Règlement grand-ducal du 27 novembre 1984 portant application de la directive 82/883 du Conseil des C.E. du 3 décembre 1982 relative aux modalités de surveillance et de contrôle des milieux concernés pour les rejets provenant de l´industrie du dioxyde de titane.
Table des dispositions (12)
Texte législatif (12 Articles)
Règlement grand-ducal du 27 novembre 1984 portant application de la directive 82/883 du
Conseil des C.E. du 3 décembre 1982 relative aux modalités de surveillance et de contrôle
des milieux concernés pour les rejets provenant de l´industrie du dioxyde de titane.
Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau;
Vu la loi du 26 juin 1980 concernant l´élimination des déchets et notamment son article 12;
Vu le règlement grand-ducal du 26 juin 1980 concernant l´élimination des déchets provenant de l´industrie
du dioxyde de titane;
Vu la directive 82/883 CEE du Conseil des Communautés Européennes du 3 décembre 1982 relative aux
modalités de surveillance et de contrôle des milieux concernés par les rejets provenant de l´industrie du
dioxde de titane;
Vu l´avis de la Chambre de commerce;
Notre Conseil d´Etat entendu;
Sur le rapport de Notre ministre de l´Environnement et de Notre ministre de l´Economie et des Classes
Moyennes et après délibération du Gouvernement en Conseil;
Arrêtons
1° Le présent règlement porte application de la directive
82/883 CEE du Conseil des
Communautés Européennes du 3 décembre 1982 relative aux modalités de surveillance et de contrôle des
milieux concernés par les rejets provenant de l´industrie du dioxyde de titane.
2° Il fixe conformément à l´article 5 du règlement grand-ducal du 26 juin 1980 concernant l´élimination des
déchets provenant de l´industrie du dioxyde de titane, les modalités de surveillance et de contrôle des effets
que le déversement, l´immersion, le stockage, le dépôt ou l´injection des déchets visés au présent article ont
sur ces milieux, considérés sous leurs aspects physiques, chimiques, biologiques et écologiques.
Le présent règlement fixe une valeur limite pour le plomb contenu dans l´atmosphère en vue de
contribuer spécifiquement à la protection des êtres humains contre les effets du plomb dans l´environnement.
Le présent règlement ne s´applique pas à l´exposition professionnelle.
Le contenu de la directive mentionnée à l´article qui précède figure à l´annexe qui fait partie
intégrante du présent règlement
Au sens du présent règlement, on entend par « valeur limite » la concentration
de plomb contenu
dans l´atmosphère qui ne doit pas être dépassée dans les conditions précisées ci-après.
La valeur limite est de 2 microgrammes de plomb par mètre cube, exprimée en concentration moyenne
annuelle.
Au sens du présent règlement,
le ministre compétent est le ministre de l´Environnement
les organes compétents pour effectuer les prélèvements et analyses d´échantillons sont l´Administration
de l´Environnement ou tout autre organisme régulièrement agréé à cet effet par arrêté du ministre compétent.
A partir du 3 décembre 1987 les concentrations de plomb contenu dans l´atmosphère mesurées
conformément à l´article 4 ne devront pas être supérieures à la valeur limite indiquée à l´article 2.
Notre ministre de l´Environnement et Notre ministre de l´Economie et des Classes Moyennes sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l´exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial.
Château de Berg, le 27 novembre 1984.
Jean
Le Ministre de l´Environnement,
Robert Krieps
Le Ministre de l´Economie
et des Classes Moyennes,
Jacques
F. Poos
ANNEXE I
MODE D’ÉLIMINATION DE DÉCHETS: REJET DANS L’AIR
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Observations
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Air
Anhydride sulfu-
Poussières
En continu
1. Région
surveillée par un réseau
reux (SO2) (1)
existant de surveillance de la pollu-
Chlore (2)
tion de l’air, ayant au moins une
station à proximité
du site de pro-
duction et représentative
de la pol-
lution émanante du site
12 (3)
2. Région non dotée d’un réseau de
surveillance
Mesure des quantités totales des re-
jets gazeux émis par le site de pro-
duction. Dans le cas de multiples
sources de rejet provenant d’un
même site, la mesure séquentielle
de ces rejets peut être envisagée.
