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Loi du 7 septembre 2018 1° portant approbation du Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018 ;

16 Articles / Dispositions · Luxembourg
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Table des dispositions (16)

Texte législatif (16 Articles)

Loi du 7 septembre 2018 1° portant approbation du Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018 ;

DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG



N° 812 du 13 septembre 2018

Loi du 7 septembre 2018

1° portant approbation du Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de

Luxembourg et le Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la

coopération en matière de transports transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018 ;

2° relative à la participation de l’État luxembourgeois au financement des travaux d’infrastructure

réalisés sur le territoire français entre Metz et la frontière franco-luxembourgeoise à Zoufftgen.

Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,

Notre Conseil d’État entendu ;

De l’assentiment de la Chambre des Députés ;

Vu la décision de la Chambre des Députés du 26 juillet 2018 et celle du Conseil d’État du 27 juillet 2018

portant qu’il n’y a pas lieu à second vote ;

Avons ordonné et ordonnons

Loi du 7 septembre 2018 1° portant approbation du Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018 ;

Est approuvé le Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le

Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la coopération en matière de transports

transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018.

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4 que« Les Parties contractantes veill ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

Objet

Le présent protocole d'accord a pour objet

de définir les principes des aménagements ferroviaires à réaliser sur la ligne ferroviaire Metz­

Thionville-Luxembourg aux horizons 2022-2024 et 2028-2030;

de définir les besoins en matière de politique de covoiturage et de transports en commun

routiers transfrontaliers ;

de poser les principes de financement de ces aménagements.

Loi du 7 septembre 2018 1° portant approbation du Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018 ;

(1) Le Gouvernement est autorisé à contribuer aux frais résultant pour la République française de la

réalisation et de l’aménagement des infrastructures requises en France pour mettre en œuvre une politique

de transports répondant aux objectifs de développement durable, et en particulier à promouvoir le transport

par rail et à poursuivre la coopération ferroviaire entre la France et le Grand-Duché de Luxembourg, en

assurant la continuité des services internationaux et transfrontaliers tout en garantissant une bonne qualité

de ces services dans l’intérêt des clients du rail, conformément aux stipulations de l’accord visé à l’article 1er.

Le montant de cette contribution est fixé à 110 000 000 euros pour le volet ferroviaire.

(2) Outre la promotion du transport par rail, le Gouvernement est autorisé à contribuer à la promotion des

transports en commun routiers et la pratique du covoiturage sur l’axe autoroutier Metz-Luxembourg, par la

mise en place de plateformes de covoiturage, la mise en œuvre d’un programme de parkings de regroupement

à destination des covoitureurs ainsi que de parc relais et de gares routières pour favoriser l’usage des

transports en commun routiers transfrontaliers et à poursuivre dans ce but la coopération routière franco-

luxembourgeoise, conformément aux stipulations de l’accord visé à l’article 1er.

Le montant de cette contribution est fixé à 10 000 000 euros pour le volet routier.

JOURNAL OFFICIEL du Grand-Duché de Luxembourg

MÉMORIAL A - 812 du 13 septembre 2018

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4 que« Les Parties contractantes veill ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

Aménagements des infrastructures

Sur la base des résultats des études d'opportunité menées conjointement et relatives à

!'augmentation de la capacité de l'axe Metz-Thionville-Luxembourg, pour répondre au besoin

croissant de dessertes entre Metz et Luxembourg et améliorer les conditions de circulation à

l'horizon 2030, les Parties s'accordent sur les dispositions des articles 3, 4 et 5 avec pour objectif,

dans le domaine ferroviaire, de faire circuler par heure de pointe 8 TER, 1 TGV et 1 train fret à

l'horizon cible 2028-2030.

Par ailleurs, elles veillent à favoriser la construction de parkings relais à proximité des gares pour

faciliter le rabattement des travailleurs frontaliers, en particulier pour les gares de Longwy,

Thionville, Hettange-Grande, Uckange et Maizières-lès-Metz.

Les Parties s'engagent à assurer une bonne coordination et un bon ordonnancement de l'ensemble

des travaux ferroviaires pour en limiter l'impact sur le service en phase transitoire et en maximiser

les bénéfices attendus.

