Court convicts defendant of incitement to drug crimes and imposes community service, fine, and confiscation.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Diekirch convicted the defendant of incitement to commit crimes under Articles 327 and 330-1 of the Penal Code. The court found the defendant guilty based on police reports and expert testimony regarding the distribution of cannabis and related paraphernalia. Consequently, the defendant was sentenced to 240 hours of unpaid community service, a €500 fine, and the confiscation of seized drugs and equipment.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 327 and 330-1 du Code pénal; The court established that providing direct assistance or encouragement through public discourse constitutes incitement to commit a crime, warranting criminal conviction and appropriate penal sanctions.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 147/2024
Audience publique du vendredi, 8 mars 2024
(Not. 2492/23/XD) – DH
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle, a rendu en son audience publique du vendredi, huit mars deux
mille vingt-quatre, le jugement qui suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 22 janvier
2024,
E T
PERSONNE1.),
né le DATE1.) à ADRESSE1.),
demeurant à ADRESSE2.),
prévenu du chef d’infractions aux articles 327 et 330-1 du Code pénal.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du jeudi, 1er février 2024, le
président constata l’identité du prévenu PERSONNE1.) qui avait comparu en
personne, et il lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le tribunal.
Après avoir été averti de son droit de se taire et de ne pas s’incriminer soi-même,
le prévenu PERSONNE1.) fut entendu en ses explications et moyens de défense.
Le Ministère Public, représenté par Mickaël MOSCONI, substitut du Procureur
d’Etat, résuma l’affaire et fut entendu en son réquisitoire.
Les moyens du prévenu furent plus amplement exposés par Maître Michel
BRAUSCH, en remplacement de Maître Trixi LANNERS, les deux avocats à la
Cour demeurant à Diekirch.
PERSONNE1.) se vit attribuer la parole en dernier.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à l’audience
publique du vendredi, 8 mars 2024.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
JUGEMENT
qui suit :
Vu le procès-verbal numéro 132749-1 du 24 avril 2023 de la police grand-
ducale, région capitale, unité groupe Gare, et les procès-verbaux numéros 20488,
20489 et 20491 du 24 avril 2023 du commissariat de police d’Ettelbruck.
Vu le rapport d’expertise neuropsychiatrique du 29 juin 2023 du docteur Marc
GLEIS, médecin spécialiste en neuropsychiatrie.
Vu l’instruction préparatoire diligentée par le juge d’instruction.
Vu l’ordonnance numéro 447/23 du 15 décembre 2023 de la chambre du conseil
du tribunal d’arrondissement de et à Diekirch renvoyant PERSONNE1.) à
comparaître devant la chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement de
Diekirch du chef d’infractions aux articles 327 et 330-1 du Code pénal.
Vu la citation à prévenu du 22 janvier 2024 (not. 2492/23/XD).
PERSONNE1.) a été renvoyé pour :
« Comme auteur d’un crime ou d’un délit :
De l’avoir exécuté ou d’avoir coopéré directement à son exécution;
D’avoir, par un fait quelconque, prêté pour l’exécution une aide telle que, sans
son assistance, le crime ou délit n’eût pu être commis;
D’avoir, par dons, promesses, menaces, abus d’autorité ou de pouvoir,
machinations ou artifices coupables, directement provoqué à ce crime ou délit;
D’avoir, soit par des discours tenus dans des réunions ou dans des lieux publics,
soit par des placards, soit par des écrits imprimés ou non et vendus ou distribués,
provoqué directement à le commettre;
I)
le 23 avril 2023, vers 23.53 heures, dans l’arrondissement judiciaire de
Diekirch, et notamment à L-ADRESSE2.) agricole, sans préjudice quant aux
indications de temps et de lieux plus précises,
en infraction aux articles 327, alinéa 2 et 330-1, paragraphe 6 du Code pénal,
avoir, soit verbalement, soit par écrit anonyme ou signé, soit par tout autre
procédé analogue, menacé d’un attentat contre des personnes ou des propriétés,
punissable d’une peine criminelle, non accompagné d’ordre ou de condition,
avec la circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité,
à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente
ou connue de leur auteur;
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit PERSONNE2.), née le DATE2.), en lui
adressant un message texte de la teneur suivante : « Den mika 1 mecht schon
iergendswann een schoss mat mir waart oof. Een gudden fetten speedball an
d’oder. Aaaiii een genoss schlampe. Besser wei dech ruppech houer hei ze hun
