Luxembourg court declares fine appeal inadmissible due to failure to deposit the fine amount.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal de Police declared the defendant's appeal against an automated fine inadmissible because she failed to deposit the fine amount with the police. Although the defendant argued for a procedural review, the court ruled that without proof of deposit, her claim was legally inoperative under the relevant traffic law. Consequently, the appeal was rejected, and the defendant was ordered to pay the court costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 6, 8, 9 de la loi modifiée du 25 juillet 2015 portant création du système de contrôle et de sanction automatisés; An appeal against an automated fine is inadmissible if the appellant fails to deposit the fine amount with the police authority as a prerequisite for the claim's validity.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Jugt n° 93/26
Not. 8752/25/LC
PRO JUSTITIA
Audience publique du 10 février 2026
Le Tribunal de Police de et à Luxembourg, arrondissement judiciaire de
Luxembourg, a rendu le jugement qui suit
dans l’affaire Ministère Public, partie poursuivante suivant citation du
22 octobre 2025,
contre
PERSONNE1.), née le DATE1.), demeurant à B-ADRESSE1.) (Belgique),
ADRESSE2.),
prévenue,
comparant en personne, assistée de Maître Louna BARONNET, avocat, en
remplacement de Maître Azédine LAMAMRA, avocat à la Cour, les deux
demeurant à Luxembourg.
Faits:
Par citation du 22 octobre 2025, Monsieur le Procureur d’Etat près le
Tribunal d’Arrondissement de et à Luxembourg a requis PERSONNE1.), de
comparaître à l’audience publique du mardi, 20 janvier 2026 à 09.00 heures,
salle JP.1.19, devant le Tribunal de Police de et à Luxembourg pour y
entendre statuer, principalement, sur la réclamation introduite par celle-ci
contre la décision d’amende forfaitaire du 27 juin 2025 dans le dossier
NUMERO1.) et, subsidiairement, sur la prévention mise à sa charge.
A l’appel de la cause à la prédite audience publique, PERSONNE1.) se
présenta personnellement, assistée de Maître Louna BARONNET, avocat.
Madame le juge-président vérifia l’identité de PERSONNE1.), lui donna
connaissance de l’acte qui a saisi le Tribunal et l’informa de son droit de
garder le silence ainsi que de son droit de ne pas s’incriminer soi-même.
La prévenue fut entendue en ses explications et moyens de défense.
Le représentant du Ministère Public, Monsieur PERSONNE2.), fut entendu
en ses conclusions.
Maître Louna BARONNET développa les moyens de sa mandante.
PERSONNE1.) eut la parole en dernier.
Sur ce, le Tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience publique de
ce jour, à laquelle le prononcé avait été fixé,
le jugement qui suit :
Vu le procès-verbal NUMERO2.) dressé le 1er août 2025 par la Police grand-
ducale (Unité de la police de la route, Service de contrôle et de sanction
automatisés UPR-CSA) ;
Vu le formulaire de réclamation du 22 juillet 2025.
Vu la citation à prévenu du 22 octobre 2025 régulièrement notifiée à
PERSONNE1.).
Vu l’instruction à l’audience.
Aux termes de la citation dont objet, le Ministère Public a cité
PERSONNE1.) par devant le tribunal de police de ce siège :
« Principalement
Pour voir statuer, vu l’absence de consignation de l’amende forfaitaire et en
application de l’article 6 de la loi modifiée du 25 juillet 2015 portant création
du système de contrôle et de sanction automatisés, sur la recevabilité de la
réclamation introduite par PERSONNE1.) suivant courrier et formulaire de
réclamation datés du 22/07/2025 contre la décision d’amende forfaitaire du
27/06/2025 dans le dossier NUMERO1.)
Subsidiairement
Etant conducteur d’un véhicule automoteur sur la voie publique,
Le 14/09/2024, vers 13:06 heures, à ADRESSE3.), sans préjudice des
circonstances de temps et de lieu exactes,
Inobservation du signal C14, limitation de vitesse à 50 km/h en
agglomération, en l’espèce d’avoir circulé à une vitesse de 59 km/h, le
dépassement étant inférieur ou égal à 15 km/h ».
