Court dismisses appeal against driving ban due to late filing exceeding statutory eight-day deadline.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court declared the appeal inadmissible because it was filed late, exceeding the eight-day statutory deadline for challenging the driving ban decision. The applicant argued for an exceptional permit based on employment and family needs but failed to retrieve the mailed notification in time. The court ruled that failure to collect the post does not extend the procedural time limit, resulting in the dismissal of the request.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 698(3) Code de procédure pénale; Art. 697(2) Code de procédure pénale: Appeals against driving bans must be lodged within eight days of notification; failure to retrieve the mailed decision does not suspend this strict deadline.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Arrêt n°74/25 chap
du 24 juin 2025.
La Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel du Grand-
Duché de Luxembourg a rendu le vingt-quatre juin deux-mille-vingt-cinq
l'arrêt qui suit:
Vu la décision prise le 29 avril 2025 par Madame la Déléguée du
Procureur Général d’Etat à l’exécution des peines ;
Vu le recours introduit par :
PERSONNE1.), né le DATE1.) à ADRESSE1.) (France), demeurant à
F-ADRESSE2.), porte B, par requête envoyée par courrier électronique
au greffe de la Cour Supérieure de Justice le 17 juin 2025
Vu les réquisitions écrites du Ministère public ;
LA CHAMBRE DE L’APPLICATION DES PEINES DE LA COUR
D'APPEL :
Vu le recours formé par PERSONNE1.) dirigé contre une décision de
Madame la Déléguée du procureur général d’Etat à l’exécution des
peines du 29 avril 2025 décidant que le requérant devra exécuter du 27
mai 2025 au 21 mai 2026 une peine d’interdiction de conduire de 12
mois, résultant d’une ordonnance pénale n° 1043 rendue par le tribunal
correctionnel de Luxembourg en date du 15 décembre 2020 condamnant
le requérant à une interdiction de conduire de 12 mois, assortie du sursis
intégral, pour défaut d’assurance.
Le requérant se trouve déchu de ce sursis suite à une nouvelle
condamnation à une interdiction de conduire de 12 mois avec sursis
intégral résultant d'une ordonnance pénale n°224 du 3 mars 2025 rendue
par le tribunal correctionnel de Luxembourg pour avoir circulé malgré une
suspension administrative du permis de conduire.
A l’appui de son recours, le requérant expose avoir un besoin impérieux
de son permis de conduire, pour s’adonner à son travail de chauffeur au
sein de l’entreprise SOCIETE1.). Il ajoute qu’il serait père d’un jeune
enfant qu’il devrait conduire à la crèche et précise que sa conjointe serait
actuellement enceinte et éprouverait des difficultés à se déplacer seule.
Le requérant demande à « voir reconsidérer cette interdiction », « ou se
voir accorder une autorisation exceptionnelle d’utilisation de son permis
de conduire pendant ses heures de travail ».
A l’appui de sa demande, le requérant verse une certificat de formation
du centre de formation pour conducteurs daté du 4 mars 2025 attestant
qu’il a participé avec succès à la formation « reconstitution de douze
points », une fiche salaire de la société SOCIETE1.) datée du mois de
mars 2025, une copie de l’acceptation du règlement d’ordre intérieur
d’une crèche située à ADRESSE3.) et un certificat médical du 25 février
2015 attestant de l’état de grossesse de PERSONNE2.).
Le représentant du Ministère Public conclut aux termes du dispositif de
ses
conclusions,
principalement
à
l’irrecevabilité
du
recours
d’PERSONNE1.), pour tardiveté, au regard des dispositions des articles
388 et 698(3) du Code de procédure pénale. Il fait valoir que suivant le
relevé « Track and Trace », la décision de Madame la Déléguée du
procureur général d’Etat à l’exécution des peines du 14 janvier 2025 a
été notifiée par voie recommandée au requérant le 30 avril 2025, qu’il a
été avisé de la décision le 5 mai 2025 et que le recours n’a été envoyé
par courrier électronique au greffe de la Chambre de l’application des
peines que le 17 juin 2025 et serait de ce fait irrecevable pour avoir été
formé tardivement.
Subsidiairement et quant au fond, il conclut au bien-fondé du recours.
Appréciation
Conformément à l’article 697 alinéa 2 du Code de procédure pénale
disposant que « par dérogation au paragraphe 1er, la chambre de
l’application des peines siège en composition de juge unique en cas de
recours dirigé contre une décision du procureur général d’Etat en matière
de : […] (c) requête en matière d’interdiction de conduire visée à l’article
694, paragraphe 5, du même code », la décision à intervenir sera prise
en composition de juge unique.
Quant à la recevabilité du recours :
L’article 698(3) du Code de procédure pénale dispose que « le recours
doit être formé dans un délai de huit jours ouvrables qui court à compter
du jour de la notification de la décision attaquée ».
En l’occurrence, par décision du 29 avril 2025, Madame la déléguée du
procureur général d’Etat a notifié à PERSONNE1.) que l’interdiction de
conduire ferme prononcée contre lui par ordonnance pénale le 15
décembre 2020 commencera le 27 mai 2025 et prendra fin le 21 mai
2026.
Il ressort du relevé « Track and Trace » de la Poste du 5 juin 2025,
qu’PERSONNE1.) a été avisé de cette décision par envoi recommandé
RR222703562 LU le 5 mai 2025, mais qu’il n’a pas procédé au retrait du
pli contenant la décision auprès des services postaux.
Il s’ensuit que le recours d’ PERSONNE1.) est irrecevable pour ne pas
avoir été introduit dans le délai prévu par l’article 698(3) du Code de
procédure pénale.
P A R C E S M O T I F S :
la Chambre de l’application des peines, en composition de juge
unique conformément à l’article 697 (2) du code de procédure
pénale,
déclare le recours irrecevable.
Ainsi fait et jugé par Elisabeth WEYRICH, président de la Chambre de
l’application des peines de la Cour d'appel du Grand-Duché de
Luxembourg, qui a signé le présent arrêt avec le greffier Amra ADROVIC.
La lecture de l'arrêt a été faite en audience publique à la Cité Judiciaire,
Bâtiment CR, Plateau du St. Esprit, par Elisabeth WEYRICH, président
de chambre en présence de Amra ADROVIC, greffier.