Legislator Jurisprudence & Législation
memorial_21e1fe533a54 LU

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

11 Articles / Dispositions · Luxembourg
Ouvrir la source officielle Version Markdown lisible par machine (.md)

Table des dispositions (11)

Texte législatif (11 Articles)

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duché de Luxembourg.

des

Großherzogthums Luxemburg.

Samedi, 11 Juillet 1908.

Samstag, 11. Juli 1908.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé-

dure à suivre en cas de réclamation contre le

revenu cadastral des propriétés bâties

Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

etc., etc , etc. ;

Notre Conseil d'État entendu ;

Vu l'ordonnance r. g.-d. du 25 septembre

1857, concernant l'organisation du service du

cadastre, et l'art. 9 de la loi du 16 mai 1904,

concernant la révision cadastrale et la percep-

tion de l'impôt foncier ;

Sur le rapport de Notre Directeur général des

finances et après délibération du Gouvernement

en conseil ;

Avons arrêté et arrêtons

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Les évaluations cadastrales des nou-

velles constructions sont faites, chaque année,

par une commission dite d'évaluation des pro-

priétés bâties et composée du contrôleur divi-

sionnaire, du géomètre cantonal et du bourg-

mestre. Ce dernier pourra déléguer ses pouvoirs,

soit à un échevin ou conseiller communal, con-

formément à l'art. 18 de la loi communale du

24 février 1843, soit à un employé technique

supérieur de l'administration communale.

En cas de besoin, il pourra être adjoint à la

dite commission un ou plusieurs experts à dé-

signer par le directeur des contributions.

Großh. Beschluß vom 9. Juli 1908, das Ver

fahren bei Veschwerdeführung gegen den

Katasterertrag des bebauten Eigentums be-

treffend.

Wir W i l h e l m , von Gottes Gnaden Groß-

herzog von

Luxemburg, Herzog zu Nassau,

u., u, u.;

Nach Anhörung Unseres Staatsrates;

Nach Einsicht der Kgl. Großh. Verordnung

vom 25. September 1857, die Organisation des

Katasters betreffend, sowie des Art. 9 des Ge-

setzes vom 16. Mai 1904, über die Katasterre-

vision und die Erhebung der Grundsteuer;

Auf den Bericht Unseres General-Direktors der

Finanzen und nach Beratung der Regierung im

Conseil;

Haben beschlossen und beschließen ;

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Die Katastereinschätzung der Neubauten

geschieht jedes Jahr durch eine Kommission, welche

den Titel „Veranlagungskommission des bebauten

Eigentums" trägt und aus dem Bezirkskontrolleur,

dem Kantonalgeometer und dem Bürgermeister

besteht. Letzterer kann in Gemäßheit des Art. 18

des Gemeindegesetzes vom 24. Februar 1843 sich

entweder durch einen Schöffen oder ein Gemeinde-

ratsmitglied, oder auch durch einen hoheren tech-

nischen Beamten der Gemeinde-Verwaltung ver-

treten lassen.

Wenn nötig können besagter Commission sin

oder mehrere durch den Steuerdirektor zu be-

zeichnende Sachverständige beigegeben werden.

DU

Memorial

N° 41.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Les réclamations contre le revenu ca-

dastral des propriétés bâties sont de la compé-

tence du Directeur général des finances, statuant

en première instance et, en degré d'appel, du

Conseil d'État statuant en dernière instance.

Elles doivent être présentées, sous peine de

forclusion, dans les trois mois de la publication

du rôle foncier de l'année et être appuyées, sous

peine de déchéance, de la quittance des termes

échus tant en principal qu'en additionnels.

Ces réclamations sont préalablement instruites

sur les lieux par la commission prédésignée,

assistée le cas échéant d'un ou de plusieurs ex-

perts. La commission consigne ses observations

dans un procès-verbal qu'elle adresse au direc-

teur des contributions, qui à son tour le fait

parvenir avec ses propositions au Directeur gé-

néral des finances compétent, après avoir pris

l'avis du géomètre en chef du cadastre.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Für die gegen den Katasterertrag des

bebauten Eigentums eingereichten Beschwerden ist

der General-Direktor der Finanzen in erster In-

stanz und als Verufungs- und höchste Instanz

der Staatsrat zuständig.

Die Beschwerden müssen, unter Strafe des

Rechtsausschlusses, innerhalb drei Monaten nach

der Veröffentlichung der Grundsteuerrolle des

betreffenden Jahres eingereicht werden und, bei

Verlust der Klage, von der Quittung der erfalle-

nen Zwölftel, an Hauptsumme sowohl als an Zu-

schlagscentimen, begleitet sein.

Diese Beschwerden werden zuerst durch die Com-

mission, welcher gegebenen Falls ein oder zwei

Sachverständige beigeordnet sind, an Ort und

Stelle geprüft. Die Commission legt ihre Bemerk-

ungen in einem Protokoll nieder, welches der

Stenerdirektor seinerseits, nach Sinholung des Gut-

achtens des Ober-Geometers des Katasters, mit

seinen Vorschlägen an den zuständigen General-

Direktor der Finanzen richtet.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Le recours contre la décision du Di-

recteur général des finances doit être porté au

Conseil d'Etat, comité du contentieux, sous

peine de forclusion dans les trois mois de la date

de la notification de la décision attaquée et être

appuyé également, sous peine de déchéance,

de la quittance des termes échus.

Ces recours sont dispensés du ministère

d'avocat.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Der Rekurs gegen die Entscheidung des

General-Direktors der Finanzen muß unter strafe

des Rechtsausschlusses innerhalb drei Monaten

nach der Zustellung der angefochtenen Entscheid-

ung an den Staatsrat, Ausschuß für Streitsachen,

gelangen und ebenfalls, bei Verlust der Klage,

von der Quittung der erfallenen Termine beglei-

tet sein.

Für diese Rekurse ist der Rechtsbeistand eines

Anwaltes nicht erfordert.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

L'arrête royal grand-ducal du 29 jan-

vier 1856 et toutes les dispositions contraires au

présent arrêté sont abrogés.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Der Kgl. Großh. Beschluß vom 29.

Januar 1856 sowie alle gegenwärtigem Beschlusse

zuwiderlaufende Bestimmungen sind aufgehoben.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Notre Directeur général des finances

est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui

sera inséré au Mémorial.

Luxembourg, le 9 juillet 1908.

Pour le Grand-Duc

Son Lieutenant-Représentant,

MARIE-ANNE.

Le Directeur général des finances,

M. MONGENAST.

Arrêté grand-ducal du 9 juillet 1908, sur la procé- dure à suivre en cas de réclamation contre le revenu cadastral des propriétés bâties Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu,

Unser General-Direktor der Finanzen

ist mit der Ausführung dieses Beschlusses, welcher

in's „Memorial" eingerückt werden soll, beauf-

tragt.

Luxemburg, den 9. Juli 1908.

Für den Großherzog

Dessen Statthalterin

Maria-Anna.

Der General-Direktor der Finanzen,

M.

Mongenast.

Arrêté du 27 juin 1908, concernant la publication

du rapport général de la Chambre de com

merce pour l'année 1907.

LE MINISTRE D'ETAT, PRÉSIDENT

DU GOUVERNEMENT ;

Vu le rapport général de la Chambre de com-

merce sur la situation du commerce et de l'in-

dustrie dans le Grand-Duché pendant l'année

1907;

Arrête

Le rapport prémentionné sera publié comme

Annexe au Mémorial.

Luxembourg, le 27 juin 1908.

Le Ministre d'Etat,

Président du Gouvernement,

EYSCHEN.

Beschluß vom 27. Juni 1908, die Veröffentlichung

des allgemeinen Berichtes der Handelskammer

über die Lage des Handels und der Industrie

für das Jahr 1907 betreffend.

Der Staatsminister, Präsident

der

Regierung;

Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der

Handelskammer über die Lage des Handels und

der Industrie des Großherzogtums während des

Jahres 1907;

Beschließt

Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Me-

morial" veröffentlicht werden.

Luxemburg, den 27. Juni 1908.

Der Staatsminister, Präsident

der Regierung,

Eyschen.

Avis. — Convention de sucres.

Les ratifications de l'Italie concernant l'Acte

additionnel à la Convention du 5 mars 1902, sur

le régime des sucres, signé à Bruxelles le 28

août 1907, et le Protocole signé à Bruxelles le 19

décembre 1907 relatif à l'adhésion de la Russie

à la Convention des sucres (Mémorial 1908, p.

521 ss.), ont été déposés à Bruxelles le 30

juin 1908.

Le délai fixé pour l'accomplissement de cette

formalité avait été prorogé par les Gouverne-

ments intéressés au 1er juillet 1908.

Luxembourg, le 8 juillet 1908.

Pour le Ministre d'État, Président

du Gouvernement

Le Directeur général des finances,

M. MONGENAST.

Bekanntmachung. — Zuckervertrag.

Die

Ratifikationsurkunden Italiens zu der

am 28. August 1907 in Brüssel unterzelchneten

Zusatzakte zu dem Vertrage vom 5. März 1902

über die Behandlung des Zuckers, sowie zu dem

am 19. Dezember 1907 in Brüssel unterzeichneten

Protokoll über den Beitritt Rußlands zum Zucker-

vertrage Memorial 1908, S. 521 ff.) sind am

30. Juni 1908 in Brüssel niedergelegt worden.

Der für die Erfüllung dieser Förmlichkeit fest-

gesetzte Termin war von den beteiligten Regier-

ungen ,bis zum 1. Juli 1908 verlängert worden.

Luxemburg, den 8. Juli 1908.

Für den Staatsminister, Präsidenten

der Regierung

Der General-Direktor der Finanzen.

M.

Mongenast.

Avis. — Service sanitaire.

Une place de chimiste chargé plus spéciale-

ment de l'inspection des viandes importées par

la frontière douanière est créée provisoirement

au Laboratoire pratique de bactériologie à partir

du 1er août prochain. L'indemnité initiale est

fixée à 250 fr. par mois. Les candidats doivent

être porteurs du diplôme de maturité ou de ca-

pacité et avoir suivi pendant deux ans au moins

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Am hiesigen bakteriologischen Staatslabora-

torium ist die Stelle eines speziell mit der Unter-

suchung des in das Zollinland eingehenden Flei-

sches betrauten Chemikers vom 1. August künftig

an provisorisch zu besetzen. Als Anfangsvergütung

sind monatlich 250 Fr. vorgesehen. Die Bewerber

müssen Inhaber des Reife- oder Fähigkeitszeug-

nisses sein und während mindestens zwei Jahren

Avis. — Association syndicale.

Par arrêté du soussigné en date du 4 ct.,

l'association syndicale pour la construction resp.

le redressement de chemins d'exploitation « Auf

Hoschette », « An der Gölt » à Folschette, dans

la commune de Folschette, a été autorisée.

Cet arrête ainsi qu'un double de l'acte d'asso-

ciation sont déposés au Gouvernement et au

secrétariat communal de Folschette.

Luxembourg, le 4 juillet 1908.

Pour le Ministre d'Etat, Président

du Gouvernement

Le Directeur général des travaux publics,

Ch. DE WAHA.

Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.

Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 4.

Juli 1908, ist die, Syndikatsgenossenschaft für

Anlage resp. Nedressierung von Feldwegen „Auf

Hoschette" und „An der Gölt" zu Folschette, Ge-

meinde Folschette, genehmigt worden.

Dieser Beschluß, sowie ein Duplikat des Ge-

nossenschaftsaktes sind auf der Regierung und dem

Gemeindesekretariate von Folschette deponirt.

Luxemburg, den 4. Juli 1908.

Für den Staatsminister, Präsidenten

der Regierung,

Der General-Direktor der öffentlichen Arbeiten,

K. de Waha.

Bekanntmachung. — Zollwesen.

In

der Zollverwaltung werden künftig folgende Amtsbezeichnungen geführt

Universitätskurse über Chemie und chemische Ana-

lyse besucht haben. Bewerber, die Inhaber eines

Zeugnisses als Nahrungsmittelchemiker sind, oder

solche, die nachweislich besondere Studien über

Nahrungsmittelchemie betrieben haben, werden be-

vorzugt.

Die Gesuche der Bewerber sind mir vor dem

26. Juli künftig einzureichen.

Luxemburg, den 7. Juli 1908.

Der General-Direktor der öffentlichen Arbeiten,

K.

de

Waha.

des cours universitaires de chimie et d'analyse

chimique. La préférence sera donnée au can-

didat muni d'un diplôme d'expert chimiste des

denrées alimentaires, ou qui justifiera avoir fait

des études spéciales de chimie alimentaire.

Le

demandes des candidats devront me par-

venir avant le 26 juillet prochain.

Luxembourg, le 7 juillet 1908.

Le Directeur général des travaux publics,

Ch. DE WAHA.

Bisherige Amtsbezeichnung.

Zollexpedition a/B Luxemburg.

Zollabfertigungsstelle Hollerich.

Nebenzollämter I. Klasse zu Kleinbettingen, Ro-

dingen, Ulflingen und Wiltz.

Nebenzollämter II. Kl. zu Allerborn, Donkols,

Harlingen, Küntzig, Martelingen-Rombach, Ober-

pallen, Rodingen, Sägemühle, Schimpach, Schmiede,

Steinfort und Trotten.

Oberrevisor.

Revisionsoberkontrolleure

und Obergrenzkon-

trolleure

Revisionsaufseher und Grenzaufseher.

Berittene Grenzaufseher.

Luxemburg, den 9. Juli 1908.

Künftige Amtsbezeichnung.

Zollamt I Luxemburg-Bahnhof.

Zollamt I Hollerich.

Zollamt I Kleinbettingen usw.

Zollamt II Allerborn usw.

Oberzollrevisor.

Oberzollkontrolleure.

Zollanfseher.

Berittene Zollaufseher.

Der General-Direktor der Finanzen,

M.

Mongenast.

Avis. — Service sanitaire.

Tableau des maladies contagieuses obser-

vées dans les différents cantons du 20 juin au 4

juillet 1908.

Bekanntmachung. — Sanitätswesen.

Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen,

vom 20. Juni bis zum 4. Juli 1908 festgestellten

ansteckenden Krankheiten.

N°

d'ordre.

CANTONS.

Luxembourg.

Esch s /Alz.

Merch.

Redange

Diekirch.

Clervaux.

Grevenmacher.

Remich.

LOCALITÉS.

Bonnevoie.

Burange.

Dudelange.

Rumelange.

Esch s./Alz.

Mersch.

Larochette.

Tuntange.

Redange.

Ettelbruck.

Diekirch.

Troisvierges.

Hosingen.

Hoffelt.

Hachiville.

Grevenmacher.

Machtum.

Canach.

Mondorf.

Total

Fièrre

typhoïde

Diph-

térie.

Coque-

luche.

Scarla-

tine.

Variole.

Affections

puerpérales

Caisse d'épargne. — A la date du 9 juillet 1908, le livret n° 119402 a été déclaré perdu. Le porteur du dit

livret est invité à le présenter dans la quinzaine à partir de ce jour, soit au bureau central, soit à un bureau

auxiliaire quelconque de la Caisse d'Epargne, et à faire valoir ses droits. Faute par le porteur de ce faire dans

le dit délai, le livret en question sera déclaré annulé et remplacé par un nouveau.

Luxembourg, le 10 juillet 1908.

Caisse d'épargne. — A la date des 1er et 9 juillet 1908, les livrets nos 98529, 74777, 73651 et 124491 ont été

annulés et remplacés par des nouveaux.

Luxembourg, le 11 juillet 1908.

Relevé des valeurs au porteur frappées d'opposition,

publié en exécution de l'art. 4 de la loi du 16 mai 1891.

NATURE DES VALEURS.

Obligation de l'emprunt de la commune de Basbellain

de 1877.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Actions des hauts-fourneaux et forges de Dudelange.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Obligations de l'emprunt de la commune de Biver de

1888.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Actions de la Banque Internationale à Luxembourg.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

id.

Obligations de l'emprunt de l'État grand-ducal de 1894.

Obligations de l'emprunt de la commune de Mersch

de 1882.

Obligations 4 pCt. de la société anonyme des hauts-

fourneaux de Differdange de 1898.

Obligations 3 pGt. de la société anonyme des chemins

de fer et minières Prince-Henri.

Actions de la Banque Internationale à Luxembourg.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

id.

Action de la société anonyme des chemins de fer et

minières Prince Henri.

Actions de la société en commandite des forges d'Eich,

établie à Eich sous la raison sociale « Le Gallais-

Metz & Cie ».

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxem-

bourg — coupons —.

Obligations 3 pCt. de la société anonyme des chemins

de fer et minières Prince-Henri — coupons —.

Obligations de l'emprunt de l'Etat grand-ducal de

1894 — coupons —.

Obligations de la commune de Hollerich — coupons—.

Obligations de la commune de Hesperange — coupons.

Actions de la société anonyme des chemins de fer et

minières Prince-Henri — coupons 27 à 35 —.

Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxem-

bourg — coupons —.

SÉRIE ET NUMÉROS DES TITRES.

N° 29.

Nos 53867, 53868, 53869, 53870,53871, 53872,

53873, 53874, 53875, 53876, 53877.

Nos 10514, 17297.

Nos 14141,26775, 26776.

Nos 61, 62, 63.

Nos 45058, 55391, 55388, 55389, 55390, 73573,

73574, 73575, 73576, 73577, 73578, 73747.

Série 1 Litt. A.Nos 9533, 9534, 9535, 9536,

20131, 20132, 20133. (Ces titres ont été

délivrés pro duplicata.)

Nos 40834, 100257, 107051.

Nos 1543, 1544, 2814.

Litt. B. Nos 2762, 2763, 2764, 2765, 2766,

2767.

Série M. Nos 16, 17, 21, 22, 23, 24, 25, 26,

27, 28.

Nos 16, 17, 18, 19, 20, 21.

Nos 15683, 15684, 15695,15696, 15699, 15700,

15801, 15802, 15803, 24115.

Série II Lit. B. N° 74856.

Nos 79366 et. 79367.

Nos 72086, 72641, 120968, 123097, 135195.

Coupons de l'action N° 28056.

Coupon N°36 des actions Nos 2240, 2241,

2242, 2385, 4901, 4902, 4903, 4904, 4905,

4906, 4907, 4908, 4909.

Nos 56228, 49097.

Nos 21532, 22302, 51158, 90546, 95513

Nos 6160, 6161, 12331.

Lit. D. Nos 2125, 2126, 6750, 6782, 6783.

Lit. A. N° 51.

Lit. B. Nos 46 - 52 incl.

Nos 291, 292, 293.

Nos 21421, 28555, 53050, 53051, 53052, 54613,

60851,74689.

Nos 8545, 12278, 12604, 18259, 56975, 56977,

64878, 65488, 71770, 72504, 75616, 75948,

76251, 76634, 76909, 78038, 78408, 81152,

81153, 81156, 86158, 86283, 91072,91074,

94632, 99966, 103882, 117782,119784,

125123,29323, 129333, 131056, 131057,

131058, 131059,131080,139231, 139232,

139233,139234, 139236, 139238, 139239,

143284,143285, 143286, 148968,148969,

148973, 148978, 148979,149221, 149222.

Valeur

nominale de

chaque titre

FR.

Luxembourg, le 29 juin 1908.

Acrion de la société anonyme

des hauts-fourneaux et forges

de Dudelange.

Actions de la société anonyme

des chemins de fer et mi-

nières Prince-Henri.

Actions de la société en Com-

mandite des forges d'Eich

établie sous la raison sociale

de « Legallais, Metz et Cie. »

Actions des chemins de fer

Guillaume-Luxembourg.

Coupons de l'action N° 9329.

Nos 14743, 22898, 23421, 28851, coupon N° 29.

Nos 1247, 1872, 3535, 4567, 4971, coupon de 1906/1907.

Nos 11272, 11273, 26437/26440, 27879, 32566, 38121, 40469, 40841,

41348, coupons à l'échéance du 1er juillet 1908.

NATURE DES VALEURS.

SÉRIE ET NUMÉROS DES TITRES.

Valeur

nominale de

chaque titre.

Obligations des chemins de fer

Guillaume-Luxembourg.

Nos 4783,

15401,

18452,

31173,

61738,

67617,

72627,

80738,

99609,

99618,

99627,

99636,

99645,

99654,

99663,

99672,

99681,

99690,

99699,

99708,

99717,

99788,

7162,

16327,

18453,

50123,

61739,

67618,

74036,

80740,

99610,

99619,

99628,

99637,

99646,

99655,

99664,

99673,

99682,

99691,

99700,

99709,

99718,

99789,

11115,

17340,

18454,

57143,

61741,

67619,

77450,

8851(…),

99611,

99620,

99629,

99638,

99647,

99656,

99665,

99674,

99683,

99692,

99701,

99710,

99781,

99790,

13171,

17376,

18455,

58441,

62370,

67620,

78153,

91062,

99612,

99621,

99630,

99639,

99648,

99657,

99666,

99675,

99684,

99693,

99702,

99711,

99782,

126763,

14369,

18447,

18456,

58443,

67612,

67621,

78154,

91063,

99613,

99622,

99631,

99640,

99649,

99658,

99667,

99676,

99685,

99694,

99703,

99712,

99783,

126764,

14370,

18448,

20041,

60170,

67613,

67622,

78161,

91064,

99614,

99623,

99632,

99641,

99650,

99659,

99668,

99677,

99686,

99695,

99704,

99713,

99784,

126765,

14371,

18449,

22435,

61718,

67614,

67623,

78162,

99606,

99615,

99624,

99633,

99642,

99651,

99660,

99669,

99678,

99687,

99696,

99705,

99714,

99785,

14372,

18450,

27508,

61736,

67615,

68035,

78163,

99607,

99616,

99625,

99634,

99613,

99652,

99661,

99670,

99679,

99688,

99697,

99706,

99715,

99786,

126766,

14373,

18451,

31172,

61737,

67616,

68036,

78164,

99608,

99617,

99626,

99635,

99644,

99653,

99662,

99671,

99680,

99689,

99698,

99707,

99716,

99787,

126767,

126768,

126776,

126784,

126792,

126709,

126777,

126785,

126793,

126770,

126778,

126786,

126794,

126771,

126779,

126787,

126795,

126772,

126780,

126788,

126796,

126773,

126781,

126789,

126797,

126774,

126782,

126790,

126798.

126775,

126783,

126791,

N°

NOMS ET DOMICILE.

de la Fontaine, Adrien, à Luxem-

bourg.

Weydert, Nic., menuisier, Ober-

anven.

Mousel, J.-B., cultivateur à Sand-

weiler.

Brandenbourger, Henri, cafetier et

agent d'affaires à Luxembourg.

Schwinnen, Henri, receveur com-

munal à Differdange.

Deprez, Daniel, agent industriel à

Esch s/Alz.

Engel, Ferdinand, employé d'usine

à Differdange.

Jungers, Jacques, représentant de

commerce à Merl.

Raths, Pierre, marchand à Roodt

s|Sûre.

QUALITÉ.

Agent général.

Agent.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

COMPAGNIES D'ASSURANCES.

« L'Union« Compagnie d'assurance

sur la vie humaine à Paris.

Germania, Lebens - Versicherungs-

Actien-Gesellschaft à Stettin.

1) Gladbacher Feuer-Versicherungs-

Gesellschaft.

2) Magdeburger Hagel-Vers.-Gesell-

schaft.

3) Germania, Lebens-Versicherungs-

Actien-Gesellschaft à Stettin.

La Confiance, Compagnie d'assu-

rance sur la vie et contre l'in-

cendie.

1 ) Gladbacher Feuer-Versicherungs-

Gesellschaft.

2) Germania, Lebens-Versicherungs-

Actien-Gesellschaft à Stettin.

1) Le Kosmos, Compagnie d'assu-

rances sur la vie à Zeist.

2) Compagnie de Bruxelles (in-

cendie).

4) Gladbacher Feuer-Versicherungs-

Gesellschaft.

2) Germania (vie).

Victoria à Berlin.

1) Gladbacher Feuer-Vers.-Ges.

2) Magdeburger Hagel-Vers. Ges.

3) Germania (vie).

Agréation.

3 juin.

Luxembourg, le 30 juin 1908

Relevé des agents d'assurances agréés pendant le mois de juin 1908.

des

Grand-Duché de Luxembourg.

Annexe au N° 41 de 1908.

RAPPORT GÉNÉRAL

SUR LA

SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE

pendant l'année 1907.

Importations.

Mk. 5,805,8 millions.

»

6,321,1

»

»

6,854,5

»

»

7,436,3

»

»

8,438,6 »

»

8,863,4

»

Exportations.

Mk. 4,812,8 millions.

»

5,130,3

»

»

5,315,6 »

»

5,841,8

»

»

6,478,6

»

»

7,120,7 »

Memorial

Großherzogthums Luxemburg.

DU

Considérations

générales.

L'année 1907 marque à la fois l'apogée de la période d'activité prodigieuse qui avait

commencée après la liquidation de la crise de 1900 et le début d'une période de ralentisse-

ment d'affaires, qui revêt plutôt le caractère d'une dépression économique que d'une véritable

crise.

Au point de vue du volume des transactions et des résultats financiers, le bilan de l'année

1907 se présente sous un aspect extrêmement favorable

l'industrie était largement

occupée par des stocks d'ordres provenant de l'année précédente, l'ampleur des transactions

dépassait encore celle des années les plus prospères.

La balance du commerce du Zollverein renseigne le mouvement suivant des importations

et des exportations pour les six dernières années

A une augmentation des importations de 428,8 millions, soit de 5 pCt., correspond une

augmentation des exportations de 642,1 millions, soit de 10 pCt. L'accroissement des demandes

à l'exportation compensait dans une mesure très remarquable les rares insuffisances de la

demande intérieure.

ce qui donne une moyenne de 6,03 pCt., contre une moyenne de 5,15 pCt. en 1906 et de

3,82 pCt. en 1905.

Ces chiffres nous expliquent que l'industrie et le commerce n'aient pu continuer à lutter

avec succès contre la cherté excessive de l'argent et que les affaires aient fini par se ralentir

considérablement vers la fin de l'année. Un développement anormal de la situation monétaire

a pu être constaté sur tous les marchés de l'Europe et de l'Amérique : c'est ainsi que la Banque

de France élevait son taux d'escompte jusqu'à 4 ½ pCt., ce qui ne s'était plus produit depuis

la crise de 1900 ; le maximum du taux d'escompte de la Banque d'Angleterre a été de 7 pCt.

et celui de la Banque Nationale de Belgique de 6 pCt.

Les causes de cette perturbation dans la vie économique des nations ont été les mêmes

partout : l'énorme augmentation de la production et de la consommation, l'élévation constante

du prix des matières fabriquées, le renchérissement des produits agricoles par suite des

mauvaises récoltes — et dans le Zollverein aussi par suite de la politique douanière et com-

merciale — ont été autant de facteurs qui ne pouvaient manquer d'exercer une néfaste

influence sur la marche du commerce et de l'industrie.

Un besoin de capitaux énormes, auxquels les seuls bénéfices étaient loin de pouvoir

Les produits bruts, obéissant à des syndicats ou à des conventions de prix, gardaient

leurs positions, renchérissaient encore

Parmi ces matières premières nous citerons parti-

culièrement la houille. Malgré l'accroissement considérable de la production et des impor-

tations, les quantités disponibles ne suffisaient pas toujours aux besoins de la consommation

et l'industrie n'était pas seulement obligée de passer par les prix élevés, mais elle éprouvait

parfois des difficultés à obtenir l'exécution de ses spécifications. Les métaux, comme le cuivre,

le plomb, l'étain et le zinc, atteignaient des prix exorbitants jusqu'à la débâcle américaine,

Vers la fin de l'année, lorsque la baisse s'exerçait sur les produits fabriqués, les matières

premières et les demi produits gardaient encore leurs prix de la période de prospérité.

Si, pendant les premiers mois, l'intensité de la production et des échanges se continuait

sans interruption et sans signe de défaillance, de vagues pressentiments d'un revirement

prochain commençaient à ébranler la confiance du marché dans le courant de l'été. L'approche

d'une de ces liquidations périodiques s'annonçait. Il devenait de plus en plus évident que dans

l'entrain des affaires la mesure avait été dépassée. L'envergure même du développement

économique n'avait plus le don de séduire les consommateurs, dont le pouvoir d'achat se

trouvait diminué par suite des prix élevés. Vers le commencement de l'automne, la liqui-

dation se dessinait nettement.

Le fait dominant de l'année est la tension extraordinaire du taux d'escompte des banques

régularisatrices. Parmi ces dernières, celle qui nous intéresse le plus, est la Banque de l'Em-

pire d'Allemagne où le taux d'escompte a atteint un maximum de 7 ½ pCt. et un minimum de

5 ½ pCt., fait qui ne s'était pas encore produit depuis l'existence de cet établissement. C'est

dire que pendant l'année 1907 la crise monétaire a atteint des proportions extraordinaires.

Les variations dans le taux officiel de la Reichsbank ressortent comme suit

du 1er janvier au 20 janvier

du 21 janvier au 22 avril

du 23 avril au 28 octobre

du 29 octobre au 7 novembre

du 8 novembre au 21 décembre

7%

6%

5 %

6 %

7 ½ %

faire face, en était la conséquence : le recours au crédit atteignait donc des proportions inouïes

et provoquait l'élévation constante et croissante du loyer de l'argent.

On peut y ajouter la

panique qui s'est produite dans les Etats-Unis de l'Amérique du Nord, laquelle a eu pour

conséquence une lutte effrénée pour la protection des encaisses métalliques de la part des

banques régularisatrices du marché monétaire

Le problème de la cherté des vivres s'est encore posé dans toute sa force pendant l'année

1907. La prospérité économique même, selon une loi connue, a poussé les prix à la hausse

sans que les augmentations des salaires aient compensé réellement les augmentations des

dépenses. Sans doute, dans le cours de l'année, les prix du bétail et de la viande en gros

ont notablement baissé. Mais, outre que les petits intermédiaires n'ont pas fait profiter leurs

clients de toute la diminution intervenue, les prix du pain, du charbon, du pétrole etc. ont

considérablement augmenté et rendu plus difficile la vie ouvrière, plus chère la main-d'œuvre.

Le prix du blé augmentait dans des proportions alarmantes. L'augmentation des droits

d'entrée commençait à faire sentir ses effets vers la fin de l'année 1906 pour s'accentuer

encore en 1907. En novembre les prix atteignaient leur point culminant pour redescendre

lentement à la faveur de l'augmentation de l'offre. Vers la fin de l'année, le prix du froment

dépassait encore de 56 fr. et celui du seigle de 20 fr. environ les prix pratiqués au début de

l'année.

La hausse générale des prix qui s'est opérée graduellement, mais sans arrêt, depuis le

commencement du siècle, est devenue pour les classes ouvrières et la moyenne bourgeoisie

une cause de malaise croissant. En présence des progrès multiples qui agissent sans inter-

ruption pour abaisser, dans la plupart des industries, les frais de production, cette hausse

devient un fait difficile à expliquer. L'accaparement et la spéculation ne sauraient fournir

une explication suffisante de ce mouvement général. Il est hors de doute que l'augmentation

considérable de la production de l'or, qui a quadruplée depuis un quart de siècle, a diminué

très sensiblement le pouvoir d'achat de ce métal et exercé une part d'influence assez consi-

dérable sur la hausse des prix.

Une part d'influence autrement forte appartient à la guerre civile du capital et du travail

et à l'intervention philanthropique, protectionniste et fiscale de l'Etat dans la production. Les

charges que les Etats modernes font peser sur la généralité des branches d'industrie, la raré-

faction et le renchérissement artificiel des capitaux causés par leurs emprunts de guerre,

absolument improductifs, et qui sont la graîne des emprunts futurs, ont considérablement

augmenté les frais que les progrès mécaniques, chimiques et autres avaient diminués au

bénéfice du consommateur.

Le marché du travail, où l'offre était loin de suffire pendant une grande partie de l'année,

a conservé une fermeté relative, malgré le ralentissement des affaires qui s'est marqué vers

la fin de l'année. A cette époque même, le fléchissement de la main-d'œuvre était moins con-

sidérable que de coutume.

L'action des trusts et syndicats, tout en se manifestant avec moins d'éclat que pendant les

années précédentes, n'en a pas été moins énergique : c'est elle qui, en somme, a empêché la

dépression économique, à laquelle nous assistons, de se transformer en crise. Il est à remarquer

cependant que le mouvement de l'industrie et du commerce vers la concentration a fait des

progrès moindres que pendant les cinq dernières années.

Il est encore difficile, à l'heure actuelle, de mesurer les effets que le nouveau tarif douanier,

mis en vigueur le 1er mars 1906, qui a augmenté les droits sur les blés, les matières premières

en général, les demi-fabricats et les fabricats, exercera fatalement sur le développement de

l'industrie.

La prospérité économique au milieu de laquelle il a été introduit, n'a pas permis,

à cette époque, d'en sentir la répercussion. L'exode de certaines industries du Zollverein a été

assez important cependant pour être relevé.

Depuis le commencement de l'année 1908, la liquidation se poursuit lentement, sans trop

de difficultés ni de souffrances

A la période d'activité fiévreuse a succédé une période

l'accalmie, de recueillement, de baisse des prix

Si l'on veut faire un rapprochement avec la crise de 1900, ou peut dire que cette dernière

fut soudaine et d'autant plus terrible, tandis qu'aujourd'hui nous nous trouvons en face d'une

situation prévue depuis un certain temps déjà, à laquelle on s'est préparé.

Travaux de la Chambre de commerce

Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1906, nous signalerons

particulièrement celles qui suivent

Réforme du protêt.

En vue de l'étude d'un avant-projet de loi chargeant les employés des postes du recou-

vrement d'effets commerciaux tirés sur des places où ne réside pas d'huissier, ainsi que de la

réduction des protêts en cas de refus d'acceptation ou de paiement, le Gouvernement, pour

répondre à un désir exprimé par le Conseil d'Etat, avait demandé l'avis de la Chambre de

commerce sur la question de savoir « si, dans la pratique, la législation actuelle a déjà pré-

senté des inconvénients et si, notamment, il est déjà arrivé qu'un porteur d'un effet de com-

merce n'est pas parvenu à le faire protester en temps utile, faute d'avoir trouvé un officier

ministériel qui aurait pu procéder à ce devoir. »

Il n'est pas arrivé à la connaissance des membres de la Chambre que le porteur d'un

effet ne soit pas parvenu à le faire protester en temps utile, faute d'avoir trouvé un officier

ministériel qui aurait pu dresser le protêt.

De l'avis unanime, l'inconvenient signalé par le

Conseil d'Etat ne semble pas exister.

D'ailleurs, la Chambre ne croit pas devoir engager le Gouvernement à modifier la législation

actuelle en ce sens que les employés des postes seraient chargés de la rédaction des protêts

en cas de refus d'acceptation ou de paiement

La poste a de la peine à suffire aux exigences

croissantes de son service, qui se compliquerait encore par l'adjonction d'une branche nou-

velle, dont le besoin ne se fait pas sentir. Elle serait forcée ainsi d'éparpiller son activité, ce

qui ne serait pas à l'avantage du commerce, intéressé à une bonne marche du service postal.

Par contre, nos industriels et commerçants désirent vivement une diminution des for-

malités dont le protêt est entouré, et surtout une diminution des frais de protêt. Le coût du

protêt est démesuré. La déclaration remplaçant le protêt, prévue par la loi du 6 mai 1874,

offre, il est vrai, une ressource très sérieuse aux porteurs d'effets de commerce désireux

d'éviter les frais élevés du protêt, mais elle présente l'inconvénient de ne pas pouvoir être

appliquée dans une série de cas.

Insuffisance des communications sur la ligne de Wiltz.

Plusieurs membres de la Chambre de commerce avaient signalé, dans la séance du

7 mars, l'insuffisance des communications par chemin de fer que possède la ville de Wiltz,

le nombre des trains, qui est de quatre par jour, ne paraissant pas en rapport avec les

besoins de la localité, dont l'industrie s'est considérablement développée au cours des der-

nières années.

La Chambre avait donc proposé au Gouvernement les modifications suivantes à l'horaire

en vigueur sur la ligne de Wiltz

1° de transformer le train, qui part de Wiltz à 4 h. 15 les jours de marché seulement, en

une correspondance régulière, l'intervalle entre le troisième train du matin et l'unique train

du soir étant manifestement trop étendu ;

2° de transformer également le train, qui part de Kautenbach pour Wiltz à 10 h. 07 les

dimanches et jours fériés, en une correspondance régulière. Il semble indispensable, en

tout cas, que ce train soit mis en marche encore un jour de la semaine, p ex. le jeudi.

A la suite de cette réclamation, la Société du Prince-Henri a créé la deuxième corres-

pondance proposée, sous la réserve expresse de la supprimer, si le produit ne la justifiait

pas ; celle de 4 h. 15 a été formellement refusée pour le motif que le besoin ne s'en faisait

pas sentir, et que, du reste, elle ne ferait jamais ses frais.

A ces arguments la Chambre de commerce a opposé, dans sa séance du 16 décembre,

entre autres, qu'à plusieurs reprises, la Société du Prince-Henri a fait des essais avec le train

de 8 h. 52 du soir, qui fut créé au cours d'une saison pour être supprimé plus tard, avant que

la majeure partie du public, et même les habitants de la localité, en eussent seulement soup-

çonné l'existence, mais que ce procédé ne permet pas de tirer des conclusions, car il est

évident qu'il faut laisser au public le temps de s'habituer aux nouvelles correspondances.