Sur le territoire français, la maîtrise d'ouvrage des procédures, études et travaux ferroviaires est

assurée par SNCF Réseau. SNCF Réseau, gestionnaire français de l'infrastructure ferroviaire et CFL,

gestionnaire luxembourgeois de l'infrastructure ferroviaire, peuvent adapter ce principe par voie

conventionnelle pour les travaux de connexion entre les deux réseaux ferroviaires au niveau de la

frontière le nécessitant.

Loi du 7 septembre 2018 1° portant approbation du Protocole d’accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française relatif au renforcement de la coopération en matière de transports transfrontaliers, fait à Paris, le 20 mars 2018 ;

(1) La contribution financière du Grand-Duché de Luxembourg relative à l’article 2, paragraphe 1er, est

imputée sur les avoirs du Fonds des raccordements ferroviaires internationaux.

(2) La contribution financière du Grand-Duché de Luxembourg relative à l’article 2, paragraphe 2, est imputée

sur les crédits du budget des dépenses en capital du Ministère du développement durable et des

Infrastructures.

Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg

pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne.

Château de Berg, le 7 septembre 2018.

Henri

Le Ministre des Affaires étrangères

et européennes,

Jean Asselborn

Le Ministre du Développement durable

et des Infrastructures,

François Bausch

Doc. parl. 7292 ; sess. ord. 2017-2018.

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MÉMORIAL A - 812 du 13 septembre 2018

PROTOCOLE D'ACCORD

ENTRE

LE GOUVERNEMENT DU GRAND-OUCHE DE LUXEMBOURG

ET LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

RELATIF AU

RENFORCEMENT DE LA COOPERAT/ON EN MATIERE DE

TRANSPORTS TRANSFRONTALIERS

Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg,

représenté par Monsieur François Bausch, ministre du Développement durable et des

Infrastructures du Grand-Duché de Luxembourg,

et

Le Gouvernement de la République française,

représenté par Madame Elisabeth Borne, ministre auprès du ministre d'État, ministre de la

Transition écologique et solidaire, chargée des Transports,

Ci-après dénommés « les Parties »,

Considérant que 95 000 résidents français travaillent aujourd'hui au Luxembourg, que ce chiffre est

en hausse constante, que les estimations évaluent leur nombre à 135 000 en 2030 et que la mobilité

de ces travailleurs est une variable essentielle du développement économique des territoires

frontaliers ;

Considérant que la Convention relative à l'exploitation des chemins de fer du Grand-Duché de

Luxembourg, signée le 17 avril 1946 à Luxembourg entre le président du Gouvernement provisoire

de la République française, son Altesse royale le Prince régent au nom de Sa Majesté le Roi des

Belges et Son Altesse Royale Madame la Grande Duchesse de Luxembourg, amendée par le

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4

que« Les Parties contractantes veill

ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les

réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

des frontières communes. » et que « Dans l'intérêt de l'intégration des parties belge, française et

luxembourgeoise de la région transfrontalière, de la mobilité des personnes qui y résident et

travaillent, et des échanges entre les différents pôles d'activités qui y sont établis, les Parties

contractantes favorisent les relations transfrontalières par chemin de fer à des conditions

appropriées de desserte, de cadence, de temps de parcours et de confort, notamment lorsque ces

relations revêtent sur tout ou partie de ia liaison un caractère de service public. »

Considérant

la

déclaration

générale

adoptée

à

l'occasion

du

premier

Séminaire

intergouvernemental franco-luxembourgeois à Paris, le 20 mars 2018, qui précise le cadre dans

lequel s'inscrit le présent protocole d'accord ;

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MÉMORIAL A - 812 du 13 septembre 2018

Résolus à mettre en œuvre une politique de transports répondant aux objectifs de développement

durable, et en particulier à promouvoir le transport par rail et à poursuivre la coopération ferroviaire

entre la France et le Luxembourg, en assurant la continuité des services internationaux et

transfrontaliers tout en garantissant une bonne qualité de ces services dans l'intérêt des clients du

rail.

