Court orders employer to pay unpaid wages and procedural fees in Luxembourg labor reference proceedings.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court granted the employee's request for provisional payment of unpaid wages and procedural fees. The employer admitted the debt but failed to pay for over six months, prompting the lawsuit. Consequently, the judge ordered immediate payment of the outstanding salary plus interest and procedural costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 941 à 948 du nouveau code de procédure civile; When an employer admits the debt in labor reference proceedings, the court orders provisional payment without security.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Rép. n° 3734/25
L-TREF-221/25
ORDONNANCE
rendue le mercredi, 19 novembre 2025 en matière de référé travail par Anne-
Marie WOLFF, Juge de paix directeur à Luxembourg, siégeant comme Président
du Tribunal du Travail de et à Luxembourg, assistée du greffier Sven WELTER,
en matière de référé en application des articles 941 à 948 du nouveau code de
procédure civile
DANS LA CAUSE
ENTRE :
PERSONNE1.),
demeurant à L-ADRESSE1.),
PARTIE DEMANDERESSE
comparaissant en personne
ET
la société à responsabilité limitée SOCIETE1.),
établie et ayant son siège social à L-ADRESSE2.), représentée par son gérant
actuellement en fonctions, inscrite au registre de commerce et des sociétés de
Luxembourg sous le numéro NUMERO1.),
PARTIE DEFENDERESSE
comparaissant par son gérant PERSONNE2.).
_______________________________
F A I T S :
L’affaire fut introduite par requête – annexée à la présente minute – déposée au
greffe de la Justice de Paix de et à Luxembourg en date du 10 octobre 2025.
Sur convocations émanant du greffe, les parties furent convoquées à l’audience
publique du 5 novembre 2025 à 15.00 heures, salle JP.0.15.
Lors de la prédite audience, l’affaire fut utilement retenue et les parties furent
entendues en leurs moyens et conclusions.
Sur quoi, la Présidente du Tribunal du travail prit l’affaire en délibéré et rendit à
l’audience publique de ce jour, audience à laquelle le prononcé avait été fixé,
l’ o r d o n n a n c e q u i s u i t :
Par requête déposée au greffe de la Justice de Paix de Luxembourg en date du 10
octobre 2025, PERSONNE1.) a fait convoquer la société à responsabilité limitée
SOCIETE1.) par devant le Président du Tribunal du travail, siégeant comme juge
des référés, pour entendre condamner la défenderesse à lui payer par provision le
montant de 41.676 euros bruts à titre d’arriérés de salaires pour le mois d’avril à
septembre 2025 inclus, avec les intérêts légaux à partir du 18 août 2025, jour de la
mise en demeure, sinon du jour de la demande et jusqu’à solde, une indemnité de
procédure de 500 euros au vœu de l’article 240 du nouveau code de procédure civile,
la condamnation de la partie requise aux frais et dépens de l’instance et à voir
assortir l’ordonnance à intervenir de l’exécution provisoire.
Faits :
Au vu des éléments du débat et des pièces soumises à l’appréciation du Tribunal,
les faits pertinents se présentent comme suit :
Par contrat de travail à durée indéterminée signé le 13 novembre 2023 et prenant
effet le même jour, PERSONNE1.) a été engagé par la société à responsabilité
limitée SOCIETE1.) en qualité de technicien de bâtiment pour une durée
hebdomadaire de 40 heures, le salaire brut étant de 6.946 euros par mois, indice
944.43.
Par courrier recommandé du 14 août 2025, le salarié a mis en demeure son
employeur à lui payer les salaires échus pour les mois d’avril, mai, juin et juillet
2025 pour une somme évaluée à 21.035,76 euros.
Le requérant sollicite, suivant la requête, paiement des salaires échus depuis avril
2025 jusqu’à septembre 2025 inclus pour un total de 41.676 euros bruts.
À l’audience du 5 novembre 2025, PERSONNE1.) soumit l’ensemble des fiches de
salaire pour les mois requis et augmenta sa demande à 46.474,41 euros au regard
des montants y indiqués.
La société à responsabilité limitée SOCIETE1.), représentée par son gérant,
PERSONNE2.), reconnut redevoir ces montants. Il insista, sur question du Tribunal,
avoir dû restructurer son entreprise face à une conjoncture capricieuse et ne pas avoir
omis les paiements par mauvaise volonté.
