Court convicts driver of dangerous driving under Luxembourg traffic code and imposes 12-month license ban.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Diekirch convicted the defendant of dangerous driving and imposed a 12-month driving ban. The court found the defendant guilty based on toxicological reports showing he drove under the influence of substances while failing to act prudently. The judgment includes an 800 euro fine, court costs, and a suspended license revocation contingent on no new offenses within five years.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 12 et 13 de la loi modifiée du 14 février 1955; Articles 27, 28, 29, 30 et 65 du Code pénal: A driver consuming toxic substances who endangers public safety is liable for dangerous driving and faces a mandatory license suspension.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 48/2024
Audience publique du vendredi, 26 janvier 2024
(Not. 3354/23/XC) – SK
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle et en composition de juge unique, a rendu en son audience
publique du vendredi vingt-six janvier deux mille vingt-quatre, le
jugement qui suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 1er
septembre 2023,
E T
PERSONNE1.),
né le DATE1.) à ADRESSE1.),
demeurant à ADRESSE2.),
prévenu.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du vendredi, 10 novembre
2023, l’affaire fut remise contradictoirement à l’audience publique du
jeudi, 21 décembre 2023.
Après l’appel de la cause à l’audience publique du jeudi, 21 décembre
2023, le président constata l’identité du prévenu PERSONNE1.) qui avait
comparu en personne, et il lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le
tribunal.
Après avoir été averti de son droit de se taire et de ne pas s’incriminer soi-
même, le prévenu PERSONNE1.) fut interrogé et entendu en ses
explications et moyens de défense.
Le Ministère Public, représenté par Stéphanie CLEMEN, substitut
principal du Procureur d’Etat, fut entendu en son réquisitoire.
Les moyens du prévenu PERSONNE1.) furent alors plus amplement
développés par Maître Benoît Daniel ENTRINGER, avocat à la Cour
demeurant à Howald.
PERSONNE1.) se vit attribuer la parole en dernier.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du vendredi, 26 janvier 2024.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
JUGEMENT
qui suit :
Vu le procès-verbal numéro 41226 du 16 décembre 2022 dressé par le
commissariat de police d’Atert.
Vu le rapport d’expertise toxicologique numéro 22 436662 du Laboratoire
National de Santé du 19 janvier 2023.
Vu la citation à prévenu du 1er septembre 2023 (not. 3354/23/XC).
Le Parquet reproche à PERSONNE1.) :
« étant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 16/12/2022, vers 14.40 heures, à L-ADRESSE3.), sans préjudice des
circonstances de temps et de lieu exactes,
I. avoir circulé en ayant consommé des substances médicamenteuses à
caractère toxique, soporifique ou psychotrope, dosées de manière à
rendre, respectivement à pouvoir rendre dangereuse la circulation sur la
voie publique,
II. défaut de se comporter raisonnablement et prudemment de façon à ne
pas constituer un danger pour la circulation,
III. défaut de se comporter raisonnablement et prudemment de façon à ne
pas causer un dommage aux propriétés publiques ou privées,
IV. défaut de conduire de façon à rester constamment maître de son
véhicule. »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments
du dossier soumis à l’appréciation de la chambre correctionnelle ainsi que
de l’instruction menée à l’audience, notamment des déclarations et aveux
du prévenu.
PERSONNE1.) n’a en effet à aucun moment contesté qu’il avait commis
les faits qui lui sont reprochés par le Parquet.
Par ailleurs, le Laboratoire National de Santé a conclu dans son rapport du
19 janvier 2023 que le bilan toxicologique était compatible avec un état
sous forte influence de l’alprazolam ainsi que sous influence de
lormétazépam et de lorazépam, et a permis de mettre en évidence une
consommation de méthadone et de gabapentine. Le LNS a encore conclu
que le taux sérique de l’alprazolam se situe dans la zone toxique, tandis
que les taux sériques du lorazépam et du lormétazépam sont situés dans la
zone thérapeutique usuelle, et que le taux sérique de la gabapentine se
trouve dans la zone infrathérapeutique.
PERSONNE1.) est partant convaincu :
étant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 16 décembre 2022 vers 14.40 heures, à ADRESSE3.),
1) d’avoir circulé en ayant consommé des substances
médicamenteuses
à
caractère
toxique,
soporifique
ou
psychotrope, dosées de manière à rendre, respectivement à
pouvoir rendre dangereuse la circulation sur la voie publique,
en l’espèce, d’avoir circulé en ayant consommé des substances
médicamenteuses à caractère psychotrope dosées de manière à
rendre dangereuse la circulation sur la voie publique.
