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Avis concernant l'examen d'admission à l'école normale et le concours pour l'obtention des bourses d'études vacantes au même établisse- ment.

15 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (15)

Texte législatif (15 Articles)

Avis concernant l'examen d'admission à l'école normale et le concours pour l'obtention des bourses d'études vacantes au même établisse- ment.

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogthums Luxemburg.

Jeudi, 25 juin 1903.

N° 45.

Avis concernant l'examen d'admission à l'école

normale et le concours pour l'obtention des

bourses d'études vacantes au même établisse-

ment.

LE COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION

D'INSTRUCTION ;

Vu l'arrêté de M. le Directeur général de l'in-

térieur, du 5 juillet 1893;

Vu le règlement de l'école normale ;

Fait connaître ce qui suit

L'examen d'admission à l'école normale aura

lieu dans les locaux de l'établissement, le mer-

credi, 5 août, et le jeudi, 6 août 1903, chaque

fois à 8 heures du matin, devant un jury com-

posé de deux membres de la Commission d'ins-

truction et des professeurs de l'école normale,

d'après le programme publié au Courrier des

écoles de l'année 1892, p. 152.

Les candidats devront joindre à leur demande

les pièces suivantes

a) leur acte de naissance constatant qu'ils

auront seize et resp. quinze ans accomplis au

31 décembre 1903 ;

b) l'acte de naissance de leur père ;

c) un certificat de bonne conduite, délivré

par le bourgmestre de la commune ;

d) un certificat de moralité religieuse, délivré

par le curé ou le desservant de l'endroit ;

e) un certificat de capacité et de bonne con-

duite, délivré par l'instituteur préposé à l'école

Bekanntmachung, die Aufnahmeprüfung an der

Normalschule und den Concurs zur Ber-

leihung der an derselben Anstalt vakanten

Studienbörsen betreffend.

D e r ständige Ausschuß der Unterrichts-

Commission;

Nach Einsicht des Beschlusses des Hrn. General-

Directors des Innern, vom 5. Juli 1893;

Nach Einsicht des Reglementes über die Nor-

malschule;

Bringt Folgendes zur Kenntniß

Die Aufnahmeprüfung für die Normalschule

findet in den Räumlichkeiten der Anstalt statt,

am Mittwoch, den 5. August, und Donnerstag,

den 6. August 1903, jedesmal um 8 Uhr Morgens,

vor einer Jury, bestehend aus zwei Mitgliedern der

Unterrichtscommission und den Professoren der

Normalschule, gemäß dem im Schulbote vom Jahre

1892, auf Seite 152 veröffentlichten Programm.

Die Candidaten haben ihrem Gesuch folgende

Schriftstücke beizufügen

a) ihren Geburtsakt, welcher feststellt, daß sie

16 resp. volle 15 Jahre am 31. Dezember 1903

alt sind;

b) den Geburtsakt des Vaters;

c) ein vom Bürgermeister der Gemeinde aus-

gestelltes Zeugniß über bürgerliche Führung;

d) ein vom Ortspfarrer ausgestelltes Zeugniß

über religiöses Betragen;

e) ein Zeugniß der Fähigkeit und guten Auf-

führung, ausgestellt vom Lehrer der Schule in

Donnerstag, 25. Juni 1903.

dans laquelle l'aspirant s'est préparé pendant

l'année scolaire courante ;

f) un certificat du médecin cantonal, consta-

tant que le postulant est exempt de tout mal

contagieux et qu'il n'est atteint d'aucun défaut

corporel apparent qui le rende impropre à

l'exercice de la profession d'instituteur.

Les postulants d'une bourse d'études auront

à produire en outre

g) un certificat du collège des bourgmestre

et échevins de la commune constatant que le

postulant a absolument besoin d'une bourse

d'études pour subvenir à ses dépenses ;

h) un extrait du rôle des contributions di-

rectes indiquant le montant des contributions

payées par les parents de l'aspirant, ou un cer-

tificat négatif du receveur de l'Etat;

i) une déclaration sur timbre d'après le mo-

dèle inséré au Mémorial de 1847, n° 1, p. 2

et 3.

Toutes ces pièces devront être remises au

secrétariat de la Commission d'instruction pour

le 20 juillet au plus fard.

Les candidats qui ne seront pas présents à

l'école normale le mercredi, 5 août, à 8 heures

précises du matin, seront exclus de la partici-

pation à l'examen.

Il y aura pour l'année scolaire 1903-1904 huit

bourses et quatre demi-bourses d'études va-

cantes à l'école normale des élèves-instituteurs,

et quatre bourses et deux demi-bourses à la

section des élèves-institutrices , indépendam-

ment de celles des fondations Hansen, Berens,

Gellé et Forschler.

Les bourses formées des revenus de la fon-

dation Hansen seront vacantes à partir du 1er oc-

tobre prochain, et sont conférées aux mêmes

conditions que les autres bourses attachées aux

deux sections de l'école normale.

Les descendants du frère et ceux de la sœur

de feu l'abbé P. Hansen, qui voudraient faire

welcher der Bewerber sich während des laufenden

Schuljahres vorbereitet hat;

f) ein vom Kantonalarzt ausgestelltes Zeugnis,

aus welchem hervorgeht, daß der Nachsuchende

frei von jedem ansteckenden Uebel ist und mit

keinem auffallenden, mit dem Lehrerstand unver-

träglichen körperlichen Gebrechen behaftet ist.

Die Bewerber um eine Studienbörse haben

außerdem beizufügen

g) ein vom Schöffencollegium

ausgestelltes

Zeugnis zur Bestätigung, daß der Schüler zur

Bestreitung seiner Ausgaben einer Studienbörse

durchaus bedarf;

h) einen Auszug aus der Rolle der direkten

Steuern, welcher angibt, wieviel Steuern die

Eltern des Bewerbers zahlen, oder eine negative

Bescheinigung des Steuereinnehmers;

i) eine Erklärung auf Stempelpapier, gemäß

dem im „Memorial" von 1847, Nr. 1, Seite 2

und 3, veröffentlichten Formular.

Alle diese Schriftstücke müssen im Sekretariate

der Unterrichts-Commission spätestens bis zum

20. Juli abgegeben werden.

Die Candidaten, welche am Mittwoch, den 5.

August präzis 8 Uhr Morgens, in der Normal-

schule nicht zugegen sein werden, sind von der

Theilnahme an der Prüfung ausgeschlossen.

Fürs Schuljahr 1903-1904 werden acht ganze

und vier halbe Studienbörsen an der Lehrersektion

und vier ganze und zwei halbe Studienbörsen an

der Lehrerinnensektion vergeben, außer denen der

Stiftungen

Hansen,

Berens,

Gellé

und

Forschler.

Die aus den Einkünften der Stiftung

Hansen

gebildeten Börsen werden mit nächstkünftigem 1.

Oktober fällig und unter den nämlichen Beding-

ungen wie die übrigen mit den beiden Sektionen

der Normalschule verbundenen Stipendien ver-

geben.

Die Abkömmlinge des Bruders, sowie diejenigen

der Schwester des verstorbenen

Abbé

Hansen,

leurs études à l'école normale, ont la préférence

à la jouissance de ces bourses.

Luxembourg, le 16 juin 1903.

Le Comité permanent

E. ARENDT, président,

M. DE WAHA, secrétaire.

Vu pour être inséré au Mémorial.

Luxembourg, le 20 juin 1903.

Le Directeur général de l'intérieur,

H. KIRPACH.

Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du

jury d'examen pour les instituteurs et les insti-

tutrices.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ;

Vu la loi du 20 avril 1881, sur l'organisation

de l'enseignement primaire ;

Arrête

Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du jury d'examen pour les instituteurs et les insti- tutrices.

Sont nommés membres de la com-

mission devant laquelle auront lieu, pendant

l'année courante, les examens pour la collation

des brevets de capacité aux membres du per-

sonnel enseignant des écoles primaires, MM. 1°

Witry, inspecteur principal des écoles ; 2° de

Waha, secrétaire de la Commission d'instruc-

tion ; 3° Kunnen, inspecteur d'écoles à Esch

s/Alz. ; 4° Olinger, inspecteur d'écoles à Mersch;

5° Meyers, directeur de l'école normale ; 6°

Kayser et Reyland, professeurs à l'école nor-

male.

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture.

Sont nommés membres de la com-

mission de viticulture, pour une période de six

années, MM. J.-P. Stumper, propriétaire-vigne-

ron à Grevenmacher ; Mathias Duhr-Zimmer.

propriétaire-vigneron à Ahn, et Théodore Wald-

billig, propriétaire-vigneron à Grevenmacher.

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture.

Zu Mitgliedern der Weinbau-Commis-

sion sind auf die Dauer von sechs Jahren ernannt

die HH. J. P.

Stümper,

Weingutsbesitzer

zu Grevenmacher; Mathias

Duhr-Zimmer,

Weingutsbesitzer zu Ahn, und Theodor

Wald-

billig,

Weingutsbesitzer zu Grevenmacher.

Arrêté du 20 juin 1903, portant reconnaissance légale et approbation des statuts des sociétés mutualistes d'assurance contre la mortalité du bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer (Gre-

Les sociétés mutualistes d'assurance

centre la perte de bétail de Bech, Schrond-

weiler et Biwer sont légalement reconnues et

leurs statuts sont approuvés.

Bekanntmachung — Notariat.

Durch Großh. Beschluß vom 22. Juni c. ist

Hr. Alphons

Majerus,

Notar zu Bad-Mon-

dorf, zum Notar mit dem Amtswohnsitze Luxem-

burg, in Ersetzung des verstorbenen Hrn. Ran-

sonnet,

ernannt worden.

Luxemburg, den 23. Juni 1903.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Beschluß vom 20. Juni 1903, die gesetzliche An-

erkennung und die Genehmigung der Statuten

der Viehversicherungs-Vereine von Bech,

Schrondweiler und Biwer (Grevenmacher)

betreffend

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung;

Nach Einsicht der Gesuche der Viehversiche-

rungs-Vereine von 1° Bech, 2° Schrondweiler und

3° Biwer (Grevenmacher) wegen gesetzlicher Aner-

kennung, sowie Genehmigung der Statuten dieser

Vereine;

Nach Einsicht des Gutachtens der Gemeindever-

waltungen von Bech, Nommern und Biwer vom

9. u. 29. April 1903 und 21. März 1903;

Nach Einsicht des Gutachtens der höheren

Commission zur Förderung der auf Gegenseitig-

keit beruhenden Vereine, vom 14. Juni 1903;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 11. Juli 1891

und des Großh. Beschlusses vom 22. dess. Mts.;

In

Anbetracht, daß die Statuten genannter

Vereine mit den Bestimmungen der Gesetze und

Reglements in Einklang stehen;

In Anbetracht, daß die gesicherten Einkünfte

der Gesellschaften zur Bestreitung der ordnungs-

mäßigen Ausgaben derselben hinreichend erscheinen;

Beschließt

Arrêté du 20 juin 1903, portant reconnaissance légale et approbation des statuts des sociétés mutualistes d'assurance contre la mortalité du bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer (Gre-

Die Viehversicherungs - Vereine von

Bech, Schrondweiler und Biwer werden hiermit

gesetzlich anerkannt und sind deren Statuten ge-

nehmigt.

Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du jury d'examen pour les instituteurs et les insti- tutrices.

Sont nommés membres suppléants

de la même commission

a) en remplacement de l'un ou de l'autre des

membres sub nos 1 à 4, MM. Lech, membre de

la Commission d'instruction, et Kiesel, inspec-

teur d'écoles à Echternach ;

b) en remplacement de l'un des trois autres

membres, M. Wercollier, professeur à l'école

normale.

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture.

M. Stumper continuera à exercer les

fonctions de président de la dite commission.

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture.

Hr.

Stümper

wird weiterhin als

Präsident besagter Commission fungieren.

Arrêté du 20 juin 1903, portant reconnaissance légale et approbation des statuts des sociétés mutualistes d'assurance contre la mortalité du bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer (Gre-

Le présent arrêté, avec les statuts y

annexés, sera publié au Mémorial.

Luxembourg, le 20 juin 1903.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

NOTE. — Les statuts de ces trois sociétés sont la repro-

duction du projet de statuts-type adopté pour la plupart

des sociétés similaires légalement reconnues — voir entre

autres ceux publiés au Mémorial 1903, p. 405 — sauf les

modifications ci-après

1) Bech. — § 1. — Unter dem Namen « Viehversiche-

rungs-Verein von Bech » u. s. w.

§ 2. — Der Sitz des Vereins ist in Bech und erstreckt

sich auf die Ortschaften Berg, Geyershof, Jacobsberg,

Grassenberg und Hemsthal.

§ 5. — d) Diejenigen, welche mit der Zahlung ihrer

ordentlichen Beiträge während einem Monat oder für die

ausserordentlichen Beiträge während acht Tagen u. s. w.

§ 34 —

einem Vorstand, bestehend aus

einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers,

einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern.

§ 41. — Berathen und angenommen zu Bech, am 26.

Dezember 1902.

2) Schrondweiler. — § 1. — Unter dem Namen

« Viehversicherungs-Verein von Schrondweiler » u. s. w.

§2. — Der Sitz des Vereins ist in Schrondweiler und

erstreckt sich auf die Ortschaften Schrondweiler und

Cruchten.

Arrêté concernant la publication du rapport gé-

néral de la Chambre de commerce pour l'année

1902.

LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT

DU GOUVERNEMENT ;

Vu le rapport général de la Chambre de

commerce sur la situation du commerce et de

l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1902;

Arrête

Le rapport prémentionné sera publié comme

annexe au Mémorial.

Luxembourg, le 20 juin 1903.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Arrêté concernant la publication du rapport gé- néral de la Chambre de commerce pour l'année 1902.

Dieser Beschluß nebst den dazu gehörigen

Statuten soll im „Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 20. Juni 1903.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

3) Biwer. — § 1. — Unter dem Namen « Viehversi-

cherungs-Verein von Biwer» u. s. w.

§ 2. — Der Sitz des Vereins ist in Biwer und erstreckt

sich auf die Ortschaften Biwer, Wecker-gare, Boudler,

Kreinert, Wecker et Hagelsdorf.

§ 5. — d) Diejenigen, welche mit der Zahlung ihrer

ordentlichen Beiträge während zwei Monaten oder für die

ausserordentlichen Beiträge während zehn Tagen u. s. w.

§ 28. — Das Versicherungsjahr beginnt mit dem 15. Ja-

nuar dieses Jahres und endigt mit dem 31. Dezember

eines jeden Jahres u. s. w.

§ 34. —

einem Vorstand, bestehend aus

einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers,

einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern.

§ 41. — Berathen und angenommen zu Biwer, am 11.

Januar 1903.

Beschlutz, die Veröffentlichung des allgemeinen

Berichtes der Handelskammer über die Lage

des Handels und der Industrie für das Jahr

1902 betreffend.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogthums während des

Jahres 1902;

Beschließt

Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-

morial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 20. Juni 1903.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Luxembourg. — Imprimerie V Bück.

§ 34. —

einem Vorstand, bestehend aus

einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers,

einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern.

§ 41.— Berathen und angenommen zu Schrondweiler,

am 22. Januar 1903.

DU

Grand-Duché de Luxembourg.

Memorial

des

Großherzogthums Luxemburg.

ANNEXE au N° 45 de 1903.

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

Situation de l'Industrie et du Commerce

pendant l'année 1902.

Considérations générales.

L'atonie des affaires que nous avons constatée dans notre précédent rapport, a continué

à règner pendant toute l'année 1902. Ni les craintes ni les espérances que cette année a

suscitées tour à tour, ne se sont réalisées : la situation est restée terne, sans entrain.

Il est vrai que le marché a été préservé des embarras financiers et des convulsions

industrielles qui l'ont secoué en 1901, mais l'amélioration générale, sur laquelle on comptait,

lorsque la crise semblait avoir épuisé ses effets, a été reculée. Les légères reprises qui se

dessinaient de temps en temps, ont été sans lendemain. Aux efforts qui ont été tentés au

commencement et pendant la seconde moitié de l'année pour donner une impulsion nouvelle

aux affaires, il manquait l'énergie initiale et l'ampleur nécessaires pour vaincre l'inertie qui

enlizait toute activité commerciale.

Au cours des années de prospérité l'équilibre économique avait été détruit. L'industrie,

stimulée par une demande qui dépassait énormément les besoins réels de la consommation,

avait augmenté ses moyens de production. Cette demande exagérée cessant brusquement au

printemps de l'année 1900, elle se trouvait placée, sans transition, en présence de la demande

réelle, et la disproportion entre l'offre et la demande faisait sentir aussitôt ses effets en para-

lysant les transactions et en avilissant les prix.

Cet équilibre n'a pu encore être rétabli au cours de l'année 1902, quoique l'accroisse-

ment considérable des exportations y eût puissamment contribué en diminuant la surabon-

dance de l'offre. Un aperçu du commerce extérieur du Zollverein pendant les quatre

dernières années fait ressortir l'augmentation anormale dans les exportations

Importations.

TONNES.

44,652,300

49,911,800

44,304,600

43,340,300

MK.

5,783,6

6,043,0

5,710,3

5,711,9

millions

Exportations.

TONNES.

30,403,200

32,681,700

32,362,600

35,029,700

MK.

4,368,4

4,752,6

4,512,6

5,006,7

millions

C'est, en première ligne, l'Amérique qui a absorbé une grande partie du trop-plein qui

encombrait les marchés du Zollverein et alourdissait les transactions. Le « danger améri-

cain », si redouté, n'a pas été conjuré seulement, mais l'Amérique s'est même transformée

en une excellente cliente, grâce à la situation exceptionnelle qu'elle traversait et qui coinci-

dait avec la période de crise dont souffrait l'Europe.

Nos industries luxembourgeoises ont répercuté cette situation générale du marché. Une

dépression continuelle, sans élévations ni baisses considérables, n'a cessé d'y règner. Quel-

ques éclaircies ont tranché sur cette situation décourageante. Ajoutons que les caisses de

secours des ouvriers, récemment créées, ont imposé à l'industrie de nouvelles charges qui

diminueront les bénéfices.

L'exploitation des minières a marqué un relèvement incontestable, mais elle a été loin

d'atteindre l'ampleur et l'intensité des années de prospérité. L'exportation des minettes en

particulier a continué à se heurter à de sérieuses difficultés, alors que la demande des

hauts-fourneaux indigènes restait fort active.

Dans les différents groupes de la métallurgie la faiblesse des prix a été la note domi-

nante. Quoique la production des hauts-fourneaux accuse un progrès notable, grâce à l'aug-

mentation de leurs moyens de production, l'avilissement des prix a pesé lourdement sur le

commerce des fontes. De même, les produits finis ne sont sortis que difficilement de leur

délaissement.

Le manque de confiance dans l'avenir a fortement restreint l'activité dans le bâtiment.

L'industrie textile est restée stationnaire. La tannerie, qui se transforme rapidement à la

faveur des nouveaux procédés de tannage, a maintenu une production normale. La ganterie

a conservé ses bonnes dispositions.

Il est à remarquer que les industries, dites de consommation, ont pâti également de la

situation déprimante du marché. La brasserie a vu diminuer sa production. L'industrie des

tabacs et cigares a assisté à un arrêt dans son développement. Seule, la meunerie a pu ren-

seigner quelques progrès.

Quoique le commerce de gros et de détail ait gardé une allure satisfaisante, la réserve

dont témoignait la clientèle, contrastait avec la belle exubérance des années précédant la

crise. Il a été remarqué cependant que la situation du commerce en général s'est assainie

après la douloureuse liquidation de 1901 : si les transactions ont perdu de leur ampleur, les

règlements, d'autre part, présentaient des difficultés moindres.

Nous ne pouvons passer ici sous silence la nouvelle loi douanière qui a été adoptée le 14

décembre par le Reichstag et qui forme un fait économique d'une importance considérable-

Un de ses effets principaux sera le renchérissement du blé, qui se traduira par une élévation

de la rente du sol et par une augmentation du prix de la main-d'œuvre. Le commerce et

l'industrie, tout en regrettant le caractère nettement protectionniste de cette loi qui a tenu

compte avant tout des intérêts du fisc et de l'agriculture, espèrent que les intérêts commer-

ciaux et industriels resteront au premier plan dans la conclusion des nouveaux traités de

commerce, car il est à craindre que les pays producteurs de blé n'exercent leurs représailles

en grevant les articles d'exportation du Zollverein.

En ce moment, les jalons pour lu conclusion des nouveaux traités de commerce sont défi-

nitivement posés. La certitude où nous en sommes à cet égard, quoique peu encourageante,

est encore moins défavorable au développement économique que l'incertitude des dernières

années. Il est permis, dès à présent, d'entrevoir une situation stable.

Nous nous plaisons à relever ensuite deux améliorations très importantes dans nos com-

munications internationales : la réduction des taxes postales pour l'échange des correspon-

dances entre l'Allemagne et le Grand-Duché, et la création d'un service téléphonique entre les

deux pays.

L'arrangement qui a été signé le 20 août entre l'Allemagne et le Grand-Duché, a abaissé

la taxe pour une simple lettre de 20 gr. à 10 pf., et pour cartes postales, à 5 pf. resp. 5 cts.

Des réductions analogues ont été faites sur les imprimés, les échantillons de marchandises

et les papiers d'affaires. Cet arrangement est entré eu vigueur le 1er octobre 1902. Une con-

vention du même jour a réglé le service de la correspondance téléphonique entre les deux

États.

Enfin la nouvelle convention avec l'Allemagne portant approbation du contrat qui pro-

roge l'affermage du réseau Guillaume-Luxembourg jusqu'au 31 décembre 1959 et, implicite-

ment, l'accession du Grand-Duché au Zollverein jusqu'à la même date, en fixant nos destinées

économiques pour un demi-siècle, contribuera, pour une large part, au développement régu-

lier, normal du commerce et de l'industrie.

Depuis l'année 1842 que nous faisons partie du Zollverein, notre commerce a pris son

pli définitif. Ses voies sont tracées. Nos relations d'affaires avec les pays du Zollverein sont

devenues plus intimes d'année en année et la seule possibilité, quoique vague, que cet état

de choses pourrait être bouleversé à l'expiration de l'ancienne convention avec l'Allemagne,

suffisait pour faire naître des inquiétudes.

Aussi la prévoyante initiative du Gouvernement à dissiper, dès maintenant, l'incertitude

inquiétante qui règnait à cet égard, par une nouvelle convention qui proroge la situation

actuelle jusqu'en 1959, a-t-elle été accueillie avec une satisfaction des plus vives par nos

industriels et commerçants.

Travaux de la Chambre de commerce.

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1902, nous signalerons

plus particulièrement celles qui suivent

Unification internationale du numérotage des fils. — Titrage de la soie et numérotage

suivant le système métrique.

Au cours de l'Exposition internationale de 1900, il s'est tenu à Paris un congrès inter-

national pour l'unification du numérotage des fils de tous les textiles. La question présentant

un certain intérêt pour l'industrie textile du Grand-Duché, la Chambre de commerce avait

engagé le Gouvernement à se faire représenter officiellement à cette conférence.

Des congrès antérieurs avaient déjà émis des vœux en faveur de l'adoption d'un mode

uniforme international du numérotage des fils sur la base du système métrique, en faisant

ressortir les avantages considérables qui en résulteraient pour le commerce et pour l'indus-

trie des textiles. La réalisation de ces vœux a été retardée par le refus de l'Angleterre de

s'y rallier, et l'on a considéré qu'à défaut de cette adhésion l'unification internationale du

numérotage des fils n'aurait pas toute l'efficacité qu'on serait en droit d'en attendre, étant

donné l'importance du commerce anglais des fils et tissus. Le congrès de Paris, après avoir

adopté diverses résolutions tendant à l'unification du titrage des soies et du numérotage des

fils, a émis le vœu qu'une conférence diplomatique soit réunie afin de discuter la possibilité

de réaliser en même temps, dans tous les pays, pour tous les textiles ou pour une partie des

textiles, l'unification dont il s'agit.

Pour le moment, le Gouvernement français ne crut pas devoir provoquer la réunion

d'une conférence internationale chargée d'établir l'entente des divers États intéressés sur

une réforme d'ensemble. Il résulte, en effet, des déclarations qui ont été faites devant le

comité consultatif des arts et manufactures par les membres de la commission permanente

internationale nommée pour poursuivre la réalisation des vœux du congrès de Paris, qu'un

accord n'est pas susceptible d'intervenir entre les divers pays, en ce qui concerne l'adoption

d'un numéro uniforme international pour toutes les matières textiles.

Mais afin de seconder les efforts de la commission permanente vers le but qu'elle pour-

suit, le Gouvernement français a été amené à examiner si, à l'aide d'un échange de vues

entre les divers Gouvernements intéressés, il ne serait pas possible d'arriver à un accord

partiel qui consisterait dans l'unification du titrage de la soie et de son numérotage suivant

le système métrique. L'adoption de ce numérotage pour la soie grège ou ouvrée constitue-

rait déjà un grand progrès et un acheminement vers la généralisation de la réforme dont le

congrès de Paris a réclamé la réalisation dans l'intérêt commun.

La section de la soie au congrès de 1900 a cherché avant tout à ne pas heurter les habi-

tudes commerciales, tout en préconisant l'adoption du titre international comme titre légal.

Elle a donc demandé que le titre international de la soie soit fixé par 20 échevettes de

450 mètres de fil pesées en unité de poids de 5 centigrammes, que le bulletin du bureau

public de conditionnement indique également le poids en grammes de 10,000 mètres de fil et

que tous les pays se mettent d'accord pour l'adoption d'un bulletin uniforme.

Appelée par le Gouvernement à donner son appréciation sur la question dans la forme

réduite et spécialisée où elle est présentée de nouveau, la Chambre de commerce s'est pro-

noncée dans le sens suivant

La question de l'application du système métrique au numérotage des fils de tous les tex-

tiles, telle qu'elle se présentait en 1900, était d'un intérêt incontestable pour le Grand-Duché.

Sous son nouvel aspect, elle est d'un intérêt moins immédiat, l'industrie de la soie et de ses

dérivés n'existant pas dans le pays. Quelques industries qui font une grande consommation

de filés de soie, comme la ganterie p. ex., trouveraient peut-être certaines facilités dans

l'uniformité du numérotage de la soie.

Néanmoins, la Chambre de commerce a engagé le Gouvernement à ne pas refuser son

appui à la forme préconisée par le Gouvernement français, si insigniflants qu'en soient les

avantages pour le Grand-Duché, surtout que cette réforme est destinée à ouvrir la \oie au

numérotage des fils de tous les textiles sur la base du système métrique.

Difficultés douanières dans l'introduction des replants luxembourgeois en Belgique.

Par suite des mesures phylloxériques qui ont été prises sur la frontière belge, l'entrée

des replants luxembourgeois en Belgique ne pouvait s'effectuer librement que par des

bureaux de douane désignés. Ainsi les replants de la région de Luxembourg ne pouvaient

plus être expédiés par la route de Luxembourg à Arlon, mais devaient passer indistinctement

par la douane de Sterpenich.

Un préjudice assez grave en était résulté pour nos maraîchers qui fréquentent les mar-

chés d'Arlon. Dans le temps ils emportaient dans leurs voitures, en dehors des légumes, des

quantités considérables de replants qui étaient d'un placement facile et rémunérateur en

Belgique. Depuis que ces transports devaient emprunter le chemin de fer. — le bureau des

douanes sur la route de Luxembourg à Arlon (au pied du « Wollberg) n'étant pas autorisé à

les laisser entrer sur le territoire belge — le commerce des replants tendait à baisser. En

dehors des frais de transport plus considérables, les envois de replants subissaient très sou-

vent des retards et étaient livrés avariés ou après la clôture du marché.

La Chambre de commerce ayant sollicité l'intervention du Gouvernement pour obtenir

la suppression des difficultés douanières qui s'opposaient à l'introduction des replants en

Belgique, la question a fini par trouver une solution donnant complète satisfaction à nos

maraîchers.

Dans ses rapports annuels la Chambre de commerce a insisté plusieurs fois sur les

graves inconvénients que présentent les taxes appliquées aux lettres à destination des pays

du Zollverein. Les réclamations de la part de nos industriels devenant de plus en plus

fréquentes, elle a signalé de nouveau cet état de choses à l'attention du Gouvernement.

Les transactions extérieures d'un pays s'accroissent forcément en raison inverse de son

territoire. Pour le Grand-Duché la correspondance avec l'étranger doit donc être proportion-

nellement plus élevée que pour un grand État, et il en résulte, pour nos industriels, une

augmentation des dépenses pour ports de lettres. A ces dépenses viennent s'ajouter les sur-

taxes fréquentes pour lettres insuffisamment affranchies que nos industriels reçoivent de leurs

correspondants allemands qui se figurent, probablement à cause de l'Union douanière, que

le Grand-Duché est compris également dans l'Union postale allemande. Pour quelques éta-

blissements, dont la production est écoulée en majeure partie dans les pays du Zollverein, et

qui entretiennent une correspondance active avec ces pays, les ports de lettres et les surtaxes

pour affranchissements insuffisants forment un élément sérieux des frais généraux.

Affranchissements postaux pour l'Allemagne.

Service téléphonique avec l'Allemagne.

A différentes reprises, la Chambre de commerce avait appelé l'attention du Gouverne-

ment sur la nécessité de la création d'un service téléphonique avec l'Allemagne. Les consi-

dérations qu'elle avait fait valoir antérieurement pour appuyer ses vœux réitérés, et sur

lesquelles il serait inutile de revenir à cet endroit, n'ont fait que s'accentuer au cours des

années dernières, à mesure que nos relations d'affaires avec les pays du Zollverein gagnaient

en intensité et que notre réseau téléphonique se développait.

Il s'était produit d'ailleurs en Allemagne, au commencement du mois de mars, un mou-

vement qui tendait au même but, et la Chambre de commerce crut qu'il fallait en profiter

pour hâter la solution de cette question. Elle a donc saisi cette occasion pour recommander

de nouveau la création d'un service téléphonique avec l'Allemagne à la sollicitude toute par-

ticulière du Gouvernement.

Retards dans l'échange des correspondances à la frontière belge.

La correspondance pour certaines localités frontières de la Belgique éprouve des retards

par suite de l'acheminement invariable des lettres sur Luxembourg. Ainsi une lettre à des-

tination de Bastogne, qui est mise à la poste à Wiltz vers 10 heures du matin, n'arrive que le

lendemain, quoique quatre trains circulent par jour entre les deux localités, alors que la cor-

respondance pour Bruxelles ou Anvers arrive encore le même jour à destination. La cause

en est que les lettres pour Bastogne doivent faire le détour par Luxembourg-Libramont.

De l'avis de la Chambre de commerce, cette situation pourrait s'améliorer sans difficultés

le facteur qui porte la correspondance jusqu'à Schimpach, pourrait se rendre à la prochaine

station de Benonchamps, distante à peine d'un kilomètre, et la remettre au convoyeur belge.

Le long de la frontière prussienne des inconvénients de ce genre paraissent ne pas exister,

les deux postes voisines s'arrangeant de la manière que nous venons d'indiquer. Cet état de

choses, préjudiciable aux intérêts du commerce de la région limitrophe, a donc été signalé

au Gouvernement.

Conférences commerciales.

Au cours des années 1902 et 1903 le Gouvernement avait organisé, dans les principaux

centres du pays, des séries de conférences pour vulgariser les connaissances commerciales.

Ces conférences ayant donné d'excellents résultats, la Chambre de commerce a pensé qu'il

était indiqué de créer à Luxembourg une série de conférences sur certaines dispositions du

nouveau Code civil allemand.

L'attention de la Chambre avait été appelée sur les difficultés que, depuis la mise en

vigueur du nouveau Code civil en Allemagne, nos commerçants et industriels éprouvent

parfois dans leurs relations d'affaires avec des correspondants allemands, par suite de l'igno-

rance où ils sont des dispositions du nouveau Code et de la jurisprudence afférente.

