Irand-Duclie de Luxembourg.
Table des dispositions (71)
Texte législatif (71 Articles)
62Ô
Mémorial
Memorial
du
des
Irand-Duclie de Luxembourg.
GrotzherzogtumsLuXembmg.
.Samedi, 14 juin 1919.
M 41.
Samstag, 14. Juni 1919.
^gtê^awl-ducal du 13 juin 1919, portant
ijislîtutîmi de tribunaux arbitraux, des loyers.
"imis 'CHARLOTTE, par la »race de Dieu
^BJUleTÛiicheBse de Luxembourg, Duchesse de
& a 4 e t k , etc., etc.;
fcYul5ai%N27 de la loi du 16 janvier 1866, por-
Sî'omaiBâatioii du Conseil d'État, et consi-
jj&ai-qii^y u urgence;
fèt|ir^
délibération du (Gouvernement en
j|||L (-*
Àvpn» arrêté et arrêtons
|jpÄ4 w'. Eii Jiiîitièi'e de bai) à loyer les nvp-
ffl|k!el1a:& bailleurs H locataires sont excep-
^PfdJemêat^et teniporairenient soumis aux
^ÇiiSlMons qui suivent.
£*+ C " '"
| : ^ T ^ B * Lo^sgu'utî bail vient à cesser, soit
^|ï|%&4e l'expiration du temjj« pour lequel
||| v||^»té ßQTiclu, «oit par suite de la vente
^ ^ ^ r ö l i o u fotiée, soit par suite d'un congé
№*|jjs!fr le bailleur, il peut être prolongé à
S ^ S H 8 / ^ preneur pour un laps de temps
j S n B P ^ $'f une »"»ée, à moins que le
S ^ S ? ^ ^ra"Te >flvoit" l)eiini>" des Iiei-lx 1(ll|é
s
^ K p ^ ^ P 6 1 ; îuL-iiiêine.
A J È S ? ^ f0^8 ^ui >suit ^J départ du preneut
^ S p l ^ î>as occupé lui-même les lieux
^
p
S
T
^
e
öst ün clroit d^ réclamei
HHJJ^S^mtérêtB ot même sa réinstaUa-
iraaaSBt^mnages-mtérC'ts, nonobstant tout
Großh. Beschluß vom 13. Juni 191», betreffend
die Einrichtung von Schiedsgerichten über
die Metsstreitigkeiten.
Wir Charlotte, von Gottes Gnaden ^rch'
Herzogin von Luxemburg, Herzogin zu Nassau,
ic., l^., ?c.;
Nach Einsicht des Art. 27 des Gesetzes von,
16. Januar 1666, über die Einrichtung des Staats-
rates und in.Anbetracht der Dringlichkeit,
Nach Beratung der Negierung im ii'onseil;
Haben beschlossen und beschließen-
Die Beziehungen zwischen Mietern
uud Vermietern auf Grund von Mietöuertrngen
sind ausnahmsweise und zeitweilig folgenden
Bestimmungen unterworfen.
Der Gefahrentarif der land- und forst-
wirtschaftlichen Unfallversicherung, so wie er
durch Ministerialbeschluß vom 20. Dezember 1909
abgeändert durch Ministerialbeschluß vom 5.
Arrête
Le tarif des risques en matière
d'assurance agricole et forestière, approuvé par
l'arrêté ministériel du 20 décembre 1909 et
modifié par l'arrêté ministériel du 5 novembre
1913, est maintenu pour une nouvelle période
triennale à partir du 1er janvier 1919.
Die durch die vorbezugenen Beschlüsse
vom 11. Dezember 1918, 9. Januar, 13. und 28.
Febrnar, 11. März, 15. April und 13. Mai 1919
bewilligten Zahlungsaufschübe und Fristver-
längerungen werden bis znm 15. Juli 1919 ein-
schließlich verlängert, jedoch ausschließlich zu
Gunsten der inländischen Bantinsntute.
Jedoch tonnen die Gläubiger dieser Bank-
institute während der Fristverlängerung, ein
'jeder eine Summe von 1000 Fr. zuzüglich 15 ^
des darüber hinaus noch verbleibenden Guthabens
fordern.
Die Sessionen fin die Reife- M
^nhigteitvprüfuugeii des Schuljahres M 8 ^
Uli 9 beginnen mn 1. Juli.
' '^
La session de l'examen de maturité
aux lycées de jeunes filles pour l'année scolaire
1918-1919 s'ouvrira le 1er juillet.
Die Session für die Reifeprüfung an
den Mädchenlyzeen für das Schuljahr 1918—1919
beginnt am 1. Juli.
Sont nommés commissaires du Gou-
vernement pour les examens de passage de
l'année scolaire 1918-1919
1° aux gymnases de Luxembourg, Diekirch
et Echternach : M. Joseph Wagener, conseiller de
Gouvernement ;
2° aux écoles industrielles et commerciales
de Luxembourg et d'Esch-s.-Alz., ainsi qu'aux
sections industrielles des gymnases de Diekirch
et d'Echternach : M. Albert Rodange, ingénieur
en chef des travaux publics.
Zu Regierungskommissaren bei den
Versetzungsprüfungen des laufenden Schuljahres
sindernannt
1. an den Gymnasien zu Luxemburg, Die-
kirch und Echternach: Hr. Josef W a g e n e r ,
Regierungsrat;
2. an den Industrie- und Handelsschulen zu
Luxemburg und Esch a. d. Alz., sowie an den
Industrieabteilungen der Gymnasien zu Die-
kirch und Echternach-. Hr. Albert R o d a n g e ,
Oberingenieur.
Est nommé commissaire du Gou-
vernement pour l'examen de passage aux lycées
les jeunes filles de Luxembourg et d'Esch-s.-
Alz., de l'année scolaire 1918-1919: U. Joseph
Wagener, conseiller de Gouvernement.
Für das Schuljahr 1918—1919 ist zum
Regierungskommissar bei den Versetzungsprü-
fungen an den Mädchenlyzeen zu Luxemburg
und Esch a. d. Alz. ernannt: Hr. Jos.
Wagener,
Regierungsrat.
Wenn ein Mietvertrag erlischt, sei
es durch Ablauf der Zeitdauer für die er alige-
schlossen war, sei es infolge Verlaufs des ver-
mieteten Hauses oder Kündigung seitens des
Vermieters, kann der Vertrag auf Antrag de?
Mieters, für eine Zeitdauer bis zu einem Jahr
verlängert werden, es sei denn, daß der Vermieter
nachweist, daß er die vermieteten Räumlich-
keiten zum eigenen Gebrauch benötigt.
Hat der Vermieter in der auf den Umzug
des Mieters folgenden Monatsfrist die vermie-
teten Räume nicht selbst bezogen, so hat der
ehemalige Mieter Anspruch auf Schadenersatz
und sogar auf Wiedereinsetzung verbunden mit
nouveau bail que le bailleur pourrait avoir con-
cédé et qui serait mil de droit.
Que première prolongation du bail ne fait
pas obstacle à des .prolongations postérieures
que le locataire serait dans le cas de demander.
Zu Mitgliedern der Kommissionen für
die Versetzungsprüfung an denselben Anstalten
sind ernannt
a) au lycée de jeunes filles de Luxembourg
MM. Ahnen, directeur, Tibesar, professeur ho-
noraire, Eugène Thyes, Auguste Oster, Medinger
et Mademoiselle Beffort, professeurs;
b) au lycée de jeunes filles d'Esch-s.-Alz. : MM.
Nickels, directeur, Muller, Ourth, professeurs,
et Steffen, professeur-stagiaire au dit établisse-
ment.
Art. .3. L'épreuve écrite aura lieu les 1er, 4 et 5
août.
Le présent arrêté sera publié au
Mémorial
Luxembourg, le 10 juin 1919.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
E. REUTER.
Avis. — Examen d'admission aux gymnases et
aux écoles industrielles et commerciales.
La première session de l'examen d'admission
en VII
me gymnasiale et en VI
me industrielle,
aux établissements d'enseignement moyen, pour
l'année scolaire 1919-1920, aura lieu le 28 juil-
let prochain, de 9 heures du matin à midi et de
2 à 6 heures du soir. La date de la seconde ses-
sion sera fixée ultérieurement.
Les récipiendaires auront à adresser, avant
le 18 juillet, leur demande au directeur de l'éta-
blissement, dans lequel ils voudront entrer. Ils
joindront un extrait de leur acte de naissance
et un certificat de bonne conduite et de capacité,
constatant que le récipiendaire a suivi avec suc-
cès l'enseignement des matières qui font l'objet
du programme de l'examen d'admission, et ren-
seignant les notes obtenues pendant la dernière
année scolaire en allemand, en français et en
calcul.
November 1913, festgesetzt wurde, wird für eine
weitere Periode von drei Jahren, beginnend
mit dem 1. Januar 1919, beibehalten.
Gegenwärtiger Beschluß soll im „Me-
morial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 10. Juni 1919.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
E.
Reuter.
Bekanntmachung. — Aufnahmeprüfung für die
Gymnasien und Industrie- und Handels-
schulen.
Für das Schuljahr 1919-1920 findet die erste
Tagung der Aufnahmeprüfung in die VII.
Gymnasial- und die VI. Industrieklasse der mitt-
leren Lehranstalten am 28. Juli künftig, von
9 Uhr morgens bis Mittag und von 2 bis 6 Uhr
nachmittags statt. Das Datum der zweiten
Tagung wird später bestimmt.
' Die Aufzunehmenden haben vor dem 18.
Juli, bei dem Direktor der Anstalt, in die sie
einzutreten wünschen, ein Gesuch einzureichen,
dem ein Geburtsschein, sowie ein von ihrem'
Lehrer ausgestelltes Zeugnis über gutes Be-
tragen, und Fähigkeit beizufügen ist, durch das
bestätigt wird, daß sie an dem Unterricht in den
Lehrgegenständen der Aufnahmeprüfung mit
Erfolg teilgenommen haben. Die Ausstellung
erfolgt unter Angabe der im letzten Schuljahre
im Deutschen, Französischen und Rechnen erhal-
tenen Nummern.
In den Aufnahmegesuchen ist die Adresse der
Eltern oder des Vormundes anzugeben.
Luxemburg, den 5. Juni 1919.
Der General-Direktor
des öffentlichen Unterrichts,
N.
Welter.
La demande devra indiquer l'adresse des pa-
rents ou du tuteur.
Luxembourg, le 5 juin 1919.
Le Directeur général
de l'instruction publique,
N. WELTER.
Avis. — Examen d'admission aux lycées de
jeunes filles.
La première session de l'examen d'admission
en VII
me, aux lycées de jeunes filles de Luxem-
bourg et d'Esch-s.-Alz., pour Tannée scolaire
1919-1920, aura lieu, mardi, 29 juillet, de 9
heures du matin à midi, et de 2 à 6 heures du
soir. La date de la seconde session sera fixée
ultérieurement.
Les récipiendaires auront à adresser, avant
le 19 juillet, leur demande au directeur de l'éta-
blissement dans lequel elles voudront entrer.
Elles joindront un extrait de leur acte de nais-
sance et un certificat de bonne conduite et de
capacité, constatant que la récipiendaire a suivi
avec succès l'enseignement des matières qui
l'ont l'objet du programme de l'examen d'ad-
mission, et renseignant les notes obtenues pen-
dant la dernière année scolaire en allemand, en
français et en calcul.
La demande devra indiquer l'adresse des
parents ou du tuteur.
. Luxembourg, le 5 juin 1919.
Le Directeur général
de l'instruction publique,
N. WELTER.
Avis. — Règlement communal.
En séance du 14 mars 1919 le conseil commu-
nal de Troisvierges a fixé à 4 francs la taxe de
saillie revenant aux détenteurs de verrats dans
cette commune. — Ce règlement a été dûment
publié.
Luxembourg, le 10 juin 1919.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
E. REUTER.
Bekanntmachung. — Aufnahmeprüfung für
die Mädchenlyzeen.
Für das Schuljahr 1919-1920 findet die erste
Tagung der Aufnahmeprüfung für die VII.
Klasse an den Mädchenlyzeen von Luxemburg
und Esch a. d. Alz. am Dienstag, den 29. Juli,
von 9 Uhr morgens bis Mittag und von 2 bis 6
Uhr nachmittags statt. Das Datum der zweiten
Tagung wird später bestimmt.
Die Aufzunehmenden haben vor dem 19.
Juli bei dem Direktor der Anstalt, in die sie ein-
zutreten wünschen, ein Gesuch einzureichen,
dem ein Geburtsschein, sowie ein von ihrer
Lehrerin ausgestelltes Zeugnis über gutes Be-
tragen und Fähigkeit beizufügen ist, durch das
bestätigt wird, daß sie an dem Unterricht in den
Lehrgegenständen der Aufnahmeprüfung mit
Erfolg teilgenommen haben. Die Ausstellung
erfolgt unter Angabe der im letzten Schuljahre
im Deutschen, Französischen und Rechnen erhal-
tenen Nummern.
In den Aufnahmegesuchen ist die Adresse der
Eltern oder des Vormundes anzugeben.
Luxemburg, den 3. Juni 1919.
Der General-Direktor
des öffentlichen Unterrichts,
N.
Welter.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 14. März 1919 hat
der Gemeinderat von Ulflingen die den Eigen-
tümern von Ebern in dieser Gemeinde zu ent-
richtend. Bespringungstaxe auf 4 Franken fest-
gesetzt. — Dieses Reglement ist vorschriftsmäßig
veröffentlicht worden.
Luxemburg, den 10. Juni 1919.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
E. Reuter.
1) Une obligation de la commune de Steinfort de fr. 400 et une autre de l'emprunt gr.-d. de 1894
de fr. 2000 ont été remboursées en 1918 par suite de tirage. Le bénéfice qui en est résulté au profit
de la caisse est de fr. 12+60=fr. 72.
Etat de la situation annuelle de la Caisse de prévoyance des employés communaux pour l'exercice
1918, publié en conformité de l'art. 36 de l'arrêté grand-ducal du 11 décembre 1912.
En 1918 la Caisse de prévoyance comptait 949 membres, dont 74 veuves.
Le nombre des pensionnaires à la fin de l'exercice 1918 était de 106, ce chiffre est en augmen-
tation de 15 sur le chiffre correspondant de l'exercice 1917. 4 pensionnaires sont décédés dans
le courant de l'année 1918. L'import total des pensions en cours à la date du 1er janvier 1919 est
de fr. 44.863, soit fr. 4996 de plus que le montant au 1er janvier 1918.
Les secours pour décès, liquidés en 1918, s'élèvent à fr. 19.000, à savoir
a) 16 secours de fr. 800 (décès de membres);
b) 14 secours de fr. 400 (décès de femmes de membres) ;
c) 2 secours de fr. 300 (décès d'enfants de 12 à 18 ans);
d) 3 secours de fr. 200 (décès d'enfants de moins de 12 ans).
Le montant total des secours pour décès, liquidés en 1917, n'était que de fr. 17.950.
Les secours versés aux membres malades (moitié des frais sanitaires), conformément au règle-
ment du 17 avril 1915, ont été de fr. 3143,39, contre 2820,31 fr. en 1917.
Des secours extraordinaires, au montant total de 1500 fr., ont été alloués, suivant délibération
du 16 décembre 1918, à un certain nombre de veuves de gardes forestiers âgées ou infirmes et qui
touchaient sur la caisse de la ci-devant mutualité des préposés forestiers des subventions annuelles
de fr. 150.
L'actif de la caisse, qui fin 1918 se monte à fr. 2.116.534,62 se décompose comme suit
1.
2.
A. Titres.
Commune de Bettembourg: Emprunt 3½ % du 15 mars
5 obligations de 100 fr. reprises au cours de 94%
21 obligations de 500 fr. reprises au cours de 94%
Intérêts courus mais non encore échus de ces mêmes
Commune de Steinfort: Sections de Hagen et Steinfort
Emprunts 3½% des 1er juillet 1896 et 27 mai 1900
5 obligations de 100 fr., reprises au cours de 97%
16 obligations de 200 fr., reprises au cours de 97%
1) 11 obligations de 400 fr., reprises au cours de 97%
Intérêts courus mais non encore échus de ces mêmes obli
Capital.
1894
fr.
470 00
»
9.870 00
obligations
fr.
485 00
»
3.104 00
»
4.268 00
gations
10.340
7.857
Intérêts à
recevoir.
288 75
128 37
4.
1)
Ville de Luxembourg. Emprunt 3½% de 1892
2 obligations de 1000 fr., reprises au cours de 97%.
9 obligations de 500 fr., reprises au cours de 97%.
Dette nationale. Emprunt de 3½% de 1894
9 obligations de 2000 fr., reprises au cours de 97%.
3 obligations de 1000 fr., reprises au cours de 97%.
7 obligations de 500 fr., reprises au cours de' 97%.
35 obligations de 100 fr., reprises au cours de 97%.
fr.
1.940 00
» 4.365 00
fr.
17.460 00
»
2.910 00
» 3.395 00
» 3.395 00
Intérêts courus mais non encore échus de ces mêmes obligations
5. Obligations foncières 3½% de l'Etat
29 obligations de 1000 fr., reprises au cours de 100%
34 obligations de 500 fr., reprises au cours de 100%
. fr. 29.000 00
»
17.000 00
Intérêts courus mais non encore échus de ces mêmes obligations
6.
7.
Obligations 4% de l'emprunt grand-ducal de 1916, appar-
tenant à la caisse de retraite
60 obligations de 5000 fr., achetées au cours de 100% .
1 obligations de 1000 fr., achetée au cour de 100%
Intérêts courus mais non encore échus de ces mêmes
Obligations 4% de l'emprunt grand-ducal de 1916 appar-
tenant à, la caisse de secours
16 obligations de 5000 fr., achetées au cours de 100%
fr. 300.000 00
» 1.000 00
obligations
fr.
80.000 00
Intérêts courus mais non encore échus de ces mêmes obligations
6.305
27.160
46.000
301.000
80.000
163 33
402 50
3.006 66
533 33
B. Prêts.
1. Prêt consenti en 1915 à la commune de
Flaxweiler
Capital prêté
Amortissement
Capital redu
fr.
3.000 00
»
422 50
. fr.
2.577 50
Total
478.662
fr.
2.577 50
Intérêts courus mais non encore échus de ce prêt
2. Prêt consenti en 1915 à la ville de Luxembourg
Capital prêté
Amortissement
Capital redu
fr. 500.000 00
» 12.824 01
fr. 487.175 99
fr. 487.175 99
489.753
30 23
3,548 17
41 b
1.
2.
au
C. Placements provisoires.
Dépôts à la Caisse d'épargne
Livret A. Caisse de retraite
Livret B. Caisse de secours
Avoir au compte-chèques au 31 décembre 1918
D). Restants à recouvrer.
31 décembre
E. Intérêts à recevoir
Total de
. fr. 847.970 68
36.064 82
18.166 14
fr.
fr. 242.369 32
l'actif............
fr.
902.201 64
242.369 32
3.548 17
2.116.534 62
A. Recettes.
a) Recettes ordinaires.
1. Retenues ordinaires à 3% des traitements (art. 25 de la loi
du 7 août 1912)
2. Retenues extraordinaires à 2½% (art. 25)
3. Retenues extraordinaires à 2% des traitements (art. 26)
4. Retenues extraordinaires à 1% des traitements (art. 26)
5. Contribution des communes à raison de 5% du montant des
traitements (art. 25)
6. Contribution de l'État à raison de 3% (art. 25)
7. Intérêts de capitaux
b) Recettes extraordinaires.
8. Contribution pour le rachat des années de service antérieur
Part des employés
Part des communes
Part de
l'État
9. Bénéfice réalisé sur 2 obligations remboursées d'une valeur
nominale de 400 fr. resp. 2000 fr. (Voir note à la première
page)
10. Recettes diverses et imprévues, y compris la part de l'État
dans les frais d'allocation d'une indemnité de renchéris-
sement 30+14.602,22
11.Part des communes dans les frais d'allocation d'une indem-
nité de renchérissement
c) Excédent de recettes
de l'exercice 1917
fr.
41.372 54
23.857 67
233 97
182 10
68.821 00
41.372 44
58.592 02
fr.
66.070 67
62.932 5.1
34.625 24
72 00
14.632 22
14.602 22
fr.
234.431 74
fr.
192.934 86
fr. 1.633.550 09
Total des recettes au 31 décembre 1918
fr. 2.060.916 69
*) A la date de ce jour tous les arriérés sont soldés.
Compte.
I . — CAISSE DE RETRAITE.
B. Dépenses.
1. Pensions allouées
2. Indemnité de renchérissement des pensionnaires
3. Restitution de retenues à divers
4. Frais d'administration comprenant les jetons de présence du
conseil, le traitement du secrétaire-trésorier, les frais de lo-
cation, chauffage, éclairage, nettoyage, fourniture d'im-
primés, etc., s'élevant en total à fr. 12.043,75, dont fr.
10.183,75 à charge de la caisse de retraite et fr. 1860 à
charge de la caisse de secours, parts fixées au prorata des
recettes des deux caisses
Total des dépenses au 31 décembre 1918
fr.
43.448 46
» 43.806 65
» 1.421 70
» 10.183 75
Avoir au 31 décembre 1918
II. — CAISSE DE SECOURS.
A. Recettes.
a) Recettes ordinaires.
1. Cotisations des membres de la Caisse de secours (art. 41 de la
loi du 7 août 1912)
2. Contribution de l'État pour la caisse de secours
3. Contribution des communes (id.)
4. Intérêts de capitaux
b) Excédent de recettes de l'exercice 1917 ..
Total des recettes au 31 décembre 1918
B. Dépenses.
1. Secours accordés
a) pour décès de membres
b) pour maladie de membres
c) secours extraordinaires alloués à un certain nombre de
membres de l'ancienne mutualité des agents forestiers.
2. Part de la caisse de secours dans les frais d'administration
(voir supra)
Avoir au 31 décembre 1918
fr.
11.311 95
»
13.875 10
» 13.875 10
»
3.859 08
fr. 19.000 00
» 3.143 39
» 1.500 00
» 1.860.00
fr.
98.860 56
fr. 1.962.056 13
fr.
42.921 23
fr.
113.216 74
fr.
156.137 97
25.503 39
fr.
130.634 58
Arrêté du 8 juin 1919, concernant la publica-
tion du rapport général de la Chambre de
commerce pour l'année 1918.
L E DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE,
DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE;
Vu le rapport de la Chambre de commerce
sur la situation du commerce et de l'industrie
dans le Grand-Duché pendant l'année 1918;
Arrête
Gegenwärtiger Beschluß wird ins „alte«
morial" eingerückt und tritt am 16. Mai in Kraft.
Schloß Berg, den 13. Juni 1919.
Charluttc.
Der General-Direktor der Finanzen,
A. N e y e n s .
Arrêté «lu 5 juin iï)Iî), coneormint la composition
dtvs commissions pour les examens tte maturité
et <1<1 capacité aux établissements (renseigne-
ment moyen.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL
DR L'INSTRUCTION PUBLIQUE;
Vu les arrêtés grand-ducaux des 14 juillet
1002, 15 juillet 1906, 10 juin 1907 et 5 juillet
1909, portant règlement sur les examens de ma-
turité et de capacité;
Arrête;
AH. 1er. Les sessions de l'examen de matu-
) ité et de l'examen de capacité pour Tannée sco-
laire 1918-1919 s'ouvriront le 1er juillet;
Sont nommés commissaires du Gou-
vernement
a) pour l'examen de maturité: M. Joseph
Wng&ner, conseiller de Gouvernement;
b) pour l'examen de capacité: M. Albert Bo-
ihmgp, ingénieur en chef des travaux publics.
Zu Negierunyskommissnreu sind A'
Nlwnt
^ ' ^
n.) fnr die Neifepriifnnq' Hr. Josef W a ^ ene^
Neqierungsrat,
!i) für die Fähigkeib?prüfnng. .(n. Alherj
!?)? o d n n g c , Oberingenieu^r.
^ ^.
. Est nommé commissaire du Gouver-
nement pour l'examen de maturité à ces éta-
blissements, M. Joseph Wagener, conseiller de
Gouvernement.
Zum Regierungskommissar für die
Reifeprüfung an denselben Anstalten ist ernannt,
Hr. Josef W a g e n e r , Regierungsrat.
Sont nommés membres de la com-
mission de l'examen de passage
a) au gymnase de Luxembourg: MM. Weng-
ler, Klein, Gœrgen, Hansen, Ensch et Kremer,
professeurs;
b) au gymnase de Diekirch: MM. Steffes,
Schmitz, Kass et Merten, professeurs;
c) au gymnase d'Echternach: MM. Palgen,
Muller, Reuland et Selm, professeurs;
d) à l'école industrielle et commerciale de
Luxembourg: MM. Weckering, Petry, Jean-Pierre
Faber, Trench, Thill et Wolter, professeurs;
e) à, l'école industrielle et commerciale d'Esch-
s.-Alz.;. MM.. Houdremont, directeur, Manter-
nach, Gœrend, Schmit, Mohrmann et Reichling,
professeurs;
Beschluß vom 5. Juni 1919, die Ernennung der
Kommissionen für die Versetzungsprüfungen
an den mittleren Unterrichtsanstalten be-
treffend.
Der
General-Direktor
des
öffentlichen
U n t e r r i c h t s ;
Nach Einsicht der Großh. Beschlüsse vom 19.
Juli 1983, 1. Juli 1901 und 4. Juli 1909, die
Versetzungsprüfung an den Anstalten höhern
und Mittlern Unterrichts betreffend;
Beschließt
Zu Mitgliedern der Kommissionen für
die Versetzungsprüfung sind ernannt
a) für das Gymnasium zu Luxemburg: die
HH.
Wengler,
Klein,
Goergen, Han-
sen, Ensch und K r e m e r , Professoren;
b) für das Gymnasium zu Diekirch: die HH.
Steffes
, Schmitz, K a ß , und
Merten,
Professoren;
c) für das Gymnasium zu Echternach: die
HH.
Palgen,
Müller,
Reuland
und
Selm,
Professoren;
d) für die Industrie- und Handelsschule zu
Luxemburg: die HH. W e c k e r i n g ,
Petry,
Joh. Peter
Faber,
Tresch ,
Thill
und
Wolter,
Professoren;
e) für die Industrie -und Handelsschule zu
Esch a. d. Alz.: die HH.
Houdremont,
Direktor, Manternach, Goerend, Schmit,
M o h r m a n n und Reichling, Professoren;
f) à la section industrielle du gymnase de
Diekirch: MM. Kowalsky, Ollinger et Baustert,
professeurs, Frieden, répétiteur
g) à la section industrielle du gymnase d'Ech-
ternach: MM. Palgen, Muller, Klaess et Becker,
professeurs.
Sont nommés membres de la com-
mission de l'examen de passage
Beschließt
Sont nommés membres de la com-
mission de l'examen de maturité
ff) pour le gymnase de Luxembourg: MM.
M nntemach,
directeur,
Glaesener, Heueitz,
Braumhmism, Mathias Scfmrit et Krefner, pro-
fesseurs;*
b) pour le gymnase de Diekirch: MM. Pht-
schette, directeur, Kov)ahhyt Kass,
Metten,
ErpdcUng et Wiiion, professeurs;
„<
r) pour le gymnase d'Eohtemaoh: MM. Kav-
rfpr, directeur, Cornes, Krahenberg, Wemachiw
et Lanners, professeurs au gymnase d'Echter-
nach, et Ollwqer, professeur au gymnase de Die-
kirch.
Zu Mitgliedern der Kommission U
die Reifeprüfung sind ernannt.
^ ^
a) für das Gymnasium zu Luxemburgs sih
HH. M a n t e r n a ch, Direktor, GlaeseVe^
Heue-rtz,
B r a n n s h a u s e n ,
MHilU
S c h n i i t und K r e m e r , Professoren; ' ^ ^
d) für das Gymnasium zu Diekirch: die'.M
P l e . t s c h e t t e ,
Direktor,
Kowals.fy.;
K a ß, M c r t e n , E r P e l d i n g und W i r i>N,
Professoren;
>^.^
c) für das Gymnasium zu Echternach- die M
K a n d e r ,
Direktor, C o m e s , Kratz^w
b e r g, W e i n a c h t e r und L a n n e r s, Prok
fessoren am Gymnasium zu Echternach, uiü>
O l l i n g e r ,
Professor am Gymnasium,'O
Diekirch.
.^
Sont nommés membres de la com-
mission
a) membres effectifs: MM. Ahnen, directeur
du lycée de jeunes filles de Luxembourg; Nickels,
directeur du lycée de jeunes filles d'Esch-s.-Alz..;
Eugène Thyes et Esch, professeurs au lycée de
jeunes filles de Luxembourg; Ourth et François
Michels, professeurs au lycée de jeunes filles
d'Esch-s.-Alz. ;
b) membres suppléants: MM. Tockert, pro-
fesseur au gymnase de Luxembourg, et Stein,
professeur au lycée de jeunes filles d'Esch-s.-
Alz.