an ze fecken. Nee dann leiwer rem mei oft konsumeiren (…) », partant d’avoir
commis une menace verbale d’un attentat contre les personnes punissable d’une
peine criminelle non accompagnée d’ordre ou de condition, avec la circonstance
que l’état de grossesse de la victime était connu de l’auteur,
II)
le 24 avril 2023, vers 00.15 heures, dans l’arrondissement judiciaire de
Diekirch, et notamment à L-ADRESSE2.) agricole, sans préjudice quant aux
indications de temps et de lieux plus précises,
en infraction aux articles 327, alinéa 2 et 330-1, paragraphe 6 du Code pénal,
avoir, soit verbalement, soit par écrit anonyme ou signé, soit par tout autre
procédé analogue, menacé d’un attentat contre des personnes ou des propriétés,
punissable d’une peine criminelle, non accompagné d’ordre ou de condition,
1 PERSONNE2.) est la mère d’un enfant nommé PERSONNE3.)., né le DATE3.))
avec la circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité,
à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente
ou connue de leur auteur;
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit PERSONNE2.), née le DATE2.), en lui
adressant un message texte de la teneur suivante : « (…) Ok kp PERSONNE2.)
dann komm dann gesin mir eis elo um gericht. Mais ech schwören da wann ech
raus kommen ech brengen dech em dann gin ech setzen awer dann 25 joer laang.
Dann gesin mir lo ok houer ? (…) », partant d’avoir commis une menace verbale
d’un attentat contre les personnes punissable d’une peine criminelle non
accompagnée d’ordre ou de condition, avec la circonstance que l’état de
grossesse de la victime était connu de l’auteur,
III)
le 24 avril 2023, vers 05.40 heures, dans l’arrondissement judiciaire de
Diekirch, et notamment à L-ADRESSE2.) agricole, sans préjudice quant aux
indications de temps et de lieux plus précises,
en infraction aux articles 327, alinéa 2 et 330-1, paragraphe 6 du Code pénal,
avoir, soit verbalement, soit par écrit anonyme ou signé, soit par tout autre
procédé analogue, menacé d’un attentat contre des personnes ou des propriétés,
punissable d’une peine criminelle, non accompagné d’ordre ou de condition,
avec la circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité,
à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente
ou connue de leur auteur;
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit PERSONNE2.), née le DATE2.), en lui
adressant un message texte de la teneur suivante : « (…) Well waer lo bei den
foyer komm an hätt gewaart bis de raus kenns, Dann kucken ma weems de
dreihs ? Steck (suivi d’un émoticône pour désigner des matières fécales) do mei
bass de net. Bass o net mei wert wei gefeckt ze gin an dann de da decker an maul
kriss. (…) », partant d’avoir commis une menace verbale d’un attentat contre
les personnes punissable d’une peine criminelle non accompagnée d’ordre ou
de condition, avec la circonstance que l’état de grossesse de la victime était
connu de l’auteur,
IV)
le 24 avril 2023, vers 12.47 heures, dans l’arrondissement judiciaire de
Diekirch, et notamment à L-ADRESSE2.) agricole, sans préjudice quant aux
indications de temps et de lieux plus précises,
en infraction aux articles 327, alinéa 2 et 330-1, paragraphe 6 du Code pénal,
avoir, soit verbalement, soit par écrit anonyme ou signé, soit par tout autre
procédé analogue, menacé d’un attentat contre des personnes ou des propriétés,
punissable d’une peine criminelle, non accompagné d’ordre ou de condition,
avec la circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité,
à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente
ou connue de leur auteur;
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit signé PERSONNE2.), née le DATE2.), en
lui adressant un courrier électronique de la teneur suivante : « Et geschitt eppes
zu eesbesch houer do. Wers gesin waat geschwenn an da zeitung steht. Et ass
mir schaiss egal tania. Daat schwören ech da lo. Als eischt passeiert hinnen
eppes an dann brengen ech mech dono em ok bitch ? Du an zait gesais deng
kanner nie mei rem daat schwören ech dir verdammtener ruppecher stenkeger
missgebuert. An kommen all daag bei den foyer. Moies um 8 an fir oowes 9h ok
schlampe ? », partant d’avoir commis une menace verbale d’un attentat contre
les enfants de la victime punissable d’une peine criminelle non accompagnée
d’ordre ou de condition, avec la circonstance que l’état de grossesse de la
victime était connu de l’auteur, »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments du
dossier soumis à l’appréciation du tribunal ainsi que de l’instruction menée à
l’audience comprenant notamment les déclarations et aveux complets du
prévenu.