Pour remédier à cette situation, la Chambre a prié le Gouvernement de bien vouloir

envoyer un des membres du barreau luxembourgeois en Allemagne pour se familiariser avec

la nouvelle législation, et de le charger de faire à Luxembourg une serie de conférences qui

porteraient sur les points divergents entre les législations allemande et luxembourgeoise,

offrant le plus d'intérêt dans la pratique des affaires. Le conférencier pourrait résumer, dans

la suite, les sujets de ses conférences en une brochure et mettre ultérieurement, dans sa

sphère d'activité, ses connaissances de la législation allemande à la disposition du public.

La Chambre de commerce est persuadée que ces conférences obtiendraient un plein

succès.

Législation sur le chèque.

La question d'une loi spéciale sur le chèque n'a cessé de préoccuper la Chambre de

commerce. Dans le Grand-Duché le chèque est considéré, au point de vue du fisc, comme

un effet de commerce et soumis, comme tel, au timbre des effets, tandis que dans les pays

qui nous entourent, cet instrument de paiement jouit d'un régime fiscal beaucoup plus favo-

rable qui a puissamment contribué à en répandre l'usage.

A mesure que nos établissements de crédit se développent et se multiplient, le défaut

d'une loi spéciale, analogue à celles qui régissent le chèque dans les pays voisins, se fait

plus vivement sentir. La Chambre de commerce a donc soumis au Gouvernement le vœu

de bien vouloir instituer une commission spéciale chargée d'examiner la question du chèque,

d'étudier la législation afférente et de lui présenter, dans la suite, des propositions précises

au sujet d'une loi sur le chèque.

Manuel d'adresses.

Répondant à un vœu général, la Chambre de commerce avait signalé au Gouvernement,

au cours de l'année 1901, le besoin d'un manuel d'adresses complet et absolument sûr qui se

fait vivement sentir dans le Grand-Duché. Comme il est fort difficile à l'industrie privée,

abandonnée à ses propres ressources, de fournir un travail irréprochable, elle jugeait que le

seul moyen pratique d'arriver à bon résultat serait d'extraire les renseignements nécessaires

des rôles d'impositions. Des propositions formulées dans ce sens avaient été soumises au

Gouvernement. Pour le premier manuel d'adresses que la Chambre avait publié en 1893, et

qui devait servir de modèle au nouveau manuel à créer, les renseignements avaient été four-

nis par l'intermédiaire de la gendarmerie.

Dans la suite, le Gouvernement invita la Chambre de commerce à surseoir à la publica-

tion du manuel d'adresses jusqu'à nouvel ordre, estimant que ce manuel pourrait être élaboré

par les soins de la commission de statistique, quand le recensement professionnel et indus-

triel serait terminé.

Dans sa réponse au Gouvernement, la Chambre a appuyé de nouveau sur l'importance de

ce travail. Elle estime que la publication d'un manuel d'adresses complet et sûr revêt un

caractère d'urgence et elle craint que ce travail ne soit retardé démesurément par suite

du changement que le Gouvernement, sur l'initiative de la commission de statistique, s'est

proposé d'apporter dans son exécution. Le recensement, auquel il est subordonné ainsi,

ne pourra être voté avant la prochaine session législative. Si l'on porte en compte le temps

que demanderont les travaux du recensement, depuis le vote de la loi jusqu'à l'établisse-

ment des résultats définitifs, il paraît peu probable que le manuel puisse être publié avant

trois ans.

Musée de marchandises ou d'échantillons.

Il existe dans beaucoup de villes de l'Allemagne des musées de marchandises ou d'échan-

tillons, dits « Export-Musterlager », dont le but est de fournir un résumé de l'activité écono-

mique de la ville ou de la région dont celle-ci forme le centre.

Ces expositions permanentes permettent aux industriels de faire connaître leurs pro-

duits à très peu de frais ; elles permettent surtout aux petits industriels et aux artisans, qui

n'ont pas les ressources nécessaires pour pouvoir faire figure aux grandes expositions inter-

nationales, de mettre leur industrie en relief et de la signaler au public. Au point de vue du

commerce extérieur ces expositions permanentes ont rendu de grands services. Elles ont

puissamment contribué à l'essor du commerce d'exportation, et l'exemple donné par quel-

ques villes a trouvé de nombreux imitateurs, en Allemagne d'abord, et tout récemment

encore dans d'autres pays.

L'idée de l'organisation d'un musée de marchandises à Luxembourg avait déjà été émise

à la suite de notre dernière exposition. Elle a été abandonnée depuis. La Chambre de com-

merce a donc appelé de nouveau l'attention du Gouvernement sur cette question. Si, par

suite de circonstances qu'on ne peut prévoir en ce moment, l'État se trouvait avoir à sa dis-

position des locaux situés au centre des affaires, la création d'un musée de marchandises

serait vivement à recommander dans l'intérêt du commerce et de l'industrie.

Quelques membres de la Chambre de commerce ont pensé que l'installation d'un tel

musée dans le nouveau bâtiment qu'on se propose de construire pour l'École industrielle et

commerciale, ne présenterait pas trop de difficultés. Mais comme le projet actuel place ce

bâtiment dans un quartier excentrique, l'idée a été écartée, un musée de ce genre devant

être situé au centre de la ville.

Horaire des trains.

A la date du lu juin, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les vœux sui-

vants au sujet de l'horaire en vigueur sur la ligne du Nord

Le train de 6 heures 52 du matin pour Trois-Vierges part de la gare de Luxembourg

exactement 4 minutes avant l'arrivée du train de Paris et 7 minutes avant l'arrivée du train

de Bruxelles. Toute la partie du pays, desservie par la ligne du Nord et ses embranchements,

est privée ainsi d'une correspondance directe avec deux puissants centres d'affaires, laquelle,

au sentiment de la Chambre de commerce, serait facile à établir, étant donné l'écart insigni-

fiant qui existe entre le départ du train de Trois-Vierges et l'arrivée des trains de Paris et de

Bruxelles. La Chambre de commerce a donc sollicité l'intervention du Gouvernement pour

faire disparaître cette anomalie de l'horaire de la ligne du Nord.

Il serait à désirer vivement aussi que la ville de Wiltz obtienne une correspondance

pour le dernier train du soir de Luxembourg à Trois-Vierges. Le dernier départ de Luxem-

bourg pour cette localité a lieu à 5 heures, ce qui forme manifestement une lacune regret-

table dans l'horaire de cette ligne.

Création d'un train express sur la ligne du Nord.

Par sa lettre du 15 juin, le « Verein zur Wahrung der wirthschaftlichen Interessen der

Eisen- und Stahl-Industrie von Elsass-Lothringen und Luxemburg » a soumis à la Chambre

de commerce des desiderata au sujet de la création d'un train express Metz-Luxembourg-

Trois-Vierges-Aix-la-Chapelle, que nous résumons ci-après

Le défaut d'une communication directe entre les deux centres industriels Metz et Aix-

la-Chapelle est vivement ressenti dans les milieux intéressés.

Une réclamation que la

Chambre de commerce d'Aix-la-Chapelle avait faite à ce sujet, a été écartée pour le motif que

le mouvement des voyageurs assez réduit ne la justifierait pas suffisamment. Il est prouvé

cependant que, faute d'une communication directe, les voyageurs préfèrent faire le détour

par Trèves-Coblence et Cologne, ou par Trèves-Euskirchen et Duren, ou bien par Luxem-

bourg- Arlon-Marloie-Liège et Herbesthal, ou encore par Luxembourg-Namur et Liège.

Aujourd'hui, la durée du voyage entre Metz et Aix-la-Chapelle, avec les arrêts et les

changements de train indispensables, est de 10 à 12 heures pour une distance de 256 km.

Un train express, malgré les difficultés du terrain, couvrirait cette distance en 6 heures.

Il a donc été proposé de créer un train express de nuit, quittant Luxembourg vers

11 heures 50 du soir et arrivant vers 4 heures du matin à Aix-la-Chapelle, où les correspon-

dances avec les centres industriels de l'Allemagne seraient faciles. Le train opposé quitte-

rait Aix-la-Chapelle vers 6 heures du matin et joindrait à Luxembourg le train express n° 4

pour Metz (départ de Luxembourg = 11 h. 33, arrivée à Metz = 12 h 36). Au besoin, le

départ de ce train pourrait être retardé jusqu'à 8 heures du matin et, dans ce cas, il obtien-

drait à Luxembourg la correspondance avec le train ordinaire n° 332 pour Metz (départ de

Luxembourg = 2 h., arrivée à Thionville = 2 h. 46, arrivée à Metz = 3 h. 21).

La Chambre de commerce reconnaît que ce projet offre un intérêt réel pour nos com-

merçants parce qu'il implique la création d'un train express sur la ligne du Nord. Elle n'a

donc pas hésité à recommander la nouvelle communication entre Metz et Aix-la-Chapelle,

qui fait l'objet des propositions de l'Union des maîtres de forges lorrains-luxembourgeois, à

la bienveillante attention du Gouvernement.

Fournitures pour les chemins de fer.

Les imprimés dont il est fait une grande consommation dans les relations du commerce

avec les chemins de fer, tels que lettres de voiture et formulaires servant à la « Statistik des

Waarenverkehrs », étaient fournis autrefois par les imprimeries du pays. Cette situation

est changée depuis une série d'années. Des prescriptions administratives répétées au sujet

de détails d'exécution ont entouré ces travaux de difficultés toujours nouvelles, qui ont fini

par rendre illusoire la concurrence de l'industrie privée. Aujourd'hui, le commerce de ces

imprimés est réservé virtuellement aux chemins de fer.

Il en est résulté un préjudice incontestable pour nos imprimeries auxquelles ce mono-

pole, — qui, pour n'exister pas en théorie, n'en est pas moins très réel, — a enlevé des tra-

vaux d'une certaine importance.

La Chambre de commerce a jugé que l'époque du renouvellement du contrat avec la

Direction de Strasbourg paraissait bien choisie pour faire valoir les réclamations des indus-

triels luxembourgeois. Elle a donc sollicité l'intervention du Gouvernement auprès de la

Direction impériale à l'effet de faire bénéficier, à l'avenir, nos imprimeries de la fourniture

de ces imprimés.

A cette occasion, il a été fait observer encore que les soumissions pour le menu maté-

riel et les articles de consommation employés sur nos lignes ont lieu à Strasbourg, ce qui

crée de grandes difficultés à des offres luxembourgeoises qui pourraient se produire. La

Chambre a exprimé le vœu que la portion de ces fournitures qui est employée à l'intérieur

du Grand-Duché, soit donnée en soumission à Luxembourg.

Recensement professionnel et industriel.

Le projet de loi relatif au recensement professionnel et industriel, au sujet duquel le

Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce, a donné lieu aux considé-

rations suivantes

La Chambre est unanime à reconnaître la portée considérable du recensement profes-

sionnel et industriel, proposé par la commission de statistique. Fournir aux pouvoirs une

direction sûre dans leur orientation économique, dénoncer les erreurs commises par le bilan

des faits sociaux, suivre l'évolution industrielle et commerciale au cours des années : voilà

une entreprise dont l'utilité ne peut être mise en doute. Pour la préparation des lois ouvrières

en particulier, le recensement est non seulement un auxiliaire, mais, dans la plupart des cas,

un collaborateur indispensable.

D'autre part, elle ne se cache pas les difficultés de ce travail aussi compliqué dans son

exécution que fécond en résultats. Les auxiliaires, au concours desquels la commission de

statistique devra faire appel, n'ont peut-être pas tous l'expérience nécessaire pour le travail

qui leur sera demandé. Dans la statistique des entreprises industrielles surtout, il reste tou-

jours une certaine marge à l'arbitraire qui doit être abandonnée à l'interprétation d'employés

recrutés au hasard et desquels on ne peut pas demander d'être des statisticiens accomplis.

Pour guider les agents-recenseurs dans un travail, fort délicat parfois, il conviendrait

peut-être de faire confectionner une série de bulletins modèles, calqués sur nos principales

industries, qui suppléeraient au défaut d'expérience de ces agents.

Une autre difficulté provient du fait que la ligne de démarcation entre exploitations

industrielles et agricoles, si nette en apparence, n'est pas toujours aisée à démêler en pra-

tique, car il est peu d'exploitations agricoles de quelque importance qui ne puissent être con-

sidérées comme des industries régulièrement constituées.

La sanction que prévoit l'art. 3 a fait naître encore certaines appréhensions au sein de

la Chambre de commerce. Il faut évidemment armer le pouvoir de moyens de coërcition à

l'égard des particuliers qui refuseraient de fournir les renseignements demandés, mais elle

se demande s'il ne suffirait pas de renforcer, le cas échéant, l'amende dont le récalcitrant

sera passible, sans recourir à la peine de prison.

Ainsi il est à prévoir que nos petits industriels hésiteront à faire des communications

précises au sujet des salaires, que la concurrence, si âpre aujourd'hui, ne manquerait pas

d'exploiter. Cette hésitation que leur dicterait l'instinct de conservation, les mettrait en con-

flit avec la loi, conflit qui ne se résoudrait que par l'emprisonnement ou l'abandon de leurs

intérêts. Une alternative aussi redoutable devrait être évitée.

Les mesures d'exécution que comporte ce projet ont fait l'objet d'un rapport ultérieur.

Revenant sur les difficultés que présente la distinction entre industries proprement

dites et exploitations agricoles, déjà signalées ci-haut, la Chambre estime que l'appréciation,

pour chaque cas particulier, ne saurait être abandonnée aux agents recenseurs. Il serait à

désirer que cette question fût nettement tranchée au préalable. Ainsi, nos rosiéristes,

arboriculteurs et autres personnes exploitant une de ces industries agricoles qui sont

vulgairement considérées comme des aspects variés de l'agriculture, seront-ils classés parmi,

les cultivateurs ou parmi les industriels ? Ne serait-il pas indiqué de ranger parmi les

industriels tous ceux qui, par le fait de leur exploitation, sont à considérer comme des

commerçants au point de vue du Code de commerce ? Sur cette base il serait peut-être

facile d'arriver à une délimitation exacte.

La Chambre de commerce craint encore qu'un double emploi n'ait lieu

1° pour les établissements industriels qui ont des succursales dans différentes localités ;

2° pour les chefs d'établissements industriels qui possèdent simultanément une exploi-

tation agricole et qui sont à considérer, une première fois comme industriels, et une seconde

fois comme cultivateurs ;

3° pour les personnes qui, en dehors de leurs fonctions principales, seront nommées

plusieurs fois encore comme administrateurs d'établissements industriels ou financiers ;

4° pour les ouvriers qui travaillent chez eux pour des fabriques ou des maisons de

commerce, les employeurs devant indiquer ces mêmes ouvriers dans leurs bulletins, comme

ce sera le cas p. ex. pour la ganterie et l'industrie du vêtement.

Elle se demande ensuite s'il n'y a pas trop d'indiscrétion à exiger l'indication du

système des machines et appareils utilisés. Il est des secrets de fabrication qui sont étroi-

tement liés à l'emploi de certains appareils et machines, et les industriels hésiteront à les

faire connaître pour ne pas donner l'éveil à la concurrence.

Le choix de la saison pendant laquelle il sera procédé au recensement n'est pas sans

importance et la Commission de statistique écarte l'hiver comme impropre à ces opérations.

Une période de prospérité industrielle et une période de dépression économique fourniraient

des données également inexactes. Il est donc à désirer qu'il soit procédé au recensement

par un temps de marche tranquille, où les salaires seront à leur niveau normal.

De l'avis de la Chambre de commerce, les questionnaires proposés, pour le recensement

industriel en particulier, se répandent dans des détails trop minutieux. Une simplification,

même considérable, aiderait les travaux du recensement dans une large mesure, tandis

qu'une accumulation de détails pourrait bien ne former qu'une gêne.

Enfin, la Chambre de commerce croit qu'il est peut-être indiqué de différer la mise en

œuvre du recensement jusqu'à ce que les différentes caisses ouvrières soient parfaitement

acclimatées. L'organisation de ces caisses a remué incontestablement les milieux industriels

et ouvriers, et il est à craindre que le public, mis en défiance par une succession trop

rapide d'interventions administratives sur un domaine qui échappait jusqu'ici à l'adminis-

tration, n'apporte pas la bonne volonté nécessaire à la réussite du recensement.

Les travaux préparatoires à l'organisation de ces caisses fourniront encore, pour la

question des salaires surtout, une direction sûre, dont le recensement pourra faire son

profit. Quand le fonctionnement des caisses ouvrières sera définitif, le recensement trouvera

un terrain tout préparé.

Exposition internationale de St. Louis.

Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité, au point de vue des intérêts de notre

commerce et de notre industrie, de la participation du Grand-Duché à l'Exposition interna-

tionale de St. Louis, la Chambre de commerce s'est prononcée dans le sens suivant

Un intérêt économique à notre participation à cette exposition ne semble pas exister. Le

chiffre de nos exportations pour les États-Unis est fort restreint. Une seule industrie, la

ganterie, entretient un commerce d'exportation suivi avec ce pays, mais les tendances pro-

tectionnistes qui s'accentuent toujours davantage aux États-Unis rendent ce débouché de plus

en plus précaire et ne font espérer aucun résultat bien appréciable d'une participation à l'ex-

position de St. Louis.

Pour répondre aux intentions du Gouvernement, la Chambre de commerce a appelé deux

fois l'attention des intéressés sur cette exposition par des communiqués faits à la presse

aucun de nos industriels cependant n'a manifesté le désir d'y participer.

Dès le début de l'année 1902 un relèvement très net s'est dessiné dans l'exploitation des

minières. Les demandes de la métallurgie, restreintes d'abord, croissantes ensuite stimulaient

de plus en plus l'extraction du minerai. Ces demandes étaient loin d'atteindre au niveau des

demandes des années de prospérité qui ont précédé la crise, mais les chômages ruineux des

longs mois de dépression économique cédaient enfin la place à une certaine activité.

Nos statistiques renseignent une production de 5,130,069 tonnes contre 4,455,179 tonnes

en 1901, soit une augmentation de 674,890 tonnes. La valeur totale de cette production a

atteint 14,527,891 fr. contre 11,770,046 fr. en 1901 ; elle est donc supérieure à celle-ci de

2,757,845 fr. Un progrès assez sensible est à signaler dans le prix moyen de la tonne qui

s'établit à 2,84 fr. contre 2,65 en 1901, ainsi que dans le nombre des ouvriers qui a aug-

menté de 483.

Ce qui empêchait l'exploitation des minières de prendre l'ampleur des années précédant

immédiatement la crise récente, c'était la faiblesse persistante dont témoignait le commerce

d'exportation. L'exportation et la consommation intérieure se partagent par moitiés sensible-

ment égales dans notre production de minerais, ainsi qu'il ressort des chiffres ci-après don-

nant le rapport entre la production des minières et la consommation des usines luxembour-

geoises pour les quatre dernières années

Minières.

Production des minières.

T. 5,995,412

6,171,229

4,455,179

5,130,069

Consommation des hauts-fourneaux.

T. 3,254,114

3,198,299

2,878,150

3,386,913

Si l'on porte en déduction des quantités consommées les arrivages assez insignifiants

des minerais exotiques spéciaux et des minettes lorraines, on arrive à une consommation

intérieure dépassant légèrement la moitié de la production.

En 1902, la production des minerais a augmenté de 674,890 tonnes, alors que la con-

sommation des hauts-fourneaux luxembourgeois a augmenté, pour la même époque, de

508,763 tonnes. De ces chiffres les progrès de l'exportation apparaissent assez faibles.

Le nombre des accidents déclarés à l'Administration des mines a été de 145, dont 28

dans les exploitations à ciel ouvert. En 1901 ce nombre a été de 101, dont 22 dans les

exploitations à ciel ouvert. Sur les 145 accidents, qui sont arrivés en 1902, 117 ont eu lieu

en galeries, où travaillaient 3312 ouvriers, et 28 dans les minières à ciel ouvert, où travail-

laient 1885 ouvriers.

Statistique de production.

Nombre des sièges d'exploitation

Production totale

Valeur de la production totale

Prix moyen de la tonne

Nombre des ouvriers occupés

T.

fr.

sous terre

à ciel ouvert

ensemble

Population ouvrière (femmes et enfants)

Année 1901.

4,455,179

11,770,046

2,65

3,039

1,673

4,714

10,966

T.

fr.

Année 1902.

5,130,069

14,527,891

2,84

3,312

1,885

5,197

12,575

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des

minières depuis 1895.

T.

Production.

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

fr.

Valeur totale.

9,590,443

11,852,528

13,980,550

13,934,186

16,237,500

17,283,289

11,770,046

14,527,891

Prix de la tonne.

fr.

2,45

2,49

2,61

2,60

2,70

2,80

2,63

2,84

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année

1901.*)

Allemagne

Luxemourg

Sièges

d'exploitation.

Nombre

des ouvriers.

24,828

3,039

Production.

T. 12,115,003

4,455,179

Valeur totale.

fr. 78,228,750

11,770,046

Prix

de la tonne.

fr. 6,46

2,65

Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis

1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880.

Année.

Tonnes.

722,039

924,382

911,695

990,499

1,174,334

1,331,743

1,442,668

1,090,845

1,196,729

1,262,825

1,407,617

1,613,392

Année.

Tonnes.

2,173,463

2,161,881

2,539,295

2,551,090

2,447,634

2,648,449

2,361,372

2,649,710

3,261,925

3,102,753

3,359,413

3,102,478

Année.

Tonnes.

3,370,352

3,351,938

3,958,280

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

*) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique

de Berlin.

Tonnes

TABLEAU GRAPHIQUE de la Production des Minières depuis 1880.

M é t a l l u r g i e .

Au printemps de l'année 1902 la crise métallurgique commençait à perdre de son

acuité, le fond de la baisse était atteint et la situation du marché se relevait lentement. Les

ordres faisaient de nouveau leur apparition.

Néanmoins, la situation est restée faible durant l'année 1902. Ce fut une convalescence

systématique, progressive, mais extrêmement lente, et qui n'est pas encore terminée en ce

moment. Les soubresauts et les brusques convulsions qui ébranlaient le marché au début de

crise, et même pendant l'année 1901, que nous avons qualifiée d'année de liquidation, avaient

fait place à une période de calme qui préparait le retour à l'état normal du marché.

La production de la fonte, qui avait atteint 970,885 tonnes en 1900 et 916,404 tonnes

en 1901, est montée à 1,080,305 tonnes. Elle a donc laissé derrière elle le maximum atteint

pendant les années de prospérité exceptionnelle. Nous ajouterons cependant que les moyens

de production ont également augmenté depuis 1900. Les fonderies marquent un léger recul.

Pour les aciéries, le chiffre de la production — Differdange étant entré en pleine activité

depuis — est monté de 257,055 tonnes à 314,930 tonnes.

Nous pouvons résumer ainsi le mouvement de la production

les hauts-fourneaux présentent une augmentation de … 163,902 tonnes,

les aciéries

57,875

les fonderies

diminution

de

…

Un coup d'œil jeté sur les prix détruit l'excellente impression que donne cet aperçu de

la production. La valeur de la production de la fonte, qui était de 74,234,178 fr. en 1900 et

de 66,277,320 fr. en 1901, est descendue à 59,797,131 fr. pour une production sensiblement

plus élevée. Le prix moyen de la fonte qui était de 76,46 fr., resp. 72,32 fr., a reculé à

55,35 fr. Les produits des fonderies ont fléchi également. Pour la production des aciéries

le prix moyen ressort à 106,36 fr. contre 119,28 fr. en 1901.

Deux circonstances ont pesé durant toute l'année sur l'industrie métallurgique : la

faiblesse des prix et les stoks considérables de fonte qui encombraient les parcs des hauts-

fourneaux. La fonte a bien fait quelques progrès comparativement aux prix qui ont été

payés vers la fin de 1901, mais les prix élevés que les syndicats belge et allemand mainte-

naient pour les cokes n'ont guère laissé de bénéfices aux usines. L'écoulement des stocks,

qui ont été réduits peu à peu aux existences normales, fut une des grosses préoccupations

de l'année.

Un élément qui a encore aggravé la situation des établissements métallurgiques du

Grand-Duché, mal placés au point de vue géographique, est à trouver dans les frais de

transport très élevés qu'ils ont à subir. Les réductions accordées par l'administration des

chemins de fer de l'État prussien, ainsi que par l'administration impériale des chemins de

fer en Alsace-Lorraine pour le transport des minerais de fer ont été, toutes proportions

gardées, de beaucoup supérieures à celles consenties pour le transport des cokes.

Durant toute l'année 1902, le marché intérieur témoignait de la prudente réserve et de

l'inertie que nous avons remarquées en 1901. La demande était insuffisante. Heureusement,

l'Amérique absorbait une grande partie de la surproduction et débarrassait notre marché

dans une large mesure. Est-il besoin d'ajouter que les prix à l'exportation n'étaient guère

rémunérateurs ?

On avait fondé des espérances sur l'amélioration de la situation politique. En 1901, on

avait fondé ces espérances sur la fin des troubles en Chine ; en 1902, on avait compté sur la

conclusion de la paix en Afrique pour se montrer plus optimiste. Ces espérances ont été

déçues en grande partie. La reprise actuelle démontre qu'une amélioration durable ne peut

avoir lieu qu'avec le rétablissement de l'équilibre économique sur notre propre marché.

Statistiques.

a) HAUTS-FOURNEAUX.

Le nombre des fours en feu a été de

ayant marché

La production se répartit ainsi

1° fonte d'affinage

2°

Thomas

3°

de moulage

divers

Production totale

représentant

1° pour la fonte d'affinage

2°

Thomas

3°

de moulage

divers

soit une valeur totale de

Prix de la tonne

Minerai consommé

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

Année 1901.

1149 semaines.

T.

111,593500

672,075

132,438

297500

T.

916,404

fr.

8,307,608

47,099,145

10,848,255

22,312

fr.

66,277,320

fr.

72,32

T.

2,878,150

2,771

6,615

Année 1902.

23 à 27

1274 semaines.

T.

110,505

816,763130

152,947500

T.

1,080,305630

fr.

5,952,814 75

45,350,186 25

8,488,505 12

5,625

fr.

59,797,131 12

fr.

55,35

T.

3,386,913

3,358

9,200

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte

dans les huit dernières années

T.

Production.

694,813

808,898

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,305

fr.

Valeur totale.

32,171,540

41,455,505

49,317,477

52,463,475

55,740,319

74,234,178

66,277,230

59,797,131

Prix de la tonne.

fr.

46,30

51,74

56,53

55,46

56,70

76,46

72,32

55,35

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.*)

*) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique

de Berlin.

Allemagne

Nombre

des ouvriers.

29,596

2,771

Production.

T. 6,963,683

916,404

Valeur totale

de la production.

fr. 548,440,000

66,277,320

Prix

de la tonne.

fr. 78,76

72,32

Minerai

consommé.

T. 19,285,717

2,878,160

*) Pour les besoins de la statistique, les « Aciéries et Ateliers de Luxembourg » ont été énuméres simulta-

nément parmi les fonderies et les aciéries. La production fonte de fer de cet établissement est renseignée sous

« Fonderies » ; sa fonte d'acier sous « Aciéries .

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.

Nombre

des fonderies.

Allemagne

Ouvriers

occupés.

85,270

Consommation

de matières premières.

T. 1,742,641

T.

10,680

Production

totale.

1,503,435

9,081

Valeur de la

production.

fr. 339,358,750

1,877,816

Prix moyen

de la tonne.

fr. 225,72

188,42

Production.

T.

8,747

9,307

9,875

9,358

11,154

11,294

9,981

9,541

fr.

Valeur totale.

1,317,975

1,370,596

1,370,888

1,459,815

1,816,839

1,856,965

1,877,816

1,637,089

Prix de la tonne.

fr.

150,67

147,26

139,00

155,99

162,89

164,43

188,42

171,58

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies

depuis 1895

b) FONDERIES.

Nombre des fonderies en marche

La production se répartit ainsi

1° poterie

2° tuyaux

3° construction des machines et divers

Production totale

représentant

1° pour la poterie

fr.

2°

les tuyaux

3°

les machines et divers

soit une valeur totale de

fr.

Prix moyen de la tonne fr.

Matières premières consommées

T.

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

Année 1901.

T.

656 200

1,030345

8,294 1 2 0

T.

9,981 2 6 5

219,200

fr.

141,643

1,516,973

1,877,816

fr.

188,42

fr.

10,680

T.

1,305

Année 1902.

T.

652 3 0 0

8,980790

T.

9,658090

199,422 50

4,062 50

1,448,604 20

1,637,089 20

171,58

10,198 2 5 0

c) ACIÉRIES.

Nombre des aciéries *)

La production se répartit ainsi

1° lingots

2° demi-fabricats (blooms, billettes, platines etc.)

destinés à la vente

Année 1901.

T.

13,159 4 3 5

167,428

Année 1902.

T.

17,788

205,712

3° produits finis

Année 1901. Année 1902.

a) rails et éclisses

T. 27,057

T. 25,034

b) traverses

12,700

4,912

c) fers marchands, ma-

chines et divers

36,710565

61,484

Production totale

représentant

1° pour les lingots

fr.

2° pour les demi-fabricats

3° pour les produits finis

Année 1901.

Année 1902.

a) rails et éclisses

fr. 3,889,444

fr. 3,317,005

b) traverses

1,746,250

577,160

c) fers marchands, ma-

chines et divers

5,212,514

8,003,240

soit une valeur totale de

fr.

Prix moyen de la tonne

Consommation de fontes de toutes espèces

T.

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

T.

76,467565

T. 257,055

1,213,218

18,600,136

10,848,208

30,661,562

119 28

426,376

1,754

3,800

T.

91,430

T. 314,930

fr.

1,556,450 00

20,049,147 50

11,897,405 00

fr. 33,503,002 50

106 36

T.

426,949

1,317

3,004

Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.

Allemagne

Nombre

Nombre

des

des

aciéries.

ouvriers.

120,106

1,754

Production.

a) lingots

b) demi-fabricats destinés

à la vente

c) produits finis.

a) lingots

b) demi-fabricats destinés

à la vente.

c) produits finis.

T

355,212

1,112,584

4,485,813

T. 5,953,609

13,159

167,428

76,468

T.

257,055

Valeur.

fr.

36,875,000

125,386,250

799,343,750

fr. 961,605,000

1,215,218

18,600,000

10,848,208

fr.

30,661,562

Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.

ANNÉE.

Nombre des

Hauts-

Fourneaux.

FONTE

D'AFFINAGE.

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

243,740

235,263

260,492

206,726

198,190

201,702

148,089

196,184

199,151

198,033

191,056

124,233

118,222

122,679

129 533

94,282

140,275

118,950

143,753

152,601

118,217

111,593

110,505

PONTE

DE MOULAGE.

Tonnes.

16,926

29,133

38,936

49,106

76,662

109,680

75,956

75,622

75,129

84,582

67,790

99,683

123,307

87,367

11 ,018

141,618

116,699

165,454

150,711

137,362

101,853

132,438

152,947

FONTE THOMAS.

Tonnes.

29,219

77,159

78,855

91,145

108,227

176,599

220,232

249,496

279,118

300,066

321,078

344,986

348,242

438,265

458,912

551,904

585,969

651,403

692,966

750,815

672,075

816,763

DIVERS.

Tonnes.

PRODUCTION

TOTALE.

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

260,666

293,615

376,587

334,688

365,997

419,610

400,644

492,038

523,776

561,733

558,912

544,994

586,515

558,289

679,816

694,813

898,000

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,306

Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.

Année.

Tonnes.

1,200

1,011

1,141

1,536

1,615

1,413

1,310

1,341

1,370

1,269

1,394

1,205

Année.

Tonnes.

1,701

1,579

1,726

1,827

1,670

1,440

2,585

3,644

4,615

4,642

5,909

7,062

Année.

Tonnes.

6,281

7,764

8,328

8,747

3,307

9,874

9,358

11,154

11,293

9,981

9,658

Rappel de la production des Acieries depuis 1886.

Année.

Tonnes.

20,554

57,346

69,739

97,900

97,462

110,920

Année.

Tonnes.

103,310

129,123

131,220

134,539

136,955

143,692

Année.

Tonnes.