Zu Mitgliedern derselben Kommission
sind ernannt
a) zu wirklichen Mitgliedern: die HH. A h n e n ,
Direktor am Mädchenlyzeum zu Luxemburg;
N i c k e l s , Direktor am Mädchenlyzeum zu-
Esch a. d. Alz.; Eugen Thyes und Esch, Pro-
fessoren am Mädchenlyzeum zu Luxemburg;
Ourth
und Franz Michels, Professoren
am Mädchenlyzeum zu Esch a. d. Alz.;
b)
zu Ergänzungsmitgliedern
die HH.
Tockert, Professor am Gymnasium zu Luxem-
burg, und
Stein,
Professor am Mädchenly-
zeum zu Esch a. d. Alz.
Les épreuves écrites de l'examen de
passage aux gymnases et aux écoles industrielles
et commerciales auront lieu les 1er, 2, 4 et 5 août.
Die schriftlichen Prüfungen für die
Versetzungen an den Gymnasien und den In-
dustrie- und Handelsschulen finden statt am
1., 2., 4. und 5. August künftig.
Die schriftliche Prüfung findet am 1.,
4. und 5. August statt.
Toutes clauses et stipulations con-
traires au présent arrêté ou par lesquelles on
voudrait en écarter tes dispositions en tout ou
en partie, sont considérées comme nulles et non
avenues.
Sont nommés membres de la, com-
mission de l'examen de capacité
a) pour l'école industrielle et commerciale
de Luxembdurg: MM. Weekerivg, Michel San-
soi, Renier, Hoffmann, Soisson et Sevmig, pro-
cesseurs ;
Beschluß vom 5. Juni 1919, die ErnenAmM
Honnnisioncn für die Reife-
Prüfung an den mittleren UnterMMnI
stalten betreffend.
Der
General-Direkt
des öffentlichen NnterrichiH^D
Nach Einsicht der Großh Beschlüsse'doinH
Inli 1902, 15. Juli 1906, 10. Juni I M mW
Juli 1909, das Reglement über die Neifc» Mtz
^ciln'qkeitsprüfuugen betreffend,
/^ ^S
Beschließt
'
^
Zu Mgliedern der Kommission f!U
die Fähigkeitsprüfnng sind ernannt
'
a) für die Industrie- und Handelsschule Ai
^nxembnra,: die W . Wecke r i n g ,
M i M
H a n s e n, N e u t e r, H o f f m a n n, S o i s s o st
und S e v e n i g , Professoren;
b) pour l'école industrielle et commerciale
d'Esch-s.-Alz. : MM. Houdremont,
directeur,
Michel Michels, Greisch, Kreins, Kœtz et Rœder,
professeurs.
Les épreuves écrites auront lieu les
30 et 31 juillet, 1er, 2 et 4 août.
Die schriftlichen Prüfungen finden
am 30. und 31. Juli, 1. 2. und 4. August statt.
Le présent arrêté sera inséré au Mé-
morial, et un exemplaire en sera transmis à cha-
cun des membres des commissions précitées,
pour lui servir de titre.
Luxembourg, le 5 juin 1919.
Le Directeur général
de l'instruction, publique,
N.
WELTER.
Arrêté du 5 juin 1919, concernant la composition
des commissions pour l'examen de passage
aux lycées de jeunes filles.
LE DIRECTEUR GÉEÉRAL
DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE;
Vu la loi du 17 juin 1911, sur l'organisation
de l'enseignement moyen des jeunes filles, et
les arrêtés grand-ducaux des 29 juillet 1912 et
18 juin 1917, concernant le règlement sur l'exa-
men de passage aux lycées de jeunes filles de
Luxembourg et d'Esch-s.-Alz. ;
f) für die Industrie-Abteilung des Gymna-
siums zu Diekirch: die HH.
Kowalsky,
Ollinger
und
Baustert,
Professoren,
Frieden,
Repetent;
g) für die Industrie-Abteilung des Gymnasiums
zu Echternach: die HH.
Palgen,
Müller,
Klaeß
und Becker, Professoren.
Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Me-
morial" eingerückt und ein Exemplar desselben
einem jeden der genannten Mitglieder als Er-
nennungsurkunde zugestellt werden.
Luxemburg, den 5. Juni 1919.
Der General-Direktor
des öffentlichen Unterrichts,
N.
Welter.
Beschluß vom 5. Juni 1919, die Ernennung der
Kommissionen für die Versetzungsprüfungen
an den Mädchenlyzeen betreffend.
D e r
General-Direktor
des
öffentlichen
Unterrichts;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 17. Juni 1911,
über die Einrichtung von Mädchenlyzeen, und
der Großh. Beschlüsse vom 29. Juli 1912 und
18. Juni 1917, das Reglement über die Ver-
setzungsprüfung an den Mädchenlyzeen von
Luxemburg und Esch a. d. Alz betreffend;
Arrête
Le présent arrêté sera inséré au Mé-
morial et un exemplaire en sera transmis à
chaque membre des commissions précitées pour
lui servir de titre.
Luxembourg, le 5 juin 1919.
Le Directeur général
de l'instruction publique,
N. WELTER.
Arrêté (lu 10 juin 1919, portant fixation des
coefficients des classes de risque en matière
d'assurance agricole et forestière.
LE MINISTEE D'ÉTAT,
PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT;
Vu la résolution prise par le comité-directeur
et l'assemblée générale de l'association d'assu-
rance contre les accidents (section agricole et
forestière);
Vu l'art. 42 de la loi du 5 avril 1902, concer-
nant l'assurance-accidents industrielle et l'art.
23 de la loi du 20 décembre 1909, concernant
l'extension de l'assurance obligatoire aux ex-
ploitations agricoles et forestières;
a) am Mädchenlyzeum zu Luxemburg: die
HH.
Ahnen,
Direktor,
Tibesar,
Ehren-
professor, Eugen
Thyes,
August Oster,
Medinger
und Frl.
Beffort,
Profes-
soren;
b) am Mädchenlyzeum zu Esch a. d. Alz.: die
HH. Nickels, Direktor,
Müller,
Ourth,
Professoren, und
Steffen,
Stagiar an der-
selben Anstalt.
Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Me-
morial" eingerückt und je ein Exemplar den Mit-
gliedern vorbenannter Kommissionen als Er-
nennungsurkunde zugestellt werden.
Luxemburg, den 5. Juni 1919.
Der General-Direktor
des öffentlichen Unterrichts,
N.
Welter.
Beschluß vom 10. Juni 1919, betreffend die
Festsetzung der Gefahrenziffern für die land-
und forstwirtschaftliche Unfallversicherung.
Der
Staatsminister,
Präsident
der
Regierung;
Nach Einsicht der Beschlußfassung des Vor-
standes sowie der Generalversammlung der
Unfallversicherungs-Genossenschaft (land- und
forstwirtschaftliche Abteilung);
Nach Einsicht des Art. 42 des Gesetzes vom
5. April 1902, betreffend die gewerbliche Un-
fallversicherung, und des Art. 23 des Gesetzes
vom 20. Dezember 1909, über die Ausdehnung
der allgemeinen Arbeiter-Unfallversicherung auf
die land-
und
forstwirtchaftlichen
Betriebe
Beschließt
Un tribunal ^arbitral des loyers est
institué dans chaque canton. Pour le canton
d'Esch il y en aura deux, correspondant aux
circonscriptions des deux juges de paix.
©djabeneïfafj, ungeadjtet jeben neuen S Q ^
Ü ertrag eê, bett ber Vermieter abgefdjloffen
^
ïonnte unb ber ungültig roäre.
Sine erfte SSerlmgeöerlänger-ung fdjliefjt I M ,
malige Verlang etung $u ©unften beô SJHeteu
ntcrjt mè.
%xt 3. S)er SDÎtetet fann Stnftmtdj auf fa^
[e|ung be£ 3föietSJ)reifee ergeben, luenti bieW
$tetè i|m übermci$ig erfdjemt,
Sie ee[tfe|umj ber greife gefrier)! m^
^
(#ruubfä|en ber Soîlïiflïett, unter Xöerüö|"ic[)tv
gung ber bor bem Kriege üblidjen greife, in,
äügu'cr) einer, angetfieffenen Stplumg ttiegcit
ber ©nttoertung beê ©eïbeê unb ber gefteigetten
Uîe^araturïo[ten." betreffe ber feit beut 1. %gUjf
1914 errichteten 33auten iuirb ben Äfften
ebenfaïïê Sîed^nung getragen.
ÏBex münbltc^em Vertrag beé ^ßretjeg tau
bie §erabfe^ung bi§ ^nm Ablauf bes ^ertraji^
geforbert derben.
93et f^riftlid^em Metäb ertrag fann bie giemfr
feijung be^ Jßreifee nur innerhalb eineö SJtouat^
öötn.beginn ber Sïnâful^rung beâ SCertogeä m,
beanfprucC)t toerben; tiegitglicE) ber Sei BerÖffertf«
Mjnng beê gegenwärtigen SBefdjïuyfeS ûe|te§e»f
ben, jeit bem 1. Januar 1918 .getroffenen %fti
träge, fann biefe '^lage nur innerïjaïb beS au|
befagte 25eröffentlicE)ung foïgenben SOtotiatS e№
gereift
toerben.
jj*
S)ie §erabfe|ung gilt öom Saturn ber üilog^
er^ebung an.
"
^«^
«ti. 4. mu Äufem. unb Söcrembanntgötr
bie gegenröärttgem ©efdjhifî è№&0Ùai№ QW
mittete berer bie gattgridje ober tettoeife Wif
Hebung ber gegeninärttgen y3eftifnniuitgen -w
itoetft tovcb, ftnb aïë null unb nichtig p. betta ^
ten.
gj&
?t£t. 5. Sn jebem Danton wirb ein Bä)\W;
geriet für SKtefêftrettiflfetten eiitßefc&t *
Danton ^
erhält 2 ©cÉjiebêgeri^te, cftt[1>«^.
bat Seafcfen ber betben grteben^ri^ter.
Diese Schiedsgerichte sind ausschließlich zu-
ständig, ohne Rücksicht auf die Höhe der Forderung
oder des Metspreises, sogar wenn der Titel
bestritten ist, für
1. Alle Klagen, die in den vorhergehende» Art.
2, 3, nnd 4 vorgesehen sind;
2. Die Gültigkeit der Kündigungen und die
Anträge auf Ausweisung;
3. Die Klagen auf Auflösung des Mietsver-
trag es;
4. Alle Zwischen Vermieter und Meter ent-
standenen Streitigkeiten betr. die Ausführung
der Mietverträge sowie alle durch gegenwärtigen
Beschluß geregelten Fragen;
5. Jeden Vertrag, der mit einem neuen Mieter
abgeschlossen ist und dessen Gültigkeit abhängig
ist von dem über die Aufhebung oder die Ver-
längerung des vorhergehenden Vertrages ge«
fällten Entscheid des Schiedsgerichtes.
Die Streitigkeiten über Kündigungen müssen
dem Gericht in der Frist von w Tagen, von,
Datum der Zustellung der Kündigung an, bezw.
in der Frist von 10 Tagen nach der Veröffent-
lichung des gegenwärtigen Beschlusses für die
vor dieser Veröffentlichung zugestellten Kündi»
gungen unterbreitet werden.
Das Schiedsgericht kann alle Fristen gewähren,
die durch die Umstände geboten sind.
Art. <». Das Schiedsgericht ist zusammenge-
setzt aus dem Friedensrichter oder dem Ergän-
zungsrichter, als Präsidenten, und Zwei Beisitzern,
von denen der eine unter den Eigentümern, der
andere unter den Mietern der Gemeinde, in
welcher das Schiedsgericht tätig ist, zu wählen
sind. Der Gerichtsschreiber des Friedensgerichtes
versieht das Amt des Sekretärs.
Der Friedensrichter wählt die Beisitzer auf
Grund einer Liste von sechs Eigentümern und
sechs Metern, welche die Negierung auf Vor-
schlag der Gemeindeverwaltungen aufgestellt hat.
Die Beisitzer nehmen abwechselnd an den Sitz-
jpCCeS* tribunaux arbitraux auront seuls coin-
fe'itence à l'exclusiod ne toute autre juridiction,
pjbe]rçfuè soit le montant de la demande et quel
KfffiUoït le m t m t a n t d e s ^°yers' encore que le
ÉjgtïB sott contesté
pfeift dé toutes les demandes viséeb aux art. 2,
fei
(jui précèdent;
f
w <{B la validité des congés et des demandes;
ï\a expulsion;
^''.'!» des deuiândeb en résiliation de bail
SÎU •
*ïV4fl de toutes l(n> autres contestations entre
Railleurs et locataires relatives à l'exécution deb
l'çâûtots de bail et des questions réglées par ie
! présent arrêté;
ifeo0 debout contrat de bail conclu avec un
Jllluyeaijf locataire et dont l'existence dépend
iffr'SOit'ï'eservé au bail précèdent quant à sa
p'^fflliaion OU à sa prolongation par la décision
%atffroate du tribunal arbitral.
Ç^-Li1« contestations relatives aux congés cloi-
lll'vöBt être1 portées devant le tiibunal1 dans les
i ^ & jouis? de la signification du congé, resp.
j||toùës dix joins de la publication du présent
»SSrïtëf? pour les congés signifiés antériem'enient.
№/
|jj||âlë tribunal arbitral pouixa accorder tous les
Jj||P&îs ilelainés pai' les circonstances.
ji|m&st'' 6* li.ë tribunal arbitral se compose du
|||M|e de paix ou de son suppléant, comme pré-
H p 6 1 ^ 8t ^ß deux asscsseuis, choisis l'un parmi
^^propriétaires, l'autre parmi les locataires de
S » ; ^ ™^ où le tribunal arbitral fonctionne.
^Kï^rèfrlBr.de la justice de paix exercera les
H B ä S ? 8 ^ secrétaire. Le juge de paix choisit
BHBr^81*11?3.sur u n e liste de six propriétaires
•ES^jooafaires, établie par le Gouvernement
HHgE:^"ffl?OBitioHB des • administrations coni-
• B ^ ^ ^
a88esseurB Poudrent part aux
• H ^ ^
^ ^°
lU' de VÔ1G suivant im Plan de
•BW'Wf-qüß le juge de paix aura à établir
et qui prévoira un changement au moins tous
les mois.
Ait. 7. Les membres du tribunal arbitral
peuvent être récusés pour les motifs indiqués à
l'art. 378 du Code de procédure civil. Le tri-
bunal arbitral statuera sur la récusation sans
opposition ni appel.
Sont nommés membres suppléants
a) pour l'examen de maturité au gymnase
de Luxembourg: MM. Joseph Hansen et Kop-
pes, professeurs;
b) pour l'examen de maturité au gymnase de
Diekirch : MM. Schmitz, professeur, et Altman,
répétiteur;
c) pour l'examen de maturité au gymnase
d'Echternach : MM. Klaess et Limpach, pro-
fesseurs ;
d) pour l'examen de capacité à l'école indus-
trielle et commerciale de Luxembourg: MM.
Tresch, Weiwers et Thomé, porfesseurs;
e) pour l'examen de capacité à l'école indus-
trielle et commerciale d'Esch-s.-Alz.
Pfeif-
fer. Gœrend et Reichling, professeurs.
Zu Ergänzungsmitgliedern sind er-
nannt
a) für die Reifeprüfung am Gymnasium zu
Luxemburg: die HH. Josef H a n s e n und
K o p p e s , Professoren;
b) für die Reifeprüfung am Gymnasium zu
Diekirch: die HH. Schmitz, Professor, und
Altman,
Repetent;
c) für die Reifeprüfung am Gymnasium zu
Echternach: die HH. Klaeß und Limpach,
Professoren;
d) für die Fähigkeitsprüfung an der Industrie-
und Handelsschule zu Luxemburg, die HH.
Tresch,
Weiwers
und T h o m é , Profes-
soren;
e) für die Fähigkeitsprüfung an der Industrie-
und Handelsschule zu Esch a. d. Alz.: die HH.
Pfeiffer,
G o e r e n d
und
Reichling,
Professoren. ,
Les demandes d'admission à l'exa-
men devront être présentées au Gouvernement
avant le 1er juillet.
Die Zulassungsgesuche zu den Prü-
fungen müssen der Regierung vor dem 1. Juli
zugegangen sein.
Les épreuves de l'examen de maturité
auront lieu les 29, 30 et 31 juillet, 1er et 2 août,
et celles de l'examen de capacité, les 1er, 2 et
4 août.
Die schriftlichen Prüfungen für das
Reifezeugnis finden statt am 29., 30. und 31.
Juli, 1. und 2. August, für das Fähigkeitszeugnis
am 1., 2. und 4. August.
Le présent arrêté sera inséré au Mé-
morial, et un exemplaire en sera transmis à
chacun des membres de la commission pour lui
servir de titre.
Luxembourg, le 5 juin 1919.
Le Directeur général
de l'instruction publique,
N. WELTER.
Beschluß vom 5. Juni 1919, die Ernennung der
Kommission für die Reifeprüfung an den
Mädchenlyzeen betreffend.
Der
General-Direktor
des
öffentlichen
U n t e r r i c h t s ;
Nach Einsicht des Großh.. Beschlusses vom 7.
Juli 1916, das Reglement über die Reifeprüfung
an den Mädchenlyzeen betreffend;
Beschließt
Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Me-
morial" eingerückt und je ein Exemplar den Mit-
gliedern vorbenannter Kommission als Ernen-
nungsurkunde zugestellt werden.
Luxemburg, den 5. Juni 1919.
Der General-Direktor
des öffentlichen Unterrichts,
N. W e l t e r .
Arrêté du 5 juin 1919, concernant la composition
des commissions pour les examens de passage
aux établissements d'enseignement moyen.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE;
Vu les arrêtés grand-ducaux en date des 19
juillet 1893, 1er juillet 1901 et 4 juillet 1909, con-
cernant le règlement sur l'examen de passage
aux établissements d'enseignement moyen;
Arrête
Die Mitglieder des Schiedsgerichte«
können aus den in Art. 378 der ZivilgeschuH°'
nung vorgesehenen Gründen abgelehnt werdet
das Schiedsgericht entscheidet darüber, ohn^n
ein Einspruch noch eine Berufung Zulässigere -
Les commissions se réuniront sur la
convocation du commissaire du Gouvernement.
Die Kommissionen werden durch die
Regierungskommissare zusammenberufen.
Une demande en diminution• du prix
du bail'peut être formée par le locataire lorsque
ce prix lui paraît exorbitant.
Les prix seront fixés d'après les principes de
l'équité en tenant compte des prix d'avant
guerre et d'une majoration raisonnable du
chef de la dépréciation de l'argent et du coût
plus élevé des réparations. Pour les construc-
tions élevées depuis le 1er août 1914 il sera tenu
compte également des frais de construction.
Lorsqu'il s'agit d'un bail verbal, la diminu-
tion pourra être demandée jusqu'à la fin du
bail.
Si le bail est fait par écrit, la demande en
diminution ne pourra être introduite que dans
le mois qui suit le commencement d'exécution
du bail; pour les baux en cours au moment de
la publication du présent arrêté qui ont été
conclus depuis le 1er janvier 1918 la demande
ne pourra être formée que dans le mois de cette
publication.
Toute diminution accordée opère à. partir
du jour de la demande.
Il sera, dans tous les cas, procédé à
un préliminaire de conciliation devant le pré-
sident du tribunal arbitral
A cet effet, le demandeur fait convoquer le
défendeur par lettre recommandée du secré-
taire. Cette lettre indiquera les noms, profession
et domicile du demandeur, l'objet de la de-
mande, le jour et l'heure de la comparution,
lixés par le président au délai minimum de
deux jours francs.
Les parties comparaîtront en personne. En
cas d'excuse jugée valable par le président,
elles pourront se faire représenter par des man-
dataires.
11 sera loisible aux parties, lors de la tenta-
tive de conciliation, de donner mission au pré-
sident pour prononcer sur leurs difficultés
comme arbitre amiable compositeur et avec
dispense d'observer toutes formalités judiciaires.
Le consentement des parties ou de leurs man-
dataires à cette fin sera constaté par leur signa-
ture sur le plumitif de l'audience.
Art. î). A défaut do cunciliatitm, uit si k1 défen-
deur ne se présente pas, le secrétaire convoque
les parties par lettre recommandée avec avis de
réception, au jour qui aura été fixé par le pré-
sident lors de la tentative de conciliation, et à
un jour franc d'intervalle au moins, à moins
que les parties ne soient d'accord a comparaître
volontairement à telle audience qu'elles vou-
dront. Dans ce cas elles signeront une déclara-
tion en ce sens qui sera versée au dossier et
vaudra citation.
ungen teil, und zwar gemäß dem vom Frieden« °
richtet aufzustellenden Plane, der mindestens«
jeden Monat einen Wechsel vorsehen muß. >
I n allen Fällen findet vorerst.'bch,
Präsidenten des Schiedsgerichtes ein EmiOnqZ.
versuch statt.
'
''.
^
Zu diesem Zwecke läßt der Kläger den^B^
klagten durch Einschreibebrief des Sekretärs vorÄ
laden. Dieser Brief enthält die. Angaben. W
Namen, Stand und Wohnort des K l ä W , t M
Gegenstand des Antrages und über den Tag M ^
die Stunde des Erscheinens, die durch heit Vräs^
denten festgesetzt werden. Die Frist betragt mW
bestens zwei volle Tage.
^
^ ' H
Die Parteien müssen persönlich erschMeD
Inr Falle einer durch den Präsidenten, als M<
lässig erachteten Entschuldigung könnende Vacki
teien sich durch Bevollmächtigte. uertrctO^
lassen. Gelegentlich des EininungsneracheZ k M
nen die Parteien den Präsidenten unter DiZpW
von jeglichen gerichtlichen Förmlichkeiten ^zltW
Schiedsrichter-Vermittler bestellen.
^ ° / H
Daj.' diesbezügliche Einverständnisses H ^
teien oder ihrer Bevollmächtigten tv'ird durchM^
Unterzeichnung des Sitzungsprotokolls besOnW
Les demandes d'admission aux exa-
mens de maturité et de capacité devront être
présentées au Gouvernement avant le 1er juillet
prochain.
Die Zulassungsgesuche zu den Neife-
und Fähigkeitsprüfungen müssen der Regierung
vor dem 1. Juli künftig zugegangen sein.
Kommt eine Einigung nicht zustachM
oder erscheint der Beklagte nicht, so werdU ^ M
Parteien durch den Sekretär, u e w n M ^ S W
schreibebriefes mit Empfangsbestäögung,Dl^AH
vom Präsidenten gelegentlich des GlNijgs^W
suches festgesetzte Datum unter
Vorladefrist von wenigstens
einberufen.
"'
"3"^^WV
Die Parteien können sich
der Sitzung verständigen,
unterzeichnen sie eine
t'fet' ^'
^e tribunal arbitral siégera .dans le
itofön d'Esch à Esc h, Dii'ferdange et Dude-
Etiffe/dans les autres cantons au chef-lieu, au
lniÉWe la justice de paix et aux jours et heures
jÉjetniinés par le président. Le tribunal com-
*Jééti est CB^U* c*e ^a situation de l'immeuble
Irisant rohjet du bail eu litige.
-èv, X
s^taibunal arbitral statue selon les principes
ll^'âquité en ce qui concerne le montant des
liWries expulsions, les délais à accorder, la
Prolongation et la résiliation des baux.
fefles^décisions sont définitives et exécutoires
S^rovision, sur minute et avant l'enregistre-
l^aclüli-recours n'est possible si ce n'est un
*M№'s en cassation pour incompétence ou
||!Sis rîe'XJuuvoir.
^ a t ï ' l l . Pour les affaires dont le tribunal
№|ial aura à connaître, les pouvoirs conférés
^^tribuiiaux en matière d'autorisation niari-
p№' sont dévolus ai», président du tribunal
SfhïttaL
jpjpi42. Pour le surplus de la procédure et
^fe'iles.irfdcin]jjtés revenait aux assesseurs et
^Äetati'e on suivra teh règles tracées pour
^•^ïunaux arbitraux en jnatiw'e d'ashurance-
Sgfippai* la loi du ö avril 1902 et l'arrêté du
p|;^19Ç3 coticernant la procédure judiciaire
S l ^ i S tïiljl"îailx «rbitraux.
ttffife^*^..partir du jour de la publication du
^ K ^ ê t é ^» affaires pendantes devant les
| | | | | W §t rentrant dans la compétence 'du
j H p ^ f e a 1 »eroat renvoyées d'office de-
Hffl№B dernière juridiction qui en sera saisie
• B ^ ^ P » « » diligente.
die zu den Men gelegt wird und die Vorladung
erfetzt.
Le présent arrêté sera inséré au Mé-
morial, et un exemplaire en sera transmis à
chacun des membres des commissions pour lui
servir de titre.
Luxembourg, le 5 juin 1919.
Le Directeur général
de l'instruction publique,
N. WELTER.
b) für die Industrie- und Handelsschule zu
Esch a. d. Alz.: die HH.
Houdremont,
Direk-
tor, Michel M i c h e l s , Greisch,
Kreins,
Koetz und R o e d e r , Professoeren.
Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Me-
morial" eingerückt und je ein Exemplar den Mit-
gliedern vorbenannter Kommissionen als Er-
nennungsurkunde zugestellt werden.
Luxemburg, den 5. Juni 1919.
Der General-Direktor
des öffentlichen. Unterrichts,
N.
Welter.
41 a
Arrêté du 5 juin 1919, concernant la composition
de la commission pour l'examen de maturité
aux lycées de jeunes filles.
L E DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE;
Vu l'arrêté grand-ducal du 7 juillet 1916,
portant règlement sur l'examen de maturité
aux lycées de jeunes filles;
Arrête
Das Schiedsgericht tritt zusammen
im Kanton Esch zu Esch a. d. Alz., Differdingen
und Düdelmgen, in den andern Kantonen im
Kantonshauptort, jeweils im Sitzungssaale des
Friedensgerichtes und an den vom Präsidenten
bezeichneten Tagen und Stunden. Zuständig
ist das Gericht des Kantons, in welchem das den
Gegenstand des strittigen MietsVertrages bil-
dende Gebäude gelegen ist.
Das Schiedsgericht entscheidet nach den Re-
geln der Billigkeit über die Höhe der MietsPreise,
die Kündigungen, die zu bewilligenden Fristen,
die Verlängerung und Aufhebung der Mietver-
träge.
^
Die Entscheidungen sind endgültig und vor-
läufig vollstreckbar, auf Grund der Urschrift der
Entscheidung und vor deren Einregistrierung.
Gegen die Entscheidung ist kein Rechtsmittel
zulässig mit Ausnahme des Kassationsverfahrene?
wegen Unzuständigkeit oder Machtnberschreitung.
' Art. 1l. I n den Streitfragen, die der Zustän-
digkeit des Schiedsgerichts unterliegen, besitzt
der Präsident die Befugnisse, die in betreff der
Ermächtigung des Ehemannes den Gerichten
zustehen.
I m übrigen sind für das Verfahren
sowie für die den Beisitzern und dem Sekretär
zu bewilligenden Entschädigungen die Regeln
maßgebend, die im Gesetz vom b. April 1902
über die Schiedsgerichte in Sachen der Unfall-
versicherung sowie im Beschluß vom 7. April 1M3
betreffend das gerichtliche Verfahren bei den
Schledsämtern festgelegt sind.
Vom Tage der Veröffen lichnug des
gegenMrligen Beschlusses an werden die vor
den Gerichten anhängigen und zur Zuständigkeit
des Schiedsgerichtes gehörigen Angelegenheiten
von Amtswegen dieser letzteren Iuridiktion, anf
Antrag der beflissensten Partei überwiesen.
Les inesmes d'exécution tendant à l'expulsion
de locataires ou à la saisie-exécution pour cause
de dette de loyeis seront suspendues à partir du
même jour. Les affaires seront poitées à la
îequête de la paitie la plus diligente devant le
tribunal arbitral qui e&i autorisé à accorder le&
délais et les léductions prévus par le présent
arrêté.
Art. 14*. Les administrations communales
doivent assurer le logement de toutes les pei-
sonnes qui sur le territoire de la commune auront
été expulsées pai décision delà justice pour non-
paiement du loyei ou poiu fin de bail.
Le Collège des bourgmestres et éehevins est
investi du droit de réquisitionner les immeubles
et toutes les parties d'immeubles servant habi-
tuellement de logement qui seraient inoccupées.
Tl pouira réquisitionner également, en cas de
besoin, les chambres des hôtels et de tons ceux
qui habituellement louent des chambies.
Die Gemeindeverwaltungen^^
für das Unterkommen sämtlicher Personen. W
auf dem .Gebiete der Gemeinde durch richterliche
Entscheid wegen Nichtzahlung der Miete
M
wegen Ablauf des MietsVertrags ausgewiM
worden sind, zu sorgen.
