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Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

29 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (29)

Texte législatif (29 Articles)

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogthums Luxemburg.

Mardi, 26 juillet 1904.

N°51

Dinstag, 26. Juli 1904.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention

passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune

de Kayl, au sujet d'une concession minière de

5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de, Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc., etc. ;

Notre Conseil d'État entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députés ;

Vu la décision de la Chambre des députés du

30 juin 1904 et celle du Conseil d'État du 9 juillet

suivant, portant qu'il n'y a pas lieu à second

vote;

Avons ordonné et ordonnons

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Il est fait concession par l'État du Grand-Duché de Luxembourg, pour un

temps illimité, à la commune de Kayl, des mines de fer hydraté oolithique des gisements

concessibles de l'Etat, s'etendant sous les lieux dits « Eweschbour et Sterzfeld », territoire

de la commune de Kayl.

Cette concession touche au Nord et à l'Est par la ligne brisée ABCDEF, formant limite

entre le terrain minier concessible et les propriétés non concessibles, à la zône du ciel ouvert,

au Sud et à l'Ouest par la ligne brisée FGHA à la concession de la société des chemins de fer

secondaires luxembourgeois, et forme ainsi le polygone ABGDEFGHA.

Cette concession porte sur une contenance de cinq hectares, cinq ares et quarante-six

centiares environ.

Loi du 19 juillet 1904, portant octroi d'une con- cession minière de 1 hectare, 40 ares et 35 cen- tiares au profit de la société des hauts-fourneaux de Rodange.

Il est fait concession par l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, pour un temps

illimité, à la société anonyme des hauts-fourneaux de Rodange préqualifiée, des mines de fer

hydraté oolithique des gisements concessibles de l'Etat, s'étendant sous les lieux dits « Le

Haut de Saulnes, et Ferme d'Airsain», territoire de la commune de Pétange, ban de Rodange.

Cette concession forme la bande de dix mètres de largeur comprise entre la frontière

française et les concessions accordées à la société des hauts-fourneaux de Rodange par les

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

Elle porte sur une contenance de 1 hectare, 40 ares et 35 centiares.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— La délimitation du lot concédé est définitivement fixée par le plan signé par les

parties et annexé à la présente convention dont il fait partie intégrante.

Le concessionnaire accepte la remise du plan comme délimitation definitive et comme dé-

livrance du lot concédé, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir les propriétaires de la

surface.

En exécution de ce plan, il sera procédé dans un bref délai, aux frais du concessionnaire,

à l'abornement sur le terrain, contradictoirement entre l'Etat et le concessionnaire.

S'il était reconnu, même après la délimitation définitive, et à une époque quelconque de

l'exploitation, que parmi les terrains concédés se trouvent des gisements non concessibles

aux termes de la loi du 15 mars 1870, le concessionnaire aura droit à une réduction de prix

proportionnelle à la valeur du manquant.

Art.

3. — L'État du Grand-Duché ne garantit au concessionnaire que la propriété des

mines, en ce sens qu'il ne garantit aucun rendement quelconque de celles-ci, pas plus qu'il

ne garantit la qualité, la richesse ou l'espèce de la mine, la concession étant faite uniquement

à raison de ce que les terrains concédés sont réputés terrains miniers.

En cas d'entraves apportées à leur exploitation par des tiers, le concessionnaire aura le

droit de se pourvoir comme il l'entendra pour faire disparaître ces entraves, ainsi que pour

obtenir réparation du dommage causé.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La délimitation du lot concédé est définitivement fixée par le plan signé par les

parties et annexé à la présente convention, dont il fait partie intégrante.

La société concessionnaire accepte la remise du plan comme délimitation définitive et

comme délivrance du loi concédé, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir les propriétaires

de la surface.

En exécution de ce plan, il sera procédé dans un bref délai, aux frais du concessionnaire,

à l'abornement sur le terrain, contradictoirement entre l'Etat et le concessionnaire.

S'il était reconnu, môme après la délimitation définitive et à une époque quelconque de

l'exploitation, que parmi les terrains concédés se trouvent des gisements non concessibles aux

termes de la loi du 15 mars 1870, la société concessionnaire aura droit à une réduction de

prix proportionnelle à la valeur du manquant.

Loi du 19 juillet 1904, portant octroi d'une con- cession minière de 1 hectare, 40 ares et 35 cen- tiares au profit de la société des hauts-fourneaux de Rodange.

Est approuvée la convention

passée à la date du 16 novembre 1903 entre l'Etat

du Grand-Duché d'une part, et la Société ano-

nyme des hauts-fourneaux de Rodange d'autre

part, au sujet d'une concession de 1 hectare, 40

ares et 35 centiares de terrains miniers de fer

hydraté oolithique des gisements concessibles

de l'Etat, situes aux lieux dits «Le haut de

Saulnes et ferme d'Airsain », territoire de la

commune de Pétange, ban de Redange.

Mandons et ordonnons que la présente loi

soit inserée au Mémorial, pour être exécutée et

observée par tous ceux que la chose concerne.

Gefetz vom 19 Juli 1904, wodurch eine Erzeon-

cession von 1 Hectare, 40 Are und 35 Cenii-

are an die Rodinger Hochöfen - Gesellschaft

verlichen wird.

Wir

Adolph,

von Gottes Gnaden Groß-

herzog von Luxemburg,

Herzog von Nassau,

u., u., u.;

Nach Anhörung Unseres Staatsrathes;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-

netenkammer vom 30. Juni 1904 und derjenigen

des Staatsrathes vom 9. Juli dess. Jahres, wo-

nach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;

Haben verordnet und verordnen

Einziger Artikel. Der am 16. November 1903

zwischen dem Großherzoglichen Staate einerseits,

und der anonymen Hoch-Oefengesellschaft von Ro-

dingen anderseits, abgeschlossene Vertrag betreffend

eine Erzconcession von 1 Hectare, 40 Are und

35 Centiare in dem concessionsfähigen Felde, ge-

legen in den Orten genannt «Le haut, de Saulnes

u. Ferme d'Airsain», Gemeinde Petingen, Bann

Rodingen, ist genehmigt.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz ins

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Der General-Director

des Innern,

H.

Kirpach.

Fait en double à Luxembourg, le 8 avril 1904

Le Directeur général de l'intérieur,

H. KIRPACH.

J. LAUX.

J. LUDIG.

N. WILHELM

Schloß Berg, den 19. Juli 1904

Für den Großherzog

Dessen Statthalter,

Wilhelm,

Erbgroßherzog.

Château de Berg le 19 juillet 1904.

Pour le Grand-Duc

Son Lieutenant-Représentant,

GUILLAUME,

Grand-Duc Héréditaire.

Le Directeur général

de l'intérieur,

H.

KIRPACH.

Convention.

Entre l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par M. Henri Kirpach, Directeur

général de l'intérieur.

Et la société anonyme des hauts-fourneaux de Rodange, représentée par M. J. Fischer, son

directeur-gérant,

A été faite la convention suivante

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— L'Etat du Grand-Duché ne garantit au concessionnaire que la propriété des

mines, en ce sens qu'il ne garantit aucun rendement quelconque de celles-ci, pas plus qu'il

ne garantit la qualité, la richesse ou l'espèce de la mine, la concession étant faite uniquement

à raison de ce que les terrains concédés sont réputés terrains miniers.

En cas d'entraves apportées à leur exploitation par des tiers, la société concessionnaire

aura le droit de se pourvoir comme elle l'entendra pour faire disparaître ces entraves, ainsi

que pour obtenir réparation du dommage causé.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Restent réservés à l'État les gîtes de tout minerai étranger au fer qui peuvent

exister dans l'étendue de la concession accordée par la présente.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

- Restent réservés à l'Etat les gîtes de tout minerai étranger au fer qui peuvent

exister dans l'étendue de la concession accordée par la présente.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Le concessionnaire exploite les dits gisements en toute liberté et en choisissant

les couches qui lui conviennent ; il sera tenu de ménager l'exploitation d'après les règles de

l'art et en bon père de famille ; il fera le nécessaire pour ne pas compromettre l'exploitation

complète des diverses couches pendant la durée du présent traité ou après qu'il aura pris fin ;

il aura à se conformer aux lois, prescriptions et règlements sur l'exploitation des mines dans

le Grand-Duché de Luxembourg ; il devra établir les boisages nécessaires, conserver des

piliers d'une épaisseur suffisante et faire des revêtements en maçonnerie là où la nature du

terrain l'exigerait,

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La société concessionnaire exploite les dits gisements en toute liberté et en

choisissant les couches qui lui conviennent; elle sera tenue de ménager l'exploitation d'après

les règles de l'art et en bon père de famille; elle fera le nécessaire pour ne pas compromettre

l'exploitation complète des diverses couches ; elle aura à se conformer aux lois, prescriptions

et règlements sur l'exploitation des mines dans le Grand-Duché de Luxembourg ; elle devra

établir les boisages nécessaires, conserver des piliers d'une épaisseur suffisante et faire des

revêtements en maçonnerie là où la nature du terrain l'exigerait,

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— En compensation des avantages lui accordés par la présente convention, le

concessionnaire payera chaque année à l'État du Grand-Duché de Luxembourg, pendant

cinquante années consécutives, une rente de 750 fr. par hectare, faisant en chiffres ronds

une rente de 3791 fr. environ.

Le premier paiement de cette rente aura lieu le 31 décembre 1904 et le dernier le 31

décembre 1953, au bureau du receveur de l'enregistrement et des domaines à Esch s/A,

Le concessionnaire est en retard de payer l'annuité de la rente par la seule échéance du

terme et sans qu'il soit besoin d'un acte quelconque pour le mettre en demeure.

Il doit de plein droit les intérêts à 5 pCt. de toute somme non régulièrement payée à son

échéance.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— En compensation des avantages lui accordés par la présente convention, la

société concessionnaire payera à l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg la somme de

20,583,80 fr. par hectare, soit la somme de 28,889,36 fr., à verser en une fois au moment de

la mise en possession.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Il est permis au concessionnaire de se libérer entièrement du service des annuités

en payant le capital que l'ensemble des annuités encore à solder représente à l'intérêt annuel

de 5 pCt.

Il pourra de même se libérer par des remboursements partiels.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— Le Gouvernement s'engage à ne pas accorder de concessions gratuites et à faire

profiter la société concessionnaire de toute mesure législative générale qui améliorerait la

condition des exploitants de hauts-fourneaux.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Le concessionnaire pourra céder ou affermer le tout ou une partie de sa conces-

sion, sous la condition que le cessionnaire ou locataire présentera toutes les garanties voulues

de solvabilité.

Le concessionnaire ou locataire est de plein droit réputé solvable, s'il est offert par ou

pour lui un cautionnement convenable assurant l'exécution de tous les engagements à remplir

vis-à-vis de l'État, inhérents à la présente convention.

Le concessionnaire est en droit de disposer de sa concession comme il l'entendra, sous la

condition qu'il soit entièrement libéré du service des annuités conformément à l'art. 7.

Toutes les dispositions de la présente convention sont applicables aux locataire, concession-

naire ou ayant-droit du concessionnaire.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La société concessionnaire pourra céder ou affermer le tout ou une partie de sa

concession. Elle est en droit de disposer de sa concession comme elle l'entendra, sous la

condition que la mine soit consommée dans le Grand-Duché.

Toutes les dispositions de la présente convention sont applicables aux locataire, cession-

naire ou ayant-droit de la société concessionnaire.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— L'État est en droit d'exiger du concessionnaire des garanties suffisantes, soit en

cautionnement, soit en constitution d'hypothèque, pour le paiement de trois annuités de la

rente ci-dessus stipulée.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La société concessionnaire s'engage à ne pas faire le trafic des mines du pilier

frontière formant l'objet de la présente concession, sinon la convention pourra être résiliée

avec dommages-intérêts au profit de l'État.

La société concessionnaire est toutefois autorisée à vendre, même à l'étranger, les mines

provenant des deux couches inférieures, noire et grise, de l'esponte frontière dont il s'agit au

présent contrat.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Le concessionnaire répondra, d'après les principes de la loi, de tout dommage

que son exploitation pourra causer aux propriétaires de la surface ou autres.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La société concessionnaire répondra, d'après les principes de la loi, de tout

dommage que son exploitation pourra causer aux propriétaires de la surface ou autres.

De même, les dépréciations et moins-values éventuelles résultant pour l'exploitation des

gisements, concédés par la présente, des mesures de précaution et de protection à exécuter

dans l'intérêt de la conservation et de la sécurité, tant des constructions actuellement situées

dans te périmètre de la dite concession que de toutes autres constructions ou installations

pouvant y être érigées dans la suite, demeurent exclusivement à charge de la société conces-

sionnaire.

En conséquence, celle-ci ne pourra prétendre à aucune diminution de prix ni dédomma-

gement quelconques, à raison du massif de protection qui pourrait y être établi, soit par les

concessionnaires de leur propre gré, soit d'office par l'autorité supérieure, dans l'intérêt de

la sécurité publique, conformément aux prescriptions de la loi du 21 avril 1810.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Le Gouvernement s'engage à appliquer et à faire appliquer dans le sens le plus

favorable aux exploitants miniers, la disposition de l'art. 25, al. 5 du cahier des charges du

27 février 1869, annexé à la loi du 19 mars 1869, de manière que les chemins de fer con-

cédés et à concéder ne soient pas un obstacle au passage de chemins de fer particuliers

établis dans l'intérêt d'une exploitation économique des terrains miniers.

Le Gouvernement s'engage en outre à ne pas renoncer, par de nouvelles conventions, au

droit de décréter l'expropriation pour cause d'utilité publique dans les cas dans lesquels le

droit d'expropriation peut être reconnu à l'industrie d'après les lois existantes.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— Le Gouvernement s'engage à appliquer et à faire appliquer, dans le sens le plus

favorable aux exploitants miniers, la disposition de l'art. 25, al. 5 du cahier des charges du

27 février 1869, annexé à la loi du 19 mars 1869, de manière que les chemins de fer concédés

et à concéder ne soient pas un obstacle au passage de chemins de fer particuliers établis dans

l'intérêt d'une exploitation économique des terrains miniers.

Le

gouvernement s'engage en outre à ne pas renoncer, par de nouvelles conventions, au

droit de décréter l'expropriation pour cause d'utilité publique dans les cas dans lesquels le

droit d'expropriation peut être reconnu à l'industrie d'après les lois existantes.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— Les contestations auxquelles donnera lieu l'interprétation de la présente con-

vention seront jugées en premier ressort par trois arbitres à désigner à la diligence de l'une

ou de l'autre des parties par le président de la Cour supérieure de justice.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La société concessionnaire élira un domicile administratif unique, qu'elle fera

connaître par une déclaration adressée au membre du Gouvernement chargé du service des

mines.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

— La présente convention ne sera valable qu'après avoir reçu la sanction du

Souverain.

Élle sera enregistrée au droit fixe de 5 fr. et transcrite gratuitement, sauf le salaire du

conservateur.

Loi du 19 juillet 1904, portant octroi d'une con-

cession minière de 1 hectare, 40 ares et 35 cen-

tiares au profit de la société des hauts-fourneaux

de Rodange.

Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu ,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc., etc. ;

Notre Conseil d'Etat entendu ;

De l'assentiment de la Chambre des députes ;

Vu la décision de la Chambre des députés du

30 juin 1904 et celle du Conseil d'Etat du 9 juillet

suivant, portant qu'il n'y a pas lieu à second

vote ;

Avons ordonné et ordonnons

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— Les contestations auxquelles donnera lieu l'interprétation de la présente con-

vention seront jugées en premier ressort par trois arbitres à désigner à la diligence de l'une

ou de l'autre des parties par le président de la Cour supérieure de justice.

lois des 7 juillet 1874 et 8 juillet 1881.

— La présente convention ne sera valable qu'après avoir reçu la sanction du

Souverain.

Elle sera enregistrée au droit fixe de cinq francs, et transcrite gratuitement, sauf le salaire

du conservateur.

Avis. — Ordre de la Couronne de chêne.

Par arrêté du 23 juillet ct., S. A. R. le Grand-

Duc a daigné conférer à M. Joseph Limpach,

secrétaire honoraire de la Chambre des comptes

à Luxembourg, la Croix de Chevalier de l'Ordre

de la Couronne de chêne.

Luxembourg, le 23 juillet 1904.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis. — Administration des postes et des

télégraphes.

En exécution de Fart. 56 de l'arrêté royal grand-

ducal du 2 septembre 1877, l'examen prévu

par l'art. 46 du même arrêté pour l'obtention

d'un diplôme de surnuméraire dans l'adminis-

tration des postes et des télégraphes est fixé aux

19 et 20 septembre prochain, chaque fois de 9

heures du matin à midi et de 3 à 6 heures de

l'après-midi.

Les aspirants devront adresser leurs de-

mandes en admission à l'examen à la direction

des postes et des télégraphes pour le 8 septembre

prochain au plus tard et y joindre : 1° un extrait

de leur acte de naissance ; 2° un extrait du casier

judiciaire ; 3° un certificat de moralité civile à

délivrer par le collège des bourgmestre et éche-

vins de la commune ; 4° une attestation du mé-

decin de canton certifiant que le postulant n'est

sujet à aucune maladie ou infirmité incompatibles

avec le service qu'il recherche.

Bekanntmachung — Orden der Eichenkrone.

Durch Beschluß vom 23. d. Mts. haben S.

K. H. der Großherzog dem Hrn. Josef

Lim-

pach, Honorar-Sekretär der Rechnungskammer

in Luxemburg, das Ritterkreuz des Ordens der

Eichenkrone zu verleihen geruht.

Luxemburg, den 23. Juli 1904.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Post- und Telegraphen-

Verwaltung.

In Ausführung des Art. 56 des Kgl. Großh.

Beschlusses vom 2. September 1877 wird die in

Art. 46 zur Erlangung eines Fähigkeitsdiplomes

für den Grad von Supernumerar in der Post-

und Telegraphen-Verwaltung vorgesehene Prü-

fung am 19. und 20. September k., jedesmal von

9 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nach-

mittags abgehalten werden.

Bewerber haben ihre Gesuche um Zulassung

zur erwähnten Prüfung mit folgenden Belegstücken

für den 8. September k. spätestens an die Post-

und Telegraphen-Direction gelangen Zu lassen

1° einem Auszug des Geburtsaktes; 2° einem

Auszug aus dem Strafregister; 3° einem Zeug-

nisse des Schöffencollegiums über bürgerliche Mo-

ralität; 4° einem durch den Kantonalarzt aus-

zustellenden Zeugnisse, daß der Bewerber nicht mit

einer Krankheit oder einem Gebrechen behaftet

ist, welche ihn zur Ausübung des Dienstes, um

welchen er sich bewirbt, untauglich machen,

Fait en double à Luxembourg, le 16 novembre 1903.

Société anonyme des Hauts-Fourneaux

de Rodange.

Le Directeur-gérant,

J. FISCHER.

Le Directeur général

de l'intérieur

H. KIRPACH.

L'examen d'admission an surnumérariat porte

sur la connaissance des langues française et,

allemande, la calligraphie, l'arithmétique et la

géographie politique.

Luxembourg, le 25 juillet 1904

Le Directeur général des finances,

M.

MONGENAST.

Arrêté du 25 juillet 1904, concernant la publi-

cation du rapport général de la Chambre de

commerce pour l'année 1903.

LE MINISTRE D'ETAT, PRÉSIDENT

DU GOUVERNEMENT ;

Vu le rapport général de la Chambre de

commerce sur la situation du commerce et de

l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1903;

Arrête

Le rapport prémentionné sera publié comme

annexe au Mémorial.

Luxembourg, le 25 juillet 1904.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Die Aufnahmeprüfung für das Supernumer-

ariat begreift die französische und die deutsche

Sprache, das Schönschreiben, die Arithmetik und

die politische Geographie.

Luxemburg, den 25. Juli 1904.

Der General-Director der Finanzen

M. Mongenast.

Beschluß vom 25. Juli 1904, die Beröffeni-

lichung des allgemeinen Berichtes der Hau-

delskammer über die Lage des Handels und

der Industrie für das Jahr 1903 betreffend.

Der

Staatsminister,

Präsident

der

Regierung;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogthums während des

Jahres 1903;

Beschließt

Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-

morial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 23. Juli 1904.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Dépôts effectués durant le mois de juin 1904

fr.

823,846 64

Remboursements effectués

»

»

»

520,452 26

Excédent des

dépôts

Dépôts effectués depuis le 1er janvier 1904 au 1 e r

juin

f r . 5,143,473 63

Remboursements effectués

»

» 3,792,537 16

Excédent des

dépôts

Avoir

des déposants au 1 e r janvier 1904, les intérêts, de 1903 compris

Intérêts

bonifiés sur les livrets soldés depuis le 1 e r janvier 1904

Total

des dépôts

N o m b r e de livrets existants au 1er janvier 1904

Livrets

nouveaux

ouverts

depuis

le

»

Livrets

soldée

depuis

le

»

1 8 8 4

Excédent des livrets nouveaux

Total des livrets en cours

46,708

fr,

303,394 38

fr.

1,350,936 50

» 34,950,491 50

»

6,119 41

fr. 36,610,941 79

IMPR D. I. C. VICT DUCK LUXBG

Caisse d'épargne. — Situation au 1er juillet 1904.

ANNEXE au N° 51 de

1904.

R A P P O R T

GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

pendant l'année 1903.

Considérations générales.

L'année 1903 a continué, en l'accentuant, la période de convalescence économique

inauguree par l'année 1902 : elle s'est distinguée par un accroissement considérable des

transactions, mais sans parvenir à entraîner les prix qui sont restés déprimés et peu ré-

munérateurs.

Elle a réalisé pourtant au-delà des espérances conçues. On avait bien, au cours de

l'année 1902, le vague pressentiment d'une amélioration de la situation générale qui se pré-

parait : quelques signes précurseurs d'un relèvement du marché ranimaient la confiance si

fortement ébranlee et préservaient de nouvelles défaillances, si promptes après la crise

traversée ; mais l'avenir n'était pas envisagé sans appréhension.

Ce qui servait alors de reconfort, ce fut surtout le développement classique que prenait

la crise et qui permettait d'entrevoir le rétablissement de l'equilibre économique, le retour

à une situation normale par le seul effet des lois naturelles auxquelles obéit le marché. Si la

crise avait fait souffrir les industries, le principe vital d'aucune d'elles n'avait été detruit.

Dans presque toutes les branches de l'activité économique on a remarqué, en 1903, une

tendance au retour à une situation meilleure. Pour quelques-unes ce retour a été prompt et

énergique, mais pour la plupart d'entre elles il s'est opéré graduellement, avec une lenteur

regrettable. Encore les commencements de l'année ont-ils été traversés des effets de la

crise, tandis que la seconde moitié présentait un aspect plus favorable en général.

Memorial

des

Großherzogthums Luxemburg.

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

L'accroissement des transactions ressort en premier lieu des chiffres de l'exportation,

lesquels, s'ils ne sont pas un argument absolument sûr, forment toujours un indice d'une

valeur incontestable. Les exportations du Zollverein, pour les six dernières années, s'éta-

blissent ainsi

TONNES.

30,100,000

30,403,200

32,681,700

MK.

4,011

millions.

4,368,4

4,752,6

TONNES.

32,362,600

35,029,700

38,280,000

MK.

4,512,6 millions.

5,006,7

5,095

Pour l'appréciation des échanges intérieurs nous en sommes réduits à des déductions

quelquefois hasardées ; mais s'il ne nous est pas permis de presenter des chiffres à l'appui,

l'augmentation des expéditions que renseignent toutes les industries voiturières laisse pré-

sumer un développement parallèle, sinon supérieur, au commerce d'exportation.

Cette situation offre une perspective très rassurante pour l'avenir. L'histoire économique

des dernières années démontre à l'évidence que les échanges intérieurs et l'exportation se

soutiennent, se complètent, se compensent mutuellement. On a pu le constater encore pen-

dant la récente crise où l'exportation a soulagé dans une large mesure le marché indigène et

facilité aux transactions intérieures le retour à l'équilibre.

Beaucoup de rapports qui nous ont été adressés relèvent l'abondance des transactions,

tout en insistant sur la circonstance que la dépression des prix ne permettait de retirer aucun

bénéfice de la situation plus active. D'autres rapports font ressortir que les prix des matières

premières poursuivent une marche ascendante qui est restée sans influence sur les fabricats.

Des sautes de prix très fâcheuses ont été signalées, notamment pour les cotons, les laines et

les peaux.

L'inertie des prix de vente s'est maintenue durant toute l'année 1903. Logiquement, le

prix naturel qui s'établit comme résultat du libre jeu des transactions et qui est déterminé

par les frais de production et la situation du marché, devait être entraîné par l'activité re-

naissante des transactions. Il n'en a rien été, car au réveil de la consommation correspondait

une production croissante.

Pour nos minières nous pouvons constater une augmentation de la production de 879,943

tonnes, qui est restée sans influence sur les prix. Les autres industries extractives renseignent

une situation analogue, caractérisée par l'ampleur de la production et la faiblesse des prix.

C'est dans la métallurgie que cette situation a trouvé surtout son expression

La pro-

duction de la fonte a passé de 1,080,305 tonnes à 1,217,830 tonnes. Cette augmentation de

137,525 tonnes, la plus forte qui ait été jamais constatée, n'a pas fait gagner aux prix une

avance sérieuse, et les établissements métallurgiques ont dû chercher une compensation

dans l'élargissement de leur production qui leur permettait une diminution des frais géné-

raux. La production de l'acier a passé de 314,930 tonnes à 371,979 tonnes.

Dans le bâtiment on a remarqué une allure plutôt calme. La tannerie renseigne un cou-

rant d'affaires plus actif pour les établissements à tannage rapide ; par contre la ganterie

signale une diminution sérieuse pour les qualités fines, insuffisamment compensée par la

faveur plus grande dont jouissaient les qualités ordinaires. L'industrie textile a été éprouvee

tout particulièrement par les variations brusques dans les prix des matières premières.

Pour les industries de consommation la situation a été diverse. En brasserie, le recul,

inauguré par l'année 1902, s'est encore accentué. La meunerie a été en reprise. En général

on a constaté, du côté de ces industries une allure plus ferme pourtant.

Travaux de la Chambre de commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1903, il convient de

signaler plus particulièrement celles qui suivent

Tarifs maritimes.

Au cours de l'année 1901, la Chambre de commerce avait signalé au Gouvernement que

l'extension des tarifs de faveur, dits «tarifs maritimes», au réseau ferré luxembourgeois était

vivement à désirer dans l'interêt de notre commerce. Une réclamation d'une maison de den-

rées coloniales en gros lui fournit l'occasion de reprendre la question.

Les tarifs de faveur sont appliqués dans le « Rheinisch-Westphälisch-Nordwestdeutscher

Seehafenverkehr » à 21 catégories de marchandises et à un nombre désigné de stations. Ces

21 catégories comprennent les articles suivants

1° pétrole et naphte ;

2° peaux brutes, cornes, cafés, raisins secs, amandes, tabacs bruts, suif, huile de foie

de morue ;

3° harengs ;

4° déchets de fil de coton, matières tinctoriales, résines ;

5° riz et ses dérivés ;

6° articles en fer, acier, laiton ;

7° fil de fer, vis, écrous, clous, chaînes etc. ;

8° fer et acier pour les constructions ;

9° fers bruts ;

10° avoines, farines et colza ;

11° minium, zinc, céruse ;

12° huile de palme ;

13° alcool et esprit de vin ;

14° coton brut et déchets ;

15° plomb en lingots etc. ;

16° amidon, dextrine etc. ;

17° verres à vitres etc. ;

18° sucre ;

19° vitriol ;

20° bouteilles etc. ;

21° arachides.

Aucune station du Grand-Duché n'est comprise dans ce tarif. L'exclusion de ce traite-

ment de faveur n'est pas seulement à regretter au point de vue du commerce, mais également

à celui des consommateurs de ces articles auxquels le commerce fait supporter les frais de

transport par une augmentation proportionnelle de ses prix de vente.

Ces tarifs maritimes présentent une diminution des frais de transport variant entre 20 et

50 pCt., suivant les catégories. Ainsi un wagon de 10 tonnes d'une marchandise désignée

acquitte de Hambourg à Trèves

d'après le tarif ordinaire, 480 mk. de frais de transport,

»

maritime, 280 »

»

»

La Chambre a donc appelé de nouveau l'attention du Gouvernement sur une solution

prompte de cette question. Pour faire ressortir le préjudice que la situation actuelle porte à

certaines branches de notre commerce, elle l'a prié de bien vouloir faire établir, par l'admi-

nistration afférente, un tableau comparatif des frais de transport pour ces 21 catégories de

marchandises

a) d'après le tarif ordinaire pour les expéditions directes de Brême à Luxembourg ;

b) d'après le tarif maritime jusqu'à Trèves et tarif ordinaire de Trèves à Luxembourg,

pour les cas assez fréquents d'expédition directe pour Trèves et de réexpédition ultérieure

pour Luxembourg ;

c) d'après le tarif maritime jusqu'à Luxembourg, Esch, etc. dans la supposition que le

bénéfice de ce tarif serait étendu au Grand-Duché.

Dans sa réponse, la Direction impériale de Strasbourg établit que les frais de transport

pour les diverses catégories de marchandises : denrées coloniales, peaux, tabacs bruts, etc.,

pour lesquelles la Chambre de commerce avait demandé l'application du « Seehafen-Aus-

nahmetarif » aux principales stations luxembourgeoises, — même en admettant le bénéfice

des tarifs réduits — resteront, pour le trajet Brême-Trèves, toujours le double du trajet

Anvers-Luxembourg. Comme il s'agit d'articles d'importation, les droits d'entrée peuvent

être laissés en dehors de la question.

Pour les deux trajets susdits les frais de transport ressortent ainsi

Peaux

Poissons

Harengs

Harengs fumés ou marinés

Pétrole

Riz

Anvers-Luxembourg.

(Tarif en vigueur.)

9,36 Mk.

9,64

9,36

9,64

9,64

7,94

Brême-Trèves.

(Tarif maritime.)

18,80 Mk.

22,50

17,30

22,50

18,30

14,80

Il est donc peu probable qu'il soit fait un grand usage des tarifs maritimes allemands,

d'autant plus que l'écart qui ressort des chiffres ci-dessus s'agrandit en raison de la distance

supplémentaire Trèves-Luxembourg. Jusqu'à présent, des wagons entiers de ces articles sont

arrivés rarement à Luxembourg.

Néanmoins, la Direction impériale de Strasbourg s'est déclarée prête à prendre en

sérieuse considération les vœux de la Chambre de commerce.

A varies aux marchandises fragiles. — Transport des vins.

A la date du 17 septembre, la Chambre a attiré l'attention du Gouvernement sur la

fréquence des avaries qui arrivent, sur les chemins de fer en général, aux marchandises

fragiles, ainsi que sur les mesures à prendre pour le transport des vins pendant l'hiver.

Il a été constaté que les avaries auxquelles le transport des marchandises fragiles donne-

lieu, sont trop fréquentes. Ces avaries se produisent généralement pendant les opérations du

chargement, de l'arrimage, du transbordement et du déchargement des colis. Très souvent

la demande d'indemnité de l'expéditeur est écartée par le chemin de fer qui allègue un vice

de fabrication, un emballage défectueux, ou qui ne peut établir si l'avarie s'est produite avant

ou après l'acceptation au transport. C'est donc l'expéditeur qui doit supporter la perte en

résultant.

La fréquence de ces avaries doit être attribuée, à ce qu'il paraît, à l'incurie du personnel

subalterne des chemins de fer qui distribue aux colis à charger, à arrimer, à transborder ou

à décharger, des soins trop mercenaires. Un renforcement de la surveillance de ces opé-

rations semble inefficace. De l'avis de la Chambre il s'agirait de développer chez ce personnel

subalterne, par des instructions rigoureuses, le sentiment des responsabilités qui pèsent sur

lui, d'appeler, par des considérations d'ordre moral, son attention sur les soins que mérite

le bien d'autrui qui lui est confié.

Ces observations présentent un caractère général. La Chambre ne croit pas que les

inconvénients signalés soient plus accentués sur nos lignes que partout ailleurs, elle entend

simplement contribuer, pour sa part, à un mouvement dont l'initiative a été prise par divers

corps similaires de l'étranger.

Le commerce des vins souffre des difficultés qui s'opposent, pendant l'hiver, au transport

des vins, soit en fûts, soit en bouteilles, qui sont exposés à des altérations très graves par

l'effet de la gelee. La Chambre de commerce pense que les chemins de fer devraient mettre

à la disposition des intéressés des wagons spéciaux, dont l'agencement serait analogue à

celui des wagons privés destinés au transport de la bière, c'est-à-dire des wagons à parois

doubles, susceptibles d'être chauffés pendant la mauvaise saison.

Depuis quelques années les Chambres de commerce de Cologne, Mayence, Strasbourg,

Metz et Trèves s'occupent de la même question. Des essais ont été faits sur diverses lignes

allemandes, puis abandonnés. Il paraît que ces essais étaient trop imparfaits et trop peu

connus du public pour donner des résultats bien appréciables. D'ailleurs, l'application du

tarif de grande vitesse faisait reculer le commerce devant l'emploi d'un mode de transport

aussi coûteux.

Les perfectionnements que la technique moderne a apportés dans la construction de ces

wagons semblent indiquer aux chemins de fer les moyens de réduire les tarifs appliqués

antérieurement à ce genre de transport et concilier ainsi les interêts des chemins de fer et

du commerce des vins.

Horaire des trains.

A la demande d'un de nos établissements industriels, la Chambre de commerce a présenté

au Gouvernement, à la date du 21 janvier, la réclamation suivante au sujet des retards que

subissait la correspondance de l'Allemagne du Nord par suite des changements d'horaire

sur la ligne de Trèves, nécessités par la création du nouveau train direct Berlin-Luxem-

bourg-Paris

« La correspondance de l'Allemagne du Nord que l'express de Cologne par la ligne de

l'Eifel apporte à Trèves à 11 h. 35, arrivait à Luxembourg, avant la création du nouveau

train Berlin-Trèves-Luxembourg-Paris, à 1 h. 41 ; depuis la création du nouveau train, la

même correspondance n'arrive ici qu'à 4 h. 15. Il en est résulté naturellement un retard de

plusieurs heures dans la distribution de la correspondance, retard qui est fort préjudiciable

aux intérêts de nos commerçants et industriels.

Il pourrait être remédié à cet état de choses en retardant de dix minutes le départ du

train qui quitte Trèves à 11 h. 35 du matin. La correspondance qui arrive à Trèves à 11 h. 35

par l'express de l'Eifel, joindrait ce train et arriverait ainsi à Luxembourg vers midi et 28 à

40 minutes. »

***

A la date du 16 juin, elle a appelé l'attention du Gouvernement sur une modification

regrettable dans l'horaire mis en vigueur à partir du 1er mai

« Le train pour Paris via Petange part de Luxembourg à midi 35, alors qu'un train de

Troisvierges arrive en gare de Luxembourg à midi 39 et un train de Trèves à midi 43. Les

voyageurs de la ligne du Nord qui désirent prendre la correspondance pour Paris, doivent

être rendus à Luxembourg par le train qui arrive à 9 h. 6, ceux de la ligne de Trèves par

celui de 9 h. 36 du matin.

Deux de nos lignes principales sont privées ainsi d'une correspondance directe avec le

train de France. La Chambre de commerce se fait donc l'interprête d'un vœu à peu près

général en sollicitant l'intervention du Gouvernement auprès des chemins de fer intéressés à

l'effet d'obtenir un remaniement de l'horaire de ces trains.

L'écart insignifiant entre le départ du train de Paris et l'arrivée des trains de Troisvierges

et de Trèves, qui est de quatre minutes pour le premier et de huit minutes pour le dernier,

lui a permis de croire que l'établissement d'une correspondance entre les trois trains ne

rencontrera pas de sérieuses difficultés. »

Réduction du taux légal de l'intérêt.

Le Gouvernement ayant demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la proposition

suivante : « L'intérêt légal sera en matière civile de 4 pCt. et en matière de commerce de

5 pCt. », une commission composée de MM. Duchscher, Lambert et de Marie, fut chargée de

l'examen de cette question. Le rapport présenté par cette commission, qui a été approuvé à

l'unanimité dans la séance du 17 novembre pour être transmis au Gouvernement comme avis

de la Chambre de commerce, s'exprime ainsi

Le projet de loi que le Gouvernement soumet à notre appréciation avait été rejeté par la

Chambre des députés l'année passée, alors qu'il était présenté sous une forme plus générale

qui prévoyait egalement certaines restrictions pour le taux conventionnel.

