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TALCH23_1591 Généré par l'IA

Luxembourg court acquits one defendant on fraud charges but fines the other for forgery and fraud.

Numéro de cause TALCH23_1591
Autorité / Tribunal
Juridiction Luxembourg (LU)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)

Synthèse Legislator

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The Tribunal d'Arrondissement acquitted Personne1 of the forgery charge but convicted them of fraud, imposing a €1,500 fine. Personne2 was acquitted of forgery but convicted of fraud, receiving a €1,200 fine. The court distinguished the established facts between the two defendants to apply appropriate penalties under the Penal Code.

Regeste Legislator

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Articles 14, 16, 20, 27, 28, 29, 30, 65, 66, 193, 196, 197, 214, 496 et 496-1 du Code pénal; When multiple charges are brought against different defendants, the court must independently assess the evidence for each person, acquitting those where facts are not established and convicting others where sufficient proof exists, resulting in tailored fines.

Mots-clés

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Luxembourg Penal Code forgery and misuse fraudulent subvention acquittal and conviction criminal fine imposition contrainte par corps procedural fairness escroquerie fiscale

Dispositions légales citées

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Articles 14, 16, 20, 27, 28, 29, 30, 65, 66, 193, 196, 197, 214, 496 et 496-1 du Code pénal
Articles 1, 3-6, 179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 191, 194, 195, 196 et 389 du Code de procédure pénale
de leur droit de ne pas s’incriminer eux-mêmes, conformément à l’article 190-1 (2) du Code
article 496-1 du Code pénal
en infraction à l’article 496-1 du Code pénal,
article 197 du Code pénal
en infraction à l’article 197 du Code pénal,
article 65 du Code pénal
idéal, de sorte qu’il convient d’appliquer les dispositions de l’article 65 du Code pénal et de ne
article 214 du Code pénal
euros à 125.000 euros, conformément à l’article 214 du Code pénal.
article 20 du Code pénal
application de l’article 20 du Code pénal, abstraction d’une peine d’emprisonnement à son
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Texte complet

Jugement n° 1591/2026

not. 47579/25/CD

(amendes)

(acquit.)

AUDIENCE PUBLIQUE DU 27 MAI 2026

Le Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, vingt-troisième chambre, siégeant en

matière correctionnelle, a rendu le jugement qui suit :

Dans la cause du Ministère Public contre

1) PERSONNE1.)

née le DATE1.) à ADRESSE1.) (Irlande),

demeurant à L-ADRESSE2.),

comparant en personne,

2) PERSONNE2.)

née le DATE2.) à ADRESSE3.) (Irlande),

demeurant à L-ADRESSE4.),

comparant en personne,

- p r é v e n u e s -

F A I T S :

Par citations du 30 mars 2026 et avis publié le 1er avril 2026 sur le site des autorités judiciaires,

le Procureur d’État près le Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg a requis les

prévenues de comparaître à l’audience publique du 24 avril 2026 devant le Tribunal

correctionnel de ce siège pour y entendre statuer sur les préventions suivantes :

I. faux et usage de faux ;

II. escroqueries à subvention.

À cette audience, Madame le vice-président constata l’identité des prévenues, leur donna

connaissance de l’acte qui a saisi le Tribunal et les informa de leur droit de garder le silence et

de leur droit de ne pas s’incriminer eux-mêmes, conformément à l’article 190-1 (2) du Code

de procédure pénale.

Les prévenues PERSONNE1.) et PERSONNE2.) renoncèrent à l’assistance d’un avocat par

déclaration écrite, datée et signée conformément à l’article 3-6 point 10 du Code de procédure

pénale et furent entendus en leurs explications.

Le représentant du Ministère Public, Stéphane JOLY-MEUNIER, Substitut du Procureur

d’État, résuma l’affaire et fut entendu en son réquisitoire.

Les prévenues PERSONNE1.) et PERSONNE2.) eurent la parole en dernier.

Le Tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience publique de ce jour, date à laquelle

le prononcé avait été fixé, le

J U G E M E N T Q U I S U I T :

Vu l’ensemble du dossier répressif constitué par le Ministère Public sous la notice

47579/25/CD et notamment les deux plaintes déposées en date du 5 décembre 2025 par le

Ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur au Ministère Public, ensembles leurs

annexes.

Vu le procès-verbal n° 20798/2026 dressé en date du 19 février 2026 par la Police grand-

ducale, Région Sud-Ouest, Commissariat Differdange.