-'
M
Das Kollegium der Bürgermeister und GchöM
ist berechtigt, die leerstehenden und gewöhnW
als Wohnung dienenden Gebäude oder T M
von Gebäuden zu reamsitionnieren.
H
Nötigenfalls steht ihm das RequisitwnsreO
ebenfalls zu auf die Hotelzimmer und sottsH^
Zimmer, die gewöhnlich vermietet werden. , ^
La réquisition se feia contre paiement
conformément aux usages locaux d'une ]uste et
équitable indemnité.
Les contestations relatives au montant de
l'indemnité à payer ainsi que toutes les autres
difficultés pouvant naître à l'occasion de l'exei-
cice du droit de réquisition seront de la compé-
tence du tribunal arbitral.
Die Requisition geschieht gsgenZM
tunq einer den Orts gebrauchen entsprechkM
gerechten und angemessenen EntschabigunAW
Die Beanstandungen betreffend den VW^
der zu Zahlenden Entschädigung sowie Ä k M
dern, gelegentlich der Ausübung des ReqM
üonsrechtss »entstehenden Schwienakeiten n W
liegen der Zuständigkeit des SchiebZaerichiM
Le présent airêté entrera en vigueui
le lendemain de sa publication au Mémorial
Château de Beig, le 13 juin 1919.
CHARLOTTE.
Les membres du Gouve1) nemeni,
E. REUTER.
N. WELBR.
A. LIESOH.
A. NEYENS.
A. COLLABT.
Die Vollstreckungsmaßnahmen die auf U ^
weifung der Mieter oder auf Pfändung wsM
Mietschulden hinzielen, sind vom selben L<w
an Wert.
Diese Angelegenheiten werden aus Antrag h^
beflissensten Partei vor das Schiedsgerichts
bracht, das ermächtigt ist, die in gegenwärtig
Beschluß vorgesehenen Fristen und EnnG'
qungsn zu bewilligen.
^!
Gegenwärtiger Beschluß i H W
Tage nach seiner Veröffentlichung im M u m W
in Kraft.
,
^
Echlotz Ver^ den 13. Inni 1919. ^
' ^ M 8
Die Mitglieder der Regierung
E. Reuter.
N. Welter.
A. Qiesch.
A. Neyens.
A. C o l l a r t .
Ü36
Atreiü granû-ducal du 13 juin 1919, ayant pour
»olbiet d'accorder des iacilités sous le rapport»
de la circulation monétaire et du crédit civil
Nous GHAKLOTTE, par la grâce de Dieu
Aran(je.])ucliesse de Luxembourg, Duchesse de
Utassau, etc., etc., etc. ;
Villa loi du 15 mars 1915, conférant au Gou-
" iflmement les pouvoirs nécessaires aux fins de
lâuyegarder les intérêts économiques du pays
ànrant la guerre;
A. Eevu* Nos arrêtés des 11 décemêie 1918,
-|W?îeivl3 et 28 février, lljnars, 15 avril et
î | l f mai* 1919, ayant pour objet d'accorder des
î f acuités sous le rapport de la circulation moné-
ftäre et du crédit civil et commercial;
R>Yu l'aüt-c27 de la loi du 16 janvier 1866, sur
jfforgaJiisation du Conseil d'État, et considérant
Sjfffay a urgence;
fe|pr le rapport de Notre Directeur général des
^fiiiàçes et après délibération du Gouvernement
;f m eonaeüj ,
•^ • %~i Avons air été et arrêtons
Ü ^ ^ l
8 1 . Xes délais de paiement et sursis,
l^sccMês par les arrêtés précités des 11 déeem-
'£biîgPïïé; 9 janvier, 13 et 28 février, 11 mars,
^ ^ l ^ ä e t l S mai 1919 sont prorogés jusqu'au.
»^"ï^i^t 19J.9, mais seulement au profit des
^u-^pèmeàts de banque indigènes.
| ^ J ^ №B les créanciers de ces établissements
fr'«'J§Ôft, pendant le délai de prorogation, ré-
I
^ehaetuila somme de 1000 fr. plus 15 %
öntaarfc de leur avoir au-delà de cette
ftp", Le présent arrêté sera inséré au
jw et entrera en vigueur le 16 juin 1919.
l l r t e ^ le 13 juin 1919.
Sgafr général des finances,
Grutzh. Beschluß vom 13. Juni 1!)19, betreffend
Bewilligung dun Erleichterungen hinfichtlich
des Geldumlaufes fowie des zivil- und tzan-
deMredites.
Wir Charlotte, von Gottes Gnaden Groß-
herzogin von Luxemburg, Herzogin zil Nassau,
?c., :c., :c.;
Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März 1915.
welches der Negierung die nötigen Befugnisse
erteilt zur Wahrung der wirtschaftlichen Inter-
essen des Landes während des Krieges;
Nach Einsicht Unserer Beschlüsse vom 11. De-
zember 1918, 9. Januar, 13. und 28. Februar,
11. März, 15. April und 13. Mai I M 9, wodurch
Erleichterungen hinsichtlich des Geldumlaufes,
sowie des Zivil» und Handelskredites bewilligt
werden;
Nach Einsicht des Art. 27 des Gesetzes vom
16. Januar 1866, über die Einrichtung des
Staatsrates, und in Anbetracht der Dringlichkeit;
Auf den Bericht Unseres General-Direktors
der Finanzen, und nach Beratung der Negierimg
im Konseil;
Haben beschlossen und beschließen.
Die wöchentlichen Kassenbeiträge sind provisorisch für die Dauer eines Jahres festgesetzt, wie folgt
1. Klasse Fr. 1,60 für das Mitglied und Fr. 0,80 für den Arbeitgeber;
2. Klasse Fr. 1,44 für das Mitglied und Fr. 0,72 für den Arbeitgeber;
3. Klasse Fr. 1,28 für das Mitglied und Fr. 0,64 für den Arbeitgeber;
4. Klasse Fr. 1,12 für das Mitglied und Fr. 0,56 für den Arbeitgeber;
5. Klasse Fr. 0,96 für das Mitglied und Fr. 0,48 für den Arbeitgeber;
6. Klasse Fr. 0,80 für das Mitglied und Fr. 0,40 für den Arbeitgeber;
7. Klasse Fr. 0,64 für das Mitglied und Fr. 0,32 für den Arbeitgeber;
8. Klasse Fr. 0,48 für das Mitglied und Fr. 0,24 für den Arbeitgeber;
9. Klasse Fr. 0,32 für das Mitglied und Fr. 0,16 für den Arbeitgeber;
10. Klasse Fr. 0,24 für das Mitglied und Fr. 0,12 für den Arbeitgeber;
Luxembourg, le 13 juin 1919.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
E. REUTER.
Luxemburg, den 13. Juni 1919,
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
E. R e u t e r .
Avis. — Association syndicale.
Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 dé-
cembre 1883, il sera ouvert du 26 juin au 10
juillet 1919 dans la commune de Kehlen, une
enquête sur le projet et les statuts d'une asso-
ciation à créer pour ra'ssainissement des prés
aux lieux dits: « Unter der Pin», « Welschen-
pesch», etc. à Nospelt.
Le plan de situation, le devis détaillé des
travaux, un relevé alphabétique des proprié-
taires intéressés, ainsi que le projet des statuts
de l'association sont déposés au secrétariat, com-
munal de Kehlen, à partir du 26 juin prochain.
M. J.-P. Hemmer fils, membre de la commis-
sion d'agriculture à Bascharage, est nommé
commissaire à l'enquête. I l donnera les explica-
tions nécessaires aux intéressés, sur le terrain,
le jeudi, 10 juillet prochain, de 9 à, 11 heures
du matin, et recevra les réclamations le même
jour, de 2 à 4 heures de relevée, dans la salle du
comice agricole à Nospelt,
Luxembourg, le 13 juin 1919.
Le Directeur général de Vagriculture,
de Vindustrie et du commerce,
A. COLLART.
v-86fftî«îtîttaeï)ttttg. — ^t)îî&iîatogcîwî|c«fci)ft|i
@emiiJ3 ^Irt. 10 beé (^ejeëeè »oui 28. S^eni«
ber 1883 tutrb uom 26. .^itni auf ben 10. ^uli
1919 ht ber ©emeinbe ,SM)len eine SSorunter»
furîumg abgehalten über bas ^rojeït mib bie
Statuten einer gu btlbenben ©enoffenjdiaft für
Anlage einer (Stttiüäfferitng, Orte genannt „litt*
ter beruht", „2Mfdjen£efcfj" itfni gu ïttepett.
3)er ©ituationöpfon, ber tâ'oftenaîtfdjlaa,, ein
alpliabetifcrjes Sßer^eidjitiö ber beteiligten (£igen=
tümer foirie bas ^rojeft bes @enofjenfcr)afts=
afteë ftxtb auf
bem @eîuembefeïretartat uon
Sïtfyien, uont 26. .^mti îiinftig ab, (jmterlegt.
$r. ^-. % iQ e rit nt e r , Soljn, ilTcitglieb ber
^Merbaufominiffion 31t ^teberïerfcfjen, tft gutn
Unterfudfjungëïotnmtffor
ernannt. ®ie nötigen
(Srtïoruitgen lotïb er ben ^ntereffenten am 3)on*
nerstag, ben 10. Juli 1919, non 9—11 Itfjr rrtor=
gen§, an Ort trab ©telle, g eben imb am feïben
ïage öon 2—4 lll)r nadjntittagé, etluaige (£ht=
fpritcfje im SSeretnëfaale entgegeime'fimen.
ßmetntmrg, ben 1.3. 3uni 1919.
SDer Ö5eneral= S)ireïtor beè ^Icferbatî^
ber .^nbuftrte unb bes ôcinbeïs,
%. (S 0 I ( a r t.
Caisse d'épargne. — A la date du 28 mai 1919, le livret n° 198392 a été déclaré perdu. Le porteur
du dit livret est invité à le présenter dans la quinzaine à partir de ce jour, soit au bureau central,
soit à un bureau auxiliaire quelconque de la Caisse d'Épargne, et à faire valoir ses droits. Faute par
le porteur de ce faire dans le dit délai, le livret en question sera déclaré annulé et remplacé par un
nouveau.
Luxembourg, le 7 juin 1918.
VICTOR BÜCK, LUXSMBOURS
Mémorial
du
Grand-Duché de Luxembourg.
Memorial
des
Großherzogtums Luxemburg.
Annexe au N° 41, 1919.
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
PENDANT L'ANNÉE 1918.
Considérations générales.
L'heure n'est pas aux retours de la pensée. Trop d'événements se pressent, trop de faits se
disputent, trop d'aspirations et d'idées se heurtent pour qu'on puisse s'arrêter longuement sur
ce qui fut hier. Aujourd'hui nous étreint, demain nous appelle. Le coup d'œil que nous donnerons
sur l'année 1918 sera donc nécessairement bref.
Les aspects généraux de notre activité économique ne se sont guère modifiés. L'angoisse
des lendemains pesait sur les affaires et les paralysait. L'anarchie montait toujours. Les pertur-
bations des marchés, des organisations commerciales, des moyens d'échange et de crédit, la dissi-
pation du travail, le déprimant exemple d'un gaspillage inouï des vies humaines, des richesses
accumulées par des siècles ainsi que des matières premières désagrégeaient et démoralisaient
la vie économique qui menaçait de sombrer dans le chaos.
L'industrie, insuffisamment approvisionnée de matières premières et de combustible, désor-
ganisée et désorientée, continuait à se débattre au milieu des difficultés les plus variées qui s'exas-
péraient à mesure que la guerre se prolongeait. Dans la production métallurgique, qui s'appuie
sur le sous-sol du pays-même, mais qui était gênée par les approvisionnements si précaires en coke,
nous constatons une nouvelle diminution. Une comparaison avec les chiffres de production de
Il est vrai que certaines industries, favorisées par les circonstances, ont pu réaliser des béné-
fices exceptionnels, mais la plupart d'entre elles ont végété péniblement, aux prises avec le mou-
vement anarchique qui avait envahi tous les éléments du prix de revient industriel: matières
premières, combustible et salaires.
Les entreprises de transport se sont ressenties fortement de la situation créée par la guerre
elles ont vu s'accroître encore les multiples embarras de l'exploitation. De plus en plus gênées
par l'usure progressive et l'insuffisance du matériel, ces entreprises n'ont pu assurer la régularité
du trafic. Diverses circonstances réunies: l'augmentation du prix des combustibles, des maté-
riaux et des objets de consommation ainsi que le relèvement considérable des secours au personnel,
pour lequel les entreprises de transport n'ont pas trouvé de compensation, ont exercé une réper-
cussion fâcheuse sur les résultats de l'exercice.
Le commet ce de banque a souffert, vers la fin de l'année, du désarroi de la situation financière
et monétaire. Si le commerce de gros a été condamné à une inactivité forcée, le commerce de détail
se trouvait dans l'impossiblité de refaire ses réapprovisionnements. Les rapports avec la clientèle,
mise en défiance par tous les succédanés imaginables et les prix exorbitants, se tendaient: la morale
commerciale, par suite de l'intrusion dans le commerce d'éléments louches, s'en allait.
L'augmentation progressive des capitaux disponibles et les difficultés résultant de l'inflation
de la circulation du papier ont continué à peser sur le marché financier qui témoignait de disposi-
tions de plus en plus faibles. Les mesures prises par l'État n'ont pu empêcher l'encombrement
des établissements de crédit par les capitaux nouveaux qui se créaient. L'avoir des déposants
à la Caisse d'épargne a passé, dans le courant de l'année 1918, de 101 millions à 109,5 millions de
francs.
Tout en gagnant en intensité, les phénomènes circulatoires que nous signalons depuis plusieurs
années n'ont pas varié d'aspect ni d'allure. La circulation restait limitée au papier allemand; les
faons de caisse de l'État ainsi que les billets de la Banque internationale se cachaient et ne s'ob-
tenaient que contre un fort agio. Par contre, la monnaie d'appoint offrait plus de marge. Aux ap-
proches de l'armistice, la défiance innée contre le papier allemand se changea en véritable panique
et engagea les détenteurs à s'en défaire par tous les moyens.
Tel est le bilan économique de l'année 1918.
L'armistice sonna la liquidation de la période de guerre. Mais la situation, par suite du
passage des armées, de la crise des transports et des embarras monétaires, devenait alors absolu-
ment chaotique pour l'industrie et le commerce luxembourgeois. En dégager les aspects généraux
serait impossible. Et ce n'est que petit à petit que la situation pouvait s'améliorer.
Mais la période des tueries stupides et des destructions aveugles était finie. On songeait à
créer, à rebâtir, à construire un nouveau inonde sur les ruines de l'ancien. On renaissait à l'espoir.
1913, qui fut la dernière année normale, laisse apparaître un recul inquiétant de la principale
industrie du pays
Tonnes
»
Minerai
7.333.372
3.131.400
Fonte
2.547.861
1.266.671
Acier
1.182.227
857.937
L'année 1918, pour nous, est plus qu'un exercice ordinaire, enclos entre deux dates immua-
blement fixées: elle marque la fin du Zollverein. Et à ce point de vue elle prend une signification
toute particulière dans l'histoire de notre évolution économique.
Il ne nous appartient pas de faire ici, dans le cadre restreint d'un rapport annuel, l'historique
de notre association forcée avec les pays germaniques ni d'établir le bilan de cette union qui a
retenu le pays pendant 76 ans. L'évolution du Grand-Duché depuis 1842 a été, toutefois, assez
remarquable: le Luxembourg a participé à l'essor général de la région des minettes.
Avec la résiliation du pacte douanier qui liait nos destinées économiques à celles de l'Alle-
magne, s'est posée la question de l'orientation nouvelle vers les puissances de l'ouest. Pendant que
cette grave question est examinée dans ses répercussions et son mécanisme, la situation de l'in-
dustrie et du commerce continue à empirer. Les embarras industriels, commerciaux et financiers
augmentent de jour en jour.
La réalisation de la nouvelle union économique qu'on annonce et qu'on veut proche, se dérobe
toujours. Les négociations traînent. Rien de définitif ne semble encore obtenu à l'heure actuelle.
Il est donc désirable que le Gouvernement hâte la solution de cette question qui tient la vie écono-
mique en suspens.
Le phénomène dont les répercussions se font, aujourd'hui encore, le plus vivement sentir,
c'est le renchérissement de la vie qui, en progressant à mesure que la guerre se prolongeait, prenait
des proportions fantastiques, inouïes.
La crise de la vie chère, dans laquelle le public ne voit le plus souvent qu'une crise de l'ali-
mentation, déborde le problème alimentaire, Par suite de la solidarité des valeurs, elle atteint
tous les domaines de la production; elle touche à tout de qui s'achète, à tout ce qui est indispen-
sable à la vie normale, Mais il est évident que dans le domaine alimentaire, où les dépenses ne peu-
vent être différées et se renouvellent quotidiennement, on y attache plus d'importance.
Au fond de ce problème, si complexe dans ses origines et ses données, nous trouvons le déplace-
ment entre l'offre et la demande. L'offre s'était rarifiée au cours de la guerre par la diminution
de la production, la cessation presque complète des importations, l'épuisement des stocks et l'in-
suffisance des transports. Pondant que J'offre diminuait. la demande s'enflait démesurément
Les hauts salaires et les insolentes fortunes réalisées par les intermédiaires donnaient des moyens
d'achat plus élevés, et, en face de la production réduite, ce ne fut plus la lutte entre les vendeurs
pour écouler leurs produits. mais la ruée des acheteurs pour se les procurer. Et chacun regardait
d'autant moins à la dépense que l'inconnu, l'insécurité du lendemain, tuait l'esprit d'épargne.
Concurremment, l'accroissement de l'émission du papier-monnaie, — l'inflation de la circulation
fiduciaire — diminuait la valeur d'achat des signes monétaires.
Aces causes, normales pour ainsi dire, de l'augmentation du coût de la vie sont venues s'ajouter
des causes morales et psychologiques. Par suite de la réduction de la concurrence, les détenteurs
des marchandises jouissaient d'une espèce de monopole dont beaucoup ont abusé. Le trouble de l'é-
poque fut une excuse aux pires manœuvres. Et à mesure que la guerre se prolongeait, le prix du
produit tendait de plus en plus à se régler, non plus ce qu'il avait coûté à produire, mais sur le
prix maximum que le client était capable de payer. Les agissements criminels des spéculateurs,
accapareurs et profiteurs de tout acabit, qui se glissaient entre le producteur et le consommateur,
démoralisaient le commerce en faussant toutes les positions de prix. L'état psychologique des
acheteurs, en proie à une panique continuelle, sous la hantise de la faim et du dénuement, favorisait
leurs manœuvres.
Les remèdes qu'on a cherchés à cette situation, qui perdure en s'atténuant progressivement,
n'ont pas tué le mal. Des prix maxima on a espéré trop de bien et dit trop de mal. Ils sont devenus
régulièrement, aussitôt établis, les vrais prix marchands ou ont l'ait disparaître les marchandises.
C'est le renchérissement lui-même qu'il faut combattre par l'augmentation de la production, la
régularisation des transports, le prompt retour à la libre concurrence, une discipline moins égoiste
des producteurs aussi bien que des consommateurs, ainsi qu'une surveillance continuelle du marché
des denrées alimentaires.
Dans notre précédent rapport nous nous sommes occupé d'un grave péril qui semblait me-
nacer alors l'organisation économique, le socialisme d'Etat, continuateur des institutions néces-
sitées par la guerre. Le commerce s'alarmait à juste titre des tendances interventionnistes de
l'État et des municipalités qui tendaient à remplacer l'action individuelle par l'action collective,
c'est-à-dire à l'absorption du commerce libre par le commerce dirigé par l'État et les municipalités.
Ces craintes se sont évanouies. Avec la fin des hostilités et l'allure plus abondante et plus
régulière des approvisionnements, l'intervention des collectivités s'est relâchée. Les institutions
nécessitées par la guerre se désagrègent; elles s'en vont l'une après l'autre. Le commerce libre
reprend ses droits; il est réintégré lentement dans ses fonctions.
À l'heure actuelle, un autre péril nous guette, la tendance au pullulement, c'est-à-dire au para-
sitisme dans le commerce de détail. Depuis l'armistice, il s'est produit dans le Grand-Duché une
ruée vers le commerce qui donne à réfléchir. Intellectuels, employés, ouvriers, hantés par le sou-
venir des gains faciles que les intermédiaires ont réalisés pendant la guerre et continuent encore
à réaliser, se lancent tête baissée dans les affaires. Le nombre des détaillants, dans certaines
branches, surtout dans l'alimentation et dans certaines spécialités de l'habillement, s'accroît
d'une façon réellement inquiétante. Et il y a là un phénomène morbide que la société doit surveiller
de près.
Le commerce est en quelque sorte l'âme de la production, le grand organisateur de la vie
économique. Son activité se communique à tout. Bans lui la productivité serait livrée à l'inco-
hérence. Mais si le commerce est incontestablement productif, il ne l'est que dans certaines condi-
tions et dans une certaine mesure. Si le nombre des détaillants se développe à l'excès, les rouages,
devenus surabondants, peuvent gaspiller le temps et les efforts humains.
Le nombre excessif des petits commerçants tend au renchérissement et non au bon marché
des denrées qu'on peut difficilement conserver pendant longtemps et dont il est malaisé, par con-
séquent, de faire des provisions. Ces petits commerçants, par leur pullulement,, arrivent à avoir
chacun une clientèle restreinte et des frais généraux considérables à répartir sur un chiffre d'affaires
modique. Leur activité est donc anti-économique; elle est contraire à la bonne marche de la répar-
tition des richesses dont le commerçant est chargé.
On s'explique facilement que le renouveau économique sollicite des énergies longtemps con-
tenues qui ne manqueront pas de donner une féconde poussée aux affaires. Il est évident encore
que ces abus de la liberté sont de bien moindres maux que l'engourdissement que produit le so-
cialisme d'Etat. Mais on doit toujours s'inquiéter du nombre considérable des ratés et des victimes
que fora la concurrence commerciale parmi ces nouveaux détaillants, souvent sans expérience et
sans aptitudes commerciales. Les peuples arriérés seuls s'encombrent de commerçants en détail.
Les peuples actifs ne laissent pas se développer cette disposition anti-économique.
Dans l'organisation industrielle et commerciale de demain il faut éviter les erreurs, les « faux
départs », pour que tous les efforts atteignent leur vrai but, pour que toutes les énergies rencontrent
l'emploi où elles se déploieront avec succès et profit.
Non moins épineux que le problème de la vie chère ainsi que celui du parasitisme menaçant
dans le commerce de détail, est le problème monétaire dont les données sont aussi complexes que les
aspects.
Après l'armistice, le Gouvernement luxembourgeois, prévoyant une orientation économique
du Grand-Duché vers la France ou la Belgique et, comme conséquence de cette nouvelle orienta-
tion, la possibilité du remplacement de la monnaie allemande par la monnaie de l'un de ces deux
pays, crut devoir prendre immédiatement des mesures pour empêcher la spéculation d'introduire
des marks dans le pays en vue de pouvoir profiter de l'échange au pair éventuel de cette monnaie,
déjà fortement dépréciée, contre une monnaie d'une valeur supérieure.
Un arrêté du 11 décembre 1918 décréta la défense d'importation de la monnaie allemande,
taut de la monnaie fiduciaire que de l'argent, et sa mise hors cours dans le Grand-Duché. Cet
arrêté entra immédiatement en vigueur. En même temps, le Gouvernement invita les détenteurs
de billets allemands de remettre ce papier à la Recette générale pour être échangé contre des bons
de caisse luxembourgeois. Cet échange pourtant n'a pu se faire immédiatement, les bons de caisse
n'étant pas encore livrés par les imprimeurs: il s'est fait avec une lenteur désespérante, et au-
jourd'hui encore, six mois après la publication de l'arrêté, il n'est pas terminé. Ces lenteurs ne
pouvaient manquer de jeter la perturbation dans le commerce et l'industrie qui se voyaient dé-
pourvus de tout instrument de paiement en dehors des sommes insignifiantes mises dès le début
à leur disposition. La plupart des personnes devaient vivre de crédit; celles qui n'en avaient pas,
étaient dans une situation des plus fâcheuses. Pour parer à cette situation intolérable, le Gouver-
nement remit en circulation les stocks de monnaie d'argent allemand qu'il avait accumulés dans
ses caveaux et qui se montaient à environ un million de marks; mais cette somme ne pouvait suffire
aux besoins qui se manifestaient partout. Aussi les usines se virent-elles obligées d'émettre des
bons de monnaie pour pouvoir au moins procéder à la paye de leurs ouvriers. Mais cette monnaie, '
quoique créée avec l'autorisation du Gouvernement et reçue dans les caisses de l'État, ne parvint
pas à gagner les faveurs du publie.
L'arrêté du 11 décembre concernant la mise hors cours de la monnaie allemande, présente
un autre inconvénient très grave. Tous les Luxembourgeois qui avaient des créances, même tout
à, fait liquides, sur l'Allemagne, sont dans l'impossibilité de faire rentrer ces fonds dans le Grand-
Duché pour les faire bénéficier de l'échange contre des bons de caisse luxembourgeois, le Gouver-
nement ayant défendu l'introduction des marks dans le pays, du jour au lendemain,
Cette mesure a provoqué une vive agitation dans le pays, et les Luxembourgeois créanciers
de l'Allemagne, notamment les maisons de banque, mènent une campagne très vigoureuse pour
obliger le Gouvernement à procéder également à l'échange des marks provenant des créances
sur l'Allemagne. Ils soutiennent qu'il serait souverainement injuste que les personnes qui avaient
gardé leurs fonds dans leurs coffres-forts fussent avantagées, et que celles qui ont fait fructifier
leur argent dans le seul pays ouvert pendant la guerre, fussent exclues de l'échange. Une pétition,
due à l'initiative de la fédération des patrons industriels, fait ressortir tous les arguments qui
prouvent que les marks provenant des créances sur l'Allemagne doivent être traités sur le même
pied que les marks en circulation dans le pays.
A leur tour, les maisons de banque qui sont les plus intéressées à la solution de la question,
font ressortir la suprême injustice qu'il y aurait de les forcer à rembourser en argent luxembour-
geois leurs déposants qui avaient versé des marks. Les pertes, qui seraient la conséquence inévitable
d'une telle mesure, mettraient les banques dans une situation bien difficile, si elles ne trouvent
pas les moyens qui leur permettront d'attendre le moment de reprise de la valeur du mark.
Les problèmes que demain nous donnera à résoudre sont assez complexes. La paix nous apparaît
sous les traits du sphinx qui garde encore son énigme. Il faut produire, produire beaucoup, produire
le plus possible. Mais quels sont les facteurs de l'organisation industrielle de demain ?
Un des plus ardus problèmes qui se posent à l'industrie, c'est la standarisation de la 'production,
c'est-à-dire l'unification des formes, dimensions et qualités des divers fabricats industriels en vue
de réduire le prix de revient et de faciliter les livraisons. C'est la standarisation qui, seule, permet
le travail en série, au premier degré, et la spécialisation des usines au deuxième degré. Cette mé-
thode décisive de rendement intensif sera la méthode nouvelle. Les catalogues de nos établisse-
ments industriels montrent une variété infinie de produits dont des milliers pourront disparaître
sans aucun préjudice pour le bien-être de l'humanité et pour son progrès. Les forces gaspillées pour
ces créations si variées de l'industrie trouveront leur emploi ailleurs.
Au point de vue des échanges, la discipline de guerre survivra nécessairement à, Ja conclusion
de la paix. Une distribution équitable des ressources et une surveillance étroite de la consom-
mation s'imposent. En tout cas, la décompression ne pourra se faire que progressivement; l'économie
de transition sera le prolongement de l'économie de guerre dans le temps de paix. Ce n'est que
graduellement que la libre concurrence pourra être rétablie dans la plénitude de ses droits.
Dans le domaine social nous verrons se continuer probablement les luttes entre l'individua-
lisme et l'étatisme. L'individualisme, qui voit l'avenir dans l'initiative personnelle sans entraves
et la concurrence illimitée des peuples et des hommes et qui supporte impatiemment l'ingérence
de la collectivité, restera aux prises avec le socialisme d'Etat, prodigieusement développé pondant
la guerre. L'incertitude est de savoir s'il est possible de réaliser la conciliation de ces tendances.