Sur la ligne de Wiltz à Kautenbach il n'existe plus aujourd'hui de train de voyageurs

proprement dit. Tous les trains dans les deux directions sont mixtes. Par suite du déve-

loppement du trafic des marchandises, la Société se verra forcée de créer des trains spéciaux

de marchandises, et ce sera certainement le cas lors de la mise en exploitation par l'État des

carrières de Merkholtz, qui devront fournir la majeure partie de la pierraille pour les routes

de l'État.

En créant dès à présent le train de 4 h 15, la Société pourrait décharger les trains

mixtes qui circulent actuellement et écouler l'excédent des marchandises, mettre à couvert,

dans une large mesure, sa responsabilité relativement à la sécurité des voyageurs et donner

satisfaction au public. Ce train créerait les communications les plus commodes avec la Bel-

gique et l'Allemagne. Il suffirait p. ex. de retarder le train Luxembourg-Trèves de 5 minutes

pour permettre aux voyageurs de Wiltz d'avoir la correspondance pour Trèves-Coblence.

A cette occasion il y a lieu de signaler encore l'insuffisance des quais de chargement et

de déchargement de la gare de Wiltz. Ces quais ne répondent plus aux besoins du service,

car il est impossible de charger ou de décharger un wagon sans être forcé de le déplacer

plusieurs fois pour permettre les manœuvres

Les jours de foire et d'encombrement, il est

impossible de charger ou de décharger tranquillement et sans danger.

Création de nouveaux trains express vers le Bas-Rhin.

Le bourgmestre de Dusseldorf avait demandé l'appui de la Chambre de commerce de

Luxembourg dans la question de la création de nouveaux trains express entre les centres in-

dustriels de la Sarre et de la Ruhr par Dusseldorf.

La Chambre a jugé qu'il ne lui appartenait pas de prendre position dans une question

qui sort évidemment de sa sphère d'activité et ne semble présenter aucune importance au

point de vue des intérêts luxembourgeois. Elle a engagé néanmoins le Gouvernement —

pour le cas où les nouveaux trains express faisant l'objet de cette communication venaient à

être créés — de bien vouloir examiner la question des correspondances qui pourraient nous

être assurées par ces trains.

Colportage.

A la date du 9 août, la Chambre a soumis au Gouvernement un mémoire relatif aux abus

croissants de la concurrence qui lui avait été adressé par plusieurs photographes du pays.

Les maisons intéressées se plaignent en particulier des procédés illicites que la concurrence

étrangère, aidée par des colporteurs peu scrupuleux, met en usage pour obtenir des com-

mandes pour agrandissements de photographies.

La Chambre a constaté que les abus signalés s'exercent ici, depuis quelques années,

sur une large échelle et causent un préjudice sérieux à l'industrie indigène Elle a donc prié

le Gouvernement de bien vouloir réagir énergiquement contre ces abus.

Centralisation du service postal dans le nouvel hôtel des postes.

La Chambre a examiné, dans sa séance du 26 décembre, la question de savoir si la

centralisation du service postal dans le nouvel hôtel des postes ne se ferait pas au désavantage

du quartier essentiellement industriel de Luxembourg-gare Hollerich.

Aux alentours de la gare centrale, il s'est créé des industries très considérables qui ont

un intérêt à être desservies promptement par la poste. Il paraît que, s'inspirant de cette

considération, le Gouvernement avait projeté d'installer la poste centrale dans les nouveaux

bâtiments de la gare, mais que ce projet a été abandonné depuis, à cause de l'insuffisance des

locaux qui auraient pu y être affectés. Le projet actuel, de centraliser le service postal à

l'intérieur de la ville, a fait naître certaines appréhensions. Plusieurs membres craignent

qu'il n'en résulte une complication du service entraînant un retard forcé dans la distribution

des correspondances pour le quartier Gare-Hollerich ; ils craignent surtout de voir réduire

le bureau des postes de la gare à un simple bureau de transit, n'offrant ni ressources ni com-

modité pour le public.

D'autres membres, par contre, estiment que ces craintes ne sont pas justifiées et que la

centralisation projetée aura pour effet de simplifier dans une mesure appréciable le service

postal au profit même de l'agglomération Gare-Hollerich.

Comme la Chambre n'a pas à sa disposition les documents indispensables pour se pro-

noncer sur la valeur de ces arguments, elle se rallie à l'unanimité à la proposition suivante

d'exprimer au Gouvernement le vœu que la centralisation du service postal dans le nouvel

hôtel des postes se fasse dans le sens d'une simplification de ce service et que celui ci soit

organisé de manière à ne pas léser les intérêts de l'agglomération industrielle Gare Hollerieh.

Création d'une chambre d'artisans.

La Chambre avait chargé une Commission, composée de MM. Duchscher, Mongenast et

Schrœll, de l'examen d'une proposition de loi relative à la création d'une chambre d'artisans

émanant de l'initiative parlementaire. L'avis proposé par cette Commission a été adopté dans

la teneur suivante par l'assemblée plénière du 7 mars

Partout le métier cherche à s'organiser pour sortir de la situation difficile qui lui est faite

par le développement prodigieux de l'industrie. Mais, dans ses aspirations pour s'associer

au progrès, il lui manque le moyen de défendre ses intérêts, de faire entendre ses plaintes,

d'obtenir satisfaction pour ses besoins légitimes. Les efforts successifs qui ont été faits, ces

temps derniers, dans des assemblées ou des conférences, par certains groupes d'artisans, en

vue de rechercher les moyens propres à ramener le métier à un état normal, sont une preuve

évidente qu'il manque un point d'appui pour grouper ces énergies individuelles, éparpillées,

mal coordonnées.

Nos artisans ont aujourd'hui la conviction intime que, s'ils devaient continuer les anciens

errements, ils s'exposeraient aux conséquences les plus funestes. Ils sont persuadés que

l'organisation du métier sur une base moderne, tant au point de vue de l'effort professionnel

qu'à celui de la représentation dans toutes les questions économiques qui s'y rattachent, ne

saurait être différée plus longtemps. L'agriculture, l'industrie et le commerce sont secondés

par des représentations officielles, qui concentrent, groupent leurs efforts ; c'est donc à bon

droit que le métier réclame, à son tour, une représentation officielle, une chambre d'artisans.

Si utiles et féconds que puissent être les efforts de certains groupes d'artisans, si en-

courageante que soit la coopération en vue du but à atteindre, il est fort à redouter que, sans

la création d'un organisme spécial, d'une représentation officielle, recrutée parmi les capa-

cités du métier lui-même et réglée par une loi, la question ne sortira jamais du domaine de

la théorie. Seule une chambre, munie des attributions nécessaires, composée d'hommes

sortis de la pratique, efficacement protégée et appuyée par les pouvoirs publics, sera à même

de s'occuper avec succès de la réorganisation du métier.

Un examen détaillé das questions dont cette chambre aura à s'occuper, nous mènerait

fort loin. Il appartient d'ailleurs, en première ligne, aux représentants autorisés du métier

eux-mêmes de tracer leur programme. Parmi ces questions, nous en signalerons cependant

trois, dignes de figurer en tête du programme d'une chambre d'artisans luxembourgeoise

1° la règlementation de l'apprentissage;

2° la suppression de l'abus du crédit ;

3° la réforme de la routine actuelle dans les soumissions pour les travaux de l'État et

des communes.

Au sentiment de la Chambre, la réglementation de l'apprentissage forme un des points

essentiels de ce programme. Depuis l'abolition du système corporatif, la décadence de l'ap-

prentissage s'est accentuée chez nous, surtout dans les grands centres industriels, ef c'est à

peine s'il en reste quelques vestiges dans les campagnes. L'apprenti est souvent considéré

aujourd'hui comme de la main-d'œuvre à bon marché. Parfois, l'apprentissage n'est qu'une

forme paternelle de l'exploitation.

Une cause de cette situation, c'est l'inorganisation, l'absence d'organisation sociale du

métier. Autrefois l'apprentissage était confié aux corporations qui le surveillaient avec un

soin jaloux : pour acquérir le droit de maîtrise, l'apprenti devait soumettre ses capacités à

des jurés. La Révolution française, en supprimant les corporations, laissait l'individualisme

le plus illimité entrer dans l'industrie ; l'apprentissage tombait en désuétude et les liens entre

patrons et apprentis se relâchaient.

De toutes parts, le sentiment des intérêts froissés a donc enfanté un mouvement de

retour très marqué vers le groupement des individus atteints par le dommage commun.

L'esprit d'association est partout. La représentation professionnelle et corporative est détruite,

mais l'idée corporative ou syndicale est bien vivante. Cette survivance inconsciente du vieil

esprit est plus que de l'atavisme : elle témoigne d'un besoin obscur du métier à s'organiser,

à se grouper pour la défense de ses intérêts communs. Il y a, clans cette conception, un

instinct juste, une vue d'avenir.

Nous abandonnons les anciennes corporations volontiers à la critique : créées pour pro-

téger le travail, elles ont fini par l'asservir. Dans les Etats européens, elles appartiennent à

l'histoire ; les pays neufs ne les ont jamais connues. Suivant le mot de Turgot : « on avait

fini par considérer le droit de travailler comme un droit royal que le prince pouvait vendre

et que les sujets devaient acheter ». En les supprimant, la Révolution n'a pas distingue

cependant l'idée, qui était juste, de la forme, qui était vicieuse. De nouvelles associations

se sont formées depuis, qui répondent au même besoin que les anciennes, mais le principe

des unes et des autres est différent : les corporations d'autrefois étaient fondées sur le privi-

lège, celles d'aujourd'hui sont fondées sur la liberté.

L'organisation du métier en Allemagne est basée sur le système corporatif; on y a rem-

placé les anciens « Zunfte » par les nouvelles « Innungen », qui sont aussi des associations

professionnelles, mais ni obligatoires, ni puissantes et forment plutôt une manière de décor.

Ce système ne saurait s'adapter à notre organisation sociale avec les traits constitutifs qui la

distinguent. Dans son unité organique, la corporation est bien morte.

C'est donc entre les mains de la chambre d'artisans qu'il faut placer l'organisation et la

surveillance de l'apprentissage. Cette tâche suffirait à elle-seule à justifier sa création La

Chambre estime même que, si la création d'une chambre d'artisans devait subir des retards, les

pouvoirs devraient s'occuper incessamment du règlement de l'apprentissage, en attendant qu'une

chambre d'artisans vienne leur prêter son concours.

L'obstacle le plus sérieux que, de nos jours, rencontre une organisation rationnelle de

l'éducation professionnelle des élèves du métier, consiste dans la spécialisation du travail.

Lorsque des apprentis sont admis dans des ateliers d'une certaine importance, on les y des-

tine la plupart du temps à produire l'une ou l'autre spécialité et, généralement, ils restent

occupés à un seul genre de travail pendant toute la durée de leur période d'apprentissage.

Il est évident que, dans de telles conditions, il ne peut être question d'un apprentissage

sérieux du métier. Le spécialiste qui, pendant toute la durée de son apprentissage, n'aura

manié qu'une seule machine et ne connaîtra que celle-ci ou n'aura appris à faire qu'une

partie d'un produit, une pièce d'un ensemble, ne pourra, après avoir achevé son apprentis-

sage, prétendre à aucune sorte d'habileté professionnelle

Son éducation professionnelle ne

dépassera guère le niveau de celle d'un simple manœuvre.

S'inspirant de la nécessité absolue de fournir au métier, pour le renouvellement de ses

cadres, un contingent de jeunes gens vraiment aptes à la besogne, certains grands établisse-

ments industriels de l'étranger, et notamment ceux qui appartiennent à l'Etat, se sont décidés

à créer, pour la formation des apprentis, des sections spéciales placées sous la surveillance

de chefs-ouvriers capables, offrant les garanties voulues au point de vue des connaissances

théoriques et pratiques.

Dans la petite industrie, c'est-à-dire chez les petits patrons, on pêche au sujet de l'édu-

cation professionnelle en tant que, pendant toute la durée de leur période d'apprentissage,

le temps des apprentis est généralement pris par des occupations qui n'ont aucun rapport

avec le métier. Il arrive en effet trop souvent qu'on les astreint à des travaux domestiques

ou agricoles.

Il est inutile d'insister sur l'influence néfaste qu'un pareil état de choses ne peut manquer

d'exercer sur un jeune ouvrier ; les mauvaises habitudes contractées pendant la jeunesse,

jointes au manque de connaissances professionnelles, en feront une recrue d'une valeur

douteuse.

Un moyen de remédier à l'abus qui, de l'avis unanime, est fait des apprentis, consisterait

dans l'introduction obligatoire d'un contrat d'apprentissage, définissant, d'une manière claire

et précise, les droits et devoirs du patron et de l'apprenti, dont la stricte et loyale observation

serait garantie par la signature du patron, des parents ou tuteurs de l'apprenti et de l'apprenti

lui-même. Ce contrat ne se bornerait pas à fixer la durée de l'apprentissage ; il devrait in-

diquer également de quelle manière l'éducation professionnelle de l'apprenti se fera. Il y

aurait lieu d'y insérer, en outre, la condition qu'une fois l'apprentissage terminé, les résultats

en seront constatés par un examen, dont le programme serait établi par la chambre d'artisans

à instituer et formerait l'une de ses principales préoccupations.

La Chambre est d'avis qu'un examen de ce genre serait de nature à exercer une influence

des plus salutaires sur les efforts tentés pour ramener le métier à la situation normale qu'on

est en droit de lui souhaiter. En tout cas, il aurait pour résultat de faire renaître l'intérêt

professionnel et l'amour du métier, et il est certain que le jour où le jeune artisan, après

avoir accompli son apprentissage, aurait passé son examen, resterait un des plus mémorables

de sa vie. Non seulement cette preuve de capacité lui indiquerait la voie à suivre pour l'avenir

l'indépendance et la confiance rassurante dans sa position et l'amour de celle-ci en seraient

également les conséquences.

L'effet moral ne serait guère moindre. Le manque de caractère cèderait alors à la fermeté

qui était l'apanage de l'ancien métier. Il serait superflu d'insister sur l'importance qu'acquer-

rait une classe moyenne, moralement et économiquement saine, dans notre organisation

sociale actuelle.

Les chambres d'artisans fixeraient les conditions auxquelles les jeunes compagnons

devraient suffire au point de vue de leur habileté professionnelle et de leurs connaissances

théoriques. En tout cas, elles devraient établir une différence entre les apprentis des cam-

pagnes et ceux de la ville, où les écoles professionnelles fournissent de plus amples ressources

pour l'enseignement théorique.

Pour l'admission dans les administrations de l'État et dans certaines grandes entreprises

industrielles ou commerciales, les candidats doivent se soumettre à la formalité de l'examen.

Un candidat, intelligent ou non, qui voudrait s'y soustraire, diminuerait beaucoup ses chances

de réussite. Et du moment qu'on voit l'Administration des Postes imposer un examen même

aux candidats-facteurs, n'est-on pas en droit d'admettre l'utilité et même la nécessité d'un

pareil examen pour l'artisan ? D'ailleurs, cet examen ne serait pas uniquement la sanction

officielle de l'aptitude du jeune artisan ; il permettrait aussi — et ceci forme un point essentiel

— de se rendre compte si le patron a rempli consciencieusement les engagements pris à son

égard, et l'on arriverait ainsi peu à peu à ne confier l'enseignement professionnel de la

jeunesse qu'à de bons patrons, ayant fourni leurs preuves sous ce rapport. Le métier ne

pourrait qu'en profiter.

Au sujet de l'abus du crédit pratiqué dans le métier et dans la petite industrie, on est

unanime à reconnaître qu'il finira par conduire les petits producteurs vers la ruine.

En examinant de près l'influence que la vente au comptant exerce sur le développement

des grands magasins et bazars, on pourra se faire une idée exacte des conséquences fatales

du crédit abusif. Nous citons ces établissements en première ligne parce que, au point de

vue du mouvement du capital, ils peuvent passer pour des modèles du genre. Ne vendre

qu'au comptant, même à bon marché, et faire le plus grand chiffre d'affaires possible, tel est

aujourd'hui le principe, non seulement des grands magasins et des bazars, mais de toutes

les entreprises qui veulent prospérer.

C'est dans le renouvellement rapide de son capital que le commerçant d'aujourd'hui doit

chercher son salut, car ce renouvellement seul peut le préserver des pertes d'intérêts et du

manque des fonds nécessaires à l'exploitation de son commerce. On sait, en effet, qu'il est

beaucoup plus dangereux et plus difficile de travailler avec de l'argent étranger qu'avec ses

propres fonds. Et cependant, parmi les artisans, les petits industriels et les petits com-

merçants, ils sont nombreux ceux dont le capital, bien que modeste, suffirait amplement a

assurer la bonne marche des affaires, s'ils savaient veiller à un renouvellement régulier de

ce capital. Plus d'un artisan pourrait travailler, satisfait de son métier, si son petit capital

n'était morcelé en de nombreuses parcelles et immobilisé chez des clients, où il ne saurait

obtenir un règlement qu'en recourant aux voies de droit.

Très suggestive serait, pour l'artisan ou le petit commerçant, une comparaison entre sa

fortune placée à crédit dans les marchandises fournies et la valeur de l'argent prêté par les

banques. Cette comparaison, dans laquelle entrerait la somme des intérêts et commissions,

leur permettrait d'apprécier les perles qui résultent pour eux du crédit abusif, de se rendre

compte que ce qui constitue pour les prêteurs une source de bénéfice est pour eux une source

de perte, d'appauvrissement : nous parlons ici de l'intérêt.

La marchandise du banquier, l'argent, diffère en principe de la marchandise de l'artisan,

les produits bruts ou fabriqués, ses efforts physiques, son travail. Mais on aurait tort d'ap-

précier différemment le travail de l'artisan et celui du banquier. Celui-là a immobilisé ses

capitaux dans les marchandises qu'il fournit, dans son labeur professionnel. Il a donc un

droit égal de tirer profit du loyer de son capital que le prêteur, ou, ce qui en principe revient

au même, à la vente au comptant ou au paiement d'un intérêt, s'il doit accorder du crédit.

Nous n'ignorons pas que, parmi les artisans, les petits industriels et les petits commer-

çants, l'opinion erronée est très répandue que sans crédit il n'y a pas d'affaires. Ce mensonge

économique dérive d'une conception fausse des besoins du commerce. Une autre erreur

consiste à affirmer que la concurrence en est cause. Ces habitudes qui entraînent des pertes

d'argent doivent être extirpées sans merci. Ce n'est qu'alors qu'on pourra songer à ce qu'il y

a lieu de faire pour parer à la concurrence, et l'on arrivera à ce résultat que le meilleur

moyen est de servir ses clients loyalement. L'honnêteté et les soins intelligents restent rare-

ment sans récompense.

Nous appelons donc de nouveau l'attention du Gouvernement sur une proposition anté-

rieure de notre Chambre (Rapport du 17 nov. 1903) tendant à voir régler par voie législative

en faveur de notre petit commerce et de nos artisans la perception d'un intérêt, sans passer

au préalable par une convention particulière.

L'initiative privée ne saurait résoudre cette question. L'intérêt conventionnel n'est pas

réalisable dans la pratique de ces petites affaires et le petit commerçant aurait trop à souffrir

de la concurrence s'il se mettait à appliquer des conditions apparemment onéreuses, sans

être couvert dans son procédé par une mesure générale. En Allemagne, il est tenu compte

de cette situation ; la loi y autorise la perception de l'intérêt « vom Tage der falligen Forde-

rung an ».

Non moins urgente est la réforme du régime des soumissions qui ne cesse de faire des

victimes parmi les artisans et les petits industriels.

Tout objet d'une transaction commerciale quelconque comporte deux éléments bien dis-

tincts : 1° le prix de revient, 2° la somme revenant de droit au vendeur ou au producteur à

titre de bénéfice, le bénéfice de l'entrepreneur.

Dans le prix de vente obtenu figurent donc

le prix de revient et le surplus, vulgairement appelé bénéfice.

Dans l'adjudication des travaux pour l'Etat ou les communes, c'est généralement l'admi-

nistration elle-même qui fixe le prix de vente et le prix de revient de ces travaux. Dans les

devis figurent, mélangés, le prix de revient et le bénéfice de l'entrepreneur. Pour pouvoir se

rendre compte jusqu'où il lui est permis d'aller dans ses surenchères ou sousenchères, il doit,

par un travail comptable, scinder ces deux éléments. Il doit veiller avant tout à ce que, tout

en voulant travailler le meilleur marché possible, il n'opère en aucun cas au détriment de son

propre prix de revient.

Le mode de soumission encore en vigueur chez nous ne tient nul compte de ce principe.

Le devis officiel une fois connu, la concurrence s'exerce d'après le système des surenchères

et sousenchères en pourcentages, dont la portée échappe généralement à l'entrepreneur moins

instruit.

C'est dans cette ignorance qu'il faut chercher la plupart du temps la cause des pertes,

très sensibles parfois, sans que l'entrepreneur se rende compte, l'entreprise une fois achevée,

à quelle circonstance il doit les attribuer. Il se trouve en présence d'une énigme, dont il a un

sentiment vague déjà pendant l'exécution du travail, mais dont il cherche vainement la

solution.

Avant la date fixée pour l'adjudication on se contente d'habitude de s'informer de l'atti-

tude de la concurrence et, sans y réfléchir autrement, on offre un rabais de 20 pCt. et même

au-delà, car on dit bien à tort que ce que l'un peut faire à ce prix, l'autre peut le faire égale-

ment. On se fie d'ailleurs aux devis officiels, dont les chiffres sont supposés être suffisamment

élevés.

Nous expliquerons l'origine de ces pertes par un exemple. Supposons qu'il s'agisse d'un

objet figurant au devis pour 1000 fr. et admettons que, dans cette somme, le bénéfice de

l'entrepreneur figure pour 200 fr. Le prix de revient de l'objet ressort ainsi à 800 fr. Si, lors

de l'adjudication, il est fait un rabais de 25 pCt, le résultat s'établit comme suit

25 pCt. de rabais sur le prix de revient, soit

25 pCt.

id.

bénéfice de l'entrepreneur soit .

soit ensemble

200 fr.

50 »

250 fr.

Ce simple calcul prouve qu'avec un rabais de 25 pCt., l'entrepreneur ne renonce pas

seulement à tout bénéfice, mais qu'il fait encore un sacrifice involontaire de 50 fr., sans parler

de la perte de temps, qui représente également une perte d'argent, et des frais généraux

imprévus.

La voie à suivre pour éviter des mécomptes est indiquée par la formule suivante, laquelle,

appliquée au cas qui nous intéresse, donnerait 100 x 25 (rabais)

100 — 25

= 2500 : 75 = 33,33 pCt.

à ajouter au prix de revient de 800 fr. ; 33,33 pCt. de 800 fr. = 266,64 fr. Pour ne pas rester

en perte sur le prix de revient, tout en renonçant à tout bénéfice, avec un rabais de 25 pCt.,

le devis aurait dû être établi à 1066,64 fr. (1066,64 — 266,64 = 800).

Lorsqu'il s'agit de grandes entreprises, où le bénéfice de l'entrepreneur est généralement

fixé à un pourcentage peu élevé, le système des offres en pour cents peut offrir des dangers

réels.

Admettons un devis de 100,000 fr. et un bénéfice de 10,000 fr., qui fait ressortir le prix

de revient à 90,000 fr. Si, dans ce cas, l'entrepreneur ne se rend pas exactement compte du

la valeur des deux éléments précités, et qu'il soumissionne avec un rabais de 25 pCt., qui

donne 25,000 fr., ou même de 10 pCt , qui donne 10,000 fr., on peut se faire une idée exacte

des résultats de l'entreprise.

Les résultats des soumissions fournissent d'ailleurs la meilleure preuve des erreurs qui

peuvent se glisser dans les calculs des entrepreneurs. On constate, maintes fois, des différences

de prix énormes entre les différentes offres, ce qui démontre évidemment la fausseté du

système des pour cents en matière de soumissions.

L'excuse des administrations, que ceux qui ne savent pas calculer ne devraient pas se

mêler des entreprises, est sans valeur, puisque ces mêmes administrations ont en mains des

moyens sûrs pour éviter des surprises aussi douloureuses. Il serait d'ailleurs injuste de

vouloir exclure l'artisan ou entrepreneur moins instruit, qui, autrement, est très capable dans

son métier.

Qu'un abandonne le système des pour cents en matière de soumissions et qu'on indique

toutes les surenchères ou sousenchères en sommes fixes ! Qu'on explique, en outre, dans le

cahier des charges, quelle est la part qui a été admise comme prix de revient, ainsi que celle

qui doit être considérée comme bénéfice de l'entrepreneur, et toutes ces surprises désa-

gréables disparaîtront aussitôt ! D'ailleurs, l'Etat et les communes n'ont aucun intérêt à adjuger

leurs travaux à des prix dérisoires. Au contraire, leur intérêt consiste surtout à veiller à une

bonne et honnête exécution de leurs travaux, qui n'est pas possible quand les prix sont avilis

L'art. 6 de la proposition de loi confère la qualité d'électeur pour la Chambre à tous les

patrons-artisans.

Ici se pose la question : Qui est artisan ? Une définition n'existe pas dans

nos lois et la science économique a vainement cherché à l'établir. Tous les essais pour tracer

une ligne de démarcation entre l'industrie et le métier ont échoué. Les uns admettent comme

caractère distinctif la division du travail, les autres l'importance de l'exploitation, d'autres la

réunion de la production et de la vente dans une seule main. Au point de vue pratique, le

mal, après tout, ne serait pas fort grand si tel industriel se trouvait voter par hasard pour la

chambre d'artisans, mais on conviendra qu'un point aussi intimement lié au principe même

de la question ne saurait être laissé dans le vague.

L'exemple de l'Allemagne ne saurait nous guider. Les chambres y sont élues par les

corporations, institution qui n'existe pas chez nous On pourrait songer aux «Handwerks-

vereine», mais c'est une institution fort rudimentaire et trop imparfaitement développée.

La Chambre estime qu'au point de vue de cette loi pourraient être considérés comme

artisans tous ceux qui sont imposés pour l'exercice d'un métier. Une liste des artisans serait

dressée par le commissaire de district, par arrondissement, sur la base des contributions

mobilières.

Le vote à deux degrés, que prévoit le projet, est un procédé suranné, qui n'entre plus

guère dans nos mœurs. Il n'empêche pas les injustices de se commettre et ne donne géné-

ralement qu'une expression vague des vœux du corps électoral. Ce mode d'élection a fait son

temps : il n'y a pas lieu de le faire revivre.

La Chambre a donc cherché ailleurs le mode d'élection qui pourrait assurer la partici-

pation la plus active à ces élections.

On propose de faire ces élections dans les chefs-lieux de canton. Il se présentera alors

ceci que la participation aux élections se limitera à un certain nombre d'artisans de ces

localités, tandis que les campagnes resteront à l'écart. Se figure-t-on qu'un tailleur, un bou-

langer ou un maréchal-ferrant viendront perdre une journée entière et dépenser le produit

de plusieurs autres journées pour prendre part à ces élections?

La participation aux élections pour les chambres de commerce doit dissiper toutes les

illusions des sociologues. A ces élections participent surtout les négociants et industriels

domiciliés dans la localité même qui forme le siège de la Chambre, c'est-à-dire qui n'ont pas

besoin de se déplacer. Les autres électeurs inscrits montrent un désintéressement qui est

fait pour surprendre. Dans les grandes agglomérations urbaines, comme Francfort, Stras-

bourg etc. , où ces chambres ont même certaines attributions administratives intéressant au

plus haut point le commerce de la circonscription, la participation ne dépasse pas, en temps

ordinaire, 35 à 40 pCt. des électeurs inscrits. Pour les petites chambres, elle descend jusqu'à

12 à 15 pCt.

Encore ne doit on pas perdre de vue que ces électeurs, — des négociants ou des indus-

triels, — sont en général plus aisés et qu'un déplacement du patron n'arrête pas la marche

de l'exploitation. Fort différente est la situation des électeurs pour la chambre d'artisans. 11

est donc probable que la participation aux élections dans les chefs-lieux de canton sera abso-

lument insignifiante.

Le vote dans les différentes communes donnerait certes le meilleur résultat au point de

vue de la participation des électeurs. Pour éviter un appareil trop coûteux, la Chambre pro-

pose la solution suivante : Les électeurs remettront leurs bulletins de vote, un dimanche fixé,

au bourgmestre de la commune, lequel les transmettra au commissaire de district afférent,

qui en fera le dépouillement assisté de deux délégués du Gouvernement et de deux témoins

à désigner par les candidats.

Le nombre des séances nous semble singulièrement exagéré. Généralement ces chambres,

— nous parlons des grandes chambres — tiennent 2 à 3 séances par an. Nous ne sachions

pas que le nombre de 12 soit atteint quelque part. Il serait même à regretter que des artisans

trouvassent des loisirs aussi considérables.

Minières.

La statistique de production pour l'année 1907 renseigne les résultats ci après

Année 1906.

Année 1907.

Nombre des sièges d'exploitation

Production totale

Valeur de la production

Prix moyen par tonne

Nombre des ouvriers occupés

t.

fr.

sous terre

à ciel ouvert

ensemble.

Population ouvrière (femmes et enfants)

7,229,385040

t.

17,979,102,75

fr.

2,40

4,479

2,397

6,875

16,443

7,492,869740

21,997,404,40

2,93

4,364

2,398

6,762

14,998

La production moyenne par ouvrier ressort à 1 108084 tonnes d'une valeur de

= 3,253,09 fr.

Ces chiffres se répartissent ainsi sur nos trois bassins

21,997,404,40

6,762

Dans notre rapport pour l'année 1905 nous avons signalé l'influence que la mise en

exploitation des riches gisements ferrifères de Briey est appelée à exercer fatalement sur le

développement du bassin minier luxembourgeois. Nous avons exprimé la crainte qu'en temps

de dépression économique les minerais de Briey, qui contiennent de 37 à 42 pCt. de fer, ne

viennent faire une sérieuse concurrence aux minerais luxembourgeois sur le marché belge.

Si l'année 1907 n'a pas vu se réaliser ces appréhensions, les demandes à l'exportation

ont reculé dans une proportion très considérable dès le début de l'année en cours et c'est

notre bassin minier qui a dû supporter en majeure partie le contrecoup de la diminution

d'activité dans la sidérurgie belge.

A partir du 1er mars 1908, la situation a été affaissée davantage par suite de l'application

des tarifs directs d'importation aux minerais français à destination du centre industriel rhénan-

westphalien, à partir des gares frontières lorraines Le transport de Briey à Dortmund, qui

s'élevait à 8,50 Mk., est descendu à 6,93 Mk. Si la sidérurgie rhénane westphalienne devient

ainsi de plus en plus un gros consommateur de minettes françaises, il est évident que ce

déplacement des conditions économiques ne manquera pas de se répercuter sur notre in-

dustrie minière et métallurgique.

Le rapport entre la production des minières et la production des hauts fourneaux

s'établit ainsi pour les huit dernières années ;

Esch

Dudelange-Rumelange

Differdange-Pétange

Nombre des

exploitants.

Nombre des

exploitations

PRODUCTION.

t. 2,002,012720

» 2,992,298820

» 2,498,558200

t. 7,492,869740

VALEUR.

fr.5,784,943 60

» 8,752,879 25

» 7,459,581 55

fr.21,997,404 40

Ouvriers employés

sous

terre.

1,423

1,59.

1,347

4,364

à ciel

ouvert.

1,201

2,398

Nombre

total

des

ouvriers

1,797

2,795

2,170

6,762

Popula-

tion

ouvrière

4,478

6,651

3,869

14,998

L'extraction du minerai de fer, qui avait augmentée de 633,525 t. en 1906, ne renseigne

pour 1907 qu'une augmentation de 263,485 t., soit de 3½ pCt, par suite de l'introduction de

minerais de Briey par les usines de Differdange. Par contre, la valeur de la production a

augmenté de 1,018,302 fr., soit de 22 pCt par rapport à l'année précédente.

Le rendement par ouvrier suit une courbe ascendante ; pour les trois dernières années

il l'enseigne les chiffres ci après

Production moyenne.

1,050680 tonnes

1,051547

»

1.108084

»

Valeur.

fr. 2,630,55

» 2,615,15

» 3,253,00

t.

»

»

»

»

»

»

»

»

t.

»

»

»

Production.

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

6,347,781

6,595,860

7,229,385

7,492,870

Valeur totale.

fr.

9,590,443

»

11,852,528

»

13,980,550

»

13,934,186

»

16,237,500

»

17,283,289

»

11,770,046

»

14,527,891

15,278,923

»

16,458,904

»

16,514,630

17,979,103

»

21,997,404

Prix de la tonne.

fr.

2,45

»

2,49

»

2,61

»

2,60

»

2,70

»

2,80

»

2,63

»

2,84

»

2,54

2,59

»

2,50

»

2,49

»

2,93

Production des

minières.

t 6,171,229

» 4,455,179

» 5,130,069

» 6,010,012

» 6,347,904

» 6,595,860

» 7,229,385

» 7,492,870

Consommation des hauts-fourneaux

(sans distinction de provenance).

t. 3,198,299

» 2,878,150

» 3,386,913

» 3,757,565

» 3,873,900

» 4,349,201

» 4,688,919

» 4,757,364

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des

minières depuis 1895

Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font

pas partie du Zollverein renseignent, pour les dix dernières années, les chiffres ci-après ;

Minettes.

2,002,176 tonnes

2,296,881

»

2,210,033

»

1,599,460

»

1,592,848

»

2,233,969

2,389,251

»

2,440,450

»

2,308,150

2,806,294

Scories Thomas moulues.

10,408 tonnes.

8,080

»

20,343

»

40,832

»

15,688

»

27,160

»

25,441

»

14,272

»

62,350

»

»

Les importations de minerais de manganèse au total de 57,761 tonnes se répartissent,

comme suit sur les différents pays d'origine : Espagne 1,689 t., Brésil 923 t., Indes anglaises

37,439 t., Russie 16,063 t., Angleterre 1,109 t., Japon 538 t.

Il a été importé de France 239,014 tonnes de minette contre 151,457 tonnes en 1906,

Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis

1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1883.

Année.

Tonnes.

722,039

924,382

911,695

990,499

1,174,334

1,331,743

1,442,668

1,090,845

1,196,729

1,264,825

1,407,617

1,613,392

2,173,463

Année.

Tonnes.

2,161,881

2,539,295

2,551,090

2,447,634

2,648,449

2,361,372

2,649,710

3,261,925

3,102,753

3,359,413

3,102,478

3,370,352

3,351,938

Année.

190.5

Tonnes.

3,958,280

3,913,076

4,758,741

5,349,009

5,348,951

6,014,394

6,171,229

4,455,179

5,130,069

6,010,012

6,347,781

6,595,860

7,229,385

7,492,870

Tonnes

TABLEAU GRAPHIQUE

de la Production des Minières depuis 1883.

Métallurgie.

Considérée dans l'ensemble de ses résultats, l'année 1907 marque la période la plus

brillante que la métallurgie ait traversée. La production mondiale du fer, qui était de

53,700,000 tonnes en 1905, de 59,000,000 tonnes en 1906, a atteint en 1907 61,000,000 tonnes.

Pendant la première partie de l'année la métallurgie continuait à aller de l'avant. Des

défaillances ou des symptômes morbides qui précèdent presque régulièrement les temps de

crise, ne furent remarqués nulle part ; l'espoir dans la continuation de la période de pros-

périté paraissait inébranlable. La surproduction n'existait pas et la spéculation était étrangère

à l'essor des affaires. Les bilans extrêmement favorables clôturés vers le milieu de l'année

contribuaient à augmenter la confiance dans l'avenir, tandis que, sous ces dehors brillants,

un revirement se préparait.

Au début de l'année, alors que les négociations pour le renouvellement du Stahlwerks-

verband se heurtaient à des difficultés, les consommateurs montraient une certaine réserve,

qui cédait la place à un redoublement d'activité lorsque le renouvellement du trust pour une

nouvelle période de cinq ans fut décidé. Vers le mois de septembre, la situation s'embarras-

sait sous l'influence de la hausse exagérée de l'escompte ; les embarras grandissaient petit

à petit et exerçaient une pression fâcheuse sur les prix. Alors que le Stahlwerksverband

parvenait encore à éviter une débâcle des prix en produits A, les barres dégringolaient

rapidement. En même temps, les spécifications sur marches diminuaient d'ampleur et allaient

se rétrécissant jusqu'à la fin de l'année. Mais les produits A, les demi-produits et les

poutrelles ont été particulièrement affectes, tandis que les rails se comportaient certaine-

ment mieux.

Le tableau comparatif des expéditions mensuelles en produits A, qui avaient suivi un

mouvement ascendant depuis la création du trust, se présente comme suit pour les mois

d'août à avril

août 1906

sept. »

oct.

»

nov. »

déc. »

janv. 1907

févr. »

mars »

avril »

477,657 tonnes,

444,429

»

501,562

»

482,793

»

449,025

»

489,571 »

449,264

»

508,309

»

481,974

»

août 1907

sept. »

oct.

