Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant un relèvement des superficies cultivées.
Table des dispositions (60)
Texte législatif (60 Articles)
Mémorial
du
Grand Duché de Luxembourg.
des
Großherzogtums Luxemburg.
Dimanche, 26 mai 1918.
N° 26.
Sonntag, 26. Mai 1918.
Arrêté grand-ducal du 24 mai 1918, ordonnant
un relèvement des superficies cultivées.
Nous MARIE-ADÉLAÏDE,
par la grâce
de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg,
Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.;
Vu la loi du 15 mars 1915, conférant au Gou-
vernement les pouvoirs nécessaires aux fins de
sauvegarder les intérêts économiques du pays
durant la guerre;
Vu l'art, 27 de la loi du 16 janvier 1866, sur
l'organisation du Conseil d'État, et considérant
qu'il y a urgence;
Après délibération du Gouvernement on
conseil;
Avons arrêté et arrêtons
Du 1er au 10 juin 1918 inclusivement,
il sera procédé à un relèvement de toutes les
terres servant à la culture, y compris les prés,
les pâturages et les vignes et à l'exception des
terrains boisés et haies à écorce, des jardins
d'agrément ainsi que des jardins potagers de
moins de 2 ares,
Im Abweichung von Art. 2 des vor-
erwähnten Beschlusses vom 30. Oktober 1916,
ist die Entschädigung der Regionalsammler der
Landbutter auf 0,20 Fr. pro Kilogramm Butter
festgesetzt.
In der Zeit vom 1. bis zum 10. Juni
1918 einschließlich findet eine Erhebung aller zum
Anbau dienenden Ländereien statt, einschließlich
der Wiesen, der Viehweiden und der Weinberge
und mit Ausnahme der forstwirtschaftlich be
nutzten Flächen, der Eichenschälwaldungen, der
Ziergärten und der Gemüsegärten von weniger
als 2 Ar.
Art. 20, Absah 1, des Großh. Be-
schlusses vom 14. Juli 1902 und Art. 19, Absatz 1,
des Großh. Beschlusses vom 15. Juli 1906, sind
abgeändert wie folgt
Jedem Commissionsmitglied wird eine Ver-
gütung von 150 Fr. zuerkannt, unbeschadet der
Reise- und Aufenthaltsdiäten, welche gemäß dem
Reglement vom .1. Mai 1869 zu verrechnen sind-
Les tabacs bruts et manufacturés
(n° 86 du relevé publié à l'art. 1er de l'arrêté
ministériel du 4 août 1916) ne sont plus admis
à la libre circulation entre le Grand-Duché et
les pays de l'Union douanière.
Die Tabak und Tabakfabrikate (Nr. 86
des im Art. 1 des Ministerilbeschlusses vom 4.
August 1916, veröffentlichten Verzeichnisses) sind
nicht mehr zum freien Vertehr zwischen dem
Großherzogtum
und den Zoll-
vereinsländern. zugelassen.
Il sera procédé cette année à la des-
truction de l'attelabe de la vigne dans toutes
les vignes des bans de Machtum et de Mondorf.
Es wird dieses Jahr in dem gesamten
Weinbergsgebiet der Bäune Machtum und Mon-
dorf zur Vertilgung des Rebenstechers geschritten.
In Abweichung von Art. 1 des vor-
erwähnten Großh. Beschlusses vom 30. Oktober
1917, muß die wöchentliche Ablieferung an Milch
par vache en période de lactation ne pourra
être inférieure
a) dans les sections de commune où il existe
une laiterie coopérative à 30 litres de lait non
écrémé pour les détenteurs de deux ou de plu-
sieurs vaches laitières, et à 10 litres de lait non
écrémé pour les détenteurs d'une vache laitière
unique, outre, pour les deux catégories, le lait
correspondant aux quantités de beurre que les
intéressés retirent de la laiterie pour les besoins
de leurs ménages sur la base du rationnement
légal;
b) dans les sections de commune où il n'existe
pas de laiterie coopérative à 1 kg. de beurre ou
30 litres de lait non écrémé pour les détenteurs
de deux ou de plusieurs vaches laitières et à
375 grammes de beurre ou 10 litres de lait non
écrémé pour les détenteurs d'une vache laitière
unique.
Par dérogation à l'art. 2 de l'arrêté
du 30 octobre 1916 prévisé, le droit de commis-
sion des collectionneurs régionaux du beurre
de ferme est fixé à 0,20 fr. par kilogramme de
beurre.
Le relèvement aura lieu par communes;
l'exécution en appartiendra aux collèges des
bourgmestre et échevins.
I m ubrigen sind die Bestimmungen
der vorerwähnten Großh. Beschlüsse vom 4.
Juni, 5. Juli und 30. Oktober 1917 keineswegs
abgeändert.
Le présent arrêté entrera en vigueur
le 1er juin 1918.
Luxembourg, le 24 mai 1918.
Le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie et du commerce,
J. FABER.
Nach Einsicht des Beschlusses vom 30. Oktober
1916, betreffend das Regim der Butter;
Nach Beratung der Regierung im Kon-
seil ,
Beschließt
Dieser Beschluß tritt am 1. Juni 1918
in Kraft.
Luxemburg, den 24. Mai 1918.
Der General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie und des Handels,
J.
Faber.
Avis. — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses observées
dans les différents cantons du 13 au 27 avril
1918
N° d'ordre.
Cantons.
Localités.
Fièvre
typhoide.
Diphterie
Coqueluche.
Scarlatine
Variole.
Affections
puerpérales.
Esch-s.-Alz.
Mersch.
Clervaux.
Diekirch.
Redange.
Vianden.
Grevenmacher
Differdange
Esch-s.-Alz
Rœser
Larochette
Eidborn
Diekirch
Eppeldorf
Ermsdorf
Ettelbruck
Landscheid
Medernach
Bigonville
Walhausen
Graulinster
Oberwormeldange
Wormeldange
Total
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen
vom 13. bis 17. April 1918 festgestellten an-
steckenden Krankheiten
Avis. — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses observées
dans les différents cantons du 27 avril au 11
mai 1918.
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
Verzeichnis der in den verschlieden Kantonen
vom 27. April bis 11. Mai 1918 festge, ellten
ansteckenden Krankheiten.
Caisse d'épargne. — A la date du 17 mai 1918, les livrets n°s 125218 et 192804 ont été déclaré,
perdus. Les porteurs des dits livrets sont invités à les présenter dans la quinzaine à partir de ce jour,
soit au bureau central, soit à un bureau auxiliaire quelconque de la Caisse d'Épargne» et à faire valoir
leurs droits. Faute par les porteurs de ce faire dans le dit délai, Ies livrets en question seront déclarés
annulés et remplacés par des nouveaux,
Par décision en date du 18 mai 1918, les livrets n°s 129405 et 214705 ont été annulés et remplacés
par des nouveaux.
Luxembourg, le 23 mai
1918.
N° d'ordre.
Cantons.
Luxembourg-ville.
Capellen.
Esch-sur-Alzette.
Luxembourg-camp.
Clervaux
Diekirch.
Redange.
Wiltz.
Vianden.
Echternach
Grevenmacher.
Bernich.
Localités.
Eischen
Hobscheid
Kœrich
Steinfort
Bettembourg
Differdange
Rumelange
Bertrange
Ernster
Steinsel
Heinerscheid
Erinsdorf
Ettelbrück
Medernach
Hovelange
Nœrdange
Redange
R
inberg
Perlé
Boulaide
Born
Wormeldange
Bous
Remich
Total
Fièvre
typhoïde.
Diphtérie.
Coqueluche.
Scarlatine.
Variole.
Affections
puerpérales.
Avis. — Règlement communal.
En séance du 18 mars 1918, le conseil com-
munal de Pétange a modifié les taxes de cor-
billard prévues par l'art. 7 du règlement com-
munal du 1er septembre 1905 sur le transport
des morts. — Cette modification a été dûment
approuvée et publiée.
Luxembourg, Ie 24 mai 1918.
Le Directeur général de l'intérieur,
M.
K O H N .
Bekantmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 18. März 1918 hat der
Gemeinderat von Petingen die in Art. 7 des
Gemeindereglementes vom 1. September 1905
vorgesehenen
Leichentransporttaxen
abgeän-
dert. - Diese Abänderung ist vorschriftsmäßig
genehmigt und veröffentlicht worden.
Luxemburg, den 24. Mai 1918.
Der General-Direktor des Innern,
M.
Kohn.
Avis.
Règlement
communal.
En séance du 11 avril 1918, le conseil com-
munal de Pétange a édicté un règlement de
police sur la sécurité publique durant la guerre.
— Ce règlement a été dûment publié,
Luxembourg, le 24 mai 1918.
Le Directeur général de l'intérieur,
M.
KOHN.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 11. April 1918 hat der
Gemeinderat
von Petingen ein Polizeiregle-
ment über die öffentliche Sicherheit während des
Krieges erlassen. — Dieses Reglement ist vor-
schriftsmäßig veröffentlicht
worden.
Luxemburg, den 24. Mai 1918.
Der General-Direktor des Innern,
M.
Kohn.
Bekanntmachung.
Auf Grund par. 60 des Zollstrafgesetzes wird hiermit
zur öffentlichen Kenntnis gebracht,
daß am 25, Januar 1918 zu Kleinbettingen
in
einem
aus
Belgien
eingegange
7.50 kg Zigaretten beschlagnahmt wurden, die ein Unbekannter zurückgelassen hat.
Ansprüche auf diese Zigaretten sind bei der unterzeichnete Behörde geltend zu machen.
(Dritte und letzte Insertion der Bekanntmachung am 22. März 1918, «Memorial» Nr. 16,
S. 367).
Luxemburg, den 25 Mai 1918.
Großherzogliche
Zolldirektion.
Avis.
Titres au porteur.
Il résulte d'un exploit de l'huissier P. Wertzel à Luxembourg en date du 18 mai 1918 qu'il a été
fait opposition au paiement du capital de quatre obligations 4 % de la Société anonyme des hauts-
fourneaux et forges de Dudelange, actuellement, par suite de fusion, Société Anonyme des Aciéries
Réunies Burbach-Eich-Dudelange, établie à Dudelange, portant les N°s 9701, 9897, 9898 et 9899, émission
de 1895, série I, d'une valeur nominale de 500 frs. chacune.
L'opposant prétend que la feuille-capital des obligations dont s'agit a été détruite.
Le présent avis est inséré au Mémorial an exécution de l'art. 4 de la loi du 10 mai 1891, concernant
la perte des titres au porteur.
Le Ministre d'État, Président du Gouvernement,
L. KAUFFMAN.
Mémorial
du
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxemburg.
Annexe au N° 26, 1918.
A mesure que la guerre se prolonge, ses répercussions sur la vîe économique s'étendent, se
précisent, s'exaspèrent. Deux phénomènes, le reuchérissement inouï du coût de la vie d'un côté,
l'effervescence dos prix: ainsi que la raréfaction croissante des matières premières et de tous les
produits de l'autre, continuent de dominer le mouvement industriel et Commercial. Autour d'eux
gravite un ensemble de faits qui se rattachent plus ou moins directernent à ces phénomènes avec
lesquels ils se CONFONDENT dans leurs causes et leurs effets,
Le coût de la vie, qui s'était fixé à un niveau inquiétant déjà on 1916, augmente toujours.
Partie des denrées les plus indispensables, l'exagération des prix a gagné successivement toutes
les choses destinées à la consommation et à l'usage. En 1917, la folio de la hausse, qui était restée
limitée aux denrées, s'est emparée également du vêtement, de la chassure et du logement. Elle
a abouti à une anarchie complète dans la fixation de la valeur don choses. l'édifice séculaire des
prix mi ébranlé. L'égoïsme économique dans ses formen les plus abjectes se donne libre carrière.
les prix maxima fixés par l'État sont impuissants à combattre ces debordements anarchiques.
L'appât du gain et un besoin inéluctable grossi par la psychologie des consommateurs alarmés
rendent illusoires les mesures coereitives prises par les administrations.
Noire activité économique tout on ralentissant non allure, n'a pas sensiblement modifié non
aspect général. En apparence du moins. L'industrie manque de matières premières, le commerce
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
PENDANT L'ANNÉE 1917,
Considérations générales.
de marchandises. Les diverses branches de notre industrie nationale restent à. la merci d'un marché
absolument désemparé. A l'exception de l'industrie du fer, qui tire ses approvisionnements du
sous-sol même, la production est paralysées par la rareté et la cherté de toutes les matières premières
nécessaires ainsi que du charbon. Encore cette industrie, gênée par les difficultés des approvi-
sionnements on cokes, renseigne-t-elle une production eu forte diminution. Certaines industries,
favorisées par les circonstances, continuent de réaliser des bénéfices exceptionnels: les autres,
au contraire,
et c'est le grand nombre
végètent péniblement et envisagent l'avenir avec
angoisse. L'anarchie des cours, en envahissant tous les éléments du prix de revient industriel,
matières premières, combustibles et salaires, a faussé l'organisation de l'industrie et complète-
ment désorienté la production.
Les entreprises de transport, sérieusement gênées par l'usure progressive et l'insuffisance,
regrettable du matériel, n'ont pas pu assurer toujours une régularité satisfaisante du trafic. D'ail-
leurs, les augmentations assez considérables des tarifs, survenues depuis, n'ont nullement com-
pensé le surcroît de dépenses résultant pour ces entreprises du renchérissement du charbon ut de
toutes les matières nécessaires ainsi que de l'augmentation des traitements et salaires. L'exploi-
tation, par conséquent, a été peu rémunératrice en général.
Le commerce (le banque a travaillé dans des conditions sensiblement meilleures. Tandis que
le commerce de gros est condamné à une inactivité forcée, la déchéance du commerce de détail s'est
rapidement affirmée. Si quelques branches du détail ont trouvé, pendant les premières années
de guerre, des accommodements avec une situation économique tourmentée, le. nombre des branches
qui se débattent au milieu de difficultés sans cesse renaissantes augmente de jour en jour. Les
stocks s'épuisent petit à petit, les magasins se vident, alors que les réapprovisionnements sont fort
précaires ou absolument impossibles. Beaucoup de détaillants en sont arrivés à devoir vivre de
leur fonds de commerce. Les rapports avec la client oie, jadis faits de confiance réciproque,
changent de forme et d'aspect, La défiance commence à les envenimer. La morale commerciale
elle-même s'en va sous l'action dissolvante des profiteurs et accapareurs qui sont devenus légion
ainsi que dans Je contact quotidien dos rastaqouères internationaux qui infestent le pays et vivent
en marge du commerce honnête.
La modification continuelle des formes et des procédés de la production est un fait économique
particulier aux circonstances critiques que nous traversons et s'impose à notre attention. Les
besoins concurrents, l'indigence des matières premières, l'insuffisance et la cherté de la main-
d'œuvre ainsi que le renchérissement effréné de tous les produits accessoires généralement quel-
conques l'ont poussée dans des voies nouvelles.
Le facteur qui contribue le plus puissamment, à la transformation étonnante de la production,
c'est sans doute la raréfaction inquiétante de la plupart don matières premières et le défaut complet
de certaines d'entre eIles. L'emploi des succès tend à se généraliser et. à envahir toutes les brauchen
•branches de la production. Leur emploi, que facilitent singulièrement l'habileté et la souplesse
de l'industrie et du commerce, défie absolument les calculs précis établis sur les variations de
l'offre et de la demande. La loi de substitution, à peine aperçue naguère encore et complètement
négligée, devient chaque jour plus efficace, grâce aux progrès de la science contemporaine, Son
action est 'prédominante dans les relations économiques. L'industrie, aidée par la. science, suscite
ainsi, soit des substances, soit des procédés, qui peuvent se remplacer entre eux, se suppléer les
uns les autres, de sorte que la;cherté ou le défaut de l'un provoque un plus grand emploi des autres.
C'est une concurrence naturelle «Mitre les choses.
fette loi a sauvegardé en une certaine mesure les intérêts de la société contre toutes les insuffi-
sances ou les prétentions excessives. Elle est partout aujourd'hui: elle s'applique aux personnes
et aux agencements industriels, aux marchandises et aux services. Non seulement pour la satis-
faction d'un même besoin il y a des succédanés, mais les besoins eux-mêmes se substituent; les
uns aux autres. Les essais de détermination du rapport (Mitre les besoins et les satisfactions, ainsi
que toutes les conjectures si souvent faites sur les prix qui doivent, résulter des diverses combi-
naisons de l'offre et de la demande, sont, aujourd'hui, pures curiosités de l'esprit, sans aucune
conséquence réelle.
La, qualité du produit se ressent de l'emploi des succédanés. Le produit, disions-nous dans notre
précédent rapport, s'aveulit en devenant anonyme, Il renie ses origines. Ses qualités individuelles
disparaissent. Les marques de fabrique aristocratiques qui traduisaient les progrès réalisés par
des générations de producteurs dont elles faisaient l'orgueil et la fortune., s'effacent de plus on
plus devant la camelote sans nom qui règne en maîtresse incontestée sur le marché.
Les tendances du marché financier, caractérisées par une augmentation démesurée des capitaux
disponibles et lus difficultés résultant de l'inflation de la circulation du papier, ne se sont guère
modifiées. Le volume des capitaux disponibles augmente toujours. En dépit du faux si bas de 2 %
bonifié par les banques, les dépôts et les comptes courants créditeurs s'enflent d'une année à l'autre.
Pour enrayer l'encombrement de la Caisse d'épargne par les capitaux disponibles, un arrêté du
5 avril 1917 décrète que l'établissement n'acceptera, pendant la durée de la guerre, aucun nouveau
dépôt sur les livrets existants dont le solde en capital atteint la somme de 1.000 fr. et que l'import.
d'un nouveau livret ne pourra excéder celle somme en capital. Cette mesure restrictive n'a pas
empêché l'avoir des déposants de passer de 91 millions à 101 .millions de francs. Les comptes de
depuis à la. Banque Internationale ont passé de 5,4 millions à 8,8 millions, et les comptes courants
créditeurs, de 73 millions à 92,5 millions de francs.
Les placements en fonds publics affectionment tout particulièrement les titres nationaux
dans lesquels des transactions assez intéressantes et fort caractéristiques pour la situation finan-
cière sont à signaler. Dans les ventes publiques qui se sont multipliées dans les derniers temps,
les titres indigènes trouvent des acquéreurs à des cours extremement élevés, alors que le marché
se montre très réservé pour les titres et étrangers,
Les phénomènes cirulaires que nous signalons ici depuis doux ans se sont manifestés avec
Une intensité croissante, Los billets de la Banque Internationale et les bons de caisse émis par
l'Etat ont completement déserté la circulation et ne s'obtiennent que contre un fort agio. La mon-
naie d'appoint, on dépit de la sursaturation incontestable du marché, thésaurisée également, ne
suffit toujours pas aux besoins des transactions courantes, l'agiotage s'exerce même sur la monnaie
de zinc. L'arrêté du 5 avril 1917 qui décrète certaine« mesures en vue du. retrait éventuel de la
monnaie de zinc de la circulation, a été encore impuissant à combattre la funeste manie de la thé-
saurisation de tout ce qui est métal.
A la défiance innée du grand public, des paysans surtout, contre le papier-monnaie en général
étaient venues s'ajouter des doutes sur le caractère réel den billets allemands dont le pouvoir libéra-
toire ne semblait pas suffisamment établi. Ces doutes avaient pris une certaine, consistance à la suite
d'un procès retentissant. Les mesures prises depuis par le Gouvernement, en établissant défini-
tivement le pouvoir libératoire des billets allemands, ont rassuré le public sur ce point. D'autres
mesures qui ont été prises pour combattre l'agiotage sur l'or et les billets nationaux, ont contribué
à leur tour à raffermir légèrement la circulation du papier. L'agiotage se cache, il ne s'exerce plus
que d'une façon clandestine.
Toutefois, les si nombreux inconvénients de l'inflation du papier-monnaie, dont le plus appa-
raît est la hausse inouïe des prix, énervent la circulai ion et conduiront fatalement à une démora-
lisation économique sans exemple. Le troc, aujourd'hui, commence à supplanter le commerce.
Le retour à cette forme de l'échange que d'excellents esprits attendaient du comptabilisme social
s'opère graduellement, dans les, petites transactions quotidiennes, par suite de l'imperfection de
l'instrument des échanges, le papier-monnaie.
Sur le marché du travail,, la situation est restée diverse et changeante, En général, on a relevé
un certain manque d'ouvriers industriels et à la journée, ainsi que de certains artisans. La pénurie
de la main-d'oeuvre industrielle et à la journée est le résultat de l'exode en masse de nos ouvriers
vers l'étranger où ils ont trouvé une occupation rémunératrice. La pénurie de la main-d'œuvre
dans certains métiers est due à la circonstance que, par suite de l'atonie prolongée qui régnait
dans ces branches pendant l'année précédente, la main-d'œuvre a déserté le métier pour accepter
des emplois faciles dans l'industrie métallurgique.
Cependant, le bilan des offres et des demandes de travail laisse apparaître une situation qui
continue, dans ses grandes lignes, celle de l'année 1916. Ce ne sont, à proprement parler, que les
ouvriers des différentes branches du bâtiment et de l'alimentai ion qui ont eu à souffrir du manque
de travail, lequel a été la conséquence directe du manque des matières premières, comme le cuir,
les étoffes, le fil, etc. Une amélioration de cette situation n'est pan à espérer avant le retour de la
paix. Il faut, au contraire, s'attendre à la voir s'aggraver encore.
Les résultats des assurances sociales
maladie et accident
permettent de suivre les Fluc-
tuai ions qui se sont produites sur le marché du travail au cours de la guerre.
Assurance-maladie
(Nombre des assurés)
44.040
35.801
33.395
37.653
Assurance-accidents
(Nombre des assurés)
55.297
1.1.972
42.018
42.100
13. 500
Salaires assurés
fr.
67.115.622
52 253.120
52.594.270
68.494.620
92,426.870
Les salaires, indécis au commencement de la guerre, continuent leur marche en avant. Ils
se sont élevés par soubresauts brusques ils ont doublé, voire triplé suivant les occupations.
Leur
taux, comme de toutes marchandises, se règle sur le coût de production du travail dont ils Traduisent
les vicissitudes. Le travail non qualifié, en particulier, montre des mouvements de hausse souvent
désordonnés. Il faut convenir d'ailleurs que le salaire, aujourd'hui, est plutôt un salaire nominal
qui n'a plus qu'un vague rapport avec le salaire réel.
Si les ouvriers ont pu adapter sans difficulté leurs salaires aux conditions nouvelles de l'exis-
tence, les auxiliaires de l'industrie et du commerce employés techniques et commerciaux, qui peu-
vent difficilement changer d'emploi, glissent le long de l'échelle sociale pour descendre dans la
misère. L'industrie, les sociétés financières, les entreprises de transport et aussi une série de maisons
de commerce ont accordé à leur personnel des indemnités de renchérissement qui compensent
en une certaine mesure le surplus du coût de la vie. Il n'en est pas partout de moine, surtout du
personnel employé dans les maisons de moindre importance.
D'après une statistique établie par la Fédération nationale des employés privés dans une
demande adressée à la Chambre des députés, les appointements des employés de commerce oscillent
autour des moyennes suivantes
Age
14—16 ans
10—20
20—25
25—40
Vendeurs
fr. 30 50
50—80
100—150
150 200
Employés
aux écritures
fr. 50 90
100—150
160—180
Magasiniers
fr.
100 —125
130—150
Les appointements des comptables varient de 100 à 250 fr. Pour le personne) féminin, l'échelle des
appointements dépasse rarement les deux tiens de ceux du personnel masculin.
D'ailleurs, les indemnités de renchérissement octroyées à un grand nombre d'employés, outre
qu'elles sont fort diversen, ne représentent qu'un faible équivalent du .surcroît de leurs dépenses.
Si l'ouvrier, jadis victime ,aujourd'hui bénéficiaire en quelque sorte de la loi d'airain des salaires,
est resté Gros-Jean comme devant, l'employé achève de consommer les réserves amassées pendant
des jours meilleurs. Sa rémunération reste au-dessous du coût de production de son travail.
Le tableau aussi bref que peu réjouissant que nous venons de donner de notre activité éco-
nomique est nécessairement incomplet, une grande partie du mouvement industriel et commercial
échappe aujourd'hui à notre appréciation. Mais s'il est difficile de dresser un tableau exact de
l'année 1917, les faits économiques ne dérobant souvent à notre examen, il devient de plus en
plus oiseux de se livrer à des .sapputation d'avenir,
En temps normal on dispose d'un certain nombre d'indices qui, interprétés à la clarté den expé-
riences pansées, permettent de déterminer, au moins dans se« grandes lignes, la marche des évé-
nements économiques futurs. l'alternance des périodes de prospérité et de crises offrait une régu-
larité telle qu'on pouvait ne hasarder à pronostiquer l'allure générale de« affaires plusieurs années
à l'avance, Et s'il était possible alors de se tromper quant à l'échéance des phénomènes prévus,
il était difficile de se inéprendre .sur l'ordre de leur succession, Le mécompte le plus grave que pût
infliger la succession den événements se bornait à quelques mois de retard ou d'avance.
Aujourd'hui, au contraire, nous flottons dans le vague den suppositions, et si les leçons du
pansé peuvent nous être de quelque secours, ce n'est plus que de façon négative, puisque c'est
pour nous prouver combien peu de crédit il est prudent d'accorder à des conceptions que les évé-
nements ont démontrées fausses en tous point H, Les contradictions ont été flagrantes autant que
nombreuses entre les suites réelles de l'état de guerre et les prédictions naguère émises à cet égard
par los plus distingués dos économistes.
Nous voulons bien admettre que dos conditions spéciales et échappant aux provisions Les plus
sages sont venues exercer leur action sur le cours des événements, et que certains phénomènes
dont nous sommes témoins présentement et qui nous paraissent dos défis à la logique économique
ne survivront pas aux causes qui les provoquent. Il est cependant à croire que les conséquences
de la guerre ne deviendront perceptibles que lorsqu'elles seront libres de se manifester sans entrave,
c'est-à-dire quand la guerre aura pris fin.
Toutefois, un grave péril semble menacer notre organisation économique actuelle, le socialisme.
d'État continuateur des institutions nécessitées par la guerre.
L'intrusion d'éléments louches dans le commerce a conduit l'Etat et les municipalités à prendre
en mains la répartition d'une série de marchandises pour mettre les consommateurs à l'abri des
manœuvres honteuses qui les guettent partout. L'esprit interventionniste, suscité par l'exploi-
tation des masses, est arrivé .logiquement au remplacement de l'action individuelle par l'action
collective, c'est-à-dire à l'absorption partielle du commerce libre pur le commerce dirigé par
l'État et les municipalités. Ainsi plusieurs branches à tous leurs degrés sont menacées dans leur
existence même par les expériences collectivistes.
Il est incontestable .que le commerce, pris au dépourvu par une désorganisation subite de
tous les marchés, n'a pu suffire à son rôle. Mue intervention administrative n'a pu être évitée.
Mais son élimination lente serait aussi regrettable au point de vue économique qu'au point de vue
social, outre que les accusations dont on l'accable sont le plus souvent imméritées et partent d'une
ignorance complote des faits.
Les expériences du socialisme étatiste et municipal ont conduit, au demeurant;, à des échecs
retentissants. 11 est difficile à ces .institutions de se soustraire aux ingérences politiques et d'é-
viter les pernicieuses influences du parasitisme bureaucratique et paperassier. Les audaces de
conception et les timidités d'exécution qui. proviennent des expériences faites marchent de pair,
(l'est un système qui, manifestement, ne convient pas à nos démocraties individualistes.
Si, aussitôt la paix rétablie, le commerce ne peut être réintégré immédiatement dans toutes
ses fonctions, il est désirable que les institutions collectivistes créées par la guerre disparaissent
progressivement. Au point de vue économique, l'intervention de la collectivité met des entraves
à l'action de tous, la décourage et l'arrête; elle force l'individu à prendre une fausse direction;
elle engendre les injustices; elle provoque des abus, des exactions ; elle énerve l'initiative indivi-
duelle qui est le principe même de la vie sociale. En dehors de la répartition eu vertu de la loi de
l'offre et de la demande d'après le pouvoir d'achat de chacun, règle précise et fixe, tout est arbi-
traire et caprice.
En résumé, l'avenir, qu'il serait oiseux de vouloir scruter, à côté des problèmes économiques
et sociaux d'une gravité exceptionnelle, laisse entrevoir une liquidation extrêmement douloureuse.
De l'amoncellement de ruines, de haines, de misères et de charges intolérables surgira nécessaire-
ment un ordre nouveau. Mais rétablissement de cet ordre ne se fera pas sans difficultés. D'ailleurs
le retour de la .paix ne terminera pas le temps des épreuves, Ce n'est pas, en général, pendant la
guerre, ni au lendemain même de la paix, .qu'un peuple, au point de vue économique,souffre le
plus des sacrifices et des privations que la lutte lui a imposés. Pendant la guerre il vit sur ses ré-
serves et sur son capital. Les émissions de papier-monnaie exercent une action excitatrice tempo-
raire, comme tout accroissement: de monnaie. Il semblerait: que les capitaux et l'activité fussent
accrus. Le rétablissement de la paix détruit le mirage: il rappelle à la perception de la réalité.
En attendant, la guerre continue won œuvre stupide. La destruction aveugle sévit: les villes
sont saccagées, les vaisseaux coulés, les richesses ensevelies, les vies humaines anéanties; plusieurs
génération
achèvent de se débiter.
La morale économique, c'est-à-dire la règle immuable de l'activité humaine à laquelle des
siècles avaient donné une assiette définitive, est en train de sombrer dans la débâcle.. Et s'il est
vrai que le progrès est en raison directe de l'action de l'homme sur les choses et en raison inverse
de l'homme sur les hommes, les années que nous vivons marquent un étrange retour en arrière de.
l'humanité.
Travaux de la Chambre de Commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées eu 1917, nous signalons parti-
culièrement celles qui suivent
Canalisation de la MOSELLE.
Voulant préciser de nouveau l'attitude de l'industrie luxembourgeoise dans la question de.
la canalisation de la Moselle, remise à l'ordre du jour par une requête du « Verband für Kanali-
sienmg der Mosel und der Saar», la Chambre a adopté à l'unanimité, dans sa séance du 31 mai,
la résolution suivante
« In der .Frage der Mosckanalisierung; steht die Handelskammer nach wie vor auf dem Stand-
punkt;, den nie in vollem Einverständnis mit der eingesessenen Industrie, in ihren fräheren Ein-
gaben an die Regierung vertreten hat,
» Die Kammer erblickt in der Kanalisierung der Mosel und der Saar ein großzügiges Verkehrs-
internehmen, dessen ungeheure Tragweite für die wirtschaftliche Entwicklung der berührten
Industriegebiete sie rückhaltlos anerkennt.
Das .Interesse der einzelnen Reviere an dem gemein-
tiimwn Unteruchmen wird wiederum durch die Standorte der industriellen. Werke bedingt, mich
denen sich die zu erwartenden Vorteile richten. Für die .luxemburgischen Werke, die weit abseits
von der Mosel liegen, würde sich aus der Durchführung (ICH Kanälen eine
Interessenverschiebung
inbezug auf die Erzeugungs- und Absatzverhältnisse der Montanprodukte ergeben.
Sie sahen
sich daher veranlaßt, um eine Verschiebung der Wettbewerbs Verhältnisse zugunsten der an oder
in nächster Nähe der Mosel gelegenen lothringischen. Werke zu verhindern, die bekannt im Aus-
gleichsforderungcn zu stellen. Diese Forderungen, welche im Rahmen des Projektes zu verwirk-
lichen wären, betreffen
1. Den Anschluß der luxemburgischen Werke an die kanalisierte Mosel durch, einen Stich-
kanal oder durch einen Verbindungskanal mit dem französischen Kanal netz und Aufnahme dieses
Kanal es an das Moselkanalisierungs - Unterruchmen als gemeinsames Verrechungsobjekt,
» 2. Falls diese Kanäle nicht zur Ausführung; gelangen könnton, Bau einer Schleppbahu bis
in das Zentrum der luxemburgischen. Eisenindustrie und gleichzeitig Einführung von Fracht-
ermäßigungen sowohl auf don Rohmaterialien als auf den Fertigerzeugnissen als Kompensation
für die Vorteile, welche den dicht an der Mosel gelegenen Werken durch die Kanalisierung entstehen.
» Unter .Berücksichtigung dieser Ausgleichsforderungen ist die luxemburgische Montanindustrie
weiter bereit, die Bestrebungen des Verbandes für Kanalisierung der Mosel und der Saar nach
Kräften zu fördern.»
Réduction des tarifs pour ICH cokes et les ministres entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle
Dans sa requête du 23 novembre 1916, la Chambre avait réclamé la réduction des tarifs pour
les cokes et. les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle que le Gouvernement
prussien s'était engagé d'accorder à l'industrie lorraine-luxembourgeoise, et qui devait coïncider
avec l'ouverture du canal du Rhin à Berne. L'administration des chemins de fer impériaux ayant
cru devoir écarter cette réclamation, la Chambre a adressé au Gouvernement, le 4 août, la requête
suivante
« Die Handelskammer glaubt, sich mit der vorläufigen Zurücksetzung der Ansprüche der luxem-
burgischen Montanindustrie auf die .Frachtermäßigung auf Eisenerz und "Koks, welche der Vor-
stand der Kaiser!. Deutschen Betriebsverwaltung mit dem Hinweis auf die durch den Krieg her-
vorgerufenen. Verschiebungen begründet, nicht bescheiden zu können.
» Dem Südwesten ist;, wie bekannt, diese umfassende Tarifermäßigung einerseits als Entschä-
digung für die Ablehnung der Moselkanalisierung und andrerseits als Ausgleich für die dem Nord-
westen aus dem Bau des Rhein-Herne-Kanales erwachsenden Vorteile von der preußischen Staats-
verwaltung zugesagt worden. Sie wurde von dem preußischen Minister der öffentlichen Arbeiten
als eine « moralische Verpflichtung» dahingestellt, und von dem Landeseisenbahurat am 13. De-
zember 1913 mit überwiegender Mehrheit befürwortet.
»Die ermäßigten Tarife sollten gleichzeitig mit der Inbetriebnahme den Rhein-Herne-Kanales
in Kraft treten. Wie wir bereits in unser Eingabe vom 23. November ausgerührt, steht dieser
Kanal seit geraumer Zeit in Betrieb. Zeitungsnachrichten zufolge hat der Frachtverkehr dort
einen beträchtlichen Umfang angenommen. Da die Voraussetzungen für die Gewährung der er-
mäßigten Tarife somit längst gegeben sind, so ist unsere Forderung nur eine Forderung der Billig-
keit.
»Es sei uns noch gestattet, erneut darauf hinzuweisen, daß die kriegerischen Ereignisse das
luxemburgische Montanrevier in. weit höherem Maße als die übrigen Reviere des Zollvereins-
gebietes in Mitleidenschaft, gezogen haben. Die gegenwärtige Zeit drängt daher in ganz besonderem
Maße dazu, die Tarifermäßigungen in Kraft zu setzen. »
Tissus.
a)
Mesures à prendre, en vue. «d'assurer l'approvisionnement du pays.
