Avis concernant l'examen d'admission à l'école normale et le concours pour l'obtention des bourses d'études vacantes au même établisse- ment.
Table des dispositions (15)
Texte législatif (15 Articles)
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogthums Luxemburg.
Jeudi, 25 juin 1903.
N° 45.
Avis concernant l'examen d'admission à l'école
normale et le concours pour l'obtention des
bourses d'études vacantes au même établisse-
ment.
LE COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION
D'INSTRUCTION ;
Vu l'arrêté de M. le Directeur général de l'in-
térieur, du 5 juillet 1893;
Vu le règlement de l'école normale ;
Fait connaître ce qui suit
L'examen d'admission à l'école normale aura
lieu dans les locaux de l'établissement, le mer-
credi, 5 août, et le jeudi, 6 août 1903, chaque
fois à 8 heures du matin, devant un jury com-
posé de deux membres de la Commission d'ins-
truction et des professeurs de l'école normale,
d'après le programme publié au Courrier des
écoles de l'année 1892, p. 152.
Les candidats devront joindre à leur demande
les pièces suivantes
a) leur acte de naissance constatant qu'ils
auront seize et resp. quinze ans accomplis au
31 décembre 1903 ;
b) l'acte de naissance de leur père ;
c) un certificat de bonne conduite, délivré
par le bourgmestre de la commune ;
d) un certificat de moralité religieuse, délivré
par le curé ou le desservant de l'endroit ;
e) un certificat de capacité et de bonne con-
duite, délivré par l'instituteur préposé à l'école
Bekanntmachung, die Aufnahmeprüfung an der
Normalschule und den Concurs zur Ber-
leihung der an derselben Anstalt vakanten
Studienbörsen betreffend.
D e r ständige Ausschuß der Unterrichts-
Commission;
Nach Einsicht des Beschlusses des Hrn. General-
Directors des Innern, vom 5. Juli 1893;
Nach Einsicht des Reglementes über die Nor-
malschule;
Bringt Folgendes zur Kenntniß
Die Aufnahmeprüfung für die Normalschule
findet in den Räumlichkeiten der Anstalt statt,
am Mittwoch, den 5. August, und Donnerstag,
den 6. August 1903, jedesmal um 8 Uhr Morgens,
vor einer Jury, bestehend aus zwei Mitgliedern der
Unterrichtscommission und den Professoren der
Normalschule, gemäß dem im Schulbote vom Jahre
1892, auf Seite 152 veröffentlichten Programm.
Die Candidaten haben ihrem Gesuch folgende
Schriftstücke beizufügen
a) ihren Geburtsakt, welcher feststellt, daß sie
16 resp. volle 15 Jahre am 31. Dezember 1903
alt sind;
b) den Geburtsakt des Vaters;
c) ein vom Bürgermeister der Gemeinde aus-
gestelltes Zeugniß über bürgerliche Führung;
d) ein vom Ortspfarrer ausgestelltes Zeugniß
über religiöses Betragen;
e) ein Zeugniß der Fähigkeit und guten Auf-
führung, ausgestellt vom Lehrer der Schule in
Donnerstag, 25. Juni 1903.
dans laquelle l'aspirant s'est préparé pendant
l'année scolaire courante ;
f) un certificat du médecin cantonal, consta-
tant que le postulant est exempt de tout mal
contagieux et qu'il n'est atteint d'aucun défaut
corporel apparent qui le rende impropre à
l'exercice de la profession d'instituteur.
Les postulants d'une bourse d'études auront
à produire en outre
g) un certificat du collège des bourgmestre
et échevins de la commune constatant que le
postulant a absolument besoin d'une bourse
d'études pour subvenir à ses dépenses ;
h) un extrait du rôle des contributions di-
rectes indiquant le montant des contributions
payées par les parents de l'aspirant, ou un cer-
tificat négatif du receveur de l'Etat;
i) une déclaration sur timbre d'après le mo-
dèle inséré au Mémorial de 1847, n° 1, p. 2
et 3.
Toutes ces pièces devront être remises au
secrétariat de la Commission d'instruction pour
le 20 juillet au plus fard.
Les candidats qui ne seront pas présents à
l'école normale le mercredi, 5 août, à 8 heures
précises du matin, seront exclus de la partici-
pation à l'examen.
Il y aura pour l'année scolaire 1903-1904 huit
bourses et quatre demi-bourses d'études va-
cantes à l'école normale des élèves-instituteurs,
et quatre bourses et deux demi-bourses à la
section des élèves-institutrices , indépendam-
ment de celles des fondations Hansen, Berens,
Gellé et Forschler.
Les bourses formées des revenus de la fon-
dation Hansen seront vacantes à partir du 1er oc-
tobre prochain, et sont conférées aux mêmes
conditions que les autres bourses attachées aux
deux sections de l'école normale.
Les descendants du frère et ceux de la sœur
de feu l'abbé P. Hansen, qui voudraient faire
welcher der Bewerber sich während des laufenden
Schuljahres vorbereitet hat;
f) ein vom Kantonalarzt ausgestelltes Zeugnis,
aus welchem hervorgeht, daß der Nachsuchende
frei von jedem ansteckenden Uebel ist und mit
keinem auffallenden, mit dem Lehrerstand unver-
träglichen körperlichen Gebrechen behaftet ist.
Die Bewerber um eine Studienbörse haben
außerdem beizufügen
g) ein vom Schöffencollegium
ausgestelltes
Zeugnis zur Bestätigung, daß der Schüler zur
Bestreitung seiner Ausgaben einer Studienbörse
durchaus bedarf;
h) einen Auszug aus der Rolle der direkten
Steuern, welcher angibt, wieviel Steuern die
Eltern des Bewerbers zahlen, oder eine negative
Bescheinigung des Steuereinnehmers;
i) eine Erklärung auf Stempelpapier, gemäß
dem im „Memorial" von 1847, Nr. 1, Seite 2
und 3, veröffentlichten Formular.
Alle diese Schriftstücke müssen im Sekretariate
der Unterrichts-Commission spätestens bis zum
20. Juli abgegeben werden.
Die Candidaten, welche am Mittwoch, den 5.
August präzis 8 Uhr Morgens, in der Normal-
schule nicht zugegen sein werden, sind von der
Theilnahme an der Prüfung ausgeschlossen.
Fürs Schuljahr 1903-1904 werden acht ganze
und vier halbe Studienbörsen an der Lehrersektion
und vier ganze und zwei halbe Studienbörsen an
der Lehrerinnensektion vergeben, außer denen der
Stiftungen
Hansen,
Berens,
Gellé
und
Forschler.
Die aus den Einkünften der Stiftung
Hansen
gebildeten Börsen werden mit nächstkünftigem 1.
Oktober fällig und unter den nämlichen Beding-
ungen wie die übrigen mit den beiden Sektionen
der Normalschule verbundenen Stipendien ver-
geben.
Die Abkömmlinge des Bruders, sowie diejenigen
der Schwester des verstorbenen
Abbé
Hansen,
leurs études à l'école normale, ont la préférence
à la jouissance de ces bourses.
Luxembourg, le 16 juin 1903.
Le Comité permanent
E. ARENDT, président,
M. DE WAHA, secrétaire.
Vu pour être inséré au Mémorial.
Luxembourg, le 20 juin 1903.
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KIRPACH.
Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du
jury d'examen pour les instituteurs et les insti-
tutrices.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ;
Vu la loi du 20 avril 1881, sur l'organisation
de l'enseignement primaire ;
Arrête
Sont nommés membres de la com-
mission devant laquelle auront lieu, pendant
l'année courante, les examens pour la collation
des brevets de capacité aux membres du per-
sonnel enseignant des écoles primaires, MM. 1°
Witry, inspecteur principal des écoles ; 2° de
Waha, secrétaire de la Commission d'instruc-
tion ; 3° Kunnen, inspecteur d'écoles à Esch
s/Alz. ; 4° Olinger, inspecteur d'écoles à Mersch;
5° Meyers, directeur de l'école normale ; 6°
Kayser et Reyland, professeurs à l'école nor-
male.
Sont nommés membres de la com-
mission de viticulture, pour une période de six
années, MM. J.-P. Stumper, propriétaire-vigne-
ron à Grevenmacher ; Mathias Duhr-Zimmer.
propriétaire-vigneron à Ahn, et Théodore Wald-
billig, propriétaire-vigneron à Grevenmacher.
Zu Mitgliedern der Weinbau-Commis-
sion sind auf die Dauer von sechs Jahren ernannt
die HH. J. P.
Stümper,
Weingutsbesitzer
zu Grevenmacher; Mathias
Duhr-Zimmer,
Weingutsbesitzer zu Ahn, und Theodor
Wald-
billig,
Weingutsbesitzer zu Grevenmacher.
Les sociétés mutualistes d'assurance
centre la perte de bétail de Bech, Schrond-
weiler et Biwer sont légalement reconnues et
leurs statuts sont approuvés.
Bekanntmachung — Notariat.
Durch Großh. Beschluß vom 22. Juni c. ist
Hr. Alphons
Majerus,
Notar zu Bad-Mon-
dorf, zum Notar mit dem Amtswohnsitze Luxem-
burg, in Ersetzung des verstorbenen Hrn. Ran-
sonnet,
ernannt worden.
Luxemburg, den 23. Juni 1903.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Beschluß vom 20. Juni 1903, die gesetzliche An-
erkennung und die Genehmigung der Statuten
der Viehversicherungs-Vereine von Bech,
Schrondweiler und Biwer (Grevenmacher)
betreffend
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung;
Nach Einsicht der Gesuche der Viehversiche-
rungs-Vereine von 1° Bech, 2° Schrondweiler und
3° Biwer (Grevenmacher) wegen gesetzlicher Aner-
kennung, sowie Genehmigung der Statuten dieser
Vereine;
Nach Einsicht des Gutachtens der Gemeindever-
waltungen von Bech, Nommern und Biwer vom
9. u. 29. April 1903 und 21. März 1903;
Nach Einsicht des Gutachtens der höheren
Commission zur Förderung der auf Gegenseitig-
keit beruhenden Vereine, vom 14. Juni 1903;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 11. Juli 1891
und des Großh. Beschlusses vom 22. dess. Mts.;
In
Anbetracht, daß die Statuten genannter
Vereine mit den Bestimmungen der Gesetze und
Reglements in Einklang stehen;
In Anbetracht, daß die gesicherten Einkünfte
der Gesellschaften zur Bestreitung der ordnungs-
mäßigen Ausgaben derselben hinreichend erscheinen;
Beschließt
Die Viehversicherungs - Vereine von
Bech, Schrondweiler und Biwer werden hiermit
gesetzlich anerkannt und sind deren Statuten ge-
nehmigt.
Sont nommés membres suppléants
de la même commission
a) en remplacement de l'un ou de l'autre des
membres sub nos 1 à 4, MM. Lech, membre de
la Commission d'instruction, et Kiesel, inspec-
teur d'écoles à Echternach ;
b) en remplacement de l'un des trois autres
membres, M. Wercollier, professeur à l'école
normale.
M. Stumper continuera à exercer les
fonctions de président de la dite commission.
Hr.
Stümper
wird weiterhin als
Präsident besagter Commission fungieren.
Le présent arrêté, avec les statuts y
annexés, sera publié au Mémorial.
Luxembourg, le 20 juin 1903.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
NOTE. — Les statuts de ces trois sociétés sont la repro-
duction du projet de statuts-type adopté pour la plupart
des sociétés similaires légalement reconnues — voir entre
autres ceux publiés au Mémorial 1903, p. 405 — sauf les
modifications ci-après
1) Bech. — § 1. — Unter dem Namen « Viehversiche-
rungs-Verein von Bech » u. s. w.
§ 2. — Der Sitz des Vereins ist in Bech und erstreckt
sich auf die Ortschaften Berg, Geyershof, Jacobsberg,
Grassenberg und Hemsthal.
§ 5. — d) Diejenigen, welche mit der Zahlung ihrer
ordentlichen Beiträge während einem Monat oder für die
ausserordentlichen Beiträge während acht Tagen u. s. w.
§ 34 —
einem Vorstand, bestehend aus
einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers,
einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern.
§ 41. — Berathen und angenommen zu Bech, am 26.
Dezember 1902.
2) Schrondweiler. — § 1. — Unter dem Namen
« Viehversicherungs-Verein von Schrondweiler » u. s. w.
§2. — Der Sitz des Vereins ist in Schrondweiler und
erstreckt sich auf die Ortschaften Schrondweiler und
Cruchten.
Arrêté concernant la publication du rapport gé-
néral de la Chambre de commerce pour l'année
1902.
LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT
DU GOUVERNEMENT ;
Vu le rapport général de la Chambre de
commerce sur la situation du commerce et de
l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année
1902;
Arrête
Le rapport prémentionné sera publié comme
annexe au Mémorial.
Luxembourg, le 20 juin 1903.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Dieser Beschluß nebst den dazu gehörigen
Statuten soll im „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 20. Juni 1903.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
3) Biwer. — § 1. — Unter dem Namen « Viehversi-
cherungs-Verein von Biwer» u. s. w.
§ 2. — Der Sitz des Vereins ist in Biwer und erstreckt
sich auf die Ortschaften Biwer, Wecker-gare, Boudler,
Kreinert, Wecker et Hagelsdorf.
§ 5. — d) Diejenigen, welche mit der Zahlung ihrer
ordentlichen Beiträge während zwei Monaten oder für die
ausserordentlichen Beiträge während zehn Tagen u. s. w.
§ 28. — Das Versicherungsjahr beginnt mit dem 15. Ja-
nuar dieses Jahres und endigt mit dem 31. Dezember
eines jeden Jahres u. s. w.
§ 34. —
einem Vorstand, bestehend aus
einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers,
einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern.
§ 41. — Berathen und angenommen zu Biwer, am 11.
Januar 1903.
Beschlutz, die Veröffentlichung des allgemeinen
Berichtes der Handelskammer über die Lage
des Handels und der Industrie für das Jahr
1902 betreffend.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogthums während des
Jahres 1902;
Beschließt
Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-
morial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 20. Juni 1903.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
Luxembourg. — Imprimerie V Bück.
§ 34. —
einem Vorstand, bestehend aus
einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers,
einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern.
§ 41.— Berathen und angenommen zu Schrondweiler,
am 22. Januar 1903.
DU
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogthums Luxemburg.
ANNEXE au N° 45 de 1903.
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
pendant l'année 1902.
Considérations générales.
L'atonie des affaires que nous avons constatée dans notre précédent rapport, a continué
à règner pendant toute l'année 1902. Ni les craintes ni les espérances que cette année a
suscitées tour à tour, ne se sont réalisées : la situation est restée terne, sans entrain.
Il est vrai que le marché a été préservé des embarras financiers et des convulsions
industrielles qui l'ont secoué en 1901, mais l'amélioration générale, sur laquelle on comptait,
lorsque la crise semblait avoir épuisé ses effets, a été reculée. Les légères reprises qui se
dessinaient de temps en temps, ont été sans lendemain. Aux efforts qui ont été tentés au
commencement et pendant la seconde moitié de l'année pour donner une impulsion nouvelle
aux affaires, il manquait l'énergie initiale et l'ampleur nécessaires pour vaincre l'inertie qui
enlizait toute activité commerciale.
Au cours des années de prospérité l'équilibre économique avait été détruit. L'industrie,
stimulée par une demande qui dépassait énormément les besoins réels de la consommation,
avait augmenté ses moyens de production. Cette demande exagérée cessant brusquement au
printemps de l'année 1900, elle se trouvait placée, sans transition, en présence de la demande
réelle, et la disproportion entre l'offre et la demande faisait sentir aussitôt ses effets en para-
lysant les transactions et en avilissant les prix.
Cet équilibre n'a pu encore être rétabli au cours de l'année 1902, quoique l'accroisse-
ment considérable des exportations y eût puissamment contribué en diminuant la surabon-
dance de l'offre. Un aperçu du commerce extérieur du Zollverein pendant les quatre
dernières années fait ressortir l'augmentation anormale dans les exportations
Importations.
TONNES.
44,652,300
49,911,800
44,304,600
43,340,300
MK.
5,783,6
6,043,0
5,710,3
5,711,9
millions
Exportations.
TONNES.
30,403,200
32,681,700
32,362,600
35,029,700
MK.
4,368,4
4,752,6
4,512,6
5,006,7
millions
C'est, en première ligne, l'Amérique qui a absorbé une grande partie du trop-plein qui
encombrait les marchés du Zollverein et alourdissait les transactions. Le « danger améri-
cain », si redouté, n'a pas été conjuré seulement, mais l'Amérique s'est même transformée
en une excellente cliente, grâce à la situation exceptionnelle qu'elle traversait et qui coinci-
dait avec la période de crise dont souffrait l'Europe.
Nos industries luxembourgeoises ont répercuté cette situation générale du marché. Une
dépression continuelle, sans élévations ni baisses considérables, n'a cessé d'y règner. Quel-
ques éclaircies ont tranché sur cette situation décourageante. Ajoutons que les caisses de
secours des ouvriers, récemment créées, ont imposé à l'industrie de nouvelles charges qui
diminueront les bénéfices.
L'exploitation des minières a marqué un relèvement incontestable, mais elle a été loin
d'atteindre l'ampleur et l'intensité des années de prospérité. L'exportation des minettes en
particulier a continué à se heurter à de sérieuses difficultés, alors que la demande des
hauts-fourneaux indigènes restait fort active.
Dans les différents groupes de la métallurgie la faiblesse des prix a été la note domi-
nante. Quoique la production des hauts-fourneaux accuse un progrès notable, grâce à l'aug-
mentation de leurs moyens de production, l'avilissement des prix a pesé lourdement sur le
commerce des fontes. De même, les produits finis ne sont sortis que difficilement de leur
délaissement.
Le manque de confiance dans l'avenir a fortement restreint l'activité dans le bâtiment.
L'industrie textile est restée stationnaire. La tannerie, qui se transforme rapidement à la
faveur des nouveaux procédés de tannage, a maintenu une production normale. La ganterie
a conservé ses bonnes dispositions.
Il est à remarquer que les industries, dites de consommation, ont pâti également de la
situation déprimante du marché. La brasserie a vu diminuer sa production. L'industrie des
tabacs et cigares a assisté à un arrêt dans son développement. Seule, la meunerie a pu ren-
seigner quelques progrès.
Quoique le commerce de gros et de détail ait gardé une allure satisfaisante, la réserve
dont témoignait la clientèle, contrastait avec la belle exubérance des années précédant la
crise. Il a été remarqué cependant que la situation du commerce en général s'est assainie
après la douloureuse liquidation de 1901 : si les transactions ont perdu de leur ampleur, les
règlements, d'autre part, présentaient des difficultés moindres.
Nous ne pouvons passer ici sous silence la nouvelle loi douanière qui a été adoptée le 14
décembre par le Reichstag et qui forme un fait économique d'une importance considérable-
Un de ses effets principaux sera le renchérissement du blé, qui se traduira par une élévation
de la rente du sol et par une augmentation du prix de la main-d'œuvre. Le commerce et
l'industrie, tout en regrettant le caractère nettement protectionniste de cette loi qui a tenu
compte avant tout des intérêts du fisc et de l'agriculture, espèrent que les intérêts commer-
ciaux et industriels resteront au premier plan dans la conclusion des nouveaux traités de
commerce, car il est à craindre que les pays producteurs de blé n'exercent leurs représailles
en grevant les articles d'exportation du Zollverein.
En ce moment, les jalons pour lu conclusion des nouveaux traités de commerce sont défi-
nitivement posés. La certitude où nous en sommes à cet égard, quoique peu encourageante,
est encore moins défavorable au développement économique que l'incertitude des dernières
années. Il est permis, dès à présent, d'entrevoir une situation stable.
Nous nous plaisons à relever ensuite deux améliorations très importantes dans nos com-
munications internationales : la réduction des taxes postales pour l'échange des correspon-
dances entre l'Allemagne et le Grand-Duché, et la création d'un service téléphonique entre les
deux pays.
L'arrangement qui a été signé le 20 août entre l'Allemagne et le Grand-Duché, a abaissé
la taxe pour une simple lettre de 20 gr. à 10 pf., et pour cartes postales, à 5 pf. resp. 5 cts.
Des réductions analogues ont été faites sur les imprimés, les échantillons de marchandises
et les papiers d'affaires. Cet arrangement est entré eu vigueur le 1er octobre 1902. Une con-
vention du même jour a réglé le service de la correspondance téléphonique entre les deux
États.
Enfin la nouvelle convention avec l'Allemagne portant approbation du contrat qui pro-
roge l'affermage du réseau Guillaume-Luxembourg jusqu'au 31 décembre 1959 et, implicite-
ment, l'accession du Grand-Duché au Zollverein jusqu'à la même date, en fixant nos destinées
économiques pour un demi-siècle, contribuera, pour une large part, au développement régu-
lier, normal du commerce et de l'industrie.
Depuis l'année 1842 que nous faisons partie du Zollverein, notre commerce a pris son
pli définitif. Ses voies sont tracées. Nos relations d'affaires avec les pays du Zollverein sont
devenues plus intimes d'année en année et la seule possibilité, quoique vague, que cet état
de choses pourrait être bouleversé à l'expiration de l'ancienne convention avec l'Allemagne,
suffisait pour faire naître des inquiétudes.
Aussi la prévoyante initiative du Gouvernement à dissiper, dès maintenant, l'incertitude
inquiétante qui règnait à cet égard, par une nouvelle convention qui proroge la situation
actuelle jusqu'en 1959, a-t-elle été accueillie avec une satisfaction des plus vives par nos
industriels et commerçants.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1902, nous signalerons
plus particulièrement celles qui suivent
Unification internationale du numérotage des fils. — Titrage de la soie et numérotage
suivant le système métrique.
Au cours de l'Exposition internationale de 1900, il s'est tenu à Paris un congrès inter-
national pour l'unification du numérotage des fils de tous les textiles. La question présentant
un certain intérêt pour l'industrie textile du Grand-Duché, la Chambre de commerce avait
engagé le Gouvernement à se faire représenter officiellement à cette conférence.
Des congrès antérieurs avaient déjà émis des vœux en faveur de l'adoption d'un mode
uniforme international du numérotage des fils sur la base du système métrique, en faisant
ressortir les avantages considérables qui en résulteraient pour le commerce et pour l'indus-
trie des textiles. La réalisation de ces vœux a été retardée par le refus de l'Angleterre de
s'y rallier, et l'on a considéré qu'à défaut de cette adhésion l'unification internationale du
numérotage des fils n'aurait pas toute l'efficacité qu'on serait en droit d'en attendre, étant
donné l'importance du commerce anglais des fils et tissus. Le congrès de Paris, après avoir
adopté diverses résolutions tendant à l'unification du titrage des soies et du numérotage des
fils, a émis le vœu qu'une conférence diplomatique soit réunie afin de discuter la possibilité
de réaliser en même temps, dans tous les pays, pour tous les textiles ou pour une partie des
textiles, l'unification dont il s'agit.
Pour le moment, le Gouvernement français ne crut pas devoir provoquer la réunion
d'une conférence internationale chargée d'établir l'entente des divers États intéressés sur
une réforme d'ensemble. Il résulte, en effet, des déclarations qui ont été faites devant le
comité consultatif des arts et manufactures par les membres de la commission permanente
internationale nommée pour poursuivre la réalisation des vœux du congrès de Paris, qu'un
accord n'est pas susceptible d'intervenir entre les divers pays, en ce qui concerne l'adoption
d'un numéro uniforme international pour toutes les matières textiles.
Mais afin de seconder les efforts de la commission permanente vers le but qu'elle pour-
suit, le Gouvernement français a été amené à examiner si, à l'aide d'un échange de vues
entre les divers Gouvernements intéressés, il ne serait pas possible d'arriver à un accord
partiel qui consisterait dans l'unification du titrage de la soie et de son numérotage suivant
le système métrique. L'adoption de ce numérotage pour la soie grège ou ouvrée constitue-
rait déjà un grand progrès et un acheminement vers la généralisation de la réforme dont le
congrès de Paris a réclamé la réalisation dans l'intérêt commun.
La section de la soie au congrès de 1900 a cherché avant tout à ne pas heurter les habi-
tudes commerciales, tout en préconisant l'adoption du titre international comme titre légal.
Elle a donc demandé que le titre international de la soie soit fixé par 20 échevettes de
450 mètres de fil pesées en unité de poids de 5 centigrammes, que le bulletin du bureau
public de conditionnement indique également le poids en grammes de 10,000 mètres de fil et
que tous les pays se mettent d'accord pour l'adoption d'un bulletin uniforme.
Appelée par le Gouvernement à donner son appréciation sur la question dans la forme
réduite et spécialisée où elle est présentée de nouveau, la Chambre de commerce s'est pro-
noncée dans le sens suivant
La question de l'application du système métrique au numérotage des fils de tous les tex-
tiles, telle qu'elle se présentait en 1900, était d'un intérêt incontestable pour le Grand-Duché.
Sous son nouvel aspect, elle est d'un intérêt moins immédiat, l'industrie de la soie et de ses
dérivés n'existant pas dans le pays. Quelques industries qui font une grande consommation
de filés de soie, comme la ganterie p. ex., trouveraient peut-être certaines facilités dans
l'uniformité du numérotage de la soie.
Néanmoins, la Chambre de commerce a engagé le Gouvernement à ne pas refuser son
appui à la forme préconisée par le Gouvernement français, si insigniflants qu'en soient les
avantages pour le Grand-Duché, surtout que cette réforme est destinée à ouvrir la \oie au
numérotage des fils de tous les textiles sur la base du système métrique.
Difficultés douanières dans l'introduction des replants luxembourgeois en Belgique.
Par suite des mesures phylloxériques qui ont été prises sur la frontière belge, l'entrée
des replants luxembourgeois en Belgique ne pouvait s'effectuer librement que par des
bureaux de douane désignés. Ainsi les replants de la région de Luxembourg ne pouvaient
plus être expédiés par la route de Luxembourg à Arlon, mais devaient passer indistinctement
par la douane de Sterpenich.
Un préjudice assez grave en était résulté pour nos maraîchers qui fréquentent les mar-
chés d'Arlon. Dans le temps ils emportaient dans leurs voitures, en dehors des légumes, des
quantités considérables de replants qui étaient d'un placement facile et rémunérateur en
Belgique. Depuis que ces transports devaient emprunter le chemin de fer. — le bureau des
douanes sur la route de Luxembourg à Arlon (au pied du « Wollberg) n'étant pas autorisé à
les laisser entrer sur le territoire belge — le commerce des replants tendait à baisser. En
dehors des frais de transport plus considérables, les envois de replants subissaient très sou-
vent des retards et étaient livrés avariés ou après la clôture du marché.
La Chambre de commerce ayant sollicité l'intervention du Gouvernement pour obtenir
la suppression des difficultés douanières qui s'opposaient à l'introduction des replants en
Belgique, la question a fini par trouver une solution donnant complète satisfaction à nos
maraîchers.
Dans ses rapports annuels la Chambre de commerce a insisté plusieurs fois sur les
graves inconvénients que présentent les taxes appliquées aux lettres à destination des pays
du Zollverein. Les réclamations de la part de nos industriels devenant de plus en plus
fréquentes, elle a signalé de nouveau cet état de choses à l'attention du Gouvernement.
Les transactions extérieures d'un pays s'accroissent forcément en raison inverse de son
territoire. Pour le Grand-Duché la correspondance avec l'étranger doit donc être proportion-
nellement plus élevée que pour un grand État, et il en résulte, pour nos industriels, une
augmentation des dépenses pour ports de lettres. A ces dépenses viennent s'ajouter les sur-
taxes fréquentes pour lettres insuffisamment affranchies que nos industriels reçoivent de leurs
correspondants allemands qui se figurent, probablement à cause de l'Union douanière, que
le Grand-Duché est compris également dans l'Union postale allemande. Pour quelques éta-
blissements, dont la production est écoulée en majeure partie dans les pays du Zollverein, et
qui entretiennent une correspondance active avec ces pays, les ports de lettres et les surtaxes
pour affranchissements insuffisants forment un élément sérieux des frais généraux.
Affranchissements postaux pour l'Allemagne.
Service téléphonique avec l'Allemagne.
A différentes reprises, la Chambre de commerce avait appelé l'attention du Gouverne-
ment sur la nécessité de la création d'un service téléphonique avec l'Allemagne. Les consi-
dérations qu'elle avait fait valoir antérieurement pour appuyer ses vœux réitérés, et sur
lesquelles il serait inutile de revenir à cet endroit, n'ont fait que s'accentuer au cours des
années dernières, à mesure que nos relations d'affaires avec les pays du Zollverein gagnaient
en intensité et que notre réseau téléphonique se développait.
Il s'était produit d'ailleurs en Allemagne, au commencement du mois de mars, un mou-
vement qui tendait au même but, et la Chambre de commerce crut qu'il fallait en profiter
pour hâter la solution de cette question. Elle a donc saisi cette occasion pour recommander
de nouveau la création d'un service téléphonique avec l'Allemagne à la sollicitude toute par-
ticulière du Gouvernement.
Retards dans l'échange des correspondances à la frontière belge.
La correspondance pour certaines localités frontières de la Belgique éprouve des retards
par suite de l'acheminement invariable des lettres sur Luxembourg. Ainsi une lettre à des-
tination de Bastogne, qui est mise à la poste à Wiltz vers 10 heures du matin, n'arrive que le
lendemain, quoique quatre trains circulent par jour entre les deux localités, alors que la cor-
respondance pour Bruxelles ou Anvers arrive encore le même jour à destination. La cause
en est que les lettres pour Bastogne doivent faire le détour par Luxembourg-Libramont.
De l'avis de la Chambre de commerce, cette situation pourrait s'améliorer sans difficultés
le facteur qui porte la correspondance jusqu'à Schimpach, pourrait se rendre à la prochaine
station de Benonchamps, distante à peine d'un kilomètre, et la remettre au convoyeur belge.
Le long de la frontière prussienne des inconvénients de ce genre paraissent ne pas exister,
les deux postes voisines s'arrangeant de la manière que nous venons d'indiquer. Cet état de
choses, préjudiciable aux intérêts du commerce de la région limitrophe, a donc été signalé
au Gouvernement.
Conférences commerciales.
Au cours des années 1902 et 1903 le Gouvernement avait organisé, dans les principaux
centres du pays, des séries de conférences pour vulgariser les connaissances commerciales.
Ces conférences ayant donné d'excellents résultats, la Chambre de commerce a pensé qu'il
était indiqué de créer à Luxembourg une série de conférences sur certaines dispositions du
nouveau Code civil allemand.
L'attention de la Chambre avait été appelée sur les difficultés que, depuis la mise en
vigueur du nouveau Code civil en Allemagne, nos commerçants et industriels éprouvent
parfois dans leurs relations d'affaires avec des correspondants allemands, par suite de l'igno-
rance où ils sont des dispositions du nouveau Code et de la jurisprudence afférente.
Pour remédier à cette situation, la Chambre a prié le Gouvernement de bien vouloir
envoyer un des membres du barreau luxembourgeois en Allemagne pour se familiariser avec
la nouvelle législation, et de le charger de faire à Luxembourg une serie de conférences qui
porteraient sur les points divergents entre les législations allemande et luxembourgeoise,
offrant le plus d'intérêt dans la pratique des affaires. Le conférencier pourrait résumer, dans
la suite, les sujets de ses conférences en une brochure et mettre ultérieurement, dans sa
sphère d'activité, ses connaissances de la législation allemande à la disposition du public.
La Chambre de commerce est persuadée que ces conférences obtiendraient un plein
succès.
Législation sur le chèque.
La question d'une loi spéciale sur le chèque n'a cessé de préoccuper la Chambre de
commerce. Dans le Grand-Duché le chèque est considéré, au point de vue du fisc, comme
un effet de commerce et soumis, comme tel, au timbre des effets, tandis que dans les pays
qui nous entourent, cet instrument de paiement jouit d'un régime fiscal beaucoup plus favo-
rable qui a puissamment contribué à en répandre l'usage.
