Legislator Jurisprudence & Législation
ATAS/927/2012 • CJ GE ATAS/927/2012 Généré par l'IA

Unemployment Benefits Denial for Temporary Worker Injured During Trial Period

Numéro de cause ATAS/927/2012
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An individual, injured in an accident on the first day of a temporary assignment, sought unemployment benefits, which were initially denied because the claimant did not meet the twelve-month contribution requirement within the preceding two years, despite a prior court ruling invalidating the termination occurring on the day of the accident. The court ultimately rejected the appeal, reasoning that the controlling Federal Tribunal decision established that the termination occurred during the trial period, meaning the worker was not protected against immediate dismissal under either the ordinary law or the relevant collective bargaining agreement (CCT), which only prohibited termination during accident/sickness benefit payments after the trial period had expired, thus rendering the period of incapacity non-qualifying for contribution credit.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

Art. 336c CO, Art. 20 LSE, Art. 21 CCT, Art. 107 al. 2 LTF, Art. 9 al. 3 LACI, Art. 13 al. 1 LACI; Unemployment Benefits Denial for Temporary Worker Injured During Trial Period: The court ultimately rejected the appeal, reasoning that the controlling Federal Tribunal decision established that the termination occurred during the trial period, meaning the worker was not protected against immediate dismissal under either the ordinary law or the relevant collective bargaining agreement (CCT), which only prohibited termination during accident/sickness benefit payments after the trial period had expired, thus rendering the period of incapacity non-qualifying for contribution credit.

Mots-clés

Généré par l'IA
prestations temporaires indemnités de chômage de l'assuré chômage durée de cotisation licenciement avec effet immédiat négociation collective

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Art. 336c CO
Il a retenu que l'incapacité de travail étant survenue pendant le temps d'essai, l'employé ne bénéficiait pas de la protection contre le licenciement en temps inopportun (art. 336c CO).
Art. 20 LSE
L'art. 20 LSE prévoit que lorsqu’une entreprise locataire de services est soumise à une convention collective de travail étendue, le bailleur de services doit appliquer au travailleur celles des dispositions de la convention qui concernent le salaire et la durée du travail.
Art. 21 CCT
Par courrier du 20 avril 2012, l'intimé a exposé que l'art. 21 CCT n'excluait la résiliation, lorsque des prestations des assurances accidents ou maladie étaient versées, qu'après le temps d'essai, hypothèse non réalisée en l'espèce.
Art. 107 al. 2 LTF
Mentioned in the reasoning regarding the court being bound by the Federal Tribunal's decision upon remand, although this article is not explicitly listed in the final dispositive orders for the ruling itself.
Art. 9 al. 3 LACI
Cited in the reasoning to define the two-year time frame (cadre-délai) for contribution requirements.
Art. 13 al. 1 LACI
Cited in the reasoning when explaining the requirement for twelve months of insured activity to qualify for unemployment benefits.
Art. 3 LPGA
Cited in the reasoning as a legal basis for sick persons not receiving salary and therefore not paying contributions.
Art. 4 LPGA
Cited in the reasoning as a legal basis for accident victims not receiving salary and therefore not paying contributions.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Art. 13 LACI

The court cited this article as the basis for determining that the period of incapacity following the accident could not be counted towards the required contribution period since the employment contract was validly terminated.

art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110)

Cited as the procedural basis for filing an appeal in public law matters before the Federal Tribunal.

art. 42 LTF

Cited regarding the conditions for electronically addressing the appeal memorandum to the Federal Tribunal.

art. 107 al. 2 LTF

Mentioned in the reasoning regarding the court being bound by the Federal Tribunal's decision upon remand, although this article is not explicitly listed in the final dispositive orders for the ruling itself.

Art. 13 al. 1 LACI

Cited in the reasoning when explaining the requirement for twelve months of insured activity to qualify for unemployment benefits.

Art. 13 al. 2 let. c LACI

Cited in the reasoning when explaining that time spent on sick leave or due to an accident counts as a contribution period, which was ultimately not applied favorably to the appellant.