Aujourd'hui, on écarte la réduction du taux conventionnel et on ne demande plus que

celle du taux legal, fixant le maximum du taux de l'intérêt légal à 4 pCt. en matière civile et

à 5 pCt. en matière commerciale. Le principal argument qu'on fait valoir en faveur de l'abais-

sement du taux c'est le fait que dans tous les pays qui nous entourent cette réduction est déjà

réalisée ; en France, la loi du 10 avril 1900 fixe le maximum de l'intérêt légal à 4 pCt. en

matière civile et à 5 pCt. en matière commerciale ; en Belgique, depuis la loi du 20 décembre

1890, le taux légal est fixé à 4 1/2 pCt. respectivement à 5 1/2 pCt. ; tout récemment, lors de

l'entrée en vigueur du nouveau code civil en Allemagne, le taux légal a été fixé pour ce pays

à 4 pCt. en matière civile et à 5 pCt. en matière commerciale.

A première vue on serait tenté de ne pas examiner le principe de cette question et de la

résoudre dans le sens des lois en vigueur chez nos voisins. Il n'est pas sans intérêt cepen-

dant d'exposer les raisons qui militent pour et contre ce projet.

Il faut relever d'abord que le Grand-Duché de Luxembourg est, sous le rapport de la

fixation du taux de l'intérêt, dans une situation exceptionnelle. Chez nos voisins, le taux de

l'intérêt est réglé par les grandes banques d'émission : en France par la Banque de France,

en Belgique par la Banque Nationale et en Allemagne par la Banque de l'Empire. On pourrait

objecter que le taux de l'intérêt est réglé en premier lieu par les conditions économiques d'un

pays ; la commission n'en disconvient pas, mais elle ajoute que ces conditions économiques

trouvent leur expression dans le taux tel que les diverses banques le fixent, selon la situation

du marché.

Chez nous, où il n'existe pas de banque régularisatrice, les prêts d'argent sont réglés

par les notaires et par les banquiers ; or il est notoire que le minimum du taux appliqué est

de 5 pCt. tant en matière civile qu'en matière commerciale.

En entrant dans les diverses considérations qui ont engagé les législateurs des pays

avoisinants à abaisser le taux de l'intérêt légal, la commission croit bien faire de suivre les

débats de la commission du « Reichstag », appelée en 1898 à donner son avis sur la matière.

Naturellement ces avis étaient partagés : les uns soutenaient que depuis longtemps le taux de

l'intérêt pour les placements sûrs etait en diminution constante, que le développement crois-

sant des affaires devait donner lieu tôt ou tard à l'application d'un intérêt très minime, grâce

à l'abondance des capitaux qui afflueraient par suite des bénéfices réalisés, que, finalement

l'Allemagne avait achevé la construction de son réseau de chemins de fer et que l'absorption

des capitaux nécessaires à cette vaste entreprise deviendrait nulle et n'inquiéterait plus le

marché.

Les adversaires de la réduction du taux légal soutenaient avec beaucoup plus de raison

que le créancier poursuivant est, dans le cas spécial qui nous occupe, beaucoup plus intéres-

sant que le débiteur souvent négligent, qu'il serait logique de donner au créancier le taux

d'intérêt auquel il aurait eu droit si le débiteur ne lui avait pas retenu ses capitaux, que, fina-

lement, le créancier poursuivant est très souvent dans le cas de devoir payer à son notaire

ou aux banquiers un intérêt supérieur à celui qu'il ne pourrait plus obtenir de son débiteur

par suite de la réduction du taux légal.

Ici nous touchons la situation particulière du Grand-Duché relevée ci-dessus : qu'à défaut

d'une grande banque d'émission, l'interêt n'est pas suffisamment réglé chez nous et que le

minimum du taux de l'intérêt est appliqué à raison de 5 pCt. Si l'on ne consultait que la

logique, on se placerait du côté des adversaires de la réduction. En effet, les considérations

de ses defenseurs tombent presque toutes à néant.

Quand, en 1898, la commission du Reichstag affirmait que le taux de l'intérêt pour des

placements sûrs et solides ne dépasserait plus 4 pCt., elle était sous l'impression des six der-

nières années pendant lesquelles la Reichsbank avait abaissé le taux de l'escompte dans des

proportions inconnues jusque là. Pour cette époque, l'argumentation était juste et fondée,

mais où la commission faisait erreur, c'est quand elle préjugeait l'avenir et qu'elle prévoyait

la durée constante d'un taux d'intérêt peu élevé.

Deux ans plus tard les évènements ont prouvé à cette commission combien son argumen-

tation était frivole ; en effet, pendant l'année 1900, la Reichsbank s'est vu forcée d'élever le

taux de l'escompte à 7 pCt. pour les effets bancables, à 8 pCt. même pour les prêts garantis

par des titres de premier ordre.

Encore faut-il opposer aux défenseurs du projet que c'est justement le développement

des conditions économiques qui provoque un renchérissement de l'argent. L'Europe est en ce

moment le théâtre d'une lutte terrible entre les principaux pays qui ont à cœur d'accroître

leur importance industrielle et d'étendre leurs relations commerciales surtout dans les pays

d'outre-mer : il va sans dire que cette lutte exige un surcroît de capitaux qui devra néces-

sairement entraîner une augmentation du taux de l'intérêt.

La Chambre de commerce a dejà fait valoir, avant la réunion de la commission du

Reichstag, les arguments des adversaires du projet en question. C'était en 1892, quand le

Gouvernement avait une première fois demandé son avis sur cette matière.

En résumé, la commission ne croit pas qu'il soit indiqué, dans les conditions actuelles ou

futures du loyer de l'argent, d'apporter une réduction à notre taux légal ; au contraire, pour

les motifs exposés ci-dessus, elle pense qu'il serait plutôt logique de le maintenir.

Si elle se rallie néanmoins au projet du Gouvernement, c'est par la considération toute

spéciale qu'il sied mal à un petit pays enclavé dans les frontières de voisins puissants d'avoir

l'air de rester en retard et de ne pas s'associer à un mouvement considéré comme un progrès.

*

**

A l'occasion de cette modification de la loi sur le taux de l'intérêt légal, la commission a

cru devoir exprimer le désir de voir régler en faveur de notre petit commerce et de nos

artisans la perception d'un intérêt, sans passer au préalable par une convention particulière.

Il est établi aujourd'hui d'une façon incontestable que le petit commerçant et l'artisan

rencontrent les plus grandes difficultés par suite des lenteurs apportées dans le règlement

des notes de fournitures. C'est ainsi que des crédits de neuf mois, voire même de plusieurs

années doivent être accordés, sans qu'il soit possible au fournisseur de se dédommager de la

perte subie par la perception d'un intérêt en dehors de l'interêt conventionnel.

Or, l'intérêt conventionnel n'est pas réalisable dans la pratique de ces petites affaires et

le petit commerçant aurait trop à craindre de la concurrence s'il se mettait à appliquer des

conditions apparemment onéreuses, sans être couvert dans son procédé par une mesure

générale.

En Allemagne il est tenu compte de cette situation : la loi y autorise la perception de

l'intérêt « vom Tage der falligen Forderung an ». Puisque, pour les fournitures de nos

petits commerçants et de nos artisans il n'est pas fixé d'échéance, on pourrait généraliser

cette disposition en stipulant que ces espèces de fournitures sont échues et payables au plus

tard six mois après la livraison.

Cette disposition de la loi allemande serait également d'un grand avantage pour notre

commerce en général, car dans le commerce de gros et dans l'industrie l'application de

l'intérêt devient souvent impossible par suite des difficultés de l'établissement des preuves

au sujet de la convention.

Une facture p. ex. portant que l'intérêt est dû à partir du délai stipulé, forme-t-elle

une convention ? Les avis sont partagés.

Il y aurait donc lieu d'écarter d'une façon définitive toute équivoque à cet égard et de

s'en tenir au texte allemand en stipulant que « l'intérêt est dû de plein droit à partir de

l'échéance ».

Brevets d'invention et marques de fabrique.

A la date du 30 décembre, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les

considérations suivantes, touchant la « Convention de l'Union de Paris pour la protection de

la propriété internationale »

Dans le but essentiel d'atteindre les contrefaçons et d'assurer une ample protection à

tout ce qui concerne les brevets d'invention, les marques de fabrique, les dessins et modèles

industriels, 21 Etats se sont groupés en une union internationale et ont signé une convention

par laquelle chaque État intéressé accorde aux nationaux étrangers, dont le Gouvernement

fait partie du groupe, les mêmes droits et la même protection qu'il accorde à ses propres

nationaux.

Cette convention fut conclue en 1883 entre la France et ses colonies, la Grande-Bre-

tagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, le Brésil, la Suisse, le Portugal, la Serbie

et la Tunisie. En 1885 vinrent s'ajouter la Suède et la Norvège, en 1887, les États-Unis, en

1888, les Indes néerlandaises ; puis, de 1890 à 1899, la République dominicaine, Curaçao, la

Nouvelle Zéelande, Queensland, le Danemark, le Japon, le Mexique. L'Allemagne n'y a

adhéré que le 1er mai 1903.

La convention porte le nom de « Convention d'Union de Paris pour la protection de

la propriété internationale ».

Au début elle se heurtait à une forte opposition de la part des chambres de commerce

françaises qui prétendaient avec raison que la France donnait plus aux étrangers qu'à ses

propres nationaux. Par exemple : aucun brevet n'est accordé en France si l'invention qui en

fait l'objet n'est pas exploitée en France même. Sous l'empire de la situation actuelle, un

Luxembourgeois, même s'il possède un brevet français, ne peut introduire en France un

seul spécimen de son invention sous peine de déchéance du brevet français. Ces graves

inconvénients ont complètement disparu pour les nationaux des États signataires de l'Union

de Paris.

Jusqu'à présent le Grand-Duché n'a pas encore de loi réglant la protection des dessins

et modèles industriels, et comme notre pays n'offre sous ce rapport aucune réciprocité, un

Luxembourgeois ne peut en son nom personnel déposer en Allemagne un « Gebrauchs-

muster ». Si, cependant, le Grand-Duché faisait partie de l'Union de Paris, cette difficulté

tomberait d'elle-même pour nos intéressés et sans que, faute de loi afférente, la réciprocité

fût accordée aux étrangers.

Pour les marques de fabrique ou de commerce, le Luxembourg n'a de convention

qu'avec cinq Etats : la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie et l'Angleterre ; par notre

adhésion à l'Union de Paris seize autres Etats s'ouvriraient à nous.

Par l'effet de cette adhésion, le Luxembourgeois qui aurait déposé dans un seul Etat de

l'Union un brevet, un modèle ou une marque de fabrique, jouirait, pour effectuer son droit

de dépôt dans les autres Etats, d'un droit de priorité dans tous les États signataires, qui est

de douze mois pour les brevets et de quatre mois pour les marques et les modèles.

Il est incontestable que ce droit de priorité donne à l'inventeur le précieux avantage

d'expérimenter son invention avant de risquer de fortes sommes pour l'obtention d'un brevet

dans les autres Etats. Si, par exemple, un Luxembourgeois prend un brevet en Belgique, où

le tarif est le plus réduit, il obtient la priorité dans les vingt autres Etats, tout en ayant le

temps d'aviser à ses dispositions futures.

Aujourd'hui il en est tout autrement. Ainsi un brevet luxembourgeois tombe, même

comme brevet luxembourgeois, s'il n'est pas demandé dans l'espace de trois mois en Alle-

magne ou si l'Allemagne le refuse pour une cause quelconque.

Actuellement tout étranger doit exploiter l'objet de son brevet endéans de la première

année en Belgique et de la deuxième année en France. L'Union de Paris, par contre, accorde

trois années, et encore, en cas de non-exploitation, l'inventeur a le droit de justifier les

causes de son inaction, et son brevet lui reste conservé si ces causes sont trouvées justifiées.

Une marque de fabrique luxembourgeoise ne pourrait être refusée dans l'Union de Paris

sous prétexte qu'elle ne répond pas à la législation intérieure de tel ou tel État qui doit la

protéger. Le nom commercial est protégé de fait dans toute l'Union sans obligation de dépôt.

Tout produit portant illicitement une marque de fabrique ou un nom commercial pourra

être saisi à l'importation dans toute l'Union. La protection réciproque contre la concurrence

déloyale est accordée dans tous les Etats de l'Union.

Enfin, l'Union accorde une protection temporaire et provisoire aux inventions non encore

protégées et figurant à une exposition non officielle ou officiellement reconnue. Par l'effet de

cette protection provisoire l'inventeur pourra s'assurer, avant de s'engager dans des frais

considérables, si le public témoigne réellement de l'intérêt à son invention.

Réadmission en franchise des gants de peau cousus en Belgique.

Par décision de M. le Ministre des Finances de Prusse, en date du 7 septembre 1903, la

réadmission en franchise de gants de peau (der passive Veredlungsverkehr mit Lederhand-

schuhen), expédiés à l'étranger pour y être cousus, cessera définitivement à la fin de l'année

1909.

Cependant, pour faciliter la transition au nouvel état de choses dans la mesure du possible

et surtout pour permettre la formation d'un nombre suffisant d'ouvriers indigènes aptes à la

couture des gants, le retrait des autorisations existantes ne s'effectuera que progressivement.

L'état actuel ne sera pas modifié avant la fin de l'année 1904 ; pendant les années 1905 et

1906, la réadmission sera réduite de 10 pCt. de son importance actuelle ; pendant chacune

des années 1907, 1908, 1909 et 1910, de 20 pCt., de sorte qu'elle cessera d'exister à la fin de

l'année 1909. Pour l'évaluation de ces réductions successives, il pourra être pris pour base

le maximum atteint pendant une des années de 1900 à 1904. De nouvelles autorisations ne

seront plus accordées.

A ce sujet, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les considérations

suivantes

A diverses reprises nos fabricants de gants ont présenté à l'administration des douanes

des réclamations où ils ont fait ressortir l'impossibilité de faire coudre et piquer, dans le

pays-même ou à l'intérieur du Zollverein, les quantités considérables de gants qui sont fabri-

quées à Luxembourg. Les circonstances qui ont dicté ces réclamations n'ont pas encore

changé depuis.

Un fait qui suffirait à démontrer les difficultés que rencontrent nos fabricants pour la

couture des gants est celui-ci : Après avoir fondé au prix de grands sacrifices quelques ateliers

dans le pays, les fabricants allemands sont venus accaparer une grande partie de la main-

d'œuvre si péniblement formée ici. En ce moment, nos quatre fabricants en sont venus à

se disputer les ouvrières dans une même localité.

Il est donc permis de poser cette question : Si l'Allemagne juge la main-d'œuvre suffi-

sante, comment s'expliquer que les fabricants allemands viennent se rabattre sur le Grand-

Duché ?

Depuis le temps que notre ganterie a pris son développement actuel, le besoin s'imposait,

en dépit des frais de douane, de faire appel à la main-d'œuvre belge. Les ressources du

Grand-Duché ne suffisent pas aux besoins de cette industrie et, malgré tous les efforts des

fabricants, elle ne pourra atteindre le niveau voulu.

L'expérience a prouvé que, dans un pays comme le Grand-Duché, où les salaires des

ouvriers sont élevés, l'introduction d'une industrie appropriée à la main-d'œuvre féminine se

heurte à de nombreuses difficultés. En général, nos jeunes filles préfèrent se mettre en con-

dition que de s'adonner à un travail sédentaire comme l'est la couture des gants.

Dans la partie ardennaise du pays, moins favorisée par la nature, les essais successifs

qui ont été faits pour acclimater cette industrie de maison n'ont donné qu'un médiocre résul-

tat ; dans le bassin minier et dans les contrées vinicoles de la Moselle elles ont échoué com-

plètement. L'aisance qui règne dans ces deux régions ne permet pas d'entrevoir le moindre

succès pour l'avenir.

Pour satisfaire au désir exprimé à diverses reprises par l'administration des douanes de

faire coudre les gants à l'intérieur du pays, on a cherché à forcer en quelque sorte l'introduc-

tion de cette industrie en montant à grands frais des ateliers de couture. Les résultats ont

été nuls. Après avoir dépensé des sommes considérables pour l'achat de machines, appointe-

ments des directrices, loyers et frais d'établissement, les fabricants en ont été réduits à voir

fermer ces ateliers l'un après l'autre.

Comme seul résultat ils ont renseigné des travaux mal faits qui ont provoqué des récla-

mations de la part de la clientèle pendant des mois encore après que les ateliers avaient déjà

fermé leurs portes.

L'administration semble n'avoir pas examiné la question de savoir si la possibilité existe

d'étendre la couture des gants dans le pays. Pourtant cette mesure est d'une gravité extrême

elle pourrait acculer nos fabricants à réduire leur production aux deux tiers ou au quart, car

il sera impossible à l'industrie gantière de supporter des frais de douane de 2 marks sur sa

propre marchandise. L'administration se rend-elle bien compte que cette mesure entraînerait

le renvoi de centaines d'ouvriers: chamoiseurs, teinturiers, apprêteurs, journaliers, dres-

seuses, brodeuses et autres ?

Si la décision de M. le Ministre des Finances de Prusse devait être appliquée au Grand-

Duché, nos fabricants se verraient forcés soit de réduire sensiblement leur production, soit

de faire fabriquer complètement en Belgique, de la peau brute jusqu'au gant fini, la partie

destinée à être consue dans ce pays. Le prix entier de la main-d'œuvre passerait en Belgique

et le Zollverein y perdrait des sommes considérables.

D'ailleurs, notre fabricat porte plutôt le cachet du gant français ou belge, et c'est préci-

sément cette qualité qui le fait demander par la clientèle anglaise. Sans la couture belge, toute

la clientèle anglaise serait perdue entraînant celle des colonies anglaises.

L'industrie gantière demande des expéditions promptes à l'atelier de couture et des

retours non moins prompts. Ces envois se font donc en grande vitesse. Il n'est guère de

fabricat qui soit aussi sensible aux influences de la température que le gant de peau : les

grandes chaleurs, l'humidité, l'entassement prolongé de marchandises fraîches le détériorent

rapidement, de sorte que ces envois ne sauraient être longtemps en cours d'expédition et qu'il

faut toujours choisir la route la plus directe et la plus rapide.

Une particularité du marché gantier impose encore ces procédés prompts : la clientèle

anglaise ne remet ses ordres que quand elle y est forcée par des besoins urgents. Les délais

de livraison sont alors assez restreints et la distance qui sépare la fabrique de l'atelier de

couture n'est pas à négliger. On ne peut donc pas songer à faire coudre nos gants en Silésie

p. ex., la distance étant trop considérable.

Nul ne ressent plus les désavantages du système actuellement pratiqué que nos fabri-

cants de gants eux-mêmes, une partie de leurs ouvriers échappant à leur contrôle personnel.

Voilà une raison qui les engagerait déjà à faire exécuter la couture dans le pays-même si la

chose était possible.

Vers 1890, la ganterie se trouvait dans une situation analogue : les frais de douane absor-

baient la totalité des bénéfices réalisés. Des demandes pour l'obtention de la réadmission en

franchise des gants consus en Belgique restèrent sans effet, quoique des concurrents alle-

mands eussent bénéficié alors de ce traitement de faveur. Nos fabricants réclamaient seule-

ment l'égalité de traitement pour producteurs allemands et luxembourgeois. Les motifs de

ce traitement inégal n'ont pas encore été expliqués.

On avait fait alors l'acquisition d'un nombre important de machines pour la couture et

la piqûre. Elles forment aujourd'hui un capital improductif, les ouvriers faisant défaut.

En Belgique, la situation est différente. La couture des gants y forme, depuis près d'un

siècle, une branche de l'activité nationale. De plus, l'émigration des jeunes filles ne présente

pas les mêmes proportions que dans le Grand-Duché. Ce qui facilite encore la tâche du

fabricant, c'est la circonstance qu'il existe en Belgique un grand nombre d'entrepreneurs de

couture qui exercent cette profession. Ceux-ci prennent livraison de milliers de gants non

cousus qu'ils distribuent parmi la population des campagnes ; ils veillent à ce que le travail

soit exécuté avec soin et â ce que les délais de livraison soient rigoureusement observés. La

collaboration de ces entrepreneurs est très précieuse, le patron ne pouvant surveiller que

difficilement tous les services que comporte la fabrication.

Il faut faire remarquer ensuite que toutes les peaux mises en œuvre par nos ganteries

proviennent des pays du Zollverein. Les peaux sont chamoisées, teintes et apprêtées ici pour

être livrées à la coupe et à la broderie qui se font également dans nos fabriques.

Une partie de nos gants est cousue dans le pays-même; le reste, qui ne peut être cousu

dans le pays, est envoyé en Belgique. La ganterie travaille donc des peaux indigènes et une

faible part seulement des salaires dépensés prend le chemin de l'étranger.

En retirant les facilités douanières existantes, on rendrait la fabrication presque impos-

sible. La répercussion qu'une restriction de la fabrication aurait sur notre population ouvrière

a déjà été mentionnée plus haut.

En résumé, la main-d'œuvre féminine du pays n'offre pas de ressources suffisantes pour

la couture et la piqûre de notre production gantière. Quand même elle offrirait une marge

plus considérable, un terme de cinq ans ne suffirait pas pour former les ouvrières à ce travail.

A cet effet il faudrait quinze ou vingt ans, les femmes pouvant être employées également à

raffiler, à assortir, à broder, à dresser et à noircir les coutures sans parler d'une série

d'autres travaux.

Une seule fabrique de Luxembourg occupe à ces divers travaux 500 ouvrières et le seu

recrutement de cette partie de la main-d'œuvre féminine a présenté les plus grandes difficultés

Exposition du travail à Luxembourg en 1904.

La Chambre de commerce a accueilli avec une satisfaction des plus vives le projet de

Gouvernement d'organiser, dans le courant de l'année 1904, une exposition du travail à

Luxembourg.

Si le métier et la petite industrie se transforment et se modernisent, les progrès réalisés

sont bien modestes en comparaison de l'évolution rapide que poursuit la grande industrie

Pour empêcher les artisans et les petits industriels d'être distancés trop vite et évincés fina-

lement, il faut les associer au progrès en plaçant sous leurs yeux un résumé de l'état actuel

de la production, de ses procédés et de son outillage. Les initier aux perfectionnements

qu'offrent, d'époque en époque, leurs puissants auxiliaires, les moteurs, les machines-outils

et les outils, forme une tâche qui correspond aux aspirations de notre temps.

La Chambre n'a pas cru devoir entrer dans des détails relatifs à l'organisation de l'exposi-

tion projetée ; elle estime que cette mission doit être confiée plutôt à un comité organisateur

spécial. Elle s'est bornée à formuler quelques vœux d'ordre général qui se sont dégagés de

notre dernière exposition ainsi que d'une série d'expositions similaires.

Dans ces sortes d'entreprises, la grande industrie figure invariablement au premier plan.

Disposant de ressources considérables et sûre d'avance que les frais d'installation, les étalages

et agencements coûteux, la surveillance et les soins continuels seront largement couverts par

un accroissement de ses ventes, la grande industrie montre un empressement significatif à

participer aux expositions.

Autre est la situation du métier et de la petite industrie. Leurs expositions modestes,

parfois chétives, ne font souvent que rehausser l'éclat des expositions de la grande industrie

par l'effet du contraste. Un danger qu'elles cachent presque toujours, c'est de passer inaper-

çues quelle que soit la valeur intrinsèque des objets exposés : ce qui leur manque, c'est le

relief, le décor. Les succès de ces petits exposants sont souvent aléatoires.

Il est pourtant tels artisans qui auraient à exposer des objets dignes de fixer l'attention,

offrant un cachet artistique ou un perfectionnement réel. S'ils restent à l'écart, c'est par

crainte de s'éclipser parmi les grandes firmes. Ces exposants mériteraient des encourage-

ments tout particuliers et la Chambre estime que le Gouvernement devrait s'attacher à les

faire sortir de leur réserve et à leur faciliter autant que possible l'accès de l'exposition.

Elle pense ensuite qu'il y aurait lieu d'accorder un traitement de faveur aux exposants

luxembourgeois, pour attirer l'industrie nationale. L'idée avait été mise en avant que la gra-

tuité devrait être accordée aux exposants indigènes, mais cette proposition a été écartée

comme pouvant compromettre une entreprise, au succès de laquelle la Chambre attache

beaucoup de prix.

La Chambre de commerce s'est demandée encore s'il ne faut pas faire un pas de plus.

Montrer à ces petits producteurs le fonctionnement des moteurs et des machines-outils est,

certes, extrêmement instructif, mais, pour terminer l'œuvre ainsi commencée, on devrait

songer à les mettre dans la possibilité de faire l'acquisition de ces machines.

Nos cultivateurs s'associent pour l'achat de leurs machines. Pourquoi ne pas suivre le bel

exemple donné par l'agriculture ? Nos artisans et nos petits industriels devraient se grouper

également, se syndiquer ou former des corporations pour l'acquisition de moteurs et de

machines-outils qui ne sont pas accessibles aux petites bourses.

Une telle organisation impliquerait évidemment la création d'un établissement de crédit

qui consentirait les avances nécessaires, lequel, au sentiment de la Chambre de commerce,

serait à greffer sur la Caisse d'Epargne qui ne trouve pas l'emploi de ses fonds dans le pays

même.

Assurance obligatoire des ouvriers contre les accidents.

Consultée par le Gouvernement sur la question de l'extension à donner à la loi du

5 avril 1902, concernant l'assurance obligatoire des ouvriers contre les accidents, la Chambre

s'est prononcée dans ce sens

Elle ne pense pas que le rapport entre les accidents qui arrivent dans les exploitations

soumises à l'assurance obligatoire et celles qui en sont exclues justifie les distinctions

établies par la loi. En thèse générale, on peut affirmer que le coëfficient des accidents du

travail, quoique variable suivant les industries, ne présente pas des variations assez grandes

pour justifier ces distinctions radicales. Les accidents qui surviennent dans la grande indus-

trie attirent davantage l'attention et sollicitent vivement la statistique, tandis que la plupart

des accidents qui arrivent dans la petite industrie, l'agriculture ou le métier, échappent à la

statistique et passent souvent inaperçus.

Cette argumentation peut être étendue à l'art. 2 de notre loi. On admet généralement

un risque professionnel supérieur pour les exploitations qui font usage d'une force motrice

autre que celle de l'homme ou des animaux. Cette distinction est très spécieuse. Le nombre

des accidents du travail serait-il réellement moindre dans les exploitations qui emploient la

force animale ? La Chambre estime que le soin des chaudières ne doit pas présenter un

risque sensiblement plus élevé que celui des chevaux.

Une série de fabriques, considérées sous le seul rapport de leur fabrication spéciale,

semblent n'offrir qu'un risque propre au travail assez restreint. On oublie que ces fabriques

comportent des services accessoires, des ateliers de réparations et autres, offrant un risque

plus élevé, mais qui sont entraînés par l'exploitation principale dans leur situation vis-à-vis

de l'assurance.

Quant à nos exploitations agricoles modernes, elles doivent être considérees comme

des industries regulièrement constituées par suite de l'emploi croissant des machines. Le

contingent des accidents du travail fourni par elles augmente à mesure que l'agriculture

s'industrialise. Il suffira de citer les nombreux accidents causés par les machines à battre.

Reste le métier qui semble offrir une marge plus restreinte au travail. S'il est vrai que

beaucoup de métiers ne sont guère dangereux, il s'en trouve également où les accidents du

travail sont assez fréquents.

En conséquence, la Chambre de commerce estime qu'il y a lieu de lever les restrictions

stipulées par les art. 1 et 2 de la loi de 1902 en établissant, en dehors de l'obligation pour

les industries y dénommées, la faculté pour tous les employeurs de faire entrer leurs ouvriers

dans l'assurance obligatoire contre les accidents, qu'ils appartiennent à l'industrie, à l'agri-

culture ou au métier.

Cette extension profitera à tous les intéressés. A mesure que l'assurance étendra ses

opérations, son fonctionnement offrira des facilités toujours nouvelles. L'extension proposée

tournera à l'avantage de l'assureur et de l'assuré, tout en étendant le bénéfice de l'assurance

à toutes les classes productives de la société.

Paiement des salaires aux ouvriers.

La Chambre de commerce a émis l'avis suivant au sujet de la proposition de loi modifi-

cative de la loi du 12 juillet 1895 sur le paiement des salaires aux ouvriers, visant la sup-

pression des économats et l'obligation de payer les salaires tous les huit jours

Dans son avis du 11 juin 1901 elle s'est déjà prononcée sur le rôle économique et la

gestion de nos économats. Les économats sont appelés à rendre de grands services dans les

contrées trop rapidement industrialisées, où les conditions de la vie n'ont pas encore trouvé

une assiette définitive, en protégeant l'ouvrier contre l'exploitation par les rares commer-

çants qui y détiennent une manière de monopole.

On évoque volontiers les nombreux abus auxquels les économats donneraient lieu. La

Chambre tient à constater cependant que des abus reels à charge des économats proprement

dits ne sont pas venus à la connaissance de ses membres et n'ont pu être relevés jusqu'à

présent. Il paraît aussi que les critiques qu'on formule à leur endroit visent plutôt certains

établissements de vente où les tâcherons sont intéressés et qu'on a le tort d'assimiler aux

vrais économats.

Elle s'explique difficilement que l'ouvrier se laisse exploiter, avec une docilité parfaite,

sans invoquer la protection des lois. Si ces abus existaient vraiment, il devrait se trouver

des victimes pour les dénoncer. Les temps sont passés où l'ouvrier était à la merci d'un

patron peu scrupuleux : l'offre de la main-d'œuvre ne correspond plus aujourd'hui à la de-

mande croissante.

De l'avis de la Chambre ces griefs semblent être purement imaginaires : ce sont les griefs

dont l'institution des économats comme telle est susceptible en théorie, mais que la réalité

des faits n'est pas encore venue confirmer chez nous.

Il est incontestable que les économats existent au détriment du commerce local : ils sont

créés précisément pour fournir à l'ouvrier les marchandises au prix de revient. Supprimera-

t-on les économats ils se transformeront en sociétés coopératives de consommation. Les

deux institutions poursuivent le même but sous une forme diflérente : d'affranchir le con-

sommateur du bénéfice prélevé par le commerçant en remplaçant celui-ci par un simple

intermédiaire comptable salarié.

Nous assistons, dans le bassin minier, à une période de transition pendant laquelle

l'économat ou, à son défaut, la société coopérative de consommation devra suppléer à l'or-

ganisation encore incomplète du commerce. L'équilibre économique, dans cette région trop

brusquement industrialisée, ne se rétablira qu'avec le temps.

Quant au second point, l'obligation de payer les salaires tous les huit jours, il a paru

intéressant de connaître le sentiment des ouvriers. Différents établissements, entre autres

ceux d'Eich et de Dudelange, ont fait procéder à des enquêtes dont les résultats se résument

ainsi

Enquête des Forges d'Eich

Des 315 ouvriers de l'usine de Dommeldange, interrogés à ce sujet, 2 se sont exprimés

en faveur du paiement hebdomadaire. Tous les autres l'ont franchement combattu : les

ouvriers mariés ont fait valoir le mécontentement qui en résulterait dans leur ménage, les

ouvriers célibataires ont déclaré généralement avoir assez de peine déjà à passer deux

journées « bleues » par mois et que, s'il y en avait quatre, ils auraient deux fois moins de

chance de rester dans le bon chemin.

Des 104 ouvriers, occupés aux ateliers de construction, 2 se sont exprimés en faveur du

paiement hebdomadaire. Les 44 ouvriers employés à la fonderie et aux autres services des

forges se sont prononcés en faveur du maintien du mode de paiement actuel.

Sur un total de 460 ouvriers, 4 se sont donc prononcés en faveur du paiement hebdo-

madaire, soit à peine 1 pCt.

Enquête des Usines de Dudelange

Aux usines de Dudelange, environ 2500 ouvriers sur 3200 ont été consultés sur le point

de savoir s'ils désirent dans leur intérêt et dans celui de leur famille un paiement hebdoma-

daire ou bi-hebdomadaire. Ont désiré

un paiement hebdomadaire

pCt. des ouvriers.

bi-hebdomadaire

86.5

pCt.

mensuel

7.5 pCt.

On a cité encore un fait absolument caractéristique et qui prouve que le projet de loi

va à l'encontre des désirs de notre population ouvrière. Dans une de nos usines le paiement

mensuel était en usage. L'introduction du paiement bi-hebdomadaire, à la suite de la loi de

1895, provoqua des réclamations très violentes de la part des ménages ouvriers qui trouvaient

l'ancien système excellent et préférable au paiement bi-hebdomadaire.

Ces faits paraissent concluants : nos ouvriers ne désirent point le paiement hebdoma-

daire.

Au point de vue social, la réforme projetée aurait des conséquences regrettables. Les

jours de paye sont trop souvent suivis de jours de chômage, passés au cabaret. En doublant

les jours de paye le nombre des journées perdues sera doublé, le goût de l'épargne s'en ira

et le goût des dépenses trouvera de nouveaux stimulants au grand préjudice des ménages.

Beaucoup d'ouvriers du bassin minier résident loin de leur famille. Un paiement répété

quatre fois par mois les obligerait à régler quatre fois leurs créanciers et à adresser autant de

fois le produit net de leur salaire à leur famille. Pour réunir une somme plus importante ils

préféreront attendre une deuxième paye avant d'adresser le produit de leur travail à leur

famille. Qu'arrivera-t-il ? Le produit d'une paye s'effritera le long de la semaine et la famille

en sera frustrée.

La Chambre n'a pas insisté sur les charges considérables que cette réforme imposerait

aux industriels pour faire ressortir encore les entraves qu'elle apporterait au bon fonctionne-

ment de l'industrie. L'augmentation des chômages et des journées de paye passées au cabaret,

suite naturelle de la répétition trop fréquente des payes, nuira fatalement à la marche nor-

male, d'une exploitation. Les absences répétées s'accordent mal avec un travail régulier,

soutenu. Enfin, l'ouvrier payé à la semaine a des facilités plus grandes de changer d'usine, et

le nombre des accidents résultant de l'ignorance de l'agencement de l'usine en sera augmenté.

Pourquoi vouloir imposer alors à l'industriel de nouvelles charges pour introduire une

réforme dont l'ouvrier ne veut pas, qui sera funeste au point de vue social et entravera le

fonctionnement régulier de l'industrie ?

Rapatriement des ouvriers étrangers.

A l'endroit de la question du rapatriement des ouvriers étrangers, que le Gouvernement

lui avait soumise, la Chambre s'est prononcée ainsi

Dans son avis du 9 juin 1901, elle a appuyé sur l'utilité d'une mesure consistant à créer

un fonds de rapatriement au moyen de retenues à opérer sur les salaires des ouvriers

étrangers embauchés par des patrons luxembourgeois. Cet avis contient les considérations

suivantes

« Un contrat passé de gré à gré entre le patron et l'ouvrier établirait le montant de ces

retenues et règlerait tous les détails de la perception. Les sommes ainsi perçues resteraient

consignées entre les mains du patron, à moins que le Gouvernement ne préfère créer une

caisse spéciale gérée par ses agents ou sous sa surveillance.

Ce procédé a déjà trouvé son application dans le pays. On a cité entre autres l'exemple

d'un de nos plus grands établissements métallurgiques qui avait embauché, il y a quelques

années, des ouvriers autrichiens dans des conditions analogues.

Cependant, l'exécution de cette mesure se heurte à une grosse difficulté dans la pra-

tique. Ces retenues devant être minimes, il se passera un certain temps avant que la somme

nécessaire au rapatriement puisse être atteinte. Si maintenant les circonstances imposent un

rapatriement anticipé, par suite de renvoi ou de tout autre cas fortuit, après quelques semaines

ou un mois p. ex., la mesure devient inefficace. »

Voilà une solution qui paraît devoir s'imposer par sa simplicité. Elle résout naturellement,

logiquement, la question du concours à prêter par l'ouvrier à la constitution de ce fonds.

Seulement la légalité d'une telle mesure paraît douteuse. Il s'agit plutôt d'un sacrifice spon-

tané, d'un règlement à l'amiable.

Or, ces règlements deviennent très difficiles quand ils

intéressent une série d'exploitations et un grand nombre d'ouvriers.

Le rapatriement gratuit est né d'une conception abusive de la solidarité sociale que l'on

remarque chez beaucoup d'ouvriers étrangers.

Il est de notoriété que ceux-ci expédient

régulièrement leurs salaires dans leur pays d'origine et que ces envois représentent des

sommes considérables. Quand ils sont sans travail, ils demandent leur rapatriement à tous

ceux qui ont des moyens, à la société en général : il y a donc là une forme déguisée de la

mendicité. Souvent, ces ouvriers sont moins intéressants qu'on veut bien les présenter.

Est-il besoin de rappeler à ce propos des faits qui se sont produits au printemps de l'année

1901, où des ouvriers se faisaient passer pour être complètement dénués de ressources afin

d'obtenir leur rapatriement gratuit.