A mesure que nos établissements de crédit se développent et se multiplient, le défaut
d'une loi spéciale, analogue à celles qui régissent le chèque dans les pays voisins, se fait
plus vivement sentir. La Chambre de commerce a donc soumis au Gouvernement le vœu
de bien vouloir instituer une commission spéciale chargée d'examiner la question du chèque,
d'étudier la législation afférente et de lui présenter, dans la suite, des propositions précises
au sujet d'une loi sur le chèque.
Manuel d'adresses.
Répondant à un vœu général, la Chambre de commerce avait signalé au Gouvernement,
au cours de l'année 1901, le besoin d'un manuel d'adresses complet et absolument sûr qui se
fait vivement sentir dans le Grand-Duché. Comme il est fort difficile à l'industrie privée,
abandonnée à ses propres ressources, de fournir un travail irréprochable, elle jugeait que le
seul moyen pratique d'arriver à bon résultat serait d'extraire les renseignements nécessaires
des rôles d'impositions. Des propositions formulées dans ce sens avaient été soumises au
Gouvernement. Pour le premier manuel d'adresses que la Chambre avait publié en 1893, et
qui devait servir de modèle au nouveau manuel à créer, les renseignements avaient été four-
nis par l'intermédiaire de la gendarmerie.
Dans la suite, le Gouvernement invita la Chambre de commerce à surseoir à la publica-
tion du manuel d'adresses jusqu'à nouvel ordre, estimant que ce manuel pourrait être élaboré
par les soins de la commission de statistique, quand le recensement professionnel et indus-
triel serait terminé.
Dans sa réponse au Gouvernement, la Chambre a appuyé de nouveau sur l'importance de
ce travail. Elle estime que la publication d'un manuel d'adresses complet et sûr revêt un
caractère d'urgence et elle craint que ce travail ne soit retardé démesurément par suite
du changement que le Gouvernement, sur l'initiative de la commission de statistique, s'est
proposé d'apporter dans son exécution. Le recensement, auquel il est subordonné ainsi,
ne pourra être voté avant la prochaine session législative. Si l'on porte en compte le temps
que demanderont les travaux du recensement, depuis le vote de la loi jusqu'à l'établisse-
ment des résultats définitifs, il paraît peu probable que le manuel puisse être publié avant
trois ans.
Musée de marchandises ou d'échantillons.
Il existe dans beaucoup de villes de l'Allemagne des musées de marchandises ou d'échan-
tillons, dits « Export-Musterlager », dont le but est de fournir un résumé de l'activité écono-
mique de la ville ou de la région dont celle-ci forme le centre.
Ces expositions permanentes permettent aux industriels de faire connaître leurs pro-
duits à très peu de frais ; elles permettent surtout aux petits industriels et aux artisans, qui
n'ont pas les ressources nécessaires pour pouvoir faire figure aux grandes expositions inter-
nationales, de mettre leur industrie en relief et de la signaler au public. Au point de vue du
commerce extérieur ces expositions permanentes ont rendu de grands services. Elles ont
puissamment contribué à l'essor du commerce d'exportation, et l'exemple donné par quel-
ques villes a trouvé de nombreux imitateurs, en Allemagne d'abord, et tout récemment
encore dans d'autres pays.
L'idée de l'organisation d'un musée de marchandises à Luxembourg avait déjà été émise
à la suite de notre dernière exposition. Elle a été abandonnée depuis. La Chambre de com-
merce a donc appelé de nouveau l'attention du Gouvernement sur cette question. Si, par
suite de circonstances qu'on ne peut prévoir en ce moment, l'État se trouvait avoir à sa dis-
position des locaux situés au centre des affaires, la création d'un musée de marchandises
serait vivement à recommander dans l'intérêt du commerce et de l'industrie.
Quelques membres de la Chambre de commerce ont pensé que l'installation d'un tel
musée dans le nouveau bâtiment qu'on se propose de construire pour l'École industrielle et
commerciale, ne présenterait pas trop de difficultés. Mais comme le projet actuel place ce
bâtiment dans un quartier excentrique, l'idée a été écartée, un musée de ce genre devant
être situé au centre de la ville.
Horaire des trains.
A la date du lu juin, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les vœux sui-
vants au sujet de l'horaire en vigueur sur la ligne du Nord
Le train de 6 heures 52 du matin pour Trois-Vierges part de la gare de Luxembourg
exactement 4 minutes avant l'arrivée du train de Paris et 7 minutes avant l'arrivée du train
de Bruxelles. Toute la partie du pays, desservie par la ligne du Nord et ses embranchements,
est privée ainsi d'une correspondance directe avec deux puissants centres d'affaires, laquelle,
au sentiment de la Chambre de commerce, serait facile à établir, étant donné l'écart insigni-
fiant qui existe entre le départ du train de Trois-Vierges et l'arrivée des trains de Paris et de
Bruxelles. La Chambre de commerce a donc sollicité l'intervention du Gouvernement pour
faire disparaître cette anomalie de l'horaire de la ligne du Nord.
Il serait à désirer vivement aussi que la ville de Wiltz obtienne une correspondance
pour le dernier train du soir de Luxembourg à Trois-Vierges. Le dernier départ de Luxem-
bourg pour cette localité a lieu à 5 heures, ce qui forme manifestement une lacune regret-
table dans l'horaire de cette ligne.
Création d'un train express sur la ligne du Nord.
Par sa lettre du 15 juin, le « Verein zur Wahrung der wirthschaftlichen Interessen der
Eisen- und Stahl-Industrie von Elsass-Lothringen und Luxemburg » a soumis à la Chambre
de commerce des desiderata au sujet de la création d'un train express Metz-Luxembourg-
Trois-Vierges-Aix-la-Chapelle, que nous résumons ci-après
Le défaut d'une communication directe entre les deux centres industriels Metz et Aix-
la-Chapelle est vivement ressenti dans les milieux intéressés.
Une réclamation que la
Chambre de commerce d'Aix-la-Chapelle avait faite à ce sujet, a été écartée pour le motif que
le mouvement des voyageurs assez réduit ne la justifierait pas suffisamment. Il est prouvé
cependant que, faute d'une communication directe, les voyageurs préfèrent faire le détour
par Trèves-Coblence et Cologne, ou par Trèves-Euskirchen et Duren, ou bien par Luxem-
bourg- Arlon-Marloie-Liège et Herbesthal, ou encore par Luxembourg-Namur et Liège.
Aujourd'hui, la durée du voyage entre Metz et Aix-la-Chapelle, avec les arrêts et les
changements de train indispensables, est de 10 à 12 heures pour une distance de 256 km.
Un train express, malgré les difficultés du terrain, couvrirait cette distance en 6 heures.
Il a donc été proposé de créer un train express de nuit, quittant Luxembourg vers
11 heures 50 du soir et arrivant vers 4 heures du matin à Aix-la-Chapelle, où les correspon-
dances avec les centres industriels de l'Allemagne seraient faciles. Le train opposé quitte-
rait Aix-la-Chapelle vers 6 heures du matin et joindrait à Luxembourg le train express n° 4
pour Metz (départ de Luxembourg = 11 h. 33, arrivée à Metz = 12 h 36). Au besoin, le
départ de ce train pourrait être retardé jusqu'à 8 heures du matin et, dans ce cas, il obtien-
drait à Luxembourg la correspondance avec le train ordinaire n° 332 pour Metz (départ de
Luxembourg = 2 h., arrivée à Thionville = 2 h. 46, arrivée à Metz = 3 h. 21).
La Chambre de commerce reconnaît que ce projet offre un intérêt réel pour nos com-
merçants parce qu'il implique la création d'un train express sur la ligne du Nord. Elle n'a
donc pas hésité à recommander la nouvelle communication entre Metz et Aix-la-Chapelle,
qui fait l'objet des propositions de l'Union des maîtres de forges lorrains-luxembourgeois, à
la bienveillante attention du Gouvernement.
Fournitures pour les chemins de fer.
Les imprimés dont il est fait une grande consommation dans les relations du commerce
avec les chemins de fer, tels que lettres de voiture et formulaires servant à la « Statistik des
Waarenverkehrs », étaient fournis autrefois par les imprimeries du pays. Cette situation
est changée depuis une série d'années. Des prescriptions administratives répétées au sujet
de détails d'exécution ont entouré ces travaux de difficultés toujours nouvelles, qui ont fini
par rendre illusoire la concurrence de l'industrie privée. Aujourd'hui, le commerce de ces
imprimés est réservé virtuellement aux chemins de fer.
Il en est résulté un préjudice incontestable pour nos imprimeries auxquelles ce mono-
pole, — qui, pour n'exister pas en théorie, n'en est pas moins très réel, — a enlevé des tra-
vaux d'une certaine importance.
La Chambre de commerce a jugé que l'époque du renouvellement du contrat avec la
Direction de Strasbourg paraissait bien choisie pour faire valoir les réclamations des indus-
triels luxembourgeois. Elle a donc sollicité l'intervention du Gouvernement auprès de la
Direction impériale à l'effet de faire bénéficier, à l'avenir, nos imprimeries de la fourniture
de ces imprimés.
A cette occasion, il a été fait observer encore que les soumissions pour le menu maté-
riel et les articles de consommation employés sur nos lignes ont lieu à Strasbourg, ce qui
crée de grandes difficultés à des offres luxembourgeoises qui pourraient se produire. La
Chambre a exprimé le vœu que la portion de ces fournitures qui est employée à l'intérieur
du Grand-Duché, soit donnée en soumission à Luxembourg.
Recensement professionnel et industriel.
Le projet de loi relatif au recensement professionnel et industriel, au sujet duquel le
Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce, a donné lieu aux considé-
rations suivantes
La Chambre est unanime à reconnaître la portée considérable du recensement profes-
sionnel et industriel, proposé par la commission de statistique. Fournir aux pouvoirs une
direction sûre dans leur orientation économique, dénoncer les erreurs commises par le bilan
des faits sociaux, suivre l'évolution industrielle et commerciale au cours des années : voilà
une entreprise dont l'utilité ne peut être mise en doute. Pour la préparation des lois ouvrières
en particulier, le recensement est non seulement un auxiliaire, mais, dans la plupart des cas,
un collaborateur indispensable.
D'autre part, elle ne se cache pas les difficultés de ce travail aussi compliqué dans son
exécution que fécond en résultats. Les auxiliaires, au concours desquels la commission de
statistique devra faire appel, n'ont peut-être pas tous l'expérience nécessaire pour le travail
qui leur sera demandé. Dans la statistique des entreprises industrielles surtout, il reste tou-
jours une certaine marge à l'arbitraire qui doit être abandonnée à l'interprétation d'employés
recrutés au hasard et desquels on ne peut pas demander d'être des statisticiens accomplis.
Pour guider les agents-recenseurs dans un travail, fort délicat parfois, il conviendrait
peut-être de faire confectionner une série de bulletins modèles, calqués sur nos principales
industries, qui suppléeraient au défaut d'expérience de ces agents.
Une autre difficulté provient du fait que la ligne de démarcation entre exploitations
industrielles et agricoles, si nette en apparence, n'est pas toujours aisée à démêler en pra-
tique, car il est peu d'exploitations agricoles de quelque importance qui ne puissent être con-
sidérées comme des industries régulièrement constituées.
La sanction que prévoit l'art. 3 a fait naître encore certaines appréhensions au sein de
la Chambre de commerce. Il faut évidemment armer le pouvoir de moyens de coërcition à
l'égard des particuliers qui refuseraient de fournir les renseignements demandés, mais elle
se demande s'il ne suffirait pas de renforcer, le cas échéant, l'amende dont le récalcitrant
sera passible, sans recourir à la peine de prison.
Ainsi il est à prévoir que nos petits industriels hésiteront à faire des communications
précises au sujet des salaires, que la concurrence, si âpre aujourd'hui, ne manquerait pas
d'exploiter. Cette hésitation que leur dicterait l'instinct de conservation, les mettrait en con-
flit avec la loi, conflit qui ne se résoudrait que par l'emprisonnement ou l'abandon de leurs
intérêts. Une alternative aussi redoutable devrait être évitée.
Les mesures d'exécution que comporte ce projet ont fait l'objet d'un rapport ultérieur.
Revenant sur les difficultés que présente la distinction entre industries proprement
dites et exploitations agricoles, déjà signalées ci-haut, la Chambre estime que l'appréciation,
pour chaque cas particulier, ne saurait être abandonnée aux agents recenseurs. Il serait à
désirer que cette question fût nettement tranchée au préalable. Ainsi, nos rosiéristes,
arboriculteurs et autres personnes exploitant une de ces industries agricoles qui sont
vulgairement considérées comme des aspects variés de l'agriculture, seront-ils classés parmi,
les cultivateurs ou parmi les industriels ? Ne serait-il pas indiqué de ranger parmi les
industriels tous ceux qui, par le fait de leur exploitation, sont à considérer comme des
commerçants au point de vue du Code de commerce ? Sur cette base il serait peut-être
facile d'arriver à une délimitation exacte.
La Chambre de commerce craint encore qu'un double emploi n'ait lieu
1° pour les établissements industriels qui ont des succursales dans différentes localités ;
2° pour les chefs d'établissements industriels qui possèdent simultanément une exploi-
tation agricole et qui sont à considérer, une première fois comme industriels, et une seconde
fois comme cultivateurs ;
3° pour les personnes qui, en dehors de leurs fonctions principales, seront nommées
plusieurs fois encore comme administrateurs d'établissements industriels ou financiers ;
4° pour les ouvriers qui travaillent chez eux pour des fabriques ou des maisons de
commerce, les employeurs devant indiquer ces mêmes ouvriers dans leurs bulletins, comme
ce sera le cas p. ex. pour la ganterie et l'industrie du vêtement.
Elle se demande ensuite s'il n'y a pas trop d'indiscrétion à exiger l'indication du
système des machines et appareils utilisés. Il est des secrets de fabrication qui sont étroi-
tement liés à l'emploi de certains appareils et machines, et les industriels hésiteront à les
faire connaître pour ne pas donner l'éveil à la concurrence.
Le choix de la saison pendant laquelle il sera procédé au recensement n'est pas sans
importance et la Commission de statistique écarte l'hiver comme impropre à ces opérations.
Une période de prospérité industrielle et une période de dépression économique fourniraient
des données également inexactes. Il est donc à désirer qu'il soit procédé au recensement
par un temps de marche tranquille, où les salaires seront à leur niveau normal.
De l'avis de la Chambre de commerce, les questionnaires proposés, pour le recensement
industriel en particulier, se répandent dans des détails trop minutieux. Une simplification,
même considérable, aiderait les travaux du recensement dans une large mesure, tandis
qu'une accumulation de détails pourrait bien ne former qu'une gêne.
Enfin, la Chambre de commerce croit qu'il est peut-être indiqué de différer la mise en
œuvre du recensement jusqu'à ce que les différentes caisses ouvrières soient parfaitement
acclimatées. L'organisation de ces caisses a remué incontestablement les milieux industriels
et ouvriers, et il est à craindre que le public, mis en défiance par une succession trop
rapide d'interventions administratives sur un domaine qui échappait jusqu'ici à l'adminis-
tration, n'apporte pas la bonne volonté nécessaire à la réussite du recensement.
Les travaux préparatoires à l'organisation de ces caisses fourniront encore, pour la
question des salaires surtout, une direction sûre, dont le recensement pourra faire son
profit. Quand le fonctionnement des caisses ouvrières sera définitif, le recensement trouvera
un terrain tout préparé.
Exposition internationale de St. Louis.
Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité, au point de vue des intérêts de notre
commerce et de notre industrie, de la participation du Grand-Duché à l'Exposition interna-
tionale de St. Louis, la Chambre de commerce s'est prononcée dans le sens suivant
Un intérêt économique à notre participation à cette exposition ne semble pas exister. Le
chiffre de nos exportations pour les États-Unis est fort restreint. Une seule industrie, la
ganterie, entretient un commerce d'exportation suivi avec ce pays, mais les tendances pro-
tectionnistes qui s'accentuent toujours davantage aux États-Unis rendent ce débouché de plus
en plus précaire et ne font espérer aucun résultat bien appréciable d'une participation à l'ex-
position de St. Louis.
Pour répondre aux intentions du Gouvernement, la Chambre de commerce a appelé deux
fois l'attention des intéressés sur cette exposition par des communiqués faits à la presse
aucun de nos industriels cependant n'a manifesté le désir d'y participer.
Dès le début de l'année 1902 un relèvement très net s'est dessiné dans l'exploitation des
minières. Les demandes de la métallurgie, restreintes d'abord, croissantes ensuite stimulaient
de plus en plus l'extraction du minerai. Ces demandes étaient loin d'atteindre au niveau des
demandes des années de prospérité qui ont précédé la crise, mais les chômages ruineux des
longs mois de dépression économique cédaient enfin la place à une certaine activité.
Nos statistiques renseignent une production de 5,130,069 tonnes contre 4,455,179 tonnes
en 1901, soit une augmentation de 674,890 tonnes. La valeur totale de cette production a
atteint 14,527,891 fr. contre 11,770,046 fr. en 1901 ; elle est donc supérieure à celle-ci de
2,757,845 fr. Un progrès assez sensible est à signaler dans le prix moyen de la tonne qui
s'établit à 2,84 fr. contre 2,65 en 1901, ainsi que dans le nombre des ouvriers qui a aug-
menté de 483.
Ce qui empêchait l'exploitation des minières de prendre l'ampleur des années précédant
immédiatement la crise récente, c'était la faiblesse persistante dont témoignait le commerce
d'exportation. L'exportation et la consommation intérieure se partagent par moitiés sensible-
ment égales dans notre production de minerais, ainsi qu'il ressort des chiffres ci-après don-
nant le rapport entre la production des minières et la consommation des usines luxembour-
geoises pour les quatre dernières années
Minières.
Production des minières.
T. 5,995,412
6,171,229
4,455,179
5,130,069
Consommation des hauts-fourneaux.
T. 3,254,114
3,198,299
2,878,150
3,386,913
Si l'on porte en déduction des quantités consommées les arrivages assez insignifiants
des minerais exotiques spéciaux et des minettes lorraines, on arrive à une consommation
intérieure dépassant légèrement la moitié de la production.
En 1902, la production des minerais a augmenté de 674,890 tonnes, alors que la con-
sommation des hauts-fourneaux luxembourgeois a augmenté, pour la même époque, de
508,763 tonnes. De ces chiffres les progrès de l'exportation apparaissent assez faibles.
Le nombre des accidents déclarés à l'Administration des mines a été de 145, dont 28
dans les exploitations à ciel ouvert. En 1901 ce nombre a été de 101, dont 22 dans les
exploitations à ciel ouvert. Sur les 145 accidents, qui sont arrivés en 1902, 117 ont eu lieu
en galeries, où travaillaient 3312 ouvriers, et 28 dans les minières à ciel ouvert, où travail-
laient 1885 ouvriers.
Statistique de production.
Nombre des sièges d'exploitation
Production totale
Valeur de la production totale
Prix moyen de la tonne
Nombre des ouvriers occupés
T.
fr.
sous terre
à ciel ouvert
ensemble
Population ouvrière (femmes et enfants)
Année 1901.
4,455,179
11,770,046
2,65
3,039
1,673
4,714
10,966
T.
fr.
Année 1902.
5,130,069
14,527,891
2,84
3,312
1,885
5,197
12,575
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des
minières depuis 1895.
T.
Production.
3,913,076
4,758,741
5,349,009
5,348,951
6,014,394
6,171,229
4,455,179
5,130,069
fr.
Valeur totale.
9,590,443
11,852,528
13,980,550
13,934,186
16,237,500
17,283,289
11,770,046
14,527,891
Prix de la tonne.
fr.
2,45
2,49
2,61
2,60
2,70
2,80
2,63
2,84
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année
1901.*)
Allemagne
Luxemourg
Sièges
d'exploitation.
Nombre
des ouvriers.
24,828
3,039
Production.
T. 12,115,003
4,455,179
Valeur totale.
fr. 78,228,750
11,770,046
Prix
de la tonne.
fr. 6,46
2,65
Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis
1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880.
Année.
Tonnes.
722,039
924,382
911,695
990,499
1,174,334
1,331,743
1,442,668
1,090,845
1,196,729
1,262,825
1,407,617
1,613,392
Année.
Tonnes.
2,173,463
2,161,881
2,539,295
2,551,090
2,447,634
2,648,449
2,361,372
2,649,710
3,261,925
3,102,753
3,359,413
3,102,478
Année.
Tonnes.
3,370,352
3,351,938
3,958,280
3,913,076
4,758,741
5,349,009
5,348,951
6,014,394
6,171,229
4,455,179
5,130,069
*) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique
de Berlin.
Tonnes
TABLEAU GRAPHIQUE de la Production des Minières depuis 1880.
M é t a l l u r g i e .
Au printemps de l'année 1902 la crise métallurgique commençait à perdre de son
acuité, le fond de la baisse était atteint et la situation du marché se relevait lentement. Les
ordres faisaient de nouveau leur apparition.
Néanmoins, la situation est restée faible durant l'année 1902. Ce fut une convalescence
systématique, progressive, mais extrêmement lente, et qui n'est pas encore terminée en ce
moment. Les soubresauts et les brusques convulsions qui ébranlaient le marché au début de
crise, et même pendant l'année 1901, que nous avons qualifiée d'année de liquidation, avaient
fait place à une période de calme qui préparait le retour à l'état normal du marché.
La production de la fonte, qui avait atteint 970,885 tonnes en 1900 et 916,404 tonnes
en 1901, est montée à 1,080,305 tonnes. Elle a donc laissé derrière elle le maximum atteint
pendant les années de prospérité exceptionnelle. Nous ajouterons cependant que les moyens
de production ont également augmenté depuis 1900. Les fonderies marquent un léger recul.
Pour les aciéries, le chiffre de la production — Differdange étant entré en pleine activité
depuis — est monté de 257,055 tonnes à 314,930 tonnes.
Nous pouvons résumer ainsi le mouvement de la production
les hauts-fourneaux présentent une augmentation de … 163,902 tonnes,
les aciéries
57,875
les fonderies
diminution
de
…
Un coup d'œil jeté sur les prix détruit l'excellente impression que donne cet aperçu de
la production. La valeur de la production de la fonte, qui était de 74,234,178 fr. en 1900 et
de 66,277,320 fr. en 1901, est descendue à 59,797,131 fr. pour une production sensiblement
plus élevée. Le prix moyen de la fonte qui était de 76,46 fr., resp. 72,32 fr., a reculé à
55,35 fr. Les produits des fonderies ont fléchi également. Pour la production des aciéries
le prix moyen ressort à 106,36 fr. contre 119,28 fr. en 1901.
Deux circonstances ont pesé durant toute l'année sur l'industrie métallurgique : la
faiblesse des prix et les stoks considérables de fonte qui encombraient les parcs des hauts-
fourneaux. La fonte a bien fait quelques progrès comparativement aux prix qui ont été
payés vers la fin de 1901, mais les prix élevés que les syndicats belge et allemand mainte-
naient pour les cokes n'ont guère laissé de bénéfices aux usines. L'écoulement des stocks,
qui ont été réduits peu à peu aux existences normales, fut une des grosses préoccupations
de l'année.
Un élément qui a encore aggravé la situation des établissements métallurgiques du
Grand-Duché, mal placés au point de vue géographique, est à trouver dans les frais de
transport très élevés qu'ils ont à subir. Les réductions accordées par l'administration des
chemins de fer de l'État prussien, ainsi que par l'administration impériale des chemins de
fer en Alsace-Lorraine pour le transport des minerais de fer ont été, toutes proportions
gardées, de beaucoup supérieures à celles consenties pour le transport des cokes.
Durant toute l'année 1902, le marché intérieur témoignait de la prudente réserve et de
l'inertie que nous avons remarquées en 1901. La demande était insuffisante. Heureusement,
l'Amérique absorbait une grande partie de la surproduction et débarrassait notre marché
dans une large mesure. Est-il besoin d'ajouter que les prix à l'exportation n'étaient guère
rémunérateurs ?
On avait fondé des espérances sur l'amélioration de la situation politique. En 1901, on
avait fondé ces espérances sur la fin des troubles en Chine ; en 1902, on avait compté sur la
conclusion de la paix en Afrique pour se montrer plus optimiste. Ces espérances ont été
déçues en grande partie. La reprise actuelle démontre qu'une amélioration durable ne peut
avoir lieu qu'avec le rétablissement de l'équilibre économique sur notre propre marché.
Statistiques.
a) HAUTS-FOURNEAUX.
Le nombre des fours en feu a été de
ayant marché
La production se répartit ainsi
1° fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
divers
Production totale
représentant
1° pour la fonte d'affinage
2°
Thomas
3°
de moulage
divers
soit une valeur totale de
Prix de la tonne
Minerai consommé
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
Année 1901.
1149 semaines.
T.
111,593500
672,075
132,438
297500
T.
916,404
fr.
8,307,608
47,099,145
10,848,255
22,312
fr.
66,277,320
fr.
72,32
T.
2,878,150
2,771
6,615
Année 1902.
23 à 27
1274 semaines.
T.
110,505
816,763130
152,947500
T.
1,080,305630
fr.
5,952,814 75
45,350,186 25
8,488,505 12
5,625
fr.
59,797,131 12
fr.
55,35
T.
3,386,913
3,358
9,200
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte
dans les huit dernières années
T.
Production.
694,813
808,898
872,457
945,866
982,929
970,885
916,404
1,080,305
fr.
Valeur totale.
32,171,540
41,455,505
49,317,477
52,463,475
55,740,319
74,234,178
66,277,230
59,797,131
Prix de la tonne.
fr.
46,30
51,74
56,53
55,46
56,70
76,46
72,32
55,35
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.*)
*) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique
de Berlin.
Allemagne
Nombre
des ouvriers.
29,596
2,771
Production.
T. 6,963,683
916,404
Valeur totale
de la production.
fr. 548,440,000
66,277,320
Prix
de la tonne.
fr. 78,76
72,32
Minerai
consommé.
T. 19,285,717
2,878,160
*) Pour les besoins de la statistique, les « Aciéries et Ateliers de Luxembourg » ont été énuméres simulta-
nément parmi les fonderies et les aciéries. La production fonte de fer de cet établissement est renseignée sous
« Fonderies » ; sa fonte d'acier sous « Aciéries .
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.
Nombre
des fonderies.
Allemagne
Ouvriers
occupés.
85,270
Consommation
de matières premières.
T. 1,742,641
T.
10,680
Production
totale.
1,503,435
9,081
Valeur de la
production.
fr. 339,358,750
1,877,816
Prix moyen
de la tonne.
fr. 225,72
188,42
Production.
T.
8,747
9,307
9,875
9,358
11,154
11,294
9,981
9,541
fr.
Valeur totale.
1,317,975
1,370,596
1,370,888
1,459,815
1,816,839
1,856,965
1,877,816
1,637,089
Prix de la tonne.
fr.
150,67
147,26
139,00
155,99
162,89
164,43
188,42
171,58
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies
depuis 1895
b) FONDERIES.
Nombre des fonderies en marche
La production se répartit ainsi
1° poterie
2° tuyaux
3° construction des machines et divers
Production totale
représentant
1° pour la poterie
fr.
2°
les tuyaux
3°
les machines et divers
soit une valeur totale de
fr.
Prix moyen de la tonne fr.
Matières premières consommées
T.
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
Année 1901.
T.
656 200
1,030345
8,294 1 2 0
T.
9,981 2 6 5
219,200
fr.
141,643
1,516,973
1,877,816
fr.
188,42
fr.
10,680
T.
1,305
Année 1902.
T.
652 3 0 0
8,980790
T.
9,658090
199,422 50
4,062 50
1,448,604 20
1,637,089 20
171,58
10,198 2 5 0
c) ACIÉRIES.
Nombre des aciéries *)
La production se répartit ainsi
1° lingots
2° demi-fabricats (blooms, billettes, platines etc.)
destinés à la vente
Année 1901.
T.
13,159 4 3 5
167,428
Année 1902.
T.
17,788
205,712
3° produits finis
Année 1901. Année 1902.
a) rails et éclisses
T. 27,057
T. 25,034
b) traverses
12,700
4,912
c) fers marchands, ma-
chines et divers
36,710565
61,484
Production totale
représentant
1° pour les lingots
fr.
2° pour les demi-fabricats
3° pour les produits finis
Année 1901.
Année 1902.
a) rails et éclisses
fr. 3,889,444
fr. 3,317,005
b) traverses
1,746,250
577,160
c) fers marchands, ma-
chines et divers
5,212,514
8,003,240
soit une valeur totale de
fr.
Prix moyen de la tonne
Consommation de fontes de toutes espèces
T.
Nombre des ouvriers occupés
Population ouvrière (femmes et enfants)
T.
76,467565
T. 257,055
1,213,218
18,600,136
10,848,208
30,661,562
119 28
426,376
1,754
3,800
T.
91,430
T. 314,930
fr.
1,556,450 00
20,049,147 50
11,897,405 00
fr. 33,503,002 50
106 36
T.
426,949
1,317
3,004
Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.
Allemagne
Nombre
Nombre
des
des
aciéries.
ouvriers.
120,106
1,754
Production.
a) lingots
b) demi-fabricats destinés
à la vente
c) produits finis.
a) lingots
b) demi-fabricats destinés
à la vente.
c) produits finis.
T
355,212
1,112,584
4,485,813
T. 5,953,609
13,159
167,428
76,468
T.
257,055
Valeur.
fr.
36,875,000
125,386,250
799,343,750
fr. 961,605,000
1,215,218
18,600,000
10,848,208
fr.
30,661,562
Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.
ANNÉE.
Nombre des
Hauts-
Fourneaux.
FONTE
D'AFFINAGE.
Tonnes.
93,408
122,554
128,300
142,897
184,573
256,449
246,600
270,377
230,500
215,388
248,377
261,236
243,740
235,263
260,492
206,726
198,190
201,702
148,089
196,184
199,151
198,033
191,056
124,233
118,222
122,679
129 533
94,282
140,275
118,950
143,753
152,601
118,217
111,593
110,505
PONTE
DE MOULAGE.
Tonnes.
16,926
29,133
38,936
49,106
76,662
109,680
75,956
75,622
75,129
84,582
67,790
99,683
123,307
87,367
11 ,018
141,618
116,699
165,454
150,711
137,362
101,853
132,438
152,947
FONTE THOMAS.
Tonnes.
29,219
77,159
78,855
91,145
108,227
176,599
220,232
249,496
279,118
300,066
321,078
344,986
348,242
438,265
458,912
551,904
585,969
651,403
692,966
750,815
672,075
816,763
DIVERS.
Tonnes.
PRODUCTION
TOTALE.
Tonnes.
93,408
122,554
128,300
142,897
184,573
256,449
246,600
270,377
230,500
215,388
248,377
261,236
260,666
293,615
376,587
334,688
365,997
419,610
400,644
492,038
523,776
561,733
558,912
544,994
586,515
558,289
679,816
694,813
898,000
872,457
945,866
982,929
970,885
916,404
1,080,306
Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.
Année.
Tonnes.
1,200
1,011
1,141
1,536
1,615
1,413
1,310
1,341
1,370
1,269
1,394
1,205
Année.
Tonnes.
1,701
1,579
1,726
1,827
1,670
1,440
2,585
3,644
4,615
4,642
5,909
7,062
Année.
Tonnes.
6,281
7,764
8,328
8,747
3,307
9,874
9,358
11,154
11,293
9,981
9,658
Rappel de la production des Acieries depuis 1886.
Année.
Tonnes.
20,554
57,346
69,739
97,900
97,462
110,920
Année.
Tonnes.
103,310
129,123
131,220
134,539
136,955
143,692
Année.
Tonnes.
170,153
166,206
184,714
257,055
314,930
Mouvement de la population ouvrière de l'industrie minière et métallurgique depuis 1895.
Nombre des ouvriers
Population ouvrière
(femmes et enfants)
1895.
7,757
23,271
1896.
9,238
24,602
1897.
10,224
25,772
1898.
10,603
30,118
1899.
11,095
28,634
1900.
10,709
27,017
1901.
9,684
19,686
1902.
10,166
25,713
Tonnes
I. FONTE . — Total de la Production des Hauts-Fourneaux.
Tonnes
II.
PRODUCTION DE FONTE D'AFFINAGE DE MOULAGE & THOMAS
Tonnes.
III.
F O N D E R I E S .
T o t a l de la P r o d u c t i o n .
Tonnes
IV.
PRODUCTION
DE L'ACIER
THOMAS.
