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Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

60 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (60)

Texte législatif (60 Articles)

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Mémorial

du

Grand Duché de Luxembourg.

des

Großherzogtums Luxemburg.

Dimanche, 26 mai 1918.

N° 26.

Sonntag, 26. Mai 1918.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant

un relèvement des superficies cultivées.

Nous MARIE-ADÉLAÏDE,

par la grâce

de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg,

Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.;

Vu la loi du 15 mars 1915, conférant au Gou-

vernement les pouvoirs nécessaires aux fins de

sauvegarder les intérêts économiques du pays

durant la guerre;

Vu l'art, 27 de la loi du 16 janvier 1866, sur

l'organisation du Conseil d'État, et considérant

qu'il y a urgence;

Après délibération du Gouvernement on

conseil;

Avons arrêté et arrêtons

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Du 1er au 10 juin 1918 inclusivement,

il sera procédé à un relèvement de toutes les

terres servant à la culture, y compris les prés,

les pâturages et les vignes et à l'exception des

terrains boisés et haies à écorce, des jardins

d'agrément ainsi que des jardins potagers de

moins de 2 ares,

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de commission des collectionneurs régionaux de beurre.

Im Abweichung von Art. 2 des vor-

erwähnten Beschlusses vom 30. Oktober 1916,

ist die Entschädigung der Regionalsammler der

Landbutter auf 0,20 Fr. pro Kilogramm Butter

festgesetzt.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

In der Zeit vom 1. bis zum 10. Juni

1918 einschließlich findet eine Erhebung aller zum

Anbau dienenden Ländereien statt, einschließlich

der Wiesen, der Viehweiden und der Weinberge

und mit Ausnahme der forstwirtschaftlich be

nutzten Flächen, der Eichenschälwaldungen, der

Ziergärten und der Gemüsegärten von weniger

als 2 Ar.

Arrêté grand-ducal du 17 mai 1918, portant majoration des honoraires des membres des commissions des examens de maturité et de capacité aux gymnases et aux écoles indus-

Art. 20, Absah 1, des Großh. Be-

schlusses vom 14. Juli 1902 und Art. 19, Absatz 1,

des Großh. Beschlusses vom 15. Juli 1906, sind

abgeändert wie folgt

Jedem Commissionsmitglied wird eine Ver-

gütung von 150 Fr. zuerkannt, unbeschadet der

Reise- und Aufenthaltsdiäten, welche gemäß dem

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind-

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind- und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus- führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.

Les tabacs bruts et manufacturés

(n° 86 du relevé publié à l'art. 1er de l'arrêté

ministériel du 4 août 1916) ne sont plus admis

à la libre circulation entre le Grand-Duché et

les pays de l'Union douanière.

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind- und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus- führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.

Die Tabak und Tabakfabrikate (Nr. 86

des im Art. 1 des Ministerilbeschlusses vom 4.

August 1916, veröffentlichten Verzeichnisses) sind

nicht mehr zum freien Vertehr zwischen dem

Großherzogtum

und den Zoll-

vereinsländern. zugelassen.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Il sera procédé cette année à la des-

truction de l'attelabe de la vigne dans toutes

les vignes des bans de Machtum et de Mondorf.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Es wird dieses Jahr in dem gesamten

Weinbergsgebiet der Bäune Machtum und Mon-

dorf zur Vertilgung des Rebenstechers geschritten.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le régime du lait et de certains produit laitiers.

In Abweichung von Art. 1 des vor-

erwähnten Großh. Beschlusses vom 30. Oktober

1917, muß die wöchentliche Ablieferung an Milch

par vache en période de lactation ne pourra

être inférieure

a) dans les sections de commune où il existe

une laiterie coopérative à 30 litres de lait non

écrémé pour les détenteurs de deux ou de plu-

sieurs vaches laitières, et à 10 litres de lait non

écrémé pour les détenteurs d'une vache laitière

unique, outre, pour les deux catégories, le lait

correspondant aux quantités de beurre que les

intéressés retirent de la laiterie pour les besoins

de leurs ménages sur la base du rationnement

légal;

b) dans les sections de commune où il n'existe

pas de laiterie coopérative à 1 kg. de beurre ou

30 litres de lait non écrémé pour les détenteurs

de deux ou de plusieurs vaches laitières et à

375 grammes de beurre ou 10 litres de lait non

écrémé pour les détenteurs d'une vache laitière

unique.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de commission des collectionneurs régionaux de beurre.

Par dérogation à l'art. 2 de l'arrêté

du 30 octobre 1916 prévisé, le droit de commis-

sion des collectionneurs régionaux du beurre

de ferme est fixé à 0,20 fr. par kilogramme de

beurre.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Le relèvement aura lieu par communes;

l'exécution en appartiendra aux collèges des

bourgmestre et échevins.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de commission des collectionneurs régionaux de beurre.

I m ubrigen sind die Bestimmungen

der vorerwähnten Großh. Beschlüsse vom 4.

Juni, 5. Juli und 30. Oktober 1917 keineswegs

abgeändert.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de commission des collectionneurs régionaux de beurre.

Le présent arrêté entrera en vigueur

le 1er juin 1918.

Luxembourg, le 24 mai 1918.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

J. FABER.

Nach Einsicht des Beschlusses vom 30. Oktober

1916, betreffend das Regim der Butter;

Nach Beratung der Regierung im Kon-

seil ,

Beschließt

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de commission des collectionneurs régionaux de beurre.

Dieser Beschluß tritt am 1. Juni 1918

in Kraft.

Luxemburg, den 24. Mai 1918.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

J.

Faber.

Avis. — Service sanitaire.

Tableau des maladies contagieuses observées

dans les différents cantons du 13 au 27 avril

1918

N° d'ordre.

Cantons.

Localités.

Fièvre

typhoide.

Diphterie

Coqueluche.

Scarlatine

Variole.

Affections

puerpérales.

Esch-s.-Alz.

Mersch.

Clervaux.

Diekirch.

Redange.

Vianden.

Grevenmacher

Differdange

Esch-s.-Alz

Rœser

Larochette

Eidborn

Diekirch

Eppeldorf

Ermsdorf

Ettelbruck

Landscheid

Medernach

Bigonville

Walhausen

Graulinster

Oberwormeldange

Wormeldange

Total

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen

vom 13. bis 17. April 1918 festgestellten an-

steckenden Krankheiten

Avis. — Service sanitaire.

Tableau des maladies contagieuses observées

dans les différents cantons du 27 avril au 11

mai 1918.

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Verzeichnis der in den verschlieden Kantonen

vom 27. April bis 11. Mai 1918 festge, ellten

ansteckenden Krankheiten.

Caisse d'épargne. — A la date du 17 mai 1918, les livrets n°s 125218 et 192804 ont été déclaré,

perdus. Les porteurs des dits livrets sont invités à les présenter dans la quinzaine à partir de ce jour,

soit au bureau central, soit à un bureau auxiliaire quelconque de la Caisse d'Épargne» et à faire valoir

leurs droits. Faute par les porteurs de ce faire dans le dit délai, Ies livrets en question seront déclarés

annulés et remplacés par des nouveaux,

Par décision en date du 18 mai 1918, les livrets n°s 129405 et 214705 ont été annulés et remplacés

par des nouveaux.

Luxembourg, le 23 mai

1918.

N° d'ordre.

Cantons.

Luxembourg-ville.

Capellen.

Esch-sur-Alzette.

Luxembourg-camp.

Clervaux

Diekirch.

Redange.

Wiltz.

Vianden.

Echternach

Grevenmacher.

Bernich.

Localités.

Eischen

Hobscheid

Kœrich

Steinfort

Bettembourg

Differdange

Rumelange

Bertrange

Ernster

Steinsel

Heinerscheid

Erinsdorf

Ettelbrück

Medernach

Hovelange

Nœrdange

Redange

R

inberg

Perlé

Boulaide

Born

Wormeldange

Bous

Remich

Total

Fièvre

typhoïde.

Diphtérie.

Coqueluche.

Scarlatine.

Variole.

Affections

puerpérales.

Avis. — Règlement communal.

En séance du 18 mars 1918, le conseil com-

munal de Pétange a modifié les taxes de cor-

billard prévues par l'art. 7 du règlement com-

munal du 1er septembre 1905 sur le transport

des morts. — Cette modification a été dûment

approuvée et publiée.

Luxembourg, Ie 24 mai 1918.

Le Directeur général de l'intérieur,

M.

K O H N .

Bekantmachung. — Gemeindereglement.

In seiner Sitzung vom 18. März 1918 hat der

Gemeinderat von Petingen die in Art. 7 des

Gemeindereglementes vom 1. September 1905

vorgesehenen

Leichentransporttaxen

abgeän-

dert. - Diese Abänderung ist vorschriftsmäßig

genehmigt und veröffentlicht worden.

Luxemburg, den 24. Mai 1918.

Der General-Direktor des Innern,

M.

Kohn.

Avis.

Règlement

communal.

En séance du 11 avril 1918, le conseil com-

munal de Pétange a édicté un règlement de

police sur la sécurité publique durant la guerre.

— Ce règlement a été dûment publié,

Luxembourg, le 24 mai 1918.

Le Directeur général de l'intérieur,

M.

KOHN.

Bekanntmachung. — Gemeindereglement.

In seiner Sitzung vom 11. April 1918 hat der

Gemeinderat

von Petingen ein Polizeiregle-

ment über die öffentliche Sicherheit während des

Krieges erlassen. — Dieses Reglement ist vor-

schriftsmäßig veröffentlicht

worden.

Luxemburg, den 24. Mai 1918.

Der General-Direktor des Innern,

M.

Kohn.

Bekanntmachung.

Auf Grund par. 60 des Zollstrafgesetzes wird hiermit

zur öffentlichen Kenntnis gebracht,

daß am 25, Januar 1918 zu Kleinbettingen

in

einem

aus

Belgien

eingegange

7.50 kg Zigaretten beschlagnahmt wurden, die ein Unbekannter zurückgelassen hat.

Ansprüche auf diese Zigaretten sind bei der unterzeichnete Behörde geltend zu machen.

(Dritte und letzte Insertion der Bekanntmachung am 22. März 1918, «Memorial» Nr. 16,

S. 367).

Luxemburg, den 25 Mai 1918.

Großherzogliche

Zolldirektion.

Avis.

Titres au porteur.

Il résulte d'un exploit de l'huissier P. Wertzel à Luxembourg en date du 18 mai 1918 qu'il a été

fait opposition au paiement du capital de quatre obligations 4 % de la Société anonyme des hauts-

fourneaux et forges de Dudelange, actuellement, par suite de fusion, Société Anonyme des Aciéries

Réunies Burbach-Eich-Dudelange, établie à Dudelange, portant les N°s 9701, 9897, 9898 et 9899, émission

de 1895, série I, d'une valeur nominale de 500 frs. chacune.

L'opposant prétend que la feuille-capital des obligations dont s'agit a été détruite.

Le présent avis est inséré au Mémorial an exécution de l'art. 4 de la loi du 10 mai 1891, concernant

la perte des titres au porteur.

Le Ministre d'État, Président du Gouvernement,

L. KAUFFMAN.

Mémorial

du

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogtums Luxemburg.

Annexe au N° 26, 1918.

A mesure que la guerre se prolonge, ses répercussions sur la vîe économique s'étendent, se

précisent, s'exaspèrent. Deux phénomènes, le reuchérissement inouï du coût de la vie d'un côté,

l'effervescence dos prix: ainsi que la raréfaction croissante des matières premières et de tous les

produits de l'autre, continuent de dominer le mouvement industriel et Commercial. Autour d'eux

gravite un ensemble de faits qui se rattachent plus ou moins directernent à ces phénomènes avec

lesquels ils se CONFONDENT dans leurs causes et leurs effets,

Le coût de la vie, qui s'était fixé à un niveau inquiétant déjà on 1916, augmente toujours.

Partie des denrées les plus indispensables, l'exagération des prix a gagné successivement toutes

les choses destinées à la consommation et à l'usage. En 1917, la folio de la hausse, qui était restée

limitée aux denrées, s'est emparée également du vêtement, de la chassure et du logement. Elle

a abouti à une anarchie complète dans la fixation de la valeur don choses. l'édifice séculaire des

prix mi ébranlé. L'égoïsme économique dans ses formen les plus abjectes se donne libre carrière.

les prix maxima fixés par l'État sont impuissants à combattre ces debordements anarchiques.

L'appât du gain et un besoin inéluctable grossi par la psychologie des consommateurs alarmés

rendent illusoires les mesures coereitives prises par les administrations.

Noire activité économique tout on ralentissant non allure, n'a pas sensiblement modifié non

aspect général. En apparence du moins. L'industrie manque de matières premières, le commerce

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

PENDANT L'ANNÉE 1917,

Considérations générales.

de marchandises. Les diverses branches de notre industrie nationale restent à. la merci d'un marché

absolument désemparé. A l'exception de l'industrie du fer, qui tire ses approvisionnements du

sous-sol même, la production est paralysées par la rareté et la cherté de toutes les matières premières

nécessaires ainsi que du charbon. Encore cette industrie, gênée par les difficultés des approvi-

sionnements on cokes, renseigne-t-elle une production eu forte diminution. Certaines industries,

favorisées par les circonstances, continuent de réaliser des bénéfices exceptionnels: les autres,

au contraire,

et c'est le grand nombre

végètent péniblement et envisagent l'avenir avec

angoisse. L'anarchie des cours, en envahissant tous les éléments du prix de revient industriel,

matières premières, combustibles et salaires, a faussé l'organisation de l'industrie et complète-

ment désorienté la production.

Les entreprises de transport, sérieusement gênées par l'usure progressive et l'insuffisance,

regrettable du matériel, n'ont pas pu assurer toujours une régularité satisfaisante du trafic. D'ail-

leurs, les augmentations assez considérables des tarifs, survenues depuis, n'ont nullement com-

pensé le surcroît de dépenses résultant pour ces entreprises du renchérissement du charbon ut de

toutes les matières nécessaires ainsi que de l'augmentation des traitements et salaires. L'exploi-

tation, par conséquent, a été peu rémunératrice en général.

Le commerce (le banque a travaillé dans des conditions sensiblement meilleures. Tandis que

le commerce de gros est condamné à une inactivité forcée, la déchéance du commerce de détail s'est

rapidement affirmée. Si quelques branches du détail ont trouvé, pendant les premières années

de guerre, des accommodements avec une situation économique tourmentée, le. nombre des branches

qui se débattent au milieu de difficultés sans cesse renaissantes augmente de jour en jour. Les

stocks s'épuisent petit à petit, les magasins se vident, alors que les réapprovisionnements sont fort

précaires ou absolument impossibles. Beaucoup de détaillants en sont arrivés à devoir vivre de

leur fonds de commerce. Les rapports avec la client oie, jadis faits de confiance réciproque,

changent de forme et d'aspect, La défiance commence à les envenimer. La morale commerciale

elle-même s'en va sous l'action dissolvante des profiteurs et accapareurs qui sont devenus légion

ainsi que dans Je contact quotidien dos rastaqouères internationaux qui infestent le pays et vivent

en marge du commerce honnête.

La modification continuelle des formes et des procédés de la production est un fait économique

particulier aux circonstances critiques que nous traversons et s'impose à notre attention. Les

besoins concurrents, l'indigence des matières premières, l'insuffisance et la cherté de la main-

d'œuvre ainsi que le renchérissement effréné de tous les produits accessoires généralement quel-

conques l'ont poussée dans des voies nouvelles.

Le facteur qui contribue le plus puissamment, à la transformation étonnante de la production,

c'est sans doute la raréfaction inquiétante de la plupart don matières premières et le défaut complet

de certaines d'entre eIles. L'emploi des succès tend à se généraliser et. à envahir toutes les brauchen

•branches de la production. Leur emploi, que facilitent singulièrement l'habileté et la souplesse

de l'industrie et du commerce, défie absolument les calculs précis établis sur les variations de

l'offre et de la demande. La loi de substitution, à peine aperçue naguère encore et complètement

négligée, devient chaque jour plus efficace, grâce aux progrès de la science contemporaine, Son

action est 'prédominante dans les relations économiques. L'industrie, aidée par la. science, suscite

ainsi, soit des substances, soit des procédés, qui peuvent se remplacer entre eux, se suppléer les

uns les autres, de sorte que la;cherté ou le défaut de l'un provoque un plus grand emploi des autres.

C'est une concurrence naturelle «Mitre les choses.

fette loi a sauvegardé en une certaine mesure les intérêts de la société contre toutes les insuffi-

sances ou les prétentions excessives. Elle est partout aujourd'hui: elle s'applique aux personnes

et aux agencements industriels, aux marchandises et aux services. Non seulement pour la satis-

faction d'un même besoin il y a des succédanés, mais les besoins eux-mêmes se substituent; les

uns aux autres. Les essais de détermination du rapport (Mitre les besoins et les satisfactions, ainsi

que toutes les conjectures si souvent faites sur les prix qui doivent, résulter des diverses combi-

naisons de l'offre et de la demande, sont, aujourd'hui, pures curiosités de l'esprit, sans aucune

conséquence réelle.

La, qualité du produit se ressent de l'emploi des succédanés. Le produit, disions-nous dans notre

précédent rapport, s'aveulit en devenant anonyme, Il renie ses origines. Ses qualités individuelles

disparaissent. Les marques de fabrique aristocratiques qui traduisaient les progrès réalisés par

des générations de producteurs dont elles faisaient l'orgueil et la fortune., s'effacent de plus on

plus devant la camelote sans nom qui règne en maîtresse incontestée sur le marché.

Les tendances du marché financier, caractérisées par une augmentation démesurée des capitaux

disponibles et lus difficultés résultant de l'inflation de la circulation du papier, ne se sont guère

modifiées. Le volume des capitaux disponibles augmente toujours. En dépit du faux si bas de 2 %

bonifié par les banques, les dépôts et les comptes courants créditeurs s'enflent d'une année à l'autre.

Pour enrayer l'encombrement de la Caisse d'épargne par les capitaux disponibles, un arrêté du

5 avril 1917 décrète que l'établissement n'acceptera, pendant la durée de la guerre, aucun nouveau

dépôt sur les livrets existants dont le solde en capital atteint la somme de 1.000 fr. et que l'import.

d'un nouveau livret ne pourra excéder celle somme en capital. Cette mesure restrictive n'a pas

empêché l'avoir des déposants de passer de 91 millions à 101 .millions de francs. Les comptes de

depuis à la. Banque Internationale ont passé de 5,4 millions à 8,8 millions, et les comptes courants

créditeurs, de 73 millions à 92,5 millions de francs.

Les placements en fonds publics affectionment tout particulièrement les titres nationaux

dans lesquels des transactions assez intéressantes et fort caractéristiques pour la situation finan-

cière sont à signaler. Dans les ventes publiques qui se sont multipliées dans les derniers temps,

les titres indigènes trouvent des acquéreurs à des cours extremement élevés, alors que le marché

se montre très réservé pour les titres et étrangers,

Les phénomènes cirulaires que nous signalons ici depuis doux ans se sont manifestés avec

Une intensité croissante, Los billets de la Banque Internationale et les bons de caisse émis par

l'Etat ont completement déserté la circulation et ne s'obtiennent que contre un fort agio. La mon-

naie d'appoint, on dépit de la sursaturation incontestable du marché, thésaurisée également, ne

suffit toujours pas aux besoins des transactions courantes, l'agiotage s'exerce même sur la monnaie

de zinc. L'arrêté du 5 avril 1917 qui décrète certaine« mesures en vue du. retrait éventuel de la

monnaie de zinc de la circulation, a été encore impuissant à combattre la funeste manie de la thé-

saurisation de tout ce qui est métal.

A la défiance innée du grand public, des paysans surtout, contre le papier-monnaie en général

étaient venues s'ajouter des doutes sur le caractère réel den billets allemands dont le pouvoir libéra-

toire ne semblait pas suffisamment établi. Ces doutes avaient pris une certaine, consistance à la suite

d'un procès retentissant. Les mesures prises depuis par le Gouvernement, en établissant défini-

tivement le pouvoir libératoire des billets allemands, ont rassuré le public sur ce point. D'autres

mesures qui ont été prises pour combattre l'agiotage sur l'or et les billets nationaux, ont contribué

à leur tour à raffermir légèrement la circulation du papier. L'agiotage se cache, il ne s'exerce plus

que d'une façon clandestine.

Toutefois, les si nombreux inconvénients de l'inflation du papier-monnaie, dont le plus appa-

raît est la hausse inouïe des prix, énervent la circulai ion et conduiront fatalement à une démora-

lisation économique sans exemple. Le troc, aujourd'hui, commence à supplanter le commerce.

Le retour à cette forme de l'échange que d'excellents esprits attendaient du comptabilisme social

s'opère graduellement, dans les, petites transactions quotidiennes, par suite de l'imperfection de

l'instrument des échanges, le papier-monnaie.

Sur le marché du travail,, la situation est restée diverse et changeante, En général, on a relevé

un certain manque d'ouvriers industriels et à la journée, ainsi que de certains artisans. La pénurie

de la main-d'oeuvre industrielle et à la journée est le résultat de l'exode en masse de nos ouvriers

vers l'étranger où ils ont trouvé une occupation rémunératrice. La pénurie de la main-d'œuvre

dans certains métiers est due à la circonstance que, par suite de l'atonie prolongée qui régnait

dans ces branches pendant l'année précédente, la main-d'œuvre a déserté le métier pour accepter

des emplois faciles dans l'industrie métallurgique.

Cependant, le bilan des offres et des demandes de travail laisse apparaître une situation qui

continue, dans ses grandes lignes, celle de l'année 1916. Ce ne sont, à proprement parler, que les

ouvriers des différentes branches du bâtiment et de l'alimentai ion qui ont eu à souffrir du manque

de travail, lequel a été la conséquence directe du manque des matières premières, comme le cuir,

les étoffes, le fil, etc. Une amélioration de cette situation n'est pan à espérer avant le retour de la

paix. Il faut, au contraire, s'attendre à la voir s'aggraver encore.

Les résultats des assurances sociales

maladie et accident

permettent de suivre les Fluc-

tuai ions qui se sont produites sur le marché du travail au cours de la guerre.

Assurance-maladie

(Nombre des assurés)

44.040

35.801

33.395

37.653

Assurance-accidents

(Nombre des assurés)

55.297

1.1.972

42.018

42.100

13. 500

Salaires assurés

fr.

67.115.622

52 253.120

52.594.270

68.494.620

92,426.870

Les salaires, indécis au commencement de la guerre, continuent leur marche en avant. Ils

se sont élevés par soubresauts brusques ils ont doublé, voire triplé suivant les occupations.

Leur

taux, comme de toutes marchandises, se règle sur le coût de production du travail dont ils Traduisent

les vicissitudes. Le travail non qualifié, en particulier, montre des mouvements de hausse souvent

désordonnés. Il faut convenir d'ailleurs que le salaire, aujourd'hui, est plutôt un salaire nominal

qui n'a plus qu'un vague rapport avec le salaire réel.

Si les ouvriers ont pu adapter sans difficulté leurs salaires aux conditions nouvelles de l'exis-

tence, les auxiliaires de l'industrie et du commerce employés techniques et commerciaux, qui peu-

vent difficilement changer d'emploi, glissent le long de l'échelle sociale pour descendre dans la

misère. L'industrie, les sociétés financières, les entreprises de transport et aussi une série de maisons

de commerce ont accordé à leur personnel des indemnités de renchérissement qui compensent

en une certaine mesure le surplus du coût de la vie. Il n'en est pas partout de moine, surtout du

personnel employé dans les maisons de moindre importance.

D'après une statistique établie par la Fédération nationale des employés privés dans une

demande adressée à la Chambre des députés, les appointements des employés de commerce oscillent

autour des moyennes suivantes

Age

14—16 ans

10—20

20—25

25—40

Vendeurs

fr. 30 50

50—80

100—150

150 200

Employés

aux écritures

fr. 50 90

100—150

160—180

Magasiniers

fr.

100 —125

130—150

Les appointements des comptables varient de 100 à 250 fr. Pour le personne) féminin, l'échelle des

appointements dépasse rarement les deux tiens de ceux du personnel masculin.

D'ailleurs, les indemnités de renchérissement octroyées à un grand nombre d'employés, outre

qu'elles sont fort diversen, ne représentent qu'un faible équivalent du .surcroît de leurs dépenses.

Si l'ouvrier, jadis victime ,aujourd'hui bénéficiaire en quelque sorte de la loi d'airain des salaires,

est resté Gros-Jean comme devant, l'employé achève de consommer les réserves amassées pendant

des jours meilleurs. Sa rémunération reste au-dessous du coût de production de son travail.

Le tableau aussi bref que peu réjouissant que nous venons de donner de notre activité éco-

nomique est nécessairement incomplet, une grande partie du mouvement industriel et commercial

échappe aujourd'hui à notre appréciation. Mais s'il est difficile de dresser un tableau exact de

l'année 1917, les faits économiques ne dérobant souvent à notre examen, il devient de plus en

plus oiseux de se livrer à des .sapputation d'avenir,

En temps normal on dispose d'un certain nombre d'indices qui, interprétés à la clarté den expé-

riences pansées, permettent de déterminer, au moins dans se« grandes lignes, la marche des évé-

nements économiques futurs. l'alternance des périodes de prospérité et de crises offrait une régu-

larité telle qu'on pouvait ne hasarder à pronostiquer l'allure générale de« affaires plusieurs années

à l'avance, Et s'il était possible alors de se tromper quant à l'échéance des phénomènes prévus,

il était difficile de se inéprendre .sur l'ordre de leur succession, Le mécompte le plus grave que pût

infliger la succession den événements se bornait à quelques mois de retard ou d'avance.

Aujourd'hui, au contraire, nous flottons dans le vague den suppositions, et si les leçons du

pansé peuvent nous être de quelque secours, ce n'est plus que de façon négative, puisque c'est

pour nous prouver combien peu de crédit il est prudent d'accorder à des conceptions que les évé-

nements ont démontrées fausses en tous point H, Les contradictions ont été flagrantes autant que

nombreuses entre les suites réelles de l'état de guerre et les prédictions naguère émises à cet égard

par los plus distingués dos économistes.

Nous voulons bien admettre que dos conditions spéciales et échappant aux provisions Les plus

sages sont venues exercer leur action sur le cours des événements, et que certains phénomènes

dont nous sommes témoins présentement et qui nous paraissent dos défis à la logique économique

ne survivront pas aux causes qui les provoquent. Il est cependant à croire que les conséquences

de la guerre ne deviendront perceptibles que lorsqu'elles seront libres de se manifester sans entrave,

c'est-à-dire quand la guerre aura pris fin.

Toutefois, un grave péril semble menacer notre organisation économique actuelle, le socialisme.

d'État continuateur des institutions nécessitées par la guerre.

L'intrusion d'éléments louches dans le commerce a conduit l'Etat et les municipalités à prendre

en mains la répartition d'une série de marchandises pour mettre les consommateurs à l'abri des

manœuvres honteuses qui les guettent partout. L'esprit interventionniste, suscité par l'exploi-

tation des masses, est arrivé .logiquement au remplacement de l'action individuelle par l'action

collective, c'est-à-dire à l'absorption partielle du commerce libre pur le commerce dirigé par

l'État et les municipalités. Ainsi plusieurs branches à tous leurs degrés sont menacées dans leur

existence même par les expériences collectivistes.

Il est incontestable .que le commerce, pris au dépourvu par une désorganisation subite de

tous les marchés, n'a pu suffire à son rôle. Mue intervention administrative n'a pu être évitée.

Mais son élimination lente serait aussi regrettable au point de vue économique qu'au point de vue

social, outre que les accusations dont on l'accable sont le plus souvent imméritées et partent d'une

ignorance complote des faits.

Les expériences du socialisme étatiste et municipal ont conduit, au demeurant;, à des échecs

retentissants. 11 est difficile à ces .institutions de se soustraire aux ingérences politiques et d'é-

viter les pernicieuses influences du parasitisme bureaucratique et paperassier. Les audaces de

conception et les timidités d'exécution qui. proviennent des expériences faites marchent de pair,

(l'est un système qui, manifestement, ne convient pas à nos démocraties individualistes.

Si, aussitôt la paix rétablie, le commerce ne peut être réintégré immédiatement dans toutes

ses fonctions, il est désirable que les institutions collectivistes créées par la guerre disparaissent

progressivement. Au point de vue économique, l'intervention de la collectivité met des entraves

à l'action de tous, la décourage et l'arrête; elle force l'individu à prendre une fausse direction;

elle engendre les injustices; elle provoque des abus, des exactions ; elle énerve l'initiative indivi-

duelle qui est le principe même de la vie sociale. En dehors de la répartition eu vertu de la loi de

l'offre et de la demande d'après le pouvoir d'achat de chacun, règle précise et fixe, tout est arbi-

traire et caprice.

En résumé, l'avenir, qu'il serait oiseux de vouloir scruter, à côté des problèmes économiques

et sociaux d'une gravité exceptionnelle, laisse entrevoir une liquidation extrêmement douloureuse.

De l'amoncellement de ruines, de haines, de misères et de charges intolérables surgira nécessaire-

ment un ordre nouveau. Mais rétablissement de cet ordre ne se fera pas sans difficultés. D'ailleurs

le retour de la .paix ne terminera pas le temps des épreuves, Ce n'est pas, en général, pendant la

guerre, ni au lendemain même de la paix, .qu'un peuple, au point de vue économique,souffre le

plus des sacrifices et des privations que la lutte lui a imposés. Pendant la guerre il vit sur ses ré-

serves et sur son capital. Les émissions de papier-monnaie exercent une action excitatrice tempo-

raire, comme tout accroissement: de monnaie. Il semblerait: que les capitaux et l'activité fussent

accrus. Le rétablissement de la paix détruit le mirage: il rappelle à la perception de la réalité.

En attendant, la guerre continue won œuvre stupide. La destruction aveugle sévit: les villes

sont saccagées, les vaisseaux coulés, les richesses ensevelies, les vies humaines anéanties; plusieurs

génération

achèvent de se débiter.

La morale économique, c'est-à-dire la règle immuable de l'activité humaine à laquelle des

siècles avaient donné une assiette définitive, est en train de sombrer dans la débâcle.. Et s'il est

vrai que le progrès est en raison directe de l'action de l'homme sur les choses et en raison inverse

de l'homme sur les hommes, les années que nous vivons marquent un étrange retour en arrière de.

l'humanité.

Travaux de la Chambre de Commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées eu 1917, nous signalons parti-

culièrement celles qui suivent

Canalisation de la MOSELLE.

Voulant préciser de nouveau l'attitude de l'industrie luxembourgeoise dans la question de.

la canalisation de la Moselle, remise à l'ordre du jour par une requête du « Verband für Kanali-

sienmg der Mosel und der Saar», la Chambre a adopté à l'unanimité, dans sa séance du 31 mai,

la résolution suivante

« In der .Frage der Mosckanalisierung; steht die Handelskammer nach wie vor auf dem Stand-

punkt;, den nie in vollem Einverständnis mit der eingesessenen Industrie, in ihren fräheren Ein-

gaben an die Regierung vertreten hat,

» Die Kammer erblickt in der Kanalisierung der Mosel und der Saar ein großzügiges Verkehrs-

internehmen, dessen ungeheure Tragweite für die wirtschaftliche Entwicklung der berührten

Industriegebiete sie rückhaltlos anerkennt.

Das .Interesse der einzelnen Reviere an dem gemein-

tiimwn Unteruchmen wird wiederum durch die Standorte der industriellen. Werke bedingt, mich

denen sich die zu erwartenden Vorteile richten. Für die .luxemburgischen Werke, die weit abseits

von der Mosel liegen, würde sich aus der Durchführung (ICH Kanälen eine

Interessenverschiebung

inbezug auf die Erzeugungs- und Absatzverhältnisse der Montanprodukte ergeben.

Sie sahen

sich daher veranlaßt, um eine Verschiebung der Wettbewerbs Verhältnisse zugunsten der an oder

in nächster Nähe der Mosel gelegenen lothringischen. Werke zu verhindern, die bekannt im Aus-

gleichsforderungcn zu stellen. Diese Forderungen, welche im Rahmen des Projektes zu verwirk-

lichen wären, betreffen

1. Den Anschluß der luxemburgischen Werke an die kanalisierte Mosel durch, einen Stich-

kanal oder durch einen Verbindungskanal mit dem französischen Kanal netz und Aufnahme dieses

Kanal es an das Moselkanalisierungs - Unterruchmen als gemeinsames Verrechungsobjekt,

» 2. Falls diese Kanäle nicht zur Ausführung; gelangen könnton, Bau einer Schleppbahu bis

in das Zentrum der luxemburgischen. Eisenindustrie und gleichzeitig Einführung von Fracht-

ermäßigungen sowohl auf don Rohmaterialien als auf den Fertigerzeugnissen als Kompensation

für die Vorteile, welche den dicht an der Mosel gelegenen Werken durch die Kanalisierung entstehen.

» Unter .Berücksichtigung dieser Ausgleichsforderungen ist die luxemburgische Montanindustrie

weiter bereit, die Bestrebungen des Verbandes für Kanalisierung der Mosel und der Saar nach

Kräften zu fördern.»

Réduction des tarifs pour ICH cokes et les ministres entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle

Dans sa requête du 23 novembre 1916, la Chambre avait réclamé la réduction des tarifs pour

les cokes et. les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle que le Gouvernement

prussien s'était engagé d'accorder à l'industrie lorraine-luxembourgeoise, et qui devait coïncider

avec l'ouverture du canal du Rhin à Berne. L'administration des chemins de fer impériaux ayant

cru devoir écarter cette réclamation, la Chambre a adressé au Gouvernement, le 4 août, la requête

suivante

« Die Handelskammer glaubt, sich mit der vorläufigen Zurücksetzung der Ansprüche der luxem-

burgischen Montanindustrie auf die .Frachtermäßigung auf Eisenerz und "Koks, welche der Vor-

stand der Kaiser!. Deutschen Betriebsverwaltung mit dem Hinweis auf die durch den Krieg her-

vorgerufenen. Verschiebungen begründet, nicht bescheiden zu können.

» Dem Südwesten ist;, wie bekannt, diese umfassende Tarifermäßigung einerseits als Entschä-

digung für die Ablehnung der Moselkanalisierung und andrerseits als Ausgleich für die dem Nord-

westen aus dem Bau des Rhein-Herne-Kanales erwachsenden Vorteile von der preußischen Staats-

verwaltung zugesagt worden. Sie wurde von dem preußischen Minister der öffentlichen Arbeiten

als eine « moralische Verpflichtung» dahingestellt, und von dem Landeseisenbahurat am 13. De-

zember 1913 mit überwiegender Mehrheit befürwortet.

»Die ermäßigten Tarife sollten gleichzeitig mit der Inbetriebnahme den Rhein-Herne-Kanales

in Kraft treten. Wie wir bereits in unser Eingabe vom 23. November ausgerührt, steht dieser

Kanal seit geraumer Zeit in Betrieb. Zeitungsnachrichten zufolge hat der Frachtverkehr dort

einen beträchtlichen Umfang angenommen. Da die Voraussetzungen für die Gewährung der er-

mäßigten Tarife somit längst gegeben sind, so ist unsere Forderung nur eine Forderung der Billig-

keit.