»

nov. »

déc.

»

janv. 1908

févr. »

mars »

avril »

521,469 tonnes,

419,623

»

438,933

»

423,056

»

359,515

»

383,056

»

420,508

»

485,848

»

371,956

»

Les contingents des aciéries de Differdange et de Dudelange en produits A et B réunis

m'ont subi aucune variation ; ils ressortent comme suit au 31 mars 1908

produits À

produits B

ensemble

Differdange

251,463 t.

105,000 »

356,463 t.

Dudelange

198,000 t.

23,000 »

221,000 t.

Sur le marché des fontes, un engorgement se produisit dès le commencement du

deuxième semestre : la consommation se montrait hésitante et les marchés à court terme

devenaient la règle. Le prix de la fonte de moulage, qui avait atteint jusqu'à 74 Mk. vers le

commencement de l'année, tombait à 64 Mk. et, vers le commencement de septembre, à la

suite des divergences qui s'étaient produites entre les maisons de vente, fut ramené à 54 Mk.

Cette chute des prix exerçait une influence fâcheuse sur la tenue du marché en général.

Cependant les divers compartiments du marché sidérurgique luxembourgeois ren-

seignent encore une légère augmentation

Production

Production

Production

des hauts-fourneaux,

des fonderies.

des aciéries.

1,460,105 t.

16,877 t.

435,285

t.

1907 . . .

1,484,872 »

18,054 »

444,268

Différence.

. + 24,767 t.

+

1,177 t.

+ 18,983 t.

II est à noter que l'industrie métallurgique du Grand-Duché n'a pas marché de pair avec

celle du Bas-Rhin et de la Westphalie. Alors que la production totale du Zollverein (Alle-

magne et Luxembourg) a été de 13,045,760 tonnes contre 12,478,067 tonnes pendant l'année

précédente, le Luxembourg n'a progressé que de 24,267 tonnes, soit de 1¾ pCt. La production

du district des minettes (Lorraine et Luxembourg) a passé de 3,887,800 tonnes à 3,989,922

tonnes. La situation s'annonce comme plus défavorable encore pour l'année en cours.

Dans la lutte avec les districts concurrents, le Luxembourg se trouve dans une situation

désavantageuse ; il est « handicapé » par des frais de transport démesurés. Des voies de

communication naturelles lui font complètement défaut et, quand on examine les réductions

de tarifs qui ont été accordées successivement pour le transport des cokes et des minettes» on

ne saurait méconnaître que les administrations des chemins de fer n'emploient pas les mêmes

poids et mesures suivant qu'il s'agit des intérêts du Bas-Rhin et de la Westphalie ou de

ceux du district des minettes. La canalisation de la Moselle, qui, seule, permet à notre dis-

trict de soutenir la concurrence contre les autres centres industriels, se transforme dès

lors en une question vitale.

Les métallurgistes luxembourgeois ont pris part aux conférences qui se sont tenues en

janvier, à Cologne, sur la question de la canalisation de la Moselle. Avec les métallurgistes

lorrains et ceux de la Sarre ils ont formé un groupe dont les intérêts ne coïncident pas tout

à fait avec ceux du Bas-Rhin et de la Westphalie.

Un pas sérieux a été fait. Le point de vue adopté jusqu'en ces derniers temps qui tendait

à répartir les frais de la canalisation sur les régions riveraines au prorata de la longueur des

travaux à exécuter sur les territoires des Etats intéressés, a été définitivement abandonné. Il

a été reconnu qu'il fallait chercher une autre base pour établir le chiffre de la participation

aux frais de l'entreprise et l'on s'est mis d'accord à prendre comme base des négociations le

prix de revient de la fonte dans les deux districts dont les intérêts sont en opposition.

La commission chargée du calcul du prix de revient de la fonte, qui comprend dans son

sein des représentants des deux groupes Bas-Rhin-Westphalie et Lorraine-Luxembourg-

Sarre, est parvenue depuis à se mettre d'accord sur la méthode à adopter pour le calcul de

ce prix de revient. Ainsi les négociations ont trouvé une base plus sûre et plus conforme

aux intérêts des deux groupes.

Statistique de production.

a) HAUTS-FOURNEAUX.

Le nombre des fours existants a été de

»

»

à feu

»

ayant marché

Année 1906.

1640 semaines.

Année 1907.

1620 semaines.

La production ressort ainsi

1° fonte d'affinage

2° »

Thomas

3°

»

de moulage

soit une production totale de

représentant

4° pour la fonte d'affinage

2°

»

Thomas

3°

»

de moulage

soit une valeur totale de

Prix de la tonne

Minerai consomme

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants

t.

123,049750

»

1,236,681230

»

100,373750

t.

1,460,104730

fr.

7,456,378 83 fr.

»

77,906,890 87

5,982,165 05

fr.

91,345,434 75 fr.

fr.

62 56 fr.

t.

4,688,919

t.

3,192

8,315

t.

107,065250

»

1,276,372650

»

101,433750

t.

1,484,871650

8,103,688 05

87,873,179 85

7,665,338 66

103,642,206 55

69 80

4,757,364

4,268

8,344

Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte

pendant les onze dernières années

t.

Production

808,898

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,305

1,217,830

1,198,002

1,368,252

4,460,403

1,484,872

Valeur totale

fr.

41,455,505

»

49,317,477

»

52,463,475

55,740,319

»

74,234,178

»

66,277,230

59,797,131

67,847,046

66,350,738

»

82,338,600

94,345,435

103,642,207

Prix de la tonne.

fr.

51,74

56,53

55,46

56,70

76,46

72,32

»

55,35

55,71

»

55,39

60,17

62,56

»

69,80

b) FONDERIES.

Nombre des fonderies en activité

La production ressort ainsi

1°

poterie.

2° tuyaux

3° machines et divers

soit une production totale de

représentant

1° pour la poterie

2°

»

les tuyaux

3° »

les machines et divers

soit une valeur totale de

Prix moyen de la tonne

t.

»

»

t.

fr.

»

»

fr.

fr.

Année 1906

485 5 1 5

2 0 5 0 0

16,371 4 6 2

16,877477

143,553,75

4,868,75

2,259,492,30

2,407,914,80

142,70

Année 1907.

t.

481500

»

»

17,540048

t.

18,053548

fr.

142,200,00

»

8,000,00

»

2,678,882,05

fr.

2,829,084,05

fr.

156,70

Matières premières consommées

t.

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

19,025

t.

19,770

Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour

les douze dernières années

Production

t 9,307

9,875

9,358

11,154

11,294

2,981

9,638

11,119

13,437

13,628

16,877

18,054

Valeur totale.

fr.

1,370,596

1,370,888

1,459,815

1,816,839

1,856,965

1,877,816

1,762,500

1,424,341

1,638,517

2,077,409

2,407,915

2,829,084

Prix de la tonne.

fr.

147,26

139,00

155,99

162,89

164,43

188,42

171,06

128,10

121,95

152,44

142,70

156,70

C) ACIERIES.

Nombre des aciéries

La production ressort ainsi

1°lingots

2° demi-produits (blooms, billettes, platines, etc )

destinés à la vente

3° produits finis

a) rails et éclisses t.

b) traverses

»

c) fers marchands

et divers...»

d) fil lamme

. »

e) machines . . »

Année 1906.

36,043370

14,385280

169,821370

38,510520

1,715794

Année 1907.

t.

42,002750

»

15,524220

»

169,669120

»

39,731730

»

2,010887

soit une production totale de

représentant

1° pour les lingots

2°pour les demi-produits

3°pour les produits finis

fr.

Année 1906.

11,135

»

163,673280

« 260.476884

t.

135,284614

1,002,150,00

fr.

15,008,235,00

Année 1907.

t

6,291

»

169,038060

» 268,938 7 0 7

t,

444,267767

731,328,73

17,676,071,87

a)rails et éclisses fr.

à) traverses

c) fers marchands

et divers

a) fil laminé

e) machines

Année 1906.

, 4,184,900,00

fr.

1,580,193,75

»

21,036,178,00

»

4,357,405,00

»

1,029,420,00

»

Année 1907

5,380,871,25

1,980,578,75

19,522,848,75

4,593,621,25

1,457,893,75

soit une valeur totale de ... fr.

32, 188,096,75

48,198,481,75

» 32,935,813,75

fr. 51,343,214,37

Consommation de fontes

Nombre des ouvriers occupés

Population ouvrière (femmes et enfants)

t.

581,192

3,846

4,658

t. 613,482

4,178

4,900

Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868.

Année.

Nombre

des Hauts-

Foumeaux.

30—32

Fonte

d'affinage

Tonnes.

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

236,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

243,740

235,263

260,492

206,726

198,190

201,702

148,089

196,184

199,151

198,033

191,056

124,233

118,222

122,679

129,533

94,282

140,275

118,950

143,753

152,601

118,217

111,593

110,505

104,720

90,655

100,766

123,050

107,065

Fonte

de moulage.

Tonnes.

16,926

29,133

38,936

49,106

76,662

109,680

75,956

75,622

75,129

84,582

67.790

99,683

123,307

87,367

112,018

141,618

116,699

165,454

150,711

137,362

101,853

132,438

152,947

150,122

140,212

169,331

100,374

101,434

Fonte Thomas.

Tonnes.

29,219

77,159

78,855

91,145

108,227

176,599

220,232

249,496

279,118

300,066

321,078

344,986

348,242

438,265

458,912

551,904

585,969

651,403

692,966

750,815

672,075

816,763

962,988

967,135

1,098,155

1,236,681

1,276,773

Divers.

Tonnes.

737'

Production

totale.

Tonnes

93,408

122,554

128,300

142,897

184,573

256,449

246,600

270,377

230,500

215,388

248,377

261,236

260,666

293,615

376,587

334,688

365,997

419,610

400,644

492,038

523,776

561,733

558,912

544,994

586,515

558,289

679,816

694,813

898,000

872,457

945,866

982,929

970,885

916,404

1,080,306

1,217,830

1,198,002

1,368,252

1,460,105

1,484,872

Rappel de la production des Fonderies depuis 1868.

Année

Tonnes.

1,200

1,011

1,141

1,536

1,615

1,413

1,310

1,341

1,370

1,269

1,394

1,205

1,701

1,579

Année

Tonnes.

1,726

1,827

1,670

1,440

2,585

3,644

4,615

4,642

5,909

7,062

6,281

7,764

8,328

8,747

Année

18.98

Tonnes.

9,307

9,874

9,358

11,154

11,293

9,981

9,658

11,119

13,437

13,628

16,877

18,054

Rappel de la production des Aciéries depuis 1886.

Année

Tonnes.

20,554

57,345

69,739

97,900

97,462

110,920

103,310

129,123

Année

Tonnes.

131,220

134.539

136,955

143,692

170,153

166,206

184,714

257,055

Année

Tonnes.

314,930

371,979

366,302

397,942

435,285

444,268

Mouvement de la population ouvrière des industries métallurgiques réunies depuis 1897

10,224 ouvriers

10,603

»

11,095

»

10,709

»

9,684

»

10.166

»

12,660

»

12,776

»

13,212

»

15,230

»

14,916

»

Tonnes.

I. FONTE.

Production des Hauts-Fourneaux.

Tonnes

II. REPARTITION

de la Production ci-contre

Fonte Thomas

Fonte d'affinage

Fonte de moulage

Tonnes

III. FONDERIES.

Total de la Production.

Tonnes

VI.

PRODUCTION

DE L'ACIER

THOMAS

Ateliers de construction.

Les ateliers de construction étaient bien fournis de commandes en 1907. Le stock

d'ordres lègue par l'année précédente était encore assez considérable et le bon courant d'af-

faires s'est maintenu pendant une grande partie de l'année, assurant même du travail à nos

ateliers pour la première partie de l'année en cours.

Entretemps une forte dépression industrielle s'est fait sentir, et les affaires se sont consi-

dérablement ralenties. La clientèle privée, en particulier, montre une réserve dont les baisses.

de prix successives n'ont pu avoir raison. Par contre, les administrations des chemins de fer

allemands procèdent partout à des agrandissements et à de nouvelles constructions, sans que-

toutefois nos ateliers indigènes en profitent dans une mesure appréciable, n'étant généralement

pas admis à ces commandes, et notre Gouvernement pourrait peut-être intervenir pour que

nos ateliers soient traités sur le même pied que les ateliers allemands

Si le premier semestre de l'année 1908 a bénéficié encore des stocks d'ordres assez

importants de l'année dernière, l'automne et l'hiver se présentent sous des auspices mediocre-

ment rassurants. A la faveur d'une bonne récolte, la situation pourrait se relever cependant,

surtout si le relèvement de l'industrie en général était secondé par une baisse progressive du

taux de l'escompte.

Nous axons signalé à plusieurs reprises le de\eloppement peu considérable que cette

branche de l'industrie métallurgique a pris dans notre bassin minier, si nous établissons une

comparaison avec d'autres centres industriels, et nous en avons cherché la cause surtout

dans les difficultés que présente le recrutement d'ouvriers expérimentés. Si la main-d'œuvre

indigène ne correspond pas aux besoins de notre industrie en général, les atelieis de cons-

truction, qui ont besoin d'ouvriers expérimentés, de spécialistes, éprouvent des embarras

très réels à se procurer sur place la main-d'œuvre nécessaire.

Celle-ci doit donc être recrutée pour une bonne partie à l'étranger, et il ne paraît pas.

qu'une souche d'ouvriers soit en train de se former ici, comme c'est le cas dans d'autres

centres industriels. Les ouvriers étrangers, qui touchent des salaires plus élevés que nos

nationaux, restent généralement des «déracinés», portés à dissiper leurs salaires relative-

ment élevés.

Industrie du bâtiment.

L'activité remarquable que nous signalons depuis une série d'années dans l'industrie dur

bâtiment, s'est manifestée d'une manière particulièrement intense en 1907.

Sans parler de quelques grands établissements publics qui sont en voie d'achèvement et

des importantes transformations de maisons de commerce dans l'intérieur de la ville de Luxem-

bourg, il a été construit environ 25 à 30 maisons sur le Limpertsberg et 80 à 100 maisons sur

le territoire de Hollerich-Bonnevoie. Une activité non moins intense n'a cessé de régner dans

le bassin minier : à Esch et à Differdange, le nombre des nouvelles constructions a été con-

sidérable ; il a été plus restreint à Dudelange et à Rumelange.

Comme pour les années passées, on peut signaler des progrès constants au point de vue

technique et architectural. L'emploi de nouveaux matériaux, du béton armé surtout, a trans-

formé rapidement les procédés en usage. Néanmoins, dans les centres industriels, le manque-

d'habitations salubres se fait toujours sentir.

On peut évaluer de 20 à 25 pCt. l'augmentation du prix de revient dans l'industrie du

bâtiment, qui s'est marquée au cours des dernières années. Les matériaux de construction et

les salaires ont augmenté dans la même mesure. S'il est incontestable que les loyers ont

augmenté à leur tour, on doit constater cependant que leur augmentation ne correspond

nullement à celle du prix de revient. Les constructions nouvelles rapportent en moyenne 7

à 8 pCt. dans le bassin minier, mais les transactions en immeubles sont difficiles ; à Luxem-

bourg et dans les environs, Je rapport s'est fixé à 5—6 pCt, alors que les transactions en

immeubles sont devenues plutôt lourdes.

Pour peu que la durée de la crise industrielle se prolonge, le rapport des immeubles

descendra inévitablement et les transactions en immeubles deviendront nulles.

En ce moment, les salaires sont toujours assez élevés. Si, d'un côté, la crise empêche les

salaires de monter, la cherté des vivres les empêche de descendre à un niveau plus bas. Le

nombre des ouvriers italiens employés dans le bâtiment va croissant ; ils fournissent les trois

quarts du total des ouvriers. Les prix des matériaux de construction, qui n'avaient cessé

d'augmenter, se sont légèrement lassés vers le commencement de l'année 1908.

Les industries et métiers tributaires du bâtiment ont été vivement sollicités par la sur-

abondance de la production dans cette industrie. La menuiserie, restée en arrière pendant

quelque temps, a augmenté ses prix de 20—25 pCt. en moyenne. La serrurerie, la ferron-

nerie, la couverture, la ferblanterie etc. ont suivi cet exemple. Presque tous ces métiers se

sont constitués en syndicats.

L'année 1908 s'ouvre sous des auspices moins favorables et l'activité extraordinaire des

dernières années fera place à un calme relatif, dans quelques localités du bassin minier en

particulier.

Ardoisières.

Les ardoisières exploitées dans le Grand-Duché sont situées sur le territoire des sections

de Bilsdorf, Perlé, Holtz, Haut-Martelange et Martelange-Rombach. La statistique de pro-

duction, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres suivants pour les années

1906 et 1907.

Année

Nombre

des

exploitations.

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification

ardoises1)

éviers2)

dalles3)

ardoises

éviers

dalles

Quantités.

26,729

1,453

4,062

25,293

1,554

7,712

Prix.

FR.

30—40

6—10

30—40

6—10

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché.

1,169

1,124

1,097

1,198

exportées

à

l'étranger.

25,560

3,801

24,196

6,847

Nombre

des accidents.

1) par mille ; 2) par pièce ; 3) par mètres courants.

ardoises et dalles, brutes

dalles polies

44 tonnes

6 tonnes

total

50 tonnes

La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les

dix dernières années

ardoises

18,615 mille

20,604

18,061

20,701

21,498

22,814

23,979

25,047

26,729

25,293

dalles

836 m carrés

1,474

2,947

4,062

7,712

eviers.

1,451 m. cour.

1,102

1,298

1,534

1,496 pièces

1,051

1,123

1,433

1,554

Le mouvement des affaires a été très satisfaisant et il n'est guère resté sur chantier des

stocks de quelque importance. Les débouchés sont restés les mêmes : une faible partie de la

production est placée à l'intérieur du pays, alors que le gros de la production s'écoule dans

les pays du Zollverein.

Par suite de l'augmentation continue des salaires, des institutions de prévoyance sociale,

ainsi que des prix élevés du charbon, les prix de production ont augmenté dans une certaine

mesure. Il a été possible cependant de compenser cette augmentation par une amélioration

correspondante des prix de vente. Dans le courant du dernier semestre, une entente de prix

a été conclue entre les différents centres de production qui travaillent dans les mêmes con-

ditions, ce qui a permis d'enrayer les offres à la baisse.

Nous croyons indiqué de revenir encore sur la question des tarifs élevés, qui sont en

vigueur sur le chemin de fer cantonal de Martelange à Nœrdange. La nouvelle ligne de

Martelange à Bastogne ne calcule, pour une distance sensiblement égale, que 18,50 fr. contre

43,50 fr. qui sont calculés de Martelange à Nœrdange. Comme pour les années précédentes,

l'industrie ardoisière renouvelle le vœu de voir réduire ce tarif à des proportions raisonnables.

Nos exportations en dehors du Zollverein continuent d'être insignifiantes ; elles ren-

seignent les tonnages ci-après pour les cinq dernières années

Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant

les années 1898—1907

ardoises belges

ardoises françaises

ardoises de provenances diverses

t.

2,247

. . »

2,649

. »

2,462

. »

2,083

. »

3,003

. »

2,828

t.

»

»

»

»

»

ardoises belges

T.

2,924

2,934

3,264

3,318

ardoises françaises

T.

ardoises de provenances diverses

La production des différentes groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1907

est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines

Déblais de mine.

Communes de Petange, Differdange, Kayl, Rumelange, Dudelange. — Sections de Lamadelaine, Petange,

Obercorn, Niedercorn, Differdange, Kayl, Rumelangé, Dudelange.

moëllons

pierraille

12,800

0,50—2,00

0,25

Terre glaise.

12,078

Commune d'Esch-sur-l'Alzette. — Section id.

terre glaise

9,690

8,490

1,200

Carrières de grès liasique.

Commune de Larochette. — Section d'Ernzen,

bordures

pierres de taille

moëllons

pavés

pierraille

1,650

1,240

85 ‰

1,50

1,090

66 ‰

19 ‰

Communes de Bech, Echternach. — Sections de Lauterborn, Beck, Kobenborn.

dalles

pierres de taille

moëllons

pavés

pierraille

7 ‰

1,50

37,50

1,50—2

7 ‰

Carrières.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités

en mc.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché

exportées

à

l'étranger.

Accidents.

pierres de taille

moëllons

pierre à chaux.

21,940

5,298

fr.

20—30

1—2

1—2

10,958

10,982

5,268

Carrières de calcaire à polypier.

Communes de Differdange, Kayl, Petange, Rumelange. — Sections de Differdange, Petange, Niedercorn,

Obercorn, Rodange, Rumelange, Tetange.

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités

en mc.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché.

exportées

à

l'étranger.

Accidents.

Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Berdorf, Dillingen, Reisdorf, Haller.

pierres à aiguiser

pierres de taille

moëllons

gravier

1,507

5,620

30—37,50

1,25—2

2—3

1,197

5,620

Communes de Dalheim, Mondorf. — Sections de Filsdorf, Welfrange, Mondorf.

bordures

pierres de taille

moëllons

pavés

pierraille

gravier

4,350

238‰

2,020

2,279

26—30

1—1,25

70 — 80

0,25—2

1—1,25

4,250

188‰

2,020

2,279

50‰

Commune de Contern. — Sections d'Oetrange, Moutfort.

pierres de taille

moëllons

pierraille

gravier

2,030

1,100

1,25

2,030

1,100

Communes de Walferdange, Lorentzweiter, Steinset. — Sections de Walferdange, Bereldange,

Lorentzweiler, Steinsel.

pierres de taille

moëlons

pierraille

gravier

2,680

1—1,25

0,75

0,75—1

2,680

Communes de Hesperange, Niederanven, Strassen, Bertrange. — Sections de Hesperange, Itzig,

Oberanven, Senningen, Hostert, Strassen, Bertrange.

dalles

pierres de taille

moëllons

pavés

pierraille

m2

9,900

844‰

8,274

8—30

1—1,25

35—75

1—1,50

m2 100

9,900

344‰

8,274

500‰

Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Mensdorf, Flaxweiler.

moëllons

pavés

pierraille

gravier

1,080

775 ‰

1,25

1,55

0,50

1,080

408‰

367‰

Communes de Steinfort, Kœrich, Tunlange, Hobscheid. — Sections de Steinfort, Kœrich, Gœblange,

Tuntange, Eischen.

moëlons

pavés

pierraille

11,364

885‰

3,835

1,75—2

50—75

0,75—2

10,864

680‰

3,835

205 ‰

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification

Quantités

en mc

Prix.

Quantités

employées

dans le

Grand-Duché.

exportées

à

l'étranger

Accidents

Communes de Rollingergrund, Eich — Sections de Rollingergrund Eich, Neudorf, Dommeldange,

Weimerskirch

dalles

moellons

paves

pierraille

gravier

m2

3,510

91‰

1,100

4,035

3,50

1—1,25

45—90

0,75

1,25

m2 150

3,510

91‰

1,100

4,035

Commune de Hollerich — Sections de Hollerich, Bonnevore, Merl

moellons

gravier

13,530

4,480

1,25—2,25

1,50—2 50

13,530

4,480

Carrières de grès bigarré

Communes de Mertzig, Ettelbruck, Vichten — Sections de Mertzig Ettelbruck, Vichten

dalles

pierres de taille

moellons

pavés

m2

1 ‰

6,50

60—75

2—2,50

m2

1‰

Carrières de grès de Born.

Communes de Mompach, Rosport — Sections de Born, Hinkel, Rosport

pierres de taille

moellons

gravier

pierre a chaux

1,470

1,832

40—45

3—4

1—5

1,832

1,002

Carrières de calcaire keuprique

Commune de Bissen — Section de Bissen

moellons

paves

pierraille

22‰

15—20

22 ‰

Carrières de grès coquillier

Commune de Bettendorf. — Sections de Bettendorf, Gilsdorf.

dalles

pierres de taille

moellons

paves

pierraille

m2

3,426

301‰

2,50—3,75

80—90

1,25—1 50

m2

3,426

301‰

Carrières de quartzite

Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections de Clervaux, Rode(…)

hassel pr pieir

6,161

5,50

5,650

Carrières de quartzite pour pierraille

Communes de Putscheid, Vianden. — Sections de Weiler, Vianden

pierraille

1,200

1,25

1,200

Nombre des

exploitations

Nombre des

ouvriers occupés

sous

terre.

au

jour.

PRODUCTION.

Spécification.

Quantités

en mc.

Prix.

QUANTITÉS

employées

dans le

Grand-Duché.

exportées

à

l'étranger.

Accidents.

Communes de Wiltz, Folschette, Bourscheid. — Sections de Wiltz, Bourscheid, Michelau, Rambrouch.

pierraille

gravier

1,400

2,000

1,400

1,800

Carrières de pierres à chaux et dolomies.

Communes de Berdorf, Echternach. — Sections de Grundhof, Echternach.

pierre à chaux.

tuf

chaux

1,156

3—6

1,056

Communes de Bettendorf, Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange. — Sections de Bettendorf, Diekirch,

Ettelbruck, Feulen, Redange.

pierre à chaux.

4,671

1—3,75

4,391

Communes de Mertert, Biwer, Grevenmacher, Wormeldange, Remich, Remerschen. — Sections de Mertert,

Wasserbillig, Biwer, Boudler, Grevenmacher, Machtum, Remich, Schengen.

moëllons

pavés

pierraille

dolomie

pierre à chaux

chaux

1,980

20,811

15,050

4,800

1,50—2,50

1,25—1,75

2,50—4,50

1—3

2,50

Carrières de chaux hydraulique.

1,980

6,975

2,650

13,836

12,000

4,200

Communes de Hollerich, Strassen, Kehlen, Bertrange, Mamer. — Sections de Merl, Strassen, Kehlen,

Bertrange, Mamer.

chaux

17,000

0,50

Plâtrières.

17,000

Communes de Walferdange, Steinsel, Bous. — Sections de Walferdange, Helmsange, Steinsel, Heisdorf,

Erpeldange.

plâtre brut

5,936

8,50—10

Sablières.

4,736

Communes de Steinfort, Hobscheid. — Sections de Steinfort, Eischen.

sable

21,980

0,50—1

16,980

1,200

5,000

Communes de Bertrange, Hesperange, Niederanven — Sections de Bertrange, Hesperanqe, Senningen.

sable

2,975

1,25—2,50

2,975

Commune d'Echternach. — Section de Lauterborn.

sable

1,25

Commune de Mertert. — Sections de Mertert, Wasserbillig.

sable

4,200

1,50—3,75

4,188

La situation des carrières de pierres de taille en 1907, nous mande la Société de Montfort,

a été meilleure au point de vue du volume des marchés conclus ; toutefois, la production

proprement dite a été moindre, la majeure partie de ces commandes se rapportant à l'année

en cours. Le mouvement des expéditions sera donc très actif pendant cette année. Les prix

de revient et de vente sont restés stationnaires en général.

Le calme relatif des expéditions provient de ce que — si nous exceptons la nouvelle gare

de Luxembourg, presqu'entièrement construite en pierres de Larochette — aucun bâtiment

public de quelque importance n'a été mis en adjudication. Il y a lieu d'ajouter que les parti-

culiers emploient beaucoup la pierre étrangère, qui revient meilleur marché comme prix

d'achat et cause des frais de taille moindres, parce qu'elle est plus tendre.

Le recrutement des ouvriers est devenu plus facile dans le courant de l'année 1907,

beaucoup d'ouvriers ayant quitté le bassin minier pour aller reprendre aux carrières leur

ancien métier.

L'année 1908 s'ouvre sous des auspices assez favorables, plusieurs grandes constructions

faisant l'objet de prochaines adjudications aussi bien dans le pays même qu'à l'étranger.

Larochette a traité plusieurs commandes d'une importance réelle : la fourniture de 2400 m3

de pierres de taille et de 600 m3 de parements pour la cathédrale d'Arlon, une commande de

1000 m3 pour la gare centrale de Luxembourg et une autre commande de 3000 m3 pour un

palais de Bruxelles.

Toutefois ces commandes réunies ne laissent pas la société sans appréhension au sujet

du transport de la carrière à la gare de Larochette, le chemin de fer de Larochette à Jung-

linster, d'un si puissant intérêt pour le développement de cette carrière, étant resté jusqu'ici

à l'état de projet. En reculant l'exécution de ce tronçon, on perd un temps précieux.

Les carrières de la Sûre se développent également dans des conditions satisfaisantes. La

direction des chemins de fer Guillaume-Luxembourg, qui procède en ce moment au dédouble-

ment de ses lignes, lequel demande l'exécution de travaux considérables, a prescrit partout

l'emploi des pierres du pays. Ces carrières y trouveront un élément de prospérité.

La pierre de Gilsdorf est très demandée à l'étranger. Il est donc regrettable que les

ouvriers, obéissant à des menées du dehors, aient exagéré leurs prétentions, car il est a

craindre que la bâtisse, reculant devant les prix élevés, ne se rabatte sur une pierre de qualité

inférieure, mais meilleur marché, soit la pierre artificielle, soit une pierre artificielle ayant la

même dureté, mais se prêtant moins à un travail soigné.

Un point, sur lequel il y a lieu d'appeler l'attention, c'est la malfaçon qui caractérise le

travail fourni par beaucoup d'ouvriers indigènes. L'installation d'écoles d'apprentissage, per-

mettant de former de bons ouvriers, rendrait de grands services sous ce rapport.

Dans les carrières à pavés la vente se fait facilement; aussi n'y a-t-il guère de stocks.

Beaucoup de pavés surtout sont fabriqués pour l'exportation.

En général, les prix qu'on

obtient sont plus élevés et les conditions prescrites par les cahiers des charges plus avan-

tageuses pour le fabricant.

A constater pour toutes les branches de l'exploitation, mais surtout pour les carrières à

pavés, une diminution très sensible de l'effet utile de l'ouvrier et des difficultés croissantes

dans le recrutement des apprentis.

La diminution du rendement a été causée indirectement par les prix élevés qui sont payés

depuis quelques années pour la fabrication des pavés. L'ouvrier ne travaille plus que 7 à 8

heures au maximum par jour et s'absente beaucoup des chantiers. Il a été constaté en 1907

que, malgre une augmentation tissez considérable des salaires, le rendement a diminué de

30 pCt environ.

Ce chiffre donne à réfléchir, d'autant plus que l'abus de l'alcool y est pour une large

part. Le goût de l'épargne, se perd de plus en plus chez l'ouvrier carrier. Le déplorable

exemple, donné par les ouvriers, forme un obstacle an recrutement de bons apprentis. La

société défend énergiquement l'introduction de boissons alcooliques dans les carrières et se

fait un devoir de dénoncer les infractions. Elle attend de l'action législative un remède à ce

mal dont souffrent nos carrières.

Industrie

céramique.

La Faiencerie de Septfontaines n'a pas de changement à signaler pour l'année 1907. La

bonne marche normale des affaires s'est continuée sans interruption. Le personnel occupé a

été maintenu à 250 personnes.

Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants

Industrie des ciments.

L'industrie des ciments renseigne un courant d'affaires très satisfaisait pour l'année 1901 ;

les progrès que nous signalons depuis une série d'années se sont encore accentués par suite

des applications toujours plus nombreuses de ce produit.

L'usine de DommeIdange, qui fait partie du syndicat « Süddeutsche Zementverkaufsstelle»

depuis 1904, a occupé en 1907 en moyenne 60 ouvriers, et a produit et expédié 12,000 tonnes

de ciment. L'usine de Rumelange a occupé pendant la môme année, tant pour la fabrication

du ciment de laitier que des briques, 50 ouvrière. Elle a produit et expédié 10,000 tonnes de

ciment et 2 millions de briques. Les briques fabriquées à Rumelange trouvent un placement

matières premières arrivées

houille

produits expédiés

3,170,000 kg.

3,800,000

1,700,000

La Fabrique de carreaux céramiques et de grès cérame de Wasserbillig renseigne une légère

diminution de sa production, qui a été de 1400 wagons environ. Les prix de vente ont accusé

encore leur tendance à la baisse, alors que les prix de production ont suivi un mouvement

opposé, En carreaux de grès cérame, il est resté des stocks assez importants en magasin.

Au point de vue des débouchés, cette industrie est limitée au marché luxembourgeois et

au marché allemand. Sur ce dernier, elle se heurte à des difficultés, parce que ses produits

sont considérés comme de provenance étrangère et qu'en Allemagne les administrations

donnent la préférence aux produits nationaux. Cet exemple devrait être suivi par nos admi-

nistrations. Se créer des débouchés dans les autres pays limitrophes, est impossible par suite

des droits d'entrée qui frappent ces produits. Des tarifs de faveur pour les expéditions à

l'exportation permettraient seuls à notre industrie céramique de participer à l'exportation.

La moyenne des ouvriers, occupés par l'établissement de Wasserbillig, a été de 450 en-

viron. La main-d'œuvre conserve une tendance à la hausse. Le manque d'ouvriers, déjà

sensible les années précédentes, va croissant.

facile à cause de leur bonne qualité ; aussi l'emploi de ces briques prend-il de jour en jour

plus d'extension.

La Compagnie générale des ciments nous fait remarquer que les administrations publiques

persistent à employer du ciment étranger, alors que depuis longtemps nos produits indigènes

ne laissent absolument rien à désirer. Les autorités compétentes ont reconnu que ces pro-

duits sont à l'abri de tout reproche. Des essais, qui ont été faits avec des Portland de Dom-

meldange, ont fourni la preuve que ceux-ci répondent aux besoins de la construction en béton

armé. Ils ont fourni un excellent béton, comparable à celui qui a été obtenu avec les premières

marques étrangères.

Diverses circonstances, parmi lesquelles nous citerons le renchérissement de la main-

d'œuvre et l'augmentation du prix des fers, ont contribué à pousser les prix du ciment à la

hausse. Comparativement à l'année précédente, cette hausse ressort à 25 fr. en moyenne par

tonne.

Les constructions en ciment armé gagnent rapidement en faveur et sollicitent dans une

mesure très appréciable la production du ciment, surtout dans les centres industriels. La

concurrence a suivi de près le développement considérable des applications du ciment armé.

Briqueterie

mécanique.

L'industrie de la briqueterie mécanique a été prospère en 1907. La fabrication et la

vente ont suivi une marche parallèle et ascendante. Le tableau comparatif des quatre derniers

exercices nous permet de constater pour les briqueteries du canton d'Esch une légère aug-

mentation dans les expéditions

Briqueterie de Bettembourg

» d'Esch s/Alz

» de Rodange

1904.

2,876,000

1,600,000

1,700,000

6,176,000

1905.

3,050,000

4,700,000

1,000,000

5,750,000

1906.

3,850,000

1,700,000

5,550,00

1907.

4,406,000

1,900,000

6,306,000

La production des principales briqueteries mécaniques a été la suivante pour la même

période

Briqueterie de Bettembourg .

»

d'Esch s/Alz

» de Rodange

» de Diekirch

» de Mersch

1904.

2,800,000

1,600,000

1,800,000

1,200,000

600,000

8,000,000

1905.

3,700,000

1,700,000

1,000,000

1,200,000

600,000

8,200,000

1906.

4,200,000

2,000,000

1,200,000

7,400,000

1907.

4,200,000

2,500,000

1,200,000

1,873,000

9,773,000

La briqueterie de Mersch, qui n'avait pas travaillé en 1906, a fourni une belle campagne

pendant l'année écoulée.

C'est la ville de Luxembourg qui a consommé près de la moitié de la production totale

des briqueteries mécaniques du pays. Quoique les grandes constructions publiques soient à peu

prés terminées, la demande n'a cessé d'être forte, parce que les particuliers apprécient de plus

en plus les qualités de la brique pressée cuite. Cette brique est résistante ; par suite elle ne

donne que très peu de déchets. Par son emploi, on gagne de la place et du temps, ce qui,

dans les constructions urbaines surtout, est de grande importance. Aussi, du mois de mai au

mois de novembre, les entrepreneurs ont dû faire appel à l'importation de briques étrangères.

C'est ainsi qu'une briqueterie de Trèves a fourni plus de 500,000 briques à Luxembourg.

Par contre, l'expédition des briques luxembourgeoises vers la Lorraine a été très faible. Cette

faiblesse de l'exportation provient en grande partie de ce que l'industrie de la briqueterie a

trouvé, dans le pays même, des débouchés suffisants.

Afin de maintenir le cours des prix, les briqueteries de Bettembourg et de Mersch ont

adhéré au syndicat lorrain ; comme, d'autre part, la briqueterie de Zeven-Trèves a une en-

tente avec la briqueterie de Bettembourg, on a pu se rapprocher de l'uniformité des cours

Cette convention, qui a mis en vigueur un tarif très modéré, n'a pas pour but d'exploiter la

situation, mais seulement de maintenir les prix de vente à un taux raisonnable. L'augmen-

tation des prix, par rapport à l'exercice précédent, atteindra à peine 6 pCt.

L'année 1908 s'annonce comme devant être moins favorable, la crise industrielle étant

cause d'un certain ralentissement de l'activité dans le bâtiment

Ce ralentissement se fera

sentir surtout en 1909, car à présent il y a encore un grand nombre de constructions com-

mencées en 1907 et inachevées.

Tannerie.

L'année 1907 a débuté pour la tannerie par des affaires régulières.