Etant préalablement exposé que

Sur le fondement de l'évolution des besoins de mobilité, des contextes horaires et des différents

projets au Luxembourg et en France, il y a lieu de déterminer les aménagements d'infrastructures à

réaliser pour renforcer la performance du système de transport. À cette fin, une étude

d'opportunité de l'augmentation de la capacité a été menée en commun sur l'axe Metz -Thionville

- Luxembourg.

La dernière évolution majeure sur le sillon lorrain a été opérée le 28 août 2016 avec l'introduction

du cadencement généralisé.

Actuellement, la capacité de la gare de Luxembourg et la longueur des quais en France limitent la

longueur des trains voyageurs TER à un maximum de deux automotrices couplées du type TER 2N,

ci-après UM2 offrant une capacité totale en places assises de 666 places. Il est projeté de faire

circuler des trains allongés en unité triples (UM3) pouvant accueillir un surplus notable de 33% de

passagers, offrant ainsi une capacité totale d'environ 1 000 places assises par rame.

Au Luxembourg, la nouvelle ligne Bettembourg- Luxembourg, l'aménagement des nouveaux quais

V et VI et la restructuration du plan des voies en gare de Luxembourg permettront d'accueillir des

UM3 en décembre 2021.

L'étude conjointe a mis en avant la nécessité de réaliser des aménagements complémentaires, dont

notamment l'allongement de quais dans certaines gares intermédiaires de l'axe Metz - Luxembourg

pour être en adéquation avec le matériel roulant projeté (UM3).

La capacité électrique est limitée sur le sillon lorrain de manière que la SNCF ne peut pas sans

restriction de circulation (bridage) faire circuler l'ensemble des trains en UM3. Le renforcement de

l'alimentation électrique en France permettra de pouvoir faire circuler un nombre important de

trains en UM3 dans des conditions d'exploitation nominales.

Parallèlement aux nouvelles infrastructures ferroviaires au Luxembourg, comme la nouvelle ligne

entre Bettembourg et Luxembourg et l'aménagement de deux nouveaux quais et la restructuration

du plan des voies en gare de Luxembourg, d'autres améliorations d'infrastructures ont été

identifiées pour permettre l'augmentation de la capacité visée à l'horizon 2028-2030.

L'étude conjointe d'un aménagement multimodal de l'autoroute A31 (côté français) et la loi du 15

décembre 2017 relative à la mise à 2x3 voies de l'autoroute A3 (côté luxembourgeois) jusqu'à la

frontière française, au lieu du projet initial allant jusqu'à Bettembourg/Dudelange, visent la

promotion des transports en commun routiers et la pratique du covoiturage sur l'axe autoroutier

Metz-Luxembourg.

Le Luxembourg exploite et finance actuellement une desserte par transport en commun routier de

la France vers les zones de développement au Luxembourg. Ces lignes sont financées à 100% par le

Luxembourg à raison de 13 000 000 € par an.

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MÉMORIAL A - 812 du 13 septembre 2018

Sont convenus de ce qui suit

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4 que« Les Parties contractantes veill ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

Domaine ferroviaire - Horizon de réalisation 2022-2024

Sur le territoire luxembourgeois, les travaux en cours portent sur la nouvelle ligne entre Luxembourg

et Bettembourg, l'aménagement de deux nouveaux quais et la restructuration du plan des voies en

Gare de Luxembourg.

Sur le territoire français, les études d'opportunité précitées ont mis en évidence l'intérêt de réaliser

les aménagements suivants à l'horizon 2022-2024

allongement des quais dans les principales gares françaises le nécessitant;

renforcement de l'alimentation électrique de la ligne en France de façon à pouvoir faire

circuler l'ensemble des trains en UM3;

aménagement de deux parcs relais à proximité des gares de Thionville et Longwy, de

capacités respectives d'environ 700 et 660 places.

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MÉMORIAL A - 812 du 13 septembre 2018

La Partie française poursuit les études de définition relatives à ces aménagements pour préciser la

consistance de cette première phase d'aménagement puis engage les travaux nécessaires en vue

de sa réalisation à l'horizon 2022-2024.