Du moment que l'ouvrier se dérobe et que la législation existante n'offre pas de moyens

de coercition à son égard, il faut chercher d'un autre côté la solution du problème qu'une

nouvelle crise industrielle pourra poser brusquement devant le pays. Trois facteurs sont

intéressés à ce que ce rapatriement se fasse sans difficultés : l'Etat, par des considérations

d'ordre public, la commune, par des raisons financières, et les industriels, par des raisons

morales. Peut-être pourrait-on alimenter ce fonds de rapatriement par des allocations de la

part de ces trois facteurs.

La Chambre estime enfin que les ouvriers étrangers trouvent trop de facilités à se flxer

dans le pays. Est-ce que cette liberté ne pourrait pas être limitée par des mesures admi-

nistratives qui ne permettraient le sejour qu'à des ouvriers de bonne constitution, de moralité

non équivoque et justifiant d'un emploi, à l'exclusion de tous les sujets infirmes, tarés et sans

aveu ? Ainsi la question perdrait beaucoup de son importance.

Elle a accompagné cet avis d'un rapport que la Société des Hauts-fourneaux et Forges de

Dudelange lui avait présenté sur cette question.

Mesures de salubrité et de sécurité à observer dans les entreprises industrielles

et commerciales.

Relativement au projet de reglement géneral prescrivant les mesures de salubrité et de

sécurité à observer dans les entreprises industrielles et commerciales, la Chambre de com-

merce a émis l'avis suivant

Elle se plaît à constater que ce projet consacre, dans ses grandes lignes, la plupart des

dispositions des règlements de fabrique que beaucoup de nos industriels ont déjà introduits

dans leurs établissements. Seulement, l'initiative privée se heurtait aux traditions reçues parmi

les ouvriers, à l'incurie et, souvent aussi, au mauvais vouloir. Ces règlements destinés à

protéger l'ouvrier contre l'ambiance et contre lui-même, étaient considérés, la plupart du

temps, comme des gênes arbitraires, des atteintes à la liberté ou comme des abus de pou-

voir du patron. Beaucoup de règlements de fabrique prescrivant des mesures de securite et

d'hygiène sont restés lettre morte par suite de la résistance passive de l'ouvrier ou ont donné

lieu à des conflits sans cesse renaissants.

Il est donc dans l'intérêt général qu'aux divers règlements de fabrique vienne se substi-

tuer un règlement ayant force de loi, avec les sanctions nécessaires.

La Chambre estime cependant que certaines dispositions de ce règlement laissent trop de

marge à l'arbitraire. Ainsi l'art. 5, dernier alinéa, sera d'une application difficile aux moulins

à écorce ; de même l'art. 14, premier alinéa, pourra donner lieu à des appréciations oné-

reuses pour la tannerie, les fosses, cuves et bassins devant rester ouverts pendant le travail.

Comme l'interprétation du règlement pourra donner lieu, dans certains cas, à des diver-

gences de vues entre l'industriel et l'inspecteur de fabrique, la Chambre exprime le vœu que

le Gouvernement complète ledit règlement par l'institution d'une commission d'arbitres,

Chargée de régler à l'amiable les différends qui pourraient surgir entre industriel et inspec-

teur de fabrique. Cette commission formerait une sorte d'instance supérieure à laquelle l'in-

dustriel pourrait adresser un recours contre les decisions de l'inspecteur de fabrique.

Réorganisation de la Chambre de commerce.

A la demande du Gouvernement, la Chambre de commerce a examiné le principe de sa

réorganisation sur la base élective.

A l'endroit du principe même de l'éligibilité de ses membres, la Chambre émet un avis

favorable, tout en faisant des réserves quant à l'application qu'il doit trouver. Elle n'admet pas

que ce principe consacre le suffrage universel de tous les commerçants en conférant la qualité

d'électeur pour la Chambre de commerce à tous ceux qui sont commerçants aux termes de

l'art. 1er du Code de commerce.

Le suffrage universel, appliqué aux Chambres de commerce, ferait naître des ambitions

qui ne seraient pas toutes justifiées. Aussi le suffrage universel a-t-il subi partout des res-

trictions. A travers les vicissitudes de la législation afférente on remarque une tendance à

limiter l'électorat aux commerçants notables. Ce mode de votation, de l'aveu presque una-

nime, a donné d'excellents résultats : il a envoyé aux Chambres de commerce des hommes

d'une honorabilité parfaite, d'une competence reconnue et d'un dévoûment incontestable aux

intérêts de leur circonscription.

Parmi les systèmes électifs qui sont actuellement en vigueur dans les trois pays qui nous

entourent, la Chambre de commerce accorde la preférence à celui qui fonctionne en Alle-

magne. Le système français ne saurait être imité dans le Grand-Duché; il est trop compliqué

et demande le concours d'organes dont quelques-uns n'existent pas chez nous. La Belgique

ne possède pas de Chambres de commerce proprement dites.

En Allemagne, l'impôt industriel ou commercial sert de base, avec le registre de com-

merce, pour la reconnaissance des droits d'élection.

De l'avis unanime de la Chambre de commerce, l'introduction des registres de com-

merce (Handels- oder Firmenregister) doit former le point de départ de sa réorganisation sur

la base élective, en réservant la qualité d'électeur aux commerçants luxembourgeois inscrits.

Les vues de la Chambre de commerce, touchant la question des registres de commerce, sont

exposées dans son rapport du 6 octobre 1892.

Heure de l'Europe centrale.

A plusieurs reprises la Chambre de commerce s'est prononcée en faveur de l'introduction

de l'heure allemande. En 1899, elle avait fait valoir surtout, auprès du Gouvernement, les

considérations suivantes

« Il est vrai que l'heure de l'Europe centrale présente un écart assez considérable sur

l'heure locale, mais ce désavantage serait largement compensé par une série de facilités que

le commerce et l'industrie tireraient d'une unification de l'heure, obtenue par ce procédé

aussi simple que rationnel.

Son adoption ferait disparaître la coexistence, dans l'intérieur du pays, de deux heures,

source continuelle de contretemps souvent très désagréables. Comme d'ailleurs les deux

tiers de notre frontière sont formes par l'Empire allemand et que c'est précisément sur cette

partie de notre territoire que le mouvement commercial est le plus intense, le public luxem-

bourgeois ferait, certes, bon marché de l'avantage purement théorique et platonique qui

résulterait pour lui de l'adoption officielle de l'heure locale pour les avantages sérieux que

vaudrait au commerce du pays l'adoption de l'heure de l'Europe centrale, tant au point de

vue du commerce dans l'intérieur qu'à celui du commerce que le Grand-Duché fait avec les

pays du Zollverein.»

Cette idée a encore fait du chemin depuis. Une autre solution que celle présentée par la

Chambre de commerce n'est plus guère envisagée dans le pays. Le vœu général appelle

l'adoption de l'heure de l'Europe centrale qui ferait disparaître l'état de chose actuel, dont les

inconvénients sont ressentis notamment par les industriels et commerçants obligés à de fré-

quents déplacements.

La Chambre de commerce a donc décidé, dans sa séance du 27 août, de recommander

la solution de cette question à la sollicitude toute particulière du Gouvernement.

Minières.

La statistique de production pour l'exercice 1903 a donne les résultats ci-après

Nombre des sièges d'exploitation

Production totale

Valeur de la

production

Prix moyen par tonne

Nombre des ouvriers occupés

Année 1902.

5,130,069

fr.

14,527,891

sous terre

a ciel ouvert

ensemble

Population ouvrière (femmes et enfants)

2,84

3,312

1,885

5,197

12,575

Année 1903.

T.

6,010,011670

fr.

15,278,922,50

2,54

3,882

2,141

6,023

13,894

Ces chiffres se répartissent ainsi sur nos trois bassins

Esch

Dudelange-Rumelange

Differdange-Pétange

Nombre des

exploitations

PRODUCTION

T. 2,196,216

2,139,615

1,674,180 400

T. 6,010,011 6 7 0

VALEUR.

Fr. 5,892,972 50

5,499,006 00

3,886,944 00

FR. 15,278,922 50

Ouvriers employés

sous

terre.

1,648

1,216

1,018

3,882

a ciel

ouvert.

1,121

2,141

Nombre

total

des

ouvriers

2,047

2,337

1,639

6,023

Popula-

tion

ouvrière

4,800

5,843

3,251

13,894

Chaque ouvrier a produit en moyenne 997 8 4 3 tonnes d'une valeur de

2,536,65 fr.

15,278,922 50

6,023

=

Le relèvement progressif de nos exploitations minières a commencé dès les premiers

mois de l'année 1902; il s'est continué graduellement, sans interruption, durant l'exercice

1903. Les demandes de la métallurgie indigène allaient croissant et l'exportation, en gagnant

plus d'ampleur, tendait à reprendre petit-à-petit ses chemins accoutumés. On peut dire que

la consommation du pays et l'exportation ont sollicité l'exploitation avec une energie sensi-

blement égale.

Comparee à l'exercice précédent, l'exploitation des minières accuse un progrès de

879,943 tonnes, alors que la valeur de la production n'a augmenté que de 706,030 fr. Le

relèvement a donc porté exclusivement sur les quantités produites ; il ne s'est pas emparé

des prix obtenus.

Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux

luxembourgeois s'établit ainsi pour les cinq dernières années

Production des

minières

T. 5,995,412

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

Consommation des

hauts-fourneaux.

T. 3,254,114

3,198,299

2,878,150

3,386,913

3,757,565

Dans le courant de l'exercice 1903, l'Administration des Mines a instruit 125 accidents

survenus dans les exploitations de mines. Il s'est produit 19 accidents mortels, soit 17 dans

les exploitations souterraines et 2 dans les exploitations à ciel ouvert 7 accidents ont pro-

voqué une incapacité permanente partielle, 5 autres, blessures graves, ne sont pas encore

déterminés quant aux suites définitives. 1071 déclarations d'accidents de mines ont été faites

aux garde-mines depuis l'entrée en vigueur de l'assurance officielle.

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des

minières depuis 1895.

T.

Production.

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

Valeur totale.

fr.

9,590,443

11,852,528

13,980,550

13,934,186

16,237,500

17,283,289

11,770,046

14,527,891

15,278,923

Prix de la tonne.

fr.

2,45

2,49

2,61

2,60

2,70

2,80

2,63

2,84

2,54

Allemagne

Sièges

d'exploitation.

Nombre

des ouvriers.

34,005

5,197

Production.

T. 12,833,522

5,130,069

Valeur totale

fr. 67,636,250

14,527,891

Prix

de la tonne.

fr. 5,27

2,84

Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis

1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880.

Année.

Tonnes.

722,039

924,382

911,695

990,499

1,174,334

1,331,743

1,442,668

1,090,845

1,196,729

1,262,825

1,407,617

1,613,392

Année.

Tonnes

2,173,463

2,161,881

2,539,295

2,551,090

2,447,634

2,648,449

2,361,372

2,649,710

3,261,925

3,102,753

3,359,413

3,102,478

Année

Tonnes.

3,370,352

3,351,938

3,958,280

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

* Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntes aux publications de 1 Office impérial de statistique

de Berlin.

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duche pour l'année

1902*)

Tonnes

TABLEAU GRAPHIQUE

de la Production des Minières depuis 1880

Métallurgie.

Les premiers mois de l'année 1903 ont été marqués par un rélèvement progressif du

marché métallurgique que l'année précédente avait ébauché : la convalescence poursuivait

son œuvre d'une façon sûre, énergique, les acheteurs sortaient de la réserve si longtemps

observée et les carnets d'ordre se remplissaient. Les quantités considérables de fontes et de

fabricats que l'Amérique, où la situation paraissait prospère, absorbait alors, contribuaient à

ce développement.

Au printemps, la tournure que prenait le marché d'outre-mer devenait de moins en moins

rassurante. Une diminution des exportations de fontes et de demi-fabricats paraissait inévi-

table; mais ce que l'on redoutait surtout, c'était un relâchement simultané dans la consomma-

tion intérieure. Il se traitait, en effet, moins d'affaires nouvelles importantes et le marché

prenait une allure plus tranquille.

Heureusement, on a pu constater dans la suite que ces appréhensions n'étaient pas

fondées. Le marché s'est ressaisi sans difficulté. Si les exportations pour l'Amérique se

ralentissaient, la consommation intérieure augmentait, et la production, qui dépassait consi-

dérablement celle de l'année précédente, a été d'un placement facile. Les évènements ont

prouvé que la consommation intérieure tend de plus en plus à équilibrer la grande produc-

tion; mais le retour à l'équilibre, qui s'est opéré pour la production, n'a pas réussi à faire

changer le prix de niveau.

Pendant les mois de novembre et de décembre la situation s'affaissait de nouveau : l'Amé-

rique, où se manifestait une forte dépression, commençait à peser sur le marché mondial

de tout le poids de son énorme surproduction et des parties considérables de fers américains

furent placées en Angleterre. Les prix fléchissaient sur le marché anglais. Un « dumping »

américain sur le marché du Zollverein paraissait imminent.

Le danger était plus apparent que réel. En Amérique, on préféra réduire la production,

d'une part pour se soustraire aux exigences des syndicats ouvriers et, d'autre part, pour

éviter les pertes d'un « dumping » à vil prix, et l'année se terminait par un raffermissement

des prix. D'ailleurs, les exportations renseignent encore une légère augmentation comparati-

vement à l'année précédente ; elles ont atteint

en 1902.

en 1903.

fontes, mitrailles et demi-fabricats

1,152,592

t.

1,165,499 t.

fers marchands, rails, tôles,

etc.

1,676,400

1,767,167

Durant toute l'année, l'intérêt restait fixé sur les trusts charbonnier et sidérurgique dont

la constitution se poursuivait en Allemagne. Vers la fin de l'année, après de nombreuses

péripéties, le succès du trust charbonnier était assuré.

Bien plus difficiles étaient les négociations qui amenèrent, le 1er mars 1904, la constitu-

tion définitive du syndicat de l'acier, dont le siége est à Dusseldorf. La grande variété des

exploitations, des frais d'exploitation, des spécialités, de l'intérêt plus ou moins grand que

les différents établissements ont à l'exportation empêchait longtemps l'accord de se faire.

Le champ d'action du syndicat de l'acier est très étendu. I l absorbe non seulement les

anciens syndicats des demi-produits, des traverses, des rails, des grosses tôles, des tôles-

fines, des tréfilés, des tuyaux, etc., mais il forme aussi un comptoir d'achat pour l'acier brut

et les demi-produits.

Le nombre des fours en l'eu a été de

ayant marche

La production se répartit ainsi

1° fonte d'affinage

2°

Thomas

3°

de moulage

divers

Production totale

répresentant

1° pour la fonte d'affinage

2°

Thomas

3°

de moulage

divers

soit une valeur totale de

Prix de la tonne

Minerai consommé

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

Annee 1902.

25 à 27

1274 semaines.

Année 1902.

110,505

816,763130

152,947500

1,080,305830

fr.

5,952,814 75

45,350,186 25

8,488,505 12

5,625

fr. 59,797,131 12

fr.

55 35

3,386,913

3,358

9,200

Année 1903.

1382 semaines.

Année 1903.

r.

104,720

962,987960

150,122270

T. 1,217,830230

fr.

5,723,250

53,738,930 75

8,384,865 25

fr. 67,847,046

fr.

55 71

3,757,565

3,336

9,150

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte

dans les neuf dernières annees

T .

Production

694,813

808,898

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,305

1,217,830

Valeur totale.

fr.

32,171,540

41,455,505

49,317,477

52,463,475

55,740,319

74,234,178

66,277,230

59,797,131

67,847,046

Prix de la todne.

fr.

46,30

51,74

56,53

55,46

56,70

76,46

72,32

55,35

55,71

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour Vannée 19021).

Allemagne

Nombre

des ouvriers.

29,041

3,358

Production.

T. 7,449,593

1,080,305

Valeur totale

de la production.

fr. 509,826,250

59,797,131

Prix

de la tonne.

fr. 68,44

55,35

Minerai

consommé.

T, 18,299,965

3,386,913

Nombre des fonderies en marche

La production se répartit ainsi

1°

poterie

2° tuyaux

construction

des machines et divers

Production totale

Annee 1902

T .

6 5 2 3 0 0

8,980

T.

9,658

Année 1903

T.

645 300

10,450

T.

11,119 465

1) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique

de Berlin.

Statistique de production.

a) HAUTS-FOURNEAUX

b) FONDERIES.

Production.

T. 8,747

9,307

9,875

9,358

11,134

11,294

9,981

9,658

11,119

Valeur totale.

fr.

1,317,975

1,370,596

1,370,888

1,459,813

1,816,839

1,856,965

1,877,816

1,762,500

1,424,341

Prix de la tonne.

fr.

150,67

147,26

139,00

155,99

162,89

164,43

188,42

171,06

128,10

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.

représentant

1° pour la poterie

2°

les tuyaux

3°

les machines et divers

soit une valeur totale de

Prix moyen de la tonne

Matières premières consommées

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfanta)

Année 1902.

fr.

199,422 50

4,062 50

1,559,015 00

fr. 1,762,500 00

fr.

171 06

T..

10,198

Année 1903.

fr.

197,100 00

4,287 50

1,222,954 00

fr. 1,424,341 50

fr.

128 10

T.

12,303

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies

depuis 1895

*) Pour les besoins de la statistique, les Aciéries et Ateliers de Luxembourg, de Hollerich, ont été énumérés

simultanément parmi les fonderies et les aciéries.' La production fonte de fer de cet établissement est renseignée

sous Fonderies, sa fonte d'acier sous Aciéries.

Allemagne

Nombre

des fonderies.

1,286

Ouvriers

occupes.

84,236

Consommation

de matières premières.

T. 1,795,151

10,339

Production

totale.

1,560,066

9,658

"Valeur de la

production.

fr. 325,476,250

1,762,500

Prix moyen

de la tonne.

fr. 208,62

171,06

c) ACIÉRIES.

Nombre des aciéries*)

La production se répartit ainsi

1° lingots

2° demi-fabricats (blooms, billettes, platines, etc.)

destinés à la vente

3° produits finis

Année 1902.

T.

17,788

205,712

Année 1903.

T.

15,474

220,805420

a) rails et éclisses T.

b) traverses

c) fers marchands

et divers

d) fil laminé

Année 1902.

25,034

T.

4,912

61,484

Année 1903.

28,008 320

9,638

96,475 560

1,576 460

Production totale

représentant

1° pour les lingots

2° pour les demi-fabricats

3° pour les produits finis

91,430

T. 314,930

fr.

1,556,450,00

20,049,147,50

135,699

T. 371,978680

fr.

1,152,812,00

20,646,009,00

soit une valeur totale de

Prix moyen de la tonne

Consommation de fontes de toutes espèces

Nombre des ouvriers occupes

Population ouvrière (femmes et enfants)

fr. 33,503,002,50

fr.

106,36

T. 426,949

1,317

3,004

fr. 38,346,699,00

fr.

103,08

T. 483,799

3.027

5,541

ANNÉE.

Nombre des

Hauts-

Fourneaux.

FONTE

D'AFFINAGE

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

270,377

230,500

FONTE

DE MOULAGE

Tonnes.

FONTE THOMAS.

Tonnes.

DIVERS.

Tonnes.

PRODUCTION

TOTALE.

Tonnes

93,408

122,554

128,300.

142,897

184,573

256,449.

246,600

270,377

230,500

a) rails et éclisses fr.

b) traverses

c) fers marchands

et divers

d) fil laminé

Annee 1902.

3,317,005,00 fr.

577,160,00

8,003,240,00

Annee 1903.

3,130,295,00

1,020,65100

12,198,555,00

198,377,00

fr. 11,897,405,00

fr. 16,547,878,00

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1902.

Allemagne

Nombre

Nombre

des

des

aciéries. ouvriers.

125,121

1,317

Production.

a) lingots

T.

b) demi-fabricats destinés

à la vente

c) produits finis

T.

a) lingots

b) demi-fabricats destinés

à la vente

c) produits finis

427,827 fr.

1,578,946

5,100,744

7,107,517 fr.

T.

17,788

205,712

91,430

T. 314,930

Valeur

40,621,250

159.567,500

826.051,250

1,026,240,000

fr.

1,556,450

20,049,147

11,897,405

fr. 33,503,002

Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.

ANNEE.

Nombre des

Hauts-

Fourneaux.

FONTE

D'AFFINAGE.

Tonnes.

2.15,388

248,377

261,236

243,740

235,263

260,492

206.726

198,190

201,702

148,089

196,184

199,151

198,033

191,056

124,233

118,222

122,679

129,533

94,282

140,275

118,950

143,753

152,601

118,217

111,593

110,505

104,720

FONTE

DE MOULAGE.

Tonnes.

16,926

29,133

38,936

49,106

76,662

109,680

75,956

75,622

75,129

84,582

67,790

99,683

123,307

87,367

112,018

141,618

116,699

165,454

150,711

137,362

101,853

132,438

152,947

150,122

FONTE THOMAS.

Tonnes.

29,219

77,159

78,855

91,145

108,227

176,599

220,232

249,496

279,118

300,066

321,078

344,986

348,242

438,265

458,912

351,904

585,969

651,403

692,966

750,815

672,075

816,763

962,988

DIVERS.

Tonnes

PRODUCTION

TOTALE

Tonnes.

215,388

248,377

261 236

260,666

293,615

376,587

334,688

365,997

419,610

400,644

492,038

523,776

561,733

558,912

544,994

586,515

558,289

679,816

694,813

898,000

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,306

1,217,830

Année.

Tonnes.

Année.

1,200

1,011

1,141

1,536

1,615

1,413

1,310

1,341

1,370

1,269

1,394

1,205

Tonnes

Année.

1,701

1,579

1,726

1,827

1,670

1,440

2,585

3,644

1,615

4,642

5,909

7,062

Tonnes.

6,281

7,764

8,328

8,747

3,307

9,874

9,358

11,154

11,293

9,981

9,658

11,119

Rappel de la production des Acieries depuis 1886.

Année.

Tonnes

20,554

57,346

69,739

97,900

97,462

110,920

Année

Tonnes.

103,310

129,123

131,220

134,539

136,955

143,692

Annee

Tonnes.

170,153

166,206

184,714

257,055

314,930

371,979

1895.

1896.

1897.

1899.

1900.

1901.

Nombre des ouvriers

Population ouvriere

(femmes et enfants)

7,757

23,271

9,238

24,602

10,224

25,772

10,603

30,218

11,095

28,634

10,709

27,017

9,684

19,686

10,166

25,713

1903.

12,660

29,515

Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.

Mouvement de la population ouvriere de l'industrie miniere et metallurgique depuis 1895.

Tonnes

I. FONTE.

Production des Hauts-Fourneaux.

II. Répartition de la Production des Hauts- Fourneaux.

Tonnes

Fonte d'affinage

Fonte de moulage

Fonte Thomas

III. FONDERIES.

Total de la Production.

IV.

PRODUCTION

DE L'ACIER

THOMAS.

Ateliers de construction.

Dans notre rapport précédent nous avons laissé entrevoir une amélioration sérieuse

pour l'exercice 1903. Nos prévisions se sont réalisées en ce sens que, dans le courant de

année dernière, les ordres arrivaient plus régulièrement, mais sans améliorer les prix de

vente assez faibles que la crise avait établis.

Ce paradoxe économique — en opposition apparente avec la loi qui veut que les prix

soient réglés par l'offre et la demande — peut s'expliquer ainsi : Au plus fort de la crise de

1900, la plupart des ateliers si rudement éprouvés devaient songer à maintenir, par tous les

moyens, leur degré d'occupation et à conserver de l'ouvrage à leurs ouvriers. Comme les

spécialités des différents établissements, et justement des plus grands, ne suffisaient pas pour

leur assurer du travail, beaucoup d'entre eux cherchaient à se rabattre sur la fabrication

d'articles courants, de grande consommation, qui étaient réservés jusqu'alors aux ateliers

d'importance moyenne ou secondaire, parmi lesquels rangent nos ateliers luxembourgeois.

Ainsi, plusieurs grands établissements de l'Allemagne qui, avant la crise, n'auraient pas songé

à fabriquer des machines agricoles ou viticoles p. ex., ont cherché leur salut dans cette

branche et sont devenus de redoutables concurrents depuis.

Il en est résulté une surproduction dans les différentes spécialités, qui a empêché les

prix do vente si faibles déjà, que la crise avait engendrés, de s'améliorer. Les dérèglements

dans la production font encore sentir leur influence en ce moment.

Parmi les autres causes qui ont fait hésiter les producteurs à marcher de l'avant et à

majorer leurs prix, il faut citer encore la satisfaction que leur donnait un carnet d'ordres,

mieux rempli enfin après les années difficiles, et la crainte d'une dégringolade nouvelle de la

situation si peniblement acquise et qui paraissait incertaine.

S'il est pérmis d'augurer de l'allure du marché sidérurgique à celle de l'industrie et du

commerce en général, il faut espérer que la dépression qui se fait sentir actuellement encore

disparaîtra sous peu devant une amélioration franche. Le mieux-aller auquel nous assistons

se manifeste lentement, graduellement. C'est la convalescence lente, mais régulière, d'une

maladie grave. Nous n'avons qu'à nous féliciter de cette lenteur. Ces progrès, que beaucoup

de gens voudraient plus rapides, sont préférables aux transitions brusques, comme en général

les changements brusques exercent une influence fâcheuse sur la vie économique.

Il nous appartient encore d'apprécier ici les effets que les récents progrès de notre légis-

lation sociale exercent sur l'industrie, et sur les ateliers de construction en tout premier lieu.

Nos caisses de maladie paraissent fonctionner à la satisfaction générale. Si cette jeune

institution, qui entre si profondément dans la vie industrielle et ouvrière du pays, a fait naître

certaines incongruités, celles-ci sont de nature à pouvoir être écartées sans difficultés. De

même, l'assurance obligatoire contre les accidents commence à entrer dans nos. mœurs.

Notre organisation économique entière tirera profit de cet ensemble de lois sociales dont

les effets se feront sentir dans la grande industrie, la petite industrie et le métier. Les bons

ouvriers, dont la formation impose parfois de vrais sacrifices aux industries indigènes et qui

sont appelés surtout à contribuer à l'essor de notre activité économique, ne nous seront plus

enlevés désormais dans la même mesure que par le passé, en particulier quand notre légis-

lation actuelle sera complétée par la création de retraites ouvrières et d'habitations ouvrières

à bon marché.

Les ateliers de construction sont intéressés en première ligne au développement d'une

œuvre législative qui est faite pour attacher le bon ouvrier au sol natal et pour l'empêcher

de se déraciner trop facilement.

Il est encore clans l'intérêt du pays de ne pas se borner à veiller aux intérêts de l'ouvrier;

la diffusion de l'instruction professionnelle des artisans et le règlement du contrat d'appren-

tissage méritent également l'attention des pouvoirs. Le développement du métier n'est pas

seulement appelé à assurer l'existence des industries actuelles, mais c'est encore parmi les

rangs des artisans que se recrutent les créateurs des petits établissements industriels. A cette

fin le capital ne suffit pas.

Industrie du bâtiment.

L'industrie du bâtiment a conservé une allure tranquille pendant l'exercice 1903. Pour

la commune de Luxembourg nous n'avons que peu de constructions nouvelles à signaler ;

dans les environs, à Hollerich et à Bonnevoie, ainsi qu'à travers le bassin minier, l'activité

n'est pas sortie des limites ordinaires.

Si les transactions dans le bâtiment sont restées satisfaisantes, les bénéfices réalisés par

cette industrie ont été réduits dans une certaine mesure.

Les loyers sont restés au niveau des dernières années. Ils offrent le rapport suivant avec

le prix de revient des constructions : 4—6 pCt. pour la ville de Luxembourg et ses environs,

6—8 pCt. dans le bassin minier pour les bonnes constructions et 8—10 pCt. pour les maisons

de construction inférieure. La surabondance des logements qu'on paraissait craindre n'existe

pas ; de même il serait incorrect de parler d'une surproduction dans le bâtiment.

Du côté des salaires demandés par les différentes catégories d'ouvriers employés, on

remarque une tendance continuelle à la hausse et l'on peut affirmer qu'en moyenne les salaires

ont augmenté de 10 pCt. en quelques années. Le nombre des ouvriers italiens s'est encore

accru par rapport aux années précédentes.

Atelier et clouterie mécaniques des Forges de Bissen.

Cet établissement, nous mande-t-on, représente seul, dans le Grand-Duché, l'industrie

du clou français importé dans notre pays par MM. Hodez & Cie ; il s'accroît tous les ans et sa

clientèle, primitivement restreinte au Luxembourg et à l'Alsace-Lorraine, s'étend de plus en

plus en Allemagne où ses produits sont également très appréciés.

Pour répondre à cette extension croissante de ses affaires, l'établissement vient encore

d'augmenter son matériel de clouterie et de compléter l'outillage moderne de son atelier de

construction d'où sortent aussi diverses spécialités mécaniques et notamment des régulateurs

automoteurs de turbines d'un système breveté dans tous les principaux pays.

Après avoir vaillamment traversé la dernière crise métallurgique et supporté les pertes

considérables résultant de l'incendie de ses magasins, cette usine entre enfin dans une ère de

prospérité qui, d'après les prévisions, ne peut aller que grandissante.

Le seul désideratum actuel serait que le nouveau tarif douanier allemand fût appliqué le

plus tôt possible afin de mieux protéger, contre les concurrences française et belge, cette

industrie qui s'est « naturalisée luxembourgeoise ».

Toutes les autres industries ainsi que les métiers tributaires du bâtiment traduisent une

situation analogue, c'est-à-dire un courant d'affaires plutôt calme, réservé.

Pour les carrières, les briqueteries et les fabriques de ciment les expéditions sont restées

dans les limites ordinaires. Il paraît cependant qu'une activité plus grande commence à y

règner depuis le commencement de l'année 1904.

Les métiers, comme la menuiserie, la serrurerie, etc. sont restés sans changement:: ils

ont été occupés d'une manière satisfaisante en général.

Ardoisières.

La maison Rother frères nous donne l'aperçu suivant de la situation à Haut-Martelange

La production pour 1903, dans nos ardoisières de Haut-Martelange, a été en augmenta-

tion. Alors que les prix de revient ont marqué une très légère tendance à la hausse, les prix

de vente se sont maintenus au niveau de l'année 1902. Stimulées par la faiblesse des prix de

vente, les transactions ont gagné plus d'ampleur et ont empêché la formation de stocks. Il ne

s'est pas opéré de déplacement dans les débouchés qui sont principalement les pays du Zoll-

verein.

La régularité plus grande des ouvriers et la main-d'œuvre supplémentaire qui est venue

des ardoisières voisines a permis une exploitation plus active et plus soutenue. Les procédés

d'exploitation se sont modifiés en ce sens que le travail dans les galeries se fait avec des

machines-outils américaines, mais qui ont fourni des résultats peu satisfaisants sous le rap-

port du prix de revient du travail qui est plus élevé que la main-d'œuvre humaine, outre que

leur acquisition est onéreuse et que des réparations continuelles sont nécessaires.

Tous les ouvriers ont été bien occupés à des salaires identiques à ceux de l'année précé-

dente. Le recrutement des ouvriers ne laisse pas que de présenter des difficultés.

À diverses reprises, les rapports de la Chambre de commerce ont signalé la situation

défavorable qui est faite aux ardoisières de Haut-Martelange par suite de l'élévation des tarifs

en vigueur sur les chemins de fer cantonaux. Pour une distance de 29 km. cette ligne ne

demande pas moins de 43,50 fr., soit 1,50 fr. par km., alors que les ardoisières concurrentes

de la Belgique n'acquittent qu'un tiers environ de ces frais de transport sur les chemins de

fer ordinaires.

Aux arrivages de charbons les chemins de fer cantonaux appliquent le même tarif qu'aux

expéditions de produits Unis. En cela ils s'écartent de la règle généralement admise ailleurs

qui veut qu'un tarif réduit soit appliqué aux charbons utilisés par les établissements indus-

triels.

Enfin cette maison estime que l'augmentation prochaine des droits d'entrée plus élevés

sur les ardoises ne manquera pas d'exercer une influence heureuse sur l'industrie ardoisière.

La société anonyme des ardoisières Wilhelmschacht nous présente les mêmes observa-

tions au sujet des tarifs en vigueur sur les chemins de fer cantonaux. Elle nous signale un

accroissement des ventes qui a permis un écoulement très régulier de sa production. Celle-ci

a été entravée pendant trois mois environ par un dérangement survenu dans l'exploitation.

Comme la plupart des ouvriers ardoisiers sont employés également aux travaux agricoles,

des irrégularités sont inévitables. En général, la belle saison est marquée par une pénurie de

la main-d'œuvre, qui est plus abondante en hiver. Du côté des salaires il n'y a aucune modi-

fication à signaler.

La maison Cahen, de Perlé, nous mande que le renforcement de la production lui a per-

mis de diminuer légèrement les prix de revient. La fabrication a été favorisée par l'exploita-

tion des couches plus profondes donnant un meilleur rendement. Pourtant une amélioration

sérieuse, décisive, de la situation toujours assez faible de l'industrie ardoisière ne pourra se

faire qu'avec les nouveaux traités de commerce.

A Perlé le manque de la main-d'œuvre se fait constamment sentir, quoique la main-

d'œuvre nécessaire soit assez abondante dans la région. La construction du vicinal Kœtschette-

Wahl-Grosbous remédierait à cet inconvénient. Cette pénurie cessera peut-être après l'achève-

ment du vicinal Martelange-Bastogne, mais il est fort à craindre que cette compensation ne

se fasse au détriment de la main-d'œuvre, actuellement sans emploi, des environs.

Il y a lieu de revenir encore sur la situation défavorable qui est créée à l'industrie ar-

doisière par le fait que, pour nos bâtiments publics, elle est négligée au profit des exploitants

belges et, qu'en Allemagne, pour les bâtiments publics, on prescrit généralement des ardoises

de provenance allemande.

Annee

Ardoises

15,551 mille

17,887

18,615

20,604

18,061

20,701

21,498

22,814

Dalles

1,120 m. carrés

Eviers

1,446 pièces

1,673

1,451 m. cour.

1,102

1,298

1,534

1,496 pièces

1,051

Ardoises belges

importées

dans le

Grand-Duche

T. 2,394

» 2,247

» 2,649

» 2,462

» 2,083

» 3,003

» 2,828

en

Allemagne

10,508

11,671

11.919

9,607

9,236

8,541

Ardoises françaises

importées

dans le

Grand-Duche

en

Allemagne

7,538

9,395

11,350

12,760

10,927

12,788

Ardoises de provenançes

diverses

importees

dans le

Grand-Duche

en

Allemagne

26,283

28,583

30,593

36,662

21,328

19,650

Il s'est produit, en 1903, deux accidents mortels dans les galeries des ardoisières, où

travaillent en moyenne 300 ouvriers par jour.

Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis

1896 par spécialités.

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en

Allemagne pendant les années 1897-1903.

La valeur de ces importations s'établit ainsi

Ardoises belges

importees

dans le

Grand-Duche

fr. 203,340

» 246,870

» 291,390

» 270,820

» 229,130

» 330,330

en

Allemagne

1,182,500

1,461,000

1,493,000

1,201,000

1,385,000

667,500

Ardoises françaises,

importees

dans le

Grand-Duché

16,700

45,000

100,000

88,500

63,500

31,130

en

Allemagne

844,000

1,169,000

1,435,000

1,640,000

1,638,750

1,038,750

Ardoises de provenances

diverses

importées

dans le

Grand-Duche

en

Allemagne

2,958,000

3,574,000

3,804,000

3,3.33,000

2,176,250

2,578,750

Statistique de production pour l'année 1903 (dressee par l'Administration des Mines).

Les ardoisières sont situées sur les territoires des communes de Perlé, Arsdorf, Assel-

born, Hachiville, sections de Perlé, Haut-Martelange, Rombach, Holtz, Bilsdorf, Asselborn

et Hoffelt.

Année.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupes.

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification

ardoises 1)

éviers 2)

dalles 3)

Quantités

22,814

1,051

Prix.

FR.

25—40

9-10

6-14

QUANTITES

employées

dans le

Grand-Duche.

2,609

exportées

à

l'etranger.

20,205

D'un rapport qui nous a été adressé par la société de Montfort au sujet de la situation-

en 1903, nous empruntons les considérations suivantes

Dans toutes nos carrières il y a eu une diminution forcée de la production, les demandes

pour les bonnes pierres de taille et les pavés ayant été inférieures à celles de l'année précé-

dente. Les prix de vente s'en sont ressentis naturellement et il restait beaucoup d'invendu à

la fin de l'année. Plus de 50 pCt. de la production ont été exportés.