Il s’engagea à remédier au plus vite auxdits paiements.
Appréciation :
Le juge des référés travail est saisi d’une demande en provision par rapport à des
arriérés de salaire impayés.
L’article L. 221-1 al. 2 du code du travail dispose que « le salaire stipulé en
numéraire est payé chaque mois, et ce au plus tard le dernier jour du mois de
calendrier afférent ».
Il appartient à l’employeur, en sa qualité de débiteur de cette obligation, d’établir
qu’il s’est acquitté de son obligation de payer les salaires.
Suivant les débats à l’audience et notamment la reconnaissance des montants tels
qu’ils résultent des fiches de salaire par la société requise, la demande n’est pas
sérieusement contestable pour la somme brute de 46.488,66 euros.
Il échoit d’y ajouter les intérêts légaux sur 30.933,96 euros à partir du 18 août 2025,
jour de la mise en demeure, et sur 15.554,70 euros à partir du jour de la demande,
10 octobre 2025, chaque fois jusqu’à solde.
PERSONNE1.) conclut à se voir allouer une indemnité de procédure de 500 euros
au vœu de l’article 240 du nouveau code de procédure civile.
Il résulte des débats à l’audience des plaidoiries que les prétentions ne sont
aucunement contestées par l’employeur qui n’a toutefois réalisé aucun paiement
depuis plus de 6 mois, obligeant son salarié à agir en justice et à engager des frais
qu’il serait inéquitable de laisser à sa seule charge.
La demande est à déclarer fondée et justifiée pour le montant de 500 euros.
Les frais et dépens de l’instance sont à mettre à charge de la société à responsabilité
limitée SOCIETE1.), partie qui succombe.
Aux termes de l’article 945 du nouveau code de procédure civile, l’ordonnance de
référé est exécutoire à titre provisoire sans caution, à moins que le président n’ait
ordonné qu’il en soit fourni une. En l’espèce, il n’existe aucune circonstance qui
commanderait la fourniture d’une caution.
P A R C E S M O T I F S :
le Juge de paix directeur de Luxembourg, Anne-Marie WOLFF, siégeant comme
Président du Tribunal du Travail de et à Luxembourg, en matière de référé en
application des articles 941 à 948 du nouveau code de procédure civile, statuant
contradictoirement à l’égard des parties et en premier ressort,
renvoie les parties à se pourvoir devant qui de droit, mais dès à présent et par
provision,
reçoit la demande de PERSONNE1.) en la pure forme,
se déclare compétent pour en connaître,
donne acte à PERSONNE1.) de l’augmentation de sa demande par rapport aux
montants réellement dus conformément aux fiches de salaire versées,
déclare la demande en paiement d’une provision à titre d’arriérés de salaires pour
les mois d’avril 2025, mai 2025, juin 2025, juillet 2025, août 2025 et septembre
2025 inclus non sérieusement contestable à concurrence du montant brut de
46.488,66 (quarante-six mille quatre cent quatre-vingt-huit virgule soixante-six)
euros,
condamne
la société à responsabilité limitée
SOCIETE1.)
à payer à
PERSONNE1.) de ce chef le montant brut de de 46.488,66 (quarante-six mille
quatre cent quatre-vingt-huit virgule soixante-six) euros avec les intérêts légaux sur
30.933,96 euros à partir de la mise en demeure, 18 août 2025, et sur 15.554,70 euros
à partir du jour de la demande en justice, 10 octobre 2025, chaque fois jusqu’à solde,
dit fondée la demande de PERSONNE1.) en allocation d’une indemnité de
procédure,
partant, condamne la société à responsabilité limitée SOCIETE1.) à payer à
PERSONNE1.) de ce chef la somme de 500 (cinq cents) euros,
condamne la société à responsabilité limitée SOCIETE1.) aux frais et dépens de
l’instance,
ordonne l’exécution provisoire de la présente ordonnance nonobstant toute voie de
recours et sans caution.
Fait à Luxembourg, le dix-neuf novembre deux mille vingt-cinq.
s. Anne-Marie WOLFF
s. Sven WELTER