Court suspended 8 months of driving ban for repeat drunk driving offense with work/family exceptions.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court suspended eight months of a driving ban for a defendant convicted of driving with an alcohol level of 0.50 mg/L after a prior conviction. The defendant admitted guilt and expressed remorse during the public hearing. The court applied statutory provisions to grant a suspension while maintaining the ban for five years, except for specific work and family travel exceptions.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 14, 16, 28, 29 et 30 du Code pénal; Articles 179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 194-1, 195, 196, 628 et 628-1 du Code de procédure pénale; Loi du 14 février 1955: The court may suspend the execution of a driving ban for a repeat offense, subject to a five-year probation period and specific exceptions for professional and family necessities.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Jugement n° 1605/2025
not. 4521/23/CC
i.c. (2x)
AUDIENCE PUBLIQUE DU 22 MAI 2025
Le Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, dix-huitième chambre, siégeant en matière
correctionnelle, statuant en composition de juge unique, a rendu le jugement qui suit :
Dans la cause du Ministère Public contre
PERSONNE1.)
né le DATE1.) à ADRESSE1.),
demeurant à ADRESSE2.),
comparant en personne, assisté de Maître Caroline MULLER, Avocat à la Cour,
demeurant à Luxembourg,
prévenu
Par citation du 9 janvier 2025, le Procureur d’État près le Tribunal d’arrondissement de et à
Luxembourg a requis le prévenu de comparaître à l’audience publique du 19 février 2025
devant le Tribunal correctionnel de ce siège pour y entendre statuer sur les préventions
suivantes :
circulation avec un taux d'alcool d'au moins 0,25 mg par litre d’air expiré sans atteindre
0,55 mg par litre d’air expiré (en l’espèce 0,50 mg par litre d’air expiré) avant l'expiration
d'un délai de deux ans à partir du jour où une précédente condamnation du chef d'une
contravention ou d'un délit en matière de conduite sous influence d'alcool ou en état
d'ivresse est devenue irrévocable.
L’affaire fut remise contradictoirement à l’audience publique du 2 mai 2025.
À cette audience, Madame le Premier Juge-Président constata l’identité du prévenu
PERSONNE1.), lui donna connaissance de l’acte qui a saisi le Tribunal et l’informa de son
droit de garder le silence et de ne pas s’incriminer soi-même.
Le prévenu PERSONNE1.) fut entendu en ses explications et moyens de défense.
Le représentant du Ministère Public, Stéphane DECKER, Substitut Principal du Procureur
d’État, résuma l’affaire et fut entendu en ses réquisitions.
Maître Caroline MULLER, Avocat à la Cour, demeurant à Luxembourg, exposa les moyens de
défense du prévenu PERSONNE1.).
Le prévenu eut la parole en dernier.
Le Tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience de ce jour, date à laquelle le prononcé
avait été fixé, le
J U G E M E N T Q U I S U I T :
Vu l’ensemble du dossier répressif constitué par le Ministère Public sous la notice 4521/23/CC
et notamment le procès-verbal n° NUMERO1.) dressé en cause en date du DATE2.) par la
Police grand-ducale, Région Capitale, Commissariat Luxembourg.
Vu la citation à prévenu du 9 janvier 2025, régulièrement notifiée à PERSONNE1.).
Le
Ministère
Public
reproche
à
PERSONNE1.),
en
date
du
DATE2.)
vers
1.42 heures à ADRESSE3.), d’avoir circulé avec un taux d’alcool de 0,50 mg par litre d’air
expiré, malgré le fait qu’il avait été condamné suivant jugement du Tribunal d’arrondissement
de et à Luxembourg du DATE3.) pour avoir conduit avec un taux d’alcool de 0,69 mg par litre
d’air expiré.
À l’audience publique du 2 mai 2025, le prévenu a reconnu le fait mis à sa charge et a exprimé
son repentir.