Les causes du ralentissement de la production, en dehors de l'activité moindre qu'on a

constatée dans le bâtiment, sont diverses. Les carrières se trouvant toutes à des distances

considérables des chemins de fer, les transports coûteux par axe rendent toujours plus diffi-

cile la lutte contre la concurrence des pierres venant de l'étranger, et les importations des

pierres à bon marché de la Lorraine sont en augmentation. Ensuite les cahiers de charges

des chemins de fer Guillaume-Luxembourg prescrivent des pierres de provenance étrangère,

1) Ce chiffre s'entend par mille; 2) par pièces; 3) par mètres courants.

Carrières.

alors que la réputation des pierres luxembourgeoises est solidement établie pourtant. La réci-

procité, d'autre part, n'a pas lieu à l'étranger et nos fournitures en Allemagne rencontrent

des difficultés, car, en règle générale, on y prescrit la pierre indigène, qualité qu'on se refuse

de reconnaître à nos pierres.

A ces causes on peut ajouter l'élimination graduelle des pavages et leur remplacement

par des chaussées et, en dernier lieu, l'absence des tarifs réduits qui existent dans d'autres

pays pour le transport des moellons et des déchets de carrières.

Malgré la marche tranquille des affaires, la société a fait monter à Larochette un treuil

de 35 tonnes mû par cable télo-dynamique pour traîner les blocs lourds, supprimant ainsi un

travail très dur aux ouvriers. Le besoin d'un chemin de fer, raccordé directement aux car-

rières, se fait sentir à Larochette; car, faute de moyens de transport, on n'arrive que diffici-

lement à placer celte pierre de qualité supérieure.

Les prix de la main-d'œuvre sont eu augmentation. Pendant l'été, alors que l'ouvrier-

carrier trouve si facilement de la besogne aux travaux agricoles, la société a dû élever ses

salaires pour faire face aux engagements envers ses acheteurs.

En général, l'ouvrier-carrier comprend son occupation à la carrière plutôt comme un

emploi où il trouve à gagner un bon salaire quand les travaux des champs ne le réclament

pas chez lui ou chez d'autres cultivateurs qui lui paient un salaire supérieur pendant quelques

semaines.

Si les tailleurs de pierres se tiennent bien mieux à leur besogne, l'éducation profession-

nelle de cette catégorie d'ouvriers est insuffisante. Beaucoup d'entre eux n'ont pas la première

notion du dessin, ce qui les empêche de comprendre la pierre à façonner et crée d'énormes

difficultés aux contre-maîtres. Un cours de dessin du dimanche rend sous ce rapport, à Laro-

chette, des services réels aux tailleurs de pierres et il serait désirable que cet exemple fût

suivi ailleurs.

Il est à remarquer que l'apprenti actuel, travaillant avec son père ou son frère, ne cherche

pas tant à devenir ouvrier capable que de gagner au plus tôt le salaire le plus élevé, même

au détriment d'une bonne façon, tandis qu'en travaillant pendant un certain temps sous la

direction d'un maître-ouvrier il acquerra le souci d'un travail bien exécuté.

Enfin, cette société nous signale le défaut d'un bureau ou institut d'essais de matériaux

de construction. Surtout à l'étranger des renseignements de résistances, de charges de rup-

ture sont presque toujours demandés. Notre industrie des carrières est, sous ce rapport, tri-

butaire d'institutions analogues de l'étranger, qui ne demandent pas seulement le prix ordi-

naire de 160 fr. environ pour l'essai, mais encore 50 pCt. d'augmentation à titre d'étranger,

ce qui porte le prix d'un essai à 240 fr.

Une autre firme nous mande que la préférence accordée, pour l'entretien de nos routes,

aux pierrailles de Sierk et aux scories laisse les déchets bons pour pierrailles encombrer nos

carrières. La même firme nous fait remarquer encore qu'un tarif réduit sur la ligne Mondorf-

Thionville serait vivement à désirer et que l'insuffisance du matériel roulant sur cette ligne

gène les exploitants luxembourgeois, les carrières de Mondorf et d'Aspelt ayant un débouché

important vers Thionville et ses environs.

Les carrières, plâtrières et sablières occupent un total de 1097 ouvriers- L'administration

des Mines a reçu, depuis le 15 avril, 19 feuilles de déclarations d'accidents survenus dans

leur exploitation. Parmi ces accidents, deux seulement ont produit une incapacité perma-

nente partielle. Un accident mortel a eu lieu dans une carrière de la commune de Heiner-

scheid.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1903 est

résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duche

exportées

à

l'etranger.

Carrières de calcaire à polypier.

Communes de Differdange, Petange, Rumelange, Kayl. — Sections de Differdange, Niedercorn,

Lasauvage, Rumelange, Rodange, Tetange.

Deblai de mine (benglik de la minette).

Communes de Differdange, Petange, Dudelange, Kayl, Rumelange. — Sections de

Differdange,

Obercorn, Niedercorn, Petange, Lamadelaine, Dudelange, Kayl et Rumelange.

pierre de taille

moellons

Mètres cubes.

2,128

12,218

FR.

20 à 30

1,25 à 2,00

Mètres cubes.

1,320

12,218

Mètres cubes.

Carrières de grès liasique.

Commune de Larochette. — Section d'Ernzen.

pierre de taille

moellons

pavés

2,450

2,613

75‰

45 à 50

0,50

30 à 40

1,128

2,013

75‰

1,322

Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Berdorf, Dillingen,

Reisdorf, Waldbillig, Haller.

Communes de Dalheim, Mondorf. — Sections d'Aspelt, Altwies et Mondorf.

moëllons

7,600

0,50 à 2,00

7,600

Communes de Rech, Echternach, Junglinster, Consdorf. — Sections de Bech, Echternachr

Burglinster, Consdorf, Kuobenbour.

pierre de taille

pavés

136‰

20 à 30

35 à 50

136‰

pierre de taille

moëllons

pavés

2,123

1,159

3‰

25 à 35

1,50 à 3,00

1,523

1,159

5‰

pierre de taille

moëllons

pavés

6,000

230‰

25 à 30

1,00 à 1,50

50 à 80

6,000

230‰

Nombre des

exploitations.

Nombre des

ouvriers occupes

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Specification.

Quantites.

PRIX.

QUANTITES

employees

dans le

Grand-Duche

exportées

à

l' etranger.

Commune de Contern — Sections de Contem, Moutfort, Oetrange.

Communes de Lorentzweiler, Steinsel, Walferdange. —Sections de Lorentzweiler, Ileisdorf et

Walferdange.

Communes de Kehlen, Kopstal, Niederanven, Mamer, Bertrange, Sandweiler, Hesperange. —

Sections de Kehlen, Kopstal, Oberanven, Mamer, Bertrange, Sandweiler, Hesperange, Senningen;

Rammeldange.

Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Mensdorf, Flaxweiler.

'Communes de Steinfort, Koerich, Tuntange, Beckerich, Saeul. — Sections de Steinfort, Koerich,

Goeblange, Hollenfels, Beckerich, Saeul.

Communes de Rollingergrund, Eich. — Sections de Neudorf, Eich, Kirchberg, Dommeldange.

moellons

11,120

1,00 à 1,75

11,120

pierre de taille

moellons

pavés

2,320

9,2‰

1,00 à 1,50

20 à 50

2,320

9,2‰

pierre de taille

moellons

pavés

11‰

25 à 40

1,00

22,50 à 25

11‰

pierre de taille

moellons

pavés

1,075

16,048

512‰

22,50 à 35

1,25 à 3,75

22,50 à 50

1,073

15,848

342‰

170‰

moellons

pavés

73!)

902‰

1,00 à 3,00

60 à 70

716‰

186‰

pierre de taille

moellons

pavés

7,070

744‰

20 à 50

1,00 à 2,00

20 à 90

7,070

492‰

252‰

pierre de taille

moellons

pavés

4,340

300‰

20 à 30

1,00 à 1,25

30 à 50

4,340

Communes de Luxembourg, Hollerich. — Sections de Luxembourg, llollerich, Merl.

Communes de Mersch, Fischbach. — Sections de Mersch, Rollingen, Angelsberg.

pierre de taille

moellons

1,225

22,50 à 30

0,75 à 1,25

1,225

Nombre des

exploitations.

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

P R O D U C T I O N .

Spécification.

Quantités.

PriX.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger.

Carrières de grès bigarré.

Communes de Mertzig, Vichten, Ettelbruck, Grosbous. — Sections de Mertzig, Vichten,

Ettelbruck, Warken, Grosbous.

pierre de taille

moëllons

pavés

1,328

9,5‰

40 à 65

2,00 à 2,50

30 à 40

1,328

9,5‰

Carrières de grès de Born.

Communes de Mompach, Rosport. — Sections de Born, Girst, Rosport.

pierre de taille

moëllons

1,143

2,00 à 3,00

Carrières de calcaire keuprique.

Commune de Bissen. — Section de Bissen.

moellons à

chaussées

gravier

1,350

1,25 à 2,50

1,75 à 6,00

1,350

Carrières de grès coquillier.

Commune de Bettendorf. — Sections de Bettendorf, Gilsdorf.

pierre de taille

moëllons

pavés

1,480

3,668

246‰

35 à 80

1,25 à 3,00

50 à 80

1,354

3,668

242‰

Carrières de quartzite.

Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections de Clervaux, Roder.

hassel pour

pierrailles

2,770

5 à 15

1,854

4‰

Carrières de quartzite pour pierraille.

Communes de Wiltz, Winseler, Oberwampach (Schimpach), Eschweiler, Alscheid, Goesdorf,

Heiderscheid, Esch-s.-Sûre, Mecher, Harlange.

pierraille

8,720

1,50 à 5,00

8,720

Communes de Basbellain, Weiswampach, Hachiville, Asselborn, Heinerscheid, Bœvange,

Munshausen, Hosingen, Hoscheid, Consthum.

pierraille

12,377

1,25 à 1,50

12,377

Carrières de pierres à chaux.

Communes de Rosport, Echternach, Berdorf. — Sections de Rosport, Echternach, Grundhof.

pierre à chaux

tuf

1,113

1,50 à 4,00

5 à 10

1,113

Nombre des

exploitations.

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

P R O D U C T I O N .

Spécification.

Quantités.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger.

Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers.

Communes de Bettendorf, Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Colmar-Berg, Redange. — Sections de

Bettendorf, Diekirch, Ettelbruck, Niederfeulen, Colmar-Berg, Ospern.

pierre à chaux

6,435

2,50 à 3,00

6,115

Carrières de pierres à chaux et dolomie.

Communes de Grevenmacher, Mertert, Biver, Wormeldange, Lenningen, Remich, Burmerange.

— Sections de Grevenmacher, Wasserbillig, Mertert, Biver, Machtum, Lenningen,

Remich,

Elvingen.

pierre à chaux

et dolomie

24,584

1,50 à 6,25

8,055

24,584

Carrières de chaux hydraulique.

Communes de Bertrange, Hollerich, Strassen, Kehlen. — Sections de Bertrange, Merl, Olm,

Strassen, Kehlen, Nospelt.

chaux hydrau-

lique

11,930

0,50 à 2,50

10,180

1,750

Plâtrières.

Communes de Walferdange, Steinsel, Remich. — Sections de Helmsingen, Heisdorf, Remich.

plâtre brut

3,691

5,00 à 6,50

2,683

1,008

Sablières.

Communes de Mertert, Grevenmacher. — Sections de Mertert, Wasserbillig.

Grevenmacher.

sable

1,710

3,00

1,250

Communes de Bech, Echternach, Junglinster, Consdorf.

sable

1,630

1,25 à 2,00

1,630

Commune de Steinfort.

sable

4,905

0,50

4,355

Communes de Luxembourg, Bertrange, Hesperange, Mamer, Sandweiler, Kopstal.

sable

1,855

0,75 à 2,25

1,855

Commune de Walferdange. — Section de Bereldange.

sable

1,105

1,00

1,105

Communes de Bissen, Saeul, Beckerich, Fischbach. — Sections de Bissen, Saeul, Beckerich,

Angelsberg.

sable

1,00 à 2,50

Commune de Diekirch.

sable

1,250

2,75

1,150

Faïencerie.

La marche générale de la faïencerie n'a subi aucun changement notable en 1903.

Le personnel employé a été maintenu à 220 personnes. Les transports par chemin de fer

ont atteint les chiffres suivants

Fabrique de produits céramiques Utzschneider & Ed. Jaunez

à Wasserbillig.

La production des carreaux céramiques et mosaïques a atteint, en 1903, 13,450 tonnes;

ce chiffre représente une augmentation comparativement à l'année précédente qui ne ren-

seignait qu'une production de 12,500 tonnes. Les prix de production et de vente n'ont

guère varié; la vente s'est faite couramment. C'est toujours l'Allemagne qui forme le

débouché principal de cet établissement.

Le nombre des ouvriers a été de 400 à 420 qui ont été occupés sans interruption durant

toute l'année. Parmi ces ouvriers figurent 100 femmes ou jeunes filles. Du côté des salaires

iI reste une augmentation, peu sensible il est vrai, à signaler.

Industrie des ciments.

La Compagnie générale des ciments à Dommeldange (usines à Dommeldange et à Rume-

lange) renseigne une production de 2 millions de briques à bâtir fabriquées tant à Dommel-

dange qu'à Rumelange, de 12,000 tonnes de ciment Portland pour l'usine de Dommeldange

et de 9,000 tonnes de ciment ordinaire à laitier pour l'usine de Rumelange. Elle occupe en

moyenne 60 ouvriers.

Sa vente a été courante en 1903. La production a été en sérieuse augmentation, alors

que les prix de vente sont restés faibles.

La succursale de la maison Wayss & Freytag (ciment armé), à Hollerich, nous écrit que

l'année 1903 a été telle que l'année précédente. Une amélioration s'est fait sentir seulement

vers la fin de l'année. Les fabricants de ciment ont profité aussitôt des bonnes dispositions

du marché pour augmenter le prix du ciment de 20 à 40 Mk. par wagon de 10 tonnes à partir

du 1er janvier 1904.

Briqueterie.

D'un rapport très détaillé qui nous a été adressé par la maison Jacquinot & Cie, de Bet-

tembourg, nous extrayons les renseignements suivants

L'industrie de la briqueterie mécanique dans le Grand-Duché est de date assez récente,

Sauf les tuileries d'Echternach et la briqueterie de Diekirch, il n'y avait pas de briqueteries

mécaniques dans le pays jusqu'en 1898.

Les années 1897, 1898 et 1899, par l'extension extraordinaire et anormale prise subite-

ment par l'industrie du bâtiment, extension qui fut le résultat de la prospérité métallurgique,

a) Matières diverses arrivées

b) Houille

c) Produits expédiés

kg. 1,900,000.

3,250,000.

1,180,000.

virent éclore coup sur coup les briqueteries mécaniques de Mersch, Bettembourg, Esch-sur-

l'Alzette et Rodange.

En Lorraine, à Thionville et autour de Metz, se fondaient à la même époque les brique-

teries mécaniques d'Uckange, Courcelles-sur-Nied, Jouy-aux-Arches. La production en briques

pressées du bassin mosellan s'en trouva augmentée d'une production annuelle de 20 millions

de briques pressées, c'est-à-dire de 67,750 tonnes.

Cette surproduction, en même temps que le ralentissement général de la construction,

amena la crise de l'industrie briquetière, crise qui vient à peine de prendre fin et qui dura

de 1901 à 1903. La vente effectuée pendant ces trois années tomba à 20 pCt. de la production

normale et régulière. Les plus anciennes briqueteries furent atteintes aussi bien que les

nouvelles et la plupart d'entre eux durent réduire leur campagne de production à 4 ou 5 mois

de l'année.

Les prix des briques qui étaient couramment de 38 fr. le mille sur wagon pris à l'usine,

en 1900, étaient au 1er janvier 1904 de 27 fr. environ. Certaines briqueteries lorraines ven-

daient leurs produits à 22 fr. le mille.

Une autre cause de la diminution du prix des briques pressées en terre cuite se trouve

dans l'extension prise par la brique pressée dite de laitier, de qualité inférieure comme soli-

dité, mais bien meilleur marché. A prix égal, la brique de laitier ne peut pas soutenir la con-

currence de la brique pressée en terre cuite.

L'année 1904 témoigne d'un relèvement général de l'industrie briquetière. Les com-

mandes affluent, et quoique les prix soient inférieurs de 40 pCt. à ceux réalisés jusqu'en

1900, les briqueteries bien installées peuvent compter sur une campagne féconde. Le prix de

revient a été abaissé partout par le perfectionnement et l'extension des installations premières

la production en masse peut et doit compenser la diminution des prix.

Cette diminution des prix a d'ailleurs son bon côté : elle permet à la maçonnerie en

briques pressées, plus homogène, plus solide et plus rapidement effectuée, de lutter contre

la maçonnerie en moëllons et en briques des champs. D'autre part, la maçonnerie en briques

de laitier, par suite des émanations sulfureuses, partant malsaines qu'elle dégage, n'a pas

pris l'essor que son bon marché semblait devoir lui assurer.

Comme desiderata, toutes les briqueteries mécaniques que la maison Jacquinot & Cie

a consultées en vue du présent rapport donnent l'abaissement du tarif des transports. Cer-

taines stations du Grand-Duché jouissent de tarifs spéciaux pour les briques. Ne serait-il

pas juste d'étendre ces mêmes réductions précisément aux localités-stations de briques?

Elles désirent obtenir enfin la vulgarisation de la maçonnerie en briques de machines par

l'emploi de ces briques dans la construction des bâtiments publics, spécialement pour les

façades.

Tannerie.

L'année 1903 a été pour les tanneries, comme depuis un certain temps ses devancières,

pas très favorable, surtout pour les tanneries travaillant encore à l'ancien système.

Les nouveaux établissements à tannage rapide étaient bien occupés ; il y a eu une augmen-

tation de la fabrication de ce côté. Leurs produits s'écoulent facilement dans le Zollverein,

en Orient et dans les pays scandinaves, pourtant à des prix trop peu rémunérateurs.

Pour la seconde moitié de l'année nous avons à signaler une hausse assez notable dans

les prix. Presque toutes les industries s'étant ranimées en Allemagne, tous les genres de cuirs

ont profité de cette circonstance, surtout les croupons et courroies. Il faut pourtant constater

que la demande est restée calme pendant toute l'année pour le cuir fort, tanné à l'ancien

système.

La disproportion des prix de toutes les matières premières, à l'exception de l'écorce de

chêne et du tanné, comparés aux prix de vente des cuirs, qui dure depuis des années, ne

veut prendre fin.

La production totale du Grand-Duché peut être évaluée à 140,000 cuirs; le nombre des

ouvriers occupés par les tanneries s'élève à 500 environ. A relever encore que les bons

ouvriers se font rares et trouvent toujours de l'occupation à des prix rémunérateurs.

Écorces à tan.

L'espoir qu'on avait à la fin de l'année 1902 de voir se relever les prix des écorces, a été

complètement déçu. A cette époque, les dernières parties d'écorces se vendaient à des prix

en hausse et presque toute la production de l'Oesling était vendue

En 1903, le temps sec a favorisé la récolte des écorces; la rentrée s'est faite presque

sans pluie. Malgré la bonne qualité, les acheteurs se sont montrés réservés. Ce n'est qu'en

automne que des tanneurs de Trèves ont commence à acheter des écorces de toute première

qualité aux prix de 2,50 à 2,60 fr. la botte de 25 kg. A la suite de ces achats une reprise s'est

dessinée : plusieurs acheteurs ont pris des quantités considérables, mais à des prix ne dé-

passant pas 2,50 fr. pour les premières qualités. La saison pluvieuse, si contraire aux expé-

ditions des écorces, étant survenue, tout achat s'est trouvé arrêté. A la fin de l'année 1903,

beaucoup d'écorces étaient invendues et il restait peu d'espoir dans le maintien des prix.

Ganterie.

Après les dernières années, peu favorables à l'industrie gantière, les espérances qu'on

avait conçues pour l'année 1903 ont été loin de se réaliser; comparé à l'année précédente,

l'exercice 1903 accuse une diminution de la production d'environ 10 à 12,000 douzaines de

paires de gants.

Les causes de la diminution frappante que nous avons à enregistrer sont à peu près

celles qui ont influencé défavorablement la ganterie pendant les années précédentes. Parmi

ces causes nous citerons en premier lieu le temps pluvieux et humide qui n'a cessé de régner,

principalement en Angleterre, pendant tout le courant de l'année.

Ce qui devait résulter fatalement de cette circonstance est arrivé. De même que les

années précédentes la ganterie fine a été complètement délaissée. Tout ce qu'on pouvait

obtenir de la clientèle, ce furent des commandes — assez restreintes du reste — en qualités

moyennes et ordinaires.

Il est vrai que les prix de la matière première servant à faire la ganterie premier choix,

plus délaissés par les fabricants, avaient quelque peu fléchi, mais les fabricants n'ont pu

tirer aucun bénéfice de cette baisse légère, les commandes en ganterie premier choix faisant

défaut. Par contre, les prix de la matière première pour les qualités moyennes ne tardèrent

pas à subir une hausse sensible par suite de l'empressement que les fabricants mettaient à se

fournir de peaux de qualité moyenne, qu'ils se disputaient l'un à l'autre afin de pouvoir rem-

plir leurs engagements.

Ajoutons encore que la clientèle ne prenait livraison des marchandises commandées que

fort lentement, laissant de fortes commandes en souffrance pendant des mois entiers. Nous

ferons remarquer de plus que les peaux servant à la fabrication des qualités supérieures et

achetées à des prix élevés, en vue de commandes de ganterie fine, ont dû être mises en stock,

en attendant que la situation s'améliorât pour cet article. Ces circonstances ont beaucoup

contribué, elles aussi, à la mauvaise marche des affaires.

Du côté de l'Amérique, la légère reprise en ganterie fine n'a pas donné les résultats que

l'on avait espérés, et les ordres, pour lesquels un certain ralentissement est à signaler, ont

porté principalement sur la ganterie moyenne et ordinaire. Par contre, l'exportation des peaux

mégissées et teintes a augmenté et promet de s'accroître encore.

La production approximative de l'année 903 peut être évaluée à 60,000 douzaines de

paires de gants environ : elle est donc restée de 10 à 12,000 douzaines au-dessous du chiffre

de l'année précédente. La ganterie occupait environ 600 ouvriers et 1000 ouvrières.

La suppression projetée de la réadmission en franchise des gants cousus en Belgique

laisse entrevoir pour l'avenir des difficultés sérieuses qui pourraient, le cas échéant, enrayer

le développement de l'industrie gantière.

Industrie textile.

Aucune amélioration ne s'est produite, en 1903, dans la situation précaire de notre

industrie textile et il est à prévoir que l'exercice 1904 continuera la série des années mau-

vaises. En draperie on signale une production en progrès, entretenue par la reprise générale

des affaires.

Les rapports qui nous ont été adressés par les divers établissements relèvent une hausse

considérable sur les prix des matières premières qui n'ont pu être compensés par une hausse

parallèle des prix de vente. C'est en particulier la hausse inusitée sur les cotons qui a frappé

durement les manufacturiers, puisqu'ils ne pouvaient augmenter en conséquence les prix de

vente des articles manufacturés. Un établissement prévoit un chômage complet pour le cas

que les prix du coton se maintiennent.

Des difficultés en sont résultées dans les transactions, La réserve des acheteurs a fait

augmenter les stocks qui sont restés en magasin.

Le nombre des ouvriers occupés a subi une légère diminution. Comme il n'y a plus guère

de jeunes gens qui apprennent le métier de tisserand, le recrutement de la main-d'œuvre

rencontre des difficultés pendant les moments de presse.

Un établissement a monté dans le courant de l'année quelques métiers pour la fabrica-

tion du velours, mais la cherté actuelle des matières premières ne permet pas encore d'en

constater les résultats.

On appelle encore notre attention sur les dépôts d'échantillons faits chez les tailleurs par

les concurrents allemands qui entravent sérieusement l'essor des établissements du pays.

Teinturerie.

Tissus de lin et de coton teints en pièce.

On peut considérer l'année 1903 comme normale sous le rapport des transactions.

La hausse sur les prix des tissus écrus, qui s'est faite successivement à partir de fin

1899, a été acquise, et la vente des tissus teints se faisait régulièrement jusque vers les

derniers mois de l'année.

A la suite des récoltes insignifiantes de lin et de coton une spéculation effrénée s'est em-

parée du marché cotonnier ; les mois de novembre et de décembre nous amenaient une

nouvelle hausse sur les tissus écrus de 15 à 20 pCt. et l'on se trouvait en face d'une hausse

de 40 à 60 pCt. sur les tissus de coton écrus et de 30 à 40 pCt. sur les tissus de lin, en pre-

nant pour point de comparaison les prix pratiqués pendant les années 1898 et 1899.

Comme pendant les dernières années les filatures et tissages ont réduit leur production

et que les anciens stocks de marchandises sont écoulés, il est plus que probable que ces

prix de vente se maintiendront au moins jusqu'aux nouvelles récoltes de l'année 1904.

Industrie du vêtement.

L'industrie du vêtement renseigne un mieux-aller qui s'est traduit par une légère aug-

mentation des prix vers la fin de l'année. Mais cette industrie a ressenti également le contre-

coup de la crise cotonnière qui a bouleversé le marché des textiles.

Voici l'appréciation que la maison Ch. Jubert de Luxembourg nous donne de la situa-

tion : « La petite amélioration dans la demande des vêtements de travail qui s'est fait sentir

dans les derniers mois de l'année 1902, s'est maintenue, mais sans grande progression, dans

le courant de l'année 1903, laquelle, cependant, n'est pas encore à classer parmi les années

favorables. I l est vrai que la perturbation qui s'est produite dans les prix de revient par les

hausses successives et imprévues des tissus de coton n'a pas contribué à développer la fabri-

cation des vêtements de travail, dont les prix de vente étaient souvent inférieurs aux prix de

revient.

Cette hausse s'accentue encore tous les jours pour finir, peut-être, par une dégringolade

prochaine des cours des cotons. Dans ces conditions il est bien difficile de fabriquer des

stocks d'avance, et, en général, on préfère se borner à n'exécuter que les commandes

courantes.»

De Larochette on nous signale également une augmentation sur la production des années

précédentes. Les prix de vente, au commencement de l'année, étaient encore assez bas mais

ils se sont améliorés pendant les derniers mois. La pénurie et la cherté des cotons ont causé

une certaine gêne à la fabrication.

Tabacs et Cigares.

La production pour l'année 1903 peut être évaluée comme suit

23,000 quintaux de tabacs à fumer, représentant une valeur de

1,000 quintaux de tabacs à priser et à mâcher, représentant une valeur de

12 millions de cigares, représentant une valeur de

25 millions de cigarettes, représentant une valeur de

soit ensemble

contre 2,875,000 fr. en 1902.

2,500,000 fr.

150,000

400,000

220,000

3,270,000 fr.

Ces chiffres marquent une légère augmentation tant au point de vue de la production

qu'à celui des prix obtenus pour les articles fabriqués. Les stocks en magasin ont été infé-

rieurs à ceux de l'année précédente. L'article à bon marché, cependant, n'est plus guère

demandé.

La récolte de 1902, mûre pour la fabrication en 1903, nous a donne, au Palatinat,

un tabac de toute première qualité pour la coupe. I l n'a plus été aussi bien conditionné

depuis 1895; en conséquence, les prix d'achat étaient très élevés. Les tabacs ordinaires

n'existent plus.

Le trust américain n'avait pas fortement opéré dans certains pays producteurs, de sorte

que les Kentucky, les Virginia et les Seedleaf s'obtenaient à des prix abordables. Par contre,

les Maryland et les Ohio faisaient complètement défaut; de même le trust avait mis la main

sur toute la récolte des tabacs turcs et orientaux, si bien que le peu qui nous arrivait encore

représentait des tabacs déclassés qui se vendaient au double de leur valeur réelle.

Nos fabricants n'emploient pas le Palatinat pour la fabrication des cigares ; ce sont les

tabacs des colonies hollandaises de Java et de Sumatra, qui y entrent pour une grosse part

à cause de leur légèreté et de leur bonne combustion. On emploie encore chez nous les

Brésil, les Mexique, les Havane, les Saint-Domingue (Haïti), les Ambaluna; par contre, on

ne connaît plus les Manille.

La mode des couvertures grisâtres et vertes, que nous ne saurions assez blâmer, donne

beaucoup d'ennuis à nos fabricants par le fait qu'il faut choisir dans les tabacs non mûrs

pour satisfaire au goût des fumeurs.

La cigarette devient de plus en plus un article de consommation courante; le tabac à

priser, d'autre part, est complètement abandonne.

Le nombre des fabriques de tabac s'est maintenu à 12, qui occupent 400 ouvriers et em-

ployés touchant en salaires et appointements 250,000 fr. par an La caisse de secours obliga-

toire a été mal accueillie au commencement par les ouvriers de cette branche; aujourd'hui,

elle est parfaitement acclimatée.

Brasserie.

La baisse que l'exercice 1902 a renseignée dans la production de nos bières indigènes,

s'est encore accentuée en 1903. Moins sensible qu'en 1902, elle semble tendre à ramener le

chiffre de la production à la moyenne annuelle des dix dernières années par 150,000 hecto-

litres. Il faut en conclure que la situation florissante de toutes nos industries dans le Grand-

Duché pendant les années 1899, 1900 et 1901 a exercé son influence également sur la con-

sommation de la bière par les habitants, et notamment par la classe ouvrière du pays.

La quantité de malt employée à la fabrication de la bière a atteint

en 1902

en 1903

ce qui représente une nouvelle diminution de

4,066,360 kg.

3,970,115

96,245 kg.

Les droits d'accise acquittés de ce chef se sont élevés

en 1902

en 1903

à fr. 203,318 00

à

198,505 91

Il résulte de ces données qu'en 1903 les douze brasseries en activité ont produit en-

semble 158,804,60 hectolitres.

Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les

huit dernières années

140,087 hl.

150,411

167,696

174,733

180,479

162,654

158,805

Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent

le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1903

Année.

Bières en fûts.

1,117,925 kg.

1,215,411

993,342

1,140,728

1,233,267

1,275,530

956,224

842,605

Bières en bouteilles.

184,422 kg.

14,108

36,483

21,767

31,648

13,133

17,878

8,734

Distillerie.

Le nombre des distilleries en activité était de 882 pour la campagne 1902-1903.

De ce nombre, 637 sont des distilleries agricoles ne travaillant que des grains, du mais,

du seigle ou des pommes de terre. Entre ces distilleries le contingent est réparti suivant l'im-

portance du train d'agriculture et du nombre du bétail, sans pouvoir dépasser pourtant le

chiffre de 150 hl. d'alcool pour un seul établissement.

Les 245 autres sont de petites distilleries outillées à l'instar des bouilleurs de cru en

France et travaillent des fruits, tels que poires, prunes, cerises, pommes, mares de raisin et

lies de vin avec une production de 82 hl.

Le contingent légal pour cette campagne est de 8,346 hl. Notre production s'est élevée

à 8,106 hl., ce qui représente une diminution de 1,186 hl. comparativement à la production

de l'exercice 1902-1903.

Il a été employé à la distillation

pommes de terre

grains et mais

fruits

marcs de raisin

en 1901-1902

800,200 kg.

3,363,400

43,046 hl.

24,910

Les droits d'accise acquittes par les distilleries se sont élevés

en 1901-1902

1902-1903

en 1902-1903

249,500 kg.

3,580,100

2,746 hl.

3,715

à fr. 728,647,00

631,048,75

Imprimerie.

L'imprimerie a été bien occupée durant l'année 1903, mais la concurrence des petits

établissements nouvellement créés qui acceptent des ordres à des conditions désavantageuses,

ne dépassant guère le prix de revient, a pesé sur les prix obtenus pour les travaux de ville,

qui deviennent d'année en année moins rémunérateurs.

Le nombre des ouvriers occupés par nos imprimeries n'a guère varié dans le courant de

l'année; il ne doit pas dépasser sensiblement le chiffre de 150, renseigné dans notre précé-

dent rapport II n'est pas à notre connaissance que des ouvriers aient manqué de travail. Les

salaires sont restés au niveau de l'année précédente. Imitant l'exemple donné par l'Allemagne,

presque toutes les imprimeries de la ville de Luxembourg ont introduit la journée de 9 heures.

Du côté du journal nous n'avons aucune modification à signaler. La production et la con-

sommation suivent une marche parallèle. Le nombre des journaux — qui est très élevé com-

paré à la population du pays — est resté inchangé : quelques feuilles ont disparu, d'autres

ont pris leur place.

Les prix des papiers se sont raffermis; ils ont même marqué, vers la fin de l'année, une

tendance à la hausse. La baisse de 1902, qui a affecte surtout les qualités ordinaires en lais-

sant les papiers de choix intacts, n'a été que passagère : après la dépression causée par la

diminution des exportations qui alourdissait le commerce intérieur, le marché s'est ressaisi

promptement.

On nous fait remarquer de plusieurs côtés que le système des soumissions en usage pour

les fournitures des administrations est nuisible au développement de l'imprimerie et contraire

aux intérêts bien entendus des consommateurs. Ce système avilit les prix et assure une place

toujours plus large à la mauvaise marchandise.

Horticulture.

Comme les années précédentes, la marche de l'horticulture en général est restée active

et bonne.

Les spécialités cependant, dont l'écoulement principal est cherché à l'étranger, souffrent

beaucoup de la concurrence des petits producteurs qui travaillent avec des frais généraux

plus réduits et offrent à la vente des rosiers nains à des prix dérisoires. Cette circonstance

impose aux grands producteurs des sacrifices très sensibles, qui ne sont presque plus en

rapport avec les bénéfices réalisés.

La production des rosiers greffes sur tiges se vendait presqu'en totalité, mais le nou-

veau tarif douanier, qui grèvera sous peu le sujet «canina des bois», augmentera le prix de

revient de cette matière première, sans pouvoir provoquer, à cause de la circonstance que le

marché principal doit être cherché dans l'exportation, une hausse correspondante pour le

prix du sujet cultivé pendant deux ans.

Quant à l'obtention de variétés nouvelles par la fécondation artificielle, elle donne à nos

rosiéristes, qui s'en occupent, plus de lustre que de bénéfices. Il n'existe pas de loi proté-

geant les droits d'auteur — ou mieux de créateur — en matière horticole, et dès qu'une

plante est vendue, la multiplication en tombe dans le domaine public qui, dès lors, établit le

prix de vente.

L'arboriculture suit une marche sûre et saine, l'arbre étant plutôt un article de rende-

ment et d'utilité.

Les fleuristes profitent dans une bonne mesure du luxe des fleurs à la mode à l'heure

actuelle; leurs arrangements décoratifs sont de bon goût et les prix obtenus sont rémunéra-

teurs sans être exagérés.

Nos marchés hebdomadaires parlent en faveur de nos maraîchers intelligents et travail-

leurs. Les primeurs y sont apportées en grande quantité et trouvent, ainsi que les légumes de

saison, acheteurs à des prix qui peuvent donner satisfaction.

Les établissements horticoles occupent 300 à 600 ouvriers pour lesquels la moyenne des

salaires oscille autour de 3 fr. et 3,50 fr. par journée de travail.

Fabrication des conserves de légumes.

La fabrication des conserves de légumes à l'établissement de Beaufort renseigne une

légère baisse pour l'année 1903 : elle a atteint 130,000 litres-kilogrammes, ce qui donne en-

viron 10, 000 kg. de pois en moins que pour l'exercice précédent. La récolte a beaucoup

souffert par les pluies persistantes. Par contre, la vente s'est faite plus couramment par suite

de la récolte médiocre en Allemagne où les neuf dixièmes de sa production sont placés.

Alors que cette industrie occupe, à la fabrication des conserves, un personnel régulier

de 6 personnes pendant la morte-saison, elle emploie, pendant la campagne de fabrication,

22 ouvriers et ouvrières à l'usine, une centaine de journalières à la cueillette avec 4 surveil-

lants et une centaine de personnes à l'écossage des fèves de marais et flageolets et au pinçage

des haricots. Les prix de la main-d'œuvre sont restés sans changement.

La pénurie croissante de la main-d'œuvre féminine nécessaire à une série de travaux a

forcé l'établissement de Beaufort de demander un supplément de main-d'œuvre à l'étranger.

En 1903, il a occupé 30 ouvrières flamandes et 20 ouvrières wallonnes.

Meunerie.

Un courant d'affaires assez favorable continue à régner dans la meunerie. La production

est en légère augmentation : de 30,000,000 kg. elle s'est élevée, en 1903, à 51,000,000 kg.

environ. Les tentatives répétées de nos meuniers de se créer des débouchés à l'extérieur

n'ayant pas réussi. c'est dans le pays même que cette industrie a dû chercher le placement

presque exclusif de sa production.

Il n'y a guère de fluctuations à signaler dans les prix des blés. Du commencement de

l'année jusqu'au mois d'octobre les blés montaient légèrement, mais reperdaient pendant les

derniers mois de l'année la petite avance acquise, fait qu'on doit attribuer exclusivement

à l'apparition de la nouvelle récolte qui a été bonne.