»Es sei uns noch gestattet, erneut darauf hinzuweisen, daß die kriegerischen Ereignisse das

luxemburgische Montanrevier in. weit höherem Maße als die übrigen Reviere des Zollvereins-

gebietes in Mitleidenschaft, gezogen haben. Die gegenwärtige Zeit drängt daher in ganz besonderem

Maße dazu, die Tarifermäßigungen in Kraft zu setzen. »

Tissus.

a)

Mesures à prendre, en vue. «d'assurer l'approvisionnement du pays.

Sur la question des mesures à prendre eu vue d'assurer l'approvisionnement du pays en tissus,

la Chambre a présenté au Gouvernement, le 26 janvier, les desiderata suivants

La Chambre croit savoir que les stocks d'étoffes de. tous genres dont dispose encore le commerce

sont extrêmement restreints: ils ne doivent guère dépasser 25% des quantités qu'il détient en temps

normal. Dans ces circonstances, on peut se demander si la mesure envisagée par le Gouvernement

(le recensement des tissus) est appelée à donner un résultat pratique quelconque. La seule annonce

du recensement forait, de plus, disparaître aussitôt une partie des tissus encore disponibles et

l'opération tomberait dans le vide. Elle aurait pour unique effet de donner une nouvelle poussée

aux prix déjà exorbitants on stimulant les accapareurs d'un côté et les consommateurs de l'autre.

Du jour au lendemain nous verrions se produire dans le commerce des tissus et du vêtement un

désarroi voisin de la panique.

La Chambre donne à considérer au Gouvernement s'il ne semblait pas indiqué alors de diriger

ses efforts dans une autre direction, L'assainissement du commerce des tissus s'impose eu tout

premier lieu. Il est notoire; que, les ventes par filières s'exercent sur une large échelle dans cette

branche. Les annonces qui paraissent chaque jour dans nos journaux en témoignent. Les accapa-

reurs et les profiteurs de tout acabit, qui sont aujourd'hui légion, ont raflé depuis un certain

temps tous les tissus sur lesquels ils ont réussi à mettre la .main.

Elle a donc l'honneur de proposer au Gouvernement d'étendre incessamment l'arrêté du

29 décembre .1.9.1.6 aux tissus de tous genres et de veiller à la stricte exécution des dispositions

interdisant les ventes par filières.

A cette occasion, la Chambre s'est demandé encore s'il n'y avait pas lieu d'entreprendre des

démarches en vue d'obtenir l'importation de tissus de Hollande. Ce qui fait surtout défaut en ce

moment ce sont les étoffes pour vêtements de travail. Parmi les étoffes, dont le besoin se fait le

plus particulièrement sentir, nous citerons les cotonnades pour tabliers, les cretonnes blanches, les

futailles rayées et à carreaux, les toiles on fil et eu mi-fil, les cretonnes écrites, les toiles blanches

pour tabliers, les tricots pour hommes et enfants, les caleçons pour hommes et enfants, les

costumes bleus pour ouvriers et les doublures.

La fabrication d'une série de ces articles, surtout dos costumes bleus pour ouvriers, qui non!-

le plus demandés à l'heure actuelle, est très développée ou Hollande. Il est donc permis de supposer

que ces articles y offrent une certaine marge et que des propositions d'achat auraient quelque

chance de succès. Il demeure bien entendu que le Gouvernement chargerait dm achats une personne

compétente connaissant à fond la fabrication et le commerce des tissus; Les achats seraient l'ail s

pour le compte du Gouvernement qui fixerai! les prix de vente.

Comme la pénurie des tissus menace de perdurer encore quelque temps après la guerre, on

peut se demander également si les achats de tissus en Hollande, même si leur importation ne pou-

vait avoir lieu qu'après la. guerre, ne constituerait pas une mesure, de prévoyance et de sage admi-

nistration.

b) Réglementation du commerce.

À la date du 28 septembre, répondant à une invitation du Gouvernement de lui soumettre

des propositions concernant la réglementation définitive, du commerce des tissus, la Chambre a

complété ces desiderata comme suit

Un examen approfondi des propositions formulées par le Gouvernement laisse apparaître

les nombreuses difficultés dont n'entoure cette question. Nous ferons remarquer tout d'abord que

les stocks disponibles n'offrent aucune marge sérieuse; il est notoire ensuite que la plupart des

étoffes dont s'alimente actuellement notre commerce sont introduites en contrebande, soit; de Bel-

gique, soit d'Allemagne. Lew prix d'achat, tout comme les prix de vente, sont nécessairement

alors des prix de fantaisie.

Ainsi que nous l'avons exposé dans notre avis du 26 janvier dernier, la seule annonce d'une

mesure coercitive projetée par le Gouvernement ferait disparaître aussitôt la majeure partie des

stocks encore disponibles. L'opération tomberait dans le vide. Elle aurait pour unique effet de sti-

muler davantage les accapareurs, et le commerce des tissus ne se ferait plus que d'une manière

clandestine. Un essai de réglementation officielle a été fait en Allemagne; la Chambre croit savoir

pourtant que les résultats obtenus ne sont rien moins qu'encourageants.

Néanmoins, la Chambre estime, elle aussi, qu'il importe de trouver une solution définitive

au problème des tissus, si difficile qu'il soit. A cet effet, elle propose au Gouvernement de saisir

d'urgence du projet de réglementation une commission composée de spécialistes de la branche des

tissus, de nommer dans cette commission MM. Glesener et .Knaff, de la part de la Chambre de

commerce, et de leur adjoindre plusieurs membres à choisir eu dehors de la Chambre.

Office de contrôle des prix.

Consultée par le Gouvernement sur une demande de l' union pour la défense des intérêts

des consommateurs, de Dudelange, la Chambre a étuis l'avis suivant

Les denrées et autres articles d'usage quotidien, qui échappent à la réglementation, admi-

nistrative, atteignent aujourd'hui des prix exorbitants, parfois fantastiques.

Cette situation est vivement à déplorer. Mais la Chambre se demande quel tempérament

un Office de contrôle pourrait apporter à l'allure désordonnée des prix, Ces articles varient à l'in-

fini suivant leur qualité, marque, provenance, etc. Fixer un prix marchand au milieu de la tour-

mente économique que nous traversons, le faire observer surtout, serait extrêmement difficile,

sinon impossible. Les prix officiels marchent de pair avec la saisie des marchandises. Bans saisie

ils ne sont qu'un leurre. Quel résultat pratique peut-on attendre de la fixation officielle de prix

marchands, en supposant même des sanctions légales? Aucun. Du moment qu'un prix officiel est

fixé, la marchandise disparaît du marché; elle se cache le commerce revêt des formes clandestines

et les prix officiels sont esquivés. L'Office en question ne serait alors qu'une superfétation, une

institution de façade sans aucune autorité réelle et ses décisions seraient sans efficacité. Beule la

concurrence de l'État et des communes a. réussi jusqu'ici à tempérer les prix dann une certaine

mesure.

Quant à la vérification des denrées dont s'occupe également la requête, il semble qu'elle, est

suffisamment réglée par la loi de 1881 sur la falsification des denrées et boissons alimentaires qui

en soumet le commerce à la surveillance de l'autorité.

Impôt sur les houilles, les Cokes et les briquettes,

Appelée à donner son avis sur la question de l'introduction d'un impôt sur les houilles, les

cokes et les briquettes, en conformité avec l'impôt projeté en Allemagne, la Chambre s'est pro-

noncée

cuits

La Chambre estime que la quote-part du Grand-Duché dans le produit du nouvel impôt

allemand sur les houilles, les cokes et les briquettes devrait être calculé sur la base des quantités

introduites dans le pays. Notre consommation de combustible minéral, de coke surtout, par suite

du développement considérable de la grosse métallurgie, est extrêmement forte par rapport au

chiffre de la population. Calculée sur la base des quantités importées, la quote-part donnerait

l'expression exacte de l'impôt que l'Allemagne se propose de percevoir indirectement sur la con-

sommation luxembourgeoise. Elle serait la ristourne intégrale du prélèvement de 20 % sur les

expéditions de combustible minéral qui nous seront faites.

Le calcul de notre quote-part sur la base du chiffre de la population, c'est-à-dire l'établisse-

ment d'une «Steuergemeinschaft» ne permettrait pas une compensation adéquate et équitable

des charges que l'impôt allemand sur le combustible minéral nous réserve.

Modifications et ajoutes temporaires au règlement d'exploitation des chemins de jet

Guillaume-Luxembourg.

La Chambre est unanime à constater que dans l'état de crise des transports que nous traver-

sons, toute mesure destinée à atténuer la pénurie du matériel roulant mérite de fixer l'attention.

Dans différents communiqués à la presse, elle a recommandé aux industriels de charger et de dé-

charger promptement les wagons. Néanmoins, elle ne saurait recommander l'extension de la taxe,

de chômage aux dimanches et aux jours fériés. Cette mesure se traduirait,, dans ses ultimes consé-

quences, par un relèvement indirect des tarifs.

Il lui semble d'ailleurs que les traités de raccordement avec la grande industrie diminuent

très sensiblement l'importance de la question.

Régime des cigarettes.

Les maisons intéressées, consultées par la Chambre de commerce, se sont déclarées d'accord,

dans l'intérêt de la liberté des échanges avec les autres pays du Zollverein, avec l'introduction

dans le Grand-Duché du nouveau régime des cigarettes, décrété en Allemagne.

Ces maisons ont fait observer cependant que notre industrie des cigarettes est dans des condi-

tions plus désavantageuses que l'industrie allemande par rapport à l'adaptation des machines à

des formats plus réduits. La livraison des pièces de rechange, rubans et rouleaux de papier,

qui sont soumises à des autorisations d'exportation, peut demander des mois, alors qu'il serait tout

aussi difficile d'être servi à temps par les monteurs spéciaux.

Si donc, en principe, des Objections sérieuses ne sauraient être présentées au sujet de l'intro-

duction du nouveau régime des cigarettes pour la date du 1er septembre 1917, des exceptions de-

vraient être prévues pour les cas où des fabricants de cigarettes seraient dans l'impossibilité de

procéder à l'adaptation de leurs machines pour la date fixée, Toutes les maisons luxembourgeoises

seront probablement dans ce cas. De l'avis don intéressés, ce régime d'exception devrait être étendu

jusqu'à la fin de décembre.

De plus, les intéressés engagent le Gouvernement à n'employer auprès des autorités alle-

mandes, afin que, jusqu'à l'adaptation définitive des machines, des difficultés ne pourront être

faites à l'importation et à la vente des cigarettes luxembourgeoises on Allemagne pour de légères

différences de poids avec les nouveaux formats.

Office du commerce et du travail et questions connexes.

Sur les propositions d'une commission spéciale, composée de MM. Buchholtz, Duchscher,

Knaff et Pescatore, la Chambre de commerce a émis l'avis suivant sur la proposition de loi relative

à la création d'un Office du commerce et du travail et les diverses questions s'y rattachant

Sous la dénomination « Office du commerce et du travail» on propose de créer une chambre

consultative de l'industrie, du commerce, du métier et du travail, destinée à remplacer; en l'élar-

gissant considérablement, la Chambre de commerce actuelle. L'Office représenterait les intérêts

généraux, économiques, sociaux ou professionnels, des groupes qui le composent. Chaque groupe

délibérerait séparément sur ses intérêts spéciaux, mais les résolutions prises seraient soumises à

la réunion plénière de tous les groupes. Les membres seraient nommés par le Gouvernement sur

la proposition des associations ou syndicats intéressés. Le nouvel organisme- serait appelé surtout

à réaliser les aspirations, très légitimes d'ailleurs, des artisans, employés privés et ouvriers, qui

réclament des représentations officielles.

A première vue, la proposition, qui est d'une originalité incontestable et frappe par sa simpli-

cité, apparaît comme très rationnelle. Par une centralisation ingénieuse l'éparpillement des repré-

sentations économiques et professionnelles est évité. Un autre effet de cette centralisation, et non

des moindres, serait de cultiver la paix sociale par une collaboration intime des différents groupes

au sein d'une même corporation, donnant lieu, par un contact permanent, à un échange d'idées

ininterrompu sur les questions communes, Cette perspective est naturellement faite pour séduire

les sociologues.

Envisagée de près, la proposition apparaît tout autre. L'Office serait auprès des pouvoirs

l'interprète des intérêts généraux des différents groupes. Ses avis, cependant, ne seraient transmis

au Gouvernement qu'après avoir passé par les délibérations de l'assemblée plénière qui transfor-

merait et modifierait au gré d'une majorité fortuite, indifférente, mal renseignée ou hostile, les

résolutions prises par chaque groupe. Dans leur forme définitive, les avis de l'Office risqueraient

fort de n'être plus l'expression intégrale des aspirations du groupe dont ils émanent, mais des avis

quelconques, sophistiqués par rassemblée plénière, et renseignant imparfaitement les pouvoirs

qui ont besoin de connaître, pour s'orienter dans leur œuvre législative ou administrative, les sen-

timents vrais, nets et clairs de chaque groupe de citoyens sur les diverses questions. La centrali-

sation conduirait, on le voit, à un résultat contraire au but que les pouvoirs d'un côté, et les groupes

intéressés de l'autre, se proposent- d'atteindre. Ceux-ci veulent éclairer, ceux-là être éclairés. Les

pouvoirs désirent être renseignés aussi exactement que possible nur les besoins et les aspirations

des différents groupes, qui, à leur tour, désirent les renseigner aussi exactement que possible. Le

nouvel organisme les en empêcherait. Les pouvoirs sont suffisamment outillés pour peser les inté-

rêts divergents, contradictoires, souvent hostiles, et établir une juste compensation d'où sort

l'intérêt général. L'Office ne le serait pas. Ses moyens d'action seraient nécessairement limités.

Quel est alors le sens de cet organisme intermédiaire, franchement nuisible quelquefois, gênant,

dans la plupart des cas, et superflu toujours, qu'on se propose, de créer? Voudra-t-on empêcher

la lumière de se faire pleine et entière sur les diverses questions économiques et sociales, les autorités

de voir clair?

C'est là le sentiment à peu près unanime de tous les intéressés. La Chambre de commerce,

en sa qualité de représentation officielle de l'industrie et du commerce, a régulièrement écarté les

propositions successives tendant à introduire l'élément artisan ou ouvrier dans son sein. Les arti-

sans rejettent l'idée de collaborer avec les autres groupes. Les employés privés et ouvriers, dans

leur grande majorité, ne voient nul avantage dans cette centralisation; ils s'en accommoderaient

faute d'obtenir une représentation autonome, et encore sous la réserve d'une autonomie parfaite.

Tous les groupes, en un mot, aspirent à des représentations autonomes. On a encore émis l'idée

de réunir les différents groupes sous une dénomination collective pour les laisser libres ensuite de

délibérer en parfaite indépendance ou bien de ne délibérer en commun que sur des questions d'ordre

général. Ce serait, virtuellement, l'autonomie intégrale ou partielle. On créerait un organisme

centralisateur pour arriver à la spécialisation. Du projet il ne resterait que l'enseigne.

Au demeurant, le fonctionnement d'une chambre réunissant des éléments aussi disparates

serait fort précaire, sinon impossible. Ce point a déjà été examiné dans notre avis du 30 décembre

1903 sur la réorganisation de la Chambre de commerce. A cette époque, la question se, présentait

encore sous une forme moins générale et partant moins compliquée: il s'agissait de la situation

du métier. La Chambre a fait valoir alors: 1° que la mission économique du commerce e,t de. l'in-

dustrie d'une part et celle du métier d'autre part sont tellement divergentes qu'une collaboration

féconde au sein d'une même corporation est impossible; 2° que l'exclusion du métier est justifiée

ensuite par la divergence de ses intérêts avec ceux du commerce et de l'industrie qui produirait

un frottement nuisible à la bonne marche des affaires et donnerait lieu à des conflits incessants;

3° que les travaux d'une chambre d'artisans sont orientés de préférence vers les questions sociales,

alors que l'activité des chambres de commerce se concentre sur les questions économiques, les

échanges et les moyens de communication; 4° que, par suite de la diversité des professions, un

travail en commun est fort difficile, les artisans confinés dans leurs spécialités manquant de l'élé-

vation de vues nécessaires pour apprécier les besoins des autres branches, tandis que les industriels

et commerçants manqueraient d'une juste appréciation des intérêts professionnels du métier.

Ce sont, en résumé, les objections que les chambres de commerce prussiennes ont formulées, on

1895, contre la représentation du métier dans leur sein. L'adjonction d'un nouveau groupe, des

employés privés et ouvriers, dont les préoccupations sont tournées exclusivement vers les questions

sociales, multiplierait les frottements et augmenterait les difficultés du travail en commun, c'est-

à-dire compliquerait encore le fonctionnement de l'organisme.

Il nous semble d'ailleurs que le moment est mal choisi pour des expériences politico-sociales

et courir après des formules, originales sans doute, mais stériles. Le fait que la formule proposée

n'a trouvé d'application nulle part en dit assez sur sa valeur pratique: il prouve qu'elle n'est pas

réalisable. De généreux théoriciens ont recommandé tour à tour le groupement de l'agriculture,

de l'industrie, du commerce et du métier eu des « Wirtschaffskammern» ou bien le groupement

des artisans, employés et ouvriers en des chambres professionnelles; d'autres, enfin, ont rêvé de

chambres groupant les patrons et les ouvriers. Les États modernes ont cherché dann un autre sens

ils ont appliqué la formule opposée, la spécialisation den représentations.

Laissons donc ces sujets à thèse pour des jours meilleurs. Voyons plutôt quelle solution la

question a trouvée ailleurs, spécialement en Allemagne, dont les institutions commerciales nous

servent si souvent de modèle. Tous les États fédéraux, jusqu'aux plus petits, ont des chambres

de commerce électives réunissant les mandataires de l'industrie et du commerce. Les «Handels-

und Gewerbekammern», qui existaient autrefois eu Bavière et eu Saxe et qui comprenaient deux

sections distinctes, l'une pour l'industrie et le commerce, l'autre pour le métier, ont été dissoutes,

leur fonctionnement ayant donné lieu à des difficultés. Elles ont été transformées en chambres

de commerce proprement dites (reine Handelskammern). Une proposition récente tendant à insti-

tuer des chambres spéciales pour le petit commerce (Kleinhandelskammern) vient d'être définiti-

vement écartée, ces organismes étant considérés comme faisant double emploi avec les chambres

de commerce, comme un encombrement inutile. Le métier a trouvé une représentation autonome

dans les chambres d'artisans. Les plus petits États n'ont donc pas craint l'éparpillement des repré-

sentations. Quant à la question des chambres du travail, elle est toujours restée on suspens. La,

représentation du commerce et de l'industrie ,en France, offre une organisation similaire.

Notre Chambre ne saurait, en, conséquence, recommander la centralisation des représentations

en un Office commun. Elle estime qu'il est préférable que chaque groupe s'occupe de ses intérêts

on parfaite indépendance.

Ses desiderata sur la question de la création d'un Office du commerce et du travail et les ques-

tions connexes peuvent se résumer ainsi

a) Elle veut une Chambre de commerce parfaitement autonome représentant les intérêts de

l'industrie et du commerce. Une réforme de la Chambre actuelle ne doit se faire que sur la base

élective avec le registre de commerce pour la, reconnaissance des droits d'électeur. Cette réforme

lui donnerait un surcroît d'autorité et de considération. La proposition qui. défère le choix des can-

didats aux associations ou syndicats, et qui aurait pour conséquence le retour à l'intolérance syn-

dicale des siècles passés, doit être écartée.

b) Elle engage le Gouvernement à accorder aux autres groupes

artisans, employés privés

et. ouvriers — des représentations officielles, autonomes également, conformes à leurs intérêts.

La Chambre déplore les improvisations plus ou moins heureuses qui encombrent et déplacent

à tout instant la question des corporations représentatives et égarent l'opinion publique. Elle prie

encore le Gouvernement de l'aire une œuvre franche, sincère et durable, et de ne pas sacrifier, par

des compromis, les intérêts permanents à des intérêts passagers.

La statistique du production (voir pages 18 et 19), établie par l'Administration des Mines,

renseigne pour 1917

Nombre des ouvriers occupés

Production totale

Prix de vente moyen par

tonne.

Bassin

d'Esch.

fr. 1.129.250 fr.

4.12

Bassin de

Rumel.-Dudel.

1.727.550 fr.

3.78

Bassin de

Differd.-Lamadel.

.1130

1.645.150 fr.

4.61

Totaux.

4.501.950

4.17

Minières.

La production moyenne par ouvrier ressort à 1.077 tonnes 217 kg. d'une, valeur de 4.491,99 fr.

La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats

suivants

Nombre des ouvriers occupés

Production totale

Valeur de la production

Prix moyen par tonne

1916.

t.

6.752.207

fr

. 23.024.145

3,41

1917.

t.

4.501.950

fr. 17.833.214

4,17

L'extraction du minerai de fer est allée s'abaissant graduellement à partir du mois d'août 1916

qui marque le sommet de la courbe dont l'origine remonte au printemps de la même année. A cette

époque, le marché commençait à s'alourdir visiblement. La demande se montrait moins pressée,

le volume des expéditions se rétrécissait. De mois en mois, le recul se précisait davantage. Les

premiers mois de l'année 1917 renseignent déjà, une diminution d'environ 100.000 tonnes sur les

chiffres correspondants de l'année précédente.

Les résultats de la statistique de production traduisent cette situation. Le total de l'extraction,

qui était encore de 6.752.200 tonnes en 1916, est descendu à 4.501.950 tonnes, soit une diminution

de 30 % comparativement à l'année précédente.

Ce sont essentiellement les exploitations privées, dépendant directement du marché libre,

qui ont pâti de cette situation. Vers la fin de l'année, le chômage y était à peu près complet. Par

contre, l'extraction marchait toujours à pleine allure dans les concessions des usines métallur-

giques, qui, si elles n'avaient pas l'emploi immédiat des quantités extraites, travaillaient sur chantier.

Deux circonstances, la diminution des besoins de l'intérieur coïncidant ave

une réduction

sensible des demandes à l'exportation, ont déterminé ce recul dont l'ampleur est faite pour alarmer.

La métallurgie luxembourgeoise, insuffisamment approvisionnée eu cokes, a été forcée de restreindre

l'allure de sa production, d'où est résultée une diminution correspondante de la consommation

de minerai. D'autre part, la concurrence des minerais de Briey, favorisée par des tarifs avantageux

et l'établissement de communications plus directes, a conduit à l'évincement progressif des minerais

luxembourgeois sur le marché allemand. En présence des facilités qu'offre depuis quelque temps

l'approvisionnement des hauts fourneaux du Bas-Rhin et de la Westphalie en minerais de Briey,

l'intérêt pour les minettes luxembourgeoises, plus pauvres, est en forte décroissance.

Au demeurant, la consommation est loin d'atteindre le niveau de l'extraction, déjà ni réduite.

Les usines métallurgiques ont occupé la main-d'œuvre devenue disponible par suite du ralentisse-

ment de la production du fer dans leurs exploitations minières. Il en est résulté un accroissement

très considérable des stocks: 456.647 tonnes contre 51.550 tonnes à la fin de l'année précédente

ont été versées au dépôt.

Le mouvement en avant de tous les facteurs qui concourent à la formation du prix de revient

du minerai, salaires, explosifs, bois de mine, etc., s'est fortement accentué. Du côté des salaires

nous constatons une nouvelle hausse de 45% pour les mineurs, de 60% pour les rouleurs et de

46 % pour les hommes de journée. La fourniture des explosifs, plus satisfaisante en général qu'en

1916, s'est faite, à des cours en forte hausse. Les prix du bois de mine, par suite de la pénurie des

charrois, se sont maintenus à des niveaux élevés, mais les mesures administratives, en limitant

les exportations, ont assuré l'approvisionnement régulier des mines en même temps qu'elles ont

enrayé l'effervescence des prix.

Le marché du travail a conservé un aspect normal. La main-d'œuvre devenue libre dans les

exploitations privées a été absorbée par les concessions des usines métallurgiques. Un l'ait à relever

est le recul énorme du rendement des ouvriers qui ne dépasse pas sensiblement les deux tiers du

rendement de 1916. La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq der-

nières années

Production moyenne

t. 1.262.328

1.140.391

1.392.793

1.446.485

1.077.217

Valeur

fr. 3.782,64

3.604,30

4.420,40

4.932, 33

4.491,99

La moyenne des cours des minettes, qui était de 3,51 fr., ressort à 4,17 fr., soit une augmen-

tation de 0,66 fr. à la tonne. Malgré l'atonie de la demande, les prix, très fermes avec une tendance

à la hausse, ont fortement prononcé leur mouvement en avant. La mine caleareuse 30 %

se vendait 5 fr. avec une augmentation de 0,50 fr. sur le % de fer, la mine silicieuse, très recherchée,

partait de 4,75 fr. pour atteindre 5,25 à 6,50 fr. dans certains marchés; la mine 34 % grosse moyenne

se vendait 5fr. avec une augmentation de 0,50 fr. sur le % de fer.

Le volume des exportations vers l'Allemagne est descendu de 2.353.100 tonnes à 831.800

tonnes, soit une diminution de 1.521.300 tonnes ou de 65%. Les importations de Lorraine ont

passé, de 1.469.503 tonnes à 1.637.819 tonnes, celles de France, de 67.801 tonnes à 365.482 tonnes.

Les exportations vers la Belgique ont été presque nulles. La statistique douanière renseigne,

pour les dix dernières années, le mouvement suivant des exportations de minettes et de scories

Thomas à destination des pays qui ne l'ont pas partie du Zollverein

Minettes

t. 2.213.886

1.784.522

2.001.758

1.751.819

1.768.964

1.887.245

494.368

176.493

378.872

4.155

Scories Thomas moulues

t.

16.691

6,410

10.880

14.944

27.848

73.877

23.467

5.637

4.965

1.480

Années

Tonnes

772.039

924.382

911.695

990.499

1.174.334

1.331.743

1.442.668

1.090.845

1.196.729

1.262.825

1.407.617

1.613.392

2.173.463

2.161.881

2.539.295

2.551.090

2.447.634

Années

1.894.

Tonnes

2.648.449

2.361.372

2.649.710

3.261.925

3.102.753

3.359.413

3.102.050

3.370,352

3.351.938

3.958.280

3.913.076

4.758.741

5.349.009

5.348.951

6.014.394

6.171.229

4.455.179

Années

Tonnes

5.130.069

6. 010.012

6.347.781

6. 595.860

7.229.385

7.492.870

5.800.868

5.793.875

6.059.797

6.533.930

7.333.372

5.007.457

6.139.434

6.752.207

4.276.550

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la, valeur de la production des minières

depuis 1908

1.912

Production

t.

5.800.868

5.793.875

6.263.385

6.059.797

6.533.930

7.333.372

5.007.45,7

6.139.434

6.752.207

4.276.550

Valeur totale

fr. 16.696.005

15.850.966

17.747.017

18.647.326

19.427.508

21.965.818

15.826.514

19.485.064

23.024.145

17.833.214

Prix de la tonne

fr. 2,88

2,73

2,83

3,07

2,97

2,99

3,16

3,17

3,41

4,17

Rappel de la production

des minières

depuis 1868.

Nos

Désignation

des

exploitations. Sièges.

Differdange

Total

Lamadelaine.

Total

Différence en faveur de 1917

id.

Esch-s.-Alz.

Total

Total

Différence en faveur de 1917

id.

1917.

Rumelange-

Dudelange.

Total

Total

Différence en faveur de 1917

id.

Totaux.

Total.

Total

Différence en faveur de

id.

Production totale

Quantité vendue

de

ou consommée

minettes.

dans le Grand-Duché.

Calcaire.

t.

158.300

Mine.

t.

1.486.850

1,645.150

561.850 1.974.350

2.536.200

403.550

29.150

487.500

1.100.100

1.129.250

70.700 1.450.050

1.520.750

41.550

37.950

1.727

40.550

349.950

1.689.600

2.654.700

2.695.250

2.600

225.400

965.100

4.276.550

4.501.950

673.100 6.079.100

6.752.200

447.700 1.802.550

Calcaire.

t.

26.600

1.14;

89.050

1.290

62.450

26.950

Mine.

t.

1.117.200

.800

1.201.311

84.100

1.078.800

1.105.750

54.750

1 .441

27.800

38.000

1.387.150

308.350

1.374.000

1.412.000

24.650

1.615

13.350

91.550

3.661

168.450

4.347

76.900

1.590.650

. 300

216.650

3.570.000

4.179.100

. 500

609.100

Lorraine

allemande.

t.

49.400

393.250

343.850

22.450

22.450

1.150

38.850

37.700

50.550

454.550

404.000

Bassin

de la

Sarre.

t.

169.800

233.200

63.400

6.100

6.100

8.200

15.450

7.250

178.000

254.750

76.750

Bassin

rhénan-

westph.

t.

289.950

514.650

224.700

6.400

23.550

17.150

305.100

754.350

449.250

601.450

1,292.550

691.100

Quantités

Total.

t.

509.15

1.141.1

631.95

6.40

52 ,1

45.70

314.45

808.65

494.20

830. 0

2.001.85

1.171.85

Relevé indiquant les quantités de mines exploitées, exportées et importé

exportées.

Belgique.

t.

58.900

58.900

18.300

18.300.

1.800

271.300

269.500

1.800

348.500

346.700

France.

t.

2.750

2.750

2.750

2.750

Total.

t,

58.900

58.900

21.050

21.050

1 .800

271.300

269.500

1.800

351.250

349.450

Total

général.

t.

509.150

1.200.000

690.850

6.400

73.150

66.750

316.250

1,079.950

763.700

"831.800

2.353.100

1.521.300

Prix

de vente moyen

par tonne.

4.61

3.88

0.73

4.12

3 . 56

0.56

3.78

3.10

0.68

4.17

3.51

0.66

Nombre moyen

d'ouvriers occupés.

à ciel

ouvert.

1.697

1.835

en

galerie.

1.087

2.273

2.806

Total.

1.253

1.379

1.587

1.821

3. 970

4.641

Quantité de minerais

étrangers importés.

Lorraine.

t.

1.389.426

1.197.611

191.815

248.393

271.892

23.499

1.637.819

1.469.503

168.316

France.

t.

346.559

63.681

282.878

18.923

4.120

14.803

365.482

67.801

297.681

Total.

t.

1.735.985

1.261.292

474.693

267.316

276.012

8.696

2.003.301

1.537.304

465.997

OBSER-

VATIONS.

251.758 t.

versées au

dépôt

47.850 t.

versées au

dépôt

2.000 t.

rechargées

17.131 t.

versées au

dépôt

5.700 t.

versées au

dépôt

187,758 t.

versées au

dépôt

456,647 t.

versées au

dépôt

51,550 t.

versées au

dépôt

ainsi que le prix de vente moyen et le nombre d'ouvriers occupés en 1911.

Production des Minières.

Tonnes

Métallurgie.

Le marché des fontes est resté sous l'influence des difficultés de transport qui ne cessaient d'aug-

menter. A mésure que l'année s'avançait, les demandes en foutes de toutes espèces gagnaient

en ampleur. Les expéditions pour l'étranger se maintenaient dans la limite des disponibilités.

Comme la production, par suite des approvisionnements insuffisants des usines en cokes, baissait

toujours, la disproportion entre l'offre et la demande s'élargissait. A une demande impérieuse de

l'intérieur correspondait une demande non moins pressante de l'étranger. Vers la fin de l'année,

les expéditions pour l'étranger allaient en diminuant.

Les trains des laminoirs étaient pourvus d'ordres au delà de leur capacité de production.

L'occupation était particulièrement forte en fers marchands (Stabeisen), mais la production n'était

pas en mesure de suivre la demande. Les demandes des pays neutres, très fortes par continuation,

n'ont pu être couvertes que dans une mesure restreinte et, dans beaucoup de cas, les délais de

" livraison n'ont pu être observés. Des augmentations de prix ont été décidées an mois de juin pour

les livraisons à partir du

juillet et du 1er août; depuis, les cours sont restés inchangés. er

Après des négociations assez longues, on ml parvenu à créer, sous le nom de « Stabeisenverband»

un syndicat spécial, réglant la production, la vente et le prix des barres, des fers feuillards et des

produits similaires. Le syndicat a été conclu pour la durée de la guerre; il prend fin avec le quatrième

mois qui suit la levée de l'état de guerre, Il est vrai que ce syndical ne réalise pas encore l'idéal

rêvé; c'est plutôt une ébauche, mais qui contient les germes d'une organisation définitive.

Du côté des produits laminés A (demi-produits, poutrelles, matériel de chemin de l'or), la

production est restée d'une insuffisance notoire.

Les besoins de l'intérieur en demi-produits n'ont pu être couverts qu'au prix des plus grandes

difficultés: ce n'est que dans des cas urgents qu'il a été possible de satisfaire la demande des con-

sommateurs. Il a été tout aussi difficile de satisfaire les demandes de l'étranger. Les fers profilés

faisaient l'objet d'une demande très considérable de la part des ateliers de constructions, tandis

que les demandes pour le. bâtiment entraient à peine en ligue de compte, Les demandes en matériel

de voie ont été très fortes par continuation. En général, de petites quantités de produits syndi-

qués sont restées libres pour l'étranger.

Le «Stahlwerks-Verband» a été prorogé pour une nouvelle durée d'un an à partir du 1er juillet

1917. Deux sociétés n'entrant pas en ligne de compte, le nombre des usines affiliées est descendu

de 28 à 26, et le total des participations de 0.100.000 1. à 5.970.0001. Le plus fort contingent, soit

570.100 1., a été attribué aux Aciéries Réunion de Burbach-Eich-Dudelange,

Les contingents des Sociétés métallurgiques ayant un siège d'exploitation dans le Grand-Duché

n'établissent comme suit

Aciéries Réunies

Deutsch-Luxemburg

Gelsenkirchen

Demi-produits

190.900

102. 300

100.000

Matériel de voie

(Tonnes)

145.500

221.500

107.600

Profités

233. 700

244.200

167.800

Totaux

570.100

568.000

375,400

Statistique de production.

La Chambre de commerce n'est pas en mesure de donner, comme d'habitude, la statistique

de production des hauts fourneaux, aciéries et laminoirs pour 1917. Elle se réserve de la publier

l'année prochaine avec la statistique rectifiée de l'année 1916.

La statistique de production des fonderies a donné les résultats suivants

Nombre des fonderies en activité

Nombre des ouvriers occupés

Montant des salaires payés

Consommation de matières premières

fontes

mitrailles

Production

poterie

tuyaux

machines

acier

coulé

fonte pour bâtiments

fontes spéciales diverses

soit ensemble

Valeur de la production

fr.

1.

1.

fr.

Année 1915

669.086

8.926

9.454

11.535

16.649

2.886.230

fr.

fr.

1.

fr.

Année 1916

875.818

14.073

8.585

5.459

17.160

24.571

6.037.716

fr.

fr.

1.

fr.

Année 1917

1.522.7%

14.182

12.198

4.896

2.167

15.881

23.609

, 9.053.801

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour

les dix dernières années

1.

Production

16.382

15.442

17.218

16.002

20.199

26.513

22.954

16.649

24.571

23.609

fr.

