Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.
Table des dispositions (29)
Texte législatif (29 Articles)
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogthums Luxemburg.
Mardi, 26 juillet 1904.
N°51
Dinstag, 26. Juli 1904.
Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention
passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune
de Kayl, au sujet d'une concession minière de
5 hectares, 5 ares et 46 centiares.
Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu,
Grand-Duc de, Luxembourg, Duc de Nassau,
etc., etc., etc. ;
Notre Conseil d'État entendu ;
De l'assentiment de la Chambre des députés ;
Vu la décision de la Chambre des députés du
30 juin 1904 et celle du Conseil d'État du 9 juillet
suivant, portant qu'il n'y a pas lieu à second
vote;
Avons ordonné et ordonnons
— Il est fait concession par l'État du Grand-Duché de Luxembourg, pour un
temps illimité, à la commune de Kayl, des mines de fer hydraté oolithique des gisements
concessibles de l'Etat, s'etendant sous les lieux dits « Eweschbour et Sterzfeld », territoire
de la commune de Kayl.
Cette concession touche au Nord et à l'Est par la ligne brisée ABCDEF, formant limite
entre le terrain minier concessible et les propriétés non concessibles, à la zône du ciel ouvert,
au Sud et à l'Ouest par la ligne brisée FGHA à la concession de la société des chemins de fer
secondaires luxembourgeois, et forme ainsi le polygone ABGDEFGHA.
Cette concession porte sur une contenance de cinq hectares, cinq ares et quarante-six
centiares environ.
Il est fait concession par l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, pour un temps
illimité, à la société anonyme des hauts-fourneaux de Rodange préqualifiée, des mines de fer
hydraté oolithique des gisements concessibles de l'Etat, s'étendant sous les lieux dits « Le
Haut de Saulnes, et Ferme d'Airsain», territoire de la commune de Pétange, ban de Rodange.
Cette concession forme la bande de dix mètres de largeur comprise entre la frontière
française et les concessions accordées à la société des hauts-fourneaux de Rodange par les
lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.
Elle porte sur une contenance de 1 hectare, 40 ares et 35 centiares.
— La délimitation du lot concédé est définitivement fixée par le plan signé par les
parties et annexé à la présente convention dont il fait partie intégrante.
Le concessionnaire accepte la remise du plan comme délimitation definitive et comme dé-
livrance du lot concédé, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir les propriétaires de la
surface.
En exécution de ce plan, il sera procédé dans un bref délai, aux frais du concessionnaire,
à l'abornement sur le terrain, contradictoirement entre l'Etat et le concessionnaire.
S'il était reconnu, même après la délimitation définitive, et à une époque quelconque de
l'exploitation, que parmi les terrains concédés se trouvent des gisements non concessibles
aux termes de la loi du 15 mars 1870, le concessionnaire aura droit à une réduction de prix
proportionnelle à la valeur du manquant.
Art.
3. — L'État du Grand-Duché ne garantit au concessionnaire que la propriété des
mines, en ce sens qu'il ne garantit aucun rendement quelconque de celles-ci, pas plus qu'il
ne garantit la qualité, la richesse ou l'espèce de la mine, la concession étant faite uniquement
à raison de ce que les terrains concédés sont réputés terrains miniers.
En cas d'entraves apportées à leur exploitation par des tiers, le concessionnaire aura le
droit de se pourvoir comme il l'entendra pour faire disparaître ces entraves, ainsi que pour
obtenir réparation du dommage causé.
— La délimitation du lot concédé est définitivement fixée par le plan signé par les
parties et annexé à la présente convention, dont il fait partie intégrante.
La société concessionnaire accepte la remise du plan comme délimitation définitive et
comme délivrance du loi concédé, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir les propriétaires
de la surface.
En exécution de ce plan, il sera procédé dans un bref délai, aux frais du concessionnaire,
à l'abornement sur le terrain, contradictoirement entre l'Etat et le concessionnaire.
S'il était reconnu, môme après la délimitation définitive et à une époque quelconque de
l'exploitation, que parmi les terrains concédés se trouvent des gisements non concessibles aux
termes de la loi du 15 mars 1870, la société concessionnaire aura droit à une réduction de
prix proportionnelle à la valeur du manquant.
Est approuvée la convention
passée à la date du 16 novembre 1903 entre l'Etat
du Grand-Duché d'une part, et la Société ano-
nyme des hauts-fourneaux de Rodange d'autre
part, au sujet d'une concession de 1 hectare, 40
ares et 35 centiares de terrains miniers de fer
hydraté oolithique des gisements concessibles
de l'Etat, situes aux lieux dits «Le haut de
Saulnes et ferme d'Airsain », territoire de la
commune de Pétange, ban de Redange.
Mandons et ordonnons que la présente loi
soit inserée au Mémorial, pour être exécutée et
observée par tous ceux que la chose concerne.
Gefetz vom 19 Juli 1904, wodurch eine Erzeon-
cession von 1 Hectare, 40 Are und 35 Cenii-
are an die Rodinger Hochöfen - Gesellschaft
verlichen wird.
Wir
Adolph,
von Gottes Gnaden Groß-
herzog von Luxemburg,
Herzog von Nassau,
u., u., u.;
Nach Anhörung Unseres Staatsrathes;
Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;
Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-
netenkammer vom 30. Juni 1904 und derjenigen
des Staatsrathes vom 9. Juli dess. Jahres, wo-
nach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;
Haben verordnet und verordnen
Einziger Artikel. Der am 16. November 1903
zwischen dem Großherzoglichen Staate einerseits,
und der anonymen Hoch-Oefengesellschaft von Ro-
dingen anderseits, abgeschlossene Vertrag betreffend
eine Erzconcession von 1 Hectare, 40 Are und
35 Centiare in dem concessionsfähigen Felde, ge-
legen in den Orten genannt «Le haut, de Saulnes
u. Ferme d'Airsain», Gemeinde Petingen, Bann
Rodingen, ist genehmigt.
Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz ins
„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die
es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.
Der General-Director
des Innern,
H.
Kirpach.
Fait en double à Luxembourg, le 8 avril 1904
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KIRPACH.
J. LAUX.
J. LUDIG.
N. WILHELM
Schloß Berg, den 19. Juli 1904
Für den Großherzog
Dessen Statthalter,
Wilhelm,
Erbgroßherzog.
Château de Berg le 19 juillet 1904.
Pour le Grand-Duc
Son Lieutenant-Représentant,
GUILLAUME,
Grand-Duc Héréditaire.
Le Directeur général
de l'intérieur,
H.
KIRPACH.
Convention.
Entre l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par M. Henri Kirpach, Directeur
général de l'intérieur.
Et la société anonyme des hauts-fourneaux de Rodange, représentée par M. J. Fischer, son
directeur-gérant,
A été faite la convention suivante
— L'Etat du Grand-Duché ne garantit au concessionnaire que la propriété des
mines, en ce sens qu'il ne garantit aucun rendement quelconque de celles-ci, pas plus qu'il
ne garantit la qualité, la richesse ou l'espèce de la mine, la concession étant faite uniquement
à raison de ce que les terrains concédés sont réputés terrains miniers.
En cas d'entraves apportées à leur exploitation par des tiers, la société concessionnaire
aura le droit de se pourvoir comme elle l'entendra pour faire disparaître ces entraves, ainsi
que pour obtenir réparation du dommage causé.
— Restent réservés à l'État les gîtes de tout minerai étranger au fer qui peuvent
exister dans l'étendue de la concession accordée par la présente.
- Restent réservés à l'Etat les gîtes de tout minerai étranger au fer qui peuvent
exister dans l'étendue de la concession accordée par la présente.
— Le concessionnaire exploite les dits gisements en toute liberté et en choisissant
les couches qui lui conviennent ; il sera tenu de ménager l'exploitation d'après les règles de
l'art et en bon père de famille ; il fera le nécessaire pour ne pas compromettre l'exploitation
complète des diverses couches pendant la durée du présent traité ou après qu'il aura pris fin ;
il aura à se conformer aux lois, prescriptions et règlements sur l'exploitation des mines dans
le Grand-Duché de Luxembourg ; il devra établir les boisages nécessaires, conserver des
piliers d'une épaisseur suffisante et faire des revêtements en maçonnerie là où la nature du
terrain l'exigerait,
— La société concessionnaire exploite les dits gisements en toute liberté et en
choisissant les couches qui lui conviennent; elle sera tenue de ménager l'exploitation d'après
les règles de l'art et en bon père de famille; elle fera le nécessaire pour ne pas compromettre
l'exploitation complète des diverses couches ; elle aura à se conformer aux lois, prescriptions
et règlements sur l'exploitation des mines dans le Grand-Duché de Luxembourg ; elle devra
établir les boisages nécessaires, conserver des piliers d'une épaisseur suffisante et faire des
revêtements en maçonnerie là où la nature du terrain l'exigerait,
— En compensation des avantages lui accordés par la présente convention, le
concessionnaire payera chaque année à l'État du Grand-Duché de Luxembourg, pendant
cinquante années consécutives, une rente de 750 fr. par hectare, faisant en chiffres ronds
une rente de 3791 fr. environ.
Le premier paiement de cette rente aura lieu le 31 décembre 1904 et le dernier le 31
décembre 1953, au bureau du receveur de l'enregistrement et des domaines à Esch s/A,
Le concessionnaire est en retard de payer l'annuité de la rente par la seule échéance du
terme et sans qu'il soit besoin d'un acte quelconque pour le mettre en demeure.
Il doit de plein droit les intérêts à 5 pCt. de toute somme non régulièrement payée à son
échéance.
— En compensation des avantages lui accordés par la présente convention, la
société concessionnaire payera à l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg la somme de
20,583,80 fr. par hectare, soit la somme de 28,889,36 fr., à verser en une fois au moment de
la mise en possession.
— Il est permis au concessionnaire de se libérer entièrement du service des annuités
en payant le capital que l'ensemble des annuités encore à solder représente à l'intérêt annuel
de 5 pCt.
Il pourra de même se libérer par des remboursements partiels.
— Le Gouvernement s'engage à ne pas accorder de concessions gratuites et à faire
profiter la société concessionnaire de toute mesure législative générale qui améliorerait la
condition des exploitants de hauts-fourneaux.
— Le concessionnaire pourra céder ou affermer le tout ou une partie de sa conces-
sion, sous la condition que le cessionnaire ou locataire présentera toutes les garanties voulues
de solvabilité.
Le concessionnaire ou locataire est de plein droit réputé solvable, s'il est offert par ou
pour lui un cautionnement convenable assurant l'exécution de tous les engagements à remplir
vis-à-vis de l'État, inhérents à la présente convention.
Le concessionnaire est en droit de disposer de sa concession comme il l'entendra, sous la
condition qu'il soit entièrement libéré du service des annuités conformément à l'art. 7.
Toutes les dispositions de la présente convention sont applicables aux locataire, concession-
naire ou ayant-droit du concessionnaire.
— La société concessionnaire pourra céder ou affermer le tout ou une partie de sa
concession. Elle est en droit de disposer de sa concession comme elle l'entendra, sous la
condition que la mine soit consommée dans le Grand-Duché.
Toutes les dispositions de la présente convention sont applicables aux locataire, cession-
naire ou ayant-droit de la société concessionnaire.
— L'État est en droit d'exiger du concessionnaire des garanties suffisantes, soit en
cautionnement, soit en constitution d'hypothèque, pour le paiement de trois annuités de la
rente ci-dessus stipulée.
— La société concessionnaire s'engage à ne pas faire le trafic des mines du pilier
frontière formant l'objet de la présente concession, sinon la convention pourra être résiliée
avec dommages-intérêts au profit de l'État.
La société concessionnaire est toutefois autorisée à vendre, même à l'étranger, les mines
provenant des deux couches inférieures, noire et grise, de l'esponte frontière dont il s'agit au
présent contrat.
— Le concessionnaire répondra, d'après les principes de la loi, de tout dommage
que son exploitation pourra causer aux propriétaires de la surface ou autres.
— La société concessionnaire répondra, d'après les principes de la loi, de tout
dommage que son exploitation pourra causer aux propriétaires de la surface ou autres.
De même, les dépréciations et moins-values éventuelles résultant pour l'exploitation des
gisements, concédés par la présente, des mesures de précaution et de protection à exécuter
dans l'intérêt de la conservation et de la sécurité, tant des constructions actuellement situées
dans te périmètre de la dite concession que de toutes autres constructions ou installations
pouvant y être érigées dans la suite, demeurent exclusivement à charge de la société conces-
sionnaire.
En conséquence, celle-ci ne pourra prétendre à aucune diminution de prix ni dédomma-
gement quelconques, à raison du massif de protection qui pourrait y être établi, soit par les
concessionnaires de leur propre gré, soit d'office par l'autorité supérieure, dans l'intérêt de
la sécurité publique, conformément aux prescriptions de la loi du 21 avril 1810.
— Le Gouvernement s'engage à appliquer et à faire appliquer dans le sens le plus
favorable aux exploitants miniers, la disposition de l'art. 25, al. 5 du cahier des charges du
27 février 1869, annexé à la loi du 19 mars 1869, de manière que les chemins de fer con-
cédés et à concéder ne soient pas un obstacle au passage de chemins de fer particuliers
établis dans l'intérêt d'une exploitation économique des terrains miniers.
Le Gouvernement s'engage en outre à ne pas renoncer, par de nouvelles conventions, au
droit de décréter l'expropriation pour cause d'utilité publique dans les cas dans lesquels le
droit d'expropriation peut être reconnu à l'industrie d'après les lois existantes.
— Le Gouvernement s'engage à appliquer et à faire appliquer, dans le sens le plus
favorable aux exploitants miniers, la disposition de l'art. 25, al. 5 du cahier des charges du
27 février 1869, annexé à la loi du 19 mars 1869, de manière que les chemins de fer concédés
et à concéder ne soient pas un obstacle au passage de chemins de fer particuliers établis dans
l'intérêt d'une exploitation économique des terrains miniers.
Le
gouvernement s'engage en outre à ne pas renoncer, par de nouvelles conventions, au
droit de décréter l'expropriation pour cause d'utilité publique dans les cas dans lesquels le
droit d'expropriation peut être reconnu à l'industrie d'après les lois existantes.
— Les contestations auxquelles donnera lieu l'interprétation de la présente con-
vention seront jugées en premier ressort par trois arbitres à désigner à la diligence de l'une
ou de l'autre des parties par le président de la Cour supérieure de justice.
— La société concessionnaire élira un domicile administratif unique, qu'elle fera
connaître par une déclaration adressée au membre du Gouvernement chargé du service des
mines.
— La présente convention ne sera valable qu'après avoir reçu la sanction du
Souverain.
Élle sera enregistrée au droit fixe de 5 fr. et transcrite gratuitement, sauf le salaire du
conservateur.
Loi du 19 juillet 1904, portant octroi d'une con-
cession minière de 1 hectare, 40 ares et 35 cen-
tiares au profit de la société des hauts-fourneaux
de Rodange.
Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu ,
Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
etc., etc., etc. ;
Notre Conseil d'Etat entendu ;
De l'assentiment de la Chambre des députes ;
Vu la décision de la Chambre des députés du
30 juin 1904 et celle du Conseil d'Etat du 9 juillet
suivant, portant qu'il n'y a pas lieu à second
vote ;
Avons ordonné et ordonnons
— Les contestations auxquelles donnera lieu l'interprétation de la présente con-
vention seront jugées en premier ressort par trois arbitres à désigner à la diligence de l'une
ou de l'autre des parties par le président de la Cour supérieure de justice.
— La présente convention ne sera valable qu'après avoir reçu la sanction du
Souverain.
Elle sera enregistrée au droit fixe de cinq francs, et transcrite gratuitement, sauf le salaire
du conservateur.
Avis. — Ordre de la Couronne de chêne.
Par arrêté du 23 juillet ct., S. A. R. le Grand-
Duc a daigné conférer à M. Joseph Limpach,
secrétaire honoraire de la Chambre des comptes
à Luxembourg, la Croix de Chevalier de l'Ordre
de la Couronne de chêne.
Luxembourg, le 23 juillet 1904.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Administration des postes et des
télégraphes.
En exécution de Fart. 56 de l'arrêté royal grand-
ducal du 2 septembre 1877, l'examen prévu
par l'art. 46 du même arrêté pour l'obtention
d'un diplôme de surnuméraire dans l'adminis-
tration des postes et des télégraphes est fixé aux
19 et 20 septembre prochain, chaque fois de 9
heures du matin à midi et de 3 à 6 heures de
l'après-midi.
Les aspirants devront adresser leurs de-
mandes en admission à l'examen à la direction
des postes et des télégraphes pour le 8 septembre
prochain au plus tard et y joindre : 1° un extrait
de leur acte de naissance ; 2° un extrait du casier
judiciaire ; 3° un certificat de moralité civile à
délivrer par le collège des bourgmestre et éche-
vins de la commune ; 4° une attestation du mé-
decin de canton certifiant que le postulant n'est
sujet à aucune maladie ou infirmité incompatibles
avec le service qu'il recherche.
Bekanntmachung — Orden der Eichenkrone.
Durch Beschluß vom 23. d. Mts. haben S.
K. H. der Großherzog dem Hrn. Josef
Lim-
pach, Honorar-Sekretär der Rechnungskammer
in Luxemburg, das Ritterkreuz des Ordens der
Eichenkrone zu verleihen geruht.
Luxemburg, den 23. Juli 1904.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Post- und Telegraphen-
Verwaltung.
In Ausführung des Art. 56 des Kgl. Großh.
Beschlusses vom 2. September 1877 wird die in
Art. 46 zur Erlangung eines Fähigkeitsdiplomes
für den Grad von Supernumerar in der Post-
und Telegraphen-Verwaltung vorgesehene Prü-
fung am 19. und 20. September k., jedesmal von
9 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nach-
mittags abgehalten werden.
Bewerber haben ihre Gesuche um Zulassung
zur erwähnten Prüfung mit folgenden Belegstücken
für den 8. September k. spätestens an die Post-
und Telegraphen-Direction gelangen Zu lassen
1° einem Auszug des Geburtsaktes; 2° einem
Auszug aus dem Strafregister; 3° einem Zeug-
nisse des Schöffencollegiums über bürgerliche Mo-
ralität; 4° einem durch den Kantonalarzt aus-
zustellenden Zeugnisse, daß der Bewerber nicht mit
einer Krankheit oder einem Gebrechen behaftet
ist, welche ihn zur Ausübung des Dienstes, um
welchen er sich bewirbt, untauglich machen,
Fait en double à Luxembourg, le 16 novembre 1903.
Société anonyme des Hauts-Fourneaux
de Rodange.
Le Directeur-gérant,
J. FISCHER.
Le Directeur général
de l'intérieur
H. KIRPACH.
L'examen d'admission an surnumérariat porte
sur la connaissance des langues française et,
allemande, la calligraphie, l'arithmétique et la
géographie politique.
Luxembourg, le 25 juillet 1904
Le Directeur général des finances,
M.
MONGENAST.
Arrêté du 25 juillet 1904, concernant la publi-
cation du rapport général de la Chambre de
commerce pour l'année 1903.
LE MINISTRE D'ETAT, PRÉSIDENT
DU GOUVERNEMENT ;
Vu le rapport général de la Chambre de
commerce sur la situation du commerce et de
l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année
1903;
Arrête
Le rapport prémentionné sera publié comme
annexe au Mémorial.
Luxembourg, le 25 juillet 1904.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Die Aufnahmeprüfung für das Supernumer-
ariat begreift die französische und die deutsche
Sprache, das Schönschreiben, die Arithmetik und
die politische Geographie.
Luxemburg, den 25. Juli 1904.
Der General-Director der Finanzen
M. Mongenast.
Beschluß vom 25. Juli 1904, die Beröffeni-
lichung des allgemeinen Berichtes der Hau-
delskammer über die Lage des Handels und
der Industrie für das Jahr 1903 betreffend.
Der
Staatsminister,
Präsident
der
Regierung;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogthums während des
Jahres 1903;
Beschließt
Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-
morial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 23. Juli 1904.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Dépôts effectués durant le mois de juin 1904
fr.
823,846 64
Remboursements effectués
»
»
»
520,452 26
Excédent des
dépôts
Dépôts effectués depuis le 1er janvier 1904 au 1 e r
juin
f r . 5,143,473 63
Remboursements effectués
»
» 3,792,537 16
Excédent des
dépôts
Avoir
des déposants au 1 e r janvier 1904, les intérêts, de 1903 compris
Intérêts
bonifiés sur les livrets soldés depuis le 1 e r janvier 1904
Total
des dépôts
N o m b r e de livrets existants au 1er janvier 1904
Livrets
nouveaux
ouverts
depuis
le
»
Livrets
soldée
depuis
le
»
1 8 8 4
Excédent des livrets nouveaux
Total des livrets en cours
46,708
fr,
303,394 38
fr.
1,350,936 50
» 34,950,491 50
»
6,119 41
fr. 36,610,941 79
IMPR D. I. C. VICT DUCK LUXBG
Caisse d'épargne. — Situation au 1er juillet 1904.
ANNEXE au N° 51 de
1904.
R A P P O R T
GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
pendant l'année 1903.
Considérations générales.
L'année 1903 a continué, en l'accentuant, la période de convalescence économique
inauguree par l'année 1902 : elle s'est distinguée par un accroissement considérable des
transactions, mais sans parvenir à entraîner les prix qui sont restés déprimés et peu ré-
munérateurs.
Elle a réalisé pourtant au-delà des espérances conçues. On avait bien, au cours de
l'année 1902, le vague pressentiment d'une amélioration de la situation générale qui se pré-
parait : quelques signes précurseurs d'un relèvement du marché ranimaient la confiance si
fortement ébranlee et préservaient de nouvelles défaillances, si promptes après la crise
traversée ; mais l'avenir n'était pas envisagé sans appréhension.
Ce qui servait alors de reconfort, ce fut surtout le développement classique que prenait
la crise et qui permettait d'entrevoir le rétablissement de l'equilibre économique, le retour
à une situation normale par le seul effet des lois naturelles auxquelles obéit le marché. Si la
crise avait fait souffrir les industries, le principe vital d'aucune d'elles n'avait été detruit.
Dans presque toutes les branches de l'activité économique on a remarqué, en 1903, une
tendance au retour à une situation meilleure. Pour quelques-unes ce retour a été prompt et
énergique, mais pour la plupart d'entre elles il s'est opéré graduellement, avec une lenteur
regrettable. Encore les commencements de l'année ont-ils été traversés des effets de la
crise, tandis que la seconde moitié présentait un aspect plus favorable en général.
Memorial
des
Großherzogthums Luxemburg.
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
L'accroissement des transactions ressort en premier lieu des chiffres de l'exportation,
lesquels, s'ils ne sont pas un argument absolument sûr, forment toujours un indice d'une
valeur incontestable. Les exportations du Zollverein, pour les six dernières années, s'éta-
blissent ainsi
TONNES.
30,100,000
30,403,200
32,681,700
MK.
4,011
millions.
4,368,4
4,752,6
TONNES.
32,362,600
35,029,700
38,280,000
MK.
4,512,6 millions.
5,006,7
5,095
Pour l'appréciation des échanges intérieurs nous en sommes réduits à des déductions
quelquefois hasardées ; mais s'il ne nous est pas permis de presenter des chiffres à l'appui,
l'augmentation des expéditions que renseignent toutes les industries voiturières laisse pré-
sumer un développement parallèle, sinon supérieur, au commerce d'exportation.
Cette situation offre une perspective très rassurante pour l'avenir. L'histoire économique
des dernières années démontre à l'évidence que les échanges intérieurs et l'exportation se
soutiennent, se complètent, se compensent mutuellement. On a pu le constater encore pen-
dant la récente crise où l'exportation a soulagé dans une large mesure le marché indigène et
facilité aux transactions intérieures le retour à l'équilibre.
Beaucoup de rapports qui nous ont été adressés relèvent l'abondance des transactions,
tout en insistant sur la circonstance que la dépression des prix ne permettait de retirer aucun
bénéfice de la situation plus active. D'autres rapports font ressortir que les prix des matières
premières poursuivent une marche ascendante qui est restée sans influence sur les fabricats.
Des sautes de prix très fâcheuses ont été signalées, notamment pour les cotons, les laines et
les peaux.
L'inertie des prix de vente s'est maintenue durant toute l'année 1903. Logiquement, le
prix naturel qui s'établit comme résultat du libre jeu des transactions et qui est déterminé
par les frais de production et la situation du marché, devait être entraîné par l'activité re-
naissante des transactions. Il n'en a rien été, car au réveil de la consommation correspondait
une production croissante.
Pour nos minières nous pouvons constater une augmentation de la production de 879,943
tonnes, qui est restée sans influence sur les prix. Les autres industries extractives renseignent
une situation analogue, caractérisée par l'ampleur de la production et la faiblesse des prix.
C'est dans la métallurgie que cette situation a trouvé surtout son expression
La pro-
duction de la fonte a passé de 1,080,305 tonnes à 1,217,830 tonnes. Cette augmentation de
137,525 tonnes, la plus forte qui ait été jamais constatée, n'a pas fait gagner aux prix une
avance sérieuse, et les établissements métallurgiques ont dû chercher une compensation
dans l'élargissement de leur production qui leur permettait une diminution des frais géné-
raux. La production de l'acier a passé de 314,930 tonnes à 371,979 tonnes.
Dans le bâtiment on a remarqué une allure plutôt calme. La tannerie renseigne un cou-
rant d'affaires plus actif pour les établissements à tannage rapide ; par contre la ganterie
signale une diminution sérieuse pour les qualités fines, insuffisamment compensée par la
faveur plus grande dont jouissaient les qualités ordinaires. L'industrie textile a été éprouvee
tout particulièrement par les variations brusques dans les prix des matières premières.
Pour les industries de consommation la situation a été diverse. En brasserie, le recul,
inauguré par l'année 1902, s'est encore accentué. La meunerie a été en reprise. En général
on a constaté, du côté de ces industries une allure plus ferme pourtant.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1903, il convient de
signaler plus particulièrement celles qui suivent
Tarifs maritimes.
Au cours de l'année 1901, la Chambre de commerce avait signalé au Gouvernement que
l'extension des tarifs de faveur, dits «tarifs maritimes», au réseau ferré luxembourgeois était
vivement à désirer dans l'interêt de notre commerce. Une réclamation d'une maison de den-
rées coloniales en gros lui fournit l'occasion de reprendre la question.
Les tarifs de faveur sont appliqués dans le « Rheinisch-Westphälisch-Nordwestdeutscher
Seehafenverkehr » à 21 catégories de marchandises et à un nombre désigné de stations. Ces
21 catégories comprennent les articles suivants
1° pétrole et naphte ;
2° peaux brutes, cornes, cafés, raisins secs, amandes, tabacs bruts, suif, huile de foie
de morue ;
3° harengs ;
4° déchets de fil de coton, matières tinctoriales, résines ;
5° riz et ses dérivés ;
6° articles en fer, acier, laiton ;
7° fil de fer, vis, écrous, clous, chaînes etc. ;
8° fer et acier pour les constructions ;
9° fers bruts ;
10° avoines, farines et colza ;
11° minium, zinc, céruse ;
12° huile de palme ;
13° alcool et esprit de vin ;
14° coton brut et déchets ;
15° plomb en lingots etc. ;
16° amidon, dextrine etc. ;
17° verres à vitres etc. ;
18° sucre ;
19° vitriol ;
20° bouteilles etc. ;
21° arachides.
Aucune station du Grand-Duché n'est comprise dans ce tarif. L'exclusion de ce traite-
ment de faveur n'est pas seulement à regretter au point de vue du commerce, mais également
à celui des consommateurs de ces articles auxquels le commerce fait supporter les frais de
transport par une augmentation proportionnelle de ses prix de vente.
Ces tarifs maritimes présentent une diminution des frais de transport variant entre 20 et
50 pCt., suivant les catégories. Ainsi un wagon de 10 tonnes d'une marchandise désignée
acquitte de Hambourg à Trèves
d'après le tarif ordinaire, 480 mk. de frais de transport,
»
maritime, 280 »
»
»
La Chambre a donc appelé de nouveau l'attention du Gouvernement sur une solution
prompte de cette question. Pour faire ressortir le préjudice que la situation actuelle porte à
certaines branches de notre commerce, elle l'a prié de bien vouloir faire établir, par l'admi-
nistration afférente, un tableau comparatif des frais de transport pour ces 21 catégories de
marchandises
a) d'après le tarif ordinaire pour les expéditions directes de Brême à Luxembourg ;
b) d'après le tarif maritime jusqu'à Trèves et tarif ordinaire de Trèves à Luxembourg,
pour les cas assez fréquents d'expédition directe pour Trèves et de réexpédition ultérieure
pour Luxembourg ;
c) d'après le tarif maritime jusqu'à Luxembourg, Esch, etc. dans la supposition que le
bénéfice de ce tarif serait étendu au Grand-Duché.
Dans sa réponse, la Direction impériale de Strasbourg établit que les frais de transport
pour les diverses catégories de marchandises : denrées coloniales, peaux, tabacs bruts, etc.,
pour lesquelles la Chambre de commerce avait demandé l'application du « Seehafen-Aus-
nahmetarif » aux principales stations luxembourgeoises, — même en admettant le bénéfice
des tarifs réduits — resteront, pour le trajet Brême-Trèves, toujours le double du trajet
Anvers-Luxembourg. Comme il s'agit d'articles d'importation, les droits d'entrée peuvent
être laissés en dehors de la question.
Pour les deux trajets susdits les frais de transport ressortent ainsi
Peaux
Poissons
Harengs
Harengs fumés ou marinés
Pétrole
Riz
Anvers-Luxembourg.
(Tarif en vigueur.)
9,36 Mk.
9,64
9,36
9,64
9,64
7,94
Brême-Trèves.
(Tarif maritime.)
18,80 Mk.
22,50
17,30
22,50
18,30
14,80
Il est donc peu probable qu'il soit fait un grand usage des tarifs maritimes allemands,
d'autant plus que l'écart qui ressort des chiffres ci-dessus s'agrandit en raison de la distance
supplémentaire Trèves-Luxembourg. Jusqu'à présent, des wagons entiers de ces articles sont
arrivés rarement à Luxembourg.
Néanmoins, la Direction impériale de Strasbourg s'est déclarée prête à prendre en
sérieuse considération les vœux de la Chambre de commerce.
A varies aux marchandises fragiles. — Transport des vins.
A la date du 17 septembre, la Chambre a attiré l'attention du Gouvernement sur la
fréquence des avaries qui arrivent, sur les chemins de fer en général, aux marchandises
fragiles, ainsi que sur les mesures à prendre pour le transport des vins pendant l'hiver.
Il a été constaté que les avaries auxquelles le transport des marchandises fragiles donne-
lieu, sont trop fréquentes. Ces avaries se produisent généralement pendant les opérations du
chargement, de l'arrimage, du transbordement et du déchargement des colis. Très souvent
la demande d'indemnité de l'expéditeur est écartée par le chemin de fer qui allègue un vice
de fabrication, un emballage défectueux, ou qui ne peut établir si l'avarie s'est produite avant
ou après l'acceptation au transport. C'est donc l'expéditeur qui doit supporter la perte en
résultant.
La fréquence de ces avaries doit être attribuée, à ce qu'il paraît, à l'incurie du personnel
subalterne des chemins de fer qui distribue aux colis à charger, à arrimer, à transborder ou
à décharger, des soins trop mercenaires. Un renforcement de la surveillance de ces opé-
rations semble inefficace. De l'avis de la Chambre il s'agirait de développer chez ce personnel
subalterne, par des instructions rigoureuses, le sentiment des responsabilités qui pèsent sur
lui, d'appeler, par des considérations d'ordre moral, son attention sur les soins que mérite
le bien d'autrui qui lui est confié.
Ces observations présentent un caractère général. La Chambre ne croit pas que les
inconvénients signalés soient plus accentués sur nos lignes que partout ailleurs, elle entend
simplement contribuer, pour sa part, à un mouvement dont l'initiative a été prise par divers
corps similaires de l'étranger.
Le commerce des vins souffre des difficultés qui s'opposent, pendant l'hiver, au transport
des vins, soit en fûts, soit en bouteilles, qui sont exposés à des altérations très graves par
l'effet de la gelee. La Chambre de commerce pense que les chemins de fer devraient mettre
à la disposition des intéressés des wagons spéciaux, dont l'agencement serait analogue à
celui des wagons privés destinés au transport de la bière, c'est-à-dire des wagons à parois
doubles, susceptibles d'être chauffés pendant la mauvaise saison.
Depuis quelques années les Chambres de commerce de Cologne, Mayence, Strasbourg,
Metz et Trèves s'occupent de la même question. Des essais ont été faits sur diverses lignes
allemandes, puis abandonnés. Il paraît que ces essais étaient trop imparfaits et trop peu
connus du public pour donner des résultats bien appréciables. D'ailleurs, l'application du
tarif de grande vitesse faisait reculer le commerce devant l'emploi d'un mode de transport
aussi coûteux.
Les perfectionnements que la technique moderne a apportés dans la construction de ces
wagons semblent indiquer aux chemins de fer les moyens de réduire les tarifs appliqués
antérieurement à ce genre de transport et concilier ainsi les interêts des chemins de fer et
du commerce des vins.
Horaire des trains.
A la demande d'un de nos établissements industriels, la Chambre de commerce a présenté
au Gouvernement, à la date du 21 janvier, la réclamation suivante au sujet des retards que
subissait la correspondance de l'Allemagne du Nord par suite des changements d'horaire
sur la ligne de Trèves, nécessités par la création du nouveau train direct Berlin-Luxem-
bourg-Paris
« La correspondance de l'Allemagne du Nord que l'express de Cologne par la ligne de
l'Eifel apporte à Trèves à 11 h. 35, arrivait à Luxembourg, avant la création du nouveau
train Berlin-Trèves-Luxembourg-Paris, à 1 h. 41 ; depuis la création du nouveau train, la
même correspondance n'arrive ici qu'à 4 h. 15. Il en est résulté naturellement un retard de
plusieurs heures dans la distribution de la correspondance, retard qui est fort préjudiciable
aux intérêts de nos commerçants et industriels.
Il pourrait être remédié à cet état de choses en retardant de dix minutes le départ du
train qui quitte Trèves à 11 h. 35 du matin. La correspondance qui arrive à Trèves à 11 h. 35
par l'express de l'Eifel, joindrait ce train et arriverait ainsi à Luxembourg vers midi et 28 à
40 minutes. »
***
A la date du 16 juin, elle a appelé l'attention du Gouvernement sur une modification
regrettable dans l'horaire mis en vigueur à partir du 1er mai
« Le train pour Paris via Petange part de Luxembourg à midi 35, alors qu'un train de
Troisvierges arrive en gare de Luxembourg à midi 39 et un train de Trèves à midi 43. Les
voyageurs de la ligne du Nord qui désirent prendre la correspondance pour Paris, doivent
être rendus à Luxembourg par le train qui arrive à 9 h. 6, ceux de la ligne de Trèves par
celui de 9 h. 36 du matin.
Deux de nos lignes principales sont privées ainsi d'une correspondance directe avec le
train de France. La Chambre de commerce se fait donc l'interprête d'un vœu à peu près
général en sollicitant l'intervention du Gouvernement auprès des chemins de fer intéressés à
l'effet d'obtenir un remaniement de l'horaire de ces trains.
L'écart insignifiant entre le départ du train de Paris et l'arrivée des trains de Troisvierges
et de Trèves, qui est de quatre minutes pour le premier et de huit minutes pour le dernier,
lui a permis de croire que l'établissement d'une correspondance entre les trois trains ne
rencontrera pas de sérieuses difficultés. »
Réduction du taux légal de l'intérêt.
Le Gouvernement ayant demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la proposition
suivante : « L'intérêt légal sera en matière civile de 4 pCt. et en matière de commerce de
5 pCt. », une commission composée de MM. Duchscher, Lambert et de Marie, fut chargée de
l'examen de cette question. Le rapport présenté par cette commission, qui a été approuvé à
l'unanimité dans la séance du 17 novembre pour être transmis au Gouvernement comme avis
de la Chambre de commerce, s'exprime ainsi
Le projet de loi que le Gouvernement soumet à notre appréciation avait été rejeté par la
Chambre des députés l'année passée, alors qu'il était présenté sous une forme plus générale
qui prévoyait egalement certaines restrictions pour le taux conventionnel.
