Landlord wins default judgment for rent arrears, eviction, and procedural fees against absent tenants.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court granted a default judgment against the absent tenants for unpaid rent, eviction, and procedural fees. The landlords argued that the tenants' irregular payments and total cessation justified immediate termination and payment of arrears. The court ruled in favor of the landlords, awarding increased arrears and ordering eviction within one month.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 240 and 115 of the New Code of Civil Procedure; The court may grant a default judgment for rent arrears and order eviction when tenants fail to appear, provided the breach justifies termination and procedural fees are allocated to the non-appearing party.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Répertoire No. 3085/24
L-BAIL-598/24
Audience publique du 16 octobre 2024
Le tribunal de paix de et à Luxembourg, arrondissement judiciaire de
Luxembourg, siégeant en matière de bail à loyer, a rendu le jugement qui
suit
dans la cause
e n t r e
1 ) PERSONNE1.), et son épouse
2 ) PERSONNE2.), les deux demeurant à L-ADRESSE1.)
parties demanderesses
comparant par Maître Elise ORBAN, avocate à la Cour, demeurant à
Luxembourg, en remplacement de Maître Jean-Luc GONNER, avocat à la
Cour, demeurant à Diekirch
e t
1 ) PERSONNE3.), et
2 ) PERSONNE4.), les deux demeurant à L-ADRESSE2.)
parties défenderesses
ne se présentant pas à l’audience du 25 septembre 2024
F a i t s
L’affaire fut introduite par requête – annexée au présent jugement –
déposée au greffe de la Justice de paix de Luxembourg en date du 16 août
2024.
Sur convocations émanant du greffe, l’affaire fut appelée à l’audience
publique du 25 septembre 2024.
A la prédite audience à laquelle l’affaire fut utilement retenue, Maître Elise
ORBAN, en remplacement de Maître Jean-Luc GONNER, fut entendue en
ses moyens et conclusions.
Les parties défenderesses,
quoique
régulièrement convoquées, n’était ni présentes ni représentées.
Sur ce, le tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience publique de
ce jour, à laquelle le prononcé avait été fixé,
l e j u g e m e n t q u i s u i t :
Par requête déposée au greffe le 16 août 2024, PERSONNE1.) et
PERSONNE2.) ont fait convoquer PERSONNE3.) et PERSONNE4.) à
comparaître devant le tribunal de paix de Luxembourg, siégeant en matière
de bail à loyer, aux fins de s’entendre condamner solidairement à lui payer
la somme de 8.700.-EUR à titre d’arriérés de loyers et de charges pour les
mois de juillet et août 2024, avec les intérêts légaux à partir de la demande
en justice jusqu’à solde, de voir prononcer la résiliation du contrat de bail
conclu entre parties aux torts exclusifs du défendeur, et pour s’entendre
condamner à déguerpir des lieux loués dans un délai de 40 jours à partir
de la notification du jugement à intervenir.
La requérante sollicite encore l’allocation d’une indemnité de procédure de
1.500.-EUR sur base de l’article 240 du Nouveau Code de procédure civile,
et elle demande à voir ordonner l’exécution provisoire du jugement à
intervenir en ce qui concerne les arriérés.
A l’appui de leur demande, les parties requérantes exposent avoir donné
en location à PERSONNE3.) et PERSONNE4.), suivant contrat de bail
signé en date du 14 septembre 2023, une maison neuve située à L-
ADRESSE2.).
Le loyer mensuel était fixé à 4.000.- EUR par mois et payable le premier
de chaque mois tout comme les avances sur charges mensuelles d’un
montant de 350.- EUR.
Depuis le mois de mars 2024, les parties défenderesses s’acquitteraient
du loyer et des charges de façon irrégulière et avec retard et à partir du
mois de juillet 2024, ils auraient cessé tout paiement.
A l’audience des plaidoiries,
PERSONNE1.) et PERSONNE2.) ont
augmenté leur demande à titre d’arriérés de loyers pour y inclure le mois
de septembre 2024 ainsi qu’une facture pour la tonde de la pelouse à
hauteur de 450.- EUR, pour atteindre la somme totale de 13.500.- EUR.
Il échet de leur en donner acte.
PERSONNE1.) et PERSONNE2.) font encore valoir que le non-paiement
du loyer constituerait un manquement grave du locataire à ses obligations
justifiant la résiliation du bail aux torts exclusifs du défendeur et sa
condamnation à déguerpir des lieux loués.
PERSONNE3.) et PERSONNE4.), bien que régulièrement convoqués,
n’ont pas comparu. Comme il résulte du récépissé de la convocation que
celle-ci n’a pas été remise aux parties défenderesse en personne, il y a lieu
de statuer par défaut à leur égard en application de l’article 79, alinéa 1er
du Nouveau Code de procédure civile.
La demande, introduite dans les formes et délais de la loi, est à déclarer
recevable.
Suivant l’article 1728, alinéa 2 du Code civil, le preneur a l’obligation de
régler le loyer aux termes convenus.