Valeur totale

2.738.811

2.506.826

2.711.987

2.360.070

3.046.304

4.959.960

4.258.102

2.886.230

6.037.716

9.053.801

Prix moyen de la tonne

fr.

107,18

102,34

157,58

147,48

145,82

187,45

185,51

173,36

245,72

383,49

Commerce des maux métaux. Cuivre, vieux bronze. laiton.

Alors que, pendant les premiers mois

de guerre, les disponibilités relativement importantes dont disposait le commerce s'écoulaient en

Allemagne,la demande de l'intérieur s'affirmait déjà au début de l'année 1915. Depuis, tous les

métaux ont été réservés pour l'intérieur qui pratiquait des prix plus élevés que l'étranger. Ces prix

stimulaient le commerce. Au printemps 1916, l'Allemagne déclara ne pouvoir livrer à la viticulture

luxembourgeoise les 30 tonnes de sulfate de cuivre dont elle avait besoin qu'on échange de 30

tonnes de cuivre ou d'une quantité proportionnelle d'alliage. Le Gouvemement se décida alors

à prohiber la sortie du cuivre tout eu fixant un prix maximum. Le commerce parvint à réunir

les quantités nécessaires dans un délai relativement court.

Après avoir satisfait les demandes de la viticulture, le commerce se trouvait en mesure d'as-

surer l'approvisionnement de l'industrie privée en cuivre, bronze et laiton jusqu'au printemps

1917, où il fallait pourvoir de nouveau aux besoins de la viticulture. Les 30 tonnes nécessaires ont

pu être livrées promptement grâce au relèvement du prix maximum. En vue de, contrôler le co-

merce, l'État créa la centrale des métaux dont l'organisation permet de régler les besoins des éta-

blissements et des particuliers qui travaillent ces métaux ou s'en servent comme objet de compen-

sation avec l'étranger. En 1917, la centrale a mis à la disposition du Gouvernement ainsi que des

chemins de fer secondaires une quantité assez considérable de vieux métaux pour obtenir en

échange, de la Suisse, l'importation de locomotives. Le seul obstacle auquel se heurte cette orga-

nisation est le commerce clandestin pratiqué par les intermédiaires marrons.

Les perspectives pour l'année en cours peuvent se résumer ainsi: La viticulture a réclamé

de bonne heure la fourniture de 40 tonnes de cuivre ou d'une quantité proportionnelle d'alliage,

l'Allemagne ayant demandé 10 tonnes de plus en échange de l'acide sulfurique contenu dans le

sulfate de cuivre. Pour pouvoir fournir cette importante quantité, les acquisitions ayant baissé

vers la fin de l'armée 1917, il fallait relever encore le prix maximum. Après l'expédition de cette

fourniture, les besoins de l'industrie et des particuliers pourront être couverts.

Plomb, étain. — Ces métaux ont été soumis également au contrôle de la centrale, Les prix

maxima fixés dès le début n'ont pas été modifiés. Les quantités de plomb qu'il a été possible de

réunir ne suffisent pas-à la demande. Les acquisitions de zinc ont baissé considérablement et no

correspondent nullement aux besoins à satisfaire.

Ateliers de construction.

L'année 1917 a amené aux ateliers de construction un afflux d'ordres très considérable, main le

manque des matières premières et de la main-d'œuvre ne leur permettait pas d'en tirer tout le parti.

La raréfaction croissante des matières premières et des produit intermédiaires, en s'accen-

tuant de jour en jour, devient une véritable calamité. Par suite des approvisionnements insuffisants

en cokes, les hauts fourneaux ne peuvent livrer les fontes qu'on quantités limitées et c'est à peine

si les produits laminés peuvent s'obtenir encore.

Les ateliers ne parviennent à se procurer les nombreuses pièces accessoires qu'ils doivent

acheter en Allemagne qu'avec des difficultés de toutes sortes, des perles de temps et à grands frais.

D'ailleurs, les formalités si variées dont la sortie de ces pièces est entourée, rendent impossible

une marche régulière des affaires. Les salaires augmentent dans cesse; un arrêt dans leur marche

en avant ne se fait pas encore sentir.

En résumé, les ateliers travaillent aujourd'hui dans des conditions qui ne sont nullement

roses. Il est vrai que les prix de vente sont généralement rémunérateurs, de sorte que la fabrication

ne laisse pas de pertes. Dans les ateliers de constructions en fer la situation a sensiblement empiré

vers la fin de l'année 1917.

Meubles en fer.

Les conditions exceptionnelles engendrées par la guerre ont continué à influencer défavo-

rablement cette industrie au point de vue des approvisionnements en matières premières, de la

main-d'œuvre et des débouchés à l'étranger. La production est restée limitée à la fabrication des

lits en fer qui a occupé d'une manière satisfaisante la serrurerie, la forge, la souderie autogène

ainsi que les ateliers de grillage et de peinture. Par suite du relèvement du taux des salaires, le gain

des ouvriers est en très sérieuse augmentation; de môme, la situation du personnel a été améliorée

par un relèvement considérable des appointements. De fortes sommes ont été avancées au personnel

et aux ouvriers pour leurs achats de pommes de terre. Vers la fin de l'année, la demande de lits en

fer s'est calmée. Le développement ultérieur des affaires dépend de la tournure que prendra la

situation économique en général.

Clouterie.

La production de la société anonyme métallurgique de Bissen est restée à peu près station-

naire par rapport à l'année précédente. En 1917, une demande impétueuse en clous de chaussures,

due au manque de cuir, s'est fait sentir pour s'accentuer surtout vers la fin de l'année. Néanmoins,

les besoins du pays pourront toujours être couverts.

Les difficultés d'approvisionnement en charbons, huile, benzole, etc n'ont pas encore diminué.

Par contre, les commandes arrivent d'autant plus serrées que les matières premières se font plus

rares.

L'usine a occupé régulièrement pendant le dernier exercice 75 ouvriers, hommes et femmes,

à des salaires toujours eu hausse.

Industrie du bâtiment.

L'atonie du bâtiment persiste. Le renchérissement inouï des matériaux de construction et

des salaires détourne la spéculation et engage les particuliers à remettre l'exécution des con-

structions projetées à des temps meilleurs.

En général, l'activité dans les grandes agglomérations s'est bornée aux travaux d'entretien

les plus indispensables. A Luxembourg et dans la banlieue, il n'y a à signaler, à part trois constructions

de moyenne importance, que quelques petites maisons familiales construites au Limpersberg,

à Hollerich et à Bonnevoie. Absolument insignifiant aussi a été le nombre des nouvelles constructions

dans le bassin minier. A travers les campagnes, par contre, le bâtiment témoigne depuis deux ans

d'un entrain incontestable. Les gros bénéfices de l'agriculture, joints à la méfiance innée des popu-

lations rurales pour la monnaie de papier, l'engagent à bâtir. Les nombreuses améliorations et les

agrandissements des bâtiments de ferme, étables et granges, ainsi que des maisons d'habitation

donnent, à l'heure actuelle, à nos villages un air de prospérité et de bien-être très réel,

Les matériaux de construction poursuivent leur course désordonnée vers la hausse. Une com-

paraison des prix pratiqués avant la guerre avec les prix actuels montre des écarts qui vont jus-

qu'à 500%. Ces prix s'entendent livrés à pied d'œuvre.

Prix pratiqués avant la guerre

moellons (le m3)

sable (le m3)

chaux (le m3)

ciment (le sac)

pierres de taille brutes (le m3)

bois de sapin scié (le m3)

toiture en ardoise incl. garniture en zinc (le m2)

bois de chêne ordinaire (le m3)

bois de chêne

er qualité (le m3)

sapin en planches.... (le m3)

fr.

3.00

5.00

15.00

3.50

50.00

75.00

6.00

150.00

200.00

2.50

Prix actuels

fr.

8.00

15.00

80.00

10.00

125.00

250.00

20.00

300.00

400.00

10.00

Les salaires, obéissant à la violente poussée du coût de l'existence, augmentent rapidement.

Des terrassiers se paient aujourd'hui 1,50 à 2 fr. l'heure. Au demeurant, la main-d'œuvre est rare.

Le fort contingent que fournissaient autrefois les ouvriers italiens, a singulièrement diminué depuis

la guerre et le bâtiment en est réduit à la main-d'œuvre indigène. Certaines catégories d'ouvriers,

notamment, les tailleurs de pierres, les charpentiers et les plâtriers, deviennent de plus en plus

rares. Il est donc à prévoir que leurs salaires, même après le rétablissement de la paix, resteront

très élevés.

Dans ces conditions, le prix de revient des constructions a doublé, triplé même. Quoique les

prix de vente des immeubles aient augmenté de 20 à 30% ils ne sont nullement en rapport avec

leur prix de revient actuel. Les loyers ne s'améliorent que fort lentement en dépit de la pénurie

très réelle des logements. Une hausse ne manquera pas de se dessiner très prochainement, car il

est à prévoir qu'à l'expiration des anciens baux les loyers tendront à s'adapter aux prix actuels

des constructions. Aujourd'hui, les immeubles rapportent à peine 4 à 5 % ; il est donc naturel

que les loyers monteront jusqu'à ce qu'ils soient parvenu« à se fixer vers 6 à 7 % du capital investi.

Les transactions eu immeubles, fort négligées pendant les deux premières années de guerre.

se son( réveillées, timidement d'abord vers le milieu de l'année 1916, pour prendre dans la suite

une ampleur inaccoutumée. L'afflux des capitaux disponibles provenant des gains exceptionnels

réalisés par l'agriculture ainsi que par certaines branches de l'industrie et du commerce, s'est

porté de préférence vers la propriété bâtie, alors que les transactions en propriétés non bâties

n'ont guère montré d'entrain. Les propriétés immobilières sont recherchées aujourd'hui à des prix

exorbitants, même au risque d'un rendement dérisoire des capitaux. Le relevé suivant des ventes

de maisons d'habitation ou de commerce situées sur le territoire des villes de Luxembourg et de

Hollerich en fournit la preuve.

Nombre des transactions

1917 (1er janvier au 8 avril),

fr.

Prix global

1.483.125

851.780

2.741.800

5.305.325

Les industries et métiers tributaires du bâtiment souffrent, par répercussion, de l'atonie

qui persiste dans cette branche. La menuiserie cependant est vivement sollicitée par les demandes

de meubles particulièrement importantes de la part des populations rurales. La ferronnerie est

complètement négligée.

Les perspectives d'avenir ne sont guère encourageantes, Si la guerre devait se prolonger, on

pourrait n'attendre à une diminution progressive de l'activité, déjà ni réduite, dans cette industrie.

Les prix des matériaux de construction, en s'exaspérant toujours, finiront par devenir inabordables.

D'ailleurs, une série d'articles nécessaires à la construction font absolument défaut,

Carrières.

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1917 est

résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines

Terre

glaise.

pour poteries. — Commune de Berdorf.

Carrières de grès liasique.

1° Communes de Heffingen, Larochette.

2° Communes de Bech, Echternach, Berdorf.

Communes de Mersch, Bettembourg.

3° Communes de Beaufort,, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig

Medernach,

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m(…)

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées.

à l'étranger

terre glaise

2,00

briques

4.675 ‰ 55,00

90,00

4.672 ‰

3 ‰

parements

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

68½ ‰

35,00

20,00

1,00

40,00-

2,00

300,00

2,00

200,00

6,50

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou

gravier

17 ‰

2,50

15,00

2,50

45,00

1,25

2,50-

5,00

45,00

3,75

120,00

3,00

3,75

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

sable ou

gravier

1.742

2,50

25,00

2,50

50,00

2,50

2,00

5,00

50,00

7,00

75,00

5,00

3,00

1.742

4° Communes de Beckerich, Sæul.

moellons

pavés

pierraille

sable ou gravier

2,00

50,00

3,00-

1,25

3,00

75,00

4,00

3.00

5° Commune de Mondorf-les-Bains.

7° Communes de Steinforf, Kœrich, Strassen, Hobscheid, Bertrange, Kehlen.

8" Communes de Contern, Eich, Hollerich, Hesperange, Rollingergrund, Kosptal, Sandweiler.

9° Communes de Fischbach, Lorentzweiler, Tutange,

Junglinster,

Steinsel,

Walferdange,

Nommern,

Carrières de grès coquillier supérieur.

Communes de Bettborn, Ell, Feulen, Mertzig,, Schieren, Useldange, Vichten.

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées clans

le Grand-Duché

exportées

a l'étranger

moellons

pavés

pierraille

sable

64‰

2,00

125,00

3,00

-200 00

2,00

2,00

64 ‰

6° Commune de Betzdorf, Flaxweiler, Niederanven.

parements

moellons

pavés

pierraille

sable

1.112

458 ‰

(i,0()

1,00

00,00

3,00

200,00

2,50

1,50

1.112

340 ‰

118 ‰

moellons

pavés

pierraille

sable

7.751

361 ‰

2.363 ‰

17.363

2,50

45.00

1,25

1,00

4,00

100,00

6,00

3,00

7.751

361 ‰

2.363

17.636

pierres de taille

moellons

pavés

pierraille

pierres à chaux

sable

3.335

355 ‰

2.122

1.250

1.438

30,00

1,50

50,00

1,50

110,00

0,00

160,00

7,00

8,00

1.25

4,00

3.335

325 ‰

1.722

1.200

1.438

moellons

pavés

pierraille

sable

10 ‰

2,00

50,00

2,00

1,50

3,00

55,00

2,50

5,00

10 ‰

pierres de taille

moellons

pierraille

sable ou gravier

1.354

1.410

1.085

00,00

1.75

2.00

| 2,00

100,00

3,00

3,75

5,00

1.354

1.410

1.085

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à

l'étranger

Carrières

de

grès

Born.

Carrières de calcaire keuprique.

Carrières

de

grès

coquillies.

Carrières

de schiste et de quartzite.

1° Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Hosingen,

Munshausen, Troisvierges, Weiswampach.

2° Communes de Boulaide, Esch-s-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid,Kautenbach,

Mecher, Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler,

Carrières de grès bigarré.

Commune de Rosport.

pierres

de

taille

moellons

50,00

3,00

85,00

7,00

Communes de Mompach, Rosport.

G

pierres de taille

moellons

60,00

2,00

100,00

7,00

Communes de Bissen.

Bœvange-s.-Attert

pierres à bâtir

pierraille

sable ou gravier

2,50

5,00

6,00

5,00

Communes de Bettendorf,

Ermsdorf.

dalles

pierres de taille

moellons

pierraille

pavés

745½

1.243

1.080

4,00-

80,00

1,50

3,00

80,00

5,00

150,00

7,00

5,00

160,00

745½

1.243

1.080

490½

pierres à bâtir

pierraille.

sable ou gravier

3.853

5.232

2,00

3,00

4,00

10,00

1,25

3.853

5.232

pierres à bâtir

pierraille

pavés

sable ou gravier

2,543

7½ ‰

2,00

3,00

50,00

1,25

4,00

10,00

65,00

2,00

2.543

18.339

7½ ‰

3° Communes d'Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Folschette, Perl, Redange, Wahl.

4° Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.

5° Commîmes de Fouhren, Putscheid, Vianden.

1° Commune d'Echternach.

2°Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.

Carrières

de pierre à chaux et de dolomie.

Plâtrières.

plâtre

brut

1 .810

45,00

Nombre

des

exploitations §

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

Jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

en m3

Prix (fr.)

QUANTITÉS

employées dans

le Grand-Duché

exportées

à l'étranger

pierres à bâtir

pierraille

1.320

2,00

3,00

3,00

8,00

1.320

pierres à bâtir

pierraille

sable ou gravier

1.630

2,00

3,50

3,00

8,00

2,00

1.630

pierres à bâtir

pierraille

1,50

,1,00

3,00

5,00

dalles

pierres à bâtir

pierraille

pierres à

chaux

tuf

18 m

'Mb

5,00

2,00

2,50

1,50

3,75

2,50

3,00

2,50

5,00

18 m

pierres à chaux

1.075

2,00

3,00

1.075

1° Communes de Grevenmacher, Mertert, Remerschen, Burmerange, Remich.

12 dolomie

moellons

pierraille

chaux

17.213

5,50

6,00

5,00

3,50 8,00

6,00

15.428

Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange.

Sablières.

1° Commune de Mertert,

nable ou gravier

5,00

0,00

2° Communes de Diekirch, Bettendorf, Ettelbruck, Erpeldange, Reisdorf, Rosport, Schieren.

sable ou gravier

1.163

3,00

5,00

1.163

3° Communes de Bettborn, Folschette, Grosbous, Redange, Wahl.

15 1

! 19 !sable ou gravier

1.050

1,50

5,00

1.050

Les agrandissements nécessaires et le confort désirable réalisés dans les campagnes, notam-

ment dans les Ardennes, ont exercé une heureuse influence sur la pierre à bâtir, très recherchée

dans le courant de l'exercice malgré la hausse marquée des prix qui a atteint 30 à 40 % La pierre

de taille n'est recherchée que pour les constructions importantes. Dans les constructions de moindre

importance elle est remplacée par le ciment dont les prix ont subi une hausse formidable.

La production du pavé a diminué sensiblement: la diminution a été de 60 % dans le triage

de Diekirch et de 50 % dans le triage de Luxembourg. Les prix, par contre, ont haussé de 52 %.

Cette hausse a été provoquée par les conditions de plus en plus onéreuses des transports et la pé-

nurie du matériel. La situation, sous ce rapport, n'est guère meilleure dans les exploitations situées

A proximité du chemin de fer ou y raccordées.

La Société de Montfort donne l'appréciation suivante de la situation

L'année 1917 a été fort défavorable pour les exploitations de carrières, et particulièrement

pour celles qui dépendent encore des transports par voitures. Dès l'ouverture de la saison d'ex-

traction, les salaires ont augmenté très sensiblement par suite des offres faites par les entrepre-

neurs de travaux de chemins de fer dans le pays et à l'étranger. Cette augmentation n'a l'ait que

s'affirmer et croître comme conséquence du renchérissement excessif du prix des aliments et de

tous les articles indispensables à l'existence.

Les carrières qui, lors de l'adjudication de 1916, avaient soumissionné pour les fournitures

de pavés et de pierrailles pour les routes de l'État à des prix modérés pour donner une base de

travail à leurs ouvriers, so sont bientôt vues acculées, en 1017, à l'alternative de perdre des sommes

importantes ou de suspendre les livraisons en attendant Je résultat de leurs réclamations à l'admi-

nistration des travaux publics. Une pétition a été adressée à la Chambre des députés, et les car-

rières attendent avec confiance une solution équitable. Entretemps, M. le Directeur général des

travaux publics a dégagé les fournisseurs des livraisons pour 1918.

Carrières de Widdeberg. -

Faute d'ouvriers en nombre suffisant pour les causes indiquées

plus haut, l'extraction est restée restreinte. Les expéditions l'ont été encore davantage, vu que la

plupart des voituriers ne trouvaient plus à leur convenance de faire de transports de pavés avec

les chevaux de prix achetés en remplacement des vieux chevaux vendus et en raison aussi des

prix exorbitants des fourrages et de l'avoine.

Carrières de Larochette-Ernzen.

Par suite du coût exorbitant des transports par axe, tous

les excellents sous-produits (parements et moellons) que l'exploitation rencontre en grande abon-

dance, et qui sont fort demandés, ont cependant dû rester inutilisés, n'occasionnant que des frais«

La pierre de taille s'est vue ainsi chargée de tous les frais de l'exploitation et son prix a haussé

dans des proportions excessives.

Carrières de Dillingen-Reisdorf,

La Société a ouvert une nouvelle carrière dans le bois

de Dillingen-Reisdorf et construit une ligne de raccordement au chemin de fer de Grundhof-Beau-

fort, embranchement des carrières, en vue de faire marcher l'exploitation au printemps de 1918,

Cette carrière permettra de satisfaire la clientèle à tous les points de vue.

Ensuite d'une soumission agréée par le Gouvernement en 1918, la Société de Montfort a com-

mencé à construire la ligne de jonction des carrières d'Ernzen avec le nouveau chemin de fer de

Larochette à Junglinster. Elle espère, que la mise en exploitation de cette, ligne modifiera heureu-

sement la situation des carrières. Malgré la situation généralement défavorable du bâtiment, les

moellons à bâtir sont fort recherchés et difficiles à obtenir. Comme la Société en a une quantité

considérable en chantier, elle sera donc plus tard en mesure de contenter tous ses clients rapi-

dement. Sa centrales de Belgique l'a informée à diverses reprises que les ordres seront nombreux

après la guerre.

Ardoisières.

La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres

suivants pour les deux dernières années

La production est en légère augmentation sur l'armée 1916, qui marque un recul extrêmement

considérable de l'industrie ardoisière. La. production des ardoises a passé de 7803 mille à 8488 mille,

celle des éviers, de 195 à 200 pièces, et celle des dalles, de. 1299 à 1810 mètres carrés. Aucune

modification n'est à signaler pour les moyens de production.

L'allure des ventes à l'intérieur n'est sensiblement améliorée. La faible production d'un côté,

l'accroissement des ventes de l'autre, ont exercé une certaine influence sur les stocks: au 30 juin

1917 ceux-ci n'étaient plus que de 611 wagons contre 661 wagons à l'époque correspondante de

l'année 1916. Les expéditions ont été entravées par toutes sortes de difficultés de transports,

principalement par l'insuffisance du matériel des chemins de fer cantonaux.

Du coté des débouchés à l'étranger il n'y a pas de changement à relever. Nos ardoisières expé-

dient en Allemagne et en Autriche, ainsi que de petites quantités en Suisse et en Hollande. Comme

les ardoises françaises et belges font défaut, pour les besoins du bâtiment dans le Grand -Duché,

les ardoises indigènes ont été l'objet d'une plus forte demande à l'intérieur.

Le prix de revient de la production s'établit à un niveau sensiblement plus élevé qu'en temps

normal à cause de la cherté excessive des approvisionnements et. des salaires coïncidant avec le

recul de la production, laquelle atteint à peine un tiers de la' production normale. Du reste,

les approvisionnements se heurtent à toutes sortes de difficultés. Ces difficulté sont encore

accrues par la circonstance que nos ardoisières ont du se fournir presqu'exclusivement en Allemagne.

1) mille.. — 2) pièces. — 3) mètres carrés.

Années

Nombre

des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour

PRODUCTION

Spécification

Quantités

Prix (fr)

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger

ardoises

éviers

dalles

ardoises

éviers

dalles

7. 803

1.299

8.488

1 .810

85 00

10 00

10 00

105 00

15 00

1.357

2.625

6.446

1.195

5.863

1.799

Les prix de venta ont passé de 85 fr. à 105 fr. pour les ardoises, de 10 fr. à 15 fr. pour les éviers

et de 10 fr. à 12,50 fr. pour les dalles. La majoration des prix de vente, assez considérable en

apparence, est loin de compenser l'augmentation du prix de revient.

Le nombre des ouvriers occupés est resté stationnaire. Dans les derniers temps, la main-

d'œuvre est très recherchée à des prix en hausse. Les difficultés auxquelles se heurte le recrute-

ment de la main-d'œuvre se sont encore aggravées pendant la guerre, l'industrie métallurgique

ayant attiré à elle un certain nombre d'ouvriers par l'appât des salaires plus élevés.

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les cinq

dernières années

La production de la faïencerie de Septfontaines en articles de ménage, carreaux de revête-

ment et pièces d'architecture a dépassé celle de l'année précédente: elle a atteint 125.000 kg. La

hausse ininterrompue des matières premières ainsi que l'augmentation continuelle des salaires

ont amené une augmentation correspondante des prix de revient qui s'est traduite par une majo-

ration des prix de vente. La faïencerie n'a pas pu satisfaire les demandes des acheteurs. Au point

de vue des débouchés il n'y a pas de modification à signaler: la majeure partie de la production

a été écoulée en Allemagne, dans les pays Scandinaves, en Hollande et en Autriche.

Les difficultés des approvisionnements vont eu augmentant en même temps que les prix pra-

tiqués s'exaspèrent. Certaines matières premières ont disparu du marché.

La faïencerie a occupé régulièrement 230 ouvriers en moyenne à des salaires en forte augmen-

tation. Le recrutement de la main-d'œuvre rencontre de sérieuses difficultés. La pénurie de la

main-d'œuvre apprise s'accentue toujours.

Ardoises (mille)

28.072

14.010

12.339

7.803

8.488

Éviers (pièces)

Dalles (m2)

6.054

3. 520

1.166

1.209

1.810

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la

même période

Ardoises

elges

t. 5.871

2.793

1.208

1.375

Ardoise françaises

1,

Faïencerie,

Mosaïques et dallages céramiques.

La production de l'usine de Wasserbillig est restée inférieure de 50% à celle de l'année pré-

cédente, alors que l'allure des ventes ne s'est guère modifiée, Diverses causes ont contribué à ra-

lentir la fabrication; parmi les principales nous citerons le manque de matières premières et en

particulier celui de la houille. Les prix de revient, par suite du renchérissement considérable des

matières premières, ont augmenté dans une forte mesure; pour certaines de ces matières la hausse

a été de 100 à 150.

Le nombre des ouvriers régulièrement occupés a varié de, 100 à, 110. Les prix de la main-

d'œuvre ont. continué leur progression en avant. Tandis que, d'un côté, les salaires n'ont pas cessé

d'augmenter, le rendement de l'ouvrier, d'un autre, côté, a diminué de 50 à 00 % depuis 1914.

Industrie des ciments.

La hausse de toutes les matières premières et des charbons ainsi que des salaires s'est .encore

accentuée, provoquant, une augmentation considérable des prix de revient et de vente.

Les deux usines de la, Compagnie générale des Ciments ont été en activité pendant toute

l'année: à Dommeldange, pour le broyage des scories pour engrais et la fabrication de briques

de laitier, à Rumelange, pour la fabrication du ciment.

Aux deux usines la production a été un peu plus forte que l'année précédente, mais les expé-

ditions ont été parfois enrayées par suite des nombreuses difficultés de transport, fermeture à,

différentes reprises de diverses gares on réseaux de chemin de fer, etc. Depuis le 16 octobre 1917,

l'Allemagne a empêché l'importation de nos ciments en refusant le matériel nécessaire pour les

expéditions vers l'Allemagne,

La Société des ciments d'Esch renseigne une production pareille à celle de l'année précédente.

La. fabrication a été ralentie surtout par la pénurie de main-dœuvre qui se manifestait dès le

printemps. La société a occupé régulièrement 90 ouvriers. Les conditions difficiles de l'alimen-

tation ont influencé d'une façon défavorables lus aptitudes des ouvriers.

Briqueterie mécanique.

L'exercice 1917 a été en léger, progrès sur l'année précédente. Par suite de l'épuisement des

stocks, le prix de la brique est monté de 100% dans le courant de Tannée. Malgré cela, l'augmen-

tation des prix des matières premières a été plus rapide encore: le prix du combustible au 1er jan-

vier 1918, comparé à celui de l'année 1914 a sextuplé, la main-dœuvre a triplé; quant aux huiles

et autres articles nécessaires, courroies, etc., leur valeur relative a atteint des niveaux fantastiques.

Comme contre-partie, le prix de la brique a à peine triplé.

La briqueterie de Bettembourg n'est adonnée depuis la fin de l'année 1916 à la fabrication

des briques réfractaires.

La demande en briques de tous genres a été très forte, Mais comme les prix n'ont été sérieu-

sèment augmentée que dans la dernière moitié de l'exercice, la marche des affaires n'a guère été

satisfaisante.

Il a été expédié

en

en

par les briquetefries de Bettembourg

4.244.000

3.808.000

briques .

par la briqueterie de Mersch

1.030.000

866.000

»

soit ensemble

5.274.000

4.674.000 briques

Si, depuis le commencement de la guerre, la tannerie a dû réduire, d'année en année, sa pro-

duction par suite du manque des matières premières, tant des peaux que des matières tannantes,

surtout des tannants exotiques si appréciés par la fabrication moderne, la réduction a été parti-

culièrement sensible on 1917. Cette industrie a occupé environ la moitié des ouvriers occupés en

temps ordinaire à des prix très en hausse. Les autres ouvriers ont trouvé Facilement à s'employer.

La Tannerie du cuir idéal, à Wiltz, en vue de l'extension qu'elle projette de donner à sa fabri-

cation, a augmenté ses moyens d'action pour procéder à l'agrandissement de ses installations.

La centralisation des peaux de gros bétail par l'Office d'achat et de répartition a commencé

au mois de juin 1916 en exécution du droit de préemption lui délégué par l'arrêté du 20 mai; la

centralisation des peaux de veaux se fait depuis le mois de novembre de la même année en vertu

de l'arrêté du 18 novembre ordonnant la saisie des peaux des bovidés.

L'Office renseigne les mouvements suivants jusqu'à fin 1917

Ganterie.

La situation de l'industrie gantière, loin de n'améliorer, n'a fait qu'empirer en 1917. Malgré

les démarches pressantes et les instances continuelles de nos fabricants, l'Allemagne se refuse

de leur céder les peaux nécessaires à la fabrication ainsi que diverses matières premières. La con-

Tannerie.

Entrées de peaux de gros bétail .

de veaux

de chevaux et de poulains

de moutons et d'agneaux

de chèvres et de chevreaux

20.547

ensemble

27.463

32.594

La tannerie a livré à l'Office pendant celle période: 148.683 kg. cuir semelle, 24.691 kg. cuir

empeigne, 17.331 pieds carrés rindbox, 17.671 pieds carrés boxcalf, 741 kg, courroies de trans-

mission et 1587 kg, cuir avivé.

L'Office a réparti en 1916 pour la fabrication des chaussures 24.816 kg, cuir semelle et 4148 kg,

cuir empeigne, et en 1917, 106.797 kg. cuir semelle, 17.629 kg. cuir empeigne et 12,549 pieds carrés

rindbox et boxcalf.

séquence en est le chômage presque complet de nos fabriques, conduisant vers une ruine inévitable

une industrie jadis si florissante.

Depuis de longues années les fabricants luxembourgeois s'approvisionnent en Allemagne,

des peaux nécessaires à la fabrication des gants. Aujourd'hui, l'Allemagne interdit la sortie des

peaux vers le Grand-Duché, lequel l'ait cependant partie du Zollverein, sous prétexte d'en avoir

besoin elle-même. Notre industrie est coupée ainsi de sa base d'approvisionnement. l'industrie

gantière, l'une des plus anciennes du pays, et qui occupait, avant la guerre environ 2500 personnes,

se, trouve réduite à 1 ½ % de sa production d'autrefois. Cette situation, amenée par le refus de

l'Allemagne de nous fournir la matière première, a eu une répercussion douloureuse sur le per-

sonnel qui se voit privé de travail. .'Peu à peu les ateliers se vident. Les mégissiers, teinturiers,

coupeurs-gantiers et autres ouvriers occupés à la fabrication des gants, les couturière

piqueuses,

brodeuses et ouvrières occupées à des travaux accessoires doivent chercher à gagner leur vie ail-

leurs, Ceux des ouvriers dont les forces physiques le permettaient ont trouvé du travail dans diffé-

rentes usines du pays, d'autres ont été forcés de s'expatrier et de se rendre, en Allemagne où l'on

manque de bras. Si, d'un côté, l'Allemagne, en nous refusant la matière première indispensable,

accule l'industrie gantière à une situation extrêmement difficile, dont elle ne se relèvera peut-être

plus jamais, elle bénéficie, d'un autre côté, de cette même situation en attirant à elle nos ouvriers.

Ce sera, la ruine définitive, irrémédiable de cette industrie si nos pouvoirs ne s'en mêlent et ne pro-

testent contre ce traitement injuste.

A ces difficultés viennent s'en ajouter d'autres qui proviennent indirectement de l'occupation

militaire du pays. L'industrie gantière se heurte partout à des obstacles. Quand nos fabriques

ont réussi à acheter des matières premières dans les pays neutres, comme p. ex. en Hollande,

elles se voient refuser l'exportation sous prétexte que l'Angleterre s'oppose à laisser sortir la. mar-

chandise, le Grand-Duché étant occupé par les troupes allemandes. Il en est de même des créances

importantes sur les clients d'outre-mer qui restent en souffrance depuis le commencement de la

guerre.

Écorces à tan.

ha récolte de 1917, qui s'est effectuée dans d'excellentes conditions, a fourni de belles écorces,

mais sans dépasser, au point de vue des quantités, celle de l'année précédente. Vers la fin de l'été,

les stocks de la récolte de 1916 étaient à peu près épuisés. Néanmoins, l'écorçage à la vapeur a

été peu pratiqué en, 1917, les disponibilités en bonnes écorces suffisant largement pour couvrir

les besoins du pays. Les exportations ont conservé une allure très active. Le coût de l'écorçage,

par suite du renchérissement de la main-d'œuvre, a fortement augmenté.

Les prix, qui s'étaient fixés au début de la nouvelle récolte aux environs de 8 fr. la botte de

26 kg., s'avancèrent, sous la poussée des fortes demandes de l'étranger, à 14,50 fr. A la date du

17 novembre, le Gouvernement ordonna le recensement des écorces qui conduisit à un arrêt

complet des transactions. Vers la fin de l'année, après s'être orienté sur l'importance des stocks

disponibles dans le pays, il ordonna la saisie, au prix de 12,50 fr. la botte, d'un sixième den dispo-

nibilités pour assurer, jusqu'à la nouvelle récolte, les besoins d'écorces pour le tannage des peaux

saisie par l'État. Quoique les cinq sixièmes restants des stocks aient été laissés à la libre dispo-

sition du commerce, les transactions n'ont plus guère d'entrain depuis. Les prix sont restés station-

naires à 12,50—13 fr, la botte.

Depuis la fin de l'année, d'assez fortes quantités de bois de chêne avec l'écorce adhérente sont

achetées par la tannerie.

Industrie textile.

L'année 1917 n'a fait que continuer la situation si difficile de l'année précédentes Privée de

ses approvisionnements tant en laines qu'en cotons, l'industrie textile, extrêmement réduite déjà

à la fin de l'année 1916, marque un nouveau recul très considérable.

En dehors de la draperie, qui a travaillé avec des prix de revient et de vente plus élevés, mais

avec une diminution du volume de sa production de 48 % comparativement à l'année précédente,

les diverses branches de l'industrie textile ont été condamnées à un chômage forcé par suite du

manque des matières premières. Ainsi la fabrication des tricots, des velours et des articles mi-laine,

et coton n'a pas encore été reprise.

La quantité minime de laine de mégisserie que la draperie a pu se procurer en Allemagne

au commencement de l'année avait atteint des prix exorbitants. Depuis, elle travaille surtout

des chiffons effilochés qui lui sont fournis par l'intermédiaire du Gouvernement avec une quantité

restreinte de laine. La draperie a occupé 214 ouvriers à des salaires en hausse continuelle.

Au mois de juin 1917, la question de l'habillement prenait un caractère alarmant. L'État

procéda alors à la confiscation des laines du pays ainsi que des déchets de laines et de cotons et

entra en pourparlers avec les différents fabricants pour s'assurer toute la, production de tissus.

Des achats importants de laines importées permettaient d'augmenter sérieusement la fabrication.

