Coût des travaux de la première phase du TGV Est-européen en France
Table des dispositions (8)
Texte législatif (8 Articles)
2.2.2. -
Coût des travaux de la première phase du TGV Est-européen en France
Le coût total des travaux de la première phase est évalué à 3.125.205.000 euros (trois milliards cent vingt-cinq
millions deux cent cinq mille euros), aux conditions économiques de juin 1997, non compris les investissements en
matériel roulant.
2.2.3. - Aménagements de la section luxembourgeoise de la ligne Metz-Luxembourg
La section luxembourgeoise de la ligne ferroviaire existante Metz-Luxembourg sera aménagée pour en améliorer la
vitesse, la sécurité et l’exploitation, grâce aux mesures suivantes
suppression de passages à niveau;
augmentation du nombre de cantons;
extension de la capacité de la ligne Bettembourg-Luxembourg, notamment entre Fentange et Luxembourg, entre
les points kilométriques 10,2 (Fentange) et 14,045 (gare de Luxembourg);
renouvellement de la voie entre Bettembourg et Luxembourg (entre les points kilométriques 7,0 et 13,9).
Le réseau luxembourgeois sera muni du système de contrôle européen ETCS. La section luxembourgeoise de la
ligne Metz - Luxembourg sera équipée en plus du système KVB sans frais supplémentaires pour la partie
luxembourgeoise, hormis ceux en relation avec l’entretien courant.
Les aménagements nécessaires seront par ailleurs réalisés en gare de Luxembourg pour accueillir et pour permettre
le stationnement des rames TGV.
Sans préjudice du deuxième alinéa du sous-paragraphe 2.2.3., la partie luxembourgeoise prendra en charge la
réalisation et le financement des travaux à réaliser sur son territoire.
Elle prendra les mesures utiles pour que les aménagements prévus au présent paragraphe soient réalisés
parallèlement à la mise en oeuvre de la première phase du TGV Est-européen. Elle informera la partie française deux
fois par an des évolutions de la planification de ces travaux.
2.2.4. - Calendrier de réalisation de la première phase du TGV Est-européen
La mise en service de la première phase du TGV Est-européen est prévue en 2006.
Pour les travaux situés sur le territoire français, un calendrier prévisionnel indicatif des opérations est joint en
annexe 1. Ce calendrier sera mis à jour deux fois par an, à l'initiative de la partie française. Entre ces deux échéances,
celle-ci avisera au plus tôt la partie luxembourgeoise de toute évolution du calendrier.
2.3. -
Seconde phase du TGV Est-européen
La seconde phase du TGV Est-européen consistera à prolonger ultérieurement la ligne nouvelle à grande vitesse de
Baudrecourt (en Lorraine) à Vendenheim (en Alsace).
Cette seconde phase comportera notamment la réalisation du raccordement de la ligne existante Metz – Strasbourg
vers la ligne nouvelle à la hauteur de Baudrecourt qui se fera, conformément à la DUP du TGV Est-européen, sous
forme de saut de mouton pour faciliter les relations entre Luxembourg / Metz et Strasbourg.
Durée de parcours – fréquences - horaires
3.1. -
Desserte Paris – Luxembourg
La desserte Paris-Luxembourg sera assurée au moyen des rames TGV mises en exploitation sur le TGV Est-
européen.
La desserte Paris-Luxembourg comportera au moins quatre aller-retours quotidiens sans rupture de charge.
Dès la réalisation de la première phase du TGV Est-européen, le temps de parcours pour ces quatre aller-retours
entre Paris et Luxembourg sera au plus de 2 heures et 15 minutes. Ce temps de parcours inclut la durée des arrêts
intermédiaires.
Les horaires de ces trains seront programmés en vue de satisfaire au mieux les besoins et les intérêts en présence,
et de s’insérer dans les plages horaires indicatives suivantes
au départ de Luxembourg (06.00 - 08.00 heures), (09.00 - 11.00 heures), (12.00 - 16.00 heures) et (17.00 - 20.00
heures);
au départ de Paris (06.00 - 08.00 heures), (08.00 – 10.00 heures), (16.00 - 18.00 heures), (19.00- 20.00 heures).
