Avis. — Jury d'examen.
Texte législatif (2 Articles)
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxembourg.
Samedi. 11 mai 1912.
N° 34.
Samstag, 11. Mai 1912.
Avis. — Jury d'examen.
Le jury d'examen pour le droit, composé
de MM. Paul Ulveling, conseiller honoraire à
la Cour supérieure de justice, président du
tribunal d'arrondissement à Luxembourg, pré-
sident; Math. Glaesener, conseiller à la Cour
supérieure de justice, Camille Velter, conseiller
honoraire à la Cour supérieure de justice et
procureur d'Etat à Luxembourg, Florentin
Schmit, avocat-avoué à Luxembourg, membres,
et Léon Moutrier, conseiller de Gouvernement,
membre-secrétaire, se réunira en session ex-
traordinaire du 22 juin au 6 juillet prochain,
dans une des salles du palais de justice à
Luxembourg, à l'effet de procéder à l'examen
de MM. Joseph Bech de Diekirch, René Blum
d'Esch-sur-Alz., Emile Faber de Bettembourg,
Paul Faber de Luxembourg, Hubert Stumper
de Luxembourg, Paul Wolter de Hollerich,
tous récipiendaires pour le second examen du
doctorat en droit.
L'examen écrit pour tous les récipiendaires
est fixé au samedi, 22 juin, de 9 h. du matin
à midi, et de 3 à 6 h. du soir.
Les examens oraux auront lieu dans l'ordre
suivant: celui de M. Bech, le mardi, 25 juin,
celui de M. Blum, le jeudi, 27 juin, celui de
M. Emile Faber, le mardi, 2 juillet, celui de
M. Paul Faber, le mercredi, 3 juillet, celui de
M. Stumper, le jeudi, 4 juillet, celui de M.
Bekanntmachung — Prüfungsjury.
Die Prüfungsjury für das Rechtsstudium,
bestehend ans den HH.
Paul
Ulveling,
Ehren-
obergerichtsrat, Präsident am Bezirksgericht zu
Luxemburg,
Präsident; Math.
G l a e s e n e r ,
Obergerichtsrat,
Camille
Velter,
Ehrenober-
gerichtsrat
und
Staatsanwalt
zu
Luxemburg,
Florian
Schmit,
Advokat-Anwalt
zu
Luxem-
burg,
Mitglieder,
und
Leo
Moutrier,
Re-
gierungsrat,
Mitglied-Sekretär,
wird
in
anßer-
ordentlicher Sitzung vom 22. Juni ans den 6.
Juli k. in einem der Säle des Justizpalastes zu
Luxemburg zusammentreten, behufs Prüfung
der HH. Jos. Bech aus Diekirch, Rene Blum
ans Esch a. d. Alz., Emil Faber ans Bettem-
burg,
Paul
Faber,
ans
Luxemburg,
Hubect
Etümper
ans
Luxemburg, Paul
W e l t e r
ans
Hollerich,
Rezipienden für das zweite
Doktorat der Rechte.
Die schriftliche Prüfung ist für alle Rezi-
pienden auf Samstag, den 22. Juni, von 9
Uhr morgens bis Mittag, und von 3 bis 6 Uhr
nachmittags festgesetzt.
Die mündlichen Prüfungen sind anberaumt wie
folgt: für Hrn. Bech, auf Dienstag, 25. Juni,
für Hrn. Blum, auf Donnerstag, 27. Juni,
für Hrn. Emil Faber, auf Dienstag, 2. Juli,
für Hrn. Paul Faber, auf Mittivoch, 3. Juli,
Welter, le samedi, 6 juillet, chaque fois à
3 h. de relevée.
Luxembourg, le 10 mai 1912.
Le Directeur général des finances,
M. MONGENAST.
Avis. — Répression de la circulation des publica-
tions obscènes.
L'Autriche-Hongrie a ratifié l'Arrangement
signé à Paris le 4 mai 1910, pour la répression
de la circulation des publications obscènes (Mé-
morial 1911, p. 589 ss.). L'instrument de rati-
fication a été déposé à Paris le 24 avril 1912.
Luxembourg, le 3 mai 1912.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Administration
du Cadastre.
Par arrêté grand-ducal du 26 avril et, M.
Jean-Pierre Lorang, commis provisoire de 3e
classe du Cadastre, a été nommé surnuméraire
de la même administration.
Luxembourg, le 29 avril 1912.
Le Directeur général des finances,
M. MONGENAST.
Circulaire concernant les envois destinés au Labo-
ratoire pratique de bactériologie.
Il m'a été signalé qu'il parvient encore au
Laboratoire pratique de bactériologie des colis
renfermant des matières éminemment infec-
tieuses dans un état d'emballage tel qu'ils cons-
tituent un réel danger pour l'administration des
postes, le personnel du Laboratoire et le public.
Dans ces circonstances, je tiens à rappeler aux
intéressés ma circulaire du 26 juin 1911, (Mé-
morial de 1911, p. 748 et ss.) et je les prie de
für Hrn. Stümper, auf Donnerstag, 4. Juli,
für Hrn. Welter, auf Samstag, 6. Juli,
jedesmal um 3 Uhr nachmittags.
Luxemburg, den 10. Mai 1912.
Der General-Direktor der Finanzen,
M. Mongenast.
Bekanntmachung. - Bekämpfung der Verbreitung
unzüchtiger Veröffentlichungen.
Österreich-Ungarn hat das am 4. Mai 1910
zu Paris unterzeichnete Abkommen zur Be-
kämpfung der Verbreitung unzüchtiger Ver
öffentlichungen
ratifiziert
Memorial 1911,
S. 589 ff.). Die Ratifilationsurkunde ist am
24. April 1912 in Paris niedergelegt worden
Luxemburg, den 3. Mai 1912.
Der Staatsminister.
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. - Kataster-Verwaltung.
Durch Großh. Beschluß vom 26. April 1912,
ist Hr. Johann Peter Lorang, provisorischer
Kommis
3. Klasse des Katasters, zum Super,
numerar derselben Verwaltung ernannt worden.
Luxemburg, den 29. April 1912.
Der General-Direktor der Finanzen
M. M o n g e n a s t .
Rundschreiben betreffend die an das bakteriologische
Etaats-Laboratorium bestimmten Sendungen.
Es ist zu meiner Kenntnis gelangt, daß noch
immer im bakteriologischen Staatslaboratorium
Sendungen von infektiösem Material ankommen,
die dermaßen schlecht verpackt sind, daß sie sowohl
für die Beamten der Postverwaltung und das
Laboratoriumspersonal, als auch für die Öffent
lichkeit eine wirkliche Gefahr bilden. Ich fühle
mich daher genötigt, den Interessenten mein
Rundschreiben vom 26. Juni 1911 (Mem. 1911,
suivre consciencieusement les recommandations
et prescriptions y formulées. D'ailleurs, ceux
nui s'obstinent à remettre à la poste des envois,
à destination du Laboratoire, qui ne sont pas
conditionnés suivant les prescriptions de la cir-
culaire susdite, s'exposeront à voir refuser leurs
envois au transport.
Luxembourg, le 6 mai 1912.
Le Directeur général des travaux publics,
CH DE WAHA.
Arrêté du 9 mal 1912, concernant la publication
du rapport général de la Chambre de commerce
pur l'année 1911.
LE
MINISTRE
D'ETAT,
PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT;
Vu le rapport général de la Chambre de com-
merce sur la situation du commerce et de l'in-
dustrie dans le Grand-Duché pendant l'aimée
1911;
Arrête
Le rapport prémentionné sera
publié comme annexe au Mémorial.
Luxembourg, le 9 mai 1912.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Règlement communal.
En séance du 10 décembre 1911 le conseil
communal de Steinsel a édicté un règlement
de police sur la conduite d'eau de la. commune
de Steinsel. — Le dit règlement a été dûment
publié.
Luxembourg, le 7 mai 1912.
Le Directeur général de l'intérieur,
BRAUN.
S. 748 n. f.) in Erinnerung zu dringen und ich
ersuche sie, die darin gegebenen Anweisungen
und Vorschriften gewissenhaft zu befolgen. Wer
an das Laboratorium Gegenstände versenden
will, die nicht vorschriftsmäßig verpackt sind,
setzt sich der Gefahr ans, daß deren Annahme
am Postschalter verweigert wird.
Luxemburg, den 6. Mai 1912.
Der General-Direktor der öffentlichen Arbeiten,
K. de Waha.
Beschluß vom 9. Mai 1912, die Veröffentlichung
des allgemeinen Berichtes der Handelskammer
für das Jahr 1911 betreffend.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelstammer uber die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogtums während des
Jahres 1911;
Beschließt
Einziger Artikel. Erwähuter Bericht soll als
Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 9. Mai 1912.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 10. Dezember 1911 hat
der Gemeinderat von Steinsel ein Polizeiregle-
ment uber die Wasserleitung der Gemeinde
Steinsel erlassen. Besagles Reglement ist
vorschriftsmäßig veröffentlicht wurden.
Luxemburg, den 7. Mai 1912.
Der General Direktor des Innern,
B r a u n .
Avis. — Règlement communal
Dans leurs séances respectives des 21 janvier
et 8 février 1912, le conseil de fabrique et le
conseil communal de Bigonville ont arrêté,
d'accord avec le bureau des marguilliers et le
curé de Bigonville, un règlement de police sur
le maintien de l'ordre à l'intérieur et aux abords
de l'église de Bigonville. — Le dit règlement a
été dûment publié.
Luxembourg, le 7 mai 1912.
Le Directeur général de l'intérieur,
BRAUN.
Avis. — Règlement communal.
Dans sa séance du 23 mars dernier, le conseil
communal d'Esch-s.-Alz. a édicté un règlement
portant modification des taxes prévues par
Fart. 10 du règlement sur la conduite d'eau
des 30 mars/30 mai 1885. — Les dites modifi-
cations ont été dûment approuvées et publiées.
Luxembourg, le 7 mai 1912.
Le Directeur général de l'intérieur,
BRAUN.
Avis, — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses observées
dans les différents cantons du 20 avril au 4
mai 1912.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 21. Januar bezw.
8. Februar 1912 hat der .Kirchenfabrikrat und
der Gemeinderat von Bondorf, im Einvernehmen
mit der .Kirchenmeisterstube und dem Pfarrer von
Bondorf, ein Polizeireglement über die Auf-
rechterhaltung der Ordnung im Innern und in
der Umgebung der Kirche von Bondorf, erlassen.
— Besagtes Reglement ist vorschriftsmäßig ver-
öffentlicht worden.
Luxemburg, den 7. Mai 1912.
Der General-Direktor des Innern,
B r a u n .
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 23. März letzthin hat
der Gemeinderat von Esch a. d. Alz. ein Regle-
ment erlassen, welches die in Art. 10 des Wasser-
leitungsreglementes
vom
30.
März/30.
Mai
1885 vorgesehenen Taxen abändert. — Diese
Abänderungen sind vorschriftsmäßig genehmigt
und veröffentlicht worden.
Luxemburg, den 7. Mai 1912.
Der General-Direktor des Innern,
Braun.
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
Verzeichnis der in den verschiedenen Kan-
tonen, vom 20. April bis 4. Mai 1912 festge-
stellten ansteckenden Krankheiten.
N°
d'ordre.
CANTONS.
Capellen.
Mersch.
Clervaux.
Redange.
Wiltz.
LOCALITÉS.
Hobscheid.
Bissen.
Hachiville.
Bas-Bellain.
Huldange.
Sæul.
Harlange.
Totaux
Fièvre
typhoïde.
Diphtérie.
Coque-
luche.
Scar-
latine.
Variole.
Affections
puer-
pérales.
Avis. — Brevets d'invention.
Les brevets d'invention ci-après ont été dé-
livrés durant le mois d'avril 1912, en confor-
mité de la loi du 30 juin 1880, à savoir
N° 9576. — 1er avril. — Procédé de fabrication
des métaux précieux: or, argent, et platine. — J.
picard et A. Verley à Paris.
N° 9577. — 1. April. — Selbsttätiger Telephon
gesprächzahler. — E. G. Godhee in Sandringham
(Australien).
N° 9578. — 1. April. - Flugapparat mit beweg-
lich angeordneten Flügeln. — M. Eichele in Kaut-
beuren.
N° 9579. — 1. April. — Ausziehbare Schutzwand.
— R. Werdet in Neumünster.
N° 9580. — 1er avril. — Procédé d'obtention du
caoutchouc et de ses homologues ou isomères à
l'aide de l'isoprène et des corps analogues. — I.
Ostromislensky et la Société pour la production et la
vente des articles en caoutchoue «Bogatyr» à Moscou.
N° 9581. — 1. April. — Bieuintersatz, mit Vor
richtung zum Markieren der erhaltenen Glas Bier.
— F. Nimtz in Manow.
N° 9582. — 1. April.
Wechselklappe für Rege-
nerativöfen. — J. Maerz in Breslau.
N° 9583. — 1. April.
Zusammenklappbares
Kleider-Hackengestell.
Maria Palm in Hirsch-
berg.
N° 9584. — 3 avril.
Procédé pour la fabrication
de béton très fluide. H.-J. Harms (…) à Paris et
G.-E. Smal à Amsterdam.
N°9585. — 3 avril.
Procédé et dispositif pour
mouler et couler des maisons et autres construc-
tions analogues d'une seule pièce.
Les mêmes.
N° 9586. — 3. April. — Verschluss von Einmache-
glase n und anderen Gefässen. W. Schenk in
Freiburg i. Breisgau.
N° 9587. — 3. April.
Pferdekot-Auffänger für
Fuhrwerke. — Cl. Uhlich in Chemnitz.
N° 9588. — 4 avril.
Perfectionnements apportés
aux tissus caoutchoutés ou gommés et plus spe-
cialement aux tissus de ce genre que constituent, en
quelque sorte, les enveloppes pour bandage pneu-
matique. — L. Liais à Paris.
N° 9589. — 4. April.
Schachtabschluss für
Drehrostgeneratoren. — A. v. Kerpely in Wien,
N° 9590. — 5. April. - Turschliesser. — C. Tacke
in Holzminden.
N° 9591. — 5. April. — Gardinenring. — Karl
Conrad Edler von Heidendorff zu Mediasch (Un-
garn).
N° 9592. — 5. April. - Im Innern des Rock-
armel auzunahende Klammer zum Festhalten der
Manschetten. — K. Jaeger in Würzburg.
N° 9593. — 6. April. — Verfahren zur Herstellung
von enggebogenen Röhren. — M. Schitzkowsky in
Düsseldorf.
N° 9594. — 6. April. - Verfahren zur Herstellung
von Bunden oder sonstigen Verstärkungen an
Rohren und anderen Hohlkörpern. — Derselbe.
N° 9595. — 6. April. — Verfahren zum Desoxi-
dieren von Stahl und Eisen und zum Legieren von
Metallen. — Westdeutsche Thomasphosphat-Werke
G. m. b. H. in Berlin.
N° 9596. — 6 avril. — Graisseur pour perfora-
trice à percussion fonctionnant par l'air comprimé.
Firme Emile Knepper-Thiry, P. Baldauff, succes-
seur à Esch-s.-Alz. (Luxembourg).
N° 9597. — 9. April. — Fensterverstellvorrich-
tung zur Erhaltung der geöffneten Fensterflügel
in jeder beliebigen Lage. — Stanislaus und Johann
Klosin in Stargard.
N° 9598. — 9. April. — Fensterverstellvorrichtung
mittelst eines in einer Verlängerung des Fenster-
beschlages einzuschiebenden
Flachstiftes. — M.
Racithel in Schwarzenbach.
N° 9599. — 9. April.
Schraubenschlüssel mit
auswechselbaren Backen für alle Größen von Schrau-
benmuttern.
Fr. Exenberger in Soll b. Würgl.
N° 9600. — 9. April.
Verfahren zum Betriebe
von elektrischen Öfen zur Gewinnung von Stahl und
Eisen.
Westdeutsche Thomasphosphat-Werke, G.
m. b. H. in Berlin.
N° 9601. — 10. April.
Rohrwalzwerk. — H.
Schilling in Siegen.
N° 9602. — 10. April. — Geschirrteil mit Luft-
polster.
I I . Dohne in Burgwerben.
N° 9603. 10. April. Selbsttätige Eisenbahn-
kuppelung.
R. Seidel in Aue im Erzgebirge und
B. Seidel in Lössnitz im Erzgebirge,
N° 9604. — 11. April.
Klosett mit auswechsel-
barem Unratfänger zur Verhütung von Infektionen
bei Epidemie. — Max Fiedler jun. in Zschorna bei
Pommritz.
N° 9605. — 12 avril. — Chargeur automatique
pour chemin de fer aérien.— P. Dumont à Ampsin.
N° 9606. — 13 avril. - Perfectionnements dans
la fabrication des raquettes et plus particulière-
ment des raquettes de tennis. — A.-A. Tunmer et
Cie à Levallois-Perret.
N° 9607. — 13 avril. — Machine servant à polir
les métaux ordinaires ou précieux. — R. Matthes
et R. Schirmer à Zeitz.
N° 9608. — 15. April. — Imitierter Überfang-
glasbuchstabe. — R. Grabe in Leipzig.
N° 9609. — 15. April. — Sicherbarer Fahrrad-
ständer. — K. Porzig in Glauchau i. Sa.
N° 9610. — 15. April. — Steinsägemaschine mit
durch ein Kurbelgetriebe längs einer
Stangen-
führung hin und her bewegtem Rahmen für das
aus einzelnen Platten sich zusammensetzende Säge-
werkzeug. — Paul Schottes in Luxemburg.
N° 9611. — 15 avril. — Dispositif appliqué aux
charrues pour couper le gazon et les terrains durs.
— O. Georg à Ilbeshausen.
N° 9612. — 15. April. — Gardinenhalter. — M.
Riedt in Kufstein.
N° 9613. — 16. April. — Schloss für Turen aller
Art insbesondere für Eisenbahn-Personenwagen. —
Dr. jur. Hans Schulz in Wilmersdorf b. Berlin.
N° 9614. — 17 avril. — Procédé pour l'obtention
de caoutchouc à l'aide des chlorure et bromure de
vinyle ou analogues. — I. Ostromislensky et Société
pour la production et la vente des articles en caout-
chouc « Bogatyr » à Moscou.
N° 9615. — 17 avril. — Procédé pour obtenir
l'isoprène et ses homologues à l'aide des dipentènes
et leurs isomères et homologues. - Les mêmes.
N° 9616. — 18 avril. — Machine pour la des-
truction des manuscrits et des imprimés. — Fr.
Guettler à Francfort-s.-M.
N° 9617. — 20. April. — Formhalter insbesondere
für Damenröcke. — E. Seidel in Plauen i. Vogtl.
N° 9618. — 20. April. - Winderhitzer mit gleich-
achsig ineinauderliegenden Ringkammern. — Stet-
tiner Chamotte-Fabrik, Aktiengesellschaft, vorm.
Didier in Stettin.
N° 9619. — 20. April. - Verfahren zur Vorrich-
tung zur Trocknung und Behandlung von Material
— The Mark Process Company in Phoenix (V. St. A.).
N° 9620. — 20. April. — Mit einem verschieb-
baren, beim Gebrauch mittels des als zweiarmiger
Hebel ausgebildeten Schaftes die Mutter festklem-
menden Backen versehener Schraubenschlüssel.
Br. Thomaschke in Radeberg.
N° 9621. — 20. April. — Verfahren zum Über-
ziehen der Innenflächen von eisernen Gärbottichen,
Lagergefässen, Kühlschiffen u. dgl. — H. Fried-
mann in Berlin-Wilmersdorf.
N° 9622. — 22. April. - Elektrische Kern- und
Randlicht-Reklame.
Neuheiten-Verwertungs-Ge-
sellschaft m. b. H. in Berlin.
N° 9623. — 22. April. -
Schalldose im Boden
einer Hülle. — E. Wilke et Co. in Görlitz und A.
Bug in Berlin.
N° 9624. — 22 avril. — (Certificat d'addition au
brevet N° 8825 du 18 Janvier 1911). — Fer à re-
passer à chauffage intérieur et poignée mobile. -
H. Suzan à Paris.
N° 9624 a. — 23. April.
Mandel-Reibmühle
mit Reinigungseinrichtung für geriebene Mandeln.
— Mitzi Friess in Waidhofen.
N° 9625. — 24 avril. — Amortisseur de chocs per-
fectionné pour automobiles et autres véhicules à
ressorts de suspension. — Société anonyme des Auto-
mobiles et Cycles Peugeot à Paris.
N° 9626. — 24 avril. — Mécanisme de distribu-
tion pour mot urs à explosions à quatre temps. —
La même.
N° 9627. — 24. April.
Acetylen-Erzeugungs-
Apparat
mit Fuhrungsvorrichtung für kompri-
mierte Carbidkörper. — E. Richter in Wien und
J. Herok in Bielitz.
N° 9628. — 25. April.
Apparat zum Messen
der Länge gelegter bezw. gerollter Stoffstücke. —
E. Schwendinger in Mittelberg (Voralberg).
N° 9629. — 25. April.
Drahtbefestigungs-und
Abzweigkontaktvorrichtung
nebst
Spanneinrich-
tung mittels Schraubnippel an Isolatoren und Iso-
Kerrollen. — Th. Wittrin in Saarbrücken.
N° 9630. - 26 avril. — Procédé de fabrication
d'oxyde de zinc pur par extraction directe des
minerais ou de tous sels de zinc. — G. Ranson à
Paris.
N° 9631. — 26. April.
Verfahren zum Briket-
tieren von feinkörnigen Materialien für metallur-
gische Zwecke. — Allgemeine Brikettierungsgesell-
schaft m. b. H. in Berlin.
391.
N° 9632. — 26. April. — Türverschluss für Eisen-
bahnwagen. — J. Gibas und A. Huppert in Czaniec
b. Kenty in Galizien.
N° 9633. — 27 avril. — Système de propulsion
de véhicules et de trains au moyen de moteurs
thermiques. — H. Pieper à Liège.
N° 9634. — 27. April. — Schachtel für kleine
Gegenstände. — V. Panku und M. Alexandresen
in Bukarest.
N° 9635. — 29 avril. — Procédé de solidification
et d'imperméabilisation des tissus et du papier.
B. Chapiro à Paris.
N° 9636. — 29 avril. — Dispositif d'avant-train
automobile. — G.-E. Sabra à Nogent-sur-Marne.
N° 9637. — 30 avril. — Procédé de fabrication
de caoutchouc ou de substances analogues à l'aide
des composés halogénés des matières organiques.
— I. Ostromislensky et Société pour la production et
la vente des articles en caoutchouc « Bogatyr » à Mos-
cou.
Ont été transférés
Le 15 avril 1912, le brevet N° 5633, du 12 sep-
tembre 1904 — Disposition nouvelle d'un rompu
ou arbre brisé pour moteurs et autres applications
— aux sieurs Mathieu-Joseph, Joannès, Joannès-
Eugène et Joseph-Antoine les Burtat à Villeurbanne;
le 18 avril 1912, la moitié du brevet N° 5633 sus-
dit à la société anonyme des moteurs rotatifs Hurlai
à Lyon.
Sont éteints pour de faul, de paiement de la
taxe annuelle
N° 5013. — Perfectionnements apportés dans la
fabrication et le traitement de la gélatine.
N° 5020.
Machine pour laminer les corps mé-
talliques tubulaires ou pleins.
N°5403.
Appareil pour la stérilisation de l'eau
au moyen d'un courant électrique.
N°6191. — Verfahren zur Herstellung eines die
Bildung von Strassenstaub
verhütenden Maca-
dams.
N° 6667. — Naturzugtrompete.
N° 7204.
Train de roues avec buselure à rou-
leaux.
N° 7224. — Parkettabziehmaschine.
N° 7225.
Procédé de fabrication de pierres
artificielles.
N° 7751. — Verfahren und Maschine zur Her-
stellung eines die Bildung von Strassenstaub ver-
hütenden Macadams.
N° 7752. — Ofen zum Trockne» und Erwärmen
von Kies.
N° 8259. — Elastische Bereifung für Motorwagen-
räder oder dergl,
N° 8269. — Procédé de traitement de la dolomie.
N° 8269 a. — Kerzenanzünder mit Löschhorn.
N° 8273. — Einsteckschloss für Möbelstücke aller
Art.
N° 8275. — Fahrrad- oder Automobilreifen mit
Stahlfedereinlage.
N° 8278. — Vorrichtung zum Entkuppeln von
Vieh bei Feuersgefahr.
N° 8282. — Procédé de durcissement de projec-
tiles et pièces diverses.
N° 8286. — Luftschiff.
N° 8292. — Beinkleid mit automatisch dehn-
barem Bauchstück.
N° 8300. — Gasdruckregler.
N< 8790. — Hebeapparat für Tiefbau-Absperr-
dielen.
N° 8801. — Accélérateur pour freins continus à
air comprimé.
N° 8804. — Verrou de porte à dispositif d'arrêt
sans cadenas.
N° 8808.
Zugstrang aus Eisendrahtseil.
N°8810. — Perfectionnements apportés aux roues
élastiques.
N° 8813. — Krawattenhalter.
N° 8814.
Durch Wasser angetriebene Bagger-
maschine.
N° 8822. — Nouveau coffre-fort indétériorable
et incombustible.
N° 8824.
Wagen für landwirtschaftliche und
andere Zwecke mit Federung durch Zug-und Druck-
federn.
N° 8827. — Mehrschariger Kehrpflug.
N° 8828.
Monoplan à vis de sustentation et
ailes battantes.
N° 8832. — Frein d'écrou.
N° 8833.
Bandage pneumatique cuirassé pour
roues de véhécules.
N° 8838. — Walzeisenrinnensprosse mit Glas-
tafelbesfestigung.
Rectification
Au Mémorial de 1912, n° 29, p. 318, lire au lieu
de « N° 8645. — Vorrichtung zur etc.»: «N° 8745.
Vorrichtung zur etc.».
Luxembourg, le 1er mai 1912,
La Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN,
Avis. — Associations syndicales.
Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars
1900, la société locale agricole de la ville de
Luxembourg a déposé au secrétariat de l'ad-
ministration municipale de cette ville où se
trouve établi son siège social, l'un des doubles
de l'acte d'association sous seing privé, dûment
enregistré, ainsi qu'une liste indiquant les noms,
professions et domicile des administrateurs et
de tous les associés.
Luxembourg, le 9 mai 1912.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Association syndicale.
Conformément à l'art. 2 de la loi du 27
mars 1900, la société locale agricole de Wei-
ler-la-Tour a déposé au secrétariat de la com-
mune où se trouve établi le siège social, l'un
des doubles de l'acte d'association, sous seing
privé, dûment enregistré, ainsi qu'une liste
indiquant les noms, professions et domicile
des administrateurs et de tous les associés.
Luxembourg, le 10 mai 1912.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Bekanntmachung. - Syndikatsgenossenschaften.
Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. Mäz
1900 hat der landwirtschaftliche Lokalverein der
Stadt Luxemburg auf dem Sekretariat der
Gemeindeverwaltung dieser Stadt, wo sich sein
Sitz befindet, ein Duplikat der gehörig ein-
registrierten Privaturkunde, betreffs des Ge-
nossenschaftsattes, nebst einem Verzeichnis hinter-
legt, das Namen, Stand und Wohnort der Ver-
waltungsräte sowie sämtlicher Mitglieder angibt.
Luxemburg, den 9. Mai 1912.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März
1900 hat der landwirtschaftliche Lokalverein
Weiler-zum-Turm auf dem Sekretariat der Ge-
meinde, in der sich fein Sitz befindet, ein Du-
plikat der gehörig einregistrierten Privaturkunde
betreffs des Genossenschaftsaktes nebst einem
Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und
Wohnsitz der Verwaltungsräte sowie sämtlicher
Mitglieder angibt.
Luxemburg, den 10. Mai 1912.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Caisse d'épargne. — Par décision en date du 2 mai 1912, les livrets Nos 41787, 110357 et 138021
ont été annulés et remplacés par des nouveaux.
Luxembourg, le 3 mai 1912.
V BUCK IMPRIMEUR DE LA COUR, LUXEMBOURG.
Annexe au № 34 de 1912.
L'année 191J a continué, on F accentuant, l'orientation favorable de la situation économique
malgré les influences contraires qui gênaient la marche on avant: le volume des affaires a consi-
dérablement augmenté, la production et la consommation se sont développées d'une façon remar-
quable et les résultats financiers ont été supérieurs, dans leur ensemble, à ceux de Tannée précé-
dente.
Cet accroissement de progrès industriel et commercial a ses sources dans la puissance d'ab-
sorption du marché intérieur ainsi que dans le développement continu des transactions interna-
tionales. Lee besoins sans cesse grandissants d'un monde élargi et la capacité d'achat de la popu-
lation en général ont vivement stimulé la production dos richesses. Tout excès de production a
pu être évité cependant: l'industrie, au lieu de devancer la consommation, s'était imposé une pru-
dente réserve pendant l'armée précédente, ce qui n'a pas laissé que d'exercer une influence heu-
reuse sur la marche des affaires en 1911. ttn même temps le nombres des capitaux fixes, expression
du progrès de la civilisation, s'est accru dans une forte mesure par suite du perfectionnement
de l'outillage industriel et des nombreuses installations nouvelles, (îooi laisse supposer dans les
milieux industriels une confiance sereine dans l'avenir; l'industrie songe à s'outiller, à perfectionner
ses moyens de production en vue d'une demande plus vaste encore.
Pendant la première partie; de l'année, la courbe économique ascendante s'est développée
régulièrement, avec une certaine- circonspection i l est vrai, mais sans heurts ni défaillances. Le
deuxième semestre, plus mouvementé, a été marqué par des troubles politiques et économiques
qui prenaient parfois un aspect assez grave: la question marocaine et la guerre italo-turque étaient
Mémorial
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtunls Lmembmg«
RAPPORT GrÉNÉRAL
SUR LA
SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE
PENDANT CANNÉE 1911.
(Jonsid érations générales.
À l'importation, la statistique douanière renseigne une valeur de 9,8] 1,6 millions dp marks, et
à l'exportation, de 8,219,9 millions de marks, ce qui porte le total des échanges internationaux à
18,030,5 millions contre 16,950 millions en 1910. Et lorsqu'on examine dans le détail les éléments
de ces échanges, on peut constater que les importations se composent en grande paitie de matières
premières nécessaires à l'industrie, tandis que les exportations comprennent surtout des produits
fabriqués.
I l est vrai que les résultats financiers, tout en se présentant sous un aspect des plus satis-
faisants, ne se sont pas développés parallèlement avec le volume des affaires. Les causes en sont
multiples. Le renchérissement de toutes les matières premières nécessaires à l'industrie, la hausse
continue des salaires ainsi que l'accroissement des charges fiscales tendent à élever le prix de re-
vient, alors que la concurrence ne permet pas d'élever les prix de vente dans une proportion égale.
Ensuite dans quelques branches l'incidence des nouveaux impôts de consommation, qui n'a pas
encore terminé son évolution, se fait toujours sentir au détriment des profits industriels.
Malgré les perturbations politiques de tous genres et la récolle plutôt médiocre de l'année
1911, le marché monétaire en Allemagne, sur lequel se règle forcément le nôtre, n'a pas présenté de
notables variations sur l'année précédente au point de vue du taux de l'intérêt. Le cours moyen
du taux d'escompte de la Banque de l'Empire a été de 4,40 en 1911 contre. 4,35 en 1910. ( V t
un effet de la sage politique financière de la Direction de cet établissement d'avoir pu réussir à
ne pas excéder pendant toute l'année le taux de 5 %, alors que, par suite du retrait de capitaux
français considérables provoqué par les difficultés au sujet du Maroc, les besoins d'argent, déjà
fort élevés à cause de l'essor extraordinaire de l'industrie et du commerce, étaient devenus énorme«,
Voici les divers taux de l'escompte officiel pendant l'année 1931: 5 % du 1er janvier au G février;
4% % du 6 février au 18 février; 4 % du 18 février au 19 septembre; 5 % du 19 seplembie au
31 décembre.
L'augmentation du coût de la me dans toutes les couches sociales, spécialement dans la classe
ouvrière, est restée au premier plan des préoccupations économiques. Elle est due, en partie sans
doute, à l'augmentation des consommations individuelles qui a pour cause l'abondance croissante,
Importations.
mk. 8,438,6 millions.
» 9,003,3
»
» 8,077,1
»
» 8,860,4
»
» 9,305,8
»
» 9,811,6
»
Exporlaùons.
mk. G ,478,6 millions.
» 7,100,6
»
» 6 ,48J ,7
»
» 6,858,9
»
» 7,644,2
»
» 8,219,9
»
une source continuelle d'inquiétudes nuisibles à la marche normale des affaires, alors que la séche-
resse persistante d'un été exceptionnel faisait naître des craintes ai semblait devoir diminuer le
pouvoir d'achat des populations rurales.
Si les recettes croissantes des chemins de fer donnent la mesure du mouvement des affaires
h l'intérieur, le commerce extérieur du Zollverein renseigne aussi de notables progrès. Le raovve
ment du commerce extérieur s'établit comme suit pour les six dernières années
la variété et le bon marché des produits qui tentent les acheteurs ainsi qu'à l'accroissement des
ressources pécuniaires qui donne aux consommateurs les moyens d'acquérir plus tic produits que
par le passé, mais en partie aussi au renchérissement d'une série de produits alimentaires.
Ce renchérissement est inconstestable, mais il est intéressant d'en examiner de plus près les
causes. La récolte de 1911 a certainement laissé à désirer sous beaucoup de rapports. Cependant,
les exagérations qui ont été répandues sur l'insuffisance de la récolte avaient fait perdre à beaucoup
de consommateurs la saine notion des choses et cet état d'esprit préparait les voies à la spéculation
qui, par ses manœuvres, a pu susciter une hausse souvent factice et assez peu justifiée en somme.
Sous l'obsession de l'idée de renchérissement général ICH consommateurs acceptaient sans trop de
difficultés la hausse que leur imposaient les fournisseurs, naturellement portés à tirer profit d'une
situation anormale. C'est donc une cause psychologique qui a contribué en une forte mesure au
renchérissement subit des produits alimentaires en 1911.
Comme en 1910, nous remarquons une augmentation nouvelle du prix de la viande qui est
venue grossir les dépenses ménagères et dont la cause doit être cherchée essentiellement dans
l'orientation actuelle de l'alimentation. 11 est reconnu que la consommation de la viande ne s'ac-
iToît pas seulement en raison directe de l'augmentation de la population, mais que la nourriture
carnée tend à prendre une place toujours plus importante dans F alimentation du peuple. Ainsi
la disproportion entre l'offre de bétail de boucherie et la demande de viande s'accentue d'année en
année, poussant les prix vers la hausse.
Une constatation symptomafique pour la situation de l'industrie est l'avènement d'un nou-
veau système d'organisation qui se développe, sous l'impulsion de circonstances diverses, Cinlv-
gration de l'indudric,
qui est le résultat des grandes tendances économiques de l'heure actuelle.
La concentration, Je syndicalisme- et le capitalisme y ont tous coopéré: le nouveau procédé résume
tous les progrès antérieurs dont iJ est le couronnement. Par un effort de synthèse tout à fait remar-
quable l'intégration développe le régime de lu production contemporaine do façon à mieux adapter
l'activité industrielle aux besoins de la consommation.
Cette tendance, qui consiste à grouper (Jans un seul tout économique le« différentes industrie«
spécialisées qui concourent à l'élaboration du mémo produil ou à, la satisfaction d'un môme besoin,
domine aujourd'hui l'organisation du travail, la vit économique. Sur notre territoire exigu ce
mouvement s'ont traduit par doux nouveaux groupements industriels très puissants: la reprise
dos hauts-fourneau\ et aciéries de Rumolango-Sninl.-Ingbert par Deutsch-Luxemburg et la fusion
des sociétés de Burbaeh, Kiïeh et- Dudelange.
Par la réunion d'établissement solidaires l'intégration écarte Jos ri.squo.s inhérents à une
situation dépendante d'autres établissements qui n'est pas tempérée par l'unité de vues et les
services mutuels. Dans l'organisation du travail elle réalise un progrès incontestable. Leu diverses
entreprises fortifient Jour position sur Jo terrain de la concurrence et augmentent Jour J'orco eoin-
battive, tandis qu'on même temps elles se rendent indépendantes en se suffisant à olloK-mênio»
dan? tous leurs besoins.
Mais lo phénomène est trop récent pour être exactement apprécié. Envisagé au seul point
de vue de la production des richesses, l'intégration de l'industrie peut être considérée comme un
facteur de prospérité, si toutefois elle n'est pas employée comme instrument de monopole: la pro-
duction se perfectionne et devient plue efficace, partant le fonds de consommation est plus large-
ment pourvu et le bien-cire général augmente incontestablement. Ses effets au point de vue social
n'apparaîtront que dans quelque temps, mais il ne semble pas qu'elle doive avoir une influence
directe et appréciable sur la distribution des richesses.
Dans le domaine de la poMr,ve douanière et commerciale du Zollverein i l y a lieu de signaler
le renouvellement des traités de commerce avec la Suède et le Japon sur la base du traitement
de la nation la pins favorisée jusqu'à la fin do l'année 1917 et la piorogation du règlement pro-
visoire des rapports commerciaux avec la Grande-Bicta^nc jusqu'au 31 décembre 1913. Les ten-
dances protectionnistes qui ont envahi la politique c(n.n.eiciale des grands Etats se sont encore
accentuées et ont conduit dans quelques-uns à un relèvement des tarifs douaniers. Dans le Zoll-
verein également commence à se dcsMLor un mouvement en faveur du relèvement des tarifs en
viu des traités de commerce qui viennent à échéance en 1917.
Il n'est que juste de s'élever dès à présent contie ces aspirations. L'augmentation des droits
d'entrée sur les produits agricoles a eu pour conséquence une hausse considérable des principaux
articles servant à l'alimentation, imposant ainsi des charges nouvelles aux grandes masses de la
population. Exaspérer encore ces charges serait de la mauvaise politique ; il semble plutôt indiqué
de dégrever les produits agricoles pour autant que cela se peut sans porter préjudice à l'agriculture.
La demande d'un «tarif intégral» qui prévoit des droits sur les produits agricoles actuellement
libres et surtout sur les principales matières pi entières nécessaires à l'industrie apparaît comme
particulièrement dangereuse. Si, d'un côté, le besoin de nouveaux droits ne se fait pas sentir, ce
tarif créerait, d'antre part, à l'industrie déjà fortement handicapée, des difficultés énormes dans
sa lutte sur les marchés étrangers où elle ne pourrait plus soutenir la concurrence, alors que la
consommation, qui a déjà à souffrir-du renchérissement progressif de la* vie, se verrait surchargée
d'une façon intolérable.
Dans la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, les faits économiques que nous venons
de passer en revue ont revêtu le même aspect que dans les autres régions du Zollverein. La plupart
des rapports qni ont été adressés à la Chambre de commerce signalent un accroissement de la pro-
duction et des échanges ainsi qu'un renchérissement continu de la main-d'œuvre.
Au relèvement de la production de nos minières que nous avons constaté pour l'année 1910,
a succédé en 1911 un nouveau recul de 233.588 tonnes: de 6.263.385 tonnes l'extraction du minerai
de fer est descendue à 6.059.797 tonnes en dépit de la forte alluic des hauts-fouineaux. Ce fait
doit être attribué à la diminution de nos exportations vers la Belgique où la concurrence des minerai"
de Briey devient plus redoutable d'année en année. Néanmoins les prix de la minello ont pu se
raffermir vers la fin de l'année en marquant même un très léger progrès.