Les premiers mois

faisaient pressentir une année normale, mais, déjà en avril, il devenait impossible de faire

avancer les prix du tanné, pour les mettre en équilibre avec les matières premières fortement

en hausse.

Dès le mois de juillet, la situation empirait de jour en jour. La situation du marché moné-

taire commençait à exercer une influence fâcheuse sur le marché des cuirs. Au mois de

novembre, la crise financière, devenant de plus en plus aigue, jetait le désarroi dans cette

branche.

Par suite de ces causes diverses, l'année 1907 a été défavorable au point de vue financier,

tant pour les tanneurs que pour les négociants en cuirs.

Quant à la fabrication même, il n'y a pas de changement à signaler pour l'année qui vient

de s'écouler : la même quantité de cuirs a été travaillée dans le Grand-Duché que les deux

années précédentes, et le nombre des ouvriers employés par nos tanneries n'a pas varié.

Écorces à tan.

La récolte des écorces en 1907, qui a été favorisée par un temps sec, s'est faite dans de

bonnes conditions; aussi la qualité a-t-elle été excellente. La production a été plus impor-

tante que celle de l'année 1906 ; elle aurait été plus considérable encore si la main-d'œuvre

avait été moins rare et moins chère surtout.

Au commencement de la saison, le marché a été lourd et difficile. Les propriétaires,

croyant au maintien des hauts prix de l'arrière-saison de 1906, demandaient des prix exor-

bitants. Malmédy, Stavelot et Liège achetaient entretemps en France à 8—9 fr. les 100 kg.,

tandis que, chez nous, le marché restait sans activité. Au mois de juillet, on commençait à

acheter dans les environs de Trois-Vierges des écorces non liées en bottes à 2,50 fr. les 25 kg.

sur wagon Trois-Vierges. Un peu plus tard, on payait 2,15—2,20 fr, des écorces, deuxième

qualité, dans les environs de Bettborn, et vers le mois d'octobre, on achetait des écorces,

première qualité, à Bourscheid, Welscheid et Feulen à 3—3,20 la botte de 25 kg.

Les gros acheteurs allemands se sont abstenus cette année et fin 1907 beaucoup d'écorces

demeuraient invendues.

Ganterie.

L'année 1907 a été une année déplorable pour la ganterie. Déjà vers la fin de 1906, une

crise s'annonçait dans cette branche et devenait de plus en plus forte par suite de la grande

hausse survenue sur les peaux brutes et toutes les matières premières et accessoires de la

ganterie.

Les fabricants de gants ont dû nécessairement augmenter les prix des gants. La clientèle,

qui avait donné de grands ordres encore aux anciens prix, et disposait, par conséquent, d'un

stock assez considérable, reculait devant les prix plus élevés. Il en est résulté pour les

fabricants une situation très pénible, qui a amené dans cette branche de grandes pertes, car,

pour ne pas laisser chômer les ouvriers et ouvrières, il fallait se résoudre à de grands sacri-

fices et prendre des ordres en perte.

L'exportation des gants pour les Etats-Unis de l'Amérique du Nord, rendue assez difficile

déjà par les droits élevés, l'est devenue davantage encore, par suite de la crise financière

suraigue qui secouait ce pays, de sorte que les ordres à l'exportation faisaient presque com-

plètement défaut.

La mauvaise marche des affaires en gants de peau a été encore accentuée par la cir-

constance que les gants de soie et de fil ont obtenu plus de vogue, principalement à cause

de leur prix excessivement bon marché. Cet ensemble de circonstances a porté un coup

sensible à la fabrication des gants de peau.

La crise était tellement intense que beaucoup de fabriques étrangères étaient forcées de

fermer leurs établissements, faute de commandes ; toutes les places européennes, tributaires

du marché américain, ont souffert de cette situation.

De même, l'exportation des peaux mégissées et teintes pour les Etats-Unis, qui com-

mençait à prendre de l'extension, a presque complètement cessé pendant l'année 1907.

Les salaires dans la ganterie n'ont pas varié par rapport à l'année précédente. La mé-

gisserie a produit environ 1,200,000 peaux, la ganterie environ 68,000 douzaines de paires

de gants. Ces deux industries ont occupé un nombre approximatif de 625 ouvriers et 1400

ouvrières.

Industrie

textile.

Le léger progrès que nous avons signalé dans notre dernier rapport, a pu se maintenir

pendant l'année 1907. Les transactions renseignent une certaine ampleur et les ventes ont

conservé une bonne allure, tant à l'intérieur qu'à l'exportation. Les prix de vente, obéissant

à la poussée des matières premières, se sont améliorés.

La draperie était bien occupée jusqu'à la fin de l'automne ; à cette époque, la demande

baissait dans une forte proportion. Le volume des affaires était considérable en filés et tissus

de coton et provoquait, avec le renchérissement des matières premières, une augmentation

des prix de vente. Dans la bonneterie, qui a été bien occupée pendant la plus grande partie

de l'année, le desarroi du marché américain faisait sentir ses effets avec le commencement

de l'hiver.

Dès le début de l'année, les laines s'étaient mises résolument à la hausse. Un tassement

des cours se produisit à l'occasion des ventes de mars à Londres. Les cours des cross-breds

rétrogradaient lentement, mais sûrement, pour se fixer a 20 pCt. au-dessous du niveau qu'ils

avaient atteint au mois de janvier. Vers la fin de l'année, le cours des cross-breds était in-

férieur de 10 pCt. pour les qualités fines, de 15—20 pCt pour les qualités moyennes, et de

20—25 pCt. pour les qualités ordinaires aux cours moyens de l'année précédente. Les laines

du pays suivaient un mouvement parallèle. En novembre, la baisse s'empara également des

laines mérinos, qui avaient rigoureusement résisté jusqu'à cette époque. Le prix du coton

brut, parti de 0,54 ½ Mk. par kg finit par atteindre 0,69 Mk. à la fin d'août, pour redescendre

à 0,59 mk.

En général, le niveau des prix pour les matières premières et les demi fabricats était

plus élevé qu'en 1906. Parmi les causes il faut citer la grande consommation de coton, l'in-

suffisance de la production et aussi, dans une certaine mesure, la spéculation. La demande

en filés de coton était particulièrement active et la production du Zollverein ne suffisait pas

à la demande, qui devait recourir à l'importation de filés étrangers.

Teinturerie.

Si l'exercice 1907 a été prospère pour l'ensemble de l'industrie linière et cotonnière, la

filature a occupé une situation tout à fait exceptionnelle.

Le prix de la matière première, c'est-à-dire du lin, n'a pas subi de hausse sérieuse ; par

contre les fils de lin surtout, ainsi que ceux de coton, ont monté d'une manière inusitée

Il

faut se reporter à la guerre de sécession, c'est-à-dire en 1865, pour retrouver une activité

semblable. La demande a été prodigieuse. Les cours ont atteint leur maximum au mois

d'août, laissant la filature engagée pour une bonne partie de l'année suivante, alors qu'en

temps normal le volume des ordres couvre à peine quelques mois. Certains filateurs de lin

ont même vendu sur 1909.

L'affluence de la demande n'a pas été sans entraver la prospérité du tissage ; si celui-ci

a dû payer ses fils très cher il a eu encore beaucoup de peine à se faire livrer les quantités

de marchandises nécessaires. Les consommateurs, pris de peur, se sont couverts alors pour

de longs mois, parfois à des prix excessifs

L'industrie intermédiaire, la teinturerie, n'a pas pu profiter de cette situation extra-

ordinaire, parce que l'ouvrage régulier lui manquait pendant les neuf derniers mois de l'année,

à la suite de la hausse énorme sur les tissus écrus. Dès le début de la hausse, le consom-

mateur direct ne voulant pas supporter l'augmentation des prix, le revendeur a été forcé de

descendre avec la qualité des tissus. Néanmoins, le commerce sérieux n'en a retiré aucun

profit, surtout parce qu'il doit compter avec la disparition, pour un temps assez long peut-

être, de la consommation des bonnes qualités de marchandises.

Industrie

du

vêtement.

Par suite de la marche prospère de l'industrie métallurgique en 1907, la consommation

des vêtements de travail a augmenté dans le courant de cette année. Malheureusement pour

nos fabricants du pays, la plus grande partie de ces vêtements ordinaires est fournie par des

maisons allemandes qui, ayant à leur disposition une main-d'œuvre plus abondante, plus

facile et moins rétribuée, vendent ces vêtements ordinaires à des prix déconcertants de bon

marché. Nos fabricants, ne pouvant lutter que très difficilement contre cette concurrence

pour les articles bas prix, cherchent à reporter leur fabrication sur des spécialités moins

disputées.

Distillerie.

Le nombre des distilleries en activité pendant la campagne 1906-1907 était de 951, dont

563 distilleries agricoles et 388 établissements distillant des fruits, tels que poires, prunes,

cerises, marcs de raisins et lies de vin. Le nombre correspondant pour la campagne précé-

dente était de 1055 ; alors que le nombre des distilleries agricoles est descendu de 609 à 563,

celui des bouilleurs de cru est descendu de 447 à 388.

Nous rappelons que le contingent légal des distilleries agricoles, qui emploient le fumier

du bétail dans leur propre exploitation, ne doit pas dépasser 150 hl. d'alcool. A cette fin, le

nombre des têtes de bétail que possèdent les exploitants de distilleries agricoles est soumis,

chaque année, à une vérification par les employés des accises, qui adressent un rapport y

relatif à leur direction.

La loi allemande prévoit la distribution du contingent légal suivant le nombre d'hectares

et de têtes de bétail que l'exploitant possède et ce contingent ne sera jamais accordé à un

propriétaire de distillerie ne possédant pas le nombre requis d'hectares et de têtes de bétail.

Ceci a pour objet d'éviter la concurrence déloyale.

La production de la bière en 1907 doit être quelque peu inférieure à celle de 1906 : de

4,864,800 kg. de malt employé à la fabrication de la bière en 1906, la quantité de malt est

descendue en 1907 à 4,863,515 kg. Par contre, les droits d'accise ont sensiblement augmenté

par suite du nouvel impôt dont la fabrication de la bière a été grevée : de fr. 267,524 17 le

produit de ce droit est monté en 1907 à fr. 395,098 81, soit une plus-value d'environ 50 pCt.

Il a été employé à la distillation

pommes de terre

grains, seigle

orge

mais et dari

fruits à noyaux

à pépins et marcs de fruits

à pépins

à baies

lies de vin liquides

pressurées

marcs de raisins

en 1905-1906.

199,000 kg.

4,016,100

170,500

230,000

470,700 litres

194,600

1,600

67,500

8,400

470,500

en 1006-1907.

252,100 kg.

4,195,700

413,600 litres

611,500

32,000

347,800

Les droits d'accise acquittés par les distilleries se sont élevés

en 1905-1906

en 1906-1907

à fr. 789,262 50

soit une diminution de fr.

786,443 75

2,818 75

Brasserie.

L'exportation renseigne 551,445 kg. en fûts et 8,955 kg. en bouteilles, ce qui représente

une diminution assez sensible comparativement à l'exercice 1905-1906, où l'exportation ren-

seignait 527,901 kg. en fûts et 27,504 kg. en bouteilles. L'importation a diminué également,

mais dans des proportions moindres : elle renseigne 31511,17 hl. contre 32156.75 hl. en 1906

Cette importation se répartit comme suit entre les pays de provenance : Allemagne, Bavière

comprise, 30442,00 hl., Autriche-Hongrie 999,19 hl., Angleterre 43,73 hl., Belgique 26,16 hl

La légère baisse qui a affecté la production de la bière en 1907 doit être considérée

comme passagère à notre avis ; elle est due sans doute à la crise industrielle générale que

nous traversons, mais elle s'explique aussi, en partie du moins, par la circonstance que la

saison d'été de 1907 a été peu favorable à la consommation de la bière. Il est à prévoir que

cette dépression ne sera pas de durée et que le marché se ressaisira sous peu, à en juger par

l'allure des affaires pendant les premiers mois de l'année 1908.

Le prix de revient de la bière augmente dans des proportions qui donnent à réfléchir,

alors que le prix de vente reste stationnaire. En dehors des charges considérables dont les

nouveaux impôts ont grevé la brasserie, les prix élevés de l'orge et du houblon ont pesé

lourdement dans les derniers temps sur les prix de fabrication A cette cherté des matières

premières sont venus s'ajouter les effets de la concurrence de quelques petites brasseries

allemandes qui, plaçant leurs bières presque au prix de revient, ont déjoué la majoration du

prix de vente projetée par le Syndicat des brasseurs luxembourgeois.

Il est encore très difficile, pour le moment, de se prononcer sur les effets que la réforme

projetée de la loi sur les cabarets exercera sur l'industrie de la brasserie. Cette réforme, en

améliorant la situation des débitants indigènes, contribuera-t-elle à améliorer également celle

des brasseurs ?

Industrie des tabacs.

Dans notre rapport pour l'année 1906, nous avons fait remarquer que le laps de temps

qui nous séparait de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi concernant l'impôt sur les cigarettes

était trop court encore pour permettre d'en apprécier les conséquences sur l'industrie des

tabacs dans le Grand-Duché. L'exercice 1907 devait nous renseigner sur ce point et, sans

être pessimistes, il faut dire que nos fabricants sont loin de se déclarer satisfaits.

Le prix élevé des carnets de papier à cigarettes a eu pour effet l'abandon presque com-

plet de cet article, ce qui a fait une large brêche dans la production des tabacs coupe fine, qui

constitue la plus grosse part de notre industrie. Par contre, l'industrie cigarière, qui est une

industrie essentiellement allemande, a vu augmenter son chiffre d'affaires dans des propor-

tions inconnues jusqu'alors, et la demande est restée telle qu'elle peut à peine y suffire.

L'industrie cigarière n'a été que pour un dixième environ dans le mouvement d'affaires

de notre industrie des tabacs : elle occupe environ 200 ouvriers répartis sur quatre fabriques,

contre 200,000 ouvriers en Allemagne, et comme elle forme un métier compliqué, nécessitant

un apprentissage de trois ans, le manque d'ouvriers expérimentés nous empêche de participer

à l'essor qui se produit en ce moment. Si cet essor devait être durable — ce qui dépend en

première ligne du rejet d'une loi qui se prépare au Reichstag pour la prochaine session et

qui a pour but un impôt par banderolle sur les cigares à l'instar des cigarettes — nous de-

vrions songer à prendre notre part dans la production des cigares, soit en créant des succur-

sales dans les campagnes, voire même en Allemagne, soit en introduisant le façonnage

mécanique qui hante plus que jamais l'esprit des inventeurs.

Nous devons signaler ici un mouvement tendant à faire abolir l'impôt sur le papier à

cigarettes, qui pèse uniquement sur les classes pauvres, et à le faire remplacer par un sys-

tème uniforme majorant les droits sur tous les tabacs, tant pour cigares que pour la coupe.

Ce procédé donnerait une répartition plus équitable, constituerait une simplification et un pas

en avant pour l'industrie des tabacs en général et l'industrie luxembourgeoise en première

ligne, sans oublier que le fisc y gagnerait.

C'est la production des tabacs coupe fine qui a fait les frais de la nouvelle loi. Si nos

fabricants ont réussi à enrayer une diminution considérable de cette production et à la main-

tenir à peu près au niveau des années précédentes, ce n'est qu'au prix des plus grands efforts,

soit en créant de nouveaux produits pour la pipe, soit en rejetant une partie de ces tabacs

dans la fabrication des cigarettes, qui a pris ainsi un essor considérable. Toutefois cet article

est disputé par une concurrence âpre. Les prix, par conséquent, sont très bas et les bénéfices

peu en rapport avec les difficultés et les risques de la vente.

Toutes ces considérations et l'aspect peu encourageant du marché en général ne per-

mettent pas de songer à une amélioration des prix de vente. Le seul résultat obtenu dans ce

sens est une convention fixant un prix uniforme pour les tabacs en rôles, qui ne forment

cependant qu'une branche accessoire de notre industrie.

Par contre, la hausse des tabacs bruts, que nous avons déjà signalée dans notre dernier

rapport, s'est encore accentuée en 1907. Cette hausse est provoquée, en partie, il est vrai,

par le libre jeu de l'offre et de la demande, car la consommation du tabac augmente sans

cesse tandis que le volume de la production dans les différents pays producteurs reste à peu

près stationnaire. Mais c'est surtout l'action du trust américain — dont les efforts tendent à

accaparer complètement, avec le concours des consolidations de planteurs, le marché inter-

national des tabacs — qui a créé la situation si difficile du commerce des tabacs bruts. Le

trust vient d'entamer à son tour le marché hollandais.

Quoique la récolte des tabacs ait varié dans les différents pays producteurs, elle a été

loin de pouvoir satisfaire aux besoins de la consommation, qui a dû se retourner du côté

des stocks laissés par l'année précédente. Les Brésil ont été relativement abondants et de

bonne qualité. Les seedleaf ont été peu offerts et placés à des prix dépassant beaucoup ceux

de l'année dernière. Sur les Kentucky une majoration de 25 pCt. s'était produite dès le début

de l'année. Les Ohio et les Maryland ont atteint des niveaux inconnus et les Viginy ne sont

plus obtenables du tout. Sur les Brésil et les Félix, qui sont employés de préférence à la

fabrication des qualités moyennes de cigares, l'augmentation de prix varie entre 25 à 40 pCt.

La consommation des tabacs d'Orient a beaucoup augmenté, entraînant également les prix.

La récolte des Havane a été peu abondante et les fabricants se sont disputés les lots dispo-

nibles à des prix exorbitants.

La situation de l'industrie des tabacs se présente donc sous un aspect peu encourageant.

Diverses circonstances, que nous venons d'énumérer, s'opposent à une amélioration des prix

de vente, alors que les tabacs bruts et les salaires vont en augmentant sans cesse. Ajoutons-y

l'alarme continuelle que créent les projets de nouveaux impôts de consommation.

Imprimerie.

Si l'imprimerie gardait son allure exceptionnellement prospère durant le premier semestre

de l'année 1907, des défaillances se produisirent vers le mois d'août et se continuèrent sans

interruption jusqu'à la fin de l'automne. La situation se relevait ensuite pour redevenir

normale, mais sans retrouver l'ampleur des affaires du premier semestre.

A partir du 1er janvier 1907, la convention de tarifs, qui a été adoptée de commun accord

entre patrons et ouvriers, est entrée en vigueur. Cette convention est calquée sur le modèle

de l'organisation allemande, qui groupe 4331 imprimeries occupant 50,000 ouvriers sur 57,000

qui sont occupés par les imprimeries réunies de l'Allemagne. Elle fixe la journée de travail à

9 heures, ainsi qu'un minimum de salaire par semaine pour les aide compositeurs et les

imprimeurs. Les heures supplémentaires donnent droit à une augmentation de 25 pCt. Les

salaires existants ont été majorés de 0,25 fr. à partir de cette date ; une seconde majoration

est entrée en vigueur le 1er janvier 1908. La majoration est de 0,50 fr. par jour, son d'au

moins 10 pCt. La moyenne des salaires est aujourd'hui de 5,25 à 5,50 fr.

Cette convention, qui a beaucoup contribué à donner plus de stabilité aux rapports entre

patrons et ouvriers, a gagné depuis ce temps en vigueur et en cohésion. Tous les établisse-

ments de la ville de Luxembourg et les plus importants du pays y ont adhéré. Quelques-uns

de ces derniers, qui' travaillent dans des conditions spéciales au point de vue de la main-

d'œuvre, sont restés à l'écart.

Sur la base de cette convention les imprimeries luxembourgeoises ont élaboré un tarif

minimum des prix pour le labeur de villa (Akzidenzarbeiten), qui a pour but de moraliser les

transactions dans cette branche en enrayant la concurrence effrénée et l'avilissement des

prix. Vers le mois de février de cette année, l'Union des patrons et ouvriers (Buchdruck-

Tarifgemeinschaft) résolut d'adresser une pétition au Gouvernement et à la Chambre à la fin

d'obtenir que les imprimés officiels ne soient plus donnés en soumission qu'à des imprimeries

ayant adhéré à la convention, comme cela existe dans la plupart des États allemands. Il serait

à désirer que cette démarche obtienne le succès qu'elle mérite pour montrer aux autres

branches du métier la voie à suivre et les résultats à atteindre par l'organisation.

Le contrat collectif entre patrons et ouvriers, qui a permis de réaliser la convention de

tarifs, forme également le point de départ d'une organisation professionnelle de celte branche

qui devance les travaux de législation sociale en voie de préparation et que nous enregistrons

avec une vive satisfaction. Cette organisation comporte un règlement d'atelier ainsi que la

règlementation de l'apprentissage. Elle est entrée en vigueur le 1er septembre 1907.

L'apprentissage, dans les imprimeries luxembourgeoises, est régi désormais par les dis-

positions suivantes : Il est défendu d'employer un apprenti n'ayant pas quatorze ans accomplis.

Un contrat d'apprentissage, qui oblige tous les contractants, est dressé entre l'apprenti et

son père ou tuteur et le patron. La durée de l'apprentissage et fixée à 4 ans. Son apprentissage

terminé, l'apprenti doit subir un examen pratique. Le nombre des apprentis-compositeurs

est fixé : à 1, pour les établissements qui occupent en moyenne 1 - 5 compositeurs, à 2, pour

ceux qui occupent 6—10 compositeurs, et à 3, pour ceux qui occupent 11—18 compositeurs.

Le même établissement ne peut employer plus de 3 apprentis-compositeurs. Le nombre des

apprentis-imprimeurs est fixé : a 1, pour les établissements qui occupent 1—3 imprimeurs, et

à 2 pour ceux qui occupent plus de 4 imprimeurs. Le même établissement ne peut employer

plus de 2 apprentis-imprimeurs.

Dans la librairie, on remarque un déplacement pour certaines branches. Le livre est

évincé de plus en plus par le périodique et le journal. Pour les ouvrages de luxe, on renseigne

un marché relativement facile.

Horticulture.

La production, très difficile à évaluer, est en légère augmentation. Celle-ci est le résultat

de l'établissement d'un assez grand nombre de petites cultures, relativement faciles à mettre

en train et dont les propriétaires spéculent sur l'écoulement de leurs produits auprès des

maisons importantes.

Si les prix de revient suivent une progression ascendante, les prix de vente restent sta-

tionnaires. A la fin du printemps 1907, nous avons même constaté, dans le commerce des

variétés courantes de rosiers, des offres à des prix dérisoires et des concessions difficiles à

justifier. Il serait donc fort à désirer que nos rosiéristes réussissent à empêcher l'avilisse-

ment des produits de leurs spécialités. Par contre, les variétés nouvelles et relativement

rares de rosiers ont réalisé des prix rémunérateurs.

Pour faire face à l'augmentation progressive du taux des salaires, du prix des matières

premières et des frais généraux, il serait de sage économie d'élever les prix de vente sur

toute la ligne.

Par suite des droits de douane écrasants, dont la matière première, l'églantier des bois,

est frappée à l'entrée et aussi par suite de la concurrence âpre à laquelle se livrent nos rosié-

ristes pour se la procurer, celle-ci devient toujours plus chère et s'obtient de plus en plus

difficilement.

Le nombre des ouvriers occupés atteint environ 600, qui ont eu régulièrement du travail.

Le prix de la main-d'œuvre ne cesse d'augmenter. Si les aptitudes professionnelles des ouvriers

sont suffisantes, il est à remarquer cependant que les jeunes gens n'apportent plus à l'appren-

tissage l'entrain auquel on était habitué autrefois.

Les produits des pépinières ont eu un écoulement normal. La culture maraîchère est

obligée de chercher le plus clair de ses bénéfices dans la culture des primeurs.

Une firme nous signale l'importance que présenterait, pour l'horticulture, la création du

« colis postal agricole », introduit en France, qui permet des expéditions de produits agri-

coles jusqu'à 50 kg. pour la somme de 0 60 fr. Comme les produits de l'horticulture sont

assimilés aux produits agricoles en général, nos horticulteurs et rosiéristes luxembourgeois

auraient le plus haut intérêt à pouvoir bénéficier du nouveau tarif agricole pour l'expédition

de leurs produits en France.

Le tarif agricole à prix réduit existe depuis longtemps en Angleterre et en Autriche-

Hongrie et il est aussi question de l'introduire en Allemagne.

Fabrication des conserves de légumes.

La production de l'établissement de Beaufort renseigne 140,000 litres-kilogrammes, soit

une légère augmentation par rapport à l'année précédente. Un dixième de cette production

est placé dans le pays même et le reste est vendu en Allemagne. Les ventes ont conservé

leur bonne allure, avec des prix à la hausse. A signaler également la hausse des matières

servant à l'emballage ainsi que de la houille, qui a sensiblement augmenté le prix de revient.

L'établissement occupe 90 ouvrières à la cueillette, 20 ouvriers à la fabrication propre-

ment dite et de 30 à 100 ouvrières au pinçage des fèves et haricots. Il n'y a pas de variation

à relever du côté des salaires.

Le recrutement des ouvriers se fait, comme pendant les

années passées, dans les Flandres, le marché du travail de l'intérieur n'offrant qu'une marge

très restreinte.

Meunerie.

La production de la meunerie a été sensiblement la même que celle de l'année précé-

dente, sans augmentation ni diminution valant la peine d'être relevée. Cependant les prix,

tant ceux des blés que des farines, ont subi pendant l'exercice écoulé des variations assez

considérables.

Si la production meunière a pu être placée facilement, les affaires manquaient de régu-

larité, car la vente, qui se précipitait en temps de hausse, demeurait presque nulle en temps

de calme. Pour le placement de la production, il n'y a guère que l'intérieur du pays à

envisager. Les placements en dehors sont assez difficiles et restent limités à quelques loca-

lités frontières.

Pendant les premiers mois de l'année les prix des froments restaient stationnaires; mais,

au mois de mars déjà, alors qu'il était permis de constater le grand tort causé aux jeunes blés

en terre par un hiver assez prolongé et rigoureux, une hausse assez sérieuse se dessinait et

se maintenait, pour foire place, pendant les mois de juillet et d'août, à un léger mouvement

de recul, dû à l'approche de la nouvelle récolte. En septembre pourtant, sur la constatation

d'un déficit mondial assez prononcé, la hausse reprenait très sérieusement pour atteindre

même le double de celle du printemps dernier. Vers la fin de l'année cependant, grâce à

notre récolte indigene assez bonne, les prix élevés s'atténuaient légèrement, tout en restant

encore notablement au-dessus de la moyenne des prix de l'année précédente. S'il y a des

causes qui ont favorisé ou ralenti la fabrication, elles sont dues exclusivement aux variations

dans les prix des matières premières.

Comme pendant les années précédentes, les ouvriers meuniers ont été toujours occupés

avec des salaires très favorables, car leur recrutement, surtout celui des bons ouvriers, de-

meure toujours difficile.

Laiterie.

La statistique de production de toutes les laiteries coopératives réunies renseigne les

chiffres suivants pour les quatre dernières années

Années.

Nombre

des

laiteries.

Nombre

des

membres.

Lait travaillé.

LITRES.

13,066,861

12,711,037

12,853,274

14,421,800

Beurre fabriqué

KILOS.

502,929.5

489,609.5

489,348

552,538

Produit de la

vente du beurre.

FR.

CT.

1,307,616 70

1,321,945 65

1,345,707 00

1,547,106 40

Mondorf-les-Bains.

L'établissement de Mondorf a eu à lutter, en 1907, contre deux influences néfastes résul-

tant des intempéries et de la mort du Dr Klein, le célèbre praticien qui, pendant 21 ans, a

présidé comme directeur médical avec tant de succès aux destinées de Mondorf.

Le nombre des baigneurs, malgré tout, n'a pas fléchi. La clientèle s'est répartie, cette

année, sur les pays suivants : le Grand-Duché, la Belgique, la France, l'Alsace-Lorraine,

l'Allemagne, l'Angleterre, la Hollande, la Suisse, l'Italie et l'Amérique.

La vente de l'eau minérale s'est élevée à 114,569 bouteilles, placées dans le Grand Duché,

en France, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Angleterre, en Suisse, en Amérique

et aux Indes néerlandaises.

La gratuité a été pratiquée, cette année comme les années précédentes, sur une large

échelle au profit des déshérités de la fortune. Les bains, douches, inhalations, électrisations,

etc. qui ont été administrés gratuitement, représentent une valeur de fr. 9966.

La colonie thermale pour enfants malingres et pauvres a été fréquentée cette année par

25 garçons et 45 filles.

La saison de 1907 marquera dans les annales de rétablissement par des améliorations

considérables : installation de bains de boue, de bains carbo-gazeux, de bains à l'extrait de

bourgeons de pin, de bains sulfureux, de bains à vapeur, de douches à vapeur, de douches

écossaises, de bains de pied à l'eau courante, d'enveloppements et de frictions du corps, de

massage sous l'eau, de traitement au Fango, de bains de sable, d'inhalation de lignosulfite, etc.

Par l'installation de vastes terrasses le casino, qui était à l'étroit, a pu s'étendre.

La source thermale de Mondorf a été analysée au point de vue des émanations radioac-

tives. Il résulte des expériences du Dr Laqueur, directeur de l'institut hydrothérapique au

Rud. Virchow-Krankenhaus à Berlin, que l'émanation du radium rend des services éminents

dans l'art de guérir. Son action est à la fois sédative, analgésiante et microbicide. Or, ces

vertus constituent précisément les propriétés essentielles de l'eau thermale de Mondorf. Il

était permis de conclure de là à la radioactivité de notre source. L'analyse est venue démontrer

qu'en effet les gaz que la source dégage, que les eaux qu'elle fait jaillir, que les dépôts qu'elle

forme charrient continuellement, nuit et jour, été et hiver, des quantités abondantes d'éma-

nations radioactives dont la somme pour l'eau et le gaz s'élève au chiffre extraordinaire de

104 unités Mache.

Il a été constaté au surplus que la radioactivité de la source thermale de Mondorf se

distingue par une propriété tout à fait particulière de celle des autres sources radioactives

connues : elle est permanente, c'est-à-dire la durée de son existence est bien supérieure à

celle qui limite la vitalité de l'émanation du radium ; dans l'eau de Mondorf conservée, l'in-

tensité ne descend jamais jusqu'à zéro, comme cela est le cas pour les eaux radioactives en

général, mais elle s'arrête à une certaine limite, à partir de laquelle elle reste constante pen-

dant un temps jusqu'à présent indéterminé. Il est permis d'en conclure qu'elle n'est pas due

exclusivement à l'émanation, mais que son origine est à reporter, en partie du moins, à la

présence même de composés radifères qui sont contenus en traces dans la source, qui dé-

gagent continuellement de nouvelles quantités d'émanations et conservent de cette manière à

l'eau son pouvoir radioactif pendant un temps illimité. Ces qualités de l'eau et leur application

thérapeutique viennent d'être mises en lumière par M. le Dr E. d'Huart, professeur de chimie,

et M. le Dr Grechen, médecin, dans un travail remarquable publié dans les archives trimes-

trielles de l'Institut r, g.-d. du Grand-Duché de Luxembourg.

Cette découverte est d'une importance capitale pour l'avenir de l'établissement de Mondorf.

Viticulture et commerce des vins.

Sans pouvoir ranger 1907 parmi les bonnes années pour la viticulture de notre pays, la

récolte de vin a pourtant été de beaucoup supérieure à celle des deux années précédentes.

Les attaques violentes du peronospora viticola en 1906 avaient exerce une influence

néfaste sur les branches à fruit de l'année 1907, dont le développement a laisse à désirer

elles ne sont pas arrivées à pleine maturité. Tel était notamment le cas dans un grand nombre

de vignobles qui n'avaient pas été traites en temps utile avec les sels de cuivre Les proprie-

taires de ces vignobles n'en pouvaient naturellement pas attendre une abondante récolte

Complètement épargnes au printemps par les gelées, les cépages se sont développes

assez tard La floraison, quoique un peu tardive, s'est pourtant accomplie dans des conditions

suffisamment favorables

Heureusement, cette année, la température a été peu propice aux maladies cryptoga-

miques L'invasion du peronospora était beaucoup moins violente qu'en 1906 et, grâce au

traitement cuprique appliqué et répété à temps par la plupart des vignerons, cette maladie

pernicieuse n'a cause presque aucun dégât Il en a été de même de l'oïdium qui a pu être

efficacement prévenu et détruit par le soufrage.

L'apparition des parasites animaux, si nuisibles à la vigne, ne s'est pas fait sentir nota-

blement La lutte engagée en 1905 et 1906 en vue de la destruction de l'attelabe, qui menaçait

de se propager d'une manière inquiétante, a été couronnée d'un plein succès En 1907, cet

insecte n'a été que peu nombreux et n'a cause aucun dégât

Le cochylis cet ennemi redoutable qui, dans certaines années, a détruit plus de la moitié

de la récolte, a été heureusement, cette année, tant dans la première que dans la seconde

génération, peu nombreux

Pendant les mois d'automne, la température n'a pas été trop favorable à la maturation

des raisins, de sorte que, dans les vignobles dont l'exposition laisse à désirer, les raisins ne

sont pas arrivés à leur complète maturité Commencées vers la mi octobre, les vendanges

étaient terminées dans la première semaine du mois de novembre

Les données statistiques recueillies par les autorités communales et les comices de toutes

les localités viticoles du pays renseignent pour les 1500 hectares de vignobles un rendement

de 5,013 foudres de 1000 litres ou 50,130 hectolitres

Au point de vue de la qualité, 1907 est a ranger parmi les années moyennes Le poids

du moût a varié de 60 à 72 degrés Oechsele, ce qui correspond a une teneur en alcool de 6

a 7 pCt. L'acidité n'a pas été trop élevée et a varie de 11 à 14 pCt

Immédiatement après les vendanges, la demande en moût était telle que les transactions

s'opéraient au prix de 575 à 600 fr par foudre de 1000 litres A l'heure actuelle, plus de

neuf dixièmes de toute la récolte se trouvent déjà entre les mains de négociants allemands.

La somme produite par la récolte peut être évaluée à 2,882,475 fr

Au mois de juillet dernier, une calamite désastreuse pour la viticulture du pays a mis en

émoi la population vigneronne Un foyer phylloxerique d'une assez grande étendue a été

trouve dans les vignobles de la commune de Wormeldange et, peu de temps après, deux

foyers moins étendus ont été découverts à Bech et à Wellenstein. Le Gouvernement a pus

sans délai des mesures énergiques en vue d'éteindre ces foyers et d'enrayer la propagation

du redoutable insecte

Vins de Champagne.

E Mercier & Cie, succursale de Luxembourg

En 1907, la maison a expédié 752,880 1/1, 126,600 ½, 9,900 ¼ bouteilles et 2000

magnums (1 magnum = 2/1 bout ), il n'y a donc pas d'augmentation à signaler dans le chiffre

des expéditions comparativement à l'année précédente. Les prix de production et de vente

n'ont guère changé. La maison a continuellement une réserve de quelques millions de bou-

teilles dans ses caves pour ne pas être prise au dépourvu en cas de mauvaise récolte et pour

pouvoir satisfaire aux ordres les plus étendus.

Les prix des vins bruts ont été les mêmes qu'en 1907. Les vins provenant des dernières

vendanges n'arriveront ici qu'au printemps pour être mis en bouteilles. Comme la manu-

tention du vin en bouteilles dure de dix-huit mois à deux ans, la vente des vins de 1907 ne

sera commencée que vers la fin de l'année prochaine. Les crûs de 190 seront d'une bonne

qualité ; la récolte a été satisfaisante.

Il n'y a aucune interruption à signaler dans la fabrication, qui s'est trouvée constamment

dans un état régulier.

L'établissement compte une centaine d'ouvriers. Les cavistes, qui forment le gros du

personnel ouvrier, sont occupés à la manutention des vins ; 20 à 25 femmes en moyenne

sont employées à la décoration des bouteilles, et 50, pendant le tirage, au rinçage des bou-

teilles vides. Les salaires des ouvriers les plus zêlés ont été augmentés.

Dans les oseraies de Kopstal, l'établissement a occupé une vingtaine d'ouvriers et

40 ouvrières, tant pour les travaux de la plantation et d'entretien que pour le blanchissage

des osiers récoltés.

La maison engage avec prédilection des jeunes gens, âgés de 14 à 16 ans, de bonne

conduite, et dont les parents sont eux-même occupés à l'établissement. Les jeunes gens, ayant

plus de facilité à apprendre la manutention des champagnes, arrivent bien vite à une certaine

perfection que les ouvriers âgés ne sauraient jamais s'approprier.

Industrie de la chicorée.

L'industrie de la chicorée ne renseigne aucun changement appréciable de la production,

qui peut être évaluée, comme pour l'année précédente, à 450,090 kg. Les prix de vente ont

gardé leurs positions. L'envahissement du marché luxembourgeois par les produits étrangers,

que nous avons déjà signalé dans notre dernier rapport, s'est encore accentué au détriment

de l'industrie indigène.

Il est à remarquer encore que les prix des matières premières étaient assez favorables.

Le Grand-Duché a importé en 1907 de Belgique 291,070 kg. de cossettes de chicorée contre

285,484 kg. en 1906

Poudrerie.