170,153

166,206

184,714

257,055

314,930

Mouvement de la population ouvrière de l'industrie minière et métallurgique depuis 1895.

Nombre des ouvriers

Population ouvrière

(femmes et enfants)

1895.

7,757

23,271

1896.

9,238

24,602

1897.

10,224

25,772

1898.

10,603

30,118

1899.

11,095

28,634

1900.

10,709

27,017

1901.

9,684

19,686

1902.

10,166

25,713

Tonnes

I. FONTE . — Total de la Production des Hauts-Fourneaux.

Tonnes

II.

PRODUCTION DE FONTE D'AFFINAGE DE MOULAGE & THOMAS

Tonnes.

III.

F O N D E R I E S .

T o t a l de la P r o d u c t i o n .

Tonnes

IV.

PRODUCTION

DE L'ACIER

THOMAS.

Ateliers de construction.

La parcimonie des renseignements qui nous ont été fournis par les ateliers de construc-

tion, ne nous permettait pas d'établir notre rapport sur la base de statistiques, la seule vraie.

La réserve de nos industriels s'explique en partie par la mauvaise marche des affaires en

1902. Si, dans le courant de cette année, il y avait des éclaircies momentanées où une reprise

semblait se dessiner à l'horizon, des déceptions les suivaient régulièrement de près et le

marché retombait dans l'inertie.

Ainsi qu'en 1901, les ateliers devaient songer avant tout à

conserver de l'occupation à leurs ouvriers au prix de grands sacrifices, surtout par des réduc-

tions de prix injustifiées.

Neanmoins, nous regrettons cette réserve de la part de nos ateliers. Le compte-rendu

d'une année mauvaise n'est pas moins suggestif que le bilan triomphal d'une année de prospé-

rité. Leur intérêt bien compris devrait conseiller à nos petits industriels de fournir à la

Chambre de commerce des renseignements sur les expériences acquises et le mouvement des

importations et des exportations démontrant dans quelle mesure la production a pu suffire à

la consommation indigène et quelles voies il faudrait suivre pour écarter la concurrence

étrangère du marché intérieur. Celle-ci, — est-il besoin de le dire ! — s'étend toujours

davantage dans le Grand-Duché.

Ces rapports fourniraient, dans la suite, les données nécessaires pour l'appréciation de

ce qui devrait être fait pour arriver à une fabrication plus rationnelle qui permettrait de déve-

lopper l'intensité de la production, ainsi que pour arriver à créer à nos produits de nouveaux

débouchés à l'étranger.

Nous ne nous cachons point les difficultés qui s'opposent à cette tâche. Notre petite

industrie métallurgique manque de la cohésion et de l'uniformité propres à la grosse métal-

lurgie. Le contraste éclate non seulement dans les procédés de fabrication, mais également

dans la manière dont les petits ateliers font la vente de leurs produits. Voilà les causes pourquoi

les essais qui ont été faits antérieurement en vue de la création d'un syndicat pour la vente à

former entre les petits ateliers, n'ont pu aboutir : il était impossible de trouver une formule

s'adaptant aux conditions d'existence trop hétérogènes de notre petite métallurgie. Avec

l'amélioration de la situation, certaines aspirations, irréalisables en apparence aujourd'hui,

entreront peut-être dans le domaine du réalisable.

Nous nous plaisons à constater qu'en ce moment la reprise industrielle et commerciale, si

ardemment désirée, paraît se faire jour enfin. Le contrecoup s'en fait déjà sentir dans nos

ateliers de construction où l'âpreté de la lutte pour l'existence a été particulièrement vive.

Des ruines que la crise a accumulées sortira une vie nouvelle, et les expériences que nous

avons acquises par d'énormes sacrifices pendant la période de violente dépression économique,

ne resteront pas sans fruit, en nous conseillant la prudence.

Le mieux-aller industriel auquel nous assistons coïncide avec un évènement qui ne man-

quera pas de stimuler, à son tour, notre petite industrie : c'est la nouvelle convention avec

l'Allemagne relative aux chemins de fer Guillaume-Luxembourg et à la prorogation du Zoll-

verein. Nous croyons pouvoir affirmer que cette convention ne tournera pas seulement au

profit de nos ateliers de construction, mais qu'elle contribuera également à la création de

nouvelles branches d'industrie sur notre sol natal.

Mines de Stolzembourg.

La « Société des Mines de Stolzembourg » nous mande

La Société a continué les travaux de recherches pendant l'exercice 1902; elle a reconnu

différents filons de chalcopyrite. La teneur du minerai varie de 24 à 33 pCt. de cuivre avec

un minimum de 40 grammes d'argent à la tonne de minerai. Au cours des travaux de

recherches, la Société a extrait 40 tonnes de minerai dont le placement s'est fait avec la plus

grande facilité. Des divers pays voisins des offres avantageuses ont été faites à la Société

pour l'achat de ses minerais. Les découvertes faites jusqu'à ce jour permettent d'espérer un

grand avenir pour ces mines et les rapports des différents ingénieurs compétents chargés

par la Société d'examiner les résultats acquis sont des plus favorables.

Comme la station la plus proche des mines est Vianden, qui s'en trouve éloignée de

huit kilomètres, il est à désirer que le chemin de fer de Diekirch à Vianden soit prolongé

jusqu'à Stolzembourg, car les transports des charbons nécessaires à la mine et des minerais

sont actuellement très onéreux et à peu près impossibles à certains moments de l'année. Un

tel chemin de fer, tout en desservant une contrée actuellement sans voies de communi-

cation, assurerait l'avenir des mines.

Industrie du bâtiment.

Le bâtiment a conservé une allure tranquille pendant l'année 1902, qui a formé la

continuation de la période de calme succédant à l'activité extraordinaire des années de

prospérité industrielle.

Dans l'ancienne ville de Luxembourg aucune construction nouvelle n'est à signaler.

Dans les alentours nous relevons certains progrès : il a été construit une demi-douzaine de

maisons dans le nouveau quartier situé sur les terrains de l'ancien glacis, une douzaine au

Limpertsberg, sept maisons sur la route de Merl, une douzaine à Hollerich, une vingtaine

au Feldchen et une douzaine à Bonnevoie. A Eich et à Dommeldange, le bâtiment a conservé

quelque activité. Dans le bassin minier, sauf quelques rares constructions faites à Differ-

dange, Dudelange et Rodange, l'activité a été insignifiante.

C'est à la crise industrielle qu'il faut attribuer la période de calme que traverse cette

industrie, et qui s'est accentuée particulièrement dans le bassin minier. Les besoins impé-

rieux qui se manifestaient pendant la période de splendeur industrielle, avaient suscité une

activité tout-à-fait exceptionnelle : après la disparition de ces besoins, le bâtiment est

retombé dans une atonie d'autant plus grande.

En dépit de ce recul, les salaires des ouvriers du bâtiment, comparés à ceux de l'année

précédente, n'ont guère baissé et la raison en doit être cherchée dans la hausse qu'ont subie

les prix des vivres. L'élément italien conserve toujours un rang prépondérant parmi ces

ouvriers, tant dans les environs de la ville de Luxembourg que dans le bassin minier.

Nous relèverons encore, en cet endroit, que les poutrelles en fer prennent une place

plus large dans les constructions nouvelles, les travaux de cimentage, pour les plafonds et

dallages.

Les métiers et industries tributaires du bâtiment se ressentent vivement de la situation

défavorable de cette industrie. Les menuiseries, serrureries et ferronneries travaillent avec

les trois quarts des ouvriers qu'ils occupent en temps ordinaires et doivent se contenter de

médiocres bénéfices.

Ardoisières.

La maison Bother frères, de Haut-Martelange, nous écrit

Une diminution très légère, qui peut être évaluée à 3 wagons, est à signaler dans la pro-

duction. Les prix de revient n'ont présenté aucune variation, quoique les prix de vente ne

soient jamais descendus aussi bas qu'en 1902. Stimulée par la faiblesse des prix, la vente à

garde une bonne allure ; un léger ralentissement s'est dessiné cependant dans les ventes vers

la fin de l'année et a provoqué la formation d'un stock assez considérable.

Par suite des prix excessivement bas obtenus pour les produits fabriqués, la fabrication

n'a pas été forcée. Les irrégularités traditionnelles des ouvriers qui travaillent encore aux

champs ont contribué également à en ralentir la marche. La pénurie d'ouvriers qui a été

remarquée pendant les années antérieures ne s'est guère fait sentir en 1902. Le recrutement

des ouvriers rencontre encore parfois des difficultés, mais il faut espérer qu'il y aura une

amélioration de ce côté quand le nouveau vicinal vers Bastogne sera livré à l'exploitation.

Les prix de la main-d'œuvre se sont maintenus.

Les débouchés sont restés les mêmes : ce sont les pays du Zollverein qui entrent exclu-

sivement en ligne de compte. La vente en Belgique nous est presque fermée par suite des

tarifs élevés des chemins de fer cantonaux, qui nous excluent pour ainsi dire du marché couru

par les exploitants belges, ayant à leur disposition, pour l'expédition de leurs produits, les

grandes lignes avec leurs tarifs exceptionnellement bas. Dans les tarifs des chemins de fer

cantonaux il faut relever encore cette anomalie que le même tarif est appliqué aux charbons

industriels et aux produits expédiés. Un changement de cet état de choses serait vivement à

désirer.

Aucune modification bien précise n'est à signaler dans les moyens de production pour

l'année 1902. Les essais continuent: quelques modifications sont en voie d'exécution, mais

n'ont pas encore concouru a l'exploitation.

La société anonyme des ardoisières « Wilhelmsschacht », de Rombach-Martelange, nous

signale une diminution d'environ 5 % dans les prix de revient pour l'année 1902, accompagnée

d'une diminution parallèle des prix de vente. En général, la vente s'est faite avec facilité. A

faire remarquer surtout que le placement de nos ardoises s'est opéré plus couramment en

Allemagne que pendant les années précédentes. Par suite de la mise en exploitation de nou-

velles couches, la production annuelle a augmenté de 15 %. Le nombre des ouvriers a été

de 100 en moyenne, principalement des Belges.

La maison Cahen, de Perlé, nous donne l'aperçu suivant de la situation : Il y a eu une

légère diminution dans la production par rapport à 1901. Alors qu'en 1901 les prix de vente

ont baissé graduellement, ils se sont maintenus en 1902 au niveau le plus bas obtenu au cours

de l'année précédente. Par contre, la vente s'est heurtée à des difficultés moindres, de sorte

que les stocks restés sur chantier n'ont guère d'importance. La faiblesse des prix n'a pas été

sans influencer les salaires dans lesquels un léger recul s'est dessiné. Les ouvriers, qui sont

en même temps cultivateurs, ont consacré plus de journées à la culture par suite de la baisse

des salaires.

Deux causes continuent d'exercer une influence fâcheuse sur l'industrie ardoisière : les

tarifs si élevés des chemins de fer cantonaux sur lesquels nous avons déjà attiré l'attention

dans notre précédent rapport, et la préférence accordée aux ardoises belges pour toutes les

constructions publiques. Alors que la bonne qualité de nos ardoises leur ouvre des débouchés

lointains, elles sont supplantées par les ardoises belges sur le marché intérieur.

Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis

1896 par spécialités.

ANNEE

ARDOISES

15,551 mille

17,887

18,615

20,604

18,061

20,701

21,498

DALLES

1,120 m. carrés

EVIERS

1,446 pièces

1,673

1,451 m. cour.

1,102

1,298

1,534

1,496 pièces

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en

Allemagne pendant les années 1897-1902.

Ardoises belges

importées

dans le

Grand-Duche

T.

2,394

2,247

2,649

2,462

2,083

3,003

en

Allemagne

10,508

11,671

11,929

9,613

9,236

Ardoises françaises

importées

dans le

Grand-Duché

en

Allemagne

7,538

9,395

11,545

12,877

10,926

Ardoises de provenances

diverses

importées

dans le

Grand-Duche

en

Allemagne

26,283

28,583

30,593

36,662

21,328

La valeur de ces importations s'établit ainsi

fr. 263,340

246,870

291,390

270,820

229,130

330,330

1,182,500

1,461,000

1,493,000

1,201,000

16,700

45,000

100,500

88,500

65,500

31,130

844,000

1,169,000

1,435,000

1,640,000

2,958,000

3,574,000

3,804,000

3,333,000

Statistique de production pour l'année 1902.

Les ardoisières en exploitation sont situées sur les territoires des communes d'Assel-

born, Oberwampach et Perlé, sections de Haut-Martelange-Rombach, Perlé, Holtz, Nieder-

wampach et Perlé.

*

*

*

Année.

Nombre des

exploitations.

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

ardoises 1)

éviers 2)

dalles 3)

Quantites.

1,498

1,496

Prix.

FR.

32 à 40

8 à 10

4 à 4,50

QUANTITÉS

employees

dans le

Grand-Duche

1,474

1,091

exportees

a

l'étranger.

20,324

1) Ce chiffre s'entend par mille ; 2) par pièces ; 3) par mètres courants.

Carrières.

L'exploitation des carrières, plâtrières et sablières a présenté en 1902 un développement

normal. On nous signale en général une vente courante, facile. L'industrie des carrières a

occupé environ 1,042 ouvriers. 11 accidents du travail ont été signalés dans le courant de

l'année dans les diverses exploitations.

Une importante firme nous écrit d'autre part

Par suite de la crise qui règnait dans l'industrie métallurgique, la concurrence des exploi-

tants de pierres de taille de la Lorraine, qui ont offert leurs marchandises à des prix déri-

soires, s'est fait assez vivement sentir dans le Grand-Duché.

Depuis quelques années l'administration des travaux publics prescrit l'usage exclusif des

matériaux du pays : elle rend ainsi un grand service à l'industrie nationale et à la classe

ouvrière. Il serait à désirer que les administrations de nos chemins de fer imitent cet exemple,

surtout que les matériaux de provenance indigène leur rendraient les mêmes services que les

matériaux tirés de l'étranger, tout en revenant moins cher. Ainsi les pierres dures d'Ernzen

et de Gilsdorf remplaceraient avantageusement le granit des Vosges et la basalte du Rhin à des

prix de beaucoup inférieurs.

Le raccordement de Grundhof aux carrières de Beaufort et de Reisdorf étant définitive-

ment adopté par la Société du Prince-Henri, le vœu exprimé dans les rapports précédents

est donc sur le point d'être réalisé, et il est à espérer que le raccordement de Junglinster aux

carrières d'Ernzen ne tardera pas d'être pris également en considération.

*

*

*

La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1902

est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des mines.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger.

Carrières de calcaire à polypier.

Communes de Rumelange, Kayl, Differdange, Petange, Rodange. — Sections de Rumelange, Tetange,

Differdange, Niedercorn, Obercorn, Lasauvage.

pierres de taille

moëllons

1) dont 4,380 mètres cubes de castine.

Mètres cubes.

15,309

Fr.

15 à 32

0,50 à 3,50

Mètres cubes.

8,193

Mètres cubes.

7,1161)

Déblais de mine (benglik de la minette).

Communes de Rumelange, Kayl, Dudelange, Petange, Differdange. — Sections de Rumelange,

Kayl, Dudelange, Petange, Lamadelaine, Obercorn.

moëllons

10,445

0,50 à 1,50

10,429

Carrières de grès liasique.

Commune de Larochette. — Section d'Ernzen.

95-100

pierres de taille

moëllons

pavés

2,419

90‰

44 à 48

0,50 à 0,80

32 à 44

1,910

90‰

Communes de Bech, Echternach. — Sections de Bech, Echternach, Zittig,

Kuobenbour,

Marscherwald.

pierres de taille

moëllons

pavés

30‰

1,25 à 1,50

30‰

Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Dillingen, Berdorf,

Reisdorf, Haller.

pierres de taille

moëllons

2,370

25 à 40

3 à 8

1,303

Communes de Dalheim, Frisange, Mondorf. — Sections de Dalheim, Aspelt, Mondorf, Altwies.

pierres de taille

moëllons

pavés

9,233

485‰

27 à 32

1 à 3

50 à 80

9,233

470‰

15‰

Commune de Contern. — Sections de Contern, Moutfort, Oetrange.

pierres de taille

moëllons

pavés

1,392

22‰

25 à 60

1 à 1,25

45 à 50

1,392

22‰

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans

le

GrandDuché

exportées

à

l'étranger.

Communes de Lorentzweiter, Steinsel. — Sections de Lorentzweiler, Heisdorf.

pierres de taille

moëllons

pavés

5 ‰

30 à 35

1 à 50

22 à 50

5 ‰

Communes de Hesperange, Kehlen, Kopstal, Niederanven. — Sections de Hesperange, Kehlen,

Kopstal, Oberanven, Senningen, Rameldange.

pierres de taille 1)

moëllons

pavés

9,734

344 ‰

25 à 80

1 à 1,60

25 à 80

9,734

155 ‰

189 ‰

1) plus 27,000 mètres cubes de pierrailles employées pour le chemin de fer vicinal.

Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Mensdorf,

Flaxweiler.

moëllons

pavés

961 ‰

386 ‰

575 ‰

Communes de Steinfort, Kœrich. — Sections de Steinfort, Kœrich, Gœblange.

pierres de taille

moëllons

pavés

3,000

626 ‰

25 à 50

1 à 1,75

20 à 50

2,800

428 ‰

198 ‰

Communes de Rollingergrund, Eich. — Sections de Neudorf, Kirchberg, Eich, Dommeldange.

37 à 47

pierres de taille

moëllons

pavés

5,584

322 ‰

20 à 30

0,50 à 1,25

30 à 50

5,584

292 ‰

30 ‰

Communes de Luxembourg, Hollerich. — Sections de Luxembourg, Hollerich, Bonnevoie, Merl.

moëllons

13,085

1 à 2

13,085

Communes de Mersch, Fischbach. — Sections de Mersch, Rollingen, Petingen, Angelsberg.

pierres de taille

moëllons

pavés

1,395

7 ‰

20 à 22

1,25

1,395

7 ‰

Carrières de grès bigarré.

Commune de Mertzig.

pierres de taille

moëllons

pavés

2 ‰

35 à 60

2 à 6

2 ‰

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION

Spécification.

Quantités.

Prix.

Carrières de grès de Born.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

Communes de Mompach, Rosport. — Sections de Born, Rosport, Girst.

pierres de taille

moellons

1,385

1,960

30 à 40

2 à 3

Carrières de calcaire keuprique.

Commune de Bissen. — Section de Bissen.

moëllons

pavés

gravier

2,896

18 ‰

1,25 à 1,75

1,25 à 5

Carrières de grès coquillier.

1,960

2,786

18 ‰

Commune de Bettendorf. — Section de Bettendorf, Gilsdorf.

pierres de taille

moëllons

pavés

1,435

3,662

222 ‰

40 à 80

1 à 3

40 à 70

Carrières de quartzite.

1,337

3,662

208 ‰

exportées

à

l'étranger.

1,070

14 ‰

Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections de Clervaux, Roder.

hassel pour pier-

railles

7,000

3,75

Carrières de pierres à chaux.

4,800

2,200

Communes de Rosport, Echternach, Berdorf. — Sections de Rosport, Echternach, Grundhof.

pierres à chaux

tuf

1,50 à 2

Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers.

Communes de Bettendorf, Ettelbruck, Feulen, Redange, Colmar-Berg. — Sections de Bettendorf,

Ettelbruck, Niederfeulen, Ospern, Colmar-Berg.

pierres à chaux

4,825

2 à 3

Carrières de pierres à chaux et dolomie.

4,443

Communes de Biver, Grevenmacher, Mertert, Remich, Wormeldange, Lenningen. —

Sections de Biver, Grevenmacher, Wasserbillig, Remich, Machthum, Elvingen, Lenningen.

pierres à chaux et

dolomie

18,866

1,40 à 3

Carrières de chaux hydraulique.

10,592

8,274

Communes de Bertrange, Hollerich, Strassen, Kehlen. — Sections de Bertrange, Hollerich,

Merl, Strassen, Kehlen.

chaux hydraulique

11,125

0,50 à 2,50

9,535

1,590

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

P R O D U C T I O N .

Spécification.

Quantités.

Prix.

Plâtrières.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

a

l'étranger.

Communes de Walferdange, Steinsel, Remich. — Sections de Helmsingen, Heisdorf, Remich.

plâtre brut

3,120

5 à 9

Sablières.

Commune de Mertert.

sable

1,750

Communes de Bech, Echternach.

sable

1,390

1,25

Commune de Steinfort.

sable

12,704

1,25

Commune d'Eich.

sable

1,492

0,75 à 1

Communes de Luxembourg, Hesperange.

sable

2,130

1 à 2,50

Communes de Kopslal, Lintgen, Walferdange.

sable

3,052

1 à 2,50

2,120

1,390

10,704

1,492

2,130

1,302

Communes de Bissen, Fischbach. — Sections de Bissen, Angelsberg.

sable

1 à 1,50

1,000

1,000

2,000

1,750

Communes de Mondorf, Frisange, Dalheim. — Sections de Mondorf, Altwies, Aspelt, Dalheim.

sable

4,194

1 à 1,25

4,194

Faïencerie de Septfontaines.

La marche générale de la faïencerie n'a subi aucun changement notable en 1902. Le

personnel employé a été de 220 personnes.

Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants

a) matières diverses

arrivées........................

kg. 1,500,000

b)

houille........................................................

2,852,500

c) produits

expédiés......................................

950,000

Fabrique de produits céramiques Utzschneider & Ed. Jaunez

à

Wasserbillig.

Cet établissement renseigne, pour l'année 1902, une production de 125,000 tonnes,

c'est-à-dire sensiblement la même que pour l'année 1901. La vente a suivi une marche

à peu près normale, laissant des stocks insignifiants. Le principal débouché de l'établissement

est l'Allemagne ; dans le Grand-Duché, ses produits pourraient trouver un meilleur accueil.

Le personnel employé régulièrement à la fabrication des carreaux céramiques et

mosaïques est d'environ 400 personnes, et est composé de Luxembourgeois et d'Allemands.

Dans ce nombre est compris une centaine de femmes. Les salaires se sont maintenus dans

le courant de l'année, mais ils montrent une tendance à monter.

Industrie des ciments.

La succursale de la maison Wayss & Freytag (Ciment armé) à Hollerich nous mande

que le prix du ciment a subi, en 1902, une baisse d'environ 25 fr. par wagon de 10,000 kg.

Cette baisse doit être attribuée en majeure partie à la crise générale. Il faut relever ensuite

que l'industrie et les particuliers n'ont pas fait exécuter d'importantes constructions, mais que

les ordres qui ont été remis dans le courant de l'année, provenaient surtout d'administrations

de l'État, de communes ou de chemins de fer. La situation intrinsèque de l'année 1902 a été

la même que celle de l'année précédente au cours de laquelle un arriéré de commandes des

années de prospérité industrielle faisait encore sentir son influence. Le nombre des ouvriers

oscillait entre 20 et 45.

Une baisse considérable sur les prix des ciments nous est signalée également par la

Dommeldinger Cementwaarenfabrik, qui l'attribue à la crise générale et à la surproduction.

Cet établissement a occupé 15 ouvriers cimentiers qui ont travaillé jusqu'en novembre 1902.

Comme les ouvriers indigènes sont en général peu expérimentés dans le métier, il a dû

recourir à des contre-maîtres étrangers. D'un rapport qui nous est présenté par cette firme,

nous empruntons encore les considérations suivantes

Le Grand-Duché forme le débouché principal pour cette industrie, les frais de transport

considérables rendant la concurrence à l'étranger impossible. Réciproquement, la même

cause écarterait la concurrence étrangère de notre marché, n'était la préférence qui est

accordée ici aux produits étrangers sous l'empire de fâcheux préjugés. La production a été

entravée par suite de l'exclusion, par l'Administration des travaux publics, des tuyaux en

ciment qui sont remplacés soit par des tuyaux en grès, soit par des tuyaux en ciment de

fabrication étrangère.

Briqueterie.

Malgré les stocks considérables qui étaient restés dans les chantiers, la briqueterie a

produit à peu près les mêmes quantités que l'année précédente. La production qui, en temps

normal, atteint 12 à 15 millions de briques, est encore restée loin de ce chiffre. La réduction

a été particulièrement sensible dans le compartiment des briques de champs.

Une briqueterie à vapeur nous donne l'appréciation suivante de la situation en 1902

La campagne de fabrication n'a commencé qu'au mois de mai et s'est arrêtée à fin octobre.

Quoique la production ait été considérablement réduite, comme en 1901 d'ailleurs, il restait

une assez forte provision de marchandises non écoulées au 1er janvier 1903.

Par suite de la diminution de la fabrication, les prix de revient ont subi une augmenta-

tion très onéreuse, les frais généraux devant être répartis sur une production plus restreinte.

Aucune diminution n'est à signaler dans les prix des charbons et les salaires des ouvriers.

Quant aux prix de vente, on a été forcé de faire des concessions et même, en plusieurs cas,

des remises considérables pour pouvoir tenir tête à la concurrence des fabriques étrangères.

Une protection plus efficace de notre industrie briquetière s'impose. Pour tous les tra-

vaux de l'État et des communes, où des briques et des tuiles sont employées, la préférence

devrait être accordée aux produits indigènes. Il est donc à désirer que la Chambre de com-

merce appuie auprès des pouvoirs publics les vœux de l'industrie briquetière, qui a beaucoup

souffert de la crise.

Au sujet des tarife appliqués aux transports de briques par les chemins de fer secondaires

on nous écrit

En ce qui concerne les tarifs du chemin de fer vicinal Bettembourg-Aspelt, nous ferons

observer que la pierre brute et le sable, taxés à raison de 0,12 fr. par tonne kilométrique,

ont été favorisés d'une réduction qui abaisse les frais de transport de ces marchandises à

0,08 resp. à 0,06½ fr. par tonne kilométrique. Par contre, les briques et tuiles, taxées comme

les pierres à raison de 0,02 fr. par tonne kilométrique dans le cahier des charges, n'ont subi

aucune réduction équivalente.

Etant donné que le cahier des charges applique le même traitement aux briques et aux

pierres, nous ne voyons pas pourquoi, actuellement, on favoriserait le transport de l'une de ces

marchandises au détriment de l'autre, d'autant plus que les wagons chargés de briques et de

tuiles, qui sont rangées symétriquement, ont moins à souffrir que ceux qui transportent des

pierres, jetées pêle-mêle et sans soins.

Tannerie.

La transformation du système de tannage par les tannins exotiques continue sa marche

ascendante. On ne va pas trop loin en prétendant qu'il n'y a plus une seule grande tannerie

travaillant encore à l'écorce de chêne pure. Néanmoins, les essais de ces matières tannantes,

employées sans méthode et sans une connaissance approfondie de leurs qualités, donnent

parfois des résultats contraires à l'attente du fabricant et, par suite, ces produits sont encore

acceptés par la consommation avec une certaine méfiance.

Pendant l'année 1902, la tannerie a encore souffert du malaise que nous signalons depuis

plusieurs années, c'est-à-dire de la disproportion entre les prix des matières premières et le

Ganterie.

L'industrie gantière a continué à se ressentir de la situation politique et économique de

l'Angleterre.

De même que les années précédentes, les articles de qualité supérieure ont été délaissés

en 1902. A cela est venue s'ajouter une saison de printemps excessivement froide et humide

qui n'a pas manqué d'influencer encore très défavorablement le commerce des gants de peau

en général. La clientèle n'a pas pris livraison des commandes remises et en a fait différer

l'exécution à des mois plus tard. De là est résulté un accroissement des stocks qui s'est

prolongé jusqu'au mois d'octobre.

Il était à craindre que cet état de choses ne causât une crise intense, mais cette crainte

se dissipa bientôt devant une reprise inattendue des affaires. Des commandes considérables

se succédaient de bien près et c'est ainsi que les ouvriers ont pu être occupés couramment

pendant toute l'année. Aussi les stocks ont-ils commencé à s'éclaircir vers la fin de l'année.

Quant à l'exportation vers les Etats-Unis, devenue plus restreinte dans les dernières

années, il y a eu une légère reprise dans la ganterie fine pour dames, les fabricants d'outre-

mer n'étant pas encore parvenus à produire un article de ce genre aussi perfectionné que

celui que leur fournit l'étranger. Par contre, l'exportation des peaux mégissées et teintes n'a

pas augmenté dans les proportions voulues, mais il y a tout lieu de croire que cet article

finira par se frayer un chemin.

Ecorces

à

tan.

Le restant de la récolte de 1901 a été vendu vers les mois de février et de mars 1902 aux

prix de 2,50 fr. à 2,65 fr. pour écorces de première qualité.

La rentrée des écorces en 1902 s'est faite dans de bonnes conditions. En général, la

qualité en a été très bonne. Dès les mois d'août et de septembre beaucoup d'écorces, de

bonne qualité moyenne principalement, ont été vendues avec une augmentation de 10 à 15

centimes sur la botte. Peu à peu la demande s'est réveillée pour écorces de premier choix et

l'on a payé à Burden, Welscheid 2,75 fr. à 2,80 fr. les 25 kg.

A la fin de l'année, presque toutes les écorces étaient vendues ; pour les parties invendues

on demandait des prix en hausse. Cette tendance à la hausse engagera certainement beaucoup

de propriétaires à écorcer davantage, mais la rareté et la cherté de la main-d'œuvre leur

laisseront peu de bénéfice.

tanné. Cette disproportion date de 1895 ; elle est une conséquence de la hausse si brusque,

exagérée, quoique de courte durée, qui s'était produite alors et qui avait été provoquée arti-

ficiellement.

Les pertes subies pendant cette année si néfaste pour la tannerie ont fait naître

la méfiance qui persiste toujours et empêche la hausse, justifiée pourtant, du tanné.

La tannerie luxembourgeoise a travaillé, en 1902, dans les mêmes conditions que l'année

précédente. Elle a occupé environ 480 ouvriers. Sa production s'est élevée à 137,000 cuirs,

dont 45,000 cuirs forts, 67,000 cuirs du Nord tant en bandes qu'en coupons et 25,000 crou-

pons en courroies, auxquels viennent s'ajouter 322,000 kg. de dépouilles. Toutefois, nous

ferons remarquer que l'exportation du tanné a augmenté d'une manière sensible.

Industrie du vêtement.

L'industrie du vêtement qui se ressentait d'une faiblesse incontestable en, 1901, s'est

relevée sensiblement vers la fin de l'année 1902. La production, stimulée par une vente

courante, est en augmentation. Une maison de Làrochette a appliqué la forée motrice aux

Industrie textile.

La situation de l'industrie textile est restée sensiblement la même que l'année précédente.

Quelques maisons nous signalent une légère reprise, il est vrai, mais la situation générale de

cette industrie continue d'être peu florissante. Aucune éclaircie très apparente ne s'est pro-

duite dans le concours de circonstances défavorables qui la tiraillent sans cesse et l'empêchent

de se développer tranquillement, normalement. Pourtant, l'industrie textile paraît être arrivée

à un point d'arrêt et dans la progression descendante que nous relevons régulièrement chaque

année.

La production de nos 7 établissements

Draperies luxembourgeoises, à Schleifmuhle, Pulvermuhl et Ettelbruck,

Manufacture de Larochette, à Larochette (siège à Luxembourg),

Delmarque-Pierret, à Larochette,

Jos. Glesener, à Wiltz,

Ed. Lazard, à Oberpallen,

Kieffer, à Platen et

Demuth frères, à Esch-sur-Sûre

représente, tant pour la draperie que pour la bonneterie et les tissus-coton et mi-laine, la

somme de 2,750,000 fr. Le nombre des ouvriers est resté stationnaire à 830.

A la faveur d'une demande croissante il s'est produit une réduction des stocks et une

hausse correspondante des prix. Cependant cette hausse des prix n'a pas été parallèle à la

hausse qui s'est produite simultanément sur les prix des matières premières. Les laines ont

augmenté en moyenne de 30 à 35%; sur les qualités fines, cette augmentation a été de 20 à

30 % , sur les laines croisées elle a été de 50 %. Signalons encore une hausse sur les cotons

qui a atteint 15 à 20 %.