Ateliers de construction.
La parcimonie des renseignements qui nous ont été fournis par les ateliers de construc-
tion, ne nous permettait pas d'établir notre rapport sur la base de statistiques, la seule vraie.
La réserve de nos industriels s'explique en partie par la mauvaise marche des affaires en
1902. Si, dans le courant de cette année, il y avait des éclaircies momentanées où une reprise
semblait se dessiner à l'horizon, des déceptions les suivaient régulièrement de près et le
marché retombait dans l'inertie.
Ainsi qu'en 1901, les ateliers devaient songer avant tout à
conserver de l'occupation à leurs ouvriers au prix de grands sacrifices, surtout par des réduc-
tions de prix injustifiées.
Neanmoins, nous regrettons cette réserve de la part de nos ateliers. Le compte-rendu
d'une année mauvaise n'est pas moins suggestif que le bilan triomphal d'une année de prospé-
rité. Leur intérêt bien compris devrait conseiller à nos petits industriels de fournir à la
Chambre de commerce des renseignements sur les expériences acquises et le mouvement des
importations et des exportations démontrant dans quelle mesure la production a pu suffire à
la consommation indigène et quelles voies il faudrait suivre pour écarter la concurrence
étrangère du marché intérieur. Celle-ci, — est-il besoin de le dire ! — s'étend toujours
davantage dans le Grand-Duché.
Ces rapports fourniraient, dans la suite, les données nécessaires pour l'appréciation de
ce qui devrait être fait pour arriver à une fabrication plus rationnelle qui permettrait de déve-
lopper l'intensité de la production, ainsi que pour arriver à créer à nos produits de nouveaux
débouchés à l'étranger.
Nous ne nous cachons point les difficultés qui s'opposent à cette tâche. Notre petite
industrie métallurgique manque de la cohésion et de l'uniformité propres à la grosse métal-
lurgie. Le contraste éclate non seulement dans les procédés de fabrication, mais également
dans la manière dont les petits ateliers font la vente de leurs produits. Voilà les causes pourquoi
les essais qui ont été faits antérieurement en vue de la création d'un syndicat pour la vente à
former entre les petits ateliers, n'ont pu aboutir : il était impossible de trouver une formule
s'adaptant aux conditions d'existence trop hétérogènes de notre petite métallurgie. Avec
l'amélioration de la situation, certaines aspirations, irréalisables en apparence aujourd'hui,
entreront peut-être dans le domaine du réalisable.
Nous nous plaisons à constater qu'en ce moment la reprise industrielle et commerciale, si
ardemment désirée, paraît se faire jour enfin. Le contrecoup s'en fait déjà sentir dans nos
ateliers de construction où l'âpreté de la lutte pour l'existence a été particulièrement vive.
Des ruines que la crise a accumulées sortira une vie nouvelle, et les expériences que nous
avons acquises par d'énormes sacrifices pendant la période de violente dépression économique,
ne resteront pas sans fruit, en nous conseillant la prudence.
Le mieux-aller industriel auquel nous assistons coïncide avec un évènement qui ne man-
quera pas de stimuler, à son tour, notre petite industrie : c'est la nouvelle convention avec
l'Allemagne relative aux chemins de fer Guillaume-Luxembourg et à la prorogation du Zoll-
verein. Nous croyons pouvoir affirmer que cette convention ne tournera pas seulement au
profit de nos ateliers de construction, mais qu'elle contribuera également à la création de
nouvelles branches d'industrie sur notre sol natal.
Mines de Stolzembourg.
La « Société des Mines de Stolzembourg » nous mande
La Société a continué les travaux de recherches pendant l'exercice 1902; elle a reconnu
différents filons de chalcopyrite. La teneur du minerai varie de 24 à 33 pCt. de cuivre avec
un minimum de 40 grammes d'argent à la tonne de minerai. Au cours des travaux de
recherches, la Société a extrait 40 tonnes de minerai dont le placement s'est fait avec la plus
grande facilité. Des divers pays voisins des offres avantageuses ont été faites à la Société
pour l'achat de ses minerais. Les découvertes faites jusqu'à ce jour permettent d'espérer un
grand avenir pour ces mines et les rapports des différents ingénieurs compétents chargés
par la Société d'examiner les résultats acquis sont des plus favorables.
Comme la station la plus proche des mines est Vianden, qui s'en trouve éloignée de
huit kilomètres, il est à désirer que le chemin de fer de Diekirch à Vianden soit prolongé
jusqu'à Stolzembourg, car les transports des charbons nécessaires à la mine et des minerais
sont actuellement très onéreux et à peu près impossibles à certains moments de l'année. Un
tel chemin de fer, tout en desservant une contrée actuellement sans voies de communi-
cation, assurerait l'avenir des mines.
Industrie du bâtiment.
Le bâtiment a conservé une allure tranquille pendant l'année 1902, qui a formé la
continuation de la période de calme succédant à l'activité extraordinaire des années de
prospérité industrielle.
Dans l'ancienne ville de Luxembourg aucune construction nouvelle n'est à signaler.
Dans les alentours nous relevons certains progrès : il a été construit une demi-douzaine de
maisons dans le nouveau quartier situé sur les terrains de l'ancien glacis, une douzaine au
Limpertsberg, sept maisons sur la route de Merl, une douzaine à Hollerich, une vingtaine
au Feldchen et une douzaine à Bonnevoie. A Eich et à Dommeldange, le bâtiment a conservé
quelque activité. Dans le bassin minier, sauf quelques rares constructions faites à Differ-
dange, Dudelange et Rodange, l'activité a été insignifiante.
C'est à la crise industrielle qu'il faut attribuer la période de calme que traverse cette
industrie, et qui s'est accentuée particulièrement dans le bassin minier. Les besoins impé-
rieux qui se manifestaient pendant la période de splendeur industrielle, avaient suscité une
activité tout-à-fait exceptionnelle : après la disparition de ces besoins, le bâtiment est
retombé dans une atonie d'autant plus grande.
En dépit de ce recul, les salaires des ouvriers du bâtiment, comparés à ceux de l'année
précédente, n'ont guère baissé et la raison en doit être cherchée dans la hausse qu'ont subie
les prix des vivres. L'élément italien conserve toujours un rang prépondérant parmi ces
ouvriers, tant dans les environs de la ville de Luxembourg que dans le bassin minier.
Nous relèverons encore, en cet endroit, que les poutrelles en fer prennent une place
plus large dans les constructions nouvelles, les travaux de cimentage, pour les plafonds et
dallages.
Les métiers et industries tributaires du bâtiment se ressentent vivement de la situation
défavorable de cette industrie. Les menuiseries, serrureries et ferronneries travaillent avec
les trois quarts des ouvriers qu'ils occupent en temps ordinaires et doivent se contenter de
médiocres bénéfices.
Ardoisières.
La maison Bother frères, de Haut-Martelange, nous écrit
Une diminution très légère, qui peut être évaluée à 3 wagons, est à signaler dans la pro-
duction. Les prix de revient n'ont présenté aucune variation, quoique les prix de vente ne
soient jamais descendus aussi bas qu'en 1902. Stimulée par la faiblesse des prix, la vente à
garde une bonne allure ; un léger ralentissement s'est dessiné cependant dans les ventes vers
la fin de l'année et a provoqué la formation d'un stock assez considérable.
Par suite des prix excessivement bas obtenus pour les produits fabriqués, la fabrication
n'a pas été forcée. Les irrégularités traditionnelles des ouvriers qui travaillent encore aux
champs ont contribué également à en ralentir la marche. La pénurie d'ouvriers qui a été
remarquée pendant les années antérieures ne s'est guère fait sentir en 1902. Le recrutement
des ouvriers rencontre encore parfois des difficultés, mais il faut espérer qu'il y aura une
amélioration de ce côté quand le nouveau vicinal vers Bastogne sera livré à l'exploitation.
Les prix de la main-d'œuvre se sont maintenus.
Les débouchés sont restés les mêmes : ce sont les pays du Zollverein qui entrent exclu-
sivement en ligne de compte. La vente en Belgique nous est presque fermée par suite des
tarifs élevés des chemins de fer cantonaux, qui nous excluent pour ainsi dire du marché couru
par les exploitants belges, ayant à leur disposition, pour l'expédition de leurs produits, les
grandes lignes avec leurs tarifs exceptionnellement bas. Dans les tarifs des chemins de fer
cantonaux il faut relever encore cette anomalie que le même tarif est appliqué aux charbons
industriels et aux produits expédiés. Un changement de cet état de choses serait vivement à
désirer.
Aucune modification bien précise n'est à signaler dans les moyens de production pour
l'année 1902. Les essais continuent: quelques modifications sont en voie d'exécution, mais
n'ont pas encore concouru a l'exploitation.
La société anonyme des ardoisières « Wilhelmsschacht », de Rombach-Martelange, nous
signale une diminution d'environ 5 % dans les prix de revient pour l'année 1902, accompagnée
d'une diminution parallèle des prix de vente. En général, la vente s'est faite avec facilité. A
faire remarquer surtout que le placement de nos ardoises s'est opéré plus couramment en
Allemagne que pendant les années précédentes. Par suite de la mise en exploitation de nou-
velles couches, la production annuelle a augmenté de 15 %. Le nombre des ouvriers a été
de 100 en moyenne, principalement des Belges.
La maison Cahen, de Perlé, nous donne l'aperçu suivant de la situation : Il y a eu une
légère diminution dans la production par rapport à 1901. Alors qu'en 1901 les prix de vente
ont baissé graduellement, ils se sont maintenus en 1902 au niveau le plus bas obtenu au cours
de l'année précédente. Par contre, la vente s'est heurtée à des difficultés moindres, de sorte
que les stocks restés sur chantier n'ont guère d'importance. La faiblesse des prix n'a pas été
sans influencer les salaires dans lesquels un léger recul s'est dessiné. Les ouvriers, qui sont
en même temps cultivateurs, ont consacré plus de journées à la culture par suite de la baisse
des salaires.
Deux causes continuent d'exercer une influence fâcheuse sur l'industrie ardoisière : les
tarifs si élevés des chemins de fer cantonaux sur lesquels nous avons déjà attiré l'attention
dans notre précédent rapport, et la préférence accordée aux ardoises belges pour toutes les
constructions publiques. Alors que la bonne qualité de nos ardoises leur ouvre des débouchés
lointains, elles sont supplantées par les ardoises belges sur le marché intérieur.
Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis
1896 par spécialités.
ANNEE
ARDOISES
15,551 mille
17,887
18,615
20,604
18,061
20,701
21,498
DALLES
1,120 m. carrés
EVIERS
1,446 pièces
1,673
1,451 m. cour.
1,102
1,298
1,534
1,496 pièces
Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en
Allemagne pendant les années 1897-1902.
Ardoises belges
importées
dans le
Grand-Duche
T.
2,394
2,247
2,649
2,462
2,083
3,003
en
Allemagne
10,508
11,671
11,929
9,613
9,236
Ardoises françaises
importées
dans le
Grand-Duché
en
Allemagne
7,538
9,395
11,545
12,877
10,926
Ardoises de provenances
diverses
importées
dans le
Grand-Duche
en
Allemagne
26,283
28,583
30,593
36,662
21,328
La valeur de ces importations s'établit ainsi
fr. 263,340
246,870
291,390
270,820
229,130
330,330
1,182,500
1,461,000
1,493,000
1,201,000
16,700
45,000
100,500
88,500
65,500
31,130
844,000
1,169,000
1,435,000
1,640,000
2,958,000
3,574,000
3,804,000
3,333,000
Statistique de production pour l'année 1902.
Les ardoisières en exploitation sont situées sur les territoires des communes d'Assel-
born, Oberwampach et Perlé, sections de Haut-Martelange-Rombach, Perlé, Holtz, Nieder-
wampach et Perlé.
*
*
*
Année.
Nombre des
exploitations.
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
ardoises 1)
éviers 2)
dalles 3)
Quantites.
1,498
1,496
Prix.
FR.
32 à 40
8 à 10
4 à 4,50
QUANTITÉS
employees
dans le
Grand-Duche
1,474
1,091
exportees
a
l'étranger.
20,324
1) Ce chiffre s'entend par mille ; 2) par pièces ; 3) par mètres courants.
Carrières.
L'exploitation des carrières, plâtrières et sablières a présenté en 1902 un développement
normal. On nous signale en général une vente courante, facile. L'industrie des carrières a
occupé environ 1,042 ouvriers. 11 accidents du travail ont été signalés dans le courant de
l'année dans les diverses exploitations.
Une importante firme nous écrit d'autre part
Par suite de la crise qui règnait dans l'industrie métallurgique, la concurrence des exploi-
tants de pierres de taille de la Lorraine, qui ont offert leurs marchandises à des prix déri-
soires, s'est fait assez vivement sentir dans le Grand-Duché.
Depuis quelques années l'administration des travaux publics prescrit l'usage exclusif des
matériaux du pays : elle rend ainsi un grand service à l'industrie nationale et à la classe
ouvrière. Il serait à désirer que les administrations de nos chemins de fer imitent cet exemple,
surtout que les matériaux de provenance indigène leur rendraient les mêmes services que les
matériaux tirés de l'étranger, tout en revenant moins cher. Ainsi les pierres dures d'Ernzen
et de Gilsdorf remplaceraient avantageusement le granit des Vosges et la basalte du Rhin à des
prix de beaucoup inférieurs.
Le raccordement de Grundhof aux carrières de Beaufort et de Reisdorf étant définitive-
ment adopté par la Société du Prince-Henri, le vœu exprimé dans les rapports précédents
est donc sur le point d'être réalisé, et il est à espérer que le raccordement de Junglinster aux
carrières d'Ernzen ne tardera pas d'être pris également en considération.
*
*
*
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1902
est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des mines.
Nombre des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
exportées
à
l'étranger.
Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Rumelange, Kayl, Differdange, Petange, Rodange. — Sections de Rumelange, Tetange,
Differdange, Niedercorn, Obercorn, Lasauvage.
pierres de taille
moëllons
1) dont 4,380 mètres cubes de castine.
Mètres cubes.
15,309
Fr.
15 à 32
0,50 à 3,50
Mètres cubes.
8,193
Mètres cubes.
7,1161)
Déblais de mine (benglik de la minette).
Communes de Rumelange, Kayl, Dudelange, Petange, Differdange. — Sections de Rumelange,
Kayl, Dudelange, Petange, Lamadelaine, Obercorn.
moëllons
10,445
0,50 à 1,50
10,429
Carrières de grès liasique.
Commune de Larochette. — Section d'Ernzen.
95-100
pierres de taille
moëllons
pavés
2,419
90‰
44 à 48
0,50 à 0,80
32 à 44
1,910
90‰
Communes de Bech, Echternach. — Sections de Bech, Echternach, Zittig,
Kuobenbour,
Marscherwald.
pierres de taille
moëllons
pavés
30‰
1,25 à 1,50
30‰
Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Dillingen, Berdorf,
Reisdorf, Haller.
pierres de taille
moëllons
2,370
25 à 40
3 à 8
1,303
Communes de Dalheim, Frisange, Mondorf. — Sections de Dalheim, Aspelt, Mondorf, Altwies.
pierres de taille
moëllons
pavés
9,233
485‰
27 à 32
1 à 3
50 à 80
9,233
470‰
15‰
Commune de Contern. — Sections de Contern, Moutfort, Oetrange.
pierres de taille
moëllons
pavés
1,392
22‰
25 à 60
1 à 1,25
45 à 50
1,392
22‰
Nombre des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION.
Spécification.
Quantités.
Prix.
QUANTITÉS
employées
dans
le
GrandDuché
exportées
à
l'étranger.
Communes de Lorentzweiter, Steinsel. — Sections de Lorentzweiler, Heisdorf.
pierres de taille
moëllons
pavés
5 ‰
30 à 35
1 à 50
22 à 50
5 ‰
Communes de Hesperange, Kehlen, Kopstal, Niederanven. — Sections de Hesperange, Kehlen,
Kopstal, Oberanven, Senningen, Rameldange.
pierres de taille 1)
moëllons
pavés
9,734
344 ‰
25 à 80
1 à 1,60
25 à 80
9,734
155 ‰
189 ‰
1) plus 27,000 mètres cubes de pierrailles employées pour le chemin de fer vicinal.
Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Mensdorf,
Flaxweiler.
moëllons
pavés
961 ‰
386 ‰
575 ‰
Communes de Steinfort, Kœrich. — Sections de Steinfort, Kœrich, Gœblange.
pierres de taille
moëllons
pavés
3,000
626 ‰
25 à 50
1 à 1,75
20 à 50
2,800
428 ‰
198 ‰
Communes de Rollingergrund, Eich. — Sections de Neudorf, Kirchberg, Eich, Dommeldange.
37 à 47
pierres de taille
moëllons
pavés
5,584
322 ‰
20 à 30
0,50 à 1,25
30 à 50
5,584
292 ‰
30 ‰
Communes de Luxembourg, Hollerich. — Sections de Luxembourg, Hollerich, Bonnevoie, Merl.
moëllons
13,085
1 à 2
13,085
Communes de Mersch, Fischbach. — Sections de Mersch, Rollingen, Petingen, Angelsberg.
pierres de taille
moëllons
pavés
1,395
7 ‰
20 à 22
1,25
1,395
7 ‰
Carrières de grès bigarré.
Commune de Mertzig.
pierres de taille
moëllons
pavés
2 ‰
35 à 60
2 à 6
2 ‰
Nombre des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
PRODUCTION
Spécification.
Quantités.
Prix.
Carrières de grès de Born.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
Communes de Mompach, Rosport. — Sections de Born, Rosport, Girst.
pierres de taille
moellons
1,385
1,960
30 à 40
2 à 3
Carrières de calcaire keuprique.
Commune de Bissen. — Section de Bissen.
moëllons
pavés
gravier
2,896
18 ‰
1,25 à 1,75
1,25 à 5
Carrières de grès coquillier.
1,960
2,786
18 ‰
Commune de Bettendorf. — Section de Bettendorf, Gilsdorf.
pierres de taille
moëllons
pavés
1,435
3,662
222 ‰
40 à 80
1 à 3
40 à 70
Carrières de quartzite.
1,337
3,662
208 ‰
exportées
à
l'étranger.
1,070
14 ‰
Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections de Clervaux, Roder.
hassel pour pier-
railles
7,000
3,75
Carrières de pierres à chaux.
4,800
2,200
Communes de Rosport, Echternach, Berdorf. — Sections de Rosport, Echternach, Grundhof.
pierres à chaux
tuf
1,50 à 2
Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers.
Communes de Bettendorf, Ettelbruck, Feulen, Redange, Colmar-Berg. — Sections de Bettendorf,
Ettelbruck, Niederfeulen, Ospern, Colmar-Berg.
pierres à chaux
4,825
2 à 3
Carrières de pierres à chaux et dolomie.
4,443
Communes de Biver, Grevenmacher, Mertert, Remich, Wormeldange, Lenningen. —
Sections de Biver, Grevenmacher, Wasserbillig, Remich, Machthum, Elvingen, Lenningen.
pierres à chaux et
dolomie
18,866
1,40 à 3
Carrières de chaux hydraulique.
10,592
8,274
Communes de Bertrange, Hollerich, Strassen, Kehlen. — Sections de Bertrange, Hollerich,
Merl, Strassen, Kehlen.
chaux hydraulique
11,125
0,50 à 2,50
9,535
1,590
Nombre des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupés
sous
terre.
au
jour.
P R O D U C T I O N .
Spécification.
Quantités.
Prix.
Plâtrières.
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
exportées
a
l'étranger.
Communes de Walferdange, Steinsel, Remich. — Sections de Helmsingen, Heisdorf, Remich.
plâtre brut
3,120
5 à 9
Sablières.
Commune de Mertert.
sable
1,750
Communes de Bech, Echternach.
sable
1,390
1,25
Commune de Steinfort.
sable
12,704
1,25
Commune d'Eich.
sable
1,492
0,75 à 1
Communes de Luxembourg, Hesperange.
sable
2,130
1 à 2,50
Communes de Kopslal, Lintgen, Walferdange.
sable
3,052
1 à 2,50
2,120
1,390
10,704
1,492
2,130
1,302
Communes de Bissen, Fischbach. — Sections de Bissen, Angelsberg.
sable
1 à 1,50
1,000
1,000
2,000
1,750
Communes de Mondorf, Frisange, Dalheim. — Sections de Mondorf, Altwies, Aspelt, Dalheim.
sable
4,194
1 à 1,25
4,194
Faïencerie de Septfontaines.
La marche générale de la faïencerie n'a subi aucun changement notable en 1902. Le
personnel employé a été de 220 personnes.
Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants
a) matières diverses
arrivées........................
kg. 1,500,000
b)
houille........................................................
2,852,500
c) produits
expédiés......................................
950,000
Fabrique de produits céramiques Utzschneider & Ed. Jaunez
à
Wasserbillig.
Cet établissement renseigne, pour l'année 1902, une production de 125,000 tonnes,
c'est-à-dire sensiblement la même que pour l'année 1901. La vente a suivi une marche
à peu près normale, laissant des stocks insignifiants. Le principal débouché de l'établissement
est l'Allemagne ; dans le Grand-Duché, ses produits pourraient trouver un meilleur accueil.
Le personnel employé régulièrement à la fabrication des carreaux céramiques et
mosaïques est d'environ 400 personnes, et est composé de Luxembourgeois et d'Allemands.
Dans ce nombre est compris une centaine de femmes. Les salaires se sont maintenus dans
le courant de l'année, mais ils montrent une tendance à monter.
Industrie des ciments.
La succursale de la maison Wayss & Freytag (Ciment armé) à Hollerich nous mande
que le prix du ciment a subi, en 1902, une baisse d'environ 25 fr. par wagon de 10,000 kg.
Cette baisse doit être attribuée en majeure partie à la crise générale. Il faut relever ensuite
que l'industrie et les particuliers n'ont pas fait exécuter d'importantes constructions, mais que
les ordres qui ont été remis dans le courant de l'année, provenaient surtout d'administrations
de l'État, de communes ou de chemins de fer. La situation intrinsèque de l'année 1902 a été
la même que celle de l'année précédente au cours de laquelle un arriéré de commandes des
années de prospérité industrielle faisait encore sentir son influence. Le nombre des ouvriers
oscillait entre 20 et 45.
Une baisse considérable sur les prix des ciments nous est signalée également par la
Dommeldinger Cementwaarenfabrik, qui l'attribue à la crise générale et à la surproduction.
Cet établissement a occupé 15 ouvriers cimentiers qui ont travaillé jusqu'en novembre 1902.
Comme les ouvriers indigènes sont en général peu expérimentés dans le métier, il a dû
recourir à des contre-maîtres étrangers. D'un rapport qui nous est présenté par cette firme,
nous empruntons encore les considérations suivantes
Le Grand-Duché forme le débouché principal pour cette industrie, les frais de transport
considérables rendant la concurrence à l'étranger impossible. Réciproquement, la même
cause écarterait la concurrence étrangère de notre marché, n'était la préférence qui est
accordée ici aux produits étrangers sous l'empire de fâcheux préjugés. La production a été
entravée par suite de l'exclusion, par l'Administration des travaux publics, des tuyaux en
ciment qui sont remplacés soit par des tuyaux en grès, soit par des tuyaux en ciment de
fabrication étrangère.
Briqueterie.
Malgré les stocks considérables qui étaient restés dans les chantiers, la briqueterie a
produit à peu près les mêmes quantités que l'année précédente. La production qui, en temps
normal, atteint 12 à 15 millions de briques, est encore restée loin de ce chiffre. La réduction
a été particulièrement sensible dans le compartiment des briques de champs.
Une briqueterie à vapeur nous donne l'appréciation suivante de la situation en 1902
La campagne de fabrication n'a commencé qu'au mois de mai et s'est arrêtée à fin octobre.
Quoique la production ait été considérablement réduite, comme en 1901 d'ailleurs, il restait
une assez forte provision de marchandises non écoulées au 1er janvier 1903.
Par suite de la diminution de la fabrication, les prix de revient ont subi une augmenta-
tion très onéreuse, les frais généraux devant être répartis sur une production plus restreinte.
Aucune diminution n'est à signaler dans les prix des charbons et les salaires des ouvriers.
Quant aux prix de vente, on a été forcé de faire des concessions et même, en plusieurs cas,
des remises considérables pour pouvoir tenir tête à la concurrence des fabriques étrangères.
Une protection plus efficace de notre industrie briquetière s'impose. Pour tous les tra-
vaux de l'État et des communes, où des briques et des tuiles sont employées, la préférence
devrait être accordée aux produits indigènes. Il est donc à désirer que la Chambre de com-
merce appuie auprès des pouvoirs publics les vœux de l'industrie briquetière, qui a beaucoup
souffert de la crise.
Au sujet des tarife appliqués aux transports de briques par les chemins de fer secondaires
on nous écrit
En ce qui concerne les tarifs du chemin de fer vicinal Bettembourg-Aspelt, nous ferons
observer que la pierre brute et le sable, taxés à raison de 0,12 fr. par tonne kilométrique,
ont été favorisés d'une réduction qui abaisse les frais de transport de ces marchandises à
0,08 resp. à 0,06½ fr. par tonne kilométrique. Par contre, les briques et tuiles, taxées comme
les pierres à raison de 0,02 fr. par tonne kilométrique dans le cahier des charges, n'ont subi
aucune réduction équivalente.
Etant donné que le cahier des charges applique le même traitement aux briques et aux
pierres, nous ne voyons pas pourquoi, actuellement, on favoriserait le transport de l'une de ces
marchandises au détriment de l'autre, d'autant plus que les wagons chargés de briques et de
tuiles, qui sont rangées symétriquement, ont moins à souffrir que ceux qui transportent des
pierres, jetées pêle-mêle et sans soins.
Tannerie.
La transformation du système de tannage par les tannins exotiques continue sa marche
ascendante. On ne va pas trop loin en prétendant qu'il n'y a plus une seule grande tannerie
travaillant encore à l'écorce de chêne pure. Néanmoins, les essais de ces matières tannantes,
employées sans méthode et sans une connaissance approfondie de leurs qualités, donnent
parfois des résultats contraires à l'attente du fabricant et, par suite, ces produits sont encore
acceptés par la consommation avec une certaine méfiance.
Pendant l'année 1902, la tannerie a encore souffert du malaise que nous signalons depuis
plusieurs années, c'est-à-dire de la disproportion entre les prix des matières premières et le
Ganterie.
L'industrie gantière a continué à se ressentir de la situation politique et économique de
l'Angleterre.
De même que les années précédentes, les articles de qualité supérieure ont été délaissés
en 1902. A cela est venue s'ajouter une saison de printemps excessivement froide et humide
qui n'a pas manqué d'influencer encore très défavorablement le commerce des gants de peau
en général. La clientèle n'a pas pris livraison des commandes remises et en a fait différer
l'exécution à des mois plus tard. De là est résulté un accroissement des stocks qui s'est
prolongé jusqu'au mois d'octobre.
Il était à craindre que cet état de choses ne causât une crise intense, mais cette crainte
se dissipa bientôt devant une reprise inattendue des affaires. Des commandes considérables
se succédaient de bien près et c'est ainsi que les ouvriers ont pu être occupés couramment
pendant toute l'année. Aussi les stocks ont-ils commencé à s'éclaircir vers la fin de l'année.
Quant à l'exportation vers les Etats-Unis, devenue plus restreinte dans les dernières
années, il y a eu une légère reprise dans la ganterie fine pour dames, les fabricants d'outre-
mer n'étant pas encore parvenus à produire un article de ce genre aussi perfectionné que
celui que leur fournit l'étranger. Par contre, l'exportation des peaux mégissées et teintes n'a
pas augmenté dans les proportions voulues, mais il y a tout lieu de croire que cet article
finira par se frayer un chemin.
Ecorces
à
tan.
Le restant de la récolte de 1901 a été vendu vers les mois de février et de mars 1902 aux
prix de 2,50 fr. à 2,65 fr. pour écorces de première qualité.
La rentrée des écorces en 1902 s'est faite dans de bonnes conditions. En général, la
qualité en a été très bonne. Dès les mois d'août et de septembre beaucoup d'écorces, de
bonne qualité moyenne principalement, ont été vendues avec une augmentation de 10 à 15
centimes sur la botte. Peu à peu la demande s'est réveillée pour écorces de premier choix et
l'on a payé à Burden, Welscheid 2,75 fr. à 2,80 fr. les 25 kg.
A la fin de l'année, presque toutes les écorces étaient vendues ; pour les parties invendues
on demandait des prix en hausse. Cette tendance à la hausse engagera certainement beaucoup
de propriétaires à écorcer davantage, mais la rareté et la cherté de la main-d'œuvre leur
laisseront peu de bénéfice.
tanné. Cette disproportion date de 1895 ; elle est une conséquence de la hausse si brusque,
exagérée, quoique de courte durée, qui s'était produite alors et qui avait été provoquée arti-
ficiellement.
Les pertes subies pendant cette année si néfaste pour la tannerie ont fait naître
la méfiance qui persiste toujours et empêche la hausse, justifiée pourtant, du tanné.
La tannerie luxembourgeoise a travaillé, en 1902, dans les mêmes conditions que l'année
précédente. Elle a occupé environ 480 ouvriers. Sa production s'est élevée à 137,000 cuirs,
dont 45,000 cuirs forts, 67,000 cuirs du Nord tant en bandes qu'en coupons et 25,000 crou-
pons en courroies, auxquels viennent s'ajouter 322,000 kg. de dépouilles. Toutefois, nous
ferons remarquer que l'exportation du tanné a augmenté d'une manière sensible.
Industrie du vêtement.
L'industrie du vêtement qui se ressentait d'une faiblesse incontestable en, 1901, s'est
relevée sensiblement vers la fin de l'année 1902. La production, stimulée par une vente
courante, est en augmentation. Une maison de Làrochette a appliqué la forée motrice aux
Industrie textile.
La situation de l'industrie textile est restée sensiblement la même que l'année précédente.
Quelques maisons nous signalent une légère reprise, il est vrai, mais la situation générale de
cette industrie continue d'être peu florissante. Aucune éclaircie très apparente ne s'est pro-
duite dans le concours de circonstances défavorables qui la tiraillent sans cesse et l'empêchent
de se développer tranquillement, normalement. Pourtant, l'industrie textile paraît être arrivée
à un point d'arrêt et dans la progression descendante que nous relevons régulièrement chaque
année.
La production de nos 7 établissements
Draperies luxembourgeoises, à Schleifmuhle, Pulvermuhl et Ettelbruck,
Manufacture de Larochette, à Larochette (siège à Luxembourg),
Delmarque-Pierret, à Larochette,
Jos. Glesener, à Wiltz,
Ed. Lazard, à Oberpallen,
Kieffer, à Platen et
Demuth frères, à Esch-sur-Sûre
représente, tant pour la draperie que pour la bonneterie et les tissus-coton et mi-laine, la
somme de 2,750,000 fr. Le nombre des ouvriers est resté stationnaire à 830.
A la faveur d'une demande croissante il s'est produit une réduction des stocks et une
hausse correspondante des prix. Cependant cette hausse des prix n'a pas été parallèle à la
hausse qui s'est produite simultanément sur les prix des matières premières. Les laines ont
augmenté en moyenne de 30 à 35%; sur les qualités fines, cette augmentation a été de 20 à
30 % , sur les laines croisées elle a été de 50 %. Signalons encore une hausse sur les cotons
qui a atteint 15 à 20 %.
Au sujet du recrutement des ouvriers l'établissement de Schleifmuhle nous informe que
le manque de bons ouvriers tisserands, connaisseurs du métier, qui ont trouvé dans les der-
nières années de l'occupation surtout au chemin de fer, se fait toujours très vivement sentir.
Cette firme répète la même observation à l'endroit des ouvriers fileurs de sa filature d'Ettel-
bruck, qui ont trouvé de l'occupation soit au chemin de fer, soit dans l'industrie minière.
Le chiffre de la production s'est trouvé dépasser de 7,000 douzaines de paires celui de
l'année précédente, ce qui porte, pour l'année 1902, le chiffre total de la production à
environ 70,000 douzaines de paires de gants.
Un fait anormal à relever : malgré la hausse persistante sur les matières premières, on
s'est vu dans l'impossibilité de vendre le gant fabriqué un tant soit peu plus cher.