Il résulte à suffisance des éléments du dossier répressif et notamment des constatations des
agents verbalisant, du résultat de l’examen de l’air expiré effectué sur le prévenu lors de son
interpellation, du jugement du Tribunal correctionnel de Luxembourg du DATE3.), ensemble
des débats menés à l’audience et plus particulièrement des aveux complets de PERSONNE1.)
à la barre, que l’infraction mise à sa charge est établie tant en fait qu’en droit.
Le prévenu PERSONNE1.) est partant convaincu :
« étant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
le DATE2.) vers 1.42 heures à ADRESSE3.),
d'avoir circulé, en présentant des signes manifestes d’influence d’alcool, même si le
taux d’alcool est d’au moins 0,25 mg par litre d’air expiré sans atteindre 0,55 mg par
litre d’air expiré, avant l’expiration d’un délai de deux ans à partir du jour où une
précédente condamnation du chef d’un délit en matière de conduite en état d’ivresse
est devenue irrévocable,
en l’espèce, avoir circulé avec un taux d’alcool de 0,50 mg par litre d’air expiré alors
que le prévenu a été condamné suivant jugement du Tribunal d’arrondissement de et à
Luxembourg du DATE3.) pour avoir conduit avec un taux d’alcool de 0,69 mg par litre
d’air expiré. »
La Peine
L’infraction retenue à charge du prévenu est punie, conformément à l’article 12 de la loi
modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, d’une peine d’emprisonnement de huit jours à trois ans et d’une amende de 500
euros à 10.000 euros ou de l’une de ces peines seulement.
L’article 13 point 1 de la même loi permet au juge saisi d’une ou de plusieurs infractions à la
réglementation de la circulation sur les voies publiques ou de délits ou de crimes qui se sont
joints à ces infractions, de prononcer une interdiction de conduire de huit jours à un an en
matière de contraventions et de trois mois à quinze ans en matière de délits ou de crimes.
La loi prévoit que l’interdiction de conduire sera toujours prononcée en cas de condamnation
du chef des délits visés au point 1 du paragraphe 2 de l’article 12 et au point 1 du paragraphe
4bis de l’article 12 ou en cas de la récidive prévue au point 5 du paragraphe 2 du même article.
Au vu de la gravité de l’infraction retenue et de l’antécédent renseigné au casier judiciaire du
prévenu (décision du DATE3.) du Tribunal correctionnel de Luxembourg), tout en tenant
également compte le repentir du prévenu paraissant sincère, le Tribunal condamne
PERSONNE1.) à une amende correctionnelle de 3.000 euros ainsi qu’à une interdiction
de conduire de 12 mois.
En vertu de l’article 628 alinéa 4 du Code de procédure pénale, les juridictions peuvent dans
le cas où ils prononcent une interdiction de conduire un véhicule automoteur sur la voie
publique, ordonner par la même décision motivée qu’il sera sursis à l’exécution de tout ou
partie de cette peine accessoire, à condition que la condamné n’ait pas été, avant le fait
motivant sa poursuite, l’objet d’une condamnation irrévocable à une peine d’emprisonnement
correctionnel du chef d’infraction aux lois et règlements régissant la circulation sur la voie
publique ou à une peine privative de liberté pour infraction aux lois et règlements concernant
la vente de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie.
Au vu de l’antécédent judiciaire précité, renseigné au casier judiciaire de PERSONNE1.), le
Tribunal estime que le prévenu ne saurait bénéficier du sursis intégral par rapport à
l’interdiction de conduire à prononcer à son encontre.
Toutefois, au vu des explications du prévenu quant au besoin de son permis de conduire, il y
a lieu de lui accorder le sursis partiel quant à 8 mois de l’interdiction de conduire à prononcer
à son encontre.
L’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 permet cependant à la juridiction répressive
d’excepter de l'interdiction de conduire à prononcer certains trajets.
