu Machtum, in den Weinbergen der Ge-

markung Machtum zwischen Machtum und

Ahn;

2. zu Abu, in den Weinbergen, Orte genannt

,,Breitfeld", ,,Gewan", ,,Welchert", ,,Monsel-

morgen";

3. zu Wormeldingen, in den Weinbergen,

Orte genannt ,,In den Reeden", ,,In den

flächten", ,,In Niedert", ,,In Eterberg", ,,Im

Geisdriesch, ,,Im Soudelbour", ,,Ob Scheid",

,,Im Moorberg";

4. zu Stadtbredimus, in den Weinbergen,

Orte genannt ,,Ob der Hed", ,,Om Briet",

,,Hanner Plenter";

5. zu Greiveldingen, in den Weinbergen,

Orte genannt "Auf dem Wengertsberg", "Auf

den Stumpen";

6. zu Bous, in den Weinbergen, Ort genannt

Wengertsberg";

7. zu Remich, in den Weinbergen, Orte ge-

nannt, ,,In Buodenbach", ,,Unter den Eichen",

,,Ob der Hed".

Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant l'achat et le commerce de plomb de remploi, d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

Notre Directeur général do l'agricul-

ture, de l'industrie et du commerce est chargé

de l'exécution du présent arrêté, qui entrera

Arrêté grand-ducal du 15 mai 1917, réglant l'achat et le commerce de plomb de remploi, d'alliage d'étain et de plomb et d'antifriction.

Unser General-Direktor des Acker-

baus, der Industrie und des Handels ist mit der

Ausführung dieses Beschlusses betraut, welcher

en vigueur le lendemain de sa publication an

Mémorial.

Château de Berg, le 15 mai 1917.

MARIE-ADÉLAÏDE.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

E. LECLÈRE.

Arrêté ministériel du 15 mai 1917, modifiant

le tarif des frais de publication des actes et

documents concernant les sociétés commer-

ciales.

LE MINISTRE D'ÉTAT,

PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT,

Vu l'art. 1er de l'arrêté ministériel du 30

octobre 1915, fixant le tarif des frais de dépôt

et de publication des actes et documents con-

cernant les sociétés commerciales;

Arrête

publication au Mémorial après la mise en vi- gueur du présent arrêté, le coût de publication est fixé à 8 fr. 75 pour chaque insertion.

Le présent arrêté sera publié au

Mémorial.

Luxembourg, le 15 mai 1917.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

V. THORN.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la publica-

tion du rapport général de la Chambre de

commerce pour l'année 1916.

L E DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,

DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Vu le rapport général de la Chambre de com-

am Tage nach seiner Veröffentlichung im „Me-

morial" in Kraft tritt.

Schloß Berg, den 15. Mai 1917.

Maria Adelheid.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels

E.

Leclère.

Ministerialbeschluß vom 15. M m 1917, wo-

durch der Kostenpunkt der Veröffentlichung

der auf die Handelsgesellschaften bezüglichen

Urkunden und Dokumente abgeändert wird.

Der

Staatsminister,

Präsident

der

Regierung,

Nach Einsicht des Art. 1 des Ministerialbe-

schlusses vom 30. Oktober 1915, betreffend Fest-

setzung des Kostenpunktes der Niederlegung und

Veröffentlichung der auf die Handelsgesellschaften

bezüglichen Urkunden und Dokumente;

Beschließt

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1916.

Gegenwärtiger Beschluß soll im „Me-

morial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 15. Mai 1917.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

V. Thorn.

Beschluß vom 16. Mai 1917, die Veröffentlichung

des allgemeinen Berichtes der Handels-

kammer für das Jahr 1916 betreffend.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

merce sur la situation du commerce et de l'in-

dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1916;

Arrête

Arrêté du 12 mai 1917, concernant la compta- bilité des établissements d'assurances sociales.

Les receveurs des contributions ver-

seront, au moins à la fin de chaque mois, à la

Recette générale, le montant intégral des re-

couvrements effectués par eux, soit en espèces,

soit en mandats acquittés par le receveur sur

ordre de la Recette générale; ils en demande-

ront, par exercice, une quittance spéciale, à

délivrer par l'Office d'assurances, suivant que

l'envoi des fonds a eu lieu soit par l'association

d'assurances contre les accidents, section in-

dustrielle, soit par l'association d'assurance

contre les accidents, section agricole et fores-

tière, soit enfin par l'établissement d'assurance

contre la vieillesse et l'invalidité.

La Recette générale, à son tour, versera à la

caisse à désigner par l'Office d'assurance et

avant le 10 du mois suivant, l'excédent des

recettes sur les avances faites par l'État pen-

dant le mois précédent.

Chap. II — Dépenses.

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Die Steuereinnehmer führen we-

nigstens am Schluß eines jeden Monats, den Ge-

samtbetrag der von ihnen erhobenen Gelder

an die Generalkasse ab, entweder in Bargeld

oder in Zahlungsanweisungen, die der Einnehmer

auf Anordnung der Generalkasse ausbezahlt hat;

sie verlangen dafür für jedes Rechnungsjahr

eine von den verschiedenen Versicherungsan-

stalte nauszustellende Sonderquittung und zwar,

je nachdem die Einzahlung der Betrage erfolat

ist, von der Unfallversicherungsgesellschaft, ge-

werbliche Abteilung, von der Unfallversicherungs-

gesellschaft, land- und forstwirtschaftliche Abtei-

lung, oder endlich von der Alters- und Invaliden-

versicherungsanstalt.

Vor dem 10. des folgenden Monats liefert

die Generalfasse ihrerseits den Überschuß der

Einnahmen über die vom Staate in dem vor-

hergehenden Monate gemachten Vorschüsse an

die von dem Versicherungsamt zu bezeichnende

Kasse ab.

Kap. II. —

Ausgaben.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Diese Vertilgung ist folgendermaßen

vorzunehmen

1. Gleich bei Bekanntmachung gegenwärtigen

vignerons intéressés ramasseront ou feront ra-

masser les insectes à l'état parfait. Ce travail

sera fait de préférence de grand matin ou vers

le soir. Les insectes seront écrasés sur place ou

détruits à domicile avec de l'eau bouillante;

2° de dix en dix jours et jusqu'à la fin du

mois de juin, on recueillera les feuilles roulées

(cigares) pour les livrer Je soir du même jour-

à un des surveillants locaux de la commune.

Ces feuilles seront brûlées sur le champ.

La mesure qui précède est applicable éga-

lement aux feuilles roulées trouvées sur les

arbres fruitiers (poiriers et autres) épars ou

plantés le long des chemins dans les dites vignes.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

fest und errichten gegen die Zuwiderhan-

delnden Protokoll, welches dem öffentlichen

Ministerium

beim

zuständigen

Polizeigericht

Übermacht wird.

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Le payement des pensions allouées

en vertu des lois précitées sera effectué, à titre

d'avance, par les comptables de l'administra-

tion des postes, sur mandats à délivrer par le

président des établissements d'assurances so-

ciales ou par le membre des comités-directeurs

qui le remplace.

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Die Auszahlung der auf Grund der

vorerwähnten Gesetze zuerkannten Renten ge-

schieht, vorschußweise, durch die Rechnungsbe-

amten der Postverwaltung, auf Sicht der durch

den Präsidenten der sozialen Versicherungsan-

stalten, oder des ihn jeweilig vertretenden Vor-

standmitgliedes, ausgestellten Anweisungen.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Pendant la période susindiquée, la

visite des vignes se fera les 25 mai, 5, 15 et

25 juin par les agents de la, police générale ou

locale.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Während der angegebenen Zeit findet

durch die Beamten der allgemeinen oder Lokal-

polizei ein Begang der Weinberge statt am 25.

Mai, 5., 15. und 25. Juni.

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Les mandats acquittés par les béné-

ficiaires seront, à la fin de chaque mois, adressés

directement par les comptables avec les ordon-

nances de payement entièrement libérées à

l'Office d'assurances qui en informera incon-

tinent la Recette générale, et après vérification

et au plus tard avant le 5 du mois suivant, rem-

boursera aux bureaux-payeurs le total de leurs

avances dûment admises en compte; informa-

tion en sera faite à la Direction de l'administra-

tion des postes.

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Die von den Empfangsberechtigten

quittierten Anweistungen sind, Ende jeden Mo-

nats, unmittelbar durch die Rechnungsbeamten,

mit den vollständig beglichenen Zahlungsanwei-

sungen an das Versicherungsamt einzusenden,

welches unverzüglich die Generalkasse hierüber

in Kenntnis setzt und nach erfolgter Prüfung,

und spätestens vor dem 5. des darauffolgenden

Monats, den Zahlungsämtern den Gesamtbetrag

der rechtlich gemachten Vorschüsse erstattet. Der

Direktion der Postverwaltung ist hierüber Mit-

teilung zu machen.

Chap. III. — Autres recettes et dépenses

administratives.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Ces agents rechercheront ou consta-

teront les infractions aux prescriptions de

l'art. 2 du présent arrêté. Ils dresseront à charge

des contrevenants procès-verbal qu'ils transmet-

tront à l'officier du ministère public près le

tribunal de police qui devra connaître de

l'infraction.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Diese Beamten stellen die Zuwider-

handlungen gegen die Vorschriften vorstehenden

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Les autres recettes et dépenses admi-

nistratives des établissements d'assurances so-

ciales seront effectuées directement par l'Office

d'assurances, les dernières sur mandats à déli-

vrer par le président ou par le membre des

comités-directeurs qui le remplace.

La comptabilité de l'Office d'assurances sera,

en général, tenue séparée pour chacune des

trois sections d'assurances. — II sera, en

outre, tenu un compte spécial et distinct pour

toutes les dépenses tombant par moitié à

charge de l'État.

Le montant des dépenses incombant à l'État

sera remboursé et resp. versé à l'Office d'assu-

rances par ordonnance de payement à imputer

sur l'article afférent du budget de l'État, resp.

sur le fonds spécial créé en exécution de l'art, 61

de la loi du 6 mai 1911, concernant l'assurance

invalidité et vieillesse (art. 61, al. 4 de la loi du

6 mai 1911).

Chap. IV. — Disposition finales.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Die sonstigen Verwaltungs-Ein-

nahmen und -Ausgaben der sozialen Versiche-

rungsaustalten sind unmittelbar durch das Ver-

sicherungsamt zu bewirken, letztere mittels vom

Präsidenten oder des ihn jeweilig vertretenden

Vorstandsmitaliedes

auszustellender

Anwei-

sungen.

Die Rechnungsführung des

Versicherungs-

amtes ist im allgemeinen für jede der drei Ver-

sicherungsabteilungen getrennt vorzunehmen.

Außerdem wird für die dem Staate zur Hälfte

zur Last fallenden Ausgaben eine Spezialkonto

geführt.

Der dem Staate zufallende Ausgabenanteil

wird dem Versicherungsamt mittels Anweisung

auf den entsprechenden Artikel des Staatsbud-

gets bezw. auf den in Ausführung des Art. 61

des Gesetzes vom 6. Mai 1911, über die Alters-

und Invalidenversicherung, errichteten Spezial-

fonds (Art. 61, Abs. 4, des Gesetzes vom 6. Mai

1911), erstattet bezw. ausbezahlt.

Kap. lV. — S c h l u ß b e s t i m m u n g e n .

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Les contrevenants aux prescriptions

de l'art. 2 de l'arrêté encourront les peines por-

tées par l'art. 3 de la loi du 15 mars 1892, con-

cernant la destruction des insectes et des végé-

taux nuisibles à l'agriculture. Il appartient au

juge de statuer conformément aux disposi-

tions de l'art. 4 de la dite loi.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Zuwiderhandlungen gegen Art. 2 des

Beschlusses verfallen den unter Art. 3 des Ge-

setzes vom 15. März 1892, betreffend die Vertil-

gung landwirtschaftlich schädlicher Insekten und

Pflanzen, vorgesehenen Strafen. Dem Richter

steht es zu, gemäß den Bestimmungen des Art. 4

besagten Gesetzes zu verfahren.

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Les arrêtés des 12 août 1903, 1er mars

1905 et 9 février 1912 sont abrogés.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Die Beschlüsse vom 12. August 1903,

1. März 1905 und 9. Februar 1912 sind außer

Kraft gesetzt.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Le présent arrêté sera inséré au

Mémorial. Il sera en outre affiché et publié de

la manière usitée dans les localités intéressées.

Luxembourg, le 16 mai 1917.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

E. LECLÈRE.

Beschlusses haben die beteiligten Winzer die

Käfer zu sammeln oder sammeln zu lassen. Diese

Arbeit soll vorzugsweise des Morgens in der

Frühe oder gegen Abend vorgenommen werden.

Die Käfer sind an Ort und Stelle zu Zerdrücken

oder zu Hanse mittels kochenden Wassers zu

töten;

2. von zehn zu zehn Tagen und bis zu Ende

des Monats Juni sind die Wickel (Zigarren) zu

sammeln und am nämlichen Tage an einen Lo-

kalbeobachter der Gemeinde abzuliefern.

Die

Wickel mussen sofort verbrannt werden.

Vorstehende Maßnahme bezieht sich auf die

Wickel, welche an den Obstbäumen (Birnbäu-

men n. a.) in den Weinbergen oder an den durch

diese fuhrenden Wegen vorgefunden werden.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Dieser Beschluß soll ins "Memorial"

eingerückt und durch Ausruf und Anschlag in den

betreffenden Ortschaften bekannt gemacht werden,

Luxemburg, den 16. Mai 1917.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

E.

Leclère.

Circulaire aux administrations communales,

relative à l'exécution de la loi du 12 mai 1917,

portant allocation d'une indemnité de ren-

chérissement, pour 1917, aux fonctionnaires

et agents de l'Etat, ainsi qu'au personnel en-

seignant les écoles primaires.

Conformément à l'art. 2 de la loi du 12 mai

1917, l'indemnité de renchérissement allouée

au personnel enseignant des écoles primaires

et des écoles primaires supérieures, pour l'année

1917, est fixée comme suit

à 700 fr. pour les célibataires et veufs sans

enfants de moins de dix-huit ans;

à 850 fr. pour les hommes mariés et les veufs

avec enfants de moins de dix-huit ans;

à 500 fr. pour les institutrices laïques, et

à 400 fr. pour les institutrices religieuses.

Les veufs et les hommes mariés toucheront

de plus une indemnité de 100 fr. pour chaque

enfant âgé de moins de dix-huit ans.

La loi ayant assuré aux instituteurs un mi-

nimum d'existence, qui est fixé à 2700 fr. pour

les célibataires et les veufs sans enfants de

moins de dix-huit ans et à 2850 fr. pour les

hommes mariés et les veufs avec enfants de

moins de dix-huit ans, le total de l'indemnité

de renchérissement et de la rémunération, pour

toute l'année 1917, ne pourra rester inférieur à

ces chiffres.

L'indemnité de renchérissement est payable

en deux moitiés, la première au plus tard dans

le courant du mois qui suit la publication de la

loi et la seconde dans le courant du mois de

septembre 1917. Les administrations commu-

nales sont invitées à prendre les mesures né-

cessaires pour que le payement de la première

moitié de l'indemnité de renchérissement soit

effectué aussitôt que possible. — Les indica-

tions relatives à la situation de chaque membre

du personnel enseignant seront portées à la

connaissance des administrations communales

au moyen de bulletins, qui leur seront transmis

Rundschreiben an die Gemeindeverwaltungen

bezüglich der Ausführung des Gesetzes vom

12. Mai 1917, wodurch den Staatsbeamten

und -Angestellten, sowie dem Lehrpersonal

der Primarschulen

eine Tenrungszulage

bewilligt wird.

Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 12. Mai 1917,

ist die dem Lehrpersonal der Primär- und Ober-

Primarschulen für das Jahr 1917 zuerkannte

Tenrungszulage festgesetzt wie folgt

für die Ledigen und die Witwer ohne Kinder

unter 18 Jahren, auf 700 Fr.;

für die verheirateten Manner und die Witwer

mit Kindern unter 18 Jahren, auf 850 Fr.;

für weltlichen Lehrerinnen auf 500 Fr., und

fur die Schulschwestern auf 400 Fr.

Die Witwer und die verheirateten Männer

beziehen außerdem eine Zulage von 100 Fr. für

jedes Kmd unter 18 Jahren.

Das Gesetz sichert den Lehrern ein Existenz-

minimum, das auf 2700 Fr. für die Ledigen und

die Witwer ohne Kinder unter 18 Jahren, und

auf 2850 Fr. für die verheirateten Männer und

die Witwer mit Kindern unter 18 Jahren festge-

legt ist.

Der Gesamtbetrag der Interessenten für das

ganze Jahr 1917 darf somit nicht geringer sein

als obige Ziffern.

Die Teurungszulage ist Zahlbar in zwei Hälf-

ten, die erste spätestens im Laufe des Monats,

welche der Veröffentlichgung des Gesetzes folgt,

und die zweite im Laufe des Monats September

1917. Die Gemeindeverwaltungen werden er-

sucht, die notwendigen Maßregeln zu treffen,

damit die erste Hälfte der Teurungszulagen

sobald als möglich zur Zinszahlung gelangen. —

Die Angaben über die Verhältnisse der einzelnen

Mitglieder des Lehrpersonals werden den Ge-

meindeverwaltungen mittels Vordrucken, die

ihnen baldigst zugestellt werden, zur Kenntnis

gebracht.

Spätere Benachtrichigungsschreiben

prochainement. Des lettres d'information sub-

séquentes les renseigneront sur les mutations

qui surviendraient jusqu'au 1er septembre.

Pour la répartition des subsides prévus par

l'art. 7 de la loi, du chef de la part incombant

à l'État dans le payement des indemnités de

renchérissement, les administrations commu-

nales soumettront en double exemplaire au

Gouvernement les délibérations afférentes après

que le payement de la seconde moitié aura été

effectué.

MM. les commissaires de district veilleront

à l'exécution de la présente.

Luxembourg, le 13 mai 1917.

Le Directeur général de l'intérieur

et de l'instruction publique,

L. MOUTRIER.

Avis. — Jury d'examen.

A la prochaine session ordinaire des jurys,

les examens pour la candidature en philosophie

et lettres, préparatoire à l'étude du droit, pour

la candidature en philosophie et lettres, prépa-

ratoire au doctorat en philosophie et lettres,

pour le premier et le second examen de la can-

didature en sciences physiques et mathéma-

tiques, pour le premier et le second examen de

la candidature en sciences naturelles, pour la

candidature et le premier doctorat en droit,

pour la candidature en médecine, pour le grade

de candidat vétérinaire, pour le grade de can-

didat en pharmacie et pour les doctorats en

philosophie et lettres, en sciences physiques et

mathématiques et en sciences naturelles devront

être terminés avant le 15 octobre prochain.

Les autres examens pourront avoir

lieu

après cette date.

Les demandes devront être adressées au

soussigné avant le 15 août prochain, accom-

werden uber die Veränderungen, die bis zum

1. September eintreten sollten, Aufschluß er-

teilen.

Fur die Verteilung des durch Art. 7 des Ge-

setzes als Beitrag des Staats zur Bestreitung

der Teurungsentschädigung vorgesehenen Sub-

sidien werden die Gemeindeverwaltungen der

Regierung ihre diesbezüglichen Beratungen in

zweifacher Ausfertigung unterbreiten, nachdem

die zweite Hälfte der Zulage zur Auszahlung

gelangt ist.

Die HH. Distriktskommissare mögen für die Aus-

führung gegenwärtigen Rundschreibens Sorge

tragen.

Luxemburg, den 13. Mai 1917.

Der General-Direktor des Innern

und des öffentlichen Unterrichts,

L.

Moutrier.

Bekanntmachung. — Prufungsjury.

In der nächsten ordentlichen Sitzung der

Jurys, müssen die Prüfungen für die Kandidatur

der Philosophie und Philologie als Vorbereitung

auf das Rechtsstudium, für die Kandidatur der

Philosophie und Philologie als Vorbereitung

auf das Doktorat der Philosophie und Philo-

logie, für die erste und zweite Prüfung der Kan-

didatur in den physikalischen und mathema-

tischen Wissenschaften, für die erste und zweite

Prüfung in den Naturwissenschaften, für die

Kandidatur und das erste Doktorat der Rechte,

für die Kandidatur der Medizin, für die Kandi-

datur in der Tierarzneikunde, für den Grad von

Kandidat der Pharmazeutik, sowie für die Dok-

torate der Philosophie und Philologie, der Phy-

sikalischen und mathematischen Wissenschaften

und der Naturwissenschaften vor dem 15. Oktober

beendet sein.

Die übrigen Prüfungen können nach diesem

Zeitpunkte stattfinden.

Die Gesuche nebst den durch Art. 43 des Ge-

setzes vom 8. März 1875 vorgesehenen Beleg-

41 a

pagnées des pièces justificatives exigées par

l'art. 43 de la loi du 8 mars 1875.

Luxembourg, le 14 mai 1917.

Le Directeur général de l'intérieur

et de l'instruction publique,

L. MOUTRIER.

Avis. — Règlements communaux. .

En séances des 23 février et 4 mars 1917, les

conseils communaux de Bertrange et de Lo-

rentzweiler ont édicté des règlements de police

sur la sécurité publique durant la guerre. —

Ces règlements ont été dûment publiés.

Luxembourg, le 7 mai 1917.

Le Directeur général de l'intérieur

et de l'instruction publique,

L. MOUTRIER.

stücken sollen vor dem 15. August künftig an den

Unterzeichneten eingesandt werden.

Luxemburg, den 14. Mai 1917.

Der General-Direktor des Innern

und des öffentlichen Unterrichts,

L.

Moutrier.

Bekanntmachung. — Gemeindereglemente.

In den Sitzungen vom 23. Februar und 4.

März 1917 haben die Gemeinderäte von Bar-

tringen und Lorentzweiler

Polizeireglemente

über die öffentliche Sicherheit während des

Kriegs erlassen. — Diese Reglemente sind vor-

schriftsmäßig veröffentlicht worden.

Luxemburg, den 7. Mai 1917.

Der General-Direktor des Innern

und des öffentlichen Unterrichts,

L.

Moutrier.

Avis. — Service sanitaire.

Tableau des maladies contagieuses observées

dans les différents cantons du 28 avril au 12

mal 1917.

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Verzeichnis der in den verschiedenen Kan-

tonen vom 28. April bis 14 Mai 1917 festge-

stellen ansteckenden Krankheiten.

N° d'ordre.

Cantons.

Esch-s.-Alz.

Diekirch

Wiltz.

Grevenmacher.

Localités

Schifflange

Bettendorf

Diekirch

Eppeldorf

Ettelbruck

Reisdorf

Esch-s.-Sûre

Surré

Boudlerbach

Gonderange

Manternach

Wasserbillig

Wecker

Total

Fièvre

typhoïde,

Dyphtérie.

Coqueluche. I

Scarlatine.

Variole.

Affections

puerpérales.

Avis. — Association syndicale.

Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 dé-

cembre 1883, il sera ouvert du 31 mai au 14

juin 1917 dans la commune de Wollenstein

une enquête sur le projet et les statuts d'une

association à créer pour l'établissement d'un

chemin d'exploitation au lieu dit « In der

Schleidt» à Wellenstein.

Le plan de situation, le devis détaillé des

travaux, un relevé alphabétique des proprié-

taires intéressés, ainsi que le projet des statuts

de l'association sont déposés au secrétariat

communal de Wellenstein à partir du 31 mai

prochain.

M. Marx, membre de la Commission d'agri-

culture à Mondorf, est nommé commissaire à

l'enquête. Il donnera les explications néces-

saires aux intéressés, sur le terrain, le 14 juin

prochain, de 9 à 11 heures du matin, et rece-

vra les réclamations le même jour, de 2 à 4

heures de relevée, dans la salle de la société

agricole de Wellenstein.

Luxembourg, le 8 mai 1917.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

E. LECLÈRE.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft

Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. Dezem-

ber 1883 wird vom 31. Mai auf den 14. Juni k.

in der Gemeinde Wellenstein eine Vorunter-

suchung abgehalten uber das Projekt und die

Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für

Anlage eines Feldweges, Ort genannt In der

Schleidt, zu Wellenstein.

Der Situationplan, der Kostenanschlag, ein

alphabetisches Verzeichnis der beteiligten Eigen-

tümer sowie das Projekt des Genossenschafts-

aktes sind auf dem Gemeindesekretariat von

Wellenstein, vom 31. Mai k. ab, hinterlegt.

Hr. Marx, Mitglied der Ackerbaukommission

zu Mondorf, ist zum Untersuchungskommissar

ernannt. Die nötigen Erklärungen wird er den

Interessenten am 14. Juni k., von 9—11 Uhr

morgens, an Ort und Stelle geben und qm

selben Tage, von 2—4 Uhr nachmittags, etwaige

Einspruche im Vereinssaale zu Wellenstein ent-

gegennehmen.

Luxemburg, den 8. Mai 1917.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

E.

Leclère.

Caisse d'épargne. — A la date des 30 avril, 3, 5 et 8 mai 1917, les livrets nos 118734, 69701, 208580,

131986 et 208017 ont été déclarés perdus. Les porteurs des dits livrets sont invités à les présenter dans la

quinzaine à partir de ce jour soit au bureau central, soit à un bureau auxiliaire quelconque de la Caisse

d'épargne, et à faire valoir leurs droits. Faute par les porteurs de ce faire dans le dit delai, les livrets

en question seront déclarés annulés et remplacés par des nouveaux.

Par décision en date du 10 mai 1917, les livrets nos 81417, 86998, 161629. ont été annulés et

remplacés par des nouveaux.

Luxembourg, le 18 mai 1917.

VICTOR BÜCK LUXEMBOURG.

Markt- und Ladenpreise — Monat April 1917.

Bezeichnung

der

Lebensmittel

u. bgl.

Weizen

Mischelfrucht

Roggen

Gerste

Hafer

Heidekorn

Erbsen

Bohnen

Linsen

Kartoffeln

Weizenmehl

Roggenmehl

Mischelmehl

Ochsenfleisch

Kuh-od. Rindfl

Schweinefl., frisch

geräuchert

Kalbfleisch

Hammelfeisch

Butter

Eier

Stroh

Heu

Klee

Buchenholz

Eichenholz

Weißholz

Maß

ober

Gemicht.

100 kg

per kg

p.

Dtzd.

500 kg

p. Stere

Diekirch.

42,00

38,00

36,00

44,00

36,00

40,00

20,00

0,60

4,50

4,40

4,60

4,60

7,00

4,00

60,00

120,00

100,00

50,00

30,00

20,00

Echternach.

