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Arrêté du 1er septembre 1915, concernant la publication des rapports présentés par les autorités médicales et les directeurs des éta- blissements hospitaliers de l'Etat pour l'année

1 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Texte législatif (1 Articles)

Arrêté du 1er septembre 1915, concernant la publication des rapports présentés par les autorités médicales et les directeurs des éta- blissements hospitaliers de l'Etat pour l'année

Mémorial

du

Memorial

des

Grand - Duché de Luxembourg.

Samedi, 9 octobre 1915.

N° 83.

Arrêté du 1er septembre 1915, concernant la

publication des rapports présentés par les

autorités médicales et les directeurs des éta-

blissements hospitaliers de l'Etat pour l'année

1914.

LE DIRECTEUR

GÉNÉRAL DE LA. JUSTICE

ET DES TRAVAUX PUBLICS;

Vu le rapport général du Collège médical

et les rapports spéciaux des médecins-inspec-

teurs sur la situation sanitaire du Grand-Duché

pendant l'exercice 1914, ainsi que les rapports

de M. le directeur du laboratoire pratique de

bactériologie, de M. le médecin-directeur de

la maison de santé d'Ettelbruok, et de M. le

directeur de l'hospice du Rham;

Arrête

Les rapports prémentionnés seront publiés

comme annexe au Mémorial.

Luxembourg, le 1er septembre 1915.

Le Directeur général de la justice

et des travaux publics,

V. THORN.

Beschluß vom 1. September 1915, betreffend die

Veröffentlichung der von den Medizinalbehörden

und den Hospitalverwaltungen eingereichten Be-

richte für das Jahr 1914.

Der General-Direktor der Justiz

und der öffentlichen Arbeiten;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes des

Medizinalkollegiums und der Berichte der Sani-

tätsinspektoren über die Gesundheitsverhält-

nisse im Laufe des Jahres 1914, sowie der von

den Direktoren des bakteriologischen Staatsla-

boratoriums, bezw. der Heilanstalt in Ettelbrück

und des Rhamhospizes eingereichten Berichte;

Beschließt

Die erwähnten Berichte sollen als Beilage zum

„Memorial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 1. September 1915.

Der General-Direktor der Instiz

und der öffentlichen Arbeiten,

V. T h o r n .

Großherzogtums - Luxemburg.

Samstag, 9. Oktober 1915.

Avis.

— Règlement communal.

En séance du 23 août 1915, le conseil commu-

nal de Rumelange a édicté un règlement con-

cernant la vente du pain et.de la farine sur le

territoire de cette commune. — Le dit règle-

ment a été dûment publié.

Luxembourg, le 29 septembre 1915.

Le Directeur général de l'intérieur,

E. LECLÈRE.

Bekanntmachung. — Gemeindereglement.

In seiner Sitzung vom 23. August 1915 hat der

Gemeinderat von Rümelingen ein Reglement

über den Verkauf von Brot und Mehl auf dem

Gebiete dieser Gemeinde erlassen. — Besagtes

Reglement ist vorschriftsmäßig veröffentlicht

worden.

Luxemburg, den 29. September 1915.

Der General - Direktor des Innern,

E. Leclère.

Avis. — Établissements pénitentiaires.

Par arrêté grand-ducal en date de ce jour,

M. Jean Logeling, professeur à l'école normale

à Luxembourg, a été nommé secrétaire de la

commission administrative des établissements

pénitentiaires de Luxembourg, en remplace-

ment de M. Braunshausen, démissionnaire.

Luxembourg, lu 5 octobre 1915.

Le Directeur général de la justice

et des travaux publics,

V. THORN.

Avis. — Association syndicale.

Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 dé-

cembre 1883, i l sera ouvert du 14 au 28 octobre

1915 dans la commune de Bous une enquête

sur le projet et les statuts d'une association à

créer pour la construction de chemins et de

sentiers dans les vignes « Pletschberg », etc.,

à Bous.

Le plan de situation, le devis détaillé des tra-

vaux, un relevé alphabétique des propriétaires

intéressés, ainsi que le projet des statuts de

l'association sont déposés au secrétariat com-

munal de Bous à partir du 14 octobre prochain.

M. Marx, membre de la Commission d'agri-

culture à Mondorf, est nommé commissaire à

l'enquête. I l donnera les explications néces-

saires aux intéressés sur le terrain, le 28 octobre

prochain, de 9 à 11 heures du matin, et recevra

les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures

de relevée, dans la salle de la société agricole

de Bous,

Luxembourg, le fi octobre 1915.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Bekanntmachung. — Strafanstalten.

Durch Großh. Beschluß vom heutigen Tage ist

Hr. Johann

Logeling,

Professor au der

Normalschule zu Luxemburg, zum Sekretär der

Verwaltungskommission der Strafanstalten zu

Luxemburg, in Ersetzung des

Hrn.

Brauns-

h a u s e n , welchem Entlassung bewilligt wurde,

ernannt worden.

Luxemburg, den 5. Oktober 1913.

Der General-Direktor der Justiz

und der öffentlichen Arbeiten,

V.

Thorn.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. De-

zember 1883 wird vom 14. auf den 28. Oktober k.

in der Gemeinde Bous eine Voruntersuchung

abgehalten über das Projekt und die Statuten

einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage von

Feldwegen und Pfäden in den Weinbergen Ort

genannt "Pletschberg" usw. zu Bous.

Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein

alphabetisches Verzeichnis der beteiligten Eigen-

tümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes

sind auf dem Gemeindesekretariat von Bons, vom

14. Oktober künftig ab, hinterlegt.

Hr. Marx, Mitglied der Ackerbaukommission

zu Mondorf, ist zum Untersuchungskommissar

ernannt. Die nötigen Erklärungen wird er den

Interessenten am 28. Oktober k., von 9—11 Uhr

morgens, an Ort und Stelle geben und am selben

Tage, von 2 — 4 Uhr nachmittags, etwaige Ein-

sprüche im Lokalvereinssaale zu Bous entgegen-

nehmen. ,

Luxemburg, den 6. Oktober 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 2 octobre

1915, l'association syndicale pour rétablisse-

ment de deux chemins d'exploitation « Auf

dem Tischel », « Im Gründchen » et « Auf der

Plack » à Merl, dans la commune de Hollerich,

a été autorisée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'as-

sociation sont déposés au Gouvernement et

au secrétariat communal de Hollerich.

Luxembourg, le 2 octobre 1915.

Le Ministre d'État.

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis.

— Association syndicale.

Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 dé-

cembre 1883, il sera ouvert du 1er au 15 novem-

bre prochain dans la commune de Flaxweiler une

enquête sur le projet et les statuts d'une asso-

ciation à créer pour la construction d'un che-

min d'exploitation dans les vignes « Im Irz-

garten» à Gostingen.

Le plan de situation, le devis détaillé des tra-

vaux, un relevé alphabétique des propriétaires

intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'as-

sociation sont déposés au secrétariat communal

de Flaxweiler à partir du 1er novembre pr.

M. Pütz, membre de la Commission d'agri-

culture à Bourglinster, est nommé commissaire

à l'enquête. Il donnera les explications néces-

saires aux intéressés, sur le terrain, le 15 no-

vembre prochain, de 9 à 11 heures du matin,

et recevra les réclamations le même jour, de 2 à

4 heures de relevée, dans la salle de la société

locale agricole de Gostingen.

Luxembourg, le 6 octobre 1915.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des , Unterzeichneten vom

2. Oktober 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft

für Anlage von zwei Feldwegen, Orte genannt

"Auf dem Tischel", „ I m Gründchen" und „Ans

der Plackz" zu Merl, Gemeinde Hollerich er-

mächtigt worden.

Dieser Beschluß, sowie ein Duplikat des Ge-

nossenschaftsaktes sind in der Regierung und

dem Genieindesekretariate von Hollerich hinter-

legt.

Luxemburg, den 2. Oktober 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. De-

zember 1883 wird vonl 1. auf den 15. November

k. in der Gemeinde Flaxweiler eine Vorunter-

suchung abgehalten über das Projekt und die

Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für

Anlage eines Feldweges in den Weinbergen „ I m

Irzgarten" zu Gostingen.

Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein

alphabetisches Verzeichnis der beteiligten Eigen-

tümer sowie das Projekt des Genossenschafts-

aktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Flax-

weiler, vom 1. November künftig ab, hinterlegt.

Hr. Pütz, Mitglied

der Ackerbaukommission

zu Burglinster, ist zum Untersuchungskommissar

ernannt. Die nötigen Erklärungen wird er den

Interessenten am 15. November k., von 9—11

Uhr morgens, an Ort und Stelle geben und am

selben Tage, von 2 - 4 Uhr nachmittags, etwaige

Einsprüche im Vereinssaale zu Gostingen ent-

gegennehmen.

Luxemburg, den 6. Oktober 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 2 octobre

1915, l'association syndicale pour la construc-

tion d'un chemin d'exploitation « In der Fass »

à Belvaux, dans la commune de Sanem, a été

autorisée.

Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'as-

sociation sont déposés au Gouvernement et au

secrétariat communal de Sanem.

Luxembourg, le 2 octobre 1915.

Le Ministre

d'État,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Avis. — Service sanitaire.

Tableau des maladies contagieuses obser-

vées dans les différents cantons du 18 sep-

tembre au 2 octobre 1915.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 2.

Oktober 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für

Anlage eines Feldweges Ort genannt „In der

Faß" zu Beles, Gemeinde Sanem, ermächtigt

worden.

Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Ge-

nossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem

Gemeindesekretariate von Sanem hinterlegt.

Luxemburg, den 2. Oktober 1915.

Der Staatsminister,

Präsident der Regierung,

Eyschen.

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Verzeichnis der in den verschiedenen Kan-

tonen vom 18. September bis 2. Oktober 1915

festgestellten ansteckenden Krankheiten.

N° d'ordre.

Cantons.

Esch-s.-Alz.

Mersch.

Clervaux.

Redange.

Remich.

Localités.

Dudelange

Esch-s.-Alz

Kayl

Obercorn

Bœvange-s.-Attert

Hoffelt

Lieler

Hosingen

Troisvierges

Beckerich

Ell

Rombach

Ripweiler

Stadtbredimus

Total

Fièvre

typhoïde.

Diphtérie.

Coqueluche.

Scarlatine,

Variole.

Affections

puerpérales,

Mémorial

Annexe au № 83 de 1915.

RAPPORTS

SUR LA

SITUATION SANITAIRE DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG

PENDANT L'ANNÉE 1914,

SUIVIS DES

RAPPORTS DES DIFFÉRENTES ADMINISTRATIONS

RESSORTISSANT AU DÉPARTEMENT DE L'HYGIÈNE ET DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE.

Rapport du Collège médical.

Luxembourg, le 27 août 1915

Monsieur le Directeur général,

Nous avons l'honneur de vous adresser le rapport du Collège médical sur ses travaux

et observations ainsi que sur l'état sanitaire du Grand-Duché pendant l'année 1914.

I . — Réunions et travaux.

Le nombre des réunions a été de onze. Ces réunions ont eu principalement pour

objet les affaires suivantes

La réunion du 24 janvier

1° la question d'une convention stipulée entre M. Mackel, vétérinaire du Gouver-

nement à Grevenmacher, et plusieurs propriétaires de la commune de Bech;

2° le système de pansement adopté par M. le D r Welter, de Hollerich, pour les vac-

cinations jennériennes.

La réunion du 7 mars

1° le remplacement de M. le D r Baldauff, médecin à Junglinster, décédé, comme

médecin-vaccinateur pour les communes de Junglinster et de Rodenbourg, par M. le

D

r Heinen, de Roodt-sur-Syr;

Memorial

du

des

Grand-Duché de Luxembourg.

Großherzogtums Luxemburg.

2° l'avant-projet de loi complétant les lois sur la protection de la santé publique

et sur l'inspection sanitaire, élaboré et présenté par M. le Dr Praum, directeur du Labo-

ratoire bactériologique.

La réunion du 27 mars

1° la question de la cohabitation d'une sœur infirmière avec des sœurs institutrices;

2° la continuation de la discussion sur la question de l'avarie.

La réunion du 9 mai

1° la mission d'un membre du Collège médical, délégué à Liège, en vue d'étudier

sur place le fonctionnement du dispensaire antisyphilitique du Dr Malvoy;

2° la question de subside M., d'Esch-s.-Alz., pour les études de dentiste;

3° le règlement sur les aliments;

4° la question du cimetière de Niederanven;

5° la question du renouvellement du mandat des médecins-inspecteurs.

La réunion du 23 mai

1° les vaccinations pour l'année 1914;

2° le pansement antiseptique du Dr Weiter ;

3° la nomination des médecins-inspecteurs.

Propositions faites par le Collège mé-

dical ;

4° majoration des indemnités revenant aux membres du Collège médical pour assis-

tance aux réunions réglementaires ;

5° affaire - subside M., d'Esch-s.-Alz.

La réunion du 27 juin

1° la réclamation d'une sage-femme au sujet de son état d'honoraires vis-à-vis des

caisses de maladie;

2° la question du budget du Collège médical pour Farinée .1.915;

3° le différend entre les médecins, MM. les D r Wagner et Baden, de Grevenmacher.

La réunion du 30 juillet

1° la question du transport des cadavres par voie de chemin de for;

2° le projet de loi sur la protection de la santé publique et sur l'inspection sanitaire;

3° la taxe des sages-femmes vis-à-vis des caisses régionales;

4° le litige entre la caisse régionale de Diekirch et le médecin, M. le Dr Router, de

Diekirch.

La réunion du 20 août

1° la question des articles de pansement et de médicaments à distribuer aux diffé-

rents pharmaciens du pays;

2° la question des viandes de boucherie pour le transport à l'étranger.

La réunion du 20 octobre

l'apparition du choléra en Galicie. Mesures préventives éventuelles à prendre dans

le Grand-Duché.

La réunion du 5 décembre

1° la demande d'autorisation de M. le Dr A., d'Anvers, en vue de s'établir dans le

Grand-Duché ;

2° la demande d'une concession d'une pharmacie spéciale de la Croix rouge;

La réunion du 28 décembre

1° la demande d'obtention de la personnification civile de la part des sociétés luxem-

bourgeoises pour l'incinération des cadavres;

2° l'emploi de la dénomination de la Croix rouge par la pharmacie de M. Heldenstein,

d'Esch-s.-Alz. ;

3° l'organisation d'un cours pour sages-femmes en 1915;

4° la question de la conduite d'eau d'Esch-s.-Alz. ;

5° les modifications apportées à la taxe des médicaments pour l'année 1915, d'après

la loi allemande.

II — Maladies épidémiques.

Relevé des cas de maladies épidémiques, constatés en 1914 suivant les avis publiés au Mémorial.

(Les chiffres entre parenthèses indiquent les décès).

Gantons.

Capellen

Esch

Luxembourg-campagne.

Luxembourg-ville

Mersch

Clervaux

Diekirch

Vianden

Redange

Wiltz

Echternach

Grevenmacher

Remich

Totaux ...

Fièvre

typhoïde.

37 (7)

45 (5)

41(6)

17(1)

11(2)

3(2)

9(1)

5(2)

8(1)

21(4)

203 (31)

Diphtérie.

10(1)

86 (13)

28 (2)

14(2)

71 (1)

19(3)

5.

16(1)

292 (23)

Scarlatine.

67(4)

23(1)

16(1)

8(1)

194 (7)

Coque-

luche.

3(1)

3(1)

4(1)

19(3)

Fièvre

puer-

pérale.

5(2)

2(1)

12(3)

Méningite

cérébro-

spinale.

1(1)

1 (1)

2(2)

Rage.

Dysen-

terie,

1(1)

4(1)

5(2)

III. - Vaccinations.

Cantons.

Luxembourg-ville.

Capellen

Esch-s.-Alz

Morsch

Clervaux

Diekirch

Redange

Wiltz

Vianden

Echternach

Grevenmacher

Remich

Totaux ...

Nombre

d'enfants

vaccinés.

Avec succès.

Sans succés.

A succès

inconnu.

IV. — Salubrité publique.

Considérations générales.

Le développement normal des travaux et projets entrepris en 1914 dans l'intérêt

de la Hanté publique a été, dans le courant de l'année 1914, temporairement suspendu

par l'arrivée des troupes allemandes dans notre petite patrie

Au point de vue hygiénique cet événement n'a nullement l'ait de tort, car, d'après

l'avis de plusieurs médecins-inspecteurs, l'état sanitaire de la population a été particu-

lièrement favorable et surtout pendant la seconde moitié de Tannée.

Noua regrettons toujours de ne pan pouvoir fournir de chiffres nur la mortalité

faute de données officielles.

Le nombre don maladie contagieuses n'a pan oseille sensiblement.

Nous devons cet état favorable en partie au développement remarquable de nos

conduites d'eau et, chose excessivement intéressante pour l'hygiéniste, à l'organisation

sanitaire admirable des allemands qui savent éviter et le cas échéant traquer l'inspection

jusque dans ses plus intimes retranchements.

Le bon exemple, le succès dans la lutte contre les maladies transmissibles nous l'a-

vons devant nous. Nous n'avons qu'à suivre la même voie et nous espérons que les

paroles prononcées à la Chambre des députés par M. le l ) r Flesch lors de la discussion de

1) Dont 325 revaccinés.

l'art. 144 du budget de 1915, propositions qui résument les desiderata pour mettre au

point les connaissances hygiéniques des médecins et des autorités chargées du service

de la santé publique, ne restent pas une simple démarche.

Les expériences faites pendant la guerre dans la lutte contre le choléra, la fièvre

typhoïde, le typhus, la dyssenterie, le tétanos, la trichinose

ne demandent pas seule-

ment un personnel entièrement au courant de la matière, mais aussi des installations

appropriées, des appareils en nombre suffisant, des instructions uniformes pour tout

le pays. Nous nous demandons si nous sommes, en ce moment, organisés pour faire face

aux exigences modernes, p. ex. au dépistage des porteurs de bacilles, à l'isolement des

malades atteints de maladies transmissibles ?

M. le médecin-inspecteur d'Echternach nous informe que, pour combattre une

épidémie de fièvre typhoïde qui avait éclaté dans son ressort, il a employé du sérum anti-

typhique qui a été mis à la disposition par les autorités militaires allemandes.

La question du sérum antityphique et anticholérique qui a déjà été l'objet d'un rap-

port du Collège médical, semble avoir trouvé une solution assez favorable pendant la

guerre actuelle, puisque en Prusse par un « Erlaß des Ministers des Innern vom 26. Mai

1915, betreffend Bereithaltung von Cholera- und Typhusimpfstoff im Institut für Infek-

tionskrankheiten « Robert Koch » zwecks Schutzimpfung der Zivilbevölkerung » on

semble vouloir généraliser cette mesure.

Nous avons au laboratoire bactériologique depuis des années un dépôt de sera contre

bon nombre de maladies transmissibles ; ce service devra encore être plus étendu.

M. le médecin-inspecteur d'Esch, dans son rapport, cite une circulaire de M. le Di-

recteur général des travaux publics du 23 décembre, concernant la question de savoir

jusqu'à quel point les hôpitaux seraient aménagés pour recevoir des malades atteints

de choléra. Nous allons plus loin; nos hôpitaux, asiles, pensionnats, refuges, disposent

ils de locaux d'isolement convenables ? Le personnel y est-il à la hauteur de sa tâche

quant à la désinfection courante et finale?

Les envois destinés au laboratoire bactériologique pour découvrir la rage, ont été

l'objet d'une circulaire du 27 mars 1914.

Nous espérons que le service vaccinal antivariolique ait enfin une solution convenable.

L'alimentation des masses a été dans l'exercice écoulé l'objet de travaux écono-

miques aussi difficiles que compliqués de la part du Gouvernement. Nous avons vu la

ration du pain diminuer jusqu'à 250 gr. par jour. La qualité de la farine et du pain a

souffert, nous le supposons, par le peu d'expérience qu'on a possédé dans certaines com-

munes quant à la conservation des céréales et de leurs produits et à la panification, laquelle

est abandonnée dans les localités importantes à l'industrie. Les expertises visant la re-

cherche des éléments qui gâtent le pain et les autres aliments n'incombent pas seule-

ment aux laboratoires chimiques, mais s'il y a infection, au laboratoire bactériologique.

1) Voir arrêté minist du 22 août 1914, modifiant l'arrêté minist, du 21 août 1913, concernant

l'examen du bétail de Boucherie et l'inspection des viandes. (Mem. p. 956, concernant la trichinose.)

Nous nous demandons si l'institut actuel pont, avec le peu de personnel dont il dis-

pose, faire face à des besognes aussi variées que multiples ?

Monsieur le Directeur de l'Institut aurait à se prononcer sur cette question.

Suivant avis ministériel du 31 juillet 1914, un cours de désinfection a eu lieu, en 1014,

au laboratoire bactériologique.

Il n'est pas sans intérêt de rendre attentif à un « ErlaB des Ministers des Innern

(Prusse) betreffend Ausbildung von Aufsichtsbeanten in Strafanstalten und Gefäng-

nissen als Desinfektoren ». (3. Oktober 1913, Veröffentlichung des Reichsgesundheits-

amtes.)

La désinfection finale des locaux occupés par les soldats allemands, mesure générale

dictée par la prudence, est à noter en cet endroit.

M. le directeur de l'institut bactériologique saura nous renseigner si l'installation

et le contrôle du fonctionnement d'étuves de désinfection n'est pas nécessaire pour les

localités et établissements suivants: Luxembourg (asile du Rham, prisons), Ettelbruck

(asile den aliénés), Diekirch, Echternach, Clervaux, Wiltz, Esch, Differdange, Dudelange,

Rumelange, Grevenmacher, Itzig (asiles de garçons et filles).

Ces installations et l'organisation du service de désinfection par ces temps de trou-

bles universels demandent à être mis en relief et le plan de campagne contre les maladies

transmissibles doit être prêt à la portée des autorités et du personnel sanitaire appelés

à s'en servir.

Un rapport sur les installations et le fonctionnement des établissements servant

d'hôpitaux à la Croix Rouge pourrait nous renseigner jusqu'à quel point ou a pu faire

face aux exigences de soins à porter aux blessés de la guerre. La population et le corps

médical a eu beau geste de générosité et de dévouement envers les malheureux guerriers

confiés à leurs soins. Une organisation toute préparée d'avance et des instructions plus

amples fournies aux personnes généreuses qui HO sont, vouées à ce service humanitaire

auraient distribué d'une manière plus efficace l'énergie employée.