La production de la poudrerie de Kockelscheuer a gardé la bonne allure de l'année pré-

cédente : elle s'est élevée à environ 1,150,000 kg. Du côté des prix il n'y a guère de variation

à signaler. Le nombre des ouvriers occupés par cet établissement a été de 50 en moyenne.

L'établissement a installé deux moteurs à gaz pauvre HP., actionnant chacun deux dynamos

de quarante kilowatts chacun. Des perfectionnements ont été apportés clans l'outillage et la

plupart des machines sont actionnées à l'électricité.

Les prix des matières premières, ceux du salpêtre en particulier, n'ont cessé d'aug-

menter. Le renchérissement du salpêtre est dû à la spéculation qui s'est emparée du marché

des nitrates. Des difficultés très sérieuses s'opposent à l'exportation de nos produits à

l'étranger: l'importation de poudre en France est prohibée, en Belgique la poudre est frappée

d'un droit d'entrée de 15 fr. par 100 kg. Un tarif protectionniste pour l'entrée des explosifs

étrangers dans l'Union douanière semble s'imposer alors.

Industrie de l'éclairage.

Usine à gaz de Luxembourg.

L'exploitation de l'usine à gaz a donné des résultats très satisfaisants, malgré les hausses

progressives des salaires et des matières premières. Le débit de l'usine a atteint en 1907 le

chiffre de 2,172,900 mc , soit une augmentation de 206,760 mc. ou de 10,5 pCt. par rapport

à l'année précédente. La consommation du gaz de chauffage s'est accrue de 5,35 pCt., celle

du gaz d'éclairage pour la clientèle privée de 11,8 pCt. Le débit moyen par jour est donc de

6000 mc. ou de 0,28 pCt. de la production; le minimum a été constaté le 9 juin avec 3820 mc.

ou 0,18 pCt. de la production, le maximum le 31 décembre avec le chiffre de 9,070 mc.

ou 0,42 pCt. de la production.

Pour l'année 1907, la production du gaz s'élève à 92 mc. par habitant ; ce chiffre se

rapproche sensiblement du maximum observé dans les plus grandes villes. Pour produire

2,172,900 mc. de gaz, il a été distillé 7,437,4 tonnes de charbon ; on a donc obtenu un ren-

dement de 29,2 mc. sur 100 kg ; en 1906, le rendement n'était que de 27,6 mc. Le prix

moyen du charbon, y compris les frais de transport et d'octroi, était pour 1907 de 282,28 fr,

les 10 tonnes, contre 265,80 fr. en 1906.

Les mêmes difficultés signalées pour 1906 dans l'approvisionnement de charbons se répé-

tèrent et s'aggravèrent en 1907. L'industrie et l'exportation avaient absorbé toutes les

réserves ; le rendement des charbonnages baissa de façon à ne plus pouvoir subvenir aux

exigences du marché, et c'était surtout la petite industrie qui payait les frais de la pénurie

générale. Les charbons anglais inondaient le continent et contribuèrent à sauver la situation.

Notre usine dut également recourir à cet expédient, mais heureusement elle n'avait contracté

que les quantités de charbons anglais absolument nécessaires pour combler les lacunes de

ses réserves. Ces charbons étaient d'un rendement très médiocre et donnaient lieu à des

difficultés sans fin dans l'exploitation de l'usine

Les recettes réalisées sur les différentes espèces de gaz se répartissent ainsi

Une autre difficulté qui caractérisait l'exercice écoulé était la mévente du coke. La tem-

pérature relativement douce de l'automne se prolongeait jusqu'à Noël et la consommation du

coke était insignifiante. L'usine a produit environ 5,550,000 kg. de coke. En dehors des

1,775,800 kg. de coke absorbés par le chauffage des fours, l'usine a fourni

pour le chauffage et les moteurs (10 ct. le mc.)

pour l'usage de la clientèle privée (20 ct. le mc.)

pour l'éclairage des bâtiments communaux (20 ct. le mc.)

de l'Etat (20 ct. le mc.)

pour l'éclairage public (12 ct. le mc.)

pour l'éclairage du magasin du gaz (12 ct le mc.)

pour l'usage de l'usine

pour l'éclairage des horloges de la ville

gaz non marqué par les compteurs (perte)

Débit. % de la production.

815,470 mc. 37,5

558,304

25,7

44,979

2,07

47,959

2,20

405,815

19,13

5,185

0,24

51,010

2,3

1,328

242,487

11,16

Recettes

fr.

122,320,50

111,660,94

8,827,18

9,434,90

48,697,91

622,20

159,36

Le prix moyen du coke vendu s'élevait à 26 fr. 10 la tonne.

Le prix du goudron baisse d'année en année. Le marché conclu avec une maison étran-

gère ne rapportait que 2 fr. 30 les 100 kg. La production totale était de 417,300 kg., corres-

pondant à 5,6 pCt. de la houille distillée.

La production d'eaux ammoniacales condensées est restée à peu près la même que pour

l'année précédente : elle a donné 27,800 kg. d'eau, qui contenait en moyenne 20 pCt. d'am-

moniaque, représentant une valeur de 5,800 fr. Ce chiffre est loin d'atteindre le rendement

maximum réalisable, mais à cause du trop faible volume de nos citernes, il est impossible

d'emmagasiner et de distiller toutes les eaux.

Le compte de Profits et Pertes pour l'année 1907 s'établit ainsi

Houille

Frais d'exploitation

Salaires

Frais de transports et divers

Entretien des appareils

Entretien des fours

Frais de bureau

Assurance des ouvriers contre

les accidents et les maladies

Assurance contre l'incendie

Impôts

Allumage des lanternes

Recherches de fuites et répa-

rations

Matière de carburation

Matière d'épuration

Pertes diverses

Bénéfices

fr.

fr.

209,942 34

8,463 80

32,230 15

15,377 48

2,984 54

1,224 25

739 48

135 25

763 65

4,630 98

11,291 77

3,569 45

1,703 25

291 88

446 60

123,384 97

417,179 81

Commerce de détail.

Presque toutes les branches du commerce de détail renseignent un bon courant d'affaires

pour la première partie de l'année, qui s'est atténué considérablement dans les derniers mois.

La dépression économique de la fin de l'année s'est fait sentir aussitôt dans le commerce de

détail Par suite des chômages et des renvois d'ouvriers dans l'industrie minière et métal-

lurgique, la capacité d'achat de la population ouvrière diminuait et comme les prix des denrées

demeuraient stationnaires, les acquisitions devaient être limitées au strict nécessaire.

à l'usine élévatoire de Kopstal

aux écoles communales

aux autres bâtiments communaux

aux établissements de l'Etat

à la clientèle privée

248,500 kg.

330,500

412,300

119,200

2,261,825

DOIT.

AVOIR.

Compte du gaz

du coke

du goudron

des eaux ammoniacales.

Comptes Recettes diverses

fr. 301,955 99

96,912 58

10,720 46

5,778 60

1,812 18

fr. 417,179 81

On nous signale, d'autre part, qu'une application plus sevère de la loi sur le colportage a

donné d'excellents résultats. Cependant les abus du crédit, la concurrence des grands ma-

gasins et des sociétés coopératives continuent d'influencer defavorablement les branches du

commerce de détail.

Matériaux de construction. — Pour cette branche on renseigne un bon courant normal

d'affaires, qui a été entretenu par une demande très régulière et abondante. La création de

commerces de matériaux dans les petites localités fait des progrès constants et les anciennes

maisons souffrent des effets de cette décentralisation.

Droguerie, couleurs. — Cette branche a été sollicitée par les mêmes influences que les

materiaux de construction. Les résultats ont été d'autant plus satisfaisants que la concur-

rence s'est fait moins sentir.

Charbons. — La consommation du combustible minéral a une tendance marquée à s'ac-

croître. Ce sont particulièrement les arrivages de charbons allemands qui prennent d'année

en année plus d'importance. Le Grand-Duché n'a importé en 1907 que 164,710 tonnes de

houille et 173,648 tonnes de coke de Belgique contre 226,095 tonnes de houille et 258,250

tonnes de coke en 1907. Par contre, l'importation des briquettes neiges est en légère aug-

mentation : elle a passé de 30,807 tonnes à 31,071 tonnes. Les prix du détail ont répercuté

les augmentations considérables décrétées par les charbonnages.

Cuirs. — L'importance croissante que prend l'achat de chaussures finies pèse sur la

cordonnerie à laquelle ne restent que les chaussures spéciales et les réparations. En sellerie

les affaires continuent d'être bonnes.

Draps, nouveautés. — Le mouvement des affaires, assez favorable d'abord, s'est consi-

dérablement rétréci vers la fin de l'année. Cette branche souffre beaucoup de la concurrence

des grandes firmes étrangères qui, par l'envoi de collections d'échantillons très complètes,

poussent les consommateurs à acheter au-delà de leurs besoins. La vente des vêtements

confectionnés a souffert des renvois d'ouvriers.

Blanc, bonneterie. — Les grands magasins qui vendent une série d'articles de blanc et

de bonneterie à très bas prix, à titre de réclame, enlèvent au commerce indigène une grande

partie de sa clientèle à la faveur de la puissante réclame de leurs catalogues illustrés qu'ils

répandent à profusion dans le pays. Beaucoup de ces maisons sont obligées de tenir d'autres

articles pour compenser le déchet qui en résulte dans leur chiffre d'affaires.

Ameublement. — Les résultats si satisfaisants des premiers mois ne se sont pas main-

tenus jusqu'à la fin de l'année.

Quincaillerie. — Le volume des affaires a sensiblement baissé ; dans les articles de

ménage en particulier la diminution de la capacité d'achat de la population ouvrière est

devenue très apparente.

Tabacs et cigares. — Si le courant d'affaires en tabacs et cigares a été normal, la vente

des cigarettes a baissé encore sous l'influence des impôts de consommation La vente du

papier à cigarettes, qui était d'un beau rapport autrefois, tend à disparaître complètement.

Epicerie et denrées coloniales. — Les influences défavorables que nous avons déjà

signalées dans notre précédent rapport, l'abus du crédit, la concurrence des sociétés coopé-

ratives de consommation et la création d'épiceries dans toutes les petites localités, ont con-

tinue à s'exercer sur cette branche. Leurs effets n'ont été atténués que clans une faible

mesure par l'introduction du timbre d'épargne. Actuellement, le nombre des épiceries est

en disproportion avec la clientèle. Ce nombre a diminué dans le courant de l'année dernière

et il ne manquera pas de diminuer encore.

Industrie hôtelière. — L'ensemble des résultats de l'année a été satisfaisant, malgré le

préjudice que les établissements, qui sont créés ici par des étrangers, causent souvent aux

anciennes maisons.

Faillites et concordats.

Le nombre des faillites et concordats s'établit ainsi pour les trois dernières années

A. Arrondissement de Luxembourg.

Bourse du travail.

Relevé des opérations de la Bourse du travail pendant l'exercice 1907.

a) Hommes.

MOIS.

1907. Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Totaux corresp. de 1906

Demandes

de travail.

Offres

de travail.

Places

occupées

dont indi-

rectement

Demandes

réalisées

dont indi-

rectement .

Faillites déclarées

Concordats sollicités

homologués

Faillites déclarées

Concordats sollicités

homologués

Année 1905.

B. Arrondissement de Diekirch.

Année 1905.

Année 1906.

Année 1906.

Année 1907.

Année 1907.

b) Femmes.

MOIS.

1907. Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

Totaux corresp. de 1906

Demandes

de travail.

Offres

de travail.

Places

occupées

dont indi-

rectement

Demandes

realisees

dont indi-

rectement.

Parmi les offres renseignées dans ces tableaux, 5289 émanaient de Luxembourgeois,

1447 d'Allemands, 68 de Belges, 117 de Français, 44 d'Italiens, 38 de Suisses et 148 d'autres

nationaux.

De même que l'année précédente, le service des logements n'a donné, en 1907, que des

résultats médiocres, en dépit des efforts de l'Administration d'y intéresser le public

L'offre

renseigne 51 appartements, dont 14 meublés, et la demande 57 appartements, dont 20

meublés. Il faut chercher la cause de ces résultats médiocres dans la circonstance que la

plupart des offres portent sur des appartements spacieux et chers et que la demande s'exerce

plutôt sur les appartements modestes ou moyens.

Assurances.

Le tableau ci-après

donne le mouvement

des opérations d'assurances

dans le

Grand-Duché

pendant les années 1900 à 1906.

RECETTES.

DÉPENSES

Vie (Nombre des Cies d'assurances : 21).

Accidents (Nombre des Cies d'assurances : 7)

585,685

675,815

726,207

312,475

119,581

120,724

126,783

1,006

1,249

1,456

40,537

81,180

111,034

186,483

132,655

49,350

626,222

757,496

837,802

499,645

253,242

121,973

177,589

15,348

27,821

49,917

123,534

7,245

4,522

2,069

45,191

15,909

32,160

26,423

31,888

19,013

22,736

437,658

584,950

498,568

482,818

295,356

205,346

200,027

43,952

94,577

84,981

20,488

13,356

15,460

18,445

73,762

58,365

64,933

17,147

11,026

12,671

14,351

158,773

141,625

249,943

145,033

68,607

2,799

41,883

774,684

923,247

980,502

815,443

427,478

259,791

299,513

Transports (Nombre des Cies d'assurances : 4).

10,228

7,733

8,471

9,504

9,265

10,347

7,918

8,616

9,708

9,528

5,105

4,499

4,868

5,733

5,304

4,720

3,141

1,177

(…)79

7,143

10,125

5,938

10,509

7,979

948,464

1,231,718

1,260,781

1,307,899

1,379,952

1,357,941

1,385,896

67,590

79,084

102,797

119,912

138,374

146,354

108,368

774,075

705,819

724,388

723,405

742,371

31,538

707,302

1,790,127

2,016,621

2,087,966

2,151,216

2,260,697

1,535,835

2,201,566

46,703

68,230

40,657

40,856

67,445

47,500

49,114

136,356

164,451

150,113

269,641

176,442

129,983

155,111

626,676

659,612

546,002

443,269

555,510

757,581

666,402

96,694

98,279

106,916

108.681

162,094

125,189

162,171

67,277

65,730

73,523

91,381

98,670

103,799

106,175

830,439

862,507

883,708

904,740

895,616

265,683

920,659

1,804,146

1,918,909

1,800,919

1,858,568

4,955,777

1,429,735

2,059,632

Années.

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers

Total

des

recettes

Sommes dépensées pour

Resti-

tution de

primes

Réassu-

rances.

Pertes

Provi-

sions

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses.

Incendie (Nombre des Cies d'assurances : 11).

938,764

989,978

1,027,437

1,062,529

1,122,079

1,158,325

1,230,605

3,881

3,881

4,966

22,434

3,871

3,858

4,048

34,614

14,327

130,972

30,414

251,328

130,790

103,197

977,259

1,008,186

1,163,375

1,115,377

1,377,278

1,292,973

1,337,850

17,088

18,524

21,390

25,591

26,268

27,115

29,726

161,706

171,112

176,559

174,552

188,648

213,763

223,201

489,142

350,733

633,504

529,728

1,327,748

1,130,838

573,442

167,796

182,989

196,334

196,188

133,(…)18

222,074

219,145

120,035

133,825

123,762

121,737

194,437

132,294

150,183

16,100

16,609

21,615

15,093

27,048

45,805

48,951

971,867

872,882

1,173,164

1,062,889

1,897,267

1,771,889

1,244,648

3,054

1,118

2,488

11,901

4,883

6,054

4,841

3,054

1,118

2,448

11,901

4,883

6,054

4,859

4,479

5,987

2,218

2 222

1,797

1,048

3,142

2,167

1,231

1,509

1,077

1,9

2,5

8,5

4,1

7,9

3,3

Grele (Nombre des Cies d'assurances 2)

5,786

5,385

7,570

8,882

9,845

9,908

19,075

5,881

5,480

7,570

9,483

10,596

10,659

19,826

1,141

2,049

3,448

30,540

2,975

1,356

1,536

1,637

1,608

3,160

1,995

2,268

2,328

2,514

1,941

4,658

2,7

3,0

5,7

7,7

4 8

34 2

10,9

Vol (Nombre des Cies d'assurances

4)

Responsabilité civile (Nombre des Cies d'assurances

2)

Années

Sommes percues en

Primes

6,919

3,881

8,122

10,294

10,048

13,115

16,109

Intérêts

Divers

Total

des

recettes

Sommes dépensées pour

Resti-

tution des

primes

Reassu-

rances

Pertes

Provi

sions

Bris de glaces (Nombre des Cies d'assurances 5)

6,919

3,881

8,122

10,294

10,048

13,115

16,261

1,089

1,132

1,031

1,071

2,449

3,093

5,317

6,465

10,289

6,370

7,168

1,209

1,521

1,774

1,709

2,540

3,451

Frais

d admi-

nistration

1,168

1,434

Divers

Total

des

dépenses

4,9

4,7

8,3

11,6

14,6

12,1

14,2

33,398

11,600

44,005

14,152

2,712

2,376

33,398

14,312

14,005

16,764

21,364

3,939

4,077

5 609

10,885

8,267

1,440

1,826

1,248

1,782

1,714

2,084

2,274

1 412

32,1

10,0

7,0

21,4

Mortalité du betail (Nombre des Cies d'assurances

1)

4,315

5,015

1,894

1,324

4,9

1° Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du

fonds de réserve)

2° Intérêts de capitaux et autres produits

3° Droits d'entrée des membres effectifs

4° Droits d'entrée des membres honoraires

5° Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)

y compris les cotisations supplémentaires

6° Cotisations des membres volontaires

7° Avances (art. 46 de la loi)

8° Subventions des patrons (art. 47 de la loi)

9° Remboursements pour fournitures de secours

(art. 7, al. 1, 2 et 3, art. 51, al. 3 et 4, art. 53)

10° Remboursements de la part de l'assurance-acci-

dents, de sociétés d'assurances pour traitements

etc. (art. 15 et 25 de la loi du 5 avril 1902)

Caisses régionales.

fr.

14,937,98

2,408,25

18,866,83

49,00

464,158,52

5,186,31

2,424,53

28,00

fr.

Caisses de fabrique.

80,858,26

17,473,66

27,792,56

1,014,492,08

394,12

10,632,89

1,062,35

68,25

560,25

Sommes perçues en

Primes.

Intérêts.

Divers

Total

des

recettes.

Sommes dépensées pour

Resti-

tution de

primes.

Réassu-

rances.

Primes.

Provi-

sions.

Frais

d'admi-

nistration

Divers.

Total

des

dépenses.

Relevé des opérations faites pendant les 14 dernières années.

1,471,204

1,523,204

1,617,493

1,735,191

1,910,659

2,191,138

2,429,819

2,498,900

2,905,388

3,040,338

2,755,849

2,658,781

2,689,576

2,811,041

35,729

37,943

36,739

40,461

48,405

36,189

62,562

71,471

83,461

108,327

143,634

144,002

152,212

115,034

6,802

7,112

18,819

641,484

684,761

771,401

847,810

849,468

801,326

966,576

940,447

1,129,066

162,532

863,183

1,513,735

1,569,036

1,673,051

2,417,136

2,643,825

3,018,728

3,340,191

3,409,809

3,783,275

4,115,241

3,839,930

3,931,849

3,004,320

3,789,258

67,542

43,027

50,144

101,782

49,173

47,305

80,449

79,936

114,922

112,584

190,822

101,802

80,698

82,375

196,517

284,822

230,389

285,440

200,018

306,737

340,046

349,844

351,971

364,599

504,363

405,120

375,951

415,370

915,250

778,207

1,473,608

786,080

901,231

976,753

1,084,206

1,557,493

1,598,430

1,691,173

1,465,940

2,189,825

2,037,623

1,463,970

194,314

196,267

210,357

270,602

287,188

264,128

305,638

311,772

377,829

591,862

339,388

314,744

370,880

410,078

124,563

183,387

176,356

147,546

168,929

175,520

201,900

262,956

260,535

265,645

235,980

309,742

253,442

280,333

99,141

106,761

86,744

744,644

790,254

954,399

996,491

1,005,527

1,020,877

1,155,464

1,065,835

993,691

314,649

1,014,561

1,597,327

1,592,531

2,227,599

2,336,094

2,396,793

2,724,842

3,008,730

3,567,529

3,724,571

3,981,327

5,802,328

4,314,924

3,533,243

3,666,687

Assurance-maladie.

Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1906.

RECETTES.

11° Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à

la Caisse d'épargne et d'autres placements auto-

risés par le Gouvernement, prélèvements sur

le fonds de réserve

12° Emprunts, avances du comptable etc.

13° Recettes diverses

Totaux

fr.

fr.

6,736,90

4,590,54

4,498,24

523,885,20

fr.

fr.

20,197,39

985 95

49,960,22

1,224,477,98

DÉPENSES.

1° Pour traitement médical

2° Pour médicaments et autres curatifs

3° Prestations a) aux membres, b) aux familles des

membres (art. 15, al. 2 de la loi)

4° Prestations d'après l'art 16 de l'assurance-acci-

dents

5° Prestations aux femmes en couches

6° Prestations en cas de décès

7° Frais d'entretien aux hôpitaux

8° Prestations aux convalescents après cessation des

secours

9° Remboursements à l'assurance-accidents (art. 18

de la loi du 5 avril 1902)

10° Remboursements pour secours aux malades

(art. 51 et 53 de la loi)

11° Remboursements d'avances

12° Remboursement de cotisations et de droits

d'entrée

13° Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et do-

tations du fonds de réserve

14° Remboursement d'emprunts (art. 12 des recettes)

15° Frais d'administration

16° Dépenses diverses

Totaux

fr.

fr.

95,785,15

63,146,12

201,157,47

1,569,51

1,748,96

8,712,50

20,755,72

135,00

497,26

349,95

1,265,94

49,531,86

2,269,45

43,615,57

1,379,06

499,919,53

fr.

fr.

171,678,43

151,761,78

534,262,68

1,085,85

256,50

15,009,30

109,839,09

362,50

494,42

13,975,06

350,86

119,560,23

8,308,99

5,578,98

1,136,770,95

Résultats comparés des années 1903—1906.

fr.

Caisses régionales.

RECETTES.

373,069,95

452,225,58

469,301,21

523,885,20

fr.

DÉPENSES.

342,664,06

409,474,69

427,810,67

491,919,52

fr

Caisses de fabrique.

RECETTES.

948,942,16

1,149,448,20

1,081,685,71

1,224,477,98

fr.

DÉPENSES

862,073.00

1,092,643,40

1,013,019,35

1,136,770,95

Caisse d'épargne et Crédit foncier.

a) Caisse d'épargne.

Il résulte du bilan de cet établissement que l'avoir des déposants, y compris les dépôts

faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1906 en principal et intérêts à fr. 49,375,169 ;

le chiffre correspondant était de fr. 44,413,667 en 1905, de fr. 39,554,552 en 1904 et de

fr. 34,950,491 en 1903. L'avoir des communes et sections de communes s'élevait, à la même

date, à fr. 378,448 contre fr. 478,235 en 1905.

Le chiffre des versements a été de fr. 10,665,982 en 1902, de fr. 11,340,725 en 1903,

de fr. 11,137,673 en 1904, de fr. 12,572,255 en 1905 et de fr. 14,822,865 en 1906. Les

Assurance-accidents.

Bilan de l'exercice 1907.

RECETTES.

1. Report de l'exercice 1906

2. Avances des membres

3. Intérêts des fonds déposés à la Caisse d'épargne

4. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1907

5. Intérêts du fonds de pension des employés

6. Recettes suivant art. 48 de la loi

7. Intérêts du fonds d'amortissement du capital

8. Part du Gouvernement aux frais d'administration

a) Frais d'instruction

b) Traitements et indemnités des employés

c) Frais de bureau

fr.

3,761,50

25,177,67

7,969,92

soit ensemble fr

38,909,09

dont la moitié, soit

9. Amendes d'ordre

10. Recettes imprévues

11. Versements d'arriérés des années antérieures

12. Versements pour solde des membres

Total

DÉPENSES.

A. — Dépenses en faveur des blessés et de leurs familles

1° Indemnités pour accidents

2° Frais de traitement

3° Capital représentatif des rentes en cours et frais d'achat

B. — Fonds de réserve

C. — Frais d'administration de l'association

D. — Divers

Total

fr.

fr.

fr.

fr.

14,521,46

1,012,372,70

5,045,87

1,164,33

87,92

2,760,59

50,225,00

19,454,50

1,497,30

76,38

100,74

216,196,43

1,323,503,22

484,557,77

78,811,20

651,821,46

31,984,85

67,162,61

9,165,63

1,323,503,22

remboursements se sont élevés à fr. 4,824,984 en 1902, à fr. 6,486,615 en 1903, à fr.

7,608,325 en 1904, à fr. 8,925,747 en 1905 et à fr. 11,213,131 en 1906

L'excédent des versements, au lieu d'augmenter de fr. 4,477,219 en 1901, de fr.

5,840,998 en 1902, de fr. 4,854,110 en 1903, n'a plus atteint en 1904 que le chiffre de fr.

3,528,749 et en 1905 celui de fr. 3,646,308 ; en 1903 ce chiffre s'élève à fr. 3,609,734, non

compris les intérêts capitalisés par fr. 4,316,034. En 1906 le nombre des versements a été

de fr. 64,306, soit une moyenne par versement de fr. 230. Le nombre des remboursements

a été de fr. 27,757 ; la moyenne ressort donc à fr. 403 contre fr. 366 en 1905.

Le nombre total des opérations de versement et de remboursement s'élève, pour l'année

1906, à fr. 92,063 et porte sur une somme de fr. 26,035,996 ; en 1905 ce nombre s'est éleve

à 90,704 portant sur une somme de fr. 21,498,202 ; les chiffres correspondants pour l'année

1904 étaient de 76,485 resp. de fr. 18,745,397.

Les livrets en circulation au 31 décembre 1906 atteignent le chiffre de fr. 57,492, soit

une augmentation de fr. 3,989 sur l'année précédente. La moyenne du nombre des livrets en

1906 par rapport à la population est de 1 sur 4 1/10 habitants contre 1 sur 4 4/10 habitants en

1905 ; l'avoir moyen par livret pendant l'exercice 1906 est monté de fr. 830 à fr. 858. En

1906 il a été délivré 8082 livrets nouveaux contre 8184 en 1905 et 7669 en 1904 ; le nombre

des livrets soldés est de 4093. Il a été bonifié aux déposants fr. 1,316,034 d'intérêts, soit une

augmentation de fr. 132,069 sur l'année précédente.

L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1906 s'élevait, suivant bilan, à fr. 51,432,851,76

contre fr. 46,248,353,53 à fin 1905. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de

fr. 1,931,445,10, soit une augmentation de fr. 216,442,86 sur l'année précédente.

Le compte de Frais généraux se solde par fr. 87,817,44 ; il dépasse de fr. 2,377 le chiffre

correspondant de l'exercice précédent

Les bénéfices bruts réalisés en 1906 s'élèvent à fr.

310,239,30, soit 0,62 pCt. de l'actif total de l'établissement; les bénéfices nets s'élèvent à

fr. 221,921, soit 0,46 pCt. du même actif Le chiffre du fonds de réserve a passé de fr 1,834,565

à fr. 2,056,486, sont 4,27 pCt. de l'avoir total des déposants.

Durant l'exercice 1906, l'épargne scolaire a été pratiquée dans 133 écoles contre 150 en

1905. Les dépôts effectués depuis 1875 forment un capital de fr. 630,493, soit une aug-

mentation de fr. 65,276 sur l'exercice précédent. Le nombre des versements opérés était de

fr. 17,956 contre fr. 19,425 en 1905.

Les avances faites aux Caisses de crédit agricole et professionnel par la Caisse d'Epargne

se sont élevées en 1903 à fr. 25,644, en 1904 à 39,373, en 1905 a fr. 8,111 et en 1906 à

fr. 42,882 ; au 1er décembre 1907 ces avances ont atteint le montant de fr. 386,198 83, les

remboursements celui de fr. 131,931 09.

b) Crédit Foncier.

Le nombre des demandes présentées pendant les années 1901 à 1906 était de 1922

ensemble, portant sur une somme de fr. 30,444,011, dont 619 en 1906.

La situation au 1er janvier 1908 se présentait comme suit

Avoir des déposants (intérêts non compris)

Versements effectués durant l'année

Remboursements opérés durant l'année

Nombre des livrets en cours

Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et

professionnel

1er janv. 1907

fr. 48,562,140 55

14,822,865 55

10,710,126 22

57,492

185,331 99

1er janv. 1908

fr. 52,660,806 02

15,679,490 05

12,435,240

61,049

252,692 70

Compte de Profits et Pertes.

DÉBIT.

1. Frais d'administration

2 Perle sur titres remboursés.

3. Perte sur titres convertis

4. Différence sur les comptes

courants des déposants

5 Bénéfices nets réalisés en

6. Divers

Total

fr.

fr.

ct.

87,817 44

111 08

332 45

221,921 33

56 90

310,239 30

CRÉDIT.

1 Bénéfices sur titres

sortis

aux tirages

2. Bénéfices

sur

litres

con-

vertis

3. Divers

4 Bénéfices d'intérêts réalisés

en 1906

Total

fr.

fr.

ct.

7,732 28

1,074 23

1,375 51

300,057 28

310,239 30

Bilan au 31 décembre 1906.

ACTIF.

1. Disponible en caisse et en banque

2. Portefeuille, valeur au 31 dé-

cembre

3. Crédit Foncier de l'État. Avances

4. Caisses publiques de Crédit agri-

cole et professionnel. Avances .

5. Comptes transitoires

Intérêts

à recevoir au 31 dé-

cembre 1906 256,723 441

Différence de cours 1,141,805 57

6.

Immeuble

de

service.

7. Mobilier

8. L'Etat pour compte du

Crédit

agricole

9. L'Etat pour compte des Habita-

tions à bon marché

Total

fr.

fr. ct.

2,277,425 39

43,785,135 54

3,654,690 33

188,207 39

1,398,529 01

105,540 58

19,523 66

424 40

3,378 46

51,432,854 76

PASSIF.

1. Avoir des déposants au 31

de-

cembre 1906

2. Épargne scolaire. Solde en sus-

pens

3. Fonds de réserve

a) Solde au 31 déc.

1,834,565 06

b) Bénéfices nets

réalisés en 1906

221,921 33

4. Comptes

transitoires.

Rées-

compte

5. Divers

Total

fr.

fr.

ct.

49,375,866 82

28 85

2,056,486 39

106 88

365 82

51,432,854 76

Les 1244 prêts réalisés au 31 décembre 1906 représentent un capital de fr. 21,423,800,

dont à déduire

a) fr.

798,499,75 recouvrés par l'effet de l'amortissement,

b)

953,618,01 par suite de remboursements anticipes,

soit fr. 1.752,118,36

Le solde des capitaux restant dû au 31 décembre 1906 est donc de

fr. 19,671,681,64.

Le nombre des prêts faits sur propriétés rurales a passé de 302 à 418 et les sommes

prêtées de fr. 2,722,850 à fr. 3,903,350 ; la moyenne par prêt ressort à fr. 9,338. Les prêts

sur propriétés urbaines s'élèvent fin 1906 à 531 et portent sur un capital de fr. 8,037,400;

la moyenne par prêt est de fr 15,136. Les prêts communaux s'élèvent, à la même date, à

250 et représentent un capital de fr. 9,094,950, soit en moyenne fr. 36,380 par prêt. Le mon-

tant des intérêts et annuités dus pour l'année 1906 est de fr 813,878,54, en augmentation de

fr. 240,982,71 sur l'année précédente

Le prix de vente des obligations foncières était fixé en 1906 à 101,50 pCt : à partir du

1er novembre il fut abaissé à 101 pGt. La valeur nominale des obligations foncières vendues

était de fr. 3.382,000 à fin 1902, de fr. 4,851,500 à fin 1903, de fr. 6,240,800 à fin 1904, de

fr. 9,059,100 à fin 1905 et de fr. 14,167,400 à fin 1906. Le bénéfice réalisé sur la vente des

obligations foncières s'élevait à fr. 39,616,72 pour l'année 1906. Il a été délivré jusqu'au 31

décembre 1906 941 certificats nominatifs pour une valeur nominale de fr. 6,747,000

Les bénéfices bruts réalisés en 1906 s'élèvent à fr 104,681,03.

Ce chiffre se compose

a) de fr 39,616,72, montant de l'agio sur obligations vendues, b) de fr. 65,064,31, comprenant

les intérêts sur prêts, intérêts sur obligations vendues, commissions etc.

Après déduction des frais d'administration, émargés par fr. 46,194,59, il reste un béné-

fice net de fr. 58,486,44, dont fr. 39,616,72 ont été portés sur le compte de la réserve du

chef d'agio sur obligations vendues, et fr. 18,869,72 sur le compte de la réserve ordinaire.

Le montant total de la réserve s'élève, au 31 décembre 1906, à fr. 199,737,89.

Le Conseil d'administration a prononcé

en 1901, des admissions pour

en 1902

en 1903

en 1904

en 1905

en 1906

en 1901, des rejets pour

en 1902

en 1903

en 1904

en 1905

en 1906

fr.

2,716,070

2,240,000

2,754,000

2,868,480

6,927,300

4,842,750

fr. 22,348,600

fr.

1,451,771

972,000

803,550

574,870

1,112,300

895,200

fr.

5,809,691

Bilan au 31 décembre 1906.

ACTIF.

1. Prêts

dont à déduire

Amortissement opéré pendant les années

1901 à 1906 incl

fr.

798,499 75

Remboursements anticipés effectués pen-

dant les mômes années

fr. 953,618 61

2. Compte Mobilier

fr. 21,423,800 00

1,752,118 36

3. Obligations foncières 3 ½ % déposées contre certificats nominatifs

4. Compte pour ordre

Fonds consignés pour frais d'instruction et divers

5. Compte transitoire

Fraction du semestre d'intérêts courus au 31 décembre

1906 sur prêts

Fraction du coupon couru au 31 décembre 1906 sur

obligations foncières en circulation

PASSIF.

1. Fonds de dotation

2. Sommes non encore touchées

a) sur prêts faits à des particuliers

b) sur prêts faits à des communes

3. Obligations foncières 3 ½ % en circulation

4. Compte créancier

Caisse d'épargne

fr.

230,971 25

123,964 75

fr.

fr.

74,250 00

4,159,550 00

5. Obligations foncières 3 ½ % déposées contre certificats nominatifs.

6. Coupons d'obligations non encore touchés

7. Disagio sur prêts communaux

8. Compte pour ordre

Fonds consignés pour frais d'instruction

9. Fonds de réserve

I.

Agio sur obligations vendues en 1902, 1903, 1904,

1905 et 1906

II.

a) Réserve ordinaire

fr. 23,546 20

b) Excédent favorable de l'exercice

18,869 72

fr. 457,321 97

42,415 92

fr.

fr.

ct.

19,671,681 04

10,794 08

5,893,800 00

8,669 57

107,006 50

25,691,951 79

500,000 00

1,233,800 00

14,467,400 00

3,654,690 33

5,893,800 00

11,873 75

22,500 00

8,149 82

199,737 89

25,691,951 79

Compte de Profits et Pertes.

DEBIT.

fr.

ct.

CREDIT

fr

ct

1. Intérêts de 1906 sur compte

1.

Intérêts de 1906 sur prêts .

578,618 70

Fonds de dotation

15,000

2 Intérêts compris dans le prix

2. Intérêts de 1906 sur

obliga-

de vente des obligations fon-

gations foncières 3 ½ pCt.

436,449 12

cières 3 ½ pCt. vendues en

3. Intérêts sur comptes

de

cor-

36,923 23

respondants

100,551 50 3. Balance des recettes et des

4. Frais généraux de l'exercice.

46,194 59

dépenses accessoires

1,523 00

5. Excédent favorable de

l'exer-

cice

18,869 72

Total fr

617,064 93

Total fr

617,064

La situation au 1er janvier 1908 se présentait ainsi

Nombre total des demandes présentées

Nombre des prêts réalisés

Montant des prêts réalisés

Import sur prêts non encore touché

Amortissements opérés et remboursements anticipés

effectués

Valeur nominale des obligations

vendues.

Valeur nominale des obligations déposées contre cer-

tificats nominatifs

1er janvier 1007.

fr. 21,423,800 00

1,233,800 00

4,752,118 36

14,167,400 00

5,893,800 00

1er janvier 1908.

fr. 28,152,350 00

2,127,295 00

2,620,706 59

19,168,600 00

8,406,100 00

Section des habitations à bon marché.

La situation au 1er janvier 1908 se présentait ainsi

Nombre des prêts réalisés

Montant des prêts réalisés.

sans assurance

avec assurance

Import sur prêts non encore touché

Montant des remboursements anticipés

Capital assuré

Primes versées à la Compagnie d'assurances

1er octobre 1907.

fr.

333,975 00

69,049 63

4,650 00

144,159 29

17,008 92

1er janvier 1908.

fr.

464,355 00

12,465 00

6,932 00

205,609 29

23,469 06

Banque Internationale à Luxembourg.

Le rapport de la Direction pour l'année 1907 établit que cette année a apporté à la

Banque pas mal d'inquiétudes et d'agitations, mais qu'elle a fini par donner un résultat très

satisfaisant, qui a permis au Conseil d'administration de fixer le dividende à 9 ½ pCt. du

capital-actions, contre 10 pCt. en 1906.