Vu l’ordonnance de renvoi numéro 319/26 (XXIIe) rendue le 11 mars 2026 par la chambre du

conseil du Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, renvoyant PERSONNE1.) et

PERSONNE2.), moyennant circonstances atténuantes, devant une chambre correctionnelle du

même Tribunal, pour y répondre du chef de faux et d’usage de faux.

Vu la citation à prévenu du 30 mars 2026, régulièrement notifiée à PERSONNE1.).

Vu la citation à prévenu du 30 mars 2026, publiée le 1er avril 2026 sur le site internet des

autorités judiciaires en vertu des dispositions de l’article 389 alinéa 1er du Code de procédure

pénale à l’attention de la prévenue PERSONNE2.).

Aux termes de la citation à prévenu, ensemble l’ordonnance de renvoi, le Ministère Public

reproche aux prévenues PERSONNE1.) et PERSONNE2.) :

« I. comme auteurs ayant eux-mêmes commis les infractions,

PERSONNE1.)

En date du 20.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.),

sans préjudice quant aux circonstances de temps et de lieux plus exactes,

en infraction aux articles 193, 196 et 197 du Code pénal,

d’avoir, dans une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, commis des faux en écritures

de commerce, de banque ou en écritures privées, en ce compris les actes sous seing privé

électronique, soit par fausses signatures, soit par contrefaçon ou altération d'écritures ou de

signatures, soit par fabrication de conventions, dispositions, obligations ou décharges, ou par

leur insertion après coup dans les actes, soit par addition ou altération de clauses, de

déclarations ou de faits que ces actes avaient pour objet de recevoir et de constater,

d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage d’un faux en écritures,

en l’espèce, d’avoir, dans une intention frauduleuse, commis un faux matériel en écritures

publiques, en trafiquant un bulletin d’impôt sur le revenu pour l’année 2023 émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19.06.2024 aux noms de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), par changement

de sa date au 19.06.2025 à l’aide d’une manipulation d’un scan, le contenu du document étant

par ailleurs identique en tous points,

soit notamment par altération d’écritures,

et d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage de ce document par sa transmission au

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre de sa demande en

obtention d’une aide financière de l’État pour études supérieures pour le semestre d’hiver de

l’année académique 2025-2026.

PERSONNE2.)

en date du 22.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche,

sans préjudice quant aux circonstances de temps et de lieux plus exactes,

en infraction aux articles 193, 196 et 197 du Code pénal,

d’avoir, dans une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, commis des faux en écritures

de commerce, de banque ou en écritures privées, en ce compris les actes sous seing privé

électronique, soit par fausses signatures, soit par contrefaçon ou altération d'écritures ou de

signatures, soit par fabrication de conventions, dispositions, obligations ou décharges, ou par

leur insertion après coup dans les actes, soit par addition ou altération de clauses, de

déclarations ou de faits que ces actes avaient pour objet de recevoir et de constater,

d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage d’un faux en écritures,

en l’espèce, d’avoir, dans une intention frauduleuse, commis un faux matériel en écritures

publiques, en trafiquant un bulletin d’impôt sur le revenu pour l’année 2023 émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19.06.2024 aux noms de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), par changement

de sa date au 19.06.2025 à l’aide d’une manipulation d’un scan, le contenu du document étant

par ailleurs identique en tous points,

soit notamment par altération d’écritures,

et d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage de ce document par sa transmission au

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre de sa demande en

obtention d’une aide financière de l’État pour études supérieures pour le semestre d’hiver de

l’année académique 2025-2026.

II. comme auteurs ayant eux-mêmes commis les infractions,

PERSONNE1.)

En date du 01.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.), sans préjudice

quant aux circonstances de temps et de lieux plus exactes,

1. en infraction à l’article 496-1 du Code pénal,

d’avoir sciemment fait une déclaration fausse ou incomplète en vue d’obtenir ou de conserver

une subvention, indemnité ou autre allocation qui est, en tout ou en partie, à charge de l’État,

d’une autre personne morale de droit public ou d’une institution internationale,

en l’espèce, d’avoir, dans le cadre de sa demande en obtention d’une aide financière de l’État

pour études supérieurs pour le semestre d’hiver de l’année académique 2025-2026,

sciemment fait une fausse déclaration, en y joignant un bulletin d’impôt sur le revenu de

