Landlord wins eviction and rent judgment against tenants for four months of arrears.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court ruled in favor of the landlord, granting a judgment for rent arrears and ordering the eviction of the tenants. The tenants failed to appear at the hearing, while the landlord presented evidence of four months of unpaid rent. The court found the non-payment constituted a grave breach justifying immediate termination of the lease and forced eviction.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 240 et 241 du nouveau code de procédure civile; Le non-paiement de loyers constitue une violation grave justifiant la résiliation du bail et l'expulsion des locataires.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
N° 614/26
du 27 avril 2026
Audience publique du lundi, vingt-sept avril deux mille vingt-six
Le Tribunal de Paix de Diekirch, arrondissement judiciaire de Diekirch et
Grand-Duché de Luxembourg, siégeant en matière de bail à loyer, a rendu le
jugement qui suit dans la cause
e n t r e :
PERSONNE1.), demeurant à L-ADRESSE1.),
partie demanderesse,
représentée par Maître Marc WALCH, avocat à la Cour, demeurant à Diekirch
en remplacement de Maître Alex PENNING, avocat à la Cour, demeurant à
Luxembourg,
e t :
1) PERSONNE2.), né le DATE1.), demeurant à L-ADRESSE2.), et
2) PERSONNE3.), née le DATE2.), demeurant à L-ADRESSE3.),
parties défenderesses,
ayant initialement comparu par Maître Paul JASSENK, avocat à la Cour,
demeurant à Ettelbruck, ayant déposé son mandat par courrier du 17 avril 2026
et laissant défaut par la suite.
F A I T S :
Suivant requête déposée en date du 9 février 2026 au greffe de la Justice de Paix
de Diekirch, les parties furent convoquées à comparaître devant le tribunal de
paix de Diekirch, à l'audience publique du lundi, 9 mars 2026, pour y entendre
statuer sur le mérite des causes énoncées dans ladite requête.
Après deux remises, l’affaire fut utilement retenue à l’audience publique du
lundi, 20 avril 2026.
Le représentant de la partie demanderesse, Maître Marc WALCH, donna lecture
de la requête introductive de l’instance et exposa l’affaire.
Les parties défenderesses, comparant initialement par Maître Paul JASSENK,
laissèrent défaut.
Sur ce le tribunal prit l'affaire en délibéré et rendit à l'audience de ce jour à
laquelle le prononcé avait été fixé
l e j u g e m e n t q u i s u i t :
Par requête déposée au greffe de la Justice de Paix de Diekirch le 9 février 2026,
PERSONNE1.)
a fait convoquer
PERSONNE2.)
et
PERSONNE3.)
à
comparaître devant le tribunal de paix de et à Diekirch, siégeant en matière de
bail à loyer, pour voir prononcer la résiliation judiciaire du contrat de bail entre
parties, voir ordonner le déguerpissement forcé des locataires, voir condamner
les défendeurs solidairement sinon in solidum sinon chacun pour sa part au
paiement de la somme de 5.600.- euros à titre d’arriérés de loyer pour les mois
de janvier et février 2026 avec les intérêts légaux à partir des échéances
respectives jusqu’à solde. Il a encore sollicité l’allocation d’une indemnité de
procédure de 1.000.- euros sur base de l’article 240 du nouveau de procédure
civile ainsi que l’exécution provisoire du jugement à intervenir quant à la
condamnation pécuniaire.
A l’audience du 20 avril 2026, PERSONNE1.) a déclaré augmenter sa demande
relative aux arriérés de loyer au montant de 11.200.- euros, les loyers pour les
mois de mars et avril étant également restés en souffrance. Il y a lieu de lui en
donner acte.
Les parties défenderesses, quoique régulièrement convoquées, ne se sont ni
présentées ni fait représenter à l’audience du 20 avril 2026 mais étaient
représentées par mandataire lors des audiences de refixation de l’affaire de sorte
qu’il y a lieu de statuer contradictoirement à leur égard par application de
l’article 76 du nouveau code de procédure civile.
