Court convicts driver of driving without a valid license while under a judicial ban, imposing a 24-month ban and fine.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement convicted the defendant of driving without a valid license while serving a judicial driving ban. The defendant argued he had a professional exception to the ban, but the court found he was not driving for professional purposes at the time. Consequently, the court imposed a 24-month driving ban and an 800 euro fine, rejecting the defendant's defense.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 2, 14, 16, 28, 29 et 30 du Code pénal; articles 1, 3-6, 179, 182, 184, 189, 190, 190-1, 194, 195 et 196 du Code de procédure pénale; articles 13 et 14 de la loi modifiée du 14 février 1955: A driver under a judicial ban who drives without a valid license commits the offense regardless of claimed professional exceptions if the driving was not for professional purposes.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Jugement no 8 1 2 /2025
not : 12351/23/CC
2 x i.c.
AUDIENCE PUBLIQUE DU 12 MARS 2025
Le Tribunal d'arrondissement de et à Luxembourg, vingt-troisième chambre, en matière
correctionnelle, statuant en composition de juge unique, a rendu le jugement qui suit:
dans la cause du Ministère Public contre
PERSONNE1.),
né le DATE1.) à ADRESSE1.), (ADRESSE2.))
demeurant L-ADRESSE3.)
- p r é v e n u -
_____________________________________________________________________
F A I T S :
Par citation du 2 décembre 2024, le Procureur d'Etat près le Tribunal d'arrondissement de
Luxembourg a requis le prévenu à comparaître à l'audience publique du 17 février 2025
devant le Tribunal correctionnel de ce siège, pour y entendre statuer sur la prévention
suivante:
circulation : défaut de permis de conduire valable.
A l’audience publique du 17 février 2025, le vice-président constata l'identité du prévenu
PERSONNE1.), lui donna connaissance de l’acte qui a saisi le Tribunal et l’informa de son
droit de se taire et de son droit de ne pas s’incriminer soi-même.
Le prévenu PERSONNE1.) fut par ailleurs informé de la teneur de son droit à l’assistance
par un avocat, sur les conséquences éventuelles d’une renonciation ainsi que sur la
possibilité de révoquer la renonciation à tout moment.
Le prévenu PERSONNE1.), assisté de l’interprète assermentée Angela SABATER renonça
à l’assistance d’un avocat par déclaration écrite, datée et signée conformément à l’article 3-
6 du Code de procédure pénale et fut ensuite entendu en ses explications et moyens de
défense.
Le représentant du Ministère Public, Christophe NICOLAY, attaché de justice, résuma
l’affaire et fut entendu en son réquisitoire.
Le prévenu PERSONNE1.) eut la parole en dernier.
Le Tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l'audience publique de ce jour, date à laquelle
le prononcé avait été fixé, le
J U G E M E N T qui suit :
Vu la citation à prévenu du 2 décembre 2024 (not. 12351/23/CC) régulièrement notifiée au
prévenu PERSONNE1.).
Vu le procès-verbal numéro 133/2023 établi en date du 16 février 2023 par la Police Grand-
Ducale, Région Capitale, service régional de police de la route Capitale.
Le Ministère Public reproche à PERSONNE1.), le 12 février 2023 à ADRESSE4.) et
PERSONNE2.), d’avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de conduire
valable et plus précisément, malgré une interdiction de conduire judiciaire de 21 mois,
exécutée du 20 juillet 2022 au 9 avril 2024.
Aussi bien lors de son audition par la police que lors de l’audience du 17 février 2025, le
prévenu a expliqué qu’il était, au moment des faits, sous le coup d’une interdiction de
conduire assortie d’une exception pour les trajets professionnels. Tout en reconnaissant
qu’au moment des faits lui reprochés il n’a pas circulé dans l’intérêt de sa profession, il est
d’avis qu’il avait le droit de conduire un véhicule sur la voie publique.
Il résulte de la fiche de renseignements établie par le délégué du Parquet Général que la
période d’exécution de l’interdiction de conduire prononcée par jugement du Tribunal
d’arrondissement de Luxembourg du 3 mai 2011, s’étend du 20 juillet 2022 au 9 avril 2024,
et que la décision a été notifiée en personne au prévenu le 3 juillet 2015.
