Legislator Jurisprudence & Législation
memorial_5d16da157efd LU

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

19 Articles / Dispositions · Luxembourg
Ouvrir la source officielle Version Markdown lisible par machine (.md)

Table des dispositions (19)

Texte législatif (19 Articles)

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Mémorial

du

Memorial

des

Mercredi, 2 juin 1915.

N° 48.

Mittwoch, 2. Juni 1915.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens

à subir par les instituteurs et les institutrices.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR;

Vu l'art. 30 de la loi du 10 août 1912,

sur l'organisation de l'enseignement primaire,

et le règlement du 26 avril 1913, concernant

la classification des instituteurs;

Arrête

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Sont nommés membres du jury

devant lequel auront lieu, pendant l'année

courante, les examens pour la collation des

brevets de capacité aux membres du person-

nel enseignant des écoles primaires: MM.

.Keiffer, inspecteur principal des écoles, Olinger,

inspecteur d'écoles à Mersch, Klœss, profes-

seur au gymnase d'Echternach, Schlottert,

inspecteur d'écoles et secrétaire de la Com-

mission d'instruction, Meyers, directeur de

l'école normale, Gœdert, professeur au même

établissement, et la dame sœur Angèle Heis-

bourg, institutrice à l'école normale.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Zu Mitgliedern der Prüfungsjury

für die Verleihung der Fähigkeitsbrevets an das

Lehrpersonal der Primarschulen während des

laufenden Jahres sind ernannt: die HH.

Keif-

fer,

Oberschulinspektor,

Olinger,

Schul-

inspektor in Mersch,

Klaeß,

Professor am

Gymnasium zu Echternach,

Schlottert,

Schulinsptektor und Sekretär der Unterrichts-

kommission,

Meyers,

Direktor der Normal-

schule,

Goedert,

Professor an derselben An-

stalt, und Schwester

Heisbourg,

Lehrerin

an der Normalschule.

Avis. — Association syndicale.

L'interdit prononcé sur les locali-

tés de Sanem et d'Oberkorn est levé.

Reste seule soumise à l'interdit la ferme

Braun-Tirifay à Sanem.

Les dispositions des art. 70, 71, 72, 73 et

77 de l'arrêté ministériel du 14 juillet 1913

trouveront leur application pour cette ferme.

Avis. — Association syndicale.

Die über die Ortschaften Sassenheim

und Oberkorn verfügte Sperre ist aufgehoben.

Nur das Gehöft Braun-Tirifay zu Sassen-

heim bleibt noch unter Sperre.

Die Bestimmungen der Art. 70, 71, 72, 73

und 77 des ministeriellen Beschlusses vom 14.

Juli 1913 finden auf dieses Gehöft Anwendung.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Sont nommés membres suppléants

du môme jury: MM. Ed. Oster, professeur à

l'école industrielle et commerciale de Luxem-

bourg, Ourth, inspecteur d'écoles à Echter-

nach, Stein et Pierret, professeurs à l'école

normale.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Zu Ergänzungsmitgliedern sind er-

nannt: die HH. Ed. Oster, Professor an der

Industrie- und Handelsschule zu Luxemburg,

Ourth,

Schulinspektor zu Echternach,

Stein

und

Pierret,

Professoren an der Normal-

schule.

Avis. — Association syndicale.

La localité de Sanem est mise en

observation.

Les dispositions des art. 74 et 75 de l'arrêté

ministériel précité trouveront leur applica-

tion pour cette localité.

L'art. 76 du même arrêté reste pour le

moment sans application.

Avis. — Association syndicale.

Die Ortschaft Sassenheim ist unter

Beobachtung gestellt.

Die Bestimmungen der Art. 74 und 75 des

vorerwähnten Ministerialbeschlusses finden auf

diese Ortschaft Anwendung.

Art. 76 desselben Beschlusses bleibt vorläufig

außer Anwendung.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Les examens auront lieu comme

suit

Beschluß vom 31. Mai 1915, über die Prüfungen

der Lehrer und Lehrerinnen.

Der

General-Direktor

des

Junern;

Nach Einsicht des Art. 30 des Gesetzes vom

10. August 1912, über die Organisation des Pri-

märunterrichtes, sowie des Reglementes vom

26. April 1913, die Klassifizierung der Lehrer

betreffend;

Beschließt

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Die Prüfungen finden statt wie

folgt

Grand-Duché de Luxembourg.

Großherzogtums Luxemburg

1° pour le brevet provisoire: examen écrit

les 4, 5, 6, 7 et 9 août; examen oral: le

12 août pour les instituteurs et le 13 août

pour les institutrices

2° pour le brevet d'aptitude pédagogique

examen écrit: les 6, 7, 8, 9 et 10 septembre;

examen oral: le 13 septembre pour les ins-

tituteurs et le 14 septembre pour les insti-

tutrices;

3° pour le brevet d'enseignement postscolaire

examen écrit: les 15,16,17 et 18 septembre;

examen oral: le 20 septembre pour les ins-

tituteurs et le 21 septembre pour les insti-

tutrices;

4° pour le brevet d'enseignement primaire

supérieur: examen écrit: les 15, 16 et 17

septembre; examen oral: le 22 septembre.

Avis. — Association syndicale.

Les infractions au présent arrêté

seront punies des peines prévues par l'arrêté

Nach Einsicht der Beschlüsse vom 26. April und

10. Mai 1915, durch welche Sperr- und Beob-

achtungsgebiete gebildet worden sind um die

Verschleppung der Maul- und Klauenseuche im

Kanton Esch a. d. Alz. zu verhindern;

Nach Einsicht des Beschlusses vom 21. Mai

1915, wodurch einige Abänderungen an erwähn-

ten Beschlüssen vorgenommen worden sind;

Auf den Bericht des zuständigen Staatstier-

arztes;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 29. Juli 1912,

über die Viehseuchenpolizei, sowie der Art. 70—78

und 85 des ministeriellen Beschlusses vom 14.

Juli 1913, betreffs Ausführung dieses Gesetzes;

Beschließt

Avis. — Association syndicale.

Zuwiderhandlungen gegen gegenwär-

tigen Beschluß werden mit den durch Großh.

Arrêté du 1er juin 1915, concernant la police

sanitaire du bétail.

LE MINISTRE D'ÉTAT,

PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT;

Beschluß vom 1. Juni 1915, die Viehseuchenpolizei

betreffend.

Der

Staatsminister,

Präsident der Regierung;

grand-ducal du 26 juin 1913, pris en exécu-

tion de la loi du 29 juillet 1912.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Les récipiendaires devront présenter

leur demande au Gouvernement avant le

24 juillet prochain. Un extrait de l'acte de

naissance du candidat, ainsi qu'un certificat

délivré par le médecin-inspecteur du ressort,

constatant l'aptitude corporelle, seront joints

à la demande.

Les candidats pour le brevet d'aptitude

pédagogique, le brevet d'enseignement post-

scolaire et le brevet d'enseignement primaire

supérieur doivent justifier en outre qu'ils

ont été préposés au moins pendant deux ans

à une école primaire du Grand-Duché, et

qu'ils sont en possession, depuis deux ans

au moins, du brevet d'un rang immédiate-

ment inférieur,

Art. 5, Le présent arrêté sera inséré au

Mémorial et au Courrier des écoles. Un exem-

plaire du Mémorial sera transmis aux membres

effectifs et suppléants du jury d'examen,

pour leur servir de titre.

Luxembourg, le 31 mai 1915.

Le Directeur général de l'intérieur,

E. LECLÈRE.

1.

für

das

provisorische

Brevet

schriftliche Prüfung: am 4., 5., 6., 7. und 9. Au-

gust; mündliche Prüfung: am 12. August für

die Lehrer, am 13. August für die Lehrerinnen;

2.

für

das

Lehrbefähigungsbre-

vet: schriftliche Prüfung: am 6., 7., 8., 9. und

10. September; mündliche Prüfung: am 13.

September für die Lehrer, am 14. September

für die Lehrerinnen;

3. für das Fortbildungsbrevet

schriftliche Prüfung: am 15., 16., 17. und 18.

September; mündliche Prüfung: am 20. Sep-

tember für die Lehrer, am 21. September für

die Lehrerinnen;

4.

für

das

Oberprimärbrevet

schriftliche Prüfung: am 15., 16. und 17. Sep-

tember; mündliche Prüfung: am 22. September.

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Die Rezipienden sollen ihre Meldungen

vor dem 24. Juli an die Regierung einsenden.

Ein Auszug aus der Geburtsurkunde, sowie ein

vom Sanitätsinspektor des Ressorts ausgestelltes

Zeugnis über Physische Befähigung müssen dem

Gesuch angefügt sein.

Kandidaten für das Lehrbefähigungs-, Fort-

bildungs- und Oberprimärbrevet haben außer-

dem den Nachweis zu erbringen, daß sie während

mindestens zwei Jahren eine Primärschule des

Großherzogtums geleitet haben, und seit min-

destens zwei Jahren im Besitze des unmittelbar

vorhergehenden Brevets sind.

Arrêté du 1er juin 1915, concernant la police sanitaire du bétail.

Le présent arrêté sera obligatoire

le lendemain de sa publication au Mémorial

Luxembourg, le 1er juin 1915.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis. — Examen d'admission à l' École

normale.

L'examen d'admission à l'École normale

aura lieu dans les locaux de l'établissement

le lundi, 2 août, et le mardi, 3 août pr.,

chaque fois à 8 heures du matin, d'après le

programme publié au Courrier des écoles de

l'année 1892, p. 152.

Les récipiendaires auront à adresser au

directeur de l'École normale, avant le 25 juillet,

leur demande accompagnée

a) de leur acte de naissance, constatant

qu'ils auront quinze ans révolus avant le

1er novembre 1915 et qu'à cette date ils

n'auront pas dépassé l'âge de vingt ans;

b) d'un certificat médical constatant que

ni leur état de santé, ni des défauts corporels

ne les rendent impropres à l'exercice de la

profession d'instituteur;

c) d'un certificat justifiant qu'ils ont suivi

régulièrement et avec succès un enseignement

dont le programme répond en tous points aux

prescriptions sur la matière.

La demande devra indiquer l'adresse des

parents ou du tuteur.

Luxembourg, le 31 mai 1915.

Le Directeur général de l'intérieur,

E. LECLÈRE.

Beschluß vom 26. Juni 1913, in Ausführung des

Gesetzes vom 29. Juli 1912 vorgesehenen Strafen

geahndet.

Avis. — Examen d'admission à l' École normale.

Gegenwärtiger Beschluß tritt am Tage

nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in

Kraft.

Luxemburg, den 1. Juni 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Aufnahmeprüfung

für die

Normalschule.

Die Aufnahmeprüfung für die Normalschule

findet in den Räumlichkeiten der Anstalt statt

am Montag, 2., und Dienstag, 3. August k.,

jedesmal um 8 Uhr morgens, gemäß dem im

„Schulboten" von 1892, auf Seite 152 veröffent-

lichten Programm.

Die Kandidaten haben vor dem 25. Juli an

den Direktor der Normalschule ihr Gesuch nebst

folgenden Schriftstücken zu richten

a) ihre Geburtsurkunde, woraus hervorgeht,

daß sie am 1. November 1915 das Alter von

15 Jahren erreicht, jedoch 20 Jahre nicht über-

schritten haben;

b) ein ärztliches Zeugnis, wodurch bestätigt

wird, daß weder ihr Gesundheitszustand, noch

etwaige körperliche Gebrechen sie zum Lehrberuf

untauglich machen;

c) die Bescheinigung, daß sie regelmäßig und

mit Erfolg an einem Unterricht teilgenommen

haben, dessen Programm in jeder Hinsicht den

gesetzlichen Bestimmungen entspricht.

Im Gesuch muß die Adresse der Eltern oder

des Vormundes angegeben sein.

Luxemburg, den 31. Mai 1915.

Der General-Direktor des Innern,

E.

Leclère.

Arrêté du 1er juin 1915, concernant la publi-

cation du rapport général de la Chambre de

commerce pour l'année 1914.

LE MINISTRE D'ÉTAT,

PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT;

Vu le rapport général de la Chambre de

commerce sur la situation du commerce et

de l'industrie dans le Grand-Duché pendant

l'année 1914;

Arrête

Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.

Gegenwärtiger Beschluß soll im „Me-

morial" und im „Schulbote" veröffentlicht, und

ein Exemplar des „Memorials" einem jeden der

wirklichen und der Ergänzungsmitglieder als

Ernennungsurkunde zugestellt werden.

Luxemburg, den 31. Mai 1915.

Der General-Direktor des Innern,

E. Leclère.

Avis. — Notariat.

Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance

r.-g.-d. du 3 octobre 1841, sur le notariat,

M. le liquidateur Linden de Luxembourg,

en sa qualité d'administrateur provisoire de

la succession délaissée par feu M

e Martin-Jules

Ulveling, vivant notaire à Remich, et dûment

autorisé à ces fins par jugement rendu sur

requête par le tribunal d'arrondissement de

Luxembourg en date du 5 mars 1915, a dé-

signé M e Edmond Pütz, notaire à Remich,

comme dépositaire définitif des minutes de

M

e Ulveling.

Par décision du tribunal d'arrondissement

de Diekirch, en date du 20 mai ct., Me Emile

Faber, notaire à Clervaux, a été désigné

comme dépositaire définitif des minutes de

M

e Aug. Rousseau, ci-devant notaire à Cler-

vaux, aujourd'hui de résidence à Luxembourg.

Luxembourg, le 29 mai 1915.

Le Directeur général de la justice

et des travaux publics,

V. THORN.

Avis. — Bourses d'études.

Une

des bourses d'études de 200 fr. de

la fondation Seyler, créées en faveur des jeunes

gens de la famille qui fréquentent l'Athénée,

sera vacante à partir du 1er juillet pr.

Les prétendants à la jouissance de. cette

bourse sont invités à me faire parvenir leurs

demandes, accompagnées des pièces justifi-

catives de leurs droits, pour le 15 juillet pr.

au plus tard.

Luxembourg, le 31 mai 1915.

Le Directeur général des finances,

M.

MONGENAST.

Bekanntmachung. -- Notariat.

Gemäß Art. 70 der Kgl.-Großh. Verordnung

vom 3. Oktober 1841, über das Notariat, hat Hr.

Liquidator Linden aus Luxemburg in seiner

Eigenschaft als provisorischer Verwalter der

Hinterlassenschaft des verstorbenen M. J. Ul-

veling,

zeitlebens Notar zu Remich, und

gehörig hierzu ermächtigt durch Urteil des Be-

zirksgerichtes von Luxemburg vom 5. März 1915,

Hrn. Edm. Pütz, Notar zu Remich, zum defini-

tiven Depositar der Urkunden des Hm. U l v e -

ling

ernannt.

Durch Beschluß des Bezirksgerichtes von Die-

kirch vom 20. Mai d. J. ist Hr. E.

Faber,

Notar in Clerf, zum definitiven Depositar der

Urkunden des Hrn. Aug. Rousseau, früher

Notar in Clerf, jetzt zu Luxemburg, bestellt

worden.

Luxemburg, den 29. Mai 1913.

Der General-Direktor der Justiz

und der öffentlichen Arbeiten,

V.

Thorn.

Bekanntmachung. — Studienbörsen.

Eine Studienbörse von 200 Fr. der Stiftung

Seyler

zugunsten von Familienangehörigen,

welche das Athenäum besuchen, wird vom 1.

Juli k. ab fällig sein.

Bewerber um die Nutznießung derselben sollen

mir bis zum 15. Juli k. spätestens ein diesbezüg-

liches Gesuch nebst den Belegstücken, auf welche

sich ihr Anrecht gründet, einreichen.

Luxemburg, den 31. Mai 1915.

Der General-Direktor der Finanzen,

M. Mongenast.

Avis. — Absence.

Par jugement du tribunal d'arrondissement

de Diekirch, du 20 mai 1915, M. Bernhard

Bekanntmachung. — Abwesenheit.

Durch Urteil des Bezirksgerichtes zu Die-

kirch, vom 20. Mai letzthin, ist Hr. Bernhard

Meisch, ayant eu son dernier domicile à

Brachtenbach, aujourd'hui sans domicile ni

résidence connus, a été déclaré en état d'ab-

sence.

La présente publication a lieu en confor-

mité de l'art. 118 du Code civil.

Luxembourg, le 1er juin 1915.

Le Directeur général de la justice

et des travaux publics,

V. THORN.

Avis. — Association sydicale.

Par arrêté du soussigné en date du 28

mai 1915, l'association syndicale pour l'éta-

blissement

de 12 chemins

d'exploitation

«Ronnheck», «Im Langert», etc. à Ehlange,

dans la commune de Reckange-s.-M., a été

autorisée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte

d'association sont déposés au Gouvernement

et au secrétariat communal de Reckange-

s.-M.

Luxembourg, le 28 mai 1915.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 28 mai

ct., l'association syndicale pour l'établissement

d'un chemin d'exploitation «Deltgesheid»,

«Auf dem Rang» à Remerschen, a été auto-

risée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte

d'association sont déposés au Gouvernement

et au secrétariat communal de Remerschen.

Luxembourg, le 28 mai 1915.

Le Ministre d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Meisch,

zuletzt zu Brachtenbach wohnhaft,

zurzeit ohne bekannten Wohnsitz, für abwesend

erklärt worden.

Diese Veröffentlichung geschieht gemäß Art.

118 des Zivilgesetzbuches.

Luxemburg, den 1. Juni 1915.

Der General-Direktor der Justiz

und der öffentlichen Arbeiten,

V.

Thorn.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28.

Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für

Anlage von 12 Feldwegen, Orte genannt „Ronn-

heck", „Im Langert" usw. zu Ehlingen, Gemeinde

Reckingen a. d. M., ermäßigt worden.

Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-

nossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem

Gemeindesekretariate von Reckingen a. d. M.

hinterlegt.

Luxemburg, den 28. Mai 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28.

Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für

Anlage eines Feldweges, Orte genannt „Delt-

gesheid", „Auf dem Rang" zu Remerschen

ermächtigt worden.

Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-

nossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem

Gemeindesekretariate von Remerschen hinterlegt.

Luxemburg, den 28. Mai 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Revu les arrêtés des 26 avril et 10 mai

1915, par lesquels des zones d'interdiction

et d'observation ont été déterminées en vue

d'enrayer la propagation de la stomatite

aphteuse dans le canton d'Esch-s.-Alz. ;

Revu l'arrêté du 21 mai 1915, apportant

certaines modifications aux arrêtés précités;

Sur le rapport du vétérinaire du Gouver-

nement du ressort;

Vu la loi du 29 juillet 1912, sur la

police sanitaire du bétail, ainsi que les art.

70 à 78 et 85 de l'arrêté ministériel du 14

juillet 1913, concernant l'exécution de cette loi;

Arrête

Arrêté du 1er juin 1915, concernant la publi- cation du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1914.

Le rapport prémentionné

sera publié comme annexe au Mémorial

Luxembourg, le 1er juin 1915.

Le Ministre

d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Beschluß vom l. Juni 1915, die Veröffentlichung

des allgemeinen Berichtes der Handelskammer

für das Jahr 1914 betreffend.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels

und der Industrie des Großherzogtums während

des Jahres 1914;

Beschließt

Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als

Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 1. Juni 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Avis. — Service sanitaire.

Tableau des maladies contagieuses obser-

vées dans les différents cantons du 15 au

29 mai 1915.

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Verzeichnis der in den verschiedenen Kan-

tonen vom 15. bis 29. Mai 1915 festgestellten

ansteckenden Krankheiten.

N° d'ordre.

Cantons.

Localités.

Fièvre

typhoïde.

Diphtérie.

Coqueluche.

Scarlatine.

Variole.

Affections

puerpérales.

Capellen.

Esch-s.-Alz.

Mersch.

Clervaux.

Diekirch.

Redange.

Grevenmacher.

Remich.

Garnich

Bergem

Dudelange

Esch-s.-Alz

Kayl

Schifflange

Tétange

Larochette

Eselborn

Neuf-Moulin

Roder

Troisvierges

Ettelbruck

Gilsdorf

Bigonville

Michelbuch

Manternach

Bech-Kleinmacher

Total

Relevé des agents d'assurances agréés pendant te mois de mai 1915.

N°

d'ordre.

Noms et domicile.

Decker Léon, négociant à Echter-

nach.

Dauphin Ant;, à Grevenmacher.

Thill-Capesius J.-P., à Bridel.

van Dyck Fr., à Rumelange.

Fabert-Peters, à Redange-s.-A.

Rieger B., greffier à la justice

de paix à Grevenmacher.

Arend Nic.-Math., huissier à

Echternach.

Lamesch Jean, à Kehlen.

Heuertz Jean, médecin-vétéri-

naire à Troisvierges.

Geimer Nic, vigneron à Stadt-

bredimus.

Shinn James, agent particulier

à Bilsdorf-Redange.

Glodt Fr., tailleur à Solœuvre.

Schmit-Howald Ant., cafetier et

maître-tailleur à Eich.

Jacoby J., instituteur en retraite

à Larochette.

Schmit-Adam, à Wormeldange.

Nosbusch Ant., agent d'affaires

à Diekirch.

Klensch Albert, publiciste à

Bonnevoie.

Merkes Nic, à Holler.

Lamesch Guillaume, instituteur

en retraite à Walferdange.

Populaire François,

chef d

station en retraite à Bettem-

bourg.

Qualité.

Agent.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Compagnies d'assurances.

Association générale contre les

risques de guerre, Mutualité

Luxembourgeoise.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Le Kosmos à Zeist (Hollande)

Association générale contre les

risques de guerre, Mutualité

Luxembourgeoise.

id.

id.

Vaterländische und Rhenania,

Vereinigte Vers.-Ges. A.-G,

à Elberfeld.

Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à

Magdebourg.

Association générale contre les

risques de guerre, Mutualité

Luxembourgeoise.

Société générale

Néerlandaise

(vie).

Association générale contre les

risques de guerre, Mutualité

Luxembourgeoise.

1° Gladbacher Feuer-Vers.-Ges.

à M.-Gladbach.

2°Magdeburger Hagel-Vers.-Ges

Magdebourg.

3° Germania (vie) à Stettin.

Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à

Magdebourg.

Association générale contre les

risques de guerre, Mutualité

Luxembourgeoise.

Agréation.

1er mai.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Caisse d'épargne. — Par décision en date du 18 mai 1915, le livret n° 191452 a été annulé et rem-

place par un nouveau.

Luxembourg, le 31 mai 1915.

VICTOR BUCK, LUXEMBOURG

Luxembourg, le 31 mai 1915.

Le Directeur général des finances,

M MONGENAST.

Mémorial

du

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogtums Luxemburg.

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

PENDANT L'ANNÉE 1914.

Considérations générales.

Le déclin industriel inauguré par la crise de 1913 s'est continué à travers la première partie

de l'année 1914. La production, notablement accrue, trouva la consommation hésitante et réservée,

mais, on vertu de leur volume même et de leur force acquise, les affaires ont pu passer par-dessus

les nombreux obstacles qui s'accumulaient sur leur chemin.

Si la tension politique internationale ne laissait pas que d'inquiéter l'industrie et le commerce

et d'entretenir des craintes vagues, la crise, à en juger par les indices assez sûrs et toujours plus

nombreux, semblait entrer peu à peu dans la période décroissante. De meilleures tendances se fai-

saient jour. L'aisance monétaire commençait à stimuler le goût des entreprises. Les probabilités

de la reconstitution d'un syndicat pour les produits B semblaient préparer un sérieux mouvement

en avant du marché métallurgique. Une série d'éléments concordaient ainsi à faire admettre que la

période la plus dure pour la production était passée. Enfin, le marché financier avait fini par prendre

son parti dos préoccupations politiques internationales; il avait la foi que les difficultés persistantes

ne sauraient plus guère contrecarrer longtemps le retour progressif à un état de choses financier

et industriel parfaitement normal.

Le mouvement du commerce extérieur du Zollverein ne diffère, pour le premier semestre, que

peu de celui des époques correspondantes antérieures. Il renseigne (en 1000 marks)

Annexe au N° 48, 1915.

Marchandises proprement dites

Or et argent

Importations

1er sem 1914

5.477.567

129.070

1er sem. 1913

5.431.483

218.730

Exportations

1er sem. 1914

5.069.450

46.472

1er sem. 1913

4.943.385

53.595

Dans ce mouvement les principaux

produits ont participé comme suit

Produits agricoles

»

du règne minéral et fossile

»

chimiques

»

textiles

»

en métaux non précieux

Machines

Produits électro-techniques

3.576.746

539.164

271.983

440.433

329.507

43.219

5.989

3.539.178

538.797

245.783

449.020

334.403

44.717

6.040

904.785

424.804

490.667

797.674

934.647

3.724

146.229

875.758

427.410

482.877

739.249

951.114

331.590

124.774

Ce qui, dans cette statistique, intéresse particulièrement notre, région, c'est que l'exportation

des métaux n'atteint pas, quant à sa valeur, le montant de l'époque correspondante do 1.9.13,

mais elle dépasse, en ce qui concerne le poids, avec un total de 35.479.183 quintaux métriques,

l'exportation du 1er semestre 1913 qui n'a été que de 34.385.315 quintaux métriques. Ceci carac-

térise exactement la situation de la sidérurgie, où les bas prix rendaient vains tous les efforts faits

pour compenser la moins-value dans les affaires indigènes par une forte exportation, laquelle,

d'après ces résultats, ne servait qu'à maintenir intégralement, l'occupation des usines.

Les index numbers (d'après Sauerheck) font ressortir un mouvement de baisse- continu depuis

le début de l'année 1913. Si nous comparons les nombres indicateurs des quatre dernières années,

nous trouvons le sommet de la courbe entre novembre 1912 et avril 1913. A partir de cette date,

la courbe s'abaisse graduellement. Les nombres indicateurs renseignent pour les quatre dernières

années

78,5

78,6

78,9

88,0

80,3

80,0

78,9

79,5

80,3

80,7

80,6

80,9

80,0

81,8

82,9

84,0

85,0

85,3

85,5

80,5

85,9

86,7

85,8

85,3

86,4

85,0

86,1

86,4

86,7

86,2

85,7

84,1

8 4 , 2

85,0

85,7

84,5

83,3

83,0

85,1

83,5

83,8

82,8

82,3

82,6

81,2

82,7

Après s'être relevée, à la suite d'une ascension rapide, à 85 en 1912, pour se maintenir à, ce niveau

pendant l'année suivante, la moyenne des nombres indicateurs, c'est-à-dire des prix indicateurs

de la prospérité commerciale, industrielle et agricole, descend à 82,7.

La détente qui s'était produite sur le marché monétaire vers la fin de l'année 1913 s'est encore

accentuée pendant le 1er semestre 1914. La crise des affaires, provoquée par les inquiétudes tou-

jours plus fortes dans le domaine de la politique internationale d'un côté et par la surproduction

dans l'industrie métallurgique d'un autre côté, eut pour résultat une grande abondance de l'argent

qui ne trouva plus d'emploi rémunérateur. Le taux d'escompte de la Banque de l'Empire d'Allemagne

qui avait été de 5 % depuis le 12 décembre 1913, a dû être abaissé à 4 ½ % le 22 janvier, et même

à 4 % à partir du 5 février suivant. Ce taux fut maintenu jusqu'au moment où la guerre a éclaté,

c'est-à-dire jusqu'au 31 juillet. A cette date, le taux officiel fut fixé à 5 % et, dès le lendemain, à

6 %. Ce dernier taux fut maintenu jusqu'au 23 décembre, et, à partir de cette date, il fut fixé de

nouveau à 5 %.

Au libre jeu des facteurs économiques qui semblait conduire le marché vers une liquidation

relativement facile de la crise de 1913 et préparer le retour à une nouvelle ère de prospérité, la guerre

mit brusquement fin. La liquidation qui s'annonçait par des alternatives d'espoir et de dépression,

des relèvements et des défaillances, fut enrayée par le fracas des armes et la lente convalescence

de l'organisme économique alla sombrer dans le carnage et la destruction. Dès le mois d'août,

les lois naturelles qui gouvernent la production, la circulation et la consommation des forces utiles

ou de la richesse conformément à l'intérêt général et permanent de l'espèce humaine, se trouvaient

bouleversées. Une appréciation de la situation générale pendant les cinq derniers mois de l'année

serait donc fort difficile, sinon impossible. La plupart des indices économiques et données statis-

tiques pour cette période nous font défaut.

Les faits industriels, commerciaux et financiers que nous venons d'examiner ont revêtu, dans

la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, le même aspect que dans les autres régions du

Zollverein. Les sept premiers mois, quoique sous la dépendance de la crise, montrent une lente

amélioration des affaires traversée de nombreuses défaillances, mais laissant apparaître, comme

caractéristique assez nette, un prudent acheminement vers une situation meilleure. L'industrie

renaissait à l'espoir, le commerce témoignait des dispositions plus fermes et plus confiantes.

L'occupation du territoire luxembourgeois par les troupes allemandes vint modifier cette

situation du jour au lendemain. Une ère de difficultés sans cesse renouvelées s'ouvrit. Tous les res-

sorts économiques se faussèrent brusquement. La réglementation administrative se substitua aux

lois économiques, devenues inefficaces.

Le Gouvernement dut songer au plus pressé, c'est-à-dire à maintenir la vie économique dans

la mesure du possible, en atténuant, pour autant que les circonstances le permettaient, les effets

désastreux de l'occupation militaire.

Les interdictions de l'exportation de certains objets vers le Grand-Duché, qui avaient été édictées

par les trois pays voisins vers la fin de juillet, où la menace de guerre se précisait, exposaient

la population luxembourgeoise à voir écouler ces objets vers l'étranger tout en rendant impossible

l'entrée des produits étrangers chez nous. Dans un but purement économique et à titre de réci-

procité, le Gouvernement prohiba, par arrêté du 1er août, l'exportation du territoire luxembour-

geois des produits ci-après: 1° bestiaux de toute espèce; 2° froment, épeautre, méteil, seigle, avoine

en gerbes, en grains et en farine, pommes de terre ; 3° foin, paille et autres fourrages ; 4° automobiles

de toute espèce et motocyclettes; 5° huiles de graissage et huiles à brûler, essences servant de com-

burants pour la production de la force motrice, tous combustibles; 6° véhicules de toute espèce à

traction animale. Le Gouvernement allemand s'étant offert, depuis, de laisser entrer dans le Grand-

Duché, pour les besoins courants de la population luxembourgeoise, certains produits, cet arrêté

fut modifié, le 9 août, en ce sens que la prohibition provisoire y édictée ne s'appliquerait pas à la

frontière entre le Grand-Duché et l'Empire allemand pour les produits de minoterie provenant do

blés, articles de boulangerie, pâtes, légumineux, sel, café, cacao, chocolat, thé, poivre, sucre, viandes

et charcuterie, graisses végétales y compris les huiles alimentaires, houilles et lignites, cokes et

briquettes, et ce aussi longtemps que l'Allemagne userait, à cet égard, de réciprocité vis-à-vis du

Grand-Duché. L'arrêté du 1er août fut maintenu pour le surplus. Un arrêté du 24 décembre vint

compléter et modifier le régime des interdictions pour certains produits.

Par une loi du 28 novembre, le Gouvernement fut autorisé à prendre des arrêtés provisoires

portant fixation du prix maximum de vente des objets d'un usage quotidien, notamment des denrées

d'alimentation et des fourrages de toute espèce ainsi que de tous les produits du sol et des matières

servant au chauffage et à l'éclairage.

Au moment où les hostilités éclatèrent, le Grand-Duché se trouvait dans une situation assez

embarrassée au point de vue de la circulation monétaire. Tout l'argent monnayé disparut comme

par enchantement, chacun cherchant à mettre en lieu sûr les Hommes dont il pouvait disposer. D'un

autre côté, la méfiance du public à l'égard des billets do banque allait grandissant de jour en jour.

Les billets de banque allemands furent refusés sous tous les prétextes imaginables. La Banque In-

ternationale vit ses guichets assiégés par un publie impatient présentant des billets do cet établis-

sement pour les faire échanger contre de l'or. Heureusement, la banque avait pris des mesures

depuis quelques temps pour renforcer son encaisse métallique, et put satisfaire aux demandes du

public jusqu'au montent de l'adoption des mesures légales nécessaires pour protéger la circulation

du papier-monnaie. Ces mesures étaient devenues indispensables par suite de l'interception de

toutes les voies do communication avec les pays environnants où les fonds du Grand-Duché se

trouvaient engagés en grande partie.

Pour obvier au manque de monnaie divisionnaire d'argent, la Banque Internationale accéda

à la demande du Gouvernement d'émettre pour 1 million de francs de petites coupures de 1 et do

2 marks en échange d'une somme égale de ses billets de 20 et de 50 marks. Ces petites coupures

furent enlevées avec une rapidité extraordinaire, et c'est à grand'peine que la banque réussit à

faire droit aux exigences de sa clientèle- qui ne pouvait en avoir assez pour la paye des ouvriers.

Toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la circulation monétaire et le crédit furent

prises aussitôt. La loi du 13 août donna le cours forcé aux billets de la Banque Internationale, tout

en limitant l'émission à 6,250.000 de francs, avec charge pour la Banque de déposer à la Recette

générale, à titre do garantie, des effets et valeurs agréés par le Directeur général don finances et

devant répondre au montant des billets en circulation. Elle autorisa également le Gouvernement

à prendre toutes les mesures en vue de la suspension de tous payements et livraisons, de même que

de tous délais, prescriptions et échéances prévues par la loi. En exécution de cette loi, le Gouverne-

ment prorogea de 30 jours francs les délais dans lesquels doivent être faits les protêts et autres

actes destines à conserver les recours pour toutes valeurs négociables souscrites antérieurement

à la promulgation do l'arrêté y relatif, échues depuis et y compris le 31 juillet 1914 ou venant à

échéance jusqu'au 5 septembre inclusivement. Un autre arrêté du même jour modifia le régime des

remboursements de la Caisse d'épargne en apportant des restrictions aux retraits de fonds.

Le moratoire décrété le 3 août avait mis les banques dans une situation difficile. Considérant

que, par suite de cette mesure, elles se trouvaient privées en grande partie de leurs ressources nor-

males, que, de plus, leurs fonds disponibles étaient engagés à l'étranger et que la rentrée de ces

fonds était devenue extrêmement difficile par suite des mesures édictées par les commissions des

bourses des pays voisins ayant pour but de proroger l'échéance des fonds placés en reports, les

obligations de payement furent prorogées, par arrêté du 5 août, au profit des établissements de

banque indigènes jusqu'au 5 septembre inclusivement. Il fut stipulé cependant que les créanciers

pourraient toutefois pendant ce délai réclamer chacun 300 fr. plus 5 % du montant de leur avoir

au-delà de cette somme, et que les banques ne pourraient jusqu'à la même date poursuivre l'exé-

cution de leurs créances à charge des débiteurs habitant le pays. Par arrêté du 29 août, les délais

de payement pour les valeurs négociables et les délais de payement au profit des établissements de

banque indigènes ainsi que de leurs débiteurs habitant le pays furent prorogés jusqu'au 5 octobre

inclusivement. La situation monétaire et économique du pays étant redevenue à peu près normale

vers cette époque, le moratoire, sur l'avis conforme de la Chambre de commerce, ne fut pas prorogé

au delà de ce terme.

Dans la suite, le Gouvernement se vit obligé d'étendre et de compléter les mesures financières

prises au début de la guerre. Pour permettre à l'État de faire face aux besoins de la trésorerie ainsi

qu'aux avances à accorder à la Caisse d'épargne, une loi du 28 novembre autorisa le Gouvernement

à émettre des bons de caisse au porteur, ayant cours forcé, jusqu'à concurrence de 5 millions de

francs et à majorer le montant de l'émission si les circonstances l'exigeaient. En même temps,

le Gouvernement fut autorisé à majorer de 2 millions de francs l'émission des billets de la Banque

Internationale.

Le marché du travail, normal, avec une certaine tendance à la faiblesse, pendant les sept premiers

mois, ressentit violemment le contre-coup de la guerre. L'exode des ouvriers italiens expulsés du

bassin de Briey répandit la panique parmi les ouvriers italiens du bassin minier luxembourgeois

qui quittèrent précipitamment le travail, abandonnant tout pour rentrer au plus vite dans leurs

foyers. Une série d'établissements industriels fermèrent leurs portes ou limitèrent fortement leur

production dès le début du mois d'août. Le chômage s'étendit de jour en jour. Des mesures éner-

giques lurent prises aussitôt par les autorités pour remédier à une situation qui commençait à

prendre un aspect inquiétant et occuper les nombreux sans-travail.

L'enquête à laquelle l'administration de la Bourse du travail de Luxembourg s'est livrée à la

fin du mois d'août fait ressortir que l'occupation des ouvriers, considérée dans son ensemble, n'était

pas trop insuffisante, mais que la population ouvrière de Luxembourg et des environs avait le plus

à souffrir du manque de travail, spécialement le personnel des ganteries et des imprimeries. Dans

le courant du mois d'octobre, la grosse métallurgie, qui avait marché jusque-là à une allure très

restreinte, commençait à sortir de son inactivité. Les ouvriers industriels trouvèrent de nouveau

de l'occupation à des salaires rémunérateurs. On put même constater à cette époque une certaine

pénurie de main-d'œuvre apprise, comme p. ex. chez les haveurs dans Ies exploitations minières.

Cependant, l'allure plus forte de la métallurgie resta sans influence, sensible du moins, sur la

population ouvrière de Luxembourg et environs, les usines se bornant à réintégrer leurs propres

ouvriers ou à engager des ouvriers d'entreprises similaires. Au demeurant, la main-d'œuvre laissée

inoccupée à Luxembourg n'était pas apte aux lourds travaux des usines métallurgiques. Cette

situation se prolongeait jusqu'à la fin de l'année. La main-d'œuvre féminine se débattait dans des

circonstances plus défavorables encore.

Travaux de la Chambre de commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1014, nous signalons parti-

culièrement celles qui suivent

Tramway électrique de Luxembourg à Esch.

La Chambre de commerce avait chargé une Commission spéciale, composée de MM. Paul

Wurth, Pescatore et Duchscher, de l'examen du projet de tramway électrique de Luxembourg à

Esch qui lui avait été soumis par le Gouvernement. L'avis suivant, proposé par cette Commission,

a été adopté à l'unanimité, dans la séance du 26 mars

La vie industrielle et commerciale du Grand-Duché converge vers deux centres d'attraction

Luxembourg et Euch. Autour de ces deux localités viennent se grouper les agglomérations les plus

importantes en même temps que les principaux intérêts économiques. Leur prospérité ne peut

donc laisser indifférent le reste du pays.

Des relations d'affaires très suivies et d'une importance réelle se sont développées aujourd'hui

entre ces deux localités qui se complètent en quelque sorte, et la création de communications faciles

et rapides doit les intéresser toutes les deux au même titre. Mais il no peut être affirmé que l'état

actuel des communications soit satisfaisant sous tous les rapports. La situation excentrique do la

gare de Luxembourg, d'un côté, entraîne pour la plupart des voyageurs qui habitent la ville une

perte de temps considérable; d'un autre côté, les communications sur la ligne d'Esch, manifeste-

ment surchargée, sont irrégulières et insuffisantes, et il paraît impossible de les améliorer sérieuse-

ment par l'organisation de nouveaux trains.

Une communication par tramway, directe et rapide, entre le centre de la ville de Luxembourg

et le centre d'Esch, avec embranchement vers la gare centrale de Hollerich, offrant de plus l'avan-

tage du bon marché, semble alors s'imposer. Elle mettrait fin aux difficultés actuelles: elle favori-

serait le développement des villes d'Esch et de Luxembourg ainsi que des autres communes des-

servies, et procurerait à la plupart des voyageurs une économie de temps très appréciable, ceux-ci

n'ayant plus besoin de quitter le train et de prendre le tramway pour se rendre en ville.

La création d'une ligne de tramway électrique entre Luxembourg et Esch se recommande

donc sous tous les rapports; elle pourra être envisagée du seul point de vue de son rendement.

Un projet tendant à sa réalisation mérite nécessairement toutes les sympathies.

Le projet soumis à la Chambre prévoit une dépense de 2 millions de francs. D'après les avis

qui l'accompagnent cette somme est suffisante pour couvrir les frais de premier établissement

même en vue de l'organisation de trains express, et faire l'acquisition du matériel roulant et des

emprises de terrains n'appartenant pas aux communes.

De l'avis de la Commission, il n'est pas possible de douter de l'utilité ni de la nécessité de la

ligne. Comme l'Etat a toujours subventionné ces entreprises, même quand leur rendement parais-

sait plus qu'aléatoire, la Commission estime que la ligne de Luxembourg à Esch a droit à une solli-

citude égale de la part de l'État qui devrait intervenir dans sa construction avec une subvention

d'un million de francs.

Les communes auraient à fournir l'autre million, qui, pour une durée de 50 ans, demanderait

de leur part une dépense annuelle de 48.500 fr., comprenant les intérêts et l'amortissement. Une

société s'étant offerte d'assumer envers les communes, pendant 20 ans, la garantie du capital d'un

million do francs à investir, à raison de 2 % pour les trois premières années, de 2 ¾ % pour les

trois années suivantes et de 3 ½ % ensuite, les communes intéressées auraient à supporter, dans

l'hypothèse la plus défavorable pour elles

28.500 fr. pendant les trois premières années,

21.000 fr. pendant les trois années suivantes, et

13.500 fr. à partir de la septième année.

Ces sommes, si l'on considère les intérêts considérables en jeu et la capacité financière des

communes, sont tellement insignifiantes qu'on ne doit pas s'y arrêter plus que de besoin dans l'ap-

préciation du projet. Une charge pour les communes ne peut d'ailleurs être envisagée que pour

les premières années, car il est à prévoir que le nombre des voyageurs, ainsi que l'expérience le

prouve, augmentera avec les facilités et le bon marché des voyages au profit des deux villes de

Luxembourg et d'Esch et des communes desservies. Après vingt ans, quand s'éteindra la garantie

assumée par la société, le rendement de la ligne sera assuré, à moins que les choses ne se développent

dans un sens contraire à ce que nous constatons partout ailleurs.

La Commission maintient donc le premier avis de la Chambre de commerce en date du 19

novembre 1912 et se prononce en faveur du projet, tout en formulant les desiderata suivants

1° que la nouvelle ligne pénètre jusqu'au centre de la ville de Luxembourg et que le parcours

entre les deux points terminus soit direct, sans aucun changement en route;

2° que le prix du voyage permette l'utilisation de la ligne à toutes les couches de la population;

3° que la société chargée de l'entreprise assume la garantie pendant vingt ans, mais en laissant

aux communes la faculté de se substituer à elle, sous certaines conditions, avant l'expiration de

ce terme;

4° que la société offre une garantie réelle et sûre pour la durée du contrat;

5° que le devis de 2 millions de francs résiste à un examen sérieux.

Ligne de chemin de fer d'Œtrange à Berchem.

Consultée par le Gouvernement sur la question de la nouvelle ligne d'Œtrange à Berchem.

la Chambre, dans son avis du 2 novembre 1913, a déclaré se rallier à la manière de voir qu'il serait

indiqué de faire dépendre l'octroi de l'ensemble des lignes et transformations demandées d'une

nouvelle concession. Celle-ci devrait être subordonnée aux conditions suivantes

a) Adoption du principe de la distance la plus courte d'une manière absolue. — La ligne projetée

raccourcirait de 8 km. la distance pour les transports venant d'Allemagne à destination de Bettem-

bourg et au delà, qui en retireraient nécessairement un bénéfice correspondant. Elle allongerait,

par contre, la distance pour les transports à destination de Luxembourg ainsi que pour ceux qui

devront emprunter cette route. Il demeure bien entendu alors qu'il n'en devra résulter aucune

augmentation des taxes à percevoir pour le cas où le concessionnaire veut acheminer les transports

par la nouvelle ligne au lieu de les faire passer par Œtrange-Sandweiler-Luxembourg. Le principe

de la distance la plus courte est consacré par la convention de Berne, art. 6, qui porte qu'à défaut

de la mention de la voie à suivre, le chemin de fer doit choisir la route qui lui paraît la plus avanta-

geuse pour l'expéditeur. Quoique la ligne, actuelle soit appelée à ne plus servir au transport des mar-

chandises et désaffectée en quelque sorte pour ces transports, elle n'en continuera pas moins à

représenter la distance la plus courte dans tous les cas où les transports sont; susceptibles d'en

bénéficier. Pour éviter toute interprétation contraire, il semble indiqué de faire figurer une clause

y relative dans le cahier des changes. Le principe de la distance la plus courte serait à appliquer

également au transport des voyageurs.

b) Tarifs directs et communs avec le Prince-Henri. — Il sera établi des tarifs directs et com-

muns entre toutes les stations du Guillaume-Luxembourg et du Prince-Henri. Au point de vue de

la formation des taxes, les deux réseaux sont à considérer comme ne faisant qu'un seul réseau,

de telle façon que, pour l'application des tarifs, on comptera la distance réelle entre la station de

départ et la station d'arrivée.

c) Raccordements. — Pour ce qui concerne les raccordements privés, il semble désirable de rendre

difinitifs les accords entre les usines et les chemins de fer impériaux, lesquels, d'après les informations

de la Chambre de commerce, ne sont que provisoires. Il serait à désirer ensuite que tous les rac-

cordements fussent traités sur le même pied.

Raccordement des industries à la nouvelle gare aux marchandises.

Il a été porté à la connaissance de la Chambre de commerce que l'administration des chemins

de fer a décidé de refuser à l'avenir des raccordements aux industries nouvelles qui voudraient

s'établir sur le territoire de Hollerich, sous prétexte que l'exploitation de la gare deviendrait trop

difficile par suite de la manœuvre des wagons destinés à ces raccordements.

Cette mesure, si elle devait se réaliser, ouvrirait aux industries actuellement établies sur

le territoire de Hollerich des perspectives peu encourageantes et aurait, pour la localité en gé-

néral, des conséquences désastreuses. Aux industries elle enlèverait la possibilité de s'agrandir

et de se transformer. Ses conséquences, pour la localité en général, seraient une dépréciation

inévitable des terrains et un arrêt de son essor économique.

Dans son avis du 10 août 1911, la Chambre s'est prononcée à l'unanimité en faveur de l'éta-

blissement de la nouvelle gare aux marchandises au « Dernier Sol », à Bonnevoie. Les conséquences

imprévues que semble avoir ce transfert l'ont obligée à compléter son avis dans le sens suivant;

La Chambre exprime le désir que le transfert de la gare aux marchandises n'entraîne aucune;

modification dans le régime des raccordements des industries établies et à établir sur le territoire

de Hollerich. Elle est persuadée, d'une manière générale, que le Gouvernement voudra tenir la

main à ce qu'il n'en résulte aucun déplacement d'intérêts au préjudice de cette localité.

Correspondances de nuit sur la ligne de Trèves.

A différentes reprises, la Chambre de commerce avait demandé l'amélioration des corres-

pondances de nuit sur la ligne de Trèves. Aux objections soulevées par l'administration des che-

mins de fer elle a répondu, à la date du 27 février, par les considérations suivantes

Il semble résulter de l'instruction que l'intérêt général qui s'attache à une bonne correspon-

dance de nuit est subordonné à des intérêts locaux, particulièrement à ceux de Trèves. Dans ce

conflit d'intérêts une solution ne doit pas être impossible cependant. N'y aurait-il pas lieu —

si la création d'un nouveau train local ne peut être envisagée pour le moment à cause de l'in-

tensité du trafic sur la ligne de Trèves — d'assurer, dans la mesure du possible, les besoins locaux

par des voitures automotrices, et les besoins internationaux, par la transformation du train n° 460

en un train rapide, ainsi que la Chambre l'a demandé à différentes reprises?

L'intérêt général demande, avant tout, une bonne correspondance de nuit appropriée aux

besoins de notre région. En réduisant au strict nécessaire le battement entre l'arrivée des deux

express D 154 et D 124 et le départ du n° 460, lequel serait à continuer vers Luxembourg comme

train rapide, les desiderata de la Chambre se trouveraient réalisés.

Comme les chemins de fer retirent des bénéfices considérables des transports que leur assure

la grosse industrie luxembourgeoise, on serait en droit de s'attendre à un bienveillant examen

de ces desiderata de la part des administrations des chemins de fer intéressés, surtout que l'amé-

lioration de la correspondance de nuit sur la ligne de Trèves est réclamée, en tout premier lieu,

par nos industriels.

Réduction des tarifs pour les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr

et celui de la Moselle.

Comme suite à ses avis antérieurs sur la question de la réduction des tarifs pour les cokes

et les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, la Chambre a adressé au Gouver-

nement, à la date, du 22 février, le desideratum suivant

L'équité exige que toutes les usines du pays soient traitées sur le même pied au point de vue

do l'application des tarifs, c'est-à-dire que les usines desservies par le Prince-Henri soient traitées

exactement comme celles qui sont desservies par le Guillaume-Luxembourg. Il est inadmissible

que les premières bénéficient seulement des réductions de tarif sur la partie du trajet que les

transports de cokes parcourent sur les chemins de fer prussiens et le Guillaume-Luxembourg

et que ce bénéfice leur soit refusé sur la partie du trajet à parcourir sur le réseau du Prince-Henri.

En toute logique on peut demander l'application du même taux kilométrique à l'intégralité du

parcours, depuis la station expéditrice jusqu'à la station de destination. Il y a lieu de faire remar-

quer, notamment, que le Prince-Henri est obligé d'ailleurs par le cahier des charges à appliquer

les mêmes tarifs que le Guillaume-Luxembourg.

La Chambre a donc prié le Gouvernement d'apporter son bienveillant concours à ce que le

principe de la distance la plus courte soit consacré, d'une manière absolue, lors de l'octroi de la

nouvelle concession de chemin de fer vers le bassin minier, c'est-à-dire que ce principe soit con-

sacré aussi bien au point de vue des tarifs à appliquer qu'à celui de l'acheminement ou de la direc-

tion des transports.

A la date du 25 juillet, elle a présenté encore au Gouvernement un nouveau desideratum sur

cette question

A titre de compensation pour les avantages que l'industrie métallurgique de la région mosellane,

aurait retirés de la canalisation de la Moselle ainsi que pour ceux que la région rhénane-westpha-

lienne est appelée à retirer du canal du Rhin à Berne, le Gouvernement prussien s'est engagé

à accorder des réductions sur les tarifs des chemins de fer, lesquelles ont été fixées, pour la dis-

tance de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, à 8 mk. par 10 tonnes de minette

et à 12 mk. par 10 tonnes de coke. L'outrée en vigueur de ces réductions devra coïncider avec,

l'ouverture du canal du Rhin à Herne.

De l'avis de la Chambre, cette date doit être proche. Les journaux rapportent, en effet,

qu'un bateau de Rotterdam portant une cargaison de 217 tonnes de fer, a passé le canal pour

arriver, le 21 de ce mois, au port de Dortmund. Ce fait est très significatif. Il laisse supposer que

le canal ne tardera pas à être livré à la navigation. Sa conséquence serait nécessairement l'appli-

cation imminente des réductions promises par le Gouvernement prussien.

Désireuse de prévenir tous retards ou atermoiements dans la mise en vigueur de ces réduc-

tions, la Chambre a sollicité l'intervention du Gouvernement afin qu'il soit procédé incessamment

à la publication du barême des nouveaux tarifs.

Réduction des tarifs de transport pour tes chaux et dolomies.

A l'appui d'une requête présentée par une usine métallurgique, la Chambre a soumis au Gou-

vernement les desiderata suivants sur la question de la réduction des tarifs de transport pour

les chaux et dolomies

Ainsi que l'expose cette firme, la situation actuelle ne permet plus à nos aciéries de faire, comme

par le passé, leurs approvisionnements en chaux et dolomies en Belgique: elles sont forcées do

se fournir en Allemagne. Il en résulte pour elles un surcroît de frais de transport de 2,85 mk. Pour

éviter un déplacement de leurs conditions de production, les aciéries réclament l'application à

ces transports du tarif d'exception n° 7 (qui est appliqué aux minerais) au lieu du tarif spécial

n° 3, actuellement en vigueur.

La Chambre apprécie toute l'importance des arguments invoqués en faveur de cette réduc-

tion pour laquelle elle s'empresse de solliciter l'appui du Gouvernement. Il est incontestable que

les usines du bassin des minettes ont ressenti dans une mesure bien plus forte que les usines

concurrentes du Zollverein les conséquences de la guerre, et cette considération, à elle seule,

justifierait la demande d'une compensation.

La Chambre fait remarquer encore que la question, n'est nullement neuve. Il y a quelque

temps déjà, les administrations des chemins de fer se sont occupées de la réduction du tarif pour

les chaux et dolomies dans l'intérêt des carrières du Zollverein et il est à supposer que les si graves

événements des derniers mois ont relégué provisoirement à l'arrière-plan cette question en cours

d'examen, et dont la solution semblait proche.

Statistique douanière.

La Direction des douanes, prévoyant des difficultés pour l'établissement de la statistique

douanière du Grand-Duché à la suite des dernières dispositions prises par l'Office impérial de sta-

tistique de Berlin au sujet des bulletins de douane, avait demandé au Gouvernement d'être dé-

chargée à l'avenir de la fourniture de ces relevés. La Chambre de commerce a donné à considérer

au Gouvernement ce qui suit

La Chambre regretterait, très vivement si la statistique douanière devait être supprimée à

l'avenir. Cette statistique est nécessairement incomplète. Comme le Grand-Duché ne forme pas

une entité, économique, ses échanges avec les autres pays du Zollverein n'y figurent pas, mais elle

constitue toujours, même incomplète, un document qui n'est pas sans valeur pour l'appréciation

de nos échanges internationaux. La Chambre est persuadée d'ailleurs que les mesures signalées

par la Direction des douanes, si elles forment une gêne, ne rendent pas précisément l'établissement

de la statistique impossible à l'avenir. L'Office impérial pourrait être invité, semble-t-il, à restituer

les pièces dans un délai à fixer, après qu'il en aurait été fait usage pour les « Monatliche Nachweise

über den auswärtigen Handel Deutschlands.

La Chambre donne encore à considérer au Gouvernement si, pour le cas où l'administration

des douanes ne serait pas suffisamment outillée pour l'exécution de ce travail, il n'y avait pas

lieu d'en charger le service de statistique.

Depuis, la question a été réglée dans le sens suivant: La statistique sera publiée à l'avenir

avec cette modification que les articles n'ayant donné lieu qu'à des échanges insignifiants n'y

figureront plus.

Contrôle de la correspondance postale avec l'étranger.

Le contrôle de la correspondance postale avec l'étranger, établi à Cologne, ayant donné lieu

à des plaintes incessantes concernant les si nombreuses difficultés et les retards considérables dans

l'expédition des envois, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement, à la date du 30 no-

vembre, la requête suivante

Ainsi qu'il résulte d'une communication que M. le Directeur général des finances vient de faire

à la Chambre des députés, la question du contrôle de notre correspondance avec l'étranger est en

voie d'être résolue par la création d'un bureau de contrôle à Trèves.

A ce propos, la Chambre de commerce se fait l'interprête des vœux du commerce luxembour-

geois en priant le Gouvernement de bien vouloir s'employer auprès des autorités allemandes afin

que la création du bureau de contrôle ait lieu dans le plus bref délai possible et que les lettres, une

fois contrôlées, soient fermées en suite par les soins du bureau.

Réparation du préjudice causé au commerce et à l'industrie du Grand-Duché par l'accaparement

de nos moyens de transport.

Appelée à se prononcer sur une requête collective de l'Union commerciale et de l'Union des

artisans concernant la réparation, par l'administration militaire allemande, du préjudice causé

au commerce et au métier par l'accaparement de nos moyens de transport, la Chambre a soumis

au Gouvernement les considérations suivantes

La Chambre de commerce partage entièrement, sur ce point, la manière de voir de l'Union

commerciale et de l'Union des artisans. Par l'accaparement de nos chemins de fer, l'administration

militaire allemande a causé un préjudice direct très considérable au commerce et au métier, sans

parler de l'industrie qui a été privée brusquement de ses approvisionnements et; a dû chômer en

grande partie.

S'il est impossible d'évaluer, même approximativement, le préjudice causé ainsi à l'industrie,

au métier et au commerce, on pourrait toujours demander, de ce fait, une réparation. La Chambre

ne peut se prononcer encore sur l'importance de cette réparation ni sur la forme sous laquelle elle

serait à fournir. La réparation ne serait pas individuelle alors, mais globale.

En tout cas, la Chambre engage le Gouvernement à continuer l'examen de cette question.

Échanges commerciaux avec l'Allemagne. — Défenses d'exportation.

A la date du 30 novembre, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement la requête

suivante

Des plaintes très vives se sont élevées dans les derniers temps au sujet: des difficultés sans

cesse renaissantes que rencontrent nos commerçants à se fournir eu Allemagne. Tantôt les fournis-

seurs allemands prétendent ne pouvoir livrer les marchandises commandées, tantôt les envois en

cours d'expédition sont arrêtés sous prétexte que les exportations vers le Grand-Duché sont

interdites. Il ne s'agit pas, bien entendu, de marchandises tombant sous le régime spécial qui a pris

cours entre l'Allemagne et le Grand-Duché à la suite des défenses d'exportation identiques et

réciproques édictées par les deux pays, mais de marchandises généralement quelconques dont

l'Allemagne a prohibé l'exportation. La meunerie souffre particulièrement du régime appliqué

aux blés et aux produits de la minoterie.

La Chambre de commerce estime que les récents événements n'ont pas modifié et ne sauraient

modifier en quoi que ce soit le régime des échanges de marchandises entre les deux pays. Les défenses

édictées par l'Allemagne à l'égard des pays étrangers n'affectent en aucune sorte le pacte douanier

qui la lie envers nous. En sa qualité de pays de l'Union douanière, le Grand-Duché est en droit,

semble-t-il, de revendiquer alors la libre circulation de toutes les marchandises, laquelle paraît

être entravée par une interprétation erronée du pacte douanier.

Elle aime à croire qu'il s'agit, dans la plupart des cas, de simples malentendus provoqués par

l'ignorance de la vraie situation de notre pays vis-à-vis de l'Allemagne, où doivent être certains

agents de l'administration allemande, qui se prévalent des défenses d'exportation édictées par l'Em-

pire à l'égard des pays étrangers, pour interdire, les envois à destination du Grand-Duché.

La Chambre a donc engagé le Gouvernement à bien vouloir faire des démarches pressantes

et énergiques auprès du Gouvernement impérial aux fins d'obtenir une définition nette de notre

situation au point de vue des échanges de marchandises et de faire cesser ainsi un état de choses

dont notre commerce commence à s'alarmer à juste raison.

Moratoire.

Le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la question de l'oppor-

tunité de la prolongation du moratoire décrété en exécution de la loi du 3 août et expirant le

6 octobre.

De l'échange de vues qui s'est produit à ce sujet, dans la séance d'urgence du 2 octobre, il

résulte qu'un mieux-aller peut être constaté dans la marche des affaires. En tout cas, la situation

est moins difficile qu'elle ne l'était au commencement de la guerre. Certaines

branches

c o n t a n t

à souffrir mais, dans une série de branches du commerce de détail, l'occupation militaire a stimulé

la demande. La, prolongation des délais stipulés par l'arrêté du 29 août ne semble pas nécessaire

Seulement, il importerait de régler notre situation vis-à-vis des pays où le moratoire continué

d'exister, et, en général, d'assurer à nos nationaux un traitement réciproque

La Chambre a donc adopté, par 11 voix contre 1, l'avis suivant: La situation financière du

Grand-Duché s'étant améliorée depuis quelque temps, la Chambre estime qu'il semble indiqué

de ne pas proroger le moratoire pour les transactions à l'intérieur du pays. Elle exprime le vœu

que le Gouvernement fasse des démarches incessantes auprès des Gouvernements étrangers —

notamment auprès du Gouvernement impérial allemand qui est lié à notre égard par les textes

et l'esprit du Zollverein — afin que la réciprocité complète soit accordée au Grand-Duché au point

de vue du crédit civil et commercial.

Réalisation, par les soins de l'Etat, des marchandises déposées dans les magasins des marchands étrangers

ayant quitté le bassin minier depuis le commencement de la guerre.

Au sujet d'une requête de l'Union commerciale concernant la réalisation, par les soins de

l'État, des marchandises déposées dans les magasins des marchands italiens ayant quitté le bassin

minier depuis le commencement de la guerre, que le Gouvernement avait soumise à la Chambre de

commerce, celle-ci a émis l'avis suivant dans sa séance du 26 novembre

La mesure préconisée serait à recommander au triple point de vue de l'approvisionnement

général du pays, du propre intérêt des marchands étrangers ainsi que de celui des communes

a) Au point de vue de l'approvisionnement général du pays. — Par suite du départ précipité

des commerçants italiens du bassin minier, au commencement de la guerre, les marchandises

abandonnées dans leurs magasins sont exposées à se gâter et à être perdues pour la consommation.

Ce serait rendre alors un service très réel au pays en général que de les rendre libres pour la con-

sommation et d'augmenter ainsi le stock des provisions disponibles.

b) Au point de vue du propre intérêt des marchands étrangers. — Cette mesure doit aller

certainement au devant des désirs des marchands retenus loin de leurs affaires. Elle les mettrait

à l'abri des pertes devant résulter de la détérioration presque inévitable de leurs marchandises.

Comme, selon toute prévision, le prix de vente à obtenir sera "supérieur au prix de revient d'entrée,

l'opération ne manquerait pas de leur laisser encore un bénéfice. Ensuite, les locaux occupés par

les magasins pourraient être mis le plus tôt possible à la disposition des propriétaires, et, dans

certains cas, les locataires éviteraient encore des pertes par l'abandon du droit au bail.

C) A U point de vue de l'intérêt des communes. — La mesure déchargerait sans aucun doute

les communes du bassin minier lesquelles sont forcées aujourd'hui de faire exercer une surveillance

particulièrement active autour des magasins délaissés, qui attirent les voleurs, ainsi que semblent

le prouver les nombreux vols avec effraction constatés dans les derniers temps.

La Chambre engage donc le Gouvernement à faire établir par les soins des communes un

relevé des magasins visés par la mesure proposée pour se renseigner sur l'importance qu'elle peut

présenter. Il pourrait être procédé ensuite, ainsi que l'Union commerciale le propose, par des

agents désignés par le Gouvernement à la vente des marchandises en souffrance, après entente

préalable avec les propriétaires légitimes. La Chambre croit que la Légation d'Italie prêterait

volontiers ses bons services à l'exécution de cette mesure.

Minières.

La statistique de production pour l'année 1914, établie par l'Administration des Mines, ren-

seigne les résultats ci-après

Nombre des exploitants

Nombre des sièges d'exploitation

Nombre des ouvriers occupés

Salaires payés

Production

Teneur moyenne enfer

en galerie

à ciel ouvert

Teneur en fer de la production totale

Valeur à la mine

Teneur en phosphore

fr.

t.

%

t.

fr.

%

Bassin d'Esch

1043 1300

2.427.757

1 365.912

30,53

417.039

4.336.585

0,70

Bassin de

Rumel.-Dudel.

1098 1622

2.861.992

1.790.675

30,38

545.822

5.998.222

0,68

Bassin de

Differdange

958 1469

2.814.141

1.844.870

33,05

61.9.904

5.491.707

0,80

Totaux

3099 4391

8.103.890

5.007.457

31,60

1.582.765

15.826.514

La production moyenne par ouvrier ressort à 5.007.457/4391 = 1.140301 tonnes d'une valeur de

15.826.514/4391 = 3.604.30 fr.

La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats

suivants

Nombre des sièges d'exploitation

Nombre des ouvriers employés

Production totale

Valeur de la production

Prix moyen par tonne

191386

t.

7.333.372

fr. 21.965.818

»

2,99

t.

5.007.457

fr. 15.826.514

3,16

La crise, qui, vers la fin de l'année 1913, s'était progressivement développée sur les marchés

sidérurgiques, notamment en Belgique, finit par provoquer une dépression notable dans la pro-

duction minière avant l'arrêt brusque des exploitations au lendemain des déclarations de guerre.

Les statistiques renseignent déjà une diminution de 3200 tonnes par jour ouvrable pour six

six premiers mois de l'année 1914. Cette diminution provient du ralentissement de l'allure des

hauts fourneaux, en particulier de ceux des importantes usines de Gelsenkirchen et de Differdange,

alors que d'autres usines marchaient encore à pleine allure. Les marchands de minette, de leur

côté, ont dû diminuer progressivement leurs expéditions en présence du ralentissement des demandes

des consommateurs, notamment des sociétés belges, qui bouchaient ou éteignaient leurs hauts

fourneaux.

Les prix de vente, pendant cette période, n'ont pas sensiblement varié, puisque les marchés

avaient encore été conclus ou renouvelés dans de bonnes conditions pour 1914.

Toutes les exploitations ont été arrêtées dans la semaine du 3 au 9 août. On ne conservait que

le personnel de surveillance ou le personnel ouvrier nécessaire aux réparations et à l'entretien des

galeries, les poseurs et boiseurs ainsi que les chefs-mineurs. Ont été renvoyés

dans le triage de Rumelange

dans le triage d'Esch

dans le triage de Pétange

soit ensemble

1636 ouvriers.

»

»

4122 ouvriers.

Au 10 août, il ne restait au travail que 1240 ouvriers contre 5370 au mois de juin. Afin de ne

pas réduire leur personnel à la misère, les grandes exploitations firent chômer les hommes mariés

un ou deux jours de la semaine, et les célibataires, deux ou trois jours. D'autres sociétés n'occupèrent

leur personnel que deux ou trois jours par semaine. Dès la mi-septembre et au mois d'octobre

le travail reprit progressivement dans les minières. Vers la fin de l'année, le travail de mine

représentait 80 % de l'occupation ordinaire.

