Court partially allows eviction claim, finding tenants unlawful occupants after contract termination.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal de Paix of Diekirch partially granted the Foundation's request to terminate a housing contract and evict the tenants. The court confirmed the contract was validly terminated on July 14, 2023, and declared the occupants unlawful since July 15, 2023. While eviction and occupation fees were ordered, the procedural fee claim was rejected due to lack of proof of unfairness.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 100 et 101 du Code de procédure civile; Le tribunal peut déclarer résilié un contrat de mise à disposition et qualifier les occupants de sans droit ni titre, mais doit rejeter la demande d'indemnité de procédure si l'inéquité n'est pas établie.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
N° 568 / 24
du 22 mai 2024
Audience publique du mercredi, vingt-deux mai deux mille vingt-quatre
Le Tribunal de Paix de Diekirch, arrondissement judiciaire de Diekirch et Grand-
Duché de Luxembourg, siégeant en matière d’occupant sans droit ni titre, a rendu
le jugement qui suit dans la cause
e n t r e :
l’établissement public FONDATION POUR L’ACCES AU LOGEMENT,
établi et ayant son siège social à L-1713 Luxembourg, 202b rue de Hamm,
représenté par son conseil d’administration actuellement en fonctions,
partie demanderesse, comparant par Maître Joël DECKER, avocat à la Cour,
demeurant à Diekirch, en remplacement de Maître Albert RODESCH, avocat à la
Cour, demeurant à Luxembourg,
et
1. PERSONNE1.), sans état actuel connu, né le DATE1.), et
2. PERSONNE2.), sans état actuel connu, née le DATE2.), les deux demeurant
à L-ADRESSE1.),
parties défenderesses, comparant par Maître Chiara DICHTER, avocat, en
remplacement de Maître Trixi LANNERS, avocat à la Cour, les deux demeurant à
Diekirch.
FAITS :
Suivant une requête déposée en date du 7 février 2024 au greffe de la Justice de
Paix de Diekirch, les parties furent convoquées à comparaître devant le tribunal
de paix de Diekirch à l'audience publique du vendredi, 15 mars 2024 à 09.30
heures à la Justice de paix de Diekirch, "Bei der aler Kiirch", pour y entendre
statuer sur le mérite des causes énoncées dans ladite requête.
A l'appel de la cause du 15 mars 2024, l’affaire fut remise au mercredi, 8 mai
2024, où elle fut utilement retenue, de sorte que les débats se déroulaient comme
suit :
Maître Joël DECKER, comparant pour la partie demanderesse, exposa le sujet de
l’affaire et fut entendu en ses moyens.
Maître Chiara DICHTER, comparant pour les parties défenderesses, fut entendue
en ses moyens de défense.
Sur quoi le tribunal prit l’affaire en délibéré et il rendit à l'audience de ce jour à
laquelle le prononcé avait été fixé
le jugement qui suit :
Par requête déposée au greffe de la Justice de Paix de Diekirch en date du 7 février
2024, la FONDATION POUR L’ACCES AU LOGEMENT a régulièrement fait
convoquer PERSONNE1.) et PERSONNE2.) devant le Tribunal de Paix de céans
pour s’y entendre constater la résiliation du contrat de mise à disposition et
d’utilisation d’un logement sis à L-ADRESSE1.) avec effet au 14 juillet 2023,
sinon s’y entendre déclarer résilié ledit contrat. En outre, la partie demanderesse
demande de constater que les parties défenderesses sont à qualifier d’occupants
sans droit ni titre dudit logement et de prononcer la condamnation au
déguerpissement. Par ailleurs, la partie requérante demande la fixation de
l’indemnité d’occupation au montant mensuel de 955,- € et l’allocation d’une
indemnité de procédure de 600,- €.
Il est constant en cause que par contrat signé entre parties en date du 29 mars 2016,
intitulé « contrat de mise à disposition et d’utilisation d’un logement », la
FONDATION POUR L’ACCES AU LOGEMENT a mis à disposition de
PERSONNE1.) et PERSONNE2.) un logement sis à L-ADRESSE1.), ceci à partir
du 15 avril 2016. Il a été stipulé qu’en principe, la durée de mise à disposition
n’excédera pas trois ans.
Par courrier du 29 octobre 2018, le contrat de mise à disposition du logement avait
été dénoncé par la FONDATION POUR L’ACCES AU LOGEMENT avec effet
au 14 avril 2019. La partie requérante a par la suite accordé plusieurs « sursis », le
dernier expirant le 14 juillet 2023.
Il est encore constant en cause que les parties défenderesses occupent toujours les
lieux.
Il résulte des pièces versées et des renseignements fournis en cause que la
résiliation du contrat avec effet au 14 juillet 2023 est régulière et les parties
défenderesses PERSONNE1.) et PERSONNE2.) sont à considérer comme
occupants sans droit ni titre à partir du 15 juillet 2023. Il y a lieu de leur accorder
un délai de déguerpissement de trois mois.
Il y a également lieu de fixer l’indemnité d’occupation au montant de 955,- € par
mois à partir du 15 juillet 2023.
N’ayant pas établi en quoi il serait inéquitable de laisser les frais non compris dans
les dépens à sa charge, la demande de la partie requérante en allocation d’une
indemnité de procédure est à abjuger.
Il n’y a pas lieu d’ordonner l’exécution provisoire du présent jugement, les
conditions légales n’étant pas remplies en l’espèce.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal de Paix de Diekirch, siégeant en matière d’occupation sans droit ni
titre, statuant contradictoirement et en premier ressort,
reçoit la demande en la forme ;
la déclare partiellement fondée ;
partant,
déclare le contrat de mise à disposition résilié avec effet au 14 juillet 2023 ;
constate que PERSONNE1.) et PERSONNE2.) sont à considérer comme
occupants sans droit ni titre du logement sis à L-ADRESSE1.) depuis le 15 juillet
2023 ;
condamne PERSONNE1.) et PERSONNE2.) à déguerpir des lieux occupés avec
tous ceux qui s’y trouvent de leur chef dans un délai de trois mois à partir de la
notification du présent jugement ;
au besoin, autorise la FONDATION POUR L’ACCES AU LOGEMENT à faire
expulser PERSONNE1.) et PERSONNE2.) dans les formes légales et aux frais de
ces derniers, ces frais récupérables sur simple présentation des quittances des
ouvriers y employés ;
fixe l’indemnité d’occupation mensuelle à payer par
PERSONNE1.)
et
PERSONNE2.) au montant de 955,- € ;
déboute la partie requérante de sa demande en allocation d’une indemnité de
procédure ;
dit qu’il n’y a pas lieu d’ordonner l’exécution provisoire du présent jugement ;
condamne PERSONNE1.) et PERSONNE2.) aux frais et dépens de l’instance.
Ainsi fait, jugé et prononcé par Nous Christiane SCHROEDER, juge de paix
directeur adjoint à Diekirch, assistée du greffier Alain GODART, en notre
audience publique en la salle des audiences de la Justice de Paix de Diekirch,
« Bei der aler Kiirch », date qu'en tête et avons signé avec le greffier.