Aujourd'hui, on écarte la réduction du taux conventionnel et on ne demande plus que
celle du taux legal, fixant le maximum du taux de l'intérêt légal à 4 pCt. en matière civile et
à 5 pCt. en matière commerciale. Le principal argument qu'on fait valoir en faveur de l'abais-
sement du taux c'est le fait que dans tous les pays qui nous entourent cette réduction est déjà
réalisée ; en France, la loi du 10 avril 1900 fixe le maximum de l'intérêt légal à 4 pCt. en
matière civile et à 5 pCt. en matière commerciale ; en Belgique, depuis la loi du 20 décembre
1890, le taux légal est fixé à 4 1/2 pCt. respectivement à 5 1/2 pCt. ; tout récemment, lors de
l'entrée en vigueur du nouveau code civil en Allemagne, le taux légal a été fixé pour ce pays
à 4 pCt. en matière civile et à 5 pCt. en matière commerciale.
A première vue on serait tenté de ne pas examiner le principe de cette question et de la
résoudre dans le sens des lois en vigueur chez nos voisins. Il n'est pas sans intérêt cepen-
dant d'exposer les raisons qui militent pour et contre ce projet.
Il faut relever d'abord que le Grand-Duché de Luxembourg est, sous le rapport de la
fixation du taux de l'intérêt, dans une situation exceptionnelle. Chez nos voisins, le taux de
l'intérêt est réglé par les grandes banques d'émission : en France par la Banque de France,
en Belgique par la Banque Nationale et en Allemagne par la Banque de l'Empire. On pourrait
objecter que le taux de l'intérêt est réglé en premier lieu par les conditions économiques d'un
pays ; la commission n'en disconvient pas, mais elle ajoute que ces conditions économiques
trouvent leur expression dans le taux tel que les diverses banques le fixent, selon la situation
du marché.
Chez nous, où il n'existe pas de banque régularisatrice, les prêts d'argent sont réglés
par les notaires et par les banquiers ; or il est notoire que le minimum du taux appliqué est
de 5 pCt. tant en matière civile qu'en matière commerciale.
En entrant dans les diverses considérations qui ont engagé les législateurs des pays
avoisinants à abaisser le taux de l'intérêt légal, la commission croit bien faire de suivre les
débats de la commission du « Reichstag », appelée en 1898 à donner son avis sur la matière.
Naturellement ces avis étaient partagés : les uns soutenaient que depuis longtemps le taux de
l'intérêt pour les placements sûrs etait en diminution constante, que le développement crois-
sant des affaires devait donner lieu tôt ou tard à l'application d'un intérêt très minime, grâce
à l'abondance des capitaux qui afflueraient par suite des bénéfices réalisés, que, finalement
l'Allemagne avait achevé la construction de son réseau de chemins de fer et que l'absorption
des capitaux nécessaires à cette vaste entreprise deviendrait nulle et n'inquiéterait plus le
marché.
Les adversaires de la réduction du taux légal soutenaient avec beaucoup plus de raison
que le créancier poursuivant est, dans le cas spécial qui nous occupe, beaucoup plus intéres-
sant que le débiteur souvent négligent, qu'il serait logique de donner au créancier le taux
d'intérêt auquel il aurait eu droit si le débiteur ne lui avait pas retenu ses capitaux, que, fina-
lement, le créancier poursuivant est très souvent dans le cas de devoir payer à son notaire
ou aux banquiers un intérêt supérieur à celui qu'il ne pourrait plus obtenir de son débiteur
par suite de la réduction du taux légal.
Ici nous touchons la situation particulière du Grand-Duché relevée ci-dessus : qu'à défaut
d'une grande banque d'émission, l'interêt n'est pas suffisamment réglé chez nous et que le
minimum du taux de l'intérêt est appliqué à raison de 5 pCt. Si l'on ne consultait que la
logique, on se placerait du côté des adversaires de la réduction. En effet, les considérations
de ses defenseurs tombent presque toutes à néant.
Quand, en 1898, la commission du Reichstag affirmait que le taux de l'intérêt pour des
placements sûrs et solides ne dépasserait plus 4 pCt., elle était sous l'impression des six der-
nières années pendant lesquelles la Reichsbank avait abaissé le taux de l'escompte dans des
proportions inconnues jusque là. Pour cette époque, l'argumentation était juste et fondée,
mais où la commission faisait erreur, c'est quand elle préjugeait l'avenir et qu'elle prévoyait
la durée constante d'un taux d'intérêt peu élevé.
Deux ans plus tard les évènements ont prouvé à cette commission combien son argumen-
tation était frivole ; en effet, pendant l'année 1900, la Reichsbank s'est vu forcée d'élever le
taux de l'escompte à 7 pCt. pour les effets bancables, à 8 pCt. même pour les prêts garantis
par des titres de premier ordre.
Encore faut-il opposer aux défenseurs du projet que c'est justement le développement
des conditions économiques qui provoque un renchérissement de l'argent. L'Europe est en ce
moment le théâtre d'une lutte terrible entre les principaux pays qui ont à cœur d'accroître
leur importance industrielle et d'étendre leurs relations commerciales surtout dans les pays
d'outre-mer : il va sans dire que cette lutte exige un surcroît de capitaux qui devra néces-
sairement entraîner une augmentation du taux de l'intérêt.
La Chambre de commerce a dejà fait valoir, avant la réunion de la commission du
Reichstag, les arguments des adversaires du projet en question. C'était en 1892, quand le
Gouvernement avait une première fois demandé son avis sur cette matière.
En résumé, la commission ne croit pas qu'il soit indiqué, dans les conditions actuelles ou
futures du loyer de l'argent, d'apporter une réduction à notre taux légal ; au contraire, pour
les motifs exposés ci-dessus, elle pense qu'il serait plutôt logique de le maintenir.
Si elle se rallie néanmoins au projet du Gouvernement, c'est par la considération toute
spéciale qu'il sied mal à un petit pays enclavé dans les frontières de voisins puissants d'avoir
l'air de rester en retard et de ne pas s'associer à un mouvement considéré comme un progrès.
*
**
A l'occasion de cette modification de la loi sur le taux de l'intérêt légal, la commission a
cru devoir exprimer le désir de voir régler en faveur de notre petit commerce et de nos
artisans la perception d'un intérêt, sans passer au préalable par une convention particulière.
Il est établi aujourd'hui d'une façon incontestable que le petit commerçant et l'artisan
rencontrent les plus grandes difficultés par suite des lenteurs apportées dans le règlement
des notes de fournitures. C'est ainsi que des crédits de neuf mois, voire même de plusieurs
années doivent être accordés, sans qu'il soit possible au fournisseur de se dédommager de la
perte subie par la perception d'un intérêt en dehors de l'interêt conventionnel.
Or, l'intérêt conventionnel n'est pas réalisable dans la pratique de ces petites affaires et
le petit commerçant aurait trop à craindre de la concurrence s'il se mettait à appliquer des
conditions apparemment onéreuses, sans être couvert dans son procédé par une mesure
générale.
En Allemagne il est tenu compte de cette situation : la loi y autorise la perception de
l'intérêt « vom Tage der falligen Forderung an ». Puisque, pour les fournitures de nos
petits commerçants et de nos artisans il n'est pas fixé d'échéance, on pourrait généraliser
cette disposition en stipulant que ces espèces de fournitures sont échues et payables au plus
tard six mois après la livraison.
Cette disposition de la loi allemande serait également d'un grand avantage pour notre
commerce en général, car dans le commerce de gros et dans l'industrie l'application de
l'intérêt devient souvent impossible par suite des difficultés de l'établissement des preuves
au sujet de la convention.
Une facture p. ex. portant que l'intérêt est dû à partir du délai stipulé, forme-t-elle
une convention ? Les avis sont partagés.
Il y aurait donc lieu d'écarter d'une façon définitive toute équivoque à cet égard et de
s'en tenir au texte allemand en stipulant que « l'intérêt est dû de plein droit à partir de
l'échéance ».
Brevets d'invention et marques de fabrique.
A la date du 30 décembre, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les
considérations suivantes, touchant la « Convention de l'Union de Paris pour la protection de
la propriété internationale »
Dans le but essentiel d'atteindre les contrefaçons et d'assurer une ample protection à
tout ce qui concerne les brevets d'invention, les marques de fabrique, les dessins et modèles
industriels, 21 Etats se sont groupés en une union internationale et ont signé une convention
par laquelle chaque État intéressé accorde aux nationaux étrangers, dont le Gouvernement
fait partie du groupe, les mêmes droits et la même protection qu'il accorde à ses propres
nationaux.
Cette convention fut conclue en 1883 entre la France et ses colonies, la Grande-Bre-
tagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, le Brésil, la Suisse, le Portugal, la Serbie
et la Tunisie. En 1885 vinrent s'ajouter la Suède et la Norvège, en 1887, les États-Unis, en
1888, les Indes néerlandaises ; puis, de 1890 à 1899, la République dominicaine, Curaçao, la
Nouvelle Zéelande, Queensland, le Danemark, le Japon, le Mexique. L'Allemagne n'y a
adhéré que le 1er mai 1903.
La convention porte le nom de « Convention d'Union de Paris pour la protection de
la propriété internationale ».
Au début elle se heurtait à une forte opposition de la part des chambres de commerce
françaises qui prétendaient avec raison que la France donnait plus aux étrangers qu'à ses
propres nationaux. Par exemple : aucun brevet n'est accordé en France si l'invention qui en
fait l'objet n'est pas exploitée en France même. Sous l'empire de la situation actuelle, un
Luxembourgeois, même s'il possède un brevet français, ne peut introduire en France un
seul spécimen de son invention sous peine de déchéance du brevet français. Ces graves
inconvénients ont complètement disparu pour les nationaux des États signataires de l'Union
de Paris.
Jusqu'à présent le Grand-Duché n'a pas encore de loi réglant la protection des dessins
et modèles industriels, et comme notre pays n'offre sous ce rapport aucune réciprocité, un
Luxembourgeois ne peut en son nom personnel déposer en Allemagne un « Gebrauchs-
muster ». Si, cependant, le Grand-Duché faisait partie de l'Union de Paris, cette difficulté
tomberait d'elle-même pour nos intéressés et sans que, faute de loi afférente, la réciprocité
fût accordée aux étrangers.
Pour les marques de fabrique ou de commerce, le Luxembourg n'a de convention
qu'avec cinq Etats : la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie et l'Angleterre ; par notre
adhésion à l'Union de Paris seize autres Etats s'ouvriraient à nous.
Par l'effet de cette adhésion, le Luxembourgeois qui aurait déposé dans un seul Etat de
l'Union un brevet, un modèle ou une marque de fabrique, jouirait, pour effectuer son droit
de dépôt dans les autres Etats, d'un droit de priorité dans tous les États signataires, qui est
de douze mois pour les brevets et de quatre mois pour les marques et les modèles.
Il est incontestable que ce droit de priorité donne à l'inventeur le précieux avantage
d'expérimenter son invention avant de risquer de fortes sommes pour l'obtention d'un brevet
dans les autres Etats. Si, par exemple, un Luxembourgeois prend un brevet en Belgique, où
le tarif est le plus réduit, il obtient la priorité dans les vingt autres Etats, tout en ayant le
temps d'aviser à ses dispositions futures.
Aujourd'hui il en est tout autrement. Ainsi un brevet luxembourgeois tombe, même
comme brevet luxembourgeois, s'il n'est pas demandé dans l'espace de trois mois en Alle-
magne ou si l'Allemagne le refuse pour une cause quelconque.
Actuellement tout étranger doit exploiter l'objet de son brevet endéans de la première
année en Belgique et de la deuxième année en France. L'Union de Paris, par contre, accorde
trois années, et encore, en cas de non-exploitation, l'inventeur a le droit de justifier les
causes de son inaction, et son brevet lui reste conservé si ces causes sont trouvées justifiées.
Une marque de fabrique luxembourgeoise ne pourrait être refusée dans l'Union de Paris
sous prétexte qu'elle ne répond pas à la législation intérieure de tel ou tel État qui doit la
protéger. Le nom commercial est protégé de fait dans toute l'Union sans obligation de dépôt.
Tout produit portant illicitement une marque de fabrique ou un nom commercial pourra
être saisi à l'importation dans toute l'Union. La protection réciproque contre la concurrence
déloyale est accordée dans tous les Etats de l'Union.
Enfin, l'Union accorde une protection temporaire et provisoire aux inventions non encore
protégées et figurant à une exposition non officielle ou officiellement reconnue. Par l'effet de
cette protection provisoire l'inventeur pourra s'assurer, avant de s'engager dans des frais
considérables, si le public témoigne réellement de l'intérêt à son invention.
Réadmission en franchise des gants de peau cousus en Belgique.
Par décision de M. le Ministre des Finances de Prusse, en date du 7 septembre 1903, la
réadmission en franchise de gants de peau (der passive Veredlungsverkehr mit Lederhand-
schuhen), expédiés à l'étranger pour y être cousus, cessera définitivement à la fin de l'année
1909.
Cependant, pour faciliter la transition au nouvel état de choses dans la mesure du possible
et surtout pour permettre la formation d'un nombre suffisant d'ouvriers indigènes aptes à la
couture des gants, le retrait des autorisations existantes ne s'effectuera que progressivement.
L'état actuel ne sera pas modifié avant la fin de l'année 1904 ; pendant les années 1905 et
1906, la réadmission sera réduite de 10 pCt. de son importance actuelle ; pendant chacune
des années 1907, 1908, 1909 et 1910, de 20 pCt., de sorte qu'elle cessera d'exister à la fin de
l'année 1909. Pour l'évaluation de ces réductions successives, il pourra être pris pour base
le maximum atteint pendant une des années de 1900 à 1904. De nouvelles autorisations ne
seront plus accordées.
A ce sujet, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les considérations
suivantes
A diverses reprises nos fabricants de gants ont présenté à l'administration des douanes
des réclamations où ils ont fait ressortir l'impossibilité de faire coudre et piquer, dans le
pays-même ou à l'intérieur du Zollverein, les quantités considérables de gants qui sont fabri-
quées à Luxembourg. Les circonstances qui ont dicté ces réclamations n'ont pas encore
changé depuis.
Un fait qui suffirait à démontrer les difficultés que rencontrent nos fabricants pour la
couture des gants est celui-ci : Après avoir fondé au prix de grands sacrifices quelques ateliers
dans le pays, les fabricants allemands sont venus accaparer une grande partie de la main-
d'œuvre si péniblement formée ici. En ce moment, nos quatre fabricants en sont venus à
se disputer les ouvrières dans une même localité.
Il est donc permis de poser cette question : Si l'Allemagne juge la main-d'œuvre suffi-
sante, comment s'expliquer que les fabricants allemands viennent se rabattre sur le Grand-
Duché ?
Depuis le temps que notre ganterie a pris son développement actuel, le besoin s'imposait,
en dépit des frais de douane, de faire appel à la main-d'œuvre belge. Les ressources du
Grand-Duché ne suffisent pas aux besoins de cette industrie et, malgré tous les efforts des
fabricants, elle ne pourra atteindre le niveau voulu.
L'expérience a prouvé que, dans un pays comme le Grand-Duché, où les salaires des
ouvriers sont élevés, l'introduction d'une industrie appropriée à la main-d'œuvre féminine se
heurte à de nombreuses difficultés. En général, nos jeunes filles préfèrent se mettre en con-
dition que de s'adonner à un travail sédentaire comme l'est la couture des gants.
Dans la partie ardennaise du pays, moins favorisée par la nature, les essais successifs
qui ont été faits pour acclimater cette industrie de maison n'ont donné qu'un médiocre résul-
tat ; dans le bassin minier et dans les contrées vinicoles de la Moselle elles ont échoué com-
plètement. L'aisance qui règne dans ces deux régions ne permet pas d'entrevoir le moindre
succès pour l'avenir.
Pour satisfaire au désir exprimé à diverses reprises par l'administration des douanes de
faire coudre les gants à l'intérieur du pays, on a cherché à forcer en quelque sorte l'introduc-
tion de cette industrie en montant à grands frais des ateliers de couture. Les résultats ont
été nuls. Après avoir dépensé des sommes considérables pour l'achat de machines, appointe-
ments des directrices, loyers et frais d'établissement, les fabricants en ont été réduits à voir
fermer ces ateliers l'un après l'autre.
Comme seul résultat ils ont renseigné des travaux mal faits qui ont provoqué des récla-
mations de la part de la clientèle pendant des mois encore après que les ateliers avaient déjà
fermé leurs portes.
L'administration semble n'avoir pas examiné la question de savoir si la possibilité existe
d'étendre la couture des gants dans le pays. Pourtant cette mesure est d'une gravité extrême
elle pourrait acculer nos fabricants à réduire leur production aux deux tiers ou au quart, car
il sera impossible à l'industrie gantière de supporter des frais de douane de 2 marks sur sa
propre marchandise. L'administration se rend-elle bien compte que cette mesure entraînerait
le renvoi de centaines d'ouvriers: chamoiseurs, teinturiers, apprêteurs, journaliers, dres-
seuses, brodeuses et autres ?
Si la décision de M. le Ministre des Finances de Prusse devait être appliquée au Grand-
Duché, nos fabricants se verraient forcés soit de réduire sensiblement leur production, soit
de faire fabriquer complètement en Belgique, de la peau brute jusqu'au gant fini, la partie
destinée à être consue dans ce pays. Le prix entier de la main-d'œuvre passerait en Belgique
et le Zollverein y perdrait des sommes considérables.
D'ailleurs, notre fabricat porte plutôt le cachet du gant français ou belge, et c'est préci-
sément cette qualité qui le fait demander par la clientèle anglaise. Sans la couture belge, toute
la clientèle anglaise serait perdue entraînant celle des colonies anglaises.
L'industrie gantière demande des expéditions promptes à l'atelier de couture et des
retours non moins prompts. Ces envois se font donc en grande vitesse. Il n'est guère de
fabricat qui soit aussi sensible aux influences de la température que le gant de peau : les
grandes chaleurs, l'humidité, l'entassement prolongé de marchandises fraîches le détériorent
rapidement, de sorte que ces envois ne sauraient être longtemps en cours d'expédition et qu'il
faut toujours choisir la route la plus directe et la plus rapide.
Une particularité du marché gantier impose encore ces procédés prompts : la clientèle
anglaise ne remet ses ordres que quand elle y est forcée par des besoins urgents. Les délais
de livraison sont alors assez restreints et la distance qui sépare la fabrique de l'atelier de
couture n'est pas à négliger. On ne peut donc pas songer à faire coudre nos gants en Silésie
p. ex., la distance étant trop considérable.
Nul ne ressent plus les désavantages du système actuellement pratiqué que nos fabri-
cants de gants eux-mêmes, une partie de leurs ouvriers échappant à leur contrôle personnel.
Voilà une raison qui les engagerait déjà à faire exécuter la couture dans le pays-même si la
chose était possible.
Vers 1890, la ganterie se trouvait dans une situation analogue : les frais de douane absor-
baient la totalité des bénéfices réalisés. Des demandes pour l'obtention de la réadmission en
franchise des gants consus en Belgique restèrent sans effet, quoique des concurrents alle-
mands eussent bénéficié alors de ce traitement de faveur. Nos fabricants réclamaient seule-
ment l'égalité de traitement pour producteurs allemands et luxembourgeois. Les motifs de
ce traitement inégal n'ont pas encore été expliqués.
On avait fait alors l'acquisition d'un nombre important de machines pour la couture et
la piqûre. Elles forment aujourd'hui un capital improductif, les ouvriers faisant défaut.
En Belgique, la situation est différente. La couture des gants y forme, depuis près d'un
siècle, une branche de l'activité nationale. De plus, l'émigration des jeunes filles ne présente
pas les mêmes proportions que dans le Grand-Duché. Ce qui facilite encore la tâche du
fabricant, c'est la circonstance qu'il existe en Belgique un grand nombre d'entrepreneurs de
couture qui exercent cette profession. Ceux-ci prennent livraison de milliers de gants non
cousus qu'ils distribuent parmi la population des campagnes ; ils veillent à ce que le travail
soit exécuté avec soin et â ce que les délais de livraison soient rigoureusement observés. La
collaboration de ces entrepreneurs est très précieuse, le patron ne pouvant surveiller que
difficilement tous les services que comporte la fabrication.
Il faut faire remarquer ensuite que toutes les peaux mises en œuvre par nos ganteries
proviennent des pays du Zollverein. Les peaux sont chamoisées, teintes et apprêtées ici pour
être livrées à la coupe et à la broderie qui se font également dans nos fabriques.
Une partie de nos gants est cousue dans le pays-même; le reste, qui ne peut être cousu
dans le pays, est envoyé en Belgique. La ganterie travaille donc des peaux indigènes et une
faible part seulement des salaires dépensés prend le chemin de l'étranger.
En retirant les facilités douanières existantes, on rendrait la fabrication presque impos-
sible. La répercussion qu'une restriction de la fabrication aurait sur notre population ouvrière
a déjà été mentionnée plus haut.
En résumé, la main-d'œuvre féminine du pays n'offre pas de ressources suffisantes pour
la couture et la piqûre de notre production gantière. Quand même elle offrirait une marge
plus considérable, un terme de cinq ans ne suffirait pas pour former les ouvrières à ce travail.
A cet effet il faudrait quinze ou vingt ans, les femmes pouvant être employées également à
raffiler, à assortir, à broder, à dresser et à noircir les coutures sans parler d'une série
d'autres travaux.
Une seule fabrique de Luxembourg occupe à ces divers travaux 500 ouvrières et le seu
recrutement de cette partie de la main-d'œuvre féminine a présenté les plus grandes difficultés
Exposition du travail à Luxembourg en 1904.
La Chambre de commerce a accueilli avec une satisfaction des plus vives le projet de
Gouvernement d'organiser, dans le courant de l'année 1904, une exposition du travail à
Luxembourg.
Si le métier et la petite industrie se transforment et se modernisent, les progrès réalisés
sont bien modestes en comparaison de l'évolution rapide que poursuit la grande industrie
Pour empêcher les artisans et les petits industriels d'être distancés trop vite et évincés fina-
lement, il faut les associer au progrès en plaçant sous leurs yeux un résumé de l'état actuel
de la production, de ses procédés et de son outillage. Les initier aux perfectionnements
qu'offrent, d'époque en époque, leurs puissants auxiliaires, les moteurs, les machines-outils
et les outils, forme une tâche qui correspond aux aspirations de notre temps.
La Chambre n'a pas cru devoir entrer dans des détails relatifs à l'organisation de l'exposi-
tion projetée ; elle estime que cette mission doit être confiée plutôt à un comité organisateur
spécial. Elle s'est bornée à formuler quelques vœux d'ordre général qui se sont dégagés de
notre dernière exposition ainsi que d'une série d'expositions similaires.
Dans ces sortes d'entreprises, la grande industrie figure invariablement au premier plan.
Disposant de ressources considérables et sûre d'avance que les frais d'installation, les étalages
et agencements coûteux, la surveillance et les soins continuels seront largement couverts par
un accroissement de ses ventes, la grande industrie montre un empressement significatif à
participer aux expositions.
Autre est la situation du métier et de la petite industrie. Leurs expositions modestes,
parfois chétives, ne font souvent que rehausser l'éclat des expositions de la grande industrie
par l'effet du contraste. Un danger qu'elles cachent presque toujours, c'est de passer inaper-
çues quelle que soit la valeur intrinsèque des objets exposés : ce qui leur manque, c'est le
relief, le décor. Les succès de ces petits exposants sont souvent aléatoires.
Il est pourtant tels artisans qui auraient à exposer des objets dignes de fixer l'attention,
offrant un cachet artistique ou un perfectionnement réel. S'ils restent à l'écart, c'est par
crainte de s'éclipser parmi les grandes firmes. Ces exposants mériteraient des encourage-
ments tout particuliers et la Chambre estime que le Gouvernement devrait s'attacher à les
faire sortir de leur réserve et à leur faciliter autant que possible l'accès de l'exposition.
Elle pense ensuite qu'il y aurait lieu d'accorder un traitement de faveur aux exposants
luxembourgeois, pour attirer l'industrie nationale. L'idée avait été mise en avant que la gra-
tuité devrait être accordée aux exposants indigènes, mais cette proposition a été écartée
comme pouvant compromettre une entreprise, au succès de laquelle la Chambre attache
beaucoup de prix.
La Chambre de commerce s'est demandée encore s'il ne faut pas faire un pas de plus.
Montrer à ces petits producteurs le fonctionnement des moteurs et des machines-outils est,
certes, extrêmement instructif, mais, pour terminer l'œuvre ainsi commencée, on devrait
songer à les mettre dans la possibilité de faire l'acquisition de ces machines.
Nos cultivateurs s'associent pour l'achat de leurs machines. Pourquoi ne pas suivre le bel
exemple donné par l'agriculture ? Nos artisans et nos petits industriels devraient se grouper
également, se syndiquer ou former des corporations pour l'acquisition de moteurs et de
machines-outils qui ne sont pas accessibles aux petites bourses.
Une telle organisation impliquerait évidemment la création d'un établissement de crédit
qui consentirait les avances nécessaires, lequel, au sentiment de la Chambre de commerce,
serait à greffer sur la Caisse d'Epargne qui ne trouve pas l'emploi de ses fonds dans le pays
même.
Assurance obligatoire des ouvriers contre les accidents.
Consultée par le Gouvernement sur la question de l'extension à donner à la loi du
5 avril 1902, concernant l'assurance obligatoire des ouvriers contre les accidents, la Chambre
s'est prononcée dans ce sens
Elle ne pense pas que le rapport entre les accidents qui arrivent dans les exploitations
soumises à l'assurance obligatoire et celles qui en sont exclues justifie les distinctions
établies par la loi. En thèse générale, on peut affirmer que le coëfficient des accidents du
travail, quoique variable suivant les industries, ne présente pas des variations assez grandes
pour justifier ces distinctions radicales. Les accidents qui surviennent dans la grande indus-
trie attirent davantage l'attention et sollicitent vivement la statistique, tandis que la plupart
des accidents qui arrivent dans la petite industrie, l'agriculture ou le métier, échappent à la
statistique et passent souvent inaperçus.
Cette argumentation peut être étendue à l'art. 2 de notre loi. On admet généralement
un risque professionnel supérieur pour les exploitations qui font usage d'une force motrice
autre que celle de l'homme ou des animaux. Cette distinction est très spécieuse. Le nombre
des accidents du travail serait-il réellement moindre dans les exploitations qui emploient la
force animale ? La Chambre estime que le soin des chaudières ne doit pas présenter un
risque sensiblement plus élevé que celui des chevaux.
Une série de fabriques, considérées sous le seul rapport de leur fabrication spéciale,
semblent n'offrir qu'un risque propre au travail assez restreint. On oublie que ces fabriques
comportent des services accessoires, des ateliers de réparations et autres, offrant un risque
plus élevé, mais qui sont entraînés par l'exploitation principale dans leur situation vis-à-vis
de l'assurance.
Quant à nos exploitations agricoles modernes, elles doivent être considérees comme
des industries regulièrement constituées par suite de l'emploi croissant des machines. Le
contingent des accidents du travail fourni par elles augmente à mesure que l'agriculture
s'industrialise. Il suffira de citer les nombreux accidents causés par les machines à battre.
Reste le métier qui semble offrir une marge plus restreinte au travail. S'il est vrai que
beaucoup de métiers ne sont guère dangereux, il s'en trouve également où les accidents du
travail sont assez fréquents.
En conséquence, la Chambre de commerce estime qu'il y a lieu de lever les restrictions
stipulées par les art. 1 et 2 de la loi de 1902 en établissant, en dehors de l'obligation pour
les industries y dénommées, la faculté pour tous les employeurs de faire entrer leurs ouvriers
dans l'assurance obligatoire contre les accidents, qu'ils appartiennent à l'industrie, à l'agri-
culture ou au métier.
Cette extension profitera à tous les intéressés. A mesure que l'assurance étendra ses
opérations, son fonctionnement offrira des facilités toujours nouvelles. L'extension proposée
tournera à l'avantage de l'assureur et de l'assuré, tout en étendant le bénéfice de l'assurance
à toutes les classes productives de la société.
Paiement des salaires aux ouvriers.
La Chambre de commerce a émis l'avis suivant au sujet de la proposition de loi modifi-
cative de la loi du 12 juillet 1895 sur le paiement des salaires aux ouvriers, visant la sup-
pression des économats et l'obligation de payer les salaires tous les huit jours
Dans son avis du 11 juin 1901 elle s'est déjà prononcée sur le rôle économique et la
gestion de nos économats. Les économats sont appelés à rendre de grands services dans les
contrées trop rapidement industrialisées, où les conditions de la vie n'ont pas encore trouvé
une assiette définitive, en protégeant l'ouvrier contre l'exploitation par les rares commer-
çants qui y détiennent une manière de monopole.
On évoque volontiers les nombreux abus auxquels les économats donneraient lieu. La
Chambre tient à constater cependant que des abus reels à charge des économats proprement
dits ne sont pas venus à la connaissance de ses membres et n'ont pu être relevés jusqu'à
présent. Il paraît aussi que les critiques qu'on formule à leur endroit visent plutôt certains
établissements de vente où les tâcherons sont intéressés et qu'on a le tort d'assimiler aux
vrais économats.
Elle s'explique difficilement que l'ouvrier se laisse exploiter, avec une docilité parfaite,
sans invoquer la protection des lois. Si ces abus existaient vraiment, il devrait se trouver
des victimes pour les dénoncer. Les temps sont passés où l'ouvrier était à la merci d'un
patron peu scrupuleux : l'offre de la main-d'œuvre ne correspond plus aujourd'hui à la de-
mande croissante.
De l'avis de la Chambre ces griefs semblent être purement imaginaires : ce sont les griefs
dont l'institution des économats comme telle est susceptible en théorie, mais que la réalité
des faits n'est pas encore venue confirmer chez nous.
Il est incontestable que les économats existent au détriment du commerce local : ils sont
créés précisément pour fournir à l'ouvrier les marchandises au prix de revient. Supprimera-
t-on les économats ils se transformeront en sociétés coopératives de consommation. Les
deux institutions poursuivent le même but sous une forme diflérente : d'affranchir le con-
sommateur du bénéfice prélevé par le commerçant en remplaçant celui-ci par un simple
intermédiaire comptable salarié.
Nous assistons, dans le bassin minier, à une période de transition pendant laquelle
l'économat ou, à son défaut, la société coopérative de consommation devra suppléer à l'or-
ganisation encore incomplète du commerce. L'équilibre économique, dans cette région trop
brusquement industrialisée, ne se rétablira qu'avec le temps.
Quant au second point, l'obligation de payer les salaires tous les huit jours, il a paru
intéressant de connaître le sentiment des ouvriers. Différents établissements, entre autres
ceux d'Eich et de Dudelange, ont fait procéder à des enquêtes dont les résultats se résument
ainsi
Enquête des Forges d'Eich
Des 315 ouvriers de l'usine de Dommeldange, interrogés à ce sujet, 2 se sont exprimés
en faveur du paiement hebdomadaire. Tous les autres l'ont franchement combattu : les
ouvriers mariés ont fait valoir le mécontentement qui en résulterait dans leur ménage, les
ouvriers célibataires ont déclaré généralement avoir assez de peine déjà à passer deux
journées « bleues » par mois et que, s'il y en avait quatre, ils auraient deux fois moins de
chance de rester dans le bon chemin.
Des 104 ouvriers, occupés aux ateliers de construction, 2 se sont exprimés en faveur du
paiement hebdomadaire. Les 44 ouvriers employés à la fonderie et aux autres services des
forges se sont prononcés en faveur du maintien du mode de paiement actuel.
Sur un total de 460 ouvriers, 4 se sont donc prononcés en faveur du paiement hebdo-
madaire, soit à peine 1 pCt.
Enquête des Usines de Dudelange
Aux usines de Dudelange, environ 2500 ouvriers sur 3200 ont été consultés sur le point
de savoir s'ils désirent dans leur intérêt et dans celui de leur famille un paiement hebdoma-
daire ou bi-hebdomadaire. Ont désiré
un paiement hebdomadaire
pCt. des ouvriers.
bi-hebdomadaire
86.5
pCt.
mensuel
7.5 pCt.
On a cité encore un fait absolument caractéristique et qui prouve que le projet de loi
va à l'encontre des désirs de notre population ouvrière. Dans une de nos usines le paiement
mensuel était en usage. L'introduction du paiement bi-hebdomadaire, à la suite de la loi de
1895, provoqua des réclamations très violentes de la part des ménages ouvriers qui trouvaient
l'ancien système excellent et préférable au paiement bi-hebdomadaire.
Ces faits paraissent concluants : nos ouvriers ne désirent point le paiement hebdoma-
daire.
Au point de vue social, la réforme projetée aurait des conséquences regrettables. Les
jours de paye sont trop souvent suivis de jours de chômage, passés au cabaret. En doublant
les jours de paye le nombre des journées perdues sera doublé, le goût de l'épargne s'en ira
et le goût des dépenses trouvera de nouveaux stimulants au grand préjudice des ménages.
Beaucoup d'ouvriers du bassin minier résident loin de leur famille. Un paiement répété
quatre fois par mois les obligerait à régler quatre fois leurs créanciers et à adresser autant de
fois le produit net de leur salaire à leur famille. Pour réunir une somme plus importante ils
préféreront attendre une deuxième paye avant d'adresser le produit de leur travail à leur
famille. Qu'arrivera-t-il ? Le produit d'une paye s'effritera le long de la semaine et la famille
en sera frustrée.
La Chambre n'a pas insisté sur les charges considérables que cette réforme imposerait
aux industriels pour faire ressortir encore les entraves qu'elle apporterait au bon fonctionne-
ment de l'industrie. L'augmentation des chômages et des journées de paye passées au cabaret,
suite naturelle de la répétition trop fréquente des payes, nuira fatalement à la marche nor-
male, d'une exploitation. Les absences répétées s'accordent mal avec un travail régulier,
soutenu. Enfin, l'ouvrier payé à la semaine a des facilités plus grandes de changer d'usine, et
le nombre des accidents résultant de l'ignorance de l'agencement de l'usine en sera augmenté.
Pourquoi vouloir imposer alors à l'industriel de nouvelles charges pour introduire une
réforme dont l'ouvrier ne veut pas, qui sera funeste au point de vue social et entravera le
fonctionnement régulier de l'industrie ?
Rapatriement des ouvriers étrangers.
A l'endroit de la question du rapatriement des ouvriers étrangers, que le Gouvernement
lui avait soumise, la Chambre s'est prononcée ainsi
Dans son avis du 9 juin 1901, elle a appuyé sur l'utilité d'une mesure consistant à créer
un fonds de rapatriement au moyen de retenues à opérer sur les salaires des ouvriers
étrangers embauchés par des patrons luxembourgeois. Cet avis contient les considérations
suivantes
« Un contrat passé de gré à gré entre le patron et l'ouvrier établirait le montant de ces
retenues et règlerait tous les détails de la perception. Les sommes ainsi perçues resteraient
consignées entre les mains du patron, à moins que le Gouvernement ne préfère créer une
caisse spéciale gérée par ses agents ou sous sa surveillance.
Ce procédé a déjà trouvé son application dans le pays. On a cité entre autres l'exemple
d'un de nos plus grands établissements métallurgiques qui avait embauché, il y a quelques
années, des ouvriers autrichiens dans des conditions analogues.
Cependant, l'exécution de cette mesure se heurte à une grosse difficulté dans la pra-
tique. Ces retenues devant être minimes, il se passera un certain temps avant que la somme
nécessaire au rapatriement puisse être atteinte. Si maintenant les circonstances imposent un
rapatriement anticipé, par suite de renvoi ou de tout autre cas fortuit, après quelques semaines
ou un mois p. ex., la mesure devient inefficace. »
Voilà une solution qui paraît devoir s'imposer par sa simplicité. Elle résout naturellement,
logiquement, la question du concours à prêter par l'ouvrier à la constitution de ce fonds.
Seulement la légalité d'une telle mesure paraît douteuse. Il s'agit plutôt d'un sacrifice spon-
tané, d'un règlement à l'amiable.
Or, ces règlements deviennent très difficiles quand ils
intéressent une série d'exploitations et un grand nombre d'ouvriers.
Le rapatriement gratuit est né d'une conception abusive de la solidarité sociale que l'on
remarque chez beaucoup d'ouvriers étrangers.
Il est de notoriété que ceux-ci expédient
régulièrement leurs salaires dans leur pays d'origine et que ces envois représentent des
sommes considérables. Quand ils sont sans travail, ils demandent leur rapatriement à tous
ceux qui ont des moyens, à la société en général : il y a donc là une forme déguisée de la
mendicité. Souvent, ces ouvriers sont moins intéressants qu'on veut bien les présenter.
Est-il besoin de rappeler à ce propos des faits qui se sont produits au printemps de l'année
1901, où des ouvriers se faisaient passer pour être complètement dénués de ressources afin
d'obtenir leur rapatriement gratuit.