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4 que« Les Parties contractantes veill ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

Domaine ferroviaire - Horizon de réalisation 2028-2030

A l'horizon 2028-2030, les études d'opportunité précitées ont mis en évidence l'intérêt de réaliser

les aménagements suivants

optimisation du cantonnement de part et d'autre de la frontière, création de nouveaux

points de changement de voie et interconnexion des installations de signalisation à la

frontière;

suppression de passages à niveau entre Thionville et la frontière;

reprise du plan de voie de la gare de Thionville et aménagement des flux passagers;

aménagements nécessaires au bon écoulement du trafic fret par la réalisation d'une

troisième voie {sas fret) de part et d'autre de la frontière franco-luxembourgeoise;

aménagements du nœud ferroviaire de Metz;

réalisation d'interventions complémentaires sur les infrastructures et gares existantes.

La Partie française poursuit les études de définition relatives à ces aménagements pour préciser la

consistance de cette seconde phase d'aménagement puis engage les travaux nécessaires en vue de

sa réalisation à l'horizon 2028-2030, sous réserve des stipulations prévues à l'article 6.

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4 que« Les Parties contractantes veill ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

Politique de covoiturage et de services routiers de transport en commun

Afin de promouvoir une mobilité plus durable, les Parties s'accordent pour favoriser l'usage des

transports en commun routiers et la pratique du covoiturage sur l'axe Metz-Luxembourg des

autoroutes A31 (côté français) et A3 {côté luxembourgeois) et notamment

initier ou favoriser la mise en place de plateformes de covoiturage ;

définir, financer et mettre en œuvre un programme de parkings de regroupement à

destination des covoitureurs;

définir, financer et mettre en œuvre un programme de parc relais et de gares routières pour

favoriser l'usage des transports en commun routiers transfrontaliers;

étudier, évaluer et mettre en œuvre, sur l'autoroute A31 {côté français) et avant son

élargissement si nécessaire, la création d'une voie réservée aux transports en commun en

lieu et place de la bande d'arrêt d'urgence existante, en concordance avec le projet de la

mise à 2x3 voies de l'autoroute A3 côté luxembourgeois.

La maîtrise d'ouvrage du programme des parkings de regroupement pour le covoiturage, des parcs

relais et gares routières a vocation à être portée par les collectivités territoriales. Le Luxembourg

évaluera le besoin de la mise en place de nouveaux services transfrontaliers par transport en

commun routier vers les parkings relais prévus.

protocole additionnel signé le 28 janvier 1997 à Luxembourg, souligne notamment en son article 4 que« Les Parties contractantes veill ent à des infrastructures ferroviaires insérées au mieux dans les réseaux de transport transeuropéens et assurent la continuité du service par chemin de fer au-delà

Financement

Les aménagements sur le territoire français identifiés aux articles 2 à 5, incluant les études et

procédures préalables à l'engagement des travaux, font l'objet d'une contribution de la Partie

luxembourgeoise jusqu'à concurrence d'un montant maximal de 120 000 000 €, dont 110 000 000

€ pour le domaine ferroviaire repris aux articles 3 et 4 et 10 000 000 € pour la promotion d'une

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politique de mobilité durable repris à l'article 5, dans la perspective d'une contribution totale de la

Partie luxembourgeoise équivalente à 50% des coûts d'investïssements en France.

Cette participation est considérée par la Partie française comme subvention d'équipement; cette

subvention n'est grevée d'aucun impôt ou taxe.

La mobilisation de cette contribution intervient via la conclusion de plusieurs conventions réglant le

détail du financement entre les Parties correspondant aux différents programmes d'aménagements

visés aux articles 2 à S.

Ces c:onventions précisent les modalités de versement de la contribution de la partie

luxembourgeoise, en particulier les conditions de remboursement de tout ou partie de la

contribution luxembourgeoise dans l'hypothèse où les aménagements visés aux articles 2 à 5 ne

peuvent être réalisés en conformité avec les stipulations essentielles du présent protocole d'accord.

