Tenant's rent arrears and eviction claim dismissed due to partial payment and tenant's good faith defense.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court partially allowed the landlord's claim for rent arrears and eviction after the tenant admitted owing July 2024 rent while claiming prior payments were misunderstandings. The tenant argued for good faith and a motherly relationship with the landlord, but the court found his behavior intimidating and his admission of debt valid. Consequently, the court ordered payment of the outstanding July rent, declared the lease terminated, and mandated eviction within 40 days.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 1728 du Code civil; Art. 240 du nouveau code de procédure civile: The tenant's obligation to pay rent is strict; partial payment or admission of debt validates the landlord's claim for arrears, and intimidation or failure to pay justifies lease termination and eviction.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Rép. n° 2626/24
Rôle n° L-BAIL-411/24
Audience de vacation
du 26 juillet 2024
Le Tribunal de Paix de et à Luxembourg, arrondissement judiciaire et
Grand-Duché de Luxembourg, siégeant en matière de bail à loyer, a
rendu le jugement qui suit
dans la cause
entre
PERSONNE1.), demeurant à L-ADRESSE1.),
partie demanderesse,
comparaissant en personne,
et
PERSONNE2.), demeurant à L-ADRESSE2.),
partie défenderesse,
comparaissant en personne.
Faits :
L’affaire fut introduite par requête – annexée au présent jugement –
déposée au greffe de la Justice de Paix de Luxembourg en date du 10
juin 2024.
Sur convocations émanant du greffe, l’affaire fut appelée à l’audience
publique de vacation du 22 juillet 2024 à 09.00 heures, salle JP.1.19.
À l’appel de la cause à la prédite audience, PERSONNE1.) et
PERSONNE2.) firent retenir l’affaire pour débats et furent ensuite
entendus en leurs moyens et conclusions respectifs.
Sur ce, le Tribunal prit l’affaire en délibéré et rendit à l’audience de
vacation du 26 juillet 2024, à laquelle le prononcé avait été fixé,
le jugement qui suit :
Par requête déposée au greffe de la Justice de Paix de Luxembourg
en date du 10 juin 2024, PERSONNE1.) a fait convoquer PERSONNE2.)
à comparaître par devant le Tribunal de Paix de ce siège pour voir statuer
sur les mérites de sa demande en condamnation de ce dernier à lui payer
le montant de 1.540 euros à titre d’arriérés de loyers pour les mois de juin
2022 et juin 2024, en résiliation judiciaire du contrat de bail liant les
parties, signé le 1er janvier 2022 avec prise d’effet à cette date, et en
déguerpissement du locataire dans un délai de huitaine à partir de la
notification du jugement à intervenir, sinon de la voir autoriser à le faire
expulser au besoin par la force publique et aux frais de la partie requise.
La requérante conclut encore à se voir allouer une indemnité de
procédure de 200 euros au vœu de l’article 240 du nouveau code de
procédure civile.
Lors des débats à l’audience du 22 juillet 2024, PERSONNE1.)
demanda acte de ce que les loyers réclamés dans la requête auraient
entretemps été tous les deux payés mais que celui échu en juillet 2024
serait désormais dû. La propriétaire fit état de ce que les paiements
seraient certes faits, mais au bon vouloir du locataire qui tenterait de
l’intimider par son attitude.
Sur question du Tribunal, elle insista à voir ordonner le
déguerpissement de la partie requise.
PERSONNE2.) estima pour sa part que toute cette affaire baserait sur
un malentendu et voulut persuader le Tribunal de ses bonnes intentions
ainsi que de sa bonne foi. Il précisa que sa bailleresse serait comme une
mère pour lui et qu’il ne ferait rien pour lui nuire.
Sur
l’insistance
de
PERSONNE1.)
à
voir
prononcer
le
déguerpissement, le comportement du locataire devint intimidant à son
encontre et le Tribunal dut lui rappeler ses obligations et les
conséquences en cas de non-respect.
La partie requise estima pouvoir régler le mois de juillet 2024 dans les
prochains jours et promit que cela n’allait plus arriver, ce qui n’incita pas
la requérante à revenir sur ses demandes.