L'intervention de l'État dans la réglementation du travail forme, à l'heure actuelle, un sujet
de constantes préoccupations pour la production industrielle. Des formules simplistes et absolues
servent d'argument à des réformes de la plus haute portée économique et sociale. En tête de ces
réformes figure l'introduction de la journée de huit heures dont l'industrie est unanime à signaler
la lâcheuse répercussion sur la production. Sur cette grave question, la Chambre de commerce
avait présenté, le 10 octobre, les desiderata suivants qui n'ont pas encore perdu de leur valeur
depuis
« A la réglementation du travail dans un petit pays ouvert à tous les vents, qui ne forme pas
une entité économique et subit toutes les influences des pays voisins, il existe un empêchement
cardinal, dont on ne peut pas se dissimuler l'importance. C'est la concurrence étrangère. Au point
de vue de la concurrence internationale, avons-nous dit dans notre avis sur la question du minimum
de salaire, toute mesure qui, en renchérissant le coût du travail, accroît le prix de revient des
produits, est pour ce pays une cause d'infériorité. Nous pouvons répéter ici cet argument. Si, en
diminuant la productivité du travail, l'État fait renchérir le prix de revient de la marchandise,
si les marchés étrangers se ferment à nos produits, les profits industriels disparaîtront, les fabriques
fermeront leurs portes, les capitaux et les industries émigreront et, au lieu de travailler huit heures,
les ouvriers ne travailleront plus du tout.
» La réglementation du travail sera donc internationale ou elle ne sera pas.
» La Chambre tient à rappeler ici encore, comme elle l'a déjà fait dans son avis précité, que
le Grand-Duché ne saurait se transformer en un champ d'expériences pour doctrines politico-
sociales. Un petit Etat payerait fort cher des expériences de ce genre. Somme toute, nous ne per-
dons rien à laisser le pas dans ces questions à d'autres pays, plus grands, et à profiter des expé-
riences faites ailleurs. »
Ce qui nous sert de réconfort dans les difficultés sans nombre de la situation actuelle, c'est
que la guerre, en accumulant les ruines et les souffrances, n'a pas atteint le progrès économique
dans ses ressources, dans le patrimoine des inventions humaines. L'humanité n'a pas reculé d'une
ligne les confins de son empire sur la matière. Aucune invention, si humble qu'elle soit, ne sera
oubliée.
Le progrès brave tout, même la guerre.
La, statistique de production, établie par l'Administration des Mines (voir pages 10 et 11),
renseigne pour 1918
Nombres des ouvriers occupés
Production totale
Prix de vente moyen par tonne
Bassin
d'Esch.
t.
888.850
fr.
4.69
Bassin de
Rumel.-Dudel.
1.197.150
3.94
Bassin de
Differd.-Lamadel.
1.045.406
4.90
Totaux..
3.131.40
4.5
Minières.
La production moyenne par ouvrier ressort à 894 tonnes 686 kg. d'une valeur de 3772,41 fr.
La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats
suivants
Nombre des ouvriers occupés
Production totale
Valeur de la production
Prix moyen par tonne
Salaires payés
Année 1917.
t.
4.501.950
fr. 17.833.214
»
4.17
»
Année 1018.
t.
3.131.400
fr 14.995.635
»
4.51
» 13.203.455
L'allure de l'extraction n'a pas sensiblement varié depuis le début de l'année: les quantités
extraites ont oscillé autour de 280.000 t. par mois. La demande, insignifiante déjà en 1917, s'alour-
dissait toujours davantage. Alors que les besoins de la métallurgie luxembourgeoise allaient dimi-
nuant de mois en mois, nos minerais étaient évincés progressivement dans le bassin de la Sarre
aussi bien que dans le centre métallurgique rhénan-westphalien par les minerais de Briey.
Les résultats de la statistique traduisent cette situation si précaire du marché. Le total de
l'extraction qui, en 1917, était déjà descendu de 6.752.200 tonnes à 4.501.950 tonnes, est tombé
à 3.131.400 tonnes, soit une nouvelle diminution de 30% par rapport à l'année précédente, déjà
en recul de 30%.
Sur 75 exploitations 34 seulement occupaient encore du personnel ouvrier vers la fin de l'année.
D'une manière générale, on peut dire que seules les minières appartenant aux usines métallurgiques
travaillaient encore, mais devaient mettre de fortes quantités en dépôt. Ce sont donc les exploi-
tations privées, dépendant directement du marché libre, qui ont continué à pâlir le plus de la
situation si difficile dans laquelle se débattent nos minières depuis plus de deux ans.
Les salaires montrent un développement assez capricieux. Une dépression assez sensible
s'était produite en avril qui se prolongea jusqu'au mois d'octobre, où les salaires se sont subitement
ressaisis pour s'acheminer vers la hausse. A. la fin de l'année ils avaient regagné le double de ce
qu'ils avaient perdu. La courbe des salaires s'est développée comme suit
Le recul si inquiétant du rendement des ouvriers que nous avions déjà signale dans notre
précédent rapport, s'est très fortement accentué. El défie toute logique industrielle. A ce recul
on ne trouve qu'une explication : l'alimentation insuffisante de l'ouvrier et le déficit d'énergie
physique en résultant. Il est incontestable cependant que des facteurs moraux et psychologiques,
dont le coefficient est difficile à déterminer, y contribuent certainement aussi pour une part. Le
tableau du rendement des ouvriers pendant la période de 1913 à 1918 que nous donnons ci-après,
ouvre des horizons sur une production absolument anarchique et une organisation industrielle
qui doit dérouter les conceptions économiques les mieux établies.
Tous les autres facteurs qui concourent à la formation du prix de revient industriel, comme
le bois de mine, les explosifs, etc. ont poursuivi leur mouvement en avant. Certaines exploitations
renseignent une hausse du prix de revient de 33 à 40% comparativement à l'année 1917.
fin avril
octobre
fin décembre
Mineurs en galerre.
fr. 17,47
» 17,00
» 19,05
Rouleurs.
fr. 16,30
» 15.34
» 18,27
Production moyenne.
t. 1.262.328
»
1.140.391
»
1.392.793
»
1.446.485
»
1.077.217
»
894.
Valeur.
fr.
3.782,64
»
3.604,40
»
4.420,30
»
4.932,33
»
4.491,99
» 3.772,41
Années
Tonnes
772.039
924.382
911.695
990.499
1.174.334
1.331.743
1.442.668
1.090.845
1.196.729
1.262.825
1.407.617
1.613.392
2.173.463
2.161.881
2.539.295
2.551.090
2.447.634
Années
Tonnes
2.648.449
2.361.372
2.649.710
3.261.925
3.102.753
3.359.413
3.102.050
3.370.352
3.351.938
3.958.280
3.913.076
4.758.741
5.349.009
5.348.951
6.014.394
6.171.229
4.455.179
Années
Tonnes
5.130.069
6.010.012
6.347.781
6.595.860
7.229.385
7.492.870
5.800.868
5.793.875
6.263.385
6.059.797
6.533.930
7.333.372
5.007.457
6.139.434
6.752.207
4.276.550
3.131.400
La moyenne du cours des minettes s'est avancée de 4,17 fr. à 4,51 fr., soit une nouvelle aug-
mentation de 0,34 fr. à la tonne. Les circonstances que nous venons d'exposer expliquent suffi-
samment cette nouvelle avance qui s'est produite en dépit du marasme général du marché.
Le volume des exportations vers l'Allemagne est descendu de 509.150 tonnes à 293.800 tonnes.
Tandis que les importations de Lorraine sont descendues de 1.389.426 tonnes à 927.024 tonnes,
les importations de France ont progressé de 346.559 tonnes à 376.156 tonnes. Les exportations
vers la Belgique, absolument insignifiantes en 1917, ont été complètement suspendues en 1918.
Les perspectives d'avenir restent sous l'entière dépendance de notre future orientation éco-
nomique. Mais rien ne l'ait prévoir que les minerais luxembourgeois puissent jamais regagner leur
ancienne situation.
Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières
depuis 1908
Production
t.
5.800.868
»
5.793.875
»
6.263.385
»
6.059.797
»
6.533.930
»
7.333.372
»
5.007.457
»
6.139.434
»
6.752.207
»
4.276.550
»
3.131.400
Valeur totale
fr.
16.696.005
»
15.850.966
»
17.747.017
»
18.647.326
»
19.427.508
»
21.965.818
» 15.826.514
»
19.485.064
» 23.024.145
»
17.833.214
»
14.995.635
Prix de la tonne
fr. 2,88
» 2,73
» 2,83
» 3,07
» 2,97
» 2,99
» 3,16
» 3,17
» 3,41
» 4,17
» 4,51
Rappel de la production des minières depuis 1868.
Relevé indiquant les quantités de mines exploitées, exportées et importées
N°
Désignation
des
exploitations. Sièges.
Differdange-
Lamadelaine.
Différence en faveur
id.
Esch-s .-Alz.
Différence en faveur
id.
Rumelange-
Dudelange.
Différence en faveur
id.
Totaux.
Différence en faveur
id.
Total
Total
de 1918
Total
Total
de 1918
Total
Total
de 1918
Total
Total
de 1918
Production totale
de
minettes.
Calcaire
t.
92.150
1.045
158.300
1.645
66.150
19.550
29.150
1.129
9.600
35.600
1.197
37.950
1.72'
2.350
147.300
3.131
225.400
4.501
78.100
Mme
t.
953.250
5.400
1.486.850
5.150
533.600
869.300
.850
1.100.100
.250
230.800
1.161.550
7.1 50
1.689.600
r.550
528.050
2.984.100
4.276.550
.950
1.292.450
Quantité vendue
ou consommée
dans le Grand-Duché.
Calcaire.
t.
23.750
Mme.
t.
736.250
760.000
26 600| 1.117.200
1 143.800
2.850
19.550
380.950
842.300
861.850
26.950 1.078.800
1.105.750
7.400
32.150
38.000
236.500
889.650
.800
1.374.000
1.412.000
5.85 0
75.450
484.350
2.468.200
2.543.650
91.550 3.570.000
3.661.550
16.100 1.101.800
Lorraine
allemande.
t.
68 700
49.400
19 300
23.400
1.150
22.250
92.100
50.550
41.550
Bassin
de la
Sarre.
t.
105 650
169.800
64 150
2 900
2.900
8.200
8 200
108.550
178.000
69.450
Bassin
rhenan-
weslph.
t.
119 450
289.950
170 500
3 400
6.400
3.000
251 .950
305.100
53.150
374.800
601.450
226.650
Quantités
Total
t
293 80
509 150
215 35
6 30
6 40
275 350
314 450
39 100
575.450
830 000
254.551
exportées.
Belgique.
t.
1.800
1.800
1.800
1.800
France.
t.
Total.
t.
1.800
1.800
1.800
1.800
Total
général.
t.
293.800
509.150
215.350
6.300
6.400
275.350
316.250
40.900
575.450
831.800
256.350
Prix de vente moyen
par tonne.
4.90
4.61
0.29
4.69
4.12
0.57
3.94
3.78
0.16
4.51
4.17
0.34
Nombre moyen
d'ouvriers occupés
à ciel
ouvert.
t.
1.612
1.697
en
galerie.
t.
1.888
2.273
Total.
t.
1.130
1.139
1.253
1.444
1.587
3.500
3.970
Quantité de minerais
étrangers importes.
Lorraine.
t.
927.024
1.389.426
462.402
182.772
248.393
65.621
1.109.796
1.637.819
528.023
Fiance.
t.
376.156
346.559
29.597
18.923
18.193
376.886
365.482
11.404
Total.
t.
1.303.180
1.735.985
432.805
183.502
267.316
83.814
1.486.682
2.003.301
516.619
OBSER-
VATIONS.
140.640 t.
versées au
dépôt.
251.758 t.
versées au
dépôt.
111.118 t.
20.702 t.
versées au
dépôt
17.131 t.
versées au
dépôt
3.571 t.
82.994 t.
versées au
dépôt.
187.758 t.
versées au
dépôt
104.764 t.
244.136 t.
versées au
dépôt
456.647 t.
versées au
dépôt
212.511 t.
ainsi que le prix de vente moyen et le nombre d'ouvriers occupés en 1918.
Production des Minières
La métallurgie continuait à se débattre au milieu des difficultés les plus variées qui allaient
en augmentant de mois en mois.
Les approvisionnements en coke, intermittents et toujours extrêmement précaires, ne permet-
taient pas une allure régulière de la fabrication. Les usines n'étaient jamais sûres du lendemain
elles vivaient au jour le jour, au hasard des arrivages de combustible. D'autres matières, acces-
soires, mais indispensables, comme les huiles de graissage, etc., ne pouvaient s'obtenir qu'avec
les plus grandes difficultés ou faisaient complètement défaut. Ce fut là encore une source de gros
embarras pour la métallurgie.
Les raids d'aviateurs, devenus plus fréquents pendant l'année écoulée, apportaient des per-
turbations, tantôt anodines et passagères, tantôt graves, mais continuelles, dans la marche des
usines. Les jets de bombes endommageaient les installations et énervaient le personnel qui déser-
tait le travail dans les établissements les plus menacés.
Toutes ces circonstances réunies, auxquelles il faut ajouter la lassitude générale résultant
de la longue durée de la guerre, l'alimentation souvent insuffisante des ouvriers et les gros soucis
de l'existence en général, avaient fini par créer une atmosphère d'insécurité, d'énervement et de
pessimisme qui pesait sur le travail et la production aussi bien que sur les transactions.
La production de la fonte, qui avait atteint encore 1.950.514 tonnes en 1916, tomba à 1.528.865
tonnes en 1917 et ne renseigne plus que 1.296.407 tonnes pour 1918. La production de l'acier brut,
de 1.296.407 tonnes en 1916, est descendue successivement à 1.053.596 tonnes en 1917 et à 857.937
tonnes en 1918. Un progrès est à enregistrer pour l'acier coulé et au four électrique qui, de 15.153
tonnes en 1916, a passé à 33.126 tonnes en 1917, mais pour redescendre de nouveau à 29.712
tonnes en 1918.
Dans les produits laminés nous constatons une augmentation assez sérieuse pour le matériel
de voie, alors que tous les autres produits sont en recul très sensible parfois. La production des
poutrelles et gros profilés a diminué de plus de 60% par rapport à 1916.
Malgré l'allure plutôt faible et désordonnée de la production, les usines maintenaient leur
personnel au complet, d'où une diminution considérable du rendement. D'autre part, tous les
éléments qui concourent à la formation du prix de revient: les prix des matières premières, les
salaires, les frais généraux de fabrication, les frais généraux commerciaux ainsi que les charges
sociales, n'ont pas cessé d'augmenter. Par contre, les prix de vente, à l'exception de certaines
spécialités, n'ont pu être majorés d'une manière correspondante. Les prix des produits métallur-
giques renseignent une progression régulière, mais assez lente, comparée aux prix de revient.
Dès la conclusion de l'armistice, la métallurgie s'est empressée de rompre les attaches, —
conventions, accords, cartels — qui l'unissaient au marché allemand pour regagner son entière
indépendance.
A l'heure actuelle, les embarras de la métallurgie, qui résultent de la situation politique im-
précise, du désarroi des transports, de l'insuffisance des approvisionnements et de l'effervescence
du marché du travail, ne semblent pas près de toucher à leur fin.
Vieux métaux. — L'Office des métaux continuait ses affaires jusqu'à la fin du mois de no-
Métallurgie.
vembre. Au cours de l'aimée 1918. il a fourni de grandes quantités de vieux métaux aux parti-
culiers et aux industriels qui en avaient besoin pour les expédier à titre de compensation à l'é-
tranger. De fortes quantités ont été fournies surtout à l'administration des travaux publics et
aux sociétés vinicoles. Après l'armistice, on n'avait plus besoin de métaux à l'intérieur; il n'y
avait plus de demande et le commerce cessa tout à fait. Les prix pratiqués depuis sont descendus
au huitième ou au dixième des prix maxima établis pendant la guerre.
Nombre des fours existants
Nombre des fours à feu
Nombre des semaines de travail
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
fr,
indigènes
t.
Consommation de minerais
exotiques
Consommation de cokes
t.
Production
fonte de moulage
t.
fonte Thomas
fonte d'affinage
ensemble
t,
Valeur de la production
fonte de moulage
fr.
fonte Thomas
fonte d'affinage
fr.
Année 1916
44 — 45
. 13.232.911
6.808.413
112.419
2.675.754
166.045
1.778.919
5.550
1.950.514
. 15.549.420
189.757.630
487.092
. 205.794.142
Année 1917
fr.
18.990.755
t.
4.997.378
416.415
t.
2.175.892
t.
110.666
1.405.839
12.360
t.
1.528.865
fr.
14.162.284
215.561.136
2.121.635
fr. 231.845.055
Année 1918
fr.
19.739.544
t.
3.910.153
439.928
t.
1.808.790
t.
57.507
1.196.404
12.760
t.
1.266.671
fr. 11.060.906
241.328.390
2.201.100
fr. 254.590.396
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production de la fonte pendant
les dix dernières années
Production
t.
1.552.590
1.682.519
1.728.973
2.252.229
2.547.861
1.827.270
1.590.773
1.950.514
4.528.865
1.266.671
fr.
Valeur totale
91.755.518
100.777.962
102.165.567
135.788.759
163.359.161
113.170.161
113.892.183
205.794.142
231.845.055
254.590.396
Prix de la tonne
fr.
59,23
59,89
59,09
60,29
64,11
60,60
71,59
105,54
151,73
201,10
Statistique de production.
a) Hauts Fourneaux.
Nombre des aciéries
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de matières premières
fontes
mitrailles
chaux et dolomie
Production
acier brut (lingots)
acier coulé et au four électr
scories de déphosphoration
autres scories
Valeur de la production
acier brut (lingots)
acier coulé et au four électr
scories de déphosphoration.
autres scories
b) Aciéries.
Année 1910
fr.
t.
t.
fr.
3.920.131
1.474.533
21.378
155.362
1.296.407
15.155
321.575
20.069
195.060.772
3.574.135
12.636.912
254.663
Année 1917
fr.
6.424.104
fr.
t.
1.324.093
t.
26.640
178.313
t.
1.053.596
t.
33.126
275.151
7.019
»
fr. 207.045.891
fr.
9.653.635
11.202.862
136.205
Année 1918
7.240.610
982.744
35.406
163.173
857.937
29.712
212.196
7.322
199.573.806
11.274.961
5.82. 492
102.100
Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production de l'acier brut (lingots)
pendant les cinq dernières années
Production
t.
1.128.791
967.821
1.296.407
1.053.596
857.937
fr.
Valeur totale
Prix
77.097.187
fr.
121.553.064
195.060.772
207.045.891
199.573.806
. de la tonne
68.35
125.70
150,51
196,62
232,61
L'acier coulé et au four électrique renseigne pour la même période
Nombre des laminoirs
Nombre des ouvriers occupés,
Montant des salaires payés
Consommation de lingots
Production
demi-produits
matériel fixe de voie
poutrelles et gros profilés
barres et petits profilés
fil machine
bandages
chutes
laitiers
Production
t.
7.704
12.563
15.155
33.126
29.712
c) Laminoirs.
Année 1916
fr.
8.510.164
fr.
t.
1.286.205
t.
t.
393.468
t.
51.652
152.082
342.737
110.751
11.151
109.362
18.534
Valeur totale
fr.
3.093.750
3.411.757
3.574.135
9.653.635
11.274.961
Année 1917
11.885.385
fr.
1.028.609
t.
280.215
t.
57.360
114.940
310.125
82.294
19.141
157.804
19.516
Année 1918
13.072.829
853.274
225.443
70.405
59.603
289.266
51.489
18.530
109.149
15.454
Valeur de la production
demi-produits
matériel fixe de voie
poutrelles et gros profilés
barres et petits profilés
fil machine
bandages
chutes
laitiers
fr.
65.905.921
9.132.414
30.786.041
68.616.739
20.892.264
2.299.896
9.488.856
290.007
fr.
59.886.496
14.002.425
32.015.105
84.255.112
23.564.460
5.861.931
15.597.606
556.082
fr.
55.366.555
25.698.740
22.858.067
100.542.490
17.362.557
6.949.000
14 788.900
491.586
d) Fonderies.
Nombre des fonderies en activité
Nombre des ouvriers occupés
Montant des salaires payés
Consommation de matières premières
fontes
mitrailles
Production
poterie
tuyaux
machines
acier coulé
fonte pour bâtiments
fontes spéciales diverses
Année 1910
fr.
875.848
t.
14.073
8.585
5.459
17.160
Année 1917
fr. 1.522.796
t.
14.182
12.198
(4.896
2.167
15.881
Année 1918
fr. 2.220.056
t.
11.484
8.646
/8.765
1.749
7.600
soit ensemble
Valeur de la production
t.
24.571
t.
fr. 6.037.716
fr.
23.609
9.053.861
Le tableau ci-après donne le mouvement ei la valeur de la produel ion
les dix dernières années
Production
t.
15.442
17.218
16.002
20.199
26.513
22.954
16.649
24.571
23.609
19.068
Valeur totale
fr.
2.506,826
2.711.987
2.360.070
3.046.304
4.959.960
4.258.102
2.886.230
«
6.037.716
9.053.861
10.670.479
t.
19.068
fr. 10.670.479
les fonderies pour
Prix moyen de la tonne
fr.
162,34
157,58
147,48
145,82
187,45
185,51
173,36
245,72
383,49
561,50
Rappel de la production sidérurgique depuis 1872.
Années
Nombre
des hauts fourneaux
Production
des hauts fourneaux
Tonnes
184.573
256.349
246.600
270.377
230.500
215.388
248.377
261.236
260.666
293.615
376.587
334.688
365.997
419.610
300.644
492.038
523.776
561.733
559.912
544.994
586.515
558.289
679.816
694.812
898.898
870.373
954.867
982.929
970.885
916.403
1.080.305
1.217.830
1.198.002
1.368.252
1.460.105
1.485.272
1.299.918
1.552.590
1.682 519
1 728 973
2.252.229
2.547.861
1.827.270
1.590.773
1.950.514
1.528.865
1.266.671
Production
des aciéries
Tonnes
20.554
57.345
69.739
97.900
97.462
110.920
103.310
129.123
131.220
134.812
136.955
143.692
170.153
166.206
184.714
257.055
314.930
371.979
366.302
397.942
435.285
444.268
460.576
535.202
598 310
716 194
947.184
1.182.227
1.136.495
980.384
1.296.407
1.053.596
857.937
Production
des fonderies
Tonnes
1.615
1.413
1.310
1.341
1.370
1.269
1.394
1.205
1.701
1.579
1.726
1.827
1.670
1.440
2.585
3.644
4.615
4.642
5.909
7.062
6.281
7.764
8.328
8.747
9.307
9.874
9.358
11.154
11.293
9.981
9.658
11.119
13.437
13.628
16.877
18.054
16.382
15.442
17 217
16.002
20.893
26.513
22.954
16.649
24.571
23.609
19.068
Production de la Fonte
Répartition de la Production ci-contre
Fonte de moulage
fonte d'affinage
fonte Thomas
Production des Fonderies
Production de l'Acier
Ateliers de construction.
Les dix premiers mois de l'exercice 1918 ont été plutôt favorables aux ateliers de construc-
tion. Les usines étaient alimentées par un courant d'ordres très suivi à des prix qui, malgré les
hausses continuelles des salaires et des autres éléments du prix de revient, restèrent rémunérateurs.
Il y a lieu d'ajouter toutefois que, par suite de la pénurie de la main-d'œuvre et de l'insuffisance
des approvisionnements en matières premières, les ateliers n'ont pu tirer tout le parti désirable
de cette situation.
Au mois de novembre, le subit écroulement des puissances centrales amenait de graves per-
turbations. Le passage des armées ainsi que l'interruption du service des chemins de fer et des
postes, exerçait une répercussion fâcheuse sur la marche des usines et ces difficultés se prolongeaient,
en s'atténuant toujours, jusqu'à la fin de l'année.
La brusque introduction de la journée de huit heures qui venait surprendre les ateliers vers
la fin de l'année, doit avoir nécessairement des conséquences regrettables pour cette branche
de notre activité nationale, mais ses effets n'apparaîtront clairement que pendant l'exercice en
cours.
Cet exercice reste sous la dépendance de la situation imprécise du pays, isolé entre des barrières
douanières qui se dressent de tous les côtés. Les ateliers doivent réserver leur jugement sur le
développement futur de cette industrie.
Plusieurs questions d'avenir immédiat les préoccupent au plus haut point. La situation gé-
nérale des dernières années avait mis nos établissements dans l'impossibilité de se procurer d'autres,
débouchés que l'Allemagne, la guerre leur ayant fermé leurs débouchés traditionnels. Sur ce pays
ils possèdent actuellement de fortes créances. Le règlement de la question des avoirs en marks
est alors pour eux une question absolument vitale.
Non moins grave est la question de l'orientation économique future. Avant la guerre nos
ateliers ont pu écouler une grande partie de leur production en France, malgré les droits élevés
perçus à l'entrée. 11 est donc de toute nécessité que le marché français reste ouvert à nos produits.
Meubles en fer.
Comme la situation générale résultant de l'état de guerre faisait naître des difficultés toujours
nouvelles, cette industrie, qui vit surtout de l'exportation, n'était pas en mesure de maintenir
l'allure de sa production. La fabrication restait limitée aux lits de fer, et si les compartiments
afférents, la serrurerie, la forge, la fonderie, la bouderie autogène, les ateliers de grillage et de
vernissage, avaient du travail, ils étaient moins occupés que pendant l'avant-guerre où ils étaient
alimentés par les spécialités, comme lits pour les tropiques, lits de luxe en cuivre, ameublements
pour hôpitaux et mobiliers de jardin.
Les transports et les approvisionnements occasionnaient les plus sérieuses difficultés, et ce
n'est qu'au prix de grands efforts que cette industrie arrivait à se procurer les quantités de ma-
tières premières nécessaires pour assurer tant bien que mal la marche de la fabrication. Plusieurs
compartiments devaient chômer des semaines, même des mois entiers. Néanmoins le personnel a
été maintenu au complet. Les appointements et salaires ont été considérablement augmentés.
En automne, l'établissement A. Berl & Cie mit à la disposition de son personnel de fortes sommes,
pour l'achat des provisions d'hiver.
Le revirement de la situation militaire qui se produisit au mois de novembre, paralysait la
fabrication: les matières premières manquaient, la demande se réservait, pendant que les diffi-
cultés des expéditions se multipliaient. La fabrication fut arrêtée. Elle n'a pu encore être reprise
depuis, mais on envisage la possibilité de la reprendre dans un avenir très rapproché.
Si la diminution de la production causée par le long arrêt du travail ne peut être compensée,
il y a lieu d'espérer que la reprise prochaine de la fabrication marquera le début d'une nouvelle ère
de prospérité pour cette industrie, qui est établie depuis cinquante ans dans le Grand-Duché.
Clouterie.
L'année 1918 montre deux périodes nettement distinctes. Les dix premiers mois, encore
sous l'effet des conditions exceptionnelles engendrées par la guerre, renseignent une surabondance
de la demande à laquelle correspondait une raréfaction croissante de toutes les matières premières.
Après l'armistice, nous assistons à un arrêt complet des ventes: la clientèle se réserve dans l'espoir
de la baisse. En même temps, les revendications ouvrières augmentent de jour en jour et ne man-
queront pas de peser sur le prix de revient.
La production a diminué de 200 tonnes par suite du manque des matières premières et des
difficultés de transport qui sévissent depuis l'armistice. Le nombre du personnel ouvrier n'a pas
changé.
Industrie du bâtiment.
Le bâtiment témoigne de peu d'animation. La spéculation reste dans l'expectative et les
particuliers, en présence du renchérissement des salaires et des matériaux de construction dont
on n'entrevoit pas encore le terme, préfèrent remettre l'exécution des constructions projetées à
des temps meilleurs.
Comme en 1917, l'activité a été très faible dans les grandes agglomérations; elle s'est bornée
dans son ensemble aux travaux d'entretien les plus indispensables. A Luxembourg et dans la
banlieue il y a à relever seulement quelques maisons familiales, alors que plusieurs autres con-
structions, commencées en 1917, ont été achevées. La situation n'a guère été plus favorable à
travers le bassin minier. Par contre, l'allure plus animée que nous signalons depuis le commence-
ment de la guerre dans les campagnes, a encore gagné en ampleur. Les bénéfices exceptionnels
réalisés par l'agriculture lui ont fourni les moyens de construire des habitations confortables et
de procéder à des améliorations et à des agrandissements des bâtiments de ferme. Les nombreuses
habitations rurales construites pendant la guerre donnent l'impression de la prospérité et du
bien-être.
Les perspectives d'avenir sont peu encourageantes. La réduction de la durée du travail en
même temps que la tendance persistante des salaires à la hausse ont complètement désorienté
cette industrie.
La hausse des matériaux de construction se poursuit sans interruption. Le ciment s'est fixé
à 10 fr. le sac, la pierre de taille suivant qualité et travail s'est avancée vers 400 à 500 fr., le bois
de construction à 450 fr. Les transports, qui coûtaient avant la guerre 10 à 15 fr. par journée et
cheval, coûtent aujourd'hui 50 à 60 fr.
Du côté des salaires, les augmentations de prix ne sont pas moins extravagantes. Les salaires
des maçons, de 0,40 à 0,50 fr. l'heure, sont montés à 2 à 3 fr., ceux des hommes de journée se sont
acheminés de 0,35 fr. à 1,50 vers 1,75 fr. Les salaires des vitriers et des peintres ont décuplé. A l'heure
actuelle, cette industrie occupe presque exclusivement de la main-d'œuvre indigène, la majeure
partie des ouvriers italiens ayant quitté le pays.