La charité aux victimes, de la guerre demande aussi une organisation et une sur-

veillanco préparée d'avance pour secourir partout et surtout là ou le bosoin est le plus

pressant.

En Prusse il existe maintenant une tendance à centraliser toutes sortes d'organi-

sations humanitaires. Nous croyons bien faire en citant le texte explicatif allemand

justifiant cette démarche: Zentralisation der Fürsorgestellen, wird in verschiedenen

Bezirken Preußens angestrebt: Säuglinge, Tuberkulose, Wohnungs-, Krüppelfürsorge;

Fürsorge für Wöchnerinnen, Bekämpfung der Geschlechtskrankheiten Fürsorge für

Trinker usw. haben unter einander zahlreiche

Berührungspunkte

einzelne Fälle in

derselben familie. »

L'hôpital de Remich est en partie achevé. La question des hôpitaux: d'Esch et d'Ech-

ternach est encore à l'étude.

M. l'inspecteur sanitaire de Wormeldange constate un. diminution des naissances

de 6 à 7 %. Notre pays suit donc l'exemple des autres peuples d'Europe chez lesquelles

la civilisation est le plus avancée. La diminution du nombre des naissances entraîne

nécessairement la diminution des honoraires des vaccinateurs et atteint principalement

les confrères qui doivent faire actuellement des dépenses extraordinaires pour les tour-

nées vaccinales tout en voyant décimer le nombre des vaccinations.

Il serait agréable au Collège médical d'avoir connaissance du rapport de M. l'inspec-

teur du travail sur les installations hygiéniques des établissements industriels, ainsi que

celui de l'inspection des écoles primaires.

Mettre en nourrice des enfants immédiatement après la naissance, est à mon avis

un crime.

La mortalité a été de 17,4 %, chiffre assez élevé en le comparant à celui de 1 année

passée. Le nombre des cas est trop restreint, les circonstances dans lesquelles les soins

ont eu lieu étant trop variés, ce chiffre n'a que peu de valeur statistique.

Revenons aux nourrissons et signalons ce qui se fait en Allemagne dans leur intérêt.

Il nous paraît utile de citer entre autres; « Ein Erlaß des Staatsministeriums (Sachsen-

Weimar), betreff. Prüfungsordnung für Säuglingsplegerinen, vom 23. Dezember 1913,

Protection de l'enfance. — Service de la surveillance des nourrissons.

Canton

de

Luxembourg.

Mersch

Redange

Esch.

Diekirch.

Echternach.

Wiltz.

Remich.

Capellen.

Grevenmach.

Clervaux.

Nombre

des enfants

en

nourrice.

Nombre

des

enfants

repris.

Nombre

des

enfants

morts.

Causes

de la mort.

âgé de 5 jours.

entérite aiguë.

âgé de 4 jours,

tombémalade pen-

dant le transport.

2 méningites.

3 gastro-entérite

aiguë.

syphilis des nou-

veau-nés.

gastro-entérite.

5 pneumonie.

3 affections intes-

tinales.

Observations

des médecins-inspecteurs

concernant

les soins donnés.

Soins satisfaisants.

Soins parfait.

Les enfants se sont bien déve-

loppés. Bons soins.

Soins louables.

Bons soins, mais trouvent des

difficultés de rémunération.

Les plaintes concernant le

payement de la pension ont

augmenté à partir du début de

la guerres

Seite 358 d. Voröffent. d. Reichsgesundheitsamtes, et une « Entschließung des Staats-

ministeriums des Innern über die Unterweisung von Hebammen, Landkrankenpflege-,

rinnen, Gemeindeschwestern und sonstigen Personen in der (Säuglingspflege (Bayern).

Ver. d. R. G. À., Seite 868. Cours durant 14 jours, coûtant 55 Mk. exclusivement frais

de voyage.

Noua avons devant nous une proposition de loi sur la. protection des enfants mora-

lement abandonnés, élaborée par une commission nommée le 10 avril 1012, sous les

auspices de M. le Procureur général, par M. le Ministre d'État, président du Gouver-

nement, pour la solution des diverses questions se rattachant à la protection de l'en-

fance délinquante ou moralement abandonnée, travail remarquable paru au mois d'oc-

tobre 1914 et destiné à combler des lacunes sensibles dans la protection de l'enfance

en général sous le rapport hygiénique et psyehopathique.

Alimentation en eau potable — lavoirs — bains.

Conduites d'eau: Le travail le plus important; sous ce rapport a eu lieu à Esch-

s.-Aïz. L'eau du lavoir de la ville amélioré par des constructions appropriées, peut

maintenant fournir la ville entière, qui a en même temps l'avantage de se pourvoir d'eau

venant de la grande conduite intercommunale du canton. Des analyses périodiques

de l'eau de la source d'Esch s'imposent, puisqu'elle jaillît d'un terrain suspect.

De nouvelles conduites ont été construites à Warken (raccordement avec celle

d'Ettelbruck), Filsdorf, Medernach (deuxième conduite fournissant une autre partie

du village), Reisermuhle (Ermsdorf, conduite privée), Bech-Kleinmacher, Schwebsingen,

Wellenstein (conduite commune), Eischen, Gœblange et Gœtzingen.

Des améliorations sont à noter pour les conduites suivantes: Vianden (tuyaux en

grès remplacés par de la fonte); cette conduite laisserait cependant encore à désirer,

Betzdorf (prolongement), Reisdorf (id.), Mersch (captation d'une nouvelle source).

L'exécution des projets assez nombreux de conduites a été, en partie, empêchée par la

guerre. Nous en trouvons pour Ospern, Diekirch (conduite partielle vers Hessenfeld),

Nocher, Mecher, Biwer, Oberwampach, Brachtenbach, Wiltz, Hobscheid, Kehlen, Nos-

pelt, Olm, Dondelange, Keispelt, Meispelt, Clémency, Fingig, Junglinster et Scherfenhof.

Des conduites seraient nécessaires à Ell (mauvaise eau potable), Hinckel, Steinheim,

Kahlkesbach, Consdorf, Syr (très urgent), Simmern, Fingig, Hirsingen (une partie du

village), Godbrange et Machtum.

Des maisons particulières seraient à raccorder aux conduites à Brandenbourg et

à Bastendorf.

Saeul a eu un lavoir publics couvert. Les lavoirs publics de Landscheid et Savelborn

ont été mis en état.

La ville de Grevenmacher a eu un établissement de bains de Moselle,

Nous jugeons utile de rendre attentif à un travail de J. Kister: Über fortlaufende

Reinigung des Bassinwässer in Badeanstalten (voir la note publiée dans la Zeitschrift

fur Mediznalbeamte, 1915, page 91).

La littérature de l'eau de Mondorf a été enrichie favorablement par un travail du

Prof. Albert Albu: «Die praktische Erfolge der Verwendung von Mondorfer Wasser

bei der Behandlung von Magen, Darm und Stoffwechselerkrankungen ». Medizinisehe-

klinik, Nr. 8, 1915.

Assainissement — Canalisation.

Les travaux d'assainissement par la canalisation n'ont pas été importants.

La grande canalisation avec tout-à-l'égout d'Esch-s.-Alz. n'a pas pu être achevée

à cause de la guerre. Echternach attend le tout-à-1'égout. Le système de dégorgement

de la canalisation de Grevenmacher a été terminé. A Remich, travaux d'assainissement

de la Machergasse pour préserver la ville-basse contre les débordements de la Moselle.

Canalisation terminée à Clémency et dans un quartier de Wormeldange.

Des revers pavés ont été construits ou prolongés à Michelau, Schlindermanderscheid,

Moesdorf et Merscheid.

Une canalisation serait désirable à Girst.

La construction de revers pavés est réclamée dans le but de diriger les eaux vannes

des villages situés sur le plateau du canton de Wiltz dans les vallées et les prés.

Dudelange vient de terminer son réseau. Les travaux de l'égout collecteur terminal

qui reçoit comme chasse périodique les eaux du ruisseau, ont été poussés l'hiver dernier

avec une belle vigueur, grâce au concours d'une usine de Dudelange.

Cimetières.

La question du cimetière de Mertzig n'est pas encore réglée.

M. le médecin-inspecteur du canton de Grevenmacher donne un avis favorable

sur la construction d'un cimetière particulier pour le couvent de l'école des aveugles

à Berbourg.

Police sanitaire.

L'exercice illégal de la médecine semble être pratiqué dans des proportions de plus

en plus restreintes. Rien à noter p. ex. pour les cantons de Mersch, Esch, Remich; il y

aurait diminution à Redange. Le canton d'Echternach paraît particulièrement interes-

sant par les pratiques qui se font dans le sanatorium Neuens.

Service vaccinal

Ce service laisse encore à désirer sous le rapport de la sécurité qu'il est appelé à

procurer contre l'infection par la variole. Les médecins cantonaux de Mersch et d'Echter-

nach interviennent énergiquement pour une réforme. Le vaccin aurait été de qualité

inférieure au canton de Diekirch. Pas de plainte contre les vaccinateurs.

Nouvelles constructions à Syr (Wiltz). Diekirch (mise en état à l'école des filles).

La mise en état à Brachtenbach se fait encore attendre.

Les observations de M. l'inspecteur .sanitaires de Wiltz Concernant la propreté des

écoles de HOU ressort, observation se rattachant à celle de son confrère de Clervaux,

montrent qu'on ne se trouve pan devant l'impossible, surtout quand on constate dans

la même localité d'un côté une propreté minutieuse est de l'autre une malpropreté dé-

goûtante.

La désinfection des salles d'écoles occupées temporairement par les troupes alle-

mandoH ,mesure générale imposée par les Corcinstances, aura été instructive pour notre

population et l'engagera sans doute à ne pas s'opposer à cette opération lors de l'ex-

ploHÎon de maladies épidémiques.

Ne serait-il pan utile d'insister, vis-à-vis des conseils communaux ruraux, sur l'utilité

des bains scolaires, en en relevant leur utilité momentanée évidente et leur rôle social

éducateur à l'égard du prolétaire.

Arrêté g.-d. du 9 janvier 1914, portant règlement de l'examen et le stage prescrits

pour les fonctions de directeur, de directrice et de professeur à l'école normale, ainsi

que pour les fonctions d'inspecteur de l'enseignement primaire: art. 4: par l'ordre des

lettres, l'épreuve écrite et orale comprend les matières suivantes; 2. .Pédagogie....

d) hygiène scolaire.

Arrêté du 8 janvier 1914, concernant les modifications de Part. 31 du cahier des charges

général pour l'aménagement et l'exploitation des pharmacies (Mém. p. .32),

Arrêté du 6 février 1914, concernant l'introduction de la taxe allemandes des médi-

caments, édition 1914 (Mém. p. 133).

Circulaire concernant les envois destinés au laboratoire pratique de bactériologie

(précautions à prendre contre la rage).

Extrait

du Mémorial des règlements, lois, actes, concernant l'hygiène, et le service, sanitaire,

parus en 1914,

APPENDICE.

Lieux d'aisance.

De nouveaux bâtiments d'école ont été construits a Esch (avec bains scolaires))

Wolwelange et Bascharage (avec habitation d'instituteur).

Les salles d'école ont subi des améliorations à Welscheid (agrandissement), Ermsdorf

et (Clémency (mise en état), Rambrouch (éclairage, déplacement de fenêtres).

Des projets sont élaborés pour Wasserbillig et Wormeldange.

Born, Moosdorf et Merscheid auraient besoin de nouvelles maisons d'écolo.

Écoles.

Arrêté g.-d. du 27 mars 1914, approuvant diverses modifications et ajoutes à l'an-

nexe C du règlement d'exploitation des chemins de fer Guillaume-Luxembourg (Mém.

p. 284). N° VI. Fäulnisfähige Stoffe. — Eingangsbestimmungen. ~ Verpackung.

Circulaire ministérielle du 27 avril 1914, concernant la déclaration des maldies

contagieuses (Mém. p. 447).

Loi du 2 juin 1914, portant modification de la loi du 6 mai 1911 sur l'assurance-

vieillesse et invalidité, art. 39, 40-45, traitement curatif.

Arrêté g.-d. du 3 juillet, concernant le syndicat pour la distribution d'eau inter-

communale dans les cantons d'Esch et de Capellen.

Avis ministériel du 31 juillet 1914.

Acte constitutif de la société de la Croix rouge luxembourgeoise (convention de

Genève du 6 juillet 1906).

Arrêté ministériel du 22 août 1914, modifiant l'arrêté ministériel du 27 août 1913

concernant l'examen du bétail de boucherie et l'inspection des viandes (concerne la

trichinose).

Circulaire du 15 septembre 1914, concernant le nettoyage resp. la désinfection des

bâtiments soclaires ayant servi au logement des troupes (Mém. p. 1027).

Loi du 18 décembre 1914, concernant la protection des emblèmes de la Croix Rouge.

Pour terminer, le Collège médical obéit à un impérieux devoir en remerciant, au

nom du corps sanitaire, le Gouvernement et les autorités appelées à y contribuer de la

sollicitude et des démarches multiples prodiguées pour assurer à notre pays la quantité

de médicaments, et d'essence d'automobile, pour porter promptement les secours néces-

saires partout où le besoin se faisait sentir.

Nous y joignons les rapports des médecins-inspecteurs.

Le Collège médical,

Dr FONCK, président,

Dr GIVER, secrétaire.

I. Armenpflege. — Soweit ich in Erfahrung bringen konnte, wurde in allen Gemeinden des Kantons

Capellen in ausreichender und zufriedenstellender Weise gesorgt für die ärztliche Behandlung der Dürf-

tigen. Übrigens ist das Armenbureau stark entlastet worden durch die verschiedenen Sozialgesetze der

letzten Jahre.

Aber durch die Kriegswirren wird doch wohl die Belastung wieder hüher werden und viele Familien

der öffentlichen Wohltätigkeit unverschuldeter Weise zur Last fallen. Da die Einwohnerschaft sich aber

so mildtätig zeigte gegenüber den Nachbarvölkern, die durch den Krieg arg mitgenommen wurden, wird

sie ihre eigenen Landeskinder auch nicht vernachlässigen und ohne Verzug bei jeweiligen vorkommenden

Fällen mit angemessener Hilfe nicht kargen.

II. Hebammenwesen.— Im Kanton Capellen waren im Jahre 1914 16 Hebammen tätig.

Die Zahl der Geburten schwankte zwischen 12 und 40,

Die berufliche Führung der Hebammen gab zu keiner Klage Anlaß. Geburtsregister und Geburts-

tasche waren in guter Ordnung; nur eine altere Hebamme ist bis heute noch nicht dazu zu bewegen gewesen,

ein Geburtsregister zu führen; wird wahrscheinlich auf irgend einer Ursache beruhen,

Kein Fall von Puerperalfieber kam zur Anmeldung,

Mit der Tariferhöhung sind die Klagen der Hebammen ziemlich verstummt.

III. Ansteckende Krankheiten, -- Nachstehende Übersicht ergibt die während des Jahres 1914 zur

Anzeige gelangten Fälle von übertragbaren Krankheiten In um verschiedenen Ortschaften des Kantons

Capellen;

Diphterltls: 2 Fälle In Goeblingen, 4 Fälle in Dahlem, 1 in Kopstal, Î In DIppach und 2 In Hagen.

Typhus abdominalia: 1 Fall in Küntzlg, 3 Fälle in Hobsehdd, (5 Fälle in Eischen, 20 Fälle in Nospelt,

1 Fall in Hölzern, 3 Fälle In Hiwingen, 1 in Keispelt, 1 in Simmern, I in Kleinbettingen und 1 in Kopstal;

ferner mehrere Fälle von Keuchhusten. Diese Krankheit Ist jetzt im Winter in fast allen Ortschaften ein-

heimisch.

Der Abdominaltyphus tritt noch immer epidemisch auf In den Ortschaften, die bis heute keine Wasser-

leitung haben.

In Nospelt brach plötzlich anfangs Juni eine Typhusepldemie aus, und innerhalb 8 Tagen waren 15

Fälle bekannt.

Diese Verbreitung kam daher, weil die ersten Fülle ziemlich harmlos verliefen und kein Arzt zu Rate

gezogen wurde. Somit konnten keine Maßregeln getroffen werden» und der Verbreitung der Krankheit

waren Tür und Tor offen; da in Nospelt noch eine Molkerei In Betrieb ist, wurde für die Ausbreitung erst

sorgfältig gesorgt.

Nach Schließung der Molkerei wurde die Epidemie gleich beschränkt; es waren jodoch einige Todes-

fülle zu beklagen. Die Desinfektion nach ulK-rMandcuer Krankheil, und während der Krankheit seihst,

wird jetzt fast überall vorgenommen und auch gleich verlangt. Die allen VorurUnU: Kind überwunden,

und die Landbewohner machen sich ebenfalls mit den Errungenschaften (\vr Wissenschaft bi'lrciut, dazu-

mal auch hier keine Kostet) erfolgen.

IV. öffentliche (kmnûhcil.

Eine erfreuliche Tatsache ist zti bcrichu-n: Die Ortschaften Eischen,

Goeblingen und Goetzingen haben eine Wasserleitung gebaut. Die I'lilni' für folgende Ortschaften: Hob-

scheid, Kehlen, Nospelt, Olm, Dondeüngen, Kelspell-Mclspclt, KÜulzig, Fingig, .sind fertig gestellt, und

wenn der Krieg nicht ausgebrochen wäre, wären die meisten schon in Bau begriffen. Die einen schließen

sich an die Interkommunale Leitung an, während die andern eigene Quellen dazu benutzen, Nacli Fertig-

Rapports des

médecins-inspecteurs.

Kanton Capellen.

Stellung dieser Leitungen bleiben noch vom Kanton Capellen die Gemeinde Simniern, die Ortschaft Unser

und der unterste Teil des Dorfes Hiwingen ohne Leitung.

Der Abdomnialtyphus, der schon seit Jahrzehnten im Kanton einheimisch war, wird alsdann für

immer verschwinden, was uns die Ortschaften Marner, Steinfort, Garnich usw. ausdrücklich beweisen.

Kanalisationen müßten unbedingt ausgeführt werden in Niederkerschen, Linger, Holzem.

In Niederkerschen wurde eine neue Schule gebaut mit Lehrerwohnung; in Oberkerschen wird die

Lehrerinwohnung verbessert und mit Closets versehen.

In Schuweiler wurde der Spielplatz bei der Knabenschule vergrößert und mit einer Mauer umgeben.

In Küntzig verschiedene Reparaturen an der Hirtenwohnung und in den Schulsälen; der zweite Teil der

früher schon erwähnten Kanalisation wurde ebenfalls zu Ende geführt. Das Jahr hatte gut angefangen,

aber beim Kriegsausbruch wurden verschiedene weitere Arbeiten aufgeschoben wegen der Ungewißheit

der Zukunft. Alle Schulen, die zu Einquartierungen gedient hatten, wurden erst nach gehöriger Des-

infektion wieder in Betrieb genommen.

Im allgemeinen kann man behaupten, daß überall ein Vorwärtsstreben auf hygienischem Gebiet sich

in den Gemeinden bemerkbar macht, und daß auch das gewöhnliche Publikum diesen Fragen mehr Interesse

wie früher entgegenbringt.

V. Kinderschutz. — Im Jahre 1914 waren 8 Kinder in Pflege gegeben worden, die sich auf folgende

Ortschaften verteilen: 5 in Mamer, 1 in Eischen, 1 in Nospelt und 1 in Bettingen a. d. M.

Davon starb I Kind an hereditärer Syphilis, 1 wurde an seine Mutter zurückgegeben bei der Verhei-

ratung. Die Kleinen wurden mit aller Sorgfalt von den Pflegemüttern umgeben, und verdienen selbe mit-

hin alle Achtung. Keine Klage wurde laut, nur will das Bezahlen für aufgewandte Pflege nicht immer glatt

erfolgen.

VI. Impfwesen. — Die mit der Impfung im Kanton Capellen betrauten Ärzte, die HH. Dr. Arend und

Dr. Tourneur sind ihren Verpflichtungen mit aller Zufriedenheit nachgekommen.

VII. Medizinal-Polizei. — Ich konnte im Laufe des Jahres 1914 keine Übertretung feststellen von

unbefugter Ausübung der Heilkunde.

Niederkerschen, 3. Februar 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Otto Pinth.

Kanton Esch a. d. Alz.

Von übertragbaren Krankheiten sind im Laufe des Jahres 178 Fälle seitens der Ärzte angemeldet

worden, und zwar 43 Fälle (4 mit tötlichem Ausgange) von Abdominaltyphus, 39 (0) Fälle von Scharlach-

fieber, 85 (13) Fälle von Diphterie und eine Erkrankung an Wochenbettfieber.

Die weitaus große Mehrzahl der Erkrankungen an Typhus betraf Kinder unter 15 Jahren. Von sämt-

lichen Typhusfällen entfällt mehr als die Hälfte allein auf die Stadt Düdelingen; in dieser Ortschaft mußte

ein Haus von welchem aus eine lokale Epidemie dieser Krankheit entstanden war, nach gehöriger Des-

infektion auf längere Zeit geschlossen werden. Wie bereits in früheren Berichten erwähnt, dürfte diese

Seuche in Düdelingen erst dann eine wesentliche Abnahme erfahren, wenn die schon lange projektierte

Kanalisation der Stadt ausgeführt und die Wasserversorgung der Bevölkerung eine bessere geworden sein

wird. Das Scharlachfieber war durchweg gutartiger Natur, indem kein Todesfall durch dasselbe vorgekom-

men ist; dagegen zeigt die Mortalität bei der Diphterie einen abnorm hohen Prozentsatz

Wie bereits früher! konnte ich auch in diesem Jahre wieder konstatieren, wie bei Ausbruch von weniger

gefährlichen Krankheiten unter der Kinderwelt, z. B. von Masern und Windpocken, die Bürgermeister

mancher Landgemeinde gleich bei der Hand sind, um die Schulen zu schließen, obschon in solchen Fällen

die Schließung der Schulen absolut zwecklos ist; dieser Unfug dürfte wohl hauptsächlich begründet sein

in der Sucht des betreffenden Lehrpersonals, sich Ferien zu verschaffen,

Der Hebammendienst hat im allgemeinen zu keinen besonderen Klagen Anlaß gegeben. Daß bei der

allzu großen Zahl (47) der im Kanton amtierenden Hebammen manche von ihnen keinen genügenden

Lebenserwerb finden, ist leicht erklärlich. Die Instrumente und Tagebücher derselben sind bei der perio-

dischen Prüfung regelmäßig in gutem Zustande befunden worden; auch der Umstand, daß im Jahre nur

eine nicht tötliche Erkrankung an Wochenbettfieber vorgekommen ist, beweist, daß die Hebammen in der

Ausübung ihrer Tätigkeit viel besser als früher sich der Sauberkeit und Aseptik befleißigen. Einer Titularin

wurde durch den Disziplinarrat wegen grober sittlicher Verfehlungen auf die Dauer von zwei Jahren das

Recht zu praktizieren entzogen.

