Court convicts defendant of commercial law breach and orders payment of 25,000 euros to liquidator.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Diekirch convicted the defendant of violating commercial law and ordered him to pay 25,000 euros to the company's liquidator. The civil claim was declared admissible and founded in principle based on the defendant's role as a manager and non-payment of fines. The court applied the relevant commercial code and criminal procedure articles to establish liability and enforce the civil judgment.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 1500-11 of the Commercial Companies Law; Articles 27, 28, 29, 30, 65, 66, 78 of the Criminal Code; Articles 2, 3, 155, 179, 182, 183-1, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 194-1, 195, 196, 626, 628-1 of the Code of Criminal Procedure: A manager personally liable for company debts and fines may be held civilly responsible for damages caused by the company's insolvency or non-payment of penalties.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 313/2024
Audience publique du jeudi, 6 juin 2024
(Not. 6419/23/XD) - SP
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle, a rendu en son audience publique du jeudi, six juin deux
mille vingt-quatre, le jugement qui suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 20
mars 2024,
E T
PERSONNE1.),
né le DATE1.) à ADRESSE1.) ,
demeurant à ADRESSE1.),
prévenu du chef d’infraction à l’article 1500-11 de la loi modifiée du 10
août 1915 sur les sociétés commerciales et en infraction à l’article 506-1,
3) du Code pénal,
défendeur au civil,
en présence de
Maître Daniel BAULISCH, avocat à la Cour demeurant à Diekirch,
agissant en sa qualité de liquidateur de la société SOCIETE1.) ,
partie civile.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du lundi, 29 avril 2024, le
président constata l’identité du prévenu PERSONNE1.) qui avait comparu
en personne, et il lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le tribunal.
Le témoin PERSONNE2.), après avoir déclaré nom, prénom, âge,
profession et demeure et n’être ni parent, ni allié, ni au service du prévenu,
prêta le serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en prononçant à
haute voix et en tenant levée la main droite nue, les mots « Je le jure ». Il
fut entendu ensuite en ses déclarations orales.
Maître Daniel BAULISCH, avocat à la Cour demeurant à Diekirch, se
constitua partie civile au nom de la société SOCIETE1.) contre contre
PERSONNE1.).
Il déposa des conclusions écrites qui furent signées par le président et le
greffier.
Ensuite il développa ses conclusions oralement et conclut à l’adjudication
de sa demande.
Après avoir été averti de son droit de se taire et de ne pas s’incriminer soi-
même, le prévenu PERSONNE1.) fut interrogé et entendu en ses
explications et moyens de défense.
Le Ministère Public, représenté par Martine LEYTEM, Procureur d’Etat
adjoint, résuma l’affaire et fut entendu en son réquisitoire.
Les moyens du prévenu et défendeur au civil furent alors plus amplement
développés par Maître Michael WOLFSTELLER, avocat à la Cour,
demeurant à Diekirch.
PERSONNE1.) se vit attribuer la parole en dernier.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du jeudi, 6 juin 2024.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
J U G E M E N T
qui suit :
Au pénal :
Vu l’ensemble du dossier pénal et notamment la plainte du 10 octobre 2023
de Maître Daniel BAULISCH, avocat à la Cour demeurant à Diekirch,
liquidateur de la société SOCIETE1.), déposée au secrétariat du Parquet
du tribunal d’arrondissement de Diekirch le 13 octobre 2023 ainsi que les
procès-verbaux et rapports dressés en cause.
Vu la citation à prévenu (Not. 6419/23/XD) du 20 mars 2024,
régulièrement notifiée.