Du côté de la métallurgie nous constatons une activité remarquable et de bon aloi: la pro-
duction des hauts-fourneaux a passé à 1.728.923 tonnes, supérieure de 46.454 tonnes à celle de
Tannée précédente, alors que les aciéries ont porté leur production à 716.194 tonnos, supérieure
de 117.884 tonnes à celle de l'année précédente. Déprimé et tiraillé dans les divers sens pendant
la première partie de l'année, le marché des fontes s'est ressaisi pendant les derniers mois à la
suite de la constitulion du «Roheisen verband ». Les prix, ast-ez indécis, se sont rnnélioiés aussitôt,
les consommateurs, abandonnant leur réserve, ont hugoiiient eou\eit leurs besoins et vers la fin
de l'année ce compartiment présentait un aspect très animé. D?ns les produits finis Tannée s'est
ouverte sur une période d'atonie avec des prix on baisse pour tous les produits non syndiqués.
Vers le milieu de l'année cependant, les besoins de la consommation se sont manifestes avec une
force toile que ni les difficultés politiques ni les incertitudes au sujet du renouvellement du
Stahlwerksvorband n'ont pu en réprimer l'essor. Kn barres notamment la demande prenait
une ampleur inusitée et bientôt los cours dépassaient ceux de l'ancienne convention des barres,
dissoute Je 1er avril 1911. Dans les ateliers de construction l'aborrdauce dos ordres a nécessité
des heures de travail supplément aires. Les résultats financieis des établissements métallurgiques
ont partout dépassé ceux de l'année procèdente.
Dans le lâtimcnt la période de recueillement, successive à une période de suiproduction, paraît
devoir se continuer à Luxembourg et dans les localités suburbaines; par contie, une activité tout
à fait remarquable, qui parvient à peine à satisfaite les besoins nouveaux créés par les agrandisse-
ments des usines métallurgiques, se manifeste à tra\ ci s le bassin minier. Cette situation se répercute
sur les industries des tems et 'pierres ainsi que sur les autres industries liibutahcs du bâtiment.
Vom h briqueterie la tenue du marché s'est alourdie par suite de la dissolution du syndicat de vente
lorrain.
La tannerie continue à se débattre dans les mêmes difficultés que nous signalons depuis une
série d'années et qui comSui.sent à l'élimination progressive des petits établissements. Pour la
ganterie l'année écoulée a été moins favorable quoique la production ait atteint un chiffre plus
élevé. Des itiiluences diverses et changeant os, parmi lesquelles nous citerons les sautes inconsi-
dérées des prix des matières premières, se sont l'ait sentir dans l'industrie textile.
Les industries de consommation et les industries agricoles se sont développées avec, les besoins
croissants de la consommation, mais l'allure a été inégale dans les différentes branches. La ni au-
ncrie est restée stationnai™, la brasserie, vivement stimulée par un été sec et chaud, a pu augmenter
puissamment sa production, V industrie des tabaen a continué à marcher d'un bon train tout on
s'adaptant aux changements des besoins des consommateurs.
Si le oommemi de détail rensoiirne un courant d'affaires très satisfaisant en général, Ira
différentes branches ont profité certainement dans une mesure fort inégale de l'essor indus-
triel. L'âpre concurrence des grands magasins et le développement des sociétés coopératives de
consommation pèsent lourdement sur une série de branches; d'autres, au contraire, moins exposées
à ces influences, ont pu adapter leur chiffre d'affaires aux progrès de l'industrie. De très sérieux
efforts sont faits par le commerce de détail eu vue de son organisation professionnelle.
Dans la région mosellane, la récolte a permis aux vignerons d'acquitter, au moins en partir,
les obligations contractées pendant les années antérieures, mais le commerce de détail souffre
toujours du manque d'argent causé par les mauvaises récoltes successives. A travers les régions
rurales, le pouvoir d'achat de la population a subi vers la fin de l'année les conséquences den maladies
contagieuses du bétail; la défense de fréquenter \m foires et la fermeture des l'ronlières ont entravé
la marche des al faire? et l'ait un tort considérable au commerce des localités intéressées. Le bassin
milder a enregistré en général des résultat« satisfaisants. Los nouvelles eonslruetion.s et le*» agran-
dissements auxquels procèdent les établissements métallurgiques ont provoqué un afflux con-
sidérable d'ouvriers qui a vivement stimulé l'industrie du bâtiment, et le commerce des artiJos
de consommation a pris une marche ascendante. Beaucoup de nouvelles maisons se sont créées
dans cette région et il est môme à craindre, qu'une fois l'effervescence actuelle passée et la demande
de main-d'œuvre régularisée, le nombre des maisons do commerce dépassera les besoins. Les dé-
taillants de la région minière estiment ensuite que la grande industrie néglige trop de s'approvi-
sionner sur place, dans le commerce tenant magasin. Les grands établissements sont portés à céder
à l'attirance de la marchandise venant de loin et aux sollicitations des nombreux représentants
étrangers qui se sont abattus sur cette région où ils trouvent un champ d'opération facile et lucratif
au détriment du commerce local.
Nous croyons également devoir appeler l'attention des pouvoirs sur les lois que le commerce
de détail souhaite instamment et dont la Chambre de commerce a signalé à différentes reprises
la mise en projet. Ces réformes ne pourraient qu'assainir sensiblement la situation de notre petit
( ommorce.
Le marché du travail a été vivement sollicité par la forte allure de la production dans la plupait
des industries, notamment dans la métallurgie. A travers le bassin minier, la demande a été par-
ticulièrement active, alors que, dans la région de Luxembourg, l'offre a continué d'être plutôt
abondante. Ainsi la bourse du travail d'Esch renseigne 4495 demandes contre 5024 offres, tandis
que la bourse de Luxembourg renseigne 5437 demandes contre 8877 offres.
L'édifice de la prévoyance sociale, inauguré en 1901 par la loi sur l'assurance-maladie et con-
tinué depuis par l'assurance-accidents, a été couronné par la loi du ß mai 1911 sur rassuranco-
vieillessc et invalidité, bien autrement vaste que les deux premières et qui est appelée à exercer
une répercussion considérable sur la vie économique du pays. Si l'industrie doit assumer de nou-
velles charges du fait de la nouvelle loi, elle a la conscience de contribuer à cette grande rouvre
de solidarité humaine et de justice sociale envers ses collaborateurs.
Enfin la législation commerciale a été heureusement complétée par la loi du ?> avril 1911 con-
cernant la création d'un service de chèques et virements postaux qui est entrée en vigueur le l
( l
octobre. Des arrangements internationaux avec l'Allemagne, la Belgique et la Suisse ont inter-
nationalisé ce service de façon à lui faire produire son plein effet.
La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. L. Metz, J. Ileintz,
M. Peacatore, J. Wurth et Paul "Wùrth, d'examiner le projet de la nouvelle gare aux marchandises
de Luxembourg que le Gouvernement avait soumis à ses délibérations. Le rapport élaboré par cette
commission, qui a été adopté à l'unanimité dans la séance plénière du 10 août, se prononce en faveur
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1911, nous signalons parti-
culièrement celles qui suivent
La nouvelle gare aux maichandiseb de Luiemboimf.
du dernier projet qui place la gare aux marchandises de petite vitesse au «Dernier Sol», à con-
dition toutefois qu'il soit tenu compte d'une série de modifications et d'améliorations signalées
dans ce rapport.
La commission, «'inspirant de l'idée qu'il s'agit de l'aire une œuvre d'avenir répondant pen-
dant une longue période aux besoins du commerce et de l'industrie de Luxembourg, a saisi cette
occasion pour présenter une série d'autres desiderata se rattachant à la question de la nouvelle
gare aux marchandises
a) Halles aux marchandises — Actuellement les marchandises à destination de Luxembourg
sont délivrées en trois endroits différents: à la gare du Guillaume-Luxembourg, à la gare du Prince-
Henri et à la gare des chemins de fer secondaires. Le nouveau plan laisse subsister cet inconvénient,
alors qu'il serait certainement dans l'intérêt du commerce do Luxembourg de voir réunir
toutes les marchandises en un endroit unique.
b) Douane. — La bâtiment de la douane est manifestement insuffisant. Le bâtiment actuel
ne répond pas entièrement aux besoins du service; il est donc permis de se demander comment
le nouveau bâtiment, dont les dimensions seront plus modestes encore, parviendra à y répondre.
11 est notamment à désirer que les colis du Prince-Henri soient dédouanés à la gare de Luxembourg
aussi bien dans l'intérêt de la douane que du public.
A cette occasion, la Ohambre exprime encore le vœu que la visite de la douane pour les grands
express de Paris et de Bruxelles soit faite le plus tôt possible dans les locaux prévus à cet effet dans
la nouvelle gare.
c) Trucfa. — La nécessité d'une installation pratique de trueks dans la gare de transbordement
est vivement ressentie et il faut espérer que l'Administration y pourvoira à l'occasion des nou-
velles installations.
d) Entrepôt —• La Chambre s'est occupée à différentes reprises de la question de la création
d'un entrepôt de transit à Luxembourg qui ne laisse pas que de présont er une importance consi-
dérable et dont la solution devra être étudiée à cette occasion.
Luxembourg est une des portes d'entrée du Zollverein et, comme telle, susceptible de devenir
un centre de transactions commerciales. Il est, donc de toute nécessité que. les pouvoirs examinent
déplus près la question d'un entrepôt de transit qui permettrait, aux négociants de no payer les
droits et taxes sur Jos produits divers qu'ils importent qu'au fur et à mesure que les marchandises
sont livrées à la consommation.
L'exemple d'autres villes qui tirent une, parue de, leur prospérité d'un entrepôt do transit
prouve certainement l'importance de cotte proposition sur laquelle nous appelons l'attention du
Gouvernement.
L'entrepôt à créer devrait occuper une surface bâtie de I2002 au moins, c'est-à-dire, présenter
cette dimension pour la cave, Je re*wle~chauKKée, Je premier étage et Je grenier.
e) Tarifs. — La Ohambre prie enfin le Gouvernement de saisir l'occasion qui se, présente pour
inviter les Directions des chemins de fer de l'Alsace-Lorrainc et du Prince-Henri à faire disparaître
la tarification injuste, appliquée aujourd'hui aux marchandisen de et vorn ICH stations de Luxcrrr-
bourg-gare centrale et Luxembourg-IIolIerich, La tarification actuelle est contraire à la loi du
?
Dans sa séance du 30 mars, la Chambre s'est occupée d'une réclamation que le Stahlwerks-
verband avait adressée à la Direction des chemins de fer, visant le train n° 154 Cologne-Trêves
qui a une correspondance vers Luxembourg Ce train est utilisé surtout par les directeurs et em-
ployés des usines métallurgiques et des exploitations mini èi es de notre région à qui i l offre la seule
occasion convenable de rentrer encore le soir, leurs affaires terminées, de Dusseldorf et des autres
principales places rhénanes-westphaliennes.
Déférant au désir exprimé par le Stahlwerksverband la Chambre a prié le Gouvernement
de bien vouloir appuyer la proposition d'ajouter un wagon-restaurant à ce train.
Elle a saisi cette occasion pour appeler l'attention du Gouvernement sur la mauvaise corres-
pondance que nous possédons pour ce train. L'itinéraire Cologne-Luxembourg se décompose
actuellement comme suit
Cologne départ 7,10 h.
Trêves arrivée 10,32 h.
Trêves départ 11,08 h.
Luxembourg arrivée 12,27 h.
k\\ sentiment de la Chambre, cet itinéraire est susceptible de très sérieuses améliorations.
L'arrêt de trente minutes à Trêves, qui ne se justifie guère, pourrait être réduit à quelques minutes,
et le train n° 470, qui s'arrête aujourd'hui à Trèves-Sud, Karthaus, Igel, Wasserbillig, Wecker,
Roodt et Oetrange, transformé en un train rapide. Ces diverses améliorations permettraient
d'arriver à Luxembourg une heure plus tôt, c'est-à-dire vers 11,30 h.
Horaire de la ligne de Wüte.
Dans la même séance, la Chambre a réitéré un vœu qu'elle a déjà exprimé à différentes reprises
au sujet de l'horaire en vigueur sur la ligne de Wiltz, c'est-à-dire de voir transformer le train qui
part de Wiltz à 3,56 h. le dernier mardi de chaque mois seulement en une correspondance régulière.
On ne saurait méconnaître que l'horaire actuel ne tient pas suffisamment compte des intérêts
industriels et commerciaux de la ville de Wiltz. L'intervalle entre le train de 10,53 h. du matin
et celui de 6,37 h. du soir qui assurent la correspondance vers Luxembourg, est manifestement
trop considérable. Souvent des acheteurs, craignant de perdre une journée entière par suite des
mauvaises correspondances, hésitent de visiter la localité; ils se contentent d'une vague information
par téléphone et ainsi maintes affaires, qui pourraient se traiter sur place, échappent aux industriels
de Wiltz.
Ce train n'assurerait pas seulement une correspondance indispensable vers Luxembourg,
Ô
Chemins de fer. — Ligne de Trêves.
23 décembre 1894 octroyant la concession de la ligne de Petange sous la condition que cette ligne
devrait partir depuis la gare centrale de Luxembourg. Au lieu de se conformer à cette stipulation,
les chemins de fer appliquent leuis taxes sur chacun des parcours effectués sur les deux rébeaux,
on soudant ensemble lob prix ainsi obtenus. Les diiféreucoh entre leb prix établis et ceux qui résul-
teraient de l'application d'un taux uniforme sont très notables et causent un grand préjudice au
commerce et surtout aux industries qui se sont établies sur les raccordements et qui doivent foi-
cément pour cela passer par la gare centrale.
mais encore uno autre correspondance vors Troisvicrges. A l'aller, il permettrait de prendre, soit
le train Luxembourg-Troisviergcs qui passe à Kautonbach à 4,24 h., soit le train Troisviorges-
Luxembourg qui y passe à 4,43 h.; au retour, il assurerait aux voyageurs do ces deux trains
une correspondance très appréciable vers Wiltz.
Droit de Vexpéditeur à une certaine surface de chargement.
La Corporation « Die Ältesten der Kaufmannschaft von Berlin» avait demandé l'appui de
la Chambre de commerce pour une requête tendant à accorder à l'expéditeur un droit à une sur-
face de chargement analogue au droit accordé pour le poids de chargement.
Pour ce qui est du principe même de la requête i l doit paraître juste. Une série de marchan-
dises encombrantes seraient appelées ainsi à bénéficier d'un tarif plus favorable. La Chambre a
donc décidé d'appiner cette requête, mais avec la réserve expresse que les wagons de grande
capacité dont les chemins de fer ne possèdent qu'un nombre restreint, ne soient pas enlevés en
partie à notre industrie. Comme il est reconnu que les parcs ri« wagons à marchandises ne répondent,
en général,qu'imparfaitement aux exigences du trafic, il semble que les chemins de fer devraient
aviser surtout, en cas de réalisation de la réforme proposée, à augmenter le nombre des wagons de
grande capacité.
Changement de tarif 'pour le ciment armé.
La Chambre avait été avisé qu'une proposition tondant à faire passer les articles en ciment
armé du tarif spécial JI dans le tarif spécial 11 f devait êtie discutée dans la réunion de la commis-
sion permanente dos tarifs des chemins do for allemandes, fixée au H février.
Comme ce changement de tarif aurait une répercussion fâcheuse sur 3'indusiiie métallurgique,
qui éprouve déjà des difficultés à soutenir la concurrence du ciment armé, le comité permanent
do la Chambre de commerce s'est adressée à cette commission avec la prière d'étendre,, le cas
échéant, le m CM no traitement, aux fers servant, à la construction.
Service de voitures Heetriqws ou automotrices.
Dans les pays voisins les chemins do l'or ont organisé depuis quelque temps, sur certains par-
cours, des services réguliers par voitures électriques ou voilures automotrices pour répondre à
dos besoins locaux ou régionaux. A l'heure actuelle, aucun essai dans ce sens n'a encore élé fait
sur notre réseau ferré. Il paraît cependant qu'un service de voitures électriques est projeté outre
Wasserbillig et Trêves.
En présence des résultats si appréciables quo l'organisation do cos services a donnés ailJouro,
la Chambre s'est demandé si col, exemple no devrait pas vin) imité daim le Grand-Duché. U existe
sur notre réseau ferré d'assez nombreux parcours où ces voilures seraient appelées à rendre des
services incontestables: à citer p. ox. dos parcours comme Luxembourg-Dommeldange ainsi qu'une
série do parcours du bassin minier, sur lesquels règne un mouvement de voyageurs particulière-
ment intense, ou bien encore dos parcours comme Kaufenbach-Wiltz, qui no possèdent qu'un
nombre insuffisant de correspondances par jour» La Chambre a donc prié lo Gouvernement do
bien vouloir examiner cotte queslion qui présente un intérêt très réel pour certaines régions do
notre pays.
Inattention de la Chambre de commerce a été appelée sur les inconvénients très sérieux
qu'offre l'absence d'un tarif pour le transport des colis par exprès sur le réseau du Prince-Hemi.
L'expédition en grande vitesse ne supplée pas toujours au défaut de ce tarif. A Esch, p. ex. il est
impossible, les dimanches à partir de 11 h. et les jours de la semaine après 7 h. re&p. 6.30 h. du
soir, d'expédier des colis dépassant 15 kg.
Un avantage des envois par exprès consiste en ce que les colis sont livrés ou peuvent l'être
à l'arrivée du train à quelle heure qu'il arrive, tandis que les envois en grande vitesse anivani après
la fermeture des bureaux ne sont livrés que le lendemain. Les haltes du chemin de ici ne possédant
pas de gare aux marchandises ne peuvent recevoir des colis dépassant 15 kg. et les habitants de
ces localités sont obligés d'aller prendre leurs envois à des gares parfois assez éloignées. A citer
p. ex. Obercorn, halte desservant une localité importante et des minières, qui voit diiiger ses
envois sur Differdange où les destinataires doivent les faire prendre par des voitures.
Assez souvent, des commerçants d'Esch, voulant livrer des commandes pressées, en sont
réduits à envoyer à Eodange, à Differdange ou à d'autres stations leurs employés qui emportent
avec eux les marchandises comme bagages. Pour les localités desseivies par le Prince-Henri, et
surtout pour la ville d'Esch, cette question présente une importance très réelle: les relations de
cette ville avec les établissements industriels des environs exigent souvent des envois urgents qui
ne souffrent pas de retard, et les clients, ignorant que les expéditions par exprès ne peuvent se
faire sur le réseau du Prince-Henri alors que les stations du Guillaume-Luxembourg jouissent de
cette facilité, sont portés à admettre de la négligence ou de la mauvaise volonté de la part des
vendeurs.
La Chambre a donc recommandé cette question au bienveillant examen du Gouvernement.
Elle a été informée depuis que le tarif réclamé a été homologué et mis en application.
Tarif pour le transport des colis par exprès sur le réseau du Prince-Henri.
Lettres-télégrammes.
A partir du 1er octobre dernier, l'administration des postes allemandes a introduit, à titre
d'essai, des lettres-télégrammes. Ce sont des lettres télégraphiées dans la nuit même au lieu de
destination où elles sont distruibées par le premier courrier ou remises aux destin ai aii os dans la
forme usitée. La taxe est de 1 pf. par mot. I l est perçu un minimum de 50 pf. par lettre. Le télé-
gramme doit être remis entre 7 heures du soir et minuit.
Si l'usage des lettres-télégrammes, qui est limité en principe aux localités d'une certaine
importance, n'offre guère d'intérêt pour l'intérieur du Grand-Duché, il n'en est pas de même
pour nos relations internationales avec l'Allemagne. La Chambie de eommeico a donc décidé,
dans sa séance du 23 novembre, d'appeler l'attention du Gouvernement sur la nouvelle institution
et de le prier de bien vouloir examiner la question de la création d'un seivice int pi national de
lettres-télégrammes avec ce pays.
Elle a saisi cette occasion pour lui signaler diverses améliorations dans le service des corres-
pondances postales avec l'Allemagne du Nord et dans le service entre Wiliz et Bastognc.
Taxes des cartes imprimées.
L Association des voyageurs et employés du commerce et de l'industrie avait saisi la Chambre
d'une réclamation concernant les cartes imprimées revêtues d'un timbre-poste de retour que
l'Administration des postes n'admet que sous enveloppe formée, affranchie d'un timbre de 10 cen-
times. Les associations de secours mutuels s'en trouvent gênées dans leurs rapports avec leurs
membres et l'Association exprime le désir que la poste applique aux imprimés un régime analogue
à celui des cartes postales avec réponse payée.
De l'avis de la Chambre de commerce, les associations ne seraient pas seules à profiter de
l'envoi de ces imprimes. La question présente un caractère plus général. Beaucoup de maisons
de commerce trouveraient avantage à pouvoir lancer des imprimés revêtus d'un timbre de retour
pour s'assurer une réponse que l'indifférence des destinataires rend souvent aléatoire.
La Chambre a donné à considérer au Gouvernement s'il n'était pas indiqué de compléter
le règlement des postes dans le sens demandé, c'est-à-dire d'appliquer aux imprimés un régime
analogue à celui des cartes postales avec réponse payée. Elle estime d'ailleurs qu'il n'en résul-
terait pour le service des postes ni surcroît de besogne ni diminution des recettes et qu' il s'agit
ici que d'une simple question de réglementation dont la solution serait certainement aussi dans
l'intérêt du commerce.
Service international de chèques ci virements postaux.
A la demande du Handelsvertragsverein, de Berlin, qui avait sollicité l'appui de la Chambre
de commerce pour amener une convention entre l'Allemagne et le Luxembourg instituant un
service international de chèques postaux entre les deux pays, cette question avait été portée à
l'ordre du jour de la séance du 19 mai.
La Chambre a été unanime à reconnaître les services très réels qu'une convention dans ce
sons serait appelée à rendre. En Allemagne le chèque postal, quoique de création récente, a gagné
rapidement les faveurs du public, de sorte qu'on a songé aussitôt à l'internationaliser et à lui faire
produire ainsi son maximum d'effet. Le Grand-Duché doit s'associer sans retard à ce progrès.
Nos relations économiques si considérables avec l'Allemagne, qui naissent du Zollverein, font
souhaiter que l'introduction du chèque postal dans le Grand-Duché, actuellement à l'étude, soit
accompagnée ou suivie de près d'une convention avec l'Allemagne internationalisant cet instru-
ment de paiement si justement apprécié.
Elle a donc appelé l'attention toute particulière du Gouvernement sur cotte question qui
intéresse au plus haut point nos industriels et commerçants.
Unification du droit relatif au chèque.
La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. Boch, Mongenast
et Jos. Würth, des réponses à faire au questionnaire élaboré par les soins du Gouvernement des
Pays-Bas on vue d'une conférence internationale qui aurait à n'occuper, entre autres, d'un projet
de loi uniforme sur le choque. La commission s'est ralliée aux points de vue développés dans un
travail très circonstancié présenté par M. Jos. Würth, que la Chambre a approuvé à l'unanimité
dans sa séance du 11 mai.
Exposition universelle de Gand.
Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité d'une participation éventuelle du Grand-
Duché à l'exposition universelle de Gand en 1913, la Chambre n'est prononcée comme suit
La multiplicité et la fréquence des expositions universelles et spéciales ont fini par causer
chez nos industriels un sentiment de. lassitude. Leur intérêt à ces manifestations s'est émoussé. Pour
ce qui concerne plus spécialement l'exposition de Gand,la Chambre estime qu'elle suit de bien près
colle de Bruxelles. De l'échange de vues qui s' est produit à ce sujet dans la séance du 23 novembre
il résulte qu'on ne saurait compter sur une participation tant soit peu active de nos nationaux.
Coopératives de consommation de l'Union des boulangers.
Au sujet de la réclamation des épiciers des faubourgs de Luxembourg contre les maisons
de vente dites Coopératives de consommation, qui ont été ouvertes par l'Union des boulangers,
la Chambre de commerce a émis, dans sa séance du 6 juillet, sur la proposition d'une commission,
composée de MM. Buchholtz, Duchscher et Soupert, l'appréciation suivante
Les faits signalés par les marchands-épiciers sont certainement regrettables, mais l'état actuel
de notre législation écarte la possibilité d'une intervention des pouvoirs en vue de les réprimer
et d' empêcher leur retour. Pour éviter dans une certaine mesure le préjudice résultant pour le
petit commerce de la concurrence des sociétés de consommation, il faudrait l'intervention du
législateur en vue de subordonner la création de sociétés de ce genre à l'autorisation de l'Etat
qui ne l'accorderait que dans les cas où elle est utile et répond à un besoin réel.
Envisageant ensuite la différence de traitement au point de vue fiscal qui est constatée entre
les sociétés coopératives de consommation et le commerce ordinaire, la Chambre se demande s'il
n'est pas indiqué de faire disparaître les inégalités fiscales qui existent actuellement. Alors que le
commerce ordinaire est imposé sur la base d'un bénéfice supposé, la société de consommation
qui, par l'épargne, procure à ses adhérents un avantage compensant le bénéfice réalisé par le com-
merce, échappe à toute imposition sérieuse. Elle jouit ainsi d'un régime de faveur que rien ne jus-
tifie et grâce auquel elle est parvenue à se développer.
Les sociétés coopératives de consommation réduisent les bénéfices des commerçants et en
diminuent par conséquent les facultés de contribution au profit de leurs adhérents. Ne semblet-il
pas alors que, en. compensation des pertes en contributions que subit l'Etat, elles soient appelées
à y suppléer au prorata de leur chiffre d'affaires? Le taux d'imposition serait à calculer sur un
bénéfice supposé, à évaluer d'après le chiffre des ventes. Ce mode d'imposition n'est pas nouveau
puisqu'il est appliqué aux immeubles et aux capitaux qui, également, sont censés rapporter un
bénéfice supposé, rarement en concordance avec le revenu réel qu'ils donnent. Finalement,
un impôt ainsi conçu mettrait les sociétés de consommation sur le même pied que le commerce
ordinaire: à un échange de produits égal correspondrait une imposition égale.
Dans le même ordre d'idées, la Chambre tient à rappeler encore que les pertes de contribu-
tions occasionnées par l'accaparement du commerce de détail par les grands magasins constitue
un fait analogue. Ces magasins sont également la cause d'une diminution des facultés de contri-
bution des détaillants et rétablissement d'un impôt sur le chiffre d'affaires avec graduation de
la taxe serait justifié pour les mêmes raisons.
Réglementation du travail des enfants, des adolescents et des femmes dans Us établissements industriels
et commerciaux.
La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. Duchscher, Faber,
Pescatore, Schrœll et Paul Wùrth, d'examiner un avant-projet de loi réglementant le travail des
enfants, des adolescents et des femmes dans les établissements industriels et commerciaux que
le Gouvernement avait soumis à ses délibérations. Sur les propositions de cette commission, elle
a émis dans sa séance du 30 mars l'avis suivant
La Chambre se rallie très volontiers au principe d'étendre aux établissements commerciaux
la protection du travail des enfants, des adolescents et des femmes limitée jusqu'ici aux établisse-
ments industriels.
Le Gouvernement a le droit de mettre les enfants à l'abri des fatigues excessives et de ramener
les employeurs et les familles à un souci plus grand de l'avenir de la société. Quant au sort des
ouvrières, il est en général plus défectueux que celui des ouvriers et l'on ne saurait assez mettre
en lumière l'erreur que commet la société en n'accordant pas à la femme la place qui lui convient
dans la famille. Les privilèges sur lesquels sont fondées ces mesures législatives apparaissent
d'autant plus justes que l'on entre davantage dans leur application.
La Chambre avait pensé qu'il serait indiqué d'étendre l'interdiction prévue par Fart. 2 jusqu'à
l'âge de 14 ans, mais elle ne se cache pas les difficultés très sérieuses qui s'y opposent. Si l'exten-
sion de la limite d'âge jusqu'à 13 ans ne semble pas donner lieu à des inconvénients, il en est autre-
ment de son extension jusqu'à l'âge de 14 ans, même quand l'instruction obligatoire serait étendue
jusqu'à l'âge de 13 ans. L' extension proposée sera toujours un gain social. A la préoccupation de
préserver l'enfant contre les dangers qui menacent sa force et sa santé, on ajoutera celle de déve-
lopper son cerveau et son cœur, de développer son intelligence par l'instruction et sa moralité
par l'éducation.
Parmi les dérogations que vise l'art. 4. la Chambre attache une importance particulière à celle
qui est prévue par la législation allemande en vue ('es besoins spéciaux des ateliers de confection
et de modes ainsi que de ceux que le commerce éprouve pendant les jours de presse et que nous
retrouvons également dans la législation française. L'ordonnance impériale du 31 mai 1897 limite
la durée du travail des personnes âgées de plus de 16 ans à 11 heures par jour et à 10 heures la
veille des dimanches et des jours fériés et prévoit des dérogations pendant les saisons de presse pour
60 jours, mais en aucun cas la durée totale ne peut dépasser 13 heures, ni s'étendre au-delà de
10 heures de la nuit.
Aux ternies de l'art. 10, un registre spécial doit être dressé contenant les noms, le domicile,
l'occupation, la date de naissance, la date d'entrée et de sortie de tout le personnel de l'établisse-
ment, c'est-à-dire renseignant également les ouvriers visés par l'art. 4 de l'arrêté du 30 mai 1883.
Comme la nouvelle réglementation vise plus spécialement le travail des enfants et des femmes,
il serait peut-être indiqué de faire ressortir expressément que ce registre ne renseignera pas seule-
ment les personnes protégées par cette loi, mais en général tout le personnel sans distinction de,
rétablissement. Ces registres ne devraient pas être seulement à la disposition du l'inspecteur du
travail, mais également des autres autorités, notamment des contrôleurs des caisses de maladie.
Ceux-ci ne manqueraient pas d'y trouver des renseignements très précieux leur permettant de
parer à maints abus qui entravent la bonne gestion de ces caisses.
Une proposition tendant à supprimer le livret, qui semble établir l'infériorité de l'ouvrier
vis-à-vis du patron, et à le remplacer par un simple certificat d'identité n'a pas été adoptée. Par
11 voix contre 3 la Chambre s'est prononcée pour le maintien du livret.
Modifications à la loi sur l'assurance-maladie.
Depuis dix ans que fonctionne l'assurance des ouvriers contre la maladie, des réclamations
ne cessent de s'élever au sein de la Chambre de commerce contre les imperfections de la nouvelle
législation. Les réclamations ne portent nullement sur les grands principes de cette œuvre de soli-
darité sociale, mais visent certains abus, inhérents, les uns à la nature humaine, les autres à une
réglementation défectueuses.
Dans son avis sur le projet d'assurance contre l'invalidité et la vieillesse, notre Chambre a
déjà demandé au Gouvernement de s'occuper incessamment des réformes à introduire à l'assurance-
maladie Elle a fait remarquer à cette occasion que « l'introduction des caisses de secours a imposé
aux patrons de lourdes charges, car, en somme, la part contributive de l'ouvrier est encore sup-
portée par le patron, toute charge nouvelle de l'ouvrier se traduisant par une augmentation corres-
pondante des salaires. Cependant, le système en usage ne leur donne guère satisfaction. Si l'assu-
rance-maladie rend des services considérables à nos ouvriers, son fonctionnement comporte de
nombreux abus….».
Aujourd'hui, les défauts de l'œuvre législative de 1901 apparaissent avec, une netteté parfaite.
En présence des si nombreuses réclamations auxquelles les caisses de maladie donnent toujours
lieu, la Chambre de commerce institua une commission, composée de MM. Metz, Glesener, Pescatore,
Reinhard, Schrœll, Soupert et P. Würth, qui fut chargée d'examiner les réformes dont la légis-
lation actuelle est susceptible. D'accord avec la Chambre, la commission convoqua une réunion
des présidents de toutes les caisses de maladie. A cette réunion, où 25 caisses étaient représentées,
il fut décidé d'adjoindre à la commission six membres choisis en dehors de la Chambre, dont quatre
de la part des caisses de fabrique, MM. Fischer-Esch, van Gogh-Dudelange, Pinth-Differdange
et Willière-Diekirch, et deux de la part des caisses régionales, MM. Lefèvre-Esch et Hoffmann-
Steinheim. La Commission, ainsi complétée, proposa de recueillir l'opinion de toutes les caisses
au moyen d'un questionnaire.
Sur la base de cette enquête, la commission a arrêté les propositions suivantes qui ont été
approuvées à l'unanimité dans la séance plénière du 23 novembre
1° Le vice originel dont souffrent nos caisses de maladie est sans doute le libre choix du médecin
L'indulgence de certains médecins favorise l'exploitation des caisses par des ouvriers rechignant
au travail et forme un véritable encouragement au chômage. L'assurance, au lieu d'être une
méthode d'affranchissement, en est une d'avilissement progressif pour les ouvriers peu scrupuleux,
les parasites de la solidarité sociale, qui y ont trouvé une étiquette nouvelle pour la mendicité et
la paresse. Plusieurs caisses, pour éviter le retour des résultats si désastreux des années du début,
ont cherché un moyen pour se mettre à l'abri contre cette exploitation, mais dont l'application
est restée fort imparfaite. Ainsi s'entretient et se perpétue une situation que les caisses déplorent
et qui exerce un effet démoralisant sur nos ouvriers.
Parmi les réformes à proposer à l'œuvre de 1901, la restriction de la liberté actuelle dans le
choix du médecin s'impose donc en premier lieu et la commission n'hésite pas à la recommander
à l'attention des pouvoirs. Bien qu'il soit indiqué de laisser une marge aussi grande que possible
dans le choix du médecin, une limitation est nécessaire pour préserver les caisses contre l'exploi-
tation.
2° Il arrive assez souvent que des ouvriers tombent à charge de la caisse dès les premiers
jours sans avoir acquitté aucune cotisation. Une caisse a constaté par exemple qu'au moins 50%
des nouveaux membres se font porter malades pour une ou deux semaines au cours des huit premiers
jours. Très souvent il s'agit ici de paresseux, quelquefois d'ouvriers infirmes, qui n'ont d'autres
visées que de se faire entretenir par la caisse. Il y a là une autre forme de l'exploitation, dont souffrent
nos caisses régionales en particulier.
La commission s'est demandé s'il n'y avait pas lieu d'introduire un temps de carence pendant
lequel les assujettis n'auraient droit à aucun secours. Les avis des caisses sont très partagés à ce
sujet. Pour les caisses de fabrique, où les ouvriers sont soumis à, un examen médical avant d' être
enrôlés, la question ne présente guère d'intérêt, mais il n'en est pas de même pour les caisses
régionales.
3° L'opportunité d'une mesure légale imposant aux patrons la tenue de listes d'ouvriers sou-
mises au contrôle de l'administration, qui est, recommandée par la plupart des caisses, doit être
examinée surtout au point de vue des caisses régionales, les listes des membres des caisses de fabrique
étant contrôlées naturellement par le chef de l'établissement. Une telle mesure est indispensable
et répond à un besoin réel.
4° Au sujet de la question de savoir s'il n'est pas indiqué de réduire le délai pour la décla-
ration d'entrée à faire par le patron, qui est de huit jours, l'enquête a donné un résultat indécis;
alors que quelques caisses désirent une réduction allant jusqu'à trois jours, d'autres caisses,
aussi nombreuses, se sont prononcées en faveur du maintien du délai actuel.
5° Des difficultés très sérieuses naissent de l'art. 4 de la loi en vertu duquel les ouvriers restent,
membres de leur caisse aussi longtemps qu'ils résident dans sa circonscription et qu'ils en paient
les cotisations entières y compris la part contributive du patron, à moins qu'ils no déclarent leur
intention contraire à la direction de la caisse. Toutes les caisses, sauf quelques exceptions, se sont
prononcées contre cette disposition. Une modification dans ce sons que les assujettis sortants,
pour rester membres de leur caisse, devraient l'aire une déclaration formelle à ce sujet, comme
c'est le cas en Allemagne, est appuyée par la Commission.
6° La disposition qui accorde aux ouvriers la faculté de recourir à leur caisse encore trois
semaines après leur sortie est presque unanimement condamnée aussi bien par les caisses de fabrique
que par les caisses régionales.
7° La situation des ouvriers, occupés par des industries à domicile et, travaillant en chambre,
n'est pas établie avec une netteté suffisante et donne lieu à des difficultés d'interprétation. Un
ouvrier p. ex. qui travaille pour une maison de confection, tailleur pour son propre compte suivant
les circonstances, est-il à considérer comme ouvrier ou comme patron ? Le tailleur se laissera guider
évidemment par la considération de payer le moins aux caisses, c'est-à-dire de se faire passer comme
ouvrier et de laisser subsister sa situation indécise, mai définie, Ainsi, les caisses sont frustrées de
la part de leurs revenus.
8° Une série de caisses signalent des difficultés venant de la part d'ouvriers qui ont quitté
le Grand-Duché à, l'insu et sans l'autorisation de leur caisse, ce qui ne les a pas empêchés de faire
valoir des prétentions à des secours. Cette situation demande certainement une réglementation
plus conforme aux intérêts des caisses.
9° La loi actuelle n'offre, pour le recouvrement des amendes infligées aux assujettis, aucun
moyen de coercition bien efficace. Aux termes de l'art. 55, le recouvrement s'opère et se poursuit
comme pour les cotisations arriérées, c'est-à-dire dans les mêmes formes et avec les mêmes pri-
vilèges que celui des impôts directs. Il ne paraît pas que ce procédé ait donné des résultats bien
sérieux; au contarire, la plupart des caisses estiment que les amendes devraient être retranchées
des prestations à fournir par elles, et c'est ce mode de recouvrement qu'elles emploient généra-
lement vis-à-vis des ouvriers quoiqu'il ne soit pas sanctionné par la loi.
10° Le cas peut se présenter, dans les caisses régionales, que des patrons soient tonus à des
remboursements visés par l'art. 7. Les caisses estiment que ces remboursements, ainsi que les
amendes infligées aux patrons, devraient être recouvrés dans les mêmes conditions que les coti-
sations et que la loi devrait être complétée dans ce sens.
Il est à désirer ensuite que les patrons coupables d'avoir détourné à leur profit des cotisations
versées entre leurs mains par les assurés soient condamnés à des peines plus sévères, surtout en
cas de récidive.
11° Sur la question de savoir si l'augmentation des secours aux doux tiers aux personnes
blessées pendant la 5e à la 13e semaine, doit être mise à charge de l'assurance-accidents, la plupart
des caisses se sont prononcées dans un sens affirmatif. Les caisses régionales sont presque una-
nimes à demander cette mesure qui est approuvée également par la majorité des caisses de fabrique.
L'imputation à l'assurance-accidents du surplus des charges résultant pour les caisses de maladie
de l'application de l'art. 16 de l'assurance-accidents ne serait qu'une mesure d'équité.
12° L'art. 14 qui prévoit que les secours, en cas d'incapacité de travail, sont accordés à partir
du troisième jour qui suit le début de la maladie, a déjà trouvé dans la pratique une application
qui, pour n'être pas tout à fait conforme au texte de la loi, n'en part pas moins d'une conception
très large de la solidarité humaine et s'inspire d'un sentiment très généreux: on cas d'accident
les caisses accordent le secours dès le premier jour. C'est cette pratique que les caisses désirent
voir introduire. Elles estiment que le secours devrait être accordé, en cas d'accident, dès le pre-
mier jour, et également en cas de maladie, si la situation financière de la caisse le permet.
13° La commission s'est demandé encore si la gestion commune de toutes les caisses par
l'Etat ne semble pas préférable à l'autonomie actuelle. L'enquête auprès des caisses a été tout en
faveur de l'autonomie. Des caisses de fabrique, 25 contre 8, et des caisses régionales, 10 contre
4, se sont prononcées contre la gestion par l'Etat.