Au sujet du recrutement des ouvriers l'établissement de Schleifmuhle nous informe que

le manque de bons ouvriers tisserands, connaisseurs du métier, qui ont trouvé dans les der-

nières années de l'occupation surtout au chemin de fer, se fait toujours très vivement sentir.

Cette firme répète la même observation à l'endroit des ouvriers fileurs de sa filature d'Ettel-

bruck, qui ont trouvé de l'occupation soit au chemin de fer, soit dans l'industrie minière.

Le chiffre de la production s'est trouvé dépasser de 7,000 douzaines de paires celui de

l'année précédente, ce qui porte, pour l'année 1902, le chiffre total de la production à

environ 70,000 douzaines de paires de gants.

Un fait anormal à relever : malgré la hausse persistante sur les matières premières, on

s'est vu dans l'impossibilité de vendre le gant fabriqué un tant soit peu plus cher.

L'industrie gantière occupait à la fin de l'exercice 1902 environ 680 ouvriers et 1,400

ouvrières.

Tabacs

et

cigares.

La production des tabacs à fumer n'a pas atteint le chiffre de l'année précédente. La dimi-

nution des salaires chez certaines catégories d'ouvriers, les chômages forcés et le départ de

nombreux ouvriers italiens du Grand-Duché et de l'Alsace-Lorraine ont fait baisser tout

naturellement la consommation des tabacs à fumer en réduisant le nombre des consom-

mateurs.

Si tel est le cas pour un article qu'on peut qualifier de première nécessité, il l'est à plus

forte raison pour l'article de luxe, c'est-à-dire pour le cigare. Celui-ci a été extrêmement

délaissé et quoique la fabrication ait subi de fortes restrictions par suite du renvoi d'un

grand nombre d'ouvriers, les stocks qui garnissaient les magasins de nos fabricants vers la

fin de l'année 1902, étaient considérables. La cigarette, par contre, a vu doubler sa pro-

duction.

A ces embarras dans les débouchés se sont joints les prix inabordables de la matière

première, tant indigène qu'exotique. A certaines époques de l'année les marchés se trouvaient

au dépourvu complet de tabacs en feuilles, et celui des fabricants qui n'aurait pas eu des

provisions, se serait vu dans la nécessité absolue de fermer sa fabrique.

machines à coudre par suite de la rareté croissante de la main-d'œuvre ; une autre maison a

augmenté le nombre de ses machines à coudre. Le nombre des ouvriers des deux sexes

occupés dans cette industrie présente une légère diminution : il s'élève à 500 environ.

Voici comment la maison Ch. Jubert, de Luxembourg, apprécie la situation : En raison de

la crise industrielle, l'année 1901 a été défavorable pour l'industrie du vêtement, et tout

particulièrement pour les vêtements de travail, qui sont demandés par la clientèle des centres

industriels du pays et de la Lorraine. La diminution dans la vente de ces articles, qui s'était

déjà fait sentir fortement en 1901, s'est encore accentuée pendant le 1er semestre 1902.

Toutefois la demande s'est un peu améliorée dans les derniers mois de l'annee. A ce sujet il

y a lieu de constater que le nouveau tarif postal, mis en vigueur le 1er octobre dernier, a

amené une correspondance plus nombreuse et plus suivie de la clientèle de Lorraine et

d'Alsace.

De Larochette on nous signale une situation analogue : une amélioration incontestable a

marqué la fin de l'année.

Au sujet des débouchés de l'industrie du vêtement une maison nous écrit : Nos princi-

paux débouchés sont actuellement le bassin minier luxembourgeois et les centres industriels

de l'Alsace-Lorraine. Notre commerce d'exportation, très restreint, se dirige vers la Suisse

et l'Afrique australe. Cette industrie serait susceptible d'un développement très fécond si l'on

pouvait provoquer l'exportation vers l'Afrique australe, l'Amérique du Sud et l'Asie et que

l'on arrivât à créer des garanties officielles pour notre commerce dans ces différentes parties

du monde.

Les tarifs en vigueur sur la ligne Cruchten-Larochette, sur lesquels nous avons déjà

appuyé dans notre précédent rapport, continuent à former l'objet de réclamations incessantes

de la part de ces industriels, qui sont dans le cas de faire beaucoup d'expéditions par

petits colis.

Brasserie.

L'exercice 1902 accuse une baisse assez sensible dans la production de nos bières indi-

gènes : de 180,479 hectolitres qu'elle a été en 1901, elle est descendue, en 1902, à 162,654

hectolitres. La diminution est de 17,825 hectolitres, soit de 9 à 10 %. Elle est due à deux

causes : en premier lieu à la crise générale qui pèse encore, à l'heure qu'il est, sur presque

toutes les industries et fait souffrir les industries dites de consommation qu'elle avait épargnées

jusqu'ici, et en second lieu, à la récolte assez abondante de nos vignobles de la Moselle en

automne 1901.

Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les

sept dernières années

Aucune variation sensible n'est à signaler dans les moyens de production de cette in-

dustrie. Nos 13 brasseries ont occupé environ 340 ouvriers et 210 chevaux.

140,087 hl.

150,411

167,696

174,733

180,479

162,654

La situation peut se résumer ainsi : peu d'affaires, point de bénéfices et beaucoup de

pertes. Aussi quelques établissements, — les plus faibles, — ont-ils cessé de travailler, et si

le malaise continue, d'autres suivront l'exemple.

La crise écrasante qui s'est abattue sur cette industrie doit écarter d'avance toute idée

d'augmentation des prix de la matière fabriquée, d'autant plus que le trop-plein de l'Alle-

magne se déverse sur notre marché à des conditions dérisoires. Pourtant le temps n'est plus

loin où les qualités inférieures aux prix de 150 à 175 fr. et même de 200 fr. les 100 kg. ne

pourront plus être livrées.

Il n'y a plus dans le Grand-Duché que 12 fabricants de tabac, dont 4 seulement avec une

production dépassant 100,000 kg. par an. Ces établissements n'occupent plus de 350 à 375

ouvriers, gagnant environ 20,000 fr. en salaires. Leur production peut être évaluée

comme suit

22,000 quintaux de tabacs à fumer,

représentant une valeur de

1,000

à mâcher et à priser,

10 millions de cigares,

cigarettes,

soit ensemble

2,200,000 fr.

150,000

300,000

225,000

2,875,000 fr.

contre 3,350,000 fr. en 1901.

La récolte de 1902 est une des plus belles du siècle, mais elle nous met en face de prix

supérieurs encore de 10 pCt. à ceux qui ont été qualifiés plus haut comme inabordables.

pommes de terre.

grains

fruits

marcs de raisin

en 1900-1901

404,000 kg.

3,568,900

25,764 hl.

7,661

en 1901-1902

800,200 kg.

3,363,400

43,046 hl.

24,910

Distillerie.

Le nombre de nos distilleries a peu varié en 1902 ; alors que la campagne 1900-1901

en renseignait 1228, la campagne 1901-1902 en renseigne 1200.

Parmi ces 1200 distilleries, 650 ne travaillent que des matières farineuses, seigle, maïs,

orge et pommes de terre, et rangent indistinctement parmi les petites distilleries agricoles.

Une dizaine seulement travaillent des pommes de terre, c'est-à-dire des produits indigènes.

Elles auront probablement une plus grande extension quand, un jour, nous pourrons suivre

l'exemple de l'Allemagne et de la France dans leur procédé de dénaturation qui donne de

l'alcool servant à l'éclairage, aux moteurs, aux automobiles, et libre de droits d'accise.

Les autres 550 établissements distillent des fruits : pommes, poires, prunes, marcs de

raisin et des lies de vin. Ces distilleries sont exploitées exclusivement par des bouilleurs

de crû.

Le contingent légal pour la campagne 1901 à 1902 est fixé à 8147 hl. Notre production

s'est élevée à

7827 hl. pour la distillation des matières farineuses et

fruits

soit à 9286 hl. d'alcool pur, ce qui représente une augmentation de 901 hl. d'alcool

pur, comparée à la production de l'exercice précédent.

Il

a

été employé à la distillation

Année.

Bières en fûts.

1,117,925 kg.

,215,411

993,342

1,140,728

1,233,257

1,275,530

956,224

Bières en bouteilles.

184,422 kg.

14,108

36,483

21,767

31,648

13,133

17,878

La quantité de malt employée à la fabrication de la bière a atteint

en 1901

4,511,965 kg.

en 1902

4,066,360

ce qui représente une diminution de

435,605 kg.

Les droits d'accise acquittés de ce chef se sont élevés

en 1901

à fr. 225,598.25

en 1902

203,318.00

Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent

le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1902

Les droits d'accise acquittés par les distilleries se sont élevés

en

1900-1901

à fr.

654,112 00

en 1901-1902

728,647 00

Imprimerie.

L'année 1902 a été moins favorable à l'imprimerie que les années précédentes, les grands

établissements industriels ayant restreint leurs ordres. Néanmoins la situation est restée

bonne. La dépression qu'on a remarquée était un effet de la faiblesse générale du marché;

elle était assez anodine d'ailleurs. L'année 1903 s'ouvre sous de meilleurs auspices.

Cette situation moins favorable n'a pas empêché l'établissement de quelques imprimeries

nouvelles dans plusieurs localités du bassin minier. Le fait que l'existence même de ces

établissements crée des besoins nouveaux dans la région et stimule vivement la consommation

locale, explique le développement croissant qu'a pris l'imprimerie en dépit d'une conjoncture

qui ne semblait pas faite pour l'encourager. On peut dire que la consommation s'accroît

presque en raison de la diffusion des imprimeries.

Le nombre des ouvriers est resté à peu près stationnaire : il s'élève à 150 ouvriers de

toutes les catégories. Les ouvriers ont été régulièrement occupés durant toute l'année et le

manque de travail qui a été signalé dans plusieurs régions voisines, ne s'est pas fait sentir

dans le Grand-Duché.

Aucune modification ne s'est produite du côté des salaires. A partir du 1er janvier 1902

une échelle des salaires, embrassant une période de cinq ans, a été définitivement fixée pour

toutes les imprimeries allemandes, qui consacre un rélèvement approximatif de 7½ pCt. du

taux usité. Une répercussion directe de ce fait économique ne pouvait se faire sentir ici, nos

salaires étant au niveau de ceux qui ont été établis, en Allemagne, pour des villes de même

population que Luxembourg.

Indirectement, la nouvelle assiette des salaires en Allemagne a aidé à préparer ici une

réforme qui est intimement liée à la question des salaires : nous voulons parler de la journée

de neuf heures que la plupart des imprimeries de la ville de Luxembourg ont introduite dans

le courant de l'année.

Les prix du papier, qui suivaient un mouvement ascensionnel nettement marqué pendant

les dernières années, ont fléchi en 1902. La baisse a affecté surtout les qualités inférieures,

tandis que les papiers de choix sont restés fermes. Il paraît que la diminution des expor-

tations a forcé les fabricants allemands à se rabattre sur le marché intérieur et que le redou-

blement de la concurrence qui en fut le résultat a provoqué la baisse à laquelle nous assistons.

Une maison nous fait remarquer que le système des soumissions en usage pour les

fournitures d'imprimés, qui assure la commande au moins offrant, est nuisible au développe-

ment de l'imprimerie, en ce qu'il avilit les prix et favorise l'extension croissante que prend

la mauvaise marchandise dans les fournitures d'imprimés,

Le journal continue à se développer normalement. En général, nous pouvons dire que

le nombre des journaux n'a pas augmenté en 1902 ; quelques feuilles nouvelles ont surgi,

d'autres ont disparu, laissant le nombre total intact. Celui-ci est toujours très élevé compa-

rativement à la population du pays.

La lithographie, branche nouvelle de notre imprimerie, a été régulièrement occupée

elle perfectionne rapidement ses procédés et son outillage.

Dans la transformation lente de nos ateliers de reliure, que nous avons déjà relevée dans

notre dernier rapport, il n'y a aucune innovation à signaler.

Horticulture.

L'année horticole ressemblait, dans ses grandes lignes, à l'exercice 1901. La production

est restée la même et l'animation dans les transactions n'a pas augmenté. C'est dans le

placement des produits, dits de luxe, tels que arbustes d'ornement, rosiers etc., que la crise

industrielle et commerciale s'est fait surtout sentir.

Les stocks de rosiers nains étaient considérables, tandis que la vente ne présentait que

peu d'activité, et les prix, mêmes modestes, n'étaient pas capables de provoquer l'écoulement

de la production entière. Les rosiers-tiges se vendaient bien et à des prix rémunérateurs.

La vente des arbres fruitiers, celle des pommiers en particulier, était active et les prix obtenus

étaient satisfaisants.

Les fleuristes se livrent à une culture active et rémunératrice des plantes d'appartement.

Les décorations et la confection des bouquets qu'ils exécutent avec beaucoup de goût, ont

imprimé une marche prospère à cette branche de l'horticulture, aussi bien par la vente

courante sur les marchés que par les commandes remises à domicile.

Notre industrie maraîchère est toujours florissante et la concurrence étrangère, qui nous

envoyait surtout des primeurs, a disparu presque complètement. Primeurs et légumes de

saisons trouvent un écoulement facile sur tous les marchés du pays. Beaucoup de maraîchers

fréquentent les marchés d'Arlon qui continuent à leur offrir de beaux bénéfices. L'intelligente

activité de nos jardiniers leur a valu une réputation très méritée en même temps qu'un bien-

être presque général.

L'horticulture luxembourgeoise occupe environ 500 ouvriers, dont plus de la moitié sont

des journaliers des deux sexes, recrutés dans les villages voisins des établissements. Cet état

de choses rend le fonctionnement de la caisse régionale très difficile et devient onéreux pour

des journaliers qui, au sortir du travail de la saison, redeviennent simplement des cam-

pagnards. La moyenne des salaires peut être évaluée à 3 fr.

Il n'y a nul changement à relever dans l'exportation qui a gardé son allure des années

antérieures : elle est restée bonne sans être précisément brillante.

Fabrication des conserves de légumes.

La fabrication des conserves de légumes à Beaufort a légèrement baissé : pour l'année

1902, elle renseigne une production de 149,000 litres-kilogrammes. La presque totalité de la

production a été écoulée en Allemagne. Par suite d'une récolte particulièrement abondante

en 1901, il restait en magasin des stocks plus considérables que les années précédentes.

Aucune variation ne s'est produite dans les prix de revient et de vente.

Pendant la campagne de fabrication, cette industrie a occupé 20 ouvriers à l'usine et

une centaine de journalières dans les champs ; elle a employé en outre, suivant la saison,

100 à 150 personnes du village à I'écossage des fèves de marais et au pinçage des haricots.

Parmi les journalières elle occupe 50 femmes belges avec 2 surveillants belges. La crise

industrielle n'a pas fait baisser les salaires qui se sont maintenus au niveau des années

précédentes.

L'industrie des conserves de légumes éprouve des difficultés croissantes à se procurer

la main-d'œuvre féminine indispensable à une série de travaux. Cette main-d'œuvre se fait

plus rare d'année en année.

Meunerie.

La meunerie est en reprise sensible. La production, qui n'a guère dépassé 46,000,000 kg.

en 1901, peut être évaluée à 50,000,000 kg. pour l'année 1902. Les transactions présen-

taient une allure très satisfaisante. La presque totalité de la production a été écoulée dans

l'intérieur du Grand-Duché.

Durant toute l'année les prix des blés étaient tenus sur un même niveau assez bas,

conséquence naturelle de la récolte abondante que tous les pays producteurs de blé ont eu

à enregistrer en 1901. Avec l'épuisement partiel de cette récolte une légère amélioration des

prix se manifestait, mais pour disparaître bientôt avec l'apparition, sur le marché, de la

nouvelle récolte, assez bonne également. Une légère diminution des prix de vente a été la

suite de cette situation du marché.

Une consommation plus normale, notamment dans le bassin minier, favorisait la fabrica-

tion et rendait moins sensibles les effets de la concurrence étrangère. Ajoutons qu'en général

la concurrence, surtout celle des meuneries françaises, était moins vive aussi que pendant la

campagne précédente.

Tous les ouvriers meuniers, dont nous estimons le nombre à 500, ont été régulière-

ment occupés à pleins salaires qui varient entre 60 et 100 fr. et même entre 150 et 200 fr.

pour les chefs meuniers. Comme la meunerie a passé pendant les dernières années par de

grands changements de systèmes de mouture, le recrutement d'ouvriers aptes et appris est

toujours assez difficile.

Beaucoup de moulins ont amélioré leur outillage, sans que toutefois celui-ci ait subi

d'importantes modifications.

Laiterie.

Le syndicat général des laiteries luxembourgeoises renseigne les transactions suivantes

pour l'année 1902

Mois.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Beurre fourni au syndicat

et par lui vendu

24,851,000 kg.

19,929,000

19,753,000

21,355,500

28,343,750

40,892,250

43,164,000

Montant net versé aux producteurs,

déduction faite des frais.

64,6 2 50 fr.

51,815 40

51,357 80

55,524 30

70,859 37

89,962 95

99,277 20

Mois.

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Beurre fourni au syndicat

et par lui vendu.

39,648,750 kg.

33,585,000

32,704,500

23,991,750

24,985,000

353,203,500 kg.

Montant net versé aux producteurs,

déduction faite des frais.

93,174 56 fr.

83,962 50

85,031 70

62,378 55

64,961 00

872,917 93 fr.

Industrie du chocolat.

L'industrie des chocolats alimentaires, qui est de création toute récente dans le Grand-

Duché, vient de sortir à peine de la période des tâtonnements. Elle occupe en moyenne vingt-

cinq ouvriers et ouvrières. La production, qui a été placée entièrement dans le Grand-Duché

et dans les pays du Zollverein, peut être évaluée à 50,000 kg. pour l'année 1902.

Ce qui rendait les débuts de cette industrie particulièrement difficiles, c'était le manque

de débouchés qu'il fallait créer au prix de grands sacrifices. Aujourd'hui que cette étape est

franchie, la situation de l'industrie du chocolat s'est considérablement améliorée. Tout permet

d'entrevoir qu'elle est susceptible d'un développement prospère.

La situation économique de notre pays est d'ailleurs très favorable à cette industrie. En

effet, d'un côté les droits élevés dont les chocolats français sont frappés à leur entrée dans

le Zollverein, la mettent à l'abri de la puissante concurrence de l'industrie française ; d'un

autre côté la participation du Grand-Duché à ce même Zollverein ouvre à ses produits un

vaste débouché tant en Alsace-Lorraine que dans les autres contrées de l'Allemagne.

L'année 1903 s'annonce sous un aspect encourageant. La vente des produits fabriqués

devient de plus en plus facile. D'autre part, le prix de revient tend à baisser grâce aux prix

actuels assez avantageux des cacaos. Quant aux sucres, qui forment avec les cacaos la base

de l'industrie du chocolat, ils maintiennent des prix généralement fermes et l'entrée en

vigueur de la convention sucrière de Bruxelles, en modifiant le prix des sucres, exercera

sans aucun doute une certaine influence sur l'industrie du chocolat. Il serait toutefois pré-

maturé de prédire dès à présent dans quel sens cette influence se fera sentir.

Année.

Nombre des laiteries

englobées par le syndicat.

Totaux

Beurre fourni au syndicat

et par lui vendu.

92,492,000 kg.

184,021,000

319,710,000

370,759,000

378,922,000

353,203,000

1,699,107,000

kg.

Montant net versé aux producteurs,

déduction faite des frais.

230,706 fr.

452,866

790,301

917,725

933,950

872,917

4,198,465 fr.

Résumé des opérations du syndicat pendant les années 1897—1902.

Mondorf-Ies-Bains.

Malgré le temps défavorable qui a régné pendant la saison de 1902, la population de

notre station thermale n'a pas diminué, comme cela a été le cas pour la plupart des stations

balnéaires, bien au contraire, elle a persisté dans sa marche ascendante et a atteint le chiffre

de 1300 baigneurs, ce qui constitue une augmentation d'une centaine de baigneurs sur la

saison de 1901.

Le chiffre des recettes qui s'est élevé à fr. 40,087 17, accuse une plus-value de

fr. 3,026 22.

Le Gouvernement a continué à donner à l'établissement de nouveaux développements

et à perfectionner ses installations.

Le service physico-thérapeutique a pu être considérablement étendu et amélioré, grâce

à l'installation d'accumulateurs qui présentent en outre l'avantage d'entourer de plus de

garanties le service de l'éclairage et permettent d'employer l'électricité comme force motrice.

L'électrothérapie a été mise à point. L'établissement possède en ce moment un choix

d'appareils pour les applications les plus variées de cette force qui a pris une place prépon-

dérante dans le domaine de la thérapeutique comme dans celui de l'industrie : franklinisation,

application de courants faradiques et constants, etc. Mondorf a devancé la plupart des stations

thermales par l'introduction des bains de lumière qui remplacent avantageusement les bains

turcs et romains et constituent une conquête nouvelle et non des moins importantes de l'art

médical dans le traitement de la goutte aiguë et chronique, du rhumatisme chronique et de

toutes ses formes de manifestation, de la sciatique, des raideurs articulaires par suite de

fracture ou de luxation, etc.

Les travaux de mise en état des deux nouveaux parcs établis sur la hauteur ont été

continués et seront achevés pour la prochaine saison.

Une ligne de chemin de fer à petite section reliant Mondorf à Thionville est en voie de

construction et sera livrée à l'exploitation au printemps de l'année 1903.

La gratuité du traitement thermal accordée à des personnes indigentes ou peu aisées,

représente une somme de fr. 11,950.

La colonie thermale a été fréquentée par 25 garçons et 21 filles.

La vente de l'eau minérale s'est élevée à 34,112 flacons, ce qui représente une augmen-

tation de 5,626 bouteilles sur la vente en 1901.

Vins de Champagne.

E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.

Les expéditions pour 1902 ont atteint

a) vins opérés — 747,328 1/1 bout., 117,935 ½ bout., 7,124 ¼ bout., 2,197 1/8 bout. et 651

magnums ;

b) vins bruts — 45,479 1/1 bout. et 5,892 ½ bout. Aucune variation ne s'est produite dans

les prix de vente.

Comme quantité et comme qualité, la récolte de 1902 a été moins bonne en Champagne

qu'en 1901 ; les vins de cette dernière année sont alors d'autant plus recherchés par le com-

merce.

Le nombre des ouvriers occupés par cette industrie a été, en moyenne, de 130, dont une

vingtaine de femmes chargées de la coiffure des bouteilles et du bâchage des colis pendant

l'hiver. La vannerie de Kopstal et les plantations d'osier ont occupé une quarantaine de

femmes, trente jeunes gens de quinze à vingt ans et une douzaine d'ouvriers. La plupart des

ouvriers sont Luxembourgeois ; il y a quelques Belges, Français et Allemands. Les salaires

sont restés stationnaires.

Depuis le 1er juillet 1901, les vins de champagne expédiés dans l'Union douanière sont

soumis à un impôt de consommation de 50 pf. par 1/1 bout. A partir de cette date les bulletins

de régie devant accompagner les expéditions de vins pour le Grand-Duché de Bade ne sont

plus nécessaires pour les envois de champagne.

Brosserie.

La maison Eug. Beck, de Rollingergrund, nous informe que l'année 1902 n'a guère été

favorable à la brosserie. Le poids total des matières travaillées est descendu de 73,000 kg.

à 64,000 kg. Malgré la hausse très sensible qui s'est manifestée vers la fin de l'année sur

les prix de presque toutes les matières premières, il n'a pas été possible d'améliorer les prix

de vente.

Poudrerie de Luxembourg.

L'établissement de Kockelscheuer renseigne une production de 500,000 à 600,000 kg. de

poudre de mines. La vente de cette production s'est faite couramment. Alors que les prix de

vente sont restés stationnaires, l'augmentation du prix de revient que nous avons déjà

signalée dans notre précédent rapport, a persisté pendant l'année 1902. Cette augmentation

a été provoquée exclusivement par le renchérissement des matières premières, du salpêtre

en particulier, les salaires n'ayant pas haussé. La poudrerie occupe de 30 à 40 ouvriers.

Industrie de l'éclairage.

Usine à gaz de Luxembourg.

Le monopole pour l'éclairage au gaz que la ville de Luxembourg avait accordé à la société

anonyme « Luxemburger Gaswerk » devait finir le 1er août 1910, mais diverses raisons enga-

geaient l'administration municipale à ne pas laisser arriver celte échéance pour reprendre

l'exploitation de l'usine à gaz à son propre compte.

Depuis quelques années déjà l'amélioration de l'éclairage public en général et l'extension

du réseau de la canalisation formaient l'objet d'incessantes réclamations, mais les clauses

d'une convention, passée en 1895 avec la société du gaz, rendaient les progrès impossibles à

moins que la ville ne s'imposât de lourdes charges financières. La transformation des lan-

ternes ordinaires en lanternes à bec Auer et l'installation de nouvelles conduites de gaz

eussent exigé des dépenses de premier établissement très considérables. D'autre part, la

ville était persuadée que la société exploitante se renfermerait dans les clauses de la con-

vention de 1895 et qu'elle devrait verser encore les fonds nécessaires à l'exécution de ces

travaux.

A. — Recettes : produit de la vente du gaz

coke

goudron

des eaux ammoniacales

B. — Dépenses : achats de charbon

service de l'usine

de la canalisation

de l'éclairage public

frais d'administration

dépenses imprévues

soit un excédent de recettes de

fr.

231,139

78,760

8,400

2,800

fr.

150,640

46,985

4,100

5,700

24,746

2,600

fr. 321,099

234,771

fr. 86,328

*) Dans le courant de cet exercice, la Société a commencé l'exploitation de l'usine à gaz de Hollerich. Les

chiffres pour les trois derniers exercices n'indiquent que la consommation de gaz pour la ville seule.

Dans ces conditions, une prompte solution de la question du gaz s'imposait. Une autre

considération, non moins importante, qui parlait en faveur de la reprise de l'exploitation par

l'administration municipale, c'était celle de l'état de la canalisation, du matériel et des différentes

installations de l'usine à gaz.

Au premier rang des éléments d'appréciation qui avaient été fournis dans l'intérêt d'une

reprise de l'usine à gaz, figuraient cependant, sans contredit, les bénéfices que l'exploitation

promettait de réaliser. Les résultats pour l'exercice 1901-1902 ont donné approximative-

ment les résultats ci-après

Exercice.

1890—1891

1891—1892

1892—1893

1893—1894

1894—1895

1895—1896

1896—1897

1897—1898

1898-1899*)

1899—1900

1900—1901

1901—1902

Cube de gaz

vendu.

795,417 mc.

947,016

1,038,961

1,065,748

1,107,580

1,235,376

1,346,259

1,431,106

1,160,708

1,206,535

1,321,328

1,446,184

Augmentation

du cube de gaz.

77,795 mc.

151,598

91,945

26,787

93,194

127,796

110,883

84,847

54,827

114,793

124,856

Consommation pour le

chauffage et les moteurs.

150,119 mc.

178,333

216,975

244,965

311,104

364,110

426,240

456,315

445,505

492,750

582,675

En vertu d'un contrat passé entre la Société du gaz et la Ville, celle-ci a racheté la con-

cession au prix d'une rente annuelle de 100,000 fr. pour les huit années qu'elle avait encore

à courir. La Ville a repris également le matériel et les existences en magasin.

Le tableau ci-après donne un aperçu de la progression constante qu'a suivie la consom-

mation du gaz depuis 1890

La statistique de production pour 1902 s'établit ainsi

Production de gaz

Consommation de charbon

Nombre des ouvriers occupés

Salaires payés

1,713,880 mc.

6,083,900 kg.

59,071 81 fr.

Commerce des charbons.

Le commerce des charbons a été moins mouvementé en 1902 que pendant les années

précédentes : il a continué à se développer régulièrement sur la base des cours de 1902.

Dans le compartiment des charbons industriels, les cours sont restés établis avec fermeté,

les transactions ont présenté une plus grande ampleur qui correspondait avec la reprise en

métallurgie. Les charbons employés aux usages domestiques sont restés au niveau de l'année

passée. L'importation des charbons belges qui était descendue, en 1901, à 168,481 tonnes,

est remontée, en 1902, à 272,684 t., soit 93,987 t. de coke, 156,750 t. de houille et 21,946 t.

de briquettes.

Faillites

et Concordats.

Le nombre des faillites et concordats s'établit ainsi pour les trois dernières années

A. Arrondissement de Luxembourg.

Année 1900.

Année 1901.

Année 1902.

Faillites

déclarées

1 1

1 9

2 5

Concordats

sollicités

»

homologués

B. Arrondissement de Diekirch

Année 1900.

Année 1901.

Année 1902.

Faillites déclarées

Concordats sollicités

»

homologués

Bourse du

travail.

Les transactions relatives à la main-d'œuvre, toujours plus nombreuses, continuent

d'assurer le développement prospère de cette institution. La brusque augmentation des

demandes de travail présentées par des ouvriers, sur laquelle nous avons déjà appuyé dans

notre précédent rapport, s'est encore accentuée davantage en 1902 : les demandes présen-

tées sont montées de 529 à 644, celles réalisées de 530 à 570. Du côté des offres de travail

faites par des patrons, nous remarquons un léger recul intrinsèque, quoique leur nombre ait

été en progrès : aux 3023 offres comprenant 4560 ouvriers, l'année 1902 oppose 3107 offres

comprenant 4403 ouvriers. Les résiliations ont donné des chiffres analogues à ceux de l'année

1901.

Relevé des opérations de la Bourse du travail pendant l'année 1902 *).

Mois.

Janvier

F é v r i e r

M a r s

Avril

M a i

J u i n

J u i l l e t

A o û t

S e p t e m b r e

O c t o b r e

N o v e m b r e

D é c e m b r e

T o t a u x

Demandes de travail

présentées.

réalisées.

Offres de travail faites

par

patrons.

comprenant

ouvriers.

Résiliations d'offres (cessations)

émanant

de patrons.

comprenant

ouvriers.

Rappel des transactions de la Bourse depuis son origine.

ANNÉES.

Demandes de travail

présentées.

réalisées.

Offres de travail faites

par

patrons.

comprenant

ouvriers.

Résiliations d'offres (cessations)

émanant

de patrons.

comprenant

ouvriers.

*) Si les chiffres des réalisations dépassent par endroits ceux des demandes et offres faites, la cause en est

dans les cessations se rapportant à des demandes ou offres de mois antérieurs qui sont comprises dans ces chiffres.

Accidents (Nombre des Cies d'assurances : 6.)

171,168

209,813

221,771

226,355

323,693

378,663

463,891

585,685

675,815

3,132

3,479

4,331

14,929

16,523

24,241

40,537

81,180

174,300

213,411

226,267

226,622

338,860

395,476

488,460

626,222

757,496

3,572

7,589

8,649

3,128

7,584

9,536

10,296

15,348

27,821

5,472

5,025

4,459

4,421

7,281

16,507

10,485

45,191

15,909

114,678

138,761

183,077

165,872

213,780

304,075

258,294

437,658

584,950

7,253

11,983

14,890

63,088

78,233

25,485

62,128

43,952

94,577

4,093

25,246

27,526

12,313

25,399

33,995

37,793

73,762

58,365

7,266

5,686

18,980

43,929

66,908

75,067

158,773

141,625

456,

454,

774,

*) Une erreur s'était glissée dans les chiffres relatifs aux opérations de la branche « Vie » pour l'année 1900, que nous

avons donnés dans notre rapport pour 1901 ; ces chiffres ont été rectifiés dans le présent rapport.

Vie (Nombre des Cies d'assurances : 20) *)

615,150

619,473

646,805

726,783

773,962

940,347

1,041,428

948,464

1,231,718

34,825

37,024

35,599

39,276

44,262

52,019

58,354

67,590

79,084

10,244

632,209

661,931

744,359

814,365

774,073

705,819

650,963

657,101

692,648

1,398,268

1,480,155

1,736,725

1,914,147

1,790,127

2,016,621

28,847

25,374

27,755

84,615

31,249

22,343

54,978

46,703

68,230

70,582

154,958

94,396

140,811

75,744

174,102

168,430

136,356

164,451

252,298

302,141

448,025

256,661

337,459

261,665

282,083

626,676

659,612

55,130

54,196

61,013

63,748

64,572

79,686

88,482

96,694

98,279

51,069

73,948

57,930

53,387

47,224

51,454

49,057

67,277

65,730

80,981

86,010

54,230

730,337

732,459

871,615

907,683

830,439

862,507

538,

696,

743,

1,329,

1,288,

1,460

1,550

1,804

1,918

Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 10.)