Quant aux prix réalisés dans la vente des minettes, la guerre les a fait monter, du moins ceux

non limités par des marchés antérieurs. Les bonnes minettes calcareuses, qui coûtaient avant la

guerre 35 fr,, sont montées à 37,50 fr., celles de moindre teneur, de 30 fr. à 35 fr. Les minettes en

déblais, qui sont l'objet d'une forte demande, se payent actuellement 25 fr., et même, pour certaines

minières, jusqu'à 30 fr. En général, la hausse sur les minettes calcareuses est de 10 % sur les prix

d'avant la guerre. Elle est de 15 à 16 % sur les minerais silicieux. Les prix généraux de la statis-

tique de production pour 1914 ressortent en moyenne à 32,10 fr. pour dix tonnes. La moyenne des

cinq dernières années est de 30,70 fr.

Les salaires des ouvriers-mineurs n'offrent guère de variations; à la fin de l'année, ils étaient

en hausse plutôt qu'en baisse. Les chômages forcés à la suite des événements guerriers se sont

traduits par des pertes sérieuses pour l'ouvrier, du moins pour le 3me trimestre de l'année.

Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas

partie du Zollverein renseignent pour les dix dernières années les chiffres ci-après

Minettes

t.

2.440.450

» 2.308.150

» 2.806.294

» 2.213.886

»

1.784.522

» 2.001.758

»

1.751.819

» 1.768.964

» 1.887.245

» 494.368

Scories Thomas moulues

t. 14.272

» 29.651

» 27.581

» 16.691

»

6.410

» 10.880

» 14.944

» 27.848

» 73.877

» 23.467

Les importations de minerais de manganèse au total de 99.084 tonnes se répartissent comme

suit sur les différents pays d'origine: Russie 67.234 tonnes, Indes anglaises 31.850 tonnes.

La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années

Production moyenne

t.

1.185.351

»

1.154.247

»

1.221.980

»

1.262.328

»

1.140.391

Valeur

fr.

2.358,63

»

3.551,87

» 3.662,12

» 3.782,64

» 3.604,30

Relevé indiquant les quantités de minettes exploitées, exportées et importées ainsi que le prix de vente moyen pendant

les années 1910 à 1914 incl.

Années

Produc-

tion totale

de

minettes

t.

6.264.000

6.060.000

6.523.900

7.331.050

5.007.500

Quantité

vendue

ou con-

sommée

dans le

Grand-

Duché

t.

3.303.000

3.305.000

3.803.700

4.424.850

3.175.600

la

Lorraine

alle-

mande

t.

193.000

214.000

180.900

278.760

147.800

le

bassin

de la

Sarre

t.

318.000

371.000

351.500

240.240

223.500

QUANTITÉS EXPORTÉES VERS

le

bassin

rhénan-

westphal

t.

554.000

502.000

526.000

541.350

544.800

Total

t.

1.065.000

1.087.000

1.058.400

1.060.350

916.100

la

Belgique

t.

1.519.100

1.318.000

1.294.600

1. 470.450

: 662.300

la

France

t.

377.000

350.000

367.200

375.400

146.600

Total

t.

1.896.000

1.668.000

1.661.800

1.845.850

808.900

Total

général

t.

2.961.000

2.755.000

2.720.200

2,906.200

1.725.000

Prix

de

vente

fr. c.

2 84

3 07

3 085

3 469

3 24

QUANTITÉS DE MINETTES

ÉTRANGÈRES IMPORTÉES

de

Lorraine

t.

1.652.536

2.039.500

2.652.244

2.815.100

2.068.079

de

France

t.

447.560

348.800

576.258

1.128.100

708.400

Total

t.

2.100.096

2.388.300

3.228.502

3.943.200

2.776.479

Relevé des quantités de minettes exploitées et exportées relatif à l'Alsace-Lorraine.

QUANTITÉS EXPORTÉES VERS

Années

Production

totale

de

minettes

t.

21.153.328

13.938.594

Quantité

consommée

en

Alsace-

Lorraine

t.

2.896.226

2.102.895 1)

le

Grand-Duché

de

t.

11.780.964

7.385.682

le

bassin

de

la Sarre

t.

2.812.418

1.864.654

le

bassin

rhênan-

westphalien

t.

2.909.606

2.201.462

Total

t.

20.399.214

13.554.693

la

Belgique

t.

237.035

96.149

la

France

t.

517.079

287.662

Total

t.

754.114

383.811

Total général

t.

21.153.328

13.938.504

1) 106.900 tonnes versées an dépôt.

1) 90 tonnes ont été consommées dans l'Allemagne du Sud.

Années

.1.875

Tonnes

722.039

024.382

911.695

990.499

1.174.334

1.331.743

1.442.668

1.000.845

1.196.729

1.262.825

1.407.617

1.613.302

2.173.463

2.161.881

2.539.295

2.551.000

Années

Tonnes

2.447.634

2.648.449

2.361.372

2.649.710

3.261.925

3.102.753

3.359.413

3.102.050

3.370.352

3.351.938

3.958.280

3.913.076

4.758.741

5.349.009

5.348.951

6.014.394

Années

Tonnes

6.171,229

4.455.179

5.130.069

6.010.012

6.347.781

6.595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

7.333.372

5.007.457

Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts fourneaux s'établit

comme suit pour les dix dernières années

1.908

Production

des minières

t.

6.595.860

» 7.229.385

» 7.492.870

» 5.800.868

» 5.793.875

» 6.263.385

» 6.059.797

» 6.533.930

» 7.333.372

» 5.007.457

Production des

hauts fourneaux

t.

1.368.252

» 1.460.105

» 1.484.872

» 1.299.918

» 1.552.590

» 1.682.519

» 1.728.973

» 2.252.229

» 2.547.861

» 1.827.270

Consommation des hauts fourneaux

(sans distinction de provenance)

t. 4.349.201

» 4.688.919

» 4.757.364

» 4.120.410

» 5.054.550

» 5.550.926

» 5.785 143

» 7.489.215

» 8.656.670

» 6.137.609

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières

depuis 1905

19.10

Production

t. 6.595.860

» 7.229.385

» 7.492.870

» 5.800.868

» 5.793.875

» 6.263.385

» 6.059.797

» 6.533.930

» 7.333.372

» 5.007.457

Valeur totale

fr.

16.514.630

» 17,979.103

» 21.997.404

» 16.696.005

» 15.850.966

» 17.747.017

» 18.647.326

» 19.427.508

» 21.965.818

» 15.826.514

Prix de la tonne

fr. 2,50

» 2,49

» 2.93

» 2,88

» 2,73

» 2,83

» 3,07

» 2,97

» 2,99

» 3,16

Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis

1868, le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1889.

Production des Minières.

Métallurgie.

Au début de l'année 1914, l'ensemble du marché sidérurgique conservait son allure calme,

déprimée. Les affaires nouvelles avaient peu d'ampleur. Néanmoins, quelques indices d'un raffer-

missement du marché semblaient poindre à l'horizon. Les prix des produits libres, des barres et

des tôles notamment, offraient plus de résistance, et l'abaissement du taux de l'escompte, opéré

par la Reichsbank et un peu partout, était considéré comme annonciateur d'une situation meilleure.

Mais la légère détente monétaire n'exerça aucune influence bien appréciable sur l'allure des

transactions. Si la baisse des cours fut enrayée, les affaires restaient sans entrain. Les consomma-

teurs et les intermédiaires ne couvraient que leurs besoins immédiats; ils continuaient d'observer

de la réserve, alors que tout semblait indiquer que le moment était venu pour eux de traiter plus

résolument. En général, les usines avaient encore du travail en carnet, mais les prix restaient très

bas. L'espoir était entretenu par les besoins énormes à satisfaire par les États balkaniques, mais

la situation désastreuse des finances de ces pays, qui n'auraient pu traiter pour le moment que

dans des conditions de payement très onéreuses pour les fournisseurs, causa d'amères déceptions

à la métallurgie.

Le printemps n'apporta pas le revirement espéré. Les spécifications ne rentraient que fort

irrégulièrement. Du marché mondial il ne venait pas d'encouragements. L'indécision ne s'atté-

nuait donc guère; les affaires restaient fort restreintes et la tendance des prix, dans ces conditions,

n'était pas au relèvement. La dépression demeurait toujours aussi grande.

Au mois d'avril, le «Stahlwerksverband» caractérisait comme suit l'état du marché des articles

syndiqués

L'allure des affaires en demi-produits, à l'intérieur, n'accuse pas beaucoup de modification.

L'occupation chez les transformateurs laisse beaucoup à désirer. L'exportation est calme. En Grande-

Bretagne, le travail est satisfaisant dans les ateliers de construction et les chantiers navals. Mais

d'autres branches de l'industrie métallurgique anglaise sont moins bien partagées, de sorte qu'il

règne, de ce côté, une certaine abstention et réserve dans les spécifications. En ce qui concerne le

matériel lourd de chemin de fer, les aciéries ont enregistré de nouvelles commandes supplémen-

taires sur 1914 pour les lignes de Prusse. De nouveaux contrats de rails ont été passés avec l'étranger,

mais l'Amérique du Sud donne moins bien, par suite de sa mauvaise situation financière actuelle.

En rails de mines, le volume d'affaires pour le deuxième trimestre est resté sensiblement le même

que pour le premier trimestre, à l'intérieur. A l'exportation, la concurrence belge se fait fortement

sentir et les prix en souffrent. De bonnes demandes ont été enregistrées ces derniers temps en rails

à gorge, tant pour l'intérieur que pour l'exportation. Le marché intérieur des profilés s'est mieux

comporté depuis plusieurs semaines déjà et les expéditions sont en amélioration. L'industrie du

bâtiment est plus active. L'exportation également a repris et les commandes pour l'étranger sont

devenues plus importantes. La même faiblesse continue à caractériser les barres et les tôles, articles

qui restent donc les plus éprouvés par la crise.

En résumé, la situation demeurait fort peu réconfortante pour la métallurgie pendant tout le

premier semestre. La confiance ne revenait pas et la situation monétaire aussi, sur laquelle on avait

fondé assez bien d'espoir au début de l'année, resta sans effet. Le marché mondial ne donnait pas

de signe de reprise et le conflit mexico-américain n'était pas fait pour le ranimer. L'Orient tardait

aussi à réparer les dégâts commis pendant la guerre.

Le second semestre ne s'annonçait guère meilleur que le premier. Le marché apparaissait

toujours plus calme. Les acheteurs se montraient de moins en moins disposés à traiter, surtout

par contrats. Et cette situation ne semblait pan devoir se modifier, aussi longtemps que la question

de la syndicalisation des produits B ne serait pas résolue dans un sens ou dans l'autre.

Malheureusement, les négociations n'avançaient guère. Les réunions tenues par les fabri-

cants de barres et de tôles n'amenèrent aucun résultat positif. L'incertitude continuait à régner

au sujet de cette question. Commerçants et consommateurs directs continuaient à faire preuve,

en conséquence, de la plus grande réserve. Les prix restaient extrêmement variables, suivant

l'importance du tonnage traité, le lieu et la date de livraison, etc. Encore n'y mêlait-il souvent,

pour les articles libres, des jeux de primes, dites de spécification, dans le but d'encourager l'exé-

cution du marché.

A la fin du mois de juillet, les fontes étaient négligées. À l'exportation on notait quelques

affaires, mais les envois de fontes Thomas vers la, Belgique devenaient insignifiants. Les pou-

trelles souffraient de la mauvaise situation du bâtiment qui a déçu l'attente des fabricants de

profilés.[Le marché des barres restait désorienté, par suite de l'issue toujours incertaine des négo-

ciations relatives à la formation du syndicat. Alors que la situation à l'intérieur était inégale,

l'exportation ne donnait que fort peu. Les tôles étaient déprimées. L'occupation était assez irré-

gulière et les ordres étaient recherchés.

Telle était la situation du marché sidérurgique au 1er août. Un fait brutal vint la modifier

subitement. Pendant que les négociations pour la syndicalisation des produits B ne poursuivaient

à Dusseldorf, laissant entrevoir, après de longs et laborieux pourparlers, un résultat définitif,

la guerre éclata. Les négociations furent interrompues.

Une période extrêmement difficile s'ouvrit pour la métallurgie. Mais les difficultés furent

particulièrement nombreuses pour notre région du fait de son voisinage immédiat avec le théâtre

de la guerre. L'accaparement de nos moyens de transport par l'administration militaire allemande

empêcha les approvisionnements en cokes. La plupart des hauts fourneaux furent bouchés.

Des 50 appareils 8 seulement restèrent encore en activité pendant la deuxième semaine du mois

d'août. Ce nombre s'abaissa en septembre à 7 appareils, exploitée à Esch, dont 6 par Gelsenkirchen

et un par les Aciéries réunies. La production de fonte, qui était encore de 233.172 t. en juillet,

tomba à 45,167 t. en août, pour reculer, en septembre, à 29.960 t.

Mais, déjà dans le courant du mois de septembre, la situation s'améliorait Comme les usines

avaient réussi à compléter leurs approvisionnements en cokes, plusieurs appareils furent remis

en marche dans le courant d'octobre, où la production atteignit 67.406 t. Les progrès s'affirmèrent

en novembre, qui renseigne une production de 96.928 t., pour atteindre en décembre 111.523 t.,

soit environ la moitié de la production ordinaire. Depuis lors, le mouvement en avant s'est encore

accentué.

La production métallurgique du Grand-Duché, comparée à celle de l'année précédente, laisse

apparaître un recul considérable

Différence en moins ..

Hauts fourneaux

t. 2.547.861

1.827.270

t.

720.591

Aciéries

t. 1.182.227

953.886

t.

228.341

Fonderies

t 26.513

22.954

t. 3.559

La Courbe des expéditions totales des produits A réalisées par le Stahlwerksverband s'est

développée comme suit pendant les trois dernières années

Demi-produits

t. 1.915.50.1

1.680.692

1.087.567

Matériel fixe de voie

t. 2.879.742

2.344.507

1.978.540

Profilés

t.1.777.471

2.181.912

1.326.275

Totaux

t 6 441 920

6.337.905

4.392.382

Les expéditions mensuelles, comparées aux mois correspondants de l'année précédente,

donnent le mouvement suivant pour les trois catégories de produits (en t )

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Demi-produits

162.734

140.386

151.688

138.710

141.628

132.595

107.586

127.504

142.522

1.57.607

147.194

130.538

1.680.692

143.002

134.489

153.170

133.841

131.378

130.998

128.056

46.023

38.717

49.893

1.089.567

Matériel fixe de voie

229.821

229.856

232.437

234.252

237.194

282.003

242.402

261.222

247.325

239.405

211.321

232.504

2.879.742

211.390

214.567

206.324

199.139

231.072

252.056

186.231

159.973

149.911

167.877

1.978.540

Profilés

143.070

136.175

178.152

193.327

188.509

190.972

155.709

135.823

130.545

127.879

103.680

94.430

1.778.271

100.799

133.869

201.033

179.465

192.422

182.099

156.135

74.574

57.460

50.419

1.326.275

Argumenter sur les conditions actuelles de la métallurgie serait aussi vain que de vouloir

scruter l'avenir pour établir un pronostic. Il convient d'apprécier les facteurs qui se livrent à notre

examen avec une prudente réserve.

Statistique de production.

Nombre des fours existants

Nombre des fours à feu

Nombre des semaines de travail

Production

fonte d'affinage

fonte Thomas

fonte moulage

divers

Tonnage

t.

11.205

1.714.502

101.163

ensemble

t. 1,827.270

Valeur

fr.

671.379

106.630,317

6.193.465 ,

35.000

fr. 113.170.161

a) Hauts fourneaux.

Nombre des ouvriers occupés

Montant dos salaires payés

Consommation de minerais

Consommation de cokes

fr.

7.117.550

t.

6.137.609

2.069.102

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur do la production de la fonte pendant

Les dix dernières

années

Production

. t 1.368 252

1 460 105

1.484.872

1.299.9.18

1.552.590

1 682 519

1.728.973

2 252 229

2.547.861

1.827.270

Valeur totale

fr.

82.338.600

91.345.435

103.042.207

80.775.116

91.755.518

100.777.902

102.165.567

135 788 759

163.359.161

113.570.101

Prix de la tonne

fr.

60,17

69,80

60,75

59,23

59.89

59,09

60 29

64,1.1

60,60

b) Fonderies.

Nombre des fonderies en activité

Production

poterie

t.

machines

acier coulé

fonte pour bâtiments

fontes diverses spéciale

ensemble

t.

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de matières premières;

fontes

mitrailles

Tonnage

5.090

2.833

13.975

22:954

t

t.

17.067

8.943

Valeur

fr.

150.797

979.8654

1.291.064

13.600

1.822.777

fr. 4.258.102

fr. 1.066.601

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour

les dix dernières années

Production

t. 13.628

16.877

18.054

16.382

15.442

17.218

16.002

20.199

26.513

22.954

Valeur totale

fr. 2.077.409

2.407.915

2.829.084

2.738.811

2.506.826

2.711.987

2.360.070

3.046.304

4.969.960

4.258.102

Prix moyen de la tonne

fr. 152.44

142,70

156,70

167,18

162,34

157,58

147,48

145,82

187,45

185,51

c) Aciéries.

Nombre des aciéries

Production

acier brut (lingots)

acier coulé et au four électrique

scories de déphosphoration

autres scories

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de matières premières

Tonnage

t. 1.128.791

7.704

255.951

11.946

1 088

fr. 2.203.341

Valeur

fr. 77.097.187

3.093.750

4.072.375

51.797

tontes

ferro-manganèse

mitrailles

minerais

chaux et dolomies

t. 1.228.913

2.887

36.873

9.399

164.439

d) Laminoirs.

Nombre des laminoirs

Production

demi-produits

matériel fixe de voie

poutrelles et gros profilés

barres et petits profilés

fil laminé

pièces de Forges

bandages

chutes

laitiers

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de lingots

Tonnage

t.

385.148

80.702

208.011

214.988

51.330

1.540

6.481

143.801

32.323

4.135

fr. 8.263.710

t. 1.123.105

Valeur

fr. 41.238.070

12.044.180

30.076.457

25.177.181

6.470.426

175.000

769.619

8.234.374

360.687

Le tableau ci-après indique la nature et Ja valeur de la production des aciéries pendant les

dix dernières années

Lingots

Demi-produits

Produits finis

Production totale

Valeur

t.

40.490

t.

11.135

6.291

21.443

2.109

9.417

7.760

7.145

47.082

5.686

142.841

163.673

169.038

172.114

217.723

212.882

278.637

376.330

460.510

385.148

t.

214.612

t.

260.477

268.939

267.319

315.370

376.011

429.797

563.709

674.635

563.052

397.943

t.

435.285

444.268

460.576

535.202

598.310

716.194

947,184

1.882.227

953.886

40.725.780,62

48.198.481,70

51.343.214,37

60.191.596,75

66.543.354,67

74.951.554,50

89.239.236,87

125.481.040,57

150.692.262,62

116.349.064,00

Rappel de la production sidérurgique depuis 1868.

Années

.1.869

Nombre

des hauts fourneaux

2.1

21 ½

30-32

33—34

Production

des hauts fourneaux

Tonnes

93.408

122.554

128.300

142.897

184.573

256.349

246.600

270.377

230.500

215.388

248.377

261 236

260.666

293.615

376.587

334.688

365.997

419.610

300.644

492.038

523.776

561.733

559.912

544.994

586.515

558 289

679.816

694.812

898.898

870.373

954.867

982.929

970.885

916.403

1.080.305

1 217 830

1.198.002

1.368.252

1.460.105

1.485.272

1.299.918

1 552 590

1.682,519

1.728.973

2.252.229

2.547.86.1

1.827.270

Production

des aciéries

Tonnes

20.554

57.345

69.739

97.900

97.462

110.920

103.310

129 123

131.220

134.812

136.955

143 692

143 692

170,153

166 206

184.714

257 055

314 930

371.979

371979

366,302

397.942

435.285

444.268

460576

535202

698.310

716 194

947.184

1.182 227

953.886

Production

des fonderie

Tonnes

1.200

1.011

1.041

1 536

1 615

1.418

1.310

1.341

1.370

1.269

1.394

1 205

1.701

1.579

1.726

1 827

1.670

1.440

2.585

3.644

4.615

4.642

5.909

7.062

6.281

7 764.

8.328

8 747

9.307

9 874

9.358

11 154

11.293

9 981

11,119

13 437

13.628

16.877

18.054

16 382

15 . 442

17.21.7

16 002

20.893

26 513

22.954

1 — Production de la Fonte.

IL

Répartition de la Production ci-contre.

111. — Production des Fonderies.

IV. — Production de l'Acier.

Ateliers de construction.

Dès le commencement de l'année, les ateliers de construction se trouvaient déjà aux prises

avec de sérieuses difficultés. Dans le courant du deuxième trimestre, la dépression générale pesait

lourdement sur la conclusion des marchés: le travail se faisait de plus en plus rare jusqu'à ce que

la guerre vînt forcer les usines à chômer en majeure partie.

Les difficultés contre lesquelles se débattaient les ateliers du Grand-Duché furent d'autant

plus grandes que nos communications postales avec l'étranger étaient complètement interceptées.

Ainsi il leur fut même impossible de faire jusqu'à un essai pour s'adapter aux conditions nouvelles

du marché.

Cette situation ne s'est pas encore améliorée jusqu'à ce jour. Un courant d'ordres normal

fait défaut. Seuls les ateliers qui consentent à participer directement ou indirectement aux four-

nitures pour l'armée sont à même d'occuper leur personnel, en partie du moins. Une modification

de cette situation ne se laisse pas entrevoir à l'heure actuelle.

Industrie du bâtiment.

Dans son ensemble, l'année 1914 a été franchement défavorable pour l'industrie du bâtiment.

En dehors des constructions nécessitées par l'établissement d'une double voie sur la ligne du Nord,

qui comporte des travaux d'une certaine envergure sur le parcours d'Ettelbruck à Troisvierges,

il n'y a guère d'entreprises réellement importantes à signaler.

A Luxembourg et dans la banlieue, cette industrie a conservé l'allure si calme des dernières

années. Les quelques constructions qui avaient été commencées sur le territoire de notre capitale,

furent arrêtées brusquement dès le début de la guerre. A travers le bassin minier, le bâtiment a

montré certainement aussi peu d'entrain. Si nous exceptons quelques bâtiments communaux,

l'activité a été presque nulle dans cette région. La construction de maisons d'habitation, très res-

treinte, fut interrompue par la guerre. Il y a lieu de relever cependant qu'au point de vue archi-

tectural, les nouvelles constructions marquent généralement un progrès très réel qui est dû à l'em-

ploi de plus en plus fréquent du ciment armé.

Sous l'influence des salaires si élevés et du renchérissement continu des matériaux de construc-

tion le prix de revient des immeubles va toujours en augmentant, alors que les loyers accentuent

leur tendance à la baisse. Le rendement des immeubles, dans le bassin minier, très satisfaisant

encore pendant les dernières années, fléchit sans doute depuis quelque temps. Beaucoup d'immeu-

bles sont restés inhabités par suite de l'exode des étrangers. Des faits analogues, mais sans grande

importance, se sont produits dans les alentours de Luxembourg. Les transactions en immeubles

ont été complètement nulles pendant la seconde moitié de l'année.

Les salaires, dans le bâtiment, sont sollicités actuellement par deux influences opposées qui

se neutralisent en quelque sorte. Il est indéniable que l'inertie dont témoigne cette industrie tend

à les emporter vers la baisse, mais le coût de la vie, l'un des facteurs essentiels qui en déterminent

la fixation, semble exclure un mouvement bien prononcé dans ce sens. Encore l'offre de la main-

d'œuvre s'est-elle raréfiée: le départ des ouvriers étrangers a laissé des vides que le pays ne peut

pas toujours combler. Tout porto donc à croire que les salaires se maintiendront à leurs niveaux

antérieurs avec des modifications peu sensibles.

Les industries et métiers tributaires du bâtiment répercutent cette situation. Les menuiseries

et les serrureries ont été médiocrement occupées et les ordres ont atteint à peine la moitié de leur

volume antérieur.

Les perspectives pour l'année 1915 sont peu rassurantes. .Rien ne permet d'escompter une

reprise de l'activité.

Carrières.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1914

est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le (Grand-Duché

exportées

à l'étranger

A. Carrières de calcaire à polypier.

Communes ne

djfferdange, Pelanga.

pierres de taille

moellons

parements

pierres à chaux

15.580

4.011

25,00—30, 00

1,50— 2,50

3,50— 4,00

2,00

8.215

4.011

7.365

B. Déblais de mine.

Comnunes de Differdange,, Pétange, Rumelange, Kayl, Dudelange.

moellons

pierraille

6.687

C. Terre glaise

1,60— 2,50

2,00

6.643

1° pour briques mécaniques. — Communes d'Esch-s.-Alz., Bettembourg, Mersch,

Diekirch.

briques

5.204 ‰ 26,00—30,00

5.204‰

2° pour briques de campagne . — Communes de Pétange, Dudelange,Hollerich.

briques

1.170 ‰ 17,00—30,00

1.170%

3° pour poteries. — Communes d'Echternach (Berdorf), Kehlen (Nospelt).

terre glaise

1,25

D. Carrières de près Hasique.

1° Communes de Heffingen, Larvechette.

parements

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

1.863

1.401

45‰

3,50

50,00—55,00

0,25—0,60

45,00—50,00

1,00—1,60

1,25

1.087

2° Communes de Bech, Echternach, Junglinster, Consdorf.

3° Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig,

4° Communes de Dalheim, Mondorf, Weiler-la-Tour, Aspelt.

5° Commune de Contern.

6° Communes de Rodenbourg, Tuntange, Berg, Mersch, Fischbach, Nommern

7° Communes de Lorentzweiler, Steinsel, Walferdange.

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

48 m2

1.261

38/00

2.150

1.181

1,00—2,25

12,50— 35,00

1.00— 2,50

40-60

1,00— 1,75

1,50— 4,00

48 m2

1.261

38‰

2.150

1.180

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

3.163

2,50

12,50-45,00

1,25- 7,00

40,00

2,50

2,00- 3,50

3.063

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

2.220

2.255

2.360

22,00— 80,00

1,00— 1,40

50,00-60,00

1,00— 3,00

1,00— 1,25

2.070

2.255

2.235

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

25,00—30.00

1,25— 1,80

37,50—60,00

1,50— 2,00

1,25

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

19‰

1.750

1,50- 3,00

40,00

1,25— 3 ,50

1,00— 3,00

19‰

1 750

1 . 750

moellons

pierraille

sable ou gravier

2.648

1,50

1,50

1,00— 2,50

1,00— 2,50

1.800

pierres de

taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

3.988

3.988

11.700

0,90— 2.00

40,00-75,00

0,50— 2,50

0,30— 2,50

0,30— 2,50

3.747

3.988

11.700

8° Communes de Kœrich,Septfontaines Steinfort,Strassen,Kehlen,Mamer, Betrange, Bekerich .

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

9° Communes de Betzdorf, Flaxweiler, Niederanven, Schultrange.

11° Communes de Hesperange, Kopstal,Sandweiler

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché.

exportées

à l'étranger

parements

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

Kable

3. 281

1.022

3.360

2,25

25,00

1,25— .1 ,50

40,00— 170,00

1,25— 1,50

0,90— 1 ,50

3.281

3. 360

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

7.137

203‰

3.066

7.118

20,00— 30,00

1 ,25—1,625

26,00—75,00

0,75— 2,25

0 ,40— 3 ,00

7.137

90‰

3.066

7.118

113‰

10° Communes d'Eich, Hollerich, Rollingergrund

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

3.296

543‰

2.436

12,50

1,25- 2,00

25,00— 150,00

1,00— 1,60

0,50— 3,00

3.296

140‰

2.436

403‰

E. Carrières de grès bigarré

Communes de. Feulen, Ettelbruck, Mertzig, Schieren, Grosbous,Useldange, Vichten.

pierres de taille

moellons

pierraille

1.757

1.065

40,00—90,00

1,50— 4,00

1,50—2,50

1.757

1.065

F. Carrières de grès de Born.

Communes de Mompach, Rosport.

pierres de

taille

moellons

pavés

3%o

40 ,00— 62,50

1,50— 27,50

25,00

G. Carrières de calcaires keuprique.

Communes de Bissen, Bœvange-s.-Altert..

pierraille

gravier

1,30— 2,50

1,50— 3,00

II. Carrlères de grès coquillier.

Communes da Bettendorf, Diekirch.

dalles

pierres de

taille

moellons

pavés

pierraille

2.744

386‰

4,00

70,00-425,00

1,25— 1,50

100,00— 160,00

1,00— 3 ,00

2.744

386‰

3° Communes d'Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Redange, Perlé, Wahl.

4° Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.

5° Communes de Fouhren, Putscheid, Vianden.

2° Communes de Remich, Lenningen, Remerschen

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

I . Carrières de schiste et de quartzite.

1° Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Hosingen Munshamen

Troisvierges, Weiswamach.

moellons

pierraille

5.222

5.347

1,50— 2,50

1,50— 8,00

5.222

5.347

2° Communes de Boulaide, Esch-s.-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid, Kautenbach, Mecher

Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler.

moellons

pavés

pierraille

2.145

6%o

22.330

1,50—3,00

45,00

1,75— 6,00

2.145

22.330

moellons

pierraille

2.342

1,50—2,00

2,00—6,00

2.342

moellons

pierraille

3.530

1,50—2,50

2,00—5,00

3.530

moellons

pierraille

1,25—2,50

1,50—3,00

K. Carrières de pierres à chaux.

1° Communes de Berdorf, Echternach, Rosport.

()

pierre à chaux

tuf

1,50—2.00

3,00

pierre à chaux

2.060

1,75—3,50 |

2.060

2° Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.

L. Carrières de pierres à chaux et dolomie.

1° Communes de Grevenmacher, Mertert, Biver, Manternach.

moellons

pierraille

pierre à chaux etdolomie

18.299

1,00—2,00

1,70—6,50

1,50—6,25

3.007

15.292

M. Carrières de chaux hydraulique.

Communes de Bertrange, Strassen.

moellons

pierraille

pierre à chaux et

dolomie

1.080

1.730

2.116

1,25-2,00

0 ,75—4,00

3,50—5,00

1.080

1.730

1.666

7 —

17 | chaux hydraulique.

3.873

11,50—12 ,50

La demande de la 'pierraille pour l'entretien de la voirie, surtout de la pierraille de quartzite

a augmenté par rapport aux années précédentes. La pierraille étrangère, dont l'emploi était autre-

fois assez considérable, est évincée progressivement. LOH exploitations et le concassage méca-

nique do quartzite de Merkholz continuent de fournir d'excellents résultats. Cette industrie a

donné l'éveil dans la région et suscité la mise on valeur d'autres gisements de quartzite.

En pavés, la demande a été assez active, grâce aux nombreux travaux hygiéniques qui

s'exécutent un peu partout dans la voirie communale. Nos carrières de grès liasique four-

nissent une pierre de tous échantillons, résistante et belle d'aspect et; d'un prix relative-

ment modique. Les environs de Luxembourg et do Diekirch, le Widdeberg, Steinfort et

Aspelt assurent les 9/10 de la consommation de pavés. 11 est regrettable que dans le can-

ton d'Echternach, où il y a d'excellents gisements de grès à pavé, l'on ne songe pas à

s'occuper plus sérieusement de cette exploitation qui serait certainement très rémunératrice.

C'est avec peine aussi que nos exploitants voient les administrations publiques s'adresser à

l'étranger pour importer à grands frais du pavé d'un aspect plutôt désagréable et de résis-

tance et d'usage nullement supérieur au produit du pays. L'industrie indigène mériterait

qu'on lui donnât la préférence.

La société de Montfort nous donne l'appréciation suivante de la situation

Carrières de Larochette (Ernzen). — Les affaires en pierres de taille sont restées encore restreintes

en 1913-1914 par suite de la diminution des constructions dans le Grand-Duché comme dans les

pays voisins ; cependant, diverses affaires venaient d'être conclues ou étaient sur le point d'aboutir

pour la Belgique lorsque la guerre est venue arrêter toute exportation.

La société a dû alors se préoccuper d'assurer des moyens d'existence à ses ouvriers indigènes

pour les mois difficiles qui ont suivi, en faisant exécuter, même tout l'hiver, des travaux de déblais

et autres pour l'amélioration des carrières dans l'avenir tout en travaillant à diverses fournitures

pour les municipalités de Luxembourg, d'Esch et de Differdange.

Nombre

des

exploitations

Nombre dos

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

les Grand-Duché

exportées

à l'étranger

N.

Plâtrières.

Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange

plâtre brut

5.560

7,50—10,00

2.640

2.920

sable ou gravier

1.133

2,50— 4,00

1.133

sable ou gravier

1.543

1,75—5,00

1.543

sable ou gravier

1.750

1,00—3,75

1.750

O. Sablières.

1° Communes de Grevenmacher, Mertert.

2° Communes de, Dieklrch, Bettendorf, Erpeldange, Feulen, Ettelbruck.

8° Communes d'Ell, Bettborn, .Folschette, Redange, Vichten, Wahl,

Les carrières de Larochette se ressentent fort de la difficulté et du coût excessif des moyens

actuels de transport par voitures et par deux lignes de chemin de fer avec transbordement à Kruch-

ten ; il s'ensuit que la taille des pierres en carrière, qui serait très pratique et permettrait de fournir

plus avantageusement, est souvent impossible; les sous-produits de la carrière, comme les superbes

moellons de parement qu'elle produirait en abondance, ne peuvent s'écouler qu'au-dessous de leur

valeur réelle, pour soutenir la concurrence de produits de qualité inférieure, vendus avantageuse-

ment, grâce à une situation facile pour les expéditions. Cet état de choses ne pourra changer que

quand le raccordement, attendu depuis si longtemps, aura été construit.