70,00

120,00

26,00

10,00

Ech. a. d. Alzette

42,00

38,00

37,00

44,00

36,00

42,00

150,00

22,00

0,60

5,60

6,20

5,80

8,00

7,70

75,00

130,00

130,00

35,00

30,00

Grevenmacher.

4,20

4,20

4,20

6,60

4,20

70,00

111,00

40,00

20,00

Luxemburg.

42,00

38,00

37,00

44,00

38,00

40,00

125,00

130,00

180,00

22,00

1,30

0,60

5,70

4,50

5,00

6,70

4,70

9,00

7,70

4,00

60,00

115,00

90,00

40,00

30,00

Mersch.

5,00

5,00

6,60

4,00

80,00

125,00

125,00

25,00

15,00

Redingen.

43,00

39,00

37,00

44,00

36,00

40,00

135,00

125,00

135,00

22,00

0,60

5,20

5,10

4,50

7,50

5,20

8,00

6,60

3,75

80,00

125,00

35,00

20,00

15,00

Remich.

4,50

4,20

4,30

7,5D

4,50

6,60

3,75

100,00

120,00

45 00

35,00

Ulflingen.

42,00

37,00

38,00

35,00

40,00

110,00

100,00

150,00

22,00

0,60

4,00

4,00

4,00

6,90

4,00

6,30

3,75

70,00

90 00

90,00

20,00

15,00

Vianden.

42 00

38,00

36,00

42,00

36 00

40,00

125,00

130,00

20,00

0,60

5,20

5 00

5,00

6,50

4,00

55,00

100,00

90 00

20,00

15,00

Wiltz

42,00

39,00

37,00

44,00

36,00

40,00

125,00

125,00

22,00

0,60

5,00

5,00

5,00

7,50

4,80

7,70

4,00

50,00

100,00

20,00

15,00

10,00

Mémorial

du

des

Grand-Duché de Luxembourg.

Annexe au N° 41, 1917.

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

PENDANT L'ANNÉE 1916.

Considérations générales.

L'année 1916 a été sous l'entière dépendance des dures nécessités de la guerre. Deux phéno-

mènes que nous avons déjà examinés l'année dernière dans leur origine et dans leurs répercus-

sions sur toutes les manifestations économiques de l'époque contemporaine, le renchérissement des

conditions de l'existence et la raréfaction croissante des matières premières, ont dominé l'activité

industrielle et commerciale. La longue durée de la guerre et l'arrêt des importations ont conduit

à l'épuisement progressif des stocks de vivres nécessaires au ravitaillement de la population ainsi

que des matières premières nécessaires à l'industrie.

L' effervescence des prix de tout ce qui est nécessaire à la vie a pris, en 1916, des proportions

réellement inquiétantes. D'après l' « Economist », les index numbers, depuis le commencement

de la guerre, se sont développés comme suit

Memorial

Großherzogtums Luxemburg.

juillet 1914

janvier 1915

janvier 1916

janvier 1917

mars 1917

Nous convenons volontiers que la méthode des nombres indices est loin d'être absolument

sûre et complète; elle ne permet toujours que des appréciations approximatives sur les mouve-

ments des prix d'une époque à l'autre. Toutefois, ces nombres traduisent une anarchie des prix

qui laisse derrière elle toutes les extravagances et les pires écarts du marché pendant les deux

années précédentes.

"Les causes du renchérissement sont connues. Elles sont, disions-nous dans notre précédent

rapport, d'ordre économique et psychologique. Du renchérissement justifié, qui est le résultat

dus libre jeu des facteurs économiques, il faut distinguer le renchérissement usuraire, qui est le

résultat de l'exploitation, de l'accaparement, et, sans doute aussi, de la panique des consomma-

teurs. Une période aussi troublée que celle que nous traversons doit avoir pour conséquence un

désarroi des prix. Cela est dans l'ordre naturel des choses. Mais le renchérissement, motivé dans

une large mesure par les circonstances exceptionnelles, est porté au delà de toutes les limites par

la rapacité des intermédiaires et l'innocente complicité des consommateurs eux-mêmes.

On conçoit sans difficulté que les prix augmentent pour les denrées coloniales comme pour

les produits agricoles. Pour celles-là, l'arrêt des importations suffirait déjà à expliquer la hausse;

pour celles-ci, le prix de revient est influencé par la cherté générale. Abstraction faite de toutes les

manœuvres frauduleuses, le renchérissement devait se produire; mais, à défaut de ces manœuvres

condamnables qui faussent tous les ressorts de la vie écomique, il n'aurait certes pas atteint les

proportions formidables qui mettent l'alimentation publique en péril.

Il fallait s'attendre, au contraire, à ce que le renchérissement fût, dans une mesure très appré-

ciable, compensé par la diminution de la demande. Les ressources de la plupart des ménages sont,

en effet, réduites à un strict minimum. Les dépenses de luxe sont élaguées de nombreux budgets.

Jusque dans l'alimentation le superflu est éliminé. La consommation a décru, même pour les

denrées de première nécessité. Les positions respectives de l'offre et de la demande se sont dépla-

cées alors dans le même sens. Elles sont peut-être équivalentes à ce qu'elles étaient avant la guerre,

et les prix fantastiques ne sauraient s'expliquer par le libre jeu de la loi de l'offre et de la demande.

Il est difficile, sinon impossible, de savoir si, en fait, la quantité de vivres est suffisante pour

faire face aux besoins de la généralité, moyennant un rationnement bien établi. Ce qui inquiète

alors le public, c'est la perspective du rationnement, toujours insuffisant. L'offre se trouve

toujours absorbée, souvent devancée par la demande, non point la demande pour la consom-

mation immédiate, mais la demande pour la consommation future. Chez beaucoup de consom-

mateurs la panique s'en mêle. Non seulement ils acceptent, sans les discuter, les prix les plus

absurdes, mais ils offrent, pour être certains de se voir servis, des prix supérieurs à ceux que

demandent les détenteurs, qui sont de vrais monopoleurs.

La fixation des prix maxima n'a pas amélioré la situation au point de vue général pas plus

que les restrictions imposées au commerce. C'est sans grand résultat que les administrations de

l'État et des communes ont renforcé les moyens de coercition. Les explorateurs se jouent des rè-

glements et plus encore des principes moraux. La psychologie des acheteurs les aide puissamment.

A la fin de l'année 1916, nous rencontrons dans le commerce libre, qui s'est formé en dehors et

en contravention du rationnement officiel, des prix dépassant énormément les prix maxima

Pommes de terre

(les % kg)

30—4.0 fr.

Lard

(le ½ kg)

10 fr.

Beurre

(le ½ kg)

5—6 fr.

Œufs

(la pièce)

0,40—0,50 fr.

Farine

(le ½ kg)

1—1,50 fr.

Viande

(le ½ kg)

2,50—3 fr.

Répartition défectueuse, rapacité des intermédiaires, panique des consommateurs, difficultés

des communications, voilà autant de causes qui ont contribué à faire la hausse insensée des

prix. L'accaparement, d'ailleurs, ne s'est pas borné aux subsistances alimentaires; il s'est

porté également sur l'habillement, sur tout ce qui se rapporte à la « vie animale » en un mot.

Des intermédiaires sans scrupules ont raflé encore les tissus, la bonneterie, la plupart des articles

de mercerie ainsi que la chaussure, qui ont disparu du marché. Et dans cet ensemble d' angoisses

et de misères provoquées par le renchérissement intolérable, nous assistons à la poussée de ces

fortunes insolentes édifiées souvent sur des monceaux de ruines.

Notre activité industrielle est restée à la merci des caprices d'un marché en désarroi. Si nous

exceptons l'industrie du fer, qui peut se fournir à l'intérieur même, la production a été influencée

dans les sens les plus divers par la rareté et le renchérissement inouï des matières premières. Quel-

ques industries, favorisées par les événements, continuent de réaliser des gains exceptionnels, alors

que d'autres, victimes de circonstances contraires, végètent péniblement et envisagent l' avenir-

non sans effroi.

Le commerce offre un aspect non moins varié. Certaines branches ont trouvé des accommode-

ments avec une situation économique tourmentée, mais on ne saurait nier que d'autres branches,

assez nombreuses même, continuent à se débattre au milieu de difficultés sans cesse renaissantes.

Ce qui contribue à rendre la situation du commerce sérieux particulièrement délicate, ce sont

les manœuvres criminelles des nombreux commerçants improvisés, intermédiaires sans aveu,

profiteurs, accapareurs et affameurs, qui, depuis la guerre, vivent en marge du commerce, à qui

ils font un tort incalculable. C'est, en effet, sur le commerce que le public fait retomber l'exploi-

tation qui le guette de toutes parts.

La 'production, en s'adaptant à la situation nouvelle, tend à modifier ses formes et ses procédés.

La loi de substitution n'agit pas seulement sur la demande; elle agit aussi sur les matières pre-

mières et les procédés de la fabrication. Le succédané triomphe. Dans les articles destinés à la con-

sommation celui-ci règne en maître. On produit une marchandise généralement quelconque à la

satisfaction d'un besoin toujours impérieux et inéluctable. Les étiquettes, aujourd'hui, sont vides

de sens. La production s'aveulit en devenant anonyme. Les marques aristocratiques qui tradui-

saient les progrès réalisés par des générations de producteurs soucieux de leur réputation ont

déserté le marché. Le produit renie ses origines. Ses qualités individuelles disparaissent.

Les ai nombreuses difficultés du ravitaillement du personnel ouvrier et l'inflation énorme

des prix des vivres ont conduit la grande industrie à se libérer des oppressions du marché, dont

le rationnement officiel est la conséquence. Elle a cherché, à cet effet, à développer les procédés

de l' intégration en s'adjoignant l'exploitation agricole.

Cotte forme nouvelle de synthèse de la production mérite de fixer l'attention. En tant que

tendance économique, elle constitue un phénomène nécessairement partiel, tout comme l'intégra-

tion est demeurée limitée à un certain nombre d'industries. Elle répond, sans aucun doute, aux

besoins actuels de l'organisation industrielle. Tout permet de croire qu'elle survivra à la tour-

mente économique qui l'a engendrée.

Pour pallier, d'une part, les effets d'une compétition abusive, les industriels ont commencé

par former des ententes qui, sous le nom de trusts, cartels ou syndicats, groupent des produc-

tions similaires: c'est l'intégration horizontale. Pour résoudre, d'autre part, les difficultés qui

proviennent de la division inharmonique des tâches, ils ont rassemblé sous la même direction

différentes industries connexes, qui, à raison de leur nature, sont en fait solidaires dans l'élabora-

tion d'un même article: c'est l'intégration verticale. Ce mode d'organisation consiste à réunir

dans un tout harmonique les procès successifs de fabrication et de vente du même produit depuis

l'extraction de la matière première jusqu'à la livraison de la marchandise achevée au consom-

mateur; il embrasse toute la lignée des industries successives de production et s'étend, pour ainsi

dire, en hauteur et en profondeur. En intégrant vers l'industrie primordiale, l'agriculture, l'orga-

nisation industrielle vient de faire un nouveau pas très significatif en avant.

Si ce nouveau procédé d'intégration est nécessairement limité à un certain nombre de so-

ciétés très puissantes, il ne laisse pas que d'offrir de l'intérêt au point de vue de la science écono-

mique aussi bien qu'au point de vue pratique. Il en est en quelque sorte le corollaire, l'aboutisse-

ment des progrès antérieurs en harmonisant les tendances du régime, de production de l'époque

contemporaine de façon que, finalement, l'activité industrielle regagne son entière indépendance.

Par là-même, l'intérêt du problème, au point de vue scientifique, se trouve considérablement

élargi.

Le marché monétaire, obéissant par continuation aux influences qui l'ont sollicité au cours

des deux dernières années, n'a guère modifié son allure et ses tendances. L'abondance des capi-

taux disponibles a plutôt augmenté. Le volume des échanges avec le Zollverein et les pays neutres

s'est encore amenuisé par suite de multiplicité des défenses d'exportation et d'importation et des

difficultés de transit. Une conséquence inévitable de cette situation est la diminution correspon-

dante des payements à faire à l'étranger.

Les placements en fonds publics ont porté presque exclusivement sur les titres nationaux.

Des considérations de stricte et loyale neutralité détournent le public luxembourgeois des sous-

criptions aux emprunts de guerre, alors que les relations avec les Bourses de France et d'Angle-

terre sont coupées. Des placements de fonds à l'étranger n'ont eu lieu, par conséquent, que sur une

échelle très restreinte pendant que les exportations de produits métallurgiques ont attiré de fortes

sommes dans le pays.

Toutes ces circonstances expliquent l'inflation des comptes créditeurs aux banques ainsi

qu'à la Caisse d'épargne, où les dépôts ont passé de 80,5 millions à 91 millions de francs. Le taux

de l'intérêt a été naturellement très bas et n'a guère dépassé 2% en, général.

Les phénomènes circulatoires que nous avons signalés dans notre précédent rapport se sont

répétés en 1916. Les billets de la Banque Internationale et les bons de caisse de l'État n'ont pas

reparu dans la circulation; ils sont thésaurisés et ne s'obtiennent que contre un fort agio. Les

monnaies d'argent sont restées introuvables et la monnaie d'appoint, thésaurisée également d'une

manière inexplicable, est toujours insuffisante pour les besoins des petites transactions.

Le taux d' escompte de la Reichsbank, qui sert de régulateur aux taux dans le Grand-Duché,

s'est maintenu invariablement à 5%.

Le marché du travail, sans être absolument satisfaisant, n'a plus donné lieu aux inquiétudes

qu'avaient fait naître les premiers mois de guerre. Après s'être ressaisi dans le courant de l' année

1915, il a perdu tout aspect alarmant. Le bilan des offres et des demandes de travail laisse appa-

raître une situation qui, certes, ne saurait être considérée comme normale, mais qui n'est point

défavorable dans son ensemble.

Les demandes de travail ont porté essentiellement sur les deux branches mines et métallurgie,

ainsi que sur le travail à la journée, les ateliers de construction, l'agriculture et l'élevage. Quoique

les besoins de la grande industrie aient pu être satisfaits dans une certaine mesure, la pénurie de

la main-d'œuvre apprise a perduré; elle a été sensible en particulier dans les mines, où les haveurs

étaient fort rares. Vers la fin de l'année, le chômage forcé dans les industries de l'alimentation,

du vêtement et du nettoyage a obligé la plupart des ouvriers occupés dans ces branches à chercher

un autre emploi.

Les résultats des assurances sociales — maladie et accidents — permettent de suivre les fluc-

tuations qui se sont produites sur le marché du travail pendant la guerre

Assurance-maladie

(Nombre des assurés)

43.459

35.199

32.830

Assurance-accidents

(Nombre des assurés)

55.297

43.972

42.018

41.200

Salaires assurés

fr. 67.115.622

» 52.253.120

» 52.594.270

» 68.494.620

Du côté des auxiliaires du commerce et de l'industrie, employés commerciaux et techniques,

nous n'avons guère de modifications appréciables à relever. Des appréhensions, très naturelles

au demeurant, s'étaient fait jour à ce sujet. En vue des insuffisances de la demande que l'on escomp-

tait, des démarches avaient été entreprises, au commencement de l'année 1915, pour placer des

employés inoccupés en Allemagne. Sur l'initiative du Gouvernement, un service spécial avait

été organisé à cet effet par les syndicats professionnels. En général, les appels à cette organisation,

en présence des hésitations de nos employés à s'expatrier et aussi du caractère spécial de la de-

mande qui portait essentiellement sur des employés expérimentés, ont été plutôt rares. La situation

des employés, dans son ensemble, est restée satisfaisante. Ainsi que le constatent les syndicats

professionnels, les offres et les demandes d'emploi ne présentent guère d'écarts qui méritent qu'on

s'y arrête plus que de besoin.

L'avenir reste obstinément fermé. A l'heure actuelle, tout pronostic serait vain. L'activité

économique est sous la dépendance absolue de la guerre. Les lois naturelles qui, en temps normal

régissent la production, la circulation et la consommation des richesses, sont inopérantes.

Travaux de la Chambre de commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1915, nous signalons parti-

culièrement; celles qui suivent

Réduction des tarifs pour les cokes et les minettes entre le bassin

de la Ruhr et celui de la Moselle.

Le Gouvernement prussien s'était engagé d'accorder à la région mosellane des réductions

sur les tarifs des chemins de fer, fixées, pour la distance de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et

celui de la Moselle, à 8 mk. par 10 tonnes de minette et à 12 mk. par 10 tonnes de coke. L'entrée

en vigueur de ces réductions devait coïncider avec l'ouverture du canal du Rhin à Herne.

Ce canal est achevé depuis tantôt deux ans et livré à la navigation. A en juger par des notes

parues sur les journaux il est actuellement en exploitation régulière. Les conditions pour l'octroi

des réductions promises sont données alors.

Les réductions sont d'autant plus justifiées que l'industrie sidérurgique du bassin minier a eu

à souffrir des événements de guerre dans une plus forte mesure que les groupes sidérurgiques situés

à l'intérieur du Zollverein, que le groupe rhénan-westphalien en particulier. Dès le début

des hostilités, l'industrie luxembourgeoise, qui doit compléter ses approvisionnements en

combustible par des arrivages quotidiens, se vit condamnée, soit à restreindre le travail, soit à

chômer complètement. Ce n'est que plusieurs mois après, lorsque les expéditions de cokes s'effec-

tuaient avec une régularité relative, que les usines ont pu reprendre le travail. Mais, aujourd'hui

encore, nos usines métallurgiques sont gênées par les perturbations continuelles dans les arrivages

de combustible. Il y a lieu de faire remarquer ensuite que, depuis le commencement de la guerre,

elles ne peuvent plus se procurer à bas prix les excellentes chaux françaises et belges, mais qu'elles

doivent se fournir à des prix sensiblement plus élevés et à grands frais de transport dans les car-

rières du sud-ouest de l'Allemagne. Les prix de revient s'en ressentent dans une forte mesure.

En présence des conditions défavorables dans lesquelles la branche principale de notre activité

économique, l'industrie du fer et de l'acier, se trouve placée ainsi vis-à-vis de la concurrence, la

Chambre de commerce a prié le Gouvernement de s'employer auprès de l'administration allemande

en vue d'obtenir les réductions promises.

Tramway électrique de Luxembourg à Esch.

Dans ses divers avis sur la question du tramway électrique de Luxembourg à Esch, la Chambre

de commerce avait invité le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour que cette ligne

fût construite dans le même délai que les chemins de fer intercommunaux dans le bassin minier.

Elle avait exposé plus longuement sa manière de voir sur l'opportunité de la ligne projetée dans

son avis du 27 mars 1914.

Depuis, l'établissement des chemins de fer intercommunaux dans le bassin minier se pour-

suit normalement, alors que le silence s'est fait autour du tramway électrique de Luxembourg à

Esch, L'oubli dans lequel cet intéressant projet est tombé doit être certainement regretté, car l'uti-

lité et la nécessité d'une communication directe et rapide entre le centre de la ville de Luxembourg

et le centre d'Esch, avec embranchement à Hollerich, ne sauraient être mises en doute, ainsi que

la Chambre l'a exposé dans son avis du 10 août 1911.

Elle a donc appelé de nouveau l'attention toute particulière du Gouvernement sur cette

ligne en le priant de reprendre incessamment les études y relatives.

Nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg.

Dans son avis du 10 août 1911 sur la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg, la

Chambre de commerce, s' inspirant de l'idée qu'il s'agissait de faire une œuvre d'avenir, répondant

pendant une longue période aux besoins du commerce et de l'industrie, avait formulé une série

de desiderata. Elle avait soulevé notamment la question de la création d'un entrepôt; elle s'était

occupée encore des voies d'accès et de dégagement.

Comme la Chambre croit savoir que ces desiderata n'ont pas été tous pris en considération,

elle a engagé le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour que les aspirations très

légitimes du commerce et de l'industrie de Luxembourg, qui ont trouvé leur expression dans l'avis

susmentionné, soient réalisées dans la mesure du possible.

Dans cet avis, la Chambre avait encore exprimé le désir que l'administration des chemins

de fer ne se laissât pas guider par des considérations financières trop mesquines dans l'agence-

ment de la nouvelle gare de Luxembourg. Elle regrette donc vivement que, sur les plans définitifs

de la gare centrale, la halle prévue sur les plans primitifs ait été remplacée par des abris quel-

conques comme on les rencontre dans les petites stations.

Manque de menue monnaie.

En présence de la raréfaction croissante de la menue monnaie, la Chambre a adressé au

Gouvernement à, la date du 21 juillet, la requête suivante;

Pour parer à l'insuffisance momentanée de notre circulation de nickel, le Gouvernement

a fait procéder, en automne, dernier, à une frappe de zinc de 200.000 fr. Du sentiment général,

cette augmentation de notre stock de monnaie devait apporter une amélioration passagère à une

situation assez gênée. On n'en attendait point des effets durables, définitifs. La Chambre de com-

merce, dans son avis sur cette question, exprimait la crainte que le nouveau billon n'allât rejoindre

promptement le nickel dans ses cachettes et que, peu de temps après la mise en circulation de

cette monnaie de circonstance, le pays ne se trouvât aux prises avec les mêmes difficultés.

Les faits sont venus confirmer cette appréhension. A l'heure actuelle, la situation, sous ce

rapport, est analogue à celle qui a été constatée en automne. Les petites transactions sont extrê-

mement gênées par la raréfaction croissante de la menue monnaie. Très souvent, les détaillants

éprouvent des embarras réels à rendre la monnaie sur les billets d'un mark. Dans le règlement

des petits achats on doit recourir à toutes sortes d'expédients: on se sert de timbres-poste pour

compenser les montants à payer ou à rendre ou l'on imagine d'autres procédés de compensation,

toujours embarrassants.

Les causes de cette situation sont trop connues pour qu'il soit besoin de les examiner ici.

Par suite de la thésaurisation inintelligente et inexplicable à laquelle se livre une. partie de la popu-

lation, la population des campagnes en particulier, des quantités importantes de monnaie sont

retirées de la circulation. Tout ce qui est métal disparaît. Le seul remède vraiement efficace serait

de faire sortir le billon de ses nombreuses cachettes pour le rendre à la circulation. Malheureusement,

les moyens de coercition font défaut. Une nouvelle frappe de zinc ne saurait être recommandée

pourtant: les nouveaux sous seraient thésaurises à leur tour.

Comme il importe toutefois d'apporter un remède au mal dont souffre en premier lieu notre

commerce de détail, la Chambre croit pouvoir recommander une émission de petites coupures

de papier sur lesquelles la manie de la thésaurisation ne saurait s'exercer. Une coupure venant

s'insérer entre le billon et le mark serait certainement appelée à rendre des services dans les cir-

constances actuelles. La proposition en avait déjà été faite au sein de la Chambre de commerce

lors des délibérations sur la question de la frappe de zinc et jugée assez intéressante pour être

signalée au Gouvernement. Cette solution se recommanderait d'autant plus que, chez nous, l'argent

a disparu à son tour.

La question se pose s'il serait préférable de créer des coupures de ½ mark ou de 0,50 fr. Si

des considérations assez sérieuses parlent en faveur du demi-mark, l'opinion prévaut cependant

que la coupure de 0,50 fr. se prêterait beaucoup mieux aux petites transactions, qui s'expriment

généralement en sous. La coupure à créer serait alors, nous semble-t-il, le billet de dix sous.

A cette occasion, il a été relevé encore que les caisses publiques font des difficultés à accepter

en payement le papier usé ou endommagé ou le refusent simplement. Ces rigueurs, inutiles croyons-

nous, causent également de sérieux embarras au commerce de détail.

La Chambre a donc proposé au Gouvernement

d'ordonner une émission de bons de caisse en coupures de 0,50 fr. ;

d'inviter les caisses publiques à se montrer moins sévères à l'endroit du papier usé ou endom-

magé en acceptant au payement tous les billets qui ne seraient pas absolument méconnaissables,

et, d'une manière générale, de prendre toutes les mesures en vue d'assurer une circulation

papier irréprochable, propre surtout.

Le Gouvernement se décida pour la frappe de pièces de 25 centimes en zinc. Il en résulta

une amélioration passagère de notre circulation, mais petit à petit cette nouvelle, monnaie dis-

parut à son tour. Vers la fin de l'année, la situation n'était guère meilleure qu'elle n'avait été

auparavant.

Dans sa requête du 31 décembre, la Chambre de commerce a réitéré sa première proposition

elle a engagé de nouveau le Gouvernement à recourir à l'émission de petites coupures de papier

pour sortir définitivement d'une situation très gênante pour le commerce de détail et pour les

transactions en général.

Elle reconnaît volontiers que les billets de 0,50 fr. ne constitueront certainement pas une

circulation idéale: ils se perdent facilement, s'usent et se détériorent rapidement et sont d'un

maniement peu commode. Mais si la solution proposée n'est pas à l'abri de la critique, elle est

toujours la moins mauvaise. C'est d'ailleurs la seule qui puisse être envisagée.

Répartition du cuir.

Consultée par le Gouvernement sur une requête de l'Union des tanneurs et, marchands de

cuir concernant la répartition du cuir, la Chambre, sur les propositions d'une commission spéciale,

composée de MM. Faber, Reinhard, Mongenast et Buchholtz, a répondu comme suit

La Chambre estime que les communes qui, aujourd'hui, s'occupent elles-mêmes de la répar-

tition du cuir, méritent un intérêt particulier. Plusieurs de ces communes ont préposé à la vente

un homme compétent, c'est-à-dire un cordonnier, en lui adjoignant un employé communal chargé

du contrôle des opérations. La Chambre croit savoir que ce procédé a donné des résultats très en-

courageants. On doit donc admettre que ces communes ont le désir de s'occuper encore à l'avenir

elles-mêmes de la répartition du cuir dans l'intérêt bien compris des consommateurs lequel vient

en premier lieu.

Néanmoins, la Chambre ne saurait approuver l'exclusion complète du commerce. Dans l'or-

ganisation économique, le commerce possède en quelque sorte un droit acquis à la répartition

des marchandises et ce droit mérite d'être pris en considération pour autant que les circonstances

le permettent. Nous croyons que, dans la plupart des petites communes, le mode de répartition

signalé plus haut, doit présenter des difficultés, et il est fort probable que le but poursuivi par

l' Office de répartition, de fournir aux consommateurs le cuir aux conditions les plus avantageuses,

soit loin d'être atteint. C'est alors au commerce d'intervenir. Si ces communes ne demandaient

pas expressément du cuir on n'y attachaient aucune importance, les quantités afférentes devraient

être mises à la disposition du commerce. Il va de soi que la vente des cuirs serait soumise à un

contrôle très sévère, ainsi que l'Union des tanneurs et marchands de cuir en a fait elle-même la

proposition. Les expéditions aux marchands ne se feraient pas par l'intermédiaire des communes,

mais les communes et les marchands recevraient le cuir directement de l' Office de répartition. Il

faudrait éviter soigneusement ensuite de créer une obligation pour certains groupes de consom-

mateurs de se fournir chez un marchand désigné; les consommateurs, au contraire, resteraient

libres de se fournir à leur entière convenance contre présentation de leur bon.

