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2024005423 BE

2024005423 25 MAI 2024. - Arrêté royal fixant le montant maximal annuel des frais de fonctionnement et des frais du secrétariat permanent de la Commission des provisions nucléaires

4 Articles / Dispositions · Belgique
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Texte législatif (4 Articles)

BE Justel 2024005423

Pour l'application du présent arrêté, les définitions telles que visées à l'article 2 de la loi du 12 juillet 2022 renforçant le cadre applicable aux provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et de la gestion du combustible usé et abrogeant partiellement et modifiant la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion de matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires sont d'application, complétées par les définitions suivantes

1° loi du 12 juillet 2022 : la loi du 12 juillet 2022 renforçant le cadre applicable aux provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et de la gestion du combustible usé et abrogeant partiellement et modifiant la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion de matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires ;

2° secrétariat permanent : le secrétariat permanent établi par l'article 4, § 4, de la loi du 12 juillet 2022.

BE Justel 2024005423

Les frais annuels de fonctionnement et les frais du secrétariat permanent de la Commission des provisions nucléaires, ainsi que les coûts des avis, demandés par la Commission des provisions nucléaires en vertu de l'article 7, § 6, de la loi du 12 juillet 2022, ne peuvent excéder 2.000.000 euros à partir de l'année 2025.

A partir du 1er janvier 2026, le montant annuel maximum visé à l'alinéa 1er est adapté annuellement en fonction de l'indice de santé lissé du mois de décembre de l'année -1 en rapport avec l'indice de santé lissé du mois de décembre de l'année -2. Le résultat est arrondi à l'euro supérieur.

BE Justel 2024005423

L'arrêté royal du 1er mai 2006 fixant le montant maximal annuel des frais de fonctionnement du Comité de suivi et son secrétariat permanent, créés par les articles 3 et 4 de la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion des matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires, et des coûts des avis et études demandés par ce comité, à charge desdites provisions, est abrogé.

BE Justel 2024005423

Le ministre qui a l'Energie dans ses attributions est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Signatures

Donné à Buxelles, le 25 mai 2024.

PHILIPPE

Par le Roi

La Ministre de l'Energie,

T. VAN DER STRAETEN

Préambule

PHILIPPE, Roi des Belges,

A tous, présents et à venir, Salut.

Vu la loi du 12 juillet 2022 renforçant le cadre applicable aux provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et de la gestion du combustible usé et abrogeant partiellement et modifiant la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion de matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires, l'article 9, alinéa 1er ;

Vu l'arrêté royal du 1er mai 2006 fixant le montant maximal annuel des frais de fonctionnement du Comité de suivi et son secrétariat permanent, créés par les articles 3 et 4 de la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion des matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires, et des coûts des avis et études demandés par ce comité, à charge desdites provisions ;

Vu l'avis de l'Inspecteur des Finances, donné le 26 avril 2024;

Vu l'accord de la Secrétaire d'Etat au Budget, donné le 15 mai 2024;

Vu la dispense d'analyse d'impact sur la base de l'article 8, § 1er, 4°, de la loi du 15 décembre 2013 portant des dispositions diverses concernant la simplification administrative ;

Sur la proposition de la Ministre de l'Energie et de l'avis des Ministres qui en ont délibéré en Conseil,

Nous avons arrêté et arrêtons

Rapport au Roi

RAPPORT AU ROI

Sire,

L'article 3 de la loi du 12 juillet 2022 renforçant le cadre applicable aux provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et de la gestion du combustible usé et abrogeant partiellement et modifiant la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion de matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires (ci-après " la loi du 12 juillet 2022 "), prévoit la création d'une Commission des provisions nucléaires.

L'article 10, alinéa 1er, de la loi du 12 juillet 2022, stipule que le Roi établit le Règlement d'ordre intérieur de la Commission des provisions nucléaires. A l'article 10, alinéa 2, il est stipulé également que le Roi détermine les modalités et frais de fonctionnement de la Commission des provisions nucléaires et de son secrétariat permanent par arrêté délibéré en Conseil des ministres. Ces dispositions sont mises en exécution par arrêtés royaux distincts.

L'article 9, alinéa 1er, de la loi du 12 juillet 2022, prévoit que le Roi, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, fixe le montant annuel maximum qui peut être dépensé à charge de la société de provisionnement nucléaire aux frais de fonctionnement et de secrétariat de la Commission des provisions nucléaires ainsi qu'au coût des avis demandés par la Commission des provisions nucléaires en vertu de l'article 7, § 6, de la loi du 12 juillet 2022.

Le présent arrêté met cette dernière disposition en application.

L'article 1er clarifie quelques mots qui sont utilisés régulièrement dans le présent arrêté.

L'article 2 fixe le montant annuel maximum mentionné à l'article 9, alinéa 1er, de la loi du 12 juillet 2022 à 2.000.000 euros.

Conformément à l'arrêté royal du 1er mai 2006 fixant le montant maximal annuel des frais de fonctionnement du Comité de suivi et son secrétariat permanent, créés par les articles 3 et 4 de la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion des matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires, et des coûts des avis et études demandés par ce comité, à charge desdites provisions, le montant annuel maximum à charge de la société de provisionnement nucléaire s'élève aujourd'hui à 500.000 euros (à indexer). Après indexation, cela donne un montant maximal de 795.000 euros pour l'année 2024. Les rapports annuels des dernières années font état des dépenses totales suivantes : 583.392,53 euros (2021), 601.614,37 euros (2022) et 505.953,68 euros (2023).

