Luxembourg court convicts defendant for using a foreign driving license to apply for a domestic one.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Luxembourg convicted the defendant of using a foreign driving license to apply for a domestic license. The defendant admitted to the offense, which involved submitting a Portuguese license to the National Automobile Society for transcription. The court sentenced the defendant to six months of imprisonment, a fine, and confiscation of the fake license.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 14, 15, 16, 27, 28, 29, 30, 31, 66 and 198 of the Penal Code; The use of a foreign driving license to obtain a domestic license constitutes the offense of using a false document under Article 198 of the Penal Code.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Jugement n° 3478/2025
not. 9127/24/CD
ex.p. (1x)
confisc. (1x)
AUDIENCE PUBLIQUE DU 17 DÉCEMBRE 2025
Le Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, seizième chambre, siégeant en matière
correctionnelle, a rendu le jugement qui suit :
Dans la cause du Ministère Public contre
PERSONNE1.)
né le DATE1.) à ADRESSE1.) (Portugal),
demeurant à L-ADRESSE2.),
comparant en personne, assisté de Maître Shahnah SI ABDALLAH, Avocat,
demeurant à Luxembourg,
prévenu
Par citation du 30 avril 2025, le Procureur d’État près le Tribunal d’arrondissement de et à
Luxembourg a requis le prévenu de comparaître à l’audience publique du 26 mai 2025 devant
le Tribunal correctionnel de ce siège pour y entendre statuer sur la prévention suivante :
infraction à l’article198 du Code pénal.
L’affaire fut remise contradictoirement en date du 18 septembre 2025 afin de pouvoir être
utilement retenue à l'audience publique du 2 décembre 2025.
À cette audience, Monsieur le Vice-Président constata l’identité du prévenu, lui donna
connaissance de l’acte qui a saisi le Tribunal, l’informa de son droit de garder le silence et de
ne pas s’incriminer soi-même.
Le prévenu PERSONNE1.) fut entendu en ses explications.
La représentante du Ministère Public, Michèle FEIDER, Substitut Principal du Procureur d’État,
résuma l’affaire et fut entendue en ses réquisitions.
Le prévenu eut la parole en dernier.
Le Tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience publique de ce jour, date à laquelle le
prononcé avait été fixé, le
J U G E M E N T
Q U I
S U I T :
Vu le dossier répressif constitué par le Ministère Public sous la notice 9127/24/CD et notamment
le rapport n°2023_1818 dressé le 12 octobre 2023 par l’Unité de la police de l’aéroport, Section
expertise documents, le procès-verbal n° 24636/2023 dressé en date du 7 novembre 2023 ainsi
que le procès-verbal de saisie n° 20847/2024 établi en date du 27 février 2024 par la Police
grand-ducale, Commissariat Differdange.
Vu la citation à prévenu du 30 avril 2025, régulièrement notifiée au prévenu PERSONNE1.).
Le Ministère Public reproche au prévenu PERSONNE1.), d’avoir depuis un temps indéterminé,
mais non encore prescrit, notamment au siège social de la Société Nationale de Circulation
Automobile, Service de permis de conduire, sis à ADRESSE3.), fait usage d’un permis de
conduire portugais avec le numéro NUMERO1.) émis le 10 février 2010 et valable jusqu’au 23
mars 2027 au nom de PERSONNE1.), né le DATE1.), notamment en le remettant à la Société
Nationale de Circulation Automobile, Service permis de conduire, aux fins d’une demande de
transcription d’un permis de conduire étranger émis par une autorité européenne.
À l’audience publique du 2 décembre 2025, le prévenu PERSONNE1.) a reconnu l’infraction
mise à sa charge qui est encore établie tant en fait qu’en droit au vu des éléments soumis à
l’appréciation du Tribunal et notamment des conclusions des agents de l’Unité de la Police de
l’aéroport, Service expertise documents.
Compte tenu des développements qui précèdent, le prévenu PERSONNE1.) est convaincu :
« comme auteur ayant commis lui-même l’infraction,
le 30 juin 2023, notamment au siège social de la Société Nationale de Circulation
Automobile, Service de permis de conduire, sis à ADRESSE3.),
en infraction à l'article 198 du Code pénal,
avoir fait usage d’un permis de conduire falsifié,
en l'espèce, d’avoir fait usage d’un permis de conduire portugais avec le numéro
NUMERO1.) émis le 10 février 2010 et valable jusqu’au 23 mars 2027 au nom de
PERSONNE1.), né le DATE1.), notamment en le remettant à la Société Nationale de
Circulation Automobile, Service permis de conduire, aux fins d’une demande de
transcription d’un permis de conduire étranger émis par une autorité européenne ».
La peine
Aux termes de l’article 198 du Code pénal, l’usage d’un permis de conduire falsifié est puni
d’une peine d’emprisonnement d’un mois à trois ans et d’une amende de 251 euros à
12.500 euros, ou de l’une de ces peines seulement.