La Chambre croit devoir écarter les deux autres points: fixation de trois catégories de prix

correspondant aux diverses qualités de cuir à la place,des prix actuellement en vigueur, et traite-

ment spécial des cuirs fabriqués par les petites tanneries travaillant encore à l'ancien système.

Elle estime que la question du cuir, déjà suffisamment embrouillée et irritante, s'en trouverait

encore compliquée, alors que les mesures administratives devraient tendre à la simplifier autant

que possible.

Tissus. — Saisie en Belgique de tissus appartenant à des firmes luxembourgeoises.

A la date du 29 décembre, la Chambre a adressé au Gouvernement une requête urgente con-

cernant la saisie des tissus en Belgique et sa répercussion sur notre approvisionnement en tissus,

et ainsi conçue

La saisie des tissus décrétée par l'administration allemande en Belgique compromet grave-

ment les intérêts de plusieurs firmes luxembourgeoises. L'expropriation des stocks leur apparte-

nant aux prix pratiqués avant la guerre ne laisserait pas que de leur causer un préjudice très consi-

dérable. Il y a lieu de faire remarquer ensuite que les tissus de tous genres se, font de plus en plus

rares dans le Grand-Duché. Dans l'intérêt de l'approvisionnement de notre population il est alors

à désirer que les difficultés qui s'opposent à l'exportation des stocks achetés en Belgique par les

firmes en question, puissent être aplanies sans tarder.

La Chambre engage donc le Gouvernement à faire des démarches énergiques à Berlin afin

d'obtenir la libération, des stocks saisis ainsi que le permis d'exportation.

Fixation légale d'un minimum de salaire.

Sur la proposition de loi concernant le minimum de salaire la Chambre a émis l'avis suivant

La question de la fixation légale d'un minimum de salaire soulève une série de graves pro-

blèmes intimement liés à l'organisation industrielle et sociale.

Il a été soutenu que le contrat de salaire, libre en théorie, ne l'était pas en réalité. L'une des

parties contractantes, l'ouvrier, n'ayant ni la liberté ni les forces suffisantes pour débattre, d'égal

à égal, les conditions du contrat, subirait la loi de l'autre, nécessairement plus forte. L'infériorité,

de l'ouvrier dans ce débat devrait être compensée alors par l'intervention de la « volonté sociale ».

L'État, qui est le défenseur des faibles, se substituerait à lui pour stipuler en son nom ; il taxerait

le prix du travail, fixerait un minimum de salaire.

Aux esprits subjugués par la foi socialiste, la solution de la question est d'une simplicité

élémentaire. Elle apparaît tout autre à la lumière des faits économiques et sociaux. La diversité

infinie des genres d'activité humaine fait de la réglementation des salaires une tâche très compli-

quée, inextricable. Ces activités, de plus, ne fonctionnent pas dans des conditions identiques de

production : leur prix de revient est modifié suivant les régions, les localités, les exigences de la

vie, la force et la capacité individuelles. La diversité des salaires traduit la diversité du travail

fourni ainsi que de son prix de revient. Il serait extrêmement difficile alors, sinon impossible, de

fixer un salaire minimal uniforme à tous les ouvriers, au milieu des innombrables différences dues

aux temps, aux lieux, aux industries, aux conditions de la ville et de la campagne, au coût de la

vie, etc. Ce salaire devrait être sans cesse modifié, remanié à l'infini.

Les considérations qui influent sur l'inégalité des salaires entre les différentes professions sont,

outre l'agrément ou le désagrément du travail et les qualités personnelles requises, la durée et le

coût de l'apprentissage nécessaire, c'est-à-dire de l'amortissement du capital employé par los

parents de l'ouvrier à son éducation et à son apprentissage, qu'il reconstituera sous forme d'éco-

nomies ou d'apprentissage des enfants qui le remplaceront un jour dans la société, d'un côté, et

les risques de la profession et l'équivalent de l'usure de ses facultés productives, de l'autre. Très

variables suivant les professions, les salaires le sont nécessairement aussi suivant les individus,

qui sont rémunérés suivant leurs talents personnels, leurs aptitudes spéciales. La rémunération

du travail se fait selon la formule: A chacun selon ses œuvres. Les variations locales sont souvent

sous la dépendance de l'offre et de la demande.

En général cependant, partout où les transactions sont libres, le salaire a une tendance à se

régler sur la productivité du travail. Ses limites sont données naturellement: le maximum, par la

productivité, le minimum, par son prix de revient, c'est-à-dire par le minimum d'existence. Entre

ces deux points se meut l'échelle des salaires. Le salaire et le profit sont les deux copartageants

d'un même produit. Plus le travail devient productif, plus le salaire a de la marge à la hausse.

La part de l'ouvrier dans l'accroissement de la production devient d'autant plus forte que la part

du capital a une tendance à légèrement s'amoindrir, au fur et à, mesure que la civilisation se per-

fectionne. Cette constatation laisse entrevoir des perspectives d'amélioration graduelle du sort, des

travailleurs manuels.

La fixation d'un minimum légal de salaire par l'État, que nous supposons impartial, aurait

encore comme contre-partie nécessaire la fixation légale d'une contre-valeur à fournir par l'ou-

vrier. L'État, en d'autres termes, devrait garantir à l'employeur une quantité correspondante

de travail. Sa tâche serait double: à l'ouvrier il garantirait un minimum de salaire, à l'employeur,

un minimum de travail La science économique et moins encore la science sociale ne se sont occu-

pées de cet aspect de la question. Le minimum de salaire aurait encore comme corollaire inévitable

la fixation du prix de vente minimum des produits fabriqués. Nous ne pensons pas cependant

que la société soit mûre pour une mesure de ce genre; en tout cas, il n'est pas vraisemblable qu'elle

soit jamais adoptée.

La question du salaire est intimement liée à l'ordre social tout entier: un régime juste et stable

ne peut être obtenu que par une sage et progessive évolution de l'ordre économique social. L'action

directe de l'État dans la fixation des salaires ne serait ni à l'avantage des employeurs, à qui elle

imposerait des gênes et. de lourdes charges, ni même à l'avantage des ouvriers qu'elle est censée

protéger. En cas de crise ou de stagnation des affaires, l'industrie, ne pouvant abaisser les salaires

au-dessous du minimum légal, devra fermer son établissement et laisser les ouvriers sans res-

sources. En outre, une loi qui relèverait les salaires.— et cela nous paraît être la portée de la pro-

position — aurait pour effet d'augmenter le prix de revient de tous les produits du travail et, par

conséquent, le prix des subsistances. En fait, les conditions matérielles des ouvriers ne se trou-

veraient point améliorées.

Dans quelques industries, il n'y aurait, à notre avis, aucun inconvénient à appliquer le mini-

mum de salaire de 0,60 fr. à tous les ouvriers valides, robustes, aux ouvriers à plein rendement

en un mot. La grosse métallurgie p. ex. serait dans ce cas. Nous croyons savoir même que ce mi-

nimum est dépassé, à l'heure actuelle, dans nos établissements métallurgiques. Mais ces industries

forment toujours l'exception. La plupart des autres industries, surtout les petits établissements,

s'accommoderaient fort mal de ce régime. Leur prix de revient s'en trouverait très sérieusement

affecté et leur existence même serait en danger.

A côté de ces ouvriers à rendement intégral viennent se placer tous les travailleurs à capacité

limitée, les « demi-ouvriers», qui sont légion. A ces «inadaptés», qui arrivent aujourd'hui à peu

près à vivre, le minimum de salaire ne laisserait plus de place dans l'organisation industrielle.

Ils formeraient un déchet inutilisable. Dans cette catégorie rangent tous les ouvriers peu aptes

en général, qui sont employés aux menues besognes, et que la liberté actuelle des conventions

permet d'occuper à des salaires en rapport avec la productivité de leur travil. L'œuvre de règlemen-

tation étant négative en ce sens que l'on ne peut pas forcer d'employer des ouvriers, ces caté-

gories de travailleurs resteraient inoccupées, simplement parce que leurs services restent au-des-

sous, du niveau fixé. Les patrons n'emploieraient que les ouvriers les plus capables, c'est-à-dire

justement ceux qui n'ont besoin d'aucune protection. Les ouvriers médiocres, utilisés autrefois

à des travaux secondaires, mal rétribués, mais enfin rétribués, seraient éliminés et tomberaient

à la charge de l'assistance publique. En résumé, la réglementation qui aurait pour but de protéger

les ouvriers auxquels l'insuffisance de leurs capacités rendrait la protection utile, tournerait contre

eux et n'aurait d'autre résultat que de rendre leur situation plus difficile qu'auparavant.

Le cas est prévu. Les dispositions de la loi seraient inapplicables, sur certificats délivrés par

l' Inspection du travail, aux salariés à capacité limitée (art. 2). Le triage des ouvriers serait fait

par l'Inspection du travail, capacimètre officiel. A notre avis cependant, c'est l'employeur seul

qui peut juger de la capacité des ouvriers. On peut se demander encore de quels éléments d'appré-

ciation dispose l'Inspection du travail pour se prononcer. Si nous exceptons certaines conditions,

d'âge ou des infirmités apparentes, elle n'en possède aucun. Elle devra se guider sur l'affirmation

de l'ouvrier qu'il pourra ou non fournir un rendement intégral.

La loi, on le voit, placerait tous les ouvriers à capacité limitée dans une mauvaise situation.

Elle leur ferait plue de mal que de bien. « Ce salaire minimum, dit Leroy-Beaulieu, pourrait exclure

de tout travail, de toute rémunération et en quelque sorte de la vie, des quantités considérables

d'hommes, tous ceux qui, inférieurs, incapables, paresseux, ou simplement peu productifs, ne

seraient pas en état de fournir un travail qui correspondît, en valeur, au minimum de salaire.

Loi faite pour augmenter les ressources des malheureux, elle en plongerait un bon nombre dans

une détresse irrémédiable».

Un régime qui éliminerait tous les incapables et conduirait les ouvriers à capacité limitée à

vivre en marge de la société serait donc un régime détestable que la Chambre répudie franchement.

Dans une société bien organisée il doit y avoir de la place pour toutes les énergies. Ouvriers et

employeurs doivent pouvoir discuter leur prix, offrir, accepter, refuser le travail, s'entendre au

besoin et se soutenir collectivement. Le rôle de l'État est d'assurer la liberté des deux partis, de

faciliter l'organisation de l'industrie et de procurer dans certains cas une protection aux faibles-

La réglementation du salaire que le groupe socialiste vient de proposer paraît si difficile

qu'aucun État n'a encore osé l'aborder de face. En Australie, dans l'État de Victoria, on a appliqué

depuis. 1896, à titre d'expérience législative, un système qui s'en rapproche beaucoup. Dans cer-

taines industries, celles notamment qui paraissent les plus infectées du truck-system, des bureaux

de salaires (wages-boards) peuvent être nommés, composés de délégués ouvriers et patronaux qui

fixeront le taux minimum du salaire dans cette industrie. Cette institution, quoique très discutée,

paraît avoir rendu des services en ce qui concerne les ouvriers travaillant à domicile. L'exemple

a trouvé des imitateurs dans d'autres États anglo-saxons, mais la réglementation est restée limitée

au travail à domicile, spécialement aux ouvrières en chambre.

Partout ailleurs le prix du salaire est le résultat du libre jeu de l'offre et de la demande. Cette

loi domine notre époque. Le libre jeu des forces économiques détermine partout, dans l'industrie,

la rémunération du travail. Son prix est fixé par la balance des intérêts de l'acheteur et du vendeur

de travail. La règle ne souffre d'exception que pour les travaux exécutés pour l'État ou les muni-

cipalités.

Ainsi les ouvriers belges ont obtenu la fixation d'un minimum de salaire dans les travaux

exécutés pour le compte des municipalités et de l'État. En France, les conditions du travail dans

les marchés passés au nom de l'État, des départements et des communes sont réglées par décret.

Les cahiers des charges devront contenir des clauses par lesquelles l'entrepreneur s'engagera,

entre autres, « à payer aux ouvriers un salaire normal, pour chaque profession, et dans chaque

profession pour chaque catégorie d'ouvriers, un taux couramment appliqué dans la ville ou dans

la région dans laquelle le travail, est exécuté». Il n'y a aucune analogie entre cette stipulation et

la proposition qui nous occupe. La stipulation française revient à dire que les entrepreneurs devront

payer à leurs ouvriers un salaire sans lequel ils ne pourraient en trouver. Seulement ce décret

oblige l'administration à faire des tarifs; ces tarifs pourront être révisés, et une revision corres-

pondante des prix du marché pourra être réclamée par l'entrepreneur.

Telles sont les applications que le principe du minimum de salaire a trouvées dans la société

moderne. Elles sont loin de la proposition de notre groupe socialiste. Assumerait-on alors le risque

d'établir sur un territoire exigu comme le Grand-Duché, ouvert à tous les vents et subissant toutes

les influences des pays voisins, un champ d'expériences pour doctrines socialistes! La Chambre

ne veut pas le croire. Un petit État payerait fort cher une expérience de ce genre. Cette loi de

minimum devra être une loi universelle et internationale; ainsi l'exige la concurrence. Au point

de vue de la concurrence internationale, toute mesure qui, en renchérissant le coût du travail,

accroît le prix de revient des produits, est pour ce pays une cause d'infériorité. Laissons donc ce

soin à d'autres.

Il est permis de se demander ensuite quelle est l'opportunité d'une réforme de cette enver-

gure à une époque où les conditions de la production et du travail sont complètement anormales.

Serait-il réellement vrai enfin que les ouvriers perdraient à voir se perpétuer la liberté des con-

ventions de salaires ?

L'offre du travail, ont affirmé certains économistes, sera toujours supérieure à la demande.

C'est sur cette formule que Lassalle a établi la métaphore sonore, « la loi d'airain des salaires».

Dans la société que nous retrouverons après la guerre, l'offre sera-t-elle supérieure à la demande ?

Qu'on nous permette d'en douter. Les millions de travailleurs immolés sur les champs de bataille

auront laissé des vides et déplacé les conditions du marché. La demande, au contraire, sera supé-

rieure, et pour longtemps, à l'offre. Le plus faible dans le débat d'où résulte le contrat de salaire

ne sera pas l'ouvrier alors.

Tout en rendant hommage aux généreux sentiments que traduit la proposition concernant

la fixation d'un minimum de salaire, la Chambre de commerce se refuse d'admettre qu'une ques-

tion de cette portée soit réglée par une loi de circonstance, sous l'empire d'une nécessité passagère.

Saisies-arrêts resp. cessions des petits salaires et traitements.

Au sujet de la proposition de loi modifiant les lois du 19 juillet 1895, sur les saisies-arrêts resp.

cessions des petits salaires et traitements, la Chambre a émis l'avis suivant

Le prix des denrées et des produits manufacturés, c'est-à-dire leur valeur exprimée en argent,

a augmenté considérablement, et s'il est difficile de déterminer, même approximativement, le

taux du renchérissement général, on ne saurait se cacher que les conditions de l'existence sont

profondément modifiées depuis la guerre. Les classes de la population chez lesquelles, en temps

ordinaire, la marge entre le salaire et le coût de la vie est très restreinte, ont le plus à souffrir du

déséquilibre entre ces deux facteurs. Il est nécessaire alors qu'il soit tenu compte, partout où les

circonstances le permettent, des conditions nouvelles de l'existence. La mesure proposée répond

donc, sans nul doute, à une nécessité de l'heure présente.

Cependant, au sentiment de la Chambre, il s'agit d'un remède à un mal passager, d'une me-

sure imposée par les nécessités du moment, laquelle doit durer tant que durera la situation anor-

male qui l' a provoquée et disparaître avec elle. Ce caractère provisoire devrait être inscrit expressé-

ment dans la loi. L'arrêté du « Bundesrat » auquel se réfère l'exposé des motifs, porte ce caractère

provisoire. (Voir dans les Drucksachen des Reichstags. Wirtschaftliche Maßnahmen aus Anlaß

des Krieges: «.. .Dabei handelt es sich um eine vorläufige, für die Dauer des Krieges gedachte

Maßregel. Die endgültige Regelung muß einer den 1500 Mark-Vertrag umfassenden Reform vor-

behalten bleiben... »).

Le règlement définitif de la question dans le sens proposé ne serait ni dans l'intérêt des com-

merçants, ni même dans l'intérêt bien compris des acheteurs. Aux commerçants la loi enlèverait

virtuellement tout moyen de se faire payer leurs fournitures par une partie des débiteurs bénéfi-

ciant des dispositions trop généreuses; les acheteurs, de leur côté, se sachant à l'abri des poursuites

judiciaires, mettraient peu d'empressement à satisfaire à leurs obligations. Ainsi la nouvelle loi,

dans des conditions normales, ne manquerait pas d'exercer un effet démoralisateur sur les trans-

actions commerciales.

Sursis de payement.

Au sujet de la proposition de loi portant abrogation de l'art. 599 du Code de commerce la

Chambre n'a présenté aucune observation. Cette abrogation semble répondre à une nécessité du

moment. Il demeure bien entendu que les facilités à accorder en matière de sursis de payement

constituent une mesure temporaire dont la durée est limitée par les circonstances exceptionnelles

que nous traversons, c'est-à-dire que l'art. 599 sera remis en vigueur avec le retour d'une situation

économique normale.

La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats

suivants;

Minières.

La statistique de production pour l'année 1916, établie par l'Administration des Mines, ren-

seigne les résultats ci-après

Nombre des exploitants

Nombre des sièges d'exploitation

Nombre des ouvriers occupés

Salaires payés

Production.

Teneur moyenne en fer

Teneur en fer de la production totale.

Valeur à la mine

Teneur en phosphore

fr.

t.

%

t.

fr.

%

Bassin

d'Esch.

3.440.849

1.520.765

25,81

452.602

5.572.086

0,63

Bassin de

Rurn.-Dudel,

4.756.377

2.695.239

28,36

763.879

9.017.031

0,58

Bassin de

Differdange.

3.860.370

2.536.203

28,15

782.136

8.435.037

0,67

Totaux.

12.057.595

6.752.207

27,44 (moyenne)

1.998.617

23.024.145

0,63 (moyenne)

La production moyenne par ouvrier ressort à 6.72.207/4668=1.446488 tonnes d'une valeur

de 23.024.145 / 4668=4.932.33 fr

Nombre des sièges d'exploitation

Nombre des ouvriers employés

Production totale

Valeur de la production

Prix moyen par tonne

. t.

fr.

1916.

6.139.434

19.485.064

3,17

t.

fr.

1916.

6.752.207

23.024.145

3,41

Vers la fin de l'année 1915, le commerce des minerais témoignait d'une atonie complète. Les

marchés traînaient en longueur et les acheteurs observaient une grande réserve tout en se mon-

trant fort exigeants pour les qualités à livrer.

Cette atonie se prolongeait à travers les premiers mois de l'année 1916 pendant lesquels l'ex-

traction mensuelle ne dépassait pas 450.000 tonnes. Au sortir de l'hiver, la courbe se relevait assez

rapidement. La production du mois de mars renseigne de nouveau 530.000 tonnes, celle du mois

d'avril, 510.000 tonnes. Le marché commençait à être vivement sollicité, à cette époque par les

demandes plus actives de la métallurgie indigène et des usines du Bas-Rhin et de la Westphalie

et c'est à peine si l'extraction pouvait suffire aux besoins généralement pressés qui se manifestaient

de toutes parts. En même temps, les consommateurs qui, à partir du mois de février, n'avaient plus

acheté au-dessous de 30 % de teneur en fer, se montraient plus accommodants pour les qualités à

livrer. Les déblais même trouvaient de nouveau preneurs à des prix rémunérateurs.

L'amélioration se continuait dans le courant de l'été. Le sommet de la courbe fut atteint au

mois d'août. A cette époque, le marché commençait à s'alourdir visiblement. La demande se mon-

trait moins pressée, les expéditions se ralentissaient. La courbe allait s'abaissant graduellement

jusqu'à la fin de l'année. Le mois de décembre à lui seul marque un recul de 200.000 tonnes sur le

mois d'août.

Le ralentissement s'est encore accentué davantage pendant les premiers mois de l'année en

cours. L'extraction du mois de janvier est en diminution de 12.000 tonnes, celle du mois de février,

de 104.000 tonnes, et celle du mois de mars, de 100.000 tonnes sur les chiffres correspondants de

l'année précédente.

Il paraît établi que la concurrence plus active des minerais extraits dans le bassin de Briey

a diminué fortement l'intérêt des usines du Bas-Rhin et de la Westphalie pour notre bassin ramier.

Les demandes de minettes luxembourgeoises se sont resserrées en proportion directe des facilités

qu'offre l'approvisionnement en minerais de Briey.

Les prix ont été très fermes avec tendance très marquée à la hausse. La mine siliceuse du bassin

de Lamadelaine se vendait en moyenne de 4,25 à 4,80 fr. le fort prix vers le mois de juillet; on

vendait même à 5,60 fr. le minerai de 37 % garanti. La mine calcareuse allait de 3,75 à 5 fr. la

rouge, et de 4 à 4,50 fr., la jaune bien triée, la grise tout venant cotait 3,75 à 4,25 fr.

A relever également que tous les facteurs sans distinction qui concourent à la formation du

prix de revient, salaire, explosifs, bois de mine etc., ont prononcé encore leur mouvement en

avant. Pour les salaires, la hausse n'a guère été inférieure à 18 % pour les mineurs et les routeurs

et à 5 à 10 % pour les journaliers. La fourniture des explosifs se faisait d'une façon hésitante et par

intervalles, avec des prix majorés en conséquence. Le bois de mine accuse des prix extraordinaires,

le marché étant influencé par la pénurie des charrois autant que par la rareté des coupes.

Le marché du travail, de son côté, a montré des insuffisances au point de vue de la main-

d'œuvre apprise surtout. Le manque d'ouvriers aptes au travail en galerie, très sensible déjà en

1915, perdure toujours.

Les exportations en Belgique ont conservé leur allure si modeste. Quelques expéditions sans

importance réelle ont été faites par les usines Cockerill, La Providence et Thy-le-Château. Le

total des expéditions a varié entre 20.000 et 25.000 tonnes par mois.

La statistique douanière renseigne, pour les dix dernières années, le mouvement suivant des

exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas partie du

Zollverein

1909.

1910.

1912.

t.

Minettes

2.806.294

2.213.886

1.784.522

2.001.758

1.751.819

1.768.964

1.887.245

494.368

176.493

378.872

Scories Thomas moulues

7.581

16.691

6.410

10.880

14.944

27.848

73.877

23.467

5.637

4.965

La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années

Production moyenne

t. 1.221.980

1.262.328

1.140.891

1.392.793

1.446.485

fr.

Valeur

3.662,12

3.782,64

3.604,30

4.420,40

4.932,33

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières

depuis 1907

Production

t.

7.492.870

5.800.868

6.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

7.333. 372

5.007.457

6.139.434

6.752.207

Valeur totale

fr. 21.997.404

16.696.005

15.850.966

17.747.017

18.647.326

19.427.508

21.965.818

15.826.514

19.485.064

23.024.145

Prix de la tonne

fr. 2,93

2,88

2,73

2,83

3,07

2,97

2,99

3,16

3,17

3,41

Le tableau graphique ci-contre donne la production des minières du Grand-Duché depuis 1890.

Production des minières.

Rappel de la production des minières depuis 1868.

Années

Tonnes

722.039

924.382

911.695

990.499

1.174.334

1.331.743

1.442.668

1.090.845

1.196.729

1.262.825

1.407.617

1.613.392

2.173.463

2.161.881

2.539.295

2.551.090

Années

Tonnes

2.447.634

2.648.449

2.361.372

2.649.710

3.261.925

3.102.753

3.359.413

3.102.050

3.370.352

3.351.938

3.958.280

3.913.076

4.758.741

5.349.009

5.348.951

6.014.394

Années

Tonnes

6.171.229

4.455.179

5.130.069

6.010.012

6.347.781

6.595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

7.333.372

5.007.457

6.139.434

6.752.207

Métallurgie.

Vers la fin de Tannée 1915, nous avons constaté une situation satisfaisante dans la plupart

des compartiments de l'industrie métallurgique et des prix de vente en concordance avec le relè-

vement du coût de la production.

Le marché des fontes conservait, en 1916, sa bonne allure en l'accentuant. Le volume d'ordres

s'enflait à mesure que l'année avançait. Les demandes en fonte hématile, acier et spiegel, très

fortes déjà pendant les premiers mois, étaient difficiles à satisfaire à partir du printemps. Les

demandes de fonte de moulage, grossies des propositions d'achat venant de l'étranger, prenaient

une ampleur croissante. Dans les fontes luxembourgeoises les délais de livraison s'allongeaient et,

au, commencement de l'été, le volume des ordres en carnet dépassait la capacité de production des

hauts-fourneaux. En présence du renchérissement des matières premières et des salaires, les prix

des fontes ont été majorés; les prix du ferro-maganèse et du ferro-silice ont été majorés dans la

même proportion. La fonte de moulage n° 3, que nous avons laissée à la fin de l'année dernière à

74,50 mk., a été portée à 76,50 mk. à partir du 1er juillet. La fonte d'affinage a progressé de

71,50 mk. à 75 mk.

Dans les fers marchands, la situation du marché, devenue hésitante à la suite des diver-

gences qui s'étaient produites au sein de la « Stabeisenkonvention» dans le courant de l'année

1915, se raffermit dès le début de l'année suivante; elle s'améliorait progressivement à partir

du deuxième trimestre avec des prix en hausse. La « Stabeisenkonvention» fut renouvelée le 9 juin

1915, époque à laquelle le Gouvernement allemand fixait les prix maxima à, 190 à 195 mk.

En général, les trains des laminoirs étaient bien occupés vers la fin de l'année. La demande

en fil machine, toujours très active, n'a pu être intégralement satisfaite. En tôles fortes, de même,

la demande s'accrut au fur et à mesure que l'année avançait et les besoins considérables n'ont

pu être couverts en entier. Les usines luxembourgeoises, en particulier, ont été alimentées par

de fortes commandes de produits métallurgiques pour les pays neutres.