675,190

684,080

736,816

769,860

799,608

861,598

904,609

938,764

989,978

3,905

3,880

3,880

3,881

3,881

2,327

2,764

4,158

9,104

7,789

10,295

9,038

34,614

14,327

678,317

687,644

741,949

779,939

811,302

875,773

917,527

977,259

1,008,186

34,896

9,944

13,457

13,689

9,964

14,967

14,692

17,088

18,524

118,685

122,381

129,658

137,778

114,130

115,790

157,258

161,706

171,112

545,726

334,330

839,719

361,455

348,338

405,929

540,381

489,142

350,733

230,386

128,699

132,496

142,099

142,797

157,063

152,705

167,796

182,989

68,617

82,847

89,907

80,763

95,411

89,279

113,290

120,035

133,825

10,578

14,848

13,155

13,104

13,735

15,623

13,439

16,100

16,699

908,8

693,6

1,218,4

748,8

724,

698,

991,

971,

873,

Années.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers.

Total

des

recettes.

Sommes dépensées pour

Restitu-

tion de

primes.

Réassu-

rances.

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses

RECETTES.

DÉPENSES.

Assurances.

Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché,

pendant les années 1893 à 1901.

Années.

Sommes perçues en

Primes.

3,342

3,962

3,522

4,510

5,182

6,884

10,228

2,770

2,731

5,705

4,540

4,721

4,306

5,684

6,919

3,881

3,584

3,922

2,874

3,143

3,493

5,774

7,323

5,786

5,385

3,054

1,118

Interêts.

Divers.

Total

des

recettes.

Restitu-

tion de

primes.

Réassu-

rances.

Sommes dépensées pour

Pertes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Transports (Nombre des Cies d'assurances : 4.)

3,522

4,107

3,608

4,624

5,294

7,050

10,347

1,778

2,149

1,876

2,430

2,863

3,873

5,105

23,018

Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances : 3.)

2,770

2,731

5,705

4,540

4,721

4,306

5,684

6,919

3,881

2,121

1,983

1,451

2,207

1,369

2,449

3,093

1,375

1,209

Grêle (Nombre des Cies d'assurances : 3).

3,863

4,042

2,874

3,143

3,493

5,998

7,323

5,881

5,480

1,843

2,877

2,079

1,141

1,129

Vol (Nombre des Cies d'assurances : 2).

3,054

1,118

1,479

1,995

Divers.

Total

des

dépenses.

2,248

4,937

2,338

2,996

3,595

4,622

7,143

1,649

1,597

3,944

3,471

2,842

3,675

3,451

4,980

4,701

3,211

2,031

1,964

1,367

1,038

4,670

4,116

2,712

3,016

1,997

Années.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers.

Total

des

recettes.

Restitu-

tion de

primes.

Reassu-

rances.

Sommes dépensées pour

Pertes.

Prévi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses

Relevé des opérations faites dans les 9 dernières année.

1,471,204

1,523,981

1,617,493

1,735,191

1,910,659

2,191,138

2,429,819

2,498,900

2,908,388

35,729

37,943

36,739

40,461

48,405

56,189

62,562

71,471

83,561

6,802

7,112

18,819

641,484

684,761

771,401

847,810

849,468

801,326

1,513,735

1,569,036

1,673,051

2,417,136

2,643,825

3,018,728

3,340,191

3,409,809

3,793,275

67,542

43,027

50,144

101,782

49,173

47,305

80,449

79,936

114,922

196,517

284,882

230,389

285,440

200,018

306,737

340,046

349,844

354,971

915,250

778,207

1,473,608

786,080

901,231

976,753

1,084,206

1,557,493

1,598,437

194,314

196,267

210,357

270,602

287,188

264,428

365,638

311,772

377,829

124,563

183,387

176,356

147,546

168,929

175,520

201,900

262,956

260 ,535

99,141

106,761

86,744

744,644

790,254

954,399

996,491

1,005,527

1,020,877

1,597,32

1,592,53

2,227,59

2,336,09

2,396,79

2,724,84

3,008,73

3,567,52

3,724,57

*) Ces sommes n'indiquent pas la valeur nominale des cautionnements, mais leur valeur effective au cours

du 31 décembre.

Crédit Foncier.

Le Crédit Foncier a commencé ses opérations le 1er janvier de l'année 1901 ; celle-ci

constitue donc le premier exercice de son existence. Le nombre des demandes d'emprunt

présentées dans le cours de cet exercice a été de 179, portant sur une somme de 5,523,691 fr.

Au 31 décembre 1901, le Conseil d'administration avait prononcé

des admissions

pour…

fr.

2,716,070

des rejets

pour…

1,451,771

49 demandes portant sur

…

1,355,850 sont restées à l'état d'instruction.

Valeur totale

des cautionnements déposés par les diverses Compagnies d'assurances qui opèrent dans le

Grand-Duché*)

Incendie

Vie

Accidents

Transports

Bris de glaces

Grêle

Vol

Totaux

fr.

fr.

en 1900.

1,960,098

2,902,421

762,390

34,896

15,336

20,200

6,075

5,701,416

fr.

fr.

en 1901.

1,967,937

2,998,701

1,196,558

7,330

16,803

27,075

6,585

6,220,989

Le nombre des prêts accordés au 31 décembre 1901 s'est élevé à 79, portant sur une

somme de 2,519,200 fr. Ces 79 prêts se répartissent comme suit : 16 aux communes, 1 à un

établissement public, 1 à un syndicat et 61 à des particuliers. Les prêts accordés aux parti-

culiers se composent de 19 prêts sur propriétés rurales pour fr. 252,200, et de 42 prêts sur

propriétés urbaines pour 1,024,700 fr. Les prêts consentis aux communes représentent

un capital de 1,215,700 fr. Au 1er octobre 1902 le nombre des prêts accordés a été de 157,

portant sur une somme de 4,129,100 fr.

Sur le montant total des prêts, soit fr. 2,519,200, l'établissement a recouvré

fr. 6,038 28 par l'effet de l'amortissement et

6,950 00 par suite de remboursements anticipés partiels,

soit ensemble fr. 12,988 28. Toutes les annuités ont été régulièrement payées.

Pour pouvoir faire face à la réalisation des prêts accordés, le Gouvernement, par arrêté

du 22 octobre 1901, a décrété une première émission de 5 millions de francs d'obligations

foncières 3½% en coupures de 200, 500 et 1000 fr., avec coupons semestriels aux 1er avril

et 1er octobre, payables nets d'impôt. Le payement s'en est fait sans frais ni commission, tant

à la caisse de l'établissement qu'aux bureaux auxiliaires de la Caisse d'Épargne.

Le 1er décembre 1901, les obligations fonciêres ont été mises en vente au prix de 101 %.

La valeur nominale des obligations vendues ou en circulation au 31 décembre 1901 était de

fr. 914,700 ; la situation à cette date présente donc un excédent de prêts de fr. 1,591,511 72.

Au 1er octobre 1902, la valeur nominale des obligations vendues ou en circulation a été de

fr. 2,610,900.

Le compte des Profits et Pertes émarge en faveur de l'établissement des intérêts sur

prêts, intérêts et agios compris dans le prix de vente des obligations, droits de commis-

sion etc., pour un total de fr. 51,946 33 ; en déduisant de cette somme les intérêts à charge

de l'établissement par fr. 22,065 43, on obtient comme bénéfice le chiffre de 29,880 90.

Les frais d'administration de 1901, y compris les frais de confection des obligations

foncières, sont émargés par fr. 25,607 67, dont il y a lieu de déduire la somme de fr. 4611 33,

employée à l'acquisition du mobilier des bureaux ; reste celle de fr. 20,996 31, représentant

les frais d'administration proprement dits.

Les revenus ayant atteint le chiffre de 29,880 90 fr., le bilan de 1901 se solderait par un

bénéfice net de 8884 59 fr., s'il ne devait également prendre à sa charge les frais d'adminis-

tration de l'année 1900 par 11,666 99 fr., alors que l'établissement n'avait pas encore com-

mencé ses opérations. De cette façon le bilan n'a pu se solder que par un déficit de 2,782 40 fr.

à reporter au compte de l'exercice 1902, lequel, selon toutes les prévisions, laissera un certain

excédent de bénéfices nets.

L'établissement a donc lieu d'être satisfait des résultats de la première année de son

existence. Jusqu'à ce jour aucune perte n'a été subie. Des pertes seront cependant inévi-

tables, surtout celles qui proviendront d'une dépréciation éventuelle de la valeur des pro-

priétés immobilières, quoiqu'il puisse s'en garantir dans une certaine mesure en abrégeant la

durée de l'amortissement.

La situation des demandes d'emprunt présentées depuis le 1er janvier 1901 jusqu'au

1er octobre 1902 se présente ainsi

QUALITÉ

des

demandeurs d'emprunt.

Cultivateurs

Autres professions

Communes

Syndicats

Établissements publics

TOTAUX

Nombre

des

demandes.

Sommes

des

demandes.

886,450

4,703,950

2,060,400

37,191

40,000

7,727,991

Sommes

des

admissions.

464,100

2,018,270

2,060,400

13,600

25,000

4,581,370

Sommes

des

rejets.

46,350

1,559,130

15,291

15,000

1,635,771

Sommes

des demandes restant

en instruction.

376,000

1,126,550

8,300

1,510,850

Banque Internationale à Luxembourg

Au rapport annuel de la Direction de cet établissement nous empruntons les renseigne-

ments suivants

L'année 1902 fut encore une année de déceptions. Grâce aux ordres d'exportation,

l'industrie a été suffisamment occupée, mais généralement à des prix tels que surtout les

jeunes établissements, qui étaient forcés de se tourner vers l'exportation, n'ont pu maintenir

leur degré d'occupation que difficilement et au prix de sacrifices et assurer ainsi du travail à

leurs ouvriers. De concert avec d'autres maisons, la Banque Internationale avait prêté son

appui à trois grands établissements industriels : chez l'un ses efforts ont abouti à un plein

succès ; les deux autres ont résisté jusqu'ici à la crise, et si celle-ci

comme l'amélioration

des prix pour les ordres plus abondants de l'intérieur permet de le supposer — est réelle-

ment vaincue, ces deux établissements pourraient s'acheminer bientôt vers un développement

fécond.

Malheureusement, la surabondance des capitaux disponibles et la faiblesse du taux de

l'argent ont influencé défavorablement les bénéfices et comme les fonds immobilisés en actions

des entreprises ci-dessus n'ont pas rapporté de dividende, une moins-value sensible s'est

produite sur le compte d'Intérêts.

Au reste, l'année 1902 n'a pas présenté d'autres faits saillants. Ce fut une année de

réserve en général ; le capital a traversé une période de recueillement à laquelle, dans l'ordre

naturel des choses, on s'attend à voir succéder une ère de prospérité industrielle et financière.

Les établissements commandités par la Banque renseignent des résultats généralement

satisfaisants : les deux succursales continuent à se développer normalement. L'administration

a fixé à 7 % le dividende pour 1902, en maintenant à 400,000 fr. la réserve sur le compte

de Fonds publics.

Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale ainsi que de ses deux succursales s'est

élevé

en 1902 à

…

fr. 1,036,421,823 60

en 1901

à…

1,000,942,998 42

d'où il ressort une différence en faveur de 1902 de

fr.

35,478,825 18

Le compte de Portefeuille a présenté le mouvement suivant

Existences au 31 décembre 1901

…

fr.

8,926,354 72

Entrées (escompte) jusqu'au 31 décembre 1902

95,543,184 16

ensemble…

fr.

104,469,538

Sorties pendant la même

période…

94,480,522 17

Existences au 31 décembre

1902…

fr.

9,989,016 71

Le produit du compte de Portefeuille s'est élevé à 155,819 35 fr. contre 189,819 35 fr.

en 1901.

Bilan au 31 décembre 1902.

(Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz et de St.-Jean-Sarrebruck.)

ACTIF.

Caisse

Portefeuille

Fonds publics

Reports et avances sur nan-

tissement

Caisse hypothécaire

Immeuble

Commandites

Comptes-courants débiteurs

Intérêts à régler et diffé-

rences sur cours

FR.

C.

1,663,249 50

9,989,016 71

8,005,249 41

14,537,537 50

454,676 31

812,673 36

11,495,300 00

28,648,735 39

39,208 35

75,645,646 53

PASSIF.

Capital-actions

Circulation

Comptes-courants créditeurs

Dépôts

Réserve statutaire

Réserve de la caisse hypo-

thécaire

Réserve extraordinaire

Compte de prévision

Effets à payer

Dividendes échus et non

payés des exercices an-

térieurs

Id. pour 1902

Tantièmes

Notes en souffrance et di-

vers

Profils et Pertes

FR. C.

25,000,000 00

1,625,000 00

31,443,354 19

1,001,339 60

6,250,000 00

16,966 50

2,000,000 00

1,000,000 00

5,308,306 43

3,930 00

1,750,000 00

177,251 19

54,395 97

15,102 65

75,645,646 53

Enseignement

industriel,

commercial

et

professionnel.

École industrielle et commerciale de Luxembourg.

Le tableau ci-après indique le nombre et la répartition des élèves qui ont fréquenté

l'École industrielle et commerciale depuis sa création

ANNÉES.

1892—1893

1893—1894

1894—1895

1895—1896

1896—1897

1897—1898

1898—1899

1899—1900

1900—1901

1901—1902

1902—1903

Classes inférieures

communes

VIes, Ves et IVes.

Section

commerciale

IIIe, IIe et Ire.

Section industrielle

IIIe, IIe et Ire

et cours superieurs.

TOTAUX.

École industrielle

d'Esch-sur-l'Alzette.

Pendant la première année de sa création, cet établissement a été fréquenté par 113

élèves, dont 88 en VIe et 25 en Ve ; pendant la deuxième année la population a été de 138

élèves, répartis comme suit : 56 en VIe, 30 en Ve A, 30 en Ve B, 9 en IVe A et 13 en IVe B.

École d'artisans de l'État à Luxembourg.

La statistique de fréquentation de cet établissement accuse pour l'année scoloire 1902-1903

une population de 159 élèves, se répartissant comme suit

Constructions civiles, menuiserie

etc.

Ferronnerie artistique

Mécaniciens

Peintres décorateurs

Sculpteurs

Classe

préparatoire.

IIe profes-

sionnelle.

Ire profes-

sionnelle.

Élèves libres.

Rappel par branches de la population de cet établissement depuis sa création.

Constructions civiles, me-

nuiserie

etc.

Ferronnerie artistique

Mécaniciens

Peintres décorateurs

Sculpteurs

Totaux

1896-97.

1897-98.

1898 99.

1899-1900.

1900-01.

1901-02.

1902-03.

Cours professionnels du soir.

Les cours professionnels du soir annexés à l'école d'artisans, qui ont pour but de fournir

aux jeunes apprentis du métier et du commerce l'occasion de se perfectionner dans le dessin

professionnel et de s'approprier les connaissances techniques et les aptitudes pratiques néces-

saires, ont été suivis, pendant l'année scolaire 1902-1903, par 243 élèves, qui se répartissent

comme suit sur les différentes branches que comporte cet enseignement

Dessin de constructions civiles

pour mécaniciens

à main levée

Atelier pour la menuiserie etc.

la ferronnerie artistique

les mécaniciens

Élèves.

Ateliers pour les peintres décorateurs

les sculpteurs et modeleurs

Langue anglaise

Comptabilité commerciale

Sténographie

Calligraphie

Élèves.

Rappel de la statistique de fréquentation des cours professionnels du soir pour les

années 1898, 1899, 1900 et 1901.

Constructions civiles

Cours de dessin pour mécaniciens

Dessin à main levée

Peinture décorative

Sculpture

Atelier de mécanique

Ferronnerie artistique

Atelier de menuiserie

Cours de langue anglaise

Comptabilité

Sténographie

Calligraphie

Total des élèves

Année 1898.

27 élèves.

Année 1899.

21 élèves.

Année 1900.

30 élèves.

Année 1901.

29 élèves.

Pendant les quatre années qu'embrasse cette statistique, la fréquentation des cours du

soir est restée à peu près stationnaire. La Chambre de commerce regrette que ces cours

populaires, qui répondent à un besoin réel, en ce qu'ils permettent aux jeunes apprentis de

faire gratuitement les études complémentaires indispensables, ne présentent pas un développe-

ment correspondant à celui que prennent les établissements industriels, commerciaux ou pro-

fessionnels du jour.

Tramways

luxembourgeois.

(Bilans pour la période du 1er septembre 1901 au 31 août 1902.)

a) TRAMWAYS.

Actif.

Frais de premier établissement

Matériel

Cautionnement à la Ville

Fonds d'assurance

Entretien et réfection de la voie

FR.

C.

117,062 28

29,812 50

5,400 00

1,150 00

29,757 49

183,182 27

Passif.

Capital-actions

Capital-obligations

Réserve

Obligations à rembourser

Intérêts au 31 août 1901

Dividendes arriérés

Voitures de place

Cautionnements du personnel

Profits et pertes

FR.

C.

60,000 00

74,800 00

2,371 25

2,300 00

517 50

2,640 00

35,514 37

670 00

4,369 15

183,182 27

b) VOITURES ET TERRAINS.

Actif.

Frais de premier établissement

Fort Wedel

Matériel

Portefeuille

Banque et Caisse

Tramways luxembourgeois

Actionnaires en retard de ver-

sement

FR

C.

34,557 83

57,887 70

23,508 97

24,500 00

21,180 47

35,514 37

1,995 60

199,144 94

Passif.

Capital-actions

Réserve

Dividendes arriérés

Cautionnements du personnel

Banque Nationale

Solde

FR.

C.

174,300 00

3,116 51

8,217 00

170 00

13,000 00

341 94

199,144 94

Les recettes de l'exploitation se sont élevées

a) pour les tramways à

b) pour les voitures à

soit ensemble à

fr.

fr.

en 1901

77,552 10

25,617 70

103,169 80

fr.

fr.

en 1902

78,886 40

21,035 05

99,921 45

Taxes communales d'octroi à Luxembourg

L'octroi a produit du chef des

1° Boissons et liquides

2° Comestibles

3° Fourrages

4° Combustibles

5° Matériaux de construction

6° Droits d'expédition

7° Droits d'accise sur les bières fabriquées dans

l'intérieur de la ville

8° Droits d'accise sur les eaux-de-vie fabriquées

dans l'intérieur de la ville

Totaux

en 1900.

FR

C.

52,300 03

125,796 15

15,292 50

56,410 42

30,776 13

4,204 60

17,759 93

134 62

302,674 38

en 1901.

FR.

C.

52,909 93

124,016 30

14,820 71

59,508 60

34,049 91

2,986 45

17,204 13

98 94

305,594 97

en 1902.

FR.

C.

53,718 53

123,885 83

15,100 49

58,804 73

29,543 71

(supprimés)

16,492 91

65 34

297,611 54

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les

fourrages et les combustibles pendant les années 1900, 1901 et 1902, sur la base des mer-

curiales de la ville de Luxembourg.

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment

méteil

seigle

l'hectolitre.

le kilogr.

Prix

fin 1900.

FR. C.

16 00

15 00

13 00

14 00

9 00

15 00

14 00

20 00

4 00

0 45

0 37½

0 35

Prix

fin 1901.

FR. C.

16 00

15 00

13 00

14 00

9 50

15 00

14 00

25 00

3 00

0 45

0 37½

0 35

Prix

fin 1902.

FR. C.

15 00

14 00

13 00

13 00

9 90

15 00

15 00

20 00

5 00

0 45

0 37½

0 36

Orge perlé

Beurre

Oeufs

Foins

Pailles

Bois de hêtre

chêne

Viande de bœuf Ire qualité

IIe

veau

mouton

Porc frais

fumé

le kilogr.

la douzaine.

les 500 kilogr.

le stère.

le kilogr.

Prix

fin 1900.

FR. C.

0 70

2 80

1 65

66 25

26 25

15 00

10 00

2 00

1 60

1 55

1 55

1 80

2 00

Prix

fin 1901.

FR. C.

0 70

2 65

1 52

60 00

40 00

15 00

11 00

2 00

1 70

1 85

1 70

2 00

2 50

Prix

fin 1902.

FR. C.

0 70

2 50

1 55

35 00

25 00

15 00

10 00

2 00

1 70

1 80

1 70

2 00

2 60

Un objet de préoccupations sérieuses a été le renchérissement inusité de la viande q u i

avait pris des proportions alarmantes dans le cours de l'année. L'échelle des prix pour la

Ville de Luxembourg présentait les variations suivantes

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

MOUTON.

II.

0,80

0,90

I.

1,00

VEAU.

II.

0,80

0,90

0,95

1,00

0,90

I.

1,00

0,90

1,00

1,10

1,00

1,10

1,20

1,10

1,00

BŒUF.

II.

0,85

I.

1,00

PORC

frais.

1,00

1,10

1,00

fume.

1,25

1,40

1,50

1,30

A b a t t o i r de L u x e m b o u r g .

L'abattoir de la ville de Luxembourg est en exploitation depuis vingt-huit ans. Tous les

soins nécessaires ont été apportés en 1902 à l'exploitation régulière de cet établissement, tant

au point de vue sanitaire qu'à celui des intérêts de la ville et des particuliers. Les animaux

et les viandes de boucherie ont été l'objet d'une inspection continuelle. L'état d'embonpoint

des animaux destinés à l'abatage, ainsi que la qualité des viandes, étaient très satisfaisants.

Ont été exclus de l'abatage dix veaux qui n'avaient pas le poids règlementaire. Une certaine

quantité de viandes, de préparations de charcuterie, d'issues etc. ont été saisies et détruites.

Le tableau ci-après donne le nombre et le poids des animaux abattus ainsi que les droits

d'abattage pour 1902.

Bœufs.

Tau-

reaux.

Bœufs

et tau-

rillons

en-des-

sous de

35 kg.

Vaches

et gé-

nisses.

1,426

Veaux.

7,866

Porcs.

6,507

Moutons

et

chèvres

6,024

Agneaux

et

chèvres

en des-

sous de

25 kg.

Nombre

total.

22,822

Poids total.

Kg.

1,868,919

DROITS

D'ABATAGE

Fr.

Ct.

46,758 88

Des 22,822 animaux de boucherie tués à l'abattoir, 13 ont été saisis et détruits pour cause

d'insalubrité, savoir: 3 vaches pour tuberculose générale, 1 porc pour mort naturelle, 8 mou-

tons pour jaunisse. De plus 325 fœtus, dont 268 veaux, 38 porcelets et 20 agneaux ont été saisis.

Sur ces 22,822 animaux des altérations morbides d'organes, de tissus et d'issues ont été

constatées chez 6684 animaux, soit environ 32 %, savoir

Tuberculose

chez

Maladies du poumon

Maladie du foie

Maladies du cœur

Maladies des reins

Douves hépatiques

Echinocoques

Inflammations diverses

Abatage pour cas de

force majeure

Totaux

Bœufs.

Tau-

reaux.

Vaches.

Gé-

nisses.

Veaux.

Porcs.

Bêtes

à

laine.

Chèvres.

TOTAL.

Ajoutons que les animaux amenés au champ de foire ont été l'objet d'une surveillance

spéciale au point de vue de leur état sanitaire. Les animaux mis en vente étaient en bon état.

Les foires étaient toutes bien fréquentées, la vente des animaux facile, les prix élevés, les

transactions rapides et considérables et les exportations importantes.

Recensement du bétail.

Un recensement général du bétail a eu lieu le 10 juillet 1901, comprenant les espèces

chevaline, bovine, ovine, porcine et caprine, ainsi que les volailles, les pigeons, les lapins et

les ruches d'abeilles, qui a donné les résultats ci-après

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

avec l'intérieur

5,285,466

5,692,477

5,813,791

5,939,624

6,009,255

5,208,137

6,011,869

6,385,165

avec l'extérieur

5,471,490

2,796,398

3,445,507

3,526,926

3,070,441

2,975,815

3,323,782

3,488,284

Totaux.

8,756,956

8,488,875

9,259,298

9,466,550

9,879,696

8,183,952

9,335,651

9,873,449

Transactions qui se sont faites à nos foires pendant les 8 dernières années

D'après ces résultats, la valeur totale du bétail recensé dans le Grand-Duché s'élève à

41,040,338 fr.

Foires.

Il s'est tenu dans le Grand-Duché, pendant l'année 1902, 182 foires pour le commerce

des chevaux et du bétail, se répartissant ainsi sur les divers mois

Espèce chevaline

bovine

ovine

porcine

caprine

Lapins

Volailles

Ruches

Têtes.

19,777

92,381

16,611

91,799

14,203

12,838

367,907

20,195

Valeur.

11,735,767 fr.

21,742,305

372,578

5,860,771

312,007

25,556

636,310

350,044

Prix moyens.

593 40 fr.

235 35

22 43

21 97

1 99

17 33

Etat indiquant le nombre et les prix moyens des animaux exposés en vente et vendus sur les foires du Grand-Duché

pendant l'année 1902.

DÉSIGNATION

des

FOIRES.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Étalons reproducteurs.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Exte-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposes

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Exte-

rieur.

Chevaux marchands.

1,757

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

1,616

Chevaux ordinaires.

Poulains.

Taureaux réformés.

Bœufs de labour de grande taille.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

4,436

2,318

1,765

Taureaux reproducteurs.

Bœufs gras.

DÉSIGNATION

des

FOIRES.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente

vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inté-

rieur.

Exté-

rieur

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inté-

rieur.

Exté-

rieur.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

DÉSIGNATION

des

FOIRES.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inté-

rieur.

Exté-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inté-

rieur.

Exté-

rieur.

Bœufs de labour de petite taille.

Taurillons.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

(…)82

5,161

2,710

2,524

1,513

Vaches fraîches laitières.

Vaches non fraîches laitières.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

6,221

4,302

2,578

1,724

6,740

3,962

2,946

1,016

DÉSIGNATION

des

FOIRES

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposes

en vente. vendus

Prix

moyens

DESTINATION.

Inte-

neur.

Exte-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposes

en vente

vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inte-

rieur

Exte-

rieur.

Génisses

Veaux.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

3,990

2,507

1,978

5,205

4,761

3,584

1,177

Moutons.

Brebis.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

1,787

6,567

3,277

3,047

3,705

2,025

1,925

DÉSIGNATION

des

FOIRES.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente

vendus.

Prix

moyens

DESTINATION.

Inté-

rieur-

Exté-

rieur.

Moutons et brebis antennais.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

2,107

1,199

Porcs gras.

2,772

2,566

1,179

1,306

1,260

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente vendus

Prix

moyens

DESTINATION.

Inte-

rieur.

Exté-

rieur.

Agneaux.

1,633

1,166

1,007

1,066

1,332

1,010

1,441

1,290

2,136

1,036

Porcs maigres.

1,029

1,122

1,173

9,337

6,734

2,603

Chèvres.

Chevreaux.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Porcelets.

Boucs.

DÉSIGNATION

des

FOIRES.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inté-

rieur.

Exté-

rieur.

NOMBRE

D'ANIMAUX

exposés

en vente. vendus.

Prix

moyens.

DESTINATION.

Inté-

rieur.

Exté-

rieur.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

97,707

82,148

38,796

43,352

Récapitulation.

1er groupe: Chevaux.

1.

Étalons

2. Chevaux

marchands

3. Chevaux ordinaires

4. Poulains

2e groupe: Espèce bovine.

5. Taureaux reproducteurs

6.

réformés

7. Bœufs gras

8. de labour de grande taille

9. petite taille

10.

Taurillons

11. Vaches fraîches laitières

12.

non laitières

13.

Génisses

14. Veaux

3e groupe : Bêtes à laine.

15. Moutons

16.

Brebis

17. Moutons et brebis antennais

Agneaux

4e groupe : Espèce porcine.

19. Porcs gras

20.

maigres

21.

Porcelets

5e groupe: Espèce caprine.

Boucs

23. Chèvres

24.

Chevreaux

exposés

en vente.

1,757

1,616

4,436

5,161

1,513

6,221

6,740

3,990

5,205

6,567

3,705

2,107

1,633

2,772

12,136

97,707

NOMBRE D'ANIMAUX

vendus

2,318

2,710

4,302

3,962

2,507

4,761

3,277

2,025

1,199

1,036

2,566

9,337

82,148

à

l'intérieur

1,765

2,324

2,578

2,946

1,978

3,584

3,047

1,925

1,179

1,306

6,734

38,796

à

l'extérieur

1,724

1,016

1,177

1,260

2,603

43,352

Prix

moyens

pour

l'intérieur.

363,000

336,000

3,600

28,560

73,800

117,500

958,950

581,000

110,400

876,520

736,500

336,260

186,768

94,457

38,500

25,938

14,552

182,840

336,700

969,900

12,725

6,385,165

pour

l'extérieur.

467,100

177,000

1,800

1,020

11,700

63,500

237,790

96,500

37,600

586,160

254,000

89,930

61,204

7,130

2,000

3,060

176,400

130,150

1,083,800

3,488,284

fr.

9,873,449

Chevaux marchands

id.

ordinaires

Poulains

Taureaux reproducteurs

id.

réformés

Bœufs gras

id.

de labour de grande taille

id.

id.

petite taille

Taurillons

Vaches fraîches laitières

id.

id.

non laitières

Génisses

Veaux

Moutons

Brebis

Moutons et brebis antennais

Agneaux

Porcs gras

id.

maigres

Porcelets

Boucs

Chèvres

Chevreaux

Total

Résultat financier des ventes aux foires, par nature des animaux vendus

Chemins de fer.

I. — Guillaume-Luxembourg.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.

Trafic intérieur

Trafic d'exportation

par la ligne

de Thionville

id.

de Trois-Vierges

id.

de Bettingen

id.

de Wasserbillig

Trafic d'importation

par la ligne de Thionville

id.

de Trois-Vierges

id.

de Bettingen

id.

de Carthaus

Trafic de transit

par Thionville : via Gouvy

id.

via St.-Vith

id.

via Bettingen

par Gouvy

via Thionville

id.

via Audun-le-Tiche

id.

via

St.-Vith

id.

via Carthaus

par St.-Vith

vit Thionville

id. via Audun

id.

via Mont-St.-Martin

id. via Gouvy

id. via Athus

par Bettingen : via Thionville

id.

via Carthaus

par Carthaus

via Gouvy

id.

via Sterpenich

par Audun

via Gouvy

id.

via St.-Vith

T.

K.

465,929.200

695,506.700

408,334.000

469,821.008

166,045.710

70,638.000

80,503.400

672,869.900

22,870.500

44,127.000

643,265.000

259,314.900

743.500

4,784.200

1,025.900

63,685.100

24,224.900

119,186.000

1,543.500

36,678.000

465,836.000

25,929.000

395.600

40,702.000

4,682.300

2,872.400

710,262.500

265,868.500

245,317.500

491,765.000

41,097.600

7,554.700

1902.

T.

K.

288,717.400

2,039,590.908

990,057.010

1,761,865.800

(*) 5,080,231.118

1901.

T.

K

452,834.300

1,720,308.810

1,009,564.600

1,692,216.400

4,874,924.110

*) A ce chiffre,il faut ajouter: 1° 252,343 t., 57,997 t., 138,208 t., 35,177 t., 3,702 t., de cokes, en provenance de l'Allemagne et dirigées via

Trois-Vierges et Luxembourg, en destination de Differdange, Rodange, Bassin de Longwy, Athus et Steinfort; 2° 9,073 t. 10, 617 t

11,347 t., 12,302 t. de fontes, en destination de l'Allemagne par la voie de Luxembourg-Trois-Vierges, et expédiées des stations'de Differ-

dange, Rodange, Bassin de Longwy et Steinfort ; 3° 81 t., 132 t., 2,925 t., 150 t. de minerais expédiée vers l'Allemagne, via Luxembourg-

Trois-Vierges, par les stations d'Esch-Hœhl, Pétange, Lamadelaine et bassin de Longwy ; 4° 500 t,192,182 t. de minerais expédiées vers

la France et la Belgique, en transit par la ligne des minières; 5° 2,465 t.,4095 t., de minerais expédiées en service direct des stations de

Belvaux et Pétange, en destination de Dommeldange. — Le trafic total se trouve ainsi porté à 5,712,477 tonnes.