Une légère augmentation de la consommation stimulait la production et atténuait ainsi

les effets fâcheux de la concurrence grandissante de l'Allemagne et aussi de la Belgique.

La meunerie a continué, dans le courant de l'année 1903, à perfectionner son outillage

en général. Dans le voisinage de Luxembourg un nouveau moulin a été construit, dont le

travail se fait d'une manière tout-à-fait automatique.

Le nombre des ouvriers occupés n'a guère changé. Tandis que les salaires ont une ten-

dance à se développer en faveur de l'ouvrier, le recrutement de la main-d'œuvre apprise se

fait toujours plus difficile.

Laiterie.

Le syndicat général des laiteries luxembourgeoises renseigne les transactions suivantes

pour les années 1897-1903.

Nombre des laiteries

Beurre fourni au syndicat

Montant net verse aux producteurs.

Année.

englobées par le syndicat.

et par lui vendu.

déduction faite des frais.

92,492,000 kg.

184,021,000

319,710,000

370,759,000

378.922,000

353,203,000

309,406,000

230,706 fr.

452,866

790,301

917,725

933,950

872,917

773,373

Le nombre des membres syndiqués s'élevait, en 1903, à 3310 ; le syndicat a travaillé

8,354,325 litres de lait.

Industrie du chocolat.

Cette industrie a eu en 1903 une marche normale; la production a été à peu près la

même que l'année précédente, soit environ 50,000 kg. Les produits fabriqués ont trouvé un

écoulement relativement facile.

L'importante baisse des sucres arrivée en septembre par suite de l'entrée en vigueur de

la convention de Bruxelles a été pour les fabricants de chocolat une gêne sérieuse plutôt

qu'un avantage. Cette baisse ayant rompu l'équilibre entre les prix de revient et ceux de

vente, il s'agissait de rétablir un prix de vente normal.

Beaucoup de fabricants allemands, renonçant à retirer le moindre avantage personnel

de la baisse des sucres, abaissèrent immédiatement leur prix de vente du chocolat dans une

proportion exactement correspondante à la réduction du prix de revient ; d'autres, plus sages,

— pensant qu'il serait imprudent d'abaisser de suite et dans une si forte proportion les prix de

vente, vu qu'une hausse éventuelle des cacaos aurait pour résultat de mettre les fabricants

dans l'alternative, soit de remonter le prix de vente, ce qui est toujours difficile, soit de

travailler sans bénéfices, — résistèrent quelque temps à ce courant.

Les premiers toutefois l'emportèrent et, après quelques mois d'indécision, les prix de

vente ont fini par se fixer avec une baisse de 12 à 15 fr. par 100 kg. On peut espérer que cette

baisse procurera aux fabricants un avantage indirect, — celui d'augmenter la consommation.

Mondorf-les-Bains.

L'établissement des bains, à Mondorf, a persisté également en 1903 dans la marche

ascendante de sa population balnéaire qui a augmenté de près de 100 baigneurs.

Le chiffre des recettes s'est élevé à 41,039,25 fr. Les bains, douches et autres opérations

balnéaires délivrés gratuitement ou à prix réduits à des indigents ou à des personnes peu

aisées, représentent un chiffre de 11,769,70 fr. La vente de l'eau minérale accuse une aug-

mentation de 13,255 flacons sur l'année passée.

La colonie thermale a été fréquentée par 29 garçons et 34 filles de parents indigents qui

ont joui de la gratuité complète du traitement et de la pension.

Dans le courant de l'année, l'arsenal des moyens curatifs dont dispose l'établissement a

été enrichi de la thérapie mécanique (système Rossel, Schwarz & Cie de Wiesbade) surtout

en vue des victimes des accidents du travail qui viennent depuis quelques années en grand

nombre chercher guérison à Mondorf.

Le réseau de canalisation à établir dans la localité-même et à travers l'établissement et

le parc, afin d'empêcher les eaux de ménage ou tout liquide malpropre de vicier l'air sain et

pur de la contrée, a été exécuté en partie cette année.

Le parc a été agrandi de six hectares.

Au printemps on a livré à l'exploitation la ligne de chemin de fer Mondorf-Thionville qui

facilite dans une mesure notable les communications de l'établissement des bains avec

l'Alsace-Lorraine.

La construction de villas à Mondorf prend d'année en année plus de développement, ce

qui contribue à attirer vers notre station thermale les baigneurs qui tiennent à continuer,

pendant leur cure, la vie de famille.

Viticulture et commerce des vins en 1902 et 1903.

La perturbation du marché des vins et le malaise général, déjà prononcés vers la tin de

1901, ont eu en ces deux années une forte répercussion au bord de notre Moselle; l'effondre-

ment des cours et un ralentissement notable dans la plantation de vignes nouvelles en résul-

taient, et nous pouvons dire, et malheureusement ce n'est que trop vrai, que nous avons

depuis quelques années une « crise viticole » qui. en ce moment, est encore assez sensible.

Certains l'attribuent à l'abondance des dernières récoltes et à leur qualité inférieure, d'autres

à la crise économique, etc. Toutes ces causes réunies, qu'elles soient d'ordre agricole ou

d'ordre économique, expliquent parfaitement la crise et c'est à tort que l'on en accuse la loi

allemande du 24 mai 1901 sur le régime des vins et boissons similaires.

Cette loi bienfaisante pour la viticulture, qui est en vigueur chez nous depuis le 6 mars

1902, par les diverses restrictions et interdictions relevées dans notre précédent rapport*),

a seulement eu le tort de coïncider dans son application avec une crise, et par les change-

ments qu'elle devait fatalement entraîner dans l'assiette du marché des vins, elle a contribué

à la confusion générale. Les restrictions sur l'amélioration par le sucrage ne sont pas

trop clairement définies; le commerce, et particulièrement celui qui ne dédaignait pus les

crûs de moindre et de mauvaise qualité, y voit des obstacles à ses pratiques : avec le régime

de la loi de 1892, il pouvait opérer sur de larges bases, mettre en œuvre plus d'arcanes pour

le rétablissement, resp. la préparation des vins.

Par la nouvelle loi, avec le contrôle des caves, cela n'est plus possible, et depuis nous

voyons le commerce plus à la recherche des vins bien soignes, sans défauts, sans altérations.

Les transactions qui ont eu lieu chez nous dans les dernières années le prouvent. En effet,

en 1901, l'écoulement de la récolte s'est fait lentement; malgré le bas prix, il s'en trouve en-

core aujourd'hui un stock assez élevé dans le canton de Remich qui ne se vend pas : la qualité

médiocre retient le négociant — un état de choses qui ne se serait jamais présenté sous le

régime de la loi de 1892. En 1902, le mouvement des affaires a été de même, malgré l'extrême

*) Rapport de la Chambre de commerce pour l'année 1901.

pénurie en vins, très faible. L'année dernière, en 1903, les cours ont été au début peu stables;

le commerce, malgré la modicité des prix, hésitait avec les achats et ce n'est qu'après le

premier soutirage que nous voyons les cours s'affermir et les retiraisons augmenter à cause

des qualités du vin fait.

Le contrôle des caves, affaire des différents gouvernements de l'Union douanière et déjà

institué dans la plupart des régions viticoles de l'Allemagne, ne fonctionne pas à la satisfac-

tion générale ; il donne lieu à des plaintes diverses et en certains endroits on ne réussit même

pas à l'organiser. Ces difficultés de réglementation l'ont multiplier les voix qui en réclament

l'organisation sur des hases à formuler par l'Empire et justifient, en attendant, la non-exécu-

tion des dispositions prévues. Il en est ainsi chez nous.

Notre viticulture et notre commerce des vins se trouvent donc dans une période de crise

et de transition dont il est difficile, par la diversité des circonstances qui entrent en considé-

ration, de pronostiquer la durée.

L'année 1902 a été marquée par des circonstances météorologiques extrêmement défavo-

rables : les espérances de récolte, de belles qu'elles étaient à la première heure, quand les

revenus pouvaient déjà se compter, furent complètement détruites par le temps sombre et

froid de la première moitié du mois de mai. La nuit du 7 au 8 a été funeste. Le thermomètre

descendait jusqu'à 4 à 5 centigrades et, du coup, de Schengen à Wormeldange, toutes les

jeunes pousses et formes furent anéanties. Seulement les vignes situées dans le bas-fonds

et le milieu de la côte entre Wormeldange et Wasserbillig échappèrent au désastre.

La qualité de la future récolte aurait pu atténuer tant soit peu ce coup fatal, mais

tout se coalisait pour faire une récolte insignifiante en quantité et déplorable en qualité. Dès

le début, la gelée; puis, sauf de rares intervalles, dont un, fort heureusement, au moment

de la floraison — des alternatives défavorables de fraîcheur, de manque de lumière, de coups

de soleil de courte durée et d'humidité jusqu'à la vendange.

Ces intempéries favorisaient l'extension des maladies crytogamiques et de toutes sortes

de fléaux; le mildew et l'oïdium sévissaient avec intensité dans le canton de Remich, où l'on

avait trop négligé les sulfatages et les soufrages à cause du manque de raisins. La véraison

et la vendange des raisins se faisaient dans de très mauvaises conditions, et la production

qui fut estimée de 22,000 à 25,000 hectolitres, marquait à l'aréomètre Oechslé de 45 à 70° et

au pèse-acide 12-21 ‰. Les cours s'établirent au commencement à 375-435 fr. les 1000

litres pris en cave; cependant, et malgré le peu de vins récoltés, un fléchissement des cours

qui persiste encore à l'heure qu'il est, eut lieu de suite; aujourd'hui, les cours ont baissé

jusqu'à 300-350 frs.

Comme sa devancière, l'année 1903 porte le cachet de circonstances atmosphériques

très variables et parlant très défavorables : les sarments étaient assez bien aoûtés; le débour-

rement eut lieu normalement et la période des gelées printanières passait presque inaperçu;

la sortie des raisins était satisfaisante et seulement une gelée blanche du 18 au 19 mai causait

un peu de dégâts dans quelques endroits bas et humides. La floraison s'opérait en d'excel-

lentes conditions, et déjà vers la mi-juillet on se plaisait à pronostiquer une bonne et abon-

dante récolte — espoir que réduisait cependant Ié régime météorologique des mois d'août et

de septembre dans une forte proportion par les journées pluvieuses, froides et le mauvais

temps. À la suite de ces intempéries on avait toutes les peines du monde à combattre le

mildew et l'oïdium qui ne cessaient d'augmenter, le premier joignant à ses dégâts habituels

sur les feuilles ceux causés aux raisins sous forme de rot brun, et le second étendant ses

lavages malgré des soufrages trois à cinq fois répétés.

La production évaluée de 120,000 à 130,000 hectolitres indiquait à l'aréomètre Oechslé

50 à 60° avec une acidité totale de 11 à 18 ‰. Les prix variaient au commencement entre

250 à 312,50 fr. les 1000 litres. Les transactions étaient alors rares et une baisse des cours en

fut la suite. On ne payait plus que 200 à 225 fr. après la rentrée des vendanges, situation qui

s'est modifiée depuis. Le 1903 s'est merveilleusement vinifié; il est sain, solide et bien cons-

titué, qualités qui le l'ont rechercher, et il y a une légère tendance à la hausse. Les cours se

meuvent actuellement entre 275 à 350 fr. Les achats se l'ont, mais sans hâte; le négociant

achète au fur et à mesure de ses besoins; un accaparement de vins, comme cela a eu lieu

jusque dans l'année 1900, n'est plus à constater.

Vins de Champagne.

E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.

La mise en bouteilles de 1903 a atteint 783,900 1/1 bout. et 224,000 ¼ bout.

Les expéditions ont atteint

a) vins opérés — 668,860 1/1 bout., 113,150 ½ bout., 9,585 ¼ bout. et 2,280 1/8 bout.;

b) vins bruts — 26,750 1/1 et 5,885 ½ bout.

Les prix de production et de vente n'ont pas change dans le courant de l'année. Un

stock important se trouve constamment en cave, attendu que la manutention des vins exige

un temps plus ou moins long. Les vins sont expédiés exclusivement dans les pays du Zoll-

verein ; quelques petites expéditions ont été faites en Belgique (les expéditions pour ce pays

sont soignées par la maison d'Epernay).

A cause de l'impôt de consommation de 50 pf., dont les vins mousseux sont grevés

depuis l'introduction de la loi allemande du 1 e r juillet 1902, le montant des expéditions a

diminué de 93,000 bouteilles comparativement à l'exercice précédent.

L'établissement de Luxembourg occupait en 1903 en moyenne 100 hommes et 38 femmes;

la culture des osiers à Kopstal était soignée par une trentaine d'hommes et une quarantaine

de femmes. Les paniers nécessaires à l'emballage ont été fabriqués par la vannerie de Kop-

stal et celle des établissements pénitentiaires du Grund; cette dernière en a fourni la plus

grande partie.

Brosserie.

Malgré la vente assez facile qu'on nous signale, la situation de la brosserie, caractérisée

depuis quelques années par une augmentation constante du prix des matières premières.

libres, chiendent, soies de porc, ne s'est guère améliorée en 1903. A cette augmentation du

prix de revient les fabricants ne trouvent pas de compensation par une augmentation paral-

lèle des prix de vente qui ne sont pas suffisamment rémunérateurs.

Poudrerie de Luxembourg.

L'établissement de Kockelscheuer nous signale une vente courante aux prix de l'année

dernière. La production s'est maintenue, en 1903, à 500—600.000 kg. de poudre de mines.

Vente du gaz

Gaz pour moteurs et chauffage.

Consommation des particuliers

Établissements de la ville

id.

de

l'Etat

Réverbères de la ville

id.

du Rollingergrund

Goudron

Eau ammoniacale

Coke

Exercice

1901-1902

1,471,697

626,500

461,815

36,046

46,959

299,718

314,858

1,985,377

Exercice

1,596,081

634,385

481,716

36,226

47,877

395,206

346,598

3,650

2,707,000

Plus-values

sur les ventes

167,231

7,885

19,901

95,458

31,740

3,650

721,623

sur les recettes

16,087

1,282

3,980

11,450

2,666

7,804

Dans les prix de production et des matières premières l'année passée n'a apporté aucun

changement.

Industrie de l'éclairage.

Usine à gaz de Luxembourg.

Le tableau ci-après établit une comparaison entre les résultats du dernier exercice de

l'ancienne société (1er août 1901 au 1er août 1902) et la première année de l'exploitation par

la Ville

La vente du gaz renseigne donc une augmentation de 167,231 m. c, soit l'augmentation

la plus considérable qui ait été atteinte pendant les 14 dernières années. Les recettes accusent

de ce chef une plus-value de 16,087 fr. Pendant les 11 dernières années, les ventes suivaient

une augmentation de 13,577 fr. en moyenne par an.

C'est au cours des 5 derniers mois que l'augmentation du débit a été particulièrement

forte : en comparant la période août-décembre 1903 à la période correspondante de l'année

1902, ou obtient, pour 1903, 237,559 m. c. et 221,198 m. c. pour 1902, soit une augmenta-

tion de 8 pCt. Alors que, d'une part, la consommation du gaz pour moteurs est en baisse par

l'effet de la concurrence de l'électricité et du gaz pauvre, l'augmentation la plus forte, d'autre

part, est renseignée dans la consommation du gaz pour le chauffage et les cuisines.

Il a été employé à la fabrication 6,197 tonnes de houille ayant fourni 1,742,890 m. c. de

gaz. Les houilles, de provenances belge et allemande, ont été acquises au prix uniforme de

26,25 fr. franco usine.

Les résultats financiers de l'exercice ont été influencés défavorablement par les bas prix

obtenus pour les cokes. On était obligé de prendre en charge un stock de 400 tonnes de

l'exercice précédent qui n'a pu être écoulé qu'en avril 1903 et par un abaissement du prix à

20 fr. On essayait entretemps d'introduire le chauffage, au coke dans les établissements de

la Ville, mais comme il ne s'agissait que d'un essai dont il fallait attendre encore les résul-

tats, on résolut de modérer les prix d'hiver et de les fixer à 24 fr. Les demandes de coke

étant devenues plus nombreuses depuis, il était parfois difficile d'y satisfaire.

Quoique la vente des cokes en 1903 ait été supérieure de 700 tonnes à celle de l'année

1902, les recettes ont produit une plus-value de 7,000 fr. C'est la Ville qui, par suite de sa

forte consommation, laquelle s'est élevée à 410 tonnes, a retiré le plus de bénéfices de ces

bas prix. Le bénéfice réalisé sur le chauffage s'établit a 5,000 fr. environ.

Bilan au 31 décembre 1903.

Actif.

Immeubles.

Installation de nouvelles ma-

chines

Constructions

Mobilier

Caisse communale

Gaz

Coke

Goudron

Eau ammoniacale

Houille

Div. matières premières

Entretien

Entretien des fours

Carburation

Réfection des fours

Débiteurs

Magasin

fr.

800,000 00

17,645 98

8,033 79

950 00

108,115 03

255 00

100 00

470 62

318 95

22,726 43

2,451 62

575 25

1,570 18

562 50

6.246 99

66,179 32

4,246 47

1,040,448 03

Passif.

Capital

Amortissements

Magasin de l'usine

Créditeurs

Bénéfice

fr.

847,784 33

51,755 17

22,286 24

23,287 86

95,334 53

1,040,448 03

Faillites déclarées

Concordats sollicités

»

homologués

Année 1901.

Année 1902.

S

B, Arrondissement

de

Diekirch.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

»

homologués

Année 1901.

Année 1902.

Année 1903.

Année 1903.

La balance brute pour l'exercice 1903 fait ressortir un bénefice de 95,334 53 fr. Après

déduction des frais de nouvelle installation de 4 fours, s'élevant à 6,246 99 fr., il reste un

bénéfice net de 89,087 54 fr., dont 84,841 07 fr. pour l'usine et 4,246 47 fr. pour les

magasins.

Faillites et Concordats.

Le nombre des faillites et concordats s'établit ainsi pour les trois dernières années

A. Arrondissement de Luxembourg.

Bourse du travail.

Relevé des opérations de la Bourse du travail

pendant l'année 1903.*).

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Demandes de travail

presentées

réalisées.

Offres de travail faites

par

patrons

comprenant

ouvriers.

Résiliations d'offres, (cessations)

emanant

de patrons

comprenant

ouvriers.

Rappel des transactions de la Bourse depuis son origine.

ANNÉES.

Demandes de travail

présentées.

réalisées

Offres de travail faites

par

patrons.

comprenant

ouvriers.

Résiliations d'offres (cessations)

émanant

de patrons.

comprenant

ouvriers

*) Si les, chiffres des réalisations dépassent par endroits ceux des demandes et offres faites, la cause en est

dans les cessations se rapportant à des demandes ou offres de mois antérieurs qui sont comprises dans ces chiffres.

Assurances.

Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché

pendant les années 1893 a 1903.

RECETTES.

DÉPENSES.

Accidents (Nombre des Cies d'assurances: 6)

171,168

209,813

221,771

226,355

323,693

378,663

463,891

585,685

675,815

726,207

3,132

3,479

4,331

14,929

16,523

24,241

40,537

81,180

111,031

174,300

213,411

226,267

226,622

338,860

395,476

488,460

626,222

757,496

837,802

3,572

7,589

8,649

3,128

7,584

9,536

10,296

15,348

27,821

49,917

5,472

5,025

4,459

4,421

7,281

16,507

10,485

45,191

15,909

32,160

114,678

138,761

183,077

165,872

213,780

304,075

288,294

437,658

584,950

498,568

7,253

11,983

14,890

63,088

78,233

25,485

62,128

43,952

94,577

84,981

4,093

25,246

27,526

12,313

25,399

33,995

37,793

73,762

58,365

64,933

7,266

5,686

18,980

43,929

66,908

75,067

158,773

141,625

249,943

142,334

194,290

257,581

249,813

376,206

456,506

554,063

774,684

923,217

980,501

Années.

Sommes perçues en

Primes.

675,190

684,080

736,816

769,860

799,608

861,598

904,609

938,764

989,978

1,027,437

615,150

619,473

646,805

726,783

773,962

940,347

1,041,428

948,464

1,231,718

1,260,781

Interets.

Divers.

Total

des

Recettes.

Sommes dépensées pour

Restitu-

tion de

primes.

Reassu-

rances

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 10.)

3,905

3,880

3,880

3,881

3,881

4,966

34,825

37,024

35,599

39,276

44,262

52,019

58,354

67,590

79,084

102,797

2,327

2,764

4,158

9,104

7,789

10,295

9,038

34,614

14,327

130,972

678,317

687,644

741,949

779,939

811,302

875,773

917,527

977,259

1,008,186

1,163,375

34,896

9,944

13,457

13,689

9,964

14,967

14,692

17,088

18,524

21,390

118,685

122,381

129,658

137,778

114,130

115,790

157,258

161,706

171,112

176,559

545,726

334,330

839,719

361,455

348,338

405,929

540,381

489,142

350,733

633,504

230,386

128,699

132,496

142,099

142,797

157,063

152,705

167,796

182,989

196,334

68,617

82,847

89,907

80,703

95,411

89,279

113,290

120,035

133,825

123,762

Vie (Nombre des Cies d'assurances : 21).

10,244

632,209

661,931

744,359

814,365

774,073

705,819

724,388

650,963

657,101

692,648

1,398,268

1,480,155

1,736,725

1,914,147

1,790,127

2,016,621

2,087,966

28,847

25,374

27,755

84,615

31,249

22,343

54,978

46,703

68,230

40,657

70,582

154,958

94,396

140,811

75,744

174,102

168,430

136,356

164,451

150,113

252,298

302,141

448,025

256,661

337,459

261,665

282,083

626,676

659,612

546,002

55,130

54,196

61,013

63,748

64,572

79,686

88,482

96,694

98,279

106,916

51,069

73,948

57,930

53,387

47,224

51,454

49,057

67,277

65,730

73,523

10,578

14,848

13,155

13,104

13,735

15,623

13,439

16,100

16,699

21,615

80,981

86,010

54,230

730,337

732,459

871,615

907,683

830,439

862,507

883,708

Total

des

depenses.

908,888

693,049

1,218,422

748,888

724,375

698,651

991,765

971,867

872,882

1,173,164

538,907

696,627

743,349

1,329,559

1,288,707

1,460,865

1,550,713

1,804,146

1,918,809

1,800,919

Grêle (Nombre des Cies d'assurances : 3).

Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances : 4).

2,770

2,731

5,705

4,540

4,721

4,306

5,684

6,919

3,881

8,122

2,770

2,731

5,705

4,540

4,721

4,306

5,684

6,919

3,881

8,122

2,121

1,983

1,451

2,207

1.369

2,449

3,093

5,317

1,375

1,209

1,521

1,64

1,59

3,94

3,47

2,84

3,67

3,45

4,98

4,70

8,36

3,584

3,922

2,874

3,143

3,493

5,774

7,323

5,786

5,385

7,570

3,863

4,042

2,874

3,143

3,493

5,998

7,323

5,881

5,480

7,570

1,843

2,877

2,079

1,141

2,049

1,129

1,356

1,995

2,268

3,21

2,03

1,96

1,36

1,03

4,67

4,11

2,71

3,01

5,70

Vol (Nombre des Cies d'assurances : 2).

3,054

1,118

2,488

3,054

1,118

2,488

1,479

1,048

1,99

2,55

Années,

Sommes perçues en

Primes.

Interèts.

Divers

Total

des

Recettes

Sommes dépensées pour

Restitu-

tion de

primes

Réassu-

rances.

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

Transports

(Nombre des

Cies

d'assurances

4).

3,342

3,962

2,522

4,510

5,182

6,884

10,228

7,733

3,522

4,107

3,608

4,624

5,294

7,050

10,347

7,918

1,178

2,149

1,876

2,430

2,863

3,873

5,105

4,499

23,018

4,720

2,24

4,93

2,32

2,99

3,5(...)

4,62

10,12

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers

Total

des

Recettes.

Sommes, dépensées pour

Restitu-

tion de

primes.

Réassu-

rances

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers

Total

des

dépenses.

Relevé des opérations faites dans les dix dernières années.

1,471,204

1,523,204

1,617,493

1,735,191

1,910,659

2,191,138

2,429,819

2,498,900

2,908,388

3,040,338

35,729

37,943

36,739

40,461

48,405

56,189

62,562

71,471

83,561

108,327

6,802

7,112

18,819

641,484

684,761

771,401

847,810

849,468

801,326

966,576

1,513,735

1,569,036

1,673,051

2,417,136

2,643,825

3,018,728

3,340,191

3,409,809

3,783,275

4,115,241

67,542

43,027

50,144

101,782

49,173

47,305

80,449

79,936

114,922

112,584

196,517

284,882

230,389

285,440

200,018

306,737

340,046

349,844

351,971

364,599

915,250

778,207

1,473,608

786,080

901,231

976,783

1,084,206

1,557,493

1,598,437

1,691,173

194,314

196,267

210,357

270,602

287,188

264,128

305,638

311,772

377,829

391,862

124,563

183,387

176,356

147,546

168,929

175,520

201,900

262,956

260,535

265,645

99,141

106 761

86,744

744,644

790,254

954,399

996,491

1,005,527

1,020,877

1,155,464

1,597,327

1,592,531

2,227,599

2,336,094

2,396,793

2,724,842

3,008,730

3,567,529

3,724,571

3,981,327

Valeur totale

des cautionnements déposés par les diverses Compagnies d'assurances qui opèrent dans le

Grand-Duché*)

Incendie

Vie

Accidents

Transports

Bris de glaces

Grêle

Vol

Totaux

en 1901.

fr.

1,967,937

»

2,998,701

»

1,196,558

»

7,330

»

16,803

»

27,075

»

6,585

fr.

6,220,989

en 1902.

fr.

2,050,669

»

3,419,791

»

1,183,357

»

25,974

»

23,427

»

27,522

»

13,281

fr.

6,744,021

Caisse d'Épargne et Crédit Foncier.

a) Caisse d'épargne.

Les dépôts effectués en 1902 ont continué leur marche ascendante ; ils se sont élevés

en principal à 10,665,982 06 fr. C'est dans l'élévation à 3,000 fr. du maximum, décrétée le

10 juin 1901, qu'il faut en chercher principalement la cause.

Les remboursements durant le même exercice ont atteint le chiffre de 4,824,984 59 fr.;

l'excédant a donc été de 5,840,997 47 fr.; en 1901, cet excédant n'a été que de 4,477,219 68 fr.

Cette progression subira pour l'exercice 1903 un ralentissement considérable, car l'excé-

dant au 1er décembre n'a plus été que de 4,409,167 28 fr., soit de cinq millions de fr. environ

pour l'exercice entier. Il est a prévoir que pour 1904 et les années suivantes ce chiffre dimi-

*) Ces sommes n'indiquent pas la valeur nominale des cautionnements, mais la valeur effective au cours du

31 décembre.

nuera encore jusqu'à ce qu'il atteint le niveau moyen des économies que la clientèle de la

Caisse d'épargne est en mesure de réaliser annuellement.

L'avoir des déposants s'élevait en principal et intérêts à 22,571,773 15 fr. au 31 décembre

1901, et à 29,165,634 82 fr. au 31 décembre 1902. L'augmentation pour l'année 1902 a donc

été de 6,593,861 67 fr.; elle n'a été que de 5,030,333 81 fr. pour Tannée 1901.

Le nombre des versements en 1902 a été de 46,637, ce qui donne une moyenne par

versement de 228 fr. contre 201 fr. en 1901. Le nombre des remboursements a été de

17,890 frs. ; la moyenne ressort donc à 269 fr. contre 187 en 1901.

Le nombre total des opérations, c'est-à-dire des versements et des remboursements

s'élève pour l'exercice 1902 à 64,527 et porte sur une somme de 15,490,966 65 fr.; en 1901,

les chiffres correspondants étaient 61,647, respectivement 12,123,674 10 fr.

Les livrets en circulation au 31 décembre 1902 ont atteint le chiffre de 40,917, soit une

augmentation de 3,497 sur l'année 1901. En 1902 il a été délivré 7.009 livrets nouveaux contre

7,850 en 1901 et 7,525 en 1900. Le nombre des livrets soldés a baissé de 3,663 à 3,514.

Il a été bonifié aux déposants, durant l'exercice 1902, en intérêts, la somme de 752,865 03

fr., qui dépasse de 219,491 19 fr. celle allouée du môme chef en 1901.

L'actif total de la Caisse d'Epargne à lin 1902 s'est élevé, d'après le bilan, à 30,625,228 07 fr.

Les valeurs du portefeuille y figurent pour 29,345,895 74 fr. d'après les cours au 31

décembre 1902 Fin 1901, l'actif total de l'établissement ne s'élevait qu'à 23,687,395 24 fr.

Les intérêts et loyers touchés en 1902 représentent un chiffre de 1,092,110 85 fr., soit

une augmentation de 275,989 86 fr. sur l'année précédente.

Le compte des frais généraux se solde par 68,224 20 fr., soit 0,22 pCt. environ de l'actif

total ; il dépasse de 7,437 99 fr. le chiffre correspondant de l'exercice précédent. Cette aug-

mentation trouve sa justification dans le développement de plus en plus considérable des

divers services.

Les bénéfices bruts réalisés en 1902 s'élèvent à 254,544 20 fr. et les bénéfices nets à

181,211 44 fr.; en 1901 les bénéfices bruts étaient de 152,876 82 fr. et les bénéfices nets de

92,090 61 fr. Les chiffres de 1902 comprennent un bénéfice extraordinaire de 67,470 42 fr.

réalisé sur la vente de plusieurs titres.

La Caisse d'Epargne scolaire a fonctionné, fin 1902, dans 158 écoles contre 140 en 1901;

les dépôts effectués par les élèves depuis 1875 jusqu'au 31 décembre 1902 forment un capital

de 439,070 26 fr., donc une augmentation de 64,507 30 fr. sur l'année précédente. Le nombre

des versements opérés en 1900 était de 6,185, en 1901 de 9,471 et, en 1902, de 10,344.

Le chiffre du fonds de réserve a passé de 1,091,529 64 fr. à 1,272,741 08 fr., soit

4,36 pCt. de l'avoir total de désposants.

Bilan au 31 décembre 1902

ACTIF.

1. Caisse. Disponible

2. Bureaux auxiliaires. Disponible

3. Portefeuille, valeur au 31 déc.

4. Crédit foncier de l'État. Avances

5. Recette générale de l'État. Dispo-

nible

6. Banque lnternationale. Disponible

7. Caisses publiques de Crédit agri-

cole et professionnel. Avances.

8. Comptes transitoires

Intérêts à recevoir au 31 déc.

9. Immeuble de service

10. Mobilier

fr

fr.

ct.

30,033 99

292,235 78

29,345,895 74

248,307 65

150,184 49

303,433 88

2,224 00

145,779 38

100,257 71

6,876 25

30,625,228 87

PASSIF.

1. Avoir des déposants au

31 décembre 1902

2. Comptes transitoires

a) Différences de cours

réservées au 31 déc.

185,971 46

b) Réescompte

106 88

3. Fonds de réserve

a) Solde au 31 déc.

1,091,529 64

b) Bénéfices nets réa-

lisés en 1902

181,21144

4 Divers

fr

fr.

ct.

29,165,634 82

186,078 34

1,272,742 08

774 63

30,625,228 87

Compte de profits et pertes. — Exercice 1902.

DÉBIT.

1. Frais d'administration

2. Pertes de caisse

3. Agio à 1,75 pCt. sur

fr. 250,916 88

4. Bénéfices nets réalisés en

fr

fr.

ct.

68,924 20

17 52

4,391 04

181,211 44

254,544 20

CRÉDIT.

1 Bénéfices nets réalisés sur

vente de titres

2. Bénéfices nets réalisés sur

titres sortis aux tirages

3. Bénéfices d'intérêts réalisés

en 1902

fr

La situation au 1er avril 1904 s'établit ainsi

Dépôts effectués du 1er janvier a

Remboursements

u 1er avril

Excédant des dépôts durant le 1er trimestre.

1 9 0 3

fr.

3,508,306 56

fr.

»

1 891,968 15

»

fr. 1,616,338 41

fr.

Avoir des déposants (sans intérêts) au 1er janvier

» 28,434,947 28

»

Total de l'avoir des déposants au 1er avril (sans intérêts) fr. 30,051,285 69

fr.

fr

ct.

67,470 42

4,992 11

182,081 67

254,544 20

1 9 0 4 .

3,397,084 36

2,409,896 15

987,188 21

34,042,094 20

35,029,282 41

Nombre des livre ts en cours au l

( r a\nl 11)04

46,003

»

»

»

l

t r

»

42,015

Augmentation .

3,938

b) Crédit Foncier.

Pendant l'exercice 1902, les opérations de l'établissement ont continué a se développer

d'une façon très sensible. Le taux relativement modere de l'intérêt, et spécialement le mode

<le remboursement par annuités sont de jour en jour plus apprécies.

Le nombre des demandes d'emprunt présentées dans le cours des années 1901 et 1902

était de 179,'respectivement de 196, ensemble de 375, portant sur une somme de 8,281,491 fr.

Au I

e ' décembre 1903, le nombre des demandes était de 618, portant sur une somme totale

de 11,997,141 fr. Dans ce nombre de 618, les cultivateurs figurent pour 190, les autres pro-

fessions pour 318, les communes pour 76, les syndicats agricoles pour 32 et les établisse-

ments publics pour 2

Le Conseil d'administration a prononcé

en 1901, des admissions pour

fr

2,716,070

en 1902,

»

»

»

2,240,000 fr. 4,956,070

en 1901, des rejets pour

Ir.

1,451,771

en 1902,

»

»

»

972,000 fr. 2,423,771.

Les prêts réalisés en 1901 et 1902, au nombre de 182, représentent ua capital de

4,677,400 fr., dont a déduire

a) fr. 5S,99i 66 recouvrés par l'effet de l'amortissement,

6) » 37,850 00 par suite de remboursements anticipés,

ir. 93,844 66 ensemble.

Le solde des capitauv restant dus au 31 décembre 1902 est donc de 4,583,553 34 ir.

La situation des prêts réalisés depuis le 1er janvier 1901 jusqu'au 1er décembre 19o3

s'établit ainsi

NATURE DES PRETS.

Prêts ruraux.

»

urbains

» communaux

» aux établissements publics .

»

aux syndicats agricoles , .

Total.

Nombre des prêts reah&és en

1901.

1902.

26*

1903 jusqu'au

]°

r décembre

i

Nombre total

des prêts

reahbés

TOTAL

des sommes prêtées

FR.

1,037,950

2,315,200

3,461,700

215,000

89,150

7,119,000

J|6 nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé, en 1902, de 19 a 50; les sommes

prêtées ont passé de 252,200 fr. à 523,000 fr.; la moyenne par prêt ressort à 10,460 fr. Les

ffcêts sur propriétés urbaines sont au nombre de 80 et portent sur un capital de 1,932,900

fr., en moyenne 24,161 fr. Les prêts communaux s'élèvent au 31 décembre 1902 à 42 et

représentent un capital de 2,122,400 fr., soit en moyenne 50,593 fr.

Le bilan ne renseigne aucun arriéré du chef d'intérêts ou d'annuités; tous les débiteurs

se sont régulièrement acquittés de leurs obligations.

La valeur nominale des obligations foncières 3 ½ pCt. vendues était de 914,700 fr. au

31 décembre 1901 et de 3,382,000 fr. au 31 décembre 1902; le prix de vente était fixé à

101 pCt.

Dans le cours de l'exercice 1902 il a été délivré 87 certificats nominatifs pour une valeur

nominale de 656,100 fr. Le nombre des certificats nominatifs délivrés jusqu'au 1er décembre

1903 est de 169, portant sur une valeur nominale de 1,335,000 fr.

Le bénéfice réalisé sur la vente des obligations foncières s'élevait en 1901 à 9,147 fr. et,

en 1902, à 24,673 fr.

Les frais d'administration sont émargés au compte des profits et pertes par 22,432 99 fr.;

le chiffre correspondant de 1901 n'était que de 20,996 31 fr. ; il y a donc une augmentation

de 1,435 69 fr.

Les bénéfices bruts réalisés en 1902 s'élèvent à 53,181 11 fr., desquels il y a lieu de

déduire : a) le déficit de l'exercice 1901 par 2,782 40 fr., b) les frais d'administration de 1902

par 22,432 99 fr, — 25,215 39 fr. Il reste un bénéfice net de 27,965 72 fr., dont 24,673 fr.

seront portes sur le compte de la réserve du chef d'agio sur obligations vendues et 3,292 72 fr.

sur le compte de la réserve ordinaire.

Bilan au 31 décembre 1902.

ACTIF.