Les prix du fer renseignent le mouvement suivant pour les principales catégories (marks)

1er trim

2e trim

3e trim

4e trim

Fers marchands

(base Oberhausen)

140—160

180—190

190—195

190—195

Poutrelles

(base Thionville)

130—140

140—160

Tôles fortes

(wagon Essen)

155—165

170—195

Fil machine

(rendu)

140—150

175—185

185—190

190—195

Le « Stahlwerksverband» donne, entre autres, les appréciations suivantes de la situation des

produits syndiqués à la fin de l'année 1916

« En demi-produits, les demandes de la consommation intérieure, qui étaient très fortes par

continuation, allaient toujours croissant de sorte que le syndicat devait faire tous ses efforts pour

satisfaire au moins les besoins, les plus pressants. Un relèvement des prix n'a pas été décrété pour

le 1er trimestre 19.17. Dans l'intérêt de la satisfaction des grands besoins de l'intérieur il n'a pas

été conclu de marchés à l'exportation.

En matériel de voie, les commandes des quantités nécessaires dans les premiers temps ont

été remises par les chemins de fer prussiens et les autres chemins de fer allemands. En rails à gorge,

les spécifications de l'intérieur ne renseignent que des quantités peu importantes; les petits profils,

par contre, étaient l'objet d'une forte demande. Les affaires à l'exportation, aussi bien dans les

profils lourds que dans lés profils légers, ont été presque complètement négligées en vue de la

satisfaction des besoins intérieurs.

En fers profilés, de petites quantités seulement pouvaient être mises à la disposition du com-

merce. Finalement, les ventes ont été suspendues jusqu'à la fin de l'année. Il a été impossible

de rendre les ventes libres d'une façon générale pendant le trimestre suivant, les ordres en carnet

occupant les usines au delà de cette époque. Par égard pour les besoins considérables de l'inté-

rieur, il n'a pas été donné suite, sauf quelques exceptions, aux demandes pressantes à l'expor-

tation.»

La décision du « Stahlwerksverband» qui laisse inchangés les prix des demi-produits et des

poutrelles, est diversement interprétée. Les producteurs s'attendaient à un relèvement des cours.

A l'appui de leurs revendications ils ont fait valoir que, au cours du dernier trimestre, les frais

de production se sont considérablement accrus et que certaines usines ne peuvent livrer, non seu-

lement les demi-produits, mais bien d'autres produits laminés encore, aux prix actuels qu'avec

perte.

Il faut convenir d'ailleurs que, depuis le commencement de la guerre, la politique du syn-

dicat a été extrêmement modérée, car l'augmentation totale depuis le 2e trimestre 1914 jusqu'à

ce jour ne s'élève qu'à 40 mk. en moyenne.

Les mesures prises par le Gouvernement allemand en vue du raffermissement du change

n'ont pas été sans exercer une influence très considérable sur l'organisation du commerce d'ex-

portation. Les syndicats d'exportateurs ont pris une importance exceptionnelle. Au point de vue

du commerce d'exportation, l'année 1916 peut être considérée comme l'année par excellence des

syndicats.

Le « Roheisenverband», qui ne devait expirer qu'à la fin de l'année 1917, a été renouvelé

sans difficulté pour une nouvelle période de trois ans. A la fin de l'année, le renouvellement du

« Stahlwerksverband», par contre, était encore en suspens, des difficultés s' étant élevées au sujet

des produits B.

Dans son ensemble, la production sidérurgique du Grand-Duché n'offre guère de variations

sensibles par rapport à l'année précédente, La production des hauts-fourneaux s'établit comme

suit pour les deux dernières années

Valeur totale

fr.

2.829.084

2.738.811

2.506.826

2.711.987

2.360.070

3.046.304

4.959.960

4.258.102

2.886.230

6.037.716

Prix moyen de la tonne

fr.

156,70

167,18

162,34

157,58

147,48

145,82

187,45

185,51

173,36

245,72

Fonte de moulage

Fonte Thomas

Fonte d'affinage

t.

t.

171.106

1.418.247

1.590.773

t.

t.

179.750

1.400.270

1.580.530

La production de l'acier Thomas (lingots), qui était de 967.821 tonnes en 1915, est en légère

diminution : elle peut être évaluée à 935.816 tonnes.

La statistique de production des Fonderies a donné les résultats suivants

Nombre des fonderies en activité

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de matières premières

fontes

mitrailles

Production

poterie

machines

acier coulé

fonte pour bâtiments..

fontes spéciales diverses

soit ensemble

Valeur de la production

fr.

t.

t.

t.

fr.

Année 1915

669.086

8.926

9.454

3.199

11.535

16.649

2.886.230

Année 1916

fr.

t.

t.

t.

fr.

875.848

14.073

8,585

5,459

17.160

24.571

6.037.716

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour les

dix dernières années

1909.

1915.

Production

t. 18.054

16.382

15.442

17.218

16.002

20.199

26.513

22.954

16.649

24.571

Rappel de la production sidérurgique depuis 1873.

Années

Nombre

des hauts fourneaux

Production

des hauts fourneaux

Tonnes

256.349

246.600

270.377

230.500

215.388

248.377

261.236

260.666

293.615

276.587

334.688

365.997

419.610

300.644

492.038

523.776

561.733

599.912

544.994

586.515

558.289

679.816

694.812

898.898

870.373

954.867

982.929

970.885

916.403

1.080.305

1.217.830

1.198.002

1.368.252

1.460.105

1.485.272

1.299.918

1.552.590

1.682.519

3.728.973

2.252.229

2.547.861

1.827.270

1.590.773

1.580.530

Production

des aciéries

Tonnes

20.554

57.345

69.739

97.900

97.462

110.920

103.310

129.123

131.220

134.812

136.955

143.692

170.153

166.206

184.714

257.055

314.930

371.979

366.302

397.942

435.285

444.268

460.576

535.202

598.310

716.194

947.184

1.182.227

1.136.495

980.384

935.816

Production

des fonderies

Tonnes

1.413

1.310

1.341

1.370

1.269

1.394

1.205

1.701

1.579

1.726

1.827

1.670

1.440

2.585

3.644

4.615

4.642

5.909

7.062

6.281

7.764

8.328

8.747

9.307

9.874

9.358

11.154

11.293

9.981

9.658

11.119

13.437

13.628

16.877

18.054

16.382

15.442

17.217

16.002

20.893

26.513

22.954

16.649

24.571

I . — Production de la Fonte.

II. — Répartition de la Production ci-contre.

III. — Production des Fonderies.

IV. — Production de l'Acier.

Ateliers de construction.

Si, en temps normal déjà, la diversité de la production ne permet guère de donner un aperçu

d'ensemble de la situation dans les ateliers de construction, les circonstances que nous traversons

rendent cette tâche particulièrement difficile.

Ce qui est certain, c'est que la demande a été très active en 1916 tant en articles ordinaires

qu'en articles spéciaux que l'orientation actuelle de l'industrie allemande rend nécessaires. Le

personnel, réduit dans certains établissements, a été pleinement occupé avec des salaires en hausse.

Le manque de fontes qui s'est fait sentir vers la fin de l'année, et qui perdure encore, a exercé

une influence défavorable sur la marche de la production: l'Allemagne ne fournit que des matières

premières qui servent directement ou indirectement à des fournitures militaires; à l'intérieur, par

contre, les ateliers ne parviennent pas à couvrir tous leurs besoins.

A l'heure actuelle, des irrégularités dans la marche des usines sont à l'ordre du jour. Les diffi-

cultés des approvisionnements en charbons, huiles, etc. vont croissant. Rien ne laisse entrevoir

une amélioration de cette situation dans un avenir rapproché.

L'année écoulée a apporté aux ateliers des ordres abondants et rémunérateurs. Le travail

s'est poursuivi au milieu de difficultés sans cesse renaissantes, mais toujours supportables.

Pour l'année en cours les ateliers sont largement pourvus d'ordres, mais, les matières premières

et la main-d'œuvre faisant défaut, on ne pourra compter sur une production régulière. Les bons

effets de la demande exubérante sont neutralisés ainsi par les difficultés de la production.

Meubles en fer.

La marche des affaires en 1916 a été influencée défavorablement par la guerre. Ce n'est qu'au

prix de grands efforts, de sacrifices, de démarches réitérées auprès des autorités et de voyages à

l'étranger que la firme Berl & Cle a pu maintenir son exploitation et assurer du travail

à son personnel. Des renvois d'ouvriers n'ont pas eu lieu. L'établissement a accordé à son personnel

des suppléments qui ont relevé sensiblement les salaires par rapport à l'année précédente ; de plus,

il a mis à sa disposition une forte somme pour l'achat de pommes de terre, mais il lui a été impos-

sible de procurer au personnel d'autres vivres en quantités considérables.

L'Allemagne forme, depuis le commencement de la guerre, le débouché presque exclusif de

cette industrie; les exportations vers les autres pays sont impossibles. La fabrication a cherché

à s'adapter à cette situation nouvelle, aggravée par la diminution de la demande et les difficultés

de se procurer les matières premières, en livrant, en quantités restreintes, des lits en fer pour la

clientèle privée, et, par les soins d'intermédiaires, de fortes quantités de cet article pour les éta-

blissements industriels, lazarets, etc.

Vers la fin de l'année, les mesures administratives rendaient l'acquisition des matières premières

difficile au point qu'il fut à peine possible d'obtenir les quantités nécessaires à l'exécution des ordres

en carnet. La pénurie des matières premières s'est encore accentuée depuis; aujourd'hui, elles

sont introuvables. Le marché des matières premières et le courant d'ordres ouvrent, à l'heure

actuelle, des perspectives peu encourageantes.

Clouterie.

La production totale de la Société métallurgique de Bissen était de 1200 tonnes de clouteries

diverses en 1916, soit une augmentation de 125 tonnes par rapport à l'année précédente.

Les matières premières n'ont cessé d'augmenter de prix tout en diminuant de qualité. La

plupart ont été remplacées par des produits similaires, très chers et très mauvais. La fabrication

en général devient de plus en plus difficile et incertaine par suite des difficultés toujours croissantes

de se procurer les matières premières nécessaires.

Les prix élevés de fabrication ont été compensés par le relèvement des prix de vente. La

main-d'œuvre augmente constamment. Le nombre d'ouvriers, hommes et femmes, occupés ré-

gulièrement en 1916, était de 70.

Industrie du bâtiment.

Si le bâtiment a montré plus d'animation qu'en 1915, il a conservé toutefois une allure rela-

tivement calme dans son ensemble. L'insécurité générale qui résulte de l'état de guerre paralyse

le goût des entreprises. La situation actuelle ne laisse guère de place aux longs espoirs et aux vastes

pensées. On resserre son activité autour d'un avenir rapproché. L'augmentation énorme des

matériaux de construction et des salaires n'est d'ailleurs pas faite pour encourager la spéculation.

On peut évaluer de 20 à 25 le nombre des nouvelles constructions de quelque importance

édifiées à Luxembourg et à Bonnevoie. A travers le bassin minier, le bâtiment s'est incontestable-

ment relevé du marasme de l'année précédente, mais il est encore loin d'avoir regagné l'ampleur

très réelle qu'il avait prise avant la guerre.

Envisagées dans leur ensemble, les nouvelles constructions font preuve d'une exécution plus

soignée au point de vue hygiénique et architectural. L'emploi du ciment armé, en se généralisant

de plus en plus, permet de réaliser des progrès insoupçonnés tant au point de vue de l'élégance

qu'à celui de l'agencement et surtout du confort intérieur.

L'année 1917 ouvre des perspectives plus encourageantes. Tout laisse croire que le bâtiment

continuera à s'améliorer lentement, progressivement. Il est à remarquer cependant que les maté-

riaux de construction s'acheminent vers des niveaux inconnus jusqu'ici et finiront par devenir

inabordables. Ainsi le prix du sapin a triplé depuis la guerre: de 50 fr. il s'est avancé à 150 fr. le

mètre cube.

Alors que le prix de revient des immeubles a augmenté de 30 à 40% depuis le commencement

de la guerre, le» loyers sont demeurés stationnaires, ce que la circonstance qu'il n'y a aucun manque

de logements explique jusqu'à un certain point. Il s'ensuit que le rapport des immeubles est rela-

tivement bas comparé au revenu des autres placements de capitaux. Ce rapport ne doit pas dépasser

4 à, 4%%. Les prix de vente réalisés pour les immeubles, par suite du renchérissement considérable

La fabrication des lits en cuivre ainsi que des meubles de jardin a été arrêtée par suite de

l'absence de la demande et du manque des matières premières. Celle des lits en fer a permis d'oc-

cuper toutes les divisions afférentes, la serrurerie, la forgerie, la fonderie, le grillage et la peinture.

de leur prix de revient, sont supérieurs en général de 10 à 15% à ceux qui avaient été obtenus

avant la guerre.

Les salaires poursuivent leur mouvement à la hausse justifié d'ailleurs par le relèvement du

coût de la vie, lequel a encore dépassé considérablement le niveau de l'année précédente et me-

nace de s'élever toujours davantage. A l'heure actuelle, le bâtiment occupe presque exclusive-

ment de la main-d'œuvre indigène; la main-d'œuvre italienne, prépondérante avant la guerre,

est très restreinte.

Les industries et métiers tributaires du bâtiment ont témoigné de peu d'entrain. La menui-

serie, la serrurerie et la ferronnerie sont médiocrement occupées. Les prix exorbitants du bois

et du fer ainsi que les salaires élevés expliquent la réserve de la clientèle. ,

Carrières.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1916 est

résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

A. Carrières de calcaire à polypier.

Communes de Differdange, Pétange.

pierres de taille .

parements

moellons

pierres à chaux..

39 m2

40,00

5,00

2,50

2,50

B. Déblais du mine.

Communes de Differdange, Pétange, Kayl, Rumelange, Dudelange.

moellons

1.724

1,25-3,50

1.724

C. Terre glaise.

1° pour briques mécaniques. — Commune de Diekirch.

briques

260 ‰

40,00

260 %

Communes de Mersch, Bettembourg.

briques

3.970 ‰

32, 00—44,00

2.495‰

1.475 ‰

2° pour poteries. — Commune de Berdorf.

terre glaise

1.25

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

D. Carrières de grès liasique.

1° Communes de Heffingen, Larochette.

parements.

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

4,00

65,00

2,00

37,50—70,00

1,60—5,00

2° Communes de Beck, Echternach, Consdorf.

dalles

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier .

22 m²

23 ‰

3,00

12,50—30,00

2,00— 2,50

50,00—110,00

1,25— 2,50

2,00— 3,00

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

22 m2

23‰

3° Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig, Medernach,

dalles

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier .

15 m²

1.781

1,00

45,00

1,25- 5,00

55,00

2,00— 4,00

1,50- 3,00

4° Communes de Beckerich, Saeul.

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

4‰

2,00— 2,50

50,00

3,00

1,25

5° Commune de Mondarf-les-Bains.

moellons

pavés

pierraille

sable

1,645

1.270

1.515

1,50

50,00—80,00

2,00— 3,00

1,50

15 m2

1.781

4%o

1.645

1.270

1.515

6° Communes de Betzdorf, Flaxweiler,

Niederanven.

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

sable

4.432

3.091

40,00

1,25- 2,00

55,00—160,00

1,50- 5,00

1,25— 2,00

4.432

3.091

exportées

à l'étranger

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m 3

Prix (fr.)

7° Communes de Steinfort, Koerich, Strassen.

pierres de taille .

moellons

pavés

pierraille

sable

3.966

1.715

6.320

30,00

1,50— 3,00

25,00—60,00

0,75— 2,00

1,00— 2,00

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

3.966

1.715

6.320

8° Communes de Contern, Eich, Hollerich, Hesperange, Rollingergrund, Kopstal.

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable

pierres à chaux..

7.310

3.636

30,00—40,00

1,25— 2,00

60,00—160,00

1,00—2,00

0,75— 2,00

3,00— 5,00

7.310

2.636

exportées

à l'étranger

1.000

9° Communes de Fischbach, Lorentzweiler, Tuntange, Steinsel, Walferdange, Junglinster.

moellons

pavés

pierraille

sable

1.028

1,25— 2,00

40,00—50,00

1,50— 2,00

0,40— 3,50

E. Carrières de grès coquillier supérieur.

1.028

Communes d'Ell, Feulen, Mertzig, Schieren, Useldange, Vichten.

pierres de taille

moellons

pierraille

sable ou gravier

1.130

80,00

1,75—2,50

2,00—2,50

2,00—4,00

F. Carrières de grès bigarré,

Commune de Rosport

pierres de taille .

20½

45,00

G. Carrières de grès de Born.

Communes de Mompach, Rosport.

pierres de taille .

moellons

45,00—85,00

1,00-5,50

H. Carrières de calcaire keuprique.

Communes de Bissen, Bœvange-s.-Attert.

pierres à bâtir

pierraille

sable ou gravier

2,25—2,75

5,00

4,50

1.130

20½

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m 3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

I . Carrières de grès coquillier.

Communes de Bettendorf, Ermsdorf.

K. Carrières de schiste et de quartzite.

1° Communes d' Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Flosingen, Munshausen,

Troisvierges, Weiswampach.

2° Communes de Boulaide, Esch-s.-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid, Kautenbach, Mecher,

Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Winseler.

3° Communes de Bettborn, Bigonville, Folschette, Perlé, Rédange, Wahl.

4° Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.

5° Communes de Fouhren, Putscheid, Vianden.

L. Carrières de pierres à chaux.

1° Commune d'Echternach.

dalles

pierres de taille .

moellons

pierraille

pavés

71 m2

1.712

526%

1.365

3,50—10,00

100,00—135,00

1,25— 1,75

100,00—150,00

1,50—10,00

71 m2

1.712

526 ½

1.365

pierres à bâtir

pierraille

sable ou gravier .

2.610

3.106

1,75—4,00

1,50—6,00

1,375

2.610

3.106

pierres à bâtir

pierraille

sable ou gravier .

11.773

3.205

2,00—3,00

2,50—8,00

1,75—2,00

11.773

3.205

pierres à bâtir

pierraille

1.610

1,25—2,50

2,00—7,50

1.610

pierres à bâtir

pierraille

3.099

3,00

4,50—6,00

3.099

pierres à bâtir...

pierraille

1,25—5,00

3,50—11,50

dalles

pierres à bâtir...

pierraille

pierres à chaux..

tuf

3,00

2,25

1,75

1,50—2,00

3,00—5,00

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m 3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

2° Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.

pierres à chaux..

1.187

2,00— 2,20

1.187

M. Carrières de pierres à chaux et de dolomie.

1° Communes de Grevenmacher, Mertert, Remerschen, Burmerange, Remich.

N. Carrières de chaux hydraulique.

Commune de Hollerich.

O. Plâtrières.

Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange.

P. Sablières.

1° Commune de Mertert.

L'exploitation des carrières languit incontestablement dans les diverses régions produc-

trices. Les exportations de nos produits sont presque nulles. La pénurie de la main-d'œuvre

experte et le manque d'initiative dû à l'insécurité politique et économique pèsent sur cette

industrie. Les demandes du bâtiment sont très restreintes. Les entrepreneurs restent dans l'ex-

pectative et les capitaux n'osent pas s'aventurer; le temps, en un mot, n'est pas favorable

à la construction en général. Le recul constaté dans la confection des pierres de taille nous fournit

la preuve que même dans le plat pays le bâtiment ne va pas. Pour les pierres à bâtir p. ex. la di-

minution est de 40.000 m3 par rapport à l'année précédente.

La seule industrie du pavé montre de la vigueur. Elle est d'ailleurs d'un avenir certain. Le pavé

blanc de grès liasique aussi bien que le « Gilsdorf » sont très recherchés. L'extraction marque une

progression continue. La région de Gilsdorf-Bettendorf a produit, entre autres, un million de pavés

de plus que l'année dernière. Dans d'autres carrières, le manque d' épinceurs et de roqueteurs a

amené forcément une diminution, très regrettable de l'extraction. Les prix sont à la hausse. Notons

dolomie

moellons

pierraille

chaux

15.771

2.195

5,00

1,50—3,00

2,50—6,00

3,00

12.376

2.195

3.395

pierres à chaux..

3,00—5,00

plâtre brut

3.665

7,50—32,50

3,073

sable ou gravier .

2,50—4,00

2° Communes de Diekirch, Bettendorf, Erpeldange, Rosport.

sable ou gravier .

2,50-5,50

3° Communes de Bettborn, Folschette, Grosbous, Redange, Wahl.

sable ou gravier .

1.015

1,50—7,50

1.015

encore que les travaux d'assainissement des traversées des localités populeuses entraînent une

consommation de plus en plus forte de nos pavés résistants et d'un aspect agréable.

La Société de Montfort nous donne l'appréciation suivante de la situation

Carrières de Larochette. — Les difficultés et la hausse croissante de la main-d'œuvre ont en-

travé d'une manière fort regrettable les travaux de la ligne de Larochette à Junglinster, à laquelle

nos carrières doivent être raccordées. Les mêmes circonstances ont amené le ralentissement de

l'exploitation et la majoration sensible des prix de revient, sans qu'il ait été possible de trouver

une compensation équivalente dans des prix de vente plus rémunérateurs. Les conditions actuelles

des transports deviennent de plus en plus onéreuses et rendent presque impossible l'utilisation

rationnelle des sous-produits de ces carrières, quoique les moellons de parement et autres soient

très recherchés dans le Grand-Duché.

Des ordres pour pierres de taille nous sont parvenus de Belgique pour des constructions ap-

prouvées par le Gouvernement d'occupation dans l'intérêt public, mais les instances faites ensuite

pour obtenir le transport à destination n'ont abouti qu'à des fins de non-recevoir. Ceci nous amène

à appeler l'attention sur une situation analogue dans les expéditions de pierres dites « petit granit»

de Belgique. La clientèle luxembourgeoise nous a transmis pendant tout le courant de l'année

des commandes en cette pierre pour monuments funéraires, bordures, etc. D'abord les expéditions

ont pu se faire à certaines époques avec des retards successifs; finalement, elles ont été complète-

ment enrayées; des quantités importantes de pierres préparées ont dû rester en carrière et les

clients sont restés privés de la matière première indispensable pour occuper leurs ouvriers et servir

leur clientèle. Toutes les démarches faites tant en Belgique que dans le Grand-Duché ainsi que

les réclamations collectives des marbriers-sculpteurs, appuyées par le Gouvernement luxem-

bourgeois, sont restées sans effet: les transports demeurent suspendus.

Carrières de Widdeberg. — Les affaires sont restées limitées aux besoins de l'intérieur, les ex-

portations étant entravées. Pour les mêmes raisons qu'ailleurs le prix de revient a subi une aug-

mentation progressive. Nous étudions les moyens de faciliter les transports de la carrière afin

de suppléer à l'insuffisance des moyens de voiturage actuels, trop lents et trop coûteux.

Ardoisières.

La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres

suivants pour les deux dernières années

Années

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

ardoises1)

éviers2)

dalles3)

ardoises

éviers

dalles

Quantités

12.339

1.166

7.803

1.299

Prix (fr.)

80 00

10 00

10 00

85 00

10 00

10 00

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

5.969

1.357

exportées

l'étranger

6.369

1.073

6.446

1.195

1) mille. — 2) pièces. — 3) mètres carrés.

La production de l'industrie ardoisière, dans son ensemble, est en recul très considérable

sur l'année précédente. La production des ardoises a diminué de moitié environ : de 12.339 mille

elle est descendue à 7.803 mille. Les prix des ardoises, par contre, progressent d'une façon continue.

Ce recul est la conséquence naturelle du manque d'ouvriers. Les ardoisières luxembourgeoises,

adossées contre la frontière, occupent en temps ordinaire un grand nombre d'ouvriers belges,

très difficiles à recruter depuis la guerre. D'autre part, la main-d'œuvre indigène, qui offre des

ressources assez restreintes, préfère souvent les besognes agricoles ou domestiques au travail de

carrière.

Les procédés d'extraction, depuis l'introduction de l'électricité et de l'air comprimé dans

l'exploitation, se sont considérablement améliorés. Au travail de l'ouvrier au pic s'est substitué

le travail plus sûr et plus avantageux des haveuses à air comprimé qui occasionne une moindre

perte de matière en même temps qu'il offre plus de sécurité pour l'ouvrier. D'ailleurs, le système

de l'abatage en remontage est abandonné et remplacé par le système d'abatage au ravalage.

La fabrication des dalles est en progrès sensible. Le schiste brut, qui, avant la guerre, était

tiré de la région de Vielsalm, pour être travaillé et façonné ici, est remplacé par le schiste extrait

à Haut-Martelange même. Depuis quelques années on a monté à Haut-Martelange une scierie

de dalles bien outillée et fournissant un produit très apprécié pour l'outillage électrique, spécia-

lement les tableaux de distribution, remplaçant avantageusement par leur bas prix les dalles de

marbre.

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix

dernières années

Ardoises (en mille)

25.293

23.976

21.108

23.499

23.285

20.619

28.072

14.010

12.339

7.803

Éviers (pièces)

1.554

1.150

Dalles ( m2)

7.712

10.580

11.900

12.200

6.350

5.960

6.054

3.520

1.166

1.299

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la

même période

Ardoises belges

t.

3.318

4.109

4.719

6.278

5.859

7.297

5.871

2. 793

1.208

1.375

Ardoises françaises

t.

Faïencerie.

La faïencerie de Septfontaines renseigne une production en augmentation sur celle de l' année

précédente: elle a atteint 1.125.000 kg. Les ventes se sont faites couramment et dans d'assez bonnes

conditions, de sorte que les stocks ne sont pas trop importants. Les prix de production et de vente

ont été en hausse. Les principaux débouchés ont été naturellement l'Allemagne et l'Autriche.

De fortes commandes sont venues de Hollande et de ses colonies. Une faible partie a été livrée

en Belgique.

La fabrication a été gênée par les entrées insuffisantes ou très irrégulières de matières pre-

mières, dont la qualité laissait à désirer au demeurant. Les prix des matières premières, spéciale-

ment des produits chimiques, ont été beaucoup plus élevés pour des raisons suffisamment connues.

Cette industrie a occupé régulièrement 214 ouvriers. Les prix de la main-d'œuvre ont sensi-

blement augmenté. Le recrutement des ouvriers est difficile.

Mosaïques et dallages céramiques.

La production de l'usine de Wasserbillig est restée au niveau de celle de l'année précédente.

Si les prix de revient ont continué leur mouvement en avant, les prix de vente n'ont pu suivre

cette hausse. Comme les ventes sont restées inférieures à la production, les stocks en magasin ont

subi une nouvelle augmentation. Le renchérissement des matières premières n'a pas subi d'arrêt.