TONNAGE DES MARCHANDISES TRANSPORTÉES EN PETITE VITESSE.

Expeditions par nature de marchandises et destinations.

Minerais oolitiques

Fers et fontes

Pierres

Plâtres

Chaux

Bois

Céréales et pommes

de terre

Écorces

Sables et scories

Cuirs tannés

Boissons

Divers

Sommes

T.

K.

330,198.200

91,109.200

1,788.900

25.000

77.600

1,623.900

1,723.200

821.300

3,923.500

237.500

294 800

34,106.100

465,929.200

T.

K.

349,322.600

321,106.700

3,055.300

15.000

7.600

473 700

569.400

840.600

44.400

131.500

295.400

19,644.500

695,506.700

T.

K.

367,080.000

24,855.800

3,043.400

425.000

518.200

774.600

164.300

20.000

134.300

280.900

10,537.500

408,334.000

T.

K.

275,285.200

178,157.100

1,067.400

545.000

20.000

155.900

2,150.100

1,326.000

132.500

129.600

1,066.900

9,786.008

469,821.008

T.

K.

736,896.900

6,885.300

22,466.000

426 700

4,343.500

11,192,900

12,520.700

277.500

15,394.000

168.000

5,113.500

1,708.000

817,393.000

T.

K.

2,059,382.900

622,114.100

31,421.000

1,436.700

4,966.900

14,221.000

17,127.700

3,265.400

19,514.400

800.900

7,051.500

75,681.408

2,856,983.908

T.

K.

1,676,696.000

494,005.900

36,502.300

2,742.500

6,216.300

16,705.400

13,012.000

3,764.200

33,117.700

915.600

9,200.700

227,121.900

2,520,090.500

DÉSIGNATION

des marchandises.

via

Thionville.

et Audun.

via

Trois-Vierges.

via

Sterpenich.

via

Carthaus.

pour

l'intérieur.

TOTAUX

1902.

1901.

Importations par nature de marchandises et provenances.

NATURE

des marchandises.

Coke

Houille

Bois

Céréales

Argiles, ardoises, etc

Sel

Fers et fontes

Minerais

Sucre, café, etc

Huile et pétrole

Cuirs et peaux

Tabacs

Boissons

Produits chimiques

Divers

Sommes

via

Thionville

et Audun.

T. K.

327 000

58,453 700

21,964.900

3,592.300

6,040.500

1,346 000

4,746.300

39,307 000

996.300

650 500

360.000

282.400

3,180.000

359.000

24,439.810

166,045.710

via

Trois-Vierges.

T.

K.

20,393.000

31,250 910

1,069.900

3,195.800

2,685.800

47.500

1,087.200

512.900

1,102.800

191.400

16 300

101.500

88.700

9,494.290

70,638.000

via

Bettingen.

T.

K.

12,546.000

23,486.000

2,389.000

14,457.400

1,818.100

11.000

297.500

1,609.000

354.000

1,881.700

75.500

59.000

32.000

356.000

21,131.200

80,503.400

via

Wasserbillig.

T.

K.

558,206.000

14,477.400

8,715.700

3,290.400

11,481 800

95.000

3,280.000

942.800

386.800

120.400

134.200

531 700

251.900

70,955.800

672,869.900

TOTAUX

1902.

T

k

591,472.000

127,668.010

34,139.500

24,535.900

21,426 200

1,499.500

9,411.000

40,916.000

2,806.000

4,021.800

747.300

491.900

3,845.500

1,055.600

146,020.800

990,057.010

1901.

T.

K.

655,145.700

158,889.500

28,661.200

21,084.400

35,452.000

1,178 800

7,443.300

38,354.200

1,874.200

4,104.600

732.700

580.700

3,793.400

924.900

51,345.000

1,009,564.600

Recettes effectuées et renseignements

divers.

Vayageurs et bagages

Marchandises

Recettes diverses

Produit total des transports

Produit kilométrique

Nombre des voyageurs transportés

Produit moyen par voyageur

Nombre de tonnes transportées

Produit moyen par tonne

Nombre de tonnes transportées à 1 kilomètre

Parcours moyen

Produit moyen par tonne et par kilomètre

1902.

FR.

B.

1,775,500.00

11,150,500.00

1,134,000.00

14,060,000.00

fr.

80,804.60

2,815,978

fr.

0.64

t.

5,713,477

fr.

1.90

t.

241,600,000

km.

42.00

fr.

0.042

1901.

FR. C.

1,777,500.00

11,965,000.00

1,115,625.00

14,858,125.00

fr.

85,400.00

2,287,582

fr.

0.79

t.

5,542,530

fr.

2.15

t.

233,894,766

km.

42.20

fr.

0.052

Différence en faveur de

1902.

18,375.00

528,396

t.

170,947

t. 7,705,234

1901.

FR. C.

2,000.00

814,500.00

798,125.00

fr. 4,595.40

fr.

0.15

fr.

0 25

km.

0.20

fr.

0.01

Trafic des nouveaux embranchements du Guillaume-Luxembourg pendant l'année 1902.

A. — Embranchement de Bettembourg à Dudelange.

a) Expéditions.

Minerais

Acier brut

Fers et fontes

Divers

S o m m e s

via

Thionville

(et Audun).

T.

K.

13,860.000

21,466.000

8,528 300

43,854.300

via

Trois-Vierges

T.

K.

9,510.000

5,083.000

707.000

591.000

15,891.000

via

Sterpenich.

T.

K.

1,385.000

33,229.000

16,376.000

11,052.000

62,042.000

via

Carthaus.

T.

K.

52,220.000

67,303 000

14,802.000

23,525.200

157,850.200

pour

l'interieur.

T.

K.

441.500

377.000

5,079.000

11,389.500

17,287.000

TOTAUX.

T.

K.

63,556.500

119,852.000

58,430.000

55,086.000

296,924.500

b) Arrivages.

Cokes

Houilles

Minerais

Divers

Sommes

via

Thionville

(et Audun).

T.

k.

2,002.000

94,409.000

11,781.500

108,192 500

via

Trois-Vierges

T.

K.

50.000

52.959.000

4,460.000

57,469.000

via

Sterpenich.

T.

K.

30.000

12,992.000

13,407.000

31,169.000

57,598.000

via

Wasserbillig.

T.

K.

236,241.000

3,784.000

11,441.000

251,766.000

de

l'interieur.

T.

k.

25.000

19,283.500

19,308.500

TOTAUX.

T.

K.

236,321.000

71,762.000

107,816.000

78,135.000

494,034.000

B. — Embranchements du bassin de Rumelange.

a) Ceux qui aboutissent à la station de Tétange,

ont expédié

b) celui qui aboutit à la station de Rumelange, a

expédié

Trafic total de Dudelange

Total fourni par les embranchements

T.

K.

694,372.000 de minerais.

97,673.000

790,958.500 de marchandises diverses.

1,583,003.500

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.

I

e r Réseau (Minières, Luxembourg, Attert, Sûre).

Longueur en exploitation : 169 kilomètres.

I . Marchandises expédiées

1° pour l'intérieur du pays

2° vers la France

3° id. la Belgique

4° id. la Hollande

5° id. l'Allemagne

6° id. la Suisse

7° id. l'Italie

Ensemble

II. Marchandises importées

1° de la France : via Rodange fr.

2° de la Belgique

a) via Athus

b) via Sterpenich

c) via Benonchamps

d) via Gouvy

3° de l'Allemagne

a) via Esch (Thionville et

Karthaus)

b) via Klein-Bettingen (Thion-

ville et Karthaus)

c) via Trois-Vierges (Ettel-

bruck, Esch et Luxembourg)

d) via Trois-Vierges (Luxem-

bourg et Dippach)

e) via Wasserbillig (Thionville

et Karthaus)

f) Wasserbillig (Luxembourg

et Dippach)

Ensemble

III. Marchandises en transit par

la ligne des minières

a) via Esch-Athus et inverse-

ment

b) via Esch-Rodange fr

Ensemble

Total

1902.

T. K.

1,081,161.820

118,604.200

1,114,903.380

1,905.800

321,221.060

1,799.620

966.040

2,640.561.920

29,335.400

176,349.110

32,035.920

3,435.810

11,315.770

47,929 810

5,875 890

7,168.570

490,833.670

22,429.810

14,576.460

841,286.220

190,742.240

500,000

191,242.240

3,673,090.380

1901.

T.

K.

871,300.390

157,815.580

744,007.740

1.703.630

375,724 240

1.078.290

1,062.760

2,152,692 640

35,460 450

189,132.470

32,127.570

2,764.730

9,194 800

54,810.560

1,255 190

305,614.430

189,502.350

21,191.950

5,5(...)9.180

849,613.680

167,821.980

3,755.000

171,576.980

3,173,883,300

Différence en faveur de

1902.

|

1901.

T.

K.

209,861.430

370,895.640

202.170

721.330

487,869.280

671 080

2,120.970

1 620 700

301,331 320

1,237.860

9.017.280

22,920.260

19,665.260

499,207.080

T.

K

39,211.380

54,503.190

96 720

6,123.050

12,783.360

91,650

6,880 750

298,445.860

8,327.460

3,255.000

II. — Prince-Henri.

IIe Réseau (Ligne de Wiltz).

Longueur en exploitation : 20 kilomètres.

I . Marchandises expédiées

1° Pour l'intérieur du pays

2° Vers la Belgique

3° Vers la Hollande

4° Vers l'Allemagne

Ensemble

II. Marchandises importées

1° De la Belgique : a) via Schimpach frontière

b) via Gouvy

2° De l'Allemagne : a) via Trois-Vierges

b) via Wasserbillig

c) via Bettembourg

Ensemble

III. Marchandises en transit par la

ligne de Wiltz

Via Kautenbach-Schimpach frontre et inversemt

Total des marchandises transportées

1902,

T.

K.

8,147.150

1,345.580

87,230

2,985,820

12,565,780

7,090.210

2,636.740

1,718.060

899.510

889.220

13,233.740

4.766.630

30,566.150

1901,

T.

K.

7,713.880

952.090

79.000

2,752.430

11,497,400

5,435.100

2,624.560

989.690

1,056.610

756.010

10,861.970

4,806 790

27,160.160

Différence en faveur de

1902.

T.

K.

433,270

393.490

8.230

233.390

1,068.380

1,655 110

12.180

728.370

133.210

2,371.770

3,399.990

1901.

T. K.

157 100

40.160

1° Les marchandises expédiées comprenaient

Pierres

Bois

Divers

Totaux

en destination de

l'intérieur

T.

K.

408.000

550.260

7,188.890

8,147.150

la Belgique

T.

K.

64.000

1,281.580

1,345.580

la Hollande

T.

K.

87.230

87.230

l'Allemagne

T.

K.

2,985.820

2,985.820

en tout

1902.

T

K.

472.000

(...)50.260

11,543.520

12,565.780

1901.

T.

K.

282.260

673 750

10,541.390

11,497.400

Difference en faveur de

1902.

T. k.

189.740

1,002.130

1,068.380

1901.

T

K.

123.490

2° Les marchandises importées comprenaient

Pierres

Bois

Houilles

Divers

Totaux

au départ de

la Belgique

T.

K.

56.800

153.460

3,774.000

5,742.690

9,726,950

l'Allemagne

T.

K.

20.000

240 400

867.500

2,378.890

3,506.790

en tout

1902.

T.

K.

76.800

393 860

4,641.500

8,121.580

13,233.740

1901.

T.

K.

105.850

296.850

3,538 000

6,921.270

10,861,970

Différence en faveur de

1902.

T.

K.

97.010

1,103 500

1,200.310

2,371.770

1901.

T.

K.

29.050

a) Sur la ligne des Minières

Produit moyen par voyageur

id.

par tonne de marchandises

fr.

1902.

0,4347

1,0315

1901.

0,4032

1,0445

Produit kilométrique correspondant à

fr. 26,293 66

23,030 98

b) Sur la ligne de Wiltz

Produit moyen par voyageur

id.

par tonne de marchandises

fr.

1902.

0,360

1,335

1901.

0,356

1,344

Produit kilométrique correspondant à

fr.

3,934.73

fr.

3,658.41

Recettes effectuées

III. — Chemins de fer cantonaux.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.

Produit kilométrique

(44 kilom.)

1902 fr. 3,793 60

1901 fr. 3,384 40

STATIONS.

Nœrdange

Niederpallen

Redange

Nagem

Hostert

Rambrouch

Kœtschette

Bigonville-Holtz

Perlé

Haut-Martelange

Martelange

Diekirch

Bleesbruck

Bastendorf

Tandel

Fouhren

Bettel

Vianden

Recettes postales

Recettes pour colis,

bestiaux, etc

Ballastière

Totaux

VOYAGEURS.

Nombre.

17,654

1,560

13,045

1,931

2,812

5,948

3,585

3,312

4,775

1,225

4,407

27,262

1,771

3,049

2,867

3,383

5,708

14,084

118,378

Produit

(bagages compris)

FR. C.

9,217 95

268 75

4,558 55

781 15

1,165 65

4,347 95

2,561 30

2,232 75

2,881 20

577 65

2,450 60

13,307 80

577 95

762 05

959 45

1,437 50

3,085 30

7,878 65

59,043 60

MARCHANDISES.

Poids.

T.

K.

8,547.360

752.490

21.200

65.130

297.406

400.520

579.560

3,716.580

7,432.130

3,045.380

2,480.850

15.000

1,429 040

883.000

29,663.646

Produit.

FR. C.

21,359 40

1,362 20

36 40

73 15

593 45

704 90

1,578 00

14,157 65

31,425 70

12,977 00

4,241 25

16 25

2,161 10

1,072 90

91,759 35

RECETTES

diverses.

FR. C.

2,731 20

13,374 45

16,105 65

RECETTES

totales.

FR. C.

30,577 35

268 75

5,920 75

817 55

1,238 80

4,941 40

3,266 20

3,810 75

17,038 85

32,003 35

15,427 60

17,549 05

577 95

762 05

959 45

1,453 75

3,085 30

10,039 75

2,731 20

13,374 45

1,072 90

166,917 60

IV. — Chemins de fer secondaires.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.

STATIONS.

Hesperange

Altzingen

Weiler-la-Tour

Aspelt

Altwies

Mondorf-village

Mondorf-les-bains

Ellingen

Scheuerberg

Remich

Cruchten

Schrondweiler

Medernach

Larochette

Transport pour la poste

Recettes pour colis,

bestiaux etc

Totaux

VOYAGEURS.

Nombre.

96,737

28,156

14,764

10,907

17,028

4,747

11,294

23,953

7,698

2,023

24,085

20,640

3,982

7,986

14,801

288,801

Produit.

FR. C.

58,035.70

2,819 70

2,992.45

5,190.75

9.288 90

2,573 05

7,670.55

10,241.10

5,434.90

982.25

19,458.00

9,911.35

793 30

2,904 90

8,682 25

146,979.15

MARCHANDISES.

Poids.

T. K.

8,264.220

129.530

3.120

115 410

4,470.730

5,234.570

7,115.370

468.400

293.360

53.790

1,580.480

5,105.430

31.210

532 490

8,740.160

42,138.270

Produit.

FR. C.

21,035.15

1,969.13

78.45

505.30

3,449.90

3,398 90

2,710 35

18,355.50

3,398 60

582.00

6,127.65

9,565.40

373.80

584.65

15,937.80

88,072.10

RECETTES

extraordinaires

FR. C.

4,489.50

2,778.90

7,268 40

RECETTES

totales.

FR

C.

79,070.85

4,788.85

3,070.90

5,696 05

12,738.80

5,971.95

10,380 90

28,596.60

8,833.50

1,564 25

25,585.65

19,476 75

1,166.60

3,489.55

24,620.05

4,489 50

2,778.90

242,319 65

Produit kilométrique correspondant

(41 kilomètres)

1902 fr. 5,910.00.

1901 fr. 5,808.00.

STATISTIQUE DOUANIÈRE. — Zollstatistik.

Waaren-Einfuhr

aus dem

Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Grossherzogtnums Luxemburg über die Zollämter desselben.

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

id.

id.

id.

Peru.

Belgien.

Amerika.

Rumänien.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Amerika.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

3,586.151

210,996

5.033

10,223

3,216,359

7,480

14,850

14,953

6,820

16,142

9,800

72.457

147,499

4,800

2,639

80,076

10,473

13,776

26,730

3,773

Waarengattung.

1. Abfalle.

Abfälle von Glashütten

Gerbereiabfälle

Abfälle von der Wachsbereit-

ung etc

Thierischer Dünger

Guano, natürlicher

Kleie und Malzkeime

id.

id.

id.

Thierknochen

Asche etc

id.

Lumpen

id

2. Baumwolle und Baum-

wollenwaaren .

Rohe Baumwolle

id.

Baumwollabfälle

id.

id.

Baumwollwatte

id.

Rohes Baumwollengarn

Gefärbtes

id.

id.

id.

Accommodirter b'wollner Zwirn

id.

id.

Rohe, dichte Baumwollgewebe

id.

id.

Gebleichte,

id.

id.

id.

id.

id.

Waarengattung.

Baumwollener Sammet

id.

Gefärbtes diehtes Baumwollen-

zeug

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Posamentirwaaren

id.

id.

Baumwollene Strumpfwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rohe, undichte Baumwollgewebe

Baumwollene Gardinenstoffe, ge-

bleicht, etc

id.

id.

id.

id.

Gefärbte undichte Baumwollen-

gewebe

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Spitzen

id.

id

Baumwollene Stickereien

id.

id.

id.

id.

Ganz grobe Baumwollengewebe

in Stücken nicht über 50 Ctm.

lang und breit

Schmiergeltuch

3. Blei und Bleiwaaren.

Rohes Blei, Bruchblei etc

Buchdruckerschriften

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,157

34,686

31,249

Herkunftsland

der

Waaren.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Dänemark.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Dänemark.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck

1,049

6,407

5,030

4,336,059

1,314

1,393

9,735

1.123

Waarengattung.

Buchdruckerschriften

id.

Cliches aus Blei

id.

Unlackirte Röhren aus Blei

id.

id.

id.

id.

Grobe Bleiwaaren

id.

id.

Feine

id.

id.

id.

Spielzeug aus Blei

4 Bürstenbinder- u. Sieb-

macherwaaren.

Grobe Bürsten und Besen aus

Bast, Stroh etc

id.

id.

id.

id.

Grobe Bursten und Besen aus

Borsten, Federn etc.

id.

id.

Grobe Siebmacherwaaren

id.

id.

Feine Burstenbinderwaaren.

id.

id.

5. Droguerie-, Apotheker-

und Farbwaaren.

Blei.

Farben- etc. Stifte und

Zeichenkreide

id.

id.

id.

id.

Chloroform

Essenzen, Extrakte,Tinkturen etc.

id.

id.

Lacke, Lackfirnisse

id.

id.

id.

id.

Maler- und Waschfarben.

Waarengattung.

Maler- und Waschfarben.

id.

id.

id

id.

Zundholzer, Zündkerzen

Oelfirniss

id.

id.

Aetzkali

id.

Aetznatron

Alaun

id.

id.

Barytweiss

Buchdruckerschwärze

id

Chlorkalk

Farbholzextrakte

id.

id.

Gelatine

id.

Kitte, nicht besonders genannt

id.

id.

Leim

id.

Russ

Siegellack

Sprengstoffe

Tinte, Tintenpulver

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Wagenschmiere

Wichse

id.

id.

Zundwaaren, nicht besonders

genannt

id.

id.

id.

id.

Kalzinirte Soda

Rohe Soda

id.

Wasserglas

Herkunftsland

der

Waaren.

Niederland.

England.

Frankreich.

Belgien.

id

Niederland,

England.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

England.

Frankreich..

id.

id.

Belgien.

id.

id.

England.

Frankreich.

id.

Japan.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr -Ung.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,504

1,320

2,311

4,103

1,752

1,221

5,496

2,027

2,694

4,991

1,167

1,915

5,111

Herkunftsland

der

Waaren

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

Mexiko.

Belgien.

id.

Frankreich.

Brit. Indien.

Amerika.

Mexiko.

Oestr.-Ung.

id.

Mexiko.

id.

Brasilien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

England.

Brasilien.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Oestr.-Ung.

China.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

10,700

6,502

2,948

1,569

29,503

1,664

2,461

5,535

1,618

5,359

2,254

1,078

1,317

10,500

1,088,192

87,874

8,313

539,809

56,370

6,271

Waarengattung.

Albumin

Kohlensaures Ammoniak

Anilinol

Anilin-Farbstoffe etc.

Bleiweiss

Borax, Borsäure

Bromkalium

Calciumcarbid und Canthariden.

Chlorcalcium

Chlorkalium

Chlormagnesium

Chlorsaures Kali und Natron

Chromsaures Kali

Zitronensäure

id.

Dividivi

Rothes Ersenoxyd

Rohe Erzeugnisse zur Bürstenfa-

brikation etc

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Blauholz

id

Gelbholz

id.

id.

id.

Rothholz

id.

Gerbsäure

Quebrachoholzextrakt

id.

Andere Gerbstoffextrakte

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rohes Glyzerin

id.

Isländisches Moos etc.

Holzessigsaurer Kalk

Karbolsäure

Waarengattung.

Knochenmehl

Valonea, Knoppern etc

Lakritzensaft

id

Mennige, Milchsäure etc.

Mineralwasser

id

id.

Myrobalanen

Naphthalin

Schwefelsaures Natron

id.

Palmnüsse

Unzerkleinertes Quebrachoholz .

id.

id.

Chilisalpeter

id.

id.

Kalisalpeter

Schiesspulver

id.

Schwefel

id.

id.

Schwefelsäure

id.

Seegras

etc.

id.

id.

Steinkohlentheeröle, leichte

id.

id.

Süssstoffe etc

id.

Superphosphat

id.

Terpentinöl und anderes Harzöl.

id.

id.

id.

id.

Blauer Vitriol

id.

id.

Grüner Vitriol

id.

Weinsäure

Zinnsalze

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

As. Turkei.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Brt O -Indien

Belgien.

Argentinien.

Belgien.

id.

Argentinien.

Brasilien.

Frankreich.

Chile.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Algerien.

Belgien.

id.

Amerika.

Italien.

Frankreich,

Belgien.

England.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

id.

Amerika.

England.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

117,327

3,087

17,723

1,778

1,475

10.061

22,080

30,040

1,180,668

1,718

582,066

5,310

28,130

130,115

11,147

20,165

1,273

1,408

126,746

30,620

16,004

1,038

2,667

20,669

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

id.

Mexiko.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

England.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

id.

England.

Schweden.

Norwegen.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

1,829

1.059

4,339

5,520

21,747

2,131,665

10,440

1,365,910

179,170

2,118

2,550

13,365

1,141

10,267

1,220

94,153

15,064

2,110

7,712

49,062

52,667

6,950

Waarengattung.

Bronze- und Druckfarben, Gerb-

stoffe etc

Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe-

gebrauche etc

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Pharmazeutische Fabrikate

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Geschlemmte Kreide

id.

6. Eisen und Eisenwaaren.

Brucheisen etc

id.

Roheisen

id.

Eck- und Winkeleisen

Eisenbahnlaschen, Schwellen etc.

id.

id.

Eisenbahnschienen

Schmiedbares Eisen in Stäben

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Luppeneisen etc

Rohe Platten und Bleche aus

schmiedbarem Eisen

id.

id.

Polierte

id.

id.

Weissblech

id.

Roher Eisendraht

id.

Verkupferter Eisendrath

id

id.

Ganz grobe rohe Eisenwaaren

id.

id.

id.

id.

Ambosse, Brecheisen, Hufeisen

etc

Waarengattung.

Ambosse, Brecheisen, Hufeisen,

etc

Grobe eiserne Anker und Ketten.

id.

id.

Drahtseile

id.

Eisen zu groben Bestandtheilen

von Maschinen

Eisenbahnachsen, Räder, Puffer.

Gewalzte und gezogene Röhren

aus schmiedbarem Eisen

id.

id.

Grobe Eisenwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

Drahtstiften

Grobe abgeschliffene Schrauben,

Schraubbolzen etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Grobe, blos abgeschliffene Eisen-

waaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id. id.

id.

id.

Feine Eisengusswaaren

id.

id.

id.

id.

Feine

Eisenwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Italien.

England.

Schweden.

Belgien.

id.

id.

Schweden.

England.

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Norwegen.

Dänemark.

Schweden.

Belgien.

id.

Schweden.

Amerika.

England.

Frankreich.

id.

England.

Amerika.

Schweden.

Niederland.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

27,18

28,174

8,905

1,180

71,832

3,109

57,881

4,210

1,506

48,424

40,288

2,117

4,187

7,045

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

id.

Amerika

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

Spanien.

Russland.

Schweden.

Russland.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

Stück

id.

id.

id.

164,861,337

21,700

666,769

501 682

11,670,752

11,061

4,000

35,436

47,877

56,737,606

2,663

177,170

183,808

13,882

10,490

20,700

4,513,050

179,000

450,820

20,000

28,479,150

Waarengattung.

Feine Eisenwaaren

Fahrräder

id.

id.

id.

Spielzeug aus schmiedb. Eisen

id.

id.

Jagd- und Luxusgewehre

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schreibfedern aus Stahl

id.

id.

Uhrwerke und Uhrfournituren .

id.

id.

7. Erden, Erze, edle Metalle,

Asbest u. Asbestwaaren.

Ungereinigter Bauxit

Bimsstein

id.

Tufstein

etc.

Roman-Zement.

id.

Ungefärbter Sand

id.

Farbenerde

id.

Gips

id.

Gebrannter Kalk

id.

Kaolin

id.

id.

Erden, nicht besonders genannt.

id.

id.

Eisenerze

id.

id.

id.

id.

Manganerze

W a a r e n g a t t u n g .

Manganerze

id.

Schlacken von Erzen

id.

id.

Gemahlene Thomasschlacken

id.

id.

Asbestpappe etc.

Asbestwaaren

id.

8. Flachs und andere Spinn-

stoffe.

Flachs und Hanf

id.

Vegetabilische Spinnstoffe

id.

id.

id.

id.

9. Getreide und andere Er-

zeugnisse des Landbaues.

Weizen.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Roggen

id.

id.

id.

Hafer

id.

id.

id.

id.

id.

Hülsenfrüchte; Speise- und Fut-

terbohnen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Br. O. Indien.

Spanien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Rumänien.

Mexiko.

Frankreich.

Belgien.

Russland.

Belgien.

Br.Australien

Br. Indien.

Argentinien.

Amerika.

Rumänien.

Br.W -Afrika

Frankreich.

id.

Rumänien.

Bulgarien.

Belgien.

id.

Amerika.

Bulgarien.

Frankreich.

Russland.

Oestr. Ung.

id.

As. Türkei.

Russland.

Rumänien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

10.376.620

4,009,000

41,546,500

34,413

5,105,150

40,549

2,553

1,503

22,657,577

245,153

151.036

252,500

40,300

1,850,320

5.284.820

4,120 591

30,300

2,405

10,100

5.050

39,755

55,767

10,184

20,368

18,654

646,487

50,796

10,184

17,212

25,150

48,569

Herkunftsland

der

Waaren.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

id

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Russland.

Rumänien.

Frankreich.

As. Turkei.

Bulgarien.

Dänemark.

Amerika.

Belgien.

id.

Bulgarien.

id.

Niederland.

Argentinien.

Belgien.

Russland.

Amerika.

Argentinien.

Oestr.-Ung.

Rumänien.

Eur. Türkei.

As. Türkei.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Italien.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,091

19.042

2.373

17,285

667,869

190.961

161,600

20,384

35,526

3,094

5,100

79,729

20,317

5,050

5,045

5,000

397,268

243,710

2,169,362

1,515

773,221

60,600

10,100

119,957

40,534

10,000

4,292

3,197

241,120

1,608

Waarengattung.

Hülsenfrüchte; Speise- und Fut-

terbohnen

id.

id.

id.

id.

Erbsen und Wicken

id.

id.

id.

id.

Lupinen

Hirse

id.

Gerste

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Raps. Rübsaat etc.

id.

id.

Leinsaat

id.

id.

Ricinussamen

Mais und Dari

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Marz.

id.

Frische Weinbeeren

id.

id.

Cichorien, getrocknete

Getrocknete Blumen, Blüthen etc.

id.

id.

id.

id.

Waarengattung.

Futtergewächse, nicht besonders

genannt1)

id.

id.

Lebende Gewächse, Blumenzwie-

beln etc

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

Gras und Thimotheesaat

id.

id.

id.

id.

Hanfsaat

id.

id.

Frische Kartoffeln

id.

id.

Kleesaat etc

id

Frische Küchengewächse.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Frisches Obst

id.

id.

id.

Ungefärbtes Stroh

id.

Sämereien, anderweit nicht ge-

nannt .

id.

id.

id.

id.

Erzeugnisse des Landbaues, nicht

besonders genannt .

10. Glas und Glaswaaren.

Gemeines Hohlglas

id.

Glas-, Email-, Glasurmasse, Dach-

glas etc

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Italien.

England.

Belgien.

id

England.

Frankreich.

Russland.

Rumänien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Egypten.

Niederland.

England.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

8,520

294.119

8,503

1,170

155.142

2,222

3,858

3,058,540

58,083

7.180

10,887

167,574

5,233

3,020

29,282

8,331

10,790

10,674

355,413

30,123

17,272

34,151

121,910

43,467

1,198

6,664

*) Das in der Zollstatistik für das Jahr 1902 an dieser Stelle angeführte Wort « Eicheln » soll durch « Futterge-

wächse nicht besonders genannt » ersetzt werden.

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

id

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

Belgien.

id.

id.

Schweden.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

22,048

1,001

2,424

1,074

1.520

2,930

7,767

5,315

2,354,391

Waarengattung.

Ungemustertes weisses Hohlglas.

id.

id.

id.

id.

Fensterglas in seiner natürlichen

Farbe

id.

id.

Rohes ungeschl. Spiegelglas

Belegtes Tafel- und Spiegelglas .

id.

id.

Unbelegtes

id.

id.

id.

id.

id.

Glasbehänge und Glasknöpfe.

Gemustertes, gepresstes weisses

Hohlglas

id.

id.

id.

id.

Farbiges Glas

id.

id.

Glaswaaren in Verbindung mit

andern Materialien

id.

id

id.

id.

id.

id.

Milch- und Alabasterglas

11. Haare von Pferden und

Menschen sowie Waaren

daraus.

Rohe Bettfedern

Borsten.

Pferdehaare, rohe, gesottene etc.

id.

id.

id.

id

Gewebe von Pferdehaaren

id.

id.

Gereinigte Bettfedern.

id.

id.

id.

id.

Zugerichtete Schmuckfedern

id.

id.

id.

id.

12. Häute und Felle.

Rohe Hasen- und Kaninchenfelle

Waarengattung.

Kalbfelle, grüne und trockene

id

id.

Rindshaute, grüne und gesalzene

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rindshaute, gekalkte u. trockene

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rosshäute, grüne und gesalzene.

Rohe behaarte Schaaf- u. Ziegen-

felle

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Häute von Pelzthieren. auch Vo-

gelbälge

id.

id.

13.

Holz

und

Holzwaaren.

Bambus-, Pfefferrohr etc.

id.

id.

Thierhörner etc

Brennholz, Lohkuchen. Reisig etc.

id.

id.

Holzkohlen

id.

Korkholz

id.

Ungespaltenes Stuhlrohr

id.

id.

Animalische und vegetabilische

Schnitzstoffe

id.

id.

id.

id.

Holzborke und Gerberlohe

id.

id.

id.

i l .

Zerkleinertes Quebrachoholz

Bau- und Nutzholz, roh oder in

der Querrichtung mit Axt

und Säge bearbeitet

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich

Belgien.

id.