Du moment que l'ouvrier se dérobe et que la législation existante n'offre pas de moyens
de coercition à son égard, il faut chercher d'un autre côté la solution du problème qu'une
nouvelle crise industrielle pourra poser brusquement devant le pays. Trois facteurs sont
intéressés à ce que ce rapatriement se fasse sans difficultés : l'Etat, par des considérations
d'ordre public, la commune, par des raisons financières, et les industriels, par des raisons
morales. Peut-être pourrait-on alimenter ce fonds de rapatriement par des allocations de la
part de ces trois facteurs.
La Chambre estime enfin que les ouvriers étrangers trouvent trop de facilités à se flxer
dans le pays. Est-ce que cette liberté ne pourrait pas être limitée par des mesures admi-
nistratives qui ne permettraient le sejour qu'à des ouvriers de bonne constitution, de moralité
non équivoque et justifiant d'un emploi, à l'exclusion de tous les sujets infirmes, tarés et sans
aveu ? Ainsi la question perdrait beaucoup de son importance.
Elle a accompagné cet avis d'un rapport que la Société des Hauts-fourneaux et Forges de
Dudelange lui avait présenté sur cette question.
Mesures de salubrité et de sécurité à observer dans les entreprises industrielles
et commerciales.
Relativement au projet de reglement géneral prescrivant les mesures de salubrité et de
sécurité à observer dans les entreprises industrielles et commerciales, la Chambre de com-
merce a émis l'avis suivant
Elle se plaît à constater que ce projet consacre, dans ses grandes lignes, la plupart des
dispositions des règlements de fabrique que beaucoup de nos industriels ont déjà introduits
dans leurs établissements. Seulement, l'initiative privée se heurtait aux traditions reçues parmi
les ouvriers, à l'incurie et, souvent aussi, au mauvais vouloir. Ces règlements destinés à
protéger l'ouvrier contre l'ambiance et contre lui-même, étaient considérés, la plupart du
temps, comme des gênes arbitraires, des atteintes à la liberté ou comme des abus de pou-
voir du patron. Beaucoup de règlements de fabrique prescrivant des mesures de securite et
d'hygiène sont restés lettre morte par suite de la résistance passive de l'ouvrier ou ont donné
lieu à des conflits sans cesse renaissants.
Il est donc dans l'intérêt général qu'aux divers règlements de fabrique vienne se substi-
tuer un règlement ayant force de loi, avec les sanctions nécessaires.
La Chambre estime cependant que certaines dispositions de ce règlement laissent trop de
marge à l'arbitraire. Ainsi l'art. 5, dernier alinéa, sera d'une application difficile aux moulins
à écorce ; de même l'art. 14, premier alinéa, pourra donner lieu à des appréciations oné-
reuses pour la tannerie, les fosses, cuves et bassins devant rester ouverts pendant le travail.
Comme l'interprétation du règlement pourra donner lieu, dans certains cas, à des diver-
gences de vues entre l'industriel et l'inspecteur de fabrique, la Chambre exprime le vœu que
le Gouvernement complète ledit règlement par l'institution d'une commission d'arbitres,
Chargée de régler à l'amiable les différends qui pourraient surgir entre industriel et inspec-
teur de fabrique. Cette commission formerait une sorte d'instance supérieure à laquelle l'in-
dustriel pourrait adresser un recours contre les decisions de l'inspecteur de fabrique.
Réorganisation de la Chambre de commerce.
A la demande du Gouvernement, la Chambre de commerce a examiné le principe de sa
réorganisation sur la base élective.
A l'endroit du principe même de l'éligibilité de ses membres, la Chambre émet un avis
favorable, tout en faisant des réserves quant à l'application qu'il doit trouver. Elle n'admet pas
que ce principe consacre le suffrage universel de tous les commerçants en conférant la qualité
d'électeur pour la Chambre de commerce à tous ceux qui sont commerçants aux termes de
l'art. 1er du Code de commerce.
Le suffrage universel, appliqué aux Chambres de commerce, ferait naître des ambitions
qui ne seraient pas toutes justifiées. Aussi le suffrage universel a-t-il subi partout des res-
trictions. A travers les vicissitudes de la législation afférente on remarque une tendance à
limiter l'électorat aux commerçants notables. Ce mode de votation, de l'aveu presque una-
nime, a donné d'excellents résultats : il a envoyé aux Chambres de commerce des hommes
d'une honorabilité parfaite, d'une competence reconnue et d'un dévoûment incontestable aux
intérêts de leur circonscription.
Parmi les systèmes électifs qui sont actuellement en vigueur dans les trois pays qui nous
entourent, la Chambre de commerce accorde la preférence à celui qui fonctionne en Alle-
magne. Le système français ne saurait être imité dans le Grand-Duché; il est trop compliqué
et demande le concours d'organes dont quelques-uns n'existent pas chez nous. La Belgique
ne possède pas de Chambres de commerce proprement dites.
En Allemagne, l'impôt industriel ou commercial sert de base, avec le registre de com-
merce, pour la reconnaissance des droits d'élection.
De l'avis unanime de la Chambre de commerce, l'introduction des registres de com-
merce (Handels- oder Firmenregister) doit former le point de départ de sa réorganisation sur
la base élective, en réservant la qualité d'électeur aux commerçants luxembourgeois inscrits.
Les vues de la Chambre de commerce, touchant la question des registres de commerce, sont
exposées dans son rapport du 6 octobre 1892.
Heure de l'Europe centrale.
A plusieurs reprises la Chambre de commerce s'est prononcée en faveur de l'introduction
de l'heure allemande. En 1899, elle avait fait valoir surtout, auprès du Gouvernement, les
considérations suivantes
« Il est vrai que l'heure de l'Europe centrale présente un écart assez considérable sur
l'heure locale, mais ce désavantage serait largement compensé par une série de facilités que
le commerce et l'industrie tireraient d'une unification de l'heure, obtenue par ce procédé
aussi simple que rationnel.
Son adoption ferait disparaître la coexistence, dans l'intérieur du pays, de deux heures,
source continuelle de contretemps souvent très désagréables. Comme d'ailleurs les deux
tiers de notre frontière sont formes par l'Empire allemand et que c'est précisément sur cette
partie de notre territoire que le mouvement commercial est le plus intense, le public luxem-
bourgeois ferait, certes, bon marché de l'avantage purement théorique et platonique qui
résulterait pour lui de l'adoption officielle de l'heure locale pour les avantages sérieux que
vaudrait au commerce du pays l'adoption de l'heure de l'Europe centrale, tant au point de
vue du commerce dans l'intérieur qu'à celui du commerce que le Grand-Duché fait avec les
pays du Zollverein.»
Cette idée a encore fait du chemin depuis. Une autre solution que celle présentée par la
Chambre de commerce n'est plus guère envisagée dans le pays. Le vœu général appelle
l'adoption de l'heure de l'Europe centrale qui ferait disparaître l'état de chose actuel, dont les
inconvénients sont ressentis notamment par les industriels et commerçants obligés à de fré-
quents déplacements.
La Chambre de commerce a donc décidé, dans sa séance du 27 août, de recommander
la solution de cette question à la sollicitude toute particulière du Gouvernement.
Minières.
La statistique de production pour l'exercice 1903 a donne les résultats ci-après
Nombre des sièges d'exploitation
Production totale
Valeur de la
production
Prix moyen par tonne
Nombre des ouvriers occupés
Année 1902.
5,130,069
fr.
14,527,891
sous terre
a ciel ouvert
ensemble
Population ouvrière (femmes et enfants)
2,84
3,312
1,885
5,197
12,575
Année 1903.
T.
6,010,011670
fr.
15,278,922,50
2,54
3,882
2,141
6,023
13,894
Ces chiffres se répartissent ainsi sur nos trois bassins
Esch
Dudelange-Rumelange
Differdange-Pétange
Nombre des
exploitations
PRODUCTION
T. 2,196,216
2,139,615
1,674,180 400
T. 6,010,011 6 7 0
VALEUR.
Fr. 5,892,972 50
5,499,006 00
3,886,944 00
FR. 15,278,922 50
Ouvriers employés
sous
terre.
1,648
1,216
1,018
3,882
a ciel
ouvert.
1,121
2,141
Nombre
total
des
ouvriers
2,047
2,337
1,639
6,023
Popula-
tion
ouvrière
4,800
5,843
3,251
13,894
Chaque ouvrier a produit en moyenne 997 8 4 3 tonnes d'une valeur de
2,536,65 fr.
15,278,922 50
6,023
=
Le relèvement progressif de nos exploitations minières a commencé dès les premiers
mois de l'année 1902; il s'est continué graduellement, sans interruption, durant l'exercice
1903. Les demandes de la métallurgie indigène allaient croissant et l'exportation, en gagnant
plus d'ampleur, tendait à reprendre petit-à-petit ses chemins accoutumés. On peut dire que
la consommation du pays et l'exportation ont sollicité l'exploitation avec une energie sensi-
blement égale.
Comparee à l'exercice précédent, l'exploitation des minières accuse un progrès de
879,943 tonnes, alors que la valeur de la production n'a augmenté que de 706,030 fr. Le
relèvement a donc porté exclusivement sur les quantités produites ; il ne s'est pas emparé
des prix obtenus.
Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux
luxembourgeois s'établit ainsi pour les cinq dernières années
Production des
minières
T. 5,995,412
6,171,229
4,455,179
5,130,069
6,010,012
Consommation des
hauts-fourneaux.
T. 3,254,114
3,198,299
2,878,150
3,386,913
3,757,565
Dans le courant de l'exercice 1903, l'Administration des Mines a instruit 125 accidents
survenus dans les exploitations de mines. Il s'est produit 19 accidents mortels, soit 17 dans
les exploitations souterraines et 2 dans les exploitations à ciel ouvert 7 accidents ont pro-
voqué une incapacité permanente partielle, 5 autres, blessures graves, ne sont pas encore
déterminés quant aux suites définitives. 1071 déclarations d'accidents de mines ont été faites
aux garde-mines depuis l'entrée en vigueur de l'assurance officielle.
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des
minières depuis 1895.
T.
Production.
3,913,076
4,758,741
5,349,009
5,348,951
6,014,394
6,171,229
4,455,179
5,130,069
6,010,012
Valeur totale.
fr.
9,590,443
11,852,528
13,980,550
13,934,186
16,237,500
17,283,289
11,770,046
14,527,891
15,278,923
Prix de la tonne.
fr.
2,45
2,49
2,61
2,60
2,70
2,80
2,63
2,84
2,54
Allemagne
Sièges
d'exploitation.
Nombre
des ouvriers.
34,005
5,197
Production.
T. 12,833,522
5,130,069
Valeur totale
fr. 67,636,250
14,527,891
Prix
de la tonne.
fr. 5,27
2,84
Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis
1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880.
Année.
Tonnes.
722,039
924,382
911,695
990,499
1,174,334
1,331,743
1,442,668
1,090,845
1,196,729
1,262,825
1,407,617
1,613,392
Année.
Tonnes
2,173,463
2,161,881
2,539,295
2,551,090
2,447,634
2,648,449
2,361,372
2,649,710
3,261,925
3,102,753
3,359,413
3,102,478
Année
Tonnes.
3,370,352
3,351,938
3,958,280
3,913,076
4,758,741
5,349,009
5,348,951
6,014,394
6,171,229
4,455,179
5,130,069
6,010,012
* Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntes aux publications de 1 Office impérial de statistique
de Berlin.
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duche pour l'année
1902*)
Tonnes
TABLEAU GRAPHIQUE
de la Production des Minières depuis 1880
Métallurgie.
Les premiers mois de l'année 1903 ont été marqués par un rélèvement progressif du
marché métallurgique que l'année précédente avait ébauché : la convalescence poursuivait
son œuvre d'une façon sûre, énergique, les acheteurs sortaient de la réserve si longtemps
observée et les carnets d'ordre se remplissaient. Les quantités considérables de fontes et de
fabricats que l'Amérique, où la situation paraissait prospère, absorbait alors, contribuaient à
ce développement.
Au printemps, la tournure que prenait le marché d'outre-mer devenait de moins en moins
rassurante. Une diminution des exportations de fontes et de demi-fabricats paraissait inévi-
table; mais ce que l'on redoutait surtout, c'était un relâchement simultané dans la consomma-
tion intérieure. Il se traitait, en effet, moins d'affaires nouvelles importantes et le marché
prenait une allure plus tranquille.
Heureusement, on a pu constater dans la suite que ces appréhensions n'étaient pas
fondées. Le marché s'est ressaisi sans difficulté. Si les exportations pour l'Amérique se
ralentissaient, la consommation intérieure augmentait, et la production, qui dépassait consi-
dérablement celle de l'année précédente, a été d'un placement facile. Les évènements ont
prouvé que la consommation intérieure tend de plus en plus à équilibrer la grande produc-
tion; mais le retour à l'équilibre, qui s'est opéré pour la production, n'a pas réussi à faire
changer le prix de niveau.
Pendant les mois de novembre et de décembre la situation s'affaissait de nouveau : l'Amé-
rique, où se manifestait une forte dépression, commençait à peser sur le marché mondial
de tout le poids de son énorme surproduction et des parties considérables de fers américains
furent placées en Angleterre. Les prix fléchissaient sur le marché anglais. Un « dumping »
américain sur le marché du Zollverein paraissait imminent.
Le danger était plus apparent que réel. En Amérique, on préféra réduire la production,
d'une part pour se soustraire aux exigences des syndicats ouvriers et, d'autre part, pour
éviter les pertes d'un « dumping » à vil prix, et l'année se terminait par un raffermissement
des prix. D'ailleurs, les exportations renseignent encore une légère augmentation comparati-
vement à l'année précédente ; elles ont atteint
en 1902.
en 1903.
fontes, mitrailles et demi-fabricats
1,152,592
t.
1,165,499 t.
fers marchands, rails, tôles,
etc.
1,676,400
1,767,167
Durant toute l'année, l'intérêt restait fixé sur les trusts charbonnier et sidérurgique dont
la constitution se poursuivait en Allemagne. Vers la fin de l'année, après de nombreuses
péripéties, le succès du trust charbonnier était assuré.
Bien plus difficiles étaient les négociations qui amenèrent, le 1er mars 1904, la constitu-
tion définitive du syndicat de l'acier, dont le siége est à Dusseldorf. La grande variété des
exploitations, des frais d'exploitation, des spécialités, de l'intérêt plus ou moins grand que
les différents établissements ont à l'exportation empêchait longtemps l'accord de se faire.
Le champ d'action du syndicat de l'acier est très étendu. I l absorbe non seulement les
anciens syndicats des demi-produits, des traverses, des rails, des grosses tôles, des tôles-
fines, des tréfilés, des tuyaux, etc., mais il forme aussi un comptoir d'achat pour l'acier brut
et les demi-produits.
Le nombre des fours en l'eu a été de
ayant marche
La production se répartit ainsi
1° fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
divers
Production totale
répresentant
1° pour la fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
divers
soit une valeur totale de
Prix de la tonne
Minerai consommé
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
Annee 1902.
25 à 27
1274 semaines.
Année 1902.
110,505
816,763130
152,947500
1,080,305830
fr.
5,952,814 75
45,350,186 25
8,488,505 12
5,625
fr. 59,797,131 12
fr.
55 35
3,386,913
3,358
9,200
Année 1903.
1382 semaines.
Année 1903.
r.
104,720
962,987960
150,122270
T. 1,217,830230
fr.
5,723,250
53,738,930 75
8,384,865 25
fr. 67,847,046
fr.
55 71
3,757,565
3,336
9,150
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte
dans les neuf dernières annees
T .
Production
694,813
808,898
872,457
945,866
982,929
970,885
916,404
1,080,305
1,217,830
Valeur totale.
fr.
32,171,540
41,455,505
49,317,477
52,463,475
55,740,319
74,234,178
66,277,230
59,797,131
67,847,046
Prix de la todne.
fr.
46,30
51,74
56,53
55,46
56,70
76,46
72,32
55,35
55,71
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour Vannée 19021).
Allemagne
Nombre
des ouvriers.
29,041
3,358
Production.
T. 7,449,593
1,080,305
Valeur totale
de la production.
fr. 509,826,250
59,797,131
Prix
de la tonne.
fr. 68,44
55,35
Minerai
consommé.
T, 18,299,965
3,386,913
Nombre des fonderies en marche
La production se répartit ainsi
1°
poterie
2° tuyaux
construction
des machines et divers
Production totale
Annee 1902
T .
6 5 2 3 0 0
8,980
T.
9,658
Année 1903
T.
645 300
10,450
T.
11,119 465
1) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique
de Berlin.
Statistique de production.
a) HAUTS-FOURNEAUX
b) FONDERIES.
Production.
T. 8,747
9,307
9,875
9,358
11,134
11,294
9,981
9,658
11,119
Valeur totale.
fr.
1,317,975
1,370,596
1,370,888
1,459,813
1,816,839
1,856,965
1,877,816
1,762,500
1,424,341
Prix de la tonne.
fr.
150,67
147,26
139,00
155,99
162,89
164,43
188,42
171,06
128,10
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.
représentant
1° pour la poterie
2°
les tuyaux
3°
les machines et divers
soit une valeur totale de
Prix moyen de la tonne
Matières premières consommées
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfanta)
Année 1902.
fr.
199,422 50
4,062 50
1,559,015 00
fr. 1,762,500 00
fr.
171 06
T..
10,198
Année 1903.
fr.
197,100 00
4,287 50
1,222,954 00
fr. 1,424,341 50
fr.
128 10
T.
12,303
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies
depuis 1895
*) Pour les besoins de la statistique, les Aciéries et Ateliers de Luxembourg, de Hollerich, ont été énumérés
simultanément parmi les fonderies et les aciéries.' La production fonte de fer de cet établissement est renseignée
sous Fonderies, sa fonte d'acier sous Aciéries.
Allemagne
Nombre
des fonderies.
1,286
Ouvriers
occupes.
84,236
Consommation
de matières premières.
T. 1,795,151
10,339
Production
totale.
1,560,066
9,658
"Valeur de la
production.
fr. 325,476,250
1,762,500
Prix moyen
de la tonne.
fr. 208,62
171,06
c) ACIÉRIES.
Nombre des aciéries*)
La production se répartit ainsi
1° lingots
2° demi-fabricats (blooms, billettes, platines, etc.)
destinés à la vente
3° produits finis
Année 1902.
T.
17,788
205,712
Année 1903.
T.
15,474
220,805420
a) rails et éclisses T.
b) traverses
c) fers marchands
et divers
d) fil laminé
Année 1902.
25,034
T.
4,912
61,484
Année 1903.
28,008 320
9,638
96,475 560
1,576 460
Production totale
représentant
1° pour les lingots
2° pour les demi-fabricats
3° pour les produits finis
91,430
T. 314,930
fr.
1,556,450,00
20,049,147,50
135,699
T. 371,978680
fr.
1,152,812,00
20,646,009,00
soit une valeur totale de
Prix moyen de la tonne
Consommation de fontes de toutes espèces
Nombre des ouvriers occupes
Population ouvrière (femmes et enfants)
fr. 33,503,002,50
fr.
106,36
T. 426,949
1,317
3,004
fr. 38,346,699,00
fr.
103,08
T. 483,799
3.027
5,541
ANNÉE.
Nombre des
Hauts-
Fourneaux.
FONTE
D'AFFINAGE
Tonnes.
93,408
122,554
128,300
142,897
184,573
256,449
246,600
270,377
230,500
FONTE
DE MOULAGE
Tonnes.
FONTE THOMAS.
Tonnes.
DIVERS.
Tonnes.
PRODUCTION
TOTALE.
Tonnes
93,408
122,554
128,300.
142,897
184,573
256,449.
246,600
270,377
230,500
a) rails et éclisses fr.
b) traverses
c) fers marchands
et divers
d) fil laminé
Annee 1902.
3,317,005,00 fr.
577,160,00
8,003,240,00
Annee 1903.
3,130,295,00
1,020,65100
12,198,555,00
198,377,00
fr. 11,897,405,00
fr. 16,547,878,00
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1902.
Allemagne
Nombre
Nombre
des
des
aciéries. ouvriers.
125,121
1,317
Production.
a) lingots
T.
b) demi-fabricats destinés
à la vente
c) produits finis
T.
a) lingots
b) demi-fabricats destinés
à la vente
c) produits finis
427,827 fr.
1,578,946
5,100,744
7,107,517 fr.
T.
17,788
205,712
91,430
T. 314,930
Valeur
40,621,250
159.567,500
826.051,250
1,026,240,000
fr.
1,556,450
20,049,147
11,897,405
fr. 33,503,002
Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.
ANNEE.
Nombre des
Hauts-
Fourneaux.
FONTE
D'AFFINAGE.
Tonnes.
2.15,388
248,377
261,236
243,740
235,263
260,492
206.726
198,190
201,702
148,089
196,184
199,151
198,033
191,056
124,233
118,222
122,679
129,533
94,282
140,275
118,950
143,753
152,601
118,217
111,593
110,505
104,720
FONTE
DE MOULAGE.
Tonnes.
16,926
29,133
38,936
49,106
76,662
109,680
75,956
75,622
75,129
84,582
67,790
99,683
123,307
87,367
112,018
141,618
116,699
165,454
150,711
137,362
101,853
132,438
152,947
150,122
FONTE THOMAS.
Tonnes.
29,219
77,159
78,855
91,145
108,227
176,599
220,232
249,496
279,118
300,066
321,078
344,986
348,242
438,265
458,912
351,904
585,969
651,403
692,966
750,815
672,075
816,763
962,988
DIVERS.
Tonnes
PRODUCTION
TOTALE
Tonnes.
215,388
248,377
261 236
260,666
293,615
376,587
334,688
365,997
419,610
400,644
492,038
523,776
561,733
558,912
544,994
586,515
558,289
679,816
694,813
898,000
872,457
945,866
982,929
970,885
916,404
1,080,306
1,217,830
Année.
Tonnes.
Année.
1,200
1,011
1,141
1,536
1,615
1,413
1,310
1,341
1,370
1,269
1,394
1,205
Tonnes
Année.
1,701
1,579
1,726
1,827
1,670
1,440
2,585
3,644
1,615
4,642
5,909
7,062
Tonnes.
6,281
7,764
8,328
8,747
3,307
9,874
9,358
11,154
11,293
9,981
9,658
11,119
Rappel de la production des Acieries depuis 1886.
Année.
Tonnes
20,554
57,346
69,739
97,900
97,462
110,920
Année
Tonnes.
103,310
129,123
131,220
134,539
136,955
143,692
Annee
Tonnes.
170,153
166,206
184,714
257,055
314,930
371,979
1895.
1896.
1897.
1899.
1900.
1901.
Nombre des ouvriers
Population ouvriere
(femmes et enfants)
7,757
23,271
9,238
24,602
10,224
25,772
10,603
30,218
11,095
28,634
10,709
27,017
9,684
19,686
10,166
25,713
1903.
12,660
29,515
Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.
Mouvement de la population ouvriere de l'industrie miniere et metallurgique depuis 1895.
Tonnes
I. FONTE.
Production des Hauts-Fourneaux.
II. Répartition de la Production des Hauts- Fourneaux.
Tonnes
Fonte d'affinage
Fonte de moulage
Fonte Thomas
III. FONDERIES.
Total de la Production.
IV.
PRODUCTION
DE L'ACIER
THOMAS.
Ateliers de construction.
Dans notre rapport précédent nous avons laissé entrevoir une amélioration sérieuse
pour l'exercice 1903. Nos prévisions se sont réalisées en ce sens que, dans le courant de
année dernière, les ordres arrivaient plus régulièrement, mais sans améliorer les prix de
vente assez faibles que la crise avait établis.
Ce paradoxe économique — en opposition apparente avec la loi qui veut que les prix
soient réglés par l'offre et la demande — peut s'expliquer ainsi : Au plus fort de la crise de
1900, la plupart des ateliers si rudement éprouvés devaient songer à maintenir, par tous les
moyens, leur degré d'occupation et à conserver de l'ouvrage à leurs ouvriers. Comme les
spécialités des différents établissements, et justement des plus grands, ne suffisaient pas pour
leur assurer du travail, beaucoup d'entre eux cherchaient à se rabattre sur la fabrication
d'articles courants, de grande consommation, qui étaient réservés jusqu'alors aux ateliers
d'importance moyenne ou secondaire, parmi lesquels rangent nos ateliers luxembourgeois.
Ainsi, plusieurs grands établissements de l'Allemagne qui, avant la crise, n'auraient pas songé
à fabriquer des machines agricoles ou viticoles p. ex., ont cherché leur salut dans cette
branche et sont devenus de redoutables concurrents depuis.
Il en est résulté une surproduction dans les différentes spécialités, qui a empêché les
prix do vente si faibles déjà, que la crise avait engendrés, de s'améliorer. Les dérèglements
dans la production font encore sentir leur influence en ce moment.
Parmi les autres causes qui ont fait hésiter les producteurs à marcher de l'avant et à
majorer leurs prix, il faut citer encore la satisfaction que leur donnait un carnet d'ordres,
mieux rempli enfin après les années difficiles, et la crainte d'une dégringolade nouvelle de la
situation si peniblement acquise et qui paraissait incertaine.
S'il est pérmis d'augurer de l'allure du marché sidérurgique à celle de l'industrie et du
commerce en général, il faut espérer que la dépression qui se fait sentir actuellement encore
disparaîtra sous peu devant une amélioration franche. Le mieux-aller auquel nous assistons
se manifeste lentement, graduellement. C'est la convalescence lente, mais régulière, d'une
maladie grave. Nous n'avons qu'à nous féliciter de cette lenteur. Ces progrès, que beaucoup
de gens voudraient plus rapides, sont préférables aux transitions brusques, comme en général
les changements brusques exercent une influence fâcheuse sur la vie économique.
Il nous appartient encore d'apprécier ici les effets que les récents progrès de notre légis-
lation sociale exercent sur l'industrie, et sur les ateliers de construction en tout premier lieu.
Nos caisses de maladie paraissent fonctionner à la satisfaction générale. Si cette jeune
institution, qui entre si profondément dans la vie industrielle et ouvrière du pays, a fait naître
certaines incongruités, celles-ci sont de nature à pouvoir être écartées sans difficultés. De
même, l'assurance obligatoire contre les accidents commence à entrer dans nos. mœurs.
Notre organisation économique entière tirera profit de cet ensemble de lois sociales dont
les effets se feront sentir dans la grande industrie, la petite industrie et le métier. Les bons
ouvriers, dont la formation impose parfois de vrais sacrifices aux industries indigènes et qui
sont appelés surtout à contribuer à l'essor de notre activité économique, ne nous seront plus
enlevés désormais dans la même mesure que par le passé, en particulier quand notre légis-
lation actuelle sera complétée par la création de retraites ouvrières et d'habitations ouvrières
à bon marché.
Les ateliers de construction sont intéressés en première ligne au développement d'une
œuvre législative qui est faite pour attacher le bon ouvrier au sol natal et pour l'empêcher
de se déraciner trop facilement.
Il est encore clans l'intérêt du pays de ne pas se borner à veiller aux intérêts de l'ouvrier;
la diffusion de l'instruction professionnelle des artisans et le règlement du contrat d'appren-
tissage méritent également l'attention des pouvoirs. Le développement du métier n'est pas
seulement appelé à assurer l'existence des industries actuelles, mais c'est encore parmi les
rangs des artisans que se recrutent les créateurs des petits établissements industriels. A cette
fin le capital ne suffit pas.
Industrie du bâtiment.
L'industrie du bâtiment a conservé une allure tranquille pendant l'exercice 1903. Pour
la commune de Luxembourg nous n'avons que peu de constructions nouvelles à signaler ;
dans les environs, à Hollerich et à Bonnevoie, ainsi qu'à travers le bassin minier, l'activité
n'est pas sortie des limites ordinaires.
Si les transactions dans le bâtiment sont restées satisfaisantes, les bénéfices réalisés par
cette industrie ont été réduits dans une certaine mesure.
Les loyers sont restés au niveau des dernières années. Ils offrent le rapport suivant avec
le prix de revient des constructions : 4—6 pCt. pour la ville de Luxembourg et ses environs,
6—8 pCt. dans le bassin minier pour les bonnes constructions et 8—10 pCt. pour les maisons
de construction inférieure. La surabondance des logements qu'on paraissait craindre n'existe
pas ; de même il serait incorrect de parler d'une surproduction dans le bâtiment.
Du côté des salaires demandés par les différentes catégories d'ouvriers employés, on
remarque une tendance continuelle à la hausse et l'on peut affirmer qu'en moyenne les salaires
ont augmenté de 10 pCt. en quelques années. Le nombre des ouvriers italiens s'est encore
accru par rapport aux années précédentes.
Atelier et clouterie mécaniques des Forges de Bissen.
Cet établissement, nous mande-t-on, représente seul, dans le Grand-Duché, l'industrie
du clou français importé dans notre pays par MM. Hodez & Cie ; il s'accroît tous les ans et sa
clientèle, primitivement restreinte au Luxembourg et à l'Alsace-Lorraine, s'étend de plus en
plus en Allemagne où ses produits sont également très appréciés.
Pour répondre à cette extension croissante de ses affaires, l'établissement vient encore
d'augmenter son matériel de clouterie et de compléter l'outillage moderne de son atelier de
construction d'où sortent aussi diverses spécialités mécaniques et notamment des régulateurs
automoteurs de turbines d'un système breveté dans tous les principaux pays.
Après avoir vaillamment traversé la dernière crise métallurgique et supporté les pertes
considérables résultant de l'incendie de ses magasins, cette usine entre enfin dans une ère de
prospérité qui, d'après les prévisions, ne peut aller que grandissante.
Le seul désideratum actuel serait que le nouveau tarif douanier allemand fût appliqué le
plus tôt possible afin de mieux protéger, contre les concurrences française et belge, cette
industrie qui s'est « naturalisée luxembourgeoise ».
Toutes les autres industries ainsi que les métiers tributaires du bâtiment traduisent une
situation analogue, c'est-à-dire un courant d'affaires plutôt calme, réservé.
Pour les carrières, les briqueteries et les fabriques de ciment les expéditions sont restées
dans les limites ordinaires. Il paraît cependant qu'une activité plus grande commence à y
règner depuis le commencement de l'année 1904.
Les métiers, comme la menuiserie, la serrurerie, etc. sont restés sans changement:: ils
ont été occupés d'une manière satisfaisante en général.
Ardoisières.
La maison Rother frères nous donne l'aperçu suivant de la situation à Haut-Martelange
La production pour 1903, dans nos ardoisières de Haut-Martelange, a été en augmenta-
tion. Alors que les prix de revient ont marqué une très légère tendance à la hausse, les prix
de vente se sont maintenus au niveau de l'année 1902. Stimulées par la faiblesse des prix de
vente, les transactions ont gagné plus d'ampleur et ont empêché la formation de stocks. Il ne
s'est pas opéré de déplacement dans les débouchés qui sont principalement les pays du Zoll-
verein.
La régularité plus grande des ouvriers et la main-d'œuvre supplémentaire qui est venue
des ardoisières voisines a permis une exploitation plus active et plus soutenue. Les procédés
d'exploitation se sont modifiés en ce sens que le travail dans les galeries se fait avec des
machines-outils américaines, mais qui ont fourni des résultats peu satisfaisants sous le rap-
port du prix de revient du travail qui est plus élevé que la main-d'œuvre humaine, outre que
leur acquisition est onéreuse et que des réparations continuelles sont nécessaires.
Tous les ouvriers ont été bien occupés à des salaires identiques à ceux de l'année précé-
dente. Le recrutement des ouvriers ne laisse pas que de présenter des difficultés.
À diverses reprises, les rapports de la Chambre de commerce ont signalé la situation
défavorable qui est faite aux ardoisières de Haut-Martelange par suite de l'élévation des tarifs
en vigueur sur les chemins de fer cantonaux. Pour une distance de 29 km. cette ligne ne
demande pas moins de 43,50 fr., soit 1,50 fr. par km., alors que les ardoisières concurrentes
de la Belgique n'acquittent qu'un tiers environ de ces frais de transport sur les chemins de
fer ordinaires.
Aux arrivages de charbons les chemins de fer cantonaux appliquent le même tarif qu'aux
expéditions de produits Unis. En cela ils s'écartent de la règle généralement admise ailleurs
qui veut qu'un tarif réduit soit appliqué aux charbons utilisés par les établissements indus-
triels.
Enfin cette maison estime que l'augmentation prochaine des droits d'entrée plus élevés
sur les ardoises ne manquera pas d'exercer une influence heureuse sur l'industrie ardoisière.
La société anonyme des ardoisières Wilhelmschacht nous présente les mêmes observa-
tions au sujet des tarifs en vigueur sur les chemins de fer cantonaux. Elle nous signale un
accroissement des ventes qui a permis un écoulement très régulier de sa production. Celle-ci
a été entravée pendant trois mois environ par un dérangement survenu dans l'exploitation.
Comme la plupart des ouvriers ardoisiers sont employés également aux travaux agricoles,
des irrégularités sont inévitables. En général, la belle saison est marquée par une pénurie de
la main-d'œuvre, qui est plus abondante en hiver. Du côté des salaires il n'y a aucune modi-
fication à signaler.
La maison Cahen, de Perlé, nous mande que le renforcement de la production lui a per-
mis de diminuer légèrement les prix de revient. La fabrication a été favorisée par l'exploita-
tion des couches plus profondes donnant un meilleur rendement. Pourtant une amélioration
sérieuse, décisive, de la situation toujours assez faible de l'industrie ardoisière ne pourra se
faire qu'avec les nouveaux traités de commerce.
A Perlé le manque de la main-d'œuvre se fait constamment sentir, quoique la main-
d'œuvre nécessaire soit assez abondante dans la région. La construction du vicinal Kœtschette-
Wahl-Grosbous remédierait à cet inconvénient. Cette pénurie cessera peut-être après l'achève-
ment du vicinal Martelange-Bastogne, mais il est fort à craindre que cette compensation ne
se fasse au détriment de la main-d'œuvre, actuellement sans emploi, des environs.
Il y a lieu de revenir encore sur la situation défavorable qui est créée à l'industrie ar-
doisière par le fait que, pour nos bâtiments publics, elle est négligée au profit des exploitants
belges et, qu'en Allemagne, pour les bâtiments publics, on prescrit généralement des ardoises
de provenance allemande.
Annee
Ardoises
15,551 mille
17,887
18,615
20,604
18,061
20,701
21,498
22,814
Dalles
1,120 m. carrés
Eviers
1,446 pièces
1,673
1,451 m. cour.
1,102
1,298
1,534
1,496 pièces
1,051
Ardoises belges
importées
dans le
Grand-Duche
T. 2,394
» 2,247
» 2,649
» 2,462
» 2,083
» 3,003
» 2,828
en
Allemagne
10,508
11,671
11.919
9,607
9,236
8,541
Ardoises françaises
importées
dans le
Grand-Duche
en
Allemagne
7,538
9,395
11,350
12,760
10,927
12,788
Ardoises de provenançes
diverses
importees
dans le
Grand-Duche
en
Allemagne
26,283
28,583
30,593
36,662
21,328
19,650
Il s'est produit, en 1903, deux accidents mortels dans les galeries des ardoisières, où
travaillent en moyenne 300 ouvriers par jour.
Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis
1896 par spécialités.
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en
Allemagne pendant les années 1897-1903.
La valeur de ces importations s'établit ainsi
Ardoises belges
importees
dans le
Grand-Duche
fr. 203,340
» 246,870
» 291,390
» 270,820
» 229,130
» 330,330
en
Allemagne
1,182,500
1,461,000
1,493,000
1,201,000
1,385,000
667,500
Ardoises françaises,
importees
dans le
Grand-Duché
16,700
45,000
100,000
88,500
63,500
31,130
en
Allemagne
844,000
1,169,000
1,435,000
1,640,000
1,638,750
1,038,750
Ardoises de provenances
diverses
importées
dans le
Grand-Duche
en
Allemagne
2,958,000
3,574,000
3,804,000
3,3.33,000
2,176,250
2,578,750
Statistique de production pour l'année 1903 (dressee par l'Administration des Mines).
Les ardoisières sont situées sur les territoires des communes de Perlé, Arsdorf, Assel-
born, Hachiville, sections de Perlé, Haut-Martelange, Rombach, Holtz, Bilsdorf, Asselborn
et Hoffelt.
Année.
Nombre des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupes.
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification
ardoises 1)
éviers 2)
dalles 3)
Quantités
22,814
1,051
Prix.
FR.
25—40
9-10
6-14
QUANTITES
employées
dans le
Grand-Duche.
2,609
exportées
à
l'etranger.
20,205
D'un rapport qui nous a été adressé par la société de Montfort au sujet de la situation-
en 1903, nous empruntons les considérations suivantes
Dans toutes nos carrières il y a eu une diminution forcée de la production, les demandes
pour les bonnes pierres de taille et les pavés ayant été inférieures à celles de l'année précé-
dente. Les prix de vente s'en sont ressentis naturellement et il restait beaucoup d'invendu à
la fin de l'année. Plus de 50 pCt. de la production ont été exportés.