2) de ne pas s’être comporté raisonnablement et prudemment de
façon à ne pas constituer un danger pour la circulation.
3) de ne pas s’être comporté raisonnablement et prudemment de
façon à ne pas causer un dommage aux propriétés publiques et
privées.
4) de ne pas avoir conduit de façon à rester constamment maître
de son véhicule.
Les infractions retenues à charge de PERSONNE1.) se trouvent en
concours idéal, de sorte qu’il y a lieu d’appliquer les dispositions de
l’article 65 du Code pénal qui dit que lorsque le même fait constitue
plusieurs infractions, la peine la plus forte sera seule prononcée.
Aux termes de l’article 12 paragraphe 4 point 12 de la loi modifiée du 14
février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les
voies publiques, tout conducteur d’un véhicule ou d’un animal, ainsi que
tout piéton impliqué dans un accident, qui a consommé des substances
médicamenteuses à caractère toxique, soporifique ou psychotrope, dosées
de manière à rendre ou à pouvoir rendre dangereuse la circulation sur la
voie publique, sera puni des mêmes peines, partant d’un emprisonnement
de huit jours à trois ans et d’une amende de 500 à 10.000 euros ou d’une
de ces peines seulement.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard du
prévenu, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits mis à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Au vu des circonstances de l’affaire, la chambre correctionnelle estime
qu’une peine d’emprisonnement serait inadéquate car trop sévère, et elle
décide de ne prononcer contre PERSONNE1.) qu’une amende d’un
montant de 800 euros.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, le juge
saisi d’une ou de plusieurs infractions à la réglementation de la circulation
sur toutes les voies publiques ou de délits ou de crimes qui se sont joints à
ces infractions, pourra prononcer une interdiction de conduire de trois mois
à quinze ans en matière de délits ou de crimes.
Au vu des circonstances de l’affaire, la chambre correctionnelle décide de
prononcer contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire de 12 mois.
Au vu de l’ancienneté des antécédents judiciaires du prévenu, le tribunal
décide d’assortir l’interdiction de conduire à prononcer à son encontre du
sursis.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle
et
en
composition
de
juge
unique,
statuant
contradictoirement et en première instance, le prévenu PERSONNE1.)
entendu en ses explications et moyens de défense, le représentant du
Ministère Public entendu en son réquisitoire, le prévenu ayant eu la parole
en dernier,
c o n d a m n e
PERSONNE1.) du chef des infractions retenues à sa
charge à une amende d’un montant de HUIT CENTS (800) EUROS, ainsi
qu’aux frais de sa poursuite pénale, ces frais étant liquidés à la somme de
470,88 euros,
f i x e la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de cette
amende à HUIT (8) JOURS,
p r o n o n c e
contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire un
véhicule automoteur des catégories A, B, C, D, E et F sur toutes les voies
publiques pour une durée de DOUZE (12) MOIS,
d i t qu’il sera SURSIS à l’exécution de cette interdiction de conduire,
i n f o r m e
le prévenu qu’au cas où, dans un délai de 5 ans à dater du
présent jugement, il n’aura commis une nouvelle infraction ayant entraîné
la condamnation à une interdiction de conduire un véhicule sur la voie
publique ou à une peine privative de liberté pour crimes ou délits prévus
par la législation sur la circulation sur les voies publiques ou sur la vente
de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie,
l’interdiction sera réputée non avenue,
a v e r t i t le prévenu que, dans le cas contraire, conformément à l’article
628 du Code de procédure pénale, la première peine sera d’abord exécutée
sans qu’elle ne puisse se confondre, le cas échéant, avec la nouvelle
interdiction de conduire.
Par application des articles 12 et 13 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, des articles 27, 28, 29, 30 et 65 du Code pénal, et des articles
179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195, 196, 628 et 628-1 du Code
de procédure pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique le vendredi, 26 janvier
2024, au Palais de Justice à Diekirch par Robert WELTER, premier vice-
président, assisté du greffier assumé Saban KALABIC, en présence de
Stéphanie CLEMEN, substitut principal du Procureur d’Etat, qui à
l’exception du représentant du Ministère Public ont signé le présent
jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du prononcé du
présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
L’appel peut également être interjeté, dans les 40 jours de la date du prononcé du présent jugement
par voie de courrier électronique à adresser au guichet du greffe du Tribunal d’arrondissement de
Diekirch à l’adresse guichet.tribunal.diekirch@justice.etat.lu.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.