Court validates garnishment of wages for child support arrears and current payments against employer.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court validated a garnishment order on the debtor's wages held by the employer to secure child support arrears and current payments. Although the employer did not appear at the hearing, the judgment was deemed contradictory to them due to proper service on an authorized recipient. The court ruled that the garnishment must be validated purely and simply given the regular enforceable title and the debtor's lack of opposition.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 79, 102 (2) et 170 (1) du nouveau code de procédure civile; When a third party holding wages fails to appear despite proper service, the court may rule by default, and a garnishment based on a regular enforceable title must be validated purely and simply.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
N° 703/26
du 11 mai 2026
Audience publique du lundi, onze mai deux mille vingt-six
Le Tribunal de Paix de Diekirch, arrondissement judiciaire de Diekirch et
Grand-Duché de Luxembourg, siégeant en matière de saisie-arrêt des
rémunérations de travail, a rendu le jugement qui suit dans la cause
e n t r e :
PERSONNE1.), née le DATE1.), demeurant à L-ADRESSE1.),
partie créancière saisissante,
représentée par Maître Chiara DICHTER, avocat à la Cour, demeurant à
Diekirch,
e t :
PERSONNE2.), né le DATE2.), demeurant à L-ADRESSE2.),
partie débitrice saisie,
comparant en personne,
e t e n c o r e :
la société anonyme SOCIETE1.), établie et ayant son siège social à L-
ADRESSE3.),
partie tierce saisie,
laissant défaut.
FAITS :
Suivant ordonnance no. D-SAPA-9/26 rendue en date du 20 février 2026 par un
des juges de paix de Diekirch, la partie créancière saisissante a été autorisée à
pratiquer saisie-arrêt sur le salaire de la partie débitrice saisie entre les mains de
la partie tierce saisie.
Information de ladite saisie-arrêt a été donnée aux parties par lettre du greffier.
La partie tierce saisie a fait une déclaration affirmative au greffe de la Justice de
Paix de Diekirch.
Par lettre du greffier du 26 mars 2026, les parties concernées ont été convoquées
à comparaître devant le tribunal de paix de Diekirch à l'audience publique du
lundi, 27 avril 2026, pour y entendre statuer sur le mérite de la saisie-arrêt
pratiquée en cause.
L’affaire fut utilement retenue à cette audience publique.
La représentante de la partie créancière saisissante, Maître Chiara DICHTER,
demanda la validation de la saisie-arrêt pratiquée en cause.
La partie débitrice saisie fut entendue en ses explications.
La partie tierce saisie ne comparut pas à l’audience.
Sur quoi le tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience de ce jour à
laquelle le prononcé avait été fixé
l e j u g e m e n t q u i s u i t :
Par ordonnance de ce siège n° D-SAPA-9/26
du
20 février
2026,
PERSONNE1.) a été autorisée à pratiquer saisie-arrêt sur le salaire de
PERSONNE2.) entre les mains de la société anonyme SOCIETE1.) pour obtenir
paiement des montants de 12.955,05.- euros à titre d’arriérés de pensions
alimentaires et de 231,93.- euros à titre de terme courant mensuel indexé à partir
du 1er mars 2026.
A la demande de la partie créancière saisissante, toutes les parties, y compris la
partie tierce saisie qui avait fait la déclaration affirmative prévue par la loi, ont
été convoquées à l’audience du 27 avril 2026.
A cette audience, PERSONNE1.) a conclu à la validation de la saisie-arrêt pour
les montants de 12.586,61.- euros à titre d’arriérés de pensions alimentaires et
de 231,93.- euros à titre de terme courant mensuel indexé à partir du 1er mars
2026.
PERSONNE2.) ne s’est pas opposé à la demande de validation.
La partie tierce saisie, la société anonyme SOCIETE1.), quoique régulièrement
convoquée, ne s’est ni présentée ni fait représenter à l’audience du 27 avril 2026.
Comme il résulte de l’avis de réception de la poste que la convocation à
l’audience a été notifiée à une personne habilitée à recevoir ce courrier, il y a
lieu de statuer par jugement réputé contradictoire à son égard conformément
aux articles 79, 102 (2) et 170 (1) du nouveau code de procédure civile.
La saisie-arrêt pratiquée en vertu d’un titre exécutoire régulier doit être validée
purement et simplement.
Eu égard à l’arrêt rendu par la Cour d’appel, siégeant en matière d’appel contre
les décisions du juge aux affaires familiales, statuant contradictoirement, en date
du 22 novembre 2023, et au décompte actualisé versé en cause, il y a lieu de
valider la saisie-arrêt pratiquée par PERSONNE1.) suivant ordonnance n° D-
SAPA-9/26 du 20 février 2026 sur le salaire de PERSONNE2.) entre les mains
de la partie tierce saisie pour les montants de 12.586,61.- euros à titre d’arriérés
de pensions alimentaires et de 231,93.- euros à titre de terme courant mensuel
indexé à partir du 1er mars 2026.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal de paix de Diekirch, siégeant en matière de saisie-arrêt des
rémunérations de travail, statuant contradictoirement à l’égard de
PERSONNE1.) et de PERSONNE2.), par jugement réputé contradictoire à
l’égard de la société anonyme SOCIETE1.) et en premier ressort,
donne acte à la partie tierce saisie de sa déclaration affirmative ;
déclare bonne et valable, partant valide la saisie-arrêt pratiquée par
PERSONNE1.) suivant ordonnance n° D-SAPA-9/26 du 20 février 2026 sur le
salaire de PERSONNE2.) entre les mains de la partie tierce saisie pour les
montants de 12.586,61.- euros à titre d’arriérés de pensions alimentaires et de
231,93.- euros à titre de terme courant mensuel indexé à partir du 1er mars 2026
;
partant ordonne à la partie tierce saisie de prélever les termes courants mensuels
de la pension alimentaire sur la partie insaisissable du salaire de
PERSONNE2.) ;
ordonne à la partie tierce saisie, la société anonyme SOCIETE1.), et au besoin
la condamne, de verser entre les mains de la partie créancière PERSONNE1.)
dont la saisie-arrêt a été validée, le produit des retenues légales qu’elle était
tenue d’opérer sur le salaire de PERSONNE2.) à partir du jour de la notification
de la saisie-arrêt et de continuer à faire les retenues légales jusqu’à parfait
désintéressement de la partie créancière ;
condamne PERSONNE2.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Nous Lex EIPPERS, juge de paix directeur
adjoint, assisté du greffier Gilles GARSON, en notre audience publique en la
salle des audiences de la Justice de Paix de Diekirch, « Bei der Aler Kiirch »,
date qu’en tête et avons signé avec le greffier.