La méthode de mesure de reférence
applicable
pour l’anhydride sulfu-
reux est celle qui figure à l’an-
nexe III de la directive 80/779/
CEE du Conseil, du 15 juillet 1980,
concernant des valeurs limites et
des valeurs guides de qualité atmo-
sphérique pour l’anhydride sulfu-
reux et les particules en suspension
(JO n° L 229 du 30. 8. 1980, p. 30)
(1) Si le processus de production utilisé est le procédé au sulfate.
(2) À prendre
en considération quand l’état des techniques de mesure permettra une mesure appropriée, et si le processus de
production est le procédé au chlore.
(3) Les données doivent être suffisamment représentatives et significatives.
ANNEXE II
MODE D’ÉLIMINATION DE DÉCHETS: DÉVERSEMENT OU IMMERSION DANS LES EAUX DE MER
(estuariennes, côtières, pleine mer)
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Colonne d’eau
Température
Thermométrie La mesure s’effectue
Eau de mer non
(°C)
in situ en même temps que l’échantil-
filtrée (1)
lonnage
Salinité
Conductimétrie
(%o)
pH
Électrométrie La mesure s’effectue in
(unité pH)
situ en même temps que l’échantillon-
nage
O 2 dissous
Méthode de Winkler
(mg/O 2 dissous/l)
Méthode électrochimique
Turbidité
Pour turbidité: turbidimétrie
(mg solides/l)
Pour matières en suspension: gravimé-
ou
trie
matières en sus-
} filtration sur membrane filtrante de
pension
0,45 µm de
porosité, séchage
à
(mg/ )
105 °C et pesée
centrifugation
(temps
minimal
5 mn, accélération moyenne: 2 800
à 3 200 g), séchage à 105 °C et pesée
Fe (dissous et en
Après
préparation
appropriée
de
suspension)
l’échantillon; dosage par spectrométrie
(mg/l)
d’absorption atomique ou par spectro-
photométrie d’absorption moléculaire
Cr, Cd total,
Spectrométrie d’absorption atomi-
Hg total
que
Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ti
V, Mn, Ni, Zn
Spectrométrie d’absorption atomique
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption atomi-
que
Polarographie
(1) Les États membres ont le choix d’analyser soit l’eau non filtrée, soit l’eau filtrée pour les substances figurant dans les
colonnes «Paramètres».
}
l
}
}
}
}
(mg /l)
/
(mg l)
/
(mg l)
)l
g
m
(
/
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Observations
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Eau de mer filtrée
Fe dissous
Dosage par spectrométrie d’absorption
sur membrane fil-
(mg/l)
atomique ou par spectrophotométrie
trante de porosité
d’absorption moléculaire
0,45 µm (1)
Cr, Cd, Hg
Spectrométrie d’absorption atomi-
(mg/l)
que
Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ti, V, Mn, Ni, Zn
Spectrométrie d’absorption atomique
(mg/l)
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption atomi-
que
Polarographie
Solides en suspen-
Fe total
Cr, Cd, Hg
Spectrométrie d’absorption atomi-
sion retenus par
(mg/l)
que
membrane filtrante
de porosité 0,45 µm
} Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ti, V, Mn, Ni, Zn
Spectrométrie d’absorption atomique
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption atomi-
que
Polarographie
Oxydes hydrates
Extraction de l’échantillon, en milieu
et hydroxydes de
acide approprié; dosage par spectromé-
fer
trie d’absorption atomique ou par spec-
(mg Fe/l)
trophotométrie d’absorption moléculai-
re.
Le même procédé d’extraction acide se-
ra utilisé pour tous les échantillons pro-
venant du même site.
(1) Les États membres ont le choix d'analyser
soit l’eau non filtrée, soit l’eau filtrée pour les substances figurant dans la
colonne «Paramètres».
}
}
}
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Sédiments
Ti, Fe total
V, Cr, Mn, Ni, Cu,
Méthodes identiques à celles relatives
Dans la couche
(mg/kg
Zn, Cd, Hg, Pb
aux mesures effectuées dans la colonne
superficielle du
matières sèches)
(mg/kg matières
d’eau. Après préparation appropriée de
sédiment, le plus
sèches)
l’échantillon (minéralisation par voie
prés possible de la
humide ou sèche et purification).