Les causes du ralentissement de la production, en dehors de l'activité moindre qu'on a
constatée dans le bâtiment, sont diverses. Les carrières se trouvant toutes à des distances
considérables des chemins de fer, les transports coûteux par axe rendent toujours plus diffi-
cile la lutte contre la concurrence des pierres venant de l'étranger, et les importations des
pierres à bon marché de la Lorraine sont en augmentation. Ensuite les cahiers de charges
des chemins de fer Guillaume-Luxembourg prescrivent des pierres de provenance étrangère,
1) Ce chiffre s'entend par mille; 2) par pièces; 3) par mètres courants.
Carrières.
alors que la réputation des pierres luxembourgeoises est solidement établie pourtant. La réci-
procité, d'autre part, n'a pas lieu à l'étranger et nos fournitures en Allemagne rencontrent
des difficultés, car, en règle générale, on y prescrit la pierre indigène, qualité qu'on se refuse
de reconnaître à nos pierres.
A ces causes on peut ajouter l'élimination graduelle des pavages et leur remplacement
par des chaussées et, en dernier lieu, l'absence des tarifs réduits qui existent dans d'autres
pays pour le transport des moellons et des déchets de carrières.
Malgré la marche tranquille des affaires, la société a fait monter à Larochette un treuil
de 35 tonnes mû par cable télo-dynamique pour traîner les blocs lourds, supprimant ainsi un
travail très dur aux ouvriers. Le besoin d'un chemin de fer, raccordé directement aux car-
rières, se fait sentir à Larochette; car, faute de moyens de transport, on n'arrive que diffici-
lement à placer celte pierre de qualité supérieure.
Les prix de la main-d'œuvre sont eu augmentation. Pendant l'été, alors que l'ouvrier-
carrier trouve si facilement de la besogne aux travaux agricoles, la société a dû élever ses
salaires pour faire face aux engagements envers ses acheteurs.
En général, l'ouvrier-carrier comprend son occupation à la carrière plutôt comme un
emploi où il trouve à gagner un bon salaire quand les travaux des champs ne le réclament
pas chez lui ou chez d'autres cultivateurs qui lui paient un salaire supérieur pendant quelques
semaines.
Si les tailleurs de pierres se tiennent bien mieux à leur besogne, l'éducation profession-
nelle de cette catégorie d'ouvriers est insuffisante. Beaucoup d'entre eux n'ont pas la première
notion du dessin, ce qui les empêche de comprendre la pierre à façonner et crée d'énormes
difficultés aux contre-maîtres. Un cours de dessin du dimanche rend sous ce rapport, à Laro-
chette, des services réels aux tailleurs de pierres et il serait désirable que cet exemple fût
suivi ailleurs.
Il est à remarquer que l'apprenti actuel, travaillant avec son père ou son frère, ne cherche
pas tant à devenir ouvrier capable que de gagner au plus tôt le salaire le plus élevé, même
au détriment d'une bonne façon, tandis qu'en travaillant pendant un certain temps sous la
direction d'un maître-ouvrier il acquerra le souci d'un travail bien exécuté.
Enfin, cette société nous signale le défaut d'un bureau ou institut d'essais de matériaux
de construction. Surtout à l'étranger des renseignements de résistances, de charges de rup-
ture sont presque toujours demandés. Notre industrie des carrières est, sous ce rapport, tri-
butaire d'institutions analogues de l'étranger, qui ne demandent pas seulement le prix ordi-
naire de 160 fr. environ pour l'essai, mais encore 50 pCt. d'augmentation à titre d'étranger,
ce qui porte le prix d'un essai à 240 fr.
Une autre firme nous mande que la préférence accordée, pour l'entretien de nos routes,
aux pierrailles de Sierk et aux scories laisse les déchets bons pour pierrailles encombrer nos
carrières. La même firme nous fait remarquer encore qu'un tarif réduit sur la ligne Mondorf-
Thionville serait vivement à désirer et que l'insuffisance du matériel roulant sur cette ligne
gène les exploitants luxembourgeois, les carrières de Mondorf et d'Aspelt ayant un débouché
important vers Thionville et ses environs.
Les carrières, plâtrières et sablières occupent un total de 1097 ouvriers- L'administration
des Mines a reçu, depuis le 15 avril, 19 feuilles de déclarations d'accidents survenus dans
leur exploitation. Parmi ces accidents, deux seulement ont produit une incapacité perma-
nente partielle. Un accident mortel a eu lieu dans une carrière de la commune de Heiner-
scheid.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1903 est
résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines.
Nombre des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duche
exportées
à
l'etranger.
Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Differdange, Petange, Rumelange, Kayl. — Sections de Differdange, Niedercorn,
Lasauvage, Rumelange, Rodange, Tetange.
Deblai de mine (benglik de la minette).
Communes de Differdange, Petange, Dudelange, Kayl, Rumelange. — Sections de
Differdange,
Obercorn, Niedercorn, Petange, Lamadelaine, Dudelange, Kayl et Rumelange.
pierre de taille
moellons
Mètres cubes.
2,128
12,218
FR.
20 à 30
1,25 à 2,00
Mètres cubes.
1,320
12,218
Mètres cubes.
Carrières de grès liasique.
Commune de Larochette. — Section d'Ernzen.
pierre de taille
moellons
pavés
2,450
2,613
75‰
45 à 50
0,50
30 à 40
1,128
2,013
75‰
1,322
Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Berdorf, Dillingen,
Reisdorf, Waldbillig, Haller.
Communes de Dalheim, Mondorf. — Sections d'Aspelt, Altwies et Mondorf.
moëllons
7,600
0,50 à 2,00
7,600
Communes de Rech, Echternach, Junglinster, Consdorf. — Sections de Bech, Echternachr
Burglinster, Consdorf, Kuobenbour.
pierre de taille
pavés
136‰
20 à 30
35 à 50
136‰
pierre de taille
moëllons
pavés
2,123
1,159
3‰
25 à 35
1,50 à 3,00
1,523
1,159
5‰
pierre de taille
moëllons
pavés
6,000
230‰
25 à 30
1,00 à 1,50
50 à 80
6,000
230‰
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Specification.
Quantites.
PRIX.
QUANTITES
employees
dans le
Grand-Duche
exportées
à
l' etranger.
Commune de Contern — Sections de Contem, Moutfort, Oetrange.
Communes de Lorentzweiler, Steinsel, Walferdange. —Sections de Lorentzweiler, Ileisdorf et
Walferdange.
Communes de Kehlen, Kopstal, Niederanven, Mamer, Bertrange, Sandweiler, Hesperange. —
Sections de Kehlen, Kopstal, Oberanven, Mamer, Bertrange, Sandweiler, Hesperange, Senningen;
Rammeldange.
Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Mensdorf, Flaxweiler.
'Communes de Steinfort, Koerich, Tuntange, Beckerich, Saeul. — Sections de Steinfort, Koerich,
Goeblange, Hollenfels, Beckerich, Saeul.
Communes de Rollingergrund, Eich. — Sections de Neudorf, Eich, Kirchberg, Dommeldange.
moellons
11,120
1,00 à 1,75
11,120
pierre de taille
moellons
pavés
2,320
9,2‰
1,00 à 1,50
20 à 50
2,320
9,2‰
pierre de taille
moellons
pavés
11‰
25 à 40
1,00
22,50 à 25
11‰
pierre de taille
moellons
pavés
1,075
16,048
512‰
22,50 à 35
1,25 à 3,75
22,50 à 50
1,073
15,848
342‰
170‰
moellons
pavés
73!)
902‰
1,00 à 3,00
60 à 70
716‰
186‰
pierre de taille
moellons
pavés
7,070
744‰
20 à 50
1,00 à 2,00
20 à 90
7,070
492‰
252‰
pierre de taille
moellons
pavés
4,340
300‰
20 à 30
1,00 à 1,25
30 à 50
4,340
Communes de Luxembourg, Hollerich. — Sections de Luxembourg, llollerich, Merl.
Communes de Mersch, Fischbach. — Sections de Mersch, Rollingen, Angelsberg.
pierre de taille
moellons
1,225
22,50 à 30
0,75 à 1,25
1,225
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
P R O D U C T I O N .
Spécification.
Quantités.
PriX.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
exportées
à
l'étranger.
Carrières de grès bigarré.
Communes de Mertzig, Vichten, Ettelbruck, Grosbous. — Sections de Mertzig, Vichten,
Ettelbruck, Warken, Grosbous.
pierre de taille
moëllons
pavés
1,328
9,5‰
40 à 65
2,00 à 2,50
30 à 40
1,328
9,5‰
Carrières de grès de Born.
Communes de Mompach, Rosport. — Sections de Born, Girst, Rosport.
pierre de taille
moëllons
1,143
2,00 à 3,00
Carrières de calcaire keuprique.
Commune de Bissen. — Section de Bissen.
moellons à
chaussées
gravier
1,350
1,25 à 2,50
1,75 à 6,00
1,350
Carrières de grès coquillier.
Commune de Bettendorf. — Sections de Bettendorf, Gilsdorf.
pierre de taille
moëllons
pavés
1,480
3,668
246‰
35 à 80
1,25 à 3,00
50 à 80
1,354
3,668
242‰
Carrières de quartzite.
Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections de Clervaux, Roder.
hassel pour
pierrailles
2,770
5 à 15
1,854
4‰
Carrières de quartzite pour pierraille.
Communes de Wiltz, Winseler, Oberwampach (Schimpach), Eschweiler, Alscheid, Goesdorf,
Heiderscheid, Esch-s.-Sûre, Mecher, Harlange.
pierraille
8,720
1,50 à 5,00
8,720
Communes de Basbellain, Weiswampach, Hachiville, Asselborn, Heinerscheid, Bœvange,
Munshausen, Hosingen, Hoscheid, Consthum.
pierraille
12,377
1,25 à 1,50
12,377
Carrières de pierres à chaux.
Communes de Rosport, Echternach, Berdorf. — Sections de Rosport, Echternach, Grundhof.
pierre à chaux
tuf
1,113
1,50 à 4,00
5 à 10
1,113
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
P R O D U C T I O N .
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
exportées
à
l'étranger.
Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers.
Communes de Bettendorf, Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Colmar-Berg, Redange. — Sections de
Bettendorf, Diekirch, Ettelbruck, Niederfeulen, Colmar-Berg, Ospern.
pierre à chaux
6,435
2,50 à 3,00
6,115
Carrières de pierres à chaux et dolomie.
Communes de Grevenmacher, Mertert, Biver, Wormeldange, Lenningen, Remich, Burmerange.
— Sections de Grevenmacher, Wasserbillig, Mertert, Biver, Machtum, Lenningen,
Remich,
Elvingen.
pierre à chaux
et dolomie
24,584
1,50 à 6,25
8,055
24,584
Carrières de chaux hydraulique.
Communes de Bertrange, Hollerich, Strassen, Kehlen. — Sections de Bertrange, Merl, Olm,
Strassen, Kehlen, Nospelt.
chaux hydrau-
lique
11,930
0,50 à 2,50
10,180
1,750
Plâtrières.
Communes de Walferdange, Steinsel, Remich. — Sections de Helmsingen, Heisdorf, Remich.
plâtre brut
3,691
5,00 à 6,50
2,683
1,008
Sablières.
Communes de Mertert, Grevenmacher. — Sections de Mertert, Wasserbillig.
Grevenmacher.
sable
1,710
3,00
1,250
Communes de Bech, Echternach, Junglinster, Consdorf.
sable
1,630
1,25 à 2,00
1,630
Commune de Steinfort.
sable
4,905
0,50
4,355
Communes de Luxembourg, Bertrange, Hesperange, Mamer, Sandweiler, Kopstal.
sable
1,855
0,75 à 2,25
1,855
Commune de Walferdange. — Section de Bereldange.
sable
1,105
1,00
1,105
Communes de Bissen, Saeul, Beckerich, Fischbach. — Sections de Bissen, Saeul, Beckerich,
Angelsberg.
sable
1,00 à 2,50
Commune de Diekirch.
sable
1,250
2,75
1,150
Faïencerie.
La marche générale de la faïencerie n'a subi aucun changement notable en 1903.
Le personnel employé a été maintenu à 220 personnes. Les transports par chemin de fer
ont atteint les chiffres suivants
Fabrique de produits céramiques Utzschneider & Ed. Jaunez
à Wasserbillig.
La production des carreaux céramiques et mosaïques a atteint, en 1903, 13,450 tonnes;
ce chiffre représente une augmentation comparativement à l'année précédente qui ne ren-
seignait qu'une production de 12,500 tonnes. Les prix de production et de vente n'ont
guère varié; la vente s'est faite couramment. C'est toujours l'Allemagne qui forme le
débouché principal de cet établissement.
Le nombre des ouvriers a été de 400 à 420 qui ont été occupés sans interruption durant
toute l'année. Parmi ces ouvriers figurent 100 femmes ou jeunes filles. Du côté des salaires
iI reste une augmentation, peu sensible il est vrai, à signaler.
Industrie des ciments.
La Compagnie générale des ciments à Dommeldange (usines à Dommeldange et à Rume-
lange) renseigne une production de 2 millions de briques à bâtir fabriquées tant à Dommel-
dange qu'à Rumelange, de 12,000 tonnes de ciment Portland pour l'usine de Dommeldange
et de 9,000 tonnes de ciment ordinaire à laitier pour l'usine de Rumelange. Elle occupe en
moyenne 60 ouvriers.
Sa vente a été courante en 1903. La production a été en sérieuse augmentation, alors
que les prix de vente sont restés faibles.
La succursale de la maison Wayss & Freytag (ciment armé), à Hollerich, nous écrit que
l'année 1903 a été telle que l'année précédente. Une amélioration s'est fait sentir seulement
vers la fin de l'année. Les fabricants de ciment ont profité aussitôt des bonnes dispositions
du marché pour augmenter le prix du ciment de 20 à 40 Mk. par wagon de 10 tonnes à partir
du 1er janvier 1904.
Briqueterie.
D'un rapport très détaillé qui nous a été adressé par la maison Jacquinot & Cie, de Bet-
tembourg, nous extrayons les renseignements suivants
L'industrie de la briqueterie mécanique dans le Grand-Duché est de date assez récente,
Sauf les tuileries d'Echternach et la briqueterie de Diekirch, il n'y avait pas de briqueteries
mécaniques dans le pays jusqu'en 1898.
Les années 1897, 1898 et 1899, par l'extension extraordinaire et anormale prise subite-
ment par l'industrie du bâtiment, extension qui fut le résultat de la prospérité métallurgique,
a) Matières diverses arrivées
b) Houille
c) Produits expédiés
kg. 1,900,000.
3,250,000.
1,180,000.
virent éclore coup sur coup les briqueteries mécaniques de Mersch, Bettembourg, Esch-sur-
l'Alzette et Rodange.
En Lorraine, à Thionville et autour de Metz, se fondaient à la même époque les brique-
teries mécaniques d'Uckange, Courcelles-sur-Nied, Jouy-aux-Arches. La production en briques
pressées du bassin mosellan s'en trouva augmentée d'une production annuelle de 20 millions
de briques pressées, c'est-à-dire de 67,750 tonnes.
Cette surproduction, en même temps que le ralentissement général de la construction,
amena la crise de l'industrie briquetière, crise qui vient à peine de prendre fin et qui dura
de 1901 à 1903. La vente effectuée pendant ces trois années tomba à 20 pCt. de la production
normale et régulière. Les plus anciennes briqueteries furent atteintes aussi bien que les
nouvelles et la plupart d'entre eux durent réduire leur campagne de production à 4 ou 5 mois
de l'année.
Les prix des briques qui étaient couramment de 38 fr. le mille sur wagon pris à l'usine,
en 1900, étaient au 1er janvier 1904 de 27 fr. environ. Certaines briqueteries lorraines ven-
daient leurs produits à 22 fr. le mille.
Une autre cause de la diminution du prix des briques pressées en terre cuite se trouve
dans l'extension prise par la brique pressée dite de laitier, de qualité inférieure comme soli-
dité, mais bien meilleur marché. A prix égal, la brique de laitier ne peut pas soutenir la con-
currence de la brique pressée en terre cuite.
L'année 1904 témoigne d'un relèvement général de l'industrie briquetière. Les com-
mandes affluent, et quoique les prix soient inférieurs de 40 pCt. à ceux réalisés jusqu'en
1900, les briqueteries bien installées peuvent compter sur une campagne féconde. Le prix de
revient a été abaissé partout par le perfectionnement et l'extension des installations premières
la production en masse peut et doit compenser la diminution des prix.
Cette diminution des prix a d'ailleurs son bon côté : elle permet à la maçonnerie en
briques pressées, plus homogène, plus solide et plus rapidement effectuée, de lutter contre
la maçonnerie en moëllons et en briques des champs. D'autre part, la maçonnerie en briques
de laitier, par suite des émanations sulfureuses, partant malsaines qu'elle dégage, n'a pas
pris l'essor que son bon marché semblait devoir lui assurer.
Comme desiderata, toutes les briqueteries mécaniques que la maison Jacquinot & Cie
a consultées en vue du présent rapport donnent l'abaissement du tarif des transports. Cer-
taines stations du Grand-Duché jouissent de tarifs spéciaux pour les briques. Ne serait-il
pas juste d'étendre ces mêmes réductions précisément aux localités-stations de briques?
Elles désirent obtenir enfin la vulgarisation de la maçonnerie en briques de machines par
l'emploi de ces briques dans la construction des bâtiments publics, spécialement pour les
façades.
Tannerie.
L'année 1903 a été pour les tanneries, comme depuis un certain temps ses devancières,
pas très favorable, surtout pour les tanneries travaillant encore à l'ancien système.
Les nouveaux établissements à tannage rapide étaient bien occupés ; il y a eu une augmen-
tation de la fabrication de ce côté. Leurs produits s'écoulent facilement dans le Zollverein,
en Orient et dans les pays scandinaves, pourtant à des prix trop peu rémunérateurs.
Pour la seconde moitié de l'année nous avons à signaler une hausse assez notable dans
les prix. Presque toutes les industries s'étant ranimées en Allemagne, tous les genres de cuirs
ont profité de cette circonstance, surtout les croupons et courroies. Il faut pourtant constater
que la demande est restée calme pendant toute l'année pour le cuir fort, tanné à l'ancien
système.
La disproportion des prix de toutes les matières premières, à l'exception de l'écorce de
chêne et du tanné, comparés aux prix de vente des cuirs, qui dure depuis des années, ne
veut prendre fin.
La production totale du Grand-Duché peut être évaluée à 140,000 cuirs; le nombre des
ouvriers occupés par les tanneries s'élève à 500 environ. A relever encore que les bons
ouvriers se font rares et trouvent toujours de l'occupation à des prix rémunérateurs.
Écorces à tan.
L'espoir qu'on avait à la fin de l'année 1902 de voir se relever les prix des écorces, a été
complètement déçu. A cette époque, les dernières parties d'écorces se vendaient à des prix
en hausse et presque toute la production de l'Oesling était vendue
En 1903, le temps sec a favorisé la récolte des écorces; la rentrée s'est faite presque
sans pluie. Malgré la bonne qualité, les acheteurs se sont montrés réservés. Ce n'est qu'en
automne que des tanneurs de Trèves ont commence à acheter des écorces de toute première
qualité aux prix de 2,50 à 2,60 fr. la botte de 25 kg. A la suite de ces achats une reprise s'est
dessinée : plusieurs acheteurs ont pris des quantités considérables, mais à des prix ne dé-
passant pas 2,50 fr. pour les premières qualités. La saison pluvieuse, si contraire aux expé-
ditions des écorces, étant survenue, tout achat s'est trouvé arrêté. A la fin de l'année 1903,
beaucoup d'écorces étaient invendues et il restait peu d'espoir dans le maintien des prix.
Ganterie.
Après les dernières années, peu favorables à l'industrie gantière, les espérances qu'on
avait conçues pour l'année 1903 ont été loin de se réaliser; comparé à l'année précédente,
l'exercice 1903 accuse une diminution de la production d'environ 10 à 12,000 douzaines de
paires de gants.
Les causes de la diminution frappante que nous avons à enregistrer sont à peu près
celles qui ont influencé défavorablement la ganterie pendant les années précédentes. Parmi
ces causes nous citerons en premier lieu le temps pluvieux et humide qui n'a cessé de régner,
principalement en Angleterre, pendant tout le courant de l'année.
Ce qui devait résulter fatalement de cette circonstance est arrivé. De même que les
années précédentes la ganterie fine a été complètement délaissée. Tout ce qu'on pouvait
obtenir de la clientèle, ce furent des commandes — assez restreintes du reste — en qualités
moyennes et ordinaires.
Il est vrai que les prix de la matière première servant à faire la ganterie premier choix,
plus délaissés par les fabricants, avaient quelque peu fléchi, mais les fabricants n'ont pu
tirer aucun bénéfice de cette baisse légère, les commandes en ganterie premier choix faisant
défaut. Par contre, les prix de la matière première pour les qualités moyennes ne tardèrent
pas à subir une hausse sensible par suite de l'empressement que les fabricants mettaient à se
fournir de peaux de qualité moyenne, qu'ils se disputaient l'un à l'autre afin de pouvoir rem-
plir leurs engagements.
Ajoutons encore que la clientèle ne prenait livraison des marchandises commandées que
fort lentement, laissant de fortes commandes en souffrance pendant des mois entiers. Nous
ferons remarquer de plus que les peaux servant à la fabrication des qualités supérieures et
achetées à des prix élevés, en vue de commandes de ganterie fine, ont dû être mises en stock,
en attendant que la situation s'améliorât pour cet article. Ces circonstances ont beaucoup
contribué, elles aussi, à la mauvaise marche des affaires.
Du côté de l'Amérique, la légère reprise en ganterie fine n'a pas donné les résultats que
l'on avait espérés, et les ordres, pour lesquels un certain ralentissement est à signaler, ont
porté principalement sur la ganterie moyenne et ordinaire. Par contre, l'exportation des peaux
mégissées et teintes a augmenté et promet de s'accroître encore.
La production approximative de l'année 903 peut être évaluée à 60,000 douzaines de
paires de gants environ : elle est donc restée de 10 à 12,000 douzaines au-dessous du chiffre
de l'année précédente. La ganterie occupait environ 600 ouvriers et 1000 ouvrières.
La suppression projetée de la réadmission en franchise des gants cousus en Belgique
laisse entrevoir pour l'avenir des difficultés sérieuses qui pourraient, le cas échéant, enrayer
le développement de l'industrie gantière.
Industrie textile.
Aucune amélioration ne s'est produite, en 1903, dans la situation précaire de notre
industrie textile et il est à prévoir que l'exercice 1904 continuera la série des années mau-
vaises. En draperie on signale une production en progrès, entretenue par la reprise générale
des affaires.
Les rapports qui nous ont été adressés par les divers établissements relèvent une hausse
considérable sur les prix des matières premières qui n'ont pu être compensés par une hausse
parallèle des prix de vente. C'est en particulier la hausse inusitée sur les cotons qui a frappé
durement les manufacturiers, puisqu'ils ne pouvaient augmenter en conséquence les prix de
vente des articles manufacturés. Un établissement prévoit un chômage complet pour le cas
que les prix du coton se maintiennent.
Des difficultés en sont résultées dans les transactions, La réserve des acheteurs a fait
augmenter les stocks qui sont restés en magasin.
Le nombre des ouvriers occupés a subi une légère diminution. Comme il n'y a plus guère
de jeunes gens qui apprennent le métier de tisserand, le recrutement de la main-d'œuvre
rencontre des difficultés pendant les moments de presse.
Un établissement a monté dans le courant de l'année quelques métiers pour la fabrica-
tion du velours, mais la cherté actuelle des matières premières ne permet pas encore d'en
constater les résultats.
On appelle encore notre attention sur les dépôts d'échantillons faits chez les tailleurs par
les concurrents allemands qui entravent sérieusement l'essor des établissements du pays.
Teinturerie.
Tissus de lin et de coton teints en pièce.
On peut considérer l'année 1903 comme normale sous le rapport des transactions.
La hausse sur les prix des tissus écrus, qui s'est faite successivement à partir de fin
1899, a été acquise, et la vente des tissus teints se faisait régulièrement jusque vers les
derniers mois de l'année.
A la suite des récoltes insignifiantes de lin et de coton une spéculation effrénée s'est em-
parée du marché cotonnier ; les mois de novembre et de décembre nous amenaient une
nouvelle hausse sur les tissus écrus de 15 à 20 pCt. et l'on se trouvait en face d'une hausse
de 40 à 60 pCt. sur les tissus de coton écrus et de 30 à 40 pCt. sur les tissus de lin, en pre-
nant pour point de comparaison les prix pratiqués pendant les années 1898 et 1899.
Comme pendant les dernières années les filatures et tissages ont réduit leur production
et que les anciens stocks de marchandises sont écoulés, il est plus que probable que ces
prix de vente se maintiendront au moins jusqu'aux nouvelles récoltes de l'année 1904.
Industrie du vêtement.
L'industrie du vêtement renseigne un mieux-aller qui s'est traduit par une légère aug-
mentation des prix vers la fin de l'année. Mais cette industrie a ressenti également le contre-
coup de la crise cotonnière qui a bouleversé le marché des textiles.
Voici l'appréciation que la maison Ch. Jubert de Luxembourg nous donne de la situa-
tion : « La petite amélioration dans la demande des vêtements de travail qui s'est fait sentir
dans les derniers mois de l'année 1902, s'est maintenue, mais sans grande progression, dans
le courant de l'année 1903, laquelle, cependant, n'est pas encore à classer parmi les années
favorables. I l est vrai que la perturbation qui s'est produite dans les prix de revient par les
hausses successives et imprévues des tissus de coton n'a pas contribué à développer la fabri-
cation des vêtements de travail, dont les prix de vente étaient souvent inférieurs aux prix de
revient.
Cette hausse s'accentue encore tous les jours pour finir, peut-être, par une dégringolade
prochaine des cours des cotons. Dans ces conditions il est bien difficile de fabriquer des
stocks d'avance, et, en général, on préfère se borner à n'exécuter que les commandes
courantes.»
De Larochette on nous signale également une augmentation sur la production des années
précédentes. Les prix de vente, au commencement de l'année, étaient encore assez bas mais
ils se sont améliorés pendant les derniers mois. La pénurie et la cherté des cotons ont causé
une certaine gêne à la fabrication.
Tabacs et Cigares.
La production pour l'année 1903 peut être évaluée comme suit
23,000 quintaux de tabacs à fumer, représentant une valeur de
1,000 quintaux de tabacs à priser et à mâcher, représentant une valeur de
12 millions de cigares, représentant une valeur de
25 millions de cigarettes, représentant une valeur de
soit ensemble
contre 2,875,000 fr. en 1902.
2,500,000 fr.
150,000
400,000
220,000
3,270,000 fr.
Ces chiffres marquent une légère augmentation tant au point de vue de la production
qu'à celui des prix obtenus pour les articles fabriqués. Les stocks en magasin ont été infé-
rieurs à ceux de l'année précédente. L'article à bon marché, cependant, n'est plus guère
demandé.
La récolte de 1902, mûre pour la fabrication en 1903, nous a donne, au Palatinat,
un tabac de toute première qualité pour la coupe. I l n'a plus été aussi bien conditionné
depuis 1895; en conséquence, les prix d'achat étaient très élevés. Les tabacs ordinaires
n'existent plus.
Le trust américain n'avait pas fortement opéré dans certains pays producteurs, de sorte
que les Kentucky, les Virginia et les Seedleaf s'obtenaient à des prix abordables. Par contre,
les Maryland et les Ohio faisaient complètement défaut; de même le trust avait mis la main
sur toute la récolte des tabacs turcs et orientaux, si bien que le peu qui nous arrivait encore
représentait des tabacs déclassés qui se vendaient au double de leur valeur réelle.
Nos fabricants n'emploient pas le Palatinat pour la fabrication des cigares ; ce sont les
tabacs des colonies hollandaises de Java et de Sumatra, qui y entrent pour une grosse part
à cause de leur légèreté et de leur bonne combustion. On emploie encore chez nous les
Brésil, les Mexique, les Havane, les Saint-Domingue (Haïti), les Ambaluna; par contre, on
ne connaît plus les Manille.
La mode des couvertures grisâtres et vertes, que nous ne saurions assez blâmer, donne
beaucoup d'ennuis à nos fabricants par le fait qu'il faut choisir dans les tabacs non mûrs
pour satisfaire au goût des fumeurs.
La cigarette devient de plus en plus un article de consommation courante; le tabac à
priser, d'autre part, est complètement abandonne.
Le nombre des fabriques de tabac s'est maintenu à 12, qui occupent 400 ouvriers et em-
ployés touchant en salaires et appointements 250,000 fr. par an La caisse de secours obliga-
toire a été mal accueillie au commencement par les ouvriers de cette branche; aujourd'hui,
elle est parfaitement acclimatée.
Brasserie.
La baisse que l'exercice 1902 a renseignée dans la production de nos bières indigènes,
s'est encore accentuée en 1903. Moins sensible qu'en 1902, elle semble tendre à ramener le
chiffre de la production à la moyenne annuelle des dix dernières années par 150,000 hecto-
litres. Il faut en conclure que la situation florissante de toutes nos industries dans le Grand-
Duché pendant les années 1899, 1900 et 1901 a exercé son influence également sur la con-
sommation de la bière par les habitants, et notamment par la classe ouvrière du pays.
La quantité de malt employée à la fabrication de la bière a atteint
en 1902
en 1903
ce qui représente une nouvelle diminution de
4,066,360 kg.
3,970,115
96,245 kg.
Les droits d'accise acquittés de ce chef se sont élevés
en 1902
en 1903
à fr. 203,318 00
à
198,505 91
Il résulte de ces données qu'en 1903 les douze brasseries en activité ont produit en-
semble 158,804,60 hectolitres.
Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les
huit dernières années
140,087 hl.
150,411
167,696
174,733
180,479
162,654
158,805
Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent
le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1903
Année.
Bières en fûts.
1,117,925 kg.
1,215,411
993,342
1,140,728
1,233,267
1,275,530
956,224
842,605
Bières en bouteilles.
184,422 kg.
14,108
36,483
21,767
31,648
13,133
17,878
8,734
Distillerie.
Le nombre des distilleries en activité était de 882 pour la campagne 1902-1903.
De ce nombre, 637 sont des distilleries agricoles ne travaillant que des grains, du mais,
du seigle ou des pommes de terre. Entre ces distilleries le contingent est réparti suivant l'im-
portance du train d'agriculture et du nombre du bétail, sans pouvoir dépasser pourtant le
chiffre de 150 hl. d'alcool pour un seul établissement.
Les 245 autres sont de petites distilleries outillées à l'instar des bouilleurs de cru en
France et travaillent des fruits, tels que poires, prunes, cerises, pommes, mares de raisin et
lies de vin avec une production de 82 hl.
Le contingent légal pour cette campagne est de 8,346 hl. Notre production s'est élevée
à 8,106 hl., ce qui représente une diminution de 1,186 hl. comparativement à la production
de l'exercice 1902-1903.
Il a été employé à la distillation
pommes de terre
grains et mais
fruits
marcs de raisin
en 1901-1902
800,200 kg.
3,363,400
43,046 hl.
24,910
Les droits d'accise acquittes par les distilleries se sont élevés
en 1901-1902
1902-1903
en 1902-1903
249,500 kg.
3,580,100
2,746 hl.
3,715
à fr. 728,647,00
631,048,75
Imprimerie.
L'imprimerie a été bien occupée durant l'année 1903, mais la concurrence des petits
établissements nouvellement créés qui acceptent des ordres à des conditions désavantageuses,
ne dépassant guère le prix de revient, a pesé sur les prix obtenus pour les travaux de ville,
qui deviennent d'année en année moins rémunérateurs.
Le nombre des ouvriers occupés par nos imprimeries n'a guère varié dans le courant de
l'année; il ne doit pas dépasser sensiblement le chiffre de 150, renseigné dans notre précé-
dent rapport II n'est pas à notre connaissance que des ouvriers aient manqué de travail. Les
salaires sont restés au niveau de l'année précédente. Imitant l'exemple donné par l'Allemagne,
presque toutes les imprimeries de la ville de Luxembourg ont introduit la journée de 9 heures.
Du côté du journal nous n'avons aucune modification à signaler. La production et la con-
sommation suivent une marche parallèle. Le nombre des journaux — qui est très élevé com-
paré à la population du pays — est resté inchangé : quelques feuilles ont disparu, d'autres
ont pris leur place.
Les prix des papiers se sont raffermis; ils ont même marqué, vers la fin de l'année, une
tendance à la hausse. La baisse de 1902, qui a affecte surtout les qualités ordinaires en lais-
sant les papiers de choix intacts, n'a été que passagère : après la dépression causée par la
diminution des exportations qui alourdissait le commerce intérieur, le marché s'est ressaisi
promptement.
On nous fait remarquer de plusieurs côtés que le système des soumissions en usage pour
les fournitures des administrations est nuisible au développement de l'imprimerie et contraire
aux intérêts bien entendus des consommateurs. Ce système avilit les prix et assure une place
toujours plus large à la mauvaise marchandise.
Horticulture.
Comme les années précédentes, la marche de l'horticulture en général est restée active
et bonne.
Les spécialités cependant, dont l'écoulement principal est cherché à l'étranger, souffrent
beaucoup de la concurrence des petits producteurs qui travaillent avec des frais généraux
plus réduits et offrent à la vente des rosiers nains à des prix dérisoires. Cette circonstance
impose aux grands producteurs des sacrifices très sensibles, qui ne sont presque plus en
rapport avec les bénéfices réalisés.
La production des rosiers greffes sur tiges se vendait presqu'en totalité, mais le nou-
veau tarif douanier, qui grèvera sous peu le sujet «canina des bois», augmentera le prix de
revient de cette matière première, sans pouvoir provoquer, à cause de la circonstance que le
marché principal doit être cherché dans l'exportation, une hausse correspondante pour le
prix du sujet cultivé pendant deux ans.
Quant à l'obtention de variétés nouvelles par la fécondation artificielle, elle donne à nos
rosiéristes, qui s'en occupent, plus de lustre que de bénéfices. Il n'existe pas de loi proté-
geant les droits d'auteur — ou mieux de créateur — en matière horticole, et dès qu'une
plante est vendue, la multiplication en tombe dans le domaine public qui, dès lors, établit le
prix de vente.
L'arboriculture suit une marche sûre et saine, l'arbre étant plutôt un article de rende-
ment et d'utilité.
Les fleuristes profitent dans une bonne mesure du luxe des fleurs à la mode à l'heure
actuelle; leurs arrangements décoratifs sont de bon goût et les prix obtenus sont rémunéra-
teurs sans être exagérés.
Nos marchés hebdomadaires parlent en faveur de nos maraîchers intelligents et travail-
leurs. Les primeurs y sont apportées en grande quantité et trouvent, ainsi que les légumes de
saison, acheteurs à des prix qui peuvent donner satisfaction.
Les établissements horticoles occupent 300 à 600 ouvriers pour lesquels la moyenne des
salaires oscille autour de 3 fr. et 3,50 fr. par journée de travail.
Fabrication des conserves de légumes.
La fabrication des conserves de légumes à l'établissement de Beaufort renseigne une
légère baisse pour l'année 1903 : elle a atteint 130,000 litres-kilogrammes, ce qui donne en-
viron 10, 000 kg. de pois en moins que pour l'exercice précédent. La récolte a beaucoup
souffert par les pluies persistantes. Par contre, la vente s'est faite plus couramment par suite
de la récolte médiocre en Allemagne où les neuf dixièmes de sa production sont placés.
Alors que cette industrie occupe, à la fabrication des conserves, un personnel régulier
de 6 personnes pendant la morte-saison, elle emploie, pendant la campagne de fabrication,
22 ouvriers et ouvrières à l'usine, une centaine de journalières à la cueillette avec 4 surveil-
lants et une centaine de personnes à l'écossage des fèves de marais et flageolets et au pinçage
des haricots. Les prix de la main-d'œuvre sont restés sans changement.
La pénurie croissante de la main-d'œuvre féminine nécessaire à une série de travaux a
forcé l'établissement de Beaufort de demander un supplément de main-d'œuvre à l'étranger.
En 1903, il a occupé 30 ouvrières flamandes et 20 ouvrières wallonnes.
Meunerie.
Un courant d'affaires assez favorable continue à régner dans la meunerie. La production
est en légère augmentation : de 30,000,000 kg. elle s'est élevée, en 1903, à 51,000,000 kg.
environ. Les tentatives répétées de nos meuniers de se créer des débouchés à l'extérieur
n'ayant pas réussi. c'est dans le pays même que cette industrie a dû chercher le placement
presque exclusif de sa production.