Au vu de la gravité des faits, il y a lieu de condamner le prévenu PERSONNE1.) à une peine
d’emprisonnement de 6 mois et à une amende correctionnelle de 1.000 euros.
Il résulte du casier judiciaire versé par le Parquet que le prévenu a déjà subi une condamnation
à un emprisonnement de 15 mois assortie du sursis intégral par décision du Tribunal
Correctionnel de Luxembourg du 21 mars 2018 pour sanctionner des faits commis entre 2015
et 2017. Cette condamnation ne fait cependant pas obstacle, à l’heure actuelle, à ce que le
prévenu puisse légalement bénéficier d’un sursis simple ou probatoire à l’exécution de la peine
d’emprisonnement à prononcer à son encontre (v. en ce sens CSJ, 13 mars 2012, n°150/12
V.).
L’article 627 alinéa 1er du Code de procédure pénale dispose que si pendant le délai de cinq
ans à dater du jugement ou de l’arrêt, la personne condamnée n’a pas commis une nouvelle
infraction ayant entraîné une condamnation à l’emprisonnement ou à une peine plus grave pour
crime ou délit de droit commun, la condamnation sera comme non avenue.
En effet, à la date de l’infraction retenue à charge du prévenu (30 juin 2023), le délai d’épreuve
de cinq ans attaché à la condamnation du 21 mars 2018 avait expiré, de sorte qu’en application
des dispositions de l’article 627 alinéa 1er du Code de procédure pénale, cette condamnation
est à considérer comme non avenue.
Le prévenu ne semble pas indigne de l’indulgence du Tribunal, il échet de lui accorder la faveur
du sursis intégral quant à la peine d’emprisonnement à prononcer à son encontre.
Il y a finalement lieu d’ordonner la confiscation, en tant qu’objet de l’infraction retenue à charge
du prévenu, du faux permis de conduire portugais portant le numéro NUMERO1.) émis au nom
de PERSONNE1.), saisi suivant procès-verbal de saisie n° 20847/2024 dressé en date du 27
février 2024 par la Police grand-ducale, Région Sud-Ouest, Commissariat Differdange.
P A R C E S M O T I F S :
le Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, seizième chambre, siégeant en matière
correctionnelle, statuant contradictoirement, le prévenu PERSONNE1.) entendu en ses
explications, la représentante du Ministère Public entendue en ses réquisitions et la mandataire
du prévenu entendue en ses moyens de défense,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge à une peine
d’emprisonnement de six (6) mois et à une amende correctionnelle de mille (1.000) euros
ainsi
qu’aux
frais
de
sa
poursuite
pénale,
ces
frais
liquidés
à
24,52 euros,
fixe la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l'amende à dix (10) jours,
d i t qu'il sera sursis à l'exécution de l’intégralité de cette peine d'emprisonnement,
a v e r t i t PERSONNE1.) qu’au cas où, dans un délai de cinq ans à dater du présent jugement,
il aura commis une nouvelle infraction ayant entraîné une condamnation à une peine privative
de liberté ou à une peine plus grave pour crimes ou délits de droit commun, la peine
d’emprisonnement prononcée ci-devant sera exécutée sans confusion possible avec la
nouvelle peine et que les peines de la récidive seront encourues dans les termes de l’article 56
alinéa 2 du Code pénal,
o r d o n n e
la confiscation du faux permis de conduire portugais portant le numéro
NUMERO1.) émis au nom de PERSONNE1.), saisi suivant procès-verbal de saisie n°
20847/2024 dressé en date du 27 février 2024 par la Police grand-ducale, Région Sud-Ouest,
Commissariat Differdange.
Par application des articles 14, 15, 16, 27, 28, 29, 30, 31, 66 et 198 du Code pénal et des
articles 1, 179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195, 195-1, 196, 626, 627, 628 et 628-1
du Code de procédure pénale, dont mention a été faite.
Ainsi fait et jugé par Julien GROSS, Vice-Président, Laura LUDWIG, Juge, et Paula GAUB,
Juge et prononcé en audience publique au Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg,
assisté de Morgane LEFEBVRE, Greffière, en présence de Lisa WEISHAUPT, Substitut du
Procureur d’État, qui, à l’exception de la représentante du Ministère Public, ont signé le présent
jugement.
Ce jugement est susceptible d'appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de procédure pénale et il doit être
formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les
40 jours de la date du prononcé du présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg, en se
présentant personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement par voie de courrier
électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg à l’adresse talgug@justice.etat.lu.
L’appel interjeté par voie électronique le jour d’expiration du délai de recours peut parvenir au greffe jusqu’à minuit de ce jour. Le
courrier électronique par lequel appel est interjeté doit émaner de l’appelant, de son avocat ou de tout autre fondé de pouvoir
spécial. Dans ce dernier cas, le pouvoir est annexé au courrier électronique.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.