Auf dem Gebiete der öffentlichen Gesundheitspflege sind in der ersten Hälfte des Jahres manche hy-

gienische Arbeiten in vielen Ortschaften des Kantons wieder in Angriff genommen worden, jedoch mußten

die meisten derselben bei Ausbruch des Krieges unterbrochen werden. Die Stadt Esch hat wieder ein großes

Schulhaus errichtet, welches mit allen modernen Schuleinrichtungen, wie z. B. einer Bäderanlage, versehen

sein wird; die allgemeine Schwemmkanalisation der Stadt, mit deren Anlage im Jahre 1913 begonnen wor-

den war, konnte infolge des Krieges nicht vollendet werden. Ferner hat die Stadt Esch durch Beseitigung

des großen Waschbrunnens und bedeutende Arbeiten zu einer sachgemäßen Quellenfassung ein viel größeres

Wasserquantum erhalten, durch welches sie von der interkommunalen Wasserleitung wohl unabhängig

sein wird; das neu erbohrte Quellwasser hatte das ganze Jahr hindurch eine konstante Temperatur von

8°, ein Beweis, daß demselben in dem hächsten Bezirke kein Oberflächenwasser zufließt; auch haben häufig

wiederholte chemische und bakteriologische Untersuchungen das Wasser in hygienisch einwandfreiem

Zustande befunden; diese Untersuchungen werden periodisch fortgesetzt wurden.

Die Gemeinde Kayl

hat ebenfalls das moderne Schularztsystem eingeführt, so daß jetzt im ganzen Kanton die Gemeinden lisch

a. d. Alz,, Differdingen, Düdelingen, Rümelingen, Bettemburg und Kayl diese wichtige soziale Einrichtung

besitzen.

Während des Durchzuges des deutschen Militärs in den Monaten August und September wurden in

den meisten Gemeinden des Kantons viele öffentliche Bauten und namentlich Schulen zu Masseneinquar-

tierungen benützt. Da die Gefahr nahe lag, daß infolge vielfältiger Beschmutzung der Schulen durch die

Soldaten bei der Wiedereröffnung der Säle für die Kinder letztere mancher Ansteckung ausgesetzt würden, so

wurde bereits am 14. September nachstehendes, durch Kollege Dr. Bertemes verfaßtes Zirkular betreffend

vorherige Desinfektion der Schulen an sämtliche Bürgermeister des Kantons versandt; gemäß Erkundi-

gungen sind die in dem Zirkular angegebenen Vorschriften seitens der Gemeindebehörden auch richtig aus-

geführt worden, so daß dieserhalb bis heute unter der Kinderwelt keine besondere übertragbare Krankheit

aufgetreten ist.

Betreffendes Zirkular hat folgenden Wortlaut

«Esch a. d. Alz. den 14. September 1914.

Herr Bürgermeister!

Die öffentlichen Lokale, besonders die Schulsäle, welche von dem Militär zu Masseneinquartierungen,

Bureaus usw. benutzt worden sind, dürfen erst nach gehöriger Desinfektion ihrer früheren Bestimmung

übergeben werden

Die Desinfektion ist folgendermaßen vorzunehmen;

Die Fußböden werden energisch mit Seife und Wasser bearbeitet, getünchte Wände und Decken sind

mit frisch bereiteter Kalkmilch zu Überziehen, Ölanstrich ist mit Kresolseifenlösung abzuwaschen.

Die Kresolseifenlösung ist in den Apotheken erhältlich; in dringenden Fällen ist die Hebamme er-

mächtigt, von ihrem Vorrat abzugeben,

Besondere Aufmerksamkeit ist dem gründlichen Abwaschen der Türklinken zu widmen.

Die zu den Lokalen gehörigen Aborte und deren Umgebung sind gründlich zu reinigen und zu desin-

fizieren.

Ich bitte Sie des weiteren, die Einwohner anzuhalten, alle bei Einzeleinquartierung benutzten Wäsche-

stücke durch ein halbstündiges Kochen zu reinigen, alle mit Kot, Eiter oder Blut beschmutzten Stücke

möglichst zu verbrennen.

Um dem Ausbruch einer ansteckenden Krankheit vorzubeugen, wollen Sie auf möglichste Sauberhaltung

Ihrer Ortschaft bedacht sein; namentlich sollen die stagnierenden Gewässer und Jauchepfützen in den

Strassen und Wegen beseitigt werden.

Endlich bitte ich Sie, mir jeden auf Ansteckung verdächtigen Fall unverzüglich melden zu wollen.

Durch Schreiben vom 23. Dezember erkundigt Hr. General-Direktor der öffentlichen Arbeiten sich bei

den Sanitätsinspektoren, in wieweit die Hospitäler des Landes bei einer eventuellen Epidemie von Cholera

zur Unterbringung und Isolierung von solchen Kranken benützt werden könnten. Was in in diesem Punkte

die Spitäler des Kantons Esch betrifft, so bin ich der Ansicht, daß sporadische Fälle von Cholera in den-

selben wohl genügend isoliert werden könnten. Sollte aber unglücklicherweise eine förmliche Epidemie

von Cholera oder Ruhr entstehen, so könnten diese Krankenhäuser ohne Gefahr für die anderen Insassen

absolut nicht benützt werden; in diesem Falle müßte man seine Zuflucht nehmen zu dem Barackensystem,

was im Kanton Esch mit Leichtigkeit ausgeführt werden könnte, indem die großen Hüttengesellschaften,

der « Arbed », « Gelsenkirchen » und « Deutsch-Luxemburg» schon heute über geräumige und gut eingerich-

tete Baracken verfügen, welche im Notfalle in genügender Zahl in den Gärten der Spitäler oder an sonstigen

geeigneten Plätzen aufzurichten wären.

In Betreff der öffentlichen Armenpflege sind gegen die Vorjahre keine wesentlichen Veränderungen

zu verzeichnen. Dieser Dienstzweig hat in keiner Gemeinde zu besonderen Klagen Anlaß gegeben; auch

scheint die freie Ärztewahl für Bedürftige immer mehr Anklang zu finden, indem dieselbe in den Ortschaften

wo sie bereits seit Jahren besteht, bisher zu keinen Mißbräuchen geführt hat.

In Ausführung des Gesetzes über den Kinderschutz sind während des Jahres 9 Kinder in Pflege gegeben

worden; von diesen Pflegekindern ist eines an akutem Darmkartarrh gestorben.

Eine gesetzwidrige Ausübung der Heilkunst ist nicht vorgekommen.

Esch a. d. Alz., den 31. Januar 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Metzler.

Kanton Mersch.

1. Armenpflege. — Hierüber ist nichts von Belang zu melden, da der Dienst, wie in den Vorjahren,

sich zufriedenstellend abwickelte.

II. Hebammenwesen. — 11 Hebammen wirkten im Kanton und besorgten 262 Entbindungen. Den

einzelnen fielen zu: 1, 13, 14, 16, 21, 27, 27, 27, 34, 40, 42, etwa 24 Entbindungen im Durschnitt. Der

Gebrauch der Antiseptika war im allgemeinon der Geburtenzahl entsprechend; nur einige ältere Hebammen

scheinen eine übertriebene Vorsicht in der Handhabung der Kresolseifenlösung bezeigen zu müssen. Die

professionelle Führung der Hebammen war sonst nicht zu beanstanden. Zuweilen verabreichen die Apo-

theker statt der 25-gr- Packungen für Watte, solche in 100 gr umgerechnet und aufgemacht den Hebammen.

III. Ansteckende Krankheiten. -

Übersicht der während des Jahres 1914 gemeldeten Fälle übertrag-

barer Krankheiten

Gemeinde.

Berg

id.

Bissen

Bövingen

Fels

id.

Heffingen

Lintgen

Lorentzweiler

id.

Mersch

id.

id.

id.

id.

Ortschafl.

Berg

Colmar

Bissen

Grevenknopp

Fels

Gudelt

Heffingen

Lintgen

Lorentzweiler

Helmdingen

Gosseidingen

Mersch

Moesdorf

Pettingen

Rollingen

Zusammen...

Typhus.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

Diphterie.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

Puerperalfieber.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

Tollwut.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

Die Typhuserkrankungen in Gosseldingen erstreckten sich auf 3 Häuser mit 1, 3, 4 Fälle. Gegen

Ende Mai traten fast gleichzeitig in drei ziemlich von einander entfernt liegenden Häusern die ersten Fälle

auf, denen bald in zwei der befallenen Häusern sich noch weitere Kontaktinfektionen anschlossen. Auf

welchem Wege die Ansteckung eingetragen worden, blieb unermittelt, da die verseuchten Wohnungen

verschiedenes Trink- und Gebrauchswasser benutzten, auch keinen besondern Verkehr untereinander

hatten. Angesichts des bedrohlichen anfänglichen Auftretens und Charakters der Krankheit wurde sämt-

lichen Haushaltungen das Typhusmerkblatt zur Aufklärung zugestellt, tun an Hand der angeführten

Verhaltungsregeln und Belehrungen eine weitere Ausbreitung der Epidemie zu verhindern.

Im April des Jahres wurde über mehrere Gemeinden des Kantons eine dreimonatige Hundesperre

verhängt, da tollwutkranke oder -verdächtige Hunde sich in der Gegend umhergetrieben. Es wurde ein

Fall aus Colmar angezeigt, wo ein tollwütiger Hund

die Krankheit desselben wurde bakteriologisch

als Tollwut festgestellt,

ein neunjähriges Mädchen durch seinen Biß am Unterschenkel verletzte. Die

im Pateurschen Institute zu Brüssel durchgeführte Behandlung beugte dem Ausbruch der gefürchteten

Krankheit vor. Zeitungsmeldungen zufolge sollen damals noch mehrere andere Personen wegen ähnlicher

Verwundungen durch Bisse tollwütiger Tiere, die spezifischen Heilinstitute des Auslandes aufgesucht

haben.

IV. Öffentliche Gesundheit, —- Auf der ganzen Front ist in bezug auf hygienische Arbeiten kein merk-

liches Fortschreiten zu verzeichnen; keine bedeutenden Projekte sind zur Ausführung gebracht worden.

Der Schulhof von Ernzen ist angemessen erweitert und verschönert worden durch Abgrenzung von

Stützmauern der Waldseite entlang. Der Ausbau der Wasserleitung von Mersch durch Einbeziehen der

Quellen «im Ganscheit » wird wohl durch die Kriegswirren hintangehalten sein, ebenso die Versorgung

des Scherfenhofes bei Fels mit Trinkwasser mittels Aufstellung eines hydraulischen Widders.

Die von den deutschen Truppen zu Einquartierungen benutzten Räumlichkeiten der Gemeinde-

bauten wurden gemäß erlassener Vorschrift desinfiziert.

V. Impfwesen. — Die Impfärzte entledigten sich, soweit ich in Erfahrung gebracht, des Geschäftes

auf beste Weise. Von der Anwesenheit eines Gemeindevertreters ist nur ausnahmsweise zu berichten.

Als Versammlungslokal dienen gewöhnlich die Schulen, die wegen Anschaffung moderner Schulbänke

mit Rückenlehne, den wartenden Müttern eine nicht mehr recht passende Sitzgelegenheit bieten.

Von den drei Impfärzten des Kantons ist mir ein Bericht zugegangen mit einem Anhang berechtigter

Klagen über unzulängliche Vergütung der von einem Landimpfarzt geforderten Leistungen Zur Begrün-

düng zitiere ich meinen Gewährsmann

« Für 28—30 km Reise, Vornahme von 12 Impfungen zu festgesetzter Stunde, für nochmalige Reise

von 28 km, Ausfertigung von 12 Impfscheinen und Aufstellung einer dreifachen Liste der geimpften Kinder,

wird dem Impfarzte ein Betrag von 18 Fr. zuerkannt, unter der Bedingung, daß der Staat eine wirksame

Lymphe geliefert hat. Wenn zufälligerweise (der Fall ist vorgekommen) die Lymphe untauglich ist, so

reduziert sich die Vergütung auf Null. — Quousque tandem? »

Ja, wie lange sollen diese demütigenden Zustände noch andauern ? Die einfachste Gerechtigkeit for-

dert doch, daß dem Impfarzte für Operationen außerhalb seines Wohnortes Reiseentschädigungen bewilligt

werden, daß der Preis der Lymphe dem Handelspreis entspricht. Ferner bleibt es unerklärlich, wieso dem

Impfarzt neben der Ausfertigung der Impfscheine noch die Aufstellung einer dreifachen Liste der Geimpften

aufgebürdert wird. Zur Rechtfertigung seiner Forderung für die geschehenen Leistungen mag der Impfarzt

eine Liste der Geimpften anfertigen ; zur Komplettierung dieser und jener Archive aber mittels weiterer

Kopieen der Stammliste dürften andere Mitarbeiter herangezogen werden.

Die Erfahrungen, welche sich aus dem Studium der Volksseuchen ergeben, wie solche im Gefolge

früherer Kriege aufgetreten, lassen es rätlich erscheinen, sich beizeiten zu wappnen, falls die unliebsamen

Gäste uns fürder heimsuchen wollten. Man könnte präventiv wirken, z. B. um eine Blatternepidemie nicht

aufkommen zu lassen, oder um dieselbe einzuschränken, indem das Gesetz über Nachimpfung im 11. Jahre

zur Ausführung gelangte.

Dadurch würde dem Feinde vielfache Einquartierungsgelegenheit entzogen,

und sein Aufmarsch würde bedeutende Schwierigkeiten finden.

VI. Medizinalpolizei. — Der profane Heilkünstler, welcher im vorigen Jahre den Kanton Mersch

und die benachbarten Gegenden hausierend durchzog, hat sein periodisches Erscheinen eingestellt.

VII. Kinderschutz. — Der Obhut unterstanden 6 Pflegekinder: 2 zu Rollingen, von denen 1, weil

2 Jahre alt geworden, aus der Aufsicht entlassen wurde; 1 zu Bofferdingen, 1 zu Lintgen, 2 zu Bissen,

von denen 1, 5 Tage alt, nach zweitätigem Verweilen zu Bissen, an Bronchopneumonie verstorben. Die

Pflegemütter erfüllten ihre Aufgabe zu meiner vollen Zufriedenheit.

Fels, den 15. Februar 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Dasburg.

Kanton Clerf.

Über die Armenpflege und den Hebammendienst habe ich keine Bemerkungen vorzubringen.

Ansteckende Krankheiten. — Gemeldet wurden 101 Fälle gegen 94 für 1913, 105 für 1912.117 für 1911.

Dieselben verteilen sich ziemlich gleichmäßig auf die einzelnen Monate des Jahres. Bis zum 1. August

waren 58 Fälle zur Anzeige gebracht, nach diesem Zeitpunkt bis zu Ende 1914 noch 43. Der Durchmarsch

und die Einquartierung der vielen Truppen sowie der dauernde Aufenthalt der Besatzungstruppen hat

einen Einfluß auf die Zahl der Krankheitsfälle nicht ausgeübt. Auffallenderweise ging, und dies ist mir

von Kollegen auch für andere Landesteile bestätigt worden, mit Ausbruch des Krieges die Morbidität

überhaupt plötzlich und für die Dauer von einigen Monaten herunter.

Die gemeldeten Fälle gruppierten sich folgendermaßen: Diphterie: 71 Fälle mit 1 Todesfall; davon

in der Gemeinde Clerf 8 Fälle; Ulflingen 33, Asselborn 7, Bögen 3, Heinerscheid 2, Helzingen 6, Hosingen 1,

Munshausen11

Auf die Gemeinde und speziell die Ortschaft Ulflingen fällt seit Jahren der Löwenanteil der Diph-

terieerkrankungen. Es hält schwer, die Angehörigen von der Notwendigkeit einer jedesmaligen Wohnungs-

desinfektion bei der unter Serumbehandlung meist günstig verlaufenden Erkrankung zu überzeugen. Die

planmäßige Desinfektion und die Isolierung der Erkrankten bis zum Verschwinden der Infektionserreger

wäre aber das einzige Mittel, die Epidemie von der Bildfläche verschwinden zu lassen.

Typhus: 10 Fälle, davon je 1 in Heinerscheid, Wahlhausen, Stockem, Lentzweiler und Ulflingen, 2 in

Clerf und 3 in Weiswampach. Tödlich verliefen 2 Fälle infolge profuser Darmblutungen. Über den Ur-

sprung der Fälle in Heinerscheid, Wahlhausen und Ulflingen konnte ich nichts ermitteln. Die zwei Fälle

in Clerf betrafen Landsturmsoldaten, die als typhuskrank von der deutschen Grenze in das hiesige Kranken-

haus eingeliefert wurden. Der Fall von Stockent ist wahrscheinlich auf Infektion durch die in dem betref-

fenden Hause einquartierten Soldaten zurückzuführen. Die Kranke von Lentzweiler war Dienstmagd in

dem vom Typhus heimgesuchten Hause in Stockem. In Weiswampach scheint die Übertragung durch eine

wollene Decke vermittelt worden zu sein, Decke die einem schwer erkrankten Soldaten mitgegeben, später

zurückgeschickt und dann ohne weitere Reinigung und Desinfektion in Gebrauch genommen wurde.

Scharlach: 10 Fälle, davon 2 in Drauffelt, je 1 in Huldingen und Holztum, 12 in Wahlhausen. 1 Todes-

fall,

Dysenterie: 4 Fälle, je 1 in Hosingen und Holzt um, 2 in Dorscheid. 1 Todesfall.

Auffallend häufig kam nach dem Durchmarsch Krätze zur Beobachtung. Eine nennenswerte Zu-

nahme der Geschlechtskrankheiten war nicht festzustellen.

Im Monat Februar trat in Munshausen eine Massenerkrankung auf, deren Ursache leider nicht er-

gründet werden konnte. Am 5. Februar war in der genannten Ortschaft eine Frau begraben worden, die

an einer nicht infektiösen Erkrankung gestorben war. Nach Begräbnis und Leichenfeier fanden sich in

dem Sterbehaus etwa 120 Personen ein zu dem üblichen Mahle, In der Nacht vom 5. zum 0. erkrankten

in kurzer Zeit 28 Personen unter choleriformen Erscheinungen teils leichter, teils schwerer Natur. Eine

der Erkrankten starb nach 24 Stunden. Zur Feststellung der Ursache erbat ich mir vorn Hrn. General-

Direktor der öffentlichen Arbeiten die Beihilfe des Hrn. Direktors des bakteriologischen Laboratoriums,

Das Ergebnis der Untersuchung war folgendes

1. die choleriforme Erkrankung trat auf bei Personen, welche an einem bestimmten Tage in demselben

Hause Speisen oder Getränke zu sich genommen hatten;

2. eine Übertragung der Erkrankung von den Befallenen auf Andere hat nicht stattgefunden;

3. die Untersuchung der zur Speisenbereitung benutzten Rohmaterialien, des Wassers und der Ge-

tränke auf Gifte organischen oder anorganischen Ursprungs sowie auf pathogene Keime fiel negativ aus;

4. Ebenso negativ war das Resultat der Untersuchung des Blutes von drei der Befallenen,

Die in den letzten Jahren äußerst rege Tätigkeit der Gemeinden auf dem Gebiet der Arbeiten öffent-

lichen Nutzens hat im Jahre 1914 merklich abgeflaut. Mit dem Ausbruch des Krieges wurden alle Arbeiten

dieser Art aufgeschoben. Gegen Ende des Jahres gingen wieder einige Projekte von geringerer Bedeutung

ein.

Eine wesentliche Besserung im Zustand der öffentlichen Gebäude gegen das Vorjahr ist nicht festzu-

stellen. Mit Beginn des Durchmarsches der deutschen Truppen wurde eine große Anzahl dieser Gebäude,

besonders zur Einquartierung herangezogen und längere Zeit zu diesem Zweck sowohl von den durchzie-

henden Mannschaften als auch von den in einzelnen Ortschaften stationierenden Landsturmabteilungen

benutzt. Nach Räumung der Säle befanden sich viele in einem unbeschreiblichen Zustande von Unord-

nung und Schmutz. Ich ordnete die sofortige Reinigung und Desinfektion an. Die Gemeindebehörden

kamen meiner Aufforderung in anerkennenswerter Welse nach.

Kinderschutz. —- In Pflege waren 45 Kinder. Drei wurden an die Mütter zurückgegeben, 8 starben,

und zwar 5 an Lungen-, 3 an Darmaffektionen, Die Klagen über Ausbleiben der Pflegegelder haben sich

seit Ausbruch des Krieges gemehrt.

Das Impfgeschäft wurde in regelrechter Weise erledigt»

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Bertemes.

Kantone Diekirch und Vianden,

1. Ansteckende Krankheiten. — Relativ wenige Fälle von ansteckenden Krankheiten waren im Laufe

von 1914 in den Kantonen Diekirch und Vianden zu verzeichnen.

Eine kleine Epidemie von Scharlach trat im Januar im Pensionnat de la doctrine chrétienne in Die-

kirch auf. Fünf Fälle von Schülerinnen aus dem Hause selbst und zwei aus Diekirch; ferner sechs andere

Kinder aus Diekirch. Die Anstalt war während 3 Wochen geschlossen und die befallenen Kinder wurden

erst nach 7 Wochen wieder zugelassen.

