Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices.
Table des dispositions (19)
Texte législatif (19 Articles)
Mémorial
du
Memorial
des
Mercredi, 2 juin 1915.
N° 48.
Mittwoch, 2. Juni 1915.
Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens
à subir par les instituteurs et les institutrices.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR;
Vu l'art. 30 de la loi du 10 août 1912,
sur l'organisation de l'enseignement primaire,
et le règlement du 26 avril 1913, concernant
la classification des instituteurs;
Arrête
Sont nommés membres du jury
devant lequel auront lieu, pendant l'année
courante, les examens pour la collation des
brevets de capacité aux membres du person-
nel enseignant des écoles primaires: MM.
.Keiffer, inspecteur principal des écoles, Olinger,
inspecteur d'écoles à Mersch, Klœss, profes-
seur au gymnase d'Echternach, Schlottert,
inspecteur d'écoles et secrétaire de la Com-
mission d'instruction, Meyers, directeur de
l'école normale, Gœdert, professeur au même
établissement, et la dame sœur Angèle Heis-
bourg, institutrice à l'école normale.
Zu Mitgliedern der Prüfungsjury
für die Verleihung der Fähigkeitsbrevets an das
Lehrpersonal der Primarschulen während des
laufenden Jahres sind ernannt: die HH.
Keif-
fer,
Oberschulinspektor,
Olinger,
Schul-
inspektor in Mersch,
Klaeß,
Professor am
Gymnasium zu Echternach,
Schlottert,
Schulinsptektor und Sekretär der Unterrichts-
kommission,
Meyers,
Direktor der Normal-
schule,
Goedert,
Professor an derselben An-
stalt, und Schwester
Heisbourg,
Lehrerin
an der Normalschule.
L'interdit prononcé sur les locali-
tés de Sanem et d'Oberkorn est levé.
Reste seule soumise à l'interdit la ferme
Braun-Tirifay à Sanem.
Les dispositions des art. 70, 71, 72, 73 et
77 de l'arrêté ministériel du 14 juillet 1913
trouveront leur application pour cette ferme.
Die über die Ortschaften Sassenheim
und Oberkorn verfügte Sperre ist aufgehoben.
Nur das Gehöft Braun-Tirifay zu Sassen-
heim bleibt noch unter Sperre.
Die Bestimmungen der Art. 70, 71, 72, 73
und 77 des ministeriellen Beschlusses vom 14.
Juli 1913 finden auf dieses Gehöft Anwendung.
Sont nommés membres suppléants
du môme jury: MM. Ed. Oster, professeur à
l'école industrielle et commerciale de Luxem-
bourg, Ourth, inspecteur d'écoles à Echter-
nach, Stein et Pierret, professeurs à l'école
normale.
Zu Ergänzungsmitgliedern sind er-
nannt: die HH. Ed. Oster, Professor an der
Industrie- und Handelsschule zu Luxemburg,
Ourth,
Schulinspektor zu Echternach,
Stein
und
Pierret,
Professoren an der Normal-
schule.
La localité de Sanem est mise en
observation.
Les dispositions des art. 74 et 75 de l'arrêté
ministériel précité trouveront leur applica-
tion pour cette localité.
L'art. 76 du même arrêté reste pour le
moment sans application.
Die Ortschaft Sassenheim ist unter
Beobachtung gestellt.
Die Bestimmungen der Art. 74 und 75 des
vorerwähnten Ministerialbeschlusses finden auf
diese Ortschaft Anwendung.
Art. 76 desselben Beschlusses bleibt vorläufig
außer Anwendung.
Les examens auront lieu comme
suit
Beschluß vom 31. Mai 1915, über die Prüfungen
der Lehrer und Lehrerinnen.
Der
General-Direktor
des
Junern;
Nach Einsicht des Art. 30 des Gesetzes vom
10. August 1912, über die Organisation des Pri-
märunterrichtes, sowie des Reglementes vom
26. April 1913, die Klassifizierung der Lehrer
betreffend;
Beschließt
Die Prüfungen finden statt wie
folgt
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtums Luxemburg
1° pour le brevet provisoire: examen écrit
les 4, 5, 6, 7 et 9 août; examen oral: le
12 août pour les instituteurs et le 13 août
pour les institutrices
2° pour le brevet d'aptitude pédagogique
examen écrit: les 6, 7, 8, 9 et 10 septembre;
examen oral: le 13 septembre pour les ins-
tituteurs et le 14 septembre pour les insti-
tutrices;
3° pour le brevet d'enseignement postscolaire
examen écrit: les 15,16,17 et 18 septembre;
examen oral: le 20 septembre pour les ins-
tituteurs et le 21 septembre pour les insti-
tutrices;
4° pour le brevet d'enseignement primaire
supérieur: examen écrit: les 15, 16 et 17
septembre; examen oral: le 22 septembre.
Les infractions au présent arrêté
seront punies des peines prévues par l'arrêté
Nach Einsicht der Beschlüsse vom 26. April und
10. Mai 1915, durch welche Sperr- und Beob-
achtungsgebiete gebildet worden sind um die
Verschleppung der Maul- und Klauenseuche im
Kanton Esch a. d. Alz. zu verhindern;
Nach Einsicht des Beschlusses vom 21. Mai
1915, wodurch einige Abänderungen an erwähn-
ten Beschlüssen vorgenommen worden sind;
Auf den Bericht des zuständigen Staatstier-
arztes;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 29. Juli 1912,
über die Viehseuchenpolizei, sowie der Art. 70—78
und 85 des ministeriellen Beschlusses vom 14.
Juli 1913, betreffs Ausführung dieses Gesetzes;
Beschließt
Zuwiderhandlungen gegen gegenwär-
tigen Beschluß werden mit den durch Großh.
Arrêté du 1er juin 1915, concernant la police
sanitaire du bétail.
LE MINISTRE D'ÉTAT,
PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT;
Beschluß vom 1. Juni 1915, die Viehseuchenpolizei
betreffend.
Der
Staatsminister,
Präsident der Regierung;
grand-ducal du 26 juin 1913, pris en exécu-
tion de la loi du 29 juillet 1912.
Les récipiendaires devront présenter
leur demande au Gouvernement avant le
24 juillet prochain. Un extrait de l'acte de
naissance du candidat, ainsi qu'un certificat
délivré par le médecin-inspecteur du ressort,
constatant l'aptitude corporelle, seront joints
à la demande.
Les candidats pour le brevet d'aptitude
pédagogique, le brevet d'enseignement post-
scolaire et le brevet d'enseignement primaire
supérieur doivent justifier en outre qu'ils
ont été préposés au moins pendant deux ans
à une école primaire du Grand-Duché, et
qu'ils sont en possession, depuis deux ans
au moins, du brevet d'un rang immédiate-
ment inférieur,
Art. 5, Le présent arrêté sera inséré au
Mémorial et au Courrier des écoles. Un exem-
plaire du Mémorial sera transmis aux membres
effectifs et suppléants du jury d'examen,
pour leur servir de titre.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général de l'intérieur,
E. LECLÈRE.
1.
für
das
provisorische
Brevet
schriftliche Prüfung: am 4., 5., 6., 7. und 9. Au-
gust; mündliche Prüfung: am 12. August für
die Lehrer, am 13. August für die Lehrerinnen;
2.
für
das
Lehrbefähigungsbre-
vet: schriftliche Prüfung: am 6., 7., 8., 9. und
10. September; mündliche Prüfung: am 13.
September für die Lehrer, am 14. September
für die Lehrerinnen;
3. für das Fortbildungsbrevet
schriftliche Prüfung: am 15., 16., 17. und 18.
September; mündliche Prüfung: am 20. Sep-
tember für die Lehrer, am 21. September für
die Lehrerinnen;
4.
für
das
Oberprimärbrevet
schriftliche Prüfung: am 15., 16. und 17. Sep-
tember; mündliche Prüfung: am 22. September.
Die Rezipienden sollen ihre Meldungen
vor dem 24. Juli an die Regierung einsenden.
Ein Auszug aus der Geburtsurkunde, sowie ein
vom Sanitätsinspektor des Ressorts ausgestelltes
Zeugnis über Physische Befähigung müssen dem
Gesuch angefügt sein.
Kandidaten für das Lehrbefähigungs-, Fort-
bildungs- und Oberprimärbrevet haben außer-
dem den Nachweis zu erbringen, daß sie während
mindestens zwei Jahren eine Primärschule des
Großherzogtums geleitet haben, und seit min-
destens zwei Jahren im Besitze des unmittelbar
vorhergehenden Brevets sind.
Le présent arrêté sera obligatoire
le lendemain de sa publication au Mémorial
Luxembourg, le 1er juin 1915.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Examen d'admission à l' École
normale.
L'examen d'admission à l'École normale
aura lieu dans les locaux de l'établissement
le lundi, 2 août, et le mardi, 3 août pr.,
chaque fois à 8 heures du matin, d'après le
programme publié au Courrier des écoles de
l'année 1892, p. 152.
Les récipiendaires auront à adresser au
directeur de l'École normale, avant le 25 juillet,
leur demande accompagnée
a) de leur acte de naissance, constatant
qu'ils auront quinze ans révolus avant le
1er novembre 1915 et qu'à cette date ils
n'auront pas dépassé l'âge de vingt ans;
b) d'un certificat médical constatant que
ni leur état de santé, ni des défauts corporels
ne les rendent impropres à l'exercice de la
profession d'instituteur;
c) d'un certificat justifiant qu'ils ont suivi
régulièrement et avec succès un enseignement
dont le programme répond en tous points aux
prescriptions sur la matière.
La demande devra indiquer l'adresse des
parents ou du tuteur.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général de l'intérieur,
E. LECLÈRE.
Beschluß vom 26. Juni 1913, in Ausführung des
Gesetzes vom 29. Juli 1912 vorgesehenen Strafen
geahndet.
Gegenwärtiger Beschluß tritt am Tage
nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in
Kraft.
Luxemburg, den 1. Juni 1915.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Aufnahmeprüfung
für die
Normalschule.
Die Aufnahmeprüfung für die Normalschule
findet in den Räumlichkeiten der Anstalt statt
am Montag, 2., und Dienstag, 3. August k.,
jedesmal um 8 Uhr morgens, gemäß dem im
„Schulboten" von 1892, auf Seite 152 veröffent-
lichten Programm.
Die Kandidaten haben vor dem 25. Juli an
den Direktor der Normalschule ihr Gesuch nebst
folgenden Schriftstücken zu richten
a) ihre Geburtsurkunde, woraus hervorgeht,
daß sie am 1. November 1915 das Alter von
15 Jahren erreicht, jedoch 20 Jahre nicht über-
schritten haben;
b) ein ärztliches Zeugnis, wodurch bestätigt
wird, daß weder ihr Gesundheitszustand, noch
etwaige körperliche Gebrechen sie zum Lehrberuf
untauglich machen;
c) die Bescheinigung, daß sie regelmäßig und
mit Erfolg an einem Unterricht teilgenommen
haben, dessen Programm in jeder Hinsicht den
gesetzlichen Bestimmungen entspricht.
Im Gesuch muß die Adresse der Eltern oder
des Vormundes angegeben sein.
Luxemburg, den 31. Mai 1915.
Der General-Direktor des Innern,
E.
Leclère.
Arrêté du 1er juin 1915, concernant la publi-
cation du rapport général de la Chambre de
commerce pour l'année 1914.
LE MINISTRE D'ÉTAT,
PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT;
Vu le rapport général de la Chambre de
commerce sur la situation du commerce et
de l'industrie dans le Grand-Duché pendant
l'année 1914;
Arrête
Gegenwärtiger Beschluß soll im „Me-
morial" und im „Schulbote" veröffentlicht, und
ein Exemplar des „Memorials" einem jeden der
wirklichen und der Ergänzungsmitglieder als
Ernennungsurkunde zugestellt werden.
Luxemburg, den 31. Mai 1915.
Der General-Direktor des Innern,
E. Leclère.
Avis. — Notariat.
Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance
r.-g.-d. du 3 octobre 1841, sur le notariat,
M. le liquidateur Linden de Luxembourg,
en sa qualité d'administrateur provisoire de
la succession délaissée par feu M
e Martin-Jules
Ulveling, vivant notaire à Remich, et dûment
autorisé à ces fins par jugement rendu sur
requête par le tribunal d'arrondissement de
Luxembourg en date du 5 mars 1915, a dé-
signé M e Edmond Pütz, notaire à Remich,
comme dépositaire définitif des minutes de
M
e Ulveling.
Par décision du tribunal d'arrondissement
de Diekirch, en date du 20 mai ct., Me Emile
Faber, notaire à Clervaux, a été désigné
comme dépositaire définitif des minutes de
M
e Aug. Rousseau, ci-devant notaire à Cler-
vaux, aujourd'hui de résidence à Luxembourg.
Luxembourg, le 29 mai 1915.
Le Directeur général de la justice
et des travaux publics,
V. THORN.
Avis. — Bourses d'études.
Une
des bourses d'études de 200 fr. de
la fondation Seyler, créées en faveur des jeunes
gens de la famille qui fréquentent l'Athénée,
sera vacante à partir du 1er juillet pr.
Les prétendants à la jouissance de. cette
bourse sont invités à me faire parvenir leurs
demandes, accompagnées des pièces justifi-
catives de leurs droits, pour le 15 juillet pr.
au plus tard.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général des finances,
M.
MONGENAST.
Bekanntmachung. -- Notariat.
Gemäß Art. 70 der Kgl.-Großh. Verordnung
vom 3. Oktober 1841, über das Notariat, hat Hr.
Liquidator Linden aus Luxemburg in seiner
Eigenschaft als provisorischer Verwalter der
Hinterlassenschaft des verstorbenen M. J. Ul-
veling,
zeitlebens Notar zu Remich, und
gehörig hierzu ermächtigt durch Urteil des Be-
zirksgerichtes von Luxemburg vom 5. März 1915,
Hrn. Edm. Pütz, Notar zu Remich, zum defini-
tiven Depositar der Urkunden des Hm. U l v e -
ling
ernannt.
Durch Beschluß des Bezirksgerichtes von Die-
kirch vom 20. Mai d. J. ist Hr. E.
Faber,
Notar in Clerf, zum definitiven Depositar der
Urkunden des Hrn. Aug. Rousseau, früher
Notar in Clerf, jetzt zu Luxemburg, bestellt
worden.
Luxemburg, den 29. Mai 1913.
Der General-Direktor der Justiz
und der öffentlichen Arbeiten,
V.
Thorn.
Bekanntmachung. — Studienbörsen.
Eine Studienbörse von 200 Fr. der Stiftung
Seyler
zugunsten von Familienangehörigen,
welche das Athenäum besuchen, wird vom 1.
Juli k. ab fällig sein.
Bewerber um die Nutznießung derselben sollen
mir bis zum 15. Juli k. spätestens ein diesbezüg-
liches Gesuch nebst den Belegstücken, auf welche
sich ihr Anrecht gründet, einreichen.
Luxemburg, den 31. Mai 1915.
Der General-Direktor der Finanzen,
M. Mongenast.
Avis. — Absence.
Par jugement du tribunal d'arrondissement
de Diekirch, du 20 mai 1915, M. Bernhard
Bekanntmachung. — Abwesenheit.
Durch Urteil des Bezirksgerichtes zu Die-
kirch, vom 20. Mai letzthin, ist Hr. Bernhard
Meisch, ayant eu son dernier domicile à
Brachtenbach, aujourd'hui sans domicile ni
résidence connus, a été déclaré en état d'ab-
sence.
La présente publication a lieu en confor-
mité de l'art. 118 du Code civil.
Luxembourg, le 1er juin 1915.
Le Directeur général de la justice
et des travaux publics,
V. THORN.
Avis. — Association sydicale.
Par arrêté du soussigné en date du 28
mai 1915, l'association syndicale pour l'éta-
blissement
de 12 chemins
d'exploitation
«Ronnheck», «Im Langert», etc. à Ehlange,
dans la commune de Reckange-s.-M., a été
autorisée.
Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte
d'association sont déposés au Gouvernement
et au secrétariat communal de Reckange-
s.-M.
Luxembourg, le 28 mai 1915.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Association syndicale.
Par arrêté du soussigné en date du 28 mai
ct., l'association syndicale pour l'établissement
d'un chemin d'exploitation «Deltgesheid»,
«Auf dem Rang» à Remerschen, a été auto-
risée.
Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte
d'association sont déposés au Gouvernement
et au secrétariat communal de Remerschen.
Luxembourg, le 28 mai 1915.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Meisch,
zuletzt zu Brachtenbach wohnhaft,
zurzeit ohne bekannten Wohnsitz, für abwesend
erklärt worden.
Diese Veröffentlichung geschieht gemäß Art.
118 des Zivilgesetzbuches.
Luxemburg, den 1. Juni 1915.
Der General-Direktor der Justiz
und der öffentlichen Arbeiten,
V.
Thorn.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28.
Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für
Anlage von 12 Feldwegen, Orte genannt „Ronn-
heck", „Im Langert" usw. zu Ehlingen, Gemeinde
Reckingen a. d. M., ermäßigt worden.
Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-
nossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem
Gemeindesekretariate von Reckingen a. d. M.
hinterlegt.
Luxemburg, den 28. Mai 1915.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28.
Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für
Anlage eines Feldweges, Orte genannt „Delt-
gesheid", „Auf dem Rang" zu Remerschen
ermächtigt worden.
Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-
nossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem
Gemeindesekretariate von Remerschen hinterlegt.
Luxemburg, den 28. Mai 1915.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Revu les arrêtés des 26 avril et 10 mai
1915, par lesquels des zones d'interdiction
et d'observation ont été déterminées en vue
d'enrayer la propagation de la stomatite
aphteuse dans le canton d'Esch-s.-Alz. ;
Revu l'arrêté du 21 mai 1915, apportant
certaines modifications aux arrêtés précités;
Sur le rapport du vétérinaire du Gouver-
nement du ressort;
Vu la loi du 29 juillet 1912, sur la
police sanitaire du bétail, ainsi que les art.
70 à 78 et 85 de l'arrêté ministériel du 14
juillet 1913, concernant l'exécution de cette loi;
Arrête
Le rapport prémentionné
sera publié comme annexe au Mémorial
Luxembourg, le 1er juin 1915.
Le Ministre
d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Beschluß vom l. Juni 1915, die Veröffentlichung
des allgemeinen Berichtes der Handelskammer
für das Jahr 1914 betreffend.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels
und der Industrie des Großherzogtums während
des Jahres 1914;
Beschließt
Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als
Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 1. Juni 1915.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Avis. — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses obser-
vées dans les différents cantons du 15 au
29 mai 1915.
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
Verzeichnis der in den verschiedenen Kan-
tonen vom 15. bis 29. Mai 1915 festgestellten
ansteckenden Krankheiten.
N° d'ordre.
Cantons.
Localités.
Fièvre
typhoïde.
Diphtérie.
Coqueluche.
Scarlatine.
Variole.
Affections
puerpérales.
Capellen.
Esch-s.-Alz.
Mersch.
Clervaux.
Diekirch.
Redange.
Grevenmacher.
Remich.
Garnich
Bergem
Dudelange
Esch-s.-Alz
Kayl
Schifflange
Tétange
Larochette
Eselborn
Neuf-Moulin
Roder
Troisvierges
Ettelbruck
Gilsdorf
Bigonville
Michelbuch
Manternach
Bech-Kleinmacher
Total
Relevé des agents d'assurances agréés pendant te mois de mai 1915.
N°
d'ordre.
Noms et domicile.
Decker Léon, négociant à Echter-
nach.
Dauphin Ant;, à Grevenmacher.
Thill-Capesius J.-P., à Bridel.
van Dyck Fr., à Rumelange.
Fabert-Peters, à Redange-s.-A.
Rieger B., greffier à la justice
de paix à Grevenmacher.
Arend Nic.-Math., huissier à
Echternach.
Lamesch Jean, à Kehlen.
Heuertz Jean, médecin-vétéri-
naire à Troisvierges.
Geimer Nic, vigneron à Stadt-
bredimus.
Shinn James, agent particulier
à Bilsdorf-Redange.
Glodt Fr., tailleur à Solœuvre.
Schmit-Howald Ant., cafetier et
maître-tailleur à Eich.
Jacoby J., instituteur en retraite
à Larochette.
Schmit-Adam, à Wormeldange.
Nosbusch Ant., agent d'affaires
à Diekirch.
Klensch Albert, publiciste à
Bonnevoie.
Merkes Nic, à Holler.
Lamesch Guillaume, instituteur
en retraite à Walferdange.
Populaire François,
chef d
station en retraite à Bettem-
bourg.
Qualité.
Agent.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Compagnies d'assurances.
Association générale contre les
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Le Kosmos à Zeist (Hollande)
Association générale contre les
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
id.
id.
Vaterländische und Rhenania,
Vereinigte Vers.-Ges. A.-G,
à Elberfeld.
Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à
Magdebourg.
Association générale contre les
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
Société générale
Néerlandaise
(vie).
Association générale contre les
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
1° Gladbacher Feuer-Vers.-Ges.
à M.-Gladbach.
2°Magdeburger Hagel-Vers.-Ges
Magdebourg.
3° Germania (vie) à Stettin.
Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à
Magdebourg.
Association générale contre les
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
Agréation.
1er mai.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Caisse d'épargne. — Par décision en date du 18 mai 1915, le livret n° 191452 a été annulé et rem-
place par un nouveau.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
VICTOR BUCK, LUXEMBOURG
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général des finances,
M MONGENAST.
Mémorial
du
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxemburg.
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
PENDANT L'ANNÉE 1914.
Considérations générales.
Le déclin industriel inauguré par la crise de 1913 s'est continué à travers la première partie
de l'année 1914. La production, notablement accrue, trouva la consommation hésitante et réservée,
mais, on vertu de leur volume même et de leur force acquise, les affaires ont pu passer par-dessus
les nombreux obstacles qui s'accumulaient sur leur chemin.
Si la tension politique internationale ne laissait pas que d'inquiéter l'industrie et le commerce
et d'entretenir des craintes vagues, la crise, à en juger par les indices assez sûrs et toujours plus
nombreux, semblait entrer peu à peu dans la période décroissante. De meilleures tendances se fai-
saient jour. L'aisance monétaire commençait à stimuler le goût des entreprises. Les probabilités
de la reconstitution d'un syndicat pour les produits B semblaient préparer un sérieux mouvement
en avant du marché métallurgique. Une série d'éléments concordaient ainsi à faire admettre que la
période la plus dure pour la production était passée. Enfin, le marché financier avait fini par prendre
son parti dos préoccupations politiques internationales; il avait la foi que les difficultés persistantes
ne sauraient plus guère contrecarrer longtemps le retour progressif à un état de choses financier
et industriel parfaitement normal.
Le mouvement du commerce extérieur du Zollverein ne diffère, pour le premier semestre, que
peu de celui des époques correspondantes antérieures. Il renseigne (en 1000 marks)
Annexe au N° 48, 1915.
Marchandises proprement dites
Or et argent
Importations
1er sem 1914
5.477.567
129.070
1er sem. 1913
5.431.483
218.730
Exportations
1er sem. 1914
5.069.450
46.472
1er sem. 1913
4.943.385
53.595
Dans ce mouvement les principaux
produits ont participé comme suit
Produits agricoles
»
du règne minéral et fossile
»
chimiques
»
textiles
»
en métaux non précieux
Machines
Produits électro-techniques
3.576.746
539.164
271.983
440.433
329.507
43.219
5.989
3.539.178
538.797
245.783
449.020
334.403
44.717
6.040
904.785
424.804
490.667
797.674
934.647
3.724
146.229
875.758
427.410
482.877
739.249
951.114
331.590
124.774
Ce qui, dans cette statistique, intéresse particulièrement notre, région, c'est que l'exportation
des métaux n'atteint pas, quant à sa valeur, le montant de l'époque correspondante do 1.9.13,
mais elle dépasse, en ce qui concerne le poids, avec un total de 35.479.183 quintaux métriques,
l'exportation du 1er semestre 1913 qui n'a été que de 34.385.315 quintaux métriques. Ceci carac-
térise exactement la situation de la sidérurgie, où les bas prix rendaient vains tous les efforts faits
pour compenser la moins-value dans les affaires indigènes par une forte exportation, laquelle,
d'après ces résultats, ne servait qu'à maintenir intégralement, l'occupation des usines.
Les index numbers (d'après Sauerheck) font ressortir un mouvement de baisse- continu depuis
le début de l'année 1913. Si nous comparons les nombres indicateurs des quatre dernières années,
nous trouvons le sommet de la courbe entre novembre 1912 et avril 1913. A partir de cette date,
la courbe s'abaisse graduellement. Les nombres indicateurs renseignent pour les quatre dernières
années
78,5
78,6
78,9
88,0
80,3
80,0
78,9
79,5
80,3
80,7
80,6
80,9
80,0
81,8
82,9
84,0
85,0
85,3
85,5
80,5
85,9
86,7
85,8
85,3
86,4
85,0
86,1
86,4
86,7
86,2
85,7
84,1
8 4 , 2
85,0
85,7
84,5
83,3
83,0
85,1
83,5
83,8
82,8
82,3
82,6
81,2
82,7
Après s'être relevée, à la suite d'une ascension rapide, à 85 en 1912, pour se maintenir à, ce niveau
pendant l'année suivante, la moyenne des nombres indicateurs, c'est-à-dire des prix indicateurs
de la prospérité commerciale, industrielle et agricole, descend à 82,7.
La détente qui s'était produite sur le marché monétaire vers la fin de l'année 1913 s'est encore
accentuée pendant le 1er semestre 1914. La crise des affaires, provoquée par les inquiétudes tou-
jours plus fortes dans le domaine de la politique internationale d'un côté et par la surproduction
dans l'industrie métallurgique d'un autre côté, eut pour résultat une grande abondance de l'argent
qui ne trouva plus d'emploi rémunérateur. Le taux d'escompte de la Banque de l'Empire d'Allemagne
qui avait été de 5 % depuis le 12 décembre 1913, a dû être abaissé à 4 ½ % le 22 janvier, et même
à 4 % à partir du 5 février suivant. Ce taux fut maintenu jusqu'au moment où la guerre a éclaté,
c'est-à-dire jusqu'au 31 juillet. A cette date, le taux officiel fut fixé à 5 % et, dès le lendemain, à
6 %. Ce dernier taux fut maintenu jusqu'au 23 décembre, et, à partir de cette date, il fut fixé de
nouveau à 5 %.
Au libre jeu des facteurs économiques qui semblait conduire le marché vers une liquidation
relativement facile de la crise de 1913 et préparer le retour à une nouvelle ère de prospérité, la guerre
mit brusquement fin. La liquidation qui s'annonçait par des alternatives d'espoir et de dépression,
des relèvements et des défaillances, fut enrayée par le fracas des armes et la lente convalescence
de l'organisme économique alla sombrer dans le carnage et la destruction. Dès le mois d'août,
les lois naturelles qui gouvernent la production, la circulation et la consommation des forces utiles
ou de la richesse conformément à l'intérêt général et permanent de l'espèce humaine, se trouvaient
bouleversées. Une appréciation de la situation générale pendant les cinq derniers mois de l'année
serait donc fort difficile, sinon impossible. La plupart des indices économiques et données statis-
tiques pour cette période nous font défaut.
Les faits industriels, commerciaux et financiers que nous venons d'examiner ont revêtu, dans
la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, le même aspect que dans les autres régions du
Zollverein. Les sept premiers mois, quoique sous la dépendance de la crise, montrent une lente
amélioration des affaires traversée de nombreuses défaillances, mais laissant apparaître, comme
caractéristique assez nette, un prudent acheminement vers une situation meilleure. L'industrie
renaissait à l'espoir, le commerce témoignait des dispositions plus fermes et plus confiantes.
L'occupation du territoire luxembourgeois par les troupes allemandes vint modifier cette
situation du jour au lendemain. Une ère de difficultés sans cesse renouvelées s'ouvrit. Tous les res-
sorts économiques se faussèrent brusquement. La réglementation administrative se substitua aux
lois économiques, devenues inefficaces.
Le Gouvernement dut songer au plus pressé, c'est-à-dire à maintenir la vie économique dans
la mesure du possible, en atténuant, pour autant que les circonstances le permettaient, les effets
désastreux de l'occupation militaire.
Les interdictions de l'exportation de certains objets vers le Grand-Duché, qui avaient été édictées
par les trois pays voisins vers la fin de juillet, où la menace de guerre se précisait, exposaient
la population luxembourgeoise à voir écouler ces objets vers l'étranger tout en rendant impossible
l'entrée des produits étrangers chez nous. Dans un but purement économique et à titre de réci-
procité, le Gouvernement prohiba, par arrêté du 1er août, l'exportation du territoire luxembour-
geois des produits ci-après: 1° bestiaux de toute espèce; 2° froment, épeautre, méteil, seigle, avoine
en gerbes, en grains et en farine, pommes de terre ; 3° foin, paille et autres fourrages ; 4° automobiles
de toute espèce et motocyclettes; 5° huiles de graissage et huiles à brûler, essences servant de com-
burants pour la production de la force motrice, tous combustibles; 6° véhicules de toute espèce à
traction animale. Le Gouvernement allemand s'étant offert, depuis, de laisser entrer dans le Grand-
Duché, pour les besoins courants de la population luxembourgeoise, certains produits, cet arrêté
fut modifié, le 9 août, en ce sens que la prohibition provisoire y édictée ne s'appliquerait pas à la
frontière entre le Grand-Duché et l'Empire allemand pour les produits de minoterie provenant do
blés, articles de boulangerie, pâtes, légumineux, sel, café, cacao, chocolat, thé, poivre, sucre, viandes
et charcuterie, graisses végétales y compris les huiles alimentaires, houilles et lignites, cokes et
briquettes, et ce aussi longtemps que l'Allemagne userait, à cet égard, de réciprocité vis-à-vis du
Grand-Duché. L'arrêté du 1er août fut maintenu pour le surplus. Un arrêté du 24 décembre vint
compléter et modifier le régime des interdictions pour certains produits.
Par une loi du 28 novembre, le Gouvernement fut autorisé à prendre des arrêtés provisoires
portant fixation du prix maximum de vente des objets d'un usage quotidien, notamment des denrées
d'alimentation et des fourrages de toute espèce ainsi que de tous les produits du sol et des matières
servant au chauffage et à l'éclairage.
Au moment où les hostilités éclatèrent, le Grand-Duché se trouvait dans une situation assez
embarrassée au point de vue de la circulation monétaire. Tout l'argent monnayé disparut comme
par enchantement, chacun cherchant à mettre en lieu sûr les Hommes dont il pouvait disposer. D'un
autre côté, la méfiance du public à l'égard des billets do banque allait grandissant de jour en jour.
Les billets de banque allemands furent refusés sous tous les prétextes imaginables. La Banque In-
ternationale vit ses guichets assiégés par un publie impatient présentant des billets do cet établis-
sement pour les faire échanger contre de l'or. Heureusement, la banque avait pris des mesures
depuis quelques temps pour renforcer son encaisse métallique, et put satisfaire aux demandes du
public jusqu'au montent de l'adoption des mesures légales nécessaires pour protéger la circulation
du papier-monnaie. Ces mesures étaient devenues indispensables par suite de l'interception de
toutes les voies do communication avec les pays environnants où les fonds du Grand-Duché se
trouvaient engagés en grande partie.
Pour obvier au manque de monnaie divisionnaire d'argent, la Banque Internationale accéda
à la demande du Gouvernement d'émettre pour 1 million de francs de petites coupures de 1 et do
2 marks en échange d'une somme égale de ses billets de 20 et de 50 marks. Ces petites coupures
furent enlevées avec une rapidité extraordinaire, et c'est à grand'peine que la banque réussit à
faire droit aux exigences de sa clientèle- qui ne pouvait en avoir assez pour la paye des ouvriers.
Toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la circulation monétaire et le crédit furent
prises aussitôt. La loi du 13 août donna le cours forcé aux billets de la Banque Internationale, tout
en limitant l'émission à 6,250.000 de francs, avec charge pour la Banque de déposer à la Recette
générale, à titre do garantie, des effets et valeurs agréés par le Directeur général don finances et
devant répondre au montant des billets en circulation. Elle autorisa également le Gouvernement
à prendre toutes les mesures en vue de la suspension de tous payements et livraisons, de même que
de tous délais, prescriptions et échéances prévues par la loi. En exécution de cette loi, le Gouverne-
ment prorogea de 30 jours francs les délais dans lesquels doivent être faits les protêts et autres
actes destines à conserver les recours pour toutes valeurs négociables souscrites antérieurement
à la promulgation do l'arrêté y relatif, échues depuis et y compris le 31 juillet 1914 ou venant à
échéance jusqu'au 5 septembre inclusivement. Un autre arrêté du même jour modifia le régime des
remboursements de la Caisse d'épargne en apportant des restrictions aux retraits de fonds.
