Court dismisses prisoner's appeal due to filing the legal challenge after the statutory 8-day deadline expired.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal declared the prisoner's appeal inadmissible because it was filed outside the legal time limit. The prisoner attempted to challenge a 30-day work suspension for attempted theft, but the administrative decision was notified on November 13, 2024. The court ruled that the 8-day filing period expired on November 25, 2024, rendering the December 9 filing untimely.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 35, paragraph 1 of the Prison Administration Reform Law of July 20, 2018; Article 698, paragraph 1 of the Social Security Code; A legal challenge against a prison administration decision must be filed within eight working days of notification, and failure to meet this deadline results in inadmissibility.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Arrêt n° 170/24 chap
du 10 décembre 2024.
La Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel du Grand-Duché de
Luxembourg a rendu le dix décembre deux mille vingt-quatre l'arrêt qui suit :
Vu le recours formé le 9 décembre 2024 par déclaration au greffe du Centre
pénitentiaire de Luxembourg par
PERSONNE1.), née le DATE1.) à ADRESSE1.) (Vénézuela), actuellement
détenue au Centre pénitentiaire de Luxembourg ;
dirigé contre une décision du Directeur de l’administration pénitentiaire du 12
novembre 2024 déclarant non fondé son recours et confirmant une décision du
22 octobre 2024 du préposé adjoint à la Discipline délégué par la direction du
Centre pénitentiaire
de Luxembourg lui infligeant à titre de sanction
disciplinaire, en raison d’une tentative de vol, la sanction du retrait du travail
pendant 30 jours.
Vu les réquisitions écrites du Ministère public ;
Après avoir délibéré conformément à la loi ;
LA CHAMBRE DE L’APPLICATION DES PEINES DE LA COUR D'APPEL :
Vu le recours de PERSONNE1.) déclaré au greffe du Centre pénitentiaire de
Luxembourg le 9 décembre 2024 contre la décision entreprise du directeur de
l’administration pénitentiaire du 12 novembre 2024 laquelle a été notifiée à la
requérante le 13 novembre 2024.
Vu les réquisitions écrites du Ministère public soulevant l’irrecevabilité du
recours à double titre pour être introduit en dehors du délai légal de 8 jours
ouvrables, tel que prévu à l’article 35, paragraphe 1, de la du 20 juillet 2018
portant réforme de l’administration pénitentiaire et pour ne pas contenir un
exposé sommaire des moyens invoqués tel qu’exigé par l’article 698
paragraphe 1er du code de la sécurité sociale auquel l’article 35, paragraphe 2,
de la loi précitée renvoie.
Appréciation de la Chambre de l’application des peines
Sur la recevabilité du recours :
En application de l’article 35 de la loi du 20 juillet 2018 portant réforme de
l’administration pénitentiaire, la Chambre de l’application des peines est
compétente pour connaître des recours juridictionnels dirigés contre les
décisions prises par le directeur de l’administration pénitentiaire à l’égard des
détenus en application de cette loi.
La décision visée au recours fait partie de celles contre lesquelles un recours
peut être introduit, de sorte que la Chambre de l’application des peines est
compétente pour en connaître.
C’est à juste titre que le Ministère public conclut à l’irrecevabilité du recours
alors qu’il ressort des pièces de procédure que la décision attaquée du 12
novembre 2024 a été notifiée à la requérante le 13 novembre 2024. Le délai
légal de 8 jours prévu par à l’article 35, paragraphe 1, de la du 20 juillet 2018
précitée pour introduire le recours a donc expiré lundi le 25 novembre 2024, de
sorte que le recours, introduit par déclaration au greffe du Centre pénitentiaire
lundi 9 décembre 2024, est à déclarer irrecevable pour être tardif.
Le recours est partant irrecevable.
P A R C E S M O T I F S :
La Chambre de l’application des peines, siégeant en composition
collégiale,
déclare le recours irrecevable.
Ainsi fait et jugé par la Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel
du Grand-Duché de Luxembourg, composée de Mylène REGENWETTER,
président de chambre, Vincent FRANCK, premier conseiller, et Martine
DISIVISCOUR, premier conseiller, qui ont signé le présent arrêt avec la
greffière Linda SERVATY.
La lecture de l'arrêt a été faite en audience publique à la Cité Judiciaire,
Bâtiment CR, Plateau du St. Esprit, par Mylène REGENWETTER, président de
chambre, en présence de Linda SERVATY, greffière.