1. Prêts

fr. 4,677,400 00

Dont à déduire

Amortissement opéré pendant les années

1901 et 1902

fr. 55,994 66

Remboursements anticipés effectués pen-

dant les années 1901 et 1902

» 37,850 00

93,844 66

2. Compte mobilier

3. Obligations foncières 3 ½ pCt. déposées contre certificats nominatifs

4. Compte transitoire

Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 décembre

1902 sur prêts

fr.

46,788 16

Fraction du coupon couru au 31 décembre

1902 sur obligations foncières en circu-

lation

fr. 29,592 50

Fraction du semestre d'intérêts courus au 31

décembre 1902 sur comptes créanciers de

communes

»

2,162 95

31,755 45

fr.

4,983,555 34

15,032 71

5,260,217 54

PASSIF.

1. Fonds do dotation

2. Sommes non encore touchées

a) Sur prêts faits à des particuliers

fr.

20,000 00

b) Sur prêts faits à des communes

» 217,702 92

3. Obligations foncières 3 ½ pCt. en circulation

4. Comptes créanciers

a) Caisse d'Épargne

fr. 248,307 65

b) Communes

» 182,500 00

5. Obligations foncières 3 ½ pCt. déposées contre certificats nominatifs

6. Coupons d'obligations nos 1 et 2 non encore touches

7. Disagio sur prêts communaux

8. Fonds de réserve

a) Agio sur obligations vendues

fr.

24,673 00

b) Excédant favorable de l'exercice 1902

»

3,292 72

fr.

500,000 00

237,702 92

3,382,000 00

430,807 65

656,100 00

3,141 25

22,500 00

27,965 72

5,260,217 54

La situation au 1er avril 1904 s'établit ainsi

Prêts réalisés au 1er janvier 1904

»

»

du 1er janvier au 1er avril 1904

Total au 1er avril 1904

fr. 7,271,300

»

463,750

fr. 7,735,050

A la date du 1er avril 1904 la vente des obligations foncières s'élève à fr. 5,126,700 00,

Compte de profits et pertes. — Exercice 1902.

DÉBIT

1. Solde débiteur de l'exercice

2. Intérêts de 1902 sur obligations

foncières 3 ½ pCt

3. Balance des intérêts sur compte

de correspondants

4. Frais généraux de l'exercice .

5. Excédant favorable de l'exer-

cice 1902

fr

c

2,782 40

94,849 13

11,025 12

22,432 99

3,292 72

134,382 36

CRÉDIT

1. Intérêts de 1902 sur prêts

2. Droit de commission sur rem-

boursements anticipés

3. Intérêts compris dans le prix

des obligations foncières 3 ½

pCt., vendues en 1902

4. Balance des recettes et des dé-

penses accessoires

fr.

c.

114,845 49

58 05

19,472 02

6 79

134,382 36

valeur nominale, dont fr. 1,523,300 00 sont déposés dans les caveaux de l'établissement

contre délivrance de certificats nominatifs au nombre de 209.

Banque Internationale à Luxembourg.

L'exercice 1903 — expose le rapport annuel de cet établissement — a permis de distri-

buer aux actionnaires le même dividende que l'année précédente, mais ce résultat ne peut

être considéré que comme relativement satisfaisant. Quoique les importantes entreprises in-

dustrielles pour lesquelles la Banque, par suite de la crise métallurgique, a renforcé son

intervention, aient pris un développement croissant, les bénéfices obtenus ne se sont pas

élevés proportionnellement. La Banque espère faire fructifier et réduire graduellement ces.

Immobilisations par suite du développement progressif et du raffermissement de la situation

générale, qu'on attend de la constitution des syndicats métallurgiques.

Le taux de l'intérêt était plus élevé pendant le dernier exercice qu'eu 1902; par consé-

quent, le compte d'intérêts a donné des résultats plus favorables.

Le dividende pour 1903 a été fixé à 7 pCt. La réserve de 400,000 fr. sur le compte de

Fonds publics a été maintenue, et le solde de bénéfice à reporter à nouveau ressort à 77,911 06

fr. contre 15,102,65 fr. en 1902.

Pour les succursales et les commandites de la Banque les résultats ont été satisfaisants.

La circulation des billots est toujours restreinte, vu les circonstances particulières, quoi-

qu'elle ait presque double au cours des dernières années.

Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale, ainsi que de ses deux succursales, s'est

élevé

en 1903 à

fr. 1,172,255,218 00

» 1902 à

» 1,036,431,823 60

d'où il ressort une différence en faveur de 1903 de fr. 135,833,394 40.

Le compte de Portefeuille a présenté le mouvement suivant

Existences au 31 décembre 1902

fr.

9,989,016 71

Entrées (escompte) jusqu'au 31 décembre 1903

» 103,471,907 17

Ensemble

fr. 113,460,924 18

Sorties]pendant la même période

» 105,267,379 15

Existences au 31 décembre 1903

fr. 8,193,545 03

Le produit total du compte de Portefeuille s'est élevé à 180,410 78 fr. contre 155,819 35 fr.

en 1902.

La circulation fiduciaire s'élevait au 31 décembre 1902 à

fr. 1,625,000 00

Augmentation pendant l'année 1903

»

325,000 00

Importance de la circulation au 31 décembre 1903

fr. 1,950,000 00

Bilan au 31 décembre 1903.

(Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz et de St.-Jean-Sarrebruck

ACTIF.

Caisse

Portefeuille

Fonds publics

Reports et avances sur nan-

tissement

Caisse hypothécaire

Immeuble

Commandites

Comptes-courants débiteurs

Intérêts à régler et diffé-

rences sur cours

fr.

c.

1,415,529 70

8,193,545 03

7,657,203 61

17,666,250 00

375,568 36

820,215 98

11,495,300 00

33,150,325 21

29,184 72

80,803,122 61

PASSIF.

Capital-actions

Circulation

Comptes-courants créditeurs

Dépôts

Réserve statutaire

Réserve de la caisse hypo-

thécaire

Réserve extraordinaire

Compte de prévision

Effets à payer

Dividendes échus et non

payés

des

exercices

1899-1902

Id pour 1903

Tantièmes

Notes en souffrance et divers

Profits et pertes

fr.

c.

25,000,000 00

1,950,000 00

33,656,207 11

1,134,255 97

6,250,000 00

16,966 50

2,000,000 00

1,000,000 00

7,658,313 09

3,595 00

1,750,000 00

204,398 33

101,475 55

77,911 06

80,803,122 61

Enseignement industriel, commercial et professionnel.

Ecole industrielle et commerciale de Luxembourg.

Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux

dernières années

ANNÉES.

1902—1903

1903-1904

Classes inférieures

communes

Vl

e s, Ves et IVes.

Section

commerciale

III

e, II

e et I

re.

Section industrielle ;

III

e, II

e et I

re

et cours supérieurs.

TOTAUX.

Ecole industrielle et commerciale d'Esch-sur-l'Alzette.

Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux

dernières années

ANNÉES.

1902-1903

1903—1904

Classes inférieures

communes

VI

e s, Ves et IVes

Section

commerciale

III

e, I I

e et I

r e .

Section industrielle

III

e, IIe et Ire

et cours supérieurs..

TOTAUX.

1 42

Ecole d'artisans de l'Etat à Luxembourg.

La statistique de fréquentation de cet établissement accuse pour l'année scolaire 1903-

1904 une population de 159 élèves, se répartissant comme suit

Cours professionnels du soir.

Les cours professionnels du soir annexés à l'école d'artisans, qui ont pour but de fournir

aux jeunes apprentis du métier et du commerce l'occasion de se perfectionner dans le dessin

professionnel et de s'approprier les connaissances techniques et les aptitudes pratiques néces-

saires, ont été suivis, pendant l'armée scolaire 1903—1904, par 243 élèves, qui se répartissent

comme suit sur les différentes branches que comporte cet enseignement

Classe

préparatoire

Constructions civiles, menuiserie

etc.

Ferronnerie artistique

Mécaniciens

Peintres décorateurs

Sculpteurs

I I

e profes-

sionnelle.

I

r e profes-

sionnelle.

Elèves libres.

Dessin de constructions civiles

»

pour mécaniciens

»

à main levée

Atelier pour la menuiserie

etc.

»

»

la ferronnerie artistique

»

»

les mécaniciens

Élèves.

Élèves.

Ateliers pour les peintres décorateurs.

»

» les sculpteurs et modelleurs 14

Langue anglaise

Comptabilité commerciale

Sténographie

Calligraphie

Tramways luxembourgeois.

(Bilans pour la période du 1er septembre 1902 au 31 août 1903.)

a) TRAMWAYS.

b) VOITURES ET TERRAINS.

Actif.

Frais de premier établissement

Matériel

Cautionnement à la Ville

Compte a amortir: affaire Schroll

Fonds d'assurance

Entretien et réfection de la voie

fr.

c.

107,062 28

29,320 03

5,400 00

14,410 30

1,150 00

29,057 86

186,600 47

Passif.

Capital-actions

Capital-obligations

Réserve

Obligations à rembourser

Intérêts au 31 août 1903

Dividendes

Créanciers

1° Emprunt antérieur

2° Affaire Schroll

3° Intérêts sur avances faites

Cautionnements du personnel

Profits et pertes

fr.

c.

60,000 00

70,400 00

2,389 70

2,100 00

405 00

512 00

24,766 30

14,410 30

2,350 60

670 00

8,396 57

186,600 47

Actif

Frais de premier établissement

Fort Wedel

Matériel

Portefeuille

Tramways luxembourgeois

1° Compte antérieur

2° Règlement Schroll

3° Intérêts sur avances

Actionnaires en retard

fr.

c

33,807 83

57,887 70

22,474 76

37,415 50

24,766 30

14,410 30

2,350 60

1,995 60

195,108 59

Capital-actions

Réserve

Dividende au 31 août 1903

Cautionnement du personnel

Banque Nationale

Solde

Les recettes de l'exploitation se sont élevées

a) pour les tramways à

b) pour les voitures à

soit ensemble à

fr.

»

fr.

78,886 40

21,035 05

99,921 45

Passif

fr

c

174,300 00

3,133 58

1,482 00

170 00

13,000 00

3,023 01

195,108 59

fr.

85,528 00

»

17,195 75

fr. 102,723 75

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

en 1901.

fr.

c.

52,909 93

124,016 30

14,820 71

59,508 60

34,049 91

2,986 45

17,204 13

98 94

305,594 97

en 1902.

fr.

c.

53,718 53

123,885 83

15,100 49

58,804 73

29,543 71

(supprimés)

16,492 91

65 34

297,611 54

en 1903.

fr. c.

49,785 37

129,492 57½

15,047 16½

59,175 39½

27,175 23½

(supprimés)

15,879 19

14 39

295,569 32

L'octroi a produit du chef des

1° Boissons et liquides

2° Comestibles

3° Fourrages

4° Combustibles

5° Matériaux de construction

6° Droits d'expédition

7° Droits d'accise sur les bières fabriquées dans

l'intérieur de la ville

8° Droits d'accise sur les eaux-de-vie fabriquées

dans l'intérieur de la ville

Totaux

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les

fourrages et les combustibles pendant les années 1901, 1902 et 1903, sur la base des mer-

curiales de la ville de Luxembourg.

Froment

Meteil

Seigle

Orge

Avoine

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment.

méteil

seigle

Orge perle

Beurre

Oeufs

Foins

Pailles

Bois de hêtre

chêne

Viande de bœuf Ire qualité

IIe

veau

mouton

Porc frais

fumé

l'hectolitre

le kilogr.

la douzaine.

les 500 kilogr.

le stère.

le kilogr.

Prix

fin 1901.

fr.

c

37½

Prix

fin 1902.

fr.

c.

37½

Prix

fin 1903.

fr.

c.

Foires.

Il s'est tenu dans le Grand-Duché, pendant l'année 1903, 180 foires pour le commerce

des chevaux et du bétail, se répartissant ainsi sur les divers mois

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Transactions qui se sont faites à nos foires pendant les 9 dernières années

avec l'interieur

5,285,466

5,692,477

5,813,791

5,939,624

6,009,255

5,208,137

6,011,869

6, 385,165

6,552,079

avec l'extérieur

5,471,490

2,796,398

3,445,507

3,526,926

3,070,441

2,975,815

3,323,782

3,488,284

3,108,704

Totaux

8,756,956

8,488,875

9,259,298

9,456,550

9,879,696

8,183,952

9,335,651

9,873,449

9,660,783

État indiquant le nombre et les prix moyens des animaux exposés en vente et vendus sur les foires du Grand-Duché

pendant l'année 1903.

DÉSIGNATION

des

FOIRES

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

neur.

Exté-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente

vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Exté-

rieur.

Étalons reproducteurs.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

1,074

Chevaux marchands.

DESIGNATION

des

FOIRES.

NOMBRE

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION

Inte-

rieur.

Exte-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Exté-

rieur.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Chevaux ordinaires.

1,757

1.139

Taureaux reproducteurs.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Poulains

Bœufs gras.

DESIGNATION

des

FOIRES

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente

vendus.

Prix

moyens

Taureaux réformés

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Bœufs de labour de petite taille

Janvier

Février

Mars

Avril

M a i

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

1,020

5,307

2,758

2,512

Exte-

rieur.

NOMBRE

D' ANIMAUX

exposés

en vente

vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Exté-

rieur

Bœufs de labour de grande taille.

1,108

5,805

2,766

2,232

Taurillons.

DESIGNATION

des

FOIRES

NOMBRE

D ANIMAUX

exposés

en vente

vendus

Prix

moyens

Vaches fraîches laitières

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

6,614

4,614

Génisses.

3,631

2,235

DESTINATION

Inté-

rieur

2,816

1,749

Exte-

rieur

1,798

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposes

en vente

vendus

Prix

moyens

DESTINATION.

Inte-

rieur

Exte-

rieur.

Vaches non fraîches laitières

1,118

7,178

5,689

4,489

5,109

Veaux

3,230

3,971

1,259

1,138

DLSIGNATION

des

FOIRES

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposes

en vente

rendus

mojcns

DrSUNAIION

Inte-

neui

E\ te-

neur

NOMbRr

I)'\MMAU\

e\pohes

en 's ente •\ endus

Pn\

moyens

DESTINATION

Inte-

neur

E\te-

neur

Janvier .

Février .

Mars . .

Avril .

Mai

Juin

Juillet. .

Août

Septembre

Octobre .

Novembre

Décembre

Totaux

Janvier .

Février .

Mars . .

Avril . .

Mai . .

Juin .

Juillet. .

Août . .

Septembre

Octobre .

Novembre

Décembre

Totaux

Moutons

4,659

Î)o0

4b0

3,249

»

• »

,121

Moutons et brebis antennais

»

:»

»

1,253

»

»

»

»

»

»

»

)>

»

)>

»

M

»

»

»

))

))

:»

))

»

2,105

»

»

»

»

1,567

Brebis.

»

»

»

»

))

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

Agneaux

»

»

3)

))

))

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

)

»

»

»

»

»

DESIGNATION

des

FOIRES

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés.

en vente. vendus

Prix.

moyens.

Porcs gras.

3,723

3,124

Porcelets.

DESTINATION

Inte-

rieur.

1,477

Exté-

rieur

1,647

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente

1,155

1,524

1,133

1,292

1,150

1,464

1,159

1,217

13,049

vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur

Porcs maigres.

1,756

1,103

1,109

9,002

Boucs.

5,916

Exte-

rieur

3,086

DESIGNATION

des

FOIRES

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposes

en vente. vendus.

Prix

moyens,

DcSTINAriON.

Inte-

neur.

Exté-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente

vendus.

Prix

moyens,

DESTINATION.

Inte-

rieur

Exté-

rieur.

Janvier . .

Février . .

Mars . . .

Avril . . .

Mai

Juin . . .

Juillet. . .

Août . . .

Septembre .

Octobre . .

Novembre .

Décembre .

Totaux .

Chèvres.

»

»

»

5)

»

»

Ao

»

»

»

»

»

»

»

Chevreaux.

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

»

Récapitulation.

1er groupe : Chevaux.

1. Étalons

2. Chevaux marchands

3. Chevaux ordinaires

4. Poulains

2e groupe: Espèce bovine.

5. Taureaux reproducteurs

6.

réformes

7. Bœufs gras

8.

de labour de grande taille

9.

de petite taille

10. Taurillons

11. Vaches fraîches laitières

12.

non laitières

13. Génisses

14. Veaux

3e groupe: Bêtes à Laine.

15. Moutons

16 Brebis

17. Moutons et brebis antennais

18. Agneaux

4e groupe : Espèce porcine.

19. Porcs gras

20.

maigres

21. Porcelets

5e groupe : Espèce caprine.

22. Boucs

23. Chèvres

24. Chevreaux

exposés

en vente

1,074

1,757

5,805

5,307

6,614

7,178

3,631

5,689

4,659

2,105

1,253

1,567

3.72(...)

13,049

110,106

NOMBRE D'ANIMAUX

vendus.

1,139

2, 766

2,758

4,614

4,489

2,235

5,109

3,249

3,124

9,002

81,750

à

l'intérieur.

2, 232

2,512

2,816

3,230

1,749

3,971

3,121

1,477

5,916

41,175

à

l'extérieur

1,798

1,259

1,138

1,647

3,086

40,575

Prix

moyens.

Résultat financier des ventes aux foires, par nature des animaux vendus

Chevaux marchands

id.

ordinaires

Poulains

Taureaux reproducteurs

id.

reformés

Bœufs gras

id de labour de grande taille

id.

id.

petite taille

Taurillons

Vaches fraîches laitières

id.

id.

non laitières

Génisses

Veaux

Moutons

Brebis

Moutons et brebis antennais

Agneaux

Porcs gras

id. maigres

Porcelets

Boucs

Chèvres

Chevreaux

Total

pour

l'intérieur

205,400

406,600

2,860

38,480

75,924

119,000

1,026,720

761,136

100,833

1,053, 184

823,650

323,565

218,405

106,114

17,200

17,703

15,334

192,010

295,800

741,150

10,626

6,552,079

pour

l'exterieur

297,040

201,765

1,300

6,660

25,000

245,640

74,538

7,320

672,452

321,045

89,910

62,590

4,352

214,110

154,300

730,350

3,108,704

fr.

9,660,783

C h e m i n s d e f e r .

I. — G u i l l a u m e - L u x e m b o u r g .

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation

pendant l'année 1903.

(*) Ce chiffre comprend le tonnage des anciennes lignes du reseau et celui des nouveaux embranchements.

TONNAGE DES MARCHANDISES TRANSPORTÉES EN PETITE VITESSE.

Trafic intérieur

Trafic d'exportation

par la ligne

de Thionville

id.

de Trois-Vierges

id.

de Bettingen

id.

de Wasserbillig

Trafic d'importation

par la ligne

de Thionville

id.

de Trois-Vierges

id.

de Bettingen

id.

de Wasserbillig

Trafic de transit

par Kl.-Bettingen : via Thionville

id.

via Wasserbillig

id.

Prince-Henri

par Thionville

via Klein-Bettingen

par Wasserbillig

id.

du Prince-Henri

id.

par Gouvy

via Thionville

id,

via Audun

id.

via St.-Vith

id.

via Carthaus

id.

Prince-Henri

par Thionville

via Gouvy

par Audun

id.

par Wasserbillig

id.

du Prince-Henri

id.

par St.-Vith

via Thionville

id.

via Audun

id.

via Mont-St.-Martin

id.

Prince-Henri

id.

via Athus

id.

via Gouvy

par Thionville

via St.-Vith

par Audun

id.

par Mont-St. Martin

id.

du Prince-Henri

id.

T.

k.

580,878,000

783,492,300

560,125,000

704,936,600

305,898.000

115,013.000

152,790.500

1,179,103.900

659,504.000

30,211.000

48,510.000

773,490.000

32,784.000

44,620 000

236,355.000

41,619.000

4,262.000

628.000

33,943.000

60,175 000

50,092,000

672.000

2,158.000

186,768,000

1,537.000

192,766 000

290,431.000

40,071 000

2,525.000

77,459.000

14,743 000

1,807.000

55,559.000

T.

738,223.000

850,894.000

316,807.000

113,097,000

714,098.000

149,568.000

1903.

T. K.

391,900,600

2,629,431,900

1,752,793.400

2,882,689.000

(*) 7,656,816.900

1902.

T. K.

288,717,400

2,039,590,908

990,057.010

1,761,865.800

5,080,231.118

Expéditions pai nature de marchandises.

DÉSrGNATiON

des marchandises

via

Tluonville

et Audun

via

Trois-Vierges.

via

Stei peinch.

via

Karthaus.

pour

l'intérieur.

TOTAUX

1903.

1902.

Minerais . . .

Fers et fontes .

Pierres

Plâtres

Chaux

Bois

Produits agricoles

Sables et scories

Cuirs

BoiSbOUb .

Ecorces . . .

Divers

Sommes

T. K.

480,380.000

113,037.000

4,370 000

»

60.000

1,097.000

1,299.000

4,495 000

114.000

435.000

640 000

4.481,000

T. K.

275,7-29.000

385,281 000

8,293 000

380.000

»

665.000

627.000

281.000

158.000

531.000

732.000

112,815.000

T. K.

410,065.000

140,756.000

629.000

540.000

121.000

788.000

444.000

92.000

104.000

275.000

30.000

6,281,000

T. K.

341,005,000

304,869.000

410.000

440.000

15.000

329.000

2,004.000

4,877.000

117.000

1,707.000

753.000

48,409.000

T. K.

694,475.000

23,407.000

22,937.000

478 000

3,799 000

12,862.000

14,508.000

38,648 000

119.000

6,346.000

255.000

40,000.000

T. K.

2,171,655.000

968,350.000

33,639.000

1,838 000

3,995.000

16,241.000

18,882.000

48,393.000

612.000

9,294.000

2,410.000

2 H, 956.000

T. Jv.

2,122,938.000

790,396.000

31,421 000

1,436 000

4,966.000

g

14,221.000

17,127.000

19.M4.000

800.000

7,051.000

3,265 000

130,767 000

580,878.000

783.492,000

560,125.000

704,936.000 857,834.000 3,487,266.000 3,153,907.000

Importations

par nature de

marchandises.

NATURE

des marchandises.

Coke

Houille

Bois

Céréales

Argiles, ardoises, etc

Sel

Fer et fonte

Minerais

Sucre, café, etc

Huile et pétrole

Cuirs et peaux

Tabacs

Boissons

Produits chimiques

Divers

Sommes

via

Thionville

et Audun.

T.

K.

915.000

71,852.000

23,144.000

4,368.000

3,597.000

912.000

6,516.000

137,895.000

478.000

1,041.000

565,000

263.000

3,577.000

563.000

50,212.000

305.898.000

via

Trois-Vierges.

T.

K.

980.000

89,950.000

972.000

3,400.000

1,795.000

1,753.000

496.000

1,003.000

136.000

67.000

209.000

70.000

18,182.000

115.013.000

via

Bettingen.

T.

K.

8,270.000

41,943.000

1,168.000

12,278.000

756.000

26.000

397.000

20,504.000

335.000

1,454.000

50.000

201.000

34.000

826.000

64,548.500

152,790 500

via

Wasserbillig.

T.

k.

1,004,468.000

19,380.000

6,586.000

5,229 000

12,727.000

87.000

7,091.000

30,000

2,535.000

417.000

132.000

13.000

500.000

296.000

119,612 900

1,179,103.900

T O T A U X

1903.

T.

K.

1,014,633.000

219,125.000

31,870.000

25,275.000

18,875.000

1,025.000

15,757.000

158,429.000

3,844.000

3,915.000

883.000

544.000

4,320,000

1,755.000

252,555.400

1,752,795.400

1902.

T.

K.

827,793.000

199,430.000

34,139.500

24,535.900

21,426.200

1,499.500

9,411.000

148,732.000

2,806.000

4,021.800

717 300

491.900

3,845.500

1,055.600

165,021.800

1,424,957.000

Recettes effectuées et renseignements

divers.

*) Les recettes de l'année 1902 comprenaient les recettes des anciennes lignes du reseau Guillaume-Luxembourg correspondant à une

etendue de 174 km , tandis que les recettes de l'année 1903 comprennent en partie les recettes du réseau entier, et correspondent a une

etendue moyenne de 184 km. La comparaison des differences est donc sans objet.

Voyageurs et bagages

Marchandises

Recettes diverses

Produit total des transport

Produit kilométrique

Nombre des voyageurs transportés

Produit moyen par voyageur

Nombre de tonnes transportées

Produit moyen par tonne

1903.

FR.

C.

1,857,500 00

14,021,250 00

1,258,750 00

17,137,500 00

fr.

92,138 00

2,675,067

fr.

0 69

9,309,491

fr.

1 50

1902.

FR.

C.

1,775,500 00

11,150,500 00

1,134,000 00

14,060,000 00

fr.

80,804 00

2,815,978

fr.

0 64

5,713,477

fr.

1 90

Différence en faveur de

1903.*)

1902.*)

RENSEIGNEMENTS

STATISTIQUES

sur les résultats de l'exploitation des chemins de fer secondaires pendant l'année 1903.

STATIONS.

Hesperange

Altzingen

Weiler-la-Tour

Aspelt

Altwies

Mondorf-village

Mondorf-les-bains

Ellingen

Scheuerberg

Remich

C r u c h t e n

Schrondweiler

Medernach

Larochette

Transport de bétail

Colis

Poste et divers

Totaux

VOYAGEURS

Nombre.

98,579

29,855

14,766

10,002

19,148

4,619

9,907

24,795

7,461

1,925

29,691

23,787

4,452

8,198

17,192

299,337

Produit.

FR.

C.

55,821.25

2,665.10

2,789.05

4,930.35

9,789.20

2,323 15

6,943,95

10,614.20

5,460 55

954.80

18,918 65

9,657,85

857.25

2,782 20

9,123 90

143,601 45

MARCHANDISES.

Poids.

T.

K.

7,315 750

1,197 480

3,000

99.740

4, 251.930

4,192.370

9,596.980

695.360

224.030

5,700

1,411.690

4,450.690

107,790

258 500

8,044.730

41,855 740

Produit.

FR.

C.

24,857.65

1,939 40

76.20

342 90

4,135.80

1,127 90

2,937.85

9,886.35

2,634 15

572 30

5,994 80

7,085.15

352 45

692 60

16,794.55

79,420.75

RECETTES

extraordinaires.

FR.

C.

2,796.00

5,879.95

7,181.05

15,857.00

RECETTES

totales.

FR.

C.

80,678.90

4,604.50

2,865.25

5,273.25

13,895.00

3,451.05

9,881.80

20,510.55

8,094 70

1,527.10

24,943.45

16,743.00

1,209.70

3,474.80

25,918.45

2,796.00

5,879.95

7,181.05

238,879 20

Produit kilométrique correspondant à

(41 kilomètres)

1903 fr. 5,826.00.

fr.

5,910.00,

RENSEIGNEMENTS

STATISTIQUES

sur les résultats de l'exploitation

des chemins de fer cantonaux

pendant

l'année

1903.

S T A T I O N S .

Nœrdange

Niederpallen

Redange

Nagem

Hostert

Ballastière

Rambrouch

Kœtschette

Bigonville-Holtz

Perlé

Haut-Martelange

Martelange

Diekirch

Bleesbruck

Bastendorf

Tandel

Walsdorf

Fouhren

Bettel

Vianden

Recettes postales

Totaux

VOYAGEURS

Nombre

21,132

1,725

17,4860

2,285

3.033

6,576

4,070

3,996

5,514

1,807

5,362

29,093

1,723

2,762

1,956

3,572

5,955

16,149

135,022

Produit

(bagages compris )

FR. C

10,459 80

334 65

5,197 55

796 00

1,294 40

5,103 20

2,891 30

2,595 80

3,295 00

732 90

2,983 10

14,029 10

482 15

802 60

685 45

272 50

1,437 85

3,193 00

8,417 25

65,109 60

M A R C H A N D I S E S .

COLIS ET PAQUETS.

Poids

T. K.

1,096.290

1.000

183 725

16,700

3.580

66.030

28.825

32 440

67.745

16.035

22,960

451.520

1.225

19.050

18,330

103 300

2,109 455

Produit

FR. C

6,651 75

7 55

1,309 60

126 65

37 53

601 40

163 80

349 40

486 15

130 70

219 63

2,562 00

6 70

1 60

4 00

68 33

99 80

673 80

13,500 43

CHARGES COMPLETES.

Poids

T. K.

9,215.640

1,068 020

74.950

100 230

830.000

309.140

357.820

1,459.440

2,910.870

9,389 720

2,977 280

2,595,220

5 750

10 000

1,022 850

32,326 930

Produit

FR. C.

23,169 40

1.920 10

93 45

115 30

892 00

514 85

644 50

1,371 90

10,699 00

40,341 90

12,585 10

3,681 65

7 00

17 75

1,688 55

97,742 45

BESTIAUX

et

recettes

diverses.

FR. C.

255 55

22 90

92 35

4 80

12 20

763 70

122 05

109 45

193 80

60 40

96 85

160 70

0 40

0 80

1 60

23 20

31 90

422 25

2,789 80

5,358 30

RECETTES

totales

FR. C.

40,536 50

365 10

8,519 60

1,020 90

1,159

892 00

6,983 15

3,811 65

4,426 55

14,673 95

41,265 90

15,884 70

20,433 45

589 25

805 00

691 05

272 50

1,536 40

3,342 45

11,411 45

2,789 80

181,710 78

Produit kilométrique correspondant à

(44 kilom.)

1903, fr. 4,129 79

1902, fr. 3,793 60

RENSEIGNEMENTS

STATISTIQUES

sur les résultats

de l'exploitation

de la ligne de Bettembourg

à Aspelt pendant

l'année

1903.

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

VOYAGEURS

Nombre

de billets

delivres.

2,443

2,518

2,256

2,648

2,642

2,652

2,588

3,339

3,224

2,937

3,141

2,732

33,120

Produits

et recettes

extraordinaires.

FR. C.

1,120 90

1,175 55

1,036 50

1,209 00

1,262 40

1,361 85

2,025 00

1,913 33

1,772 01

1,480 91

1,511 40

1,264 30

17,133 13

M A R C H A N D I S E S

Charges

incomplètes

et bagages.

KILOG.

12,217

5,586

12,422

5,062

3,187

8,766

7,07(...)

6,864

5,790

5,893

6,206

7,356

86,424

Charges

completes

KILOG.

191,540

142,500

419,110

856,050

643,161

311 490

747,750

539,100

410,000

565,090

295,730

223,350

5,344,871

Produit

FR. C.

277 45

241 45

579 50

910 65

728 85

392 50

723 05

601 75

484 50

603 55

356 15

353 55

6,255 95

RECETTES TOTALES.

1903.

FR. C.

1,398 35

1,417 00

1,616 00

2,119 65

1,991 18

1,759 45

2,748 05

2,518 08

2,256 51

2,090 46

1,867 45

1,617 95

23,400 13

FR. C.

970 20

944 35

1,337 40

1,635 52

1,806 05

1,853 40

2,472 85

2,369 78

2,081 50

1,806 80

1,679 35

1,457 22

20,394 42

Produit kilométrique correspondant à

(11 kilom,)

1903, fr. 2127.

1902, fr, 1854.

R E N S E I G N E M E N T S

S T A T I S T I Q U E S

sur le résultat de l'exploitation

des chemins de fer Prince-Henri

pendant l'année 1903.

Minières, Luxembourg, Attert, Sûre.

Longueur en exploitation : 169 kilomètres.

I. Marchandises expédiées

1° pour l'intérieur du pays

2° vers la France

3° i d .

la Belgique

4° i d .

la Hollande

5° id.

l'Allemagne

6° i d .

la Suisse

7° id.

l'Italie

Ensemble

II.

Marchandises importées

1° de la France : via Rodange fr.

2° de la Belgique

a) via Athus

b) via Sterpenich

c) via Benonchamps

d) via Gouvy

3° de l'Allemagne

a) via Esch (Thionville et

Karthaus)

b) via Kleinbettingen (Thion-

ville et Karthaus)

c) via Troisvierges (Ettel-

bruck, Luxembourg et Esch)

d) via Trois-Vierges (Luxem-

bourg et Dippach)

e) via Wasserbillig (Thionville

et Karthaus)

f) via Wasserbillig (Luxem-

bourg et Dippach)

Ensemble

III.

Marchandises en transit par

la ligne des minières

a) via Esch-Athus et inverse-

ment

b) via Esch-Rodange fr.

Ensemble

Total

1903.

T. K.

1,202,511.710

141,721.180

1,222,842.940

1,339.580

373,760.230

2,798 940

2,879.390

2,947.853.970

39,088.860

244,933.100

37,126.100

4,169.050

15,229.770

73,952.310

4,710.290

4,512.650

540,021 380

22,766.330

27,746.910

1,014,256.750

156,651.970

156,651.970

4,118,762.690

1902.

T. K.

1,081,161.820

118,604.200

1,114,903.380

1,905,800

321,221.060

1,799.620

966,040

2,640,561.920

29,335.400

176,349.110

32,035,920

3,435.810

11,315.770

47,929.810

5,875.890

7,168.570

490,833.670

22,429.810

14,576.460

841,286.220

190,742.240

500.000

191,242.240

3,673,090.380

Difference en faveur de

1903.

T.

K.

121.349.890

23,116.980

107,939.560

52,539.170

999.320

1,913.350

307,292 050

9,753. 460

68, 583.990

5,090.180

733 240

3,914.000

26,022.500

49,187.710

336.520

13,170.450

172,970.530

445,662.310

1902.

T.

K.

566.220

1,165.600

2.655.920

34,090.270

500,000

34.590.270

1° Les marchandises expédiées comprenaient

Destinations

Intérieur

France

Belgique

Hollande

Allemagne

Suisse

Italie

En

tout

Différence

en faveur de

Minerais.

T.

k.

902,926.240

127,747 040

1,073,334 190

111,728 420

2,215,735 890

1,941,28 .610

274,453 280

Pierres.

T.

K.

51,552.470

498,620

1,435.580

1,326.600

16,447.300

71,260 570

71,616 160

335.590

Acier.

T.

k

259.690

84,156 040

85,467.170

2,734.160

2,170 000

174,787.060

139,842.160

34,944 900

Fontes.

T.

K.

28,023.350

21 540

46,449 440

87,632 540

579.390

162 706 260

158,074 510

4,631.750

Bois

T

K

9,830.800

15 300

84,970

394 070

10,325 140

8,322 420

2,002 720

Scories phos.

T.

K.

16,669 420

5,763.000

9,302.740

36,311.050

68,046.210

57,288 630

10,757 580

Divers

T

K.

193,509 430

7,415.990

8,079.980

12.980

35,779.680

64,780

130 000

244,992.840

264,135 430

19,142.590

TOTAUX.

T.

k.

1,202,511.710

141,721 180

1,222,842.940

1,339.580

373,760.230

2,798 940

2,879.390

2,947,853.970

2,640,561.920

307,292 050

2° Les marchandises importées comprenaient

Minerais

Pierres

Fontes

Bois

Scories

phosph

Cokes

Houilles

Divers

Totaux

la France.

T.

k

18,648.350

131.900

221.750

15,408.600

4,678.260

39,088.860

Au depart de

la Belgique

T.

k.

35,756.540

1,886 550

50.870

1,046 770

132,858 000

71,379.930

58,479 360

301,458.020

l'Allemagne.

T.

k.

462.700

11,523 160

19,329.870

13,584.230

280.000

510,366 900

48,617.980

69,545.030

673,709.870

En tout

1903.

T.

k.

54,867 590

13,541.61(...)

19,380.740

14,852.750

15,688 600

643,224.900

119,997 910

1312,702 650

1,014,256 750

1902.

T.

k

28,157,660

7,158 600

8 275 690

12,849.630

16,486.040

570,197.510

84,937 900

113,223.190

841,286 220

Difference en faveur de

1903.

T.

k.

26,709 930

6,383 010

11,105.050

2,003.120

73,027.390

35,060.010

19,479.460

172,970 530

1902.

T

k.

797.440

IIe R É S E A U (Ligne de Wiltz.)

Longueur en exploitation : 20 kilomètres.

I. Marchandises expédiées

1° Pour l'intérieur du pays

2° Vers la Belgique

3° Vers la Hollande

4° Vers l'Allemagne

Ensemble

II. Marchandises importées

1° De la Belgique : a) via Schimpach frontière

b) via Gouvy

2° De l'Allemagne : a) via Trois-Vierges

b) via Wasserbillig

c) via Bettembourg

Ensemble

III. Marchandises en transit par la

ligne de Wiltz

Via Kautenbach-Schimpach front r e et inversemt

Total des marchandises transportées

1903.

T. K.

8,836.020

1,485.440

54.580

2,735.240

13,111.280

8,212.930

2,926.650

1,952.310

774.770

1,034.140

14,900.800

5,858 240

33,870.320

1902.