Le moratoire décrété le 3 août avait mis les banques dans une situation difficile. Considérant
que, par suite de cette mesure, elles se trouvaient privées en grande partie de leurs ressources nor-
males, que, de plus, leurs fonds disponibles étaient engagés à l'étranger et que la rentrée de ces
fonds était devenue extrêmement difficile par suite des mesures édictées par les commissions des
bourses des pays voisins ayant pour but de proroger l'échéance des fonds placés en reports, les
obligations de payement furent prorogées, par arrêté du 5 août, au profit des établissements de
banque indigènes jusqu'au 5 septembre inclusivement. Il fut stipulé cependant que les créanciers
pourraient toutefois pendant ce délai réclamer chacun 300 fr. plus 5 % du montant de leur avoir
au-delà de cette somme, et que les banques ne pourraient jusqu'à la même date poursuivre l'exé-
cution de leurs créances à charge des débiteurs habitant le pays. Par arrêté du 29 août, les délais
de payement pour les valeurs négociables et les délais de payement au profit des établissements de
banque indigènes ainsi que de leurs débiteurs habitant le pays furent prorogés jusqu'au 5 octobre
inclusivement. La situation monétaire et économique du pays étant redevenue à peu près normale
vers cette époque, le moratoire, sur l'avis conforme de la Chambre de commerce, ne fut pas prorogé
au delà de ce terme.
Dans la suite, le Gouvernement se vit obligé d'étendre et de compléter les mesures financières
prises au début de la guerre. Pour permettre à l'État de faire face aux besoins de la trésorerie ainsi
qu'aux avances à accorder à la Caisse d'épargne, une loi du 28 novembre autorisa le Gouvernement
à émettre des bons de caisse au porteur, ayant cours forcé, jusqu'à concurrence de 5 millions de
francs et à majorer le montant de l'émission si les circonstances l'exigeaient. En même temps,
le Gouvernement fut autorisé à majorer de 2 millions de francs l'émission des billets de la Banque
Internationale.
Le marché du travail, normal, avec une certaine tendance à la faiblesse, pendant les sept premiers
mois, ressentit violemment le contre-coup de la guerre. L'exode des ouvriers italiens expulsés du
bassin de Briey répandit la panique parmi les ouvriers italiens du bassin minier luxembourgeois
qui quittèrent précipitamment le travail, abandonnant tout pour rentrer au plus vite dans leurs
foyers. Une série d'établissements industriels fermèrent leurs portes ou limitèrent fortement leur
production dès le début du mois d'août. Le chômage s'étendit de jour en jour. Des mesures éner-
giques lurent prises aussitôt par les autorités pour remédier à une situation qui commençait à
prendre un aspect inquiétant et occuper les nombreux sans-travail.
L'enquête à laquelle l'administration de la Bourse du travail de Luxembourg s'est livrée à la
fin du mois d'août fait ressortir que l'occupation des ouvriers, considérée dans son ensemble, n'était
pas trop insuffisante, mais que la population ouvrière de Luxembourg et des environs avait le plus
à souffrir du manque de travail, spécialement le personnel des ganteries et des imprimeries. Dans
le courant du mois d'octobre, la grosse métallurgie, qui avait marché jusque-là à une allure très
restreinte, commençait à sortir de son inactivité. Les ouvriers industriels trouvèrent de nouveau
de l'occupation à des salaires rémunérateurs. On put même constater à cette époque une certaine
pénurie de main-d'œuvre apprise, comme p. ex. chez les haveurs dans Ies exploitations minières.
Cependant, l'allure plus forte de la métallurgie resta sans influence, sensible du moins, sur la
population ouvrière de Luxembourg et environs, les usines se bornant à réintégrer leurs propres
ouvriers ou à engager des ouvriers d'entreprises similaires. Au demeurant, la main-d'œuvre laissée
inoccupée à Luxembourg n'était pas apte aux lourds travaux des usines métallurgiques. Cette
situation se prolongeait jusqu'à la fin de l'année. La main-d'œuvre féminine se débattait dans des
circonstances plus défavorables encore.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1014, nous signalons parti-
culièrement celles qui suivent
Tramway électrique de Luxembourg à Esch.
La Chambre de commerce avait chargé une Commission spéciale, composée de MM. Paul
Wurth, Pescatore et Duchscher, de l'examen du projet de tramway électrique de Luxembourg à
Esch qui lui avait été soumis par le Gouvernement. L'avis suivant, proposé par cette Commission,
a été adopté à l'unanimité, dans la séance du 26 mars
La vie industrielle et commerciale du Grand-Duché converge vers deux centres d'attraction
Luxembourg et Euch. Autour de ces deux localités viennent se grouper les agglomérations les plus
importantes en même temps que les principaux intérêts économiques. Leur prospérité ne peut
donc laisser indifférent le reste du pays.
Des relations d'affaires très suivies et d'une importance réelle se sont développées aujourd'hui
entre ces deux localités qui se complètent en quelque sorte, et la création de communications faciles
et rapides doit les intéresser toutes les deux au même titre. Mais il no peut être affirmé que l'état
actuel des communications soit satisfaisant sous tous les rapports. La situation excentrique do la
gare de Luxembourg, d'un côté, entraîne pour la plupart des voyageurs qui habitent la ville une
perte de temps considérable; d'un autre côté, les communications sur la ligne d'Esch, manifeste-
ment surchargée, sont irrégulières et insuffisantes, et il paraît impossible de les améliorer sérieuse-
ment par l'organisation de nouveaux trains.
Une communication par tramway, directe et rapide, entre le centre de la ville de Luxembourg
et le centre d'Esch, avec embranchement vers la gare centrale de Hollerich, offrant de plus l'avan-
tage du bon marché, semble alors s'imposer. Elle mettrait fin aux difficultés actuelles: elle favori-
serait le développement des villes d'Esch et de Luxembourg ainsi que des autres communes des-
servies, et procurerait à la plupart des voyageurs une économie de temps très appréciable, ceux-ci
n'ayant plus besoin de quitter le train et de prendre le tramway pour se rendre en ville.
La création d'une ligne de tramway électrique entre Luxembourg et Esch se recommande
donc sous tous les rapports; elle pourra être envisagée du seul point de vue de son rendement.
Un projet tendant à sa réalisation mérite nécessairement toutes les sympathies.
Le projet soumis à la Chambre prévoit une dépense de 2 millions de francs. D'après les avis
qui l'accompagnent cette somme est suffisante pour couvrir les frais de premier établissement
même en vue de l'organisation de trains express, et faire l'acquisition du matériel roulant et des
emprises de terrains n'appartenant pas aux communes.
De l'avis de la Commission, il n'est pas possible de douter de l'utilité ni de la nécessité de la
ligne. Comme l'Etat a toujours subventionné ces entreprises, même quand leur rendement parais-
sait plus qu'aléatoire, la Commission estime que la ligne de Luxembourg à Esch a droit à une solli-
citude égale de la part de l'État qui devrait intervenir dans sa construction avec une subvention
d'un million de francs.
Les communes auraient à fournir l'autre million, qui, pour une durée de 50 ans, demanderait
de leur part une dépense annuelle de 48.500 fr., comprenant les intérêts et l'amortissement. Une
société s'étant offerte d'assumer envers les communes, pendant 20 ans, la garantie du capital d'un
million do francs à investir, à raison de 2 % pour les trois premières années, de 2 ¾ % pour les
trois années suivantes et de 3 ½ % ensuite, les communes intéressées auraient à supporter, dans
l'hypothèse la plus défavorable pour elles
28.500 fr. pendant les trois premières années,
21.000 fr. pendant les trois années suivantes, et
13.500 fr. à partir de la septième année.
Ces sommes, si l'on considère les intérêts considérables en jeu et la capacité financière des
communes, sont tellement insignifiantes qu'on ne doit pas s'y arrêter plus que de besoin dans l'ap-
préciation du projet. Une charge pour les communes ne peut d'ailleurs être envisagée que pour
les premières années, car il est à prévoir que le nombre des voyageurs, ainsi que l'expérience le
prouve, augmentera avec les facilités et le bon marché des voyages au profit des deux villes de
Luxembourg et d'Esch et des communes desservies. Après vingt ans, quand s'éteindra la garantie
assumée par la société, le rendement de la ligne sera assuré, à moins que les choses ne se développent
dans un sens contraire à ce que nous constatons partout ailleurs.
La Commission maintient donc le premier avis de la Chambre de commerce en date du 19
novembre 1912 et se prononce en faveur du projet, tout en formulant les desiderata suivants
1° que la nouvelle ligne pénètre jusqu'au centre de la ville de Luxembourg et que le parcours
entre les deux points terminus soit direct, sans aucun changement en route;
2° que le prix du voyage permette l'utilisation de la ligne à toutes les couches de la population;
3° que la société chargée de l'entreprise assume la garantie pendant vingt ans, mais en laissant
aux communes la faculté de se substituer à elle, sous certaines conditions, avant l'expiration de
ce terme;
4° que la société offre une garantie réelle et sûre pour la durée du contrat;
5° que le devis de 2 millions de francs résiste à un examen sérieux.
Ligne de chemin de fer d'Œtrange à Berchem.
Consultée par le Gouvernement sur la question de la nouvelle ligne d'Œtrange à Berchem.
la Chambre, dans son avis du 2 novembre 1913, a déclaré se rallier à la manière de voir qu'il serait
indiqué de faire dépendre l'octroi de l'ensemble des lignes et transformations demandées d'une
nouvelle concession. Celle-ci devrait être subordonnée aux conditions suivantes
a) Adoption du principe de la distance la plus courte d'une manière absolue. — La ligne projetée
raccourcirait de 8 km. la distance pour les transports venant d'Allemagne à destination de Bettem-
bourg et au delà, qui en retireraient nécessairement un bénéfice correspondant. Elle allongerait,
par contre, la distance pour les transports à destination de Luxembourg ainsi que pour ceux qui
devront emprunter cette route. Il demeure bien entendu alors qu'il n'en devra résulter aucune
augmentation des taxes à percevoir pour le cas où le concessionnaire veut acheminer les transports
par la nouvelle ligne au lieu de les faire passer par Œtrange-Sandweiler-Luxembourg. Le principe
de la distance la plus courte est consacré par la convention de Berne, art. 6, qui porte qu'à défaut
de la mention de la voie à suivre, le chemin de fer doit choisir la route qui lui paraît la plus avanta-
geuse pour l'expéditeur. Quoique la ligne, actuelle soit appelée à ne plus servir au transport des mar-
chandises et désaffectée en quelque sorte pour ces transports, elle n'en continuera pas moins à
représenter la distance la plus courte dans tous les cas où les transports sont; susceptibles d'en
bénéficier. Pour éviter toute interprétation contraire, il semble indiqué de faire figurer une clause
y relative dans le cahier des changes. Le principe de la distance la plus courte serait à appliquer
également au transport des voyageurs.
b) Tarifs directs et communs avec le Prince-Henri. — Il sera établi des tarifs directs et com-
muns entre toutes les stations du Guillaume-Luxembourg et du Prince-Henri. Au point de vue de
la formation des taxes, les deux réseaux sont à considérer comme ne faisant qu'un seul réseau,
de telle façon que, pour l'application des tarifs, on comptera la distance réelle entre la station de
départ et la station d'arrivée.
c) Raccordements. — Pour ce qui concerne les raccordements privés, il semble désirable de rendre
difinitifs les accords entre les usines et les chemins de fer impériaux, lesquels, d'après les informations
de la Chambre de commerce, ne sont que provisoires. Il serait à désirer ensuite que tous les rac-
cordements fussent traités sur le même pied.
Raccordement des industries à la nouvelle gare aux marchandises.
Il a été porté à la connaissance de la Chambre de commerce que l'administration des chemins
de fer a décidé de refuser à l'avenir des raccordements aux industries nouvelles qui voudraient
s'établir sur le territoire de Hollerich, sous prétexte que l'exploitation de la gare deviendrait trop
difficile par suite de la manœuvre des wagons destinés à ces raccordements.
Cette mesure, si elle devait se réaliser, ouvrirait aux industries actuellement établies sur
le territoire de Hollerich des perspectives peu encourageantes et aurait, pour la localité en gé-
néral, des conséquences désastreuses. Aux industries elle enlèverait la possibilité de s'agrandir
et de se transformer. Ses conséquences, pour la localité en général, seraient une dépréciation
inévitable des terrains et un arrêt de son essor économique.
Dans son avis du 10 août 1911, la Chambre s'est prononcée à l'unanimité en faveur de l'éta-
blissement de la nouvelle gare aux marchandises au « Dernier Sol », à Bonnevoie. Les conséquences
imprévues que semble avoir ce transfert l'ont obligée à compléter son avis dans le sens suivant;
La Chambre exprime le désir que le transfert de la gare aux marchandises n'entraîne aucune;
modification dans le régime des raccordements des industries établies et à établir sur le territoire
de Hollerich. Elle est persuadée, d'une manière générale, que le Gouvernement voudra tenir la
main à ce qu'il n'en résulte aucun déplacement d'intérêts au préjudice de cette localité.
Correspondances de nuit sur la ligne de Trèves.
A différentes reprises, la Chambre de commerce avait demandé l'amélioration des corres-
pondances de nuit sur la ligne de Trèves. Aux objections soulevées par l'administration des che-
mins de fer elle a répondu, à la date du 27 février, par les considérations suivantes
Il semble résulter de l'instruction que l'intérêt général qui s'attache à une bonne correspon-
dance de nuit est subordonné à des intérêts locaux, particulièrement à ceux de Trèves. Dans ce
conflit d'intérêts une solution ne doit pas être impossible cependant. N'y aurait-il pas lieu —
si la création d'un nouveau train local ne peut être envisagée pour le moment à cause de l'in-
tensité du trafic sur la ligne de Trèves — d'assurer, dans la mesure du possible, les besoins locaux
par des voitures automotrices, et les besoins internationaux, par la transformation du train n° 460
en un train rapide, ainsi que la Chambre l'a demandé à différentes reprises?
L'intérêt général demande, avant tout, une bonne correspondance de nuit appropriée aux
besoins de notre région. En réduisant au strict nécessaire le battement entre l'arrivée des deux
express D 154 et D 124 et le départ du n° 460, lequel serait à continuer vers Luxembourg comme
train rapide, les desiderata de la Chambre se trouveraient réalisés.
Comme les chemins de fer retirent des bénéfices considérables des transports que leur assure
la grosse industrie luxembourgeoise, on serait en droit de s'attendre à un bienveillant examen
de ces desiderata de la part des administrations des chemins de fer intéressés, surtout que l'amé-
lioration de la correspondance de nuit sur la ligne de Trèves est réclamée, en tout premier lieu,
par nos industriels.
Réduction des tarifs pour les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr
et celui de la Moselle.
Comme suite à ses avis antérieurs sur la question de la réduction des tarifs pour les cokes
et les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, la Chambre a adressé au Gouver-
nement, à la date, du 22 février, le desideratum suivant
L'équité exige que toutes les usines du pays soient traitées sur le même pied au point de vue
do l'application des tarifs, c'est-à-dire que les usines desservies par le Prince-Henri soient traitées
exactement comme celles qui sont desservies par le Guillaume-Luxembourg. Il est inadmissible
que les premières bénéficient seulement des réductions de tarif sur la partie du trajet que les
transports de cokes parcourent sur les chemins de fer prussiens et le Guillaume-Luxembourg
et que ce bénéfice leur soit refusé sur la partie du trajet à parcourir sur le réseau du Prince-Henri.
En toute logique on peut demander l'application du même taux kilométrique à l'intégralité du
parcours, depuis la station expéditrice jusqu'à la station de destination. Il y a lieu de faire remar-
quer, notamment, que le Prince-Henri est obligé d'ailleurs par le cahier des charges à appliquer
les mêmes tarifs que le Guillaume-Luxembourg.
La Chambre a donc prié le Gouvernement d'apporter son bienveillant concours à ce que le
principe de la distance la plus courte soit consacré, d'une manière absolue, lors de l'octroi de la
nouvelle concession de chemin de fer vers le bassin minier, c'est-à-dire que ce principe soit con-
sacré aussi bien au point de vue des tarifs à appliquer qu'à celui de l'acheminement ou de la direc-
tion des transports.
A la date du 25 juillet, elle a présenté encore au Gouvernement un nouveau desideratum sur
cette question
A titre de compensation pour les avantages que l'industrie métallurgique de la région mosellane,
aurait retirés de la canalisation de la Moselle ainsi que pour ceux que la région rhénane-westpha-
lienne est appelée à retirer du canal du Rhin à Berne, le Gouvernement prussien s'est engagé
à accorder des réductions sur les tarifs des chemins de fer, lesquelles ont été fixées, pour la dis-
tance de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, à 8 mk. par 10 tonnes de minette
et à 12 mk. par 10 tonnes de coke. L'outrée en vigueur de ces réductions devra coïncider avec,
l'ouverture du canal du Rhin à Herne.
De l'avis de la Chambre, cette date doit être proche. Les journaux rapportent, en effet,
qu'un bateau de Rotterdam portant une cargaison de 217 tonnes de fer, a passé le canal pour
arriver, le 21 de ce mois, au port de Dortmund. Ce fait est très significatif. Il laisse supposer que
le canal ne tardera pas à être livré à la navigation. Sa conséquence serait nécessairement l'appli-
cation imminente des réductions promises par le Gouvernement prussien.
Désireuse de prévenir tous retards ou atermoiements dans la mise en vigueur de ces réduc-
tions, la Chambre a sollicité l'intervention du Gouvernement afin qu'il soit procédé incessamment
à la publication du barême des nouveaux tarifs.
Réduction des tarifs de transport pour tes chaux et dolomies.
A l'appui d'une requête présentée par une usine métallurgique, la Chambre a soumis au Gou-
vernement les desiderata suivants sur la question de la réduction des tarifs de transport pour
les chaux et dolomies
Ainsi que l'expose cette firme, la situation actuelle ne permet plus à nos aciéries de faire, comme
par le passé, leurs approvisionnements en chaux et dolomies en Belgique: elles sont forcées do
se fournir en Allemagne. Il en résulte pour elles un surcroît de frais de transport de 2,85 mk. Pour
éviter un déplacement de leurs conditions de production, les aciéries réclament l'application à
ces transports du tarif d'exception n° 7 (qui est appliqué aux minerais) au lieu du tarif spécial
n° 3, actuellement en vigueur.
La Chambre apprécie toute l'importance des arguments invoqués en faveur de cette réduc-
tion pour laquelle elle s'empresse de solliciter l'appui du Gouvernement. Il est incontestable que
les usines du bassin des minettes ont ressenti dans une mesure bien plus forte que les usines
concurrentes du Zollverein les conséquences de la guerre, et cette considération, à elle seule,
justifierait la demande d'une compensation.
La Chambre fait remarquer encore que la question, n'est nullement neuve. Il y a quelque
temps déjà, les administrations des chemins de fer se sont occupées de la réduction du tarif pour
les chaux et dolomies dans l'intérêt des carrières du Zollverein et il est à supposer que les si graves
événements des derniers mois ont relégué provisoirement à l'arrière-plan cette question en cours
d'examen, et dont la solution semblait proche.
Statistique douanière.
La Direction des douanes, prévoyant des difficultés pour l'établissement de la statistique
douanière du Grand-Duché à la suite des dernières dispositions prises par l'Office impérial de sta-
tistique de Berlin au sujet des bulletins de douane, avait demandé au Gouvernement d'être dé-
chargée à l'avenir de la fourniture de ces relevés. La Chambre de commerce a donné à considérer
au Gouvernement ce qui suit
La Chambre regretterait, très vivement si la statistique douanière devait être supprimée à
l'avenir. Cette statistique est nécessairement incomplète. Comme le Grand-Duché ne forme pas
une entité, économique, ses échanges avec les autres pays du Zollverein n'y figurent pas, mais elle
constitue toujours, même incomplète, un document qui n'est pas sans valeur pour l'appréciation
de nos échanges internationaux. La Chambre est persuadée d'ailleurs que les mesures signalées
par la Direction des douanes, si elles forment une gêne, ne rendent pas précisément l'établissement
de la statistique impossible à l'avenir. L'Office impérial pourrait être invité, semble-t-il, à restituer
les pièces dans un délai à fixer, après qu'il en aurait été fait usage pour les « Monatliche Nachweise
über den auswärtigen Handel Deutschlands.
La Chambre donne encore à considérer au Gouvernement si, pour le cas où l'administration
des douanes ne serait pas suffisamment outillée pour l'exécution de ce travail, il n'y avait pas
lieu d'en charger le service de statistique.
Depuis, la question a été réglée dans le sens suivant: La statistique sera publiée à l'avenir
avec cette modification que les articles n'ayant donné lieu qu'à des échanges insignifiants n'y
figureront plus.
Contrôle de la correspondance postale avec l'étranger.
Le contrôle de la correspondance postale avec l'étranger, établi à Cologne, ayant donné lieu
à des plaintes incessantes concernant les si nombreuses difficultés et les retards considérables dans
l'expédition des envois, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement, à la date du 30 no-
vembre, la requête suivante
Ainsi qu'il résulte d'une communication que M. le Directeur général des finances vient de faire
à la Chambre des députés, la question du contrôle de notre correspondance avec l'étranger est en
voie d'être résolue par la création d'un bureau de contrôle à Trèves.
A ce propos, la Chambre de commerce se fait l'interprête des vœux du commerce luxembour-
geois en priant le Gouvernement de bien vouloir s'employer auprès des autorités allemandes afin
que la création du bureau de contrôle ait lieu dans le plus bref délai possible et que les lettres, une
fois contrôlées, soient fermées en suite par les soins du bureau.
Réparation du préjudice causé au commerce et à l'industrie du Grand-Duché par l'accaparement
de nos moyens de transport.
Appelée à se prononcer sur une requête collective de l'Union commerciale et de l'Union des
artisans concernant la réparation, par l'administration militaire allemande, du préjudice causé
au commerce et au métier par l'accaparement de nos moyens de transport, la Chambre a soumis
au Gouvernement les considérations suivantes
La Chambre de commerce partage entièrement, sur ce point, la manière de voir de l'Union
commerciale et de l'Union des artisans. Par l'accaparement de nos chemins de fer, l'administration
militaire allemande a causé un préjudice direct très considérable au commerce et au métier, sans
parler de l'industrie qui a été privée brusquement de ses approvisionnements et; a dû chômer en
grande partie.
S'il est impossible d'évaluer, même approximativement, le préjudice causé ainsi à l'industrie,
au métier et au commerce, on pourrait toujours demander, de ce fait, une réparation. La Chambre
ne peut se prononcer encore sur l'importance de cette réparation ni sur la forme sous laquelle elle
serait à fournir. La réparation ne serait pas individuelle alors, mais globale.
En tout cas, la Chambre engage le Gouvernement à continuer l'examen de cette question.
Échanges commerciaux avec l'Allemagne. — Défenses d'exportation.
A la date du 30 novembre, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement la requête
suivante
Des plaintes très vives se sont élevées dans les derniers temps au sujet: des difficultés sans
cesse renaissantes que rencontrent nos commerçants à se fournir eu Allemagne. Tantôt les fournis-
seurs allemands prétendent ne pouvoir livrer les marchandises commandées, tantôt les envois en
cours d'expédition sont arrêtés sous prétexte que les exportations vers le Grand-Duché sont
interdites. Il ne s'agit pas, bien entendu, de marchandises tombant sous le régime spécial qui a pris
cours entre l'Allemagne et le Grand-Duché à la suite des défenses d'exportation identiques et
réciproques édictées par les deux pays, mais de marchandises généralement quelconques dont
l'Allemagne a prohibé l'exportation. La meunerie souffre particulièrement du régime appliqué
aux blés et aux produits de la minoterie.
La Chambre de commerce estime que les récents événements n'ont pas modifié et ne sauraient
modifier en quoi que ce soit le régime des échanges de marchandises entre les deux pays. Les défenses
édictées par l'Allemagne à l'égard des pays étrangers n'affectent en aucune sorte le pacte douanier
qui la lie envers nous. En sa qualité de pays de l'Union douanière, le Grand-Duché est en droit,
semble-t-il, de revendiquer alors la libre circulation de toutes les marchandises, laquelle paraît
être entravée par une interprétation erronée du pacte douanier.
Elle aime à croire qu'il s'agit, dans la plupart des cas, de simples malentendus provoqués par
l'ignorance de la vraie situation de notre pays vis-à-vis de l'Allemagne, où doivent être certains
agents de l'administration allemande, qui se prévalent des défenses d'exportation édictées par l'Em-
pire à l'égard des pays étrangers, pour interdire, les envois à destination du Grand-Duché.
La Chambre a donc engagé le Gouvernement à bien vouloir faire des démarches pressantes
et énergiques auprès du Gouvernement impérial aux fins d'obtenir une définition nette de notre
situation au point de vue des échanges de marchandises et de faire cesser ainsi un état de choses
dont notre commerce commence à s'alarmer à juste raison.
Moratoire.
Le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la question de l'oppor-
tunité de la prolongation du moratoire décrété en exécution de la loi du 3 août et expirant le
6 octobre.
De l'échange de vues qui s'est produit à ce sujet, dans la séance d'urgence du 2 octobre, il
résulte qu'un mieux-aller peut être constaté dans la marche des affaires. En tout cas, la situation
est moins difficile qu'elle ne l'était au commencement de la guerre. Certaines
branches
c o n t a n t
à souffrir mais, dans une série de branches du commerce de détail, l'occupation militaire a stimulé
la demande. La, prolongation des délais stipulés par l'arrêté du 29 août ne semble pas nécessaire
Seulement, il importerait de régler notre situation vis-à-vis des pays où le moratoire continué
d'exister, et, en général, d'assurer à nos nationaux un traitement réciproque
La Chambre a donc adopté, par 11 voix contre 1, l'avis suivant: La situation financière du
Grand-Duché s'étant améliorée depuis quelque temps, la Chambre estime qu'il semble indiqué
de ne pas proroger le moratoire pour les transactions à l'intérieur du pays. Elle exprime le vœu
que le Gouvernement fasse des démarches incessantes auprès des Gouvernements étrangers —
notamment auprès du Gouvernement impérial allemand qui est lié à notre égard par les textes
et l'esprit du Zollverein — afin que la réciprocité complète soit accordée au Grand-Duché au point
de vue du crédit civil et commercial.
Réalisation, par les soins de l'Etat, des marchandises déposées dans les magasins des marchands étrangers
ayant quitté le bassin minier depuis le commencement de la guerre.
Au sujet d'une requête de l'Union commerciale concernant la réalisation, par les soins de
l'État, des marchandises déposées dans les magasins des marchands italiens ayant quitté le bassin
minier depuis le commencement de la guerre, que le Gouvernement avait soumise à la Chambre de
commerce, celle-ci a émis l'avis suivant dans sa séance du 26 novembre
La mesure préconisée serait à recommander au triple point de vue de l'approvisionnement
général du pays, du propre intérêt des marchands étrangers ainsi que de celui des communes
a) Au point de vue de l'approvisionnement général du pays. — Par suite du départ précipité
des commerçants italiens du bassin minier, au commencement de la guerre, les marchandises
abandonnées dans leurs magasins sont exposées à se gâter et à être perdues pour la consommation.
Ce serait rendre alors un service très réel au pays en général que de les rendre libres pour la con-
sommation et d'augmenter ainsi le stock des provisions disponibles.
b) Au point de vue du propre intérêt des marchands étrangers. — Cette mesure doit aller
certainement au devant des désirs des marchands retenus loin de leurs affaires. Elle les mettrait
à l'abri des pertes devant résulter de la détérioration presque inévitable de leurs marchandises.
Comme, selon toute prévision, le prix de vente à obtenir sera "supérieur au prix de revient d'entrée,
l'opération ne manquerait pas de leur laisser encore un bénéfice. Ensuite, les locaux occupés par
les magasins pourraient être mis le plus tôt possible à la disposition des propriétaires, et, dans
certains cas, les locataires éviteraient encore des pertes par l'abandon du droit au bail.
C) A U point de vue de l'intérêt des communes. — La mesure déchargerait sans aucun doute
les communes du bassin minier lesquelles sont forcées aujourd'hui de faire exercer une surveillance
particulièrement active autour des magasins délaissés, qui attirent les voleurs, ainsi que semblent
le prouver les nombreux vols avec effraction constatés dans les derniers temps.
La Chambre engage donc le Gouvernement à faire établir par les soins des communes un
relevé des magasins visés par la mesure proposée pour se renseigner sur l'importance qu'elle peut
présenter. Il pourrait être procédé ensuite, ainsi que l'Union commerciale le propose, par des
agents désignés par le Gouvernement à la vente des marchandises en souffrance, après entente
préalable avec les propriétaires légitimes. La Chambre croit que la Légation d'Italie prêterait
volontiers ses bons services à l'exécution de cette mesure.
Minières.
La statistique de production pour l'année 1914, établie par l'Administration des Mines, ren-
seigne les résultats ci-après
Nombre des exploitants
Nombre des sièges d'exploitation
Nombre des ouvriers occupés
Salaires payés
Production
Teneur moyenne enfer
en galerie
à ciel ouvert
Teneur en fer de la production totale
Valeur à la mine
Teneur en phosphore
fr.
t.
%
t.
fr.
%
Bassin d'Esch
1043 1300
2.427.757
1 365.912
30,53
417.039
4.336.585
0,70
Bassin de
Rumel.-Dudel.
1098 1622
2.861.992
1.790.675
30,38
545.822
5.998.222
0,68
Bassin de
Differdange
958 1469
2.814.141
1.844.870
33,05
61.9.904
5.491.707
0,80
Totaux
3099 4391
8.103.890
5.007.457
31,60
1.582.765
15.826.514
La production moyenne par ouvrier ressort à 5.007.457/4391 = 1.140301 tonnes d'une valeur de
15.826.514/4391 = 3.604.30 fr.
La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats
suivants
Nombre des sièges d'exploitation
Nombre des ouvriers employés
Production totale
Valeur de la production
Prix moyen par tonne
191386
t.
7.333.372
fr. 21.965.818
»
2,99
t.
5.007.457
fr. 15.826.514
3,16
La crise, qui, vers la fin de l'année 1913, s'était progressivement développée sur les marchés
sidérurgiques, notamment en Belgique, finit par provoquer une dépression notable dans la pro-
duction minière avant l'arrêt brusque des exploitations au lendemain des déclarations de guerre.
Les statistiques renseignent déjà une diminution de 3200 tonnes par jour ouvrable pour six
six premiers mois de l'année 1914. Cette diminution provient du ralentissement de l'allure des
hauts fourneaux, en particulier de ceux des importantes usines de Gelsenkirchen et de Differdange,
alors que d'autres usines marchaient encore à pleine allure. Les marchands de minette, de leur
côté, ont dû diminuer progressivement leurs expéditions en présence du ralentissement des demandes
des consommateurs, notamment des sociétés belges, qui bouchaient ou éteignaient leurs hauts
fourneaux.
Les prix de vente, pendant cette période, n'ont pas sensiblement varié, puisque les marchés
avaient encore été conclus ou renouvelés dans de bonnes conditions pour 1914.
Toutes les exploitations ont été arrêtées dans la semaine du 3 au 9 août. On ne conservait que
le personnel de surveillance ou le personnel ouvrier nécessaire aux réparations et à l'entretien des
galeries, les poseurs et boiseurs ainsi que les chefs-mineurs. Ont été renvoyés
dans le triage de Rumelange
dans le triage d'Esch
dans le triage de Pétange
soit ensemble
1636 ouvriers.
»
»
4122 ouvriers.
Au 10 août, il ne restait au travail que 1240 ouvriers contre 5370 au mois de juin. Afin de ne
pas réduire leur personnel à la misère, les grandes exploitations firent chômer les hommes mariés
un ou deux jours de la semaine, et les célibataires, deux ou trois jours. D'autres sociétés n'occupèrent
leur personnel que deux ou trois jours par semaine. Dès la mi-septembre et au mois d'octobre
le travail reprit progressivement dans les minières. Vers la fin de l'année, le travail de mine
représentait 80 % de l'occupation ordinaire.
Quant aux prix réalisés dans la vente des minettes, la guerre les a fait monter, du moins ceux
non limités par des marchés antérieurs. Les bonnes minettes calcareuses, qui coûtaient avant la
guerre 35 fr,, sont montées à 37,50 fr., celles de moindre teneur, de 30 fr. à 35 fr. Les minettes en
déblais, qui sont l'objet d'une forte demande, se payent actuellement 25 fr., et même, pour certaines
minières, jusqu'à 30 fr. En général, la hausse sur les minettes calcareuses est de 10 % sur les prix
d'avant la guerre. Elle est de 15 à 16 % sur les minerais silicieux. Les prix généraux de la statis-
tique de production pour 1914 ressortent en moyenne à 32,10 fr. pour dix tonnes. La moyenne des
cinq dernières années est de 30,70 fr.
Les salaires des ouvriers-mineurs n'offrent guère de variations; à la fin de l'année, ils étaient
en hausse plutôt qu'en baisse. Les chômages forcés à la suite des événements guerriers se sont
traduits par des pertes sérieuses pour l'ouvrier, du moins pour le 3me trimestre de l'année.
Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas
partie du Zollverein renseignent pour les dix dernières années les chiffres ci-après
Minettes
t.
2.440.450
» 2.308.150
» 2.806.294
» 2.213.886
»
1.784.522
» 2.001.758
»
1.751.819
» 1.768.964
» 1.887.245
» 494.368
Scories Thomas moulues
t. 14.272
» 29.651
» 27.581
» 16.691
»
6.410
» 10.880
» 14.944
» 27.848
» 73.877
» 23.467
Les importations de minerais de manganèse au total de 99.084 tonnes se répartissent comme
suit sur les différents pays d'origine: Russie 67.234 tonnes, Indes anglaises 31.850 tonnes.
La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années
Production moyenne
t.
1.185.351
»
1.154.247
»
1.221.980
»
1.262.328
»
1.140.391
Valeur
fr.
2.358,63
»
3.551,87
» 3.662,12
» 3.782,64
» 3.604,30
Relevé indiquant les quantités de minettes exploitées, exportées et importées ainsi que le prix de vente moyen pendant
les années 1910 à 1914 incl.
Années
Produc-
tion totale
de
minettes
t.
6.264.000
6.060.000
6.523.900
7.331.050
5.007.500
Quantité
vendue
ou con-
sommée
dans le
Grand-
Duché
t.
3.303.000
3.305.000
3.803.700
4.424.850
3.175.600
la
Lorraine
alle-
mande
t.
193.000
214.000
180.900
278.760
147.800
le
bassin
de la
Sarre
t.
318.000
371.000
351.500
240.240
223.500
QUANTITÉS EXPORTÉES VERS
le
bassin
rhénan-
westphal
t.
554.000
502.000
526.000
541.350
544.800
Total
t.
1.065.000
1.087.000
1.058.400
1.060.350
916.100
la
Belgique
t.
1.519.100
1.318.000
1.294.600
1. 470.450
: 662.300
la
France
t.
377.000
350.000
367.200
375.400
146.600
Total
t.
1.896.000
1.668.000
1.661.800
1.845.850
808.900
Total
général
t.
2.961.000
2.755.000
2.720.200
2,906.200
1.725.000
Prix
de
vente
fr. c.
2 84
3 07
3 085
3 469
3 24
QUANTITÉS DE MINETTES
ÉTRANGÈRES IMPORTÉES
de
Lorraine
t.
1.652.536
2.039.500
2.652.244
2.815.100
2.068.079
de
France
t.
447.560
348.800
576.258
1.128.100
708.400
Total
t.
2.100.096
2.388.300
3.228.502
3.943.200
2.776.479
Relevé des quantités de minettes exploitées et exportées relatif à l'Alsace-Lorraine.
QUANTITÉS EXPORTÉES VERS
Années
Production
totale
de
minettes
t.
21.153.328
13.938.594
Quantité
consommée
en
Alsace-
Lorraine
t.
2.896.226
2.102.895 1)
le
Grand-Duché
de
t.
11.780.964
7.385.682
le
bassin
de
la Sarre
t.
2.812.418
1.864.654
le
bassin
rhênan-
westphalien
t.
2.909.606
2.201.462
Total
t.
20.399.214
13.554.693
la
Belgique
t.
237.035
96.149
la
France
t.
517.079
287.662
Total
t.
754.114
383.811
Total général
t.
21.153.328
13.938.504
1) 106.900 tonnes versées an dépôt.
1) 90 tonnes ont été consommées dans l'Allemagne du Sud.
Années
.1.875
Tonnes
722.039
024.382
911.695
990.499
1.174.334
1.331.743
1.442.668
1.000.845
1.196.729
1.262.825
1.407.617
1.613.302
2.173.463
2.161.881
2.539.295
2.551.000
Années
Tonnes
2.447.634
2.648.449
2.361.372
2.649.710
3.261.925
3.102.753
3.359.413
3.102.050
3.370.352
3.351.938
3.958.280
3.913.076
4.758.741
5.349.009
5.348.951
6.014.394
Années
Tonnes
6.171,229
4.455.179
5.130.069
6.010.012
6.347.781
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
7.333.372
5.007.457
Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts fourneaux s'établit
comme suit pour les dix dernières années
1.908
Production
des minières
t.
6.595.860
» 7.229.385
» 7.492.870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6.263.385
» 6.059.797
» 6.533.930
» 7.333.372
» 5.007.457
Production des
hauts fourneaux
t.
1.368.252
» 1.460.105
» 1.484.872
» 1.299.918
» 1.552.590
» 1.682.519
» 1.728.973
» 2.252.229
» 2.547.861
» 1.827.270
Consommation des hauts fourneaux
(sans distinction de provenance)
t. 4.349.201
» 4.688.919
» 4.757.364
» 4.120.410
» 5.054.550
» 5.550.926
» 5.785 143
» 7.489.215
» 8.656.670
» 6.137.609
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières
depuis 1905
19.10
Production
t. 6.595.860
» 7.229.385
» 7.492.870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6.263.385
» 6.059.797
» 6.533.930
» 7.333.372
» 5.007.457
Valeur totale
fr.
16.514.630
» 17,979.103
» 21.997.404
» 16.696.005
» 15.850.966
» 17.747.017
» 18.647.326
» 19.427.508
» 21.965.818
» 15.826.514
Prix de la tonne
fr. 2,50
» 2,49
» 2.93
» 2,88
» 2,73
» 2,83
» 3,07
» 2,97
» 2,99
» 3,16
Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis
1868, le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1889.
Production des Minières.
Métallurgie.
Au début de l'année 1914, l'ensemble du marché sidérurgique conservait son allure calme,
déprimée. Les affaires nouvelles avaient peu d'ampleur. Néanmoins, quelques indices d'un raffer-
missement du marché semblaient poindre à l'horizon. Les prix des produits libres, des barres et
des tôles notamment, offraient plus de résistance, et l'abaissement du taux de l'escompte, opéré
par la Reichsbank et un peu partout, était considéré comme annonciateur d'une situation meilleure.
Mais la légère détente monétaire n'exerça aucune influence bien appréciable sur l'allure des
transactions. Si la baisse des cours fut enrayée, les affaires restaient sans entrain. Les consomma-
teurs et les intermédiaires ne couvraient que leurs besoins immédiats; ils continuaient d'observer
de la réserve, alors que tout semblait indiquer que le moment était venu pour eux de traiter plus
résolument. En général, les usines avaient encore du travail en carnet, mais les prix restaient très
bas. L'espoir était entretenu par les besoins énormes à satisfaire par les États balkaniques, mais
la situation désastreuse des finances de ces pays, qui n'auraient pu traiter pour le moment que
dans des conditions de payement très onéreuses pour les fournisseurs, causa d'amères déceptions
à la métallurgie.
Le printemps n'apporta pas le revirement espéré. Les spécifications ne rentraient que fort
irrégulièrement. Du marché mondial il ne venait pas d'encouragements. L'indécision ne s'atté-
nuait donc guère; les affaires restaient fort restreintes et la tendance des prix, dans ces conditions,
n'était pas au relèvement. La dépression demeurait toujours aussi grande.
Au mois d'avril, le «Stahlwerksverband» caractérisait comme suit l'état du marché des articles
syndiqués
L'allure des affaires en demi-produits, à l'intérieur, n'accuse pas beaucoup de modification.
L'occupation chez les transformateurs laisse beaucoup à désirer. L'exportation est calme. En Grande-
Bretagne, le travail est satisfaisant dans les ateliers de construction et les chantiers navals. Mais
d'autres branches de l'industrie métallurgique anglaise sont moins bien partagées, de sorte qu'il
règne, de ce côté, une certaine abstention et réserve dans les spécifications. En ce qui concerne le
matériel lourd de chemin de fer, les aciéries ont enregistré de nouvelles commandes supplémen-
taires sur 1914 pour les lignes de Prusse. De nouveaux contrats de rails ont été passés avec l'étranger,
mais l'Amérique du Sud donne moins bien, par suite de sa mauvaise situation financière actuelle.
En rails de mines, le volume d'affaires pour le deuxième trimestre est resté sensiblement le même
que pour le premier trimestre, à l'intérieur. A l'exportation, la concurrence belge se fait fortement
sentir et les prix en souffrent. De bonnes demandes ont été enregistrées ces derniers temps en rails
à gorge, tant pour l'intérieur que pour l'exportation. Le marché intérieur des profilés s'est mieux
comporté depuis plusieurs semaines déjà et les expéditions sont en amélioration. L'industrie du
bâtiment est plus active. L'exportation également a repris et les commandes pour l'étranger sont
devenues plus importantes. La même faiblesse continue à caractériser les barres et les tôles, articles
qui restent donc les plus éprouvés par la crise.
En résumé, la situation demeurait fort peu réconfortante pour la métallurgie pendant tout le
premier semestre. La confiance ne revenait pas et la situation monétaire aussi, sur laquelle on avait
fondé assez bien d'espoir au début de l'année, resta sans effet. Le marché mondial ne donnait pas
de signe de reprise et le conflit mexico-américain n'était pas fait pour le ranimer. L'Orient tardait
aussi à réparer les dégâts commis pendant la guerre.
Le second semestre ne s'annonçait guère meilleur que le premier. Le marché apparaissait
toujours plus calme. Les acheteurs se montraient de moins en moins disposés à traiter, surtout
par contrats. Et cette situation ne semblait pan devoir se modifier, aussi longtemps que la question
de la syndicalisation des produits B ne serait pas résolue dans un sens ou dans l'autre.
Malheureusement, les négociations n'avançaient guère. Les réunions tenues par les fabri-
cants de barres et de tôles n'amenèrent aucun résultat positif. L'incertitude continuait à régner
au sujet de cette question. Commerçants et consommateurs directs continuaient à faire preuve,
en conséquence, de la plus grande réserve. Les prix restaient extrêmement variables, suivant
l'importance du tonnage traité, le lieu et la date de livraison, etc. Encore n'y mêlait-il souvent,
pour les articles libres, des jeux de primes, dites de spécification, dans le but d'encourager l'exé-
cution du marché.
A la fin du mois de juillet, les fontes étaient négligées. À l'exportation on notait quelques
affaires, mais les envois de fontes Thomas vers la, Belgique devenaient insignifiants. Les pou-
trelles souffraient de la mauvaise situation du bâtiment qui a déçu l'attente des fabricants de
profilés.[Le marché des barres restait désorienté, par suite de l'issue toujours incertaine des négo-
ciations relatives à la formation du syndicat. Alors que la situation à l'intérieur était inégale,
l'exportation ne donnait que fort peu. Les tôles étaient déprimées. L'occupation était assez irré-
gulière et les ordres étaient recherchés.
Telle était la situation du marché sidérurgique au 1er août. Un fait brutal vint la modifier
subitement. Pendant que les négociations pour la syndicalisation des produits B ne poursuivaient
à Dusseldorf, laissant entrevoir, après de longs et laborieux pourparlers, un résultat définitif,
la guerre éclata. Les négociations furent interrompues.
Une période extrêmement difficile s'ouvrit pour la métallurgie. Mais les difficultés furent
particulièrement nombreuses pour notre région du fait de son voisinage immédiat avec le théâtre
de la guerre. L'accaparement de nos moyens de transport par l'administration militaire allemande
empêcha les approvisionnements en cokes. La plupart des hauts fourneaux furent bouchés.
Des 50 appareils 8 seulement restèrent encore en activité pendant la deuxième semaine du mois
d'août. Ce nombre s'abaissa en septembre à 7 appareils, exploitée à Esch, dont 6 par Gelsenkirchen
et un par les Aciéries réunies. La production de fonte, qui était encore de 233.172 t. en juillet,
tomba à 45,167 t. en août, pour reculer, en septembre, à 29.960 t.
Mais, déjà dans le courant du mois de septembre, la situation s'améliorait Comme les usines
avaient réussi à compléter leurs approvisionnements en cokes, plusieurs appareils furent remis
en marche dans le courant d'octobre, où la production atteignit 67.406 t. Les progrès s'affirmèrent
en novembre, qui renseigne une production de 96.928 t., pour atteindre en décembre 111.523 t.,
soit environ la moitié de la production ordinaire. Depuis lors, le mouvement en avant s'est encore
accentué.
La production métallurgique du Grand-Duché, comparée à celle de l'année précédente, laisse
apparaître un recul considérable
Différence en moins ..
Hauts fourneaux
t. 2.547.861
1.827.270
t.
720.591
Aciéries
t. 1.182.227
953.886
t.
228.341
Fonderies
t 26.513
22.954
t. 3.559
La Courbe des expéditions totales des produits A réalisées par le Stahlwerksverband s'est
développée comme suit pendant les trois dernières années
Demi-produits
t. 1.915.50.1
1.680.692
1.087.567
Matériel fixe de voie
t. 2.879.742
2.344.507
1.978.540
Profilés
t.1.777.471
2.181.912
1.326.275
Totaux
t 6 441 920
6.337.905
4.392.382
Les expéditions mensuelles, comparées aux mois correspondants de l'année précédente,
donnent le mouvement suivant pour les trois catégories de produits (en t )
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Demi-produits
162.734
140.386
151.688
138.710
141.628
132.595
107.586
127.504
142.522
1.57.607
147.194
130.538
1.680.692
143.002
134.489
153.170
133.841
131.378
130.998
128.056
46.023
38.717
49.893
1.089.567
Matériel fixe de voie
229.821
229.856
232.437
234.252
237.194
282.003
242.402
261.222
247.325
239.405
211.321
232.504
2.879.742
211.390
214.567
206.324
199.139
231.072
252.056
186.231
159.973
149.911
167.877
1.978.540
Profilés
143.070
136.175
178.152
193.327
188.509
190.972
155.709
135.823
130.545
127.879
103.680
94.430
1.778.271
100.799
133.869
201.033
179.465
192.422
182.099
156.135
74.574
57.460
50.419
1.326.275
Argumenter sur les conditions actuelles de la métallurgie serait aussi vain que de vouloir
scruter l'avenir pour établir un pronostic. Il convient d'apprécier les facteurs qui se livrent à notre
examen avec une prudente réserve.
Statistique de production.
Nombre des fours existants
Nombre des fours à feu
Nombre des semaines de travail
Production
fonte d'affinage
fonte Thomas
fonte moulage
divers
Tonnage
t.
11.205
1.714.502
101.163
ensemble
t. 1,827.270
Valeur
fr.
671.379
106.630,317
6.193.465 ,
35.000
fr. 113.170.161
a) Hauts fourneaux.
Nombre des ouvriers occupés
Montant dos salaires payés
Consommation de minerais
Consommation de cokes
fr.
7.117.550
t.
6.137.609
2.069.102
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur do la production de la fonte pendant
Les dix dernières
années
Production
. t 1.368 252
1 460 105
1.484.872
1.299.9.18
1.552.590
1 682 519
1.728.973
2 252 229
2.547.861
1.827.270
Valeur totale
fr.
82.338.600
91.345.435
103.042.207
80.775.116
91.755.518
100.777.902
102.165.567
135 788 759
163.359.161
113.570.101
Prix de la tonne
fr.
60,17
69,80
60,75
59,23
59.89
59,09
60 29
64,1.1
60,60
b) Fonderies.
Nombre des fonderies en activité
Production
poterie
t.
machines
acier coulé
fonte pour bâtiments
fontes diverses spéciale
ensemble
t.
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de matières premières;
fontes
mitrailles
Tonnage
5.090
2.833
13.975
22:954
t
t.
17.067
8.943
Valeur
fr.
150.797
979.8654
1.291.064
13.600
1.822.777
fr. 4.258.102
fr. 1.066.601
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour
les dix dernières années
Production
t. 13.628
16.877
18.054
16.382
15.442
17.218
16.002
20.199
26.513
22.954
Valeur totale
fr. 2.077.409
2.407.915
2.829.084
2.738.811
2.506.826
2.711.987
2.360.070
3.046.304
4.969.960
4.258.102
Prix moyen de la tonne
fr. 152.44
142,70
156,70
167,18
162,34
157,58
147,48
145,82
187,45
185,51
c) Aciéries.
Nombre des aciéries
Production
acier brut (lingots)
acier coulé et au four électrique
scories de déphosphoration
autres scories
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de matières premières
Tonnage
t. 1.128.791
7.704
255.951
11.946
1 088
fr. 2.203.341
Valeur
fr. 77.097.187
3.093.750
4.072.375
51.797
tontes
ferro-manganèse
mitrailles
minerais
chaux et dolomies
t. 1.228.913
2.887
36.873
9.399
164.439
d) Laminoirs.
Nombre des laminoirs
Production
demi-produits
matériel fixe de voie
poutrelles et gros profilés
barres et petits profilés
fil laminé
pièces de Forges
bandages
chutes
laitiers
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de lingots
Tonnage
t.
385.148
80.702
208.011
214.988
51.330
1.540
6.481
143.801
32.323
4.135
fr. 8.263.710
t. 1.123.105
Valeur
fr. 41.238.070
12.044.180
30.076.457
25.177.181
6.470.426
175.000
769.619
8.234.374
360.687
Le tableau ci-après indique la nature et Ja valeur de la production des aciéries pendant les
dix dernières années
Lingots
Demi-produits
Produits finis
Production totale
Valeur
t.
40.490
t.
11.135
6.291
21.443
2.109
9.417
7.760
7.145
47.082
5.686
142.841
163.673
169.038
172.114
217.723
212.882
278.637
376.330
460.510
385.148
t.
214.612
t.
260.477
268.939
267.319
315.370
376.011
429.797
563.709
674.635
563.052
397.943
t.
435.285
444.268
460.576
535.202
598.310
716.194
947,184
1.882.227
953.886
40.725.780,62
48.198.481,70
51.343.214,37
60.191.596,75
66.543.354,67
74.951.554,50
89.239.236,87
125.481.040,57
150.692.262,62
116.349.064,00
Rappel de la production sidérurgique depuis 1868.
Années
.1.869
Nombre
des hauts fourneaux
2.1
21 ½
30-32
33—34
Production
des hauts fourneaux
Tonnes
93.408
122.554
128.300
142.897
184.573
256.349
246.600
270.377
230.500
215.388
248.377
261 236
260.666
293.615
376.587
334.688
365.997
419.610
300.644
492.038
523.776
561.733
559.912
544.994
586.515
558 289
679.816
694.812
898.898
870.373
954.867
982.929
970.885
916.403
1.080.305
1 217 830
1.198.002
1.368.252
1.460.105
1.485.272
1.299.918
1 552 590
1.682,519
1.728.973
2.252.229
2.547.86.1
1.827.270
Production
des aciéries
Tonnes
20.554
57.345
69.739
97.900
97.462
110.920
103.310
129 123
131.220
134.812
136.955
143 692
143 692
170,153
166 206
184.714
257 055
314 930
371.979
371979
366,302
397.942
435.285
444.268
460576
535202
698.310
716 194
947.184
1.182 227
953.886
Production
des fonderie
Tonnes
1.200
1.011
1.041
1 536
1 615
1.418
1.310
1.341
1.370
1.269
1.394
1 205
1.701
1.579
1.726
1 827
1.670
1.440
2.585
3.644
4.615
4.642
5.909
7.062
6.281
7 764.
8.328
8 747
9.307
9 874
9.358
11 154
11.293
9 981
11,119
13 437
13.628
16.877
18.054
16 382
15 . 442
17.21.7
16 002
20.893
26 513
22.954
1 — Production de la Fonte.
IL
Répartition de la Production ci-contre.
111. — Production des Fonderies.
IV. — Production de l'Acier.
Ateliers de construction.
Dès le commencement de l'année, les ateliers de construction se trouvaient déjà aux prises
avec de sérieuses difficultés. Dans le courant du deuxième trimestre, la dépression générale pesait
lourdement sur la conclusion des marchés: le travail se faisait de plus en plus rare jusqu'à ce que
la guerre vînt forcer les usines à chômer en majeure partie.
Les difficultés contre lesquelles se débattaient les ateliers du Grand-Duché furent d'autant
plus grandes que nos communications postales avec l'étranger étaient complètement interceptées.
Ainsi il leur fut même impossible de faire jusqu'à un essai pour s'adapter aux conditions nouvelles
du marché.
Cette situation ne s'est pas encore améliorée jusqu'à ce jour. Un courant d'ordres normal
fait défaut. Seuls les ateliers qui consentent à participer directement ou indirectement aux four-
nitures pour l'armée sont à même d'occuper leur personnel, en partie du moins. Une modification
de cette situation ne se laisse pas entrevoir à l'heure actuelle.
Industrie du bâtiment.
Dans son ensemble, l'année 1914 a été franchement défavorable pour l'industrie du bâtiment.
En dehors des constructions nécessitées par l'établissement d'une double voie sur la ligne du Nord,
qui comporte des travaux d'une certaine envergure sur le parcours d'Ettelbruck à Troisvierges,
il n'y a guère d'entreprises réellement importantes à signaler.
A Luxembourg et dans la banlieue, cette industrie a conservé l'allure si calme des dernières
années. Les quelques constructions qui avaient été commencées sur le territoire de notre capitale,
furent arrêtées brusquement dès le début de la guerre. A travers le bassin minier, le bâtiment a
montré certainement aussi peu d'entrain. Si nous exceptons quelques bâtiments communaux,
l'activité a été presque nulle dans cette région. La construction de maisons d'habitation, très res-
treinte, fut interrompue par la guerre. Il y a lieu de relever cependant qu'au point de vue archi-
tectural, les nouvelles constructions marquent généralement un progrès très réel qui est dû à l'em-
ploi de plus en plus fréquent du ciment armé.
Sous l'influence des salaires si élevés et du renchérissement continu des matériaux de construc-
tion le prix de revient des immeubles va toujours en augmentant, alors que les loyers accentuent
leur tendance à la baisse. Le rendement des immeubles, dans le bassin minier, très satisfaisant
encore pendant les dernières années, fléchit sans doute depuis quelque temps. Beaucoup d'immeu-
bles sont restés inhabités par suite de l'exode des étrangers. Des faits analogues, mais sans grande
importance, se sont produits dans les alentours de Luxembourg. Les transactions en immeubles
ont été complètement nulles pendant la seconde moitié de l'année.
Les salaires, dans le bâtiment, sont sollicités actuellement par deux influences opposées qui
se neutralisent en quelque sorte. Il est indéniable que l'inertie dont témoigne cette industrie tend
à les emporter vers la baisse, mais le coût de la vie, l'un des facteurs essentiels qui en déterminent
la fixation, semble exclure un mouvement bien prononcé dans ce sens. Encore l'offre de la main-
d'œuvre s'est-elle raréfiée: le départ des ouvriers étrangers a laissé des vides que le pays ne peut
pas toujours combler. Tout porto donc à croire que les salaires se maintiendront à leurs niveaux
antérieurs avec des modifications peu sensibles.
Les industries et métiers tributaires du bâtiment répercutent cette situation. Les menuiseries
et les serrureries ont été médiocrement occupées et les ordres ont atteint à peine la moitié de leur
volume antérieur.
Les perspectives pour l'année 1915 sont peu rassurantes. .Rien ne permet d'escompter une
reprise de l'activité.
Carrières.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1914
est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le (Grand-Duché
exportées
à l'étranger
A. Carrières de calcaire à polypier.
Communes ne
djfferdange, Pelanga.
pierres de taille
moellons
parements
pierres à chaux
15.580
4.011
25,00—30, 00
1,50— 2,50
3,50— 4,00
2,00
8.215
4.011
7.365
B. Déblais de mine.
Comnunes de Differdange,, Pétange, Rumelange, Kayl, Dudelange.
moellons
pierraille
6.687
C. Terre glaise
1,60— 2,50
2,00
6.643
1° pour briques mécaniques. — Communes d'Esch-s.-Alz., Bettembourg, Mersch,
Diekirch.
briques
5.204 ‰ 26,00—30,00
5.204‰
2° pour briques de campagne . — Communes de Pétange, Dudelange,Hollerich.
briques
1.170 ‰ 17,00—30,00
1.170%
3° pour poteries. — Communes d'Echternach (Berdorf), Kehlen (Nospelt).
terre glaise
1,25
D. Carrières de près Hasique.
1° Communes de Heffingen, Larvechette.
parements
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
1.863
1.401
45‰
3,50
50,00—55,00
0,25—0,60
45,00—50,00
1,00—1,60
1,25
1.087
2° Communes de Bech, Echternach, Junglinster, Consdorf.
3° Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig,
4° Communes de Dalheim, Mondorf, Weiler-la-Tour, Aspelt.
5° Commune de Contern.
6° Communes de Rodenbourg, Tuntange, Berg, Mersch, Fischbach, Nommern
7° Communes de Lorentzweiler, Steinsel, Walferdange.
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
48 m2
1.261
38/00
2.150
1.181
1,00—2,25
12,50— 35,00
1.00— 2,50
40-60
1,00— 1,75
1,50— 4,00
48 m2
1.261
38‰
2.150
1.180
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
3.163
2,50
12,50-45,00
1,25- 7,00
40,00
2,50
2,00- 3,50
3.063
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
2.220
2.255
2.360
22,00— 80,00
1,00— 1,40
50,00-60,00
1,00— 3,00
1,00— 1,25
2.070
2.255
2.235
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
25,00—30.00
1,25— 1,80
37,50—60,00
1,50— 2,00
1,25
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
19‰
1.750
1,50- 3,00
40,00
1,25— 3 ,50
1,00— 3,00
19‰
1 750
1 . 750
moellons
pierraille
sable ou gravier
2.648
1,50
1,50
1,00— 2,50
1,00— 2,50
1.800
pierres de
taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
3.988
3.988
11.700
0,90— 2.00
40,00-75,00
0,50— 2,50
0,30— 2,50
0,30— 2,50
3.747
3.988
11.700
8° Communes de Kœrich,Septfontaines Steinfort,Strassen,Kehlen,Mamer, Betrange, Bekerich .
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
exportées
à l'étranger
9° Communes de Betzdorf, Flaxweiler, Niederanven, Schultrange.
11° Communes de Hesperange, Kopstal,Sandweiler
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché.
exportées
à l'étranger
parements
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
Kable
3. 281
1.022
3.360
2,25
25,00
1,25— .1 ,50
40,00— 170,00
1,25— 1,50
0,90— 1 ,50
3.281
3. 360
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
7.137
203‰
3.066
7.118
20,00— 30,00
1 ,25—1,625
26,00—75,00
0,75— 2,25
0 ,40— 3 ,00
7.137
90‰
3.066
7.118
113‰
10° Communes d'Eich, Hollerich, Rollingergrund
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
3.296
543‰
2.436
12,50
1,25- 2,00
25,00— 150,00
1,00— 1,60
0,50— 3,00
3.296
140‰
2.436
403‰
E. Carrières de grès bigarré
Communes de. Feulen, Ettelbruck, Mertzig, Schieren, Grosbous,Useldange, Vichten.
pierres de taille
moellons
pierraille
1.757
1.065
40,00—90,00
1,50— 4,00
1,50—2,50
1.757
1.065
F. Carrières de grès de Born.
Communes de Mompach, Rosport.
pierres de
taille
moellons
pavés
3%o
40 ,00— 62,50
1,50— 27,50
25,00
G. Carrières de calcaires keuprique.
Communes de Bissen, Bœvange-s.-Altert..
pierraille
gravier
1,30— 2,50
1,50— 3,00
II. Carrlères de grès coquillier.
Communes da Bettendorf, Diekirch.
dalles
pierres de
taille
moellons
pavés
pierraille
2.744
386‰
4,00
70,00-425,00
1,25— 1,50
100,00— 160,00
1,00— 3 ,00
2.744
386‰
3° Communes d'Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Redange, Perlé, Wahl.
4° Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.
5° Communes de Fouhren, Putscheid, Vianden.
2° Communes de Remich, Lenningen, Remerschen
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
exportées
à l'étranger
I . Carrières de schiste et de quartzite.
1° Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Hosingen Munshamen
Troisvierges, Weiswamach.
moellons
pierraille
5.222
5.347
1,50— 2,50
1,50— 8,00
5.222
5.347
2° Communes de Boulaide, Esch-s.-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid, Kautenbach, Mecher
Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler.
moellons
pavés
pierraille
2.145
6%o
22.330
1,50—3,00
45,00
1,75— 6,00
2.145
22.330
moellons
pierraille
2.342
1,50—2,00
2,00—6,00
2.342
moellons
pierraille
3.530
1,50—2,50
2,00—5,00
3.530
moellons
pierraille
1,25—2,50
1,50—3,00
K. Carrières de pierres à chaux.
1° Communes de Berdorf, Echternach, Rosport.
()
pierre à chaux
tuf
1,50—2.00
3,00
pierre à chaux
2.060
1,75—3,50 |
2.060
2° Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.
L. Carrières de pierres à chaux et dolomie.
1° Communes de Grevenmacher, Mertert, Biver, Manternach.
moellons
pierraille
pierre à chaux etdolomie
18.299
1,00—2,00
1,70—6,50
1,50—6,25
3.007
15.292
M. Carrières de chaux hydraulique.
Communes de Bertrange, Strassen.
moellons
pierraille
pierre à chaux et
dolomie
1.080
1.730
2.116
1,25-2,00
0 ,75—4,00
3,50—5,00
1.080
1.730
1.666
7 —
17 | chaux hydraulique.
3.873
11,50—12 ,50
La demande de la 'pierraille pour l'entretien de la voirie, surtout de la pierraille de quartzite
a augmenté par rapport aux années précédentes. La pierraille étrangère, dont l'emploi était autre-
fois assez considérable, est évincée progressivement. LOH exploitations et le concassage méca-
nique do quartzite de Merkholz continuent de fournir d'excellents résultats. Cette industrie a
donné l'éveil dans la région et suscité la mise on valeur d'autres gisements de quartzite.
En pavés, la demande a été assez active, grâce aux nombreux travaux hygiéniques qui
s'exécutent un peu partout dans la voirie communale. Nos carrières de grès liasique four-
nissent une pierre de tous échantillons, résistante et belle d'aspect et; d'un prix relative-
ment modique. Les environs de Luxembourg et do Diekirch, le Widdeberg, Steinfort et
Aspelt assurent les 9/10 de la consommation de pavés. 11 est regrettable que dans le can-
ton d'Echternach, où il y a d'excellents gisements de grès à pavé, l'on ne songe pas à
s'occuper plus sérieusement de cette exploitation qui serait certainement très rémunératrice.
C'est avec peine aussi que nos exploitants voient les administrations publiques s'adresser à
l'étranger pour importer à grands frais du pavé d'un aspect plutôt désagréable et de résis-
tance et d'usage nullement supérieur au produit du pays. L'industrie indigène mériterait
qu'on lui donnât la préférence.
La société de Montfort nous donne l'appréciation suivante de la situation
Carrières de Larochette (Ernzen). — Les affaires en pierres de taille sont restées encore restreintes
en 1913-1914 par suite de la diminution des constructions dans le Grand-Duché comme dans les
pays voisins ; cependant, diverses affaires venaient d'être conclues ou étaient sur le point d'aboutir
pour la Belgique lorsque la guerre est venue arrêter toute exportation.
La société a dû alors se préoccuper d'assurer des moyens d'existence à ses ouvriers indigènes
pour les mois difficiles qui ont suivi, en faisant exécuter, même tout l'hiver, des travaux de déblais
et autres pour l'amélioration des carrières dans l'avenir tout en travaillant à diverses fournitures
pour les municipalités de Luxembourg, d'Esch et de Differdange.
Nombre
des
exploitations
Nombre dos
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
les Grand-Duché
exportées
à l'étranger
N.
Plâtrières.
Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange
plâtre brut
5.560
7,50—10,00
2.640
2.920
sable ou gravier
1.133
2,50— 4,00
1.133
sable ou gravier
1.543
1,75—5,00
1.543
sable ou gravier
1.750
1,00—3,75
1.750
O. Sablières.
1° Communes de Grevenmacher, Mertert.
2° Communes de, Dieklrch, Bettendorf, Erpeldange, Feulen, Ettelbruck.
8° Communes d'Ell, Bettborn, .Folschette, Redange, Vichten, Wahl,
Les carrières de Larochette se ressentent fort de la difficulté et du coût excessif des moyens
actuels de transport par voitures et par deux lignes de chemin de fer avec transbordement à Kruch-
ten ; il s'ensuit que la taille des pierres en carrière, qui serait très pratique et permettrait de fournir
plus avantageusement, est souvent impossible; les sous-produits de la carrière, comme les superbes
moellons de parement qu'elle produirait en abondance, ne peuvent s'écouler qu'au-dessous de leur
valeur réelle, pour soutenir la concurrence de produits de qualité inférieure, vendus avantageuse-
ment, grâce à une situation facile pour les expéditions. Cet état de choses ne pourra changer que
quand le raccordement, attendu depuis si longtemps, aura été construit.
Uno constatation réconfortante en faveur de la pierre d'Ernzen (Larochette) est que celle-ci
n'est pas malsaine pour les ouvriers, comme le sont diverses pierres de gros.