C'est ainsi que les draperies de Schleifmühl, de Larochette et d'Esch-s.-Sûre ont pu fabriquer

de grandes quantités d'étoffes qui ont été vendues par l'Office des tissus à partir du 1er novembre

1917 contre bons d'achat délivrés par les communes.

" Cet Office, qui a été créé pour les classes ouvrières et peu aisées, a pris un grand développe-

ment et fonctionne bien. Les stocks de matières premières disponibles au 1er janvier 1918 per-

mettront de continuer la fabrication pendant un temps assez long et il est possible que l'Office

des tissus réussira à vaincre les grandes difficultés qui existaient lors de sa création.

Commerce des, chiffons.

Pendant les premiers temps de la guerre, le commerce des chiffons,

drilles et déchets des textiles conservait son allure. Les prix ne s'orientaient que lentement vers la

hausse, Cette situation se prolongeait jusqu'à l'époque où l'Allemagne décréta la saisie des chiffons

en fixant des prix maxima, et dès lors, il fut longtemps impossible d'obtenir sur le marché allemand

des prix supérieurs aux nôtres. En 1916, la possibilité se présentait de relever notablement les

cours permettant ainsi de porter au sextuple les prix accordés aux marchands et d'augmenter

les salaires des ouvrières. Les besoins de l'intérieur ont pu être couverts très facilement, même

dans les temps où les exportations étaient encore considérables.

Cette situation changea dans la suite. La pénurie des étoffes devenant toujours plus sensible

et les matières premières faisant défaut, le travail des chiffons s'imposait. Le Gouvernement créa

une centrale pour les chiffons qui prit la suite des affaires de la maison E. & Eug. Salomon. La

direction fut confiée à cette firme de sorte que l'organisation du commerce des chiffons ne subit

aucune interruption. La centrale fut créée au mois de mars 1917. Les prix maxima des chiffons

fixés à l'origine à 60 fr. les % kg., ont été portés dans la suite à 70 fr. La centrale est chargée éga-

lement de l'acquisition des laines et déchets saisis par l'État.

Il est vrai que les acquisitions de chiffons sont peu importantes en comparaison des quantités

livrées avant la guerre. Néanmoins, les quantités fournies aux draperies sont toujours assez consi-

dérables. Le fonctionnement de la centrale est satisfaisant.

Industrie du vêtement.

A partir du mois d'octobre 1917 les ateliers de confection ont été fortement occupés par des

commandes importantes pour le compte de l'Office des tissus. Par suite d'achats considérables

de toiles, de grandes quantités ont été teintes dans les teintureries de Mühlenbach, Larochette et

Luxembourg-gare pour être confectionnées ensuite en costumes d'ouvriers, tabliers et chemises.

Ces articles sont revendus par l'Office des tissus. On a trouvé ainsi une solution heureuse de la ques-

tion de l'habillement pour les ouvriers et les classes peu aisées.

Brasserie.

D'après les renseignements statistiques fournis par .l'Administration des accises, la quantité

de malt employée pendant, les quatre derniers exercices à la fabrication de la bière s'est, élevée

pour la période, du 1er oct. 1913 au

1er oct, 1914 à

à

1916 à.

1017 à

L'État a perçu de ce chef en droits d'accise

pour l'exercice 1913/14

1914/15

1915/16

1916/17

La production présumée a été

eu 1913/14 de

en 1914/15 de

eu 1915/16 de

kg. 5.517.375

3.829.122

2.020.970

372. 600

fr.

478.202

304.912

137.586

20.215

hl. 307.795

210.602

127.390

en .1916/17 (bière et boissons similaires « Bierersatz) d'environ 85.000 hl.

De ces tableaux comparatifs il résulte que l'allure ni défavorable de la. brasserie, loin de s'amé-

liorer, s'est même fortement accentuée en 1917.

La guerre continue d'exercer une influence, déprimante sur cette industrie, et la campagne,

1917/18 ne s'est pas ouverte sous des auspices plus encourageants. A l'heure actuelle, les affaires

de la brasserie luxembourgeoise., parsuite, de la pénurie des matières premières ainsi que de la, crise

économique que nous traversons, sont presque nulles, et c'est seulement au prix de grands sacri-

fices que cette industrie parvient à continuer la fabrication, et à occuper son personnel.

La main-d'œuvre dans la brasserie a atteint des niveaux très élevés.

Distillerie.

Au cours de la campagne 1916/1.7, 12 distilleries agricoles ouf travaillé 540.000) kg. de bette-

raves.

Le nombre des établissements travaillant des .fruits, pépins, lies de vin et marcs de raisin est

descendu de 1095 à 800. Ces établissements ont employé les quantités suivantes de matières pre-

Industrie des tabacs.

La production de 1917 pont être estimée à 330 000 kg. de tabacs à fumer, cigares et cigarettes,

soit environ un cinquième de la production normale avant la guerre. Par suite de la pénurie des

matières premières ainsi, que du charbon et des articles accessoires, comme les papiers, caisses, etc.,

et aussi du renchérissement considérable de la main -d'œuvre, les prix de production et de vente

ont subi de fortes hausses.

Comme la production' nationale, A, l'heure actuelle, est loin de suffire aux besoins de la con-

sommation intérieure, les ventes à l'étranger ont cessé. Les fabricants ont réservé leurs disponibi-

.lites. aux consommateurs du pays. Certaines fabriques ont même été réduites au chômage par le

manque de matières premières.

Les prix des tabacs bruts, tant ceux des tabacs indigènes sur les marchés allemands que ceux

des tabacs exotiques sur les marchés hollandais, les seuls marchés étrangers qui nous soient encore

accessibles, continuent leur progression ascendante. Les tabacs exotiques ont atteint en Hollande

des prix qui exagérés par le cours élevé du florin, les droits de douane et le droit

(…)

de

40 %, en rendent l'emploi impossible pour la coupe pour n'en permettre l'emploi que pour la fabri-

cation, des cigares et des cigarettes à des prix de vente fort élevés.

Les causés de la pénurie et de la cherté des tabacs bruts sont diverses. Si, d'une part, la récolte

de l'Allemagne ne suffit pas aux besoins de ce pays, les importations de Hollande, d'autre part,

fruits à noyaux

fruits à pépins

marcs de fruits à pépins

lies de vin

marcs de raisin

en 1914/15.

hl. 30.472

7.618

14.890

5 1 8

6.180

en 1915/16.

hl.

24.658

27.617

1 .458

33.754

ou 1916/17.

hl.

18.281

2.909

6.649

6.300

Les droits d'accise payés à l'État se sont élevés à 104.070 mk., les droits d'exploitation à

195 mk contre respectivement 94.989 mk. et 68 mk. pour la. campagne 1915/16

sont très réduites par suite des difficultés de la navigation au point qu'en. 1917 à peine la moitié

de la récolte de Java et de Sumatra, et très peu de tabacs d'autres pays d'outre-mer ont pu

arriver eu Hollande. Ce pays a pris des mesures pour réserver aux fabriques nationales les quantités

nécessaires à des prix raisonnables; le surplus est contrôlé on majeure partie par le Nederlandsche

Overzee-Trust (N. O. T.) en sorte que des quantités restreintes seulement restent disponibles pour

l'Allemagne et les pays neutres.

Une conséquence nécessaire du recul de la production a été la diminution progressive du nombre

des ouvriers occupés et des heures de travail. .Les fabricants ont assuré à leur personnel une rétri-

bution suffisante pour lui permettre de l'aire face aux exigences nouvelles, de la vie.

La situation de l'industrie des tabacs devient de plus en plus désolante. Cette industrie est

sous la dépendance des autorités allemandes qui ont saisi la récolte des tabacs. A la suite de l'in-

tervention du Gouvernement grand-ducal l'Allemagne nous a acordé en 1917 une quantité de

280.000 kg. de tabac brut du Palatinat de la récolte de 1916, lesquels ont été répartis proportion-

nellement entre les usines qui, avant 1915, employaient du tabac du Palatinat. Trois fabriques,

qui n'étaient pas dans ce cas, ont été exclues de la répartition. Ces 280.000 kg. représentent à

peu près le quart des achats annuels de nos fabriques en temps normal.

A la suite des nombreuses démarches auprès des autorités allemandes nos fabriques ont obtenu

enfin l'autorisation d'acheter des tabacs bruts sur Jos marchés hollandais; toutefois, elles sont

obligées, en cas d'achat., de requérir l'autorisation de la «Tabakhandelsgesellschaft

von 1916,

à Brème, pour recevoir l'autorisation de transit laquelle n'ouï accordée que pour des quantités

en proportion, avec les contingents fixés par la Société. Par rapport au contingent, les fabriques

luxembourgeoises sont traitées sur le même, pied que les fabriques allemandes, c'est-à-dire que leur

contingent est proportionné au contingent que celles-ci sont autorisées à travailler pour la

consommation de la population civile.

A ces difficultés viennent s'ajouter celles dont s'entoure l'obtention du permis de sortie de

Hollande. Ce permis n'est délivré que pour certains lots non frappés par le contrôle du Neder-

laudsche Overzee-Trust.

Imprimerie.

L'imprimerie a été bien occupée, grâce surtout aux importantes commandes d'imprimés

nécessaires au service de ravitaillement par l'État,Les communes et les divers offices d'achat et

de répartition, A certains moments même, la main-d'œuvre ordinaire devenait

insuffisante

Le renchérissement des papiers de tous genres a pris, en 1917, une allure désordonnée en même

temps que les difficultés de non approvisionnements sur le marché allemand s'accentuaient. LES

prix des papiers courants à écrire ont septuplé alors que leur qualité, par suite de la raréfaction

des chiffons et déchets de textiles, a considérablement baissé. Comme la. fabrication des papiers

à lettres, de fantaisie et de luxe a complètement cessé, le commerce ne borne à écouler les stocks

disponibles qui s'épuisent rapidement, La pénurie des papiers provient surtout de l'emploi consi-

dérable qui. ont. t'ait des fils de papier dans l'industrie textile.

Les salaires ont cherché à s'adapter dans la mesure du possible aux conditions nouvelles de

l'existence. On se rappelle que l'indemnité de renchérissement, accordée vers la fin de l'année

précédente au personnel des imprimeries, avait été portée au double à partir du 1er mai 1917.

Dans la suite, ce relèvement des salaires fut reconnu insuffisant pour compenser l'exagération

du coût de la vie. Au mois de novembre, il fut décidé de proroger provisoirement pour 1918 le tarif

qui expirait au 31 décembre 1917, mais, eu égard au renchérissement exceptionnel, les salaires

existants furent majorés, à partir du 15 novembre, de 1 fr. par jour avec maintien du régime des

indemnités de renchérissement. Une nouvelle amélioration est devenue nécessaire depuis, le coût

de la vie ne cessant d'augmenter. Le personnel des imprimeries, lié par le contrait, de tarif, travaillait

toujours dans des conditions moins avantageuses que les hommes de journée libres d'augmenter

leurs prétentions à leur plein gré. A partir du 1er mars 1918, l'indemnité de renchérissement a été

portée au double: elle est de 60 fr. par mois pour les ouvriers mariés, avec, en plus, 5 fr. pour chaque

enfant au-dessous de 16 ans, et de 40 fr. pour les célibataires.

Le renchérissement continu des papiers et de toutes les matières accessoires de l'imprimerie,

couleurs, huiles, articles à nettoyer, etc., lesquels ne s'obtiennent d'ailleurs que très difficilement,

ainsi que l'augmentation des frais généraux et des salaires, le relèvement de tous les éléments

constitutifs du prix de revient en un mot, a eu pour corollaire la nouvelle hausse des prix facturés

qui a été décrétée au mois de novembre 1917.

Le journal se voit aux prises avec des embarras de toutes sortes qui vont sans cosse croissant.

Aux difficultés créées par le rationnement des papiers en Allemagne et exaspérées par les formalités

dont s'entourent les exportations, viennent s'ajouter les prix exorbitants facturés pour les papiers

d'impression aux éditeurs Luxembourgeois qui sont traités sur le même pied que les étrangers.

Les prix imposés à nos éditeurs sont des prix d'exportation, alors qu'en Allemagne les différents

gouvernements supportant encore une partie du surplus du coût du papier. Ainsi nos éditeurs sont

en mauvaise posture vis-à-vis de la concurrence allemande. Pour compenser l'augmentation du

prix de revient, ils se sont vus forcés de relever le prix des abonnements de 0,50 fr, par trimestre

et de majorer surtout le tarif des annonces.

Le livre ne donne guère. Le travail reste limité par continuation à la réimpression des manuels

classiques indispensables et à quelques brochures d'auteurs.

La papeterie de Manternach est forcée de chômer depuis le commencement de la guerre par

suite du manque des matières premières.

Horticulture

La situation de l'horticulture, celle de la culture des rosiers surtout, s'est encore aggravée

depuis 1916. L'interdiction de l'entrée des rosiers dans les pays qui formaient nos débouchés ayant

été maintenue, les exportations ont été nulles. La floriculture, par contre, a été prospère. L'arbo-

riculture aurait pu fournir de bons résultats si les porte-greffes, article que les pays étrangers

nous fournissent, n'avaient manqué pour ainsi dire complètement,

Les frais généraux de l'horticulture augmentent d'année en année par suite de la hausse con-

sidérable des salaires des ouvriers, des prix des engrais et des fermages. Ces frais sont nécessités

par la conservation des cultures en prévision des temps meilleurs.

La culture maraîchère, malgré la pénurie des semences et engrais, a bien pu fournir le marché.

Ses produits ont trouvé un placement, facile, les légumes étant restés en dehors du régime du ra-

tionnement officiel. Cependant les prix des pays limitrophes n'ont guère été dépassés.

Conserves de légumes.

La production de l' établissement de Beaufort n'a pas sensiblement, varié pas rapport à, l'année

précédente; elle a été de 54.000 litres environ. La fabrication a été gênée par la pénurie de la main-

d'œuvre, les ouvrières flamandes faisant défaut, et aussi par un changement de culture qui a res-

treint la surface ensemencée en légumineuses. Toute la production a été vendue dans le Grand-Duché,

mais elle est restée au-dessous des besoins du pays.

Les prix de vente ont subi une hausse. L'augmentation des prix résulte, d'une part, du la forte

demande de la consommation, et d'autre part, du renchérissement de toutes les matières néces-

saires à cette industrie, houille, emballages, soudures, etc., ainsi que de la main-d'œuvre. Les

matières pour la fabrication des boîtes à conserves ne sont plus offertes dans le commerce. Il

n'a donc été possible de continuer la fabrication que grâce aux approvisionnements qui avaient

été faits en 1916.

Le nombre des ouvriers régulièrement occupés varie de 100 à 110. Les prix de la main-d'œuvre,

ont continué leur progression en avant. Tandis que, d'un coté, les salaires n'ont pas cessé d'aug-

menter, Je rendement de l'ouvrier, d'un autre côté, a diminué de 50 à 60% depuis le commen-

cement de la guerre.

Meunerie,

Si le rendement des deux dernières récoltes est en forte diminution par rapport à l'année.

1915, le déficit de 1917 est particulièrement sensible. Le rendement des trois dernières reçoit en

peut être évalué comme suit

Froment

Seigle

Méteil

Ensemble ...

Recolle 1915

144.715

126.120

181. 063

451.898

Récolte 1916

( Quintaux métrique )

117.915

110.662

132.237

360.814

Récolte 1917

1.05,600

74.250

85,250

265.100.

Au mois de septembre, c'eut -à-dire au début de la quatrième minée de guerre, l' État passa

un nouveau contrat de mouture avec 19 des plus importantes meuneries pour travailler le blé

de la dernière récolte. Il payait aux cultivateurs 42 fr. pour le froment et 37 fr. pour le seigle avec,

des prix intermédiaires pour le méteil suivant la proportion de froment entrant dans le mélange.

Ces prix sont donc supérieurs de 6 fr. à ceux de l'année précédente.

Comme la dernière récolle était, loin de su suffire aux besoins du pays, la. population aurait man-

qué de pain pendant plusieurs mois si l'Allemagne ne nous était pas venue en aide avec 322 wagons

c

de farine. La farine, allemande était tirée à 94%, c'est-à-dire que tous les sons gros et fins y étaient

mélangés,finement moulus. Au commencement, nos blés n'avaient été tirés qu'à, 84 % de farine,

mais quand nous devions recourir à, l'Allemagne pour compléter notre ravitaillement insuffisant,

celle-ci exigea que le reste de notre récolte fût. tiré également à 94 %. Si, au lieu de farine, l'Alle-

magne nous avait fourni du blé, notre meunerie aurait, pu continuer à travailler au lieu d'être

obligée ainsi à chômer pendant, plusieurs mois.

Beaucoup d'articles dont la meunerie fait une grande consommation, tels que ficelles, lanières,

huiles, brosses, etc., mais spécialement les gros fils servant à raccommoder les sacs, faisaient presque

complètement défaut. Les sacs ayant déjà servi, qui, avant la guerre, valaient 1,25-1,50 fr., se

payaient couramment 12 à 12,50 fr.

Malgré la forte augmentation des salaires, qui atteignait jusqu'à 75%, Je recrutement des

ouvriers meuniers était, assez difficile. D'autres branches d' industrie attirent à elles la main-d'œuvre

disponible par l'appât des salaires plus élevés.

Viticulture et commerce des vins,1)

Les auspices sous lesquels l'année 1917 a été inaugurée n'ont pas été des plus encourageants.

À la suite de l'intense apparition du mildew en 1916, l' aoûtement des sarments avait laissé à

désirer. Il était donc à craindre que le froid rigoureux de l'hiver n'eût porté préjudice au bois et

aux bourgeons. Heureusement ces appréhensions étaient exagérées, Grâce à la température extrê-

mement favorable, du mois de mai et de la première moitié de juin, la végétation de la vigne faisait

de rapides progrès et marquait même vers la mi-juin une avance très sensible sur des années

moyennes. La floraison put s'accomplir dans des conditions des plus avantageuses.

Les chances pour une récolte abondante eussent donc été excellentes sans l'apparition dm

parasites de la vigne qui, dans quelques régions, ont causé des ravagée notables, L' attelabe (le

cigareur) qui, pendant une série d'aimées, avait fait parler peu d' elle, s'abattait sur le vignoble

avec un tel acharnement que le Gouvernement s'est; vu forcé de décréter la destruction obligatoire

de l'insecte et des feuilles roulées. Mais c'est notamment le mildew qui a sévi par endroits avec,

une rigueur excessive. Ce qui aggravait le mal, c'est que les anticryptogamiques manquaient au

début de la campagne. Les premiers wagons de sulfate de cuivre que l'Allemagne s'était engagée à

fournir en échange de vieux cuivre et de laiton arrivaient- en effet seulement, après que la période

du premier traitement était déjà passée, et que donc le parasite avait pu causer de très sérieux

dégâts. L'oidium et la cochylis, deux hôtes aussi importuns que fréquents dans les vignes, se

montraient assez cléments.

Dans les côtes exposées au soleil où le développement des raisins n'a pas été entravé par des

maladies ou des intempéries on put, au commencement d'août, rencontrer des grappes dont les

grains commençaient à mûrir. La véraison faisait de rapides progrès, mais malheureusement la

pourriture, qui s'attaquait aux raisins, s'annonçait dans de nombreuses vignes d'un pas non moins

leste. Inquiétés par les proportions effrayantes que prenait dans certains endroits ce phénomène,

1) Rapport présenté par la Commission de Viticulture.

les vignerons hâtaient la cueillette qui, dans quelques localités, commençait déjà vers le 20 sep-

tembre pour devenir générale vers la fin dudit mois et au commencement d'octobre. La qualité

des raisins présentait des variations importantes déterminées par la situation et l'état des vignes

ainsi que par l'époque des vendanges. Somme toute cependant « le 1917 » peut être classé parmi

les bons crus de notre Moselle. L'acidité variait entre 9.4 et 16.1 ‰ ; les degrés d' œchsle oscil-

laient entre 45 et 93. Une statistique dressée par le président de la Commission de viticulture

renseigne une récolte minima de 8500 foudres de 1000 litres.

A l'ouverture de la campagne, le marché n'a pas été très animé; ce calme provenait d'une

part des mesures restrictives ordonnées par le Gouvernement au sujet de l'exportation des vins,

d'autre part des prix élevés demandés par les propriétaires. Néanmoins les cours se maintenaient

fermes et accusent à, présent une forte tendance à la, hausse. Les vins ordinaires dont le prix a été

de 3750 fr. en automne, sont cotés actuellement, (fin mai) 6000 fr. Les crus de marque atteignent

des prix encore bien supérieurs.

Vins de Champagne.

E. Mercier et Oie, succursale de, Luxembourg.

La succursale reste, fermée par ordre de la maison d' Épernay.

L'exploitation des oseraies de Kopstal continue; tout Je personnel est maintenu. Depuis

quelque temps, Je prix des osiers a haussé sensiblement; par contre, les frais de culture ont aug-

menté en proportion. Dans le courant de l'année dernière, le salaire moyen des femmes a passé de

2,75 fr. à 4,25 fr., celui des ouvriers de 4,50 fr. à, 5,50-6,50 fr. Le prix du blanchissage a doublé

il est de 0,20 fr. par kg pour les osiers de luxe et de 0,10 fr. [tour les osiers de grouse taille.

Industrie du gaz.

Service

du gaz de la ville de Luxembourg, — Marché des combustibles.

L'année 1917 fut néfaste pour le service du gaz,. Les contrariétés les plus variées se succédaient

eu série ininterrompue.

Une première grève des ouvriers gaziers éclata au début de janvier: sans mine en demeure,

sans même préciser leurs revendications, les ouvriers refusèrent de reprendre Je travail. Cette

attitudes intransigeante leur avait été imposée pur le syndicat des ouvriers en vue d'appuyer les

ouvriers du, servies; électrique qui avaient formulé certaines exigences , mais refusaient d' attendre

le délai moral de trois jours, jusqu'à la prochaine séance du conseil communal. La grève dura trois

jours.

Les premiers mois de l'année 1917 se distinguaient par un froid excessif. Les chantiers s'épui-

saient à vue d' œil alors que les transports se 'compliquaient de jour en jour, La navigation fluviale,

fut arrêtée subitement par les fortes gelées, les expéditions par rail étaient interrompues par suite

des transports militaires. Ces difficultés se répercutaient sur le marché des combustibles, et en

particulier sur les expéditions des houilles à gaz qui baissaient pendant tout, l'hiver. Les réserves

diminuaient et comme le désarroi du marché persistait, il. fallait envisager l'éventualité de l'épui-

sement définitif des provisions. Au commencement du mois de mai, l'usine resta fermée plusieurs

jours par suite du manque de charbon. La situation restait très précaire et du mois de juin jusqu'à

novembre le gaz resta fermé de 1 à 5 heures de l' après-midi.

Cette mesure représentait une économie moyenne de 1000 m3 par jour. Elle eut pour consé-

quences de nombreux dérangements du réseau. Le public, par malveillance ou oubli, laissait les

robinets ouverts; l'air pénétrait dans le réseau empêchant la libre circulation du gaz, mais des

explosions ne se sont produites mille part. Dans ces conditions, l'éclairage public fut réduit au

strict nécessaire à cause de la pénurie du gaz et du danger des aviateurs, Par suite du manque

de combustible et de luminaire, l'emploi du gaz se généralisait néanmoins.

La production s'est élevée à 3.138.200 m3 provenant de la distillation de 11.682.470 kg. de

charbon, soit un rendement de 26,86 m3 par % kg. de charbon. La diminution constante du ren-

dement ne peut surprendre eu égard aux difficultés par lesquelles a passe le service du gaz. Toute-

fois, la cause essentielle réside dans la qualité du charbon qui va toujours en diminuant. En pré-

sence de la pénible nécessité de devoir arrêter la fabrication, on ne discutait plus sur les qualités.

A côté du rendement insuffisant, le prix du charbon l'orme un objet de constantes préoccu-

pations. Le tableau suivant donne un aperçu du mouvement des prix des charbons à gaz pris au

charbonnage

mk.

16,00

15,60

15,60

14,30

14,30

1913.

1914.

1915.

1916.

1917.

mk.

14,30

15,30

17,50

18,50

36,15

Plus encore que les prix, le désordre du marche; était. inquiétant. Le prix ci-dessus ne donne

qu' une moyenne des prix de 32 mk., 44 mk. et 58 mk. qui. ont été payés pour différents marchés,

à la même époque et au même endroit, Un marché exceptionnellement onéreux a même été conclu

au mois d'octobre à raison de 75 mk. en port de Mannheim. Pour assurer l' approvisionnement de

la population, on achetait à tout prix et les détenteurs exploitaient, sans vergogne cette situation.

Le résultat commercial de l'exploitation aurait été des plus défavorable sans les prix inouïs des

sous-produits,, surtout du goudron, qui, en s' élevant à 35 fr. les % kg., permît de balancer le

bilan avec un bénéfice de 34.892 fr.

Dans la vente du coke l'administration municipale se laissait guider surtout par des consi-

dérations d'ordre social, tenant les prix à un niveau modéré en comparaison de ceux qui étaient

généralement pratiqués; la population de la ville était servie à raison de 50 fr. par tonne, alors

que les usines exploitées par les Compagnies privées se maintenaient à. 87,50 fr. Mais la question

du prix était d'ordre plutôt secondaire; celle de la répartition équitable des quantités disponibles

restait prédominante. Des marchés pour la durée de la saison ne furent pas acceptés et, les livraisons

restaient limitées à 500 kg. L'usine à gaz a fourni ainsi 2090 tonnes aux habitants de la ville. Comme

cette quantité n'était pas suffisante, la répartition à été complétée par une ration de 50 kg. par

semaine aux ménages peu aisés, La répartition s'est élevée ainsi à 2450 tonnes qui ont été livrées

au prix de 4 fr. les % kg. pris à l'usine.

Les premiers symptômes de la pénurie des combustibles se manifestaient vers la fin de l'année

1916. L'administration municipale, bien, avisée, réussit à conclure avant la période des grands froids

un marché avec les charbonnages d' Eschweiler, s'assurant ainsi une provision de charbon qui

la mit eu mesure- de distribuer pondant la période la plus difficile de l'hiver environ 165 wagons.

Le prix d'achat au charbonnage était de 3,40 fr. en moyenne; le prix de vente, fixé à 6 fr., se rap-

prochait du prix pratiqué par le commerce Ce prix, on évitant une concurrence trop acharnée,

exerçait toujours un effet modérateur sur celui-ci. Cette régie improvisée rapportait à la

ville un bénéfice de 24.000 fr.

A la suite des difficultés de l'hiver 1916/17, le Gouvernement se chargea de l'approvisionne-

ment du pays pour la saison 1917/18. Il acheta suivant ses prévisions et suivant lés offres qui lui

étaient faites, des charbons de toute provenance: des maigres de la Sarre pour les batteuses méca-

niques et la petite industrie, des gras de la Sarre pour les usines à gaz, des charbons de

toute sorte des charbonnages d' Eschweiler et des briquettes « Union» pour les besoins des parti-

culiers et du coke de hauts fourneaux pour le chauffage des bâtiments de l'Etat.

La ville de Luxembourg s'était réservée, 1100 tonnes à répartir entre les ménages peu aisés.

Un bénéfice n'a pas été réalisé pendant cette campagne. Le chiffre d'affaires était de 90.000 fr.,

le prix d'achat de 6 fr. en moyenne et le prix de vente de 7 fr. les % kg. pris au chantier. Les quan-

tités disponibles n'étaient pas trop considérables, mais comme l'hiver n'était pas particulière-

ment dur, elles suffisaient pour les besoins.

Industrie électrique.

Usine et tramways électriques de la ville de Luxembourg.

Tramways. — L'augmentation du trafic, déjà si forte en 1916, continua en .1917 d'une façon

qu'on aurait crue impossible avant la guerre, et la surcharge du matériel roulant devient inquié-

tante. Le nombre des personnes transportées dépasse presque de 50% le chiffre de l'exercice pré-

cédent sur les lignes de la ville, et de 85 % sur le trajet Luxembourg-Dommeldange. Ce dernier

résultat est dû surtout à l' introduction d' abonnements à prix réduit pour la ligne d' Eich, en no-

vembre 1916. Sur le trajet Gare-Ville-Limpertsberg, ou a remplacé, à partir du 1er octobre 1916,

les abonnements permettant un nombre illimité de courses par des carnets à coupons, et on ne

délivra plus d' abonnements aux élèves dont le chemin à l'école est relativement court Ces mesures

restrictives n'ont pourtant pan été suffisantes pour adapter le nombre des voyageurs au matériel

roulant disponible.

Quant aux raisons générales qui ont causé l ' accroissement du trafic, il faut citer : le manque

de chaussures; les nombreux voyages d'approvisionnement en ville et en campagne; l'occupation

au dehors de beaucoup d'ouvriers résidant en ville; l' enrichissement de certaines classes de la

population de la ville et de celle qui fréquentent la ville.

Malgré l'énorme affluence de voyageurs, le bilan des tramways présente un déficit,, déterminé

par les amortissements extraordinaires correspondants à l' usure anormale du matériel et par l' ac-

croissement considérable des frais d' exploitation qui no sont pas contrebalancés par des élévations

proportionnées du tarif.

Usine électrique. — En principe, l'application de l'énergie électrique pour éclairage et force

motrice n'a pas subi de variations sensibles vis-à-vis de l'année 1916. La fourniture totale a légè-

rement augmenté, excepté à la gare centrale où l'accroissement s'est prononcé fortement.

L'influence de l'heure d'été sur la consommation de courant d'éclairage n'a guère été sen-

sible, tout comme en 1916.

À cause de l ' épuisement des réserves de matériel, le nombre des installations d' éclairage exé-

cutées par l'Usine dans des maisons privées diminua considérablement. Il en est de même des tra-

vaux de ce genre que les entrepreneurs électriciens ont fournis on 1917, en se servant surtout des

conducteurs de zinc, succédané du cuivre, conducteurs pourvus d'un isolement « de guerre».

Industrie des explosifs.

La fabrication des explosifs compte parmi les branches de notre activité industrielle qui,

durant la guerre, ont rencontré le plus de difficultés pour maintenir tant soit peu leur production

et occuper leur personnel. Cela provient du fait que les matières premières les plus essentielles

étaient, avant la guerre, importées de l'étranger. Le nitrate de soude était importé du Chili et

raffiné en Belgique, le nitrate d'ammoniaque de Norvège, le soufre d'Italie.

Quand la guerre éclata, il était impossible de se fournir dans ces pays, et. à partir de l'épui-

sement des stocks emmaganisés, on était forcé de chômer. Les grandes fabriques de couleurs à

base d'aniline en Allemagne ont créé tout de suite des installations pour la fabrication artificielle

des nitrates telles qu'elles existaient depuis des années on Norvège;. d' autres fabriques ont créé des

installations nouvelles pour extraire le soufre des pyrites, du plâtre et de la kiesérite d'après une mé-

thode encore inconnue jusque là. Mais la mise on marche définitive de ces installations nouvelles

demandait du temps et, en attendant, il, fallait se contenter des stocks qui se trouvaient encore

en Allemagne et en Belgique et que les autorités allemandes avaient confisqués pour Ion répartir

entre les industries dont la production avait le plus d'importance pour les besoins de la guerre.

Naturellement, les fabriques d'explosifs qui fournissaient des munitions pour l'armée recevaient

la grosse part tandis que les fabriques du Grand-Duché, qui no produisent que de la poudre de

mine pour les besoins industriels, devaient se contenter d'un modeste contingent. Non seulement,

les arrivages étaient de peu d'importance; ils étaient irréguliers aussi, de sorte que nos établisse-

ments étaient périodiquement forcés de chômer.

En 191,5, la poudrerie a été forcée de chômer pendant 5 à 10 Jours par mois, tandis que le

travail dans la fabrique d'explosifs de sûreté était limité à 62 jours par an. La situation s'est sen-

siblement améliorée en 1916. La poudrerie a pu travailler régulièrement pendant toute l ' année,

avec une production réduite en comparaison des temps de paix, et la fabrique d' explosifs de sûreté

a pu aussi travailler régulièrement à partir dû mois d'avril. L'année 1917 a encore apporté une

légère amélioration.

Le tableau comparatif des expéditions permet de suivre exactement la marche des affaires

depuis 1913

pondre de mine

explosifs de sûreté

kg.

1.983.500

126.100

5 prem. mois

1.015.700

71.200

5 dern. mois

153.100

38.550

778.000

38.4.00

1.120.000

64.800

1.134.500

79.900

A. Arrondissement, de Luxembourg.

Faillites

déclarées

Concordats sollicités...

Concordats homologués

B .Arrondissement de Diekirch.

Faillites déclarées

Concordats sollicités...

Concordats homologues

1.

Bourses du travail,

. Une troisième bourse du travail a été ouverte à Diekirch au mois de septembre 1916. Par sa

situation au centre de l'agriculture, cette bourse est appelée surtout à favoriser et à centraliser

les transactions de la main d' œuvre agricole.,

Les opérations mensuelles des bourses de Luxembourg, d' Esch et. de Diekirch pendant l'année

1917 se résument ainsi;

En 1917, le total des expéditions n' a que légèrement dépassé la moitié des expéditions de 1913.

Il n'est pas à prévoir que la situation s'améliorera sensiblement pendant la durée de la guerre.

Les poudreries n'étant pas à même de fournir les quantités d'explosifs nécessaires à cause de la

pénurie des matières premières, les mines, surtout en Lorraine, ont installé des appareils pour la

liquéfaction de l'air et se servent de l'air liquéfié comme explosif. La manipulation de. l'air liquide

étant incommode, les mineurs préfèrent cependant se servir des explosifs auxquels ils sont habitués

pour autant que ceux-ci peuvent être mis à leur disposition.

L'établissement de Kockelscheuer n'a pas eu besoin de congédier son personnel pendant les

périodes de chômage. Disposant de vastes forêts, il a pu occuper ses ouvriers en hiver à la coupe

du bois, et pendant la bonne saison, à l' écorçage du chêne, à la coupe du bois écorcé et à la transfor-

mation des terrains déboisés en terres labourables. Le nombre des ouvriers a, été en 1917 de 86

en moyenne, dont 16 étaient occupés à la fabrication d'explosifs de sûreté.

Les prix de vente ont suivi la marche ascendante des matières premières et des salaires, mais

sans que leur amélioration, soit proportionnelle au relèvement du prix de revient.

Faillites et concordats.

Le nombre des faillites et concordats s'établit comme suit pour les cinq dernières années

Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg 4596 émanent de Luxem-

bourgeois, 39 d'Allemands, 96 de Belges, 75 de Français, 5 d'autres nationaux; parmi celles ren-

seignées par la bourse d' Esch, 3419 émanent de Luxembourgeois, 242 d'Allemands, 161 de Belges

281 de Français, 102 d'Italiens, 73 de. Russes et 63 d'autres nationaux.

Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre du 7 appartements

et de 29 chambres meublées, et une demande de 50 appartements et de 48 chambres meublées.

En présence de la pénurie des logements, conséquence de l' accroissement de la population coïn-

cidant avec l'arrêt de l'activité dans l'industrie du bâtiment, l'offre n'a pu suivre la demande,

A la bourse d' Esch, l'offre a porté sur 353 appartements meublés, 135 appartements non meublés

et 21 lits, et la demande sur 249 appartements meublés, 286 appartements non meublés et 5 lits.