L'industrie gantière occupait à la fin de l'exercice 1902 environ 680 ouvriers et 1,400
ouvrières.
Tabacs
et
cigares.
La production des tabacs à fumer n'a pas atteint le chiffre de l'année précédente. La dimi-
nution des salaires chez certaines catégories d'ouvriers, les chômages forcés et le départ de
nombreux ouvriers italiens du Grand-Duché et de l'Alsace-Lorraine ont fait baisser tout
naturellement la consommation des tabacs à fumer en réduisant le nombre des consom-
mateurs.
Si tel est le cas pour un article qu'on peut qualifier de première nécessité, il l'est à plus
forte raison pour l'article de luxe, c'est-à-dire pour le cigare. Celui-ci a été extrêmement
délaissé et quoique la fabrication ait subi de fortes restrictions par suite du renvoi d'un
grand nombre d'ouvriers, les stocks qui garnissaient les magasins de nos fabricants vers la
fin de l'année 1902, étaient considérables. La cigarette, par contre, a vu doubler sa pro-
duction.
A ces embarras dans les débouchés se sont joints les prix inabordables de la matière
première, tant indigène qu'exotique. A certaines époques de l'année les marchés se trouvaient
au dépourvu complet de tabacs en feuilles, et celui des fabricants qui n'aurait pas eu des
provisions, se serait vu dans la nécessité absolue de fermer sa fabrique.
machines à coudre par suite de la rareté croissante de la main-d'œuvre ; une autre maison a
augmenté le nombre de ses machines à coudre. Le nombre des ouvriers des deux sexes
occupés dans cette industrie présente une légère diminution : il s'élève à 500 environ.
Voici comment la maison Ch. Jubert, de Luxembourg, apprécie la situation : En raison de
la crise industrielle, l'année 1901 a été défavorable pour l'industrie du vêtement, et tout
particulièrement pour les vêtements de travail, qui sont demandés par la clientèle des centres
industriels du pays et de la Lorraine. La diminution dans la vente de ces articles, qui s'était
déjà fait sentir fortement en 1901, s'est encore accentuée pendant le 1er semestre 1902.
Toutefois la demande s'est un peu améliorée dans les derniers mois de l'annee. A ce sujet il
y a lieu de constater que le nouveau tarif postal, mis en vigueur le 1er octobre dernier, a
amené une correspondance plus nombreuse et plus suivie de la clientèle de Lorraine et
d'Alsace.
De Larochette on nous signale une situation analogue : une amélioration incontestable a
marqué la fin de l'année.
Au sujet des débouchés de l'industrie du vêtement une maison nous écrit : Nos princi-
paux débouchés sont actuellement le bassin minier luxembourgeois et les centres industriels
de l'Alsace-Lorraine. Notre commerce d'exportation, très restreint, se dirige vers la Suisse
et l'Afrique australe. Cette industrie serait susceptible d'un développement très fécond si l'on
pouvait provoquer l'exportation vers l'Afrique australe, l'Amérique du Sud et l'Asie et que
l'on arrivât à créer des garanties officielles pour notre commerce dans ces différentes parties
du monde.
Les tarifs en vigueur sur la ligne Cruchten-Larochette, sur lesquels nous avons déjà
appuyé dans notre précédent rapport, continuent à former l'objet de réclamations incessantes
de la part de ces industriels, qui sont dans le cas de faire beaucoup d'expéditions par
petits colis.
Brasserie.
L'exercice 1902 accuse une baisse assez sensible dans la production de nos bières indi-
gènes : de 180,479 hectolitres qu'elle a été en 1901, elle est descendue, en 1902, à 162,654
hectolitres. La diminution est de 17,825 hectolitres, soit de 9 à 10 %. Elle est due à deux
causes : en premier lieu à la crise générale qui pèse encore, à l'heure qu'il est, sur presque
toutes les industries et fait souffrir les industries dites de consommation qu'elle avait épargnées
jusqu'ici, et en second lieu, à la récolte assez abondante de nos vignobles de la Moselle en
automne 1901.
Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les
sept dernières années
Aucune variation sensible n'est à signaler dans les moyens de production de cette in-
dustrie. Nos 13 brasseries ont occupé environ 340 ouvriers et 210 chevaux.
140,087 hl.
150,411
167,696
174,733
180,479
162,654
La situation peut se résumer ainsi : peu d'affaires, point de bénéfices et beaucoup de
pertes. Aussi quelques établissements, — les plus faibles, — ont-ils cessé de travailler, et si
le malaise continue, d'autres suivront l'exemple.
La crise écrasante qui s'est abattue sur cette industrie doit écarter d'avance toute idée
d'augmentation des prix de la matière fabriquée, d'autant plus que le trop-plein de l'Alle-
magne se déverse sur notre marché à des conditions dérisoires. Pourtant le temps n'est plus
loin où les qualités inférieures aux prix de 150 à 175 fr. et même de 200 fr. les 100 kg. ne
pourront plus être livrées.
Il n'y a plus dans le Grand-Duché que 12 fabricants de tabac, dont 4 seulement avec une
production dépassant 100,000 kg. par an. Ces établissements n'occupent plus de 350 à 375
ouvriers, gagnant environ 20,000 fr. en salaires. Leur production peut être évaluée
comme suit
22,000 quintaux de tabacs à fumer,
représentant une valeur de
1,000
à mâcher et à priser,
10 millions de cigares,
cigarettes,
soit ensemble
2,200,000 fr.
150,000
300,000
225,000
2,875,000 fr.
contre 3,350,000 fr. en 1901.
La récolte de 1902 est une des plus belles du siècle, mais elle nous met en face de prix
supérieurs encore de 10 pCt. à ceux qui ont été qualifiés plus haut comme inabordables.
pommes de terre.
grains
fruits
marcs de raisin
en 1900-1901
404,000 kg.
3,568,900
25,764 hl.
7,661
en 1901-1902
800,200 kg.
3,363,400
43,046 hl.
24,910
Distillerie.
Le nombre de nos distilleries a peu varié en 1902 ; alors que la campagne 1900-1901
en renseignait 1228, la campagne 1901-1902 en renseigne 1200.
Parmi ces 1200 distilleries, 650 ne travaillent que des matières farineuses, seigle, maïs,
orge et pommes de terre, et rangent indistinctement parmi les petites distilleries agricoles.
Une dizaine seulement travaillent des pommes de terre, c'est-à-dire des produits indigènes.
Elles auront probablement une plus grande extension quand, un jour, nous pourrons suivre
l'exemple de l'Allemagne et de la France dans leur procédé de dénaturation qui donne de
l'alcool servant à l'éclairage, aux moteurs, aux automobiles, et libre de droits d'accise.
Les autres 550 établissements distillent des fruits : pommes, poires, prunes, marcs de
raisin et des lies de vin. Ces distilleries sont exploitées exclusivement par des bouilleurs
de crû.
Le contingent légal pour la campagne 1901 à 1902 est fixé à 8147 hl. Notre production
s'est élevée à
7827 hl. pour la distillation des matières farineuses et
fruits
soit à 9286 hl. d'alcool pur, ce qui représente une augmentation de 901 hl. d'alcool
pur, comparée à la production de l'exercice précédent.
Il
a
été employé à la distillation
Année.
Bières en fûts.
1,117,925 kg.
,215,411
993,342
1,140,728
1,233,257
1,275,530
956,224
Bières en bouteilles.
184,422 kg.
14,108
36,483
21,767
31,648
13,133
17,878
La quantité de malt employée à la fabrication de la bière a atteint
en 1901
4,511,965 kg.
en 1902
4,066,360
ce qui représente une diminution de
435,605 kg.
Les droits d'accise acquittés de ce chef se sont élevés
en 1901
à fr. 225,598.25
en 1902
203,318.00
Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent
le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1902
Les droits d'accise acquittés par les distilleries se sont élevés
en
1900-1901
à fr.
654,112 00
en 1901-1902
728,647 00
Imprimerie.
L'année 1902 a été moins favorable à l'imprimerie que les années précédentes, les grands
établissements industriels ayant restreint leurs ordres. Néanmoins la situation est restée
bonne. La dépression qu'on a remarquée était un effet de la faiblesse générale du marché;
elle était assez anodine d'ailleurs. L'année 1903 s'ouvre sous de meilleurs auspices.
Cette situation moins favorable n'a pas empêché l'établissement de quelques imprimeries
nouvelles dans plusieurs localités du bassin minier. Le fait que l'existence même de ces
établissements crée des besoins nouveaux dans la région et stimule vivement la consommation
locale, explique le développement croissant qu'a pris l'imprimerie en dépit d'une conjoncture
qui ne semblait pas faite pour l'encourager. On peut dire que la consommation s'accroît
presque en raison de la diffusion des imprimeries.
Le nombre des ouvriers est resté à peu près stationnaire : il s'élève à 150 ouvriers de
toutes les catégories. Les ouvriers ont été régulièrement occupés durant toute l'année et le
manque de travail qui a été signalé dans plusieurs régions voisines, ne s'est pas fait sentir
dans le Grand-Duché.
Aucune modification ne s'est produite du côté des salaires. A partir du 1er janvier 1902
une échelle des salaires, embrassant une période de cinq ans, a été définitivement fixée pour
toutes les imprimeries allemandes, qui consacre un rélèvement approximatif de 7½ pCt. du
taux usité. Une répercussion directe de ce fait économique ne pouvait se faire sentir ici, nos
salaires étant au niveau de ceux qui ont été établis, en Allemagne, pour des villes de même
population que Luxembourg.
Indirectement, la nouvelle assiette des salaires en Allemagne a aidé à préparer ici une
réforme qui est intimement liée à la question des salaires : nous voulons parler de la journée
de neuf heures que la plupart des imprimeries de la ville de Luxembourg ont introduite dans
le courant de l'année.
Les prix du papier, qui suivaient un mouvement ascensionnel nettement marqué pendant
les dernières années, ont fléchi en 1902. La baisse a affecté surtout les qualités inférieures,
tandis que les papiers de choix sont restés fermes. Il paraît que la diminution des expor-
tations a forcé les fabricants allemands à se rabattre sur le marché intérieur et que le redou-
blement de la concurrence qui en fut le résultat a provoqué la baisse à laquelle nous assistons.
Une maison nous fait remarquer que le système des soumissions en usage pour les
fournitures d'imprimés, qui assure la commande au moins offrant, est nuisible au développe-
ment de l'imprimerie, en ce qu'il avilit les prix et favorise l'extension croissante que prend
la mauvaise marchandise dans les fournitures d'imprimés,
Le journal continue à se développer normalement. En général, nous pouvons dire que
le nombre des journaux n'a pas augmenté en 1902 ; quelques feuilles nouvelles ont surgi,
d'autres ont disparu, laissant le nombre total intact. Celui-ci est toujours très élevé compa-
rativement à la population du pays.
La lithographie, branche nouvelle de notre imprimerie, a été régulièrement occupée
elle perfectionne rapidement ses procédés et son outillage.
Dans la transformation lente de nos ateliers de reliure, que nous avons déjà relevée dans
notre dernier rapport, il n'y a aucune innovation à signaler.
Horticulture.
L'année horticole ressemblait, dans ses grandes lignes, à l'exercice 1901. La production
est restée la même et l'animation dans les transactions n'a pas augmenté. C'est dans le
placement des produits, dits de luxe, tels que arbustes d'ornement, rosiers etc., que la crise
industrielle et commerciale s'est fait surtout sentir.
Les stocks de rosiers nains étaient considérables, tandis que la vente ne présentait que
peu d'activité, et les prix, mêmes modestes, n'étaient pas capables de provoquer l'écoulement
de la production entière. Les rosiers-tiges se vendaient bien et à des prix rémunérateurs.
La vente des arbres fruitiers, celle des pommiers en particulier, était active et les prix obtenus
étaient satisfaisants.
Les fleuristes se livrent à une culture active et rémunératrice des plantes d'appartement.
Les décorations et la confection des bouquets qu'ils exécutent avec beaucoup de goût, ont
imprimé une marche prospère à cette branche de l'horticulture, aussi bien par la vente
courante sur les marchés que par les commandes remises à domicile.
Notre industrie maraîchère est toujours florissante et la concurrence étrangère, qui nous
envoyait surtout des primeurs, a disparu presque complètement. Primeurs et légumes de
saisons trouvent un écoulement facile sur tous les marchés du pays. Beaucoup de maraîchers
fréquentent les marchés d'Arlon qui continuent à leur offrir de beaux bénéfices. L'intelligente
activité de nos jardiniers leur a valu une réputation très méritée en même temps qu'un bien-
être presque général.
L'horticulture luxembourgeoise occupe environ 500 ouvriers, dont plus de la moitié sont
des journaliers des deux sexes, recrutés dans les villages voisins des établissements. Cet état
de choses rend le fonctionnement de la caisse régionale très difficile et devient onéreux pour
des journaliers qui, au sortir du travail de la saison, redeviennent simplement des cam-
pagnards. La moyenne des salaires peut être évaluée à 3 fr.
Il n'y a nul changement à relever dans l'exportation qui a gardé son allure des années
antérieures : elle est restée bonne sans être précisément brillante.
Fabrication des conserves de légumes.
La fabrication des conserves de légumes à Beaufort a légèrement baissé : pour l'année
1902, elle renseigne une production de 149,000 litres-kilogrammes. La presque totalité de la
production a été écoulée en Allemagne. Par suite d'une récolte particulièrement abondante
en 1901, il restait en magasin des stocks plus considérables que les années précédentes.
Aucune variation ne s'est produite dans les prix de revient et de vente.
Pendant la campagne de fabrication, cette industrie a occupé 20 ouvriers à l'usine et
une centaine de journalières dans les champs ; elle a employé en outre, suivant la saison,
100 à 150 personnes du village à I'écossage des fèves de marais et au pinçage des haricots.
Parmi les journalières elle occupe 50 femmes belges avec 2 surveillants belges. La crise
industrielle n'a pas fait baisser les salaires qui se sont maintenus au niveau des années
précédentes.
L'industrie des conserves de légumes éprouve des difficultés croissantes à se procurer
la main-d'œuvre féminine indispensable à une série de travaux. Cette main-d'œuvre se fait
plus rare d'année en année.
Meunerie.
La meunerie est en reprise sensible. La production, qui n'a guère dépassé 46,000,000 kg.
en 1901, peut être évaluée à 50,000,000 kg. pour l'année 1902. Les transactions présen-
taient une allure très satisfaisante. La presque totalité de la production a été écoulée dans
l'intérieur du Grand-Duché.
Durant toute l'année les prix des blés étaient tenus sur un même niveau assez bas,
conséquence naturelle de la récolte abondante que tous les pays producteurs de blé ont eu
à enregistrer en 1901. Avec l'épuisement partiel de cette récolte une légère amélioration des
prix se manifestait, mais pour disparaître bientôt avec l'apparition, sur le marché, de la
nouvelle récolte, assez bonne également. Une légère diminution des prix de vente a été la
suite de cette situation du marché.
Une consommation plus normale, notamment dans le bassin minier, favorisait la fabrica-
tion et rendait moins sensibles les effets de la concurrence étrangère. Ajoutons qu'en général
la concurrence, surtout celle des meuneries françaises, était moins vive aussi que pendant la
campagne précédente.
Tous les ouvriers meuniers, dont nous estimons le nombre à 500, ont été régulière-
ment occupés à pleins salaires qui varient entre 60 et 100 fr. et même entre 150 et 200 fr.
pour les chefs meuniers. Comme la meunerie a passé pendant les dernières années par de
grands changements de systèmes de mouture, le recrutement d'ouvriers aptes et appris est
toujours assez difficile.
Beaucoup de moulins ont amélioré leur outillage, sans que toutefois celui-ci ait subi
d'importantes modifications.
Laiterie.
Le syndicat général des laiteries luxembourgeoises renseigne les transactions suivantes
pour l'année 1902
Mois.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Beurre fourni au syndicat
et par lui vendu
24,851,000 kg.
19,929,000
19,753,000
21,355,500
28,343,750
40,892,250
43,164,000
Montant net versé aux producteurs,
déduction faite des frais.
64,6 2 50 fr.
51,815 40
51,357 80
55,524 30
70,859 37
89,962 95
99,277 20
Mois.
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Beurre fourni au syndicat
et par lui vendu.
39,648,750 kg.
33,585,000
32,704,500
23,991,750
24,985,000
353,203,500 kg.
Montant net versé aux producteurs,
déduction faite des frais.
93,174 56 fr.
83,962 50
85,031 70
62,378 55
64,961 00
872,917 93 fr.
Industrie du chocolat.
L'industrie des chocolats alimentaires, qui est de création toute récente dans le Grand-
Duché, vient de sortir à peine de la période des tâtonnements. Elle occupe en moyenne vingt-
cinq ouvriers et ouvrières. La production, qui a été placée entièrement dans le Grand-Duché
et dans les pays du Zollverein, peut être évaluée à 50,000 kg. pour l'année 1902.
Ce qui rendait les débuts de cette industrie particulièrement difficiles, c'était le manque
de débouchés qu'il fallait créer au prix de grands sacrifices. Aujourd'hui que cette étape est
franchie, la situation de l'industrie du chocolat s'est considérablement améliorée. Tout permet
d'entrevoir qu'elle est susceptible d'un développement prospère.
La situation économique de notre pays est d'ailleurs très favorable à cette industrie. En
effet, d'un côté les droits élevés dont les chocolats français sont frappés à leur entrée dans
le Zollverein, la mettent à l'abri de la puissante concurrence de l'industrie française ; d'un
autre côté la participation du Grand-Duché à ce même Zollverein ouvre à ses produits un
vaste débouché tant en Alsace-Lorraine que dans les autres contrées de l'Allemagne.
L'année 1903 s'annonce sous un aspect encourageant. La vente des produits fabriqués
devient de plus en plus facile. D'autre part, le prix de revient tend à baisser grâce aux prix
actuels assez avantageux des cacaos. Quant aux sucres, qui forment avec les cacaos la base
de l'industrie du chocolat, ils maintiennent des prix généralement fermes et l'entrée en
vigueur de la convention sucrière de Bruxelles, en modifiant le prix des sucres, exercera
sans aucun doute une certaine influence sur l'industrie du chocolat. Il serait toutefois pré-
maturé de prédire dès à présent dans quel sens cette influence se fera sentir.
Année.
Nombre des laiteries
englobées par le syndicat.
Totaux
Beurre fourni au syndicat
et par lui vendu.
92,492,000 kg.
184,021,000
319,710,000
370,759,000
378,922,000
353,203,000
1,699,107,000
kg.
Montant net versé aux producteurs,
déduction faite des frais.
230,706 fr.
452,866
790,301
917,725
933,950
872,917
4,198,465 fr.
Résumé des opérations du syndicat pendant les années 1897—1902.
Mondorf-Ies-Bains.
Malgré le temps défavorable qui a régné pendant la saison de 1902, la population de
notre station thermale n'a pas diminué, comme cela a été le cas pour la plupart des stations
balnéaires, bien au contraire, elle a persisté dans sa marche ascendante et a atteint le chiffre
de 1300 baigneurs, ce qui constitue une augmentation d'une centaine de baigneurs sur la
saison de 1901.
Le chiffre des recettes qui s'est élevé à fr. 40,087 17, accuse une plus-value de
fr. 3,026 22.
Le Gouvernement a continué à donner à l'établissement de nouveaux développements
et à perfectionner ses installations.
Le service physico-thérapeutique a pu être considérablement étendu et amélioré, grâce
à l'installation d'accumulateurs qui présentent en outre l'avantage d'entourer de plus de
garanties le service de l'éclairage et permettent d'employer l'électricité comme force motrice.
L'électrothérapie a été mise à point. L'établissement possède en ce moment un choix
d'appareils pour les applications les plus variées de cette force qui a pris une place prépon-
dérante dans le domaine de la thérapeutique comme dans celui de l'industrie : franklinisation,
application de courants faradiques et constants, etc. Mondorf a devancé la plupart des stations
thermales par l'introduction des bains de lumière qui remplacent avantageusement les bains
turcs et romains et constituent une conquête nouvelle et non des moins importantes de l'art
médical dans le traitement de la goutte aiguë et chronique, du rhumatisme chronique et de
toutes ses formes de manifestation, de la sciatique, des raideurs articulaires par suite de
fracture ou de luxation, etc.
Les travaux de mise en état des deux nouveaux parcs établis sur la hauteur ont été
continués et seront achevés pour la prochaine saison.
Une ligne de chemin de fer à petite section reliant Mondorf à Thionville est en voie de
construction et sera livrée à l'exploitation au printemps de l'année 1903.
La gratuité du traitement thermal accordée à des personnes indigentes ou peu aisées,
représente une somme de fr. 11,950.
La colonie thermale a été fréquentée par 25 garçons et 21 filles.
La vente de l'eau minérale s'est élevée à 34,112 flacons, ce qui représente une augmen-
tation de 5,626 bouteilles sur la vente en 1901.
Vins de Champagne.
E. Mercier & Cie, succursale de Luxembourg.
Les expéditions pour 1902 ont atteint
a) vins opérés — 747,328 1/1 bout., 117,935 ½ bout., 7,124 ¼ bout., 2,197 1/8 bout. et 651
magnums ;
b) vins bruts — 45,479 1/1 bout. et 5,892 ½ bout. Aucune variation ne s'est produite dans
les prix de vente.
Comme quantité et comme qualité, la récolte de 1902 a été moins bonne en Champagne
qu'en 1901 ; les vins de cette dernière année sont alors d'autant plus recherchés par le com-
merce.
Le nombre des ouvriers occupés par cette industrie a été, en moyenne, de 130, dont une
vingtaine de femmes chargées de la coiffure des bouteilles et du bâchage des colis pendant
l'hiver. La vannerie de Kopstal et les plantations d'osier ont occupé une quarantaine de
femmes, trente jeunes gens de quinze à vingt ans et une douzaine d'ouvriers. La plupart des
ouvriers sont Luxembourgeois ; il y a quelques Belges, Français et Allemands. Les salaires
sont restés stationnaires.
Depuis le 1er juillet 1901, les vins de champagne expédiés dans l'Union douanière sont
soumis à un impôt de consommation de 50 pf. par 1/1 bout. A partir de cette date les bulletins
de régie devant accompagner les expéditions de vins pour le Grand-Duché de Bade ne sont
plus nécessaires pour les envois de champagne.
Brosserie.
La maison Eug. Beck, de Rollingergrund, nous informe que l'année 1902 n'a guère été
favorable à la brosserie. Le poids total des matières travaillées est descendu de 73,000 kg.
à 64,000 kg. Malgré la hausse très sensible qui s'est manifestée vers la fin de l'année sur
les prix de presque toutes les matières premières, il n'a pas été possible d'améliorer les prix
de vente.
Poudrerie de Luxembourg.
L'établissement de Kockelscheuer renseigne une production de 500,000 à 600,000 kg. de
poudre de mines. La vente de cette production s'est faite couramment. Alors que les prix de
vente sont restés stationnaires, l'augmentation du prix de revient que nous avons déjà
signalée dans notre précédent rapport, a persisté pendant l'année 1902. Cette augmentation
a été provoquée exclusivement par le renchérissement des matières premières, du salpêtre
en particulier, les salaires n'ayant pas haussé. La poudrerie occupe de 30 à 40 ouvriers.
Industrie de l'éclairage.
Usine à gaz de Luxembourg.
Le monopole pour l'éclairage au gaz que la ville de Luxembourg avait accordé à la société
anonyme « Luxemburger Gaswerk » devait finir le 1er août 1910, mais diverses raisons enga-
geaient l'administration municipale à ne pas laisser arriver celte échéance pour reprendre
l'exploitation de l'usine à gaz à son propre compte.
Depuis quelques années déjà l'amélioration de l'éclairage public en général et l'extension
du réseau de la canalisation formaient l'objet d'incessantes réclamations, mais les clauses
d'une convention, passée en 1895 avec la société du gaz, rendaient les progrès impossibles à
moins que la ville ne s'imposât de lourdes charges financières. La transformation des lan-
ternes ordinaires en lanternes à bec Auer et l'installation de nouvelles conduites de gaz
eussent exigé des dépenses de premier établissement très considérables. D'autre part, la
ville était persuadée que la société exploitante se renfermerait dans les clauses de la con-
vention de 1895 et qu'elle devrait verser encore les fonds nécessaires à l'exécution de ces
travaux.
A. — Recettes : produit de la vente du gaz
coke
goudron
des eaux ammoniacales
B. — Dépenses : achats de charbon
service de l'usine
de la canalisation
de l'éclairage public
frais d'administration
dépenses imprévues
soit un excédent de recettes de
fr.
231,139
78,760
8,400
2,800
fr.
150,640
46,985
4,100
5,700
24,746
2,600
fr. 321,099
234,771
fr. 86,328
*) Dans le courant de cet exercice, la Société a commencé l'exploitation de l'usine à gaz de Hollerich. Les
chiffres pour les trois derniers exercices n'indiquent que la consommation de gaz pour la ville seule.
Dans ces conditions, une prompte solution de la question du gaz s'imposait. Une autre
considération, non moins importante, qui parlait en faveur de la reprise de l'exploitation par
l'administration municipale, c'était celle de l'état de la canalisation, du matériel et des différentes
installations de l'usine à gaz.
Au premier rang des éléments d'appréciation qui avaient été fournis dans l'intérêt d'une
reprise de l'usine à gaz, figuraient cependant, sans contredit, les bénéfices que l'exploitation
promettait de réaliser. Les résultats pour l'exercice 1901-1902 ont donné approximative-
ment les résultats ci-après
Exercice.
1890—1891
1891—1892
1892—1893
1893—1894
1894—1895
1895—1896
1896—1897
1897—1898
1898-1899*)
1899—1900
1900—1901
1901—1902
Cube de gaz
vendu.
795,417 mc.
947,016
1,038,961
1,065,748
1,107,580
1,235,376
1,346,259
1,431,106
1,160,708
1,206,535
1,321,328
1,446,184
Augmentation
du cube de gaz.
77,795 mc.
151,598
91,945
26,787
93,194
127,796
110,883
84,847
54,827
114,793
124,856
Consommation pour le
chauffage et les moteurs.
150,119 mc.
178,333
216,975
244,965
311,104
364,110
426,240
456,315
445,505
492,750
582,675
En vertu d'un contrat passé entre la Société du gaz et la Ville, celle-ci a racheté la con-
cession au prix d'une rente annuelle de 100,000 fr. pour les huit années qu'elle avait encore
à courir. La Ville a repris également le matériel et les existences en magasin.
Le tableau ci-après donne un aperçu de la progression constante qu'a suivie la consom-
mation du gaz depuis 1890
La statistique de production pour 1902 s'établit ainsi
Production de gaz
Consommation de charbon
Nombre des ouvriers occupés
Salaires payés
1,713,880 mc.
6,083,900 kg.
59,071 81 fr.
Commerce des charbons.
Le commerce des charbons a été moins mouvementé en 1902 que pendant les années
précédentes : il a continué à se développer régulièrement sur la base des cours de 1902.
Dans le compartiment des charbons industriels, les cours sont restés établis avec fermeté,
les transactions ont présenté une plus grande ampleur qui correspondait avec la reprise en
métallurgie. Les charbons employés aux usages domestiques sont restés au niveau de l'année
passée. L'importation des charbons belges qui était descendue, en 1901, à 168,481 tonnes,
est remontée, en 1902, à 272,684 t., soit 93,987 t. de coke, 156,750 t. de houille et 21,946 t.
de briquettes.
Faillites
et Concordats.
Le nombre des faillites et concordats s'établit ainsi pour les trois dernières années
A. Arrondissement de Luxembourg.
Année 1900.
Année 1901.
Année 1902.
Faillites
déclarées
1 1
1 9
2 5
Concordats
sollicités
»
homologués
B. Arrondissement de Diekirch
Année 1900.
Année 1901.
Année 1902.
Faillites déclarées
Concordats sollicités
»
homologués
Bourse du
travail.
Les transactions relatives à la main-d'œuvre, toujours plus nombreuses, continuent
d'assurer le développement prospère de cette institution. La brusque augmentation des
demandes de travail présentées par des ouvriers, sur laquelle nous avons déjà appuyé dans
notre précédent rapport, s'est encore accentuée davantage en 1902 : les demandes présen-
tées sont montées de 529 à 644, celles réalisées de 530 à 570. Du côté des offres de travail
faites par des patrons, nous remarquons un léger recul intrinsèque, quoique leur nombre ait
été en progrès : aux 3023 offres comprenant 4560 ouvriers, l'année 1902 oppose 3107 offres
comprenant 4403 ouvriers. Les résiliations ont donné des chiffres analogues à ceux de l'année
1901.
Relevé des opérations de la Bourse du travail pendant l'année 1902 *).
Mois.
Janvier
F é v r i e r
M a r s
Avril
M a i
J u i n
J u i l l e t
A o û t
S e p t e m b r e
O c t o b r e
N o v e m b r e
D é c e m b r e
T o t a u x
Demandes de travail
présentées.
réalisées.
Offres de travail faites
par
patrons.
comprenant
ouvriers.
Résiliations d'offres (cessations)
émanant
de patrons.
comprenant
ouvriers.
Rappel des transactions de la Bourse depuis son origine.
ANNÉES.
Demandes de travail
présentées.
réalisées.
Offres de travail faites
par
patrons.
comprenant
ouvriers.
Résiliations d'offres (cessations)
émanant
de patrons.
comprenant
ouvriers.
*) Si les chiffres des réalisations dépassent par endroits ceux des demandes et offres faites, la cause en est
dans les cessations se rapportant à des demandes ou offres de mois antérieurs qui sont comprises dans ces chiffres.
Accidents (Nombre des Cies d'assurances : 6.)
171,168
209,813
221,771
226,355
323,693
378,663
463,891
585,685
675,815
3,132
3,479
4,331
14,929
16,523
24,241
40,537
81,180
174,300
213,411
226,267
226,622
338,860
395,476
488,460
626,222
757,496
3,572
7,589
8,649
3,128
7,584
9,536
10,296
15,348
27,821
5,472
5,025
4,459
4,421
7,281
16,507
10,485
45,191
15,909
114,678
138,761
183,077
165,872
213,780
304,075
258,294
437,658
584,950
7,253
11,983
14,890
63,088
78,233
25,485
62,128
43,952
94,577
4,093
25,246
27,526
12,313
25,399
33,995
37,793
73,762
58,365
7,266
5,686
18,980
43,929
66,908
75,067
158,773
141,625
456,
454,
774,
*) Une erreur s'était glissée dans les chiffres relatifs aux opérations de la branche « Vie » pour l'année 1900, que nous
avons donnés dans notre rapport pour 1901 ; ces chiffres ont été rectifiés dans le présent rapport.
Vie (Nombre des Cies d'assurances : 20) *)
615,150
619,473
646,805
726,783
773,962
940,347
1,041,428
948,464
1,231,718
34,825
37,024
35,599
39,276
44,262
52,019
58,354
67,590
79,084
10,244
632,209
661,931
744,359
814,365
774,073
705,819
650,963
657,101
692,648
1,398,268
1,480,155
1,736,725
1,914,147
1,790,127
2,016,621
28,847
25,374
27,755
84,615
31,249
22,343
54,978
46,703
68,230
70,582
154,958
94,396
140,811
75,744
174,102
168,430
136,356
164,451
252,298
302,141
448,025
256,661
337,459
261,665
282,083
626,676
659,612
55,130
54,196
61,013
63,748
64,572
79,686
88,482
96,694
98,279
51,069
73,948
57,930
53,387
47,224
51,454
49,057
67,277
65,730
80,981
86,010
54,230
730,337
732,459
871,615
907,683
830,439
862,507
538,
696,
743,
1,329,
1,288,
1,460
1,550
1,804
1,918
Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 10.)
675,190
684,080
736,816
769,860
799,608
861,598
904,609
938,764
989,978
3,905
3,880
3,880
3,881
3,881
2,327
2,764
4,158
9,104
7,789
10,295
9,038
34,614
14,327
678,317
687,644
741,949
779,939
811,302
875,773
917,527
977,259
1,008,186
34,896
9,944
13,457
13,689
9,964
14,967
14,692
17,088
18,524
118,685
122,381
129,658
137,778
114,130
115,790
157,258
161,706
171,112
545,726
334,330
839,719
361,455
348,338
405,929
540,381
489,142
350,733
230,386
128,699
132,496
142,099
142,797
157,063
152,705
167,796
182,989
68,617
82,847
89,907
80,763
95,411
89,279
113,290
120,035
133,825
10,578
14,848
13,155
13,104
13,735
15,623
13,439
16,100
16,699
908,8
693,6
1,218,4
748,8
724,
698,
991,
971,
873,
Années.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion de
primes.