PERSONNE1.) est partant convaincu par les éléments du dossier répressif, ensemble les
débats menés à l'audience et ses aveux :
« Etant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
Le 12 février 2023 à ADRESSE4.) et PERSONNE2.),
Avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de conduire valable,
en l’espèce, malgré une interdiction de conduire de judiciaire de 21 mois, exécutée du 20
juillet 2022 au 9 avril 2024, notifiée au prévenu le 3 juillet 2015, résultant d’un jugement
n°1483 rendu par le tribunal correctionnel de Luxembourg en date du 3 novembre 2011
(sursis déchu) »
L’infraction retenue à charge de PERSONNE1.) est punie d’une peine d’emprisonnement
de huit jours à trois ans ainsi que d’une amende de 500 euros à 10.000 euros ou d’une de
ces peines seulement, conformément à l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques.
L’article 13.1. de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la
circulation sur toutes les voies publiques permet au juge saisi d’une ou de plusieurs
infractions à la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques ou de délits
ou de crimes qui se sont joints à ces infractions, de prononcer une interdiction de conduire
de huit jours à un an en matière de contraventions et de trois mois à quinze ans en matière
de délits ou de crimes.
L’interdiction de conduire à prononcer soit obligatoirement, soit facultativement par la
juridiction répressive, selon les infractions retenues à charge du prévenu, ne constitue pas
seulement une peine accessoire qui sanctionne des infractions à la loi pénale en matière de
circulation routière déjà commises, et qui peut le cas échéant avoir en outre un effet
pédagogique influant sur le comportement futur du condamné. Elle constitue encore un outil
puissant pour œuvrer dans le sens d’une prévention d’accidents de la circulation et pour
préserver, pendant un délai plus ou moins long, à déterminer par le Tribunal, les autres
usagers de la voie publique du danger que constitue pour eux un conducteur dont le
comportement dangereux et irresponsable a été reconnu.
Au vu de la gravité de l’infraction commise, le Tribunal condamne le prévenu
PERSONNE1.) à une peine d’interdiction de conduire de 24 mois pour l’infraction retenue
à sa charge et à une amende de 800 euros.
Au vu des multiples condamnations intervenues auparavant, il n’y a plus lieu de faire
bénéficier le prévenu d’un quelconque sursis.
P A R C E S M O T I F S :
le Tribunal d'arrondissement de et à Luxembourg, vingt-troisième chambre, composée de
son vice-président, siégeant en matière correctionnelle, statuant contradictoirement, le
prévenu, assisté d’un interprète, entendu en ses explications et moyens de défense, et le
représentant du Ministère Public entendu en ses réquisitions, le prévenu ayant eu la parole
en dernier,
c o n d a m n e
le prévenu PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge à
une amende de huit cents (800) euros, ainsi qu' aux frais de sa mise en jugement, ces frais
liquidés à 8,52 euros ;
f i x e
la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l'amende à huit (8)
jours;
c o n d a m n e
le prévenu PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge à
une interdiction de conduire d'une durée de vingt-quatre (24) mois applicable à tous les
véhicules automoteurs des catégories de permis de conduire A, B, C, D, E et F sur toutes les
voies publiques ;
Par application des articles 2, 14, 16, 28, 29 et 30 du Code pénal, des articles 1, 3-6, 179,
182, 184, 189, 190, 190-1, 194, 195 et 196 du Code de procédure pénale, des articles 13 et
14 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur
toutes les voies publiques dont mention a été faite.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Tania NEY, vice-président, en audience publique au Tribunal
d’arrondissement de et à Luxembourg, Cité judiciaire, Plateau du Saint-Esprit, en présence
d’Alessandra VIENI, premier substitut, et d’Alexia BIAGI, greffière assumée, qui, à
l’exception de la représentante du Ministère Public, ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d'appel.
L'appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du
Code de procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile
ainsi que la partie civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la
notification du présent jugement rendu par défaut, auprès du greffe du Tribunal
d'arrondissement de Luxembourg, en se présentant personnellement pour signer l'acte
d'appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la notification du présent
jugement rendu par défaut, par voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe
du Tribunal d’arrondissement de Luxembourg à l’adresse talgug@justice.etat.lu. L’appel
interjeté par voie électronique le jour d’expiration du délai de recours peut parvenir au greffe
jusqu’à minuit de ce jour. Le courrier électronique par lequel appel est interjeté doit émaner
de l’appelant, de son avocat ou de tout autre fondé de pouvoir spécial. Dans ce dernier cas,
le pouvoir est annexé au courrier électronique.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.