Les fluctuations des dépenses annuelles de la Commission des provisions nucléaires, ci-après " la Commission ", sont dues au coût variable des avis et études demandés qui ne doivent pas être réalisés annuellement.

L'année durant laquelle un audit triennal des méthodes de calcul pour la constitution des provisions nucléaires a lieu, les dépenses sont toujours plus hautes.

Compte tenu du début de démantèlement de certains réacteurs et le suivi des coûts qui en découle, la Commission des provisions nucléaires joue un rôle de plus en plus important et ses tâches deviennent plus lourdes. C'est pourquoi la loi du 12 juillet 2022 attribue également des responsabilités nettement plus importantes à la Commission (par ex. l'analyse de l'impact des décisions capitalistiques de l'exploitant nucléaire sur les provisions nucléaires, la vérification des garanties pour les prêts, le renforcement du contrôle prudentiel par le biais d'obligations d'information accrues pour l'exploitant nucléaire et la société de provisionnement nucléaire, la possibilité d'imposer des sanctions, etc).

Pour soutenir ce mandat plus étendu, l'article 4, § 4, de la loi du 12 juillet 2022 prévoit également un secrétariat permanent plus largement constitué. Ce secrétariat ne peut pas encore être étendu et ne peut pas recruter son propre personnel en autre par le montant maximal actuel des dépenses. L'exposé des motifs de la loi du 12 juillet 2022 reprend une composition d'un secrétaire général et cinq collaborateurs. Il s'agit d'une indication et le recrutement se fera en fonction des besoins. Une analyse sur ces besoins sera effectuée dans un bref délai.

Actuellement, le secrétariat se compose uniquement de quelques collaborateurs mi-temps qui sont mis à la disposition par la SPF Economie en exécution d'un accord de coopération (SLA) limité conclu entre la Commission et le SPF Economie (cout : 150.000 euros pour bureaux, infrastructure et personnel).

Le fait de recruter son propre personnel n'exclut pas que le SLA avec le SPF Economie ne puisse être maintenu.

Compte tenu de la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires Doel 3 et Tihange 4, des tâches supplémentaires sont également confiées à la Commission, ce qui augmentera encore sa charge de travail.

Ainsi, la loi du 26 avril 2024 portant la garantie de la sécurité d'approvisionnement dans le domaine de l'énergie et la réforme du secteur de l'énergie nucléaire (les articles 47 et suivants) prévoit d'aussi confier à la Commission la mission de contrôle prudentiel de Hedera et que la Commission doit évaluer l'éventuelle nouvelle libération d'actifs non européens.

Afin de mener à bien les tâches et responsabilités supplémentaires comme déjà prévu et élargi encore récemment par la loi du 12 juillet 2022, et afin d'assurer le bon fonctionnement du secrétariat permanent et de faire appel à l'expertise nécessaire, il est nécessaire d'augmenter le montant annuel maximum actuel.

De plus, il existe un risque que le montant annuel maximum actuel soit dépassé lors de l'audit triennal des méthodes utilisées pour la constitution des provisions nucléaires, à prévoir en vertu de l'article 12 de la loi du 12 juillet 2022. Le montant maximum indexé en 2022 était de 681.000 euro ; les avis pour la révision de 2022 coûtaient 293.467 euros. Cela représentait plus de 43% des fonds disponibles et cela signifie donc que le recours à d'autres expertises (telles que l'assistance juridique ou l'expertise financière) reste faible.

L'augmentation du montant annuel maximal à deux millions euros est considérée comme justifiée et pérenne sur la base des raisons susmentionnées. Ceci permettrait d'engager son propre personnel nécessaire et de faire appel à des experts nécessaires.

Enfin, il convient également de noter que le montant annuel maximal ne sera pas entièrement utilisé chaque année, tant à la lumière de l'importance des dépenses totales les plus récentes qu'à la lumière de la fluctuation des dépenses totales en raison du caractère non annuel des avis et audits prévus à l'article 7, § 6, et à l'article 12 de la loi du 12 juillet 2022.

La Commission doit établir son budget en fonction de son programme de travail prévu. Ce budget doit être soumis au ministre qui a l'Energie dans ses attributions et au ministre qui a le Budget dans ses attributions, ce qui permet aussi un contrôle.

Le budget de la Commission ne sera pas toujours basé sur le montant maximal mais sur les dépenses réelles estimées. Le montant maximal est un montant maximal et non un objectif à atteindre.

Dans tous les cas, les moyens non utilisés doivent être remboursés à la société de provisionnement nucléaire.

L'alinéa 2 de l'article 2 prévoit une indexation du montant annuel maximum visé à l'alinéa 1er.

L'article 3 abroge l'arrêté royal du 1er mai 2006 fixant le montant maximal annuel des frais de fonctionnement du Comité de suivi et son secrétariat permanent, créés par les articles 3 et 4 de la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires et pour la gestion des matières fissiles irradiées dans ces centrales nucléaires, et des coûts des avis et études demandés par ce comité, à charge desdites provisions.

J'ai l'honneur d'être,

Sire,

de Votre Majesté

le très respectueux et très fidèle serviteur,

La Ministre de l'Energie,

T. VAN DER STRAETEN

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