l’année 2023 de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), prétendument émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19 juin 2025, tandis que le document authentique, par ailleurs identique en tous points,

porte la date du 19 juin 2024,

2. en infraction aux articles 496-2, alinéa 1er et 496-6 du Code pénal,

d’avoir, suite à une fausse déclaration telle que visée par l’article 496-1 du Code pénal, tenté

de reçoit une subvention, indemnité ou autre allocation à laquelle il n’a pas droit ou à laquelle

il n’a droit que partiellement,

en l’espèce, d’avoir, suite à la fausse déclaration libellée ci-dessus, tenté d’obtenir une aide

financière étatique, soit une subvention, indemnité ou autre allocation à charge du Ministère

de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sinon à charge de l’État sinon à charge d’une

personne morale de droit public,

PERSONNE2.)

en date du 22.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche, sans préjudice quant aux

circonstances de temps et de lieux plus exactes,

1. en infraction à l’article 496-1 du Code pénal,

d’avoir sciemment fait une déclaration fausse ou incomplète en vue d’obtenir ou de conserver

une subvention, indemnité ou autre allocation qui est, en tout ou en partie, à charge de l’État,

d’une autre personne morale de droit public ou d’une institution internationale,

en l’espèce, d’avoir, dans le cadre de sa demande en obtention d’une aide financière de l’État

pour études supérieurs pour le semestre d’hiver de l’année académique 2025-2026,

sciemment fait une fausse déclaration, en y joignant un bulletin d’impôt sur le revenu de

l’année 2023 de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), prétendument émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19 juin 2025, tandis que le document authentique, par ailleurs identique en tous points,

porte la date du 19 juin 2024,

2. en infraction aux articles 496-2, alinéa 1er et 496-6 du Code pénal,

d’avoir, suite à une fausse déclaration telle que visée par l’article 496-1 du Code pénal, tenté

de reçoit une subvention, indemnité ou autre allocation à laquelle il n’a pas droit ou à laquelle

il n’a droit que partiellement,

en l’espèce, d’avoir, suite à la fausse déclaration libellée ci-dessus, tenté d’obtenir une aide

financière étatique, soit une subvention, indemnité ou autre allocation à charge du ministère

de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sinon à charge de l’État sinon à charge d’une

personne morale de droit public ».

À l’audience du 24 avril 2026, PERSONNE1.) n’a pas autrement contesté les infractions lui

reprochées. Elle a confirmé les déclarations qu’elle avait faites lors de son audition par la police,

en reconnaissant avoir falsifié un bulletin de l’impôt sur le revenu pour l’année 2023, émis le

19 juin 2024 par le bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de

ADRESSE6.) aux noms de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), en modifiant la date

au 19 juin 2025 au moyen d’une manipulation d’un document scanné. Elle a encore précisé que

ses parents se seraient trouvés à l’étranger à ce moment-là et qu’elle aurait ignoré qu’une partie

de la bourse pouvait être accordée sans la production de l’ensemble des documents requis. Elle

a en outre déclaré avoir, par la suite, transmis le document ainsi falsifié à sa sœur,

PERSONNE2.), afin que cette dernière puisse également finaliser sa demande de bourse, tout

en précisant que celle-ci avait connaissance de la modification apportée à la date figurant sur le

document. Elle a finalement présenté ses excuses et sollicité la clémence du Tribunal.

PERSONNE2.) a également réitéré ses déclarations antérieures. Elle a confirmé avoir transmis

au Ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, à l’appui de sa demande tendant

à l’obtention d’une aide financière de l’État pour études supérieures, le bulletin de l’impôt sur

le revenu falsifié, dont elle savait que sa sœur en avait modifié la date. Elle a aussi présenté ses

excuses et sollicité la clémence du Tribunal.

Au regard des déclarations concordantes d’PERSONNE1.) et d’PERSONNE2.) quant à la

personne ayant fabriqué le faux bulletin d’impôt sur le revenu, il y a lieu d’acquitter

PERSONNE2.) de l’infraction d’auteur de faux.

Pour le surplus, les faits résultent à suffisance des éléments du dossier répressif et notamment

de la plainte déposée en date du 5 décembre 2025 par le Ministère de la Recherche et de

l’Enseignement supérieur au Ministère Public, de sorte que les infractions libellées à charge des

prévenues PERSONNE1.) et PERSONNE2.) sont établies tant en fait qu’en droit.