Auf dem Kaemchen (Gemeinde Fouhren) erkrankten im März 5 Kinder einer Familie an Scharlach.

Die Ansteckung kam von einem Bruder, welcher beim Freiwilligenkorps in Luxemburg diente und von

dort als genesen nach Hause zur Erholung geschickt worden war. Ungeachtet aller Vorsichtsmaßregeln

geschah doch hier die Übertragung der Krankheit, ein Beweis für die Zähigkeit des Kontagiums bei Scar-

latina. Alle andere Fälle sporadisch verteilt. Ettelbrück 1, Gilsdorf 1, Ingeldorf 4, Stegen 1, Ermsdorf 2.

Total 28, wovon kein tötlicher Ausgang.

Diphteritis 17 mit 3 Todesfällen, ein starker Prozentsatz. Ein Kind von 14 Monaten war schwächlich,

und für die anderen zwei war der günstige Moment zur Serumwirkung schon verstrichen. Je früher die

Spritzung der befallenen Kinder geschieht, um so sicherer ist der Erfolg.

Typhus 3, zweimal letaler Ausgang. Diekirch 1, Reisermühle (Gemeinde Ermsdorf) 2. Der Besitzer

der Mühle hat eine eigene Wasserleitung mit gutem Trinkwasser.

Analyse Ettelbrück: 12 Dezember 1914: Organische Stoffe 0,032, Chlor 0,007, Ammoniak 0, salpe-

trige Säure 0, Salpetersäure 0,002; Qualität: Gutes Trinkwasser. Wo der Ansteckungsherd hier liegt,

ist

mir ein

Rätsel.

In Schieren herrschte eine Epidemie von Keuchhusten unter den Schulkindern ohne besondere pneu-

momnische Komplikationen. Es starben zwei ganz junge Kinder von 1 bis 2 Jahren und ich fand es nicht

angezeigt, die Schule zu schließen.

Kindbettfieber: ein ganz leichter Fall.

Die Fürsorgestation von Ettelbrück ließ 44 Desinfektionen vornehmen bei Todesfällen durch Phtysis

pulmonum.

Übersichtstabelle der aufgetretenen Infektionskrankheiten im Jahre 1914.

Gemeinde.

Diekirch

Ettelbrück

Bettendorf

Mertzig

Erpeldingen

Ermsdorf

Schieren

Vianden

Ortschaft.

Diekirch

Ettelbrück

Moestroff

Gilsdorf

Bettendorf

Mertzig

Ingeldorf

Bürden

Stegen

Ermsdorf

Moserhof

Reisermühle

Schieren

Vianden

Kaemchen

Total

Scharlach.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

Diphterie.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

Typhus.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

11)

12)

Keuch-

husten.

erkrankt.

genesen.

gestorben

Puerperal-

fieber.

erkrankt.

genesen.

gestorben.

1) Auswärts importiert.

2) Dienstmagd kehrte nach Hause, Wahlhausen, zurück, und starb dort an Recidive.

II. Armenpflege, — Für die ärztliche Pflege der dürftigen Kranken wird allgemein durch die Gemeinde-

behörden bereitwilligst und ausgiebig Sorge getragen. Durch eine jährliche Entschädigung von je 125 Fr.

an die dort wohnenden Hebammen, sichern die Gemeinden Bettendorf und Medernach den dürftigen Wöch-

nerinnen Beistand und Pflege und erzielen durch diesen kleinen Beitrag gleichzeitig für alle Familien Er-

leichterungen und Ersparnis. Jedem Kranken der Gemeinde Hoscheid steht das ganze Jahr eine dort

wohnende Krankenschwester zur Verfügung. Sie leistet große Dienste und die Einwohner verdanken diese

gemeinnützige Stiftung der Mildtätigkeit einer achtbaren Dame aus Hoscheid.

III. — Hebammen. — Nur 15 Hebammen waren 1914 in den Kantonen Diekirch und Vianden tätig.

Sie leiteten 480 Geburten, worunter nur ein äußerst leichter Fall von Kindbettfieber zu verzeichnen war,

so daß ihre Leistungen die Note gut verdienen.

Geburtsverteilung folgende: 75, 44, 43, 43, 38, 34, 31, 29, 27, 26, 23, 23, 22, 17, 5.

Drei Hebammen beziehen eine Pensionsvergütung von 150 Fr. jährlich. Eine davon starb dieses

Jahr anfangs April.

IV. Schutz der Kinder in den ersten Lebensjahren. — Vier Ziehkinder standen 1914 im Kanton Diekirch

unter meiner Aufsicht. Alle wurden sorgfältig gepflegt und entwickelten sich gut.

1 Niederfeulen bei Großmutter, Gegen Ende des Jahres wohnte die eigene Mutter selbst dort.

1 Gilsdorf ward am 2. November von den Eltern zurückgenommen.

1 Warken. Ende Februar 1014 nach dem Rahmhospiz gebracht.

1 Ettelbrück. Im Mai sein zweites Jahr vollendet.

V. Öffentliche Gesundheitspflege. --- Diekirch: Art. 155 des Gesundheitsreglementes der Stadt sieht

eine ständige Kommission vor zur Kontrolle der Wohnungen in hygienischer Hinsicht. Sie hat ihren Rund-

gang in bezug auf Bedürfnisanlagen und Ableitung der Schmutzwässer schon längere Zeit beendet, aber

immer noch keinen Bericht über ihren Befund festgelegt. Dieses Zaudern läßt auf ungesunde Verhältnisse

schließen. In manch anderer Hinsicht bestehen stellenweise mangelhafte Wohnungszustände in Diekirch.

In der Wassergasse, der Scheueschgasse, in der sogenannten Festungsecke sind Wohnungen, welche weder

Luft noch Licht haben und daneben ganz verfallen und verwahrlost aussehen, Es sind richtige Schmutz-

ecken, Schlupfwinkel für Gesindel, und die Eigentümer solcher Mietswohnungen leisten der Stadt wahre

Henkersdienste, Art. 109 des Reglementes gibt dem Gemeindenrat das Recht, alle Wohnungen zu schließen,

welche sich in einem solchen Zustande des Verfalles befinden.

Verschiedene Ameliorationsarbeiten wurden im Schlachthause von Diekirch ausgeführt, und die Ab-

tritte der Mädchenschulen instand gesetzt. Wegen Niveauverhältnissen konnten sechs Wohnungen im

Hessenfeld keinen Anschluß an die kommunale Wasserleitung finden. Der Gemeinderat hat jetzt in nächster

Nähe eine Quelle angekauft und wird diesen Einwohnern eine separate Leitung bauen.

Bastendorf: Fünf Wohnungen am Eingange von Brandenburg sind ebenfalls ohne Wasseranschluß

und die Entfernung bis zum nächsten Abflußrohr ist höchstens 250 Meter. Diese Familien müssen ihren

Wasserbedarf aus der vorbeifließenden Blees nehmen, worin die Dorfbewohner jeden Abfall werfen und

ihre Häuser liegen eben unterhalb der Ortschaft.

In Bastendorf sind zwei Häuser in der Seltz ohne Leitungsanschluß (Entfernung 1200 Meter) und sie

können in ihrer Umgebung nur Sumpfwasser finden. Die Sektion Bastendorf ist finanziell in sehr guten

Verhältnissen, denn niemand bezahlt Wassertaxe und doch weist die besitzende Klasse des Gemeinde-

rates die gerechten Forderungen dieser Familien auf Wasserversorgung ab, obgleich sie bereit sind, zur

Ausführung dieser Arbeit einen Teil der Kosten zu tragen. Die zuständige Oberbehörde sollte die begrün-

deten Forderungen dieser Familien mit Nachdruck unterstützen,

Waschbrunnen in Landscheid repariert.

Bourscheid: Schulsaal von Welscheid wurde vergrößert und gepflasterte seitenrinnen zu Michelau

und Schlindermanderscheid weiter ausgeführt.

Ettelbrück: Wiederherstellen des Pflasters in verschiedenen Gassen im Innern der Stadt

Bau einer

Wasserleitung in Warken (Anschluß an Etteibrück).

Bettendorf

Ausführung

einer Wasserleitung zu Gilsdorf. Gepflasterte Seitenrinnen im Innern von

Moestroff

Ermsdorf: Instandsetzen der Schule und des Kaplanshauses in Ermsdorf.

Hoscheid: Ausführung von Seitenrinnen und verschiedener Abflußkanäle im Dorfe Hoscheid.

Medernach: Bau einer zweiten Wasserleitung für den Dorfteil, welcher wegen seiner Lage keinen An-

schluß an die bestehende erhalten konnte.

Ausbesserung des Waschbrunnens zu Savelborn.

Mertzig: Erbauung eines Gemeindesaales sowie einer Molkerei.

Die leidige Kirchhofsvergrößerung resp. Verlegung schleppt schon 20 Jahre und ist immer noch nicht

gelöst.

Reisdorf: Die Wasserleitung ist nach der Wassergasse verlängert worden und es sind Versuchsarbeiten

im Gange, um das Trübwerden des Wassers bei Regenzeiten zu beseitigen. In Hoesdorf besteht immer

noch derselbe Übelstand.

Vianden: Der Anschluß einer Quelle an die Wasserleitung, früher durch Tonröhren geleitet,welche

undicht waren, wurde durch gußeiserne Röhren ersetzt. Die ganze Wasserleitung von Vianden ist und

bleibt noch immer ungenügend und minderwertig.

Putscheid: In Merscheid ist der Schulsaal zu klein, feucht und schlecht ventiliert.

Während den Herbstmonaten hatten die durchziehenden deutschen Kriegstruppen in Stadt und

Dorf alle öffentlichen Gebäude, Schulen, eine Zeit lang als Schlaf- und Wohnstätten benutzt. Vor Schul-

beginn erhielt jede Ortsbehörde vom Sanitäts-Inspektor genaue Vorschriften zur Vornahme der Desinfektion

besagter Lokale.

VI. Medizinal-Polizei. — Es ist sehr schwer einen genau begrenzten Fall von unbefugter Ausübung

der Heilkunde festzustellen, weil das Publikum den Kurpfuscher und Wassermann mit allen Mitteln zu

decken sucht.

VII. Impfgeschäft. — Die gelieferte Lymphe war minderwertig. In Bourscheid wurde die Impfung

dreimal wiederholt ohne genügenden Erfolg. Die betrauten Ärzte führten ihre Operationen vorschrifts-

mäßig aus.

Diekirch, im April 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Bœver.

Kanton Redingen.

I. Armenpflege. — Über die Betätigung der Armenpflege sind während des Berichtsjahres in keiner

Gemeinde Klagen geführt worden. Ich habe mich auch wiederholt persönlich davon überzeugen können,

daß alle Gemeinden bemüht sind, in dieser Beziehung ihre Pflicht zu erfüllen und den wirklich Hilfsbedürf-

tigen, in Krankheitsfällen, die notwendige Behandlung und Pflege angedeihen zu lassen.

II. Hebammen. — Die berufliche Tätigkeit der Hebammen ist im allgemeinen als ganz zufriedenstel-

lend zu bezeichnen.

Im Personalstand sind keine Veränderungen eingetreten; 14 Hebammen üben die Praxis aus, zwei

ältere haben sich in den Ruhestand zurückgezogen.

Die Zahl der Hebammen genügt vollständig für den Kanton. In den drei Gemeinden Ell, Wahl und

Useldingen sind zwar keine Hebammen ansässig; diese Ortschaften können jedoch sehr bequem und aus-

giebig von den in den Nachbargemeinden wohnenden Hebammen bedient werden.

Während des ganzen Jahres kam nur ein Fall von Puerperalfieber zur Anzeige. Es ist aber darauf

aufmerksam zu machen, daß bei leichten Fällen von Wochenbetterkrankungen meistens kein Arzt zu

Rate gezogen wird und diese Fälle deshalb auch nicht zur Anzeige kommen,

III Ansieckende Krankheiten. - Die Zahl der zur Anzeige gelangten Fälle von übertragbaren Krank-

heiten betrug im ganzen 28, nämlich: 9 Erkrankungen an Unterleibstyphus, 11 Fälle von Diphterie, 1 Fall

von Puerperalfieber und 4 Fälle von Scharlachfieber, Außerdem wurden in vier Ortschaften Erkrankungen

an Keuchhusten beobachtet.

Von den 28 Fällen verliefen nur 2 tötlich; eine Frau, 42 Jahre alt, starb au Typhus, und ein 22 Monate

altes Kind an Keuchhusten.

Bei sämtlichen ansteckenden Krankheiten handelte es sich meistens um vereinzelte Erkrankungen.

Nur von Typhus und Diphterie wurden je 3 Erkrankungen in einem Hause beobachtet. Diese Hausepide-

mien werden überhaupt nicht zu vermeiden sein, so lange man nicht imstande ist, den ersten Erkrankten

so bald wie möglich aus dem Hause zu entfernen und in einer Heilanstalt unterzubringen, Denn an eine

wirksame Isolierung in den Privathäusern auf dem flachen Lande ist wegen der meist beschränkten Woh-

nungsverhältnisse und wegen Mangel an geschultem Pflegepersonal gar nicht zu denken.

Nach dem Durchzug der deutschen Truppen, der in hiesiger Gegend ungefähr 14 Tage dauerte, wurde

kein einziger Fall von Infektionskrankheiten festgestellt.

Überhaupt war während des Sommers und Herbstes 1914 der allgemeine Gesundheitszustand ein so

vorzüglicher, wie dies seit vielen Jahren nicht beobachtet wurde.

Alle im Kanton Redingen praktizierenden Ärzte melden sämtliche Fälle von Infektionskrankheiten

ganz gewissenhaft.

IV. Öffentliche Gesundheitspflege, — In Ell wurde die Kanalisation zur Ableitung des Grundwassers

fertiggestellt. Die meisten Häuser der Hauptstraße dieser Ortschaft sind nicht unterkellert und waren

bis jetzt sehr feucht. Die Mehrzahl der Einwohner von Ell wünscht ebenfalls den Bau einer Wasserleitung,

da als Trinkwasser nur schlecht schmeckendes, meist trübes und verunreinigtes Grundwasser zur Ver-

fügung steht.

Desgleichen soll zu Ospern eine Wasserleitung durch Anschluß an diejenige von Redingen gebaut wer-

den. Die große Mehrzahl der Einwohner hat sich dafür ausgesprochen, und die Pläne sind bereits ausgear-

beitet.

Das neue Schulgebäude zu Wolwelingen ist îm Bau begriffen und wird, aller Wahrscheinlichkeit nach,

im nächsten Herbst bezogen werden können.

In der Knabenschule zu Rambruch, welche bis jetzt doppelseitigen Lichteinfall (von Norden und von

Süden) besaß, werden die Fenster in den Ostgiebel verlegt, wodurch eine bessere Beleuchtung erzielt wird.

Die Ortschaft Saeul erhält ein neues, gedecktes Waschhaus.

V. Impfwesen. — Die Impfungen wurden vorschriftsmäßig ausgeführt. Die Eltern weigern sich nirgends

Ihre Kinder der Impfung zu unterwerfen. Wenn auch in einigen Gemeinden eine Anzahl von Kindern

erst mit 5—6 Jahren, also beim Eintritt ins schulpflichtige Alter, zur Impfung gebracht wird, so ist dies

weniger der Voreingenommenheit gegen die Impfung selbst als der Saumseligkeit der betreffenden Eltern

zuzuschreiben.

VI. Medizinalpolizei. — Kurpfuscherei wird noch von einigen Personen in beschränktem Maße betrieben,

Ihre Tätigkeit erstreckt sich hauptsächlich auf die Behandlung von Verstauchungen und von chronischen

Gelenkerkrankungen. Es hält sehr schwer, diese Kurpfuscher in bestimmten Fällen der Tat zu überführen;

andererseits habe ich mich durch mehrjährige Beobachtung überzeugen können, daß ihre Praxis sich auf

einen kleinen Kundenkreis beschränkt und durch die staatlichen Unfallversicherungen Immer mehr ein-

geengt wird,

VII. Pflegekinder. — Es befanden sich nur zwei Kinder in Pflege: 1 in Folscheid und 1 in Obermarte-

lingen. Das erste war stets gesund und gedeiht sehr gut. Das andere war längere Zeit an chronischem

Darmkatarrh erkrankt; unter guter Pflege hat sich sein Zustand aber allmählich gebessert, Kurz vor Aus-

bruch des Krieges ist es mit seiner Pflegemutter nach Belgien verzogen.

Redingen a. d. Attert, den 6. April 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr.

Jules

Schrœder.

Kanton Wiltz.

I. Armenpflege. — Wurde bis auf einzelne Ausnahmen in zufriedenstellender Weise ausgeführt Be-

gründete Beschwerden wurden nicht vorgebracht.

Es wäre zu wünschen, daß die Gemeindeverwaltungen

dem Beispiele der Bezirkskrankenkassen folgend, den dürftigen Frauen vorkommenden Falls eine Wöch-

nerin-Unterstützung zukommen ließen,

II. Hebammenwesen. — Von den 14 Hebammen sind 3 im Hauptorte, die übrigen 12 in den Landge-

meinden tätig. Zwei Gemeinden (Winseler und Neunhausen) sind auf die Hebammen der benachbarten

Gemeinden angewiesen. Ihre professionelle Führung war gut.

III. Ansteckende Krankheiten. — Angezeigt wurden 5 Fälle von Scharlach, als Anhang zu der im Vor-

jahre herrschenden Scharlachepidemie, ferner 4 Fälle von Diphteritis und 2 eingeschleppte Fälle von Typhus

IV. Öffentliches Gesundheitswesen. — Die im August von den durchziehenden Truppen benutzten

Schulräume wurden gereinigt und desinfiziert. Bei dieser Gelegenheit konnte wieder einmal festgestellt

werden, daß die große Mehrheit der Schulabortanlagen von einer ekelhaften Unsauberkeit waren, mit

Ausnahme von 9 Anlagen, welche aber allerdings musterhaft reinlich gehalten sind. Dieser Kontrast ist

umso auffallender als in zwei Ortschaften mit je zwei Schulen die Aborte der einen Schule höchst sauber,

die der andern umso ekelhaft schmutziger aussahen. Schon im Vorjahre hatte der Kollege von Clerf

auf diesen Übelstand und gleichzeitig auf das Mittel zur Abhilfe aufmerksam gemacht.

Der Neubau einer Abortanlage am Schulhause zu Syr ist im Gang; die Instandsetzung der Aborte zu

Brachtenbach läßt noch immer auf sich warten.

Höchst dringend ist die gründliche Ausbesserung der öffentlichen Wasserleitung zu Syr.

Ferner bestehen Projekte von kommunalen Wasserleitungen für Nocher; Mecher, Böwen, Oberwam-

pach, Brachtenbach und Wiltz.

Zu empfehlen ist auch weiterhin die Anlage von gepflasterten Seitenrinnen im Innern der Ortschaften,

um den Abfluß der Jauche und Abwässer nach den tiefer gelegenen Feldern und Wiesen zu fördern.

Die Molkereien sind sämtlich gut geführt, in bezug auf Personal, Reinlichkeit und Beschaffung von

einwandfreiem Wasser. Dieselbe Bemerkung gilt für das Schlachthaus zu Wiltz.

V. Impfwesen. — Das Impfgeschäft ist vorschriftsmäßig ausgeführt worden.

VI. Kinderschütz.

— 10 Pflegekinder sind hier untergebracht. Sie entwickeln sich sämtlich gut;

ihre Verpflegung läßt nichts zu wünschen.

Wiltz, den 20. Mai 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Felix Bohler.

Kanton Echternach.

I . Armenpflege. — Die Armenpflege ging ihren geregelten Gang. Bis jetzt hat der Krieg sich noch

nicht so recht fühlbar gemacht. Die Gemeinden könnten der Mehrbelastung noch leicht Herr werden.

II. Hebammenwesen. — Die Zahl der Hebammen im Bezirk schrumpft zusammen; es sind 6 abge-

gangen und es ist nur eine zugekommen. In Echternach wäre Raum für eine zweite Hebamme. Ursachen

zu Klagen liegen nicht vor. Die neun Titularinnen haben zusammen 247 Frauen beigestanden; die Zahl

der lebenden Kinder betrug 224.

III Ansteckende

Krankheiten. — Zur Anmeldung kamen 26 Fälle von ansteckenden Krankheiten

4 Typhtisfälle, 1 Cerebro-spinal-Meningitis, 2 Puerperalfieber, 16 Diphteritisfälle, 1 Keuchhusten, 2 Fälle

von Masern, die als Diphteritis angesprochen worden waren.

Die Typhusfälle sind im Gefolge der Truppendurchzüge aufgetreten. Ein Dienstknecht aus Luxem-

burg brachte die Krankheit nach Bech, ein anderer Dienstknecht aus Böwingen nach Befort. In Bech

kam es zu einer Hausepidemie. Die Mutter und eine Tochter erkrankten an Typhus, den sie sich beider

Verpflegung des Sohnes geholt. Der Vater, eine andere Tochter und der zweite Sohn wurden mit Typhus-

impfstoff geimpft und kamen mit leichtem Unwohlsein davon. In Befort blieb die Krankheit auf den

Einzelfall beschränkt.

Daneben habe ich jedoch noch über eine angebliche Typhusepidemie in Rosport zu berichten. Unter

den Arbeitern an dem Tunnel- und Eisenbahnbau in Ralingen, Regierungsbezirk Trier, traten im Frühjahr

mehrere verdächtige Erkrankungen auf; als nun unter der Ortsbevölkerung zweifellos Typhus auftrat,

wurde von Trier aus durch die Sanitätsbehörde eine große Untersuchung veranstaltet, deren Ergebnis

angeblich nach Rosport als Ausgangspunkt der Epidemie hinwies. Nun wurde der Echternacher Sanitäts-

inspektor von der Rosporter Gendarmeriestation auf die bestehende Gefahr aufmerksam gemacht. Bei

meiner Ankunft in Rosport fand ich die Trierer Untersuchungskommission daselbst vor. Die Herren waren

dort vorgefahren um sich bei dem Gemeindesekretariate und der Gendarmerie über den Gesundheitszustand

der Gemeinde zu erkundigen und hatten im Verein mit dieser sachkundigen Behörde 6 typhusverdächtige

Fälle herausgefunden. Ich besuchte diese Fälle einzeln und konnte feststellen, daß bei keinem Erkrankten

Typhus vorlag. (Untersuchung, klinisch und bakteriologisch) Stuhl, Harn und Blut wurden nach Trier

ins bakteriologische Institut eingesandt, um den jenseitigen Behörden jedweden Vorwand der Vertuschung

vorwegzunehmen.