Art. 9 al. 3 LACI

Cited in the reasoning to define the two-year time frame (cadre-délai) for contribution requirements.

Art. 4 LPGA

Cited in the reasoning as a legal basis for accident victims not receiving salary and therefore not paying contributions.

Art. 3 LPGA

Cited in the reasoning as a legal basis for sick persons not receiving salary and therefore not paying contributions.

Dit que la procédure est gratuite.

This order explicitly states that the proceedings are free of charge (i.e., no court costs were imposed).

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

A/4164/2010

### [ATAS/927/2012](/apps/decis/fr/atas/show/1967422) du 27.07.2012 ( CHOMAG ) , REJETE

[![Pdf](data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC)](/apps/decis/fr/atas/file/2012/0009/ATAS_000927_2012_A_4164_2010.pdf)

[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

POUVOIR JUDICIAIRE

A/4164/2010 ATAS/927/2012 COUR DE JUSTICE Chambre des assurances sociales

Arrêt du 27 juillet 2012 9ème Chambre

En la cause

Monsieur E__________, domicilié aux Avanchets, représenté par le Syndicat SIT M. F__________ · recourant

contre

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE CHOMAGE, sise rue de Montbrillant 40 ; Case postale 2293, 1211 Genève 2 · intimé

EN FAIT

Le 14 juillet 2008, Monsieur E__________, né en 1977, a conclu avec X__________ SA un "contrat de mission" prévoyant qu'il était délégué auprès de Y__________ SA, selon le contrat-cadre qui lui avait été remis le 28 mars 2008, en qualité de manœuvre de constructions CTS. Le contrat précisait que la mission était d'une durée de trois mois. Si la mission se poursuivait au-delà, le contrat était considéré comme prolongé pour une durée indéterminée.

Le premier jour de cette mission, le 15 juillet 2008, l'employé a été victime d’un accident sur son lieu de travail, engendrant une incapacité de travail à 100%, puis à 50% dès le 26 janvier 2009. Le cas a été pris en charge par la CAISSE NATIONALE SUISSE EN CAS D’ACCIDENTS (SUVA), qui a alloué des indemnités journalières jusqu’au 1er mars 2009 inclus.

Selon l'attestation établie par X__________ SA, le contrat a été résilié oralement le 15 juillet 2008. Le motif invoqué était "mission d'un jour".

Entre le mois de juillet 2009 et le 26 mai 2010, l'assuré a effectué des missions temporaires en qualité de manutentionnaire pour Z_________ SA.

Le 10 juin 2010, il a déposé une demande d'indemnités de chômage, rejetée au motif qu'il n'avait pas cotisé pendant douze mois durant les deux ans précédant sa demande. La période de cotisation comprenait le 15 juillet 2008 et la période du 27 juillet 2009 au 26 mai 2010 (avec certaines coupures), soit au total 8 mois et 4,6 jours. La période d'incapacité de travail du 16 juillet 2008 au 2 mars 2009 (7 mois et 19,6 jours) n'entrait pas dans le décompte de jours de travail, l'assuré ne justifiant pas d'une libération de l'obligation de cotiser.

Par arrêt du 30 mai 2011, la Cour de justice a admis le recours formé par l'assuré et renvoyé la cause à l'assurance pour nouvelle décision dans le sens des considérants. La Cour a retenu que le licenciement effectué le jour de l'accident était nul, de sorte que le recourant était resté lié par un contrat de travail jusqu'au 25 janvier 2009 et était libéré de son obligation de cotiser pendant cette période, qui devait être ajoutée au 8 mois et 4,6 jours de cotisation.

Statuant le 27 mars 2012, le Tribunal fédéral a annulé la décision cantonale. Il a retenu que l'incapacité de travail étant survenue pendant le temps d'essai, l'employé ne bénéficiait pas de la protection contre le licenciement en temps inopportun (art. 336c CO). Cela étant, il convenait encore d'examiner si le recourant pouvait se prévaloir de la convention collective de travail du secteur principal de la construction (CCT) - à laquelle renvoyait l'art. 20 LSE - qui interdisait le licenciement tant qu'un employé perçoit des indemnités de l'assurance-maladie ou de l'assurance-accidents. La cause était ainsi renvoyée à la Cour de céans pour se prononcer sur cet aspect.