Réassu-
rances.
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Total
des
dépenses
RECETTES.
DÉPENSES.
Assurances.
Le tableau ci-après donne le mouvement des opérations d'assurances dans le Grand-Duché,
pendant les années 1893 à 1901.
Années.
Sommes perçues en
Primes.
3,342
3,962
3,522
4,510
5,182
6,884
10,228
2,770
2,731
5,705
4,540
4,721
4,306
5,684
6,919
3,881
3,584
3,922
2,874
3,143
3,493
5,774
7,323
5,786
5,385
3,054
1,118
Interêts.
Divers.
Total
des
recettes.
Restitu-
tion de
primes.
Réassu-
rances.
Sommes dépensées pour
Pertes.
Provi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Transports (Nombre des Cies d'assurances : 4.)
3,522
4,107
3,608
4,624
5,294
7,050
10,347
1,778
2,149
1,876
2,430
2,863
3,873
5,105
23,018
Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances : 3.)
2,770
2,731
5,705
4,540
4,721
4,306
5,684
6,919
3,881
2,121
1,983
1,451
2,207
1,369
2,449
3,093
1,375
1,209
Grêle (Nombre des Cies d'assurances : 3).
3,863
4,042
2,874
3,143
3,493
5,998
7,323
5,881
5,480
1,843
2,877
2,079
1,141
1,129
Vol (Nombre des Cies d'assurances : 2).
3,054
1,118
1,479
1,995
Divers.
Total
des
dépenses.
2,248
4,937
2,338
2,996
3,595
4,622
7,143
1,649
1,597
3,944
3,471
2,842
3,675
3,451
4,980
4,701
3,211
2,031
1,964
1,367
1,038
4,670
4,116
2,712
3,016
1,997
Années.
Sommes perçues en
Primes.
Intérêts.
Divers.
Total
des
recettes.
Restitu-
tion de
primes.
Reassu-
rances.
Sommes dépensées pour
Pertes.
Prévi-
sions.
Frais
d'admi-
nistration
Divers.
Total
des
dépenses
Relevé des opérations faites dans les 9 dernières année.
1,471,204
1,523,981
1,617,493
1,735,191
1,910,659
2,191,138
2,429,819
2,498,900
2,908,388
35,729
37,943
36,739
40,461
48,405
56,189
62,562
71,471
83,561
6,802
7,112
18,819
641,484
684,761
771,401
847,810
849,468
801,326
1,513,735
1,569,036
1,673,051
2,417,136
2,643,825
3,018,728
3,340,191
3,409,809
3,793,275
67,542
43,027
50,144
101,782
49,173
47,305
80,449
79,936
114,922
196,517
284,882
230,389
285,440
200,018
306,737
340,046
349,844
354,971
915,250
778,207
1,473,608
786,080
901,231
976,753
1,084,206
1,557,493
1,598,437
194,314
196,267
210,357
270,602
287,188
264,428
365,638
311,772
377,829
124,563
183,387
176,356
147,546
168,929
175,520
201,900
262,956
260 ,535
99,141
106,761
86,744
744,644
790,254
954,399
996,491
1,005,527
1,020,877
1,597,32
1,592,53
2,227,59
2,336,09
2,396,79
2,724,84
3,008,73
3,567,52
3,724,57
*) Ces sommes n'indiquent pas la valeur nominale des cautionnements, mais leur valeur effective au cours
du 31 décembre.
Crédit Foncier.
Le Crédit Foncier a commencé ses opérations le 1er janvier de l'année 1901 ; celle-ci
constitue donc le premier exercice de son existence. Le nombre des demandes d'emprunt
présentées dans le cours de cet exercice a été de 179, portant sur une somme de 5,523,691 fr.
Au 31 décembre 1901, le Conseil d'administration avait prononcé
des admissions
pour…
fr.
2,716,070
des rejets
pour…
1,451,771
49 demandes portant sur
…
1,355,850 sont restées à l'état d'instruction.
Valeur totale
des cautionnements déposés par les diverses Compagnies d'assurances qui opèrent dans le
Grand-Duché*)
Incendie
Vie
Accidents
Transports
Bris de glaces
Grêle
Vol
Totaux
fr.
fr.
en 1900.
1,960,098
2,902,421
762,390
34,896
15,336
20,200
6,075
5,701,416
fr.
fr.
en 1901.
1,967,937
2,998,701
1,196,558
7,330
16,803
27,075
6,585
6,220,989
Le nombre des prêts accordés au 31 décembre 1901 s'est élevé à 79, portant sur une
somme de 2,519,200 fr. Ces 79 prêts se répartissent comme suit : 16 aux communes, 1 à un
établissement public, 1 à un syndicat et 61 à des particuliers. Les prêts accordés aux parti-
culiers se composent de 19 prêts sur propriétés rurales pour fr. 252,200, et de 42 prêts sur
propriétés urbaines pour 1,024,700 fr. Les prêts consentis aux communes représentent
un capital de 1,215,700 fr. Au 1er octobre 1902 le nombre des prêts accordés a été de 157,
portant sur une somme de 4,129,100 fr.
Sur le montant total des prêts, soit fr. 2,519,200, l'établissement a recouvré
fr. 6,038 28 par l'effet de l'amortissement et
6,950 00 par suite de remboursements anticipés partiels,
soit ensemble fr. 12,988 28. Toutes les annuités ont été régulièrement payées.
Pour pouvoir faire face à la réalisation des prêts accordés, le Gouvernement, par arrêté
du 22 octobre 1901, a décrété une première émission de 5 millions de francs d'obligations
foncières 3½% en coupures de 200, 500 et 1000 fr., avec coupons semestriels aux 1er avril
et 1er octobre, payables nets d'impôt. Le payement s'en est fait sans frais ni commission, tant
à la caisse de l'établissement qu'aux bureaux auxiliaires de la Caisse d'Épargne.
Le 1er décembre 1901, les obligations fonciêres ont été mises en vente au prix de 101 %.
La valeur nominale des obligations vendues ou en circulation au 31 décembre 1901 était de
fr. 914,700 ; la situation à cette date présente donc un excédent de prêts de fr. 1,591,511 72.
Au 1er octobre 1902, la valeur nominale des obligations vendues ou en circulation a été de
fr. 2,610,900.
Le compte des Profits et Pertes émarge en faveur de l'établissement des intérêts sur
prêts, intérêts et agios compris dans le prix de vente des obligations, droits de commis-
sion etc., pour un total de fr. 51,946 33 ; en déduisant de cette somme les intérêts à charge
de l'établissement par fr. 22,065 43, on obtient comme bénéfice le chiffre de 29,880 90.
Les frais d'administration de 1901, y compris les frais de confection des obligations
foncières, sont émargés par fr. 25,607 67, dont il y a lieu de déduire la somme de fr. 4611 33,
employée à l'acquisition du mobilier des bureaux ; reste celle de fr. 20,996 31, représentant
les frais d'administration proprement dits.
Les revenus ayant atteint le chiffre de 29,880 90 fr., le bilan de 1901 se solderait par un
bénéfice net de 8884 59 fr., s'il ne devait également prendre à sa charge les frais d'adminis-
tration de l'année 1900 par 11,666 99 fr., alors que l'établissement n'avait pas encore com-
mencé ses opérations. De cette façon le bilan n'a pu se solder que par un déficit de 2,782 40 fr.
à reporter au compte de l'exercice 1902, lequel, selon toutes les prévisions, laissera un certain
excédent de bénéfices nets.
L'établissement a donc lieu d'être satisfait des résultats de la première année de son
existence. Jusqu'à ce jour aucune perte n'a été subie. Des pertes seront cependant inévi-
tables, surtout celles qui proviendront d'une dépréciation éventuelle de la valeur des pro-
priétés immobilières, quoiqu'il puisse s'en garantir dans une certaine mesure en abrégeant la
durée de l'amortissement.
La situation des demandes d'emprunt présentées depuis le 1er janvier 1901 jusqu'au
1er octobre 1902 se présente ainsi
QUALITÉ
des
demandeurs d'emprunt.
Cultivateurs
Autres professions
Communes
Syndicats
Établissements publics
TOTAUX
Nombre
des
demandes.
Sommes
des
demandes.
886,450
4,703,950
2,060,400
37,191
40,000
7,727,991
Sommes
des
admissions.
464,100
2,018,270
2,060,400
13,600
25,000
4,581,370
Sommes
des
rejets.
46,350
1,559,130
15,291
15,000
1,635,771
Sommes
des demandes restant
en instruction.
376,000
1,126,550
8,300
1,510,850
Banque Internationale à Luxembourg
Au rapport annuel de la Direction de cet établissement nous empruntons les renseigne-
ments suivants
L'année 1902 fut encore une année de déceptions. Grâce aux ordres d'exportation,
l'industrie a été suffisamment occupée, mais généralement à des prix tels que surtout les
jeunes établissements, qui étaient forcés de se tourner vers l'exportation, n'ont pu maintenir
leur degré d'occupation que difficilement et au prix de sacrifices et assurer ainsi du travail à
leurs ouvriers. De concert avec d'autres maisons, la Banque Internationale avait prêté son
appui à trois grands établissements industriels : chez l'un ses efforts ont abouti à un plein
succès ; les deux autres ont résisté jusqu'ici à la crise, et si celle-ci
comme l'amélioration
des prix pour les ordres plus abondants de l'intérieur permet de le supposer — est réelle-
ment vaincue, ces deux établissements pourraient s'acheminer bientôt vers un développement
fécond.
Malheureusement, la surabondance des capitaux disponibles et la faiblesse du taux de
l'argent ont influencé défavorablement les bénéfices et comme les fonds immobilisés en actions
des entreprises ci-dessus n'ont pas rapporté de dividende, une moins-value sensible s'est
produite sur le compte d'Intérêts.
Au reste, l'année 1902 n'a pas présenté d'autres faits saillants. Ce fut une année de
réserve en général ; le capital a traversé une période de recueillement à laquelle, dans l'ordre
naturel des choses, on s'attend à voir succéder une ère de prospérité industrielle et financière.
Les établissements commandités par la Banque renseignent des résultats généralement
satisfaisants : les deux succursales continuent à se développer normalement. L'administration
a fixé à 7 % le dividende pour 1902, en maintenant à 400,000 fr. la réserve sur le compte
de Fonds publics.
Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale ainsi que de ses deux succursales s'est
élevé
en 1902 à
…
fr. 1,036,421,823 60
en 1901
à…
1,000,942,998 42
d'où il ressort une différence en faveur de 1902 de
fr.
35,478,825 18
Le compte de Portefeuille a présenté le mouvement suivant
Existences au 31 décembre 1901
…
fr.
8,926,354 72
Entrées (escompte) jusqu'au 31 décembre 1902
95,543,184 16
ensemble…
fr.
104,469,538
Sorties pendant la même
période…
94,480,522 17
Existences au 31 décembre
1902…
fr.
9,989,016 71
Le produit du compte de Portefeuille s'est élevé à 155,819 35 fr. contre 189,819 35 fr.
en 1901.
Bilan au 31 décembre 1902.
(Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz et de St.-Jean-Sarrebruck.)
ACTIF.
Caisse
Portefeuille
Fonds publics
Reports et avances sur nan-
tissement
Caisse hypothécaire
Immeuble
Commandites
Comptes-courants débiteurs
Intérêts à régler et diffé-
rences sur cours
FR.
C.
1,663,249 50
9,989,016 71
8,005,249 41
14,537,537 50
454,676 31
812,673 36
11,495,300 00
28,648,735 39
39,208 35
75,645,646 53
PASSIF.
Capital-actions
Circulation
Comptes-courants créditeurs
Dépôts
Réserve statutaire
Réserve de la caisse hypo-
thécaire
Réserve extraordinaire
Compte de prévision
Effets à payer
Dividendes échus et non
payés des exercices an-
térieurs
Id. pour 1902
Tantièmes
Notes en souffrance et di-
vers
Profils et Pertes
FR. C.
25,000,000 00
1,625,000 00
31,443,354 19
1,001,339 60
6,250,000 00
16,966 50
2,000,000 00
1,000,000 00
5,308,306 43
3,930 00
1,750,000 00
177,251 19
54,395 97
15,102 65
75,645,646 53
Enseignement
industriel,
commercial
et
professionnel.
École industrielle et commerciale de Luxembourg.
Le tableau ci-après indique le nombre et la répartition des élèves qui ont fréquenté
l'École industrielle et commerciale depuis sa création
ANNÉES.
1892—1893
1893—1894
1894—1895
1895—1896
1896—1897
1897—1898
1898—1899
1899—1900
1900—1901
1901—1902
1902—1903
Classes inférieures
communes
VIes, Ves et IVes.
Section
commerciale
IIIe, IIe et Ire.
Section industrielle
IIIe, IIe et Ire
et cours superieurs.
TOTAUX.
École industrielle
d'Esch-sur-l'Alzette.
Pendant la première année de sa création, cet établissement a été fréquenté par 113
élèves, dont 88 en VIe et 25 en Ve ; pendant la deuxième année la population a été de 138
élèves, répartis comme suit : 56 en VIe, 30 en Ve A, 30 en Ve B, 9 en IVe A et 13 en IVe B.
École d'artisans de l'État à Luxembourg.
La statistique de fréquentation de cet établissement accuse pour l'année scoloire 1902-1903
une population de 159 élèves, se répartissant comme suit
Constructions civiles, menuiserie
etc.
Ferronnerie artistique
Mécaniciens
Peintres décorateurs
Sculpteurs
Classe
préparatoire.
IIe profes-
sionnelle.
Ire profes-
sionnelle.
Élèves libres.
Rappel par branches de la population de cet établissement depuis sa création.
Constructions civiles, me-
nuiserie
etc.
Ferronnerie artistique
Mécaniciens
Peintres décorateurs
Sculpteurs
Totaux
1896-97.
1897-98.
1898 99.
1899-1900.
1900-01.
1901-02.
1902-03.
Cours professionnels du soir.
Les cours professionnels du soir annexés à l'école d'artisans, qui ont pour but de fournir
aux jeunes apprentis du métier et du commerce l'occasion de se perfectionner dans le dessin
professionnel et de s'approprier les connaissances techniques et les aptitudes pratiques néces-
saires, ont été suivis, pendant l'année scolaire 1902-1903, par 243 élèves, qui se répartissent
comme suit sur les différentes branches que comporte cet enseignement
Dessin de constructions civiles
pour mécaniciens
à main levée
Atelier pour la menuiserie etc.
la ferronnerie artistique
les mécaniciens
Élèves.
Ateliers pour les peintres décorateurs
les sculpteurs et modeleurs
Langue anglaise
Comptabilité commerciale
Sténographie
Calligraphie
Élèves.
Rappel de la statistique de fréquentation des cours professionnels du soir pour les
années 1898, 1899, 1900 et 1901.
Constructions civiles
Cours de dessin pour mécaniciens
Dessin à main levée
Peinture décorative
Sculpture
Atelier de mécanique
Ferronnerie artistique
Atelier de menuiserie
Cours de langue anglaise
Comptabilité
Sténographie
Calligraphie
Total des élèves
Année 1898.
27 élèves.
Année 1899.
21 élèves.
Année 1900.
30 élèves.
Année 1901.
29 élèves.
Pendant les quatre années qu'embrasse cette statistique, la fréquentation des cours du
soir est restée à peu près stationnaire. La Chambre de commerce regrette que ces cours
populaires, qui répondent à un besoin réel, en ce qu'ils permettent aux jeunes apprentis de
faire gratuitement les études complémentaires indispensables, ne présentent pas un développe-
ment correspondant à celui que prennent les établissements industriels, commerciaux ou pro-
fessionnels du jour.
Tramways
luxembourgeois.
(Bilans pour la période du 1er septembre 1901 au 31 août 1902.)
a) TRAMWAYS.
Actif.
Frais de premier établissement
Matériel
Cautionnement à la Ville
Fonds d'assurance
Entretien et réfection de la voie
FR.
C.
117,062 28
29,812 50
5,400 00
1,150 00
29,757 49
183,182 27
Passif.
Capital-actions
Capital-obligations
Réserve
Obligations à rembourser
Intérêts au 31 août 1901
Dividendes arriérés
Voitures de place
Cautionnements du personnel
Profits et pertes
FR.
C.
60,000 00
74,800 00
2,371 25
2,300 00
517 50
2,640 00
35,514 37
670 00
4,369 15
183,182 27
b) VOITURES ET TERRAINS.
Actif.
Frais de premier établissement
Fort Wedel
Matériel
Portefeuille
Banque et Caisse
Tramways luxembourgeois
Actionnaires en retard de ver-
sement
FR
C.
34,557 83
57,887 70
23,508 97
24,500 00
21,180 47
35,514 37
1,995 60
199,144 94
Passif.
Capital-actions
Réserve
Dividendes arriérés
Cautionnements du personnel
Banque Nationale
Solde
FR.
C.
174,300 00
3,116 51
8,217 00
170 00
13,000 00
341 94
199,144 94
Les recettes de l'exploitation se sont élevées
a) pour les tramways à
b) pour les voitures à
soit ensemble à
fr.
fr.
en 1901
77,552 10
25,617 70
103,169 80
fr.
fr.
en 1902
78,886 40
21,035 05
99,921 45
Taxes communales d'octroi à Luxembourg
L'octroi a produit du chef des
1° Boissons et liquides
2° Comestibles
3° Fourrages
4° Combustibles
5° Matériaux de construction
6° Droits d'expédition
7° Droits d'accise sur les bières fabriquées dans
l'intérieur de la ville
8° Droits d'accise sur les eaux-de-vie fabriquées
dans l'intérieur de la ville
Totaux
en 1900.
FR
C.
52,300 03
125,796 15
15,292 50
56,410 42
30,776 13
4,204 60
17,759 93
134 62
302,674 38
en 1901.
FR.
C.
52,909 93
124,016 30
14,820 71
59,508 60
34,049 91
2,986 45
17,204 13
98 94
305,594 97
en 1902.
FR.
C.
53,718 53
123,885 83
15,100 49
58,804 73
29,543 71
(supprimés)
16,492 91
65 34
297,611 54
Mercuriales.
Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les
fourrages et les combustibles pendant les années 1900, 1901 et 1902, sur la base des mer-
curiales de la ville de Luxembourg.
Froment
Méteil
Seigle
Orge
Avoine
Pois
Fèves
Lentilles
Pommes de terre
Farine de froment
méteil
seigle
l'hectolitre.
le kilogr.
Prix
fin 1900.
FR. C.
16 00
15 00
13 00
14 00
9 00
15 00
14 00
20 00
4 00
0 45
0 37½
0 35
Prix
fin 1901.
FR. C.
16 00
15 00
13 00
14 00
9 50
15 00
14 00
25 00
3 00
0 45
0 37½
0 35
Prix
fin 1902.
FR. C.
15 00
14 00
13 00
13 00
9 90
15 00
15 00
20 00
5 00
0 45
0 37½
0 36
Orge perlé
Beurre
Oeufs
Foins
Pailles
Bois de hêtre
chêne
Viande de bœuf Ire qualité
IIe
veau
mouton
Porc frais
fumé
le kilogr.
la douzaine.
les 500 kilogr.
le stère.
le kilogr.
Prix
fin 1900.
FR. C.
0 70
2 80
1 65
66 25
26 25
15 00
10 00
2 00
1 60
1 55
1 55
1 80
2 00
Prix
fin 1901.
FR. C.
0 70
2 65
1 52
60 00
40 00
15 00
11 00
2 00
1 70
1 85
1 70
2 00
2 50
Prix
fin 1902.
FR. C.
0 70
2 50
1 55
35 00
25 00
15 00
10 00
2 00
1 70
1 80
1 70
2 00
2 60
Un objet de préoccupations sérieuses a été le renchérissement inusité de la viande q u i
avait pris des proportions alarmantes dans le cours de l'année. L'échelle des prix pour la
Ville de Luxembourg présentait les variations suivantes
MOIS.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
MOUTON.
II.
0,80
0,90
I.
1,00
VEAU.
II.
0,80
0,90
0,95
1,00
0,90
I.
1,00
0,90
1,00
1,10
1,00
1,10
1,20
1,10
1,00
BŒUF.
II.
0,85
I.
1,00
PORC
frais.
1,00
1,10
1,00
fume.
1,25
1,40
1,50
1,30
A b a t t o i r de L u x e m b o u r g .
L'abattoir de la ville de Luxembourg est en exploitation depuis vingt-huit ans. Tous les
soins nécessaires ont été apportés en 1902 à l'exploitation régulière de cet établissement, tant
au point de vue sanitaire qu'à celui des intérêts de la ville et des particuliers. Les animaux
et les viandes de boucherie ont été l'objet d'une inspection continuelle. L'état d'embonpoint
des animaux destinés à l'abatage, ainsi que la qualité des viandes, étaient très satisfaisants.
Ont été exclus de l'abatage dix veaux qui n'avaient pas le poids règlementaire. Une certaine
quantité de viandes, de préparations de charcuterie, d'issues etc. ont été saisies et détruites.
Le tableau ci-après donne le nombre et le poids des animaux abattus ainsi que les droits
d'abattage pour 1902.
Bœufs.
Tau-
reaux.
Bœufs
et tau-
rillons
en-des-
sous de
35 kg.
Vaches
et gé-
nisses.
1,426
Veaux.
7,866
Porcs.
6,507
Moutons
et
chèvres
6,024
Agneaux
et
chèvres
en des-
sous de
25 kg.
Nombre
total.
22,822
Poids total.
Kg.
1,868,919
DROITS
D'ABATAGE
Fr.
Ct.
46,758 88
Des 22,822 animaux de boucherie tués à l'abattoir, 13 ont été saisis et détruits pour cause
d'insalubrité, savoir: 3 vaches pour tuberculose générale, 1 porc pour mort naturelle, 8 mou-
tons pour jaunisse. De plus 325 fœtus, dont 268 veaux, 38 porcelets et 20 agneaux ont été saisis.
Sur ces 22,822 animaux des altérations morbides d'organes, de tissus et d'issues ont été
constatées chez 6684 animaux, soit environ 32 %, savoir
Tuberculose
chez
Maladies du poumon
Maladie du foie
Maladies du cœur
Maladies des reins
Douves hépatiques
Echinocoques
Inflammations diverses
Abatage pour cas de
force majeure
Totaux
Bœufs.
Tau-
reaux.
Vaches.
Gé-
nisses.
Veaux.
Porcs.
Bêtes
à
laine.
Chèvres.
TOTAL.
Ajoutons que les animaux amenés au champ de foire ont été l'objet d'une surveillance
spéciale au point de vue de leur état sanitaire. Les animaux mis en vente étaient en bon état.
Les foires étaient toutes bien fréquentées, la vente des animaux facile, les prix élevés, les
transactions rapides et considérables et les exportations importantes.
Recensement du bétail.
Un recensement général du bétail a eu lieu le 10 juillet 1901, comprenant les espèces
chevaline, bovine, ovine, porcine et caprine, ainsi que les volailles, les pigeons, les lapins et
les ruches d'abeilles, qui a donné les résultats ci-après
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
avec l'intérieur
5,285,466
5,692,477
5,813,791
5,939,624
6,009,255
5,208,137
6,011,869
6,385,165
avec l'extérieur
5,471,490
2,796,398
3,445,507
3,526,926
3,070,441
2,975,815
3,323,782
3,488,284
Totaux.
8,756,956
8,488,875
9,259,298
9,466,550
9,879,696
8,183,952
9,335,651
9,873,449
Transactions qui se sont faites à nos foires pendant les 8 dernières années
D'après ces résultats, la valeur totale du bétail recensé dans le Grand-Duché s'élève à
41,040,338 fr.
Foires.
Il s'est tenu dans le Grand-Duché, pendant l'année 1902, 182 foires pour le commerce
des chevaux et du bétail, se répartissant ainsi sur les divers mois
Espèce chevaline
bovine
ovine
porcine
caprine
Lapins
Volailles
Ruches
Têtes.
19,777
92,381
16,611
91,799
14,203
12,838
367,907
20,195
Valeur.
11,735,767 fr.
21,742,305
372,578
5,860,771
312,007
25,556
636,310
350,044
Prix moyens.
593 40 fr.
235 35
22 43
21 97
1 99
17 33
Etat indiquant le nombre et les prix moyens des animaux exposés en vente et vendus sur les foires du Grand-Duché
pendant l'année 1902.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Étalons reproducteurs.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Exte-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposes
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Exte-
rieur.
Chevaux marchands.
1,757
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
1,616
Chevaux ordinaires.
Poulains.
Taureaux réformés.
Bœufs de labour de grande taille.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
4,436
2,318
1,765
Taureaux reproducteurs.
Bœufs gras.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente
vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Bœufs de labour de petite taille.
Taurillons.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
(…)82
5,161
2,710
2,524
1,513
Vaches fraîches laitières.
Vaches non fraîches laitières.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
6,221
4,302
2,578
1,724
6,740
3,962
2,946
1,016
DÉSIGNATION
des
FOIRES
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposes
en vente. vendus
Prix
moyens
DESTINATION.
Inte-
neur.
Exte-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposes
en vente
vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inte-
rieur
Exte-
rieur.
Génisses
Veaux.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
3,990
2,507
1,978
5,205
4,761
3,584
1,177
Moutons.
Brebis.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
1,787
6,567
3,277
3,047
3,705
2,025
1,925
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente
vendus.
Prix
moyens
DESTINATION.
Inté-
rieur-
Exté-
rieur.
Moutons et brebis antennais.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
2,107
1,199
Porcs gras.
2,772
2,566
1,179
1,306
1,260
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente vendus
Prix
moyens
DESTINATION.
Inte-
rieur.
Exté-
rieur.
Agneaux.
1,633
1,166
1,007
1,066
1,332
1,010
1,441
1,290
2,136
1,036
Porcs maigres.
1,029
1,122
1,173
9,337
6,734
2,603
Chèvres.
Chevreaux.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
Porcelets.
Boucs.
DÉSIGNATION
des
FOIRES.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
NOMBRE
D'ANIMAUX
exposés
en vente. vendus.
Prix
moyens.
DESTINATION.
Inté-
rieur.
Exté-
rieur.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Totaux
97,707
82,148
38,796
43,352
Récapitulation.
1er groupe: Chevaux.
1.
Étalons
2. Chevaux
marchands
3. Chevaux ordinaires
4. Poulains
2e groupe: Espèce bovine.
5. Taureaux reproducteurs
6.
réformés
7. Bœufs gras
8. de labour de grande taille
9. petite taille
10.
Taurillons
11. Vaches fraîches laitières
12.
non laitières
13.
Génisses
14. Veaux
3e groupe : Bêtes à laine.
15. Moutons
16.
Brebis
17. Moutons et brebis antennais
Agneaux
4e groupe : Espèce porcine.
19. Porcs gras
20.
maigres
21.
Porcelets
5e groupe: Espèce caprine.
Boucs
23. Chèvres
24.
Chevreaux
exposés
en vente.
1,757
1,616
4,436
5,161
1,513
6,221
6,740
3,990
5,205
6,567
3,705
2,107
1,633
2,772
12,136
97,707
NOMBRE D'ANIMAUX
vendus
2,318
2,710
4,302
3,962
2,507
4,761
3,277
2,025
1,199
1,036
2,566
9,337
82,148
à
l'intérieur
1,765
2,324
2,578
2,946
1,978
3,584
3,047
1,925
1,179
1,306
6,734
38,796
à
l'extérieur
1,724
1,016
1,177
1,260
2,603
43,352
Prix
moyens
pour
l'intérieur.
363,000
336,000
3,600
28,560
73,800
117,500
958,950
581,000
110,400
876,520
736,500
336,260
186,768
94,457
38,500
25,938
14,552
182,840
336,700
969,900
12,725
6,385,165
pour
l'extérieur.
467,100
177,000
1,800
1,020
11,700
63,500
237,790
96,500
37,600
586,160
254,000
89,930
61,204
7,130
2,000
3,060
176,400
130,150
1,083,800
3,488,284
fr.
9,873,449
Chevaux marchands
id.
ordinaires
Poulains
Taureaux reproducteurs
id.
réformés
Bœufs gras
id.
de labour de grande taille
id.
id.
petite taille
Taurillons
Vaches fraîches laitières
id.
id.
non laitières
Génisses
Veaux
Moutons
Brebis
Moutons et brebis antennais
Agneaux
Porcs gras
id.
maigres
Porcelets
Boucs
Chèvres
Chevreaux
Total
Résultat financier des ventes aux foires, par nature des animaux vendus
Chemins de fer.
I. — Guillaume-Luxembourg.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.
Trafic intérieur
Trafic d'exportation
par la ligne
de Thionville
id.
de Trois-Vierges
id.
de Bettingen
id.
de Wasserbillig
Trafic d'importation
par la ligne de Thionville
id.
de Trois-Vierges
id.
de Bettingen
id.
de Carthaus
Trafic de transit
par Thionville : via Gouvy
id.
via St.-Vith
id.
via Bettingen
par Gouvy
via Thionville
id.
via Audun-le-Tiche
id.
via
St.-Vith
id.
via Carthaus
par St.-Vith
vit Thionville
id. via Audun
id.
via Mont-St.-Martin
id. via Gouvy
id. via Athus
par Bettingen : via Thionville
id.
via Carthaus
par Carthaus
via Gouvy
id.
via Sterpenich
par Audun
via Gouvy
id.
via St.-Vith
T.
K.
465,929.200
695,506.700
408,334.000
469,821.008
166,045.710
70,638.000
80,503.400
672,869.900
22,870.500
44,127.000
643,265.000
259,314.900
743.500
4,784.200
1,025.900
63,685.100
24,224.900
119,186.000
1,543.500
36,678.000
465,836.000
25,929.000
395.600
40,702.000
4,682.300
2,872.400
710,262.500
265,868.500
245,317.500
491,765.000
41,097.600
7,554.700
1902.
T.
K.
288,717.400
2,039,590.908
990,057.010
1,761,865.800
(*) 5,080,231.118
1901.
T.
K
452,834.300
1,720,308.810
1,009,564.600
1,692,216.400
4,874,924.110
*) A ce chiffre,il faut ajouter: 1° 252,343 t., 57,997 t., 138,208 t., 35,177 t., 3,702 t., de cokes, en provenance de l'Allemagne et dirigées via
Trois-Vierges et Luxembourg, en destination de Differdange, Rodange, Bassin de Longwy, Athus et Steinfort; 2° 9,073 t. 10, 617 t
11,347 t., 12,302 t. de fontes, en destination de l'Allemagne par la voie de Luxembourg-Trois-Vierges, et expédiées des stations'de Differ-
dange, Rodange, Bassin de Longwy et Steinfort ; 3° 81 t., 132 t., 2,925 t., 150 t. de minerais expédiée vers l'Allemagne, via Luxembourg-
Trois-Vierges, par les stations d'Esch-Hœhl, Pétange, Lamadelaine et bassin de Longwy ; 4° 500 t,192,182 t. de minerais expédiées vers
la France et la Belgique, en transit par la ligne des minières; 5° 2,465 t.,4095 t., de minerais expédiées en service direct des stations de
Belvaux et Pétange, en destination de Dommeldange. — Le trafic total se trouve ainsi porté à 5,712,477 tonnes.
TONNAGE DES MARCHANDISES TRANSPORTÉES EN PETITE VITESSE.
Expeditions par nature de marchandises et destinations.
Minerais oolitiques
Fers et fontes
Pierres
Plâtres
Chaux
Bois
Céréales et pommes
de terre
Écorces
Sables et scories
Cuirs tannés
Boissons
Divers
Sommes
T.
K.
330,198.200
91,109.200
1,788.900
25.000
77.600
1,623.900
1,723.200
821.300
3,923.500
237.500
294 800
34,106.100
465,929.200
T.
K.