Uno constatation réconfortante en faveur de la pierre d'Ernzen (Larochette) est que celle-ci

n'est pas malsaine pour les ouvriers, comme le sont diverses pierres de gros.

Pavés. Caarrières de pierres à paver du Widdeberg. — La Direction de la société s'est occupée

de perfectionner l'exploitation de ces carrières ; des travaux importants de déblais ont mis à jour

des bancs de la meilleure qualité; le triage et le classement des pavés sont faits avec soin et régula-

rité pour pouvoir offrir aux clients des produits aussi homogènes que possible.

La société était bien pourvue de commandes pour l'exportation dans les pays voisins lorsque

la guerre a éclaté, arrêtant net cette belle expansion. Néanmoins, la société a conservé presque tous

ses ouvriers, leur donnant l'occasion, par des travaux de déblais importants, de gagner tout l'hiver

un salaire convenable. Malgré la pénurie d'ordres, la question sociale et humanitaire a été placée

en premier lieu.

Elle espère que les pouvoirs publics et les administrations, qui ont pu se rendre compte des

progrès sérieux réalisés dans l'exploitation, auront à cœur de se rappeler cette industrie nationale

pour les besoins du pays, en lui attribuant la place qui lui revient pour la consommation indigène.

Cette statistique fait ressortir une diminution de la production de la moitié environ par rap-

port à l'année 1913: la production des ardoises est descendue de 28.072 à 14.010 mille, celle des

éviers, de 807 à 355 pièces, et celle des dalles, de 6.054 à 3520 m2. Pendant la première partie de

l'année déjà, qui s'étend jusqu'à fin juillet, nous avons pu constater un ralentissement de la pro-

1)Mille. — 2) Pièces. — 3) Mètres carrés.

Ardoisières.

La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres

suivants pour les deux dernières années

Années

Nombre

des

exploi-

tations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

ardoises

éviers

dalles

ardoises

éviers

dalles

Quantités

14.0101)

3552)

3.5203)

28.072

6.054

Prix (fr.)

30—60

6—10

3 —10

30—45

3—5

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

1.408

1.108

exportées

à

l'étranger

12.602

3.407

26.964

duction. Depuis ce temps, le ralentissement s'est accentué. Sur sept sièges d'extraction deux ont

chômé à partir du 1 e r août 1914.

Les ventes ont conservé une allure favorable pendant les sept premiers mois. Si la guerre a

enrayé la demande dans une forte mesure, il est à remarquer que, nonobstant, les ardoisières ont

pu placer leur production sensiblement réduite, ce qui doit, être attribué à l'apurement de marchés

en cours conclus en Allemagne et portant spécialement sur des fournitures à l'État. Les stocks

sur chantier à la fin du premier semestre étaient insignifiants, mais ils sont en sérieuse augmentation

depuis le 1 e r janvier 1915 par suite du ralentissement des ventes.

En général, les prix de vente étaient de 5 % plus élevés qu'en 1913 La convention de prix

avec les ardoisières allemandes leur a donné une stabilité remarquable. Par contre, les prix de revient

se sont élevés dans la même proportion par suite de circonstances moins favorables offertes par

le gîte ardoisier d'une part et de l'accroissement des charges fiscales et sociales d'autre part.

Le principal débouché de l'industrie ardoisière est le Zollverein. On peut évaluer à 9/10 environ

de la production annuelle les quantités placées dans les pays du Zollverein, alors que 1/10 environ

est placé dans le pays même.

Les difficultés que nous signalons depuis une série d'années au sujet du recrutement des ouvriers

persistent. La situation, sous ce rapport, tend même à empirer en dépit des salaires élevés payés

par les ardoisières.

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix

dernières années

Ardoises

25.047 mille

26.729

25.298

23.976

21.108

23.499

23.285

20.619

28.072

14.010

Eviers

487 pièces

1.453

1.554

1.150

Dalles

2.947 m. carrés

4.062

7.712

10.580

11.900

12.200

6.350

5,960

6,054

3,520

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la

même période

Ardoises belges

t.

2.934

3.264

3.318

4.019

4.719

6.278

5.859

7.297

5.871

2.793

Ardoises

françaises

t.

Ardoises de provenances diverses

La situation dans l'industrie des carreaux en grès cérame doit être qualifiée de mauvaise

pour l'exercice écoulé. La production des usines de Wasserbillig a été sensiblement inférieure

à celle de 1913; pour les cinq derniers mois, elle atteint à peine 35% de celle des mois correspon-

dants do l'année précédente. Alors que les prix de revient poursuivent leur mouvement à la hausse,

les prix de vente demeurent à peu près stationnaires.

Après s'être développées d'une manière satisfaisante pendant les sept premiers mois, les

ventes ont complètement cessé pendant le reste de l'année, et la conséquence directe en a été

une augmentation considérable des stocks en magasin. L'industrie céramique renouvelle ses

observations des années précédentes au sujet de ses débouchés. Sur le marché allemand, elle con-

tinue de rencontrer de sérieuses difficultés à cause de la provenance luxembourgeoise de ses produits,

c'est-à-dire de leur provenance d'un pays étranger, les différentes administrations de l'État et

des communes accordant en règle générale la préférence aux produits indigènes.

Lee matières premières ont subi des hausses considérables. De plus, cette industrie rencontre,

déjà aujourd'hui, de grandes difficultés à se procurer les houilles nécessaires. Il est même à craindre

qu'il lui sera impossible de s'approvisionner régulièrement à partir du mois d'avril, les mines

fiscales de la Sarre pouvant tout au plus satisfaire leur clientèle régionale.

Le nombre des ouvriers, qui est de 450 en temps ordinaire, a été ramené, à la fin de l'année,

à 160. Les difficultés du recrutement de la main-d'œuvre tendent à augmenter.

L'industrie des ciments, tout en renseignant un volume d'affaires assez satisfaisant en ciment

et en briques de laitier pour les sept premiers mois, a laissé certainement à désirer par rapport

aux prix de vente pratiqués. Elle a chômé presque complètement pendant les mois d'août et de

septembre, et les ouvriers, employés à des besognes demandant une préparation spéciale, ont été

occupés pendant ce temps à des réparations. Vers la fin de l'année, pour autant que la saison le

permettait, il y eut une légère reprise.

L'emploi du ciment armé dans le bâtiment se répand d'année en année, surtout pour les

constructions d'une certaine importance. Dans l'industrie, ce produit est employé couramment

aujourd'hui pour une série de grands travaux, comme silos à minerais, à cokes et a charbons,

passerelles et ponts.

Faïencerie.

La faïencerie de Septfontaines renseigne une diminution assez sensible de sa production, qui

est descendue a 1.300.000 kg. Cette industrie a vivement ressenti les effets désastreux de la guerre

Le mouvement des ventes, qui s'était déjà ralenti en 1913, a certainement laissé à désirer Par

suite, le nombre des ouvriers a été ramené à 190 et le nombre des heures de travail a été réduit

Les prix des matières premières sont restés stationnaires au début de l'année, mais, par suite

de la crise, ils sont allés en augmentant pendant les derniers mois.

Mosaïques et dallages céramiques.

Industrie des ciments.

Les cours dos matières premières servant à Ja production du ciment n'ont présenté rien

d'anormal jusqu'au début de la guerre. Mais, si le prix du ciment n'a pas varié, les fers ont été

en sérieuse augmentation, élevant ainsi le prix de revient; du ciment armé.

La nouvelle usine « Société dos Ciments d'Esch-s.-Alz.», qui a été mise en marche vers la

fin de l'année 19.1.3, a occupé environ cent ouvriers pendant le premier exercice.

L'année 1914 restera néfaste dans les annales de l'industrie du bâtiment. La briqueterie,

notamment, surprise par la guerre en pleine saison de production, a subi des dommages consi-

dérables. L'arrêt absolu de toute activité industrielle pendant les premiers mois do la guerre,

le départ des ouvriers étrangers, l'incertitude et l'émoi produits par le passage des troupes, ont

arrêté net tout travail. C'est seulement vers le mois de novembre que les fours ont été partielle-

ment remis à feu.

Aussi, le chiffre des expéditions s'est-il fortement ressenti de la situation. Comparé à celui

des exercices précédents, il donne comme résultats

Briqueteries de .Bettembourg

3.942.000

5.473.000

2.933.000 briques

Briqueterie de Mersch

1.200.000

.1.779.000

783.000

Total ...

5.142.000

7.252.000

3. 716.000 briques

Les briqueteries en dehors du syndicat ont fourni environ 2 millions de briques contre trois

millions en 1913.

De par leur adhésion au syndicat de Neunkirchen, les briqueteries luxembourgeoises sont en

quelque sorte liées à la fortune des établissements similaires de la Lorraine et du bassin de la Sarre.

Jusqu'ici, le syndicat n'a eu à déplorer que des pertes d'argent insignifiantes, mais des sommes

considérables ne peuvent être encaissées parce que les débiteurs sont à la guerre. 11 faut donc at-

attendre la solution do la crise politique actuelle avant de pouvoir porter un jugement sur ses

effets économiques.

Dans le Grand-Duché, la plupart des briqueteries se sont remises au travail et leur marche

est satisfaisante. La vente se fait relativement bien; elle a atteint, en avril 1915, environ 60 % du

volume normal. Les prix se maintiennent et il est à prévoir qu'après la guerre ils subiront une

hausse considérable, de sorte que toutes les industries tributaires du bâtiment trouveront un

dédommagement pour les épreuves subies.

D'année en année, la concurrence désastreuse dos grands établissements que nous signalons

régulièrement dans nos rapports annuels gagne en intensité et la décadence des petites et moyennes

tanneries s'affirme de plus en plus. C'est en vain que celles-ci poursuivent la lutte pour une exis-

tence toujours plus précaire: les quelques firmes qui survivent ne travaillent que sur une très

modeste échelle et pour satisfaire la clientèle peu importante des campagnes.

Tannerie.

Briqueterie mécanique.

Briqueteries de Bettembourg

Briqueterie de Mersch

Total ...

3.942.000

1.200.000

5.142.000

5.473.000

1.779.000

7.252.000

2.933.000 briques

783.000

3.716.000 briques

En février et en mars .1914, le restant des écorces de la récolte de 1913 a été facilement écoulé

aux prix do 1,87 fr. et 2 fr. la hotte de 25 kg. La récolte de 1914 s'est faite dans des conditions

assez favorables. Il y a lieu de faire remarquer cependant que les gelées printanières ont fait de

grande dégâts : les jeunes pousses ont été détruites et la sève s'est arrêtée, rendant les travaux

de l'écorçage plus pénibles et plus difficiles. Pendant l'écorçage même, beaucoup d'écorces ont

été vendues à 1,87 fr. la botte de 25 kg. Comme les achats d'écorces étaient généralement pressés,

les acheteurs acceptaient la marchandise non fraîchement liée en bottes de 25 kg.; on se contentait

du poids sur wagon constaté par la station du chemin de fer.

Par suite de la guerre, les prix des écorces se sont fixés promptement vers 6,25 fr. et 7,50 fr.

A la fin du mois de novembre, les derniers lots se payaient 8 fr. la botte de 25 kg.

Comme, le bois provenant de l'écorçage des haies convenait particulièrement pour cuire le

pain des soldats, les boulangeries militaires en achetaient de fortes parties qu'elles payaient jusqu'à

25 fr. le double stère. En dehors des beaux bénéfices réalisés sur les écorces, les propriétaires ont

encore vendu le bois à des prix qu'on n'avait jamais vus.

Ganterie.

Dos différentes branches de notre activité industrielle la ganterie a été sans aucun doute le

plus rudement éprouvée par la guerre. On espérait d'un jour à l'autre voir s'ouvrir une perspective

meilleure, mais ces espérances ne se sont malheureusement pas réalisées, de sorte qu'à l'heure

actuelle, 'l'industrie gantière est encore au même point qu'au commencement de la guerre, cest-

à-diro que la plus grande partie de la fabrication est réduite au chômage.

Écorces à tan.

L année 1914 n'a pas ramené l'industrie du cuir dans la bonne voie des affaires que Von

espérait. Le marché restait déprimé pendant les sept premiers mois. Des achats de cuirs bruts

tant indigènes qu'exotiques, exécutés sur diverses places du Zollverein pour le compte de l'Amé-

rique, poussaient les prix à la hausse, accentuant ainsi la disproportion si regrettable entre le prix

de revient des peaux et les prix du tanné.

Nos échanges commerciaux avec l'extérieur ayant complètement cessé pendant les deux

premiers mois de la guerre, la demande en cuirs bruts et en tanné a été pour ainsi dire nulle pendant

cette période. A partir du mois d'octobre, la demande se reveillait pour s'aviver rapidement et

prendre une allure impérieuse dans la suite. Mais la tannerie n'a pu retirer aucun avantage du

réveil de la demande, l'importation des cuirs exotiques étant devenue impossible et nos établisse-

ments n'ayant à leur disposition que de petites quantités provenant des abatages du pays.

Le marché du cuir prenait un aspect absolument anormal. Par suite de l'isolement économique

du Zollverein et de l'interruption des approvisionnements en peaux exotiques, la production était

réduite en partie à l'impuissance, alors que les fortes demandes de l'administration militaire alle-

mande stimulaient fortement les prix. L'équilibre entre l'offre et la demande se déplaçait

rapi-

dement en faveur de celle-ci. Les prix des cuirs s'acheminaient promptement vers une hausse

inusitée, inconnue, qui s'exaspérait depuis.

L'année 1914 peut être considérée comme néfaste dans son ensemble. Les sept premiers mois

qui précédèrent la guerre, n'ont été, également, rien moins que favorables. Non seulement les com-

mandes étaient fort restreintes, mais encore des quantités considérables de gants commandés et

tout finis restaient en stock, la clientèle no voulant pas en prendre livraison on se prévalant de la

mauvaise marche des affaires. La crise ne faisait que s'accentuer jusqu'au moment où la guerre

vint anéantir brutalement le pou d'espoir qu'on avait mis dans le reste de l'année. A cette calamité

sont venus s'ajouter encore des ennuis et des embarras de toute sorte, comme les retards et les

irrégularités dans les expéditions et le transport des marchandises et de la correspondance.

Dans ses conséquences, l'année a donc été désastreuse pour la ganterie. On serait presque

tenté de considérer la crise qui précédait la guerre comme un symptôme des tristes événements

qui se préparaient.

L'industrie textile a été bien occupée dans son ensemble. Dans toutes les branches, les ventes

se sont faites couramment, à l'exception, toutefois, de la bonneterie qui a été négligée pendant les

cinq dernières mois, une grande partie de la clientèle afférente se trouvant en Angleterre, pays

avec lequel les relations commerciales étaient interrompues pendant cette partie de l'année.

La guerre a favorisé particulièrement le tissage du velours, article très demandé pour les

besoins de l'armée allemande. Malheureusement, la pénurie des matières premières n'a pas permis

à nos fabriques de tirer profit des circonstances exceptionnellement favorables: l'Allemagne ayant

interdit l'exportation des matières nécessaires à cette branche, les commandes durent être refusées,

L'industrie textile lainière a subi, pendant toute l'année 1014, l'influence d'un mouvement

de hausse ininterrompu des matières premières. Après s'être maintenues, vers le commencement

de l'année 1914, aux niveaux de fin 1918, une hausse de 5 % se dessina vers la fin du mois de Janvier.

Les enchères publiques de Londres des mois suivants, régulatrices du marché des laines, très ani-

mées, aboutirent, en mars, à une nouvelle hausse d'environ 10 %, laquelle progressa, en mai, de

5 à 7 ½ %,. et fut suivie, en juillet, d'une autre hausse d'égale, importance. Vers la fin du mois de

juillet, le chemin parcouru par la hausse était de 25 à 30 %. Depuis cette époque, de véritables

prix de fantaisie ont été pratiqués pour les laines, lesquelles ont fini, d'ailleurs, par devenir introu-

vables.

La déclaration de guerre amena d'abord, et pour quelque temps, une stagnation complète, à

laquelle succédèrent, coup sur coup, des demandes importantes et pressées pour les besoins de la

consommation, surtout des pays belligérants. Par suite, les prix des laines s'élevèrent en consé-

quence, par soubresauts, pour atteindre finalement au niveau absolument anormal et inouï jus-

qu'ici.

Les prix des cotons sont restés sans variation bien appréciable jusqu'au mois d'avril. Vers la

fin de l'année, ils renseignent une hausse de 45 à 50 % acceptée sans difficulté par les acheteurs

à court de matières premières.

Industrie textile.

Teinturerie.

La période, d'atonie des affaires que nous avons signalée dans notre dernier rapport s'est con-

tinuée à travers la première partie de l'année. Si, d'une part, les inquiétudes politiques contribuaient

à la désorganisation progressive du marché, le renchérissement progressif du coût de la vie, d'autre

part, imposait une certaine réserve à la population peu aisée. Il aurait suffi d'ailleurs des prix si

élevés des toiles pour rendre la consommation hésitante.

Ces circonstances n'ont pas laissé que d'exercer une répercussion fâcheuse sur la fabrication

qui est en diminution constante. Le nombre des ouvriers a dû être réduit en conséquence. Par contre,

l'outillage des teintureries a été modernisé au cours des dernières années, permettant une fabrication

plus rationnelle et mieux appropriée aux exigences du marché.

Dès le début; de la guerre, la demande pour l'extérieur cessa brusquement. Les exportations

vers la Suisse, qui est un de nos principaux débouchés, furent interceptées. Divers facteurs contri-

buaient simultanément à un affaissement regrettable du marché national. Les fines toiles de Bel-

gique n'entrant plus, la teinturerie se vit privée d'une partie notable de ses approvionnements,

tandis que les acheteurs, en présence de l'augmentation subite des prix des toiles, qui atteignait

de 15 à 20 %, durent réduire leurs acquisitions au strict nécessaire.

L'année 1913 avait laissé des stocks considérables. Les conditions du marché ne s'améliorant

toujours pas, leur volume augmenta dans une forte mesure pendant la première partie de l'année

1914. Cm stocks furent rapidement épuisés au cours des premiers mois de la guerre par suite des

demandes pressantes de l'administration militaire allemande. Les tissus écrus, notamment, furent

l'objet d'une forte demande; en conséquence, ils ont été d'un placement facile et rémunérateur.

En. présence de la hausse persistante des prix, la consommation s'est portée de préférence

sur les articles bon marché, délaissant les marchandises de choix et d'un prix plus élevé. Cette

tendance s'est encore accentuée depuis la guerre.

L'année 1915 s'est ouverte sous des auspices peu encourageants. Les circonstances actuelles

ne laissent guère entrevoir un prochain relèvement du marché.

Industrie du vêtement.

Pendant les sept premiers mois de l'année, l'industrie du vêtement a été sollicitée par les

mêmes influences défavorables qui se sont fait sentir pendant la plus grande partie de l'année

précédente. La crise persistante dans l'industrie sidérurgique pesait lourdement sur la confection

ouvrière. Depuis le commencement de la guerre, la demande de vêtements ouvriers a presque

complètement cessé.

Lentement, cette industrie se transforme: la confection faite à domicile par les ouvrières

s'obtient de plus en plus en ateliers organisés mécaniquement et avec force motrice. Ainsi la con-

fection du vêtement devient de plus en plus difficile et de moins en moins rémunératrice pour nos

fabricants par suite des frais d'installation et de l'entretien coûteux de leurs ateliers, des diffi-

cultés où ils se trouvent d'initier les ouvrières au maniement des nouvelles machines et surtout

de la rareté et de la cherté de la main-d'œuvre.

Le nombre des distilleries on activité pondant la campagne de 1913-1014 était de 773, dont

519 distilleries agricoles et 254 ditilleries à fruits. Les distilleries agricoles, qui travaillent des

matières farineuses, aident aux exploitations agricoles, Jours résidus étant destinés à la nourriture

et à l'engraissement du bétail ainsi qu'à la production du lait. Les distilleries à fruits sont de petits

établissements travaillant des fruits à noyaux et à pépins, des lies de vin et marcs de raisins.

Les distilleries agricoles ont travaillé 4.134.350 kg. de matières tanneuses. Les distilleries

à fruits ont travaillé 5509 hl. ensemble, soit

1842 hl. de fruits à noyaux,

de fruits à pépins,

de marcs,

de lien de vin, et

de mares de raisin.

Les droits d'accise perçus par l'État se sont élevés à 1.177.935 mk. ensemble, inférieurs de

57.652 mk. à ceux de l'exercice précédent.

L'année 1914 compte au nombre des années prospères pour la brasserie luxembourgeoise.

Le développement favorable de cotte industrie est dû à la bonne qualité et aux prix assez avanta-

geux des matières premières ainsi qu'à l'activité de la consommation.

D'après les renseignements statistiques fournis par l'administration des accises sur le dernier

exercice, embrassant la période du 1er octobre 1913 au 1er octobre 1914, la quantité de malt em-

ployée s'est élevée à 5.517.375 kg., la production de la bière à 307.705 hl. et l'exportation à

11.935 hl.

Los droits d'accise payés pendant cette période HO sont élevés à 478.201,25 fr., contre 524.203,40

fr. pondant l'exercice précédent.

Autant le dernier exercice était favorable, autant l'exercice 10.15 M'annonce, pour la brasserie,

sous de bien mauvais augures. Par suite de la malheureuse guerre, dans laquelle presque tous

les peuples de l'Europe sont engagés, les prix des matières premières et surtout ceux de l'orge

ont atteint des chiffres vraiment fantastiques, Aussi la consommation de la bière diminue-t-elle

de jour en jour à cause de la crise générale dans l'industrie ainsi que du départ d'environ 15.000

ouvriers étrangers, appelés sous les drapeaux.

Ces diverses circonstances no laissent pas que d'exercer une influence néfaste sur la marche

et les résultats de la brasserie.

Industrie des tabacs.

Le volume des affaires on tabacs, cigares et cigarettes no. s'est guère modifié par rapport

à l'année précédente. Nos 14 fabriques ont produit environ

Distillerie.

Brasserie.

1.400.400 kg. de tabacs à fumer,

4.400 kg. de tabacs en rôles, à fumer ou à mâcher,

4 millions de cigares, et

100 millions de cigarettes.

La production des tabacs à fumer pour la consommation indigène a été plutôt en légère

augmentation. Kilo a été stimulée dans une forte mesure pendant la deuxième semestre par le

passage des troupes allemandes. Il ne faut pas perdre de vue cependant que des milliers d'ouvriers

étrangers occupés dans les usines métallurgiques et les exploitations minières, consommateurs

réguliers, ont quitté le pays dès le début des hostilités, et que, nos débouchés en Alsace-Lorraine

s'étant brusquement fermés, les affaires d'exportation ont complètement cessé à partir du mois

d'août. Somme toute, la production totale des tabacs à fumer est restée inférieure à celle de l'année

précédente. Par contre, la production régulière en cigares ainsi que les stocks en magasin se sont

vendus facilement. De même, la totalité de la production de cigarettes, de 30 % environ plus forte

que celle de l'armée 1913, a été écoulée.

Jusque vers la fin de l'année, les fabriques ont pu vivre de leurs stocks de matières premières,

c'est-à-dire travailler à un prix de revient normal et maintenir ainsi leurs prix de vente. Mais,

par suite des fortes demandes en tabacs, cigares et cigarettes pour le ravitaillement des troupes

en campagne, les stocks de matières premières, disponibles en Allemagne chez les producteurs,

les négociants et les importateurs, ont été rapidement enlevés: il en est résulté une hausse de prix

de 20 à 30 % et au delà sur les cours des tabacs en feuilles du Palatinat, comparativement au

premier semestre, Cet exemple a été suivi par les tabacs exotiques, les importations ayant été

presque complètement interceptées par suite des difficultés de la navigation. La hausse se continue

actuellement.

Si, pendant un certain temps, la guerre a favorisé en quelque sorte l'écoulement des pro-

duite, elle a coupé certains débouchés réguliers de cette industrie: les exportations, en tout premier

lieu, ont complètement cessé et il reste à savoir ce qu'il sera possible de reconquérir du terrain

perdu. Quand les ordres que certaines fabriques ont pu obtenir pour l'armée allemande seront

épuisés, il est à prévoir que la totalité du personnel ne pourra plus être occupée, si la guerre devait

se prolonger.

L'outillage des fabriques n'a pas subi de modifications appréciables. A relever cependant

que deux établissements ont installé des nouvelles machines à cigarettes perfectionnées à grande

production.

Le nombre des ouvriers est resté sans variation. L'occupation a été régulière, sauf pour le

personnel travaillant pour les exportations, lequel chôme depuis le mois d'août, mais ce personnel

a continué de toucher la moitié de son salaire. Le prix de la main-d'œuvre est resté stationnaire

pour les aides, filles et garçons; la main-d'œuvre apprise est à la hausse. Le recrutement des aides

a été particulièrement facile pendant les mois de guerre par suite des chômages dans d'autres

branches de l'industrie.

En général, les fabriques de tabacs n'ont pas été à court de matières premières, grâce aux

importants stocks qu'elles sont obligées d'emmagasiner en temps normal. Mais la guerre n'a pas

Imprimerie. — Papeterie.

L'allure ai calme des affaires on imprimerie que nous avons signalée pour l'exercice précédent,

s'est continuée à travers la première partie de l'année 1914. La crise économique, en se prolongeant,

rendait les acheteurs hésitants et réservés. Les commandes se faisaient de plus en plus rares et l'oc-

cupation laissait à désirer en général.

Cette situation, peu brillante en somme, empira brusquement avec la guerre. Les carnets étaient

peu garnis à cette époque et les nouveaux ordres faisaient défaut. Les affaires furent complète-

ment paralysées. Des 32 établissements affiliés à l'Association des imprimerie

luxembourgeoises,

152 ouvriers affiliés, 40 environ étaient pleinement occupés. La plupart; des établissements ne tra-

vaillaient que 2 à 3 jours par semaine. Et cette situation désastreuse n'est prolongée, sans modifi-

cation bien sensible, jusqu'à la fin de l'année. A l'heure actuelle, les affaires ne se sont pas encore

améliorées d'une façon appréciable.

Dans ces tristes conjonctures, la solide organisation du personnel des imprimeries a montré

toute sort efficacité. La bonne entente entre patrons et ouvriers s'est encore une fois affirmée.

L'administration de l'Association prit aussitôt les mesures nécessaires pour amortir les effets du

désastre, tant chez les patrons que chez les ouvriers. A la rigidité du tarif den salaires on substitua,

d'un commun accord, les généreuses obligations de la solidarité sociale. En présence des difficultés

du moment, on accorda aux patrons la faculté d'occuper leur personnel suivant leurs besoins. Les

ouvriers renoncèrent aux majorations de salaires qui auraient dû entrer en vigueur le 1er janvier

1915 et qui ont été reculées jusqu'au rétablissement de la paix. Si quelques patrons, plus égoïstes,

n'ont occupé leur personnel qu'au hasard du travail dont ils disposaient et ont profité ainsi d'une

situation difficile pour atténuer les effets ordinaires de la morte-saison, nous nous plaisons à con-

stater ici que les conséquences pratiques de la solidarité sociale ont été mises en vive lumière à

cette occasion.

L'apprentissage, de son côté, a fonctionné normalement pendant (jette période si troublée,

malgré l'occupation irrégulière des imprimeries.

Dans son ensemble, l'industrie graphique est de celles qui ont été le plus durement éprouvé

par la guerre. La grande industrie, soucieuse de diminuer ses frais généraux dans la mesure du pos-

sible, limitait ses commandes au strict nécessaire, et les petits consommateurs observaient une pru-

dente réserve. Il eût été sans doute désirable alors que l'État eût confié la fourniture du papier-

monnaie à l'industrie nationale, dépourvue de travail, ainsi que la Chambre de commerce l'avait

proposé. A relever cependant qu'une série d'administrations publiques, pour venir en aide à

l'imprimerie, se sont empressées de remettre leurs commandes.

Le journal a traversé des temps fort durs. Les annonces faisaient généralement défaut, De

l'étranger, qui est un assez bon client, il n'arrivait rien alors que les besoins de réclame de l'in-

térieur avaient diminué. Une série de feuilles ont cessé de paraître pour des motifs divers.

laissé que de créer de sérieux embarras pour les approvisionnements. Les irrégularités et les retards

des transports ont occasionné également des frais imprévus.

Le livre n'a guère donné. Pour occuper leur personnel, plusieurs imprimeries ont travaillé à

la réimpression des livres scolaires édités par elles.

La papeterie a eu à souffrir, à son tour, des circonstances si difficiles. La guerre a rendu im-

possible les approvisionnements en matières premières et il en est résulté un chômage partiel

dans cette industrie. Elle en a été réduite à alimenter sa clientèle par ses magasins, dont les

stocks étaient assez importants, et jusqu'à ce jour elle a pu satisfaire aux exigences de la de-

mande. Ces circonstances ont retardé la réorganisation technique de l'établissement de Manter-

nach qui était en voie de réalisation.

Conserves de légumes.

La production de rétablissement de Beaufort a été en augmentation très sérieuse: 190.000

litres-kilogrammes contre 160.000 pour l'année précédente. Les ensemencements en pois ont été

particulièrement forts. Alors que les prix de vente pour l'intérieur n'ont pas varié, la moitié de la

production a été placée à un prix plus avantageux à l'étranger. Il est à prévoir que les ventes res-

teront faciles pendant la durée de la guerre, mais on doit réserver son appréciation sur l'avenir de

cette industrie. Les prix des matières premières ont été sensiblement les mêmes qu'en 1913.

Au début de la guerre, l'industrie des conserves de légumes occupait en moyenne de 15 à 20

ouvriers, de 60 à 100 ouvrières indigènes ainsi que 65 ouvrières flamandes. Après le départ de celles-

ci, leur place a été prise par des ouvrières indigènes dont le nombre avarié, depuis, entre 100 et 150.

Le recrutement de la main-d'œuvre féminine dans le pays même a été d'autant plus facile que

beaucoup d'ouvrières étaient rentrées de l'étranger dès le début de la guerre ou étaient devenues

libres par suite du chômage dans d'autres branches. Les salaires n'ont pas varié par rapport à l'année

précédente.

Meunerie.

La production de la meunerie a été régulière et parfaitement normale jusqu'à la fin du mois

de juillet. Lee prix pratiqués demeuraient presque stationnaires : ils oscillaient autour de 40 fr. les

Horticulture.

Lu culture maraîchère a travaillé dans des conditions normales.

La floriculture a obtenu des résultats médiocres.

Les pépiniéristes, et surtout les rosiéristes, ont été éprouvés d'une manière, désastreuse. A

une saison de printemps normale a suivi celle d'automne, complètement nulle. Plusieurs de nos

rosiéristes ont subi, à la suite de l'occupation, des dégâts considérables. Ils ont été indemnisés

dans des proportions qui ne sont en aucun rapport avec les dommages qui leur ont été causés.

La procédure qui a été employée à leur égard pour fixer les indemnités a été sommaire et

injuste. Ils protestent à ce sujet et se réservent d'interjeter appel en temps opportun contre un

traitement qu'ils ont dû subir, mais auquel ils contestent toute valeur légale.

100 kg. de farine supérieure, pour monter très fortement ensuite, graduellement avec les blés, ou

plutôt suivant ceux-ci à distance. Si la, vente des farines était laborieuse pendant la première partie,

de l'année, la lutte était moins âpre, notre meunerie ayant réussi à trouver, grâce à des circonstances

fortuites, quelques débouchés à l'extérieur.

Tout changea naturellement avec la guerre. La demande devenait de jour en jour plus pres-

sante. A partir du mois d'août, l'importation des blés étrangers devint impossible et la meunerie

dut chômer en grande partie par suite de la suspension des approvisionnements.

L'allure anormale de la fabrication ne permit pas aux meuneries de procurer toujours du travail

à leurs ouvriers. Ensuite le départ des ouvriers belges obligea les meuniers de pourvoir à leur rem-

placement par des ouvriers indigènes.

Au point de vue des résultats financiers, l'exercice écoulé laisse beaucoup à désirer. Pendant

les quatre derniers mois, presque toutes les importantes meuneries en étaient réduites à devoir

chômer faute d'approvisionnements suffisants de blés. Elles n'avaient sous la main que de petites

quantités de blés du pays qu'elles parvenaient à acheter aux cultivateurs à des prix exorbitants.

Malgré les prix maxima fixés par le Gouvernement, les froments se vendaient à la fin de l'année

de 70 à 80 fr. le double hectolitre et même plus. Ces prix étaient dus à la concurrence effrénée des

acheteurs: tout le monde, au demeurant, faisait le commerce des blés.

Les ventes se faisaient dès le début de la guerre, comme partout ailleurs, au comptant, mais

les comptes des anciens clients restaient en souffrance. Une partie de la clientèle du bassin minier

se trouvait dans une situation difficile, voisine de la ruine, par suite du départ précipité des nom-

breux étrangers qui quittèrent le pays sans régler préalablement leurs fournisseurs. De ce chef, la

meunerie a subi de pertes très graves. Elle a été obligée ainsi de faire des crédits très étendus à sa

clientèle.