Au pénal
Le Ministère Public reproche à PERSONNE1.) :
« comme auteur, ayant lui-même commis l’infraction,
en sa qualité de dirigeant, et plus précisément en sa qualité de gérant de
la société SOCIETE1.), dissoute et mise en liquidation par jugement
n°2021TADCOMM/102 du 17 février 2021 rendu par le tribunal
d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière commerciale,
dans un temps non prescrit dans l’arrondissement judiciaire de Diekirch,
et notamment depuis le 20 décembre 2020, sinon depuis le 8 avril 2021,
sans préjudice quant à des indications de temps et de lieux plus exactes,
1. en infraction à l’article 1500-11 de la loi modifiée du 10 août 1915
sur les sociétés commerciales,
en tant que dirigeant de droit ou de fait d’une société, d’avoir, de
mauvaise foi fait des biens ou du crédit de la société un usage qu’il
savait contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour
favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle il était intéressé
directement ou indirectement,
en l’espèce, d’avoir détourné au détriment du mandataire chargé de
la liquidation judiciaire de la société SOCIETE1.), et ayant eu
connaissance du prononcé de la mise en liquidation judiciaire, au plus
tard après avoir reçu la sommation de la part du liquidateur, le
véhicule suivant : BMW (type X1 Xdrive20D, immatriculé sous le
numéro NUMERO1.)),
2. en infraction à l’article 506-1, 3) du Code pénal,
d’avoir acquis, détenu ou utilisé des biens visés à l’article 32-1, alinéa
premier, sous 1), formant l’objet ou le produit, direct ou indirect, des
infractions énumérées au point 1) de cet article ou constituant un
avantage, au moment où ils les recevaient, qu’ils provenaient de l’une
ou de plusieurs des infractions visées au point 1) ou de la participation
à l’une ou plusieurs de ces infractions,
en l’espèce, d’avoir acquis, détenu et utilisé le véhicule mentionné sub
1), qui forme le produit direct ou indirect, sinon constitue un avantage
patrimonial quelconque, tirée de l’infraction visée sub 1). »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments
du dossier soumis à l’appréciation de la chambre correctionnelle et des
débats menés à l’audience, notamment des dépositions du témoin
PERSONNE2.) faites sous la foi du serment, et des explications du
prévenu PERSONNE1.) produites à la barre.
La société SOCIETE1.) S.A. a acquis, suivant facture du 21 mars 2019 une
voiture de marque BMW modèle X1 Xdrive 2.0D au prix de 34.796,68
euros (après remises à hauteur de 6.422,33 euros). Cette voiture fut
immatriculée en date du 25 mars 2019 au nom de la société. Le 8 avril
2021, ladite voiture fut immatriculée en Belgique au nom de
PERSONNE1.). Une facture émise par la société SOCIETE1.) en date du
7 décembre 2020 à l’adresse de PERSONNE1.) renseigne un prix de vente
de 7.020 euros.
Le 22 novembre 2023, PERSONNE1.) a été entendu par la police. Le
prévenu a pu indiquer avoir été le gérant de la société jusqu’au moment de
sa mise en retraite en décembre 2021 et ne pas avoir été au courant de la
mise en liquidation judiciaire de sa société jusqu’au 13 septembre 2022 où
il a reçu une lettre du liquidateur Maître Baulisch. Il a également déclaré
qu’il avait racheté la voiture de la société et que celle-ci était toujours en
sa possession. Il a complété ses déclarations par courriel du 5 janvier 2024
en mentionnant que suite au Covid, son « contrat relatif à l’activité de
SOCIETE1.) se serait terminé » le 31 décembre 2020 et qu’il n’aurait plus
reçu de revenus professionnels en 2021, de sorte qu’il aurait eu besoin du
véhicule pour survivre. En guise de salaire temporaire, il n’aurait pas réglé
la facture à SOCIETE1.). Il a estimé le kilométrage de la voiture au mois
d’avril 2021 à 90.000 km.
Une estimation du garage SOCIETE2.) à ADRESSE2.) a fixé la valeur de
la voiture au 12 janvier 2024 avec un kilométrage de 90.000 km à ce
moment à 25.350 euros, tout en précisant qu’il n’était pas possible d’en
déterminer la valeur rétroactivement à la date du 8 avril 2021.
En droit, les éléments constitutifs du délit d’abus de biens sociaux sont les
suivants :
a) la qualité de dirigeant,
b) un usage des biens ou du crédit de la société contraire à l’intérêt social,
c) un usage dans un but personnel ou pour favoriser une autre société ou
entreprise dans laquelle on est intéressé directement ou indirectement,
d) la mauvaise foi.