349,322.600
321,106.700
3,055.300
15.000
7.600
473 700
569.400
840.600
44.400
131.500
295.400
19,644.500
695,506.700
T.
K.
367,080.000
24,855.800
3,043.400
425.000
518.200
774.600
164.300
20.000
134.300
280.900
10,537.500
408,334.000
T.
K.
275,285.200
178,157.100
1,067.400
545.000
20.000
155.900
2,150.100
1,326.000
132.500
129.600
1,066.900
9,786.008
469,821.008
T.
K.
736,896.900
6,885.300
22,466.000
426 700
4,343.500
11,192,900
12,520.700
277.500
15,394.000
168.000
5,113.500
1,708.000
817,393.000
T.
K.
2,059,382.900
622,114.100
31,421.000
1,436.700
4,966.900
14,221.000
17,127.700
3,265.400
19,514.400
800.900
7,051.500
75,681.408
2,856,983.908
T.
K.
1,676,696.000
494,005.900
36,502.300
2,742.500
6,216.300
16,705.400
13,012.000
3,764.200
33,117.700
915.600
9,200.700
227,121.900
2,520,090.500
DÉSIGNATION
des marchandises.
via
Thionville.
et Audun.
via
Trois-Vierges.
via
Sterpenich.
via
Carthaus.
pour
l'intérieur.
TOTAUX
1902.
1901.
Importations par nature de marchandises et provenances.
NATURE
des marchandises.
Coke
Houille
Bois
Céréales
Argiles, ardoises, etc
Sel
Fers et fontes
Minerais
Sucre, café, etc
Huile et pétrole
Cuirs et peaux
Tabacs
Boissons
Produits chimiques
Divers
Sommes
via
Thionville
et Audun.
T. K.
327 000
58,453 700
21,964.900
3,592.300
6,040.500
1,346 000
4,746.300
39,307 000
996.300
650 500
360.000
282.400
3,180.000
359.000
24,439.810
166,045.710
via
Trois-Vierges.
T.
K.
20,393.000
31,250 910
1,069.900
3,195.800
2,685.800
47.500
1,087.200
512.900
1,102.800
191.400
16 300
101.500
88.700
9,494.290
70,638.000
via
Bettingen.
T.
K.
12,546.000
23,486.000
2,389.000
14,457.400
1,818.100
11.000
297.500
1,609.000
354.000
1,881.700
75.500
59.000
32.000
356.000
21,131.200
80,503.400
via
Wasserbillig.
T.
K.
558,206.000
14,477.400
8,715.700
3,290.400
11,481 800
95.000
3,280.000
942.800
386.800
120.400
134.200
531 700
251.900
70,955.800
672,869.900
TOTAUX
1902.
T
k
591,472.000
127,668.010
34,139.500
24,535.900
21,426 200
1,499.500
9,411.000
40,916.000
2,806.000
4,021.800
747.300
491.900
3,845.500
1,055.600
146,020.800
990,057.010
1901.
T.
K.
655,145.700
158,889.500
28,661.200
21,084.400
35,452.000
1,178 800
7,443.300
38,354.200
1,874.200
4,104.600
732.700
580.700
3,793.400
924.900
51,345.000
1,009,564.600
Recettes effectuées et renseignements
divers.
Vayageurs et bagages
Marchandises
Recettes diverses
Produit total des transports
Produit kilométrique
Nombre des voyageurs transportés
Produit moyen par voyageur
Nombre de tonnes transportées
Produit moyen par tonne
Nombre de tonnes transportées à 1 kilomètre
Parcours moyen
Produit moyen par tonne et par kilomètre
1902.
FR.
B.
1,775,500.00
11,150,500.00
1,134,000.00
14,060,000.00
fr.
80,804.60
2,815,978
fr.
0.64
t.
5,713,477
fr.
1.90
t.
241,600,000
km.
42.00
fr.
0.042
1901.
FR. C.
1,777,500.00
11,965,000.00
1,115,625.00
14,858,125.00
fr.
85,400.00
2,287,582
fr.
0.79
t.
5,542,530
fr.
2.15
t.
233,894,766
km.
42.20
fr.
0.052
Différence en faveur de
1902.
18,375.00
528,396
t.
170,947
t. 7,705,234
1901.
FR. C.
2,000.00
814,500.00
798,125.00
fr. 4,595.40
fr.
0.15
fr.
0 25
km.
0.20
fr.
0.01
Trafic des nouveaux embranchements du Guillaume-Luxembourg pendant l'année 1902.
A. — Embranchement de Bettembourg à Dudelange.
a) Expéditions.
Minerais
Acier brut
Fers et fontes
Divers
S o m m e s
via
Thionville
(et Audun).
T.
K.
13,860.000
21,466.000
8,528 300
43,854.300
via
Trois-Vierges
T.
K.
9,510.000
5,083.000
707.000
591.000
15,891.000
via
Sterpenich.
T.
K.
1,385.000
33,229.000
16,376.000
11,052.000
62,042.000
via
Carthaus.
T.
K.
52,220.000
67,303 000
14,802.000
23,525.200
157,850.200
pour
l'interieur.
T.
K.
441.500
377.000
5,079.000
11,389.500
17,287.000
TOTAUX.
T.
K.
63,556.500
119,852.000
58,430.000
55,086.000
296,924.500
b) Arrivages.
Cokes
Houilles
Minerais
Divers
Sommes
via
Thionville
(et Audun).
T.
k.
2,002.000
94,409.000
11,781.500
108,192 500
via
Trois-Vierges
T.
K.
50.000
52.959.000
4,460.000
57,469.000
via
Sterpenich.
T.
K.
30.000
12,992.000
13,407.000
31,169.000
57,598.000
via
Wasserbillig.
T.
K.
236,241.000
3,784.000
11,441.000
251,766.000
de
l'interieur.
T.
k.
25.000
19,283.500
19,308.500
TOTAUX.
T.
K.
236,321.000
71,762.000
107,816.000
78,135.000
494,034.000
B. — Embranchements du bassin de Rumelange.
a) Ceux qui aboutissent à la station de Tétange,
ont expédié
b) celui qui aboutit à la station de Rumelange, a
expédié
Trafic total de Dudelange
Total fourni par les embranchements
T.
K.
694,372.000 de minerais.
97,673.000
790,958.500 de marchandises diverses.
1,583,003.500
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.
I
e r Réseau (Minières, Luxembourg, Attert, Sûre).
Longueur en exploitation : 169 kilomètres.
I . Marchandises expédiées
1° pour l'intérieur du pays
2° vers la France
3° id. la Belgique
4° id. la Hollande
5° id. l'Allemagne
6° id. la Suisse
7° id. l'Italie
Ensemble
II. Marchandises importées
1° de la France : via Rodange fr.
2° de la Belgique
a) via Athus
b) via Sterpenich
c) via Benonchamps
d) via Gouvy
3° de l'Allemagne
a) via Esch (Thionville et
Karthaus)
b) via Klein-Bettingen (Thion-
ville et Karthaus)
c) via Trois-Vierges (Ettel-
bruck, Esch et Luxembourg)
d) via Trois-Vierges (Luxem-
bourg et Dippach)
e) via Wasserbillig (Thionville
et Karthaus)
f) Wasserbillig (Luxembourg
et Dippach)
Ensemble
III. Marchandises en transit par
la ligne des minières
a) via Esch-Athus et inverse-
ment
b) via Esch-Rodange fr
Ensemble
Total
1902.
T. K.
1,081,161.820
118,604.200
1,114,903.380
1,905.800
321,221.060
1,799.620
966.040
2,640.561.920
29,335.400
176,349.110
32,035.920
3,435.810
11,315.770
47,929 810
5,875 890
7,168.570
490,833.670
22,429.810
14,576.460
841,286.220
190,742.240
500,000
191,242.240
3,673,090.380
1901.
T.
K.
871,300.390
157,815.580
744,007.740
1.703.630
375,724 240
1.078.290
1,062.760
2,152,692 640
35,460 450
189,132.470
32,127.570
2,764.730
9,194 800
54,810.560
1,255 190
305,614.430
189,502.350
21,191.950
5,5(...)9.180
849,613.680
167,821.980
3,755.000
171,576.980
3,173,883,300
Différence en faveur de
1902.
|
1901.
T.
K.
209,861.430
370,895.640
202.170
721.330
487,869.280
671 080
2,120.970
1 620 700
301,331 320
1,237.860
9.017.280
22,920.260
19,665.260
499,207.080
T.
K
39,211.380
54,503.190
96 720
6,123.050
12,783.360
91,650
6,880 750
298,445.860
8,327.460
3,255.000
II. — Prince-Henri.
IIe Réseau (Ligne de Wiltz).
Longueur en exploitation : 20 kilomètres.
I . Marchandises expédiées
1° Pour l'intérieur du pays
2° Vers la Belgique
3° Vers la Hollande
4° Vers l'Allemagne
Ensemble
II. Marchandises importées
1° De la Belgique : a) via Schimpach frontière
b) via Gouvy
2° De l'Allemagne : a) via Trois-Vierges
b) via Wasserbillig
c) via Bettembourg
Ensemble
III. Marchandises en transit par la
ligne de Wiltz
Via Kautenbach-Schimpach frontre et inversemt
Total des marchandises transportées
1902,
T.
K.
8,147.150
1,345.580
87,230
2,985,820
12,565,780
7,090.210
2,636.740
1,718.060
899.510
889.220
13,233.740
4.766.630
30,566.150
1901,
T.
K.
7,713.880
952.090
79.000
2,752.430
11,497,400
5,435.100
2,624.560
989.690
1,056.610
756.010
10,861.970
4,806 790
27,160.160
Différence en faveur de
1902.
T.
K.
433,270
393.490
8.230
233.390
1,068.380
1,655 110
12.180
728.370
133.210
2,371.770
3,399.990
1901.
T. K.
157 100
40.160
1° Les marchandises expédiées comprenaient
Pierres
Bois
Divers
Totaux
en destination de
l'intérieur
T.
K.
408.000
550.260
7,188.890
8,147.150
la Belgique
T.
K.
64.000
1,281.580
1,345.580
la Hollande
T.
K.
87.230
87.230
l'Allemagne
T.
K.
2,985.820
2,985.820
en tout
1902.
T
K.
472.000
(...)50.260
11,543.520
12,565.780
1901.
T.
K.
282.260
673 750
10,541.390
11,497.400
Difference en faveur de
1902.
T. k.
189.740
1,002.130
1,068.380
1901.
T
K.
123.490
2° Les marchandises importées comprenaient
Pierres
Bois
Houilles
Divers
Totaux
au départ de
la Belgique
T.
K.
56.800
153.460
3,774.000
5,742.690
9,726,950
l'Allemagne
T.
K.
20.000
240 400
867.500
2,378.890
3,506.790
en tout
1902.
T.
K.
76.800
393 860
4,641.500
8,121.580
13,233.740
1901.
T.
K.
105.850
296.850
3,538 000
6,921.270
10,861,970
Différence en faveur de
1902.
T.
K.
97.010
1,103 500
1,200.310
2,371.770
1901.
T.
K.
29.050
a) Sur la ligne des Minières
Produit moyen par voyageur
id.
par tonne de marchandises
fr.
1902.
0,4347
1,0315
1901.
0,4032
1,0445
Produit kilométrique correspondant à
fr. 26,293 66
23,030 98
b) Sur la ligne de Wiltz
Produit moyen par voyageur
id.
par tonne de marchandises
fr.
1902.
0,360
1,335
1901.
0,356
1,344
Produit kilométrique correspondant à
fr.
3,934.73
fr.
3,658.41
Recettes effectuées
III. — Chemins de fer cantonaux.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.
Produit kilométrique
(44 kilom.)
1902 fr. 3,793 60
1901 fr. 3,384 40
STATIONS.
Nœrdange
Niederpallen
Redange
Nagem
Hostert
Rambrouch
Kœtschette
Bigonville-Holtz
Perlé
Haut-Martelange
Martelange
Diekirch
Bleesbruck
Bastendorf
Tandel
Fouhren
Bettel
Vianden
Recettes postales
Recettes pour colis,
bestiaux, etc
Ballastière
Totaux
VOYAGEURS.
Nombre.
17,654
1,560
13,045
1,931
2,812
5,948
3,585
3,312
4,775
1,225
4,407
27,262
1,771
3,049
2,867
3,383
5,708
14,084
118,378
Produit
(bagages compris)
FR. C.
9,217 95
268 75
4,558 55
781 15
1,165 65
4,347 95
2,561 30
2,232 75
2,881 20
577 65
2,450 60
13,307 80
577 95
762 05
959 45
1,437 50
3,085 30
7,878 65
59,043 60
MARCHANDISES.
Poids.
T.
K.
8,547.360
752.490
21.200
65.130
297.406
400.520
579.560
3,716.580
7,432.130
3,045.380
2,480.850
15.000
1,429 040
883.000
29,663.646
Produit.
FR. C.
21,359 40
1,362 20
36 40
73 15
593 45
704 90
1,578 00
14,157 65
31,425 70
12,977 00
4,241 25
16 25
2,161 10
1,072 90
91,759 35
RECETTES
diverses.
FR. C.
2,731 20
13,374 45
16,105 65
RECETTES
totales.
FR. C.
30,577 35
268 75
5,920 75
817 55
1,238 80
4,941 40
3,266 20
3,810 75
17,038 85
32,003 35
15,427 60
17,549 05
577 95
762 05
959 45
1,453 75
3,085 30
10,039 75
2,731 20
13,374 45
1,072 90
166,917 60
IV. — Chemins de fer secondaires.
Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1902.
STATIONS.
Hesperange
Altzingen
Weiler-la-Tour
Aspelt
Altwies
Mondorf-village
Mondorf-les-bains
Ellingen
Scheuerberg
Remich
Cruchten
Schrondweiler
Medernach
Larochette
Transport pour la poste
Recettes pour colis,
bestiaux etc
Totaux
VOYAGEURS.
Nombre.
96,737
28,156
14,764
10,907
17,028
4,747
11,294
23,953
7,698
2,023
24,085
20,640
3,982
7,986
14,801
288,801
Produit.
FR. C.
58,035.70
2,819 70
2,992.45
5,190.75
9.288 90
2,573 05
7,670.55
10,241.10
5,434.90
982.25
19,458.00
9,911.35
793 30
2,904 90
8,682 25
146,979.15
MARCHANDISES.
Poids.
T. K.
8,264.220
129.530
3.120
115 410
4,470.730
5,234.570
7,115.370
468.400
293.360
53.790
1,580.480
5,105.430
31.210
532 490
8,740.160
42,138.270
Produit.
FR. C.
21,035.15
1,969.13
78.45
505.30
3,449.90
3,398 90
2,710 35
18,355.50
3,398 60
582.00
6,127.65
9,565.40
373.80
584.65
15,937.80
88,072.10
RECETTES
extraordinaires
FR. C.
4,489.50
2,778.90
7,268 40
RECETTES
totales.
FR
C.
79,070.85
4,788.85
3,070.90
5,696 05
12,738.80
5,971.95
10,380 90
28,596.60
8,833.50
1,564 25
25,585.65
19,476 75
1,166.60
3,489.55
24,620.05
4,489 50
2,778.90
242,319 65
Produit kilométrique correspondant
(41 kilomètres)
1902 fr. 5,910.00.
1901 fr. 5,808.00.
STATISTIQUE DOUANIÈRE. — Zollstatistik.
Waaren-Einfuhr
aus dem
Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Grossherzogtnums Luxemburg über die Zollämter desselben.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
id.
id.
Peru.
Belgien.
Amerika.
Rumänien.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Amerika.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
3,586.151
210,996
5.033
10,223
3,216,359
7,480
14,850
14,953
6,820
16,142
9,800
72.457
147,499
4,800
2,639
80,076
10,473
13,776
26,730
3,773
Waarengattung.
1. Abfalle.
Abfälle von Glashütten
Gerbereiabfälle
Abfälle von der Wachsbereit-
ung etc
Thierischer Dünger
Guano, natürlicher
Kleie und Malzkeime
id.
id.
id.
Thierknochen
Asche etc
id.
Lumpen
id
2. Baumwolle und Baum-
wollenwaaren .
Rohe Baumwolle
id.
Baumwollabfälle
id.
id.
Baumwollwatte
id.
Rohes Baumwollengarn
Gefärbtes
id.
id.
id.
Accommodirter b'wollner Zwirn
id.
id.
Rohe, dichte Baumwollgewebe
id.
id.
Gebleichte,
id.
id.
id.
id.
id.
Waarengattung.
Baumwollener Sammet
id.
Gefärbtes diehtes Baumwollen-
zeug
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Posamentirwaaren
id.
id.
Baumwollene Strumpfwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohe, undichte Baumwollgewebe
Baumwollene Gardinenstoffe, ge-
bleicht, etc
id.
id.
id.
id.
Gefärbte undichte Baumwollen-
gewebe
id.
id.
id.
id.
Baumwollene Spitzen
id.
id
Baumwollene Stickereien
id.
id.
id.
id.
Ganz grobe Baumwollengewebe
in Stücken nicht über 50 Ctm.
lang und breit
Schmiergeltuch
3. Blei und Bleiwaaren.
Rohes Blei, Bruchblei etc
Buchdruckerschriften
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Niederland.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
id.
id.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,157
34,686
31,249
Herkunftsland
der
Waaren.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Dänemark.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Dänemark.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland.
England.
Amerika.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck
1,049
6,407
5,030
4,336,059
1,314
1,393
9,735
1.123
Waarengattung.
Buchdruckerschriften
id.
Cliches aus Blei
id.
Unlackirte Röhren aus Blei
id.
id.
id.
id.
Grobe Bleiwaaren
id.
id.
Feine
id.
id.
id.
Spielzeug aus Blei
4 Bürstenbinder- u. Sieb-
macherwaaren.
Grobe Bürsten und Besen aus
Bast, Stroh etc
id.
id.
id.
id.
Grobe Bursten und Besen aus
Borsten, Federn etc.
id.
id.
Grobe Siebmacherwaaren
id.
id.
Feine Burstenbinderwaaren.
id.
id.
5. Droguerie-, Apotheker-
und Farbwaaren.
Blei.
Farben- etc. Stifte und
Zeichenkreide
id.
id.
id.
id.
Chloroform
Essenzen, Extrakte,Tinkturen etc.
id.
id.
Lacke, Lackfirnisse
id.
id.
id.
id.
Maler- und Waschfarben.
Waarengattung.
Maler- und Waschfarben.
id.
id.
id
id.
Zundholzer, Zündkerzen
Oelfirniss
id.
id.
Aetzkali
id.
Aetznatron
Alaun
id.
id.
Barytweiss
Buchdruckerschwärze
id
Chlorkalk
Farbholzextrakte
id.
id.
Gelatine
id.
Kitte, nicht besonders genannt
id.
id.
Leim
id.
Russ
Siegellack
Sprengstoffe
Tinte, Tintenpulver
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Wagenschmiere
Wichse
id.
id.
Zundwaaren, nicht besonders
genannt
id.
id.
id.
id.
Kalzinirte Soda
Rohe Soda
id.
Wasserglas
Herkunftsland
der
Waaren.
Niederland.
England.
Frankreich.
Belgien.
id
Niederland,
England.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
England.
Frankreich..
id.
id.
Belgien.
id.
id.
England.
Frankreich.
id.
Japan.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oestr -Ung.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
2,504
1,320
2,311
4,103
1,752
1,221
5,496
2,027
2,694
4,991
1,167
1,915
5,111
Herkunftsland
der
Waaren
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
Frankreich.
Mexiko.
Belgien.
id.
Frankreich.
Brit. Indien.
Amerika.
Mexiko.
Oestr.-Ung.
id.
Mexiko.
id.
Brasilien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
England.
Brasilien.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Oestr.-Ung.
China.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
England.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
10,700
6,502
2,948
1,569
29,503
1,664
2,461
5,535
1,618
5,359
2,254
1,078
1,317
10,500
1,088,192
87,874
8,313
539,809
56,370
6,271
Waarengattung.
Albumin
Kohlensaures Ammoniak
Anilinol
Anilin-Farbstoffe etc.
Bleiweiss
Borax, Borsäure
Bromkalium
Calciumcarbid und Canthariden.
Chlorcalcium
Chlorkalium
Chlormagnesium
Chlorsaures Kali und Natron
Chromsaures Kali
Zitronensäure
id.
Dividivi
Rothes Ersenoxyd
Rohe Erzeugnisse zur Bürstenfa-
brikation etc
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Blauholz
id
Gelbholz
id.
id.
id.
Rothholz
id.
Gerbsäure
Quebrachoholzextrakt
id.
Andere Gerbstoffextrakte
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohes Glyzerin
id.
Isländisches Moos etc.
Holzessigsaurer Kalk
Karbolsäure
Waarengattung.
Knochenmehl
Valonea, Knoppern etc
Lakritzensaft
id
Mennige, Milchsäure etc.
Mineralwasser
id
id.
Myrobalanen
Naphthalin
Schwefelsaures Natron
id.
Palmnüsse
Unzerkleinertes Quebrachoholz .
id.
id.
Chilisalpeter
id.
id.
Kalisalpeter
Schiesspulver
id.
Schwefel
id.
id.
Schwefelsäure
id.
Seegras
etc.
id.
id.
Steinkohlentheeröle, leichte
id.
id.
Süssstoffe etc
id.
Superphosphat
id.
Terpentinöl und anderes Harzöl.
id.
id.
id.
id.
Blauer Vitriol
id.
id.
Grüner Vitriol
id.
Weinsäure
Zinnsalze
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
As. Turkei.
Frankreich.
Italien.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Brt O -Indien
Belgien.
Argentinien.
Belgien.
id.
Argentinien.
Brasilien.
Frankreich.
Chile.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Algerien.
Belgien.
id.
Amerika.
Italien.
Frankreich,
Belgien.
England.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
id.
Amerika.
England.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
117,327
3,087
17,723
1,778
1,475
10.061
22,080
30,040
1,180,668
1,718
582,066
5,310
28,130
130,115
11,147
20,165
1,273
1,408
126,746
30,620
16,004
1,038
2,667
20,669
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Mexiko.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Niederland.
Oestr.-Ung.
Amerika.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
England.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
id.
England.
Schweden.
Norwegen.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
England.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Amerika.
Frankreich.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
1,829
1.059
4,339
5,520
21,747
2,131,665
10,440
1,365,910
179,170
2,118
2,550
13,365
1,141
10,267
1,220
94,153
15,064
2,110
7,712
49,062
52,667
6,950
Waarengattung.
Bronze- und Druckfarben, Gerb-
stoffe etc
Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe-
gebrauche etc
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Pharmazeutische Fabrikate
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Geschlemmte Kreide
id.
6. Eisen und Eisenwaaren.
Brucheisen etc
id.
Roheisen
id.
Eck- und Winkeleisen
Eisenbahnlaschen, Schwellen etc.
id.
id.
Eisenbahnschienen
Schmiedbares Eisen in Stäben
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Luppeneisen etc
Rohe Platten und Bleche aus
schmiedbarem Eisen
id.
id.
Polierte
id.
id.
Weissblech
id.
Roher Eisendraht
id.
Verkupferter Eisendrath
id
id.
Ganz grobe rohe Eisenwaaren
id.
id.
id.
id.
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen
etc
Waarengattung.
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen,
etc
Grobe eiserne Anker und Ketten.
id.
id.
Drahtseile
id.
Eisen zu groben Bestandtheilen
von Maschinen
Eisenbahnachsen, Räder, Puffer.
Gewalzte und gezogene Röhren
aus schmiedbarem Eisen
id.
id.
Grobe Eisenwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
Drahtstiften
Grobe abgeschliffene Schrauben,
Schraubbolzen etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Grobe, blos abgeschliffene Eisen-
waaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id. id.
id.
id.
Feine Eisengusswaaren
id.
id.
id.
id.
Feine
Eisenwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Amerika.
Italien.
England.
Schweden.
Belgien.
id.
id.
Schweden.
England.
Frankreich.
id.
England.
Oestr.-Ung.
Amerika.
Norwegen.
Dänemark.
Schweden.
Belgien.
id.
Schweden.
Amerika.
England.
Frankreich.
id.
England.
Amerika.
Schweden.
Niederland.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
27,18
28,174
8,905
1,180
71,832
3,109
57,881
4,210
1,506
48,424
40,288
2,117
4,187
7,045
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Amerika
England.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
England.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
England.
Belgien.
Frankreich.
Spanien.
Russland.
Schweden.
Russland.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
Stück
id.
id.
id.
164,861,337
21,700
666,769
501 682
11,670,752
11,061
4,000
35,436
47,877
56,737,606
2,663
177,170
183,808
13,882
10,490
20,700
4,513,050
179,000
450,820
20,000
28,479,150
Waarengattung.
Feine Eisenwaaren
Fahrräder
id.
id.
id.
Spielzeug aus schmiedb. Eisen
id.
id.
Jagd- und Luxusgewehre
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schreibfedern aus Stahl
id.
id.
Uhrwerke und Uhrfournituren .
id.
id.
7. Erden, Erze, edle Metalle,
Asbest u. Asbestwaaren.
Ungereinigter Bauxit
Bimsstein
id.
Tufstein
etc.
Roman-Zement.
id.
Ungefärbter Sand
id.
Farbenerde
id.
Gips
id.
Gebrannter Kalk
id.
Kaolin
id.
id.
Erden, nicht besonders genannt.
id.
id.
Eisenerze
id.
id.
id.
id.
Manganerze
W a a r e n g a t t u n g .
Manganerze
id.
Schlacken von Erzen
id.
id.
Gemahlene Thomasschlacken
id.
id.
Asbestpappe etc.
Asbestwaaren
id.
8. Flachs und andere Spinn-
stoffe.
Flachs und Hanf
id.
Vegetabilische Spinnstoffe
id.
id.
id.
id.
9. Getreide und andere Er-
zeugnisse des Landbaues.
Weizen.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Roggen
id.
id.
id.
Hafer
id.
id.
id.
id.
id.
Hülsenfrüchte; Speise- und Fut-
terbohnen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Br. O. Indien.
Spanien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Rumänien.
Mexiko.
Frankreich.
Belgien.
Russland.
Belgien.
Br.Australien
Br. Indien.
Argentinien.
Amerika.
Rumänien.
Br.W -Afrika
Frankreich.
id.
Rumänien.
Bulgarien.
Belgien.
id.
Amerika.
Bulgarien.
Frankreich.
Russland.
Oestr. Ung.
id.
As. Türkei.
Russland.
Rumänien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
10.376.620
4,009,000
41,546,500
34,413
5,105,150
40,549
2,553
1,503
22,657,577
245,153
151.036
252,500
40,300
1,850,320
5.284.820
4,120 591
30,300
2,405
10,100
5.050
39,755
55,767
10,184
20,368
18,654
646,487
50,796
10,184
17,212
25,150
48,569
Herkunftsland
der
Waaren.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
id
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Russland.
Rumänien.
Frankreich.
As. Turkei.
Bulgarien.
Dänemark.
Amerika.
Belgien.
id.
Bulgarien.
id.
Niederland.
Argentinien.
Belgien.
Russland.
Amerika.
Argentinien.
Oestr.-Ung.
Rumänien.
Eur. Türkei.
As. Türkei.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Italien.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
1,091
19.042
2.373
17,285
667,869
190.961
161,600
20,384
35,526
3,094
5,100
79,729
20,317
5,050
5,045
5,000
397,268
243,710
2,169,362
1,515
773,221
60,600
10,100
119,957
40,534
10,000
4,292
3,197
241,120
1,608
Waarengattung.
Hülsenfrüchte; Speise- und Fut-
terbohnen
id.
id.
id.
id.
Erbsen und Wicken
id.
id.
id.
id.
Lupinen
Hirse
id.
Gerste
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Raps. Rübsaat etc.
id.
id.
Leinsaat
id.
id.
Ricinussamen
Mais und Dari
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Marz.
id.
Frische Weinbeeren
id.
id.
Cichorien, getrocknete
Getrocknete Blumen, Blüthen etc.
id.
id.
id.
id.
Waarengattung.
Futtergewächse, nicht besonders
genannt1)
id.
id.
Lebende Gewächse, Blumenzwie-
beln etc
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
Gras und Thimotheesaat
id.
id.
id.
id.
Hanfsaat
id.
id.
Frische Kartoffeln
id.
id.
Kleesaat etc
id
Frische Küchengewächse.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frisches Obst
id.
id.
id.
Ungefärbtes Stroh
id.
Sämereien, anderweit nicht ge-
nannt .
id.
id.
id.
id.
Erzeugnisse des Landbaues, nicht
besonders genannt .
10. Glas und Glaswaaren.
Gemeines Hohlglas
id.
Glas-, Email-, Glasurmasse, Dach-
glas etc
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Niederland.
Italien.
England.
Belgien.
id
England.
Frankreich.
Russland.
Rumänien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Egypten.
Niederland.
England.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Amerika.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
8,520
294.119
8,503
1,170
155.142
2,222
3,858
3,058,540
58,083
7.180
10,887
167,574
5,233
3,020
29,282
8,331
10,790
10,674
355,413
30,123
17,272
34,151
121,910
43,467
1,198
6,664
*) Das in der Zollstatistik für das Jahr 1902 an dieser Stelle angeführte Wort « Eicheln » soll durch « Futterge-
wächse nicht besonders genannt » ersetzt werden.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id
Frankreich.
Belgien.
id
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
id.
Belgien.
id.
id.
Schweden.
Frankreich.
Belgien.
Italien.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
22,048
1,001
2,424
1,074
1.520
2,930
7,767
5,315
2,354,391
Waarengattung.
Ungemustertes weisses Hohlglas.
id.
id.
id.
id.
Fensterglas in seiner natürlichen
Farbe
id.
id.
Rohes ungeschl. Spiegelglas
Belegtes Tafel- und Spiegelglas .
id.
id.
Unbelegtes
id.
id.
id.
id.
id.
Glasbehänge und Glasknöpfe.
Gemustertes, gepresstes weisses
Hohlglas
id.
id.
id.
id.
Farbiges Glas
id.
id.
Glaswaaren in Verbindung mit
andern Materialien
id.
id
id.
id.
id.
id.
Milch- und Alabasterglas
11. Haare von Pferden und
Menschen sowie Waaren
daraus.
Rohe Bettfedern
Borsten.
Pferdehaare, rohe, gesottene etc.
id.
id.
id.
id
Gewebe von Pferdehaaren
id.
id.
Gereinigte Bettfedern.
id.
id.
id.
id.
Zugerichtete Schmuckfedern
id.
id.
id.
id.
12. Häute und Felle.
Rohe Hasen- und Kaninchenfelle
Waarengattung.
Kalbfelle, grüne und trockene
id
id.
Rindshaute, grüne und gesalzene
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rindshaute, gekalkte u. trockene
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rosshäute, grüne und gesalzene.
Rohe behaarte Schaaf- u. Ziegen-
felle
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Häute von Pelzthieren. auch Vo-
gelbälge
id.
id.
13.
Holz
und
Holzwaaren.
Bambus-, Pfefferrohr etc.
id.
id.
Thierhörner etc
Brennholz, Lohkuchen. Reisig etc.
id.
id.
Holzkohlen
id.
Korkholz
id.
Ungespaltenes Stuhlrohr
id.
id.
Animalische und vegetabilische
Schnitzstoffe
id.
id.
id.
id.
Holzborke und Gerberlohe
id.
id.
id.
i l .
Zerkleinertes Quebrachoholz
Bau- und Nutzholz, roh oder in
der Querrichtung mit Axt
und Säge bearbeitet
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich
Belgien.
id.
Amerika.
Argentinien.
Niederland.
Frankreich.
id.
Niederland.
Amerika.
Argentinien
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Arabien.
Belgien.
id.
Frankreich.
China.
Japan.
D.-S.-Afrika
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Amerika.
Russland.
Algerien.
Türkei.
Belgien.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
19,200
2,916
64,604
15,562
1,711,452
16,905
204,600
46,882
15,212
177,599
11,238
l,065
37,229
3,300
24.834
1,133
6,500,936
513,600
1,849,350
476,915
2,500
11,960
16,850
9,823
3,430
118,552
900,265
106,475
Herkunftsland
der
Waaren.
Amerika.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Russland.
Norwegen.
Amerika.
Finland.
Schweden.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
England.
Oestr.-Ung.