Sur la question des mesures à prendre eu vue d'assurer l'approvisionnement du pays en tissus,
la Chambre a présenté au Gouvernement, le 26 janvier, les desiderata suivants
La Chambre croit savoir que les stocks d'étoffes de. tous genres dont dispose encore le commerce
sont extrêmement restreints: ils ne doivent guère dépasser 25% des quantités qu'il détient en temps
normal. Dans ces circonstances, on peut se demander si la mesure envisagée par le Gouvernement
(le recensement des tissus) est appelée à donner un résultat pratique quelconque. La seule annonce
du recensement forait, de plus, disparaître aussitôt une partie des tissus encore disponibles et
l'opération tomberait dans le vide. Elle aurait pour unique effet de donner une nouvelle poussée
aux prix déjà exorbitants on stimulant les accapareurs d'un côté et les consommateurs de l'autre.
Du jour au lendemain nous verrions se produire dans le commerce des tissus et du vêtement un
désarroi voisin de la panique.
La Chambre donne à considérer au Gouvernement s'il ne semblait pas indiqué alors de diriger
ses efforts dans une autre direction, L'assainissement du commerce des tissus s'impose eu tout
premier lieu. Il est notoire; que, les ventes par filières s'exercent sur une large échelle dans cette
branche. Les annonces qui paraissent chaque jour dans nos journaux en témoignent. Les accapa-
reurs et les profiteurs de tout acabit, qui sont aujourd'hui légion, ont raflé depuis un certain
temps tous les tissus sur lesquels ils ont réussi à mettre la .main.
Elle a donc l'honneur de proposer au Gouvernement d'étendre incessamment l'arrêté du
29 décembre .1.9.1.6 aux tissus de tous genres et de veiller à la stricte exécution des dispositions
interdisant les ventes par filières.
A cette occasion, la Chambre s'est demandé encore s'il n'y avait pas lieu d'entreprendre des
démarches en vue d'obtenir l'importation de tissus de Hollande. Ce qui fait surtout défaut en ce
moment ce sont les étoffes pour vêtements de travail. Parmi les étoffes, dont le besoin se fait le
plus particulièrement sentir, nous citerons les cotonnades pour tabliers, les cretonnes blanches, les
futailles rayées et à carreaux, les toiles on fil et eu mi-fil, les cretonnes écrites, les toiles blanches
pour tabliers, les tricots pour hommes et enfants, les caleçons pour hommes et enfants, les
costumes bleus pour ouvriers et les doublures.
La fabrication d'une série de ces articles, surtout dos costumes bleus pour ouvriers, qui non!-
le plus demandés à l'heure actuelle, est très développée ou Hollande. Il est donc permis de supposer
que ces articles y offrent une certaine marge et que des propositions d'achat auraient quelque
chance de succès. Il demeure bien entendu que le Gouvernement chargerait dm achats une personne
compétente connaissant à fond la fabrication et le commerce des tissus; Les achats seraient l'ail s
pour le compte du Gouvernement qui fixerai! les prix de vente.
Comme la pénurie des tissus menace de perdurer encore quelque temps après la guerre, on
peut se demander également si les achats de tissus en Hollande, même si leur importation ne pou-
vait avoir lieu qu'après la. guerre, ne constituerait pas une mesure, de prévoyance et de sage admi-
nistration.
b) Réglementation du commerce.
À la date du 28 septembre, répondant à une invitation du Gouvernement de lui soumettre
des propositions concernant la réglementation définitive, du commerce des tissus, la Chambre a
complété ces desiderata comme suit
Un examen approfondi des propositions formulées par le Gouvernement laisse apparaître
les nombreuses difficultés dont n'entoure cette question. Nous ferons remarquer tout d'abord que
les stocks disponibles n'offrent aucune marge sérieuse; il est notoire ensuite que la plupart des
étoffes dont s'alimente actuellement notre commerce sont introduites en contrebande, soit; de Bel-
gique, soit d'Allemagne. Lew prix d'achat, tout comme les prix de vente, sont nécessairement
alors des prix de fantaisie.
Ainsi que nous l'avons exposé dans notre avis du 26 janvier dernier, la seule annonce d'une
mesure coercitive projetée par le Gouvernement ferait disparaître aussitôt la majeure partie des
stocks encore disponibles. L'opération tomberait dans le vide. Elle aurait pour unique effet de sti-
muler davantage les accapareurs, et le commerce des tissus ne se ferait plus que d'une manière
clandestine. Un essai de réglementation officielle a été fait en Allemagne; la Chambre croit savoir
pourtant que les résultats obtenus ne sont rien moins qu'encourageants.
Néanmoins, la Chambre estime, elle aussi, qu'il importe de trouver une solution définitive
au problème des tissus, si difficile qu'il soit. A cet effet, elle propose au Gouvernement de saisir
d'urgence du projet de réglementation une commission composée de spécialistes de la branche des
tissus, de nommer dans cette commission MM. Glesener et .Knaff, de la part de la Chambre de
commerce, et de leur adjoindre plusieurs membres à choisir eu dehors de la Chambre.
Office de contrôle des prix.
Consultée par le Gouvernement sur une demande de l' union pour la défense des intérêts
des consommateurs, de Dudelange, la Chambre a étuis l'avis suivant
Les denrées et autres articles d'usage quotidien, qui échappent à la réglementation, admi-
nistrative, atteignent aujourd'hui des prix exorbitants, parfois fantastiques.
Cette situation est vivement à déplorer. Mais la Chambre se demande quel tempérament
un Office de contrôle pourrait apporter à l'allure désordonnée des prix, Ces articles varient à l'in-
fini suivant leur qualité, marque, provenance, etc. Fixer un prix marchand au milieu de la tour-
mente économique que nous traversons, le faire observer surtout, serait extrêmement difficile,
sinon impossible. Les prix officiels marchent de pair avec la saisie des marchandises. Bans saisie
ils ne sont qu'un leurre. Quel résultat pratique peut-on attendre de la fixation officielle de prix
marchands, en supposant même des sanctions légales? Aucun. Du moment qu'un prix officiel est
fixé, la marchandise disparaît du marché; elle se cache le commerce revêt des formes clandestines
et les prix officiels sont esquivés. L'Office en question ne serait alors qu'une superfétation, une
institution de façade sans aucune autorité réelle et ses décisions seraient sans efficacité. Beule la
concurrence de l'État et des communes a. réussi jusqu'ici à tempérer les prix dann une certaine
mesure.
Quant à la vérification des denrées dont s'occupe également la requête, il semble qu'elle, est
suffisamment réglée par la loi de 1881 sur la falsification des denrées et boissons alimentaires qui
en soumet le commerce à la surveillance de l'autorité.
Impôt sur les houilles, les Cokes et les briquettes,
Appelée à donner son avis sur la question de l'introduction d'un impôt sur les houilles, les
cokes et les briquettes, en conformité avec l'impôt projeté en Allemagne, la Chambre s'est pro-
noncée
cuits
La Chambre estime que la quote-part du Grand-Duché dans le produit du nouvel impôt
allemand sur les houilles, les cokes et les briquettes devrait être calculé sur la base des quantités
introduites dans le pays. Notre consommation de combustible minéral, de coke surtout, par suite
du développement considérable de la grosse métallurgie, est extrêmement forte par rapport au
chiffre de la population. Calculée sur la base des quantités importées, la quote-part donnerait
l'expression exacte de l'impôt que l'Allemagne se propose de percevoir indirectement sur la con-
sommation luxembourgeoise. Elle serait la ristourne intégrale du prélèvement de 20 % sur les
expéditions de combustible minéral qui nous seront faites.
Le calcul de notre quote-part sur la base du chiffre de la population, c'est-à-dire l'établisse-
ment d'une «Steuergemeinschaft» ne permettrait pas une compensation adéquate et équitable
des charges que l'impôt allemand sur le combustible minéral nous réserve.
Modifications et ajoutes temporaires au règlement d'exploitation des chemins de jet
Guillaume-Luxembourg.
La Chambre est unanime à constater que dans l'état de crise des transports que nous traver-
sons, toute mesure destinée à atténuer la pénurie du matériel roulant mérite de fixer l'attention.
Dans différents communiqués à la presse, elle a recommandé aux industriels de charger et de dé-
charger promptement les wagons. Néanmoins, elle ne saurait recommander l'extension de la taxe,
de chômage aux dimanches et aux jours fériés. Cette mesure se traduirait,, dans ses ultimes consé-
quences, par un relèvement indirect des tarifs.
Il lui semble d'ailleurs que les traités de raccordement avec la grande industrie diminuent
très sensiblement l'importance de la question.
Régime des cigarettes.
Les maisons intéressées, consultées par la Chambre de commerce, se sont déclarées d'accord,
dans l'intérêt de la liberté des échanges avec les autres pays du Zollverein, avec l'introduction
dans le Grand-Duché du nouveau régime des cigarettes, décrété en Allemagne.
Ces maisons ont fait observer cependant que notre industrie des cigarettes est dans des condi-
tions plus désavantageuses que l'industrie allemande par rapport à l'adaptation des machines à
des formats plus réduits. La livraison des pièces de rechange, rubans et rouleaux de papier,
qui sont soumises à des autorisations d'exportation, peut demander des mois, alors qu'il serait tout
aussi difficile d'être servi à temps par les monteurs spéciaux.
Si donc, en principe, des Objections sérieuses ne sauraient être présentées au sujet de l'intro-
duction du nouveau régime des cigarettes pour la date du 1er septembre 1917, des exceptions de-
vraient être prévues pour les cas où des fabricants de cigarettes seraient dans l'impossibilité de
procéder à l'adaptation de leurs machines pour la date fixée, Toutes les maisons luxembourgeoises
seront probablement dans ce cas. De l'avis don intéressés, ce régime d'exception devrait être étendu
jusqu'à la fin de décembre.
De plus, les intéressés engagent le Gouvernement à n'employer auprès des autorités alle-
mandes, afin que, jusqu'à l'adaptation définitive des machines, des difficultés ne pourront être
faites à l'importation et à la vente des cigarettes luxembourgeoises on Allemagne pour de légères
différences de poids avec les nouveaux formats.
Office du commerce et du travail et questions connexes.
Sur les propositions d'une commission spéciale, composée de MM. Buchholtz, Duchscher,
Knaff et Pescatore, la Chambre de commerce a émis l'avis suivant sur la proposition de loi relative
à la création d'un Office du commerce et du travail et les diverses questions s'y rattachant
Sous la dénomination « Office du commerce et du travail» on propose de créer une chambre
consultative de l'industrie, du commerce, du métier et du travail, destinée à remplacer; en l'élar-
gissant considérablement, la Chambre de commerce actuelle. L'Office représenterait les intérêts
généraux, économiques, sociaux ou professionnels, des groupes qui le composent. Chaque groupe
délibérerait séparément sur ses intérêts spéciaux, mais les résolutions prises seraient soumises à
la réunion plénière de tous les groupes. Les membres seraient nommés par le Gouvernement sur
la proposition des associations ou syndicats intéressés. Le nouvel organisme- serait appelé surtout
à réaliser les aspirations, très légitimes d'ailleurs, des artisans, employés privés et ouvriers, qui
réclament des représentations officielles.
A première vue, la proposition, qui est d'une originalité incontestable et frappe par sa simpli-
cité, apparaît comme très rationnelle. Par une centralisation ingénieuse l'éparpillement des repré-
sentations économiques et professionnelles est évité. Un autre effet de cette centralisation, et non
des moindres, serait de cultiver la paix sociale par une collaboration intime des différents groupes
au sein d'une même corporation, donnant lieu, par un contact permanent, à un échange d'idées
ininterrompu sur les questions communes, Cette perspective est naturellement faite pour séduire
les sociologues.
Envisagée de près, la proposition apparaît tout autre. L'Office serait auprès des pouvoirs
l'interprète des intérêts généraux des différents groupes. Ses avis, cependant, ne seraient transmis
au Gouvernement qu'après avoir passé par les délibérations de l'assemblée plénière qui transfor-
merait et modifierait au gré d'une majorité fortuite, indifférente, mal renseignée ou hostile, les
résolutions prises par chaque groupe. Dans leur forme définitive, les avis de l'Office risqueraient
fort de n'être plus l'expression intégrale des aspirations du groupe dont ils émanent, mais des avis
quelconques, sophistiqués par rassemblée plénière, et renseignant imparfaitement les pouvoirs
qui ont besoin de connaître, pour s'orienter dans leur œuvre législative ou administrative, les sen-
timents vrais, nets et clairs de chaque groupe de citoyens sur les diverses questions. La centrali-
sation conduirait, on le voit, à un résultat contraire au but que les pouvoirs d'un côté, et les groupes
intéressés de l'autre, se proposent- d'atteindre. Ceux-ci veulent éclairer, ceux-là être éclairés. Les
pouvoirs désirent être renseignés aussi exactement que possible nur les besoins et les aspirations
des différents groupes, qui, à leur tour, désirent les renseigner aussi exactement que possible. Le
nouvel organisme les en empêcherait. Les pouvoirs sont suffisamment outillés pour peser les inté-
rêts divergents, contradictoires, souvent hostiles, et établir une juste compensation d'où sort
l'intérêt général. L'Office ne le serait pas. Ses moyens d'action seraient nécessairement limités.
Quel est alors le sens de cet organisme intermédiaire, franchement nuisible quelquefois, gênant,
dans la plupart des cas, et superflu toujours, qu'on se propose, de créer? Voudra-t-on empêcher
la lumière de se faire pleine et entière sur les diverses questions économiques et sociales, les autorités
de voir clair?
C'est là le sentiment à peu près unanime de tous les intéressés. La Chambre de commerce,
en sa qualité de représentation officielle de l'industrie et du commerce, a régulièrement écarté les
propositions successives tendant à introduire l'élément artisan ou ouvrier dans son sein. Les arti-
sans rejettent l'idée de collaborer avec les autres groupes. Les employés privés et ouvriers, dans
leur grande majorité, ne voient nul avantage dans cette centralisation; ils s'en accommoderaient
faute d'obtenir une représentation autonome, et encore sous la réserve d'une autonomie parfaite.
Tous les groupes, en un mot, aspirent à des représentations autonomes. On a encore émis l'idée
de réunir les différents groupes sous une dénomination collective pour les laisser libres ensuite de
délibérer en parfaite indépendance ou bien de ne délibérer en commun que sur des questions d'ordre
général. Ce serait, virtuellement, l'autonomie intégrale ou partielle. On créerait un organisme
centralisateur pour arriver à la spécialisation. Du projet il ne resterait que l'enseigne.
Au demeurant, le fonctionnement d'une chambre réunissant des éléments aussi disparates
serait fort précaire, sinon impossible. Ce point a déjà été examiné dans notre avis du 30 décembre
1903 sur la réorganisation de la Chambre de commerce. A cette époque, la question se, présentait
encore sous une forme moins générale et partant moins compliquée: il s'agissait de la situation
du métier. La Chambre a fait valoir alors: 1° que la mission économique du commerce e,t de. l'in-
dustrie d'une part et celle du métier d'autre part sont tellement divergentes qu'une collaboration
féconde au sein d'une même corporation est impossible; 2° que l'exclusion du métier est justifiée
ensuite par la divergence de ses intérêts avec ceux du commerce et de l'industrie qui produirait
un frottement nuisible à la bonne marche des affaires et donnerait lieu à des conflits incessants;
3° que les travaux d'une chambre d'artisans sont orientés de préférence vers les questions sociales,
alors que l'activité des chambres de commerce se concentre sur les questions économiques, les
échanges et les moyens de communication; 4° que, par suite de la diversité des professions, un
travail en commun est fort difficile, les artisans confinés dans leurs spécialités manquant de l'élé-
vation de vues nécessaires pour apprécier les besoins des autres branches, tandis que les industriels
et commerçants manqueraient d'une juste appréciation des intérêts professionnels du métier.
Ce sont, en résumé, les objections que les chambres de commerce prussiennes ont formulées, on
1895, contre la représentation du métier dans leur sein. L'adjonction d'un nouveau groupe, des
employés privés et ouvriers, dont les préoccupations sont tournées exclusivement vers les questions
sociales, multiplierait les frottements et augmenterait les difficultés du travail en commun, c'est-
à-dire compliquerait encore le fonctionnement de l'organisme.
Il nous semble d'ailleurs que le moment est mal choisi pour des expériences politico-sociales
et courir après des formules, originales sans doute, mais stériles. Le fait que la formule proposée
n'a trouvé d'application nulle part en dit assez sur sa valeur pratique: il prouve qu'elle n'est pas
réalisable. De généreux théoriciens ont recommandé tour à tour le groupement de l'agriculture,
de l'industrie, du commerce et du métier eu des « Wirtschaffskammern» ou bien le groupement
des artisans, employés et ouvriers en des chambres professionnelles; d'autres, enfin, ont rêvé de
chambres groupant les patrons et les ouvriers. Les États modernes ont cherché dann un autre sens
ils ont appliqué la formule opposée, la spécialisation den représentations.
Laissons donc ces sujets à thèse pour des jours meilleurs. Voyons plutôt quelle solution la
question a trouvée ailleurs, spécialement en Allemagne, dont les institutions commerciales nous
servent si souvent de modèle. Tous les États fédéraux, jusqu'aux plus petits, ont des chambres
de commerce électives réunissant les mandataires de l'industrie et du commerce. Les «Handels-
und Gewerbekammern», qui existaient autrefois eu Bavière et eu Saxe et qui comprenaient deux
sections distinctes, l'une pour l'industrie et le commerce, l'autre pour le métier, ont été dissoutes,
leur fonctionnement ayant donné lieu à des difficultés. Elles ont été transformées en chambres
de commerce proprement dites (reine Handelskammern). Une proposition récente tendant à insti-
tuer des chambres spéciales pour le petit commerce (Kleinhandelskammern) vient d'être définiti-
vement écartée, ces organismes étant considérés comme faisant double emploi avec les chambres
de commerce, comme un encombrement inutile. Le métier a trouvé une représentation autonome
dans les chambres d'artisans. Les plus petits États n'ont donc pas craint l'éparpillement des repré-
sentations. Quant à la question des chambres du travail, elle est toujours restée on suspens. La,
représentation du commerce et de l'industrie ,en France, offre une organisation similaire.
Notre Chambre ne saurait, en, conséquence, recommander la centralisation des représentations
en un Office commun. Elle estime qu'il est préférable que chaque groupe s'occupe de ses intérêts
on parfaite indépendance.
Ses desiderata sur la question de la création d'un Office du commerce et du travail et les ques-
tions connexes peuvent se résumer ainsi
a) Elle veut une Chambre de commerce parfaitement autonome représentant les intérêts de
l'industrie et du commerce. Une réforme de la Chambre actuelle ne doit se faire que sur la base
élective avec le registre de commerce pour la, reconnaissance des droits d'électeur. Cette réforme
lui donnerait un surcroît d'autorité et de considération. La proposition qui. défère le choix des can-
didats aux associations ou syndicats, et qui aurait pour conséquence le retour à l'intolérance syn-
dicale des siècles passés, doit être écartée.
b) Elle engage le Gouvernement à accorder aux autres groupes
artisans, employés privés
et. ouvriers — des représentations officielles, autonomes également, conformes à leurs intérêts.
La Chambre déplore les improvisations plus ou moins heureuses qui encombrent et déplacent
à tout instant la question des corporations représentatives et égarent l'opinion publique. Elle prie
encore le Gouvernement de l'aire une œuvre franche, sincère et durable, et de ne pas sacrifier, par
des compromis, les intérêts permanents à des intérêts passagers.
La statistique du production (voir pages 18 et 19), établie par l'Administration des Mines,
renseigne pour 1917
Nombre des ouvriers occupés
Production totale
Prix de vente moyen par
tonne.
Bassin
d'Esch.
fr. 1.129.250 fr.
4.12
Bassin de
Rumel.-Dudel.
1.727.550 fr.
3.78
Bassin de
Differd.-Lamadel.
.1130
1.645.150 fr.
4.61
Totaux.
4.501.950
4.17
Minières.
La production moyenne par ouvrier ressort à 1.077 tonnes 217 kg. d'une, valeur de 4.491,99 fr.
La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats
suivants
Nombre des ouvriers occupés
Production totale
Valeur de la production
Prix moyen par tonne
1916.
t.
6.752.207
fr
. 23.024.145
3,41
1917.
t.
4.501.950
fr. 17.833.214
4,17
L'extraction du minerai de fer est allée s'abaissant graduellement à partir du mois d'août 1916
qui marque le sommet de la courbe dont l'origine remonte au printemps de la même année. A cette
époque, le marché commençait à s'alourdir visiblement. La demande se montrait moins pressée,
le volume des expéditions se rétrécissait. De mois en mois, le recul se précisait davantage. Les
premiers mois de l'année 1917 renseignent déjà, une diminution d'environ 100.000 tonnes sur les
chiffres correspondants de l'année précédente.
Les résultats de la statistique de production traduisent cette situation. Le total de l'extraction,
qui était encore de 6.752.200 tonnes en 1916, est descendu à 4.501.950 tonnes, soit une diminution
de 30 % comparativement à l'année précédente.
Ce sont essentiellement les exploitations privées, dépendant directement du marché libre,
qui ont pâti de cette situation. Vers la fin de l'année, le chômage y était à peu près complet. Par
contre, l'extraction marchait toujours à pleine allure dans les concessions des usines métallur-
giques, qui, si elles n'avaient pas l'emploi immédiat des quantités extraites, travaillaient sur chantier.
Deux circonstances, la diminution des besoins de l'intérieur coïncidant ave
une réduction
sensible des demandes à l'exportation, ont déterminé ce recul dont l'ampleur est faite pour alarmer.
La métallurgie luxembourgeoise, insuffisamment approvisionnée eu cokes, a été forcée de restreindre
l'allure de sa production, d'où est résultée une diminution correspondante de la consommation
de minerai. D'autre part, la concurrence des minerais de Briey, favorisée par des tarifs avantageux
et l'établissement de communications plus directes, a conduit à l'évincement progressif des minerais
luxembourgeois sur le marché allemand. En présence des facilités qu'offre depuis quelque temps
l'approvisionnement des hauts fourneaux du Bas-Rhin et de la Westphalie en minerais de Briey,
l'intérêt pour les minettes luxembourgeoises, plus pauvres, est en forte décroissance.
Au demeurant, la consommation est loin d'atteindre le niveau de l'extraction, déjà ni réduite.
Les usines métallurgiques ont occupé la main-d'œuvre devenue disponible par suite du ralentisse-
ment de la production du fer dans leurs exploitations minières. Il en est résulté un accroissement
très considérable des stocks: 456.647 tonnes contre 51.550 tonnes à la fin de l'année précédente
ont été versées au dépôt.
Le mouvement en avant de tous les facteurs qui concourent à la formation du prix de revient
du minerai, salaires, explosifs, bois de mine, etc., s'est fortement accentué. Du côté des salaires
nous constatons une nouvelle hausse de 45% pour les mineurs, de 60% pour les rouleurs et de
46 % pour les hommes de journée. La fourniture des explosifs, plus satisfaisante en général qu'en
1916, s'est faite, à des cours en forte hausse. Les prix du bois de mine, par suite de la pénurie des
charrois, se sont maintenus à des niveaux élevés, mais les mesures administratives, en limitant
les exportations, ont assuré l'approvisionnement régulier des mines en même temps qu'elles ont
enrayé l'effervescence des prix.
Le marché du travail a conservé un aspect normal. La main-d'œuvre devenue libre dans les
exploitations privées a été absorbée par les concessions des usines métallurgiques. Un l'ait à relever
est le recul énorme du rendement des ouvriers qui ne dépasse pas sensiblement les deux tiers du
rendement de 1916. La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq der-
nières années
Production moyenne
t. 1.262.328
1.140.391
1.392.793
1.446.485
1.077.217
Valeur
fr. 3.782,64
3.604,30
4.420,40
4.932, 33
4.491,99
La moyenne des cours des minettes, qui était de 3,51 fr., ressort à 4,17 fr., soit une augmen-
tation de 0,66 fr. à la tonne. Malgré l'atonie de la demande, les prix, très fermes avec une tendance
à la hausse, ont fortement prononcé leur mouvement en avant. La mine caleareuse 30 %
se vendait 5 fr. avec une augmentation de 0,50 fr. sur le % de fer, la mine silicieuse, très recherchée,
partait de 4,75 fr. pour atteindre 5,25 à 6,50 fr. dans certains marchés; la mine 34 % grosse moyenne
se vendait 5fr. avec une augmentation de 0,50 fr. sur le % de fer.
Le volume des exportations vers l'Allemagne est descendu de 2.353.100 tonnes à 831.800
tonnes, soit une diminution de 1.521.300 tonnes ou de 65%. Les importations de Lorraine ont
passé, de 1.469.503 tonnes à 1.637.819 tonnes, celles de France, de 67.801 tonnes à 365.482 tonnes.
Les exportations vers la Belgique ont été presque nulles. La statistique douanière renseigne,
pour les dix dernières années, le mouvement suivant des exportations de minettes et de scories
Thomas à destination des pays qui ne l'ont pas partie du Zollverein
Minettes
t. 2.213.886
1.784.522
2.001.758
1.751.819
1.768.964
1.887.245
494.368
176.493
378.872
4.155
Scories Thomas moulues
t.
16.691
6,410
10.880
14.944
27.848
73.877
23.467
5.637
4.965
1.480
Années
Tonnes
772.039
924.382
911.695
990.499
1.174.334
1.331.743
1.442.668
1.090.845
1.196.729
1.262.825
1.407.617
1.613.392
2.173.463
2.161.881
2.539.295
2.551.090
2.447.634
Années
1.894.
Tonnes
2.648.449
2.361.372
2.649.710
3.261.925
3.102.753
3.359.413
3.102.050
3.370,352
3.351.938
3.958.280
3.913.076
4.758.741
5.349.009
5.348.951
6.014.394
6.171.229
4.455.179
Années
Tonnes
5.130.069
6. 010.012
6.347.781
6. 595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.059.797
6.533.930
7.333.372
5.007.457
6.139.434
6.752.207
4.276.550
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la, valeur de la production des minières
depuis 1908
1.912
Production
t.
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
7.333.372
5.007.45,7
6.139.434
6.752.207
4.276.550
Valeur totale
fr. 16.696.005
15.850.966
17.747.017
18.647.326
19.427.508
21.965.818
15.826.514
19.485.064
23.024.145
17.833.214
Prix de la tonne
fr. 2,88
2,73
2,83
3,07
2,97
2,99
3,16
3,17
3,41
4,17
Rappel de la production
des minières
depuis 1868.
Nos
Désignation
des
exploitations. Sièges.
Differdange
Total
Lamadelaine.
Total
Différence en faveur de 1917
id.
Esch-s.-Alz.
Total
Total
Différence en faveur de 1917
id.
1917.
Rumelange-
Dudelange.
Total
Total
Différence en faveur de 1917
id.
Totaux.
Total.
Total
Différence en faveur de
id.
Production totale
Quantité vendue
de
ou consommée
minettes.
dans le Grand-Duché.
Calcaire.
t.
158.300
Mine.
t.
1.486.850
1,645.150
561.850 1.974.350
2.536.200
403.550
29.150
487.500
1.100.100
1.129.250
70.700 1.450.050
1.520.750
41.550
37.950
1.727
40.550
349.950
1.689.600
2.654.700
2.695.250
2.600
225.400
965.100
4.276.550
4.501.950
673.100 6.079.100
6.752.200
447.700 1.802.550
Calcaire.
t.
26.600
1.14;
89.050
1.290
62.450
26.950
Mine.
t.
1.117.200
.800
1.201.311
84.100
1.078.800
1.105.750
54.750
1 .441
27.800
38.000
1.387.150
308.350
1.374.000
1.412.000
24.650
1.615
13.350
91.550
3.661
168.450
4.347
76.900
1.590.650
. 300
216.650
3.570.000
4.179.100
. 500
609.100
Lorraine
allemande.
t.
49.400
393.250
343.850
22.450
22.450
1.150
38.850
37.700
50.550
454.550
404.000
Bassin
de la
Sarre.
t.
169.800
233.200
63.400
6.100
6.100
8.200
15.450
7.250
178.000
254.750
76.750
Bassin
rhénan-
westph.
t.
289.950
514.650
224.700
6.400
23.550
17.150
305.100
754.350
449.250
601.450
1,292.550
691.100
Quantités
Total.
t.
509.15
1.141.1
631.95
6.40
52 ,1
45.70
314.45
808.65
494.20
830. 0
2.001.85
1.171.85
Relevé indiquant les quantités de mines exploitées, exportées et importé
exportées.
Belgique.
t.
58.900
58.900
18.300
18.300.
1.800
271.300
269.500
1.800
348.500
346.700
France.
t.
2.750
2.750
2.750
2.750
Total.
t,
58.900
58.900
21.050
21.050
1 .800
271.300
269.500
1.800
351.250
349.450
Total
général.
t.
509.150
1.200.000
690.850
6.400
73.150
66.750
316.250
1,079.950
763.700
"831.800
2.353.100
1.521.300
Prix
de vente moyen
par tonne.
4.61
3.88
0.73
4.12
3 . 56
0.56
3.78
3.10
0.68
4.17
3.51
0.66
Nombre moyen
d'ouvriers occupés.
à ciel
ouvert.
1.697
1.835
en
galerie.
1.087
2.273
2.806
Total.
1.253
1.379
1.587
1.821
3. 970
4.641
Quantité de minerais
étrangers importés.
Lorraine.
t.
1.389.426
1.197.611
191.815
248.393
271.892
23.499
1.637.819
1.469.503
168.316
France.
t.
346.559
63.681
282.878
18.923
4.120
14.803
365.482
67.801
297.681
Total.
t.
1.735.985
1.261.292
474.693
267.316
276.012
8.696
2.003.301
1.537.304
465.997
OBSER-
VATIONS.
251.758 t.
versées au
dépôt
47.850 t.
versées au
dépôt
2.000 t.
rechargées
17.131 t.
versées au
dépôt
5.700 t.
versées au
dépôt
187,758 t.
versées au
dépôt
456,647 t.
versées au
dépôt
51,550 t.
versées au
dépôt
ainsi que le prix de vente moyen et le nombre d'ouvriers occupés en 1911.
Production des Minières.
Tonnes
Métallurgie.
Le marché des fontes est resté sous l'influence des difficultés de transport qui ne cessaient d'aug-
menter. A mésure que l'année s'avançait, les demandes en foutes de toutes espèces gagnaient
en ampleur. Les expéditions pour l'étranger se maintenaient dans la limite des disponibilités.
Comme la production, par suite des approvisionnements insuffisants des usines en cokes, baissait
toujours, la disproportion entre l'offre et la demande s'élargissait. A une demande impérieuse de
l'intérieur correspondait une demande non moins pressante de l'étranger. Vers la fin de l'année,
les expéditions pour l'étranger allaient en diminuant.
Les trains des laminoirs étaient pourvus d'ordres au delà de leur capacité de production.
L'occupation était particulièrement forte en fers marchands (Stabeisen), mais la production n'était
pas en mesure de suivre la demande. Les demandes des pays neutres, très fortes par continuation,
n'ont pu être couvertes que dans une mesure restreinte et, dans beaucoup de cas, les délais de
" livraison n'ont pu être observés. Des augmentations de prix ont été décidées an mois de juin pour
les livraisons à partir du
juillet et du 1er août; depuis, les cours sont restés inchangés. er
Après des négociations assez longues, on ml parvenu à créer, sous le nom de « Stabeisenverband»
un syndicat spécial, réglant la production, la vente et le prix des barres, des fers feuillards et des
produits similaires. Le syndicat a été conclu pour la durée de la guerre; il prend fin avec le quatrième
mois qui suit la levée de l'état de guerre, Il est vrai que ce syndical ne réalise pas encore l'idéal
rêvé; c'est plutôt une ébauche, mais qui contient les germes d'une organisation définitive.
Du côté des produits laminés A (demi-produits, poutrelles, matériel de chemin de l'or), la
production est restée d'une insuffisance notoire.
Les besoins de l'intérieur en demi-produits n'ont pu être couverts qu'au prix des plus grandes
difficultés: ce n'est que dans des cas urgents qu'il a été possible de satisfaire la demande des con-
sommateurs. Il a été tout aussi difficile de satisfaire les demandes de l'étranger. Les fers profilés
faisaient l'objet d'une demande très considérable de la part des ateliers de constructions, tandis
que les demandes pour le. bâtiment entraient à peine en ligue de compte, Les demandes en matériel
de voie ont été très fortes par continuation. En général, de petites quantités de produits syndi-
qués sont restées libres pour l'étranger.
Le «Stahlwerks-Verband» a été prorogé pour une nouvelle durée d'un an à partir du 1er juillet
1917. Deux sociétés n'entrant pas en ligne de compte, le nombre des usines affiliées est descendu
de 28 à 26, et le total des participations de 0.100.000 1. à 5.970.0001. Le plus fort contingent, soit
570.100 1., a été attribué aux Aciéries Réunion de Burbach-Eich-Dudelange,
Les contingents des Sociétés métallurgiques ayant un siège d'exploitation dans le Grand-Duché
n'établissent comme suit
Aciéries Réunies
Deutsch-Luxemburg
Gelsenkirchen
Demi-produits
190.900
102. 300
100.000
Matériel de voie
(Tonnes)
145.500
221.500
107.600
Profités
233. 700
244.200
167.800
Totaux
570.100
568.000
375,400
Statistique de production.
La Chambre de commerce n'est pas en mesure de donner, comme d'habitude, la statistique
de production des hauts fourneaux, aciéries et laminoirs pour 1917. Elle se réserve de la publier
l'année prochaine avec la statistique rectifiée de l'année 1916.
La statistique de production des fonderies a donné les résultats suivants
Nombre des fonderies en activité
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de matières premières
fontes
mitrailles
Production
poterie
tuyaux
machines
acier
coulé
fonte pour bâtiments
fontes spéciales diverses
soit ensemble
Valeur de la production
fr.
1.
1.
fr.
Année 1915
669.086
8.926
9.454
11.535
16.649
2.886.230
fr.
fr.
1.
fr.
Année 1916
875.818
14.073
8.585
5.459
17.160
24.571
6.037.716
fr.
fr.
1.
fr.
Année 1917
1.522.7%
14.182
12.198
4.896
2.167
15.881
23.609
, 9.053.801
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour
les dix dernières années
1.
Production
16.382
15.442
17.218
16.002
20.199
26.513
22.954
16.649
24.571
23.609
fr.
Valeur totale
2.738.811
2.506.826
2.711.987
2.360.070
3.046.304
4.959.960
4.258.102
2.886.230
6.037.716
9.053.801
Prix moyen de la tonne
fr.
107,18
102,34
157,58
147,48
145,82
187,45
185,51
173,36
245,72
383,49
Commerce des maux métaux. Cuivre, vieux bronze. laiton.