Außerdem gab man an, daß einen Monat früher ein typhuskranker Arbeiter in Rosport gelegen

habe, und daß zur Zeit auch noch ein Rosporter Schneidergeselle in Bitburg typhuskrank im Hospital

liege. Der erste Fall war von einem deutschen Arzt behandelt und nicht gemeldet worden, da nach

Aussage des Arztes es sich nicht um eine ansteckende Erkrankung gehandelt habe. Meine nachträglichen

Erhebungen konnten die Angaben des Arztes nur bestätigen. Meine Nachforschungen in Bitburg und

Rosport über den zweiten Fall ergaben einwandfrei, daß er sich die Ansteckung jedenfalls nicht in Rosport

geholt hat. Der Ausgangspunkt war ein Bazillenträger unter den Tunellarbeitern, aller Wahrscheinlichkeit

nach.

IV. Öffentliches Gesundheitswesen. — Im Interesse der öffentlichen Gesundheit wurde im Jahre 1914

nur Flickarbeit geleistet. Zu größeren, wenn auch noch so notwendigen Unternehmungen konnten und

wollten die Gemeinden sich nicht aufraffen, und der im August ausbrechende Krieg brachte auch die ein-

zelnen kleinen Ansätze zum Stillstand. Doch hatte der Truppendurschmarch etwas Gutes im Gefolge;

es kam ein frischerer Zug in die Ausführung der Sanitätsreglemente.

Die Gemeinden konnten endlich

dazu bewogen werden, mit den stehenden Gewässern und den Drecksanhäufungen in und um den Ortschaften

aufzuräumen. Hoffentlich können nach dem Kriege die größeren Arbeiten in Angriff genommen werden;

ich zitiere pro memoria: die Wasserleitungen in Steinheim, Hinkel, Kalkesbach und Consdorf, den Hospital-

neubau in Echternach, Schulen in Mösdorf und Born, die Kanalisation in Girst und den zu erzwingenden

Hausanschluß an die Kanalisation in Echternach,

V. Impfwesen. — Unser Impfwesen liegt im Argen. Ein wirksamer Impfschutz der Bevölkerung

gegen Pockeninfektion besteht bei uns nicht, bei den Erwachsenen absolut nicht, und bei den Schulkindern

in ungenügendem Maße.

VI. Medizinalpolizei. — Das Kurpfuscherwesen zeitigt noch immer allerlei Blüten, In der Neuensehen

Heilanstalt in Weilerbach wurden im letzten Jahr sogar Geisteskranke behandelt (Selbstmord eines Schwer-

mütigen).

VII. Pflegekinder. — Von drei Pflegekindern im Bezirk wurde eines nach einem Jahre in voller Ge-

sundheit seinen Angehörigen zurückgegeben, ein zweites gedeiht in sachlicher Pflege. Das dritte starb

kurz nach der Einlieferung in Befort, Es war vier Tage alt von Esch dorthin transportiert worden und

erkrankte auf der Reise, Diese hätte absolut zu unterbleiben gehabt.

Echternach, den 15. Mai 1915,

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Brüssel

Kanton Grevenmacher.

I.

Armenpflege. — Soweit bekannt, hat sich die Armenpflege des Kantons im Laufe des Berichtsjahres

in der gewohnten, zufriedenstellenden Weise betätigt. Eine Klage ist nicht geführt worden.

II. Hebammenwesen. — Nach Übersiedlung der Hebamme Lesch von Echternach nach Junglinster

stellt sich die Zahl der während 1914 im Bezirke ausübenden Hebammen auf 17.

Im Laufe des Jahres haben dieselben 375 Frauen entbunden, währenddem sich die entsprechende

Zahl des Vorjahres auf 384 stellt. Durchschnittlich kommen demnach auf eine Hebamme 22 Geburten;

in Wirklichkeit entfallen auf die einzelnen je 67, 43, 32, 30, 28, 26, 21, 21, 20, 17, 15, 14, 10, 9, 9, 7, 6 Ent-

bindungen. Der Selbsteinschätzung des Jahresverdienstes zufolge schwankten ihre Einnahmen zwischen

135 und 800 Fr. Ihrem Alter nach zählen sie zu 73, 71, 69, 65, 65, 64, 64, 58, 54, 51, 50, 43, 42, 39, 34, 31

und 29 Jahren. Auffällig ist der abnorm hohe Prozentsatz (64,8 %) der über Fünfzigjährigen.

Eine vergleichende Studie mit den Erhebungen der Vorjahre ergibt die Tatsachen : a) daß die Zahl

der geleisteten Entbindungen jährlich und beinahe regelmäßig zwischen 6 — 7 % abnimmt; b) daß die

Einnahmen, welche ein Mittel von 311,30 Fr. ergeben, eines weiteren Kommentars erübrigen; c) daß die

Altersgruppierung, welche 11,5 % über 70, 29,2 % über 60, 24,1 % über 50 Jahre alte, im Kanton prakti-

zierende Hebamme ergibt, gegenüber von insgesamt 35,2 % Titularinnen, welche 50 Jahre noch nicht

erreicht haben, eine Verjüngung der Cadres als wünschenswert erscheinen läßt.

Die berufliche Führung der gesamten Gruppe hat zu keiner Klage Anlaß gegeben. Die Geburtsregister

sind reinlich gehalten und richtig geführt. Das Instrumentarium befindet sich durchweg in befriedigendem

Zustand.

III. Übertragbare Krankheiten. — Im Verlaufe des Berichtjahres, das sich in dieser Beziehung, gleich

1913, als äußerst günstig kennzeichnet, sind 17 Fälle meldepflichtiger Infektionskrankheiten zur Anzeige

gelangt.

Die Zahl begreift 9 Fälle von Unterleibstyphus, 6 Fälle von Scharlach und je einen Fall von Kindbett-

fieber und Diphteritis.

Die 9 Fälle von Unterleibstyphus verteilen sich auf die Ortschaften Grevenmacher (7), Ehnen (1)

und Gonderingen (1).

Die 7 Fälle von Grevenmacher fallen auf 5 verschiedene Herde, welche zeitlich und örtlich erheblich

auseinanderliegen. Während ein Fall, dem einzigen im Vorjahre konstatierten, in derselben Wohnung,

als Kontaktinfektion folgte (Januar), bieten die drei folgenden (Mai) eine typische Hausepidemie, wo bereits

3 — 4 Wochen früher ein andres Familienmitglied, während 14 Tagen, an Durchfällen und allgemeinem Un-

wohlsein gelitten haben soll. Die übrigen drei Fälle verteilen sich auf die Monate Juni, August und De-

zember und liegen auch örtlich erheblich auseinander. Eine nähere Entstehungsursache konnte weder bei

diesen noch bei den beiden Einzelfällen von Ehnen und Gonderingen eruiert werden.

Für die in bezug auf Prophylaxe so wichtige Frühdiagnose des Typhus wäre es angezeigt, daß die Vidal-

probe für jeden verdächtigen Fall vorgeschrieben und kostenlos vollzogen, sowie daß die zur Entnahme

und zum Versand der Blutproben nötigen Röhrchen und Packungen den Ärzten dauernd zur Ver-

fügung gestellt würden.

Die 6 Fälle von Scharlach verteilen sich auf Roodt (5) und Betzdorf (1). Währenddem der vereinzelte

Fall von Betzdorf als Spritzherd der noch aus 1913 mit herüber genommenen Epidemie des benachbarten

Roodt aufzufassen ist, möge in bezug auf letztere, auf die Angaben meines Vorjahrberichtes verwiesen sein.

Die korrekte Weise, mit welcher der Anzeigepflicht der im Bezirke festgestellten ansteckenden Krank-

heiten von jeher genügt wurde, erlitt in diesem Jahre eine Einbuße in der Tatsache, daß auch bis auf den

heutigen Tag die Anmeldung des Thyphus-Junifalls von Grevenmacher von dem zur Behandlung verpflich-

teten und anfänglich auch zugezogenen, preußischen Kassenarzt nicht erfolgt ist.

IV Öffentliches Gesundheitswesen. — Die Arbeiten, welche im Interesse der öffentlichen Gesundheits-

pflege im Laufe des Berichtjahres geplant, unternommen und vollendet worden sind, sowie meine einschlä-

gigen Erhebungen und Anträge verteilen sich folgendermaßen unter die neun Gemeinden des Kantons

Gemeinde Betzdorf : Die Erweiterungsarbeiten der Wasserleitung der Sektion Betzdorf sind vollendet.

Gemeinde Grevenmacher: Von der Stadt Grevenmacher liegt der Antrag auf Beschaffung einer im

« Worbelt » zu errichtenden Badeanstalt (Frei- und Zellenbad) zur Begutachtung vor.

Die Kanalisationsarbeiten zwecks periodischer Durchspülung des Netzes sind vollendet.

Schulhausneubau und Schlachthausausbau harren nach wie vor der Erledigung. Quousque tandem!

Gemeinde Junglinster: Das im Vorjahrsbericht besprochene, dritte Projekt eines Wasserleitungs-

baues für Junglinster ist genehmigt. Die Arbeiten sind vergeben.

Die Wasserversorgung Godbringens harrt noch immer einer Lösung,

Gemeinde Manternach: Nach dem günstigen Ausfall der Bodenabtenfungen in bezug auf Bodenbeschaf-

fenheit und Grundwasserstand, in den Lexengärten bei Berburg steht hiesigerseits der Anlage eines

Friedhofes für die Blindenanstalt nichts mehr im Wege.

Gemeinde Mertert: Von Wasserbillig liegen die Pläne einer gründlicheren Isolierung der Quellenfas-

sung seiner Wasserleitung sowie die Kaufvorprojekte zur Erweiterung des Schutzgürtels der Quellen vor.

Dieselbe Sektion plant den Neubau eines weiteren Schulhauses. Der dreistöckige, südöstlich orien-

tierte, hübsche Entwurf umfaßte vier Längsklassenzimmer von 7 x 9,25 x 4 Raummeter nebst Gängen

und Treppenhaus von 3,50 x 18,50 m2 sowie einen Zeichen- und Reservesaal im dritten Stockwerk. Mit

Zentralheizung, Sommer- und Winter-Ventilation und Unterkellerung versehen, entspricht das Projekt

den modernen Anforderungen in rühmenswerter Weise und dürfte sowohl in dieser Beziehung als besonders

auch in derjenigen, daß in dieser Gemeinde die sich als notwendig erwiesenen Gründungen auch zur rich-

tigen Zeit verwirklicht werden, verschiedenen andren Gemeinden des Bezirks als nachahmenswertes Bei-

spiel empfohlen werden.

Gemeinde Wormeldingen: Die Kanalisationsarbeiten der Seitenstraßen des Knappviertel von Wor-

meldingen sind vollendet.

Von derselben Sektion liegen drei, sehr allgemein gehaltene Vorprojekte zu einem Schulhausneubau

in dem vor ein paar Jahren erworbenen Anwesen « Gindt » vor. In Anbetracht der jetzigen, recht dürftigen

Schulhausverhältnisse Wormeldingens erscheint eine tunlichste Beschleunigung der Vorarbeiten angezeigt.

Auf die dringliche Erledigung einer regelrechten Trinkwasserversorgung von Machttim sei ein weiteres

Mal hingezeigt.

V. Impfwesen. — Soweit mir bekannt, hat sich das Impfgeschäft in der üblichen, einwandfreien Weise

vollzogen.

VI. Gesundheitspolizei. — Die Gemeinde Biver hat ihr Wasserleitungsreglernent neben anderem na-

mentlich auch in bezug auf die Wassertaxen einer eingehenden Revision unterzogen.

Die Gemeinde Rodenburg hat ein Wasserleitungsreglement für Gonderingen erlassen.

Unter dem Gesetze über Kinderschutz standen im Berichtsjahr 9 Pfleglinge, von denen 1 in Burglinster,

1 in Junglinster, 1 in Wasserbillig, 1 in Mertert, 2 in Grevenmacher, 1 in Beidweiler, 1 in Wormeldingen

und 1 in Flaxweiler untergebracht waren. 3 wurden im Laufe des Jahres von den Eltern zurückgenommen,

2 schieden nach zurückgelegtem zweiten Lebensjahr aus der Beobachtung aus, 1 starb an Magendarmka-

tarrh im dritten Lebensmonat, die übrigen gediehen prächtig.

Während des Berichtsjahres ist kein Verstoß gegen die Gesundheitspolizei und kein Wandel in der

Handhabung derselben durch die Lokalbehörden festgestellt worden.

Wormeldingen, den 31, Dezember 1914.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Pündel.

Kanton Remich.

1. Über die Armenpflege ist in diesem Jahr nichts besonderes zu bemerken, Obschon infolge der durch

den Krieg geschaffenen Verhältnisse gegen Ende des Jahres alle Lebensmittel fühlbar im Preise gestiegen

waren, fand doch keine gesteigerte Inanspruchnahme der Armenbureaus statt. Auffälliges in der Kranken-

pflege ist nicht vorgekommen.

II. Hebammenwesen. — Unsere 9 Hebammen haben im Berichtsjahr 278 Geburten geleitet. Als Mittel

kommen 31 auf die einzelne Amme, was als genügend und nicht übermäßig angesehen werden kann. Es

erscheint wünschenswert, daß wir bei dieser Zahl Hebammen blieben, und ihnen so genügende Berufsbe-

schäftigung gesichert wäre. Die Register waren ordnungsmäßig geführt. Die berufliche Aufführung aller

Hebammen war tadellos. Erkrankungen im Wochenbett sind auch dieses Jahr nicht vorgekommen

III. Epidemische-und Infektionskrankheiten. — Der allgemeine Gesundheitszustand war mittelmäBig

In der ersten Hälfte des Jahres waren die sogenannten Erkältungskrankheiten ziemlich verbreitet. Die

Infektionskrankheiten waren in geringem Umfang über das ganze Jahr verteilt. Die Meldungen wurden

von den behandelnden Ärzten vorschriftsmäßig gemacht, im ganzen 42. Über Typhuserkrankungen n

den Grenzortschaften wurde der betreffende preußische Bürgermeister wöchentlich benachrichtigt.

Von Scharlach kamen im September und Oktober 4 Fälle in Canach vor.

Masern wurden nur zu Bech in geringer Zahl gesehen. .

Dagegen war Mumps sehr verbreitet in den Ortschaften Remerschen, Wintringen, Bürmeringen,

Mondorf und Bech.

Keuchhusten herrschte während einiger Monate zu Remich und Dalheim.

Alle diese Kinderkrankheiten verliefen gutartig und es wurde kein Todesfall noch merkliche Schäden

beobachtet.

Von Typhus hatten wir 2 kleine Epidemien. Die erste begann Mitte Juli zu Bech und breitete sich auf

die Nachbardörfer Wellenstein und Kleinmacher aus. Sowohl die Untersuchung der ersten Fälle als auch

der folgenden ergab keinen Anhaltspunkt für Einschleppung von außen. Auch fiel der Beginn vor den

Durchmarsch der deutschen Truppen. In Anbetracht der Tatsache, daß die Ortschaft Bech fast alljährlich

einen und auch mehrere Typhusfälle hatte, könnte als mögliche Ursache der diesjährigen Epidemie der

Umstand angesehen werden, daß im Winter und Frühling alle Gassen der Dörfer wegen des Baues der Was-

serleitung aufgerissen wurden, wobei sehr schmutziger stinkender Boden zu Tage' gefördert wurde. Die

3 ersten Typhusfälle wurden in verschiedenen nicht miteinander in Verbindung stehenden Häusern kon-

statiert, bevor noch irgend ein Hausanschluß der Wasserleitung hergestellt war. Das bis dahin in diesem

Jahr benutzte Trink- und Wirtschaftswasser war sicher vielfach von dem aufgewühlten Straßenboden

beeinflußt. Im Ganzen waren 4 Fälle zu Bech, 6 zu Wellenstein und 3 zu Kleinmacher. Die Krankheit

dauerte bis Ende November und war gutartig. Es kam 1 Todesfall vor. Eine andere etwas bösartigere

Epidemie entstand im November zu Dalheim. Ein 16 jähriger Junge war im Oktober aus dem Escher Kan-

ton, wo er mit den Soldaten einen Hausierhandel betrieb, krank nach Hause gekommen. In seinem hygie-

nisch äußerst schlecht bestellten Elternhause erkrankten nun noch 3 Personen, von denen 2 starben. Ein

weiterer Fall wurde im Dorf festgestellt, der auch mit Tod endigte. Am Schluß des Jahres lagen zu Dal-

heim noch 3 andere Typhuskranke. Ferner wurde ein einzelner Fall zu Weifringen und zu Lenningen be-

obachtet, welche beide günstig verliefen. Total der Typhusfälle 20, der Todesfälle 4, macht 20 % Sterb-

lichkeit.

Diphteritisfälle kamen zu Filsdorf 7 vor, davon 6 innerhalb eines Monats in einem Hause, ferner 4

zu Remich, 2 zu Mondorf und je 1 zu Kleinmacher, Schwebsingen und Stadtbredimus. Alle verliefen

günstig und gingen ohne weiteren Schaden in Genesung aus.

Einige Fälle von Lungenschwindsucht kamen vor wie alljährlich.

IV. Öffentliches Gesundheitswesen. — Wasserversorgung: Die Wasserleitung für die bedeutenden Ort-

schaften Bech-Kleinmacher, Wellenstein und Schwebsingen wurde im Laufe des Berichtsjahres mit den

Hausanschlüssen vollendet und liefert reichlich ein einwandfreies Wasser, welches zu Dalheim in der

luxemburger Sandsteinformation gefaßt wurde. Schon seit vielen Jahren kamen Typhusfälle zu Bech-

Kleinmacher vor welche als Trink- und Kochwasser einige sehr schlechte Ziehbrunnen und das Moselwasser

hatten

Es darf gehofft werden, daß die diesjährige kleine Epidemie die letzte für lange Zeit gewesen sein

wird. Das Vorkommen zu Dalheim zeigt allerdings, daß trotz eines guten Leitungswassers in völliger Quan-

tität eine Typhusepidemie doch immer leicht möglich ist.

In diesem Sommer war das Wasser in den meisten Leitungen knapp. Ortschaften, welche sich sicher

wähnten, für alle Fälle mehr als genügend zu haben, mußten dieses Jahr sich gefallen lassen, daß das Wasser

wochenlang nur einige Stunden im Tag zur Verfügung war. Eine merkbare Schädigung des allgemeinen

Gesundheitszustandes aus dieser Ursache konnte jedoch nicht festgestellt werden.

Spitäler: Im Laufe des Jahres war das Spital zu Remich soweit fertiggestellt, daß mit dem Betrieb

desselben begonnen werden konnte, was zur Zeit des Durchmarsches der Truppen sehr zu statten kam.

Alle Säle wurden schnell notdürftig eingerichtet, um so viel wie möglich für alle Eventualitäten gerüstet

zu sein. Jedoch kamen wir nicht in die Lage, alle Säle belegen zu müssen. Es kamen Krankheiten und

Unfälle zur Behandlung, wie solche bei Truppen auf dem Marsche gewöhnlich sind. Es bleibt noch, den

Operationssaal, einen Desinfektionsraum, und Isolierräume für Infektionskrankheiten einzurichten.

Überschwemmungen: Im Berichtsjahr wurde in Remich die Machergasse, die sonst jährlich mehrmals

überschwemmt wurde, soweit höher gelegt, daß das Wasser schon eine ordentliche Höhe erreichen muß,

um den Verkehr auf der Straße zu unterbrechen, was in diesem Jahr nicht ein einziges Mal vorkam. Hier-

mit ist ein lästiges Verkehrshindernis fast gänzlich beseitigt. Der Übelstand, daß die betreffenden Häuser

in Remich, Schengen und Bech-Kleinmacher wie früher bei jeder Überschwemmung im Wasser stehen

und die Erdgeschosse wohl den ganzen Winter über nicht mehr rocht trocken werden können, muß wohl

bestehen bleiben. Ob dem auch mit der Zeit einmal abgeholfen werden kann, ist einstweilen noch unbekannt.

V. Impfwesen, — Die Impfungen wurden im Juni von den zwei Ärzten an den bestimmten Tagen und

Stunden ausgeführt. In allen Ortschaften waren die Kinder zur Impfung und auch zur Revision nach

Wunsch versammelt. Die Operationen waren überall erfolgreich und sind, soweit bekannt, ohne Kompli-

kation verlaufen. Die Impfscheine wurden vorschriftsmäßig verabreicht.

VI. Medizinalpolizei. — Im Kanton wohnten im Berichtsjahr 6 Ärzte, 2 Apotheker, 9 Hebammen

und 4 Tierärzte. Ferner praktizierten in demselben 5 an der Grenze ansässige ausländische, sowie mehrere

luxemburger Ärzte aus andern Bezirken. Von Kurpfuscherei ist nichts bekannt geworden.

Sanitätspolizei: Während die deutschen Truppen im August durch unsern Kanton zogen, wurden

alle Ortschaften besucht und besichtigt. Von Infektionskrankheiten hatten wir in dieser Zeit Typhus in

den Dörfern Bech-Kleinmacher und Wellenstein, Die Zugänge zu diesen Ortschaften, sowie die befal-

lenen Häuser wurden während der Dauer der Krankheit mit einer Tafel kenntlich gemacht und es wurde

den militärischen Sanitätsbehörden auf Wunsch direkt von dem Verlauf der Epidemie Nachricht gegeben.

Nach dem Erlöschen der Krankheit sind die betreffenden Häuser regelrecht desinfiziert worden. Während

des Durchmarsches der Truppen kam sonst nichts Besonderes vor. Krankheiten waren bei denselben selten.

