Court convicts driver of driving without a valid license and imposes a 150 euro fine.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Diekirch convicted the defendant of driving a vehicle without a valid license based on police records showing an expired permit. Although the defendant claimed her license was still valid due to a fictional entry in the SNCA database, the court found the facts sufficient to establish the offense. The court applied mitigating circumstances, including a clean criminal record, to impose a 150 euro fine instead of imprisonment or a driving ban.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 13 loi modifiée du 14 février 1955; Art. 27, 28, 29, 30 Code pénal: Driving a vehicle without a valid license constitutes a criminal offense punishable by imprisonment or a fine, but the court may mitigate the penalty based on the defendant's personal situation and clean record.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 109/2025
Audience publique du vendredi, 7 février 2025
(Not.: 7249/24/XC) - SP
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle et en composition de juge unique, a rendu en son audience
publique du vendredi, sept février deux mille vingt-cinq, le jugement qui suit
dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 16
décembre 2024,
E T
PERSONNE1.),
née le DATE1.) à ADRESSE1.) (Guinée-Bissau),
demeurant à ADRESSE2.),
prévenue.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du vendredi, 3 janvier 2025,
le président constata l’identité de la prévenue PERSONNE1.) qui avait
comparu en personne, et il lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le
tribunal.
La prévenue PERSONNE1.) déclara renoncer à se faire assister d’un avocat,
et après avoir été avertie de son droit de se taire et de ne pas s’incriminer soi-
même, elle fut interrogée et entendue en ses explications et moyens de
défense.
Le Ministère Public, représenté par Manon RISCH, premier substitut du
Procureur d’Etat, fut entendu en son réquisitoire.
La prévenue se vit attribuer la parole en dernier.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du vendredi, 7 février 2025.
A cette dernière audience publique, le tribunal rendit le
J U G E M E N T
qui suit :
Vu l’ensemble du dossier répressif et notamment le procès-verbal no. 91641
du 4 novembre 2024 du Commissariat Echternach de la police grand-ducale,
région Nord, dressé en cause.
Vu la citation à prévenu du 16 décembre 2024 (Not. 7249/24/XC),
régulièrement notifiée.
Le Parquet reproche à PERSONNE1.) :
« étant conductrice d’un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 04/11/2024 vers 09.50 heures à L-ADRESSE3.), sans préjudice quant aux
circonstances de temps et de lieu plus exactes,
principalement :
conduite d’un véhicule sur la voie publique sans être titulaire d’un permis de
conduire valable,
subsidiairement :
conduite d’un véhicule automoteur sous le couvert d’un permis de conduire
périmé. »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments du
dossier soumis à l’appréciation du tribunal ainsi que de l’instruction menée à
l’audience, notamment des déclarations de la prévenue.
Le 4 novembre 2024, PERSONNE1.) s’est faite arrêter par la police et les
agents verbalisants ont pu constater qu’à première vue, son permis de
conduire portugais était périmé depuis le 28 janvier 2024.
Le permis de conduire aurait ainsi perdu sa validité, PERSONNE1.) ayant
déclaré ne pas avoir introduit de demande en prolongation.
Une vérification dans la base de données de la SNCA révéla que
PERSONNE1.) y figurait comme disposant d’une autorisation de conduire
ayant une validité jusqu’au 29 janvier 2034. D’après les explications de la
SNCA, cette inscription ne serait toutefois que « fictive » pour avoir été faite
le 29 octobre 2024 avec la mention « étranger, donnée non fiable ». Cette
inscription fut faite dans la suite d’un accident de la route le 21 octobre 2024
dans lequel était impliqué PERSONNE1.) et dans le cadre duquel elle avait
reçu un avertissement taxé. En raison de cet avertissement taxé, un dossier
virtuel avait été ouvert avec le numéro du permis de conduire. Cette
inscription n’aurait ainsi aucune valeur juridique en termes d’autorisation de
conduire.
D’après un extrait du Registre national des personnes physiques,
PERSONNE1.) a sa résidence habituelle au Grand-Duché de Luxembourg
depuis le 6 avril 2012.
D’après les dispositions de l’article 84 paragraphe (2) de l’arrêté grand-ducal
modifié du 23 novembre 1955 portant règlement de la circulation sur toutes
les voies publiques, « les permis de conduire délivrés par les autorités d’un
pays tiers à l’Espace Économique Européen qui n’ont pas été transcrits en
permis de conduire luxembourgeois endéans le délai de douze mois qui suit
l’établissement de la résidence du titulaire au Luxembourg ne sont plus
valables pour la conduite d’un véhicule automoteur sur le territoire du
Luxembourg. »
L’article 13 point 12 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la
réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques prévoit que « si
toutefois le conducteur du véhicule est en possession d’un permis périmé
correspondant au genre de véhicule conduit, une amende de 25 à 250 euros
est prononcée. »
Aux termes de l’article 84 paragraphe (2) cité ci-dessus, le permis de conduire
de PERSONNE1.) n’était ainsi plus valable depuis le 7 avril 2013,
l’intéressée ayant établie sa résidence au Luxembourg le 6 avril 2012.
PERSONNE1.) est partant à retenir dans les liens de l’infraction lui reprochée
à titre principal.
PERSONNE1.) est partant convaincue :
étant conductrice d’un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 4 novembre 2024 vers 9.50 heures à ADRESSE3.),
d’avoir conduit un véhicule sur la voie publique sans être titulaire d’un
permis de conduire valable,
en l’espèce, d’avoir conduit sur la voie publique le véhicule automobile
de
la
marque
VOLKSWAGEN,
modèle
Golf,
immatriculé
NUMERO1.).
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la
réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, toute personne
qui conduit un véhicule sur les voies publiques sans être titulaire d’un permis
de conduire valable, est condamnée à une peine d’emprisonnement de huit
jours à trois ans et à une amende de 500 à 10.000 euros ou à une de ces peines
seulement. Est puni des mêmes peines le fait de tolérer comme propriétaire
ou détenteur la mise en circulation d’un véhicule sur les voies publiques par
une personne non titulaire d’un permis de conduire valable.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard de la
prévenue, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits retenus à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Le tribunal décide de faire application de circonstances atténuantes dans le
chef de la prévenue consistant en son casier judiciaire vierge et de ne
prononcer à l’égard de la prévenue qu’une amende de 150 euros.
Au vu des circonstances de l’affaire, le tribunal décide de ne pas condamner
la prévenue à une interdiction de conduire.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d'arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle, statuant contradictoirement et en première instance à l’égard
de PERSONNE1.), prévenue, entendue en ses explications et moyens de
défense au pénal, le représentant du ministère public entendu en ses
réquisitions, la prévenue ayant eu la parole en dernier,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge
à une amende de CENT CINQUANTE (150) EUROS,
f i x e la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l'amende
à UN (1) JOUR,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) aux frais de sa poursuite pénale, ces frais
liquidés à 8 euros.
Par application de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, des articles
27, 28, 29 et 30 du Code pénal, et des articles 179, 182, 184, 185, 189, 190,
190-1, 194, 195, 196 du Code de procédure pénale.
Ainsi fait et jugé par Jean-Claude WIRTH, premier juge, et prononcé en
audience publique le vendredi, 7 février 2025, au Palais de Justice à Diekirch
par Jean-Claude WIRTH, premier juge, assisté du greffier assumé Saban
KALABIC, en présence de Julie SIMON, substitut du Procureur d’Etat, qui à
l’exception du représentant du ministère public ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours date du prononcé du présent
jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement par
voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch
à l’adresse tad.correctionnel.greffe@justice.etat.lu.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.