Alors que, pendant les premiers mois
de guerre, les disponibilités relativement importantes dont disposait le commerce s'écoulaient en
Allemagne,la demande de l'intérieur s'affirmait déjà au début de l'année 1915. Depuis, tous les
métaux ont été réservés pour l'intérieur qui pratiquait des prix plus élevés que l'étranger. Ces prix
stimulaient le commerce. Au printemps 1916, l'Allemagne déclara ne pouvoir livrer à la viticulture
luxembourgeoise les 30 tonnes de sulfate de cuivre dont elle avait besoin qu'on échange de 30
tonnes de cuivre ou d'une quantité proportionnelle d'alliage. Le Gouvemement se décida alors
à prohiber la sortie du cuivre tout eu fixant un prix maximum. Le commerce parvint à réunir
les quantités nécessaires dans un délai relativement court.
Après avoir satisfait les demandes de la viticulture, le commerce se trouvait en mesure d'as-
surer l'approvisionnement de l'industrie privée en cuivre, bronze et laiton jusqu'au printemps
1917, où il fallait pourvoir de nouveau aux besoins de la viticulture. Les 30 tonnes nécessaires ont
pu être livrées promptement grâce au relèvement du prix maximum. En vue de, contrôler le co-
merce, l'État créa la centrale des métaux dont l'organisation permet de régler les besoins des éta-
blissements et des particuliers qui travaillent ces métaux ou s'en servent comme objet de compen-
sation avec l'étranger. En 1917, la centrale a mis à la disposition du Gouvernement ainsi que des
chemins de fer secondaires une quantité assez considérable de vieux métaux pour obtenir en
échange, de la Suisse, l'importation de locomotives. Le seul obstacle auquel se heurte cette orga-
nisation est le commerce clandestin pratiqué par les intermédiaires marrons.
Les perspectives pour l'année en cours peuvent se résumer ainsi: La viticulture a réclamé
de bonne heure la fourniture de 40 tonnes de cuivre ou d'une quantité proportionnelle d'alliage,
l'Allemagne ayant demandé 10 tonnes de plus en échange de l'acide sulfurique contenu dans le
sulfate de cuivre. Pour pouvoir fournir cette importante quantité, les acquisitions ayant baissé
vers la fin de l'armée 1917, il fallait relever encore le prix maximum. Après l'expédition de cette
fourniture, les besoins de l'industrie et des particuliers pourront être couverts.
Plomb, étain. — Ces métaux ont été soumis également au contrôle de la centrale, Les prix
maxima fixés dès le début n'ont pas été modifiés. Les quantités de plomb qu'il a été possible de
réunir ne suffisent pas-à la demande. Les acquisitions de zinc ont baissé considérablement et no
correspondent nullement aux besoins à satisfaire.
Ateliers de construction.
L'année 1917 a amené aux ateliers de construction un afflux d'ordres très considérable, main le
manque des matières premières et de la main-d'œuvre ne leur permettait pas d'en tirer tout le parti.
La raréfaction croissante des matières premières et des produit intermédiaires, en s'accen-
tuant de jour en jour, devient une véritable calamité. Par suite des approvisionnements insuffisants
en cokes, les hauts fourneaux ne peuvent livrer les fontes qu'on quantités limitées et c'est à peine
si les produits laminés peuvent s'obtenir encore.
Les ateliers ne parviennent à se procurer les nombreuses pièces accessoires qu'ils doivent
acheter en Allemagne qu'avec des difficultés de toutes sortes, des perles de temps et à grands frais.
D'ailleurs, les formalités si variées dont la sortie de ces pièces est entourée, rendent impossible
une marche régulière des affaires. Les salaires augmentent dans cesse; un arrêt dans leur marche
en avant ne se fait pas encore sentir.
En résumé, les ateliers travaillent aujourd'hui dans des conditions qui ne sont nullement
roses. Il est vrai que les prix de vente sont généralement rémunérateurs, de sorte que la fabrication
ne laisse pas de pertes. Dans les ateliers de constructions en fer la situation a sensiblement empiré
vers la fin de l'année 1917.
Meubles en fer.
Les conditions exceptionnelles engendrées par la guerre ont continué à influencer défavo-
rablement cette industrie au point de vue des approvisionnements en matières premières, de la
main-d'œuvre et des débouchés à l'étranger. La production est restée limitée à la fabrication des
lits en fer qui a occupé d'une manière satisfaisante la serrurerie, la forge, la souderie autogène
ainsi que les ateliers de grillage et de peinture. Par suite du relèvement du taux des salaires, le gain
des ouvriers est en très sérieuse augmentation; de môme, la situation du personnel a été améliorée
par un relèvement considérable des appointements. De fortes sommes ont été avancées au personnel
et aux ouvriers pour leurs achats de pommes de terre. Vers la fin de l'année, la demande de lits en
fer s'est calmée. Le développement ultérieur des affaires dépend de la tournure que prendra la
situation économique en général.
Clouterie.
La production de la société anonyme métallurgique de Bissen est restée à peu près station-
naire par rapport à l'année précédente. En 1917, une demande impétueuse en clous de chaussures,
due au manque de cuir, s'est fait sentir pour s'accentuer surtout vers la fin de l'année. Néanmoins,
les besoins du pays pourront toujours être couverts.
Les difficultés d'approvisionnement en charbons, huile, benzole, etc n'ont pas encore diminué.
Par contre, les commandes arrivent d'autant plus serrées que les matières premières se font plus
rares.
L'usine a occupé régulièrement pendant le dernier exercice 75 ouvriers, hommes et femmes,
à des salaires toujours eu hausse.
Industrie du bâtiment.
L'atonie du bâtiment persiste. Le renchérissement inouï des matériaux de construction et
des salaires détourne la spéculation et engage les particuliers à remettre l'exécution des con-
structions projetées à des temps meilleurs.
En général, l'activité dans les grandes agglomérations s'est bornée aux travaux d'entretien
les plus indispensables. A Luxembourg et dans la banlieue, il n'y a à signaler, à part trois constructions
de moyenne importance, que quelques petites maisons familiales construites au Limpersberg,
à Hollerich et à Bonnevoie. Absolument insignifiant aussi a été le nombre des nouvelles constructions
dans le bassin minier. A travers les campagnes, par contre, le bâtiment témoigne depuis deux ans
d'un entrain incontestable. Les gros bénéfices de l'agriculture, joints à la méfiance innée des popu-
lations rurales pour la monnaie de papier, l'engagent à bâtir. Les nombreuses améliorations et les
agrandissements des bâtiments de ferme, étables et granges, ainsi que des maisons d'habitation
donnent, à l'heure actuelle, à nos villages un air de prospérité et de bien-être très réel,
Les matériaux de construction poursuivent leur course désordonnée vers la hausse. Une com-
paraison des prix pratiqués avant la guerre avec les prix actuels montre des écarts qui vont jus-
qu'à 500%. Ces prix s'entendent livrés à pied d'œuvre.
Prix pratiqués avant la guerre
moellons (le m3)
sable (le m3)
chaux (le m3)
ciment (le sac)
pierres de taille brutes (le m3)
bois de sapin scié (le m3)
toiture en ardoise incl. garniture en zinc (le m2)
bois de chêne ordinaire (le m3)
bois de chêne
er qualité (le m3)
sapin en planches.... (le m3)
fr.
3.00
5.00
15.00
3.50
50.00
75.00
6.00
150.00
200.00
2.50
Prix actuels
fr.
8.00
15.00
80.00
10.00
125.00
250.00
20.00
300.00
400.00
10.00
Les salaires, obéissant à la violente poussée du coût de l'existence, augmentent rapidement.
Des terrassiers se paient aujourd'hui 1,50 à 2 fr. l'heure. Au demeurant, la main-d'œuvre est rare.
Le fort contingent que fournissaient autrefois les ouvriers italiens, a singulièrement diminué depuis
la guerre et le bâtiment en est réduit à la main-d'œuvre indigène. Certaines catégories d'ouvriers,
notamment, les tailleurs de pierres, les charpentiers et les plâtriers, deviennent de plus en plus
rares. Il est donc à prévoir que leurs salaires, même après le rétablissement de la paix, resteront
très élevés.
Dans ces conditions, le prix de revient des constructions a doublé, triplé même. Quoique les
prix de vente des immeubles aient augmenté de 20 à 30% ils ne sont nullement en rapport avec
leur prix de revient actuel. Les loyers ne s'améliorent que fort lentement en dépit de la pénurie
très réelle des logements. Une hausse ne manquera pas de se dessiner très prochainement, car il
est à prévoir qu'à l'expiration des anciens baux les loyers tendront à s'adapter aux prix actuels
des constructions. Aujourd'hui, les immeubles rapportent à peine 4 à 5 % ; il est donc naturel
que les loyers monteront jusqu'à ce qu'ils soient parvenu« à se fixer vers 6 à 7 % du capital investi.
Les transactions eu immeubles, fort négligées pendant les deux premières années de guerre.
se son( réveillées, timidement d'abord vers le milieu de l'année 1916, pour prendre dans la suite
une ampleur inaccoutumée. L'afflux des capitaux disponibles provenant des gains exceptionnels
réalisés par l'agriculture ainsi que par certaines branches de l'industrie et du commerce, s'est
porté de préférence vers la propriété bâtie, alors que les transactions en propriétés non bâties
n'ont guère montré d'entrain. Les propriétés immobilières sont recherchées aujourd'hui à des prix
exorbitants, même au risque d'un rendement dérisoire des capitaux. Le relevé suivant des ventes
de maisons d'habitation ou de commerce situées sur le territoire des villes de Luxembourg et de
Hollerich en fournit la preuve.
Nombre des transactions
1917 (1er janvier au 8 avril),
fr.
Prix global
1.483.125
851.780
2.741.800
5.305.325
Les industries et métiers tributaires du bâtiment souffrent, par répercussion, de l'atonie
qui persiste dans cette branche. La menuiserie cependant est vivement sollicitée par les demandes
de meubles particulièrement importantes de la part des populations rurales. La ferronnerie est
complètement négligée.
Les perspectives d'avenir ne sont guère encourageantes, Si la guerre devait se prolonger, on
pourrait n'attendre à une diminution progressive de l'activité, déjà ni réduite, dans cette industrie.
Les prix des matériaux de construction, en s'exaspérant toujours, finiront par devenir inabordables.
D'ailleurs, une série d'articles nécessaires à la construction font absolument défaut,
Carrières.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1917 est
résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines
Terre
glaise.
pour poteries. — Commune de Berdorf.
Carrières de grès liasique.
1° Communes de Heffingen, Larochette.
2° Communes de Bech, Echternach, Berdorf.
Communes de Mersch, Bettembourg.
3° Communes de Beaufort,, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig
Medernach,
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m(…)
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
exportées.
à l'étranger
terre glaise
2,00
briques
4.675 ‰ 55,00
90,00
4.672 ‰
3 ‰
parements
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
68½ ‰
35,00
20,00
1,00
40,00-
2,00
300,00
2,00
200,00
6,50
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou
gravier
17 ‰
2,50
15,00
2,50
45,00
1,25
2,50-
5,00
45,00
3,75
120,00
3,00
3,75
dalles
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou
gravier
1.742
2,50
25,00
2,50
50,00
2,50
2,00
5,00
50,00
7,00
75,00
5,00
3,00
1.742
4° Communes de Beckerich, Sæul.
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
2,00
50,00
3,00-
1,25
3,00
75,00
4,00
3.00
5° Commune de Mondorf-les-Bains.
7° Communes de Steinforf, Kœrich, Strassen, Hobscheid, Bertrange, Kehlen.
8" Communes de Contern, Eich, Hollerich, Hesperange, Rollingergrund, Kosptal, Sandweiler.
9° Communes de Fischbach, Lorentzweiler, Tutange,
Junglinster,
Steinsel,
Walferdange,
Nommern,
Carrières de grès coquillier supérieur.
Communes de Bettborn, Ell, Feulen, Mertzig,, Schieren, Useldange, Vichten.
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées clans
le Grand-Duché
exportées
a l'étranger
moellons
pavés
pierraille
sable
64‰
2,00
125,00
3,00
-200 00
2,00
2,00
64 ‰
6° Commune de Betzdorf, Flaxweiler, Niederanven.
parements
moellons
pavés
pierraille
sable
1.112
458 ‰
(i,0()
1,00
00,00
3,00
200,00
2,50
1,50
1.112
340 ‰
118 ‰
moellons
pavés
pierraille
sable
7.751
361 ‰
2.363 ‰
17.363
2,50
45.00
1,25
1,00
4,00
100,00
6,00
3,00
7.751
361 ‰
2.363
17.636
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
pierres à chaux
sable
3.335
355 ‰
2.122
1.250
1.438
30,00
1,50
50,00
1,50
110,00
0,00
160,00
7,00
8,00
1.25
4,00
3.335
325 ‰
1.722
1.200
1.438
moellons
pavés
pierraille
sable
10 ‰
2,00
50,00
2,00
1,50
3,00
55,00
2,50
5,00
10 ‰
pierres de taille
moellons
pierraille
sable ou gravier
1.354
1.410
1.085
00,00
1.75
2.00
| 2,00
100,00
3,00
3,75
5,00
1.354
1.410
1.085
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
exportées
à
l'étranger
Carrières
de
grès
Born.
Carrières de calcaire keuprique.
Carrières
de
grès
coquillies.
Carrières
de schiste et de quartzite.
1° Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Hosingen,
Munshausen, Troisvierges, Weiswampach.
2° Communes de Boulaide, Esch-s-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid,Kautenbach,
Mecher, Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler,
Carrières de grès bigarré.
Commune de Rosport.
pierres
de
taille
moellons
50,00
3,00
85,00
7,00
Communes de Mompach, Rosport.
G
pierres de taille
moellons
60,00
2,00
100,00
7,00
Communes de Bissen.
Bœvange-s.-Attert
pierres à bâtir
pierraille
sable ou gravier
2,50
5,00
6,00
5,00
Communes de Bettendorf,
Ermsdorf.
dalles
pierres de taille
moellons
pierraille
pavés
745½
1.243
1.080
4,00-
80,00
1,50
3,00
80,00
5,00
150,00
7,00
5,00
160,00
745½
1.243
1.080
490½
pierres à bâtir
pierraille.
sable ou gravier
3.853
5.232
2,00
3,00
4,00
10,00
1,25
3.853
5.232
pierres à bâtir
pierraille
pavés
sable ou gravier
2,543
7½ ‰
2,00
3,00
50,00
1,25
4,00
10,00
65,00
2,00
2.543
18.339
7½ ‰
3° Communes d'Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Folschette, Perl, Redange, Wahl.
4° Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.
5° Commîmes de Fouhren, Putscheid, Vianden.
1° Commune d'Echternach.
2°Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.
Carrières
de pierre à chaux et de dolomie.
Plâtrières.
plâtre
brut
1 .810
45,00
Nombre
des
exploitations §
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
Jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
exportées
à l'étranger
pierres à bâtir
pierraille
1.320
2,00
3,00
3,00
8,00
1.320
pierres à bâtir
pierraille
sable ou gravier
1.630
2,00
3,50
3,00
8,00
2,00
1.630
pierres à bâtir
pierraille
1,50
,1,00
3,00
5,00
dalles
pierres à bâtir
pierraille
pierres à
chaux
tuf
18 m
'Mb
5,00
2,00
2,50
1,50
3,75
2,50
3,00
2,50
5,00
18 m
pierres à chaux
1.075
2,00
3,00
1.075
1° Communes de Grevenmacher, Mertert, Remerschen, Burmerange, Remich.
12 dolomie
moellons
pierraille
chaux
17.213
5,50
6,00
5,00
3,50 8,00
6,00
15.428
Communes de Bous, Wellenstein, Steinsel, Walferdange.
Sablières.
1° Commune de Mertert,
nable ou gravier
5,00
0,00
2° Communes de Diekirch, Bettendorf, Ettelbruck, Erpeldange, Reisdorf, Rosport, Schieren.
sable ou gravier
1.163
3,00
5,00
1.163
3° Communes de Bettborn, Folschette, Grosbous, Redange, Wahl.
15 1
! 19 !sable ou gravier
1.050
1,50
5,00
1.050
Les agrandissements nécessaires et le confort désirable réalisés dans les campagnes, notam-
ment dans les Ardennes, ont exercé une heureuse influence sur la pierre à bâtir, très recherchée
dans le courant de l'exercice malgré la hausse marquée des prix qui a atteint 30 à 40 % La pierre
de taille n'est recherchée que pour les constructions importantes. Dans les constructions de moindre
importance elle est remplacée par le ciment dont les prix ont subi une hausse formidable.
La production du pavé a diminué sensiblement: la diminution a été de 60 % dans le triage
de Diekirch et de 50 % dans le triage de Luxembourg. Les prix, par contre, ont haussé de 52 %.
Cette hausse a été provoquée par les conditions de plus en plus onéreuses des transports et la pé-
nurie du matériel. La situation, sous ce rapport, n'est guère meilleure dans les exploitations situées
A proximité du chemin de fer ou y raccordées.
La Société de Montfort donne l'appréciation suivante de la situation
L'année 1917 a été fort défavorable pour les exploitations de carrières, et particulièrement
pour celles qui dépendent encore des transports par voitures. Dès l'ouverture de la saison d'ex-
traction, les salaires ont augmenté très sensiblement par suite des offres faites par les entrepre-
neurs de travaux de chemins de fer dans le pays et à l'étranger. Cette augmentation n'a l'ait que
s'affirmer et croître comme conséquence du renchérissement excessif du prix des aliments et de
tous les articles indispensables à l'existence.
Les carrières qui, lors de l'adjudication de 1916, avaient soumissionné pour les fournitures
de pavés et de pierrailles pour les routes de l'État à des prix modérés pour donner une base de
travail à leurs ouvriers, so sont bientôt vues acculées, en 1017, à l'alternative de perdre des sommes
importantes ou de suspendre les livraisons en attendant Je résultat de leurs réclamations à l'admi-
nistration des travaux publics. Une pétition a été adressée à la Chambre des députés, et les car-
rières attendent avec confiance une solution équitable. Entretemps, M. le Directeur général des
travaux publics a dégagé les fournisseurs des livraisons pour 1918.
Carrières de Widdeberg. -
Faute d'ouvriers en nombre suffisant pour les causes indiquées
plus haut, l'extraction est restée restreinte. Les expéditions l'ont été encore davantage, vu que la
plupart des voituriers ne trouvaient plus à leur convenance de faire de transports de pavés avec
les chevaux de prix achetés en remplacement des vieux chevaux vendus et en raison aussi des
prix exorbitants des fourrages et de l'avoine.
Carrières de Larochette-Ernzen.
Par suite du coût exorbitant des transports par axe, tous
les excellents sous-produits (parements et moellons) que l'exploitation rencontre en grande abon-
dance, et qui sont fort demandés, ont cependant dû rester inutilisés, n'occasionnant que des frais«
La pierre de taille s'est vue ainsi chargée de tous les frais de l'exploitation et son prix a haussé
dans des proportions excessives.
Carrières de Dillingen-Reisdorf,
La Société a ouvert une nouvelle carrière dans le bois
de Dillingen-Reisdorf et construit une ligne de raccordement au chemin de fer de Grundhof-Beau-
fort, embranchement des carrières, en vue de faire marcher l'exploitation au printemps de 1918,
Cette carrière permettra de satisfaire la clientèle à tous les points de vue.
Ensuite d'une soumission agréée par le Gouvernement en 1918, la Société de Montfort a com-
mencé à construire la ligne de jonction des carrières d'Ernzen avec le nouveau chemin de fer de
Larochette à Junglinster. Elle espère, que la mise en exploitation de cette, ligne modifiera heureu-
sement la situation des carrières. Malgré la situation généralement défavorable du bâtiment, les
moellons à bâtir sont fort recherchés et difficiles à obtenir. Comme la Société en a une quantité
considérable en chantier, elle sera donc plus tard en mesure de contenter tous ses clients rapi-
dement. Sa centrales de Belgique l'a informée à diverses reprises que les ordres seront nombreux
après la guerre.
Ardoisières.
La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres
suivants pour les deux dernières années
La production est en légère augmentation sur l'armée 1916, qui marque un recul extrêmement
considérable de l'industrie ardoisière. La. production des ardoises a passé de 7803 mille à 8488 mille,
celle des éviers, de 195 à 200 pièces, et celle des dalles, de. 1299 à 1810 mètres carrés. Aucune
modification n'est à signaler pour les moyens de production.
L'allure des ventes à l'intérieur n'est sensiblement améliorée. La faible production d'un côté,
l'accroissement des ventes de l'autre, ont exercé une certaine influence sur les stocks: au 30 juin
1917 ceux-ci n'étaient plus que de 611 wagons contre 661 wagons à l'époque correspondante de
l'année 1916. Les expéditions ont été entravées par toutes sortes de difficultés de transports,
principalement par l'insuffisance du matériel des chemins de fer cantonaux.
Du coté des débouchés à l'étranger il n'y a pas de changement à relever. Nos ardoisières expé-
dient en Allemagne et en Autriche, ainsi que de petites quantités en Suisse et en Hollande. Comme
les ardoises françaises et belges font défaut, pour les besoins du bâtiment dans le Grand -Duché,
les ardoises indigènes ont été l'objet d'une plus forte demande à l'intérieur.
Le prix de revient de la production s'établit à un niveau sensiblement plus élevé qu'en temps
normal à cause de la cherté excessive des approvisionnements et. des salaires coïncidant avec le
recul de la production, laquelle atteint à peine un tiers de la' production normale. Du reste,
les approvisionnements se heurtent à toutes sortes de difficultés. Ces difficulté sont encore
accrues par la circonstance que nos ardoisières ont du se fournir presqu'exclusivement en Allemagne.
1) mille.. — 2) pièces. — 3) mètres carrés.
Années
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
Prix (fr)
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
exportées
à
l'étranger
ardoises
éviers
dalles
ardoises
éviers
dalles
7. 803
1.299
8.488
1 .810
85 00
10 00
10 00
105 00
15 00
1.357
2.625
6.446
1.195
5.863
1.799
Les prix de venta ont passé de 85 fr. à 105 fr. pour les ardoises, de 10 fr. à 15 fr. pour les éviers
et de 10 fr. à 12,50 fr. pour les dalles. La majoration des prix de vente, assez considérable en
apparence, est loin de compenser l'augmentation du prix de revient.
Le nombre des ouvriers occupés est resté stationnaire. Dans les derniers temps, la main-
d'œuvre est très recherchée à des prix en hausse. Les difficultés auxquelles se heurte le recrute-
ment de la main-d'œuvre se sont encore aggravées pendant la guerre, l'industrie métallurgique
ayant attiré à elle un certain nombre d'ouvriers par l'appât des salaires plus élevés.
La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les cinq
dernières années
La production de la faïencerie de Septfontaines en articles de ménage, carreaux de revête-
ment et pièces d'architecture a dépassé celle de l'année précédente: elle a atteint 125.000 kg. La
hausse ininterrompue des matières premières ainsi que l'augmentation continuelle des salaires
ont amené une augmentation correspondante des prix de revient qui s'est traduite par une majo-
ration des prix de vente. La faïencerie n'a pas pu satisfaire les demandes des acheteurs. Au point
de vue des débouchés il n'y a pas de modification à signaler: la majeure partie de la production
a été écoulée en Allemagne, dans les pays Scandinaves, en Hollande et en Autriche.
Les difficultés des approvisionnements vont eu augmentant en même temps que les prix pra-
tiqués s'exaspèrent. Certaines matières premières ont disparu du marché.
La faïencerie a occupé régulièrement 230 ouvriers en moyenne à des salaires en forte augmen-
tation. Le recrutement de la main-d'œuvre rencontre de sérieuses difficultés. La pénurie de la
main-d'œuvre apprise s'accentue toujours.
Ardoises (mille)
28.072
14.010
12.339
7.803
8.488
Éviers (pièces)
Dalles (m2)
6.054
3. 520
1.166
1.209
1.810
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la
même période
Ardoises
elges
t. 5.871
2.793
1.208
1.375
Ardoise françaises
1,
Faïencerie,
Mosaïques et dallages céramiques.
La production de l'usine de Wasserbillig est restée inférieure de 50% à celle de l'année pré-
cédente, alors que l'allure des ventes ne s'est guère modifiée, Diverses causes ont contribué à ra-
lentir la fabrication; parmi les principales nous citerons le manque de matières premières et en
particulier celui de la houille. Les prix de revient, par suite du renchérissement considérable des
matières premières, ont augmenté dans une forte mesure; pour certaines de ces matières la hausse
a été de 100 à 150.
Le nombre des ouvriers régulièrement occupés a varié de, 100 à, 110. Les prix de la main-
d'œuvre ont. continué leur progression en avant. Tandis que, d'un côté, les salaires n'ont pas cessé
d'augmenter, le rendement de l'ouvrier, d'un autre, côté, a diminué de 50 à 00 % depuis 1914.
Industrie des ciments.
La hausse de toutes les matières premières et des charbons ainsi que des salaires s'est .encore
accentuée, provoquant, une augmentation considérable des prix de revient et de vente.
Les deux usines de la, Compagnie générale des Ciments ont été en activité pendant toute
l'année: à Dommeldange, pour le broyage des scories pour engrais et la fabrication de briques
de laitier, à Rumelange, pour la fabrication du ciment.
Aux deux usines la production a été un peu plus forte que l'année précédente, mais les expé-
ditions ont été parfois enrayées par suite des nombreuses difficultés de transport, fermeture à,
différentes reprises de diverses gares on réseaux de chemin de fer, etc. Depuis le 16 octobre 1917,
l'Allemagne a empêché l'importation de nos ciments en refusant le matériel nécessaire pour les
expéditions vers l'Allemagne,
La Société des ciments d'Esch renseigne une production pareille à celle de l'année précédente.
La. fabrication a été ralentie surtout par la pénurie de main-dœuvre qui se manifestait dès le
printemps. La société a occupé régulièrement 90 ouvriers. Les conditions difficiles de l'alimen-
tation ont influencé d'une façon défavorables lus aptitudes des ouvriers.
Briqueterie mécanique.
L'exercice 1917 a été en léger, progrès sur l'année précédente. Par suite de l'épuisement des
stocks, le prix de la brique est monté de 100% dans le courant de Tannée. Malgré cela, l'augmen-
tation des prix des matières premières a été plus rapide encore: le prix du combustible au 1er jan-
vier 1918, comparé à celui de l'année 1914 a sextuplé, la main-dœuvre a triplé; quant aux huiles
et autres articles nécessaires, courroies, etc., leur valeur relative a atteint des niveaux fantastiques.
Comme contre-partie, le prix de la brique a à peine triplé.
La briqueterie de Bettembourg n'est adonnée depuis la fin de l'année 1916 à la fabrication
des briques réfractaires.
La demande en briques de tous genres a été très forte, Mais comme les prix n'ont été sérieu-
sèment augmentée que dans la dernière moitié de l'exercice, la marche des affaires n'a guère été
satisfaisante.
Il a été expédié
en
en
par les briquetefries de Bettembourg
4.244.000
3.808.000
briques .
par la briqueterie de Mersch
1.030.000
866.000
»
soit ensemble
5.274.000
4.674.000 briques
Si, depuis le commencement de la guerre, la tannerie a dû réduire, d'année en année, sa pro-
duction par suite du manque des matières premières, tant des peaux que des matières tannantes,
surtout des tannants exotiques si appréciés par la fabrication moderne, la réduction a été parti-
culièrement sensible on 1917. Cette industrie a occupé environ la moitié des ouvriers occupés en
temps ordinaire à des prix très en hausse. Les autres ouvriers ont trouvé Facilement à s'employer.
La Tannerie du cuir idéal, à Wiltz, en vue de l'extension qu'elle projette de donner à sa fabri-
cation, a augmenté ses moyens d'action pour procéder à l'agrandissement de ses installations.
La centralisation des peaux de gros bétail par l'Office d'achat et de répartition a commencé
au mois de juin 1916 en exécution du droit de préemption lui délégué par l'arrêté du 20 mai; la
centralisation des peaux de veaux se fait depuis le mois de novembre de la même année en vertu
de l'arrêté du 18 novembre ordonnant la saisie des peaux des bovidés.
L'Office renseigne les mouvements suivants jusqu'à fin 1917
Ganterie.
La situation de l'industrie gantière, loin de n'améliorer, n'a fait qu'empirer en 1917. Malgré
les démarches pressantes et les instances continuelles de nos fabricants, l'Allemagne se refuse
de leur céder les peaux nécessaires à la fabrication ainsi que diverses matières premières. La con-
Tannerie.
Entrées de peaux de gros bétail .
de veaux
de chevaux et de poulains
de moutons et d'agneaux
de chèvres et de chevreaux
20.547
ensemble
27.463
32.594
La tannerie a livré à l'Office pendant celle période: 148.683 kg. cuir semelle, 24.691 kg. cuir
empeigne, 17.331 pieds carrés rindbox, 17.671 pieds carrés boxcalf, 741 kg, courroies de trans-
mission et 1587 kg, cuir avivé.
L'Office a réparti en 1916 pour la fabrication des chaussures 24.816 kg, cuir semelle et 4148 kg,
cuir empeigne, et en 1917, 106.797 kg. cuir semelle, 17.629 kg. cuir empeigne et 12,549 pieds carrés
rindbox et boxcalf.
séquence en est le chômage presque complet de nos fabriques, conduisant vers une ruine inévitable
une industrie jadis si florissante.
Depuis de longues années les fabricants luxembourgeois s'approvisionnent en Allemagne,
des peaux nécessaires à la fabrication des gants. Aujourd'hui, l'Allemagne interdit la sortie des
peaux vers le Grand-Duché, lequel l'ait cependant partie du Zollverein, sous prétexte d'en avoir
besoin elle-même. Notre industrie est coupée ainsi de sa base d'approvisionnement. l'industrie
gantière, l'une des plus anciennes du pays, et qui occupait, avant la guerre environ 2500 personnes,
se, trouve réduite à 1 ½ % de sa production d'autrefois. Cette situation, amenée par le refus de
l'Allemagne de nous fournir la matière première, a eu une répercussion douloureuse sur le per-
sonnel qui se voit privé de travail. .'Peu à peu les ateliers se vident. Les mégissiers, teinturiers,
coupeurs-gantiers et autres ouvriers occupés à la fabrication des gants, les couturière
piqueuses,
brodeuses et ouvrières occupées à des travaux accessoires doivent chercher à gagner leur vie ail-
leurs, Ceux des ouvriers dont les forces physiques le permettaient ont trouvé du travail dans diffé-
rentes usines du pays, d'autres ont été forcés de s'expatrier et de se rendre, en Allemagne où l'on
manque de bras. Si, d'un côté, l'Allemagne, en nous refusant la matière première indispensable,
accule l'industrie gantière à une situation extrêmement difficile, dont elle ne se relèvera peut-être
plus jamais, elle bénéficie, d'un autre côté, de cette même situation en attirant à elle nos ouvriers.
Ce sera, la ruine définitive, irrémédiable de cette industrie si nos pouvoirs ne s'en mêlent et ne pro-
testent contre ce traitement injuste.
A ces difficultés viennent s'en ajouter d'autres qui proviennent indirectement de l'occupation
militaire du pays. L'industrie gantière se heurte partout à des obstacles. Quand nos fabriques
ont réussi à acheter des matières premières dans les pays neutres, comme p. ex. en Hollande,
elles se voient refuser l'exportation sous prétexte que l'Angleterre s'oppose à laisser sortir la. mar-
chandise, le Grand-Duché étant occupé par les troupes allemandes. Il en est de même des créances
importantes sur les clients d'outre-mer qui restent en souffrance depuis le commencement de la
guerre.
Écorces à tan.
ha récolte de 1917, qui s'est effectuée dans d'excellentes conditions, a fourni de belles écorces,
mais sans dépasser, au point de vue des quantités, celle de l'année précédente. Vers la fin de l'été,
les stocks de la récolte de 1916 étaient à peu près épuisés. Néanmoins, l'écorçage à la vapeur a
été peu pratiqué en, 1917, les disponibilités en bonnes écorces suffisant largement pour couvrir
les besoins du pays. Les exportations ont conservé une allure très active. Le coût de l'écorçage,
par suite du renchérissement de la main-d'œuvre, a fortement augmenté.
Les prix, qui s'étaient fixés au début de la nouvelle récolte aux environs de 8 fr. la botte de
26 kg., s'avancèrent, sous la poussée des fortes demandes de l'étranger, à 14,50 fr. A la date du
17 novembre, le Gouvernement ordonna le recensement des écorces qui conduisit à un arrêt
complet des transactions. Vers la fin de l'année, après s'être orienté sur l'importance des stocks
disponibles dans le pays, il ordonna la saisie, au prix de 12,50 fr. la botte, d'un sixième den dispo-
nibilités pour assurer, jusqu'à la nouvelle récolte, les besoins d'écorces pour le tannage des peaux
saisie par l'État. Quoique les cinq sixièmes restants des stocks aient été laissés à la libre dispo-
sition du commerce, les transactions n'ont plus guère d'entrain depuis. Les prix sont restés station-
naires à 12,50—13 fr, la botte.
Depuis la fin de l'année, d'assez fortes quantités de bois de chêne avec l'écorce adhérente sont
achetées par la tannerie.
Industrie textile.
L'année 1917 n'a fait que continuer la situation si difficile de l'année précédentes Privée de
ses approvisionnements tant en laines qu'en cotons, l'industrie textile, extrêmement réduite déjà
à la fin de l'année 1916, marque un nouveau recul très considérable.
En dehors de la draperie, qui a travaillé avec des prix de revient et de vente plus élevés, mais
avec une diminution du volume de sa production de 48 % comparativement à l'année précédente,
les diverses branches de l'industrie textile ont été condamnées à un chômage forcé par suite du
manque des matières premières. Ainsi la fabrication des tricots, des velours et des articles mi-laine,
et coton n'a pas encore été reprise.
La quantité minime de laine de mégisserie que la draperie a pu se procurer en Allemagne
au commencement de l'année avait atteint des prix exorbitants. Depuis, elle travaille surtout
des chiffons effilochés qui lui sont fournis par l'intermédiaire du Gouvernement avec une quantité
restreinte de laine. La draperie a occupé 214 ouvriers à des salaires en hausse continuelle.
Au mois de juin 1917, la question de l'habillement prenait un caractère alarmant. L'État
procéda alors à la confiscation des laines du pays ainsi que des déchets de laines et de cotons et
entra en pourparlers avec les différents fabricants pour s'assurer toute la, production de tissus.
Des achats importants de laines importées permettaient d'augmenter sérieusement la fabrication.
C'est ainsi que les draperies de Schleifmühl, de Larochette et d'Esch-s.-Sûre ont pu fabriquer
de grandes quantités d'étoffes qui ont été vendues par l'Office des tissus à partir du 1er novembre
1917 contre bons d'achat délivrés par les communes.
" Cet Office, qui a été créé pour les classes ouvrières et peu aisées, a pris un grand développe-
ment et fonctionne bien. Les stocks de matières premières disponibles au 1er janvier 1918 per-
mettront de continuer la fabrication pendant un temps assez long et il est possible que l'Office
des tissus réussira à vaincre les grandes difficultés qui existaient lors de sa création.