Pavés. Caarrières de pierres à paver du Widdeberg. — La Direction de la société s'est occupée
de perfectionner l'exploitation de ces carrières ; des travaux importants de déblais ont mis à jour
des bancs de la meilleure qualité; le triage et le classement des pavés sont faits avec soin et régula-
rité pour pouvoir offrir aux clients des produits aussi homogènes que possible.
La société était bien pourvue de commandes pour l'exportation dans les pays voisins lorsque
la guerre a éclaté, arrêtant net cette belle expansion. Néanmoins, la société a conservé presque tous
ses ouvriers, leur donnant l'occasion, par des travaux de déblais importants, de gagner tout l'hiver
un salaire convenable. Malgré la pénurie d'ordres, la question sociale et humanitaire a été placée
en premier lieu.
Elle espère que les pouvoirs publics et les administrations, qui ont pu se rendre compte des
progrès sérieux réalisés dans l'exploitation, auront à cœur de se rappeler cette industrie nationale
pour les besoins du pays, en lui attribuant la place qui lui revient pour la consommation indigène.
Cette statistique fait ressortir une diminution de la production de la moitié environ par rap-
port à l'année 1913: la production des ardoises est descendue de 28.072 à 14.010 mille, celle des
éviers, de 807 à 355 pièces, et celle des dalles, de 6.054 à 3520 m2. Pendant la première partie de
l'année déjà, qui s'étend jusqu'à fin juillet, nous avons pu constater un ralentissement de la pro-
1)Mille. — 2) Pièces. — 3) Mètres carrés.
Ardoisières.
La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres
suivants pour les deux dernières années
Années
Nombre
des
exploi-
tations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
ardoises
éviers
dalles
ardoises
éviers
dalles
Quantités
14.0101)
3552)
3.5203)
28.072
6.054
Prix (fr.)
30—60
6—10
3 —10
30—45
3—5
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
1.408
1.108
exportées
à
l'étranger
12.602
3.407
26.964
duction. Depuis ce temps, le ralentissement s'est accentué. Sur sept sièges d'extraction deux ont
chômé à partir du 1 e r août 1914.
Les ventes ont conservé une allure favorable pendant les sept premiers mois. Si la guerre a
enrayé la demande dans une forte mesure, il est à remarquer que, nonobstant, les ardoisières ont
pu placer leur production sensiblement réduite, ce qui doit, être attribué à l'apurement de marchés
en cours conclus en Allemagne et portant spécialement sur des fournitures à l'État. Les stocks
sur chantier à la fin du premier semestre étaient insignifiants, mais ils sont en sérieuse augmentation
depuis le 1 e r janvier 1915 par suite du ralentissement des ventes.
En général, les prix de vente étaient de 5 % plus élevés qu'en 1913 La convention de prix
avec les ardoisières allemandes leur a donné une stabilité remarquable. Par contre, les prix de revient
se sont élevés dans la même proportion par suite de circonstances moins favorables offertes par
le gîte ardoisier d'une part et de l'accroissement des charges fiscales et sociales d'autre part.
Le principal débouché de l'industrie ardoisière est le Zollverein. On peut évaluer à 9/10 environ
de la production annuelle les quantités placées dans les pays du Zollverein, alors que 1/10 environ
est placé dans le pays même.
Les difficultés que nous signalons depuis une série d'années au sujet du recrutement des ouvriers
persistent. La situation, sous ce rapport, tend même à empirer en dépit des salaires élevés payés
par les ardoisières.
La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix
dernières années
Ardoises
25.047 mille
26.729
25.298
23.976
21.108
23.499
23.285
20.619
28.072
14.010
Eviers
487 pièces
1.453
1.554
1.150
Dalles
2.947 m. carrés
4.062
7.712
10.580
11.900
12.200
6.350
5,960
6,054
3,520
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la
même période
Ardoises belges
t.
2.934
3.264
3.318
4.019
4.719
6.278
5.859
7.297
5.871
2.793
Ardoises
françaises
t.
Ardoises de provenances diverses
La situation dans l'industrie des carreaux en grès cérame doit être qualifiée de mauvaise
pour l'exercice écoulé. La production des usines de Wasserbillig a été sensiblement inférieure
à celle de 1913; pour les cinq derniers mois, elle atteint à peine 35% de celle des mois correspon-
dants do l'année précédente. Alors que les prix de revient poursuivent leur mouvement à la hausse,
les prix de vente demeurent à peu près stationnaires.
Après s'être développées d'une manière satisfaisante pendant les sept premiers mois, les
ventes ont complètement cessé pendant le reste de l'année, et la conséquence directe en a été
une augmentation considérable des stocks en magasin. L'industrie céramique renouvelle ses
observations des années précédentes au sujet de ses débouchés. Sur le marché allemand, elle con-
tinue de rencontrer de sérieuses difficultés à cause de la provenance luxembourgeoise de ses produits,
c'est-à-dire de leur provenance d'un pays étranger, les différentes administrations de l'État et
des communes accordant en règle générale la préférence aux produits indigènes.
Lee matières premières ont subi des hausses considérables. De plus, cette industrie rencontre,
déjà aujourd'hui, de grandes difficultés à se procurer les houilles nécessaires. Il est même à craindre
qu'il lui sera impossible de s'approvisionner régulièrement à partir du mois d'avril, les mines
fiscales de la Sarre pouvant tout au plus satisfaire leur clientèle régionale.
Le nombre des ouvriers, qui est de 450 en temps ordinaire, a été ramené, à la fin de l'année,
à 160. Les difficultés du recrutement de la main-d'œuvre tendent à augmenter.
L'industrie des ciments, tout en renseignant un volume d'affaires assez satisfaisant en ciment
et en briques de laitier pour les sept premiers mois, a laissé certainement à désirer par rapport
aux prix de vente pratiqués. Elle a chômé presque complètement pendant les mois d'août et de
septembre, et les ouvriers, employés à des besognes demandant une préparation spéciale, ont été
occupés pendant ce temps à des réparations. Vers la fin de l'année, pour autant que la saison le
permettait, il y eut une légère reprise.
L'emploi du ciment armé dans le bâtiment se répand d'année en année, surtout pour les
constructions d'une certaine importance. Dans l'industrie, ce produit est employé couramment
aujourd'hui pour une série de grands travaux, comme silos à minerais, à cokes et a charbons,
passerelles et ponts.
Faïencerie.
La faïencerie de Septfontaines renseigne une diminution assez sensible de sa production, qui
est descendue a 1.300.000 kg. Cette industrie a vivement ressenti les effets désastreux de la guerre
Le mouvement des ventes, qui s'était déjà ralenti en 1913, a certainement laissé à désirer Par
suite, le nombre des ouvriers a été ramené à 190 et le nombre des heures de travail a été réduit
Les prix des matières premières sont restés stationnaires au début de l'année, mais, par suite
de la crise, ils sont allés en augmentant pendant les derniers mois.
Mosaïques et dallages céramiques.
Industrie des ciments.
Les cours dos matières premières servant à Ja production du ciment n'ont présenté rien
d'anormal jusqu'au début de la guerre. Mais, si le prix du ciment n'a pas varié, les fers ont été
en sérieuse augmentation, élevant ainsi le prix de revient; du ciment armé.
La nouvelle usine « Société dos Ciments d'Esch-s.-Alz.», qui a été mise en marche vers la
fin de l'année 19.1.3, a occupé environ cent ouvriers pendant le premier exercice.
L'année 1914 restera néfaste dans les annales de l'industrie du bâtiment. La briqueterie,
notamment, surprise par la guerre en pleine saison de production, a subi des dommages consi-
dérables. L'arrêt absolu de toute activité industrielle pendant les premiers mois do la guerre,
le départ des ouvriers étrangers, l'incertitude et l'émoi produits par le passage des troupes, ont
arrêté net tout travail. C'est seulement vers le mois de novembre que les fours ont été partielle-
ment remis à feu.
Aussi, le chiffre des expéditions s'est-il fortement ressenti de la situation. Comparé à celui
des exercices précédents, il donne comme résultats
Briqueteries de .Bettembourg
3.942.000
5.473.000
2.933.000 briques
Briqueterie de Mersch
1.200.000
.1.779.000
783.000
Total ...
5.142.000
7.252.000
3. 716.000 briques
Les briqueteries en dehors du syndicat ont fourni environ 2 millions de briques contre trois
millions en 1913.
De par leur adhésion au syndicat de Neunkirchen, les briqueteries luxembourgeoises sont en
quelque sorte liées à la fortune des établissements similaires de la Lorraine et du bassin de la Sarre.
Jusqu'ici, le syndicat n'a eu à déplorer que des pertes d'argent insignifiantes, mais des sommes
considérables ne peuvent être encaissées parce que les débiteurs sont à la guerre. 11 faut donc at-
attendre la solution do la crise politique actuelle avant de pouvoir porter un jugement sur ses
effets économiques.
Dans le Grand-Duché, la plupart des briqueteries se sont remises au travail et leur marche
est satisfaisante. La vente se fait relativement bien; elle a atteint, en avril 1915, environ 60 % du
volume normal. Les prix se maintiennent et il est à prévoir qu'après la guerre ils subiront une
hausse considérable, de sorte que toutes les industries tributaires du bâtiment trouveront un
dédommagement pour les épreuves subies.
D'année en année, la concurrence désastreuse dos grands établissements que nous signalons
régulièrement dans nos rapports annuels gagne en intensité et la décadence des petites et moyennes
tanneries s'affirme de plus en plus. C'est en vain que celles-ci poursuivent la lutte pour une exis-
tence toujours plus précaire: les quelques firmes qui survivent ne travaillent que sur une très
modeste échelle et pour satisfaire la clientèle peu importante des campagnes.
Tannerie.
Briqueterie mécanique.
Briqueteries de Bettembourg
Briqueterie de Mersch
Total ...
3.942.000
1.200.000
5.142.000
5.473.000
1.779.000
7.252.000
2.933.000 briques
783.000
3.716.000 briques
En février et en mars .1914, le restant des écorces de la récolte de 1913 a été facilement écoulé
aux prix do 1,87 fr. et 2 fr. la hotte de 25 kg. La récolte de 1914 s'est faite dans des conditions
assez favorables. Il y a lieu de faire remarquer cependant que les gelées printanières ont fait de
grande dégâts : les jeunes pousses ont été détruites et la sève s'est arrêtée, rendant les travaux
de l'écorçage plus pénibles et plus difficiles. Pendant l'écorçage même, beaucoup d'écorces ont
été vendues à 1,87 fr. la botte de 25 kg. Comme les achats d'écorces étaient généralement pressés,
les acheteurs acceptaient la marchandise non fraîchement liée en bottes de 25 kg.; on se contentait
du poids sur wagon constaté par la station du chemin de fer.
Par suite de la guerre, les prix des écorces se sont fixés promptement vers 6,25 fr. et 7,50 fr.
A la fin du mois de novembre, les derniers lots se payaient 8 fr. la botte de 25 kg.
Comme, le bois provenant de l'écorçage des haies convenait particulièrement pour cuire le
pain des soldats, les boulangeries militaires en achetaient de fortes parties qu'elles payaient jusqu'à
25 fr. le double stère. En dehors des beaux bénéfices réalisés sur les écorces, les propriétaires ont
encore vendu le bois à des prix qu'on n'avait jamais vus.
Ganterie.
Dos différentes branches de notre activité industrielle la ganterie a été sans aucun doute le
plus rudement éprouvée par la guerre. On espérait d'un jour à l'autre voir s'ouvrir une perspective
meilleure, mais ces espérances ne se sont malheureusement pas réalisées, de sorte qu'à l'heure
actuelle, 'l'industrie gantière est encore au même point qu'au commencement de la guerre, cest-
à-diro que la plus grande partie de la fabrication est réduite au chômage.
Écorces à tan.
L année 1914 n'a pas ramené l'industrie du cuir dans la bonne voie des affaires que Von
espérait. Le marché restait déprimé pendant les sept premiers mois. Des achats de cuirs bruts
tant indigènes qu'exotiques, exécutés sur diverses places du Zollverein pour le compte de l'Amé-
rique, poussaient les prix à la hausse, accentuant ainsi la disproportion si regrettable entre le prix
de revient des peaux et les prix du tanné.
Nos échanges commerciaux avec l'extérieur ayant complètement cessé pendant les deux
premiers mois de la guerre, la demande en cuirs bruts et en tanné a été pour ainsi dire nulle pendant
cette période. A partir du mois d'octobre, la demande se reveillait pour s'aviver rapidement et
prendre une allure impérieuse dans la suite. Mais la tannerie n'a pu retirer aucun avantage du
réveil de la demande, l'importation des cuirs exotiques étant devenue impossible et nos établisse-
ments n'ayant à leur disposition que de petites quantités provenant des abatages du pays.
Le marché du cuir prenait un aspect absolument anormal. Par suite de l'isolement économique
du Zollverein et de l'interruption des approvisionnements en peaux exotiques, la production était
réduite en partie à l'impuissance, alors que les fortes demandes de l'administration militaire alle-
mande stimulaient fortement les prix. L'équilibre entre l'offre et la demande se déplaçait
rapi-
dement en faveur de celle-ci. Les prix des cuirs s'acheminaient promptement vers une hausse
inusitée, inconnue, qui s'exaspérait depuis.
L'année 1914 peut être considérée comme néfaste dans son ensemble. Les sept premiers mois
qui précédèrent la guerre, n'ont été, également, rien moins que favorables. Non seulement les com-
mandes étaient fort restreintes, mais encore des quantités considérables de gants commandés et
tout finis restaient en stock, la clientèle no voulant pas en prendre livraison on se prévalant de la
mauvaise marche des affaires. La crise ne faisait que s'accentuer jusqu'au moment où la guerre
vint anéantir brutalement le pou d'espoir qu'on avait mis dans le reste de l'année. A cette calamité
sont venus s'ajouter encore des ennuis et des embarras de toute sorte, comme les retards et les
irrégularités dans les expéditions et le transport des marchandises et de la correspondance.
Dans ses conséquences, l'année a donc été désastreuse pour la ganterie. On serait presque
tenté de considérer la crise qui précédait la guerre comme un symptôme des tristes événements
qui se préparaient.
L'industrie textile a été bien occupée dans son ensemble. Dans toutes les branches, les ventes
se sont faites couramment, à l'exception, toutefois, de la bonneterie qui a été négligée pendant les
cinq dernières mois, une grande partie de la clientèle afférente se trouvant en Angleterre, pays
avec lequel les relations commerciales étaient interrompues pendant cette partie de l'année.
La guerre a favorisé particulièrement le tissage du velours, article très demandé pour les
besoins de l'armée allemande. Malheureusement, la pénurie des matières premières n'a pas permis
à nos fabriques de tirer profit des circonstances exceptionnellement favorables: l'Allemagne ayant
interdit l'exportation des matières nécessaires à cette branche, les commandes durent être refusées,
L'industrie textile lainière a subi, pendant toute l'année 1014, l'influence d'un mouvement
de hausse ininterrompu des matières premières. Après s'être maintenues, vers le commencement
de l'année 1914, aux niveaux de fin 1918, une hausse de 5 % se dessina vers la fin du mois de Janvier.
Les enchères publiques de Londres des mois suivants, régulatrices du marché des laines, très ani-
mées, aboutirent, en mars, à une nouvelle hausse d'environ 10 %, laquelle progressa, en mai, de
5 à 7 ½ %,. et fut suivie, en juillet, d'une autre hausse d'égale, importance. Vers la fin du mois de
juillet, le chemin parcouru par la hausse était de 25 à 30 %. Depuis cette époque, de véritables
prix de fantaisie ont été pratiqués pour les laines, lesquelles ont fini, d'ailleurs, par devenir introu-
vables.
La déclaration de guerre amena d'abord, et pour quelque temps, une stagnation complète, à
laquelle succédèrent, coup sur coup, des demandes importantes et pressées pour les besoins de la
consommation, surtout des pays belligérants. Par suite, les prix des laines s'élevèrent en consé-
quence, par soubresauts, pour atteindre finalement au niveau absolument anormal et inouï jus-
qu'ici.
Les prix des cotons sont restés sans variation bien appréciable jusqu'au mois d'avril. Vers la
fin de l'année, ils renseignent une hausse de 45 à 50 % acceptée sans difficulté par les acheteurs
à court de matières premières.
Industrie textile.
Teinturerie.
La période, d'atonie des affaires que nous avons signalée dans notre dernier rapport s'est con-
tinuée à travers la première partie de l'année. Si, d'une part, les inquiétudes politiques contribuaient
à la désorganisation progressive du marché, le renchérissement progressif du coût de la vie, d'autre
part, imposait une certaine réserve à la population peu aisée. Il aurait suffi d'ailleurs des prix si
élevés des toiles pour rendre la consommation hésitante.
Ces circonstances n'ont pas laissé que d'exercer une répercussion fâcheuse sur la fabrication
qui est en diminution constante. Le nombre des ouvriers a dû être réduit en conséquence. Par contre,
l'outillage des teintureries a été modernisé au cours des dernières années, permettant une fabrication
plus rationnelle et mieux appropriée aux exigences du marché.
Dès le début; de la guerre, la demande pour l'extérieur cessa brusquement. Les exportations
vers la Suisse, qui est un de nos principaux débouchés, furent interceptées. Divers facteurs contri-
buaient simultanément à un affaissement regrettable du marché national. Les fines toiles de Bel-
gique n'entrant plus, la teinturerie se vit privée d'une partie notable de ses approvionnements,
tandis que les acheteurs, en présence de l'augmentation subite des prix des toiles, qui atteignait
de 15 à 20 %, durent réduire leurs acquisitions au strict nécessaire.
L'année 1913 avait laissé des stocks considérables. Les conditions du marché ne s'améliorant
toujours pas, leur volume augmenta dans une forte mesure pendant la première partie de l'année
1914. Cm stocks furent rapidement épuisés au cours des premiers mois de la guerre par suite des
demandes pressantes de l'administration militaire allemande. Les tissus écrus, notamment, furent
l'objet d'une forte demande; en conséquence, ils ont été d'un placement facile et rémunérateur.
En. présence de la hausse persistante des prix, la consommation s'est portée de préférence
sur les articles bon marché, délaissant les marchandises de choix et d'un prix plus élevé. Cette
tendance s'est encore accentuée depuis la guerre.
L'année 1915 s'est ouverte sous des auspices peu encourageants. Les circonstances actuelles
ne laissent guère entrevoir un prochain relèvement du marché.
Industrie du vêtement.
Pendant les sept premiers mois de l'année, l'industrie du vêtement a été sollicitée par les
mêmes influences défavorables qui se sont fait sentir pendant la plus grande partie de l'année
précédente. La crise persistante dans l'industrie sidérurgique pesait lourdement sur la confection
ouvrière. Depuis le commencement de la guerre, la demande de vêtements ouvriers a presque
complètement cessé.
Lentement, cette industrie se transforme: la confection faite à domicile par les ouvrières
s'obtient de plus en plus en ateliers organisés mécaniquement et avec force motrice. Ainsi la con-
fection du vêtement devient de plus en plus difficile et de moins en moins rémunératrice pour nos
fabricants par suite des frais d'installation et de l'entretien coûteux de leurs ateliers, des diffi-
cultés où ils se trouvent d'initier les ouvrières au maniement des nouvelles machines et surtout
de la rareté et de la cherté de la main-d'œuvre.
Le nombre des distilleries on activité pondant la campagne de 1913-1014 était de 773, dont
519 distilleries agricoles et 254 ditilleries à fruits. Les distilleries agricoles, qui travaillent des
matières farineuses, aident aux exploitations agricoles, Jours résidus étant destinés à la nourriture
et à l'engraissement du bétail ainsi qu'à la production du lait. Les distilleries à fruits sont de petits
établissements travaillant des fruits à noyaux et à pépins, des lies de vin et marcs de raisins.
Les distilleries agricoles ont travaillé 4.134.350 kg. de matières tanneuses. Les distilleries
à fruits ont travaillé 5509 hl. ensemble, soit
1842 hl. de fruits à noyaux,
de fruits à pépins,
de marcs,
de lien de vin, et
de mares de raisin.
Les droits d'accise perçus par l'État se sont élevés à 1.177.935 mk. ensemble, inférieurs de
57.652 mk. à ceux de l'exercice précédent.
L'année 1914 compte au nombre des années prospères pour la brasserie luxembourgeoise.
Le développement favorable de cotte industrie est dû à la bonne qualité et aux prix assez avanta-
geux des matières premières ainsi qu'à l'activité de la consommation.
D'après les renseignements statistiques fournis par l'administration des accises sur le dernier
exercice, embrassant la période du 1er octobre 1913 au 1er octobre 1914, la quantité de malt em-
ployée s'est élevée à 5.517.375 kg., la production de la bière à 307.705 hl. et l'exportation à
11.935 hl.
Los droits d'accise payés pendant cette période HO sont élevés à 478.201,25 fr., contre 524.203,40
fr. pondant l'exercice précédent.
Autant le dernier exercice était favorable, autant l'exercice 10.15 M'annonce, pour la brasserie,
sous de bien mauvais augures. Par suite de la malheureuse guerre, dans laquelle presque tous
les peuples de l'Europe sont engagés, les prix des matières premières et surtout ceux de l'orge
ont atteint des chiffres vraiment fantastiques, Aussi la consommation de la bière diminue-t-elle
de jour en jour à cause de la crise générale dans l'industrie ainsi que du départ d'environ 15.000
ouvriers étrangers, appelés sous les drapeaux.
Ces diverses circonstances no laissent pas que d'exercer une influence néfaste sur la marche
et les résultats de la brasserie.
Industrie des tabacs.
Le volume des affaires on tabacs, cigares et cigarettes no. s'est guère modifié par rapport
à l'année précédente. Nos 14 fabriques ont produit environ
Distillerie.
Brasserie.
1.400.400 kg. de tabacs à fumer,
4.400 kg. de tabacs en rôles, à fumer ou à mâcher,
4 millions de cigares, et
100 millions de cigarettes.
La production des tabacs à fumer pour la consommation indigène a été plutôt en légère
augmentation. Kilo a été stimulée dans une forte mesure pendant la deuxième semestre par le
passage des troupes allemandes. Il ne faut pas perdre de vue cependant que des milliers d'ouvriers
étrangers occupés dans les usines métallurgiques et les exploitations minières, consommateurs
réguliers, ont quitté le pays dès le début des hostilités, et que, nos débouchés en Alsace-Lorraine
s'étant brusquement fermés, les affaires d'exportation ont complètement cessé à partir du mois
d'août. Somme toute, la production totale des tabacs à fumer est restée inférieure à celle de l'année
précédente. Par contre, la production régulière en cigares ainsi que les stocks en magasin se sont
vendus facilement. De même, la totalité de la production de cigarettes, de 30 % environ plus forte
que celle de l'armée 1913, a été écoulée.
Jusque vers la fin de l'année, les fabriques ont pu vivre de leurs stocks de matières premières,
c'est-à-dire travailler à un prix de revient normal et maintenir ainsi leurs prix de vente. Mais,
par suite des fortes demandes en tabacs, cigares et cigarettes pour le ravitaillement des troupes
en campagne, les stocks de matières premières, disponibles en Allemagne chez les producteurs,
les négociants et les importateurs, ont été rapidement enlevés: il en est résulté une hausse de prix
de 20 à 30 % et au delà sur les cours des tabacs en feuilles du Palatinat, comparativement au
premier semestre, Cet exemple a été suivi par les tabacs exotiques, les importations ayant été
presque complètement interceptées par suite des difficultés de la navigation. La hausse se continue
actuellement.
Si, pendant un certain temps, la guerre a favorisé en quelque sorte l'écoulement des pro-
duite, elle a coupé certains débouchés réguliers de cette industrie: les exportations, en tout premier
lieu, ont complètement cessé et il reste à savoir ce qu'il sera possible de reconquérir du terrain
perdu. Quand les ordres que certaines fabriques ont pu obtenir pour l'armée allemande seront
épuisés, il est à prévoir que la totalité du personnel ne pourra plus être occupée, si la guerre devait
se prolonger.
L'outillage des fabriques n'a pas subi de modifications appréciables. A relever cependant
que deux établissements ont installé des nouvelles machines à cigarettes perfectionnées à grande
production.
Le nombre des ouvriers est resté sans variation. L'occupation a été régulière, sauf pour le
personnel travaillant pour les exportations, lequel chôme depuis le mois d'août, mais ce personnel
a continué de toucher la moitié de son salaire. Le prix de la main-d'œuvre est resté stationnaire
pour les aides, filles et garçons; la main-d'œuvre apprise est à la hausse. Le recrutement des aides
a été particulièrement facile pendant les mois de guerre par suite des chômages dans d'autres
branches de l'industrie.
En général, les fabriques de tabacs n'ont pas été à court de matières premières, grâce aux
importants stocks qu'elles sont obligées d'emmagasiner en temps normal. Mais la guerre n'a pas
Imprimerie. — Papeterie.
L'allure ai calme des affaires on imprimerie que nous avons signalée pour l'exercice précédent,
s'est continuée à travers la première partie de l'année 1914. La crise économique, en se prolongeant,
rendait les acheteurs hésitants et réservés. Les commandes se faisaient de plus en plus rares et l'oc-
cupation laissait à désirer en général.
Cette situation, peu brillante en somme, empira brusquement avec la guerre. Les carnets étaient
peu garnis à cette époque et les nouveaux ordres faisaient défaut. Les affaires furent complète-
ment paralysées. Des 32 établissements affiliés à l'Association des imprimerie
luxembourgeoises,
152 ouvriers affiliés, 40 environ étaient pleinement occupés. La plupart; des établissements ne tra-
vaillaient que 2 à 3 jours par semaine. Et cette situation désastreuse n'est prolongée, sans modifi-
cation bien sensible, jusqu'à la fin de l'année. A l'heure actuelle, les affaires ne se sont pas encore
améliorées d'une façon appréciable.
Dans ces tristes conjonctures, la solide organisation du personnel des imprimeries a montré
toute sort efficacité. La bonne entente entre patrons et ouvriers s'est encore une fois affirmée.
L'administration de l'Association prit aussitôt les mesures nécessaires pour amortir les effets du
désastre, tant chez les patrons que chez les ouvriers. A la rigidité du tarif den salaires on substitua,
d'un commun accord, les généreuses obligations de la solidarité sociale. En présence des difficultés
du moment, on accorda aux patrons la faculté d'occuper leur personnel suivant leurs besoins. Les
ouvriers renoncèrent aux majorations de salaires qui auraient dû entrer en vigueur le 1er janvier
1915 et qui ont été reculées jusqu'au rétablissement de la paix. Si quelques patrons, plus égoïstes,
n'ont occupé leur personnel qu'au hasard du travail dont ils disposaient et ont profité ainsi d'une
situation difficile pour atténuer les effets ordinaires de la morte-saison, nous nous plaisons à con-
stater ici que les conséquences pratiques de la solidarité sociale ont été mises en vive lumière à
cette occasion.
L'apprentissage, de son côté, a fonctionné normalement pendant (jette période si troublée,
malgré l'occupation irrégulière des imprimeries.
Dans son ensemble, l'industrie graphique est de celles qui ont été le plus durement éprouvé
par la guerre. La grande industrie, soucieuse de diminuer ses frais généraux dans la mesure du pos-
sible, limitait ses commandes au strict nécessaire, et les petits consommateurs observaient une pru-
dente réserve. Il eût été sans doute désirable alors que l'État eût confié la fourniture du papier-
monnaie à l'industrie nationale, dépourvue de travail, ainsi que la Chambre de commerce l'avait
proposé. A relever cependant qu'une série d'administrations publiques, pour venir en aide à
l'imprimerie, se sont empressées de remettre leurs commandes.
Le journal a traversé des temps fort durs. Les annonces faisaient généralement défaut, De
l'étranger, qui est un assez bon client, il n'arrivait rien alors que les besoins de réclame de l'in-
térieur avaient diminué. Une série de feuilles ont cessé de paraître pour des motifs divers.
laissé que de créer de sérieux embarras pour les approvisionnements. Les irrégularités et les retards
des transports ont occasionné également des frais imprévus.
Le livre n'a guère donné. Pour occuper leur personnel, plusieurs imprimeries ont travaillé à
la réimpression des livres scolaires édités par elles.
La papeterie a eu à souffrir, à son tour, des circonstances si difficiles. La guerre a rendu im-
possible les approvisionnements en matières premières et il en est résulté un chômage partiel
dans cette industrie. Elle en a été réduite à alimenter sa clientèle par ses magasins, dont les
stocks étaient assez importants, et jusqu'à ce jour elle a pu satisfaire aux exigences de la de-
mande. Ces circonstances ont retardé la réorganisation technique de l'établissement de Manter-
nach qui était en voie de réalisation.
Conserves de légumes.
La production de rétablissement de Beaufort a été en augmentation très sérieuse: 190.000
litres-kilogrammes contre 160.000 pour l'année précédente. Les ensemencements en pois ont été
particulièrement forts. Alors que les prix de vente pour l'intérieur n'ont pas varié, la moitié de la
production a été placée à un prix plus avantageux à l'étranger. Il est à prévoir que les ventes res-
teront faciles pendant la durée de la guerre, mais on doit réserver son appréciation sur l'avenir de
cette industrie. Les prix des matières premières ont été sensiblement les mêmes qu'en 1913.
Au début de la guerre, l'industrie des conserves de légumes occupait en moyenne de 15 à 20
ouvriers, de 60 à 100 ouvrières indigènes ainsi que 65 ouvrières flamandes. Après le départ de celles-
ci, leur place a été prise par des ouvrières indigènes dont le nombre avarié, depuis, entre 100 et 150.
Le recrutement de la main-d'œuvre féminine dans le pays même a été d'autant plus facile que
beaucoup d'ouvrières étaient rentrées de l'étranger dès le début de la guerre ou étaient devenues
libres par suite du chômage dans d'autres branches. Les salaires n'ont pas varié par rapport à l'année
précédente.
Meunerie.
La production de la meunerie a été régulière et parfaitement normale jusqu'à la fin du mois
de juillet. Lee prix pratiqués demeuraient presque stationnaires : ils oscillaient autour de 40 fr. les
Horticulture.
Lu culture maraîchère a travaillé dans des conditions normales.
La floriculture a obtenu des résultats médiocres.
Les pépiniéristes, et surtout les rosiéristes, ont été éprouvés d'une manière, désastreuse. A
une saison de printemps normale a suivi celle d'automne, complètement nulle. Plusieurs de nos
rosiéristes ont subi, à la suite de l'occupation, des dégâts considérables. Ils ont été indemnisés
dans des proportions qui ne sont en aucun rapport avec les dommages qui leur ont été causés.
La procédure qui a été employée à leur égard pour fixer les indemnités a été sommaire et
injuste. Ils protestent à ce sujet et se réservent d'interjeter appel en temps opportun contre un
traitement qu'ils ont dû subir, mais auquel ils contestent toute valeur légale.
100 kg. de farine supérieure, pour monter très fortement ensuite, graduellement avec les blés, ou
plutôt suivant ceux-ci à distance. Si la, vente des farines était laborieuse pendant la première partie,
de l'année, la lutte était moins âpre, notre meunerie ayant réussi à trouver, grâce à des circonstances
fortuites, quelques débouchés à l'extérieur.
Tout changea naturellement avec la guerre. La demande devenait de jour en jour plus pres-
sante. A partir du mois d'août, l'importation des blés étrangers devint impossible et la meunerie
dut chômer en grande partie par suite de la suspension des approvisionnements.
L'allure anormale de la fabrication ne permit pas aux meuneries de procurer toujours du travail
à leurs ouvriers. Ensuite le départ des ouvriers belges obligea les meuniers de pourvoir à leur rem-
placement par des ouvriers indigènes.
Au point de vue des résultats financiers, l'exercice écoulé laisse beaucoup à désirer. Pendant
les quatre derniers mois, presque toutes les importantes meuneries en étaient réduites à devoir
chômer faute d'approvisionnements suffisants de blés. Elles n'avaient sous la main que de petites
quantités de blés du pays qu'elles parvenaient à acheter aux cultivateurs à des prix exorbitants.
Malgré les prix maxima fixés par le Gouvernement, les froments se vendaient à la fin de l'année
de 70 à 80 fr. le double hectolitre et même plus. Ces prix étaient dus à la concurrence effrénée des
acheteurs: tout le monde, au demeurant, faisait le commerce des blés.
Les ventes se faisaient dès le début de la guerre, comme partout ailleurs, au comptant, mais
les comptes des anciens clients restaient en souffrance. Une partie de la clientèle du bassin minier
se trouvait dans une situation difficile, voisine de la ruine, par suite du départ précipité des nom-
breux étrangers qui quittèrent le pays sans régler préalablement leurs fournisseurs. De ce chef, la
meunerie a subi de pertes très graves. Elle a été obligée ainsi de faire des crédits très étendus à sa
clientèle.