Un certain nombre de ces matières, absolument indispensables à la fabrication, font complètement

défaut.

Au point de vue des débouchés, la situation de l'industrie céramique est restée sans change-

ment. Elle continue de rencontrer de sérieuses difficultés sur le marché allemand à cause de la pro-

venance luxembourgeoise de ses produits, c'est-à-dire de leur provenance d'un pays étranger,

les administrations de l'État et des communes accordant en règle générale la préférence aux pro-

duits indigènes.

L'usine de Wasserbillig a occupé en moyenne de 160 à 170 ouvriers. Alors que les salaires

sont en augmentation, la qualité et les aptitudes des ouvriers vont diminuant. Les difficultés

du recrutement se sont multipliées.

Industrie des ciments.

L'aspect de l'industrie des ciments ne s'est guère modifiée en 1916. Le renchérissement des

matières premières et du charbon ainsi que la forte augmentation des salaires ont poussé les prix

de production à la hausse. De plus, les difficultés du ravitaillement n'ont pas été sans exercer une

influence sur le rendement des ouvriers.

L'usine d'Esch renseigne une production pareille à celle de l'année précédente. Elle a occupé

environ 90 ouvriers. La fabrication a été gênée par la pénurie d'ouvriers qui s'est manifestée dès

le commencement du printemps.

L'usine de Dommeldange n'a pas repris la fabrication du ciment en 1916. Elle a broyé 13.500

Briqueterie mécanique.

L'exercice 1916 a été plus mauvais encore pour cette industrie que l'exercice précédent

Quelques fabriques, néanmoins, ont continué à travailler en Lorraine et dans la région de Neun-

kirchen. Dans le Grand-Duché, les briqueteries syndiquées de Bettembourg et de Mersch seules

ont travaillé.

L'augmentation des salaires et des matières premières s'est fait sentir encore plus vivement

qu'en 1915. Une légère augmentation des prix de vente des briques s'est dessinée vers la fin de

l'exercice qui s'est rapidement et fortement accentuée au début de l'exercice en cours. Mais les

difficultés de fabrication sont si considérables qu'il n'est pas encore certain ci cette augmentation

est suffisante pour compenser l'augmentation du prix de revient.

La demande, à vrai dire, est très forte, mais l'acheteur s'était si bien habitué à obtenir la

brique à vil prix qu'il a beaucoup de peine à s' occommoder des conditions nouvelles du marché.

Il a été expédié

Tannerie.

Les tanneries luxembourgeoises ont travaillé en 1916 30.400 cuirs indigènes, chiffre qui re-

présente une forte diminution par rapport à l'année précédente. La fabrication n'a pu suivre la

demande, toujours active et pressée. Par suite de la défense d'exportation, les cuirs ont été con-

sommés en majeure partie dans le pays même.

Au commencement de l'année 1916, les prix des cuirs en poils ont été fort élevés. En mai,

lors de la saisie des peaux par l'État, ce prix a été fixé à 4 fr. pour être ramené ensuite à 3 fr, au

mois de septembre.

Comme les matières tannantes exotiques faisaient complètement défaut, l' écorce de chêne,

mélangée à l'extrait tiré du bois de chêne, a servi exclusivement comme matière tannante. Les

prix, après s'être acheminés énergiquement vers la hausse, se sont calmés vers la fin de l'année

par les briqueteries de Bettembourg

par la briqueterie de Mersch

soit ensemble

en 1915

3.046.000

585.000

3.491.000

en 1916

4.244.000 briques

1.030.000

5.274.000 briques.

tonnes de scories pour engrais contre 6500 tonnes en 1915. Cette usine a produit encore 3.250.000

briques de laitier, qui sont l'objet d'une forte demande, contre 2.500.000 en 1915.

Comme les grands établissements industriels ont exécuté beaucoup de travaux en béton, la

production de ciment de l'usine de Rumelange a pu être portée à environ 50 % de son chiffre nor-

mal. La fabrication de briques a été complètement arrêtée faute d'ouvriers.

Malgré les hausses continuelles des salaires et de toutes les matières ainsi que des grandes

difficultés de transport et d'approvisionnement, ces deux usines ont pu être maintenues en activité,

pendant toute l'année. Le nombre des ouvriers occupés a atteint en moyenne 45 à Dommeldange

et 32 à Rumelange..

Ganterie.

Si la situation de la ganterie en 1915 doit être considérée comme une des plus déplorables

que nous ayons eu à enregistrer jusqu'alors, celle de 1916 constitue un désastre.

Comme en 1915, l'Angleterre continue à prohiber l'introduction de nos produits sur son terri-

toire et à empêcher également les exportations vers les États-Unis, de sorte que nos principaux

débouchés qui, pour ainsi dire, alimentent à eux seuls notre industrie, nous sont complètement

fermés. Une autre difficulté a surgi depuis. Quelques nouveaux débouchés, sans grande impor-

tance il est vrai, nous ont été fermés par suite de l'interdiction du transit à travers l'Allemagne.

Ainsi le travail limité qui nous restait est devenu impossible. Les pourparlers en vue d'obtenir

la liberté du transit n'ont pas donné de résultat jusqu'à ce jour.

La saisie des peaux décrétée par les autorités allemandes ne laisse plus guère de marge à la

ganterie à se fournir en peaux brutes. D'ailleurs les matières mégissantes font complètement défaut.

Il est à prévoir même qu'après la fin de la guerre le moment viendra où, la matière première étant

introuvable, la fabrication des gants finira par cesser complètement. C'est là une conséquence

logique de la situation actuelle. Quand la peau brute aura disparu du marché, la ganterie ne trou-

vera plus à s'occuper et l'on se demande avec anxiété ce que va devenir cette industrie jadis si

florissante. En toute hypothèse et quelle que soit la tournure que prendront les événements, il se

passera bien des années avant que la ganterie puisse revoir une situation normale et que les fabri-

cants arrivent à se procurer les stocks de peaux nécessaires à assurer une marche régulière de la

fabrication.

Il y a plus. En supposant même que les peaux arrivent de nouveau en quantités suffisantes

l'avenir nous réserve un autre obstacle qui prolongera la crise tout en l'aggravant. Nous aurons

à compter alors avec le pénurie de la main-d'œuvre apprise, c'est-à-dire de gantiers à la hauteur de

leur tâche, bien stylés et connaissant toutes les subtilités du métier. Les mêmes difficultés se pré-

senteront pour la mégisserie, la teinterie, etc., pour les divers compartiments de la ganterie en un

mot.

Écorces à tan.

Au début de la saison, les prix des écorces de la nouvelle récolte, vivement sollicités par la

demande, avaient atteint 11,25 à 11,50 fr. la botte de 26 kg. Ces prix se soutenaient pendant

quelque temps. A partir du mois d'août, la demande s'atténuait; elle devenait absolument insi-

gnifiante pondant les mois d'automne, les besoins des tanneries étant couverts en grande partie.

Les prix se mirent à la baisse pour arriver à 8,25 à 8,50 fr. vers la fin de l'année. En présence du

manque de cuirs en poils, la demande laissait à désirer par continuation, et comme la récolte de

sous l'influence du ralentissement de la marche des tanneries, d'un côté, et de la surproduction

des écorces, de l'autre.

Les tanneries, réduites aux abatages du pays par suite du manque complet des cuirs exotiques,

ont été forcés de ralentir la fabrication. Cette industrie a occupé régulièrement 400 à 500 ouvriers.

Industrie textile.

La situation dans l'industrie textile, que le manque de matières premières commençait à

rendre assez précaire vers la fin de l'année 1915 déjà, s'est considérablement aggravée depuis. La

draperie renseigne une diminution de 13 % par rapport à l'année précédente. La bonneterie a dû

cesser le travail dans le courant de l'année, faute de coton; le tissage de velours est arrêté depuis

le mois de mars. La fabrication de toiles qui avait été alimentée par quelques petites quantités

de lin et de chauvre achetées dans le pays, a été abandonnée en présence des prix exorbitants

demandés par les cultivateurs.

Les difficultés de se procurer les matières brutes ainsi que les matières accessoires nécessaires

à la fabrication ont augmenté de jour à jour. Les exigences des détenteurs dépassent tout ce qui

s'est vu jusqu'à présent.

La confection des vêtements de travail a été presque nulle. A Larochette, un cinquième des

ouvriers occupés en 1915 a pu être maintenu jusqu'en octobre. Dès le commencement du printemps

il a été impossible de se procurer les tissus nécessaires et, après avoir épuisé ses stocks insignifiants,

cette branche a été forcée à chômer complètement.

Brasserie.

L'année 1916 a été très défavorable à la brasserie luxembourgeoise. Les craintes que nous

avions exprimées dans notre dernier rapport et que nous avions fondées sur les difficultés créées

par la guerre, se sont non seulement réalisées, mais nos prévisions ont été dépassées par les événe-

ments.

L'allure défavorable des affaires et les mauvais résultats financiers de la brasserie pendant

l'année écoulée sont à attribuer: 1° à la forte diminution de la production, conséquence de l'arrêté

du chancelier de l'Empire allemand réduisant les contingents d'orge respectivement, de malt des

brasseries allemandes — et nécessairement aussi ceux des brasseries luxembourgeoises — à envi-

ron un tiers de la quantité de malt employée en temps ordinaire; 2° à la cherté excessive des

matières premières ainsi que de tous les articles de brasserie, et 3° à l'augmentation des frais géné-

raux qui, par rapport au chiffre de production ou au volume des ventes, ont atteint un coefficient

de beaucoup trop élevé.

La comparaison des chiffres de production des trois derniers exercices laisse apparaître le

recul considérable de la brasserie au cours de la guerre

Malt employé

Production de bière

Droits d'accise acquittés

kg.

hl.

fr.

Exercice 1914

5.517.375

307.795

478.202

Exercice 1915

kg.

hl.

fr.

3.829.122

210.602

304.912

Exercice 1916

kg.

hl.

fr.

2.020.970

127.390

137.586

La campagne 1917 s'ouvre sous de plus fâcheux auspices encore que les campagnes précédentes.

1916 a fourni un rendement considérable, les prix de vente se sont fixés à 7,75 à 8,25 fr. la botte.

A ce prix, la plus grande partie des écorces a été vendue depuis.

Distillerie.

Les distilleries agricoles, qui traitent des matières farineuses, n'ont pas travaillé en 1915-16.

Le nombre des établissements travaillant des fruits, pépins, lies de vin et marcs de raisin

a été de 1095. Ces établissements ont travaillé

Industrie des tabacs.

Le volume de la production ne s'est pas sensiblement modifié par rapport à l'année précé-

dente. Si pour les tabacs à fumer et les cigares nous pouvons constater une légère diminution, la

production des cigarettes est restée au même niveau. Les ventes ont conservé une bonne allure.

Des stocks ne sont pas à signaler. La production a été écoulée à l'intérieur du pays même ou placée

par quantités assez importantes en Alsace-Lorraine et en Allemagne.

La hausse toujours croissante des matières premières, jointe aux difficultés des approvision-

nements, a nécessité deux augmentations successives des prix de vente en 1916 pour mettre ceux-ci

en. concordance avec les prix de revient. Les tabacs en feuilles indigènes de la récolte de 1915,

c'est-à-dire ceux du Palatinat, travaillés en grande partie en 1916, ont atteint des niveaux inconnus

jusqu'alors : 200 à 230 mk. les 50 kg. contre 25 à 30 mk. en temps normal. Les tabacs exotiques

ont augmenté de 400 à 500% au cours de la guerre. Ces hausses inusitées sont dues, pour les tabacs

indigènes, à la demande considérable des fabriques allemandes en vue des grandes fournitures

à l'armée, et, pour les tabacs exotiques, à l'accroissement de la consommation dans les différents

pays ainsi qu'à la diminution des importations et au renchérissement des frets et de l'assurance

maritime. Si, en général, l'approvisionnement en tabacs bruts n'a pas présenté de sérieuses diffi-

cultés en 1916, il n'en a pas été de même pour les articles accessoires, papiers d'emballage, charbons,

huiles, bois pour caisses, etc.

Le nombre des ouvriers employés dans l'industrie des tabacs n'a guère varié. Le personnel

a été régulièrement occupé. Par suite du renchérissement des vivres, le prix de la main-d'œuvre

a augmenté sérieusement. Des secours ont été accordés aux ouvriers en automne pour leur faciliter

les approvisionnements d'hiver.

fruits à noyaux

fruits à pépins

marcs de fruits à pépins

lies de vin

marcs de raisin

en 1914/15.

hl. 30.472

7.618

14.890

6.180

hl.

en 1915/16.

24.658

27.617

1.458

33.754

Les droits d'accise payés à l'État se sont élevés à 94.988,74 mk., ceux d'exploitation à 67,89 mk.,

contre respectivement 624.377 mk. et 3.062 mk. pour la campagne 1914-15.

Les matières premières deviennent de jour en jour plus rares et plus chères et les frais généraux

plus élevés. Le contingent de malt a subi une nouvelle diminution : d'un tiers il a été réduit à un

quart de la quantité moyenne employée en 1912 et 1913, circonstance qui rend cette industrie de

plus en plus difficile, sinon impossible.

L'arrêté g.-d. du 27 juin 1916, qui modifie l'impôt sur le tabac conformément à la loi alle-

mande du 12 juin 1916, a grevé l'industrie des tabacs de nouvelles charges très lourdes. L'impôt

sur les tabacs bruts indigènes a été porté de 45 mk. à 70 mk. les % kg., les droits d'entrée sur les

tabacs étrangers ont été portés de 85 mk. à 130 mk. en plus des droits ad valorem qui ont été élevés

de 40 mk. à 65 mk. Cette dernière augmentation n'est pas encore entrée en vigueur: elle est remise

à une époque ultérieure quand les prix des tabacs exotiques et le cours du change auront repris

un aspect plus normal. Les droits de banderole sur les cigarettes et les tabacs fins ont été relevés

également.

L'industrie des tabacs du Grand-Duché s'est de tout temps approvisionnée en Allemagne,

c'est-à-dire dans le Palatinat, pour la plus grande partie de ses besoins. Elle y est forcée en quelque

sorte depuis 1879 à cause de la différence entre les droits, de douane protecteurs sur les tabacs

étrangers et l'impôt de consommation sur les tabacs indigènes. Les approvisionnements en tabacs

étrangers s'opèrent soit à Anvers, Brême, Hambourg ou en Hollande, soit directement dans les

pays de production.

Pour ramener, d'une part, les cours échevelés à des niveaux plus raisonnables en supprimant

la concurrence des nombreux acheteurs sur le marché hollandais, unique source d'approvisionne-

ment pendant la guerre, et raffermir, d'autre part, le change du mark en réduisant les importations

au strict nécessaire, l'Allemagne institua en 1916 la « Tabakhandelsgesellschaft von 1916 », à Brème,

pour les tabacs exotiques, à Mannheim, pour les tabacs indigènes, et à Dresde, pour les

tabacs à cigarettes, en vue de centraliser le commerce des tabacs. La société fut chargée

de régler les approvisionnements de l'industrie sur la base d'un rationnement des fabriques. Pres-

que toute la récolte de 1916 a été saisie ainsi par l'État; elle doit être livrée à certains négociants

en tabacs à ce désignés, mais seule la « Tabakhandelsgesellschaft » peut autoriser les fabricants

à faire l'acquisition des quantités rationnées et limitées aux besoins de quatre mois.

On comprend facilement l'émotion de notre industrie lorsque, à la fin de l'année 1916, les

fabricants, qui s'étaient adressés à la centrale de Brême en vue d'obtenir l'autorisation d'acheter

certains petits lots, se heurtèrent à un refus, la société n'étant pas autorisée à fournir les fabriques

du Grand-Duché. Se voyant coupés de leurs sources d'approvisionnement, tant en Allemagne

qu'en Hollande, les fabricants réclamèrent l'intervention du Gouvernement luxembourgeois

en vue de pouvoir se fournir en tabacs bruts d'une manière ou de l'autre et d'éviter un chômage

forcé.

Imprimerie.

Sans être absolument normale, la situation de l'imprimerie a conservé en 1916 une stabilité

relative au point de vue de l'occupation des divers établissements. Le travail, peu pressé en gé-

néral, était assez régulier néanmoins.

Les difficultés au sujet de nos approvisionnements en Allemagne que nous avions fait prévoir

dans notre dernier rapport, n'ont pas manqué de se produire. Le renchérissement progressif du

papier et de toutes les matières premières accessoires, l'insuffisance et les lenteurs des approvi-

sionnements, les formalités dont s'entouraient les permis d'exportation et les retards considérables

des livraisons ont influencé dans une forte mesure le travail dans nos imprimeries. La hausse de

tous les éléments constitutifs du prix de revient industriel, matières premières et main-d'œuvre,

a eu pour corollaire une hausse correspondante des prix facturés. Les imprimés ont été majorés

de 30% et il est à prévoir que cette majoration sera portée à 50% pour le deuxième semestre de

l'année en cours.

Les salaires ont été adaptés dans la mesure du possible aux conditions nouvelles de l'exis-

tence. Pour l'année 1916, patrons et ouvriers s'étaient mis d'accord sur une indemnité de renché-

rissement obligatoire et uniforme, de 75 fr., laquelle a été dépassée dans la plupart des cas. Il a

été reconnu, dans la suite, que la moyenne des salaires, qui oscille entre 6 et 7 fr., n'était plus

suffisante eu égard au coût exorbitant de la vie. Vers la fin de l'année. 1916, l'indemnité de ren-

chérissement a été portée alors à 15 fr. par mois pour les ouvriers mariés, avec, en plus, 2,50 fr.

pour chaque enfant au-dessous de 14 ans, et à 10 fr. pour les célibataires. Cette indemnité a été

portée au double à partir du 1er mai 1917.

Le labeur de ville, stimulé par les commandes de l'industrie, a vu encore diminuer son vo-

lume, le commerce ayant réduit ses commandes à un strict minimum. De plus, la lettre de faire

part de décès est en décroissance; le public commence à lui préférer l'avis mortuaire dans les jour-

naux, qui occasionne moins de frais et de travail.

Le journal travaille dans des conditions assez précaires. Malgré l'augmentation progressive

du prix de revient, les prix des abonnements sont restés inchangés. Cette augmentation n'a pu

être que partiellement compensée alors par le relèvement du tarif des annonces. A signaler encore

que le papier d'impression est facturé aux éditeurs luxembourgeois environ 25% plus cher qu'à

la concurrence allemande, ce qui ajoute aux difficultés dont souffre le journal. Dans une requête

au Gouvernement l'association des patrons-imprimeurs a appelé l'attention sur cette inégalité

de traitement.

Le livre n'est pas encore sorti de son délaissement. Le travail, comme les années précédentes,

est resté limité à la réimpression des manuels classiques indispensables et à quelques brochures

d'auteurs.

L'apprentissage continue de fonctionner à la satisfaction des patrons et ouvriers. Ses résultats

sont très encourageants. Le gâchis économique n'a eu aucune répercussion fâcheuse sur cette

intéressante application de la solidarité sociale.

L'avenir de l'imprimerie s'annonce sous des auspices peu favorables. Notre approvisionnement

en papier, en bonnes qualités surtout, devient de plus en plus aléatoire. Alors que les anciens

stocks s'épuisent, l'emploi considérable qui est fait des fils de papier dans l'industrie textile, entrave

très sérieusement la fabrication. Les autres papiers, également, se font de plus en plus rares.

Lé marché national n'offre plus, aujourd'hui, de ressources au point de vue de nos appro-

visionnements. La papeterie de Manternach est arrêtée depuis la guerre et se borne à écouler ses

stocks.

Horticulture.

La situation de l'horticulture, très critique depuis le commencement de la guerre, ne s'est

pas améliorée en 1916 et les affaires ont été complètement nulles comme les années précédentes.

L'interdiction d'expédier en Belgique a été maintenue et l'exportation en Amérique a été également

interdite. Cependant, les frais généraux et les salaires des ouvriers, nécessités par la conservation

des cultures en prévision de temps meilleurs, ont imposé à l'industrie horticole les mêmes charges

que pendant les deux années précédentes. Les maraîchers seuls ont pu bien placer leurs produits.

Conserves de légumes.

Une mauvaise récolte due aux excès de pluie a sérieusement contrarié l'industrie des con-

serves qui n'a pu se, développer normalement faute de fruits à travailler. Par suite, la production

de l'établissement de Beaufort est encore en diminution par rapport à l'année précédente: elle

ne renseigne que 50.000 litres de pois, haricots et fèves de marais. La production entière a été

écoulée à l'intérieur du pays même. Les prix de vente ont été plus élevés, conséquence de l'aug-

mentation très sensible de toutes les matières premières.

Cette industrie a occupé, suivant les besoins de la fabrication, jusqu'à une centaine d'ouvriers.

Les prix de la main-d'œuvre ont augmenté en général de 25%. L'unique ressource pour le recru-

tement du personnel a été la main-d'œuvre locale, l'embauchage des ouvrières flamandes, qui,

en temps ordinaire, fournissent un assez fort contingent de la main-d'œuvre pour la cueillette,

étant impossible depuis l'occupation militaire des Flandres.

Meunerie.

Le rendement des deux dernières récoltes peut être évalué comme suit

Récolte 1915

Récolte 1916

Quintaux métriques

Froment

144.715

117.915

Seigle

126.120

110.662

Méteil

181.063

132.237

451.898

360.814

Il ressort de ces chiffres que la récolte de 1916 a été très sensiblement inférieure à celle de

l'année précédente; elle est même loin d'atteindre le rendement d'une récolte moyenne.

Les pluies continuelles qui se prolongeaient de la mi-août jusqu'à la fin du mois de septembre

retardaient les moissons qui s'effectuaient dans des conditions plutôt difficiles. Les seigles surtout

avaient souffert. Néanmoins, un mélange égal de froment et de seigle tiré à 75—80.% de farine

donnait un pain convenable grâce au pourcentage élevé de gluten que contenaient les céréales.

Comme la guerre perdurait toujours, l'État confisqua, en dehors des blés, également le sar-

rasin, l'orge, l'avoine, les pois, les lentilles et les fèves des champs.

Au mois d'août, nos provisions de la récolte de 1915 tiraient sur leur fin. L'Allemagne nous

vint en aide avec 400 wagons de froment provenant de ses achats en Roumanie. Notre appro-

visionnement paraissait assuré ainsi. En temps normal, les blés sont en majeure partie battus à

la batteuse à vapeur sur les champs même, et le supplément de blé roumain nous permettait

d'attendre les gros apports de la culture qui se font pendant les mois de novembre et de décembre.

Malheureusement, le mauvais temps rendait les battages sur les champs pour ainsi dire impossibles.

Comme, d'ailleurs, les autres récoltes étaient très en retard en général, les cultivateurs s'occupaient

de préférence de leur rentrée ainsi que des semailles d'automne. Les semailles se continuaient

jusqu'au mois de novembre et beaucoup de terres destinées à la culture des blés n'ont pu être

ensemencées, la saison étant trop avancée.

En présence du renchérissement progressif de la houille et de la main-d'œuvre, beaucoup

de cultivateurs se virent forcés de renoncer au battage à la machine à vapeur qui dessert les villages

après les moissons, de sorte que les livraisons faisaient à un moment donné complètement défaut.

L'arrêté du 9 novembre obligea les détenteurs de blés à battre la moitié jusqu'au 10 décembre,

le 3e quart jusqu'au 1er février, et le restant jusqu'au 1er mars pour être cédés aux commissionnaires

régionaux.

Les prix de la récolte de 1916 avaient été fixés comme suit

pour livraison jusqu'au 1er septembre

pour livraison jusqu'au 15 octobre

pour livraison jusqu'au 1er décembre

pour livraison après le 1er décembre

Froment

fr. 44,00

43,00

42,50

42,00

Méteil

fr. 40,00—43,00

39,00—42,00

38,50 — 41,50

38,00—41,00

Seigle

fr. 39,00

38,00

37,50

37,00

Pour la farine de la récolte de 1916, le prix avait été porté à 50 fr. les % kg. pour les com-

munes; celles-ci livrent à 51 à 52 fr. à la boulangerie qui doit vendre le pain à 25 centimes la livre,

Au mois de février dernier, l'Allemagne nous vint de nouveau en aide avec un envoi de farine.

Le Gouvernement avait demandé des blés, au lieu de farine, afin de pouvoir occuper la meunerie

et de bénéficier des issues (sons et retraits) et des déchets de nettoyage. Cette proposition ne fut

pas acceptée. La meunerie allemande extrait des germes de blé une huile comestible dont le

rendement est de 8 à 12%, soit 8 à 12 kg. d'huile par % kg. de germes, qu'elle aurait perdue de

même en nous envoyant du blé. Vers la même époque, un arrêté ordonna la mise à la disposi-

tion de l'État de tous les blés restants de la récolte de 1916, soit environ 200.000 kg., pour le

15 mars suivant.

Eu égard à l'exiguïté de nos provisions en blés et farines disponibles, l'État se vit forcé d'a-

baisser la ration de pain de 300 gr. à 250 gr. et d'octroyer à la meunerie de commerce aussi bien

qu'à la meunerie à façon de fabriquer une farine entière, c'est-à-dire une farine où se trouvent

mélangés tous les sons et retraits finement moulus. De cette farine sont exclus seulement les déchets

de nettoyage impropres au mélange avec la farine et qui servent à la nourriture des bestiaux.

En admettant 4% d'évaporation en mouture et 2% de déchets de nettoyage, on obtient un ren-

dement de 94% de farine, soit 17 à 18% de plus sur le rendement exigé auparavant. Cette condi-

tion était imposée par l'Allemagne qui avait pris rengagement d'assurer le ravitaillement de la

population sur la base d'une ration quotidienne de 250 gr.

Le prix de mouture pour la meunerie de commerce a été fixé à 2,75 fr. par %kg., plus une

minime location pour les sacs vides qui sont la propriété du meunier. Ce prix ne compense pas

suffisamment l'augmentation considérable des frais généraux par suite du renchérissement excessif

des articles de meunerie, tels que soies à bluter, huiles, ficelles, courroies, etc. Il est toujours infé-

rieur de beaucoup à celui qui est payé à la meunerie allemande, laquelle est encore occupée d'une

façon permanente alors que les moulins luxembourgeois sont contraints de chômer la moitié du

temps.

Les pluies continuelles avaient extraordinairement favorisé, en 1916, la croissance des mau-

vaises herbes. Deux espèces de papilionacés, l'ervum hirsutum et la vicia cracca, envahissaient

les, moissons et en diminuaient le rendement. Les graines de ces deux légumineuses mûrissent

avec les blés. Leur valeur nutritive est égale à celle des pois et des lentilles. L'analyse de la farine

tirée des graines donne 12 °/00 de matières grasses, 284 ‰ de protéine, 391,1 ‰ d'amidon,

34,6‰ de cendres et 274,3‰ d'eau.