Bourse de Luxembourg.

Demandes.

Offres.

Bourse d' Esch-sur-Alz.

Demandes.

Offres.

Bourse de Diekirch.

Demandes.

Offres.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux 1917

4 6 1 2

Assurances,

Depuis le déclanchement de cette actroce crise mondiale, nous nous sommes vus dans l'obli-

gation, d'interrompre les intéressantes publications des états comparatifs de recettes et de dépenses

pour chacune des branches de l'assurance privée. De nombreuses compagnies d'assurances ayant

siège de l'autre côté de la barricade, ont dû par les événements, cesser tous rapports avec la repré-

sentation locale. Restées dans l'ignorance des perceptions, aussi bien que des sinistres survenus,

ces compagnies ne purent songer à l' établissement d'un bilan spécial aux opérations du Grand-

Duché, Les lois et arrêtés de 1891 concernant les opérations d'assurance dans notre petit pays,

imposent formellement aux compagnies concessionnées l'obligation du dépôt, voire même de la

publication de certains documents ayant trait à l'exploitation locale, La situation anormale du

moment une fois passée, le département des finances saura rappeler aux compagnies intéressées

les stipulations légales. Nous préférons attend™ jusque là pour reprendre nos publications affé-

rent es, plutôt que de fausser l ' aperçu général par des résultats partiels et des statistiques fatale-

ment très incomplètes.

La guerre nous a valu dans le Grand-Duché la première création d'une assurance mutuelle

l' association générale contre les risques de guerre. Les conditions générales des polices de tous

les assureurs locaux d'un côté, et le, texte formel de l' art. 18 de notre loi du 16 mai 1891 de l'autre

côté, faisant exclusion du risque de guerre, il semblait intéressant de rechercher une couverture

de ce risque, ne fût-elle que partielle ? A l'instar de groupements similaires en Belgique, les fonda-

teurs de l'association générale ont élaboré des statuts assez ingénieux, qu'il importait avant tout

de mettre en concordance avec la législation luxembourgeoise sur la matière. Comme il s'agissait

de la première agréation d'une assurance mutuelle, les négociations avec le Gouvernement ont

exigé du temps et la jeune mutuelle n'a pu se, constituer qu'à un moment, où l'on ne redoutait plus

guère que le Luxembourg puisse devenir le théâtre des opérations militaires proprement dites.

Ajoutons que la politique se mêla de l'affaire, pour souligner le vieil adage, que nul n'est prophète

dans son pays, et l'on comprendra que cette première œuvre mutualiste n'ait de loin pas donné les

brillants résultats qu'avaient rêvés ses fondateurs, pionniers désintéressés du mouvement mutua-

liste. Plus tard, l'assurance à primes fixes est venue offrir la. couverture des dégâts occasionnés

par les aviateurs, soit du seul, risque de guerre sérieusement, à envisager pour notre pays. A côté de

cela, un projet de loi est venu à son tour mettre eu perspective que le Gouvernement prendrait à

sa charge le dédommagement partiel, en attendant le remboursement complet pur qui de droit.

L'association générale a de cette façon perdu toute raison d' être et si elle n'est entrée eu liquidation,

c' est que les statuts s'y opposaient. De cet échec mutualiste, il y a lieu de tirer un double enseigne-

ment

1° Que le pays n'est pas mûr pour l'aire de la mutualité et que le public préfère verser un

supplément à une entreprise privée, plutôt que de, s'exposer à être mis à contribution pour le pro-

chain, accablé par le sort. Malgré que la, mutualité s' était imposée en l'occurence, comme unique

solution possible, elle a été vouée à l'insuccès!

2° Que le pays est trop petit pour que l'on puisse en tout repos escompter les effets, de la loi du

nombre. Le peu d'étendue de notre territoire laissait entrevoir qu'en cas de désastre, ce dernier

serait assez, complet. On a cherché un palliatif on excluant la grosse industrie est en limitant forte-

ment les couvertures à concéder aux plus gros sociétaires. Malgré ces restrictions, les rédacteurs

des statuts de l'association ont jugé devoir stipuler un engagement limité des sociétaires, au risque

de devoir faire subir aux sinistrés une réduction proportionnelle, si l'avoir ainsi constitué ne per-

mettait pas le règlement intégral des dommages. Le petit, nombre d'adhérents possibles et la,

grande disproportion des risques qui sortent un tant soit peu de l'ordinaire, donneront toujours à

réfléchir aux théoriciens, partisans de la mutualisation des assurances exploitées jusqu'à ce jour

par de puissantes compagnies étrangères. Notre Gouvernement, en concessionnant une grande

diversité de compagnies sérieuses, a réussi à, stimuler une perpétuelle concurrence dont bénéficient

les consommateurs, eu l'espèce les assurés. Reste à savoir si le Gouvernement, tout en maintenant

son examen très méticuleux de. l'organisation des compagnies à agréer, ne forait pas bien de relever

les cautionnements fixés en 1891 avec un peu trop de modicité

Le cautionnement initial pour la branche incendie p. ex., est fixé à 20.000 fr. sauf à le parfaire

jusqu'à concurrence du double des perceptions de l'exercice révolu.

Quand une compagnie "se trouve à la tête d'un gros portefeuille, son cautionnement aura fata-

lement atteint un chiffre respectable. Ce cautionnement ne sera certes pas à dédaigner, mais il

sera supplanté par un l'acteur plus important: l'honorabilité de la compagnie, maintes fois mise à

l'épreuve, et les égards à prendre pour la clientèle établie au prix de grands sacrifices. Il en est

autrement du nouveau-venu, qui dans un mauvais moment n'aurait pas à prendre les mêmes con-

sidérations. Si d'un côté, c'est un principe avéré, que l'assureur ne peut fournir caution pour le

montant intégral des couvertures concédées, sous peine d'exiger une prime inabordable, il faut de

l'autre côté ne pas perdre de vue que le cautionnement doit constituer une garantie réelle à moins

de, le supprimer complètement selon d'autres théoriciens.

Or le chiffre précité de 20. 000 fr. ne correspond peut-être pas à la valeur moyenne d'une seule

police. Au moindre sinistre frappant un seul immeuble avec mobilier et marchandises, ce caution-

nement montrerait un sensible découvert. Sans vouloir rebuter les compagnies venant encore solli-

citer l ' agréation gouvernementale, un chiffre initial de 100.000 fr. ne semblerait nullement exa-

géré. Les chiffres réduits fixés en 1891 pouvaient avoir pour but de faciliter l'introduction de nou-

velles compagnies, besoin qui ne se l'ait plus sentir. Depuis 1,891, le renchérissement de la vie a con-

tinué sa marche toujours progressive jusqu'aux soubresauts inattendus durant, la guerre, lesquels

font encore plus clairement ressortir l'insuffisance des cautionnements.. Certaines compagnies

ayant, temporairement suspendu leurs opérations par suite de la guerre, des assurés plus impa-

tients ont fait de la procédure et par la saisie des cautionnements locaux, la question est devenue

de cuisante actualité.

Dans le compartiment des assurances sociales, la guerre n'a pu avoir de répercussion fâcheuse

sur la, marche normale des affaires. Comme les années précédentes nous sommes en mesure de

faire suivre les résultats obtenus au cours de l'exercice révolu

Assurance-maladie,

Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1916.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

RECETTES.

Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du fonds de

réserve)

Intérêts de capitaux et autres produits

Droits d'entrée des membres effectifs

Droits d'entrée des membres honoraires

Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)

Cotisations des membres volontaires

Avances (art. 46 de la loi)

Subventions des patrons (art. 47 de la loi)

Remboursements pour prestations de secours .

Caisses régionales

fr.

79.162,70

15.361.96

21,184,63

38.00

553.378,97

11.189,65

2.548.66

Caisses

de fabriques

fr.

109.163.76

55.491,68

21.714,63

215.57

1.315.056.04

3.389,95

34.882 84

769,12

894,20

10. Remboursements de la. part de l'assurance-accidents ..

11. Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la Caisse

d'épargne et d'autres placements autorisés par le

Gouvernement, prélèvements sur le fonds de réserve

12. Emprunts, avances du comptable, etc.

13. Recettes diverses

Totaux

DÉPENSES.

1. Traitement .médical

2. Médicaments et autres curatifs

3. Prestations aux membres et à leurs

familles

4. Prestations, art.

et

de l'assurance-accident

5. Prestations aux

femmes

en

couches

6. Prestations en cas

de

décès

7. Frais d'entretien aux hôpitaux

8. Prestations aux convalescents après cessation des secours.

9. Remboursement pour secours aux malades

10.

Remboursements

à

l'assurance-accidents

11. Remboursements d'avances

12.

Remboursements

cotisations et de droits

d'entrée..

13. Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et. dotations du

fonds

de

réserve

14.

Remboursements

d'emprunts

15. Frais d'administration

16.

Dépenses

diverses

Totaux

Caisses régionales

fr.

2.744,97

56.037,55

2.891 74

10.025,10

754.503,4.2

1.20. 303,32

133.550,34

203.418,48

3.701,15

939,00

8.934.00

40.372,90

270,50

3,803,87

5 . 7 7 , 6 8

1.774,82

33.180,30

13.095.76

65.101.51

5.620,62

655.140,25

Caisses

de fabriques

fr.

2.054,01

1.0.489,54

4.213,84

37.054,79

1.601.389,97

341.450,00

244.854,00

600.292,42

19.678,90

8.290,91

24.271,37

127.305,04

1.263.90

5.288,21

1.064,41.

597,00

73,804,25

5.087,01

19.796,30

3.660,20

1.477.432,38

Résultat comparés des années 1903-1916.

caisse régionales

Recettes

fr. 373.069.95

» 452.225,58

» 409.301,21

» 523,885,20

» 616.250,76

» 663.201,78

» 666.927,30

Dépenses

fr. 342.664,06

»; 409.474.69

» 427.810,67

» 491.919,52

» 570.998,04

» 600.155,56

» 594.420,76

Caisses de fabriques

Recettes

fr.

948.942,16

»

1.149.448,20

»

1.081,685,71

»

1 ,224.477,98

»

1.352.256,38

» 1.189.527.18

»

1.132.451,95

Dépenses

fr.

862.073,00

»

1.092.643,40

»

1.013.019,35

»

1,136.770,95

»

1,275,704,95

»

1.143.707,29

»

1.067.434,79

Caisses régionales

191.0

Recettes

fr. 857.103,32

» 968.464,56

» 972.827,61

» 908.213,85

» 711.539,31

» 641.374,91

» 754.563,42

Dépenses

fr. 759.240,77

» 842.879,38

» 915.603,75

» 824.461,04

» 649.879,35

» 5(52.158,02

» 655.149,25

Caisses

Recettes

fr. 1.195.399,40

»

1.355.018,65

»

1.514,499,75

» .1.644.344,79

»

1.387.461,01

» 1.30.1 .888,76

» 1.601 .389,97

de. fabriques

Dépenses

fr.

1.145.939,73

»

1.284.204,32

»

1.459.779,93

»

1.566.030,09

» 1.329.865,41

»

1.196.435,20

»

1.477.432,38

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

13.

14.

15.

16.

17.

RECETTES.

Report de l'exercice antérieur

Cotisations des membres

Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1917

Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1917

Part du Gouvernement aux frais d'administration

Remboursements du Gouvernement (art. 130)

Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1917

Recettes de l'art. 8 de la loi

Recettes de l'art. 14 de la loi

Recettes de l'art. 40 de la loi

Recettes de l'art. 43 de la loi

Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1914

Versements d'arriérés des années antérieures

Amendes d'ordre

Recettes imprévues

Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort

Amortisation (2 % de 174.405 fr.)

fr.

623.8.1.0,54

»

1.229.064,51

»

64.541,35

»

229,71

»

55.278,38

»

103.670,06

»

172.

090,40

»

2.091,83

»

5.186,22

» 22.595,24

»

511,75

»

125.000,00

»

1.595,35

»

12.919,92

»

.3.488,10

fr. 2.422.073,36

DÉPENSES.

1.

2.

3.

4.

Indemnités (rentes-vieillesse et invalidité)

Frais de

traitement

Frais d'administration

Fonds de

réserve

fr.

185 317,85

»

326.400,13

» 139. 238,43

»

1.771.116,95

fr. 2.422.073,36

Assurance vieillesse et invalidité.

Bilan de l'exercice 1917.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

1.1.

12.

13.

14.

.16.

RECETTES.

Report de l'exercice antérieur

Avances des membres

Intérêts dus par la Banque Internationale an 31 décembre 1917

Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1917

Intérêts du capital repr. des rentes eu cours

Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1917

Recettes suivant art. 18 de la loi

l'art du Gouvernement aux frais d'administration

Remboursement du Gouvernement (art. 33 de la loi)

Amendes d'ordre

Versements d'arriérés

Recettes imprévues

Versements pour solde des membres

Recette suivant art. 22 de la loi

Amortisation (2 % de 156.959,15)

fr.

»

2.120.048.52

»

14.802,93

»

23.681,85

»

290.831,37

»

655,71

»

16.820,53

»

33.493,62

»

52,62

»

2.149,02

»

323.965,46

»

46.376,76

»

3.139,18

fr. 2.876.017.57

DÉPENSES

1.

2.

3.

4.

5.

6.

Indemnités pour accidents

Frais de traitement

Capital représentatif des rentes on cours

Fonds de réserve

Frais d'administration.

Solde de

fr. 1,738.579,14

»

191,225,14

»

694.348,61

»

126.443,14

»

102.555,39

»

22.866,15

fr. 2.876.017,67

L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente Ie bilan suivant pour l'exer-

cice 1917

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

RECETTES.

Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1917

Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1.917

Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1917

Recettes de l'art. 18 de la loi

Part du Gouvernement aux frais

d'administration

Recettes imprévues

Versements pour solde des membres

Versements d'arriérés

fr.

848,75

»

1.471,26

» 8.753,45

»

121..32

»

13.110.87

»

254,655,65

»

765,68

fr.

279.726,98

Assurance-accidents.

Bilan de l'exercice 1917.

1.

2.

3.

4.

5.

DÉPENSES.

Indemnités pour accidents

Frais de traitement

Capital représentatif des rentes en cours

Fonds de réserve

Frais d'administration

fr.

105.637,36

»

71.425,67

»

57.479,75

»

10.683 ,20

»

84.601,00

fr.

279.726,98

Caisses d'épargne et Crédit foncier.

A. CAISSE D'ÉPARGNE.

D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1916, l'avoir des déposants,

y compris les dépôts faits par les communes,s'élevait au 31 décembre 1916, en principal et inté-

rêts, à 91.218.558 fr. Le chiffre correspondant était de 80.462.722 fr. en 1915, de 67.191.424 fr. en

1914 et de 66.273.332 fr. en 1913.

Le chiffre des versements a été de 29.614.284 fr., celui des remboursements, de 21.277.235 fr.

De 1900 à 1908 les versements dépassaient régulièrement, les remboursements, L'exercice 1909

accuse un excédent de remboursements de 173.481 fr., et en 1910, les versements dépassent de

nouveau les remboursements de 551.567 fr. Par contre, de 1911 à 1914, les remboursements dépas-

sent les versements. L'es versements ont excédé les remboursements de 11.188,033 eu 1915 et de

8.337.049 fr. en 1916.

Le nombre des versements a été, en 1916, de 56.876, soit une moyenne par versement de 520 fr.,

le nombre des remboursements de 44.199, soit une moyenne de 481 fr. Le montant des versements

dépasse d'environ 9 millions de francs le chiffre correspondant de 1915 et le nombre des opérations

de versement a augmenté de plus de 9000; de même, le montant des remboursements a augmenté

d'environ 11,5 millions de francs et le nombre des opérations de remboursement a augmenté d'en-

viron 11.000. Le nombre total des opérations de versement et de remboursement s'élève à 101.075

et porte sur une somme de 50.891.519 fr., contre 80.449 opérations portant sur 30.671.203 fr.

en 1915. Les livrets en circulation au 31 décembre 1916 atteignent le chiffre de 89,691. soit une

augmentation de 8066 sur l'année précédente. L'intérêt bonifié aux déposants s'est élevé à 2.376.094

francs, en augmentation de 263.931 fr. sur l'année 1915.

L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1916 s'élève, suivant bilan, à 92.617.957 fr. contre

82.198.380 fr. à fin .1915. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 3.568.800 fr.

contre 3.2.12.544 en 1915. Le compte de Frais généraux se solde par 192.172 fr.; il dépasse de

25.564 fr. le chiffre correspondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent

à 692.458 fr., soit 0,75% de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 463.727 fr., soit

0,50 % du même avoir. Le fonds de réserve a passé de 5.006.758 fr. à 5.470.486 fr,

Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1916 s'élèvent

à 1,034.958 fr. 59, les remboursements à 892.901 fr. 87. Le total den prêts consentis aux emprun-

teurs par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 1.116.252 fr. 76., celui des rembourse-

ments à, 973.453 fr. 48.

Durant l'exercice 1916, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 86 écoles, contre 86 en 1915;

le nombre des versements était de 4811, le montant des dépôts de 89.339 fr.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12,

1.

2.

Bilan au 31 décembre 1916.

ACTIF.

Caisse

Bureaux auxiliaires

Recette générale

Chèque postal

Portefeuille

Placements

a) à vue resp. avec préavis de 10 jours

b) en reports (à un mois)

c) à trois mois

Comptes courants

L'État grand-ducal

Crédit foncier.

Habitations à bon marché

Caisses de crédit agricole et professionnel

Villes, communes et syndicats

Coupons échus et non encore

encaissés

intérêts à

recevoir

Avances diverses pour le compte de

l'État

Immeubles

a) Hôtel de la rue Aldringer

b) Hôtel du Plateau Bourbon

c) Terrain à bâtir

Mobilier

PASSIF.

Avoir des déposants

Comptes courants

L'État grand-ducal, son avoir on francs

effectifs

Villes et communes

Caisse de crédit agricole et professionnel à Bettborn .

1.958.085,95

10.000.000,00

8.343.750,00

1.469.501,04

337.952,23

2.965.429 34

142.056,72

1.020.755,07

105.540 58

1.098.091,23

1.9.470,00

Total

257.031,60

224.422,27

64,55

fr.

c.

8.395.263,72

613.722,51

219.382,34

4.601,57

54.791.453,95

20.301.835,95

5.935.694,40

687.751,16

408.733,89

11.351,97

1.223.10.1,81

25.064,42

92.617.957,69

91.,218,558,96

481,518,42

3.

4.

5.

6.

Épargne scolaire, solde en suspens

Réescompte

Amortissement de l'Hôtel du Plateau Bourbon

Fonds de réserve: solde au 31 décembre 1.91.5

Excédent favorable de 1916

Compte transitoire, différences de cours réservées

5.006.758,85

463.727,57

5.470.486,42

4.673.175,67

Total

fr.

c.

147,41

45.422,15

75.000,00

797.310,75

92.617.957,69

Compte de Profits et Pertes.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

DÉBIT.

Frais généraux

Amortissement compte Mobilier

Amortissement compte Hôtel du Plateau Bourbon

Amortissement compte Hôtel de la rue Aldringer

Frais de banque

Divers

Bénéfices nets réalisés en

CRÉDIT.

Bénéfices sur titres amortis

Bénéfices sur titres vendus

Bénéfices d'intérêts réalisés en 1916

Loyers

Commission sur comptes

courants

Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement

Divers

Total

La situation au 1er janvier 1918 se présentait comme suit

Avoir des déposants

Nombre des versements durant Tannée 1.91,7

Montant des versements durant l'année 1917

Nombre des remboursements durant l'année 1917

Montant des remboursements durant l'année 1917

Nombre des livrets en cours

192.172,28

2.784,93

25.000,00

2.815,37

3.046,77

2.911,75

463.727,57

692.458,67

7.119,37

41.347,05

606.891,49

24.901,25

9.221,19

1.258,84

1,719,48

692.458,67

fr. 100.995.780,59

52.224

»

24.030,181,56

42,059

»

16.760.477,43

100,950

Intérêts bonifiés aux déposants en 1917

a) Intérêts payés sur livrets soldés

b) Intérêts capitalisés au 31. décembre 1917

30.924,37

2.506.797,62

Avances faites aux caisses de Crédit agricole et professionnel

Avances faites au service des Habitations à bon marché .

(non compris les intérêts dus au 31 décembre 1917.)

fr.

c.

»

.2.537.721,99

»

92.672,92

»

2.657.207,49

B. CRÉDIT FONCIER.

Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1916 s'élève à 5601, portant sur

une somme de 23.392.565 fr. Le Conseil d'administration a prononcé de 1901 à 1916 des admis-

sions pour 56.705.815 fr., dont 23.392,565 fr. font l'objet de prêts communaux. Le nombre total

des prêts réalisés au 31 décembre 1916 s'élève à 3866, qui représentent un capital de 55.564.615 fr.,

dont à déduire

a) fr. 8.769.658,08 recouvrés par l'effet de l'amortissement,

b)

» 9.490.490,09 par suite de remboursements anticipés,

soit fr. 18.260.148,17. Le solde des capitaux restant dû au 31 décembre 1916 est donc de

37.304.466 fr. 83.

Le nombre des prêts sur propriétés rurales a passé de 1301 à 1333 et les sommes prêtées de

9.496.800 fr. à 9.722,550 fr., la moyenne par prêt ressort à 7293 fr. Les prêts sur propriétés urbaines

s'élèvent fin 1916 à 1675 portant sur un capital de 19.513.150 fr.; fa moyenne par prêt est de

11.649 fr. Les prêts communaux, se sont élevés à cette époque à 753, représentant un capital de

25.510.265 fr., soit en moyenne 33.878 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus pour

l'année 1916 est de 2.635.372 fr. 03, en augmentation de 31.362 fr, 01 sur l'année précédente.

Au 31 décembre 1916, le nombre des retardataires était de 446. Le montant des arriérés n'a

pas sensiblement diminué: il s'est maintenu à 390.256 fr. 82, y compris les arriérés de 1916. Au

31 décembre 1917, le nombre des retardataires des années 1914-1916 n'est réduit, à 173 et le total

des arriérés à 147.180 fr, 46, y compris environ 30.000 fr. redus par des communes.

Jusqu'au 31 décembre 1916 il a été délivré 6903 certificats nominatifs pour une valeur nomi-

nale de 30.929.200 fr, Le nombre des certificats délivrés jusqu'au 1er décembre 1917 est de, 7016

portant sur une valeur nominale de 31.526.700 fr. A cette même date, les retraits étaient au nombre

de 2899 d'un import total de 14.982.600 fr., de sorte qu'il reste encore en circulation 4117 certi-

ficats pour une valeur nominale de 16.544.100 fr.

Les frais d'administration sont émargés au compte de Profits et Pertes par 124,934 fr. 84,

contre 109.899 fr. 19 pour l'année, précédente. Les bénéfices bruts réalisés en 1916 à s'élèvent

169.255 fr. 80, comprenant les intérêts sur prêts, etc.

Après déduction des frais d'administration, il. rente, pour 1916, un bénéfice net de 44.320 fr. 96,

qui a été porté sur le compte de la Réserve ordinaire. Le montant total du Fonds de réserve s'élève.

au 3.1 décembre 1916. à 656.224 fr. 06, y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations

vendues.

ACTIF.

1. Prêts

55.564.615,00

fr.

c.

A déduire

Amortissement 1901 à 1916 incl

Rembours

tsant.

id.

2. Compte Mobilier

8.769,658,08

9.490.490,09

18.260.148,1.7

3, Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

4. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction

5. Compte transitoire (emprunteurs)

a) Intérêts compris dans les demi-annuités échues, non

payées au 31 déc, 1916, intérêts de retard compris..

b) Fraction du sem. d'int. courus au 31 déc. 1916 sur prêts

170.543,06

480.952,66

fr.

37.304.466,83

14.564,87

16.482.000,00

938,86

651.495,72

54.453.466,28

PASSIF.

1. Fonds de dotation

500.000,00

2. Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à des particuliers

b) sur prêts faits à, des communes

7.250,00

200.700,00

3. Compte créancier: Caisse d'épargne

4. Obligations foncières 3½ % mises en circulation

Obligations foncières rachetées

36.630.300.00

800.000,00

5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs

6. Coupons d'obligations non encore touchés

7. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction

8. Compte transitoire (obligataires): fraction du coupon couru au 31 décembre

1916 sur obligations foncières en circulation

207.950,00

337.952,23

35.830.300,00

16.482.000,00

124.586,00

938,86

313.515,13

9. Fonds de réserve

1. Agio sur obligations vendues de 1902 à 1916 incl

II. Disagio sur prêts communaux

III. a) Réserve ordinaire

b) Excédent favorable de l'exerc. 1916

350.580,63

44.320,96

238.822,47]

22.500,00

394.901,59

fr.

656.224,06

54.453.466,28

Compte de Profita et Pertes.

DOIT.

1. Intérêts des 1916 sur compte Fonds de dotation

2. Intérêts de 1916 sur obligations foncières 3½ %

3. Intérêts sur comptes de correspondants

15.000,00

1.271.438,51

14,082,03

Bilan au 31 décembre 1916.

4.

5.

6.

7.

1.

2.

10 % d'amortissement sur mobilier

Pertes subies sur prêts

Frais généraux de l'exercice

Excédent favorable de l'exercice

AVOIR.

Intérêts de 1916 sur prêts

Balance des recettes et des dépenses accessoires

La. situation au 1er janvier 1918 se présentait comme suit

Nombre des prêts réalités

Montant des prêts réalisés

a) Prêts aux particuliers, associations syndicales et

établissements publics

b) Prêts aux communes et aux syndicats intercom-

munaux

fr. 30.496.050

» 26.648.165

fr.

c.

1.618,32

617,49

124.934,84

44.320,96

fr.

1.472.012,15

1.453.659,67

18.352,48

Fr.

1.472.012,15

fr. 57.144.215,00

Import sur prêts non encore touché

Amortissements opérés

Remboursements anticipés

Montant en capital des prêts encore en cours

Placement temporaire (conf. à l'art., 46 al. 2 du règl. du 19 nov. 1900)

Valeur nominale des obligations en circulation

Valeur nominale des obligations déposées contre certificats

nominatifs

»

500.705,00

»

9,950.648,52

»

12.696.975,28

» 34.493.591,20

»

3.800.497,48

» 35,830,300,00

» 16. 518.200,00

C. SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.

La paralysie générale qui s'est. manifestée des le commencement de la guerre, s'est considé-

rablement aggravée en 1916 et surtout dans le courant de 1917. En 1916, le service des habitations

à bon marché a reçu 79 demandes portant sur 248.700 fr. et réalisé 69 prêts s'élevant au

chiffre

de 230.895 fr. Parmi les demandes déposées du 2 août 1914 au 31 décembre 1915 figurent utilement

en tout 16 demandes de prêts en vue de la construction de maisons économiques, et au nombre

des 79 demandes déposées en 1916, il y en a 7.

L'industrie du bâtiment est très éprouvée par la, guerre. Personne ne veut construire. Les

rares ouvriers qui disposent d'un petit pécule ajournent leur projet jusqu'après la guerre pour

différentes raisons parmi lesquelles ils font valoir l'excessive cherté des matériaux, l'insécurité,

etc. Le service des habitations à bon marché est impuissant à contribuer, pour sa faible part, à

leur soulagement, tant que, l'activité économique n'aura pas repris son cours normal.

L'import total des 1282 prêts hypothécaire réalisés depuis 1907 jusqu'à fin 1916 s'élève à

4.555.930 fr. La moyenne du prêt est donc de 3554 fr., elle, varie suivant la profession de l'em-

prunteur: elle est de 3084 fr. pour Ies ouvriers et journaliers, de 3470 fr. pour les artisans, de 3011 fr.

pour les cultivateurs et de 4498 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le solde en capital restant

dû par les emprunteurs au 31 décembre 191.6 s'élevait à 2.950.459 fr. 15, le fonds de réserve à

201.463 fr. 53, y compris les intérêts.

Banque Internationale à Luxembourg.

Le rapport de la Direction pour l'exercice 1.91.7 expose que, malgré la continuation de la

guerre, les affaires de la banque ont pu se développer d'une manière satisfaisante. Le chiffre d'af-

faires a passé de 1.709.358.264 fr. à, 1.986.892.951 fr.

Il n'y a pas de modification à signaler dans la circulation des billets de la banque. L'émission

de 6¼ millions de francs, soit le maximum fixé dès le début de la guerre, a presque complètement

disparu de la circulation. Comme les billets ne sont plus présentés aux guichets de la banque,

celle-ci n'est pas en mesure de satisfaire, même partiellement, aux demandes pressantes du public.

L'afflux des capitaux étrangers n'a pas cessé d'augmenter dans le courant de l'exercice et les

placements de la banque se sont développés en conséquence. Le marché des devises a, été très

animé. Les transactions en fonds publics ont été assez importantes; les affaires syndicataires,

par contre, ont été tranquilles. Eu égard aux difficultés intermittentes des communications, l'en-

caisse a été maintenue, pendant le dernier exercice, à un niveau plus élevé.

La succursale de Metz et la commandite de Berlin ont contribué d'une manière satisfaisante

au résultat global. La liquidation des anciennes commandites de Sarrebruck et de Trèves, si l'on

tient compte des évènements, se poursuit normalement; une marche plus active ne semble pas

justifiée par les événements politiques.

En présence des difficultés croissantes de l'existence la banque a accordé des indemnités

de renchérissement considérables au personnel et aux employés. Il a été tenu compte de l'insécu-

rité et des risques de l'avenir rapproché dans l'évaluation de tous les actifs; il a été procédé, en con-

séquence, à des amortissements considérables sur immeubles, créances, fonds publics et partici-

pations syndicataires.

Le bénéfice net, y compris le report de l'exercice 1916, s'élève à 2.684.301 fr. contre 2.144.464 fr.

en 1916, permettant la, répartition d'un dividende de 8½ % contre 7 % en 1916 et de reporter

265.882 fr. contre 227.653 pour l'exercice antérieur.

Le mouvement général des transactions à la, maison centrale, la succursale de Metz et les

agences s'est élevé

en 1917

en 1916

soit une augmentation de

Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant

encaisse au 31 décembre

entrées en 1917

soit ensemble

sorties en 1917

à fr. 1.986,892.951.11

à fr. 1.709.358.263,58

fr.

277.534.687,53

fr.

2.855.164.27

»

183.130.029.71

fr.

1.85.985.193,98

»

181.426.579,50

encaisse au 31 décembre 1917

fr.

4.558.614.48

Le compte du portefeuille Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant

solde au 31 décembre 1916

entrées en 1917

soit ensemble

sorties en 1917

solde au 31 décembre 1917

fr.

fr.

fr.

57.889.787,65

333.830.444,59

391.720.232,24

310.407.143,31

81.313.088,93

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir s'élève à 2.602.895 fr. contre 1.777.943 fr. en 1916.

Bilan général au 31 décembre 1917.

ACTIF.

a) Actif réalisable

Caisse

Coupons et monnaies

étrangères

Portefeuille Effets à recevoir

Portefeuille Titres

Participations

syndicataires

fr.

4. 558.614

25.781

81.313.088

5.256.768

1.610.740

c.

PASSIF.

a) Passif envers elle-même

Capital social

Fonds

le

réserve

Reserve de la caisse hypothécaire .

dompte ducroire

Compte à nouveau

fr.

25.000.000

7.650.000

20.776

1.000.000

96.233

fr.

Reports et avances sur

nantisse-

ments

Participations

commanditaires

Caisse hypothécaire

Comptes courants débiteurs

Avals

Compte à nouveau

Compte

Immeubles

b) Actif immobilisé

Immeubles

11.196.600.00

5.387.500.00

184.536 55

34.070.844.82

4.279.179 12

1.382.02

1.695.000.00

1.191.875 00

150.771.911 40

b) Passif envers des tiers

Dépôts à

vue.

Billets en circulation

dont act bloqués..

7.250.000

1.000.000

Comptes courants

créditeurs

Avals

Effets à

payer

Dividendes non réclamés 1909-1916

Bénéfice not

pour

8.828.636.14

6.250.000 00

92.546.168 12

4.279.179 12

2.320.116 18

96.500 00

2.684.301.35

150.771.911 40

Chapitre de perception

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combustibles

Matériaux de construction

Bière. fabrique dans l' intérieur

Total

Produits des foires aux bestiaux

des droit

d'

abatage

des ponts à

bascules

du débit, d'eau (Porte-Neuve).

des droits de place sur les mar-

chés

hebdomadaires

Total des recettes de l'octroi

Produit de 1914

fr.

39.851

121.171

12,770

80.289

18.604

17.994

290.681

2.124

47.580

4.831

3.150

348.373

c.

Produit de 1915

fr.

38.775

106.148

8.255

73.171

20,926

11.898

259.176

1.021

44,217

4.417

2.630

312.394

c.

Produit de 1916.

fr.

36.105

71.014

6.522

73.581

16.466

5.407

209,098

1 .230

31.287

4.389

2.268

248,277

c.

Produit de 1917

fr.

20.740

60.213

4.020

93.193

10,694

1.158

190,020

1.303

.12.785

4.923

2,145

331.184

c.

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-

rages et les combustibles pendant les années 1911 à 1917, sur la base des mercuriales de la ville

de Luxembourg.

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrasin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment

Farine de seigle

Farine de méteil

Viande de bœuf, 1re qual

Viande de bœuf, 2° qualité

Porc frais

Porc fumé

Viande de veau

Viande de mouton

Beurre

Oeufs

Pailles

Foins

Trèfle

Bois de hêtre

Bois de chêne

Quantités

les % kg.

le kg.

la douz.

les 500 kg.

le stère.

Prix

fin 1911

26,00

22,00

20,00

21,00

23,00

21,50

34,50

39,00

37,00

11,25

0,60

0,40

0,50

2,50

1,95

2,20

2,95

2.55

2,00

3,40

2,40

35,00

57,00

52,00

15,00

13,00

Prix

fin 1912

26,00

24,00

23,50

26,50

29,00

22,50

35,00

24,00

37,00

6,75

0,70

0,45

0,55

3,00

2,45

2,80

3,10

3,05

2,35

2,35

2,45

26,00

35,00

45,00

15,00

13,00

Prix

fin 1913

19,50

17,00

14,50

14,50

14,00

13,50

31,00

95,00

31,00

8,50

0,70

0,45

0,55

3,00

2,48

2,90

3,20

3,00

2,65

3,27

2,35

25,00

28,00

30,00

14,60

13,00

Prix

fin 1914

42,50

28,00

30,50

47,50

30,50

97,50

115,00

97,50

15,00

0,85

0,45

0,56

2,00

2,27

2,40

2,90

2,40

2,50

3,63

2,50

23,00

20,00

28,00

16,00

13,00

Prix

fin 1915

36,00

33,00

30,00

44,00

40,00

36,00

114,00

115,00

125,00

10,50

1,30

0,55

2,80

2,30

3,88

6,50

3,00

3,00

4,05

3,82

65,00

92,50

75,00

16,50

14,00

Prix

fin 1916

42,00

39,00

36,00

44,00

36,00

36,00

130,00

130,00

180,00

22,60

1,30

0,60

4,20

4,00

4,00

6,60

4,00

10,00

6,00

50,00

75,00

70,00

18,00

16,00

Prix

fin 1917

62,50

58,00

54,00

50,00

48,00

50,00

150,00

125,00

175,00

22,00

1,30

0,60

5,00

5,00

5,60

9,20

4,00

145,00

275,00

195,00

45,00

40,00

STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK

EINFUHR VON WAREN,

welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen

Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1917.