Années
Nombre
des
laiteries
Nombre
des
membres
3.978
3.969
3.812
4.432
4.442
5.008
5.656
6.378
6.615
6.781
7.115
Lait travaillé
litres
13.060.861
12.711.037
12.853.274
14.421.800
15.819.183
16.941.540
17.344.055
15.900.291
21.576.556
24.919.960
26.306.707
Beurre fabriqué
kg.
502.929,5
489.609,5
489.348
552.538
603.990
641.222
660.448
746.966
807.683
941.511
989.876
Produit de la
vente du beurre.
fr.
ct.
1.307.616,70
1.321.945.65
1.345.707,00
1.547.106,40
1.721.371,50
1.826.129,20
1.935.112,00
2.390.291,00
2.632.394,58
3.097.570,19
3.118.109,40
Laiterie.
La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les chiffres
suivants pour les années 1904 à 1914
Viticulture et commerce des vins.
La calamité des dernières récoltes n'a pas ébranlé l'énergie des vignerons qui, pendant l'année
écoulée, ont redoublé leurs efforts pour préserver les vignes de l'invasion de ses nombreux ennemis.
La bienveillante sollicitude de la Chambre et du Gouvernement qui, dans un élan généreux,
ont mis a la disposition de la Fédération des comices viticoles un crédit de 300.000 fr. pour permettre
aux petits vignerons l'acquisition des anticryptogamiques et des insecticides, a contribué à relever
le courage de ceux qui à la suite des nombreux échecs commençaient à défaillir. Aussi les travaux
de culture, les traitements fongicides et insecticides ont-ils été exécutés par la majorité des vignerons
avec beaucoup de zèle et de ténacité. Si le résultat de la campagne n'a pas complètement répondu
à tout ces efforts, c'est grâce surtout au temps maussade qui présidait à l'époque de la floraison et
qui provoquait sur de nombreux cépages la coulure et le millerandage. Contrairement à ce qui
s'était passé les dernières années, la cochylis n'a fait que de rares apparitions; les dégâts qu'elle
a provoqués ont été peu sérieux. On n'en peut dire autant de l'oïdium et du mildiou qui, partout
où les sulfatages et les soufrages n'ont pas été exécutés à temps ou n'ont pas été répétés assez sou-
vent, ont sévi avec intensité et ont, par endroits, fortement endommagé les feuilles et les grappes.
La récolte a atteint, d'après les renseignements recueillis par les soins de la Commission de
viticulture, 4913 foudres, soit le tiers d'une récolte normale. La qualité du moût dont l'acidité,
exprimée en acide tartrique, s'est élevée en moyenne à 15,2 ‰, et qui a pesé en moyenne 65,5°
à l'aréomètre d'Œchsle, a été très satisfaisante.
Malgré son acidité qui dépasse de 5 °/00 celle des moûts de 1911, le 1914 s'est très bien développé.
Par sa fraîcheur pétillante qui masque quelque peu sa verdeur, il a reconquis au vin de notre Mo-
selle, surtout dans le pays même, de nombreuses sympathies. Les cours s'en sont notablement
ressentis. Le marché qui, en automne et jusqu'à la fin de l'année, était d'un calme inquiétant, s'est
ranimé en janvier dès que la réputation du nouveau vin s'était faite. Les cours, qui, fin décembre
étaient descendus dans quelques localités jusqu'à 12,50 fr. la hotte de 40 litres, montraient une
tendance de plus on plus ascendante et atteignaient fin février 22 à 25 fr. A ce niveau, ils se sont
main tonus jusqu'ici. Les crûs de marque ont réalisé des prix encore bien supérieurs.
En dehors de sa bonne constitution, le 1914 doit sa vogue actuelle encore à la hausse des pris
de la bière. La modification temporaire des prescriptions sur le sucrage (extension de la limitation
quantitative, pour les vins de 1914, jusqu'à 25 % du volume total et de la limitation temporaire
jusqu'au 1er mars 1915), a également exercé un effet des plus heureux sur le commerce des vins,
notamment sur l'exportation de nos produits en Allemagne.
D'après une statistique établie sur les ordres du président de la Commission de viticulture
par des hommes de confiance, les celliers de nos vignerons contenaient, à la date du 1er mars 1915,
on dehors d'un stock de 648 foudres des récoltes précédentes, encore 925 foudres invendus. Il est
donc à prévoir que l'automne prochain trouvera les caves complètement vidées, de sorte que mal-
gré la guerre, les prévisions pour l'écoulement de la récolte future, à moins d'événements imprévus,
sont très encourageantes.
Vins de Champagne.
E. Mercier & Cie., succursale de Luxembourg.
En 1914, la succursale a expédié 950 magnums (double bout.), 288,4501/1, 45,340 ½, 10.170 ¼
et 3.700 1/8. Ces chiffres, sont de beaucoup inférieurs à ceux des armons précédentes à cause de la
guerre qui éclata juste au moment où les approvisionnements pour l'hiver auraient dû commencer.
A cause de ce désastre, l'établissement a été obligé de congédier provisoirement une soixantaine
d'ouvriers. Les prix de vente n'ont pas changé.
Dans les oseraies de Kopstal, l'établissement a jusqu'à présent maintenu le statu que, la
culture des osiers nécessitant, malgré les événements funestes, les soins et l'entretien habituels.
Clouterie.
La société anonyme métallurgique de Bissen renseigne pour l'année 1914 une production de
600 tonnes clouteries diverses, soit une diminution de 400 tonnes par rapport à Tannée précédente.
Cet exercice a été divisé par la guerre en deux parties bien distinctes. La première partie se
ressentait encore de la crise, qui, depuis l'année précédente, n'a cessé de peser sur tous les articles
fil de fer. La vente était faible, les prix peu rémunérateurs. Pendant la seconde partie, qui était
tout à fait sous l'influence de la guerre, l'usine de Bissen a été forcée d'arrêter le travail deux mois
et demi. A la reprise du travail, les matières premières atteignaient des prix très élevés, fantastiques
même pour quelques articles, comme les huiles, les acides, les sulfates de cuivre, etc. Par suite des
mesures prises on Allemagne au sujet de l'exportation de tous ces articles, leur acquisition est
devenue fort lento' et difficile.
Les prix de vente ont suivi la marche ascendante des matières premières, mais, tandis que
pour les clous de chaussures il y a surabondance de commandes, les articles employés par la con-
struction, comme pointes, semonces et mariniers, ont à souffrir de la situation générale, et d'autant
plus que toute exportation est devenue impossible,
Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupés avant la guerre était de (M. A présent,
l'usine occupe à peu près le même personnel. Les prix de la main-d'œuvre sont restés sensiblement
les mêmes.
Meubles en fer.
La fabriqua de meubles Berl & Cie, à Luxembourg, renseigne une production annuelle moyenne
de 800 tonnes lits et meubles en fer et lits l'or et cuivre. Une partie insignifiante de cette produc-
tion est placée à, l'intérieur du pays même, la majeure partie est expédiée en Allemagne, on Belgique
et en Hollande, Le nombre des ouvriers, qui est de 120 on temps ordinaire, a été ramené à 80 par
suite de la guerre.
Pendant la première partie de l'année, la marche des affaires s'est ressentie des prix de combat
suscités par la concurrence extrêmement acharnée. Si les prix de vente so sont améliorés depuis
la guerre, ils n'ont pu so développer parallèlement aux prix de revient en augmentation très
sérieuse par suite du prix élevé des matières premières qu'il était encore fort difficile de se pro-
curer.
La production, dans son ensemble, n'a pas diminué par rapport aux années précédentes
En lits en fer la demande a été vivement stimulée par les besoins exceptionnels de l'administra-
tion militaire allemande. Les meubles de jardin, par contre, ont été négligés. Le degré d'occu-
pation dans le différents compartiments de la fabrication, satisfaisant dans son ensemble, a été
inégal cependant. Le grillage, la serrurerie et la forgerie ainsi que la fonderie et la peinture ont
été fortement occupées; la menuiserie, par contre, a souffert de la faiblesse en meubles de jardin;
de même, le polissage et le vernissage ont eu à souffrir par suite du recul de la demande en lits
en cuivre.
A l'heure actuelle, le volume des affaires est satisfaisant, mais les ordres sont moins régu-
liers qu'en temps normal; ils arrivent par saccades, suivant les caprices de la guerre.
Usine à gaz de Luxembourg.
Sous l'empire du prix unitaire adopté le 1er mars 1913, l'emploi du gaz se généralisa encore
davantage et le débit du mois de janvier accusa une augmentation de 13 % sur celui de l'année
1913; pour le mois de juillet, cette augmentation fut encore de 8 %. Ce mouvement ascendant
dans la courbe du débit subit une forte inflexion à la suite des événements politiques qui, au com-
mencement du mois d'août, vinrent bouleverser le monde. La baisse dans le débit du gaz, continua
industrie électrique.
Usine et tramawys électriques de la ville de Luxembourg.
Durant, les sept premiers mois de 1914, l'application de l'énergie électrique pour éclairage
et force motrice a augmenté dans de fortes proportions. La stagnation économique qui se mani-
festa dès le début de la guerre produisit nécessairement une diminution considérable de la de-
mande d'énergie, surtout pour force motrice. Durant les derniers mois de 1914, le manque de
pétrole détermina le raccordement de nombre d'habitations au réseau électrique et une certaine
reprise de la fourniture de courant. En somme, le chiffre des kilowatt-heures consommés par les
clients, abstraction faite du tramway, a légèrement augmenté, de même la recette de ce chef
227.547,48 fr. contre 225.381,75 en 1913.
Les recettes du tramway, sans tenir compte de la ligne d'Eich, accusent un mouvement
analogue à celui de l'énergie électrique, mais plus prononcé encore: augmentation sensible durant
les sept premiers mois, diminution très forte par suite de la réduction énorme du trafic des voya-
geurs des chemins de fer en août et septembre, enfin, reprise graduelle vers la fin de l'année. Les
recettes totales, se montant à 201.537,50 fr., étaient inférieures de 26.500 fr. environ à celles de
l'année précédente. Les recettes par voiture-km. ont passé de 19,1 à 18,8 centimes.
La ligne d'Eich, mise en exploitation le 26 décembre 1913, qui dépend beaucoup moins du
chemin de for que les lignes de la ville, ne fut guère éprouvée par les événements de 1914 et donna
un très bon résultat économique. En chiffres ronds, les recettes, compris les jours de 1913, se
montent à fr. 71.000 et dépassent de fr. 12.000 le chiffre garanti par la commune d'Eich à la ville.
Recette par km.-voiture 21,4 centimes.
jusqu'au mois de décembre et le total de l'année atteint le chiffre de 2.936.530 m3, ce qui corres-
pond à une augmentation de 49.340 m3 ou de 1,5 % de l'année précédente.
La houille nécessaire à l'approvisionnement de l'usine, ensemble 9967,5 tonnes, arrivait du
bassin de la Sarre; elle coûtait, y compris les frais de transport, de camionnage et d'octroi, 27,43 fr.
la tonne, lequel prix, comparé à celui de l'année dernière, correspond à une hausse de 0,75 fr. par
tonne. Elle n'est que le commencement de celle qui posera sur les résultats de l'exercice 1915 et
atteindra, au bas mot, le chiffre de 5 fr. par tonne.
Fendant tout le mois d'août, le service des transports par rail chômait; les chemins de fer
ne servaient plus qu'aux exigences de la guerre; il fallait donc alimenter l'usine des maigres pro-
visions qu'il est possible d'y emmagasiner. Elles étaient épuisées, lorsqu'à la dernière heure, grâce
à la prévenance des autorités allemandes, civiles et militaires, il l'ut possible d'obtenir un premier
envoi de 200 tonnes et de rétablir insensiblement les provisions.
Le rendement était le même que pour l'année passée: 29,46 m3 de gaz pour 100 kg. de houille.
En présence de la baisse de la consommation, le maximum de la puissance de l'usine, ne fut
pas atteint. Quand même, les négociations pour l'acquisition des terrains destinés à la construction
d'une nouvelle usine furent poursuivies et menées à bonne fin : 660 ares furent achetés pour 140.000 fr.
Les mêmes difficultés que rencontrait l'usine pour son approvisionnement en houille s'oppo-
saient aux marchands qui ne parvenaient pas à remplir leurs engagements. Pour combler on partie
le défaut de combustible, l'usine achetait pour son compte à l'étranger, pendant les trois derniers
mois de l'année, 308 tonnes de coke à gaz, qu'elle débitait pondant l'hiver à la population de la
ville.
La production de l'usine en coke, calculée sur le même coefficient que l'année dernière, a été
de 0,67 x 9967,5 = 6678 tonnes. Il a été vendu 5308 tonnes à la clientèle privée et aux services
publics; avec les 308 tonnes de provenance étrangère, le débit total de l'usine a donc été de 5616
tonnes.
Par la distillation de 9967 tonnes de houille, on produisit 58,6 tonnes de goudron, ou 5,87 kg.
par tonne. Do cette production, 150 tonnes furent vendues à l'administration des travaux publics
pour le goudronnage des routes ; le rente fut exporté en Allemagne. Le prix se maintînt à une moyenne
de 4 fr. les 100 kg.
Les eaux ammoniacales condensées ne furent pas entièrement utilisées par suite des compli-
cations multiples qui survinrent dans l'exploitation de l'usine. La production ne fut que de 47.300
kg. d'une densité moyenne de 26 %; elle ne rapporta que 11.381 fr.
Commerce de détail. — Sa situation économique et financière.
a) Situation économique.
Le mouvement rétrograde de l'activité industrielle, qui commençait à se dessiner pendant le
deuxième semestre de l'année 1913, s'est accentué en 1914 et a continué d'exercer son influence
néfaste sur le commerce de détail, spécialement dans les régions qui vivent directement de l'industrie.
Le chiffre des contributions, fort en recul sur celui de l'année précédente, met en évidence la
réduction des bénéfices acquis, et, par conséquent, des transactions commerciales. Dans le contre
du pays, le commerce de détail, alimenté par une clientèle régulière, a eu à enregistrer pendant
le premier semestre une marche satisfaisante. Dans les régions du nord et de l'ouest du pays, limi-
trophes (de la Belgique, le petit commerce a continué de lutter contre le «kleine Grenzverkehr»,
dont les suites funestes pour le commerce luxembourgeois ont été signalées à différentes reprises
dans nos rapports précédents. A travers la région mosellane, les mauvaises récoltes successives
ont fait sentir leurs effets nuisibles sur l'aimée en cours: les espérances éveillées pendant le premier
semestre par le temps favorable aux vignes, n'ont pas tardé à s'écrouler dans la suite.
La deuxième période de l'année est sous la dépendance de la guerre, survenue brusquement
avec son cortège d'événements funestes. Nos relations avec les pays voisins se trouvant subite-
ment interrompues, le commerce de détail a dû naturellement s'en ressentir. L'occupation militaire
du Luxembourg et de la Belgique par les troupes allemandes a eu pour effet de nous isoler com-
plètement. Depuis ce temps, notre commerce a été dans l'impossibilité de continuer ses relations
libres avec la Belgique, la France et l'Angleterre, même avec les pays neutres.
L'occupation militaire allemande a amené la France et l'Angleterre à interdire ou à intercepter
l'importation des marchandises provenant, soit de ces deux pays, soit des pays d'outre-mer. L'Alle-
magne, de son côté, a prohibé l'exportation de beaucoup d'articles et les importations d'autres
articles sont réduites; encore ces importations sont-elles sujettes à des formalités multiples et à des
démarches de la part du Gouvernement grand-ducal, ce qui, en dehors des retards si regrettables,
porte de sérieuses entraves aux transactions.
Les effets directs de l'occupation militaire se sont fait sentir de manières différentes dans les
diverses branches du commerce.
Il est dans la nature des choses que certaines branches du commerce de détail ont dû profiter
momentanément de la perturbation causée dans les esprits par la si brusque occupation
militaire du pays. Ce sont notamment les marchands de vivres qui se sont vu enlever leurs
marchandises en un clin d'oeil à des prix rémunérateurs. Il y a même eu des abus relativement aux
prix demandés (Ma clientèle affolée, mais ces abus, contrairement à ce qu'on prétend, ont été
assez rares.
Malheureusement, les stocks de marchandises une fois épuisés, ce n'est qu'à des prix sensible-
ment plus élevés et dans des conditions de transport rappelant les temps d'avant la construction
des chemins de for qu'ils ont pu être tant soit bien renouvelés. Les difficultés des communications
d'une localité à l'autre, aux époques où les voyages en auto, même en voiture, étaient tantôt
défendus, tantôt permis contre présentation d'un passe-port, paralysaient les échanges. Spéciale-
ment, les localités voisines des frontières en ont souffert. Les communications par téléphone d'une
localité à l'autre restaient interdites jusqu'à la fin de l'année. Les télégrammes, censurés, subis-
saient des retards désagréables. Les correspondances par lettres avec l'Allemagne, le seul pays acces-
sible pour nous, demandaient quatre semaines pour l'aller et le retour, quelquefois davantage.
A part ces entraves, il faut citer une circonstance, qui, sans éveiller la critique, n'a pas laissé que
faire un grand tort au commerce des articles de consommation: beaucoup de communes ont fait
des achats de vivres en gros pour les rétrocéder aux habitants au prix coûtant, quelquefois même
au-dessous, et ces répartitions communales de vivres continuent.
On peut dire que, une fois terminés les approvisionnements des ménages, lesquels se sont laits
sur une large échelle, ci; la répartition par les communes organisée, l'allure des affaires dans la plu-
part des branches du commerce de détail s'est singulièrement ralentie. A ces circonstances, il faut
ajouter le départ de nombreux ouvriers d'industrie et la diminuation de la capacité d'achat d'une
partie de la clientèle, conséquence de la diminution des salaires et de l'augmentation simultanée
du prix de/presque tous les objets de première nécessité. Il est vrai que ce n'est qu'à la fin de l'année
1914 que toutes ces circonstances ont commencé à produire leurs effets. Le bénéfice supplémentaire
a été contrebalancé on grande partie par les pertes que le brusque départ des ouvriers étrangers
et des hommes appelés sous les drapeaux a causées au petit commerce. Ces pertes se montent à
des chiffres énormes.
Pour les marchands de combustible, l'année 1914 n'a pas été brillante. Une température assez
douce, circonstance heureuse il est vrai pour la population en général, avait réduit sensiblement
la demande. Les charbonnages, gênés par le manque de wagons et d'ouvriers, ne pouvaient expédier
régulièrement et les envois n'arrivaient qu'avec des retards considérables. Toutes ces circonstances
réunies ont exercé une influence défavorable sur la branche des combustibles.
Le marché des grains et graines ainsi que des farines a été florissant: tous les consommateurs
cherchaient à s'approvisionner le plus largement possible.
Les maisons de confections, de nouveautés, de modes et de gants ont été spécialement affectées
par les circonstances développées plus haut. Les ventes se sont réduites à 25 % environ de leur
volume normal.
Les marchands de drap ont vu descendre leur chiffre d'affaires à 50 % approximativement.
Les tricots et articles de laine ont été favorisés. La défense d'exportation de l'Allemagne a eu
pour résultat d'engager les clients à se pourvoir en ces articles, et les marchands ont pu écouler com-
plètement leurs stocks jusqu'aux moindres rossignols. Malheureusement, l'année prochaine ne
s'annonce guère favorable pour cette branche, le réassortiment étant presque totalement impos-
sible.
Pour les articles de ménage et de quincaillerie, le commerce, interrompu pendant les mois
d'août, de septembre et d'octobre, s'est relevé lentement après. A la fin de l'année, il avait regagné
environ 50 % de son ampleur normale. Le commerce des articles de luxe, bijouterie, etc. a perdu
75 % de son volume ordinaire; seules quelques maisons favorisées, fréquentées par la clientèle de
la campagne, ne se plaignent pas trop.
Le commerce des meubles, des chaussures et des toiles montre une situation peu enviable;
ces branches ont vu baisser leurs affaires dans une forte mesure.
Dans son ensemble, le commerce de détail a souffert de l'incohérence des affaires provenant
des difficultés que présentaient les réassortiments.
b) Situation financière.
La guerre a amené le départ précipité d'un grand nombre d'habitants du Grand-Duché. Beau-
coup d'entre eux n'avaient pas le temps de mettre leurs affaires en ordre et les commerçants ont
eu à déplorer des pertes énormes par suite de règlements restés en souffrance ou sérieusement com-
promis. La plupart des pays, sauf l'Allemagne, instituaient des moratoires. L'Allemagne, de son
côté, prit des mesures défendant toutes poursuites judiciaires contre ses habitants de la part de
l'étranger.
Le moratoire institué dans le Grand-Duché fut levé le 6 octobre 1914. A partir de cette date
lus commerçants luxembourgeois ont été obligés de faire honneur à leurs obligations tant envers
leurs créanciers du pays même qu'envers ceux de l'Allemagne, sans pouvoir faire valoir leurs droits
contre leurs débiteurs étrangers. Ce n'est qu'au prix des plus grandes difficultés qu'ils ont pu se
procurer les fonds nécessaires pour payer leurs dettes. Si le crédit habituel leur avait été acquis,
ils auraient pu, sans trop de difficultés, se tirer d'affaire. Seulement, dès le début de la guerre,
le commerce de gros ne vendait plus à crédit; du jour au lendemain, le détaillant, soucieux de satis-
faire sa clientèle, devait employer ses fonds disponibles pour les réassortiments. Les factures res-
taient on souffrance et, conséquence inévitable, beaucoup d'actions en payement surgissaient
contre des commerçants qui, auparavant, avaient toujours fait honneur à leurs engagements.
Bien des commerçants ne sont pas encore sortis de ces difficultés.
Les affaires portées devant les tribunaux dans le courant du dernier trimestre 1914 réflètent cette
situation. Nous n'entendons pas dire que le nombre des affaires portées en 1914 devant les tribunaux
de commerce soit un corollaire absolu de l'occupation militaire. Mais, il ne faut pas perdre de vue
que, par suite de l'extension de la compétence des juges de paix en matière commerciale jusqu'à
concurrence de 500 fr., nombre d'affaires commerciales sont soustraites aux tribunaux de com-
merce. Pour pouvoir se faire une idée exacte de la corrélation qui existe entre l'occupation mili-
taire et les poursuites judiciaires contre les détaillants, il faudrait connaître évidemment le nombre
des affaires commerciales portées devant les justices de paix, qui échappe à notre appréciation.
Nonobstant, les nombreuses affaires au-dessous de 500 fr., jugées en 1914 par les magistrats cantonaux,
le chiffre des concordats et faillites n'a pas diminué. Bien au contraire. En comparant la période
du 1er juillet 1918 au 1er janvier 1914 à celle du 1er juillet 1914 au 1er janvier 1915, on constate que
leur nombre est en augmentation de 18 (198 contre 216). Si le nombre des affaires au tribunal de
commerce n'a pas augmenté dans de fortes proportions, c'est que, par ces temps critiques, d'abord
le nombre des transactions commerciales a diminué sensiblement, le goût des entreprises étant
paralysé, et, qu'ensuite, les ventes se faisant généralement au comptant, l'absence des marchés
à crédit n'a pas donné lieu à des difficultés se dégageant de ce genre d'affaires, en coupant court
au laisser-aller des mauvais payeurs.
Ici, il y a encore un fait intéressant à relever.
La disposition légale qui prévoit la procédure de la demande de sursis a été instituée par la
loi du 2 juillet 1870. Cependant, depuis cette date jusqu'au mois d'octobre dernier, soit pendant
plus de 45 ans, il n'a jamais été fait usage de cette planche de salut que le législateur de 1870 en-
tendait tendre au commerce. Vers la fin de 1914, 2 demandes ont été présentées et accordées. On
ne pourrait être taxé de témérité en prétendant que c'est par suite des circonstances particulières
créées à notre pays par la guerre que quelques intéressés s'en sont souvenus et entendent en tirer
fruit.
Une
constatation à faire encore c'est que, pour la seconde moitié de 1914, les affaires enrôlées
présentent une nature et un caractère différents de ceux de la période précédente. Pendant la pre-
mière moitié de 1914, l'importance des affaires avait plutôt diminué relativement à l'objet du litige;
les litiges importants se faisaient plus rares. Mais, pendant la seconde moitié de l'année, après
le commencement de la guerre, le caractère des affaires changeait: tantôt la livraison non exécutée
de grandes quantités de marchandises, tantôt la grande différence outre le prix convenu et la hausse
pratiquée amenait les parties au prétoire.
A titre de comparaison, nous avons cru utile de compléter cet aperçu du commerce de détail
par un relevé des affaires commerciales enrôlées au tribunal de commerce de Luxembourg en 1913
et en 1914.
a) Affaires
commerciales en général.
Du 1er janvier 1913 au 1er janvier 1914 ont été enrôlées
Du 1er janvier 1914 au 1er janvier 1915 ont été enrôlées
Du 1er juillet 1913 au 1er janvier 1914 ont été enrôlées
Du 1er juillet 1914 au 1er janvier 1915 ont été enrôlées
470 causes.
b) Faillites et concordats.
1° Faillites
Du 1er janvier 1913 au 1er janvier 1914 ont été déclarées
Du 1er janvier 1914 au 1er janvier 1915 ont été déclarées
Du 1er juillet 1913 au 1er janvier 1914 ont été déclarées
Du 1er juillet 1914 au 1er janvier 1915 ont été
déclarées
2° Concordats
27 faillites.
Du 1er janvier 1913 au 1er janvier 1914 ont été
sollicités
dont
et
Du 1er janvier 1914 au 1er janvier 1915 ont été
sollicités
dont
et
14 concordats,
7 ont été accordés
7 refusés.
8 concordats,
8 ont été accordés
6 refusés.
c) Demandes de sursis de payement.
En 1914 ont été demandés et accordés deux sursis, l'un par un marchand de mercerie et l'autre
par un entrepreneur de constructions.
Faillites et concordats.
Le nombre des faillites et concordats s'établit comme suit pour les trois dernières années
A. Arrondissement de
Faillites déclarées
Concordats sollicités
Concordats homologués
B. Arrondissement de
Faillites déclarées
Concordats sollicités
Concordats homologués
Luxembourg.
Diekirch.
Bourse du travail.
Les bourses du travail de Luxembourg et d'Esch-s.-Alz. renseignent les opérations suivantes
pour l'année 1914
Années
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
HOMMES
Demandes
Offres
FEMMES
Demandes
Offres
Bourse d'Esch-sur-Alzette
HOMMES
FEMMES
Demandes
Offres
Demandes
Offres
Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg, 4816 émanent de Luxem-
bourgeois, 941 d'Allemands, 83 de Belges, 113 de Français, 19 d'Italiens, 19 de Suisses et 65 d'autres
nationaux; parmi celles renseignées par la bourse d'Esch, 2582 émanent de Luxembourgeois, 2160
d'Allemands, 140 de Belges, 191 de Français, 257 d'Italiens, 18 de Suisses et 225 d'autres nationaux.
Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre de 31 appartements
et de 44 chambre meublées et une demande de 115 appartements et de 78 chambres meublées. La
demande de petits appartements meublés avec cuisine a été plus forte dans les derniers mois. A la
bourse d'Esch, ce service renseigne les opérations suivantes: l'offre a porté sur 874 appartements
meublés, 396 appartements non meublés et 786 lits, et la demande, sur 189 appartements meublés,
518 appartements non meublés et 169 lits.
Assurances.
Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché
pendant les années 1908 à 1913.
RECETTES
Années
Sommes perçues en
Primes
Intérêts
Divers
Total
des
Restitu-
tion de
recettes
primes
DEPENSES
Sommes dépensées pour
Réassu-
rances
Pertes
Provi-
sions
Frais
d'admi-
nistration
Divers
Total
des
dépenses
Incendie (Nombre des Cies d'assurances
12).
1 327 391
1.364.038
1.419.131
1 478 726
1 604 161
1.608.952
8 682
4.928
5.048
5.498
5.495
6.143
46 291
54.777
101.010
80 146
180.795
132.290
1.382.365 10.160
1.423.743
9.282
1.525.189
8.777
1 564 370
7.395
1.766.402 16.794
1.747.385 20.569
290.029
310.116
330.309
347.878
314.128
392.942
607.540
661.532
805.629
1.280.245
1.113.864
848.729
249.542
265.559
180.070
223.128
338.500
205.881
117.980
155.578
246.135
250.748
160.282
274.846
72.967
65.263
59.107
67.096
66.279
73.701
1.408.280
1.467.430
1.630.027
2.176.491
2.009.847
1.816.669
RECETTES
Années
Sommes perçues en
Primes
Intérêts
Divers
Total
des
recettes
DÉPENSES
Restitu-
tion de
primes
Réassu-
rances
Sommes dépensées pour
Pertes
Provi-
sions
Frais
d'admi-
nistration
Divers
Total
des
dépenses
Vie (Nombre des (Cies d'assurances: 22).
1.403.502
1.470.187
1.650.446
1.642.297
1.794.444
1.875.224
734.969
141.936
179.517
197.053
211.308
230.288
50.437
663.043
666.941
673.877
632.730
586.918
2.189.008
2.275.165
2.496.904
2.513.227
2.638.482
2.692.420
181.560
236.277
252.794
229.207
367.064
302.265
250.464
157.408
277.840
228.197
232.842
337.299
490.852
536.300
667.700
584.055
606.420
555.156
130.827
134.550
154.093
174.319
161.395
148.887
103.649
110.487
134.332
127.892
159.135
137.711
947.633
991.122
1.007.163
1.060.656
1.008.057
1.103.321
2.104.985
2.166.144
2.493 922
2.427.254
2.534.913
2.534.649
Accidents (Nombre des Cies d'assurances: 10).
135.175
142.148
139.270
136.759
165.718
123.080
17.408
1.179
1.209
4.486
2.921
1.168
17.144
18.292
13.240
27.261
26.622
22.670
168.727
161.619
153.719
178.506
195.261
146.918
3.580
3.989
3.521
1.549
2.534
1.905
30.768
27.381
27.504
32.624
38.946
12.787
114.397
83.703
81.887
72.110
97.672
63.907
18.747
24.085
36.091
17.629
21.648
18.650
16.536
19.455
19.345
17.978
23.111
18.978
36.056
32.852
47. 152
36.902
33.299
44.738
220.084
191.465
215.500
178.792
217.210
160.965
Transports (Nombre des Cies d'assurances: 3).
6.609
8.219
8.602
10.536
10 098
21.520
6.796
8.446
8.869
10.735
10.271
21.585
3.627
4.610
4 449
5.530
5.565
9.087
2.726
3.045
1.608
2.673
1 .776
1.114
7.387
8.940
6.487
7.724
7.724
8.593
14.814
Bris des glaces (Nombre des Cies d'assurances: 5).
21.164
28.153
22.8.18
18.551
21.411
22.768
21.164
28.153
22.818
18.551
21.411
22.768
1.198
1.082
8.059
8,541
1 3 . 0 6 4
10.511
13.261
14.057
4.6611
6.209
5.043
3.99(5
4.639
5.605
2.140
2.356
3.112
2.089
2.281
1.752
17.909
18.405
18.405
21.922
17.509
20.835
22.785
Grêle (Nombre des Cies d'assurances: 1)
30.381
20.647
23.495
20.476
17.520
17.129
31.132
20.647
23.495
20.476
17.520
17.129
36.425
10.255
12.987
3.766
8.820
4.790
3.2(…)5
3.68.1
3.276
2.802
2.741
4,148
3.351
2.069
1.539
2.379
46.539
16.058
18.920
10 012
13.411
5.045
Vol (Nombre des Cies d'assurances: 6)
19.766
10.669
14.624
12.566
16.246
17.625
19.766
10.669
14.674
12.566
16.246
17.625
1.757
2.784
1.132
1.408
8.506
4.149
6.027
4.096
5.292
1.36(…)
2.203
2.783
2.171
3.766
3.641
3.555
4.037
3.414
17.116
8.252
16.130
9.009
13.542
7.641
RECETTES
Années
1 9 1 1
Sommes perçues en
Primes
30.819
29.774
38.756
47.699
58.482
104.216
20.516
27.837
31.333
31.851
28 596
28.522
Intérêts
1.102
3.877
24.413
1.575
2.088
2.450
2.520
2.520
Divers
Responsa
8.239
10.468
5.381
10.459
18.989
72.257
Mort
3.434
4.266
5.040
3.847
4.927
9.152
Total
des
recettes
bilité civile
39.585
41.244
44.147
62.035
78.046
200.886
alité du bét
24.400
33.678
38.461
38.148
36.043
40.194
DÉPENSES
Restitu-
tion de
primes
(Nomb
ail (Nom
s
Réassu-
rances
bre des Cies
10.827
11.609
11.633
20.111
14.487
40.806
bre des (
1.711
1.990
2.377
2.066
Sommes dépensées pour
Pertes
d'assuran
1.838
23.673
5.650
11.189
11.689
104.095
Cies d'assur
18.081
40.634
39.612
32.278
27.901
26.502
Provi-
sions
ces: 3).