Commerce des, chiffons.
Pendant les premiers temps de la guerre, le commerce des chiffons,
drilles et déchets des textiles conservait son allure. Les prix ne s'orientaient que lentement vers la
hausse, Cette situation se prolongeait jusqu'à l'époque où l'Allemagne décréta la saisie des chiffons
en fixant des prix maxima, et dès lors, il fut longtemps impossible d'obtenir sur le marché allemand
des prix supérieurs aux nôtres. En 1916, la possibilité se présentait de relever notablement les
cours permettant ainsi de porter au sextuple les prix accordés aux marchands et d'augmenter
les salaires des ouvrières. Les besoins de l'intérieur ont pu être couverts très facilement, même
dans les temps où les exportations étaient encore considérables.
Cette situation changea dans la suite. La pénurie des étoffes devenant toujours plus sensible
et les matières premières faisant défaut, le travail des chiffons s'imposait. Le Gouvernement créa
une centrale pour les chiffons qui prit la suite des affaires de la maison E. & Eug. Salomon. La
direction fut confiée à cette firme de sorte que l'organisation du commerce des chiffons ne subit
aucune interruption. La centrale fut créée au mois de mars 1917. Les prix maxima des chiffons
fixés à l'origine à 60 fr. les % kg., ont été portés dans la suite à 70 fr. La centrale est chargée éga-
lement de l'acquisition des laines et déchets saisis par l'État.
Il est vrai que les acquisitions de chiffons sont peu importantes en comparaison des quantités
livrées avant la guerre. Néanmoins, les quantités fournies aux draperies sont toujours assez consi-
dérables. Le fonctionnement de la centrale est satisfaisant.
Industrie du vêtement.
A partir du mois d'octobre 1917 les ateliers de confection ont été fortement occupés par des
commandes importantes pour le compte de l'Office des tissus. Par suite d'achats considérables
de toiles, de grandes quantités ont été teintes dans les teintureries de Mühlenbach, Larochette et
Luxembourg-gare pour être confectionnées ensuite en costumes d'ouvriers, tabliers et chemises.
Ces articles sont revendus par l'Office des tissus. On a trouvé ainsi une solution heureuse de la ques-
tion de l'habillement pour les ouvriers et les classes peu aisées.
Brasserie.
D'après les renseignements statistiques fournis par .l'Administration des accises, la quantité
de malt employée pendant, les quatre derniers exercices à la fabrication de la bière s'est, élevée
pour la période, du 1er oct. 1913 au
1er oct, 1914 à
à
1916 à.
1017 à
L'État a perçu de ce chef en droits d'accise
pour l'exercice 1913/14
1914/15
1915/16
1916/17
La production présumée a été
eu 1913/14 de
en 1914/15 de
eu 1915/16 de
kg. 5.517.375
3.829.122
2.020.970
372. 600
fr.
478.202
304.912
137.586
20.215
hl. 307.795
210.602
127.390
en .1916/17 (bière et boissons similaires « Bierersatz) d'environ 85.000 hl.
De ces tableaux comparatifs il résulte que l'allure ni défavorable de la. brasserie, loin de s'amé-
liorer, s'est même fortement accentuée en 1917.
La guerre continue d'exercer une influence, déprimante sur cette industrie, et la campagne,
1917/18 ne s'est pas ouverte sous des auspices plus encourageants. A l'heure actuelle, les affaires
de la brasserie luxembourgeoise., parsuite, de la pénurie des matières premières ainsi que de la, crise
économique que nous traversons, sont presque nulles, et c'est seulement au prix de grands sacri-
fices que cette industrie parvient à continuer la fabrication, et à occuper son personnel.
La main-d'œuvre dans la brasserie a atteint des niveaux très élevés.
Distillerie.
Au cours de la campagne 1916/1.7, 12 distilleries agricoles ouf travaillé 540.000) kg. de bette-
raves.
Le nombre des établissements travaillant des .fruits, pépins, lies de vin et marcs de raisin est
descendu de 1095 à 800. Ces établissements ont employé les quantités suivantes de matières pre-
Industrie des tabacs.
La production de 1917 pont être estimée à 330 000 kg. de tabacs à fumer, cigares et cigarettes,
soit environ un cinquième de la production normale avant la guerre. Par suite de la pénurie des
matières premières ainsi, que du charbon et des articles accessoires, comme les papiers, caisses, etc.,
et aussi du renchérissement considérable de la main -d'œuvre, les prix de production et de vente
ont subi de fortes hausses.
Comme la production' nationale, A, l'heure actuelle, est loin de suffire aux besoins de la con-
sommation intérieure, les ventes à l'étranger ont cessé. Les fabricants ont réservé leurs disponibi-
.lites. aux consommateurs du pays. Certaines fabriques ont même été réduites au chômage par le
manque de matières premières.
Les prix des tabacs bruts, tant ceux des tabacs indigènes sur les marchés allemands que ceux
des tabacs exotiques sur les marchés hollandais, les seuls marchés étrangers qui nous soient encore
accessibles, continuent leur progression ascendante. Les tabacs exotiques ont atteint en Hollande
des prix qui exagérés par le cours élevé du florin, les droits de douane et le droit
(…)
de
40 %, en rendent l'emploi impossible pour la coupe pour n'en permettre l'emploi que pour la fabri-
cation, des cigares et des cigarettes à des prix de vente fort élevés.
Les causés de la pénurie et de la cherté des tabacs bruts sont diverses. Si, d'une part, la récolte
de l'Allemagne ne suffit pas aux besoins de ce pays, les importations de Hollande, d'autre part,
fruits à noyaux
fruits à pépins
marcs de fruits à pépins
lies de vin
marcs de raisin
en 1914/15.
hl. 30.472
7.618
14.890
5 1 8
6.180
en 1915/16.
hl.
24.658
27.617
1 .458
33.754
ou 1916/17.
hl.
18.281
2.909
6.649
6.300
Les droits d'accise payés à l'État se sont élevés à 104.070 mk., les droits d'exploitation à
195 mk contre respectivement 94.989 mk. et 68 mk. pour la. campagne 1915/16
sont très réduites par suite des difficultés de la navigation au point qu'en. 1917 à peine la moitié
de la récolte de Java et de Sumatra, et très peu de tabacs d'autres pays d'outre-mer ont pu
arriver eu Hollande. Ce pays a pris des mesures pour réserver aux fabriques nationales les quantités
nécessaires à des prix raisonnables; le surplus est contrôlé on majeure partie par le Nederlandsche
Overzee-Trust (N. O. T.) en sorte que des quantités restreintes seulement restent disponibles pour
l'Allemagne et les pays neutres.
Une conséquence nécessaire du recul de la production a été la diminution progressive du nombre
des ouvriers occupés et des heures de travail. .Les fabricants ont assuré à leur personnel une rétri-
bution suffisante pour lui permettre de l'aire face aux exigences nouvelles, de la vie.
La situation de l'industrie des tabacs devient de plus en plus désolante. Cette industrie est
sous la dépendance des autorités allemandes qui ont saisi la récolte des tabacs. A la suite de l'in-
tervention du Gouvernement grand-ducal l'Allemagne nous a acordé en 1917 une quantité de
280.000 kg. de tabac brut du Palatinat de la récolte de 1916, lesquels ont été répartis proportion-
nellement entre les usines qui, avant 1915, employaient du tabac du Palatinat. Trois fabriques,
qui n'étaient pas dans ce cas, ont été exclues de la répartition. Ces 280.000 kg. représentent à
peu près le quart des achats annuels de nos fabriques en temps normal.
A la suite des nombreuses démarches auprès des autorités allemandes nos fabriques ont obtenu
enfin l'autorisation d'acheter des tabacs bruts sur Jos marchés hollandais; toutefois, elles sont
obligées, en cas d'achat., de requérir l'autorisation de la «Tabakhandelsgesellschaft
von 1916,
à Brème, pour recevoir l'autorisation de transit laquelle n'ouï accordée que pour des quantités
en proportion, avec les contingents fixés par la Société. Par rapport au contingent, les fabriques
luxembourgeoises sont traitées sur le même, pied que les fabriques allemandes, c'est-à-dire que leur
contingent est proportionné au contingent que celles-ci sont autorisées à travailler pour la
consommation de la population civile.
A ces difficultés viennent s'ajouter celles dont s'entoure l'obtention du permis de sortie de
Hollande. Ce permis n'est délivré que pour certains lots non frappés par le contrôle du Neder-
laudsche Overzee-Trust.
Imprimerie.
L'imprimerie a été bien occupée, grâce surtout aux importantes commandes d'imprimés
nécessaires au service de ravitaillement par l'État,Les communes et les divers offices d'achat et
de répartition, A certains moments même, la main-d'œuvre ordinaire devenait
insuffisante
Le renchérissement des papiers de tous genres a pris, en 1917, une allure désordonnée en même
temps que les difficultés de non approvisionnements sur le marché allemand s'accentuaient. LES
prix des papiers courants à écrire ont septuplé alors que leur qualité, par suite de la raréfaction
des chiffons et déchets de textiles, a considérablement baissé. Comme la. fabrication des papiers
à lettres, de fantaisie et de luxe a complètement cessé, le commerce ne borne à écouler les stocks
disponibles qui s'épuisent rapidement, La pénurie des papiers provient surtout de l'emploi consi-
dérable qui. ont. t'ait des fils de papier dans l'industrie textile.
Les salaires ont cherché à s'adapter dans la mesure du possible aux conditions nouvelles de
l'existence. On se rappelle que l'indemnité de renchérissement, accordée vers la fin de l'année
précédente au personnel des imprimeries, avait été portée au double à partir du 1er mai 1917.
Dans la suite, ce relèvement des salaires fut reconnu insuffisant pour compenser l'exagération
du coût de la vie. Au mois de novembre, il fut décidé de proroger provisoirement pour 1918 le tarif
qui expirait au 31 décembre 1917, mais, eu égard au renchérissement exceptionnel, les salaires
existants furent majorés, à partir du 15 novembre, de 1 fr. par jour avec maintien du régime des
indemnités de renchérissement. Une nouvelle amélioration est devenue nécessaire depuis, le coût
de la vie ne cessant d'augmenter. Le personnel des imprimeries, lié par le contrait, de tarif, travaillait
toujours dans des conditions moins avantageuses que les hommes de journée libres d'augmenter
leurs prétentions à leur plein gré. A partir du 1er mars 1918, l'indemnité de renchérissement a été
portée au double: elle est de 60 fr. par mois pour les ouvriers mariés, avec, en plus, 5 fr. pour chaque
enfant au-dessous de 16 ans, et de 40 fr. pour les célibataires.
Le renchérissement continu des papiers et de toutes les matières accessoires de l'imprimerie,
couleurs, huiles, articles à nettoyer, etc., lesquels ne s'obtiennent d'ailleurs que très difficilement,
ainsi que l'augmentation des frais généraux et des salaires, le relèvement de tous les éléments
constitutifs du prix de revient en un mot, a eu pour corollaire la nouvelle hausse des prix facturés
qui a été décrétée au mois de novembre 1917.
Le journal se voit aux prises avec des embarras de toutes sortes qui vont sans cosse croissant.
Aux difficultés créées par le rationnement des papiers en Allemagne et exaspérées par les formalités
dont s'entourent les exportations, viennent s'ajouter les prix exorbitants facturés pour les papiers
d'impression aux éditeurs Luxembourgeois qui sont traités sur le même pied que les étrangers.
Les prix imposés à nos éditeurs sont des prix d'exportation, alors qu'en Allemagne les différents
gouvernements supportant encore une partie du surplus du coût du papier. Ainsi nos éditeurs sont
en mauvaise posture vis-à-vis de la concurrence allemande. Pour compenser l'augmentation du
prix de revient, ils se sont vus forcés de relever le prix des abonnements de 0,50 fr, par trimestre
et de majorer surtout le tarif des annonces.
Le livre ne donne guère. Le travail reste limité par continuation à la réimpression des manuels
classiques indispensables et à quelques brochures d'auteurs.
La papeterie de Manternach est forcée de chômer depuis le commencement de la guerre par
suite du manque des matières premières.
Horticulture
La situation de l'horticulture, celle de la culture des rosiers surtout, s'est encore aggravée
depuis 1916. L'interdiction de l'entrée des rosiers dans les pays qui formaient nos débouchés ayant
été maintenue, les exportations ont été nulles. La floriculture, par contre, a été prospère. L'arbo-
riculture aurait pu fournir de bons résultats si les porte-greffes, article que les pays étrangers
nous fournissent, n'avaient manqué pour ainsi dire complètement,
Les frais généraux de l'horticulture augmentent d'année en année par suite de la hausse con-
sidérable des salaires des ouvriers, des prix des engrais et des fermages. Ces frais sont nécessités
par la conservation des cultures en prévision des temps meilleurs.
La culture maraîchère, malgré la pénurie des semences et engrais, a bien pu fournir le marché.
Ses produits ont trouvé un placement, facile, les légumes étant restés en dehors du régime du ra-
tionnement officiel. Cependant les prix des pays limitrophes n'ont guère été dépassés.
Conserves de légumes.
La production de l' établissement de Beaufort n'a pas sensiblement, varié pas rapport à, l'année
précédente; elle a été de 54.000 litres environ. La fabrication a été gênée par la pénurie de la main-
d'œuvre, les ouvrières flamandes faisant défaut, et aussi par un changement de culture qui a res-
treint la surface ensemencée en légumineuses. Toute la production a été vendue dans le Grand-Duché,
mais elle est restée au-dessous des besoins du pays.
Les prix de vente ont subi une hausse. L'augmentation des prix résulte, d'une part, du la forte
demande de la consommation, et d'autre part, du renchérissement de toutes les matières néces-
saires à cette industrie, houille, emballages, soudures, etc., ainsi que de la main-d'œuvre. Les
matières pour la fabrication des boîtes à conserves ne sont plus offertes dans le commerce. Il
n'a donc été possible de continuer la fabrication que grâce aux approvisionnements qui avaient
été faits en 1916.
Le nombre des ouvriers régulièrement occupés varie de 100 à 110. Les prix de la main-d'œuvre,
ont continué leur progression en avant. Tandis que, d'un coté, les salaires n'ont pas cessé d'aug-
menter, Je rendement de l'ouvrier, d'un autre côté, a diminué de 50 à 60% depuis le commen-
cement de la guerre.
Meunerie,
Si le rendement des deux dernières récoltes est en forte diminution par rapport à l'année.
1915, le déficit de 1917 est particulièrement sensible. Le rendement des trois dernières reçoit en
peut être évalué comme suit
Froment
Seigle
Méteil
Ensemble ...
Recolle 1915
144.715
126.120
181. 063
451.898
Récolte 1916
( Quintaux métrique )
117.915
110.662
132.237
360.814
Récolte 1917
1.05,600
74.250
85,250
265.100.
Au mois de septembre, c'eut -à-dire au début de la quatrième minée de guerre, l' État passa
un nouveau contrat de mouture avec 19 des plus importantes meuneries pour travailler le blé
de la dernière récolte. Il payait aux cultivateurs 42 fr. pour le froment et 37 fr. pour le seigle avec,
des prix intermédiaires pour le méteil suivant la proportion de froment entrant dans le mélange.
Ces prix sont donc supérieurs de 6 fr. à ceux de l'année précédente.
Comme la dernière récolle était, loin de su suffire aux besoins du pays, la. population aurait man-
qué de pain pendant plusieurs mois si l'Allemagne ne nous était pas venue en aide avec 322 wagons
c
de farine. La farine, allemande était tirée à 94%, c'est-à-dire que tous les sons gros et fins y étaient
mélangés,finement moulus. Au commencement, nos blés n'avaient été tirés qu'à, 84 % de farine,
mais quand nous devions recourir à, l'Allemagne pour compléter notre ravitaillement insuffisant,
celle-ci exigea que le reste de notre récolte fût. tiré également à 94 %. Si, au lieu de farine, l'Alle-
magne nous avait fourni du blé, notre meunerie aurait, pu continuer à travailler au lieu d'être
obligée ainsi à chômer pendant, plusieurs mois.
Beaucoup d'articles dont la meunerie fait une grande consommation, tels que ficelles, lanières,
huiles, brosses, etc., mais spécialement les gros fils servant à raccommoder les sacs, faisaient presque
complètement défaut. Les sacs ayant déjà servi, qui, avant la guerre, valaient 1,25-1,50 fr., se
payaient couramment 12 à 12,50 fr.
Malgré la forte augmentation des salaires, qui atteignait jusqu'à 75%, Je recrutement des
ouvriers meuniers était, assez difficile. D'autres branches d' industrie attirent à elles la main-d'œuvre
disponible par l'appât des salaires plus élevés.
Viticulture et commerce des vins,1)
Les auspices sous lesquels l'année 1917 a été inaugurée n'ont pas été des plus encourageants.
À la suite de l'intense apparition du mildew en 1916, l' aoûtement des sarments avait laissé à
désirer. Il était donc à craindre que le froid rigoureux de l'hiver n'eût porté préjudice au bois et
aux bourgeons. Heureusement ces appréhensions étaient exagérées, Grâce à la température extrê-
mement favorable, du mois de mai et de la première moitié de juin, la végétation de la vigne faisait
de rapides progrès et marquait même vers la mi-juin une avance très sensible sur des années
moyennes. La floraison put s'accomplir dans des conditions des plus avantageuses.
Les chances pour une récolte abondante eussent donc été excellentes sans l'apparition dm
parasites de la vigne qui, dans quelques régions, ont causé des ravagée notables, L' attelabe (le
cigareur) qui, pendant une série d'aimées, avait fait parler peu d' elle, s'abattait sur le vignoble
avec un tel acharnement que le Gouvernement s'est; vu forcé de décréter la destruction obligatoire
de l'insecte et des feuilles roulées. Mais c'est notamment le mildew qui a sévi par endroits avec,
une rigueur excessive. Ce qui aggravait le mal, c'est que les anticryptogamiques manquaient au
début de la campagne. Les premiers wagons de sulfate de cuivre que l'Allemagne s'était engagée à
fournir en échange de vieux cuivre et de laiton arrivaient- en effet seulement, après que la période
du premier traitement était déjà passée, et que donc le parasite avait pu causer de très sérieux
dégâts. L'oidium et la cochylis, deux hôtes aussi importuns que fréquents dans les vignes, se
montraient assez cléments.
Dans les côtes exposées au soleil où le développement des raisins n'a pas été entravé par des
maladies ou des intempéries on put, au commencement d'août, rencontrer des grappes dont les
grains commençaient à mûrir. La véraison faisait de rapides progrès, mais malheureusement la
pourriture, qui s'attaquait aux raisins, s'annonçait dans de nombreuses vignes d'un pas non moins
leste. Inquiétés par les proportions effrayantes que prenait dans certains endroits ce phénomène,
1) Rapport présenté par la Commission de Viticulture.
les vignerons hâtaient la cueillette qui, dans quelques localités, commençait déjà vers le 20 sep-
tembre pour devenir générale vers la fin dudit mois et au commencement d'octobre. La qualité
des raisins présentait des variations importantes déterminées par la situation et l'état des vignes
ainsi que par l'époque des vendanges. Somme toute cependant « le 1917 » peut être classé parmi
les bons crus de notre Moselle. L'acidité variait entre 9.4 et 16.1 ‰ ; les degrés d' œchsle oscil-
laient entre 45 et 93. Une statistique dressée par le président de la Commission de viticulture
renseigne une récolte minima de 8500 foudres de 1000 litres.
A l'ouverture de la campagne, le marché n'a pas été très animé; ce calme provenait d'une
part des mesures restrictives ordonnées par le Gouvernement au sujet de l'exportation des vins,
d'autre part des prix élevés demandés par les propriétaires. Néanmoins les cours se maintenaient
fermes et accusent à, présent une forte tendance à la, hausse. Les vins ordinaires dont le prix a été
de 3750 fr. en automne, sont cotés actuellement, (fin mai) 6000 fr. Les crus de marque atteignent
des prix encore bien supérieurs.
Vins de Champagne.
E. Mercier et Oie, succursale de, Luxembourg.
La succursale reste, fermée par ordre de la maison d' Épernay.
L'exploitation des oseraies de Kopstal continue; tout Je personnel est maintenu. Depuis
quelque temps, Je prix des osiers a haussé sensiblement; par contre, les frais de culture ont aug-
menté en proportion. Dans le courant de l'année dernière, le salaire moyen des femmes a passé de
2,75 fr. à 4,25 fr., celui des ouvriers de 4,50 fr. à, 5,50-6,50 fr. Le prix du blanchissage a doublé
il est de 0,20 fr. par kg pour les osiers de luxe et de 0,10 fr. [tour les osiers de grouse taille.
Industrie du gaz.
Service
du gaz de la ville de Luxembourg, — Marché des combustibles.
L'année 1917 fut néfaste pour le service du gaz,. Les contrariétés les plus variées se succédaient
eu série ininterrompue.
Une première grève des ouvriers gaziers éclata au début de janvier: sans mine en demeure,
sans même préciser leurs revendications, les ouvriers refusèrent de reprendre Je travail. Cette
attitudes intransigeante leur avait été imposée pur le syndicat des ouvriers en vue d'appuyer les
ouvriers du, servies; électrique qui avaient formulé certaines exigences , mais refusaient d' attendre
le délai moral de trois jours, jusqu'à la prochaine séance du conseil communal. La grève dura trois
jours.
Les premiers mois de l'année 1917 se distinguaient par un froid excessif. Les chantiers s'épui-
saient à vue d' œil alors que les transports se 'compliquaient de jour en jour, La navigation fluviale,
fut arrêtée subitement par les fortes gelées, les expéditions par rail étaient interrompues par suite
des transports militaires. Ces difficultés se répercutaient sur le marché des combustibles, et en
particulier sur les expéditions des houilles à gaz qui baissaient pendant tout, l'hiver. Les réserves
diminuaient et comme le désarroi du marché persistait, il. fallait envisager l'éventualité de l'épui-
sement définitif des provisions. Au commencement du mois de mai, l'usine resta fermée plusieurs
jours par suite du manque de charbon. La situation restait très précaire et du mois de juin jusqu'à
novembre le gaz resta fermé de 1 à 5 heures de l' après-midi.
Cette mesure représentait une économie moyenne de 1000 m3 par jour. Elle eut pour consé-
quences de nombreux dérangements du réseau. Le public, par malveillance ou oubli, laissait les
robinets ouverts; l'air pénétrait dans le réseau empêchant la libre circulation du gaz, mais des
explosions ne se sont produites mille part. Dans ces conditions, l'éclairage public fut réduit au
strict nécessaire à cause de la pénurie du gaz et du danger des aviateurs, Par suite du manque
de combustible et de luminaire, l'emploi du gaz se généralisait néanmoins.
La production s'est élevée à 3.138.200 m3 provenant de la distillation de 11.682.470 kg. de
charbon, soit un rendement de 26,86 m3 par % kg. de charbon. La diminution constante du ren-
dement ne peut surprendre eu égard aux difficultés par lesquelles a passe le service du gaz. Toute-
fois, la cause essentielle réside dans la qualité du charbon qui va toujours en diminuant. En pré-
sence de la pénible nécessité de devoir arrêter la fabrication, on ne discutait plus sur les qualités.
A côté du rendement insuffisant, le prix du charbon l'orme un objet de constantes préoccu-
pations. Le tableau suivant donne un aperçu du mouvement des prix des charbons à gaz pris au
charbonnage
mk.
16,00
15,60
15,60
14,30
14,30
1913.
1914.
1915.
1916.
1917.
mk.
14,30
15,30
17,50
18,50
36,15
Plus encore que les prix, le désordre du marche; était. inquiétant. Le prix ci-dessus ne donne
qu' une moyenne des prix de 32 mk., 44 mk. et 58 mk. qui. ont été payés pour différents marchés,
à la même époque et au même endroit, Un marché exceptionnellement onéreux a même été conclu
au mois d'octobre à raison de 75 mk. en port de Mannheim. Pour assurer l' approvisionnement de
la population, on achetait à tout prix et les détenteurs exploitaient, sans vergogne cette situation.
Le résultat commercial de l'exploitation aurait été des plus défavorable sans les prix inouïs des
sous-produits,, surtout du goudron, qui, en s' élevant à 35 fr. les % kg., permît de balancer le
bilan avec un bénéfice de 34.892 fr.
Dans la vente du coke l'administration municipale se laissait guider surtout par des consi-
dérations d'ordre social, tenant les prix à un niveau modéré en comparaison de ceux qui étaient
généralement pratiqués; la population de la ville était servie à raison de 50 fr. par tonne, alors
que les usines exploitées par les Compagnies privées se maintenaient à. 87,50 fr. Mais la question
du prix était d'ordre plutôt secondaire; celle de la répartition équitable des quantités disponibles
restait prédominante. Des marchés pour la durée de la saison ne furent pas acceptés et, les livraisons
restaient limitées à 500 kg. L'usine à gaz a fourni ainsi 2090 tonnes aux habitants de la ville. Comme
cette quantité n'était pas suffisante, la répartition à été complétée par une ration de 50 kg. par
semaine aux ménages peu aisés, La répartition s'est élevée ainsi à 2450 tonnes qui ont été livrées
au prix de 4 fr. les % kg. pris à l'usine.
Les premiers symptômes de la pénurie des combustibles se manifestaient vers la fin de l'année
1916. L'administration municipale, bien, avisée, réussit à conclure avant la période des grands froids
un marché avec les charbonnages d' Eschweiler, s'assurant ainsi une provision de charbon qui
la mit eu mesure- de distribuer pondant la période la plus difficile de l'hiver environ 165 wagons.
Le prix d'achat au charbonnage était de 3,40 fr. en moyenne; le prix de vente, fixé à 6 fr., se rap-
prochait du prix pratiqué par le commerce Ce prix, on évitant une concurrence trop acharnée,
exerçait toujours un effet modérateur sur celui-ci. Cette régie improvisée rapportait à la
ville un bénéfice de 24.000 fr.
A la suite des difficultés de l'hiver 1916/17, le Gouvernement se chargea de l'approvisionne-
ment du pays pour la saison 1917/18. Il acheta suivant ses prévisions et suivant lés offres qui lui
étaient faites, des charbons de toute provenance: des maigres de la Sarre pour les batteuses méca-
niques et la petite industrie, des gras de la Sarre pour les usines à gaz, des charbons de
toute sorte des charbonnages d' Eschweiler et des briquettes « Union» pour les besoins des parti-
culiers et du coke de hauts fourneaux pour le chauffage des bâtiments de l'Etat.
La ville de Luxembourg s'était réservée, 1100 tonnes à répartir entre les ménages peu aisés.
Un bénéfice n'a pas été réalisé pendant cette campagne. Le chiffre d'affaires était de 90.000 fr.,
le prix d'achat de 6 fr. en moyenne et le prix de vente de 7 fr. les % kg. pris au chantier. Les quan-
tités disponibles n'étaient pas trop considérables, mais comme l'hiver n'était pas particulière-
ment dur, elles suffisaient pour les besoins.
Industrie électrique.
Usine et tramways électriques de la ville de Luxembourg.
Tramways. — L'augmentation du trafic, déjà si forte en 1916, continua en .1917 d'une façon
qu'on aurait crue impossible avant la guerre, et la surcharge du matériel roulant devient inquié-
tante. Le nombre des personnes transportées dépasse presque de 50% le chiffre de l'exercice pré-
cédent sur les lignes de la ville, et de 85 % sur le trajet Luxembourg-Dommeldange. Ce dernier
résultat est dû surtout à l' introduction d' abonnements à prix réduit pour la ligne d' Eich, en no-
vembre 1916. Sur le trajet Gare-Ville-Limpertsberg, ou a remplacé, à partir du 1er octobre 1916,
les abonnements permettant un nombre illimité de courses par des carnets à coupons, et on ne
délivra plus d' abonnements aux élèves dont le chemin à l'école est relativement court Ces mesures
restrictives n'ont pourtant pan été suffisantes pour adapter le nombre des voyageurs au matériel
roulant disponible.
Quant aux raisons générales qui ont causé l ' accroissement du trafic, il faut citer : le manque
de chaussures; les nombreux voyages d'approvisionnement en ville et en campagne; l'occupation
au dehors de beaucoup d'ouvriers résidant en ville; l' enrichissement de certaines classes de la
population de la ville et de celle qui fréquentent la ville.
Malgré l'énorme affluence de voyageurs, le bilan des tramways présente un déficit,, déterminé
par les amortissements extraordinaires correspondants à l' usure anormale du matériel et par l' ac-
croissement considérable des frais d' exploitation qui no sont pas contrebalancés par des élévations
proportionnées du tarif.
Usine électrique. — En principe, l'application de l'énergie électrique pour éclairage et force
motrice n'a pas subi de variations sensibles vis-à-vis de l'année 1916. La fourniture totale a légè-
rement augmenté, excepté à la gare centrale où l'accroissement s'est prononcé fortement.
L'influence de l'heure d'été sur la consommation de courant d'éclairage n'a guère été sen-
sible, tout comme en 1916.
À cause de l ' épuisement des réserves de matériel, le nombre des installations d' éclairage exé-
cutées par l'Usine dans des maisons privées diminua considérablement. Il en est de même des tra-
vaux de ce genre que les entrepreneurs électriciens ont fournis on 1917, en se servant surtout des
conducteurs de zinc, succédané du cuivre, conducteurs pourvus d'un isolement « de guerre».
Industrie des explosifs.
La fabrication des explosifs compte parmi les branches de notre activité industrielle qui,
durant la guerre, ont rencontré le plus de difficultés pour maintenir tant soit peu leur production
et occuper leur personnel. Cela provient du fait que les matières premières les plus essentielles
étaient, avant la guerre, importées de l'étranger. Le nitrate de soude était importé du Chili et
raffiné en Belgique, le nitrate d'ammoniaque de Norvège, le soufre d'Italie.
Quand la guerre éclata, il était impossible de se fournir dans ces pays, et. à partir de l'épui-
sement des stocks emmaganisés, on était forcé de chômer. Les grandes fabriques de couleurs à
base d'aniline en Allemagne ont créé tout de suite des installations pour la fabrication artificielle
des nitrates telles qu'elles existaient depuis des années on Norvège;. d' autres fabriques ont créé des
installations nouvelles pour extraire le soufre des pyrites, du plâtre et de la kiesérite d'après une mé-
thode encore inconnue jusque là. Mais la mise on marche définitive de ces installations nouvelles
demandait du temps et, en attendant, il, fallait se contenter des stocks qui se trouvaient encore
en Allemagne et en Belgique et que les autorités allemandes avaient confisqués pour Ion répartir
entre les industries dont la production avait le plus d'importance pour les besoins de la guerre.
Naturellement, les fabriques d'explosifs qui fournissaient des munitions pour l'armée recevaient
la grosse part tandis que les fabriques du Grand-Duché, qui no produisent que de la poudre de
mine pour les besoins industriels, devaient se contenter d'un modeste contingent. Non seulement,
les arrivages étaient de peu d'importance; ils étaient irréguliers aussi, de sorte que nos établisse-
ments étaient périodiquement forcés de chômer.
En 191,5, la poudrerie a été forcée de chômer pendant 5 à 10 Jours par mois, tandis que le
travail dans la fabrique d'explosifs de sûreté était limité à 62 jours par an. La situation s'est sen-
siblement améliorée en 1916. La poudrerie a pu travailler régulièrement pendant toute l ' année,
avec une production réduite en comparaison des temps de paix, et la fabrique d' explosifs de sûreté
a pu aussi travailler régulièrement à partir dû mois d'avril. L'année 1917 a encore apporté une
légère amélioration.
Le tableau comparatif des expéditions permet de suivre exactement la marche des affaires
depuis 1913
pondre de mine
explosifs de sûreté
kg.
1.983.500
126.100
5 prem. mois
1.015.700
71.200
5 dern. mois
153.100
38.550
778.000
38.4.00
1.120.000
64.800
1.134.500
79.900
A. Arrondissement, de Luxembourg.
Faillites
déclarées
Concordats sollicités...
Concordats homologués
B .Arrondissement de Diekirch.
Faillites déclarées
Concordats sollicités...
Concordats homologues
1.
Bourses du travail,
. Une troisième bourse du travail a été ouverte à Diekirch au mois de septembre 1916. Par sa
situation au centre de l'agriculture, cette bourse est appelée surtout à favoriser et à centraliser
les transactions de la main d' œuvre agricole.,
Les opérations mensuelles des bourses de Luxembourg, d' Esch et. de Diekirch pendant l'année
1917 se résument ainsi;
En 1917, le total des expéditions n' a que légèrement dépassé la moitié des expéditions de 1913.
Il n'est pas à prévoir que la situation s'améliorera sensiblement pendant la durée de la guerre.
Les poudreries n'étant pas à même de fournir les quantités d'explosifs nécessaires à cause de la
pénurie des matières premières, les mines, surtout en Lorraine, ont installé des appareils pour la
liquéfaction de l'air et se servent de l'air liquéfié comme explosif. La manipulation de. l'air liquide
étant incommode, les mineurs préfèrent cependant se servir des explosifs auxquels ils sont habitués
pour autant que ceux-ci peuvent être mis à leur disposition.
L'établissement de Kockelscheuer n'a pas eu besoin de congédier son personnel pendant les
périodes de chômage. Disposant de vastes forêts, il a pu occuper ses ouvriers en hiver à la coupe
du bois, et pendant la bonne saison, à l' écorçage du chêne, à la coupe du bois écorcé et à la transfor-
mation des terrains déboisés en terres labourables. Le nombre des ouvriers a, été en 1917 de 86
en moyenne, dont 16 étaient occupés à la fabrication d'explosifs de sûreté.
Les prix de vente ont suivi la marche ascendante des matières premières et des salaires, mais
sans que leur amélioration, soit proportionnelle au relèvement du prix de revient.
Faillites et concordats.
Le nombre des faillites et concordats s'établit comme suit pour les cinq dernières années
Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg 4596 émanent de Luxem-
bourgeois, 39 d'Allemands, 96 de Belges, 75 de Français, 5 d'autres nationaux; parmi celles ren-
seignées par la bourse d' Esch, 3419 émanent de Luxembourgeois, 242 d'Allemands, 161 de Belges
281 de Français, 102 d'Italiens, 73 de. Russes et 63 d'autres nationaux.
Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre du 7 appartements
et de 29 chambres meublées, et une demande de 50 appartements et de 48 chambres meublées.
En présence de la pénurie des logements, conséquence de l' accroissement de la population coïn-
cidant avec l'arrêt de l'activité dans l'industrie du bâtiment, l'offre n'a pu suivre la demande,
A la bourse d' Esch, l'offre a porté sur 353 appartements meublés, 135 appartements non meublés
et 21 lits, et la demande sur 249 appartements meublés, 286 appartements non meublés et 5 lits.
Bourse de Luxembourg.
Demandes.
Offres.
Bourse d' Esch-sur-Alz.
Demandes.
Offres.
Bourse de Diekirch.
Demandes.