En outre, compte tenu des explications fournies par le prévenu à l’audience et afin de ne pas
compromettre son avenir professionnel, il y a lieu d'excepter des 4 mois restants de
l’interdiction de conduire à prononcer, non couverts par le sursis :
a) les trajets effectués dans l’intérêt prouvé de la profession de PERSONNE1.),
b) le trajet d’aller et de retour effectué entre la résidence principale, une résidence secondaire
présentant un caractère de stabilité ou tout autre lieu où PERSONNE1.) se rend de façon
habituelle pour des motifs d’ordre familial et le lieu du travail ; ce trajet pouvant ne pas être le
plus direct lorsque le détour effectué est rendu nécessaire dans le cadre d’un covoiturage
régulier ou pour déposer ou reprendre son enfant ou l’enfant qui vit en communauté
domestique avec lui, auprès d’une tierce personne à laquelle il est obligé de le confier afin de
pouvoir s’adonner à son occupation professionnelle.
PAR CES MOTIFS :
la dix-huitième chambre du Tribunal d’arrondissement de et à Luxembourg, siégeant en
matière
correctionnelle,
composée
de
son
Premier
Juge-Président,
statuant
contradictoirement, PERSONNE1.) entendu en ses explications et moyens de défense, le
représentant du Ministère Public entendu en son réquisitoire, le mandataire du prévenu
entendu en ses moyens de défense,
c o n d a m n e PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge à une amende
correctionnelle de trois mille (3.000) euros, ainsi qu’aux frais de sa poursuite pénale, ces
frais liquidés à 16,52 euros,
f i x e
la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l’amende à
trente (30) jours,
p r o n o n c e contre PERSONNE1.) du chef de l'infraction retenue à sa charge pour la durée
de douze (12) mois l’interdiction de conduire sur la voie publique,
d i t qu’il sera sursis à l’exécution de huit (8) mois de cette interdiction de conduire,
a v e r t i t
PERSONNE1.) qu’au cas où, dans un délai de cinq ans à dater du présent
jugement, elle aura commis une nouvelle infraction ayant entraîné une condamnation à une
interdiction de conduire un véhicule sur la voie publique ou à une peine privative de liberté
pour crimes ou délits prévus par la législation sur la circulation sur les voies publiques ou sur
la vente de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie, l’interdiction de
conduire prononcée ci-devant sera exécutée sans confusion possible avec la nouvelle peine,
e x c e p t e des 4 mois restants de cette interdiction de conduire :
a) les trajets effectués dans l’intérêt prouvé de la profession de PERSONNE1.),
b) le trajet d’aller et de retour effectué entre la résidence principale, une résidence secondaire
présentant un caractère de stabilité ou tout autre lieu où PERSONNE1.) se rend de façon
habituelle pour des motifs d’ordre familial et le lieu du travail ; ce trajet pouvant ne pas être le
plus direct lorsque le détour effectué est rendu nécessaire dans le cadre d’un covoiturage
régulier ou pour déposer ou reprendre son enfant ou l’enfant qui vit en communauté
domestique avec lui, auprès d’une tierce personne à laquelle il est obligé de le confier afin de
pouvoir s’adonner à son occupation professionnelle.
Par application des articles 14, 16, 28, 29 et 30 du Code pénal, des articles 179, 182, 184,
185, 189, 190, 190-1, 194, 194-1, 195, 196, 628 et 628-1 du Code de procédure pénale, des
articles 12 et 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la
circulation sur toutes les voies publiques, dont mention a été faite.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Stéphanie MARQUES SANTOS, Premier Juge-Président, en
audience publique au Tribunal d’arrondissement de Luxembourg, assistée de Melany
MARTINS, Greffière Assumée, en présence de Jim POLFER, Substitut Principal du Procureur
d’État, qui à l’exception du représentant du Ministère Public, ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d'appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de procédure pénale et il doit être
formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les
40 jours de la date du prononcé du présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg, en se
présentant personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement par voie de courrier
électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg à l’adresse talgug@justice.etat.lu.
L’appel interjeté par voie électronique le jour d’expiration du délai de recours peut parvenir au greffe jusqu’à minuit de ce jour. Le
courrier électronique par lequel appel est interjeté doit émaner de l’appelant, de son avocat ou de tout autre fondé de pouvoir
spécial. Dans ce dernier cas, le pouvoir est annexé au courrier électronique.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.