3.2. -
Desserte Luxembourg – Strasbourg
Dans le cadre de la première phase du TGV Est-européen, la desserte entre Luxembourg et Strasbourg sera assurée
par des trains classiques. La desserte comportera au moins quatre aller-retours quotidiens sans rupture de charge à
partir de la mise en service du TGV entre Paris et Luxembourg. Les Parties prendront les mesures nécessaires pour
que la SNCF et les CFL se concertent en vue d’améliorer la qualité de service de ces quatre aller-retours, et de
rapprocher les temps de parcours de l’objectif de 2 heures et 5 minutes.
Après la réalisation de la seconde phase du TGV Est-européen, la desserte entre Luxembourg et Strasbourg sera
assurée par des rames TGV mises par ailleurs en exploitation sur le réseau TGV Est-européen. Le temps de parcours
sera de 1 heure et 25 minutes. La desserte comportera alors au moins quatre aller-retours quotidiens sans rupture de
charge.
Les horaires seront programmés en vue de satisfaire au mieux les besoins et les intérêts en présence, y compris
ceux de l'axe ferroviaire Bruxelles - Luxembourg - Metz – Strasbourg - Suisse.
Les Parties se mettront d’accord sur l’horaire des trains à grande vitesse assurant la desserte entre Luxembourg et
Strasbourg préalablement à la mise en service de la seconde phase du TGV Est-Européen.
Modalités d'exploitation
Pour les relations Paris - Luxembourg et Strasbourg – Luxembourg, la même politique tarifaire et notamment le
même niveau tarifaire que pour les autres relations du TGV Est-européen s’appliquent, comme si le tronçon
luxembourgeois de la ligne Metz - Luxembourg faisait partie intégrante du réseau français. La gestion des places à bord
des trains TGV concernés sera assurée selon les mêmes règles que pour les relations intérieures françaises.
Sans préjudice des dispositions du présent protocole, les Parties prendront les mesures nécessaires pour que la
SNCF et les CFL s'entendent sur les autres modalités à caractère technique, opérationnel ou commercial relatives à la
mise en œuvre des dessertes définies à l'article 3. Les deux entreprises se concerteront notamment
en vue d'assurer une correspondance optimale des trains régionaux entre le Luxembourg et la Lorraine sur les
TGV s'arrêtant en gare de Metz, en concertation avec le Conseil régional de Lorraine;
en vue de la programmation éventuelle d’arrêts intermédiaires des TGV Luxembourg - Paris sur la ligne nouvelle;
en vue de la prolongation de certains TGV au-delà des relations prévues à l'article 3;
en vue d’une adaptation éventuelle aux besoins de la clientèle des horaires prévus aux paragraphes 3.1 et 3.2.
Le risque commercial de l’exploitation du TGV Est-européen sera supporté intégralement par la partie française. Par
ailleurs, les Parties prendront les mesures nécessaires pour faire définir par la SNCF et les CFL les prestations
commerciales et techniques résultant de la circulation des rames TGV sur le réseau ferroviaire luxembourgeois, et
notamment les redevances d’infrastructure, la définition des sillons entre la frontière et Luxembourg, la rémunération
des prestations commerciales ou d’exploitation effectuées par les CFL pour le compte de la SNCF, et l’agrément des
agents de conduite.
La partie française assumera la responsabilité des dommages résultant de l’exploitation des TGV et la partie
luxembourgeoise assumera celle des dommages imputables à la gestion de l’infrastructure ferroviaire, selon les formes
et dans les limites du droit civil.
Contribution financière du Grand-Duché de Luxembourg
à la réalisation du TGV Est-européen
5.1. -
Montant de la contribution financière du Grand-Duché de Luxembourg
Sous réserve de l'approbation préalable de la Chambre des Députés du Grand-Duché de Luxembourg, la partie
luxembourgeoise apportera à la partie française une contribution financière de 117.386.000 euros (cent dix-sept
millions trois cent quatre-vingt-six mille euros) aux conditions économiques de juin 1997. Cette contribution
représente 3,76% du coût total des investissements d'infrastructure et d'installations fixes, y compris l'outillage
nécessaire à la maintenance, qui relèvent de la première phase de réalisation du projet. Elle couvre la participation
luxembourgeoise intégrale en vue des investissements précités ainsi que des investissements en matériel roulant.
Cette contribution sera actualisée conformément aux stipulations du sous-paragraphe 5.2.7.
Elle sera intégralement versée lors de la réalisation de la première phase du TGV Est-européen, selon les modalités
prévues au paragraphe 5.2.