Les quantités considérables disponibles et non confisquées devaient naturellement éveiller

l'attention du commerce.' Une demande très active s'empara de ces graines, libres encore. Le prix

de 12,50 fr. les % kg. pratiqué au commencement, s'éleva rapidement jusqu'à 150 fr. ; il at-

teignit même 200 fr., soit le quintuple du prix maximum fixé pour le meilleur froment. Traité

en mouture absolument comme les blés, ces graines donnent 65 % d'une belle farine jaune soufre

très appréciée. Les graines de la vesce ordinaire, utilisées également pour la consommation,

atteignirent jusqu'à 375 fr. les % kg.

Le recrutement des ouvriers meuniers était assez difficile. Le mouvement général des salaires

s'est communiqué à la meunerie.

Viticulture et commerce des vins.

Weinbau und Weinhandel während 1916*). — Gemäß der in unserem letzten Bericht ausge-

sprochenen Erwartung haben die Weinpreise im Berichtsjahr eine weitere und zwar recht fühl-

bare Steigerung erfahren. Von 1000 Fr. im Juni 1916 ist der Fuderpreis ruckweise bis auf 2500 Fr.

emporgeschnellt. Leider konnte nur mehr eine beschränkte Anzahl Winzer aus dieser Hoch-

konjunktur Nutzen ziehen, da nach den vom Präsidenten der Großh. Weinbaukommission ange-

ordneten Erhebungen die Bestände von 25.404 Fuder am 1. Mai 1916 bis auf 3760 und am 1. August

1916 bis auf 2006 Fuder zusammengeschrumpft waren. Augenblicklich (Mitte Januar 1917) lagern

noch etwa 1200 Fuder in Winzerkellern.

Wenn daher schon in gewöhnlichen Jahren die Winzer den ganzen Sommer hindurch auf

die Pflege des Weinstocks die größte Sorgfalt verwenden, so haben sie im verflossenen Jahr mit

gesteigerter Spannung und Unruhe die Entwicklung der Rebe verfolgt. Leider sollten die schönen

Hoffnungen, zu denen der mit außerordentlicher Gleichmäßigkeit erfolgte Austrieb und der

durch keine Spätfröste beeinträchtigte ungemein reiche Gescheinansatz berechtigten, im grau-

samer Weise zerstört werden. Im Juni brach das Verhängnis über den bis dahin von aller Unbill

verschont gebliebenen Rebstock herein. Unter der Einwirkung der in diesem Monat erfolgten

schroffen .Temperaturstürze trat der rote Brenner in fast allen Gemarkungen mit solcher Heftig-

keit auf, daß er stellenweise die Weinstöcke gänzlich ihres Blätterschmuckes entblößte. Infolge

der Ungunst der Witterung verzettelte die Blüte, der Heuwurm nistete sich in den Gescheinen

ein und vernichtete einen erheblichen Teil des Behanges. Die mit kurzen Unterbrechungen an-

dauernde Regenperiode ermöglichte fast nirgends eine rechtzeitige Bekämpfung der Pilzkrank-

heiten, so daß dieselben ungestört wuchern konnten. Besonders das Oidium hat vielen Weinbergen

übel mitgespielt. Der durch diese verderblichen Einflüsse ohnehin schon recht geschmälerte Behang

erlitt durch die im Oktober eintretenden Frühfröste eine weitere empfindliche Einbuße. Wie aus

der nachfolgenden Aufstellung ersichtlich ist, war das Ernteergebnis denn auch ein überaus kläg-

liches.

*)Rapport présenté par la Commission de viticulture.

Ertrag der Mosternte des Jahres 1916.

Gemeinde.

Bous.

Bürmeringen

Echternach.

Flaxweiler.

Grevenmacher.

Lenningen.

Manternach.

Mertert.

Mompach.

Mondorf.

Remerschen

Remich.

Rosport.

Stadtbredimus.

Waldbredimus.

Wellenstein

Wormeldingen.

Vianden.

Sektion.

Bous

Erpeldingen

Rolling-Assel

Bürmeringen

Elvingen

Emeringen.

Echternach

Beyren

Gostingen

Flaxweiler

Niederdonven

Oberdonven

Grevenmacher

Canach

Lenningen

Lellig

Manternach

Münschecker

Mertert

Wasserbillig

Born

Mörsdorf

Ellingen

Mondorf

Remerschen

Schengen

Wintringen

Remich

Girst

Hinkel

Rosport

Greiveldingen

Stadtbredimus

Trintingen.

Waldbredimus

Bech-Kleinmacher

Schwebsingen

Wellenstein

Ahn

Ehnen

Machtum

Wormeldingen

Vianden

Fuderzahl nach.

Ortschaft.

9.500

1.500

8.500

5.120

10.160

7.320

57.653

7.060

9.720

5.500

21.920

20.620

41.500

58.500

92.720

Gemeinde.

9.500

22.600

139.653

16.780

33.500

42.540

269.480

2430.053

Für die meisten Winzer ist der unter allen Erwartungen gebliebene Ernteausfall besonders

schmerzlich, weil sie die 1915 er Kreszenz, wie bereits oben hervorgehoben worden ist, zu Schleuder-

preisen abgesetzt und nur die Bevorzugten unter ihnen an den schwunghaften Preisen des Spät-

sommers und Herbstes Anteil hatten.

Die Qualität der Ernte war ebenfalls eine recht mangelhafte. Abgesehen von dem niedrigen

Mostgewicht (Durchschnitt 57,5° Oechsle) und dem hohen Säuregehalt (16,8 %) hat ein großer

Teil des Wachstums unter den Oktoberfrösten gelitten und weist den, von den 1912 ern, die in

ähnlichen Verhältnissen geherbstet worden waren, in Erinnerung gebliebenen typischen Frostge-

schmack auf. Nichtsdestoweniger erzielte der Neue bereits im Herbste Preise, wie sie sicherlich

einzig in der Geschichte unseres Weinbaus zu verzeichnen sind. Unter 1600 Fr. dürften nur sehr

wenige Fuder die Winzerkeller verlassen haben. Ende Dezember wurden bereits 1875 Fr. bezahlt.

Zur Stunde, d. h. Mitte Januar, ist der Preis auf 2000 Fr. gestiegen. Verbesserte Weine,

die wegen des vollständigen Mangels an Zucker ziemlich vereinzelt und daher auch sehr gesucht

sind, fanden noch zu weit höheren Preisen Absatz. (Ende Dezember 2000 — 2250 Fr.)

Große Beängstigung verursacht unter der Winzerbevölkerung die Ungewißheit in Bezug auf

die Lieferung von Kupfervitriol und Schwefel. Trotz den unausgesetzten Bemühungen der Wein-

baukommission und den ununterbrochenen Verhandlungen unserer Regierung mit Deutschland

ist die Lieferung dieser Stoffe noch nicht, sichergestellt. Sollte die Bekämpfung der Pilzkrank-

heiten infolge des Ausbleibens von Kupfervitriol und Schwefel nicht vorgenommen werden kön-

nen, so würde nicht nur die kommende Ernte einer vollständigen Vernichtung anheimfallen,

sondern die Tragruten für das nächstfolgende Jahr würden ebenfalls sehr empfindlich geschädigt.

Der hierdurch unserm Weinbau entstehende Verlust würde, in Anbetracht der günstigen Lage

des Weinmarktes, sich auf viele Millionen belaufen. (Die doch durchaus geringe 1916 er Weinernte

hat schon einen Wert von schätzungsweise 4. Millionen erreicht) und daher für die Winzerbevöl-

kerung einen furchtbaren Schlag bedeuten. Hoffen wir daher, daß es unserer Regierung noch

rechtzeitig gelingen wird, die Lieferung dieser unentbehrlichen Bekämpfungsmittel zu veran-

lassen.

Vins de Champagne.

E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.

Depuis le mois de mars 1915, les expéditions de la succursale sont suspendues par ordre de

la maison d'Épernay. Le personnel ouvrier a été réduit à une vingtaine de personnes.

. L'exploitation des oseraies de Kopstal, qui ont donné une récolte satisfaisante en 1916, a

été maintenue. Le blanchissage des osiers s'est fait sur la même échelle que les années précédentes.

Industrie électrique.

Usine et tramways électriques de la ville de Luxembourg.

La consommation d'énergie pour éclairage et force motrice a augmenté, en général, dans

de bonnes proportions. La recette se monte à 257.773 fr. contre 226.975 fr. en 1915. Par suite du

manque de pétrole, les demandes de raccordement continuaient d'affluer, et une grande partie

des nouvelles installations fut exécutée par les monteurs de l'Usine municipale qui disposait d'une

réserve suffisante de matériel.

Tant pour la ligne de tramway d'Eich que pour celles de la Ville, on constate un accroisse-

ment continu du public voyageant et des recettes, de façon que les chiffres obtenus avant la guerre

se trouvent fortement dépassés. Le matériel roulant, qu'il est impossible de remplacer ni d'aug-

menter dans les circonstances actuelles, est devenu insuffisant, surtout après que les abonnements

à prix de faveur, à, partir du 1er novembre 1916, furent rendus accessibles à une plus large caté-

gorie de personnes. Le renchérissement des abonnements à validité limitée, qui entra en Vigueur

à la même date, ne réussit guère à réduire le nombre des voyageurs de cette catégorie. Sur les

lignes de la ville, les abonnés n'ont contribué aux recettes que dans la mesure de 18,5%, tandis

qu'ils ont exécuté plus de voyages que le public qui prend régulièrement des billets.

Les recettes totales des lignes de la ville se montent à 257.054 fr. contre 204.713 fr. en 1915;

celles de la ligne d'Eich sont de 93.238 fr. contre 79.112 fr. en 1915.

Commerce de détail.

La situation du commerce de détail, diverse et changeante suivant les branches, mais satis-

faisante dans son ensemble pendant les deux premières années de guerre, a pris, en 1916, un aspect

de plus en plus défavorable. Le volume d'affaires diminuait à mesure que les stocks de marchan-

dises encore disponibles s'épuisaient.

Dans la branche des vivres, nous remarquons une situation franchement mauvaise. L'État

s'est substitué au commerce libre. Au commencement de l'année 1916, le commerce de gros était

encore chargé de la répartition des denrées entre les détaillants qui devaient en faire la répartition

définitive entre les consommateurs. Quelques irrégularités étant survenues, le Gouvernement

déféra ce soin aux communes, évinçant ainsi le commerce de gros de la répartition des vivres.

La situation n'a pas été sensiblement meilleure pour les autres branches de gros. Par suite des

défenses d'exportation qui frappent la plupart des marchandises, le commerce de gros a perdu

toute liberté d'allures. Comme les réassortiments lui sont interdits, il est presque complètement

paralysé.

Le commerce de détail n'a guère été mieux partagé. Depuis que le commerce des vivres a

passé aux communes, les épiceries sont désertes. Si la guerre continue, les épiciers courront à la

ruine. Comme ils souffrent du renchérissement général comme les autres consommateurs, leurs

ressources s'épuisent, et avec le rétablissement de la paix ils manqueront des fonds indispen-

sables pour continuer les affaires. Somme toute, la situation des épiciers est déplorable: elle menace

de tourner au désastre.

Il est notoire que les communes n'ont pas réussi à effectuer la répartition des marchandises

à la satisfaction générale des consommateurs. Aujourd'hui, on demande le retour à l'ancien sys-

tème de répartition par les soins des détaillants.

Le commerce des draps et confections a considérablement baissé, faute de marchandises.

Ces articles se font de plus en plus rares, leur importation étant presque nulle. Les magasins bien

fournis ont pu écouler leurs stocks à des prix très élevés et réaliser de gros bénéfices. A l'heure

actuelle, les marchandises font défaut et les affaires sont insignifiantes.

En résumé, le commerce de détail se débat dans des conditions peu enviables. Les défenses

d'exportation qui frappent la plupart des marchandises en Allemagne, notre unique source d'ap-

provisionnement;, nous mettent dans une situation fort précaire. Ilq est désirable que nos pouvoirs

fassent d'énergiques efforts auprès du Gouvernement allemand pour que nos réassortiments puis-

sent se faire sans difficultés, conformément aux stipulations du pacte douanier.

Faillites et Concordats.

Le nombre,des faillites et concordats s'établit comme suit pour les quatre dernières années

A. Arrondissement de Luxembourg.

Faillites, déclarées

Concordats sollicités

Concordats homologués

B. Arrondissement de Diekirch.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

Concordats homologués

Bourses du travail.

Les bourses du travail de Luxembourg et d'Esch.-s.-Alz. renseignent les opérations suivantes

pour l'année 1916

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux 1916

Bourse de Luxembourg

HOMMES

Demandes

Offres

FEMMES

Demandes

Offres

Bourse d'Esch-sur-Alzette

HOMMES

Demandes

Offres .

FEMMES

Demandes

Offres

Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg, 2640 émanent de Luxem-

bourgeois, 55 d'Allemands, 52 de Belges, 51 de Français, 4 d'Italiens et 2 d'autres nationaux;

parmi les offres renseignées par la bourse d'Esch, 2255 émanent de Luxembourgeois, 136 d'Alle-

mands,. 98 de Belges, 144 de Français, 48 d'Italiens, 7 de Suisses et 41 d'autres nationaux.

Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre de 17 appartements

et 18 chambres meublées, à laquelle correspond une demande de 24 appartements et 10 lits. A la

bourse d'Esch, ce service renseigne les opérations suivantes: l'offre a porté sur 267 appartements

meublés, 182 appartements non meublés et 122 lits, et la demande, sur 251 appartements meublés,

468 appartements non meublés et 30 lits.

Assurance-maladie.

Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1915.

RECETTES.

1. Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du fonds

de

réserve)

2. Intérêts de capitaux et autres produits

3. Droits d'entrée des membres effectifs

4. Droits d'entrée des membres honoraires

5. Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)

6. Cotisations des membres volontaires

7. Avances (art. 46 de la loi)

8 Subventions des patrons (art. 47 de la loi)

9. Remboursements pour prestations de secours

10. Remboursements de la part de l'assurance-accidents.

11. Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la

Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés

par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds de

réserve

12. Emprunts, avances du comptable, etc

13. Recettes diverses

Totaux

DÉPENSES.

1. Traitement médical

2. Médicaments et autres curatifs

3. Prestations aux membres et à leurs familles

4, Prestations, art. 16 et 19 de l'assurance-accidents

5. Prestations aux femmes en couches

Caisses régionales

fr.

61.505,48

14.944,16

24.645,14

37,00

510.878,16

9.973,20

2.877,84

1.041,75

4.907,16

6:796,82

3.768 20

fr.

641.374,91

Caisses régionales

fr. 124.391,92

105.971,85

187.961,75

3.601,83

1.427,37

Caisses de fabriques

fr.

53.576,37

51.123,91

23.653,85

49,37

1.091 715,34

3.224,60

2.804,19

1.116 25

500,45

969,00

42.379,66

4.220,13

26.555,64

fr. 1.301.888,76

Caisses de fabriques

fr.

271.148,76

218.985 06

449.909,96

14.562,33

8.186,90

6.

7.

8.

9.

10.

1.1.

12.

13.

14.

15.

16.

Prestations en cas de décès

Frais d'entretien aux hôpitaux

Prestations aux convalescents après cessation des secours

Remboursements pour secours aux malades

Remboursements à l'assurance-accidents

Remboursements d'avances

Remboursements de cotisations et de droits d'entrée

Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et dotations

du fonds de réserve

Remboursement d'emprunts

Frais d'administration

Dépenses diverses

Totaux ....

fr. . 9.304,75

35.570,69

485,15

1.572,57

51,46

2.406,55

22.587,38

3.358,26

56.820,55

6.645,94

fr. 562.158,02

fr.

17.796,65

89.761,69

814,25

1.078,90

1.939,37

6.701,93

2.000,72

85.867,16

1.661,22

22.287,61

3.732,66

fr. 1.196.435,20

RECETTES.

1. Report de l'exercice antérieur

2. Avances des membres

3. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1916

4. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1916

5. Intérêts du capital repr. des rentes en cours

6. Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1916

fr.

27.538,85

1.4.44.245,18

20.791,92

15.495,88

235.993 05

575,39

Caisses régionales

Recettes

fr. 373.069,95

452.225,58

469.301,21

523.885,20

616.250,76

663.201,78

666.927,30

857.103,32

968.464,55

972.827,61

908.213,85

711.539,31

641.374,91

Dépenses

fr. 342.664,06

409.474,69

427.810,67

491.919,52

570.998,04

600.155,56

594.420,76

759.240,77

842.879,38

915.603,75

824.461,04

649.879,35

562.158,02

Caisses de fabriques

Recettes

fr.

948.942,16

1.149.448,20

1.081.685,71

1.224.477,98

1.352.256,38

1.189.527,18

1.132.451,95

1.195.399,40

1.355.018,65

1.514.499,75

1.644.344,79

1.387.461,01

1.301.888,76

Dépenses

fr.

862.073,00

1.092.643,40

1.013.019,35

1.136.770,95

1.275.704,95

1.143.707,29

1.067.434,79

1.145.939,73

1.284.204,32

1.459.779,93

1.566.030,09

1.329.865,41

1.196.435,20

Assurance-accidents.

Bilan de l'exercice 1916.

Résultats comparés des années 1903-1915.

7. Recettes suivant art. 18 de la loi.

8. Part du Gouvernement aux frais d'administration

9. Remboursement du Gouvernement (art. 33 de la loi)

10. Amendes d'ordre

1 1 . Versements d'arriérés

12. Recettes imprévues

13. Versements pour solde des membres

fr.

fr.

4.771,51

24.314,33

1.876,95

848.186,63

2.623.789,69

DÉPENSES.

1 . Indemnités pour accidents

2. Frais de traitement

3. Capital représentatif des rentes en cours

4. Fonds de réserve

5. Frais d'administration

fr.

fr.

1.478.655,46

111.854,74

856.041,21

98.936,48

78.301,80

2.623.789 69

L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exercice

1916

RECETTES.

1 . Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1916

2. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1916

3. Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1916

4 . Recettes de l'art. 18 de la loi

5. Part du Gouvernement aux frais d'administration

6. Recettes imprévues

7. Versements pour solde des membres

fr.

fr.

2.292,32

235,31

2.122,62

72,00

12.192,84

22,58

239.624,67

256.562,34

DÉPENSES.

1 . Indemnités pour accidents

2. Frais de traitement

3. Capital représentatif des rentes en cours

4 . Fonds de réserve

5. Frais d'administration

fr

fr.

89.368,83

68.137,67

57.003,31

9.502,81

32.549,70

256.562,34

RECETTES.

1 . Report de l'exercice antérieur

2. Cotisations des membres

3. Intérêts dus par la Banque Int. au 31 décembre 1916

4. Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1916

5. Part du Gouvernement aux frais d'administration

6. Remboursements du Gouvernement (art. 130)

7. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1916

8. Recettes de l'art. 8 de la loi

9. Recettes de l'art. 14 de la loi

10. Recettes de l'art. 40 de la loi

12. Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1914

13. Versements d'arriérés des années antérieures

14. Amendes d'ordre

15. Recettes imprévues

16. Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort

fr.

fr.

310.065,01

910.619,29

32.801,54

179,44

39,768,93

98.238,28

117.438,84

1.469,13

5.255,37

5.714,60

125.000,00

7.644,50

83,80

834,88

1.655.113,61

DÉPENSES.

1. Indemnités (rentes-vieillesse et invalidité)

2. Frais de traitement

3. Frais d'administration

4. Fonds de réserve

fr.

fr.

145.780,38

186.783,22

88.204,65

1.234.345,36

1.655.113,61

D'après le compte rendu de cet établissement pour 1915, l'avoir des déposants, y compris

les dépôts faits par les communes, s'élève au 31 décembre 1915, en principal et intérêts, à 80.462,659

fr. Le chiffre correspondant était de 67.191.424 fr. en 1914, de 66.273.476 en 1913 et de 64.628.393

fr. en 1912.

Le chiffre des versements a été de 20.929.618 fr., celui des remboursements de 9.741.585 fr.

soit un excédent de remboursements de 11.188.033 fr. Le nombre des versements a été de 47.066,

soit une moyenne par versement de 455 fr. contre 270 fr. en 1914. Le nombre des remboursements

a été de 33.383, soit une moyenne par remboursement de 292 fr. contre 344 fr. en 1914. Le mon-

tant des versements de l'exercice 1915 dépasse d'environ 6 millions de francs le chiffre correspon-

Assurance-vieillesse et invalidité.

Bilan de l'exercice 1916.

Caisse d'épargne et Crédit foncier.

A. CAISSE D'ÉPARGNE.

dant de l'année 1914, quoique le nombre des opérations de versement ait diminué de plus de 4000

par rapport au chiffre de 1914. Par contre, le montant des remboursements de 1915 a baissé d'en-

viron 5 millions de francs; le nombre des opérations de remboursement a diminué d'environ 10.000.

Il en résulte que durant la guerre les économies réalisées ont augmenté considérablement et que

ces économies proviennent non pas de la grande masse des épargnants, mais d'un nombre restreint

de personnes ayant eu des rentrées de fonds exceptionnelles.

Les livrets en circulation au 31 décembre 1915 atteignent 81.625, soit une augmentation

de 4163 sur l'année 1914. L'avoir moyen par livret est de 986 fr. contre 867 fr. en 1914. Il a été

délivré 7515 livrets nouveaux, contre 5853 en 1914. Il a été bonifié aux déposants 2.112.163 fr.

d'intérêts, en augmentation de 202.084 fr. sur l'année 1914.

L'actif total de la Caisse d'épargne s'élève, suivant bilan, à 82.198.380 fr., contre 78.476.501 fr,

à fin 1914. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 3.212.544 fr., contre 2.787.534 fr.

en 1914.

Le compte des frais généraux se solde par 166.608 fr.; il dépasse de 5611 fr. le chiffre corres-

pondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 537.588 fr., soit 0,67%

de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 312.835 fr., soit 0,39% du même avoir.

Le fonds de réserve a passé de 4.693.922 fr. à 5.006.758 fr.

Le total des avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1915

s'élève à 968.143,54 fr., les remboursements à 814.963,45 fr. Le total des prêts consentis aux em-

prunteurs par les Caisses de crédit s'élève à 1.052.488,72 fr., celui des remboursements à 899.612,28 fr.

Durant l'exercice 1915, l'épargne scolaire a été pratiquée dans 86 écoles, contre 93 en 1914;

le montant des dépôts s'élevait à 27,407 fr., contre 24.784 fr. en 1914.

Bilan au 31 décembre 1915.

ACTIF.

1 . Disponible en caisse et en banque

2. Bureaux auxiliaires

3. Recette générale

4. Portefeuille

5. Crédit foncier de l'État. Avances

6. Habitations à bon marché. Avances

7. Caisses publiques de Crédit agricole et professionnel. Avances

8. L'État grand-ducal en compte courant

9. Comptes courants de diverses communes

10. Prêts sur gage

1 1 . Coupons échus et non encore encaissés

Compte transitoire

12. Intérêts à recevoir

13. Avances diverses pour le compte de l'État

14. Immeubles de service

fr.

ct.

15.151.141,69

523.537,83

484.257,58

56.170.721,19

940.200,52

3.026.127,44

153.180,09

2.932.978,97

819.304,12

1.625,00

297.281,17

399.757,71

94.352,02

a) Hôtel de la rue Aldringer

b) Hôtel du Plateau Bourbon

A déduire: amortissement de 1914 et 1915

c) Terrain à bâtir

fr.

105.540,58

1.092.714,28

50.000,00

1.042.714,28

19.470,00

15. Mobilier

1.167.724,86

27.190,00

82.198.380,19

1 . Avoir des déposants

80.462.659,10

2. L'État grand-ducal, son avoir en francs effectifs

3. Comptes courants de communes, établissements publics, etc

4. Épargne scolaire, solde en suspens

5. Compte d'amortissement de l'Hôtel de la rue Aldringer

6. Fonds de réserve: solde au 31 décembre 1914

4.693.922,94

324.291,60

1.088.707,08

136,81

7.184,63

Excédent favorable de 1915

312.835,91

5.006.758,85

Compte transitoire, différences de cours réservées

4.691.357,88

315.400,97

82.198.380,19

L a situation au 1er janvier 1917 se présentait comme suit

Avoir des déposants

Nombre des versements durant l'année 1916

Montant des versements durant l'année 1916

Nombre des remboursements durant l'année 1916

Montant des remboursements durant l'année 1916

Nombre des livrets en cours

fr.

fr.

fr.

91.218.558 96

56.876,00

29.614.284,94

44.198,00

21.234.542,73

89.691,00

Intérêts bonifiés aux déposants en 1916

a) Intérêts payés sur livrets soldés

b) Intérêts capitalisés au 31 déc. 1916

fr.

42.692,53

2.376.094,47

Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et professionnel

fr. 2.418.787,00

fr.

141.992,17

Avances faites au service des habitations à bon marché (non compris les intérêts

dus au 31 décembre 1916)

fr. 2.861.479,67

B. CRÉDIT FONCIER.

Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1915 s'élève à 5447, portant sur

une somme de 79.461.556 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette période des

admissions pour 54.687.265 fr., dont 22.566.165 fr. font l'objet de prêts communaux. Le nombre

des prêts réalisés au 31 décembre 1915 s'élève à 372, qui représentent un capital de 54.100.065 fr.,

dont à déduire

a)

fr.

7.612.137,95 recouvrés par l'effet de l'amortissement,

7.561.083,87 par suite de remboursements anticipés,

soit fr. 15.173.221,82. Le solde des capitaux restant dû au 31 décembre 1915 est donc de

38.926.843,18. fr.

PASSIF.

Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 1229 à 1301 et les sommes prêtées

de 9.094.100 fr. à 9.496.800 fr.; la moyenne par prêt ressort à 7300 fr. Les prêts sur propriétés

urbaines s'élèvent fin 1915 à 1594 et portent sur un capital de 18.575.250 fr.; la moyenne par

prêt est de 11.653 fr. Les prêts communaux s'élèvent au 31 décembre 1915 à 734 et représentent

un capital de 25.221.865 fr., soit une moyenne de 34.362 fr. par prêt. Le montant des intérêts et

annuités dus pour l'année 1915 est de 2.604.010,62 fr., en augmentation de 111.143,87 sur l'année

1914.