Les industries et métiers tributaires du bâtiment n'ont marché qu'à une allure très restreinte
à cause du renchérissement excessif de la main-d'œuvre. Les ouvriers menuisiers et serruriers,
qui travaillaient avant la guerre à 0,50 fr. l'heure, gagnent actuellement 2 à 2,50 fr. La menuiserie
et la serrurerie se sont bornées à des réparations urgentes et à des travaux neufs indispensables.
En résumé, la guerre a pesé lourdement sur le bâtiment. Si pendant les deux premières années
de guerre les salaires et les matériaux de construction étaient à des prix abordables, la confiance
dans l'avenir faisait complètement défaut. Dans la suite, le renchérissement général enrayait
le goût des entreprises.
Carrières.
La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1918 est
résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines.
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
Carrières de calcaire à polypier.
Communes de Differdange, Pétange, Esch.
dalles
pierres de taille
moellons
5,00
53,75— 62,50
3,00— 11,00
Déblais de mine.
Communes de Differdange, Pétange.
moellons
1,50
QUANTITÉS
employées clans
le Grand-Duché
exportées
à l'étranger
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
Terre glaise.
Communes de Mersch, Bettembourg.
briques
4749‰
115,00-140,00
Carrières de grès liasique.
Communes de Heffingen, Larochette.
parements
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
Communes de
dalles
pierres de taille
pierres à bâtir
pavés
pierraille
sable ou gravier
34 ½‰
Bech, Berdorf
21‰
5,00— 7,00
150,00-400,00
2,00— 8,00
100,00-200,00
3,00— 4,00
, Consdorf.
1,00— 5,00
40,00— 75,00
2,50— 5,00
75,00—100,00
1,25— 3,00
5,00— 6,00
QUANTITES
employées dans
le Grand-Duché
4649 ‰
34½ ‰
21‰
Communes de Beaufort, Waldbillig, Reisdorf, Medernach.
dalles
pierres de taille
pierres à bâtir
meules
pavés
pierraille
sable ou gravier
89 pièces
2‰
17,50
25,00—300,00
3,00— 10,00
10,00— 12,50
125,00
1,25— 2,00
2,50
2‰
Communes de Beckerich, Saeul.
pierres à bâtir
pavés
pierraille
sable ou gravier
2,00— 2,50
75,00
2,00— 3,00
5,00
Communes de Mondorf-les-Bains, Dalheim, Weiler-la-Tour.
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
111‰
7,00
3,75— 4,00
125,00-150,00
5,00— 7,00
4,00— 4,50
109‰
exportées
à l'étranger
100 ‰
51 .
89 pièces
2‰
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duche
exportées
à l'étranger
Communes
de Betzdorf,
Flaxweiler,
Niederanven.
parements
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
609½ ‰
2,50—
3,00
3,00
100,00-350,00
6,00—
7,00
2,50—
5,00
609½‰
Communes
de Steinfort,
Kœrich,
Strassen,
Hobscheid,
Bertrange,
Kehlen,
Mamer.
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
15.154
545‰
3.672
21.554
2,50—
4,00
80,00—150,00
2,00—
7,50
1.75—
6,50
15.154
545 ‰
18.074
Communes de Contern,
Eich, Hollerich,
Hesperange,
Rollingergrund,
Kopstal,
Sandweiler,
Schuttrange
parements
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
352 ‰
8,00—
8,50
80,00
2,00—
5,00
100,00-225,00
2,00— 10,00
2,50—
4,00
352‰
Communes
dp Fischbach,
Lorentzweiler,
Mersch,
Tuntange,
Junglinster,
Rodenbour,
Steinsel,
Walferdange,
Berg,
Nommern.
pierres de taille
moellons
pavés
pierraille
sable ou gravier
S
30‰
Carrières de gros coquillier
6,00
2,00—
5,00
100,00
2,50—
6,00
2,00—
5,00
supérieur.
30‰
Carrières
de Bettborn,
E l l , Feulen,
Merziq,
Schieren,
Useldange,
Vichten.
pierres de taille
pierres à bâtir
pierraille
sable ou gravier
184,00-200,00
3,75—
7,00
1,25—
3,00
1,50—
5,00
Carrières de grès bigarré.
Commune
de
Rosport.
pierres de taille
pierres à bâtir
120,00
7,50
Nombre
des
explpitations
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix (fr.)
Carrières de grès de Born.
Communes de Mompach, Rosport.
pierres de taille ..
pierres à
bâtir
150,00
Carrières de grès coquillier.
QUANTITES
employees dans
le Grand-Duche
exportées
à l'étranger
en dépôt
Communes de Bettendorf, Ermsdorf.
dalles
pierres de taille
pierres à bâtir
pierraille
pavés
12,00
190,00-200,00
3,00— 4,00
5,00
210,00-250,00
Carrières de calcaire keuprique.
Communes de Bissen. Boevange-sur-Attert.
pierraille
sable ou gravier
5,00
5,00— 10,00
|
Carrières de schiste et de quartzite.
Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Hosingen,
Munshausen, Troisvierges, Weiswampach.
pierres à bâtir
pierraille
sable ou gravier
2,00— 14,00
3,50— 14,00
3,75
Communes de Boulaide, Esch-sur-Sûre, Eschweiler, Goesdorf, Harlange, Heiderscheid, Kautenbach,
Mecher, Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz,
Winseler.
pierres à bâtir.
pierraille
sable ou gravier
13.073
12.950
3,00— 10,00
1,25— 20,00
1,25— 4,00
13.073
12.950
Communes d'Arsdorf, Bigonville, Folschette, Perlé, Redange.
pierres à bâtir
pierraille
sable ou gravier
2,50— 3,00
7,00— 10,00
3,00— 4,00
Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange.
pierres à bâtir
pierraille
5,00
5,00— 15,00
Communes de Fouhren, Putscheid, Vianden.
pierres à bâtir
pierraille
3,50— 7,50
10,00
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
Quantités
en m3
Prix. (fr.)
QUANTITÉS
employées dans
le Grand-Duché
Carrières de pierres à chaux.
Commune d'Echternach.
dalles
pierraille
pierres à chaux
tuf
3,25
3,00
3,00— 4,00
3,00— 10,00
Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.
pierres à chaux...
3,50— 5,00|
Carrières de pierres à chaux et dolomie.
exportées
à l'étranger
Communes de Grevenmacher, Biver, Remich, Burmerange, Mertert, Manternach.
dolomie
moellons
pierraille
chaux
6,00— 10,00
3 75— 7,50
5,00— 6,65
10,00
Carrières de chaux hydraulique,
Communes de Bertrange, Hollerich, Strassen, Mamer.
chaüx
5,00— 6,00
Plâtrières.
Communes de Bous, Steinsel, Walferdange.
plâtre brut
45,00
Sablières.
Commune de Mertert.
sable ou gravier ..
6,00— 10,00
Communes d'Ettelbruck, Folschette.
sable ou gravier ..
4,00— 12,50
Malgré la hausse des prix, qui, par rapport à l'année précédente, est de 52% pour les payés
et de 13% pour les moellons, l'extraction pour ces deux catégories de produits a augmenté respec-
tivement de 16 et de 43%. Les agrandissements nécessaires et le besoin de confort dans les cam-
pagnes ont exercé une influence heureuse sur ces deux produits, et l'absence complète de la con-
currence étrangère, en stimulant la production, a permis une hausse des prix, inconnue jusqu'ici.
La production de la pierre de taille et de la pierraille a diminué sensiblement. Cette dimi-
nution a été respectivement de 35% et 47%, comparée à la production de l'année précédente, tan-
dis que l'augmentation des prix a été respectivement de 88 et 33%.
Le recul de la pierre de taille s'explique par la circonstance que cette pierre est remplacée
par le ciment dans les bâtiments de moindre importance. Les exportations ont été nulles. Par
suite de l'état de guerre, de la pénurie des wagons et des moyens de transport, les expéditions
sont restées limitées à l'intérieur du pays. Les carrières du Widdeberg, de Mondorf et de Flaxweiler
souffraient de la pénurie d'ouvriers. Les prix excessivement élevés du voiturage ont influencé
défavorablement l'exploitation d'Ernzen au point qu'il semblait préférable de ne pas accepter
beaucoup de besogne. La société de Montfort a occupé les ouvriers à construire la ligne de raccor-
dement des carrières au chemin de fer de Larochette à Junglinster.
La production de la pierraille offre des variations assez sensibles suivant les différentes for-
mations géologiques. La pierraille de grès coquillier a diminué de 1100 m 3; pour la pierraille de
schiste et de quartzite la diminution a atteint 10.000 m3. A cette diminution totale de 11.100 m 3
correspond une augmentation de 1100 m 3 de pierraille de grès liasique. On revient aux recharge-
ments moins coûteux que ceux du hassel des Ardennes pour les voies de moindre trafic.
L'année 1918, plus encore que sa devancière, a été défavorable pour les exploitations des
carrières nécessitant des transports par axe ou situées le long des chemins de fer secondaires.
Les prix exorbitants demandés par les transporteurs et le manque de matériel roulant des com-
pagnies ont influencé ces diverses exploitations au point que les exploitants ayant soumissionné
pour les fournitures de pierraille à l'État, ont dû être dégagés des livraisons pour 1918. L'adminis-
tration des travaux publics était pour cette raison forcée d'exécuter des rechargements en régie.
La production des plâtrières a augmenté d'un millier de m 3 par rapport à l'année précédente.
La journée de huit heures, que les ouvriers des carrières ne réclamaient pas, exercera une
influence très fâcheuse sur cette industrie.
Ardoisières.
La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres
suivants pour les deux dernières aimées
Années.
Nombre
des
exploitations
Nombre des
ouvriers occupes
sous
terre
au
jour
PRODUCTION
Spécification
ardoises1)
éviers2)
dalles3)
ardoises
éviers
dalles
Quantités
8.488
1.810
7.329½
1.873
Prix (fr.)
105 00
15 00
12 50
382 00
32 00
20 00
QUANTITÉS
employées
dans le
Grand-Duché
2.625
2.884
vendues
à
l'étranger
5.863
1.799
4.452½
1.698
La production des ardoises, après s'être légèrement relevée en 1917, est retombée de nouveau
1) En mille. — 2) En pièces. — 3) En mètres carres.
Non ou elle
au-dessous du niveau de 1916 elle n'atteint plus aujourd'hui le tiers de la production de l'avant-
guerre.
Les prix de revient ont subi une hausse extraordinaire provoquée par l'augmentation conti-
nuelle des salaires et des matériaux de tout genre nécessaires à l'exploitation, tels que explosifs,
charbons, bois, huiles, graisses, carbid, pièces de rechange, etc. Les augmentations ont porté
le prix de revient au double. Les prix de vente, comparés à ceux de l'année précédente, renseignent
une hausse de 200 à 300% suivant les dimensions et les formes.
Si l'allure des ventes a été satisfaisante, des difficultés de transport ainsi que les fréquentes
interruptions du trafic sur le cantonal par les autorités militaires gênaient beaucoup les expéditions.
Par suite, de fortes quantités d'ardoises sont restées sur chantier. Les débouchés de l'industrie
ardoisière n'ont pas varié; ses produits ont été placés à l'intérieur du pays, mais principalement
dans les pays du Zollverein.
L'orientation future du Grand-Duché ne laisse pas que de préoccuper vivement cette industrie.
Le schiste des ardoisières de Haut-Martelange, Martelange-Rombach et Perlé, par sa structure,
ne se prête pas facilement à la fabrication d'ardoises minces, comme celles qui sont employées en
France et en Belgique, soit de 2½ à 3½ mm. au lieu de 5 à 6 mm. chez nous et dans les climats plus
rigoureux. C'est principalement pour cette raison que depuis une quarantaine d'années nos pro-
duits se conforment ou plutôt devaient se conformer spécialement aux besoins de l'Allemagne,
qui, eu égard à son climat, demande des ardoises assez épaisses. En vue d'une exploitation ration-
nelle les ardoisières devaient adapter leurs produits aux besoins de leur clientèle. Les neuf dixièmes
de la production se vendaient en Allemagne, en Autriche-Hongrie, en Russie et dans les pays
levatins; le reste se vendait presque exclusivement sur place.
L'art de l'industriel ne peut rien sur la nature du schiste. Il ne faut pas songer non plus à
voir se modifier les préférences du bâtiment français et belge au point de vue de l'épaisseur des
ardoises. L'avenir de cette industrie serait donc gravement compromis si l'exportation vers les
pays qui formaient ses débouchés devait être paralysée par des droits d'entrée trop élevés.
La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les six
dernières années
Faïencerie.
La production de la faïencerie de Septfontaines a été intérieure à celle de l'aimée précédente;
elle ne renseigne que 1,150,000 kg. Cette diminution est la conséquence de la raréfaction des ma-
Ardoises (mille)
28.072
14.010
12.339
7.803
8.488
7.329
Éviers (pièces)
Dalles (m3)
7.054
3.520
1.166
1.299
1.810
1.873
tières premières et des irrégularités dans les arrivages. Les ventes ont conservé une bonne allme
à des prix en hausse nécessités par l'augmentation correspondante des prix de revient. L'orienta-
tion de cette industrie ne s'est pas modifiée pendant les dernières années.
En même temps que la hausse des matières premières s'accentuait, leur qualité allait toujours
s' avilissant. De plus, ces matières n'arrivaient qu'en quantités insuffisantes, notamment les char-
bons, dont les prix avaient augmenté de 80 % comparativement à l'année précédente. Deux autres
facteurs de la hausse du prix de revient sont le relèvement des salaires et l'augmentation des prix
de transport.
Le recrutement de la main-d'œuvre s'entoure de difficultés croissantes. La pénurie de la main-
d'œuvre apprise s'accentue d'année en année, tandis que le rendement est en recul.
Mosaïques et carrelages céramiques.
Le volume de la production ne s'est guère modifié en 1917; il peut être estimé à 1.750.000 kg.
environ. L'industrie céramique a été défavorablement influencée par des difficultés sans cesse crois-
santes de se procurer les matières premières nécessaires. Les expéditions se sont heurtées à toutes
sortes d'obstacles, et dans le courant du dernier trimestre, la situation devenait intolérable par
suite de l'impossibilité absolue d'expédier les produits.
Les prix de production et de vente renseignent une hausse parallèle de 50 % environ. Le
renchérissement progressif des matières premières que nous constatons depuis le commencement
de la guerre s'est continué sans interruption; les prix pratiqués atteignent aujourd'hui le triple
des prix de l'avant-guerre.
Aux difficultés sans nombre provenant des arrivages précaires des matières premières et
de leur renchérissement ininterrompu sont venues s'en ajouter d'autres qui ont pesé lourdement
sur l'allure et les prix de la production : ce sont les augmentations continuelles des salaires et,
en dernier lieu, l'introduction de la journée de travail de huit heures. Malgré toutes ces difficultés
l'établissement de Wasserbillig a réussi à maintenir sa fabrication au niveau de l'année dernière.
Il est à craindre cependant qu'il ne réussisse pas, même au prix des plus grands efforts, à la main-
tenir à l'avenir.
Cette industrie occupe actuellement 110 à 120 ouvriers, soit le quart du nombre occupé avant
la guerre. Les salaires ont subi en 1918 une hausse de 40 %; comparés à ceux de 1914, la hausse
dépasse 100%. Le recrutement des ouvriers est toujours fort difficile, alors que les salaires pour-
suivent leur mouvement ascensionnel.
Industrie des ciments.
L'exercice écoulé a été, plus encore que ses devanciers, influencé par les effets de la guerre
mondiale. Si, grâce à des efforts incessants, les services ont pu être maintenus d'une façon à peu
près normale pendant la première partie de l'année, la production a été réduite pendant le second
semestre et les expéditions ont été très limitées vers la fin de l'année.
L'usine de Dommeldange, qui a produit 3.750.000 briques et moulu 12.243 tonnes de scories
pour engrais, a occupé 51 ouvriers. A l'usine de Rumelange, qui a occupé en moyenne 26 ouvriers,
la production est tombée à 5536 tonnes de ciment. L'usine d' Esch a occupé régulièrement de 100
à 120 ouvriers; elle a placé la majeure partie de sa production, qui n'a pas varié par rapport à
l'année précédente, dans le pays même, et seulement 3000 tonnes environ ont été expédiées en
Allemagne.
Les irrégularités des arrivages et le manque de charbon approprié ainsi que les difficultés
des approvisionnements et des transports en général ont exercé une influence fâcheuse sur la marche
de la fabrication. Les prix de revient ont subi nécessairement la répercussion du renchérissement
de toutes les matières, notamment du charbon, et de l'augmentation des salaires; ils ont été influ-
encés en une certaine mesure par le prix et la qualité des pièces de rechange. Une augmentation
proportionnelle est à signaler pour les prix de vente. L'introduction de la journée de huit heures
ne manquera pas d'exercer ses effets sur les frais de fabrication.
A l'augmentation des salaires, tant par suite du relèvement de leur taux que des primes de
vie chère, correspond une diminution du rendement des ouvriers qui est due à des causes multiples.
Briqueterie mécanique.
L'année 1918, comme les précédents exercices, a été caractérisée par des prix de revient très
élevés, auxquels l'augmentation des prix de vente n'a pu faire un contre-poids utile. Sauf les bri-
queteries de Bettembourg et de Mersch, aucune briqueterie mécanique n'a travaillé dans le paya.
La briqueterie de Bettembourg a fabriqué en 1918 3.700.000 briques ordinaires, radiales
et réfractaires, contre 3.400.000 en 1917. Elle a expédié 3.322.000 briques contre 3.808.000 en 1917.
La briqueterie de Mersch a fabriqué et expédié environ ½ million de briques, comme pour l'ex-
ercice précédent.
Sur le problème de la future orientation du pays, la briqueterie présente les desiderata suivants
Pour l'avenir, la briqueterie mécanique luxembourgeoise verra son développement influencé
par la solution du problème de notre orientation économique. En cas d'union avec la France,
elle pourra utiliser largement les débouchés de la Lorraine et du bassin de Longwy. Si, au contraire,
nous sommes liés à la Belgique, nous serons obligés de payer les droits de douane fort élevés pour
l'entrée des briques en France. La Belgique ne consommant guère de briques étrangères, mais
étant au contraire 'productrice de briques de campagne et autres, nous serions, en cas d'union
économique avec la Belgique, privés d'une part de nos exportations vers la France, et menacés
d'autre part d'une importation de produits belges. La situation deviendrait des plus critiques
pour notre industrie déjà si éprouvée.
En tout cas, la briqueterie ose espérer que les droits de douane proposés par la Chambre de
commerce pour l'importation des briques étrangères nous seront accordés.
Industrie des explosifs.
L'aimée 1918 a été, pour l'industrie luxembourgeoise des explosifs, la plus funeste de la guerre.
L'Allemagne, à bout de forces et de ressources, ne pouvant produire les quantités nécessaires de
matières premières, réservait en premier lieu sa production de nitrates et de soufre artificiels
aux fabriques de munitions de guerre. Les fabriques de Kockelscheuer, qui ne produisent que des
explosifs industriels, n'ont été approvisionnés que dans une faible mesure. Et c'est ainsi que pen-
dant toute l'année 1918 la production est allée diminuant continuellement pour se réduire presque
à néant les quatre derniers mois. La production totale a été de 443.100 kg,. de poudre de mine et
de 88.500 kg. d'explosifs de sûreté.
Le nombre des ouvriers occupés, qui était de 86 au commencement de l'année, est tombé
vers la fin de l'année à 67, dont 7 étaient occupés à la fabrication d'explosifs de sûreté. Pour pro-
curer un travail régulier à ses ouvriers, l'établissement de Kockelscheuer a entrepris, dans le cou-
rant de l'année, la fabrication d'huile de faînes et de colza et l'utilisation des marcs de raisins.
La situation de la tannerie n'a pas changé en 1918. Tous les cuirs ayant été réquisitionnés
par l'État, il n'existait pas de marché proprement dit, de sorte que la fabrication ne présente pas
le moindre intérêt.
Par arrêté du 28 juin 1918, les prix des peaux brutes avaient été augmentés de 75%. Les prix
ont été sensiblement réduits depuis, une première fois par l'arrêté du 30 novembre, et une seconde
fois par l'arrêté du 17 décembre.
La centralisation des peaux pour le compte de l'État a été continuée comme l'année précé-
dente. L'Office d'achat et de répartition renseigne pour l'année 1918 les mouvements suivants
A. Peaux.
Stock
au 31 dec. 1917
pièces
Bovidés
Veaux
6.324
Chevaux et poulains.
Moutons et agneaux
kg
14.964
23.631
8.147
1.206
Entrées
en 1918
pièces
26,
29.
2,
.489
.791
.408
.801
k
611.
104.
53.
6.
Sorties en tannerie
en 1918
g
pièces
18.
34.
kg
428.
123.
19.
2.
.883
.001
.747
Stock
au 31 déc. 1618
pièces
8.485
1.470
1.859
1.287
kg
197.974
5.452
41.906
4.310
B. Cuirs.
Cuirs pour semelles
Cuirs empeigne (empeigne et
veaux)
Stock
au 31 déc.
15.818
2.913
kg.
Entrées
en 1918
205.213
62.083
kg.
au
Total
31 déc.
221.032
64.997
kg.
Tannerie.
Des peaux données en tannage, les tanneries ont livré à l'Office 205.213 kg. de cuir semelle
(vache et cuir fort), 62.083 kg. de cuir empeigne (vache en huile et veaux) et 4.038 kg. de cuirs
pour harnachement. L'Office a réparti en 1918 pour la fabrication de chaussures 161.021 kg. cuir
semelle, 58.866 kg. cuir empeigne et 9.643 pieds carrés boxcalf et rindbox.
Pendant le même exercice, l'Office a fait fabriquer 31.874 paires de chaussures dont 27.780
paires ont été réparties vers la fin de l'année.
Ganterie.
Les difficultés sans nombre que nous avons signalées pour les trois premières années de guerre
se sont continuées, pour s'exacerber toujours, en 1918. L'Allemagne se refusait systématiquement
à laisser nos fabricants s'approvisionner sur ses marchés de peaux et autres articles indispensables
à la fabrication; elle s'opposait encore au libre transit à travers son territoire des matières pre-
mières achetées dans les pays neutres, obligeant ainsi les acheteurs à résilier les marchés conclus;
enfin elle écartait nos fabricants des répartitions de peaux faites de temps en temps aux fabricants
allemands, malgré les réclamations de notre industrie gantière qui s'autorisait du Zollverein pour
demander le même traitement sous ce rapport que la concurrence allemande.
Toutefois, la ganterie avait des prétentions fort modestes: elle se serait contentée de petites
quantités qui lui eussent permis d'occuper tant soit peu ses vieux ouvriers acculés à la misère.
Mais ses démarches et instances demeurèrent sans effet. Le mauvais vouloir des autorités alle-
mandes éclatait partout. Il cachait évidemment un parti pris: croyant le moment venu pour se
débarrasser d'une concurrence gênante, l'Allemagne visait la ruine de la fabrication luxembour-
geoise. Les branches qui sont tributaires de la ganterie, comme la mégisserie, la teinturerie, etc.
n'ont guère souffert dans une mesure moindre; elles étaient réduites à un chômage complet.
En résumé, une industrie qui occupait en temps de paix 2000 à 2500 ouvriers et ouvrières,
se trouve aujourd'hui presque anéantie. Le personnel ouvrier est sans travail et sans ressources.
Du chef des salaires, nous constatons pour les quatres années de guerre un déchet qui se monte à
des millions. L'industrie gantière est en instances auprès du Gouvernement aux fins d'obtenir
de la part des auteurs responsables de cette situation une indemnité procurant à son personnel
ouvrier une compensation équitable pour les pertes subies. Elle espère que nos pouvoirs appuieront
ces revendications avec la dernière énergie.
L'armistice n'a pas apporté à la ganterie les adoucissements de ses maux auxquels elle était
en droit de s'attendre. L'impossibilité persiste de faire entrer les peaux achetées on Hollande
depuis plus de deux ans. Hier, on prétextait que l'occupation de notre territoire par les Allemands
était un obstacle pour la sortie de nos marchandises. On se demande quelles raisons on peut invo-
quer, aujourd'hui, pour laisser subsister cet état de choses.
Accablée de toutes parts, il y a peu d'espoir pour cette industrie de pouvoir se relever de sitôt.
Dans tous les cas, il lui faudra, indépendamment des sacrifices financiers inévitables, un temps
assez long pour reformer son personnel ouvrier.
Écorces à tan.
Les prix des écorces qui s'étaient fixés fin 1914 aux environs de 4 fr. la botte de 26 kg.. s'avan-
cèrent progressivement en 1918 jusqu'à 8 fr. L'année 1916 amena une nouvelle hausse. Pondant
les deux exercices suivants, les prix partaient au commencement de chaque année de 10 fr. environ
pour s'élever jusqu'à 18 fr. à mesure que diminuaient les quantités disponibles. Depuis l' armistice
le marché est nul.
L'écorçage a été particulièrement actif pendant les deux dernières années. Si, à cause de la
dépréciation des prix, l'écorçage ne sollicitait que médiocrement les acheteurs avant la guerre, la
hausse considérable des prix qui commençait à se dessiner vers la fin de 1914, les engageait à pousser
l'exploitation aussi vigoureusement que possible. La récolte des années 1917 et 1918 réunies peut
être évaluée à 1½ millions de bottes.
La quantité employée régulièrement dans le pays-même pendant la guerre a été de 100.00 )
bottes par an environ. Le reste de la récolte a été exporté en Allemagne. Au mois de mars, les stocks
de la dernière récolte encore disponibles dans le pays étaient évalués à 3—400.000 bottes.
Brasserie.
Des quatre derniers exercices, pendant lesquels la brasserie a travaillé dans des conditions
nullement rosés, l'exercice 1917-18 a été pour cette industrie le plus défavorable. A mesure que
la guerre se prolongeait, la situation financière de la brasserie empirait. La production, qui a été
en 1913-14 de
307.795 hl.
en 1914-15 de
210.602
en 1915-16 de
127.390
en 1916-17 de
85.000
est descendue en 1917-18 à environ 50.000 hl, chiffre qui représente environ 16% de la production
normale avant la guerre.
L'allure si défavorable de Ja brasserie est à attribuer: à la diminution continuelle de la con-
sommation par suite de la crise générale, d'une part, aux prix fantastiques des matières premières,
du combustible et de tous les articles de brasserie, ainsi que des fourrages, etc., qui, loin de subir
une diminution, ont suivi une progression ascendante, d'autre part, et enfin à la hausse ininter-
rompue du prix de la main-d'œuvre.
Heureusement, il nous est permis d'augurer d'un meilleur avenir. La paix, que le monde
attendait avec impatience, étant signée, nous pouvons espérer que l'industrie en général se res-
saisira bientôt et que les affaires de la brasserie reprendront peu à peu leur marche normale.
Distillerie.
Au cours de la campagne 1917-18, 51 distilleries agricoles ont travaillé ensemble 424.425 kg.
de betteraves.
Le nombre des établissements travaillant des fruits, qui était descendu à 860 au cours de la
campagne précédente, est remonté à 1097. Ces établissements ont travaillé ensemble 106.795 hl.
92 de fruits.
Les droits d'accise payés à l'État se sont élevés à 217.188 mk., les droits d'exploitation à
1648 mk contre respectivement 104.070 mk. et 195 mk. pour la campagne 1916-17.
Industrie textile.
L'industrie textile, au point de vue de bon organisation et de l'allure de la production, n'offre
aucun changement sensible par rapport à l'année précédente. Trois établissements, les Draperies
de Schleifmuhl, la fabrique Demuth frères d' Esch-s.-Sûre et les Draperies de Larochette, ont été
occupés exclusivement pour le compte de l'Office des tissus de l'État; les autres établissements
ont complètement chômé.
La fabrication n'a pu so continuer qu'au milieu des plus grandes difficultés. Au point de
vue de son approvisionnement en matières premières, l'industrie textile était limitée aux quantités
absolument insignifiantes de laines indigènes, auxquelles venaient s'ajouter les quelques lots
importés en contrebande et les chiffons qui lui étaient fournis par les soins de l',Office des chiffons.
Avec ces matières premières, de qualité fort douteuse, il s'agissait de fabriquer une quantité aussi
forte que possible d'étoffes ordinaires destinées aux classes peu aisées. De plus, le travail était
sérieusement entravé par le manque des cardes de filature ainsi que des huiles d' ensimage.
Toute la fabrication était livrée à l'Office des tissus, qui a pu satisfaire ainsi aux demandes
pressantes du public. Créé en 1917, cet Office a puissamment contribué, pendant les deux dernières
années de guerre, à atténuer la crise de l'habillement qui avait commencé à prendre un caractère
alarmant. Son chiffre d'affaires, c'est-à-dire le montant des ventes réalisées contre bons d'achat,
atteignait en moyenne un demi-million de francs par mois.