Elle sera considérée par la partie française comme subvention d'équipement, et elle ne sera grevée d'aucune taxe
ou impôt.
Elle constitue une contribution forfaitaire pour l’ensemble du projet. La partie française renonce expressément à
demander à la partie luxembourgeoise une quelconque contribution supplémentaire.
5.2. -
Modalités de versement
La contribution financière du Grand-Duché de Luxembourg fera l'objet d'appels de fonds mensuels émis par la partie
française. Les appels de fonds seront adressés par le ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement de la
République française au Ministère des Transports du Grand-Duché de Luxembourg. Ils seront accompagnés, à titre de
justificatif, par les appels de fonds émis par RFF et la SNCF, agissant comme Maîtres d’Ouvrage, chacun pour ce qui le
concerne.
5.2.1. -
Principes de versement
Les appels de fonds périodiques s’appuieront sur les dépenses constatées, après certification du service fait par les
maîtres d’ouvrage.
Les frais de trésorerie supportés, du fait du décalage chronologique entre les paiements effectués et les versements
de la partie luxembourgeoise, seront compensés par la mise en place d’une provision forfaitaire à charge de la partie
luxembourgeoise dans les conditions prévues au sous-paragraphe 5.2.5.
5.2.2. -
Echéancier prévisionnel des appels de fonds
Un échéancier prévisionnel indicatif des dépenses de la première phase du TGV Est-européen est joint au présent
protocole en annexe 2. Afin de permettre à la partie luxembourgeoise de programmer ses dépenses, cet échéancier
sera mis à jour par la partie française deux fois par an. Entre ces deux échéances, celle-ci avisera au plus tôt la partie
luxembourgeoise de toute modification de l’échéancier des appels de fonds.
5.2.3. - Montant des appels de fonds
L’assiette globale de l’appel de fonds au titre du mois N sera égale aux dépenses cumulées depuis l’origine jusqu’au
mois N inclus, en monnaie courante hors taxes, après certification du service fait par le maître d’ouvrage.
Le montant de l’appel de fonds au titre du mois N sera calculé selon la formule suivante
Appel de fonds au titre du mois N = (assiette globale au titre du mois N x 3,76 %) – cumul des appels déjà
émis,
sans préjudice du montant de la contribution fixée au paragraphe 5.1. et des modalités d’ajustement prévues au sous-
paragraphe 5.2.7.
La conformité des appels de fonds visés aux deux alinéas ci-dessus sera certifiée en fin d’exercice par la Mission de
Contrôle Economique et financier des Transports du Ministère de l’Economie et des Finances. Ce certificat sera joint
au plus tard au troisième appel de fonds de l’exercice suivant.
5.2.4. -
Montant de la provision
Le décalage entre les paiements supportés par la partie française et les versements de la participation du Grand-
Duché de Luxembourg est évalué à 1,5 mois en moyenne pendant toute la durée du projet.
Ce décalage sera compensé par une provision forfaitaire, non révisable, et non actualisable, versée par la partie
luxembourgeoise et restituée dans les conditions prévues au quatrième alinéa ci-après.
A cet effet, la partie luxembourgeoise versera, à l’entrée en vigueur du présent protocole, une provision égale à
3,125% de sa contribution prévue au paragraphe 5.1., soit 3.670.000 euros (trois millions six cent soixante dix mille
euros).
Cette provision sera restituée au terme d’un délai de quatre ans après son versement, sous forme d’une déduction
sur les appels de fonds émis à compter de ce terme.
5.2.5. - Facturation, recouvrement
Les règlements seront effectués par la partie luxembourgeoise dans un délai maximal de 25 jours à compter de la
réception de l'appel de fonds transmis par la partie française.
Ces versements seront effectués par virement bancaire au compte dont l’intitulé figure en annexe au présent
protocole.
5.2.6. - Modalités de suivi du financement aux conditions économiques de juin 1997
L’assiette globale des appels de fonds sera actualisée en appliquant à chaque tranche mensuelle la variation de l'indice
TP01 entre le mois d’appel de l’appel de fonds (dernier indice TP01 connu) par la partie française et le mois de juin
1997 (indice TP01 = 408,6).