Par courrier du 20 avril 2012, l'intimé a exposé que l'art. 21 CCT n'excluait la résiliation, lorsque des prestations des assurances accidents ou maladie étaient versées, qu'après le temps d'essai, hypothèse non réalisée en l'espèce.

Invité à se déterminer, le recourant ne s'est pas manifesté.

Les parties ont été informées le 9 mai 2012 que la cause était gardée à juger.EN DROIT

La Cour a déjà admis la recevabilité du recours. Elle renvoie à cet égard à son précédent arrêt.

En cas de renvoi de la cause par le Tribunal fédéral conformément à l'art. 107 al. 2 LTF, l'autorité inférieure doit fonder sa nouvelle décision sur les considérants en droit de l'arrêt de renvoi. Le juge auquel la cause est renvoyée voit ainsi sa cognition limitée par les motifs de l'arrêt de renvoi, en ce sens qu'il est lié par ce qui a été tranché définitivement par le Tribunal fédéral (ATF 133 III 201 consid. 4.2; 131 III 91 consid. 5.2).

La Cour est donc liée par le raisonnement du Tribunal fédéral, qui a retenu que le recourant se trouvait dans une période d'essai et ne pouvait se prévaloir de la protection de l'art. 336c CO.

3. Celui qui, dans les limites du délai-cadre prévu à cet effet (soit deux ans, art. 9 al. 3 LACI), a exercé durant douze mois au moins une activité soumise à cotisation, remplit les conditions relatives à la période de cotisation (art. 13 al. 1 LACI). Le temps durant lequel l’assuré est partie à un rapport de travail, mais ne touche pas de salaire parce qu’il est, entre autres, malade (art. 3 LPGA) ou victime d’un accident (art. 4 LPGA) et, partant, ne paie pas de cotisations compte également comme période de cotisation (art. 13 al. 2 let. c LACI).

En l'espèce, le décompte de la période de cotisation entre le mois de juillet 2009 et le mois de mai 2010, soit de 8 mois et 4,6 jours, n'est pas litigieux. Il convient uniquement de déterminer si le recourant se trouvait, en vertu de la CCT dont il se prévaut, toujours lié par un contrat de travail pendant la période qui a suivi son accident du 15 juillet 2008.

L'art. 20 LSE prévoit que lorsqu’une entreprise locataire de services est soumise à une convention collective de travail étendue, le bailleur de services doit appliquer au travailleur celles des dispositions de la convention qui concernent le salaire et la durée du travail. A teneur de l'art. 21 CCT, la résiliation du contrat de travail par l’employeur après l’expiration du temps d’essai est exclue aussi longtemps que l’assurance-accidents obligatoire ou l’assurance-maladie versent des indemnités journalières au travailleur.

En l'espèce, le licenciement est intervenu pendant la période d'essai (cf. arrêt du Tribunal fédéral du 27 mars 2012). Partant, le recourant ne peut se prévaloir de la protection de l'art. 21 CCT. Son contrat de travail a ainsi valablement été résilié le 15 juillet 2008, avec effet immédiat. La période d'incapacité de travail, qui a suivi, ne peut, par conséquent, être décomptée en sa faveur (cf. art. 13 LACI).

Au vu de ce qui précède, le recourant ne totalisait pas 12 mois de cotisations au moment où il a requis des prestations de l'assurance-chômage. Celle-ci était donc fondée à les lui refuser. Le recours est ainsi infondé et doit être rejeté.

\* \* \*

PAR CES MOTIFS,

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES :

Statuant

A la forme :

Déclare le recours recevable.

Au fond :

Le rejette.

Dit que la procédure est gratuite.

Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi.

La greffière Brigitte BABEL · La présidente Florence KRAUSKOPF

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat d'Etat à l'économie par le greffe le