Plaintiff withdrew lawsuit unilaterally; defendant awarded partial procedural costs of 1,500 euros.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court declared the plaintiff's action extinguished after accepting their unilateral withdrawal of the lawsuit. Although the defendant had filed a contradiction to the payment order, the withdrawal was valid without the defendant's acceptance. Consequently, the plaintiff was ordered to pay the defendant 1,500 euros in procedural costs as they were deemed equitable to bear some expenses despite losing the case.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 240 and 241 of the New Code of Civil Procedure: A unilateral withdrawal of action extinguishes the right of action and the instance without requiring the adversary's acceptance, entitling the withdrawing party to bear procedural costs if the withdrawal is deemed unjustified or if the adversary has incurred necessary defense expenses.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
N° 170 / 26
du 28 janvier 2026
Audience publique du mercredi, vingt-huit janvier deux mille vingt-six
Le Tribunal de Paix de Diekirch, arrondissement judiciaire de Diekirch et Grand-
Duché de Luxembourg, siégeant en matière civile et selon la procédure prévue pour le
recouvrement des créances par voie d’ordonnance de paiement, a rendu le jugement
qui suit dans la cause
e n t r e :
l’association sans but lucratif SOCIETE1.), établie et ayant son siège social à
L-ADRESSE1.), inscrite au Registre de commerce et des sociétés de Luxembourg
sous le numéro NUMERO1.), représentée par ses organes statutaires actuellement en
fonctions,
partie demanderesse, comparant par Maître Fiona SPEICHER, avocat, en
remplacement de Maître Alain RUKAVINA, avocat à la Cour, les deux demeurant à
Luxembourg,
e t :
la société anonyme SOCIETE2.), établie et ayant son siège social à L-ADRESSE2.),
inscrite au Registre de commerce et des sociétés de Luxembourg sous le numéro
NUMERO2.), représentée par son conseil d’administration actuellement en fonctions,
partie défenderesse, ayant initialement comparu par Maître Alain BINGEN, avocat
à la Cour, ayant demeuré à Diekirch et comparant actuellement par Maître Laurent
NIEDNER, avocat à la Cour, demeurant à Luxembourg.
F A I T S :
Suivant une ordonnance conditionnelle de paiement no. D-OPA2-3538/23 rendue en
date du 11 septembre 2023 par un des juges de paix de Diekirch, l’association sans but
lucratif SOCIETE1.),
préqualifiée, réclame paiement
à la société anonyme
SOCIETE2.), préqualifiée, du montant de 13.500.- €.
Ladite ordonnance conditionnelle de paiement a été notifiée à la partie défenderesse
en date du 13 septembre 2023.
Par déclaration du 9 octobre 2023, le mandataire de la partie défenderesse a formé
contredit contre la prédite ordonnance de paiement.
Par lettre du greffier du 20 novembre 2023, les parties ont été convoquées à l’audience
publique du lundi, 29 janvier 2024 à 15.30 heures de l’après-midi en la salle des
audiences de la Justice de Paix de Diekirch, bei der aler Kiirch (entrée près de la Vieille
Eglise), pour y entendre statuer sur le mérite des prétentions réciproques des parties.
Par courrier du greffier du 2 février 2024 l’affaire fut fixée au mercredi, 8 mai 2024 à
16.00 heures.
A l’appel de la cause à l’audience publique du 8 mai 2024, l’affaire fut fixée au 9
octobre 2024, pour plaidoiries. Elle fut ensuite remise au 4 décembre 2024.
A l’appel de la cause à l’audience publique du 4 décembre 2024, l’affaire fut, à la
demande de la partie défenderesse, fixée au rôle général.
A la demande des mandataires, l’affaire fut réappelée à l’audience publique du
mercredi, 12 mars 2025 à 16.15 heures.
A l’appel de la cause à l’audience publique du 12 mars 2025, l’affaire fut d’abord
refixée au 4 juin 2025 et ensuite au 22 octobre 2025 où elle fut retenue, de sorte que
les débats eurent lieu comme suit :
Maître Claire PFEIFFENSCHNEIDER, comparant pour la partie demanderesse, fut
entendue en ses revendications.
Maître Laurent NIEDNER, comparant pour la partie défenderesse, fut entendu en ses
moyens.
Sur quoi le tribunal prit l'affaire en délibéré dont il ordonna la rupture et l’affaire fut
refixée au 17 décembre 2025 pour continuation des débats.
Elle y parut alors utilement et Maître Fiona SPEICHER, comparant pour la partie
demanderesse et Maître Laurant NIEDNER, comparant pour la partie défenderesse,
furent entendus en leurs moyens et explications.
Sur ce le Tribunal a pris l’affaire en délibéré et rendu à l’audience de ce jour à laquelle
le prononcé avait été fixé
le jugement qui suit:
Par ordonnance conditionnelle de paiement no. D-OPA2-3538/23 du 11 septembre
2023, il a été ordonné à la société anonyme SOCIETE2.) de payer à l’association sans
but lucratif SOCIETE1.), en abrégé SOCIETE1.), le montant de 13.500,- € à titre de
cotisations pour le deuxième semestre de l’année 2018 ainsi que pour les années 2019,
2020, 2021 et 2022.
Par courrier entré au greffe de la Justice de Paix de Diekirch en date du 9 octobre 2023,
la société anonyme SOCIETE2.) a régulièrement formé contredit contre la prédite
ordonnance conditionnelle de paiement.
A la demande de l’association sans but lucratif SOCIETE1.), les parties ont été
convoquées à l’audience.
Suivant acte daté du 18 décembre 2025 et entré au greffe de la Justice de Paix de
Diekirch en date du 26 janvier 2026, intitulé « désistement d’action », l’association
sans but lucratif SOCIETE1.) a déclaré se désister purement et simplement de l’action
introduite contre la partie défenderesse la société anonyme SOCIETE2.) introduite par
requête en matière d’ordonnance conditionnelle de paiement datée du 30 août 2023.
Les représentants de l’association sans but lucratif SOCIETE1.), ont apposé leur
signature sur l’acte, précédée de la mention manuscrite « bon pour désistement
d’action ».
Le désistement, qui traduit une volonté non équivoque d’abandon de la part du
demandeur, peut porter sur l’instance ou l’action.
Le désistement d’instance est une renonciation à l’instance engagée qui va s’éteindre
à titre principal. Le droit litigieux n’est pas atteint et l’action reste ouverte au plaideur.
Le désistement d’action au contraire est celui qui porte sur le droit lui-même d’être
entendu par le juge sur le fond de la prétention. Le désistement d’action emporte en
effet non seulement abandon d’une instance introduite à un certain moment, mais
abandon du droit qui forme la base de cette instance. Le désistement d’action emporte
dès lors renonciation définitive et extinction du droit lui-même et rend irrecevable
toute nouvelle action. Ces effets se produisent en tout état de cause dès la notification
de l’acte de désistement, sans qu’il ne faille solliciter l’accord du défendeur, même si
les débats étaient déjà engagés (cf. Thierry HOSCHEIT, Le droit judiciaire privé au
Grand-Duché de Luxembourg, page 559).
Cette solution repose sur la considération que le défendeur n’a rien à perdre dans un
abandon définitif par le demandeur de ses droits allégués et qu’aucun motif légitime
ne peut donc justifier un refus d’acceptation.
Le demandeur renonçant unilatéralement à son droit, il est admis que le défendeur ne
peut plus le contraindre à poursuivre l’instance, si bien que l’acceptation du défendeur
n’est pas requise en ce qui concerne le désistement d’action.
Le désistement d’action, fait valablement sous la forme d’un écrit sous seing privé et
n’ayant pas à être accepté de l’adversaire parce qu’étant parfait par la seule
manifestation de volonté de son auteur, entraîne l’extinction du droit d’agir
relativement aux prétentions en litige et accessoirement l’extinction de l’instance.
A cet égard, il y a lieu de retenir que le demandeur dans la présente affaire est toujours
l’association sans but lucratif SOCIETE1.), et non pas la société anonyme
SOCIETE2.) qui a formé contredit.
Le Tribunal ne peut dès lors que constater l’effet extinctif produit par la déclaration
de désistement d’action signé par l’association sans but lucratif SOCIETE1.) (cf. TAL,
7 décembre 2023, no. du rôle TAL-2019-07689 ainsi que jurisprudence et doctrine y
citée).
Il y a partant lieu d’admettre le désistement et de déclarer l’action éteinte.
La partie qui se désiste est réputée succomber et doit en conséquence supporter les
frais.
A l’audience publique du 17 décembre 2025, la société anonyme SOCIETE2.) a
demandé reconventionnellement l’allocation d’une indemnité de procédure de 2.000,-
€.
Il y a lieu de lui en donner acte.
La demande reconventionnelle est recevable en la forme et fondée pour le montant de
1.500,- € alors qu’il est inéquitable de laisser les frais non compris dans les dépens à
charge de la société anonyme SOCIETE2.) qui a dû exposer des frais pour se défendre
contre la demande.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal de Paix de Diekirch, siégeant en matière civile, statuant
contradictoirement et en premier ressort,
donne acte à l’association sans but lucratif SOCIETE1.), de son désistement de
l’action introduite par requête datée du 30 août 2023 contre la société anonyme
SOCIETE2.) (no. D-OPA2-3538/23) ;
partant, déclare l’action éteinte par l’effet du désistement ;
donne acte à la société anonyme SOCIETE2.) de sa demande reconventionnelle en
allocation d’une indemnité de procédure de 2.000,- € ;
déclare la demande reconventionnelle recevable en la forme ;
la déclare partiellement fondée ;
partant,
condamne l’association sans but lucratif SOCIETE1.), à payer à la société anonyme
SOCIETE2.) le montant de 1.500,- € sur base de l’article 240 du Nouveau Code de
procédure civile ;
condamne l’association sans but lucratif SOCIETE1.), aux frais et dépens de
l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Nous Christiane SCHROEDER, juge de paix directeur
à Diekirch, assistée du greffier Alain GODART, en notre audience publique en la salle
des audiences de la Justice de Paix de Diekirch, « Bei der aler Kiirch », date qu'en tête
et avons signé avec le greffier.