14° Depuis la promulgation de la loi de 1901 le niveau des salaires a augmenté dans une forte
mesure et le salaire maximum de 5 fr. est assez souvent dépassé dans la pratique. Il semble donc
indiqué d'élever le salaire maximum à 6 fr. pour garantir à tous les ouvriers indistinctement des
secours proportionnels à leur salaire.
Le travail forme la base de toute assurance; sans lui l'avenir tombe dans le vide du présent.
Assurer du travail à l'ouvrier doit donc apparaître comme le fondement de l'édifice de la prévoyance
sociale, la condition essentielle de l'assurance contre la maladie, contre les accidents et contre
l'invalidité et la vieillesse. L'assurance contre le chômage est la garantie des autres assurances,
l'assurance des assurances en un mot.
Mais cette question soulève une série de problèmes très complexes que des initiatives géné-
xeuses ont cherché à résoudre en dehors de l'intervention de l'Etat, en développant le sentiment
de la solidarité.
L'extraction du minerai de fer, après le très sérieux relèvement de l'année 1910, a de nouveau
baissé de 203,588 tonnes, soit de 3,3 % par rapport à cette année malgré les progrès constants
de la consommation des usines du pays qui est passée de 5,55 millions à 5,78 millions de tonnes
de minerai.
Les mêmes influences dont nous constatons depuis 1907 la fâcheuse répercussion sur notre
bassin minier, continuent à s'exercer avec une intensité croissante. Les demandes à l'exportation
se ralentissent d'année en année quoique les besoins des régions qui s'approvisionnaient autrefois
dans le bassin minier luxembourgeois se soient développés prodigieusement. Aujourd'hui les
hauts-fourneaux belges se fournissent de préférence dans le bassin de Briey dans lequel ils ont
pris un intérêt considérable et ce mouvement est favorisé par les tarifs avantageux de la Compagnie
Minières.
La statistique de production pour Tannée 1911 renseigne les résultats ci-après
Nombre des sièges d'exploitation
Production totale
Valeur de la production
Prix moyen par tonne
Nombre des ouvriers occupés
sous terre
à ciel ouvert
ensemble
Population ouvrière (femmes et enfants)
t.
fr.
Année 1910.
6.263.384882
17.747.017,15
2 ,83
3.572
1.712
5.284
12.115
t.
fr.
Année 1911.
6.059.796838
18.647.325,83
3,07
3.540
1.710
5.250
12.080
La production moyenne par ouvrier ressort à 6.059 796838 /5.250 =1.154
247 tonnes d'une valeur de
18.647.235,83 /5.250 = 3.551.87 fr.
Ces chiffres se répartissent comme suit sur nos trois bassins
Esch
Dudelange-Rumelange
Differdange-Petange
Nombre des
exploitations
PRODUCTION.
t. 1.552.675238
2.229.203300
2.277.918300
6.059.796838
VALEUR
fr.
4.628.15238
»
7.306.06025
»
6.713.11320
» 18.647.32583
Ouvriers em-
ployés
sous
terre.
1.064
1.334
1.142
3.540
a ciel
ouvert
1.710
Nombre
total
des
ouvriers
1.400
2.036
1.814
5.250
Popu-
lation
ou-
vriere.
3.142
5.348
3.590
12.080
de l'Est. D' autre part, il ne paraît pas que nos expéditions vers le Bas-Rhin et la Westphalie aient
gagné en ampleur. Là également nos minettes rencontrent la concurrence française.
Il est particulièrement intéressant de suivre le mouvement de nos exportations de minerais
vers la Belgique. Le relevé des importations belges pendant les 5 dernières années donne les
chiffres suivants pour l'Allemagne, le Luxembourg et la France
Allemagne
Gr.-D.de Luxb
France
242.300 t.
1.437.500 »
3.465.500 »
191.700 t.
1.635.600 »
2.910.000 »
143.100 t.
1.644.300 »
2.273.700 »
137.000 t.
1.697.000 »
1.192.000 »
213.000 t.
1.996.000 »
1.026.000 »
Comme la Belgique a porté ses importations de minerais de 5.183.500 tonnes à 5.675.200
tonnes, la part du Grand-Duché dans l'approvisionnement du marché belge, qui était encore de
55 % en 1907 Pour tomber successivement à 51 % en 1908, à 37½ % en 1909 et à 31½ % en
1910, ne représente plus que 27 % des importations totales pour l'année 1911. Alors que la France
a augmenté considérablement le tonnage de ses importations et que l'Allemagne montre également
un progrès, le Luxembourg est en recul de 198.100 tonnes. Une constatation assez curieuse se
dégage de ces chiffres: le recul de l'extraction et le recul des exportations vers la Belgique se ba-
lancent. Où s'arrêtera ce mouvement rétrograde? Il serait osé de se livrer à des conjonctures à
ce sujet.
Il va sans dire que cette situation du marché n'était pas faite pour stimuler les prix; cepen-
dant un certain raffermissement ne fait pas de doute. Les marchés pour l'année en cours ont été
renouvelés à des prix légèrement en avance: le prix moyen par tonne s'est élevé de 2,83 fr. à
3,07 fr.
La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années
Production moyenne.
1.108084 tonnes.
1.066728
»
1.092771
»
1.185351
»
1.154
247 »
Valeur.
fr.
3.253,09
»
3.070,24
»
2.989,62
»
2.358,63
»
3.551,87
Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux s'établit
comme suit pour les dix dernières années
Production des
minières.
t. 5.130.069
» 6.010.012
» 6.347.904
» 6.595.860
» 7.229.385
» 7.492.870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6.263.385
» 6.059.797
Consommation des hauts-fourneaux
(sans distinction de provenance).
t.
3.386.813
» 3.757.565
» 3.873.900
» 4.349.201
» 4.688.919
» 4.757.364
» 4.120.410
» 5.054.550
» 5.550.926
» 5.785.143
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières
depuis 1900
Production.
t. 6.171.229
» 4.455.179
» 5.130.069
» 6.010.012
» 6.347.781
» 6.595.860
» 7.229.385
» 7.492.870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6.263.385
» 6.059.797
Valeur totale.
fr.
17.283.289
»
11.770.046
»
14.527,891
»
15.278.923
»
16.458.904
»
16.514.630
»
17.979.103
»
21.997.404
»
16.696.005
»
15.850.966
»
17.747.017
» 18.647.326
Prix de la tonne.
fr.
2,80
»
2,63
»
2,84
»
2,54
» 2,59
» 2,50
» 2,49
» 2,93
» 2,88
» 2,73
» 2,83
» 3,07
Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas
partie du Zollverein renseignent, pour les dix dernières années, les chiffres ci-après
Minettes.
Scories Thomas moulues,
t.
1.592.848
» 2.233.969
» 2.389.251
» 2.440.450
» 2.308.150
» 2.806.294
» 2.213.886
»
1.784.522
» 2.001.758
»
1.751.819
t. 15.688
» 27.160
» 25.441
» 14.272
» 62.350
» 165
» 836
» 1.977
» 4.220
»
3.571
Les importations de minerais de manganèse au total de 84.917 tonnes se répartissent comme
suit sur les différentes pays d'origine. Indes anglaises 65.939 t., Russie 18.328 t., Brésil 385 t.,
Espagne 265 t.
La comparaison entre la production du Grand-Duché, celle de la Lorraine et la production
totale du Zollverein s'établit comme suit pour les années 1904 à 1910
t. 6.347 781
» 6.595.860
» 7.229.385
» 7.492 870
» 5.800.868
» 5.793.875
» 6 263.385
Lorraine
t. 11.135.042
» 11.967 725
» 13 903 177
» 14 107.518
» 13 281.589
» 14.442 880
» 16 652.968
Zollverein
t. 22.047 393
» 23 444 073
» 26.734.560
» 27.697 128
» 24 278 151
» 25.504.464
» 28 709 654
Le tableau de statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis
1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1884.
Années.
Tonnes.
722.039
924.382
911.695
990.499
1.174.334
1.331.743
1.442.668
1.090.845
1.196.729
1.262.825
1.407.617
1.613.392
2.173.463
2.161.881
2.539.295
Années.
Tonnes.
2.551.090
2.447.634
2.648.449
2.361.372
2.649.710
3.261.925
3.102.753
3.359.413
3.102.050
3.370.352
3.351.938
3.958.280
3.913.076
4.758.741
5.349.009
Années.
Tonnes
5.348.951
6.014.394
6.171.229
4.455 179
5.130.069
6.010.012
6.347.781
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
TABLEAU GRAPHIQUE
de la Production des Minières depuis 1884.
Métallurgie.
Si le marché métallurgique a encore raffermi ses positions pendant l'année 1911, ses tendances,
au début de l'année, n'étaient pas uniformes. Dans les produits lourds les prix de vente pour
l'intérieur restaient déprimés et les fluctuations de prix dans les produits B faisaient sentir leur
répercussion sur les divers compartiments. La convention des barres avait été ébranlée et l'in-
fluence du nouveau syndicat des fontes d'Essen était enrayée par la dénonciation de l'entente
avec le groupe des firmes marchandes de fontes lorraines - luxembourgeoises ainsi que par l'échec
des négociations avec les hauts-fourneaux de la Sieg.
Quoique, d'une manière générale, la demande restât active, le mouvement en avant se heur-
tait à des difficultés. La question du renouvellement d'un grand nombre de syndicats, qui sont
les régulateurs du marché, notamment du syndicat des boulonneries, de la convention des barres,
du syndicat encore provisoire des fontes d'Essen, inquiétait le marché. Le commerce des barres
demeurait longtemps sous l'impression de l'incertitude qui régnait au sujet du renouvellement
de la convention. Finalement, les négociations conduisirent à un échec complet et la convention
prit fin le 1er avril 1911. Cette rupture entraîna partout une indécision et une réserve très compré-
hensibles chez les consommateurs et les producteurs recherchaient davantage les affaires à l'ex-
portation.
Avec le deuxième semestre la période d'indécision et d'incertitude cessa. Un revirement de
l'allure des affaires s'annonça à une époque où les transactions sont d'ordinaire plus calmes. Les
consommateurs sortirent de leur réserve et, en dépit de certaines irrégularités, la hausse finit par
se faire jour. Le relèvement des prix fut vigoureusement secondé par l'action du syndicat des
fontes d'Essen.
Les expéditions des produits A et B réalisées par le Stahlwerksverband ont considérablement
dépassé celles de Tannée précédente. L'écoulement mensuel des différents articles de ces deux
groupes renseigne les chiffres suivants
Produits A.
Produits B.
Les expéditions totales en produits A s'élèvent pour 1911 à 5.812.812 t., supérieures de
606.197 t. à celles de 1910; les expéditions en produits B s'élèvent à 6.383.177 t., supérieures de
632.938 à celles de 1910. Ces chiffres font ressortir pour 1911 une augmentation de 11,6 % pour
les produits A et de 11,2 % pour les produits B par rapport à l'année précédente.
Différences
Demi-produits.
1.745.156 t.
1.554.222 t.
+ 190.934 t.
Matériel de ch. d. f.
2.084.698 t.
1,883.315 t.
+ 201.383 t.
Profilés.
1.982.958 t.
1.804.811 t.
+ 178.147 t.
Différences
Fers en barres.
3.709.579 t.
3.380.013 t.
+ 329.566 t.
Tôles.
1.107.398 t.
981.950 t.
+ 125.448 t.
Fils laminés.
802.360 t.
733.285 t.
+ 69.075 t.
Tuyaux.
192.705 t.
128.840 t.
63.865 t.
Pièces p. forges.
571.135 t.
526.171 t.
+ 44.964 t.
Sur le marché des fontes, la situation est restée sous la dépendance de la question du syndicat.
Le calme prédominait pendant la première partie de l'année: le marché souffrait des effets d'une
énorme production. Par suite de la surproduction de fonte Thomas des quantités importantes
furent offertes à des prix fort réduits sur le marché belge. Un syndicat provisoire fut constitué
en principe au mois de septembre, mais il restait encore des questions de détail à régler.
A la suite de la constitution définitive du syndicat général des fontes sous le nom de « Roh-
eisenverband G. m. b. H. », dont la durée est fixée jusqu'au 31 décembre 1915, la situation s'amé-
liorait très rapidement. Le nouvel organisme a commencé, dans les premiers jours de novembre.
]es ventes pour livraisons sur 1912 en majorant les cours de — 3 mk. à la tonne. Les nouveaux
prix s'établirent à 48 mk. pour la fonte Thomas luxembourgeoise et à 52.50 — 53,50 mk. suivant
destination pour la fonte de moulage luxembourgeoise n° 111. Le courant d'achats, après l'autorisa-
tion des ventes, prit une allure très animée et les hausses décrétées furent acceptées sans susciter
aucun ralentissement de la vente. Les consommateurs s'empressèrent de couvrir leurs besoins
pour le premier semestre 1912, craignant évidemment des majorations de prix ultérieures, mais
les importations de fontes anglaises ne permettaient pas au mouvement très décidé en avant.
Vers le fin de l'année le disponible disparut rapidement.
La production de ta fonte du Zollverein constitue un nouveau record: elle a atteint en 1911
15,334.223 tonnes contre 14.793.325 tonnes en 1910. Ce chiffre sera considérablement dépassé
par l'année en cours à la suite de la mise en marche d'une série de nouvelles unités de production.
A la fin de Vannée 1911 nous remarquons un travail abondant dans tous les compartiments
de l'industrie métallurgique ut la consommation absorbe sans difficultés l'énorme production
des usines qui augmentent sans cessa leur rendement. L'activité a encore continué de se dévelop-
per puissamment depuis.
La question du renouvellement, du stahlverksverband s'est définitivement posée dès le début
de l'année 1912 et a attiré l'attention toute particulière des intéressés. L'incertitude qui régnait
encore à ce sujet pesait dans une certaine mesure sur le marché métallurgique, mais sans troubler
l'aspect si favorable de la situation. La tendance est restée par continuation au relèvement.
La comparaison entre la production sidérurgique des deux dernières années fait ressortir pour
le Grand - Duché les différences suivantes
Différences
Hauts fourneaux.
1.728.973 t.
1.682.519 t.
40.454 t.
Aciéries.
710.194 t.
598.310 t.
117.884 t.
Fonderies.
10.052 t.
17.208 t.
1.200 t.
Le nombre des unités de production s'est augmenté de 3 en 1911: les deux premiers hauts-
fourneaux de l'Adolf - Emil - Hütte ont été allumés au mois d'octobre et les usines de Steinfort ont
allumé leur troisième haut-fourneau au mois de décembre. A ce nombre viendront s'ajouter inces-
samment d'autres unités et la puissance industrielle de notre région se manifestera avec une force
remarquable quand les nouvelles installations qui s'achèvent ou sont projetées à Esch, Differ-
dange et Steinfort entreront en voie de production.
Fort symptomatique pour la situation actuelle est l'avènement d'une ère nouvelle de fusions
entre les entreprises métallurgiques, la tendance vers l'intégration, qui s'est traduite par deux
nouveaux groupements industriels très puissants: la communauté d'intérêts entre la Deutsch-
Luxemburgische Bergwerks- u. Hutten-A-.G. et les Hauts-Fourneaux et Aciéries de Rumelange-
St.-Ingbert et la fusion qui s'est accomplie entre la Société des Mines du Luxembourg et des Forges
de Sarrebruck, la Société des Forges d'Eich Le Gallais-Metz & Cie et les Hauts-Fourneaux et Forges
de Dudelange.
La communauté d'intérêts entre Deutsch-Luxemburg et Rumelange a été établie sur les bases
suivantes: Chacune des deux sociétés conservant son autonomie et la propriété de son patrimoine,
la gérance de la communauté sera assumée par Deutsch-Luxemburg. Toutes les extensions d'ins-
tallations seront faites à Rumelange, à Ottange et à St.-Ingbert par les soins du gérant et à l'aide
des fonds qu'il procurera. La communauté est créée pour un terme de 30 ans à partir du 1er juillet
1911.
Elle est régie par les stipulations financières suivantes: Les porteurs des 15.000 actions de 500
fr. de Rumelange recevront après paiement de toutes charges d'amortissement, service des
obligations, etc. le même dividende qui sera attribué pour la même année à 12 millions de
marks du capital de D.- L. Celle-ci garantit que pendant 10 ans ce dividende annuel ne sera pas
inférieur à 80 fr
A tout moment, la D.-L. aura le droit de faire cesser la communauté d'intérêts et d'absorber
Rumelange en payant 2.500 fr. à chaque action en dehors de la reprise du passif. Par contre, au
bout de la trentième année, Rumelange aura le droit, soit de rentrer en possession de ses installa-
tions et de tout son avoir, soit de réclamer que D.-L., qui s'y oblige, en prenne possession en rem-
boursant les actions Rumelange à 2.000 fr.
La fusion qui s'est accomplie entre Burbach, Eich et Dudelange sous le nom de «Aciéries ré-
unies de Burbach - Eich - Dudelange» est le résultat d'un mouvement économique qui a provoqué la
concentration de puissantes sociétés sidérurgiques. Ce mouvement devait trouver naturellement
son application à trois sociétés ayant les mêmes origines, possédant des intérêts communs et ayant
conservé d'étroites relations, les actionnaires étant pour la plupart les mêmes et les conseils d'ad-
ministration étant en partie composés des mêmes personnes. La fusion s'est faite par l'absorption
de Burbach et Eich par Dudelange.
Les avantages de cette fusion sont nombreux. Il suffira d'en indiquer les principaux: Les
installations des trois usines se suppléent mutuellement; on évitera ainsi des immobilisations
inutiles et coûteuses Chaque usine fabriquera de préférence les produits pour lesquels elle est plus
spécialement outillée et dont, en raison de sa position géographique, elle aura l'écoulement le plus
favorable. La réunion du riche domaine minier des trois sociétés fournira à l'entreprise commune
une base exceptionnellement large et solide; sa capacité de production contribuera à lui procurer
une participation importante dans le syndicat des aciers, en cas de renouvellement de celui-ci,
et. dans le cas contraire, lui assurera une indépendance et une force considérable pour la lutte.
Enfin l'unité de direction exercera certainement une influence salutaire et amènera dans un avenir
prochain une diminution appréciable des frais généraux.
Le conseil d'administration de la nouvelle société a décidé la construction à Esch d'une aciérie
Thomas d'une force productive de 400 — 450.000 t d'acier, ainsi que d'un laminoir pouvant trans-
former cet acier en demi-produits et en produits finis. Il a décidé d'augmenter la production de
la fonte de manière à pourvoir régulièrement aux besoins de l'aciérie.
Les travaux tant pour la construction des nouveaux fourneaux que pour l'aciérie et les lami-
noirs sont commencés et pourront être terminés dans le courant de l'année prochaine Le nouvel
établissement d'Esch se trouvera dans une situation exceptionnellement favorable tant sous le
rapport de ses approvisionnements de minerais placés à proximité des usines, que pour ses ap-
provisionnements de coke, qui, pour une grande partie, sont couverts par des marchés à
échelle de longue durée.
Statistique de production.
a)
HAUTS-FOURNEAUX.
Le nombre des fours existants a été de
à feu
ayant marché
Armée 1910.
1709 semaines
Année 1911.
1774 semaines
La production ressort a
1° fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
soit une production totale de
t.
t.
65.831250
1.394.634050
222.053380
1.682.518030
t.
t.
46.206250
1.477.349880
205.416750
1.728.972880
représentant
1°pour la fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
soit une valeur totale de
Prix de la tonne
Minerai consommé
Nombre des ouvriers
occupés
fr.
fr.
fr.
t.
3.583.547,50
85.079.791,25
32.114.623,00
100.777.961,75
59,89
5.550.926
4.233
fr.
fr.
fr.
t.
2.546.747,09
87.563.915,87
12.054.904,17
102.165.567,13
59,09
5.785.143
4.804
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte
pendant les dix dernières années
t.
Production.
1.080,305
1.217.830
1.198.002
1.368.252
1.460.105
1.484.872
1.299.918
1,552.590
1.682.519
1.728.973
Valeur
total.
fr.
59.797.131
67.847.046
66.350.738
82.338.600
91.345.435
103.642.207
86.775.116
91.755.518
100.777.962
102.165.567
Prix de la tonne.
fr.
55,35
55,71
55,39
60,17
62,56
69,80
66,75
59,23
59,89
59,09
Nombre des fonderies en activité
La production ressort à
1° poterie
2° tuyaux
3° machines et divers
soit une production totale de
représentant
1° pour la poterie
2°
les tuyaux
3°
les machines et divers
soit une valeur totale de .
Prix moyen de la tonne
Matières premières consommées
Nombre des ouvriers occupés
b) FONDERIES.
t.
t.
fr.
fr.
t.
Année 1910.
426800
16.749185
17.217985
132.535,00
10.500,00
2.568.952,00
2.711.987,00
157.58
17.684262
t.
t.
fr.
fr.
t.
Année 1911
364525
15.244958
16.002308
134.552,50
83.585,00
2.141.932,50
2.360.070,00
147,48
18.376
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour
les dix dernières années
Production.
t.
9.658
11.119
13.437
13.628
16.877
18.054
16.382
15.442
17.218
16.002
Valeur totale.
fr.
1.762.500
1.424.341
1.638.517
2.077.409
2.407.915
2.829.084
2.738.811
2.506.826
2.711.987
2.360.070
Prix de la tonne
fr.
171,02
128,10
121 ,95
152 ,44
142,70
156,70
167,18
162,34
157,58
147,48
Nombre des aciéries
La production ressort à
1° lingots
c) ACIÉRIES.
2° demi-produits (blooms, billettes, platines, etc.) destinés
à la vente
t.
Année 1910.
9.417
212,881990
t.
t.
Année 1911
7.760
278.637140
3° produits finis
a) rails et éclisses
b) traverses
c) fers marchands
et divers
d) fils laminés
e) machines
t.
Année 1910.
28.902500
16.790030
278.935600
47.092760
4.290541
t.
Année 1911.
26.153010
8.863
334.999860
44.238040
15.542803
soit une production totale de
t.
376. 011481
598.310471
t.
t.
429.796688
716.193823
Lingots.
t. 13.159
17.788
15.474
17.070
40.490
11.135
6.291
21.443
2.109
9.417
7.760
Demi-produits.
t.
167.428
205.712
220.806
149.505
142.841
163.673
169.038
172.114
217.723
232.882
278.637
Produits finis.
t.
76.468
91.430
135.699
199.727
214.612
260.477
268.939
267.319
315.370
376.011
429.797
Production totale.
t. 257.055
314.930
371.979
366.302
397.943
435.285
444.268
460.576
535.202
598.310
716.194
Valeur.
fr.
30.661.562 00
33.503.002 50
38.346.699 00
40.145.173 75
40.725.780 62
48.198.481 75
51.343.214 37
60.191.596 70
66.543.354 67
74.951.554 50
89.239.236 87
représentant
1°pour les lingots
2° pour les demi-produits
3°pour les produits finis
a) rails et éclisses
b) traverses
c) fers marchands
et divers
d) fils laminés
e) machines
fr.
»
»
Année 1910.
4.190.870,00
2.245.666,25
36.424.690,00
6.122.058,75
1.937.343,75
fr.
soit une valeur totale
de
Consommation des fontes
Nombre des ouvriers occupés
Année 1911.
3.791.710,00
1.185.426,25
43.492.455,00
5.529.751,25
3.833.011 25
fr.
fr.
fr.
t.
1.117.834,50
22.913.091,25
50.920.628,75
74.951.554,50
779.038
4.035
fr.
»
fr.
fr.
1.477.109,37
29.929.773,75
57.832.353,75
89.239.236,87
t.
875.516
3.405
Le tableau ci-après indique la nature et la valeur de la production des aciéries pendant les
onze dernières années
Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.
Années.
Nombre
des hauts-
fourneaux.
30—32
33—34
Fonte
d'affinage.
Tonnes.
93.408
122.554
128.300
142.897
184.573
256.449
246.600
270.377
230.500
215.388
248.377
261.236
243.740
235.263
260.492
206.726
198.190
201.702
148.089
196.184
199.151
198.033
191.056
124.233
118.222
122.679
129.533
94.282
140.295
118.950
143.753
152.601
118.217
111.593
110.505
104.720
90.655
100.766
123.050
107.065
50.345
7.552
65.831
46.206
Ponte
de moulage.
Tonnes.
16.926
29.133
38.936
49.106
76.662
109.680
75.956
75.622
75.129
84.582
67.790
99.683
123.307
87.367
112.018
141.618
116.699
165.454
150.711
137.362
101.853
132.438
152.947
150.122
140.212
169.331
100.374
101.434
177.941
198.323
222.054
205.417
Ponte Thomas
Tonnes
29.219
77.159
78.855
91.145
108.227
176.599
220.232
249.496
279.118
300.066
321.078
344.986
348.242
438.265
458.912
551.904
585.969
651.403
692.966
750.815
672.075
816.763
962.988
967.135
1.098.155
1.236.681
1 276 773
1.071.632
1 276 715
1 394 634
1.477.350
Divers
Tonnes.
Production
totale
Tonnes.
93.408
122.554
128.300
142.897
184.573
256.349
246.600
270.377
230.500
215.388
248.377
261.236
260.666
293.615
376.587
334.688
365.997
419.610
400.644
492.038
523.776
561.733.
558.912
544.994
586.515
558.289
679.816
694.812
898.898
870.373.
945.867
982.929
970.885
916.403
1.080.305
1.217.830
1 198.002
1.368.252.
1.460.105
1 485 272
1 299.918
1 552 590
1 682 519
2.728.973
Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.
Rappel de la production des Aciéries depuis 1886
Années
Tonnes
20,554
57,345
69,739
97,900
97,4(52
110,920
103,310
129,123
131,220
Années
Tonnes
134,539
136,955
143,692
170,153
166,206
184,714
257,055
314,930
371,979
Années
Tonnes
366,302
397,942
485,285
444,268
460,576
535,202
598,310
716194
Années
Tonnes
1,200
1,011
1,041
1,536
1,615
1,413
1,310
1,341
1,370
1,269
1,394
1,205
1,701
1,579
1,726
Années
Tonnes
1,827
1,670
1,440
2,585
3,644
4,615
4,642
5,909
7,062
6,281
7,764
8,328
8,747
9,307
9,874
Années
Tonnes
9,358
11,154
11,293
9,981
9,658
11,119
13,437
13,628
16,877
18,054
16,382
15,442
17,217
16,002
I . FONTE
Production des Hauts-Fourneaux.
II. RÉPARTITION
de la Production ci-contre.
III. PRODUCTION des FONDERIES
IV. Production de l'Acier Thomas.
Ateliers de construction.
L'amélioration de la situation des ateliers de construction que nous avons signalée dans notre
dernier rapport s'est maintenue pendant l'année 1911. Le volume des affaires a continué à aug-
menter de façon à obliger les usines à des heures de travail supplémentaires. Cette amélioration
participe en grande partie à l'essor général de l'industrie ; elle doit être attribuée en partie aussi
aux agrandissements et aux nouvelles installations auxquels procèdent les grands établissements
métallurgiques de la région circonvoisine qui sollicitent vivement les ateliers pendant la période
de construction.
Si les prix se sont légèrement améliorés, ils ne sont toujours pas en rapport avec la demande.
Ceci est vrai surtout pour les fournitures à la grande industrie qui reposent souvent sur des affaires
réciproques et supposent des conditions de paiement différés qui ne sont pas régulièrement ob-
servées. Par suite, ces ordres ne laissent souvent qu'une faible marge de bénéfice et les bas prix
trouvent leur explication dans la circonstance que les ateliers veulent garnir le plus largement
possible leurs carnets de commandes pour pouvoir étendre ainsi leur production.
Actuellement, le courant des affaires ne paraît pas vouloir diminuer. Les perspectives pour
l'année 1912 sont d'autant plus favorables que de légères améliorations de prix ont pu être réa-
lisées. Le concours de toutes ces circonstances, auxquelles vient s'ajouter l'augmentation du coût
de la vie, a imprimé une tendance ascendante aux salaires.
Les plaintes au sujet de la pénurie de la main-d'œuvre apprise se multiplient. Beaucoup
de jeunes gens sont très souvent perdus pour le métier parce qu'ils se portent de préférence vers
les emplois de bureau. Il est reconnu cependant qu'il existe chez nous un manque réel de bons
monteurs et de chefs ouvriers, et ce serait rendre un service très réel à nos ateliers de construction,
et à notre industrie en général, si l'on parvenait à les diriger vers ces emplois où ils trouve-
raient à s'occuper dans des conditions au moins aussi avantageuses que dans les bureaux.
A l'instar des autres pays, nos ateliers de construction se verront forcés, à leur tour, de réduire
petit à petit la journée de travail. La conséquence en sera un travail plus intense, se conciliant
difficilement avec les repos institués par l'arrêté du 23 août 1877. Cet arrêté défend d'assujettir
les enfants âgés de 14 à 17 ans à une durée de travail de plus de dix heures par jour qui devront
être coupées par deux repos d'une demi-heure au moins avant et après midi et par un repos d'une
heure entière à midi. Il est donc loisible de les occuper de 6½ — 7½ h., de 8 h. à midi, de 1—5 h.
et de 5½ — 6½ h., soit ensemble dix heures. Par contre, il n'est pas permis de ne les occuper que
de 8 h. à midi et de 1 — 5 h., soit ensemble huit heures seulement, parce que cette répartition
du travail supprimerait les repos. La durée du travail est sensiblement plus courte dans le dernier
cas que dans le premier, et, dans les deux cas, il est travaillé pendant quatre heures consécutives.
Il y a là une anomalie qui n'est ni dans l'intérêt du patron ni dans celui de l'ouvrier et dont la
modification paraît s'imposer.
Le canal de jonction de la Chiers à la Moselle.
Dans notre rapport général pour l'année 1906, nous avons publié une notice sur le projet
de canal pour bateaux de 600 tonnes, destiné à relier, à travers le Grand-Duché, la Chiers à la
Moselle canalisée, en desservant les minières et usines métallurgiques du pays. Le projet a été
achevé depuis et se trouve exposé dans un mémoire descriptif et estimatif élaboré par MM. Rigaux
et Hégly sous la haute direction d'une commission chargée de la défense des industriels luxem-
bourgeois et composée de MM. Le Gallais, van Gogh, Seidel et Paul Würth.
Parmi les questions techniques, celle de l'alimentation du canal a surtout préoccupé les ini-
tiateurs du projet. Il est établi aujourd'hui que cette alimentation pourra être assurée par un
système très souple basé sur l'emploi combiné des ressources naturelles, des réserves accumulées
dans deux bassins artificiels, et de pompes électriques remontant de bief en bief l'eau des éclusages
ou même celle qui serait nécessaire pour faire face aux pertes des biefs.
L'alimentation d'un canal à point de partage, comme le sera celui du Grand-Duché, se fait
au moyen de prises d'eau naturelles pratiquées dans les rivières ou ruisseaux latéraux; quant aux
biefs les plus élevés, on est obligé de recourir pour leur alimentation à des ressources artificielles,
obtenues, soit en créant des réservoirs qui emmagasinent les eaux d'hiver, soit en relevant au
moyen de pompes les eaux prises dans les rivières inférieures, soit en combinant les deux systèmes.
Entre Bascharage et Bettembourg, de part et d'autre du point de partage, il n'y a aucun ruisseau
d'un débit assez important pour pouvoir être utilisé. Il faudra donc recourir à une alimentation
artificielle de toute la partie haute des deux versants; ensuite il faudra faire face aux pertes par
filtrations et par évaporations dans les biefs ainsi qu'aux prélèvements faits par les éclusages
des bateaux. Deux réservoirs projetés à Livange et à Huncherange, d'une capacité totale de
12 millions de mètres cubes, et jumelés pour permettre la répartition des eaux, seront appelés
à faire face à ces besoins. Cette réserve complétera les prises d'eau naturelles de façon à assurer
avec elles, pendant toute l'année, la partie de l'alimentation relative aux pertes. Enfin un système
de stations élévatoires servira à refouler les eaux des sassées dans les biefs supérieurs.
Le système d'alimentation comprendrait: 1° l'établissement d'une prise d'eau principale
dans l'Alzette à Bettembourg et de deux prises d'eau secondaires, l'une à Bous et l'autre dans
la Chiers à Linger, près de Bascharage; 2° la construction des deux réservoirs jumelés de Livange
et de Huncherange dont les eaux seraient versées au bief de Bettembourg; 3° l'établissement
d'une usine élévatoire principale à Bettembourg et d'une conduite de refoulement entre Bettem-
bourg et le bief de partage; 4° rétablissement à chacune des écluses n o s 1 — 19 de la Moselle à
Bettembourg d'une usine élévatoire secondaire.
L'estimation des dépenses d'établissement s'élève à la somme de 48 millions de francs, com-
prenant la construction du canal proprement dit, des embranchements et des ports usiniers, et
l'établissement des machines dont Ja puissance servirait à actionner les pompes électriques et les
tracteurs des bateaux. Le prix de revient du kilomètre de canal est donc de 1 million de francs,
chiffre qui ne paraîtra pas trop élevé si l'on remarque encore qu'il s'applique à la partie haute
d'un canal à point de partage, comprenant des réservoirs et une machine spéciale d'alimentation.
Par rapport aux embranchements, on a admis que la dépense correspondante serait intro-
duite dans l'estimation générale, afin que les différentes usines du Grand-Duché pouvant être
desservies par le canal le soient dans des conditions identiques, autant du moins qu'il est prati-
quement possible de réaliser ces conditions et d'atténuer les désavantages de celles de ces usines
qui ne sont pas situées sur le tracé même de la voie navigable.
Quant à la rentabilité, on estime que, si le montant des dépenses d'exploitation pouvait être
couvert par les recettes perçues sur le canal seul, le service des intérêts et de l'amortissement
du capital investi nécessiterait l'emploi de péages perçus tant sur le canal que sur la Moselle cana-
lisée, ce qui pourrait se faire par une combinaison faisant entrer le projet du canal dans le projet
d'ensemble de la canalisation de la Moselle et de la Sarre.
Malgré le surcroît de frais résultant des péages, des économies très sérieuses sur les frais de
transport peuvent être envisagées. Le gain que les usines réaliseraient pour le transport du coke
serait en moyenne de 1,46 mk. ou de 1,83 fr. par tonne, soit une économie de 20% sur les prix
actuels. Pour les autres éléments du trafic: fontes, produits finis, demi-produits et autres mar-
chandises, l'économie procurée par ce canal serait encore plus sensible, en raison des tarifs rela-
tivement élevés qu'ils supportent sur la voie ferrée.
Cependant le canal luxembourgeois ne peut être envisagé que comme conséquence de deux
autres projets dont la réalisation se poursuit avec des chances changeantes: la canalisation de la
Moselle et l'exécution du canal de la Chiers. Malheureusement, les pouvoirs en Prusse ne se montrent
guère favorables à la canalisation de la Moselle. D'après les déclarations que M. de Breitenbach,
ministre des travaux publics, a lues à la Chambre des députés de Prusse dans la séance du 8 mars
1912, le Gouvernement prussien maintient le point de vue que la canalisation de la Moselle et de
la Sarre n'est pas indiquée pour le moment, mais il est prêt à accorder aux industries du Sud-
Ouest une compensation sous une autre forme, c'est-à-dire une réduction des tarifs sur le transport
des cokes par chemin de fer. Pour ce qui concerne plus spécialement le Luxembourg, le Ministre
estime que l'intérêt des échanges économiques entre l'Allemagne et le Grand-Duché sera très
sérieusement servi par une diminution des tarifs, et même dans une mesure telle que ce pays se
désintéressera presque complètement de la recherche d'autres voies de communication pour les
produits à expédier par voie d'eau.
Le concours de la Prusse pour cette vaste entreprise devient ainsi de plus on plus aléatoire.
En présence de cette attitude, la diète d'Alsace-Lorraine a adopté, dans sa séance du 24 avril
1910 déjà, une résolution l'invitant à examiner l'ancien projet de canaliser la Moselle de Metz à
Thionville, qui ouvrirait à l'industrie métallurgique de la Lorraine des voies d'accès sur le Rhin
d'une part et sur le réseau des canaux français d'autre part.
Quant aux compensations à accorder, elles seront forcément incomplètes et nullement en
rapport avec les avantages qu'un canal procurerait à l'industrie luxembourgeoise. Elles seront
limitées aux cokes. Les produits finis resteront exclus. Notre région continuera ainsi à être désa-
vantagée, au point de vue du transport de tous les produits métallurgiques, par rapport à la région
rhénane-westphahenne, qui est située sur des voies d'eau naturelles ou artificielles et qui profitera
en outre des réductions que le Gouvernement se propose de faire sur les transports de minerais.
L'autre projet, le canal de la Chiers, paraît avoir toujours la même signification pour la région
intéressée. Une proposition de loi « tendant à compléter l'outillage national par la construction
d'une voie d'eau reliant Dunkerque aux bassins de Longwy et Briey et comprenant le canal de
l'Escaut à la Meuse et le canal de la Chiers » a été présentée à la Chambre française le 25 mars 1912
et renvoyée à la commission des travaux publics, des chemins de fer et voies de communications.
Dans sa forme actuelle, le tracé du canal du Nord-Est fait aboutir le canal de la Chiers à
Longuyon où est prévue une gare d'eau très importante. De ce point partiront deux embranche-
ments. Le premier, par la vallée de la Chiers, permettra d'atteindre Longwy et il y a lieu de sup-
poser, dit l'exposé des motifs, qu'ultérieurement, plus tôt même qu'il n'est permis de l'escompter,
cette voie d'eau sera continuée par Luxembourg et Trèves de façon à internationaliser le trafic
et à relier Dunkerque par l'Escaut et la Meuse au Rhin. Le second traversera le riche bassin minier
de Briey et aboutira à la vallée de l'Orne.
L'attention de nos industriels, d'abord absorbée par la canalisation de la Moselle, commence
à se tourner davantage vers les projets agités dans la région limitrophe de la France, qui semblent
offrir des chances d'avenir très sérieuses. La réalisation de la vaste entreprise, désignée sous le
nom de canal du Nord-Est, à laquelle viendrait se souder le canal luxembourgeois, ouvrirait
à nos produits la voie vers Dunkerque, Anvers et Rotterdam. Ce sont ces aspirations que M. le
Ministre d'Etat a traduites, en d'excellents termes, le 5 octobre dernier, devant la commission
du Reichstag venue pour étudier sur place les questions soulevées par l'industrie lorraine-luxem-
bourgeoise.
Mines de cuivre de Stolzembourg.
Il y a quelques temps, la maison Samuel Bleichröder, de Berlin, s'est fait donner une option
par les anciens concessionnaires des mines pour faire des travaux de recherches très étendus.
Elle a l'intention de percer une galerie partant de la vallée de l'Our et conduisant aux travaux
antérieurement exécutés qui permettrait l'écoulement des eaux et devrait servir également à
l'extraction du minerai. En même temps, elle prolongera les galeries existantes dans le filon et
approfondira le puits de mine tout en le développant.
Industrie du bâtiment.
L'allure de l'industrie du bâtiment ne s'est guère modifiée dans le courant de l'année 1911
la période de calme que nous traversons depuis deux ans perdure, sauf dans le bassin minier où
règne une activité incontestable.
A Luxembourg et dans les localités suburbaines, la construction des petites maisons fami-
liales, si active pendant un certain temps, s'est considérablement ralentie. Le nombre des nouvelles
maisons au Limpertsberg, à Hollerich et à Bonnevoie ne doit pas dépasser 25. En dehors de trois
immeubles d'une certaine importance: le nouvel hôtel du Crédit foncier, l'hôtel des chemins de
fer et la nouvelle gare, il n'y a guère de grandes constructions à signaler. On ne saurait nier d'ail-
leurs que les effets de la surproduction des années antérieures se font toujours sentir, ramenant
un calme salutaire dans cette industrie.