Au vu des explications données par PERSONNE1.) et PERSONNE2.) et
des pièces justificatives versées à l’appui, et en l’absence de contestation
de la part de PERSONNE3.) et PERSONNE4.), qui ne se sont pas
présentés à l’audience pour assurer leur défense, la demande à titre
d’arriérés de loyers et de charges est à déclarer fondée pour la somme
réclamée de 13.500.-EUR.
L’obligation de payer le prix du bail constitue l’une des obligations
principales pesant sur le preneur, étant donné que ce prix constitue la
contrepartie de la jouissance locative. Le non-paiement des loyers et
avances sur charges locatives aux échéances convenues constitue une
violation grave des obligations du locataire susceptible de justifier à lui seul
la résiliation du bail aux torts exclusifs du locataire.
Le bailleur qui met à la disposition d’un locataire son logement est en effet
en droit de pouvoir compter avec une rentrée d’argent régulière et il ne
saurait être contraint de patienter pendant des mois avant de rentrer dans
ses droits.
Il appartient cependant toujours au juge d’apprécier, en fonction des
éléments de l’espèce, si le manquement présente un caractère de gravité
suffisant pour justifier la résiliation éventuelle. Le rôle du juge est
d’appliquer une sanction proportionnée à la gravité du manquement,
compte tenu des circonstances.
En l’espèce, eu égard à l’importance des arriérés et en l’absence de
justification fournie par PERSONNE3.) et PERSONNE4.), il y a lieu de
retenir qu’ils ont gravement manqué à leurs obligations de locataire et que
ce manquement justifie à lui seul la résiliation du bail et leur condamnation
au déguerpissement, tout en leur accordant un délai de déguerpissement
de 40 jours à partir de la notification du présent jugement.
Eu égard à l’issue du litige, il paraît inéquitable de laisser à la charge de
PERSONNE1.) et de PERSONNE2.) l’ensemble des frais non compris
dans les dépens, de sorte qu’il y a lieu de leur allouer une indemnité de
procédure de 450.- EUR sur base de l’article 240 du Nouveau Code de
procédure civile.
Aux termes de l'article 115 du Nouveau Code de procédure civile,
l'exécution provisoire, sans caution, sera ordonnée, même d'office en
justice de paix, s'il y a titre authentique, promesse reconnue ou
condamnation précédente par jugement dont il n'y ait point appel. Dans
tous les autres cas, l'exécution provisoire pourra être ordonnée avec ou
sans caution.
En l’espèce, au vu de l’importance des arriérés et de l’absence de
contestation, le tribunal considère qu’il est justifié d’ordonner l’exécution
provisoire du présent jugement en ce qui concerne la condamnation
pécuniaire, les dispositions d’ordre public sur le sursis s’y opposant en
revanche en ce qui concerne la condamnation au déguerpissement.
P a r c e s m o t i f s
le tribunal de paix de et à Luxembourg, siégeant en matière de bail à loyer,
statuant par défaut et en premier ressort,
donne acte à PERSONNE1.) et PERSONNE2.) de l’augmentation de leur
demande à titre d’arriérés de loyers et de charges ;
déclare la demande recevable ;
déclare la demande à titre d’arriérés de loyers et de charges fondée pour
la somme de 13.500 EUR ;
condamne PERSONNE3.) et PERSONNE4.) solidairement à payer à
PERSONNE1.) et PERSONNE2.) la somme de 13.500.- EUR, avec les
intérêts légaux à partir de la demande en justice, à savoir sur la somme de
8.700.- EUR à partir du 16 août 2024 et sur la somme de 4.800.- EUR à
partir du 25 septembre 2024, chaque fois jusqu’à solde ;
déclare la demande en résiliation du bail et en déguerpissement fondée ;
prononce la résiliation du contrat de bail existant entre parties aux torts
exclusifs de PERSONNE3.) et PERSONNE4.) ;
condamne PERSONNE3.) et PERSONNE4.) à déguerpir des lieux loués
avec tous ceux qui s’y trouvent de leur chef dans le mois de la notification
du présent jugement ;
au besoin, autorise PERSONNE1.) et PERSONNE2.) à faire expulser
PERSONNE3.) et PERSONNE4.) dans la forme légale et aux frais de ces
derniers, récupérables sur simple présentation des quittances des ouvriers
y employés ;
condamne PERSONNE3.) et PERSONNE4.) solidairement à payer à
PERSONNE1.) et PERSONNE2.) une indemnité de procédure de 450.-
EUR sur base de l’article 240 du Nouveau Code de procédure civile ;
ordonne l’exécution provisoire du présent jugement nonobstant toute voie
de recours et sans caution en ce qui concerne la condamnation pécuniaire
uniquement ;
condamne PERSONNE3.) et PERSONNE4.) solidairement aux frais et
dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique par Nous, Frédéric
GRUHLKE, juge de paix à Luxembourg, assisté de la greffière Martine
SCHMIT, avec laquelle Nous avons signé le présent jugement, le tout, date
qu'en tête.
Frédéric GRUHLKE
juge de paix
Martine SCHMIT
greffière