T. K.

8,147.150

1,345.580

87.230

2,985.820

12,565.780

7,090.210

2,636.740

1,718.060

899.510

889.220

13,233 740

4,766.630

30,566.150

Difference en faveur de

1903.

T. K.

688.870

139.860

545.500

1,122.720

289.910

234.250

144.920

1,667.060

1,091 610

3,304.170

T. K.

32.650

250. 580

124.740

1° Les marchandises expédiées comprenaient

Pierres

Bois

Scories ph.

Divers

Totaux

En destination de

l'interieur.

T. K.

486.000

1,900.460

150.000

6,299.560

8,836.020

la Belgique

T. K.

52.610

1,432.830

1,485.440

la Hollande

T. K.

54.580

54,580

l'Allemagne

T. K.

2,735.240

2,735.240

En tout

1903.

T. K.

486.000

1,953.070

150 000

10,522.210

13,111.280

1902.

T. K.

472.000

550 260

11,543.520

12,565 780

Différence en faveur de

1903.

T. K.

14.000

1,402.810

150.000

545.500

1902.

T. K.

1,021.310

2° Les marchandises importées comprenaient

Pierres

Bois

Houilles

Divers

Totaux

Au depart de

la Belgique.

T. K.

124.100

14.200

3,732.750

7,268.530

11,139.580

l'Allemagne.

T. K.

458.140

695.000

2,608.080

3,761.220

En tout

T K

124.100

472.340

4,427.750

9,876.610

14,900.800

1902.

T. K.

76.800

393.860

4,641.500

8,121.580

13,233.740

Difference en faveur de

1903.

T. K.

47.300

78.480

1,755.030

1,667.060

1902.

T. K.

213.780

Recettes effectuées

a) Sur le réseau Minières, Luxembourg, Attert, Sûre

Produit moyen par voyageur

fr.

id.

par tonne de marchandises . . »

1903.

0,4367

1,0203

1902.

0,4347

1,0315

1903 fr. 2ir,017 38

1002 fr. 26,293 66

Produit kilométrique correspondant à

b) Sur la ligne de Wiltz

Produit moyen par voyageur

fr.

id.

par tonne de marchandise . . »

1903.

- j

0,356

1,279

1902.

0.360

1,333

Produit kilométrique correspondant à J

1903 fr. 4,137.28

( 1902 fr. 3,934.73

S T A T I S T I Q U E

D O U A N I È R E .

Z o l l s t a t i s t i k .

W a r e n - E i n f u h r

aus dem

Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Grossherzogtums Luxemburg über die Zollämter desselben.

W a r e n g a t t u n g .

1. Abfälle.

Abfälle von der Wachsbereitung

u.

s.

w.

Tierischer Dünger

id

Guano, natürlicher

id.

id.

Guano, kunstlicher

Kleie und Malzkeime

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Tierknochen

Asche u. s.

w.

id.

Lumpen

2. Baumwolle u. Baumwoll-

waaren.

Rohe Baumwolle

id.

Baumwollabfälle

id.

id.

Bäumwollwatte

id.

Rohes Baumwollengarn

id.

Gefarbtes Baumwollengarn

id.

Akkomodierter, b'wollner Zwirn.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Peru.

Frankreich.

id.

Belgien.

Argentinien.

Niederlande.

Rumänien.

Italien.

Russland.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Niederlande.

Belgien.

Belgien.

Ver. St. Am.

Belgien.

Frankreich.

Gr. Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

6,231.734

2,450

12,836

4,433,871

179,066

117,334

199.535

53,332

9,900

1,131,794

6,820

63,791

4,900

15,958

101,411

5,429

1,354

38,555

16,325

4,356

27,810

3.574

W a r e n g a t t u n g .

Rohe, dichte Baumwollgewebe

id.

id.

Gebleichte, dichte id.

id.

id. id.

Baumwollener Sammet

id.

Gefärbtes, dichtes Baumwollge-

webe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Posamentierwaren

id

id.

Baumwollene Strumpfwaren

id.

id.

Rohe, undichte Baumwollgewebe

Baumwollene Gardinenstoffe,

nicht rohe

id.

id.

Gebleichte etc Baumwollgewebe,

undichte

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Spitzen

id.

id

id.

Stickereien

id.

id.

id.

id.

Ganz grobe rohe Baumwollge-

webe

id.

id.

Schmirgeltuch

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

England.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Menge

Kilogram

bezw. Stuck.

W a r e n g a t t u n g .

3. Blei und Bleiwaren.

ohes Blei. Bruchblei,

etc.

(...)leiglätte

(...)ewalztes Blei

(...)uchdruckerschriften

id.

Stereotypplatten aus Blei

id. id.

(...)nlackirte Röhren aus Blei

id.

id.

Grobe Bleiwaren

id

id.

id.

Feine Bleiwaren

id.

Spielzeug aus Blei

4. Bürstenbinder- u. Sieb-

macherwaren.

Grobe Bürsten u. Besen aus Stroh,

Bast

etc.

id.

id

id.

id.

Grobe Bursten und Besen aus Bor-

sten

etc.

id.

id

Grobe Siebmacherwaren

id.

id.

Feine Burstenbinderwaren

id.

id.

5. Drogerie-, Apotheker-

und Farbwaren.

Blei-, Farben- etc. Stifte

id.

id

Essenzen, Tinkturen etc.

id.

id.

Lacke. Lackfirnisse

id.

id.

id.

Maler-, Waschfarben etc

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich

Niederlande.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Niederland.

Gr. Britan.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

38,158

35,189

1.040

14.406

9,997

3,333

5,202,167

1,717

1,385

6,840

1,869

Warengattung.

Maler-, Waschfarben

etc.

Ultramarin

Zündhölzer, Zündkerzen

Kali-

Blutlaugensalz

Blausaures Kali

Oelfirnis

id.

id.

Aetznatron

Alaun

id

id

Barytweiss

Buchdruckerschwärze

id.

id.

Chlorkalk

Farbholzextrakte

id.

Gelatine

id

id

id

Hausenblase

Kitte, nicht besonders genannt .

id.

id.

Leim

id

id.

id

id

id

Russ

Siegellack

id

Sprengstoffe

id.

Tinte und Tintenpulver

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Wagenschmiere

Wichse

id

id

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Belgien.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

id.

Oestr -Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

Gr. Britan.

Japan.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Japan.

Niederlande.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Ver. St. Am.

Gr. Britan.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Gr. Britan.

Menge ïn

Kilogramm.

bezw. Stück.

1,323

2.713

3,630

1,689

2,894

2,458

25,297

1,848

Warengattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück-

ware ngattung.

Herkunftsland

der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stücfc,

Wichse

id.

Zutidwaaren, nicht bes. gen. . .

id.

Doppelkohlensaures Natron . .

Kalzinirte Soda

id

Rohe etc. Soda

Wasserglas

id

Kohlensaures Ammoniak . . .

Schwefelsaures Ammoniak. . .

Anilinöl

Anilinfarbe

id

Bleiwpiss

id

Borax * Borsäure

id.

Calciumkarbid •

Chlorcalcium

Chlorkalium

Chlormagnesium

Chlorsaures Kali

Chromsaures Kali

id.

Dividivi

id

Rohes Eisenoxyd

id.

Rohe Erzeugnisse zur Bürsteuü-

brikation

,

id.

id. . .

id.

id. , . .

id. . .

id.

id.

id.

jforbïtolz.

Id.

,14.

id.

id»

öfliiEfllerbstoifextrakte

Italien

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Gr Britan.

Belgien

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Columbien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Mexiko.

Spanien.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Ver. St. Am

Mexiko.

Hondura.

Brasilien.

Oest -üng.

Argentinien,

Belgien.

id.

3,013

3S9

3,815

6,797

2,576

6,096

4,950

10,328

4,722

20,868

1,058

1,584

10,421

39,882

1,441

1,013

1,176

1,578

3,604

1,768

2,593

1,040

6,200

1,577,422

113,513

Andere Gerbstoffextrakte. .

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gereinigtes Glycerin • . .

Gummi

id

Insektenpulver

Islandisches etc. Moos. . .

id.

Kalk, nicht besonders genannt

Kampfer. . . .

Katechu

Knochenasche

Knoppern, Valonea etc. . .

id.

id.

Kohlensaure

id.

Lakritzensaft

Mineralwasser

id

Naphtalin

id

Schwefelsaures Natron . .

id.

Orseille

Chilisalpeter

id

id

Kalisalpeter

Schiesspulver

id

Schwefel

id

id

Schwefelsäure

id.

Seegras etc

id.

Steinkohlenteeröle, leichte .

Sussstoff, Sumach . . . .

id.

id. .

id.

id

Superphosphat

id.

Niederlande.

Italien.

Oestr.-Üng.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

Danemark.

Belgien.

id.

id

id.

id.

As Türkei.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Chile

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Algier.

Belgien.

id.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

10,31!

UM

67,401

540,931

10,300

Î17

IS

1,071

10,800

Hl

132,457

9,335

31,420

1,826,835

4,109

507,70a

11,127

7,840

126,472

13.019

5,830

4.00a

9,800

m

103,547

Warengattung.

Terpentin- und anderes Harzöl

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Vitriol

id.

Rother Zinnober

Zinnsalze

id

Bronze- u. a. Farben u. Farbstoffe,

nicht besonders genannt

id

id.

Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe-

gebrauche

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Pharmazeutische Fabrikate etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Geschlemmte Kreide

id.

6. Eisen und Eisenwaren.

Brucheisen und Eisenabfalle

Roheisen

id.

id.

Eck- und Winkeleisen

Eisenbahnlaschen. Schwellen, Un-

terlagsplatten

id. id.

Eisenbahnschienen

id.

Schmiedbares Eisen in Staben

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rohe Platten und

Bleche aus

schmiedbarem Eisen

Polierte etc.

id.

Weissblech

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Ver. St. Am.

Spanien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Gr. Britan.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Mexiko.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Brasilien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Russland.

Norwegen.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Gr. Britan.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,787

17,654

12,724

9,660

2,236

1,130

1,217

1 333

12,868

62,171

1,932,279

15,000

1,256,745

1,765

26,360

1.261

3,241

20,847

12,313

38,760

5,019

1,369

1,964

1,620

8,263

W a r e n g a t t u n g .

Weissblech

Roher Eisendraht

id.

id

Polierter Eisendraht

Ganz grobe rohe Eisenwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Ambosse, Brecheisen, Hufeisen etc

id

id.

id.

Anker, Ketten

etc.

Bruckenbestandteile

Drahtseile

id

Eisen zu groben Bestandteilen

von Maschinen

Eisenbahnachsen, Rader, Puffer

etc.

id.

id.

id.

Rohe gewalzte und gezogene Röh-

ren aus Eisen

id.

id.

id.

id.

Grobe Eisenwaren

id.

id.

id.

id.

id.

Drahtstifte

id.

Grobe abgeschliffene Schrauben,

Schraubbolzen etc

id.

id.

id.

id.

Grobe, blos abgeschl. Eisenwaren.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Feine Eisengusswaren

id.

Herkunftsland

der

Waren

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Ver. St- Am.

Belgien.

id

Schweiz.

Ver. St. Am.

Gr. Britan.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Ver. St. Am.

Frankreich.

id.

Ver. St. Am.

Gr. Britan.

Dänemark.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Schweden.

Belgien.

id.

Frankreich.

d

Menge in

Kilogramm

bezw Stück.

10.487

1,292

36,340

2,805

39,941

80,056

33 735

7,900

16,860

42.981

4,160

113,159

2,609

2,162

60.101

2.410

48,354

11,896

2,292

W a r e n g a t t u n g .

Geschosse aus Eisen

Spielzeug aus Eisenguss

id. id.

Feine Eisenwaren

id.

id.

id.

Fahrräder

id

id

Spielzeug aus Eisen

id.

Jagd- etc. Gewehre

id.

id

Nah-, Stick- und Stopfnadeln etc.

id.

id.

Schreibfedern aus Stahl

id.

id.

id.

id

Uhrfurnituren aus unedlem Metall.

id.

id.

7. Erden, Erze, edle Metalle,

Asbest etc.

Bimsstein

Tufstein

etc.

Roman- etc. Zement

id.

Ungefärbter Sand

Farbenerde etc

Gips

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Ver. St. Am.

Gr. Britan.

Frankreich.

Belgien.

Ver St. Am.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

3,175

6,419

Stück

id.

id.

1,411

253,885,627

412,663

58,726

12,113,193

4,694

56,977

W a r e n g a t t u n g .

Schwerspat

Erden, nicht besonders genannt.

id.

id.

id.

id.

Bleierze

Eisenerze

id.

id.

id.

Manganerze

id.

id.

id.

id.

id.

Schlacken von Erzen

id.

Schwefelkies

Gemahlene Thomasschlacken

id.

Zinkerze

Abfülle von der Gold- und Silber-

verarbeitung

Silber, gemünzt

Asbestpappe

id.

Asbestwaaren, nicht besonders

genannt.

id.

8. Flachs und andere Spinn-

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Spanien.

Russkind.

Frankreich.

id.

Russland.

Br. Ostindien

Spanien.

As. Türkei

Brasilien.

Frankreich.

Belgien.

id

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,219

61,816

1,960

30,477

192,990

277,000

37,598,760

36.483.575

6.118.965

3,762,000

159,000

1,731.190

73,268,880

97,314

486,160

11.228,118

id

Graphit, umgeformt

id.

Gebrannter

Kalk

id.

Phosphorsaurer Kalk

Kaolin

id.

id.

id.

Rohe, weisse Kreide

id.

Magnesia

Frankreich.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Norwegen.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

22,506

1,542

69,211,530

1,010

14,700

1,140

154,049

82,510

235,635

10,204

3,073

stoffe.

Flachs, roh, geröstet, gebrochen

etc.

Abfälle von vegetabilischen Spinn-

stoffen

id.

Vegetabilische Spinnstoffe, nicht

besonders genannt

id.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Gr. Britan.

Spanien.

Mexiko.

Niederlande.

Belgien.

4,422

2,946

W a r e n g a t t u n g .

9 Getreide und andere Er-

zeugnisse des Landbaues.

Weizen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Roggen

id.

id.

id.

id.

id.

Hafer

id.

id.

id.

Buchweizen

id.

Hulsenfrüchte: Speise- und Fut-

terbohnen

id.

id.

id.

id.

id.

Erbsen und Wicken

id.

id.

id.

id.

Linsen

id.

Lupinen

Hirse

id.

id.

Getreidearten, nicht bes. genannt.

Gerste

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Russland

Belgien

Br. Ostindien

Argentinien

Ver St Am.

Rumanien.

Eur. Turkei.

Frankreich

id.

Rumanien

Ver St Am

Schweden

Russland

Belgien

id

Russland

Rumanien

Frankreich

id.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Russland

Niederlande

Rumanien.

Belgien

Frankreich.

id

Gr Britan

Rumanien

Niederlande.

Belgien.

Frankreich.

Belgien

id

id.

Eur Turkei.

Frankreich.

Belgien

Russland

Rumanien

Frankreich.

As. Turkei.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck

25,603,697

428,956

6,136,900

151,500

1,519,854

2,570 350

2,425,076

20,200

85.850

20,200

101,000

81,576

249,242

305,628

25.360

14,540

10,100

10,298

31,221

31,500

5,050

8,610

13,174

12,000

1,900

3,025

802.7(…)7

353,992

40,408

111.284

W a r e n g a t t u n g .

Gerste

id

id

id

Erdnusse etc

Raps. Rubsaat etc

Roher Senf

id.

Oelfruchte, nicht bes genannt

Leinsaat

id.

Ricinussamen

Ma(...)s und Dari

id

id

id

id.

id.

id.

id

id

id

Malz aus Gerste und Hafer

id

id.

id

id

Frische Weinbeeren (Tafeltrau-

ben)

id.

Zichorien, getrocknet etc

Blumen, Bluten etc, getrocknet.

id.

i d .

Futtergewachse, nicht besonders

genannt

id.

Lebende Gewachse, Blumen-

zwiebeln

etc.

id.

id.

id.

Gras- und Timotheesaat

id.

Hanfsaat

id

Frische Kartoffeln

id

Herkunftsland

der

Waren.

Bulgarien.

Argentinien

Ver St Am.

Belgien.

id

id

Russland

Brit Indien.

Belgien

id

Russland.

Belgien.

Russland.

Ver. St. Am.

Argentinien.

Rumänien

Eur. Turkei.

Brit. Indien.

Bulgarien.

Uruguay.

Frankreich.

Belgien.

id

Oestr Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id

id.

Frankreich.

Niederlande.

Belgien.

id.

Niederlande.

Oestr -Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Russland

Belgien.

Frankreich.

Kilogramm

bezw. Stück.

76,440

10,192

20,200

114 959

9,780

3,508

277,336

1,226,780

3,969,982

207,555

10,100

51,970

15,150

10 100

179 333

80,533

30,450

25,353

3,879

2,484

330,820

1.010

5,000

131,341

200,024

13,119

1,065

1,158

2,058,960

12,816

W a r e n g a t t u n g .

Kleesaat

etc.

id

Frische Küchengewachse

id.

id.

id.

id.

Frisches Obst

id.

Frische Zuckerrüben

id.

Ungefärbtes Stroh

id.

id.

Sämereien, anderweit nicht gen.

id.

id.

id.

id.

Erzeugnisse das Landbaues, nicht

besonders genannt

id.

id.

10. Glas. und Glaswaaren.

Naturfarbig gemeines Hohlglas

id.

id.

Glasmasse, Dachglas etc.

Ungemustertes etc. weisses Hohl-

glas.

id.

Spielzeug aus Glas

Fenster und Tafelglas

id.

Rohes, ungemustertes Spiegelglas

Belegtes Tafel- und

id.

id.

id.

Unbelegtes

id.

id.

id.

Glasbehänge etc

id,

Uhr-etc. Gläser

Gemustertes, weisses Hohlglas

id.

id.

Glasperlen

etc.

Farbiges Glas

id

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Egypten.

Niederlande.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr-Ung.

Belgien.

id.

Eur. Turkei.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr -Ung.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

112,245

35,619

129,184

9,145

3,020

72,033

4,449

2,234

8,330

10,320

333 000

72 977

4.064

1,007

144,120

30,195

1,056

1,252

13,817

1,363

Warengattung.

Farbiges Glas

Glaswaren

in

Verbindung

mit

anderen Materialien

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

Milch- und Alabasterglas

11. Haare u. W a r e n darans.

Borsten und Borstensurrogate

id

id.

id.

id.

Rohe, gehechelte etc. Pferdehaare

id.

id.

Geflechte von Pferdehaaren

Perrückenmacher-

und andere

Arbeiten aus Menschenhaaren

id.

id.

Bettfedern, gereinigte und zuge-

richtete

id.

id.

Schmuckfedern, zugerichtete.

id.

12. Häute und Felle.

Rohe Hasen- und Kaninchenfelle

id.

id.

Kalbfelle, grüne und trockene

id.

id.

Rindshäute, grüne und trockene

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rosshäute, grüne und trockene

Rohe behaarte Schaf- u. Ziegen-

felle

id.

id.

id.

id.

Rohe enthaarte

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Schweiz.

Gr. Britan.

Oestr-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

China.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Ver. St. Am.

Argentinien

China.

Nied. Indien

Niederlande

Schweiz.

Frankreich.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,476

2,673

1,261

10,699

5,089

4,742

2,795,035

11,101

4,168

76,844

41,375

2,221,455

5,440

4,380

35,000

10,010

349,463

1,035

20,238

11,517

W a r e n g a t t u n g .

Rohe Häute und Felle, nicht be-

sonders genannt

Haute u. Felle zur Pelzwerkberei-

tung

Haute von Pelztieren, auch Vogel-

balge

id.

id.

13. Holz und W a r e n daraus.

Abfalle von Holz

Bambus-, Pfeffer- etc. Rohr

Brennholz

etc.

id.

Schleifholz

etc.

id.

Holzkohlen

etc.

id.

Korkholz

Stuhlrohr, ungespaltenes

etc.

id.

id.

Finnbarten

Holzborke und Gerberlohe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Quebrachoholz, zerkleinert

id.

id.

Bau- und Nutzholz, roh

id.

id.

id.

id.

id. in der Richtung der Längs-

achse mit der Axt oder Säge

bearbeitet.

id.

id.

Korbweiden etc., ungeschälte

Bau- und Nutzholz, gesägte Kant-

holzer

etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Niederlande.

Belgien

Algerien.

Tunis.

Transval.

Natal.

Belgien.

id.

Kapland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Ver. St. Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id

Frankreich

Belgien.

Frankreich

Oestr. Ung.

Russland.

Norwegen.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5.706,592

433,514

451,493

939,335

13,868

19,935

8,223

10,054

12,207

25,127

906.225

7,657

161,918

Festm. 205

id.

100,573

19,460

Festm. 123

12,830

Festm. 50

61,770

Festm 122

id

269,562

120,466

64,900

158,210

83,265

W a r e n g a t t u n g .

Bau- und Nutzholz, gesägte Kant-

hölzer, etc

id.

id.

Grobe. rohe Böttcherwaren

Grobe, rohe Korbflechlerwaren

id.

id.

Geschalte Korbweiden etc.

id.

id.

Stuhlrohr, gefarbt etc.

Grobe, ungefarbte Drechslerware.

id.

id.

id.

id.

id.

id

Rohe, geschnittene Furniere etc

id.

id.

Grobe Bottcherwaren, gebeizt etc.

id.

Korbflechterwaren, gebeizt e t c .

id

id.

Korkwaren, grobe

id.

Gefärbte Mobel etc. aus hartem

Holze

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

aus weichem Holze

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Spielzeug, grobes, ungefarbtes

id.

id.

Feine Holzwaren

id

id.

id.

id.

id.

Feine Korbflechterwaren

id.

id.

Korkstopfen, Korksohlen

etc.

id.

id.

id.

id.

Feines Spielzeug aus Holz

Herkunftsland

der

Waren.

Ver. St. Am.

Finnland.

Schweden.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Niederlande

Ver St. Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan

Oest -Ung.

Niederlande.

Frankreich

id.

Schweiz.

Ver. St. Am.

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Schwerz.

Niederlande.

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Spanien.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,287,934

208,565

189,480

5,919

2,647

17,415

4,422

8,878

2,011

1(…)1

13,904

3,430

2,656

5,598

10,762

12,602

7,054

19,933

12,373

W a r e n g a t t u n g .

Feines Spielzeug aus Holz

id.

id.

Waren aus Schnitzstoffen etc. feine

id. id.

id. id.

id.

id.

Gepresste Hornknöpfe

Gepolsterte Mobel ohne Ueberzug.

id. id.

id.

mit Ueberzug

id.

id

id.

id.

14 Hopfen

Hopfen

15. Instrumente, Maschinen

und Fahrzeuge.

Klaviere, Harmoniums etc aller Art

id

id.

id.

id.

Musikalisches kinderspielzeug

id

Andere musikalische Instrumente.

id.

id.

id.

id.

id.

id

Instrumente zu wissenschaftlichen

Zwecken

Lokomotiven, Lokomobilen etc

id.

id.

Maschinen, uberwiegend oder ganz

aus Holz

id.

id.

Id.

id.

id.

aus Gusseissen

ï d .

id.

Noch Maschinen, überwiegend oder

ganz aus Gusseisen.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Nahmaschinen mit Gestell id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Oestr -Ung.

Niederlande.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan

Frankreich.

Böhmen.

Belgien.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Niederlande

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Ver. St. Am.

Gr. Britan.

Frankreich.

id

Dänemark.

Ver St. Am.

Oestr. Ung.

Gr. Britan.

Schweiz.

Niederlande.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,425

692,486

41,748

1,740

12,826

10,907

1,876

4,323

34,518

117,842

107,068

4,112

269.234

W a r e n g a t t u n g .

Dampfkessel

id

Maschinen, uberwiegend od. ganz

aus Eisen

id.

id

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

aus unedlem Metall.

id.

id.

Kratzen und Kratzenbeschlage

id.

id

Eisenbahnfahrzeug

ohne Leder

noch Polsterarbeit, je unter

4000 M.

id.

je

uber

1000 M.

id.

mit Leder und Polster-

arbeit

Wagen und Schlitten mit Leder

und Polsterarbeit

16. Kalender.

Kalender, nicht Schreibkalender.

id id.

id. id.

id id.

17. Kautschuk und Kaut-

schukwaren.

Kautschukfaden

ohne

weitere

Verbindung

id. id.

Grobe Waren aus weichem Kaut-

schuk

id.

id.

id.

id.

Hartgummiwaren

id.

Feine Waren aus weichem Kaut-

schuk

id

id

Spielzeug a. weichem Kautschuk.

Gewebe aller Art aus Kautschuk.

id.

id

Schlauche aus Hanf in Verbin-

dung mit Kautschuk.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Ver. St. Am.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Gr. Britan.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Frankreich-

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

8,323

39,100

2,342

26,811

2,054

1,241

Stuck.

id.

id.

id.

1,694

1,036

2,251

1,310

Warengattung.

18. Kleider, Leibwäsche,

fertige, auch Putzwaren.

Gestickte und Spitzenkleider

id.

id.

id.

id.

Seidene Kleider

id.

Halbseidene Kleider

id.

Wollene u. baumwollene Kleider.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

Wollene etc. Korsets

id.

Kleider aus mit Kautschuk ge-

tränkten Geweben

id.

id.

id.

id.

Baumwollene und leinene Leib-

wasche

id.

id.

id.

id.

Herrenhüte aus Filz

id.

id.

id.

id.

Garnierte Damenhüte aus Zeug-

stoffen

id.

id.

id.

id.

Ungarnierte

id.

id.

id.

id.

id.

Mützen aus Zeugstoffen.

id.

id.

id.

id.

Künstliche Blumen etc. aus Zeug-

stoffen

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr -Ung.

Frankreich

id.

Italien.

Belgien.

id.

Italien.

Gr. Britan.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

4,476

1,317

1,176

Stück. 347

id.

id. 1,552

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. 1,820

Warengattung.

19. Kupfer u. Kupferwaren

Rohes Kupfer

Kupfer- und andere Scheidemun-

zen

etc.

id.

id.

Messing und Tomback

Unedle Metalle, nicht bes. gen.

Kupferbleche, unplattiert etc.

id.

id.

Kupferdraht

id.

id. id

Telegraphenkabel etc..

Grobe Kupferwaren

id.

Patronen aus Kupferhulsen

id.

Grobe Messingwaren

id.

id.

Telegraphenapparate etc.

id.

Feine, vernierte Messingwaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Waren aus Aluminium

id.

20. Kurzwaren, Quincaille-

rien.

Gold- und Silberwaren

id.

id.

id.

id.

Waren ganz oder teilweise aus

Bernstein, Celluloid

etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Waren aus unedlem Metall, ver-

goldet oder versilbert .

id.

id.

id.

id.

Fächer

Wand-, Wecker-, Stutz- etc. Uhren

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Oestr -Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Kongo.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw Stück.

42,438

12,331

10,955

5,213

1,324

4,450

2,341

1,866

1,742

2,996

Warengattung.

Wand-, Wecker-, Stutz- etc Uhren

id.

id.

Feme, bossierte Wachswaren

id.

Brillen, Operngucker

Regen- und Sonnenschirme

id.

Angekleidete Puppen

id.

Waren aus Gespinnsten mit Holz,

Glas

etc.

id.

id.

id.

id.

Taschenuhren in goldenen Gehau-

sen

id.

id.

Taschenuhren in silbernen Gehau-

sen

id.

id.

id.

id.

Taschenuhren in Gehäusen aus

unedlem Metall.

id.

id.

id.

id

21. Leder u. Lederwaren.

Ungefarbtes etc. lohgares Leder

id.

id.

Gefärbtes etc. Leder

id.

id.

Sohlleder

id

Enthaarte, halbgare Schaf- u. Zie-

genfelle ete

id.

Grobe Lederwaren

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Gr Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Italien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr -Ung.

Italien.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

Russland.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Stuck

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

17,700

1,640

3,093

2,383

1,027

2,858

Warengattung.

Grobe Lederwaren

Feine Lederwaren

id.

id

id.

id.

Fahrradteile und Spielzeug aus

Leder

id.

Waren aus feinem Wachstuch etc.

id.

id.

Lederne Handschuhe

id.

id.

id.

22. Leinengarn, Leinwand

und Leinenwaren.

Leinengarn, Jutegarn ungef. etc.

id.

id.

id

id.

gefarbt.

Akkomodiertes Nähgarn u. Zwirn

id.

id.

Leinene Seilerwaren

id.

Ungefarbte etc.

Leinengewebe

id.

Fussdecken aus Kokos- etc. Fasern

id.

Ungefärbte Leinwand, Zwillich etc

id.

id.

Gefarbte Leinwand

id.

id.

id.

id.

Leinener Damast

id.

id.

Verarbeitetes Tisch-, Bett- und

Handtucherzeug

Bänder, Borten, Franzen etc.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Italien.

Gr. Britan.

Oestr -Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Gr Britan.

Frankreich.

Belgien.

Ver St. Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Gr Britan.

Frankreich.

Belgien.

id

Gr. Britan.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück,

1,365

1,564

2,050

§3

57,266

1,239

3,507

1,288

20,361

3,998

1,404

21,026

Warengattung.

Bänder, Borten, Frenzen etc.

id.

23. Lichte.

Lichte

id.

id.

24. Literarische und Kunst-

gegenstande.

Bücher, gedruckte

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bilder

etc.

id.

id.

id.

id.

Gemälde und Zeichnungen.

id.

id.

id.

25. Material-, Spezerei- und

Konditorwaren.

Bier in Fässern

id.

id.

Bier in Flaschen

id.

id.

id.

Liköre

id.

id.

id.

Branntwein in Fässern

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Niederlande.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Oestr.- Ung

Schweiz.

Niederlande.

Gr. Britan.

Ver. St. Am.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Gr. Britan.

Niederlande.

Belgien.

id.

Niederlande.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Gr. Britan.

Ver. St. Am.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Schweiz.

Niederlande.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

11,229

7,588

3,227

43,972

22,290

-16

13,871

1,749

1,930

3,936,710

1,431

104786

1,281

12,231

Warengattung.

Branntwein in Flaschen, Krügen

etc.

id.

id.

id.

id.

Bierhefe

id.

Essig in Fässer

id.

Essig in Flaschen

id.

id.

Wein und Most in Fässern

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Wein in Fässern z. Verschneiden

id.

id.

Schaumwein

id.

Stiller Wein in Flaschen

id.

id.

id.

id.

Butter, frische und gesalzene

id.

id. in Freimengen eingebracht

Fleisch von Vieh, frisch, auch ge-

froren

id.

Fleisch von Vieh, in Freimengen

eingebracht

id.

id.

Fleisch von Vieh, getrocknet etc.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Italien.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Niederlande.

Spanien.

Portugal.

Algerien.

Gr. Britan.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Griechenland

Spanien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Spanien.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien,

Niederlande.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6,304

2,445

15,589

1,016

16,477

2,660

1,194,139

8,577

12,582

8,547

13,959

1,188

4,880

8,636

4,497

1,716

35,520

11,826

3,719

Warengattung.

Fleisch von Vieh, getrocknet etc.

id. in Freimengen eingebracht

id.

id.

Fleischextrakt

etc.

id.

id.

Frische Fische

id.

id.

Stockfisch

id.

id.

id.

Gesalzene Fische

id.

id

id.

id.

id.

id.

Mit Essig etc. zubereitete Fische

in Fässern

id.

id

id.

id.

Zubereitete Fische in hermetisch

verschlossenen Gefässen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. id.

id. id.

id.

id.

Federvieh, nicht lebendes

id.

id.

id.

Federwild, nicht lebendes u. Wild

id.

id.

id.

Frische Südfrüchte

id.

id

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederlande.

Frankreich.

Niederlande.

Norwegen.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Niederlande.

Italien.

Gr. Britan.

Schweiz.

Norwegen.

Frankreich.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Portugal.

Spanien.

Niederlande.

Frankreich.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Spanien.

Algier.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5,496

5,093

21,919

12,825

3,861

1,005

1,936

3,237

39,144

73,724

1.945

3,328

1,994

5,210

22,750

2,619

2,931

1,512

7,583

5,904

7,294

6,605

139,113

2,787

W a r e n g a t t u n g .

Frische Sudfruchte

i .

Getrocknete Feigen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Korinthen

id.

id.

id.

Rosinen

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

Datteln, Granaten etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Mandeln

id.

id.

Gewurznelken

id.

id.

Muscatnusse etc

id.

Pfeffer

id.

Gewurze, nicht besonders gen

id.

Gesalzene Heringe in Fassern

(Tonnen)

id.

id.

in nicht handels-

üblicher Verpackung

Honig

id.

id.

Roher Kaffee

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Ver. St. Am.

Frankreich.

id.

Italien.

Griechenland

Spanien.

Belgien.

id.

Griechenland

id

As. Turkei.

Spanien.

Belgien.

id.

Spanien.

Persien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederlande.

Gr. Britan.

id.

Niederlande.

Gr. Britan.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Niederlande.

Belgien.

id.

id.

Schweiz-

Frankreich.

id.

Salvador.

Niederlande.

Brit. Indien.

Niedl. id.

Brasilien.

As. Turkei.

Guatemala.

Venezuela.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück,

3,237

9,349

4,851

1,092

5,560

1,258

11,037

4,259

Tonne 1,373

id.

1,060

1,869

2,737

15,964

117,725

5,355

1,096

Warengattung.

Roher Kaffee

id.

id.

id.

Kaffeesurrogate

Kaffee, gebrannter etc.

id.

id.

id.

Kakaobohnen, rohe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Käse aller Art

id.

id.

id.

id.

Konditorwaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Oliven

id.

Gegenstände des feineren Tafelge-

nusses

id.

id.

id.

id.

id.

Zichorien, gebrannt od. gemahlen

id.

id.

Johannisbrot

id.

Reife Nüsse, geniessb. Kastanien etc

Herkunftsland

der

Waren.

Gr. Britan.

Haiti.

Belgien.

Java.

Belgien.

id

Niedl Indien

Frankreich.

Niederlande.

NiedI. Indien.

D West-Afrika

Haiti.

Venezuela.

Ecuador.

Dom. Repbl.

Brasilien.

Br.West-Ind.

Ceylon.

Port. West Afr.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Italien.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Eur. Turkei.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Gr. Britan.

Ver. St. Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

8,369

1,348

5.676

1,003

2,381

2,973

1,457

3,542

1,378

1,362

11,430

19,077

3,637

2,636

17,395

14,197

5,540

Warengattung.

Reife Nüsse, genssb. Kastanien etc.

id.

id.

id.

id.

Obst, getrocknet etc u. Obstmus

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete etc. Sämereien zum

Genuss

Safte aus Obst und Beeren, ohne

Zucker

Getrocknete etc. Sämereien zum

Genuss

id.

id.

Schokolade u. Schokoladesurrogate

id.

id.

Kakaopulver etc.

Dextrin, Kleber

id.

Kartoffelstärke

Sago, Tapioka

etc.

id.

Reisstärke

id.

Nudeln, Maccaroni

id.

Gewöhnliches Backwerk.

id.

id. in Freimengeneingebr.

Körner von Getreide, Mais, ge-

schrotten

Mehl aus Getreide

id.

id. in Freimengeneingebr.

Ausgeschälte Muscheln aus d. See

Frische Austern

id.

id.

Frische Hummern etc.

id.

Geschälter Reis

Herkunftsland

der

Waren.

Italien.

Spanien-

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Ver. St. Am.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Gr. Britan.

Italien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

11,594

2,065

9,404

7,551

4,010

28,440

8,223

1,864

4,377

9,469

9,453

14,059

608,484

162,325

2,486

1,025

1,399

374,412

Warengattung.

Geschälter Reis

id.

id.

id.

id.

Salz

id.

Sirup

Stärkezucker

id.

Unbearbeitete Tabakblatter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Tabaksaucen

Tabakstengel

Zigaretten

id.

id.

id

id.

id.

id.

Zigarren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Niederlande.

Frankreich.

Italien.

Gr. Britan.

Niedl. Indien

Belgien

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Niederlande.

Algier.

Niedl. Indien

Brasilien.

Columbien.

Dom. Republ.

Mexiko.

Ver St. Am.

Cuba.

Eur. Turkei.

Griechenland

China.

Russland.

Oestr.-Ung.

Venezuela.

Schweiz.

Ver. St. Am.

Belgien.

Egypten.

Algier.

Schweiz.

Italien.

Niederlande.

Frankreich.

id.

Italien.

Schweiz.

Niederlande-

Oestr -Ung.

Ver. St. Am.

Cuba

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5,000

106 836

1,113

2,718

39,705

2,168

99,698

23,187

7,021

23,706

4,158

112,243

1.313

1,077

1,423

5,696

1,542

1,382

Warengattung.