Les
surface
teneurs des métaux sont toujours à trou-
ver pour une classe granulométrique dé-
terminée
Oxydes hydratés
Méthodes identiques à celles relatives
et hydroxydes de
aux mesures effectuées dans la colonne
fer
d’eau.
(mg Fe/kg)
Organismes vivants
Ti, Cr, Fe,
V, Mn, Cu, Cd, Hg
Spectrométrie d’absorption atomique.
Espèces représenta-
Ni, Zn, Pb
après
préparation
appropriée
de
tives du site
(mg/kg poids hu-
(mg/kg poids hu-
l’échantillon
composite
de
chairs
mide et sec)
mide et sec)
broyées (minéralisation par voie humide
poissons et inverté-
ou sèche et purification)
brés benthiques ou
Pour les poissons, les métaux sont
autres espèces ap-
propriés (1)
recherchés sur le tissu musculaire ou
d’autres
organes
appropriés;
l’échantillon doit consister en au
moins 10 individus
Pour les mollusques et crustacés, les
métaux sont recherchés dans la
chair. L’échantillon doit consister
en au moins 50 individus
Faune benthique
Diversité et abon-
Tri qualitatif et quantitatif
des espèces
dance relative
représentatives, indiquant le
nombre
d’individus par espèces, la densité et la
dominance
Faune planctoni-
Diversité et abon-
Tri qualitatif et quantitatif des espèces
que
dartre relative
représentatives, indiquant le nombre
d’individus par espèces, la densité et la
dominance
Flore
Diversité et abon-
Tri qualitatif et quantitatif
des espèces
dance relative
représentatives, indiquant le nombre
d’individus par espèces, la densité et la
dominance
Poissons notam-
Présence de lé-
Inspection visuelle des échantillons des
ment
sions anatomopa-
espèces représentatives, pris pour l’ana-
thologiques chez
lyse chimique
les poissons
(1) Espèces représentatives du site de rejet, déterminées notamment en fonction de leur sensibilité aux phénomènes éven-
tuels de bioaccumulation, telles que Mytilus edulis, Crangon crangon, flet, carrelet, morue, maquereau. rouget, hareng,
sole (ou sutre espère benthique appropriée).
ANNEXE III
MODE D’ÉLIMINATION DE DÉCHETS: DÉVERSEMENT DANS LES EAUX DOUCES SUPERFICIELLES
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Colonne d’eau (1)
Température
Thermométrie Le mesure s’effectue in
Eau douce non fil-
(°C)
situ en même temps que l’échantillon-
trée
nage
Conductivité
Mesure électrométrique
à 20 °C
(µS cm - 1
pH
Électrométrie. La mesure s’effectue in
(unité pH)
situ en même temps que l’échantillon-
nage
O dissous
Méthode de Winkler
(mgO2 dissous/l)
Méthode électrochimique
Turbidité
Pour turbidité: turbidimétrie
(mg solides/l)
Pour matières en suspension: gravimé-
ou
matières en sus-
trie
pension
filtrage sur membrane filtrante de
(mg/l)
0,45 µm
séchage à 105 °C et pesée
centrifugation
(temps
minimal
5 mn, accélération moyenne: 2 800
à 3 200 g),
séchage à 105 °C et pesée
(1) Les prélèvements doivent être effectuées à la même période de l’année et, si possible à 50 cm sous la surface.
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Eau douce non fil-
Fe (dissous et en
Après
préparation
approptiée
de
trée (1)
suspension)
l’échantillon; dosage par spectrométrie
d’absorption atomique ou par spectro-
photométrie d’absorption moléculaire
Cr, Cd total,
Spectrométrie d’absorption
atomi-
Hg total
que
Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ti
V, Mn, Ni, Zn
Spectrométrie d’absorption atomique
(mg/l)
Cu, Pb
Spectrométrie d’sbsorption atomi-
(mg/l)
que
Polarographie
Eau douce filtrée
Fe dissous
Dosage par spectrométrie d’absorption
sur membrane fil
(mg/l)
atomique ou par spectrophotométrie
trante de porosité
d’absorption moléculaire
de 0,45 µ m (1)
Cr, Cd, Hg
Spectrométrie d’absorption atomi-
(mg/l)
que
Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ti, V, Mn, Ni, Zn
Speetrométrie d’absorption atomique
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption
atomi-
que
Polarographie
(1) Les États membres ont le choix d’analyser soit l’eau non filtrée, soit l’eau filtrée pour les substances figurant dans les
colonnes «Paramètres».