Infektionskrankheiten wurden gar keine gesehen. Es ist jedoch mit Sicherheit anzunehmen, daß unter

den vielen Mannschaften Bazillenträger verschiedener Art waren. Es wurden deshalb im September die

Lokale, die mit Militär belegt worden waren, und alle Schulsäle insbesondere, sowie auch andere beschmutzte

Stellen einer sorgfältigen Reinigung unterzogen. Auch wurden die Einwohner angewiesen, in ihren Häusern

und Scheunen dasselbe zu tun. Vor der Eröffnung der Schulen wurden alle Ortschaften noch einmal besucht,

um die Ausführung der vorgeschriebenen Reinigung zu kontrollieren.

VII. Schutz der Kinder in den ersten Lebensjahren. — Im Anfang des Jahres waren in unserm Sanitäts-

bezirk 22 Kinder in Pflege, die Zahl wuchs im Jahr auf 27. Von diesen Kindern starben 5, und zwar 2 an

Meningitis und 3 an Brechdurchfall; 2 wurden von den Eltern zurückgenommen; 8 andere erreichten

ihre 2 Jahre. Es blieben also am Jahresende noch 12, welche somit gut gedeihen, Über die Pflege der

Kinder ist nur Lobenswertes zu berichten.

Remich, den 30. April 1915.

Der Sanitäts-Inspektor,

Dr. Weber.

Rapport sur le service de désinfection pendant Tannée 1914.

Luxembourg, le 4 mars 1915.

Monsieur le Directeur général,

J'ai l'honneur de vous adresser ci-après le rapport annuel de 1914 sur le fonctionnement du service

de désinfection. Les tableaux annexés indiquent les méthodes employées, les affections ayant donné lieu

à notre intervention, et la distribution géographique des opérations.

Observations générales. — Aucune grande découverte n'est venue, depuis le dernier exercice, révolu-

tionner les systèmes de désinfection employés jusqu'ici. Nous avons néanmoins essayé différents antisep-

tiques nouveaux, mais leur introduction définitive s'est toujours heurtée à leur prix de revient trop élevé

et au défaut d'une efficacité supérieure à nos désinfectants actuels. Tant que nous ne serons pourvus d'une

substance ou d'un procédé nouveaux à la fois plus pratiques et plus efficaces, — je ferais même jusqu'à

un certain degré abstraction du prix — j'hésite à abandonner des méthodes qui nous rendent de signalés

services et dans lesquelles nos désinfecteurs sont exercés jusque dans les moindres détails. Changer de

système trop souvent, sans nécessité, jetterait la perturbation et la confusion parmi nos opérateurs; il

me semble préférable de les perfectionner dans les méthodes actuelles qui ont donné les meilleurs résultats.

La preuve nous est fournie par la guerre actuelle. Le seul élément qui ait remporté de véritables triomphes,

c'est l'hygiène publique. Les prévisions les plus optimistes attendaient une éclosion formidable de fièvre

typhoïde et de variole d'abord, de dyssenterie, de choléra et de peste ensuite. Il n'en a été rien jusqu'ici,

et on a toute raison d'espérer que nous resterons encore longtemps épargnés. Néanmoins, il faut que nous

nous tenions prêts à toutes les éventualités; il incombe au Service de désinfection de détruire aussitôt tous

les foyers qui pourraient éclater. A ces fins il faut une collaboration incessante entre le Collège médical,

les médecins-inspecteurs, le laboratoire de bactériologie et le service de désinfection. Afin de mieux mettre

les pouvoirs publics à même d'intervenir dès la constatation des premiers cas, afin de leur fournir des armes

légales pour faire rapidement œuvre utile, il sera nécessaire de faire voter les projets de loi sur la santé

publique et la réorganisation du Laboratoire de bactériologie, élaborés en 1913.

Fonctionnement et inventaire, — Les méthodes et appareils employés sont restés les mêmes qu'eu 1913.

Le nettoyage au savon crésylé, les vapeurs de formaldéhyde et la désinfection à l'étuve par la vapeur fluente

sous pression, sont employés soit combinés, soit isolément, selon la nature de l'affection ayant donné lieu

à la désinfection.

Stations secondaires. — Elles continuent à jouer leur rôle de stations auxiliaires, en attendant qu'elles

puissent être rendues plus autonomes par leur adjonction à un hôpital et l'augmentation consécutive de

leur inventaire.

Cours de désinfection. — Un cours a été tenu vers la fin de l'année, afin de mettre à notre disposition

un nombre suffisant de désinfecteurs exercés, en prévision des épidémies éventuelles que pourrait provoquer

la guerre. Il a duré trois mois (les adeptes participent encore actuellement aux désinfections en vue de

leur perfectionnement ultérieur) et a été suivi par 10 candidats, qui ont tous subi avec succès l'épreuve

finale

Le Directeur du Laboratoire pratique de bactériologie,

Dr Praum.

A. Relevé des désinfections opérées en 1914.

Mois.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Opérations

à l'étuve.

Nombre.

Mètres

cubes.

14½

21½

21½

518½

Opérations

à la Formaldéhyde.

Nombre.

H)

Mètres

cubes.

8.340

10.420

0.280

12.100

9. 950

6.650.

5.500

3.210

5.380

3.550

4.280

3.000

82.650

Autres.

Nombre.

Heures.

64½

58 ½

45 ½

16½

30½

716½

Nombre

total.

Payements.

Nombre.

Sommes

perçues.

7 25

11 80

32 05

104 50

2 50

1 25

30 00

16 00

256 00

461 35

B . Tableau renseignant les maladies ayant donné lieu à la désinfection en 1914.

Mois.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Diphtérie.

Scarlatine.

Tuber-

culose.

31.

Fièvre

typhoïde.

Autres.

15 1)

21 2)

inconnues.

Total.

1) dont 13 Tetanus.

2) dont 1 Tetanus et 14 Dyssentérie.

C. Relevé synoptique du nombre des désinfections opérées en chaque canton en 1914.

Mois.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Luxembourg-

ville.

Capellen.

Esch-s.-Alz.

Luxembourg-

campagne.

Mersch.

Clervaux.

Diekirch.

Redange.

Vianden.

Wiltz.

Echternach.

Greven-

macher.

Remich

Total.

D. Relevé des désinfections opérées en 1914 par la station auxiliaire d'Ettelbruck.

1. Relevé des désinfections par canton.

Mois.

Janvier

Février

Mars .

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Diekirch.

Clervaux.

Redange.

Wiltz.

Vianden.

Mersch.

Echter-

nach.

Total.

II. Relevé des maladies ayant donné lien à la désinfection. — Cubage des locaux désinfectés et heures de travail

Mois.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

A o û t

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

T o t a u x

Tuber-

culose.

Scarlatine.

Diphtérie.

Fièvre,

typhoïde.

Autres.

Total.

Mètres

cubes.

1.975

1.275

1.250

1.850

11.460

Heures

de

travail.

H. Opérations effectuées par le Laboratoire pratique de bactériologie en 1914.

Nature des travaux.

Analyses d'urines

Recherches du bacille de la tuberculose

diphtérie

fièvre typhoïde

morve

du charbon

du gonocoque

de la rage

Examens d'eaux alimentaires

de sang

de pièces pathologiques

de volaille et de gibier

saisis

d'après Wassermann

Désinfections

T o t a u x

Janvier.

Février.

Mars.

| 07

Avril.

Mai,

Juin.

Juillet.

Août.

Septembre

9,

Octobre.

9,

Novembre.

Décembre.

F. Opérations effectuées par le Laboratoire pratique de bactériologie de 1901 à 1914.

Nature des travaux.

Analyses d'urines

Recherches du bacille de la tuberc.

— diphtérie

— fièvre typhoïde .

— morve

— du charbon

— du rouget

— du choléra

— du gonocoque ..,

— de la rage

Examens d'eaux alimentaires

de sang

de pièces pathologiques

de volaille et gibier saisis

d'après Wassermann

Désinfections

Totaux...

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Depuis la construction du nouvel asile et l'aménagement des anciens bâtiments, travaux qui se sont

nécessairement traînés en longueur par suite de difficultés budgétaires, il a fallu réorganiser entièrement

et du tout au tout les différents services de l'asile, procéder à un nouveau classement des malades, les placer

dans les conditions appropriées à leur mentalité etc., il a fallu, en un mot, faire un asile nouveau et ce, sur

une base correspondant aux conceptions modernes de la psychiatrie. Cela n'a pas toujours été facile, le travail

a été long, parfois très laborieux, la situation devenant nouvelle pour les malades placés dans une ambiance

nouvelle.

J'ai dû être parfois très radical, tailler dans le vif, au risque de froisser bien des susceptibilités, en rom-

pant avec des habitudes invétérées, de vieux préjugés, eu abolissant ce que l'on se plaira à nommer « des

droits acquis ». Je n'ai pourtant pas hésité, estimant que tel était mon devoir primordial, puisqu'ayant

commis la devise inscrite au fronton de la porte d'entrée de l'asile, il me fallait inflexiblement la mettre en

pratique: Salus aegrorum suprema lexl

Notre asile, à l'exemple de deux de nos voisins plus puissants et plus riches, a fait, nous pouvons en

Être fiers, un effort appréciable vers ce que nous appellerons, selon notre humeur, justice ou solidarité, ou

charité, qui, en résumé, n'est qu'un acte de réparation à l'égard de nos concitoyens malheureux qu'une

pire infortune a si durement frappés. Nous ne sommes pas encore très éloignés de l'époque où les malheureux

aliénés étaient hors la loi, traités, soit comme de vulgaires criminels ou des possédés, soit entassés dans d'igno-

bles garderies, abandonnés à eux-mêmes ou livrés au bon plaisir de quelque garde-chiourme. Il a fallu la

proclamation des droits de l'homme pour élever les malheureux aliénés à la dignité de malades, et le génie

d'un Pinel pour briser leurs chaînes. Si le chemin parcouru n'a pas été, depuis, très long, il l'a été pourtant

avec une rapidité qui honore les hommes qui ont, dans tous les pays civilisés, embrassé la sainte cause des

aliénés et il a abouti à un magnifique élan de réparation, à la conception moderne de l'étude des maladies

mentales, à leur traitement, à l'abri de vastes et grandioses constructions d'asiles, dont l'Allemagne a fourni

le plus grand et le plus généreux exemple. Nous sommes restés dans notre pays, et j'ai le regret de devoir

l'avouer, en retard pendant une longue période d'années; mais les pouvoirs publics, dans un élan qui à

jamais les honorera, ont fait oublier depuis lors, et je ne saurais trop, à cette place, leur en témoigner publi-

quement ma parfaite gratitude au nom de la cause des aliénés même, le temps perdu, en dotant le pays

d'un asile moderne.

Aujourd'hui nos malades sont logés dans de riants pavillons qui respirent la fraîcheur, où le soleil et

la lumière prodiguent leurs rayons si bienfaisants qui, si à eux seuls ils ne guérissent pas, toujours apporte-

ront un peu de gaîté et de santé, où les différents services d'hygiène et de thérapeutique marchent de pair.

Et si l'on parle de thérapeutique, il ne faut pas croire qu'à l'instar d'autres branches de l'art de guérir

il puisse s'agir de traitements médicamenteux ou tels ? ceux-ci n'entrent que secondairement ou accessoire-

ment en ligne de compte. Il s'agit bien chez nous d'un véritable traitement psychique, d'un traitement

moral, si l'on peut ainsi dire et qu'il appartient précisément au médecin-aliéniste de spécialiser pour chaque

cas en particulier. Dans ce traitement individuel, les différentes espèces de vésanies sont comprises et font

de l'asile, quoi qu'en disent les mécréants, un véritable lieu de cure.

Ce n'est pas ici l'endroit de discuter la valeur de ces différents agents: Ils sont trop connus de tous ceux

qui ont bien voulu jeter un regard, ne fût-il que furtif, dans le mécanisme de notre asile, qui nous ont vu à

l'œuvre.

Depuis la construction du nouvel asile et l'aménagement des anciens pavillons, dont le dernier attend

encore quelques transformations, importantes pour nous, insignifiantes pour les deniers publics, la sauve-

garde des malades a été assurée de la façon la plus consciencieuse : Installés pendant le jour dans des chambres

gaies et fraîches, ils reposent la nuit dans des dortoirs irréprochables. La literie, la même pour tous sans

Rapport sur la Maison de santé d'Ettelbruck.

exception, a fait l'objet de notre sollicitude toute particulière. Jadis nombre de malheureux, agités, destruc-

teurs, impotents, gâteux, étaient obligés de s'accommoder de quelque lit garni, soit de paille ou de tourbe

et le spectacle navrant, au matin, n'était pas sans serrer le cœur et l'odorat.

'

Aujourd'hui tous, sans exception, ont un matelas de crins, protégé s'il en est besoin, par une alèze en

caoutchouc, de sorte que le gîte et jusqu'à celui des gâteux est soigné de façon irréprochable et que les indi-

cibles opérations de nettoyage au matin, du temps des paillasses et de la literie de tourbe, ne sont plus que

légende. Le nombre, certes, des gâteux n'a pas diminué, mais au moins nous est-il permis de donner aujour-

d'hui à ces grands enfants impotents, tous les soins désirables, d'adoucir dans la mesure du possible leurs

souffrances, et, j'ose espérer que, lorsque différents desiderata seront remplis, aménagements progressifs

des salles de garde, augmentation du personnel etc. nous parviendrons encore à diminuer et par des méthodes

de traitement, à réduire notablement le nombre des gâteux et à en arriver au point où en sont aujourd'hui

certains asiles étrangers: de ne plus avoir pour ainsi dire de malades souillants.

Dans chaque quartier se trouvent installées aux différents étages plusieurs baignoires fournissant

régulièrement des bains à tous les malades de l'asile. Dans certaines sections d'agités on sert à ces derniers

des bains prolongés, étendus à des demi-journées entières. Les installations sanitaires spéciales modernes

de W.-C, établies dans tous les quartiers avec chasse d'eau et tout-à-l'égoût, fonctionnent parfaitement

et il n'a pas fallu de long dressage à nos rustiques malades, véritables enfants de la nature, à se servir des

systèmes les plus perfectionnés ... et il est fort rare que l'un ou l'autre malade commette une déprédation

du mécanisme. Le chauffage central, ainsi que l'éclairage électrique, dont nous prenons soin dans notre

usine même, ne laissent rien à souhaiter. L'eau nous est fournie en quantité inépuisable par un puits foré

sur le terrain même de l'asile, élevée dans un bassin sis à mi-côte, d'où la distribution se fait pour tous les

services. La qualité de cette eau est, suivant les rapports d'éminents experts étrangers et les analyses de

savants indigènes, irréprochable. Il n'y a jamais eu de cas de maladie par suite de pollution; le prix de revient

en est insignifiant comme rentrant dans les frais généraux. Toutefois, comme cette eau n'est pas exempte

de calcaire, nous avons préféré, pour l'usage des chaudières, de nous servir de l'eau de la conduite munici-

pale, qui, elle non plus n'en est pas exempte, mais en renferme un pourcentage moindre, ce qui nous permet

de ménager davantage la tubulure de nos chaudières. Tous les bâtiments enfin sont reliés par téléphone

à la loge du concierge et permettent de transmettre de jour et de nuit toute communication à l'intérieur de

l'asile.

Le régime, alimentaire, qui depuis quelques années a été modifié, montre encore de nombreuses et sen-

sibles lacunes et la question de l'alimentation, importante entre toutes, primordiale, essentielle, exige absolu-

ment un remaniement complet, une transformation, qu'à l'instar des asiles étrangers et surtout des asiles

modèles allemands, il faudra à tout prix lui faire obtenir. « Mens sana in corpore sano ! » Mais les temps in-

certains et troublés que nous traversons actuellement nous obligent de renvoyer à des temps meilleurs un

changement qui impérieusement s'impose.

Le grand moyen de thérapeutique, le seul qui puisse préserver d'une déchéance complète, le grand

guérisseur — l'occupation, le travail des malades, a fait jusqu'ici l'objet de notre constante préoccupation.

Durant les dix dernières années heureusement il a été facile d'en fournir aux malades. Tous les travaux

de déblaiement, de terrassement, de nivellement, — tous les mouvements considérables de terrain, néces-

sités par les constructions, ont été exécutés uniquement par nos malades. La question économique y a trouvé

son profit, mais l'essentiel a été cette occupation au grand air, tant en été que durant la mauvaise saison, et

tous les privilégiés que leurs aptitudes rendaient propres à y participer, en ont éprouvé un bien immense.

Ces fameux « parcs et jardins » ont été établis par nos propres moyens et si le Gouvernement y a con-

tribué par une modique allocation particulière, cet argent a été régulièrement distribué aux travailleurs

en guise d'encouragement, leur permettant ainsi de se procurer quelque douceur, supplément de nourriture,

tabac. A l''heure actuelle encore et heureusement je suis parvenu à donner à nombre de malades un travail

régulier. Enfin, il va de soi que tous les travaux d'intérieur sont faits par eux, qu'en outre à la section des

femmes, celles-ci font tous les ouvrages de couture sans exception; habillements, lingerie, raccommodage

pour les besoins de l'asile sont exclusivement confectionnés par les malades mêmes, de même que nombre

d'entre elles sont occupées aux cuisines, à la buanderie etc. Tous les travaux de jardinage, les besognes

d'écurie sont pour la plus grande partie et ce d'après les termes du contrat passé avec l'entreprise de la

fourniture de la nourriture des malades, exécutés pour ainsi dire exclusivement par ces derniers.

A la section des hommes, l'atelier de menuiserie exécute presque tous les travaux de réparation et de

réfection. Il en est de même pour l'atelier de cordonnerie. Enfin la literie, matelas et traversins en crin

animal, pour tous les malades de l'asile sans distinction, ainsi que pour le personnel, est uniquement confec-

tionnée à l'asile par des malades.

La population de notre pays étant presque exclusivement terrienne, il s'en suit que la plupart des ma-

lades placés à l'asile n'ont que l'habitude du travail à bras et c'est aussi la voie dans laquelle nous serons

ultérieurement obligés à nous engager pour donner à ceux-ci une occupation à la fois salutaire et répondant

le mieux à leurs moyens. Ce sera aussi la seule issue pour équilibrer dans un avenir, que nous souhaitons

très rapproché, quelque peu le budget de l'asile. Nous n'avons pas, dans notre petit pays, le travail à domicile,

les campagnes même, sont désertées, l'essor prodigieux de l'industrie réclamant ses droits et offrant des

salaires élevés et avec lesquels le travail agricole ne peut entrer en concurrence; il ne nous restera donc

pour nos pensionnaires que la terre nourricière, immuablement féconde, et ce en dépit des titanesques efforts

d'anéantissement qui bouleversent aujourd'hui l'Europe; et j'envisage déjà depuis un certain temps la

possibilité et même la nécessité de la « Colonie agricole. » Je ne m'arrêterai pas dans ce succinct exposé à

ce desideratum facilement réalisable, pourvu qu'il y ait quelques bonnes volontés et je me plais a l'augurer,

ces dernières s'associeront d'un unanime et généreux élan à la réalisation de cette œuvre éminemment hu-

manitaire, où les plus consciencieux et les plus sceptiques économistes, eux aussi, trouveront leur satisfac-

tion. Il reste entendu que tout labeur est rémunéré, modiquement il est vrai, soit en espèces, soit par quelque

faveur ou douceur, que le malade peut désigner librement, désir auquel nous sommes heureux de nous con-

former dans les limites non exagérées. De pair avec le travail, les distractions — comme dans l'existence

du dehors qu'avant tout nous cherchons à maintenir, en en écartant, il est clair, les éléments nocifs — con-

stituent un précieux adjuvant, dont, dans la mesure du possible, budgétaire, nous faisons usage. J'obser-

verai que, et n'en déplaise aux mécréants inquiets et poltrons, j'ai établi comme principe élémentaire que

le régime de « l'Open Door » doit être celui qui prévaudra. Placer les malheureux dans des conditions d'exis-

tence meilleures que celles dont ils jouissaient au dehors, leur donner avec la vie réglée et ordonnée de l'asile,

assurant leur pleine sécurité, la sensation d'un bien-être autrement meilleur que celui dont ces pauvres

désemparés s'étaient vus irrémédiablement privés au dehors, leur faire oublier les cruelles déceptions et

les vicissitudes journalières de la lutte pour l'existence, leur offrir un home nouveau où il n'y a « ni douleur,

ni tristesse», et où partout ils trouveront, mieux que chez eux, tout en conformant la vie, nécessairement

ordonnancée quelque peu, de l'asile, à celle du dehors, tel doit être notre idéal, le grand principe dans la

direction d'un asile moderne,

Tenir compte, de tous les désirs acceptables, de toutes les aspirations, y accéder dans la limite permise

et sans léser les intérêts du malade, telle est la tâche du médecin-aliéniste, et s'y conformer en tous points,

rétablir l'équilibre mental et ce à tout prix, c'est là le principe résumé que j'ai cru devoir faire inscrire

au-dessus de la porte d'entrée de l'asile.

La privation de cette liberté, si douce, si précieuse et si chère à tout, être qui respire, n'est pas sans

répercussion sensible sur nos malheureux pensionnaires. Aussi ai-je cru devoir, et malgré certains critiques

peu bienveillants, en faire largement profiter, couvrant de ma responsabilité les actes qu'ils pourraient

peut-être commettre au dehors, certains malades. Eh bien, je puis dire avec satisfaction que jamais sous

ce rapport nous n'avons rencontré de difficulté sérieuse. Sans hésiter j'ai lors de l'installation du nouvel

asile, placé des malades clans ce nouveau milieu, Il n'y a ni séparation, ni clôture, entre les différents pavil-

lons des hommes et des femmes, qui y vivent en bons voisins. Ils se sentent heureux et fiers de la confiance

que je leur témoigne, jamais ils ne se permettraient à vouloir passer les limites du territoire qui leur est

assigne. Toute la propriété est entourée en partie d'une grille, d'un mur peu élevé ou de palissades, obstacles

insignifiants d'évasion. Pendant la journée aucune porte n'est fermée à clef, et il est extrêmement rare

qu'un malade, poussé par quelque nostalgie irrésistible, y fasse une tentative d'évasion.