Années

Nombre

des

laiteries

Nombre

des

membres

3.978

3.969

3.812

4.432

4.442

5.008

5.656

6.378

6.615

6.781

7.115

Lait travaillé

litres

13.060.861

12.711.037

12.853.274

14.421.800

15.819.183

16.941.540

17.344.055

15.900.291

21.576.556

24.919.960

26.306.707

Beurre fabriqué

kg.

502.929,5

489.609,5

489.348

552.538

603.990

641.222

660.448

746.966

807.683

941.511

989.876

Produit de la

vente du beurre.

fr.

ct.

1.307.616,70

1.321.945.65

1.345.707,00

1.547.106,40

1.721.371,50

1.826.129,20

1.935.112,00

2.390.291,00

2.632.394,58

3.097.570,19

3.118.109,40

Laiterie.

La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les chiffres

suivants pour les années 1904 à 1914

Viticulture et commerce des vins.

La calamité des dernières récoltes n'a pas ébranlé l'énergie des vignerons qui, pendant l'année

écoulée, ont redoublé leurs efforts pour préserver les vignes de l'invasion de ses nombreux ennemis.

La bienveillante sollicitude de la Chambre et du Gouvernement qui, dans un élan généreux,

ont mis a la disposition de la Fédération des comices viticoles un crédit de 300.000 fr. pour permettre

aux petits vignerons l'acquisition des anticryptogamiques et des insecticides, a contribué à relever

le courage de ceux qui à la suite des nombreux échecs commençaient à défaillir. Aussi les travaux

de culture, les traitements fongicides et insecticides ont-ils été exécutés par la majorité des vignerons

avec beaucoup de zèle et de ténacité. Si le résultat de la campagne n'a pas complètement répondu

à tout ces efforts, c'est grâce surtout au temps maussade qui présidait à l'époque de la floraison et

qui provoquait sur de nombreux cépages la coulure et le millerandage. Contrairement à ce qui

s'était passé les dernières années, la cochylis n'a fait que de rares apparitions; les dégâts qu'elle

a provoqués ont été peu sérieux. On n'en peut dire autant de l'oïdium et du mildiou qui, partout

où les sulfatages et les soufrages n'ont pas été exécutés à temps ou n'ont pas été répétés assez sou-

vent, ont sévi avec intensité et ont, par endroits, fortement endommagé les feuilles et les grappes.

La récolte a atteint, d'après les renseignements recueillis par les soins de la Commission de

viticulture, 4913 foudres, soit le tiers d'une récolte normale. La qualité du moût dont l'acidité,

exprimée en acide tartrique, s'est élevée en moyenne à 15,2 ‰, et qui a pesé en moyenne 65,5°

à l'aréomètre d'Œchsle, a été très satisfaisante.

Malgré son acidité qui dépasse de 5 °/00 celle des moûts de 1911, le 1914 s'est très bien développé.

Par sa fraîcheur pétillante qui masque quelque peu sa verdeur, il a reconquis au vin de notre Mo-

selle, surtout dans le pays même, de nombreuses sympathies. Les cours s'en sont notablement

ressentis. Le marché qui, en automne et jusqu'à la fin de l'année, était d'un calme inquiétant, s'est

ranimé en janvier dès que la réputation du nouveau vin s'était faite. Les cours, qui, fin décembre

étaient descendus dans quelques localités jusqu'à 12,50 fr. la hotte de 40 litres, montraient une

tendance de plus on plus ascendante et atteignaient fin février 22 à 25 fr. A ce niveau, ils se sont

main tonus jusqu'ici. Les crûs de marque ont réalisé des prix encore bien supérieurs.

En dehors de sa bonne constitution, le 1914 doit sa vogue actuelle encore à la hausse des pris

de la bière. La modification temporaire des prescriptions sur le sucrage (extension de la limitation

quantitative, pour les vins de 1914, jusqu'à 25 % du volume total et de la limitation temporaire

jusqu'au 1er mars 1915), a également exercé un effet des plus heureux sur le commerce des vins,

notamment sur l'exportation de nos produits en Allemagne.

D'après une statistique établie sur les ordres du président de la Commission de viticulture

par des hommes de confiance, les celliers de nos vignerons contenaient, à la date du 1er mars 1915,

on dehors d'un stock de 648 foudres des récoltes précédentes, encore 925 foudres invendus. Il est

donc à prévoir que l'automne prochain trouvera les caves complètement vidées, de sorte que mal-

gré la guerre, les prévisions pour l'écoulement de la récolte future, à moins d'événements imprévus,

sont très encourageantes.

Vins de Champagne.

E. Mercier & Cie., succursale de Luxembourg.

En 1914, la succursale a expédié 950 magnums (double bout.), 288,4501/1, 45,340 ½, 10.170 ¼

et 3.700 1/8. Ces chiffres, sont de beaucoup inférieurs à ceux des armons précédentes à cause de la

guerre qui éclata juste au moment où les approvisionnements pour l'hiver auraient dû commencer.

A cause de ce désastre, l'établissement a été obligé de congédier provisoirement une soixantaine

d'ouvriers. Les prix de vente n'ont pas changé.

Dans les oseraies de Kopstal, l'établissement a jusqu'à présent maintenu le statu que, la

culture des osiers nécessitant, malgré les événements funestes, les soins et l'entretien habituels.

Clouterie.

La société anonyme métallurgique de Bissen renseigne pour l'année 1914 une production de

600 tonnes clouteries diverses, soit une diminution de 400 tonnes par rapport à Tannée précédente.

Cet exercice a été divisé par la guerre en deux parties bien distinctes. La première partie se

ressentait encore de la crise, qui, depuis l'année précédente, n'a cessé de peser sur tous les articles

fil de fer. La vente était faible, les prix peu rémunérateurs. Pendant la seconde partie, qui était

tout à fait sous l'influence de la guerre, l'usine de Bissen a été forcée d'arrêter le travail deux mois

et demi. A la reprise du travail, les matières premières atteignaient des prix très élevés, fantastiques

même pour quelques articles, comme les huiles, les acides, les sulfates de cuivre, etc. Par suite des

mesures prises on Allemagne au sujet de l'exportation de tous ces articles, leur acquisition est

devenue fort lento' et difficile.

Les prix de vente ont suivi la marche ascendante des matières premières, mais, tandis que

pour les clous de chaussures il y a surabondance de commandes, les articles employés par la con-

struction, comme pointes, semonces et mariniers, ont à souffrir de la situation générale, et d'autant

plus que toute exportation est devenue impossible,

Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupés avant la guerre était de (M. A présent,

l'usine occupe à peu près le même personnel. Les prix de la main-d'œuvre sont restés sensiblement

les mêmes.

Meubles en fer.

La fabriqua de meubles Berl & Cie, à Luxembourg, renseigne une production annuelle moyenne

de 800 tonnes lits et meubles en fer et lits l'or et cuivre. Une partie insignifiante de cette produc-

tion est placée à, l'intérieur du pays même, la majeure partie est expédiée en Allemagne, on Belgique

et en Hollande, Le nombre des ouvriers, qui est de 120 on temps ordinaire, a été ramené à 80 par

suite de la guerre.

Pendant la première partie de l'année, la marche des affaires s'est ressentie des prix de combat

suscités par la concurrence extrêmement acharnée. Si les prix de vente so sont améliorés depuis

la guerre, ils n'ont pu so développer parallèlement aux prix de revient en augmentation très

sérieuse par suite du prix élevé des matières premières qu'il était encore fort difficile de se pro-

curer.

La production, dans son ensemble, n'a pas diminué par rapport aux années précédentes

En lits en fer la demande a été vivement stimulée par les besoins exceptionnels de l'administra-

tion militaire allemande. Les meubles de jardin, par contre, ont été négligés. Le degré d'occu-

pation dans le différents compartiments de la fabrication, satisfaisant dans son ensemble, a été

inégal cependant. Le grillage, la serrurerie et la forgerie ainsi que la fonderie et la peinture ont

été fortement occupées; la menuiserie, par contre, a souffert de la faiblesse en meubles de jardin;

de même, le polissage et le vernissage ont eu à souffrir par suite du recul de la demande en lits

en cuivre.

A l'heure actuelle, le volume des affaires est satisfaisant, mais les ordres sont moins régu-

liers qu'en temps normal; ils arrivent par saccades, suivant les caprices de la guerre.

Usine à gaz de Luxembourg.

Sous l'empire du prix unitaire adopté le 1er mars 1913, l'emploi du gaz se généralisa encore

davantage et le débit du mois de janvier accusa une augmentation de 13 % sur celui de l'année

1913; pour le mois de juillet, cette augmentation fut encore de 8 %. Ce mouvement ascendant

dans la courbe du débit subit une forte inflexion à la suite des événements politiques qui, au com-

mencement du mois d'août, vinrent bouleverser le monde. La baisse dans le débit du gaz, continua

industrie électrique.

Usine et tramawys électriques de la ville de Luxembourg.

Durant, les sept premiers mois de 1914, l'application de l'énergie électrique pour éclairage

et force motrice a augmenté dans de fortes proportions. La stagnation économique qui se mani-

festa dès le début de la guerre produisit nécessairement une diminution considérable de la de-

mande d'énergie, surtout pour force motrice. Durant les derniers mois de 1914, le manque de

pétrole détermina le raccordement de nombre d'habitations au réseau électrique et une certaine

reprise de la fourniture de courant. En somme, le chiffre des kilowatt-heures consommés par les

clients, abstraction faite du tramway, a légèrement augmenté, de même la recette de ce chef

227.547,48 fr. contre 225.381,75 en 1913.

Les recettes du tramway, sans tenir compte de la ligne d'Eich, accusent un mouvement

analogue à celui de l'énergie électrique, mais plus prononcé encore: augmentation sensible durant

les sept premiers mois, diminution très forte par suite de la réduction énorme du trafic des voya-

geurs des chemins de fer en août et septembre, enfin, reprise graduelle vers la fin de l'année. Les

recettes totales, se montant à 201.537,50 fr., étaient inférieures de 26.500 fr. environ à celles de

l'année précédente. Les recettes par voiture-km. ont passé de 19,1 à 18,8 centimes.

La ligne d'Eich, mise en exploitation le 26 décembre 1913, qui dépend beaucoup moins du

chemin de for que les lignes de la ville, ne fut guère éprouvée par les événements de 1914 et donna

un très bon résultat économique. En chiffres ronds, les recettes, compris les jours de 1913, se

montent à fr. 71.000 et dépassent de fr. 12.000 le chiffre garanti par la commune d'Eich à la ville.

Recette par km.-voiture 21,4 centimes.

jusqu'au mois de décembre et le total de l'année atteint le chiffre de 2.936.530 m3, ce qui corres-

pond à une augmentation de 49.340 m3 ou de 1,5 % de l'année précédente.

La houille nécessaire à l'approvisionnement de l'usine, ensemble 9967,5 tonnes, arrivait du

bassin de la Sarre; elle coûtait, y compris les frais de transport, de camionnage et d'octroi, 27,43 fr.

la tonne, lequel prix, comparé à celui de l'année dernière, correspond à une hausse de 0,75 fr. par

tonne. Elle n'est que le commencement de celle qui posera sur les résultats de l'exercice 1915 et

atteindra, au bas mot, le chiffre de 5 fr. par tonne.

Fendant tout le mois d'août, le service des transports par rail chômait; les chemins de fer

ne servaient plus qu'aux exigences de la guerre; il fallait donc alimenter l'usine des maigres pro-

visions qu'il est possible d'y emmagasiner. Elles étaient épuisées, lorsqu'à la dernière heure, grâce

à la prévenance des autorités allemandes, civiles et militaires, il l'ut possible d'obtenir un premier

envoi de 200 tonnes et de rétablir insensiblement les provisions.

Le rendement était le même que pour l'année passée: 29,46 m3 de gaz pour 100 kg. de houille.

En présence de la baisse de la consommation, le maximum de la puissance de l'usine, ne fut

pas atteint. Quand même, les négociations pour l'acquisition des terrains destinés à la construction

d'une nouvelle usine furent poursuivies et menées à bonne fin : 660 ares furent achetés pour 140.000 fr.

Les mêmes difficultés que rencontrait l'usine pour son approvisionnement en houille s'oppo-

saient aux marchands qui ne parvenaient pas à remplir leurs engagements. Pour combler on partie

le défaut de combustible, l'usine achetait pour son compte à l'étranger, pendant les trois derniers

mois de l'année, 308 tonnes de coke à gaz, qu'elle débitait pondant l'hiver à la population de la

ville.

La production de l'usine en coke, calculée sur le même coefficient que l'année dernière, a été

de 0,67 x 9967,5 = 6678 tonnes. Il a été vendu 5308 tonnes à la clientèle privée et aux services

publics; avec les 308 tonnes de provenance étrangère, le débit total de l'usine a donc été de 5616

tonnes.

Par la distillation de 9967 tonnes de houille, on produisit 58,6 tonnes de goudron, ou 5,87 kg.

par tonne. Do cette production, 150 tonnes furent vendues à l'administration des travaux publics

pour le goudronnage des routes ; le rente fut exporté en Allemagne. Le prix se maintînt à une moyenne

de 4 fr. les 100 kg.

Les eaux ammoniacales condensées ne furent pas entièrement utilisées par suite des compli-

cations multiples qui survinrent dans l'exploitation de l'usine. La production ne fut que de 47.300

kg. d'une densité moyenne de 26 %; elle ne rapporta que 11.381 fr.

Commerce de détail. — Sa situation économique et financière.

a) Situation économique.

Le mouvement rétrograde de l'activité industrielle, qui commençait à se dessiner pendant le

deuxième semestre de l'année 1913, s'est accentué en 1914 et a continué d'exercer son influence

néfaste sur le commerce de détail, spécialement dans les régions qui vivent directement de l'industrie.

Le chiffre des contributions, fort en recul sur celui de l'année précédente, met en évidence la

réduction des bénéfices acquis, et, par conséquent, des transactions commerciales. Dans le contre

du pays, le commerce de détail, alimenté par une clientèle régulière, a eu à enregistrer pendant

le premier semestre une marche satisfaisante. Dans les régions du nord et de l'ouest du pays, limi-

trophes (de la Belgique, le petit commerce a continué de lutter contre le «kleine Grenzverkehr»,

dont les suites funestes pour le commerce luxembourgeois ont été signalées à différentes reprises

dans nos rapports précédents. A travers la région mosellane, les mauvaises récoltes successives

ont fait sentir leurs effets nuisibles sur l'aimée en cours: les espérances éveillées pendant le premier

semestre par le temps favorable aux vignes, n'ont pas tardé à s'écrouler dans la suite.

La deuxième période de l'année est sous la dépendance de la guerre, survenue brusquement

avec son cortège d'événements funestes. Nos relations avec les pays voisins se trouvant subite-

ment interrompues, le commerce de détail a dû naturellement s'en ressentir. L'occupation militaire

du Luxembourg et de la Belgique par les troupes allemandes a eu pour effet de nous isoler com-

plètement. Depuis ce temps, notre commerce a été dans l'impossibilité de continuer ses relations

libres avec la Belgique, la France et l'Angleterre, même avec les pays neutres.

L'occupation militaire allemande a amené la France et l'Angleterre à interdire ou à intercepter

l'importation des marchandises provenant, soit de ces deux pays, soit des pays d'outre-mer. L'Alle-

magne, de son côté, a prohibé l'exportation de beaucoup d'articles et les importations d'autres

articles sont réduites; encore ces importations sont-elles sujettes à des formalités multiples et à des

démarches de la part du Gouvernement grand-ducal, ce qui, en dehors des retards si regrettables,

porte de sérieuses entraves aux transactions.

Les effets directs de l'occupation militaire se sont fait sentir de manières différentes dans les

diverses branches du commerce.

Il est dans la nature des choses que certaines branches du commerce de détail ont dû profiter

momentanément de la perturbation causée dans les esprits par la si brusque occupation

militaire du pays. Ce sont notamment les marchands de vivres qui se sont vu enlever leurs

marchandises en un clin d'oeil à des prix rémunérateurs. Il y a même eu des abus relativement aux

prix demandés (Ma clientèle affolée, mais ces abus, contrairement à ce qu'on prétend, ont été

assez rares.

Malheureusement, les stocks de marchandises une fois épuisés, ce n'est qu'à des prix sensible-

ment plus élevés et dans des conditions de transport rappelant les temps d'avant la construction

des chemins de for qu'ils ont pu être tant soit bien renouvelés. Les difficultés des communications

d'une localité à l'autre, aux époques où les voyages en auto, même en voiture, étaient tantôt

défendus, tantôt permis contre présentation d'un passe-port, paralysaient les échanges. Spéciale-

ment, les localités voisines des frontières en ont souffert. Les communications par téléphone d'une

localité à l'autre restaient interdites jusqu'à la fin de l'année. Les télégrammes, censurés, subis-

saient des retards désagréables. Les correspondances par lettres avec l'Allemagne, le seul pays acces-

sible pour nous, demandaient quatre semaines pour l'aller et le retour, quelquefois davantage.

A part ces entraves, il faut citer une circonstance, qui, sans éveiller la critique, n'a pas laissé que

faire un grand tort au commerce des articles de consommation: beaucoup de communes ont fait

des achats de vivres en gros pour les rétrocéder aux habitants au prix coûtant, quelquefois même

au-dessous, et ces répartitions communales de vivres continuent.

On peut dire que, une fois terminés les approvisionnements des ménages, lesquels se sont laits

sur une large échelle, ci; la répartition par les communes organisée, l'allure des affaires dans la plu-

part des branches du commerce de détail s'est singulièrement ralentie. A ces circonstances, il faut

ajouter le départ de nombreux ouvriers d'industrie et la diminuation de la capacité d'achat d'une

partie de la clientèle, conséquence de la diminution des salaires et de l'augmentation simultanée

du prix de/presque tous les objets de première nécessité. Il est vrai que ce n'est qu'à la fin de l'année

1914 que toutes ces circonstances ont commencé à produire leurs effets. Le bénéfice supplémentaire

a été contrebalancé on grande partie par les pertes que le brusque départ des ouvriers étrangers

et des hommes appelés sous les drapeaux a causées au petit commerce. Ces pertes se montent à

des chiffres énormes.

Pour les marchands de combustible, l'année 1914 n'a pas été brillante. Une température assez

douce, circonstance heureuse il est vrai pour la population en général, avait réduit sensiblement

la demande. Les charbonnages, gênés par le manque de wagons et d'ouvriers, ne pouvaient expédier

régulièrement et les envois n'arrivaient qu'avec des retards considérables. Toutes ces circonstances

réunies ont exercé une influence défavorable sur la branche des combustibles.

Le marché des grains et graines ainsi que des farines a été florissant: tous les consommateurs

cherchaient à s'approvisionner le plus largement possible.

Les maisons de confections, de nouveautés, de modes et de gants ont été spécialement affectées

par les circonstances développées plus haut. Les ventes se sont réduites à 25 % environ de leur

volume normal.

Les marchands de drap ont vu descendre leur chiffre d'affaires à 50 % approximativement.

Les tricots et articles de laine ont été favorisés. La défense d'exportation de l'Allemagne a eu

pour résultat d'engager les clients à se pourvoir en ces articles, et les marchands ont pu écouler com-

plètement leurs stocks jusqu'aux moindres rossignols. Malheureusement, l'année prochaine ne

s'annonce guère favorable pour cette branche, le réassortiment étant presque totalement impos-

sible.

Pour les articles de ménage et de quincaillerie, le commerce, interrompu pendant les mois

d'août, de septembre et d'octobre, s'est relevé lentement après. A la fin de l'année, il avait regagné

environ 50 % de son ampleur normale. Le commerce des articles de luxe, bijouterie, etc. a perdu

75 % de son volume ordinaire; seules quelques maisons favorisées, fréquentées par la clientèle de

la campagne, ne se plaignent pas trop.

Le commerce des meubles, des chaussures et des toiles montre une situation peu enviable;

ces branches ont vu baisser leurs affaires dans une forte mesure.

Dans son ensemble, le commerce de détail a souffert de l'incohérence des affaires provenant

des difficultés que présentaient les réassortiments.

b) Situation financière.

La guerre a amené le départ précipité d'un grand nombre d'habitants du Grand-Duché. Beau-

coup d'entre eux n'avaient pas le temps de mettre leurs affaires en ordre et les commerçants ont

eu à déplorer des pertes énormes par suite de règlements restés en souffrance ou sérieusement com-

promis. La plupart des pays, sauf l'Allemagne, instituaient des moratoires. L'Allemagne, de son

côté, prit des mesures défendant toutes poursuites judiciaires contre ses habitants de la part de

l'étranger.

Le moratoire institué dans le Grand-Duché fut levé le 6 octobre 1914. A partir de cette date

lus commerçants luxembourgeois ont été obligés de faire honneur à leurs obligations tant envers

leurs créanciers du pays même qu'envers ceux de l'Allemagne, sans pouvoir faire valoir leurs droits

contre leurs débiteurs étrangers. Ce n'est qu'au prix des plus grandes difficultés qu'ils ont pu se

procurer les fonds nécessaires pour payer leurs dettes. Si le crédit habituel leur avait été acquis,

ils auraient pu, sans trop de difficultés, se tirer d'affaire. Seulement, dès le début de la guerre,

le commerce de gros ne vendait plus à crédit; du jour au lendemain, le détaillant, soucieux de satis-

faire sa clientèle, devait employer ses fonds disponibles pour les réassortiments. Les factures res-

taient on souffrance et, conséquence inévitable, beaucoup d'actions en payement surgissaient

contre des commerçants qui, auparavant, avaient toujours fait honneur à leurs engagements.

Bien des commerçants ne sont pas encore sortis de ces difficultés.

Les affaires portées devant les tribunaux dans le courant du dernier trimestre 1914 réflètent cette

situation. Nous n'entendons pas dire que le nombre des affaires portées en 1914 devant les tribunaux

de commerce soit un corollaire absolu de l'occupation militaire. Mais, il ne faut pas perdre de vue

que, par suite de l'extension de la compétence des juges de paix en matière commerciale jusqu'à

concurrence de 500 fr., nombre d'affaires commerciales sont soustraites aux tribunaux de com-

merce. Pour pouvoir se faire une idée exacte de la corrélation qui existe entre l'occupation mili-

taire et les poursuites judiciaires contre les détaillants, il faudrait connaître évidemment le nombre

des affaires commerciales portées devant les justices de paix, qui échappe à notre appréciation.

Nonobstant, les nombreuses affaires au-dessous de 500 fr., jugées en 1914 par les magistrats cantonaux,

le chiffre des concordats et faillites n'a pas diminué. Bien au contraire. En comparant la période

du 1er juillet 1918 au 1er janvier 1914 à celle du 1er juillet 1914 au 1er janvier 1915, on constate que

leur nombre est en augmentation de 18 (198 contre 216). Si le nombre des affaires au tribunal de

commerce n'a pas augmenté dans de fortes proportions, c'est que, par ces temps critiques, d'abord

le nombre des transactions commerciales a diminué sensiblement, le goût des entreprises étant

paralysé, et, qu'ensuite, les ventes se faisant généralement au comptant, l'absence des marchés

à crédit n'a pas donné lieu à des difficultés se dégageant de ce genre d'affaires, en coupant court

au laisser-aller des mauvais payeurs.

Ici, il y a encore un fait intéressant à relever.

La disposition légale qui prévoit la procédure de la demande de sursis a été instituée par la

loi du 2 juillet 1870. Cependant, depuis cette date jusqu'au mois d'octobre dernier, soit pendant

plus de 45 ans, il n'a jamais été fait usage de cette planche de salut que le législateur de 1870 en-

tendait tendre au commerce. Vers la fin de 1914, 2 demandes ont été présentées et accordées. On

ne pourrait être taxé de témérité en prétendant que c'est par suite des circonstances particulières

créées à notre pays par la guerre que quelques intéressés s'en sont souvenus et entendent en tirer

fruit.

Une

constatation à faire encore c'est que, pour la seconde moitié de 1914, les affaires enrôlées

présentent une nature et un caractère différents de ceux de la période précédente. Pendant la pre-

mière moitié de 1914, l'importance des affaires avait plutôt diminué relativement à l'objet du litige;

les litiges importants se faisaient plus rares. Mais, pendant la seconde moitié de l'année, après

le commencement de la guerre, le caractère des affaires changeait: tantôt la livraison non exécutée

de grandes quantités de marchandises, tantôt la grande différence outre le prix convenu et la hausse

pratiquée amenait les parties au prétoire.

A titre de comparaison, nous avons cru utile de compléter cet aperçu du commerce de détail

par un relevé des affaires commerciales enrôlées au tribunal de commerce de Luxembourg en 1913

et en 1914.

a) Affaires

commerciales en général.

Du 1er janvier 1913 au 1er janvier 1914 ont été enrôlées

Du 1er janvier 1914 au 1er janvier 1915 ont été enrôlées

Du 1er juillet 1913 au 1er janvier 1914 ont été enrôlées

Du 1er juillet 1914 au 1er janvier 1915 ont été enrôlées

470 causes.

b) Faillites et concordats.

1° Faillites

Du 1er janvier 1913 au 1er janvier 1914 ont été déclarées

Du 1er janvier 1914 au 1er janvier 1915 ont été déclarées

Du 1er juillet 1913 au 1er janvier 1914 ont été déclarées

Du 1er juillet 1914 au 1er janvier 1915 ont été

déclarées

2° Concordats

27 faillites.

Du 1er janvier 1913 au 1er janvier 1914 ont été

sollicités

dont

et

Du 1er janvier 1914 au 1er janvier 1915 ont été

sollicités

dont

et

14 concordats,

7 ont été accordés

7 refusés.

8 concordats,

8 ont été accordés

6 refusés.

c) Demandes de sursis de payement.

En 1914 ont été demandés et accordés deux sursis, l'un par un marchand de mercerie et l'autre

par un entrepreneur de constructions.

Faillites et concordats.

Le nombre des faillites et concordats s'établit comme suit pour les trois dernières années

A. Arrondissement de

Faillites déclarées

Concordats sollicités

Concordats homologués

B. Arrondissement de

Faillites déclarées

Concordats sollicités

Concordats homologués

Luxembourg.

Diekirch.

Bourse du travail.

Les bourses du travail de Luxembourg et d'Esch-s.-Alz. renseignent les opérations suivantes

pour l'année 1914

Années

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

HOMMES

Demandes

Offres

FEMMES

Demandes

Offres

Bourse d'Esch-sur-Alzette

HOMMES

FEMMES

Demandes

Offres

Demandes

Offres

Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg, 4816 émanent de Luxem-

bourgeois, 941 d'Allemands, 83 de Belges, 113 de Français, 19 d'Italiens, 19 de Suisses et 65 d'autres

nationaux; parmi celles renseignées par la bourse d'Esch, 2582 émanent de Luxembourgeois, 2160

d'Allemands, 140 de Belges, 191 de Français, 257 d'Italiens, 18 de Suisses et 225 d'autres nationaux.

Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre de 31 appartements

et de 44 chambre meublées et une demande de 115 appartements et de 78 chambres meublées. La

demande de petits appartements meublés avec cuisine a été plus forte dans les derniers mois. A la

bourse d'Esch, ce service renseigne les opérations suivantes: l'offre a porté sur 874 appartements

meublés, 396 appartements non meublés et 786 lits, et la demande, sur 189 appartements meublés,

518 appartements non meublés et 169 lits.

Assurances.

Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché

pendant les années 1908 à 1913.

RECETTES

Années

Sommes perçues en

Primes

Intérêts

Divers

Total

des

Restitu-

tion de

recettes

primes

DEPENSES

Sommes dépensées pour

Réassu-

rances

Pertes

Provi-

sions

Frais

d'admi-

nistration

Divers

Total

des

dépenses

Incendie (Nombre des Cies d'assurances

12).

1 327 391

1.364.038

1.419.131

1 478 726

1 604 161

1.608.952

8 682

4.928

5.048

5.498

5.495

6.143

46 291

54.777

101.010

80 146

180.795

132.290

1.382.365 10.160

1.423.743

9.282

1.525.189

8.777

1 564 370

7.395

1.766.402 16.794

1.747.385 20.569

290.029

310.116

330.309

347.878

314.128

392.942

607.540

661.532

805.629

1.280.245

1.113.864

848.729

249.542

265.559

180.070

223.128

338.500

205.881

117.980

155.578

246.135

250.748

160.282

274.846

72.967

65.263

59.107

67.096

66.279

73.701

1.408.280

1.467.430

1.630.027

2.176.491

2.009.847

1.816.669

RECETTES

Années

Sommes perçues en

Primes

Intérêts

Divers

Total

des

recettes

DÉPENSES

Restitu-

tion de

primes

Réassu-

rances

Sommes dépensées pour

Pertes

Provi-

sions

Frais

d'admi-

nistration

Divers

Total

des

dépenses

Vie (Nombre des (Cies d'assurances: 22).

1.403.502

1.470.187

1.650.446

1.642.297

1.794.444

1.875.224

734.969

141.936

179.517

197.053

211.308

230.288

50.437

663.043

666.941

673.877

632.730

586.918

2.189.008

2.275.165

2.496.904

2.513.227

2.638.482

2.692.420

181.560

236.277

252.794

229.207

367.064

302.265

250.464

157.408

277.840

228.197

232.842

337.299

490.852

536.300

667.700

584.055

606.420

555.156

130.827

134.550

154.093

174.319

161.395

148.887

103.649

110.487

134.332

127.892

159.135

137.711

947.633

991.122

1.007.163

1.060.656

1.008.057

1.103.321

2.104.985

2.166.144

2.493 922

2.427.254

2.534.913

2.534.649

Accidents (Nombre des Cies d'assurances: 10).

135.175

142.148

139.270

136.759

165.718

123.080

17.408

1.179

1.209

4.486

2.921

1.168

17.144

18.292

13.240

27.261

26.622

22.670

168.727

161.619

153.719

178.506

195.261

146.918

3.580

3.989

3.521

1.549

2.534

1.905

30.768

27.381

27.504

32.624

38.946

12.787

114.397

83.703

81.887

72.110

97.672

63.907

18.747

24.085

36.091

17.629

21.648

18.650

16.536

19.455

19.345

17.978

23.111

18.978

36.056

32.852

47. 152

36.902

33.299

44.738

220.084

191.465

215.500

178.792

217.210

160.965

Transports (Nombre des Cies d'assurances: 3).

6.609

8.219

8.602

10.536

10 098

21.520

6.796

8.446

8.869

10.735

10.271

21.585

3.627

4.610

4 449

5.530

5.565

9.087

2.726

3.045

1.608

2.673

1 .776

1.114

7.387

8.940

6.487

7.724

7.724

8.593

14.814

Bris des glaces (Nombre des Cies d'assurances: 5).

21.164

28.153

22.8.18

18.551

21.411

22.768

21.164

28.153

22.818

18.551

21.411

22.768

1.198

1.082

8.059

8,541

1 3 . 0 6 4

10.511

13.261

14.057

4.6611

6.209

5.043

3.99(5

4.639

5.605

2.140

2.356

3.112

2.089

2.281

1.752

17.909

18.405

18.405

21.922

17.509

20.835

22.785

Grêle (Nombre des Cies d'assurances: 1)

30.381

20.647

23.495

20.476

17.520

17.129

31.132

20.647

23.495

20.476

17.520

17.129

36.425

10.255

12.987

3.766

8.820

4.790

3.2(…)5

3.68.1

3.276

2.802

2.741

4,148

3.351

2.069

1.539

2.379

46.539

16.058

18.920

10 012

13.411

5.045

Vol (Nombre des Cies d'assurances: 6)

19.766

10.669

14.624

12.566

16.246

17.625

19.766

10.669

14.674

12.566

16.246

17.625

1.757

2.784

1.132

1.408

8.506

4.149

6.027

4.096

5.292

1.36(…)

2.203

2.783

2.171

3.766

3.641

3.555

4.037

3.414

17.116

8.252

16.130

9.009

13.542

7.641

RECETTES

Années

1 9 1 1

Sommes perçues en

Primes

30.819

29.774

38.756

47.699

58.482

104.216

20.516

27.837

31.333

31.851

28 596

28.522

Intérêts

1.102

3.877

24.413

1.575

2.088

2.450

2.520

2.520

Divers

Responsa

8.239

10.468

5.381

10.459

18.989

72.257

Mort

3.434

4.266

5.040

3.847

4.927

9.152

Total

des

recettes

bilité civile

39.585

41.244

44.147

62.035

78.046

200.886

alité du bét

24.400

33.678

38.461

38.148

36.043

40.194

DÉPENSES

Restitu-

tion de

primes

(Nomb

ail (Nom

s

Réassu-

rances

bre des Cies

10.827

11.609

11.633

20.111

14.487

40.806

bre des (

1.711

1.990

2.377

2.066

Sommes dépensées pour

Pertes

d'assuran

1.838

23.673

5.650

11.189

11.689

104.095

Cies d'assur

18.081

40.634

39.612

32.278

27.901

26.502

Provi-

sions

ces: 3).