Avec l'armistice, l'Office cessa ses achats. 11 se borne, depuis, à écouler les marchandises sur
magasin. A l'heure actuelle, la liquidation des stocks est à peu près terminée.
Les perspectives de l'industrie textile sont peu encourageantes: l'incertitude des appro-
visionnements en matière premières domine en ce moment la situation.
Commerce des chiffons. — L'organisation du commerce des chiffons a continué à fonctionner
pendant l'année 1918 et les affaires n'ont pas changé d'allure. Les chiffons étaient réservés pour
l'alimentation des draperies et centralisés par l'Office des chiffons, créé en 1917. Cette situaton
changea brusquement avec l'armistice. Les manufactures de draps cessèrent leurs achats, et
l'Office, devenu superflu désormais, cessa ses opérations.
Néanmoins, le commerce n'a pu être repris depuis cette époque, les transactions avec les
pays voisins étant interrompues. Les prix ont baissé d'une manière sensible. La situation actuelle
n'est guère rassurante. Il est probable que les prix continueront à baisser, et le commerce intérieur
se heurtera alors à de grandes difficultés dans l' importation des chiffons non triés qui est indis-
pensable pour occuper les ouvriers et ouvrières.
Industrie du vêtement.
Trois firmes, une de Luxembourg et deux de Larochette, ont continué d'alimenter l'Office
des tissus de l'État en vêtements confectionnés. Ces firmes étaient pleinement occupées pendant
les sept premiers mois de l'année; ensuite le travail se ralentissait considérablement par suite de
l'insuffisance des tissus qui commençait à se faire sentir dès le début du deuxième semestre. Après
l'armistice, le travail s'est borné à confectionner le reste des tissus encore disponible. Les trois
firmes ont fourni à l'Office des tissus 17.630 costumes d' ouvriers et 5574 chemises de toile.
Industrie des tabacs.
L'allure de la fabrication ne s'est guère modifiée par rapport à l'année précédente: la pro-
duction totale peut être évaluée à 330.000 kg. de tabacs à fumer, cigares et cigarettes. La presque
totalité de cette production a été livrée à la consommation intérieure.
L'augmentation considérable du prix de revient s'est répercutée nécessairement sur les prix
de vente qui renseignent une augmentation correspondante. Comme la consommation se porte
de préférence sur les tabacs à fumer coupe fine qui, aux prix actuels, rangent dans la position
« Zigarettentabak», soumise à l'impôt de la banderole lequel est gradué suivant les prix de vente
au détail, ces redevances fiscales ont contribué, à leur tour, à la hausse très sensible des prix de
vente. Il en est de même pour les cigarettes.
Par suite de l'insuffisance des approvisionnements et de l'impossibilité de les compléter, les
fabriques n'ont pu livrer à la consommation les quantités demandées. Aussitôt après l'épuisement
des stocks en magasin, c'est-à-dire peu de temps après le commencement de guerre, les difficultés
des transports et des approvisionnements se sont fait sentir, amenant la diminution successive
de la production et le chômage temporaire de la plupart des fabriques. Les prix des matières pre-
mières: tabacs, papier, imprimés, etc. ont poursuivi sans interruption leur marche ascendante.
Pendant les dernières années l'industrie des tabacs du Grand-Duché était complètement
à la merci des autorités allemandes, de la « Tabakhandelsgesellschaft» à Brème et à Mannheim,
tant pour l'achat des tabacs du Palatinat que pour les importations éventuelles qui dépendaient
d'un permis de transit. Comme les récoltes allemandes de tabacs en feuilles ne suffisaient pas pen-
dant cette période aux besoins de la consommation intérieure, les prix sont restés élevés et les
quantités abondonnées au Grand-Duché atteignirent à peine le tiers de ce que l'industrie achetait
au temps normal. La Hollande, qui offrait autrefois de sérieuses ressources au commerce des tabacs,
avait elle-même pénurie de tabacs bruts en 1918 et ne pouvait rien nous fournir.
Depuis la dénonciation de l'union douanière, c'est-à-dire depuis fin 1918, le marché allemand
s'est fermé à notre industrie. Les tabacs allemands seront soumis désormais à un droit d'entrée
comme les tabacs exotiques. Les perspectives de l'industrie des tabacs sont donc peu rassurantes.
La diminution de la fabrication a eu pour conséquence une diminution du nombre des ouvriers.
Ceux des ouvriers qui avaient pu trouver d'autres occupations n'ont pas été remplacés et les fa-
briques n'ont conservé que les équipes nécessaires, mais à pleins salaires, même si elles ne sont
occupées que partiellement. Les augmentations de salaires ont été maintenues et des indemnités
supplémentaires ont été allouées aux ouvriers sous forme de primes de renchérissement. On peut
admettre que, par rapport au rendement, les prix de la main-d'œuvre ont triplé pendant la guerre.
L'orientation nouvelle du Grand-Duché place l'industrie des tabacs en face d'un problème
extrêmement grave. En cas d'une union économique avec la France, elle doit compter sur son
absorption par la régie. Elle disparaîtrait ainsi comme industrie libre.
Une union économique avec la Belgique lui permettrait, il est vrai, de continuer son existence
propre. Mais elle devrait obtenir, pour vivre, le même régime fiscal et douanier que les fabriques
belges ainsi que le droit de s'approvisionner de tabacs bruts provenant de la culture indigène belge.
Imprimerie.
La situation de l'imprimerie, satisfaisante dans son ensemble, n'a guère varié par rapport
à l'année précédente. Les fournitures d'imprimés pour les services de ravitaillement et les divers
offices d'achat et de répartition ont contribué dans une certaine mesure à entretenir un courant
d'ordres assez régulier. Vers la fin de l'année, l'impression des bons de caisse de l'État et des bons
de monnaie des usines a fourni un supplément de travail appréciable à un certain nombre de firmes.
Le marché des papiers n'offrait qu'une marge assez restreinte, qui se rétrécissait toujours.
Il devenait de plus en plus difficile de se procurer les quantités nécessaires. Depuis l'armistice,
la situation ne s'est pas encore améliorée. Sur les marchés de l'Entente, qui s'offrent à notre appro-
visionnement, la pénurie est non moins grande tandis que les prix pratiqués sont fort élevés. Les
imprimeries ont été forcées de restreindre leurs acquisitions aux quantités indispensables et de
vivre des stocks dont elles disposaient encore. Les papiers à lettres, de fantaisie et de luxe étaient
à des prix inabordables.
Outre une augmentation de salaire de 2 fr. par jour dans le courant de l'année 1918, l'indemnité
de renchérissement est majorée de 25 fr. par mois à partir du 1er avril 1919; elle est uniforme pour
tous les ouvriers, sans distinction entre hommes mariés et célibataires.
L'introduction de la journée de huit heures n'a guère donné lieu à des difficultés. Comme
les ouvriers occupés aux machines à composer jouissaient déjà de la journée réduite, il a été rela-
tivement facile de généraliser la mesure et d'en faire bénéficier tous les ouvriers indistinctement.
Les prix élevés pratiqués pour les travaux d'impression, et que justifiait l'élévation extraor-
dinaire du prix de revient, n'ont pas été modifiés. La convention des tarifs, qui arrivait à son
terme à la fin de l'année 1918, a été prorogée provisoirement pour un nouveau terme d'une année.
Il paraissait indiqué de différer le remaniement des tarifs jusqu'à ce que l'orientation économique
du pays fût définitive et permît aux imprimeurs d'adapter leurs conditions à celles du pays avec
lequel nous contracterons.
Le livre est négligé par continuation. La réimpression des manuels classiques indispensables
ne tente que médiocrement les éditeurs: en présence de l'élévation des frais d'impression, elle ne
leur laisse qu'une marge de bénéfice absolument insignifiante.
Dans le journal nous remarquons un développement plutôt normal. La réduction du format
que la pénurie du papier imposait aux feuilles quotidiennes a été maintenu. Four compenser l'aug-
mentation du prix de revient, les éditeurs se sont vus forcés de procéder à un nouveau relèvement
du prix des abonnements de 0,50 fr. par trimestre.
La fabrique de papier de Manternach est arrêtée depuis le mois de septembre 1914, faute
de matières premières. Actuellement, la difficulté des transports est encore une entrave à la remise
en marche de l'usine. Grâce à ses stocks de papiers, la fabrique a pu alimenter une partie de la clien-
tèle du pays.
Horticulture.
La situation de l'horticulture ne renseigne aucun changement appréciable par rapport à
l'année précédente.
L'exportation des rosiers a été nulle. Depuis l'armistice, les expéditions en Allemagne, notre
unique débouché pendant la guerre, ont cessé. Les ventes locales ont été insignifiantes pendant
toute l'année.
L'arboriculture et la floriculture renseignent un marché plus régulier. Leurs produits ont
été placés dans le pays-même dans des conditions satisfaisantes.
Les frais généraux de l'horticulture continuent d'augmenter par suite de la hausse consi-
dérable des salaires et des matières premières. Pour s'adapter à la situation nouvelle, les horti-
culteurs se voient obligés d'augmenter sensiblement le prix de leurs produits.
La culture maraîchère a travaillé dans d'excellentes conditions. Grâce aux prix maxima,
elle a pu réaliser des prix de vente supérieurs à ceux de l'année précédente.
Conserves de légumes.
La production de l'établissement de Beaufort, qui, en temps normal, atteint en moyenne
125.000 boîtes-litres par an, est en forte diminution : elle ne renseigne que 31.000 boîtes-litres,
soit encore une diminution assez sensible par rapport à l'année précédente. La fabrication a été
gênée par la pénurie de la main-d'œuvre et le manque de fruits à travailler, conséquence de la
récolte déficitaire due en majeure partie à la mauvaise qualité des semences. Comme la demande
dépassait considérablement l'offre, la production a été écoulée rapidement: elle a été vendue
en totalité à l'intérieur du pays à des maisons de gros et à l'Office d'achat et de répartition.
Les prix de vente, obéissant à la poussée des facteurs qui contribuent à leur formation, ont
continué leur mouvement à la hausse. Ces augmentations résultent aussi bien des fortes demandes
de la consommation et du relèvement des salaires que du renchérissement de toutes les matières
nécessaires à cette industrie, houille, emballages, etc. Les prix des semences se sont acheminés
vers 5 à 600 fr. les % kg. ; le fer blanc, l'étain et la benzine n'ont été obtenus qu'à des prix fantas-
tiques.
Cette industrie a occupé régulièrement une cinquantaine d'ouvriers et ouvrières à des salaires
en augmentation de 33% sur ceux de l'année précédente. Depuis le début de la guerre, les prix
de la main-d'œuvre occupée à la fabrication des conserves ont augmenté de 250%.
Les quantités de blés abandonnées aux producteurs, celles confisquées par l'Etat pour le
ravitaillement des non-producteurs, ainsi que les quantités de farines obtenues et distribuées aux
communes de même que les prix faisaient l'objet d'une réglementation administrative. Le pour-
centage auquel les farines étaient tirées variait entre 82 et 94%, mais le tirage à 94% dominait.
Comme la récolte de 1917 n'avait donné qu'un rendement de 265.100 quintaux, la part restant
disponible pour le ravitaillement des non-producteurs et donnée en mouture à six meuneries ne
dépassait pas 84.391 quintaux auxquels venaient s'ajouter 13.491 quintaux d'orge, dont la farine
fut mélangée à celle du blé, déjà tiré à 94%. Malgré cet expédient, la larme aurait fait défaut sans
une fourniture de 51.656 quintaux de farine faite par l'Allemagne. Au lieu de farine la meunerie
avait réclamé vainement du blé en vue de s'assurer en travail régulier et de pouvoir utiliser les
issues, sons et remoulages.
Les frais de mouture ont été certainement plus élevés que pendant les années précédentes
ils ont subi une augmentation qui, suivant le chiffre de production des différents établissements,
oscillait entre 0,50 fr. et 1 fr. les % kg.
Malgré les chômages périodiques auxquels la meunerie était condamnée, le personnel a été
occupé sans interruption. Quoique les salaires aient triplé par rapport à l'avant-guerre, la main-
d'œuvre n'est que peu offerte en meunerie.
La nouvelle orientation économique place cette industrie en face d'un problème redoutable,
celui des débouchés.
Viticulture et commerce des vins.1)
En 1918, le vignoble luxembourgeois s'est fâcheusement ressenti de l'inconstance des condi-
tions climatériques qui ont caractérisé cette année.
Le bois bien aouté, les mannes très nombreuses justifiaient les prévisions les plus optimistes,
d'autant plus que les ceps n'avaient pas eu à souffrir de gelées printanières. Malheureusement,
le mois de juin déjà a dû, dans une mesure notable, réduire ces légitimes espérances. En effet,
les températures continuellement trop basses de ce mois provoquaient la coulure et le millerandage
de nombreuses grappes, en même temps qu'elles favorisaient l'action destructive de la cochylis.
l) Rapport présente par la Commission de Viticulture.
La récolte de 1918, sans être tout à fait normale, a été fortement supérieure à la précédente
et dépasse légèrement celle de 1916. Le rendement des quatre dernières récoltes peut être évalué
comme suit
Meunerie.
Froment
Seigle
Méteil
Ensemble...
Récolte 1915
144.715
126.120
181.063
451.898
Récolte 1016
(Quintaux métriques)
117.915
110.662
132.237
360.814
Récolte 1917
105.600
74.250
85.250
265.100
Récolte 1918
139.250
107.200
124.000
370.450
Si les journées chaudes de juillet et d'août ont réparé quelque peu ces dégâts en hâtant le déve-
loppement des raisins, le mois de septembre n'a nullement continué dans cette voie. Il s'est montré
fort revêche, et au lieu de mûrir les fruits, il n'a apporté que du froid et de la pluie. Les conditions
étaient toutes idéales pour le pullulement de la cochylis qui, dans maints endroits, a causé des
ravages considérables. Dans certaines côtes, notamment de Machtum et de Wormeldange, les
vignerons, pour ne pas abandonner toute la récolte à l'insecte vorace, se sont vu forcés à procéder
à la cueillette vers une époque où la véraison avait à peine commencé.
Entre le 10 et le 20 octobre, les vendanges battaient leur plein. La statistique établie par les
soins du Président de la Commission de viticulture accuse un rendement de 10.289 foudres de
mille litres. La qualité du produit est, en général, très médiocre Néanmoins, elle n'est pas sans
présenter de sensibles variations. A côté du verjus qui a été récolté vers la mi-septembre, il faut
noter un certain nombre de crus tout à fait potables. Rien ne documente mieux les écarts impor-
tants clans la qualité que la statistique des moûts dressée par le contrôleur des vins de concert
avec le chimiste du laboratoire bactériologique. D'après celle-ci, la densité à l'aréomètre d'Oechsle
oscille entre 42 et 80 degrés. L'acidité exprimée en acide tartrique varie entre 10.2 et 21.90‰.
Nous avons signalé dans notre dernier rapport qu'au mois de mai 1918 les prix du vin attei-
gnaient 6000 fr. Depuis cette époque, les cours montèrent avec une vitesse prodigieuse. Aux mois
d'août et de septembre, les vins ordinaires se vendaient couramment 10.000 fr. les 1000 litres.
La défense d'exportation décrétée par Monsieur le Directeur général de l'agriculture, tout en n'ap-
portant nul profit à la classe des consommateurs du pays, a arrêté cette courbe ascendante et a
été la cause de ce que de fortes quantités, de vins de la récolte de 1917 sont restées invendues dans
les celliers des vignerons. Cela d'autant plus, que les événements précédant la fin de la guerre et
puis la conclusion de l'armistice ont paralysé pendant des mois tout le commerce. A présent, le
vin qui, en septembre 1918 valait 10.000 fr., trouve à peine des acheteurs à 3500 fr.
Les 1918 sont cotés de 1700 à 2500 fr. selon la qualité. Certains crus privilégiés se sont vendus
à 3000 fr. et au delà. Les droits d'entrée en Allemagne s'élevant à 700 mk. environ par foudre, y
compris le tonneau, ainsi que la dépréciation du cours de l'argent dans ce pays qui a été, depuis
longue date, le principal client de la Moselle luxembourgeoise, sont causes de la stagnation marquée
dans les transactions de vins. Les chances de l'avenir sont encore bien incertaines dans toute cette
branche.
Produit de la récolte des moûts de 1918.
Commune
Bous.
Burmerange.
Section
Bous
Erpeldange
Rolling- Assel
Burmerange
Elvange
Emerange
Nombre de foudres
par
localité
commune
Commune
Dalheim.
Echternach.
Flaxweiler.
Grevenmacher.
Lenningen
Manternach.
Mertert.
Mompach.
Mondorf
Remerschen.
Remich.
Rosport.
Stadbredimus.
Waldbredimus.
Wellenstein.
Wormeldange.
Vianden.
Section
Dalheim
Filsdorf-Welfrange
Echternach
Beyren
Gostingen
Flaxweiler
Niederdonven
Oberdonven
Grevenmacher
Canach
Lenningen
Lellig
Manternach
Munschecker
Mertert
Wasserbillig
Born
Moersdorf
Herborn-Givenich
Ellange
Mondorf
Remerschen
Schengen
Wintrange
Remich
Girst
Hinke
Rosport
Greiveldange
Stadbredimus
Trintange
Waldbredimus
Bech-Kleinmacher
Schwebsingen
Wellenstein
Ahn
Ehnen
Machtum
Wormeldange
Vianden
Nombre de foudres
par
localité
1.5
396.5
commune
1.5
396.5
10.289
Vins de Champagne.
E. Mercier et C°., succursale de Luxembourg.
La maison E. Mercier et Co. a repris au mois de mars dernier les expéditions, qu'elle avait
suspendues pendant plusieurs années en raison de l'occupation du Grand-Duché par leb Allemands.
Pendant la guerre une partie des établissements a été occupée par le bureau de répartition
des vivres, une autre partie par la Fédération des comices agricoles.
Le stock des vins en cave, mis en bouteilles avant la guerre, est très important. Depuis le
mois de mars, un chantier de dégorgement est en activité. La maison Mercier occupe en ce moment
27 ouvriers et 6 femmes.
Pendant ces derniers mois, la plus grande partie de la production a été écoulée en Belgique,
mais dès que la situation sera stabilisée, la maison Mercier envisage la reprise des affaires avec
l'Alsace et la Lorraine et aussi avec l'Allemagne. Quant au Grand-Duché de Luxembourg, l'impôt
de 3 fr. 75 par bouteille a réduit la vente dans des proportions considérables. Cet impôt a mis la
succursale de Luxembourg en situation désavantageuse en comparaison des vins de Champagne
mis en bouteilles en France.
Les Oseraies de Kopstal continuent à être cultivées ; 21 personnes sont occupées dans les
plantations. La récolte de l'année a été blanchie et vendue en France. Le prix de l'osier blanc rend
en ce moment l'emballage en caisses moins cher que l'emballage en paniers blancs.
Industrie du gaz.
Service du gaz de la ville de Luxembourg. — Marché des combustibles.
Les embarras de la guerre dominaient encore toute l'année 1918. Les concentrations des forces
militaires entraînaient des interruptions subites dans les transports par chemin de fer : les stocks
de charbons se remplissaient et se vidaient presque régulièrement. Les périodes de pénurie étaient
les plus difficiles, parce qu'elles obligeaient les gaziers à recourir à toutes sortes de charbons d'un
prix inabordable et d'une qualité insuffisante. Mais comme nos provisions n'étaient pas complète-
ment épuisées, l'usine n'était pas dans la nécessité de devoir arrêter complètement. Dans les pé-
riodes de circulation normale, les arrivages étaient si considérables que la manutention et le camion-
nage s'en trouvaient sérieusement compliqués. Tandis que les villes allemandes durent rationner
et réduire leur débit, faute de charbon, l'industrie du gaz luxembourgeois était passablement appro-
visionnée, grâce aux prix exorbitants qu'elle payait.
La hausse des charbons que nous constatons depuis le commencement de la guerre, s'est con-
tinuée en 1918. Le tableau comparatif ci-après permet de juger de l'intensité du mouvement (les
prix s'entendent par tonne prise au charbonnage)
mk. 16,00
15,60
15,60
14,30
14,30
14,30
mk. 15,30
17,50
18,50
36,15
53,10
Le prix de 53,10 marks est la moyenne de trois prix différents : 58 marks, 56 marks et 45,30
marks. Le grand écart entre ces chiffres laisse reconnaître le désarroi du marché; encore ces chiffres
se rapportent-ils à des marchés passés directement avec les charbonnages. Si des embarras momen-
tanés imposaient la nécessité de s'adresser au commerce, il n'était pas rare de devoir payer des
prix de 800 marks par wagon pris au charbonnage.
Alors que les charbons, les salaires et les frais de transport augmentaient dans des propor-
tions inouïes jusqu'à ce jour, seuls les prix du gaz sont restés à leur ancien niveau, malgré les propo-
sitions réitérées de l'administration de les proportionner aux frais d'exploitation. Les motifs qui
ont déterminé le conseil échevinal à grever les générations futures des embarras actuels se conçoivent
difficilement : une perte de 317.000 fr. sur l'exercice 1918 est le résultat de cette politique. Ces
prix disproportionnés ont fait du gaz le combustible par excellence et son emploi s'est généralisé
dans une proportion insoupçonnée: le débit a augmenté de 12,4% et s'est élevé à 3.527.940 m3.
Sa production a demandé 13.220 tonnes de houille, ce qui correspond à un rendement de 26,70 m3
pour % kg.
Cette forte augmentation ainsi que la qualité très insuffisante de la houille ont entraîné une
surcharge excessive de l'usine. Autrefois, le rendement normal avait été de 3 0 % ; une réduction
de la qualité du gaz entraînait l'augmentation de la quantité de houille distillée. Mais cette aug-
mentation du volume était irréalisable, faute de fours disponibles. La place manque pour en con-
struire de nouveaux, et même si les nombre des fours était suffisant, les appareils et la tuyauterie
seraient trop étroits pour donner passage à un plus fort volume de gaz. Il ne restait plus d'autre
ressource que de réduire la consommation du gaz : l'éclairage public fut réduit à sa plus simple
expression, mesure qui cadrait d'ailleurs avec les précautions prises contre le danger des aviateurs.
Mais elle ne suffisait pas; il fallait encore suspendre le débit du gaz pendant certaines heures de
journée. Ce rationnement portait sur la matinée, de 8 à 10 heures depuis le 26 novembre jusqu'au
30 janvier, et sur l'après-midi, de 1½ heures à 4 heures depuis le 5 novembre jusqu'au 25 février.
L'usine a produit environ 800 tonnes de goudron placées en Allemagne au prix exorbitant de
40 marks les % kg. en moyenne. Les recettes extraordinaires réalisées sur ce produit ont contribué
pour une large part à équilibrer les pertes résultant de la hausse des charbons; sans elles, les pertes
auraient été plus sensibles encore.
Le coke a été entièrement placé chez la clientèle privée de la ville et dans les établissements
communaux. L'approvisionnement de la population urbaine a absorbé 5800 tonnes, vendues en
moyenne au prix très bas de 50 fr. la tonne.
L'État, en prévision des difficultés qui se dessinaient sur le marché des combustibles, avait
acheté de grandes quantités de toutes sortes de charbons. Mais le dénouement de la guerre se fai-
sait pressentir et les marchés ne furent effectués que fort incomplètement. La ville s'était égale-
ment assuré une centaine de wagons pour suppléer aux provisions des particuliers ; mais au moment
de faire les provisions, l'armistice survint et les fournitures furent subitement arrêtées.
Cependant, on avait commencé assez tôt avec les provisions pour pouvoir emmagasiner envi-
ron 850 tonnes auxquelles venait s'ajouter un stock de 160 tonnes de l'année précédente, de sorte
que les réserves disponibles atteignaient environ 1000 tonnes. Les combustibles qui ne se prêtaient
pas à l'usage domestique furent employés au chauffage des établissements publics et des bains ; l'usine
à gaz, qui, d'ordinaire, approvisionnait ces établissements, fut déchargée et put réserver sa pro-
duction aux particuliers.
Le mode de distribution de l'année précédente fut maintenu : on laissait aux particuliers le
soin d'enlever leurs provisions eux-mêmes. Le but de cet approvisionnement n'étant pas» de sup-
planter le commerce, mais de suppléer aux insuffisances, il fallait éviter l'accaparement des pro-
visions par quelques-uns, les plus aisés. Ce n'étaient que les moins aisés qui se chargeaient eux
mêmes d'emmagasiner leurs provisions.
La quantité délivrée à un ménage, sur production de son ticket de pain, était de 250 kg. ; les
prix ont varié suivant les combustibles: anthracite 6 fr., demi - gras 5 fr., boulets 3,40 fr., briquettes
«Union» 4 fr. les 50 kg.
La vente en détail aux particuliers absorbait 500 tonnes. Sur les prix ci-dessus des bénéfices
n'ont pas été réalisés, les recettes balançaient à peu près les dépenses. Cette distribution de com-
bustible, ajoutée à la production de coke de l'usine à gaz, était juste suffisante pour couvrir les
besoins de la population.
Assurances.
Four les diverses assurances sociales, nous sommes en situation de faire suivre, comme par
le passé, les plus récents bilans. Malheureusement, les éléments de statistique nous font encore
défaut pour les diverses sections de l'assurance privée. Les compagnies ayant leur siège dans les
pays de l'Entente, avaient en majeure partie cessé toutes opérations dans le Grand-Duché durant
l'occupation allemande. L'armistice n'ayant été signé qu'en fin d'exercice et les déplacements
s'étant maintenus excessivement laborieux pendant ce court laps de temps, il n'a plus été possible
de tirer au clair bien des situations embrouillées après plus de quatre années d'isolement. Force
nous est donc de remettre à l'année prochaine les statistiques fort instructives concernant les
branches «Vie» et «Accidents».
La première de ces branches a, durant la guerre, prit un développement franchement inespéré,
surtout dans les milieux ruraux. Ce phénomène réjouissant est en première ligne imputable à
la méfiance générale à l'égard du papier-monnaie allemand pour lequel nos populations agricoles
cherchaient avidement un emploi quelconque. C'est ainsi que de nombreuses polices ont été réa-
lisées dans nos campagnes avec payement anticipatif de plusieurs annuités. Par contre, beaucoup
de contrats ont été passés à bon escient par des cultivateurs plus éclairés, lesquels n'avaient attendu
que cette période de prospérité pour assumer l'obligation de régler annuellement des primes rela-
tivement élevées.
Nos agronomes commencent à s'industrialiser. Ils comprennent fort bien que, tout en grevant
leurs budgets de charges occasionnées par des assurances de toute nature, ils arrivent à parer
à toutes les éventualités. En d'autres termes, ils renoncent spontanément à un faible pourcentage
du bénéfice espéré pour se garantir ce bénéfice d'une façon quasi certaine. Pourquoi d'ailleurs
l'agronome avisé ne chercherait- il pas à son tour à convertir sa productivité en capital en prévision
de sa disparition prématurée, alors que sa profession l'expose continuellement à des accidents de
toute nature?
Pour ce qui concerne les assurances contre l'incendie, nous sommes en mesure de faire suivre
ci - après la statistique interrompue par les événements, complétée jusqu'à 1916.
RECETTES
Année
Sommes perçues en
Total
Primes
1.419.131
1.478.726
1.604.161
1.608.952
1.550.877
1.613.460
1.675.553
Intérêts
5.048
5.498
5.495
6.143
3.309
5.862
3.525
Divers
101.010
80.146
180.795
132.290
223.149
102.090
109.686
des
recettes
1.525.189
3.564.370
1.766.402
1.747.385
1.777.335
1.721.412
1.788.764
DÉPENSES
Sommes dépensées pour
Restitu-
tion de
primes
8.777
7.395
16.794
20.569
9.008
5.575
6.118
Réassu-
rances
;330.309
347.878
314.128
392.942
392.360
432.025
478.001
Pertes
805.629
1.280.245
1.113.864
848.729
879.357
693.840
421.461
Provi-
sions
180.070
223.128
338.500
205.881
173.357
197.555
217.932
Fiais
d'admi-
nistration
246.135
1250.748
160.282
.274.846
268.196
282.364
2299.450
Divers
59.107
67.096
66.279
73.701
74.212
83.633
69.128
Total
des
dépenses
1.630.021
2.176.497
2.009.849
1.816.660
1.796.221
1.694.992
1.492.090
Incendie.
Les chiffres connus jusqu'à ce jour confirment une constatation faite durant la guerre
dans tous les pays, tant de l'Entente que des empires centraux : forte diminution quant au
nombre des incendies. Ce fait ne ressort pas assez clairement du résultat final des opérations dans
le Grand-Duché. En effet, l'industrie avait fourni quelques gros sinistres, à commencer par le
moulin de Dommeldange complètement détruit en 1917. Par l'exiguïté des affaires locales, le
moindre sinistre sortant de la normale, risque de compromettre sérieusement l'équilibre. C'est ce
qui donne à réfléchir à certains adeptes de la mutualité. Ils avouent que, notamment pour la
grosse industrie, le pays est trop petit pour la saine application de la loi du nombre.