Ad a) Il est établi en l’espèce sur base des éléments du dossier et de ses
propres aveux que PERSONNE1.) occupait la fonction d’administrateur
de la société SOCIETE1.) au moment des faits, de sorte qu’il avait en effet
la qualité de dirigeant de cette société au cours de l’année 2021.
Ad b) La notion d’usage est pour sa part peu déterminée. Elle s’entend en
tout état de cause, de toute utilisation des objets sur lesquels ces délits
doivent porter. L’usage est en outre une notion qui se suffit à elle-même,
en ce sens qu’elle n’implique aucune appropriation de la chose utilisée.
C’est la raison pour laquelle le délit d’abus de biens sociaux existe
indépendamment de toute appropriation.
L’usage des biens de la société est abusif lorsqu’il est contraire aux intérêts
de la société, c’est-à-dire lorsqu’il se concrétise par un appauvrissement
de la société.
Il ne fait pas de doute qu’un acte préjudiciable à la société est
manifestement contraire à l’intérêt social à partir du moment où il est
empreint d’intention coupable, c’est-à-dire lorsqu’il a été fait de mauvaise
foi dans un intérêt personnel direct ou indirect. Le caractère contraire à
l’intérêt social d’un tel acte ressort alors de l’appauvrissement qui en est
résulté pour la société.
Ainsi un acte de gestion du dirigeant cause un préjudice à la société,
lorsque celle-ci doit assumer des charges personnelles du dirigeant qui ne
lui incombent pas, même si elles ont un rapport avec l’exercice de son
activité professionnelle par le dirigeant.
En l’espèce, le prévenu a acheté, gardé et utilisé le véhicule de marque
BMW modèle X1 Xdrive 2.0D appartenant à la société SOCIETE1.) sans
en avoir payé le prix, allégué, de 7.020 euros, la valeur réelle du véhicule
ayant été bien supérieure à ce montant. Ces agissements servaient à une
fin contraire à l’intérêt social de cette société.
Ad c) Le délit d’abus de biens sociaux exige encore que l’usage ait été fait
à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise
dans laquelle il était intéressé directement ou indirectement. Il s’agit d’un
abus de gestion réalisé en connaissance de cause et de manière contraire à
l’intérêt social, afin d’en retirer un avantage personnel direct ou indirect.
Il y a intérêt personnel direct chaque fois que l’usage observé sert
directement les intérêts du dirigeant. Il est le plus souvent matériel, ce qui
est le cas lorsque le dirigeant poursuivait un enrichissement ou, à tout le
moins, une absence d’appauvrissement par l’imputation d’une dépense
personnelle à sa société.
Ainsi qu’il a été retenu ci-avant, le fait d’avoir acheté le véhicule de
marque BMW modèle X1 Xdrive 2.0D appartenant à la société
SOCIETE1.) sans en avoir payé le prix, allégué, de 7.020 euros, la valeur
réelle du véhicule ayant été bien supérieure à ce montant, a servi
essentiellement l’intérêt personnel du prévenu.
Ad d) En ce qui concerne la mauvaise foi, elle doit s’apprécier au moment
où les actes incriminés ont été commis. Elle se déduira généralement des
circonstances ayant entouré l’opération incriminée.
La mauvaise foi se déduit en l’espèce du fait que le prix avancé de 7.020
euros dans une facture datant du mois de décembre 2020, alors même qu’il
était dérisoire, n’a pas été payé en avançant à titre d’explication un
tarissement des rentrées d’argent.
Il y a dès lors lieu de retenir l’infraction reprochée par le Ministère Public
au prévenu dans la citation.