A l’audience du 1er février 2024, le prévenu PERSONNE1.) a en effet reconnu
qu’il avait commis l’ensemble des faits qui lui sont reprochés par le Parquet. Il
a affirmé avoir agi sous le coup de la colère et dans le but avoué de faire mal à
PERSONNE2.).
Le mandataire de PERSONNE1.) a souligné que son client ne contestait pas la
matérialité des faits en tant que tels et il a expliqué que le prévenu avait agi dans
le feu de l’action alors qu’il existait à l’époque une mésentente grave entre lui et
la victime. Le mandataire a encore rajouté que les parties s’entendaient à
nouveau et que PERSONNE2.) était présente à l’audience. Il a finalement fait
valoir que son client acceptait d’exécuter des travaux d’intérêt général en lieu et
place d’une peine d’emprisonnement.
Le tribunal constate pour sa part que les préventions à l’article 327 du Code pénal
sont établies en fait et en droit, et il constate encore qu’au moment des faits la
victime était enceinte des œuvres du prévenu, de sorte que la circonstance
aggravante prévue à l’article 330-1 paragraphe 6 du Code pénale est également
à retenir.
PERSONNE1.) est partant déclaré convaincu par les éléments du dossier
ensemble ses aveux :
comme auteur qui a lui-même commis les faits,
1) le 23 avril 2023 à 23.53 heures, à ADRESSE2.),
en infraction aux articles 327 alinéa 2 et 330-1 paragraphe 6 du Code
pénal, d’avoir, menacé par écrit d’un attentat contre les personnes,
punissable d’une peine criminelle, sans ordre ni condition, avec la
circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à un état de grossesse, était connue
de l’auteur,
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit PERSONNE2.) en lui adressant
un message texte de la teneur suivante : « Den mika mecht schon
iergendswann een schoss mat mir waart oof. Een gudden fetten
speedball an d’oder. Aaaiii een genoss schlampe. Besser wei dech
ruppech houer hei ze hun an ze fecken. Nee dann leiwer rem mei oft
konsumeiren (…) », partant d’avoir commis une menace écrite d’un
attentat contre les personnes, punissable d’une peine criminelle, non
accompagnée d’ordre ou de condition, avec la circonstance que la
particulière vulnérabilité de la victime, due à un état de grossesse, était
connue de l’auteur.
2) le 24 avril 2023 à 0.15 heure, à ADRESSE2.),
en infraction aux articles 327 alinéa 2 et 330-1 paragraphe 6 du Code
pénal, d’avoir, menacé par écrit d’un attentat contre les personnes,
punissable d’une peine criminelle, sans ordre ni condition, avec la
circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à un état de grossesse, était connue
de l’auteur,
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit PERSONNE2.) en lui adressant
un message texte de la teneur suivante : « (…) Ok kp PERSONNE2.)
dann komm dann gesin mir eis elo um gericht. Mais ech schwören da
wann ech raus kommen ech brengen dech em dann gin ech setzen awer
dann 25 joer laang. Dann gesin mir lo ok houer ? (…) », partant d’avoir
commis une menace écrite d’un attentat contre les personnes,
punissable d’une peine criminelle, non accompagnée d’ordre ou de
condition, avec la circonstance que la particulière vulnérabilité de la
victime, due à un état de grossesse, était connue de l’auteur.