3.237

3.060

5.406

15.387

11.674

28.164

ances: 1)

4.210

6.280

6.234

5.586

3.924

4.328

Frais

d'admi-

nistration

1.028

1.678

4.733

4.674

9.733

2.234

3.035

3.612

3.501

2.898

2.851

Divers

10.468

44.839

10.459

18.989

72.256

86.665

6.000

6.625

8.000

7.750

5.625

5.625

Total

des

dépenses

27.719

44.839

37.394

70.895

123.992

270.438

32.855

58.715

57.463

49.125

42.725

41.372

Assurance-maladie.

Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exerc

1° Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion de

fonds de réserve)

2° Intérêts de capitaux et autres produits

3° Droits d'entrée des membres effectifs

4° Droits d'entrée des membres honoraires

5° Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies) ..

6° Cotisations des membres volontaires

7° Avances (art. 46 de la loi)

8° Subventions des patrons (art. 47 de la loi)

9° Remboursements pour prestations de secours

10" Remboursements de la part de l'assurance-accidents

11° Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la

Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés

par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds

de réserve

12° Emprunts, avances du comptable, etc

13° Recettes diverses

Totaux

Caisse régionales

fr.

57.223,86

15.022,67

53.535,50

44,50

722.339,71

11.572,24

1.705,47

3.268,14

21.200,00

19.341,06

2.960,70

fr.

908.213,85

ice 1913.

Caisse de fabriques

fr.

54.720,79

47.049,31

39.487,02

33,75

1.393.708,35

1.974,24

7.315,70

1.500,00

1.321,57

1.056,36

35.841,10

5.035,88

55.300,78

fr.

1.644.344,79

DÉPENSES.

1° Traitement médical

2° Médicaments et autres curatifs

3° Prestations aux membres et à leurs familles

4° Prestations d'après les art. 16 et 19 de l'assurance-

accidents

5° Prestations aux femmes en couches

6° Prestations en cas de décès

7° Frais d'entretien aux hôpitaux

8° Prestations aux convalescents après cessation des

secours

9° Remboursements pour secours aux malades

10° Remboursements à l'assurance-accidents

11° Remboursements d'avances

12° Remboursements de cotisations et de droits d'entrée

13° Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et dotations

du fonds de réserve

14° Remboursement d'emprunts

15° Frais d'administration

16° Dépenses diverses

Totaux

fr.

183.555,78

155.337,72

300.936,76

4.805,52

1.951,84

12.536,90

58.688,26

1.090,06

5.304,59

2.738,92

11.815,61

4.994,09

76.667,71

4.037,20

fr.

824.401,04

fr.

342.373,29

272.259,97

652.342,49

20.292,15

11.037,80

21.975,01

127.330,09

1.295,60

485,96

2.465,62

4.860,68

1.297,93

77.494,18

4.946,17

20.460,56

5.106,69

fr.

1.566.030,09

Résultats comparés des années 1903-1913.

Caisses régionales

Recettes

fr.

373.069,95

452.225,58

469.301,21

523.885,20

616.250,76

663.201,78

666.927,30

857.103,32

968.464,55

972.827,61

908.213,85

Dépenses

fr.

342.664,06

409.474,69

427.810,67

4.91.919,52

570.998,04

600.155,56

594.420,76

759.240,77

842.879,38

915.603,75

824.461,04

Caisses de fabriques

Recettes

fr.

948.942,16

1.149.4.48,20

1.081.685,71

1.224.477,98

1.352.250,38

1.189.527,18

1.132.451,95

1.195.399,40

1.355.018,65

1.514.499,75

1.044.344,79

Dépenses

fr.

862.073,00

1.092.643,40

1.013.019,35

1.130.770,95

1.275.704,95

1.143.707,29

1.067.434,79

1.145.939,73

1.284.204,32

1.459.779,93

1.566.030,09

Assurance-accidents.

Bilan de l'exercice 1914.

RECETTES.

1. Report de l'exercice antérieur

2. Avances des membres

3. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1914

4. Intérêts du fonds de réserve au 81 décembre 1914

5. Intérêts du fonds d'amortissement du capital

6. Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1914

7. Recettes suivant art. 48 de la loi

8. Part du Gouvernement aux frais d'administration

9. Remboursement du Gouvernement (art. 71 de la loi)

fr.

107.385,77

1.547.512,35

5.510,23

16.380,04

229.400,39

414,33

3.875,51

24.159,60

10.

11.

12.

13.

2.

3.

4.

5.

Amendes d'ordre

Versements d'arriérés des années antérieures

Recettes imprévues

Versements pour solde des membres

. ,

DÉPENSES.

Total

Indemnités

pour

accidents

Frais de traitement

Capital représentatif des rentes en cours

Fonds de réserve

Frais d'administration

Total

fr.

382,05

1.100,13

407 71

246.421,36

2.182.449,47

fr.

1.217.844,76

87.103,89

701.122,35

86.139,42

90.239,05

fr.

2.182.449,47

L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-

cice 1914

3.

4.

5.

8.

12.

1.

2.

3.

4.

5.

RECETTES.

Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1914

Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1914

Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1914

Part du Gouvernement aux frais d'administration

Versements pour solde des membres

Total

DÉPENSES.

Indemnités pour accidents

Frais de traitement

Capital représentatif des rentes en cours

Fonda de réserve

Frais d'administration

Total

fr

84. 95

357,05

1.513,71

12.783,17

213.980,92

fr. 228.719,10

fr. 59.725,03

67.607,50

57.444,99

8.495,95

35.445,63

fr. 228.719,10

Assurance-vieillesse et invalidité.

Bilans des exercices 1913 et 1914.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

12.

14.

RECETTES.

Report de l'exercice antérieur

Cotisations des membres

Intérêts dus par la Banque Int. au 31 décembre

Intérêts du fonds de pension des employés au

31 décembre

Part du Gouvernement aux frais d'administration.

Remboursements du Gouvernement (art. 130)

lntérêts du fonds de réserve

Recettes de l'art. 8 de la loi

Recettes de l'art. 14 de la loi

Recettes de l'art. 40 de la loi

Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1914

Versements d'arriérés des années antérieures

Recettes

imprévues

Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort

fr.

242.188,96

903.889,05

14.576,26

37,60

24.046,02

52.112,67

39.268,92

709,85

3.748,28

64,39

fr.

1.280.642,00

fr.

563.159,41

838.688,62

10.634,18

74,73

35.387,55

62.304,24

93.144,85

764.58

2.232,83

2.369,22

125. 000 ,00

548,01

13,83

510,06

fr. 1.734.832,11

DÉPENSES.

1. Indemnités (rentes vieillesse et invalidité)

2. Frais de traitement

3. Frais d'administration

4. Fonds de réserve

fr.

52.811,59

33.805,99

51.257,93

1.142.766,49

fr.

1.280.642,00

fr.

69.274,89

57.110,04

75.523,66

1.532.923,52

fr.

1.734.832,11

Caisse d'épargne et Crédit foncier.

A. — CAISSE D'ÉPARGNE.

D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice .1.913, l'avoir des déposants,

y compris les dépôts faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1913 en principal et intérêts

à 66.273.476 fr. Le chiffre correspondant était de 64.628.393 fr. en 19.1.2, de 62.834.961 fr. en 1911

et de 61.469.389 en 1910.

Le chiffre des versements a été de 15.968.517 fr., celui des remboursements de 16.206.119 fr.

De 1900 à 1908, les versements ont dépassé régulièrement les remboursements. L'exercice 1909

accuse un excédent des remboursements de 173.481. fr., et, en 1910, les versements dépassent de

nouveau les remboursements de 551.567 fr. Par contre, de .1911 à 1913, les remboursements dé-

passent les versements: l'excédent est de 422.009 fr. en 191.1, de 32.323 fr. en 1912 et de 237.602 fr.

en 1913. Si, néanmoins, l'avoir des déposants a augmenté de 1.645.083 fr., c'est grâce aux intérêts

capitalisés à la fin de l'exercice 1913, qui s'élèvent à 1.820.922 fr.

Le nombre des versements a été de 70.531, soit une moyenne par versement de 226 fr. ; en 1912,

cette moyenne a été de 227 fr. Le nombre des remboursements a été de 37.712; la moyenne ressort

donc à 429 fr. contre 409 en 1912. Le nombre total des opérations de versement et de rembourse-

ment s'élève pour l'année 1913 à 108.243 et porte sur une somme de 32.174.636 fr. contre 101.594

opérations portant sur une somme de 29.717.906 fr. pendant l'année précédente.

Les livrets en circulation au 31 décembre 1913 atteignent 76.358, soit une augmentation de

2720 sur l'année précédente. La moyenne du nombre des livrets en 1913 par rapport à la popula-

tion est de 1 sur 34/10 habitants ; l'avoir moyen par livret est de 868 fr. pour cet exercice contre 877 fr.

en 1912. Il a été délivré 8.090 livrets nouveaux contre 7526 en 1912, L'intérêt bonifié aux déposants

s'est élevé à 1.887.467 fr., en augmentation de 53.714 fr. sur l'année précédente.

L'actif total de la (laisse d'épargne fin 1913 s'élève, suivant bilan, à 66.869.400,15 fr. contre

65.629.659,81 fr. à fin 1912. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.803.264,01 fr.

contre 2.715,135,61 fr. en 1912.

Le compte des frais généraux de solde par 157.744,38 fr.; il dépasse de 13.851,49 fr. le chiffre

correspondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 551.448 fr., soit 0,82%

de l'actif total de l'établissement; les bénéfices nets s'élèvent à 393.704 fr., soit 0,59 % du même

actif. Le fonds de réserve a passé de 4.017.928 fr. à 4.411.632 fr.

Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1913 s'élèvent

à 825.443,65 fr., les remboursements à 698.779,39 fr. Le total des prêts consentis aux emprunteurs

par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 910.708.76 fr., celui des remboursements à

784.270,21 fr.

Durant l'exercice 1913, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 110 écoles contre 117 en 1912;

le nombre des versements opérés a été de 8547 fr. le montant des dépôts s'est élevé à 47.278 fr

1 .

2.

3.

4 .

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

13.

14.

Bilan

au 31 décembre 1913.

ACTIF.

Disponible en caisse et en banque

Bureaux auxiliaires

Portefeuille, val. au 31 décembre 1913

Crédit foncier de l'Etat. Avances

Caisses publiques de crédit agricole et professionnel. Avances

Habitations à bon marché. Avances .

Comptes transitoires, int. à rec. au 31 déc. 1913

Recette générale

Diverses communes en compte courant. Avances.

Immeubles de service

a) Hôtel Rue Aldringer

b) Hôtel Plateau Bourbon

a) Place à bâtir

Mobilier

L'État pour compte du Crédit agricole et professionnel

L'État pour compte des Habitations à bon marché

Comptes transitoires, Différences de cours réservées

à déduire: Fonds de réserve

Solde au 31 déc. 1912

4.017.928,45

Bénéfices réalisés en 1913

393.703,80

105.540,58

927.782,36

19.470,00

4.733.005,74

4.411.632,25

fr.

fr.

c.

4.095.879,19

438.182,50

56.019.521,63

1.063.850,33

126.664,26

2.672.434,85

391.172,32

9.949,07

639.078,54

1.052.792,94

19.349,80

208,35

18.942,88

321.373,49

66.869.400,15

1.

2.

3.

4 .

5.

6.

PASSIF.

Avoir des déposants au 31 déc. 1913

Épargne scolaire. Solde en suspens

Diverses communes en compte courant

Compte de cautionnements

Comptes transitoires; réescompte

Créditeurs divers

fr.

66.273.476,52

146,61

591.978,30

700,00

2.657,01

441,71

66.869.400,15

Compta de Profits et Pertes.

DÉBIT.

Frais d'administration

Amortissement du compte de Mobilier

Divers

Bénéfices nets réalisés en 1913

fr.

157.744,38

2.149,97

217,71

393.703,80

553.815,86

4.

5.

6.

CRÉDIT.

Bénéfices sur titres remboursés

Bénéfices sur titres vendus

Bénéfices d'intérêts réalisés en 1913

Comptes soldés par application de l'art. 24 du règl. organique

Divers

fr.

20.219,87

16.365,00

515.917,28

1.001,00

100 42

212,29

553,815.86

Avoir des déposants (avec les intérêts capitalisés de 1914)

Nombre des versements durant l'année 1914

Montant des versements durant l'année 1914

Nombre des remboursements durant l'année 1914

Montant des remboursements durant l'année 1914

Nombre des livrets en cours

Intérêts bonifiés aux déposants en 1914

a) int. payés sur livrets soldés

fr.

89.359,72

b) int. capitalisés au 31 déc. 1914

1.870.719,92

Avances faites aux Caisses de crédit agricole et professionnel

Avances au service des Habitations à bon marché (non compris les int. dus au

31 déc. 1014)

fr.

67.191 .424,77

51.250

13.837.687,79

43.050,00

14.829.674,73

77.462,00

1.910.079,64

110.426,09

2.756.665,85

La situation au 1er janvier 1915 se présente comme suit

B. — CRÉDIT FONCIER.

Le nombre des demandes présentées pendant le« années 1901 à 1913 est de 4930 ensemble,

portant sur une somme de 72.355.806 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette

période des admissions pour 50.145.765 fr., dont 2.879.625 fr. en 1913. Le nombre des prêts n'élève

à 3310 ensemble, représentant un capital de 49.558.265 fr., dont à déduire

a) 5.553.011,79 fr. recouvrés par l'effet de l'amortissement, et

b) 6.221.661,93 » par suite de remboursements anticipés,

soit 11.774.673,72 fr. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1913 est de 37.783.591,28 fr.

Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 1055 à 1144 et les sommes prêtées

ont passé de 8.039.700 fr. à 8.622.050 fr.; la moyenne par prêt ressort à 7536 fr. Les prêts sur

propriétés urbaines s'élèvent fin 1913 à 1404 et portent sur un capital do 16.652.250 fr. ; la moyenne

par prêt est de 1.1.560 fr. Les prêts communaux s'élèvent à cette époque à 662 et représentent

un capital de 23.510.415 fr., soit on moyenne 35.514 fr. par prêt. Le montant des intérêts et an-

nuités dus pour l'année 1913 est de 2.316.942,61. fr., en augmentation de 178.127,39 sur l'année

précédente.

Le total des émissions d'obligations foncières jusqu'à fin 1913 s'élève à 45.000.000 fr. La

valeur nominale des obligations vendues s'élevait au 31 décembre 1913 à 5.182.600 fr. Le béné-

fice réalisé jusqu'à cette époque sur la vente; des obligations foncières s'élevait, au total, à 234.342,37

francs.

Les bénéfices réalisés en 1913 s'élèvent à 138.447,21 fr., comprenant les intérêts sur prêts,

intérêts sur obligations vendues, etc. Les frais d'administration sont émargés par 108.149,33 fr.,

contre 91.263,88 pour l'année précédente.

Après déduction des frais d'administration, il reste un bénéfice net de 30.297,88 fr., qui ont

été portés sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve n'élève au

31 décembre 1913 à 498.184,48 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.

Bilan au 31 décembre 1913.

ACTIF.

1 .

Prêts

dont à déduire

amortissement opéré pendant les années

1901 à 1913 incl

remboursements anticipés effectués pendant

les mêmes années

5.553.011,79

6.221.661,93

49.558.265,00

11.774.673,72

fr.

2.

3.

4 .

5.

Compte de Mobilier

Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

dompte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction

dompte transitoire (emprunteurs)

fraction du semestre d'intérêts courus au 31 déc. 1913 sur prêts

fr.

37.783.591,28

15.063,10

15.862.000,00

4.310,27

553.083,18

54.218.047,83

PASSIF.

1 .

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

I.

II.

Fonds de dotation

Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à des particuliers

b) sur prêts faits à des communes

Obligations foncières 3½ % en circulation

dompte créancier: Caisse d'épargne

173.400,00

563.812,00

Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

Coupons d'obligations non encore touchés

Disagio sur prêts communaux

dompte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction .

Compte transit. (Obligataires): fraction du coupon couru au 31 déc. 1913 sur

oblig. foncières en circulation

Fonds de réserve

agio sur obligations vendues de 1902 à 1913

a) réserve ordinaire

b) excédent favorable, exercice 1913

233.544,23

30.297,88

234.342,37

263.842,11

fr.

500.000,00

737.212,00

35.182.600,00

1.063.850,33

15.862.000 00

39.543,00

22.500,00

4.310,27

307.847,75

498.184,48

54.218.047,83

Compte de Profits

et Pertes.

DOIT.

1.

2.

3.

4.

5.

Intérêts do 1913 sur compte Fonds de dotation

Intérêts de 1913 sur obligations foncières 3½ %

Intérêts sur comptes de correspondants

10 % d'amortissement sur

Mobilier

Frais généraux de l'exercice

Excédent favorable de l'exercice 1913

fr.

15.000 00

1.231.320,13

31.443,63

1.673,67

108.149,33

30.297,88

1.417.884,64

1 .

2.

3.

AVOIR.

Intérêts de 19.1.3 sur prêts

Intérêts compris dans le prix de vente des oblig. fonc. vendues en 1912

Balance des recettes et des dépenses accessoires

fr.

1.392.652,30

18.469,92

6.762,42

1.417.884,64

Nombre des prêts réalises

3.553

Montant des prêts réalisés

a) prêts aux particuliers, associations

syndicales

et

établissements

publics

fr.

27.437.250,00

b) prêts aux communes et aux synd. intercom.

24.598.765,00

Import sur prêts non encore touché

Amortissements opérés

Remboursements anticipés

Montant en capital des prêts encore en cours

Valeur nominale des obligations vendues

Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs

fr.

52.036.015,00

571.310,00

6.510.810,59

6.817.760,44

38.806.443,97

36.611.600,00

16.814.100,00

La situation au 1 e r janvier 1915 se présent« comme suit;

C. — SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.

L'import total des 998 prêts hypothécaires réalisés depuis le 1er janvier 1907 jusqu'au 31

décembre 1913 s'élève à 3.525.340 fr. La moyenne du prêt est donc de 3532 fr.; elle varie suivant

la profession de l'emprunteur; elle est de 3027 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3485 fr. pour

les artisans, de 3,126 fr. pour les cultivateurs, de 4493 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le

solde en capital restant dû par les emprunteurs au 31 décembre 1913 s'élève à 2.712.109,58 fr.

La situation au 1er janvier 1915 se présente comme suit

Nombre des prêts réalisés : sans assurance

avec assurance

Montant des prêts réalisés

Import sur prêts non encore touché

Amortissements

opérés

Remboursements

anticipés

Montant en capital des prêts encore en cours

Capital assuré

Primes versées à la Compagnie

d'assurances

fr

3.906.530,00

58.795,00

721.352,09

309.306,57

,

2.875.871.34

2.275,133,50

229.500,39

Banque Internationale à Luxembourg.

Le rapport de la Direction pour l'exercice 1914 s'exprime ainsi

Par suite de la guerre et de la crise économique générale qui s'en est suivie, notre établissement

a été également fortement éprouvé, surtout par le fait que notre industrie métallurgique, la prin-

cipale industrie du pays, s'est vue obligée d'arrêter ou de restreindre dans une large mesure ses

exploitations, les transports par chemin de fer ayant été en partie totalement suspendus et en partie

maintenus seulement dans des limites très restreintes.

Le mouvement des affaires est de 379.000.000 fr. en chiffres ronds, inférieur à celui de l'exercice

antérieur, ce qui a amené une diminution des droits de commission.

Le taux de l'intérêt a été le plus souvent très bas, notamment pendant les premiers mois de

1914. Nous avons de plus subi une perte sérieuse d'intérêts par suite de la nécessité de maintenir

une encaisse considérable en vue de la liquidité de notre établissement, et pour pouvoir venir à

tout moment en aide à notre clientèle en tenant à sa disposition les sommes dont elle avait besoin

pour pouvoir fonctionner dans des conditions répondant aux exigences du moment.

Le résultat de l'exercice fut influencé également par une augmentation sensible des impôts

ensuite de la loi du 8 juillet 1913 sur l'impôt mobilier.

Notre commandite à Berlin a travaillé d'une manière satisfaisante; toutefois les gérants,

guidés par des idées de prudence justifiées par la guerre et en tenant compte des engagements en

pays ennemi, ont cru devoir s'abstenir encore une fois de toute distribution de bénéfice, mesure

dont, naturellement, le résultat de notre exercice s'est sensiblement ressenti.

La commandite de Trêves a, de son côté, également tenu compte des circonstances politiques

et économiques peu favorables, en diminuant son dividende et en plaçant le surplus de ses bénéfices

on réserves.

Pour l'évaluation de notre portefeuille-titres, nous avons admis les cours très bas cotés à la

dernière bourse avant la guerre. La réserve de 400.000 fr. qui existe sur ce compte depuis de

nombreuses années, a été maintenue.

Jusqu'ici, nous n'avons pas éprouvé de pertes; toutefois, eu égard à la situation générale créée

par l'état de guerre, situation qui pourra peut-être encore donner lieu à quelques mécomptes, nous

avons évalue le restant de notre actif en conséquence.

La liquidation de la succursale de Sarrebruck se poursuit normalement.

Le bénéfices net, y compris le report de 1913, est de 1.531.174,39 fr. contre 2.347.477,84 fr.

pour l'armée précédente. Le Conseil d'administration a décidé de distribuer un dividende de 5 %

et de reporter 207.618,78 fr. contre 178.196.66 fr. en 1913.

Le dividende, d'un import nominal de 12,50 fr. = 10 mk. par action, est payable le 1er avril

de l'année courante, sous déduction du droit de transmission établi par la loi du 23 décembre 1913

par net .1.2,33 fr. ou 9,86 mk.

en 1913 à

en 1914 à

soit une diminution en 1914 de..

fr.

»

fr.

1.981.592.981,25

1.602.577.380,85

379.015.600,40

Le mouvement général des transactions à la maison centrale, aux succursales et agences s'est,

élevé

Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant

en caisse au 31 décembre 191.3

entrées on 19.14

soit ensemble.

sorties en 1914

en caisse au 31 décembre 1914

fr.

fr.

fr.

2.622.145,76

156.289.669,56

158.911.815,32

154.000.560,59

4.91.1.254,73

Le compte du portefeuille: Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant

solde au 31 décembre 1913

entrées en .1.914

sorties en 1914

solde au 31 décembre 1914

fr.

fr.

fr.

9.537.241,81

84.151.432,16

93.688.673,97

81.591.1.79,04

12.097.494,93

Le bénéfice du portefeuille: « Effets à recevoir» à Luxembourg n'élève à 342.015,16 fr. contre

320.457,16 fr. en 1913.

Bilan

général au 31 décembre 1914.

ACTIF.

Caisse

fr.

4.911.254,73

Portefeuille: Effets à recevoir

Titres

Reports et avances sur titres

Participations syndicataires

Coupons et monnaies étrangères

Caisse hypothécaire

Immeubles

Participations commanditaires

Comptes courants débiteurs

Débiteurs par aval et cautionnement

Compte à nouveau (int. échus et non exigibles et change)

fr.

12.097.494 93

7.258,570,32

12.627.855,00

2.290.627.35

46.878,09

218.975,15

2.321.141,74

7.637.500,00

35.685.781,94

4.450.069,87

19.911,39

89,566,060,51

Capital social

fr.

25,000.000,00

Billets de banque en circulation

Comptes courants créditeurs

Dépôts à vue

Fonds de réserve

Réserve de la Caisse hypothécaire

Compte ducroire

Traites à payer

Avals et cautionnements

6.250.000,00

38.293.047,72

1.228.977,85

7.650.000,00

20.776,50

1.000.000,00

4.063.439,84

4.450.069,87

PASSIF,

Dividendes non réclamés 1910-1913

Dividendes de 1914

Tantièmes et allocations au personnel

Compte à nouveau (factures et divers)

Solde de la mise en réserve pour le nouvel impôt dit «Wehrsteuer» de nos

établissements resp. de nos participations commanditaires en Allemagne..

Profits et Pertes

fr.

»

»

»

»

fr.

4.248,75

1.250.000,00

73.555,61

34.284,03

40.041,56

207.618,78

89.566.060,51

Propriété industrielle.

La statistique des brevets d'invention délivrés par l'État grand-ducal renseigne pour l'année

1914

Brevets délivrés à des Luxembourgeois

»

Allemands

»

Français

»

Belges

»

Autrichiens et Hongrois

»

Anglais

»

Américains

»

d'autres nationaux

soit ensemble

contre 15 en 1913,

contre 293 en 1913,

contre 67 en 1913,

contre 27 en 1913,

contre 92 en 1913.

contre 494 en 1913.

Pendant les sept premiers mois de l'année 1914 il a été déposé 293 brevets; d'août à décembre,

31 seulement.

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

Chapitre de perception

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combustibles

Matériaux de construction

Bière fabriquée dans l'intérieur

Total

Produits des foires aux bestiaux

des droits d'abatage

des ponts à bascules

du débit d'eau (Porte-Neuve)

des droits de place sur les

marchés hebdomadaires .

Total dos recettes de l'octroi

Produit de 1911

42.942,24

123.688,74

13.181,82

71.337,18

34.009,08

16.026,94

301.185,82

1.872,45

47.364,86

5.041,25

74,65

3.467,85

359.012,99

Produit de 1912

46.994,30

121.373,88

11.926,14

70.841,82

24.738,75

16.061,75

291.876,62

2.470,60

45.483,16

5.298,50

33,85

3.953,85

348.107,68

Produit de 1913

43.857,52

122.648,43

11.891,89

73.918,08

29.034,16

17.612,70

298.962,78

3.169,05

45.494,29

4.558,50

14,00

3.342,75

355.541,37

Produit de 1914

39.851,07

121.171,07

12.770,94

80.289,03

18.604,76

17.994,45

290.681,32

2.124,30

47.580,99

4.831,50

5,80

3.150,05

348.373,96

Mercuriales.

Le. tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-

rages et les combustibles pendant les années 1909 à 1914, sur la base des mercuriales de la ville

de Luxembourg.

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrazin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de fromen

»

de seigle

»

de méteil

Beurre

Œufs

Foins

Pailles

Trèfle

Bois de hêtre

Bois de chêne

Viande de bœuf,Ire qualité

Viande de bœuf, IIe qualité

Viande de veau

Viande do mouton

Porc frais

Porc fumé

l'hectolitre.

le kilogramme.

la douzaine.

les 500 kilogr.

le stère.

le kilogramme.

Prix

fin 1909

27 00

25 00

22 00

20 00

26 00

26 00

30 00

26 00

27 00

7 50

0 60

0 40

0 50

2 98

2 32

72 22

40 00

70 00

15 00

12 00

2 .10

1 90

2 30

2 00

2 40

2 80

Prix

fin 1910

26 00

22 00

18 00

17 00

21 00

28 00

37 50

36 00

30 00

11 00

0 60

0 40

0 50

3 20

2 30

50 00

32 00

50 00

16 00

14 00

2 40

2 35

2 70

2 00

2 30

3 20

Prix

fin 1911

26 00

22 00

20 00

21 00

23 00

21 50

34 50

39 00

37 00

11 25

0 60

0 40

0 50

3 40

2 40

57 00

35 00

52 00

15 00

13 00

2 50

1 95

2 55

2 00

2 20

2 95

Prix

fin 1912

27 00

24 00

23 50

26 50

29 00

22 50

35 00

29 00

37 00

6 75

0 70

0 45

0 55

3 35

2 45

35 00

26 00

45 00

15 00

13 00

3 00

2 45

3 05

2 35

2 80

3 10

Prix

fin 1913

19 50

17 00

14 50

14 50

14 00

13 50

31 00

24 00

31 00

8 50

0 70

0 45

0 55

3 27

2 35

28 00

25 00

30 00

14 50

13 00

3 00

2 48

3 00

2 65

2 90

3 20

Prix

fin 1914

42 50

38 00

30 50

47 50

30 50

97 50

95 00

97 50

15 00

8 5

0 45

0 65

3 63

2 50

26 00

23 00

28 00

16 00

13 00

2 60

2 27

2 40

2 50

2 40

2 90

STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK.

EINFUHR VON WAREN,

welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen

Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1914.

Warengattung,

1. Erzeugnisse

der Land-

u. Forstwirtschaft und

andere tierische . pflan-

liche Naturerzeugnisse

Nahrung- und Genuß-

mittel.

Roggen

Roggen

id.

Weizen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gerste

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hafer

id.

id.

id.

id.

id.

Buchweizen

id.

Hirse

id.

Mais und Dari

id.

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Rumänien.

Schweden.

Brit. Indien.

Belgien.

Bulgarien.

Argentinien

Rumänien.

Rußland.

Y. St. v. Am

Austr. Bund

Frankreich..

Canada.

V. S. v. Am

Rußland,

Rumänien.

Bulgarien.

Brit. Indien

Argentinien

Canada.

Belgien.

Türkei.

Belgien.

Rußland.

Argentinien

Frankreich.

Canada.

Rumänien.

Rumänien.

Frankreich.

Belgien.

Argentinien

Belgien.

Br. Sud. Afr.

Argentinien.

Rumänien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

12,593

60.600

20.200

27.532

1.492.410

222.200

1.218.333

2.777.372

. 2.747.079

1.040.300

1.322.241

10.192

350.818

768.668

25.600

5.214

13.322

107,016

65.407

20.384

125,743

5.092

72.200

2.662

30.482

20,368

20.368

278.157

3.140,605

897.288

Warengattung,

Mais und Dari

id.

id.

id.

id.

Reis, unpoliert

id.

id.

id.

id.

id.

Speisebohnen

id.

id.

id.

id.

id.

Erbsen.

id.

Linsen

Futterbohnen

id.

id.

Lupinen.

id.

Wicken.

id.

id.

Raps- und Rübsaat

id.

Mohn, Sesam, Bucheckern

usw.

id.

id.

id.

Lein- u. Hanfsaat

id.

id.

id.

id.

Baumwollsamen usw

Andere, nicht besonders ge-

nannte Ölsämereien

Herkunfts-

land der

Waren.

V.St. v.Am.

Rußland.

Port. Ost. Af.

Algerien.

Bulgarien.

Belgien.

Italien.

Niederl. Ind.

Spanien,.

Br. Indien.

Niederland.

Belgien.

Br. Indien.

Rumänien.

Niederland,

Frankreich.

Italien.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

Port. Ost.Af.

Belgien.

Frankreich.

Frankreich.

Rußland.

Belgien.

Belgien.

Br. Indien..

Belgien.

Italien.

Spanien.

China.

Belgien.

Argentinien.

Br. Süd. Afr.

Indien.

Niederland.

Brasilien.

Italien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

30.300

114,635

15.150

5.050

30.300

51.672

127.730

122. 646

68.100

16.235

2.500

23.190

14,906

12.895

15.150

21.303

8.711

3.490 .

5,050

1.978

9.850

Warengattung.

Andere, nicht besonders ge-

nannte Ölsämereien

Kleesaat

id.

id.

id.

id.

Grassaal

id.

id.

Runkelrübensamen

id.

id.

id.

Andere Gemüsesamen

id.

id.

id.

id.

Anis, Kümmel usw

id.

id.

Frische Kartoffeln

id.

id.

Futterrüben, Möhren usw.

Getrocknete Zichorien

Grün- und Rauhfutter

id.

id.

id.

Rohe Baumwolle,usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunfls-

land der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

Österreich.

Spanien.

Italien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

Belgien.

Niederland.

Italien.

Frankreich.

Frankreich.

Italien.

Niederland,

Österreich.

Belgien.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

Niederland,

Frankreich.

Spanien.

Mexiko.

Ceylon.

Columbien.

China.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Mexiko.

Niederland.

Niederl. Ind

V. St.v.Am

Brasilien.

Philipinen.

Algerien.

Br. Indien.

Österreich.

Griechenland

Rußland.

Dom. Rep.

Kolumbien.

China.

Cuba.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

39.619

46.780

1.284

1.110

1. 229

25.772

1.593

6.955

1. 654

1.647.622

4.102

14.500

60.340

272.961

198.555

216.071

1.245

4.872

3.371

150.123

140.541

3.143

1.925

4,422

33.901

2.264

13.801

2.115

2.121

Warengattung.

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

Hopfen

Frische Küchengewächse

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete

Blätter und

Kräuter

zum

Genuß

id.

Artischocken,

Melonen,

Pilze, getrocknet

id.

Küchengewächse,

getrock-

net

id.

id.

Lebende Pflanzen

id.

id.

id.

id.

Blumenzwiebeln

id.

id.

id.

Frische Blumen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Blumen, Kränze usw., ge-

trocknet

id.

Frische Tafeltrauben

id.

id.

id.

Hasel- u. andere Nüsse

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Frische, Äpfel

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren,

Türkei.

Italien.

Venezuela..

Österreich.

Frankreich.

Österreich.

Italien.

Spanien.

Niederland.

Belgien,

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

Italien.

Österreich.

China.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Gr. Brit.

Japan.

Belgien.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Rußland,

Frankreich.

Schweiz.

Österreich.

Italien.

Schweden.

Belgien,

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Spanien.

Belgien.

Belgien,

Brasilien.

Spanien.

Italien.

Frankreich,

Br. Indien.

Rußland.

Frankreich.