Au vu des pièces versées par le requérant, dont notamment le contrat de bail en
date du 1er octobre 2025 et des renseignements fournis à l’audience, la demande
relative aux arriérés de loyer est à déclarer fondée pour le montant de 11.200.-
euros à assortir des intérêts légaux à partir des échéances respectives jusqu’à
paiement du solde.
Le contrat de bail stipulant un engagement solidaire, indivisible et irrévocable
des parties défenderesses, il y a lieu de les condamner solidairement au paiement
du prédit montant.
Ladite demande n’ayant fait l’objet de contestations, il y a lieu d’ordonner
l’exécution provisoire de la précédente condamnation.
En vertu de l’article 1728 du Code civil, l’obligation de payer le prix du bail
constitue une des obligations principales pesant sur le preneur, alors que ce prix
est la contrepartie de la jouissance locative. Le non-paiement des loyers et
avances sur charges locatives aux échéances convenues constitue une violation
grave des obligations du locataire justifiant à lui seul la résiliation du bail.
Par ailleurs, le bailleur qui met à la disposition d’un locataire son logement est
en droit de pouvoir compter sur une rentrée d’argent régulière et il ne saurait
être contraint de patienter pendant des mois avant de rentrer dans ses droits.
Il appartient cependant toujours au juge d’apprécier, en fonction des éléments
de l’espèce, si le manquement présente un caractère de gravité suffisant pour
justifier la résiliation éventuelle (Novelles, Tome VI, Le louage des choses, Des
baux en général, n° 388 bis).
En l’espèce, il résulte des éléments du dossier que les locataires accusent des
arriérés de loyers à hauteur de quatre mois.
Eu égard à l’importance des arriérés de loyers, il y a lieu de retenir que
PERSONNE2.) et PERSONNE3.) ont manqué gravement à leurs obligations et
que ces manquements justifient la résiliation du bail aux torts exclusifs des
locataires et la condamnation de ces derniers au déguerpissement.
Il est encore inéquitable de laisser les frais non compris dans les dépens à charge
de la partie requérante alors qu’elle a dû exposer des frais pour faire valoir ses
droits en justice. Le montant de l’indemnité est fixé à 300.- euros.
PAR CES MOTIFS
le tribunal de paix de Diekirch, siégeant en matière de bail à loyer, statuant
contradictoirement et en premier ressort,
reçoit la demande de PERSONNE1.) en la forme ;
donne acte à PERSONNE1.) de l’augmentation de sa demande ;
déclare la demande en paiement d’arriérés de loyer fondée ;
partant condamne PERSONNE2.) et PERSONNE3.) solidairement à payer à
PERSONNE1.) la somme de 11.200.- euros avec les intérêts légaux à partir des
échéances respectives jusqu’à solde ;
ordonne l’exécution provisoire de la précédente condamnation nonobstant
toute voie de recours et sans caution ;
déclare résilié aux torts de PERSONNE2.) et de PERSONNE3.) le bail portant
sur une maison sise à L-ADRESSE3.) ;
condamne PERSONNE2.) et PERSONNE3.) à déguerpir des lieux loués avec
tous ceux qui les occupent de leur chef dans un délai de 40 jours à partir de la
notification du présent jugement, sinon et faute par eux de ce faire dans le délai
imparti autorise d’ores et déjà PERSONNE1.) à faire expulser les locataires et
tous ceux qui occupent les lieux de leur chef par la force publique et dans la
forme légale, le tout aux frais de PERSONNE2.) et de PERSONNE3.), ces
derniers étant tenus solidairement, ces frais récupérables sur simple présentation
des quittances des ouvriers y employés ;
condamne PERSONNE2.) et PERSONNE3.) à payer à PERSONNE1.) le
montant de 300.- euros à titre d’indemnité de procédure ;
condamne PERSONNE2.) et PERSONNE3.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Nous Lex EIPPERS, juge de paix directeur
adjoint, assisté du greffier Gilles GARSON, en notre audience publique en la
salle des audiences de la Justice de Paix de Diekirch, « Bei der Aler Kiirch »,
date qu’en tête et avons signé avec le greffier.