Il ressort du procès-verbal NUMERO2.) précité qu’en date du 14 septembre
2024, vers 13:06 heures, l’appareil de contrôle automatisé des vitesses
installé à ADRESSE3.), à un endroit où la vitesse maximale autorisée se
trouve limitée à 50 km/h, a enregistré le véhicule de marque et modèle
RENAULT LAGUNA portant la plaque d’immatriculation NUMERO3.) (B)
qui passait devant l’appareil de contrôle à une vitesse mesurée de 62 km/h.
Une vitesse de 59 km/h a été retenue après pondération technique.
Le véhicule dont objet étant immatriculé au nom de PERSONNE1.), la police
grand-ducale lui adressa en date du 15 octobre 2024 un premier avis de
constatation. Une lettre de rappel par voie recommandée lui a été adressée en
date du 30 décembre 2024, qui a été retournée avec la mention « non
réclamé ».
En l’absence de paiement ou de contestation de l’avertissement taxé endéans
les délais impartis par la loi, PERSONNE1.) a été déclarée redevable sur
décision écrite du Procureur d’Etat datée du 27 juin 2025 d’une amende
forfaitaire de 98 euros conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi
modifiée du 25 juillet 2015 portant création du système de contrôle et de
sanction automatisés.
D’après les indications du procès-verbal dressé en cause, cette décision a été
envoyée à PERSONNE1.) et reçue par cette dernière en date du 2 juillet 2025.
Il en ressort encore que par courrier réceptionné en date du 1er août 2025,
PERSONNE1.) a fait parvenir à la police grand-ducale le formulaire de
réclamation aux termes duquel elle affirme avoir payé l’amende en date du
23 octobre 2024.
D’après le prédit procès-verbal, le prédit paiement a trait à un autre dossier
NUMERO4.).
Le représentant du Ministère Public conclut à l’irrecevabilité de la
réclamation formulée contre la décision d’amende forfaitaire prononcée en
raison du défaut de consignation du montant de l’amende forfaitaire.
La prévenue assistée de son mandataire fait plaider qu’elle a payé le montant
figurant sur l’avertissement taxé mais qu’elle s’est trompée lors du paiement
sur la référence.
Son mandataire ajoute qu’il y a eu un malentendu résultant du fait que sa
mandante ne connaît pas le fonctionnement prévu par la loi pour la
réclamation. Comme elle réside en Belgique, elle dispose d’un délai plus
longtemps pour effectuer la consignation. Elle demande dès lors à réduire
l’amende à 49 euros.
L’article 6 paragraphe 3, alinéa 1er de la loi modifiée du 25 juillet 2015
portant création du système de contrôle et de sanction automatisés prévoit ce
qui suit :
« À défaut de paiement ou de contestation dans le délai de quarante-cinq
jours prévu au paragraphe 1er, alinéa 2, de l’avertissement taxé décerné
pour une infraction ne donnant pas lieu à une réduction de points sur le
permis de conduire, l’avertissement taxé n’est, par dérogation à l’article 15,
alinéa 4, de la loi précitée du 14 février 1955, pas remplacé par un procès-
verbal, et la personne redevable du paiement de l’avertissement taxé en vertu
des dispositions de l’article 5 est déclarée redevable, sur décision écrite du
procureur d’État, d’une amende forfaitaire correspondant au double du
montant de l’avertissement taxé. Sous réserve de la réclamation formée
conformément à l’alinéa 5, la décision d’amende forfaitaire du procureur
d’État vaut titre exécutoire.
La personne redevable du paiement de l’avertissement taxé en vertu des
dispositions de l’article 5 est avisée de la décision d’amende forfaitaire, ainsi
que du droit de réclamation contre cette décision, par lettre recommandée. »
D’après l’article 6 paragraphe 3, alinéa 2 de cette loi, « l’amende forfaitaire
est payable dans un délai de trente jours à partir de la date où la personne
concernée a accepté la lettre recommandée ou, à défaut, à partir du jour de
la présentation de la lettre recommandée ou du jour du dépôt de l’avis par
le facteur des postes ».
L’article 6 paragraphe 3, alinéas 5, 6 et 7 de la loi modifiée du 25 juillet 2015
portant création du système de contrôle et de sanction automatisés prévoit
encore ce qui suit :
« La décision d’amende forfaitaire est considérée comme non avenue si, au
cours du délai prévu à l’alinéa 2, la personne redevable du paiement de
l’avertissement taxé en vertu des dispositions de l’article 5 notifie au
procureur d’Etat une réclamation écrite, motivée, accompagnée de l’avis sur
la décision d’amende forfaitaire ou des renseignements permettant de
l’identifier. La réclamation doit encore être accompagnée de la justification
de la consignation auprès de la Police grand-ducale de l’amende forfaitaire
sur le compte indiqué dans l’avis sur la décision d’amende forfaitaire. Ces
formalités sont prescrites sous peine d’irrecevabilité de la réclamation.
Le procureur d’État, sauf s’il renonce à l’exercice des poursuites, cite la
personne concernée devant le tribunal de police, qui statue sur l’infraction
en dernier ressort. En cas de condamnation, le montant de l’amende
prononcée ne peut pas être inférieur au montant de l’amende forfaitaire. En
cas de classement sans suite ou d’acquittement, s’il a été procédé à la
consignation, le montant de la consignation est restitué à la personne à qui
avait été adressé l’avis sur la décision d’amende forfaitaire ou ayant fait
l’objet des poursuites. Il est imputé sur l’amende prononcée et sur les frais
de justice éventuels en cas de condamnation ».
D’après l’article 9 de la loi précitée, « si la personne concernée n’a pas sa
résidence normale au Luxembourg, les délais prévus aux « articles 6 à 8 »1
sont augmentés d’un mois ».
En l’espèce, PERSONNE1.) n’a pas joint au courrier de réclamation la
justification de la consignation auprès de la police grand-ducale du montant
de l’amende forfaitaire de sorte que son argumentaire est inopérant et sa
réclamation est irrecevable.
Conformément aux dispositions de l’article 6 paragraphe 3 alinéa 6 de la loi
modifiée du 25 juillet 2015 portant création du système de contrôle et de
sanction automatisés, le tribunal de police statue en dernier ressort.
PAR CES MOTIFS
le Tribunal de Police de et à Luxembourg, statuant contradictoirement et en
dernier ressort, la prévenue et sa mandataire entendues en leurs moyens de
défense et le représentant du Ministère public entendu en son réquisitoire,
d é c l a r e irrecevable la réclamation formulée par PERSONNE1.) contre
la décision d’amende forfaitaire du 27 juin 2025 rendue à son encontre dans
le dossier NUMERO1.),
c o n d a m n e PERSONNE1.) aux frais de l’instance, liquidés à 7,05 euros
(sept euros et cinq cents).
Le tout par application des articles 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8 et 14 de la loi modifiée
du 25 juillet 2015 portant création du système de contrôle et de sanction
automatisés ainsi que des articles 138, 145, 146, 149, 152, 153, 154, 162, 163
et 388 du Code de Procédure pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé, en présence du Ministère Public, en l’audience
publique dudit Tribunal de Police à Luxembourg, date qu’en tête, par Anne
SMON, Juge de Paix, siégeant comme juge de police, assistée de la greffière
assumée, Fabienne FROST, qui ont signé le présent jugement.
Anne SIMON
Fabienne FROST
Juge de Paix Greffière assumée
*
Le présent jugement contradictoire rendu en dernier ressort peut faire l’objet d’un recours
en cassation conformément aux dispositions de l’article 177 du Code de Procédure pénale.
Le recours en cassation se fait conformément à la loi modifiée du 18 février 1885 sur les pourvois
et la procédure en cassation et à l’article 417 du Code de Procédure pénale, dans le délai d’un mois
à partir du jour où la partie condamnée a eu légalement connaissance du jugement, en se
présentant en personne auprès du greffier du Tribunal de Police de Luxembourg.
Cette déclaration de recours pourra être faite dans la même forme par un avocat à la Cour ou par un
fondé de pouvoir spécial de la partie condamnée. Dans ce dernier cas, le pouvoir demeurera annexé
à la déclaration.
Lorsque le demandeur en cassation est détenu, il pourra déclarer son recours à l’un des membres du
personnel de l’administration pénitentiaire, des dépôts de mendicité ou des maisons d’éducation.