Kautabak

id,

Tabakblätter, ganz oder halb ent-

rippt

Rauchtabak

id.

id.

id.

Tee

id.

id.

id.

id.

Stärkezucker

etc.

id.

Rohzucker

Raffinierter Zucker

id.

Rubenzucker,

roh.

Kandiszucker

id.

Oel, anderweit nicht genannt,

und Fette.

Oel in Flaschen u. Krugen, nicht

Speiseol

id.

Speiseöl in Flaschen od. Krügen.

id.

id.

Baumwollensamen- u. Olivenöl in

Fassern

id.

id.

Andere Oele in Fässern

id.

Baumwollensamenöl in Fässern,

amtlich denaturiert

id.

id.

Leinöl in Fässern

id.

Oelsäure

etc.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id

Italien

Niederlande.

Frankreich.

id.

China.

Italien.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Ver. St. Am.

Niederlande.

Belgien.

id.

Niederlande.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,278

10,593

26,020

17.044

1,279

808,829

1,879

1,411

6,064

1,453

7,032

1,052

1,402

26,132

10,728

10,718

17,249

30,075

59!

26,360

Warengattung.

Photographisches Papier

id.

Buntes Papier

id.

id.

Löschpapier

etc.

id.

id.

Schreibpapier

id.

id.

id.

id.

Druckpapier

id.

Zeichenpapier

id.

Malerpappe

etc.

id.

Papier- und Pappwaren

ohne

weitere Verbindung

id.

id.

id.

id.

Papiertapeten

id.

id.

id.

Patronen aus Papier oder Pappe.

id.

id.

id.

id.

Spielzeug aus

id.

id.

id.

Papierwaren in Verbindung mit

anderen Materialien

id.

id.

id.

28. Pelzwerk (Kürschner-

arbeiten).

Ueberzogenes Pelzwerk

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Ver. St. Am.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Belgien,

id.

Ver. St. Am.

Oestr.-Ung.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederlande.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Ver. St. Am.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Ver. St. Am.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5,178

2,000

2,179

5,565

8,552

6,115

5,183

6,080

2,537

2,300

Warengattung.

Palmöl

etc.

id.

id.

Rub., Rapsöl in Fässern

id.

id.

Fette Oele. nicht besonders genannt

Rückstände, feste, von der Fabrika-

tion fetter Oele

id.

id.

Schmalz

id.

id.

Stearin- und Palmitinsaure etc.

Fischtran

etc.

id.

id.

id.

id.

id.

Talg

id.

id.

Knochen-, Abfallfett etc.

id.

Bienen-, Pflanzen- etc.- Wachs

id.

id.

id.

Erdwachs

id.

27. Papier und Pappwaren

Dachpappe

etc.

Holzstoff zur Papierfabrikation

Pappen, nicht besonders genannt

Schleif-, Rost- etc.- Papier

id.

Packpapier, ungeglättet

id.

id.

id.

geglättet

id.

id.

id.

i d .

Photographisches Papier

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Br. Ost-Indien

id. West Afr.

Frankreich.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

id.

Ver St. Am.

Frankreich.

id.

Ver. St. Am.

Belgien.

id.

id.

Gr. Britan.

Japan.

Ver. St. Am.

Schweden.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Schweiz-

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Gr. Britan.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

7,675

6,2-29

15,815

106,372

37,311

20,108

2,612

397,097

8,192

3,516

1,743

2,347

5,891

17,575

23,086

2,888

1,409

64,064

1,258

6,680

1,573

Warengattung.

31. Seife und Parfümerien.

Schmierseife

id.

Gemeine feste Seife

id.

Feine Seife in Tafelchen

id.

id.

id.

Wohlriechende, nicht alkohol-

haltige Wasser

Parfumerien, flussige u. feste

id.

id.

32. Spielkarten.

Spielkarten

id.

33. Steine und Steinwaren.

Rohe Steine aus Alabaster, Mar-

mor

etc.

id.

Werksteine,

Pflastersteine

etc.

id.

Mühlsteine

id.

Schleif- u. Wetzsteine.

id.

Grobe Steinmetzarbeiten etc.,

nicht aus Marmor

id.

Dachschiefer und Schieferplatten

id.

Grobe Steinmetzarbeiten aus Mar-

mor und anderen Steinen

id.

id.

Steinmetzarbeiten etc. in Verbin-

dung mit Eisen etc.

id.

id.

Lithographiesteine,

geschliffen

etc.

Schieferwaren, geschliffen etc.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Niederlande.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Gr. Britan.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

47,155

18,494

2,487

24,306

5,731,295

42,391

2,217,036

145,198

4,358

2,000

20,253

48,673

58,310

19,275

2,827,733

243,203

1,116

78,434

1,783

3,106

218.

Warengattung.

Fertige, nicht uberzogene Pelze

id.

29. Petroleum.

Raffiniertes Petroleum

id.

id.

id.

Petroleumdestillate

id.

Mineralschmicröle

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Steinkohlenteeröle, schwere

id.

Benzin

etc.

30. Seide und Seiden waren.

Seidenabfälle

id.

id.

Nähseide

id.

Seidene Bänder

id.

Posamentierwaren

id.

id.

id. Spitzen etc. mit Metallfäden

Dichtes Ganzseidenzeug

id.

id.

Seidener Tüll

Seidene Spitzen ohne Metallfaden

Seidene Gaze, Krepp, Flor etc.

id.

Halbseidene Bänder

Id.

id

id.

id.

id.

Posamentierwaren

id.

Strumpfwaren

Dichtes Halbseidenzeug

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

Russland.

Ver. St. Am.

Oestr.-Ung.

Niederlande.

Belgien.

id.

Russland.

Ver St. Am.

Niederlande.

Gr. Britan.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Gr. Britan.

Ver. St. Am.

Schweiz.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Frankreich

id.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

4,878,429

123,299

219,801

3,459.606

54,780

4,599

199,635

583.446

211,247

6,048

13,640

6,447

1,512

2,581

1,131

Warengattung.

Schieferwaren, geschliffen etc.

Steinwaren, nicht besonders ge-

nannt, fein gearbeitet.

id.

id.

Steinwaren in Verbindung mit

anderen Materialien

id.

34. Steinkohlen, Koks, Torf,

Braunkohlen.

Koks

Steinkohlen .

id.

Torfstreu

Presskohlen.

id.

35. Stroh- und Bastwaren.

Matten und Fussdecken aus Stroh

etc., ordinäre

id.

id.

id.

Andere ordinäre Waren, Schilf etc

Strohbänder

id.

id.

id.

id.

Id.

Waren aus Bast, nicht besonders

genannt

id.

Ungarnierte Strohhüte

id.

id.

id.

id.

Garnierte Strohhute

id.

id.

id.

Sparterie

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich,

Belgien.

Oestr. Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederlande.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

China.

Samoa.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Gr. Britan.

Schweiz.

China.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz

Italien.

Gr. Britan.

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

3,355

12,286

315.207,181

122,445,400

175,974,024

3,500

210,000

16,572,992

1,265

9,070

7,346

Stück

id.

id.

id.

id.

1,530

Warengattung.

36. Teer, Pech, Harze aller

Art.

Asphalt, Harz- und Holzzement.

Terpentinharze

Teer

id.

Harze, nicht besonders genannt.

id.

37. Tiere u. tierische Produkte

Bienenstöcke mit lebenden Bienen

Blasen, Därme

etc.

id.

Federvieh, lebendes

id.

id.

id.

id.

Flusskrebse, Schnecken etc.

id.

Frische Milch

id.

Muscheln aus der See, unaus-

geschalte

id.

id.

id.

Animalische Waschschwämme

id.

Tiere, nicht besonders genannt,

und lebendes Federwild

id.

Eier von Geflügel und Eigelb

id.

id.

id.

id.

38. Tonwaren

Gewöhnliche Mauersteine und

Dachziegel, unglasierte

id.

Tonrohren, nicht feuerfeste, un

glasierte

id.

Herkunftsland

der

Waren,

Frankreich.

Ver. St. Am.

Frankreich.

Belgien.

id.

Ver. St. Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Italien.

Ver. St. Am.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Russland.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

76,273

10,000

4,986

36,801

12,823

4,596

7.067

178,065

1,547

1,124

14 934

8,625

1,055

146,173

2,049,499

694,028

85,150

79,950

7,990

Warengattung.

Topfergeschirr, gemeines, ungla-

siert

id.

Feuerfeste Steine, unglasiert.

Falzdachziegel, Mauersteine etc.

glasiert

id.

Ton röhren, glasierte

Töpfergeschirr, gemeines, glasiert.

id.

id.

Schmelztiegel, Muffeln etc.

id.

id.

Terracottawaren

id.

Tonwaren, einfarbig

id.

id.

id.

mehrfarbig

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Porzellanwaren, einfarbig

id.

id.

id.

id.

id.

mehrfarbig etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

39. Vieh.

Pferde

id.

id.

id.

id.

Maulesel

Kühe

Jungvieh bis 2½ Jahren

id.

Kälber unter 6 Wochen

Schweine.

Spanferkel unter 10 kg

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Gr. Britan.

id

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Ver. St. Am.

Belgien.

Frankreich.

Japan.

Niederlande.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Belgien.

Niederlande

Ver. St. Am

Gr. Britan.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Niederlande.

Frankreich.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

19,500

759,146

28,719

8,654

295,267

2,732

7,567

5,522

3,452

1.511

42,890

2,774

1,868

Stück 2,533

Stück 2,093

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Warengattung.

Schafe

Ziegen

40. Wachstuch, Wachs-

musselin Wachstaft.

Wachstuch, grobes, unbedrucktes

id.

id.

id.

grobes, bedrucktes

id.

id.

id.

id.

41. Wolle, sowie Waren

daraus.

Hasen-. Kaninchen- etc.- Haare

Andere Tierhaare

Rohe, auch gewaschene Schaf-

wolle

id.

id

id.

id.

Kämmlinge

Kunstwolle, Wollabfälle

id.

id.

id.

Gekämmte Wolle

id.

Kammgarn, Mohär- etc.- Garn,

ungefärbt

id.

id.

gefärbt

Rohes Wollengarn

id.

id.

Gefärbtes Wollengarn.

id.

id.

Fussdecken aus Rindviehharen .

id.

Filze aus Rindviehharen, gefärbte

etc.

id.

Gewebte Fussdecken etc.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Belgien.

Frankreich.

Belgien

id.

Br. Austral.

Argentinien.

Gr. Britan.

Frankreich.

Gr Britan.

id

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Gr. Britan.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck

Stuck 251

id.

250,852

5,480

63,365

11,981

29,019873

3,592

14,068

50,029

21,022

3,100

27,751

1,341

2,997

4,538

Warengattung.

Gewebte Fussdecken etc

id.

Unbedruckte. wollene

Strumpf-

waren

id.

id.

id.

Unbedrucktes Wollenzeug

id.

id.

id.

id.

id.

Wollener Plusch

id

Wollene Posamentierwaren

id.

id.

Bedrucktes Wollenzeug

Herkunftsland

der

Waren.

Italien.

Belgien.

id.

Gr. Britan.

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Niederlande.

Gr. Britan.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederlande.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2.632

2,106

1,766

1,050

Warengattung.

Wollene Spitzen, Tüll, Stickereien

id.

42. Zink und Waren daraus,

Zink, gewalztes etc

Grobe Zinkwaren

id

Feine Zinkwaren

id

Spielzeug aus Zink

43. Zinn und Waren daraus.

Rohes Zinn

id

Grobe Zinnwaren

id.

Feine Zinnwaren

id.

Spielzeug aus Zinn

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Menge in.

Kilogramm

bezw. Stuck.

52,537

50.265

1,332

Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1903 aus dem Zollverein nach dem Grossherzogtum

Luxemburg eingeführt wurden.

a) Bier*)

b) Branntwein mit Uebergangs-, Versendungsschein etc. Liter r. Alk

c)

id.

ohne

id.

id.

d) Kochsalz

e) Unbearbeitete Tabakblatter

f) Vieh- und Gewerbesalz**)

Liter 2,735,962

101,066

24,916

kg. 1,322,887

244,738

382,600

*) Steuerpflichtig ist nur Bier, welches aus Bayern, einschliesslich der bayerischen Pfalz, Württemberg,

Baden und Elsass-Lothringen hier eingeführt wird.

**) Das im Grossherzogtum Luxemburg verbrauchte Vieh- und Gewerbesalz wurde auf Grund der vom

Haupt-Zollamt ausgestellten Berechtigungsscheine steuerfrei bezogen.

Waren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-Auslande.

Die nachfogende Statistik bezieht sich nur auf diejenigen Waren welche aus Luxemburg uber die belgische und französische Grenze

ausgefuhrt worden sind. Der Durchfuhrverkehi ist, soweit derselbe als solcher sich feststellen liess, nicht berucksicntigt

Warengattung.

1. Abfälle

Leimleder, abgenutzte Lederstucke etc

Kleie

Tierknochen

Asche, Kalkascher etc.

Lumpen

Alte Netze, Stricke etc

2 Baumwolle u Baumwollwaren

Baumwollabfalle

Rohe, dichte Baumwollgewebe

Gebleichte, dichte

id

Gefarbte etc., dichte

id

Baumwollene Strumpfwaren

Schmirgeltuch

3 Blei und Bleiwaren

Gewalztes Blei

Rohren aus Blei, unlackirte

Feine Bleiwaren

4. Bürstenbinder- und Siebmacher-

waren

Grobe Bursten u Besen aus Bast, Stroh etc

id.

und Borsten, Federn etc

5 Drogerie, Apotheker- und Farb-

waren

Lacke, Lackfirnisse etc

Zündholzer, Zundkerzen

Oelfirnis

Leim

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren

Kg. bezw. Stück

254.611

215,789

1,680

32 774

4,265

4,769

1,966

1,972

2,165

1,589

431,641

Warengattung.

Tinte, Tintenpulver

Wagenschmiere

Wichse

Zundwaren, nicht besonders genannt

Bleweiss

Dividivi

Eis

Farbholzer

Quebrachoholzextrakt

Kohlensaure

Mineralwasser

Myrobalanen

Chilesalpeter

Schiesspulver

Superphosphat

Terpentinol

Farben, nicht besonders genannt .

Fabrikate und Praparate der chemischen

Industrie

Geschlemmte Kreide

6 Eisen und

Eisenwaren

Brucheisen und Eisenabfalle

Roheisen

Eck

und Winkeleisen

Eisenbahnlaschen, Schwellen und Unter-

lagsplatten

Eisenbahnschienen

Schmiedbares Eisen in Staben

Luppeneisen, Rohschienen, Ingots

Platten und Bleche aus schmiedbarem

Eisen

Weissblech

Ausfuhr

nach Landern

die nicht zum

Zollverein

gehoren

Kg bezw Stück

2 272

15,446

1,130

2 952

400,058

3,300

179 607,022

8,044,122

54,808,335

9,383,343

73,402

7,749,405

7,459,571

91,766,197

*) Darunter auch Waren welche aus dem Handel mit andern Landern stammen — Die Ausfuhr nach den Zoll-

vereinsstaaten lasst sich nicht nachweisen, weil an der Grenze Luxemburgs gegen Deutschland Zollamter nicht bestehen.

Warengattung.

Roher Eisendraht

Verkupferter Eisendraht

Ganz grobe rohe Eisengusswaren

Ambosse, Brech-, Hufeisen etc

Drahtseile

Eisenbahnachsen, Eisenbahnräder, Puffer

etc

Grobe, unabgeschliffene Eisenwaren

id. blos abgeschliffene

i d .

Feine Eisengusswaren

id. Eisenwaren

Jagdgewehre

7. Erde, Erzen, edle Metalle, Asbest

und Asbestwaren.

Zement

Erde, Sand, Mergel etc

Farbenerden

Gips

Kalk

Kaolin

Erden, nicht besonders genannt

Eisenerz

Schlacken von Erzen

Tomasschlacken,

gemahlen

Asbestpappe etc

Asbestwaren

8. Flachs und andere vegetabilische

Spinnstoffe.

Hanf, gebrochen etc

Spinnstoffe, nicht besonders genannt

9. Getreide und andere Erzeugnisse

des Landbaues.

Weizen

Hafer

Buchweizen

Bohnen

Erbsen und Wicken

Binsen

Lupinen

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stuck

226,476

14,981

7,022

27,776

5,334

4,428

36,182

2,266,371,823

215,913

1,800,908

6,098

154,200

2,550, 179

10,100

90,000

2,233,969,450

414,895

27.159,859

2,350.577

60,303

7,071

8,303

Warengattung.

Blumen, Blüten etc

Futtergewächse, nicht besonders genannt

Lebende Gewächse, Blumenzwiebeln etc.

Grassaat

Hanfsaat

Kartoffeln, frische

Kleesaat

Frische Kuchengewächse

Frisches Obst

Ungefarbtes Stroh

Samereien, anderweit nicht genannt

Erzeugnisse des Landbaues, nicht genannt

10. Glas und Glaswaren.

Gemeines, naturtarbiges Hohlglas

Weisses, ungemustertes

i d .

Fenster- und Tafelglas in seiner natur-

lichen Farbe

Gepresstes, geschliffenes Glas

Glaswaren in

Verbindung mit

anderen

Materialien

11. Haare und Waren daraus.

Gereinigte Bettfedern

12. Häute und Felle.

Rohe Hasen- und Kaninchenfelle

Rohe Kalbfelle

Rohe Rindshäute

Rohe Rosshäute

Rohe Schaf- und Ziegenfelle, nicht beson-

ders genannt

13. Holz und Holzwaren.

Brennholz

Holzkohlen

Holzborke, Gerberlohe

Bau- und Nutzholz, rohes

id. in der Längsachse gesägt etc.

id.

i d .

Böttcherwaren,

grobe, rohe

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. stück.

24,200

100,806

986,050

972,746

91,799

48,600

34,950

12,100

111,366

13,307

1,309

46,870

25,690

24,190

2,516,580

79,545

5,016

275,030

1,687,330

411,595

Festm.

Warengattung.

Korbflechterwaren

id

Drechslerwaren id

Rohe, geschnittene Furniere

Grobe, gebeizte Bottcherwaren

Grobe Korkwaren

Gefarbte Mobel aus hartem Holz

id. aus

weichem

Holz

Feine Holzwaren

Feine Korbflechterwaren

Feine Korkwaren

Gefarbtes Spielzeug aus Holz

Gepolsterte Mobel ohne Ueberzug

14 Hopfen

Hopfen

15 Instrumente, Maschinen, Fahr-

zeuge

Musikalische Instrumente

Musikwerke auch Teile davon

Maschinen, uberwiegend od ganz aus Holz

id

aus Gusseisen

Nahmaschmen aus Gusseisen

Maschinen, uberwiegend aus schmiedba-

rem Eisen

Maschinen, uberwiegend oder ganz aus

unedlem Metall

Eisenbahnfahrzeuge, weder mit Leder noch

Polsterarbeit, je unter 1000 Mk wert

id

von mehr als 1000 Mk wert

Wagen etc mit Leder und Polsterarbeit

17 Kautschuk u. Kautschukwaren.

Katutsehukhornmasse

Kautschukfaden

Grobe Waren aus weichem Kautschuk

Hartgummiwaren

18. Kleider und Putzwaren

Wollene und baumwollene Kleider

Baumwollene Leibwäsche

Ausfuhr

nach. Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren

Kg bezw Stück

2,060

42,167

2,700

4,584

1,349

2,669

58,189

2,0 (...)

52,815

1,886

Stuck

id

id

Warengattung.

19. Kupfer etc und Kupferwaren.

Rohes Kupfer

Unedle Metalle

Kupfer,

geschmiedet etc

Grobe Kupferschmedewaren

Waren

aus Messing

20 Kurzwaren u Quincaillerien

Waren aus unedlen Metallen

Stutz- Wand , Wecker- etc Uhren

Spielzeug aller Art

Gespinnstwaren in wesentlicher Verbin-

dung mit anderen Materialien

21. Leder und Lederwaren.

Ungefarbtes, lohgares Leder

Handschuhleder

Sohlleder.

Enthaarte, halbgare Schaf- und Ziegenfelle

Grobe Lederwaren

Feine

i d .

Lederne Handschuhe

24 Literarische und Kunstgegen-

stande.

Gedruckte Bucher

Bilder etc

Gemalde und Zeichnungen

Statuen etc

25 Material , Spezerei- auch

Konditorwaren.

Bier in Fassern

Bier in Flaschen

Likore

Branntwein in Fassern*)

id

in Flaschen

Hefe, mit Ausnahme der Weinhefe

Essig in Flaschen

Wein in Fassern

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren

Kg bezw stück.

4,167

1,500

2,520

4,092

3,351

157,808

3,268

10,560

2,500

1,761

1,038,588

842,605

8,734

2,796

32,566

*) Ausserdem wurden noch 144,455 Liter reinen Alkohol nach dem Zollveremslande ausgeführt

Warengattung.

Schaumwein

Stiller Wein in Flaschen

Frische Butter

Getrocknetes etc. Fleisch

Fische, frische

Stockfisch

Wild, auch Federwild

Gesalzene Heringe

id.

Honig

Hoher Kaffee

Käse

Feines Kuchenwerk

Gegenstande des feineren Tafelgenusses .

Zichorien, gemahlene

Reife Nusse etc

Sämereien u. Küchengewächse z. Genuss.

Sago etc

Gewöhnliches Backwerk

Mehl aus Getreide

Zigaretten

Geschnittener Rauchtabak

26. Oel, anderweit nicht genannt,

und Fette.

Speiseöl in Flaschen

Leinöl in Fässern

Knochen und sonstiges Tierfett

Bienen- etc.- Wachs

27. Papier und Papierwaren.

Ungeglättetes Packpapier

Geglättetes Packpapier

Schreibpapier

Papierwaren

Patronen aus Pappe

29. Petroleum.

Mineralschmierol

30. Seide und Seidenwaren.

Dichtes Halbseidenzeug

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück.

71,289

2,963

6,893

3,196

1,188

Tonnen

3,734

4,144

52,583

1,494

2,395

1,498

Warengattung,

31. Seife und Parfümerien.

Feste Seife in Stangen

Seife in Täfelchen

Alkoholhaltige Parfumerien

33. Steine und Steinwaren.

Rohe Steine

Mühlsteine

Schleif-, Wetz- etc- Steine

Steine in gesagten Blöcken

Dachschiefer und rohe Schieferplatten.

Ungeschliffene Steinmetzarbeiten

Lithographiesteine

Geschliffene etc. Schieferplatten

Steinwaren in Verbindung mit anderen

Materialien

34. Steinkohlen, Braunkohlen, Koks,

Torf, Torfstreu.

Steinkohlen

Presskohlen

35. Stroh- und Bastwaren.

Ordinare Waren aus Schilf, Gras, Wur-

zeln etc

Ungarnierte Strohhute

36. Teer, Pech, Harze aller Art,

Asphalt.

Asphalt, Harz- und Holzzement etc

Teer

37. Tiere und tierische Produkte.

Lebendes Federvieh

Flusskrebse

Frische Milch

Animalische Waschschwamme

Tiere, nicht besonders genannt

Eier von Geflügel ; Eigelb

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück.

8,268,270

7,759,840

1,300

240,781

213,800

44,279

1,500

6,270

268,550

258,050

10,500

Stuck

22,553

11,519

11,034

9,854

7,103

1,976

Warengattung.

Tonwaren.

Gewohnliche Mauersteine, unglasierte

Unglasierte, feuerfeste Steine

Falzdachziegel, Mauersteine etc

Gemeines, glasiertes Topfergeschirr

Feme Terracottawaren

Einfubige Tonwaren

MehrfarbigeTonwaren

id

Porzellanwaren

39 Vieh

Pferde

Schafe

Lammer

Ziegen

Wachstuch, Wachsmusselin,

Wachstaft

Grobes, unbedrucktes Wachstuch.

Ausfuhr

nach Lindern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren

Kg bezw Stück

2,535,223

2,337,800

11,140

115,481

49,968

19,854

Stuck 10, 560

Stuck 1,832

id 5,740

id 2,987

id

(...)3

Warengattung.

41 Wolle und Wollwaren.

Rohe Alpacca, Lama, Angora etc- Haare

id Hasen- und Kaninchen- etc - Haare

Wollabfalle

Rohes Wollengain

Unbedruckte, wollene Strumpfwaren

id

Wollenzeug

Bedrucktes

id

42. Zink und Zinkwaren

Giobe Zinkwaren

43. Zinn und Zinnwaren

Rohes Zinn, Bruchzinn

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren

Kg bezw Stück

160,193

30 369

50 059

3,729

20,119

55,520

2,927

2,927

Zu- oder Abnahme des luxemburgischen Aussenhandels

im Jahre 1903 gegen das Vorjahr *)

A. — Einfuhr.

Warengattung.

1. Abfälle

2. Baumwolle und Baumwollenwaren

3 Blei u. Legierungen, sow. Waren daraus

4. Bürsten und Siebmacherwaren

5 Drogerie- und Farbwaren

6. Eisen- und Eisenwaren

7. Erden, Erze etc

8. Flachs und aridere vegetabilische Spinn-

stoffe, mit Ausnahme der Baumwolle

9. Getreide und andere Erzeugnisse des Land-

baues

10. Glas- und Glaswaren

11. Haare, sowie Waren daraus ; Federn und

Borsten

12. Häute und Felle

13. Holz, sowie Waren daraus

14.

Hoplen

15. Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge

16. Kalender

17. Kautschuk, Guttapercha, sowie Waren

daraus

18. Kleider, Leibwäsche, auch Putzwaren

19. Kupfer, unedle Metalle, sowie Waren

daraus

20. Kurzwaren, Quincaillerie

21. Leder und Lederwaren

22. Leinenwaren

23. Lichte

24. Literarische und Kunstgegenstände

25. Material-, Spezerei- auch Konditorwaren

26. Oel und Fette

27. Papier und Pappwaren

1902.

Kilogr.

3,586,151

147,499

34,686

6,407

4,336,059

2,131,665

164,861,337

2,553

22,657,577

43,467

7,767

2,354,391

6,500,936

1,014

352,651

2,904

5,174

61,935

3,570

20,196

34,967

8,225

41,252

4,006,315

755,048

68,178

1903.

Kilogr.

6,231,734

101,411

38,158

14,406

5,202,167

1,932,279

253,885,627

4,422

25,603,697

30,195

10,(...)99

2,795,035

5,706,592

692,480

1,694

2,251

4,476

42,438

2,996

17,700

57,260

11,299

43,972

3,936,710

808,829

64,064

Zu- oder Abnahme

gegen das

Vorjahr 1902.

+

+

++

+

+

+

+

+

++

+

++

+

+

Kilogr.

2,645,583

46,088

3,472

7,999

866,108

199,386

89,024,290

1,869

2,946,120

13,272

2,932

440,644

794,344

339,835

1,283

1,302

19,497

2,496

22,299

3,004

2,720

69,605

53,781

4,114

*) Anmerkungen zu vorstehender Zollstatistik, sowie von der gewohnlichen Erhellungsweise abweichende Zahlen

innerhalb einiger Tarifpositionen, haben in dieser Aufstellung kerne Berücksichtigung gefunden.

Warengattung.

28. Pelzwerk

29. Petroleum

30. Seide und Seidenwaren

31. Seife und Parfumerien

32. Spielkarten

33. Steine und Steinwaren

34. Steinkohlen und Koks

35. Stroh- und Bastwaren

36. Teer, Pech, Harz, Asphalt

37. Tiere und tierische Produkte

38. Tonwaren

39. Vieh

40. Wachstuch, -musselin und -taft

41. Wolle und Wollenwaren

42. Zink und Zinkwaren

43. Zinn- und Zinnwaren

1902.

Kilogr.

4,427,642

1,412

32,512

6,086,779

272,909,605

21,275

104,413

156,753

1,558,184

Stück.

2,213

Kilogr.

351,319

12,189

2,525

1903.

Kilogr.

4,878,429

6,447

47,155

5,731,295

315,207,181

9,070

76,273

178,065

2,049,499

Stück

2,533

Kilogr

250,852

52,537

1,332

Zu- oder Abnahme

gegen das

Vorjahr 1902.

+

+++

+

+

+

+

+

Kilogr

450,787

5,035

14,643

355,484

42,297,576

12,205

28,140

21,312

491,315

Stück

Kilogr

100,467

40,348

1,193

Steuerpflichtige Waren, welche aus dem Zollverein nach Luxemburg

eingeführt wurden.

Bier

Branntwein mit Uebergangsschein

id. ohne id.

Kochsalz

Unbearbeitete Tabakblatter

Viehsalz

Liter.

1,272,595

75,299

37,034

Kilogr.

1,224,718

264,253

367,925

Liter

2,735,962

101.066

24,916

Kilogr.

1,322,887

244,738

382,600

++

+

+

Liter.

1,463,367

25,767

12,118

Kilogr.

98,169

19,515

14,675

B. — Ausfuhr.

1. Abfalle

2. Baumwolle und Baumwollenwaren

3. Blei und Waren daraus

4. Bürsten und Siebmacherwaren

5. Drogerie- und Farbware

6. Eisen und Eisenwaren

7. Erden, Erze und Metalle

8. Flachs u. andere vegetabilische Spinnstoffe

Kilogr.

415,944

5,734

49,188

732,153

585,824,145

1,616,199,232

Kilogr

254,611

4,762

2,165

431,641

179,607,022

2,266,371,823

Kilogr

161,333

47,023

+ 51

300,512

— 406,217,123

+ 650,172,591

+

Warengattung.

9. Getreide u. a. Erzeugnisse des Landbaues

10. Glas und Glaswaren

11. Haare, sowie Waren daraus ; Federn und

Borsten

12. Haute und Felle

13. Holz, sowie Waren daraus

14. Hopfen

15. Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge .

17. Kautschuk, Guttapercha u. Waren daraus

18. Kleider, Leibwasche, sowie Putzwaren

19. Kupfer, uned. Metalle, sowie Waren daraus

20. Kurzwaren und Quincaillerie

21. Leder und Lederwaren

22. Leinenwaren

23. Lichte

24. Literarische und Kunstgegenstände

25. Material-, Spezerei- und Konditorwaren

26. Oel und Fette

27. Papier und Pappwaren

29. Petroleum

30. Seide und Seidenwaren

31. Seife und Parfumerien

33. Steine und Steinwaren

34. Steinkohlen, Koks, Torf, etc

35. Stroh- und Bastwaren

36 Teer, Pech, Harze aller Art

37. Tiere und tierische Produkte

38. Tonwaren

39. Vieh

40. Wachstuch, -musselin und -taft

41. Wolle und Waren daraus

42. Zink und Waren daraus

43. Zinn und Waren daraus

1902.

Kilogr.

1,386,431

20,672

194,822

1,764,400

273,863

1,411

4,599

2,797

202,352

2,603

1,157,319

4,358

17,825,667

257,500

10,243

1,173,966

Stück.

10,798

Kilogr.

274,396

1903.

Kilogr.

2,350,577

111,366

2,516,580

58,189

4,167

4,092

173,817

2,500

1,038,588

1,494

2,39(...)

8,268,270

268,550

22,553

9,854

2,535,223

Stück.

10,560

Kilogr.

160,193

2,927

Zu- oder Abnahme

gegen das

Vorjahr 1902.

+

+—

+—

+—

+

+

+—

+—

+

+

+

+

Kilogr.

964,148

20,149

83,456

752,180

215,674

1,295

28,735

118,731

1,136

2,163

9,557,397

11,050

22,258

1,361,257

Stück.

Kilogr.

114,203

2,919

Luxembourg, le 28 mai 1904.

Le Secrétaire,

J.-P.

SEVENIG.

La Chambre de commerce

Le Vice-Président,

Emile BERCHEM.

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1903 comme suit

Président : M. Emile Metz, maître de forges à Beggen.

Vice-Président : M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres : MM. Ch. Bech, négociant à Diekirch ; Théodore Burggraf, ingénieur et

négociant à Luxembourg ; Daniel Buchholtz, négociant à Esch-sur-l'Alzette ; Jules Collart,

maître de forges à Steinfort ; Andre Duchscher, industriel à Wecker ; Georges Faber, tanneur

à Wiltz ; Henri Fund,

brasseur à Neudorf ; Joseph Glesener, industriel à Wiltz ; Joseph

Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg; Pierre Jœrg, industriel à Echternach ; Jean

Knaff, négociant à Luxembourg ; Auguste Lambert, banquier à Luxembourg ; Guillaume

Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Marie,

négociant à Ettelbruck ; Jules

Mongenast, tanneur à Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfon-

taines ; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Emile Schrœll, imprimeur à

Luxembourg ; Jean Soupert, rosieriste à Limpertsberg.

Secrétaire : M. J.-P. Sevenig.

SOMMAIRE

Considerations genérales

Travaux de la Chambre de commerce

Minieres

Metallurgie

Ateliers de construction

Atelier et clouterie mécaniques des Forges

de Bissen

Industrie du batiment

Ardoisières

Carrières

Faïencerie

Fabrique de produits céramiques Utzschneider

et Ed. Jaunez à Was. erbillig

Industrie des ciments

Briqueterie

Tannerie

Ecorces à tan

Ganterie

Industrie textile

Teinturerie

Industrie du vetement

Tabacs et cigares

Brasserie

Distillerie

Imprimerie

Horticulture

Fabrication des conserves de légumes

Meunerie

Laiterie

Pages

Industrie du chocolat

Mondorf-Ies-Bains

Viticulture et comrnerce des vins en 1902

et 1903 .

Vins de Champagne

Brosserie

Poudrerie de Luxembourg

Industrie de l'éclairage

Faillites et concordats

Bourse du travail

Assurances

Caisse d'epargne et Credit foncier

Banque Internationale

Enseignement industriel, commercial et pro-

fessionnel

Tramways luxembourgeois

Taxes communales d'octroi à Luxembourg

Mercuriales

Foires

Chemins de fer

Statistique douanière

Waren-Einfuhr

Waren-Ausfuhr

nach dem Zollvereins-

Auslande

Zu- oder Abnahme des luxemburgischen

Aussenhandels im Jahre 1902 gegen

das Vorjahr

Composition de la Chambre de commerce

Pages

Impr. d. l. C. Vict. Bück Luxbg.

Loi du 19 juillet 1904, approuvant la convention passée le 8 avril 1904 entre l'État et la commune de Kayl, au sujet d'une concession minière de 5 hectares, 5 ares et 46 centiares.

Est approuvée la convention

passée à la date du 8 avril 1904, entre l'Etat du

Grand-Duché d'une part, et la commune de

Kayl d'autre part, au sujet d'une concession de

5 hectares, 5 ares et 46 centiares de terrains

miniers de fer hydraté oolithique des gisements

concessibles de l'Etat, situés aux lieux dits

«Eweschbour et Sterzfeld», territoire de la

commune de Kayl.

Mandons et ordonnons que la présente loi soit

insérée au Mémorial, pour être exécutée et ob-

servée par tous ceux que la chose concerne.

Gesetz vom 19. Juli 1904, wodurch der am 8.

April 1904 abgeschlossene Vertrag wegen einer

Erzconcession von 5 Hectare, 5 Are und 46

Centiare an die Gemeinde Kayl genehmigt

wird.

Wir

Adolph,

von Gottes Gnaden Groß-

herzog von Luxemburg, Herzog von Nassau,

u., u., u.;

Nach Anhörung Unseres

Staatsrats;

Mit Zustimmung der Kammer der Abgeordneten;

Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeord-

netenkammer vom 30. Juni 1904 und derjenigen

des Staatsrats vom 9. Juli dess. Js., wonach

eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird;

Haben verordnet und verordnen

Einziger Artikel. Der am 8. April 1904 zwischen

dem Großherzoglichen Staate einerseits, und der

Gemeinde Kayl anderseits, abgeschlossene Bertrag,

betreffend eine Erzconcession von 5 Hectare, 5

Are und 46 Centiare in dem concessionsfähigen

Felde gelegen in den Orten genannt „Eweschbour

und Sterzfeld", Bann der Gemeinde Kayl, ist

genehmigt.

Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's

„Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die

es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden.

Château de Berg, le 19 juillet 1904.

Pour le Grand-Duc

Son Lieutenant-Représentant,

GUILLAUME,

Grand-Duc Heréditaire.

Le Directeur général

de l'intérieur,

H.

KIRPACH.

Schloß Berg, den 19. Juli 1904.

Für den Großherzog

Dessen Statthalter,

Wilhelm,

Erbgroßherzog.

Der General-Director

des Innern,

H. Kirpach.

Convention.

Entre l'État du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par M. Henri Kirpach, Directeur

général de l'intérieur,

Et la commune de Kayl, représentée par son collège des bourgmestre et échevins,

MM. Jean Laux, Jean Ludig et Nic. Wilhelm, agissant en suite d'une délibération du conseil

communal en date du 11 mars 1904,

A été faite la convention suivante

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