Il résulte des pièces versées ainsi que des explications données à la
barre que suivant contrat signé le 1er janvier 2022, PERSONNE1.) a loué
à PERSONNE2.) une chambre située du côté gauche de l’appartement
du rez-de-chaussée sis à L- ADRESSE2.), au prix de 400 euros de
location, 180 euros de frais de jardinage et 190 euros de gérance, soit
pour un total de 770 euros par mois.
Il s’avère que les paiements du loyer se sont faits de façon irrégulière,
celui de juin 2022 étant resté impayé durant deux années malgré les
demandes répétées de la bailleresse. Ce n’est que suite à l’introduction
de la présente instance que le paiement est réalisé, le loyer de juin 2024
ayant été réglé en juillet 2024.
Il échoit de donner acte à la partie requise des paiements réalisé.
Désormais, le loyer de juillet 2024, échu en cours d’instance, reste dû,
la partie requise tentant de mettre la pression sur la bailleresse en lui
promettant le paiement si elle allait lui permettre de continuer à habiter
dans la chambre louée.
Force est de rappeler qu’en application de l’article 1728 du Code civil,
l’une des obligations principales du locataire est celle de payer le prix du
bail aux termes convenus.
En l’espèce, PERSONNE2.) est en aveux d’avoir négligé certains
paiements, qu’il essaie de faire passer pour des malentendus, et
reconnaît redevoir le loyer du mois de juillet 2024.
La demande en condamnation est dès lors à déclarer fondée pour le
montant de 770 euros à titre d’arriérés.
Le non-paiement des loyers aux époques convenues étant une cause
justificative de la résiliation du bail, il échoit de déclarer fondée la
demande en résiliation du contrat de bail signé le 1er janvier 2022 et en
déguerpissement du locataire, ceci dans un délai de 40 jours à compter
de la notification du présent jugement.
La requérante conclut à l’allocation d’une indemnité de procédure de
200 euros au vœu de l’article 240 du nouveau code de procédure civile.
Il résulte des pièces soumises et des explications données que depuis
plusieurs mois, PERSONNE1.) n’a pas reçu règlement de loyers échus,
constituant la contrepartie de la mise à disposition de la chambre lui
appartenant, l’ayant contrainte à agir en justice et à engager des frais qu’il
serait inéquitable de laisser à sa seule charge.
La demande est à déclarer fondée et justifiée pour le montant de 200
euros.
Les frais et dépens de l’instance sont à laisser à charge de
PERSONNE2.), partie qui succombe.
PAR CES MOTIFS
le Tribunal de Paix de et à Luxembourg, siégeant en matière de bail
à loyer, statuant contradictoirement entre parties et en dernier ressort,
reçoit la demande en la pure forme,
donne acte à PERSONNE2.) qu’il a payé en cours d’instance les
loyers des mois de juin 2022 et juin 2024,
donne acte
à
PERSONNE1.)
qu’elle réduit sa demande en
conséquence et l’augmente par rapport du loyer de juillet 2024, échu et
impayé,
dit la demande fondée,
partant, condamne PERSONNE2.) à payer à PERSONNE1.) le
montant de 770 (sept cent soixante-dix-sept) euros,
déclare résilié le bail conclu entre parties le 1er janvier 2022,
condamne PERSONNE2.) à déguerpir des lieux loués avec tous ceux
qui s’y trouvent de son chef dans un délai de 40 (quarante) jours à partir
de la notification du présent jugement,
au besoin, autorise PERSONNE1.) à faire expulser PERSONNE2.)
dans la forme légale, le cas échéant à l’aide de la force publique, et aux
frais de ce dernier, ces frais étant récupérables sur simple présentation
des quittances des ouvriers y employés,
dit fondée la demande en allocation d’une indemnité de procédure,
partant, condamne PERSONNE2.) à payer à PERSONNE1.) le
montant de 200 (deux cents) euros,
condamne PERSONNE2.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience de vacation dudit Tribunal à
Luxembourg, par Nous Anne-Marie WOLFF, Juge de Paix, assistée du
greffier assumé Joé KERSCHEN, avec lequel Nous avons signé le
présent jugement, le tout date qu’en tête.
Anne-Marie WOLFF
Joé KERSCHEN