AmeriKa.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
1.973
28,754
Festm. 133
id.
19,317
Festm. 55
23,950
11.505
86,756
66,300
140,955
371,095
1,003,825
74,860
461,084
67,813
Festm. 94
id.
5,473
5,630
2,904
32,245
1,965
16,325
Waarengattung.
Bau- und Nutzholz-, roh oder in
der Querrichtung mit Axt
und Säge bearbeitet.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Bau- u. Nutzholz, in der Richtung
der Längsachse bearbeitet .
id.
id.
id.
id.
Ungeschälte Korbweiden, Reifen-
stäbe etc
id.
id.
Bau- u. Nutzholz, in der Richtung
der Längsachsegesägte, nicht
gehobelte Bretter
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id,
id.
id.
id.
id.
id.
Grobe, rohe Böttcherwaaren.
id.
id.
Grobe Korbflechterwaaren
id.
id.
Geschälte Korbweiden und Rei-
fenstäbe
id.
id.
Stuhlrohr, gefärbtes etc.
id.
id.
Grobe, ungefärbte Drechsler-
waaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Rohe, geschnittene Fournire aus
Holz
id.
id.
Waarengattung.
Grobe gefärbte Böttcherwaaren
id.
id.
Gefärbte Korbflechterwaaren
id.
id.
id.
id.
Grobe Korbwaaren
Gefärbte Möbel und Möbelbe
standtheile
id.
id.
id.
id.
Grobes hölzernes Spielzeug .
Geebnete Fischbeinstäbe.
id.
id.
id.
id.
Feine Holzwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
Feine Korbflechterwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Korkstopfen etc
id.
Feines Spielzeug aus Holz
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Waaren aus Schnitzstoffen etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gepolsterte Möbel ohne Ueberzug
id.
mit
id.
id.
id.
id.
id.
14. Hopfen.
Hopfen
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Italien.
Japan.
Niederland.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Amerika.
China.
lalien.
Belgien.
id.
id.
Amerika.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Menge in
Kilogramn
bezw. Stück
13,289
7,924
16,160
5,714
12,013
3,565
1,325
1,228
1,014
1,014
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
Niederland.
England.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Dänemark.
Italien.
Norwegen.
Amerika.
Oestr.-Ung.
England.
Schweden.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Amerika.
England.
Schweden.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
352,651
12,402
1,476
1,613
161,913
32,176
10,560
76,299
3,260
22,026
1,114
9,919
1,922
5,890
2,533
Stück
id.
id.
Waarengattung.
15 Instrumente, Maschinen
und Fahrzeuge.
Claviere , Harmoniums , auch
Theile davon
id.
id.
Kinderspielzeug
id.
Musikalische Instrumente
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Lokomotiven, Lokomobilen etc.
id.
id.
Maschinen
überwiegend
oder
ganz aus Holz
id.
id.
id.
oder ganz aus Gusseisen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Nähmaschinen mit Gestell aus
Gusseisen
Dampfkessel
Maschinen
überwiegend
oder
ganz aus schmiedb. Eisen .
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
aus unedlem Metall
id.
id.
id.
id.
Kratzen und Kratzenbeschläge
Eisenbahnfahrzeuge weder mit
Leder noch Polsterarbeit, je
unter 1000 M
id.
je über 1000 M.
Wagen u. Schlitten mit Leder etc.
Waarengattung.
16. Kalender.
Kalender, nicht Schreibkalender.
id.
id.
id.
id.
17. Kaoutschuk pp. und
Waaren daraus.
Grobe Kautschukwaaren.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Hartgummiwaaren
id.
id.
Feine Kautschukwaaren
id.
id.
Spielzeug aus weichem Kaut-
schuk
Gewebe aus Kautschuk etc.
id.
id.
18. Kleider, Leibwäsche u.
Putzwaaren.
Spitzenkleider
id.
Seidene Kleider
id.
Halbseidene Kleider
id.
Wollene Kleider
id.
id.
id.
id.
id
Corsets
id.
Kleider aus mit Kautschuk ge-
tränkten Geweben
id.
id.
id.
id.
Leibwäsche
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
England.
Belgien.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
England.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2,904
1,293
5,174
1,024
1,032
Herkunftsland
der
Waaren
Frankreich.
Schweiz.
id.
Italien.
England.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
England.
Italien.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
Oestr.-Ung.
England.
Belgien.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Stück 235
id
id. 1,645
id.
id.
id.
id
id.
id.
id. 1,572
61,935
1,749
16,835
5,081
4,261
6,074
14,540
1.013
2,684
1.342
3,031
Waarengattung.
Seidene Herrenhüte
id.
Herrenhüte aus Filz
id.
id.
id.
id.
id.
Garnirte Damenhüte aus Zeug-
stoffen
id.
id.
id.
id.
Ungarnirte
id.
id.
id.
Mützen aus Zeugsloffen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Künstliche Blumen aus Zeug-
stoffen
id.
id
id.
id.
19. Kupfer und Kupfer-
waaren.
Rohes Kupfer
id.
id.
Kupfer und andere Scheidemünze
Bruchkupfer etc
id.
id.
Messing u. Tombak, auch Bruch
Kupferbleche,
unplattirt
Kupferdraht,
unplattirt
id.
id.
id.
id.
Telegraphenkabel
Plattirter Kupferdraht
Grobe Kupferwaaren
id.
id.
Patronen mit Kupferhülsen
Feine Kupferwaaren
Waarengattung.
Feine Kupferwaren
id.
id.
id.
id.
Spielzeug aus Kupfer etc.
id.
id.
Feine vernirte Messing- Waaren
etc
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Waaren aus Aluminium
id.
id.
id.
id.
20. Kurzwaaren, Quin-
caillerien etc.
Gold- und Silberwaaren
id.
id.
id.
id.
Waaren ganz oder theilweise aus
Bernstein, Celluloid etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Vergoldete od. versilberte unedle
Metallwaaren.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Fächer
Wand-, Wecker-, Stutz-, Kon-
troll etc. Uhren
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Feine bossirte Wachswaaren
id.
id.
Unechtes Blattgold u. Blattsilber
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
England.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Frankreich
id.
Belgien.
id
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Niederland
Frankreich.
id.
Schweiz
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Italien
Amerika.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2,380
3,570
Waarengattung.
Brillen, Operngucker, Fernrohre
id.
id.
Regen- und Sonnenschirme
id.
id.
Ungekleidete Puppen
id.
id.
Waaren aus Gespinnsten von
Wolle, Seide etc in wesent-
licher Verbindung mit Glas,
Holz
etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in goldenen Ge-
häusen
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id
Taschenuhren in silbernen Ge-
häusen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Taschenuhren in Gehäusen aus
unedlem Metall
id.
id.
id.
id.
id.
id.
21. Leder u. Lederwaaren.
Ungefärbtes lohgares Leder etc.
id.
id.
Handschuhleder
etc.
id.
Sohlleder
Enthaarte, halbgare Schaf- und
Ziegenfelle
Grobe Lederwaaren
id.
id.
id.
Feine Lederwaaren
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Amerika.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Italien.
England.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
Stück
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
20,196
2,000
7,090
3,228
1,931
Waarengattung.
Feine Lederwaaren
id.
id.
id.
Fahrradtheile und Spielzeug aus
Leder
id.
id.
Waaren aus feinem Wachstuch
id.
id.
id.
id.
Lederne Handschuhe
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
22. Leinengarn, Leinwand
u. andere Leinenwaaren.
Manilahanfgarn
Leinengarn, ungefärbtes.
id.
gefarbtes
Leinener Zwirn
id.
id.
Leinene Seilerwaaren.
id
Ungefärbte Gewebe etc. aus Jute
id.
Fussdecken aus Mani-
lahanf
id.
id.
Gefärbte
id.
id
id.
Ungefärbte Leinwand, Zwillich
etc
id.
id.
id.
id.
Gefärbte
id.
id.
id.
id.
id.
Leinener Damast
id.
Bänder, Borten, Franzen etc.
id.
id.
id.
id.
Leinene Spitzen
Herkunftsland
der
Waaren.
Italien.
England.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Niederland.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2,162
34,967
1,052
10,179
4,473
1,883
13,130
1,291
Waarengattung.
23. Lichte.
Lichte
id.
id.
id.
24. Litterarische u. Kunst-
gegenstände.
Gedruckte Bücher
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Bilder etc.
id.
id.
Gemälde und Zeichnungen
id.
id.
id.
id
id.
id
25. Material-, Spezerei- u.
Konditorwaaren.
Bier in Fässern
id.
id.
Bier in Flaschen
id.
Liköre
id.
id.
id.
Branntwein in Fässern
id.
id.
id.
id
id
Herkunftsland
der
Waaren.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Niederland
Rumänien.
Spanien.
England.
Dänema k.
Amerika.
Frankreich.
id
Italien.
Belgien.
id.
Niederland.
Schweiz-
Frankreich.
England.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
England.
Frankreich.
Niederland.
Italien.
Belgien.
id.
England.
Schweiz.
Niederland.
Spanien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
8,225
7,655
41,252
23,678
10,140
2,790
1,973
1,165
4,006 315
2,438
138,571
1,397
13,905
Waarengattung.
Branntwein in Flaschen
id.
id.
Hefe, mit Ausnahme der Wein-
hefe
Essig in Fässern
id. Flaschen
id.
id.
Wein und Most in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
Verschnittweine in Fässern
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Schaumwein
id.
id.
Weine in Flaschen
id.
id.
id.
Frische Butter (Freimengen).
Frische Butter
id.
id.
Frisches Fleisch
id.
Frisches u. getrocknetes Fleisch
(Freimengen)
id.
id.
Geräuchertes Fleisch etc.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Fleischextrakt
id.
Frische Fische
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien
id.
Frankreich.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
Niederland.
Spanien.
Portugal.
Algerien.
Oestr.-Ung.
Griechenland
Spanien.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Spanien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Amerika.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück
10,840
1,250
1,363,510
7,601
27,277
1,605
3,432
1,462
7,035
9,126
1,377
11,740
1,255
4,665
8,674
21,165
7,055
52,697
9,481
26,098
2,425
13,568
Waarengattung.
Frische Fische
id.
Stockfisch
id.
id.
id.
Gesalzene Fische
id.
id.
id
id.
id.
Mit Essig u. Gewürzen etc. zube-
reitete Fische in Fässern
id.
id.
Zubereitete andere Fische
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
Totes Federvieh
id.
id.
id.
id.
Totes Federwild und Wild
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Frische Südfrüchte
id.
id.
id.
id.
id.
Getrocknete Feigen
id.
id.
id.
id.
Korinthen
Rosinen
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Niederland.
Belgien.
id.
Frankreich.
Norwegen.
Niederland.
id.
Spanien.
Italien.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Italien.
Niederland.
England.
Portugal.
Belgien
Oestr.-Ung.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Italien.
Spanien.
Argentinien.
Eur. Türkei.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Spanien.
Italien.
Belgien.
Griechenland
As. Türkei.
Eur. Türkei.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
4,583
16,270
1,144
2,500
77,4-23
36,443
2,056
2,132
1,395
14,125
6,613
2,267
3,544
64,328
2,465
3,441
2,544
1,224
Waarengattung.
Rosinen
id
Getrocknete Datteln, Granaten etc.
id.
id
id.
id.
Getrocknete Mandeln
id.
Gewürznelken
Muskatnüsse
id.
Schwarzer Pfeffer
id.
Gewürze, nicht besonders gen
id
id.
Gesalzene Heringe in Fässern
id
id.
Gesalzene Heringe in nicht han-
delsublicher Verpackung
id.
id.
Honig
id.
Roher Kaffee
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
Kaffeesurrogate
Gebrannter Kaffee.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren
Frankreich.
Belgien.
id.
As. Türkei.
Frankreich.
id.
Belgien.
England.
Nied.Indien.
Amerika.
England.
Belgien.
Italien.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
England
Frankreich.
Belgien.
id.
Uebr Asien.
Portorico.
Haiti.
Nicaragua-
Venezuela.
Mexiko.
Honduras.
Salvador.
Guatemala.
Niederland.
As. Türkei.
Brit Indien.
Niedl. Indien
Amerika
Columbien.
Brasilien.
Frankreich.
Schweiz.
Niedl Indien
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück,
Ton. 1,564
Ton.
1-27
5,660
1,532
1,678
2,183
2,915
2,202
2.352
111,328
1,831
2,995
1,251
Waarengattung.
Rohe Kakaobohnen
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Kakaoschalen
Käse aller Art
id.
id.
id.
id.
Konditorwaaren
id.
id.
id.
id.
id.
Oliven
Gegenstande des feineren Tafel-
genusses
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Gebrannte Cichorien
id.
id.
Johannisbrot
Reife Nusse
id
id
id
Obstmus
id.
id
id
id
id
id
Säfte aus Obst, ohne Zucker
Herkunftsland
der
Waaren.
Brit. Indien.
Brasilien.
Dom Republ
Ecuador,
Paraguay.
D.W.-Afrika.
Brit. Indien.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Niederland.
Frankreich.
id.
Niederland.
Italien.
England.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
England.
Amerika.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Italien.
Spanien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Eur. Turkei.
Italien.
Oestr.-Ung.
Niederland.
Amerika.
Frankreich.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stu k.
15,434
2,290
3,152
1,626
1,861
5,928
14,118
2,098
2,435
21,197
5,742
4,997
4,657
1,282
21,549
36,799
Waarengattung.
Säfte aus Obst, ohne Zucker
Zum Genuss getrocknete Säme-
reien
etc.
id.
id.
Chokolade und Chokoladesurro .
gate
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Kakaopulver
Dextrin, Kleber
id.
Kartoffelmehl u. Kartoffelstärke.
Sago, Sagosurrogate, Tapioka etc.
id.
id.
Stärke, Kraftmehl, Puder
id.
id.
id.
id.
Nudeln und Maccaronien
id.
id.
id.
id.
Gewöhnliches Backwerk.
id
id.
id.
(in Freimengen)
Körner von Getreide und Hulsen-
früchte
Mehl aus Getreide
id.
Mehl aus Getreide (in Freimengen
eingebracht)
Ausgeschälte Muscheln a. d. See
Frische Austern
id.
id.
Frische, bloss abgekochte Hum-
mern
id
id
Geschälter Reis
id.
id.
Salz
id
id
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Italien.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Italien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
|
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
id.
Spanien.
England.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück,
1,504
8.064
1,426
1.459
6,104
16,791
572,783
101,943
158,237
3,185
1,002
1,560
269,925
3,600
4,975
54,689
136,347
Waarengattung.
Stärkezucker
id
Unbearbeitete Tabakblätter
id.
id.
id.
id
id.
id
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
id
id
id.
id.
id
id.
id.
Tabaksaucen
Tabakstengel
Cigaretten
id.
id.
Cigarren
id
id.
id.
id
id.
id.
id.
Kautabak
id.
id.
Schnupftabak
Rauchtabak
id.
id.
id.
Thee
id
id.
id.
id
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Niederland.
Algerien.
Nied. Indien.
Brasilien.
Columbien.
Dom Republ.
Mexico.
Amerika.
Paraguay.
Cuba.
Eur. Türkei.
As. Türkei.
Griechenland
China.
Schweiz.
Belgien.
id.
Egypten.
Frankreich.
id.
Japan.
Belgien.
Italien.
Schweiz.
Niederland.
Egypten
Cuba.
Italien.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Italien.
Sehweiz.
Frankreich.
id.
Schweiz.
China.
Niederland.
England.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2,285
1,724
50,805
3 004
57,286
30,795
11,614
12,218
3,940
112,830
5,999
1,120
1,158
1,847
5,308
1,285
Waarengattung.
Thee
Raffinirter Zucker
id
id
Zuckercouleur
26. Oel, anderweit nicht
genannt und Fette.
Oel in Flaschen, nicht Speiseöl .
id
id
Speiseöl in Flaschen
id
id.
Oliven- und Baumwollensamenöl
in Fässern
id.
Andere Oele in Fässern
Denaturirtes Baumwollensamenöl
in Fässern
id
id
Leinöl in Fässern
id
id
Oelsäure
id.
id.
Palmöl etc.
id.
id.
Rüb-, Rapsöl in Fässern
id.
id.
Fette Oele, nicht bes. genannt
Rückstände fetter Oele
id
id.
id.
id.
Schmalz
id.
id.
Stearinlichte
id.
Fisch- und Robbenspeck, Thran.
id.
id.
id
id.
Talg
Herkunftsland
der
Waaren
Belgien.
id.
Frankreich.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Amerika.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
id.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
Brit. Indien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Amerika.
Frankreich.
id.
Amerika.
Belgien.
id.
Russland.
Belgien.
England.
Frankreich
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
24,910
20,739
2,326
755,048
6,439
9-26
1,771
10.991
25,399
1,058
6,239
35,026
31,020
15,180
6,556
23,986
143 109
4,074
45,023
329,958
6,399
6.764
1,458
1,026
2,980
Waarengattung.
Talg
id
Knochenfett
id.
Bienen- etc Wachs
id.
Id.
Erdwachs
27. Papier und Papier-
waaren.
Dachpappe
id.
Graues Lösch- etc. Papier
Holzstoff zur Papierfabrikation
Cellulose
id.
Pappen, nicht besonders genannt
Ungeglättetes Parkpapier
id.
id
Glanz- und Lederpappe
Photographisches Papier
id.
id.
id.
id.
id.
id
Buntes Papier
id.
id.
id.
Löschpapier
etc.
id.
id.
id
Schreibpapier
id.
id.
Druckpapier
id.
id.
id.
Zeichenpapier
id.
Malerpappe
id.
Decken aus Linoleum etc.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Niederland
Belgien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Norwegen.
Belgien.
id.
England.
Belgien.
id.
England.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
England.
Belgien.
id.
England.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
id.
England,
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
England.
Belgien,
Frankreich.
id.
Belgien.
England.
Frankreich,
Menge in
Kilogramm
bezw. Stuck.
5,961
16,292
23,467
68,178
1,426
10,225
1,847
1,305
3,536
1,309
5,010
Waarengattung
Patronen aus Papier oder Pappe
Spielzeug
id.
id.
id.
Papierwaren ohne weitere Ver-
bindung
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
Papiertapeten
id.
id.
id.
Patronen in Verbindung mit an-
dern Materialien
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Spielzeug aus Papier u. Pappe in
Verbg. mit andern Materialien
id.
id.
Papierwaaren
id.
id.
id.
28. Pelzwerk (Kürschner-
arbeit).
Ueberzogenes Pelzwerk
id
id.
id.
Fertige, nicht uberzogene Schaf-
pelze
id.
id.
id.
id.
29. Petroleum.
Petroleum
id.
id.
Petroleumdestillate
id
Mineralschmieröl
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Niederland.
England.
Frankreich.
id.
Niederland.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
England.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Amerika
Frankreich
Frankreich.
Oestr.-Ung.
Schweden.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Russland.
Amerika-
Frankreich.
Belgien.
id.
Russland.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6,057
6,762
5,562
4,505
1,110
13,110
4,427,642
72,971
50,589
3,385,374
2,324
180,271
506,706
Waarengattung.
Mineralschmieröl
id.
id.
30. Seide u. Seidenwaaren.
Nähseide
id.
id.
Seidene Bänder
Seidene Posamentirwaaren
id.
id.
Seidene Spitzen etc. mit Metall-
fäden
Dichtes Ganzseidenzeug
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Ungemusterter seidener Tull
id.
id.
Seidene Spitzen ohne Metallfäden
id.
id.
Seidene Gazen, Krepp etc
id.
id.
Halbseidene Bänder
id.
Halbseidene Posamentirwaaren
Dichtes Halbseidenzeug
id.
id
id.
id.
31. Seife und Parfümerien.
Schmierseife
id.
id.
Gemeine, feste Seife
id.
Feine Seife in Täfelchen
id.
id
id.
id.
Wohlriechende, nicht alkoholhal-
tige Wasser
Alkoholhaltige Parfümerien
Herkunftsland
der
Waareu.
Amerika.
Niederland.
Frankreich.
Frankreich.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
England.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Oestr.-Ung.
Schweiz.
England.
Frankreich.
id.
id.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
221,445
7,704
1,412
32,512
13,061
14,503
2,599
1,275
Waarengattung.
Alkoholhaltige Parfümerien .
id.
id.
id.
id.
id
id.
33. Steine u. Steinwaaren.
Rohe Alabaster- u. Marmorsteine
id.
id.
Rohe Werksteine, Rohblöcke
id
id.
Mühlsteine
Sehleif-, Wetz- etc. Steine
id.
id.
id.
id.
Grobe Steinmetzarbeiten, unge-
schl., nicht aus Marmor etc.
Dachschiefer und Schieferplatten
id.
id.
Grobe, ungeschl. Steinmetzar-
beiten aus Marmor etc
id.
id.
Waaren aus harten Steinen in
Verbg mit unpolirtem Holz
oder Eisen
id.
id.
id
id.
id
id.
Steinwaaren, auch in Verbindung
mit anderem Material
id.
id.
id.
id.
Steinwaaren in Verbg. mit polirt.
etc Holz oder Eisen
id.
id.
34. Steinkohlen, Koks, Torf,
Torfstreu, Braunkohlen.
Koks
Steinkohlen
id.
Torfstreu
Presskohlen
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Oestr.-Ung.
Niederland.
England.
Belgien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
Schweiz.
Frankreich.
id.
Oestr.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien
id.
Frankreich-
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
6,086,779
42,815
1.970
484,414
2,986,973
3,560
23,274
6,315
3,463
3,003,419
282,992
118,873
1,669
20.547
4.272
272,909,605
93,986,780
156,750,734
5,270
220,114
21,946,251
Waarengattung.
35. Stroh und Bastwaaren.
Matten etc. aus Bast, Stroh, Schi
etc, ordinäre
Andere ordinäre Waaren
aus
Gras, Wurzeln etc.
Strohbänder
id.
id.
id
id
id
Feine Bastwaaren in Verbg. mit
anderem Material
id.
id.
Ungarnirte Strohhüte
id.
id.
id.
id.
Garnirte Strohhüte
id.
id.
Sparterie
id.
36. Theer, Pech, Harze
aller Art.
Asphalt
Pech
id.
Terpentinharze
id.
Theer
id.
Harze, nicht besonders genannt.
37. Thiere und thierische
Produkte.
Bienenstöcke mit lebend. Bienen
Blasen, Därme, Magen
id.
id.
id.
id.
Lebendes Federvieh
Herkunftsland
der
Waaren.
Frankreich.
id.
id.
Italien.
Egypten.
Schweiz
China.
Belgien
id.
Frankreich
id.
Schweiz.
Oestr.-Ung.
Italien.
Belgien.
id.
Amerika.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
Amerika.
Frankreich.
Belgien.
Amerika.
Oestr.-Ung.
Frankreich.
Amerika.
Belgien.
id.
Amerika.
Frankreich.
Niederland,
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
21,275
11,718
9,182
Stück
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
1,017
104,413
42,466
10,169
5,013
2,777
7.578
30 881
5,351
156,753
Waarengattung.
Lebendes Federvieh
Lebende Schnecken
id.
id.
Unausgeschälte Seemuscheln
id.
id.
Animalische Waschschwämme .
id.
id.
id.
id
Thiere, nicht besonders genannt.
id
id
Eier von Geflügel und Eigelb.
id.
id
id
id
id.
id.
id
id.
id.
id.
id
id.
id.
id
38. Thonwaaren.
Gewöhnl Mauersteine, unglasirte
id
id.
Unglasirte Thonwaaren
id.
id.
Unglasirles, gem. Töpfergeschirr
id.
id.
Feuerfeste Steine
id.
Falzdachziegeln
etc.
id.
Glasirte Thonröhren
id.
Glasirtes Töpfergeschirr
id.
id.
Schmelztiegel, Muffeln etc.
id.
id.
id.
id
Feine Terracottawaaren
Einfarbige Thonwaaren
id.
id.
Mehrfarbige Thonwaaren
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
id.
Schweden.
Oestr.-Ung.
Niederland.
Belgien.
id.
Italien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Italien.
Russland.
Oestr.-Ung.
China.
England.
Niederland.
Frankreich
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Schweiz.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
16,262
1,118
120,687
6,922
5,969
1,558,184
461,188
16,409
32,120
6,600
31,033
17,652
625,430
2,681
105.004
223.264
3,759
4,737
10,952
4,093
2,190
2,416
3,968
Waarengattüng.
Einfarbiges Porzellan.
id.
Mehrfarbiges Porzellan
id.
id.
id
id
id.
id.
39. Vieh.
Pferde
id
id.
Maulesel, Maulthiere, Esel
Kuhe
id.
Jungvieh im Alter bis zu 2½ Jahren
id.
id.
Kälber unter 6 Wochen
Schweine
Spanferkel
Ziegen
id.
40. Wachstuch, Wachs-
musselin, Wachstaffet.
Grobes, unbedrucktes Wachstuch
id.
id.
Bedrucktes Wachstuch
id.
id.
41. Wolle, sowie Waaren
daraus.
Alpaca-, Angora- etc. Ziegenhaare
id.
id.
Hasen- und Kaninchenhaare etc.
id.
id.
Rohe, gewaschene Schafwolle
id.
id
id.
id.
Kämmlinge
id.
id.
Kunstwolle, Wollenabfälle
id.
id.
id.
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Italien.
Oestr.-Ung.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Frankreich.
England.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
England.
Frankreich.
Belgien.
id.
Brit. Austral.
Argentinien.
England.
Frankreich.
id.
England.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,604
Stück 2,213
Stück 1,937
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
351,319
2,067
10,509
140,262
36,157
16,090
3,234
17,984
42,635
Waarengattung.
Gekämmte Wolle
id.
Ungefärbt. etc. hartes Kammgarn
Gefärbtes
id.
Rohes Wollengarn
id.
id.
Gefärbtes Wollengarn.
id.
id.
Dachfilz, Asphaltfilz etc.
Ungefärbte Filze aus Rindvieh-
haaren
id.
id.
Fussdecken aus Rindviehhaaren
Gefärbte Filze
id.
Gewebte Fussdecken
id.
id.
id.
Unbedruckte, wollene Strumpf-
waaren
id.
id
id.
id.
id.
id.
Unbedrucktes Wollenzeug
id.
id.
id.
id.
id.
id
Bedruckte Filzwaaren
Wollener Plüsch
id.
Wollene Posamentirwaaren
id
id.
Bedrucktes Wollenzeug .
Wollene Spitzen etc.
Gewebte, wollene Shawltucher
42. Zink und Zinkwaaren.
Rohes Zink
Gewalztes Zink
id.
Grobe Zinkwaaren
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
England.
Frankreich.
Belgien.
England.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Italien.
England.
Belgien.
id.
Italien.
England.
Frankreich.
id.
Italien.
England.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,335
11,306
49,622
2,351
1,217
1,517
5,616
2,913
2,059
12,189
10,351
*) Steuerpflichtig ist nur Bier, welches aus Bayern, einschliesslich der Bayrischen Pfalz, Württemberg,
Baden und Elsass-Lothringen, hier eingeführt wird.
**) Das im Grossherzothum Luxemburg verbrauchte Vieh- und Gewerbesalz wurde auf Grund der vom
Hauptzollamte ausgestellten Berechtigungsscheine steuerfrei bezogen.
Nachweisung der steuerpflichtigen Waaren, welche während des Jahres 1902 aus dem Zollverein nach dem
Grossherzogthum Luxemburg eingeführt wurden.
a) Bier*)
b) Branntwein mit Uebergangs-Schein etc., Liter reinen Alkohol
c)
i d .
ohne
id.
i d .
d) Kochsalz
e) Unbearbeitete Tabaksblätter
f) Vieh- und Gewerbesalz**)
Liter
kg.
1,272,595
75,299
37,034
1,224,718
264,253
367,925
Waarengattung.
Feine Zinkwaaren
id.
Spielzeug aus Zink
43. Zinn und Zinnwaaren.
Rohes Zinn
Herkunftsland
der
Waaren.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
2,525
Waarengattung.
Rohes Zinn
Grobe Zinnwaaren
id.
Feine Zinnwaaren
id.
Herkunftsland
der
Waaren.
Holl. Indien.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Menge in
Kilogramm
bezw. Stück.
1,066
Waaren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-Auslande.
Die nacflolgende Statistin; bezicht sich nur auf diejenigen Waaren, welche aus Luxemburg über die belffische und französische Grenze
ausgeführt worden sind. Der Durchfuhverkehr ist, soweit derselbe als solcher sich feststellen liess, nicht berücksichtigt.
*) Darunter auch Waaren, welche aus dem Handel mit andern Landern stammen. — Die Ausfuhr nach den Zoll-
vereinsstaaten lässt sich nicht nachweisen, weil an der Grenze Luxemburgs gegen Deutschland Zollamter nicht bestehen
Waarengattung.
1. Abfälle.
Eisenabfälle (Glühspan) etc.
Lederabfälle
Abfälle von der Wachsbereitung etc.
Guano
Kleie
Tierknochen etc
Asche, Kaikäseher etc
Lumpen
2. Baumwolle u. Baumwollwaaren.
Vigognegarn
Rohe, dichte Baumwollgewebe.
Gebleichte, dichte
id.
Gefärbte
id.
id.
Baumwollene Posamentirwaaren
id.
Strumpfwaaren
Gebleichte, undichte Baumwollgewebe
3. Blei und Bleiwaaren.
Rohes Bruchblei
Gewalztes Blei
Röhren aus Blei, unlackirte etc.
Grobe Bleiwaaren
Feine
id.
4. Bürstenbinder- und Siebmacher-
waaren.
Grobe Bürsten aus Bast, Stroh etc
id.
Borsten etc
Feine Bürsten
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören. *)
KG
415,944
104,570
169,825
115,281
1,063
20,310
4,555
5,734
3,350
1,455
49,188
20,600
27,362
Waarengattung.
5. Drogerie-, Apotheker- u. Farb-
waaren.
Blei-, Farben-, Pastellstifte und Zeichen-
kreide
Lacke, Lackfirniss
Maler- und Waschfarben
Zündhölzer, Zündkerzen
Oelfirniss
Alaun
Russ
Tinte, Tintenpulver
Wagenschmiere
Wichse.
Zündwaaren, nicht besonders genannt.
Wasserglas
Borax
Calciumearbid
Chromsaures Kali.
Eis
Karbolsaure
Kohlensäure
Mineralwasser
Schiesspulver
Schwefelsäure.
Seegras
etc
Superphosphat
Rohe Erzeugnisse zum Gewerbe- oder Me-
dizinalgebrauche
Fabrikate der chemischen Industrie
Geschlemmte Kreide
6. Eisen und Eisenwaaren.
Brucheisen und Eisenabfalle
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
KG.
732,153
3,623
4,821
1,709
1.564
21,532
2,272
678,333
5,050
8,204
585,824, 145
10,940,690
Waarengattung.
Roheisen
Eck- und Winkeleisen
Eisenbahnlaschen und Unterlagsplatten
Eisenbahnschienen
Schmiedbares Eisen in Stäben
Luppeneisen etc
Rohe Platten und Bleche aus schmiedba-
rem Eisen
Ganz grobe, rohe Eisenwaaren.
Ambosse, Brecheisen, Hufeisen etc.
Drahtseile
Eisenbahnachsen, Eisenbahnradeisen etc.
Gewalzte etc. Röhren aus schmi dbarem
Eisen
Grobe, unabgeschliffene Eisenwaaren etc.
id. abgeschliffene
id. id.
Feine Eisenwaaren
Jagd- und Luxusgewehre
7. Erden, Erze, edle Metalle.
Cement
Erde, Sand, Mergel etc
Farbenerde
Gips
Graphit
Infusorienerde
Gebrannter Kalk
Eisenerze
Schlacken von Erzen
Thomasschlacken, gemahlene
Abfalle von der Gold- u. Silberbearbeitung
8. Flachs und andere vegetabilische
Spinnstoffe.
Roher, gerösteter Flachs etc.
9. Getreide und andere Erzeugnisse
des Landbaues.
Roggen
Hafer
Hülsenfrüchte
Ausfuhr
nach Ländern
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
56,190,118
563,551
25,425
6,907,802
3,590,155
506,042 863
474,254
1,406
1,254
874,011
12.236
199,229
1,616,199,232
866,294
3,073.024
6,000
250,800
1,609
2,927,950
1,592 847,739
556,839
15,668,340
1,386,431
2,427
Waarengattung.