A l'asile fermé ces conditions d'aménagement sont nécessairement un peu modifiées; néanmoins les

malades y jouissent des plus larges moyens de mouvement: Vastes préaux transformés en jardins, pelouses

et places ombragées. Il est clair que dans la section fermée il y a des éléments — tels que certains épilep-

tiques, des délirants persécutés ou persécuteurs, des suicideurs enfin — qui réclament des précautions spé-

ciales. Nous tâchons néanmoins de rendre, à ces malheureux, dont la plupart ont une conscience assez nette

de leur mal, la vie d'asile aussi supportable que possible. Plus de claustration, plus de traces des légendaires

contraintes, la liquidation en est devenue définitive, irrémédiable, et la fameuse camisole de force de sinistre

mémoire n'existe plus qu'à l'état de mythe. Un seul malade, parmi les 532 pensionnaires de l'asile, porte à

l'occasion de légères entraves aux mains, parce que, déchireur incorrigible, quoique bon enfant tout de même,

il absorberait, à lui seul, la majeure partie du crédit pour habillement, si nous le laissions mettre en loques

plusieurs costumes par j o u r . . . Cet état de chose aussi cessera, dès que la salle d'alitement pour hommes

sera installée.

Il est évident qu'à cette section quelques précautions spéciales doivent être prises, tant dans l'intérêt

des malades mêmes que de la sécutité du dehors.

A la section des femmes agitées, nous avons établi depuis le mois d'août dernier un service de surveil-

lance et de traitement au lit, service spécial, recevant les malades nouvellement admises, des cas aiguës,

des agitées à tendance à la destruction, au suicide, des insaciables, enfin tous les éléments dangereux à

n'importe quel titre. Jadis ces malheureuses étaient tout bonnement enfermées dans des cellules, chambrettes

obscures, mal chauffées, mal aérées, où tristement livrées à elles-mêmes, elles avaient tous les loisirs de

déchoir moralement et physiquement, ce qui n'étonnera personne.

Notre nouveau service, malgré les sourdes et systématiques oppositions provoquées au début surtout,

par certains éléments arriérés, esprits mécontents et adversaires bornés de toute innovation, de tout pro-

grès, — mode de traitement déjà inauguré depuis tantôt 20 ans par Korsakoff — et appliqué depuis lors

dans tous les asiles du monde, fonctionne admirablement chez nous aussi et avec des résultats en tous points

très appréciables, sur lesquels il est inutile d'insister. Les malades y sont soumises aux différents traitements

hydrothérapique, bains, enveloppements humides etc. Les hypnotiques ou autres médicaments et usage

interne ou sous forme d'injections souscutanées n'y sont jamais appliqués et nous pouvons parfaitement

nous en passer. Nous attendons les crédits budgétaires nécessaires pour installer le même service à la section

des hommes. Ici d'ailleurs aussi nous sommes parvenus à nous passer presque complètement de l'usage

de ces fameuses cellules. Un seul pensionnaire, criminel-aliéné dangereux, un de ces cas se trouvant sur la

limite et faisant jadis la navette entre la prison de Luxembourg et la Maison de santé et que, de guerre lasse

je me décidai à « garder», reste nécessairement isolé des autres malades.

Au régime alimentaire, au travail, au repas, viennent se joindre enfin deux autres facteurs essentiels

dans le traitement: Ce sont les relations des malades avec leur famille et les distractions et récréations.

Les rapports avec la famille, les visites, les congés sont favorisés de la plus large manière et nous considérons

en général chez le malade comme premier symptôme de réveil à la vie normale, la nostalgie, le désir de revoir

les siens, de leur écrire, d'avoir de ses nouvelles. Tous ces sentiments sont vivement encouragés par le médecin,

et dès que les visites sont jugées opportunes, elles sont réclamées par nous. Rarement les résultats de ces

visites sont contraires aux attentes.

Certains autres malades sont envoyés temporairement en congé, lorsque la santé restant encore vacil-

lante, nous nous apercevons que pourtant le moment est venu de les rendre à la vie du dehors et que la

convalescence se parachèvera mieux dans sa famille. Ils comptent dans ces conditions toujours au nombre

des pensionnaires et nous ne provoquons l'élargissement définitif que lorsque nous avons la certitude, de

visu, de la guérison,

Nous avons enfin essayé de réaliser un desideratum également important dans le traitement, c'est

d'assimiler, dans son genre encore, nos malades au monde du dehors en leur procurant des distractions

auxquelles ils sont très accessibles et très sensibles. Nous leur offrons de temps à autre, selon nos ressources

de petites fêtes en hiver et des promenades en commun durant la bonne saison. A la Noël, la grande salle

des fêtes réunit plusieurs centaines de malades, hommes et femmes, qui se groupent autour de l'arbre étin-

celant de ses mille feux électriques pour recevoir chacun et en tenant compte individuellement de ses désirs

et souhaits particuliers, des cadeaux et surprises, que durant des semaines auparavant une fée aussi bonne

que charitablement dévouée, secondée par quelques bonnes volontés infatigables leur prépare avec une

sollicitude toute maternelle. Et comme, nécessairement, tous les malades indistinctement, ne peuvent

pas assister à cette réunion, six autres quartiers ont chacun son arbre, et chaque malade a ses cadeaux. Et à

cette occasion, tout comme à l'anniversaire de S. A. R, la Grande-Duchesse, ainsi qu'au jour anniversaire

du décès du Dr A. Buffet, et en suite de sa fondation spéciale, la prohibition des boissons alcooliques est

levée...

Chaque année, au mois de janvier, des amateurs philantropes autant que fins artistes, viennent offrir

une grande matinée musicale et dramatique aux malades et ces derniers ne ménagent pas à ces bienfaiteurs

leurs remercîments émus en leur prodiguant des salves d'applaudissement. Nous avons trop l'esprit de soli-

darité pour ne pas faire bénéficier, à ces occasions les moins privilégiés obligés de rester dans leurs quartiers,

et quelque compensation en leur offrant simultanément des séances de projections lumineuses avec accom-

pagnement de musique etc. Presque mensuellement et surtout pour apporter un peu de gaîté, de lumière

dans la monotanée des jours sombres de la mauvaise saison, nous offrons et toujours avec un égal succès,

des séances de cinéma.

De longues promenades en commun dans les villages des environs complètent enfin cet arsenal théra-

peutique dont l'effet bien supérieur aux médicaments les plus réputés ne se fait jamais attendre.

Tous ces facteurs réunis constituent les grands moyens thérapeutiques de l'asile moderne, qui depuis

longtemps a banni de son répertoire nombre de remèdes, de poisons disons hypnotiques sous toutes formes

et modes d'application, sidérant abrutissant les malades et hâtant leur déchéance intellectuelle et physique.

Nos malades peuvent avoir confiance en la devise inscrite au dessus de l'entrée de l'asile. En en fran-

chissant le seuil, eux, pas plus que leurs proches, n'auront à redouter le «voi ch' entrate» et pourront

espérer en des jours meilleurs et nous nous sommes fait un devoir sacré de contribuer dans la limite de nos

faibles forces à la réalisation de cette devise que nous nous sommes nous-même imposée.

Il reste quelques mots à ajouter. Pendant la période de construction et de réfection, la place du médecin-

adjoint était restée inoccupée et ce pour des motifs d'ordre intérieur exposés à M. le Directeur général en

temps et lieu et approuvées par lui.

Depuis lors le nouveau titulaire, après un premier stage de six mois dans un asile étranger et un second

de plusieurs autres mois dans d'autres asiles, avait dû interrompre ce dernier séjour par suite des événements

du mois d'août et il a repris son service à l'asile. Il est chargé, en dehors de son survice proprement dit, des

travaux de petite chirurgie, des travaux de laboratoire, analyses, examens microscopiques etc., surveille

l'alimentation, les pesées auxquelles sont soumis les malades etc.; le tout bien entendu sous le contrôle du

chef. Les observations et investigations scientifiques ne rentrant pas dans le domaine du présent rapport,

nous nous réservons celles qui sont particulièrement intéressantes pour les communiquer aux milieux scien-

tifiques appelés à en recevoir communication,

Le personnel infirmier de l'asile reste toujours trop restreint en nombre alors qu'à l'étranger tant pour

les hommes que pour les femmes, on compte 1 infirmier ou infirmière sur 6½ — 7 malades, hélas ! que nous

ici n'en avons que 1 sur 13 respectivement 1 sur 14

Le chef-infirmier qui a pris sa retraite au mois de juin dernier, n'est pas encore remplacé. Les motifs

de ce retard ont fait l'objet d'un échange de vues entre M, le Directeur général et le soussigné et j'ose croire

que dès que j'aurai eu l'honneur de lui soumettre ma manière de voir en cette question, celle-ci trouvera

une prompte et satisfaisante solution.

Les tableaux ci-après enfin et dont les extraits du reste et aux termes de la loi de 1880 sont régulière-

ment par trimestre, semestre ou annuellement expédiés aux pouvoirs publics y intéressés, renseigneront

sur le mouvement de la population, sur la situation journalière, sur les différentes catégories de maladies

mentales, sur les causes d'entrées et de sorties enfin.

Ettelbruck, le 6 avril 1915.

Le médecin-directeur de la Maison de santé,

D r Buffet.

(ANNEXES.)

Entrées

Sorties

MOUVEMENT ANNUEL (1914).

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Augmentation annuelle

Hommes

Femmes

POPULATION.

Au 1er Janvier 1914

Au 1er Janvier 1915

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

STATISTIQUE PRO 1914.

Entrées

Admissions.

Intérêt d'ordre et de sécurité publics...

Invalides

Criminels

En observation

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Autorité

requérante.

Administration communale

Famille

Procureur d'État

Directeur

général

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Sorties

Décès.

Tuberculose

Paralysie générale progressive

Marasme

Épuisement

Apoplexie

Oedeme pulmonaire

Pneumonie

Insuffisance cardiaque

Péritonite

Cirrhose hépatique

Cancer de l'estomac

Hommes.

Femmes.

Elargissements.

Guérison

Amélioration

Retiré

Évasion

Rapatrié

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

STATISTIQUE PRO 1914.

Genre de maladies.

a)Aliénaton : (Confusionmentale; manie- Hommes

21 45

mélancolie; démence précoce;

para-

noïa; délire systématisé.)

Femmes

b) Infirmités psychiques: (débilité mentale;

Hommes

16 40

idiotie; dégénération; démence.) Femmes 24

c) Psyctes associées: (hystérie;

alcoo-

Hommes

lisme; épilepsie; paralysie générale

progressive.

Femmes: 8

Causes de maladies.

a) Plus fréquentes

seule

x

Hérédité

combinée

x

seule

x

Alcoolisme

combinée

15 x

seule

2 x

Syphilis

combinée

5 x

Sénilité

12 x

b) Plus rares

I. — Physiques

Traumatismes ; lutte

pour l'existence; sou-

cis; maladies soma-

tiques intercurrentes.

II. — Psychiques: -

Éducation; émotions

violentes;

infections

psychiques;

misères

sociales.

Médications thérapeutiques.

Alitement; occupation; traitement moral; suggestion; hydrothérapie; balnéation; enveloppements; traitements médicamentaux;

toniques stimulants calmants et toute médication indiquée pour chaque cas de maladie somatique intercurrente.

RÉSUMÉ.

Hommes.

1er semestre.

Entrées

Sorties: ,

Population

232—231

Agités

6—14

Gâteux

13—17

Alités...

10—26

Par jour

Isolés

1—4

Accès....……

2—9

Occupés

30—50

Malades………

2—8

IIe semestre.

232—234

5—12

14—22

8—18

1—4

2—6

30—50

1—5

HOMMES.

Entrées

Sorties

Population

élargis

décédés

Janvier.

2 |

1er semestre 1914.

Février

Mars.

Avril.

Mai.

Juin.

Juillet.

2e semestre 1914.

Août.

Sept.

Octobre.

Nov,

Dec.

HOMMES.

Agités

de jour

de nuit

Tendance à ta destruction

Malpropres

d'urine

gâteux

de jour

de nuit

de Jour

de nuit

Souillants

1er semestre 1914.

Janvier.

12—16

7—10

9 x 1 m.

1 x 2 m

7—11

11—17

3—6

4—7

Février.

12—16

7—10

12 x 1 m.

4—9

11—14

1—4

3—8

Mars.

12—16

7—10

14 x 1 m.

1 x 2 m.

1 x 3 m.

5—8

10—17

1—6

2—8

Avril.

. 10—14

8—12

6 x 1 m.

6—12

10—23

1—6

2—5

Mai.

6—8

8—9

11 x 1 m.

5—7

9—11

1—3

2—3

Juin.

7—9

7—11

6—7

9—11

2—3

1—2

2e semestre.

Juillet.

5—8

7—12

5—6

8—9

1—2

Août.

6—11

6—10

4—5

6—12

1—3

1—4

Sept.

6—9

7—12

6 x 1 m.

4—5

6—7

1—2

1—2

Octobre.

7—10

5 - 8

6 x 1 m.

2 — 3

4—6

1—3

1—3

Nov.

6—-8

7—9

2—3

4—6

1-2

1—2

Décembre

6—9

6—12

1 x 1 m.

3—5

5—8

1—3

1—2

HOMMES.

Alités

temporairement

plus de 12 heures .

Isolés

de nuit

de jour et de nuit ..

Accès

1er semestre 1914.

Janvier.

17—26

4 x 1 m.

7 x 1 m.

8 x 1 m.

8 x 2 m.

8 x 1 m.

8 x 2 m.

3 x 3 m.

4—7

Février.

16—23

4 x 1 m.

1 x 2 m.

9 x 1 m.

8 x 1 m.

14 x 2 m.

6 x 3 m.

14 x 1 m.

11 x 2 m.

3 x 3 m.

3—9

Mars.

15—24

5 x 1 m.

1 x 2 m.

1 x 3 m.

13 x 1 m.

11 x 2 m.

6 x 1 m.

25 x 2 m.

14 x 1 m.

17 x 2 m.

2—8

Avril.

20—25

15 x 1 m.

1 x 2 m.

5 X 1 m.

1 x 2 m.

11 x 1 m.

9 x 2 m.

1 x 3 m.

6 x 1 m.

8 x 2 m.

7 x 3 m.

1 X 4 m.

4—8

Mai.

20—25

12 x 1 m.

6 x 1 m.

18 x 1 m.

13 x 2 m.

19 x 1 m.

10 x 2 m.

2 x 3 m.

2—5

Juin.

8—11

20 x 1 m.

4 x 1 m

12 x 1 m.

6 x 2 m.

12 x 1 m.

18 x 2 m.

3—6

HOMMES.

Alités

temporairement

plus de 12 heures

Isolés

de nuit

de jour et de nuit

Accès

213 semestre 1914.

Juillet.

10—13

14 x 1 m.

16 X 2 m.

24 X 3 m,

18 X 1 m.

12 x 2 m.

3—6

Août.

12—15

10 x 1 m.

4 x 1 m.

7 x 2 m.

23 X 3 m.

25 x 1 m.

5 x2 m.

2—5

Septembre.

8—10

6 x 1 m.

12 x 1 m.

12 x 2 m.

18 x 3 m.

18 x 1 m.

12 x 2 m.

2—6

Octobre.

8—10

6 x 1 m.

6 x 1 m.

18 x 2 m.

6 x 3 m.

18 x 1 m.

12 x 2 m.

2—4

Novembre.

12—14

5 x 1 m

30 x 2 m.

30 x 1 m.

2—5

Décembre.

12—18

1 x 1 m.

3 x 1 m.

23 x 1 m

6 x 2 m.

16 X 1 m

10 X 2 m.

4 x 3 m.

2—5

HOMMES.

Travaux

d'intérieur

Travaux

d'agricole

Menuiserie

Ateliers

Matelassiers

Halle aux machines

Divers

Occupés

Malades

1er semestre 1914.

Janvier.

28—30

2—8

30—50

Février

28—30

1—3

1—3

1—3

1—3 |

1—8

30—50

Mars.

28—30

2—8

30—50

Avril.

28—30

1—3

1—3

1—3

1—3

1—8

30—50

Mai.

28—30

1—3

1—3

1—3

1—3

1—8

40—50

Juin.

20—30

1—3

1—3

1—3

1—3

1—6

30—40

2e semestre 1914.

Juillet.

20—30

1—3

1—3

1—3

1—3

1—6

30—35

Août.

28—30

1—8

30—50

' Sept.

28—30

1—3

1—8

30—50

Oct.

28—30

1—3

1—3

1—3

1—3

1—-8

30—50

Nov.

20—30

1—3

1—3

1—3

1—3

1—8

30—40

Dec.

20—30

3 irrég.

3 ,

3,

3 ;

30—50

RÉSUMÉ.

Femmes.

1er

semestre.

Entrées

Sorties

Population

287—279

Agitées

8—10

Gâteuses

14—19

Alitées . . . . . . . . . .

25—30

Par four

Isolées

1—4

Accès

1—7

Occupées..

50—60

Malades

2—6

IIe semestre.

281—289

7—11

12—20

20—35

1—4

2—8

40—50

2—5

FEMMES.

Entrées

Sorties ..

élargies

décédées

Population

Janvier.

0 1

1er semestre 1914

Février.

4 5

Mars.

1 7

Avril.

2 6

Mai.

3 7

Juin.

Juillet.

2e semestre 1914.

Août.

Sept.

Oct.

1 3

Nov.

Dec.

'289

FEMMES.

Agitées

de jour

( de nuit

Tendance à la destruction

Malpropres

d'urine

gâteuses

Souillantes

de jour

de nuit

de jour

de nuit

1er semestre 1914

Janvier.

3—5

3—7

9—11

8—11

4—6

5—6

1 x 1 m.

Février,

3—6

3—7

6—10

8—10

5—6

5—6

Mars.

3—6

2—7

1 x 1 m.

9—12

9—10

5—6.

5—6

Avril

3—6

3—6

9—10

9—11

5—6

5—6

Mai.

3—5

3—5

8—10

9—10

4—6

4—6

Juin.

3—5

2—6

10—12

8—10

4—6

5—6

2e semestre 1914.

Juillet.

3—6

3—6

9—12

9—10

5—6

4—6

Août.

2—6

1—6

1 x 1 m.

10—11

8—10

3—5

2—5

Sept.

2—4

1—3

7—9

9—10

4—6;

3—5

Oct

2—4

2—4

9—11

9—10

4—5

4—5

Nov.

1—4

1—3

9—12

8—10

4—5

3—5

Dec.

1—4

1—3

7—12

7—9

3—8

3—5

45

FEMMES.

Alitées

Isolées

Accès

temporairement

plus de 12 heures

de nuit

de jour et de nuit

1er semestre 1914.

Janvier.

20—24

14 x 1 m.

28 x 2 m.

3 x 3 m.

Février.

21—24

14 x 1 m

6 x 2 m.

1 x 3 m.

8 x1 m.

18 x 2 m.

2 x 3 m.

1—6

Mars.

21—26

1 x 5 m.

1 x 1 m

10 x 1 m.

16 x 2 m.

4 x 3 m.

6 x 1 m.

11 x 2 m

1 x 3 m.

2—7

Avril.

4 x 1 m.

11 x 1 m.

7 x 2 m.

8 x1 m.

9 x 2 m.

13 x 3 m.

1—6

Mai.

21—26

13 x 1 m.

16 x 2 m.

3 x 3 m.

16 x 1 m.

10 x 2 m.

2 x 3 m.

1—7

Juin.

20—25

7 x 2 m.

23 x 3 m.

10 x 1 m.

2—7

FEMMES.

Alitées

temporairement

plus de 12 heures

Isolées

de nuit

de jour et de nuit

Accès

2° semestre 1914.

Juillet.

21—24

3 x 1 m.

2 x 2 m.

18 x 3 m.

8 x 4 m.

7 x1 m.

3 x 2 m.

3—6

Août

21—26

1 x 1 m

8 x1 m.

5 x 2 m.

5 x 3 m.

9 x 1m.

1 x 2 m.

1—7

Septembre.

•24—34

3 x 1 m.

Octobre.

25-33

20 x 1 m.

1—7

Novembre.

23—27

11 x 1 m.

1 X 2 m.

2—8

Décembre.

21—30

Salle d'alitement

20—25

3—7

FEMMES.

Travaux

Travaux

d'intérieur

d'agricole

manuels

Buanderie

Cuisine

Occupées

Malades

1er semestre 1914.

Janvier.

Février.

Mars.

Avril.

Mal.

Juin..

30—40

1—3

10—12

10—12

50—60

2—3

10—12

10—12

50—50

1—4

10—12

10—12

50—60

3—4

10—12

10—12

50—60

3—4

25—35

8—12

10—12

50—60

30—40

20-40

10—12

8—15

40—50

FEMMES.

Travaux

Travaux

d'intérieur

d'agricole

manuels

Buanderie

Cuisine

Occupées

Malades

2e semestre 1914.

Juillet.

Août.

Sept.

Octobre.

Nov.

Dec

3—10

20—30

10—12

10—12

40—50

3—4

25—30

10—12

10—12

40—50

20—40

20—30

40—50

20—30

2—4

20—30

10—17

10—12

40—50

20—30

2—8

20—25

10—12

10—12

40—50

20—28

10—25

10—18

10—12

40—50

Rapport sur l'hospice du Rham.

Luxembourg, le 15 septembre 1915

Monsieur le Directeur général,

J'ai l'honneur de vous remettre le rapport que vous avez bien voulu me demander sur la situation de

l'hospice pendant l'année 1914.

Les indications pouvant présenter de,l'intérêt ont été réunies en tableaux synoptiques se rapportant

aux divers éléments du service: population, maladies, écoles etc. Avant d'aborder ces relevés, vous me per-

mettrz de dire quelques mots au sujet de la création de l'établissement, de sa destination ainsi que des

formalités à remplir pour y envoyer les indigents que les administrations charitables voudraient faire hos-

pitaliser.

L'hospice du Rham a été créé pour remédier à l'encombrement de l'hospice central d'Ettelbruck, fondé

en 1855 dans le but de recevoir les indigents invalides et les aliénés.

L'établissement comprend deux sections principales

1° L'orphelinat servant de refuge aux orphelins et enfants abandonnés indigents et qui a été transféré

d'Ettelbruck au Rham dans le courant du mois de mai 1884.

Les enfants sont classés en trois groupes distincts

a) les nourrissons admis seuls ou avec leur mère;

b) les enfants de 1 à 6 ans;

c) les enfants au-dessus de 6 ans.

