Court convicts driver of uninsured vehicle operation, imposing fine, detention, and one-year driving ban.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Diekirch convicted the defendant of driving a vehicle without valid insurance coverage. The court found the facts clear based on police reports and the defendant's admission that the car lacked insurance, a driver's license, and passed technical inspection. Consequently, the defendant was sentenced to a €1,000 fine, ten days of detention for non-payment, and a twelve-month driving ban.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 2, 28, 29 of the 2003 Insurance Act; Article 13 of the 1955 Traffic Regulation Law; Articles 27-30 of the Penal Code; Articles 179-196, 628 of the Code of Criminal Procedure: Driving a motor vehicle on public roads without valid insurance coverage constitutes a criminal offense punishable by a fine, potential detention, and a driving ban.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 569/2025
Audience publique du vendredi, 5 décembre 2025
(Not. 876/25/XC) - SK
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle et en composition de juge unique, a rendu en son audience
publique du vendredi, cinq décembre deux mille vingt-cinq, le jugement
qui suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 26
septembre 2025,
E T
PERSONNE1.),
né le DATE1.) à ADRESSE1.) (Brasil),
demeurant à ADRESSE2.),
prévenu.
F A I T S :
Par citation à prévenu du 26 septembre 2025, le Ministère Public requit
PERSONNE1.) à comparaître à l’audience publique du 9 octobre 2025
pour répondre de la prévention y renseignée.
Après l’appel de la cause à l’audience publique du jeudi, 9 octobre 2025,
l’affaire fut remise contradictoirement à l’audience du 7 novembre 2025.
Après l’appel de la cause à l’audience publique du vendredi, 7 novembre
2025, le président constata l’identité du prévenu PERSONNE1.) qui avait
comparu en personne, et il lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le
tribunal.
Après avoir été averti de son droit de se taire et de son droit de ne pas
s’incriminer soi-même, le prévenu PERSONNE1.) fut interrogé et entendu
en ses explications et moyens de défense.
Le Ministère Public, représenté par Joëlle DONVEN, substitut du
Procureur d’Etat, fut entendu en son réquisitoire.
Les moyens du prévenu furent alors plus amplement développés par
Maître Jessica HENRIOT, avocat à la Cour demeurant à Luxembourg.
Le prévenu se vit attribuer la parole en dernier.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du vendredi, 5 décembre 2025.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
JUGEMENT
qui suit :
Vu le procès-verbal numéro 13204 du 30 décembre 2024 dressé par le
commissariat de police de Diekirch / Vianden.
Vu la citation à prévenu du 26 septembre 2025 (not. 876/25/XC).
Le Parquet reproche à PERSONNE1.) :
« étant conducteur d’un véhicule automoteur sur la voie publique,
entre le 13/10/2024, vers 19.29 heures, et 30/12/2024, vers 20.45 heures,
dans l’arrondissement judicaire de Diekirch, et notamment à
ADRESSE3.), et sur la ADRESSE4.) et ADRESSE5.), sans préjudice quant
aux indications de temps et de lieux plus exactes,
l’avoir mis en circulation sur la voie publique sans être couvert par un
contrat d’assurance valable. »
Les faits ressortent clairement des éléments du dossier et de l’instruction
menée à l’audience, notamment des constatations policières et des
déclarations du prévenu.
Le 30 décembre 2024, vers 20h45, sur la ADRESSE6.), PERSONNE1.) a
été contrôlé alors que son véhicule Volkswagen Golf immatriculé
NUMERO1.) était immobilisé, en raison de la perte d’une roue. Il circulait
sans assurance valable, sans carnet de stage et avec une inspection
technique rejetée depuis le 25 juin 2024. Les vérifications auprès de la
SNCA ont confirmé que le contrat d’assurance souscrit auprès de LALUX
avait été résilié le 13 août 2024. Le véhicule a été placé en fourrière et le
prévenu a ultérieurement renoncé à son droit de propriété.
Le procès-verbal indique que le véhicule avait déjà été contrôlé le 13
octobre 2024 à Diekirch. A cette occasion, le prévenu a présenté une
attestation d’assurance qui paraissait valable, bien que la couverture ait été
résiliée. Le policier l’a informé de cette absence de couverture. Cette
circonstance démontre que le prévenu avait été averti plus de deux mois
avant l’infraction et a néanmoins continué à circuler.
L’argument d’ignorance invoqué à l’audience du 7 novembre 2025 est dès
lors infondé. Le comportement du prévenu apparaît persistant et délibéré,
ce qui aggrave la gravité de l’infraction.