La Partie française n'est pas contrainte de poursuivre les aménagements identifiés aux articles 2 à

5 une fois le plafond de la contribution paritaire luxembourgeoise prévue par l'article 6 alinéa 1

atteint.

La contribution de la Partie luxembourgeoise est conditionnée par le vote d'une loi spéciale

autorisant cette participation. Le Luxembourg s'engage à faire les diligences nécessaires afin que

cette loi soit adoptée au plus tard en 2019.

Les engagements de la Partie française au titre du présent protocole d'accord sont conditionnés par

l'adoption de la loi spéciale visée à l'alinéa précédent.

Partie luxembourgeoise équivalente à 50% des coûts d'investïssements en France.

Subventions européennes

Les infrastructures ferroviaires à réaliser et qui sont reprises ci-avant sont situées sur un des

corridors européens les pius importants du réseau transeuropéen de transport« RTE-T » sur lequel

passe également le corridor de fret ferroviaire« Mer du Nord - Méditerranée ».

Les Parties font leurs meilleurs efforts pour obtenir des subventions européennes par le biais

notamment des instruments comme le Mécanisme d'interconnexion en Europe qui contribuent à la

réalisation du RTE-T.

Partie luxembourgeoise équivalente à 50% des coûts d'investïssements en France.

Gouvernance

Les projets ferroviaires transfrontaliers relatifs à la ligne Metz - Thionville - Luxembourg sont suivis

au sein d'un groupe de travail ferroviaire franco-luxembourgeois. Il comprend des représentants

français, incluant des représentants de la Région Grand Est, des représentants luxembourgeois ainsi

que des représentants des gestionnaires d'infrastructures et des entreprises ferroviaires opérant les

transports de voyageurs. Il a en charge le suivi des aménagements visés aux articles 3 et 4 du présent

protocole d'accord et rend compte régulièrement aux autorités nationales et régionales de

l'avancement de ses travaux.

Les sujets liés à l'axe autoroutier A31 - A3 sont suivis par un groupe de travail routier franco­

luxembourgeois. Il comprend des représentants de la République française, du Grand-Duché de

Luxembourg et en tant que de besoin les autorités organisatrices de la mobilité concernées par les

transports collectifs routiers et le covoiturage.

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protocole d'accord et rend compte régulièrement aux autorités nationales et régionales de l'avancement de ses travaux.

Durée de conclusion du protocole d'accord et entrée en vigueur

Le présent protocole d'accord est conclu pour une durée indéterminée.

Chaque Partie notifie à l'autre Partie l'accomplissement des procédures internes requises pour

l'entrée en vigueur du présent protocole d'accord, qui prend effet le premier jour du deuxième mois

suivant la date de la dernière notification.

protocole d'accord et rend compte régulièrement aux autorités nationales et régionales de l'avancement de ses travaux.

Règlement des différends et litiges

Tout différend relatif à l'interprétation ou à la mise en oeuvre du présent Protocole est réglé par

voie de consultation(s) ou de négociation(s) entre les Parties.

protocole d'accord et rend compte régulièrement aux autorités nationales et régionales de l'avancement de ses travaux.

Modification

Le présent protocole d'accord peut être modifié à tout moment par accord écrit entre les Parties.

Les modifications entrent en vigueur dans les conditions définies à l'article 9.

protocole d'accord et rend compte régulièrement aux autorités nationales et régionales de l'avancement de ses travaux.

Dénonciation

Chaque Partie peut, à tout moment, notifier par écrit et par la voie diplomatique son intention de

dénoncer le présent Protocole. Cette dénonciation prend effet [six mois] après fa date de réception

de la notification par l'autre Partie, sauf retrait de la dénonciation décidé d'un commun accord avant

l'expiration de ce délai.

En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés par leur Gouvernement respectif, ont signé le

présent protocole d'accord.

Fait à Paris le 20 mars 2018 en deux exemplaires originaux en langue française.

Pour le Gouvernement du

Grand-Duché de Luxembourg,

Le ministre du Développement durable

et des Infrastructures,

Pour le Gouvernement de la

République française,

La ministre auprès du ministre d'État,

ministre de la Transition écologique et

solidaire, chargée des Transports,

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