Très peu de temps après la publication du dernier rapport annuel, il se produisit

une crise industrielle dont on ne saurait pas encore prévoir la fin et, en même temps, éclata

en Amérique une crise financière qui, par son contrecoup sur le marché allemand, provoqua

un renchérissement de l'argent tel que la vie économique en subit rarement.

Un taux d'escompte, qui est monté temporairement jusqu'à 7½ pCt., devait nécessaire-

ment paralyser l'esprit d'entreprise et, avec leurs grands besoins, l'industrie, les Etats et les

associations de toutes sortes furent gênés dans leurs émissions. La baisse des cours de

presque toutes les valeurs fut encore une conséquence de cette tension du marché.

Ces facteurs n'ont pas été sans influence sur le compte de Profits et Pertes, mais heu-

reusement les déchets qui se sont produits sur l'inventaire des Fonds publics et industriels,

ainsi que sur les comptes syndicataires, ont été contrebalancés en partie par des plus-values

sensibles produites par les comptes d'Intérêts, de Reports et de Commissions de toutes

espèces et par la progression des gains des succursales.

Comme la Banque s'est trouvée d'un autre côté dans l'heureuse situation de n'avoir à

faire aucun amortissement pour perte du côté de sa clientèle, le dividende a pu être fixé au

taux susmentionné et il reste un solde bénéficiaire de fr. 386,474,39 à reporter à l'année

prochaine.

L'association commanditaire avec la firme Lippmann, Rosenthal & C° d'Amsterdam, qui

a duré près de cinquante ans, prendra fin le 31 décembre 1908 à la suite d'un arrangement

amiable dicté par les intérêts et les convenances réciproques.

L'augmentation des transactions depuis l'année 1900 dépasse ½ milliard de francs.

Le chiffre d'affaires de la Banque Internationale, ainsi que de ses deux succursales, s'est élevé

Le bénéfice produit par le compte de Portefeuille à Luxembourg se chiffre à fr. 246,012 58

contre fr. 209,408 50 en 1906. La circulation fiduciaire s'est maintenue au chiffre de fr.

2,250,000, renseigné par l'exercice précédent.

en 1907

à

en 1906

à

d'où il ressort une différence en faveur de 1907 de

fr.

1,594,741,854 23

1,453,672,997 72

fr.

141,068,856 51

Le compte de Caisse présente le mouvement suivant

encaisse au 31 décembre 1906

fr. 2,048,820 88

entrées d'espèces dans le courant de l'année 1907

208,184,390 20

soit ensemble.

sorties d'espèces pendant la même période.

encaisse au 31 décembre 1907

fr.

210,233,211 08

208,249,638 27

fr.

1,983,572 81

Le compte de Portefeuille présente le mouvement suivant

existences au 31 décembre 1907

entrées

soit ensemble.

sorties

existences au 31 décembre 1907

fr.

7,810,311 68

121,665,849 10

fr.

129,476,160 78

121,646,562 87

fr.

7,829,597 91

Bilan au 31 décembre 1907.

Banque Internationale à Luxembourg et succursales de Metz et de St.-Jean-Sarrebrück.

ACTIF.

Caisse

Portefeuille Effets à recevoir

id.

Titres

Reports et avances sur titres

Caisse hypothécaire

Immeubles

Participations commandit

Comptes courants débiteurs

Comptes à nouveau (Intérêts

échus et non exigibles

et change)

fr.

ct

1,983,572 81

7,829,597 91

5,725,255 00

17,750,000 00

682,256 29

968,484 54

11,495,300 00

44,889,331 49

12,552 11

91,336,850 15

PASSIF.

Capital social

Billets de banque en circu-

lation

Comptes courants créditeurs

Dépôts à vue

Fonds de réserve

Réserve de la Caisse hypoth.

Compte ducroire

Traites à payer et caut.

Dividendes non réclamés

1902/1906

Dividendes 1907

Tantièmes

Compte à nouveau (factures

et divers)

Profits et pertes

fr

fr.

ct.

25,000,000 00

2,250,000 00

38,358,859 72

839,904 13

7,650,000 00

20,600 25

1,000,000 00

13,016,414 16

1,975 00

2,375,000 00

370,197 32

67,425 18

368,474 39

91,336,850 15

Enseignement industriel, commercial et professionnel.

École industrielle et commerciale de Luxembourg.

Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux

dernières années

ANNÉES.

1906—1907

1907—1908

Classes inférieures

communes

VI

es, Ves et IVes.

Section

commerciale

III, IIe et Ire.

Section industrielle

III, IIe et Ire

et cours supérieurs.

TOTAUX.

École industrielle et commerciale d'Esch-sur-l'Alzette.

Nombre et répartition des élèves qui ont fréquenté cet établissement pendant les deux

dernières années

ANNÉES.

1906—1907

1907—1908

Classes inférieures

communes

VI

es Ves et IVes.

Section

commerciale

III

e IIe et Ire.

Section industrielle

III

e,

II

e

et

I

re

et cours supérieurs.

TOTAUX.

École d'artisans de l'État à Luxembourg.

La statistique de fréquentation de cet établissement accuse, pour l'année scolaire 1907—

1908 une population de 205 élèves, se répartissant comme suit

Constructions civiles, menuiserie etc

Ferronnerie artistique

Mécaniciens

Peintres-décorateurs

Sculpteurs

Classe

inférieure.

Classe

moyenne.

Classe

supérieure.

Élèves libres

et facultatifs.

Cours professionnels du soir.

Il est annexé à l'École d'artisans de l'Etat des cours professionnels du soir ayant pour

but de fournir aux jeunes apprentis, occupés dans les ateliers de la ville et des environs, l'oc-

casion de se perfectionner dans le dessin professionnel et de s'approprier les connaissances

techniques et les aptitudes pratiques nécessaires à l'exercice raisonné de leur métier.

Cette école comprend, en outre, une section destinée plus spécialement à renseignement

des sciences commerciales.

Pendant l'année scolaire 1907—1908, ces cours ont été fréquentés par 325 élèves, savoir

Aux cours du semestre d'hiver de l'année scolaire 1907—1908, l'Ecole d'artisans a orga-

nisé des cours professionnels pour patrons (gewerbliche Meisterkurse). Ces cours compre-

naient les matières suivantes : a) théorie des styles, b) théorie de l'ornement, c) théorie et

fonctionnement des machines à vapeur et des chaudières, d) aménagement et organisation

des ateliers professionnels.

Ces cours ont eu lieu sur la demande du Allgemeiner Luxemburger Handwerksmeister-

verband et ont été fréquentés régulièrement par 150 membres.

a) Cours de dessin pratique pour ma-

çons, tailleurs de pierres, char-

pentiers, charrons, menuisiers et

ébénistes

b) Cours de dessin pour mécaniciens.

c) Cours d'atelier et de dessin pour la

ferronnerie artistique

d) Cours de dessin et exercices pra-

tiques pour la peinture décorative.

e) Cours de dessin à main levée

f) Cours pratique d'atelier pour me-

nuisiers etc

Élèves.

g) Cours pratique d'atelier pour mé-

caniciens

h) Cours pratique d'atelier pour sculp-

teurs et modeleurs

i) Électricité industrielle

k) Langue anglaise

l) Comptabilité commerciale

m) Calligraphie

Total

Élèves.

Mercuriales.

Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les.

fourrages et les combustibles pendant les années 1903 à 1907, sur la base des mercuriales

de la ville de Luxembourg.

Froment

Méteil

Seigle

Orge

Avoine

Sarrazin

Pois

Fèves

Lentilles

Pommes de terre

Farine de froment

de seigle

de méteil

Orge perlé

Beurre

Oeufs

Foins

Pailles

Trèfle

Bois de hêtre

chêne

Viande de bœuf, Ire qualité

IIe

veau

mouton

Porc frais

fumé

l'hectolitre

le kilogr.

la douzaine.

les 500 kilogr.

le stère.

le kilogr.

Prix

fin 1903

fr

c

15 00

15 00

13 00

13 00

8 50

15 00

15 00

20 00

5 00

0 45

0 40

0 37½

0 70

2 65

1 92

35 00

25 00

12 00

8 00

2 00

1 70

1 70

1 70

2 00

2 50

Prix

fin 1904

fr c

15 00

15 00

13 50

13 00

9 00

15 00

14 00

20 00

8 00

0 45

0 40

0 37½

0 70

3 00

2 00

40 00

28 00

14 00

8 00

2 00

1 70

1 80

1 70

1 80

2 00

Prix

fin 1905

fr c

22 00

20 00

18 00

19 00

20 00

23 00

32 00

32 00

40 00

8 00

0 50

0 40

0 35

2 79

1 79

40 00

28 88

40 00

13 00

8 00

2 05

1 80

2 40

1 85

2 40

3 00

Prix

fin 1906

fr c

23 00

21 00

21 00

22 00

22 55

23 00

32 00

34 00

48 00

8 78

0 50

0 40

0 30

2 28

1 87

35 00

25 00

35 00

14 00

9 00

2 10

1 80

2 30

2 00

2 00

2 90

Prix

fin 1907

fr c

25 00

23 00

22 00

22 00

24 00

23 00

32 00

32 00

48 00

7 82

0 50

0 40

0 45

2 92

2 07

41 75

28 25

41 75

15 00

10 00

2 10

1 90

2 25

2 00

2 00

2 57

Taxes communales d'octroi à Luxembourg.

Chapitre de perception.

Liquides

Comestibles

Fourrages

Combustibles

Matériaux de construction

Bière fabriquée dans l'intérieur .

Total

Produit des foires aux bestiaux .

des droits d'abatage

des ponts à bascule

du débit d'eau (Porte-

Neuve)

des droits de place sur les

marchés hebdomadaires.

Total des recettes de l'octroi.

Produit de 1904

fr. ct.

56,720 48

133,206 09

14,053 87½

58,278 33

34,092 73½

16,041 85

312,393 36

4,009 55

48,574 21

2,318 80

249 07

5,004 35

372,549 04

Produit de 1905.

fr.

ct.

57,627 39½

126,206 08

12,975 23

59,181 68

42,617 44

14,901 40

313,511 46

3,592 00

47,981 25

2,304 75

84 70

4,162 45

371,636 61

Produit de 1906.

fr.

ct

51,602 92

123,913 38

13,744 56

63,131 75½

36,713 49½

16,073 62

305,179 73

3,628 35

46,773 43

2,956 00

137 55

3,699 15

362,374 21

Produit de 1907.

fr.

ct.

50,382 68

125,214 98

13,352 99

65,045 69

45,090 20

19,399 57

318,486 11

4,100 70

48,216 71

3,423 25

119 40

3,566 80

377,912 97

Chemins de fer.

Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant l'année 1907.

Chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Zusammenstellung des Guterverkehrs der im Grossherzogtum gelegenen Stationen der Wilhelm-Luxemburg-Bahn.

Bezeichnung der Güter.

nach

Deutsch-

land .

nach

Frankreich,

Schweiz,

Italien

nach

Belgien,

Holland.

nach

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

nach

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg.

Bahn.

nach u. v

der

Wilhelm

Bahn

Versand in Tonnen.

Abfalle

Baumwolle

Bier

Blei

Borke

Braunkohle

Braunkohlen-Brikets

Cement

Chemikalien

Dachpappe

Düngmittel

Eisen (roh)

Eisen (Luppen)

Eisen-Stahlbruch

Eisen-Draht

Eisen-Schienen

Eisen-Schwellen

Eiserne Dampfkessel

Eiserne Rohren

Eisen-Draht

Eisen und Stahlwaren

Eisen-Erz

Erde

Bleierze

1,564

8,168

29,831

755,610

78,981

33,026

31,101

12,734

4,051

2,242

2,290

1,098,341

3.734

2,493

7,406

1,404

3,400

1,795

154,615

16,472

34,409

4,381

7,353

1,094,614

1,086

1,911

7,469

1,584

2,223

1,488

2,012

1,207

176,167

2,346

2,556

1,659

16,386

51,463

792,940

90,768

33,809

41,346

17,188

6,051

5,676

3,711

2,523,737

6,336

5,29

(…)

9,54

5,64

1,99

1,16

5,47

1,46(…)

305,48(…)

23,65(…)

nach

Deutsch-

land .

nach

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

nach

Belgien,

Holland.

nach

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

nach

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

nach u. von

der

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn

Versand in T o n n e n .

Bezeichnung der Güter.

(…)upfererze

(…)ebrige

Erze

(…)arhhölzer

(…)sche

(…)achs

(…)isch

(…)arn

Weizen

Roggen

Hafer

Gerste

(…)ülsenfrüchte

(…)ais

(…)alz

(…)ereien

(…)las

(…)olz,

Rundholz,

Nutzholz

Brennholz

Aussereuropäisches

(…)alzzeugmasse

(…)pfen

(…)e

(…)ffee

(…)alk

Kartoffeln

Knochen

Knochenkohle

Lumpen

Mehl

(…)leie

(…)hst

(…)ele,

Fette

(…)elkuchen

1,631

1,954

1,142

1,676

2,318

1,510

2,342

1,426

5,273

2,230

1,622

1,404

1,757

1,556

1,043

2,286

1,097

1,750

2,393

4,514

2,429

3,048

1,525

3,746

2,088

1,563

1,721

1,992

3,423

5,846

3,259

2,134

6,778

1,570

8 4

Bezeichnung der Güter.

nach

Deutsch-

land

nach

Frankreich,

Schweiz,

Italien

nach

Belgien,

Holland.

nach

Oesterreich,

Russland,

Donaulander

nach

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

Versand in Tonnen.

Papier

Petroleum

Reis

Röhren-Ton

Rüben

Rubensyrup

Salpetersaure

Salz

Schiefer

Schwefelsaure

Soda

Spiritus

Starke

Steine, bearbeitet

gebrannte

Steinkohlen

Brikets

Koks

Tabak

Teer

Tonwaaren

T o r f

W e i n

Wolle

Zink

Zucker, roh

raffinirt

Sammelladungen

Sonstige Guter

Summe

Pferde

Rindvieh

Schafe

Schweine

20,230

10,665

1,613

6,346

2,122,964

Stück

3,487

7,337

30,092

1,404

175,869

Stuck.

6,125

1,171,175

Stuck.

1,265

Stuck.

6,777

1,973

216,180

Stuck.

1,272

34,736

10,915

9,470

3,687,455

Stuck.

3,718

8,609

30,723

nach u.

der

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn

2(…)

2(…)

2(…)

2(…)

51,1(…)

17,(…)

2(…)

1(…)

1(…)

7,(…)

470,4

Stück

(…)

(…)

6,8(…)

von

Deutsch-

land.

von

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

von

Belgien,

Holland.

von

Oesterreich,

Russland,

Donaulander

Empfang in Tonnen.

von

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

Bezeichnung der Güter.

5,357

1,918

9,590

7,351

2 975

3,058

10,419

2,314

22 220

3,001

3,905

1,880

6,897

106,744

57,570

52,565

2,749

1 9

1,898

2,902

3,078

5,273

2,745

2,843

2,015

7,816

27,978

16,229

2,350

3,004

2,385

190,700

8,829

5,474

1,918

9,700

10,787

3,482

10,149

12,522

8,412

24,824

3,081

4,961

1,899

7,107

297,668

77,303

86,181

19,351

Abfalle

Baumwolle

Bier

Blei

Borke

Braunkohle

Braunkohlen-Brikets

Cernent

Chemikalien

Dachpappe

Dungmittel

Eisen, roh

Luppen

Stahlbruch

Draht

Schienen

Schwellen

Achsen

Dampfkessel

Rohren

Draht

Stahlwaren

Sonstige Metallwaren

Eisen Erz

Erde

Blei-Erze

Kupfer-Erze

Uebrige Erze

Farbholzer

Fische

Flachs

Fleisch

Garn

Getreide,

Weizen

Roggen

Bezeichnung der Güter

von

Deutsch-

land.

von

Frankreich,

Schweiz,

Italien

von

Belgien,

Holland

von

Oesterreich,

Russland,

Donaulander

Empfang in Tonnen.

von

der Prinz

Heinrich-

Bahn

Summe

ohne

Wilhelm

Bahn

Getreide,

Hafer

Gerste

Hülsenfrüchte

Mais

Malz

Leinsaat

Sämereien

Glas

Haute

Holz, Rundholz

Nutzholz

Brennholz

aussereuropäisches

Holzzeugmasse

Hopfen

Jute

Kaffee

Kalk

Kartoffeln

Knochen

Knochenkohle

Lumpen

Mehl

Kleie

Obst

Oele u. Fette

Oelkuchen

Papier

Petroleum

Reis

Rohren von Ton

Rüben

Ruben-Syrup

Salpeter-Saure

Salz

2,112

2,124

10,906

12,039

19,326

5,980

1,149

3,122

1,199

1,990

1,479

4,996

1,606

35,020

1,207

6,548

3,684

2,633

1,887

4,631

2,481

5,249

2,384

2,184

13,657

13,310

52,591

42,562

3,735

1,232

4,005

6,951

1,357

1,265

4,647

1,753

1,997

Bezeichnung der Güter.

von

Deutsch-

land.

von

Frankreich,

Schweiz,

Italien.

von

Belgien,

Holland.

von

Oesterreich,

Russland,

Donaulander.

Empfang In Tonnen.

von

der Prinz-

Heinrich-

Bahn.

Summe

ohne

Wilhelm-

Luxemburg-

Bahn.

63,029

91,445

20,102

1,189,309

1,392

2,496

12,284

1,754,288

Stuck.

1,347

2,334

1,808

20,116

Stück.

2,264

S

3,344

441,577

5,773

18,660

1,181

1,687

298,109

Stück.

2,339

1,996

Stuck.

18,738

1,902

238,627

Stück.

2,001

1,996

2,870

1,272

87,156

233,077

28,875

1,208,034

1,462

1,216

1,528

2,563

16,347

2,311,574

Stück,

2,521

3,348

2,349

2,023

Schiefer

Schwefelsaure

Soda

Spiritus

Stärke

Steine, bearbeitet

gebrannte

Steinkohlen

Brikets

Koks

Tabak

Teer

Tonwaren

Torf

Wein

Wolle

Zink

Zucker, roh

raffinirt

Sammelladungen

Sonstige Güter

Summe

Pferde

Rindvieh

Schafe

Schweine

Durchgangsverkehr.

Von

Kleinbettingen

über

Diedenhofen

Von Kleinbettingen über Wasserbillig

Von

Kleinbettingen

nach der

Prinz-Heinrich-Bahn

Von Diedenhofen über

Kleinbettingen

Von Wasserbillig über

Kleinbettingen

Von der Prinz Heinrich-Bahn über

Kleinbettingen

Von Gouvy

über

Diedenhofen

Von Gouvy über Deutsch-Oth

Von Gouvy über Wilwerdingen

Von Gouvy über Wasserbillig

Von Gouvy über Rodingen Grenze

Von Gouvy nach der Prinz Heinrich-Bahn

Von Diedenhofen über Gouvy

Von Deutsch-Oth über Gouvy

Von Wasserbillig über

Gouvy

Von der Prinz-Heinrich-Bahn über Gouvy

Von St Vith über Diedenhofen

Von St. Vith über Deutsch-Olli

Von St Vith über Rodingen

Von St. Vith über Hollerich

Von St. Vith nach der Prinz-Heinrich-Bahn

Von St Vith über Gouvy

Von Diedenhofen über St. Vith

Von Deutsch-Oth über St. Vith

Von Rodingen Grenze über St. Vith

Von der Prinz Heinrich-Bahn über St. Vith

679,680

59,568

37,202

576,621

118,699

10,198

239,777

56,986

6,492

1,567

116,150

24,640

32,642

71,373

2.923

240,770

3,477

286,098

197,235

5,504

40,308

9,672

117,313

112,772

15,226

l.

l.

l.

l.

l.

7 7 6 , 4 5 0 T

711,518 T.

445,612 T

407,434 l.

743,392 r.

255,033 l.

3,039,439 l.

Betriebsergebnisse der

Wilhelm-Luxemburg-Eisenbahnen

wahrend des Jahres

1907.

Befördert wurden : Personen

Befordert wurden : Guter

Einnahmen : aus dem Personenverkehr

aus dem Güterverkehr

Einnahmen ausserdem

Zusammen

Kilometrischer Ertrag (196

Kilom.)

2,583,035

9,983,820 l.

1,684,000

. 15,283,000

1,297,000

. 18,264,000

93,184

M.

M.

M.

M.

M.

Chemins de fer s e c o n d a i r e s .

Lignes de Luxembourg à Remich et de Cruchten à Larochette.

MOIS.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

VOYAGEURS.

Nombre.

23,836

21,481

25,416

30,701

37,131

27,200

34,341

46,467

32,452

28,511

27,538

27,956

363,020

Produit.

FR.

CT.

8,443 95

8,163 55

9,396 15

13,357 10

18,619 95

11,947 50

15,394 40

19,456 10

16,308 65

10,768 30

11,796 90

9,560 10

150,212 65

MARCHANDISES.

Kilogr.

2,412,270

2,198,490

3,803,500

4.024,260

4,318,700

4,532,200

4,607,590

4,492,740

4,077,170

4,060,380

3,414,020

2,779,910

44,721,230

Produit.

FR. CT.

3,344 90

4,639 40

6,822 24

7,557 55

8,142 45

8,350 05

8,864 10

8,555 50

7,852 45

8,392 40

6,856 45

5,796 25

87,393 74

BAGAGES.

Kilogr.

33,045

30,280

32,590

34,670

46,355

53,765

68,640

83,365

70,905

55,615

40,455

42,250

592,205

Produit.

FR. CT.

391 85

379 35

397 45

444 05

558 95

638 93

825 25

1,001 05

870 50

619 85

460 75

511 05

7,094 05

BÉTAIL.

Nombre

2,242

Produit.

FR. CT.

283 20

164 35

177 70

216 50

266 20

240 35

252 25

287 60

376 50

268 35

268 45

232 50

3,633 95

RECETTES

totales.

FR.

CT.

14,865 48

13,708 21

17,249 88

21,980 45

24,983 15

23,337 78

25,732 58

29,698 84

26,474 88

20,450 48

19,776 20

24,812 21

265,270 14

Produit kilométrique correspondant

(46 kilomètres)

à 1907 fr. 6,631 75.

à 1906 fr. 6,392 80.

Chemins de fer cantonaux

Ligne de Diekirch à Vianden et de Martelange à Nœrdange

MOIS

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

VOYAGEURS

Nombre

10,836

11,513

10,971

13,769

16,799

12,186

13,899

19,661

16 571

12,938

13,258

13,385

163,786

Produit

FR

C

4,453 60

4,950 50

4,909 90

5,967 45

7,819 65

5,379 60

6,365 95

9,476 80

7,922 65

5,340 43

5,500 00

5,343 30

73,430 25

BAGAGES

Poids

T

K

11,565

7 690

10,150

10,825

10,880

10,050

12,220

14,200

17,520

14,440

11,080

10,415

141,025

Produit

FR

C

108 25

73 10

114 40

139 85

146 10

146 65

175 65

219 00

229 05

159 25

133 40

113 90

1,758 60

MARCHANDISES

Colis et Paquets

Poids

T

K

160,940

191,735

231,580

252,310

219,925

197,475

233,185

241,945

262,880

263,620

220,705

174 670

2,650,970

Produit

FR

C

1,049 45

1,059 40

1,424 00

1,417 30

1,430 90

1,307 70

1,448 35

1 568 05

1,440 75

1,689 90

1 310 55

1,210 55

16,376 90

Charges complètes

Poids

T

K.

2,122,880

1 628,140

3,630,970

4 231,475

4,054 060

4,141 910

3 101,805

3,682 640

3,500,320

3,429,080

3,474,740

2 513,100

39 511,120

Produit.

FR

C

6,251 65

3,771 65

8 745 10

10,789 70

11,712 90

11,432 85

9 424 95

10,738 10

10,209 85

9,452 35

8 957 35

5,580 65

107,567 10

Bétail et

divers

Produit

FR C

475 31

414 55

463 92

471 50

527 10

800 95

656 16

499 52

479 80

507 71

473 25

511 51

6,281 28

Recettes

totales

FR C

12,338 26

10 269 20

15 657 32

18 785 80

21 636 65

19,067 75

18 071 06

22,501 47

20,282 10

17,149 66

16,374 95

12,759 91

204,894 13

Produit kilométrique correspondant à

(44 kilomètres

)

1907 fr 4,6 6

1906 fr 4,478

Chemins de fer vicinaux.

Ligne vicinale de Bettembourg-Aspelt.

MOIS.

VOYAGEURS.

Nombre

des billets

délivrés.

Produit

de ces billets.

Marchandises et bagages.

Kilogr.

Produit

des marchandises

et bagages.

Recettes diverses Recettes totales.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

2,484

2,481

2,729

2,849

2,891

3,083

3,695

4,262

4,189

3,630

3,605

3,016

38,914

FR.

1,222

1,220

1,342

1,401

1,422

1,517

1,818

2,096

2,060

1,786

1,773

1,484

19,146

CT.

92½

132,335

463,600

347,719

265,126

306,422

331,511

342,771

309,217

362,736

300,957

232,937

198,099

3,295,430

FR.

7,957

CT.

FR.

CT.

FR.

1,553

1,629

2,191

2,051

2,173

2,369

2,659

2,852

2,943

2,522

2,347

1,968

27,262

CT.

27½

57½

Produit kilométrique correspondant

(11 kilomètres.)

à 1907 fr. 2,460 23

à 1906 fr. 2,389 02

Ligne vicinale de Luxembourg—Echternach.

MOIS.

VOYAGEURS.

Nombre

des billets

délivrés

Produit

de ces billets.

MARCHANDISES ET BAGAGES

Kilogr.

Produit

des marchandises

et bagages

RECETTES

DIVERSES

RECETTES

TOTALES.

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Totaux

29,116

26,486

30,112

33,583

41,271

31,959

34,068

36,370

35,182

28,024

28,717

27,503

382.391

FR.

C.

8,607 50

8,619 60

9,729 30

13,309 50

20,062 95

11,723 20

13,366 00

14,994 70

14,611 30

9,985 10

10,824 50

10,006 80

145,840 45

1,677,680

1,654,770

2,277,900

2,364,070

2,449,540

3,108,840

3,534,290

3,397,230

2,734,610

2,508,380

2,155,120

1,473,370

29,335,800

FR. C.

2,676 80

2,785 90

3,665 45

3,623 00

3,993 10

4,375 35

4,524 50

4,962 70

4,280 55

3,893 65

3,261 15

2,478 00

44,529 20

FR. C.

426 84

421 61

481 11

427 55

475 23

10,884 07

437 54

503 16

484 35

623 54

431 25

1,627 45

16,895 70

FR. C.

11,711 19

11,897 11

13,875 86

17,360 05

24.531 28

26,582 62

18,328 04

20,460 56

19,385 20

14,502 29

14,516 90

14,112 25

207,26(…)

Produit kilométrique correspondant à

(46 kilomètres)

fr. 4505,76.

fr. 3584,02

Chemins

de

fer

Prince-Henri.

Lignes des Minières,

de Luxembourg-Pétange,

de l'Attert

et de la Sûre.

(Longueur en exploitation 172 kilomètres.)

I. Marchandises expédiées

1° pour l'intérieur du pays.

2° vers la France

3°

id.

Belgique

4°

id.

Hollande

5°

id.

l'Allemagne

6°

id.

la Suisse

7°

id.

l'Italie

8°

id.

l'Autriche

Ensemble

1907.

T.

K.

1,254,563 910

107,190 620

1,430,429.180

11,080 000

818,735.150

16,030.470

12,390.660

885 000

3,651,304.990

1906.

T.

K

1,607,780.040

101,594 160

1,538,611 610

6,653.230

687,158 330

8,079.460

9,017.850

794 470

3,959,688.850

Différence en faveur de

1907.

T.

K.

5,596 460

4,426 770

131,576 820

7,951.010

3,372.810

90.830

153,014.700

1906.

T.

K.

353,216.130

108,182.430

461,398,560

II. Marchandises importées

1° de la France, via Rodange fr.

2° de la Belgique

a) via Athus

b) via Sterpenich

c) via Benonchamps

d) via

Gouvy

3° de l'Allemagne

a) via Esch (Thionville et

Karthaus)

b) via Kleinbettingen (Thion-

ville et Karthaus)

c) via Troisvierges, (Ettel-

bruck, Luxembourg et Esch)

d) via Troisvierges (Luxem-

bourg et Dippach)

e) via Wasserbillig

(Thion-

ville et Karthaus)

f) via Wasserbillig (Luxem-

bourg et Dippach)

Ensemble.

288,315.420

279,284.760

37,182.270

7,142 860

14,334 190

1 1 0 . 2 8 4 . 7 0 0

3,413 310

4,493.490

596,318.460

27,831 350

421,494.710

1,790,095.610

186,524.970

335,765.140

40,035.320

5,668.740

14,390.810

94,399.380

4,278.390

2,356.460

840,771.290

30,074 720

170,433 380

1,724,098.600

101,790.450

1,474.120

15,885.410

2,137.030

251,061.330

372,348 340

56,480.380

2,853 050

56.620

865.080

244,452.830

2,243.370

306,951.330

III. Marchandises en transit par

la ligne des minières

a) via Esch-Athus et

inversé-

120,834.140

118.692.320

2,141 820

b) via Esch-Rodange frontière

899.000

483.700

415 300

Ensemble.

121,733.140

119,176.020

2,557.120

Total.

5,563,133.740

5,803,563.470

527,920.160

768,349.890

Minerais

Pierres

Acier

Fontes

Bois

Scories phos.

Divers

En

tout

Différence en

faveur de

Pour

l'interieur

Vers la France.

du pays.

T.

k

975,213,500

54,852,080

9,250.100

6,009,640

11,448,150

11,182,880

186,607,560

1,254,563,910

1,607,780,040

353,216,130

T

k

99,681,590

645,800

259,200

30,000

53,170

470,500

6,050,360

107,190,620

101,594,160

5,596,460

Vers

la Belgique,

T

K

1,242,347,380

7,891,100

78,395,670

56,868,300

393,470

26,101,020

18,432,240

1,430,429,180

1,538,611,610

108,182,430

Vers

la Hollande

T

k

1,984,000

9,096,000

11,080,000

6,653,230

4,426,770

Vers

l'Allemagne.

T

k

391,683,300

20,202,280

169,959,410

80,429,350

1,330,020

90,260,740

64,870,050

818,735,150

687,158,330

131,576,820

Vers

la Suisse

T

K

8,855,240

4,571,760

2,603,470

16,030,470

8,079,460

7,951,010

Vers l'Italie.

T

K

12,306,660

84,000

12,390 660

9 017,850

3,372,810

Vers

l'Autriche.

T

K.

140,000

745,000

885,000

794,170

90,830

2° Les marchandises importées comprenaient

1° les marchandises expédiées comprenaient

Minerais

Pierres

Fontes

Bois

Scories phos

Coks

Houilles

Divers

En

tout

Différence en

faveur de

De la France.

T

K

230,765,050

1,663,200

235,000

176,900

11,721,040

43,754,230

288,315,420

186,524,970

101,790,450

De la Belgique

T.

K.

48,901,470

6,106,930

3,425,230

224,890

168,110,000

47,753,250

63,944,080

337,944,080

395,860,010

57,915,930

De l'Allemagne.

r.

K

49,010,500

4 407,050

7,791,100

16,580,050

519,120,000

429,522,500

60,803,100

76,096,710

1,163,836,110

1,142 343,620

21,522,490

3° Les marchandises en transit par la ligne des minières comprenaient

Résultats de l'exploitation.

Voyageurs

Marchandises

Nombre

1,574,064.

Produit, bagages compris

Poids

5,561,690.260

kg.

Produit

Produits extraordinaires

Recettes diverses

Total

fr.

648,740 62

5,835,953

36,022 35

26,499 77

fr. 6,547,216 40

Minerais

Pierres

Acier

Fontes

Scories phosph

Cokes

Houilles

Divers

Totaux

1907.

T.

k.

53,117.000

415.530

3,500.400

5,560.690

8,921.600

2,032.000

15,645.000

32,540.920

121,733.140

1906.

T.

K.

43,461.270

836.780

20,783.580

4,626:000

3,669.000

10,119.630

35,679.760

119,176 020

Différence en faveur de

1907.

T.

k

9,655.730

3,500.400

4,295.600

5,525.370

22,977.100

1906.

T.

K.

121.250

15,222 890

1,637.000

3,138.840

20,419 980

Produit moyen par voyageur

1907.

fr.

0,53

id.

par tonne de marchandises

1,03

Produit kilométrique correspondant à

1906.

0,5404

1,0068

fr.

39,383 20

39,221 80

Ligne de

Wiltz.

(Longueur en exploitation : 20 kilometres.)

Pierres

Bois

Scories phos.

Divers

Totaux

En destination de

l'intérieur.

la Belgique la Hollande

l'Allemagne.

T.

k

604,000

1,346,350

1,151,000

8,258,610

11,359,960

T.

k

519,500

1,844,480

2,363,980

T.

K

24,420

24,420

T.

k.

50,200

5,527,730

5,577,930

En

1907.

T.

K

1,123,500

1,396,550

1,151,000

15,655,240

19,326,290

tout

1906.

T.

k.

1,145,910

1,076,190

868,050

12,937,750

16,027,900

Différence

T.

K.

320,360

282,950

2,717,490

3,320,800

n faveur de

1906.

T.

k,

22,410

22,410

I. Marchandises expédiées

1° Pour l'intérieur du pays

2° Vers la Belgique

3° Vers la Hollande

4° Vers l'Allemagne

Ensemble

II.

Marchandises importées

1° De la Belgique : a) via Schimpach frontière

b) via Gouvy

2° De l'Allemagne : a) via Troisvierges

b) via Wasserbillig

c) via Bettembourg

Ensemble

III. Marchandises en transit par la ligne de Wiltz

Via Kautenbach-Schimpach frontière et inversément .

Total.

T.

k

1,359.960

2,363,980

24,420

5,577,930

19,326,200

11,685,390

3,519,890

1,978.440

1,472,400

1,064,270

19,720,390

8,356,960

47,403,640

T.

k.

9,440,480

1,449,520

33,920

4,559,980

15,483,900

8,578,430

3,858,860

2,143,940

1,376,700

1,097,360

17,263,640

7,263,640

39,802,830

Différence en faveur de

1907.

T.

k

1,919.480

914,460

1,017,950

3,851,890

3,106,960

95,700

3,202,660

1,093,320

8,147,870

1906.

T.

K.

9,500

9,500

338,970

165,500

33,090

537,560

547,060

1° Les marchandises expédiées comprenaient

Les marchandises importées par la ligne de Wiltz comprenaient

Les marchandises en transit comprenaient

Résultats de

l'exploitation.

Vuyageurs

Marchandises

Nombre

Produit, bagages compris.

Poids

1 Produit

Produits extraordinaires

Recettes diverses

72,763.

47,168,200 kg.

Total

fr. 40,551 82

56,080 64

3,791 47

2,191 51

fr. 102,618 44

Pierres

Bois

Houilles

Divers

Totaux

Au départ de

la Belgique.

T.

K.

329,600

43,560

4,813,000

10,019,120

15,205,280

l'Allemagne.

T. K.

490,200

920,000

3,104,910

4,515,110

En tout

1907.

T. K.

329,600

533,760

5,733,000

13,124,030

19,720,390

1906.

T. K.

237,400

414,790

5,958,500

10,444,600

17,055,290

Différence en faveur de

1907.

T. K.

92,200

118,970

2,679,430

2,890,600

1906.

T.

K.

225,500

225,500

Pierres

Bois

Houilles

Scories phosph

Divers

Totaux

1907.

T.

K.

281,000

6,410,000

60,000

1,605,960

8,356,960

1906.

T. K.

485,500

5,334,000

1,444,410

7,263.910

Différence en faveur de

1907.

T. K.

1,076,000

60,000

161,550

1,297,550

1906.

T. K.

204,500

204,500

Produit moyen par voyageur

1907.

fr. 0,53

par tonne de marchandises 1,08

Produit kilométrique correspondant à

fr.

5,130 92

4,538 30

1906.

0,538

1,230

Statistique douanière. — Zollstatistik.

éWaren-Einfuhr

aus dem Zollvereins-Auslande für den Verbrauch und Handel des Grossherzogtums Luxemburg über die Zollämter dessellai

Warengattung.

1. Erzeugnisse der Land- u.

Forstwirtschaft und an

dere tierische und pflanz-

liche

Naturerzeugnisse ;

Nahrungs

und Genuss-

mittel.

Roggen

Weizen

id

id

id

id

id

id

id

Gerste

id.

id

id.

id

id

id

id

id

id

id

Hafer

id

id

id

id

id

id

id

id

id

Buchweizen

id.

Hirse

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

Australien.

Bulgarien.

Rumänien.

Amerika.

Argentinien.

Russland.

Belgien

id.

Frankreich.

Amerika.

Russland.

Bulgarien.

Argentinien.

Rumänien.

Brit.-Indien.

Serbien.

Persien.

Turkei.

Belgien.

Amerika.

Argentinien.

Russland.

Rumänien.

Niederland.

Bulgarien.

Serbien.