PERSONNE1.) est dès lors déclaré convaincu :
étant conducteur d’un véhicule automobile sur la voie publique,
le 30 décembre 2024, vers 20.45 heures, à ADRESSE3.), et sur la
ADRESSE4.) et ADRESSE5.),
d’avoir mis ce véhicule en circulation sur la voie publique sans
que la responsabilité civile à laquelle celui-ci peut donner lieu ne
soit couverte par un contrat d’assurance valable,
en l’espèce, d’avoir mis en circulation sur la voie publique le
véhicule
de
la
marque
VOLKSWAGEN, modèle
Golf,
immatriculé NUMERO1.), sans que la responsabilité civile à
laquelle celui-ci peut donner lieu ne soit couverte par un contrat
d’assurance valable.
Aux termes des articles 2 et 28 de la loi modifiée du 16 avril 2003 relative
à l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière de véhicules
automoteurs, le propriétaire ou le détenteur d’un véhicule qui le met en
circulation ou tolère qu’il soit mis en circulation sur la voie publique, les
terrains ouverts au public et les terrains non publics mais ouverts à un
certain nombre de personnes ayant le droit de les fréquenter, sans que la
responsabilité civile à laquelle il peut donner lieu soit couverte
conformément à la loi précitée, ainsi que le conducteur de ce véhicule, sont
punis d’un emprisonnement de huit jours à trois ans et d’une amende de
cinq cents euros à dix mille euros, ou d’une de ces peines seulement.
Aux termes de l’article 29 de la loi modifiée du 16 avril 2003 relative à
l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière de véhicules
automoteurs, les articles 13, 14 et 16 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques sont applicables aux infractions prévues à l’article 28 de cette
loi.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard du
prévenu, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits retenus à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Au vu des circonstances de l’affaire et de la situation personnelle du
prévenu,
la
chambre
correctionnelle
estime
qu’une
peine
d’emprisonnement serait inadéquate car trop sévère, et elle décide de ne
prononcer contre PERSONNE1.) qu’une amende d’un montant de 1.000
euros.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, le juge
saisi d’une ou de plusieurs infractions à la réglementation de la circulation
sur toutes les voies publiques ou de délits ou de crimes qui se sont joints à
ces infractions, pourra prononcer une interdiction de conduire de trois mois
à quinze ans en matière de délits ou de crimes.
Au vu des circonstances de l’affaire, la chambre correctionnelle décide de
prononcer contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire de 12 mois.
Le tribunal estime que PERSONNE1.) n’est pas indigne de l’indulgence
du tribunal, de sorte qu’il décide d’assortir cette interdiction de conduire
du sursis.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d’arrondissement de et à ADRESSE7.), siégeant en matière
correctionnelle
et
en
composition
de
juge
unique,
statuant
contradictoirement et en première instance, le prévenu PERSONNE1.)
entendu en ses explications et moyens de défense, le représentant du
Ministère Public entendu en son réquisitoire, PERSONNE1.) ayant eu la
parole en dernier,
c o n d a m n e PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge
à une amende d’un montant de MILLE (1.000) EUROS, ainsi qu’aux frais
de sa poursuite pénale, ces frais étant liquidés à la somme de 220,36 euros,
f i x e
la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de
l’amende à DIX (10) JOURS,
p r o n o n c e
contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire un
véhicule automoteur des catégories A, B, C, D, E et F sur toutes les voies
publiques pour une durée de DOUZE (12) MOIS,
d i t qu’il sera SURSIS à l’exécution de cette interdiction de conduire,
i n f o r m e
le prévenu qu’au cas où, dans un délai de 5 ans à dater du
présent jugement, il n’aura commis une nouvelle infraction ayant entraîné
la condamnation à une interdiction de conduire un véhicule sur la voie
publique ou à une peine privative de liberté pour crimes ou délits prévus
par la législation sur la circulation sur les voies publiques ou sur la vente
de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie,
l’interdiction sera réputée non avenue,
a v e r t i t le prévenu que, dans le cas contraire, conformément à l’article
628 du Code de procédure pénale, la première peine sera d’abord exécutée
sans qu’elle ne puisse se confondre, le cas échéant, avec la nouvelle
interdiction de conduire.
Par application des articles 2, 28 et 29 de la loi du 16 avril 2003 relative à
l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière de véhicules
automoteurs, de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, des articles 27, 28, 29 et 30 du Code pénal, et des articles 179,
182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195, 196, 628 et 628-1 du Code de
procédure pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique le vendredi, 5 décembre
2025, au Palais de Justice à Diekirch par Robert WELTER, premier vice-
président, assisté du greffier assumé Saban KALABIC, en présence de
Philippe BRAUSCH, substitut principal du Procureur d’Etat, qui, à
l’exception du représentant du Ministère Public, ont signé le présent
jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 199 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du prononcé du
présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement
par voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de
Diekirch à l’adresse tad.correctionnel.greffe@justice.etat.lu.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.