Lupinen
Frische Blumen
Futtergewächse, nicht besonders genannt
Blumenzwiebeln
Grassaat
Frische Kartoffeln
Kleesaat
Frische Küchengewächse
Frisches Obst
Ungefärbtes Stroh.
Sämereien, nicht besonders genannt
Erzeugnisse des Landbaues, nicht beson-
ders genannt
10. Glas und Glaswaaren.
Gemeines, grünes Hohlglas
Weisses Hohlglas
Gepresstes Glas etc
Glaswaaren in Verbindung mit andern
Materialien
11. Haare und Haarwaaren.
Borsten
Rohe Pferdehaare
Gereinigte Bettfedern
12. Häute und Felle.
Rohe Hasen- und Kaninchenfelle
Grüne und trockene Kalbfelle
id.
gesalzene Rindshäute
Gekalkte u. trockene
id.
Grüne und gesalzene Rosshäute
Rohe, behaarte Schaf- und Ziegentelle.
Rohe, enthaarte
id.
13. Holz und Holzwaaren.
Abfälle von Schnitzstoffen etc
Bambus , Pfeffer- etc Rohr
Thierhörner, Hufe, Knochen
Brennholz, Lohkuchen, Reisig etc.
Holzkohlen
Ausfuhr
nach Ländern
die nicht zun
Zollverein
gehören.
KG.
54,706
87,206
469,696
627,759
78,883
18,782
35,225
8,846
20,672
20,307
194.822
2,246
32,439
62,590
13,000
74,274
10,018
1,764,400
6,161
128,331
4,994
Waarengattung.
Holzborke, Gerberlohe
Bau- und Nutzholz, roh oder in der Quer-
richtung mit der Axt oder Säge bear-
beitet
id.
id.
Grobe, rohe Korbflechterwaaren
Grobe rohe, ungefärbte Drechslerwaaren .
Rohe, geschnittene Fournire
Grobe, gebeizte Böttcherwaaren
Grobe Korkwaaren
Grobe, gefärbte Holzwaaren
Feine Holzwaaren
Ungefärbte, eichene Fassdauben
Ungeschälte Korbweiden etc
Bau- und Nutzholz in der Richtung der
Längsachse gesägt oder beschlagen.
Feine Korbflechterwaaren
Korkstopfen
Gepolsterte Möbel mit Ueberzug
14 Hopfen
Hopfen
15. Instrumente, Maschinen und
Fahrzeuge.
Musikalische Instrumente, Claviere etc.
id.
Violinen, Zithern etc.
Instrumente zu gewerblichen Zwecken
Maschinen u. Theile davon, überwiegend
aus Holz
id.
aus Gusseisen
id.
aus schmiedbarem Eisen
Eisenbahnfahrzeuge, weder mit Leder noch
Polsterarbeit, je unter 1000 Mk.
Wagen und Schlitten mit Leder oder Pol-
sterarbeit
17. Kautschuk- und Kautschuk-
waaren.
Kautschukwaaren, grobe
Hartgummiwaaren
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
KG.
251,876
1,059,255
Festm. 53
1,501
38,362
5,500
34,429
7,890
5,000
217,012
273,863
1,720
1,220
268,483
2,148
Stück 14
id.
1,411
1,369
Waarengattung
18. Fertige Kleider u. Leibwäsche,
auch Putzwaaren.
Wollene Kleider
Baumwollene Leibwäsche
Herrenhute aus Filz .
19. Kupfer und Kupferwaaren.
Rohes Kupfer .
Gemunztes Kupfer
Grobe Kupferwaaren
Feine Kupferwaaren
Spielzeug aus Kupfer
Vernirte. vernickelte etc. Waaren aus
Kupfer oder Messing
20. Kurzwaaren, Quincaillerien.
Waaren, ganz oder theilweise aus Born-
stein, Meerschaum etc.
Vergoldete oder versilberte unedle Metall-
waaren.
Angekleidete Puppen
Waaren aus Gespinnsten von Baumwolle,
Seide etc. in wesentlicher Verbindung
mit Glas, Holz, Pappe etc.
Taschenuhren in goldenen Gehäusen .
id.
in Gehäusen aus unedlem
Metall
21. Leder und Leder waaren.
Ungefärbtes, lohgares Leder
Handschuhleder
Sohlleder
Enthaarte, halbgare Schaf* und Ziegenfelle
Grobe Lederwaaren
Feine
id.
Feine lederne Handschuhe
22. Leinengarn, Leinwand u. andere
Leinenwaaren.
Eindrähtiges Leinengarn
Seile, Taue, Stricke etc.
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG
4,599
1 849
2 166
2,797
2,468
202,352
1 595
1,427
176,838
8,445
13,545
*) Ausserdem wurden noch 110,420 Liter r. Alkohol nach dem Zollvereinslande ausgeführt.
**) Ausserdem wurden noch 71,134 Kg. nach dem Zollvereinslande ausgeführt,
Waarengattung.
Manilahanfgewebe
Ungefärbte Leinwand etc.
Gefarbte
id.
id.
23. Lichte.
Lichte.
24. Literarische und Kunstgegen-
stände
Gedruckte Bucher
Bilder, Bilderbogen etc
Gemälde, Zeichnungen etc
25. Material-, Spezerei- auch
Konditorwaaren.
Bier in Fässern
Bier in Flaschen
Liköre .
Branntwein in Fässern*)
id in Flaschen
Hefe mit Ausnahme der Weinhefe .
Cider und kunstlich bereitete Getränke in
Fässern
Wein und Most in Fässern
Schaumwein**)
Wein in Flaschen
Frische Butter
Frisches Fleisch
Getrocknetes Fleisch etc
Frische Fische
Stockfisch
Gesalzene Fische
Todtes Federvieh.
Todtes Wild und Federwild.
Frische Südfrüchte
Getrocknete Korinthen
Honig
Ausfuhr
nach Landern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
KG.
2,0 3
1,438
1,157,319
956,224
17,878
2,701
45,234
71,995
4,641
8,173
3,918
1,458
2,107
Waarengattung.
Käse
Feines Kuchenwerk
Gegenstände des feineren Tafelgenusses .
Gemahlene Cichorien
Reife Nusse, geniessbare Kastanien etc.
Obstmus
Sämereien u. Küchengewächse zum Genuss
Chokolade und Chokoladesurrogate.
Dextrin, Kleber
Gewöhnliches Backwerk
Mehl aus Getreide
Austern
Hummern etc
Cigaretten
Cigarren
Kautabak
Rauchtabak
26. Oel, anderweit nicht genannt,
und Fette.
Speiseöl
Talg von Rindern etc
Knochen- und sonstiges Thierfett
Bienen- etc Wachs
27. Papier und Pappwaaren.
Reif , Rost-, Polirpapier etc
Ungeglättetes Packpapier
Glanz- und Lederpappe
Geglättetes Packpapier
Schreibpapier
Papierwaaren ohne weitere Verbindung etc.
Papiertapeten
31. Seife und Parfümerien.
Gemeine, feste Seife in Stangen.
Feine Seife in Täfelchen
Alkoholhaltige Parfümerien
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
7,054
1,332
1,420
28,553
4 558
1.930
1,180
Waarengattung.
33. Steine und Steinwaaren.
Rohe Steine
Schleif-, Wetz- etc Steine ; Flintensteine
Grobe, ungeschliffene Steinmetzarbeiten
Dachschiefer und rohe Schieferplatten
Ungeschliffene VVaaren aus Alabaster etc.,
Marmor
Geschliffene Schieferwaaren
Steinwaaren in Verbindung mit unpolirtem
Holz oder Eisen
34. Steinkohlen, Braunkohlen, Koks,
Torf, Torfstreu.
Steinkohlen
Presskohlen
35. Stroh- und Bastwaaren.
Ordinäre Waaren aus Schilf, Gras, Wur-
zeln etc
Strohbänder
Ungarnirte Strohhüte
Garnirte Strohhüte
36. Theer, Pech, Harze aller Art,
Asphalt.
Theer
87. Thiere u, thierische Produkte,
nicht ander-weit genannt.
Bienenstöcke mit lebenden Bienen.
Lebendes Federvieh
Flusskrebse etc
Milch, Rahm, Buttermilch
Thiere, nicht besonders genannt
Thierische Produkte
Eier von Geflügel, Eigelb
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehoren.
KG.
17,825,667
17,403,751
292,638
33,340
88,320
4,800
2,143
257,500
247,500
10,000
Stück 1,606
id.
10,243
7,070
2,026
Waarengattung.
38. Thonwaaren.
Gewöhnliche, unglasirte Mauersteine .
Gemeines Töpfergeschirr, unglasirt
Feuerfeste Steine, unglasirt
Falzdachziegel, Mauersteine, Klinker etc
Gemeines Töpfergeschirr, glasirt
Schmelztiegel, Muffeln, Röhren etc.
Feine Terracottawaaren
Einfarbige Thonwaaren
Mehrfarbige
id
Einfarbige Porzellanwaaren
Mehrfarbige
id.
39. Vieh.
Pferde
Schafe
Lämmer
Ziegen
40. Wolle und Wollenwaaren.
Rohe Lama-, Alpacca- etc. Haare
id. Hasen und Kaninchenhaare
Andere Thierhaare, roh , gesotten, ge-
hechelt etc
Rohe Wolle
Kämmlinge
Rohes Wollengarn .
Gefärbtes id.
Wollene Strumpfwaaren
Unbedrucktes Wollenzeug
Bedrucktes
id.
42. Zink und Zinkwaaren.
Grobe Zinkwaaren
43. Zinn und Zinnwaaren.
Grobe Zinnwaaren
Ausfuhr
nach Ländern,
die nicht zum
Zollverein
gehören.
KG.
1,173,966
762,720
82,000
240,313
2,477
6,143
3,790
50,061
25,810
10,798
Stück 1,354
id.
7,202
id.
2,240
id.
274,396
40,926
143,631
4,856
28,241
56,173
Zu- oder Abnahme des luxemburgischen Aussenhandels
im Jahre 1902 gegen das Vorjahr.*)
A. — Einfuhr.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
Waarengattung.
Abfälle
Baumwolle und Bauniwollenwaaren
Blei und Legierungen, und Waaren daraus
Bürsten und Siebmacherwaaren
Drogerie- und Farbwaaren
Eisen und
Eisenwaaren
Erden, Erze etc
Fiachs und andere vegetabilische Spmu-
stofle, mit Ausnahme der Baumwolle .
Getreide und andere Erzeugnisse des Land-
baues
Glas- und Glaswaaren
Haare, sowie Waaren daraus; Federn und
Borsten
Haute und Felle
Holz, sowie Waaren daraus
Hopten
Instrumente, Maschinen und Fahizeuge .
Kalender
Kautschuk, Guttapercha, sowie Waaren
daraus
Kleider, Leibwasche, auch Putzwaaren .
Kupier, unecle Metale, sowie Waaren
daraus
Kurzwaaren, Quincaillerie
Leder und
Lederwaaren
Leinenwaaren
Lichte
Literarische und Kunstgegenstande
Material-, Speztiei- auch Konditorwaaren
Oel und Fette
Papier und Pappwaaren
1901.
Kilogr.
5,092,235
121,207
20,824
35,631
3,541,290
1,277,503
108,604,032
3,886
22,050,294
59,519
3,719
1,766,379
0,531,949
2,089,169
1,560
2,209
3,606
55,554
3.540
21,209
23,825
8,504
52,121
2,791,030
727,521
103,469
1902.
Kilogr.
3,586,151
147,499
34,686
0,407
4,330,059
2,131,665
164,861,337
2,553
22,657,577
43,407
7,767
2,354,391
0,500,936
1,014
352,051
2,904
5,174
61,935
3,570
20,190
34,907
8,225
41,252
4,006,315
755,048
68,178
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1901.
Kilogr.
1,506,084
+
26,292
+
13,862
29,224
+
794,769
+
854,362
+
56,257,305
1,333
+
607,283
16,052
+
4,048
+
588,012
37,013
+
1,736,518
1,149
+
+
1,568
+
6,381
+
1,013
+
11,142
10,869
+
1,215,285
+
27,527
35,291
*) Anmerkungen zu vorstehender Zollstatistik, sowie von der gewöhnlichen Erhebungsweise abweichende
Zahlen innerhalb einiger Taritpositionen, haben in dieser Autstellung keine Berücksichtigung gefunden.
Waarengattung.
28. Pelzwerk
29. Petroleum
30. Seide und Seidenwaaren
31. Seife und Parfumerien
32. Spielkarten
33. Steine und Steinwaaren
34. Steinkohlen und Koks
35. Stroh- und Bastwaaren
36. Theer, Pech, Harz, Asphalt
37. Thiere und thierische Produkte.
38. Thonwaaren
39. Vieh
40. Wachstuch, -musselin und -taffet
41. Wolle und Wollenwaaren
42. Zink und Zinkwaaren
43. Zinn und Zinnwaaren
1901.
Kilogr.
3,931,537
1,688
41,965
5,850,363
296,166,784
22,933
38,502
161,560
1,244,245
Stück
2,016
Kilogr.
1,072
208,077
3,630
2,904
1902.
Kilogr.
4,427,642
1,412
32,512
6,086,779
272,909,605
21.275
104,413
156,753
1,558,184
Stuck.
2,213
Kilogr.
351,319
12,189
2.525
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1901.
Kilogr,
+
+
496,105
12,453
+
236,416
— 23,257,179
1,658
65,911
4,807
+
313,939
Stück.
+
Kilogr
143,242
+
8,559
1. Abfälle
2. Baumwolle und Baumwollenwaaren
3. Blei und Waaren daraus
4. Bürsten und Siebmacherwaaren
5. Drogerie- und Farbwaaren
6. Eisen und Eisenwaaren
7. Erden, Erze und Metalle
8. Flachs u. andere vegetabilische Spinnstoffe
Kilogr.
749,210
4,069
207,708
568,281
41,837,891
1,644,799,427
Kilogr.
415,944
5,734
49,188
732,153
585,824,145
1,616,199,232
Kilogr,
333,266
+
1,665
158,520
+
+
163,872
+ 543,986,254
— 28,600,195
B. — Ausfuhr.
Bier
Bianntwein mit Uebergangsschein
id. ohne id.
Kochsalz
Unbearbeitete Tabakblätter
Viehsalzq
Liter.
1,297,411
157,804
24,398
Kilogr
1,034,005
251,184
400,250
Liter.
1,272,595
75,299
37,034
Kilogr.
1,224,718
264,253
367,925
Liter.
24,816
82,505
+
12,636
Kilogr.
+
190,713
+
13,069
32,325
Steuerpflichtige Waaren, welche aus dem Zollverein nach Luxemburg
eingeführt wurden.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
29.
30.
31.
32.
33.
34.
35.
36.
37,
39.
41.
42.
43.
Waarengattung.
Getreide u and. Erzeugnisse des Landbaues
Glas und Glaswaaren
Haare, sowie Waaren daraus ; Federn und
Borsten
Haute und Felle
Holz, sowie Waaren daraus
Hopfen
Instrumente, Maschinen und Fahrzeuge .
Kautschuk, Guttapercha u. Waaren daraus
Kleider, Leibwasche, sowie Putzwaaren .
Kupfer,uned. Metalle,sowie Waarendaraus
Kurzwaaren und Quincaillerie
Leder und Lederwaaren
Leinenwaaren
Lichte
Literarische und Kunstgegenstande
Material-, Spezerei- und Konditerwaaren.
Oel und Fette
Papier und Pappwaaren
Petroleum
Seide und Seidenwaaren
Seife und Parfumerien
Spielkarten
Steine und Steinwaaren
Steinkohlen, Koks, Torf
etc.
Stroh- und Bastwaaren
Theer, Pech Harze aller Art
Thiere und thierische Produkte.
Thonwaaren
Vieh
Wolle und Waaren daraus
Zink und Waaren daraus
Zinn und Waaren daraus
1901.
Kilogr.
1,713,221
3,503
206,455
1 521,633
1,056
107,357
7,327
23,316
126,936
2,223
1,461,749
7,361
4 302
18,052,356
220,500
14,630
2,426,683
Stuck.
1,898
Kilogr.
85,292
1902.
Kilogr.
1,386,431
20,672
194,822
1,764,400
273,863
1,411
4,599
2,797
202,352
2,603
1,157,319
4,558
17,825,667
257,500
10,243
1,173,966
Stuck.
10,798
Kilogr.
274,396
Zu- oder Abnahme
gegen das
Vorjahr 1901.
Kilogr,
326,790
+
17,169
11,633
+
242,767
+
166,506
+
1,152
+
2.728
20,519
+
75,416
+
+
+
304,430
7,003
+
226,689
+
37,000
+
+
4,387
1,252,717
Stuck.
+
8,900
Kilogr.
+
189,104
+
Luxembourg, le 5 mai 1903.
La Chambre de commerce
Le Président,
EMILE METZ.
Le Secretaire,
J.-P.
SEVENIG.
Impr. d. I. C. Vict. Bück Luxbg.
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1902 comme suit
Président : M. Emile Metz, maître de forges à Beggen.
Vice-Président : M. Émile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres : MM. Ch. Bech, négociant à Diekirch ; Théodore Burggraf, ingénieur et
négociant à Luxembourg ; Daniel Buchholtz, négociant à Esch-sur-l'Alzette ; Jules Collart,
maître de forges à Steinfort ; André Duchscher, industriel à Wecker; Georges Faber, tanneur
à Wiltz ; Henri Funck, brasseur à Neudorf ; Joseph Glesener, industriel à Wiltz ; Joseph
Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg ; Pierre Jœrg, industriel à Echternach ; Jean
Knaff, négociant à Luxembourg ; Auguste Lambert, banquier à Luxembourg ; Guillaume
Lefèvre, négociant à Luxembourg; Gustave de Marie,
négociant à Ettelbruck ; Jules
Mongenast, tanneur à Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfon-
taines ; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg ; Emile Schrœll, imprimeur à
Luxembourg ; Jean Soupert, rosiériste à Limpertsberg,
Secrétaire : M. J.-P. Sevenig.*)
*) Nommé par arrêté grand-ducal du 2 septembre 1902,
SOMMAIRE.
Considérations générales
Travaux de la Chambre de commerce
Minières
Metallurgie
Ateliers de construction
Mines de Stolzembourg
Industrie du bâtiment
Ardoisières
Carrières
Faïencerie de Septfontaines
Fabrique de produits céramiques Utzschneider
et Ed. Jaunez à Wasserbillig
Industrie des ciments
Briqueterie
Tannerie
Ecorces à tan
Ganterie
Industrie textile
Industrie du vêtement
Tabacs et cigares.
Brasserie
Distillerie
Imprimerie
Horticulture
Fabrication des conserves de légumes.
Meunerie
Laiterie
Industrie du chocolat
Pages.
Mondorf-les-Bains
Vins de Champagne
Brosserie .
Poudrerie de Luxembourg
Industrie de l'éclairage
Commerce des charbons
Faillites et concordats
Bourse du travail
Assurances
Crédit foncier
Banque Internationale à Luxembourg .
Enseignement industriel, commercial et pro-
fessionnel
Tramways luxembourgeois
Taxes communales d'octroi à Luxembourg .
Mercuriales
Abattoir de Luxembourg
Recensement du bétail
Foires
Chemins de fer
Statistique douanière
Waaren-Einfuhr
Waaren-Ausfuhr nach dem Zollvereins-
Auslande
Zu- oder Abnahme des Luxembur-
Egisenen Aussenhandels im Jahre
1902 gegen das Vorjahr
Composition de la Chambre de commerce.
Pages
Le présent arrêté sera inséré au Mé-
morial et un exemplaire en sera transmis aux
welche sich dem Lehrerstande widmen wollen,
werden vorzugsweise zum Genuß dieser Börsen
zugelassen.
Luxemburg, den 16. Juni 1903.
Der ständige Ausschuß,
E.
Arendt,
Präsident.
M. de Waha, Sekretär.
Gesehen um ins „Memorial" eingerückt zu werden.
Luxemburg, den 20. Juni 1903.
Der General-Director des Innern,
H. Kirpach.
Beschluß vom 20. Juni 1903, die Ernennung
der Prüfungsjury für die Lehrer und Lehrer-
innen betreffend
Der
General-Director
des
Innern;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 20. April 1881,
über die Organisation des Primärunterrichtes;
Beschließt
Art.
1. Zu Mitgliedern der Jury, vor welcher
die während des laufenden Jahres behufs Ver-
leihung von Fähigkeitsbrevets an das Lehrerper-
sonal der Primarschulen vorgesehenen Prüfungen
stattzufinden haben, sind ernannt die HH. 1°
Witry,
Oberinspektor; 2° de Waha, Sekretär
der Unterrichtscommission; 3° Kunnen, Schul-
inspektor zu Esch a. d. Alz.; 4° Olinger, Schul-
inspektor zu Mersch; 5° M e y e r s , Director der
Normalschule; 6° Kayser und Reyland, Pro-
zessoren an der Normalschule.
Art. 2
Zu Ergänzungsmitgliedern derselben
Jury sind ernannt
a) in Ersetzung irgend eines der Mitglieder
sub 1—4, die HH. Lech, Mitglied der Unter-
richtscommission, und Kiesel, Schulinspektor zu
Echternach;
b) in Ersetzung eines der drei anderen Mit-
glieder, Hr.
Wercollier,
Professor an der Nor-
malschule.
Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Me-
morial" eingerückt und ein Exemplar desselben
membres et aux membres suppléants de la com-
mission d'examen pour leur servir de titre.
Luxembourg, le 20 juin 1903.
Le Directeur général de antérieur,
H. KlRPACH.
A vis concernant l'examen à subir par les institu-
teurs et les institutrices.
LE COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION
D'INSTRUCTION ;
Vu les art. 53 et 54 de la loi du 20 avril 1881,
sur l'organisation de l'enseignement primaire,
ainsi que le règlement du 26 octobre 1876, sur
la classification des instituteurs ;
Fait connaître ce qui suit
A. Les examens préalables à la collation des
brevets de capacité du 4e rang aux membres du
personnel enseignant sont fixés comme suit
a) examen écrit pour tous les récipiendaires
(instituteurs et institutrices), les 10 et 11 août
1903, de 8 heures du matin à midi, et de 3 à 6
heures de l'après-midi ;
b) examen oral, le 12 août pour les institu-
trices et le 13 pour les instituteurs, chaque fois
de 8 heures du matin à midi et de 3 à 6 heures
de l'après-midi.
Les personnes qui désirent prendre part aux
examens susmentionnés adresseront leurs de-
mandes au secrétariat de la Commission d'ins-
truction pour le 1er août prochain au plus tard.
Elles joindront à leurs demandes
1° un extrait de leur acte de naissance ;
2° un extrait de l'acte de naissance de leur
père ;
3° un certificat de moralité civile, délivré par
le Collège des bourgmetre et échevins de la
commune ;
4° un certificat de moralité religieuse, délivré
par le curé ou le desservant de la paroisse ;
5° un certificat du médecin cantonal, consta-
tant que le postulant est exempt de tout défaut
corporel apparent qui le rendrait impropre à
l'exercice de l'état d'instituteur.
einem jeden der wirklichen und Ergänzungs-Mit-
glieder als Ernennungsurkunde zugestellt werden
Luxemburg, den 20. Juni 1903.
Der General-Director des Innern,
H. Kirpach.
Bekanntmachung, die Prüfung der Lehrer und
Lehrerinnen betreffend.
Der ständige Ausschuß der Unterrichts-
Commission;
Nach Einsicht der Art. 53 und 54 des Gesetzes
vom 20. April 1881, über die Organisation des
Primärunterrichtes, sowie des Reglementes vom 26.
Oktober 1876, über die Klassifikation der Lehrer;
Gibt Folgendes bekannt
A. Die behufs Verleihung der Fähigkeits-Brevets
vom 4. Range an die Lehrer und Lehrerinnen abzu-
haltenden Prüfungen sind folgendermaßen festgesetzt
a) schriftliche Prüfung aller Bewerber (Lehrer
und Lehrerinnen) am 10. und 11. August 1903,
von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr
Nachmittags
b) mündliche Prüfung am 12. August für die
Lehrerinnen und am 13. für die Lehrer, jedesmal,
von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr
Nachmittags.
Diejenigen Personen, welche an obenerwähnten
Prüfungen sich zu betheiligen beabsichtigen, haben
ihre desfallsigen Gesuche bis spätestens den 1. August
nächsthin an das Sekretariat der Unterrichts-Com-
mission einzusenden und ihrem Gesuche beizufügen
1° einen Auszug ihrer Geburtsurkunde;
2° einen Auszug aus der Geburtsurkunde ihres
Vaters;
3° ein vom Schöffencollegium der Gemeinde
ausgestelltes Zeugniß über bürgerliche Mora-
lität;
4° ein vom Ortspfarrer ausgestelltes Zeugniß
über religiöses Betragen;
5° ein vom Kantonalarzt ausgestelltes Zeugniß
zur Bestätigung, daß Gefuchsteller mit keinem
auffallenden, mit dem Lehrerstande unvereinbaren
körperlichen Gebrechen behaftet ist.
B. Les examens préalables à la collation du
brevet de capacité du 3e rang aux membres du
personnel enseignant des écoles primaires sont
fixés comme suit
a) examen écrit pour tous les récipiendaires
(instituteurs et institutrices), les 14 et 15 sep-
tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de
3 à 6 heures de l'après-midi ;
b) examen oral, le 16 septembre pour les
institutrices et le 17 septembre pour les institu-
teurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi
et de 3 à 6 heures de l'après-midi.
G. Les examens préalables à la collation des
brevets de capacité du 2e et du 1er rang aux
membres du personnel enseignant des écoles
primaires sont fixés comme suit
a) examen écrit pour tous les récipiendaires
(instituteurs et institutrices), les 21 et 22 sep-
tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de
3 à 6 heures de l'après-midi ;
b) examen oral, le 23 septembre pour les
institutrices et le 24 septembre pour les institu-
teurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi
et de 3 à 6 heures de l'après-midi.
Les personnes qui désirent prendre part aux
examens de ces deux dernières sessions adres-
seront leurs demandes au secrétariat de la
Commission d'instruction pour le 1er septembre
prochain ; elles y joindront les certificats men-
tionnés sub 3° et 4° ci-dessus, ainsi qu'un certi-
ficat délivré par le bourgmestre de la commune
de leur domicile, constatant que depuis l'ob-
tention du brevet de capacité dont elles sont
porteurs, elles ont été préposées pendant deux
années au moins à une école primaire du Grand-
Duché.
D. L'examen prévu à l'art. 56 de la loi est
fixé comme suit
a) examen écrit pour tous les récipiendaires
(instituteurs et institutrices), les 21 et 22 sep-
tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de
3 à 6 heures de l'après-midi ;
B. Die behufs Verleihung des Fähigkeitsbrevets
vom 3. Range an das Lehrpersonal der Primar-
schulen abzuhaltenden Prüfungen sind festgesetzt,
wie folgt
a) schriftliche Prüfung aller Bewerber (Lehrer
und Lehrerinnen) am 14. und 15. September 1903,
von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr
Nachmittags;
b) mündliche Prüfung am 16. September für
die Lehrerinnen und am 17. September für die
Lehrer, jedesmal von 8 Uhr bis Mittag und von
3 bis 6 Uhr Nachmittags.
C. Die behufs Verleihung der Fähigkeitsbrevets
vom 2. und 1. Range an das Lehrerpersonal der
Primärschulen abzuhaltenden Prüfungen sind fest-
gesetzt, wie folgt
a) schriftliche Prüfung für alle Bewerber (Lehrer
und Lehrerinnen) am 21. und 22. September 1903,
von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr
Nachmittags;
d) mündliche Prüfung am 23. September für
die Lehrerinnen und am 24. September für die
Lehrer, jedesmal von 8 Uhr bis Mittag und von
3 bis 6 Uhr Nachmittags.
Diejenigen Personen, welche an den Prüfungen
der zwei letzten Sitzungen sich zu betheiligen wün-
schen, haben ihre desfalsigen Gesuche bis zum
1. September künftig an das Sekretariat der
Unterrichts-Commission zu richten und denselben
die sub 3° und 4° erwähnten Zeugnisse anzu-
schließen, sowie ein vom Bürgermeister der Ge-
meinde ihres Domizils ausgestelltes Zeugniß,
welches bestätigt, daß sie seit Erlangung ihres
Fähigkeitszeugnisses, während mindestens zwei
Jahren einer Primärschule des Großherzogthums
vorgestanden haben.
D. Die durch Art. 56 des Gesetzes vorgesehene
Prüfung findet statt, wie folgt
a) schriftliche Prüfung für alle Bewerber (Lehrer
und Lehrerinnen) am 21 und 22. September 1903,
von 8 Uhr Morgens bis Mittag und von 3 bis
6 Uhr Nachmittags;
Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement
partiel de la commission de viticulture.
LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT
DU GOUVERNEMENT ;
Vu l'art. 3 de l'arrêté du 14 juillet 1886,
portant institution d'une commission de viticul-
ture ;
Sur la proposition de la dite commission ;
Arrête
Le présent arrêté sera inséré au
Mémorial et une copie en sera transmise à cha-
cun des membres intéressés, pour leur servir
de titre.
Luxembourg, le 20 juin 1903.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
b) der Tag der praktischen Prüfung wird durch
die Commission festgestellt werden, gemäß den
Bestimmungen vorerwähnten Reglementes.
Luxemburg, den 16. Juni 1903.
Der ständige Ausschuß,
E.
Arendt.
Präsident,
M. de Waha, Sekretär.
Gesehen um ins „Memorial" eingerückt zu werden.
Luxemburg, den 20. Juni 1903.
Der General-Director des Innern,
H. Kirpach.
Beschluß vom 18. Juni 1903, die theilweise
Erneuerung der Weinbau-Commission be-
treffend.
Der
Staatsminister,
Präsident
der Regierung;
Nach Einsicht des Art. 3 des Beschlusses vom
14. Juli 1886, die Einsetzung einer Weinbau-
Commission betreffend;
Auf den Vorschlag benannter Commission;
Beschließt
Gegenwärtiger Beschluß soll im „Me-
morial" veröffentlicht und eine Abschrift einem
jeden der Interessenten als Ernennungsurkunde
zugestellt werden.
Luxemburg, den 20. Juni 1903.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Eyschen.
b) le jour de l'épreuve pratique sera fixé par
la commission d'examen conformément aux dis-
positions du règlement précité.
Luxembourg, le 16 juin 1903.
Le Comité permanent,
E. ARENDT , président.
M. DE WAHA, secrétaire.
Vu pour être inséré au Mémorial.
Luxembourg, le 20 juin 1903.
Le Directeur général de l'intérieur,
H. KlRPACH.
Avis. — Notariat.
Par arrêté grand-ducal en date du 22 juin ct.,
M. Alphonse Majerus, notaire, de résidence à
Mondorf-les-Bains, a été nommé notaire à la ré-
sidence de Luxembourg, en remplacement de
M. Ransonnet, décédé.
Luxembourg, le 23 juin 1903.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
EYSCHEN.
Arrêté du 20 juin 1903, portant reconnaissance
légale et approbation des statuts des sociétés
mutualistes d'assurance contre la mortalité du
bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer (Gre-
venmacher).
LE MINISTRE D'ETAT, PRESIDENT
DU GOUVERNEMENT ;
Vu les demandes en reconnaissance légale
présentées par les sociétés mutualistes d'assu-
rance contre la perte de bétail de 1° Bech,
2° Schrondweiler, et 3° Biwer (Grevenmacher),
ensemble les statuts de ces sociétés ;
Vu les avis émis les 9 et 29 avril et 21 mars
1903 par les administrations communales de
Bech, Nommern et Biwer ;
Vu l'avis de la Commission supérieure d'en-
couragement des sociétés de secours mutuels
en date du 14 juin 1903 ;
Vu la loi du 11 juillet 1891 et l'arrêté grand-
ducal du 22 du même mois ;
Attendu que les statuts des dites sociétés sont
en concordance avec les dispositions des lois
et règlements ;
Attendu que les recettes assurées des mêmes
sociétés paraissent suffisantes pour faire face à
leurs dépenses obligatoires ;
Arrête