3) le 24 avril 2023 à 5.40 heures, à ADRESSE2.),
en infraction aux articles 327 alinéa 2 et 330-1 paragraphe 6 du Code
pénal, d’avoir, menacé par écrit d’un attentat contre les personnes,
punissable d’une peine criminelle, sans ordre ni condition, avec la
circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à un état de grossesse, était connue
de l’auteur,
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit PERSONNE2.), née le DATE2.),
en lui adressant un message texte de la teneur suivante : « (…) Well
waer lo bei den foyer komm an hätt gewaart bis de raus kenns, Dann
kucken ma weems de dreihs ? Steck (suivi d’un émoticône pour désigner
des matières fécales) do mei bass de net. Bass o net mei wert wei gefeckt
ze gin an dann de da decker an maul kriss. (…) », partant d’avoir
commis une menace par écrit d’un attentat contre les personnes,
punissable d’une peine criminelle, non accompagnée d’ordre ou de
condition, avec la circonstance que la particulière vulnérabilité de la
victime, due à un état de grossesse, était connue de l’auteur.
4) le 24 avril 2023 à 12.47 heures, à ADRESSE2.),
en infraction aux articles 327 alinéa 2 et 330-1 paragraphe 6 du Code
pénal, d’avoir, menacé par écrit d’un attentat contre les personnes,
punissable d’une peine criminelle, sans ordre ni condition, avec la
circonstance que ces menaces ont été faites à l’égard d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à un état de grossesse, était connue
de l’auteur,
en l’espèce, d’avoir menacé par écrit signé PERSONNE2.) en lui
adressant un courrier électronique de la teneur suivante : « Et geschitt
eppes zu eesbesch houer do. Wers gesin waat geschwenn an da zeitung
steht. Et ass mir schaiss egal tania. Daat schwören ech da lo. Als eischt
passeiert hinnen eppes an dann brengen ech mech dono em ok bitch ?
Du an zait gesais deng kanner nie mei rem daat schwören ech dir
verdammtener ruppecher stenkeger missgebuert. An kommen all daag
bei den foyer. Moies um 8 an fir oowes 9h ok schlampe ? », partant
d’avoir commis une menace par écrit d’un attentat contre les enfants de
la victime, punissable d’une peine criminelle, non accompagnée d’ordre
ou de condition, avec la circonstance que la particulière vulnérabilité de
la victime, due à un état de grossesse, était connue de l’auteur.
Les infractions retenues ci-dessus à charge de PERSONNE1.) se trouvent en
concours idéal entre elles pour avoir été commises la même nuit du 23 au 24
avril 2023 et pour être résultées d’un état d’excitation unique.
Il y a dès lors lieu d’appliquer les dispositions de l’article 65 du Code pénal.
Les menaces par écrit sans condition ou ordre d'un attentat contre les personnes
punissable d'une peine criminelle, dirigées envers une personne enceinte, se
trouvent sanctionnées par un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une
amende de 500 à 3.000 euros aux termes des dispositions combinées des articles
266, 327 et 330-1 du Code pénal.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard du prévenu, le
tribunal correctionnel tient compte d’une part de la gravité objective des faits
retenus à sa charge et d’autre part de sa situation personnelle.
L’article 22 alinéa 1er du Code pénal dispose que si de l'appréciation du tribunal,
le délit ne comporte pas une peine privative de liberté supérieure à six mois, il
peut prescrire, à titre de peine principale, que le condamné accomplira, au profit
d'une collectivité publique ou d'un établissement public ou d'une association ou
d'une institution hospitalière ou philanthropique, un travail d'intérêt général
non rémunéré et d'une durée qui ne peut être inférieure à quarante heures ni
supérieure à deux cent quarante heures.
La chambre correctionnelle estime, au vu du repentir du prévenu exprimé à
l’audience et paraissant sincère, ainsi qu’au vu des conclusions de l’expert Marc
GLEIS jointes au dossier, que les infractions commises par PERSONNE1.) ne
comportent pas une peine privative de liberté supérieure à 6 mois.
Au vu des éléments du dossier répressif, la chambre correctionnelle conclut que
les faits retenus à charge de PERSONNE1.) sont plus adéquatement sanctionnés
par la condamnation du prévenu à la prestation d’un travail d’intérêt général que
par une condamnation à une peine d’emprisonnement.