Offres.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux 1917
4 6 1 2
Assurances,
Depuis le déclanchement de cette actroce crise mondiale, nous nous sommes vus dans l'obli-
gation, d'interrompre les intéressantes publications des états comparatifs de recettes et de dépenses
pour chacune des branches de l'assurance privée. De nombreuses compagnies d'assurances ayant
siège de l'autre côté de la barricade, ont dû par les événements, cesser tous rapports avec la repré-
sentation locale. Restées dans l'ignorance des perceptions, aussi bien que des sinistres survenus,
ces compagnies ne purent songer à l' établissement d'un bilan spécial aux opérations du Grand-
Duché, Les lois et arrêtés de 1891 concernant les opérations d'assurance dans notre petit pays,
imposent formellement aux compagnies concessionnées l'obligation du dépôt, voire même de la
publication de certains documents ayant trait à l'exploitation locale, La situation anormale du
moment une fois passée, le département des finances saura rappeler aux compagnies intéressées
les stipulations légales. Nous préférons attend™ jusque là pour reprendre nos publications affé-
rent es, plutôt que de fausser l ' aperçu général par des résultats partiels et des statistiques fatale-
ment très incomplètes.
La guerre nous a valu dans le Grand-Duché la première création d'une assurance mutuelle
l' association générale contre les risques de guerre. Les conditions générales des polices de tous
les assureurs locaux d'un côté, et le, texte formel de l' art. 18 de notre loi du 16 mai 1891 de l'autre
côté, faisant exclusion du risque de guerre, il semblait intéressant de rechercher une couverture
de ce risque, ne fût-elle que partielle ? A l'instar de groupements similaires en Belgique, les fonda-
teurs de l'association générale ont élaboré des statuts assez ingénieux, qu'il importait avant tout
de mettre en concordance avec la législation luxembourgeoise sur la matière. Comme il s'agissait
de la première agréation d'une assurance mutuelle, les négociations avec le Gouvernement ont
exigé du temps et la jeune mutuelle n'a pu se, constituer qu'à un moment, où l'on ne redoutait plus
guère que le Luxembourg puisse devenir le théâtre des opérations militaires proprement dites.
Ajoutons que la politique se mêla de l'affaire, pour souligner le vieil adage, que nul n'est prophète
dans son pays, et l'on comprendra que cette première œuvre mutualiste n'ait de loin pas donné les
brillants résultats qu'avaient rêvés ses fondateurs, pionniers désintéressés du mouvement mutua-
liste. Plus tard, l'assurance à primes fixes est venue offrir la. couverture des dégâts occasionnés
par les aviateurs, soit du seul, risque de guerre sérieusement, à envisager pour notre pays. A côté de
cela, un projet de loi est venu à son tour mettre eu perspective que le Gouvernement prendrait à
sa charge le dédommagement partiel, en attendant le remboursement complet pur qui de droit.
L'association générale a de cette façon perdu toute raison d' être et si elle n'est entrée eu liquidation,
c' est que les statuts s'y opposaient. De cet échec mutualiste, il y a lieu de tirer un double enseigne-
ment
1° Que le pays n'est pas mûr pour l'aire de la mutualité et que le public préfère verser un
supplément à une entreprise privée, plutôt que de, s'exposer à être mis à contribution pour le pro-
chain, accablé par le sort. Malgré que la, mutualité s' était imposée en l'occurence, comme unique
solution possible, elle a été vouée à l'insuccès!
2° Que le pays est trop petit pour que l'on puisse en tout repos escompter les effets, de la loi du
nombre. Le peu d'étendue de notre territoire laissait entrevoir qu'en cas de désastre, ce dernier
serait assez, complet. On a cherché un palliatif on excluant la grosse industrie est en limitant forte-
ment les couvertures à concéder aux plus gros sociétaires. Malgré ces restrictions, les rédacteurs
des statuts de l'association ont jugé devoir stipuler un engagement limité des sociétaires, au risque
de devoir faire subir aux sinistrés une réduction proportionnelle, si l'avoir ainsi constitué ne per-
mettait pas le règlement intégral des dommages. Le petit, nombre d'adhérents possibles et la,
grande disproportion des risques qui sortent un tant soit peu de l'ordinaire, donneront toujours à
réfléchir aux théoriciens, partisans de la mutualisation des assurances exploitées jusqu'à ce jour
par de puissantes compagnies étrangères. Notre Gouvernement, en concessionnant une grande
diversité de compagnies sérieuses, a réussi à, stimuler une perpétuelle concurrence dont bénéficient
les consommateurs, eu l'espèce les assurés. Reste à savoir si le Gouvernement, tout en maintenant
son examen très méticuleux de. l'organisation des compagnies à agréer, ne forait pas bien de relever
les cautionnements fixés en 1891 avec un peu trop de modicité
Le cautionnement initial pour la branche incendie p. ex., est fixé à 20.000 fr. sauf à le parfaire
jusqu'à concurrence du double des perceptions de l'exercice révolu.
Quand une compagnie "se trouve à la tête d'un gros portefeuille, son cautionnement aura fata-
lement atteint un chiffre respectable. Ce cautionnement ne sera certes pas à dédaigner, mais il
sera supplanté par un l'acteur plus important: l'honorabilité de la compagnie, maintes fois mise à
l'épreuve, et les égards à prendre pour la clientèle établie au prix de grands sacrifices. Il en est
autrement du nouveau-venu, qui dans un mauvais moment n'aurait pas à prendre les mêmes con-
sidérations. Si d'un côté, c'est un principe avéré, que l'assureur ne peut fournir caution pour le
montant intégral des couvertures concédées, sous peine d'exiger une prime inabordable, il faut de
l'autre côté ne pas perdre de vue que le cautionnement doit constituer une garantie réelle à moins
de, le supprimer complètement selon d'autres théoriciens.
Or le chiffre précité de 20. 000 fr. ne correspond peut-être pas à la valeur moyenne d'une seule
police. Au moindre sinistre frappant un seul immeuble avec mobilier et marchandises, ce caution-
nement montrerait un sensible découvert. Sans vouloir rebuter les compagnies venant encore solli-
citer l ' agréation gouvernementale, un chiffre initial de 100.000 fr. ne semblerait nullement exa-
géré. Les chiffres réduits fixés en 1891 pouvaient avoir pour but de faciliter l'introduction de nou-
velles compagnies, besoin qui ne se l'ait plus sentir. Depuis 1,891, le renchérissement de la vie a con-
tinué sa marche toujours progressive jusqu'aux soubresauts inattendus durant, la guerre, lesquels
font encore plus clairement ressortir l'insuffisance des cautionnements.. Certaines compagnies
ayant, temporairement suspendu leurs opérations par suite de la guerre, des assurés plus impa-
tients ont fait de la procédure et par la saisie des cautionnements locaux, la question est devenue
de cuisante actualité.
Dans le compartiment des assurances sociales, la guerre n'a pu avoir de répercussion fâcheuse
sur la, marche normale des affaires. Comme les années précédentes nous sommes en mesure de
faire suivre les résultats obtenus au cours de l'exercice révolu
Assurance-maladie,
Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1916.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
RECETTES.
Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du fonds de
réserve)
Intérêts de capitaux et autres produits
Droits d'entrée des membres effectifs
Droits d'entrée des membres honoraires
Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)
Cotisations des membres volontaires
Avances (art. 46 de la loi)
Subventions des patrons (art. 47 de la loi)
Remboursements pour prestations de secours .
Caisses régionales
fr.
79.162,70
15.361.96
21,184,63
38.00
553.378,97
11.189,65
2.548.66
Caisses
de fabriques
fr.
109.163.76
55.491,68
21.714,63
215.57
1.315.056.04
3.389,95
34.882 84
769,12
894,20
10. Remboursements de la. part de l'assurance-accidents ..
11. Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la Caisse
d'épargne et d'autres placements autorisés par le
Gouvernement, prélèvements sur le fonds de réserve
12. Emprunts, avances du comptable, etc.
13. Recettes diverses
Totaux
DÉPENSES.
1. Traitement .médical
2. Médicaments et autres curatifs
3. Prestations aux membres et à leurs
familles
4. Prestations, art.
et
de l'assurance-accident
5. Prestations aux
femmes
en
couches
6. Prestations en cas
de
décès
7. Frais d'entretien aux hôpitaux
8. Prestations aux convalescents après cessation des secours.
9. Remboursement pour secours aux malades
10.
Remboursements
à
l'assurance-accidents
11. Remboursements d'avances
12.
Remboursements
cotisations et de droits
d'entrée..
13. Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et. dotations du
fonds
de
réserve
14.
Remboursements
d'emprunts
15. Frais d'administration
16.
Dépenses
diverses
Totaux
Caisses régionales
fr.
2.744,97
56.037,55
2.891 74
10.025,10
754.503,4.2
1.20. 303,32
133.550,34
203.418,48
3.701,15
939,00
8.934.00
40.372,90
270,50
3,803,87
5 . 7 7 , 6 8
1.774,82
33.180,30
13.095.76
65.101.51
5.620,62
655.140,25
Caisses
de fabriques
fr.
2.054,01
1.0.489,54
4.213,84
37.054,79
1.601.389,97
341.450,00
244.854,00
600.292,42
19.678,90
8.290,91
24.271,37
127.305,04
1.263.90
5.288,21
1.064,41.
597,00
73,804,25
5.087,01
19.796,30
3.660,20
1.477.432,38
Résultat comparés des années 1903-1916.
caisse régionales
Recettes
fr. 373.069.95
» 452.225,58
» 409.301,21
» 523,885,20
» 616.250,76
» 663.201,78
» 666.927,30
Dépenses
fr. 342.664,06
»; 409.474.69
» 427.810,67
» 491.919,52
» 570.998,04
» 600.155,56
» 594.420,76
Caisses de fabriques
Recettes
fr.
948.942,16
»
1.149.448,20
»
1.081,685,71
»
1 ,224.477,98
»
1.352.256,38
» 1.189.527.18
»
1.132.451,95
Dépenses
fr.
862.073,00
»
1.092.643,40
»
1.013.019,35
»
1,136.770,95
»
1,275,704,95
»
1.143.707,29
»
1.067.434,79
Caisses régionales
191.0
Recettes
fr. 857.103,32
» 968.464,56
» 972.827,61
» 908.213,85
» 711.539,31
» 641.374,91
» 754.563,42
Dépenses
fr. 759.240,77
» 842.879,38
» 915.603,75
» 824.461,04
» 649.879,35
» 5(52.158,02
» 655.149,25
Caisses
Recettes
fr. 1.195.399,40
»
1.355.018,65
»
1.514,499,75
» .1.644.344,79
»
1.387.461,01
» 1.30.1 .888,76
» 1.601 .389,97
de. fabriques
Dépenses
fr.
1.145.939,73
»
1.284.204,32
»
1.459.779,93
»
1.566.030,09
» 1.329.865,41
»
1.196.435,20
»
1.477.432,38
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
RECETTES.
Report de l'exercice antérieur
Cotisations des membres
Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1917
Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1917
Part du Gouvernement aux frais d'administration
Remboursements du Gouvernement (art. 130)
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1917
Recettes de l'art. 8 de la loi
Recettes de l'art. 14 de la loi
Recettes de l'art. 40 de la loi
Recettes de l'art. 43 de la loi
Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1914
Versements d'arriérés des années antérieures
Amendes d'ordre
Recettes imprévues
Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort
Amortisation (2 % de 174.405 fr.)
fr.
623.8.1.0,54
»
1.229.064,51
»
64.541,35
»
229,71
»
55.278,38
»
103.670,06
»
172.
090,40
»
2.091,83
»
5.186,22
» 22.595,24
»
511,75
»
125.000,00
»
1.595,35
»
12.919,92
»
.3.488,10
fr. 2.422.073,36
DÉPENSES.
1.
2.
3.
4.
Indemnités (rentes-vieillesse et invalidité)
Frais de
traitement
Frais d'administration
Fonds de
réserve
fr.
185 317,85
»
326.400,13
» 139. 238,43
»
1.771.116,95
fr. 2.422.073,36
Assurance vieillesse et invalidité.
Bilan de l'exercice 1917.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
1.1.
12.
13.
14.
.16.
RECETTES.
Report de l'exercice antérieur
Avances des membres
Intérêts dus par la Banque Internationale an 31 décembre 1917
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1917
Intérêts du capital repr. des rentes eu cours
Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1917
Recettes suivant art. 18 de la loi
l'art du Gouvernement aux frais d'administration
Remboursement du Gouvernement (art. 33 de la loi)
Amendes d'ordre
Versements d'arriérés
Recettes imprévues
Versements pour solde des membres
Recette suivant art. 22 de la loi
Amortisation (2 % de 156.959,15)
fr.
»
2.120.048.52
»
14.802,93
»
23.681,85
»
290.831,37
»
655,71
»
16.820,53
»
33.493,62
»
52,62
»
2.149,02
»
323.965,46
»
46.376,76
»
3.139,18
fr. 2.876.017.57
DÉPENSES
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Indemnités pour accidents
Frais de traitement
Capital représentatif des rentes on cours
Fonds de réserve
Frais d'administration.
Solde de
fr. 1,738.579,14
»
191,225,14
»
694.348,61
»
126.443,14
»
102.555,39
»
22.866,15
fr. 2.876.017,67
L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente Ie bilan suivant pour l'exer-
cice 1917
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
RECETTES.
Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1917
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1.917
Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1917
Recettes de l'art. 18 de la loi
Part du Gouvernement aux frais
d'administration
Recettes imprévues
Versements pour solde des membres
Versements d'arriérés
fr.
848,75
»
1.471,26
» 8.753,45
»
121..32
»
13.110.87
»
254,655,65
»
765,68
fr.
279.726,98
Assurance-accidents.
Bilan de l'exercice 1917.
1.
2.
3.
4.
5.
DÉPENSES.
Indemnités pour accidents
Frais de traitement
Capital représentatif des rentes en cours
Fonds de réserve
Frais d'administration
fr.
105.637,36
»
71.425,67
»
57.479,75
»
10.683 ,20
»
84.601,00
fr.
279.726,98
Caisses d'épargne et Crédit foncier.
A. CAISSE D'ÉPARGNE.
D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1916, l'avoir des déposants,
y compris les dépôts faits par les communes,s'élevait au 31 décembre 1916, en principal et inté-
rêts, à 91.218.558 fr. Le chiffre correspondant était de 80.462.722 fr. en 1915, de 67.191.424 fr. en
1914 et de 66.273.332 fr. en 1913.
Le chiffre des versements a été de 29.614.284 fr., celui des remboursements, de 21.277.235 fr.
De 1900 à 1908 les versements dépassaient régulièrement, les remboursements, L'exercice 1909
accuse un excédent de remboursements de 173.481 fr., et en 1910, les versements dépassent de
nouveau les remboursements de 551.567 fr. Par contre, de 1911 à 1914, les remboursements dépas-
sent les versements. L'es versements ont excédé les remboursements de 11.188,033 eu 1915 et de
8.337.049 fr. en 1916.
Le nombre des versements a été, en 1916, de 56.876, soit une moyenne par versement de 520 fr.,
le nombre des remboursements de 44.199, soit une moyenne de 481 fr. Le montant des versements
dépasse d'environ 9 millions de francs le chiffre correspondant de 1915 et le nombre des opérations
de versement a augmenté de plus de 9000; de même, le montant des remboursements a augmenté
d'environ 11,5 millions de francs et le nombre des opérations de remboursement a augmenté d'en-
viron 11.000. Le nombre total des opérations de versement et de remboursement s'élève à 101.075
et porte sur une somme de 50.891.519 fr., contre 80.449 opérations portant sur 30.671.203 fr.
en 1915. Les livrets en circulation au 31 décembre 1916 atteignent le chiffre de 89,691. soit une
augmentation de 8066 sur l'année précédente. L'intérêt bonifié aux déposants s'est élevé à 2.376.094
francs, en augmentation de 263.931 fr. sur l'année 1915.
L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1916 s'élève, suivant bilan, à 92.617.957 fr. contre
82.198.380 fr. à fin .1915. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 3.568.800 fr.
contre 3.2.12.544 en 1915. Le compte de Frais généraux se solde par 192.172 fr.; il dépasse de
25.564 fr. le chiffre correspondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent
à 692.458 fr., soit 0,75% de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 463.727 fr., soit
0,50 % du même avoir. Le fonds de réserve a passé de 5.006.758 fr. à 5.470.486 fr,
Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1916 s'élèvent
à 1,034.958 fr. 59, les remboursements à 892.901 fr. 87. Le total den prêts consentis aux emprun-
teurs par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 1.116.252 fr. 76., celui des rembourse-
ments à, 973.453 fr. 48.
Durant l'exercice 1916, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 86 écoles, contre 86 en 1915;
le nombre des versements était de 4811, le montant des dépôts de 89.339 fr.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12,
1.
2.
Bilan au 31 décembre 1916.
ACTIF.
Caisse
Bureaux auxiliaires
Recette générale
Chèque postal
Portefeuille
Placements
a) à vue resp. avec préavis de 10 jours
b) en reports (à un mois)
c) à trois mois
Comptes courants
L'État grand-ducal
Crédit foncier.
Habitations à bon marché
Caisses de crédit agricole et professionnel
Villes, communes et syndicats
Coupons échus et non encore
encaissés
intérêts à
recevoir
Avances diverses pour le compte de
l'État
Immeubles
a) Hôtel de la rue Aldringer
b) Hôtel du Plateau Bourbon
c) Terrain à bâtir
Mobilier
PASSIF.
Avoir des déposants
Comptes courants
L'État grand-ducal, son avoir on francs
effectifs
Villes et communes
Caisse de crédit agricole et professionnel à Bettborn .
1.958.085,95
10.000.000,00
8.343.750,00
1.469.501,04
337.952,23
2.965.429 34
142.056,72
1.020.755,07
105.540 58
1.098.091,23
1.9.470,00
Total
257.031,60
224.422,27
64,55
fr.
c.
8.395.263,72
613.722,51
219.382,34
4.601,57
54.791.453,95
20.301.835,95
5.935.694,40
687.751,16
408.733,89
11.351,97
1.223.10.1,81
25.064,42
92.617.957,69
91.,218,558,96
481,518,42
3.
4.
5.
6.
Épargne scolaire, solde en suspens
Réescompte
Amortissement de l'Hôtel du Plateau Bourbon
Fonds de réserve: solde au 31 décembre 1.91.5
Excédent favorable de 1916
Compte transitoire, différences de cours réservées
5.006.758,85
463.727,57
5.470.486,42
4.673.175,67
Total
fr.
c.
147,41
45.422,15
75.000,00
797.310,75
92.617.957,69
Compte de Profits et Pertes.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
DÉBIT.
Frais généraux
Amortissement compte Mobilier
Amortissement compte Hôtel du Plateau Bourbon
Amortissement compte Hôtel de la rue Aldringer
Frais de banque
Divers
Bénéfices nets réalisés en
CRÉDIT.
Bénéfices sur titres amortis
Bénéfices sur titres vendus
Bénéfices d'intérêts réalisés en 1916
Loyers
Commission sur comptes
courants
Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement
Divers
Total
La situation au 1er janvier 1918 se présentait comme suit
Avoir des déposants
Nombre des versements durant Tannée 1.91,7
Montant des versements durant l'année 1917
Nombre des remboursements durant l'année 1917
Montant des remboursements durant l'année 1917
Nombre des livrets en cours
192.172,28
2.784,93
25.000,00
2.815,37
3.046,77
2.911,75
463.727,57
692.458,67
7.119,37
41.347,05
606.891,49
24.901,25
9.221,19
1.258,84
1,719,48
692.458,67
fr. 100.995.780,59
52.224
»
24.030,181,56
42,059
»
16.760.477,43
100,950
Intérêts bonifiés aux déposants en 1917
a) Intérêts payés sur livrets soldés
b) Intérêts capitalisés au 31. décembre 1917
30.924,37
2.506.797,62
Avances faites aux caisses de Crédit agricole et professionnel
Avances faites au service des Habitations à bon marché .
(non compris les intérêts dus au 31 décembre 1917.)
fr.
c.
»
.2.537.721,99
»
92.672,92
»
2.657.207,49
B. CRÉDIT FONCIER.
Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1916 s'élève à 5601, portant sur
une somme de 23.392.565 fr. Le Conseil d'administration a prononcé de 1901 à 1916 des admis-
sions pour 56.705.815 fr., dont 23.392,565 fr. font l'objet de prêts communaux. Le nombre total
des prêts réalisés au 31 décembre 1916 s'élève à 3866, qui représentent un capital de 55.564.615 fr.,
dont à déduire
a) fr. 8.769.658,08 recouvrés par l'effet de l'amortissement,
b)
» 9.490.490,09 par suite de remboursements anticipés,
soit fr. 18.260.148,17. Le solde des capitaux restant dû au 31 décembre 1916 est donc de
37.304.466 fr. 83.
Le nombre des prêts sur propriétés rurales a passé de 1301 à 1333 et les sommes prêtées de
9.496.800 fr. à 9.722,550 fr., la moyenne par prêt ressort à 7293 fr. Les prêts sur propriétés urbaines
s'élèvent fin 1916 à 1675 portant sur un capital de 19.513.150 fr.; fa moyenne par prêt est de
11.649 fr. Les prêts communaux, se sont élevés à cette époque à 753, représentant un capital de
25.510.265 fr., soit en moyenne 33.878 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus pour
l'année 1916 est de 2.635.372 fr. 03, en augmentation de 31.362 fr, 01 sur l'année précédente.
Au 31 décembre 1916, le nombre des retardataires était de 446. Le montant des arriérés n'a
pas sensiblement diminué: il s'est maintenu à 390.256 fr. 82, y compris les arriérés de 1916. Au
31 décembre 1917, le nombre des retardataires des années 1914-1916 n'est réduit, à 173 et le total
des arriérés à 147.180 fr, 46, y compris environ 30.000 fr. redus par des communes.
Jusqu'au 31 décembre 1916 il a été délivré 6903 certificats nominatifs pour une valeur nomi-
nale de 30.929.200 fr, Le nombre des certificats délivrés jusqu'au 1er décembre 1917 est de, 7016
portant sur une valeur nominale de 31.526.700 fr. A cette même date, les retraits étaient au nombre
de 2899 d'un import total de 14.982.600 fr., de sorte qu'il reste encore en circulation 4117 certi-
ficats pour une valeur nominale de 16.544.100 fr.
Les frais d'administration sont émargés au compte de Profits et Pertes par 124,934 fr. 84,
contre 109.899 fr. 19 pour l'année, précédente. Les bénéfices bruts réalisés en 1916 à s'élèvent
169.255 fr. 80, comprenant les intérêts sur prêts, etc.
Après déduction des frais d'administration, il. rente, pour 1916, un bénéfice net de 44.320 fr. 96,
qui a été porté sur le compte de la Réserve ordinaire. Le montant total du Fonds de réserve s'élève.
au 3.1 décembre 1916. à 656.224 fr. 06, y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations
vendues.
ACTIF.
1. Prêts
55.564.615,00
fr.
c.
A déduire
Amortissement 1901 à 1916 incl
Rembours
tsant.
id.
2. Compte Mobilier
8.769,658,08
9.490.490,09
18.260.148,1.7
3, Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
4. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction
5. Compte transitoire (emprunteurs)
a) Intérêts compris dans les demi-annuités échues, non
payées au 31 déc, 1916, intérêts de retard compris..
b) Fraction du sem. d'int. courus au 31 déc. 1916 sur prêts
170.543,06
480.952,66
fr.
37.304.466,83
14.564,87
16.482.000,00
938,86
651.495,72
54.453.466,28
PASSIF.
1. Fonds de dotation
500.000,00
2. Sommes non encore touchées
a) sur prêts faits à des particuliers
b) sur prêts faits à, des communes
7.250,00
200.700,00
3. Compte créancier: Caisse d'épargne
4. Obligations foncières 3½ % mises en circulation
Obligations foncières rachetées
36.630.300.00
800.000,00
5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
6. Coupons d'obligations non encore touchés
7. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction
8. Compte transitoire (obligataires): fraction du coupon couru au 31 décembre
1916 sur obligations foncières en circulation
207.950,00
337.952,23
35.830.300,00
16.482.000,00
124.586,00
938,86
313.515,13
9. Fonds de réserve
1. Agio sur obligations vendues de 1902 à 1916 incl
II. Disagio sur prêts communaux
III. a) Réserve ordinaire
b) Excédent favorable de l'exerc. 1916
350.580,63
44.320,96
238.822,47]
22.500,00
394.901,59
fr.
656.224,06
54.453.466,28
Compte de Profita et Pertes.
DOIT.
1. Intérêts des 1916 sur compte Fonds de dotation
2. Intérêts de 1916 sur obligations foncières 3½ %
3. Intérêts sur comptes de correspondants
15.000,00
1.271.438,51
14,082,03
Bilan au 31 décembre 1916.
4.
5.
6.
7.
1.
2.
10 % d'amortissement sur mobilier
Pertes subies sur prêts
Frais généraux de l'exercice
Excédent favorable de l'exercice
AVOIR.
Intérêts de 1916 sur prêts
Balance des recettes et des dépenses accessoires
La. situation au 1er janvier 1918 se présentait comme suit
Nombre des prêts réalités
Montant des prêts réalisés
a) Prêts aux particuliers, associations syndicales et
établissements publics
b) Prêts aux communes et aux syndicats intercom-
munaux
fr. 30.496.050
» 26.648.165
fr.
c.
1.618,32
617,49
124.934,84
44.320,96
fr.
1.472.012,15
1.453.659,67
18.352,48
Fr.
1.472.012,15
fr. 57.144.215,00
Import sur prêts non encore touché
Amortissements opérés
Remboursements anticipés
Montant en capital des prêts encore en cours
Placement temporaire (conf. à l'art., 46 al. 2 du règl. du 19 nov. 1900)
Valeur nominale des obligations en circulation
Valeur nominale des obligations déposées contre certificats
nominatifs
»
500.705,00
»
9,950.648,52
»
12.696.975,28
» 34.493.591,20
»
3.800.497,48
» 35,830,300,00
» 16. 518.200,00
C. SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.
La paralysie générale qui s'est. manifestée des le commencement de la guerre, s'est considé-
rablement aggravée en 1916 et surtout dans le courant de 1917. En 1916, le service des habitations
à bon marché a reçu 79 demandes portant sur 248.700 fr. et réalisé 69 prêts s'élevant au
chiffre
de 230.895 fr. Parmi les demandes déposées du 2 août 1914 au 31 décembre 1915 figurent utilement
en tout 16 demandes de prêts en vue de la construction de maisons économiques, et au nombre
des 79 demandes déposées en 1916, il y en a 7.
L'industrie du bâtiment est très éprouvée par la, guerre. Personne ne veut construire. Les
rares ouvriers qui disposent d'un petit pécule ajournent leur projet jusqu'après la guerre pour
différentes raisons parmi lesquelles ils font valoir l'excessive cherté des matériaux, l'insécurité,
etc. Le service des habitations à bon marché est impuissant à contribuer, pour sa faible part, à
leur soulagement, tant que, l'activité économique n'aura pas repris son cours normal.
L'import total des 1282 prêts hypothécaire réalisés depuis 1907 jusqu'à fin 1916 s'élève à
4.555.930 fr. La moyenne du prêt est donc de 3554 fr., elle, varie suivant la profession de l'em-
prunteur: elle est de 3084 fr. pour Ies ouvriers et journaliers, de 3470 fr. pour les artisans, de 3011 fr.
pour les cultivateurs et de 4498 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le solde en capital restant
dû par les emprunteurs au 31 décembre 191.6 s'élevait à 2.950.459 fr. 15, le fonds de réserve à
201.463 fr. 53, y compris les intérêts.
Banque Internationale à Luxembourg.
Le rapport de la Direction pour l'exercice 1.91.7 expose que, malgré la continuation de la
guerre, les affaires de la banque ont pu se développer d'une manière satisfaisante. Le chiffre d'af-
faires a passé de 1.709.358.264 fr. à, 1.986.892.951 fr.
Il n'y a pas de modification à signaler dans la circulation des billets de la banque. L'émission
de 6¼ millions de francs, soit le maximum fixé dès le début de la guerre, a presque complètement
disparu de la circulation. Comme les billets ne sont plus présentés aux guichets de la banque,
celle-ci n'est pas en mesure de satisfaire, même partiellement, aux demandes pressantes du public.
L'afflux des capitaux étrangers n'a pas cessé d'augmenter dans le courant de l'exercice et les
placements de la banque se sont développés en conséquence. Le marché des devises a, été très
animé. Les transactions en fonds publics ont été assez importantes; les affaires syndicataires,
par contre, ont été tranquilles. Eu égard aux difficultés intermittentes des communications, l'en-
caisse a été maintenue, pendant le dernier exercice, à un niveau plus élevé.
La succursale de Metz et la commandite de Berlin ont contribué d'une manière satisfaisante
au résultat global. La liquidation des anciennes commandites de Sarrebruck et de Trèves, si l'on
tient compte des évènements, se poursuit normalement; une marche plus active ne semble pas
justifiée par les événements politiques.
En présence des difficultés croissantes de l'existence la banque a accordé des indemnités
de renchérissement considérables au personnel et aux employés. Il a été tenu compte de l'insécu-
rité et des risques de l'avenir rapproché dans l'évaluation de tous les actifs; il a été procédé, en con-
séquence, à des amortissements considérables sur immeubles, créances, fonds publics et partici-
pations syndicataires.
Le bénéfice net, y compris le report de l'exercice 1916, s'élève à 2.684.301 fr. contre 2.144.464 fr.
en 1916, permettant la, répartition d'un dividende de 8½ % contre 7 % en 1916 et de reporter
265.882 fr. contre 227.653 pour l'exercice antérieur.
Le mouvement général des transactions à la, maison centrale, la succursale de Metz et les
agences s'est élevé
en 1917
en 1916
soit une augmentation de
Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant
encaisse au 31 décembre
entrées en 1917
soit ensemble
sorties en 1917
à fr. 1.986,892.951.11
à fr. 1.709.358.263,58
fr.
277.534.687,53
fr.
2.855.164.27
»
183.130.029.71
fr.
1.85.985.193,98
»
181.426.579,50
encaisse au 31 décembre 1917
fr.
4.558.614.48
Le compte du portefeuille Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant
solde au 31 décembre 1916
entrées en 1917
soit ensemble
sorties en 1917
solde au 31 décembre 1917
fr.
fr.
fr.
57.889.787,65
333.830.444,59
391.720.232,24
310.407.143,31
81.313.088,93
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir s'élève à 2.602.895 fr. contre 1.777.943 fr. en 1916.
Bilan général au 31 décembre 1917.
ACTIF.
a) Actif réalisable
Caisse
Coupons et monnaies
étrangères
Portefeuille Effets à recevoir
Portefeuille Titres
Participations
syndicataires
fr.
4. 558.614
25.781
81.313.088
5.256.768
1.610.740
c.
PASSIF.
a) Passif envers elle-même
Capital social
Fonds
le
réserve
Reserve de la caisse hypothécaire .
dompte ducroire
Compte à nouveau
fr.
25.000.000
7.650.000
20.776
1.000.000
96.233
fr.
Reports et avances sur
nantisse-
ments
Participations
commanditaires
Caisse hypothécaire
Comptes courants débiteurs
Avals
Compte à nouveau
Compte
Immeubles
b) Actif immobilisé
Immeubles
11.196.600.00
5.387.500.00
184.536 55
34.070.844.82
4.279.179 12
1.382.02
1.695.000.00
1.191.875 00
150.771.911 40
b) Passif envers des tiers
Dépôts à
vue.
Billets en circulation
dont act bloqués..
7.250.000
1.000.000
Comptes courants
créditeurs
Avals
Effets à
payer
Dividendes non réclamés 1909-1916
Bénéfice not
pour
8.828.636.14
6.250.000 00
92.546.168 12
4.279.179 12
2.320.116 18
96.500 00
2.684.301.35
150.771.911 40
Chapitre de perception
Liquides
Comestibles
Fourrages
Combustibles
Matériaux de construction
Bière. fabrique dans l' intérieur
Total
Produits des foires aux bestiaux
des droit
d'
abatage
des ponts à
bascules
du débit, d'eau (Porte-Neuve).
des droits de place sur les mar-
chés
hebdomadaires
Total des recettes de l'octroi
Produit de 1914
fr.
39.851
121.171
12,770
80.289
18.604
17.994
290.681
2.124
47.580
4.831
3.150
348.373
c.
Produit de 1915
fr.
38.775
106.148
8.255
73.171
20,926
11.898
259.176
1.021
44,217
4.417
2.630
312.394
c.
Produit de 1916.
fr.
36.105
71.014
6.522
73.581
16.466
5.407
209,098
1 .230
31.287
4.389
2.268
248,277
c.
Produit de 1917
fr.
20.740
60.213
4.020
93.193
10,694
1.158
190,020
1.303
.12.785
4.923
2,145
331.184
c.
Mercuriales.
Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les four-
rages et les combustibles pendant les années 1911 à 1917, sur la base des mercuriales de la ville
de Luxembourg.
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Sarrasin
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de froment
Farine de seigle
Farine de méteil
Viande de bœuf, 1re qual
Viande de bœuf, 2° qualité
Porc frais
Porc fumé
Viande de veau
Viande de mouton
Beurre
Oeufs
Pailles
Foins
Trèfle
Bois de hêtre
Bois de chêne
Quantités
les % kg.
le kg.
la douz.
les 500 kg.
le stère.
Prix
fin 1911
26,00
22,00
20,00
21,00
23,00
21,50
34,50
39,00
37,00
11,25
0,60
0,40
0,50
2,50
1,95
2,20
2,95
2.55
2,00
3,40
2,40
35,00
57,00
52,00
15,00
13,00
Prix
fin 1912
26,00
24,00
23,50
26,50
29,00
22,50
35,00
24,00
37,00
6,75
0,70
0,45
0,55
3,00
2,45
2,80
3,10
3,05
2,35
2,35
2,45
26,00
35,00
45,00
15,00
13,00
Prix
fin 1913
19,50
17,00
14,50
14,50
14,00
13,50
31,00
95,00
31,00
8,50
0,70
0,45
0,55
3,00
2,48
2,90
3,20
3,00
2,65
3,27
2,35
25,00
28,00
30,00
14,60
13,00
Prix
fin 1914
42,50
28,00
30,50
47,50
30,50
97,50
115,00
97,50
15,00
0,85
0,45
0,56
2,00
2,27
2,40
2,90
2,40
2,50
3,63
2,50
23,00
20,00
28,00
16,00
13,00
Prix
fin 1915
36,00
33,00
30,00
44,00
40,00
36,00
114,00
115,00
125,00
10,50
1,30
0,55
2,80
2,30
3,88
6,50
3,00
3,00
4,05
3,82
65,00
92,50
75,00
16,50
14,00
Prix
fin 1916
42,00
39,00
36,00
44,00
36,00
36,00
130,00
130,00
180,00
22,60
1,30
0,60
4,20
4,00
4,00
6,60
4,00
10,00
6,00
50,00
75,00
70,00
18,00
16,00
Prix
fin 1917
62,50
58,00
54,00
50,00
48,00
50,00
150,00
125,00
175,00
22,00
1,30
0,60
5,00
5,00
5,60
9,20
4,00
145,00
275,00
195,00
45,00
40,00
STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK
EINFUHR VON WAREN,
welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen
Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1917.