Mais si le bâtiment marche à une allure très prudente dans l'agglomération luxembourgeoise,
il n'en est pas de même dans la région minière. A Esch, les agrandissements considérables auxquels
procèdent les usines métallurgiques ont créé des besoins considérables et stimulé vivement le
goût des entreprises; dans la région de Differdange, nous remarquons un mouvement analogue,
alors qu'à Dudelange et à Rodange la situation se présente nous un aspect plus calme. A travers
les autres régions du pays, ce sont surtout les conceptions nouvelles de l'hygiène et du bien-être
qui alimentent le bâtiment par rétablissement de nombreuses conduites d'eau et de canalisations,
auxquelles viennent s'ajouter les importants travaux qui sont effectués par les chemins de fer
L'année en cours semble vouloir continuer la même situation, satisfaisante dans son ensemble,
mais plutôt calme comparée à l'effervescence des années antérieures, pendant lesquelles le bâtiment
marchait à une allure immodérée. On n'a qu'à se féliciter de cette tranquillité qui évite une dé-
préciation dans le bâtiment.
Le prix de revient des immeubles, obéissant à la poussée des salaires et des matérieux de
construction, continue d'augmenter d'année en année. Un mouvement inverse se dessine dans les
loyers. Les immeubles nouvellement construits dans l'agglomération luxembourgeoise ne rapportent
guère au delà de 4 %. Cette diminution du revenu se répercute naturellement sur les transactions
en immeubles qui sont devenues plus rares et plus difficiles. Dans le bassin minier, au contraire,
les loyers oscillent entre 6 et 8 % du capital investi et les prix de vente des immeubles y sont rela-
tivement plus élevés par suite de la forte demande de logements.
Nous faisons remarquer ici depuis une série d'années que la plupart de nos métiers tributaires
du bâtiment ne parviennent pas à s'associer au progrès qui porte les établissements similaires de
l'étranger à transformer rapidement leurs procédés et leurs produits, et que, par suite, la concur-
rence est difficile à soutenir dans une série d'articles. Un changement appréciable ne s'est pas
encore produit dans cette situation.
Ardoisières.
La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres
suivants pour les deux dernières années
La production des ardoises de couverture est légèrement inférieure à celle de l'année précé-
dente; la fabrication des dalles est en recul assez sensible: elle n'a donné que 635 m2 contre 905
en 1911; par contre, les éviers produits ont passé de 900 à 1,150 pièces.
Les «Obermosel-Dachschiefer- und Plattenwerke», de Haut-Martelange, nous mandent qu'aucune
modification sérieuse n'est à relever, soit dans les prix de revient, soit dans les prix de vente par
Années
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification.
ardoises
éviers
dalles
ardoises
éviers
dalles
Quantités.
23,4991)
9052)
12,2003)
23,285
1,150
6,350
Prix.
fr.
30-40
4-5
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
1,858
3,072
exportées
à
l'étranger
21,641
12,000
20,213
6,130
1) Par ‰. 2) par pièce.
3) par mètre carré.
rapport à l'aimée précédente. Les prix de vente continuent d'être peu rémunérateurs. Les débouchés
de nos ardoisières sont restés les mêmes, c'est-à-dire le Grand-Duché et les pays de l'Union doua-
nière.
Il est à noter que les bas prix réalisés et la présence de stocks encombrants avaient engagé
les producteurs à ne pas augmenter l'extraction. Par contre, l'écoulement des produits n'a pas
laissé que d'être satisfaisant et les stocks considérables légués par les années antérieures ont été
sérieusement entamés.
Au point de vue technique, l'année qui vient de s'écouler n'a pas apporté de changement
appréciable: le havage mécanique à air comprimé continue d'être employé. Le recrutement des
ouvriers présente toujours certaines difficultés; en tout cas il ne se développe pas proportionnelle-
ment avec les exigences de l'industrie ardoisière ce qui tient peut-être à la circonstance que celle-
ci a besoin de main-d'œuvre apprise.
Grâce à l'intervention du Gouvernement, il a été fait droit aux réclamations de cette industrie
concernant le traitement injuste auquel ses produits avaient été soumis jusqu'ici aux soumissions
publiques en Allemagne, et les mesures adoptées au préjudice des produits luxembourgeois ont
été rapportées. Toutefois la question des transports sur les chemins de fer cantonaux ne paraît
pas avoir trouvé encore une solution conforme aux désirs de l'industrie ardoisière.
La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les dix
dernières années
Ardoises.
21,498 mille
22,814 »
23,979 »
25,047 »
26,729 »
25,293 »
23,976 »
21,108
»
23,499 »
23,285 »
Dalles.
192 m. carrés
»
1,474
»
2,947
»
4,062
»
7,712
»
10,580
»
11,900
»
12,200
»
6,350
»
Éviers
1,496 pièces
1,051
»
1,123
»
»
1,453
»
1,554
»
»
»
»
1,150
»
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la
même période
Ardoises
belges.
»
3,003
»
2,828
»
2,924
»
2,934
»
3,264
»
3,318
»
4,019
»
4,719
»
6,278
»
5,859
Ardoises françaises.
t.
»
»
»
»
»
»
»
»
»
Ardoises de provenances diverses.
Carrières.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1911 es
résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
SOUS
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Specification.
Quantités
en m3.
Prix.
Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Differdange, Pétange.
dalles
pierres de taille
moëllons
castine
151 m2
25,832
5.176
3 ,75
28 — 30
1—2
Déblais de mine.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
8.914
Communes de Rodange, Differdange, Kayl, Rumelange, Dudelange.
moëllons
8.950
2—2,50
Terre glaise.
Communes de Differdange, Esch-sur-Alzette.
terre glaise
4.220
0,75
Communes de Berdorf,
Diekirch.
terre glaise
0,50 — 2
Carrières de grès liasique.
Communes de Larochette, Heffingen.
parements
pierres de taille
moëllons
pavés
pierraille
gravier
1,132 m2
2.088
1.798
108‰
3,50
50 — 55
30 — 58
1 ,75
1,25
8.497
4.220
1.535
1.798
108‰
Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf,
Waldbillig.
meules
pierres de taille
moëllons
pavés
pierraille
24 pièces
2.379
½‰
1.320
25 — 40
1.50 — 3.50
1—1,50
6.055
2.379
½‰
1.320
exportées
à
l'étranger.
16.918
5.176
287,5
Communes de Bech, Consdorf, Echternach, Junglinster, Medernach, Rodenbourg.
dalles
pierres de taille
moëllons
pavés
pierraille
30 m2
2.464
108‰
2.947
25 — 32
1—3
35 — 50
1,25 —1,50
2.464
2.707
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spéculation.
Quantités
en
m3.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand - Duché.
Communes de Betzdorf, Flaxweiler, Hesperange, Niederanven,
Schuttrange.
dalles
pierres de taille .
moëllons
pavés
pierraille
60 m2
11.414
2.030‰
8.765
25 — 30
1 —2
30 —120
1— 5
11.414
1.743,5
8.765
Communes de Beckerich, Fischbach, Mersch, Nommern, Berg, Saeul.
moëllons
pavés
pierraille
gravier
38 ,5‰
1.368
1,25 — 3
20 — 50
1 ,25 — 2
2 — 3
38 ,5‰
1.368
Communes de Strassen, Kehlen, Kœrich,
Steinfort.
moëllons
pavés
pierraille
8.960
901, 5‰
2.820
1 ,50 — 2
40 —75
0.50 —6,50
7.860
641,5‰
2.620
exportées
à
l'étranger.
286,5
1.100
260‰
Communes de Hollerich, Eich, Rollingergrund, Luxembourg, Sandweiler,
Contern.
parements
dalles
pierres de taille
moëllons
pavés
pierraille
gravier
128 m2
13.537
57 ,5‰
2.426
4.754
6,25
2— 5
25 —30
1 — 1,75
15 —100
0.40 — 2,25
1 ,25 — 3 ,50
128 m2
13.537
35 ,5‰
2.426
4.754
Communes de Dahlheim, Mondorf,
Weiler-la-Tour.
pierres de taille
moëllons
pavés
pierraille
gravier
1.666
99‰
25 —30
1 — 1 ,40
40 — 60
1 ,25 — 5
1 ,25 3 ,25
Carrières de grès bigarré.
1.656
97‰
22‰
2‰
Communes de Schieren, Ettelbruck, Erpeldange, Vichten, Feulen, Mertzig,
Useldange.
dalles
pierres de taille
moëllons
pavés
pierraille
50 m2
1.945
1,6‰
1.187
65 — 80
1 ,50 — 3
1— 5
Carrières de grès de Born.
Communes de Mompach,
Rosport.
pierres de taille
moëllons
pierraille
1.465
40 — 50
0,62
1.945
1 ,6‰
1.187
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
SOUS
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantes
en m3
PRIX
Carrières de calcaire keuprique.
Communes de Bissen, Bœvange.
moëllons
piervaille
gravier
1,25 — 2
2 — 3,50
Carrières de grès coquillier.
Communes de Bettendorf, Ermsdorf.
dalles
preries de taille
moëllons
pavés
pinaille
200 m2
1.116
3.407
406‰
2,50 — 4
80 — 100
1,25 —2
75 — 140
3 — 3,50
Carrières de quartzite.
Communes de Clervaux, Munshausen.
moëllons
quartzite
1.160
5.925
QUANTITÉS
employé es
dans le
Grand - Duché
200 m2
1.086
3.407
1.160
5.645
exportees
à
l' etranger
Communes de Bœvange, Asselborn, Consthum, Heinerscheid, Hachiville, Munshausen, Troisvierges,
Weiswampach.
moëllons
quartzite
1.855
5.290
1,25 — 5,75
1,50 — 5
1.855
5.290
Communes de Wiltz, Alscheid, Boulatde, Esch - s - Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Herderscherd
Mecher, Neunhausen, Oberwampach.
moëllons
quartzite
3.225
20.438
1,25 — 2
1,50 — 5,50
3.225
20.438
(Dans ce chiffre la production des carrières de l'État à Merkholtz, soit 15,500 m3 de quartzt à fr
n'est pas comprise )
Communes de Redange, Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Ell, Folscheid, Perlé, Wahl.
moëllons
quartzite
2.349
3.927
1,25 — 2,50
2,50 — 5
2.349
3.927
Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.
moëllons
quartzite
3.180
1,50 — 2,25
4 — 5
Communes de Vianden, Putscheid.
moëllons
quartzite
1.009
1,25 — 1,50
3 — 3,75
Carrières de pierres à chaux et dolomies.
3.180
1.009
Communes de Beaufort, Echtermach, Rosport.
pierre à chaux
tuf
1.485
1,50 — 3
4,25 — 5
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
SOUS
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités
en m3.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché.
Communes de Bettendorf, Diekirch, Ettelbruck. Feulen Redange.
pierre à chaux
4.344
1 — 3,75
Communes de Hollerich,
Kehlen.
pierre à chaux
3.225
0,50 — 1,75
4.144
3.110
Communes de Grevenmacher, Mertert, Biwer, Remich, Stadtbredimus.
dalles
moêllons
pierraille
dolomie
pierre à chaux
56 m2
1.940
3.685
1.190
24.273
1 ,50 — 2
1 ,50 — 2 ,50
1 — 6
3,48
2 ,25 — 3 ,50
Plâtrières.
1.940
3.685
100.195
Communes de Steinsel, Walferdange, Bous, Wellenstein.
plâtre brut
2.666
Sablières.
7,50 — 8
Communes de Steinfort, Strassen, Kœrich.
sable
24.680
0,50 — 1,25
Communes de Mertert, Grevenmacher.
sable
2.008
2.25 — 4
2.190
20.580
2.008
Communes de Betzdorf, Flaxweiler, Hesperange, Niederanven, Schuttrange.
sable
2.082
0,50 — 3
2.082
exportées
à
l'étranger.
1.071
14.078
4.100
Communes de Diekirch, Bastendorf, Bettendorf, Feulen, Mertzig, Reisdorf. Schieren.
sable
2.015
1 — 5
2.015
Communes de Bettborn, Ell, Folscheid, Grosbous, Perlé, Redange, Saeul, Useldange.
sable
2.726
0,60 — 5
2.726
Communes de Wiltz, Boulaide, Harlange,
Neunhausen.
sable
0,50 — 1
Communes de Bech, Beaufort, Berdorf, Consdorf, Echternach, Rosport,
Waldbillig.
sable
2.143
1 — 5
2.143
Dans la production des pavés nous remarquons une diminution de 20% environ: 2.360.000
contre 3 millions en 1910. Comme les demandes du bâtiment pour l'étranger ont baissé, il y a une
forte diminution dans les exportations de pierres de taille; par contre, la production des moellons
est en augmentation assez sérieuse.
Le dévonien des Ardennes a fourni 34.000 m3 de pierraille (bassel). On a extrait de plus dans
les Ardennes 6.000 m3 de quartzite destiné à la fabrication des briques réfractaires au prix de 5 fr.
le m3. La production du sable est restée sensiblement la même.
Faïencerie.
La faïencerie de Sept fontaines a été bien occupée on 1911 La production a été supérieure
à celle de l'année précédente. Le nombre des ouvriers s'est élevé à 370.
Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants
a) matières diverses arrivées
4.800.000 kg.
b) houille
5.140.000 »
c) produits expédiés
2.035.000 »
Mosaïques et dallages céramiques.
L'établissement de Wasserbillig renseigne pour l'année, 1911 une légère diminution de SA
production qui a été de 1400 wagons de 10 tonnes environ. Alors que les prix de revient ont été
plus élevés que ceux de l'année précédente par suite de la hausse des matières premières et de
la houille, les prix de vente ont continué à s'orienter vers la baisse. Il est resté d'importants stocks
en magasin, surtout en carreaux de grès cérame.
Pour le placement de sa production cette industrie est réduite au marché allemand et au
marché luxembourgeois. Cependant, dans les pays du Zollverein, ses produits ont rencontré jus-
qu'ici de grandes difficultés à cause de leur provenance du Grand - Duché, c'est-à-dire d'un pays
étranger, les administrations de l'Etat et des communes dans ces pays ayant toujours donné la
préférence à des produits indigènes.
Comme nous faisons remarquer depuis plusieurs années, il est impossible à notre industrie
céramique de se créer des débouchés dans les autres pays limitrophes à cause des droits d'entrée
dont ses produits sont frappés. L'exportation offre de sérieuses difficultés. Elle ne serait possible
que si les chemins de fer luxembourgeois et belges lui accordaient des tarifs exceptionnels pour
les expéditions à l'étrange. Ce serait d'ailleurs le seul moyen de mettre cette industrie à mesure
de lutter avec les fabriques belges, hollandaises et allemandes qui, au point de vue géographique,
occupent généralement une situation plus favorable pour les affaires d'exportation.
La fabrication a été gênée par le manque d'ouvriers qui va grandissant d'année en année.
Pour neutraliser les effets de cette pénurie croissante et maintenir autant que possible la production
à la hauteur des années précédentes, l'établissement de Wasserbillig a été forcé d'agrandir ses instal-
lations et de perfectionner à grands frais ses machines et son outillage en général. Le nombre des
ouvriers occupes a été de 450, dont 200 environ de nationalité luxembourgeoise.
Industrie des ciments.
La situation, tant pour le ciment que pour les briques en ciment, n'a guère changé par rapport
aux deux aimées antérieures. La demande est restée ferme et les contrats pour l'année 1912 ont
été renouvelés à des prix à la hausse. A signaler cependant que la concurrence étrangère continue
à s'exercer ici sur une vaste échelle et à solliciter les administrations publiques.
Les usines américaines offrent actuellement leur ciment Portland artificiel à un prix qui
écarte les craintes d'une concurrence de ce côté pour les usines du Zollverein. Il n'en est pas de même
pour les marchés de l'Extrême - Orient où ces usines gagnent du terrain et évincent petit à petit
les produits européens.
Briqueterie mécanique
L'année 1911, grâce aux grandes constructions effectuées dans le bassin minier, par les usines
de Gelsenkirchen à Roi -Val et la Deutsch - Luxemburgische à Differdange, a été prospère. Il est
à noter que les sociétés allemandes et belles établies dans le Grand - Duché font un chiffre d'affaires
important avec les petites industries indigènes, tandis que certains consommateurs luxembourgeois
semblent se fournir de préférence à l'étranger. La briqueterie mécanique n'est pas seule à souffrir
de cet état de choses qu'il convient de signaler. Si les produits luxembourgeois étaient inférieurs
aux autres, les ingénieurs étrangers ne seraient pas les premiers à les recommander. Sur le marché
d'exportation, en Lorraine et en France, la brique luxembourgeoise obtient la préférence sur les
produits du pays, souvent même à prix supérieur. Le syndicat de vente luxembourgeois a fourni
en 1911 des briques à une usine du bassin de Longwy qui lui a passé commande malgré une différ-
ence, de prix de 10%. Il a obtenu en Lorraine, à prix égal, les fournitures pour deux cheminées
d'usine de 80 mètres.
Le syndicat de vente luxembourgeois a clos son deuxième exercice le 1er mars 1912. Les ré-
sultats, comparés à ceux de l'exercice précédent, sont les suivants
Il a été expédié
par la briqueterie de Bettembourg
par la briqueterie de Morsch
par la briqueterie de Zewen
au total
en 1910 — 1911
4.404.000
1.562.000
440.000
6.406.000
en 1911 —1912
4.021.000
1.553.000
459.000
5.933.000
briques
format normal
et format belge.
De plus, la briqueterie de Bettembourg a fourni 700,000 briques radiales et hourdis.
Les briqueteries se trouvant en dehors du syndicat ont vendu environ deux millions de briques,
tandis que les fabriques rhénanes et lorraines ont importé un million de briques normales et radiales.
Par suite de la dissolution du syndicat de vente lorrain, la tenue du marché s'est fortement
alourdie. D'autre part, la ville de Luxembourg souffre d'une crise aiguë du bâtiment, crise qui no
semble pas près de finir. Enfin, les grandes constructions industrielles seront bientôt achevées
à Bel -Val et à Differdange. Il est vraisemblable que l'exercice 1912 ne sera pas aussi favorable
que les précédents. Les briqueteries luxembourgeoises devront se livrer à l'exportation, c'est-
à-dire se contenter de prix peu rémunérateurs.
Tannerie.
L'année 1911 n'a pas ramené l'industrie du cuir dans la bonne voie des affaires que l'on était
en droit d'espérer. Ce sont toujours les prix élevés des matières premières, en disproportion crois-
sante avec le tanné, qui influencent défavorablement le marché.
La tannerie européenne doit suivre forcément les prix exagérés que les tanneurs américains
paient dans les pays de production pour les peaux et les matières tannantes. Par suite, la tannerie
de notre pays en général a ralenti son activité pendant l'année qui nous occupe.
La décadence des petites et moyennes tanneries s'affirme de plus on plus, C' est on vain que
ces établissements se débattent, contre la concurrence des grandes fabriques qui les étreint de toutes
parts et devient toujours plus âpre; les quelques établissements qui ont survécu ne travaillent
que sur une. échelle assez modeste et pour satisfaire la clientèle peu importante des campagne.
Ecorces à tan.
La récolte des écorces à tan a été favorisée par un temps superbe. La qualité supérieure des
écorces récoltées engageait les tanneurs à faire leurs approvisionnements pour un certain temps.
Au mois de septembre déjà les écorces de bonne qualité se vendaient de 2,10 à 2,25 fr. la botte
de 25 kg. ; elles s'enlevaient assez rapidement et au mois de novembre on pratiquait le prix de
2,40 fr. Les tanneurs de Malmédy et de Trèves, qui connaissent et apprécient de longue date la
qualité des écorces luxembourgeoises, ont été, cette année encore, nos principaux acheteurs.
Les haies à écorces ne se vendent que difficilement et les transactions sont nulles. Partout
un continue à les transformer en terrains de culture ou en sapinières.
La consommation des écorces diminue d'année en année; la demande des tanneries se rétrécit
à mesure que le tannage au chrôme se développe.
Ganterie.
Si l'année 1910 n'a pas été très favorable à l'industrie gantière, on peut dire que l'année
1911 l'a été bien moins encore.
Pendant cette année, l'industrie du gant a continué à se heurter aux mêmes difficultés que
lui suscitent un certain nombre de marchands de peaux. Ceux-ci, généralement de grands capi-
talistes, accaparent la peau brute dans leurs régions respectives et, se sentant en mesure d'attendre
les évènements, finissent par imposer leurs prix aux fabricants. A ces manœuvres d'accaparement
sont venus s'ajouter les effets des grandes chaleurs de l'été 1911, période pendant laquelle le gant
de peau était complètement délaissé pour être remplacé par la mitaine ou le gant de soie ou de fil.
L'exportation vers les Etats - Unis a été, elle aussi, loin de donner des résultats satisfaisants.
On était à la veille des élections présidentielles qui se renouvellent tous les 4 ans et c'est à cette
occasion que l'éternelle question des droits d'entrée a été agitée de nouveau. Dans ces circonstances,
les grands acheteurs ont hésité à mettre de fortes quantités de marchandises en stock comptant
toujours avec la possibilité qu'un changement de président pourrait amener peut-être une réduc-
tion des droits d'entrée si élevés. C'est ainsi que presque toutes les grandes maisons d'importation
d'Amérique sans exception n'ont donné que des commandes fort restreintes, c'est-à-dire pour couvrir
leurs besoins au jour le jour.
Néanmoins la production a atteint un chiffre plus élevé que pendant l'année précédente,
mais il faut considérer que c'est l'article bon marché qui y a contribué dans la plus forte mesure.
C'est cet article qui était le plus demandé et encore fallait-il consentir des réductions sur ces
produits à si bas prix déjà pour pouvoir occuper les nombreux ouvriers et ouvrières.
La mégisserie et la teinturerie renseignent une production d'environ 3,500,000 peaux. Le
nombre des gants fabriqués a atteint le chiffre de 75,000 douzaines de paires environ.
Le nombre des ouvriers occupés dans la ganterie peut être évalué à 770, celui des ouvrières
à 1500. Les salaires ont subi dans le courant de l'année différentes augmentations.
Industrie textile
L'allure des affaires a continué d'être satisfaisante dans la plupart des branches de l'industrie
textile. En général la production s'est maintenue au niveau de l'aimée dernière tant pour la draperie
que pour le tissage du velours; en bonneterie, elle s'est ressentie des stocks de l'année précédente.
Pour les articles coton et mi-laine la production a suivi le développement progressif de la con-
sommation.
Dans le commerce des cotons l'année 1911 a été marquée par des écarts de prix considérables.
Comme la récolte de 1909-1910, qui n'avait produit que 19,414,000 B., ne pouvait suffire aux
demandes de la consommateur les prix des cotons se maintenaient très fermes pendant les premiers
mois. En présence des stocks très restreints dont disposaient les filatures, la situation menaçait
de devenir assez précaire pour les petits consommateurs, lorsque la nouvelle récolte, particulière-
ment abondante et précoce aux Etats-Unis, vint changer l'aspect du marché. Au moins d'août
déjà la nouvelle récolte fit son apparition sur les marchés du continent. Les cotons de la nouvelle
récolte étaient à des prix modérés et les cours descendaient rapidement pour se fixer, vers la fin
de l'année, à un niveau très avantageux pour les consommateurs européens. Les cours du Midd-
ling American offrait les variations suivantes sur la place de Brome: 76¾ pf. au 3 janvier, 77½ pf.
au 30 juin, 65½ pf. au 31 juillet, 68½ pf. au 16 septembre, 48 ¾ pf. au 16 octobre et 47 pf. au 29
décembre.
Si la chute des prix a amené une dépréciation des stocks emmagasinés par les consomma-
teurs, dépréciation d'autant plus regrettable que l'industrie cotonnière traverse une période assez
difficile, elle n'a pas laissé que de stimuler fortement la fabrication. En ramenant les cotons à
des prix plus bas, elle a permis aux filatures de s'approvisionner largement sans craindre de s'en-
gager à des prix pouvant les laisser en porte. A signaler surtout que le rapport entre la matière
première et les filés de coton s'est sérieusement amélioré.
Les laines ont témoigné de dispositions plus calmes. Une alerte, causée au mois de janvier
par les manœuvres du marché à ternie sur la place d'Anvers, fut de courte durée. Le marché se
ressaisit promptement pour s'affaiblir de nouveau à partir du mois de mai; cependant la situation
n'en demeurait pas moins saine. Vers la fin de l'armée, les prix des laines se raffermirent sous la
poussée de la demande.
Teinturerie.
La teinturerie a continué d'occuper le même nombre d'ouvriers que pendant les années anté-
rieures. La vente des articles teints a été régulière et est restée dans les proportions de l'année
passée, C'est la confection de habillements d'ouvriers qui absorbe la plus Forte partie des tissus
teints.
Industrie du vêtement.
Si la consommation des vêtements de travail a encore légèrement augmenté, pendant l'année
1911, l'aspect général de cette industrie ne s'est guère modifié. La concurrence allemande qui
dispose d'une main-d'œuvre plus abondante et certainement meilleur marché n'exerce toujours
ici sur une vaste échelle au détriment de la fabrication indigène. Il est difficile à celle -ci de lutter
contre cette concurrence dans les articles à bas prix. Depuis quelque temps, nos fabricants cherchent
donc à orienter leur fabrication vers des spécialités mieux soignées et partant mois disputées.
Distillerie.
Le nombre des distilleries en activité pendant la campagne 1910 -1911 a été de 1091 contre
923 pendant la campagne précédente, dont 510 distilleries agricoles et 581 distilleries de fruits.
Il a été employé à la distillation
pommes de terre
74.100 kg.
grains
3.591.000 »
maïs
55.410 »
fruits à noyaux
514.400 hl.
fruits à pépins
1.810.400 »
lies de vin
55.600 »
marcs de raisins
642.500 »
autres matières non farineuses ....
62.400 »
L'Etat aperçu en droits d'accise 1,273,700 fr. contre 1,247,232,50 fr. pour la campagne
précédente.
Brasserie.
L'industrie de la brasserie compte l'exercice 1911 au nombre des années les plus prospères
qu'elle ait eu à enregistrer jusqu'à présent. Cette prospérité est due aux chaleurs inusitées qui ont
régné durant un été particulièrement long et qui n'ont pas manqué de pousser à une consommation
extraordinaire de bière.
Nous voyons ainsi la quantité de malt employée en 1911 dans les brasseries indigènes monter
de 4.935.440 kg. à 5.475.345 kg. et la production présumée de bière pour l'exercice écoulé s'élever
de 286.255 hl. à 326.546 hl. Il en résulte une augmentation de recettes en droits d'accise au profit
du Trésor de 62,348.28 fr., soit 464.832,56 fr. contre 402.484,28 fr. on 1911.
L'exportation vers l'Allemagne est en légère augmentation: elle renseigne 9.910 hl. contre
9.405 hl. en 1910. De même l'exportation vers les autres pays étrangers a quelque peu dépassé
le niveau de l'année précédente: 6.972 hl. en fûts contre 5.510 hl. en 1910 et 7.736 kg. en bouteilles
contre 5.235 kg. en 1910.
L'orge de la dernière saison a été d'un aspect très engageant; rarement on avait récolté pareille
qualité. Le prix a marché de pair avec la qualité; à la suite d'une hausse considérable il a dépassé
de 2,50-5 fr. par 100 kg. celui de 1910. C'est que la forte consommation de bière pendant la période
de chaleur de l'année 1911 a épuisé tous les stocks de malt en magasin.
Par contre, le houblon a singulièrement souffert des chaleurs excessives de l'été dernier. En
effet, la plante qui a besoin de beaucoup d'humidité, n'est pas parvenue à se développer normale-
ment; elle est restée plutôt chétive. Aussi les prix du houblon ont-ils atteint des chiffres presque
fantastiques; il est des lots de toute première provenance qui accusent une hausse de 250 % sur
les prix de l'année précédente, soit 1000 fr. par 100 kg. contre 400 fr. en 1910.
Autant l'exercice écoulé était donc prospère et rémunérateur grâce aux prix avantageux
des matières premières ainsi qu'à l'ampleur de la consommation, autant l'exercice en cours s'an-
nonce sous de mauvais auspices. Rarement les pronostics des brasseurs ont été aussi peu rassu-
rants, et, à moins que la prochaine saison d'été ne soit aussi favorable que sa devancière, l'année
1912 marquera dans les annales de la brasserie par ses résultats défavorables.
Industrie des tabacs.
L'industrie des tabacs, jetée dans le désarroi à la fin de l'année 1909 par l'augmentation des
impôts et des droits d'entrée et obligée de sacrifier toutes ses forces pendant l'exercice 1910 à
s'adapter au nouveau régime, a pu se développer, en 1911, dans une tranquillité relative et évoluer
de nouveau régulièrement.
Parmi les 14 maisons qui s'occupent de l'industrie des tabacs dans le Grand - Duché, un éta-
blissement ne fabrique que la cigarette, un autre ne travaille le tabac à fumer que pour l'expor-
tation, deux établissements no produisent que le cigare, huit autres ne fabriquent que le tabac
à fumer et les rôles, un établissement fait tous les articles, sauf Je cigare, et une seule maison englobe
dans sa fabrication tous les articles généralement quelconques: tabac à fumer, à mâcher et à priser,
cigares et cigarettes fines et ordinaires.
Pour le tabac à fumer, la production, avec très légère tendance d'augmentation, peut être
évaluée à 1.400.000 kg. environ, sans compter environ 3.000 kg. de tabac à mâcher et 1.500 kg.
de tabac en rôles, ce dernier article étant condamné à disparaître complètement. La demande en
tabacs fins a été un peu plus forte, vu la tendance générale vers un plus grand bien-être; néan-
moins l'article moyen compte pour 90% dans notre production.
Pour les cigarettes, la vente peut être estimée à 70 millions environ. La demande dans cet
article demeure assez forte; toutefois le produit bon marché, qui ne laisse qu'une faible marge de
bénéfice au fabricant, prévaut, savoir les cigarettes se vendant au détail de 1 à 2 pf. qui représentent
la grande masse, soit environ 80% de la production. La vente des qualités moyennes reste régu-
lière; par contre, l'article de fantaisie , les tabacs orientaux, l'article doré, n'a guère d'amateurs
dans notre région.
La fabrication du cigare a certainement baissé ici comme dans les autres pays du Zollverein.
Le prix des côtes de tabac, qui forment un déchet de la fabrication du cigare, a triplé dans les
derniers temps, ce qui fait supposer que la fabrication du cigare a diminué dans la même proportion.
Ce mouvement de recul s'accentue de plus en plus. Les conséquences sociales de ce déclin se mani-
festent surtout chez les ouvriers moins aptes à d'autres besognes et encore chez la population
des campagnes qui trouvait de père en fils une occupation facile et rémunératrice dans la fabri-
cation des cigares tout en conservant des loisirs pour vaquer à d'autres besognes, C'est avec de
grandes difficultés que le chiffre des ventes des cigares a pu être élevé à 4 millions environ, soit
la moitié de ce qu'il était autrefois, En outre, les stocks énormes n'ont aucune tendance à décroître.
Pour l'exportation, nous enregistrons quelques opération avec, Gibraltar et l'Argentine ainsi
qu'avec la Corse. Les autres transactions sont demeurées régulières.
La hausse constante des matières premières que nous ne cessons de relever ici, pousse les
prix vers des niveaux de plus en plus élevés. L'impôt sur la valeur (Wertzoll) a agi comme une
prime sur les tabacs exotiques de qualité moyenne dont les cours s'orientent vers des niveaux
inconnus auparavant, et les tabacs indigènes subissent l'effet de cette valorisation en devenant
plus chers à leur tour. De plus, la dernière récolte, qui a eu à souffrir d'influences climatologiques
contraires, est de qualité fort peu engageante. Les bons tabacs exotiques, tant pour le cigare que
pour la coupe, se paient à des prix exorbitants. Comme les fabriques doivent acheter à tout prix
pour alimenter la production, les perspectives de l'industrie des tabacs ne sont pas souriantes.
Imprimerie.
L'amélioration des affaires en imprimerie que nous avons signalée dans notre dernier rapport,
s'est encore accentuée depuis que les administrations de l'Etat et les grandes sociétés confient
aux ateliers du pays une série de travaux importants qu'elles adressaient autrefois à l'étranger.
Un courant d'ordres très suivi a entretenu l'activité dans nos imprimeries dont le nombre est
monté à 40.
Tous les ouvriers ont été régulièrement occupés et il n'y a guère de chômages à relever. En
présence du renchérissement progressif du coût de la vie, la majoration des salaires, qui avait été
décidée en 1910 pour être appliquée à partir de 1912 seulement, a été mise en vigueur à partir
du 1er octobre 1911.
Le journal ne cesse d'étendre son marché: un journal bi-hebdomadaire s'est transformé en
quotidien et un nouveau journal bi-hebdomadaire a été fondé. A mesure que la publicité, l'inter-
médiaire normal entre le producteur et le consommateur, prend plus de place dans l'organisation
commerciale actuelle, le terrain de l'annonce devient plus varié. Du côté du livre, dont les débouchés
restent nécessairement très limités, les progrès sont lents, presque imperceptibles.
Au cours des dernières années, l'outillage de nos imprimeries s'est considérablement perfec-
tionné et modernisé. Indépendamment des linotypes et monolines que plusieurs maisons ont
installés, nous avons à signaler l'installation de différentes machines monotypes.
Le colportage, sur lequel nous avons à différentes reprises appelé l'attention des pouvoirs
dans nos rapports annuels, continue à s'exercer ici sur une vaste échelle aussi bien en travaux
d'impression qu'en articles de librairie. C'est surtout à travers le bassin minier que les colporteurs
étrangers développent une activité fort préjudiciable au commerce indigène.
L'institution de l'office des tarifs, qui a pour but de soustraire les prix aux caprices indi-
viduels et de leur donner une assiette uniforme, fournit de bons résultats. L'organisation profes-
sionnelle de l'imprimerie fonctionne aujourd'hui à la satisfaction de tous les intéressés, et les admi-
nistrations, d'abord hésitantes, l'apprécient à sa juste valeur. Les soumissions sont désormais
à l'abri de la concurrence malsaine qui s'y donnait libre cours autrefois au détriment des impri-
meurs et des consommateurs.
Les heureux effets de la réglementation de l'apprentissage, inaugurée par l'Union des tarifs,
s'affirment toujours davantage. Dans le courant de l'année 1911, 6 apprentis se sont soumis à
l'examen qui clôt la période d'apprentissage. Les résultats de ces épreuves ont été très en cou-
rageants: 2 candidats ont obtenu la note « très bien», 3 la note « bien» et 1 la note « satisfaisant».
La comparaison des résultats obtenus pour les deux dernières années fait ressortir des progrès
très sérieux dans la préparation et les aptitudes des candidats et la jeune organisation semble
justifier pleinement les espérances de l'Union des tarifs qui en attend une régénération du métier.
L'unique papeterie du pays a été bien occupée en 1911, Cet établissement a ajouté à sa fa-
brication les rouleaux de papier pour rotatives et il est à espérer qu'il parviendra à lutter dans
cette branche contre la concurrence étrangère qui est syndiquée.
Horticulture.
Les conditions climatériques ont été peu favorables pour l'horticulture en 1911. Toutefois,
dans les pépinières, la végétation s'est mieux faite qu'on n'avait pu s'y attendre après un prin-
temps irrégulier et un été torride et extrêmement sec.
La culture maraîchère en a eu le plus à souffrir partout où elle ne disposait pas d'eau en
quantité suffisante. Les prix élevés des légumes n'ont pas pu compenser les fortes pertes que la
sécheresse lui a fait subir. Les roseraies et les pépinières étaient, à l'automne, en assez bon état,
mais l'arrachage des plantes fut pénible et a nui à la qualité des produits.
Les arbres et les rosiers ont trouvé un écoulement normal, parfois à des prix trop peu rému-
nérateurs, surtout en ce qui concerne les rosiers de grande culture. Dans ces variétés, il y avait
surproduction et cette marchandise a été écoulée assez, difficilement à des prix nullement en rapport
avec les frais de production qui n'ont pas cessé leur marche ascendante. Les rosiers tiges n'ont pas
trouvé aussi facilement acheteurs que les années antérieures.
La douane a accordé le régime de L'admission eu perfectionnement pour les églantiers qui
continuent à être importés en grande quantité de Belgique. Etant donné que dans le Zollverein
nos rosiéristes ne réussisent pas à s'approvisionner de ces sauvageons et que les droits perçus
sur cette matière sont relativement peu importants, il serait à désirer que l'entrée en franchise
pure et simple pût être obtenue.
La floriculture et l'art floral sont en progrès. Le goût, des fleurs s'étend dans le public. Il y
est favorisé par une société d'amateurs, nouvellement créée, qui, avec un succès dont il convient
de la féliciter, s'adresse à tous, même à la jeunesse des écoles.
Le 4e congrès de «l'Union horticole professionnelle internationale» s'est tenu à Luxembourg,
le 31 juillet. Notre Gouvernement et les autorités municipales ont tenu à s'y intéresser d'une
manière particulièrement bienveillante, contribuant ainsi, dans une large mésure, à préparer
aux hôtes étrangers une réception digne dont ceux-ci furent très touchés. A l'ordre du jour, qui
comprenait deux séances très suivies, ont Figuré les objets suivants: classification des nouveautés,
inspections physopathologiques, responsabilité des chemins de fer en matière de transport des
plantes, conditions de vente, code télégraphique pour l'horticulture. Le prochain congrès aura
lieu en 1912, à Londres.
L'horticulture appuie la question de l'abaissement des tarifs postaux d'imprimés échangés
avec la France, soulevée à la Chambre des députés, et la recommande à la bienveillante sollicitude
de notre Gouvernement.
Conserves de légumes
L'établissement de Beaufort renseigne une production considérablement supérieure à celle
de l'année précédente qui avait été exceptionnellement mauvaise: elle s'est élevée à 120.000 litres-
kilogrammes. Les quatre cinquièmes de cette production sont écoulés en Allemagne, un cinquième
reste dans le Grand-Duché. Les prix ont été en général plus élevés à cause du renchérissement
des pois de semence qui avaient augmenté de 80% à la suite des pluies continuelles de l'année 1910.
Cette industrie occupe 80 ouvrières à la cueillette et 20 ouvriers à la fabrication. Les ouvrières
occupées à la cueillette sont recrutées dans les Flandres; les ouvriers occupés à la fabrication sont
des Luxembourgeois qui font leur apprentissage sur place. Les prix de la main-d'œuvre n'ont
pas changé au cours de l'année précédente.
Meunerie.
L'exercice 1911 n'a pas été bien favorable à la meunerie luxembourgeoise. La fabrication
était plus difficile et le rendement en bonnes farines moindre que pendant les années précédentes
alors que la concurrence devenait toujours plus âpre. On peut dire que la production de la meunerie
commerciale est restée stationnaire.
En général, cet exercice a été sans mouvement dans les prix. Un petit raffermissement com-
mençait à peine à se dessiner vers l'époque de la maturation de la nouvelle récolte, lorsque, par
suite de la sécheresse de l'été, la récolte de blé de notre hémisphère semblait compromise, Il est
à remarquer notamment que le prix de la farine n'a pas suivi la marche ascendante des autres
produits alimentaires. La farine a toujours coté, sans oscillations bien importantes, entre 35 à
37 fr. pour le n° I base. Par suite de la mauvaise récolte des fourrages d'automne, les prix des
sons et issues ont été depuis l'automne à un niveau inconnu auquel ils se sont maintenus jusqu'à
la fin du printemps.