A l’audience du 1er février 2024, le prévenu a été instruit de son droit de refuser
d’accomplir un travail d’intérêt général. Sur demande expresse, le prévenu a
marqué son accord à voir remplacer, dans l’éventualité d’une condamnation, la
peine privative de liberté à prononcer par un travail d’intérêt général et à prester
le cas échéant ce travail.
Au vu des circonstances de l’affaire, le tribunal décide partant de condamner
PERSONNE1.) à effectuer un travail d'intérêt général non rémunéré d'une durée
de 240 heures, ainsi qu’à une amende d’un montant de 500 euros.
Il y a enfin lieu de prononcer la confiscation de la boîte en plastique contenant
11,9 grammes bruts de cannabis en tant que substance illicite, et du Gsm
Smartphone de la marque Samsung, modèle A53, en tant qu’objet ayant servi à
commettre les infractions, saisis suivant procès-verbal numéro 20489 du 24 avril
2023 du commissariat de police d’Ettelbruck, ainsi que la confiscation du
broyeur, du joint, et des 5,4 grammes de graines de chanvre en tant qu’objets et
substances illicites, saisis suivant procès-verbal numéro 20491 du 24 avril 2023
du commissariat de police d’Ettelbruck.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d'arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière correctionnelle
et en composition de juge unique, statuant contradictoirement et en première
instance, le prévenu PERSONNE1.) entendu en ses explications et moyens de
défense, le représentant du Ministère Public entendu en son réquisitoire, le
prévenu ayant eu la parole en dernier,
d o n n e a c t e à PERSONNE1.) de son accord à exécuter un travail d’intérêt
général,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef des infractions retenues à sa charge à
accomplir un travail d’intérêt général non rémunéré d’une durée de DEUX
CENT QUARANTE (240) HEURES,
a v e r t i t PERSONNE1.) que l’exécution du travail d’intérêt général doit être
commencée dans les six mois à partir du jour où le présent jugement a acquis
force de chose jugée et que travail d’intérêt général devra être exécuté dans les
vingt-quatre mois à partir du jour où le présent jugement a acquis force de chose
jugée,
a v e r t i t
PERSONNE1.) que l’inexécution de ces travaux peut entraîner de
nouvelles poursuites de la part du Parquet (cf. article 23 du Code pénal : « Toute
violation de l’une des obligations ou interdictions résultant des sanctions
pénales prononcées en application des articles 17, 18, 21 et 22 est punie d’un
emprisonnement de deux mois à deux ans »),
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef des infractions retenues à sa charge à
une amende d’un montant de CINQ CENTS (500) EUROS,
f i x e la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l’amende à
CINQ (5) JOURS,
o r d o n n e
la confiscation de la boîte en plastique contenant 11,9 grammes
bruts de cannabis et du Gsm Smartphone de la marque Samsung, modèle A53,
saisis suivant procès-verbal numéro 20489 du 24 avril 2023 du commissariat de
police d’Ettelbruck,
o r d o n n e la confiscation du broyeur, du joint, et des 5,4 grammes de graines
de chanvre, saisis suivant procès-verbal numéro 20491 du 24 avril 2023 du
commissariat de police d’Ettelbruck,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) aux frais de sa poursuite pénale, ainsi qu’aux
frais de sa poursuite pénale, ces frais étant liquidés à la somme de 1.918 euros.
Par application des articles 22, 27, 28, 29, 30, 31, 65, 66, 266, 327 et 330-1 du
Code pénal, et des articles 179, 182, 184, 185, 188, 189, 190, 190-1, 194, 195 et
196 du Code de procédure pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique le vendredi, 8 mars 2024, au
Palais de justice à Diekirch par Robert WELTER, premier vice-président, assisté
du greffier Stefania PALMISANO, en présence de Georges SINNER, substitut
principal du Procureur d’Etat, qui à l’exception du représentant du Ministère
Public ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de procédure
pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie civilement
responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement, auprès
du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant personnellement pour signer l’acte
d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement par
voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch à
l’adresse guichet.tribunal.diekirch@justice.etat.lu.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.