Par ailleurs, s’agissant de l’infraction libellée sub II. 2. à l’égard des prévenues, il ne résulte pas

du dossier répressif que les prévenues n’auraient pas eu droit, ou n’auraient eu que partiellement

droit, à une aide financière de l’État pour études supérieures pour le semestre d’hiver de l’année

académique 2025-2026. Il est uniquement établi que cette aide ne leur a pas été accordée en

raison du versement du document falsifié. Il ressort de ce qui précède que les prévenues

PERSONNE1.) et PERSONNE2.) sont à acquitter de cette infraction.

Récapitulatif

La prévenue PERSONNE2.) est à acquitter :

« I. comme auteur ayant elle-même commis les infractions,

en date du 22.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche,

sans préjudice quant aux circonstances de temps et de lieux plus exactes,

en infraction aux articles 193 et 196 du Code pénal,

d’avoir, dans une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, commis des faux en écritures

de commerce, de banque ou en écritures privées, en ce compris les actes sous seing privé

électronique, soit par fausses signatures, soit par contrefaçon ou altération d'écritures ou de

signatures, soit par fabrication de conventions, dispositions, obligations ou décharges, ou par

leur insertion après coup dans les actes, soit par addition ou altération de clauses, de

déclarations ou de faits que ces actes avaient pour objet de recevoir et de constater,

en l’espèce, d’avoir, dans une intention frauduleuse, commis un faux matériel en écritures

publiques, en trafiquant un bulletin d’impôt sur le revenu pour l’année 2023 émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19.06.2024 aux noms de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), par changement

de sa date au 19.06.2025 à l’aide d’une manipulation d’un scan, le contenu du document étant

par ailleurs identique en tous points,

soit notamment par altération d’écritures. »

Les prévenues PERSONNE1.) et PERSONNE2.) sont à acquitter :

« II. comme auteurs, co-auteurs ou complices,

PERSONNE1.)

En date du 01.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.), sans préjudice

quant aux circonstances de temps et de lieux plus exactes,

2. en infraction aux articles 496-2, alinéa 1er et 496-6 du Code pénal,

d’avoir, suite à une fausse déclaration telle que visée par l’article 496-1 du Code pénal, tenté

de reçoit une subvention, indemnité ou autre allocation à laquelle il n’a pas droit ou à laquelle

il n’a droit que partiellement,

en l’espèce, d’avoir, suite à la fausse déclaration libellée ci-dessus, tenté d’obtenir une aide

financière étatique, soit une subvention, indemnité ou autre allocation à charge du ministère

de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sinon à charge de l’État sinon à charge d’une

personne morale de droit public,

PERSONNE2.)

en date du 22.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche sans préjudice quant aux

circonstances de temps et de lieux plus exactes,

2. en infraction aux articles 496-2, alinéa 1er et 496-6 du Code pénal,

d’avoir, suite à une fausse déclaration telle que visée par l’article 496-1 du Code pénal, tenté

de reçoit une subvention, indemnité ou autre allocation à laquelle il n’a pas droit ou à laquelle

il n’a droit que partiellement,

en l’espèce, d’avoir, suite à la fausse déclaration libellée ci-dessus, tenté d’obtenir une aide

financière étatique, soit une subvention, indemnité ou autre allocation à charge du ministère

de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sinon à charge de l’État sinon à charge d’une

personne morale de droit public ».

Au vu des éléments du dossier répressif, ensemble les débats menés à l’audience et leurs aveux

complets, PERSONNE1.) et PERSONNE2.) sont partant convaincues :

« I. comme auteurs, ayant elles-mêmes commis les infractions,

PERSONNE1.)

en date du 20.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.),

en infraction aux articles 193, 196 et 197 du Code pénal,

d’avoir, dans une intention frauduleuse commis des faux en écritures authentiques ou

publiques, par altération d'écritures,

d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage d’un faux en écritures,

en l’espèce, d’avoir, dans une intention frauduleuse, commis un faux matériel en écritures

publiques, en trafiquant un bulletin d’impôt sur le revenu pour l’année 2023 émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19.06.2024 aux noms de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), par changement

de sa date au 19.06.2025 à l’aide d’une manipulation d’un scan, le contenu du document

étant par ailleurs identique en tous points,

soit notamment par altération d’écritures,

et d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage de ce document par sa transmission

au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre de sa demande

en obtention d’une aide financière de l’État pour études supérieures pour le semestre

d’hiver de l’année académique 2025-2026.