Amerika.

Argentinien.

Niederland.

Frankreich.

id.

Niederland.

Amerika.

Argentinien

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Arabien.

Belgien.

id.

Frankreich.

China.

Japan.

D.-S.-Afrika

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Amerika.

Russland.

Algerien.

Türkei.

Belgien.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

19,200

2,916

64,604

15,562

1,711,452

16,905

204,600

46,882

15,212

177,599

11,238

l,065

37,229

3,300

24.834

1,133

6,500,936

513,600

1,849,350

476,915

2,500

11,960

16,850

9,823

3,430

118,552

900,265

106,475

Herkunftsland

der

Waaren.

Amerika.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Russland.

Norwegen.

Amerika.

Finland.

Schweden.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

England.

Oestr.-Ung.

AmeriKa.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1.973

28,754

Festm. 133

id.

19,317

Festm. 55

23,950

11.505

86,756

66,300

140,955

371,095

1,003,825

74,860

461,084

67,813

Festm. 94

id.

5,473

5,630

2,904

32,245

1,965

16,325

Waarengattung.

Bau- und Nutzholz-, roh oder in

der Querrichtung mit Axt

und Säge bearbeitet.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bau- u. Nutzholz, in der Richtung

der Längsachse bearbeitet .

id.

id.

id.

id.

Ungeschälte Korbweiden, Reifen-

stäbe etc

id.

id.

Bau- u. Nutzholz, in der Richtung

der Längsachsegesägte, nicht

gehobelte Bretter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id,

id.

id.

id.

id.

id.

Grobe, rohe Böttcherwaaren.

id.

id.

Grobe Korbflechterwaaren

id.

id.

Geschälte Korbweiden und Rei-

fenstäbe

id.

id.

Stuhlrohr, gefärbtes etc.

id.

id.

Grobe, ungefärbte Drechsler-

waaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rohe, geschnittene Fournire aus

Holz

id.

id.

Waarengattung.

Grobe gefärbte Böttcherwaaren

id.

id.

Gefärbte Korbflechterwaaren

id.

id.

id.

id.

Grobe Korbwaaren

Gefärbte Möbel und Möbelbe

standtheile

id.

id.

id.

id.

Grobes hölzernes Spielzeug .

Geebnete Fischbeinstäbe.

id.

id.

id.

id.

Feine Holzwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

Feine Korbflechterwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Korkstopfen etc

id.

Feines Spielzeug aus Holz

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Waaren aus Schnitzstoffen etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gepolsterte Möbel ohne Ueberzug

id.

mit

id.

id.

id.

id.

id.

14. Hopfen.

Hopfen

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Japan.

Niederland.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Amerika.

China.

lalien.

Belgien.

id.

id.

Amerika.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramn

bezw. Stück

13,289

7,924

16,160

5,714

12,013

3,565

1,325

1,228

1,014

1,014

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Niederland.

England.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Dänemark.

Italien.

Norwegen.

Amerika.

Oestr.-Ung.

England.

Schweden.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Amerika.

England.

Schweden.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

352,651

12,402

1,476

1,613

161,913

32,176

10,560

76,299

3,260

22,026

1,114

9,919

1,922

5,890

2,533

Stück

id.

id.

Waarengattung.

15 Instrumente, Maschinen

und Fahrzeuge.

Claviere , Harmoniums , auch

Theile davon

id.

id.

Kinderspielzeug

id.

Musikalische Instrumente

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Lokomotiven, Lokomobilen etc.

id.

id.

Maschinen

überwiegend

oder

ganz aus Holz

id.

id.

id.

oder ganz aus Gusseisen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Nähmaschinen mit Gestell aus

Gusseisen

Dampfkessel

Maschinen

überwiegend

oder

ganz aus schmiedb. Eisen .

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

aus unedlem Metall

id.

id.

id.

id.

Kratzen und Kratzenbeschläge

Eisenbahnfahrzeuge weder mit

Leder noch Polsterarbeit, je

unter 1000 M

id.

je über 1000 M.

Wagen u. Schlitten mit Leder etc.

Waarengattung.

16. Kalender.

Kalender, nicht Schreibkalender.

id.

id.

id.

id.

17. Kaoutschuk pp. und

Waaren daraus.

Grobe Kautschukwaaren.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Hartgummiwaaren

id.

id.

Feine Kautschukwaaren

id.

id.

Spielzeug aus weichem Kaut-

schuk

Gewebe aus Kautschuk etc.

id.

id.

18. Kleider, Leibwäsche u.

Putzwaaren.

Spitzenkleider

id.

Seidene Kleider

id.

Halbseidene Kleider

id.

Wollene Kleider

id.

id.

id.

id.

id

Corsets

id.

Kleider aus mit Kautschuk ge-

tränkten Geweben

id.

id.

id.

id.

Leibwäsche

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich.

England.

Belgien.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,904

1,293

5,174

1,024

1,032

Herkunftsland

der

Waaren

Frankreich.

Schweiz.

id.

Italien.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

England.

Italien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Stück 235

id

id. 1,645

id.

id.

id.

id

id.

id.

id. 1,572

61,935

1,749

16,835

5,081

4,261

6,074

14,540

1.013

2,684

1.342

3,031

Waarengattung.

Seidene Herrenhüte

id.

Herrenhüte aus Filz

id.

id.

id.

id.

id.

Garnirte Damenhüte aus Zeug-

stoffen

id.

id.

id.

id.

Ungarnirte

id.

id.

id.

Mützen aus Zeugsloffen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Künstliche Blumen aus Zeug-

stoffen

id.

id

id.

id.

19. Kupfer und Kupfer-

waaren.

Rohes Kupfer

id.

id.

Kupfer und andere Scheidemünze

Bruchkupfer etc

id.

id.

Messing u. Tombak, auch Bruch

Kupferbleche,

unplattirt

Kupferdraht,

unplattirt

id.

id.

id.

id.

Telegraphenkabel

Plattirter Kupferdraht

Grobe Kupferwaaren

id.

id.

Patronen mit Kupferhülsen

Feine Kupferwaaren

Waarengattung.

Feine Kupferwaren

id.

id.

id.

id.

Spielzeug aus Kupfer etc.

id.

id.

Feine vernirte Messing- Waaren

etc

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Waaren aus Aluminium

id.

id.

id.

id.

20. Kurzwaaren, Quin-

caillerien etc.

Gold- und Silberwaaren

id.

id.

id.

id.

Waaren ganz oder theilweise aus

Bernstein, Celluloid etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Vergoldete od. versilberte unedle

Metallwaaren.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Fächer

Wand-, Wecker-, Stutz-, Kon-

troll etc. Uhren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Feine bossirte Wachswaaren

id.

id.

Unechtes Blattgold u. Blattsilber

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

England.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich

id.

Belgien.

id

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Niederland

Frankreich.

id.

Schweiz

Belgien.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Italien

Amerika.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,380

3,570

Waarengattung.

Brillen, Operngucker, Fernrohre

id.

id.

Regen- und Sonnenschirme

id.

id.

Ungekleidete Puppen

id.

id.

Waaren aus Gespinnsten von

Wolle, Seide etc in wesent-

licher Verbindung mit Glas,

Holz

etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Taschenuhren in goldenen Ge-

häusen

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id

Taschenuhren in silbernen Ge-

häusen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Taschenuhren in Gehäusen aus

unedlem Metall

id.

id.

id.

id.

id.

id.

21. Leder u. Lederwaaren.

Ungefärbtes lohgares Leder etc.

id.

id.

Handschuhleder

etc.

id.

Sohlleder

Enthaarte, halbgare Schaf- und

Ziegenfelle

Grobe Lederwaaren

id.

id.

id.

Feine Lederwaaren

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Italien.

England.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Stück

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

20,196

2,000

7,090

3,228

1,931

Waarengattung.

Feine Lederwaaren

id.

id.

id.

Fahrradtheile und Spielzeug aus

Leder

id.

id.

Waaren aus feinem Wachstuch

id.

id.

id.

id.

Lederne Handschuhe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

22. Leinengarn, Leinwand

u. andere Leinenwaaren.

Manilahanfgarn

Leinengarn, ungefärbtes.

id.

gefarbtes

Leinener Zwirn

id.

id.

Leinene Seilerwaaren.

id

Ungefärbte Gewebe etc. aus Jute

id.

Fussdecken aus Mani-

lahanf

id.

id.

Gefärbte

id.

id

id.

Ungefärbte Leinwand, Zwillich

etc

id.

id.

id.

id.

Gefärbte

id.

id.

id.

id.

id.

Leinener Damast

id.

Bänder, Borten, Franzen etc.

id.

id.

id.

id.

Leinene Spitzen

Herkunftsland

der

Waaren.

Italien.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,162

34,967

1,052

10,179

4,473

1,883

13,130

1,291

Waarengattung.

23. Lichte.

Lichte

id.

id.

id.

24. Litterarische u. Kunst-

gegenstände.

Gedruckte Bücher

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Bilder etc.

id.

id.

Gemälde und Zeichnungen

id.

id.

id.

id

id.

id

25. Material-, Spezerei- u.

Konditorwaaren.

Bier in Fässern

id.

id.

Bier in Flaschen

id.

Liköre

id.

id.

id.

Branntwein in Fässern

id.

id.

id.

id

id

Herkunftsland

der

Waaren.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Niederland

Rumänien.

Spanien.

England.

Dänema k.

Amerika.

Frankreich.

id

Italien.

Belgien.

id.

Niederland.

Schweiz-

Frankreich.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Niederland.

Italien.

Belgien.

id.

England.

Schweiz.

Niederland.

Spanien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

8,225

7,655

41,252

23,678

10,140

2,790

1,973

1,165

4,006 315

2,438

138,571

1,397

13,905

Waarengattung.

Branntwein in Flaschen

id.

id.

Hefe, mit Ausnahme der Wein-

hefe

Essig in Fässern

id. Flaschen

id.

id.

Wein und Most in Fässern

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

Verschnittweine in Fässern

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Schaumwein

id.

id.

Weine in Flaschen

id.

id.

id.

Frische Butter (Freimengen).

Frische Butter

id.

id.

Frisches Fleisch

id.

Frisches u. getrocknetes Fleisch

(Freimengen)

id.

id.

Geräuchertes Fleisch etc.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Fleischextrakt

id.

Frische Fische

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien

id.

Frankreich.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Spanien.

Portugal.

Algerien.

Oestr.-Ung.

Griechenland

Spanien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Spanien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

10,840

1,250

1,363,510

7,601

27,277

1,605

3,432

1,462

7,035

9,126

1,377

11,740

1,255

4,665

8,674

21,165

7,055

52,697

9,481

26,098

2,425

13,568

Waarengattung.

Frische Fische

id.

Stockfisch

id.

id.

id.

Gesalzene Fische

id.

id.

id

id.

id.

Mit Essig u. Gewürzen etc. zube-

reitete Fische in Fässern

id.

id.

Zubereitete andere Fische

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

Totes Federvieh

id.

id.

id.

id.

Totes Federwild und Wild

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Frische Südfrüchte

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete Feigen

id.

id.

id.

id.

Korinthen

Rosinen

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

Norwegen.

Niederland.

id.

Spanien.

Italien.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Italien.

Niederland.

England.

Portugal.

Belgien

Oestr.-Ung.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Spanien.

Argentinien.

Eur. Türkei.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Spanien.

Italien.

Belgien.

Griechenland

As. Türkei.

Eur. Türkei.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

4,583

16,270

1,144

2,500

77,4-23

36,443

2,056

2,132

1,395

14,125

6,613

2,267

3,544

64,328

2,465

3,441

2,544

1,224

Waarengattung.

Rosinen

id

Getrocknete Datteln, Granaten etc.

id.

id

id.

id.

Getrocknete Mandeln

id.

Gewürznelken

Muskatnüsse

id.

Schwarzer Pfeffer

id.

Gewürze, nicht besonders gen

id

id.

Gesalzene Heringe in Fässern

id

id.

Gesalzene Heringe in nicht han-

delsublicher Verpackung

id.

id.

Honig

id.

Roher Kaffee

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

Kaffeesurrogate

Gebrannter Kaffee.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren

Frankreich.

Belgien.

id.

As. Türkei.

Frankreich.

id.

Belgien.

England.

Nied.Indien.

Amerika.

England.

Belgien.

Italien.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

England

Frankreich.

Belgien.

id.

Uebr Asien.

Portorico.

Haiti.

Nicaragua-

Venezuela.

Mexiko.

Honduras.

Salvador.

Guatemala.

Niederland.

As. Türkei.

Brit Indien.

Niedl. Indien

Amerika

Columbien.

Brasilien.

Frankreich.

Schweiz.

Niedl Indien

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück,

Ton. 1,564

Ton.

1-27

5,660

1,532

1,678

2,183

2,915

2,202

2.352

111,328

1,831

2,995

1,251

Waarengattung.

Rohe Kakaobohnen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Kakaoschalen

Käse aller Art

id.

id.

id.

id.

Konditorwaaren

id.

id.

id.

id.

id.

Oliven

Gegenstande des feineren Tafel-

genusses

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Gebrannte Cichorien

id.

id.

Johannisbrot

Reife Nusse

id

id

id

Obstmus

id.

id

id

id

id

id

Säfte aus Obst, ohne Zucker

Herkunftsland

der

Waaren.

Brit. Indien.

Brasilien.

Dom Republ

Ecuador,

Paraguay.

D.W.-Afrika.

Brit. Indien.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Niederland.

Frankreich.

id.

Niederland.

Italien.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Italien.

Spanien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Eur. Turkei.

Italien.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Amerika.

Frankreich.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stu k.

15,434

2,290

3,152

1,626

1,861

5,928

14,118

2,098

2,435

21,197

5,742

4,997

4,657

1,282

21,549

36,799

Waarengattung.

Säfte aus Obst, ohne Zucker

Zum Genuss getrocknete Säme-

reien

etc.

id.

id.

Chokolade und Chokoladesurro .

gate

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Kakaopulver

Dextrin, Kleber

id.

Kartoffelmehl u. Kartoffelstärke.

Sago, Sagosurrogate, Tapioka etc.

id.

id.

Stärke, Kraftmehl, Puder

id.

id.

id.

id.

Nudeln und Maccaronien

id.

id.

id.

id.

Gewöhnliches Backwerk.

id

id.

id.

(in Freimengen)

Körner von Getreide und Hulsen-

früchte

Mehl aus Getreide

id.

Mehl aus Getreide (in Freimengen

eingebracht)

Ausgeschälte Muscheln a. d. See

Frische Austern

id.

id.

Frische, bloss abgekochte Hum-

mern

id

id

Geschälter Reis

id.

id.

Salz

id

id

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

|

id.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Spanien.

England.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück,

1,504

8.064

1,426

1.459

6,104

16,791

572,783

101,943

158,237

3,185

1,002

1,560

269,925

3,600

4,975

54,689

136,347

Waarengattung.

Stärkezucker

id

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

id.

id

id.

id

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id

id

id.

id.

id

id.

id.

Tabaksaucen

Tabakstengel

Cigaretten

id.

id.

Cigarren

id

id.

id.

id

id.

id.

id.

Kautabak

id.

id.

Schnupftabak

Rauchtabak

id.

id.

id.

Thee

id

id.

id.

id

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Niederland.

Algerien.

Nied. Indien.

Brasilien.

Columbien.

Dom Republ.

Mexico.

Amerika.

Paraguay.

Cuba.

Eur. Türkei.

As. Türkei.

Griechenland

China.

Schweiz.

Belgien.

id.

Egypten.

Frankreich.

id.

Japan.

Belgien.

Italien.

Schweiz.

Niederland.

Egypten

Cuba.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

id.

Italien.

Sehweiz.

Frankreich.

id.

Schweiz.

China.

Niederland.

England.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,285

1,724

50,805

3 004

57,286

30,795

11,614

12,218

3,940

112,830

5,999

1,120

1,158

1,847

5,308

1,285

Waarengattung.

Thee

Raffinirter Zucker

id

id

Zuckercouleur

26. Oel, anderweit nicht

genannt und Fette.

Oel in Flaschen, nicht Speiseöl .

id

id

Speiseöl in Flaschen

id

id.

Oliven- und Baumwollensamenöl

in Fässern

id.

Andere Oele in Fässern

Denaturirtes Baumwollensamenöl

in Fässern

id

id

Leinöl in Fässern

id

id

Oelsäure

id.

id.

Palmöl etc.

id.

id.

Rüb-, Rapsöl in Fässern

id.

id.

Fette Oele, nicht bes. genannt

Rückstände fetter Oele

id

id.

id.

id.

Schmalz

id.

id.

Stearinlichte

id.

Fisch- und Robbenspeck, Thran.

id.

id.

id

id.

Talg

Herkunftsland

der

Waaren

Belgien.

id.

Frankreich.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Amerika.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

Brit. Indien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Russland.

Belgien.

England.

Frankreich

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

24,910

20,739

2,326

755,048

6,439

9-26

1,771

10.991

25,399

1,058

6,239

35,026

31,020

15,180

6,556

23,986

143 109

4,074

45,023

329,958

6,399

6.764

1,458

1,026

2,980

Waarengattung.

Talg

id

Knochenfett

id.

Bienen- etc Wachs

id.

Id.

Erdwachs

27. Papier und Papier-

waaren.

Dachpappe

id.

Graues Lösch- etc. Papier

Holzstoff zur Papierfabrikation

Cellulose

id.

Pappen, nicht besonders genannt

Ungeglättetes Parkpapier

id.

id

Glanz- und Lederpappe

Photographisches Papier

id.

id.

id.

id.

id.

id

Buntes Papier

id.

id.

id.

Löschpapier

etc.

id.

id.

id

Schreibpapier

id.

id.

Druckpapier

id.

id.

id.

Zeichenpapier

id.

Malerpappe

id.

Decken aus Linoleum etc.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland

Belgien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Norwegen.

Belgien.

id.

England.

Belgien.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

England,

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

England.

Belgien,

Frankreich.

id.

Belgien.

England.

Frankreich,

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5,961

16,292

23,467

68,178

1,426

10,225

1,847

1,305

3,536

1,309

5,010

Waarengattung

Patronen aus Papier oder Pappe

Spielzeug

id.

id.

id.

Papierwaren ohne weitere Ver-

bindung

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

Papiertapeten

id.

id.

id.

Patronen in Verbindung mit an-

dern Materialien

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Spielzeug aus Papier u. Pappe in

Verbg. mit andern Materialien

id.

id.

Papierwaaren

id.

id.

id.

28. Pelzwerk (Kürschner-

arbeit).

Ueberzogenes Pelzwerk

id

id.

id.

Fertige, nicht uberzogene Schaf-

pelze

id.

id.

id.

id.

29. Petroleum.

Petroleum

id.

id.

Petroleumdestillate

id

Mineralschmieröl

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

England.

Frankreich.

id.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

England.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Amerika

Frankreich

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Schweden.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Russland.

Amerika-

Frankreich.

Belgien.

id.

Russland.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6,057

6,762

5,562

4,505

1,110

13,110

4,427,642

72,971

50,589

3,385,374

2,324

180,271

506,706

Waarengattung.

Mineralschmieröl

id.

id.

30. Seide u. Seidenwaaren.

Nähseide

id.

id.

Seidene Bänder

Seidene Posamentirwaaren

id.

id.

Seidene Spitzen etc. mit Metall-

fäden

Dichtes Ganzseidenzeug

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Ungemusterter seidener Tull

id.

id.

Seidene Spitzen ohne Metallfäden

id.

id.

Seidene Gazen, Krepp etc

id.

id.

Halbseidene Bänder

id.

Halbseidene Posamentirwaaren

Dichtes Halbseidenzeug

id.

id

id.

id.

31. Seife und Parfümerien.

Schmierseife

id.

id.

Gemeine, feste Seife

id.

Feine Seife in Täfelchen

id.

id

id.

id.

Wohlriechende, nicht alkoholhal-

tige Wasser

Alkoholhaltige Parfümerien

Herkunftsland

der

Waareu.

Amerika.

Niederland.

Frankreich.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

England.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

England.

Frankreich.

id.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

221,445

7,704

1,412

32,512

13,061

14,503

2,599

1,275

Waarengattung.

Alkoholhaltige Parfümerien .

id.

id.

id.

id.

id

id.

33. Steine u. Steinwaaren.

Rohe Alabaster- u. Marmorsteine

id.

id.

Rohe Werksteine, Rohblöcke

id

id.

Mühlsteine

Sehleif-, Wetz- etc. Steine

id.

id.

id.

id.

Grobe Steinmetzarbeiten, unge-

schl., nicht aus Marmor etc.

Dachschiefer und Schieferplatten

id.

id.

Grobe, ungeschl. Steinmetzar-

beiten aus Marmor etc

id.

id.

Waaren aus harten Steinen in

Verbg mit unpolirtem Holz

oder Eisen

id.

id.

id

id.

id

id.

Steinwaaren, auch in Verbindung

mit anderem Material

id.

id.

id.

id.

Steinwaaren in Verbg. mit polirt.

etc Holz oder Eisen

id.

id.

34. Steinkohlen, Koks, Torf,

Torfstreu, Braunkohlen.

Koks

Steinkohlen

id.

Torfstreu

Presskohlen

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Oestr.-Ung.

Niederland.

England.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien

id.

Frankreich-

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

6,086,779

42,815

1.970

484,414

2,986,973

3,560

23,274

6,315

3,463

3,003,419

282,992

118,873

1,669

20.547

4.272

272,909,605

93,986,780

156,750,734

5,270

220,114

21,946,251

Waarengattung.

35. Stroh und Bastwaaren.

Matten etc. aus Bast, Stroh, Schi

etc, ordinäre

Andere ordinäre Waaren

aus

Gras, Wurzeln etc.

Strohbänder

id.

id.

id

id

id

Feine Bastwaaren in Verbg. mit

anderem Material

id.

id.

Ungarnirte Strohhüte

id.

id.

id.

id.

Garnirte Strohhüte

id.

id.

Sparterie

id.

36. Theer, Pech, Harze

aller Art.

Asphalt

Pech

id.

Terpentinharze

id.

Theer

id.

Harze, nicht besonders genannt.

37. Thiere und thierische

Produkte.

Bienenstöcke mit lebend. Bienen

Blasen, Därme, Magen

id.

id.

id.

id.

Lebendes Federvieh

Herkunftsland

der

Waaren.

Frankreich.

id.

id.

Italien.

Egypten.

Schweiz

China.

Belgien

id.

Frankreich

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Italien.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Amerika.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

Niederland,

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

21,275

11,718

9,182

Stück

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

1,017

104,413

42,466

10,169

5,013

2,777

7.578

30 881

5,351

156,753

Waarengattung.

Lebendes Federvieh

Lebende Schnecken

id.

id.

Unausgeschälte Seemuscheln

id.

id.

Animalische Waschschwämme .

id.

id.

id.

id

Thiere, nicht besonders genannt.

id

id

Eier von Geflügel und Eigelb.

id.

id

id

id

id.

id.

id

id.

id.

id.

id

id.

id.

id

38. Thonwaaren.

Gewöhnl Mauersteine, unglasirte

id

id.

Unglasirte Thonwaaren

id.

id.

Unglasirles, gem. Töpfergeschirr

id.

id.

Feuerfeste Steine

id.

Falzdachziegeln

etc.

id.

Glasirte Thonröhren

id.

Glasirtes Töpfergeschirr

id.

id.

Schmelztiegel, Muffeln etc.

id.

id.

id.

id

Feine Terracottawaaren

Einfarbige Thonwaaren

id.

id.

Mehrfarbige Thonwaaren

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

id.

Schweden.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Russland.

Oestr.-Ung.

China.

England.

Niederland.

Frankreich

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

16,262

1,118

120,687

6,922

5,969

1,558,184

461,188

16,409

32,120

6,600

31,033

17,652

625,430

2,681

105.004

223.264

3,759

4,737

10,952

4,093

2,190

2,416

3,968

Waarengattüng.

Einfarbiges Porzellan.

id.

Mehrfarbiges Porzellan

id.

id.

id

id

id.

id.

39. Vieh.

Pferde

id

id.

Maulesel, Maulthiere, Esel

Kuhe

id.

Jungvieh im Alter bis zu 2½ Jahren

id.

id.

Kälber unter 6 Wochen

Schweine

Spanferkel

Ziegen

id.

40. Wachstuch, Wachs-

musselin, Wachstaffet.

Grobes, unbedrucktes Wachstuch

id.

id.

Bedrucktes Wachstuch

id.

id.

41. Wolle, sowie Waaren

daraus.

Alpaca-, Angora- etc. Ziegenhaare

id.

id.

Hasen- und Kaninchenhaare etc.

id.

id.

Rohe, gewaschene Schafwolle

id.

id

id.

id.

Kämmlinge

id.

id.

Kunstwolle, Wollenabfälle

id.

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Belgien.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Brit. Austral.

Argentinien.

England.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,604

Stück 2,213

Stück 1,937

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

351,319

2,067

10,509

140,262

36,157

16,090

3,234

17,984

42,635

Waarengattung.

Gekämmte Wolle

id.

Ungefärbt. etc. hartes Kammgarn

Gefärbtes

id.

Rohes Wollengarn

id.

id.

Gefärbtes Wollengarn.

id.

id.

Dachfilz, Asphaltfilz etc.

Ungefärbte Filze aus Rindvieh-

haaren

id.

id.

Fussdecken aus Rindviehhaaren

Gefärbte Filze

id.

Gewebte Fussdecken

id.

id.

id.

Unbedruckte, wollene Strumpf-

waaren

id.

id

id.

id.

id.

id.

Unbedrucktes Wollenzeug

id.

id.

id.

id.

id.

id

Bedruckte Filzwaaren

Wollener Plüsch

id.

Wollene Posamentirwaaren

id

id.

Bedrucktes Wollenzeug .

Wollene Spitzen etc.

Gewebte, wollene Shawltucher

42. Zink und Zinkwaaren.

Rohes Zink

Gewalztes Zink

id.

Grobe Zinkwaaren

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

England.

Frankreich.

Belgien.

England.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

England.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Frankreich.

id.

Italien.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,335

11,306

49,622

2,351

1,217

1,517

5,616

2,913

2,059

12,189

10,351

*) Steuerpflichtig ist nur Bier, welches aus Bayern, einschliesslich der Bayrischen Pfalz, Württemberg,

Baden und Elsass-Lothringen, hier eingeführt wird.

**) Das im Grossherzothum Luxemburg verbrauchte Vieh- und Gewerbesalz wurde auf Grund der vom

Hauptzollamte ausgestellten Berechtigungsscheine steuerfrei bezogen.

Nachweisung der steuerpflichtigen Waaren, welche während des Jahres 1902 aus dem Zollverein nach dem

Grossherzogthum Luxemburg eingeführt wurden.

a) Bier*)

b) Branntwein mit Uebergangs-Schein etc., Liter reinen Alkohol

c)

i d .

ohne

id.

i d .

d) Kochsalz

e) Unbearbeitete Tabaksblätter

f) Vieh- und Gewerbesalz**)

Liter

kg.

1,272,595

75,299

37,034

1,224,718

264,253

367,925

Waarengattung.

Feine Zinkwaaren

id.

Spielzeug aus Zink

43. Zinn und Zinnwaaren.

Rohes Zinn

Herkunftsland

der

Waaren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,525

Waarengattung.

Rohes Zinn

Grobe Zinnwaaren

id.

Feine Zinnwaaren

id.

Herkunftsland

der

Waaren.

Holl. Indien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,066

Waaren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-Auslande.

Die nacflolgende Statistin; bezicht sich nur auf diejenigen Waaren, welche aus Luxemburg über die belffische und französische Grenze

ausgeführt worden sind. Der Durchfuhverkehr ist, soweit derselbe als solcher sich feststellen liess, nicht berücksichtigt.

*) Darunter auch Waaren, welche aus dem Handel mit andern Landern stammen. — Die Ausfuhr nach den Zoll-

vereinsstaaten lässt sich nicht nachweisen, weil an der Grenze Luxemburgs gegen Deutschland Zollamter nicht bestehen

Waarengattung.

1. Abfälle.

Eisenabfälle (Glühspan) etc.

Lederabfälle

Abfälle von der Wachsbereitung etc.

Guano

Kleie

Tierknochen etc

Asche, Kaikäseher etc

Lumpen

2. Baumwolle u. Baumwollwaaren.

Vigognegarn

Rohe, dichte Baumwollgewebe.

Gebleichte, dichte

id.

Gefärbte

id.

id.

Baumwollene Posamentirwaaren

id.

Strumpfwaaren

Gebleichte, undichte Baumwollgewebe

3. Blei und Bleiwaaren.

Rohes Bruchblei

Gewalztes Blei

Röhren aus Blei, unlackirte etc.

Grobe Bleiwaaren

Feine

id.

4. Bürstenbinder- und Siebmacher-

waaren.

Grobe Bürsten aus Bast, Stroh etc

id.

Borsten etc

Feine Bürsten

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehören. *)

KG

415,944

104,570

169,825

115,281

1,063

20,310

4,555

5,734

3,350

1,455

49,188

20,600

27,362

Waarengattung.

5. Drogerie-, Apotheker- u. Farb-

waaren.

Blei-, Farben-, Pastellstifte und Zeichen-

kreide

Lacke, Lackfirniss

Maler- und Waschfarben

Zündhölzer, Zündkerzen

Oelfirniss

Alaun

Russ

Tinte, Tintenpulver

Wagenschmiere

Wichse.

Zündwaaren, nicht besonders genannt.

Wasserglas

Borax

Calciumearbid

Chromsaures Kali.

Eis

Karbolsaure

Kohlensäure

Mineralwasser

Schiesspulver

Schwefelsäure.

Seegras

etc

Superphosphat

Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe- oder Me-

dizinalgebrauche

Fabrikate der chemischen Industrie

Geschlemmte Kreide

6. Eisen und Eisenwaaren.

Brucheisen und Eisenabfalle

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

KG.

732,153

3,623

4,821

1,709

1.564

21,532

2,272

678,333

5,050

8,204

585,824, 145

10,940,690

Waarengattung.

Roheisen

Eck- und Winkeleisen

Eisenbahnlaschen und Unterlagsplatten

Eisenbahnschienen

Schmiedbares Eisen in Stäben

Luppeneisen etc

Rohe Platten und Bleche aus schmiedba-

rem Eisen

Ganz grobe, rohe Eisenwaaren.

Ambosse, Brecheisen, Hufeisen etc.

Drahtseile

Eisenbahnachsen, Eisenbahnradeisen etc.

Gewalzte etc. Röhren aus schmi dbarem

Eisen

Grobe, unabgeschliffene Eisenwaaren etc.

id. abgeschliffene

id. id.

Feine Eisenwaaren

Jagd- und Luxusgewehre

7. Erden, Erze, edle Metalle.

Cement

Erde, Sand, Mergel etc

Farbenerde

Gips

Graphit

Infusorienerde

Gebrannter Kalk

Eisenerze

Schlacken von Erzen

Thomasschlacken, gemahlene

Abfalle von der Gold- u. Silberbearbeitung

8. Flachs und andere vegetabilische

Spinnstoffe.

Roher, gerösteter Flachs etc.

9. Getreide und andere Erzeugnisse

des Landbaues.

Roggen

Hafer

Hülsenfrüchte

Ausfuhr

nach Ländern

die nicht zum

Zollverein

gehören.

KG.

56,190,118

563,551

25,425

6,907,802

3,590,155

506,042 863

474,254

1,406

1,254

874,011

12.236

199,229

1,616,199,232

866,294

3,073.024

6,000

250,800

1,609

2,927,950

1,592 847,739

556,839

15,668,340

1,386,431

2,427

Waarengattung.

Lupinen

Frische Blumen

Futtergewächse, nicht besonders genannt

Blumenzwiebeln

Grassaat

Frische Kartoffeln

Kleesaat

Frische Küchengewächse

Frisches Obst

Ungefärbtes Stroh.