Les tableaux A en annexe 2 détaillant le principe de ce calcul, fournissent la valeur en juin 1997 du projet défini à
l’article 2 au fur et à mesure de sa réalisation. Il permettront de constater le dépassement ou l’économie à la fin du
projet. Ils seront joints complétés à chaque appel de fonds.
5.2.7. -
Ajustement du financement au montant final du projet
Si le coût de réalisation des investissements est inférieur à l’estimation définie au paragraphe 2.1, la contribution de
la partie luxembourgeoise au projet sera réduite à due proportion.
Information sur l’avancement des procédures, études et travaux
Les Parties se tiendront régulièrement informées de l’avancement des procédures, des études et des travaux prévus
dans le cadre du présent protocole et conviennent de se réunir une fois par semestre, ainsi que toutes les fois que
l’avancement du projet le justifiera.
La partie luxembourgeoise désignera un délégué titulaire et un suppléant appelés à suivre avec voix consultative les
réunions du comité de pilotage que la partie française a institué en vertu de la convention de réalisation et de
financement du TGV Est-européen signée le 7 novembre 2000. Les délégués ainsi désignés recevront copie de
l'ensemble des informations qui seront adressées aux autres membres du comité de pilotage.
Confidentialité des études
Les Parties s’engagent à ne pas utiliser à des fins commerciales, et à ne pas divulguer, le contenu des études qui leur
seront communiquées. Ces études sont la propriété des maîtres d’ouvrage.
Règlement des litiges
Si l’interprétation ou l’application du présent protocole donne lieu à un différend qui n’aura pu être réglé par voie
de négociation, chacune des parties pourra recourir à l’arbitrage.
Si dans les trois mois à compter de la demande il n’y a pas d’entente sur le choix d’un ou des arbitres, l’une
quelconque des Parties pourra demander au Président de la Cour de Justice des Communautés Européennes ou à un
des membres de cette Cour que celui-ci désignera à ces fins, de nommer un arbitre unique devant lequel le différend
sera renvoyé pour décision.
La sentence arbitrale sera obligatoire pour les Parties.
Dispositions finales
9.1. -
Chacune des parties notifie à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnelles requises en ce
qui concerne l’entrée en vigueur du présent protocole, qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le
jour de réception de la seconde notification.
9.2. -
Le présent protocole prendra fin trente ans après la mise en service de la première phase du TGV Est-
européen.
9.3. -
Si la réalisation du TGV Est-européen est abandonnée en cours d’exécution ou ne peut pas se faire en
conformité avec les stipulations essentielles du présent protocole, la partie française remboursera à la partie
luxembourgeoise l’intégralité des fonds versés par cette dernière.
9.4. -
Les deux parties conviennent d’examiner régulièrement, et au plus tard en 2010, l’opportunité d’amender
les dispositions du présent protocole.
En foi de quoi, les représentants des deux parties, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent protocole et y
ont apposé leur sceau.
Fait à Remilly, le 28 janvier 2002, en deux exemplaires.
Pour le gouvernement
Pour le gouvernement
de la République française,
du Grand-Duché de Luxembourg,
Le Ministre de l'Equipement,
Le Ministre des Transports
des Transports et du Logement
du Grand-Duché de Luxembourg
de la République française
Annexe 1 -
Annexe 2 - Echéancier prévisionnel indicatif des dépenses
En millions d'euros hors taxe aux conditions économiques de juin 1997
Total
Maitrise d'ouvrage RFF
28,4
77,6
81,6
495,5
823,2
823,2
457,3
129,6
2.916,3
Maitrise d'ouvrage SNCF
1,8
4,6
27,4
41,9
53,4
61,0
18,8
208,9
Total
28,4
79,4
86,1
522,9
865,1
876,6
518,3
148,3
3.125,2
Annexe 2
Tableau A - Récapitulatif de l'assiette globale de fonds
Conversion des euros courants aux conditions économiques de juin 1997
(1)
D: indice définitif
P: indice provisoire (dernier indice connu à la date d'établissement de l'appel)
N° d'appel
Montant en
Mois d'appel de
Indice TPO1
(1)
Coefficient de
Montant en
euros courants
l'appel de fonds
conversion
euros 06/97
juin.97
408.6
D
Assiette
Editeur
Service Central de Législation, 43, boulevard F.-D. Roosevelt, L-2450 Luxembourg
Imprimeur
Imprimerie de la Cour Victor Buck, s. à r. l. Leudelange