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Solides en suspen-
Fe (mg/l)
Cr, Cd, Hg
Spectrométrie d’absorption atomi-
sion retenus par
(mg/l)
que
membrane filtrante
Spectrophotométrie
d’absorption
de porosité de
moléculaire
0,45 µm
Ti, V, Mn, Ni, Zn
Spectrométrie d’absorption atomique
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption atomi-
(mg/l)
que
Polarographie
Oxydes hydratés
Extraction de l’échantillon, en milieu
et hydroxydes de
acide approprié; dosage par spectromé-
fer
trie d’absorption atomique ou par spec-
(mg Fe/l)
trophotométrie d’absorption molécu-
laire.
Le méme procédé d’extraction acide se-
ra utilisé pour tous les échantillons pro-
venant du même site.
Sédiments
Ti, Fe
V, Cr, Mn, Ni, Cu
Méthodes identiques à celles relatives
Dans la couche
(mg/kg matières
Zn, Cs, Hg, Pb
aux mesures effectuées dans la colonne
superficielle du
sèches)
(mg/kg matières
d’eau
sédiment, le plus
sèches)
Après
préparation
appropriée
de
près possible de la
l’échantillon (minéralisation par voie
surface
humide ou sèche et purification).
Les
teneurs des métaux sont toujours à trou-
ver pour une classe granulométrique dé-
terminée
Oxydes hydratés
Méthodes identiques à celles relatives
et hydroxydes de
aux mesures effectuées dans la colonne
fer
d’eau
(mg Fe/kg)
Organismes vivants
Ti, Cr, Fe, Ni, Zn,
V, Mn, Cu, Cd, Hg
Spectrométrie d’absorption atomique.
Pb
(mg/kg poids hu-
après
préparation
appropriée
de
Espèces représenta-
l’échantillon
composile
de
chairs
tives du site
(mg/kg poids hu-
mide et sec)
mide et sec)
broyées (minéralisation par voie humide
ou sèche et purification)
Pour les poissons, les métaux sont
recherchés sur le tissu musculaire ou
d’autres
organes
appropriés;
l’echantillon doit consister en au
moins 10 individus
Pour les mollusques et crustacés, les
métaux sont recherchés dans la
chair: l’échantillon doit consister en
au moins 50 individus
(mg/l)
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
Faune benthique
Diversité et abon-
Tri qualitatif et quantitatif
des espèces
dance relative
représentatives. indiquant le nombre
d’individus par espèces, la densité et la
dominance
Faune planctoni-
Diversité et abon-
Tri qualitatif et quantitatif des espèces
que
dance relative
représentatives, indiquant le nombre
d’individus par espèces, la densité et la
dominance
Flore
Diversité et abon-
Tri qualitatif et quantitatif des espèces
dance relative
représentatives, indiquant le nombre
d’individus par espèces. la densité et la
dominance
Poissons notam-
Présence de lé-
Inspection visuelle des échantillons des
ment
sions anatomopa-
espèces représentatives, pris pour l’ana-
thologiques chez
lyse chimique
les poissons
ANNEXE IV
MODE D’ÉLIMINATION DE DÉCHETS: STOCKAGE ET DÉPÔT SUR LE SOL
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
1. Eaux de surface
pH
Électrométrie. La mesure s’effectue en
non filtrées au-
(unité pH)
même temps que l’échantillonnage
tour du site
dans la zone
d’influence du
SO4 (4)
Gravimétrie
slockage et en
un point enté-
(mg/l)
Complexométrie de l’EDTA
rieur à cette
Spectrophotométrie
d’absorption
zone (1) (2) (3)
moléculaire
2.
Eaux souterrai-
nes non filtrées
Ti (5)
V, Mn, Ni, Zn
Spectrométrie d’absorption atomique
autour du site, y (mg/l)
(mg/l)
compris, le cas
échéant, leurs
exutoires (1) (2)
Fe (6)
Cr
Spectrométrie d’absorption
atomi-
que
Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ca
Spectrométrie d’absorption atomi-
(mg/I)
que
Complexométrie
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption atomi-
que
Polarographie
Cl (5)
Titrimétrie (méthode de Mohr)
(mg/l)
Environnement du
Inspection visuel-
Méthodes relevant de la responsabilité
site de stockage et
le relative à
de l’État membre
de dépôt
topographie et
gestion du site
effet sur le
sous-sol
écologie du si-
te
(1) Les échantillonnages doivent être effectués à la même période de l’année,
(2) Dans le cadre du contrôle des eaux de surface et des eaux souterraines, une attention particulière sera donnée aux ap-
ports éventuels provenant des eaux de ruissellement issues de l’aire de stockage des déchets.