Sämereien, nicht besonders genannt

Erzeugnisse des Landbaues, nicht beson-

ders genannt

10. Glas und Glaswaaren.

Gemeines, grünes Hohlglas

Weisses Hohlglas

Gepresstes Glas etc

Glaswaaren in Verbindung mit andern

Materialien

11. Haare und Haarwaaren.

Borsten

Rohe Pferdehaare

Gereinigte Bettfedern

12. Häute und Felle.

Rohe Hasen- und Kaninchenfelle

Grüne und trockene Kalbfelle

id.

gesalzene Rindshäute

Gekalkte u. trockene

id.

Grüne und gesalzene Rosshäute

Rohe, behaarte Schaf- und Ziegentelle.

Rohe, enthaarte

id.

13. Holz und Holzwaaren.

Abfälle von Schnitzstoffen etc

Bambus , Pfeffer- etc Rohr

Thierhörner, Hufe, Knochen

Brennholz, Lohkuchen, Reisig etc.

Holzkohlen

Ausfuhr

nach Ländern

die nicht zun

Zollverein

gehören.

KG.

54,706

87,206

469,696

627,759

78,883

18,782

35,225

8,846

20,672

20,307

194.822

2,246

32,439

62,590

13,000

74,274

10,018

1,764,400

6,161

128,331

4,994

Waarengattung.

Holzborke, Gerberlohe

Bau- und Nutzholz, roh oder in der Quer-

richtung mit der Axt oder Säge bear-

beitet

id.

id.

Grobe, rohe Korbflechterwaaren

Grobe rohe, ungefärbte Drechslerwaaren .

Rohe, geschnittene Fournire

Grobe, gebeizte Böttcherwaaren

Grobe Korkwaaren

Grobe, gefärbte Holzwaaren

Feine Holzwaaren

Ungefärbte, eichene Fassdauben

Ungeschälte Korbweiden etc

Bau- und Nutzholz in der Richtung der

Längsachse gesägt oder beschlagen.

Feine Korbflechterwaaren

Korkstopfen

Gepolsterte Möbel mit Ueberzug

14 Hopfen

Hopfen

15. Instrumente, Maschinen und

Fahrzeuge.

Musikalische Instrumente, Claviere etc.

id.

Violinen, Zithern etc.

Instrumente zu gewerblichen Zwecken

Maschinen u. Theile davon, überwiegend

aus Holz

id.

aus Gusseisen

id.

aus schmiedbarem Eisen

Eisenbahnfahrzeuge, weder mit Leder noch

Polsterarbeit, je unter 1000 Mk.

Wagen und Schlitten mit Leder oder Pol-

sterarbeit

17. Kautschuk- und Kautschuk-

waaren.

Kautschukwaaren, grobe

Hartgummiwaaren

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

KG.

251,876

1,059,255

Festm. 53

1,501

38,362

5,500

34,429

7,890

5,000

217,012

273,863

1,720

1,220

268,483

2,148

Stück 14

id.

1,411

1,369

Waarengattung

18. Fertige Kleider u. Leibwäsche,

auch Putzwaaren.

Wollene Kleider

Baumwollene Leibwäsche

Herrenhute aus Filz .

19. Kupfer und Kupferwaaren.

Rohes Kupfer .

Gemunztes Kupfer

Grobe Kupferwaaren

Feine Kupferwaaren

Spielzeug aus Kupfer

Vernirte. vernickelte etc. Waaren aus

Kupfer oder Messing

20. Kurzwaaren, Quincaillerien.

Waaren, ganz oder theilweise aus Born-

stein, Meerschaum etc.

Vergoldete oder versilberte unedle Metall-

waaren.

Angekleidete Puppen

Waaren aus Gespinnsten von Baumwolle,

Seide etc. in wesentlicher Verbindung

mit Glas, Holz, Pappe etc.

Taschenuhren in goldenen Gehäusen .

id.

in Gehäusen aus unedlem

Metall

21. Leder und Leder waaren.

Ungefärbtes, lohgares Leder

Handschuhleder

Sohlleder

Enthaarte, halbgare Schaf* und Ziegenfelle

Grobe Lederwaaren

Feine

id.

Feine lederne Handschuhe

22. Leinengarn, Leinwand u. andere

Leinenwaaren.

Eindrähtiges Leinengarn

Seile, Taue, Stricke etc.

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehören.

KG

4,599

1 849

2 166

2,797

2,468

202,352

1 595

1,427

176,838

8,445

13,545

*) Ausserdem wurden noch 110,420 Liter r. Alkohol nach dem Zollvereinslande ausgeführt.

**) Ausserdem wurden noch 71,134 Kg. nach dem Zollvereinslande ausgeführt,

Waarengattung.

Manilahanfgewebe

Ungefärbte Leinwand etc.

Gefarbte

id.

id.

23. Lichte.

Lichte.

24. Literarische und Kunstgegen-

stände

Gedruckte Bucher

Bilder, Bilderbogen etc

Gemälde, Zeichnungen etc

25. Material-, Spezerei- auch

Konditorwaaren.

Bier in Fässern

Bier in Flaschen

Liköre .

Branntwein in Fässern*)

id in Flaschen

Hefe mit Ausnahme der Weinhefe .

Cider und kunstlich bereitete Getränke in

Fässern

Wein und Most in Fässern

Schaumwein**)

Wein in Flaschen

Frische Butter

Frisches Fleisch

Getrocknetes Fleisch etc

Frische Fische

Stockfisch

Gesalzene Fische

Todtes Federvieh.

Todtes Wild und Federwild.

Frische Südfrüchte

Getrocknete Korinthen

Honig

Ausfuhr

nach Landern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

KG.

2,0 3

1,438

1,157,319

956,224

17,878

2,701

45,234

71,995

4,641

8,173

3,918

1,458

2,107

Waarengattung.

Käse

Feines Kuchenwerk

Gegenstände des feineren Tafelgenusses .

Gemahlene Cichorien

Reife Nusse, geniessbare Kastanien etc.

Obstmus

Sämereien u. Küchengewächse zum Genuss

Chokolade und Chokoladesurrogate.

Dextrin, Kleber

Gewöhnliches Backwerk

Mehl aus Getreide

Austern

Hummern etc

Cigaretten

Cigarren

Kautabak

Rauchtabak

26. Oel, anderweit nicht genannt,

und Fette.

Speiseöl

Talg von Rindern etc

Knochen- und sonstiges Thierfett

Bienen- etc Wachs

27. Papier und Pappwaaren.

Reif , Rost-, Polirpapier etc

Ungeglättetes Packpapier

Glanz- und Lederpappe

Geglättetes Packpapier

Schreibpapier

Papierwaaren ohne weitere Verbindung etc.

Papiertapeten

31. Seife und Parfümerien.

Gemeine, feste Seife in Stangen.

Feine Seife in Täfelchen

Alkoholhaltige Parfümerien

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehören.

KG.

7,054

1,332

1,420

28,553

4 558

1.930

1,180

Waarengattung.

33. Steine und Steinwaaren.

Rohe Steine

Schleif-, Wetz- etc Steine ; Flintensteine

Grobe, ungeschliffene Steinmetzarbeiten

Dachschiefer und rohe Schieferplatten

Ungeschliffene VVaaren aus Alabaster etc.,

Marmor

Geschliffene Schieferwaaren

Steinwaaren in Verbindung mit unpolirtem

Holz oder Eisen

34. Steinkohlen, Braunkohlen, Koks,

Torf, Torfstreu.

Steinkohlen

Presskohlen

35. Stroh- und Bastwaaren.

Ordinäre Waaren aus Schilf, Gras, Wur-

zeln etc

Strohbänder

Ungarnirte Strohhüte

Garnirte Strohhüte

36. Theer, Pech, Harze aller Art,

Asphalt.

Theer

87. Thiere u, thierische Produkte,

nicht ander-weit genannt.

Bienenstöcke mit lebenden Bienen.

Lebendes Federvieh

Flusskrebse etc

Milch, Rahm, Buttermilch

Thiere, nicht besonders genannt

Thierische Produkte

Eier von Geflügel, Eigelb

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehoren.

KG.

17,825,667

17,403,751

292,638

33,340

88,320

4,800

2,143

257,500

247,500

10,000

Stück 1,606

id.

10,243

7,070

2,026

Waarengattung.

38. Thonwaaren.

Gewöhnliche, unglasirte Mauersteine .

Gemeines Töpfergeschirr, unglasirt

Feuerfeste Steine, unglasirt

Falzdachziegel, Mauersteine, Klinker etc

Gemeines Töpfergeschirr, glasirt

Schmelztiegel, Muffeln, Röhren etc.

Feine Terracottawaaren

Einfarbige Thonwaaren

Mehrfarbige

id

Einfarbige Porzellanwaaren

Mehrfarbige

id.

39. Vieh.

Pferde

Schafe

Lämmer

Ziegen

40. Wolle und Wollenwaaren.

Rohe Lama-, Alpacca- etc. Haare

id. Hasen und Kaninchenhaare

Andere Thierhaare, roh , gesotten, ge-

hechelt etc

Rohe Wolle

Kämmlinge

Rohes Wollengarn .

Gefärbtes id.

Wollene Strumpfwaaren

Unbedrucktes Wollenzeug

Bedrucktes

id.

42. Zink und Zinkwaaren.

Grobe Zinkwaaren

43. Zinn und Zinnwaaren.

Grobe Zinnwaaren

Ausfuhr

nach Ländern,

die nicht zum

Zollverein

gehören.

KG.

1,173,966

762,720

82,000

240,313

2,477

6,143

3,790

50,061

25,810

10,798

Stück 1,354

id.

7,202

id.

2,240

id.

274,396

40,926

143,631

4,856

28,241

56,173

Zu- oder Abnahme des luxemburgischen Aussenhandels

im Jahre 1902 gegen das Vorjahr.*)

A. — Einfuhr.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

13.

14.

15.

16.

17.

18.

19.

20.

21.

22.

23.

24.

25.

26.

27.

Waarengattung.

Abfälle

Baumwolle und Bauniwollenwaaren

Blei und Legierungen, und Waaren daraus

Bürsten und Siebmacherwaaren

Drogerie- und Farbwaaren

Eisen und

Eisenwaaren

Erden, Erze etc

Fiachs und andere vegetabilische Spmu-

stofle, mit Ausnahme der Baumwolle .

Getreide und andere Erzeugnisse des Land-

baues

Glas- und Glaswaaren

Haare, sowie Waaren daraus; Federn und

Borsten

Haute und Felle

Holz, sowie Waaren daraus

Hopten

Instrumente, Maschinen und Fahizeuge .

Kalender

Kautschuk, Guttapercha, sowie Waaren

daraus

Kleider, Leibwasche, auch Putzwaaren .

Kupier, unecle Metale, sowie Waaren

daraus

Kurzwaaren, Quincaillerie

Leder und

Lederwaaren

Leinenwaaren

Lichte

Literarische und Kunstgegenstande

Material-, Speztiei- auch Konditorwaaren

Oel und Fette

Papier und Pappwaaren

1901.

Kilogr.

5,092,235

121,207

20,824

35,631

3,541,290

1,277,503

108,604,032

3,886

22,050,294

59,519

3,719

1,766,379

0,531,949

2,089,169

1,560

2,209

3,606

55,554

3.540

21,209

23,825

8,504

52,121

2,791,030

727,521

103,469

1902.

Kilogr.

3,586,151

147,499

34,686

0,407

4,330,059

2,131,665

164,861,337

2,553

22,657,577

43,407

7,767

2,354,391

0,500,936

1,014

352,051

2,904

5,174

61,935

3,570

20,190

34,907

8,225

41,252

4,006,315

755,048

68,178

Zu- oder Abnahme

gegen das

Vorjahr 1901.

Kilogr.

1,506,084

+

26,292

+

13,862

29,224

+

794,769

+

854,362

+

56,257,305

1,333

+

607,283

16,052

+

4,048

+

588,012

37,013

+

1,736,518

1,149

+

+

1,568

+

6,381

+

1,013

+

11,142

10,869

+

1,215,285

+

27,527

35,291

*) Anmerkungen zu vorstehender Zollstatistik, sowie von der gewöhnlichen Erhebungsweise abweichende

Zahlen innerhalb einiger Taritpositionen, haben in dieser Autstellung keine Berücksichtigung gefunden.

Waarengattung.

28. Pelzwerk

29. Petroleum

30. Seide und Seidenwaaren

31. Seife und Parfumerien

32. Spielkarten

33. Steine und Steinwaaren

34. Steinkohlen und Koks

35. Stroh- und Bastwaaren

36. Theer, Pech, Harz, Asphalt

37. Thiere und thierische Produkte.

38. Thonwaaren

39. Vieh

40. Wachstuch, -musselin und -taffet

41. Wolle und Wollenwaaren

42. Zink und Zinkwaaren

43. Zinn und Zinnwaaren

1901.

Kilogr.

3,931,537

1,688

41,965

5,850,363

296,166,784

22,933

38,502

161,560

1,244,245

Stück

2,016

Kilogr.

1,072

208,077

3,630

2,904

1902.

Kilogr.

4,427,642

1,412

32,512

6,086,779

272,909,605

21.275

104,413

156,753

1,558,184

Stuck.

2,213

Kilogr.

351,319

12,189

2.525

Zu- oder Abnahme

gegen das

Vorjahr 1901.

Kilogr,

+

+

496,105

12,453

+

236,416

— 23,257,179

1,658

65,911

4,807

+

313,939

Stück.

+

Kilogr

143,242

+

8,559

1. Abfälle

2. Baumwolle und Baumwollenwaaren

3. Blei und Waaren daraus

4. Bürsten und Siebmacherwaaren

5. Drogerie- und Farbwaaren

6. Eisen und Eisenwaaren

7. Erden, Erze und Metalle

8. Flachs u. andere vegetabilische Spinnstoffe

Kilogr.

749,210

4,069

207,708

568,281

41,837,891

1,644,799,427

Kilogr.

415,944

5,734

49,188

732,153

585,824,145

1,616,199,232

Kilogr,

333,266

+

1,665

158,520

+

+

163,872

+ 543,986,254

— 28,600,195

B. — Ausfuhr.

Bier

Bianntwein mit Uebergangsschein

id. ohne id.

Kochsalz

Unbearbeitete Tabakblätter

Viehsalzq

Liter.

1,297,411

157,804

24,398

Kilogr

1,034,005

251,184

400,250

Liter.

1,272,595

75,299

37,034

Kilogr.

1,224,718

264,253

367,925

Liter.

24,816

82,505

+

12,636

Kilogr.

+

190,713

+

13,069

32,325

Steuerpflichtige Waaren, welche aus dem Zollverein nach Luxemburg

eingeführt wurden.

9.

10.

11.

12.

13.

14.

15.

17.

18.

19.

20.

21.

22.

23.

24.

25.

26.

27.

29.

30.

31.

32.

33.

34.

35.

36.

37,

39.

41.

42.

43.

Waarengattung.

Getreide u and. Erzeugnisse des Landbaues

Glas und Glaswaaren

Haare, sowie Waaren daraus ; Federn und

Borsten

Haute und Felle

Holz, sowie Waaren daraus

Hopfen

Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge .

Kautschuk, Guttapercha u. Waaren daraus

Kleider, Leibwasche, sowie Putzwaaren .

Kupfer,uned. Metalle,sowie Waarendaraus

Kurzwaaren und Quincaillerie

Leder und Lederwaaren

Leinenwaaren

Lichte

Literarische und Kunstgegenstande

Material-, Spezerei- und Konditerwaaren.

Oel und Fette

Papier und Pappwaaren

Petroleum

Seide und Seidenwaaren

Seife und Parfumerien

Spielkarten

Steine und Steinwaaren

Steinkohlen, Koks, Torf

etc.

Stroh- und Bastwaaren

Theer, Pech Harze aller Art

Thiere und thierische Produkte.

Thonwaaren

Vieh

Wolle und Waaren daraus

Zink und Waaren daraus

Zinn und Waaren daraus

1901.

Kilogr.

1,713,221

3,503

206,455

1 521,633

1,056

107,357

7,327

23,316

126,936

2,223

1,461,749

7,361

4 302

18,052,356

220,500

14,630

2,426,683

Stuck.

1,898

Kilogr.

85,292

1902.

Kilogr.

1,386,431

20,672

194,822

1,764,400

273,863

1,411

4,599

2,797

202,352

2,603

1,157,319

4,558

17,825,667

257,500

10,243

1,173,966

Stuck.

10,798

Kilogr.

274,396

Zu- oder Abnahme

gegen das

Vorjahr 1901.

Kilogr,

326,790

+

17,169

11,633

+

242,767

+

166,506

+

1,152

+

2.728

20,519

+

75,416

+

+

+

304,430

7,003

+

226,689

+

37,000

+

+

4,387

1,252,717

Stuck.

+

8,900

Kilogr.

+

189,104

+

Luxembourg, le 5 mai 1903.

La Chambre de commerce

Le Président,

EMILE METZ.

Le Secretaire,

J.-P.

SEVENIG.

Impr. d. I. C. Vict. Bück Luxbg.

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1902 comme suit

Président : M. Emile Metz, maître de forges à Beggen.

Vice-Président : M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres : MM. Ch. Bech, négociant à Diekirch ; Théodore Burggraf, ingénieur et

négociant à Luxembourg ; Daniel Buchholtz, négociant à Esch-sur-l'Alzette ; Jules Collart,

maître de forges à Steinfort ; André Duchscher, industriel à Wecker; Georges Faber, tanneur

à Wiltz ; Henri Funck, brasseur à Neudorf ; Joseph Glesener, industriel à Wiltz ; Joseph

Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg ; Pierre Jœrg, industriel à Echternach ; Jean

Knaff, négociant à Luxembourg ; Auguste Lambert, banquier à Luxembourg ; Guillaume

Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Marie,

négociant à Ettelbruck ; Jules

Mongenast, tanneur à Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfon-

taines ; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg ; Emile Schrœll, imprimeur à

Luxembourg ; Jean Soupert, rosiériste à Limpertsberg,

Secrétaire : M. J.-P. Sevenig.*)

*) Nommé par arrêté grand-ducal du 2 septembre 1902,

SOMMAIRE.

Considérations générales

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Metallurgie

Ateliers de construction

Mines de Stolzembourg

Industrie du bâtiment

Ardoisières

Carrières

Faïencerie de Septfontaines

Fabrique de produits céramiques Utzschneider

et Ed. Jaunez à Wasserbillig

Industrie des ciments

Briqueterie

Tannerie

Ecorces à tan

Ganterie

Industrie textile

Industrie du vêtement

Tabacs et cigares.

Brasserie

Distillerie

Imprimerie

Horticulture

Fabrication des conserves de légumes.

Meunerie

Laiterie

Industrie du chocolat

Pages.

Mondorf-les-Bains

Vins de Champagne

Brosserie .

Poudrerie de Luxembourg

Industrie de l'éclairage

Commerce des charbons

Faillites et concordats

Bourse du travail

Assurances

Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg .

Enseignement industriel, commercial et pro-

fessionnel

Tramways luxembourgeois

Taxes communales d'octroi à Luxembourg .

Mercuriales

Abattoir de Luxembourg

Recensement du bétail

Foires

Chemins de fer

Statistique douanière

Waaren-Einfuhr

Waaren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-

Auslande

Zu- oder Abnahme des Luxembur-

Egisenen Aussenhandels im Jahre

1902 gegen das Vorjahr

Composition de la Chambre de commerce.

Pages

Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du jury d'examen pour les instituteurs et les insti- tutrices.

Le présent arrêté sera inséré au Mé-

morial et un exemplaire en sera transmis aux

welche sich dem Lehrerstande widmen wollen,

werden vorzugsweise zum Genuß dieser Börsen

zugelassen.

Luxemburg, den 16. Juni 1903.

Der ständige Ausschuß,

E.

Arendt,

Präsident.

M. de Waha, Sekretär.

Gesehen um ins „Memorial" eingerückt zu werden.

Luxemburg, den 20. Juni 1903.

Der General-Director des Innern,

H. Kirpach.

Beschluß vom 20. Juni 1903, die Ernennung

der Prüfungsjury für die Lehrer und Lehrer-

innen betreffend

Der

General-Director

des

Innern;

Nach Einsicht des Gesetzes vom 20. April 1881,

über die Organisation des Primärunterrichtes;

Beschließt

Art.

1. Zu Mitgliedern der Jury, vor welcher

die während des laufenden Jahres behufs Ver-

leihung von Fähigkeitsbrevets an das Lehrerper-

sonal der Primarschulen vorgesehenen Prüfungen

stattzufinden haben, sind ernannt die HH. 1°

Witry,

Oberinspektor; 2° de Waha, Sekretär

der Unterrichtscommission; 3° Kunnen, Schul-

inspektor zu Esch a. d. Alz.; 4° Olinger, Schul-

inspektor zu Mersch; 5° M e y e r s , Director der

Normalschule; 6° Kayser und Reyland, Pro-

zessoren an der Normalschule.

Art. 2

Zu Ergänzungsmitgliedern derselben

Jury sind ernannt

a) in Ersetzung irgend eines der Mitglieder

sub 1—4, die HH. Lech, Mitglied der Unter-

richtscommission, und Kiesel, Schulinspektor zu

Echternach;

b) in Ersetzung eines der drei anderen Mit-

glieder, Hr.

Wercollier,

Professor an der Nor-

malschule.

Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du jury d'examen pour les instituteurs et les insti- tutrices.

Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Me-

morial" eingerückt und ein Exemplar desselben

membres et aux membres suppléants de la com-

mission d'examen pour leur servir de titre.

Luxembourg, le 20 juin 1903.

Le Directeur général de antérieur,

H. KlRPACH.

A vis concernant l'examen à subir par les institu-

teurs et les institutrices.

LE COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION

D'INSTRUCTION ;

Vu les art. 53 et 54 de la loi du 20 avril 1881,

sur l'organisation de l'enseignement primaire,

ainsi que le règlement du 26 octobre 1876, sur

la classification des instituteurs ;

Fait connaître ce qui suit

A. Les examens préalables à la collation des

brevets de capacité du 4e rang aux membres du

personnel enseignant sont fixés comme suit

a) examen écrit pour tous les récipiendaires

(instituteurs et institutrices), les 10 et 11 août

1903, de 8 heures du matin à midi, et de 3 à 6

heures de l'après-midi ;

b) examen oral, le 12 août pour les institu-

trices et le 13 pour les instituteurs, chaque fois

de 8 heures du matin à midi et de 3 à 6 heures

de l'après-midi.

Les personnes qui désirent prendre part aux

examens susmentionnés adresseront leurs de-

mandes au secrétariat de la Commission d'ins-

truction pour le 1er août prochain au plus tard.

Elles joindront à leurs demandes

1° un extrait de leur acte de naissance ;

2° un extrait de l'acte de naissance de leur

père ;

3° un certificat de moralité civile, délivré par

le Collège des bourgmetre et échevins de la

commune ;

4° un certificat de moralité religieuse, délivré

par le curé ou le desservant de la paroisse ;

5° un certificat du médecin cantonal, consta-

tant que le postulant est exempt de tout défaut

corporel apparent qui le rendrait impropre à

l'exercice de l'état d'instituteur.

einem jeden der wirklichen und Ergänzungs-Mit-

glieder als Ernennungsurkunde zugestellt werden

Luxemburg, den 20. Juni 1903.

Der General-Director des Innern,

H. Kirpach.

Bekanntmachung, die Prüfung der Lehrer und

Lehrerinnen betreffend.

Der ständige Ausschuß der Unterrichts-

Commission;

Nach Einsicht der Art. 53 und 54 des Gesetzes

vom 20. April 1881, über die Organisation des

Primärunterrichtes, sowie des Reglementes vom 26.

Oktober 1876, über die Klassifikation der Lehrer;

Gibt Folgendes bekannt

A. Die behufs Verleihung der Fähigkeits-Brevets

vom 4. Range an die Lehrer und Lehrerinnen abzu-

haltenden Prüfungen sind folgendermaßen festgesetzt

a) schriftliche Prüfung aller Bewerber (Lehrer

und Lehrerinnen) am 10. und 11. August 1903,

von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr

Nachmittags

b) mündliche Prüfung am 12. August für die

Lehrerinnen und am 13. für die Lehrer, jedesmal,

von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr

Nachmittags.

Diejenigen Personen, welche an obenerwähnten

Prüfungen sich zu betheiligen beabsichtigen, haben

ihre desfallsigen Gesuche bis spätestens den 1. August

nächsthin an das Sekretariat der Unterrichts-Com-

mission einzusenden und ihrem Gesuche beizufügen

1° einen Auszug ihrer Geburtsurkunde;

2° einen Auszug aus der Geburtsurkunde ihres

Vaters;

3° ein vom Schöffencollegium der Gemeinde

ausgestelltes Zeugniß über bürgerliche Mora-

lität;

4° ein vom Ortspfarrer ausgestelltes Zeugniß

über religiöses Betragen;

5° ein vom Kantonalarzt ausgestelltes Zeugniß

zur Bestätigung, daß Gefuchsteller mit keinem

auffallenden, mit dem Lehrerstande unvereinbaren

körperlichen Gebrechen behaftet ist.

B. Les examens préalables à la collation du

brevet de capacité du 3e rang aux membres du

personnel enseignant des écoles primaires sont

fixés comme suit

a) examen écrit pour tous les récipiendaires

(instituteurs et institutrices), les 14 et 15 sep-

tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de

3 à 6 heures de l'après-midi ;

b) examen oral, le 16 septembre pour les

institutrices et le 17 septembre pour les institu-

teurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi

et de 3 à 6 heures de l'après-midi.

G. Les examens préalables à la collation des

brevets de capacité du 2e et du 1er rang aux

membres du personnel enseignant des écoles

primaires sont fixés comme suit

a) examen écrit pour tous les récipiendaires

(instituteurs et institutrices), les 21 et 22 sep-

tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de

3 à 6 heures de l'après-midi ;

b) examen oral, le 23 septembre pour les

institutrices et le 24 septembre pour les institu-

teurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi

et de 3 à 6 heures de l'après-midi.

Les personnes qui désirent prendre part aux

examens de ces deux dernières sessions adres-

seront leurs demandes au secrétariat de la

Commission d'instruction pour le 1er septembre

prochain ; elles y joindront les certificats men-

tionnés sub 3° et 4° ci-dessus, ainsi qu'un certi-

ficat délivré par le bourgmestre de la commune

de leur domicile, constatant que depuis l'ob-

tention du brevet de capacité dont elles sont

porteurs, elles ont été préposées pendant deux

années au moins à une école primaire du Grand-

Duché.

D. L'examen prévu à l'art. 56 de la loi est

fixé comme suit

a) examen écrit pour tous les récipiendaires

(instituteurs et institutrices), les 21 et 22 sep-

tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de

3 à 6 heures de l'après-midi ;

B. Die behufs Verleihung des Fähigkeitsbrevets

vom 3. Range an das Lehrpersonal der Primar-

schulen abzuhaltenden Prüfungen sind festgesetzt,

wie folgt

a) schriftliche Prüfung aller Bewerber (Lehrer

und Lehrerinnen) am 14. und 15. September 1903,

von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr

Nachmittags;

b) mündliche Prüfung am 16. September für

die Lehrerinnen und am 17. September für die

Lehrer, jedesmal von 8 Uhr bis Mittag und von

3 bis 6 Uhr Nachmittags.

C. Die behufs Verleihung der Fähigkeitsbrevets

vom 2. und 1. Range an das Lehrerpersonal der

Primärschulen abzuhaltenden Prüfungen sind fest-

gesetzt, wie folgt

a) schriftliche Prüfung für alle Bewerber (Lehrer

und Lehrerinnen) am 21. und 22. September 1903,

von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr

Nachmittags;

d) mündliche Prüfung am 23. September für

die Lehrerinnen und am 24. September für die

Lehrer, jedesmal von 8 Uhr bis Mittag und von

3 bis 6 Uhr Nachmittags.

Diejenigen Personen, welche an den Prüfungen

der zwei letzten Sitzungen sich zu betheiligen wün-

schen, haben ihre desfalsigen Gesuche bis zum

1. September künftig an das Sekretariat der

Unterrichts-Commission zu richten und denselben

die sub 3° und 4° erwähnten Zeugnisse anzu-

schließen, sowie ein vom Bürgermeister der Ge-

meinde ihres Domizils ausgestelltes Zeugniß,

welches bestätigt, daß sie seit Erlangung ihres

Fähigkeitszeugnisses, während mindestens zwei

Jahren einer Primärschule des Großherzogthums

vorgestanden haben.

D. Die durch Art. 56 des Gesetzes vorgesehene

Prüfung findet statt, wie folgt

a) schriftliche Prüfung für alle Bewerber (Lehrer

und Lehrerinnen) am 21 und 22. September 1903,

von 8 Uhr Morgens bis Mittag und von 3 bis

6 Uhr Nachmittags;

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement

partiel de la commission de viticulture.

LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT

DU GOUVERNEMENT ;

Vu l'art. 3 de l'arrêté du 14 juillet 1886,

portant institution d'une commission de viticul-

ture ;

Sur la proposition de la dite commission ;

Arrête

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture.

Le présent arrêté sera inséré au

Mémorial et une copie en sera transmise à cha-

cun des membres intéressés, pour leur servir

de titre.

Luxembourg, le 20 juin 1903.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

b) der Tag der praktischen Prüfung wird durch

die Commission festgestellt werden, gemäß den

Bestimmungen vorerwähnten Reglementes.

Luxemburg, den 16. Juni 1903.

Der ständige Ausschuß,

E.

Arendt.

Präsident,

M. de Waha, Sekretär.

Gesehen um ins „Memorial" eingerückt zu werden.

Luxemburg, den 20. Juni 1903.

Der General-Director des Innern,

H. Kirpach.

Beschluß vom 18. Juni 1903, die theilweise

Erneuerung der Weinbau-Commission be-

treffend.

Der

Staatsminister,

Präsident

der Regierung;

Nach Einsicht des Art. 3 des Beschlusses vom

14. Juli 1886, die Einsetzung einer Weinbau-

Commission betreffend;

Auf den Vorschlag benannter Commission;

Beschließt

Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture.

Gegenwärtiger Beschluß soll im „Me-

morial" veröffentlicht und eine Abschrift einem

jeden der Interessenten als Ernennungsurkunde

zugestellt werden.

Luxemburg, den 20. Juni 1903.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

b) le jour de l'épreuve pratique sera fixé par

la commission d'examen conformément aux dis-

positions du règlement précité.

Luxembourg, le 16 juin 1903.

Le Comité permanent,

E. ARENDT , président.

M. DE WAHA, secrétaire.

Vu pour être inséré au Mémorial.

Luxembourg, le 20 juin 1903.

Le Directeur général de l'intérieur,

H. KlRPACH.

Avis. — Notariat.

Par arrêté grand-ducal en date du 22 juin ct.,

M. Alphonse Majerus, notaire, de résidence à

Mondorf-les-Bains, a été nommé notaire à la ré-

sidence de Luxembourg, en remplacement de

M. Ransonnet, décédé.

Luxembourg, le 23 juin 1903.

Le Ministre d'État, Président

du Gouvernement,

EYSCHEN.

Arrêté du 20 juin 1903, portant reconnaissance

légale et approbation des statuts des sociétés

mutualistes d'assurance contre la mortalité du

bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer (Gre-

venmacher).

LE MINISTRE D'ETAT, PRESIDENT

DU GOUVERNEMENT ;

Vu les demandes en reconnaissance légale

présentées par les sociétés mutualistes d'assu-

rance contre la perte de bétail de 1° Bech,

2° Schrondweiler, et 3° Biwer (Grevenmacher),

ensemble les statuts de ces sociétés ;

Vu les avis émis les 9 et 29 avril et 21 mars

1903 par les administrations communales de

Bech, Nommern et Biwer ;

Vu l'avis de la Commission supérieure d'en-

couragement des sociétés de secours mutuels

en date du 14 juin 1903 ;

Vu la loi du 11 juillet 1891 et l'arrêté grand-

ducal du 22 du même mois ;

Attendu que les statuts des dites sociétés sont

en concordance avec les dispositions des lois

et règlements ;

Attendu que les recettes assurées des mêmes

sociétés paraissent suffisantes pour faire face à

leurs dépenses obligatoires ;

Arrête

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