Comme la mauvaise qualité des froments de notre récolte 1910-1911 demandait pour le même
rendement en farine des quantités de froment plus importantes, la production s'en trouvait sti-
mulée, mais la fabrication, toujours au même système à cylindres, était aussi plus difficile et la
mouture donnait un pourcentage plus fort en petites farines qu'il fallait vendre à vil prix à l'étranger.
La concurrence allemande devient de jour en jour plus menaçante et cette situation ne semble
pas devoir s'améliorer au cours des premières années. Les grandes minoteries de la Prusse rhénane
et de l'Alsace-Lorraine continuent à jeter sur le marché luxembourgeois l'excès de production
qu'elles ne parviennent pas à écouler, et à des prix restant le plus souvent au-dessous de leur propre
prix de revient. C'est cette concurrence qui empêche le développement de la meunerie indigène.
De plus, les rares débouchés dans les contrées limitrophes se ferment petit à petit à notre pro-
duction.
D'autre part, la boulangerie demande des crédits toujours plus étendus et beaucoup de bou-
langers ne sont pas à même de payer aux échéances convenues. Il en résulte pour les meuniers,
qui doivent payer les blés indigènes au comptant et les blés étrangers à très courte échéance, des
pertes d'intérêt assez sensibles qui absorbent très souvent la plus grande partie des bénéfices
réalisés sur la fabrication.
Malgré les plaintes de plus en plus violentes contre la cherté des vivres, le grand public com-
mence à donner la préférence au pain blanc qui est cependant d'un prix plus élevé que le pain
noir, plus riche en principes nutritifs. Cette préférence donnée au pain blanc est certainement à
déplorer au point de vue de la fabrication. Les producteurs ont beaucoup de peine à placer les
farines I qui servent à la fabrication du pain noir tandis que les farines 00 et gruau pour le pain
blanc s'enlèvent facilement.
Aucune variation n'est à signaler au point de vue de l'outillage. Les prix de la main-d'œuvre
continuent à s'orienter vers la hausse. Les moulins à marche automatique n'ont guère besoin de
main-d'œuvre apprise en dehors du chef-meunier; le recrutement des conducteurs pour les moulins
de moindre importance semble présenter des difficultés croissantes.
Laiterie.
La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les chiffres
suivants pour les années 1904 à 1911
Années.
Nombre
des
laiteries.
Nombre
des
membres.
3.978
3.969
3.812
4.423
4.442
5.008
5.656
6.378
Lait travaille.
litres.
13.066.861
12.711.037
12.853.274
14.421.800
15.819.183
16.941.540
17.344.055
19.900.291
Bourre fabrique.
kg.
502.929,5
489.609,5
489.348
552.538
603.990
641.222
660.448
746.966
Produit de la
vente du beurre.
fr.
ct.
1.307.616,70
1.321.945,65
1.345.707,00
1.547.106,40
1.721.371 ,50
1.826.129,20
1.935.112,00
2.390.291,00
Mondorf-Ies-Bains.
Le nombre des baigneurs s'est élevé pour l'année 1911 à 1593 qui se répartissent, connue suit
entre les divers pays: Luxembourg 401, Belgique 364, France 341, Alsace-Lorraine 232, Allemagne
218, Hollande 8, Angleterre 7, Suisse 5, Italie 2, Russie 3, Etat-Unis d'Amérique 8, Afrique 4.
La colonie thermale a été Fréquentée par 74 garçons et 71 filles. Les bains délivrés gratui-
tement ou à prix réduits représentent une somme de 11.014,25 fr.
Viticulture et commerce des vins.
Les vœux que nous avons exprimés l'année dernière dans la finale de notre rapport se sont
en grande partie réalisés. Après une époque tourmentée et pleine de déboires, la viticulture vient
enfin de traverser une année heureuse qui mérite d'être inscrite on lettres d'or dans ses annales.
L'année 1911 a débuté sous des auspices très favorables. La vigne débourrait tardivement et
fut complètement épargnée par les gelées blanches du printemps. Le léger retard dans la végéta-
tion occasionné par la température froide et humide d'avril fut vite rattrapé. Grâce au soleil ca-
ressant du mois de mai, le cep se développait rapidement. Contrairement à ce qui s'était passé
les années antérieures, la floraison qui s'effectuait vers la mi-juin eut lieu dans des conditions,
normales. Les parasites animaux et végétaux dorlotés par les grandes chaleurs, faisaient égale-
ment trêve, de sorte que tous les pronostics pour une bonne et abondante récolte étaient donnés
Jamais, du reste, les vignerons n'avaient combattu aussi ardement les ennemis de leurs cultures.
Toutes les forces disponibles — enfants, femmes, vieillards — furent employés dans la lutte. Du
matin au soir, de l'hiver à l'automne, les coteaux étaient sillonés par une armée de travailleurs
infatigables maniant les engins les plus divers.
En hiver, c'était le décorticage des vieilles souches, travail pénible et long, qui fut effectué;
au printemps et en été, la capture des papillons dans des vases-pièges, remplis de boissons fomentées,
la chasse aux papillons, les traitements insecticides, l'échenillage furent pratiqués. Les maladies
cryptogamiques, tels que le mildew et l'oïdium dont les rares invasions n'étaient que peu énergiques
furent combattues par des pulvérisations et des soufrages répétés.
Ceux des insectes que la main de l'homme épargnait, tombèrent en grande partie bous les
dards impitoyables du soleil qui s'est révélé encore une fois comme un puissant insecticide. C'est
lui qui a largement contribué à la désinfection du vignoble.
C'est principalement à son action bienfaisante que nous devons la récolte abondante d'un
vin généreux qui réunit toutes les qualités recherchées par les amateurs d'un bon Moselle: de la
fraîcheur, du corps, du bouquet avec une acidité pas trop prononcée. Il est vrai que ces qualités
se seraient accentuées encore davantage dans certaines côtes, si une forte pluie avait arrosé, au
mois d'août ou de septembre, la terre assoiffée et torride et si, par endroits, les vendanges avaient
été reculées.
En général cependant, nous avons récolté un vin qui fait honneur à la réputation de notre
Moselle. Certains clos où le cépage du Riesling est cultivé, ont même produit des vins de tout pre-
mier choix.
La quantité totale récoltée s'élève à 136.420 hectol. Suivant une statistique publiée par le
commissariat de district et de surveillance pour la viticulture, à Grevenmacher, l'acidité des moûts
oscillait entre 0,85 et 1,25 %; les degrés d'Oechsle variaient entre 65 et 78. Comme nous l'avions
escompté dans notre dernier rapport, les cours s'animèrent dès le début de la campagne avec une
tendance marquée à la hausse. Les prix réalisés furent très satisfaisants ; ils atteignaient une moyenne
de 650 fr. pour s'élever à 700 fr. après le premier soutirage. Les maisons allemandes ont acheté
une bonne partie de la récolte. Les crus classés de Riesling cependant ont été acquis pour la plupart
par des hôteliers et des négociants du pays, principalement par ceux de la capitale; certains foudres
ont été payés 1000 fr. et même beaucoup au delà.
La valeur totale de la récolte peut être évaluée à 8.867.300 fr., en prenant pour base un prix
uniforme de 650 fr. le foudre à 1000 litres.
Pour la première fois depuis sa publication, la loi sur le régime des vins a failli causer de très
vifs embarras aux viticulteurs et aux commerçants. L'interprétation étroite que certains théori-
ciens entendaient donner au texte de l'art. 3 menaçait de préjudiciel gravement notre viticulture
et le commerce de nos vins. Un arrêt de la cour de Leipzig (Reichsgericht), publié vers la fin de
décembre seulement, tranche tes difficultés d'interprétation d'une façon claire et précise; il donne
satisfaction aux producteurs et au commerce.
Vins de Champagne.
E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.
En 1911 la succursale a expédié 770.8101/1, 117.280½, 12.870 1/4, 3.7601/8 bouteilles et 1.300
magnums (doubles bout.). Il y a donc une augmentation de vente sur l'année 1910 qui provient
de marchés importants faits par les négociants de vins en gros en prévision de l'augmentation
de prix sur la qualité inférieure à partir du 1er octobre écoulé. Cette hausse pour carte argent ou
étiquette de prix similaire est de 25 pf. pour le commerce en gros.
Il n'y a aucune interruption à signaler dans la fabrication qui s'est trouvée constamment
dans un état tout à fait régulier. Les prix de production n'ont pas changé, la manutention des vins
ne subissant aucun changement.
La récolte en Champagne de l'année dernière n'a donné comme quantité que le 1/5 environ
d'une récolte moyenne. Comme 1900 n'avait rien donné et que 1909 et 1908 ont été des années
très faibles, les stocks des différentes maisons sont très bas et le prix d'une pièce de vin de 200
litres s'est élevé à Ay jusqu'à 1400 fr. Par contre, la qualité des vins est bonne. Heureusement,
la maison Mercier possède encore dans ses caves un nombre de bouteilles assez considérable pour
traverser cette crise grave.
L'établissement continue d'occuper une centaine d'ouvriers. Les cavistes, formant le gros.
du personnel ouvrier, soignent la manutention des vins, les emballeurs sont chargés de l'expédition.
Une vingtaine de femmes sont employés à la décoration des bouteilles, et 400 autres, pendant le
tirage, pour rincer et mirer les bouteilles. Le travail a duré régulièrement pendant toute l'année.
Les salaires des ouvriers les plus zélés ont été augmentés.
Les oseraies de Kopstal occupent une vingtaine d'ouvriers et environ trente ouvrières tant
pour les travaux de la plantation et d'entretien que pour le blanchissage des osiers récoltés. Les
paniers sont fabriqués dans les établissements pénitentiaires de Luxembourg-Grund et dans quelques
ateliers de vannerie des environs de la capitale.
Industrie de la chicorée.
La production de la chicorée, qui avait baissé pendant quelques années, renseigne une sérieuse
augmentation pour l'année 1911; elle peut être évaluée à 420.000 kg. Les prix des matières pre-
mières, par suite de l'insuffisance de la récolte, ont subi une hausse variant entre 20 et 45 fr. par
100 kg. Il n'y a pas de modifications à signaler dans l'allure générale du marché et la concurrence
des produits étrangers continue d'être toujours extrêmement vive dans certaines régions du pays.
Le Grand-Duché a importé en 1911 42.473 kg. de cosses de chicorée de provenance belge
et 43.131 kg. de provenance française.
Explosifs.
La poudrerie renseigne pour l'année 1911 des expéditions totales de 1.748.000 kg. contre
1.465.000 kg. en 1910, soit une augmentation de 20% comparativement à l'année précédente
Le nombre des ouvriers réguliers, qui était de 90 en 1910, a été porté à 95.
Les prix de toutes les matières premières ont haussé, spécialement ceux du salpêtre, et les
salaires des ouvriers ont été augmentés de 0,25 fr. par jour en raison de la cherté des vivres. Cepen-
pendant, il n'a pas été possible d'élever proportionnellement les prix de venta des produits fabriqués.
La fabrication des explosifs de sûreté a également donné des résultats très satisfaisants. La
vente de «Luxite», qui était de 140.000 kg. en 1910, a été portée à 170.000 kg. Le nombre des
ouvriers occupés à cette fabrication a été de 16, comme pour l'année précédente.
Clouterie.
La société anonyme métallurgique de Bissen, fondée le 30 avril 1910, qui a pour objet l'exploi-
tation des forges de Bissen servant à la fabrication mécanique de clouteries et en général de tous
articles de ferronnerie, renseigne pour l'année 1911 une production de 950 tonnes clouteries diverses
Presque toutes les matières premières, à l'exception du fil de fer, maintenu par le syndicat,
ont augmenté dans le courant de l'année 1911. Le renchérissement de la vie, les augmentations
de salaires, les grèves et les menaces de grèves ont été les principales causes de cette hausse de
prix.
L'installation d'une locomobile de 150 chevaux a favorisé la production en la régularisant.
En 1910, l'établissement marchait avec deux turbines et un vieux moteur à gaz. En 1911 il n'est
plus resté qu'une grande turbine accouplée directement avec la locomobile ce qui permet de marcher
malgré toutes les variations dans le débit de l'eau.
Le nombre des ouvriers, hommes et femmes, occupés régulièrement pendant l'année 1911
a été de 58. Les prix de la main-d'œuvre ont augmenté légèrement. Le recrutement des ouvriers
cloutiers se fait assez difficilement de sorte que l'établissement occupe encore pour le moment
une douzaine d'ouvriers étrangers, français et belges.
Taillerie de diamants.
Un établissement pour la taille des diamants a été fondé à Diekirch et mis en marche pendant
l'été 1911. C'est la première taillerie établie dans le Grand-Duché; elle ne forme d'ailleurs qu'un
essai et il est impossible de donner pour ce court laps de temps un aperçu de la situation de cette
branche. La nouvelle industrie se trouve gênée dans son développement par le manque d'ouvriers
et d'apprentis.
Industrie de l'éclairage.
Usine à gaz de Luxembourg,
Le résultat économique de l'exploitation de l'usine a été très satisfaisant: le bilan ren-
seigne un bénéfice brut de 149,200 fr., supérieur de 22,000 fr. à celui de l'exercice pré-
cèdent.
L'augmentation des recettes porte avant tout sur les quantités de gaz débitées, mais
dans la même proportion sur tous les autres produits. L'accroissement qui s'accusait dans
la consommation du gaz vers la fin de l'exercice 1910, s'est continué en 1911: la production,
qui a été de 2,311,170 m3 en 1908, de 2,200,190 m3 en 1909 et de 2,284,860 m3 en 1910,
s'est élevée en 1911 à 2,493,140 m3, dépassant de 208,280 m3, soit de 9,14% celle de
l'année précédente.
L'usine, en distillant 8,487,500 kg. de houille, a produit 2,493,140 m3 de gaz, ou
29,37m3 par 100 kg. Toute la provision de houille a été fournie par le bassin de la Sarre
au prix de 25,47 fr. la tonne franco usine, chiffre qui, comparé à celui de l'année précédente,
correspond à une économie de 1,40 fr. par tonne. Cette grande différence est due à un marché
fort avantageux passé pour trois années avec l'administration des charbonnages de l'Etat
prussien.
En admettant pour nos calculs le rondement usité de 67 kg. de coke par 100 kg. de
charbon, la production totale du coke s'élèverait à 5,686,625 kg. Le prix du coke pour la
vente au détail resta le même que pour l'année précédente; pour la vente au wagon, il subit
une légère augmentation de 10 fr. par wagon et se fixa à 260 fr. A la suite de la lutte
acharnée que se livraient ici les divers syndicats de briquettes, le prix de cet article tombait
à un niveau dérisoire, engageant les ménages ouvriers à se pourvoir largement de ce combus-
tible. Il s'ensuivit une mévente désastreuse du coke qui s'accentuait encore davantage à la
suite de la température extraordinairement douce de l'hiver dernier. L'usine était encombrée
de stocks considérables qu'il était impossible d'écouler complètement, même au plus fort de
l'hiver.
Il a été livré
à la clientèle privée
2,715,150 kg, de coke.
à la station élévatoire de Kopstal.
137,480 »
aux écoles de la
ville
298,750
»
aux autres édifices communaux..
502,250
»
aux services de l'État
186,030 »
Soit ensemble
3,839,660 kg.
La vente du coke a rapporté on 1911 1911,000 fr. de plus qu'en 1910; ce résultat est
dû à la légère augmentation des prix de vente d'une part et surtout à l'augmentation de
la production d'autre part.
L'application du coke de l'usine dans la station élévatoire de Kopstal a fait l'objet
d'une étude spéciale ayant pour but de déterminer le prix de revient d'un HP. à l'usine
même, et qui a donné les résultats suivants (Dans ces calculs il n'a été tenu compte que
des frais effectifs ainsi que de l'amortissement des moteurs et accessoires et de leurs répa-
rations)
Quantité
d'eau
fournie
m3
422,472
490,197
482,978
496,748
549,870
648,720
Combustibles
(Coke)
kg.
219,885
257,800
295,504
238,099
243,500
289,268
DÉPENSES
pour
Coke
fr.
6,733 75
8,707.05
7,946.00
7,143.00
7,589.00
8,794.00
Huile
fr.
1,352.50
1,612.00
1,358.00
1,023.45
1,700.00
2,600.00
Salaire
fr.
5,124.93
4,825.00
5,465.50
5,112.63
5,056.00
5,970.00
Répar.
fr.
864.00
561.00
1,263.45
869.80
2,400.00
4,400.00
Int. et
amort. 5%
du capital.
fr.
7,812
7,812
7,812
7,812
7,812
7,812
Frais
d'un HP.
par heure
fr.
10.29
10.34
10.61
9.65
10.00
10.65
FRAIS D'UN HP. PAR HEURE
en
Salaire
2,25
2,10
2,38
2,22
1,93
1,93
Coke
3,38
3,70
3,45
2,11
2,90
2,85
Huile
0,63
0,70
0,63
0,11
0,65
0,84
Répar.
0,43
0,21
0,55
0,38
0,92
1,43
Inter.
3,60
3.60
3,60
3.60
3 60
3,60
La production du goudron a été de 619,140 kg. ou de 7,3 % du poids de la houille
distillée. Les prix du goudron accusent une tendance nettement ascendante grâce à l'emploi
que ce produit a trouvé dans le goudronnage des routes. Ce nouveau procédé absorbe des
quantités si considérables que, d'une année à l'autre, les prix ont augmenté de 30 %.
Enfin ou a réussi à tirer des eaux ammoniacales tous les avantages dont cet article est
susceptible.
Le compte de Profits et Pertes pour l'année 1911 s'établit comme suit
DOIT.
Houille
Frais d'exploitation
Salaires
Frais de transport et divers
Entretien des appareils
Entretien des fours
Frais de bureau
Assurance des ouvriers con-
tre les accidents et les
maladies
Assurance contre l'incendie
Impôts
Allumage des lanternes
Recherches de fuites et ré-
parations
Matière de carburation
Matière d'épuration
Pertes diverses
Bénéfices
fr.
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
fr.
217,808.19
10,121.16
38,178.91
23,617,13
1,988.42
3,838.03
1,309.29
622,03
922,95
4,202.77
11,320.29
4,922.30
1,107.98
262.93
675.55
149,199.10
470,097,73
AVOIR.
Compte du gaz
»
du coke
»
du goudron
»
des eaux ammoniacales
Compte Recettes diverses
fr.
»
»
»
»
fr.
338,684.85
106,220.98
13,518.48
10,417.09
1,256.33
470.097,7
Usine et Tramways électriques de Luxembourg.
a) Usine électrique.
Chacun des deux réseaux de distribution du Limpertsberg et de la gare centrale fut
agrandi par une nouvelle station de transformation. Entre la ville de Luxembourg et la
commune d'Esch fut conclu un contrat en vertu duquel la ville acheta
l'ancienne usine
électrique d'Esch et en raccorda le réseau de distribution à son propre réseau à courant
triphasé. Par suite de ces agrandissements, la consommation du courant se développa dans
de fortes proportions.
A la fin de l'année 1910, le réseau triphasé à haute tension comprenait 15.551 m. ;
pendant l'exercice 1911 ont été ajoutés 111 m. de câbles pour le raccordement du réseau
d'Esch, 2 câbles de 524 m. chacun à la gare centrale et 524 m. au Limpertsberg. Le
nombre des raccordements de maisons au réseau de distribution à courant continu s'est élevé de
410 à 432, et celui des compteurs installés de 541 à 593. Le nombre des raccordements
de maisons au réseau de distribution à courant triphasé fut porté de 61 à 220 et celui des
compteurs installés de 68 à 353.
b) Tramways.
L'augmentation des recettes des tramways électriques, constatée pour l'exercice 1910,
a continué en 1911. Le nombre des personnes transportées s'est élevé à 1,983,291 contre
1,827,265 en 1910, soit par km.-voiture 5.55 contre 5.19. Le maximum a été atteint au
mois de septembre.
Le total des recettes s'est élevé à 211,274.05 fr. contre 195,408.35 on 1910. Dans cette
somme figurent les billets vendus pour 183,168.05 fr. et les abonnements pour 28,106 fr.
Faillites et concordats.
Le nombre des faillites et concordats s'établit comme suit pour les trois dernières années
A. Arrondissement, de Luxembourg.
faillites déclarées
Concordats sollicités
»
homologués
Année 1909
B. Arrondissement, de Dieckirch.
Faillites déclarées
Concordats sollicités
»
homologués
Année 1909
Bourses du travail.
Les bourses du travail du Luxembourg et d'Esch-sur-Alzette renseignent les opérations
suivantes pour l'année 1911
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux 1911
Bourse de Luxembourg.
HOMMES
Demandes.
Offres.
FEMMES
Demandes.
Offres.
Bourse d'Esch-sur-Alzette.
HOMMES.
Demandes.
Offres.
FEMMES
Demandes
Offres
Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg 3965 émanent de Luxem-
bourgeois, 1615 d'Allemands, 88 de Belges, 136 de Français, 27 d'Italiens, 37 de Suisses et 121
d'autres nationaux; parmi celles renseignées par la bourse d'Esch 1286 émanent de Luxembour-
geois, 2098 d'Allemands, 33 de Belges, 35 de Français, 129 d'Italiens, 6 de Suisses et 161 d'autres
nationaux.
Le service des logements renseigne les opérations suivantes: à Luxembourg, l'offre a porté
sur 99 appartements, dont 34 meublés, et la demande sur 63 appartements, dont 46 meublés;
à Esch, l'offre a porté sur 429 appartements, dont 357 meublés, et la demande sur 938 appartements,
dont 444 meublés.
Assurances.
Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché
pendant les années 1905 à 1910.
9.504
9.265
8.019
6.609
8.219
8.602
9.708
9.528
8.233
6.796
8.446
8.869
5.733
5.304
4.471
3.627
4.610
4.449
3.141
1.177
2.726
3.045
10.509
7.979
6.144
7.387
8.940
6.487
Bris du glaces (Nombre des Cies d'assurances: 6).
13.115
16.109
14.027
21.164
28.153
22.818
13.115
16.261
14.027
21.164
28.153
22.818
1.089
1.109
1.198
1.031
1.071
2.334
6.370
7.168
9.100
8.059
8.541
13.064
2.540
3.451
2.793
4.661
6.209
5,043
1.168
1.434
1.714
2.140
2.356
3.112
12.122
14.213
15.667
17.909
18.405
21.922
RECETTES.
DÉPENSES.
Années
hommes perçues en
Primes
Intérêts. Divers
Total
des
recettes.
Restitu-
tion de
primes
Sommes dépensées pour
Réassu-
rances
Pertes
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers
Total
des
dépenses.
Incendie (Nombre des Cies d'assurances: 12).
1.158.325
1.230.605
1.275.509
1.327.391
1 364.038
1.419.131
3.858
4.048
4.048
8.682
4.928
5.048
130.790
103.197
49.724
46.291
54.777
101.010
1.292.973
1.337.850
1.329.281
1.382.365
1.423.743
1.525.189
27.115
29.726
8.827
10.160
9.282
8.777
213.763
223.201
241.033
290.029
310.116
330.309
1.130.838
573.442
681.952
607.540
661.532
805.629
222.074
219.145
235.955
249.542
265.559
180.070
132.294
150.183
150.957
117.980
155.578
246.135
45.805
48.951
62.060
72.967
65.263
59.107
1.771.889
1.244.648
1.380.784
1.408.238
1.467.430
1.630.027
Vie (Nombre des Cies d'assurances: 20).
Accidents (Nombre des Cies d'assurances: 8).
1.537.641
1.385.896
1.410.834
1.403.502
1.470.187
1.650.446
146.354
108.368
749.217
734.969
141 936
179.517
31.538
707.302
45.636
50.437
663.043
666.941
1.535.835
2.201.566
2.205.687
2.189.008
2.275.165
2.496.904
47.500
49.114
66.470
181.560
236.277
252.794
129.983
155.111
194.670
250.464
157.408
277.840
757.581
66.402
475.833
490.852
536.300
667.700
125.189
162.171
141.290
130.827
134.550
154.093
103.799
106.175
98.013
103.649
110.487
134.332
265.683
920.659
928.908
947.633
991.122
1.007.163
1.429.735
2.059.632
1.908.184
2.104.985
2.166.144
2.493.922
120.724
126.783
131.640
135.175
142.148
139.270
1.249
1.456
8.790
17.408
1.179
1.209
49.350
38.167
17.144
18.292
13.240
121.973
177.589
178.597
169.727
161.619
153.719
4.522
2.069
2.596
3.580
3.989
3.521
19.013
22.736
28.482
30.768
27.381
27.504
205.346
200.027
118.162
114.397
83.703
81.887
15.460
18.445
24.573
18.747
24.085
36.091
12.671
14.354
17.170
16.536
19.455
19.345
2.799
41.883
25.146
36.056
32.852
47.152
259.791
299.513
216.129
220.084
191.465
215.500
Transports (Nombre des Cies d' assurances: 3).
RECETTES.
DÉPENSES.
Grêle (Nombre des Cies d'assurances: 2).
9.908
19.075
24.468
30.381
20.647
23.495
10.659
19.826
22.219
31.132
20.647
23.495
30.540
2.975
6.400
36.425
10.255
12.987
1.608
3.160
3.353
4.790
3.351
3.681
1.941
4.658
3.962
4.148
1.986
2.197
34 5
10 9
14 9
16 0
18 9
6.054
4.841
5.407
19.766
10.669
14.624
6.054
4.859
5.407
19.766
10.669
14.674
1.757
2.784
2.222
1.797
2.017
8.506
4.149
6.027
3.142
2.203
2.783
1.509
1.077
1.241
3.766
2.482
3.641
7.9
3 3
17 1
8 5
1 6
14.005
14.152
17.740
30.819
29.774
38.765
1.102
2.376
1.413
8.239
10.468
5.381
14.005
16.764
20.086
39.585
41.344
44.147
4.077
5.609
7.404
10.827
11.609
11.633
10.885
7.268
1.838
23.673
5.650
1.826
1.248
1.45
3.237
3.060
5.406
2.084
1.028
1.678
1.412
8.329
10.468
5.381
10.459
7 0
21 4
25 18
27 7
44 8
37 39
4.315
15.497
20.516
27.837
31.333
1.575
2.088
2.066
3.534
4.266
5.040
5.015
17.907
24.400
33.678
38.461
1.659
1.711
1.990
1.894
12.394
18.081
40.634
39.612
3.121
4.210
6.280
6.234
1.518
2.234
3.035
3.612
1.324
4.500
6.000
6.625
8.000
32.3
58.7
57.46
Relevé des opérations faites pendant les 16 dernières années.
Années.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts
Divers
Total
des
recettes
Restitu-
tion de
primes.
Sommes dépensées pour
Réassu-
rances
Pertes
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers
Total
des
dépense.
Vol (Nombre des Cies d'assurances: 5).
Responsabilité civile (Nombre des Cies d'assurances: 3).
1.617.493
1.735.191
1.910.659
2.191.138
2.429.819
2.498.900
2.905.388
3.040.338
2.755.849
2.658.784
2.689.576
2.811.041
2.900.135
2.995.322
3.101.672
3.348.484
36.739
40.461
48.405
36.189
62.562
71.471
83.461
108.327
143.634
144.002
152.212
115.034
764.089
762.597
150.720
187.862
18.819
641.484
684.761
771.401
847.810
849.468
801.326
966.576
940.447
1129066
163.522
863.183
137.220
126.022
751.073
791.880
1.673.051
2.417.136
2.643.825
3.018,728
3.340.191
2.409.809
3.783.275
4.115.241
3.839.930
3.931.849
3.004.320
3.789.258
3.801.444
3.883.942
4.003.465
4.328.226
50.144
101.782
49.173
47.305
80.449
79.936
114.922
112.584
190.822
101.802
80.698
82.375
79.362
198.087
252.023
269.150
230.389
285.440
200.018
306.737
340.046
349.844
351.971
364.599
504.363
405.120
375.951
415.370
481.469
599.256
517.418
659.764
1.473.608
786.080
901.231
976.753
1.084.206
1.557.493
1.598.430
1.691.173
1.465.940
2.189.825
2.037.623
1.463.970
1.314.701
1.282.122
1.367.715
1.629.951
210.357
270.602
287.188
264.128
305.638
311.772
377.829
391.862
339.388
314.744
370.880
410.078
414.278
420.134
446.130
394.840
176.356
147.546
168.929
175.520
201.900
262.956
260.535
265.645
235.980
309.742
253.442
280.333
274.959
309.016
295.017
411.893
86.744
744.644
790.254
954.399
996.461
1.005.527
1.020.877
1.155.464
1.065.835
993.691
314.649
1.014.561
1.029.645
1.073.717
1.101.945
1.132.166
2.227.59
2.336 09
2.396 79
2 724 84
3.008 73
3.567 5
3.724 57
3 981 32
5.802 32
4.314 93
3 533 24
3.666 68
3.594 4
3.882.33
3.980.2
4.497.7
Mortalité du bétail (Nombre des Cies d'assurances: 1 ).
Assurance-maladie.
Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1910.
RECETTES.
1° Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du
fonds de réserve)
2° Intérêts de capitaux et autres produits
3° Droits d'entrée des membres effectifs
4° Droits d'entrée des membres honoraires
5° Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies) y
compris les cotisations supplémentaires
6° Cotisations des membres volontaires
7° Avances (art. 46 de la loi)
8° Subventions des patrons (art. 47 de la loi )
9° Remboursements pour prestation de secours
10° Remboursements de la part de l'assurance-accidents
de sociétés d'assurances pour traitements etc
11° Réalisation de fonds publies, retraits de dépôts à la
Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés
par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds de
réserve
12° Emprunts, avances du comptable, etc
13° Recettes diverses
Totaux
Caisses régionales.
fr.
fr.
58.427,13
8.365,35
49,730,00
21.000,00
695.463,63
8.766,47
3.219,79
2.418,62
17.600,00
4.516,49
8.574,84
857.103,32
Caisses de fabrique.
fr.
fr.
43.252,27
33.801,81
26.695,10
1.015.819,30
562,03
3.573,75
721 ,98
649,83
23.972,20
5.778,93
40.572,14
1.195.399,40
DEPENSES.
1° Pour traitement médical
2° Pour médicaments et autres
curatifs
3° Prestations aux membres et à, leurs familles
4° Prestations d'après les art. 16 et 19 de l'assurance-
accidents
5° Prestations aux femmes en couches
6° Prestations en cas de décès
7° Frais d'entretien aux hôpitaux
8° Prestation aux convalescents après cessation des
secours
9° Remboursements pour secours aux malades
10° Remboursements à
l'assurance-accidents
11° Remboursements d'avances
12° Remboursements de cotisations et de droits d'entrée
Caisses régionales.
fr.
145.035,86
105.457,45
239.538,27
3.826,06
2.000,50
9.495,54
39.656.58
150,00
432,12
3.717,53
2.193,00
Caisses de fabrique.
fr.
196.190,72
191.465,00
473.007,97
16.646,00
412,87
15.721,98
100.586,33
970,65
155,37
651,63
4.628,61
298,68
13° Placements, dépôts à la Caisse d' pargne et dotations
du fonds de réserve
14° Remboursement d'emprunts
15° Frais d'administration
16° Dépenses diverses
Totaux
Caisses régionales.
fr.
fr.
128.032,91
6.555,94
67.598,35
5.550,66
759.240,77
Caisses de fabrique
fr.
fr.
126.516,94
3.827,48
13.329,87
1.529,01
1.145.939,73
Résultats comparés des années 1903—1910.
Caisses régionales.
Fr.
RECETTES.
373.069,95
452.225,58
469.301,21
523.885,20
616.250,76
663.201,78
666.927,30
857.103,32
DÉPENSES.
fr.
342.664,06
409.474,69
427.810,67
491.919,52
570.998,04
600.155,56
594.420,76
759.240,77
fr.
Caisses de fabrique.
RECETTES.
948.942,16
1.149.448,20
1.081.685,71
1.224.477,98
1.352.256,38
1.189.527,18
1.132.451.95
1.195.399,40
DÉPENSES.
fr.
862.073,00
1.092.643,40
1.013.019,35
1.136.770,95
1.275.704,95
1.143.707,29
1.067.434,79
1.145.939,73
Assurance-accidents.
Bilan de l'exercice 1911.
RECETTES.
1° Report de l'exercice antérieur
2° Avances des membres
3° Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1910
4° Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1910
5° Intérêts du fonds d'amortissement du capital
6° Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1910
7° Recettes suivant art. 48 de la loi
8° Part du Gouvernement aux frais d'administration
9° Amendes d'ordre
10° Versements d'arriérés des années antérieures
11° Recettes imprévues
12° Versements pour solde des membres
Total
fr.
fr.
78.091,02
1.291.210,27
7.559,23
9.399,14
154.296,70
238,11
6.442,29
22.639,15
753,85
1.150,34
102,60
204.022 13
1.775.904,83
DEPENSES.
1° Indemnités pour accidents
2° Frais de traitement
3° Capital représentatif des rentes en cours
4° Fonds de réserve
5° Frais d'administration
Total
fr.
fr.
832.299,17
74.342,13
738.177,73
49.415,57
81.670,22
1.775.904,83
L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-
cice 1911
Caisse d'épargne et Crédit foncier.
a) Caisse d' épargne.
D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1910, l'avoir des déposants, y
compris les dépôts faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1910 en principal et intérêts
à 61.469.389 fr. Le chiffre correspondant était de ,59.189.389 en 1909, de 57.691.212 en 1908 et
de 54.691.212 en 1907. L'avoir des communes et sections de communes s'élevait, à la même date,
à 1.017.777,30 fr. et en 1909 à 749.519,72 fr.
Le chiffre des versements a été de 14.822.865 fr. en 1906, de 15.679.490 fr. en 1907, de 15.704,669
en 1908, de 14.809.470 en 1909 et de 14.614.851 fr. en 1910. Les remboursements se sont élevés
à 11.213.131 fr. en 1906, à 12.435.240 fr. en 1907, à 13.723.494 en 1908, à 14.982.951 fr. en 1909
et à 14.063.284,20 en 1910.
L'exercice 1909, à l'encontre des exercices précédents, accusait un excédent de rembour-
sements de 173.481 fr. En 1910 les versements ont de nouveau dépassé les remboursements de
551.567 fr.; en y ajoutant les intérêts capitalisés par 1.730.183 fr. on obtient, pour fin 1910, une
augmentation de l'avoir des déposants de 2.281.750 fr. Le nombre des versements a été de 66.513,
soit une moyenne par versement de 219 fr. contre 236 fr. pour l'année précédente. Le nombre des
remboursements a été de 35.738 fr. ; la moyenne ressort donc, à 393 fr. contre 425 fr. respectivement
412 fr. pour les deux années précédentes. Le nombre total des opérations de versement et de rem-
boursement s'élève pour l'année 1910 à 102.251 et porte sur une somme de 28.678.135 fr. contre
98.016 opérations portant sur une somme de 28.678.135 fr. pendant l'année précédente.
Les livrets en circulation au 31 décembre 1910 atteignent le chiffre de 69.202, soit une aug-
mentation de 3.850 sur l'année précédente. La moyenne du nombre des livrets en 1910 par rapport
à la population est de 1 sur 3 7/10 habitants; l'avoir moyen par livret pendant l'exercice 1910 est
de 873 fr. contre 892 fr. en 1909. Il a été délivré 7.536 livrets nouveaux contre 7,489 en 1909. Il
RECETTES.
1° Report présumé de 1910
2° Part du Gouvernement
3° Versements des membres et divers
Total
fr.
fr.
26.000,00
12.359,85
73.565,79
111.925.64
DEPENSES.
1° Indemnités pour accidents
2° Frais de traitement
3° Capital représentatif des rentes en cours
4° Fonds de réserve
5° Frais d'administration
Total
fr.
fr.
14.812,10
34.338,12
26.117,52
4.062,29
32.595,55
111.925,64
a été bonifié aux déposants, pendant l'exercice 1910, la somme de 1.730.183 fr., en augmentation
de 57.009 fr. sur l'année 1909.
L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1910 s'élève, suivant bilan, à 62.605.519,91 fr. contre
61.043.702,36 à fin 1909. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 2.505.840,52 fr,
contre 2.044.296,72 en 1909.
Le compte des frais généraux se solde par 115.539 fr. ; il dépasse de 1.233 fr. le chiffre corres-
pondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés en 1910 s'élèvent a 445.101 fr., soit
0,71% de l'actif total de l'établissement; les bénéfices nets s'élèvent à 329.643 fr., soit 0,52% du
même actif. Le chiffre du fonds de réserve a passé de 2.947.593 fr. à 3.277.235 fr., soit 5,53% de
l'avoir total des déposants.
Les avances faites aux Caisses de crédit agricole et professionnel à fin 1910 se sont élevées à
681.565,12 fr., les remboursements à 425.913,33 fr. Le total des prêts consentis aux emprunteurs
par les caisses de crédit s'est élevé à 750,504.76 fr., celui des remboursements à 502.494,45 fr.
Durant l'année 1910, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 138 écoles contre 135 en 1909;
le nombre des versements opérés était de 13.146, le montant des dépôts s'élevait à 62.250 fr.
Bilan au 31 décembre 1910.
ACTIF.
1. Disponible en caisse et en banque
2. Bureaux auxiliaires
3. Portefeuille, val. au 31 déc. 1910
4. Crédit foncier de l'Etat. Avances
5. Caisses publiques de Crédit agricole et professionnel. Avances
6. Habitations à bon marché. Avances
7. Comptes transitoires. Intérêts à recevoir au 31 décembre 1910
8. Recette générale
9. Diverses communes en compte courant. Avances
10. Immeubles de service
a) Hôtel Rue Aldringer
b) Hôtel Plateau Bourbon
11. Mobiler
12. L'Etat pour compte du Crédit agricole
13. L'Etat pour compte des Habitations à bon marché
PASSIF.
1. Avoir des déposants au 31 déc. 1910
2. Epargne scolaire. Solde en suspens
3. Comptes transitoires. Réescompte.
105.540,58
240.700,65
fr.
fr.
ct.
2.173.662,01
378.368,05
54.528.018,53
2.042.898,01
252.462,83
1.657.294,35
449.356,28
41.719,99
705.522,96
346.241,23
18.820,93
254,25
10.900,49
62.605.519,91
fr.
ct.
61.469.389,07
47,20
571,07
4. Fonds de réserve
a) Solde au 31 déc. 1910
b) Bénéfices nets réalisés en 1910
2.947.593 40
329.641 65
3.277.235,05
Comptes transitoires : Portefeuille, différences de cours au
31 décembre 1910
2.141.722,48
fr.
fr.
ct.
1.135.512,57
62.605.519,91
Compte de Profits et Pertes.
DEBIT.
1 Frais d'administration
2 Différence sur les comptes courants des déposants
3 Bénéfices nets réalisés en 1910
4 Amortissement du compte Mobilier
5. Divers
CREDIT.
1. Bénéfices sur titres remboursés
2 Différence sur les comptes courants des déposants
3. Bénéfices d'intérêts réalisés en 1910
4. Commission sur comptes courants
fr.
5. Dernier dividende du Crédit foncier luxembourgeois en liquidation
6. Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement organique
7. Divers
fr.
fr.
ct.
115.538,64
326.93
329.641,65
2.091,21
1.026,90
448.625,33
fr.
ct.
23.721,02
1.545,52
419.625,57
1.436,19
717,88
383 ,37
1.195,78
448.625,33
La situation au 1er Janvier 1912 se présentait comme suit
Avoir des déposants sans les intérêts capitalisés de 1911
Nombre des versements durant l'année 1911
Montant des versements durant l'année, 1911
Nombre des remboursements durant l'année 1911
Montant des remboursements durant l'année 1911
Nombre des livrets en cours
Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et professionnel
Avances faites à la section des Habitations à bon marché
fr.