Au vu de ce qui précède, PERSONNE1.) est déclaré convaincu :
comme auteur ayant lui-même commis les faits,
en sa qualité de dirigeant, et plus précisément en sa qualité
d’administrateur de la société SOCIETE1.), dissoute et mise en
liquidation par jugement n°2021TADCOMM/102 du 17 février
2021 du tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en
matière commerciale,
depuis le 20 décembre 2020, sinon depuis le 8 avril 2021, dans
l’arrondissement de Diekirch,
1) en infraction à l’article 1500-11 de la loi modifiée du 10 août
1915 concernant les sociétés commerciales,
d’avoir, de mauvaise foi, fait des biens de la société un usage qu’il
savait contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles et
pour favoriser une autre société dans laquelle il était intéressé
directement,
en l’espèce, d’avoir fait de mauvaise foi de la voiture de marque
BMW modèle X1 Xdrive 2.0D immatriculée NUMERO1.) de la
société SOCIETE1.) un usage personnel en l’achetant, en la
gardant et en l’utilisant, usage qu’il savait contraire à l’intérêt de
la société ;
2) en infraction aux articles 506-1 et 506-4 du Code pénal,
d’avoir détenu un bien visé à l’article 31 paragraphe 2 point 1° du
Code pénal, formant le produit direct d’une des infractions
énumérées au point 1) de l’article 506-1 du Code pénal, sachant,
au moment où il le recevait, qu’il provenait de l’une des
infractions visées au point 1),
en l’espèce, étant auteur de l’infraction primaire ci-dessus libellée
sub 1), d’avoir acquis et détenu la voiture de marque BMW
modèle X1 Xdrive 2.0 D immatriculé NUMERO1.) formant le
produit direct de l’infraction d’abus de biens sociaux tout en
sachant, au moment où il recevait et détenait ce bien, qu’il
provenait de ladite infraction.
La peine
L’infraction de blanchiment retenue sub 2) à charge du prévenu se trouve
en concours idéal avec l’infraction d’abus de biens sociaux retenue sub 1),
de sorte qu’il y a lieu d’appliquer les dispositions de l’article 65 du Code
pénal aux termes duquel, lorsque le même fait constitue plusieurs
infractions, la peine la plus forte sera seule prononcée.
L’infraction d’abus de biens sociaux prévue à l’article 1500-11 de la loi
modifiée du 10 août 1915 sur les sociétés commerciales est punie d'un
emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 500 euros à 25 000
euros ou d'une de ces peines seulement.
L’infraction de blanchiment-détention prévue par l’article 506-1 du Code
pénal est punie d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de
1.250 euros à 1.250.000 euros, ou de l’une de ces peines seulement.
La peine la plus grave est dès lors celle prévue par l’article 506-1 du Code
pénal.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard du
prévenu, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits retenus à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Au vu des circonstances de l’affaire, la chambre correctionnelle décide de
condamner PERSONNE1.) par application de circonstances atténuantes
consistant dans le trouble à l’ordre public relatif, à une peine
d’emprisonnement de 6 mois ainsi qu’à une amende d’un montant de 1.000
euros.
Au vu de l’absence d’antécédents judiciaires spécifiques dans le chef du
prévenu, il y a lieu d’assortir cette peine d’emprisonnement du sursis
simple.
Au civil
A l’audience de la chambre correctionnelle du 29 avril 2024, Maître Daniel
BAULISCH, avocat à la Cour demeurant à Diekirch, s’est constitué partie
civile, en sa qualité de liquidateur de la faillite de la société SOCIETE1.),
contre PERSONNE1.).
La partie civile, déposée sur le bureau du tribunal d’arrondissement de
Diekirch, siégeant en matière correctionnelle, est conçue dans les termes
suivants :
A l’audience du 29 avril 2024, Maître Daniel BAULISCH, a demandé la
condamnation de PERSONNE1.) à lui payer le montant de 35.000 euros,
ce montant avec les intérêts au taux légal à partir du 17 février 2021, jour
du prononcé de la liquidation judiciaire.
Il y a lieu de donner acte à Maître Daniel BAULISCH de sa constitution
de partie civile.
Le tribunal est compétent pour en connaître eu égard à la décision au pénal
à intervenir à l’égard du prévenu.
La demande civile est recevable pour avoir été faite dans la forme et dans
le délai de la loi.
La demande civile est également fondée en principe.
A l’audience du 29 avril 2024, le défendeur au civil souligne la grande
différence entre le prix d’achat payé par lui et l’estimation effectuée par
SOCIETE2.).
