Landlord wins eviction and rent arrears case; tenant granted one-month grace period to vacate.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Peace Court of Esch-sur-Alzette ruled in favor of the landlords, ordering the tenant to pay 28,200€ in rent arrears and vacate the property. The court found the tenant's late and irregular payments constituted a grave breach justifying immediate termination of the lease. While the eviction was granted, the court exercised discretion to allow the tenant one month to vacate the premises instead of immediate expulsion.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 1184 CC; Art. 1728 CC: Non-payment of rent constitutes a cause for lease termination, but the judge must assess the gravity of the breach; Art. 240 CPC: Procedural indemnity is within the judge's discretionary power.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Répertoire n° 2704/2024
E-BAIL-347/24
Audience publique du 13 décembre 2024
Le tribunal de paix d'Esch-sur-Alzette, arrondissement judiciaire du Grand-Duché de
Luxembourg, a rendu le jugement qui suit :
Dans la cause entre :
PERSONNE1.), demeurant à L-ADRESSE1.),
PERSONNE2.) et PERSONNE3.), demeurant à L-ADRESSE2.),
- parties demanderesses - comparant par Maître PERSONNE DE JUSTICE1.), en
remplacement de Maître PERSONNE DE JUSTICE2.), avocats à Sanem,,
et :
PERSONNE4.), demeurant à L-ADRESSE3.),
- partie défenderesse – comparant en personne.
FAITS
L'affaire fut introduite par requête - annexée à la minute du présent jugement - déposée
le 9 juillet 2024 au greffe de la Justice de Paix d’Esch-sur-Alzette.
Sur convocations émanant du greffe, l’affaire fut appelée à l'audience publique du 27
septembre 2024.
Après une refixation à la demande de la partie défenderesse, l’affaire fut utilement
retenue à l’audience publique du 22 novembre 2024.
Le mandataire des parties demanderesses et la partie défenderesse furent entendus en
leurs moyens et conclusions.
Sur ce, le tribunal prit l'affaire en délibéré et rendit à l'audience publique de ce jour,
le jugement
qui suit :
Suivant contrat de bail signé le 7 août 2019, PERSONNE1.), PERSONNE2.) et
PERSONNE3.) ont donné en location à PERSONNE4.) un immeuble d’habitation et
de commerce sis à ADRESSE3.), moyennant paiement d’un loyer mensuel de 1.800
€.
Par requête déposée au greffe de la Justice de Paix de et à Esch/Alzette en date du 9
juillet 2024, PERSONNE1.), PERSONNE2.) et PERSONNE3.) ont fait convoquer
PERSONNE4.) aux fins de le voir condamner au paiement de la somme de 19.200 €
du chef d’arriérés de loyers, avec les intérêts à partir de la demande en justice jusqu’à
solde et pour l’entendre condamner à déguerpir des lieux loués après résiliation du bail
existant entre parties dans les 8 jours de la décision à intervenir.
PERSONNE1.), PERSONNE2.) et PERSONNE3.) requièrent encore la condamnation
de PERSONNE4.) à leur payer une indemnité de 2.500 € sur base de l’article 240 du
nouveau code de procédure civile et ils se réservent tous autres droits, moyens et
actions.
Les arriérés de loyer
A l’audience des plaidoiries, PERSONNE1.), PERSONNE2.) et PERSONNE3.)
augmentent leur demande pécuniaire à la somme de 28.200 € à titre d’arriéré de loyer
jusqu’au mois de novembre 2024 inclus.
La demande de PERSONNE1.), PERSONNE2.) et PERSONNE3.) est au vu des pièces
versées en cause, des renseignements fournis à l’audience et en l’absence de
contestations, à déclarer fondée pour le montant réclamé de 28.200 €, de sorte qu’il y a
lieu d’y faire droit.
La demande en résiliation et en déguerpissement
Il convient de rappeler qu’aux termes de l’article 1728 du code civil, le paiement du prix
du bail aux échéances prévues constitue l’une des obligations principales du locataire.
Conformément à l’article 1184 du même code, si l’une des parties ne satisfait pas à ses
obligations, l’autre partie a le choix ou bien de forcer son cocontractant à l’exécution de
la convention ou de demander la résolution du contrat avec, le cas échéant, l’allocation
de dommages et intérêts.
Le non-paiement des loyers aux échéances convenues constitue une cause de résiliation
du bail. Il appartient cependant toujours au juge d’apprécier, en fonction des éléments
de l’espèce, si le manquement présente un caractère de gravité suffisant pour justifier la
résiliation éventuelle (Les Novelles, tome VI, le louage des choses, des baux en général,
n°388 bis).
En l’espèce, le non-paiement de la somme de 28.200 € à titre d’arriérés de loyer,
ensemble le paiement tardif et irrégulier, constitue une violation grave des obligations
du locataire justifiant la résiliation judiciaire du bail aux torts exclusifs de ce dernier,
sauf à lui accorder un délai de 1 mois pour libérer les lieux.
L’indemnité de procédure
L’application de l’article 240 du nouveau code de procédure civile relève du pouvoir
discrétionnaire du juge (Cour de cassation française, 2ème chambre, arrêt du 10 octobre
2002, Bulletin 2002, II, n° 219, p. 172 ; arrêt du 6 mars 2003, Bulletin 2003, II, n° 54,
p. 47).
Au vu des éléments du dossier, la demande de PERSONNE1.), PERSONNE2.) et
PERSONNE3.) est fondée jusqu'à concurrence de 600 €.
Par ces motifs
le tribunal de paix d'Esch-sur-Alzette, siégeant en matière de bail à loyer, statuant
contradictoirement et en premier ressort ;
reçoit la demande en la forme ;
dit fondée la demande de PERSONNE1.), PERSONNE2.) et PERSONNE3.) pour le
montant réclamé de 28.200 € à titre d’arriérés de loyer jusqu’au mois de novembre 2024
inclus ;
condamne
PERSONNE4.)
à
payer
à
PERSONNE1.),
PERSONNE2.)
et
PERSONNE3.) la somme de 28.200 €, avec les intérêts légaux sur la somme de 19.200
€ à partir du 9 juillet 2024 et sur la somme de 9.000 € à partir du 22 novembre 2024,
date des demandes en justice, jusqu’à solde ;
prononce la résiliation du contrat de bail conclu entre parties aux torts exclusifs de
PERSONNE4.) ;
condamne PERSONNE4.) à déguerpir des lieux loués avec tous ceux qui s’y trouvent
de son chef dans un délai de 1 mois à partir de la notification du présent jugement ;
au besoin autorise les requérants à faire expulser PERSONNE4.) dans la forme légale
et aux frais de ce dernier, ces frais récupérables sur simple présentation des quittances
des ouvriers y employés,
dit fondée la demande de PERSONNE1.), PERSONNE2.) et PERSONNE3.) en
allocation d’une indemnité de procédure ;
condamne
PERSONNE4.)
à
payer
à
PERSONNE1.),
PERSONNE2.)
et
PERSONNE3.) une indemnité de procédure de 600 € sur base de l’article 240 du
nouveau code de procédure civile ;
condamne PERSONNE4.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique à Esch-sur-Alzette par PERSONNE
DE JUSTICE4.), juge de paix, assistée du greffier PERSONNE DE JUSTICE3.), qui ont
signé le présent jugement.