Prison sentence execution order upheld; appeal dismissed due to lack of legal grounds and jurisdictional limits.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal declared the prisoner's appeal admissible but ultimately non-founded, rejecting his request for immediate release. The court confirmed that the defendant had been legally sentenced to nine months of imprisonment and that the appellate judgment was rendered contradictorily. Consequently, the execution order issued by the Prosecutor General was upheld, while the court noted it lacked jurisdiction to rule on requests for embassy contact forms or judicial assistance.
Regeste Legislator
Généré par l'IACode pénal; Code de procédure pénale: The execution order for a confirmed prison sentence is valid if the judgment was rendered contradictorily and no cassation appeal exists; courts lack jurisdiction to adjudicate requests for embassy contact forms or judicial assistance within this chamber.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Arrêt n°28/26 chap
du 11 février 2026.
La Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel du Grand-Duché de
Luxembourg a rendu le onze février deux mille vingt-six l'arrêt qui suit:
Vu le recours formé le 5 février 2026 par déclaration au greffe du Centre
pénitentiaire de Luxembourg par
PERSONNE1.), né le
DATE1.)
à
ADRESSE1.)
PAYS1.),
demeurant
ADRESSE2.)
à L-ADRESSE3.),
actuellement détenue au Centre
pénitentiaire de Luxembourg,
contre la décision de Madame la Déléguée du Procureur général d’Etat à
l’exécution des peines du 2 février 2026, lui notifiée le 3 février 2026 ;
Vu les réquisitions écrites du Ministère public ;
LA CHAMBRE DE L’APPLICATION DES PEINES DE LA COUR D'APPEL :
Vu le recours introduit le 5 février 2026 par déclaration au greffe du Centre
pénitentiaire de Luxembourg par PERSONNE1.), contre « les décision prises
par le procureur général d’Etat par arrêt n° du 11 juin 2025 rendu par la Cour
d’appel du Grand-Duché de Luxembourg ».
A la lecture du recours, la Chambre de l’application des peines constate que
par son recours PERSONNE1.) demande la réformation de l’ordre d’écrou de
Madame la Déléguée du Procureur général d’Etat à l’exécution des peines (ci-
après la Déléguée) du 2 février 2026, lui notifié le 3 février 2026. Cet ordre
d’écrou a été pris en vue de l’exécution de la peine d’emprisonnement de 9
mois prononcée à son encontre par arrêt n°238/25 du 11 juin 2025 de la Cour
d’appel de Luxembourg chambre correctionnelle, ayant partiellement confirmé
le jugement du 6 mars 2025 prononcé à son encontre par une chambre
correctionnelle du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg.
A l’appui de son recours, le requérant expose qu’il a gagné le procès en appel,
que l’amende de 1.500 euros a été « rejetée » et affirme que la plainte du
Ministère public contre lui est non-fondée.
Il affirme en conséquence que l’ordre d’écrou n’est pas justifié et il demande
sa libération immédiate.
PERSONNE1.) se plaint ensuite qu’il n’a pas encore reçu un formulaire pour
contacter son ambassade et finalement il demande un avocat et le formulaire
en question pour formuler une demande d’assistance judiciaire.
Le Ministère public, concluant à la recevabilité du recours, demande à le voir
déclarer non fondé puisque les motifs exposés par le requérant ne sont pas de
nature à mettre en cause le bienfondé de la décision de la Déléguée.
Appréciation la Chambre de l’application des peines
Le recours, ayant été fait dans les forme et délai de la loi, est à déclarer
recevable.
Il résulte de l’arrêt du 11 juin 2025 de la Cour d’appel de Luxembourg, chambre
correctionnelle, que le requérant a été condamné, par confirmation partielle du
jugement dont appel du 6 mars 2025 rendu par une chambre correctionnelle
du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg, à une peine d’emprisonnement
ferme de 9 mois pour abandon de famille. La juridiction d’appel a, par
réformation partielle du jugement de première instance, déchargé le requérant
du paiement de l’amende de 1.500 euros.
La Chambre de l’application des peines note que PERSONNE1.) était bien
présent à l’audience des plaidoiries devant la Cour d’appel le 14 mai 2025, le
requérant semblant mettre en doute dans son recours le caractère
contradictoire de l’arrêt. L’arrêt a donc bien été rendu contradictoirement à son
encontre.
Ce jugement étant coulé en force de chose jugée suivant le casier judiciaire du
requérant, aucun recours en cassation n’étant invoqué ou résultant du dossier,
c’est à bon droit que la Déléguée a émis l’ordre d’écrou querellé, afin qu’il soit
procédé à l’exécution de la peine d’emprisonnement de 9 mois à laquelle il a
été légalement condamné.
Le requérant n’avance pas non plus un autre argument permettant de mettre
en doute la légalité de l’ordre d’écrou.
Il en suit que les motifs avancés par le requérant ne permettent pas de remettre
en cause la décision de la Déléguée du 2 février 2026.
En ce qui concerne sa demande en obtention d’un formulaire pour contacter
son ambassade et pour obtenir l’assistance judiciaire, la Chambre de
l’application des peines est sans compétence pour statuer sur de telles
demandes.
Le recours de PERSONNE1.) est partant à déclarer non fondé.
P A R C E S M O T I F S
la Chambre de l’application des peines, siégeant en composition collégiale,
déclare le recours recevable, mais non fondé.
Ainsi fait et jugé par la Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel
du Grand-Duché de Luxembourg, composée de Mylène REGENWETTER,
président de chambre, Vincent FRANCK, premier conseiller, et Martine
DISIVISCOUR, premier conseiller, qui ont signé le présent arrêt avec le greffier
assumé Fabio SPEZZACATENA.
La lecture de l'arrêt a été faite en audience publique à la Cité Judiciaire,
Bâtiment CR, Plateau du St. Esprit, par Mylène REGENWETTER, président de
chambre, en présence de Fabio SPEZZACATENA, greffier assumé.