PERSONNE2.)

en date du 22.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.),

en infraction à l’article 197 du Code pénal,

d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage d’un faux en écritures,

en l’espèce, d’avoir, dans une intention frauduleuse, fait usage d’un bulletin d’impôt sur le

revenu pour l’année 2023 émis par le bureau d’imposition de l’Administration des

contributions directes de ADRESSE6.) en date du 19.06.2024 aux noms de ses parents,

PERSONNE3.) et PERSONNE4.), dont la date a été changée au 19.06.2025 à l’aide d’une

manipulation d’un scan, par sa transmission au Ministère de l’Enseignement supérieur et

de la Recherche dans le cadre de sa demande en obtention d’une aide financière de l’État

pour études supérieures pour le semestre d’hiver de l’année académique 2025-2026.

II. comme auteurs, ayant elles-mêmes commis les infractions,

PERSONNE1.)

en date du 01.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.),

1. en infraction à l’article 496-1 du Code pénal,

d’avoir sciemment fait une déclaration fausse en vue d’obtenir une subvention qui est, en

tout, à charge de l’État,

en l’espèce, d’avoir, dans le cadre de sa demande en obtention d’une aide financière de

l’État pour études supérieurs pour le semestre d’hiver de l’année académique 2025-2026,

sciemment fait une fausse déclaration, en y joignant un bulletin d’impôt sur le revenu de

l’année 2023 de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), prétendument émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19 juin 2025, tandis que le document authentique, par ailleurs identique en tous points,

porte la date du 19 juin 2024,

PERSONNE2.)

en date du 22.08.2025 dans l’arrondissement judiciaire de Luxembourg, dans les locaux du

Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche à L-ADRESSE5.),

1. en infraction à l’article 496-1 du Code pénal,

d’avoir sciemment fait une déclaration fausse en vue d’obtenir une subvention qui est, en

tout, à charge de l’État,

en l’espèce, d’avoir, dans le cadre de sa demande en obtention d’une aide financière de

l’État pour études supérieurs pour le semestre d’hiver de l’année académique 2025-2026,

sciemment fait une fausse déclaration, en y joignant un bulletin d’impôt sur le revenu de

l’année 2023 de ses parents, PERSONNE3.) et PERSONNE4.), prétendument émis par le

bureau d’imposition de l’Administration des contributions directes de ADRESSE6.) en date

du 19 juin 2025, tandis que le document authentique, par ailleurs identique en tous points,

porte la date du 19 juin 2024. »

La peine

PERSONNE1.)

Les infractions de faux, d’usage de faux et d’escroquerie à subvention ont été commises par la

prévenue PERSONNE1.) dans une même intention criminelle et se trouvent donc en concours

idéal, de sorte qu’il convient d’appliquer les dispositions de l’article 65 du Code pénal et de ne

prononcer que la peine la plus forte.

En vertu des articles 196 et 197 du Code pénal, la peine encourue pour les infractions de faux

et d’usage de faux est la réclusion de cinq à dix ans et une amende de 500 euros à 125.000

euros. À la suite de la décriminalisation opérée par la chambre du conseil, la peine encourue

est une peine d’emprisonnement de trois mois à cinq ans et une amende obligatoire de 500

euros à 125.000 euros, conformément à l’article 214 du Code pénal.

L’infraction à l’article 496-1 du Code pénal est punie de la peine prévue à l’article 496 du

même Code, à savoir d’un emprisonnement de quatre mois à cinq ans et d’une amende de 251

euros à 30.000 euros.

La peine la plus forte est partant celle prévue pour le faux et l’usage de faux.

Dans l’appréciation de la peine à prononcer à l’égard de la prévenue PERSONNE1.), le

Tribunal tient compte d’une part de la gravité objective des faits mis à sa charge et d’autre part

de sa situation personnelle ainsi que de l’absence d’antécédents judiciaires.

Étant donné qu’il s’agit en l’espèce d’un acte isolé, ayant causé un trouble relativement minime

à l’ordre public et compte tenu du repentir sincère de la prévenue et de son casier judiciaire

vierge, le Tribunal décide que les infractions retenues à charge d’PERSONNE1.) sont

sanctionnées de manière adéquate par une peine d’amende de 1.500 euros et fait partant, par

application de l’article 20 du Code pénal, abstraction d’une peine d’emprisonnement à son

égard.