Au vu des éléments du dossier soumis à son appréciation, la chambre
correctionnelle fixe ex aequo et bono la valeur du véhicule subtilisé à
25.000 euros et déclare la demande de Maître Daniel BAULISCH fondée
pour le montant de 25.000 euros. Elle condamne partant PERSONNE1.) à
payer au demandeur au civil ledit montant de 25.000 euros, avec les
intérêts de retard au taux légal à partir du 17 février 2021, jour du prononcé
de la dissolution et de la mise en liquidation judiciaire, jusqu’à solde.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle, statuant contradictoirement et en première instance à
l’égard de PERSONNE1.), prévenu et défendeur au civil, entendu en ses
explications et moyens de défense au pénal et en ses conclusions a civil,
Maître Daniel BAULISCH, demandeur au civil, agissant en sa qualité de
liquidateur de la société SOCIETE1.), entendu en ses conclusions au civil,
et le représentant du ministère public en ses réquisitions, le prévenu ayant
eu la parole en dernier,
Au pénal :
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef des infractions retenues à sa
charge à une peine d’emprisonnement de SIX (6) MOIS, ainsi qu’à une
amende d’un montant de MILLE (1.000) EUROS,
f i x e
la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de
l’amende à DIX (10) JOURS,
d i t qu’il sera sursis à l’exécution de cette peine d’emprisonnement,
a v e r t i t
PERSONNE1.) qu’au cas où, dans un délai de cinq ans à
dater du présent jugement, il aura commis une nouvelle infraction ayant
entraîné une condamnation à une peine privative de liberté ou à une peine
plus grave pour crimes ou délits de droit commun, la peine de prison
prononcée ci-devant sera exécutée sans confusion possible avec la
nouvelle peine et que les peines de la récidive seront encourues dans les
termes de l’article 56 al. 2 du Code pénal,
c o n d a m n e PERSONNE1.) aux frais de sa poursuite pénale, ces frais
étant liquidés à la somme de 7,75 euros,
Au civil :
d o n n e a c t e à Maître Daniel BAULISCH, agissant en sa qualité de
liquidateur de la société SOCIETE1.), de sa constitution de partie civile
dirigée à l’encontre de PERSONNE1.),
s e d é c l a r e compétent pour connaître de cette demande civile,
d é c l a r e la demande civile recevable en la forme,
la
d é c l a r e
fondée en principe pour le montant de vingt-cinq mille
(25.000) euros,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) à payer à Maître Daniel BAULISCH en
sa qualité de liquidateur de la société SOCIETE1.) le montant de VINGT-
CINQ MILLE (25.000) EUROS, avec les intérêts de retard au taux légal
à partir du 17 février 2021, jour du prononcé de la dissolution et de la mise
en liquidation judiciaire, jusqu’à solde,
c o n d a m n e PERSONNE1.) aux frais de cette demande civile dirigée
contre lui.
Par application de l’article 1500-11 de la loi modifiée du 10 août 1915
concernant les sociétés commerciales, des articles 27, 28, 29, 30, 65, 66 et
78 du Code pénal, et des articles 2, 3, 155, 179, 182, 183-1, 184, 185, 189,
190, 190-1, 194, 194-1, 195, 196, 626 et 628-1 du Code de procédure
pénale.
Ainsi fait et jugé par Robert WELTER, premier vice-président, Jean-
Claude WIRTH, premier juge, et Françoise FRISING, attachée de justice
déléguée, et prononcé en audience publique le jeudi, 6 juin 2024, au Palais
de Justice à Diekirch par Robert WELTER, premier vice-président, assisté
du greffier assumé Danielle HASTERT, en présence de Manon RISCH,
premier substitut du Procureur d’Etat, qui à l’exception du représentant du
ministère public ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du prononcé du
présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement
par voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de
Diekirch à l’adresse
guichet.tribunal.diekirch@justice.etat.lu.
L’appel interjeté par voie
électronique le jour d’expiration du délai de recours peut parvenir au greffe jusqu’à minuit de ce
jour.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.