Il n'y a guère de fluctuations à signaler dans les prix des blés. Du commencement de
l'année jusqu'au mois d'octobre les blés montaient légèrement, mais reperdaient pendant les
derniers mois de l'année la petite avance acquise, fait qu'on doit attribuer exclusivement
à l'apparition de la nouvelle récolte qui a été bonne.
Une légère augmentation de la consommation stimulait la production et atténuait ainsi
les effets fâcheux de la concurrence grandissante de l'Allemagne et aussi de la Belgique.
La meunerie a continué, dans le courant de l'année 1903, à perfectionner son outillage
en général. Dans le voisinage de Luxembourg un nouveau moulin a été construit, dont le
travail se fait d'une manière tout-à-fait automatique.
Le nombre des ouvriers occupés n'a guère changé. Tandis que les salaires ont une ten-
dance à se développer en faveur de l'ouvrier, le recrutement de la main-d'œuvre apprise se
fait toujours plus difficile.
Laiterie.
Le syndicat général des laiteries luxembourgeoises renseigne les transactions suivantes
pour les années 1897-1903.
Nombre des laiteries
Beurre fourni au syndicat
Montant net verse aux producteurs.
Année.
englobées par le syndicat.
et par lui vendu.
déduction faite des frais.
92,492,000 kg.
184,021,000
319,710,000
370,759,000
378.922,000
353,203,000
309,406,000
230,706 fr.
452,866
790,301
917,725
933,950
872,917
773,373
Le nombre des membres syndiqués s'élevait, en 1903, à 3310 ; le syndicat a travaillé
8,354,325 litres de lait.
Industrie du chocolat.
Cette industrie a eu en 1903 une marche normale; la production a été à peu près la
même que l'année précédente, soit environ 50,000 kg. Les produits fabriqués ont trouvé un
écoulement relativement facile.
L'importante baisse des sucres arrivée en septembre par suite de l'entrée en vigueur de
la convention de Bruxelles a été pour les fabricants de chocolat une gêne sérieuse plutôt
qu'un avantage. Cette baisse ayant rompu l'équilibre entre les prix de revient et ceux de
vente, il s'agissait de rétablir un prix de vente normal.
Beaucoup de fabricants allemands, renonçant à retirer le moindre avantage personnel
de la baisse des sucres, abaissèrent immédiatement leur prix de vente du chocolat dans une
proportion exactement correspondante à la réduction du prix de revient ; d'autres, plus sages,
— pensant qu'il serait imprudent d'abaisser de suite et dans une si forte proportion les prix de
vente, vu qu'une hausse éventuelle des cacaos aurait pour résultat de mettre les fabricants
dans l'alternative, soit de remonter le prix de vente, ce qui est toujours difficile, soit de
travailler sans bénéfices, — résistèrent quelque temps à ce courant.
Les premiers toutefois l'emportèrent et, après quelques mois d'indécision, les prix de
vente ont fini par se fixer avec une baisse de 12 à 15 fr. par 100 kg. On peut espérer que cette
baisse procurera aux fabricants un avantage indirect, — celui d'augmenter la consommation.
Mondorf-les-Bains.
L'établissement des bains, à Mondorf, a persisté également en 1903 dans la marche
ascendante de sa population balnéaire qui a augmenté de près de 100 baigneurs.
Le chiffre des recettes s'est élevé à 41,039,25 fr. Les bains, douches et autres opérations
balnéaires délivrés gratuitement ou à prix réduits à des indigents ou à des personnes peu
aisées, représentent un chiffre de 11,769,70 fr. La vente de l'eau minérale accuse une aug-
mentation de 13,255 flacons sur l'année passée.
La colonie thermale a été fréquentée par 29 garçons et 34 filles de parents indigents qui
ont joui de la gratuité complète du traitement et de la pension.
Dans le courant de l'année, l'arsenal des moyens curatifs dont dispose l'établissement a
été enrichi de la thérapie mécanique (système Rossel, Schwarz & Cie de Wiesbade) surtout
en vue des victimes des accidents du travail qui viennent depuis quelques années en grand
nombre chercher guérison à Mondorf.
Le réseau de canalisation à établir dans la localité-même et à travers l'établissement et
le parc, afin d'empêcher les eaux de ménage ou tout liquide malpropre de vicier l'air sain et
pur de la contrée, a été exécuté en partie cette année.
Le parc a été agrandi de six hectares.
Au printemps on a livré à l'exploitation la ligne de chemin de fer Mondorf-Thionville qui
facilite dans une mesure notable les communications de l'établissement des bains avec
l'Alsace-Lorraine.
La construction de villas à Mondorf prend d'année en année plus de développement, ce
qui contribue à attirer vers notre station thermale les baigneurs qui tiennent à continuer,
pendant leur cure, la vie de famille.
Viticulture et commerce des vins en 1902 et 1903.
La perturbation du marché des vins et le malaise général, déjà prononcés vers la tin de
1901, ont eu en ces deux années une forte répercussion au bord de notre Moselle; l'effondre-
ment des cours et un ralentissement notable dans la plantation de vignes nouvelles en résul-
taient, et nous pouvons dire, et malheureusement ce n'est que trop vrai, que nous avons
depuis quelques années une « crise viticole » qui. en ce moment, est encore assez sensible.
Certains l'attribuent à l'abondance des dernières récoltes et à leur qualité inférieure, d'autres
à la crise économique, etc. Toutes ces causes réunies, qu'elles soient d'ordre agricole ou
d'ordre économique, expliquent parfaitement la crise et c'est à tort que l'on en accuse la loi
allemande du 24 mai 1901 sur le régime des vins et boissons similaires.
Cette loi bienfaisante pour la viticulture, qui est en vigueur chez nous depuis le 6 mars
1902, par les diverses restrictions et interdictions relevées dans notre précédent rapport*),
a seulement eu le tort de coïncider dans son application avec une crise, et par les change-
ments qu'elle devait fatalement entraîner dans l'assiette du marché des vins, elle a contribué
à la confusion générale. Les restrictions sur l'amélioration par le sucrage ne sont pas
trop clairement définies; le commerce, et particulièrement celui qui ne dédaignait pus les
crûs de moindre et de mauvaise qualité, y voit des obstacles à ses pratiques : avec le régime
de la loi de 1892, il pouvait opérer sur de larges bases, mettre en œuvre plus d'arcanes pour
le rétablissement, resp. la préparation des vins.
Par la nouvelle loi, avec le contrôle des caves, cela n'est plus possible, et depuis nous
voyons le commerce plus à la recherche des vins bien soignes, sans défauts, sans altérations.
Les transactions qui ont eu lieu chez nous dans les dernières années le prouvent. En effet,
en 1901, l'écoulement de la récolte s'est fait lentement; malgré le bas prix, il s'en trouve en-
core aujourd'hui un stock assez élevé dans le canton de Remich qui ne se vend pas : la qualité
médiocre retient le négociant — un état de choses qui ne se serait jamais présenté sous le
régime de la loi de 1892. En 1902, le mouvement des affaires a été de même, malgré l'extrême
*) Rapport de la Chambre de commerce pour l'année 1901.
pénurie en vins, très faible. L'année dernière, en 1903, les cours ont été au début peu stables;
le commerce, malgré la modicité des prix, hésitait avec les achats et ce n'est qu'après le
premier soutirage que nous voyons les cours s'affermir et les retiraisons augmenter à cause
des qualités du vin fait.
Le contrôle des caves, affaire des différents gouvernements de l'Union douanière et déjà
institué dans la plupart des régions viticoles de l'Allemagne, ne fonctionne pas à la satisfac-
tion générale ; il donne lieu à des plaintes diverses et en certains endroits on ne réussit même
pas à l'organiser. Ces difficultés de réglementation l'ont multiplier les voix qui en réclament
l'organisation sur des hases à formuler par l'Empire et justifient, en attendant, la non-exécu-
tion des dispositions prévues. Il en est ainsi chez nous.
Notre viticulture et notre commerce des vins se trouvent donc dans une période de crise
et de transition dont il est difficile, par la diversité des circonstances qui entrent en considé-
ration, de pronostiquer la durée.
L'année 1902 a été marquée par des circonstances météorologiques extrêmement défavo-
rables : les espérances de récolte, de belles qu'elles étaient à la première heure, quand les
revenus pouvaient déjà se compter, furent complètement détruites par le temps sombre et
froid de la première moitié du mois de mai. La nuit du 7 au 8 a été funeste. Le thermomètre
descendait jusqu'à 4 à 5 centigrades et, du coup, de Schengen à Wormeldange, toutes les
jeunes pousses et formes furent anéanties. Seulement les vignes situées dans le bas-fonds
et le milieu de la côte entre Wormeldange et Wasserbillig échappèrent au désastre.
La qualité de la future récolte aurait pu atténuer tant soit peu ce coup fatal, mais
tout se coalisait pour faire une récolte insignifiante en quantité et déplorable en qualité. Dès
le début, la gelée; puis, sauf de rares intervalles, dont un, fort heureusement, au moment
de la floraison — des alternatives défavorables de fraîcheur, de manque de lumière, de coups
de soleil de courte durée et d'humidité jusqu'à la vendange.
Ces intempéries favorisaient l'extension des maladies crytogamiques et de toutes sortes
de fléaux; le mildew et l'oïdium sévissaient avec intensité dans le canton de Remich, où l'on
avait trop négligé les sulfatages et les soufrages à cause du manque de raisins. La véraison
et la vendange des raisins se faisaient dans de très mauvaises conditions, et la production
qui fut estimée de 22,000 à 25,000 hectolitres, marquait à l'aréomètre Oechslé de 45 à 70° et
au pèse-acide 12-21 ‰. Les cours s'établirent au commencement à 375-435 fr. les 1000
litres pris en cave; cependant, et malgré le peu de vins récoltés, un fléchissement des cours
qui persiste encore à l'heure qu'il est, eut lieu de suite; aujourd'hui, les cours ont baissé
jusqu'à 300-350 frs.
Comme sa devancière, l'année 1903 porte le cachet de circonstances atmosphériques
très variables et parlant très défavorables : les sarments étaient assez bien aoûtés; le débour-
rement eut lieu normalement et la période des gelées printanières passait presque inaperçu;
la sortie des raisins était satisfaisante et seulement une gelée blanche du 18 au 19 mai causait
un peu de dégâts dans quelques endroits bas et humides. La floraison s'opérait en d'excel-
lentes conditions, et déjà vers la mi-juillet on se plaisait à pronostiquer une bonne et abon-
dante récolte — espoir que réduisait cependant Ié régime météorologique des mois d'août et
de septembre dans une forte proportion par les journées pluvieuses, froides et le mauvais
temps. À la suite de ces intempéries on avait toutes les peines du monde à combattre le
mildew et l'oïdium qui ne cessaient d'augmenter, le premier joignant à ses dégâts habituels
sur les feuilles ceux causés aux raisins sous forme de rot brun, et le second étendant ses
lavages malgré des soufrages trois à cinq fois répétés.
La production évaluée de 120,000 à 130,000 hectolitres indiquait à l'aréomètre Oechslé
50 à 60° avec une acidité totale de 11 à 18 ‰. Les prix variaient au commencement entre
250 à 312,50 fr. les 1000 litres. Les transactions étaient alors rares et une baisse des cours en
fut la suite. On ne payait plus que 200 à 225 fr. après la rentrée des vendanges, situation qui
s'est modifiée depuis. Le 1903 s'est merveilleusement vinifié; il est sain, solide et bien cons-
titué, qualités qui le l'ont rechercher, et il y a une légère tendance à la hausse. Les cours se
meuvent actuellement entre 275 à 350 fr. Les achats se l'ont, mais sans hâte; le négociant
achète au fur et à mesure de ses besoins; un accaparement de vins, comme cela a eu lieu
jusque dans l'année 1900, n'est plus à constater.
Vins de Champagne.
E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.
La mise en bouteilles de 1903 a atteint 783,900 1/1 bout. et 224,000 ¼ bout.
Les expéditions ont atteint
a) vins opérés — 668,860 1/1 bout., 113,150 ½ bout., 9,585 ¼ bout. et 2,280 1/8 bout.;
b) vins bruts — 26,750 1/1 et 5,885 ½ bout.
Les prix de production et de vente n'ont pas change dans le courant de l'année. Un
stock important se trouve constamment en cave, attendu que la manutention des vins exige
un temps plus ou moins long. Les vins sont expédiés exclusivement dans les pays du Zoll-
verein ; quelques petites expéditions ont été faites en Belgique (les expéditions pour ce pays
sont soignées par la maison d'Epernay).
A cause de l'impôt de consommation de 50 pf., dont les vins mousseux sont grevés
depuis l'introduction de la loi allemande du 1 e r juillet 1902, le montant des expéditions a
diminué de 93,000 bouteilles comparativement à l'exercice précédent.
L'établissement de Luxembourg occupait en 1903 en moyenne 100 hommes et 38 femmes;
la culture des osiers à Kopstal était soignée par une trentaine d'hommes et une quarantaine
de femmes. Les paniers nécessaires à l'emballage ont été fabriqués par la vannerie de Kop-
stal et celle des établissements pénitentiaires du Grund; cette dernière en a fourni la plus
grande partie.
Brosserie.
Malgré la vente assez facile qu'on nous signale, la situation de la brosserie, caractérisée
depuis quelques années par une augmentation constante du prix des matières premières.
libres, chiendent, soies de porc, ne s'est guère améliorée en 1903. A cette augmentation du
prix de revient les fabricants ne trouvent pas de compensation par une augmentation paral-
lèle des prix de vente qui ne sont pas suffisamment rémunérateurs.
Poudrerie de Luxembourg.
L'établissement de Kockelscheuer nous signale une vente courante aux prix de l'année
dernière. La production s'est maintenue, en 1903, à 500—600.000 kg. de poudre de mines.
Vente du gaz
Gaz pour moteurs et chauffage.
Consommation des particuliers
Établissements de la ville
id.
de
l'Etat
Réverbères de la ville
id.
du Rollingergrund
Goudron
Eau ammoniacale
Coke
Exercice
1901-1902
1,471,697
626,500
461,815
36,046
46,959
299,718
314,858
1,985,377
Exercice
1,596,081
634,385
481,716
36,226
47,877
395,206
346,598
3,650
2,707,000
Plus-values
sur les ventes
167,231
7,885
19,901
95,458
31,740
3,650
721,623
sur les recettes
16,087
1,282
3,980
11,450
2,666
7,804
Dans les prix de production et des matières premières l'année passée n'a apporté aucun
changement.
Industrie de l'éclairage.
Usine à gaz de Luxembourg.
Le tableau ci-après établit une comparaison entre les résultats du dernier exercice de
l'ancienne société (1er août 1901 au 1er août 1902) et la première année de l'exploitation par
la Ville
La vente du gaz renseigne donc une augmentation de 167,231 m. c, soit l'augmentation
la plus considérable qui ait été atteinte pendant les 14 dernières années. Les recettes accusent
de ce chef une plus-value de 16,087 fr. Pendant les 11 dernières années, les ventes suivaient
une augmentation de 13,577 fr. en moyenne par an.
C'est au cours des 5 derniers mois que l'augmentation du débit a été particulièrement
forte : en comparant la période août-décembre 1903 à la période correspondante de l'année
1902, ou obtient, pour 1903, 237,559 m. c. et 221,198 m. c. pour 1902, soit une augmenta-
tion de 8 pCt. Alors que, d'une part, la consommation du gaz pour moteurs est en baisse par
l'effet de la concurrence de l'électricité et du gaz pauvre, l'augmentation la plus forte, d'autre
part, est renseignée dans la consommation du gaz pour le chauffage et les cuisines.
Il a été employé à la fabrication 6,197 tonnes de houille ayant fourni 1,742,890 m. c. de
gaz. Les houilles, de provenances belge et allemande, ont été acquises au prix uniforme de
26,25 fr. franco usine.
Les résultats financiers de l'exercice ont été influencés défavorablement par les bas prix
obtenus pour les cokes. On était obligé de prendre en charge un stock de 400 tonnes de
l'exercice précédent qui n'a pu être écoulé qu'en avril 1903 et par un abaissement du prix à
20 fr. On essayait entretemps d'introduire le chauffage, au coke dans les établissements de
la Ville, mais comme il ne s'agissait que d'un essai dont il fallait attendre encore les résul-
tats, on résolut de modérer les prix d'hiver et de les fixer à 24 fr. Les demandes de coke
étant devenues plus nombreuses depuis, il était parfois difficile d'y satisfaire.
Quoique la vente des cokes en 1903 ait été supérieure de 700 tonnes à celle de l'année
1902, les recettes ont produit une plus-value de 7,000 fr. C'est la Ville qui, par suite de sa
forte consommation, laquelle s'est élevée à 410 tonnes, a retiré le plus de bénéfices de ces
bas prix. Le bénéfice réalisé sur le chauffage s'établit a 5,000 fr. environ.
Bilan au 31 décembre 1903.
Actif.
Immeubles.
Installation de nouvelles ma-
chines
Constructions
Mobilier
Caisse communale
Gaz
Coke
Goudron
Eau ammoniacale
Houille
Div. matières premières
Entretien
Entretien des fours
Carburation
Réfection des fours
Débiteurs
Magasin
fr.
800,000 00
17,645 98
8,033 79
950 00
108,115 03
255 00
100 00
470 62
318 95
22,726 43
2,451 62
575 25
1,570 18
562 50
6.246 99
66,179 32
4,246 47
1,040,448 03
Passif.
Capital
Amortissements
Magasin de l'usine
Créditeurs
Bénéfice
fr.
847,784 33
51,755 17
22,286 24
23,287 86
95,334 53
1,040,448 03
Faillites déclarées
Concordats sollicités
»
homologués
Année 1901.
Année 1902.
S
B, Arrondissement
de
Diekirch.
Faillites déclarées
Concordats sollicités
»
homologués
Année 1901.
Année 1902.
Année 1903.
Année 1903.
La balance brute pour l'exercice 1903 fait ressortir un bénefice de 95,334 53 fr. Après
déduction des frais de nouvelle installation de 4 fours, s'élevant à 6,246 99 fr., il reste un
bénéfice net de 89,087 54 fr., dont 84,841 07 fr. pour l'usine et 4,246 47 fr. pour les
magasins.
Faillites et Concordats.
Le nombre des faillites et concordats s'établit ainsi pour les trois dernières années
A. Arrondissement de Luxembourg.
Bourse du travail.
Relevé des opérations de la Bourse du travail
pendant l'année 1903.*).
MOIS.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Demandes de travail
presentées
réalisées.
Offres de travail faites
par
patrons
comprenant
ouvriers.
Résiliations d'offres, (cessations)
emanant
de patrons
comprenant
ouvriers.
Rappel des transactions de la Bourse depuis son origine.
ANNÉES.
Demandes de travail
présentées.
réalisées
Offres de travail faites
par
patrons.
comprenant
ouvriers.
Résiliations d'offres (cessations)
émanant
de patrons.
comprenant
ouvriers
*) Si les, chiffres des réalisations dépassent par endroits ceux des demandes et offres faites, la cause en est
dans les cessations se rapportant à des demandes ou offres de mois antérieurs qui sont comprises dans ces chiffres.
Assurances.
Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché
pendant les années 1893 a 1903.
RECETTES.
DÉPENSES.
Accidents (Nombre des Cies d'assurances: 6)
171,168
209,813
221,771
226,355
323,693
378,663
463,891
585,685
675,815
726,207
3,132
3,479
4,331
14,929
16,523
24,241
40,537
81,180
111,031
174,300
213,411
226,267
226,622
338,860
395,476
488,460
626,222
757,496
837,802
3,572
7,589
8,649
3,128
7,584
9,536
10,296
15,348
27,821
49,917
5,472
5,025
4,459
4,421
7,281
16,507
10,485
45,191
15,909
32,160
114,678
138,761
183,077
165,872
213,780
304,075
288,294
437,658
584,950
498,568
7,253
11,983
14,890
63,088
78,233
25,485
62,128
43,952
94,577
84,981
4,093
25,246
27,526
12,313
25,399
33,995
37,793
73,762
58,365
64,933
7,266
5,686
18,980
43,929
66,908
75,067
158,773
141,625
249,943
142,334
194,290
257,581
249,813
376,206
456,506
554,063
774,684
923,217
980,501
Années.
Sommes perçues en
Primes.
675,190
684,080
736,816
769,860
799,608
861,598
904,609
938,764
989,978
1,027,437
615,150
619,473
646,805
726,783
773,962
940,347
1,041,428
948,464
1,231,718
1,260,781
Interets.
Divers.
Total
des
Recettes.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion de
primes.
Reassu-
rances
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 10.)
3,905
3,880
3,880
3,881
3,881
4,966
34,825
37,024
35,599
39,276
44,262
52,019
58,354
67,590
79,084
102,797
2,327
2,764
4,158
9,104
7,789
10,295
9,038
34,614
14,327
130,972
678,317
687,644
741,949
779,939
811,302
875,773
917,527
977,259
1,008,186
1,163,375
34,896
9,944
13,457
13,689
9,964
14,967
14,692
17,088
18,524
21,390
118,685
122,381
129,658
137,778
114,130
115,790
157,258
161,706
171,112
176,559
545,726
334,330
839,719
361,455
348,338
405,929
540,381
489,142
350,733
633,504
230,386
128,699
132,496
142,099
142,797
157,063
152,705
167,796
182,989
196,334
68,617
82,847
89,907
80,703
95,411
89,279
113,290
120,035
133,825
123,762
Vie (Nombre des Cies d'assurances : 21).
10,244
632,209
661,931
744,359
814,365
774,073
705,819
724,388
650,963
657,101
692,648
1,398,268
1,480,155
1,736,725
1,914,147
1,790,127
2,016,621
2,087,966
28,847
25,374
27,755
84,615
31,249
22,343
54,978
46,703
68,230
40,657
70,582
154,958
94,396
140,811
75,744
174,102
168,430
136,356
164,451
150,113
252,298
302,141
448,025
256,661
337,459
261,665
282,083
626,676
659,612
546,002
55,130
54,196
61,013
63,748
64,572
79,686
88,482
96,694
98,279
106,916
51,069
73,948
57,930
53,387
47,224
51,454
49,057
67,277
65,730
73,523
10,578
14,848
13,155
13,104
13,735
15,623
13,439
16,100
16,699
21,615
80,981
86,010
54,230
730,337
732,459
871,615
907,683
830,439
862,507
883,708
Total
des
depenses.
908,888
693,049
1,218,422
748,888
724,375
698,651
991,765
971,867
872,882
1,173,164
538,907
696,627
743,349
1,329,559
1,288,707
1,460,865
1,550,713
1,804,146
1,918,809
1,800,919
Grêle (Nombre des Cies d'assurances : 3).
Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances : 4).
2,770
2,731
5,705
4,540
4,721
4,306
5,684
6,919
3,881
8,122
2,770
2,731
5,705
4,540
4,721
4,306
5,684
6,919
3,881
8,122
2,121
1,983
1,451
2,207
1.369
2,449
3,093
5,317
1,375
1,209
1,521
1,64
1,59
3,94
3,47
2,84
3,67
3,45
4,98
4,70
8,36
3,584
3,922
2,874
3,143
3,493
5,774
7,323
5,786
5,385
7,570
3,863
4,042
2,874
3,143
3,493
5,998
7,323
5,881
5,480
7,570
1,843
2,877
2,079
1,141
2,049
1,129
1,356
1,995
2,268
3,21
2,03
1,96
1,36
1,03
4,67
4,11
2,71
3,01
5,70
Vol (Nombre des Cies d'assurances : 2).
3,054
1,118
2,488
3,054
1,118
2,488
1,479
1,048
1,99
2,55
Années,
Sommes perçues en
Primes.
Interèts.
Divers
Total
des
Recettes
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion de
primes
Réassu-
rances.
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Total
des
Transports
(Nombre des
Cies
d'assurances
4).
3,342
3,962
2,522
4,510
5,182
6,884
10,228
7,733
3,522
4,107
3,608
4,624
5,294
7,050
10,347
7,918
1,178
2,149
1,876
2,430
2,863
3,873
5,105
4,499
23,018
4,720
2,24
4,93
2,32
2,99
3,5(...)
4,62
10,12
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers
Total
des
Recettes.
Sommes, dépensées pour
Restitu-
tion de
primes.
Réassu-
rances
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers
Total
des
dépenses.
Relevé des opérations faites dans les dix dernières années.
1,471,204
1,523,204
1,617,493
1,735,191
1,910,659
2,191,138
2,429,819
2,498,900
2,908,388
3,040,338
35,729
37,943
36,739
40,461
48,405
56,189
62,562
71,471
83,561
108,327
6,802
7,112
18,819
641,484
684,761
771,401
847,810
849,468
801,326
966,576
1,513,735
1,569,036
1,673,051
2,417,136
2,643,825
3,018,728
3,340,191
3,409,809
3,783,275
4,115,241
67,542
43,027
50,144
101,782
49,173
47,305
80,449
79,936
114,922
112,584
196,517
284,882
230,389
285,440
200,018
306,737
340,046
349,844
351,971
364,599
915,250
778,207
1,473,608
786,080
901,231
976,783
1,084,206
1,557,493
1,598,437
1,691,173
194,314
196,267
210,357
270,602
287,188
264,128
305,638
311,772
377,829
391,862
124,563
183,387
176,356
147,546
168,929
175,520
201,900
262,956
260,535
265,645
99,141
106 761
86,744
744,644
790,254
954,399
996,491
1,005,527
1,020,877
1,155,464
1,597,327
1,592,531
2,227,599
2,336,094
2,396,793
2,724,842
3,008,730
3,567,529
3,724,571
3,981,327
Valeur totale
des cautionnements déposés par les diverses Compagnies d'assurances qui opèrent dans le
Grand-Duché*)
Incendie
Vie
Accidents
Transports
Bris de glaces
Grêle
Vol
Totaux
en 1901.
fr.
1,967,937
»
2,998,701
»
1,196,558
»
7,330
»
16,803
»
27,075
»
6,585
fr.
6,220,989
en 1902.
fr.
2,050,669
»
3,419,791
»
1,183,357
»
25,974
»
23,427
»
27,522
»
13,281
fr.
6,744,021
Caisse d'Épargne et Crédit Foncier.
a) Caisse d'épargne.
Les dépôts effectués en 1902 ont continué leur marche ascendante ; ils se sont élevés
en principal à 10,665,982 06 fr. C'est dans l'élévation à 3,000 fr. du maximum, décrétée le
10 juin 1901, qu'il faut en chercher principalement la cause.
Les remboursements durant le même exercice ont atteint le chiffre de 4,824,984 59 fr.;
l'excédant a donc été de 5,840,997 47 fr.; en 1901, cet excédant n'a été que de 4,477,219 68 fr.
Cette progression subira pour l'exercice 1903 un ralentissement considérable, car l'excé-
dant au 1er décembre n'a plus été que de 4,409,167 28 fr., soit de cinq millions de fr. environ
pour l'exercice entier. Il est a prévoir que pour 1904 et les années suivantes ce chiffre dimi-
*) Ces sommes n'indiquent pas la valeur nominale des cautionnements, mais la valeur effective au cours du
31 décembre.
nuera encore jusqu'à ce qu'il atteint le niveau moyen des économies que la clientèle de la
Caisse d'épargne est en mesure de réaliser annuellement.
L'avoir des déposants s'élevait en principal et intérêts à 22,571,773 15 fr. au 31 décembre
1901, et à 29,165,634 82 fr. au 31 décembre 1902. L'augmentation pour l'année 1902 a donc
été de 6,593,861 67 fr.; elle n'a été que de 5,030,333 81 fr. pour Tannée 1901.
Le nombre des versements en 1902 a été de 46,637, ce qui donne une moyenne par
versement de 228 fr. contre 201 fr. en 1901. Le nombre des remboursements a été de
17,890 frs. ; la moyenne ressort donc à 269 fr. contre 187 en 1901.
Le nombre total des opérations, c'est-à-dire des versements et des remboursements
s'élève pour l'exercice 1902 à 64,527 et porte sur une somme de 15,490,966 65 fr.; en 1901,
les chiffres correspondants étaient 61,647, respectivement 12,123,674 10 fr.
Les livrets en circulation au 31 décembre 1902 ont atteint le chiffre de 40,917, soit une
augmentation de 3,497 sur l'année 1901. En 1902 il a été délivré 7.009 livrets nouveaux contre
7,850 en 1901 et 7,525 en 1900. Le nombre des livrets soldés a baissé de 3,663 à 3,514.
Il a été bonifié aux déposants, durant l'exercice 1902, en intérêts, la somme de 752,865 03
fr., qui dépasse de 219,491 19 fr. celle allouée du môme chef en 1901.
L'actif total de la Caisse d'Epargne à lin 1902 s'est élevé, d'après le bilan, à 30,625,228 07 fr.
Les valeurs du portefeuille y figurent pour 29,345,895 74 fr. d'après les cours au 31
décembre 1902 Fin 1901, l'actif total de l'établissement ne s'élevait qu'à 23,687,395 24 fr.
Les intérêts et loyers touchés en 1902 représentent un chiffre de 1,092,110 85 fr., soit
une augmentation de 275,989 86 fr. sur l'année précédente.
Le compte des frais généraux se solde par 68,224 20 fr., soit 0,22 pCt. environ de l'actif
total ; il dépasse de 7,437 99 fr. le chiffre correspondant de l'exercice précédent. Cette aug-
mentation trouve sa justification dans le développement de plus en plus considérable des
divers services.
Les bénéfices bruts réalisés en 1902 s'élèvent à 254,544 20 fr. et les bénéfices nets à
181,211 44 fr.; en 1901 les bénéfices bruts étaient de 152,876 82 fr. et les bénéfices nets de
92,090 61 fr. Les chiffres de 1902 comprennent un bénéfice extraordinaire de 67,470 42 fr.
réalisé sur la vente de plusieurs titres.
La Caisse d'Epargne scolaire a fonctionné, fin 1902, dans 158 écoles contre 140 en 1901;
les dépôts effectués par les élèves depuis 1875 jusqu'au 31 décembre 1902 forment un capital
de 439,070 26 fr., donc une augmentation de 64,507 30 fr. sur l'année précédente. Le nombre
des versements opérés en 1900 était de 6,185, en 1901 de 9,471 et, en 1902, de 10,344.
Le chiffre du fonds de réserve a passé de 1,091,529 64 fr. à 1,272,741 08 fr., soit
4,36 pCt. de l'avoir total de désposants.
Bilan au 31 décembre 1902
ACTIF.
1. Caisse. Disponible
2. Bureaux auxiliaires. Disponible
3. Portefeuille, valeur au 31 déc.
4. Crédit foncier de l'État. Avances
5. Recette générale de l'État. Dispo-
nible
6. Banque lnternationale. Disponible
7. Caisses publiques de Crédit agri-
cole et professionnel. Avances.
8. Comptes transitoires
Intérêts à recevoir au 31 déc.
9. Immeuble de service
10. Mobilier
fr
fr.
ct.
30,033 99
292,235 78
29,345,895 74
248,307 65
150,184 49
303,433 88
2,224 00
145,779 38
100,257 71
6,876 25
30,625,228 87
PASSIF.
1. Avoir des déposants au
31 décembre 1902
2. Comptes transitoires
a) Différences de cours
réservées au 31 déc.
185,971 46
b) Réescompte
106 88
3. Fonds de réserve
a) Solde au 31 déc.
1,091,529 64
b) Bénéfices nets réa-
lisés en 1902
181,21144
4 Divers
fr
fr.
ct.
29,165,634 82
186,078 34
1,272,742 08
774 63
30,625,228 87
Compte de profits et pertes. — Exercice 1902.
DÉBIT.
1. Frais d'administration
2. Pertes de caisse
3. Agio à 1,75 pCt. sur
fr. 250,916 88
4. Bénéfices nets réalisés en
fr
fr.
ct.
68,924 20
17 52
4,391 04
181,211 44
254,544 20
CRÉDIT.
1 Bénéfices nets réalisés sur
vente de titres
2. Bénéfices nets réalisés sur
titres sortis aux tirages
3. Bénéfices d'intérêts réalisés
en 1902
fr
La situation au 1er avril 1904 s'établit ainsi
Dépôts effectués du 1er janvier a
Remboursements
u 1er avril
Excédant des dépôts durant le 1er trimestre.
1 9 0 3
fr.
3,508,306 56
fr.
»
1 891,968 15
»
fr. 1,616,338 41
fr.
Avoir des déposants (sans intérêts) au 1er janvier
» 28,434,947 28
»
Total de l'avoir des déposants au 1er avril (sans intérêts) fr. 30,051,285 69
fr.
fr
ct.
67,470 42
4,992 11
182,081 67
254,544 20
1 9 0 4 .
3,397,084 36
2,409,896 15
987,188 21
34,042,094 20
35,029,282 41
Nombre des livre ts en cours au l
( r a\nl 11)04
46,003
»
»
»
l
t r
»
42,015
Augmentation .
3,938
b) Crédit Foncier.
Pendant l'exercice 1902, les opérations de l'établissement ont continué a se développer
d'une façon très sensible. Le taux relativement modere de l'intérêt, et spécialement le mode
<le remboursement par annuités sont de jour en jour plus apprécies.
Le nombre des demandes d'emprunt présentées dans le cours des années 1901 et 1902
était de 179,'respectivement de 196, ensemble de 375, portant sur une somme de 8,281,491 fr.
Au I
e ' décembre 1903, le nombre des demandes était de 618, portant sur une somme totale
de 11,997,141 fr. Dans ce nombre de 618, les cultivateurs figurent pour 190, les autres pro-
fessions pour 318, les communes pour 76, les syndicats agricoles pour 32 et les établisse-
ments publics pour 2
Le Conseil d'administration a prononcé
en 1901, des admissions pour
fr
2,716,070
en 1902,
»
»
»
2,240,000 fr. 4,956,070
en 1901, des rejets pour
Ir.
1,451,771
en 1902,
»
»
»
972,000 fr. 2,423,771.
Les prêts réalisés en 1901 et 1902, au nombre de 182, représentent ua capital de
4,677,400 fr., dont a déduire
a) fr. 5S,99i 66 recouvrés par l'effet de l'amortissement,
6) » 37,850 00 par suite de remboursements anticipés,
ir. 93,844 66 ensemble.
Le solde des capitauv restant dus au 31 décembre 1902 est donc de 4,583,553 34 ir.
La situation des prêts réalisés depuis le 1er janvier 1901 jusqu'au 1er décembre 19o3
s'établit ainsi
NATURE DES PRETS.
Prêts ruraux.
»
urbains
» communaux
» aux établissements publics .
»
aux syndicats agricoles , .
Total.
Nombre des prêts reah&és en
1901.
1902.
26*
1903 jusqu'au
]°
r décembre
i
Nombre total
des prêts
reahbés
TOTAL
des sommes prêtées
FR.
1,037,950
2,315,200
3,461,700
215,000
89,150
7,119,000
J|6 nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé, en 1902, de 19 a 50; les sommes
prêtées ont passé de 252,200 fr. à 523,000 fr.; la moyenne par prêt ressort à 10,460 fr. Les
ffcêts sur propriétés urbaines sont au nombre de 80 et portent sur un capital de 1,932,900
fr., en moyenne 24,161 fr. Les prêts communaux s'élèvent au 31 décembre 1902 à 42 et
représentent un capital de 2,122,400 fr., soit en moyenne 50,593 fr.
Le bilan ne renseigne aucun arriéré du chef d'intérêts ou d'annuités; tous les débiteurs
se sont régulièrement acquittés de leurs obligations.
La valeur nominale des obligations foncières 3 ½ pCt. vendues était de 914,700 fr. au
31 décembre 1901 et de 3,382,000 fr. au 31 décembre 1902; le prix de vente était fixé à
101 pCt.
Dans le cours de l'exercice 1902 il a été délivré 87 certificats nominatifs pour une valeur
nominale de 656,100 fr. Le nombre des certificats nominatifs délivrés jusqu'au 1er décembre
1903 est de 169, portant sur une valeur nominale de 1,335,000 fr.
Le bénéfice réalisé sur la vente des obligations foncières s'élevait en 1901 à 9,147 fr. et,
en 1902, à 24,673 fr.
Les frais d'administration sont émargés au compte des profits et pertes par 22,432 99 fr.;
le chiffre correspondant de 1901 n'était que de 20,996 31 fr. ; il y a donc une augmentation
de 1,435 69 fr.
Les bénéfices bruts réalisés en 1902 s'élèvent à 53,181 11 fr., desquels il y a lieu de
déduire : a) le déficit de l'exercice 1901 par 2,782 40 fr., b) les frais d'administration de 1902
par 22,432 99 fr, — 25,215 39 fr. Il reste un bénéfice net de 27,965 72 fr., dont 24,673 fr.
seront portes sur le compte de la réserve du chef d'agio sur obligations vendues et 3,292 72 fr.
sur le compte de la réserve ordinaire.
Bilan au 31 décembre 1902.