Warengattung.
1. Erzeugnisse der Land-
und Forstwirtschaft
und
ander tierische u. pflanz-
liche
Naturerzeungnisse;
Nahrungs-
und Genuß-
mittel.
Hafer
Reis,
unpoliert
id.
Speisebohnen
id
Erbsen,
Lupinen
Wicken
Baumwollsamen, Palmkerne,
Butterbohnen usw
Kleesaat
Runkelrübensamen
id
Andere
Gemüsesamen
id
Frische Kartoffeln
Getrockneto Zichorien ....
Grün- und Rauhfuller ...
Unbearbeitete, Tabakblätter
id
id
id.
id
id.
id.
id.
id
id.
id
id
id
id
id.
id
id.
Herkuntts-
land.
Belgien.
id.
Schweiz.
Niederland,
Belgien.
id.
Niederland.
Belgien.
Niederland.
Oster-Ung.
Belgien,
Niederland.
Belgien.
Niederland,
Belgien,
Niederland,
Belgien.
id.
Frankreich,
Mexiko.
Niederland.
Niederl, Ind.
V. Sl.v.Am,
Brasilien,
Sud-Afrika
Algerien.
Indien,
Öster„-Ung,
Griechenl.
Dom.Rep.
China.
Paraguay.
Cuba.
Türkei.
Menge
kg, Stück
usw.
3.000
2.331
100.033
138.759
9.900
16.416
57.500
8.543
1.730
410.149
27.810
13.054
4.288
1.435
71.438
7.795
7.695
5.387
4,84
9.047
1.594
Warengattung,
Unbearbeitete Tabakblätter.
Frische Küchengewächse...
id
id
Getrockn. Küchongewächse.
id
Lebende Pflanzen
id
Blumenzwicheln
id
id
Frische Blumen,.
id.
Frische Äpfel
id
Frische Birnen
Frische
Pfirsiche
Sonstiges frisches Obsl....
id
Krische
Südfrüchte
Hoher Kaffee.
id
id
id.
id.
Gebrannter Kaffee
id
id.
Getrocknete Zichorien ....
id
Tee
Gewärze, anderweit nicht.
genannt
Sonstige pflanzl Erzeugnisse
zum Gewerbegebrauche.
id
Anderweit nicht gen Er-
id
Bau- u, Nutzholz, in der
Querrichtung mit der Axt
usw.
bearbeitet
Herkunfts-
land.
Italien
Belgien.
Dänemark.
Niederland.
id.
Dänemark
Niederland,
Belgien,
id.
Niederland.
Öster.-Ung,
Niederland.
Belgien.
id.
Schweiz,
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Italien,
Belgien,
Niederl. Ind,
Schweiz.
Brasilien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich,
Belgien,
id.
Schweiz.
Belgien.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Menge
kg, Stück
usw.
12.261
8.948
15.008
59.840
187.644
20.044
1.461
17.186
8.863
211.973
1.248
1.634
231.358
Warengattung.
Desgl in der Längsrichtung
mil der Säge bearbeitet ..
id
Korbweiden, geschält usw.
Brennholz
Holzkohlen usw
Torfstreu, Moos usw
Terpentinharze usw
id
Frisches Rindfleisch
id
id
Frisches Schweinefleisch,...
id
Schweinefleisch, einfach zu-
bereitet
id
id
Schweinefleisch, geräuchert
Schweinespeck
id.
id
id
Fleischextrakt usw
id
Würste
id
id
id
Zubereitete Fische
id
Frische
Austern
id
Frische Muscheln
Schmalz aller Art
id
Talg von Rindern
id
id
Butter, frisch oder gesalzen
id
id
id
Käse
id
id
id.
Eier, roh
Honig in Stöcken
Honig in Waben
id
Bettfedern
Borsten usw
Herkunfts-
land.
Türkei.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
Niederland.
id.
Belgien.
Dänemark.
Niederland.
Schweiz.
Belgien.
id.
Niederland.
Schweden.
Schweiz.
Belgien.
Dänemark.
Schweiz.
Schweden.
Nelgien.
Niederland.
Norwegen.
Niederland.
id.
Belgien.
Niederland,
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
id.
Dänemark.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Niederland.
Schweden.
Belgien.
id.
Belgien.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Belgien.
Menge
kg, Stück
USW.
3.624
19.600
22.500
1.214.314
2.800
13.322
91.829
6.344
3.
17.448
1.120
21.841
158.180
6. 307
20.027
50.382
86.402
5.
Warengattung.
Kalbfelle,
id
Rindshäute
Meerschwämme usw
id
Mehl aus Getreide
Reis, poliert
id
Graupen, Gries usw
Sonstige Müllereierzeugnisse
id
Fette, Öle in andern Behält-
nissen als Fässer
id
id.
Reisstärke
usw
id
Dextrin
Sage, Tapioka
Rohr-, u. Rübenzucker usw.
id
id
Stärkezucker
Branntwein in Fässern
id.
id
id
id.
Drannlwein in Flaschen . . . .
id
id
Stiller Wein in Fässern
id
id
Schaumwein in Flaschen . . .
id
Stiller Wein in Fässern
id
Bier in Flaschen
Essig aller
Art
Mineralwasser
id
id
Gewöhnliches Backwerk....
id.
id.
Feines Backwerk
id
Feines Backwerk
id.
Teigwaren
id.
Zuckerwerk
Herkunfts-
land.
Niederland.
Dänemark.
Belgien.
Frankreich.
Öster.-Ung,
Belgien.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Frankreich,
Niederland.
Belgien.
Dänemark.
V.St.v.Am
Frankreich.
Schweiz.
Norwegen.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Spanien.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Öster-Ung.
Niederland,
Schweden.
Belgien,
Frankreich.
Schweiz.
id.
Niederland.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
id.
Menge
kg, Stück
usw.
13.000
41.608
07.892
4.608
99.960
1.196.605
767.153
39.630
1.600
5.187
11.281
24.993
10.448
.37.008
5.130
19.800
10.000
2.553
Warengattung,
Zuckerwerk
Kakao usw
id
Schokoladewaren
id
id
Milch, eingedickl usvv
id
Senf
Weder äther- noch weingeist-
haltige
Essenzen
id
Säfte von Pflanzen usw
id
Nahrungs- u. Genußmittel,
anderweit nicht gennant.
Sardinen und andere Fische
id
Rauchtabak
id.
id
id.
id
id
Zigarren
id
id
id
Zigaretten
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
Schweiz.
id.
Niederland.
Belgien,
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
id
Schweiz,.
England.
Niederland.
Italien.
V. St. v. Am.
Niederland
Belgien.
id.
Schweiz.
.Niederland,
Frankreich,
Belgien,
Menge
kg, Stuck
usw.
1.204
3.234
2.065
2.739
2.275
2.597
2. Mineralische und fossile
Rohstoffe; Mineralöle.
Garleuerde, Kies, Sand,.
Binisteine, Schmiergel
id
id
Kieselgur,
Quarz
Natürlicher Kalis
Zement
Rohe Dach- u. Tafelschiefer
Rohblöcke ans Sandsteinen
Eisenerz
Manganerze
Schlacken von Erzen, auch
gemahlen
Steinkohlen
Koks.
Preßkohlen
Mineralschmieröle.
id
id,
id
Belgien,
id.
Niederland,
Frankreich,
Belgien,
id
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich,
Frh. Hamb.
Niesderland,
1.932.290
43.900
170824.768
631.390
310.570
18.663
256895.77
1.319.400
639.025
46.764.800
70.535.800
135.000
3.657
19.023
4.902
Warengattung'
Steinkohleuteer
id
Benzol
u.
andere
leichte
Steinkohlenteeröle
Naphthalin, Kresol, Anilin
USW
3, Zubereltetes Wachs, feste
Fettsäure,
Lichte,
Wachs-
waren, Seiken u. andere
unter
Verwendung
von
Fellen, Oelen oder Wachs
hergestellte
Waren.
Bienenwachs
usw
Paraffin, Stearinsäure usw.
Weichparaffin
Lichter aller Art
Gemeine feste Seife
id
Feine Seile
id.
Wagenschmiere
u. andere
Schmiermittel
id
Schuhwichse..
id.
Putzmittel
4. Chemische und pharma-
ben und Farbwaren.
Schwefel.
Salz
Soda
Vitriol
usw
Chromsaures Natron
Calziumkarbid
usw
Chlorkalium, Arsenik usw
id
Anilinfarbe
Alizarin
Ultramarin
Bletrol,
Bleiweiß
Bleiweiß
Zubereitete Farben
id.
id
Graphil
id
Blei-, Färb- u. Kohlenstiste
Ölfirnisse
Herkunfts-
land.
Frankreich.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
Öster.-Ung.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Oster-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweden.
Norwegen.
Schweiz,
Belgien.
id.
id.
Frankreich,
id.
Öster- Ung
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Menge
kg, Stück
usw.
2.000
41.490
1.020
3.27
1.151
1.633
483.300
67.860
6 6
Warengattung.
Ölfirnisse
Weinsteinfirnisse
id
Lackfirnisse
id
Siegellack
Ölkitte
Holzgeisl, gereinigt
Flüssige ätherische Öle
Wohlriechende
Fette
id.
äther- oder Weingeist-
haltige Riechmittel
Puder usw
id
Gefüllte Patronen
id
Zündhölzer usw
id
Leim aller Art
Süßholzsaft usw
Arzneiwaren, zubereitete ..
id.
Geheimmittel
id
5. Tierische u. pflanzliche
Spinnstoffe
und
Waren
daraus;
Menschenhaare.
zugerichtete
Schmuckse-
dern, Fächer und Hüte.
Seidenzwirn aller
Art
id
Dichte, ungemusterte tafl-
bindige Gewebe, ganz aus
Seide
Dichte Möbelstoffe, ganz aus
Seide
Dichte Möbelstoffe, teilweise
aus Seide
Dichte Gewebe, ganz oder
teilweise aus Seidenplüsch
Andere dichte Gewebe, ganz
oder teilweise aus Seide.
id
id
Tüll aus Seide
Seidene Gase usw
id
Tüll aus Wirk waren
id
Seidene Stickereien
id
HerkunlIs-
land.
Belgien.
id.
Frankreich,
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweden.
Belgien,
id.
Öster.-Ung.
Schweden.
id.
Belgien.
Schweiz.
Belgien,
id.
id.
id.
id.
id.
Oster.-Ung.
Schweden.
Belgien,
id.
Schweiz.
id.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Menge
kg. Stück
usw.
1.129
4.677
35.250
6.980
1.387
Warengattung.
Seidene Stickereien
Seidene
Posamentierwaren
Sireichgarn, gebleicht
Wollengarn aller Art für den
Einzelverkauf
id
Wollene
Fußbodenteppiche.
id
id
id
Dichle
Wollengewebe
für
Möhelausstattung
id
Wollener Saml und Plüsch.
Andere dichle Wollengewebe
id
id
Wollene Wirkwaren
id
Wollene, Spitzen
Wollene
Posamentierwaren.
Baumwollengarn, roh, ein-
drählig
Baumvvollengarn, zwei- oder
rnehrdrählig
Baumwollenzwirn aller Art .
id
Dichte baumwollene Möbel-
stoffe, nicht plüschartig .
id
Baumwollener
Samt
und
Plüsch
id.
Undichte Baumwollgewebe .
id
id
id
id
Baumwollene Wirkstoffe .. .
id. Wirk- n. .Netzwaren
id
id
id.
Spitzen
und
Spitzenstoffe
id.
id
id.
Stickereien,
id
id
id .
Taue, Seile usw.
id.
Schläuche
usw.
id.
Posarnentierwaren
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
hl.
id.
Frankreich.
id.
Türkei.
Öster.-Ung.
Belgien,
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich,
Belgien,
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id,
Belgien.
Schweiz.
Frankreich
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien,
id.
Schweiz.
Öster-Ung.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Menge
kg, Stück
usw.
1.281
9.703
1.069
3.839
8.265
Warengattung.
Baumwollene
Posamentier-
waren
Hohes Flachsgarn usw
Hanfgarn, roh
Hanfgarn,
gefärbt
Garn für den Einzelverkauf..
Taue-, Kimer,
Hängematten
usw
id
Fußboden toppiche
Leinene Taschentücher, ge-
f'ärbl usw
id
Leinene Möbelstoffe, dichte..
Dichte
Loinengewebe
aus
Flachs, roh
id
id.
gebleicht
id
Dichle
Leinengewebe
aus
Hauf, roh
id.
id.
gebleicht
Säcke aus Juteleinwand . . . .
id
Leinener
Damast
id
Leinene
Spitzenstoffe
id.
Posamentierwaren .
Grobes
Wachstuch
Keines
Wachstuch
Schmiergeltuch usw
Fußbodenbelag
aus
Lino-
leim
Willle
Filzwaren
id
Pferdehaare, bearbeitet
Kleider u. Pulzwaren, ganz,
oder teilweise aus S e i d e .
id
id
id
Dergleichen, ganz, od. teil-
weise aus Wolle
id
id.
ganz
odes
teil
weise aus Baumwolle
id
id.
id
Kleider und Pultzwaren aus
andern Spinnstoffen
Herkunfts-
land.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien,
id.
Frankreich.
Belgien,
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id
id.
id.
id.
Frankreich,
Belgien.
id.
Frankreich,
Belgien.
id.
Öster. Ung
Schweiz.
Frankreich,
id.
Belgien.
id.
Öster. — Ung.
Schweiz,
Frankreich.
id.
Menge
Kg, Stück
usw.
1.291
2.533
1.340
1.497
3.033
1.736
2.065
24.984
2.088
3.173
Warengattung.
Kleider und Putzwaren aus
lindern Spinnstoffen . . .
Kleider und Pulzwaren aus
wasserdlichlen Geweben ..
Kleider und Putzwaren in
Verbind, mit Kautschuk
id
Kunstliche
Blumen
Schuhe aus Gespinstwaren.
id
Menschenhaare
id
Zugerichtete Schmuckfedern
id
Fächer
Männerhule und Mützen aus
Gespinstwaren
id
id
Frauenbute ganz oder teil-
werse aus Seide
Frauenhüle aus andern Ge-
spinstwaren
Männerhüle aus
Filz
id
Frauenhüle
aus
Filz
id
Hute aus Stroh
id
id
Frauenhüle
aller Art, ausge-
putzl
id
nerwaren
u. Waren aus
Därme.
Zugerichtetes Leder
Schuhe aus heiler mit Holz-
sohlen
Schuhe aus Leder,..
id
id
id
id,
Treibriemen aus Leder
Sattler- und Täschnerwaren
id
id
id
Handschuhleder
Herkunlts-
land.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
China.
Belgien.
Öster- Ung.
Belgien.
id.
id.
Schweiz,.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
id.
Öster Ung
id.
Belgien.
id.
Schweiz,.
Öster. Ung.
id.
Belgien,
Belgien,
id.
id.
id.
Schwelz.
V.St. v.Am.
Niederland.
Frankreich.
Belgien,
id
Frankreich.
Öster Ung.
Schweiz,
Öster
Ung.
Menge
kg, .Stück
usw.
9.733
Stück
id. 11
id 6
id.
id.
id.
id.
id.
id. 344
id, 288
id. 29
id. 24
id. 29
id. 221
4.265
Warengattung.
Handschuhleder
Petzwaren, nicht überzogen..
id
id.
überzogen
id
id
Darmwaren
7. Kautschukwaren.
Gewatzle Platten aus Kaut-
schuk
id
Treibriemen mil Kautschuk
getränkt
Keifen und Laufdecken für
Fahrzeugräder
id,
Anderweit nicht genannte
Kautschukwaren
id
id
Gespinstwaren mit Kaut-
schuk getränkt
Hartkautschukwaren
8. Geflechte u. Flechtwaren
aus
pflanzlichen Stoffen
mit Ausnahme de Ge-
spinstfasern.
Grobe Korbflechtwaren usw
id
id
Feine
Korbflechterwaren
9. Besen, Bürsten, Pinsel
Siebwaren,
Besen aus Reisig
Grobe Besen u. Bürgten aus
Borsten
id
id
Keine Besen u. Bürsten aus
Borsten
id
Siebwaren
10. Waren aus tierischen od-
pflanzlichen Schnitz- oder
Formerstoffen.
Waren, ganz oder teilweist
aus Schildplatt usw,
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweden.
Frankreich,
Belgien.
id.
Niederland.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Belgien.
Belgien-
Schweden.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Menge
kg, Stück
usw.
1 .713
8.020
11.108
1.175
16.644
Warengattung.
Waren, ganz oder teilweie
aus
Pertmutter
Echle Perlen
usw
Fischheinstäbe usw
Waren aus tierisrhen Schnitz-
stoffen
id
id
Bau- u. Nutzholz, gehobell
usw.
id
Hotztapeten, Panele usw. ..
Stöcke aus Holz
Böttcherwaren, roh oder be-
arbeitet
id
Möbel-, u. Möbelteile, grobe,
unfurniert
id
id.
grobe, furniert ..
Tischler-,
Drechsler-
und
Wagnerarbeiten
id
id.
Möbel u. Möbelteile aus Holz
in Verbindung mil ande-
ren Stoffen..
id
id
id
Feine
Hotzwaren.
id
Gepolsterte
Möbel ohne
Uberzug
id.
mit Oberzug....
Holzwaren aller Art aus an-
dern pflanzlichen Schnitz-
stoffen
Keine Korkwaren
id
Waren, ganz oder teilweise
aus Zellhorn
Stücke aus Rohr
Keine Schnitzwaren
11. Papier, Pappe u. Waren
daraus.
Druck-, Schreib-, Löschpa-
pier
usw
id
id
id.
Herkunfts-
land,
Öster.-Ung.
Schweiz,.
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Öster.- Ung.
Frankrech.
Belgien.
id.
id.
Dänemark.
Schweiz.
Öster.- Ung.
Belgien,
id.
id.
Schweiz.
Krankreich,
id.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Öster — Ung.
Belgien,
id
Belgien.
Niederland.
Oster-Ung.
Schweiz,
Menge
kg, Stück
usw.
1.570
132.776
4.960
7.939
7.439
Warengattung.
Druck-, Schreib-, Löschpa-
pier usw
Postkarten mit Bilderdruck
usw
id
id
id
id
Papier u. Pappe gestanzf usw.
id
id
id
Papiertapeten
id
Spielkarten aller
Art
Glas-, Sandpapier usw
Photographisches
Papier
usw
Gelatinpapier
usw
id.
Düten, Briefumschläge aus
Papier usw
id
Geschäftsbücher, Mappen
usw
id
Andere
Papierwaren
ohne
Verbindung mit arideren
Stoffen
id
id
id
id
Papierwaren in Verbindung
mil anderen
Stoffen
id
Makulatur
usw
12. Bücher, Bilder, Gemälde.
Gedruckte Bücher, Kalender
usw
id
id
id
id
id
Landkarten aus Papier.
Bilderaller Art aus Papier
id
id
Gemälde und
Zeichnungen.
id
Herkunfts-
land.
Frankreich.
Frankreich.
Oster.- Ung.
Schweiz.
Niederland,
Belgien.
id.
Oster.-Ung.
Niedertand,
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Öster -Ung,
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Dänemark.
Öster .- Ung.
Niederland,
Schweiz.
Belgien.
id.
Öster Ung
Niederland,
Dänemark.
Schweden.
Niederland.
Öster,-Ung.
Schweiz,
Belgien.
Öster.-Ung,
id.
Schweiz.
Belgien.
Belgien.
Oster.-Ung
Menge
kg, Stück
usw.
5.608
1.008
3.407
1.374
1.898
Warengattung.
Gemälde und Zeichnungen.
13. Waren aus Steinen odere
anderen mineralischen
Stoffen (mit Ausnahmen von
Tonwaren) sowie aus fos-
silen Stoffen.
Hohe oder
bloß
behauene
Steine
Platten aus Granit, Marmor
usw
Feine
Steirnmetzarbeiten
Schieferwaren, auch in Ver-
bindung mit Holz
Bildhauerwaren aus Steinen.
Steinwaren nur in Verbin-
dung mit. Holz u, Eisen.
Steinwaren in
Verbindung
mit anderen Materialien.
Mühlsteine
Polier-, Schleif-, Wetzsteine
usw.
id
id.
Zementwaren
Asbestwaren
id
Waren, ganz oder teilweise
aus Jet, Meerschaum usw.
id.
14, Tonwaren.
Mauersteine,unglasiert
id.
Dachziegel
usw
Rohren aus Ton, glasiert od.
unglasiert
Waren aus gemeinen Stein-
zeug
Tabakpfeisen,
einfarbig
od
weiß
Feuerfest Steine
Feuerfeste Erzeugnisse ans
Ton
Wandbekleidungsplattenaus
Ton
Waren aus feinem Steinzeug,
ein farbig.
id.
mehrfarbig,
id.
id.
Herkunfts-
land.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Norwegen.
Schweden.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id,
Öster.- Ung.
Belgien.
Schweiz,
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
Niederland.
Öster.- Ung.
Menge
kg, Stück
usw.
1.337
3.692
2.780
1.500
4.889
6.500
10,000
11.260
129.840
52.860
811.380
3.350
Warengattung.
Porzellanwaren
id
id
id
id
15, Glas und Glaswaren.
Glasmasse
Hohlglas,
gefärbt,
unge-
schliffen usw
id.
geschliffen usw..
id
id .
bemalt usw
id
Spiegel-,
Tafelglas,
unge-
schliffen usw
id.
geschliffen.
id.
belegt
Uhrgläser usw
Brillengläser usw
Glasbehänge usw
Glasbehänge,
Glasflüsse,
Glasperlen
Glaswaren, anderweit nicht
genannt
id
id.
in
Verbindung
mit andern Stoffen
id
16. Edle Metalle u. Waren
daraus.
Waren, ganz oder teilweise
aus Gold
id.
aus Silber
id
17, Unedle Metalle u. Waren
daraus.
Rohren n. Walzen, roh oder
bearbeitet
Nicht schmiedbare Kunst-
gußwaren
id
Rohe Eisenwaren aus nicht
schmiedbarem Guß
Maschinenteile und andere
Eisenwaren, bearbeitet ..
id
id
id
id
Herkunlts-
land.
Dänemark.
Öster.— Ung.
Belgien.
Schweiz.
Niederland.
Niederland,
Belgien.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
id.
id..
Belgien.
id.
Öster.- Ung.
Schweiz,
id.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Dänemark.
Schweden.
Menge
kg, Stuck
usw.
2.474
1.535
1.070
3.313
1.138
294.269
662.548
1.646.148
Warengattung.
Rohluppen, lngols usw
Schmiedbiires Eisenin Stäben
Blech, roh,
gefirnißt
Bearbeitele Röhren aus Eisen
Eisenbahnshienen u s w . . . .
Eisenbahnchsen
Rohe Eisenwaren
id
Maschinenteile, anderweil
nicht
genannt
id
id
id
id
id
Brücken u, Brückenbestand-
teile
Lokomobd-, Dampfkessel
usw
Ankertonnen, Gasbehäller
usw
id
Hähne, Ambosse usw
Kolbenzu Flaschenzügen usw
Spillen, Schaufeln usw
Senfen
Sägeblätter
Keilen und Raspeln usw.
Bohrer, Zangen usw
Reibahlen, Meßwerkzeuge
usw
id
Äxle, Hämmer usw
id
id
id
Pflüge u. anderweitig nicht
genannte eiserne Geräte...
id.
Schrauben, Nieten, Hufeisen
Eisenbahnpulfer usw.
Pateutachsen
Drahlwaren
id
Drahlstifle
Geschnittene Nägel usw
Haus-
und
Küchengeräte
usw
id
Eiserne Kelten
Trensen, Steigbügel, Schlitt-
schuhe,
id.
Herkunlts-
land.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Oster.-Ung.
Schweden,
Niederland.
Belgien,
Frankreich.
id
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Öster Ung
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Frankreich,
Schweiz,
Schweden,
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Frankreich,
Belgien.
id,
id.
Frankreich,
Belgien,
id.
Frankreich,
Menge
kg, Stück
usw.
20. 190
2.627.745
30.490
28.000
6.717
413.867
108.883
526.100
12. 180
120.105
60.827
1.317
10.174
113.806
394.111
27.700
30.275
1.423
2.961
1.261
Warengattung.
Herkunfts-
land.
Menge
kg. Stück
usw.
Warengattung.
Herkunfts-
land.
Menge
kg, Stück
usw.
Bau- und
Möbelbeschläge
Feine Messer, Scheeren usw
id.
id.
Schreibfedern
Näh-. Stricknadeln usw.
id.
Brucheisen, Abfälle
usw
id.
Aluminium roh, geschmiedet
usw
id.
Aluminium waren
id.
Feine
Bleiwaren
id.
Zink. roh usw.
Zinkdraht
Zinkwaren
id.
Zinn,
roh
id.
id.
Zinnwaren,
bearbeitet
id.
Niekelmetall, roh
Rohes Kupfer und Messing.
id.
Haus- u. Küchengeräte aus
Kupfer
Grobe Kupfer- u, Messing-
waren
id.
Feine Kupfer- u. Messing-
waren
id.
id.
Vergoldete od. versilberte
Metallwaren.
id.
id.
Luxusgegenstände aus un-
edlem
Metall
id.
Andere Waren
Läutewerke,
Sprechma-
schinen. Schrittzähler
id.
18. Maschinen, elektrische
Erzeugnisse, Fahrzeuge.
Lokomotiven, Lokomobilen.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Öster.-Ung.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweden.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich,
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
V. St. v. Am
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Belgien.
7.550
88.450
32.871
7.428
41.170
Soust nicht genannte Kraft-
maschinen
id.
Näh-, Strickmaschinen usw
Feuerspritzen, Pumpen usw.
Maschinen zur Bearbeitung
von Hölzern, Metallen
id.
Dampfpflüge, Mähmaschinen
Dresch-, Branerei-, Mälze-
reimaschinen
id.
id.
id.
id.
Dynamomaschinen
id.
Kabel zur Leitung elektri-
scher
Ströme
Andere elektrische Erzeug-
nisse
id.
Fahrzeugleile
Personenmotorwagenteile
Motorfahrräder
Fahrräder ohne Antriebs
maschinen
Lastwagen, Lastschlitten
Fahrradleile aus Eisen
Fahrradieile aus anderen im-
edlen Metallen
19. Feuerwaffen Uhren.
Touwerkzenge.
Handfeuerwaffen aller Art.
Teile zu
Handfeuerwaffen
Tascheunhren aus Gold
id. aus Silber
id. aus unedlem Metall
Uhrgehäuse und Uhrwerke
Uhrfurnituren
id.
Wanduhren
id.
Harnoniums
Klaviere aller Art
Streichtonwerkzeuge
id.
id.
Bastonwerkzeuge.
Klinderspielzeuge aller Art.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweden.
Öster.-Ung.
Schweiz,.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Schweiz..
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
id.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Özter. -Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
Öster.-Ung.
15.000
189 445
1.008
11.544
2.150
4.036
16.723
1.030
10.104
8.102
Stück
id. 770
id. 3
Stück 1178
id. 22618
id. 15277
id.
1.500
Warengattung:.
1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-
schaft und andere tierische u. pflanz-
liche Naturerzeugnisse; Nahrungs- u.
Genußmittel.
Speisebohnen
Erbsen
Lupinen
Kleesaat
Grassaat aller Art
Andere Feld-, Gemüse- und Blumen-
samen
Frische Kartoffeln
Frische Küchengewächse
Getrocknete Küchengewächse
Lebende Pflanzen
Frische Äpfel
Getrocknetes Obst
Gemahlenes Obst
Bau- und Nutzholz, lediglich in der
Querrichtung mit der Axt oder Säge
bearbeitet
Desgleichen in der Längsrichtung ge-
sägt
Brennholz
Butter, frisch oder gesalzen
Branntwein in Fässern*)
Branntwein in Flaschen
Stiller Wein in Fässern
Stiller Wein in Flaschen
Obstwein
Bier in Fässern
Mineralwasser
Säfte von Pflanzen usw
2. Mineralische und fossile Rohstoffe;
Mineralöle.
Gartenerde, Kies usw
Natürlicher Kalk
Gips
Zement
Eisenerz
Menge
kg, Stück
usw.
203.618
1.800
278.907
38.150
1.919
2.323.135
39.250
10.815
6.315
2.450
Liter 18879
1.091
1.380
11.800
9.626
4.155.000
Warengattung.
Schlacken von Erzen
Steinkohlen
Steinkohlenkoks
Preßkohlen usw
Steinkohlenteeröl
Benzol, Steinkohlenteeröle,
schwere
3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichte,
Wachswaren, Seifen und andere unter
Verwendung von Fetten, Oelen oder
Wachs hergestellte Waren.
Lichte aller
Art
Feine Seife
Schuhwichse
4. Chemische und pharmazeutische Er-
zeugnisse, Farben und Farbwaren.
Galziumkarbid usw
Sprengpulver usw
Anderweit nicht genannte verdichlete
Gase
5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe
und Waren daraus; Menschenhaure;
zugerichtete Schinuckiedern, Fächer
und Hüte,
Rohseide
Seidenzwirn
Gewebe mit Ölfirnis getränkt usw
6. Leder und Lederwaren, Kürschner-
waren; Waren aus Därmen.
Glacéleder
Lederhandschuhe
7. Kautschukwaren.
Gespinstwaren aus Filz usw. mit Kaut-
schuk
Menge
kg Stück
usw.
1.479.690
468.013
40.000
9.000
3.581
25.000
28.750
4.950
2.600
*) Außerdem wurden noch 324 Liter reiner Alkohol nach dem Zollvereinsland ausgeführt.
AUSFUHR VON WAREN,
welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen
Handel stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des
Kalenderjahres 1917.
Warengattung.
8. Geflechte und Flechtwaren aus pflanz-
lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren.
Grobe
Korbflechterwaren
usw
9. Besen, Bürsten, Pinsel und Sichwaren.
Besen aus Reisig
10. Waren aus tierischen oder pilanz-
lichen Schnitz- oder Formerstoffen.
Bau- und Nutzholz,
genutet
usw
Möbel u. Möbelteile, grobe, unfurniert
11. Papier, Pappe und Waren daraus.
Pappen aus
Stroh.
Holz
usw
Schreibpapier usw
Postkarten usw. mit Bilddruck
12. Bilder, Bücher, Gemälde.
Gedruckle Bücher
13. Waren aus Steinen oder anderen
mineralischen Stoffen (mit Ausnahme
der Tonwaren) sowie aus fossilen
Stoffen.
Schleif-, Polier- und Welzsteine
14. Tonwaren.
15. Glas und Glaswaren.
Glas- und Schmelzwaren
Menge
kg, Stück
usw.
82.173
Warengattung.
16. Edle Metalle und Waren daraus,
17. Unedle Metalle und Waren daraus.
Roheisen
Röhren und Walzen, roh
bearbeitet
Rohe Eisenwaren aus schmiedbarem
Guß usw
Maschinenteile usw., bearbeitet
Rohluppen, Rohschienen, Ingots usw.
Schmiedbares Eisen in
Stäben
Blech, roh, gefirnißt usw
Eisendraht, gewalzt oder
gezogen
Eisenbahnschienen usw
Rohe Eisenwaren, anderweil nicht ge-
nanul
Maschinenteile
Röhrenverbinchingsstücke
Äxte, Hämmer usw
Geräte für landwirtschaft Gebrauch.
Hufeisen
Möbel und Möbelteile, eiserne
Kupfer, roh
usw
Stangen, Bleche usw. aus Kupfer
18. Alaschlaen, elektrotechnische Er-
zeugnisse, Fahrzeuge.
Mähmaschinen usw
Dreschmaschinen usw
19. Feuerwaffen, Uhren, Tonwerkzengen.
Kinderspielzeug.
Saiten,
abgepaßt
Kinderspielzeug
Menge
kg, Stück
usw.
652.200
167.191
109.555
2.340.200
21.005.985
4.590
7.231.960
12.254
340.760
69 760
2.254
15.916
Nachweisung
einiger
steuerpflichtiger
Waren,
welche
während
des
Jahres
aus
dem
Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden
a)
Bier
b) Branntwein mit Übergangsschein reiner Alkohol
c) Branntwein ohne, Übergangschein, reiner Alkohol
d) Kochsalz
e) Unbearbeitete Tabakblätter
Liter.
id.
id.
id.
514.53077
723.125
273.274
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1917 comme suit
Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-AIz.
Vice-Président : M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-
s.-Alz.; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;
Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph Glesener, industriel
à Hollerich; Jules Godchaux,1 administrateur des draperies Schleifmuni à Schleifmuhl; Émile
Godchaux,2 directeur des draperies Schleifmuhl à Pulvermuhl; Pierre Hastert, meunier à Luxem-
bourg-Grund; Léon Klenschf,3 directeur d'assurances à Luxembourg; Jean Knaff, négociant à
Luxembourg; Michel Knaff, négociant à Luxembourg; Joseph Lambert,4 tanneur à Wiltz; Guillaume
Lefèvre, négociant à Luxembourg; Jules Mongenast, tanneur à Ettelbruck; Maurice Pescatore,
ancien directeur de la faïencerie de Septfontaines; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxem-
bourg; Niels Reining, fabricant de tabacs à Luxembourg; Émile Schrœll, imprimeur à Luxembourg;
Constant Soupert, rosiériste à Limpertsberg; Joseph Würth-Weiler, directeur de la Banque Inter-
nationale à Luxembourg; Paul Würth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.
Secrétaire: M: J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg
Luxembourg, le 19 mai 1918.
LA CHAMBRE DE COMMERCE
1) Nommé membre par arrêté g.-d, du 12 janv, en remplacement de M. Jean Knaff, décédé.
2) Nommé membre par arrêté g.-d. du 5 oct. on remplacement de M. Jules Godchaux, décédé.
3) Nommé membre par arrêté g.-d, du 12 juin en remplacement de M. Guill. Lefèvre, décédé.
4) Nommé membre par arrêté g.-d. du 6 avril en remplacement de M. Jules Mongenast, décédé.
74.
Le Président,
Léon METZ.
Le Secrétaire,
J.-P. .SEVENIG.
SOMMAIRE.
Considérations générales
Travaux de la Chambre de commerce
Minières
Métallurgie
Ateliers de construction
Meubles en fer
Clouterie
Industrie du bâtiment
Carrières
Ardoisières
Faïencerie
Mosaïques et dallages céramiques
Industrie des ciments
Briqueterie mécanique
Tannerie
Ganterie
Écorces à tan
Industrie textile
Industrie du vêtement
Brasserie
Distillerie
Industrie des tabacs
Imprimerie
Horticulture
Conserves de légumes
Meunerie
Viticulture et commerce des vins
Pages.