Canada.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

37,150

102,845

542,400

133,320

5,813,879

3,381,243

6,803,866

329,792

170,990

56,919

60,620

54,787

1,003,025

10,184

35,386

508,560

22.932

10,192

10,192

70,772

14,320

40,736

308,108

675,703

147,533

10,184

168,047

10,050

25,205

1,848

1,361

Warengattung.

Hirse

id.

id

Mais und Dari

id.

id

id

id

id

id

id

id

Malz

Reis, unpoliert

id

id

id

Speisebohnen

id

id

id

id

Erbsen

id.

id

id

Linsen

id

Lupinen

Wicken

id

Raps, Rubsaat usw

id.

id

Buchecken, Erdnüsse, Mohn-

samen

id.

Lein- und Hanfsaat

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Turkei.

Frankreich.

Argentinien

Belgien.

Russland.

Amerika.

Argentinien.

Bulgarien.

Rumänien.

Br. O. Afrika

Serbien.

Algerien.

Frankreich.

Nied. Indien

Brit. Indien.

Amerika.

Belgien.

id.

Italien.

Rumänien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Italien.

Niederland

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Rumänien.

Frankreich-

id.

Belgien.

id.

Argentinien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

131,90

720,275

6847»

4,965.400

55,492

1,346,911

152,501

20,200

86,265

178,511

88,703

81,082

15,305

13,426

40,609

42,911

«0

2,620

9,900

5,766

6,144

Herkunftsland

der

Waren.

Niederland.

Russland.

Frankreich.

id.

id.

Schweden.

Belgien.

id.

Niederland.

Argentinien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien-

Mexiko.

Niederland.

Ceylon.

Brit. Indien.

Nied. Indien.

As. Türkei.

Paraguay.

Amerika.

Brasilien.

Nied. Indien.

Algerien.

Mexiko.

Eur. Russl.

Belgien.

China.

Niederland.

Cuba.

Dom. Rep.

Menge in

Kilogramm

bezw Stuck.

1,458

28,610

26,120

18,373

20,698

1,726

4,451

3,647

1,019

2,182

4,031,629

13,350

291,070

571,868

20,000

7,101

5,879

1,479

5,844

82,125

60,595

82,712

8,699

1,473

Warengattung.

Unbearbeitete Tabakblätter

id.

id.

id.

id.

id

id.

Hopfen

id

Hopfenmehl

Frische Küchengewächse.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

Getrocknete Blätter Krauter usw.

zum Genuss

id.

id

Artischocken, Melonen, Pilze,

getrocknet

id

id.

id

id

Getrocknete Küchengewächse

id

Lebende Pflanzen

id

id.

id

Blumenzwiebeln

id.

id.

Frische Blumen

id.

id.

Blumen, Kränze usw., getrocknet

Frische Tafeltrauben

id.

id

Herkunftsland

der

Waren.

Griechenland

Venezuela.

Eur. Türkei.

Frankreich.

Philippinen.

Oestr.-Ung.

Ceylon.

Belgien.

Oestr.-Ung.

Niederland.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Spanien.

Frankreich.

Amerika.

Egypten.

Algerien.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Schweiz.

Belgien.

id.

Niederland.

id.

Spanien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

.1,728

2,453

11,328

18,898

3,853

168,446

22,622

6,630

2,454

125,602

5,867

13,124

1,292

2,037

19,858

Warengattung.

(…)- und Hanfsaat

id.

id.

(…)odere nicht besonders genannte

Oelsämereien

(…)eesaat

id.

id.

(…)rassaat

id.

id.

»

(…)unkelrübensamen

id.

(…)ndre

Gemüsesamen

id.

nis, Kümmel usw

(…)rische Kartoffeln

id.

id.

id.

(…)utterrüben,

Möhren usw.

id.

(…)etrocknete

Zichorien

(…)rün-

und Rauhfutter.

id.

(…)che

Baumwolle, usw.

id.

id.

id.

id.

id.

(…)nbearbeitete

Tabakblätter

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Warengattung.

Frische Tafeltrauben

id.

Hasel- und andere Nusse

id.

id

id.

Frische

Aepfel.

id. id

id. id

id. id

id.

Birnen

id id.

id. id

id.

Aprikosen

id. id

id. id.

id.

Zwetschen.

id. id

id.

Mirabellen

id. id

id.

Kirschen

id. id

Frisches sonstiges Obst

id.

Getrocknetes Obst

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Obstmus usw

id.

Frische Bananen usw

id

Frische Südfrüchte

id.

id.

id.

id.

id.

Getrocknete Feigen

id. id.

id. id

id. id

Herkunftsland

der

Waren.

Spanien.

Belgien.

id.

Spanien.

Italien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Oestr Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id

FranKreich.

id

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Oestr. Ung.

Amerika-

Spanien.

Serbien.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

Italien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Italien.

Spanien.

Algerien.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

Italien.

Spanien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

3,466

2,553

11,594

7,928

55,293

12,695

2,027

9,397

91,444

3.252

58,582

1,491

2,290

1,729

25,228

13,239

1,516

15,284

2,945

16,402

452,592

1,000

2,180

7,467

Warengattung.

Getrocknete Korinthen

id id.

id.

Rosinen

id.

Datteln

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Getrocknete Mandeln, Granaten

id.

id.

usw.

Frische Ananas

id

Johannisbrot

id.

id.

Geniessbare

Kastanien

id. id.

id. id.

Mit Meer- oder Salzwasser über-

gossene Zitronen

In Salzwasser eingelegte Pome-.

id.

id.

ranzen.

id. id

Zitronen-und anderer Südfrucht-

id.

id.

saft

Rober Kaffee

id

id

id

id

id

id

id

id

id.

id

id

id

id

id

Gebrannter Kaffee

id

id

id

Herkunftsland

der

Waren.

Griechenland

Belgien.

Spanien.

id.

Belgien.

Italien

Schweiz.

Persien.

Frankreich.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

id.

Ceylon.

Spanien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Brit. Indien.

Kongo.

Frankreich.

Nied. Indien.

Brasilien.

Guatemala

Mexiko.

Columbien.

England.

San Salvator.

Afr. Türkei.

Niederland.

Venezuela.

Arabien.

Frankreich.

England.

Niederland.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

3,825

1,272

(…)

(…)

5,267

2,273

11,074

22,696

108,399

4,729

1,020

1,302

1,075

2,873

Warengattung.

(…)chorien,

getrocknet usw.

id. id.

id. id.

id.

id.

id.

(…)

id.

würznelken, Vanille, Zimmt

id.

id.

usw.

id. id.

id. id.

id. id.

id id.

listige Erzeugnisse zum Ge-

werbe- oder

Heilgebrauch

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

(…)uhlrohr

usw

(…)derweit

nicht genannte Er-

zeugnisse zum Gewerbege-

brauch

id. id

id. id

id.

zum Heilgebrauch.

id. id.

id. id.

fanzenwachs

au- u. Nutzholz in der Quer-

richtung mit Axt usw bear-

beitet

kl.

id.

id.

kl.

id.

id

id. id id.

id. in der Längsachse

id. id. id

id. mit der Säge bearbeitet

id. id. id.

id. id. id.

id. id id

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Oestr -Ung.

Frankreich.

id.

Niederland.

England.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Br.-Ost -Ind.

Brit.-lndien.

China.

Italien.

Belgien.

Nied.-Indien.

Ceylon.

Algerien.

Mexiko.

Frankreich

id.

id.

Mexiko.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Dänemark.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

Niederland

Frankreich.

Belgien.

id.

Amerika.

Russland.

Finland.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

67,094

6.1

1,417

1,348

1.089

4,981

1,211

295,472

884,211

12,000

213,374

1,263,744

572,000

80,657

Warengattung.

Bau- und Nutzholz, mit der Säge

bearbeitet

id. id. id

Buchsbaum- usw- Holz

id id

Eisenbahnschwellen, mit der Axt

usw. bearbeitet

id. id.

Naben, Felgen, Speichen usw.

id. id

Korbweiden

id

Brennholz

id

Holzkohlen usw

Farbholz

id

id

Gerbrinden, auch gemahlen

id id

id. id

id. id.

id. id.

id. id.

Quebracho- usw. Holz

Dividivi, Knobbern, Katechu usw

id id.

id. id.

Eicheln, wilde Kastanien usw

Torfstreu, Moos usw

id. id

Terpentin- usw. Harze

id. id

Arbeitspferde, leichte Stuten

id

Hengste, Wallache

id. id

id.

schwere Stuten

id

Hengste, Wallache

id. id.

Zuchthengste

Kutsch-, Reit-, Rennpferde

id. id.

id. id.

id. id

Schlachtpferde

Herkunftsland

der

Waren.

Niederland.

Frankreich

id.

Belgien.

Frankreich

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Mexiko.

Honduras.

Brasilien.

Algerien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich

Br. S.-Afrika.

Austr. Bund.

Belgien.

England.

As. Türkei.

Br. Indien.

Belgien.

id.

Niederland.

Amerika.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

England.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

505,013

1,820

160.411

Festm. 30

5,467

16,625

703,840

569,985

1,266,335

3,165

4.836

63,806

20,500

21,250

14,583

33,940

15,197

1,782,761

167,967

24,960

60,024

30,900

190,000

13,500

Stück

1,069

1,074

Warengattung.

Pferde im Werte bis 300 Mk das

Stuck

Abgesetzte Fohlen u. Saugfohlen

id. id

Esel

Rindvieh

Lebendes Federvieh

id

id.

id

id.

Frisches Fleisch, in Freimengen

eingebracht

id. id.

id. id.

id. id.

Schweinespeck

id.

id.

id.

id. in Freimengen gebracht

Totes Federvieh

id.

id.

id.

id.

Totes Haarwild

id.

id.

id

Totes Federwild

id.

id.

id.

Fleischextrakt usw.

id.

Würste aus Fleisch

Frische Fische

id.

id.

Gesalzene Heringe

id

id.

id

Zubereitete Fische

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Italien

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Niederland.

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Italien

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich

id

Niederland.

Belgien.

id

Niederland.

Frankreich

England.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Stuck

1,902

61,305

2,107

6,729

47,249

15,697

13,968

1,305

2,983

10,122

1,447

Warengattung.

Zubereitete Fische

id.

id

id

id.

id

id

id.

Kaviar

id

Frische Austern

id

id

Miesmuscheln

id.

Schnecken aller Art

id

Schildkroten

Susswasserkrebse

id.

Hummern, Granelen usw

id

id

Lebende Bienen ohne Honig

id id

Andere,

nicht

besonders ge-

nannte Tiere

id. id

id id

id id

Schmalz

id

id

id

Talg von Rindern usw

Knochenfett usw

id.

Fischtran, Fisch speck

id id.

id id

Milch

Butter, frisch oder gesalzen

id. id.

id. id

id id

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Niederland.

Italien.

Schweden.

Oestr.-Ung.

Dänemark.

Norwegen.

Frankreich.

Belgien.

Russland.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Russland.

Frankreich.

Canada.

Belgien.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

id.

Frankreich,

Niederland.

Belgien

id.

Oestr.-Ung

Frankreich.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien

id.

id.

Niederland

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

22,83

(…)

(…)

(…)

33,8(…)

1,5(…)

48.3(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

1,7(…)

10,(…)

6(…)

(…)

(…)

(…)

Stück

id.

kg.

(…)

4,3(…)

8(…)

231,(…)

1,(…)

18,(…)

1,4(…)

1(…)

10,(…)

1(…)

1,(…)

3,(…)

Warengattung.

(…)

id.

id.

id.

id.

Eier, roh

id.

id.

id.

(…)gelb

id.

id.

Konig in Wahen

id.

id

id.

id

id.

id.

Bienen- usw Wachs

id.

Rohe Schafwolle, auch ge-

waschen

id

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

Rindvich-, Hasen- usw. Haare,

roh auch gesotten

Bettfedern

id.

id.

Federkiele usw

Borsten und Borstenersalzstoffe

id. id

id.

id

id. id

Kalbfelle

id

id

Rundshäute

id

id

id.

id

id.

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Frankreich.

Schweiz.

Italien.

Niederland

Belgien.

id.

Oestr -Ung.

Frankreich.

Italien.

Belgien.

China.

Frankreich.

Schweiz.

Frankreich.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Argentinien

Austr. Bund.

Belgien.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

id.

Chile

China.

Belgien.

id

China.

Frankreich.

id.

Spanien.

Niederland

Argentinien.

England

Brit. Indien.

China.

Amerika.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

4,882

17,520

5,589

1,235

152,191

4,120

1,770

6,460

5,093

10,030

56,561

5,132

1,103

2,811

1,311

3,051

212,038

8,543

25,326

2,566,004

22,769

42,989

1,800

6,699

Warengattung.

Roshaute

Schad- und Ziegenfelle

id.

id

id. id

id

id

id

id

id

id

id.

id

Hasen- und Kaninchenfelle, roh

Felle zur

Pelzwerkbereitung,

roh

Tierische Rohstoffe zu Schnitz-

zwecken usw.

id

id.

Darme von Vieh, frisch oder ge-

trocknet

id

id.

Knochenkohle usw.

id

Meerschwämme usw

id

id

id

id

id.

Anderweit nicht genannte tie-

rische Stoffe

id

id

id.

id

Mehl aus Getreide

id

id.

Reis, poliert

id

Graupen, Gries usw.

id

id

Sonstige Müllereierzeugnisse

Fette Oele in Fässern

id

id

id

id

id

id

id. id

id.

andern Behältnissen

id.

id.

id. id.

Herkunftstland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Oestr. -Ung

Niederland

Schweiz.

England.

Brit.-Indien.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Nied. Indien.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Amerika.

Niederland.

Frankreich.

id.

Algerien.

England.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,273

23,734

8,592

3,130

1,750

9,932

20,427

27,799

1,073,410

247,040

12,769

7,182

23,898

1,836

11,573

5,886

Warengattung.

Feines Backwerk

id

id.

id

Teigwaren

id

id

Oblaten zum Genuss

id.

Zuckerwerk

id

id

id

id.

Kakao, Kakaopulver

Schokoladenwaren

id.

id.

id

Oleomargarin

Kunstspeisefett

Senf

id

Auszüge (Essenzen), nicht äther-

oder weingeisthallig

id.

id.

Säfte v. Pflanzen, Fruchten, nicht

ather- oder weingeisthaltig.

id.

id.

Säfte v. Pflanzen, Früchten, äther-

oder weingeisthaltig

Früchte, mit Branntwein zube-

reitet

Früchte, mit Branntwein zube-

reitet für den feineren Tafel-

genuss

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Nahrungs- und Genussmittel in

luftdicht verschlossenen Be-

hältnissen

id. id

id. id

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

England.

Niederland

Frankreich.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung

id.

Italien

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

Amerika.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

id.

Italien.

Spanien.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England,.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,639

1,923

1,219

3,790

5,481

Warengattung.

Nahrungs- und Genussmittel in

luftdicht verschlossenen Be-

haltnissen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Rauch-, Schnupftabak

id.

id.

id.

id.

Zigarren

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Zigaretten

id.

2 Mineralische und fossile

Rohstoffe ; Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Sand usw.

id.

id.

Porzellanerde, Ton usw.

id.

id.

id.

id.

Farbenerde, Kreide, Graphit usw

id.

id.

id.

id.

Bimsstein, Schmiergel usw.

id.

id.

id.

id.

Kieselgur, Quarz usw.

id.

Naturlicher Kalk

id.

Gips

id.

Zement

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Amerika.

Italien.

Norwegen.

Schweiz

Portugal.

Spanien.

Frankreich.

id.

Italien

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland

Schweiz.

Amerika.

England.

Italien.

Aegypten.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

England

id

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

(…)

(…)

1,05

(…)

1,(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

1,7(…)

(…)

1,6(…)

(…)

24,383,(…)

53,3

244,9

23,3

60,(…)

2,2

1,6

4,2

30,062

51,448

3,700

2,902

Warengattung.

Fette Oele in andern Behältnissen

id

id

Kakaobutter

Palmöl usw

Belsäure

id

Reisstärke usw

id.

id.

Dextrin

Tago, Tapioka usw.

id.

id.

Rohr-Rubenzucker usw.

Branntwein in Fässern

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id

id.

id

Branntwein in Flaschen

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id

Stiller Wein in Fässern

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

id

id.

id.

id

Schaumwein in Flaschen

id.

id

Stiller Wein in Flaschen

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Schweiz.

Belgien.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien

id.

England.

Niederland.

Algerien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Schweiz.

Russland.

Belgien.

Algerien.

id.

Frankreich.

Spanien.

Portugal

Griechenland

Italien.

Eur. Türkei

Schweiz.

As. Türkei.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Italien.

Portugal.

Spanien.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

5,906

14,442

5,264

11,104

5,928

12,395

37,963

4,48

12,690

4,851

1,085,402

28,695

4,500

15,016

5,709

4,817

14,782

5,251

1,017

Warengattung.

Weine mit Heilmittelzusätzen

id id

id

id

id

id

Obstwein

Bier in Fässern

id.

id.

Bier in Flaschen

id

Essig aller Art.

id.

Weinhefe

id

Andere Hefe

id

Mineralwasser

id.

Anderes naturliches Wasser, Eis.

id

id

Kleie

id

id.

id

id

id

id

id

id

id

id

id

id

Ruckstände, teste, von der Her-

stellung fetter Oele usw.

id.

id.

id.

id

id

id.

Malz, Malzkeime

id.

id.

Gewöhnliches Backweik

id.

id.

id

id.

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

Italien

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

England.

Frankreich

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Norwegen.

Bulgarien.

Rumänien.

Niederland.

Spanien.

Oestr.-Ung.

Amerika.

Italien.

Argentinien.

Frankreich

England.

Russland.

As- Türkei.

Belgien.

id.

Amerika.

England.

Frankreich.

Belgien.

Amerika.

England.

Oestr.-Ung

Italien

Frankreich

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

11,478

2,820

4,372

99,919

3,616

4,219

5,957

34,917

49,900

39,600

25,758

19,400

34,870

452,670

36,621

205,220

256,917

24,750

39,900

9,000

49,137

722,603

313,273

180,123

14,893

47,274

15,246

13,350

19,555

150,855

Warengattung.

Talk, Glimmer usw.

id.

Feld- und Flusspat usw

Rohe Dach- u Tafelschreter usw.

id.

id.

Rohe Steine

id.

id.

Anderweit nicht genannte Erden

id.

id.

id.

id.

Antimon-, Blei, Chromerze

Eisenerz

id

Manganerze

id.

id.

id.

id.

id.

Schlacken von Erzen, auch ge-

mahlen

id.

id.

Steinkohlen, Braunkohlen

id.

id.

id.

Torf und Tortkohlen

Koks

Presskohlen

id

Mineralische

Schmierole

id.

id.

id

id.

Petroleum

id.

id

Benzin, Gasolin

id.

id.

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien

England.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich

id.

Schweiz.

Belgien.

id

id

Frankreich

Spanien.

Brasilien.

Br. Indien

Russland

England.

Japan.

Frankreich

Belgien.

id

England.

Niederland

Frankreich.

Niederland.

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Amerika.

Russland.

Niederland.

Amerika.

Russland.

Belgien.

id

Amerika.

Russland.

Niederland.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

63,250

618,777

3,318 045

1,648,495

37,680

550,809

3,408

13,586

9,827,420

239,013,975

1,689,520

923,832

36,439 354

16,062,998

1,108,930

537,692

8,806,215

5,675,271

164,710,924

7,866,755

30,000

3,592

10,238

173,647,675

31,071,380

1,174

235,907

774,001

319,376

4,054,890

13,025

77,840

7,560

6,528

8,162

Warengattung.

Asphalt, Asphaltkitt usw.

id.

Pech, Teer, Torfstreu usw.

Steinkohlenteer usw.

id.

Benzol und andere leichte Stein-

kohlenteerole

id.

id.

Naphtalin, Kresol, Anilin usw

id.

id.

3. Zubereitetes Wachs, feste

Fettsäuren, leichte Wachs-

waren, Seifen und andere

unter

Verwendung

von

Fetten, Oelen oder Wachs

hergestellte Waren.

Bienen-, Pflanzenwachs usw.

id

id.

id

id.

Erdwachs

id.

id

Stearinsäure usw

id.

id.

id.

Lichte aller Art

id

id.

id

Feine Wachswaren

id

Schmierseife

usw.

id

id.

Gemeine feste Seife

id.

id.

Feine Seife

id

id

id

Paraffinsalbe usw

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich

Belgien.

id.

Amerika

id

Niederland.

Niederland.

Frankreich

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Niederland.

id.

Oestr.-Ung.

Amerika

Belgien.

id.

England

Frankreich.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id

Niederland.

Oestr.-Ung.

id

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

England

Frankreich

Belgien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

35,(…)

2(…)

1,(…)

16 21

18 (…)

3,(…)

48(…)

2,(…)

1(…)

2(…)

(…)

1,(…)

1,2(…)

1(…)

1,19

1,18

(…)

3,15

27,85

1,36

2,07

1,91

Warengattung.

(…)schmiere und andere

Schmiermittel

id. id.

id. id.

id. id.

(…)hwichse

id.

id.

id.

id.

id.

(…)tzmittel

usw.

id.

(…)merarbeit aus Stearin usw.

id

id.

Chemische und pharma-

zeutische

Erzeugnisse,

Farben und FarbWaren

(…)wefel, roh oder gereinigt

id.

id.

id.

id.

(…)wasser, Salmiakgeist

id.

id.

id.

id

Salzsaure

(…)hwefelsäure

id.

(…)orsäure

id.

(…)xalsaure

Essigsaure

Weinstein- und Zitronensäure

Salz

id.

id.

(…)hlensaures Ammoniak

id.

Soda

id.

(…)tzkali

Pottasche

id.

Chlorkalk

usw.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

Amerika.

Nied. Indien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

England.

Niederland

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Italien.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Russland.

Frankreich.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

8,137

8,231

12,638

26,777

27,557

10,088

4,200

4,561

38,120

132,677

1,147

30,565

1,693

1,047

Warengattung.

Chlorsaures Kali

Schwefelsaures Natron

Vitriol

usw

id.

id.

Bleioxyd usw

Salpetersaures Natron und Kali

id.

id.

id.

id.

Chromsaures Natron

Wasserglas

id.

Blausaures Natron und Kali

Essigsaure Salze, Azetonol

Bleizucker

Brechweinstein

Calziumkarbid usw

id.

id.

id.

id.

Chlorkalium, Arsenik usw.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Anilinfarben usw

id.

Berlinerblau usw

Ultramarin

Bleiweiss usw

Barytweiss

Zinkoxyd usw.

Zinnober, roter

Farbholzauszüge

id.

Kreide und andere Erdfarben

id.

id.

Russ, Buchdruckerschwärze

Bronzefarben

Chromfarben usw

Papierdruckfarben

id.

Bleiweiss usw.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Norwegen.

Chile.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

Schweiz.

Chile.

Italien.

Frankreich.

id.

Griechenland

Chile.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

32,354

19,281

33,916

22,758

423,787

1,003,109

11,590

102,623

1,980

16,071

56,682

4,950

9,189

7,691

4,421

2,314

31,449

22,987

Warengattung.

Zubereitete Farben

id

id

id

id

Tinte und Tintenpulver

id.

id

Graphit

id

Speckstein

id.

Blei-, Farben-u. Kohlenstifte usw

id.

id.

Oelfirnisse

id

id

Weinsteinfirnisse

id.

id.

Lackfirnisse

id.

id.

id.

id.

Siegellack

id.

Oelkitte

id.

id.

Asbestanstrichmasse

Fuselöle

Holzgeist, gereinigt usw.

Holzteeröl

usw.

Fluchtige ätherische Oele

id.

id.

id.

Wohlriechende Fette

id.

Wohlriechende Fette, äther- oder

weingeisthaltige Riechmittel

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

England

Niederland.

Italien.

Frankreich.

id.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

England

Niederland.

Amerika.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

England.

Amerika.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr. Ung.

England.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,461

7,475

1,521

2,715

2,008

1,282

2,902

14,125

3,331

1,899

1,000

10,998

1,565

Warengattung.

Wohlriechende Fette, nicht ather-

od. weingeisthaltige Riech-

mittel

id.

id.

Puder usw

id.

Guano usw

id.

Knochenmehl

id.

Thomasphosphatmehl

id.

Mit Sauren behandelte phosphor-

haltige Dungmittel

id.

id.

Schiessbaumwolle

Schiesspulver, usw

id.

Zundpillen usw

id.

Gefüllte Patronen

id.

id.

id.

Zundholzer

usw.

id.

Feuerwerk aller Art

id.

Pechfackeln

Rohleim

id.

id.

Leim aller Art

id.

id.

id.

Elastischer Leim

id.

Anderweit nicht genannte ver-

dichtete Gase

id.

id.

id

id.

Eichenholzauszug usw.

(Gerb-

stofiauszuge)

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id

Frankreich.

id.

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien

Frankreich.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

Oestr -Ung.

Frankreich

id.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

Oestr -Ung.

Schweiz.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

(…)

9,91

1,999,20

319,20

247,30

665,11

52,67

(…)

9,92

1,81

1(…)

68,71

1,05

14,51

2,71

1,49

2,250,02

341,06

Warengattung.

(…)chenholzauszug usw. (Gerb-

stoffauszuge

id.

id.

Mesbolzsaft

usw.

id.

(…)e von Fruchten usw.

arbreitete Arzneiwaren.

id

id.

id.

(…)heimmittel

id.

id.

id.

id.

id.

(…)hemische Erzeugnisse, ander-

weit nicht genannt

5. Tierische und pflanzliche

Spinnstoffe und Waren

daraus; Menschenhaare ;

zugerichtete Schmuckfe-

dern, Fächer und Hüte.

Seidenzwirn

id.

id.

id.

Richte Möbelstoffe, ganz aus Seide

id.

teilw. aus Seide

id.

id.

id. id.

Richte Gewebe, ganz oder teilw

aus Seide, pluschartig

id.

id.

Andere dichte Gewebe, ganz oder

teilweise aus Seide

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Tull aus Seide

Beuteltuch aus Seide

Reidene Gase, Krepp, Flor usw.

id.

id

Herkunftstland

der

Waren.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Schweiz.

Italien.

England.

Amerika.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

England.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Schweiz.

Belgien

Frankreich.

id.

id.

England

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

21,427

1,432,821

Warengattung.

Seidene Wirkwaren

id.

Seidene Spitzenstoffe

Seidene Stickereien

Seidene Posamentierwaren

id.

id.

id.

id.

Rohe Wolle

id

id

Kunstwolle

id.

id.

Mohär- und Alpakagarn, roh

Hartes Kammgarn aus Glanzwolle

roh

id.

id.

id.

id.

Garn aus Wolle oder anderen

Tierhaaren, roh

id.

id.

id.

id.

Garn aus Wolle oder anderen

Tierhaaren, gebleicht

id.

id.

id.

id

Streichgarn, roh

id.

gebleicht

id.

id

id.

id.

Wollengarn aller Art für den Ein-

zelverkauf

id.

id.

id

id

Wollene Fussbodenteppiche

id.

id

id

id.

Dichte Wollengewebe fur Mobel-

ausstattung

id.

id.

id

id.

Wollener Sammet und Plusch

id.

id.

id

id.

Andere dichte Wollengewebe

Herkunftstland

der

Waren.

Schweiz.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Schweiz

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

England.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

England.

Frankreich

id.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Türkei.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id

England.

Frankreich.

id

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

20,428

13,399

3,062

4,586

18 223

1,163

8,347

3,743

3,103

1,520

2,716

6,411

1,471

2,633

Warengattung.

Andere dichte Wollengewehe

id

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Wollene Wirkwaren

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Wollene Spitzenstoffe

Wollene Posamentierwaren

Baumwolle, bearbeitet

id. id.

Baumwollengarn, roh, eindrähtig

id.

id.

id.

id

Baumwollengarn, gebleicht, ein-

drähtig

Baumwollengarn, zwei- od. mehr-

drahtig

id.

id.

id.

id.

Baumwollener Zwirn fur den

Kleinverkauf

Dichte Baumwollgewebe fur Mo-

belausstattung usw.

id.

id.

id.

id

id.

id.

Baumwollener Sammet

id.

id.

id

id.

Undichte Baumwollgewebe

id.

id.

id.

id

Dichte Baumwollgewebe

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Wirk- u. Netzwaren

id. id.

Herkunftstland

der

Waren.

Oestr.-Ung.

England.

Niederland.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Schweiz.

Oestr -Ung.

Frankreich.

id.

id.

id.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

id

England.

Frankreich.

id.

id.

England.

Turkei.

Belgien.

id.

England

Frankreich.

id.

England.

Belgien

id.

Oestr.-Ung

England.

Schweiz.

Frankreich

Belgien.

Italien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,101

1,706

26,899

48,867

12,422

5,990

1,293

8,227

7,824

1,066

1,344

Warengattung.

Baumwollene Wirk- u. Netzwaren

Baumwollene Spitzen u Spitzen-

stoffe

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Stickereien

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Baumwollene Schlauche usw.

id.

id.

Baumwollene Posamentierwaren

id.

id.

id.

id.

Flachs, gehechelt usw.

id.

Rohes Flachsgarn

Gefarbtes Flachsgarn

id.

Hanfgarn, roh

id.

Garn in Aufmachungen fur den

Einzelverkauf

id. id.

Taue, Hangematten usw.

id.

id.

Fussteppiche

id.

Leinene Taschentucher, gefarbt

usw.

id. id.

id. id.

Leinene Mobelstoffe

id

id

Dichteleinene Gewebe aus Flachs,

roh

id

id

Dichte leinene Gewebe aus Flachs,

gebleicht

id.

id

id.

id

Dichte leinene Gewebe aus Hanf,

usw, roh

Herkunftstland

der

Waren.

Frankreich.

id.

England.

Schweiz

Belgien

id.

Schweiz

Oestr.-Ung

England

Frankreich.

id.

Belgien

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Oestr -Ung.

Belgien.

id

Frankreich.

id.

Belgien

id.

England

Frankreich

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

5(…)

6,5(…)

2(…)

3(…)

1,(…)

2(…)

6(…)

17,(…)

16,(…)

Warengattung.

(…)hte leinene Gewebe aus Hanf

usw., roh

(…)hte leinene Gewebe aus Hanf

usw., gebleicht

(…) aus Juteleinwand

id.

(…)nener Damast

id.

id.

(…)inene Wirkstoffe

(…)inene Spitzenstoffe

id.

(…)inene Posamentierwaren

(…)obes Wachstuch

id.

id

(…)eines Wachstuch

id

(…)chmiergeltuch

id.

id.

Fussbodenbeleg aus Linoleum

id.

id.

Watte

Falzwaren

Pferdehaare, bearbeitet

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Waren aus Pferdehaaren

id.

id.

Kleider u. Putzwaren, ganz oder

teilweise aus Seide

id.

id.

id.

id.

Kleider u. Putzwaren, ganz oder

teilweise aus Wolle

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Kleider u. Putzwaren, ganz oder

teilweise aus Baumwolle

id. id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

id.

Amerika.

Niederland.

Belgien.

Frankreich

Oestr.-Ung.

id.

Frankreich.

Belgien.

id

Italien.

England.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

id

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,143

1,756

Warengattung.

Kleider u. Putzwaren, ganz oder

teilweise aus Baumwolle

id.

id

id.

id.

id.

id.

Kleider und Putzwaren aus an-

deren Spinnstoffen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Kleider und Putzwaren aus was-

serdichten Geweben

id

id.

id.

id.

Kleider und Putzwaren aus Kaut-

schuk usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Künstliche Blumen

id.

Regen- und Sonnenschirme

id

id

Schuhe aus Gespinstwaren usw.

id.

id.

Menschenhaare

id.

Waren aus Menschenhaaren

Zugerichtete Schmuckfedern

id. id.

id.

id.

Fächer aller Art

id.

Männerhüte und Mülzen aus Ge-

spinstwaren

id. id.

id. id.

id. id.

id.

id.

Frauenhute, ganz oder teilweise

aus Seide

id. id.

id. id.

Frauenhüte aus andern Gespinst-

waren

Herkunftstland

der

Waren.

Italien.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Italien.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung

Frankreich

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

1,597

Stück 1,878

1,361

Warengattung.

Frauenhute aus andern Gespinst-

waren

Frauenhute aus wasserdichten

Geweben

Mannerhute aus Filz

id.

id.

id. id.

id.

id.

id.

id.

id. id.

Frauenhute aus Filz

id. id.

id. id.

id. id.

Hutstumpen aus Filz

Hute aus Stroh usw

id.

id.

id.

id.

id.

Frauenhüte aller Art, ausgeputzt

id. id.

Abfälle von Gespinstwaren

id. id.

6. Leder und Lederwaren,

Kürschnerwaren, Waren

aus Därmen.

Enthaarte Schaf- und Ziegenfelle.

id.

id.

Zugerichtetes Leder

id

id.

id.

Handschuhleder

id

id.

Ziegen- und Schafleder usw

id.

id.

Lackiertes Leder

id.

id.

Schuhe aus Leder mit Holzsohlen

id

id.

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Schweiz

Italien

England.

Oestr.-Ung

Belgien

id.

Oestr.-Ung.

Italien

Frankreich

Belgien.

id.

Schweiz

Italien

Oestr -Lng.

Canada.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

Frankreich

Belgien.

id.

England.

Schweiz

Frankreich.

id.

Russland.

Belgien.

id

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

Stuck

2,468

1,474

3,668

2,758

4,620

11,204

2,017

1,488

Warengattung.

Schuhe, ganz aus Leder

id

id

id.

id

id

id

id

id

id.

id

id.

id.

Treibriemen aus Leder usw.

id.

id

id.

id

Saltler- und Taschnerwaren

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Zugeschnittenes Handschuhleder

Lederhandschuhe

id.

id.

id.

id.

Felle zur Pelzwerkbereitung

id

id.

id

id

Pelzwaren, nicht uberzogen

id.

id.

id

id

Pelzwaren, uberzogen

id.

id

id.

id

Ausgestopfte Tiere u. Teile usw.

Waren aus Därmen

Kautschukwaren.

Kautschuk, aufgelöst

id

Schlauche usw aus Kautschuk

id

id

id.

id

Treibriemen, mit Kautschuk ge-

trankt

id.

id

id.

Schuhe aus Kautschuk

id.

id.

Herkunftstland

der

Waren.

Frankreich

Schweiz.

Oestr -Ung.

England.

Amerika

Italien

Belgien.

id

Amerika

Frankreich

id.

Italien.

Niederland.

Schweiz.

Amerika

England

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

England

Belgien.

id.

Oestr.-Ung

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung

Belgien

id.

Oestr Ung.

Frankreich

Belgien.

Frankreich

id.

Belgien.

id

Oestr -Ung.

Frankreich.

id

Schweiz

Amerika.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

(…)

5(…)

2(…)

8(…)

1,4(…)

(…)

1,(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

1,4(…)

2(…)

2(…)

(…)

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung

England.

Belgien.

Frankreich.

Russland.

Niederland.

Oestr -Ung.

Belgien.

Frankreich

id.

Italien.

Schweiz.

Belgien

Oestr.-Ung

Belgien.

Schweiz.

England.

China.

Japan.

China.

Frankreich.

Belgien

id

Schweiz

Japan.

Frankreich

id.

Niederland

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,953

5,426

3,666

1,979

Warengattung.

und Laufdecken für Fahr-

(…)grader

id.

(…)weit nicht genannte Kaut-

(…)schukwaren

id. id.

id. id.

id. id.

(…)instwaren aus Filz usw. mit

Kautschuk

(…)kautschuk

in Platten

(…)kautschukwaren

id.

id.

id.

Geflechte und

Flecht-

(…)varen aus

pflanzlichen

(…)toffen

mit Ausnahme der

Gespinstfasern.

(…)spangellechte

id.

id.

id.

id.

(…)flechte aus Stroh, Bast, Binsen

usw.

id. id.

id. id.

id. id.

id id

(…)en

und Fussdecken

usw.

id. id.

id.

id.

(…)robe Korbflechterwaren usw.

id.

id.

id.

eine Korbflechterwaren usw.

id. id.

id id.

(…)parterie

Besen, Bürsten, Pinsel

und Siebwaren.

(…)aren,

ganz oder teilweise aus

Elfenbein

usw.

Warengattung.

Waren, ganz oder teilweise aus

Elfenbein

usw.

id. id.

id. id.

Waren, ganz oder teilweise aus

Schildplatt

Waren, ganz oder teilweise aus

Perlmutter usw

id. id.

id. id.

Echte Perlen, gefasst od. ungefasst

Geebnete Hornstäbe usw.

Gepresste Hornknopfe.

id.

Waren aus tierischen Schnitz-

stoffen

id. id

Bau- und Nutzholz, gehobelt, ge-

nutet usw

id. id.

id. id

Holztapeten, Panele usw.

id. id.

Holzspunde, auch gepresst,

id. id.

Stöcke aus Holz

id.

id.

id.

Böttcherwaren, roh od. bearbeitet

id id.

id. id

Spulen, Spindeln usw.

Möbel u. Möbelteile, unfurniert

id. id

id id.

id id.

id id

Möbel- und Möbelteile, furniert

id id

Tischler-,Drechsler-und Waguer-

arbeiten

id. id.

id id.

id. id.

Herkunftsland

der

Waren.

Italien.