ACTIF.
1. Prêts
fr. 4,677,400 00
Dont à déduire
Amortissement opéré pendant les années
1901 et 1902
fr. 55,994 66
Remboursements anticipés effectués pen-
dant les années 1901 et 1902
» 37,850 00
93,844 66
2. Compte mobilier
3. Obligations foncières 3 ½ pCt. déposées contre certificats nominatifs
4. Compte transitoire
Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 décembre
1902 sur prêts
fr.
46,788 16
Fraction du coupon couru au 31 décembre
1902 sur obligations foncières en circu-
lation
fr. 29,592 50
Fraction du semestre d'intérêts courus au 31
décembre 1902 sur comptes créanciers de
communes
»
2,162 95
31,755 45
fr.
4,983,555 34
15,032 71
5,260,217 54
PASSIF.
1. Fonds do dotation
2. Sommes non encore touchées
a) Sur prêts faits à des particuliers
fr.
20,000 00
b) Sur prêts faits à des communes
» 217,702 92
3. Obligations foncières 3 ½ pCt. en circulation
4. Comptes créanciers
a) Caisse d'Épargne
fr. 248,307 65
b) Communes
» 182,500 00
5. Obligations foncières 3 ½ pCt. déposées contre certificats nominatifs
6. Coupons d'obligations nos 1 et 2 non encore touches
7. Disagio sur prêts communaux
8. Fonds de réserve
a) Agio sur obligations vendues
fr.
24,673 00
b) Excédant favorable de l'exercice 1902
»
3,292 72
fr.
500,000 00
237,702 92
3,382,000 00
430,807 65
656,100 00
3,141 25
22,500 00
27,965 72
5,260,217 54
La situation au 1er avril 1904 s'établit ainsi
Prêts réalisés au 1er janvier 1904
»
»
du 1er janvier au 1er avril 1904
Total au 1er avril 1904
fr. 7,271,300
»
463,750
fr. 7,735,050
A la date du 1er avril 1904 la vente des obligations foncières s'élève à fr. 5,126,700 00,
Compte de profits et pertes. — Exercice 1902.
DÉBIT
1. Solde débiteur de l'exercice
2. Intérêts de 1902 sur obligations
foncières 3 ½ pCt
3. Balance des intérêts sur compte
de correspondants
4. Frais généraux de l'exercice .
5. Excédant favorable de l'exer-
cice 1902
fr
c
2,782 40
94,849 13
11,025 12
22,432 99
3,292 72
134,382 36
CRÉDIT
1. Intérêts de 1902 sur prêts
2. Droit de commission sur rem-
boursements anticipés
3. Intérêts compris dans le prix
des obligations foncières 3 ½
pCt., vendues en 1902
4. Balance des recettes et des dé-
penses accessoires
fr.
c.
114,845 49
58 05
19,472 02
6 79
134,382 36
valeur nominale, dont fr. 1,523,300 00 sont déposés dans les caveaux de l'établissement
contre délivrance de certificats nominatifs au nombre de 209.
Banque Internationale à Luxembourg.
L'exercice 1903 — expose le rapport annuel de cet établissement — a permis de distri-
buer aux actionnaires le même dividende que l'année précédente, mais ce résultat ne peut
être considéré que comme relativement satisfaisant. Quoique les importantes entreprises in-
dustrielles pour lesquelles la Banque, par suite de la crise métallurgique, a renforcé son
intervention, aient pris un développement croissant, les bénéfices obtenus ne se sont pas
élevés proportionnellement. La Banque espère faire fructifier et réduire graduellement ces.
Immobilisations par suite du développement progressif et du raffermissement de la situation
générale, qu'on attend de la constitution des syndicats métallurgiques.
Le taux de l'intérêt était plus élevé pendant le dernier exercice qu'eu 1902; par consé-
quent, le compte d'intérêts a donné des résultats plus favorables.
Le dividende pour 1903 a été fixé à 7 pCt. La réserve de 400,000 fr. sur le compte de
Fonds publics a été maintenue, et le solde de bénéfice à reporter à nouveau ressort à 77,911 06
fr. contre 15,102,65 fr. en 1902.
Pour les succursales et les commandites de la Banque les résultats ont été satisfaisants.
La circulation des billots est toujours restreinte, vu les circonstances particulières, quoi-
qu'elle ait presque double au cours des dernières années.
Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale, ainsi que de ses deux succursales, s'est
élevé
en 1903 à
fr. 1,172,255,218 00
» 1902 à
» 1,036,431,823 60
d'où il ressort une différence en faveur de 1903 de fr. 135,833,394 40.
Le compte de Portefeuille a présenté le mouvement suivant
Existences au 31 décembre 1902
fr.
9,989,016 71
Entrées (escompte) jusqu'au 31 décembre 1903
» 103,471,907 17
Ensemble
fr. 113,460,924 18
Sorties]pendant la même période
» 105,267,379 15
Existences au 31 décembre 1903
fr. 8,193,545 03
Le produit total du compte de Portefeuille s'est élevé à 180,410 78 fr. contre 155,819 35 fr.
en 1902.
La circulation fiduciaire s'élevait au 31 décembre 1902 à
fr. 1,625,000 00
Augmentation pendant l'année 1903
»
325,000 00
Importance de la circulation au 31 décembre 1903
fr. 1,950,000 00
Bilan au 31 décembre 1903.
(Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz et de St.-Jean-Sarrebruck
ACTIF.
Caisse
Portefeuille
Fonds publics
Reports et avances sur nan-
tissement
Caisse hypothécaire
Immeuble
Commandites
Comptes-courants débiteurs
Intérêts à régler et diffé-
rences sur cours
fr.
c.
1,415,529 70
8,193,545 03
7,657,203 61
17,666,250 00
375,568 36
820,215 98
11,495,300 00
33,150,325 21
29,184 72
80,803,122 61
PASSIF.
Capital-actions
Circulation
Comptes-courants créditeurs
Dépôts
Réserve statutaire
Réserve de la caisse hypo-
thécaire
Réserve extraordinaire
Compte de prévision
Effets à payer
Dividendes échus et non
payés
des
exercices
1899-1902
Id pour 1903
Tantièmes
Notes en souffrance et divers
Profits et pertes
fr.
c.
25,000,000 00
1,950,000 00
33,656,207 11
1,134,255 97
6,250,000 00
16,966 50
2,000,000 00
1,000,000 00
7,658,313 09
3,595 00
1,750,000 00
204,398 33
101,475 55
77,911 06
80,803,122 61
Enseignement industriel, commercial et professionnel.
Ecole industrielle et commerciale de Luxembourg.
Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux
dernières années
ANNÉES.
1902—1903
1903-1904
Classes inférieures
communes
Vl
e s, Ves et IVes.
Section
commerciale
III
e, II
e et I
re.
Section industrielle ;
III
e, II
e et I
re
et cours supérieurs.
TOTAUX.
Ecole industrielle et commerciale d'Esch-sur-l'Alzette.
Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux
dernières années
ANNÉES.
1902-1903
1903—1904
Classes inférieures
communes
VI
e s, Ves et IVes
Section
commerciale
III
e, I I
e et I
r e .
Section industrielle
III
e, IIe et Ire
et cours supérieurs..
TOTAUX.
1 42
Ecole d'artisans de l'Etat à Luxembourg.
La statistique de fréquentation de cet établissement accuse pour l'année scolaire 1903-
1904 une population de 159 élèves, se répartissant comme suit
Cours professionnels du soir.
Les cours professionnels du soir annexés à l'école d'artisans, qui ont pour but de fournir
aux jeunes apprentis du métier et du commerce l'occasion de se perfectionner dans le dessin
professionnel et de s'approprier les connaissances techniques et les aptitudes pratiques néces-
saires, ont été suivis, pendant l'armée scolaire 1903—1904, par 243 élèves, qui se répartissent
comme suit sur les différentes branches que comporte cet enseignement
Classe
préparatoire
Constructions civiles, menuiserie
etc.
Ferronnerie artistique
Mécaniciens
Peintres décorateurs
Sculpteurs
I I
e profes-
sionnelle.
I
r e profes-
sionnelle.
Elèves libres.
Dessin de constructions civiles
»
pour mécaniciens
»
à main levée
Atelier pour la menuiserie
etc.
»
»
la ferronnerie artistique
»
»
les mécaniciens
Élèves.
Élèves.
Ateliers pour les peintres décorateurs.
»
» les sculpteurs et modelleurs 14
Langue anglaise
Comptabilité commerciale
Sténographie
Calligraphie
Tramways luxembourgeois.
(Bilans pour la période du 1er septembre 1902 au 31 août 1903.)
a) TRAMWAYS.
b) VOITURES ET TERRAINS.
Actif.
Frais de premier établissement
Matériel
Cautionnement à la Ville
Compte a amortir: affaire Schroll
Fonds d'assurance
Entretien et réfection de la voie
fr.
c.
107,062 28
29,320 03
5,400 00
14,410 30
1,150 00
29,057 86
186,600 47
Passif.
Capital-actions
Capital-obligations
Réserve
Obligations à rembourser
Intérêts au 31 août 1903
Dividendes
Créanciers
1° Emprunt antérieur
2° Affaire Schroll
3° Intérêts sur avances faites
Cautionnements du personnel
Profits et pertes
fr.
c.
60,000 00
70,400 00
2,389 70
2,100 00
405 00
512 00
24,766 30
14,410 30
2,350 60
670 00
8,396 57
186,600 47
Actif
Frais de premier établissement
Fort Wedel
Matériel
Portefeuille
Tramways luxembourgeois
1° Compte antérieur
2° Règlement Schroll
3° Intérêts sur avances
Actionnaires en retard
fr.
c
33,807 83
57,887 70
22,474 76
37,415 50
24,766 30
14,410 30
2,350 60
1,995 60
195,108 59
Capital-actions
Réserve
Dividende au 31 août 1903
Cautionnement du personnel
Banque Nationale
Solde
Les recettes de l'exploitation se sont élevées
a) pour les tramways à
b) pour les voitures à
soit ensemble à
fr.
»
fr.
78,886 40
21,035 05
99,921 45
Passif
fr
c
174,300 00
3,133 58
1,482 00
170 00
13,000 00
3,023 01
195,108 59
fr.
85,528 00
»
17,195 75
fr. 102,723 75
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
en 1901.
fr.
c.
52,909 93
124,016 30
14,820 71
59,508 60
34,049 91
2,986 45
17,204 13
98 94
305,594 97
en 1902.
fr.
c.
53,718 53
123,885 83
15,100 49
58,804 73
29,543 71
(supprimés)
16,492 91
65 34
297,611 54
en 1903.
fr. c.
49,785 37
129,492 57½
15,047 16½
59,175 39½
27,175 23½
(supprimés)
15,879 19
14 39
295,569 32
L'octroi a produit du chef des
1° Boissons et liquides
2° Comestibles
3° Fourrages
4° Combustibles
5° Matériaux de construction
6° Droits d'expédition
7° Droits d'accise sur les bières fabriquées dans
l'intérieur de la ville
8° Droits d'accise sur les eaux-de-vie fabriquées
dans l'intérieur de la ville
Totaux
Mercuriales.
Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les
fourrages et les combustibles pendant les années 1901, 1902 et 1903, sur la base des mer-
curiales de la ville de Luxembourg.
Froment
Meteil
Seigle
Orge
Avoine
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de froment.
méteil
seigle
Orge perle
Beurre
Oeufs
Foins
Pailles
Bois de hêtre
chêne
Viande de bœuf Ire qualité
IIe
veau
mouton
Porc frais
fumé
l'hectolitre
le kilogr.
la douzaine.
les 500 kilogr.
le stère.
le kilogr.
Prix
fin 1901.
fr.
c
37½
Prix
fin 1902.
fr.
c.
37½
Prix
fin 1903.
fr.
c.
Foires.
Il s'est tenu dans le Grand-Duché, pendant l'année 1903, 180 foires pour le commerce
des chevaux et du bétail, se répartissant ainsi sur les divers mois
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Transactions qui se sont faites à nos foires pendant les 9 dernières années
avec l'interieur
5,285,466
5,692,477
5,813,791
5,939,624
6,009,255
5,208,137
6,011,869
6, 385,165
6,552,079
avec l'extérieur
5,471,490
2,796,398
3,445,507
3,526,926
3,070,441
2,975,815
3,323,782
3,488,284
3,108,704
Totaux
8,756,956
8,488,875
9,259,298
9,456,550
9,879,696
8,183,952
9,335,651
9,873,449
9,660,783
État indiquant le nombre et les prix moyens des animaux exposés en vente et vendus sur les foires du Grand-Duché
pendant l'année 1903.
DÉSIGNATION
des
FOIRES
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
neur.
Exté-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente
vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Exté-
rieur.
Étalons reproducteurs.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
1,074
Chevaux marchands.
DESIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION
Inte-
rieur.
Exte-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Exté-
rieur.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Chevaux ordinaires.
1,757
1.139
Taureaux reproducteurs.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Poulains
Bœufs gras.
DESIGNATION
des
FOIRES
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente
vendus.
Prix
moyens
Taureaux réformés
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Bœufs de labour de petite taille
Janvier
Février
Mars
Avril
M a i
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
1,020
5,307
2,758
2,512
Exte-
rieur.
NOMBRE
D' ANIMAUX
exposés
en vente
vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Exté-
rieur
Bœufs de labour de grande taille.
1,108
5,805
2,766
2,232
Taurillons.
DESIGNATION
des
FOIRES
NOMBRE
D ANIMAUX
exposés
en vente
vendus
Prix
moyens
Vaches fraîches laitières
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
6,614
4,614
Génisses.
3,631
2,235
DESTINATION
Inté-
rieur
2,816
1,749
Exte-
rieur
1,798
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposes
en vente
vendus
Prix
moyens
DESTINATION.
Inte-
rieur
Exte-
rieur.
Vaches non fraîches laitières
1,118
7,178
5,689
4,489
5,109
Veaux
3,230
3,971
1,259
1,138
DLSIGNATION
des
FOIRES
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposes
en vente
rendus
mojcns
DrSUNAIION
Inte-
neui
E\ te-
neur
NOMbRr
I)'\MMAU\
e\pohes
en 's ente •\ endus
Pn\
moyens
DESTINATION
Inte-
neur
E\te-
neur
Janvier .
Février .
Mars . .
Avril .
Mai
Juin
Juillet. .
Août
Septembre
Octobre .
Novembre
Décembre
Totaux
Janvier .
Février .
Mars . .
Avril . .
Mai . .
Juin .
Juillet. .
Août . .
Septembre
Octobre .
Novembre
Décembre
Totaux
Moutons
4,659
Î)o0
4b0
3,249
»
• »
,121
Moutons et brebis antennais
»
:»
»
1,253
»
»
»
»
»
»
»
)>
»
)>
»
M
»
»
»
))
))
:»
))
»
2,105
»
»
»
»
1,567
Brebis.
»
»
»
»
))
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
Agneaux
»
»
3)
))
))
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
)
»
»
»
»
»
DESIGNATION
des
FOIRES
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés.
en vente. vendus
Prix.
moyens.
Porcs gras.
3,723
3,124
Porcelets.
DESTINATION
Inte-
rieur.
1,477
Exté-
rieur
1,647
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente
1,155
1,524
1,133
1,292
1,150
1,464
1,159
1,217
13,049
vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur
Porcs maigres.
1,756
1,103
1,109
9,002
Boucs.
5,916
Exte-
rieur
3,086
DESIGNATION
des
FOIRES
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposes
en vente. vendus.
Prix
moyens,
DcSTINAriON.
Inte-
neur.
Exté-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente
vendus.
Prix
moyens,
DESTINATION.
Inte-
rieur
Exté-
rieur.
Janvier . .
Février . .
Mars . . .
Avril . . .
Mai
Juin . . .
Juillet. . .
Août . . .
Septembre .
Octobre . .
Novembre .
Décembre .
Totaux .
Chèvres.
»
»
»
5)
»
»
Ao
»
»
»
»
»
»
»
Chevreaux.
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
Récapitulation.
1er groupe : Chevaux.
1. Étalons
2. Chevaux marchands
3. Chevaux ordinaires
4. Poulains
2e groupe: Espèce bovine.
5. Taureaux reproducteurs
6.
réformes
7. Bœufs gras
8.
de labour de grande taille
9.
de petite taille
10. Taurillons
11. Vaches fraîches laitières
12.
non laitières
13. Génisses
14. Veaux
3e groupe: Bêtes à Laine.
15. Moutons
16 Brebis
17. Moutons et brebis antennais
18. Agneaux
4e groupe : Espèce porcine.
19. Porcs gras
20.
maigres
21. Porcelets
5e groupe : Espèce caprine.
22. Boucs
23. Chèvres
24. Chevreaux
exposés
en vente
1,074
1,757
5,805
5,307
6,614
7,178
3,631
5,689
4,659
2,105
1,253
1,567
3.72(...)
13,049
110,106
NOMBRE D'ANIMAUX
vendus.
1,139
2, 766
2,758
4,614
4,489
2,235
5,109
3,249
3,124
9,002
81,750
à
l'intérieur.
2, 232
2,512
2,816
3,230
1,749
3,971
3,121
1,477
5,916
41,175
à
l'extérieur
1,798
1,259
1,138
1,647
3,086
40,575
Prix
moyens.
Résultat financier des ventes aux foires, par nature des animaux vendus
Chevaux marchands
id.
ordinaires
Poulains
Taureaux reproducteurs
id.
reformés
Bœufs gras
id de labour de grande taille
id.
id.
petite taille
Taurillons
Vaches fraîches laitières
id.
id.
non laitières
Génisses
Veaux
Moutons
Brebis
Moutons et brebis antennais
Agneaux
Porcs gras
id. maigres
Porcelets
Boucs
Chèvres
Chevreaux
Total
pour
l'intérieur
205,400
406,600
2,860
38,480
75,924
119,000
1,026,720
761,136
100,833
1,053, 184
823,650
323,565
218,405
106,114
17,200
17,703
15,334
192,010
295,800
741,150
10,626
6,552,079
pour
l'exterieur
297,040
201,765
1,300
6,660
25,000
245,640
74,538
7,320
672,452
321,045
89,910
62,590
4,352
214,110
154,300
730,350
3,108,704
fr.
9,660,783
C h e m i n s d e f e r .
I. — G u i l l a u m e - L u x e m b o u r g .
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation
pendant l'année 1903.
(*) Ce chiffre comprend le tonnage des anciennes lignes du reseau et celui des nouveaux embranchements.
TONNAGE DES MARCHANDISES TRANSPORTÉES EN PETITE VITESSE.
Trafic intérieur
Trafic d'exportation
par la ligne
de Thionville
id.
de Trois-Vierges
id.
de Bettingen
id.
de Wasserbillig
Trafic d'importation
par la ligne
de Thionville
id.
de Trois-Vierges
id.
de Bettingen
id.
de Wasserbillig
Trafic de transit
par Kl.-Bettingen : via Thionville
id.
via Wasserbillig
id.
Prince-Henri
par Thionville
via Klein-Bettingen
par Wasserbillig
id.
du Prince-Henri
id.
par Gouvy
via Thionville
id,
via Audun
id.
via St.-Vith
id.
via Carthaus
id.
Prince-Henri
par Thionville
via Gouvy
par Audun
id.
par Wasserbillig
id.
du Prince-Henri
id.
par St.-Vith
via Thionville
id.
via Audun
id.
via Mont-St.-Martin
id.
Prince-Henri
id.
via Athus
id.
via Gouvy
par Thionville
via St.-Vith
par Audun
id.
par Mont-St. Martin
id.
du Prince-Henri
id.
T.
k.
580,878,000
783,492,300
560,125,000
704,936,600
305,898.000
115,013.000
152,790.500
1,179,103.900
659,504.000
30,211.000
48,510.000
773,490.000
32,784.000
44,620 000
236,355.000
41,619.000
4,262.000
628.000
33,943.000
60,175 000
50,092,000
672.000
2,158.000
186,768,000
1,537.000
192,766 000
290,431.000
40,071 000
2,525.000
77,459.000
14,743 000
1,807.000
55,559.000
T.
738,223.000
850,894.000
316,807.000
113,097,000
714,098.000
149,568.000
1903.
T. K.
391,900,600
2,629,431,900
1,752,793.400
2,882,689.000
(*) 7,656,816.900
1902.
T. K.
288,717,400
2,039,590,908
990,057.010
1,761,865.800
5,080,231.118
Expéditions pai nature de marchandises.
DÉSrGNATiON
des marchandises
via
Tluonville
et Audun
via
Trois-Vierges.
via
Stei peinch.
via
Karthaus.
pour
l'intérieur.
TOTAUX
1903.
1902.
Minerais . . .
Fers et fontes .
Pierres
Plâtres
Chaux
Bois
Produits agricoles
Sables et scories
Cuirs
BoiSbOUb .
Ecorces . . .
Divers
Sommes
T. K.
480,380.000
113,037.000
4,370 000
»
60.000
1,097.000
1,299.000
4,495 000
114.000
435.000
640 000
4.481,000
T. K.
275,7-29.000
385,281 000
8,293 000
380.000
»
665.000
627.000
281.000
158.000
531.000
732.000
112,815.000
T. K.
410,065.000
140,756.000
629.000
540.000
121.000
788.000
444.000
92.000
104.000
275.000
30.000
6,281,000
T. K.
341,005,000
304,869.000
410.000
440.000
15.000
329.000
2,004.000
4,877.000
117.000
1,707.000
753.000
48,409.000
T. K.
694,475.000
23,407.000
22,937.000
478 000
3,799 000
12,862.000
14,508.000
38,648 000
119.000
6,346.000
255.000
40,000.000
T. K.
2,171,655.000
968,350.000
33,639.000
1,838 000
3,995.000
16,241.000
18,882.000
48,393.000
612.000
9,294.000
2,410.000
2 H, 956.000
T. Jv.
2,122,938.000
790,396.000
31,421 000
1,436 000
4,966.000
g
14,221.000
17,127.000
19.M4.000
800.000
7,051.000
3,265 000
130,767 000
580,878.000
783.492,000
560,125.000
704,936.000 857,834.000 3,487,266.000 3,153,907.000
Importations
par nature de
marchandises.
NATURE
des marchandises.
Coke
Houille
Bois
Céréales
Argiles, ardoises, etc
Sel
Fer et fonte
Minerais
Sucre, café, etc
Huile et pétrole
Cuirs et peaux
Tabacs
Boissons
Produits chimiques
Divers
Sommes
via
Thionville
et Audun.
T.
K.
915.000
71,852.000
23,144.000
4,368.000
3,597.000
912.000
6,516.000
137,895.000
478.000
1,041.000
565,000
263.000
3,577.000
563.000
50,212.000
305.898.000
via
Trois-Vierges.
T.
K.
980.000
89,950.000
972.000
3,400.000
1,795.000
1,753.000
496.000
1,003.000
136.000
67.000
209.000
70.000
18,182.000
115.013.000
via
Bettingen.
T.
K.
8,270.000
41,943.000
1,168.000
12,278.000
756.000
26.000
397.000
20,504.000
335.000
1,454.000
50.000
201.000
34.000
826.000
64,548.500
152,790 500
via
Wasserbillig.
T.
k.
1,004,468.000
19,380.000
6,586.000
5,229 000
12,727.000
87.000
7,091.000
30,000
2,535.000
417.000
132.000
13.000
500.000
296.000
119,612 900
1,179,103.900
T O T A U X
1903.
T.
K.
1,014,633.000
219,125.000
31,870.000
25,275.000
18,875.000
1,025.000
15,757.000
158,429.000
3,844.000
3,915.000
883.000
544.000
4,320,000
1,755.000
252,555.400
1,752,795.400
1902.
T.
K.
827,793.000
199,430.000
34,139.500
24,535.900
21,426.200
1,499.500
9,411.000
148,732.000
2,806.000
4,021.800
717 300
491.900
3,845.500
1,055.600
165,021.800
1,424,957.000
Recettes effectuées et renseignements
divers.
*) Les recettes de l'année 1902 comprenaient les recettes des anciennes lignes du reseau Guillaume-Luxembourg correspondant à une
etendue de 174 km , tandis que les recettes de l'année 1903 comprennent en partie les recettes du réseau entier, et correspondent a une
etendue moyenne de 184 km. La comparaison des differences est donc sans objet.
Voyageurs et bagages
Marchandises
Recettes diverses
Produit total des transport
Produit kilométrique
Nombre des voyageurs transportés
Produit moyen par voyageur
Nombre de tonnes transportées
Produit moyen par tonne
1903.
FR.
C.
1,857,500 00
14,021,250 00
1,258,750 00
17,137,500 00
fr.
92,138 00
2,675,067
fr.
0 69
9,309,491
fr.
1 50
1902.
FR.
C.
1,775,500 00
11,150,500 00
1,134,000 00
14,060,000 00
fr.
80,804 00
2,815,978
fr.
0 64
5,713,477
fr.
1 90
Différence en faveur de
1903.*)
1902.*)
RENSEIGNEMENTS
STATISTIQUES
sur les résultats de l'exploitation des chemins de fer secondaires pendant l'année 1903.
STATIONS.
Hesperange
Altzingen
Weiler-la-Tour
Aspelt
Altwies
Mondorf-village
Mondorf-les-bains
Ellingen
Scheuerberg
Remich
C r u c h t e n
Schrondweiler
Medernach
Larochette
Transport de bétail
Colis
Poste et divers
Totaux
VOYAGEURS
Nombre.
98,579
29,855
14,766
10,002
19,148
4,619
9,907
24,795
7,461
1,925
29,691
23,787
4,452
8,198
17,192
299,337
Produit.
FR.
C.
55,821.25
2,665.10
2,789.05
4,930.35
9,789.20
2,323 15
6,943,95
10,614.20
5,460 55
954.80
18,918 65
9,657,85
857.25
2,782 20
9,123 90
143,601 45
MARCHANDISES.
Poids.
T.
K.
7,315 750
1,197 480
3,000
99.740
4, 251.930
4,192.370
9,596.980
695.360
224.030
5,700
1,411.690
4,450.690
107,790
258 500
8,044.730
41,855 740
Produit.
FR.
C.
24,857.65
1,939 40
76.20
342 90
4,135.80
1,127 90
2,937.85
9,886.35
2,634 15
572 30
5,994 80
7,085.15
352 45
692 60
16,794.55
79,420.75
RECETTES
extraordinaires.
FR.
C.
2,796.00
5,879.95
7,181.05
15,857.00
RECETTES
totales.
FR.
C.
80,678.90
4,604.50
2,865.25
5,273.25
13,895.00
3,451.05
9,881.80
20,510.55
8,094 70
1,527.10
24,943.45
16,743.00
1,209.70
3,474.80
25,918.45
2,796.00
5,879.95
7,181.05
238,879 20
Produit kilométrique correspondant à
(41 kilomètres)
1903 fr. 5,826.00.
fr.
5,910.00,
RENSEIGNEMENTS
STATISTIQUES
sur les résultats de l'exploitation
des chemins de fer cantonaux
pendant
l'année
1903.
S T A T I O N S .
Nœrdange
Niederpallen
Redange
Nagem
Hostert
Ballastière
Rambrouch
Kœtschette
Bigonville-Holtz
Perlé
Haut-Martelange
Martelange
Diekirch
Bleesbruck
Bastendorf
Tandel
Walsdorf
Fouhren
Bettel
Vianden
Recettes postales
Totaux
VOYAGEURS
Nombre
21,132
1,725
17,4860
2,285
3.033
6,576
4,070
3,996
5,514
1,807
5,362
29,093
1,723
2,762
1,956
3,572
5,955
16,149
135,022
Produit
(bagages compris )
FR. C
10,459 80
334 65
5,197 55
796 00
1,294 40
5,103 20
2,891 30
2,595 80
3,295 00
732 90
2,983 10
14,029 10
482 15
802 60
685 45
272 50
1,437 85
3,193 00
8,417 25
65,109 60
M A R C H A N D I S E S .
COLIS ET PAQUETS.
Poids
T. K.
1,096.290
1.000
183 725
16,700
3.580
66.030
28.825
32 440
67.745
16.035
22,960
451.520
1.225
19.050
18,330
103 300
2,109 455
Produit
FR. C
6,651 75
7 55
1,309 60
126 65
37 53
601 40
163 80
349 40
486 15
130 70
219 63
2,562 00
6 70
1 60
4 00
68 33
99 80
673 80
13,500 43
CHARGES COMPLETES.
Poids
T. K.
9,215.640
1,068 020
74.950
100 230
830.000
309.140
357.820
1,459.440
2,910.870
9,389 720
2,977 280
2,595,220
5 750
10 000
1,022 850
32,326 930
Produit
FR. C.
23,169 40
1.920 10
93 45
115 30
892 00
514 85
644 50
1,371 90
10,699 00
40,341 90
12,585 10
3,681 65
7 00
17 75
1,688 55
97,742 45
BESTIAUX
et
recettes
diverses.
FR. C.
255 55
22 90
92 35
4 80
12 20
763 70
122 05
109 45
193 80
60 40
96 85
160 70
0 40
0 80
1 60
23 20
31 90
422 25
2,789 80
5,358 30
RECETTES
totales
FR. C.
40,536 50
365 10
8,519 60
1,020 90
1,159
892 00
6,983 15
3,811 65
4,426 55
14,673 95
41,265 90
15,884 70
20,433 45
589 25
805 00
691 05
272 50
1,536 40
3,342 45
11,411 45
2,789 80
181,710 78
Produit kilométrique correspondant à
(44 kilom.)
1903, fr. 4,129 79
1902, fr. 3,793 60
RENSEIGNEMENTS
STATISTIQUES
sur les résultats
de l'exploitation
de la ligne de Bettembourg
à Aspelt pendant
l'année
1903.
MOIS.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
VOYAGEURS
Nombre
de billets
delivres.
2,443
2,518
2,256
2,648
2,642
2,652
2,588
3,339
3,224
2,937
3,141
2,732
33,120
Produits
et recettes
extraordinaires.
FR. C.
1,120 90
1,175 55
1,036 50
1,209 00
1,262 40
1,361 85
2,025 00
1,913 33
1,772 01
1,480 91
1,511 40
1,264 30
17,133 13
M A R C H A N D I S E S
Charges
incomplètes
et bagages.
KILOG.
12,217
5,586
12,422
5,062
3,187
8,766
7,07(...)
6,864
5,790
5,893
6,206
7,356
86,424
Charges
completes
KILOG.
191,540
142,500
419,110
856,050
643,161
311 490
747,750
539,100
410,000
565,090
295,730
223,350
5,344,871
Produit
FR. C.
277 45
241 45
579 50
910 65
728 85
392 50
723 05
601 75
484 50
603 55
356 15
353 55
6,255 95
RECETTES TOTALES.
1903.
FR. C.
1,398 35
1,417 00
1,616 00
2,119 65
1,991 18
1,759 45
2,748 05
2,518 08
2,256 51
2,090 46
1,867 45
1,617 95
23,400 13
FR. C.
970 20
944 35
1,337 40
1,635 52
1,806 05
1,853 40
2,472 85
2,369 78
2,081 50
1,806 80
1,679 35
1,457 22
20,394 42
Produit kilométrique correspondant à
(11 kilom,)
1903, fr. 2127.
1902, fr, 1854.
R E N S E I G N E M E N T S
S T A T I S T I Q U E S
sur le résultat de l'exploitation
des chemins de fer Prince-Henri
pendant l'année 1903.
Minières, Luxembourg, Attert, Sûre.
Longueur en exploitation : 169 kilomètres.
I. Marchandises expédiées
1° pour l'intérieur du pays
2° vers la France
3° i d .
la Belgique
4° i d .
la Hollande
5° id.
l'Allemagne
6° i d .
la Suisse
7° id.
l'Italie
Ensemble
II.
Marchandises importées
1° de la France : via Rodange fr.
2° de la Belgique
a) via Athus
b) via Sterpenich
c) via Benonchamps
d) via Gouvy
3° de l'Allemagne
a) via Esch (Thionville et
Karthaus)
b) via Kleinbettingen (Thion-
ville et Karthaus)
c) via Troisvierges (Ettel-
bruck, Luxembourg et Esch)
d) via Trois-Vierges (Luxem-
bourg et Dippach)
e) via Wasserbillig (Thionville
et Karthaus)
f) via Wasserbillig (Luxem-
bourg et Dippach)
Ensemble
III.
Marchandises en transit par
la ligne des minières
a) via Esch-Athus et inverse-
ment
b) via Esch-Rodange fr.
Ensemble
Total
1903.
T. K.
1,202,511.710
141,721.180
1,222,842.940
1,339.580
373,760.230
2,798 940
2,879.390
2,947.853.970
39,088.860
244,933.100
37,126.100
4,169.050
15,229.770
73,952.310
4,710.290
4,512.650
540,021 380
22,766.330
27,746.910
1,014,256.750
156,651.970
156,651.970
4,118,762.690
1902.
T. K.
1,081,161.820
118,604.200
1,114,903.380
1,905,800
321,221.060
1,799.620
966,040
2,640,561.920
29,335.400
176,349.110
32,035,920
3,435.810
11,315.770
47,929.810
5,875.890
7,168.570
490,833.670
22,429.810
14,576.460
841,286.220
190,742.240
500.000
191,242.240
3,673,090.380
Difference en faveur de
1903.
T.
K.
121.349.890
23,116.980
107,939.560
52,539.170
999.320
1,913.350
307,292 050
9,753. 460
68, 583.990
5,090.180
733 240
3,914.000
26,022.500
49,187.710
336.520
13,170.450
172,970.530
445,662.310
1902.
T.
K.
566.220
1,165.600
2.655.920
34,090.270
500,000
34.590.270
1° Les marchandises expédiées comprenaient
Destinations
Intérieur
France
Belgique
Hollande
Allemagne
Suisse
Italie
En
tout
Différence
en faveur de
Minerais.
T.
k.
902,926.240
127,747 040
1,073,334 190
111,728 420
2,215,735 890
1,941,28 .610
274,453 280
Pierres.
T.
K.
51,552.470
498,620
1,435.580
1,326.600
16,447.300
71,260 570
71,616 160
335.590
Acier.
T.
k
259.690
84,156 040
85,467.170
2,734.160
2,170 000
174,787.060
139,842.160
34,944 900
Fontes.
T.
K.
28,023.350
21 540
46,449 440
87,632 540
579.390
162 706 260
158,074 510
4,631.750
Bois
T
K
9,830.800
15 300
84,970
394 070
10,325 140
8,322 420
2,002 720
Scories phos.
T.
K.
16,669 420
5,763.000
9,302.740
36,311.050
68,046.210
57,288 630
10,757 580
Divers
T
K.
193,509 430
7,415.990
8,079.980
12.980
35,779.680
64,780
130 000
244,992.840
264,135 430
19,142.590
TOTAUX.
T.
k.
1,202,511.710
141,721 180
1,222,842.940
1,339.580
373,760.230
2,798 940
2,879.390
2,947,853.970
2,640,561.920
307,292 050
2° Les marchandises importées comprenaient
Minerais
Pierres
Fontes
Bois
Scories
phosph
Cokes
Houilles
Divers
Totaux
la France.
T.
k
18,648.350
131.900
221.750
15,408.600
4,678.260
39,088.860
Au depart de
la Belgique
T.
k.
35,756.540
1,886 550
50.870
1,046 770
132,858 000
71,379.930
58,479 360
301,458.020
l'Allemagne.
T.
k.
462.700
11,523 160
19,329.870
13,584.230
280.000
510,366 900
48,617.980
69,545.030
673,709.870
En tout
1903.
T.
k.
54,867 590
13,541.61(...)
19,380.740
14,852.750
15,688 600
643,224.900
119,997 910
1312,702 650
1,014,256 750
1902.
T.
k
28,157,660
7,158 600
8 275 690
12,849.630
16,486.040
570,197.510
84,937 900
113,223.190
841,286 220
Difference en faveur de
1903.
T.
k.
26,709 930
6,383 010
11,105.050
2,003.120
73,027.390
35,060.010
19,479.460
172,970 530
1902.
T
k.
797.440
IIe R É S E A U (Ligne de Wiltz.)
Longueur en exploitation : 20 kilomètres.
I. Marchandises expédiées
1° Pour l'intérieur du pays
2° Vers la Belgique
3° Vers la Hollande
4° Vers l'Allemagne
Ensemble
II. Marchandises importées
1° De la Belgique : a) via Schimpach frontière
b) via Gouvy
2° De l'Allemagne : a) via Trois-Vierges
b) via Wasserbillig
c) via Bettembourg
Ensemble
III. Marchandises en transit par la
ligne de Wiltz
Via Kautenbach-Schimpach front r e et inversemt
Total des marchandises transportées
1903.
T. K.
8,836.020
1,485.440
54.580
2,735.240
13,111.280
8,212.930
2,926.650
1,952.310
774.770
1,034.140
14,900.800
5,858 240
33,870.320
1902.