V. St.v.Am.

Österreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.221

7.051

10.299

18. 506

92.246

50.239

4.297

5.326

65. 819

3.657

2.942

1.659

3.709

Warengattung,

Frische Äpfel

id

id

Frische Birnen

id

Frische Pfirsiche

id.

Frische Zwetschen

Frische Mirabellen, Apri-

kosen usw.

id

Frische Kirschen

id

Sonstiges frisches Obst

id

Getrocknetes Obst

id.

id.

id

id

Obstrnus

id.

Frische Bananen usw.

id,

id

id

id

id

id

Frische

Sudfruchte

id

id

id

Id

id

id

Getrocknete Feigen

id

id

id

idid

Getrocknete Rosinen

id

id

Getrocknete Datteln

id

id

id

id

id

Getrocknete Mandeln, Gra-

naten usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Italien.

Belgien.

Austr. Bund.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

Frankreich.

Österreich.

V. St. v. Am.

Belgien.

Türkei.

Belgien.

Frankreich.

id

Brasilien.

Italien.

Portugal,

Spanien

Br. Indien,

Belgien,

Frankreich.

Spanien.

Italien.

Portugal.

Algerien.

Belgien.

V. St. v. Am.

Belgien.

Italien

Spanien.

Portugal.

Frankreich.

Algerien

Frankreich

Türkei.

Italien.

Italien.

Persien.

Mexico

Algerien

Frankreich

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.952

1.351

1.987

5.360

12.697

3.352

6.238

3.560

1.353

563.359

33.487

1.321

2.297

Warengattung.

Getrocknete Mandeln, Gra-

naten usw

Id

id

id.

Frische Ananas

id

id.

Genießbare Kastanien

id

id.

id.

id.

In

Salzwasser eingelegte

Pomeranzen

id

Zitronen- und anderer SM-

fruchtsaft

Roher Kaffee

id

id.

id.

id.

id

id

id

id

id.

Gebrannter Kaffee

id

id.

Getrocknete Zichorien

id.

Tee

id

id

id.

id

Paprika

Gewürze, anderweit nicht

genannt

id

id

id.

Sonstige

pflanzliche Er-

zeugnisse zum Gewerbe-

gebrauch

id

id

id

id.

Herkimfts-

hnâ der

Waren.

Portugal.

Spanien.

Frankreich.

Italien.

Portugal.

Belgien.

Spanien.

Belgien.

Italien.

Portugal.

Frankreich.

Schweiz.

Ceylon.

Br. Indien.

Belgien.

id.

Nied. Ind.

S. Afrika.

Brasilien.

Niederlande

Guatemala.

Haiti.

Gostarika.

Frankreich.

Venezuela.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Gr,-Britan,

Belgien.

Österreich.

id.

Belgien.

Br. Ost. Afr.

Nied. Indien

Frankreich.

Belgien.

Mexiko.

Algerien.

Süd. Afrika.

Ceylon

Schweiz,

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.265

22.573

7.152

91.504

2.016

6.028

1.166

2.678

47.777

27.597

27.357

Warengattung.

Sonstige

pflanzliche

Er-

zeugnisse zum Gewerbe-

gebrauch

Stahlrohr usw

id.

id

id

Anderweit nicht genannte

Erzeugnisse zum Heilge-

brauch

Id

id

id

id

Bau- und Nutzholz in der

Querrichtung

mit

der

Axt bearbeitet

id

Id

id. in der Längsachse

mit der Axt bearb...

id.

in der Längsachse

mit der Sage bearb..

id

id

id

id

id

id

Nutzholz von Buchsbaum

usw

id

id

Eisenbahnschwellen mit der

Axt usw. bearbeitet

id

Korbweiden, geschält

id

Brennholz

id

Holzkohlen

id

Korkholz usw.

Farbholz

id

Id

Gerbrinden, auch gemalen

id

Quebrachoholz usw

Andere Gerbstoffe

Eicheln usw.

Toristreu, Moos usw

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Kolumbien.

Niederland.

Frankreich.

China.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

Italien.

Türkei.

Frankreich.

Belgien.

Österreich.

Japan.

Belgien.

Rußland.

V. St. v. Am.

Frankreich.

Österreich.

Norwegen.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

V. St. v. Am

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Österreich.

Br. Südafr.

Algerien..

Belgien.

Türkei.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Menge In

Kilogramm

bezw. Stück.

4.950

383.990

224. 188

14.770

21 .720

67. 061

207.116

373.540

37.195

3.040

6.000

129.600

4.100

7.925

1.600

4.599

32.550

68.056

583.178

208.814

5,000

7.781

21.749

14.579

888.680

32.315

4.950

100.000

Warengattung.

Terpentinharze USW

id

id

Arbeitspferde, leichte Stu-

ten

Arbeitspferde,

Hengste,

Wallache

Arbeitspferde, schwere Stu-

ten

id.

Arbeitspferde,

schwere

Hengste, Wallache

Zuchthengste

Kutsch-, Reit-, Rennpferde

Schlachtpferde

Pferde im Werte bis 300 M.

Abgesetzte Fohlen u. Saug-

fohlen

Rindvich

id

Schafe und Lämmer

id

Schweine

id

Lebendes Federvich..

id

Id

id

id

Frisches Rindfleisch (Frei

menge)

Id

Frisches Rindfleisch

id

Einfach zubereitetes Rind

fleisch (Freimenge)

id

Einfach zubereitetes Rind-

fleisch.

Schweinefleisch,frisch (Frei-

menge)

Id

id

id.

Schweinefleisch, einfach zu-

bereitet (Freimenge)

id

Schweinefleisch, einfach zu-

bereitet

Schweineschinken,

geräu-

cherte (Freimenge)

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

V. St. v. Am.

Belgien.

id.

id.

Id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Id.

id.

id.

id.

Id.

id.

Id.

id.

id.

Id.

Frankreich.

Italien.

Österreich.

Gr. Brit.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

BeiKien.

Frankreich.

Belgien,

Id.

Frankreich.

id

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Id.

Belgien,

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.426

Stück

id.

id

id

id. 695

id.

id.

id.

id.

id.

id.

kg

2.832

Stück

kg

2.124

Stück 573

kg 26.200

2.029

131.555

1.495

87.137

1.953

11.338

11.392

31 .200

Schweineschinken,

geräu-

cherte

id

id

id

Schweinespeck

id

id

id

Schweinespeck ( Freimenge)

id

Totes Fudervieh, auch zer-

legt

id

id

id

id

Totes Haarwild

id

id

id

Federwild, auch zerlegt....

id

id

id

Fleischextrakt usw

id

id

Würste

id

id

Frische Fische

id

id

Gesulzene

Heringe

id

Zubereitete Fische

idid

id.

id

id

Kaviar

id

Frische Austern

id

id

Id

Mies- u. andere Muscheln

id

Schildkröten

Büßwasserkrebse

id

Frankreich.

Dänemark.

Österreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Rußland-

Italien.

Österreich.

Frankreich.

Austr. Bund

Frankreich.

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

Portoriko.

Italien.

Frankreich.

id.

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweden.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland

id.

Norwegen.

Schweden.

Belgien.

Dänemark.

Frankreich

id.

Belgien.

Frankreich

Niederland

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

Niederland

Osterreich

id.

. Belgien.

Süßwasserkrebse

2 Hummern, Granelen usw. .

2.575

id

id

id

381 Froschkeulen usw

20 Lebende Bienen ohne Honig

id

8.068 Andere, nicht besonders ge-

82.055

nannte Tiere

id

id

13.768 Schmalz aller

Art

id

id

4.859

id

1.138

id

3.489 Schweine-und Gänsefett.

41 Schweineflomen usw. ...

id

189 Talg von Rindern

id

3 Knochenfett

id

9 Fischtran, Fischspeck....

id

id

31 Milch

3.565

id

34 Butter, frisch od. gesalzei

7.500

id

id

id

25.288 Käse

Tonnen 60

id

id.

id

7.390

id

1.274

id

id

50.155

id

6.596 Eier, roh

202 id.

id

id

id

1.063 Eigelb

574 Honig in Waben

1.890

id

2.022.

id

8.800 Bienenwachs usw

8 Hausenblase

64 Rohe,

auch

gewasch

Schafwolle

Frankreich.

id.

Belgien.

Schweiz.

V. St.v.Am.

Frankreich.

Österreich.

Belgien

Frankreich.

Belgien.

Österreich.

Belgien.

. Österreich.

. Niederland.

. V. St.v.Am

. Frankreich.

. Belgien.

id.

. Frankreich.

id.

. Belgien.

. Frankreich.

Belgien.

id.

Norwegen.

. Frankreich.

id.

. Schweiz.

Belgien.

. Italien.

. Niederland.

. Frankreich.

id.

. Schweiz.

. Italien.

. Österreich.

.. Schweden.

.. Niederlande

.. Belgien.

id.

.. Österreich.

.. Niederland

.. Italien.

.. Frankreich

China.

Frankreich

Gr. Britan

Belgien.

id.

Frankreich

enc\ Gr.-Britai

10.787

122.509

5.280

1.193

1.448

1.437

7.598

4.904

5.258

4.154

3.827

1.064

3.764

1.838

219.727

3.551

4.181

1.395

1.288

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Warengattung.

Herkunfts-

land der

Waren.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Warengattung.

Ruhe,

auch

gewaschene

Schafwolle;

id

Bettfedern

id

id

id

Borston usw

Kaidfelle

id

Rindshaute

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

idid

Roßhäute

id

Schaf- und Ziegenfelle

id

id

id

id

id

id

id

Andore Felle und Häute ..

id

Hasen- und Kaninchenfelle,

roh

Felle zur Pelzwerkbereitung

Tierische

Rohstoffe

zu

Schnitzzwecken

id

Darme von Vieh

id

id

id

id

Meerschwämme usw

id

id

Anderweit nicht genannte

tierische

Stoffe

Blut von Vieh

Herkunfts-

Iand der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich.

Italien

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Argentinien.

Austr. Bund.

Mexiko.

Chille.

Brasili(!n.

Südafrika.

Honduras.

China.

Belgien.

Peru.

V. St. v.Am,

Abessinien.

Br. Indien.

Frankreich,

Belgien.

Niederland.

Spanien.

Frankreich,

Belgien.

Österreich.

Italien.

Norwegen,

Gr.-Britan.

Frankreich,

Belgien.

Frankreich.

id.

Id.

Belgien.

Id.

Schweiz.

China.

V. St.v.Am

Gr.-Britan.

Belgien,

Frankreich.

Gr.-Britun.

Spanien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

hezw. Stück,

11.184

42.194

1.411

1.139

14.000

227.344

621.327

30.664

08.575

90.517

169.031

10.789

1.890

0.585

98.343

4.463

43. 940

18.754

1.169

31.245

13.992

3.793

10.497

5.509

4.000

2.010

2.791

1.219

3.689

Warengattung.

Blut von Vieil

Mehl aus Getreide

id

id

id. (Freimenge)

Rois,

poliert

id

id

id

id

Granpen, Gries usw.

id

Sonstige

Müllereierzeug-

nisse

id

Fette Öle in

Fässern

id

id

id

id

id

Fette, Öle in andern Be-

hältnissen

id

id

id

Palmöl

usw

Ölsäure

id

Reisstarke

id

Dextrin

id

Sago, Tapioka usw

id

Rohr-, Rübenzucker usw

id

id

Stärkezucker usw.

id

Branntwein in

Fasser

id

id

id

Branntwein in Flaschen

id

id

id

id

Stiller Wein in Flaschen

id.

idid

Herkunfs-

land der

Waren.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Niederland.

Belgien,

Br.-Indien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien,

Frankreich,

Gr. Britan.

China.

Niederland.

Belgien.

Algerien

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Schweden.

China.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Gr.-Brit.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Nied. Indien.

V. St. v. Am.

Belgien.

Frankreich.

Rußland.

Niederland.

Italien,

Frankreich.

Spanien,

Türkei.

Italien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

10.098

09.502

813.557

10.000

21.839

5.000

6.281

2.500

1.052

5.087

2.826

31.087

13.316

1.063

5.011

5. 028

6.098

1.837.099

27.766

14.520

97.699

Warengattung.

Stiller Wein in Flaschen...

id

id

id

id

Schaumwein in Flaschen ..

id

Stiller Wein in Flaschen ...

id

id.

id

id

id

Wehr

mit

Heilmittelzu-

sätzen

id

id

id

id

Obstwein

id

Bier in Fässern

liier in Flaschen

Essig aller Art

id

Weinhefe

id

Andere

Hese

aller

Art

id

Eis usw

Kiele

id

id

id

id

id

Id.

id

id.

Rückstände von der Zube

id

id

Rökslände von der Stärkte-

erzeugung

Ausgelaugle- Schnitzel von

Zuckerrüben

Gewöhnliches Backwerk .

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Portugal.

Algerien.

Gr.-Brit.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

br.-Brit.

Portugal

Spanien.

Frankreich.

Italien.

Griechenl.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich.

Belgien.

id..

Frankreich.

id

Belgien.

id.

id

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Türkei.

Rumänien.

Argentinien

Belgien.

Gr. Britan.

Br. Indien.

id

V St v Am

Belgien.

Frankreich

V. St. v.Am

Niederland

Österreich.

Italien.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6.449

21,957

7.158

3.313

5.171

7.300

Lit. 53.028

1 .910

4.128

28.342

23.892

4.950

33.650

218.000

26.287

1.727.895

9.900

1.980

22.296

124.503

2.475

20.000

3 954

Warengattung.

Gewöhnliches Backwerk ..

id

id. in Freimengen ...

id

Feines Backwerk

id

id

id

id

id

id

id

Oblaten zum Genuß

id

id

Zuckerwerk

id

id

id

id

Kakao usw

id

id

Schokoladewaren

id

id

id

Oleomargarin

id

Kunstspeisefett

Senf

id

id

id

id

Säfte von Pflanzen usw...

id

Früchte für den feinern Ta

felgenuß

id

id

id

Chemisch zubereitete Nähr-

mittel

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Niederland

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Österreich.

Gr. Britan.

Schweiz.

Frankreich.

Italien

Schweiz.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Gr. Britan.

Italien.

Türkei.

Niederland.

Frankreich.

id.

Gr.-Brit.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

id.

Gr- Brit

id.

Gr.-Brit.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Italien.

Gr.-Brit.

Frankreich

Niederland

Belgien.

Menge In

Kilogramm

bezw. Stück.

3.083

269.940

1.535

1.656

1.149

1.588

24.459

Warengattung,

Nahrungs- u. Genußmittel,

anderweit nicht genannt..

id

Nahrungs- u. Genußmittel

in luftdicht versohl. Be-

hältern

id

id

id

id

id

id

id

id

Rauchtabak usw

id

id

id

id

Schnupftabak

id

Zigarren

id

id

id

id

Zigaretten

id

id

2. Mineralische und fossile

Rohstoffe; Mineralöle.

Gartenerde, Kles, Sand

Porzellanerde, Ton

id.

Farbenorde, Kreide, Graphit

id

id

Bimsstein

id

Kieselgur,

Quarz

id

Natürlicher Kalk

id

id

Gips

id

Zement

id

Talk, Glimmer

Rohe Dach- u. Tafelschiefer

Id.

Herkunfts-

land der

Waren.

V. St. v. Am.

Frankreich.

Frankreich.

Gr.-Brit.

Spanien.

Italien.

Norwegen.

Portugal.

Schweiz,

V. St. v.Am.

Belgien.

id.

Italien.

V. St. v. Am.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Italien.

Frankreich.

Gr.-Brit.

Rußland.

Belgien.

id.

Frankreich,

Belgiern.

Italien.

Frankreich,

id.

Belgien.

id.

Frankreich,

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich,

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

2.236

30.640

2.863

2.281

1.868

32.290

3. 266.665

10.328

188.288

72.370

18.987,800

123.027.277

10.373

5.170

101.595

2.459.961

273.738

2.793.103

Warengattung,

Rohe Steine (Alab. und

Marmor)

Ruhblöcke nus and. Steinen

id

Stücksteine usw.

id

Sonstige Erden, anderweit

nicht

genannt

Erze

Eisenerz

Id

id

Manganerze

id

Schlacken von Erzen, auch

gemahlen

id

Steinkohlen

id

id

Koks

id

id

Preßkohlen

id

Koksartige Rückstände USW.

Mineralschmieröle

id

id

id

Schwerbenzin

Gasöl

Id

Petroleum

id

id

Benzol

id

id

Asphalt USW

Pech aller Art, Torfteer ..

id

Steinkohlen teer

Benzol und andere leichte.

Steinkohlenteerole

id

3. Zubereitetes Wachs feste

Fettsllure, Liche,Wachs-

waren, Selfen u. undere

unter Verwendung von

Fetten, Ölen od. Wachs

hergestellte Waren.

Herkunfts-

land der

Waren,

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien,

Id.

Belgien.

Id.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Br. Indien.

Rußland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belglen.

Frankreich.

Rußland.

V. St. v. Am.

Belgien.

id.

Österreich.

Niederland.

V. St.v. Am.

Rußland.

Belgien

id

V. St. v. Am.

Frankreich.

Belgien,

id.

Frankreich,

Belgien,

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

97.806

708.487

1.822.760

71.000

1,872.990

16.765

436.966 135

31.840.640

67.233.970

10.577.272

6.154.858

48.026.676

115.000

28.016

592.500

13.830.430

127,292.782

3.272.601

26.244

10.000

510.391

745.474

15.173

12.288

15.722

1,055,556

19. 352

63,613

5.884

250.168

10.093

10.267

15.016

Warengattung.

Bienen-, Pflanzenwachs usw

id

Paraffin, Stearinsäure usw.

Id

id

Lichte aller Art aus Wachs

id

id

id

id

Feine Wachswaren

id

Schmierseife usw.

id.

Gemeine feste Seife

id

Feine Seife

id.

id

Paraffinsable usw

id

Wagenschmiere u. andere

Schmiermittel

id

id

id.

Schuhwischse

id

id

id

Putzmittel,

Tonerdeseife

usw.

id

Formararbeit

aus Stearin

USW

id.

4.Chemische u. pharmazeu-

tische Erzeugnisse, Far-

ben und Färbwaren.

Phosphor

Schwefel

Gaswasser, Salmiakgeist ..

Salzsäure

Schwefelsäure

Borsäure

Oxalsäure

Weinsteinsäre usw

Salz usw

id.

Herkunfts-

land, der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

id.

V.St.v.Am

Belgien.

id.

Niederland.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Österreich.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

V.St.v.Am.

Belgien.

id.

Rußland.

V.St.v.Am.

Frankreich,

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id

Frankreich.

Belgien.

id.

id

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.880

1.486

10.501

1.096

45.665

7.279

2.205

3.357

8.200

8.418

2.361

2.220

5.094

61.948

5.607

39.127

172.391

Warengattung,

Soda

Ätznatron, Ätzkali

id

Ghlorkalk usw

Schwefelsaures Kali

Vitriol usw.

Alaun usw

id.

Bleioxyd,

salpetersaures

Ammoniak usw.

id

Salpetersaures Natron usw

id

id

Blausaures Kali

Essigsaure Salze, Acetonö

Galziumkarbid usw

id.

Chlorkalzium, Arsenik usw

id

id.

Kochenille usw

Anilinfarbe usw.

id

Berlinerblau usw

Ultramarin usw

id

Bleirot, Bleiweiß

Barytweiß

Zinkoxyd usw

id

id

Zinnober, roter

Farbholzauszüge

id

id

Kreide u. andere Erdfarben

id

Ruß, Buchbinderschwärze.

Bronzefarben

Chromfarben

id

Papierdruckfarben

Eisenmennig usw.

id

Zubereitete Farben

id

id

Tinte, Tintenpulver

id

id

Graphit

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich.

Norwegen.

Belgien.

Chile.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich-

Schweiz.

Belgien.

Österreich.

Norwegen.

Frankreich.

id.

Österreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

V. St. v. Am

Frankreich..

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6.541

6.145

50.521

1.125

14.770

55.862

287.922

2.170.434

16.013

397.534

9.873

19.800

30.534

19.791

13.396

5.055

2.950

35.856

1.443

1.357

Warengattung.

Speckstein

Blei-, Farben- und Kohlen-

stifte

id

Ölfirnisse

id

Weinsteinfirnisse

id

id

Lackifirnisse

id.

id

id

Siegellack

id

id

Ölkitte

id

id

Asbestanstrichmasse

id

Holzgeist, gereinigt

Flüssige ätherische. Öle

id

id

id

id

Wohlriechende, Fette

Riechmittel,

äther-

oder

weingeisthaltig

id

id

Wohlriechende, nicht äther-

oder

weingeisthaltige

Riechmittel

id

id

Puder usw

id

Guano

id

Thomasphosphatmehl

Andere Düngemittel

id

id.

Schießpulver usw

Zündpillen usw

Gefüllte Patronen

id

id

Zündhölzer usw.

Feuerwerke aller Art

Pechfackeln

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

id.

Schweden.

Belgien.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

Niederland.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Portugal.

V.St.v.Am

Gr.-Britan.

Rußland,

Frankreich.

Belgien.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Norwegen.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6. 662

1.741

1.748

8.168

2.355

4.613

2.017

21.512

98.300

56.346

10.890

1.459

15.677

Warengattung

Pechfackeln

Glühslrümpfe

Leim aller

Art

id

id

EIastischer Leim

id

id

Anderweit nicht, genannte

verdichtete Gase

id

Chinin

Gerbstoffauszüge

id.

id

id

id

id

Süßhulzsaft

usw

id

Balsam

Safte, von Früchten usw.

Arzneiwaren, zubereitete

id.

id

id

id

Gehelmmittel

id

id

id

id

Chemische Erzeugnisse, an-

derweit nicht genaunt

id

5. Tlerlsche und pflanzliche.

Splnnstoffe u. Waren du-

raus; Menschenhaare : zu-

gerichtete ;

Schmuckfe-

dern;

Fächer und Hüte,

Rohseide USW., gefärbt

id

Künstliche Seide,

gefarbtu.

ungefärbt

Seidenzwirn aller Art . . . .

id.

Dichte Möbelstoffe, ganz

aus Seide

Id

id. teilweise aus Seide,

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

Österreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

V. St. v.Am.

Österreich.

Italien.

Argentinien.

Frankreich,

id.

Belgien.

Frankreich,

id.

id.

italien.

Gr.-Brit.

Niederland.

Belgien.

id.

Österreich.

Rallen.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

id

Österreich..

id.

Belgien,

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.045

1.211

1.049

398.560

5.550

6.582

24.686

1.263.927

Warengattung.

Dichte Möbilstoffe, teilweise

aus Seide

Id.

Dichte Gewebe, ganz oder

teilw, aus Seidenplüsch.

id.

Andere dichte Gewebe aus

Seide

id.

id.

id.

Tüll aus

Seide

Beutelluch aus Seide.

id.

Seidenn Gaze, Krepp, Flor

id

id

Seidene

Spilzen

Seidene

Stickereien

id

id

Hohn Welle und andere

Tierhaare

id

id

Kunstwell, Krullhaare usw.

id

id

Gekämmte Wolle

id

Garmmis Woll oder andern

Tierhaaren, roh

id gebleicht

id

Streichgarn,

gebleichl

Wollengaren aller Art fürdern

Einzelverkauf

id

Wollene

Fußhodenteppichel

id

id

id

id

id

Dichte

Wollegewebe

für

Möbelansslallung.

id

Wollener Sammel u. Plüsch

Andere

dichte

Wollenge

Webe

Herkuknfts-

land der

Waren.

Gr,-Britan

id

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich,

id.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Niederland.

Belgien,

id.

Gr.-Britan

Frankreich,

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

Belgien.

id.

id

Egypten.

Rußland.

Tunis.

Türkei.

Belgien.

id.

id

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw, Stûck.

7.280

5.531

4.021

3.307

5.557

2.688

3.111

1.089

Warengattung.

Andere dichte Wollenge-

webe

id.

id

id

Wollene

Wirkwaren.

id

id.

id

id.

Wollene Posamentierwaren.

Baumwolle, bearbeitet

id.

id

Dochtgarn, Dochtwolle usw,

Banmwollengarn, roh ein-

drähtig

BaumwoIIengarn, gebleicht,

gefärbt usw

Baamwollengarn, zwei- od

mehrdrähtig

id

Baumwollenzwirn aller Art

id

id

Dickte baumwollene Möbel-

stoffe nicht plüchartig.

id

id

id

Baumwollener Sammet und

Plüsch

id

Undichte Baumwollgewebe

id

id

Dichte

Baumwollgewebe.

id

id

id

id

id

Baumwollene Wirkstoffe

Baumwollene

Wick-

und

Netzwaren

id

id

id

Baumwollene Spitzen und

Spitzenstoffe

id

id

id

Herkunfts-

Warm.

Gr.-Brit.

Österreich.

Niederland.

Frankreich.

id.

Gr.-Brit

Italien.

Schweiz

Belgien

Frankreich.

Belgien.

Gr.-Brit.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Italien,

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

Frankreich

M.

Gr.-Brit

Belgien.

id.

Gr.-Brit

Österreich.

Italien.

Frankreich.

Belgien,

id.

Schweiz.

Gr.-Brit

Frankreich.

id.

Schweiz.

Gr.-Brit.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

2.181

2,439

22.280

1.590

Warengattung.

Baumwollene Stickereien .

id

id

id

Baumwollene Taue,

Seile,

Stricke

id. Schlauche usw. ..

id.

Dochte

id.

Posamentierwaren

id

id

Flachs, gehechelt usw

Rohes Flachsgarn usw. ..

Hanfgarn, roh

id

id.

gefärbt

Ramiegarn, gefärbt usw...

Garn in Aufmachungen für

den Einzelverkauf

id

Taue, Eimer, Hängematten

usw

id

id

Fußbodenteppiche

id

Leinene Taschentücher, ge-

färbt usw

id

id

id

Dichte, leinene Gewebe aus

Flachs, roh

id

id

id.

gebleicht

id

id

id

id. aus Hanf, roh

id., auf Hanf, gebleicht

Säcke aus Juteleinwand ..

id

id

id

Leinener Damast

id

id

Leinene Spitzenstoffe

id

id.

Posamentierwaren

id.

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Japan.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Schweden.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Dänemark.

Frankreich.

id.

id.

Id.

Italien.

Br. Indien.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

Id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Österreich,

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.487

6.196

8.013

48.163

4.181

24.440

Warengattung.

Buchbinderzeugstoffe

Grobes Wachstuch

id

id

Feines Wachstuch

id

Gewebe mit Zellhorn usw. .

Schmiergeltuch usw

Fußbodenbelag

aus

Lind-

leurn

id

id

Walte

Filzwaren

id

Pferdehaare., bearbeitet

id.

Kleider u. Putzwaren, ganz

oder teilw. aus Seide

id

Id

id.

id

id.

id.

aus Wolle

id

id

id

id

id

Id. aus Baumwolle ..

id

id.

id

id.

id. aus andern Spinn-

stoffen

id

id.

aus wasserdichten

Geweben

id

id

Kleider u. Putzwaren

in

Verbindung

mit

Kaut-

schuk

id

id

Künstliche Blumen

idid

Regen-u. Sonnenschirme ..

id.

Schuhe aus Gespinstwaren.,

Herkunfts-

land der

Waren.

Gr.-Britan.

Belgien.

Gr.-Brit.

Frankreich.

id.

Belgien,

Frankreich.

id.

id.

Gr.-Brit.

Belgien,

Frankreich.

Belgien.

Frankreich,

id.

Belgien.

Frankreich.

Japan.

Gr.-Brit,

Österreich.

China.

Belgien.

id.

Gr.-Brit.

Österreich.

Italien.

Schweiz.

Frankreich,

id.

Japan.

Österreich.

Schweiß.

Belgien.

Id.

Frankreich.

id.

Gr.-Brit,

Belgien.

id.

Gr.-Brit.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien,

id.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.103

Warengattung.

Schuhe nus Gespinstwaren.

idid.

Menschenhaare

id

id

Waren aus Menschenhaaren

Zugerichtete

Schmuckfe-

dern

id

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Österreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

id.

id.

Österreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Männerhüte u. Mützen aus

Gespinstwaren

Frankreich. Stück 802

id

id.

id

Österreich.

Gr.-Britan.

Belgien,

id.

id.

id.

Frauenhüte, ganz oder teil-

weise aus Seide

id.

id.

id

Frankreich.

id.

id, aus andern Ge-

spinstwaren .

id.

id.

idid

id

Österreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

id.

id.

Männer- u. Frauenhüte aus

wasserdichten Geweben.

id.

id.

id

Männerhüte. aus Filz.

ididid

id

id.

id.

Frauenhüte

aus

Filz

id

id.

Hutstumpen uns

Filz

Hüte aus .Stroh

id

id.

id

id

id.

idid

id

Frankreich.

id.

Österreich.

Italien.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Niederland.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich..

id.

Frankreich.

Schweiz.

Italien.

Österreich.

Niederland,

Gr.-Britan.

Japan.

Nied. Indien

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. 3

id.

id. 1

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Frauenhüte aller Art, auf-

geputzt

id.

id.

id.

id.

id

Gr.-Britan,

Österreich,

Frankreich.

id.

id.

id.

Warengattung.

6. Leder, Lederwaren, Kür-

sehnerwaren u. Waren

aus Därmen

Zugerichtetes Leder

id

id

Handschuhleder

id

Ziegen- und Schafleder

id

Lackiertes Leder

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Menge in

[Kilogramm

bezw. Stück.

6.919

Schuhe aus Leder mit Holz-

sohlen

Belgien.

id

Schuhe aus Leder

id

id

id

id

Treibriemen aus Leder

id

id

id

Kleider aus Leder

Sattler- u. Tàschnerwaren.

id

id

id

id

id

Frankreich.

Belgien.

Schweiz.

Gr.-Britan.

Österreich.

Frankreich.

id.

Rumänien.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Österreich.

Gr.-Britan.

Italien.

V. St. v. Am.

Frankreich.

2.614

1.1492

Zugeschnittenes Hand-

schuhleder

id.

Lederhandschuhe

id

id

Felle zur Pelzwerkbereitung

id

Pelzewaren, nicht überzogen

id.

id., überzogen

idid

id

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Österreich.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Ausgestopfte Tiere und Teile

usw

Belgien.

Waren aus Därmen.

Frankreich.

7. Kautschukwaren.

Kautschuk, aufgelöst

Frankreich.

Warengattung.

Gewalzte Platten aus Kaut-

schukteig

Schläuche aus Kautschuk .

id

id

Treibri men,mit Kautschuk

getränkt

id

Schuhe aus Kautschuk

id

Keifen u. Laufdecken für

Fahraeugräder

idid

id

Anderweit nicht genannte

Kautschukwaren

idid

id

Gespinstwaren, mit Kaut-

schuk getränki

id

Hartkautschukwaren

Hartkautschukwaren

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan,

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Schweden.

Gr.-Britan.

Belgien.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Belgien.

Gr.-Brit,

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

12'9

8. Gellechte u. Flechtwaren

aus pflanzlichen

Stoffen

mit Ausnahme der Ge-

spinstiasern.

Holzspangellecht

id

Geflechte aus Stroh, Bast,

Binsen

usw

idid

id

id

id

Matten u. Fußdecken

idid.

id

Grobe

Korbllechtwaren

id

Feine Korbflechtwaren

id

id

id

Sparterie

Sparteriewaren

Frankreich.

Italien.

id.

Japan.

China.

Frankreich.

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

China.

Japan.

Frankreich.

id.

Belgien.

id,

V. St.v.Am.

Gr.-Brit.

Frankreich.

id.

id.

2.670

'A

2.808

Warengattung.

Sparteriewaren

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

9. Besen Bürsten, Pinsel,

Siehwaren.

Grobe Besen u. Bürsten aus

Borsten

id

id

Feine Besen u. Bursten aus

Borsten

id

Siebvvaren.

id

Belgien,

Schweiz,.

Frankerich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

2 6 8

10. Waren aus lierischen od.

oder Formerstoffen.

Waren, ganz. od. leiweise

aus

Ellenbein

usw

id

id

id

id. aus Schildplatf. usw.

id

id

Perhmutterplatten

id

id.

Waren ganz od., teilweise

aus

Perlmutter

id

Geebncte

Hornstabe

Gepreßte Hernknople.

id

Federkiele

Waren

aus

tierischen

Schitzstoffen

id

Bau- u. Nutzholz,, gehobelt,

genutet usw

idid

id.

id.

id

Holztapeten, Panele usw.

Parketbodenteile usw.

Holzdraht, Holzstifte usw.

Stöcke aus

Holz

id.

id.

Belgien.

Japan.

Türkei.

Frankreich.

id.

Tarkei.

Ôsterreisch.

id.

Japan.

Frankreich.

id.

Osterreich.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien,

id.

Ôsterreich.

Niederland.

Gr.- Britan.

Schweiz

Frankreich,

id,

id.

Rubland.

Belgien.

Gr.-Britan.

Osterreich.

1.613

21 .330

Warengattung.

Stöcke aus Holz

Bottcherwaren

idid.

Mobell u. Moblelteile, grobe

unfurniert

id

id

id

idid., furniert

id

id.

id.

Tischler-, Drechsler- und

Wagnerarbeiten

id

id.

id

id

id

id

id..

id.