(3) Les échantillons doivent être effectués à 50 cm sous la surface de l’eau, si possible
(4) Détermination obligatoire dans le cas où le stockage ou le dépôt contiennent des déchets provenant du procédé au sulfa-
te.
(5) Détermination obligatoire dans le cas où le stockage ou le dépôt contiennent des déchets provenant du procédé au chlo-
re.
(6) Comprend également la détermination du Fe sur le filtrat (matières en suspension).
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
ANNEXE
V
MODE D’ÉLIMINATION DE DÉCHETS: INJECTION DANS LE SOL
Paramètres
dont la détermination est
Fréquence minimale
Compartiments
annuelle
Méthodes de mesure de référence
d’échantillonnage
obligatoire
facultative
et d’analyse
1.
Eaux de surface
pH
Électrométrie. La mesure s’effectue en
non filtrées au-
(unité pH)
même temps que l’échantillonnage
tour du site
dans la zone
d’influence de
SO4 (1)
Gravimétrie
l’injection
}
(mg/l)
} Complexométrie à l’EDTA
2. Eaux souterrai-
} Spectrophotométrie
d’absorption
bes non filtrées
moléculaire
sous et autour
du site y com-
pris leurs éxu-
Ti (2)
V, Mn, Ni, Zn
Spertrométrie d’absorption atomique
toires
(mg/l)
Fe (3)
Cr
Spectrométrie d’absorption atomi-
(mg/l)
(mg/l)
que
Spectrophotométrie
d’absorption
moléculaire
Ca
Spectrométrie d’absorption atomi-
que
Complexométrie
Cu, Pb
Spectrométrie d’absorption atomi-
que
Polarographie
Cl (2)
Titrimétrie (méthode de Mohr)
Environnement
Stabilité du sol
Contrôle photographique et topographi-
Topographie
que
Essais de pompage
Porosité
Diagraphies de forage
(1) Détermination obligatoire dans le cas de l’injection dans le sol de déchets provenant du procédé au sulfate.
(2) Détermination obligatoire dans le cas de l’injection dans le sol de déchets provenant du procédé au chlore,
(3) Comprend également la détermination du Fe sur le filtrat (matières en suspension).
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
(mg/l)
Permeabilité
Règlement grand-ducal du 20 décembre 1984 portant application de la directive 82/884 CEE
du Conseil des communautés européennes du 3 décembre 1982 concernant une valeur
limite pour le plomb contenu dans l´atmosphère.
Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau;
Vu la loi du 21 juin 1976 relative à la lutte contre la pollution de l´atmosphère;
Vu la directive 82/884 CEE du Conseil du 3 décembre 1982 concernant une valeur limite pour le plomb
contenu dans l´atmosphère;
Vu l´avis de la Chambre de Commerce;
Vu l´avis de la Chambre des Métiers;
Notre Conseil d´Etat entendu en son avis;
De l´assentiment de la Commission
de travail de la Chambre des députés;
Sur le rapport de Notre ministre de l´Environnement, de Notre ministre de l´Economie et des Classes
Moyennes et de Notre ministre de la Santé et après délibération du Gouvernement en Conseil;
Arrêtons
Aux fins de l´application du présent réglement, le ministre de l´Environnement autorise par arrêté
l´installation et le fonctionnement
de stations de mesure aux endroits où des personnes peuvent être exposées
de façon continue pendant une longue période et où il considère que les articles 1 et 2 risquent de ne pas être
respectés.
L´application des mesures prises en vertu du présent règlement ne doit pas avoir pour effet de
conduire à une détérioration sensible de la qualité de l´air là où le niveau de pollution par le plomb, constaté au
moment de la mise en application du présent règlement, est faible par rapport à la valeur limite fixée à l´article
2, paragraphe 2.