Warengattung.

1. Erzeugnisse der Land-

und Forstwirtschaft

und

ander tierische u. pflanz-

liche

Naturerzeungnisse;

Nahrungs-

und Genuß-

mittel.

Hafer

Reis,

unpoliert

id.

Speisebohnen

id

Erbsen,

Lupinen

Wicken

Baumwollsamen, Palmkerne,

Butterbohnen usw

Kleesaat

Runkelrübensamen

id

Andere

Gemüsesamen

id

Frische Kartoffeln

Getrockneto Zichorien ....

Grün- und Rauhfuller ...

Unbearbeitete, Tabakblätter

id

id

id.

id

id.

id.

id.

id

id.

id

id

id

id

id.

id

id.

Herkuntts-

land.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland,

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

Niederland.

Oster-Ung.

Belgien,

Niederland.

Belgien.

Niederland,

Belgien,

Niederland,

Belgien.

id.

Frankreich,

Mexiko.

Niederland.

Niederl, Ind.

V. Sl.v.Am,

Brasilien,

Sud-Afrika

Algerien.

Indien,

Öster„-Ung,

Griechenl.

Dom.Rep.

China.

Paraguay.

Cuba.

Türkei.

Menge

kg, Stück

usw.

3.000

2.331

100.033

138.759

9.900

16.416

57.500

8.543

1.730

410.149

27.810

13.054

4.288

1.435

71.438

7.795

7.695

5.387

4,84

9.047

1.594

Warengattung,

Unbearbeitete Tabakblätter.

Frische Küchengewächse...

id

id

Getrockn. Küchongewächse.

id

Lebende Pflanzen

id

Blumenzwicheln

id

id

Frische Blumen,.

id.

Frische Äpfel

id

Frische Birnen

Frische

Pfirsiche

Sonstiges frisches Obsl....

id

Krische

Südfrüchte

Hoher Kaffee.

id

id

id.

id.

Gebrannter Kaffee

id

id.

Getrocknete Zichorien ....

id

Tee

Gewärze, anderweit nicht.

genannt

Sonstige pflanzl Erzeugnisse

zum Gewerbegebrauche.

id

Anderweit nicht gen Er-

id

Bau- u, Nutzholz, in der

Querrichtung mit der Axt

usw.

bearbeitet

Herkunfts-

land.

Italien

Belgien.

Dänemark.

Niederland.

id.

Dänemark

Niederland,

Belgien,

id.

Niederland.

Öster.-Ung,

Niederland.

Belgien.

id.

Schweiz,

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Italien,

Belgien,

Niederl. Ind,

Schweiz.

Brasilien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich,

Belgien,

id.

Schweiz.

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

12.261

8.948

15.008

59.840

187.644

20.044

1.461

17.186

8.863

211.973

1.248

1.634

231.358

Warengattung.

Desgl in der Längsrichtung

mil der Säge bearbeitet ..

id

Korbweiden, geschält usw.

Brennholz

Holzkohlen usw

Torfstreu, Moos usw

Terpentinharze usw

id

Frisches Rindfleisch

id

id

Frisches Schweinefleisch,...

id

Schweinefleisch, einfach zu-

bereitet

id

id

Schweinefleisch, geräuchert

Schweinespeck

id.

id

id

Fleischextrakt usw

id

Würste

id

id

id

Zubereitete Fische

id

Frische

Austern

id

Frische Muscheln

Schmalz aller Art

id

Talg von Rindern

id

id

Butter, frisch oder gesalzen

id

id

id

Käse

id

id

id.

Eier, roh

Honig in Stöcken

Honig in Waben

id

Bettfedern

Borsten usw

Herkunfts-

land.

Türkei.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

id.

Belgien.

Dänemark.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

Schweden.

Schweiz.

Belgien.

Dänemark.

Schweiz.

Schweden.

Nelgien.

Niederland.

Norwegen.

Niederland.

id.

Belgien.

Niederland,

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederland.

id.

Dänemark.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Schweden.

Belgien.

id.

Belgien.

Frankreich.

Öster.-Ung.

Belgien.

Menge

kg, Stück

USW.

3.624

19.600

22.500

1.214.314

2.800

13.322

91.829

6.344

3.

17.448

1.120

21.841

158.180

6. 307

20.027

50.382

86.402

5.

Warengattung.

Kalbfelle,

id

Rindshäute

Meerschwämme usw

id

Mehl aus Getreide

Reis, poliert

id

Graupen, Gries usw

Sonstige Müllereierzeugnisse

id

Fette, Öle in andern Behält-

nissen als Fässer

id

id.

Reisstärke

usw

id

Dextrin

Sage, Tapioka

Rohr-, u. Rübenzucker usw.

id

id

Stärkezucker

Branntwein in Fässern

id.

id

id

id.

Drannlwein in Flaschen . . . .

id

id

Stiller Wein in Fässern

id

id

Schaumwein in Flaschen . . .

id

Stiller Wein in Fässern

id

Bier in Flaschen

Essig aller

Art

Mineralwasser

id

id

Gewöhnliches Backwerk....

id.

id.

Feines Backwerk

id

Feines Backwerk

id.

Teigwaren

id.

Zuckerwerk

Herkunfts-

land.

Niederland.

Dänemark.

Belgien.

Frankreich.

Öster.-Ung,

Belgien.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Frankreich,

Niederland.

Belgien.

Dänemark.

V.St.v.Am

Frankreich.

Schweiz.

Norwegen.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Spanien.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Öster-Ung.

Niederland,

Schweden.

Belgien,

Frankreich.

Schweiz.

id.

Niederland.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

13.000

41.608

07.892

4.608

99.960

1.196.605

767.153

39.630

1.600

5.187

11.281

24.993

10.448

.37.008

5.130

19.800

10.000

2.553

Warengattung,

Zuckerwerk

Kakao usw

id

Schokoladewaren

id

id

Milch, eingedickl usvv

id

Senf

Weder äther- noch weingeist-

haltige

Essenzen

id

Säfte von Pflanzen usw

id

Nahrungs- u. Genußmittel,

anderweit nicht gennant.

Sardinen und andere Fische

id

Rauchtabak

id.

id

id.

id

id

Zigarren

id

id

id

Zigaretten

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

Niederland.

Belgien,

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

id

Schweiz,.

England.

Niederland.

Italien.

V. St. v. Am.

Niederland

Belgien.

id.

Schweiz.

.Niederland,

Frankreich,

Belgien,

Menge

kg, Stuck

usw.

1.204

3.234

2.065

2.739

2.275

2.597

2. Mineralische und fossile

Rohstoffe; Mineralöle.

Garleuerde, Kies, Sand,.

Binisteine, Schmiergel

id

id

Kieselgur,

Quarz

Natürlicher Kalis

Zement

Rohe Dach- u. Tafelschiefer

Rohblöcke ans Sandsteinen

Eisenerz

Manganerze

Schlacken von Erzen, auch

gemahlen

Steinkohlen

Koks.

Preßkohlen

Mineralschmieröle.

id

id,

id

Belgien,

id.

Niederland,

Frankreich,

Belgien,

id

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich,

Frh. Hamb.

Niesderland,

1.932.290

43.900

170824.768

631.390

310.570

18.663

256895.77

1.319.400

639.025

46.764.800

70.535.800

135.000

3.657

19.023

4.902

Warengattung'

Steinkohleuteer

id

Benzol

u.

andere

leichte

Steinkohlenteeröle

Naphthalin, Kresol, Anilin

USW

3, Zubereltetes Wachs, feste

Fettsäure,

Lichte,

Wachs-

waren, Seiken u. andere

unter

Verwendung

von

Fellen, Oelen oder Wachs

hergestellte

Waren.

Bienenwachs

usw

Paraffin, Stearinsäure usw.

Weichparaffin

Lichter aller Art

Gemeine feste Seife

id

Feine Seile

id.

Wagenschmiere

u. andere

Schmiermittel

id

Schuhwichse..

id.

Putzmittel

4. Chemische und pharma-

ben und Farbwaren.

Schwefel.

Salz

Soda

Vitriol

usw

Chromsaures Natron

Calziumkarbid

usw

Chlorkalium, Arsenik usw

id

Anilinfarbe

Alizarin

Ultramarin

Bletrol,

Bleiweiß

Bleiweiß

Zubereitete Farben

id.

id

Graphil

id

Blei-, Färb- u. Kohlenstiste

Ölfirnisse

Herkunfts-

land.

Frankreich.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

Öster.-Ung.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Oster-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweden.

Norwegen.

Schweiz,

Belgien.

id.

id.

Frankreich,

id.

Öster- Ung

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

2.000

41.490

1.020

3.27

1.151

1.633

483.300

67.860

6 6

Warengattung.

Ölfirnisse

Weinsteinfirnisse

id

Lackfirnisse

id

Siegellack

Ölkitte

Holzgeisl, gereinigt

Flüssige ätherische Öle

Wohlriechende

Fette

id.

äther- oder Weingeist-

haltige Riechmittel

Puder usw

id

Gefüllte Patronen

id

Zündhölzer usw

id

Leim aller Art

Süßholzsaft usw

Arzneiwaren, zubereitete ..

id.

Geheimmittel

id

5. Tierische u. pflanzliche

Spinnstoffe

und

Waren

daraus;

Menschenhaare.

zugerichtete

Schmuckse-

dern, Fächer und Hüte.

Seidenzwirn aller

Art

id

Dichte, ungemusterte tafl-

bindige Gewebe, ganz aus

Seide

Dichte Möbelstoffe, ganz aus

Seide

Dichte Möbelstoffe, teilweise

aus Seide

Dichte Gewebe, ganz oder

teilweise aus Seidenplüsch

Andere dichte Gewebe, ganz

oder teilweise aus Seide.

id

id

Tüll aus Seide

Seidene Gase usw

id

Tüll aus Wirk waren

id

Seidene Stickereien

id

HerkunlIs-

land.

Belgien.

id.

Frankreich,

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweden.

Belgien,

id.

Öster.-Ung.

Schweden.

id.

Belgien.

Schweiz.

Belgien,

id.

id.

id.

id.

id.

Oster.-Ung.

Schweden.

Belgien,

id.

Schweiz.

id.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Menge

kg. Stück

usw.

1.129

4.677

35.250

6.980

1.387

Warengattung.

Seidene Stickereien

Seidene

Posamentierwaren

Sireichgarn, gebleicht

Wollengarn aller Art für den

Einzelverkauf

id

Wollene

Fußbodenteppiche.

id

id

id

Dichle

Wollengewebe

für

Möhelausstattung

id

Wollener Saml und Plüsch.

Andere dichle Wollengewebe

id

id

Wollene Wirkwaren

id

Wollene, Spitzen

Wollene

Posamentierwaren.

Baumwollengarn, roh, ein-

drählig

Baumvvollengarn, zwei- oder

rnehrdrählig

Baumwollenzwirn aller Art .

id

Dichte baumwollene Möbel-

stoffe, nicht plüschartig .

id

Baumwollener

Samt

und

Plüsch

id.

Undichte Baumwollgewebe .

id

id

id

id

Baumwollene Wirkstoffe .. .

id. Wirk- n. .Netzwaren

id

id

id.

Spitzen

und

Spitzenstoffe

id.

id

id.

Stickereien,

id

id

id .

Taue, Seile usw.

id.

Schläuche

usw.

id.

Posarnentierwaren

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

hl.

id.

Frankreich.

id.

Türkei.

Öster.-Ung.

Belgien,

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich,

Belgien,

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id,

Belgien.

Schweiz.

Frankreich

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien,

id.

Schweiz.

Öster-Ung.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Menge

kg, Stück

usw.

1.281

9.703

1.069

3.839

8.265

Warengattung.

Baumwollene

Posamentier-

waren

Hohes Flachsgarn usw

Hanfgarn, roh

Hanfgarn,

gefärbt

Garn für den Einzelverkauf..

Taue-, Kimer,

Hängematten

usw

id

Fußboden toppiche

Leinene Taschentücher, ge-

f'ärbl usw

id

Leinene Möbelstoffe, dichte..

Dichte

Loinengewebe

aus

Flachs, roh

id

id.

gebleicht

id

Dichle

Leinengewebe

aus

Hauf, roh

id.

id.

gebleicht

Säcke aus Juteleinwand . . . .

id

Leinener

Damast

id

Leinene

Spitzenstoffe

id.

Posamentierwaren .

Grobes

Wachstuch

Keines

Wachstuch

Schmiergeltuch usw

Fußbodenbelag

aus

Lino-

leim

Willle

Filzwaren

id

Pferdehaare, bearbeitet

Kleider u. Pulzwaren, ganz,

oder teilweise aus S e i d e .

id

id

id

Dergleichen, ganz, od. teil-

weise aus Wolle

id

id.

ganz

odes

teil

weise aus Baumwolle

id

id.

id

Kleider und Pultzwaren aus

andern Spinnstoffen

Herkunfts-

land.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien,

id.

Frankreich.

Belgien,

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id

id.

id.

id.

Frankreich,

Belgien.

id.

Frankreich,

Belgien.

id.

Öster. Ung

Schweiz.

Frankreich,

id.

Belgien.

id.

Öster. — Ung.

Schweiz,

Frankreich.

id.

Menge

Kg, Stück

usw.

1.291

2.533

1.340

1.497

3.033

1.736

2.065

24.984

2.088

3.173

Warengattung.

Kleider und Putzwaren aus

lindern Spinnstoffen . . .

Kleider und Pulzwaren aus

wasserdlichlen Geweben ..

Kleider und Putzwaren in

Verbind, mit Kautschuk

id

Kunstliche

Blumen

Schuhe aus Gespinstwaren.

id

Menschenhaare

id

Zugerichtete Schmuckfedern

id

Fächer

Männerhule und Mützen aus

Gespinstwaren

id

id

Frauenbute ganz oder teil-

werse aus Seide

Frauenhüle aus andern Ge-

spinstwaren

Männerhüle aus

Filz

id

Frauenhüle

aus

Filz

id

Hute aus Stroh

id

id

Frauenhüle

aller Art, ausge-

putzl

id

nerwaren

u. Waren aus

Därme.

Zugerichtetes Leder

Schuhe aus heiler mit Holz-

sohlen

Schuhe aus Leder,..

id

id

id

id,

Treibriemen aus Leder

Sattler- und Täschnerwaren

id

id

id

Handschuhleder

Herkunlts-

land.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

China.

Belgien.

Öster- Ung.

Belgien.

id.

id.

Schweiz,.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

id.

Öster Ung

id.

Belgien.

id.

Schweiz,.

Öster. Ung.

id.

Belgien,

Belgien,

id.

id.

id.

Schwelz.

V.St. v.Am.

Niederland.

Frankreich.

Belgien,

id

Frankreich.

Öster Ung.

Schweiz,

Öster

Ung.

Menge

kg, .Stück

usw.

9.733

Stück

id. 11

id 6

id.

id.

id.

id.

id.

id. 344

id, 288

id. 29

id. 24

id. 29

id. 221

4.265

Warengattung.

Handschuhleder

Petzwaren, nicht überzogen..

id

id.

überzogen

id

id

Darmwaren

7. Kautschukwaren.

Gewatzle Platten aus Kaut-

schuk

id

Treibriemen mil Kautschuk

getränkt

Keifen und Laufdecken für

Fahrzeugräder

id,

Anderweit nicht genannte

Kautschukwaren

id

id

Gespinstwaren mit Kaut-

schuk getränkt

Hartkautschukwaren

8. Geflechte u. Flechtwaren

aus

pflanzlichen Stoffen

mit Ausnahme de Ge-

spinstfasern.

Grobe Korbflechtwaren usw

id

id

Feine

Korbflechterwaren

9. Besen, Bürsten, Pinsel

Siebwaren,

Besen aus Reisig

Grobe Besen u. Bürgten aus

Borsten

id

id

Keine Besen u. Bürsten aus

Borsten

id

Siebwaren

10. Waren aus tierischen od-

pflanzlichen Schnitz- oder

Formerstoffen.

Waren, ganz oder teilweist

aus Schildplatt usw,

Herkunfts-

land.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweden.

Frankreich,

Belgien.

id.

Niederland.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Belgien.

Belgien-

Schweden.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Menge

kg, Stück

usw.

1 .713

8.020

11.108

1.175

16.644

Warengattung.

Waren, ganz oder teilweie

aus

Pertmutter

Echle Perlen

usw

Fischheinstäbe usw

Waren aus tierisrhen Schnitz-

stoffen

id

id

Bau- u. Nutzholz, gehobell

usw.

id

Hotztapeten, Panele usw. ..

Stöcke aus Holz

Böttcherwaren, roh oder be-

arbeitet

id

Möbel-, u. Möbelteile, grobe,

unfurniert

id

id.

grobe, furniert ..

Tischler-,

Drechsler-

und

Wagnerarbeiten

id

id.

Möbel u. Möbelteile aus Holz

in Verbindung mil ande-

ren Stoffen..

id

id

id

Feine

Hotzwaren.

id

Gepolsterte

Möbel ohne

Uberzug

id.

mit Oberzug....

Holzwaren aller Art aus an-

dern pflanzlichen Schnitz-

stoffen

Keine Korkwaren

id

Waren, ganz oder teilweise

aus Zellhorn

Stücke aus Rohr

Keine Schnitzwaren

11. Papier, Pappe u. Waren

daraus.

Druck-, Schreib-, Löschpa-

pier

usw

id

id

id.

Herkunfts-

land,

Öster.-Ung.

Schweiz,.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Öster.- Ung.

Frankrech.

Belgien.

id.

id.

Dänemark.

Schweiz.

Öster.- Ung.

Belgien,

id.

id.

Schweiz.

Krankreich,

id.

Schweiz.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

Öster — Ung.

Belgien,

id

Belgien.

Niederland.

Oster-Ung.

Schweiz,

Menge

kg, Stück

usw.

1.570

132.776

4.960

7.939

7.439

Warengattung.

Druck-, Schreib-, Löschpa-

pier usw

Postkarten mit Bilderdruck

usw

id

id

id

id

Papier u. Pappe gestanzf usw.

id

id

id

Papiertapeten

id

Spielkarten aller

Art

Glas-, Sandpapier usw

Photographisches

Papier

usw

Gelatinpapier

usw

id.

Düten, Briefumschläge aus

Papier usw

id

Geschäftsbücher, Mappen

usw

id

Andere

Papierwaren

ohne

Verbindung mit arideren

Stoffen

id

id

id

id

Papierwaren in Verbindung

mil anderen

Stoffen

id

Makulatur

usw

12. Bücher, Bilder, Gemälde.

Gedruckte Bücher, Kalender

usw

id

id

id

id

id

Landkarten aus Papier.

Bilderaller Art aus Papier

id

id

Gemälde und

Zeichnungen.

id

Herkunfts-

land.

Frankreich.

Frankreich.

Oster.- Ung.

Schweiz.

Niederland,

Belgien.

id.

Oster.-Ung.

Niedertand,

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Öster -Ung,

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

Dänemark.

Öster .- Ung.

Niederland,

Schweiz.

Belgien.

id.

Öster Ung

Niederland,

Dänemark.

Schweden.

Niederland.

Öster,-Ung.

Schweiz,

Belgien.

Öster.-Ung,

id.

Schweiz.

Belgien.

Belgien.

Oster.-Ung

Menge

kg, Stück

usw.

5.608

1.008

3.407

1.374

1.898

Warengattung.

Gemälde und Zeichnungen.

13. Waren aus Steinen odere

anderen mineralischen

Stoffen (mit Ausnahmen von

Tonwaren) sowie aus fos-

silen Stoffen.

Hohe oder

bloß

behauene

Steine

Platten aus Granit, Marmor

usw

Feine

Steirnmetzarbeiten

Schieferwaren, auch in Ver-

bindung mit Holz

Bildhauerwaren aus Steinen.

Steinwaren nur in Verbin-

dung mit. Holz u, Eisen.

Steinwaren in

Verbindung

mit anderen Materialien.

Mühlsteine

Polier-, Schleif-, Wetzsteine

usw.

id

id.

Zementwaren

Asbestwaren

id

Waren, ganz oder teilweise

aus Jet, Meerschaum usw.

id.

14, Tonwaren.

Mauersteine,unglasiert

id.

Dachziegel

usw

Rohren aus Ton, glasiert od.

unglasiert

Waren aus gemeinen Stein-

zeug

Tabakpfeisen,

einfarbig

od

weiß

Feuerfest Steine

Feuerfeste Erzeugnisse ans

Ton

Wandbekleidungsplattenaus

Ton

Waren aus feinem Steinzeug,

ein farbig.

id.

mehrfarbig,

id.

id.

Herkunfts-

land.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Norwegen.

Schweden.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id,

Öster.- Ung.

Belgien.

Schweiz,

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

Niederland.

Öster.- Ung.

Menge

kg, Stück

usw.

1.337

3.692

2.780

1.500

4.889

6.500

10,000

11.260

129.840

52.860

811.380

3.350

Warengattung.

Porzellanwaren

id

id

id

id

15, Glas und Glaswaren.

Glasmasse

Hohlglas,

gefärbt,

unge-

schliffen usw

id.

geschliffen usw..

id

id .

bemalt usw

id

Spiegel-,

Tafelglas,

unge-

schliffen usw

id.

geschliffen.

id.

belegt

Uhrgläser usw

Brillengläser usw

Glasbehänge usw

Glasbehänge,

Glasflüsse,

Glasperlen

Glaswaren, anderweit nicht

genannt

id

id.

in

Verbindung

mit andern Stoffen

id

16. Edle Metalle u. Waren

daraus.

Waren, ganz oder teilweise

aus Gold

id.

aus Silber

id

17, Unedle Metalle u. Waren

daraus.

Rohren n. Walzen, roh oder

bearbeitet

Nicht schmiedbare Kunst-

gußwaren

id

Rohe Eisenwaren aus nicht

schmiedbarem Guß

Maschinenteile und andere

Eisenwaren, bearbeitet ..

id

id

id

id

Herkunlts-

land.

Dänemark.

Öster.— Ung.

Belgien.

Schweiz.

Niederland.

Niederland,

Belgien.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

id.

Öster.-Ung.

id.

id..

Belgien.

id.

Öster.- Ung.

Schweiz,

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Öster.-Ung.

Dänemark.

Schweden.

Menge

kg, Stuck

usw.

2.474

1.535

1.070

3.313

1.138

294.269

662.548

1.646.148

Warengattung.

Rohluppen, lngols usw

Schmiedbiires Eisenin Stäben

Blech, roh,

gefirnißt

Bearbeitele Röhren aus Eisen

Eisenbahnshienen u s w . . . .

Eisenbahnchsen

Rohe Eisenwaren

id

Maschinenteile, anderweil

nicht

genannt

id

id

id

id

id

Brücken u, Brückenbestand-

teile

Lokomobd-, Dampfkessel

usw

Ankertonnen, Gasbehäller

usw

id

Hähne, Ambosse usw

Kolbenzu Flaschenzügen usw

Spillen, Schaufeln usw

Senfen

Sägeblätter

Keilen und Raspeln usw.

Bohrer, Zangen usw

Reibahlen, Meßwerkzeuge

usw

id

Äxle, Hämmer usw

id

id

id

Pflüge u. anderweitig nicht

genannte eiserne Geräte...

id.

Schrauben, Nieten, Hufeisen

Eisenbahnpulfer usw.

Pateutachsen

Drahlwaren

id

Drahlstifle

Geschnittene Nägel usw

Haus-

und

Küchengeräte

usw

id

Eiserne Kelten

Trensen, Steigbügel, Schlitt-

schuhe,

id.

Herkunlts-

land.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oster.-Ung.

Schweden,

Niederland.

Belgien,

Frankreich.

id

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Öster Ung

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich,

Schweiz,

Schweden,

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Frankreich,

Belgien.

id,

id.

Frankreich,

Belgien,

id.

Frankreich,

Menge

kg, Stück

usw.

20. 190

2.627.745

30.490

28.000

6.717

413.867

108.883

526.100

12. 180

120.105

60.827

1.317

10.174

113.806

394.111

27.700

30.275

1.423

2.961

1.261

Warengattung.

Herkunfts-

land.

Menge

kg. Stück

usw.

Warengattung.

Herkunfts-

land.

Menge

kg, Stück

usw.

Bau- und

Möbelbeschläge

Feine Messer, Scheeren usw

id.

id.

Schreibfedern

Näh-. Stricknadeln usw.

id.

Brucheisen, Abfälle

usw

id.

Aluminium roh, geschmiedet

usw

id.

Aluminium waren

id.

Feine

Bleiwaren

id.

Zink. roh usw.

Zinkdraht

Zinkwaren

id.

Zinn,

roh

id.

id.

Zinnwaren,

bearbeitet

id.

Niekelmetall, roh

Rohes Kupfer und Messing.

id.

Haus- u. Küchengeräte aus

Kupfer

Grobe Kupfer- u, Messing-

waren

id.

Feine Kupfer- u. Messing-

waren

id.

id.

Vergoldete od. versilberte

Metallwaren.

id.

id.

Luxusgegenstände aus un-

edlem

Metall

id.

Andere Waren

Läutewerke,

Sprechma-

schinen. Schrittzähler

id.

18. Maschinen, elektrische

Erzeugnisse, Fahrzeuge.

Lokomotiven, Lokomobilen.

Belgien.

id.

Öster.-Ung.

Frankreich.

Öster.-Ung.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweden.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich,

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

V. St. v. Am

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich

id.

Öster.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Belgien.

7.550

88.450

32.871

7.428

41.170

Soust nicht genannte Kraft-

maschinen

id.

Näh-, Strickmaschinen usw

Feuerspritzen, Pumpen usw.

Maschinen zur Bearbeitung

von Hölzern, Metallen

id.

Dampfpflüge, Mähmaschinen

Dresch-, Branerei-, Mälze-

reimaschinen

id.

id.

id.

id.

Dynamomaschinen

id.

Kabel zur Leitung elektri-

scher

Ströme

Andere elektrische Erzeug-

nisse

id.

Fahrzeugleile

Personenmotorwagenteile

Motorfahrräder

Fahrräder ohne Antriebs

maschinen

Lastwagen, Lastschlitten

Fahrradleile aus Eisen

Fahrradieile aus anderen im-

edlen Metallen

19. Feuerwaffen Uhren.

Touwerkzenge.

Handfeuerwaffen aller Art.

Teile zu

Handfeuerwaffen

Tascheunhren aus Gold

id. aus Silber

id. aus unedlem Metall

Uhrgehäuse und Uhrwerke

Uhrfurnituren

id.

Wanduhren

id.

Harnoniums

Klaviere aller Art

Streichtonwerkzeuge

id.

id.

Bastonwerkzeuge.

Klinderspielzeuge aller Art.

id.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweden.

Öster.-Ung.

Schweiz,.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Schweiz..

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

id.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Schweiz.

Özter. -Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

Öster.-Ung.

15.000

189 445

1.008

11.544

2.150

4.036

16.723

1.030

10.104

8.102

Stück

id. 770

id. 3

Stück 1178

id. 22618

id. 15277

id.

1.500

Warengattung:.

1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-

schaft und andere tierische u. pflanz-

liche Naturerzeugnisse; Nahrungs- u.

Genußmittel.

Speisebohnen

Erbsen

Lupinen

Kleesaat

Grassaat aller Art

Andere Feld-, Gemüse- und Blumen-

samen

Frische Kartoffeln

Frische Küchengewächse

Getrocknete Küchengewächse

Lebende Pflanzen

Frische Äpfel

Getrocknetes Obst

Gemahlenes Obst

Bau- und Nutzholz, lediglich in der

Querrichtung mit der Axt oder Säge

bearbeitet

Desgleichen in der Längsrichtung ge-

sägt

Brennholz

Butter, frisch oder gesalzen

Branntwein in Fässern*)

Branntwein in Flaschen

Stiller Wein in Fässern

Stiller Wein in Flaschen

Obstwein

Bier in Fässern

Mineralwasser

Säfte von Pflanzen usw

2. Mineralische und fossile Rohstoffe;

Mineralöle.

Gartenerde, Kies usw

Natürlicher Kalk

Gips

Zement

Eisenerz

Menge

kg, Stück

usw.

203.618

1.800

278.907

38.150

1.919

2.323.135

39.250

10.815

6.315

2.450

Liter 18879

1.091

1.380

11.800

9.626

4.155.000

Warengattung.

Schlacken von Erzen

Steinkohlen

Steinkohlenkoks

Preßkohlen usw

Steinkohlenteeröl

Benzol, Steinkohlenteeröle,

schwere

3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichte,

Wachswaren, Seifen und andere unter

Verwendung von Fetten, Oelen oder

Wachs hergestellte Waren.

Lichte aller

Art

Feine Seife

Schuhwichse

4. Chemische und pharmazeutische Er-

zeugnisse, Farben und Farbwaren.

Galziumkarbid usw

Sprengpulver usw

Anderweit nicht genannte verdichlete

Gase

5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe

und Waren daraus; Menschenhaure;

zugerichtete Schinuckiedern, Fächer

und Hüte,

Rohseide

Seidenzwirn

Gewebe mit Ölfirnis getränkt usw

6. Leder und Lederwaren, Kürschner-

waren; Waren aus Därmen.

Glacéleder

Lederhandschuhe

7. Kautschukwaren.

Gespinstwaren aus Filz usw. mit Kaut-

schuk

Menge

kg Stück

usw.

1.479.690

468.013

40.000

9.000

3.581

25.000

28.750

4.950

2.600

*) Außerdem wurden noch 324 Liter reiner Alkohol nach dem Zollvereinsland ausgeführt.

AUSFUHR VON WAREN,

welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen

Handel stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des

Kalenderjahres 1917.

Warengattung.

8. Geflechte und Flechtwaren aus pflanz-

lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-

spinstwaren.

Grobe

Korbflechterwaren

usw

9. Besen, Bürsten, Pinsel und Sichwaren.

Besen aus Reisig

10. Waren aus tierischen oder pilanz-

lichen Schnitz- oder Formerstoffen.

Bau- und Nutzholz,

genutet

usw

Möbel u. Möbelteile, grobe, unfurniert

11. Papier, Pappe und Waren daraus.

Pappen aus

Stroh.

Holz

usw

Schreibpapier usw

Postkarten usw. mit Bilddruck

12. Bilder, Bücher, Gemälde.

Gedruckle Bücher

13. Waren aus Steinen oder anderen

mineralischen Stoffen (mit Ausnahme

der Tonwaren) sowie aus fossilen

Stoffen.

Schleif-, Polier- und Welzsteine

14. Tonwaren.

15. Glas und Glaswaren.

Glas- und Schmelzwaren

Menge

kg, Stück

usw.

82.173

Warengattung.

16. Edle Metalle und Waren daraus,

17. Unedle Metalle und Waren daraus.

Roheisen

Röhren und Walzen, roh

bearbeitet

Rohe Eisenwaren aus schmiedbarem

Guß usw

Maschinenteile usw., bearbeitet

Rohluppen, Rohschienen, Ingots usw.

Schmiedbares Eisen in

Stäben

Blech, roh, gefirnißt usw

Eisendraht, gewalzt oder

gezogen

Eisenbahnschienen usw

Rohe Eisenwaren, anderweil nicht ge-

nanul

Maschinenteile

Röhrenverbinchingsstücke

Äxte, Hämmer usw

Geräte für landwirtschaft Gebrauch.

Hufeisen

Möbel und Möbelteile, eiserne

Kupfer, roh

usw

Stangen, Bleche usw. aus Kupfer

18. Alaschlaen, elektrotechnische Er-

zeugnisse, Fahrzeuge.

Mähmaschinen usw

Dreschmaschinen usw

19. Feuerwaffen, Uhren, Tonwerkzengen.

Kinderspielzeug.

Saiten,

abgepaßt

Kinderspielzeug

Menge

kg, Stück

usw.

652.200

167.191

109.555

2.340.200

21.005.985

4.590

7.231.960

12.254

340.760

69 760

2.254

15.916

Nachweisung

einiger

steuerpflichtiger

Waren,

welche

während

des

Jahres

aus

dem

Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden

a)

Bier

b) Branntwein mit Übergangsschein reiner Alkohol

c) Branntwein ohne, Übergangschein, reiner Alkohol

d) Kochsalz

e) Unbearbeitete Tabakblätter

Liter.

id.

id.

id.

514.53077

723.125

273.274

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1917 comme suit

Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-AIz.

Vice-Président : M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-

s.-Alz.; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;

Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel

à Hollerich; Jules Godchaux,1 administrateur des draperies Schleifmuni à Schleifmuhl; Émile

Godchaux,2 directeur des draperies Schleifmuhl à Pulvermuhl; Pierre Hastert, meunier à Luxem-

bourg-Grund; Léon Klenschf,3 directeur d'assurances à Luxembourg; Jean Knaff, négociant à

Luxembourg; Michel Knaff, négociant à Luxembourg; Joseph Lambert,4 tanneur à Wiltz; Guillaume

Lefèvre, négociant à Luxembourg; Jules Mongenast, tanneur à Ettelbruck; Maurice Pescatore,

ancien directeur de la faïencerie de Septfontaines; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxem-

bourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxembourg; Émile Schrœll, imprimeur à Luxembourg;

Constant Soupert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Würth-Weiler, directeur de la Banque Inter-

nationale à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire: M: J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg

Luxembourg, le 19 mai 1918.

LA CHAMBRE DE COMMERCE

1) Nommé membre par arrêté g.-d, du 12 janv, en remplacement de M. Jean Knaff, décédé.

2) Nommé membre par arrêté g.-d. du 5 oct. on remplacement de M. Jules Godchaux, décédé.

3) Nommé membre par arrêté g.-d, du 12 juin en remplacement de M. Guill. Lefèvre, décédé.

4) Nommé membre par arrêté g.-d. du 6 avril en remplacement de M. Jules Mongenast, décédé.

74.

Le Président,

Léon METZ.

Le Secrétaire,

J.-P. .SEVENIG.

SOMMAIRE.

Considérations générales

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Métallurgie

Ateliers de construction

Meubles en fer

Clouterie

Industrie du bâtiment

Carrières

Ardoisières

Faïencerie

Mosaïques et dallages céramiques

Industrie des ciments

Briqueterie mécanique

Tannerie

Ganterie

Écorces à tan

Industrie textile

Industrie du vêtement

Brasserie

Distillerie

Industrie des tabacs

Imprimerie

Horticulture

Conserves de légumes

Meunerie

Viticulture et commerce des vins

Pages.

Vins de Champagne

Industrie du gaz

Industrie électrique

Industrie des explosifs

Faillites et concordats

Bourses du travail

Assurances

Caisses d'épargne et Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg

Taxes communales d'octroi à Luxembourg

Mercuriales

Statistique douanière

Einfuhr von Waren, welche zum Verbrauch

im

Großherzogtum

Luxemburg bezw.

dessen Handel bestimmt sind, während des

Kalenderjahres 1917

Ausfuhr von Waren, welche aus der Pro-

duktion des Großherzogtums Luxemburg

oder dessen Handel stammen, über die

Zollämter des Großherzogtutms

während

des Kalenderjahres

Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren,

welche während des Jahres 1917 aus dem

Zollverein nach dem Großherzogtum Lu-

xemburg eingeführt wurden

Composition de la Chambre de commerce

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die Erhebung erfolgt gemeindeweise;

deren Durchführung liegt den Schöffenkollegien

ob.