Vins de Champagne
Industrie du gaz
Industrie électrique
Industrie des explosifs
Faillites et concordats
Bourses du travail
Assurances
Caisses d'épargne et Crédit foncier
Banque Internationale à Luxembourg
Taxes communales d'octroi à Luxembourg
Mercuriales
Statistique douanière
Einfuhr von Waren, welche zum Verbrauch
im
Großherzogtum
Luxemburg bezw.
dessen Handel bestimmt sind, während des
Kalenderjahres 1917
Ausfuhr von Waren, welche aus der Pro-
duktion des Großherzogtums Luxemburg
oder dessen Handel stammen, über die
Zollämter des Großherzogtutms
während
des Kalenderjahres
Nachweisung einiger steuerpflichtiger Waren,
welche während des Jahres 1917 aus dem
Zollverein nach dem Großherzogtum Lu-
xemburg eingeführt wurden
Composition de la Chambre de commerce
Die Erhebung erfolgt gemeindeweise;
deren Durchführung liegt den Schöffenkollegien
ob.
Notre Directeur général de la justice
et de l'instruction publique est chargé de l'exé-
cution du présent arrêté.
Luxembourg, le 17 mai 1918.
MARIE-ADÉLAÏDE.
Le Directeur général de la justice
et de l'instruction publique,
L .
MOUTRIER.
Großh. Beschluß vom 17. Mai 1918, betreffend
die Erhöhung der Vergütungen der Mit-
glieder der Kommissionen für die Reife-
und Fähigkeitsprüfungen an den Gymnasien
und Industrieschulen.
Wir Maria Adelheid, von Gottes Gnaden
Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu
Nassau, u., u., u.;
Nach Einsicht des Art. 20 des Großh. Be-
schlusses vom 14. Juli 1902, uber die Reifeprü-
fung, sowie des Art. 19 des Großh. Beschlusses
vom 15. Juli 1906, die Neuordnung der Fähig
betreffend;
Nach Anhörung Unseres Staatsrates;
Auf den Bericht Unseres General-Direktors
der Justiz und des öffentlichen Unterrichts, und
nach Beratung der Regierung im Conseil;
Haben beschlossen und beschließen
Unser General-Direktor der Justiz
und des öffentlichen Unterrichts ist mit der Aus-
führung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt.
Luxemburg, den 17. Mai 1918
Maria Adelheid.
Der General Direktor der Justiz
und des öffentlichen Unterrichts,
L.
Moutrier.
Arrête du 22 mai 1918, portant défense d'expor-
tation des tabacs bruts et manufacturés.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE
DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;
Revu l'arrêté ministériel du 4 août 1916,
désignant les produits et objets admis à la
libre circulation entre le Grand-Duché et les
pays de l'Union douanière;
Arrête
Les contraventions au présent arrêté
seront punies des peines prévues à l'art, 4 de
l'arrêté g.-d. du 4 août 1916, portant défense
d'exportation de certains produits et objets.
Zuwiderhandlungen gegen diesen
Beschluß werden mit den in Art. 4 des Großh.
Beschlusses vom 4. August 1916 vorgesehenen
Strafen geahndet.
Art.
3.
Beschluß.
fritt
am Tage
nach seiner Veröffentlichung im "Memorial" in
Kraft.
Luxemburg, den 22. Mai 1918.
Der General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie und des Handels,
J.
Faber.
Avis. Chambre de commerce,
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL, DE L'AGRICULTURE
DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;
Vu le rapport de la Chambre de commerce
sur la situation du commerce et de l'industrie
dans le Grand-Duché pendant l'année 1917;
Arrête
Les mesures de destruction seront
les suivantes
1° dès la publication du présent arrêté, les
vignerons intéressés ramasseront ou feront ra-
masser les insectes à l'état parfait. Ce travail
sera fait de préférence de grand matin ou vers
le soir. Les insectes seront écrasés sur place ou
détruits à domicile avec de l'eau bouillante;
2° de dix en dix jours et jusqu'à la fin du
mois de juin, on recueillera les fouilles roulées
(cigares) pour les livrer le soir du même jour à
un des surveillants locaux de la commune.
Ces feuilles seront brûlées sur le champ.
La mesure qui précède est applicable éga-
lement aux feuilles roulées trouvées sur les
Beschluß vom 24. Mai 1918, betreffend die Ver-
tilgung des Rebenstechers (Rynchites betuli)
in den Gemarkungen der Ortschaften Machtum
und Mondors.
Der
General-Direktor
des
Ackerbaus,
der Industrie und des
Handels;
Auf die Berichte des Hrn. Präsidenten der
Weinbaukommission vom 23.und 24. Mm et., aus
denen erhellt, daß der Rebenstecher (Zigarrenwick-
ler) sich auf die Weinberge der Gemarkungen der
Ortschaften Machtum und Mondorf verbreitet
hat, und die Gefahr der Weiterverbreitung droht;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1892
über die Vertilgung landwirtschaftlich schädlicher
Insekten und Pflanzen;
In Erwägung, daß es dringend geboten ist,
die zur Vertilgung des Insektes nötigen Vor-
lehrungen zu treffen;
Nach Beratung der Regierung in, Kon-
seil;
Beschließt
Diese Vertilgung ist folgendermaßen
vorzunehmen
1.
Gleich bei Bekanntmachung gegenwärtigen
Beschlusses haben die beteiligten Winzer die
Käfer zu sammeln oder sammeln zu lassen. Diese
Arbeit soll vorzugsweise des Morgens in der
Frühe oder gegell Abend vorgenommen worden.
Die Käfer sind an Ort und Stelle zu zerdrücken
oder zu Hause mittels kochenden Wassers zu
töten;
2. von zehn zu zehn Tagen und bis zu Ende
des Monats Juni sind die Wickel (Zigarren) zu
sammeln und am nämlichen Tage an einen Lokal-
beobachter der Gemeinde abzuliefern. Die
Wickel müssen sofort verbrannt werden.
Vorstehende Maßnahme bezieht sich auch auf die
Wickel, welche an den Obstbäumen (Birnbäu-
arbres fruitiers (poiriers et autres) épars ou
plantes le long des chemins dans les dites vignes.
Pour le surplus, il n'est dérogé en rien
aux dispositions des arrêtés grand-ducaux des
4 juin, 5 juillet et 30 octobre 1917 prévisés.
Le relèvement se fera au moyen de
déclarations à remplir par tous les proprié-
taires ainsi que tous les fermiers ou autres
exploitants de terrains assujettis à la décla-
ration.
Großh. Beschluß vom 24. Mai 1918, wodurch
eine Erhebung der Anbauflächen angeordnet
wird.
Wir Maria Adelheid, von Gottes Gnaden
Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu
Nassau, u, u., u.;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1915,
welches der Regierung die nötigen Befugnisse
erteilt zur Wahrung der wirtschaftlichen Inter-
essen des Landes während des Krieges;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 16. Januar
1866, über die Einrichtung des Staatsrates, und
in Anbetracht der Dringlichkeit;
Nach Beratung der Regierung im .Ron-
seil;
Haben beschlossen und beschließen
Die Erhebung erfolgt durch Anzeigen,
die von allen Eigentümern sowie von allen Päch-
tern oder anderen Betriebsinhabern von anzeige-
pflichtigen Anbauflächen auszufertigen such.
Memorial
Les déclarations devront contenir rémunéra-
tion de toutes les terres sujettes à la déclaration,
ensemencées ou non, en spécifiant la contenance
exacte, le numéro cadastral, le lieu-dit et la
nature de culture actuelle de chaque parcelle
Les propriétaires de terrains affermés devront
déclarer les noms des fermiers; les fermiers de-
vront déclarer les noms des propriétaires des
terrains qu'ils ont pris à ferme.
Les déclarants sont tenus d'indiquer, en ce
qui concerne les terres emblavées de blé (fro-
ment, seigle, méteil) s'ils cultivent ces terres
eux-mêmes, resp. par leur personnel, ou s'ils
les font cultiver par des tiers qui ne sont pas
durablement à leur service.
Les chefs de ménage qui ne sont ni proprié-
taires, ni exploitants de terrains assujettis à
la déclaration, feront une déclaration négative.
Le présent arrêté sera obligatoire le
lendemain de sa publication au Mémorial
Luxembourg, le 22 mai 1918.
Le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie et du commerce,
J. FABER.
Beschluß vom 22. Mai 1918, betreffend Aus-
fuhrverbot von Tabak- und Tabakfabrikaten.
Der General Direktor des Ackerbaus,
den Industrie und des Handels;
Nach Einsicht des Ministerialbeschlusses vom
4 August 1916, betreffend Bezeichnung der fur
den freien Warenverkehr zwischen dem Groß-
herzogtum Luxemburg und den Zollvereins-
ländern zugelassenen Produkte und Gegenstände;
Beschließt
Pendant la période susindiquée, la
visite des vignes se fora les 31 mai, 10, 20 et
30 juin par les agents de la police générale ou
locale.
Während der angegebenen Zeit findet
durch die Beamten der allgemeinen oder Lokal-
Polizei ein Begang der Weinberge statt am 31.
Mai, 10., 20., und 30. Juni.
Le présent arrêté entrera en vigueur
le 28 mai 1918.
Luxembourg, le 24 mai 1918.
Les membres du Gouvernement,
L. KAUFFMAN
L
MOUTRIER.
J FABER
M. KOHN
Arrêté du 24 mai 1918, concernant le droit de
commission des collectionneurs régionaux de
beurre.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,
DE
L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;
Vu l'arrêté grand-ducal du 1er février 1916
concernant la défense d'exportation, la vente
le transport et la consommation du beurre;
bezw. Butter von jeder in der Laktationsperiode
befindlichen Kuh wenigstens betragen
a) In den Gemeindesektionen mit Genossen-
schaftsmolkerei 30 Liter Vollmilch fur die Halter
von zwei oder mehreren Milchkrihen und 10 Liter
Vollmilch für die Halter einer einzigen Milchkuh,
außer fur beide Kategorien, der Milch, welche
den Buttermengen entspricht, die die Betreffen-
den aus der Molkerei für die Bedürfnisse ihrer
Haushalte gemäß der gesetzlichen Rationierung
beziehen,
b) in den Gemeindesektionen ohne Genossen-
schaftsmolkerer 1 Kilogramm Butter oder 30 Liter
Vollmilch fur die Halter von zwei oder mehreren
Milchkuhen und 375 Gramm Butter oder 10
Liter Vollmilch für die Halter einer einzigen
Milchkuh.
Dieser Beschluß tritt am 28. Mai 1918
in Kraft.
Luxemburg, den 24. Mai 1918.
Die Mitglieder der Regierung,
L.
Kauffman.
L.
Moutrier.
J.
Faber.
M. Kohn.
Beschluß vom 24. Mai 1918, betreffend die
Entschädigung der Regionalbuttersammler.
Der
General-Direktor
des Ackerbaus,
der Industrie und des Handel;
Nach Einsicht des Großh. Beschlusses von, 1.
Februar 1916, betreffend das Ausfuhrverbot,
den Verkauf, den Transport und den Verbrauch
vom Butter
Revu l'arrêté du 30 octobre 1916, concernant
le régime du beurre;
Après délibération du Gouvernement en
conseil;
Arrête;
Les déclarants se serviront des formu-
laires qui seront mis à leur disposition par le
Gouvernement.
Les données des déclarations seront réunies
par les soins des collèges des bourgmestre et
échevins dans des listes de contrôle dressées par
sections de commune, en double exemplaire.
Art. 5, Un exemplaire des listes de contrôle
sera adressé immédiatement, au plus tard pour
le 16 juin 1918 à l'Office de statistique, l'autre
exemplaire sera retenu au secrétariat de la
commune.
Die Anzeigepflichtigen haben sich der
ihnen durch die Regierung zur Verfügung ge-
stellten Formulare zu bedienen.
Die Angaben der Anzeigen werden durch die
Schöffenkollegien in sektionsweise und doppelt
ausgefertigten
Kontrollisten
zusammengestellt.
Ces agents rechercheront ou consta-
teront les infractions aux prescriptions de
l'art. 2 du présent arrêté. Ils dresseront à charge
des contrevenants procès-verbal qu'ils trans-
mettront à l'officier du ministère public près
le tribunal de police qui devra connaître de
l'infraction.
Diese Beamten stellen die Zuwider-
handlungen gegen die Vorschriften vorstehenden
Art. 2 fest und errichten gegen die Zuwiderhan-
delnden
Protokoll, welches dem öffentlichen
Ministerium
beim
zuständigen
Polizeigericht
Übermacht wird.
Ein Exemplar der Kontrollisten wird
unverzüglich spätestens bis zum 16. Juni 1918
dem Statistischen Amt eingesandt, das andere
Exemplar wird auf dem Gemeindesekretariat
zurückbehalten.
Les contrevenants aux prescriptions
de l'art. 2 de l'arrêté encourront les peines por-
tées par l'art, 3 de la loi du 15 mars 1892, con-
cernant la destruction des insectes et des végé-
taux nuisibles à l'agriculture. Il appartient au
juge de statuer conformément aux dispositions
de l'art. 4 de la dite loi.
Zuwiderhandlungen gegen Art. 2 des
Beschlusses verfallen den unter Art. 3 des Ge-
setzes vom 15. März 1892, betreffend die Vertin-
gung landwirtschaftlich schädlicher Insekten und
Pflanzen, vorgesehenen Strafen. Dem Nichter
steht es zu, gemäß den Bestimmungen des, Art. 4
besagten Gesetzes zu verfahren.
Du 16 au 30 juin 1918, les comités
locaux procéderont à la vérification de toutes
les déclarations relatives aux différentes sec-
tions en les comparant avec les matrices et les
plans cadastraux.
In der Zeit vom 16. auf den 30. Juni
1918 nehmen die Lokalkomitees die Prüfung
aller auf die verschiedenen Sektionen bezüg-
lichen Anzeigen an Hand der Katasterbücher und
Pläne vor.
Le présent arrêté sera inséré au
Mémorial, il sera en outre affiché et publié de
la manière usitée dans les localités intéressées.
Luxembourg, le 24 mai 1918.
Le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie, et du commerce,
J. FABER.
Avis. — Justice.
Par arrêté grand-ducal du 19 mai courant,
M. Eugène Faber, vice-président du tribunal
d'arrondissement de Luxembourg, a été nommé
conseiller à la Cour supérieure de justice.
Luxembourg, le 21 mai 1918.
Le Directeur général de la justice
et de l'instruction publique
L
MOUTRIER
men u. a.) in den Weinbergen oder an den durch
diese führenden Wogen vorgefunden werden.
Dieser Beschluß soll ins „Memorial"
eingerückt und durch Ausruf und Anschlag in den
betreffenden Ortschaften bekannt gemacht werden.
Luxemburg, den 24. Mai 1918.
Der General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie und des Handels,
J. Faber.
Bekanntmachung.
—Justiz.
Durch Großh. Beschluß; vom 19. dieses Monats,
ist Hr. Engen
Faber,
Vizepräsident des Be-
zirksgerichtes zu Luxemburg, zum Obergerichts
rat ernannt wurden.
Luxemburg, den 21. Mai 1918.
Der General-Direktor der Justiz
und des öffentlichen Unterrichts,
L.
Moutrier.
Avis. — Absence.
Par jugement du tribunal d'arrondissement
de Luxembourg en date du 24 avril dernier,
M. Henri Kremer, ayant eu son dernier domicile
à Pulvermuhl, aujourd'hui sans résidence ni
domicile connus, a été déclaré en état d'absence.
La présente publication a lieu en conformité
de Fart. 118 du Code civil.
Luxembourg, le 18 mai 1918.
Le Directeur général de la justice
et de l'instruction publique,
L.
MOUTRIER
Avis. — Absence.
Par jugement du tribunal d'arrondissement
de Luxembourg en date du 10 avril dernier,
M. Théodore Diederich, ayant eu son dernier
domicile à Bivange, aujourd'hui sans résidence
ni domicile connus, a été déclaré en état d'ab-
sence.
La présente publication a lieu en conformité
de l'art. 118 du Code civil.
Luxembourg, le 18 mai 1918.
Le Directeur général de la justice
et de l'instruction publique,
L.
MOUTRIER.
Avis. — Association syndicale.
Par arrêté du soussigné en date du 18 mai
1918, l'association syndicale pour la construc-
tion, d'un chemin d'exploitation «Auf der
Houscht», «hinter der Houscht » à Hosingen,
dans la commune de Hosingen, a été autorisée.
Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'as-
sociation sont déposés au Gouvernement et
au secrétariat communal de Hosingen.
Luxembourg, le 18 mai 1918.
Le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie et du commerce,
J. FABER.
Bekanntmachung. — Abwesenheit.
Durch Urteil des Bezirksgerichtes zu Luxem-
burg vom 24. April letzthin ist Hr. Heinrich
Kremer,
zuletzt wohnhaft zu Pulvermühl,
zur Zeit ohne bekannten Wohnsitz, für abwesend
erklart worden.
Diese Veröffentlichung geschiehl in Gemäßheit
des Art. 118 des Zivilgesetzbuches.
Luxemburg, den 18. Mai 1918.
Der General-Direktor der Justiz
und des öffentlichen Unterrichtes,
L.
Moutrier.
Bekanntmachung.
Abwesenheit.
Durch Urteil des Bezirksgeruhtes zu Luxem-
burg vom 10. April letzthin ist Hr. Theodor
Diederich,
zuletzt wohnhaft zu Bivingen,
zur Zeit ohne bekannten Wolinsiß, sin abwesend
erklärt worden.
Diese Veröffentlichung geschieht in Gemäßheit
den Art. 118 des Zivilgesetzbuches.
Luxemburg, den 18. Mai 1918.
Der General Direktor der Justiz
und des öffentlichen Unterrichtes,
L.
Moutrier.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom
18. Mai 1918, ist die Syndikatsgenossenschaft
für Anlage eines Feldweges „Auf der Houscht",
„Hinter der Houscht", zu Hosingen, Gemeinde
Hosingen, ermächtigt worden.
Dieser Beschluß, sowie ein Duplikata des
Genossenschaftsaktes sind in der Regierung und
dem Gemeindesekretariate von Hosingen hinter
legt.
Luxemburg, den 18. Mai 1918.
Der General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie et des Handels,
J.
Faber.
Avis.
Assurance-maladie.
Par arrêté du soussigné eu date de ce jour
les modifications ci-après, apportées aux sta-
tuts de la Caisse de maladie Paul Wurth & Cie
à Hollerich, par décision de l'assemblée géné-
rale du 29 avril 1918, ont été approuvées
A l'expiration du délai fixé à l'article
Die Anzeigen müssen die Aufzählung sämt-
licher eingesäten oder nicht eingesäten anzeige-
pflichtigen Anbauflächen enthalten mit beson-
derer Angabe des genauen Flächeninhaltes, der
Katasternummer, der Ortslage (Flurbezeichnung)
und der jetzigen Kulturart (angebaute Frucht-
art) jeder Parzelle.
Die Eigentümer von verpachtetem
Land
haben die Namen der Pächter anzugeben, die
Pächter die Namen der Eigentümer der von
ihnen gepachteten Felder.
Bezüglich der mit Brotgetreide (Weizen, Rog-
gen, Mischler) eingesäten Ackerflächen haben die
Anzeigepflichtigen noch anzugeben, ob sie das
Land selbst bezw. durch ihr Dienstpersonal be-
bauen, oder ob sie dasselbe durch Dritte nicht in
dauernd festem Dienstverhältnis zu ihnen stehende
Personen bebauen lassen.
Die Hanshaltsvorstände, die weder Eigen-
tümer noch Bewirtschafter von anzeigepflichtigen
Anbauflächen sind, haben eine negative Anzeige
zu erstatten.
Nach Ablauf der im vorstehenden
précédent, les collèges échevinaux adresseront
toutes les déclarations à. l'Office de statistique.
Les comités cantonaux procéderont,
sur le terrain, à une seconde vérification por-
tant sur 15% au moins de toutes les déclara-
tions.
Die Kantonalkomitees werden an
Ort und Stelle eine Überprüfung von wenigstens
15 % aller Anzeigen vornehmen.
Les secrétaires communaux, les insti-
tuteurs, les gardes champêtres et les gardes
forestiers prêteront leur concours aux opéra-
tions du relèvement.
Die Gemeindesekretäre, die Lehrer,
die Förster und die Feldhüter haben beim Erhe-
bungsgeschäft mitzuwirken.
Les données du relèvement serviront
uniquement dans l'intérêt du service de l'ap-
provisionnement; elles ne seront pas utilisées
dans un but fiscal.
Die Angaben der Erhebung werden
ausschließlich im Interesse des Lebensmittel-
dienstes verwertet; sie werden keineswegs zu
Steuerzwecken dienen.
Krankengeld: Im Falle der Liwerbsunfähigkeit infolge von Krankheit oder Verwundung
erhalten die betreffenden Kassenmitglieder vom dritten Tage der Erkrankung ab für jeden Arbeitstag
ein Krankengeld in der Höhe der Hallte des Arbeitsverdienstes der Versicherten, soweit derselbe 10 Fr.
für den Arbeitstag nicht übersteigt.
Les personnes tenues à la déclaration
qui, intentionnellement, omettront de fournir
dans le délai fixé ou fourniront d'une manière
fausse ou incomplète les indications prescrites
relativement au nombre des terres sujettes à
la déclaration, à la contenance ou à la nature
de culture des terrains, ou qui refuseront de,
signer leurs déclarations, seront punies d'un
emprisonnement de huit jours à trois ans et
d'une amende de 26 à 3000 fr., ou d'une de ces
peines seulement.
Les récoltes des superficies non déclarées
seront saisies et la confiscation en sera pro-
noncée.
Il en sera de même des récoltes de terrains
ensemencés de céréales, de légumineuses ou
de pommes de terre, dont la nature de culture
aura été indiquée faussement.
Les personnes tenues à la déclaration qui par
négligence omettront de fournir dans le délai
fixé ou fourniront d'une manière inexacte ou
incomplète les indications visées à l'alinéa 1er
du présent article, seront punies d'une amende
de 26 à 1000 fr.
Die zur Anzeige Verpflichteten, die
vorsätzlich die in Bezug auf Zahl der anzeige-
pflichtigen Anbauflächen, Größe oder Kulturart
der Felder vorgeschriebenen Angaben nicht in der
festgesetzten Frist, oder unrichtig oder unvoll-
ständig machen, sowie die, welche sich weigern,
die Anzeige zu unterzeichnen, werden mit Ge-
fängnis von acht Tagen bis zu drei Jahren und
mit Geldstrafe voll 26 bis zu 3000 Fr, oder mit
einer dieser Strafen bestraft.
Die Ernteerträge der nicht angezeigten Flächen
werden beschlagnahmt, und deren Einziehung
wird angeordnet
Der Einziehung verfallen ebenfalls die Ernte
erträge von mit Getreide oder Hülsenfrüchten,
oder mit Kartoffeln angebauten Feldern, deren
Fruchtart unrichtig angegeben wurde.
Die Anzeigepflichtigen, die fahrlässig die im
Abs. 1 dieses Artikels vorgesehenen Angaben
nicht in der festgesetzten Frist, oder unrichtig oder
unvollständig machen, werden mit einer Meld
strafe von 26 bis zu 1000 Fr. bestraft.
Art. 12 Unser Regierungskollegium und die
zuständigen Departemente sind mit der Ausfüh-
chargés de l'exécution du présent arrêté, qui
sera inséré au Mémorial.
Château de Berg, le 24 mai 1918.
MARIE-ADÉLAÏDE.
Les membres du Gouvernement,
L.
KAUFFMAN.
L. MOUTRIER.
J. FABER.
M.
KOHN.
rung dieses Beschlusses beauftragt, der im „Me-
morial" veröffentlicht werden soll.
Schloß Berg, den 24. Mai 1916.
Maria Adelheid.
Die Mitglieder der Regierung.
L. Kauffman.
L.
Moutrier.
J. Faber.
M. Kohn.
Arrêté grand-ducal du 17 mai 1918, portant
majoration des honoraires des membres des
commissions des examens de maturité et de
capacité aux gymnases et aux écoles indus-
trielles et commerciales.
Nous MARIE-ADÉLAIDE, par la grâce de
Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg, Du-
chesse de Nassau, etc., etc., etc.;
Vu l'art. 20 de l'arrêté grand-ducal du 14
juillet 1902, portant règlement de l'examen de
maturité, et l'art. 19 de l'arrêté grand-ducal du
15 juillet 1906, portant modification au règle-
ment pour l'examen de capacité;
Notre Conseil d'État entendu;
Sur le rapport de Notre Directeur général de
la justice et de l'instruction publique, et après
délibération du Gouvernement en conseil;
Avons arrêté et arrêtons
Art. 1er L'art, 20, al. 1er de l'arrêté grand-
ducal du 14 juillet 1902 et l'art. 19, al. 1er, de
l'arrêté grand-ducal du 15 juillet 1906 susdits
sont modifiés comme suit
Chaque membre de la commission a, droit à
une indemnité de 150 fr., en dehors des frais
de route et de séjour, qui sont liquidés confor-
mément au règlement du 3 mai 1869.
Notre Conseil du Gouvernement et
les départements que la chose concerne sont
Artikel festgesetzten Frist werden die Schöffen-
kollegien dem Statistischen Amte sämtliche An-
zeigen übermitteln.
Der Kranke ist unter Strafe verpflichtet, seine Adresse genau und richtig anzugeben; gibt er dieselbe
in betrügerischer Absicht wiederholt unrichtig an, so kann ihm das Krankengeld entzogen werden.
Art. 26, Absatz 2;
Einem Mitgliede welches gleichzeitig anderweitig gegen Krankheit versichert ist, wird das durch Art, 5
und 6 festgesetzte Krankengeld so weit gekürzt, als dasselbe zusammen mit dem aus anderweitiger Ver-
Avis.
Assurance-maladie.
Par arrêté du soussigné en date de ce jour,
les modifications ci-après, apportées aux statuts
dp la Caisse de maladie Deutsch-Lusemburgusche
Bergwerks- und Hütten-Aktien-Gesellschaft à Dif-
ferdange, par décision de l'assemblée générale
du 18 avril 1918, ont été approuvées
Bekanntmachung.
Krankenversicherung.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heu-
tigen Tage sind nachstehende, durch die General-
versammlung vom 18. April 1918 am Statut der
Betriebskrankenkenkasse
der
Deutch-
Luxemburgischen
Bergwerks-
und
Hütten
Aktien-Gesellschaft
zu
Differdingen, vorgenommene Änderungen ge-
nehmigt worden
Sicherung bezogenen Krankengelde den vollen Betrag des der Beitragsrechnung zugrunde liegenden Arbeits-
versdientes ubersteigt.
Art. 28, Absatz 1
Für den Todesfall eines Mitgliedes gewährt die Kasse ein Sterbegeld im zwanziglachen Betrage des für
den Versicherten maßgebenden durchschnittlichen Tagelohnes, ohne daß jedoch dieser Betrag 96 Mk.
übersteigen oder unter 48 Mk. herabgehen kann.
Sterbegeld: Für den Todesfall eines Mitgliedes gewahlt die Kasse ein Sterbegeld im zwanzig.
lachen Betrage des für den Versicherten maßgebenden durchschnittlichen Tagelohnes, ohne daß jedoch
dieser Betrag 120 1 r. übersteigen oder unter 60 fr. herabgehen kann.
Beitrage: Die Beilrage zur Krankenkasse sind festgesetzt auf 3 % des gemaß Art. 10 berech-
neten Tagelohn s, soweit derselbe 10 Fr. nicht ubersteigt; hiervon haben die Kassenmitglieder zwei, die
Arbeitgeber ein Prozent zu tragen.
Luxembourg, le 18 mai 1918.
Le Minister d'Etat
Président du Gouvernement,
L.
KAUFFMAN.
Luxemburg, den 18. Mai 1918.
Der Staatsminister,
Präsident der Negierung,
L.
Kauffmann.
Avis.
Assurance maladie
Par arrêté du soussigné en date de ce jour
les modifications ci-après, apportées aux statuts
de la Caisse de maladie de la Société anonyme
des Forges de la Providence Minières de Lamade-
laine Lamadelaine
par décision de l'assemblée
générale du 29 avril 1918, ont été approuvées
Art 3, alinéa
est a changer comme suit;
2° Les membres de la caisse qui quittent leur occupation sans en prendre une autre en vertu de laquelle
ils deviendraient membres d'une autre caisse de fabrique ou d'une caisse régionale, peuvent rester mem-
bres volontaires de la caisse aussi longtemps qu'ils résident dans sa circonscription et qu'ils en paient les
cotisations entières, y compris la part contributive des patrons pourvu qu'ils eu déclarent leur intention
à cet égard dans le délai d'une semaine, soit verbalement, soit par écrit, au comité directeur de la caisse
Même article, alinéa 7 à changer comme suit
a) Si dans les huit jours qui suivent leur départ du service des minières ils n'ont pas fait la déclaration
prévue sub 2,
Art. 4, alinéa 1er est à changer comme suit;
Un droit d'entrée uniforme fixé à fr. 5 est perçu sur tous les nouveaux membres qui ne sauront prouver
(…)
Bekanntmachung.
Krankenversicherung.
Durch Beschluß des Unterzeichmeten vom heu-
tigen Tage sind nachstehende, durch die General
versammlung von, 29. April 1918 am Statut der
Betriebstrantenkasse
Paul
Würth
u. Co. zu Hollerich vorgenommene Änderungen
genehmigt worden.
Bekanntmachung. Krankenverstcherung
Durch Beschluß des Unterzenhmeten vom heu-
tigen Tage sind nachstehende, durch die General
versammlung vom 29. April 1918, am Statut der
Betriebskrankenkasse der Société anonyme des
Forges de la Providence, Minieres de Lamade-
laine a Lamadelaine,
vorgenommene
Aude
rungen genehmigt
worden
que dans les treize semaines précédant leur admission à la caisse de la société de la Providence ils ont fait
partie d'une autre caisse de maladie agréée dans le Grand-Duché de Luxembourg.
Art. 6, alinéa 2 est à compléter comme suit
1° A partir du commencement de la maladie et pendant 26 semaines la gratuité des soins médicaux, les
médicaments etc
Art. 6, alinéa 4 et suivants sont à remplacer comme suit
II.—
En cas d'incapacité de travail
a) pendant treize semaines un secours en argent s'élevant à la moitié du salaire quotidien moyen admis
pour le membre d'après la classification ci-après donnée, ce secours est accordé à partir du troisième jour,
si l'incapacité de travail, qu'elle résulte d'une maladie ou d'un accident, ne dépasse pas 10 jours, et dès le
premier jour, s'il s'agit d'une durée plus longue.
b) pendant les treize semaines qui suivent celles ci-avant un secours s'élevant à la moitié de celui fixé
comme prédit.
Les classes auxquelles appartiennent les membres et qui serviront de base pour la fixation du secours
à allouer sont les suivantes
1re classe, salaire 10 fr. et plus, secours 5 fr. par jour.
2me classe, salaire 9 à 10 fr., secours 4,50 fr. par jour.
3me classe, salaire 8 à 9 fr., secours 4 fr. par jour.
4me classe, salaire 7 à 8 fr., secours 3,50 fr. par jour.
5me classe, salaire 6 à 7 fr., secours 3 fr. par jour.
6me classe, salaire 5 à 6 fr., secours 2,50 fr. par jour.
Jusqu'au règlement définitif, qui se fera à la paye qui suit le jour de la reprise du travail, des acomptes
sur les secours en argent revenant aux malades et blessés sont payés et doivent être touchés lors de chaque
paye régulière. L'allocation gratuite des soins de médecins, des médicaments et des moyens curatifs cessera
au plus tard à l'expiration de la vingt-sixième semaine après le début de l'incapacité de travail.
Art. 13 est à remplacer comme suit
En cas de décès d'un membre la caisse accorde aux ayants-droits une indemnité funéraire de fr. 120.
Cette allocation n'est pourtant pas due en cas de suicide. Si le décédé ne laisse des héritiers légaux, la
caisse ne paiera que les frais d'enterrement, qui en aucun cas ne pourront dépasser le montant du chiffre pré-
fixé.
Art. 15, alinéa 1er est à changer comme suit
Le montant des cotisations en tant qu'il est à la charge des assurés est fixé provisoirement à 3 % du
salaire quotidien moyen fixé à l'art. 6, § II pour chacune des classes d'assurée qui y sont désignées; il sera
porté à 41/2% s'il est établi que les recettes de la caisse ne suffisent à, couvrir les dépenses.
Art. 23, dernières lignes du 1er alinéa sont à changer comme suit;
et augmenter les cotisations restant à charge des assurés jusqu'à 4 1/2 % du salaire
quotidien moyen (Art. 2, loi du 9 février 1918.)
Luxembourg, le 18 mai 1918.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
L.
KAUFFMAN
Luxemburg den 18. Mai 1918.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
L.
Kauffman.
Art. 2, Absatz a und b
Befreit von diesem Zwange sind a) alle Beamten, weil Deutsch-Luxemburg denselben gegenüber im Er-
krankungsfalle das volle Gehalt während 13 Wochen bezahlt ;
b) diejenigen Personen, welche den Nachweis erbringen, daß sie Mitglieder einer von der Regierung zuge-
lassenen, auf Gegenseitigkeit beruhenden Hilfskasse sind. (Art. 3 a des Gesetzes.)
Bei freiwilliger Versicherung hat der Versicherte den vollen Kassenbeitrag, also einschließlich Arbeit-
geberanteil zu entrichten.
Die Versicherungspflichtigen Mitglieder erhalten spätestens am ersten Löhnungstage usw. nach dem
Statut,
Art. 4, Absatz 1
Ein einheitliches Eintrittsgeld im Betrage von Mk. 6, sofern dieser Betrag die sechsfache volle wöchent-
liche Kasseneinlage nicht übersteigt, wird nur von denjenigen neu beitretenden Mitgliedern erhoben, usw.
laut Statut.
Art. 5, Punkt 3.
Im Falke der Erwerbsunfähigkeit vom dritten Tage nach dem Eintritt der Erkrankung, und ab dem Tage
des Eintritts der Erwerbsunfähigkeit infolge eines Unfalles, fur jeden Kalendertag ein Krankengeld in
der Höhe der Hälfte des wirklichen Arbeitsverdienstes, soweit derselbe 8 Mk. für den Arbeitstag nicht
übersteigt.
Art. 5, Punkt 5, Absatz 2
Die freie ärztliche Behandlung, sowie die Zuwendung von Arzneien und Heilmitteln einten spätestens
mit dem Ablauf der 13. Woche vom Beginn der Krankheit ab, im Falle der Erwerbsunfähigkeit spätestens
mit dem Ablauf der 13, Woche vom Beginn des Krankengeldbezuges ab gerechnet. Endet der Bezug des
Krankengeldes erst nach Ablauf der 13. Woche ab Beginn der Krankheit, se können die unter 1 und 2
aufgezeichneten Hilfeleistungen nicht über diese Zeit hinaus verabfolgt werden
Art, 6;
Mitglieder, welche nach ihrem Ausscheiden aus der Fabrik bei der Kasse verbleiben, erhalten, soweit
die geldliche Unterstützung in Trage kommt, so lange sie sich im Bezirk der Gemeinden Differdingen,
Sassenheim, Petingen Niederkerschen Küntzig, Kayl und Rümelingen aufhalten (diese Gemeinden bilden
den Kassenbezirk) die Unterstützung nach Art. 5 nach dem Durchschnittsverdienste der drei letzten Lohn
Perioden vor dem Auscheiden aus der Fabrik.