61.104.712 00
65.965
14.268.086,35
36.827
14.690.095,57
71.224
199.138,54
2.004.490,90
b) Crédit fonder.
Le nombre des demandes présentées pendant les années 1901-1910 était de 3832 ensemble,
portant sur une somme de 57.780.141 fr. Le conseil d'administration a prononcé pendant cette
période des admissions pour 41.568.650 fr., dont 2.781.350 fr. en 1910, et des rejets et des retraits
pour 13.810.091 fr., dont 1.901.850 en 1910.
Les 2465 prêts réalisés au 31 déc. 1910 représentent un capital de 40.613.550 fr., dont à déduire
a) 3.015.549,27 fr. recouvrés par l'effet de l'amortissement,
b) 3.955.55,63 » par suite de remboursements anticipés,
soit 6.971.144,90 fr. Le solde des capitaux restant dû au 31 déc. 1910 est de 33.642.405,10 fr.
Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 784 à 863, celui des sommes prêtées,
de 6.398.900 fr. à 6.963.100 fr.; la moyenne par prêt ressort donc à 8.068 fr. Les prêts sur pro-
priétés urbaines s'élèvent fin 1910 à 1048 et portent sur un capital de 13.286.550 fr.; la moyenne
par prêt est de 12.678 fr. Les prêts communaux s'élèvent fin 1910 à 470 et représentent un capital
de 19.679.600 fr., soit en moyenne 41.871 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus
pour l'année 1910 est de 1.835.160,44 fr., en augmentation de 176.312,63 fr. sur l'année 1909.
Le prix de vente des obligations foncières était fixé à 100,50%. La valeur nominale des
obligations vendues était de 32.319.500 fr. au 1er déc. 1911. Le bénéfice réalisé sur la vente de
ces obligations s'élevait en 1910 à 2.952,90 fr. Jusqu'au 31 déc. 1910 il a été délivré 3690 certi-
ficats nominatifs pour une valeur nominale de 18.907.000 fr.
Les bénéfices buts réalisés en 1910 s'élèvent à 111.138,35 fr. Ce chiffre se compose: a) de
2.952,90 fr. montant de l'agio sur obligations vendues; b) de 108.185,45 fr. comprenant les intérêts
sur prêts, intérêts sur obligations vendues, etc. Les frais d'administration sont émargés par
73.425,44 fr. contre 67.668,51 fr. pour l'année précédente.
Après déduction des frais d'administration il reste un bénéfice net de 37.712,91 fr., dont
2.952,90 fr. sont portés sur le compte de la réserve du chef d'agio sur obligations vendues, et
34.760,01 fr. sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève
au 31 déc, 1910 à 392.943,67 fr.
Bilan au 31 décembre 1910.
ACTIF.
1. Prêts
dont à déduire
Amortissement opéré pendant les années
1901 à 1910 mcl
Remboursements anticipés effectués
pendant les mêmes années
2. Compte Mobilier
fr. 3.015.549 27
3.955.595,63
fr.
fr.
40.613.550,00
6.971.144,90
3. Obligations foncières 31/2% déposées contre certificats nominatifs
4. Compte pour ordre
Fonds consignés pour frais d'instruction
5. Compte transitoire
Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 déc.
1910 sur prêts
Fraction du coupon couru au 31 déc 1910 sur obli-
gations foncières en circulation
fr.
444.993,69
255.080,88
fr.
fr.
et.
33.642.405,10
17.230,02
13.033.600,00
9.004,05
189.912,81
46.892.151,98
PASSIF.
1. Fonds de dotation
2. Sommes non encore touchées
a) sur prêts faits à des particuliers
b) sur prêts faits à des communes
3. Obligations foncières 3½% en circulation
4. Compte créancier : Caisse d'épargne
fr.
66.524,87
1.1641.972,13
5 Obligations foncières 3½% déposées contre certificats nominatifs
6 Coupons d'obligations non encore touchés
7 Disagio sur prêts communaux
8. Compte pour ordre : Fonds consignés pour frais d'instruction et divers
fr.
ct.
500.000,00
1.708.497,00
29.152.100,00
2.042.898,01
13.033.600,00
29.609,25
22.500,00
10,004,50
9. Fonds de réserve
1.
Agio sur obligations vendues de 1902 à 1910
fr. 229.775,47
II.
a) Réserve ordinaire
b) Excédent favorable de l'exer-
cice 1910
fr.
128.408,19
34.760,01
163.168.20
fr.
392.943,67
46.892.151,98
Compte de Profits et Pertes.
DEBIT.
1. Intérêts de 1910 sur compte Fonds de dotation
2. Intérêts de 1910 sur obligations foncières 3½%
3. Intérêts sur comptes de correspondants
4. Frais généraux de l'exercice
5. Excédent favorable de l'exercice 1910
CREDIT.
1. Intérêts de 1910 sur prêts
fr.
2. Intérêts compris dans les prix de vente des obligations foncières vendues
en 1910
3. Balance des recettes et dés dépenses accessoires
fr.
fr.
ct.
15.000,00
1.006.480,13
47.578,09
73.425,44
34.760,01
1.177.243.67
1.157.413,17
14.158.26
5.672,24
1.177.243,67
La situation au 1er janvier 1912 se présentait comme suit
Nombre des prêts réalisés
Banque Internationale à Luxembourg.
Les nombreuses préoccupations et perturbations politiques que l'année 1911 avait apportées
ont été heureusement sans grande influence sur la vie économique; elles n'ont pas empêché les
affaires de la banque de se développer dans leur cadre habituel et de produire, grâce à la situation
prospère de l'industrie, des résultats satisfaisants. L'administration a ainsi pu fixer le dividende
à distribuer aux actionnaires pour 1911 à 9 % du capital-actions, c'est-à-dire au même chiffre
que l'année précédente.
L'évaluation des titres en portefeuille a été faite avec la prudence habituelle et la réserve
spéciale de 400,000 fr.. créée il y a quelques années déjà pour parer à une dépréciation éventuelle
de cette partie de l'avoir social, a été maintenue. Le résultat final est sensiblement le même que
celui de l'année 1910, de sorte qu'avec un dividende égal, le report à nouveau est encore à peu
de chose près le même que celui de l'année antérieure.
Le mouvement général s'est augmenté en 1911 de 138,000.000 fr. en chiffres ronds; la cir-
culation des billets de banque, quoique toujours très modeste, a depuis quelques années une ten-
dance sensible à augmenter; les succursales et commandites ont fourni de bons résultats, mais les
frais généraux augmentent continuellement, ainsi que les impôts, tant de l'Etat que des communes,
auxquels s'ajoutent les charges résultant de la législation social, les pensions et les frais occa-
sionnés par les agences, que, pour la commodité de sa clientèle, la banque a créées dans différents
endroits et qui ne couvrent pas leurs dépenses. La banque n'a pas eu de perte sensible dans la
Montant des prêts réalisés
a) Prêts aux particuliers, associations syndicales et
établissements publics
b) Prêts aux communes et aux syndicats intercommun.
Import sur prêts non encore touché
Amortissements opérés
Remboursements anticipés
Valeur nominale des obligations vendues
fr.
22.663.700
21.030.280
Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs
fr.
fr.
43.693.980,00
1.267.251,10
3.780.191,87
4.814.777,93
32.480.500,00
14.428.700,
c) Section des Habitations à bon marché.
La situation au 1er janvier 1912 se présentait comme suit
Nombre des prêts réalisés: sans assurance
avec assurance
Montant des prêts réalisés
Import sur prêts non encore touché
Amortissements opérés
Remboursements anticipés
Capital assuré
Primes versées à la Compagnie d'assurances
fr.
2.482.680.00
68.960,56
262.404,95
159.989,49
1.324.992,79
126.834,30
clientèle; elle a toujours l'espoir que, dans des circonstances normales et avec une gestion prudente,
ses résultats resteront satisfaisants.
Dans tous les cas, les trois premiers mois de l'année en
cours semblent confirmer cet espoir.
Le chiffre d'affaires à la maison centrale, aux succursales et aux agences s'est élevé
en 1910
en 1911
soit une augmentation pour l'exercice 1911
à fr.
à »
de fr.
1.618.435.026,37
1.479.801.612,35
138.633.414,02
Le compte de caisse renseigne le mouvement suivant
encaisse au 31 décembre 1910
entrées d'espèces en 1911
soit ensemble
sorties d'espèces pendant la même période
encaisse au 31 décembre 1911
fr.
»
fr.
»
fr.
1.949.417,53
213.413.404,30
215.362.821,83
213.136.192,50
2.226.629,33
Le compte de portefeuille renseigne le mouvement suivant
existences au 31 décembre 1910
entrées
soit ensemble
sorties
existences au 31 décembre 1911
fr.
»
fr.
»
fr.
7.720.463,61
117.110.906,84
124.831.370,45
117.697.183,10
7.134.187,35
Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir à Luxembourg se chiffre par 233.203.25 fr. contre
209.339.01 fr. en 1910. La circulation fiduciaire s'est élevée à 2.800.000 fr. contre 2.500.000 en
1910.
Bilan au 31 décembre 1911.
Banque Internationale à Luxembourg et succursales à Metz et à Sarrebrück.
ACTIF.
Caisse
Portefeuille Effets à recevoir
id.
Titres
Reports et avances sur titres
Participations financières
Coupons et monnaies étrangères
Caisse hypothécaire
Immeubles
Participations commanditaires
Comptes courants débiteurs
Débiteurs par aval et cautionnement
Compte à nouveau (intérêts échus et non exigibles et change)
fr.
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
fr.
2.226.629,33
7.134.187,35
7.726.273,20
18.875.600,00
3.051.851,36
40.773,50
452.687,25
2.254.545,90
7.637.500,00
32.466.895,43
7.303.212,51
17.276,02
89.187.431,85
PASSIF.
Capital social
Billets de banque en circulation
Comptes-courants créditeurs
Dépôts à vue
Fonds de réserve
Réserve de la Caisse hypothécaire
Compte Ducroire
Traites à payer
Avals et cautionnements
Dividendes non réclamés 1906-1910
Dividendes 1911
Tantièmes et allocations
Compte à nouveau (factures et divers)
Profits et Pertes
fr.
fr.
25.000.000,00
2.800.000000
39.146.875,59
796.328,90
7.650.000,00
20.634,00
1.000.000,00
2.594.480,15
7.303.212,51
3.298,75
2.250.000,00
294.522,30
25.274,78
302.804,87
89.187.431,85
Propriété industrielle.
La statistique de la propriété industrielle du Grand-Duché renseigne pour les années 1909
à 1911 les chiffres ci-après
a) Brevets d'invention délivrés
à des Luxembourgeois
Allemands
Français
Autrichiens-Hongrois
Belges
Suisses
Anglais
Américains
Divers
ensemble
en 1911
en 1910
en 1909
b) Marques de fabrique déposées
par des Luxembourgeois
Allemands
Français
Belges
Anglais
Américains
ensemble
c) Cessions.
18 brevets et 103 marques de fabrique.
On remarquera que le nombre des brevets a augmenté mais que celui des marques de fabrique
a diminué dans une assez forte proportion par rapport à 1910. C'est que, en 1910, la Régie fran-
çaise des tabacs a déposé à elle seule une quarantaine de marques. Dix brevets ont été délivrés
i\ des femmes inventeurs.
Mercuriales.
Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-
rages et les combustibles pendant les années 1907 à 1911, sur la base des mercuriales de la ville
de Luxembourg.
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Sarrazin
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de froment
»
de seigle
»
de méteil
Beurre
Oeufs
Foins
Pailles
Trèfle
Bois de hêtre
»
chêne
Viande de bœuf, 1re qualité
»
» 1re «
»
»
veau
»
mouton
Porc frais
» fumé
l'hectolitre.
le kilogr.
la douzaine.
les 500 kilogr.
le stère.
le kilogr.
Prix
fin 1907.
25 00
23 00
22 00
22 00
24 00
23 00
32 00
32 00
48 00
7 82
0 50
0 40
0 45
2 92
2 07
41 75
28 25
41 75
15 00
10 00
2 10
1 90
2 25
2 00
2 00
2 57
Prix
fin 1908.
26 00
24 00
20 00
18 00
24 33
24 00
32 00
28 00
60 00
7 88
0 60
0 40
0 50
2 78
2 01
43 88
28 22
40 00
15 00
12 00
2 10
1 90
2 50
1 80
2 20
2 80
Prix
fin 1909.
27 00
25 00
22 00
20 00
26 00
26 00
30 00
26 00
27 00
7 50
0 60
0 40
0 50
2 98
2 32
72 22
40 00
70 00
15 00
12 00
2 10
1 90
2 30
2 00
2 40
2 80
Prix
lin 1910.
26 00
22 00
18 00
17 00
21 00
28 00
37 50
36 00
30 00
11 00
0 60
0 40
0 50
3 20
2 30
50 00
32 00
50 00
16 00
14 00
2 40
2 35
2 70
2 00
2 30
3 20
Prix
fin 1911.
26 00
22 00
20 00
21 00
23 00
21 50
34 50
39 00
37 00
11 25
0 60
0 40
0 50
3 40
2 40
57 00
35 00
52 50
15 00
13 00
2 50
1 95
2 55
2 00
2 20
2 95
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
Chapitre de perception
Liquides
Comestibles
Fourrages
Combustibles
Matériaux de construction
Bière fabriquée dans l'intérieur
Total
Produits des foires aux bestiaux
»
des droits d'abattage
»
des ponts à bascule
»
du débit d'eau (Porte-
Neuve)
»
des droits de place sur les
marchés hebdomadaires
Total des recettes de l'octroi
Produit de 1908
fr.
ct.
48,068 02
127,437 38
13,631 96
66,364 56
38,413 27
15,076 94
300,987 13
3,499 90
49,384 58
8,626 00
45 45
3,398 05
368,941 11
Produit de 1909
fr
ct.
45,957 52
125,470 86
12,156 16
65,039 63
29,201 59
13,428 08
291,253 79
3,205 50
48,177 19
3,531 00
46 25
3,928 55
350,142 28
Produit, de 1910
fr
ct.
42,847 47
123,431 12
13,137 12
65,244 25
32,935 15
14,787 91
292,383 01
3,253 15
46,951 37
3,722 50
34 55
3,882 50
350,227 08
Produit de 1911
fr
ct
42,942 24
123,688 74
13,181 64
71,337 18
34,009 08
16,026 94
301,185 82
1,878 45
47,364 86
5,041 25
74 65
3,467 85
359,012 88
Statistique douanière. — Zollstatistik.
Waren-Einfuhr
aus dem Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Großherzogtums Luxemburg
über die Zollämter desselben während des Jahres 1911.
Warengattung.
J. Erzeugnisse der Land- u.
Forstwirschaft u. andere
tierische und pflanzliche
Naturerzeugnisse ;
Nah-
rungs- und Genußmitted.
Roggen
id
id
Weizen
id
id
id
id
id
id
id
Gerste
id
id
id
id
id
id
Hafer
id
id
id
id
id
id
id.
id
Buchweizen
id
Hirse
id
Herkunfts-
land der
Waren.
.Belgien.
RuBland.
Rumanien.
Belgien.
Brit-Indien.
Bulgarien,
Groß Brit.
Argentinien.
Rumanien.
Rußland.
V. St. Amer.
Auslr. Bund.
Frankreich.
Canada.
Rußland.
Rumanien.
Bulgarien.
Danemark.
Argentinien.
Belgien.
V. St. Amer.
Belgien.
Rußland.
Argentinien.
Rumanien.
Bulgarien.
Frankreich.
V. St.Amer.
Canada.
Schweden.
Rußland.
Belgien.
Türkei.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
6.054
5.050
131.300
62.972
211.999
474.542
200.485
3.404.160
7.261.688
2.824.703
1.180.970
538.024
15.150
1.457.341
1.201.975
63.700
5.096
29,440
54 930
20 251
27.375
576.498
214.290
10.200
1 0.200
10.184
5.092
1.020
20.384
24.240
656.
Warengattung
Mais und Dari
id
id
id
idid
id
id
id
Malz
Reis, unpohert
id
id
id
id
Speisebohnen
id
id
id
id
id
id
id
id
Erbsen
id
id
id
id
id
Linsen
id
id
Eutterbohnen
id
Lupinen
Wicken
id.
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Br. Süd.Af.
Argentinien.
Rumanien.
V. St. Amer.
Rußland.
Br.-Indien.
Bulgarien.
Türkei.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
N.-Indien.
Br.-Indien.
Niederland.
Belgien.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Rumanien.
Rußland.
Niederland.
Frankreich
Br. Indien.
Bulgarien.
Frankreich.
Rußland
Rumanien.
Belgien...
Gr. Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien...
Rußland.
Br.-Indien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Bulgarien.
Belgien,
Rußland
Rumänien.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
185.383
748.385
2.223.738
4.965.870
196.335
858.498
5.555
5.050
5.050
10.125
711.340
10.125
39.530
42.019
12.776
22.475
74.340
11.150
5.120
7.000
3.060
10.600
60.734
2.028
4.931
5.000
1.410
10.000
85.625
16.172
42,431
Warengattung.
Raps- und Rübsaat
Mohn, Sesam, Bu.heckern.
Erdnusse usw
id
id
id
Lein- und Hanfsaal
id
idid
id
id
id
id
idid
Andere, nicht besonders ge-
nannte Ölsämereien
Kleesaat
id
id
Grassaat
id
id
id
id
id
id
Runkelrübensamen
id
Andere Gemüsesamen
id
Frische Kartoffeln
id
id
id
id
Futterrüben, Mohren usw.
id
Getrocknete Zichorien usw.
Grün- und Rauhfutter
id
Rohe Baumwolle
id
id
idid
id.
Unbearbeitete Tabakblätter
id
id
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Italien.
Spanien.
China.
Belgien.
Rumanien.
Marokko.
Argentinien
Niederland
Japan.
Rußland.
V St.Amer.
Frankreich
Bt.-Indien.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Belgien.
V. St. Amer
Türkei.
Niederland
Frankreich.
Rußland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Italien
Spanien.
Niederland.
Frankreich;
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Nied. Indien
Frankreich
Br. Indien.
Mexiko.
Ceylon.
V. St.Amer
Belgien.
Mexiko ...
Niederland.
Nied -Indien
V. St. Amer
Menge in
Kilogramm
bezw.Stuck
11.183
8.034
1.512
45.423
58.238
3.215
9.940
1.309
6.144
1.330
14.529.377
1.410
10.013
1.677
66.008
10 294
184.286
943.331
125.565
11.706
4.207
84.060
6.722
3.391
26 084
1.470
61 505
178.265
Warengattung.
UnbearbeiteteTabakblatter
idid
- id
id
id
id
id
idid
id
id
id
id
id
Horsten
Frische Küchengewächst .
id
id
id
id
id
id
id
Getrocknete Blätter und
Kräuter zum Genuß ...
Artischocken, .Melonen,
Pilze,
getrocknet
id
id
Küchengewachse, getrock.
id
Lebende Pllanzen
id
id
id
id
id
id
id
id
Blumenzwiebeln
id
id
Frische
Blumen
id
id
id
id
Blumen, Kränze usw., getr
id
Frische Tafeltrauben
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Brasilien.
Philippinen.
Algerien.
Br. Indien.
Öst .-Ungarn
Griechenl.
Rußland.
Dom. Rep.
Columbien.
China.
Paraguay.
Cuba.
Türkei.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
O-t. -Ungarn
Ägypten.
Niederland
Belgien.
Spanien.
Argentinien.
Italien.
id.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich
Niederland.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Italien.
Austr. Bund
Schweiz.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Danemark.
Belgien.
Niederland
Frankreich
id.
Schweiz
Italien.
Belgien.
Niederland
Frankreich.
Belgien.
Frankeich.
Italien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
34.049
43.508
26 540
54.721
32.074
1 708
36.816
2 493
11.70(…)
2.983
1 865
6.73(2
4.200
9.901
8.925
21.413
171 222
32.567
1.501
46 779
8.149
50.465
13.803
121.407
1.667
10.599
2.794
4.332
2.818
Warengattung.
Frische Tafeltrauben
id
Id
id
Hasel und andere Nüsse..
id
id
id
id
id
Frische Äpfel
id
id
id
id
id
Frische Birnen
id
id
id
Frische Aprikosen
id
id
id
Frische Zwelschen
Frische Mirabellen
id
Frische Kirschen
id
id
id
Sonstiges frisches Obst
id
Getrocknetes Obst
id
id
id
id
Obstmus
Frische Bananen usw
id
id
id
Frische Südfrüchte
id
id
id
id
id
Getrocknete Feigen
id
id
id
Herkunfts-
land der .
Waren.
Spanien.
Ost..-Ungarn.
Belgien.
Algerien.
Belgien.
Türkei.
Spanien.
Italien.
Frankreich.
Br.-Indien.
Frankreich..
Italien.
Öst.-Ungarn.
V. St. Amer.
Austr. Bund.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Ost.-Ungarn.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich,.
id.
Belgien.
Italien.
Ost.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
V. St. Amer.
Belgien.
Serbien.
Belgien
id.
Spanien.
Portugal.
Frankreich.
id.
Spanien.
Italien.
Öst.- Ungarn.
Algerien.
Belgien.
id.
Italien.
Spanien.
Türkei,
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
6.338
15.484
5.290
511.646
1.743
1%
6.231
1.317
1.212
3.122
1 .069
14.664
1.393
4.011
9.934
11.463
8.859
14.705
1.990
2.118
531.741
55.703
1.245
1.676
2.883
Warengattung.
Getrocknete Feigen
idid
Getrocknete Korinthen
Getrocknete Rosinen
idid
Getrocknete Datteln
id
idid
id
id
Getrocknete Mandeln, Gra-
naten usw
id
id
Frische Ananas
id
M
Johannesbrot
id
id
id.
Genießbare Kastanien
id
id
idid
In Salzwasser eingelegte Po-
meranzen
id
id
id
Zitronen- und anderer Süd-
fruchtsaft
id
Roher
Kaffee
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
id
Gebrannter
Kaffee
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Portugal.
Frankreich.
Algerien.
Griechenl.
Belgien.
Frankreich.
Spanien.
id.
Persien.
Algerien.
Tunis.
Frankreich.
Belgien.
id.
Portugal.
Frankreich.
id.
Portugal.
Belgien.
Frankreich.
Spanien.
Italien.
Belgien.
id.
Spanien.
Italien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Ceylon.
Algerien.
Br.-Indien,.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Nied.-Indien
Salvator.
Br.-Indien.
Brasilien.
Türkei.
Guatemala.
Haiti.
Dom. Rep
Mexiko.
Costarika.
V. St. Amer
Frankreich.
Frankreich.
Niederland,
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
9.852
4.588
1.090
1.291
1.500
3.427
3.947
1.911
10.965
4.006
1.243
57.856
2.213
i .312
1.926
i . 532
2.149
2.958
Warengattung.
Gebrannter Katfee
Getrocknete Zichorien
id
Tee
id
id
id
ni
id
Paprika
id
id
Gewürznelken usw
id
id
id
id
Sonstige pflanzliche
Er-
zeugnisse zum Gewerbe-
gebrauch
id
id
id
id
id
id
StuhJrohr usw
id
id
Anderweit nicht genannte
Erzeugnisse zum Heilge-
brauch
id
id
id
id
id
Bau- u. Nutzholz in der
Querrichtung mit der Axt
usw. bear(…)itet
id
id
Bau- u. Nutzholz in der
Richtung der Längsachse
mit der Axt usw
Bau- u. Nutzholz in der
Richtung der Längsachse
mit der Sage usw
id
id
id
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Brasilien.
Belgien.
Frankreich.
id,
China.
Miederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
Rußland.
Frankreich.
Öst-Ungam.
Italien
Belgien.
Britt. Mitt.
China.
Nied.-Indian
Frankreich.
Belgien.
Algerien.
Frankreich.
Ceylon.
Mexiko.
Columbien.
Japan.
Frankreich.
China.
Niederland.
Belgien.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Frankreich.
Algerien
Frankreich.
Belgien.
V. St. Amer.
Frankreich.
Belgien.
Ost Ungarn.
Rußland.
V. St. Amer.
Finland.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
42.473
43.131
S
33.190
1.688
9.604
922.646
126.033
18.680
4.820
300.425
224.785
962.675
10.630
146.690
Warengattung.
Bau- u. Nutzholz in der
Richtung der Langsachse
mit der Sage usw
Zedernholz usw
Nutzholz von Buchsbaum u.
id
id
Eisenbahnschwellen, mit der
Axt usw bearbeitet
id
Geschalte Korbweiden usw.
id
Reifenstabe
Brennholz
id
Holzkohlen usw
id
Holzwolle Holzmehl
Korkholz, usw
Farbholz
id
id
id
id
id
Gerbrinden, auch gemahlen.
id
id
id
id
Quebrachoholz usw
Andere
Gerbstofte
id
id
Eicheln usw
Torfstreu, Moos usw
id
id
Terpentinharze usw
id
id
id
Kampler
Arbeitspterde, leichte Stut.
id
Arbeitsplerde, Hengste,
Wallache
id
Arbeitspferde, schwere St. .
Arbeitspferde, schwere
Hengste, Wallache
id
Herkunfls
land der
Waren.
Norwegen.
Frankreich.
Br.-W.-Afrika
Frankreich.
V. St. Amer
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Honduras
Brasilien
Br.-Süd.-Afr.
Nieder] and.
Br.-Süd.-Af.
Algerien.
Ösl.-Ungarn.
Belgien.
Madagaskar.
Belgien.
id.
Türkei.
Venezuela
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
V. St. Amer.
Öst- Ungarn.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
56.370
9.830
1.450
8.000
3.741
29.346
823.295
413.651
731.409
16.284
53.841
7.061
65.933
818.369
211.936
20.855
22.780
17.870
261.485
17.304
Stuck 21
id.
id.
id.
id
id
id 7
Warengattung.
Zuchthengste, leichte und
schwere
Kutsch-, Reit-, Rennpterde
id
id
id
Pferde im Werte bis 300 M.
Abgesetzte Fohlen u. Saug-
fohlen
Maulesel
Rindvieh
id
id
Ziegen
Schweine
Lebendes Federvieh
id
id
id
Frisches Rindfleisch (Frei
menge)
Einfach zubereitetes Rind-
fleisch
id
id. (Freirnenge)
Frisches Schweinefleisch
{Freimenge)
id
id
Geräucherte Schweineschin-
ken (Freirnenge)
Geräuch. Schweineschinken
id
id
id
id
id
Schweinespeck
id
id
id
id
id. (Freimenge)
Totes Federvieh, auch zerl.
id
id
id
idid
Totes Haarwild
id
id
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
Gr. Britan.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Ost-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich
Begien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Öst-Ungarn.
Niederland.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
V. St. Amer.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
id,
Italien.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Frankreich.
RuBland.
Frankreich.
Ost. Ungarn.
Aust. Bund.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
Stück
id.
id.
id.
id. 1
id. 3
id.
id.
id.
id.
kg. 109.674
Stûck 28
kg. 22.670
1 .343
5.992
34. 636
2.542
75.539
21.400
5.748
83.226
26.116
8.587
2.137
1.736
Warengattung.
Federwild, auch zerlegt
id
id
id
id
Fleischextrakt usw
id
Würste
id
Frische Fische
id
id
Gesalzene
Heringe
id
id
Zubereitete
Fische
id
id
id
id
id
Frische Austern
id
id
id
Miesmuscheln
id
id
Andere Seemuscheln
id
Schnecken aller Art
id
Schildkröten
SüBwasserkrebse
id
Hummern, Granelen usw.
id
id
Seekrebse, Froschkeulen u.
id
LebendeBienen ohnellonig
Andere, nicht besonders ge-
nannte Tiere
Id
id
id
Schmalz
id
id
Schwein- u.
Gänsefelt
id
Schweineflomen
Talg von Rindern
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien,
Gr.-Britan.
Norwegen.
Italien.
Frankreich
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Norwegen.
Gr.-Britan.
Niederland.
Dänemark.
Frankreich.
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Ost.-Ungarn,
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Algerien.
Belgien,
Frankreich.
V. St. Amer.
Belgien.,
Frankreich.
Belgien,
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
33-541
T. 149½
id.
id.
112.016
0.214
8.344
16.968
1 .137
3.358
1.305
14.934
5. 949
1.853
1.021
2.283
186.645
2.249
Warengattung.
Knochenfett
id
Fischtran, Fischspeck
id
id
id
id
id
Milch
id
Butter, irisch od gesalzen.
id
id
id
id
Kase
id
id
id
id
id
Eier, roh
id
id
id
Eigelb
Honig in
Stöcken
id
id. in Waben
id
id
id
Bienenwachs usw
id
Rohe, a. gewasch. Schafwell
id
id
id
Rindvieh-, Hasenhaare usw
id
id
Bettfedern
id
id
id
Federkiele usw
Borsten.
id
Kalbfelle
Rindshäute
id.
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Norwegen
Gr. Britan.
Frankreich.
Br -Sud.-Af
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Öst-Ungarn.
Niederland.
Frankreich.
id.
Schweiz
Italien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Frankreich.
China.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Argentinien
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
Danemark.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Argentinien.
V. St. Amer
Columbien.
Menge m
Kilogramm
bezw Stuck
3.441
16.476
2.110
2.062
6. 396
7.232
6.576
20.202
5 138
2.191
193 110
43.860
2.227
19.927
1.142
45.363
2.079
417.892
2.573.269
383.694
2.225
Warengattung.
Rindshaute
id
id
id
id
id
Robhaule
Schaf- und Ziegenfelle
id
id
id
id
Id
id
id
id
Ander- Felle und Häute .
id
Hasen- u. Kaninchenfelle,
roh
id
Felle zur Pelzwerk bereitung
jd
id
Tierische Rohstolle zu
Schnitzzwecken
id
Darme von Vieh, frisch od.
getrocknet
id
id
id
Knochenkohle, Knochen-
asche usw
id
Meerschwämme usw
id
Blut von Vieh
id
Mehl aus Getreide
id
id
id. (Freimenge)
Reis, poliert
id
id
id
id
Graupen, Gries
id
Sonstige Müllereierzeugn.
id
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Br.-Indien.
Gr.-Britan.
B.-Sud.-Afr.
Nied.-Ind.
Venezuela.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Spanien.
Niederland.
Norwegen.
Öst.-Ungarn.
Mexiko.
V. St. Amer.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien,
Rußland.
Frankreich.
Belgien
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Dänemark.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Belgien.
Frankreich.
Spanien.
Niederland.
Belgien.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Rußland.
Belgien.
Frankreich.
Menge m
Kilogramm
bezw Stück
2.664
8.141
2.433
7.158
112.916
1.028
21.688
12.598
13.129
1.969
1.852
43.945
2.061
2.921
76.151
1.158.026
50.007
75.451
Warengattung.
Fette. Öle in Fassern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Fette in andern Behaltnissen
id.
id.
id.
id.
Ölsaure
Reisstarke
id.
Dextrin
id.
id.
Sago, Tapioka
id.
id.
Rohr-. Rübenzucker
id.
Stärkezucker
id.
Branntwein in Fässern
id.
id.
id.
id.
id. in Flaschen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Stiller Wein in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schaumwein in Flaschen .
id.
Stiller Wein in Flaschen.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich
Gr.-Britan.
Italien
V. St. Amer.
Belgien.
Ost.-Ungarn.
Japan.
Belgien.
Frank reich.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Spanien.
Belgien.
id.
Frankreich.
V. St. Amer.
Frankreich.
Belgien.
ad.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Tunis.
Algerien.
Frankreich
Belgien.
Schweiz.
Niederland.
Italien.
V. St. Amer.
Frankreich.
Belgien.
Öst-Ungarn.
Spanien.
Ost.-Ungarn.
Frankreich.
Türkei.
Italien.
Portugal
Algerien.
Schweiz.
V. St. Amer.
Tunis.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
10.584
1.070
1.000
8.987
2.095
1,053
3.438
30.503
15.039
5.136
6.062
39.494
1.173.722
7.353
33.537
3.868
15.800
1.108
15.643
9.329
3.473
Warengattung.
Stiller Wein in Flaschen.
id.
id.
id.
id.
id.
Wein mit Heilmittelzusatz.
id.
id.
id.
Olstwein
id.
Bier in
Fassern.
id.
id.
Bier in
Flaschen.
id.
Essig aller Art
id.
Weinhete
Andere Hefe aller Art
Mineralwasser
id.
id.
Eis
id.
Kleie
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rückstände fetter Öle
id.
id.
id.
id.
id.
id. von der Stärkeer-
zeugung
Ausgelaugte Schnitzel vor
Zuckerrüben
Malz, Malzkeime
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Belgien.
Portugal.
Algerien.
Öst.-Ungarn.
Spanien.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Ost.-Ungarn.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Rumänien.
Niederland.
Türkei.
Öst.-Ungarn.
Argentinien
Belgien.
Frankreich.
Gr. Britan.
V. St. Amer.
Bulgarien.
Griechenland
Chile.
Italien.
Belgien.
V. St. Amer
Rumänien.
Rußland.
Frankreich.
Austr. Bund
Belgien.
Frankreich.
id.
V. St. Amer
Gr.-Britan.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
11.543
3.184
1 345
67.548
3.168
1.104
10.273
45.992
240.000
1.066
295.763
188.100
84.257
29.700
49.500
4.971.189
327.309
14.860
9.900
136.759
163.366
38.925
292.875
44.550
1.036
40.000
5.372
25.830
14.850
10,210
9.969
19.820
11.538
9.910
Warengattung.
Gewöhnliches Backwerk
id.
id.
id.
id. in Freimengen
id.
Feines Backwerk
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Teigwaren
id.
id.
id.
id.
Oblaten zum Genuß
id.
id.
id.
Zuckerwerk
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Kakao
id.
Schokoladewaren
id.
id.
ad.
id.
id.
Oleomargarin
id.
id.
Senf
id.
Weder ather- noch wein-
geisthaltige Essenzen
id.
id.
Safte von Pflanzen
id.
id.
Fruchte mit Branntwein
zubereitet
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Beigisn.
id.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Gr. Britan.
Niederland.
Frankreich.
V. St. Amer.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Frankreich
Gr. Britan.
Italien.
Schweiz.
Öst.-Ungarn
V. St. Amer
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Belgien.
Gr.-Britan.
Rußland.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
3.544
2.427
247.978
1.890
1.827
9.901
1.241
1.012
1.326
1.006
Warengattung.
Flüchte mit Branntwein
zubereitet
Früchte für den feineren
Tafelgenuß
id.
id.
id.
Chemisch zubereitete Nahr-
mittel
Nahrungs-u. Genußmittel,
and rweit nicht genannt.
id. in
luftdicht
ver-
schlossenen Behaltern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rauchtabak
id.
id.
id.
id.
id.
Zigarren
id.
id.
id.
id.
id.
Zigaretten
id.
id.
id.
2. Mineralische und fossile
Rohstoffe; Mineralöle.
Gartenerde. Kies, Fand .
id.
Porzellanerde, Ton
id.
id.
Farbenerde,
Kreide, Gra-
phit
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Belgien.
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Gr. -Britan.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Spanien.
V. St. Amer.
Schweiz.
Norwegen.
Portugal.
Schweden.
Türkei.
Frankrach.
Schweiz.
Ägypten.
Italien.
V. St. Amer
Belgien.
id.
Mexike.
Schweiz
Niederland.
Italien.
Ägypten.
Frankreich.
Ägyrten.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich
Gr.-Brintan
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
7.051
5. 441
2.20
4.189
10]
2 . 055
1.992
4.451
1.391
18.155.077
1.230.387
567.941
265.744
42.822
11.860
Warengattung.
Bimstein, Schmiergel
id.
Naturlicher Kalk
id.
Gips
id.
Tuff, Traß
id.
Zement
id.
Talk, Glimmer
id.
Feld-und Flußspat
Rohe Dach-und Tafel-
schiefer
id.
Rohe Steine (Alabaster und
Marmor)
id.
id.
Ruhblöck aus harten Stein
id. Sand
id.
Rohe Halbedelsteine
Sonstige Erden, anderweit
nicht genannt
id.
Eisenerz
id.
id.
Manganerze
id.
id.
id.
Schlacken von Frzen, auch
gemahlen
id.
Steinkohl n
id.
id.
Koks
id.
Preßkohlen
id.
Preßkohlen aus Braunkohl.
Mineralschmicröle
id.
id.
id.
id.
Petroleum
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Norwegen.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Griechenland
Belgien.
id.
Frankreich.
Niedl-Indien
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Brit.-Ind.
Rußland.
Brasilien.
Spanien.
Frankreich .
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Rußland.
V. St. Amer.
Belgien,
Fr. Hamburg
V. St Amer.
Öst.-Ungarn.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
236. 642
143.613.237
5/1.377
16.753
4.705
8.304.817
765.614
21.809
364.143
5.859.578
249.096
41.670
4.890
1.299.137
47.365
1.396.058
10.820
331.295
428.840.659
65.939.084
18.328.920
385.000
264.940
3.469.677
4.870.300
133.093.120
550.000
305.004
360.000
246.828.681
28.222.580
2.172
12.800
4.768
1.101.366
579.807
61.483
14.886
2.571.536
9.744
Warengattung.
Petroleum
id.
Benzin usw
id.
id.
id.
Asphalt, Asphaltkitt
Torfstreu
id.
Steinkohlenteer
id.
Benzol
id.
id.
Naphtalin, Kresol, Anilin
3. Zubereitetes Wachs,
feste Fettsäure, Lichter,
Wachswaren, Seifen und
lindere unter Verwendung
von
Fetten; Ölen oder
Wachs.
Bienen-, Pflanzenwachs
id.
id.
Erdwachs
Paraffine, Stearinsäure u.
id.
id.
Lichter aller Art und Wachs
id.
id.
id.
Feine Wachswaren
Bchmierseife
id.
id.
Gemeine feste Seife
id.
id.
Feine Seife
id.
id.
id.
id.
Glyzerinsalbe usw
Paraffin
id.
Wagenschmiere und andere
Schmiermittel
Herkunfts-
land der
Waren.
Rußland.
Belgien.
id.
V. St. Amer.
Rußland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Rußland.
Niederland
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
id.
V. St. Amer.
Belgien.
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id.
Niederland.
Gr. Britan.
Belgien.
V. St. Amer
Frankreich.
V. St. Amer.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
916.623
73.095
10.767
684.688
96.188
48.705
18.169
6.575
5 342
4.771
15.902
1.664
2.479
34.799
3.199
8.037
4.342
1.173
13.434
Warengattung.
Wagenschmiere und andere
Schmiermittel
id.
id.
id.
Schuhwichse
id.
id.
id.
id.
Putzmittel, Tonerdeseife
usw
id.
Formerarbeit ans Stearin.
id.
id.
4. Chemische und pharma-
zeutische Erzeugnisse,
Farben und Farbwaren.
Alkalimetalle
Phosphor
Schwefel
id.
id.
id.
Salmiakgeist usw
Salzsäure
id.
Schwefclsaure
id.
Salpetersaure
Borsaure
id.
Weinsteinsaure usw
id.
Salz
id.
Kohlensaures Ammoniak .
id.
Soda
id.
Doppelkohlensaures Natron
Ätznatron, Ätzkali
id.
Pottasche aller Art
id.
Chlorkalk usw
id.
Schwefelsaures Natron
Schwefelsaures Kali
Vitriol usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
V. St. Amer.
Rußland.
Norwegen
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Frankr ich
id.
Beteion.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Italien
Schweden.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw.
Stuck
2.036
13.494
0 075
14.798
6.955
2.500
2.700
147.147
8.400
59'.