Arrêté grand-ducal du 17 mai 1918, portant majoration des honoraires des membres des commissions des examens de maturité et de capacité aux gymnases et aux écoles indus-

Notre Directeur général de la justice

et de l'instruction publique est chargé de l'exé-

cution du présent arrêté.

Luxembourg, le 17 mai 1918.

MARIE-ADÉLAÏDE.

Le Directeur général de la justice

et de l'instruction publique,

L .

MOUTRIER.

Großh. Beschluß vom 17. Mai 1918, betreffend

die Erhöhung der Vergütungen der Mit-

glieder der Kommissionen für die Reife-

und Fähigkeitsprüfungen an den Gymnasien

und Industrieschulen.

Wir Maria Adelheid, von Gottes Gnaden

Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu

Nassau, u., u., u.;

Nach Einsicht des Art. 20 des Großh. Be-

schlusses vom 14. Juli 1902, uber die Reifeprü-

fung, sowie des Art. 19 des Großh. Beschlusses

vom 15. Juli 1906, die Neuordnung der Fähig

betreffend;

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Auf den Bericht Unseres General-Direktors

der Justiz und des öffentlichen Unterrichts, und

nach Beratung der Regierung im Conseil;

Haben beschlossen und beschließen

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind-

Unser General-Direktor der Justiz

und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus-

führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.

Luxemburg, den 17. Mai 1918

Maria Adelheid.

Der General Direktor der Justiz

und des öffentlichen Unterrichts,

L.

Moutrier.

Arrête du 22 mai 1918, portant défense d'expor-

tation des tabacs bruts et manufacturés.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE

DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Revu l'arrêté ministériel du 4 août 1916,

désignant les produits et objets admis à la

libre circulation entre le Grand-Duché et les

pays de l'Union douanière;

Arrête

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind- und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus- führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.

Les contraventions au présent arrêté

seront punies des peines prévues à l'art, 4 de

l'arrêté g.-d. du 4 août 1916, portant défense

d'exportation de certains produits et objets.

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind- und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus- führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.

Zuwiderhandlungen gegen diesen

Beschluß werden mit den in Art. 4 des Großh.

Beschlusses vom 4. August 1916 vorgesehenen

Strafen geahndet.

Art.

3.

Beschluß.

fritt

am Tage

nach seiner Veröffentlichung im "Memorial" in

Kraft.

Luxemburg, den 22. Mai 1918.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

J.

Faber.

Avis. Chambre de commerce,

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL, DE L'AGRICULTURE

DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Vu le rapport de la Chambre de commerce

sur la situation du commerce et de l'industrie

dans le Grand-Duché pendant l'année 1917;

Arrête

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Les mesures de destruction seront

les suivantes

1° dès la publication du présent arrêté, les

vignerons intéressés ramasseront ou feront ra-

masser les insectes à l'état parfait. Ce travail

sera fait de préférence de grand matin ou vers

le soir. Les insectes seront écrasés sur place ou

détruits à domicile avec de l'eau bouillante;

2° de dix en dix jours et jusqu'à la fin du

mois de juin, on recueillera les fouilles roulées

(cigares) pour les livrer le soir du même jour à

un des surveillants locaux de la commune.

Ces feuilles seront brûlées sur le champ.

La mesure qui précède est applicable éga-

lement aux feuilles roulées trouvées sur les

Beschluß vom 24. Mai 1918, betreffend die Ver-

tilgung des Rebenstechers (Rynchites betuli)

in den Gemarkungen der Ortschaften Machtum

und Mondors.

Der

General-Direktor

des

Ackerbaus,

der Industrie und des

Handels;

Auf die Berichte des Hrn. Präsidenten der

Weinbaukommission vom 23.und 24. Mm et., aus

denen erhellt, daß der Rebenstecher (Zigarrenwick-

ler) sich auf die Weinberge der Gemarkungen der

Ortschaften Machtum und Mondorf verbreitet

hat, und die Gefahr der Weiterverbreitung droht;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1892

über die Vertilgung landwirtschaftlich schädlicher

Insekten und Pflanzen;

In Erwägung, daß es dringend geboten ist,

die zur Vertilgung des Insektes nötigen Vor-

lehrungen zu treffen;

Nach Beratung der Regierung in, Kon-

seil;

Beschließt

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Diese Vertilgung ist folgendermaßen

vorzunehmen

1.

Gleich bei Bekanntmachung gegenwärtigen

Beschlusses haben die beteiligten Winzer die

Käfer zu sammeln oder sammeln zu lassen. Diese

Arbeit soll vorzugsweise des Morgens in der

Frühe oder gegell Abend vorgenommen worden.

Die Käfer sind an Ort und Stelle zu zerdrücken

oder zu Hause mittels kochenden Wassers zu

töten;

2. von zehn zu zehn Tagen und bis zu Ende

des Monats Juni sind die Wickel (Zigarren) zu

sammeln und am nämlichen Tage an einen Lokal-

beobachter der Gemeinde abzuliefern. Die

Wickel müssen sofort verbrannt werden.

Vorstehende Maßnahme bezieht sich auch auf die

Wickel, welche an den Obstbäumen (Birnbäu-

arbres fruitiers (poiriers et autres) épars ou

plantes le long des chemins dans les dites vignes.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le régime du lait et de certains produit laitiers.

Pour le surplus, il n'est dérogé en rien

aux dispositions des arrêtés grand-ducaux des

4 juin, 5 juillet et 30 octobre 1917 prévisés.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Le relèvement se fera au moyen de

déclarations à remplir par tous les proprié-

taires ainsi que tous les fermiers ou autres

exploitants de terrains assujettis à la décla-

ration.

Großh. Beschluß vom 24. Mai 1918, wodurch

eine Erhebung der Anbauflächen angeordnet

wird.

Wir Maria Adelheid, von Gottes Gnaden

Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu

Nassau, u, u., u.;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1915,

welches der Regierung die nötigen Befugnisse

erteilt zur Wahrung der wirtschaftlichen Inter-

essen des Landes während des Krieges;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 16. Januar

1866, über die Einrichtung des Staatsrates, und

in Anbetracht der Dringlichkeit;

Nach Beratung der Regierung im .Ron-

seil;

Haben beschlossen und beschließen

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die Erhebung erfolgt durch Anzeigen,

die von allen Eigentümern sowie von allen Päch-

tern oder anderen Betriebsinhabern von anzeige-

pflichtigen Anbauflächen auszufertigen such.

Memorial

Les déclarations devront contenir rémunéra-

tion de toutes les terres sujettes à la déclaration,

ensemencées ou non, en spécifiant la contenance

exacte, le numéro cadastral, le lieu-dit et la

nature de culture actuelle de chaque parcelle

Les propriétaires de terrains affermés devront

déclarer les noms des fermiers; les fermiers de-

vront déclarer les noms des propriétaires des

terrains qu'ils ont pris à ferme.

Les déclarants sont tenus d'indiquer, en ce

qui concerne les terres emblavées de blé (fro-

ment, seigle, méteil) s'ils cultivent ces terres

eux-mêmes, resp. par leur personnel, ou s'ils

les font cultiver par des tiers qui ne sont pas

durablement à leur service.

Les chefs de ménage qui ne sont ni proprié-

taires, ni exploitants de terrains assujettis à

la déclaration, feront une déclaration négative.

Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind- und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus- führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.

Le présent arrêté sera obligatoire le

lendemain de sa publication au Mémorial

Luxembourg, le 22 mai 1918.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

J. FABER.

Beschluß vom 22. Mai 1918, betreffend Aus-

fuhrverbot von Tabak- und Tabakfabrikaten.

Der General Direktor des Ackerbaus,

den Industrie und des Handels;

Nach Einsicht des Ministerialbeschlusses vom

4 August 1916, betreffend Bezeichnung der fur

den freien Warenverkehr zwischen dem Groß-

herzogtum Luxemburg und den Zollvereins-

ländern zugelassenen Produkte und Gegenstände;

Beschließt

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Pendant la période susindiquée, la

visite des vignes se fora les 31 mai, 10, 20 et

30 juin par les agents de la police générale ou

locale.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Während der angegebenen Zeit findet

durch die Beamten der allgemeinen oder Lokal-

Polizei ein Begang der Weinberge statt am 31.

Mai, 10., 20., und 30. Juni.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le régime du lait et de certains produit laitiers.

Le présent arrêté entrera en vigueur

le 28 mai 1918.

Luxembourg, le 24 mai 1918.

Les membres du Gouvernement,

L. KAUFFMAN

L

MOUTRIER.

J FABER

M. KOHN

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de

commission des collectionneurs régionaux de

beurre.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,

DE

L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Vu l'arrêté grand-ducal du 1er février 1916

concernant la défense d'exportation, la vente

le transport et la consommation du beurre;

bezw. Butter von jeder in der Laktationsperiode

befindlichen Kuh wenigstens betragen

a) In den Gemeindesektionen mit Genossen-

schaftsmolkerei 30 Liter Vollmilch fur die Halter

von zwei oder mehreren Milchkrihen und 10 Liter

Vollmilch für die Halter einer einzigen Milchkuh,

außer fur beide Kategorien, der Milch, welche

den Buttermengen entspricht, die die Betreffen-

den aus der Molkerei für die Bedürfnisse ihrer

Haushalte gemäß der gesetzlichen Rationierung

beziehen,

b) in den Gemeindesektionen ohne Genossen-

schaftsmolkerer 1 Kilogramm Butter oder 30 Liter

Vollmilch fur die Halter von zwei oder mehreren

Milchkuhen und 375 Gramm Butter oder 10

Liter Vollmilch für die Halter einer einzigen

Milchkuh.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de commission des collectionneurs régionaux de beurre.

Dieser Beschluß tritt am 28. Mai 1918

in Kraft.

Luxemburg, den 24. Mai 1918.

Die Mitglieder der Regierung,

L.

Kauffman.

L.

Moutrier.

J.

Faber.

M. Kohn.

Beschluß vom 24. Mai 1918, betreffend die

Entschädigung der Regionalbuttersammler.

Der

General-Direktor

des Ackerbaus,

der Industrie und des Handel;

Nach Einsicht des Großh. Beschlusses von, 1.

Februar 1916, betreffend das Ausfuhrverbot,

den Verkauf, den Transport und den Verbrauch

vom Butter

Revu l'arrêté du 30 octobre 1916, concernant

le régime du beurre;

Après délibération du Gouvernement en

conseil;

Arrête;

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Les déclarants se serviront des formu-

laires qui seront mis à leur disposition par le

Gouvernement.

Les données des déclarations seront réunies

par les soins des collèges des bourgmestre et

échevins dans des listes de contrôle dressées par

sections de commune, en double exemplaire.

Art. 5, Un exemplaire des listes de contrôle

sera adressé immédiatement, au plus tard pour

le 16 juin 1918 à l'Office de statistique, l'autre

exemplaire sera retenu au secrétariat de la

commune.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die Anzeigepflichtigen haben sich der

ihnen durch die Regierung zur Verfügung ge-

stellten Formulare zu bedienen.

Die Angaben der Anzeigen werden durch die

Schöffenkollegien in sektionsweise und doppelt

ausgefertigten

Kontrollisten

zusammengestellt.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Ces agents rechercheront ou consta-

teront les infractions aux prescriptions de

l'art. 2 du présent arrêté. Ils dresseront à charge

des contrevenants procès-verbal qu'ils trans-

mettront à l'officier du ministère public près

le tribunal de police qui devra connaître de

l'infraction.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Diese Beamten stellen die Zuwider-

handlungen gegen die Vorschriften vorstehenden

Art. 2 fest und errichten gegen die Zuwiderhan-

delnden

Protokoll, welches dem öffentlichen

Ministerium

beim

zuständigen

Polizeigericht

Übermacht wird.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Ein Exemplar der Kontrollisten wird

unverzüglich spätestens bis zum 16. Juni 1918

dem Statistischen Amt eingesandt, das andere

Exemplar wird auf dem Gemeindesekretariat

zurückbehalten.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Les contrevenants aux prescriptions

de l'art. 2 de l'arrêté encourront les peines por-

tées par l'art, 3 de la loi du 15 mars 1892, con-

cernant la destruction des insectes et des végé-

taux nuisibles à l'agriculture. Il appartient au

juge de statuer conformément aux dispositions

de l'art. 4 de la dite loi.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Zuwiderhandlungen gegen Art. 2 des

Beschlusses verfallen den unter Art. 3 des Ge-

setzes vom 15. März 1892, betreffend die Vertin-

gung landwirtschaftlich schädlicher Insekten und

Pflanzen, vorgesehenen Strafen. Dem Nichter

steht es zu, gemäß den Bestimmungen des, Art. 4

besagten Gesetzes zu verfahren.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Du 16 au 30 juin 1918, les comités

locaux procéderont à la vérification de toutes

les déclarations relatives aux différentes sec-

tions en les comparant avec les matrices et les

plans cadastraux.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

In der Zeit vom 16. auf den 30. Juni

1918 nehmen die Lokalkomitees die Prüfung

aller auf die verschiedenen Sektionen bezüg-

lichen Anzeigen an Hand der Katasterbücher und

Pläne vor.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Le présent arrêté sera inséré au

Mémorial, il sera en outre affiché et publié de

la manière usitée dans les localités intéressées.

Luxembourg, le 24 mai 1918.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie, et du commerce,

J. FABER.

Avis. — Justice.

Par arrêté grand-ducal du 19 mai courant,

M. Eugène Faber, vice-président du tribunal

d'arrondissement de Luxembourg, a été nommé

conseiller à la Cour supérieure de justice.

Luxembourg, le 21 mai 1918.

Le Directeur général de la justice

et de l'instruction publique

L

MOUTRIER

men u. a.) in den Weinbergen oder an den durch

diese führenden Wogen vorgefunden werden.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc- tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be- tuli) dans les territoires des localités de Machtum et de Mondorf,

Dieser Beschluß soll ins „Memorial"

eingerückt und durch Ausruf und Anschlag in den

betreffenden Ortschaften bekannt gemacht werden.

Luxemburg, den 24. Mai 1918.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

J. Faber.

Bekanntmachung.

—Justiz.

Durch Großh. Beschluß; vom 19. dieses Monats,

ist Hr. Engen

Faber,

Vizepräsident des Be-

zirksgerichtes zu Luxemburg, zum Obergerichts

rat ernannt wurden.

Luxemburg, den 21. Mai 1918.

Der General-Direktor der Justiz

und des öffentlichen Unterrichts,

L.

Moutrier.

Avis. — Absence.

Par jugement du tribunal d'arrondissement

de Luxembourg en date du 24 avril dernier,

M. Henri Kremer, ayant eu son dernier domicile

à Pulvermuhl, aujourd'hui sans résidence ni

domicile connus, a été déclaré en état d'absence.

La présente publication a lieu en conformité

de Fart. 118 du Code civil.

Luxembourg, le 18 mai 1918.

Le Directeur général de la justice

et de l'instruction publique,

L.

MOUTRIER

Avis. — Absence.

Par jugement du tribunal d'arrondissement

de Luxembourg en date du 10 avril dernier,

M. Théodore Diederich, ayant eu son dernier

domicile à Bivange, aujourd'hui sans résidence

ni domicile connus, a été déclaré en état d'ab-

sence.

La présente publication a lieu en conformité

de l'art. 118 du Code civil.

Luxembourg, le 18 mai 1918.

Le Directeur général de la justice

et de l'instruction publique,

L.

MOUTRIER.

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 18 mai

1918, l'association syndicale pour la construc-

tion, d'un chemin d'exploitation «Auf der

Houscht», «hinter der Houscht » à Hosingen,

dans la commune de Hosingen, a été autorisée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'as-

sociation sont déposés au Gouvernement et

au secrétariat communal de Hosingen.

Luxembourg, le 18 mai 1918.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce,

J. FABER.

Bekanntmachung. — Abwesenheit.

Durch Urteil des Bezirksgerichtes zu Luxem-

burg vom 24. April letzthin ist Hr. Heinrich

Kremer,

zuletzt wohnhaft zu Pulvermühl,

zur Zeit ohne bekannten Wohnsitz, für abwesend

erklart worden.

Diese Veröffentlichung geschiehl in Gemäßheit

des Art. 118 des Zivilgesetzbuches.

Luxemburg, den 18. Mai 1918.

Der General-Direktor der Justiz

und des öffentlichen Unterrichtes,

L.

Moutrier.

Bekanntmachung.

Abwesenheit.

Durch Urteil des Bezirksgeruhtes zu Luxem-

burg vom 10. April letzthin ist Hr. Theodor

Diederich,

zuletzt wohnhaft zu Bivingen,

zur Zeit ohne bekannten Wolinsiß, sin abwesend

erklärt worden.

Diese Veröffentlichung geschieht in Gemäßheit

den Art. 118 des Zivilgesetzbuches.

Luxemburg, den 18. Mai 1918.

Der General Direktor der Justiz

und des öffentlichen Unterrichtes,

L.

Moutrier.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom

18. Mai 1918, ist die Syndikatsgenossenschaft

für Anlage eines Feldweges „Auf der Houscht",

„Hinter der Houscht", zu Hosingen, Gemeinde

Hosingen, ermächtigt worden.

Dieser Beschluß, sowie ein Duplikata des

Genossenschaftsaktes sind in der Regierung und

dem Gemeindesekretariate von Hosingen hinter

legt.

Luxemburg, den 18. Mai 1918.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie et des Handels,

J.

Faber.

Avis.

Assurance-maladie.

Par arrêté du soussigné eu date de ce jour

les modifications ci-après, apportées aux sta-

tuts de la Caisse de maladie Paul Wurth & Cie

à Hollerich, par décision de l'assemblée géné-

rale du 29 avril 1918, ont été approuvées

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

A l'expiration du délai fixé à l'article

Die Anzeigen müssen die Aufzählung sämt-

licher eingesäten oder nicht eingesäten anzeige-

pflichtigen Anbauflächen enthalten mit beson-

derer Angabe des genauen Flächeninhaltes, der

Katasternummer, der Ortslage (Flurbezeichnung)

und der jetzigen Kulturart (angebaute Frucht-

art) jeder Parzelle.

Die Eigentümer von verpachtetem

Land

haben die Namen der Pächter anzugeben, die

Pächter die Namen der Eigentümer der von

ihnen gepachteten Felder.

Bezüglich der mit Brotgetreide (Weizen, Rog-

gen, Mischler) eingesäten Ackerflächen haben die

Anzeigepflichtigen noch anzugeben, ob sie das

Land selbst bezw. durch ihr Dienstpersonal be-

bauen, oder ob sie dasselbe durch Dritte nicht in

dauernd festem Dienstverhältnis zu ihnen stehende

Personen bebauen lassen.

Die Hanshaltsvorstände, die weder Eigen-

tümer noch Bewirtschafter von anzeigepflichtigen

Anbauflächen sind, haben eine negative Anzeige

zu erstatten.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Nach Ablauf der im vorstehenden

précédent, les collèges échevinaux adresseront

toutes les déclarations à. l'Office de statistique.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Les comités cantonaux procéderont,

sur le terrain, à une seconde vérification por-

tant sur 15% au moins de toutes les déclara-

tions.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die Kantonalkomitees werden an

Ort und Stelle eine Überprüfung von wenigstens

15 % aller Anzeigen vornehmen.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Les secrétaires communaux, les insti-

tuteurs, les gardes champêtres et les gardes

forestiers prêteront leur concours aux opéra-

tions du relèvement.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die Gemeindesekretäre, die Lehrer,

die Förster und die Feldhüter haben beim Erhe-

bungsgeschäft mitzuwirken.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Les données du relèvement serviront

uniquement dans l'intérêt du service de l'ap-

provisionnement; elles ne seront pas utilisées

dans un but fiscal.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die Angaben der Erhebung werden

ausschließlich im Interesse des Lebensmittel-

dienstes verwertet; sie werden keineswegs zu

Steuerzwecken dienen.

Avis. — Association syndicale.

Krankengeld: Im Falle der Liwerbsunfähigkeit infolge von Krankheit oder Verwundung

erhalten die betreffenden Kassenmitglieder vom dritten Tage der Erkrankung ab für jeden Arbeitstag

ein Krankengeld in der Höhe der Hallte des Arbeitsverdienstes der Versicherten, soweit derselbe 10 Fr.

für den Arbeitstag nicht übersteigt.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Les personnes tenues à la déclaration

qui, intentionnellement, omettront de fournir

dans le délai fixé ou fourniront d'une manière

fausse ou incomplète les indications prescrites

relativement au nombre des terres sujettes à

la déclaration, à la contenance ou à la nature

de culture des terrains, ou qui refuseront de,

signer leurs déclarations, seront punies d'un

emprisonnement de huit jours à trois ans et

d'une amende de 26 à 3000 fr., ou d'une de ces

peines seulement.

Les récoltes des superficies non déclarées

seront saisies et la confiscation en sera pro-

noncée.

Il en sera de même des récoltes de terrains

ensemencés de céréales, de légumineuses ou

de pommes de terre, dont la nature de culture

aura été indiquée faussement.

Les personnes tenues à la déclaration qui par

négligence omettront de fournir dans le délai

fixé ou fourniront d'une manière inexacte ou

incomplète les indications visées à l'alinéa 1er

du présent article, seront punies d'une amende

de 26 à 1000 fr.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Die zur Anzeige Verpflichteten, die

vorsätzlich die in Bezug auf Zahl der anzeige-

pflichtigen Anbauflächen, Größe oder Kulturart

der Felder vorgeschriebenen Angaben nicht in der

festgesetzten Frist, oder unrichtig oder unvoll-

ständig machen, sowie die, welche sich weigern,

die Anzeige zu unterzeichnen, werden mit Ge-

fängnis von acht Tagen bis zu drei Jahren und

mit Geldstrafe voll 26 bis zu 3000 Fr, oder mit

einer dieser Strafen bestraft.

Die Ernteerträge der nicht angezeigten Flächen

werden beschlagnahmt, und deren Einziehung

wird angeordnet

Der Einziehung verfallen ebenfalls die Ernte

erträge von mit Getreide oder Hülsenfrüchten,

oder mit Kartoffeln angebauten Feldern, deren

Fruchtart unrichtig angegeben wurde.

Die Anzeigepflichtigen, die fahrlässig die im

Abs. 1 dieses Artikels vorgesehenen Angaben

nicht in der festgesetzten Frist, oder unrichtig oder

unvollständig machen, werden mit einer Meld

strafe von 26 bis zu 1000 Fr. bestraft.

Art. 12 Unser Regierungskollegium und die

zuständigen Departemente sind mit der Ausfüh-

chargés de l'exécution du présent arrêté, qui

sera inséré au Mémorial.

Château de Berg, le 24 mai 1918.

MARIE-ADÉLAÏDE.

Les membres du Gouvernement,

L.

KAUFFMAN.

L. MOUTRIER.

J. FABER.

M.

KOHN.

rung dieses Beschlusses beauftragt, der im „Me-

morial" veröffentlicht werden soll.

Schloß Berg, den 24. Mai 1916.

Maria Adelheid.

Die Mitglieder der Regierung.

L. Kauffman.

L.

Moutrier.

J. Faber.

M. Kohn.

Arrêté grand-ducal du 17 mai 1918, portant

majoration des honoraires des membres des

commissions des examens de maturité et de

capacité aux gymnases et aux écoles indus-

trielles et commerciales.

Nous MARIE-ADÉLAIDE, par la grâce de

Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg, Du-

chesse de Nassau, etc., etc., etc.;

Vu l'art. 20 de l'arrêté grand-ducal du 14

juillet 1902, portant règlement de l'examen de

maturité, et l'art. 19 de l'arrêté grand-ducal du

15 juillet 1906, portant modification au règle-

ment pour l'examen de capacité;

Notre Conseil d'État entendu;

Sur le rapport de Notre Directeur général de

la justice et de l'instruction publique, et après

délibération du Gouvernement en conseil;

Avons arrêté et arrêtons

Art. 1er L'art, 20, al. 1er de l'arrêté grand-

ducal du 14 juillet 1902 et l'art. 19, al. 1er, de

l'arrêté grand-ducal du 15 juillet 1906 susdits

sont modifiés comme suit

Chaque membre de la commission a, droit à

une indemnité de 150 fr., en dehors des frais

de route et de séjour, qui sont liquidés confor-

mément au règlement du 3 mai 1869.

Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.

Notre Conseil du Gouvernement et

les départements que la chose concerne sont

Artikel festgesetzten Frist werden die Schöffen-

kollegien dem Statistischen Amte sämtliche An-

zeigen übermitteln.

caisse ne paiera que les frais d'enterrement, qui en aucun cas ne pourront dépasser le montant du chiffre pré- fixé.

Der Kranke ist unter Strafe verpflichtet, seine Adresse genau und richtig anzugeben; gibt er dieselbe

in betrügerischer Absicht wiederholt unrichtig an, so kann ihm das Krankengeld entzogen werden.

Art. 26, Absatz 2;

Einem Mitgliede welches gleichzeitig anderweitig gegen Krankheit versichert ist, wird das durch Art, 5

und 6 festgesetzte Krankengeld so weit gekürzt, als dasselbe zusammen mit dem aus anderweitiger Ver-

Avis.

Assurance-maladie.

Par arrêté du soussigné en date de ce jour,

les modifications ci-après, apportées aux statuts

dp la Caisse de maladie Deutsch-Lusemburgusche

Bergwerks- und Hütten-Aktien-Gesellschaft à Dif-

ferdange, par décision de l'assemblée générale

du 18 avril 1918, ont été approuvées

Bekanntmachung.

Krankenversicherung.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heu-

tigen Tage sind nachstehende, durch die General-

versammlung vom 18. April 1918 am Statut der

Betriebskrankenkenkasse

der

Deutch-

Luxemburgischen

Bergwerks-

und

Hütten

Aktien-Gesellschaft

zu

Differdingen, vorgenommene Änderungen ge-

nehmigt worden

Sicherung bezogenen Krankengelde den vollen Betrag des der Beitragsrechnung zugrunde liegenden Arbeits-

versdientes ubersteigt.

Art. 28, Absatz 1

Für den Todesfall eines Mitgliedes gewährt die Kasse ein Sterbegeld im zwanziglachen Betrage des für

den Versicherten maßgebenden durchschnittlichen Tagelohnes, ohne daß jedoch dieser Betrag 96 Mk.

übersteigen oder unter 48 Mk. herabgehen kann.

Avis. — Association syndicale.

Sterbegeld: Für den Todesfall eines Mitgliedes gewahlt die Kasse ein Sterbegeld im zwanzig.

lachen Betrage des für den Versicherten maßgebenden durchschnittlichen Tagelohnes, ohne daß jedoch

dieser Betrag 120 1 r. übersteigen oder unter 60 fr. herabgehen kann.

Avis. — Association syndicale.

Beitrage: Die Beilrage zur Krankenkasse sind festgesetzt auf 3 % des gemaß Art. 10 berech-

neten Tagelohn s, soweit derselbe 10 Fr. nicht ubersteigt; hiervon haben die Kassenmitglieder zwei, die

Arbeitgeber ein Prozent zu tragen.

Luxembourg, le 18 mai 1918.

Le Minister d'Etat

Président du Gouvernement,

L.

KAUFFMAN.

Luxemburg, den 18. Mai 1918.

Der Staatsminister,

Präsident der Negierung,

L.

Kauffmann.

Avis.

Assurance maladie

Par arrêté du soussigné en date de ce jour

les modifications ci-après, apportées aux statuts

de la Caisse de maladie de la Société anonyme

des Forges de la Providence Minières de Lamade-

laine Lamadelaine

par décision de l'assemblée

générale du 29 avril 1918, ont été approuvées

Art 3, alinéa

est a changer comme suit;

2° Les membres de la caisse qui quittent leur occupation sans en prendre une autre en vertu de laquelle

ils deviendraient membres d'une autre caisse de fabrique ou d'une caisse régionale, peuvent rester mem-

bres volontaires de la caisse aussi longtemps qu'ils résident dans sa circonscription et qu'ils en paient les

cotisations entières, y compris la part contributive des patrons pourvu qu'ils eu déclarent leur intention

à cet égard dans le délai d'une semaine, soit verbalement, soit par écrit, au comité directeur de la caisse

Même article, alinéa 7 à changer comme suit

a) Si dans les huit jours qui suivent leur départ du service des minières ils n'ont pas fait la déclaration

prévue sub 2,

Art. 4, alinéa 1er est à changer comme suit;

Un droit d'entrée uniforme fixé à fr. 5 est perçu sur tous les nouveaux membres qui ne sauront prouver

(…)

Bekanntmachung.

Krankenversicherung.

Durch Beschluß des Unterzeichmeten vom heu-

tigen Tage sind nachstehende, durch die General

versammlung von, 29. April 1918 am Statut der

Betriebstrantenkasse

Paul

Würth

u. Co. zu Hollerich vorgenommene Änderungen

genehmigt worden.

Bekanntmachung. Krankenverstcherung

Durch Beschluß des Unterzenhmeten vom heu-

tigen Tage sind nachstehende, durch die General

versammlung vom 29. April 1918, am Statut der

Betriebskrankenkasse der Société anonyme des

Forges de la Providence, Minieres de Lamade-

laine a Lamadelaine,

vorgenommene

Aude

rungen genehmigt

worden

que dans les treize semaines précédant leur admission à la caisse de la société de la Providence ils ont fait

partie d'une autre caisse de maladie agréée dans le Grand-Duché de Luxembourg.

Art. 6, alinéa 2 est à compléter comme suit

1° A partir du commencement de la maladie et pendant 26 semaines la gratuité des soins médicaux, les

médicaments etc

Art. 6, alinéa 4 et suivants sont à remplacer comme suit

II.—

En cas d'incapacité de travail

a) pendant treize semaines un secours en argent s'élevant à la moitié du salaire quotidien moyen admis

pour le membre d'après la classification ci-après donnée, ce secours est accordé à partir du troisième jour,

si l'incapacité de travail, qu'elle résulte d'une maladie ou d'un accident, ne dépasse pas 10 jours, et dès le

premier jour, s'il s'agit d'une durée plus longue.

b) pendant les treize semaines qui suivent celles ci-avant un secours s'élevant à la moitié de celui fixé

comme prédit.

Les classes auxquelles appartiennent les membres et qui serviront de base pour la fixation du secours

à allouer sont les suivantes

1re classe, salaire 10 fr. et plus, secours 5 fr. par jour.

2me classe, salaire 9 à 10 fr., secours 4,50 fr. par jour.

3me classe, salaire 8 à 9 fr., secours 4 fr. par jour.

4me classe, salaire 7 à 8 fr., secours 3,50 fr. par jour.

5me classe, salaire 6 à 7 fr., secours 3 fr. par jour.

6me classe, salaire 5 à 6 fr., secours 2,50 fr. par jour.

Jusqu'au règlement définitif, qui se fera à la paye qui suit le jour de la reprise du travail, des acomptes

sur les secours en argent revenant aux malades et blessés sont payés et doivent être touchés lors de chaque

paye régulière. L'allocation gratuite des soins de médecins, des médicaments et des moyens curatifs cessera

au plus tard à l'expiration de la vingt-sixième semaine après le début de l'incapacité de travail.

Art. 13 est à remplacer comme suit

En cas de décès d'un membre la caisse accorde aux ayants-droits une indemnité funéraire de fr. 120.

Cette allocation n'est pourtant pas due en cas de suicide. Si le décédé ne laisse des héritiers légaux, la

caisse ne paiera que les frais d'enterrement, qui en aucun cas ne pourront dépasser le montant du chiffre pré-

fixé.

Art. 15, alinéa 1er est à changer comme suit

Le montant des cotisations en tant qu'il est à la charge des assurés est fixé provisoirement à 3 % du

salaire quotidien moyen fixé à l'art. 6, § II pour chacune des classes d'assurée qui y sont désignées; il sera

porté à 41/2% s'il est établi que les recettes de la caisse ne suffisent à, couvrir les dépenses.

Art. 23, dernières lignes du 1er alinéa sont à changer comme suit;

et augmenter les cotisations restant à charge des assurés jusqu'à 4 1/2 % du salaire

quotidien moyen (Art. 2, loi du 9 février 1918.)

Luxembourg, le 18 mai 1918.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

L.

KAUFFMAN

Luxemburg den 18. Mai 1918.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

L.

Kauffman.

Art. 2, Absatz a und b

Befreit von diesem Zwange sind a) alle Beamten, weil Deutsch-Luxemburg denselben gegenüber im Er-

krankungsfalle das volle Gehalt während 13 Wochen bezahlt ;

b) diejenigen Personen, welche den Nachweis erbringen, daß sie Mitglieder einer von der Regierung zuge-

lassenen, auf Gegenseitigkeit beruhenden Hilfskasse sind. (Art. 3 a des Gesetzes.)

Bei freiwilliger Versicherung hat der Versicherte den vollen Kassenbeitrag, also einschließlich Arbeit-

geberanteil zu entrichten.

Die Versicherungspflichtigen Mitglieder erhalten spätestens am ersten Löhnungstage usw. nach dem

Statut,

Art. 4, Absatz 1

Ein einheitliches Eintrittsgeld im Betrage von Mk. 6, sofern dieser Betrag die sechsfache volle wöchent-

liche Kasseneinlage nicht übersteigt, wird nur von denjenigen neu beitretenden Mitgliedern erhoben, usw.

laut Statut.

Art. 5, Punkt 3.

Im Falke der Erwerbsunfähigkeit vom dritten Tage nach dem Eintritt der Erkrankung, und ab dem Tage

des Eintritts der Erwerbsunfähigkeit infolge eines Unfalles, fur jeden Kalendertag ein Krankengeld in

der Höhe der Hälfte des wirklichen Arbeitsverdienstes, soweit derselbe 8 Mk. für den Arbeitstag nicht

übersteigt.

Art. 5, Punkt 5, Absatz 2

Die freie ärztliche Behandlung, sowie die Zuwendung von Arzneien und Heilmitteln einten spätestens

mit dem Ablauf der 13. Woche vom Beginn der Krankheit ab, im Falle der Erwerbsunfähigkeit spätestens

mit dem Ablauf der 13, Woche vom Beginn des Krankengeldbezuges ab gerechnet. Endet der Bezug des

Krankengeldes erst nach Ablauf der 13. Woche ab Beginn der Krankheit, se können die unter 1 und 2

aufgezeichneten Hilfeleistungen nicht über diese Zeit hinaus verabfolgt werden

Art, 6;

Mitglieder, welche nach ihrem Ausscheiden aus der Fabrik bei der Kasse verbleiben, erhalten, soweit

die geldliche Unterstützung in Trage kommt, so lange sie sich im Bezirk der Gemeinden Differdingen,

Sassenheim, Petingen Niederkerschen Küntzig, Kayl und Rümelingen aufhalten (diese Gemeinden bilden

den Kassenbezirk) die Unterstützung nach Art. 5 nach dem Durchschnittsverdienste der drei letzten Lohn

Perioden vor dem Auscheiden aus der Fabrik.

caisse ne paiera que les frais d'enterrement, qui en aucun cas ne pourront dépasser le montant du chiffre pré- fixé.