Die an die Kasse zu entrichtenden Beitrage werden für jeden Kalendertag geleistet und 3,75% des
aus ein wirklichen Arbeitsverdienst und den verfahrenden Schichten berechneten durchschnittlichen
Tagesverdienstes, soweit derselbe 8 Mk. nicht übersteigt, festgesetzt,
Von den oben genannten 3,75 % entrichten 2,5 % die im Betriebe beschäftigten Arbeiter und 125 %
der Arbeitgeber.
Jeden Krankheitsfall, welcher durch einen, nach dem Unfallversicherungsgesetz zu entschaäigenden
Unfall herbeigeführt ist und Krankenhausbehandlung erfordert, hat der Kassenführer, sofern zu erwarten
ist, daß mit dem Ablauf der vierten Woche die Erwerbsfähigkeit des Erkrankten noch nicht wiederher-
gestellt ist, vorher rechtzeitig dem Vorstande der Unfallversicherungsgenossenschaft anzuzeigen.
Am Schluß von Absatz 1 soll es heißen 5,4 statt 3%.
Art 42, b), Absätze 1, 2 und 5
aus 5, von der Generalversammlung ohne Mitgwirkung der Vertreter des Unternehmers aus der Mitte
der stimmberechtigten Kassenmitglieder auf die Dauer von 2 Jahren gewählten Beisitzer.
Die Beisitzer haben jeder eine Stimme.
Sobald die für Rechnung der Mitglieder zu zahlenden Beiträge fünf Siebentel der Gesamtbeitrage über-
steigen, ist bei der nächsten Wahl ein sechster Beisitzer, und sobald sie sechs Achtel übersteigen ein sie-
benter Beisitzer zu wahlen.
Jedes Jahr scheiden abwechselnd 3, resp 2 Beisitzer aus. Die 3 Beisitzer, welche am Ende des ersten,
usw. laut Statut.
Art 44, Absatz 2
Für die Wahl der ersteren werden sämtliche Kassenmitglieder in folgende Abteilungen eingeteilt
1. Grube Langengrund, 2. Grube Tetingen, 3. Grube Thillenberg, 4. Grube Oberkorn, 5. Hochöfen,
6. Stahlwerk, 7. Walzwerk, 8. Maschinenbetrieb, 9. Schlackenmühle,
Avis. Titres au porteur.
Il résulte d'un exploit de l'huissier J.-.J. Pauly à Luxembourg en date du 2 août 1917 qu'il a été fait oppo-
sition au paiement du capital de cinq obligations de l'emprunt 3 ½ % de la ville de Luxembourg de 1892 . Lit. B.
n° 833, 834, 835, 837 et 838 de 500 fr. chacune.
L'opposant prétend que les titres en question ont été perdus,
Le présent avis est inséré au Mémorial en exécution de l'art. 4 de la loi du 16 mai
1891,
concernant
la
perte
des titres au
porteur.
Le Minister d'Etat, Président du Gouvernement,
L. KAUFFMAN,
Luxembourg, le 18 mai 1918.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
L. KAUFFMAN.
Luxemburg, den 18. Mai 1918.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung
L. Kauffman.
Les bureau. du collège électoral du canton d'Esch-s-l'Alz, convoqué au jeudi, 30 mai 1918,
pour procéder à l'élection d'un député en remplacement de M. J. Schortgen, décédé, on été
composés, selon le prescrit de l'art. 69 de la loi électorale, de la manière suivante
COMMUNE d'Esch
Bureau principal: M. Conrad Stumper juge
de paix à Esch-s.-Alz.;
scrutateurs,
MM.
Nicolas Kersch-Thiry*), rentier à Esch-s.-Alz.,
Joseph Origer imprimeur à Esch-s.-Alz Joseph
Dondelinger*), directeur de banque à Esch-s.-
Alz, ,Jean-Baptiste Kintzelé), négociant à Esch-
s.-Alz.: — scrutateurs suppléants, MM. Léon
Cerf, commerçant à Esch-s.-Alz., Michel Barnich,
agent d'affaires à Esch-s.-Alz., Eugène Meunier,
comptable à Esch-s.-Alz., François Heldenstein,
pharmacien à Esch-s.-Alz ;
secrétaire, M.
Mathias Bodry, greffier-adjoint à Esch-s.-Alz.
Deuxième section: président, M. Ferdinand
Adam, juge de paix à Esch-s.-Alz. ; — scruta-
teurs, MM. Nicolas Origer-May, boucher à
Esch-s.-Alz., Dominique Kersch, conseiller com-
munal à Esch-s.-Alz., Dominique Leclerc, culti-
vateur à Ersch-S.-AIZ., Bernard Winter, conduc-
teur des mines à
Esch-s.-Alz,;
scrutateurs
suppléants, MM. Louis Peters, commerçant à
Esch-s.-Alz., Pierre Gœdert comptable à Esch-
s.-Alz., Victor Krein, conseiller communal à
Esch-s.-Alz., Eugène Bisenius professeur à
Esch-s.-AIz.
secrétaire, M. Eugène Wagner
greffier assumé à Esch-s.-Alz,
Troisième section; président, M. Nicolas
Donnersbach conseiller communal à Esch-s
Alz;
scrutateurs, MM. Jean-Pierre Massard
huissier à Esch-s.-Alz,, Jean Oswald instituteur
à Esch-s.-AIz. Adolphe Claude négociant à
Esch-s.-Alz Eugène Meinch-Leyder, négociant
à Esch-s.-Alz.; scrutateurs suppléants, MM.
Gustave Croisé boucher à Esch-s.-Alz, Nicolas
Pesch commis des postes à Esch-s.-Alz Joseph
*) Les scrutateurs dont les noms sont marqués
d'un astérisque ont fait valoir des motifs d'em-
pêchement dans le délai légal.
Kayser, boucher à Esch-s.-Alz., Pierre
Wagner
Poncin, instituteur à Esch.-s.-AIz.; — secrétaire,
M. ,Jean Putz, secrétaire communal à Esch-
s.-AIz.
Quatrième section président, M. Alfred
Meyers, dentiste à Esch-s.-Alz.; — scrutateurs,
MM. Eugène Lemmer, instituteur à Esch-s.-Alz,,
Théodore Caude, boulanger à Esch-s.-Alz.,
Nicolas Woller, professeur à Esch-s.-Alz., Jean
Salentiny, conseiller communal à Esch-s.-Alz. ;
scrutateurs suppléants, MM. Eugène Majerus,
confiseur à Esch-s.-Alz., Nicolas Emering, con-
seiller communal à Esch-s.-Alz., Guillaume
Hirsch, chef de bureau à Esch-s.-Alz., Jacques
Jost, employé d'usine à
Esch-s.-Alz.; secré-
taire, M. Aloys Jungers, employé d'usine à Esch-
s.-Alz
Cinquième section. président, M. Théodore
Kapp, conseiller communal à Esch-s.-Alz.;
scrutateurs, MM Michel Lenertz, jardinier à
Esch-s.-Alz Emile Hamilius, conseiller com-
munal à Esch-s.-Alz., Pierre Kales, constructeur
à Esch-s.-Alz., Jean-Pierre Birnbaum, négociant
à Esch-s.-Alz.; srcutateurs suppléants, MM.
Jean-Pierre Origer, conseiller communal à Esch-s.-Alz
s.-Alz., Jean-Pierre Kauth, huissier à Esch-s.-
AIz.; François Benoit, sous-chef de bureau à
Eschh-s.-Als., Guillaume Welschbillig, pharma-
cien à
Esch-s.-Alz
— secrétaire, M. Jean
Fusenig, employé communal à Esch-s.-Alz,
Commune de Bettembourg,
Première section. président, M. Auguste
Collart, bourgmestre à Bettembourg;
scruta-
teurs, MM, Lucien Hess, tanneur à Bettembourg,
baron Auguste Jacquinot industriel à Bettem-
bourg, Jean-Pierre Kayl, cultivateur à Ab-
weiler, Nicolas Kirpach, cultivateur à Fennauge
scrutateurs
suppléants
MM, Jean Wester
AVIS.
Elections pour la Chambre des députés.
cultivateur à Huneherange, Jean Wilwert, con-
seiller communal à Bettembourg, Joseph
Klensch, conseiller communal à Bettembourg,
Jacques Watry, conseiller communal à Abweiler;
— secrétaire, M. Michel Ross, secrétaire com-
munal à Bettembourg.
Deuxième section, président, M. Édouard
Plier, échevin à Bettembourg; — scrutateurs,
MM. Jean-Pierre Flies, cultivateur à Bettem-
bourg, Dominique Fœtz, conseiller communal à
Bettembourg, Charles Faber, notaire à Bettem-
bourg, François Heyardt, conseiller communal
à Bettembourg; — scrutateurs suppléants, MM.
Jean Hellers, conseiller communal à Fennange,
Jules Ress, tanneur à Bettembourg, - Jean-
Baptiste Weber, conseiller communal à Noer-
tzange, Nicolas Poncin, échevin à Huncherange;
— secrétaire, M. Jean-Pierre Blœs, employé
communal à Bettembourg.
Commune de Differdange.
Première section: président, M. Jean-Baptiste
Scharlé, échevin à Niedercorn; — scrutateurs,
MM. Pierre Schmit, conseiller communal à
Differdange, Meyer Bonem, conseiller communal
à Differdange, Camille Pesch, médecin à Differ-
dange, Pierre Meintz, négociant à Differdange;
— scrutateurs suppléants, MM. Michel Schommer
instituteur à Differdange, Jean-Pierre Mosinger,
commissaire de police à Differdange, Jacques
Logelin, conseiller communal à Differdange,
Camille Munchen, instituteur à Differdange;
— secrétaire, M. Adolphe Kolbach, secrétaire
communal à Differdange.
Deuzième section: président, M. Émile Meyer,
échevin à Obercorn; — scrutateurs, MM. Henri
Origer, propriétaire à Differdange, François-
Victor Hess, conseiller communal à Niedereorn,
Nicolas Gaspar, conseiller communal à Obercorn,
Jean-Pierre Engel-Frisch, agent commercial à
Differdange; — scrutateurs suppléants, MM,
Jean-Pierre Lamesch, employé à Differdange,
Auguste Merot, propriétaire à Differdange, Jean-
Pierre Kuborn, pharmacien à Differdange, Josy
Harnes, négociant à, Differdange; — secrétaire,
M. Félix Jaminet, premier commis au secré-
tariat à Niedercorn.
Troisième section: président, M. Jean-Nicolas
Schambourg, conseiller communal à Obercorn;
— scrutateurs, MM. Jean-Pierre River, conseiller
communal à Differdange, Pierre Hencks, insti-
tuteur à Niedercorn, Nicolas Weber, conseiller
communal à Differdange, Félix Hess, médecin
à Differdange; — scrutateurs suppléants, MM.
Édouard Schmit, instituteur à Obercorn, Jac-
ques Mlles, instituteur à Niedercorn, Eugène
limer, instituteur à Differdange, Michel Kinn-
Adam, cafetier à Obercorn;
secrétaire, M.
Michel Schommer, instituteur à Obercorn.
Quatrième section: président, M. Jean-Bap-
tiste Kolbach, conseiller communal à Differ-
dange; — scrutateurs, MM. Henri Aprato,
agent commercial à Niederkorn, Jean-Jacques
Theisen, instituteur à Differdange, Nicolas
Elsen, industriel à Differdange, Josy Logelin,
entrepreneur à Differdange; — scrutateurs sup-
pléants, MM. Théodore Faber, instituteur à
Differdange, Victor Hiver, médecin à Nieder-
corn, Nicolas Mangen, instituteur à Obercorn,
Henri Schwinnen, receveur communal à Differ-
dange; — secrétaire, M. Pierre Emeringer, agent
d'affaires à Differdange.
Commune de Dudelange,
Première section: président, M. Jean Berchem,
bourgmestre à Dudelange; scrutateurs, MM.
Nicolas Dell, chef de bureau à Dudelange, Jean
Thommes, conseiller communal à Budersberg,
Nicolas Reisen, conseiller communal à Dude-
lange, Louis Tonnar, pharmacien à Dudelange;
— scrutateurs suppléants, MM. Nicolas Ber-
wick, rentier à Dudelange, Jean Jungels, insti-
tuteur à Dudelange, Émile Etienne, chef de
laboratoire à Dudelange, Pierre Felten, gérant
à Dudelange; — secrétaire, M. Alphonse Kœner,
secrétaire communal à Dudelange.
Deuxième section: président, M. Albert Ur-
bany, échevin à Dudelange;
scrutateurs, MM.
Ernest Demuth, pharmacien à Dudelange, Léon
Haas, épicier à Dudelange, François Junius,
conseiller communal à Dudelange, Pierre Theis,
conseiller communal à Dudelange;
scruta-
teurs suppléants, MM. Jean Reimen, entrepre-
neur à Dudelange, Eugène Hippert épicier à
Dudelange, Gustave Kimmes, instituteur en
chef à Dudelange, Nicolas Klepper-Berwick,
cafetier à Dudelange; — secrétaire, M. Albert
Petit, aide-secrétaire à Dudelange.
Troisième section : président, M. Frédéric
Marx, échevin à Dudelange;
scrutateurs, MM.
Paul Fritz, comptable à Dudelange, Nicolas
Weirich, conseiller communal à Dudelange,
Pierre Marx, chef de bureau à Dudelange,
Michel Gindt, conseiller communal à Dudelange;
— scrutateurs suppléants, MM. Joseph Hirsch-
berger, négociant à Dudelange, Jean Trierweiler,
chef de bureau à Dudelange, Dominique Lang,
instituteur à Dudelange, Jean-Pierre Majerus-
Muller, négociant à Dudelange;
secrétaire,
M. Eugène Schaack, commis à Dudelange.
Quatrième section: président, M. Alfred Hen-
rion, conseiller communal à Dudelange;
scrutateurs, MM. Jean-Pierre Ries, instituteur
à Dudelange, Nicolas Dicken, pâtissier à Dude-
lange, Joseph Hengesch, conseiller communal à
Dudelange, Jean-Pierre Mersch, instituteur en
chef à Dudelange;
scrutateurs
suppléants,
MM. Jean Nilles, rentier à Dudelange, François
Blau, rentier à Dudelange, Henri Liégeois-Theis,
négociant à Dudelange, Jean Weiland, institu-
teur à Dudelange;
secrétaire, M, Joseph
Schiltz, receveur communal à Dudelange.
Commune de Frisange,
Président, M. Jean-Pierre Keyl, bourgmestre
a Frisange; — scrutateurs, MM, Mathias Wollff,
conseiller communal à Aspelt, Jean Raus, éche-
vin à Aspelt, Pierre Schumann, conseiller com-
munal à Hellange, Jean-Pierre Rosenfeld, con-
seiller communal à Frisange; — scrutateurs
suppléants, MM. Nicolas Sinner, échevin à Hel-
lange, Nicolas Weyrich, conseiller communal à
Frisange, Nicolas Wagner, conseiller communal
à Aspelt, Jacques Raun, conseiller communal à
Aspelt ; — secrétaire, M. Édouard Reuter, insti-
tuteur à. Frisange,
Commune de Kayl
Première section: président, M. Jules Wil-
helm, bourgmestre à Kayl; — scrutateurs, MM.
Émile Kirlz, conseiller communal à Tétange,
Pierre Engel, conseiller communal à Tétange,
Henri Pauly, conseiller communal à Kayl, Jean
Schon, échevin à Kayl; — scrutateurs sup-
pléants, MM. Jean Neiens, conseiller communal
à Kayl, Jean Thilges, conseiller communal à
Kayl, Gustave Vax, boulanger à Kayl, Henri
Massard, industriel à Kayl;
secrétaire, M.
Léon Vax, secrétaire communal à Kayl.
Deuxième
section: président, M*. Joseph
Trausch, échevin à Tétange;
scrutateurs,
M. Gilles Kayser, conseiller communal à Té-
tange, Jean-Pierre Schausten, conseiller com-
munal à Kayl, Jean Limpach, conseiller com-
munal à Kayl, Nicolas Lentz, conseiller com-
munal à Tétange; — scrutateurs suppléants,
MM. Jean Ludig, cultivateur à Tétange, Jean
Schmit-Steffen, tâcheron à Tétange, Eugène
Dondelinger, négociant à Kayl,
Jean-Pierre
Leiten, cafetier à Tétange, — secrétaire, M.
Juan Wirk, instituteur à Kayl,
Commune de Leudelange,
Président, M. Nicolas Weilter, bourgmestre ff,
à Leudelange; — scrutateurs, MM, Pierre Bro-
sius, échevin à Leudelange, Eugène Kirpach,
conseiller communal à Leudelange, Jean-Pierre
Lucius, conseiller communal à Leudelange,
Henri Wester, conseiller communal à Leudelange;
— scrutateurs suppléants, MM. Ferdinand
Groff, conseiller communal à Leudelange, Jean,
Melchior, conseiller communal à Leudelange,
Édouard Lenertz, propriétaire à Leudelange.
Pierre Steffen, propriétaire à Leudelange; —
secrétaire, M. Jean Kirpach, secrétaire commu-
nal à Leudelange.
Commune de Mondercange.
Président, M. Adolphe Musquar, bourgmestre
à Pontpierre; — scrutateurs, MM, François-
Michel Pesch, conseiller communal à Monder-
cange, Nicolas Biver, conseiller communal à
Mondercange, Jacques Steichen, échevin à Mon-
dercange, Jean-Pierre Weisen, échevin à Ber-
gem; — scrutateurs suppléants, MM. Jean
Loutsch, conseiller communal à Mondercange,
Pierre Dondelinger, conseiller communal à Mon-
dercange, Bernard Nilles, conseiller communal à
Bergem, François Thill, conseiller communal à
Bergem; — secrétaire, M. Charles Loutsch, secré-
taire communal à Mondercange.
Commune de Pétange.
Première
section: président, M. Mathias
Heinen, bourgmestre à Pétange;
scrutateurs,
MM. Jean-Pierre Hary, conseiller communal à
Pétange, Constant Tockert, employé au chemin
de fer à Pétange, Pierre Hamer, conseiller com-
munal à Pétange, Jean Ries, employé d'usine
à Rodange; — scrutateurs suppléants, MM.
Michel Wagner, employé au chemin de fer à
Pétange, Jean-Pierre Linden,
garde-mines à
Pétange, Jean Reuland, employé au chemin de
fer à Pétange, Baptiste Gilardin, employé au
chemin de fer à Pétange, — secrétaire, M, Ma-
thias Benner, secrétaire communal à Pétange.
Deuxième section: président, M. Aloys Ries,
échevin à Rodange; — scrutateurs, MM. Mel-
chior Pierre, conseiller communal à Rodange,
Bernard Benoit, sous-chef de station à Rodange,
Jean Thiry, échevin à Lamadelaine, Joseph
Morby, négociant à Pétange; — scrutateurs sup-
pléants, MM. Philippe Menster, instituteur à
Rodange, Aloys Schmit, instituteur à Pétange,
Jean
Reichling,
employé au chemin de fer à
Pétange, Aloys Jemming, employé des postes à
Pétange;
secrétaire,
M. Jean-Baptiste
Grosché, employé au chemin de fer à Pétange.
Troisième
section
président,
M.
Pierre
Schweigen, conseiller communal à Pétange; —
scrutateurs,
MM. Philippe Capus, conseiller
communal à Rodange, Jean Wagner, conseiller
communal à Pétange, Victor Heinrich, employé
des mines à Pétange, Jean-Pierre Nicolas, né-
gociant à
Rodange;
scrutateurs suppléants,
MM. Pierre Meyers, instituteur à
Rodange,
Félix Schrantz, douanier à Rodange, Joseph
Petry, employé de chemin de fer à Rodange,
Jean Holtgen, receveur communal à Pétange;
secrétaire, M. Jean Linden, instituteur à Pé-
tange.
Commune de Reckange.
Président, M. Ferdinand Greten, bourgmestre
à Reckange; — scrutateurs, MM. Jean Kieffer,
échevin à Reckange, Jean-Pierre Steffen, échevin
à Rœdgen, Jean Weber, conseiller communal à
Limpach, Alphonse Miltgen,
conseiller com-
munal à Reckange;
scrutateurs
suppléants,
MM. François Morelle, conseiller communal à
Wickrange, Jacques Dominique, conseiller com-
munal à Ehlange, Édouard Kirsch, propriétaire
à Wickrange, Michel Pierre, instituteur à Re-
ckange;
secrétaire, M. Eugène Greten, rece-
veur communal à Reckange.
Commune de Rœser.
Président, M. Adolphe Gœdert, bourgmestre
à Rœser; — scrutateurs, MM. François Hansen,
échevin à Bivange, Jean Schiltz, échevin à Pep-
pange, Adolphe Tilick, conseiller communal à
Crauthem, Dominique Franck, conseiller com-
munal à Peppange;
scrutateurs suppléants,
MM, Joseph Dennemeyer, conseiller communal
à Bivange, Jean Scheiteler, conseiller communal
à Rœser, Jean Fries, conseiller communal à
Berchem, Louis Goullon, conseiller communal à
Livange; — secrétaire, M. Nicolas Melchior,
receveur communal à Rœser
Commune de Rumelange,
Première section: président, M. Jacques
Sturm, bourgmestre à Rumelange; -
scruta-
teurs, MM. Jean-Pierre Markzen, garde mines à
Rumelange, Jean-Pierre Allenhofen, échevin à
Rumelange, Joseph Neiens, conseiller communal
à Rumelange, Michel Trausch, conseiller com-
munal à Rumelange;
scrutateurs suppléants,
MM. Charles Theisen, rentier à. Rumelange, Ni-
colas Marx, médecin à Rumelange, Henri
Breistroff, imprimeur à Rumelange, Jules Jost,
rentier à Rumelange; - secrétaire, M. François
Gales, secrétaire communal à Rumelange.
Deuxième section: président, M. Henri Berens,
échevin à Rumelange;
scrutateurs, MM. Ni-
colas Dardar, conseiller communal à Rumelange,
Léon Nau, rentier à Rumelange, Édouard
Steichen, médecin à Rumelange, Nicolas Thillges,
conseiller communal à Rumelange;
scruta-
teurs suppléants, MM. Charles Wilhelmy, con-
seiller communal à Rumelange, François Kemp,
conseiller communal à Rumelange, Bernard
Deisges, conseiller communal à Rumelange,
Pierre Schiltz, conseiller communal à Rumelange,
— secrétaire, M. Jean-Pierre Graas, aide-secré-
taire à Rumelange,
Les bureaux de dépouillement appelés à fonctionner lors de la même élection, qui se réuni-
ront aux heures et endroits ci-après désignés, ont été composés conformément à l'art. 118
de la loi électorale comme suit.
Premier bureau: président, M. Conrad Stum-
per, juge de paix à Esch-s.-Alz. ;
scrutateurs,
MM. Nicolas Kersch-Thiry, rentier à Esch-.s-
Alz., Joseph Origer, imprimeur à Esch-s.-Alz.,
Joseph Dondelinger, directeur de banque à
Esch-s.-Alz., Jean-Baptiste Kintzelé, négociant
à Esch-s.-Alz.; scrutateurs suppléants, MM.
Léon Cerf, commerçant à Esch-s.-Alz., Michel
Barnich, agent d'affaires à Esch-s.-Alz., Eugène
Meunier, comptable à Esch-s.-Alz., François
Heldenstein, pharmacien à Esch-s.-AJz. ; —
Commune de Sanem.
Président, M. Jacques Batting, bourgmestre à
Belvaux; — scrutateurs, MM. Jean-Pierre
Schockmel, conseiller communal à Belvaux, Jean
Donnersbach, échevin à Belvaux, François
Feyder, conseiller communal à Ehlerange, Nico-
las Baltes, échevin à Soleuvre; - scrutateurs
suppléants, MM. Nico as Weisgerber, conseiller
communal à Belvaux, François Biver, conseiller
communal à Sanem, Jean Kunnert, conseiller
communal à Belvaux, François Anen, conseiller
communal à Soleuvre; — secrétaire, M. Jean
Hary, instituteur à Belvaux.
Commune de Schifflange,
Président, M. Jean Claus, bourgmestre à
Schifflange;
scrutateurs, MM. Jean-Pierre
Olinger, échevin à Schifflange, Émile Bestgen,
conseiller communal à Schifflange, Michel Steil,
conseiller communal à Schifflange, Nicolas
Quiring, conseiller communal à Schifflange; -
scrutateurs suppléants, MM. Nicolas Neuens,
conseiller communal à Schifflange, Jean-Pierre
Gillen, conseiller communal à Schifflange, Léon-
Dominique Schon, échevin à Schifflange, Fran-
çois Glück, conseiller communal à Schifflange;
secrétaire, M. Jean Penné, secrétaire communal
à Schifflange,
secrétaire, M. Mathias Bodry, greffier-adjoint à
Esch-s.-Alz.
Lieu de réunion: salle d'audience de la justice
de
paix.
Jour et heure: 30 mai à 3½ heures de relevée.
Deuxième bureau,: président, M. Ferdinand
Adam, juge de paix à
Esch-s.Alz.;
scrutar-
teurs, MM. Nicolas Origer-May, boucher à Esch-
s.-ALZ., Dominique Kersch, conseiller communal
à Esch-a.-Alz., Dominique Leclerc, cultivateur
à Esch-s.-Alz.,
Bernard
Winter, conducteur
20 b
des mines à Esch-s.-Alz. ; — scrutateurs sup-
pléants, MM. Louis Peters, commerçait à .Esch-
s.-Alz., Pierre Gœdert, comptable à Esch-s.-Alz.,
Victor Krein, conseiller communal à Esch-s.-
Alz., Eugène Bisenius, professeur à Esch-s.-
Alz.; — secrétaire, M. Eugène Wagner, greffier-
assumé à Esch-s.-Alz.
Lieu de réunion: hôtel de ville, rue de l'Alzette
premier étage.
Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.
Troisième bureau
président,
M. Nicolas
Donnersbach, conseiller communal à Esch-s.-
Alz. ; — scrutateurs, MM. Jean-Pierre Massard,
huissier à Esch-s.-Alz., Jean Oswald, institu-
teur à Esch-s.-Alz., Adolphe Claude, négociant
à Esch-s.-Alz., Eugène Meisch-Leyder, négo-
ciant à Esch-s.-Alz.; — scrutateurs suppléants,
MM, Gustave Croisé, boucher à Esch-s.-Alz.,
Nicolas Pesch, commis des postes à Esch-s.-
Alz., Joseph Kayser, boucher à Esch-s.-Alz.,
Pierre Wagner-Poncin, instituteur à Esch-s.-
Alz.; — secrétaire, M. Jean Pülz, secrétaire
communal à Esch-s.-Alz.
Lieu de réunion: maison d'école, Grand'rue,
aile gauche.
Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.
Quatrième bureau: président,
M. Alfred
Meyers, dentiste à Esch-s.-Alz.; - scrutateurs,
Eugène Lemmer, instituteur à Esch-s.-Alz.,
Théodore Claude, boulanger à Esch-s.-Alz.,
Nicolas Wolter, professeur à Esch-s.-Alz., Jean
Salentiny, conseiller communal à Esch-s.-Alz.,
— scrutateurs suppléants, MM. Eugène Maje-
rus, confiseur à Esch-s.-Alz., Nicolas Emering,
conseiller communal à Esch-s.-Alz., Guillaume
Hirsch, chef de bureau à Esch-s.-Alz., Jacques
Jost, employé d'usine à Esch-s.-Alz., — secré-
taire, M. Aloys Jungers, employé d'usine à
Esch-s.-Alz.
Lieu de réunion: maison d'école, Grand'rue,
aile droite.
Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.
Cinquième bureau: président, M. Théodore
Kapp, conseiller communal à Esch-s.-Alz.; -
scrutateurs, MM. Michel Lenertz, jardinier à
Esch-s.-Alz., Émile Hamilius,
conseiller com-
munal à Esch-s.-Alz., Pierre Kales, construc-
teur à Esch-s.-Alz., Jean-Pierre Birnbaum, né-
gociant à Esch-s.-Alz. ; scrutateurs suppléant s
MM. Jean-Pierre Origer, conseiller communal
à Ehch-s.-Alz., Jean-Pierre Kauth, huissier à
Esch-s.-Alz., François Benoit, sous-chef de bu-
reau à Esch-s.-Alz., Guillaume Welschbillig,
pharmacien à Esch-s.-Alz.; — secrétaire, M.
Jean Fusenig, employé communal à Esch-s.-
Alz.
Lieu de réunion: maison d'école, Grand'rue,
centre, salle à droite.
Jour et heure: 30 mai à 3½ heures de relevée.
Sixième bureau : président, M. Adolphe Mus-
quar, bourgmestre à Pontpierre; - scrutateur,
MM. François-Michel Pesch, conseiller communal
à Mondercange, Nicolas Biver, conseiller com-
munal à Mondercange, Jacques Steichen, éche-
vin à Mondercange, Jean-Pierre Weisen, échevin
à Bergem; - scrutateurs suppléants, MM. Jean
Loutsch, conseiller communal à Mondercange,
Pierre Dondelinger, conseiller communal à Mon-
dercange, Bernard Nilles, conseiller communal
à Bergem, François Thill, conseiller communal
à Bergem;
secretaire, M. Charles Loutsch,
secretaire communal à Mondercange,
Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du
Brill. Entrée principale rue de la poste, première
salle à droite.
Jour et heure: 30 mai à 3½ heures de relevée.
Septième bureau: président, M. Jules Wil-
helm, bourgmestre à Kayl,
scrutateurs,
MM.
Émile Kirtz, conseiller communal à Tétange,
Pierre Engel, conseiller communal a Tétange,
Henri Pauly, conseiller communal à Kayl, Jean
Schon, échevin à Kayl;
- scrutateurs sup-
pléants, MM. Jean Neiens, conseiller communal
à Kayl, Jean Thilges, conseiller communal à
Kayl, Gustave Vax, boulanger à Kayl, Henri
Massard, industriel à Kayl,
secrétaire, M.
Léon Vax, secrétaire communal a Kayl.
Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du
Brill, entrée principale rue de la Poste, deuxième
salle à droite.
Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.
Huitième bureau: président, M. Joseph
Trausch, échevin à Tétange;
scrutateurs,
MM. Gilles Kayser, conseiller communal à Té-
tange, Jean-Pierre Schausten, conseiller com-
munal à Kayl, Jean Limpach, conseiller com-
munal à Kayl, Nicolas Lentz, conseiller com-
munal à Tétange;
scrutateurs suppléants,
MM. Jean Ludig, cultivateur a Tétange, Jean
Schmit-Steffen,
tâcheron à Tétange, Eugéne
Dondelingen négociant à Kayl,
Jean-Pierre
Leiten, cafetier à Tétange; -
secrétaire, M.
Jean Wirtz, instituteur à Kayl.
Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du
Brill, entrée principale rue de la Poste, première
salle à gauche.
Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.
Neuvième bureau: président, M. Jacques
Sturm, bourgmestre à Rumelange;
scruta-
teurs, MM. Jean-Pierre Wartzen, garde-mines à
Rumelange, Jean-Pierre Altenhofen, échevin à
Rumelange, Joseph Neiens, conseiller communal
à Rumelange, Michel Trausch, conseiller commu-
nal à Rumelange; — scrutateurs suppléants, MM.
Arrêté du 24 mai 1918, concernant le régime
du lait et de certains produit laitiers.
LE
GOUVERNEMENT
EN
CONSEIL
;
Vu l'arrêté grand-ducal du 4 juin 1917,
concernant le régime du lait et de certains pro-
duits laitiers, et les arrêtés grand-ducaux mo-
dificatifs des 5 juillet et 30 octobre 1917;
Arrête
Art. 1er Par dérogation à l'art. 1er de l'arrêté
grand-ducal du 30 octobre 1917 prévisé, la
livraison de lait resp. de beurre par semaine et
Charles Theisen, rentier à Rumelange, Nicolas
Marx, médecin à Rumelange, Henri Breistroff,
imprimeur à Rumelange, Jules Jost, rentier à
Rumelange;
secretaire, M. François Gales,
secrétaire communal à Rumelange.
Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du
Brill, entrée principale rue de la Poste, deuxième
salle à gauche.
Jour et heure: 30 mai à 3 ½ heures de relevée.
Deuxième bureau: président, M. Jean Claus,
bourgmestre à Schifflange; — scrutateurs, MM.
Jean-Pierre Olinger, échevin à Schifflange,
Émile Beslgen, conseiller communal à Schifflange
Michel Steil, conseiller communal à Schifflange,
Nicolas Quiring, corseiller communal à Schiff-
lange; scrutateurs suppléants, MM. Nicolas
Neuens, conseiller communal à Schifflange, Jean
Pierre Gillen, conseiller communal à Schiff-
lange, Léon-Dominique Schon, échevin à Schiff-
lange, François Glück, conseiller communal à
Schifflange.; secrétaire, M. Jean Penné, se-
crétaire communal à Schifflange.
Lieu de réunion: nouvelle maison d'école du
Brill, entrée latérale rue du Brill, première
salle à droite.
Jour et heure; 30 mai à 3½ heures de relevée.
Luxembourg, le 25 mai 1918.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
L.
KAUFFMAN.
Beschluß vom 24. Mai 1918, betreffend das
Regim der. Milch und gewisser Milchprodukte.
Die
Regierung
im
Konseil;
Nach Einsicht des Großh. Beschlusses vom 4.
Juni 1917, betreffend das Regim der Milch und
gewisser Milchprodukte, und der Großh Aban-
derungsbeschlüsse vom 5. Juli und 30. Oktober
1917.
Beschließt
Le rapport prémentionné
sera publié au Mémorial,
Luxembourg, le 23 mai 1918.
Le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie et du commerce
J. FABER.
Bekanntmachung. — Handelskammer.
Der General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie und des Handels;
Nach Ginsicht des Generalberichtes der Handels-
kammer über die age des Handels und der In-
dustrie in, Großherzogtum während des Jahres
1917;
Beschließt
Einziger Artikel. Vorerwähnter Bericht wind
in; „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 23. Mai 1918.
Der General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie und des Handels,
J.Faber.
Arrêté du 24 mai 1918, concernant la destruc-
tion de l'attelabe de la vigne ( Rynchites be-
tuli) dans les territoires des localités de
Machtum et de Mondorf,
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,
DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;
Vu les rapports de M. le président de la Com-
mission de viticulture en date des 23 et 24 mai et.,
desquels il résulte que l'attelabe de la vigne
(cigareur) a envahi les vignobles des territoires des
localités de Machtum et de Mondorf et menace de
prendre des proportions inquiétantes;
Vu la loi du 15 mars 1892, concernant la
destruction des insectes et des végétaux nui-
sibles à l'agriculture;
Attendu qu'il y a urgence de prendre les
mesures nécessaires pour la destruction de cet
insecte;
Après délibération du Gouvernement en
conseil;
Arrête