PERSONNE2.)

Les infractions d’usage de faux et d’escroquerie à subvention ont été commises par la prévenue

PERSONNE2.) dans une même intention criminelle et se trouvent donc en concours idéal, de

sorte qu’il convient d’appliquer les dispositions de l’article 65 du Code pénal et de ne prononcer

que la peine la plus forte.

En vertu des articles 196 et 197 du Code pénal, la peine encourue pour l’infraction d’usage de

faux est la réclusion de cinq à dix ans et une amende de 500 euros à 125.000 euros. À la suite

de la décriminalisation opérée par la chambre du conseil, la peine encourue est une peine

d’emprisonnement de trois mois à cinq ans et une amende obligatoire de 500 euros à 125.000

euros, conformément à l’article 214 du Code pénal.

L’infraction à l’article 496-1 du Code pénal est punie de la peine prévue à l’article 496 du

même Code, à savoir d’un emprisonnement de quatre mois à cinq ans et d’une amende de 251

euros à 30.000 euros.

La peine la plus forte est partant celle prévue pour l’usage de faux.

Dans l’appréciation de la peine à prononcer à l’égard de la prévenue PERSONNE2.), le

Tribunal tient compte d’une part de la gravité objective des faits mis à sa charge et d’autre part

de sa situation personnelle ainsi que de l’absence d’antécédents judiciaires.

Étant donné qu’il s’agit en l’espèce d’un acte isolé, ayant causé un trouble relativement minime

à l’ordre public et compte tenu du repentir sincère de la prévenue et de son casier judiciaire

vierge, le Tribunal décide que les infractions retenues à charge d’PERSONNE2.) sont

sanctionnées de manière adéquate par une peine d’amende de 1.200 euros et fait partant, par

application de l’article 20 du Code pénal, abstraction d’une peine d’emprisonnement à son

égard.

P A R C E S M O T I F S :

le Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, vingt-troisième chambre, siégeant en

matière correctionnelle, statuant contradictoirement, les prévenues entendues en leurs

explications, le représentant du Ministère Public entendu en son réquisitoire, les prévenues

ayant eu la parole en dernier,

Quant à la prévenue PERSONNE1.)

a c q u i t t e

PERSONNE1.) du chef de l’infraction non établie à sa charge,

c o n d a m n e

PERSONNE1.) du chef des infractions retenues à sa charge à une peine

d’amende de mille cinq cents (1.500) euros, ainsi qu’aux frais de sa poursuite pénale, ces frais

liquidés à 8,52 euros,

f i x e la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l'amende à quinze (15)

jours.

Quant à la prévenue PERSONNE2.)

a c q u i t t e

PERSONNE2.) du chef des infractions non établies à sa charge,

c o n d a m n e

PERSONNE2.) du chef des infractions retenues à sa charge à une peine

d’amende de mille deux cents (1.200) euros, ainsi qu’aux frais de sa poursuite pénale, ces frais

liquidés à 7,57 euros,

f i x e la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l'amende à douze (12)

jours.

Le tout en application des articles 14, 16, 20, 27, 28, 29, 30, 65, 66, 193, 196, 197, 214, 496 et

496-1 du Code pénal ainsi que des articles 1, 3-6, 179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 191, 194,

195, 196 et 389 du Code de procédure pénale, dont mention a été faite.

Ainsi fait, jugé et prononcé en l'audience publique dudit Tribunal d'arrondissement de et à

Luxembourg, date qu'en tête, par Tania NEY, vice-président, Julie CORREIA, juge, et Laure

HOFFELD, juge, assistées d’Eliane GOMES, greffière assumée, en présence de Jim POLFER,

substitut principal du Procureur d’État, qui, à l'exception du représentant du Ministère Public,

ont signé le présent jugement.

Ce jugement est susceptible d'appel.

L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de procédure pénale et il doit être formé par le

prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du

prononcé du présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg, en se présentant personnellement pour signer

l’acte d’appel.

L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement par voie de courrier électronique à

adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg à l’adresse talgug@justice.etat.lu. L’appel interjeté par voie

électronique le jour d’expiration du délai de recours peut parvenir au greffe jusqu’à minuit de ce jour. Le courrier électronique par lequel appel

est interjeté doit émaner de l’appelant, de son avocat ou de tout autre fondé de pouvoir spécial. Dans ce dernier cas, le pouvoir est annexé au

courrier électronique.

Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.