3.237
3.060
5.406
15.387
11.674
28.164
ances: 1)
4.210
6.280
6.234
5.586
3.924
4.328
Frais
d'admi-
nistration
1.028
1.678
4.733
4.674
9.733
2.234
3.035
3.612
3.501
2.898
2.851
Divers
10.468
44.839
10.459
18.989
72.256
86.665
6.000
6.625
8.000
7.750
5.625
5.625
Total
des
dépenses
27.719
44.839
37.394
70.895
123.992
270.438
32.855
58.715
57.463
49.125
42.725
41.372
Assurance-maladie.
Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exerc
1° Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion de
fonds de réserve)
2° Intérêts de capitaux et autres produits
3° Droits d'entrée des membres effectifs
4° Droits d'entrée des membres honoraires
5° Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies) ..
6° Cotisations des membres volontaires
7° Avances (art. 46 de la loi)
8° Subventions des patrons (art. 47 de la loi)
9° Remboursements pour prestations de secours
10" Remboursements de la part de l'assurance-accidents
11° Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la
Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés
par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds
de réserve
12° Emprunts, avances du comptable, etc
13° Recettes diverses
Totaux
Caisse régionales
fr.
57.223,86
15.022,67
53.535,50
44,50
722.339,71
11.572,24
1.705,47
3.268,14
21.200,00
19.341,06
2.960,70
fr.
908.213,85
ice 1913.
Caisse de fabriques
fr.
54.720,79
47.049,31
39.487,02
33,75
1.393.708,35
1.974,24
7.315,70
1.500,00
1.321,57
1.056,36
35.841,10
5.035,88
55.300,78
fr.
1.644.344,79
DÉPENSES.
1° Traitement médical
2° Médicaments et autres curatifs
3° Prestations aux membres et à leurs familles
4° Prestations d'après les art. 16 et 19 de l'assurance-
accidents
5° Prestations aux femmes en couches
6° Prestations en cas de décès
7° Frais d'entretien aux hôpitaux
8° Prestations aux convalescents après cessation des
secours
9° Remboursements pour secours aux malades
10° Remboursements à l'assurance-accidents
11° Remboursements d'avances
12° Remboursements de cotisations et de droits d'entrée
13° Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et dotations
du fonds de réserve
14° Remboursement d'emprunts
15° Frais d'administration
16° Dépenses diverses
Totaux
fr.
183.555,78
155.337,72
300.936,76
4.805,52
1.951,84
12.536,90
58.688,26
1.090,06
5.304,59
2.738,92
11.815,61
4.994,09
76.667,71
4.037,20
fr.
824.401,04
fr.
342.373,29
272.259,97
652.342,49
20.292,15
11.037,80
21.975,01
127.330,09
1.295,60
485,96
2.465,62
4.860,68
1.297,93
77.494,18
4.946,17
20.460,56
5.106,69
fr.
1.566.030,09
Résultats comparés des années 1903-1913.
Caisses régionales
Recettes
fr.
373.069,95
452.225,58
469.301,21
523.885,20
616.250,76
663.201,78
666.927,30
857.103,32
968.464,55
972.827,61
908.213,85
Dépenses
fr.
342.664,06
409.474,69
427.810,67
4.91.919,52
570.998,04
600.155,56
594.420,76
759.240,77
842.879,38
915.603,75
824.461,04
Caisses de fabriques
Recettes
fr.
948.942,16
1.149.4.48,20
1.081.685,71
1.224.477,98
1.352.250,38
1.189.527,18
1.132.451,95
1.195.399,40
1.355.018,65
1.514.499,75
1.044.344,79
Dépenses
fr.
862.073,00
1.092.643,40
1.013.019,35
1.130.770,95
1.275.704,95
1.143.707,29
1.067.434,79
1.145.939,73
1.284.204,32
1.459.779,93
1.566.030,09
Assurance-accidents.
Bilan de l'exercice 1914.
RECETTES.
1. Report de l'exercice antérieur
2. Avances des membres
3. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1914
4. Intérêts du fonds de réserve au 81 décembre 1914
5. Intérêts du fonds d'amortissement du capital
6. Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1914
7. Recettes suivant art. 48 de la loi
8. Part du Gouvernement aux frais d'administration
9. Remboursement du Gouvernement (art. 71 de la loi)
fr.
107.385,77
1.547.512,35
5.510,23
16.380,04
229.400,39
414,33
3.875,51
24.159,60
10.
11.
12.
13.
2.
3.
4.
5.
Amendes d'ordre
Versements d'arriérés des années antérieures
Recettes imprévues
Versements pour solde des membres
. ,
DÉPENSES.
Total
Indemnités
pour
accidents
Frais de traitement
Capital représentatif des rentes en cours
Fonds de réserve
Frais d'administration
Total
fr.
382,05
1.100,13
407 71
246.421,36
2.182.449,47
fr.
1.217.844,76
87.103,89
701.122,35
86.139,42
90.239,05
fr.
2.182.449,47
L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-
cice 1914
3.
4.
5.
8.
12.
1.
2.
3.
4.
5.
RECETTES.
Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1914
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1914
Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1914
Part du Gouvernement aux frais d'administration
Versements pour solde des membres
Total
DÉPENSES.
Indemnités pour accidents
Frais de traitement
Capital représentatif des rentes en cours
Fonda de réserve
Frais d'administration
Total
fr
84. 95
357,05
1.513,71
12.783,17
213.980,92
fr. 228.719,10
fr. 59.725,03
67.607,50
57.444,99
8.495,95
35.445,63
fr. 228.719,10
Assurance-vieillesse et invalidité.
Bilans des exercices 1913 et 1914.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
12.
14.
RECETTES.
Report de l'exercice antérieur
Cotisations des membres
Intérêts dus par la Banque Int. au 31 décembre
Intérêts du fonds de pension des employés au
31 décembre
Part du Gouvernement aux frais d'administration.
Remboursements du Gouvernement (art. 130)
lntérêts du fonds de réserve
Recettes de l'art. 8 de la loi
Recettes de l'art. 14 de la loi
Recettes de l'art. 40 de la loi
Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1914
Versements d'arriérés des années antérieures
Recettes
imprévues
Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort
fr.
242.188,96
903.889,05
14.576,26
37,60
24.046,02
52.112,67
39.268,92
709,85
3.748,28
64,39
fr.
1.280.642,00
fr.
563.159,41
838.688,62
10.634,18
74,73
35.387,55
62.304,24
93.144,85
764.58
2.232,83
2.369,22
125. 000 ,00
548,01
13,83
510,06
fr. 1.734.832,11
DÉPENSES.
1. Indemnités (rentes vieillesse et invalidité)
2. Frais de traitement
3. Frais d'administration
4. Fonds de réserve
fr.
52.811,59
33.805,99
51.257,93
1.142.766,49
fr.
1.280.642,00
fr.
69.274,89
57.110,04
75.523,66
1.532.923,52
fr.
1.734.832,11
Caisse d'épargne et Crédit foncier.
A. — CAISSE D'ÉPARGNE.
D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice .1.913, l'avoir des déposants,
y compris les dépôts faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1913 en principal et intérêts
à 66.273.476 fr. Le chiffre correspondant était de 64.628.393 fr. en 19.1.2, de 62.834.961 fr. en 1911
et de 61.469.389 en 1910.
Le chiffre des versements a été de 15.968.517 fr., celui des remboursements de 16.206.119 fr.
De 1900 à 1908, les versements ont dépassé régulièrement les remboursements. L'exercice 1909
accuse un excédent des remboursements de 173.481. fr., et, en 1910, les versements dépassent de
nouveau les remboursements de 551.567 fr. Par contre, de .1911 à 1913, les remboursements dé-
passent les versements: l'excédent est de 422.009 fr. en 191.1, de 32.323 fr. en 1912 et de 237.602 fr.
en 1913. Si, néanmoins, l'avoir des déposants a augmenté de 1.645.083 fr., c'est grâce aux intérêts
capitalisés à la fin de l'exercice 1913, qui s'élèvent à 1.820.922 fr.
Le nombre des versements a été de 70.531, soit une moyenne par versement de 226 fr. ; en 1912,
cette moyenne a été de 227 fr. Le nombre des remboursements a été de 37.712; la moyenne ressort
donc à 429 fr. contre 409 en 1912. Le nombre total des opérations de versement et de rembourse-
ment s'élève pour l'année 1913 à 108.243 et porte sur une somme de 32.174.636 fr. contre 101.594
opérations portant sur une somme de 29.717.906 fr. pendant l'année précédente.
Les livrets en circulation au 31 décembre 1913 atteignent 76.358, soit une augmentation de
2720 sur l'année précédente. La moyenne du nombre des livrets en 1913 par rapport à la popula-
tion est de 1 sur 34/10 habitants ; l'avoir moyen par livret est de 868 fr. pour cet exercice contre 877 fr.
en 1912. Il a été délivré 8.090 livrets nouveaux contre 7526 en 1912, L'intérêt bonifié aux déposants
s'est élevé à 1.887.467 fr., en augmentation de 53.714 fr. sur l'année précédente.
L'actif total de la (laisse d'épargne fin 1913 s'élève, suivant bilan, à 66.869.400,15 fr. contre
65.629.659,81 fr. à fin 1912. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.803.264,01 fr.
contre 2.715,135,61 fr. en 1912.
Le compte des frais généraux de solde par 157.744,38 fr.; il dépasse de 13.851,49 fr. le chiffre
correspondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 551.448 fr., soit 0,82%
de l'actif total de l'établissement; les bénéfices nets s'élèvent à 393.704 fr., soit 0,59 % du même
actif. Le fonds de réserve a passé de 4.017.928 fr. à 4.411.632 fr.
Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1913 s'élèvent
à 825.443,65 fr., les remboursements à 698.779,39 fr. Le total des prêts consentis aux emprunteurs
par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 910.708.76 fr., celui des remboursements à
784.270,21 fr.
Durant l'exercice 1913, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 110 écoles contre 117 en 1912;
le nombre des versements opérés a été de 8547 fr. le montant des dépôts s'est élevé à 47.278 fr
1 .
2.
3.
4 .
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
Bilan
au 31 décembre 1913.
ACTIF.
Disponible en caisse et en banque
Bureaux auxiliaires
Portefeuille, val. au 31 décembre 1913
Crédit foncier de l'Etat. Avances
Caisses publiques de crédit agricole et professionnel. Avances
Habitations à bon marché. Avances .
Comptes transitoires, int. à rec. au 31 déc. 1913
Recette générale
Diverses communes en compte courant. Avances.
Immeubles de service
a) Hôtel Rue Aldringer
b) Hôtel Plateau Bourbon
a) Place à bâtir
Mobilier
L'État pour compte du Crédit agricole et professionnel
L'État pour compte des Habitations à bon marché
Comptes transitoires, Différences de cours réservées
à déduire: Fonds de réserve
Solde au 31 déc. 1912
4.017.928,45
Bénéfices réalisés en 1913
393.703,80
105.540,58
927.782,36
19.470,00
4.733.005,74
4.411.632,25
fr.
fr.
c.
4.095.879,19
438.182,50
56.019.521,63
1.063.850,33
126.664,26
2.672.434,85
391.172,32
9.949,07
639.078,54
1.052.792,94
19.349,80
208,35
18.942,88
321.373,49
66.869.400,15
1.
2.
3.
4 .
5.
6.
PASSIF.
Avoir des déposants au 31 déc. 1913
Épargne scolaire. Solde en suspens
Diverses communes en compte courant
Compte de cautionnements
Comptes transitoires; réescompte
Créditeurs divers
fr.
66.273.476,52
146,61
591.978,30
700,00
2.657,01
441,71
66.869.400,15
Compta de Profits et Pertes.
DÉBIT.
Frais d'administration
Amortissement du compte de Mobilier
Divers
Bénéfices nets réalisés en 1913
fr.
157.744,38
2.149,97
217,71
393.703,80
553.815,86
4.
5.
6.
CRÉDIT.
Bénéfices sur titres remboursés
Bénéfices sur titres vendus
Bénéfices d'intérêts réalisés en 1913
Comptes soldés par application de l'art. 24 du règl. organique
Divers
fr.
20.219,87
16.365,00
515.917,28
1.001,00
100 42
212,29
553,815.86
Avoir des déposants (avec les intérêts capitalisés de 1914)
Nombre des versements durant l'année 1914
Montant des versements durant l'année 1914
Nombre des remboursements durant l'année 1914
Montant des remboursements durant l'année 1914
Nombre des livrets en cours
Intérêts bonifiés aux déposants en 1914
a) int. payés sur livrets soldés
fr.
89.359,72
b) int. capitalisés au 31 déc. 1914
1.870.719,92
Avances faites aux Caisses de crédit agricole et professionnel
Avances au service des Habitations à bon marché (non compris les int. dus au
31 déc. 1014)
fr.
67.191 .424,77
51.250
13.837.687,79
43.050,00
14.829.674,73
77.462,00
1.910.079,64
110.426,09
2.756.665,85
La situation au 1er janvier 1915 se présente comme suit
B. — CRÉDIT FONCIER.
Le nombre des demandes présentées pendant le« années 1901 à 1913 est de 4930 ensemble,
portant sur une somme de 72.355.806 fr. Le Conseil d'administration a prononcé pendant cette
période des admissions pour 50.145.765 fr., dont 2.879.625 fr. en 1913. Le nombre des prêts n'élève
à 3310 ensemble, représentant un capital de 49.558.265 fr., dont à déduire
a) 5.553.011,79 fr. recouvrés par l'effet de l'amortissement, et
b) 6.221.661,93 » par suite de remboursements anticipés,
soit 11.774.673,72 fr. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1913 est de 37.783.591,28 fr.
Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 1055 à 1144 et les sommes prêtées
ont passé de 8.039.700 fr. à 8.622.050 fr.; la moyenne par prêt ressort à 7536 fr. Les prêts sur
propriétés urbaines s'élèvent fin 1913 à 1404 et portent sur un capital do 16.652.250 fr. ; la moyenne
par prêt est de 1.1.560 fr. Les prêts communaux s'élèvent à cette époque à 662 et représentent
un capital de 23.510.415 fr., soit on moyenne 35.514 fr. par prêt. Le montant des intérêts et an-
nuités dus pour l'année 1913 est de 2.316.942,61. fr., en augmentation de 178.127,39 sur l'année
précédente.
Le total des émissions d'obligations foncières jusqu'à fin 1913 s'élève à 45.000.000 fr. La
valeur nominale des obligations vendues s'élevait au 31 décembre 1913 à 5.182.600 fr. Le béné-
fice réalisé jusqu'à cette époque sur la vente; des obligations foncières s'élevait, au total, à 234.342,37
francs.
Les bénéfices réalisés en 1913 s'élèvent à 138.447,21 fr., comprenant les intérêts sur prêts,
intérêts sur obligations vendues, etc. Les frais d'administration sont émargés par 108.149,33 fr.,
contre 91.263,88 pour l'année précédente.
Après déduction des frais d'administration, il reste un bénéfice net de 30.297,88 fr., qui ont
été portés sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve n'élève au
31 décembre 1913 à 498.184,48 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.
Bilan au 31 décembre 1913.
ACTIF.
1 .
Prêts
dont à déduire
amortissement opéré pendant les années
1901 à 1913 incl
remboursements anticipés effectués pendant
les mêmes années
5.553.011,79
6.221.661,93
49.558.265,00
11.774.673,72
fr.
2.
3.
4 .
5.
Compte de Mobilier
Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
dompte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction
dompte transitoire (emprunteurs)
fraction du semestre d'intérêts courus au 31 déc. 1913 sur prêts
fr.
37.783.591,28
15.063,10
15.862.000,00
4.310,27
553.083,18
54.218.047,83
PASSIF.
1 .
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
I.
II.
Fonds de dotation
Sommes non encore touchées
a) sur prêts faits à des particuliers
b) sur prêts faits à des communes
Obligations foncières 3½ % en circulation
dompte créancier: Caisse d'épargne
173.400,00
563.812,00
Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
Coupons d'obligations non encore touchés
Disagio sur prêts communaux
dompte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction .
Compte transit. (Obligataires): fraction du coupon couru au 31 déc. 1913 sur
oblig. foncières en circulation
Fonds de réserve
agio sur obligations vendues de 1902 à 1913
a) réserve ordinaire
b) excédent favorable, exercice 1913
233.544,23
30.297,88
234.342,37
263.842,11
fr.
500.000,00
737.212,00
35.182.600,00
1.063.850,33
15.862.000 00
39.543,00
22.500,00
4.310,27
307.847,75
498.184,48
54.218.047,83
Compte de Profits
et Pertes.
DOIT.
1.
2.
3.
4.
5.
Intérêts do 1913 sur compte Fonds de dotation
Intérêts de 1913 sur obligations foncières 3½ %
Intérêts sur comptes de correspondants
10 % d'amortissement sur
Mobilier
Frais généraux de l'exercice
Excédent favorable de l'exercice 1913
fr.
15.000 00
1.231.320,13
31.443,63
1.673,67
108.149,33
30.297,88
1.417.884,64
1 .
2.
3.
AVOIR.
Intérêts de 19.1.3 sur prêts
Intérêts compris dans le prix de vente des oblig. fonc. vendues en 1912
Balance des recettes et des dépenses accessoires
fr.
1.392.652,30
18.469,92
6.762,42
1.417.884,64
Nombre des prêts réalises
3.553
Montant des prêts réalisés
a) prêts aux particuliers, associations
syndicales
et
établissements
publics
fr.
27.437.250,00
b) prêts aux communes et aux synd. intercom.
24.598.765,00
Import sur prêts non encore touché
Amortissements opérés
Remboursements anticipés
Montant en capital des prêts encore en cours
Valeur nominale des obligations vendues
Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs
fr.
52.036.015,00
571.310,00
6.510.810,59
6.817.760,44
38.806.443,97
36.611.600,00
16.814.100,00
La situation au 1 e r janvier 1915 se présent« comme suit;
C. — SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.
L'import total des 998 prêts hypothécaires réalisés depuis le 1er janvier 1907 jusqu'au 31
décembre 1913 s'élève à 3.525.340 fr. La moyenne du prêt est donc de 3532 fr.; elle varie suivant
la profession de l'emprunteur; elle est de 3027 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3485 fr. pour
les artisans, de 3,126 fr. pour les cultivateurs, de 4493 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le
solde en capital restant dû par les emprunteurs au 31 décembre 1913 s'élève à 2.712.109,58 fr.
La situation au 1er janvier 1915 se présente comme suit
Nombre des prêts réalisés : sans assurance
avec assurance
Montant des prêts réalisés
Import sur prêts non encore touché
Amortissements
opérés
Remboursements
anticipés
Montant en capital des prêts encore en cours
Capital assuré
Primes versées à la Compagnie
d'assurances
fr
3.906.530,00
58.795,00
721.352,09
309.306,57
,
2.875.871.34
2.275,133,50
229.500,39
Banque Internationale à Luxembourg.
Le rapport de la Direction pour l'exercice 1914 s'exprime ainsi
Par suite de la guerre et de la crise économique générale qui s'en est suivie, notre établissement
a été également fortement éprouvé, surtout par le fait que notre industrie métallurgique, la prin-
cipale industrie du pays, s'est vue obligée d'arrêter ou de restreindre dans une large mesure ses
exploitations, les transports par chemin de fer ayant été en partie totalement suspendus et en partie
maintenus seulement dans des limites très restreintes.
Le mouvement des affaires est de 379.000.000 fr. en chiffres ronds, inférieur à celui de l'exercice
antérieur, ce qui a amené une diminution des droits de commission.
Le taux de l'intérêt a été le plus souvent très bas, notamment pendant les premiers mois de
1914. Nous avons de plus subi une perte sérieuse d'intérêts par suite de la nécessité de maintenir
une encaisse considérable en vue de la liquidité de notre établissement, et pour pouvoir venir à
tout moment en aide à notre clientèle en tenant à sa disposition les sommes dont elle avait besoin
pour pouvoir fonctionner dans des conditions répondant aux exigences du moment.
Le résultat de l'exercice fut influencé également par une augmentation sensible des impôts
ensuite de la loi du 8 juillet 1913 sur l'impôt mobilier.
Notre commandite à Berlin a travaillé d'une manière satisfaisante; toutefois les gérants,
guidés par des idées de prudence justifiées par la guerre et en tenant compte des engagements en
pays ennemi, ont cru devoir s'abstenir encore une fois de toute distribution de bénéfice, mesure
dont, naturellement, le résultat de notre exercice s'est sensiblement ressenti.
La commandite de Trêves a, de son côté, également tenu compte des circonstances politiques
et économiques peu favorables, en diminuant son dividende et en plaçant le surplus de ses bénéfices
on réserves.
Pour l'évaluation de notre portefeuille-titres, nous avons admis les cours très bas cotés à la
dernière bourse avant la guerre. La réserve de 400.000 fr. qui existe sur ce compte depuis de
nombreuses années, a été maintenue.
Jusqu'ici, nous n'avons pas éprouvé de pertes; toutefois, eu égard à la situation générale créée
par l'état de guerre, situation qui pourra peut-être encore donner lieu à quelques mécomptes, nous
avons évalue le restant de notre actif en conséquence.
La liquidation de la succursale de Sarrebruck se poursuit normalement.
Le bénéfices net, y compris le report de 1913, est de 1.531.174,39 fr. contre 2.347.477,84 fr.
pour l'armée précédente. Le Conseil d'administration a décidé de distribuer un dividende de 5 %
et de reporter 207.618,78 fr. contre 178.196.66 fr. en 1913.
Le dividende, d'un import nominal de 12,50 fr. = 10 mk. par action, est payable le 1er avril
de l'année courante, sous déduction du droit de transmission établi par la loi du 23 décembre 1913
par net .1.2,33 fr. ou 9,86 mk.
en 1913 à
en 1914 à
soit une diminution en 1914 de..
fr.
»
fr.
1.981.592.981,25
1.602.577.380,85
379.015.600,40
Le mouvement général des transactions à la maison centrale, aux succursales et agences s'est,
élevé
Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant
en caisse au 31 décembre 191.3
entrées on 19.14
soit ensemble.
sorties en 1914
en caisse au 31 décembre 1914
fr.
fr.
fr.
2.622.145,76
156.289.669,56
158.911.815,32
154.000.560,59
4.91.1.254,73
Le compte du portefeuille: Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant
solde au 31 décembre 1913
entrées en .1.914
sorties en 1914
solde au 31 décembre 1914
fr.
fr.
fr.
9.537.241,81
84.151.432,16
93.688.673,97
81.591.1.79,04
12.097.494,93
Le bénéfice du portefeuille: « Effets à recevoir» à Luxembourg n'élève à 342.015,16 fr. contre
320.457,16 fr. en 1913.
Bilan
général au 31 décembre 1914.
ACTIF.
Caisse
fr.
4.911.254,73
Portefeuille: Effets à recevoir
Titres
Reports et avances sur titres
Participations syndicataires
Coupons et monnaies étrangères
Caisse hypothécaire
Immeubles
Participations commanditaires
Comptes courants débiteurs
Débiteurs par aval et cautionnement
Compte à nouveau (int. échus et non exigibles et change)
fr.
12.097.494 93
7.258,570,32
12.627.855,00
2.290.627.35
46.878,09
218.975,15
2.321.141,74
7.637.500,00
35.685.781,94
4.450.069,87
19.911,39
89,566,060,51
Capital social
fr.
25,000.000,00
Billets de banque en circulation
Comptes courants créditeurs
Dépôts à vue
Fonds de réserve
Réserve de la Caisse hypothécaire
Compte ducroire
Traites à payer
Avals et cautionnements
6.250.000,00
38.293.047,72
1.228.977,85
7.650.000,00
20.776,50
1.000.000,00
4.063.439,84
4.450.069,87
PASSIF,
Dividendes non réclamés 1910-1913
Dividendes de 1914
Tantièmes et allocations au personnel
Compte à nouveau (factures et divers)
Solde de la mise en réserve pour le nouvel impôt dit «Wehrsteuer» de nos
établissements resp. de nos participations commanditaires en Allemagne..
Profits et Pertes
fr.
»
»
»
»
fr.
4.248,75
1.250.000,00
73.555,61
34.284,03
40.041,56
207.618,78
89.566.060,51
Propriété industrielle.
La statistique des brevets d'invention délivrés par l'État grand-ducal renseigne pour l'année
1914
Brevets délivrés à des Luxembourgeois
»
Allemands
»
Français
»
Belges
»
Autrichiens et Hongrois
»
Anglais
»
Américains
»
d'autres nationaux
soit ensemble
contre 15 en 1913,
contre 293 en 1913,
contre 67 en 1913,
contre 27 en 1913,
contre 92 en 1913.
contre 494 en 1913.
Pendant les sept premiers mois de l'année 1914 il a été déposé 293 brevets; d'août à décembre,
31 seulement.
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
Chapitre de perception
Liquides
Comestibles
Fourrages
Combustibles
Matériaux de construction
Bière fabriquée dans l'intérieur
Total
Produits des foires aux bestiaux
des droits d'abatage
des ponts à bascules
du débit d'eau (Porte-Neuve)
des droits de place sur les
marchés hebdomadaires .
Total dos recettes de l'octroi
Produit de 1911
42.942,24
123.688,74
13.181,82
71.337,18
34.009,08
16.026,94
301.185,82
1.872,45
47.364,86
5.041,25
74,65
3.467,85
359.012,99
Produit de 1912
46.994,30
121.373,88
11.926,14
70.841,82
24.738,75
16.061,75
291.876,62
2.470,60
45.483,16
5.298,50
33,85
3.953,85
348.107,68
Produit de 1913
43.857,52
122.648,43
11.891,89
73.918,08
29.034,16
17.612,70
298.962,78
3.169,05
45.494,29
4.558,50
14,00
3.342,75
355.541,37
Produit de 1914
39.851,07
121.171,07
12.770,94
80.289,03
18.604,76
17.994,45
290.681,32
2.124,30
47.580,99
4.831,50
5,80
3.150,05
348.373,96
Mercuriales.
Le. tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-
rages et les combustibles pendant les années 1909 à 1914, sur la base des mercuriales de la ville
de Luxembourg.
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Sarrazin
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de fromen
»
de seigle
»
de méteil
Beurre
Œufs
Foins
Pailles
Trèfle
Bois de hêtre
Bois de chêne
Viande de bœuf,Ire qualité
Viande de bœuf, IIe qualité
Viande de veau
Viande do mouton
Porc frais
Porc fumé
l'hectolitre.
le kilogramme.
la douzaine.
les 500 kilogr.
le stère.
le kilogramme.
Prix
fin 1909
27 00
25 00
22 00
20 00
26 00
26 00
30 00
26 00
27 00
7 50
0 60
0 40
0 50
2 98
2 32
72 22
40 00
70 00
15 00
12 00
2 .10
1 90
2 30
2 00
2 40
2 80
Prix
fin 1910
26 00
22 00
18 00
17 00
21 00
28 00
37 50
36 00
30 00
11 00
0 60
0 40
0 50
3 20
2 30
50 00
32 00
50 00
16 00
14 00
2 40
2 35
2 70
2 00
2 30
3 20
Prix
fin 1911
26 00
22 00
20 00
21 00
23 00
21 50
34 50
39 00
37 00
11 25
0 60
0 40
0 50
3 40
2 40
57 00
35 00
52 00
15 00
13 00
2 50
1 95
2 55
2 00
2 20
2 95
Prix
fin 1912
27 00
24 00
23 50
26 50
29 00
22 50
35 00
29 00
37 00
6 75
0 70
0 45
0 55
3 35
2 45
35 00
26 00
45 00
15 00
13 00
3 00
2 45
3 05
2 35
2 80
3 10
Prix
fin 1913
19 50
17 00
14 50
14 50
14 00
13 50
31 00
24 00
31 00
8 50
0 70
0 45
0 55
3 27
2 35
28 00
25 00
30 00
14 50
13 00
3 00
2 48
3 00
2 65
2 90
3 20
Prix
fin 1914
42 50
38 00
30 50
47 50
30 50
97 50
95 00
97 50
15 00
8 5
0 45
0 65
3 63
2 50
26 00
23 00
28 00
16 00
13 00
2 60
2 27
2 40
2 50
2 40
2 90
STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK.
EINFUHR VON WAREN,
welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen
Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1914.
Warengattung,
1. Erzeugnisse
der Land-
u. Forstwirtschaft und
andere tierische . pflan-
liche Naturerzeugnisse
Nahrung- und Genuß-
mittel.
Roggen
Roggen
id.
Weizen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gerste
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Hafer
id.
id.
id.
id.
id.
Buchweizen
id.
Hirse
id.
Mais und Dari
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Rumänien.
Schweden.
Brit. Indien.
Belgien.
Bulgarien.
Argentinien
Rumänien.
Rußland.
Y. St. v. Am
Austr. Bund
Frankreich..
Canada.
V. S. v. Am
Rußland,
Rumänien.
Bulgarien.
Brit. Indien
Argentinien
Canada.
Belgien.
Türkei.
Belgien.
Rußland.
Argentinien
Frankreich.
Canada.
Rumänien.
Rumänien.
Frankreich.
Belgien.
Argentinien
Belgien.
Br. Sud. Afr.
Argentinien.
Rumänien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
12,593
60.600
20.200
27.532
1.492.410
222.200
1.218.333
2.777.372
. 2.747.079
1.040.300
1.322.241
10.192
350.818
768.668
25.600
5.214
13.322
107,016
65.407
20.384
125,743
5.092
72.200
2.662
30.482
20,368
20.368
278.157
3.140,605
897.288
Warengattung,
Mais und Dari
id.
id.
id.
id.
Reis, unpoliert
id.
id.
id.
id.
id.
Speisebohnen
id.
id.
id.
id.
id.
Erbsen.
id.
Linsen
Futterbohnen
id.
id.
Lupinen.
id.
Wicken.
id.
id.
Raps- und Rübsaat
id.
Mohn, Sesam, Bucheckern
usw.
id.
id.
id.
Lein- u. Hanfsaat
id.
id.
id.
id.
Baumwollsamen usw
Andere, nicht besonders ge-
nannte Ölsämereien
Herkunfts-
land der
Waren.
V.St. v.Am.
Rußland.
Port. Ost. Af.
Algerien.
Bulgarien.
Belgien.
Italien.
Niederl. Ind.
Spanien,.
Br. Indien.
Niederland.
Belgien.
Br. Indien.
Rumänien.
Niederland,
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Port. Ost.Af.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Rußland.
Belgien.
Belgien.
Br. Indien..
Belgien.
Italien.
Spanien.
China.
Belgien.
Argentinien.
Br. Süd. Afr.
Indien.
Niederland.
Brasilien.
Italien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
30.300
114,635
15.150
5.050
30.300
51.672
127.730
122. 646
68.100
16.235
2.500
23.190
14,906
12.895
15.150
21.303
8.711
3.490 .
5,050
1.978
9.850
Warengattung.
Andere, nicht besonders ge-
nannte Ölsämereien
Kleesaat
id.
id.
id.
id.
Grassaal
id.
id.
Runkelrübensamen
id.
id.
id.
Andere Gemüsesamen
id.
id.
id.
id.
Anis, Kümmel usw
id.
id.
Frische Kartoffeln
id.
id.
Futterrüben, Möhren usw.
Getrocknete Zichorien
Grün- und Rauhfutter
id.
id.
id.
Rohe Baumwolle,usw.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Unbearbeitete Tabakblätter
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunfls-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Belgien.
Österreich.
Spanien.
Italien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Italien.
Frankreich.
Frankreich.
Italien.
Niederland,
Österreich.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Niederland,
Frankreich.
Spanien.
Mexiko.
Ceylon.
Columbien.
China.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Mexiko.
Niederland.
Niederl. Ind
V. St.v.Am
Brasilien.
Philipinen.
Algerien.
Br. Indien.
Österreich.
Griechenland
Rußland.
Dom. Rep.
Kolumbien.
China.
Cuba.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
39.619
46.780
1.284
1.110
1. 229
25.772
1.593
6.955
1. 654
1.647.622
4.102
14.500
60.340
272.961
198.555
216.071
1.245
4.872
3.371
150.123
140.541
3.143
1.925
4,422
33.901
2.264
13.801
2.115
2.121
Warengattung.
Unbearbeitete Tabakblätter
id.
id.
Hopfen
Frische Küchengewächse
id.
id.
id.
id.
id.
Getrocknete
Blätter und
Kräuter
zum
Genuß
id.
Artischocken,
Melonen,
Pilze, getrocknet
id.
Küchengewächse,
getrock-
net
id.
id.
Lebende Pflanzen
id.
id.
id.
id.
Blumenzwiebeln
id.
id.
id.
Frische Blumen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Blumen, Kränze usw., ge-
trocknet
id.
Frische Tafeltrauben
id.
id.
id.
Hasel- u. andere Nüsse
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frische, Äpfel
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren,
Türkei.
Italien.
Venezuela..
Österreich.
Frankreich.
Österreich.
Italien.
Spanien.
Niederland.
Belgien,
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Italien.
Österreich.
China.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Gr. Brit.
Japan.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Rußland,
Frankreich.
Schweiz.
Österreich.
Italien.
Schweden.