Feine Holzwaren

id.

id.

id.

idid.

id

Möbel u. Mobelteile aus

Holz in Verbg, mil. ;and.

Stoffen,

id

idid

Gespolsterte Mobel

uhne

Oberzug

id., milt Überzug

id.

id

Holzwaren aller Art aus an-

deruptanzlichen

Schmitz-

toffen

id

Grobe Korkwaren

id

Feine Korkwaren

id.

Galalith. ahnliche Stoffe .

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

id.

Algerien.

Belgien.

Frankreich.

Italien.

Österreich,

Niederland.

Belgien,

Belgien.

Italien.

Niederland.

Frankreich.

id.

Schweiz.

V. St.v.Am.

Niederland.

Gr.-Britan.

Rußland.

Italien.

Österreich.

Belgien

id.

Österreich.

Schweiz.

Italien.

Niederland.

Japan.

Frankreich

id.

Niederland.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Spanien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.467

8.275

3.777

7.222

4.911

1.643

3.664

Warengattung.

Waren, ganz od. teilweise

Stühl-, Bambus- usw. Rohr.

Stöcke aus Rohr

id

id.

Feine Schnitzstoffwaren

id

id

id

Waren aus plastischer Kohle

id.

11. Papier, Pappe u, Waren

daraus.

Pappen, bloß geformt, ge-

kautscht usw

id

Pappen aller Art

id.

Packpapier

Druck-, Schreib-, Lösch-

papier usw

id

id

id

id

id

Postkarten mit Bilddruck

usw

id

id

id

id

id

id.

Papier u. Pappe, gestanzt

usw.

id.

id

id

id

Papier u. Pappe in Verbin-

dung mit Gespinstwaren.

Papiertapeten

id

id

Spielkarten aller Art

Photographisches

Papier

usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Frankreich.

id.

Gr.-Brit.

Belgien.

id.

Gr.-Brit.

Österreich.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

V. St.v.Am.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Österreich.

Gr.-Brit.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

id.

Österreich.

Schweiz.

Italien.

Gr.-Brit.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland.

Gr.-Britan.

Österreich.

Frankreich.

id.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

21.930

5.998

5.132

2.237

6.591

5.638

1.222

1.650

3.695

Warengattung,

Photographisches

Papier

usw

Gelatinpapier usw

id

id

id

id.

Düten, Beutel,

Briefum-

schläge aus Papier

id

id

id.

Geschäftsbücher,

Mappen

usw

id

id

Albums, Briekmarken, Post-

karten usw

id

Andere Papierwaren ohne

Verbindung tait, andern

Stoffen

id.

id

id

id

id

idid

id

Papierwaren in Verbindung

mit andern Stoffen

id

idid

Papierspäne, Makulatur ..

idid

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Frankreich.

Gr.-Britan.

V. St. v Am.

Dänemark.

Belgien.

id.

Österreich.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Österreich.

Gr.-Britan.

Dänemark.

Niederland.

Schweiz,.

Schweden.

Belgien.

id.

Niederland.

Österreich.

Frankreich.

id.

Türkei,

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.4

2 , 528

3.007

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher, Kalen-

der usw

id

idid

idid

id

id

Landkarten aus Papier

idid.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Italien.

Niederland.

Österreich.

Schweiz,.

V. St. v. Am

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

39. 676

15,648

Warengattung.

Bilder aller Art aus Papier .

id

id

id

id

id

Gemälde u. Zeichnungen..

id

id.

id

id

id

id

id.

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Österreich.

Gr.-Britan.

Schweden.

V. St. v. Am.

Belgien.

id.

Österreich,

Gr.-Britan.

V. St. v. Am.

Schweiz.

Rußland.

Niederland.

Italien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

13, Waren aus Steinen oder

andern

mlnerallschen-

Stoffen (mit Ausnahm-

von Tonwaren) sowie aus

fossilen Stoffen.

Rohe oder bloß behauene

Steine

Pflastersteine

id

Platten aus Granit, Marmor.

Alabaster

usw.

id

Grobe Steinmetzarbeiten ..

id.

Feine Steinmetzarbelten .,

id.

id

Schieferwaren, auch in Ver-

bindung mit Holz usw ,

Bildhauerwaren aus Steinen

aller

Art.

idid

id

Steinwaren, nur in Verbin-

dung mit Holz, u. Eisen,,

Steinwaren in Verbindung

mit anderm Material ...

id

Mahlsteine.

id.

Polier-, Schleif-, Wetzsteine

usw

id.

id,

id

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Hallen.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

Schweden.

Frankreich,

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich,

id.

Österreich.

Gr.-Britan.

Beteten.

189.674

7.970

130.000

26.250

7.836

10.390

2.500

4,140

1.413

1.058

Warengattung,

Warmeschutzmasse

Zementwaren

ici

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw.

ungefärbt

id

id

id

id.,

gefärbt

id

id

Waren in Verbindung mit

andern Stoffen

id.

Absestwaren

id.

id

id

Waren, ganz od. teilweise

aus Jet, Meerschaum usw.

id

id

id

14. Tomwaren.

Mauersteine (Backziegcel-

usw.), unglasiert

id

Dachziegel usw., unglasiert

id

id.

Röhren aus Ton, glasiert od.

unglasiert

id.

Waren aus gemeinem Slein-

zeug

id

id

Tabakpfeifen, einfarbig od.

weiß

id.

Feuerfeste Steine jeder Art

id.

id.

id.

Feuerfeste Erzugnisse aus-

Tonid.

Scshmelziegel usw. aus Gra-

phitmasse

Herkunlts-

land der

Waren.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz,

Niederland.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Österreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Österreich.

Österreich.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Rußland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Österreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

8.501

3.180

247.457

1.200

10.000

362.782

46.760

12.400

12.322

3.403

16.477

37.090

10.260

159.315

Warengattung,

Schmelztiegel usw. aus Gra-

phitmasse

id

Bauzierate, Gesimse usw.

aus Ton

id.

Bodenplatten aus Ton

id

Waren aus feinem Stein-

zeug usw., einfarbig

id

id.

id., mehrfarbig

id.

id

id

id

id.

id

Porzellanwaren

id

id

id

id

id

id,

15. Glas und Glaswaren.

Glasmasse

id

Hohlglas, gefärbt,

unge-

schliffen

id

id

id., geschliffen.

id

id.

id

id

Hohlglas, bemalt usw

id

id

Spiegel- und Tafelglas, un-

geschliffen usw.

id

id., geschliffen

id

id., belegt

id

Tafelglas aller Art, bemal

usw

Herkunfts-

land der

Waren.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Turkei.

Niederland.

Dänemark,

Österreich.

Frankreich.

id.

China.

Gr.-Britan.

Österreich.

Turkei.

Dänemark.

Belgien.

Belgien.

Gr.-Britan.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Österreich.

Italien.

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Österreich.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge ta

Kilogramm

bezw, Stück.

2.971

1.549

1.245

2.331

16.102

1.048

7.025

Warengattung.

Tafelglas aller Art, bomalt

usw

Trockenplattern für photo-

graphische Zwecke

id.

id

id

id

Optisches Glas usw

Brillengläser usw

Brillen, Ferngläser usw.

id

Glasbehänge usw

id

id

Glasplättchen, Glasperlen

usw

id

Waren aus Glasflüssen usw

id

Glaswaren, anderweit nicht

genannt

id

id

id

Glasmalereien usw

id

id

Glas in Verbindung mit an-

dern Stoffen

id

idid

id

id

Herkunfls-

land der

Waren.

Niederland.

id.

Belgien.

Österreich.

Schweiz,.

Frankreich.

id.

id.

id.

V. St. v. Arn.

Österreich.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Österreich.

Italien.

id.

Österreich.

Frankreich.

Belgien.

id.

Österreich.

Frankreich.

id.

Belgien.

Gr.-Britan.

Österreich.

Italien.

Schweden.

Menge in

Kilogramm

.bezw. Stück.

D

16. Edle Metalle und Waren

daraus.

Waren, ganz oder teilweis

aus Gold

idid

Bruch-, gemünztes Silbe

usw

id

Legiertes Silber

Waren, ganz oder teilweis

aus Silber

id

id

id

id

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich,

id.

Österreich.

Gr.-Britan.

Portugal.

Belgien.

Warengattung:.

17. Unedle Metalle und Wa-

ren daraus.

Roheisen

id

id

id

id

Röhren und Walzen, roh od.

bearbeitet

id

Nicht schmiedbare Kunst-

gußwaren

id

Robe Eisenwaren aus nicht

schmiedbarem

Guß

id

id

id

Maschinenteile u. andere

Eisenwaren, bearbeitet..

id

id.

idididid

Rohluppen Robblöcke usw.

id

id

Schmiedbares Eisen in Stä-

benid

id

id

id

Blech roh, gefirnißt usw.

id

Blech, geschliffen

Blech, verzinkt, verzinnt

usw

Blech, mit Ausnahme von

Wellblech

Draht, gewalzt. od. gezogen.

id.

id., verzinkt usw.

Schlangenöhren,

gewalzt

oder bearbeitet

Rohe Höhren aus Eisen

Bearbeitete Röhren

id.

Eisenbahnschienen usw

id

Herkunsts-

land der

Waren.

Schweden.

Gr.-Britan.

id.

Schweiz,.

Frankreich,

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

V. St. v. Am.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Schweden.

Gr.-Britan.

Italien.

V. St. v. Am.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan,

Belgien,

Gr.-Britan.

Niederland.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien,

id

Frankreich.

Belgien

id.

id.

Frankreich,

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

20.432

1.272..

845.595

13.330

48.320

1.791

6. 589

21.197

87.237

11.164

9.643

1.564

3.111

18.721

72.766

1..379

1.486

2.083

8.693

10.330

8,005

Warengattung.

Eisenbahmachsen usw

id

Rohe Eisenwaren

idid

id

id

Maschinenteile, anderweit

nicht genannt

id

idid.

id

id.

id

idid

Lokomobilen, Lokomotiven

usw.

id.

Ankertonnen, Gasbehäller

usw

Huhne,

Anker, Ambobse

USW.

id

Kolben u. Rollen zu. Fla-

schenzügen usw

id.

Spaten,

Schauleln

usw

id

Hen, Dängergabeln usw

id

Senen, Sicheln usw.

id

Säge blalter, auch

unge-

zahnle

id.

Feilen und Haspeln usw

id

id.

Bohrer,

Zangen,

grobe

Scheren

usw

id

id

id.

id

Heihaiflen, Meßwerkzeuge

usw.

id,

id,

Äxte,

Hämmer

usw.

id.

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

V. St.v, Am.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Gr. Britan.

V. St.v. Am,

Schweiz.

Schweden.

Österreich.

Niederland.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien,

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien,

Frankreich.

id.

Schweden.

Belgien.

id.

Canada.

V. St. v.Am.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Spanien.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Italien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

10.330

1.269

21.850

2.259

8.543

27.521

26.360

1.228

1.137

1.756

Warengattung.

Äxte, Hämmer usw.

id

id

id.

id,

Pflüge u. anderweit nicht

genannte eiserne Geräte .

id

idid

id

Kratzenbeschlage

id

Schrauben, Hufeisen usw.

id

id

Eisenbahnpuffer usw

Patentachsen

id

Andere Achsen

id

Wagen- u.

Pufferfedern

id.

Drahtwaren

id.

id

id

id

Drahtstifte usw.

id

Geschnittene Nägel usw. ..

id

Haus- und Küchengeräte

usw

id

id.

Eiserne Ketten

id

id

Trensen, Steigbügel,

Schlittschuhe usw

id

Bau- und Mobelbeschläge

usw

id.

Geldschranke u. Geldkasten

Möbel u. Mobelteile, eiserne

id

Feine Messer, Scheren usw.

id.

id

id

Federn,

Blankscheite

Herkunfts-

land der

Waren*

i

Schweden.

Portugal.

V. St. v. Am.

Spanien.

Frankreich.

id.

Canada.

V, St. v. Am.

Schweden.

Belgien.

id.

Frankreich.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Gr.-Britan.

V. St.v. Am.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Y. St.v. Am.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Frankreich.

Österreich.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

13.339

77.657

1.244

3.681

5.332

63.218

1.862

11.141

4.296

1.350

2.498

3,273

Warengattung.

Federn,

Blankscheite

Schreibredern

id.

id.

Näh-, Stricknadeln usw.

id

id

Stahlspäne usw

Brucheisen, Abfälle usw

id

id

id

Aluminiumdraht usw.

Aluminiumwaren

id.

id

Blei, roh

id

Druckplatten aus Blei usw

id

idid

Andere feine Bleiwaren ..

id

Zink, roh

id

id., gewalzt

Zinkwaren

id

Zinn, roh,

Bruchzinn

id

id

id

Zinn, gewalzt

Zinnwaren

id

Nickelmetall, roh

id

Nickelwaren

id

id

id

Rohes -Kupfer und Messing

idid

id

Stangen, Bleche usw. au

Kupfer

id

Kupierdraht..

id

Drahtlitzen,

Drahtfeiler

kupferne

Herkunfts-

land der

Waren,

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Schweiß.

Frankreich.

id.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Rußland.

Belgien.

id.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Nied. Indien

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

. Belgien.

id.

. Frankreich.

id.

. Niederland.

. Österreich.

. Belgien.

id.

. V. St. v.Am

. Schweden.

. Frankreich.

id.

. Belgien.

id.

. Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

4.965

240.3492

16.622

1.603

7.263

20.000

2.055

1 .043

5.522

3,505

39.997

2,4574

2.068

31,527

1.159

2.691

Warengattung.

Druckplatten, kupferne ...

idid

id

id

Metalltuch usw.

Haus- und Küchengeräte

aus Kupfer

id

Grobe Kupfer- od. Messing-

waren

idid

Feine Kupfer- u. Messing-

waren

id

id

id

id

id

idid.

id.

Unechtes Gold- und Silber-

gespinst

Vergoldete od. versilberte

Metaltwaren

id

id.

Luxusgegenstände aus un-

edlem Metall

Geflechte,mit Gespiinstfäden-

umwickelt

id.

Läutewerk,

Sprechmaschi-

nen, Schrittzâhler usw

id.

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

Niederland.

Schweden.

Rußland.

Belgien.

Frankreich,

id.

Belgien.

id.

Schweiz,.

Frankreich,

id.

Gr.-Britan.

Österreich.

Niederland.

.Japan.

Schweiz,,

Rußland.

Italien,

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2.767

3.525

4.061

10. Maschinen, clektrische

Erzeugnisse, Fahrzouge.

Sonst nicht genannte Kraft-

maschinen

idid

Näh-, Strickmaschinen und

Teile davon

id

Maschinen zur Vorbereitung

von Gespinsten

usw.

Appretur- und Waschend-

maschinell

Feuerspritzen,Pumpen usw

Belgien.

V, St. v. Am.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

id.

id.

1.010

78.756

1.019

1.421

Warengattung.

Feuerspritzen,Pumpen usw.

id

Maschinen zur Bearbeitung

von Metallen usw

id.

id

Dampfpflüge,

Mähmaschi-

nen

id

id

id

id

id

Dreseh-, Brauerei-, Mälze-

reimaschinen

id.

id.

id.

id

id

id.

Dynamomaschinen

id.

id

Elektrizitatssammler

id

Kabel zur Leitung elektri-

scher Ströme

id.

Elektrische Glühlampen ..

id

id

Andere elektrische Erzeug-

nisse

id

id.

id

Güterwagen, gedeckt oder

ungedeckt

Personenmotorwagen

id

id.

id.

Andere, Motorwagen

Motorfahrräder

id

Fahrräder

id

id

id.

Zwer- u. dreirädrige Per-

sonenwagen

Vierrädrige Personenwagen

Herkunfts-

land der

Waren,

V. St. v. Am.

Frankreich.

id.

Schweiz,

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

V. St. v. Am.

Canada.

Türkei.

Frankreich.

id.

Gr.-Britan.

Österreich,

Schweden.

V. St v. Am.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweden.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Österreich.

Belgien.

id.

Gr.-Britan.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1.260

1.518

52.092

136.536

14.608

6.574

5.702

24.804

2.239

1.305

8.507

52.528

49.452

58,582

1.700

58.885

1.997

9.380

Stück

kg

6,582

d. 29.784

Stück

kg

2.029

id.

Stück

id.

kg

1.087

id.

2.006

Stück

id.

id.

Warengattung,

Lastwagen, Lastschlitten .

id

Fahrradteile aus Eisen.

id

id

Fahrradteile aus anderem

unedlem Metall

id.

19.

Feuerwaffen,

Uhren,

Tonwerke,

Kinderspiel-

zeug.

Handfeuerwaffen aller Art .

id

Teile zu Handfeuerwaffen.

Taschenuhren aus Gold ..

id.

id

id

id

Taschenuhren aus Silber ..

id.

id

id

Taschenuhren aus unedlen

Metallen

id

idid

Uhrgehäuse und Uhrwerke.

id

Teile von Taschenuhren .,

Wand-, Standuhren usw.

id.

id

id

Uhrfurnituren aus unedlem

Metall

id.

id.

Harmoniums

Klaviere aller Art

id.

Streichtonwerkzeuge

id

id

Blastonwerkzeuge

id.

idid

id.

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Belgien.

id.

Belgien.

Schweden.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Österreich.

Gr.-Britan.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Österreich.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Schweiz.

id.

Gr.-Britan.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Österreich.

Belgien.

id.

Italien.

Österreich.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Menge in

Kologramm

bezw. Stück.

Stück

kg

Stück

id.

id.

id.

id. 66

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

&

Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1914

aus dem Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden.

a)

Bier

b) Branntwein mit Übergangsschein, reiner Alkohol

c) Branntwein ohne Übergangsschein, reiner Alkohol

d) Kochsalz

e) Unbearbreitete Tabakcblätter

Liter

id.

id.

Kg.

id.

2 . 8 9 0 . 9 5 6

211.149

12.398

869.241

719.001

Warengattung.

Teile von Blas- u, Streich-

tonwerkzeugen

id

Harmonikas u. Teile; davon

id.

id

id

Herkunfls-

land der

Waren.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Ôsterreich.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Warengattung.

Harmonikas u. Teile davon

Kinderspielzeug aller Art..

ididid

id

Herkunfts-

land der

Waren.

Frankreich.

id.

Österreich.

Schweden.

Schweiz.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. .Stück.

1.457

AUSFUHR VON WAREN,

welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen Handel

stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des Kalenderjahres

1914, mit Ausnahme der Zeit vom 1. Mai bis 13. Oktober 1914,

Warengattung,

1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-

schaft und andere tierische und pflanz-

lische Naturerzeugnisse,

Nahrungs-

und Genußmittel.

Roggen

Weizen

Gerste

Hafer

Buchweizen

Malz

Reis

Speisebohnen

Erbsen

Winken

Lein- und Hanfsaat

Kleesaat

Grassaat aller Art

Andere Feld-,Gemüse und Blumensamen

Anis,Fenchel usw

Frische

Kartoffeln

Grün- und Rauhfutter

Unbearbeitete Tabakblätter

Frische Küchengewächse

Getrocknete

Küchengewächse

Lebende

Pflanzen

Blumenzwiebeln usw

Frische

Äpfel

Frische Birnen

Frische Kirschen

Gemahlenes Obst

Frische Orangen, Zitronen

Roher Kaffee

Gebrannter Kaffee

Getrocknete Zichorien

Gewarze

Binsen, Stroh usw

Stuhlrohr usw

Bau- u. Nutzholz in der Querrichtung

mit der Axt oder Säge bearbeitet

Desgleichen in der Langsrichtung mit der

Axt oder Säge bearbeitet

Desgleichen in der Längsrichtung mit der

Sage bearbeitet

Eisenbahnschwellen

Korbweiden

Ausfuhr

nach Län-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez.Stück

142.488

108.652

663.921

41.522

27.600

126.955

1,736

59,406

33.691

2.104

26,051

84.240

9.152

10.991

1.268

33.139

2.183

38.400

6.143.897

1.300

60.945

61.980

Warengattung.

Brennholz

Holzkohlen

Gerblinde, auch gemahlen

Terpentinharze usw

Arbeitspferde

Kutsch-, Reitpferde

Schlachtpferde

Abgesetzte Fohlen

Schafe

Ziegen

Federvieh

Frisches Fleisch

Schweinespeck

Federvieh, zerlegt

Haarwild, totes

Federwild, totes

Frische Fische

Gesalzene Heringe

Zubereitete Fische

Schnecken aller Art

Süßwasserkrebse

Andere lebende Tiere

Schmalz

Butter

Käse aller Art

Eier

Honig

Bienenwachs

Schafwolle

Schaf-, Ziegenhaare usw., roh

Bettfedem

Rohe Kalbfelle

Rohe Rindshaute

Schaf- und Ziegenfelle

Leimleder usw

Hasen- und

Kaninchenfelle

Tierische Rohstoffe

Darme usw

Blut von Vich usw.

Mehl aus Getreide

Reis, poliert

Fette Ölen in Fässern

id

Pamöl usw

Sago, Tapioka

Raffinierter Zucker

Ausfuhr

nach Lan-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez,Stück

229.795

2.388

171.470

Stück

id.

id. 3

id.

id.

id.

id.

1.666

1.256

1.091

3.212

3.095

41.879

5.523

31,900

2.300

10.000

2.500.000

1.145

1.917

3.543

110.678

Warengattung.

Branntwein in

Fassern*)

Branntwein in

flaschen

Stiller Wein in Fässern

Schaumwein in Flaschen

Stiller Wein in Flaschen

Wein mit

Heilmittelzusätzen

Obstwein

Bier in Fässern

Bier in Flaschen

Essig in Fässern

Hofe,

nicht

Weinhefe

Mineralwasser

Anderes natürliches Wasser

Kleie

Gewöhnliches Backwerk

Feines Backwerk

Teigwaren

Zuckerwerk

Schokoladewaren

Margarine usw

Senf

Essenzen, nicht ather- oder weingeist-

haltig

Säfte von Pflanzen usw

Nähr- u. Genußmittel in luftdicht ver-

schlossenen Behältnissen

Rauchtabak

2. Mineralische und fossile Robstoffe; Mi-

neralöle.

Gartenerde, Kies, Schlamm usw

Porzellanerde, Ton usw.

Farbereden

Natürlicher Kalk

Gips

Zement

Asbest

Roher Schleifer

Rohe

Steine

Eisenerz

Schlacken von Erzen

Steinkohlen

Steinkohlenkoks

Preßkohlen

Mineralschmieröl

Asphalt

Pech, Teer usw

Steinkohlenteeröl

*)] Außerdem wurden noch 112.854 Liter

reinen Alkohol nach dem Zollvereinsausland

ausgerührt.

Ausfuhr

nach Län-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

3.547

15.627

6.668

1.618

1.163

1.023.971

23.086

4 . 508

63.264

321,929

51.317

12.628

3.920

3.821

12.714

51.526

1.726.700

15.736

10.902

72 187.168

253.000

144.222

39.500

4.259.489

494.368.100

1.260.869

557.940

213. 410

62.050

2.441

3.860

11.680

162.875

Warengattung.

3. Zubereites

Wachs, Paraffin, Lichte,

Wachswaren, Seifen u. andere unter

Verwendung

von Fetten, Ölen oder

Wachs

hergestellte Waren.

Lichte aller

Art

Schmierseife

Feste

Seife

Feine Seife

Vascline usw

Wagenschmiere

Schuhwichse, schwarze, nicht flussige.

Putzmittel unter Verwendung von Fetten

4. Chemische und

pharmazeutische Er-

zeugnisse, Farben u. Farbwaren.

Phosphor

Salpetersäure

Salz

Soda.

Bleioxyd, Zinnoxyd

usw

Zinkoxyd

usw

Kreide

Ruß,

Ruchdruckerschwärze

Blei-, Zink-,

Lithoponweiß

Blei-, Farben- und Kohlenstifte

Lackfirnisse.

Thomasphosphatmehl

Künstliche

Düngemittel

Schieß und

Sprengpulver

Pechfackeln

Leim aller Art

Anderweit nicht genante verdichtete

Gase

Zubereitete Arznelwaren

5. Tierische und pflanzllche Spinnstoffe

und Waren daraus ; Menschenhaare;

zugerichtete Schmuckfedern und Hüte.

Florettseide

Seidene und

hulbseidene

Stickerclen

id.

Posamentierwaren

Dichte

Wollengewebe

Wollene Wirkwaren

Baumwollengarn

Dichte

Baumwollgewebe

Baumwollene Wirkwaren

Gefarbtes Hanfgarn

Pferdehaare, gefärbt usw

Ausfuhr

nach Län-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez.Stück

17.213

27.853

54.109

4.707

1.463

251.404

7.524

20.000

121.785

14.330

11.840

23.467.337

15.000

31.300

3.512

2.446

Warengattung.

Kleider und Putzwaren, ganz od. teilweise

aus Seide

id. aus Baumwolle

id. aus wasserdichten Stoffen

Blumen, Blüten usw

Männerhüte

Frauenhüte aus Seide

Männerhüte aus Filz

Strohhüte usw

Frauenhüte aller Art, aufgeputzt

Abfälle von Gespinsten

6. Leder und Lederwaren, Kürschner-

waren : Waren aus Därmen.

Enthaarte Schaf- und Ziegenfelle

Zugerichtetes Leder

Glaceleder

Ziegen-, Schafleder usw., lackiert und un-

lackiert

Schuhe aus Leder

Treibriemen aus Leder

Sattler- und Täschenwaren

Zu Handschuhen zugerichtetes Leder

Lederhandschuhe

7. Kautschukwaren.

8, Geflechte und Flechtwaren aus pflanz-

lichen Stoffen, mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren.

Grobe Korbflechtwaren

9. Besen, Bürsten, Pinsel u. Siebwaren.

Reisigbesen

Grobe Besen und Bürsten aus Borsten

10. Waren aus tierischen oder pflanzlichen

Schnitz- oder Formerstoffen.

Bau- und Nutzholz, genutet usw

Möbel und Möbelteile, grobe, unfurnierte.

id. furnierte

Tischler-, Drechslerwaren usw.

Möbel und Möbelteile in Verbindung mit

»indem Stoffen

Feine

Holzwaren

Peine Korkwaren

Stuhlrohr

Ausfuhr

nach Län-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

Stück

id.

id.

id. 2615

id.

7.800

5.062

4.463

15 484

1.288

10.514

1.653

2.728

Warengattung.

11. Papier, Pappe und Waren daraus.

Postkarten usw. mit Bilddruck

Papiertapeten

Photographisches Papier

Düten, Briefumschläge aus Papier

Geschäftsbücher

Anderweit nicht genannte Papierwaren

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher

Gemälde und Zeichnungen

13. Waren aus Steinen oder andern mine-

ralischen Stoffen (mit Ausnahme der

Tonwaren) sowie aus fossilen Stollen

Pflastersteine

Geschnittene Platten, ungeschl. usw. aus

Alabaster

Schieferplatten

Grobe Steinmetzarbeiten

Schleif-, Polier- und Wetzsteine

Wärmeschutzmasse

Zementwaren

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw. ungefärbt

id. gefärbt

Asbestwaren

Unglasierte Dachziegel

Waren aus gemeinem Steinzeug

Bodenplatten aus Ton usw

Waren aus Steingut

Feine Tonwaren

Feine Porzellanwaren

Pozellan-Abfälle

15. Glas und Glaswaren.

Hohlglas, geschliffenes

Spiegel- und Tafelglas, ungeschliffen

Glas- und Schmelzwaren

16. Edle Metalle und Waren daraus.

Silbermünzen

Waren, ganz oder teilweise aus Silber .

17. Unedle Metalle und Waren daraus.

Roheisen

Ausfuhr

nach Län-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez. Stück

673.050

1.170

6.600

23.148

1.019

152.000

6.600

222.338

3.389

582.510

4.638

51.477.540

Warengattung.

Rühren und Walzen, roh bearbeitet

Rohe Eisenwaren aus schmiedbarem Guß

usw

Maschinenteile usw.,

bearbeitet

Rohluppen, Rohschienen, Ingots usw

Schmiedbares Eisen in Stäben

Blech, roh, gefirnißt usw

Blech, geschliffen usw.

Blech, verzinnt usw.

Eisendraht, roh oder gewalzt

Eisendraht verzinkt

Andere Röhren aus Eisen, roh

Andere Röhren aus Eisen, bearbeitet

Eisenbahnschienen usw

Eisenbahnachsen usw

Andere rohe Eisenwaren, nicht besonders

genannt

Maschinenteile, Brücken und Brücken-

bestandteile

Ankertonen usw

Röhrenverbindungsstücke

Spaten, Schaufeln, Pflugscharen usw.

Heu-, Düngergabeln usw

Sensen, Sicheln usw

Sägeblätter

Bohrer, Zangen, grobe Scheren usw.

Äxte, Hämmer

Geräte für den landwirtschaftlichen Ge-

brauch

Hufeisen

Eisenbahnwagenfedern

Drahtwaren

Drahtstifte

Haus- und Küchengeräte

Bau- und Möbelbeschläge

Möbel- und Möbelteile, eiserne.

Feine Messer, Scheren usw

Ausfuhr

nach Län-

dern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez.Stück

29.948

286.414

8.910

72.187.168

69.583.448

91.165

1.023

10.423.350

6.332.934

18.131

2.054.086

38.527

3.176

4.264

2.300

2.627

1.25

2.848

17.404

Warengattung.

Brucheisen usw

Aluminium in Blöcken usw

Andere

Bleiwaren

Zink,

Bruchzink

usw

Zink, gestreckt, usw

Zinkwaren

Zinnwaren, roh,

Bruchzinn

Zinnfolie

Kupfer,

roh

Stangen, Bloche usw. aus Kupfer

Grobe Waren aus Kupfer oder Messing.

Feine Waren aus Kupfer oder Messing

Versilberte unedle

Metallwaren

Schmucksachen aus unedlem Metall

18. Maschinen, elektrotechnische Erzeug-

nisse, Fahrzeuge.

Dampfmaschinen,Glasturbinen usw

Näh-, Strickmaschinen usw

Appreturmaschinen

Feuerspritzen, Pumpen

Maschinen zur Bearbeitung von Hölzern,

Metallen usw

Dampfpfluge,

Mährnaschinen

usw

Dresch-, Mälzereimaschinen usw

Andere elektrische

Erzeugnisse

Gaterwagen

Motorfahrräder und Personenmotorwagen

19. Feurwallen, Uhren, Tonwerkzeuge,

Kinderspielzeug.

Handllerwaffen aler Art

Harmoniums

Blastonwerkzeuge

Kinderspielzeug

Ausfuhr

nach Län-

lern, welche

nicht zum

Zollverein

gehören.

kg bez.Stück

2.096.359

39.051

14.605

15.319

23.729

1.085

43. 905

14.721

1. .000

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1914 comme suit

Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alz.

Vice-Président: M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-

s.-Alz.; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;

Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel

à Hollerich; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grund; Jean Knaff, négociant à Luxembourg;

Guillaume Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Mark, négociant à Ettelbruck; Jules

Mongenast, tanneur à Ettelbruck; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines;

Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxem-

bourg; Émile Schrœll imprimeur à Luxembourg; Jean-Pierre Soupert, rosiériste à Iimpertsberg;

Joseph Würth-Weiler, directeur de la Banque Internationale à Luxembourg; Paul Würth, ingé-

nieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.

Luxembourg, 30 mai 1915.

LA CHAMBRE DE COMMERCE

Le Secrétaire,

J.-P.

SEVENIG.

Le Président,

Léon METZ.

Pages.

Considérations générales

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Métallurgie

Ateliers de construction

Industrie du bâtiment

Carrières

Ardoisières

Faïencerie

Mosaïques et dallages céramiques

Industrie des ciments

Briqueterie mécanique

Tannerie

Écorces à tan

Ganterie

Industrie textile

Teinturerie

Industrie du vêtement

Brasserie

Industrie des tabacs

Imprimerie. — Papeterie

Horticulture

Conserves de légumes

Meunerie

Laiterie

Viticulture et commerce des vins

Vins de Champagne

Clouterie

Meubles en fer

Pages.

Industrie électrique

Usine à gaz de Luxembourg

Commerce de détail. — Sa situation économique.

Faillites et concordats

Bourse du travail

Assurances

Assurances-maladie

Assurances-accidents

Assurance-vieillesse et invalidité

Caisse d'épargne et Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg

Propriété industrielle

Taxes communales d'octroi à Luxembourg

Mercuriales

Statistique douanière. —- Zollstatistik

Einfuhr von Waren, welche zum Verbrauch

im Großherzogtum Luxemburg bezw. dessen

Handel bestimmt sind, während 1914

Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren,

welche während 1914 aus dem Zollverein

na(…)ch dem Großherzogtum Luxemburg ein-

(…)

wurden

Ausfuhr von Waren, welche aus der Produk-

tion des Großherzogtums Luxemburg oder

dessen Handel stammen, über die Zollämter

des Großherzogtums während 1914, mit Aus-

nahme der Zeit vom 1. Mai bis 13. Ok-

tober 1914

Composition de la Chambre de commerce

SOMMAIRE.

Vous souhaitez savoir comment cette disposition s'applique à votre dossier ?

Analysez ce texte législatif avec la jurisprudence, la doctrine et les dispositions connexes dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →