Landlord wins eviction and occupation rent case; tenant ordered to vacate within two months.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court declared the landlord's request for eviction and occupation rent fully founded. The tenant was ordered to vacate the premises within two months of the judgment notification, failing which the landlord could proceed with forced eviction. The court awarded monthly occupation rent of 800 euros and a procedural indemnity of 250 euros, while rejecting the request for provisional execution.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 115 N.C.P.C.; Art. 240 N.C.P.C.: The court rules that eviction requests are granted when tenants remain without right or title, setting a two-month vacating period and awarding procedural indemnities where fairness requires it, but denying provisional execution if statutory conditions are not met.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
N° 342/2026
du 05.03.2026
Audience publique du jeudi, 5 mars 2026
Le tribunal de paix de Diekirch, arrondissement judiciaire de Diekirch, Grand-
Duché de Luxembourg, siégeant en matière de bail à loyer, a rendu le jugement
qui suit dans la cause
e n t r e :
PERSONNE1.), demeurant à L-ADRESSE1.),
partie demanderesse,
comparant par Maître Joëlle REGENER, avocat à la Cour, demeurant à
Berleldange,
e t :
PERSONNE2.), demeurant à L-ADRESSE2.),
partie défenderesse,
comparant par Maître Luca GOMES, avocat à la Cour, demeurant à Luxembourg.
FAITS
Suivant une requête déposée en date du 1er décembre 2025 au greffe de la Justice
de paix de Diekirch, les parties ont été convoquées à comparaître devant le tribunal
de paix de Diekirch à l'audience publique du jeudi, 8 janvier 2026 à 14.30 heures,
à la Justice de paix de Diekirch, « bei der aler Kiirch », salle n° 1, pour y voir
statuer sur le mérite des causes énoncées dans la requête.
Après une remise, l’affaire a été utilement retenue à l’audience publique du jeudi,
5 février 2026 14.30 heures, et les débats ont eu lieu comme suit :
Maître Joëlle REGENER représentant la partie demanderesse, a exposé le sujet de
l’affaire et ses moyens.
Le représentant de la partie défenderesse Maître Luca GOMES, a été entendu en
ses explications et moyens.
Sur ce, le tribunal a pris l’affaire en délibéré et a rendu à l'audience de ce jour à
laquelle le prononcé avait été fixé le
JUGEMENT
qui suit :
Par requête déposée le 1er décembre 2025 au greffe de la Justice de paix de
Diekirch, PERSONNE1.) a demandé à voir convoquer PERSONNE2.) à
comparaître devant le tribunal de paix de Diekirch aux fins de :
-
voir constater que le contrat de bail de PERSONNE2.) a été résilié d’un
commun accord entre bailleur et locataire en date du 10 juin 2025 avec effet au
1er décembre 2025, sinon en voir prononcer la résiliation judiciaire aux torts
exclusifs de PERSONNE2.),
-
voir déclarer que PERSONNE2.) est à considérer comme occupante sans droit
ni titre depuis le 1er décembre 2025,
-
-
voir ordonner le déguerpissement de PERSONNE2.) des lieux loués,
-
voir condamner PERSONNE2.) au paiement d’une indemnité d’occupation
mensuelle de 1.600.- euros le 1er jour de chaque mois, avec les intérêts légaux à
partir de chaque échéance, jusqu’à solde,
-
voir condamner PERSONNE2.) au paiement d’une indemnité de procédure de
1.500.- euros sur base de l’article 240 du Nouveau Code de procédure civile,
ainsi qu’aux frais et dépens de l’instance,
-
voir ordonner l’exécution provisoire du jugement à intervenir,
-
se voir réserver tous autres droits, dus, moyens et actions, dont notamment le
droit d’augmenter la demande en cours d’instance et de réclamer des dommages
et intérêts pour dégâts locatifs, des frais de remise en état des lieux et une
indemnité d’indisponibilité du bien.
À l’audience, Maître Joëlle REGENER a réitéré la demande de PERSONNE1.)
telle que formulée dans la requête.
Maître Luca GOMES quant à lui, n’a pas contesté la régularité de la résiliation
d’un commun accord du contrat de bail de PERSONNE2.), mais a expliqué
qu’elle n’aurait pas encore su trouver un nouveau logement alors qu’elle vivrait
en communauté avec un enfant, un petit-enfant et un chien, et a demandé à lui
voir accorder un sursis au déguerpissement de six mois.
En sus, Maître Luca GOMES a demandé à voir réduire le montant de
l’éventuelle indemnité d’occupation à 800.- euros par mois.
Appréciation
La requête de PERSONNE1.) est à déclarer recevable pour avoir été introduite
dans les forme et délai de la loi.
Il est constant en cause, qu’en vertu d’un contrat de bail du 1er janvier 2017, une
maison sise à L-ADRESSE2.), a été donnée en location à PERSONNE2.), à des
fins d’habitation.
Par ailleurs, les parties s’accordent pour dire que le contrat de bail a été résilié
d’un commun accord entre bailleur et locataire en date du 10 juin 2025 avec
effet au 1er décembre 2025.
En outre, PERSONNE2.) admet qu’en dépit de cette circonstance, elle demeure
toujours dans les lieux loués.
Il échet dès lors de constater que PERSONNE2.) est à considérer comme
occupante sans droit ni titre depuis le 2 décembre 2025.
Par conséquent, la demande en déguerpissement est à déclarer fondée, sauf à
accorder à cette fin à PERSONNE2.) un délai de deux mois à partir de la
notification du présent jugement.
Concernant l’indemnité d’occupation réclamée, il convient de relever que le
loyer convenu dans le contrat de bail de PERSONNE2.) s’élevait à 800.- euros.
Au regard de cet élément, le tribunal décide de fixer le montant de l’indemnité
d’occupation à 800.- euros par mois.
Il y a dès lors lieu de condamner PERSONNE2.) à payer à PERSONNE1.) à
partir du 2 décembre 2025 jusqu’au jour de son complet déguerpissement, le
premier jour de chaque mois une indemnité d’occupation de 800.- euros, avec
les intérêts légaux à partir de chaque échéance jusqu’à solde.
En dernier lieu, la demande de PERSONNE1.) basée sur l’article 240 du
Nouveau Code de procédure civile est à déclarer fondée à hauteur de 250.-
euros, dans la mesure où il serait inéquitable de laisser à sa charge les frais non
compris dans les dépens qu’il a dû exposer pour faire valoir ses droits en justice.
Il y a dès lors lieu de condamner PERSONNE2.) à payer à PERSONNE1.) une
indemnité de procédure de 250.- euros.
Les conditions de l’article 115 du Nouveau Code de procédure civile n’étant pas
remplies, le présent jugement n’est pas à assortir de l’exécution provisoire.
P A R C E S M O T I F S
le tribunal de paix de Diekirch, siégeant en matière de bail à loyer, statuant
contradictoirement et en premier ressort,
reçoit la demande en la forme,
constate que le contrat de bail de PERSONNE2.) du 1er janvier 2017 a été résilié
d’un commun accord entre bailleur et locataire en date du 10 juin 2025 avec
effet au 1er décembre 2025,
dit que PERSONNE2.) est à considérer comme occupante sans droit ni titre
depuis le 2 décembre 2025,
déclare la demande en déguerpissement fondée,
condamne PERSONNE2.) à déguerpir des lieux loués avec tous ceux qui les
occupent de son chef dans un délai de deux mois à partir de la notification du
présent jugement,
sinon et faute par elle de ce faire dans le délai imparti, autorise d’ores et déjà
PERSONNE1.) à faire expulser PERSONNE2.), et tous ceux qui occupent les
lieux de son chef par la force publique et dans la forme légale, le tout aux frais
de cette dernière, ces frais récupérables sur simple présentation des quittances
des ouvriers y employés,
fixe le montant de l’indemnité d’occupation à 800.- euros par mois,
condamne PERSONNE2.) à payer à PERSONNE1.) à partir du 2 décembre
2025 jusqu’au jour de son complet déguerpissement, le premier jour de chaque
mois une indemnité d’occupation de 800.- euros, avec les intérêts légaux à partir
de chaque échéance, jusqu’à solde,
dit fondée la demande basée sur l’article 240 du Nouveau Code de procédure
civile à hauteur de 250.- euros,
partant, condamne PERSONNE2.) à payer à PERSONNE1.) une indemnité de
procédure de 250.- euros,
dit qu’il n’y a pas lieu à exécution provisoire du présent jugement,
condamne PERSONNE2.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Nous Anne SCHMIT, juge de paix, assistée du
greffier en chef Alex KREMER, en notre audience publique en la salle des
audiences de la Justice de paix de Diekirch, « bei der aler Kiirch », date qu'en
tête et avons signé avec le greffier.