T. K.
8,147.150
1,345.580
87.230
2,985.820
12,565.780
7,090.210
2,636.740
1,718.060
899.510
889.220
13,233 740
4,766.630
30,566.150
Difference en faveur de
1903.
T. K.
688.870
139.860
545.500
1,122.720
289.910
234.250
144.920
1,667.060
1,091 610
3,304.170
T. K.
32.650
250. 580
124.740
1° Les marchandises expédiées comprenaient
Pierres
Bois
Scories ph.
Divers
Totaux
En destination de
l'interieur.
T. K.
486.000
1,900.460
150.000
6,299.560
8,836.020
la Belgique
T. K.
52.610
1,432.830
1,485.440
la Hollande
T. K.
54.580
54,580
l'Allemagne
T. K.
2,735.240
2,735.240
En tout
1903.
T. K.
486.000
1,953.070
150 000
10,522.210
13,111.280
1902.
T. K.
472.000
550 260
11,543.520
12,565 780
Différence en faveur de
1903.
T. K.
14.000
1,402.810
150.000
545.500
1902.
T. K.
1,021.310
2° Les marchandises importées comprenaient
Pierres
Bois
Houilles
Divers
Totaux
Au depart de
la Belgique.
T. K.
124.100
14.200
3,732.750
7,268.530
11,139.580
l'Allemagne.
T. K.
458.140
695.000
2,608.080
3,761.220
En tout
T K
124.100
472.340
4,427.750
9,876.610
14,900.800
1902.
T. K.
76.800
393.860
4,641.500
8,121.580
13,233.740
Difference en faveur de
1903.
T. K.
47.300
78.480
1,755.030
1,667.060
1902.
T. K.
213.780
Recettes effectuées
a) Sur le réseau Minières, Luxembourg, Attert, Sûre
Produit moyen par voyageur
fr.
id.
par tonne de marchandises . . »
1903.
0,4367
1,0203
1902.
0,4347
1,0315
1903 fr. 2ir,017 38
1002 fr. 26,293 66
Produit kilométrique correspondant à
b) Sur la ligne de Wiltz
Produit moyen par voyageur
fr.
id.
par tonne de marchandise . . »
1903.
- j
0,356
1,279
1902.
0.360
1,333
Produit kilométrique correspondant à J
1903 fr. 4,137.28
( 1902 fr. 3,934.73
S T A T I S T I Q U E
D O U A N I È R E .
Z o l l s t a t i s t i k .
W a r e n - E i n f u h r
aus dem
Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Grossherzogtums Luxemburg über die Zollämter desselben.
W a r e n g a t t u n g .
1. Abfälle.
Abfälle von der Wachsbereitung
u.
s.
w.
Tierischer Dünger
id
Guano, natürlicher
id.
id.
Guano, kunstlicher
Kleie und Malzkeime
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Tierknochen
Asche u. s.
w.
id.
Lumpen
2. Baumwolle u. Baumwoll-
waaren.
Rohe Baumwolle
id.
Baumwollabfälle
id.
id.
Bäumwollwatte
id.
Rohes Baumwollengarn
id.
Gefarbtes Baumwollengarn
id.
Akkomodierter, b'wollner Zwirn.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Peru.
Frankreich.
id.
Belgien.
Argentinien.
Niederlande.
Rumänien.
Italien.
Russland.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Niederlande.
Belgien.
Belgien.
Ver. St. Am.
Belgien.
Frankreich.
Gr. Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
6,231.734
2,450
12,836
4,433,871
179,066
117,334
199.535
53,332
9,900
1,131,794
6,820
63,791
4,900
15,958
101,411
5,429
1,354
38,555
16,325
4,356
27,810
3.574
W a r e n g a t t u n g .
Rohe, dichte Baumwollgewebe
id.
id.
Gebleichte, dichte id.
id.
id. id.
Baumwollener Sammet
id.
Gefärbtes, dichtes Baumwollge-
webe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Posamentierwaren
id
id.
Baumwollene Strumpfwaren
id.
id.
Rohe, undichte Baumwollgewebe
Baumwollene Gardinenstoffe,
nicht rohe
id.
id.
Gebleichte etc Baumwollgewebe,
undichte
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Spitzen
id.
id
id.
Stickereien
id.
id.
id.
id.
Ganz grobe rohe Baumwollge-
webe
id.
id.
Schmirgeltuch
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
England.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Menge
Kilogram
bezw. Stuck.
W a r e n g a t t u n g .
3. Blei und Bleiwaren.
ohes Blei. Bruchblei,
etc.
(...)leiglätte
(...)ewalztes Blei
(...)uchdruckerschriften
id.
Stereotypplatten aus Blei
id. id.
(...)nlackirte Röhren aus Blei
id.
id.
Grobe Bleiwaren
id
id.
id.
Feine Bleiwaren
id.
Spielzeug aus Blei
4. Bürstenbinder- u. Sieb-
macherwaren.
Grobe Bürsten u. Besen aus Stroh,
Bast
etc.
id.
id
id.
id.
Grobe Bursten und Besen aus Bor-
sten
etc.
id.
id
Grobe Siebmacherwaren
id.
id.
Feine Burstenbinderwaren
id.
id.
5. Drogerie-, Apotheker-
und Farbwaren.
Blei-, Farben- etc. Stifte
id.
id
Essenzen, Tinkturen etc.
id.
id.
Lacke. Lackfirnisse
id.
id.
id.
Maler-, Waschfarben etc
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich
Niederlande.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Niederland.
Gr. Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
38,158
35,189
1.040
14.406
9,997
3,333
5,202,167
1,717
1,385
6,840
1,869
Warengattung.
Maler-, Waschfarben
etc.
Ultramarin
Zündhölzer, Zündkerzen
Kali-
Blutlaugensalz
Blausaures Kali
Oelfirnis
id.
id.
Aetznatron
Alaun
id
id
Barytweiss
Buchdruckerschwärze
id.
id.
Chlorkalk
Farbholzextrakte
id.
Gelatine
id
id
id
Hausenblase
Kitte, nicht besonders genannt .
id.
id.
Leim
id
id.
id
id
id
Russ
Siegellack
id
Sprengstoffe
id.
Tinte und Tintenpulver
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Wagenschmiere
Wichse
id
id
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Niederlande.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
id.
Oestr -Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr. Britan.
Japan.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Japan.
Niederlande.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Ver. St. Am.
Gr. Britan.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Gr. Britan.
Menge ïn
Kilogramm.
bezw. Stück.
1,323
2.713
3,630
1,689
2,894
2,458
25,297
1,848
Warengattung.
Herkunftsland
der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück-
ware ngattung.
Herkunftsland
der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stücfc,
Wichse
id.
Zutidwaaren, nicht bes. gen. . .
id.
Doppelkohlensaures Natron . .
Kalzinirte Soda
id
Rohe etc. Soda
Wasserglas
id
Kohlensaures Ammoniak . . .
Schwefelsaures Ammoniak. . .
Anilinöl
Anilinfarbe
id
Bleiwpiss
id
Borax * Borsäure
id.
Calciumkarbid •
Chlorcalcium
Chlorkalium
Chlormagnesium
Chlorsaures Kali
Chromsaures Kali
id.
Dividivi
id
Rohes Eisenoxyd
id.
Rohe Erzeugnisse zur Bürsteuü-
brikation
,
id.
id. . .
id.
id. , . .
id. . .
id.
id.
id.
jforbïtolz.
Id.
,14.
id.
id»
öfliiEfllerbstoifextrakte
Italien
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr Britan.
Belgien
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Columbien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Mexiko.
Spanien.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Ver. St. Am
Mexiko.
Hondura.
Brasilien.
Oest -üng.
Argentinien,
Belgien.
id.
3,013
3S9
3,815
6,797
2,576
6,096
4,950
10,328
4,722
20,868
1,058
1,584
10,421
39,882
1,441
1,013
1,176
1,578
3,604
1,768
2,593
1,040
6,200
1,577,422
113,513
Andere Gerbstoffextrakte. .
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gereinigtes Glycerin • . .
Gummi
id
Insektenpulver
Islandisches etc. Moos. . .
id.
Kalk, nicht besonders genannt
Kampfer. . . .
Katechu
Knochenasche
Knoppern, Valonea etc. . .
id.
id.
Kohlensaure
id.
Lakritzensaft
Mineralwasser
id
Naphtalin
id
Schwefelsaures Natron . .
id.
Orseille
Chilisalpeter
id
id
Kalisalpeter
Schiesspulver
id
Schwefel
id
id
Schwefelsäure
id.
Seegras etc
id.
Steinkohlenteeröle, leichte .
Sussstoff, Sumach . . . .
id.
id. .
id.
id
Superphosphat
id.
Niederlande.
Italien.
Oestr.-Üng.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
id.
Danemark.
Belgien.
id.
id
id.
id.
As Türkei.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Chile
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Algier.
Belgien.
id.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
10,31!
UM
67,401
540,931
10,300
Î17
IS
1,071
10,800
Hl
132,457
9,335
31,420
1,826,835
4,109
507,70a
11,127
7,840
126,472
13.019
5,830
4.00a
9,800
m
103,547
Warengattung.
Terpentin- und anderes Harzöl
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Vitriol
id.
Rother Zinnober
Zinnsalze
id
Bronze- u. a. Farben u. Farbstoffe,
nicht besonders genannt
id
id.
Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe-
gebrauche
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Pharmazeutische Fabrikate etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Geschlemmte Kreide
id.
6. Eisen und Eisenwaren.
Brucheisen und Eisenabfalle
Roheisen
id.
id.
Eck- und Winkeleisen
Eisenbahnlaschen. Schwellen, Un-
terlagsplatten
id. id.
Eisenbahnschienen
id.
Schmiedbares Eisen in Staben
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohe Platten und
Bleche aus
schmiedbarem Eisen
Polierte etc.
id.
Weissblech
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Ver. St. Am.
Spanien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Gr. Britan.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Mexiko.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Brasilien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Russland.
Norwegen.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Gr. Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
1,787
17,654
12,724
9,660
2,236
1,130
1,217
1 333
12,868
62,171
1,932,279
15,000
1,256,745
1,765
26,360
1.261
3,241
20,847
12,313
38,760
5,019
1,369
1,964
1,620
8,263
W a r e n g a t t u n g .
Weissblech
Roher Eisendraht
id.
id
Polierter Eisendraht
Ganz grobe rohe Eisenwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen etc
id
id.
id.
Anker, Ketten
etc.
Bruckenbestandteile
Drahtseile
id
Eisen zu groben Bestandteilen
von Maschinen
Eisenbahnachsen, Rader, Puffer
etc.
id.
id.
id.
Rohe gewalzte und gezogene Röh-
ren aus Eisen
id.
id.
id.
id.
Grobe Eisenwaren
id.
id.
id.
id.
id.
Drahtstifte
id.
Grobe abgeschliffene Schrauben,
Schraubbolzen etc
id.
id.
id.
id.
Grobe, blos abgeschl. Eisenwaren.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Feine Eisengusswaren
id.
Herkunftsland
der
Waren
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Ver. St- Am.
Belgien.
id
Schweiz.
Ver. St. Am.
Gr. Britan.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Ver. St. Am.
Frankreich.
id.
Ver. St. Am.
Gr. Britan.
Dänemark.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
d
Menge in
Kilogramm
bezw Stück.
10.487
1,292
36,340
2,805
39,941
80,056
33 735
7,900
16,860
42.981
4,160
113,159
2,609
2,162
60.101
2.410
48,354
11,896
2,292
W a r e n g a t t u n g .
Geschosse aus Eisen
Spielzeug aus Eisenguss
id. id.
Feine Eisenwaren
id.
id.
id.
Fahrräder
id
id
Spielzeug aus Eisen
id.
Jagd- etc. Gewehre
id.
id
Nah-, Stick- und Stopfnadeln etc.
id.
id.
Schreibfedern aus Stahl
id.
id.
id.
id
Uhrfurnituren aus unedlem Metall.
id.
id.
7. Erden, Erze, edle Metalle,
Asbest etc.
Bimsstein
Tufstein
etc.
Roman- etc. Zement
id.
Ungefärbter Sand
Farbenerde etc
Gips
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Ver. St. Am.
Gr. Britan.
Frankreich.
Belgien.
Ver St. Am.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
3,175
6,419
Stück
id.
id.
1,411
253,885,627
412,663
58,726
12,113,193
4,694
56,977
W a r e n g a t t u n g .
Schwerspat
Erden, nicht besonders genannt.
id.
id.
id.
id.
Bleierze
Eisenerze
id.
id.
id.
Manganerze
id.
id.
id.
id.
id.
Schlacken von Erzen
id.
Schwefelkies
Gemahlene Thomasschlacken
id.
Zinkerze
Abfülle von der Gold- und Silber-
verarbeitung
Silber, gemünzt
Asbestpappe
id.
Asbestwaaren, nicht besonders
genannt.
id.
8. Flachs und andere Spinn-
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Spanien.
Russkind.
Frankreich.
id.
Russland.
Br. Ostindien
Spanien.
As. Türkei
Brasilien.
Frankreich.
Belgien.
id
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,219
61,816
1,960
30,477
192,990
277,000
37,598,760
36.483.575
6.118.965
3,762,000
159,000
1,731.190
73,268,880
97,314
486,160
11.228,118
id
Graphit, umgeformt
id.
Gebrannter
Kalk
id.
Phosphorsaurer Kalk
Kaolin
id.
id.
id.
Rohe, weisse Kreide
id.
Magnesia
Frankreich.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Norwegen.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
22,506
1,542
69,211,530
1,010
14,700
1,140
154,049
82,510
235,635
10,204
3,073
stoffe.
Flachs, roh, geröstet, gebrochen
etc.
Abfälle von vegetabilischen Spinn-
stoffen
id.
Vegetabilische Spinnstoffe, nicht
besonders genannt
id.
id.
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr. Britan.
Spanien.
Mexiko.
Niederlande.
Belgien.
4,422
2,946
W a r e n g a t t u n g .
9 Getreide und andere Er-
zeugnisse des Landbaues.
Weizen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Roggen
id.
id.
id.
id.
id.
Hafer
id.
id.
id.
Buchweizen
id.
Hulsenfrüchte: Speise- und Fut-
terbohnen
id.
id.
id.
id.
id.
Erbsen und Wicken
id.
id.
id.
id.
Linsen
id.
Lupinen
Hirse
id.
id.
Getreidearten, nicht bes. genannt.
Gerste
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Russland
Belgien
Br. Ostindien
Argentinien
Ver St Am.
Rumanien.
Eur. Turkei.
Frankreich
id.
Rumanien
Ver St Am
Schweden
Russland
Belgien
id
Russland
Rumanien
Frankreich
id.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Russland
Niederlande
Rumanien.
Belgien
Frankreich.
id
Gr Britan
Rumanien
Niederlande.
Belgien.
Frankreich.
Belgien
id
id.
Eur Turkei.
Frankreich.
Belgien
Russland
Rumanien
Frankreich.
As. Turkei.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck
25,603,697
428,956
6,136,900
151,500
1,519,854
2,570 350
2,425,076
20,200
85.850
20,200
101,000
81,576
249,242
305,628
25.360
14,540
10,100
10,298
31,221
31,500
5,050
8,610
13,174
12,000
1,900
3,025
802.7(…)7
353,992
40,408
111.284
W a r e n g a t t u n g .
Gerste
id
id
id
Erdnusse etc
Raps. Rubsaat etc
Roher Senf
id.
Oelfruchte, nicht bes genannt
Leinsaat
id.
Ricinussamen
Ma(...)s und Dari
id
id
id
id.
id.
id.
id
id
id
Malz aus Gerste und Hafer
id
id.
id
id
Frische Weinbeeren (Tafeltrau-
ben)
id.
Zichorien, getrocknet etc
Blumen, Bluten etc, getrocknet.
id.
i d .
Futtergewachse, nicht besonders
genannt
id.
Lebende Gewachse, Blumen-
zwiebeln
etc.
id.
id.
id.
Gras- und Timotheesaat
id.
Hanfsaat
id
Frische Kartoffeln
id
Herkunftsland
der
Waren.
Bulgarien.
Argentinien
Ver St Am.
Belgien.
id
id
Russland
Brit Indien.
Belgien
id
Russland.
Belgien.
Russland.
Ver. St. Am.
Argentinien.
Rumänien
Eur. Turkei.
Brit. Indien.
Bulgarien.
Uruguay.
Frankreich.
Belgien.
id
Oestr Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
id
id.
Frankreich.
Niederlande.
Belgien.
id.
Niederlande.
Oestr -Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Russland
Belgien.
Frankreich.
Kilogramm
bezw. Stück.
76,440
10,192
20,200
114 959
9,780
3,508
277,336
1,226,780
3,969,982
207,555
10,100
51,970
15,150
10 100
179 333
80,533
30,450
25,353
3,879
2,484
330,820
1.010
5,000
131,341
200,024
13,119
1,065
1,158
2,058,960
12,816
W a r e n g a t t u n g .
Kleesaat
etc.
id
Frische Küchengewachse
id.
id.
id.
id.
Frisches Obst
id.
Frische Zuckerrüben
id.
Ungefärbtes Stroh
id.
id.
Sämereien, anderweit nicht gen.
id.
id.
id.
id.
Erzeugnisse das Landbaues, nicht
besonders genannt
id.
id.
10. Glas. und Glaswaaren.
Naturfarbig gemeines Hohlglas
id.
id.
Glasmasse, Dachglas etc.
Ungemustertes etc. weisses Hohl-
glas.
id.
Spielzeug aus Glas
Fenster und Tafelglas
id.
Rohes, ungemustertes Spiegelglas
Belegtes Tafel- und
id.
id.
id.
Unbelegtes
id.
id.
id.
Glasbehänge etc
id,
Uhr-etc. Gläser
Gemustertes, weisses Hohlglas
id.
id.
Glasperlen
etc.
Farbiges Glas
id
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Egypten.
Niederlande.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oestr-Ung.
Belgien.
id.
Eur. Turkei.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oestr -Ung.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
112,245
35,619
129,184
9,145
3,020
72,033
4,449
2,234
8,330
10,320
333 000
72 977
4.064
1,007
144,120
30,195
1,056
1,252
13,817
1,363
Warengattung.
Farbiges Glas
Glaswaren
in
Verbindung
mit
anderen Materialien
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
Milch- und Alabasterglas
11. Haare u. W a r e n darans.
Borsten und Borstensurrogate
id
id.
id.
id.
Rohe, gehechelte etc. Pferdehaare
id.
id.
Geflechte von Pferdehaaren
Perrückenmacher-
und andere
Arbeiten aus Menschenhaaren
id.
id.
Bettfedern, gereinigte und zuge-
richtete
id.
id.
Schmuckfedern, zugerichtete.
id.
12. Häute und Felle.
Rohe Hasen- und Kaninchenfelle
id.
id.
Kalbfelle, grüne und trockene
id.
id.
Rindshäute, grüne und trockene
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rosshäute, grüne und trockene
Rohe behaarte Schaf- u. Ziegen-
felle
id.
id.
id.
id.
Rohe enthaarte
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
id.
Schweiz.
Gr. Britan.
Oestr-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
China.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Ver. St. Am.
Argentinien
China.
Nied. Indien
Niederlande
Schweiz.
Frankreich.
id.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
2,476
2,673
1,261
10,699
5,089
4,742
2,795,035
11,101
4,168
76,844
41,375
2,221,455
5,440
4,380
35,000
10,010
349,463
1,035
20,238
11,517
W a r e n g a t t u n g .
Rohe Häute und Felle, nicht be-
sonders genannt
Haute u. Felle zur Pelzwerkberei-
tung
Haute von Pelztieren, auch Vogel-
balge
id.
id.
13. Holz und W a r e n daraus.
Abfalle von Holz
Bambus-, Pfeffer- etc. Rohr
Brennholz
etc.
id.
Schleifholz
etc.
id.
Holzkohlen
etc.
id.
Korkholz
Stuhlrohr, ungespaltenes
etc.
id.
id.
Finnbarten
Holzborke und Gerberlohe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Quebrachoholz, zerkleinert
id.
id.
Bau- und Nutzholz, roh
id.
id.
id.
id.
id. in der Richtung der Längs-
achse mit der Axt oder Säge
bearbeitet.
id.
id.
Korbweiden etc., ungeschälte
Bau- und Nutzholz, gesägte Kant-
holzer
etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Niederlande.
Belgien
Algerien.
Tunis.
Transval.
Natal.
Belgien.
id.
Kapland.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Ver. St. Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id
Frankreich
Belgien.
Frankreich
Oestr. Ung.
Russland.
Norwegen.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
5.706,592
433,514
451,493
939,335
13,868
19,935
8,223
10,054
12,207
25,127
906.225
7,657
161,918
Festm. 205
id.
100,573
19,460
Festm. 123
12,830
Festm. 50
61,770
Festm 122
id
269,562
120,466
64,900
158,210
83,265
W a r e n g a t t u n g .
Bau- und Nutzholz, gesägte Kant-
hölzer, etc
id.
id.
Grobe. rohe Böttcherwaren
Grobe, rohe Korbflechlerwaren
id.
id.
Geschalte Korbweiden etc.
id.
id.
Stuhlrohr, gefarbt etc.
Grobe, ungefarbte Drechslerware.
id.
id.
id.
id.
id.
id
Rohe, geschnittene Furniere etc
id.
id.
Grobe Bottcherwaren, gebeizt etc.
id.
Korbflechterwaren, gebeizt e t c .
id
id.
Korkwaren, grobe
id.
Gefärbte Mobel etc. aus hartem
Holze
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
aus weichem Holze
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Spielzeug, grobes, ungefarbtes
id.
id.
Feine Holzwaren
id
id.
id.
id.
id.
Feine Korbflechterwaren
id.
id.
Korkstopfen, Korksohlen
etc.
id.
id.
id.
id.
Feines Spielzeug aus Holz
Herkunftsland
der
Waren.
Ver. St. Am.
Finnland.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Niederlande
Ver St. Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan
Oest -Ung.
Niederlande.
Frankreich
id.
Schweiz.
Ver. St. Am.
Belgien
id.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Italien.
Schwerz.
Niederlande.
Belgien
id.
Frankreich.
id.
Spanien.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,287,934
208,565
189,480
5,919
2,647
17,415
4,422
8,878
2,011
1(…)1
13,904
3,430
2,656
5,598
10,762
12,602
7,054
19,933
12,373
W a r e n g a t t u n g .
Feines Spielzeug aus Holz
id.
id.
Waren aus Schnitzstoffen etc. feine
id. id.
id. id.
id.
id.
Gepresste Hornknöpfe
Gepolsterte Mobel ohne Ueberzug.
id. id.
id.
mit Ueberzug
id.
id
id.
id.
14 Hopfen
Hopfen
15. Instrumente, Maschinen
und Fahrzeuge.
Klaviere, Harmoniums etc aller Art
id
id.
id.
id.
Musikalisches kinderspielzeug
id
Andere musikalische Instrumente.
id.
id.
id.
id.
id.
id
Instrumente zu wissenschaftlichen
Zwecken
Lokomotiven, Lokomobilen etc
id.
id.
Maschinen, uberwiegend oder ganz
aus Holz
id.
id.
Id.
id.
id.
aus Gusseissen
ï d .
id.
Noch Maschinen, überwiegend oder
ganz aus Gusseisen.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Nahmaschinen mit Gestell id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Niederlande.
Frankreich.
id.
Oestr -Ung.
Niederlande.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan
Frankreich.
Böhmen.
Belgien.
Niederlande.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
Niederlande
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Ver. St. Am.
Gr. Britan.
Frankreich.
id
Dänemark.
Ver St. Am.
Oestr. Ung.
Gr. Britan.
Schweiz.
Niederlande.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
1,425
692,486
41,748
1,740
12,826
10,907
1,876
4,323
34,518
117,842
107,068
4,112
269.234
W a r e n g a t t u n g .
Dampfkessel
id
Maschinen, uberwiegend od. ganz
aus Eisen
id.
id
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
aus unedlem Metall.
id.
id.
Kratzen und Kratzenbeschlage
id.
id
Eisenbahnfahrzeug
ohne Leder
noch Polsterarbeit, je unter
4000 M.
id.
je
uber
1000 M.
id.
mit Leder und Polster-
arbeit
Wagen und Schlitten mit Leder
und Polsterarbeit
16. Kalender.
Kalender, nicht Schreibkalender.
id id.
id. id.
id id.
17. Kautschuk und Kaut-
schukwaren.
Kautschukfaden
ohne
weitere
Verbindung
id. id.
Grobe Waren aus weichem Kaut-
schuk
id.
id.
id.
id.
Hartgummiwaren
id.
Feine Waren aus weichem Kaut-
schuk
id
id
Spielzeug a. weichem Kautschuk.
Gewebe aller Art aus Kautschuk.
id.
id
Schlauche aus Hanf in Verbin-
dung mit Kautschuk.
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Ver. St. Am.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Gr. Britan.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Frankreich-
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
8,323
39,100
2,342
26,811
2,054
1,241
Stuck.
id.
id.
id.
1,694
1,036
2,251
1,310
Warengattung.
18. Kleider, Leibwäsche,
fertige, auch Putzwaren.
Gestickte und Spitzenkleider
id.
id.
id.
id.
Seidene Kleider
id.
Halbseidene Kleider
id.
Wollene u. baumwollene Kleider.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
Wollene etc. Korsets
id.
Kleider aus mit Kautschuk ge-
tränkten Geweben
id.
id.
id.
id.
Baumwollene und leinene Leib-
wasche
id.
id.
id.
id.
Herrenhüte aus Filz
id.
id.
id.
id.
Garnierte Damenhüte aus Zeug-
stoffen
id.
id.
id.
id.
Ungarnierte
id.
id.
id.
id.
id.
Mützen aus Zeugstoffen.
id.
id.
id.
id.
Künstliche Blumen etc. aus Zeug-
stoffen
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Italien.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr -Ung.
Frankreich
id.
Italien.
Belgien.
id.
Italien.
Gr. Britan.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
4,476
1,317
1,176
Stück. 347
id.
id. 1,552
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. 1,820
Warengattung.
19. Kupfer u. Kupferwaren
Rohes Kupfer
Kupfer- und andere Scheidemun-
zen
etc.
id.
id.
Messing und Tomback
Unedle Metalle, nicht bes. gen.
Kupferbleche, unplattiert etc.
id.
id.
Kupferdraht
id.
id. id
Telegraphenkabel etc..
Grobe Kupferwaren
id.
Patronen aus Kupferhulsen
id.
Grobe Messingwaren
id.
id.
Telegraphenapparate etc.
id.
Feine, vernierte Messingwaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Waren aus Aluminium
id.
20. Kurzwaren, Quincaille-
rien.
Gold- und Silberwaren
id.
id.
id.
id.
Waren ganz oder teilweise aus
Bernstein, Celluloid
etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Waren aus unedlem Metall, ver-
goldet oder versilbert .
id.
id.
id.
id.
Fächer
Wand-, Wecker-, Stutz- etc. Uhren
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Oestr -Ung.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Kongo.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw Stück.
42,438
12,331
10,955
5,213
1,324
4,450
2,341
1,866
1,742
2,996
Warengattung.
Wand-, Wecker-, Stutz- etc Uhren
id.
id.
Feme, bossierte Wachswaren
id.
Brillen, Operngucker
Regen- und Sonnenschirme
id.
Angekleidete Puppen
id.
Waren aus Gespinnsten mit Holz,
Glas
etc.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in goldenen Gehau-
sen
id.
id.
Taschenuhren in silbernen Gehau-
sen
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in Gehäusen aus
unedlem Metall.
id.
id.
id.
id
21. Leder u. Lederwaren.
Ungefarbtes etc. lohgares Leder
id.
id.
Gefärbtes etc. Leder
id.
id.
Sohlleder
id
Enthaarte, halbgare Schaf- u. Zie-
genfelle ete
id.
Grobe Lederwaren
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Gr Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Italien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Oestr -Ung.
Italien.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Russland.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
Stuck
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
17,700
1,640
3,093
2,383
1,027
2,858
Warengattung.
Grobe Lederwaren
Feine Lederwaren
id.
id
id.
id.
Fahrradteile und Spielzeug aus
Leder
id.
Waren aus feinem Wachstuch etc.
id.
id.
Lederne Handschuhe
id.
id.
id.
22. Leinengarn, Leinwand
und Leinenwaren.
Leinengarn, Jutegarn ungef. etc.
id.
id.
id
id.
gefarbt.
Akkomodiertes Nähgarn u. Zwirn
id.
id.
Leinene Seilerwaren
id.
Ungefarbte etc.
Leinengewebe
id.
Fussdecken aus Kokos- etc. Fasern
id.
Ungefärbte Leinwand, Zwillich etc
id.
id.
Gefarbte Leinwand
id.
id.
id.
id.
Leinener Damast
id.
id.
Verarbeitetes Tisch-, Bett- und
Handtucherzeug
Bänder, Borten, Franzen etc.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
id.
Italien.
Gr. Britan.
Oestr -Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Gr Britan.
Frankreich.
Belgien.
Ver St. Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Gr Britan.
Frankreich.
Belgien.
id
Gr. Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück,
1,365
1,564
2,050
§3
57,266
1,239
3,507
1,288
20,361
3,998
1,404
21,026
Warengattung.
Bänder, Borten, Frenzen etc.
id.
23. Lichte.
Lichte
id.
id.
24. Literarische und Kunst-
gegenstande.
Bücher, gedruckte
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Bilder
etc.
id.
id.
id.
id.
Gemälde und Zeichnungen.
id.
id.
id.
25. Material-, Spezerei- und
Konditorwaren.
Bier in Fässern
id.
id.
Bier in Flaschen
id.
id.
id.
Liköre
id.
id.
id.
Branntwein in Fässern
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Niederlande.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Oestr.- Ung
Schweiz.
Niederlande.
Gr. Britan.
Ver. St. Am.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Gr. Britan.
Niederlande.
Belgien.
id.
Niederlande.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Gr. Britan.
Ver. St. Am.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Schweiz.
Niederlande.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
11,229
7,588
3,227
43,972
22,290
-16
13,871
1,749
1,930
3,936,710
1,431
104786
1,281
12,231
Warengattung.
Branntwein in Flaschen, Krügen
etc.
id.
id.
id.
id.
Bierhefe
id.
Essig in Fässer
id.
Essig in Flaschen
id.
id.
Wein und Most in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Wein in Fässern z. Verschneiden
id.
id.
Schaumwein
id.
Stiller Wein in Flaschen
id.
id.
id.
id.
Butter, frische und gesalzene
id.
id. in Freimengen eingebracht
Fleisch von Vieh, frisch, auch ge-
froren
id.
Fleisch von Vieh, in Freimengen
eingebracht
id.
id.
Fleisch von Vieh, getrocknet etc.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Italien.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Niederlande.
Spanien.
Portugal.
Algerien.
Gr. Britan.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Griechenland
Spanien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Spanien.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien,
Niederlande.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6,304
2,445
15,589
1,016
16,477
2,660
1,194,139
8,577
12,582
8,547
13,959
1,188
4,880
8,636
4,497
1,716
35,520
11,826
3,719
Warengattung.
Fleisch von Vieh, getrocknet etc.
id. in Freimengen eingebracht
id.
id.
Fleischextrakt
etc.
id.
id.
Frische Fische
id.
id.
Stockfisch
id.
id.
id.
Gesalzene Fische
id.
id
id.
id.
id.
id.
Mit Essig etc. zubereitete Fische
in Fässern
id.
id
id.
id.
Zubereitete Fische in hermetisch
verschlossenen Gefässen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. id.
id. id.
id.
id.
Federvieh, nicht lebendes
id.
id.
id.
Federwild, nicht lebendes u. Wild
id.
id.
id.
Frische Südfrüchte
id.
id
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Niederlande.
Frankreich.
Niederlande.
Norwegen.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Niederlande.
Italien.
Gr. Britan.
Schweiz.
Norwegen.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Portugal.
Spanien.
Niederlande.
Frankreich.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr-Ung.
Belgien.
id.
Italien.
Spanien.
Algier.
Oestr.-Ung.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
5,496
5,093
21,919
12,825
3,861
1,005
1,936
3,237
39,144
73,724
1.945
3,328
1,994
5,210
22,750
2,619
2,931
1,512
7,583
5,904
7,294
6,605
139,113
2,787
W a r e n g a t t u n g .
Frische Sudfruchte
i .
Getrocknete Feigen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Korinthen
id.
id.
id.
Rosinen
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
Datteln, Granaten etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Mandeln
id.
id.
Gewurznelken
id.
id.
Muscatnusse etc
id.
Pfeffer
id.
Gewurze, nicht besonders gen
id.
Gesalzene Heringe in Fassern
(Tonnen)
id.
id.
in nicht handels-
üblicher Verpackung
Honig
id.
id.
Roher Kaffee
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Ver. St. Am.
Frankreich.
id.
Italien.
Griechenland
Spanien.
Belgien.
id.
Griechenland
id
As. Turkei.
Spanien.
Belgien.
id.
Spanien.
Persien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederlande.
Gr. Britan.
id.
Niederlande.
Gr. Britan.
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Niederlande.
Belgien.
id.
id.
Schweiz-
Frankreich.
id.
Salvador.
Niederlande.
Brit. Indien.
Niedl. id.
Brasilien.
As. Turkei.
Guatemala.
Venezuela.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück,
3,237
9,349
4,851
1,092
5,560
1,258
11,037
4,259
Tonne 1,373
id.
1,060
1,869
2,737
15,964
117,725
5,355
1,096
Warengattung.
Roher Kaffee
id.
id.
id.
Kaffeesurrogate
Kaffee, gebrannter etc.
id.
id.
id.
Kakaobohnen, rohe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Käse aller Art
id.
id.
id.
id.
Konditorwaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Oliven
id.
Gegenstände des feineren Tafelge-
nusses
id.
id.
id.
id.
id.
Zichorien, gebrannt od. gemahlen
id.
id.
Johannisbrot
id.
Reife Nüsse, geniessb. Kastanien etc
Herkunftsland
der
Waren.
Gr. Britan.
Haiti.
Belgien.
Java.
Belgien.
id
Niedl Indien
Frankreich.
Niederlande.
NiedI. Indien.
D West-Afrika
Haiti.
Venezuela.
Ecuador.
Dom. Repbl.
Brasilien.
Br.West-Ind.
Ceylon.
Port. West Afr.
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Niederlande.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Italien.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Eur. Turkei.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Gr. Britan.
Ver. St. Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
8,369
1,348
5.676
1,003
2,381
2,973
1,457
3,542
1,378
1,362
11,430
19,077
3,637
2,636
17,395
14,197
5,540
Warengattung.
Reife Nüsse, genssb. Kastanien etc.
id.
id.
id.
id.
Obst, getrocknet etc u. Obstmus
id.
id.
id.
id.
id.
Getrocknete etc. Sämereien zum
Genuss
Safte aus Obst und Beeren, ohne
Zucker
Getrocknete etc. Sämereien zum
Genuss
id.
id.
Schokolade u. Schokoladesurrogate
id.
id.
Kakaopulver etc.
Dextrin, Kleber
id.
Kartoffelstärke
Sago, Tapioka
etc.
id.
Reisstärke
id.
Nudeln, Maccaroni
id.
Gewöhnliches Backwerk.
id.
id. in Freimengeneingebr.
Körner von Getreide, Mais, ge-
schrotten
Mehl aus Getreide
id.
id. in Freimengeneingebr.
Ausgeschälte Muscheln aus d. See
Frische Austern
id.
id.
Frische Hummern etc.
id.
Geschälter Reis
Herkunftsland
der
Waren.
Italien.
Spanien-
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Ver. St. Am.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Gr. Britan.
Italien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederlande.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
11,594
2,065
9,404
7,551
4,010
28,440
8,223
1,864
4,377
9,469
9,453
14,059
608,484
162,325
2,486
1,025
1,399
374,412
Warengattung.
Geschälter Reis
id.
id.
id.
id.
Salz
id.
Sirup
Stärkezucker
id.
Unbearbeitete Tabakblatter
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Tabaksaucen
Tabakstengel
Zigaretten
id.
id.
id
id.
id.
id.
Zigarren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Niederlande.
Frankreich.
Italien.
Gr. Britan.
Niedl. Indien
Belgien
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederlande.
Algier.
Niedl. Indien
Brasilien.
Columbien.
Dom. Republ.
Mexiko.
Ver St. Am.
Cuba.
Eur. Turkei.
Griechenland
China.
Russland.
Oestr.-Ung.
Venezuela.
Schweiz.
Ver. St. Am.
Belgien.
Egypten.
Algier.
Schweiz.
Italien.
Niederlande.
Frankreich.
id.
Italien.
Schweiz.
Niederlande-
Oestr -Ung.
Ver. St. Am.
Cuba
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
5,000
106 836
1,113
2,718
39,705
2,168
99,698
23,187
7,021
23,706
4,158
112,243
1.313
1,077
1,423
5,696
1,542
1,382
Warengattung.
Kautabak
id,
Tabakblätter, ganz oder halb ent-
rippt
Rauchtabak
id.
id.
id.
Tee
id.
id.
id.
id.
Stärkezucker
etc.
id.
Rohzucker
Raffinierter Zucker
id.
Rubenzucker,
roh.
Kandiszucker
id.
Oel, anderweit nicht genannt,
und Fette.
Oel in Flaschen u. Krugen, nicht
Speiseol
id.
Speiseöl in Flaschen od. Krügen.
id.
id.
Baumwollensamen- u. Olivenöl in
Fassern
id.
id.
Andere Oele in Fässern
id.
Baumwollensamenöl in Fässern,
amtlich denaturiert
id.
id.
Leinöl in Fässern
id.
Oelsäure
etc.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id
Italien
Niederlande.
Frankreich.
id.
China.
Italien.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Ver. St. Am.
Niederlande.
Belgien.
id.
Niederlande.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
2,278
10,593
26,020
17.044
1,279
808,829
1,879
1,411
6,064
1,453
7,032
1,052
1,402
26,132
10,728
10,718
17,249
30,075
59!
26,360
Warengattung.
Photographisches Papier
id.
Buntes Papier
id.
id.
Löschpapier
etc.
id.
id.
Schreibpapier
id.
id.
id.
id.
Druckpapier
id.
Zeichenpapier
id.
Malerpappe
etc.
id.
Papier- und Pappwaren
ohne
weitere Verbindung
id.
id.
id.
id.
Papiertapeten
id.
id.
id.
Patronen aus Papier oder Pappe.
id.
id.
id.
id.
Spielzeug aus
id.
id.
id.
Papierwaren in Verbindung mit
anderen Materialien
id.
id.
id.
28. Pelzwerk (Kürschner-
arbeiten).
Ueberzogenes Pelzwerk
id.
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Ver. St. Am.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Belgien,
id.
Ver. St. Am.
Oestr.-Ung.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Niederlande.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Ver. St. Am.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Ver. St. Am.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
5,178
2,000
2,179
5,565
8,552
6,115
5,183
6,080
2,537
2,300
Warengattung.
Palmöl
etc.
id.
id.
Rub., Rapsöl in Fässern
id.
id.
Fette Oele. nicht besonders genannt
Rückstände, feste, von der Fabrika-
tion fetter Oele
id.
id.
Schmalz
id.
id.
Stearin- und Palmitinsaure etc.
Fischtran
etc.
id.
id.
id.
id.
id.
Talg
id.
id.
Knochen-, Abfallfett etc.
id.
Bienen-, Pflanzen- etc.- Wachs
id.
id.
id.
Erdwachs
id.
27. Papier und Pappwaren
Dachpappe
etc.
Holzstoff zur Papierfabrikation
Pappen, nicht besonders genannt
Schleif-, Rost- etc.- Papier
id.
Packpapier, ungeglättet
id.
id.
id.
geglättet
id.
id.
id.
i d .
Photographisches Papier
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
Br. Ost-Indien
id. West Afr.
Frankreich.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
id.
Ver St. Am.
Frankreich.
id.
Ver. St. Am.
Belgien.
id.
id.
Gr. Britan.
Japan.
Ver. St. Am.
Schweden.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Schweiz-
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Gr. Britan.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
7,675
6,2-29
15,815
106,372
37,311
20,108
2,612
397,097
8,192
3,516
1,743
2,347
5,891
17,575
23,086
2,888
1,409
64,064
1,258
6,680
1,573
Warengattung.
31. Seife und Parfümerien.
Schmierseife
id.
Gemeine feste Seife
id.
Feine Seife in Tafelchen
id.
id.
id.
Wohlriechende, nicht alkohol-
haltige Wasser
Parfumerien, flussige u. feste
id.
id.
32. Spielkarten.
Spielkarten
id.
33. Steine und Steinwaren.
Rohe Steine aus Alabaster, Mar-
mor
etc.
id.
Werksteine,
Pflastersteine
etc.
id.
Mühlsteine
id.
Schleif- u. Wetzsteine.
id.
Grobe Steinmetzarbeiten etc.,
nicht aus Marmor
id.
Dachschiefer und Schieferplatten
id.
Grobe Steinmetzarbeiten aus Mar-
mor und anderen Steinen
id.
id.
Steinmetzarbeiten etc. in Verbin-
dung mit Eisen etc.
id.
id.
Lithographiesteine,
geschliffen
etc.
Schieferwaren, geschliffen etc.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Niederlande.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Gr. Britan.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
47,155
18,494
2,487
24,306
5,731,295
42,391
2,217,036
145,198
4,358
2,000
20,253
48,673
58,310
19,275
2,827,733
243,203
1,116
78,434
1,783
3,106
218.
Warengattung.
Fertige, nicht uberzogene Pelze
id.
29. Petroleum.
Raffiniertes Petroleum
id.
id.
id.
Petroleumdestillate
id.
Mineralschmicröle
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Steinkohlenteeröle, schwere
id.
Benzin
etc.
30. Seide und Seiden waren.
Seidenabfälle
id.
id.
Nähseide
id.
Seidene Bänder
id.
Posamentierwaren
id.
id.
id. Spitzen etc. mit Metallfäden
Dichtes Ganzseidenzeug
id.
id.
Seidener Tüll
Seidene Spitzen ohne Metallfaden
Seidene Gaze, Krepp, Flor etc.
id.
Halbseidene Bänder
Id.
id
id.
id.
id.
Posamentierwaren
id.
Strumpfwaren
Dichtes Halbseidenzeug
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Russland.
Ver. St. Am.
Oestr.-Ung.
Niederlande.
Belgien.
id.
Russland.
Ver St. Am.
Niederlande.
Gr. Britan.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Gr. Britan.
Ver. St. Am.
Schweiz.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Frankreich
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
4,878,429
123,299
219,801
3,459.606
54,780
4,599
199,635
583.446
211,247
6,048
13,640
6,447
1,512
2,581
1,131
Warengattung.
Schieferwaren, geschliffen etc.
Steinwaren, nicht besonders ge-
nannt, fein gearbeitet.
id.
id.
Steinwaren in Verbindung mit
anderen Materialien
id.
34. Steinkohlen, Koks, Torf,
Braunkohlen.
Koks
Steinkohlen .
id.
Torfstreu
Presskohlen.
id.
35. Stroh- und Bastwaren.
Matten und Fussdecken aus Stroh
etc., ordinäre
id.
id.
id.
Andere ordinäre Waren, Schilf etc
Strohbänder
id.
id.
id.
id.
Id.
Waren aus Bast, nicht besonders
genannt
id.
Ungarnierte Strohhüte
id.
id.
id.
id.
Garnierte Strohhute
id.
id.
id.
Sparterie
id.
Herkunftsland
der
Waren.
Frankreich,
Belgien.
Oestr. Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederlande.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
China.
Samoa.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Gr. Britan.
Schweiz.
China.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz
Italien.
Gr. Britan.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
3,355
12,286
315.207,181
122,445,400
175,974,024
3,500
210,000
16,572,992
1,265
9,070
7,346
Stück
id.
id.
id.
id.
1,530
Warengattung.
36. Teer, Pech, Harze aller
Art.
Asphalt, Harz- und Holzzement.
Terpentinharze
Teer
id.
Harze, nicht besonders genannt.
id.
37. Tiere u. tierische Produkte
Bienenstöcke mit lebenden Bienen
Blasen, Därme
etc.
id.
Federvieh, lebendes
id.
id.
id.
id.
Flusskrebse, Schnecken etc.
id.
Frische Milch
id.
Muscheln aus der See, unaus-
geschalte
id.
id.
id.
Animalische Waschschwämme
id.
Tiere, nicht besonders genannt,
und lebendes Federwild
id.
Eier von Geflügel und Eigelb
id.
id.
id.
id.
38. Tonwaren
Gewöhnliche Mauersteine und
Dachziegel, unglasierte
id.
Tonrohren, nicht feuerfeste, un
glasierte
id.
Herkunftsland
der
Waren,
Frankreich.
Ver. St. Am.
Frankreich.
Belgien.
id.
Ver. St. Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Italien.
Ver. St. Am.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Russland.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
76,273
10,000
4,986
36,801
12,823
4,596
7.067
178,065
1,547
1,124
14 934
8,625
1,055
146,173
2,049,499
694,028
85,150
79,950
7,990
Warengattung.
Topfergeschirr, gemeines, ungla-
siert
id.
Feuerfeste Steine, unglasiert.
Falzdachziegel, Mauersteine etc.
glasiert
id.
Ton röhren, glasierte
Töpfergeschirr, gemeines, glasiert.
id.
id.
Schmelztiegel, Muffeln etc.
id.
id.
Terracottawaren
id.
Tonwaren, einfarbig
id.
id.
id.
mehrfarbig
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Porzellanwaren, einfarbig
id.
id.
id.
id.
id.
mehrfarbig etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
39. Vieh.
Pferde
id.
id.
id.
id.
Maulesel
Kühe
Jungvieh bis 2½ Jahren
id.
Kälber unter 6 Wochen
Schweine.
Spanferkel unter 10 kg
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr. Britan.
id
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Ver. St. Am.
Belgien.
Frankreich.
Japan.
Niederlande.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Belgien.
Niederlande
Ver. St. Am
Gr. Britan.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
Niederlande.
Frankreich.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
19,500
759,146
28,719
8,654
295,267
2,732
7,567
5,522
3,452
1.511
42,890
2,774
1,868
Stück 2,533
Stück 2,093
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Warengattung.
Schafe
Ziegen
40. Wachstuch, Wachs-
musselin Wachstaft.
Wachstuch, grobes, unbedrucktes
id.
id.
id.
grobes, bedrucktes
id.
id.
id.
id.
41. Wolle, sowie Waren
daraus.
Hasen-. Kaninchen- etc.- Haare
Andere Tierhaare
Rohe, auch gewaschene Schaf-
wolle
id.
id
id.
id.
Kämmlinge
Kunstwolle, Wollabfälle
id.
id.
id.
Gekämmte Wolle
id.
Kammgarn, Mohär- etc.- Garn,
ungefärbt
id.
id.
gefärbt
Rohes Wollengarn
id.
id.
Gefärbtes Wollengarn.
id.
id.
Fussdecken aus Rindviehharen .
id.
Filze aus Rindviehharen, gefärbte
etc.
id.
Gewebte Fussdecken etc.
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Belgien.
Frankreich.
Belgien
id.
Br. Austral.
Argentinien.
Gr. Britan.
Frankreich.
Gr Britan.
id
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Gr. Britan.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck
Stuck 251
id.
250,852
5,480
63,365
11,981
29,019873
3,592
14,068
50,029
21,022
3,100
27,751
1,341
2,997
4,538
Warengattung.
Gewebte Fussdecken etc
id.
Unbedruckte. wollene
Strumpf-
waren
id.
id.
id.
Unbedrucktes Wollenzeug
id.
id.
id.
id.
id.
Wollener Plusch
id
Wollene Posamentierwaren
id.
id.
Bedrucktes Wollenzeug
Herkunftsland
der
Waren.
Italien.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Italien.
Frankreich.
id.
Italien.
Niederlande.
Gr. Britan.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederlande.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
2.632
2,106
1,766
1,050
Warengattung.
Wollene Spitzen, Tüll, Stickereien
id.
42. Zink und Waren daraus,
Zink, gewalztes etc
Grobe Zinkwaren
id
Feine Zinkwaren
id
Spielzeug aus Zink
43. Zinn und Waren daraus.
Rohes Zinn
id
Grobe Zinnwaren
id.
Feine Zinnwaren
id.
Spielzeug aus Zinn
Herkunftsland
der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Menge in.
Kilogramm
bezw. Stuck.
52,537
50.265
1,332
Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1903 aus dem Zollverein nach dem Grossherzogtum
Luxemburg eingeführt wurden.
a) Bier*)
b) Branntwein mit Uebergangs-, Versendungsschein etc. Liter r. Alk
c)
id.
ohne
id.
id.
d) Kochsalz
e) Unbearbeitete Tabakblatter
f) Vieh- und Gewerbesalz**)
Liter 2,735,962
101,066
24,916
kg. 1,322,887
244,738
382,600
*) Steuerpflichtig ist nur Bier, welches aus Bayern, einschliesslich der bayerischen Pfalz, Württemberg,
Baden und Elsass-Lothringen hier eingeführt wird.
**) Das im Grossherzogtum Luxemburg verbrauchte Vieh- und Gewerbesalz wurde auf Grund der vom
Haupt-Zollamt ausgestellten Berechtigungsscheine steuerfrei bezogen.
Waren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-Auslande.
Die nachfogende Statistik bezieht sich nur auf diejenigen Waren welche aus Luxemburg uber die belgische und französische Grenze
ausgefuhrt worden sind. Der Durchfuhrverkehi ist, soweit derselbe als solcher sich feststellen liess, nicht berucksicntigt
Warengattung.
1. Abfälle
Leimleder, abgenutzte Lederstucke etc
Kleie
Tierknochen
Asche, Kalkascher etc.
Lumpen
Alte Netze, Stricke etc
2 Baumwolle u Baumwollwaren
Baumwollabfalle
Rohe, dichte Baumwollgewebe
Gebleichte, dichte
id
Gefarbte etc., dichte
id
Baumwollene Strumpfwaren
Schmirgeltuch
3 Blei und Bleiwaren
Gewalztes Blei
Rohren aus Blei, unlackirte
Feine Bleiwaren
4. Bürstenbinder- und Siebmacher-
waren
Grobe Bursten u Besen aus Bast, Stroh etc
id.
und Borsten, Federn etc
5 Drogerie, Apotheker- und Farb-
waren
Lacke, Lackfirnisse etc
Zündholzer, Zundkerzen
Oelfirnis
Leim
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren
Kg. bezw. Stück
254.611
215,789
1,680
32 774
4,265
4,769
1,966
1,972
2,165
1,589
431,641
Warengattung.
Tinte, Tintenpulver
Wagenschmiere
Wichse
Zundwaren, nicht besonders genannt
Bleweiss
Dividivi
Eis
Farbholzer
Quebrachoholzextrakt
Kohlensaure
Mineralwasser
Myrobalanen
Chilesalpeter
Schiesspulver
Superphosphat
Terpentinol
Farben, nicht besonders genannt .
Fabrikate und Praparate der chemischen
Industrie
Geschlemmte Kreide
6 Eisen und
Eisenwaren
Brucheisen und Eisenabfalle
Roheisen
Eck
und Winkeleisen
Eisenbahnlaschen, Schwellen und Unter-
lagsplatten
Eisenbahnschienen
Schmiedbares Eisen in Staben
Luppeneisen, Rohschienen, Ingots
Platten und Bleche aus schmiedbarem
Eisen
Weissblech
Ausfuhr
nach Landern
die nicht zum
Zollverein
gehoren
Kg bezw Stück
2 272
15,446
1,130
2 952
400,058
3,300
179 607,022
8,044,122
54,808,335
9,383,343
73,402
7,749,405
7,459,571
91,766,197
*) Darunter auch Waren welche aus dem Handel mit andern Landern stammen — Die Ausfuhr nach den Zoll-
vereinsstaaten lasst sich nicht nachweisen, weil an der Grenze Luxemburgs gegen Deutschland Zollamter nicht bestehen.
Warengattung.
Roher Eisendraht
Verkupferter Eisendraht
Ganz grobe rohe Eisengusswaren
Ambosse, Brech-, Hufeisen etc
Drahtseile
Eisenbahnachsen, Eisenbahnräder, Puffer
etc
Grobe, unabgeschliffene Eisenwaren
id. blos abgeschliffene
i d .
Feine Eisengusswaren
id. Eisenwaren
Jagdgewehre
7. Erde, Erzen, edle Metalle, Asbest
und Asbestwaren.
Zement
Erde, Sand, Mergel etc
Farbenerden
Gips
Kalk
Kaolin
Erden, nicht besonders genannt
Eisenerz
Schlacken von Erzen
Tomasschlacken,
gemahlen
Asbestpappe etc
Asbestwaren
8. Flachs und andere vegetabilische
Spinnstoffe.
Hanf, gebrochen etc
Spinnstoffe, nicht besonders genannt
9. Getreide und andere Erzeugnisse
des Landbaues.
Weizen
Hafer
Buchweizen
Bohnen
Erbsen und Wicken
Binsen
Lupinen
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
Kg. bezw. Stuck
226,476
14,981
7,022
27,776
5,334
4,428
36,182
2,266,371,823
215,913
1,800,908
6,098
154,200
2,550, 179
10,100
90,000
2,233,969,450
414,895
27.159,859
2,350.577
60,303
7,071
8,303
Warengattung.
Blumen, Blüten etc
Futtergewächse, nicht besonders genannt
Lebende Gewächse, Blumenzwiebeln etc.
Grassaat
Hanfsaat
Kartoffeln, frische
Kleesaat
Frische Kuchengewächse
Frisches Obst
Ungefarbtes Stroh
Samereien, anderweit nicht genannt
Erzeugnisse des Landbaues, nicht genannt
10. Glas und Glaswaren.
Gemeines, naturtarbiges Hohlglas
Weisses, ungemustertes
i d .
Fenster- und Tafelglas in seiner natur-
lichen Farbe
Gepresstes, geschliffenes Glas
Glaswaren in
Verbindung mit
anderen
Materialien
11. Haare und Waren daraus.
Gereinigte Bettfedern
12. Häute und Felle.
Rohe Hasen- und Kaninchenfelle
Rohe Kalbfelle
Rohe Rindshäute
Rohe Rosshäute
Rohe Schaf- und Ziegenfelle, nicht beson-
ders genannt
13. Holz und Holzwaren.
Brennholz
Holzkohlen
Holzborke, Gerberlohe
Bau- und Nutzholz, rohes
id. in der Längsachse gesägt etc.
id.
i d .
Böttcherwaren,
grobe, rohe
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
Kg. bezw. stück.
24,200
100,806
986,050
972,746
91,799
48,600
34,950
12,100
111,366
13,307
1,309
46,870
25,690
24,190
2,516,580
79,545
5,016
275,030
1,687,330
411,595
Festm.
Warengattung.
Korbflechterwaren
id
Drechslerwaren id
Rohe, geschnittene Furniere
Grobe, gebeizte Bottcherwaren
Grobe Korkwaren
Gefarbte Mobel aus hartem Holz
id. aus
weichem
Holz
Feine Holzwaren
Feine Korbflechterwaren
Feine Korkwaren
Gefarbtes Spielzeug aus Holz
Gepolsterte Mobel ohne Ueberzug
14 Hopfen
Hopfen
15 Instrumente, Maschinen, Fahr-
zeuge
Musikalische Instrumente
Musikwerke auch Teile davon
Maschinen, uberwiegend od ganz aus Holz
id
aus Gusseisen
Nahmaschmen aus Gusseisen
Maschinen, uberwiegend aus schmiedba-
rem Eisen
Maschinen, uberwiegend oder ganz aus
unedlem Metall
Eisenbahnfahrzeuge, weder mit Leder noch
Polsterarbeit, je unter 1000 Mk wert
id
von mehr als 1000 Mk wert
Wagen etc mit Leder und Polsterarbeit
17 Kautschuk u. Kautschukwaren.
Katutsehukhornmasse
Kautschukfaden
Grobe Waren aus weichem Kautschuk
Hartgummiwaren
18. Kleider und Putzwaren
Wollene und baumwollene Kleider
Baumwollene Leibwäsche
Ausfuhr
nach. Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren
Kg bezw Stück
2,060
42,167
2,700
4,584
1,349
2,669
58,189
2,0 (...)
52,815
1,886
Stuck
id
id
Warengattung.
19. Kupfer etc und Kupferwaren.
Rohes Kupfer
Unedle Metalle
Kupfer,
geschmiedet etc
Grobe Kupferschmedewaren
Waren
aus Messing
20 Kurzwaren u Quincaillerien
Waren aus unedlen Metallen
Stutz- Wand , Wecker- etc Uhren
Spielzeug aller Art
Gespinnstwaren in wesentlicher Verbin-
dung mit anderen Materialien
21. Leder und Lederwaren.
Ungefarbtes, lohgares Leder
Handschuhleder
Sohlleder.
Enthaarte, halbgare Schaf- und Ziegenfelle
Grobe Lederwaren
Feine
i d .
Lederne Handschuhe
24 Literarische und Kunstgegen-
stande.
Gedruckte Bucher
Bilder etc
Gemalde und Zeichnungen
Statuen etc
25 Material , Spezerei- auch
Konditorwaren.
Bier in Fassern
Bier in Flaschen
Likore
Branntwein in Fassern*)
id
in Flaschen
Hefe, mit Ausnahme der Weinhefe
Essig in Flaschen
Wein in Fassern
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren
Kg bezw stück.
4,167
1,500
2,520
4,092
3,351
157,808
3,268
10,560
2,500
1,761
1,038,588
842,605
8,734
2,796
32,566
*) Ausserdem wurden noch 144,455 Liter reinen Alkohol nach dem Zollveremslande ausgeführt
Warengattung.
Schaumwein
Stiller Wein in Flaschen
Frische Butter
Getrocknetes etc. Fleisch
Fische, frische
Stockfisch
Wild, auch Federwild
Gesalzene Heringe
id.
Honig
Hoher Kaffee
Käse
Feines Kuchenwerk
Gegenstande des feineren Tafelgenusses .
Zichorien, gemahlene
Reife Nusse etc
Sämereien u. Küchengewächse z. Genuss.
Sago etc
Gewöhnliches Backwerk
Mehl aus Getreide
Zigaretten
Geschnittener Rauchtabak
26. Oel, anderweit nicht genannt,
und Fette.
Speiseöl in Flaschen
Leinöl in Fässern
Knochen und sonstiges Tierfett
Bienen- etc.- Wachs
27. Papier und Papierwaren.
Ungeglättetes Packpapier
Geglättetes Packpapier
Schreibpapier
Papierwaren
Patronen aus Pappe
29. Petroleum.
Mineralschmierol
30. Seide und Seidenwaren.
Dichtes Halbseidenzeug
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
Kg. bezw. Stück.
71,289
2,963
6,893
3,196
1,188
Tonnen
3,734
4,144
52,583
1,494
2,395
1,498
Warengattung,
31. Seife und Parfümerien.
Feste Seife in Stangen
Seife in Täfelchen
Alkoholhaltige Parfumerien
33. Steine und Steinwaren.
Rohe Steine
Mühlsteine
Schleif-, Wetz- etc- Steine
Steine in gesagten Blöcken
Dachschiefer und rohe Schieferplatten.
Ungeschliffene Steinmetzarbeiten
Lithographiesteine
Geschliffene etc. Schieferplatten
Steinwaren in Verbindung mit anderen
Materialien
34. Steinkohlen, Braunkohlen, Koks,
Torf, Torfstreu.
Steinkohlen
Presskohlen
35. Stroh- und Bastwaren.
Ordinare Waren aus Schilf, Gras, Wur-
zeln etc
Ungarnierte Strohhute
36. Teer, Pech, Harze aller Art,
Asphalt.
Asphalt, Harz- und Holzzement etc
Teer
37. Tiere und tierische Produkte.
Lebendes Federvieh
Flusskrebse
Frische Milch
Animalische Waschschwamme
Tiere, nicht besonders genannt
Eier von Geflügel ; Eigelb
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
Kg. bezw. Stück.
8,268,270
7,759,840
1,300
240,781
213,800
44,279
1,500
6,270
268,550
258,050
10,500
Stuck
22,553
11,519
11,034
9,854
7,103
1,976
Warengattung.
Tonwaren.
Gewohnliche Mauersteine, unglasierte
Unglasierte, feuerfeste Steine
Falzdachziegel, Mauersteine etc
Gemeines, glasiertes Topfergeschirr
Feme Terracottawaren
Einfubige Tonwaren
MehrfarbigeTonwaren
id
Porzellanwaren
39 Vieh
Pferde
Schafe
Lammer
Ziegen
Wachstuch, Wachsmusselin,
Wachstaft
Grobes, unbedrucktes Wachstuch.
Ausfuhr
nach Lindern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren
Kg bezw Stück
2,535,223
2,337,800
11,140
115,481
49,968
19,854
Stuck 10, 560
Stuck 1,832
id 5,740
id 2,987
id
(...)3
Warengattung.
41 Wolle und Wollwaren.
Rohe Alpacca, Lama, Angora etc- Haare
id Hasen- und Kaninchen- etc - Haare
Wollabfalle
Rohes Wollengain
Unbedruckte, wollene Strumpfwaren
id
Wollenzeug
Bedrucktes
id
42. Zink und Zinkwaren
Giobe Zinkwaren
43. Zinn und Zinnwaren
Rohes Zinn, Bruchzinn
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren
Kg bezw Stück
160,193
30 369
50 059
3,729
20,119
55,520
2,927
2,927
Zu- oder Abnahme des luxemburgischen Aussenhandels
im Jahre 1903 gegen das Vorjahr *)
A. — Einfuhr.
Warengattung.
1. Abfälle
2. Baumwolle und Baumwollenwaren
3 Blei u. Legierungen, sow. Waren daraus
4. Bürsten und Siebmacherwaren
5 Drogerie- und Farbwaren
6. Eisen- und Eisenwaren
7. Erden, Erze etc
8. Flachs und aridere vegetabilische Spinn-
stoffe, mit Ausnahme der Baumwolle
9. Getreide und andere Erzeugnisse des Land-
baues
10. Glas- und Glaswaren
11. Haare, sowie Waren daraus ; Federn und
Borsten
12. Häute und Felle
13. Holz, sowie Waren daraus
14.
Hoplen
15. Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge
16. Kalender
17. Kautschuk, Guttapercha, sowie Waren
daraus
18. Kleider, Leibwäsche, auch Putzwaren
19. Kupfer, unedle Metalle, sowie Waren
daraus
20. Kurzwaren, Quincaillerie
21. Leder und Lederwaren
22. Leinenwaren
23. Lichte
24. Literarische und Kunstgegenstände
25. Material-, Spezerei- auch Konditorwaren
26. Oel und Fette
27. Papier und Pappwaren
1902.
Kilogr.
3,586,151
147,499
34,686
6,407
4,336,059
2,131,665
164,861,337
2,553
22,657,577
43,467
7,767
2,354,391
6,500,936
1,014
352,651
2,904
5,174
61,935
3,570
20,196
34,967
8,225
41,252
4,006,315
755,048
68,178
1903.
Kilogr.
6,231,734
101,411
38,158
14,406
5,202,167
1,932,279
253,885,627
4,422
25,603,697
30,195
10,(...)99
2,795,035
5,706,592
692,480
1,694
2,251
4,476
42,438
2,996
17,700
57,260
11,299
43,972
3,936,710
808,829
64,064
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1902.
+
+
++
+
+
+
+
+
++
+
++
+
+
Kilogr.
2,645,583
46,088
3,472
7,999
866,108
199,386
89,024,290
1,869
2,946,120
13,272
2,932
440,644
794,344
339,835
1,283
1,302
19,497
2,496
22,299
3,004
2,720
69,605
53,781
4,114
*) Anmerkungen zu vorstehender Zollstatistik, sowie von der gewohnlichen Erhellungsweise abweichende Zahlen
innerhalb einiger Tarifpositionen, haben in dieser Aufstellung kerne Berücksichtigung gefunden.
Warengattung.
28. Pelzwerk
29. Petroleum
30. Seide und Seidenwaren
31. Seife und Parfumerien
32. Spielkarten
33. Steine und Steinwaren
34. Steinkohlen und Koks
35. Stroh- und Bastwaren
36. Teer, Pech, Harz, Asphalt
37. Tiere und tierische Produkte
38. Tonwaren
39. Vieh
40. Wachstuch, -musselin und -taft
41. Wolle und Wollenwaren
42. Zink und Zinkwaren
43. Zinn- und Zinnwaren
1902.
Kilogr.
4,427,642
1,412
32,512
6,086,779
272,909,605
21,275
104,413
156,753
1,558,184
Stück.
2,213
Kilogr.
351,319
12,189
2,525
1903.
Kilogr.
4,878,429
6,447
47,155
5,731,295
315,207,181
9,070
76,273
178,065
2,049,499
Stück
2,533
Kilogr
250,852
52,537
1,332
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1902.
+
+++
+
+
+
+
+
Kilogr
450,787
5,035
14,643
355,484
42,297,576
12,205
28,140
21,312
491,315
Stück
Kilogr
100,467
40,348
1,193
Steuerpflichtige Waren, welche aus dem Zollverein nach Luxemburg
eingeführt wurden.
Bier
Branntwein mit Uebergangsschein
id. ohne id.
Kochsalz
Unbearbeitete Tabakblatter
Viehsalz
Liter.
1,272,595
75,299
37,034
Kilogr.
1,224,718
264,253
367,925
Liter
2,735,962
101.066
24,916
Kilogr.
1,322,887
244,738
382,600
++
+
+
Liter.
1,463,367
25,767
12,118
Kilogr.
98,169
19,515
14,675
B. — Ausfuhr.
1. Abfalle
2. Baumwolle und Baumwollenwaren
3. Blei und Waren daraus
4. Bürsten und Siebmacherwaren
5. Drogerie- und Farbware
6. Eisen und Eisenwaren
7. Erden, Erze und Metalle
8. Flachs u. andere vegetabilische Spinnstoffe
Kilogr.
415,944
5,734
49,188
732,153
585,824,145
1,616,199,232
Kilogr
254,611
4,762
2,165
431,641
179,607,022
2,266,371,823
Kilogr
161,333
47,023
+ 51
300,512
— 406,217,123
+ 650,172,591
+
Warengattung.
9. Getreide u. a. Erzeugnisse des Landbaues
10. Glas und Glaswaren
11. Haare, sowie Waren daraus ; Federn und
Borsten
12. Haute und Felle
13. Holz, sowie Waren daraus
14. Hopfen
15. Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge .
17. Kautschuk, Guttapercha u. Waren daraus
18. Kleider, Leibwasche, sowie Putzwaren
19. Kupfer, uned. Metalle, sowie Waren daraus
20. Kurzwaren und Quincaillerie
21. Leder und Lederwaren
22. Leinenwaren
23. Lichte
24. Literarische und Kunstgegenstände
25. Material-, Spezerei- und Konditorwaren
26. Oel und Fette
27. Papier und Pappwaren
29. Petroleum
30. Seide und Seidenwaren
31. Seife und Parfumerien
33. Steine und Steinwaren
34. Steinkohlen, Koks, Torf, etc
35. Stroh- und Bastwaren
36 Teer, Pech, Harze aller Art
37. Tiere und tierische Produkte
38. Tonwaren
39. Vieh
40. Wachstuch, -musselin und -taft
41. Wolle und Waren daraus
42. Zink und Waren daraus
43. Zinn und Waren daraus
1902.
Kilogr.
1,386,431
20,672
194,822
1,764,400
273,863
1,411
4,599
2,797
202,352
2,603
1,157,319
4,358
17,825,667
257,500
10,243
1,173,966
Stück.
10,798
Kilogr.
274,396
1903.
Kilogr.
2,350,577
111,366
2,516,580
58,189
4,167
4,092
173,817
2,500
1,038,588
1,494
2,39(...)
8,268,270
268,550
22,553
9,854
2,535,223
Stück.
10,560
Kilogr.
160,193
2,927
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1902.
+
+—
+—
+—
+
+
+—
+—
+
+
+
+
Kilogr.
964,148
20,149
83,456
752,180
215,674
1,295
28,735
118,731
1,136
2,163
9,557,397
11,050
22,258
1,361,257
Stück.
Kilogr.
114,203
2,919
Luxembourg, le 28 mai 1904.
Le Secrétaire,
J.-P.
SEVENIG.
La Chambre de commerce
Le Vice-Président,
Emile BERCHEM.
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1903 comme suit
Président : M. Emile Metz, maître de forges à Beggen.
Vice-Président : M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres : MM. Ch. Bech, négociant à Diekirch ; Théodore Burggraf, ingénieur et
négociant à Luxembourg ; Daniel Buchholtz, négociant à Esch-sur-l'Alzette ; Jules Collart,
maître de forges à Steinfort ; Andre Duchscher, industriel à Wecker ; Georges Faber, tanneur
à Wiltz ; Henri Fund,
brasseur à Neudorf ; Joseph Glesener, industriel à Wiltz ; Joseph
Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg; Pierre Jœrg, industriel à Echternach ; Jean
Knaff, négociant à Luxembourg ; Auguste Lambert, banquier à Luxembourg ; Guillaume
Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Marie,
négociant à Ettelbruck ; Jules
Mongenast, tanneur à Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfon-
taines ; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Emile Schrœll, imprimeur à
Luxembourg ; Jean Soupert, rosieriste à Limpertsberg.
Secrétaire : M. J.-P. Sevenig.
SOMMAIRE
Considerations genérales
Travaux de la Chambre de commerce
Minieres
Metallurgie
Ateliers de construction
Atelier et clouterie mécaniques des Forges
de Bissen
Industrie du batiment
Ardoisières
Carrières
Faïencerie
Fabrique de produits céramiques Utzschneider
et Ed. Jaunez à Was. erbillig
Industrie des ciments
Briqueterie
Tannerie
Ecorces à tan
Ganterie
Industrie textile
Teinturerie
Industrie du vetement
Tabacs et cigares
Brasserie
Distillerie
Imprimerie
Horticulture
Fabrication des conserves de légumes
Meunerie
Laiterie
Pages
Industrie du chocolat
Mondorf-Ies-Bains
Viticulture et comrnerce des vins en 1902
et 1903 .
Vins de Champagne
Brosserie
Poudrerie de Luxembourg
Industrie de l'éclairage
Faillites et concordats
Bourse du travail
Assurances
Caisse d'epargne et Credit foncier
Banque Internationale
Enseignement industriel, commercial et pro-
fessionnel
Tramways luxembourgeois
Taxes communales d'octroi à Luxembourg
Mercuriales
Foires
Chemins de fer
Statistique douanière
Waren-Einfuhr
Waren-Ausfuhr
nach dem Zollvereins-
Auslande
Zu- oder Abnahme des luxemburgischen
Aussenhandels im Jahre 1902 gegen
das Vorjahr
Composition de la Chambre de commerce
Pages
Impr. d. l. C. Vict. Bück Luxbg.
Est approuvée la convention
passée à la date du 8 avril 1904, entre l'Etat du
Grand-Duché d'une part, et la commune de
Kayl d'autre part, au sujet d'une concession de
5 hectares, 5 ares et 46 centiares de terrains
miniers de fer hydraté oolithique des gisements
concessibles de l'Etat, situés aux lieux dits
«Eweschbour et Sterzfeld», territoire de la
commune de Kayl.
Mandons et ordonnons que la présente loi soit
insérée au Mémorial, pour être exécutée et ob-
servée par tous ceux que la chose concerne.
Gesetz vom 19. Juli 1904, wodurch der am 8.
April 1904 abgeschlossene Vertrag wegen einer
Erzconcession von 5 Hectare, 5 Are und 46
Centiare an die Gemeinde Kayl genehmigt
wird.
Wir
Adolph,
von Gottes Gnaden Groß-
herzog von Luxemburg, Herzog von Nassau,
u., u., u.;
Nach Anhörung Unseres
Staatsrats;
Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;
Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-
netenkammer vom 30. Juni 1904 und derjenigen
des Staatsrats vom 9. Juli dess. Js., wonach
eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;
Haben verordnet und verordnen
Einziger Artikel. Der am 8. April 1904 zwischen
dem Großherzoglichen Staate einerseits, und der
Gemeinde Kayl anderseits, abgeschlossene Bertrag,
betreffend eine Erzconcession von 5 Hectare, 5
Are und 46 Centiare in dem concessionsfähigen
Felde gelegen in den Orten genannt „Eweschbour
und Sterzfeld", Bann der Gemeinde Kayl, ist
genehmigt.
Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's
„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die
es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.
Château de Berg, le 19 juillet 1904.
Pour le Grand-Duc
Son Lieutenant-Représentant,
GUILLAUME,
Grand-Duc Heréditaire.
Le Directeur général
de l'intérieur,
H.
KIRPACH.
Schloß Berg, den 19. Juli 1904.
Für den Großherzog
Dessen Statthalter,
Wilhelm,
Erbgroßherzog.
Der General-Director
des Innern,
H. Kirpach.
Convention.
Entre l'État du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par M. Henri Kirpach, Directeur
général de l'intérieur,
Et la commune de Kayl, représentée par son collège des bourgmestre et échevins,
MM. Jean Laux, Jean Ludig et Nic. Wilhelm, agissant en suite d'une délibération du conseil
communal en date du 11 mars 1904,
A été faite la convention suivante