Court convicts driver for drunk driving and driving while banned, imposing fine, license ban, and vehicle confiscation.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court convicted the defendant of driving with excessive alcohol levels and driving while under a judicial ban. The defendant admitted to the facts, leading to a conviction for both offenses. Consequently, the court imposed a fine, a 32-month driving ban with professional exemptions, and ordered the confiscation of the defendant's vehicle.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 12, 13, 14 of the Road Traffic Law; Articles 27, 28, 29, 30, 60 of the Penal Code; Articles 179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195, 196 of the Code of Criminal Procedure: A driver convicted of driving with excessive alcohol levels and driving while judicially banned is liable to a fine, a driving ban, and vehicle confiscation.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 526/2024
Audience publique du vendredi, 8 novembre 2024
(Not. 3543/24/XC) – DH
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle et en composition de juge unique, a rendu en son audience
publique du vendredi, huit novembre deux mille vingt-quatre, le jugement
qui suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 29
juillet 2024,
E T
PERSONNE1.),
né le DATE1.) à ADRESSE1.),
demeurant à ADRESSE2.),
prévenu.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du vendredi, 11 octobre
2024, Maître Daniel BAULISCH, avocat à la Cour demeurant à Diekirch,
déclara représenter le prévenu PERSONNE1.).
Le Ministère Public, représenté par Georges SINNER, substitut principal
du Procureur d’Etat, fut entendu en son réquisitoire.
Les moyens du prévenu furent ensuite exposés par Maître Daniel
BAULISCH, avocat à la Cour demeurant à Diekirch.
Le mandataire du prévenu PERSONNE1.) se vit finalement attribuer la
parole en dernier.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du vendredi, 8 novembre 2024.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
JUGEMENT
qui suit :
Vu les procès-verbaux numéros 50725 et 50726 du 7 juin 2024, ainsi que
50992 du 5 août 2024, dressés par le commissariat de police des Ardennes.
Vu la citation à prévenu du 29 juillet 2024 (not. 3543/24/XC).
Le Parquet reproche à PERSONNE1.) :
« étant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 07/06/2024 vers 17:10 heures, L-ADRESSE3.), sans préjudice des
circonstances de temps et de lieu exactes,
I. avoir circulé, même en l’absence de signes manifestes d’ivresse, avec un
taux d’alcool d’au moins 0,55 mg par litre d’air expiré en l’espèce de 0,86
mg/l,
II. avoir conduit malgré une interdiction de conduire judiciaire de 18 mois
(dont 12 mois avec sursis et 6 mois exceptés le trajet le plus court menant
du domicile du prévenu à son lieu de travail et le retour ainsi que les trajets
effectués dans l’intérêt prouvé de sa profession), exécutée du 06/02/2024
au 03/08/2024, notifiée au prévenu le 06/02/2024, résultant d’un jugement
n° 483 rendu par le tribunal correctionnel de Diekirch en date du
03/11/2023. »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments
du dossier soumis à l’appréciation de la chambre correctionnelle et de
l’instruction menée à l’audience, notamment des constatations policières,
et des explications et aveux complets présentés par le mandataire du
prévenu.
PERSONNE1.) est partant déclaré convaincu :
étant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 7 juin 2024 vers 17:10 heures, à ADRESSE3.),
1) d’avoir circulé, même en l’absence de signes manifestes
d’ivresse, avec un taux d’alcool d’au moins 0,55 mg par litre d’air
expiré,
en l’espèce, d’avoir circulé, même en l’absence de signes
manifestes d’ivresse, avec un taux d’alcool de 0,86 mg par litre
d’air expiré.
2) d’avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de
conduire valable,
en l’espèce, d’avoir conduit sur la voie publique le véhicule
automobile de la marque VOLVO, modèle V70, immatriculé
NUMERO1.), malgré une interdiction de conduire judiciaire de
18 mois (dont 12 mois avec sursis et 6 mois exceptés le trajet le
plus court menant du domicile du prévenu à son lieu de travail et
le retour ainsi que les trajets effectués dans l’intérêt prouvé de sa
profession), exécutée du 6 février 2024 au 3 août 2024, notifiée
au prévenu le 6 février 2024, résultant d’un jugement n° 483
rendu par le tribunal correctionnel de Diekirch en date du 3
novembre 2023.
Les infractions retenues à charge du prévenu se trouvent en concours réel
entre elles, de sorte qu’il y a encore lieu d’appliquer les dispositions de
l’article 60 du Code pénal qui dit qu’en cas de concours de plusieurs délits,
la peine la plus forte sera seule prononcée. Cette peine pourra même être
élevée au double du maximum, sans toutefois pouvoir excéder la somme
des peines prévues pour les différents délits.