132.851
1.805
11.287
22.830
5.980
21.801
Warenguttung.
Vitriol usw
Ammoniak, Kah-, Natron-
alaun
usw
Salpetersaures Ammoniak
usw
id.
id. Natron usw
id.
Ghromsaures Natron
Wasserglas
Blausaures Kali
Essigsaure Salze
Galziunikarbid usw
id.
Chlorkalium, Arsenik usw.
id.
id.
id.
Anilmfarbe
id.
Berlmerblau
Ultramarin
Bleirot, Bleiweiß
Barytweiß
Zinkoxyd usw
id.
id.
Zinnober, roter
Farbholzauszüge
id.
Kreide u. and. Erdfarben
id.
Ruß, Buchbinderschwarze
Bronzelarben
Chromfarben
id.
Papierdrucklarben
id.
Bleiweiß
id.
Zubereitete Farben
id.
id.
Tinte, Tintenpulver
id.
id.
Graphit
Speckstein
Blei-, Farben-und Kohlen-
stifte
id.
Ölfirnisse
id.
Herkuntts-
land der
Waren.
Gr.-Britain.
Belgien.
Schweden.
Norwegen.
Belgien.
Chile.
Belgien.
id.
id.
Frankreif h.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Schweden.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
V. St. Amer
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederland
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
4 844
1 000
22,733
44.910
976 284
1.667.207
19.956
300.805
9.114
1.995
32.048
14.510
4.885
36.016
5.535
2 040
7.819
2.411
1.184
1.536
Warengattung.
Ölfirnisse
Weinsteinfirnisse
id.
id.
id.
ackfunnisse
id.
id.
id.
id.
id.
Siegellack
id.
Ölkitte
id.
id.
Asbestanstrichmasse
Holzgeist, gereinigt
Flussige atherische öle
id.
id.
Wohlriechende Kette
id.
id.
id.
Wohlriechende, ather-oder
weingeisthaltige
Riech-
mittel
id.
id.
id.
Wohlriechende, nicht ather-
noch weingeisthartige
Riechmittel
id.
id.
Puder
id.
id.
id.
Guano
id.
id.
Knochenmehl
id.
Thomasphosphatmehl
id.
Andere Düngmittel
id.
Schießpulver usw
id.
id.
Zündpillen usw
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Niederland.
Gr.-Britan.
Ost. -Ungarn.
Frankreich.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich
Belgien.
id.
id.
V. dl. Amer.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
italien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Peru.
Belgien.
id.
Frankreich
Belgien
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stuck
9.626
1.025
1.883
1.978
2.603
12.827
29.700
31.642
115.462
772.870
119.593
72.406
0.335
Warengattung.
Zundpillen aller Art
Gefüllte Patronen
id.
id.
id.
Zundholzer
Zündkerzen
Feuerwerke aller Art
Pechfackeln
id.
Rohleim
id.
Heim aller Art
id.
id.
Blatter, Füllern, Kapseln.
id.
Flastischer Leim
id.
Anderweit nicht genannte
verdichtete Gase
id.
Chinin
Kollodium
Eichenholzauszug usw.
id.
id.
id.
id.
id.
Süßholzsalt usw
id.
id.
Balsam..
id.
Zubereitete
Arzneiwaren.
id.
id.
id.
id.
Geheimmittel
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Chemische Frzeugnisse, an
derw. nicht genannt
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederland.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Ost Ungarn.
Frankreich
Belgien.
id.
Frankreich
Belgien
Öst. -Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Frankreich.
Spanien.
Italien.
Öst.-Ungarn
Argentinien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Italien.
Niederland.
Belgien.
V. St. Amer
Belgien.
Schweiß.
Frankreich.
Dänemark.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
2.851
1.967
40.163
1.050
4.554
4.977
1.886.185
31.881
50.080
201.617
1.113.767
Warengattung.
3. Tierische und pflanzllehe
Spinnstoffe und Waren
daraus ; Menschenhaare,
zugerlchtete Schmuck-
tedern, Fächer und Hüte.
Gefarbte Rohseide
Künstliche Seide, gefarbt
und ungefarbt
Seidenzwirn aller Art
id.
Dichte
Mobelstoffe, ganz
aus Seide
id.
id. teilweise aus Seide
id.
Dichte Möbelstoffe,
teil-
weise aus Seide
Dichte Gewebe, ganz oder
teilweise aus Seiden-
plusch
id.
id.
Andere dichte Gewebe, ganz
oder teilweise aus Seide..
id.
id.
id.
id.
Tüll aus Seide
Beuteltuch aus Seide
id.
Seidener Krepp, Flor, Gaze
usw
id.
id.
Seidene Wirkwaren
id.
id.
Seidene
Spitzenstoffe
id. Stickereien
id.
id. Posamentierwaren
id.
id.
Hohe Wolle
id.
id.
id.
Kunstwolle
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Schweiz.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Tunis.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stuck
12.577
18.953
33.959
2.447
4.100
Warengattung
Hartes Kammgarn aus
Glanzwolle, gebleicht
Garn aus Wolle oder an-
deren Tierhaaren, roh
id.
gebleicht
Streichgarn, roh
id. gebleicht
id.
Wollengarn aller Art für
den Einzelverkauf
id.
id.
Wollene Fußbodentepriche
id.
id.
id.
id.
Dichte Wollengewebe
fur
Mobelausstattung
id.
id.
Wollener Sammet und
Plûsch
id.
Andere dichte Wollenge-
webe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Wollene Wirkwaren
id.
id.
id.
id.
id.
Wollene Spitzen
Wollene Posamentierwaren
id.
Baumwolle, bearbeitet . . .
id.
id.
Baumwollengarn, roh, ein-
drahtig
id. gebleicht
id.
id. zwei- od. mehrdrahtig
Baumwollenzwirn aller Art
id.
Dichte baumwollene Möbel-
stoffe, nicht pluschartig.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Schweden.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Persien.
Tûrkei.
Gr.-Britan.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweden,
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Schweiz
Frankreich.
id.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
2.096
1.612
1.430
3.208
2.468
7.696
81.301
11.738
Warengattung.
Dichte baumwollene Möbel-
stoffe, nicht plüschartig.
id.
id.
id.
Baumwollener Sammet
id.
id.
id.
Undichte Baumwollgewebe.
id.
id.
Dichte Baumwollengewebe.
id.
id.
id.
id.
id.
Dichte Baumwollengewebe.
Baumwollene Wirk- und
Netzwaren
id.
id.
id.
Baumwollene Spitzen und
Spitzenstoffe
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Stickereien
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Taue, Seil«,
Stricke
id.
Baumwollene Schlauche ..
id.
id.
Baumwollene Posamentier-
waren
id.
id.
id.
Flachs, gehechelt usw
id.
id.
Rohes Flachsgarn usw
Gefärbtes Flachsgarn
Hanfgarn, roh
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Italien.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Tûrkei.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Danemark.
Öst.-Ungarn.
id.
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
Mexiko.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
id.
id.
V. St. Amer.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
1.195
2.206
3.623
7.026
Warengattung.
Hanfgarn, roh
id.
Garn in Aufmachungen für
den Einzelverkauf
id.
Taue, Eimer, Hängematten
usw
id.
id.
Fußbedenteppiche
id.
id.
Gefärbte, leinene Taschen-
tucher
id.
id.
id.
Leinene Möbelstoffe
Dichte leinene Gewebe aus
Flachs, roh
id.
id.
id. gebleicht
id.
id.
id.
id.
id. aus Hanf, roh
id.
Säcke aus Juteleinwand
id.
Leinener Damast
id.
Leinene Spitzenstoffe
id.
id. Pusamentierwaren.
id.
id.
Buchbinderzeugston
Grobes Wachstuch
id.
id.
Feines Wachstuch
id.
Schmirgeltuch usw
id.
Fußbodenbelag
aus Lino-
leum
Watte
Pilzwaren
id.
Pferdehaare, bearbeitet
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien,
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Dänemark.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Prunkreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
10.000
1.634
1.491
•>
1.176
11.410
8.774
2.676
1. 380
Warengattung.
Pferdehaare, bearbeitet
Waren aus Pferdehaaren
Kleider und Putzwaren ganz
oder leilweise aus Seide.
id.
id.
id.
id.
id. aus Wolle
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. aus Baumwolle
id.
Kleider u. Putzwaren aus
Baumwolle
id.
id.
id.
id. aus and. Spinnstoff.
id.
id.
id.
id. aus wasserdichten
Geweben
id.
id.
id. aus Kautschuk
id.
id.
Künstliche Blumen
id.
Regen- und Sonnenschirme
id.
id.
Schuhe aus Gespinstwaren.
id.
id.
id.
Menschenhaare
id.
Waren aus Menschenhaaren
Zugerichtete
Schmuck-
federn
id.
Fächer
Männerhüte und Mützen
aus Gespinstwaren
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Öst .-Ungarn.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Belgien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
Italien.
Frankreich.
Schweiz.
Tûrkei.
V. St. Amer.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
Öst.-Ungarn
Gr -Britan.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn
Dänemark.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Öst.-Ungarn
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1. 202
1.200
1.053
St. 2.186
id.
Warengattung.
Treibriemen aus Leder
id.
id.
Frauenhüte, ganz oder teil-
weise aus Seide
id.
id.
id. aus anderen Ge-
spinstwaren
id.
id. aus wasserdichten
Geweben
id.
Mannerhüte aus Filz
id.
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte aus Filz
id.
id.
Hutstumpen aus Filz
id.
Hüte aus Stroh
id.
id.
id.
id.
id.
Frauenhüte aller Art, aus-
geputzt
id.
id.
id.
id.
id.
Abfälle von Gespinstwaren
id.
id.
6. Leder, Lederwaren,
Kürschnerwaren und
Waren aus Därme.
Zugerichtetes Leder
id.
Handschuhleder
id.
id.
id.
Handschuhleder
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
Niederland.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Schweiz.
Gr. -Britan.
Öst.-Ungarn.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederland.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Rußland.
Dänemark.
Gr.-ßritan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
id.
id. 1
id.
id. 1 15
id.
id. 1
id.
id.
id. 12
id.
id.
id.
id. 1.802
id. 46
id.
id. 1.281
id.
id.
id.
id.
id.
id. 1.888
id.
id.
id.
id. 1.196
id.
id. 1.237
id.
id.
id.
id.
id. 2.016
17.658
24. 340
2.634
1.299
3.571
Warengattung.
Handschuhleder
Ziegen-und Schaileder
id.
id.
Lackiertes Leder
id.
id.
Schuhe aus Leder mit Holz-
sohlen
id.
id. Leder
id.
id.
id.
id.
id.
Treibriemen aus Leder
id.
id.
id.
Kleider aus Leder
id.
Sattler- und Taschnerwaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Zugeschnittenes
Hand-
schuhleder
Lederhandschuhe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Pelle zur Pelzwerkbereitung
id.
Pelzware, nicht überzogen
id.
id.
id.
id. überzogen
id.
id.
id.
Ausgestopfte Tiere und
Teile
Abgenutzte Lederstücke u.
Lederabrälle
Herkunfts-
land der
Waren.
Rußland.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Ost Ungarn.
Frankreich.
Schweiz.
V. St. Amer.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Schv. eiz.
Öst.- Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
V. St. Amer.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweden.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
V. St. Amer.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien,
Gr. Britan.
id.
Frankreich.
Belgien..
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
1 .387
2.896
1.534
(')
Warengattung.
7. Kautschukwaren.
Kautschuk, aufgelost
id.
Gewalzte Platten aus
Weichkautschukteig
Kautschukfaden
Schlauche usw. aus Kaut-
schuk
id.
Treibriemen mit Kautschuk
getrankt
id.
Schuhe aus Kautschuk
id.
id.
Reilen und Lauldecken für
Fahrrader
id.
Reifen und Laufdecken für
Fahrrader
Anderweit nicht genannte
Kautschukwaren
id.
id.
id.
id.
Gespinst Aaren aus Filz mit
Kautschuk
id.
id.
Andere
Hartkautschuk-
waren
id.
8. Geflechte und Flecht-
waren aus pflanzlichen
Stoffen
mit Ausnahme
der Gespinstfasern.
Holzspangellecht
id.
id.
Gellechte aus Stroh, Bast
Binsen usw
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Matten und Fußdecken usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Öst-Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Belgien.
Schweden.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Frankreich.
id.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Schweiz.
China.
Gr.-Britan.
Belgien.
Japan.
Belgien
Br. Indien
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1 .736
2-9
7.816
2.757
1.049
Warengattung.
Matten u. Fußdecken usw.
id.
Grobe Korbflechterwaren
usw
id.
id.
id.
Feine
id.
id.
id.
Sparterie aller Art
9. Besen, Burston, Pinsel,
Siebwaren.
Grobe Besen und Bursten
aus Borsten
id.
id.
Grobe Besen und Bürsten
aus Borsten
Feine Besen und Bursten
ans Borsten
id.
Sielnvaren
id.
10. Waren aus tierischen
oder pflanzlichen Schnitz-
Stoffen oder Former-
stoffen.
Waren, ganz oder teilweise
aus Flfenbein
id.
id.
Waren, ganz oder teilweise
aus Schildpatt
id.
Perlmutterplatten oder
Nachahmungen
Waren, ganz oder teilweise
aus Perlmutter
id.
id.
id.
id.
Fischbeinstabe usw
id.
Geebnete Hornstabe
id.
Gepreßte Hornknöpfe
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Japan
Frankreich.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Italien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien,
Gr. Britan.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Belgien.
Egypten.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck
6.504
Warengattung.
Federkiele
Waren aus tierischen
Schnitzstoffen
id.
Bau-und
Nutzholz, ge-
hobelt. genutel usw
id.
id.
Holztapeten. Panele usw
id.
Holzdraht, Holzstilten
Stocke aus Holz
id.
id.
id.
Bottcherwaren, roh oder
bearbeitet
id.
id.
Bottcherwaren, roh oder
bearbeitet
Mobelund Mobelteile, grobe,
unfurniert
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
furniert
id.
Tischler-, Drechsler- und
Wagnerarbeiten
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Mobel und Mobelteile aus
Holz in Verbindung mil
anderen
Stoffen
id.
id.
id.
id.
Feine Holzwaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Gr. Britan.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
Spanien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Italien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Niederland.
V. St. Amer.
Frankreich.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Gr.-Britan.
Schweiz.
China.
Türkei.
Niederland.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
3.460
1.760
4.633
5.523
23.838
1.454
21.782
13.337
1.012
14.427
Warengattung.
Feine Holzwaren
id.
Gepolsterte Möbel ohne
Überzug
id.
id. mit id.
id.
id.
id.
Holzwaren aller Art aus
and.pflanzl. Schnitzet. .
id.
id.
Grobe, Korkwaren
Feine Korkwaren
id.
id.
Waren ganz oder teilweise,
aus Zellhorn
id.
id.
Stuhl-, Bambusrohr usw
id.
id.
Stöcke, aus Rohr
id.
id.
Feine Schnitzstoftwaren .
id.
id.
id.
id.
id.
Waren aus plastischer Kohle
id.
id.
id.
11. Papier, Pappe u. Waren
daraus.
Pappen, bloß geformt, ge-
kautschl usw
id.
id.
id.
id.
Malerpappe
Packpapier
id.
Druck-, Schreib-, Lösch-
papier usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Spanien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Öst-Ungarn.
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Gr.-Brilan.
Schweiz
Belgien.
Niederland.
Schweden.
Norwegen.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Gr.-Britan.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
10.767
4.200
1.389
12.605
1 .045
21.910
153.210
3.082
6.680
Warengattung.
Druck-, Schreib-, Losch-
papier usw
id.
id
id.
Postkarten mit Bilddruck
USW
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Papier und Pappe, gestanzt
usw
id.
id.
id.
Papier u. Pappe;, gestanzt
usw
id.
id.
id. in Verbindung mit
Gespinstwaren
Papiertapeten
id.
id.
Spielkarten aller Art
id.
id.
Glas-, Rost-, Sandpapier us.
id.
Photographisches Papier ..
id.
id.
Gelatinpapier usw
id.
id.
id.
id.
Dullen, Beutel, Briefum-
schlag aus Papier
id.
id.
id.
id.
id.
Geschâstsbücher, Mappen .
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Östö-Ungarn.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Niederland.
Italien.
Belgien.
Japan.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
id.
Danemark.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan,
V. St. Amer.
Belgien.
id.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Frankreich.
id.
Ost.-Ungarn.
Niederland.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
4.496
12.841
6.936
14.354
2.029
4.020
4.165
2.728
1.388
1.664
Warengattung.
Albums Brielmarken, Post-
karlen
id.
id.
Andere Papierwaren ohne
Verbindung mit anderen
Stoffen.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. in Verbindung mit
anderen Stoffen
id.
id.
Papierspane, Makulatur
usw
id.
id.
id.
id.
12. Bücher, Bilder. Ge-
mälde.
Gedruckte Bücher, Kalen-
der usw
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Landkarten aus Papier
id.
Bilder aller Art aus Papier.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gemälde und Zeichnungen
id.
id.
id.
id.
Herkunits-
land der
Waren.
Belgien.
Frandreich
Tunis.
Frankreich.
Italien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Niederland.
Schweiz.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Algerien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Gr. Britan.
V. ST. Amer
Frankreich.
Italien.
Niederland.
Öst.-Ungarn
Schweiz.
Belgien.
Danemark.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
Schweiz.
Italien.
Öst.-Ungarn
V. St. Amer
Gr. Britan.
Belgien.
China.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Italien.
Niederland
Schweiz.
Menge m
Kilogramm
bezw. Stück
2.617
4.422
1.126
45.438
1.178
25.885
1.928
Warengattung.
Gemälde und Zeichmungen
id.
id.
3. Waren aus Steinen oder
anderen mineralischen
Stoffen
(mit Ausnahme
von Tonwaren) sowie aus
fossilen Stoffen.
Edelsteine
Halbedelsteine, gefaßt oder
ungefaßt
Rohe orl. blos behauene
Steine
Pflastersteine
Platten aus Granit, Marmor,
Albaster usw
id.
id.
id.
Grobe Steinmotzarbeilen .
Feine Steinmetzarbeiten ..
id.
Feine Schieferwaren, ander
weit nicht genannt
id.
Statuen usw
id.
Steinwaren nur in Verbin-
dung mit Holz, und Eisen,
aus Marmor
id.
id.
Steinwaren in Verbindung
mit anderem Material ..
id.
id.
id.
Mühlsteine
id.
Polier-, Schleil-, Wetzsteine
usw
id.
id.
id.
id.
id.
Wârmeschutzmasse
Waren aus Asphalt
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
V. St. Amer
Gr. Britan.
Belgien.
Id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Italien.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
China.
Belgien.
Italien.
China.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
V. St. Ameri
Niederland.
Öst. Ungarn
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Menge m
Kilogramm
bezw stück
1.0653
460.646
36.567
40.974
53.100
1.187
1.301
5.200
2.260
3.035
2.899
5.870
Warengattung.
Zementwaren
Kalksaudsteine
Bauplatten, Bausteine usw.
ungefärbt
id.
id.
id. getarbt
id.
id.
Waren in Verbindung mit
anderen
Stoffen
Asbestwaren
id.
id.
id.
Waren, ganz oder teilweise,
aus Jet, Meerschaum us.
id.
id.
14., Tenwaren.
Mauersteine ( Lackziegel),
unglasiert
id.
id.
Dachziegel usw. unglasiert
id. glasiert
Rehren aus Ton, glasiert
oder unglasiert
id.
Waren a. gemeinem Stein-
zeug
id.
id.
Tabakpfeifen, einfarbig od.
weiß
id.
Feuerfeste Steine aller Art
id.
id.
id.
Feuerfeste Frzeugnisse aus
Ton
id.
Schmelztiegel usw. aus
Graphitmasse
id.
Bauzierate, Gesimse usw.,
aus Ton
Bodenplatten aus Ton
Wandbekleidungsplatten
aus Ton
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Ost.-Ungarn.
Frankroi 'h.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Öst.- Ungarn
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Gr-.Britan.
Belgien.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
12.314
1.977
1.129
5 46
1.248
1.104
1.500
460.103
9.810
64.290
8.210
69.322
800.198
12.706
5.409
7.350
1.005.558
188.7 60
42.276
15.291
1.699
2.441
5.895
Warengattung.
Wandbekleidungsplatten
aus Ton
Waren aus feinem Stein-
zeug usw.,
eintarbig
id.
id.
id.
id.
id.
mehrrarbig
id.
id.
id.
id.
Porzellanwaren
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
Porzellanwaren
Scherben undBruch aus Ten
15. Glas und Glaswaaren.
Glasmasse
id.
Hohlglas, gelarbl, unge-
schliffen usw
id.
id.
id.
id. geschliffen usw.
id.
id.
id.
id.
id.
Hohlglas, bermalt usw.
id.
id.
id.
Spiegel- und Tafelglas, un
geschliffen usw
id.
Spiegel- und Tafelglas, ge-
schliften
id.
id. belegt
id.
id.
Herkunfts-
land der
]
Waren.
Frankreich.
id.
Italien.
Gr.-Britan.
Öst. Ungarn.
Belgien.
id.
Niederland.
Gr.-Britan.
Frankresich.
Portugal.
Frankreich.
Schweiz.
China.
Öst.-Ungarn.
Gr.-Britan.
Belgien.
Niederland.
Japan.
V. St. Amer.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Niederland.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
ltalien.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Schweiz
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1.927
3.518
1.632
2.174
1.972
1.233
1.429
9.822
2.041
1.515
10.809
15.169
2.349
Warengattung.
Talelglas aller Art.(…)emalt
USV
id.
Trockenplatten, fur photo-
graphische Zwecke
id
id
id
Drahtglas
Uhrglaser usw
Brillengläser usw
Ferngläser,Mikroskope usw.
id.
id.
id.
Glasbehange usw
id.
id
Glasplattchen, Glasdusse
Glasperlen
id.
id.
Waren aus Glasflussen usw.
id.
Glaswaren, anderweit nicht
genannt
id.
id.
Glasmalereien
usw
id.
Glaswaren in Verbindung
mit anderen Stoffen
id.
id.
id.
id.
id.
16. Fdle Metalle u. Waren
daraus.
Bruchgold, gemunztes Gold
usw
id
Waren, ganz oder leitweise
aus Gold
id.
id.
Bruchsilber, gemunztes Sil-
ber usw
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Ost-Ungarn.
Belgin.
Gr.-Britan.
Belgier).
Frankreich.
id.
id.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
Belgien.
Gr.-Butan.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Öst. Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Öst.Ungarn
Belgien.
Frankreich
id.
Öst. Ungarn.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Schweiz
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
3(…)
1.973
1.735
Warengattung.
Waren ganz oder teilweise
aus Silber usw
id.
id.
17. Unedle Metalle und Wa-
ren daraus
Boheisen
id.
id.
id.
id.
Bohren und Walzen, roh
oder
bearbertel
id.
id.
Nicht schmiedbarem KunsL-
gußwaren.
id.
Rohe Eisenwaren aus nichL
schmiedbarem Guß
id.
Rohe Eisenwaren aus nicht
schmiedbarem Guß . . . .
Id
id.
id.
Maschinenteile u. andere
Eisenwaren bearbeitet..
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schmiedbares Eisen in
Station
id.
id.
id.
id.
id.
Blech, roh, gefirnißt usw.
id.
id. abgeschliffen
id. verzinkt, verzinnt
usw
id.
Weilblech, Dehnblech
Blech, gepreßt, gelocht
Draht, roll, gewalzt usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
id.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Schweden.
Frankreich.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Niederland.
Belgien.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Schweden.
V. St. Amer.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Norwegen.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Belgien.
Schweden.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich..
Frankreich.
id.
id.
Belgien,
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1.425.945
83.007
11.335
356.028
2.153
2.478
2.201
5.413
23.086
67.721
2.063
26.800
1.077
65.401
7 861
10.359
10.976
795.169
1.204
Warengattung.
Draht, roh, gewalzt usw..
Draht, vorzinkt usw
id.
Schlangenrohren, gewalzt
oder bearbeitet
Rohe Rohren aus Eisen
id.
id.
Bearbeitete Rohren a Eisen
Eisenbahnschienen usw.
Eisenbahnlaschen usw
id.
Rohe Eisenwaren
id.
id.
Maschinenteile, anderweit
nicht genannt
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Brucken und Bruckenbe-
standteile
id.
Ankertonnen, Glasbehaller
uswid.
Hahne, Anker,
Ambosse
uswid.
Kolbon und Rollen zu
Flaschenzugen
id.
Spaten, Schaufeln, Pllug-
scharen usw
id.
Heu-, Dünger-, Ruben-
gabeln usw
id.
Sensen, Sicheln usw
id.
id.
Sageblätter, auch unge-
zahnte
id.
Peilen und Raspeln usw. ..
id.
id.
Herkunfts -
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id
Frankreich
Niederland
Belgien.
id.,
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Schweden,
Schweiz.
Gr.-Britan.
Italien.
V. St. Amer.
Niederland.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Öst.- Ungarn.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Gr.-Britan.
Menge in
Kilogramm
bozw. Stück
1.015
4.338
34.019
1 .890
1.139
7. 734
14.492
1.546
48.540
2.458
18.575
4.861
3.200
3.509
1 .785
1 50
1 .402
Warengattung.
Bohrer, Zangen, grobe
Scheren usw
id.
id.
id.
id.
Reibahlen,
Meßwerkzeuge
usw.
id.
id.
id.
id.
Äxte, Hämmer, Uhrwerk-
zeuge
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Plluge und anderweit nicht
genannte eiserne Gerate .
id.
id.
id.
id.
Kratzenbeschlage
id.
Eiserne Spindeln
id.
Schrauben, Niete, Hufeisen
USW
id.
jdid.
Eisenbahnpuller usw
id.
Palenlachsen
id.
Andere Achsen
id
Wagen und Pufferledern ..
id.
Drablwaren
id.
id.
id
id.
Drahtslide usw
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Belgien.
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Italien.
Öst .-Ungarn.
Spanien.
Schweden.
Gr.-Britan.
V. St. Amer.
Frankreich
Schweiz.
Frankreich.
Italien.
V. St. Amer.
Belgin.
Ost. Ungarn.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Id.
Belgien.
id.
V. St. Amer.
Norwegen.
Gr.-Britan.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1.285
3.428
49.928
19.307
8.897
140.270
8.626
2.342
2.480
8.300
8.858
2.714
Warengattung.
Drahtstifte usw
Geschnitlene Nagel usw
id.
Haus u. Kuchengerate usw
id.
Einserne Ketlen
id.
id.
Trensen, Steigbügel,
Schlittschuhe usw
id.
Bau- und Mobelbeschlage
usw
id.
id.
Mobel, Möbelteile, eiserne .
id.
id.
Eiserne Messer, Scheren
usw
id.
id.
Kunstschmiedearbeiten
Federn,
Blankscheite
id.
Schreibfedern
id.
Nah-, Stricknadeln usw.
id
Brucheisen, Abfalle usw.
id.
id.
Aluminium, roh geschmie-
det usw
id.
Aluminiumwaren
id.
id.
Rohblei
Gewalztes Blei
Bleidraht
id.
Druckplatten aus Blei usw
id.
id.
id.
id.
Andere
Bleiwaren
id.
Zink, roh, usw
id. gewalzt usw.
id.
Zinkwaren
Herkunfts-
land der
Waren.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
V. St. Amer.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Gr.-Britan.
Belgien.
Schwiz.
Frankreich.
Id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Schweden.
Schweiz.
Öst.-Ungarn
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich,
id.
Menge in
Kilogramm
jezw. Stück
2.234
4. 533
5.782
1.936
1 . 404
45.469
3.014
5.541
1.247
3.114
2.936
Warengattung.
Zinkwaren
id.
Zinn, ruh. Bruchzinn
id.
id
Zinnwaren,
bearbeitel.
id
id.
Nickelmetall, roh
id.
Nickelwaren
Hohes Kupier u. Messing . .
id
Stangen, Bleche usw. aus
Kupier
id.
Kupterdraht
id
Drahllitzen,
Drahtseile
Druckplatlern aus Kupfer
id.
id
id.
id.
Metalltuch usw
id.
Haus
und Küchengeräte
aus Kupier
id.
Grobe Kupier- oder Mes-
singwaren
Id
id.
id.
id.
id
id.
Keine Kupier- oder Mes-
singwaren
id.
id.
id.
id.
kl
Id
id.
id
id.
id.
Unechtes Gold- und Silber-
gespinst
id
Herkunfts-
land der
Waren.
Öst.-Ungarn
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Gr.-BriLan.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Berlgien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Frankreich.
Belgien.
Ost. Ungarn
Niederland.
Frankreich.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Franreich.
Belgien.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn
V. St. Amer
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Gr.-Britan.
Schweiz.
Italien.
Ost.-Ungarn
Schweden.
Niederland.
Brit. Indien
Japan.
Egypten.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Menge m
Kilogramm
bezw.stück
1.792
1.250
1.344
3.92]
5.935
33.335
2.120
8.924
1.287
3.270
6.270
Warengattung.
Ganz oder teilweise vergol-
dete oder versilberte Me-
tallwaren
id.
id.
id.
id.
id.
Luxusgegenstande aus un-
edlem Metall
id.
id.
Gespinste aus unedlem Me-
tall
Andere Waren aus unedlem
Metall
id.
Geflechte mit Gespinstia-
den umwickelt
id.
Lautewerke, Sprech-
maschinen, Schrittzähler
id.
id.
id.
id.
id.
18. Maschinen, elektrische
Erzeugnisse, Fahrzeuge.
Andere,sonst nicht genannle
Kraftmaschinen
id.
id.
id.
id.
Näh-, Strickmaschinen usw.
und Teile davon
id.
id.
Maschinen zur Vorbereitung
von GespinsLen
Appretur- und Wascherei-
maschinen
id.
Feuerspritzen, Pumpen usw
id.
id.
Maschinen zur Bearbeitung
von Hölzern
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich
Belgien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Italien.
V. St. Amer
Frankreich.
Öst.-Ungarn.
China.
Frankreich
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
V. St. Amer.
Öst. Ungarn.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
Belgien.
Schweiz.
V. St, Amer
Frankreich.
Niederland.
Gr.-Britan.
V. St. Amer
Belgien.
id.
id.
V. St. Amer
Belgien.
V. St. Amer
Frankreich.
id.
V. St. Amer
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1.064
85.753
3.050
13.119
2.417
2.652
14.605
4.940
24.565
1.750
17,621
Warengattung.
Maschinen zur Bearbeitung
von Hölzern
Damplplluge, Mahmaschm
id.
id.
id.
Dresch-, Brauerei-, Malze-
reimaschinen usw
id.
id.
id.
id.
id.
Dynamomaschinen
id.
id.
id.
ElektriziLaLssammjer
id.
id.
id.
Kabel zur Leitung elektri-
scher Ströme
Bogenlampen, Scheinwerler
usw
id.
Elektrische Glühlampen
id.
id.
Andere elektrische Erzeug-
nisse
id.
id.
id.
id.
Fahrzeuge (Güterwagen
ungedeckt oder gedeckt).
Personenwagen ohne Leder
noch
PolsLerarbeil
Personenmolorwagen
id.
Personenmolorwugenteile
id.
Andere Motorwugenteile.
Motorfahrräder
id.
Motorfahrradteile
id.
Fahrräder
id.
id.
Fahrradteile
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Gr.-Britan.
Belgien.
Gr.-Britan.
V. Si. Amer.
Frankreich.
V. St. Amer.
Ost -Ungarn.
Schweden.
Gr.-Britan.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Italien.
Schweden.
Belgien.
Belgien.
Schweiz.
Gr. Britan.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Ost.-Ungarn.
Frankreich.
Schweiz.
Gr.-Britan.
Belgien.
Italien.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
Id.
Gr.-Britan.
Belgien.
Gp.-Britan.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
5.389
1 .310
40.022
92.363
322.176
6.405
3.985
158.876
129.233
16.445
1 .834
2.923
2.190
9.690
St.
id.
kg 7.455
id. 35.954
id. 4.230
St.
id.
kg
id.
St.
id.
id.
kg
id.
Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1911 aus dem Zollverein
nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden
Warengattung.
Fahrradteile
Zweiradrige Personen
wagen mit Dach
id.
id. Personenwagen.
Vierrädrige Personenwagen
mit Dach
Lastwagen, Lastschhtten .
id.
Fahrradteile aus Eisen
id.
id.
19. Feuerwaffen, Uhr,- Ton-
werke, Kinderspielzeug.
Handfeuerwaffen aller Art.
id.
id.
id.
Teile zu Handfeuerwat en .
id.
Taschenuhren aus Gold .
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren aus Silber...
id.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren aus unedlem
Metall
id.
id.
id.
id.
Uhrgehäuse und Uhrwerke.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Gi.-Britan.
Frankreich.
V. St. Amer.
Schweiz
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
V. St. Amer
Italien.
Frankreich.
Schweiz.
Öst .-Ungarn.
Belgien.
Italien.
Gr -Britan.
Belgien.
Öst.-Ungarn.
Schweiz.
Frankreich,
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw.Stück
kg. 1.635
St.
id.
kg
1 50
St.
id.
id.
kg.
55(…)
St
id.
id.
id. 2
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. 8
id.
id.
id.
id.
id.
Warengattung
Uhrgehäuse und Uhrwerke.
Wand-, Standuhren usw. ..
id.
id.
id.
id.
Uhrfurnituren aus unedlem
Metall
id
Turmuhren
Pfeifenurgeln, Klaviaturen.
Harmoniums
id.
Kaviere aller Art
id.
Streichtonwerkzenge
id.
id.
id.
id.
Blastonwerkzeuge
id.
id.
id.
id.
id.
Teile von Blas-und Streich-
tonwerkzeugen
id.
Harmonikas und Teile dav.
id.
id.
id.
id.
Saiten abgepaßt
Kinderspielzeug aller Art..
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunfts-
land der
Waren.
Schweiz.
Frankreich.
Öst .-Ungarn
Belgien.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Frankreich.
Belgien.
V. Ht. Amer
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Öst- Ungarn.
Frankreich.
id.
Italien.
Niederland.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
V. St. Amer.
Öst -Ungarn.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
id.
Italien.
Gr.-Britan.
Öst.-Ungarn.
Belgien.
Schweiz.
Menge in
Kilogramm
Bezw.Stück
St.
3.988
2.127
3.537
a) Bier
b) Branntwein mit Übergangsschein r. Alkohol
c)
id.
ohne
id.
id.
d) Kochsalz
e) Unbearbeitete Tabakblätter
Liter.
id.
id.
kg.
id.
3.918.804
101.965
14.158
1.210.925
398.541
Ausfuhr
von Waren, welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen Handel
stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des Jahres 1911.
Warengattung.
1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt
schaft und andere tierische und pflanz
liehe Naturerzeugnisse; Nahrungs- un
Genußinittel.
Ruggen
Weisen
Haler
Speisebohnen
Erbsen
Wicken
Lein- und Hanfsaat
Kleesaat
Grassaat aller Art
Runkelrübensamen
Andere Feld-, Gemüse- u. Blumensamen.
Frische Kartoffeln
Grün- und Rauch
futter
Frische
Küchengewachse
Artischoken, Pilze usw., getrocknet
Küchengewachse, getrocknet
Lebende Pflanzen
Blumenzwiebeln usw
Blumen, Blüten, Blatter, irisch
Weintrauben, frisch oder gegoren
Hasel- und andere Nüsse
Frische Äpfel
id.
Birnen
id.
Aprikosen
id.
Zwetschen
id.
Mirabellen
id.
Kirschen
id. Erdbe(…) ren, Himbeeren usw
Getrocknetes Obst
Gemahlenes Obst
Frische Orangen, Zitronen
Roher Kaffee
Getrocknete Zichorien
Tee
Linsen, Stroh usw
Stuhlrohr
Bau- u. Nutzholz, lediglich in der Quer-
richtung mit der Axt od. Sage bearbeitet
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg.bez. Stück
239.017
245.724
211.500
6.478
477.846
125.275
(…).461
175.690
23.510
1 50
2. 157
47.049
1.343
4.757
51 8
3.646
2.731
8.508.577
Fstm.
Warengatung.
Desgleichen lediglich in der Langsrich
tung mit der Axt beschlagen
id. gesagt
Paßdauben usw
Brennholz
Holzkohlen
Gerbrinden, auch gemahlen
Moos, Torfstreu usw
Terpentinharze
Arbeitspferde
Kutsch- und Reitpferde
Schlachtpferde
Abgesetzte Fohlen
Schweine
Federvieh
Frisches Fleisch
Schweinespeck
Federvich, zerlegt
Totes Haarwild
Totes Federwild
Würste aus Fleisch
Frische Fische
Schnecken aller Art
Sußwasserkrebse
Andere lebende Tiere
Schmalz
Talg von Hindern
Milch
Frische und gesalzene Butter
Kase aller Art
Eier
Honig
Bienenwachs
Schafwolle
Schafwolle, Ziegenhaare usw., roh
Pferdehaare, roh
Bettfedern,roh
und gereinigt
Hohe Kalbfelle
Hohe
Rindshänte
Hohe
Roßhaute
Schaf und
Ziegenfelle
Leimleder usw
Hasen- und
Kaninchenfalle
Felle zur Pelzwerkbereitung
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg, bez. Stück
98.600
239.467
10.000
704.500
156.579
Stück
id.
id.
id.
id.
2.216
30.943
1.122
7.697
10.022
1.724
5.039
51.709
42.165
26.531
6.226
75.829
186.539
1) Ausserdem wurden noch 148,464 Liter reinen Alkohol nach dem Zollvereinsland ausgeführt.
Waregattung.
Ticrische
Rohstolte
Mehl aus
Getreide
Sonstige
MülIereierzeugnisse
Fette Öle i n Fassern
id. in. Flaschen
Starkegummi
Branntwein i n Fassern1)
id. in Flaschen
Stiller Wein i n Fassern
Schaumwem i n Flaschen
Stiller Wein i n Flaschen
Wein m i t
Heilmittelzusatzen
Obstwein
Bier in Fassern
Bier in Flaschen
Essig in Fässern
Hefe, nicht
Wemhefe
Mineralwasser
Anderes natürliches
Wasser
Kleie
Rückstande, feste, von der Herstellung
fetter
ÖIe
Malz- und andere
Treber
Gewohnliches Backwerk
Feines Backwerk
Teigwaren
Zuckerwerk
Schokoladewaren
Säfte von Pilanzen usw
Früchte und Kuchengewachse zum fei-
neren Tafelgenuß
Nahr und Genußmittel in luttdlicht ver
schlossenen Behältnissen
Rauchtabak
Zigarren
2. Mineralische und fossile Rohstoffe
Mineralöle.
Gartenerde, Kies, Schlamm usw
Porzellanerde, Ton usw
Farberden
Kieselgur usw
Natürlicher Kalk
Gips
Zement
Roher Schiefer
Alabaster- und Marmorsteine, roh
Rohe, Steine
Antimonerze usw
Ausfuhr
aehLandern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg.bez. Stück
3.873
1.996
3.409
19.145
9.490
1.590
1.014
Lit. 697.210
7.736
428.259
46.171
307.501
97. 447
11.068.000
175.53
46.457.16
607.34
1.215.84
111 26
83.34
2.412.97
20.00
Warengattung.
Einsentz
Schlacken von Erzen
Steinkohlen
Stemkohlentzoks
Preßkohlen
Mineralschmierol
Pech. Teer usw
Stemkohlenteerol
Benzol,
Stemkohlenteerole,
schwere
3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichle,
Wachswaren, Seife und andere unter
Verwendung von Fetten, Ölen oder
Wachs hergestellte Waren.