Quoique pendant l'exercice 1915 le nombre des retardataires de 1914 et 1915 ait été ramené

de 492 à 473, le montant des arriérés a passé de 331.712.75 fr. à 394.255,63 fr. Au 1er décembre 1916,

ce nombre s'est réduit à 173 et le total des sommes rendues pour 1914 et 1915 n'était plus que de

106.845,94 fr. La plupart des retardataires contre lesquels des mesures d'exécution avaient dû être

prises, ont pu éviter les poursuites judiciaires en soldant tout ou partie des arriérés. Dans un seul

cas, la vente judiciaire s'imposait. Le produit de la vente a suffi pour désintéresser entièrement

le Crédit foncier.

La valeur nominale des obligations foncières en circulation au 1er janvier 1916 était de 36.630.300

fr. Le bénéfice d'agio réalisé jusqu'au 31 décembre 1915 sur la vente des obligations s'élevait, au

total, à 238.822,47 fr. Jusqu'au 31 décembre 1915 il a été délivré 6778 certificats nominatifs pour

une valeur nominale de 30.340.400 fr. ; à la même date il restait encore en circulation 4156 certifi-

cats pour une valeur nominale de 16.543.300 fr.

Les frais d'administration du Crédit foncier sont émargés par 109.899,19 fr., contre 114.120 fr.

pour l'année précédente. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 160.589,35 fr., comprenant les

intérêts sur prêts, intérêts sur obligations vendues, etc.

Après déduction des frais d'administration, il reste, pour 1915, un bénéfice net de 50.690,16

fr. qui a été porté au compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève,

au 31 décembre 1915, à 589.403,10 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations

vendues.

Bilan au 31 décembre 1915.

ACTIF.

1 . Prêts

54.100.065,00

A déduire

amortissement opéré de 1901 à 1915

remboursements a n t effect

7.612.137,95

7.561.083,87

fr.

ct.

38.926.843,18

15.173.221,82

2. Compte Mobilier

3. Obligations foncières 3½%déposées contre certificats nominatifs

4. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction

15.917,94

16.854.100,00

2.150,61

5. Compte transitoire (emprunteurs)

a) intérêts dans les demi-annuités échues, non payées au 31

déc. 1915, y compris les intérêts de retard

b) fraction du semestre d'intérêts courus au 31 déc. 1915

sur prêts

193.135,62

495.439,75

688.575,37

56.487.587,10

PASSIF.

1 . Fonds de dotation

fr. 500.000,00

2. Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à des particuliers

b) sur prêts faits à des communes

108.900,00]

434.900,00

3. Obligations foncières 3 ½ % en circulation

4. Compte créancier : Caisse d'épargne

5. Obligations foncières 3½% déposées contre certificats nominatifs

6. Coupons d'obligations non encore touchés

7. Disagio sur prêts communaux

8. Compte pour ordre : fonds consignés pour frais d'instruction

9. Compte transitoire (obligataires) : fraction du coupon couru au 31 déc. 1915

sur obligations foncières en circulation

543 800 00

36.630.300,00

940.200,52

16.854.100,00

84.617,75

22.500,00

2.150,61

320.515,12

10. Fonds de réserve

I. agio sur obligations vendues de 1902 à 1915 incl

II. a) réserve ordinaire 299.890,47

b) excédent favorable de l'exercice 1915 ... 50.690,16

238.822,47

350.580,63

589.403,10

56.487.587,10

La situation au 1er janvier 1917 se présentait comme suit

Nombre des prêts réalisés

Montant des prêts réalisés

a) Prêts aux particuliers, associations syndicales et établisse-

ments publics

fr. 30.054.350

b) Prêts aux communes et aux syndicats intercommunaux..

25.510.265

55.564.615,00

Ce service a enregistré du mois de novembre 1916 au 31 décembre 1914, le dépôt de respective-

ment 94, 464, 311, 270, 157,199,164, 210 et 169 demandes. Pendant la période de l'exercice 1914

antérieure à la guerre, la situation était très satisfaisante: du 1er janvier au 31 juillet 1914, le ser-

vice avait reçu 149 demandes et fait 80 prêts; en général, la courbe des affaires était en progression

constante. Pendant la période postérieure à l'ouverture des hostilités, la situation a changé com-

plètement: du 2 août au 31 décembre 1914, le service n'a reçu que 20 demandes et n'a pu faire

que 18 prêts. La paralysie a perduré pendant l'exercice 1915 et s'est considérablement aggravée

dans le courant de 1916. A u nombre de 141 demandes déposées du 2 août 1914 au 31 décembre

C. H A B I T A T I O N S A B O N MARCHÉ.

Import sur prêts non encore touché

Amortissements opérés

Remboursements anticipés

Montant en capital des prêts encore en cours

Valeur nominale des obligations en circulation

Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs

fr.

207.950,00

8.769.658,08

9.490.490,09

37.304.466,83

35.830.300,00

16.482.000,00

1915 figurent utilement en tout 16 demandes de prêts en vue de la construction ou de l'améliora-

tion de maisons économiques.

L'import total des 1213 prêts hypothécaires réalisés depuis le 1er janvier 1907 jusqu'au 31

décembre 1915 s'élève à 4.325.035 fr. La moyenne du prêt est donc de 3566 fr. Elle varie suivant

la profession de l'emprunteur: elle est de 3074 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3498 fr. pour

les artisans, de 3011 fr. pour les cultivateurs, de 4518 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le

solde en capital restant dû par les emprunteurs au 31 décembre 1915 s'élève à 3,041.151,28 fr.

Bilan au 31 décembre 1915.

ACTIF.

1 . Prêts

fr.

ct.

4.325.035.00

A déduire

a)

amortissements

b) remboursements anticipés

c) prêts annulés

d). pertes subies

930.494,83

326.961,71

25.070,56

1.356,62

1.283.883,72

3.041,151,28

2. Compte transitoire : intérêts courus au 31 déc. 1915 sur prêts

3. Frais avancés

4. Dépôts sur livrets

a) fonds des consignations

b) fonds des habitations à bon marché

c) fonds de réserve

1.180,19

13.972,43

183.958,00

41.376,41

145,95

199.110,62

3.281.784,26

PASSIF.

1. Sommes non encore touchées sur prêts

2. dompte créancier de la Caisse d'épargne.

3. Frais d'actes dus par le fonds des habitations à bon marché

4. Fonds des consignations: somme restant disponible au 31 déc. 1915

5. Fonds dos habitations à bon marché : somme restant disponible au 31 déc. 1915.

5 4 . 5 9 0 , 0 0

3 . 0 2 6 . 1 2 7 , 4 4

4 7 , 6 0

1 3 . 3 4 5 , 4 4

1 . 1 8 0 , 1 9

6. Fonds de réserve

a) retenues faites aux emprunteurs, quotes-parts du fonds des

habitations à bon marché et intérêts du livret

b) réserve des bénéfices réalisés sur prêts

1 8 3 . 9 5 8 , 0 0

2 . 5 3 5 , 5 9

186.493,59

3.281.784,26

La situation au 1

er janvier 1917 se présentait comme suit

Nombre des prêts réalisés

sans assurance

avec assurance

Montant des prêts réalisés

Import sur prêts non encore touché

Amortissements

opérés

Remboursements

anticipés

Montant en capital des prêts encore en cours

Capital assuré

Primes versées à la Compagnie

d'assurances

fr.

4.555.930,00

28.485,00

1.164.028 20

441.442,65

2.950.459,15

2.730.650,00

278.402,81

Le rapport de la Direction expose que, malgré les circonstances politiques défavorables, l'éta-

blissement a donné, en 1916, des résultats satisfaisants. L'exercice écoulé était favorable à l'in-

dustrie du fer, à l'agriculture et, en partie aussi, au commerce et au métier. Le chiffre d'affaires

a passé de 1.380.930.846 fr. à 1.709.358.264 fr.

L'abondance de l'argent, qui perdure toujours, avait pour conséquence une offre considérable

de capitaux. Les dépôts confiés à la Banque sont nécessairement en forte augmentation, tandis

que les comptes courants débiteurs ont légèrement diminué par rapport à l'exercice précédent.

La succursale de Metz a contribué dans une mesure satisfaisante à ce résultat et la commandite

de Berlin a repris ses répartitions de dividendes.

A la demande des associés commandités, la commandite de Trèves a été dissoute, d'un com-

mun accord, à partir du 1 e r janvier 1917. La liquidation de la commandite de Trèves et de l'ancienne

succursale de Sarrebruck se poursuit normalement. La Banque Internationale de Bruxelles, dans

laquelle l'établissement possédait un intérêt assez considérable, a été reprise par la Banque de

Bruxelles dans des conditions avantageuses pour les actionnaires.

La situation de la Banque Internationale est restée par continuation très liquide. Le commerce

des fonds publics et les affaires en participation ne montraient guère d'animation. Les évaluations

de tous les éléments de l'actif, eu égard à l'insécurité de la situation, ont été très prudentes.

Le bénéfice net qui, après de larges amortissements, s'élève, le report antérieur compris, à

2144.464,20 fr., contre 1.657.845,82 fr. en 1915, a permis la répartition d'un dividende de 7%,

contre 5½% pour l'année précédente.

Le mouvement général des transactions à la maison centrale, la succursale de Metz et les

agences, s'est élevé

Banque Internationale à Luxembourg.

en 1916

à

en 1915

à

soit une augmentation de

fr.

fr.

1.709.358.263,58

1.380.930.846,37

328.427,21

Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant

encaisse au 31 décembre 1915

entrées en 1916

soit ensemble

sorties en 1916

encaisse au 31 décembre 1916

fr.

fr.

fr.

4.631.241,14

138.771.317,35

143.402.558,49

140.547.394,22

2.855.164,27

Le compte du portefeuille Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant

solde au 31 décembre 1915

entrées en 1916

soit ensemble

sorties en 1916

fr.

fr.

39.070.322,81

237.827.442,26

276.897.765,07

219.007.977,42

solde au 31 décembre 1916

fr.

57.889.787,65

Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir s'élève à 1.777.943,44 fr., contre 912.776,21

en 1915.

Bilan général au 31 décembre 1916.

ACTIF

a) Actif réalisable

Caisse

Coupons et monnaies étrangères

Portefeuille : Effets à recevoir

Portefeuille : Titres

Participations syndicataires

Reports et avances sur nantissements

Participations commanditaires

Caisse hypothécaire

Comptes courants débiteurs

Avals

Compte à nouveau

Compte Immeubles

fr.

2.855.164,27

16.561,41

57.889.787,65

5.957.417,40

2.018.940,81

9.813.317,25

7.637.500,00

211.193,75

32.992.206,24

5.836.443,74

130.203,49

1.902.141,74

b) Actif immobilisé

Immeubles

fr.

1.267.500,00

128.528.377,75

PASSIF

a) Passif envers elle-même

Capital social

Fonds de réserve

Réserve de la Caisse hypothécaire

Compte ducroire

Compte à nouveau

fr.

25.000.000,00

7.650.000,00

20.776,50

1.000.000,00

182.625,12

b) Passif exigible

Dépôts à Vue.

Billets de banque en circulation

dont actuellement bloqués

fr.

7.250.000,00

1.000.000,00

5.388.824,47

6.250.000,00

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-

rages et les combustibles pendant les années 1910 à 1916, sur base des mercuriales de la ville de

Luxembourg.

Comptes courants créditeurs

Avals

Effets à payer

Dividendes n o n réclamés 1910-1915

Bénéfice net pour 1916

fr.

fr.

7 3 . 0 0 3 . 3 3 2 , 5 2

5 . 8 3 6 . 4 4 3 , 7 4

1 . 9 9 3 . 2 0 8 , 7 0

5 8 . 7 0 2 , 5 0

2 . 1 4 4 . 4 6 4 , 2 0

128.528.377,85

Mercuriales.

F r o m e n t

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrasin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment

Farine de seigle

Farine de méteil

Viande de bœuf, 1re qual.

Viande de bœuf, 2e qualité.

Porc frais

Porc fumé

Viande de veau

Viande de mouton

Beurre

Oeufs

Pailles

Foins

Trèfle

Bois de hêtre

Bois de chêne

Quantités

les % kg.

le kg.

la douz.

les 500 kg.

le stère.

Prix

fin 1910

27,00

22,00

18,00

17,00

21,00

28,00

37,50

36,00

30,00

11,00

0,60

0,40

0,50

2,40

2,35

2,30

3,20

2,70

2,00

3,20

2,30

32,00

50,00

50,00

16,00

14,00

Prix,

fin 1911

26,00

22,00

20,00

21,00

23,00

21,50

34,50

39,00

37,00

11,25

0,60

0,40

0,50

2,50

1,95

2,20

2,95

2,55

2,00

3,40

2,40

35,00

57,00

52,00

15,00

13,00

Prix

fin 1912

26,00

24,00

23,50

26,50

29,00

22,50

35,00

24,00

37,00

6,75

0,70

0,45

0,55

3,00

2,45

2,80

3,10

2,35

3,35

2,45

26,00

35,00

45,00

15,00

13,00

Prix

fin 1913

19,50

17,00

14,50

14,50

14,00

13,50

31,00

95,00

31,00

8,50

0,70

0,45

0,55

3,00

2,48

2,90

3,20

3,00

2,65

3,27

2,35

25,00

28,00

30,00

14,50

13,00

Prix

fin 1914

42,50

28,00

30,50

47,50

30,50

97,50

115,00

97,50

15,00

0,85

0,45

0,56

2,60

2,27

2,40

2,90

2,40

2,50

3,63

2,50

23,00

26,00

28,00

16,00

13,00

Prix

fin 1915

36,00

33,00

30,00

44,00

40,00

36,00

114,00

115,00

125,00

10,50

1,30

0,55

2,80

2,30

3,88

6,50

3,00

3,00

4,05

3,82

65,00

92,50

75,00

16,50

14,00

Prix

fin 1916

42,00

39,00

36,00

44,00

36,00

36,00

130,00

130,00

180,00

22,60

1,30

0,60

4,20

4,00

4,00

6,60

4,00

10,00

6,00

50,00

75,00

70,00

18,00

16,00

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

Chapitre de perception

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combustibles

Matériaux de construction

Bière fabriquée dans l'intérieur

Total ...

Produits des foires aux bestiaux

des droits d'abatage

des ponts à bascules

du débit d'eau (Porte-Neuve)

des droits de place sur les mar-

chés hebdomadaires

Total des recettes de l'octroi

Produit de 1913

fr. c.

43.857,52

122.648,43

11.891,89

73.918,08

29.034.16

17.612,70

298.962,78

3.169,05

45.494,29

4.558,50

14,00

3.342,75

355.541,37

Produit de 1914

fr. c.

39.851,07

121.171,07

12.770,94

80.289,03

18.604,76

17.994,45

290.681,32

2.124,30

47.580,99

4.831,50

5,80

3.150,05

348.373,96

Produit de 1915

fr. c.

38.775,58

106.148,89

8.255,84

73.171,39

20.926,59

11.898,21

259.176,50

1.921,95

44.217,08

4.417,01

31,20

2.630,90

312.394,65

Produit de 1916

fr. c.

36.105,82

71.014 41

6.522,59

73.581,65

16.466,59½

5.407,76

209.098,82½

1.230,25

31.287,97

4.389,75

2,50

2.268,00

248.277,29½

STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK.

EINFUHR VON WAREN,

welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen

Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1916.

Warengattung.

1. Erzeugnisse der Land- u.

Forstwirtschaft u. andere

tierische u. pflanzliche Na-

turerzeugnisse; Nahrungs-

und Genußmittel.

Roggen

Reis, unpoliert

id.

Speisebohnen

id

id

Erbsen

id

Lein- und Hanfsaat

Kleesaat

id

Grassaat

id

Andere Gemüsesamen

idid

Anis, Kümmel usw

Frische Kartoffeln

id.

id

Getrocknete Zichorien

Grün- und Rauhfutter

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id

id.

id.

id

id

idid

id

id.

id

id.

id

id

id.

Herkunfts-

land.

Belgien.

Schweiz.

id.

Belgien.

Niederland.

id.

Belgien.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Öster.-Ung.

Spanien.

Belgien.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Mexiko.

Niederland.

Niederl. Ind

V.St.v.Am

Brasilien.

Philippinen

Algerien.

Indien.

Öster.-Ung.

Griechenl.

Paraguay.

Dominik. R

Südafrika.

China...

Menge

kg, Stück

usw.

1.504

10.374

4.770

8.669

6.335.220

5.000

65.536

1.256

8.710

124.771

132.473

16.776

1.118

7.666

2.631

19.304

1.639

14.171

2.417

Warengattung.

Unbearbeitete Tabak lätter

id

id

Farbpflanzen

Küchengewächse, frisch.....

Getrocknete

Blätter und

Kräuter zum Genuß

id

Getrocknete

Küchenge-

wächse

id

id

Lebende Pflanzen

id

id

id

Blumenzwiebeln

id

Frische Blumen

id

idid

Frische Tafeltrauben

id.

Andere Trauben

Frische Äpfel

id.

id

Frische Birnen

Frische Pfirsiche

Frische Mirabellen

Frische Kirschen

Sonstiges frisches Obst

id

Getrocknetes Obst

id

Frische Südfrüchte

id

Getrocknete Feigen.

Getrocknete Datteln

Getrocknete Mandeln

Genießbare Kastanien

Roher Kaffee

id

Herkunfts-

land.

Kuba.

Türkei.

Italien.

Niederland.

id.

Öster.-Ung.

Niederland.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweden.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Schweiz.

Italien.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland.

Italien.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

id.

V . St. v. Am

Spanien.

Italien.

Griechenl.

Niederland.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

Nied. Ind.

Menge

kg, Stück

usw.

1.419

4.711

624.227

1.535

125.7832

13.451

3.779

39.345

24.368

35.291

Warengattung.

Roher Kaffee

id.

id

id

id

id

Gebrannter Kaffee

id

id

id

id

Getrocknete Zichorien

Tee

idid

id

Gewürze, anderweit nicht

genannt

id.

Sonstige pflanzliche Erzeug

nisse zum

Gewerbege

brauch

Anderweit nicht genannte

Erzeugnisse zum Heilge

brauch

Pflanzenwachs

Bau- und Nutzholz in der

Querrichtung mit der Axt

usw. bearbeitet

id

Desgl. in der Längsachse mi

der Axt usw. bearbeitet.

Desgl. in der Längsachse mi

der Säge bearbeitet

id

Nutzholz von Buchsbaun

usw

id

Korbweiden, geschält usw.

Brennholz

Holzkohlen

Holzmehl, Holzwolle usw..

Torfstreu, Moos usw.

Arbeitspferde, leichte Heng

ste, Wallachen

Arbeitspferde, schwöre Stu-

ten

Arbeitspferde, schwere

Hengste, Wallachen

Rindvieh

Ziegen

Frisches Rindfleisch (Frei

menge)

Herkunfts-

land.

Brasilien.

Niederland.

Venezuela.

Indien.

Kolumbien.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Schweiz.

Frankreich.

Brasilien.

Belgien.

id.

Niederland.

Schweiz.

China.

Niederland.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Kamerun.

c

t

Belgien.

Frankreich.

t

Kuba.

t

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

Nied. Ind.

Belgien.

Id.

id.

. Niederland.

id.

. Belgien.

id.

id.

. Schweiz.

id.

. Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

226.425

27.123

7.611

2.485

1.797

1.000

3.818

69.100

8.000

7.365

522.300

10'

1.616

5.500

370.282

494.227

Stück

id.

id.

id.

id. 420

Warengattung.

Zubereitetes Rindfleisch ..

Schweinefleisch, frisch

Schweinespeck

id.

Totes Federvieh, auch zer-

legt

Federwild, auch verlegt

Fleischextrakt usw

id.

id

Würste

id

Frische Fische

Gesalzene Heringe

Zubereitete Fische

id

id

Frische Austern

id

Mies- und andere Muscheln .

Hummern, Granelen

id

Lebende Bienen ohne Honig

Anderweit nicht besonders

genannte Tiere

Schmalz aller Art

id

id

Talg von Rindern

id

Butter, frisch oder gesalzen

ld

id.

Käse

id

Eier, roh

Honig in Waben ..

Rohe, auch gewaschene

Wolle

Bettfedern

id

Kalbfelle

id

id

Rindshäute

id

Roßhäute.

Andere Felle und Häute

Därme von Vieh

Meerschwämme usw

id.

Mehl aus Getreide

id

Herkunfts-

land.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

Dänemark.

Belgien.

Niederland.

Niederland.

id.

id.

Norwegen.

Dänemark.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

id.

id

Dänemark.

Niederland.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Schweden.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

Schweden.

Belgien.

Norwegen.

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

36.625

16.700

1.119

9.867

Stock

141.139

24.305

10.032

5.387

12.375

5.044

5.930

13.944

6.900

2.699

Warengattung.

Mehl aus Getreide

Reis, poliert

Graupen, Gries usw

id

Sonstige Müllereierzeugnisse

Fette öle in Fässern

id

Reisstärke usw

id

Sago, Tapioka usw

id

Rohr-, Rübenzucker usw. .

id

Branntwein in Fässern

id

id

Stiller Wein in Fässern

id

id

id

id

id

Schaumwein in Flaschen .

Stiller Wein in Flaschen

Wein mit Heilmittelzusätzen

id

Bier in Fässern

Bier in Flaschen

Hefe aller Art

Mineralwasser

id

Kleie

Gewöhnliches Backwerk ...

id.

Feines Backwerk

id

id

Teigwaren

id

id

Zuckerwerk und nicht ge-

backene Waren mit Zuk-

kerzusatz,

überzuckert

glasiert usw.

id

idid.

Kakao usw. (Kakaomasse) .

id

idid.

Schokoladewaren

id.

Herkunfts-

land.

Rumänien.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Belgien.

Niederland.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

Schweiz.

id.

Frankreich.

Spanien.

Italien.

Portugal.

Türkei.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Dänemark.

Belgien.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Schweiz.

Frankreich.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Niederland.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Niederland.

Menge

kg, Stück

usw.

10.370

28.806

49.950

2.913

50.000

10.460

1.985

5.474

1.273

Lit. 16713

15.000

7.65

3.375

Warengattung.

Schokoladewaren

id

Oleomargarin

Milch, eingedickt

Senf

id

Weder äther- noch wein-

geisthaltige Essenzen

Säfte von Pflanzen usw

id

Nahrungs- und Genußmittel,

anderweit nicht genannt

Nahrungs- und Genußmittel

in luftdicht verschlossenen

Behältern

id

id

Kautabak

id

id

id

id

id

Schnupftabak

id

Zigarren

id

id

id

Zigaretten

id

id

2. Mineralische und fossile

Rohstoffe; Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Sand

Porzellanerde, Ton

Farbenerde, Kreide

Bimsstein, Schmiergel

Kieselgur, Quarz

Natürlicher Kalk

Tuff,Traß

Zement

Talk, Glimmer

Rohe Dach- u. Tafelschiefer.

id

Rohe Steine (Alabaster und

Marmor)

Rohblöcke aus andern Stei-

nen

Stücksteine usw

Eisenerz

Herkunfts-

land.

Belgien.

Schweiz.

Niederland.

Dänemark.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

V. St. v. Am.

Schweiz.

Brasilien.

Gr.-Brit.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Kuba.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Id.

id

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

1.867

4.724

25.000

2.222

9.982

5.618

1.098

2.674

1.052

2.164

1.688.610

8.183

22.000

177533920

1.595.890

1.374.627

100.280

111.348

813.348

24.000

g

Warengattung.

Manganerze

Schlacken von Erzen, auch

gemahlen

id

Steinkohlen

Koks

Preßkohlen

Mineralschmieröle

Benzin

Naphtalin

3. Zubereitetes Wachs, feste

Fettsäure, Lichte, Wachs-

waren, Seilen und andere

unter

Verwendung

von

Fetten, ölen oder Wach

hergestellte Waren.

Bienen-, Pflanzenwachs usw

Lichte aller Art aus Wachs

id

id

Schmierseife usw

id

Gemeine feste Seife

id

Feine Seife

id

id

id

Paraffinsalbe usw.

Schuhwichse.

Tonerdseife

4 Chemische u. pharmazeu

zeutische Erzeugnisse, Far-

ben und Farbwaren.

Oxalsäure

Weinsteinsäure

Salz usw

Pottasche aller Art

Kalziumkarbid

Chlorkalzium usw

id

Berlinerblau

Bleirot, Bleiweiß

Zinkoxyd

Kreide und andere Erfarbe

Ruß, Buchdruckerschwärze

Chromfarben

uswEisenmennig usw

Zubereitete Farben

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Rumänien.

Schweden.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Niederland.

Öster.-Ung.

Schweden.

Dänemark.

Belgien.

Frankreich

id.

Schweiz.

Niederland

Belgien,

id.

id.

Öster.-Ung

Belgien.

id.

id.

id.

Schweiz.

Schweden

Norwegen,

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

1.300.750

20.000

1.998.160

45988.990

27165.040

912.000

8.190

24.533

4.858

56.540

18.898

1.059

1.03439

10 184

120 283

9.000

5.569

51.209

1.201

3.214

Warengattung.

Tinte, Tintenpulver

Blei-, Farben- u. Kohlen-

stifte

Ölfirnisse

Weinsteinfirnisse

Backfirnisse

Holzgeist, gereinigt

Wohlriechende Fette

Wohlriechende äther- oder

weingeisthaltige

Riech-

mittel

id

Puder usw

id

Dünemittel

id

Gefüllte Patronen

Zündhölzer usw

Pechfackeln

Leim aller Art

Süßholzsaft usw

Balsam

Zubereitete Arzneiwaren ..

id

id

id

Geheimmittel

id

5. Tierische u. pflanzliche

Spinnstoffe u. Waren dar-

aus; Menschenhaare, zu

gerichtete Schmuckfedern

Fächer und Hüte.

Gefärbte Rohseide

Seidenzwirn aller Axt ...

Dichte Möbelstoffe, ganz od

teilweise aus Seide

Dichte Gewebe, ganz ode

teilweise aus Seidenplüsch

Andere dichte Gewebe, ganz

oder teilweise aus Seide.

id

Beuteltuch aus Seide

Seidene Gaze usw

Seidene Stickereien

id

id.

Seidene Posamentierwaren

id

Rohe Wolle und ander

Tierhaare

Herkunfts-

land.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

Öster-Ung.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

V.St.v.Am

Belgien.

id.

Schweiz.

Schweiz.

id.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

id.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

2 '

3.471

10.000

3.000

21.253

3.388

Warengattung.

Streichgarn, gebleicht

Wollengarn aller Art für den

Einzelverkauf

Wollene Fußbodenteppiche

id

Dichte

Wollengewebe

für

Möbelausstattung

Andere dichte Wollengewebe

id

id

Wollene Wirkwaren

Baumwolle, bearbeitet

Baumwollengarn, zwei oder

mehrdrähtig

Baumwollenzwirn aller Art.