Belgien,
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Spanien.
Belgien.
Belgien,
Brasilien.
Spanien.
Italien.
Frankreich,
Br. Indien.
Rußland.
Frankreich.
V. St.v.Am.
Österreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.221
7.051
10.299
18. 506
92.246
50.239
4.297
5.326
65. 819
3.657
2.942
1.659
3.709
Warengattung,
Frische Äpfel
id
id
Frische Birnen
id
Frische Pfirsiche
id.
Frische Zwetschen
Frische Mirabellen, Apri-
kosen usw.
id
Frische Kirschen
id
Sonstiges frisches Obst
id
Getrocknetes Obst
id.
id.
id
id
Obstrnus
id.
Frische Bananen usw.
id,
id
id
id
id
id
Frische
Sudfruchte
id
id
id
Id
id
id
Getrocknete Feigen
id
id
id
idid
Getrocknete Rosinen
id
id
Getrocknete Datteln
id
id
id
id
id
Getrocknete Mandeln, Gra-
naten usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Belgien.
Austr. Bund.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Österreich.
V. St. v. Am.
Belgien.
Türkei.
Belgien.
Frankreich.
id
Brasilien.
Italien.
Portugal,
Spanien
Br. Indien,
Belgien,
Frankreich.
Spanien.
Italien.
Portugal.
Algerien.
Belgien.
V. St. v. Am.
Belgien.
Italien
Spanien.
Portugal.
Frankreich.
Algerien
Frankreich
Türkei.
Italien.
Italien.
Persien.
Mexico
Algerien
Frankreich
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.952
1.351
1.987
5.360
12.697
3.352
6.238
3.560
1.353
563.359
33.487
1.321
2.297
Warengattung.
Getrocknete Mandeln, Gra-
naten usw
Id
id
id.
Frische Ananas
id
id.
Genießbare Kastanien
id
id.
id.
id.
In
Salzwasser eingelegte
Pomeranzen
id
Zitronen- und anderer SM-
fruchtsaft
Roher Kaffee
id
id.
id.
id.
id
id
id
id
id.
Gebrannter Kaffee
id
id.
Getrocknete Zichorien
id.
Tee
id
id
id.
id
Paprika
Gewürze, anderweit nicht
genannt
id
id
id.
Sonstige
pflanzliche Er-
zeugnisse zum Gewerbe-
gebrauch
id
id
id
id.
Herkimfts-
hnâ der
Waren.
Portugal.
Spanien.
Frankreich.
Italien.
Portugal.
Belgien.
Spanien.
Belgien.
Italien.
Portugal.
Frankreich.
Schweiz.
Ceylon.
Br. Indien.
Belgien.
id.
Nied. Ind.
S. Afrika.
Brasilien.
Niederlande
Guatemala.
Haiti.
Gostarika.
Frankreich.
Venezuela.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
Gr,-Britan,
Belgien.
Österreich.
id.
Belgien.
Br. Ost. Afr.
Nied. Indien
Frankreich.
Belgien.
Mexiko.
Algerien.
Süd. Afrika.
Ceylon
Schweiz,
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.265
22.573
7.152
91.504
2.016
6.028
1.166
2.678
47.777
27.597
27.357
Warengattung.
Sonstige
pflanzliche
Er-
zeugnisse zum Gewerbe-
gebrauch
Stahlrohr usw
id.
id
id
Anderweit nicht genannte
Erzeugnisse zum Heilge-
brauch
Id
id
id
id
Bau- und Nutzholz in der
Querrichtung
mit
der
Axt bearbeitet
id
Id
id. in der Längsachse
mit der Axt bearb...
id.
in der Längsachse
mit der Sage bearb..
id
id
id
id
id
id
Nutzholz von Buchsbaum
usw
id
id
Eisenbahnschwellen mit der
Axt usw. bearbeitet
id
Korbweiden, geschält
id
Brennholz
id
Holzkohlen
id
Korkholz usw.
Farbholz
id
Id
Gerbrinden, auch gemalen
id
Quebrachoholz usw
Andere Gerbstoffe
Eicheln usw.
Toristreu, Moos usw
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Kolumbien.
Niederland.
Frankreich.
China.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
Italien.
Türkei.
Frankreich.
Belgien.
Österreich.
Japan.
Belgien.
Rußland.
V. St. v. Am.
Frankreich.
Österreich.
Norwegen.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
V. St. v. Am
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Österreich.
Br. Südafr.
Algerien..
Belgien.
Türkei.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Menge In
Kilogramm
bezw. Stück.
4.950
383.990
224. 188
14.770
21 .720
67. 061
207.116
373.540
37.195
3.040
6.000
129.600
4.100
7.925
1.600
4.599
32.550
68.056
583.178
208.814
5,000
7.781
21.749
14.579
888.680
32.315
4.950
100.000
Warengattung.
Terpentinharze USW
id
id
Arbeitspferde, leichte Stu-
ten
Arbeitspferde,
Hengste,
Wallache
Arbeitspferde, schwere Stu-
ten
id.
Arbeitspferde,
schwere
Hengste, Wallache
Zuchthengste
Kutsch-, Reit-, Rennpferde
Schlachtpferde
Pferde im Werte bis 300 M.
Abgesetzte Fohlen u. Saug-
fohlen
Rindvich
id
Schafe und Lämmer
id
Schweine
id
Lebendes Federvich..
id
Id
id
id
Frisches Rindfleisch (Frei
menge)
Id
Frisches Rindfleisch
id
Einfach zubereitetes Rind
fleisch (Freimenge)
id
Einfach zubereitetes Rind-
fleisch.
Schweinefleisch,frisch (Frei-
menge)
Id
id
id.
Schweinefleisch, einfach zu-
bereitet (Freimenge)
id
Schweinefleisch, einfach zu-
bereitet
Schweineschinken,
geräu-
cherte (Freimenge)
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
V. St. v. Am.
Belgien.
id.
id.
Id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Id.
id.
id.
id.
Id.
id.
Id.
id.
id.
Id.
Frankreich.
Italien.
Österreich.
Gr. Brit.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
BeiKien.
Frankreich.
Belgien,
Id.
Frankreich.
id
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Id.
Belgien,
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.426
Stück
id.
id
id
id. 695
id.
id.
id.
id.
id.
id.
kg
2.832
Stück
kg
2.124
Stück 573
kg 26.200
2.029
131.555
1.495
87.137
1.953
11.338
11.392
31 .200
Schweineschinken,
geräu-
cherte
id
id
id
Schweinespeck
id
id
id
Schweinespeck ( Freimenge)
id
Totes Fudervieh, auch zer-
legt
id
id
id
id
Totes Haarwild
id
id
id
Federwild, auch zerlegt....
id
id
id
Fleischextrakt usw
id
id
Würste
id
id
Frische Fische
id
id
Gesulzene
Heringe
id
Zubereitete Fische
idid
id.
id
id
Kaviar
id
Frische Austern
id
id
Id
Mies- u. andere Muscheln
id
Schildkröten
Büßwasserkrebse
id
Frankreich.
Dänemark.
Österreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Rußland-
Italien.
Österreich.
Frankreich.
Austr. Bund
Frankreich.
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
Portoriko.
Italien.
Frankreich.
id.
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweden.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Niederland
id.
Norwegen.
Schweden.
Belgien.
Dänemark.
Frankreich
id.
Belgien.
Frankreich
Niederland
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
Niederland
Osterreich
id.
. Belgien.
Süßwasserkrebse
2 Hummern, Granelen usw. .
2.575
id
id
id
381 Froschkeulen usw
20 Lebende Bienen ohne Honig
id
8.068 Andere, nicht besonders ge-
82.055
nannte Tiere
id
id
13.768 Schmalz aller
Art
id
id
4.859
id
1.138
id
3.489 Schweine-und Gänsefett.
41 Schweineflomen usw. ...
id
189 Talg von Rindern
id
3 Knochenfett
id
9 Fischtran, Fischspeck....
id
id
31 Milch
3.565
id
34 Butter, frisch od. gesalzei
7.500
id
id
id
25.288 Käse
Tonnen 60
id
id.
id
7.390
id
1.274
id
id
50.155
id
6.596 Eier, roh
202 id.
id
id
id
1.063 Eigelb
574 Honig in Waben
1.890
id
2.022.
id
8.800 Bienenwachs usw
8 Hausenblase
64 Rohe,
auch
gewasch
Schafwolle
Frankreich.
id.
Belgien.
Schweiz.
V. St.v.Am.
Frankreich.
Österreich.
Belgien
Frankreich.
Belgien.
Österreich.
Belgien.
. Österreich.
. Niederland.
. V. St.v.Am
. Frankreich.
. Belgien.
id.
. Frankreich.
id.
. Belgien.
. Frankreich.
Belgien.
id.
Norwegen.
. Frankreich.
id.
. Schweiz.
Belgien.
. Italien.
. Niederland.
. Frankreich.
id.
. Schweiz.
. Italien.
. Österreich.
.. Schweden.
.. Niederlande
.. Belgien.
id.
.. Österreich.
.. Niederland
.. Italien.
.. Frankreich
China.
Frankreich
Gr. Britan
Belgien.
id.
Frankreich
enc\ Gr.-Britai
10.787
122.509
5.280
1.193
1.448
1.437
7.598
4.904
5.258
4.154
3.827
1.064
3.764
1.838
219.727
3.551
4.181
1.395
1.288
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Warengattung.
Herkunfts-
land der
Waren.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Warengattung.
Ruhe,
auch
gewaschene
Schafwolle;
id
Bettfedern
id
id
id
Borston usw
Kaidfelle
id
Rindshaute
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
idid
Roßhäute
id
Schaf- und Ziegenfelle
id
id
id
id
id
id
id
Andore Felle und Häute ..
id
Hasen- und Kaninchenfelle,
roh
Felle zur Pelzwerkbereitung
Tierische
Rohstoffe
zu
Schnitzzwecken
id
Darme von Vieh
id
id
id
id
Meerschwämme usw
id
id
Anderweit nicht genannte
tierische
Stoffe
Blut von Vieh
Herkunfts-
Iand der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich.
Italien
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Argentinien.
Austr. Bund.
Mexiko.
Chille.
Brasili(!n.
Südafrika.
Honduras.
China.
Belgien.
Peru.
V. St. v.Am,
Abessinien.
Br. Indien.
Frankreich,
Belgien.
Niederland.
Spanien.
Frankreich,
Belgien.
Österreich.
Italien.
Norwegen,
Gr.-Britan.
Frankreich,
Belgien.
Frankreich.
id.
Id.
Belgien.
Id.
Schweiz.
China.
V. St.v.Am
Gr.-Britan.
Belgien,
Frankreich.
Gr.-Britun.
Spanien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
hezw. Stück,
11.184
42.194
1.411
1.139
14.000
227.344
621.327
30.664
08.575
90.517
169.031
10.789
1.890
0.585
98.343
4.463
43. 940
18.754
1.169
31.245
13.992
3.793
10.497
5.509
4.000
2.010
2.791
1.219
3.689
Warengattung.
Blut von Vieil
Mehl aus Getreide
id
id
id. (Freimenge)
Rois,
poliert
id
id
id
id
Granpen, Gries usw.
id
Sonstige
Müllereierzeug-
nisse
id
Fette Öle in
Fässern
id
id
id
id
id
Fette, Öle in andern Be-
hältnissen
id
id
id
Palmöl
usw
Ölsäure
id
Reisstarke
id
Dextrin
id
Sago, Tapioka usw
id
Rohr-, Rübenzucker usw
id
id
Stärkezucker usw.
id
Branntwein in
Fasser
id
id
id
Branntwein in Flaschen
id
id
id
id
Stiller Wein in Flaschen
id.
idid
Herkunfs-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Niederland.
Belgien,
Br.-Indien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien,
Frankreich,
Gr. Britan.
China.
Niederland.
Belgien.
Algerien
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Schweden.
China.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Brit.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Nied. Indien.
V. St. v. Am.
Belgien.
Frankreich.
Rußland.
Niederland.
Italien,
Frankreich.
Spanien,
Türkei.
Italien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
10.098
09.502
813.557
10.000
21.839
5.000
6.281
2.500
1.052
5.087
2.826
31.087
13.316
1.063
5.011
5. 028
6.098
1.837.099
27.766
14.520
97.699
Warengattung.
Stiller Wein in Flaschen...
id
id
id
id
Schaumwein in Flaschen ..
id
Stiller Wein in Flaschen ...
id
id.
id
id
id
Wehr
mit
Heilmittelzu-
sätzen
id
id
id
id
Obstwein
id
Bier in Fässern
liier in Flaschen
Essig aller Art
id
Weinhefe
id
Andere
Hese
aller
Art
id
Eis usw
Kiele
id
id
id
id
id
Id.
id
id.
Rückstände von der Zube
id
id
Rökslände von der Stärkte-
erzeugung
Ausgelaugle- Schnitzel von
Zuckerrüben
Gewöhnliches Backwerk .
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Portugal.
Algerien.
Gr.-Brit.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
br.-Brit.
Portugal
Spanien.
Frankreich.
Italien.
Griechenl.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich.
Belgien.
id..
Frankreich.
id
Belgien.
id.
id
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Türkei.
Rumänien.
Argentinien
Belgien.
Gr. Britan.
Br. Indien.
id
V St v Am
Belgien.
Frankreich
V. St. v.Am
Niederland
Österreich.
Italien.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6.449
21,957
7.158
3.313
5.171
7.300
Lit. 53.028
1 .910
4.128
28.342
23.892
4.950
33.650
218.000
26.287
1.727.895
9.900
1.980
22.296
124.503
2.475
20.000
3 954
Warengattung.
Gewöhnliches Backwerk ..
id
id. in Freimengen ...
id
Feines Backwerk
id
id
id
id
id
id
id
Oblaten zum Genuß
id
id
Zuckerwerk
id
id
id
id
Kakao usw
id
id
Schokoladewaren
id
id
id
Oleomargarin
id
Kunstspeisefett
Senf
id
id
id
id
Säfte von Pflanzen usw...
id
Früchte für den feinern Ta
felgenuß
id
id
id
Chemisch zubereitete Nähr-
mittel
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Niederland
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Österreich.
Gr. Britan.
Schweiz.
Frankreich.
Italien
Schweiz.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Gr. Britan.
Italien.
Türkei.
Niederland.
Frankreich.
id.
Gr.-Brit.
Schweiz.
Belgien.
id.
Niederland.
id.
Gr- Brit
id.
Gr.-Brit.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
Italien.
Gr.-Brit.
Frankreich
Niederland
Belgien.
Menge In
Kilogramm
bezw. Stück.
3.083
269.940
1.535
1.656
1.149
1.588
24.459
Warengattung,
Nahrungs- u. Genußmittel,
anderweit nicht genannt..
id
Nahrungs- u. Genußmittel
in luftdicht versohl. Be-
hältern
id
id
id
id
id
id
id
id
Rauchtabak usw
id
id
id
id
Schnupftabak
id
Zigarren
id
id
id
id
Zigaretten
id
id
2. Mineralische und fossile
Rohstoffe; Mineralöle.
Gartenerde, Kles, Sand
Porzellanerde, Ton
id.
Farbenorde, Kreide, Graphit
id
id
Bimsstein
id
Kieselgur,
Quarz
id
Natürlicher Kalk
id
id
Gips
id
Zement
id
Talk, Glimmer
Rohe Dach- u. Tafelschiefer
Id.
Herkunfts-
land der
Waren.
V. St. v. Am.
Frankreich.
Frankreich.
Gr.-Brit.
Spanien.
Italien.
Norwegen.
Portugal.
Schweiz,
V. St. v.Am.
Belgien.
id.
Italien.
V. St. v. Am.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Gr.-Brit.
Rußland.
Belgien.
id.
Frankreich,
Belgiern.
Italien.
Frankreich,
id.
Belgien.
id.
Frankreich,
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich,
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
2.236
30.640
2.863
2.281
1.868
32.290
3. 266.665
10.328
188.288
72.370
18.987,800
123.027.277
10.373
5.170
101.595
2.459.961
273.738
2.793.103
Warengattung,
Rohe Steine (Alab. und
Marmor)
Ruhblöcke nus and. Steinen
id
Stücksteine usw.
id
Sonstige Erden, anderweit
nicht
genannt
Erze
Eisenerz
Id
id
Manganerze
id
Schlacken von Erzen, auch
gemahlen
id
Steinkohlen
id
id
Koks
id
id
Preßkohlen
id
Koksartige Rückstände USW.
Mineralschmieröle
id
id
id
Schwerbenzin
Gasöl
Id
Petroleum
id
id
Benzol
id
id
Asphalt USW
Pech aller Art, Torfteer ..
id
Steinkohlen teer
Benzol und andere leichte.
Steinkohlenteerole
id
3. Zubereitetes Wachs feste
Fettsllure, Liche,Wachs-
waren, Selfen u. undere
unter Verwendung von
Fetten, Ölen od. Wachs
hergestellte Waren.
Herkunfts-
land der
Waren,
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien,
Id.
Belgien.
Id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Br. Indien.
Rußland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belglen.
Frankreich.
Rußland.
V. St. v. Am.
Belgien.
id.
Österreich.
Niederland.
V. St.v. Am.
Rußland.
Belgien
id
V. St. v. Am.
Frankreich.
Belgien,
id.
Frankreich,
Belgien,
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
97.806
708.487
1.822.760
71.000
1,872.990
16.765
436.966 135
31.840.640
67.233.970
10.577.272
6.154.858
48.026.676
115.000
28.016
592.500
13.830.430
127,292.782
3.272.601
26.244
10.000
510.391
745.474
15.173
12.288
15.722
1,055,556
19. 352
63,613
5.884
250.168
10.093
10.267
15.016
Warengattung.
Bienen-, Pflanzenwachs usw
id
Paraffin, Stearinsäure usw.
Id
id
Lichte aller Art aus Wachs
id
id
id
id
Feine Wachswaren
id
Schmierseife usw.
id.
Gemeine feste Seife
id
Feine Seife
id.
id
Paraffinsable usw
id
Wagenschmiere u. andere
Schmiermittel
id
id
id.
Schuhwischse
id
id
id
Putzmittel,
Tonerdeseife
usw.
id
Formararbeit
aus Stearin
USW
id.
4.Chemische u. pharmazeu-
tische Erzeugnisse, Far-
ben und Färbwaren.
Phosphor
Schwefel
Gaswasser, Salmiakgeist ..
Salzsäure
Schwefelsäure
Borsäure
Oxalsäure
Weinsteinsäre usw
Salz usw
id.
Herkunfts-
land, der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
id.
V.St.v.Am
Belgien.
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Österreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
V.St.v.Am.
Belgien.
id.
Rußland.
V.St.v.Am.
Frankreich,
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id
Frankreich.
Belgien.
id.
id
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.880
1.486
10.501
1.096
45.665
7.279
2.205
3.357
8.200
8.418
2.361
2.220
5.094
61.948
5.607
39.127
172.391
Warengattung,
Soda
Ätznatron, Ätzkali
id
Ghlorkalk usw
Schwefelsaures Kali
Vitriol usw.
Alaun usw
id.
Bleioxyd,
salpetersaures
Ammoniak usw.
id
Salpetersaures Natron usw
id
id
Blausaures Kali
Essigsaure Salze, Acetonö
Galziumkarbid usw
id.
Chlorkalzium, Arsenik usw
id
id.
Kochenille usw
Anilinfarbe usw.
id
Berlinerblau usw
Ultramarin usw
id
Bleirot, Bleiweiß
Barytweiß
Zinkoxyd usw
id
id
Zinnober, roter
Farbholzauszüge
id
id
Kreide u. andere Erdfarben
id
Ruß, Buchbinderschwärze.
Bronzefarben
Chromfarben
id
Papierdruckfarben
Eisenmennig usw.
id
Zubereitete Farben
id
id
Tinte, Tintenpulver
id
id
Graphit
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich.
Norwegen.
Belgien.
Chile.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich-
Schweiz.
Belgien.
Österreich.
Norwegen.
Frankreich.
id.
Österreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
V. St. v. Am
Frankreich..
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6.541
6.145
50.521
1.125
14.770
55.862
287.922
2.170.434
16.013
397.534
9.873
19.800
30.534
19.791
13.396
5.055
2.950
35.856
1.443
1.357
Warengattung.
Speckstein
Blei-, Farben- und Kohlen-
stifte
id
Ölfirnisse
id
Weinsteinfirnisse
id
id
Lackifirnisse
id.
id
id
Siegellack
id
id
Ölkitte
id
id
Asbestanstrichmasse
id
Holzgeist, gereinigt
Flüssige ätherische. Öle
id
id
id
id
Wohlriechende, Fette
Riechmittel,
äther-
oder
weingeisthaltig
id
id
Wohlriechende, nicht äther-
oder
weingeisthaltige
Riechmittel
id
id
Puder usw
id
Guano
id
Thomasphosphatmehl
Andere Düngemittel
id
id.
Schießpulver usw
Zündpillen usw
Gefüllte Patronen
id
id
Zündhölzer usw.
Feuerwerke aller Art
Pechfackeln
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Schweden.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederland.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Portugal.
V.St.v.Am
Gr.-Britan.
Rußland,
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Norwegen.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6. 662
1.741
1.748
8.168
2.355
4.613
2.017
21.512
98.300
56.346
10.890
1.459
15.677
Warengattung
Pechfackeln
Glühslrümpfe
Leim aller
Art
id
id
EIastischer Leim
id
id
Anderweit nicht, genannte
verdichtete Gase
id
Chinin
Gerbstoffauszüge
id.
id
id
id
id
Süßhulzsaft
usw
id
Balsam
Safte, von Früchten usw.
Arzneiwaren, zubereitete
id.
id
id
id
Gehelmmittel
id
id
id
id
Chemische Erzeugnisse, an-
derweit nicht genaunt
id
5. Tlerlsche und pflanzliche.
Splnnstoffe u. Waren du-
raus; Menschenhaare : zu-
gerichtete ;
Schmuckfe-
dern;
Fächer und Hüte,
Rohseide USW., gefärbt
id
Künstliche Seide,
gefarbtu.
ungefärbt
Seidenzwirn aller Art . . . .
id.
Dichte Möbelstoffe, ganz
aus Seide
Id
id. teilweise aus Seide,
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
Österreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
V. St. v.Am.
Österreich.
Italien.
Argentinien.
Frankreich,
id.
Belgien.
Frankreich,
id.
id.
italien.
Gr.-Brit.
Niederland.
Belgien.
id.
Österreich.
Rallen.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
id
Österreich..
id.
Belgien,
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.045
1.211
1.049
398.560
5.550
6.582
24.686
1.263.927
Warengattung.
Dichte Möbilstoffe, teilweise
aus Seide
Id.
Dichte Gewebe, ganz oder
teilw, aus Seidenplüsch.
id.
Andere dichte Gewebe aus
Seide
id.
id.
id.
Tüll aus
Seide
Beutelluch aus Seide.
id.
Seidenn Gaze, Krepp, Flor
id
id
Seidene
Spilzen
Seidene
Stickereien
id
id
Hohn Welle und andere
Tierhaare
id
id
Kunstwell, Krullhaare usw.
id
id
Gekämmte Wolle
id
Garmmis Woll oder andern
Tierhaaren, roh
id gebleicht
id
Streichgarn,
gebleichl
Wollengaren aller Art fürdern
Einzelverkauf
id
Wollene
Fußhodenteppichel
id
id
id
id
id
Dichte
Wollegewebe
für
Möbelansslallung.
id
Wollener Sammel u. Plüsch
Andere
dichte
Wollenge
Webe
Herkuknfts-
land der
Waren.
Gr,-Britan
id
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich,
id.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Niederland.
Belgien,
id.
Gr.-Britan
Frankreich,
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Belgien.
id.
Frankreich
Belgien.
id.
id
Egypten.
Rußland.
Tunis.
Türkei.
Belgien.
id.
id
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw, Stûck.
7.280
5.531
4.021
3.307
5.557
2.688
3.111
1.089
Warengattung.
Andere dichte Wollenge-
webe
id.
id
id
Wollene
Wirkwaren.
id
id.
id
id.
Wollene Posamentierwaren.
Baumwolle, bearbeitet
id.
id
Dochtgarn, Dochtwolle usw,
Banmwollengarn, roh ein-
drähtig
BaumwoIIengarn, gebleicht,
gefärbt usw
Baamwollengarn, zwei- od
mehrdrähtig
id
Baumwollenzwirn aller Art
id
id
Dickte baumwollene Möbel-
stoffe nicht plüchartig.
id
id
id
Baumwollener Sammet und
Plüsch
id
Undichte Baumwollgewebe
id
id
Dichte
Baumwollgewebe.
id
id
id
id
id
Baumwollene Wirkstoffe
Baumwollene
Wick-
und
Netzwaren
id
id
id
Baumwollene Spitzen und
Spitzenstoffe
id
id
id
Herkunfts-
Warm.
Gr.-Brit.
Österreich.
Niederland.
Frankreich.
id.
Gr.-Brit
Italien.
Schweiz
Belgien
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Brit.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Italien,
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
Frankreich
M.
Gr.-Brit
Belgien.
id.
Gr.-Brit
Österreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien,
id.
Schweiz.
Gr.-Brit
Frankreich.
id.
Schweiz.
Gr.-Brit.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
2.181
2,439
22.280
1.590
Warengattung.
Baumwollene Stickereien .
id
id
id
Baumwollene Taue,
Seile,
Stricke
id. Schlauche usw. ..
id.
Dochte
id.
Posamentierwaren
id
id
Flachs, gehechelt usw
Rohes Flachsgarn usw. ..
Hanfgarn, roh
id
id.
gefärbt
Ramiegarn, gefärbt usw...
Garn in Aufmachungen für
den Einzelverkauf
id
Taue, Eimer, Hängematten
usw
id
id
Fußbodenteppiche
id
Leinene Taschentücher, ge-
färbt usw
id
id
id
Dichte, leinene Gewebe aus
Flachs, roh
id
id
id.
gebleicht
id
id
id
id. aus Hanf, roh
id., auf Hanf, gebleicht
Säcke aus Juteleinwand ..
id
id
id
Leinener Damast
id
id
Leinene Spitzenstoffe
id
id.
Posamentierwaren
id.
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Japan.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Dänemark.
Frankreich.
id.
id.
Id.
Italien.
Br. Indien.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
Id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Österreich,
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.487
6.196
8.013
48.163
4.181
24.440
Warengattung.
Buchbinderzeugstoffe
Grobes Wachstuch
id
id
Feines Wachstuch
id
Gewebe mit Zellhorn usw. .
Schmiergeltuch usw
Fußbodenbelag
aus
Lind-
leurn
id
id
Walte
Filzwaren
id
Pferdehaare., bearbeitet
id.
Kleider u. Putzwaren, ganz
oder teilw. aus Seide
id
Id
id.
id
id.
id.
aus Wolle
id
id
id
id
id
Id. aus Baumwolle ..
id
id.
id
id.
id. aus andern Spinn-
stoffen
id
id.
aus wasserdichten
Geweben
id
id
Kleider u. Putzwaren
in
Verbindung
mit
Kaut-
schuk
id
id
Künstliche Blumen
idid
Regen-u. Sonnenschirme ..
id.
Schuhe aus Gespinstwaren.,
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Belgien.
Gr.-Brit.
Frankreich.
id.
Belgien,
Frankreich.
id.
id.
Gr.-Brit.
Belgien,
Frankreich.
Belgien.
Frankreich,
id.
Belgien.
Frankreich.
Japan.
Gr.-Brit,
Österreich.
China.
Belgien.
id.
Gr.-Brit.
Österreich.
Italien.
Schweiz.
Frankreich,
id.
Japan.
Österreich.
Schweiß.
Belgien.
Id.
Frankreich.
id.
Gr.-Brit,
Belgien.
id.
Gr.-Brit.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien,
id.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.103
Warengattung.
Schuhe nus Gespinstwaren.
idid.
Menschenhaare
id
id
Waren aus Menschenhaaren
Zugerichtete
Schmuckfe-
dern
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Österreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
id.
id.
Österreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Männerhüte u. Mützen aus
Gespinstwaren
Frankreich. Stück 802
id
id.
id
Österreich.
Gr.-Britan.
Belgien,
id.
id.
id.
Frauenhüte, ganz oder teil-
weise aus Seide
id.
id.
id
Frankreich.
id.
id, aus andern Ge-
spinstwaren .
id.
id.
idid
id
Österreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
id.
Männer- u. Frauenhüte aus
wasserdichten Geweben.
id.
id.
id
Männerhüte. aus Filz.
ididid
id
id.
id.
Frauenhüte
aus
Filz
id
id.
Hutstumpen uns
Filz
Hüte aus .Stroh
id
id.
id
id
id.
idid
id
Frankreich.
id.
Österreich.
Italien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Niederland.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich..
id.
Frankreich.
Schweiz.
Italien.
Österreich.
Niederland,
Gr.-Britan.
Japan.
Nied. Indien
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. 3
id.
id. 1
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte aller Art, auf-
geputzt
id.
id.
id.
id.
id
Gr.-Britan,
Österreich,
Frankreich.
id.
id.
id.
Warengattung.
6. Leder, Lederwaren, Kür-
sehnerwaren u. Waren
aus Därmen
Zugerichtetes Leder
id
id
Handschuhleder
id
Ziegen- und Schafleder
id
Lackiertes Leder
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Menge in
[Kilogramm
bezw. Stück.
6.919
Schuhe aus Leder mit Holz-
sohlen
Belgien.
id
Schuhe aus Leder
id
id
id
id
Treibriemen aus Leder
id
id
id
Kleider aus Leder
Sattler- u. Tàschnerwaren.
id
id
id
id
id
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Österreich.
Frankreich.
id.
Rumänien.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Österreich.
Gr.-Britan.
Italien.
V. St. v. Am.
Frankreich.
2.614
1.1492
Zugeschnittenes Hand-
schuhleder
id.
Lederhandschuhe
id
id
Felle zur Pelzwerkbereitung
id
Pelzewaren, nicht überzogen
id.
id., überzogen
idid
id
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Österreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Ausgestopfte Tiere und Teile
usw
Belgien.
Waren aus Därmen.
Frankreich.
7. Kautschukwaren.
Kautschuk, aufgelöst
Frankreich.
Warengattung.
Gewalzte Platten aus Kaut-
schukteig
Schläuche aus Kautschuk .
id
id
Treibri men,mit Kautschuk
getränkt
id
Schuhe aus Kautschuk
id
Keifen u. Laufdecken für
Fahraeugräder
idid
id
Anderweit nicht genannte
Kautschukwaren
idid
id
Gespinstwaren, mit Kaut-
schuk getränki
id
Hartkautschukwaren
Hartkautschukwaren
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan,
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Schweden.
Gr.-Britan.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Brit,
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
12'9
8. Gellechte u. Flechtwaren
aus pflanzlichen
Stoffen
mit Ausnahme der Ge-
spinstiasern.
Holzspangellecht
id
Geflechte aus Stroh, Bast,
Binsen
usw
idid
id
id
id
Matten u. Fußdecken
idid.
id
Grobe
Korbllechtwaren
id
Feine Korbflechtwaren
id
id
id
Sparterie
Sparteriewaren
Frankreich.
Italien.
id.
Japan.
China.
Frankreich.
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
China.
Japan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id,
V. St.v.Am.
Gr.-Brit.
Frankreich.
id.
id.
2.670
'A
2.808
Warengattung.
Sparteriewaren
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
9. Besen Bürsten, Pinsel,
Siehwaren.
Grobe Besen u. Bürsten aus
Borsten
id
id
Feine Besen u. Bursten aus
Borsten
id
Siebvvaren.
id
Belgien,
Schweiz,.
Frankerich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
2 6 8
10. Waren aus lierischen od.
oder Formerstoffen.
Waren, ganz. od. leiweise
aus
Ellenbein
usw
id
id
id
id. aus Schildplatf. usw.
id
id
Perhmutterplatten
id
id.
Waren ganz od., teilweise
aus
Perlmutter
id
Geebncte
Hornstabe
Gepreßte Hernknople.
id
Federkiele
Waren
aus
tierischen
Schitzstoffen
id
Bau- u. Nutzholz,, gehobelt,
genutet usw
idid
id.
id.
id
Holztapeten, Panele usw.
Parketbodenteile usw.
Holzdraht, Holzstifte usw.
Stöcke aus
Holz
id.
id.
Belgien.
Japan.
Türkei.
Frankreich.
id.
Tarkei.
Ôsterreisch.
id.
Japan.
Frankreich.
id.
Osterreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien,
id.
Ôsterreich.
Niederland.
Gr.- Britan.
Schweiz
Frankreich,
id,
id.
Rubland.
Belgien.
Gr.-Britan.
Osterreich.
1.613
21 .330
Warengattung.
Stöcke aus Holz
Bottcherwaren
idid.
Mobell u. Moblelteile, grobe
unfurniert
id
id
id
idid., furniert
id
id.
id.