La sensible diminution d'incendies, surtout dans les risques agricoles, pourrait faire admettre
qu'au cours des années normales, la spéculation ait joué le principal rôle dans la fréquence des
incendies. Manifestement pendant les années de guerre il n'y avait guère à spéculer sur un incendie
à moins de donner l'éveil par de brusques et excessives majorations de la police. En effet, les relè-
vements des capitaux assurés faits en bon père de famille, se sont montrés insuffisants lors des
expertises, car le renchérissement avait progressé régulièrement entre la mise au point de la police
et la date de l'incendie.
Même pour le cas théorique de la police conforme, l'assuré doit aller au-devant d'une perte
quasi certaine. Entre l'expertise faite sur la basé des prix du jour et la date du remploi, la hausse
suit généralement sa marche progressive et l'indemnité touchée se montrera fatalement insuffi-
sante. Tant que la cherté du bâtiment subsistera et vu l'incommensurabilité des destructions de
près de cinq années il n'y a pas à prévoir une amélioration de la situation, le sinistre de spécu-
lations ne sera guère à redouter par l'assureur. Si les sinistres se sont raréfiés, il y a lieu de rechercher
d'autres facteurs y ayant contribué pour leur part.
D'un côté, le recueillement général commandé par cette douloureuse catastrophe mondiale,
et, de l'autre côté, l'excessive cherté de l'alcool ont dû avoir une heureuse influence en diminuant
les incendies causés par l'ivrognerie. Le manque de pétrole, voire de tout autre luminaire, ne per-
mettait aux campagnards que de brûler parcimonieusement une seule lanterne pour toute l'exploi-
tation. De cette façon l'unique lanterne ne resta jamais abandonnée sans aucune surveillance.
En raison de leur cherté, les allumettes tramèrent moins à la portée des enfants toujours en quête
de gamineries scabreuses; de même la pénurie de tabacs peut avoir diminué le nombre des acci-
dents provoqués par imprudences de fumeurs. Ce serait donc du parti pris que de vouloir attribuer
la persistante rareté des incendies exclusivement à l'inopportunité temporaire du sinistre de spé-
culation.
Par contre, il est avéré qu'en dépit de toute vigilance, la bonne foi de l'assureur est quand
même parfois surprise, et ces méprises coûtent généralement fort cher à l'assureur. I l semble
incontestable aussi, qu'aux moments de crise les incendies volontaires deviendraient plus fréquents,
si, comme d'aucuns le prônent, les assurances étaient reprises par l'État.
En effet, l'assureur privé reste libre de vendre sa marchandise, la garantie, selon son bon
plaisir et ses intérêts commerciaux, et il refusera de traiter avec certains indésirables. Comme
contribuables, ces personnes auraient au contraire droit à l'assurance par l'État, tant qu'elles n'ont
pas été prises la main dans le sac.
RECETTES
1. Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du fonds de
réserve)
2. Intérêts de capitaux et autres produits
3. Droits d'entrée des membres effectifs
4. Droits d'entrée des membres honoraires
5. Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies)
6. Cotisations des membres volontaires
7. Avances (art. 46 de la loi)
8. Subventions des, patrons (art. 47 de la loi)
9. Remboursements pour prestations de secours
10. Remboursements de la part de
l'assurance-accidents
11. Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la Caisse
d'épargne et d'autres placements autorisés par le
Gouvernement, prélèvements sur le fonds de réserve.
12. Emprunts, avances du comptable, etc
13. Recettes diverses
Totaux
Caisses régionales
fr.
98.203,80
14.608,71
23.567,50
39,50
596.078,82
10.894,25
3.619,76
6.104,06
29.064,10
7.360,13
5.474,05
795.014,68
Caisses
de fabriques
fr.
123.939,84
58.639,58
25.677,72
31,25
1.531.365,56
4.372.41
70.866,97
2.430,31
1.487,83
5,034,95
34.770,73
92.554,28
115.486,03
2.066.657,46
Assurance - maladie.
Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1917.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
DÉPENSES.
Traitement médical
Médicaments et autres curatifs
Prestations aux membres et à leurs familles
Prestations, art. 16 et 19 de l'assurance - accidents
Prestations aux femmes en couches
Prestations en cas de décès
Frais d'entretien aux hôpitaux
Prestations aux convalescents après cessation des secours
Remboursements pour secours aux malades
Remboursements à l'assurance - accident s
Remboursements d'avances
Remboursements de cotisations et de droits d'entrée
Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et dotations du
fonds de réserve
Remboursements d'emprunts
Frais d'administration
Dépenses diverses
Totaux
125.574,45
124.939,19
254.121,90
4.699,40
780,00
10.454,87
66.987,74
481,00
10.448,47
57,50
1.693,21
10.164,06
8.578,38
73.353,20
7.308,86
699.142,23
385.006,26
312.450,01
897.394,31
16.759,26
7.630,30
29.590,25
127.006,96
395,00
12.591,76
16.925,79
21.225,00
828,67
70.415,59
4.756,95
21.963,84
15.411,18
1.940.351,33
1.
2.
3.
4.
5.
RECETTES.
Report de l'exercice antérieur
Avance des membres
Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1918
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1918
Intérêts du capital repr. des rentes en cours
fr
1.758.040,80
12.856,40
30.063,77
287.493,64
Bilans comparés des exercices 1910 à 1917.
Caisses régionales
Recettes
fr. 857.103,32
968.464,55
972.827,61
908.213,85
711.539,31
641.374,91
754.563,42
795.014,68
Dépenses
fr. 759.240,77
842.879,38
915.603,75
824.461,04
649.879,35
562.158,02
655.149,25
699.142,23
Caisse de fabriques
Recettes
fr. 1.195.399,40
1.355.018,65
1.514.499,75
1.644.344,79
1.387.461,01
1.301.888,76
1.601.389,97
2.066.657,46
Dépenses
fr. 1.145.939,73
1.284.204,32
1.459.779,93
1.566.030,09
1.329.865,41
1.196.435,20
1.477.432,38
1.940.351,33
Assurance - accidents.
Bilan de l'exercice 1918.
6.
7.
9.
10.
11.
13.
14,
15.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1918
Recettes suivant art. 18 de la loi
Part du Gouvernement aux frais d'administration
Remboursement du Gouvernement (art. 33 de la loi)
Amendes d'ordre
Versements d'arriérés
Recettes imprévues
Versements pour solde des membres
Recette suivant art. 22 de la loi
Amortissement (2% de fr. 157.343,01)
DEPENSES.
Indemnités pour accidents
Frais de traitement
Capital représentatif des rentes en cours
Fonds de réserve
Frais d'administration
Solde de 1917
fr.
712, 33
20.351,38
48.911,37
1.870,46
1.528.688,92
3.146,86
fr. 3.692.136,15
fr. 2.131.588,28
258.492,97
976.432,07
157.951,40
127.677,12
39.994,31
fr. 3.692.136,15
L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente le bilan suivant pour l'exer-
cice 1918
RECETTES.
1. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1918
2. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1918
3. Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1918
4. Recettes de l'art. 18 de la loi
5. Part du Gouvernement aux frais d'administration
6. Recettes imprévues
7. Versements pour solde des membres
8. Versements d'arriérés
9. Amortisation (2% de fr. 17.488,44)
fr.
252,93
1.513,87
9.071,37
23.434,18
421,14
296.680,42
349,77
fr.
331.723.68
Assurance - vieillesse et invalidité.
Bilan de l'exercice 1918.
1.
2.
3.
RECETTES.
Report de l'exercice antérieur
Cotisations des membres
Intérêts dus par la Banque Internationale du 31 décembre 1918
fr.
834.002,56
1.359.571,10
112.370,49
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
1.
2.
3.
4.
Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1918
Part du Gouvernement aux frais d'administration
Remboursements du Gouvernement (art. 130)
Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1918
Recettes de l'art. 6 de la loi
Recettes de l'art. 8 de la loi
Recettes de l'art. 14 de la loi
Recettes de l'art. 40 de la loi
Recettes de l'art. 43 de la loi
Recettes de l'art. 3 de la loi du 2 juin 1914
Versements d'arriérés des années antérieures
Amendes d'ordre
Recettes imprévues
Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort
Amortisation (2% de fr. 174.831,46)
DÉPENSES.
Indemnités (rentes - vieillesse et invalidité)
Frais de traitement
Frais d'administration
Fonds de réserve
fr.
284 69
96.456 29
113.327,45
172.954,84
493,21
3.272,05
28.090,68
47.174 19
1.066,51
125.000 00
5.756,35
1.215,51
3.496,63
fr. 2.904.532,41
fr.
243.829,11
785.695,83
202.736,63
1.672.270,84
fr. 2.904.532,41
Caisse d'épargne et Crédit foncier.
A. CAISSE D'ÉPARGNE.
D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1917, l'avoir des déposants,
y compris les dépôts faits par les communes, s'élevait au 31 décembre 1917, en principal et intérêts,
à 100.995.917 fr. Le chiffre correspondant était de 91.218.558 fr. en 1916, de 80.462.722 fr. en
1915 et de 67.191.424 fr. en 1914.
Le chiffre des versements a été de 15.968.517 fr. en 1913, de 13.837.687 fr. en 1914, de
20.929.618 fr. en 1915, de 29.614.284 fr. en 1916 et de 24.030.181 fr. en 1917. Les remboursements
se sont élevés à 16.206.119 fr. en 1913, à 14.829.674 fr. en 1914, à 9.741.585 fr. en 1915, à 21.277.235
fr. en 1916 et à 16.791.402 fr. en 1917. Les versements ont excédé les remboursements de 11.188.033
fr. en 1915, de 8.337.049 fr. en 1916 et de 7.238.779 fr. en 1917.
Le nombre des versements a été de 52.224 en 1917, soit en moyenne de 460 fr. Le nombre des
remboursements de 42.059, soit une moyenne de 399 fr. Le montant des versements est inférieur
d'environ 5,5 millions de francs au chiffre correspondant de 1916, alors que le nombre des opé-
rations de versement a diminué de 4652. Le montant des remboursements a diminué d'environ
4,5 millions de francs, alors que le nombre des opérations de remboursement a diminué de 2140.
Le nombre total des opérations de versement et de remboursement s'élève à 94.283 et porte sur
une somme de 40.821.583 fr. contre respectivement 101.075 opérations et 50.891.519 fr. en 1916.
Les livrets en circulation au 31 décembre 1917 atteignent le chiffre de 100.950, soit une augmen-
tation de 11.259. L'intérêt bonifié aux déposants s'est élevé à 2.506.934 fr., en augmentation
de 130.840 fr. sur l'année 1916.
L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1917 s'élève, suivant bilan, à 104.301.537 fr. contre
92.617.957 fr. à fin 1916. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 4.017.034 fr.
contre 3.568.800 fr. en 1916. Le compte de Frais généraux se solde par 214.476 fr. ; il dépasse de
22.304 fr. le chiffre correspondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent
à 939.633 fr., soit 0.93% de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 697.605 fr., soit
0,69% du même avoir. Le fonds de réserve a passé de 5.470.486 fr. à 6.168.092 fr.
Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel s'élèvent à fin 1917
à 1.064.075 fr. 77, les remboursements à 969.222 fr. 13. Le total des prêts consentis aux emprunteurs
par les caisses de crédit s'élève à la même époque à 1.141.107 fr. 76.
Durant l'exercice 1917, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 57 écoles contre 86 en 1916;
le nombre des versements a été de 6292, le montant des dépôts de 71.339 fr.
Bilan au 31 décembre 1917.
ACTIF.
1. Caisse
2. Bureaux auxiliaires
3. Recette générale
4. Chèque postal
5. Fonds publies
a) valeurs en portefeuille
b) val. dép. en nantisst. à la Banque Néerlandaise à Am-
sterdam pour compte de l'État
6. Placements
a) à vue resp. avec préavis de 10 jours
b) en reports (à 1 mois)
c) à trois mois
7. Comptes courants
État grand-ducal
Crédit foncier
Habitations à bon marché
Caisses de Crédit agricole et professionnel
Villes, communes et syndicats indigènes
38.456.824,73
14.357.849,80
2.263.388,50
7.500.000,00
15.668.750,00
5.218.555,50
113.253,12
2.756.492,65
94.853,64
2.920.865,20
fr.
c.
11.450.545,26
552.122,62
184.203,15
11.651.89
52.814.674,53
25.432.138,50
11.104.020,11
8.
9.
10.
11.
12.
13.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Coupons échus et non encore encaissés
Intérêts à recevoir
Avances diverses pour le compte de l'État
Immeubles
a) Hôtel de la rue Aldringer
b) Hôtel du Plateau Bourbon
c) Terrain à bâtir
Mobilier
Provision de combustibles
PASSIF.
Avoir des déposants
Comptes courants
l'État grand-ducal, son avoir en francs effectifs
l'État grand-ducal, son compte spécial
Crédit foncier, son compte spécial
Villes et communes
Épargne scolaire, solde en suspens
Réescompte
Amortissement de l'Hôtel du Plateau Bourbon
Fonds de réserve: solde au 31 décembre 1916
Bénéfices réalisés en 1917
a) Bénéfice extraord. pr. de la réal. de val. étrangères
b) Bénéfice ordinaire de l'exercice 1917
Solde au 31 décembre 1917
Compte transitoire, différences de cours réservées
105.540,58
1.108.834,62
19.470,00
Total
250.736,60
283.750,00
1.423.682,32
14.655,70
5.470.486,42
128.568,41
569.037,71
6.168.092,54
5.025.042,19
Total
fr.
c.
1.088.018,50
364.452,94
12.900,05
1.233.845,20
22.965,23
30.000,00
104.301.537,98
100.995.917,33
1.972.824,62
138,91
89.606,77
100.000,00
1.143.050,35
104.301.537,98
1.
2.
3 .
4.
5.
6.
7.
8.
9.
Compte de Profits et renés.
DÉBIT.
Frais généraux
Amortissement compte Mobilier
Amortissement compte Hôtel du Plateau Bourbon
Amortissement sur coupons non encore encaissés
Frais de banque
Pertes subies sur titres amortis
Divers
Bénéfice extraord. provenant de la réalisation de valeurs étrangères
Bénéfice ordinaire de l'exercice 1917
Total
fr.
214.476 29
2.551 69
25.000 00
56.798 58
2.283 88
1.640 31
1.322 71
128.568 41
569.037 71
fr.
1.001.679 58
1.
4.
5.
6.
7.
8.
CRÉDIT.
Bénéfices sur titres amortis
Bénéfices sur titres vendus
Bénéfices d'intérêts réalisés en 1917
Loyers
Bénéfices d'agio
Commission sur compter courants
Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement
Divers
fr.
19.020 45
139.642 77
766.204 98
24.032 00
38.490 81
12.540 12
161 27
1.487 18
fr. 1.001.679 58
B. CRÉDIT FONCIER.
Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1917 s'élève à 5686. portant sur
une somme de 82.894.406 fr. Le Conseil d'administration a prononcé de 1901 à 1907 des admis-
sions pour 57.435.015 fr. dont 24.357.165 fr. l'ont l'objet de prêts communaux. Le nombre total
des prêts réalisés au 31 décembre 1917 s'élève à 3939 qui représentent un capital de 57.144.215 fr.
dont à déduire
a)
fr.
9.950.648,52 recouvrés par l'effet de l'amortissement,
b)
12.096.975,28 par suite de remboursements anticipés,
soit
fr.
22.647.623,80. Le solde des capitaux restant dû au 31 décembre 1917 est donc de
34.496.591,20 fr.
Le nombre des prêts sur propriétés rurales a passé de 1333 à 1347 et les sommes prêtées de
9.722.550 fr. à 9.811.250 fr.; la moyenne par prêt ressort à 7283 fr. Les prêts sur propriétés urbaines
s'élèvent fin 1917 à 1710 et portent sur un capital de 19.866.150 fr.; la moyenne par prêt est de
11.617 fr. Les prêts communaux s'élèvent à 777 et représentent un capital de 26.648.165 fr., soit
La situation au 1er janvier 1919 se présentait comme suit
Avoir des déposants
Nombre des versements durant l'année 1918
Montant des versements durant l'année 1918
Nombre des remboursements durant l'année 1918
Montant des remboursements durant l'année 1918
Nombre des livrets en cours
Intérêts bonifiés aux déposants en 1918
a) Intérêts payés sur livrets soldés
15.854,90
b) Intérêts capitalisés au 31 décembre 1918....
2.824.438,66
Avances faites aux Caisses de Crédit agricole et professionnel
Avances faites au service des Habitations à bon marché
(non compris les intérêts dus au 31 décembre 1918.)
fr.
109.464.511,82
50.187,00
18.893.953,54
40.091,00
13.249.797,91
113.918,00
2.840.293,56
54.398,71
2.268.465,27
une moyenne de 34.295 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus pour l'année 1917 est
de 2.523.729 fr. 86, en diminution de 111.642,17 fr. sur l'année précédente.
Au 31 décembre 1917, le nomme des retardataires était de 377. Le montant des arriérés est des-
cendu à 333.934,91 fr., y compris les arriérés de l'année 1917. Au 1er décembre 1918, le nombre des
retardataires de 1916 et 1917 s'est réduit à 125 et le total des arriérés redus pour les mêmes années
n'était plus que de 51.614,36 fr.
Jusqu'au 31 décembre 1917 il a été délivré 7019 certificats nominatifs pour une valeur nomi-
nale de 31.557.500 fr. Le nombre des certificats délivrés -jusqu'au 1er décembre 1918 est de 7114
portant sur une valeur nominale de 32.165.600 fr. A cette même date, les retraits étaient au nombre
de 3120 d'un import total de 15.854.700 fr., de sorte qu'il reste encore en circulation 3994 certifi-
cats pour une valeur nominale de 16.310.900 fr.
Les frais d'administration sont émargés au compte de Profits et Pertes par 136.225,51 fr. contre
134.934,84 fr. en 1916. Les bénéfices bruts réalisés en 1917 s'élèvent à 169.272,81 fr., comprenant
les intérêts sur prêts etc.
Après déduction des frais d'administration, il reste pour 1917 au bénéfice net de 33.047,30 fr.
qui a été porté sur le compte de la réserve ordinaire. Le montant total du fonds de réserve s'élève
au 31 décembre 1917 à 689.271,36 fr., y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.
Bilan au 31 décembre 1917.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
1.
2.
ACTIF.
Prêts
A déduire
Amort. 1901 à 1907 incl
9.950.648,52
Remboursements ant.
id
12.696.975,28
Compte mobilier
Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatif
Caisse d'épargne à Luxembourg, compte spécial
Valeurs en portefeuille
Fonds consignés pour frais d'instruction
Comptes transitoire
I . — a) Int. compris dans les demi-annuités échues, non
payées au 31 déc. 1917, y compris les int. de retard
b) Fraction du semestre d'int. courus au 31 déc. 1917
sur prêts
II — Int. au 31 déc. 1917 sur valeurs en portefeuille
PASSIF.
Fonds de dotation
Sommes non encore touchées
a) sur prêts faits à des particuliers
b) sur prêts faits à des communes
57.144.215,00
22 647 623 80
162.008,99
449.054,69
10.150,00
Total.... fr.
55.000,00
445.705,001
fr,
c.
34 496 591 20
13.108,38
16.518.200,00
1.423.682,32
1.580.000,00
604,57
621.213,68
54.653.400,15
500.000,00
500.705 00
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
1.
2.
3.
4.
5.
1.
2.
3.
4.
Caisse d'épargne à Luxembourg, compte ordinaire
Obligations foncières 3½ % mises en circulation
Obligations foncières rachetées
Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs
Coupons d'obligations non encore touchés
Réescompte
Consignataires de frais d'instruction
Compte transitoire: Fraction du coupon couru au 31 déc. 1917 sur obliga-
tions foncières en circulation
Fonds de réserve
1. Agio sur obligations vendues de 1902 à 1917 incl.
II. Disagio sur prêts communaux
III. a) Réserve ordinaire
394.901,59
i) Excédent favorable de l'exercice
,,
33.047,30
Compte de Profits et Pertes.
DOIT.
Intérêts de 1917 sur compte Fonds de dotation
Intérêts de 1917 sur obligations foncières
3½
%
10 % d'amortissement sur mobilier
Frais généraux de l'exercice
Excédent favorable de l'exercice 1917
AVOIR.
Intérêts de 1917 sur prêts
Intérêts sur valeurs en portefeuille
Intérêts sur compte de correspondants
Balance des recettes et des dépenses accessoires
La situation au 1er janvier 1919 se présentait comme suit
Nombre des prêts réalisés
Montant des prêts réalisés
a) Prêts aux particuliers, associations syndicales et éta-
blissements publics
b) Prêts aux communes et aux syndicats intercommunaux.
Import sur prêts non encore touché
Amortissements opérés
36.630.300,00
800.000,00
238.822,47
22.500 00
427.948,89
Total.... fr.
Total.... fr.
Total.... fr.
30.994.850,001
26.961.665,00
fr
c,
113.253.12
33.830.300,00
16.518.200 00
181.452,25
6.098,72
604,57
313.515,13
689.271,36
54.653.400,15
15.000,00
1.254.060,50
1.456,49
136.225,51
33.047,30
1.439.789,80
1.377.318,56
16.350,20
28.065,58
18.055,46
1.439.789,80
57.956.515,00
277.705,00
11.030.272,92
fr.
c.
Remboursements anticipés
15.607.914,15
Montant en capital des prêts encore en cours
31.318.327,93
Placement temporaire (conf. à l'art. 46 al. 2 du règl. du 19 nov. 1900)
5.396.899,91
Valeur nominale des obligations en circulation
35.830.300,00
Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs
16.312.400,00
C. SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.
La continuation de l'état de guerre a, plus que jamais, paralysé en 1917 l'activité des affaires.
Le service des habitations n'a reçu que 57 demandes, portant sur 248.490 fr. ; il a réalisé 44 prêts
d'un import global de 178.185 fr.
Au nombre des 141 demandes déposées du 2 août 1914 au 31 décembre 1915 figurent utile-
ment 16 demandes de prêts en vue de la construction de maisons économiques; au nombre des 79
demandes déposées en 1916 il en figure 7, et au nombre des 57 demandes déposées en 1917 il en
ligure 2. L'industrie du bâtiment est très éprouvée par la guerre. Personne ne veut construire;
les rares ouvriers qui disposent d'un petit pécule ajournent leur projet jusqu'après la guerre pour
différentes raisons parmi lesquelles ils font valoir l'excessive cherté des matériaux et de la main-
d'œuvre, l'insécurité, etc.
L'import total des 1326 prêts hypothécaires réalisés depuis le 1er janvier 1907 jusqu'au 31
décembre 1917 s'élève à 4.734.115 fr. La moyenne du prêt est donc de 3570 fr.; elle varie suivant
la profession de l'emprunteur: elle est de 3113 fr. pour les ouvriers et journaliers, de 3471 fr. pour
les artisans, de 3076 fr. pour les cultivateurs, de 4493 fr. pour les fonctionnaires et employés.
Taxes communales d'octroi à Luxembourg.
Chapitre de perception.
Liquides
Comestibles
Fourrages
Combustibles
Matériaux de construction
Bière fabriquée dans l'intérieur
Total
Produits des foires aux bestiaux
des droits d'abatage
des ponts à bascules
du débit d'eau (P. Neuve)
marchés hebdomadaires
Total des recettes de l'octroi
Produit
de 1914
fr.
39.851
121.171
12.770
80.289
18.604
17.994
290.681
2.124
47.580
4.831
3.150
348.373
c.
Produit
de 1915
fr.
38.775
106.148
8.255
73.171
20.926
11.898
259.176
1.921
44.217
4.417
2.630
312.394
Produit
de 1916
c.
fr.
36.105
71.014
6.522
73.581
16.466
5.407
209.098
1.230
31.287
4.389
2.268
248.277
c.
Produit
de 1917
fr,
20.740
60.213
4.020
93.193
10.694
1.158
190.020
1.303
32.785
4.923
2.145
231.184
c.
Produit
de 1918
fr.
22.038
46.659
3.995
73.367
10.853
157.346
1.211
26.519
4.564
1.262
190.948
c.
STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK.
EINFUHR VON WAREN,
welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen
Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1918.
Warengattung.
Herkunfts-
land.
Menge
kg., Stück
usw.
Warengattung.
Herkunfts-
land.
Menge
kg, Stück
usw.
I. Erzeugnisse der Land-
u. Forstwirtschaft
und
andere tierische u. pflanz-
liche
Naturerzeugnisse ;
Nahrungs- und Genuss-
mittel.
Buchweizen
Reis,
unpoliert
kl
Speisebohnen
id
Runkelrübensamen
Andere Gemüsesamen
id
Frische Kartoffeln
Grün- und Rauhfutter
id
id
Unbearbeitete Tabakbläller
id
idididid
ididid
idid
Hopfen
FrischeKüchengewächse
id
Getrocknete Blätter usw
zum Genuß
Getrocknete
Küchenge-
Lebende Pflanzen
id
id
Blumenzwiebeln
Frische Blumen
id
Belgien.
Frankreich
Belgien.
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
Niederland.
id.
Belgien.
id.
id
Schweiz.
Öster.-Ung.
Mexiko.
Nied. Ind.
V. St.v.Am.
Brasilien.
Algerien.
Indien.
Dominik. R.
Columbien
Paraguay,
Cuba.
Italien.
Öster.-Ung.
Belgien.
Niederland.
Öster -Ung
Niederland
id.
Belgien.
Schweiz
Niederland.
id.
Öster.-Ung.
129.708
30.690
92.543
37.855
26.724
6.894
1.932
1.397
127.538
43 806
21.969
1 334
20.830
1.179
Frische Äpfel
Getrocknetes
Obst.
Getrocknete Datteln
Roher Kaffee
idid
Gebrannter Kaflee
Getrocknete Zichorien
id
Gewürze, anderweit nicht
genannt
id
Anderweit nicht genannte
Erzeugnisse zum Heilge-
brauche
Bau- und Nutzholz in der
Querrichtung mit der Axt
usw. bearbeitet
id
id. in der Längsachse
bearbeitet
id. in der Längsachse
mit der Säge bearbeitet
Brennholz
Torfstren, Moos usw
Ziegen
Schweine
Frisches Rindfleisch
Frisches Schweinefleisch
Zubereiteres Schweinefleisch
Schweinespeck
Totes Federvieh, auch zer-
legt
Würste
id
id
id
Frische Fische
Gesalzene Heringe.,
Frische Austern
id
Nicht besonders genannte
Tiere
Schmalz aller Art
Belgien.
Frankreich.
id
Belgien.
Schweiz.
Brasilien.
Belgien.
id.
Rußland
Belgien.
Öster.-Ung.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Niederland.
Dänemark.
Belgien
Norwegen.
Niederland.
Belgien
Niederland.
id.
111 910
310.430
Festm. 304
2.157
8.900
1.038.718
Stück
id.
10.720
6.961
Tonnen 531
24.928
Warengattung.
Herkunfts-
land.
Menge
kg., Stück
usw.
Warengattung.
Herkunfts-
land.
Menge
kg., Stück
usw.
Talg von Rindern
Frische oder gesalzene But-
ter
id.
id.
Käse
idid
Honig in Stocken
Honig in Waben
Rindshaute
Mehl aus Getreide
Reis, poliert
id
Sonstige Müllereierzeug-
nisse
id
Fette Ole in kleinen Behalt-
nissen
Rohr-, Rübenzucker usw
id
id
Branntwein in Fässern
Branntwein in Flaschen
Stiller Wein in Fässern
Stiller Wein in Flaschen
Bier in Fässern
Mineralwasser
Kleie
Gewohnliches Backwerk
Feines Backwerk
id
Teigwaren
Zuckerwerk
Kakao usw
id
id
Schokoladewaren
id
Milch, eingedickt
id
Weder äther- noch wein-
geisthaltige Essenzen
Säfte von Pflanzen usw
Sardinen und andere Fische
id
Rauchtabak
id
id
id
id
Zigarren
id
Belgien.
id
Schweiz.
id
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id
id
id
Schweiz.
id
Belgien
Frankreich.
Belgien.
Niederland.
Unbekannt.
Öster.-Ung.
Belgien.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Niederland.
Schweiz.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
id.
Belgien.
Niederland.
Schweiz.
id.
Belgien.
id.
Norwegen.
Schweiz.
Gr. Brit.
V. St. v. Am.
Nied. Indien
Belgien.
id.
Schweiz.
56.238
1.672
1.181.093
490.026
975.006
5.670
118.858
12.450
5.000
.15
28.012
3.022
1.012
2.096
Zigarren
Zigaretten
Rohstoffe; Mineralöle.