Schweiz.

Belgien

Frankreich

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Niederland.

Frankreich

id.

Belgien

id.

Frankreich.

Schweiz.

Niederland

Belgien.

id.

Frankreich

id

Belgien.

id.

England-

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Italien

Belgien.

id.

id.

Niederland

Oestr.-Ung.

England.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

England.

Kanada.

Norwegen.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

3,065

3,675

1,313

2,010

21,619

8,369

3,015

27,165

Warengattung.

Tischler-, Drechsler- u. Wagner-

arbeiten

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Möbel und Möbelteile aus Holz in

Verarbeitung mit and. Stoffen

id. id.

id. id.

id. id

Feine Holzwaren

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Gepolsterte Möbel ohne Ueberzug

id. id.

id.

mit

Ueberzug.

id. id.

id. id.

Holzwaren aller Art aus pflanz-

lichen Schnitzstoffen

id id.

id. id.

id. id

Grobe Korkwaren

id. id.

Feine Korkwaren

id. id.

id. id.

id. id.

Waren, ganz oder teilweise aus

Zellhorn

id. id.

Stuhl, Bambusrohr usw

id. id.

id. id.

Stocke aus Rohr

id.

id.

Feine Schnitzstoffwaren

id.

id.

id. id.

id. id.

Herkunftsland

der

Waren.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Amerika.

Italien

Frankreich.

id.

Italien

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland

Frankreich.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Spanien.

Portugal.

Belgien

id.

Frankreich.

id

China.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

Oestr. -Ung.

Niederland

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

21,217

1,387

1,318

13,072

6,558

1,356

2,109

10,821

1,162

Warengattung.

Waren aus plastischer Kohle

id id

11. Papier, Pappe und

Waren daraus.

Pappen, blos geformt, gekautscht

usw

id. id

Malerpappe

id.

Packpapier

id.

id.

Druck-, Losch-, Schreibpapier

usw

id. id.

id. id.

id id.

id. id.

id id.

Postkarten mit Bilddruck usw

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Papier u Pappe, gestanzt usw

id

id

id id

Papiertapeten usw

id.

id.

id.

id.

Spielkarten aller Art

id

Glas-, Rost-, Sandpapier usw

id id

Photographisches Papier usw

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Gelatinpapier

usw.

id.

Herkunftsland

der

Waren

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

Frankreich

England

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Niederland.

England.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz.

Niederland.

Italien.

Oestr.-Ung.

Frankreich

id

Niederland.

Belgien.

id

Oestr.-Ung.

Niederland.

England.

Frankreich

Italien.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Oestr.-Ung.

England.

Niederland

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Belgien.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz.

Schweden.

Niederland.

England.

Oestr.-Ung

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Schweiz

Frankreich.

Frankreich.

Italien.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id

Oestr.-Ung.

Niederland.

Schweiz.

Italien.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stuck.

2,862

1,124

4,580

2,703

2,941

24,681

5.481

Warengattung.

(…)papier usw.

(…), Beutel, Briefumschläge

aus Papier

id. id.

id. id.

id. id.

(…)schäftsbücher,

Mappen usw.

id. id.

id. id.

id. id.

(…)ms, Briefmarken-,

Post-

karten-Albums

usw.

id. id.

(…)ndere Papierwaren ohne Verar-

beitung mit anderen Stoffen

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. in Verarbeitung mit

anderen Stoffen

id. id.

id. id.

id. id.

(…)akulatur usw.

id

id

12. Bücher, Bilder, Gemälde

(…)edruckte Bucher usw

id id

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Landkarten, Seekarten usw

id. id.

Bilder aller Art aus Papier

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id id.

Warengattung.

Gemälde und Zeichnungen

id. id.

id, id.

id. id.

id. id.

13. W a r e n aus Steinen oder

anderen

mineralischen

Stoffen (mit Ausnahme der

Tonwaren) sowie aus fos-

silen Stoffen.

Rohe oder behauene Steine

id. id.

Pflastersteine

Platten aus Granit, Marmor, Ala-

baster usw.

id. id.

Grobe Steinmetzarbeiten

Feine id.

id. id.

Feine Schieferwaren, anderweit

nicht genannt

Statuen und andere Bildhauer-

arbeiten aus Steinen aller Art.

id. id. id.

id. id. id.

Steinwaren, nur in Verbdg. mit

Holz und Eisen, aus Marmor

usw.

id. id.

Steinwaren in Verbg. mit andern

Materialien

id. id.

id. id.

id. id.

Mühlsteine

Polier-, Schleif- und Wetzsteine

usw.

id. id. id.

id. id. id.

id. id. id.

Wärmeschutzmasse aus Kiesel-

gur

Zementwaren

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Belgien-

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Italien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

id.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,585

548,084

18,530

528,010

11,306

41,363

13,690

33,708

1,850

2,441

3,410

7,128

3,516

3,735

1,000

Warengattung.

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw. , un-

gefärbt

kl.

id.

id.

gefärbt

id id

id. id

Waren in Verbdg mit anderen

Stoffen

id. id

Pappe, Papier u. Asbestwaren .

id. id

id. id.

Waren, ganz oder teilw. aus Jet,

Meerschaum, Bernstein usw.

id. id.

id. id.

14. Tonwaren.

Mauersteine (Backziegel), un-

glasiert

id. id

Dachziegel usw. unglasiert

id. id

Röhren aus Ton

usw.

id. id.

Waren aus gemeinem Steinzeug.

id id.

id. id.

Tabakpfeifen, einfarbig od weiss

id. id.

Feuerfeste Steine jeder Art.

id.

id.

id

Feuerfeste Erzeugnisse aus Ton

usw

id id.

Bodenplatten aus Ton usw.

Wandbekleidungsplatten aus Ton

id.

Waren aus Steingut

usw.

id.

id.

feine Tonwaren

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

Oestr. Ung.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

Oestr.-Ung.

England

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

27,500

1,902

19,956

181,714

8,425

59,225

13,250

366,417

85,660

23,096

23,931

1,113

8,080

1,970,095

571,920

258,015

11,737

23,538

1,202

Warengattung.

Feine Tonwaren

id.

id

id.

id.

Porzellanwaren, ein- oder mehr-

farbig

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Scherben und Bruch aus Ton usw

15. Glas und Glaswaren

Glasmasse, Glasröhren usw.

id. id.

id. id.

Hohlglas, gefärbt, ungeschliffen.

id. id.

id. id.

id. id.

id.

geschliffen.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id

bemalt usw.

id. id.

id. id.

id. id.

Spiegel- u. Tafelglas, ungeschlif-

fen, unbelegt usw-

id. id

id.

geschliffen

id id

id.

belegt

id id

Tafelglas aller Art, bemalt usw

id. id.

Trockenplatten für photographe

Zwecke

id id.

Drahtglas

Herkunftsland

der

Waren.

Oestr. -Ung.

Niederland.

England.

Schweiz.

Frankreich

id.

Dänemark.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Schweiz.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

England.

Frankreich.

id.

England.

Oestr.-Ung.

Schweiz.

Niederland.

Belgien.

id.

Italien

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id

Frankreich

id.

Belgien.

id.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1 20

1,80

4(…)

3(…)

6(…)

1(…)

3(…)

2,01

17,82

1,10

(…)

90(…)

21,626

1,389

1,148

13,755

Herkunftsland

der

Waren.

Belgien.

id.

id.

England.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung

England.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung

Frankreich.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Schweiz-

England.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Frankreich.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

2,250

1,596

5,761

1,631,635

10,330

9,926

Warengattung.

(…)tisches Glas usw.

(…)lengläser usw

(…)englaser,

Mikroskope

id. id.

id id.

(…)asbehänge usw.

(…)splättchen, Glasflüsse, Glas-

perlen

usw.

id id.

(…)swaren,

anderweit nicht ge-

nannt

id.

id.

id. id.

id id.

(…)smalereien usw

id.

(…)as- und Glaswaren in Verbg.

mit anderen Stoffen

id. id.

id. id.

(…)bfälle

von Glas usw.

16. Edle Metalle

und Waren daraus.

(…)emünztes

Gold

usw.

(…)aren, ganz oder teilweise aus

Gold

usw.

Gemünztes Silber usw.

id. id

Waren, ganz oder teilweise aus

Silber, Blattsilber

usw.

id id.

id. id.

id. id.

id. id.

17. Unedle Metalle

und Waren d a r a u s .

leisen

id.

id.

(…)hren,

Walzen usw., roh oder

bearbeitet

id. id

Warengattung.

Nicht schmiedbare

Kunstguss-

waren usw

id. id.

id. id

Rohe

Eisenwaren

aus

nicht

schmiedbarem Guss

id id.

id. id.

Maschinenteile und andere Eisen-

waren, bearbeitet

id. id

id. id.

id id.

id. id

id. id.

id id.

id. id

id. id.

Schmiedbares Eisen in Stäben

id. id.

id. id.

in. id.

id. id.

Blech, roh gefirnisst

usw.

id id.

Blech, geschliffen, verzinkt, ver-

zinnt usw.

Blech, gepresst

usw.

Draht, roll oder gewalzt usw.

id. id.

Draht, verzinkt

usw.

id.

Rohe Rühren aus Eisen

id.

id.

Bearbeitete Rühren aus Eisen

id. id.

Eisenbahnschienen usw

id

Eisenbahnachsen usw.

id.

Rohe Eisenwaren

id

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Niederland.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

Schweiz.

England.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Dänemark.

Schweden.

Belgien.

id.

England.

Schweden.

Norwegen.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

id.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Amerika.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Schweiz.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

2,081

23.269

20,738

23,557

3,655

3,900

104,126

65,243

8,964

1,682

4.057

13,181

7,227

1,163

48,282

1,514

74.984

14,214

64,437

27,660

26,264

Warengattung.

Rohe Eisenwaren

Maschinenteile, anderweit nicht

genannt

id id.

id. id

id. id.

id id

id id

id. id

Lokomotiv-, Dampfkessel

usw.

id. id.

Ankertonnen, Gasbehälter usw

id id.

Schraubstöcke, Ambosse usw.

id. id.

id id

Kolben und Rollen zu Flaschen-

zugen usw

id. id

id id.

Spaten, Schaufeln, Pflugscharen

usw.

id id

id id.

Heu-, Dünger- usw. Gabeln

id. id.

Sensen, Sicheln

usw.

id.

id.

Sageblatter, auch ungezahnte

id. id

Feilen und Raspeln usw

id. id.

id. id

Bohrer, Zangen, grobe Scheeren

usw

id id

hl. id.

id. id.

id. id.

id id.

Reibahlen, Messwerkzeuge usw.

id. id

Aexte, Hammer usw.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

id.

Schweiz.

England.

Oestr.-Ung

Amerika.

Kanada.

Belgien.

id.

Frankreich.

Amerika-

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

Niederland.

Belgien.

id

Amerika.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

id.

Amerika.

England.

Schweden.

Schweiz

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Portugal.

Menge in

Kilogramm

bezw Stück.

7,715

2,182

3,062

1,004,437

46,555

7,182

108,458

1,806

1,107

1,007

2,028

1,574

1,325

1,420

1,135

4,034

2,224

Warengattung.

Aexte, Hammer usw

id

id.

Pfluge und anderweit nicht ge-

nannte Gerate, eiserne

id. id.

id id

id id

id. id.

Kratzenbeschlage

Weberschafte, Weberlitzen usw.

Schrauben, Niete, Hufeisen usw.

id id.

id id.

Eisenbahnpuffer usw.

id

Patentachsen

id

Andere Achsen

id

Wagen- und Pufferfedern usw.

id. id

Drahtwaren

id

id.

id.

id

Drahtstifte usw

id

Geschnittene Nagel

usw.

id id.

Haus- und Kuchengeräte usw.

id. id.

id id

Ketten, eiserne

id.

id

Trensen,

Steigbügel,

Schlitt-

schuhe usw.

id. id.

Bau- und Mobelbeschläge usw.

id. id

id. id.

Geldschranke und Geldkasten

id. id

Herkunftsland

der

Waren.

Spanien.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Amerika

Niederland.

Kanada.

Frankreich.

Belgien.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

England.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Niederland.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id

Frankreich

id.

England.

Belgien.

id.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

9,3

30,7

79,9

1,0

170,2

(…)

2,6

1,5

10,0

8,9

8,9

4,1

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

England.

Belgien.

id.

Oestr. Ung.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

Belgien.

id.

Italien.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

Nied. Indien.

Niederland.

Belgien.

id.

England.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

1,114

1,106

443,177

215,858

1,839

21,906

1,797

1,416

1,107

Warengattung.

(…)el und Möbelteile, eiserne .

id id.

(…)erne Messer, Scheeren usw.

id.

id.

id. id.

(…)stschmiedearbeiten

(…)dern, Blankscheite usw.

id. id.

(…)reibfedern

id.

id.

(…), Strick- usw. Nadeln

id. id.

id. id.

(…)cheisen,

Abfälle usw.

id. id.

id. id.

(…)uminium, roh, geschmiedet

usw

id. id.

(…)uminiumdraht,

rund, geformt

usw.

(…)miniumwaren

id.

id.

(…),

roh

usw.

id.

id.

(…), gewalzt

(…)eidraht

(…)uckplatten usw. aus Blei.

id. id.

(…)iere Bleiwaren

id

(…)nk,

geschliffen, gewalzt, usw-

id. id.

(…)waren

id.

(…)hes Zinn. Bruchzinn

id. id.

id. id.

id. id.

(…)waren, bearbeitet

id. id.

id. id.

Warengattung.

Nickelmetall, roh

Nickelwaren

Rohes Kupfer und Messing

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Stangen, Bleche usw. aus Kupfer

usw

id. id.

Kupferdraht

id.

Drahtlitzen, Drahtseile

Druckplatten aus Kupfer

id. id.

Kupferne Haus- u. Küchengeräte

id. id.

Grobe Waren aus Kupfer oder

Messing

id. id.

id. id.

id. id.

Feine id

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Unechtes Gold- u. Silbergespinst

id. id.

Waren, ganz oder teilw. aus ver-

goldeten od. versilb Metallen

id. id

id id

id. id.

Luxusgegenstände aus unedlen

Metallen

id. id.

id. id.

Gespinste id.

Geflechte, mit Gespinstfäden um-

wickelt usw

id. id.

id. id.

Herkunftsland

der

Waren.

Frankreich.

Belgien.

id.

Amerika,

England.

Austr. Bund.

Frankreich.

id.

Belgien.

id.

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Frankreich.

Belgien.

id.

England.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Schweiz.

Italien.

Oestr. Ung.

England.

Türkei

Belgien.

Schweiz.

Frankreich.

id.

Italien.

Oestr.-Ung.

Belgien-

id.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

id.

id.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

11,388

6 701

18,142

5,429

2,606

6,411

2,674

3,197

1,968

Warengattung.

Geflechte, mit Gespinstfaden um-

wiekelt

usw.

Läutewerke,

Sprechmaschinen,

Schrittzahler

id.

i d .

id.

id

id.

id.

id.

id

18. Maschinen, Elektro-

technische Erzeugnisse.

Fahrzeuge.

Dampflokomotiven, Dampfloko-

mobilen usw

id.

id.

Andere, vorstehend

nicht ge-

nannte Kraftmaschinen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Nah-, Strick- und Kurbelstick-

maschinen

id.

id.

id.

id.

Maschinen zur Vorbereitung von

Gespinsten usw

Feuerspritzen, Pumpen

id.

id.

id.

id.

Maschinen zur Bearbeitung von

Metallen, Steinen usw.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Dampfpfluge und Nahmaschinen

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Dresch-, Brauerei-, Mälzerei-Ma-

schinen usw

id.

id.

id.

id.

id

id.

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

England

Belgien.

Amerika.

England.

Niederland.

Frankreich.

Schweiz.

Belgien.

id.

Amerika.

England.

Frankreich.

England.

Niederland.

Belgien.

id.

id.

Amerika.

Frankreich

id.

Amerika.

Oestr.-Ung.

Belgien.

Kanada.

Schweden.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Amerika.

England.

Oestr.-Ung.

Niederland.

Menge in

Kilogramm

bezw Stuck.

19,800

28,676

1,033,483

2.959

2,543

7,908

14,446

4,709

4 204

5,063

5,493

3,364

4,170

463,214

162,797

12.370

45,137

83,862

2,372

Warengattung.

Dresch-, Brauerei-, Malzerei-Ma-

schinen usw

id.

id

Dinamomaschinen

id.

id.

id.

Elektrizitatssammler

id

id.

Kabel zur Leitung elektrischer

Ströme

id.

id

Bogenlampen, Scheinwerfer

id.

id

Elektrische Gluhlampen

id.

id.

id

id.

id.

id

Andere elektrotechnische Erzeug-

nisse

id.

id.

id

id.

id.

id.

id.

id.

Fahrzeuge zum Fahren auf Schie-

nengeleise bestimmt

id.

Nichtfahren

id

Fahrräder

id

Personenwagen

id

Lastwagen, Lastschlitten

Fahrradteile aus Eisen

id

id.

id.

id.

id.

id.

id.

aus anderen unedlen

Metallen

id.

id.

19.

Feuerwaffen, Uhren,

Tonwerkzeuge, Kinder-

spielzeug.

Handfeuerwaffen aller Art

id.

id.

Herkunftsland

der

Waren.

Dänemark

Frankreich.

id.

England.

Amerika.

Belgien.

id.

Schweiz.

Frankreich

Niederland.

Belgien

id.

Frankreich.

id.

Niederland.

Oestr.-Ung.

Belgien.

id.

Oestr.-Ung.

England.

Schweiz-

Frankreich.

id.

id.

Belgien.

Frankreich.

id.

Belgien

id.

id.

England.

Dänemark.

Frankreich.

id.

Belgien.

Belgien.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw Stuck

Stück

Herkunftsland

Warengattung.

der

Waren.

Teile zu Feuerwaffen aller Art

Belgien.

Taschenuhren aus Gold

Frankreich.

id.

id.

Schweiz

id.

id.

Italien.

id.

id.

Oestr-Ung.

id.

id.

England

id.

id.

Belgien.

id.

aus Silber

id.

id

id

Amerika.

id.

id.

Schweiz.

id.

id

Frankreich.

id

id.

Oestr.-Ung.

Taschenuhren aus unedl. Metall

Schweiz

id.

id.

Frankreich.

Uhrgelasse und Uhrwerke

id.

id id. Schweiz

Wand- und Standuhren usw

id.

id.

id.

Oestr.-Ung.

id.

id.

Belgien.

id.

id.

Frankreich.

Uhrfurnituren aus uned. Metallen

id.

id.

id.

Belgien.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück

Stuck

Warengattung.

Turmuhren

Harmoniums

Klaviere aller Art

Streichtonwerkzeuge

id.

Blastonwerkzeuge

id.

id.

id.

Teile von Blas- und Streichton-

werkzeugen

id. id.

id. id.

Harmonikas und Teile davon

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Kinderspielzeug aller

Art

id. id.

id. id.

id. id.

Herkunftsland

der

Waren

Frankreich

id.

id.

id.

Italien

id.

Niederland.

Frankreich.

Belgien.

id.

Niederland

Frankreich

id.

Oestr.-Ung.

Italien.

Niederland

Belgien.

id.

Schweiz.

Oestr.-Ung.

Frankreich.

Menge in

Kilogramm

bezw. Stück.

3,009

Nachweisung steuerpflichtiger

Waren, welche während des Jahres 1907 aus dem Zoll-

verein nach dem Grossberzogtum Luxemburg eingeführt wurden.

a) Bier

b) Branntwein mit Uebergangsschein

pp

c)

id.

ohne

id.

d) Kochsalz

e) Unbearbeitete

Tabakblätter

Liter

Liter r. Alk

kg.

3,041,200

184,791

15,695

1,419,433

393,386

Ausfuhr

von Waren, welche aus der Produktion des Grossherzogtums Luxemburg oder dessen Handel stammen, über die Zollämter

des Grossherzogtums während des Jahres 1907.

Warengattung.

1. Erzeugnisse der Land- und Forst-

wirtschaft und andere tierische

u. pflanzliche

Naturerzeugnisse;

Nahrungs- und Genussmittel.

Roggen

Weizen

Hafer

Buchweizen

Speisebohnen

Erbsen

Futterbohnen

Wicken

Lein- und Hanfsaat

Andere, nicht besonders genannte Oel-

samereien

Kleesaat

Grassaat aller Art

Runkelrubensamen

Andere Feld-, Gemüse- und Blumensamen

Kartoffeln, frisch

Futterrüben usw.

Grün- und Rauchfutter

Kuchengewachse, frisch

Artischocken, Pilze usw, getrocknet

Kuchengewachse, Sämereien zum Ge-

nuss

usw.

Lebende Pflanzen

Blumenzwiebeln usw

Blumen, Bluten, Blatter usw , frisch

id.

id.

id.

getrocknet

Weintrauben, frisch und gegoren

Hasel-, Wall- und andere Nüsse

Frische Aepfel

id. Birnen

id.

Aprikosen, Pflaumen usw

id.

Zwetschen

id.

Mirabellen

id.

Kirschen

id.

Erdbeeren

id. Himbeeren

Ausfuhr

nach Landern,

welche

nicht

zum Zollverein

gehören.

Kg bezw. Stück

80,923

5,431

1,731

51,652

7,202

9,948

1,131,162

1,436

1,222

701,477

126.739

3,529

130,031

6 007

3,026

47,499

1,335

221,895

1,023

1,379

Warengattung.

Getrocknetes Obst

Gemahlenes Obst

Sudfruchtschalen, frisch

Roher Kaffee

Getrocknete Zichorien

Tee

Binsen, Stroh usw

Bau- und Nutzholz, lediglich in der Quer

richtung mit der Axt oder Sage bear-

beitet

Bau- und Nutzholz, in der Richtung der

Langsachse beschlagen

usw.

id.

id.

gesagt

Eisenbahnschwellen

Korbweiden

Brennholz

Holzkohlen

Gerbrinden, auch gemahlen

Arbeitspferde

Kutsch-, Reit- usw. Pferde

Schlachtpferde

Abgesetzte Fohlen

Lammer und Schafe

Schweine

Federvieh

Frisches Fleisch

Schweinespeck

Haarwild, totes

Federwild, totes

Wurste aus Fleisch

Frische Fische

Schnecken aller Art

Susswasserkrebse

Seekrebse, Muscheln usw

Lebende Bienen

Andere lebende Tiere

Knochenfett

Milch

Butter, frisch oder gesalzen

Kase aller Art

Eier

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehören

Kg. bezw. Stück.

1,839,842

73,146

224,034

146,720

1,200

60,318

1,594

313,948

Stuck

1,840

1,398

2,533

1,304

1,032

Stuck

4,771

1,740

2,363

*) Ausserdem wurden noch 122,234 Liter reinen Alkohol nach dem Zollvereinslande ausgeführt.

Warengattung.

Bienenwachs

Schafwolle

Schaf-, Ziegenhaare, roh

Pferdehaare, roh

Bettfedern, roh oder gereinigt

Rohe Kalbfelle

id. Rindshäute

id. Rosshäute

Schaf- und Ziegenfelle

Andere Felle und Häute

Leimleder usw

Hasen- und Kaninchenfelle

Felle zur Pelzwerkbereitung

Tierische Rohstoffe usw

Blut von Vieh usw.

Mehl aus Getreide

Fette Oele in Flaschen

Branntwein in Fässern *)

id. Flaschen

Stiller Wein in Fässern

Schaumwein in Flaschen

Stiller Wein id.

Obstwein

Bier in Fässern

id. in Flaschen

Hefe, nicht Weinhefe

Mineralwasser

Anderes natürliches Wasser

Kleie

Gewöhnliches Backwerk

id. feines

Zuckerwerk

Schokoladewaren

Säfte von Pflanzen etc

Chemisch zubereitete Nährmittel

Nahrungs- pp. -Mittel in luftdicht ver-

schlossenen Behältnissen

Rauchtabak

2. Mineralische u. fossile Rohstoffe ;

Mineralöle.

Gartenerde, Kies, Schlamm usw

Porzellanerde, Ton usw

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück.

2,380

39,685

1,227

104,764

3,085

29,344

1,029,140

1,300

2,700

20,000

2,000

4,881

31,732

4,360

4,031

551,445

8,955

485,435

18,471

172,120

2,465,309

Warengattung.

Bimsstein, Schrmiergel

usw

Infusorienerde

Gebrannter Kalk

Gips

Zement

Roher Schiefer

Rohe Steine

Eisenerz

Schlacken von Erzen

Steinkohlen

Presskohlen

Mineralschmieröl

Steinkohlenteeröl

3.

Zubereitetes Wachs, Paraffin,

Lichte, Wachswaren, Seifen und

andere unter Verwendung von

Fetten, Oelen usw, hergestellte

Waren.

Abfälle von Wachs

Lichte aller Art

Schmierseife

Feine Seife usw

Wagenschmiere

Schuhwichse

Putzmittel etc

4. Chemische und pharmazeutische

Erzeugnisse, Farben und Farb-

waren

Salmiakgeist usw

Salzsäure

Schwefelsäure

Salpetersäure

Borsäure

Oxalsäure

Essigsäure

Weinsteinsaure usw

Doppelkohlensaures Natron

Aetzkali

Pottasche

Chlorsaures Kali

Zinnoxid

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück.

9,820

5,992,950

584,555

506,836

67,870

18,335,418

2,806,294,250

165,214

3,500

2,800

22,485

1,872

24,679

1,037

Warengattung.

Wasserglas

Calziumkarhid usw.

Chlorkalium usw

Bleiweiss

Barytweiss

Kreide usw

Tinte und Tintenpulver

Graphit

Blei-, Farben- usw Stifte

Weinsteinfirnisse

Lackfirnisse

Oelkitte usw

Thomasphosphatmehl

Schiesspulver usw

Zündholzer usw

Pechfackeln usw

Leim aller Art

Anderweit nicht genannte verdichtete Gase

Zubereitete Arzneiwaren

Chomische Erzeugnisse, anderweit nicht

genannt

5. Tierische und pflanzliche Spinn-

stoffe u. Waren daraus; Menschen-

haare ; zugerichtete

Schmuck-

federn, Fächer und Hüte.

Seidenzwirn

Rohe Wolle

Kunstwolle

Krollhaare usw

Streichgarn, roh

Fussbodenteppiche

Dichte Wollengewebe

Wollene Wirkwaren

Baumwollengarn

Baumwollenzwirn

Undichte Baumwollgewebe

Dichte

id.

Baumwollene Wirkwaren

id.

Schläuche usw

Gefarbtes Flachsgarn usw

Taue, Hängematten usw

Gebleichte leinene Gewebe, dichte

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück

5,444

1,125

27,580,875

5,304

7,382

13,981

10,318

4,031

Warengattung.

Sacke aus Juteleinwand

Filzwaren

Kleider und Putzwaren, ganz oder teil-

weise aus Seide

id.

id

Wolle

id.

id.

Baumwolle

id.

aus anderen Spinnstoffen

Frauenhute aus Filz

Hute aus Stroh usw

Frauenhute aller Art, ausgeputzt

Abfalle von Gespinsten

6. Leder, Lederwaren, Kürschner-

waren, Waren aus Därmen.

Enthaarte Schaf- und Ziegenfelle

Zugerichtetes Leder

Handschuhleder

Ziegen , Schafleder usw., lackiert und un-

lackiert

Bearbeitete Haute von Fischen usw.

Kunstliches Leder

Schuhe aus Leder mit Holzsohlen

id.

Leder

Treibriemen aus Leder

Sattler- und Taschnerwaren

Handschuhleder, zugeschnitten

Lederhandschuhe

Pelztierfelle

Pelzwaren, uberzogen

Ausgestopfte Tiere usw

Abgenutzte Lederstucke usw

7. Kautschukwaren

Schläuche aus Kautschuk

Reifen aus

id.

Anderweit nicht gen. Kautschukwaaren .

8. Geflechte und Flechtwaren aus

pflanzlichen Stoffen, mit Ausnahme

der Gespinstwaren.

Grobe Korbfiechterwaren usw

Feine

id.

Ausfuhr

nuch Landern

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück

Stuck

1,395

10,289

93,392

6,833

15,024

11,329

3,815

5,051

Warengattung.

9. Besen, Bürsten, Pinsel und

Siebwaren

Begen aus Reisig

Grobe Besen und Bursten aus Borsten

10. Waren aus tierischen od. pflanz-

lichen Schnitz- od. Formerstoffen.

Waren, ganz oder teilweise aus Elfenbein

usw.

Bau- und Nutzholz, genutet usw.

Holzdraht, Holzstifte usw

Böttcherwaren, grobe

Mobel und Mobelteile, grobe, unfurniert .

id.

id.

id. furniert

Tischler-, Drechsler- und Wagnerarbeiten

Möbel und Mobelteile in Verbindung mit

anderen Stoffen

Feine Holzwaren

Grobe Korkwaren

Feine

id.

11. Papier, Pappe und Waren

daraus

Aus Abfällen von Gespinstwaren u. dgl.

Pappen, geformt, gekautscht usw

Packpapier

Schreib-, Losch-, Druckpapier usw.

Postkarten usw. mit Bilddruck

Papier und Pappe, gestanzt usw.

Papiertapeten

Spielkarten aller Art

Gelatinpapier

Anderweit nicht genannte Papierwaren

12. Bücher, Bilder, Gemälde

Gedruckte Bücher

Bilder aller Art aus Papier

Gemälde und Zeichnungen

13. Waren aus Steinen oder anderen

mineralischen Stoffen, mit Aus-

nahme der Tonwaren, sowie aus

fossilen Stoffen

Pflastersteine

Platten aus Granit, Marmor, Alabaster usw

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück

2,430

1,410

4,034

5,508

1,377

6,284,295

80.750

Warengattung.

Schieferblocke und Schieferplatten usw.

Grobe Stemmetzarbeiten

Feine

id.

Steinwaren, nur in Verbindung mit Holz

und Eisen

Schleif-, Polier- und Wetzsteine

Zementwaren

Kalksandsteine

Bauplatten, Bausteine usw., ungefärbt

id.

id

gefarbt

14. Tonwaren.

Mauersteine (Backsteine) usw, unglasiert

Dachziegel usw., unglasiert

Waren aus gemeinem Steinzeug

Feuerfeste Steine aller Art

id. Erzeugnisse aus Ton

Bodenplatten aus Ton usw

Waren aus Steingut

Feme Tonwaren

Porzellanwaren

15 Glas und Glaswaren.

Hohlglas, gefärbt usw

id

geschliffen usw.

Glasmasse

Bemaltes usw. Glas

Spiegelglas

Glasplattchen

Glas- und Schmelzwaren

16. Edle Metalle u. Waren daraus.

Waren, ganz; oder teilweise aus Silber

17. Unedle Metalle und Waren

daraus.

Roheisen

Röhren und Walzen, roh bearbeitet

Nicht schmiedbare Kunstgusswaren

Rohe

Eisenwaren (Maschinenteile) aus

nicht schmiedbarem Guss

Maschinenteile usw., bearbeitet

Rohluppen. Rohschienen, Ingots usw

Schmiedbares Eisen in Stäben

Ausfuhr

nach Landern,

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück.

739,832

19,706

158,517

416,690

61,800

1,880

108,560

28,389

1,000

36,040

88,180

303,527

96,774

15,172

88,542,800

107,085

36,567

32,486,988

31,582,240

Warengattung.

Blech, abgeschliffen, vernikelt usw

Eisendraht, roh oder gewalzt

Andere Rohren aus Eisen, roh

Eisenbahnschienen usw

Eisenbahnachsen usw

Rohe Eisenwaren, anderw. nicht genannt.

Maschinenteile

Ankertonnen usw

Spaten, Schaufeln, Pflugscharen usw

Sensen, Sicheln usw

Sageblätter

Bohrer, Zangen, grobe Scheren-usw.

Aexte, Hämmer usw

Pfluge und anderw. nicht genannte Geräte

Hufeisen usw

Eisenbahnwagenbeschlage

Eisenbahnwagen- und Pufferfedern usw

Drahtwaren

Geschnittene Nagel usw

Haus- und Kuchengeräte usw

Eiserne Ketten

Bau- und Möbelbeschläge

Mobel- und Möbelteile, eiserne

Andere feine Schmiedewaren

Kunstschmiedearbeiten

Brucheisen, Abfalle usw

Bruchblei usw

Andere Bleiwaren

Zink. roh, Bruchzink

usw.

Zinkwaren, bearbeitet

Zinnwaren, roh, Bruchzinn

Zinn, gewalzt

Kupfer und Messing, roh, Abfälle usw.

Stangen, Bleche usw. aus Kupfer

Ausfuhr

nach Landern,

weiche nicht

zum Zollverein

gehoren.

Kg. bezw. Stück

26,970,814

678,260

13,331

31,815

503,332

63,605

3,597

4,031

8,585

5,898

3,889

26,334

2,112,145

2,764

41,964

1,998

Warengattung.

Grobe Waren aus Kupfer oder Messing

Feine Waren aus Kupfer oder Messing

Lautewerke, Sprechmaschinen usw.

18.

M a s c h i n e n ,

elektrotechnische

Erzeugnisse,

Fahrzeugnisse.

Dampfmaschinen, Glasturbinen usw.

Nah-, Strickmaschinen usw

Appretur- und

Waschereimaschinen

Feuerspritzen, Pumpen

Maschinen zur Bearbeitung von Metallen,

Hölzern

usw.

Dampfpfluge, Mahmaschinen usw.

Dresch-, Malzerei- etc. Maschinen

Dynamomaschinen usw

Elektrizitatssammler

Andere elektrotechnische Erzeugnisse

Fahrzeuge zum Fahren auf Schienenge-

leisen bestimmt

id.

nicht zum

id.

id.

Lastwagen,

Lastschlitten

Fahrradteile

19.

F e u e r w a f f e n , Uhren, Tonwerk-

zeuge,

K i n d e r s p i e l z e u g .

Handfeuerwaffen aller

Art

Taschenuhren aus Gold

id.

aus unedlem Metall

Wanduhren usw

Harmoniums

Klaviaturen

Harmonikas

Kinderspielzeug

Ausfuhr

nach Ländern

welche nicht

zum Zollverein

gehoren.

K g . hezw. Stück.

12,155

16,416

12,892

7,728

3,052

3,137

220,502

8,516

38,035

1,088

1,800

Stuck

Stuck

Composition de la Chambre de commerce.

La Chambre de commerce était composée en 1907 comme suit

Président: M. Léon Metz-, maître de forges à Esch-sur-l'Alzette.

Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.

Membres: MM. Ch. Bech, négociant à Diekirch ; Daniel Buchholtz, négociant à Esch-

sur-l'Alzette; Jules Collart, maître de forges à Steinfort; André Duchscher, industriel à

Wecker; Georges Faber, tanneur à Wiltz;

Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph

Glesener, industriel à Wiltz; Joseph Heintz, fabricant de tabacs à Luxembourg; Pierre Jœry,

industriel à Echternach ; Jean Knaff, négociant à Luxembourg ; Guillaume Lefevre, négociant

à Luxembourg; Gustave de Marie, négociant à Ettelbruck; Jules Mongenast, tanneur à

Ettelbruck ; Maurice Pescatore, directeur de la faïencerie de Septfontaines ; Alb. Reinhard,

fabricant de gants à Luxembourg ; Emile Schrœll, imprimeur à Luxembourg; Jean Soupert,

rosiériste à Limpertsberg; Joseph Wurth, directeur de la Banque Internationale à Luxem-

bourg; Paul Wurth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.

Secrétaire : M. J.-P. Sevenig, professeur des sciences commerciales à Luxembourg.

Luxembourg, le 24 mai 1908.

La Chambre de commerce,

Le Président,

Léon METZ.

Le Secrétaire,

J.-P. SEVENIG.

Sommaire.

Considerations générales

Travaux de la Chambre de commerce

Minières

Métallurgie

Ateliers de construction

Industrie du bâtiment

Ardoisières

Carrières

Industrie céramique

Industrie des ciments

Briqueterie mécanique

Tannerie

Écorces à tan

Ganterie

Industrie textile

Teinturerie

Industrie du vêtement

Distillerie

Brasserie

Industrie des tabacs

Imprimerie

Horticulture

Fabrication des conserves de légumes

Meunerie

Laiterie

Mondorf-les-Bains

Pages.

Viticulture et commerce des vins

Vins de Champagne

Industrie de la chicorée

Poudrerie

Industrie de l'éclairage

Commerce de détail

Faillites et concordats

Bourse du travail

Assurances

Assurance-maladie

Assurance-accidents

Caisse d'épargne et Crédit foncier

Banque Internationale à Luxembourg

Enseignement industriel, commercial et professionnel

Mercuriales

Taxes communales d'octroi à Luxembourg

Chemins de fer

Statistique douanière

Waren-Einfuhr

Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche

wahrend des Jahres 1907 aus dem Zollverein

nach dem Grossherzogtum Luxemburg einge-

fuhrt wurden

Waren-Ausfuhr

Composition de la Chambre de commerce

Pages.

IMPRIMERIE DE LA COUR V. BÜCK, LUXEMBOURG.

Vous souhaitez savoir comment cette disposition s'applique à votre dossier ?

Analysez ce texte législatif avec la jurisprudence, la doctrine et les dispositions connexes dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →