Small claims court allows daycare fee claim against non-responsive defendant in Luxembourg.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Luxembourg small claims court accepted the plaintiff's request for €3,309.80 in daycare fees and ruled in their favor. The defendant failed to submit a defense within the statutory 30-day period, and the court confirmed its territorial jurisdiction over the French-domiciled defendant. Consequently, the judgment was declared enforceable immediately, and the defendant was ordered to pay the claimed amount plus procedural costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IARèglement (CE) n° 861/2007; Article 28 du règlement (UE) n° 1215/2012: A small claims court may rule on a claim against a foreign defendant if the obligation was performed within its territory, even without a formal defense from the defendant.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Répertoire
n° 241/2026
RPL 591/24
JUSTICE DE PAIX DE LUXEMBOURG
Cité Judiciaire - Plateau du St. Esprit - Bâtiment JP
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DECISION
du 20 janvier deux mille vingt-six
rendue en application du règlement (CE) n° 861/2007
dans la cause entre :
la société à responsabilité limitée SOCIETE1.) SARL, établie et ayant son siège
social à L-ADRESSE1.),
partie demanderesse,
et
PERSONNE1.), demeurant à F-ADRESSE2.),
partie défenderesse.
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Procédure
Suivant formulaire de demande (formulaire A) déposé le 12 septembre 2024 au
greffe du tribunal de céans, la société SOCIETE1.) SARL introduit une procédure
sur base du règlement (CE) n° 861/2007 du Parlement européen et du Conseil
du 11 juillet 2007 instituant une procédure européenne de règlement des petits
litiges.
La requérante demande à voir condamner PERSONNE1.) à lui payer le montant
de 3.309,80 euros.
Suivant formulaire B du 16 janvier 2025, le tribunal informe la partie requérante
d’indiquer le nom et le prénom de la personne qui a signé à la page 8, au plus
tard pour le 17 février 2025.
L’envoi postal est notifié le 17 janvier 2025 à la partie requérante.
Suivant formulaire B du 4 mars 2025, le tribunal informe la partie requérante
d’écrire le nom de façon lisible de la personne qui a signé à la page 8, au plus
tard pour le 4 avril 2025.
L’envoi postal est notifié le 5 mars 2025 à la partie requérante.
Le formulaire A rectifié, les pièces versées par la partie demanderesse et le
formulaire C sont envoyés le 20 juin 2025 par courrier recommandé avec accusé
de réception à la partie défenderesse.
L’envoi postal est notifié le 27 juin 2025 à la partie défenderesse.
Bien que dûment informée, la partie défenderesse n’a pas pris position par
rapport aux documents lui envoyés dans le délai de 30 jours, tel que prévu à
l’article 5 du règlement (CE) n° 861/2007 précité.
Motifs de la décision
La demande relève du champ d’application du règlement (CE) n° 861/2007 et
répond aux formes prévues par le prédit règlement de sorte qu’elle est recevable.
Comme la partie défenderesse est domiciliée en France, il y a lieu, en application
de l’article 28 du règlement (UE) n° 1215/2012 du Parlement européen et du
Conseil du 12 décembre 2012 concernant la compétence judiciaire, la
reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale,
d’examiner d’office la compétence territoriale du tribunal saisi.
La partie demanderesse estime en l’espèce que le tribunal saisi est compétent
pour être celui du lieu d’exécution de l’obligation qui se trouve à la base du litige.
L’article 5 point 1 du chapitre II du règlement (UE) n° 1215/2012 prévoit que les
personnes domiciliées sur le territoire d’un Etat membre ne peuvent être attraites
devant les juridictions d’un autre Etat membre qu’en vertu des règles énoncées
aux sections 2 à 7 du chapitre II (soit les articles 7 à 26).
Selon l’article 7 1) a), une personne domiciliée sur le territoire d’un Etat membre
peut être attraite dans un autre Etat membre, en matière contractuelle, devant la
juridiction du lieu d’exécution de l’obligation qui sert de base à la demande. Sous
un second tiret, l’article 7 1) b) précise que pour le contrat de fourniture de
services, il s’agit du lieu d’un Etat membre où, en vertu du contrat, les services
ont été ou auraient dû être fournis.
Le règlement (UE) n° 1215/2012 prévoit néanmoins sous la section 4 (articles 17
à 19) des règles spéciales relatives à la compétence juridictionnelle en matière
de contrats conclus par des consommateurs.
L’article 17 1. du règlement (UE) n°1215/2012 définit le consommateur en matière
contractuelle comme étant la personne qui a contracté pour un usage pouvant
être considéré comme étranger à son activité professionnelle. Ce même article
dispose que pour certains contrats conclus par des consommateurs les règles de
compétence juridictionnelle sont définies par les articles 18 et 19 du règlement.
Est notamment visé, au point c) de l’article 17 1., le contrat qui a été conclu avec
une personne qui exerce des activités commerciales ou professionnelles dans
l’Etat membre sur le territoire duquel le consommateur a son domicile ou qui, par
tout moyen, dirige ces activités vers cet Etat membre ou vers plusieurs Etats,
dont cet Etat membre, et que le contrat entre dans le cadre de ses activités.
En l’occurrence, il ne résulte d’aucun élément du dossier que la société à
responsabilité limitée SOCIETE1.) SARL exerce ses activités professionnelles en
France ou qu’elle ait dirigé son activité vers ce pays, de sorte que les règles
spéciales relatives à la compétence en matière de contrats conclus par les
consommateurs ne s’appliquent pas en l’espèce.
La demande de la requérante a trait à des services de crèche pour l’enfant de la
défenderesse qui fréquente la crèche ADRESSE3.), sise à L-ADRESSE3.).
Les prestations pour lesquelles le paiement est réclamées ont été fournies au
Grand-Duché de Luxembourg dans le ressort du tribunal saisi, de sorte que la
juridiction de céans saisis est compétente.
Quant au fond
En l’espèce, la société à responsabilité limitée SOCIETE1.) SARL sollicite la
condamnation de PERSONNE1.) au paiement de la somme totale de 3.309,80
euros. Ce montant correspond à trois factures relatives à des prestations de
garde d’enfant fournies entre le 5 février 2024 et le 5 mai 2024.
Partant, au vu ce qui précède et au vu des pièces versées en cause, la demande
de la société SOCIETE1.) SARL est justifiée au regard des trois factures émises,
de sorte qu’il y a lieu d’y faire droit et de condamner PERSONNE1.) à lui payer
la somme réclamée de 3.309,80 euros.
En application de l’article 15 du règlement (CE) n° 861/2007, la décision rendue
par la juridiction est exécutoire nonobstant tout recours éventuel.
Conformément à l’article 16 du règlement (CE) n°861/2007, la partie qui
succombe doit supporter les frais de la procédure.
Par ces motifs :
le tribunal de paix de Luxembourg, siégeant en matière de règlement des petits
litiges, statuant en premier ressort,
reçoit la demande en la forme,
se déclare compétent pour en connaître,
la dit fondée,
condamne PERSONNE1.) à payer à la société à responsabilité limitée
SOCIETE1.) SARL, la somme de 3.309,80 euros,
ordonne l’exécution provisoire de la présente décision nonobstant toute voie de
recours et sans caution,
condamne PERSONNE1.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait et jugé par Nous Frédéric GRUHLKE, juge de paix à Luxembourg,
assisté de la greffière Natascha CASULLI, qui ont signé la présente décision date
qu’en tête.
Frédéric GRUHLKE,
juge de paix
Natascha CASULLI,
greffière