Fichte
aller A r t
Feine
Wachswaren
Schmierseife
Feste Seite
Feine Seife
Andere
Schmiermittel
Schuhwichse, schwarze, nicht
flussige
Andere
SchuhwieLse
Putzmittel unter Verwendung von Fetten
usw
4. Chemische u. plarmazeulische Erzeurg-
nisse. Farben und Farhwaren.
Brom
Phosphor
Schwefel
Salzsaure
Schwefelsaure
Salpetersaure
Borsäure
Weinsteinsaure usw
Kohlensaures
Ammoniak
Kupfervitriol
Kalziumkarbid. usw
Zinkoxyd usw
Ruß, Buchdruckerschwarze
Bleiweiß
Tinte usw
Ölfirniß
Weinsteinfirnisse
Lackirnisse
Ölkitte
Äther aller A r t
Ausfuhr
lach Landern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg. bez. Stück
1.751.819.280
3.571.442
6.500
413.610
76.893
2.022
137.291
2.209
5.185
2.655
2.572
10 256
1 0 1
Warengattung.
Thomasphosphatmehl
Kunstliche
Dungungsmittel
Leim aller
Art
Anderweit nicht genannte
ver lichtete
Gase
Zubereitete
Arzneiwaren
Geheimmittel
5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe
und Waren daraus;
Menschenbaare
zugerichtete Schmuckfedern, Fächer (…)
Hüte.
Dichte
Seidengewebe
Streichgarn
Garne aller Art aus Wolle
usw
Fußbodenteppiche aus Wolle
Wollene Wirkwaren
Undichte
Baumwollengewerbe
Dichte Baumwollengewebe
Baumwollene Wirkwaren
id.
Schlauche
Gefarbtes Flachsgarn
Taue, Hängematten usw
Fußbodenteppiche aus Baumwolle
Gebleichte, dichte Leinengewebe
Wachstuch
Gewebe m i t Ölfirnis getrankt
Schmiergeltuch
LinoIeum
Kleider und Putzwaren ganz oder
teil-
weise aus Wolle
id.
aus Baumwolle
id.
aus anderen
Spinnstoffen
id.
aus wasserdichten
Stoffen
Blumen, Bluten usw
Schmuckfedern
Mannerhüte aus Filz
Hüte aus Stroh usw
Frauenhüte aller Art, ausgeputzt
Abfalle von Gespinsten
6. Leder und Lederwaren,
Kürschner-
waren; Waren aus Därmen.
Enthaarte Schaf- und
Ziegelfelle
Zugerichtetes Leder
Glacéleder
Ziegen-, Schafleder usw., lackiert und un-
lackiert
Schuhe aus Leder
Ausfuhr
nachLandern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg.bez. Stück
14.944.436
2.549
4.452
2.617
St.
id.
7.778
85.460
19.076
Warengattung.
Treibriemen nus Leder
Sattler- und Taschnerwaren
Zu Handschuhen zugerichtetes Leder
Lederhandschuhe
Nicht uberzogenes Pelzwerk
Überzogenes
Pelzwerk
Ausgestopfte Tiere usw
Abgenutzte Lederstücke usw
7. Kautschukwaren.
Geselmittene Kautschukplatten usw
Schlauche aus Kautschuk
Treibriemen
aus
Gespinstwaren
m i t
Kautschuk
Anderweit nicht genannte Kautschuk-
waren
Gespinstwaren aus Filz mit Kautschuk
8. Gepflochte und Flechtwaren aus pflanz-
lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren.
Grobe Korb(…)echterwaren usw
Feine
id.
9. Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaren.
Besen aus Reisig
Grobe Besen und Bürsten aus Borsten
Feine
id.
10. Waren aus tierischen oder pflanzlichen
Schnitz- oder Formerstoffen.
Waren, ganz oder teilweise aus Elfenbein
id.
Perlmutter
id.
aus tierischen Schnitzstollen
Bau- und Nutzholz, genutet usw
Grobe Botteherwaren
Mobel und Mobelteile, grobe unfurnierte
id.
furnierte
Tischler-, Drechslerwaren
usw
Möbel und Mobelhestandteile in V e r b i n -
dung
mit
anderen
Stoffen
Feine Holzwaren
Ge(…)lstenle
Mobel
mit
Überzug
Feine Korkwaren
Waren, ganz oder teilweise aus(…)llhorn
Stuhlrohr
Ausfuhr
nachLändern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg. bez. Stück
4.659
18.973
1.471
36.214
1.986
1,111
8.029
1.481
4.863
1 .999
1 0 2
Warengattung.
11. Papier, Pappe und Waren daraus.
Pappen aus Stroh, Holz usw
Packpapier
Schreib-, Losch
Druckpapier
Pustkarten m i t Bilddruck usw
Pappe und Papier, gestanzt usw
Papiertapeten
Spielkarten aller A r t
Photographisches Papier
Gelatinpapier
Düten, Briefumschlage aus Papier
Geschaftsbucher
Albums
Anderweit nicht genannte Papierwaren
Zigarrenspitzen usw. aus Papier
Papierspane
12. Bücher, Bilder, Gemälde.
Gedruckte Bucher
Bilder aller Art aus Papier
Gemalde und Zeichnungen
13. Waren aus Steinen oder anderen mine-
ralischen Stoffen (mit Ausnahme der
Tonwaren) sowie aus fossilen Stoffen.
Pflastersteine
Geschnittene Platten, ungeschliffene pp.
aus Alabaster
Schielerplatten
Grobe Steinmetzarbeiten
Feine
id.
Bildhaucrarbeiten aus Steinen
Schl if Polier- und Wetzsteine
Wärmeschutzmasse
Zementwaren
Kalksandsteine
Bauplatten, Bausteine usw., ungefarbt
id. gefarbt
Ast estwaren
14.
Tonwaren.
Mauersteine (Backsteine) usw . unglasiert
Pilasterplatten aus
Ton
Röhren aus Ton
Feuerfeste Steine aller Art
id. Frzeugnisse aus Ton
Ausfuhr
nachLandern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehoren.
kg. bez. Stuck
10.522
2.192
2,.398.750
9.700
7.388
72.562
1.006.291
123.270
3.219
4.480
23.300
2. 607
12.292
Warengattung.
Bodenplatten aus Ton usw
Wandebkleidungsplatten
Waren aus Steingut
Feine Tonwaren
Porzellanwaren
Porzellanwaren-Ablalle
15. Glas und Glaswaren.
Hohlglas, getarbt usw
id.
geschliften
Spiegel- und Tafelglas, ungeschliften
id.
geschliffen
Glas- und Schmelzwaren
16. Edle Metalle und Waren daraus.
Waren, ganz oder teilweise aus Gold
id.
aus Silber
17 Unedle Metalle und Waren daraus.
Roheisen
Rohren und Walzen, roh bearbeitet
Rohe Eisenwaren aus schmiedbarem Guß
usw
Maschinenteile u s w , bearbeitet
Rohluppen, Robschienen, Ingots usw
Schmiedbares Eisen i n Staben
Blech, roh, gefirnißt usw
id.
abgeschliffen, vernickelt
Eisendraht, roh oder gewalzt
id
gewalzt, vernickelt usw
Andere Rohren aus Eisen, roh
id.
bearbeitet
Eisenbahnschienen usw
Eisenbahnachsen usw
Rohe Eisenwaren, anderweit nicht gen
Maschinenteile
id
Ankertonnen usw
Rohrenverbindungsstücke
Spaten, Schaufeln, Pflugscharen usw
Heu-, Dünger- usw. Gabeln
Sensen, Sicheln
Sageblatter
Peilen und Raspeln
Bohrer, Zangen, grobe Scheren
Reibahlen,
Fraser
Axte, Hammer
Gerate für den landw. Gebrauch
Hufeisen
Ausfuhr
nachLandern,
welche nicht
zum
Zoliverein
gehoren.
kg. bez. Stuck
763.858
96.721
23.923
240.180
60.941.520
29.662
79.751
11.248
117.681.993
87.992.631
28.731
1,080
32.205.955
1.352
325.716
2.009
123.302
840.379
224.404
248.855
1.986
6.076
7.840
Warengattung.
Eisenbahnwagenfedern
Drahtwaren
Drahtstifte usw
Geschnittene Nagel
Haus- und Küchengerate
Fiserne Ketten
id. Mobel und Mobelteile
Feine eiserne Messer, Scheren usw
Brucheisen, Abfälle usw
Aluminium in Blocken
Aluminiumwaren,
fassoniert
Blei, Bruchblei
Andere Bleiwaren
Zink. Bruchzink
Zinkwaren
Zinnwaren
Zinnfolie
Kupfer roh
Stangen. Bleche aus Kupfer
Grobe Waren aus Kupfer oder Messing
Feine
id
Versilberte unedle Metallwaren
Schmucksachen aus unedlen Metallen
Lautewerke,
Sprechmaschinen
18. Maschinen, elektrotechnische Erzeug-
nisse, Fahrzeuge.
Dampf- und Tenderlokomotiven
Dampfmaschinen, Glasturbinen usw.
Ausfuhr
nachLandern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg. bez. Stuck
6.784
1 .300
3.687
28.910
1.109
2.538.170
1 .200
1.118
1.176
9.308
34 . 871
(…)
26.078
7.682
Warengattung.
Nah, Strickmaschinen
Feuerspritzen, Pumpen
Maschinen zur Bearbeitung von Metallen,
Holzern
Dampfptluge, Mahmachinen usw.
Dresch-, Mälzereimaschinen
Dynamomaschinen usw
Elektrizitatssammler
Elektrische Gluhlampen
Andere elektrische Erz(…)ugnisse
Guterwagenteile
Personenmotorwagenteile
Fahrradteile aus Eisen
Fahrrade(…)
19. Feuerwaffen, Uhren, Tonwerkzeuge.
Kinderspielzeug.
Handleuerwaffen aller Art
Taschenuhren aus Gold
Wanduhren usw
Uhrwerke
Klaviere aller Art
Streichtonwerkzeuge
Blastonwerkzeuge
Harmonikas
Saiten,
abgepaßt
Kinderspielzeug
Ausfuhr-
nachLandern,
welche nicht
zum
Zollverein
gehören.
kg. bez. Stück
3.952
3.189
118.000
1.600
St.
kg
CHEMINS DE FER.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1911.
Chemins de fer Guillaume-Luuxembourg.
Zusammenstellung
des Güterverkehrs der im Großherzogtum
gelegenen Stationen
der
Wilhelm-Luxemburg-
Bahn
Bezeichnung der Güter.
Abfalle
Baumwolle
Bier
Blei
Borke
Braunkohle
Cement
Chemikalien
Dachpape
Düngemittel
Eisen, roh
»
Luppen
» u. Stahlblech
»
u. Stahl
Eisenbahnschienen
Eisenbahnschwellen
Eiserne Achsen
»
Dampfkessel
»
Rohren
»
u. Stahldraht
» u. Stahlwaren
Sonstige Metallwaren
Eisernerz
Erde
Erze rohe Bleierze
Kupfererze
nach
Deutsch-
land.
4.274
3.681
42.113
854.633
70.727
41.576
46.483
24.778
8.405
1.206
3.773
1,034,431
4.840
nach
Frank-
reich,
Schweiz
Italien.
3.005
2.388
3.363
1.883
nach
Belgien,
Holland.
nach
Öster-
reich,
Rußland,
Donau-
lander.
nach der
Prinz-
Heinrich-
Bahn.
Versand in Tonnen.
9.797
38.891
56.357
11.059
557.822
1.983
2.342
14.677
2.390
2.006
3.400
1.046
3.978
168.614
47.933
Summe
ohne
Wilhelm-
Luxem-
burg-Bahn.
2.893
4.394
18.763
59.288
898.403
130.458
42.723
62.867
27.180
8.501
2.131
8.527
1.760 867
53.147
nach und
von der
Wilhelm-
Luxem-
bg.-Bahn
6.263
12.145
11.509
2.975
5.883
1.508
2.138
331.600
19.204
Bezeichnung der Güter.
Übrige Erze
Farbhölzer
Fische
Flachs
Fleisch
Garn
Getreide: Weizen
Roggen
»
Hafer
»
Gerste
» Hirse, Hülsenfrüchte
»
Mais
»
Malz
»
Leinsaat
»
Sämereien
Glas
Häute
Holz, Rundholz
» Nutzholz
» Brennholz
» aussereuropäisches
Holzzeugmasse
Hopfen
Jute
Kaffee
Kalk
Kartoffeln
Knochen
Knochen-Kohle
Lumpen
Mehl usw
Kleie
Obst
Öle u, Fette
Ölkuchen
Papier
Petroleum
Reis
Röhren von Ton
Rüben
nach
Deutsch-
land.
2.807
1.665
1.547
2.235
10.008
1.849
2.192
1.767
nach
Frank-
reich,
Schweiz,
Italien.
1.162
nach
Belgien,
Holland.
nach
Öster-
reich,
Rußland,
Donau-
lander.
nach der
Prinz-
Heinrich-
Bahn.
Versand in Tonnen
5.511
1.807
2.163
1.089
1.302
Summe
ohne
Wilhelm-
Luxem-
burg-Bahn.
3.362
1.079
2.444
2.444
7.558
2.644
6.235
1.393
11.640
1.857
3.494
2.549
nach und
von der
Wilhelm-
Luxern-
bg.-Bahn
1.046
1.657
1.564
1.564
2.214
2.684
6.253
1.886
2.950
7.138
1.469
Bezeichnung der Güter.
Rubensyrup
Salpetersaure
Salz
Schiefer
Schwefelsaure
Soda
Spiritus
Starke
Steine gebrannte
» bearbeitete
Steinkohlen
Steinkohlen-Brikets
Steinkohlen-Koks
Tabak roh
Teer
Ton waren
Torf
Wein
Wolle
Zink
Zucker
Sammelladungen
Sonstige
Guter
Summe
Pferde
Rindvieh
Schafe
Schweine
nach
Deutsch-
land.
20.364
3.132
15.580
1.173
2.190
9 277
2.225.188
3.467
3.610
18,836
nach
Frank-
reich,
Schweiz,
Italien.
1.196
16.618
nach
Belgien,
Holland.
nach
Öster-
reich,
Rußland
Donau-
lander.
nach der
Prinz-
Heinrich-
Bahn.
Versand in Tonnen.
3.815
1.089
691.677
2.603
21.167
2.565
282.006
Summe
ohne
Wilhelm -
Luxem-
burg-Bahn.
46.542
3.164
15.693
1.358
2.472
13.199
3.218.092
3.797
4.449
18.877
nach und
von der
Wilhelm.
Luxem-
bg.-Bahn.
87.647
16.073
7.376
541.637
12.463
1.039
15 428
Bezeichnung der Güter.
Abfälle
Baumwolle
Bier
Blei
Borke
Braunkohlen
Cement
Chemikalien
Dachpappe
Düngmittel
Eisen. roh
» Luppen
» u. Stahlblech
» u. Stahl
Eisenbahnschienen
Eisenbahnschwellen
Eiserne Achsen
» Dampfkessel
Röhren
Eisen u. Stahldraht
» u Stahlwaren
Sonstige Metallwaren
Eisenerz
Erde
Erze, rohe Bleierze
Kupfererze
Übrige Erze
Farbhölzer
Fische
Flachs
Fleisch
Garn
Getreide: Weizen
» Roggen
» Hafer
» Gerste
» Hirse, Hülsenfrüchte
» Mais
» Malz
» Leinsaat
» Sämereien
aus
Deutsch-
land.
5.727
20.080
11.867
5.579
2.084
13.345
1.668
17.027
3.972
3.495
3.423
5.495
116.734
46.012
12.947
2.332
2.446
aus
Frank-
reich,
Schweiz,
Italien.
1.456
aus
Belgien,
Holland,
aus
Öster-
reich,
Rußland,
Donau-
länder
Empfang in Tonnen.
4.558
5.643
1.774
10.814
24.965
14.562
1.989
5.801
von der
Prinz-
Heinrich-
Bahn.
1.029
4.360
2.888
6.150
200.147
8.760
Summe
ohne
Wilhelm-
Luxemhurg-
Bahn.
6.871
21.005
16.558
6.112
13.543
15.337
4.578
23.303
4.385
4.168
3.460
5.843
317.146
66.116
38.921
17.149
1.481
2.904
5.805
2.573
Bezeichnung der Güter.
Glas
Häute
Holz
Rundholz
»
Nutzholz
»
Brennholz
»
außereuropäisches
Holzzeugmasse
Hopfen
Jute
Kaffee
Kalk
Kartoffeln
Knochen
Knochenkohle
Lumpen
Mehl usw
Kleie
Obst
Öle u. Fette
Ölkuchen
Papier
Petroleum
Reis
Röhren von Ton
Rüben
Rübensyrup
Salpetersäure
Salz
Schiefer
Schwefelsäure
Soda
Spiritus
Stärke
Steine, gebrannte
» bearbeitete
Steinkohlen
Steinkohlen-Brikets
Steinkohlen-Koks
Tabak roh
Teer
aus
Deutsch-
land
1.712
6.359
12.637
22.921
6.554
2 809
1.197
4.694
1.154
1.715
1.952
61.244
109.631
42.374
1.345.792
1.130
aus
Frank-
reich,
Schweiz,
Italien
aus
Belgien,
Holland
aus
Öster-
reich,
Rußland,
Donau-
lander.
Empfang in Tonnen.
1.112
47.439
13.108
5.747
1.712
1.794
6.786
81.244
20.260
von der
Prinz-
Heinrich-
Bahn
1.814
1.657
1.504
19.728
Summe
ohne
Wilhelm
Luxemburg-
Bahn
1.811
1.286
7.364
14.238
24.763
55.650
17.421
1.381
5.358
7.247
2.210
1.369
1.515
2.881
1.022
2.433
1.952
2.548
88.478
1.292
190.919
62.694
1.437.277
1.102
1.190
Bezeichnung der Güter.
Tonwaren
Torf
Wein
Wolle
Zink
Zucker
Sammelladungen
Sonstige Güter
Summe
Pferde
Rindvieh
Schafe
Schweine
aus
Deuts h-
land.
1.149
2.611
15.086
1.929.506
1.309
4.716
4.135
aus
Frank-
reich,
Schweiz,
Italien
8.085
aus
Belgien,
Holland.
aus
Öster-
reich,
Rußland,
Donau-
lander.
Empfang in Tonnen.
2 692
262.427
2.328
von der
Prinz-
Heinrich-
Bahn.
3.317
258.086
2.916
6.893
Summe
ohne
Wilhelm -
Luxemburg-
Bahn
1.224
1.436
2.121
2.639
21.636
2.458.800
2.888
4.225
4.757
11.078
Durchgangsverkehr.
Von Kleinbettingen uber Diedenhofen
Von Kleinbettingen über Wasserbillig
Von Kleinbettingen nach der Prinz-Heinrich-Bahn
Von Diedenhofen über Kleinbettingen
Von Wasserbillig über Kleinbettingen
Von der Prinz-Heinrieh-Bahn über Kleinbetlingen
Von Gouvy über Diedenhofen
Von Gouvy uber Deutsch-Oth
Von Gouvy über Wilwerdingen
Von GOUVY über Wasserbillig
Von Gouvv über Rodingen-Grenze
Von Gouvy nach der Prinz-Heinrich-Bahn
Von Diedenhofen über Gouvy
Von Deutsch-Oth über Gouvy
Von Wasserbillig uber Gouvy
Von der Prinz-Heinrich-Bahn uber Gouvy
Von St. Vith uber Diedenhofen
Von St. Vith über Deutsch-Oth
Von St. Vith uber Rodingen
Von St. Vith über Hollerich
Von St. Vith nach der Prinz-Heinrich-Bahn
Von St. Vith über Gouvy
Von Diedenhofen über St. Vith
Von Deutsch-Oth über St. Vith
Von Rodingen uber St. Vith
Von der Prinz-Heinrich-Bahn über St. Vith
817.956 t.
33.053 »
41.111 »
968.436 t
53.750 »
42.983 »
140.411 t.
23.105 »
8.985 »
5.058 »
113.764 »
18.134 »
74.947 t.
103.140 »
605 »
8.730 »
224.095 t.
2.084 »
79.599 »
218.048 »
11.571 t.
9.437 »
34.646 t
104.765 t.
5 t.
25.290 »
892.120 t.
1.065. 169 t.
309.657 t
187.422 t
544.834 t.
164.706 t
3.163.908 t.
Betriebsergebnisse der Wilhelm-Luxemburg Bahn wahrend den Jahres 1911.
Befordet wurden:Personen
Guter
3.602.054
11.610.351 t.
Einnahmen aus dem Personenverkehr
Einnahmen aus dem Güterverkehr
Einnahmen außerdem
Zusammen
Kilometrischer Ertrag (196 Klm.)
1.993.000 m.
15.048.000
»
1.555.000
»
18.596.000 m.
94.878 m.
Chemins de ter Prince-Henri.
Lignes de Luxembourg, des Minières de l'Attert et de la Sûre.
Longueur en exploitation: 172 kilomètres.
I. Marchandises expédiées
1° pour l'intérieur du pays
2° vers la France
3° vers la Belgique
4° vers la Hollande
50 vers l'Allemagne
6° vers la Suisse
7° vers l'Italie
8° vers l'Autriche
9° vers l'Etat Danois
Ensemble
II. Marchandises importées
1° de la France via Rodange fr.
2° de la Belgique a) via Athus
b) via Sterpenich
c) via Benonchamps
d) via Gouvy
3° de l'Allemagne
a) via Esch (Thionv.- Karthaus)
b) via Kleinbettingen (Thionv-
Karthaus)
c) via Troisvierges(Ettelbrück
Luxernbourg-Esch)
d) via Troisvierges (Luxemb.-
Dippaeh)
e)via Wasserbillig (Thionville-
Karthaus)
f) via Wasserbillig (Luxbg.-
Dippach)
4° de l'Autriche
5° de la Hollande
6° de la Suisse
7° de l'Etat Danois
Ensemble
III. Marchandises en transit
par la ligne des Minières
via Esch-Athus ou inversém.
Total
T.
K.
1.724.014.680
27.503.620
1.321.397.000
38.248.090
790.690.700
9.865.710
5.693.400
1.610.710
691.460
3.919.715.370
362.518.130
439.393.120
38.048.070
6.797.410
13.118.560
427.265.800
7.221.290
57.703.900
546.721.620
30.071.750
549.784.900
484.000
1.423.410
1.740
10.000
2.480.563.700
140.587.200
6.540.866,270
T.
K.
1.621.316.560
13.800.020
1.197.654.330
30.391.640
749.760.330
9.267.510
3.726.010
1.831.990
703.500
3.628.451.890
409.159.770
458.114.250
33.076.730
6.751.460
11.369.430
263.228.630
13.869 760
37.665 460
421.268.380
33.109.500
547.147.300
585.800
244.810
25.310
2.235.616.590
139.058.240
6.003.126.720
Différence en faveur de
T.
K.
102.698.120
13.703.600
123.742.670
7.856 450
40.930.370
598.200
1.967.390
291.263.480
4.971.340
45.950
1.749.130
164.037.170
20.038.440
125.453.240
2.637.600
1.178.600
10.000
244.947.110
1.528.960
537.739.550
T.
K.
221.280
12.040
46.641.640
18.721.130
6 648 470
3.037.750
101.800
23.570
1° Les marchandises expédiées comprenaient
1° les marchandises expédiées comprenaient.
Minerais
Pierres
Acier
Fonte
Bois
Scories phosph
Divers
En tout 1911
Différences
en faveur de
1911.
1910.
Vers
l'Allemagne.
T.
K.
236.182.490
5.213.650
278.958.910
55.171.040
1.544.120
153.159.580
60.460.910
790.690.700
749.760.330
40.930.370
Vers
la Suisse.
T.
K.
9.066.250
110.000
140.500
548.960
9.865.710
9.267.510
598.200
Vers
l'Italie.
T.
K.
5.692.060
1.340
5.693.400
3.726.010
1.967.390
Vers
l'Autriche.
T.
K.
286.110
971.020
353.580
1.610.710
1.831.990
221.280
Vers
l'État
Danois
T.
K
691.460
691.460
703.500
12.040
Minerais
Pierres
Acier
Fonte
Bois
Scories phosphatées ..
Divers
En tout
Différences
en faveur de
Pour
l'intérieur.
T.
K.
1.030.718.550
151.410.560
19.738.160
27.115.700
8.670.710
15.882.050
470.478.950
1.724.014.680
1.621.316.560
102.698.120
Vers
la France.
T.
K.
7.900.000
1.096.550
4.513.080
80.550
321.200
300.910
13.291.330
27.503.620
13.800.020
13.703.600
Vers
la Belgique
T.
K.
1.071.977.020
2.480.700
176.559.740
31.719.440
351.680
16.482.680
21.834.740
1.321.397.000
1.197.654.330
123.742.670
Vers
la Hollande
T.
K,
1.855.700
33.000.760
660.000
2.731.630
38.248.090
30.391.640
7.856.450
2° Les marchandise importées comprenaient
Minerais
Pierres
Acier
Fonte
Bois
Scories phosph
Cokes
Houilles
Divers
En
tout
Différences
en faveur de
De
la France.
T.
K.
346.325.200
1.296.400
30.250
212.200
10.201.400
400.000
4.052.680
362.518.130
409.159.770
46.641.640
De
la Belgique.
T.
K.
57.934.650
505.750
750.170
266.200
108.900
246.415.800
59.841.260
131.534.430
497.357.160
509.311.870
11.954.710
De
l'Allemagne.
T.
K.
76.014.700
42.022.500
1.074.970
25.870.970
18.068.940
210.000
1.062.453.900
114.695.630
278.357.650
1.618.769.260
1.316.289.030
302.480.230
De
l'Autriche
T. K.
484.000
484.000
585.800
101.800
De
la Hollande.
T.
K.
1.423.410
1.423.410
244.800
1.178.600
De la
Suisse
T. K.
1.740
1.740
25.310
23.570
De
l'Etat
Danois.
T. K.
10.000
10.000
10.000
3° Les marchandises en transit par la ligne des Minières comprenaient
Minerais
Pierres
Acier
Fonte
Bois
Cokes
Houilles
Divers
T.
K.
65.588.000
15.000
15.996.570
30.230.790
2.054.000
9.541.000
17.161.840
140.587.200
T.
K.
83.935.630
850.670
4.192.800
27.744.300
41.000
5.777.000
12.106.500
4.410.340
139.058.240
Différences en faveur de
T.
K.
11.803.770
2.486.490
12.751.500
1.528.960
T.
K.
18.347.630
835.670
41.000
3.723.000
2.565.500
Resultats de l'exploitation.
Voyageurs
Marchandises
Nombre
Produit, bagages compris
Poids
Produit
Produits extraordinaires
Recettes diverses
Total
2.147.860
6.540.866.270
fr.
fr.
1.05.1495 90
6.367.851 26
46.208 11
4.635 21
7.472.190 54
Produit moyen par voyageur
Produit moyen par tonne de marchandises .
fr.
0.4905
0.9735
0.5024
1.0080
Produit kilométrique correspondant à
fr.
43.442 96
41.201 00
Ligne de Wiltz.
Longueur en exploitation: 20 kilomètres.
I Marchandises expédiées
1° pour l'intérieur du pays
2° vers la Belgique
3° vers la Hollande
4° vers l'Allemagne
Ensemble
II. Marchandises importées
1° de la Belgique a) via Schimpach fr
b) via Gouvy
2° de l'Allemagne a) via Troisvierges
h) via Wasserbillig
c) via Bettembourg
3° de la Hollande via Schimpach fr
Ensemble
III Marchandises en transit par la ligne de
Wiltz
via Kautenbach-Schimpach fr. et inversément.
Total
T.
K.
26.260.120
2.658 870
6.469.300
35.395.110
12.310.770
3.363.200
2.467.440
1.310.880
932.610
9.630
20.400.530
8.879.450
64.675.090
1910.
T.
K.
19.277 990
1.608 780
5.379.070
26.266.690
12.024.800
3.273.960
1.998.430
1.510.150
980.100
8.250
19.795.690
8.463.210
54.525.590
Différences en faveur de
1911.
T.
K.
6.988 130
1.050.090
1.090 230
9.128.420
291.970
89.240
469.010
1.380
604.840
416.240
10.149.500
1910.
T.
K.
199.270
47.490
1° Les marchandises expédiées comprenaient
Pierres
Bois
Scories phos
Divers
Totaux
En destination de
l'intérieur.
T.
K.
15.166.270
655.250
1.104.800
9.339.800
26.266.120
la Belgique.
T.
K.
582.780
1.047.370
1.028.720
2.658.870
la Hol-
lande.
T. K.
l'Alle-
magne.
T.
K.
337.500
400.080
5.731.720
6.469.300
En tout
T.
K.
16.086.550
2.102.700
1.104.800
16.101.060
35.395.110
1910.
T.
K.
8.214.800
1.640.910
1.442.000
14.968.980
26.266.690
Differences
en faveur de
1911.
T.
K.
7.871.750
461.790
1.132.080
9.128.420
1910.
.T.
K.
337.200
2° Les marchandises importées comprenaient
Pierres
Bois
Houilles
Divers
Totaux
Au départ de
la Belgique.
T.
K.
62.300
4.901.000
10.716.670
15.679.970
l'Allemagne.
T.
K.
411.350
59.410
1.036.000
3.204.170
4.710.930
la
Hollande.
T.
K.
9.630
9.630
En tout
1911.
T.
K.
473.650
59.410
5.937.000
13.930.470
20.400.530
1910.
T.
K.
84.000
417.370
5.939.000
13.355.320
19.795.690
Différences en faveur de
1911.
T.
K.
389.650
575.150
604.840
1910.
T.
K.
357.960
2.000
3° Les marchandises en transit comprenaient
Pierres
Bois
Houilles
Divers
Totaux
1911.
T.
K.
584.300
530.290
5.683.000
2.081.860
8.879.450
1910.
T.
K.
148.020
177.940
6.241.500
1.895.750
8.463.210
Différences en faveur de
1911.
T.
K.
436.280
352.350
186.110
416.240
1910.
T.
K.
558.500
Résultats de l'exploitation
Voyageurs
Marchandises
Nombre
Produit, bagages compris .
Poids
Produit
Produits extraordinaires
Recettes diverses
Total
105.705
64.675.090
fr.
fr.
46.176 28
80.770 00
5.055 75
231 51
132.233 54
Produit moyen par voyageur
Produit moyen par tonne de marchandises
fr.
0. 437
1.402
1..286
Produit kilométrique correspondant à
fr.
6.611 67
6.056.41
Chemins de fer secondaires.
Ligne de Luxemburg à Remich et de Cruchlen à Larochette
MOIS
Janvier
Février
Mars.
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Total
VOYAGEURS.
Nombre
27.119
20.215
24.908
27.943
36.400
29.060
33.765
38.067
38.667
28.689
29.340
27.062
367.235
Produit
FR. CT.
10.029 60
10.208 27
10.107 17
12.069 55
19.368 70
15.320 72
17.515 17
21.036 47
21.124 04
14.196 70
13.352 40
12.283 90
176.642 69
BAGAGES.
Poids.
KG.
35.450
30.160
32.-175
38.460
41.635
50.845
63.080
72.225
56.400
47.125
47.110
56.380
571.345
Produit
FR. CT.
480 75
407 65
472 35
532 15
588 50
703 90
857 55
958 85
883 80
635 55
553 90
672 05
7748 00
BÉTAIL.
Nombre
Produit
FR. CT.
366 80
230 65
385 80
305 05
306 35
324 50
330 10
353 50
299 25
309 30
292 70
333 76
3837 75
MARCHANDISES.
Poids
KG.
2.124.480
2.957.990
4.018.590
3.330.230
5.651.370
4.658.440
4.640.540
4.845.680
6.381.980
4.5()0.890
2.073.040
2.535.590
48.628.420
PRODUIT
FR.
CT.
4 835 80
6.129 10
7.788 65
6.835 25
8.351 36
7.294 20
6.457 65
6.914 10
7.502 70
6.493 25
4.905 10
4.49510
78.005 20
POSTE
et
DIVERS
Produit
10.577 66
Recettes totales
fr.
276.811 .30
Produit kilométrique correspondant
(40 kilomètres)
à 1911
à 1910
fr.
6.920 30
7.014 80
Chemins de fer cantonaux.
Lignes de Diekirch à Vianden et de Martelange à Nœrdunge.
MOIS.
1911.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
VOYAGEURS.
Nombre.
13.803
13.809
14.347
16.170
17.326
18.731
15.945
20.415
18.901
14.461
14.913
15.469
194.290
Produit.
FR. CT.
5.525 10
5.574 55
5.703 00
6.676 25
7.274 40
8.089 15
6.896 90
9.310 10
8.080 70
5.996 35
5.931 75
6.053 35
80.811 60
BAGAGES.
Poids.
KG.
12.830
11.900
11.930
13.690
14.310
15.335
19.500
12.050
18.380
16.360
15.510
13.490
175.285
Produit.
FR. CT.
135 70
129.45
125 85
162 60
167 30
181 75
222 20
224 80
212 40
178 45
142 90
147 90
2.031 30
MARCHANDISES
Colis et paquets.
Poids.
KG.
176.540
234 165
224.160
223.110
217.060
242.515
255.615
257 540
301 330
264 250
207 855
170.045
2.768.185
Produit.
FR. CT.
1.158 55
1.247 95
1.549 55
1.506 65
1.553 50
1.509 90
1.682 55
1.777 00
1.745 85
1.852 55
1.692 40
1.415 80
18.692 25
Charges complètes.
Poids.
KG.
1.484 640
1.845 370
3.775 700
3.690.480
4.259.150
3.774.110
3.593.110
4.246.240
3.875.740
3.528.380
3.478.190
2.475.340
40.026 250
Produit.
FR. CT.
4.427 95
5.167 85
10.480 25
10.993 20
12.897 10
11.474 50
10.704 35
12.400 70
11.622 80
10.799 35
10.307 15
7.751 90
119.027 10
BÉTAIL
et
diverses.
Produit.
FR. CT.
703 62
493 88
589 64
583 83
682 32
614 70
632 52
741 77
661 42
658.82
661 70
533 30
7.557 52
Recettes
totales.
11.650 92
12.613 68
18.448 29
19.922 53
22.574 62
22.170 00
20.138 52
24.454.37
22.323 17
19.485 02
18.735 90
15.912 25
228.419 27
Produit kilométrique correspondant à
(44 kilomètres)
fr.
4.653
5.191
Chemins de fer vicinaux
Ligne de Bettembourg Aspelt.
Produit kilométrique
(11 kilomètres)
fr. 3467 28
2801 49
MOIS
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre.
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
VOYAGEURS
Nu mitre.
5.123
4.983
5.513
5.949
5.411
6. 495
8.054
8.018
6.185
6.448
7.192
6.396
75.767
Produit.
FR. CT
1.531 12
1.497 35
1.571 80
1.949 40
1.747 70
2.301 90
2.916 95
2.909 20
2.245 65
2.113 85
2.247 85
1.910 05
24.942 82
Marchandises et bagages.
Kilogrammes
302.170
315.126
676.193
337.927
1.034.870
1.053.745
1.506.355
1.807.315
2.038.085
1.175.115
746.205
324.295
10.911.296
Produit
FR. CT.
407 50
517 05
879 10
547 10
1.113 90
1.127 10
1.515 40
1.883 25
1.953 85
1.194 65
920 45
579 75
2.639 10
RECETTES.
Diverses.
FR. CT.
11 90
13 15
13 20
79 75
58 25
119 25
56 15
47 75
56 10
47 85
43 05
558 15
Totales
FR. CT.
1.950 52
2.027 55
2.464 10
2.508 25
2.941 35
3.487 25
4.551 60
4.848 60
4.247 25
3.3:33 25
3.183 85
2.596 50
38.140 07
Chemins de fer vicinaux.
Ligne vicinale de Luxemhourg-Echternach.
Produit kilométrique
46 kilomètres
fr.
4.505 84.
4.486 65.
MOIS.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
VOYAGEURS.
Nombre.
17.741
16.313
16.932
22.150
22.599
23.684
20.395
22.774
24.437
16.912
18.403
17.199
239.539
Produit.
FR. CT.
8.458 95
8.031 85
9.073 20
11.995 75
15.063 30
17.592 65
12.374 00
14.904 20
16.557 25
9.885 60
10.198 20
9.416 35
143.551 30
Marchandises et bagages.
Kilogrammes.
1.823 690
2.421 460
2.829.050
2.573.070
3.102.465
3.057.810
2.571 990
2.840.770
2.719.945
2.792.715
2.142150
2.552.100
31.427.115
Produit.
FR. CT.
3.585 35
4.397 70
5.364 40
4.929 00
5.029 75
4.979 13
4.470 00
5.258 95
4.929 95
4.505 00
3.611 90
3.905 40
54.966 53
Recettes
diverses.
FR. CT.
428 66
283 41
363 49
415 37
958 06
546 05
756 76
1.011 26
843 08
489 06
451 60
2.224 04
8.770 84
Recettes
totales.
FR. CT.
12.472 96
12.712 96
14.801 09
17.340 12
21.051 11
23.117 83
17.600 76
21.174 41
22.330 28
14.879 66
14.261 70
15.545 79
207.288 67
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1911 comme suit
Président. M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alzette.
Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-
s.-Alzette; Robert Collart, maître de forges à Steinfort; André Duchscher, industriel à Wecker
Maurice Duchscher, industriel à Wecker); Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brassem
à Neudorf; Joseph Glesener, industriel à Wiltz; Pierre Hastert, meunier à Luxembourg-Grund
Joseph Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg; Jean Kna[f, négociant à Luxembourg; Guil-
laume Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Marie, négociant à Ettelbruck; Jules Mon-
genast, tanneur à Ettelbruck; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines-
Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Emile Schrœll, imprimeur à Luxembourg;
Jean-Pierre Soupert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Wurth-Weiler, directeur de la Banque
Internationale à Luxembourg; Paul Wurth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.
Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.
Luxembourg, le 5 mai 1912.
Le Secrétaire,
J.-P. SEVENIG.
*) Nommé membre par arrêté gr-d. du 22 Février 1911, en remplacement de M. André Duchscher,
décédé.
Le Président,
Léon METZ
SOMMAIRE.
Pages.
Considérations générales
Travaux de la Chambre de commerce
Minières
Métallurgie
Ateliers de construction
Le canal de jonction de la Chiers à la Moselle.
Mines de cuivre de Stolzembourg
Industrie du bâtiment
Ardoisières
Carrières
Faïencerie
Mosaïques et dallages céramiques
Industrie des ciments
Briqueterie mécanique
Tannerie
Ecorces à tan
Ganterie
Industrie textile
Teinturerie
Industrie du vêtement
Distillerie
Brasserie
Industrie des tabacs
Imprimerie
Horticulture
Conserves de légumes
Meunerie
Laiterie
Pages.
Mondorf-les-Bains
Viticulture et commerce des vins
Vins de Champagne
Industrie de la chicorée
Explosifs
Clouterie
Taillerie de diamants
Industrie de l'éclairage
Usine et Tramways électriques de Luxembourg.
Faillites et concordats
Bourses du travail
Assurances
Assurance-maladie
Caisse d'épargne et Crédit foncier
Banque Internationale à Luxembourg
Propriété industrielle
Mercuriales
Taxes communales d'octroi à Luxembourg. .
Statistique douanière.
Waren-Einfuhr
Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche
während des Jahres 1911 aus dem Zollverein
nach dem Großherzogtum Luxemburg einge-
führt wurden
Waren-Ausfuhr
Chemins de fer
Composition de la Chambre de commerce