Tischler-, Drechsler- und
Wagnerarbeiten
id
id.
id
id
id
id
id..
id.
Feine Holzwaren
id.
id.
id.
idid.
id
Möbel u. Mobelteile aus
Holz in Verbg, mil. ;and.
Stoffen,
id
idid
Gespolsterte Mobel
uhne
Oberzug
id., milt Überzug
id.
id
Holzwaren aller Art aus an-
deruptanzlichen
Schmitz-
toffen
id
Grobe Korkwaren
id
Feine Korkwaren
id.
Galalith. ahnliche Stoffe .
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Algerien.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Österreich,
Niederland.
Belgien,
Belgien.
Italien.
Niederland.
Frankreich.
id.
Schweiz.
V. St.v.Am.
Niederland.
Gr.-Britan.
Rußland.
Italien.
Österreich.
Belgien
id.
Österreich.
Schweiz.
Italien.
Niederland.
Japan.
Frankreich
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Spanien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.467
8.275
3.777
7.222
4.911
1.643
3.664
Warengattung.
Waren, ganz od. teilweise
Stühl-, Bambus- usw. Rohr.
Stöcke aus Rohr
id
id.
Feine Schnitzstoffwaren
id
id
id
Waren aus plastischer Kohle
id.
11. Papier, Pappe u, Waren
daraus.
Pappen, bloß geformt, ge-
kautscht usw
id
Pappen aller Art
id.
Packpapier
Druck-, Schreib-, Lösch-
papier usw
id
id
id
id
id
Postkarten mit Bilddruck
usw
id
id
id
id
id
id.
Papier u. Pappe, gestanzt
usw.
id.
id
id
id
Papier u. Pappe in Verbin-
dung mit Gespinstwaren.
Papiertapeten
id
id
Spielkarten aller Art
Photographisches
Papier
usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Frankreich.
id.
Gr.-Brit.
Belgien.
id.
Gr.-Brit.
Österreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
V. St.v.Am.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Österreich.
Gr.-Brit.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
id.
Österreich.
Schweiz.
Italien.
Gr.-Brit.
Niederland.
Belgien.
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Österreich.
Frankreich.
id.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
21.930
5.998
5.132
2.237
6.591
5.638
1.222
1.650
3.695
Warengattung,
Photographisches
Papier
usw
Gelatinpapier usw
id
id
id
id.
Düten, Beutel,
Briefum-
schläge aus Papier
id
id
id.
Geschäftsbücher,
Mappen
usw
id
id
Albums, Briekmarken, Post-
karten usw
id
Andere Papierwaren ohne
Verbindung tait, andern
Stoffen
id.
id
id
id
id
idid
id
Papierwaren in Verbindung
mit andern Stoffen
id
idid
Papierspäne, Makulatur ..
idid
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Frankreich.
Gr.-Britan.
V. St. v Am.
Dänemark.
Belgien.
id.
Österreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Amerika.
Österreich.
Gr.-Britan.
Dänemark.
Niederland.
Schweiz,.
Schweden.
Belgien.
id.
Niederland.
Österreich.
Frankreich.
id.
Türkei,
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.4
2 , 528
3.007
12. Bücher, Bilder, Gemälde.
Gedruckte Bücher, Kalen-
der usw
id
idid
idid
id
id
Landkarten aus Papier
idid.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Italien.
Niederland.
Österreich.
Schweiz,.
V. St. v. Am
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
39. 676
15,648
Warengattung.
Bilder aller Art aus Papier .
id
id
id
id
id
Gemälde u. Zeichnungen..
id
id.
id
id
id
id
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Österreich.
Gr.-Britan.
Schweden.
V. St. v. Am.
Belgien.
id.
Österreich,
Gr.-Britan.
V. St. v. Am.
Schweiz.
Rußland.
Niederland.
Italien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
13, Waren aus Steinen oder
andern
mlnerallschen-
Stoffen (mit Ausnahm-
von Tonwaren) sowie aus
fossilen Stoffen.
Rohe oder bloß behauene
Steine
Pflastersteine
id
Platten aus Granit, Marmor.
Alabaster
usw.
id
Grobe Steinmetzarbeiten ..
id.
Feine Steinmetzarbelten .,
id.
id
Schieferwaren, auch in Ver-
bindung mit Holz usw ,
Bildhauerwaren aus Steinen
aller
Art.
idid
id
Steinwaren, nur in Verbin-
dung mit Holz, u. Eisen,,
Steinwaren in Verbindung
mit anderm Material ...
id
Mahlsteine.
id.
Polier-, Schleif-, Wetzsteine
usw
id.
id,
id
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Hallen.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
Schweden.
Frankreich,
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich,
id.
Österreich.
Gr.-Britan.
Beteten.
189.674
7.970
130.000
26.250
7.836
10.390
2.500
4,140
1.413
1.058
Warengattung,
Warmeschutzmasse
Zementwaren
ici
Kalksandsteine
Bauplatten, Bausteine usw.
ungefärbt
id
id
id
id.,
gefärbt
id
id
Waren in Verbindung mit
andern Stoffen
id.
Absestwaren
id.
id
id
Waren, ganz od. teilweise
aus Jet, Meerschaum usw.
id
id
id
14. Tomwaren.
Mauersteine (Backziegcel-
usw.), unglasiert
id
Dachziegel usw., unglasiert
id
id.
Röhren aus Ton, glasiert od.
unglasiert
id.
Waren aus gemeinem Slein-
zeug
id
id
Tabakpfeifen, einfarbig od.
weiß
id.
Feuerfeste Steine jeder Art
id.
id.
id.
Feuerfeste Erzugnisse aus-
Tonid.
Scshmelziegel usw. aus Gra-
phitmasse
Herkunlts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz,
Niederland.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Österreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Österreich.
Österreich.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Rußland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Österreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
8.501
3.180
247.457
1.200
10.000
362.782
46.760
12.400
12.322
3.403
16.477
37.090
10.260
159.315
Warengattung,
Schmelztiegel usw. aus Gra-
phitmasse
id
Bauzierate, Gesimse usw.
aus Ton
id.
Bodenplatten aus Ton
id
Waren aus feinem Stein-
zeug usw., einfarbig
id
id.
id., mehrfarbig
id.
id
id
id
id.
id
Porzellanwaren
id
id
id
id
id
id,
15. Glas und Glaswaren.
Glasmasse
id
Hohlglas, gefärbt,
unge-
schliffen
id
id
id., geschliffen.
id
id.
id
id
Hohlglas, bemalt usw
id
id
Spiegel- und Tafelglas, un-
geschliffen usw.
id
id., geschliffen
id
id., belegt
id
Tafelglas aller Art, bemal
usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Turkei.
Niederland.
Dänemark,
Österreich.
Frankreich.
id.
China.
Gr.-Britan.
Österreich.
Turkei.
Dänemark.
Belgien.
Belgien.
Gr.-Britan.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Österreich.
Italien.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Österreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Menge ta
Kilogramm
bezw, Stück.
2.971
1.549
1.245
2.331
16.102
1.048
7.025
Warengattung.
Tafelglas aller Art, bomalt
usw
Trockenplattern für photo-
graphische Zwecke
id.
id
id
id
Optisches Glas usw
Brillengläser usw
Brillen, Ferngläser usw.
id
Glasbehänge usw
id
id
Glasplättchen, Glasperlen
usw
id
Waren aus Glasflüssen usw
id
Glaswaren, anderweit nicht
genannt
id
id
id
Glasmalereien usw
id
id
Glas in Verbindung mit an-
dern Stoffen
id
idid
id
id
Herkunfls-
land der
Waren.
Niederland.
id.
Belgien.
Österreich.
Schweiz,.
Frankreich.
id.
id.
id.
V. St. v. Arn.
Österreich.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Österreich.
Italien.
id.
Österreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Österreich.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Österreich.
Italien.
Schweden.
Menge in
Kilogramm
.bezw. Stück.
D
16. Edle Metalle und Waren
daraus.
Waren, ganz oder teilweis
aus Gold
idid
Bruch-, gemünztes Silbe
usw
id
Legiertes Silber
Waren, ganz oder teilweis
aus Silber
id
id
id
id
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich,
id.
Österreich.
Gr.-Britan.
Portugal.
Belgien.
Warengattung:.
17. Unedle Metalle und Wa-
ren daraus.
Roheisen
id
id
id
id
Röhren und Walzen, roh od.
bearbeitet
id
Nicht schmiedbare Kunst-
gußwaren
id
Robe Eisenwaren aus nicht
schmiedbarem
Guß
id
id
id
Maschinenteile u. andere
Eisenwaren, bearbeitet..
id
id.
idididid
Rohluppen Robblöcke usw.
id
id
Schmiedbares Eisen in Stä-
benid
id
id
id
Blech roh, gefirnißt usw.
id
Blech, geschliffen
Blech, verzinkt, verzinnt
usw
Blech, mit Ausnahme von
Wellblech
Draht, gewalzt. od. gezogen.
id.
id., verzinkt usw.
Schlangenöhren,
gewalzt
oder bearbeitet
Rohe Höhren aus Eisen
Bearbeitete Röhren
id.
Eisenbahnschienen usw
id
Herkunsts-
land der
Waren.
Schweden.
Gr.-Britan.
id.
Schweiz,.
Frankreich,
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
V. St. v. Am.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Schweden.
Gr.-Britan.
Italien.
V. St. v. Am.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan,
Belgien,
Gr.-Britan.
Niederland.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien,
id
Frankreich.
Belgien
id.
id.
Frankreich,
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
20.432
1.272..
845.595
13.330
48.320
1.791
6. 589
21.197
87.237
11.164
9.643
1.564
3.111
18.721
72.766
1..379
1.486
2.083
8.693
10.330
8,005
Warengattung.
Eisenbahmachsen usw
id
Rohe Eisenwaren
idid
id
id
Maschinenteile, anderweit
nicht genannt
id
idid.
id
id.
id
idid
Lokomobilen, Lokomotiven
usw.
id.
Ankertonnen, Gasbehäller
usw
Huhne,
Anker, Ambobse
USW.
id
Kolben u. Rollen zu. Fla-
schenzügen usw
id.
Spaten,
Schauleln
usw
id
Hen, Dängergabeln usw
id
Senen, Sicheln usw.
id
Säge blalter, auch
unge-
zahnle
id.
Feilen und Haspeln usw
id
id.
Bohrer,
Zangen,
grobe
Scheren
usw
id
id
id.
id
Heihaiflen, Meßwerkzeuge
usw.
id,
id,
Äxte,
Hämmer
usw.
id.
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
V. St.v, Am.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Gr. Britan.
V. St.v. Am,
Schweiz.
Schweden.
Österreich.
Niederland.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien,
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien,
Frankreich.
id.
Schweden.
Belgien.
id.
Canada.
V. St. v.Am.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Spanien.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
10.330
1.269
21.850
2.259
8.543
27.521
26.360
1.228
1.137
1.756
Warengattung.
Äxte, Hämmer usw.
id
id
id.
id,
Pflüge u. anderweit nicht
genannte eiserne Geräte .
id
idid
id
Kratzenbeschlage
id
Schrauben, Hufeisen usw.
id
id
Eisenbahnpuffer usw
Patentachsen
id
Andere Achsen
id
Wagen- u.
Pufferfedern
id.
Drahtwaren
id.
id
id
id
Drahtstifte usw.
id
Geschnittene Nägel usw. ..
id
Haus- und Küchengeräte
usw
id
id.
Eiserne Ketten
id
id
Trensen, Steigbügel,
Schlittschuhe usw
id
Bau- und Mobelbeschläge
usw
id.
Geldschranke u. Geldkasten
Möbel u. Mobelteile, eiserne
id
Feine Messer, Scheren usw.
id.
id
id
Federn,
Blankscheite
Herkunfts-
land der
Waren*
i
Schweden.
Portugal.
V. St. v. Am.
Spanien.
Frankreich.
id.
Canada.
V, St. v. Am.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Gr.-Britan.
V. St.v. Am.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Y. St.v. Am.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
Österreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
13.339
77.657
1.244
3.681
5.332
63.218
1.862
11.141
4.296
1.350
2.498
3,273
Warengattung.
Federn,
Blankscheite
Schreibredern
id.
id.
Näh-, Stricknadeln usw.
id
id
Stahlspäne usw
Brucheisen, Abfälle usw
id
id
id
Aluminiumdraht usw.
Aluminiumwaren
id.
id
Blei, roh
id
Druckplatten aus Blei usw
id
idid
Andere feine Bleiwaren ..
id
Zink, roh
id
id., gewalzt
Zinkwaren
id
Zinn, roh,
Bruchzinn
id
id
id
Zinn, gewalzt
Zinnwaren
id
Nickelmetall, roh
id
Nickelwaren
id
id
id
Rohes -Kupfer und Messing
idid
id
Stangen, Bleche usw. au
Kupfer
id
Kupierdraht..
id
Drahtlitzen,
Drahtfeiler
kupferne
Herkunfts-
land der
Waren,
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Schweiß.
Frankreich.
id.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
Rußland.
Belgien.
id.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Nied. Indien
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
. Belgien.
id.
. Frankreich.
id.
. Niederland.
. Österreich.
. Belgien.
id.
. V. St. v.Am
. Schweden.
. Frankreich.
id.
. Belgien.
id.
. Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
4.965
240.3492
16.622
1.603
7.263
20.000
2.055
1 .043
5.522
3,505
39.997
2,4574
2.068
31,527
1.159
2.691
Warengattung.
Druckplatten, kupferne ...
idid
id
id
Metalltuch usw.
Haus- und Küchengeräte
aus Kupfer
id
Grobe Kupfer- od. Messing-
waren
idid
Feine Kupfer- u. Messing-
waren
id
id
id
id
id
idid.
id.
Unechtes Gold- und Silber-
gespinst
Vergoldete od. versilberte
Metaltwaren
id
id.
Luxusgegenstände aus un-
edlem Metall
Geflechte,mit Gespiinstfäden-
umwickelt
id.
Läutewerk,
Sprechmaschi-
nen, Schrittzâhler usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Niederland.
Schweden.
Rußland.
Belgien.
Frankreich,
id.
Belgien.
id.
Schweiz,.
Frankreich,
id.
Gr.-Britan.
Österreich.
Niederland.
.Japan.
Schweiz,,
Rußland.
Italien,
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2.767
3.525
4.061
10. Maschinen, clektrische
Erzeugnisse, Fahrzouge.
Sonst nicht genannte Kraft-
maschinen
idid
Näh-, Strickmaschinen und
Teile davon
id
Maschinen zur Vorbereitung
von Gespinsten
usw.
Appretur- und Waschend-
maschinell
Feuerspritzen,Pumpen usw
Belgien.
V, St. v. Am.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
id.
id.
1.010
78.756
1.019
1.421
Warengattung.
Feuerspritzen,Pumpen usw.
id
Maschinen zur Bearbeitung
von Metallen usw
id.
id
Dampfpflüge,
Mähmaschi-
nen
id
id
id
id
id
Dreseh-, Brauerei-, Mälze-
reimaschinen
id.
id.
id.
id
id
id.
Dynamomaschinen
id.
id
Elektrizitatssammler
id
Kabel zur Leitung elektri-
scher Ströme
id.
Elektrische Glühlampen ..
id
id
Andere elektrische Erzeug-
nisse
id
id.
id
Güterwagen, gedeckt oder
ungedeckt
Personenmotorwagen
id
id.
id.
Andere, Motorwagen
Motorfahrräder
id
Fahrräder
id
id
id.
Zwer- u. dreirädrige Per-
sonenwagen
Vierrädrige Personenwagen
Herkunfts-
land der
Waren,
V. St. v. Am.
Frankreich.
id.
Schweiz,
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
V. St. v. Am.
Canada.
Türkei.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Österreich,
Schweden.
V. St v. Am.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweden.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Österreich.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1.260
1.518
52.092
136.536
14.608
6.574
5.702
24.804
2.239
1.305
8.507
52.528
49.452
58,582
1.700
58.885
1.997
9.380
Stück
kg
6,582
d. 29.784
Stück
kg
2.029
id.
Stück
id.
kg
1.087
id.
2.006
Stück
id.
id.
Warengattung,
Lastwagen, Lastschlitten .
id
Fahrradteile aus Eisen.
id
id
Fahrradteile aus anderem
unedlem Metall
id.
19.
Feuerwaffen,
Uhren,
Tonwerke,
Kinderspiel-
zeug.
Handfeuerwaffen aller Art .
id
Teile zu Handfeuerwaffen.
Taschenuhren aus Gold ..
id.
id
id
id
Taschenuhren aus Silber ..
id.
id
id
Taschenuhren aus unedlen
Metallen
id
idid
Uhrgehäuse und Uhrwerke.
id
Teile von Taschenuhren .,
Wand-, Standuhren usw.
id.
id
id
Uhrfurnituren aus unedlem
Metall
id.
id.
Harmoniums
Klaviere aller Art
id.
Streichtonwerkzeuge
id
id
Blastonwerkzeuge
id.
idid
id.
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Belgien.
Schweden.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Österreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Österreich.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Schweiz.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Österreich.
Belgien.
id.
Italien.
Österreich.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
Menge in
Kologramm
bezw. Stück.
Stück
kg
Stück
id.
id.
id.
id. 66
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
&
Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1914
aus dem Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden.
a)
Bier
b) Branntwein mit Übergangsschein, reiner Alkohol
c) Branntwein ohne Übergangsschein, reiner Alkohol
d) Kochsalz
e) Unbearbreitete Tabakcblätter
Liter
id.
id.
Kg.
id.
2 . 8 9 0 . 9 5 6
211.149
12.398
869.241
719.001
Warengattung.
Teile von Blas- u, Streich-
tonwerkzeugen
id
Harmonikas u. Teile; davon
id.
id
id
Herkunfls-
land der
Waren.
id.
Belgien.
id.
Italien.
Ôsterreich.
Schweiz.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Warengattung.
Harmonikas u. Teile davon
Kinderspielzeug aller Art..
ididid
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Österreich.
Schweden.
Schweiz.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. .Stück.
1.457
AUSFUHR VON WAREN,
welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen Handel
stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des Kalenderjahres
1914, mit Ausnahme der Zeit vom 1. Mai bis 13. Oktober 1914,
Warengattung,
1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-
schaft und andere tierische und pflanz-
lische Naturerzeugnisse,
Nahrungs-
und Genußmittel.
Roggen
Weizen
Gerste
Hafer
Buchweizen
Malz
Reis
Speisebohnen
Erbsen
Winken
Lein- und Hanfsaat
Kleesaat
Grassaat aller Art
Andere Feld-,Gemüse und Blumensamen
Anis,Fenchel usw
Frische
Kartoffeln
Grün- und Rauhfutter
Unbearbeitete Tabakblätter
Frische Küchengewächse
Getrocknete
Küchengewächse
Lebende
Pflanzen
Blumenzwiebeln usw
Frische
Äpfel
Frische Birnen
Frische Kirschen
Gemahlenes Obst
Frische Orangen, Zitronen
Roher Kaffee
Gebrannter Kaffee
Getrocknete Zichorien
Gewarze
Binsen, Stroh usw
Stuhlrohr usw
Bau- u. Nutzholz in der Querrichtung
mit der Axt oder Säge bearbeitet
Desgleichen in der Langsrichtung mit der
Axt oder Säge bearbeitet
Desgleichen in der Längsrichtung mit der
Sage bearbeitet
Eisenbahnschwellen
Korbweiden
Ausfuhr
nach Län-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez.Stück
142.488
108.652
663.921
41.522
27.600
126.955
1,736
59,406
33.691
2.104
26,051
84.240
9.152
10.991
1.268
33.139
2.183
38.400
6.143.897
1.300
60.945
61.980
Warengattung.
Brennholz
Holzkohlen
Gerblinde, auch gemahlen
Terpentinharze usw
Arbeitspferde
Kutsch-, Reitpferde
Schlachtpferde
Abgesetzte Fohlen
Schafe
Ziegen
Federvieh
Frisches Fleisch
Schweinespeck
Federvieh, zerlegt
Haarwild, totes
Federwild, totes
Frische Fische
Gesalzene Heringe
Zubereitete Fische
Schnecken aller Art
Süßwasserkrebse
Andere lebende Tiere
Schmalz
Butter
Käse aller Art
Eier
Honig
Bienenwachs
Schafwolle
Schaf-, Ziegenhaare usw., roh
Bettfedem
Rohe Kalbfelle
Rohe Rindshaute
Schaf- und Ziegenfelle
Leimleder usw
Hasen- und
Kaninchenfelle
Tierische Rohstoffe
Darme usw
Blut von Vich usw.
Mehl aus Getreide
Reis, poliert
Fette Ölen in Fässern
id
Pamöl usw
Sago, Tapioka
Raffinierter Zucker
Ausfuhr
nach Lan-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez,Stück
229.795
2.388
171.470
Stück
id.
id. 3
id.
id.
id.
id.
1.666
1.256
1.091
3.212
3.095
41.879
5.523
31,900
2.300
10.000
2.500.000
1.145
1.917
3.543
110.678
Warengattung.
Branntwein in
Fassern*)
Branntwein in
flaschen
Stiller Wein in Fässern
Schaumwein in Flaschen
Stiller Wein in Flaschen
Wein mit
Heilmittelzusätzen
Obstwein
Bier in Fässern
Bier in Flaschen
Essig in Fässern
Hofe,
nicht
Weinhefe
Mineralwasser
Anderes natürliches Wasser
Kleie
Gewöhnliches Backwerk
Feines Backwerk
Teigwaren
Zuckerwerk
Schokoladewaren
Margarine usw
Senf
Essenzen, nicht ather- oder weingeist-
haltig
Säfte von Pflanzen usw
Nähr- u. Genußmittel in luftdicht ver-
schlossenen Behältnissen
Rauchtabak
2. Mineralische und fossile Robstoffe; Mi-
neralöle.
Gartenerde, Kies, Schlamm usw
Porzellanerde, Ton usw.
Farbereden
Natürlicher Kalk
Gips
Zement
Asbest
Roher Schleifer
Rohe
Steine
Eisenerz
Schlacken von Erzen
Steinkohlen
Steinkohlenkoks
Preßkohlen
Mineralschmieröl
Asphalt
Pech, Teer usw
Steinkohlenteeröl
*)] Außerdem wurden noch 112.854 Liter
reinen Alkohol nach dem Zollvereinsausland
ausgerührt.
Ausfuhr
nach Län-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
3.547
15.627
6.668
1.618
1.163
1.023.971
23.086
4 . 508
63.264
321,929
51.317
12.628
3.920
3.821
12.714
51.526
1.726.700
15.736
10.902
72 187.168
253.000
144.222
39.500
4.259.489
494.368.100
1.260.869
557.940
213. 410
62.050
2.441
3.860
11.680
162.875
Warengattung.
3. Zubereites
Wachs, Paraffin, Lichte,
Wachswaren, Seifen u. andere unter
Verwendung
von Fetten, Ölen oder
Wachs
hergestellte Waren.
Lichte aller
Art
Schmierseife
Feste
Seife
Feine Seife
Vascline usw
Wagenschmiere
Schuhwichse, schwarze, nicht flussige.
Putzmittel unter Verwendung von Fetten
4. Chemische und
pharmazeutische Er-
zeugnisse, Farben u. Farbwaren.
Phosphor
Salpetersäure
Salz
Soda.
Bleioxyd, Zinnoxyd
usw
Zinkoxyd
usw
Kreide
Ruß,
Ruchdruckerschwärze
Blei-, Zink-,
Lithoponweiß
Blei-, Farben- und Kohlenstifte
Lackfirnisse.
Thomasphosphatmehl
Künstliche
Düngemittel
Schieß und
Sprengpulver
Pechfackeln
Leim aller Art
Anderweit nicht genante verdichtete
Gase
Zubereitete Arznelwaren
5. Tierische und pflanzllche Spinnstoffe
und Waren daraus ; Menschenhaare;
zugerichtete Schmuckfedern und Hüte.
Florettseide
Seidene und
hulbseidene
Stickerclen
id.
Posamentierwaren
Dichte
Wollengewebe
Wollene Wirkwaren
Baumwollengarn
Dichte
Baumwollgewebe
Baumwollene Wirkwaren
Gefarbtes Hanfgarn
Pferdehaare, gefärbt usw
Ausfuhr
nach Län-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez.Stück
17.213
27.853
54.109
4.707
1.463
251.404
7.524
20.000
121.785
14.330
11.840
23.467.337
15.000
31.300
3.512
2.446
Warengattung.
Kleider und Putzwaren, ganz od. teilweise
aus Seide
id. aus Baumwolle
id. aus wasserdichten Stoffen
Blumen, Blüten usw
Männerhüte
Frauenhüte aus Seide
Männerhüte aus Filz
Strohhüte usw
Frauenhüte aller Art, aufgeputzt
Abfälle von Gespinsten
6. Leder und Lederwaren, Kürschner-
waren : Waren aus Därmen.
Enthaarte Schaf- und Ziegenfelle
Zugerichtetes Leder
Glaceleder
Ziegen-, Schafleder usw., lackiert und un-
lackiert
Schuhe aus Leder
Treibriemen aus Leder
Sattler- und Täschenwaren
Zu Handschuhen zugerichtetes Leder
Lederhandschuhe
7. Kautschukwaren.
8, Geflechte und Flechtwaren aus pflanz-
lichen Stoffen, mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren.
Grobe Korbflechtwaren
9. Besen, Bürsten, Pinsel u. Siebwaren.
Reisigbesen
Grobe Besen und Bürsten aus Borsten
10. Waren aus tierischen oder pflanzlichen
Schnitz- oder Formerstoffen.
Bau- und Nutzholz, genutet usw
Möbel und Möbelteile, grobe, unfurnierte.
id. furnierte
Tischler-, Drechslerwaren usw.
Möbel und Möbelteile in Verbindung mit
»indem Stoffen
Feine
Holzwaren
Peine Korkwaren
Stuhlrohr
Ausfuhr
nach Län-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
Stück
id.
id.
id. 2615
id.
7.800
5.062
4.463
15 484
1.288
10.514
1.653
2.728
Warengattung.
11. Papier, Pappe und Waren daraus.
Postkarten usw. mit Bilddruck
Papiertapeten
Photographisches Papier
Düten, Briefumschläge aus Papier
Geschäftsbücher
Anderweit nicht genannte Papierwaren
12. Bücher, Bilder, Gemälde.
Gedruckte Bücher
Gemälde und Zeichnungen
13. Waren aus Steinen oder andern mine-
ralischen Stoffen (mit Ausnahme der
Tonwaren) sowie aus fossilen Stollen
Pflastersteine
Geschnittene Platten, ungeschl. usw. aus
Alabaster
Schieferplatten
Grobe Steinmetzarbeiten
Schleif-, Polier- und Wetzsteine
Wärmeschutzmasse
Zementwaren
Kalksandsteine
Bauplatten, Bausteine usw. ungefärbt
id. gefärbt
Asbestwaren
Unglasierte Dachziegel
Waren aus gemeinem Steinzeug
Bodenplatten aus Ton usw
Waren aus Steingut
Feine Tonwaren
Feine Porzellanwaren
Pozellan-Abfälle
15. Glas und Glaswaren.
Hohlglas, geschliffenes
Spiegel- und Tafelglas, ungeschliffen
Glas- und Schmelzwaren
16. Edle Metalle und Waren daraus.
Silbermünzen
Waren, ganz oder teilweise aus Silber .
17. Unedle Metalle und Waren daraus.
Roheisen
Ausfuhr
nach Län-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez. Stück
673.050
1.170
6.600
23.148
1.019
152.000
6.600
222.338
3.389
582.510
4.638
51.477.540
Warengattung.
Rühren und Walzen, roh bearbeitet
Rohe Eisenwaren aus schmiedbarem Guß
usw
Maschinenteile usw.,
bearbeitet
Rohluppen, Rohschienen, Ingots usw
Schmiedbares Eisen in Stäben
Blech, roh, gefirnißt usw
Blech, geschliffen usw.
Blech, verzinnt usw.
Eisendraht, roh oder gewalzt
Eisendraht verzinkt
Andere Röhren aus Eisen, roh
Andere Röhren aus Eisen, bearbeitet
Eisenbahnschienen usw
Eisenbahnachsen usw
Andere rohe Eisenwaren, nicht besonders
genannt
Maschinenteile, Brücken und Brücken-
bestandteile
Ankertonen usw
Röhrenverbindungsstücke
Spaten, Schaufeln, Pflugscharen usw.
Heu-, Düngergabeln usw
Sensen, Sicheln usw
Sägeblätter
Bohrer, Zangen, grobe Scheren usw.
Äxte, Hämmer
Geräte für den landwirtschaftlichen Ge-
brauch
Hufeisen
Eisenbahnwagenfedern
Drahtwaren
Drahtstifte
Haus- und Küchengeräte
Bau- und Möbelbeschläge
Möbel- und Möbelteile, eiserne.
Feine Messer, Scheren usw
Ausfuhr
nach Län-
dern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez.Stück
29.948
286.414
8.910
72.187.168
69.583.448
91.165
1.023
10.423.350
6.332.934
18.131
2.054.086
38.527
3.176
4.264
2.300
2.627
1.25
2.848
17.404
Warengattung.
Brucheisen usw
Aluminium in Blöcken usw
Andere
Bleiwaren
Zink,
Bruchzink
usw
Zink, gestreckt, usw
Zinkwaren
Zinnwaren, roh,
Bruchzinn
Zinnfolie
Kupfer,
roh
Stangen, Bloche usw. aus Kupfer
Grobe Waren aus Kupfer oder Messing.
Feine Waren aus Kupfer oder Messing
Versilberte unedle
Metallwaren
Schmucksachen aus unedlem Metall
18. Maschinen, elektrotechnische Erzeug-
nisse, Fahrzeuge.
Dampfmaschinen,Glasturbinen usw
Näh-, Strickmaschinen usw
Appreturmaschinen
Feuerspritzen, Pumpen
Maschinen zur Bearbeitung von Hölzern,
Metallen usw
Dampfpfluge,
Mährnaschinen
usw
Dresch-, Mälzereimaschinen usw
Andere elektrische
Erzeugnisse
Gaterwagen
Motorfahrräder und Personenmotorwagen
19. Feurwallen, Uhren, Tonwerkzeuge,
Kinderspielzeug.
Handllerwaffen aler Art
Harmoniums
Blastonwerkzeuge
Kinderspielzeug
Ausfuhr
nach Län-
lern, welche
nicht zum
Zollverein
gehören.
kg bez.Stück
2.096.359
39.051
14.605
15.319
23.729
1.085
43. 905
14.721
1. .000
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1914 comme suit
Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alz.
Vice-Président: M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-
s.-Alz.; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;
Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel
à Hollerich; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grund; Jean Knaff, négociant à Luxembourg;
Guillaume Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Mark, négociant à Ettelbruck; Jules
Mongenast, tanneur à Ettelbruck; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines;
Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxem-
bourg; Émile Schrœll imprimeur à Luxembourg; Jean-Pierre Soupert, rosiériste à Iimpertsberg;
Joseph Würth-Weiler, directeur de la Banque Internationale à Luxembourg; Paul Würth, ingé-
nieur-constructeur à Luxembourg.
Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.
Luxembourg, 30 mai 1915.
LA CHAMBRE DE COMMERCE
Le Secrétaire,
J.-P.
SEVENIG.
Le Président,
Léon METZ.
Pages.
Considérations générales
Travaux de la Chambre de commerce
Minières
Métallurgie
Ateliers de construction
Industrie du bâtiment
Carrières
Ardoisières
Faïencerie
Mosaïques et dallages céramiques
Industrie des ciments
Briqueterie mécanique
Tannerie
Écorces à tan
Ganterie
Industrie textile
Teinturerie
Industrie du vêtement
Brasserie
Industrie des tabacs
Imprimerie. — Papeterie
Horticulture
Conserves de légumes
Meunerie
Laiterie
Viticulture et commerce des vins
Vins de Champagne
Clouterie
Meubles en fer
Pages.
Industrie électrique
Usine à gaz de Luxembourg
Commerce de détail. — Sa situation économique.
Faillites et concordats
Bourse du travail
Assurances
Assurances-maladie
Assurances-accidents
Assurance-vieillesse et invalidité
Caisse d'épargne et Crédit foncier
Banque Internationale à Luxembourg
Propriété industrielle
Taxes communales d'octroi à Luxembourg
Mercuriales
Statistique douanière. —- Zollstatistik
Einfuhr von Waren, welche zum Verbrauch
im Großherzogtum Luxemburg bezw. dessen
Handel bestimmt sind, während 1914
Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren,
welche während 1914 aus dem Zollverein
na(…)ch dem Großherzogtum Luxemburg ein-
(…)
wurden
Ausfuhr von Waren, welche aus der Produk-
tion des Großherzogtums Luxemburg oder
dessen Handel stammen, über die Zollämter
des Großherzogtums während 1914, mit Aus-
nahme der Zeit vom 1. Mai bis 13. Ok-
tober 1914
Composition de la Chambre de commerce
SOMMAIRE.