Aux termes de l’article 12 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, tout
conducteur d’un véhicule qui a consommé des boissons alcooliques en
quantité telle que le taux d’alcool est d’au moins 1,2 g d’alcool par litre de
sang ou d’au moins 0,55 mg d’alcool par litre d’air expiré sera condamné
à une peine d’emprisonnement de huit jours à trois ans et à une amende de
500 à 10.000 euros ou à une de ces peines seulement.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, toute
personne qui conduit un véhicule sur les voies publiques sans être titulaire
d’un permis de conduire valable, est condamnée à une peine
d’emprisonnement de huit jours à trois ans et à une amende de 500 à 10.000
euros ou à une de ces peines seulement. Est puni des mêmes peines le fait
de tolérer comme propriétaire ou détenteur la mise en circulation d’un
véhicule sur les voies publiques par une personne non titulaire d’un permis
de conduire valable.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard du
prévenu, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits retenus à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Au vu des circonstances de l’affaire et de la situation personnelle du
prévenu,
la
chambre
correctionnelle
estime
qu’une
peine
d’emprisonnement serait inadéquate car trop sévère, et elle décide de ne
prononcer contre PERSONNE1.) qu’une amende de 1.500 euros du chef
des infractions retenues à sa charge.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, le juge
saisi d’une ou de plusieurs infractions à la réglementation de la circulation
sur toutes les voies publiques ou de délits ou de crimes qui se sont joints à
ces infractions, pourra prononcer une interdiction de conduire de trois mois
à quinze ans en matière de délits ou de crimes.
L’interdiction de conduire est même obligatoire en cas de circulation en
état d’ivresse d’après les dispositions du même article 13.
Au vu des circonstances de l’affaire, et notamment du taux d’alcool
présenté par le prévenu et de la gravité objective des faits, la chambre
correctionnelle décide de prononcer contre
PERSONNE1.)
une
interdiction de conduire de 20 mois du chef de l’infraction retenue à sa
charge sub 1) et une interdiction de conduire de 12 mois du chef de
l’infraction retenue à sa charge sub 2).
Au vu encore des antécédents judiciaires spécifiques du prévenu, mais
aussi dans le but de ne pas entièrement compromettre la situation
professionnelle du prévenu dans le futur, le tribunal décide d’excepter de
l’interdiction de conduire pour la durée de 16 mois 1) les trajets effectués
par PERSONNE1.) dans l’intérêt prouvé de sa profession, ainsi que 2) le
trajet d’aller et de retour effectué entre a) sa résidence principale, sa
résidence secondaire présentant un caractère de stabilité ou tout autre lieu
où il se rend de façon habituelle pour des motifs d’ordre familial et b) le
lieu du travail.
Enfin, au vu du casier judiciaire du prévenu, la chambre correctionnelle
décide encore de prononcer la confiscation du véhicule automobile de la
marque VOLVO, modèle V70, immatriculé NUMERO1.), appartenant à
PERSONNE1.), saisi suivant procès-verbal numéro 50726 du 7 juin 2024
du commissariat de police des Ardennes comme objet ayant servi à la
commission des faits, et afin d’éviter que le prévenu ne se serve de ce dit
véhicule pour commettre de nouvelles infractions.
Il n’y a pas lieu de fixer d’amende subsidiaire en cas de non-exécution de
cette confiscation alors que le véhicule automobile en question est sous la
main de la justice.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle
et
en
composition
de
juge
unique,
statuant
contradictoirement et en première instance, le prévenu PERSONNE1.)
entendu en ses explications et moyens de défense par le biais de son
mandataire, le représentant du Ministère Public entendu en son
réquisitoire, la défense ayant eu la parole en dernier,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef des infractions retenues à sa
charge à une amende de MILLE CINQ CENTS (1.500) EUROS, ainsi
qu’aux frais de sa poursuite pénale, ces frais étant liquidés à la somme de
493,96 euros,
f i x e
la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de
l’amende à QUINZE (15) JOURS,
p r o n o n c e
contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire un
véhicule automoteur des catégories A, B, C, D, E et F sur toutes les voies
publiques pour une durée totale de TRENTE-DEUX (32) MOIS, dont
vingt (20) mois du chef de l’infraction retenue à sa charge sub 1) et douze
(12) mois du chef de l’infraction retenue à sa charge sub 2),
d é c i d e
d’excepter de l’interdiction de conduire pendant la durée de
SEIZE (16) MOIS 1) les trajets effectués par le prévenu dans l’intérêt
prouvé de sa profession, ainsi que 2) le trajet d’aller et de retour effectué
entre a) sa résidence principale, sa résidence secondaire présentant un
caractère de stabilité ou tout autre lieu où il se rend de façon habituelle
pour des motifs d’ordre familial et b) le lieu du travail.
p r o n o n c e
la confiscation du véhicule automobile de la marque
VOLVO, modèle V70, immatriculé
NUMERO1.), appartenant à
PERSONNE1.), saisi suivant procès-verbal numéro 50726 du 7 juin 2024
dressé par le commissariat de police des Ardennes,
d i t
qu’il n’y a pas lieu de fixer une amende subsidiaire alors que le
véhicule à confisquer est sous la main de la justice.
Par application des articles 12, 13 et 14 de la loi modifiée du 14 février
1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, des articles 27, 28, 29, 30 et 60 du Code pénal, et des articles
179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195 et 196 du Code de procédure
pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique le vendredi, 8 novembre
2024, au Palais de Justice à Diekirch par Magali GONNER, juge, assisté
du greffier assumé Saban KALABIC, en présence de Manon RISCH,
premier substitut du Procureur d’Etat adjoint, qui à l’exception du
représentant du Ministère Public ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours date du prononcé du présent
jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement
par voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de
Diekirch à l’adresse tad.correctionnel.greffe@justice.etat.lu.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.