Die an die Kasse zu entrichtenden Beitrage werden für jeden Kalendertag geleistet und 3,75% des

aus ein wirklichen Arbeitsverdienst und den verfahrenden Schichten berechneten durchschnittlichen

Tagesverdienstes, soweit derselbe 8 Mk. nicht übersteigt, festgesetzt,

Von den oben genannten 3,75 % entrichten 2,5 % die im Betriebe beschäftigten Arbeiter und 125 %

der Arbeitgeber.

caisse ne paiera que les frais d'enterrement, qui en aucun cas ne pourront dépasser le montant du chiffre pré- fixé.

Jeden Krankheitsfall, welcher durch einen, nach dem Unfallversicherungsgesetz zu entschaäigenden

Unfall herbeigeführt ist und Krankenhausbehandlung erfordert, hat der Kassenführer, sofern zu erwarten

ist, daß mit dem Ablauf der vierten Woche die Erwerbsfähigkeit des Erkrankten noch nicht wiederher-

gestellt ist, vorher rechtzeitig dem Vorstande der Unfallversicherungsgenossenschaft anzuzeigen.

caisse ne paiera que les frais d'enterrement, qui en aucun cas ne pourront dépasser le montant du chiffre pré- fixé.

Am Schluß von Absatz 1 soll es heißen 5,4 statt 3%.

Art 42, b), Absätze 1, 2 und 5

aus 5, von der Generalversammlung ohne Mitgwirkung der Vertreter des Unternehmers aus der Mitte

der stimmberechtigten Kassenmitglieder auf die Dauer von 2 Jahren gewählten Beisitzer.

Die Beisitzer haben jeder eine Stimme.

Sobald die für Rechnung der Mitglieder zu zahlenden Beiträge fünf Siebentel der Gesamtbeitrage über-

steigen, ist bei der nächsten Wahl ein sechster Beisitzer, und sobald sie sechs Achtel übersteigen ein sie-

benter Beisitzer zu wahlen.

Jedes Jahr scheiden abwechselnd 3, resp 2 Beisitzer aus. Die 3 Beisitzer, welche am Ende des ersten,

usw. laut Statut.

Art 44, Absatz 2

Für die Wahl der ersteren werden sämtliche Kassenmitglieder in folgende Abteilungen eingeteilt

1. Grube Langengrund, 2. Grube Tetingen, 3. Grube Thillenberg, 4. Grube Oberkorn, 5. Hochöfen,

6. Stahlwerk, 7. Walzwerk, 8. Maschinenbetrieb, 9. Schlackenmühle,

Avis. Titres au porteur.

Il résulte d'un exploit de l'huissier J.-.J. Pauly à Luxembourg en date du 2 août 1917 qu'il a été fait oppo-

sition au paiement du capital de cinq obligations de l'emprunt 3 ½ % de la ville de Luxembourg de 1892 . Lit. B.

n° 833, 834, 835, 837 et 838 de 500 fr. chacune.

L'opposant prétend que les titres en question ont été perdus,

Le présent avis est inséré au Mémorial en exécution de l'art. 4 de la loi du 16 mai

1891,

concernant

la

perte

des titres au

porteur.

Le Minister d'Etat, Président du Gouvernement,

L. KAUFFMAN,

Luxembourg, le 18 mai 1918.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

L. KAUFFMAN.

Luxemburg, den 18. Mai 1918.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung

L. Kauffman.

Les bureau. du collège électoral du canton d'Esch-s-l'Alz, convoqué au jeudi, 30 mai 1918,

pour procéder à l'élection d'un député en remplacement de M. J. Schortgen, décédé, on été

composés, selon le prescrit de l'art. 69 de la loi électorale, de la manière suivante

COMMUNE d'Esch

Bureau principal: M. Conrad Stumper juge

de paix à Esch-s.-Alz.;

scrutateurs,

MM.

Nicolas Kersch-Thiry*), rentier à Esch-s.-Alz.,

Joseph Origer imprimeur à Esch-s.-Alz Joseph

Dondelinger*), directeur de banque à Esch-s.-

Alz, ,Jean-Baptiste Kintzelé), négociant à Esch-

s.-Alz.: — scrutateurs suppléants, MM. Léon

Cerf, commerçant à Esch-s.-Alz., Michel Barnich,

agent d'affaires à Esch-s.-Alz., Eugène Meunier,

comptable à Esch-s.-Alz., François Heldenstein,

pharmacien à Esch-s.-Alz ;

secrétaire, M.

Mathias Bodry, greffier-adjoint à Esch-s.-Alz.

Deuxième section: président, M. Ferdinand

Adam, juge de paix à Esch-s.-Alz. ; — scruta-

teurs, MM. Nicolas Origer-May, boucher à

Esch-s.-Alz., Dominique Kersch, conseiller com-

munal à Esch-s.-Alz., Dominique Leclerc, culti-

vateur à Ersch-S.-AIZ., Bernard Winter, conduc-

teur des mines à

Esch-s.-Alz,;

scrutateurs

suppléants, MM. Louis Peters, commerçant à

Esch-s.-Alz., Pierre Gœdert comptable à Esch-

s.-Alz., Victor Krein, conseiller communal à

Esch-s.-Alz., Eugène Bisenius professeur à

Esch-s.-AIz.

secrétaire, M. Eugène Wagner

greffier assumé à Esch-s.-Alz,

Troisième section; président, M. Nicolas

Donnersbach conseiller communal à Esch-s

Alz;

scrutateurs, MM. Jean-Pierre Massard

huissier à Esch-s.-Alz,, Jean Oswald instituteur

à Esch-s.-AIz. Adolphe Claude négociant à

Esch-s.-Alz Eugène Meinch-Leyder, négociant

à Esch-s.-Alz.; scrutateurs suppléants, MM.

Gustave Croisé boucher à Esch-s.-Alz, Nicolas

Pesch commis des postes à Esch-s.-Alz Joseph

*) Les scrutateurs dont les noms sont marqués

d'un astérisque ont fait valoir des motifs d'em-

pêchement dans le délai légal.

Kayser, boucher à Esch-s.-Alz., Pierre

Wagner

Poncin, instituteur à Esch.-s.-AIz.; — secrétaire,

M. ,Jean Putz, secrétaire communal à Esch-

s.-AIz.

Quatrième section président, M. Alfred

Meyers, dentiste à Esch-s.-Alz.; — scrutateurs,

MM. Eugène Lemmer, instituteur à Esch-s.-Alz,,

Théodore Caude, boulanger à Esch-s.-Alz.,

Nicolas Woller, professeur à Esch-s.-Alz., Jean

Salentiny, conseiller communal à Esch-s.-Alz. ;

scrutateurs suppléants, MM. Eugène Majerus,

confiseur à Esch-s.-Alz., Nicolas Emering, con-

seiller communal à Esch-s.-Alz., Guillaume

Hirsch, chef de bureau à Esch-s.-Alz., Jacques

Jost, employé d'usine à

Esch-s.-Alz.; secré-

taire, M. Aloys Jungers, employé d'usine à Esch-

s.-Alz

Cinquième section. président, M. Théodore

Kapp, conseiller communal à Esch-s.-Alz.;

scrutateurs, MM Michel Lenertz, jardinier à

Esch-s.-Alz Emile Hamilius, conseiller com-

munal à Esch-s.-Alz., Pierre Kales, constructeur

à Esch-s.-Alz., Jean-Pierre Birnbaum, négociant

à Esch-s.-Alz.; srcutateurs suppléants, MM.

Jean-Pierre Origer, conseiller communal à Esch-s.-Alz

s.-Alz., Jean-Pierre Kauth, huissier à Esch-s.-

AIz.; François Benoit, sous-chef de bureau à

Eschh-s.-Als., Guillaume Welschbillig, pharma-

cien à

Esch-s.-Alz

— secrétaire, M. Jean

Fusenig, employé communal à Esch-s.-Alz,

Commune de Bettembourg,

Première section. président, M. Auguste

Collart, bourgmestre à Bettembourg;

scruta-

teurs, MM, Lucien Hess, tanneur à Bettembourg,

baron Auguste Jacquinot industriel à Bettem-

bourg, Jean-Pierre Kayl, cultivateur à Ab-

weiler, Nicolas Kirpach, cultivateur à Fennauge

scrutateurs

suppléants

MM, Jean Wester

AVIS.

Elections pour la Chambre des députés.

cultivateur à Huneherange, Jean Wilwert, con-

seiller communal à Bettembourg, Joseph

Klensch, conseiller communal à Bettembourg,

Jacques Watry, conseiller communal à Abweiler;

— secrétaire, M. Michel Ross, secrétaire com-

munal à Bettembourg.

Deuxième section, président, M. Édouard

Plier, échevin à Bettembourg; — scrutateurs,

MM. Jean-Pierre Flies, cultivateur à Bettem-

bourg, Dominique Fœtz, conseiller communal à

Bettembourg, Charles Faber, notaire à Bettem-

bourg, François Heyardt, conseiller communal

à Bettembourg; — scrutateurs suppléants, MM.

Jean Hellers, conseiller communal à Fennange,

Jules Ress, tanneur à Bettembourg, - Jean-

Baptiste Weber, conseiller communal à Noer-

tzange, Nicolas Poncin, échevin à Huncherange;

— secrétaire, M. Jean-Pierre Blœs, employé

communal à Bettembourg.

Commune de Differdange.

Première section: président, M. Jean-Baptiste

Scharlé, échevin à Niedercorn; — scrutateurs,

MM. Pierre Schmit, conseiller communal à

Differdange, Meyer Bonem, conseiller communal

à Differdange, Camille Pesch, médecin à Differ-

dange, Pierre Meintz, négociant à Differdange;

— scrutateurs suppléants, MM. Michel Schommer

instituteur à Differdange, Jean-Pierre Mosinger,

commissaire de police à Differdange, Jacques

Logelin, conseiller communal à Differdange,

Camille Munchen, instituteur à Differdange;

— secrétaire, M. Adolphe Kolbach, secrétaire

communal à Differdange.

Deuzième section: président, M. Émile Meyer,

échevin à Obercorn; — scrutateurs, MM. Henri

Origer, propriétaire à Differdange, François-

Victor Hess, conseiller communal à Niedereorn,

Nicolas Gaspar, conseiller communal à Obercorn,

Jean-Pierre Engel-Frisch, agent commercial à

Differdange; — scrutateurs suppléants, MM,

Jean-Pierre Lamesch, employé à Differdange,

Auguste Merot, propriétaire à Differdange, Jean-

Pierre Kuborn, pharmacien à Differdange, Josy

Harnes, négociant à, Differdange; — secrétaire,

M. Félix Jaminet, premier commis au secré-

tariat à Niedercorn.

Troisième section: président, M. Jean-Nicolas

Schambourg, conseiller communal à Obercorn;

— scrutateurs, MM. Jean-Pierre River, conseiller

communal à Differdange, Pierre Hencks, insti-

tuteur à Niedercorn, Nicolas Weber, conseiller

communal à Differdange, Félix Hess, médecin

à Differdange; — scrutateurs suppléants, MM.

Édouard Schmit, instituteur à Obercorn, Jac-

ques Mlles, instituteur à Niedercorn, Eugène

limer, instituteur à Differdange, Michel Kinn-

Adam, cafetier à Obercorn;

secrétaire, M.

Michel Schommer, instituteur à Obercorn.

Quatrième section: président, M. Jean-Bap-

tiste Kolbach, conseiller communal à Differ-

dange; — scrutateurs, MM. Henri Aprato,

agent commercial à Niederkorn, Jean-Jacques

Theisen, instituteur à Differdange, Nicolas

Elsen, industriel à Differdange, Josy Logelin,

entrepreneur à Differdange; — scrutateurs sup-

pléants, MM. Théodore Faber, instituteur à

Differdange, Victor Hiver, médecin à Nieder-

corn, Nicolas Mangen, instituteur à Obercorn,

Henri Schwinnen, receveur communal à Differ-

dange; — secrétaire, M. Pierre Emeringer, agent

d'affaires à Differdange.

Commune de Dudelange,

Première section: président, M. Jean Berchem,

bourgmestre à Dudelange; scrutateurs, MM.

Nicolas Dell, chef de bureau à Dudelange, Jean

Thommes, conseiller communal à Budersberg,

Nicolas Reisen, conseiller communal à Dude-

lange, Louis Tonnar, pharmacien à Dudelange;

— scrutateurs suppléants, MM. Nicolas Ber-

wick, rentier à Dudelange, Jean Jungels, insti-

tuteur à Dudelange, Émile Etienne, chef de

laboratoire à Dudelange, Pierre Felten, gérant

à Dudelange; — secrétaire, M. Alphonse Kœner,

secrétaire communal à Dudelange.

Deuxième section: président, M. Albert Ur-

bany, échevin à Dudelange;

scrutateurs, MM.

Ernest Demuth, pharmacien à Dudelange, Léon

Haas, épicier à Dudelange, François Junius,

conseiller communal à Dudelange, Pierre Theis,

conseiller communal à Dudelange;

scruta-

teurs suppléants, MM. Jean Reimen, entrepre-

neur à Dudelange, Eugène Hippert épicier à

Dudelange, Gustave Kimmes, instituteur en

chef à Dudelange, Nicolas Klepper-Berwick,

cafetier à Dudelange; — secrétaire, M. Albert

Petit, aide-secrétaire à Dudelange.

Troisième section : président, M. Frédéric

Marx, échevin à Dudelange;

scrutateurs, MM.

Paul Fritz, comptable à Dudelange, Nicolas

Weirich, conseiller communal à Dudelange,

Pierre Marx, chef de bureau à Dudelange,

Michel Gindt, conseiller communal à Dudelange;

— scrutateurs suppléants, MM. Joseph Hirsch-

berger, négociant à Dudelange, Jean Trierweiler,

chef de bureau à Dudelange, Dominique Lang,

instituteur à Dudelange, Jean-Pierre Majerus-

Muller, négociant à Dudelange;

secrétaire,

M. Eugène Schaack, commis à Dudelange.

Quatrième section: président, M. Alfred Hen-

rion, conseiller communal à Dudelange;

scrutateurs, MM. Jean-Pierre Ries, instituteur

à Dudelange, Nicolas Dicken, pâtissier à Dude-

lange, Joseph Hengesch, conseiller communal à

Dudelange, Jean-Pierre Mersch, instituteur en

chef à Dudelange;

scrutateurs

suppléants,

MM. Jean Nilles, rentier à Dudelange, François

Blau, rentier à Dudelange, Henri Liégeois-Theis,

négociant à Dudelange, Jean Weiland, institu-

teur à Dudelange;

secrétaire, M, Joseph

Schiltz, receveur communal à Dudelange.

Commune de Frisange,

Président, M. Jean-Pierre Keyl, bourgmestre

a Frisange; — scrutateurs, MM, Mathias Wollff,

conseiller communal à Aspelt, Jean Raus, éche-

vin à Aspelt, Pierre Schumann, conseiller com-

munal à Hellange, Jean-Pierre Rosenfeld, con-

seiller communal à Frisange; — scrutateurs

suppléants, MM. Nicolas Sinner, échevin à Hel-

lange, Nicolas Weyrich, conseiller communal à

Frisange, Nicolas Wagner, conseiller communal

à Aspelt, Jacques Raun, conseiller communal à

Aspelt ; — secrétaire, M. Édouard Reuter, insti-

tuteur à. Frisange,

Commune de Kayl

Première section: président, M. Jules Wil-

helm, bourgmestre à Kayl; — scrutateurs, MM.

Émile Kirlz, conseiller communal à Tétange,

Pierre Engel, conseiller communal à Tétange,

Henri Pauly, conseiller communal à Kayl, Jean

Schon, échevin à Kayl; — scrutateurs sup-

pléants, MM. Jean Neiens, conseiller communal

à Kayl, Jean Thilges, conseiller communal à

Kayl, Gustave Vax, boulanger à Kayl, Henri

Massard, industriel à Kayl;

secrétaire, M.

Léon Vax, secrétaire communal à Kayl.

Deuxième

section: président, M*. Joseph

Trausch, échevin à Tétange;

scrutateurs,

M. Gilles Kayser, conseiller communal à Té-

tange, Jean-Pierre Schausten, conseiller com-

munal à Kayl, Jean Limpach, conseiller com-

munal à Kayl, Nicolas Lentz, conseiller com-

munal à Tétange; — scrutateurs suppléants,

MM. Jean Ludig, cultivateur à Tétange, Jean

Schmit-Steffen, tâcheron à Tétange, Eugène

Dondelinger, négociant à Kayl,

Jean-Pierre

Leiten, cafetier à Tétange, — secrétaire, M.

Juan Wirk, instituteur à Kayl,

Commune de Leudelange,

Président, M. Nicolas Weilter, bourgmestre ff,

à Leudelange; — scrutateurs, MM, Pierre Bro-

sius, échevin à Leudelange, Eugène Kirpach,

conseiller communal à Leudelange, Jean-Pierre

Lucius, conseiller communal à Leudelange,

Henri Wester, conseiller communal à Leudelange;

— scrutateurs suppléants, MM. Ferdinand

Groff, conseiller communal à Leudelange, Jean,

Melchior, conseiller communal à Leudelange,

Édouard Lenertz, propriétaire à Leudelange.

Pierre Steffen, propriétaire à Leudelange; —

secrétaire, M. Jean Kirpach, secrétaire commu-

nal à Leudelange.

Commune de Mondercange.

Président, M. Adolphe Musquar, bourgmestre

à Pontpierre; — scrutateurs, MM, François-

Michel Pesch, conseiller communal à Monder-

cange, Nicolas Biver, conseiller communal à

Mondercange, Jacques Steichen, échevin à Mon-

dercange, Jean-Pierre Weisen, échevin à Ber-

gem; — scrutateurs suppléants, MM. Jean

Loutsch, conseiller communal à Mondercange,

Pierre Dondelinger, conseiller communal à Mon-

dercange, Bernard Nilles, conseiller communal à

Bergem, François Thill, conseiller communal à

Bergem; — secrétaire, M. Charles Loutsch, secré-

taire communal à Mondercange.

Commune de Pétange.

Première

section: président, M. Mathias

Heinen, bourgmestre à Pétange;

scrutateurs,

MM. Jean-Pierre Hary, conseiller communal à

Pétange, Constant Tockert, employé au chemin

de fer à Pétange, Pierre Hamer, conseiller com-

munal à Pétange, Jean Ries, employé d'usine

à Rodange; — scrutateurs suppléants, MM.

Michel Wagner, employé au chemin de fer à

Pétange, Jean-Pierre Linden,

garde-mines à

Pétange, Jean Reuland, employé au chemin de

fer à Pétange, Baptiste Gilardin, employé au

chemin de fer à Pétange, — secrétaire, M, Ma-

thias Benner, secrétaire communal à Pétange.

Deuxième section: président, M. Aloys Ries,

échevin à Rodange; — scrutateurs, MM. Mel-

chior Pierre, conseiller communal à Rodange,

Bernard Benoit, sous-chef de station à Rodange,

Jean Thiry, échevin à Lamadelaine, Joseph

Morby, négociant à Pétange; — scrutateurs sup-

pléants, MM. Philippe Menster, instituteur à

Rodange, Aloys Schmit, instituteur à Pétange,

Jean

Reichling,

employé au chemin de fer à

Pétange, Aloys Jemming, employé des postes à

Pétange;

secrétaire,

M. Jean-Baptiste

Grosché, employé au chemin de fer à Pétange.

Troisième

section

président,

M.

Pierre

Schweigen, conseiller communal à Pétange; —

scrutateurs,

MM. Philippe Capus, conseiller

communal à Rodange, Jean Wagner, conseiller

communal à Pétange, Victor Heinrich, employé

des mines à Pétange, Jean-Pierre Nicolas, né-

gociant à

Rodange;

scrutateurs suppléants,

MM. Pierre Meyers, instituteur à

Rodange,

Félix Schrantz, douanier à Rodange, Joseph

Petry, employé de chemin de fer à Rodange,

Jean Holtgen, receveur communal à Pétange;

secrétaire, M. Jean Linden, instituteur à Pé-

tange.

Commune de Reckange.

Président, M. Ferdinand Greten, bourgmestre

à Reckange; — scrutateurs, MM. Jean Kieffer,

échevin à Reckange, Jean-Pierre Steffen, échevin

à Rœdgen, Jean Weber, conseiller communal à

Limpach, Alphonse Miltgen,

conseiller com-

munal à Reckange;

scrutateurs

suppléants,

MM. François Morelle, conseiller communal à

Wickrange, Jacques Dominique, conseiller com-

munal à Ehlange, Édouard Kirsch, propriétaire

à Wickrange, Michel Pierre, instituteur à Re-

ckange;

secrétaire, M. Eugène Greten, rece-

veur communal à Reckange.

Commune de Rœser.

Président, M. Adolphe Gœdert, bourgmestre

à Rœser; — scrutateurs, MM. François Hansen,

échevin à Bivange, Jean Schiltz, échevin à Pep-

pange, Adolphe Tilick, conseiller communal à

Crauthem, Dominique Franck, conseiller com-

munal à Peppange;

scrutateurs suppléants,

MM, Joseph Dennemeyer, conseiller communal

à Bivange, Jean Scheiteler, conseiller communal

à Rœser, Jean Fries, conseiller communal à

Berchem, Louis Goullon, conseiller communal à

Livange; — secrétaire, M. Nicolas Melchior,

receveur communal à Rœser

Commune de Rumelange,

Première section: président, M. Jacques

Sturm, bourgmestre à Rumelange; -

scruta-

teurs, MM. Jean-Pierre Markzen, garde mines à

Rumelange, Jean-Pierre Allenhofen, échevin à

Rumelange, Joseph Neiens, conseiller communal

à Rumelange, Michel Trausch, conseiller com-

munal à Rumelange;

scrutateurs suppléants,

MM. Charles Theisen, rentier à. Rumelange, Ni-

colas Marx, médecin à Rumelange, Henri

Breistroff, imprimeur à Rumelange, Jules Jost,

rentier à Rumelange; - secrétaire, M. François

Gales, secrétaire communal à Rumelange.

Deuxième section: président, M. Henri Berens,

échevin à Rumelange;

scrutateurs, MM. Ni-

colas Dardar, conseiller communal à Rumelange,

Léon Nau, rentier à Rumelange, Édouard

Steichen, médecin à Rumelange, Nicolas Thillges,

conseiller communal à Rumelange;

scruta-

teurs suppléants, MM. Charles Wilhelmy, con-

seiller communal à Rumelange, François Kemp,

conseiller communal à Rumelange, Bernard

Deisges, conseiller communal à Rumelange,

Pierre Schiltz, conseiller communal à Rumelange,

— secrétaire, M. Jean-Pierre Graas, aide-secré-

taire à Rumelange,

Les bureaux de dépouillement appelés à fonctionner lors de la même élection, qui se réuni-

ront aux heures et endroits ci-après désignés, ont été composés conformément à l'art. 118

de la loi électorale comme suit.

Premier bureau: président, M. Conrad Stum-

per, juge de paix à Esch-s.-Alz. ;

scrutateurs,

MM. Nicolas Kersch-Thiry, rentier à Esch-.s-

Alz., Joseph Origer, imprimeur à Esch-s.-Alz.,

Joseph Dondelinger, directeur de banque à

Esch-s.-Alz., Jean-Baptiste Kintzelé, négociant

à Esch-s.-Alz.; scrutateurs suppléants, MM.

Léon Cerf, commerçant à Esch-s.-Alz., Michel

Barnich, agent d'affaires à Esch-s.-Alz., Eugène

Meunier, comptable à Esch-s.-Alz., François

Heldenstein, pharmacien à Esch-s.-AJz. ; —

Commune de Sanem.

Président, M. Jacques Batting, bourgmestre à

Belvaux; — scrutateurs, MM. Jean-Pierre

Schockmel, conseiller communal à Belvaux, Jean

Donnersbach, échevin à Belvaux, François

Feyder, conseiller communal à Ehlerange, Nico-

las Baltes, échevin à Soleuvre; - scrutateurs

suppléants, MM. Nico as Weisgerber, conseiller

communal à Belvaux, François Biver, conseiller

communal à Sanem, Jean Kunnert, conseiller

communal à Belvaux, François Anen, conseiller

communal à Soleuvre; — secrétaire, M. Jean

Hary, instituteur à Belvaux.

Commune de Schifflange,

Président, M. Jean Claus, bourgmestre à

Schifflange;

scrutateurs, MM. Jean-Pierre

Olinger, échevin à Schifflange, Émile Bestgen,

conseiller communal à Schifflange, Michel Steil,

conseiller communal à Schifflange, Nicolas

Quiring, conseiller communal à Schifflange; -

scrutateurs suppléants, MM. Nicolas Neuens,

conseiller communal à Schifflange, Jean-Pierre

Gillen, conseiller communal à Schifflange, Léon-

Dominique Schon, échevin à Schifflange, Fran-

çois Glück, conseiller communal à Schifflange;

secrétaire, M. Jean Penné, secrétaire communal

à Schifflange,

secrétaire, M. Mathias Bodry, greffier-adjoint à

Esch-s.-Alz.

Lieu de réunion: salle d'audience de la justice

de

paix.

Jour et heure: 30 mai à 3½ heures de relevée.

Deuxième bureau,: président, M. Ferdinand

Adam, juge de paix à

Esch-s.Alz.;

scrutar-

teurs, MM. Nicolas Origer-May, boucher à Esch-

s.-ALZ., Dominique Kersch, conseiller communal

à Esch-a.-Alz., Dominique Leclerc, cultivateur

à Esch-s.-Alz.,

Bernard

Winter, conducteur

20 b

des mines à Esch-s.-Alz. ; — scrutateurs sup-

pléants, MM. Louis Peters, commerçait à .Esch-

s.-Alz., Pierre Gœdert, comptable à Esch-s.-Alz.,

Victor Krein, conseiller communal à Esch-s.-

Alz., Eugène Bisenius, professeur à Esch-s.-

Alz.; — secrétaire, M. Eugène Wagner, greffier-

assumé à Esch-s.-Alz.

Lieu de réunion: hôtel de ville, rue de l'Alzette

premier étage.

Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.

Troisième bureau

président,

M. Nicolas

Donnersbach, conseiller communal à Esch-s.-

Alz. ; — scrutateurs, MM. Jean-Pierre Massard,

huissier à Esch-s.-Alz., Jean Oswald, institu-

teur à Esch-s.-Alz., Adolphe Claude, négociant

à Esch-s.-Alz., Eugène Meisch-Leyder, négo-

ciant à Esch-s.-Alz.; — scrutateurs suppléants,

MM, Gustave Croisé, boucher à Esch-s.-Alz.,

Nicolas Pesch, commis des postes à Esch-s.-

Alz., Joseph Kayser, boucher à Esch-s.-Alz.,

Pierre Wagner-Poncin, instituteur à Esch-s.-

Alz.; — secrétaire, M. Jean Pülz, secrétaire

communal à Esch-s.-Alz.

Lieu de réunion: maison d'école, Grand'rue,

aile gauche.

Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.

Quatrième bureau: président,

M. Alfred

Meyers, dentiste à Esch-s.-Alz.; - scrutateurs,

Eugène Lemmer, instituteur à Esch-s.-Alz.,

Théodore Claude, boulanger à Esch-s.-Alz.,

Nicolas Wolter, professeur à Esch-s.-Alz., Jean

Salentiny, conseiller communal à Esch-s.-Alz.,

— scrutateurs suppléants, MM. Eugène Maje-

rus, confiseur à Esch-s.-Alz., Nicolas Emering,

conseiller communal à Esch-s.-Alz., Guillaume

Hirsch, chef de bureau à Esch-s.-Alz., Jacques

Jost, employé d'usine à Esch-s.-Alz., — secré-

taire, M. Aloys Jungers, employé d'usine à

Esch-s.-Alz.

Lieu de réunion: maison d'école, Grand'rue,

aile droite.

Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.

Cinquième bureau: président, M. Théodore

Kapp, conseiller communal à Esch-s.-Alz.; -

scrutateurs, MM. Michel Lenertz, jardinier à

Esch-s.-Alz., Émile Hamilius,

conseiller com-

munal à Esch-s.-Alz., Pierre Kales, construc-

teur à Esch-s.-Alz., Jean-Pierre Birnbaum, né-

gociant à Esch-s.-Alz. ; scrutateurs suppléant s

MM. Jean-Pierre Origer, conseiller communal

à Ehch-s.-Alz., Jean-Pierre Kauth, huissier à

Esch-s.-Alz., François Benoit, sous-chef de bu-

reau à Esch-s.-Alz., Guillaume Welschbillig,

pharmacien à Esch-s.-Alz.; — secrétaire, M.

Jean Fusenig, employé communal à Esch-s.-

Alz.

Lieu de réunion: maison d'école, Grand'rue,

centre, salle à droite.

Jour et heure: 30 mai à 3½ heures de relevée.

Sixième bureau : président, M. Adolphe Mus-

quar, bourgmestre à Pontpierre; - scrutateur,

MM. François-Michel Pesch, conseiller communal

à Mondercange, Nicolas Biver, conseiller com-

munal à Mondercange, Jacques Steichen, éche-

vin à Mondercange, Jean-Pierre Weisen, échevin

à Bergem; - scrutateurs suppléants, MM. Jean

Loutsch, conseiller communal à Mondercange,

Pierre Dondelinger, conseiller communal à Mon-

dercange, Bernard Nilles, conseiller communal

à Bergem, François Thill, conseiller communal

à Bergem;

secretaire, M. Charles Loutsch,

secretaire communal à Mondercange,

Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du

Brill. Entrée principale rue de la poste, première

salle à droite.

Jour et heure: 30 mai à 3½ heures de relevée.

Septième bureau: président, M. Jules Wil-

helm, bourgmestre à Kayl,

scrutateurs,

MM.

Émile Kirtz, conseiller communal à Tétange,

Pierre Engel, conseiller communal a Tétange,

Henri Pauly, conseiller communal à Kayl, Jean

Schon, échevin à Kayl;

- scrutateurs sup-

pléants, MM. Jean Neiens, conseiller communal

à Kayl, Jean Thilges, conseiller communal à

Kayl, Gustave Vax, boulanger à Kayl, Henri

Massard, industriel à Kayl,

secrétaire, M.

Léon Vax, secrétaire communal a Kayl.

Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du

Brill, entrée principale rue de la Poste, deuxième

salle à droite.

Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.

Huitième bureau: président, M. Joseph

Trausch, échevin à Tétange;

scrutateurs,

MM. Gilles Kayser, conseiller communal à Té-

tange, Jean-Pierre Schausten, conseiller com-

munal à Kayl, Jean Limpach, conseiller com-

munal à Kayl, Nicolas Lentz, conseiller com-

munal à Tétange;

scrutateurs suppléants,

MM. Jean Ludig, cultivateur a Tétange, Jean

Schmit-Steffen,

tâcheron à Tétange, Eugéne

Dondelingen négociant à Kayl,

Jean-Pierre

Leiten, cafetier à Tétange; -

secrétaire, M.

Jean Wirtz, instituteur à Kayl.

Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du

Brill, entrée principale rue de la Poste, première

salle à gauche.

Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.

Neuvième bureau: président, M. Jacques

Sturm, bourgmestre à Rumelange;

scruta-

teurs, MM. Jean-Pierre Wartzen, garde-mines à

Rumelange, Jean-Pierre Altenhofen, échevin à

Rumelange, Joseph Neiens, conseiller communal

à Rumelange, Michel Trausch, conseiller commu-

nal à Rumelange; — scrutateurs suppléants, MM.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant le régime

du lait et de certains produit laitiers.

LE

GOUVERNEMENT

EN

CONSEIL

;

Vu l'arrêté grand-ducal du 4 juin 1917,

concernant le régime du lait et de certains pro-

duits laitiers, et les arrêtés grand-ducaux mo-

dificatifs des 5 juillet et 30 octobre 1917;

Arrête

Art. 1er Par dérogation à l'art. 1er de l'arrêté

grand-ducal du 30 octobre 1917 prévisé, la

livraison de lait resp. de beurre par semaine et

Charles Theisen, rentier à Rumelange, Nicolas

Marx, médecin à Rumelange, Henri Breistroff,

imprimeur à Rumelange, Jules Jost, rentier à

Rumelange;

secretaire, M. François Gales,

secrétaire communal à Rumelange.

Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du

Brill, entrée principale rue de la Poste, deuxième

salle à gauche.

Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.

Deuxième bureau: président, M. Jean Claus,

bourgmestre à Schifflange; — scrutateurs, MM.

Jean-Pierre Olinger, échevin à Schifflange,

Émile Beslgen, conseiller communal à Schifflange

Michel Steil, conseiller communal à Schifflange,

Nicolas Quiring, corseiller communal à Schiff-

lange; scrutateurs suppléants, MM. Nicolas

Neuens, conseiller communal à Schifflange, Jean

Pierre Gillen, conseiller communal à Schiff-

lange, Léon-Dominique Schon, échevin à Schiff-

lange, François Glück, conseiller communal à

Schifflange.; secrétaire, M. Jean Penné, se-

crétaire communal à Schifflange.

Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du

Brill, entrée latérale rue du Brill, première

salle à droite.

Jour et heure; 30 mai à 3½ heures de relevée.

Luxembourg, le 25 mai 1918.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

L.

KAUFFMAN.

Beschluß vom 24. Mai 1918, betreffend das

Regim der. Milch und gewisser Milchprodukte.

Die

Regierung

im

Konseil;

Nach Einsicht des Großh. Beschlusses vom 4.

Juni 1917, betreffend das Regim der Milch und

gewisser Milchprodukte, und der Großh Aban-

derungsbeschlüsse vom 5. Juli und 30. Oktober

1917.

Beschließt

Avis. Chambre de commerce, LE DIRECTEUR GÉNÉRAL, DE L'AGRICULTURE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Le rapport prémentionné

sera publié au Mémorial,

Luxembourg, le 23 mai 1918.

Le Directeur général de l'agriculture,

de l'industrie et du commerce

J. FABER.

Bekanntmachung. — Handelskammer.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels;

Nach Ginsicht des Generalberichtes der Handels-

kammer über die age des Handels und der In-

dustrie in, Großherzogtum während des Jahres

1917;

Beschließt

Einziger Artikel. Vorerwähnter Bericht wind

in; „Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 23. Mai 1918.

Der General-Direktor des Ackerbaus,

der Industrie und des Handels,

J.Faber.

Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc-

tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be-

tuli) dans les territoires des localités de

Machtum et de Mondorf,

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,

DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;

Vu les rapports de M. le président de la Com-

mission de viticulture en date des 23 et 24 mai et.,

desquels il résulte que l'attelabe de la vigne

(cigareur) a envahi les vignobles des territoires des

localités de Machtum et de Mondorf et menace de

prendre des proportions inquiétantes;

Vu la loi du 15 mars 1892, concernant la

destruction des insectes et des végétaux nui-

sibles à l'agriculture;

Attendu qu'il y a urgence de prendre les

mesures nécessaires pour la destruction de cet

insecte;

Après délibération du Gouvernement en

conseil;

Arrête

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