Dichte baumwollene Möbel-

stoffe, nicht plüschartig

Desgl. nicht plüschartig.

id

id

id

Baumwollener

Samt

und

Plüsch

Undichte Baumwollgewebe.

id

Dichte Baumwollgewebe ..

id

id

id

Baumwollene

Wirk-

und

Netzwaren

id

Baumwollene Spitzen und

Spitzenstoffe

Baumwollene Stickereien .

id

Baumwollene Schläuche usw

Baumwollene Dochte

Baumwollene Posamentier-

waren

Hanfgarn, roh

Hanfgarn, gefärbt

Garn in Aufmachungen für

Einzelverkauf

Taue, Eimer, Hängematter

usw

Fußbodenteppiche

Leinene Taschentücher, ge-

färbt usw

Leinener Samt und Plüsch.

Dichte leinene Gewebe aus

Flachs, roh

id.

gefärbt

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

id.

Türkei.

Belgien.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

5 .

Belgien.

Belgien.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

.id.

Frankreich.

id.

öster-.Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Schweden.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

1.389

3.502

19.710

2.400

1.247

. 2.214

3.239

Warengattung.

Dichte leinene Gewebe aus

Flachs, gefärbt

id

Dichte leinene Gewebe aus

Hanf, roh

Säcke aus Juteleinwand..

Leinener Damast

Leinene Spitzenstoffe

Leinene Posamentierwaren .

Grobes Wachstuch

id

Feines Wachstuch

Fußbodenbelag

aus

Lino-

leum

Filzwaren

Pferdehaare, bearbeitet

Kleider und Putzwaren, ganz

oder teilweise aus Seide ..

id

id.

Kleider und Putzwaren, ganz

oder teilweise aus Wolle .

id

id

id

Kleider und Putzwaren, ganz

oder teilweise aus Baum-

wolle

id

id

id

Kleider und Putzwaren aus

andern Spinnstoffen

id

Kleider und Putzwaren in

Verbindung

mit

Kaut-

schuk

Regen- u. Sonnenschirme ..

Schuhe aus Gespinstwaren .

Menschenhaare

Waren aus Menschenhaaren .

id

Männerhüte und Mützen aus

Gespinstwaren

id

id

Frauenhüte, ganz oder teil-

weise aus Seide

Frauenhüte aus andern Ge-

spinstwaren

id

Männer- und Frauenhüte aus

wasserdichten Geweben,..

Herkunfts-

land.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Niederland.

Belgien.

Schweden.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Öster.-Ung.

id.

Schweiz

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Niederland.

Öster.-Ung.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

Öster.-Ung.

id.

Frankreich.

Belgien.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

1.184

1.710

Stück 409

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Warengattung.

Männerhüte aus Filz

id

id

id

Frauenhüte aus Filz

id

id

Hüte aus Stroh

id

id

Frauenhüte aller Art, aufge-

putzt

id

id

6.

Leder,

Lederwaren,

Kürseimerwaren und Wa-

ren aus Därmen

Zugerichtetes Leder

Handschuhleder

Ziegen- und Schafleder

Lackiertes Leder

Schuhe aus Leder mit Holz-

sohlen

id

Schuhe aus Leder

id

id

id

Kleider aus Leder

Sattler- u. Täschnerwaren .

id

id

Lederhandschuhe

Pelzwaren, nicht überzogen.

Pelzwaren, überzogen

7. Kautschukwaren.

Schläuche usw aus Kaut-

schuk

Reifen und Laufdecken für

Fahrzeugräder

Anderweit

nicht genannte

Kautschukwaren

id

Gespinstwaren mit Kaut-

schuk getränkt

Hartkautschukwaren

Herkunfts-

land.

Belgien.

Öster-Ung.

Frankreich.

Schweiz.

id.

öster-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

id.

öster-.Ung.

Belgien.

Belgien.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Id.

id.

id.

id.

id

Schweden.

Schweiz.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

Stück 65

id. 614

id.

id. 212

id.

id.

id.

id. 406

id. 164

id. 313

id.

id.

id.

1.870

Warengattung.

8. Geflechte und Flechtwa-

ren aus pflanzlichen Stof-

fen mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren.

Geflechte aus Stroh, Bast,

Binsen

id

Matten und Fußdecken ....

Grobe Korbflechterwaren

usw

Feine Korbflechterwaren

usw

id

9. Besen, Bürsten, Pinsel

Siebwaren.

Grobe Besen, Bürsten aus

Borsten

id.

id

id

id

Siebwaren

10. Waren aus tierischen od

pflanzlichen Schnitzstoff en

Waren, ganz oder teilweise

aus Schildpatt usw

Waren, ganz oder teilweise

aus Perlmutter

Waren aus tierischen Schnitt-

stoffen

id

Holztapeten, Panele usw. .

Holzdraht, Holzstifte usw.

Stöcke aus Holz

Böttcherwaren

id

Möbel und Möbelteile, grobe

id

id

Möbel und Möbelteile, fur-

niert

Tischler-,

Drechsler-

une

Wagnerarbeiten

id

id

id

Herkunfts-

land.

Belgien

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Schweiz.

Italien.

Schweden.

Belgien.

id

Öster.-Ung.

id.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Belgien.

Öster,-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

Menge

kg, Stück

usw.

5.904

24.103

11.440

3'

15.742

Warengattung.

Möbel und Möbelteile in

Verbindung mit andern

Stoffen

id

Feine Holzwaren

id

id

id

id

Gepolsterte Möbel ohne

Überzug

Gepolsterte Möbel mit Über-

zug

id

Waren, ganz od. teilweise

aus Zellhorn

id

id

Stuhl-, Bambusrohr usw

Stöcke aus Rohr

Feine Schnitzstoffwaren

11. Papier, Pappe u Waren

daraus.

Packpapier

Druck-, Schreib-, Löschpa-

pierid

id

Postkarten mit Bilddruck...

id

id.

id

Papier und Pappe, gestanzt..

id

Papier und Pappe in Ver-

bindung mit Gespinst-

waren

Papiertapeten

Glas-, Rost-, Sandpapier ...

Gelatinpapier

Düten, Beutel,

Briefum-

schläge

id

id.

id

Albums, Briefmarken

Geschäftspapiere, Mappen..

id.

id

Herkunfts-

land.

Belgien.

Schweiz.

Schweiz.

Frankreich.

Öster-Ung.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Schweden.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Niederland.

id.

Öster.-Ung.

Schweiz

Belgien

Schweiz.

Niederland

id.

Belgien.

Dänemark.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

2.333

8.364

3.48733

5.199

5.5443

2.018

Warengattung.

Andere Papierwaren

ohne

Verbindung mit andern

Stoffen

id

id

id

id

id

Papierwaren in Verbindung

mit andere Stoffen

id

Makulatur usw

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher, Kalender

id

id

id

id

id

Bilder aller Art aus Papier .

id

id

Gemälde und Zeichnungen .

id

id

13. Waren aus Steinen oder

andern mineralischen Stof-

fen (mit Ausnahme von

Tonwaren) sowie aus fos-

silen Stoffen.

Rohe oder bloß behauene

Steine

Platten aus Granit, Marmor,

Alabaster

Feine Steinmetzarbeiten

Bildhauerwaren aus Steinerz.

aller Art

Steinwaren in Verbindung

mit Holz und Eisen

Mühlsteine

Polier-, Schleif-, Wetzsteine

usw.

Bauplatten, ungefärbt

Bauplatten, gefärbt

Waren in Verbindung mit

andern Stoffen

Herkunfts-

land.

Belgien.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Dänemark.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Schweden.

Öster.-Ung.

Belgien.

' Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Belgien.

id.

id

id.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

2.849

313.111

33.807

1.800

6.469

Warengattung.

Asbestwaren

Waren ganz oder teilweise

aus Jet, Meerschaum usw.

id

14 Tonwaren.

Dachziegel, glasiert

Röhren aus Ton, glasiert od.

unglasiert

Waren aus gemeinem Stein-

zeug

Tabakpfeifen, einfarbig oder

weiß

Feuerfeste Steine aller Art .

id

Wandbekleidungsplatten aus

Ton

Waren aus feinem Steinzeug

einfarbig

id.

mehrfarbig

Tid

id

Porzellanwaren

id

idid

15. Glas und Glaswaren.

Hohlglas, gefärbt, unge-

schliffen usw.

id.

geschliffen

id

Höhlglas, bemalt usw

id

Spiegel- und Tafelglas, un-

geschliffen

id.

geschliffen

id. belegt .

Brillengläser usw

Brillen, Ferngläser, usw..

Glasperlen usw

Glaswaren, anderweit nicht

genannt

id.

Glas in Verbindung mit an-

dern Stoffen

id

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Belgien.

id.

id.

Öster.-Ung.

Niederland.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Norwegen.

Belgien.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Dänemark.

Belgien.

Id.

Öster.-Ung.

id.

Belgien.

id. .

id.

id.

Schweiz.

id.

öster -Ung

id.

id.

Dänemark.

Belgien.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

421.790

28.240

Warengattung.

16. Edle Metalle und Waren

daraus.

Waren, ganz oder teilweise

aus Gold

id.

aus Silber

17. Unedle Metalle und Wa-

ren daraus.

Röhren und Walzen, roh od.

bearbeitet

Rohe Eisenwaren aus nicht

schmiedbarem Guß

id

Maschinenteile

u. andere

Eisenwaren, bearbeitet ..

id

Schmiedbares Eisen in Stä-

ben

Blech, roh, gefirnißt usw

id.

geschliffen

id. verzinkt, verzinnt

id

Röhren, roh, aus Eisen

id.

id. bearbeitet

Eisenbahnachsen usw

Rohe Eisenwaren

Maschinenteile, anderweit

nicht genannt

id.

id

id

Brücken und Brückenbe-

standteile

Ankertonnen, Gasbehälter

usw

id

Spaten, Schaufeln, Pflug-

scharen

Sensen, Sicheln usw

Sägeblätter, auch unge-

zahnte

Feilen und Raspeln

Bohrer, Zangen, grobe Sche-

ren

Äxte, Hämmer

Pflüge und anderweit nicht

genannte eiserne Geräte .

id

id.

Herkunfts-

land.

Schweiz.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Groß.-Brit.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id

id.

id.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Belgien.

V. St. v. Am.

Niederlande

Menge

kg, Stück

usw.

5.224

1.950

10.584

5.605

52.531

11.807

50.260

1.558

1.170

7.429

2.886

27.321

3.053

6.785

4.747

176.180

1.065

Warengattung.

Kratzenbeschläge

Schrauben, Nieten, Hufeisen

id.

Eisenbahnpuffer

Wagen- und Pufferfedern ..

Drahtwaren

id

Drahtstifte usw

Geschnittene Nägel usw.

Haus- und Küchengeräte

id.

Bau- und Möbelbeschläge .

id.

Möbel und Möbelteile, ei-

serne

id.

Feine Messer, Scheren usw..

id

Schreibfedern

Näh-, Stricknadeln usw

Brucheisen, Abfälle usw.

id.

Zink, roh

Zink, gewalzt

Zinkwaren

id

Zinnwaren.

Rohes Kupfer und Messing .

Stangen, Bleche usw. aus

Kupfer

Grobe Kupferwaren oder

Messingwaren

Feine Kupferwaren oder

Messingwaren

id

Vergoldete oder versilberte

Metallwaren

id

Geflechte mit Gespinstwa-

ren umwickelt

Läutewerke, Sprechmaschi-

nen usw

18. Maschinen,

elektrische

Erzeugnisse, Fahrzeuge.

Sonst nicht genannte Kraft-

maschinen

id

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Niederland.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Belgien

Schweden.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Schweden.

Belgien.

id.

id.

Belgien.

V. St. v. Am.

Menge

kg, Stück

usw.

176.180

17.016

1.569

1.815

. 25

112.701

9.432

9.772

2,323

1.042

2.930

Warengattung.

Appretur- und Wäscherei-

maschinen

Feuerspritzen, Pumpen usw.

Dampfpflüge, Mähmaschinen

Dresch-, Brauerei-, Mälzerei-

maschinen

id

Dynamomaschinen

Kabel zur Leitung elektri-

, scher Ströme

Andere elektrische Erzeug-

nisse

id

id

Güterwagen, gedeckt oder

ungedeckt

Personenmotorwagen

Motorfahrräder

Fahrräder

id

Vierrädrige Personenwagen.

Fahrradteile aus Eisen ...

Fahrradteile aus

anderen

unedlen Metallen

19. Feuerwaffen, Uhren, Ton-

werke, Kinderspielzeug.

Teile zu Handfeuerwaffen

aller Art

Taschenuhren aus Gold ...

id

id.

aus Silber

id

id. aus unedlem Metall

id

Teile von Taschenuhren ..

id

Stand-, Wanduhren usw...

Klaviere aller Art

Streichtonwerkzeuge

id

Blastonwerkzeuge

Kinderspielzeug aller Art. ..

idid

id

Herkunfts-

land.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

id.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweden.

Öster.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Belgien.

id.

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

Öster.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Niederland.

Menge

kg, Stück

usw.

1.940

9.993

4.320

21.124

10.188

6.696

2.490

Stück

id.

id.

kg

1.412

Stück

kg

Stück 135

id.

id.

id.

id.

id.

Nachweisung einiger steuerpflichtigen Waren, welche während des Jahres 1916

aus dem Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden.

a) Bier

Liter

2.030.608

b) Branntwein mit Übergangsschein, reiner Alkohol

,

id.

180.751

c) Branntwein ohne Übergangsschein, reiner Alkohol

id.

d) Kochsalz

id.

1.500.900

e) Unbearbeitete Tabakblätter

id.

640.938

AUSFUHR VON WAREN,

welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen

Handel stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des

Kalenderjahres 1916.

Warengattung.

1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-

schaft und andere tierische und pflanz-

liehe Naturerzeugnisse; Nahrungs- u.

Genußmittel.

Gerste

Hafer

Erbsen

Wicken

Kleesaat

Grassaat aller Art

Runkelrübensamen

Andere Feld-, Gemüse- u. Blumensamen

Anis, Fenchel usw

Frische Kartoffeln

Grün- und Rauhfutter

Frische Küchengewächse

Lebende Pflanzen

Frische Äpfel

Gemahlenes Obst

Frische Orangen, Zitronen usw

Roher Kaffee

Gebrannter Kaffee

Linsen, Stroh usw

Bau- u. Nutzholz, lediglich in der Quer-

richtung mit der Axt oder Säge be-

arbeitet

Bau- u. Nutzholz, lediglich in der Längs-

richtung gesägt

Brennholz

Holzkohlen

Holzwolle usw

Terpentinharze

Frisches Fleisch

Schweinespeck

Würste

Butter, frisch oder gesalzen

Blut von Vieh

Fette öle in Fässern

Fette öle in Flaschen

Sago, Tapioka

Rohr-, Rüben- u. sonstiger Zucker

Stiller Wein in Fässern

Schaumwein in Flaschen

Stiller Wein in Flaschen

Obstwein

Bier in Fässern

Menge

kg, Stück

usw.

37.266

18.545

2.032

37.007

4.600

4.536

3.870

1.133

2.644.814

7.510

242.370

1.984

130.351

27.612

9.759

2.128

Lit. 610.279

Warengattung.

Bier in Flaschen

Branntwein in Fässern*)

Branntwein in Flaschen

Mineralwasser

Anderes natürliches Wasser

Gewöhnliches Backwerk

Teigwaren

Zuckerwerk

Schokoladewaren

Säfte von Pflanzen usw

Rauchtabak

2. Mineralische und fossile Rohstoffe;

Mineralöle.

Gartenerde, Kies usw

Porzellanerde, Ton usw

Natürlicher Kalk

Gips

Tuff, Traß usw

Zement

Rohe Steine

Eisenerz

Schlacken von Erzen

Steinkohlen

Preßkohlen

Mineralschmieröl

3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichte,

Wachswaren, Seifen und andere unter

Verwendung von Fetten, ölen oder

Wachs hergestellte Waren.

Weichparaffin

Lichte aller Art

Feine Wachswaren

Feste Seife

Wagenschmiere

Schuhwichse

Putzmittel unter Verwondung von Fet-

ten (Seifenersatz)

Menge

kg, Stück

usw.

34.708

3.020

1.617

133.460

76.250

176.050

511.414

1.625

1.039.700

181.730

378.872.310

4.964.760

832.500

40.000

11.312

2.869

10.183

159.775

*) Außerdem wurden noch 3.384 Literreinen Alkohol

nach dem Zollvereinsland ausgeführt.

Warengattung.

4. Chemische u. pfarmazeutische Erzeug-

nisse, Farben u. Farbwaren.

Blei-, Zinnoxyd usw.

Kalziumkarbid usw

Graphit, geformt

Soda

Ölkitte

Thomasphosphatmehl

Künstliche Düngemittel

Schieß- und Sprengpulver

Pechfackeln

Anderweit nicht genannte verdichtete

Gase

Zubereitete Arzneiwaren

Chemische Erzeugnisse, anderweit nicht

genannt

Menge

kg, Stück

usw.

1.150

11.759

4.950

3.560.015

38.220

2.034

5. Tierische u. pflanzliche Spinnstoffe u.

Waren daraus; Menschenhaare; zuge-

richtete Schmuckfedern, Fächer und

Hüte

Dichte Wollengewebe

Wollene Posamentierwaren usw...

Baumwollenzwirn

Gewebe, mit Ölfirnis getränkt usw

Kleider und Putzwaren, ganz oder teil-

weise aus Seide

id.

aus Baumwolle

Hüte aus Stroh

Stück 182

6. Leder und Lederwaren, Kürschner-

waren; Waren aus Bärmen.

Zugerichtetes Leder

Glaceleder

Kleider aus Leder

Sattler- und Täschnerwaren

Zu Handschuhen zugerichtetes Leder..

Lederhandschuhe

Abgenutzte Lederstücke usw

7. Kautschukwaren.

Schläuche aus Kautschuk

8. Geflechte u. Flechtwaren aus pflanz-

lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren

Strohgeflechte

Grobe Korbflechterwaren usw

5.625

3.808

3.245

Warengattung.

9. Besen, Bürsten, Pinsel u. Sicbwaren

Grobe Besen und Bürsten aus Borsten

10. Waren aus tierischen oder pflanz-

lichen Schnitz- oder Formerstoffen.

Bau- und Nutzholz, genutet usw

Möbel und Möbelteile, grobe, unfurniert

Tischler-, Drechslerwaren usw

Feine Holzwaren

Holzwaren aller Art

Stuhlrohr

11. Papier, Pappe u. Waren daraus.

Pappen aus Stroh, Holz usw.

Pappen aller Art

Packpapier

Schreib-, Lösch-, Druckpapier

Postkarten usw. mit Bilddruck

Geschäftsbücher

Anderweit nicht genannte Papierwaren

Papierspäne

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher

13. Waren aus Steinen oder anderen mi-

neralischen Stoffen (mit Ausnahme

der Tonwaren) sowie aus fossilen

Stoffen.

Pflastersteine

Grobe Steinmetzarbeiten

Feine Steinmetzarbeiten

Steinwaren aus Marmor usw

Schleif-, Polier-, Wetzsteine

Zementwaren

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw., ungefärbt

14. Tonwaren.

Mauersteine (Backsteine), unpoliert .

Mauerziegel

Unglasierte Dachziegel

Waren aus gemeinem Steinzeug

Bodenplatten aus Ton

Waren aus Steingut

Feine Tonwaren

Porzellanwaren

Menge

kg, Stück

usw.

5.000

16.681

2.322

1.422

6.153

37.300

71.406

31.800

9.020

61.730

54.600

1.550

5.730

41.353

38.445

4.565

Warengattung.

15. Glas und Glaswaren.

Geschliffenes Hohlglas

Ungeschliffenes Spiegel- u. Tafelglas..

Geschliffenes

Spiegel- u Tafelglas

16. Edle Metalle und Waren daraus.

Feingold, roh usw.

17. Unedle Metalle und Waren daraus.

Roheisen

Röhren und Walzen, roh bearbeitet...

Rohe Eisenwaren aus schmiedbarem

Gußeisen usw

Maschinenteile, bearbeitet

Rohluppen, Rohschienen, Ingots

Schmiedbares Eisen in Stäben

Blech, abgeschliffen usw

Eisendraht, roh oder gewalzt

Eisendraht, verzinkt

Eisenbahnschienen usw

Andere rohe Eisenwaren, nicht beson-

ders genannt

Maschinenteile, Brücken und Brücken-

bestandteile

Röhrenverbindungsstücke

Spaten, Schaufeln

Sensen, Sicheln

Sägeblätter

Menge

kg, Stück

usw.

3.383

1.897.000

3.279

1.835

12.913

2.805.770

7.244.560

2.007.445

5.251

4.258.025

594.6224

Warengattung.

Bohrer, Zangen

Äxte, Hämmer

Geräte für den landwirtschaftlichen Ge-

brauch

Hufeisen

Drahtwaren

Drahtstifte

Geschnittene Nägel

Haus- und Küchengeräte

Kunstschmiedearbeiten

Stahlspäne

Bruch-, Alteisen usw

Kupfer, roh

Feine Waren aus Kupfer od. Messing..

Ubersponnener

Draht aus unedlem

Metall

18. Maschinen, elektrotechniche Erzeug-

nisse, Fahrzeuge.

Näh-, Strickmaschinen usw

Dampfpflüge, Mähmaschinen usw

Dresch-, Mälzereimaschinen

Dynamomaschinen

Elektrische Glühlampen

Andere elektrische Erzeugnisse

Güterwagen

Fahrradteile aus Eisen

19. Feuerwaffen, Uhren, Tonwerkzeuge,

Kinderspielzeug,

Kinderspielzeug

Menge

kg, Stück

usw.

3.047

4.432

251.490

27.340

2.707

5.820

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1916 comme suit

Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alz.

Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-

s.-Alz. ; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;

Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel

à Hollerich; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grund; Jean Knaff, négociant à Luxembourg;

Michel Knaff, négociant à Luxembourg; Guillaume Lefèvre, négociant à Luxembourg; Jules

Mongenast, tanneur à Ettelbruck, Maurice Pescatore, ancien directeur de la faïencerie de Septfontaines ;

Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxem-

bourg; Emile Schrœll, imprimeur à Luxembourg; Jean-Pierre Soupert, rosiériste à Limpertsberg;

Constant Soupert, rosiériste à Limpertsberg1); Joseph Würth-Weiler, directeur de la Banque Inter-

nationale à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.

Luxembourg, le 9 mai 1917.

LA CHAMBRE DE COMMERCE

1) Nommé membre de la Chambre de commerce par arrêté g.-d. du 4 décembre 1916, en remplace-

ment de feu M. Jean-Pierre Soupert, décédé.

Le Secrétaire,

J.-P. SEVENIG.

Le Président,

Léon METZ.

SOMMAIRE.

Pages.

Considérations générales

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Métallurgie

Ateliers de construction

Meubles en fer

Clouterie

Industrie du bâtiment

Carrières

Ardoisières

,

'

Faïencerie

Mosaïques et dallages céramiques

Industrie des ciments

Briqueterie mécanique

Tannerie.

Ganterie

Ëcorces à tan

Industrie textile

Brasserie

Distillerie

Industrie des tabacs

,

Imprimerie

Horticulture

Conserves de légumes

Meunerie

Viticulture et commerce des vins

Pages.

Vins de Champagne

Industrie électrique

Commerce de détail

Faillites et concordats

Bourses du travail

Assurance-maladie

Assurance-accidents

Assurance-vieillesse et invalidité

Caisse d'épargne et Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg

Mercuriales

Taxes communales d'octroi à Luxembourg....

Statistique douanière

Einfuhr von Waren, welche zum Gebrauch im

Großherzogtum Luxemburg bezw. dessen

Handel bestimmt sind, während des Jahres

Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren,

welche während des Jahres 1916 aus dem

Zollverein nach dem Großherzogtum Lu-

xemburg eingeführt wurden

Ausfuhr von Waren, welche aus der. Produk-

tion des Großherzogtums Luxemburg oder

dessen Handel stammen, über die Zollämter

des Großherzogtums während des Kalender-

jahres 1916.

Composition de la Chambre de commerce . . . .

caisse à désigner par l'Office d'assurance et avant le 10 du mois suivant, l'excédent des recettes sur les avances faites par l'État pen- dant le mois précédent.

Le présent arrêté sera inséré au

Mémorial pour sortir ses effets à partir du

1er juillet 1917.

Luxembourg, le 12 mai 1917.

Le Directeur général des finances,

L. KAUFFMAN.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc-

tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli)

dans le territoire de différentes localités de

la Moselle.

LE DIRECTEUR

GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,

DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Vu le rapport de M. le président de la Com-

Kap.

III.

Sonstige

Verwaltungs-

Einnahmen

und

Ausgaben.

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la destruc- tion le l'attelabe de la vigne (Rynchites betuli) dans le territoire de différentes localités de la Moselle.

Gegenwärtiger Beschluß soll im "Me-

morial" veröffentlicht werden und tritt mit dem

1. Juli 1917 in Kraft.

Luxemburg, den 12. Mai 1917.

Der General-Direktor der Finanzen,

L.

Kauffman.

Beschluß vom 16. Mai 1917, betreffend die Ver-

tilgung des Rebenstechers (Rynchites betuli)

in den Gemarkungen verschiedener Mosel-

ortschaften.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels;

Auf den Bericht des Hrn. Präsidenten der

mission de viticulture en date du 15 mai et,

duquel il résulte que l'attelabe de la vigne

(cigareur) a envahi les vignobles du territoire

de différentes localités de la Moselle et menace

de prendre des proportions inquiétantes;

Vu la loi du 15 mars 1892, concernant la

destruction des insectes et des végétaux nui-

sibles à l'agriculture;

Attendu qu'il y a urgence de prendre les

mesures nécessaires pour la destruction de cet

insecte;

Après délibération du Gouvernement en

conseil ;

Arrête

Arrêté du 16 mai 1917, concernant la publica- tion du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1916.

Le rapport prémentionné sera

publié comme annexe au Mémorial.

Luxembourg, le 16 mai 1917.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

E. LECLÈRE.

Arrêté du 12 mai 1917, concernant la compta-

bilité des établissements d'assurances sociales.

L E DIRECTEUR GÉNÉRAL DES FINANCES;

Vu la législation concernant l'assurance obli-

gatoire des ouvriers contre les accidents du

travail, la vieillesse et l'invalidité, et notam-

ment les lois des 5 avril 1902, 20 décembre 1909

et 6 mai 1911;

Arrête

Chap. Ier. — Recettes.

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