2° L'hospice proprement dit recevant les malades, les infirmes et les vieillards indigents. Cette partie

de l'ancienne population d'Ettelbruck a été envoyée au Rham aux mois de juillet et d'août 1893.

L'hospice, qui ressortit à la direction générale de l'assistance publique, ne reçoit, en règle générale, que

les indigents entretenus à charge des administrations charitables du pays. Dus pensionnaires payants peuvent

être admis dans des cas tout à fait exceptionnels et avec, l'autorisation spéciale du Directeur général du

service. Toutes les admissions se font sur la réquisition des administrations communales intéressées.

Comme il arrive souvent que l'un ou l'autre office, l'une ou l'autre salle spéciale a tous ses; lits occupés

de sorte qu'il est impossible d'y recevoir de nouveaux pensionnaires, les administrations communales feront

bien de se renseigner à ce sujet avant d'effectuer de nouvelles admissions.

On oublie ensuite trop souvent de joindre aux réquisitions les données indispensables relatives à l'état,

civil, l'infirmité etc. des indigents et de nous remettre en outre —pour chaque enfant qu'on entend placer

au Rham — le certificat de vaccination, le carnet aux certificats scolaires ainsi que des renseignements

au sujet des maladies épidémiques qui pourraient régner dans la commune.

Voici maintenant les tableaux mentionnés plus haut

Mouvement de la population pendant l'année 1914.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

HOMMES.

Popu-

lation

au 1"

du

mois.

Entrées.

Sorties.

Décès.

Journées

d'entretien.

FEMMES.

Population

au 1er du mois

Entrées.

Sorties.

Décès.

Journées

d'entretien.

GARÇONS.

Popu-

lation

au 1er

du

mois.

Entrées.

fi

Sorties.

Décès.

Journées

d'entretien.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre.

Décembre

FILLES.

Popu-

lation

au 1er

du

mois.

Entrées.

Sorties.

Décès.

Journées

d'entretien.

TOTAUX.

Popu-

lation

au 1" du

mois.

Entrées.

Sorties.

Décès.

1 1

Journées

d'entretien.

19.077

17.284

18.690

17.153

16.838

16.198

16.774

17.022

16.

17.

18.

Motifs de l'hospitalisation.

I — Adultes.

HOMMES.

Maladies.

1221)

Infirmités.

Sénilité.

Désœuvrement.

FEMMES.

Maladies.

Infirmités.

Sénilité.

Désœuvrement.

1) Les soldats envoyés par l'autorité militaire allemande ne figurent pas dans ce chiffre

II. — Enfants.

Décès

des

deux parents.

Garçons.

FiIles.

Décès

du

père.

Garçons.

Filles.

Décès

de

la mère.

Garçons.

Filles.

Abandon.

Garçons.

Filles.

Maladies

des

(Mitants admis.

finirons.

Filles.

Maladies,

indigence ou incon-

duite des parents,

Causes diverses.

Garçons.

Filles.

Population de l'Hospice, classée d'après l'état civil.

HOMMES.

Célibataires.

Mariés

Veufs.

Total.

FEMMES,

Célibataires.

Mariées.

Veuves.

Total.

Population de l'Hospice, classée d'après l'âge.

Adultes.

HOMMES.

Total.

15-20

ans.

20-30

ans.

891)

30-40

ans,

40-50

ans.

50-60

ans.

60-70

ans.

70-80

uns.

80-90)

ans,

90-100

ans.

FEMMES.

Total.

15-20

ans.

20-80

ans.

30-40

ans.

40-50

ans

50-60

ans.

60-70

ans

70-80

ans.

80-90

ans.

90—100

ans.

1)

Ce chiffre relativement élevé s' explique par

l'admission

de

soldats malades

envoyés

par

l'autorité

allemande.

Enfants.

GARÇONS

Total

0—1

ans.

1—3

ans.

3—6

ans.

6—9

ans.

9—13

ans.

13—15

ans.

FILLES,

Total.

ans.

1—3

ans.

3—6

ans.

6—9

ans.

9—13

ans.

13—15

ans.

Population de l'Hospice classée d'après la profession.

Ouvriers agricoles

Valets de ferme

Pâtres communaux

Jardiniers

Ouvriers-boulangers

Ouvriers-bouchers

Vanniers

Ouvriers mineurs

Ouvriers d'usine

Charretiers

A. Hommes.

Maçons

Charpentiers

Menuisiers

Tourneur en bois

Serruriers

Forgerons

Plafonneurs

Peintres

Badigeonneurs

Paveur

B. Femmes.

Ouvrières agricoles

Filles de ferme

Bonnes à tout faire

Femmes de peine

Cuisinières

Laveuses

Couturières

Ouvrières de fabrique

De profession inconnue ou sans profession

Les 58 soldats qui avaient été placés à l'hospice sur la réquisition de l'autorité militaire allemande,

ne figurent pas dans les chiffres ci-dessus.

Population de l'Hospice classée d'après la nationalité.

I. ADULTES.

Indigènes.

Luxembour-

geois.

Journées

d'entretien.

105.411

. Étrangers.

Allemands.

Autrichiens.

Belges.

Français.

Hollandais.

Italiens.

Russes.

Total

des étrangers.

Journées

d'entretien.

6.216

II. ENFANTS.

Indigènes.

Luxembour-

geois.

Journées

d'entretien.

90.693

Étrangers.

Allemands.

Belges.

Français.

Italiens.

Russes.

Total

des enfants

étrangers.

Journées

d'entretien.

7.400

Relevé des pensionnaires indigents et solvables ayant séjourné à l'hospice pendant l'année 1914.

ADULTES.

Indigents.

Journées

d'entretien.

109.350

Solvables.

Soldats.

Assurés.

Autres.

Journées

d'entretien.

2.287

ENFANTS.

Indigents.

Journées

d'entretien.

98.067

Solvables.

Journées

d'entretien.

Tailleurs d'habits

Cordonniers

Tisserands

Teinturier

Chiffonniers

Colporteurs

Cabaretier

Cigarier

De profession inconnue ou

sans profession

Maladies constatées pendant l'année 1914.

AFFECTIONS.

I. — Maladies infectieuses

Fièvre typhoïde

Influenza

ADULTES.

Hommes.

Cas.

Décès.

Femmes.

Cas.

Décès.

ENFANTS.

Garçons.

Cas.

Décès

Filles.

Cas.

Décès.

II. — Maladies de la nutrition

Rachitisme

Diabète sucré

Goutte

Rhumatisme

III. — Fièvre éruptive

Erysipèle

IV. — Pharynx et annexes

Angines aiguës

V. — Estomac

Dyspepsie

Gastrite

Tumeurs et cancers

VI. — Pancréas

Cancer

VII. — intestin

Entérite

aiguë

Appendicite

Ulcère

Cancer

Hémorroïdes

Dysenterie

VIII. — Péritoine

Ascite

Péritonites aiguës

id.

chroniques

id.

tuberculeuses

IX. — Foie et voies biliaires

Cirrhose alcoolique

Cancer

X. — Larynx

Laryngite

Syphilis du larynx

Phtisie laryngée

Asthme

XI. — Maladies des bronches et maladies chro-

niques des poumons

Bronchite

aiguë

Bronchite chronique

Congestion des poumons

Emphysème pulmonaire

Phtisie pulmonaire

XII. — Maladies aiguës des poumons et maladies

de la plèvre

Pneumonie

Broncho-pneumonie

Gangrène pulmonaire

Pleurésie sèche

AFFECTIONS.

Pleurésie purulente

Pleurésie hémorragique

XIII.

— Maladies du cœur

Péricardite

Hypertrophie du cœur

Dilatation du cœur

Dégénérescence graisseuse

Myocardite aiguë chronique

Anévrisme partiel

Endocardites aiguës et chroniques

XIV. — Maladies des vaisseaux sanguins

Phlébite

Artériosclérose et athérome

Ulcère variqueux

XV. — Maladies des reins et vessies

Néphrites aiguës

Néphrites chroniques

Oedème et hydropisie

Lithiase urinaire

Cystites aiguës

Cystites chroniques

X V I . — Rhumatisme articulaire aiguë

Alcoolisme

XVII.

— Maladies de l'hémisphère cérébral et du

cervelet, des pédoncules cérébraux et du bulbe ra-

chidien

Apoplexie

Ramollissement cérébral

Tumeur cérébrale

Paralysie bulbo-laryngienne

XVIII.

— Maladies des méninges et de la mobile

épinière

Méningite aiguë

Méningite tuberculeuse

Myëlites

Tabes dorsalis

Maladie de Friedreich

Tabes dorsal spasmodique

Maladie de Little

X I X . — Chorées

Paralysie agitante

Neurasthénie

Epilepsie

Hystérie

X X . — Gynécologie

Métrites

Paramétrites

Cancer de la matrice

XXI. — Maladies vénériennes et cutanées

Syphilis primaire

Syphilis secondaire

ADULTES.

Hommes.

Cas.

Décès.

Femmes.

Cas.

Décès.

ENFANTS.

Garçons.

Cas.

Décès.

Filles.

Cas.

Décès.

AFFECTIONS.

Blennorragie

Gale

Tuberculose cutanée

Psoriasis

Eczéma

Zona

XXII. — Chirurgie

Fractures

Luxations

Ostiomvélites

Tuberculose articulaire

Tuberculose osseuse

Hernies

Accidents, contusion

id.

érosion

id.

blessures des parties molles

Cancers

Mal de Pott

Phlegmon

XXIII. — Yeux

Conjonctivite aiguë

Conjonctivite chronique

Conjonctivite tuberculeuse

Trachome

Blépharite

Cataracte

XXIV. — Oreilles

Olite externe

Olite interne

XXV. — Affections diverses

Abrutissement

Inanition

Faiblesse de constitution

Déséquilibrés

Dégénérés

Estropiés

ADULTES.

Hommes.

Cas.

Décès.

Femmes.

Cas.

Décès.

ENFANTS.

Garçons.

Cas.

Décès.

Filles.

Cas.

Décès.

Notes: En 1914 on a vacciné avec succès, lors de leur admission, 114 hommes, 14 femmes, 43 garçon

et 44 filles.

Pendant la même année on a fait procéder à la désinfection de 180 lits et habillements et de 20 salles

Mouvement de la population des écoles.

DATES

1914.

31 janvier

28 février

31 mars

30 avril

31 mai

30 juin

31 juillet

31 août

30 septembre

31 octobre

30 novembre

31 décembre.

École mixte

de la

1re année.

Garçons.

Filles.

École mixte

de la

2me année.

Garçons.

Filles.

École mixte

de la

3me année.

Garçons.

Filles.

2 écoles

parallèles

jour les 4me, 5me,

6me et 7me années.

Garçons.

Filles.

Cours post-

scolaires

pour filles.

École

de couture

et

de ménage.

École

gardienne.

Garçons.

Filles.

Totaux.

Dépenses exposées en 1914.

Prix de la journée d'entretien de 1914 établis d'après les dépenses réelles de l'année 1912

pour un enfant indigent

pour un enfant solvable

pour un adulte indigent

pour un adulte solvable

0.86 fr.

1.07 »

1.16 »

1.40 »

Traitements

Personnel

Indemnités

Alimentation

Habillement

Couchage

Chauffage

Éclairage

Mobilier et vaisselle

Enterrements

Médicaments, vins, liqueurs, articles de chirurgie, médecins — assistants et spécialistes

Nettoyage des locaux; entretien des promenades et plantations; récompenses aux pen-

sionnaires chargés des corvées, divers

Matériel de bureau et de classe

fr.

13.842 88

21.273 55

135.806 58

26.480.30

3.879 69

18.958 10

2.162 99

1.434 05

1.424 50

6.314 76

5.219 47

1.316 11

Relevé des lits dont dispose l'hospice dans les différents quartiers.

A. Adultes.

Infirmerie générale (grande salle)

Infirmerie générale (2 petites salles)

Salle des typhiques

Salle des maladies de la peau

Salles des tuberculeux

Dortoirs des infirmes et vieillards

Baraque d'isolement

Total

Hommes.

Femmes.

297+17

120 = 434

B. Enfants.

Garçons

Enfants au-dessus de 6 ans

Filles

Enfants au-dessous de 6 ans

Office des nourrissons, avec et sans mère

Station d'observation pour les nouveaux venus

Pavillon d'isolement

Total

Adultes: 434

total général: Enfants: 323

109 lits.

97 »

65 »

7 » 13 berceaux

22 »

10 »

310+13 = 323

Quelques-uns des chiffres ci-dessus comprennent quelques lits pour le personnel.

Bâtiments. — L'hospice a été installé dans les bâtiments de l'ancienne caserne du Rham construits et

majeure partie eu 1685. Un seul de nos pavillons date de 1864 tandisqu'un autre, incendié en 1892, a été

reconstruit en 1893. On comprendra facilement que ces vieilles bâtisses qu'on avait sommairement et

peu de frais appropriées à leur nouvelle destination, ne pouvaient pan offrir les conditions d'hygiène et d

confort indispensables. Les nouveaux travaux d'aménagement qu'on exécute depuis un certain nombre

d'années et qui sont poussés activement, amélioreront cette situation, mais on ne saurait la considère

comme quelque peu satisfaisante qu'après que l'établissement aura été doté d'une cuisine et d'un lavoir

séchoir répondant à ses besoins actuels.

Personnel. — Pendant l'année 1914 le personnel de l'hospice se composait: d'un administrateur-direc-

teur, d'un infirmier-chef et de deux infirmière, nommés en vertu de l'art. 1b de la loi du 8 juin 1901, sur l'or-

ganisation du personnel d'Ettelbruck et du Rham,

Durant la même période de temps étaient en outre attachés à l'établissement en vertu des art. 2 et

de la même loi un médecin, un aumônier, cinq institutrices dont une chargée cumulativement des cours

postscolaires et une autre du cours de gymnastique pour filles, un maître de gymnastique, un chargé de

cours de travaux manuels pour garçons, un surveillant, deux tailleurs d'habits et un cordonnier, 20 sœurs

infirmières et deux servantes.

Pour les services économiques la supérieure disposait en outre d'une vingtaine de sœurs et d'une dou-

zaine de servantes.

Population. — L'hospice qui débuta en mai 1884 avec 89 enfants évacués de l'hospice central d'Ettel-

bruck, auxquels vinrent s'ajouter en juillet et août 1893 88 adultes infirmes envoyés également d'Ettelbruck

vit s'augmenter d'une manière presque continue les effectifs de sa population laquelle, dans les dernières

années, atteignit pendant la mauvaise saison aux chiffres de 270 — 280 enfants et 350—360 adultes Ces

chiffres auraient encore été dépassés, si un assez grand nombre de demandes d'admission n'avaient dû être

écartées, faute de place.

Comme maintenant ni le personnel, ni les locaux, ni les installations de l'établissement ne suffisent à

la longue aux besoins d'une population aussi élevée et que l'hospice se trouve dès lors dans un état d'en-

combrement plus ou moins permanent, il faudra, pour améliorer efficacement la situation actuelle, ou bien

ne pas reculer devant la mesure radicale consistant dans l'évacuation des orphelins qu'il faudrait placer

dans un établissement à construire à neuf, mais mieux situé, mieux aménagé et plus vaste que leur refuge

actuel, ou plutôt abandonner les errements suivis jusqu'ici dans la dispensation des secours publics en réa-

gissant énergiquement contre le placement aux établissements hospitaliers de nombreux vieillards, infirmes

et enfants qui pourraient sans inconvénient être secourus à domicile. Dans cet ordre d'idées il se recomman-

derait de modifier l'art. 27 § 5 de la loi du 28 mai 1897, sur le domicile de secours, qui dispose que l'État

n'intervient dans le paiement des frais d'entretien de certains enfants indigents que s'ils sont placés dans

un établissement spécial. On peut se demander pourquoi l'État n'assume pas une part des frais d'entretien

de ces mêmes enfants s'ils sont secourus à domicile dans de bonnes conditions. Il faudrait évidemment,

pour ce dernier genre d'assistance, tenir la main à ce que les secours accordés fussent suffisants et que leur

emploi ainsi que le traitement des indigents notamment des enfants fussent efficacement surveillés.

Alimentation. — La fourniture de la nourriture des pensionnaires est relaissée par voie d'abonnement

aux sœurs de Ste Elisabeth. Le contrat y relatif est passé annuellement entre le Directeur général du ser-

vice et la supérieure.

Le régime alimentaire a été fixé en 1894 par le Gouvernement sur la proposition du médecin de l'éta-

blissement.

Les adultes reçoivent de la viande six fois par semaine au repas principal du jour et à raison de 125 gr.

par personne. Aux enfants on en sert trois fois par semaine, les dimanches, mardis et jeudis.

La ration de pain est fixée à 500 gr. par personne; les légumes sont distribués à discrétion.

Le régime alimentaire des malades est spécialement prescrit par le médecin.

Les taxes d'alimentation journalières payées par l'État en 1914 s'élevaient du 1er janvier au 1er novem-

bre à 0,47 fr. par enfant et à 0,77 fr. par adulte et depuis le 1er novembre à 0,54 fr. par enfant et 0,90 fr.

par adulte. En outre l'État met à la disposition des sœurs une cuisine et une boulangerie complètement

outillées ainsi que des étables pour une vingtaine de vaches et une porcherie où l'on peut mettre de 40 à 60

têtes de bétail. Il fournit également tout le combustible nécessaire et cède aux sœurs l'usufruit d'un jardin

potager et fruitier d'une contenance d'un bon hectare.

De leur côté les sœurs sont chargées de la fourniture de toutes les denrées alimentaires, de la prépara-

tion de la nourriture ainsi que du lavage des effets d'habillement et de literie. L'État entretient le lavoir-

séchoir avec les installations nécessaires et fournit le combustibles dont on y a besoin.

Les sœurs collaborent également à l'entretien de la vêture et du couchage et fournissent la pension

et le lit aux institutrices à qui l'État paie, de son côté, une indemnité en numéraire.

J'ajouterai que les sœurs ont le droit d'occuper dans les services économiques un certain nombre de

pensionnaires propres à ce genre de travaux.

On a soulevé la question de savoir s'il ne serait pas préférable de pourvoir à l'alimentation par voie

de régie Ce système serait évidemment le plus rationnel, mais je ne crois pas qu'on puisse songer à le réa-

liser avant d'avoir porté les installations de la cuisine et du lavoir-séchoir à la hauteur des exigences actuelles.

Autres fournitures. — Si la nourriture est fournie par l'abonnement, par contre on pourvoit par voie

de régie à tous les autres services de l'hospice: vêture, couchage, chauffage, éclairage, mobilier etc. Les

matières premières sont achetées chez les fabricants et commerçants du pays tandis que la façon est faite

pour autant que possible dans les ateliers de l'établissement. Ce n'est que depuis quelques années qu'en

présence de l'augmentation rapide de la population, on s'est vu obligé de s'adresser aux artisans du dehors

pour la confection d'une partie des objets d'habillement.

Occupations des pensionnaires, —• Ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de le dire, une partie de nos pension-

naires est occupée aux travaux incombant aux sœurs et ayant pour objet l'alimentation et le lessivage de

la literie et des habits. Ce qui nous reste d'hommes plus ou moins valides, est réclamé par les travaux des

services intérieurs laissés à charge de l'État: soins à donner aux infirmes, nettoyage des locaux, places,

chemins, promenades etc.; éclairage et chauffage, ateliers pour la confection et l'entretien des habits, de

la literie, du mobilier etc. Si l'on considère que la plupart de nos pensionnaires sont usés par l'âge, la misère

et les infirmités; qu'à l'approche de la bonne saison une centaine de nos pensionnaires les plus valides nous

quittent régulièrement pour travailler â la campagne et que toutes nos installations se trouvent encore

dans un état des plus rudimentaires, on comprendra aisément que, malgré le chiffre important de la popu-

lation adulte, nous ayons souvent de la peine a venir à bout des travaux de ménage journaliers pour l'exé-

cution desquels le concours de nos pensionnaires est indispensable, le personnel de service étant manifes-

tement trop peu nombreux pour pouvoir s'en charger seul.

Ce n'est qu'en hiver, pendant que la population est au complet, que, faute d'occupations suffisantes

et proportionnées aux forces et aux aptitudes de nos hôtes, le désœuvrement se fait sentir dans le quartier

des hommes.

Ecoles, — L'instruction primaire est donnée aux enfants de l'âge obligatoire conformément aux pres-

criptions de la loi du 10 août 1012, sur renseignement primaire.

La répartition actuelle des enfants entre les 5 écoles existantes (3 écoles mixtes pour les trois premières

années scolaires et 2 écoles parallèles pour les quatre dernières années) a été introduite par disposition du

Directeur général den travaux publics en date ûu 20 septembre 11)03, prise sur la proposition de l'Inspecteur

principal.

Quant an personnel enseignant, son choix présente la particularité qu'il est réservé â la supérieure des

sœurs de l'hospice qui contribue également à sa rémunération en donnant à ses frais la pension et le lit aux

Institutrices.

Depuis l'existence de l'orphelinat du Rlutni, tous les membres du personnel enseignant attaché â ses

écoles ont été en possession des brevets de capacité exigés par la loi.

11 reste â relever que l'école des garçons des quatre dernières années est dirigée par mm institutrice

alors que, d'après l'art. 16 de la loi du 10 août 1912, elle devrait être tenue par un instituteur, Le Gouverne-

ment rendu attentif à cette irrégularité, étudie les mesures à prendre pour la faire disparaître prochainement,

A la fin de l'année scolaire 1913-1Ö14,17 garçons et B filles ont quitté l'école après avoir reçu l'instruc-

tion primaire pendant sept années consécutives. K de ces garçons ont été retirés par leur famille taudis que

les 9 autres ont été placés â la campagne comme valets de ferme.

D'après l'usage admis, les filles restent â rétablissement jusque vers la fin de la quatorzième année

pour se perfectionner dans les travaux de ménage et de couture.

Le Directeur de l'hospice,

N. (Jeorgàs.

SOMMAIRE.

Rapport du Collège médical

Rapports des médecins-inspecteurs

Rapport du Directeur du Laboratoire pratique de bactériologie

Rapport du Directeur de la Maison de santé d'Ettelbruck

Rapport du Directeur de l'hospice du Rham

Pages.

1—11

12—28

29—33

34—47

48—58

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