Au sens du présent règlement, l´Administration de l´Environnement est l´organe compétent pour
effectuer les contrôles et prendre les mesures techniques.
Pour le choix de la méthode d´échantillonnage des particules de l´atmosphère, elle se sert des caractéris-
tiques fixées à l´annexe qui fait partie intégrante du présent règlement.
Quant au choix de la méthode de référence pour l´analyse des concentrations de plomb dans l´atmosphère,
elle utilisera la méthode de référence citée à la même annexe ou toute autre méthode reconnue équivalente
par arrêté du ministre de l´Environnement, à publier au Mémorial.
Notre Ministre de l´Environnement, Notre ministre de l´Economie et des Classes Moyennes et
Notre ministre de la Santé, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l´exécution du présent règlement
qui sera publié au Mémorial.
Château de Berg, le 20 décembre 1984.
Jean
Le Ministre de l´Environnement,
Robert Krieps
Le Ministre de l´Economie
et des Classes Moyennes,
Jacques F. Poos
Le Ministre de la Santé,
Benny Berg
Doc. parl. n° 2848, sess. ord. 1984-1985.
ANNEXE
CARACTÉRISTIQUES
À
RESPECTER
POUR
LE
CHOIX
D’UNE
MÉTHODE
D’ÉCHANTILLONNAGE ET MÉTHODE DE RÉFÉRENCE POUR L’ANALYSE DES
CONCENTRATIONS
DE PLOMB DANS L’ATMOSPHÈRE
Les particules de l’atmosphère doivent être recueillies sur le filtre d’un appareil d’échantillonnage
en vue d’être ensuite analysées pour la détermination de la teneur en plomb.
A.
Caractéristiques à respecter pour le choix de la méthode d’échantillonnage
1.
Filtre
Le fïltre doit, à la vitesse nominale utilisée lors de l’échantillonnage. pouvoir recueillir
une quantité qui ne soit pas inférieure à 99 % de toutes les particules de diamètre aéro-
dynamique
moyen de 0,3 µm.
2.
Efficacité de l’appareil d’échantillonnage
L’efficacité de l’appareil d’échantillonnage est définie comme le rapport entre la con-
centration massique des particules dans l’air recueilli par le filtre et la concentration
dans l’atmosphère. Cette efficacité ne doit pas être inférieure aux valeurs indiquées dans
le tableau ci-dessous et doit être indépendante de la direction du vent.
Efficacité minimale acceptable pour un appareil d’échantillonnage (%)
Dimension des particules
Vitesse du vent
(diamètre aérodynamique)
5 µm
10 µm
2 ms -1
4 ms -1
6 ms -1
3.
Débit d’aspiration pour l’échantillonnage
Le débit d’aspiration pour l’échantillonnage doit rester constant pendant toute la durée
de l’échantillonnage, avec une tolérance de ± 5 % de la valeur nominale.
4.
Emplacement
Les postes (ou appareils) d’échantillonnage doivent être situés autant que possible de
manière à être représentatifs
des zones dans lesquelles des mesures doivent être effec-
tuées.
5.
Déroulement
L’échantillonnage doit être continu, des interruptions de quelques minutes étant toute-
fois autorisées chaque jour ou chaque semaine pour permettre le remplacement des fil-
tres. Une valeur moyenne annuelle calculée n’est valable que si l’échantillonnage a eu
lieu pendant au moins dix jours ouvrables par mois pendant les cinq premières années
après la notification de la directive et pendant au moins quinze jours ouvrables par mois
ensuite répartis autant que possible de manière équitable sur la période considérée. La
valeur moyenne annuelle est calculée en divisant la somme des valeurs valides journa-
lières par le nombre de jours pendant lesquels des valeurs valides ont été obtenues.
B.
Méthode d’analyse de référence
La méthode d’analyse de référence est la spectrométrie par absorption atomique dans
laquelle l’erreur analytique pour la détermination du plomb dans les particules recueillies est
inférieure à une valeur correspondant à une concentration atmosphérique de 0,1 mg m -3 de
plomb (5 % de la valeur limite de 2 µg m -3). Cette erreur analytique
devrait être maintenue à
l’intérieur de la gamme spécifiée par une fréquence d’étalonnage appropriée.
Imprimerie de la Cour Victor Buck, s. à r. l., Luxembourg