Gartenerde, Kies, Sand
Kieselgur, Quartz
Naturlicher Kalk
Rohe Dach- u. Tafelschiefer
Eisenerz
Manganerze
Steinkohlen
Koks
Preßkohlen
Mineralschmierole
id
Pech aller Art
3. Zubereitetes Wachs, feste
Fettsäure, Lichte, Wachs-
waren, Seifen u. andere
unter
Verwendung von
Fetten, Oelen od. Wachs
hergestellte Ware.
Lichte aller Art
Schmierseife.
Gemeine feste Seife
Feine Seife
Schuhwichse
4. Chemische u. pharmazeu-
tische Erzeugnisse, Far-
ben und Farbwaren.
Salz
Soda
Calziumkarbid usw
id
id
Alizarin
Farbholzauszüge
Kreide und andere Farben
Bleiweiß
Tinte, Tintenpulver
Ölfirnisse
Lackfirnisse
id
Siegellack
Ölkitte
id
Wohlriechende Fette
Niederland.
Belgien.
Belgien.
id.
id.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id
id.
id.
Schweden.
Belgien.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Belgien.
id.
id.
Schweiz.
Schweden.
Frankreich.
Belgien,
id
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
11.697
98/1.840
21.050
139640944
456.140
290646330
25.488000
45 209 200
192.905
130 000
6.057
63.757
3.440
2.587
59.837
271.677
12.430
Warengattung:.
Wohlriechende, äther- oder
weingeisthaltige Riech-
mittel
Wohlriechende, nicht äther-
oder weingeisthaltige
Riechmittel
Puder usw
Zündholzer usw
id
Zubereitete Arzneiwaren
id
Geheimmittel
Herkunfts-
land.
Belgren.
id.
id.
id.
Schweden.
Belgien.
Öster.-Ung.
Belgien.
Menge
kg., Stück
usw.
27.359
5. Tierische u. pflanzliche
Spinnstoffe und Waren
daraus;
Menschenhaare,
zugerichtete Schmuckfe-
dern, Fächer und Hüte.
Seidenzwirn aller
Art
Mobelstoffe, dichte, ganz
aus Seide
Möbelstoffe, dichte, teilwei-
se aus
Seide
Dichte Gewebe, ganzl oder
teilweise aus Seidenpüsch
id
Andere dichte Gewebe, ganz
oder teilweise aus Seide .
id
Seidene Wirkwaren
Seidene Stickereien
id
Seidene Posamentierwaren
id
Kunstwolle
Streichgarn, roh
Stieichgarn, gebleicht
Wollengarn aller Art für
den Einzelverkauf
Fußbodenteppiche, wollene
id.
Wollengewebe, dichte, für
Mobelaustattung
id
Sammet aus Wolle, wolle-
ner Plüsch
Andere dichte
Wollenge-
gewebe
id
Wollene Wirk waren
Wollene Posamentierwaren.
id
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
Schweiz.
Belgien.
Gr. Brit.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
Warengattung.
Baumwollengarn, zwei oder
mehrdrähtig
Baumwollenzwirn aller Art.
Dichte, baumwollene Mo-
belstoffe, nicht plüschar-
tig
id
Baumwollener Sammet und
Plüsch
id
Undichte Baumwollgewebe.
id
Dichte Baumwollgewebe
id.
id
Baumwollene Wirkwaren
id
id
Baumwollene Spitzen und
Spitzenstoffe
id
id
Baumwollene Stickereien
id
Baumwollene Schläuche u
s. w
Baumwollene Posamentier-
waren
id
Flachsgarn, roh
Flachsgarn, gefärbt
Hanfgarn, roh
Garn für den Einzelverkauf
id
Taue, Eimer, Hängematten
usw
id
Fußbodenteppiche
Dichte Leinengewebe aus
Flachs, roh
id
Dichte Leinengewebe aus
Flachs, gebleicht
id.
Säcke aus Juteleinwand
id
Leinener Damast
id
Leinene Spitzenstoffe
Leinene Posamen tierwaren
Fußbodenbeleg aus
Lino-
leum
Watte
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
Schweiz.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Menge
kg„ Stuck
usw.
4.288
1.613
Warengattung.
Filzwaren
Pferdehaare, bearbeitet
Kleider u. Putzwaren, ganz
oder teilweise aus Seide
id
Kleider
und
Putzwaren
ganz oder teilweise aus
Wolle
id
Kleider u. Putzwaren, ganz
oder teilweise aus Baum-
wolle
idid
Kleider u. Putz waren aus
andern Spinnstoffen
id
Kleider und Putzwaren in
Vorbindung mit Kaut-
schuk
id
Künstliche Blumen
Regen- und Sonnenschirme
id.
Schuhe aus Gespinstwaren..
Zugerichtete Schmuckfe-
dernid
Mannerhùte
und -Mutzen
aus Gespinstwaren
id
Frauenhute, ganz oder teil-
weise aus Seide
id
Frauenhüte aus anderen Ge-
spinstwaren
id
id
Männer und Frauenhute aus
wasserdichten Geweben.
Mannerhüte aus Filz
id
Frauenhute aus Filz
id
Hute aus Stroh
id
id
Frauenhüte aller Art, aus-
geputzt
id
Herkunfts-
land.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id
Öster-.Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
Frankreich.
id.
Üster.-Ung.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
id.
Belgien.
Menge
kg, Stück
usw.
18.022
Stück
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id
id.
id.
id.
id.
id.
Warengattung.
6. Leder, Lederwaren, Kür-
schnerwaren u. Waren aus
Därmen.
Schuhe aus Leder mit Holz-
sohlen
Schuhe aus Leder
Treibriemen aus Leder usw.
Noch Schuheaus Leder
Noch Treibriemen aus Le-
der usw
id
Sattler- und Täschnerwaren
id
id
Zugeschnittenes
Hand-
schuhleder
Handschuhleder
Felle zur Pelzwerkbereitung
Pelzwaren, nicht überzogen.
7. Kautschukwaren.
Schlauche usw. aus Kaut-
schuk
id
Treibriemen mit Kautschuk
getränkt
id
Reifen und Laufdecken für
Fahrräder
id
Anderweit nicht gemannte
Kautschuk waren
id
id
8. Geflechte und Flechtwa-
ren aus pflanzlichem Stof-
fen mit Ausnahme der
Gespinstfasern.
Geflechte aus Stroh, Bast
usw
Korb flochtwaren, grobe
id
Korbflechtwaren, seine
Sparterie
9. Besen, Bürsten,PinseI,usw.
Grobe Besen und Bürsten
aus Borsten
id
id
Feine Bürsten
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Rußland.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Niederland.
Belgien.
Frankreich.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Schweiz.
Frankreich.
Schweiz.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
Belgien.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
Menge
kg., Stuck
usw
1.068
52.567
2.412
Warengattung.
10. Waren aus tierischen od.
pflanzlichen Schnitz- od.
Formerstoffen.
Waren, ganz oder teilweise
aus Schildplatt usw
id
Waren, ganz oder teilweise
aus Perlmutter
id
Waren aus tierischen
Schnitzstoffen
idid
Bau- u. Nutzholz, gehobelt,
genutet
Holztapeten usw
Holzspunde
Möbel und Möbelteile, grob,
unfurniert
id
Möbel und Möbelteile, fur-
niert
Tischler-, Drechsler- und
Wagnerarbeiten
id
id
id
Möbel und Möbolteile aus
Holz in Verbindung mit
andern Stoffen
id
id
Feine Holzwaren
id
Noch feine Holzwaren
id
Gepolsterte Möbel ohne
Überzug
Gepolsterte Möbel mit Über
zug
Holzwaren aller Art aus an-
dern pflanzlichen Schnitz-
stoffen
Korkwaren
id
Waren, ganz oder teilweise
aus Zellhorn
id
Stöcke aus Rohr
Herkunfts-
land.
Schweiz.
Öster.-Ung.
id.
Schweiz.
id.
Öster.-Ung.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Menge
kg., Stück
usw.
75.265
1.122
22.812
54.026
9.985
Warengattung.
11. Papier, Pappe u. Waren
daraus.
Druck-, Schreib-, Lösch-
papier,usw
id
Postkarten mit Bilddruck
usw
id
id
id
Papier und Pappe, gestanzt
usw
id
Papiertapeten
Spielkarten aller Art
Glaspapier
Photographisches Papier
usw
Gelatinpapier usw
id
Düten, Beutel,
Briefum-
schläge aus Papier
id.
Geschäftsbücher, Mappen
usw
Albums,Postkarten usw
Andere Papierwaren ohne
Verbindung mit anderen
Stoffen
ididid
Papierwaren in Verbindung
mit andern Stoffen
Papierspäne, Makulatur u.
s.
w.
12. Bücher, Bilder, Gemälde
Gedruckte Bücher, Kalen-
der usw
id
id.
id
id
id
id
id
id
Bilder aller Art aus Papier
id
Gemälde und Zeichnungen..
Herkunfts-
land.
Belgien.
Schweiz.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Belgien.
Öster.-Ung.
Niederland.
Belgien.
id.
id.
id.
Öster.-Ung.
Dänemark
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
Öster.-Ung.
Niederland.
Schweiz.
Schweden.
Belgien.
id.
id.
Norwegen.
Rußland.
Dänemark.
Schweden.
Niederland.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich.
Schweiz.
Belgien.
id.
Menge
kg., Stück
usw.
3.580
33.560
10.006
2.670
1.258
1.002
1.426
Warengattung.
Gemälde und Zeichnungen.
id
13. Waren aus Steinen oder
andern
mineralischen
Stoffen (mit Ausnahme
von
Tonwaren )
sowie
aus fossilen Stoffen.
Platten aus Granit, Mar-
mor usw
Steinmetzarbeiten
Bilderhauerwaren aus Stei-
nen aller Art
Steinwaren in Verbindung
mit anderm Material
Mühlsteine
Polier-, Schleif-, Wetz-
steine
Zementwaren
Bauplatten, Bausteine usw.,
ungefärbt
id
Bauplatten, Bausteine usw.,
gefärbt
Asbestwaren
id
Waren, ganz oder teilweise
aus Jet, Merschaum
14. Tonwaren.
Feuerfeste Erzeugnisse aus
Ton
Dachziegel usw., unglasiert
Tabakpfeifen, einfarbig od.
weiß
Steine jeder Art, feuerfest .
idid
Waren aus feinem Stein-
zeug, einfarbig
id
id
Waren aus feinem Stein-
zeug, mehrfarbig
id
idid
id
Porzellanwaren
id
Herkunfts-
land.
Üster.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Belgien.
Belgien.
Niederland.
Öster.-Ung.
Frankreich.
Belgien.
id.
Niederland.
Frankreich.
ich
Öster.-Ung.
Dänemark.
Niederland.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Menge
kg., Stück
usw.
1.036
3.846
3.742
3.900
8.260
112.500
15.600
382.980
105.520
3.531
2.359
Warengattung.
15. Glas und Glaswaren.
Hohlglas, gefärbt,
unge-
schliffen, usw
Hohlglas, gefärbt, geschlif-
fen, usw
id
Hohlglas, bemalt
id
Spiegel-, Tafelglas, unge-
schliffen usw
id
Spiegel-, Tafelglas, geschlif-
fen
Spiegel-, Tafelglas, belegt..
Glasbehänge, usw
Glasperlen, Glasplättchen.
Waren aus Glasflüssen usw.
Glaswaren, anderweit nicht
genannt
Glas in Verbindung mit an-
dern Stoffen
id
id
16. Edle Metalle und Waren
daraus.
Waren, ganz oder teilweise
aus Gold
Waren, ganz oder teilweise
aus Silber
id
17. Unedle Metalle u. Waren
daraus.
Röhren und Walzen, roh
oder bearbeitet
Nicht schmiedbare Kunst-
gußwaren
Rohe Eisenwaren aus nicht
schmiedbarem Guß ....
Maschinenteile und andere
Eisenwaren
id
id
Rohluppen, ingots usw
Schmiedbares Eisen in Stä-
ben
id
Wellblech, Dehnblech usw.
Röhren aus Eisen, roh
Herkunfts-
land.
Belgien.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
id.
Öster.-Ung.
id.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
Schweiz.
id.
Niederland.
Frankreich.
Beigion.
Frankreich.
id.
Öster.-Ung.
Belgier).
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
Menge
kg.. Stück
usw.
115.375
3.148
17.562
2.020
1.669
428.189
1.260
196.651
12.975
20.011
109.892
20.470
26.850
Warengattung.
Röhren aus Eisen, bearbeitet
Maschinenteile, anderweil
nicht genannt
id.
id.
id.
id.
Brücken und Brückenbe-
standteile
Lokomobil-, Dampfkessel,
usw
Ankertonnen, Gasbehälter,
uswid.
Hähne, Anker, Ambosse,
usw
Kolben und Rollen zu Fla-
schenzügen
Spaten, Schaufeln usw
id
Heu-, Düngergabeln usw.
Sensen, Sicheln
Feilen und Raspeln
Bohrer, Zangen,
grobe
Scheren
id
Meßwerkzeuge usw
id
Äxte, Hämmer, Uhrwerk-
zeuge
id.
Pflüge und andere nicht ge-
nannte eiserne Geräte .
id
Schrauben, Hufeisen usw.
id.
Eisenpuffer usw
id
Drahtwaren
Haus- und Küchengeräte .
Eiserne Ketten
id
Trensen,
Steigbügel,
Schlittschuhe usw
Bau- und Möbelbeschläge
Möbel u. Möbelteile, eiserne
Feine Messer, Scheren usw.
id.
id
Näh-, Stricknadeln usw.
id
Brucheisen, Abfälle usw.
id
Herkunfts-
land.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Öster.-Ung.
Schweden.
Belgien.
Frankreich.
id.
Belgien.
Frankreich.
id.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
id.
Frankreich.
Öster.-Ung.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
Menge
kg., Stück
usw.
211. 160
461.778
1.527
1.734
5.135
752.150
265.250
31.820
116.665
11.673
4.260
1.615
31.592
136.856
36.594
30.404
1.216
4.516
1.844
14.505
4.
72.640
226.600
Warengattung.
Aluminiumwaren
id
Druckplatten aus Blei
Bleiwaren, feine
Zink, roh
Zinkwaren
Zinn, roh
Zinnwaren
Nickel waren
Rohes Kupfer u. Messing ..
Kupferdraht
Kupfer- u. Messingwaren,
grobe
id
Kupfer- u. Messingwaren,
feine
id
id
id
Gold- u. Silbergespinst, un-
echt
Vergoldete oder versilberte
Metallwaren
id
Luxusgegenstände aus un-
edlem Metall
Geflechte mit Gespinstfä-
den umwickelt
id
Läutewerke, Sprechmaschi-
nen, usw
id.
18. Maschinen, elektrische
Erzeugnisse, Fahrzeuge.
Lokomotiven usw
Sonst nicht genannte Kraft-
maschinen
Feuerspritzen, Pumpen u.
s. w
Maschinen zur Bearbeitung
von Hölzern, Metallen
usw
Dresch-, Brauerei-, Mälze-
reimaschinen
ididid
Dynamomaschinen
id
id
Herkunfta-
land.
Schweiz.
Belgien.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
Belgien.
id.
id
id.
Frankreich.
id.
Schweiz.
Öster.- Ung.
Belgien.
id.
id.
Öster.-Ung.
id.
Frankreich.
Belgien.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Schweiz.
Frankreich.
Belgien.
Belgien.
id.
Frankreich.
Schweden.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Belgien.
Frankreich,
Menge
kg. Stück
usw.
20.000
1.916
20.346
1.578
1.143
69.659
66.365
111.046
51.488
98.899
3.282
40.667
a) Bier
b) Branntwein mit Übergangsschein von Alkohol
c) Branntwein ohne Übergangsschein reiner Alkohol
d) Kochsalz
e) Unbearbeitete Tabakblätter
Liter
id.
id.
kg.
id.
95.478
311.620
104. 131
Warengattung.
Kabel zur Leitung elektri-
scher Ströme
Bogenlampen usw
id
Elektrische Glühlampen.
Andere elektrische Erzeug-
nisse
id
Fahrzeuge ohne Antriebs-
maschine
Personenmotorwagen
Motorfahrräder
id
Fahrräder
id
Fahrradteile aus Eisen
Fahrradteile aus andern un-
edlen Metallen
Herkunfts-
land.
Frankreich
id.
Belgien.
id.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
Frankreich.
id.
Belgien.
id.
id.
Menge
kg., Stück
usw.
2.461
Stück
id.
id.
id. 540
kg. 2.778
4 33
Warengattung.
19.
Feuerwaffen,
Uhren,
Tonwerkzeuge,
Kinder-
spielzeug.
Handfeuerwaffen aller Art
Teile zu denselben
Taschenuhren aus Gold
Taschenuhren aus Silber
Taschenuhren aus unedlem
Metall
Wand-, Standuhren usw.
Uhrgehäuse und Uhrwerk .
Uhrfurnituren
aus
uned-
lem Metall
Harmoniums
Klaviere aller Art
Streichtonwerkzeuge
Blastonwerkzeuge
Teile von Blas- u. Tonwerk-
zeuge
Teile von Harmonikas
Kinderspielzeug aller Art..
id
id
Herkunfts-
land.
Belgien.
id.
Schweiz.
id.
id.
Belgien.
Schweiz.
Belgien.
id.
id.
id.
id.
Schweiz.
Belgien.
id.
Öster.-Ung.
Schweiz.
Menge
kg., Stück
usw
Stück 484
id.12.869
id. 9.302
kg.
.19
0.373
Nachweisung steuerpflichtiger Waren, welche während des Jahres 1918 aus
dem Zollverein nach dem Großherzogtum Luxemburg eingeführt wurden
AUSFUHR VON WAREN,
welche aus der Produktion des Großherzogtums Luxemburg oder dessen
Handel stammen, über die Zollämter des Großherzogtums während des
Kalenderjahres 1918.
Warengattung.
1. Erzeugnisse der Land- und Forstwirt-
schaft und andere tierische und pflanz-
liche Naturerzeugnisse; Nahrungs- und
Genussmittel.
Hafer
Erbsen
Kleesaal
Frische Kartoffeln
Grün- und Rauhfutter
Frische Äpfel
Getrocknetes Obst
Getrocknete Zichorien
Bau- und Nutzholz, lediglich in der Quer-
ichtung mit der Axt oder Säge bear-
beitet
Bau- und Nutzholz in der Längsrichtung
gesägt
Brennholz
Kühe (Schlachtvieh)
Ochsen (Schlachtvieh)
Frisches Fleisch
Schweinefleisch
Butter, frisch oder gesalzen
Mehl aus Getreide
Reis
Stiller Wein in Fässern
Schaumwein in Flaschen
Bier in Fässern
Mineralwasser
2. Mineralische und fossile Rohstoffe; Mi-
neralöle.
Gartenerde, Kies usw
Natürlicher
Kalk.
Gips
Zement
Roher Schiefer
Schlacken von Erzen
Steinkohlen
Preßkohlen
Mineralcchmieröl
Menge
kg., Stück
usw.
6.400
2.588
2.512. 440
6.000
51.000
Stück
id.
1 .869
Lit. 2.188
4.400
20.600
1.000
67.235
33.100
184.430
846.880
230.175
Warengattung.
3. Zubereitetes Wachs, Paraffin, Lichte,
Wachswaren, Seifen und andere unter
Verwendung von Fetten, Oelen oder
Wachs hergestellte Waren.
Lichte aller Art
Schuhwichse
4. Chemische und pharmazeutische Er-
zeugnisse, Farbwaren.
Salz
Thomasphotphatmehl, künstliche Düng-
mittel
Sprengpulver usw
5. Tierische und pflanzliche Spinnstoffe
und Waren daraus;
Menschenhaare;
zugerichtete
Schinuckfedern, Fächer
und Hüte.
Baumwollene Wirkwaren
Blumen aus Gespinstwaren
6. Leder, Lederwaren, Kürseimerwaren;
Waren aus Därmen.
7. Kautschukwaren.
Kautschukreifen usw
8. Geflechte und Flechtwaren aus pflanz-
lichen Stoffen mit Ausnahme der Ge-
spinstwaren.
Feine Korbflechtwaren
9. Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaren.
10. Waren aus tierischen oder pflanzlichen
Schnitz- oder Formerstoffen.
Bau- und Nutzholz, genutet usw
Möbel und Möbelteile in Verbindung mit
andern Stoffen
Möbel und Möbelteile, grobe, unfurnierte.
Menge
kgr., Stück
usw.
4.230
477.110
40.000
Warengattung.
Tischler-, Drechslerwaren
Gepolsterte Mobel mit Überzug
11. Papier, Pappe und Waren daraus.
Pappen aus Stroh, Holz usw
Duten, Briefumschlage aus Papier
Andere Papierwaren
12. Bilder, Bücher, Gemälde.
13. Waren aus Steinen oder anderen mi-
neralischen Stoffen (mit Ausnahme der
Tonwaren) sowie aus fossilen Stoffen.
Grobe Stemmetzarberten
Schleif-, Polier- und Wetzsteine
Zementwaren
Kalksandsteine
14. Tonwaren.
Dachziegel aus Ton
Waren aus Steingut
Feme Tonwaren
Menge
kg., Stück
usw.
1.048
1.200
16.304
2.000
8.060
Warengattung.
15. Glas und Glaswaren.
Spiegel- und Tafelglas, ungeschliffen
16. Edle Metalle und Waren daraus.
17. Unedle Metalle und Waren daraus.
Roheisen
Rohe Eisenwaren
Maschinenteile usw., bearbeitet
Rohluppen, Rohschienen, lngots usw
Schmiedbares Eisen in Staben
Heu-, Dunger- usw. Gabeln
Hufeisen
Draht waren
Drahtstifte
Bruchersen, Abfalle usw
18. Maschinen, elektrotechnische Erzeug-
nisse, Fahrzeuge.
Malzereimaschinen
Fahrrader
Lastwagen
19. Feuerwaffen, Uhren, Tonwerkzeuge,
Kinderspielzeug.
Menge
kg., Stuck
usw.
20.000
1.750.980
6.639.606
1.992
5.245
Stuck 126
id.
Composition de la Chambre de commerce.
La Chambre de commerce était composée en 1918 comme suit
Président: M. Léon Metz, maître de forges à Esch-s.-Alz.
Vice-Président: M. Emile Berchem, négociant à Luxembourg.
Membres: MM. Charles Bech, négociant à Diekirch; Sébastien Buchholtz, négociant à Esch-
s.-Alz. ; Robert Collart, maître de forges à Dommeldange; Maurice Duchscher, industriel à Wecker;
Georges Faber, tanneur à Wiltz; Henri Funck, brasseur à Neudorf; Joseph Glesen er, industriel à
Hollerich; Emile Godchaux, directeur des Draperies Schleifmuhl à Pulvermühl; Pierre Hastert, meu-
nier à Luxembourg-Grund; le Baron Auguste Jacquinot1), industriel à Bettembourg; Léon
Klensch, directeur d'assurances à Luxembourg; Michel Knaff, négociant à Luxembourg; Joseph
Lambert, tanneur à Wiltz; Maurice Pescatore, ancien directeur de la faïencerie de Septfontaines
à Septfontaines; Albert Reinhard, fabricant de gants à Luxembourg; Niels Reining, fabricant de
tabacs à Luxembourg; Émile Schrœll, imprimeur à Luxembourg; Constant Soupert, rosiériste à
Limpertsberg; Joseph Wurth-Weiler z), directeur de la Banque Internationale à Luxembourg;
Paul Wurth, ingénieur-constructeur à Luxembourg.
Secrétaire: M. J.-P. Sevenig, professeur de sciences commerciales à Luxembourg.
Luxembourg, le 5 juin 1919.
LA CHAMBRE DE COMMERCE
Le Président,
Le Secrétaire,
Léon METZ.
J.-P.
SEVENIG.
1° Nommé membre par arrêté g.-d. du 25 octobre 1918, en remplacement de M. Emile Berchem,
décédé.
2° Nommé vice-président par arrêté g.-d. du 20 janvier 1919.
VICTOR BÜCK, LUXEMBOURS
Die Beiträge für freiwillige Mitglieder betragen: 20 Fr. für die 1. und 2. Klasse; 15 Fr. für die 3-
und 4. Klasse; 10 Fr. für die 5. und 6. Klasse; 7,50 Fr. für die 7. und 8. Klasse und 2,50 Fr. für die 9. u.
10. Klasse.
Le rapport prémentionné
sera publié au Mémorial
Luxembourg, le 8 juin 1919.
Pour le Directeur général de l'agriculture,
de l'industrie et du commerce,
Le Directeur général
de l' instruction publique,
N. WELTER.
Beschluß vom 8. Juni 1919, die Veröffentlichung
des allgemeinen Berichtes der Handels-
kammer für das Fahr 1918 betreffend.
Der
General-Direktor
des
Ackerbaus,
der
Industrie und des
Handels;
Nach Einsicht des allgemeinen Berichts der
Handelskammer über die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogtums während des
Jahres 1918;
Beschließt
Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als
Beilage zum Memorial veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 8. Juni 1919.
Für den General-Direktor des Ackerbaus,
der Industrie und des Handels,
Der General-Direktor
des öffentlichen Unterrichts,
N. Wetter.
Avoir au 31 décembre 1918.
A. — Caisse de retraite
B. — Caisse de secours
Total
fr. 1.962.056 13
»
130.634 58
fr. 2.092.690 71
Bilan.
Actif.
1.
Titres............................
fr.
2.
Prêts............................ »
3. Placements provisoires..... »
4. Recouvrements restant à
faire après le 31.12.1918
5. Intérêts courus mais non
encore
échus.................. »
Total
fr.
478.662 00
489.753 49
902.201 64
242.369 32
3.548 17
2.116.534 62
Passif.
1. Fonds de réserve formé par
l'excédent de recettes de
l'exercice 1918 (v. compte
des recettes et dépenses
ci-av.)
2. Comptes transitoires : inté-
rêts à recevoir
3. Dépenses restant à faire
après le 31.12.1918
Total
fr. 2.092.690 71
»
3.548 17
».
20.295 74
fr. 2.116.534 62
Avis. — Administration communale.
Par arrêté du soussigné en date de ce jour,
M. Jean Pierre Rauchs, cultivateur à Capellen,
a été nommé échevin de la commune de Mamer.
Luxembourg, le 10 juin 1919.
Le Ministre
d'Etat,
Président du Gouvernement,
E.
REUTER.
Bekanntmachung. — Gemeindeverwaltung.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heu-
tigen Tage ist Hr. Johann Peter Rauchs,
Landwirt zu Capellen, zum Schöffen der Ge-
meinde Mamer ernannt worden.
Luxemburg, den 10. Juni 1919.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
E.
R e u t e r .
Avis. — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses observées
dans les différents cantons du 24 mai au 7
juin 1919.
N° d'ordre.
Cantons.
Luxembourg-ville.
Capellen.
Esch-s.-Alz.
Luxembourg-camp.
Mersch.
Clervaux.
Diekirch.
Redange.
Wiltz.
Localités.
Gœtzingen
Obercorn
Schifflange
Tétange
Walferdange
Bœvange s./A
Clervaux
Heinerscheid
Troisvierges
Diekirch
Erpeldange
Ettelbrück
Niederpallen
Perlé
Heiderscheid
Roullingen
Total
Fièvre
typhoïde.
Diphtérie.
Coqueluche.
Scarlatine.
Variole.
Affections
puerpérales.
Méningite
cérébro
spinale.
|
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen
vom 24. Mai bis zum 7. Juni 1919 festge-
stellten ansteckenden Krankheiten
Avis. — Notariat.
Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance
royale grand-ducal du 3 octobre 1841, sur le
notariat, les héritiers de feu M. le notaire Henri
Fonck ont désigné M. Nicolas Martin, notaire
à Rambrouch, comme dépositaire
définitif
des minutes et répertoires de l'étude Fonck.
Luxembourg, le 12 juin 1919.
Le Directeur général de la Justice
et des Travaux Publics,
A. LIESCH.
Bekanntmachung. — Notariat.
In Gemäßheit des Art. 70 der Kgl. Großh.
Verordnung vom 3. Oktober 1841, über das
Notariat, haben die Erben des verstorbenen
Notars Hrn. H. Fonck, Hrn. Nik.
Martin,
Notar in Rambrouch, zum definitiven Depositar
der Urkunden und Repertorien der Amtsstube
Fonck bestellt.
Luxemburg, den 12. Juni 1919.
Der General-Direktor der Justiz
und der öffentlichen Arbeiten
A. Liesch.
Avis. — Assurances-maladie.
Par arrêté du soussigné en date de ce jour,
les modifications ci-après, apportées aux statuts
de la « Caisse régionale de maladie à Capellen»,
par décision de l'assemblée générale du 18 mai
1919, ont été approuvées
Bekanntmachung. — Krankenversicherung.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heu-
tigen Tage sind nachstehende, durch die General-
versammlung vom 18. Mai 1919 am Statut der
"Bezirkskrankenkasse
zu
Capel-
len"
vorgenommene Änderungen genehmigt
worden