Court convicts driver of driving without license despite existing judicial ban and imposes 36-month driving ban.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement of Diekirch convicted the defendant of driving without a valid license while serving a 54-month judicial driving ban. The court found the defendant guilty of two counts of driving without a license and one count of causing traffic disruption, noting her prior criminal record. Consequently, the court imposed a fine, detention for non-payment, and a cumulative 36-month driving ban.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 10bis and 13 of the Road Traffic Regulation Law; The court may impose a driving ban for driving without a license even when the driver is already subject to a judicial driving ban, with the new ban calculated cumulatively against the existing restriction.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 367/2023
Audience publique du vendredi, 14 juillet 2023
(Not.: 1164/23/XC) - SK
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle et en composition de juge unique, a rendu en son audience
publique du vendredi, quatorze juillet deux mille vingt-trois, le jugement
qui suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 11
mai 2023,
E T
PERSONNE1.),
née le DATE1.) à ADRESSE1.),
demeurant à ADRESSE2.),
ADRESSE2.),
prévenue.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du vendredi 16 juin 2023,
la présidente constata l’identité de la prévenue PERSONNE1.) qui avait
comparu en personne, et il lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le
tribunal.
La prévenue qui ne parle pas une des langues en usage au Grand-Duché de
Luxembourg, fut assistée
d’un interprète, en langue portugaise,
conformément à l’article 190-1 (5) du Code de procédure pénale.
Cet interprète entra en fonction après avoir prêté le serment de fidèlement
traduire les paroles prononcées à l’audience.
La prévenue PERSONNE1.) déclara renoncer à se faire assister d’un
avocat, et après avoir été avertie de son droit de se taire et de ne pas
s’incriminer elle-même, elle fut interrogée et entendue en ses explications
et moyens de défense.
Le Ministère Public, représenté par Mickaël MOSCONI, substitut du
Procureur d’Etat, fut entendu en son réquisitoire.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du vendredi 14 juillet 2023.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
JUGEMENT
qui suit :
Vu les procès-verbaux numéro 20077, 20078 et 20079 du 27 janvier 2022,
dressés par le commissariat de police d’Ettelbruck.
Vu la citation à prévenu du 11 mai 2023 (not. 1164/23/XC).
Le Parquet reproche à PERSONNE1.) :
« 1. d’avoir entre le 30/06/2021 et le 08/07/2021, dans l’arrondissement
judiciaire de Diekirch, et notamment à ADRESSE3.), sans préjudice des
circonstances de temps et de lieu exactes,
étant conducteur d’un véhicule automoteur sur la voie publique,
avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de conduire
valable, en l’espèce, malgré une interdiction de conduire judiciaire de 54
mois, exécutée du 12/04/2020 au 17/09/2024, notifiée au prévenu le
20/02/2020, résultant d’un jugement n° 2739 rendu par le tribunal
correctionnel de Luxembourg en date du 14/11/2019,
2. le 27/01/2022, vers 07.43 heures, à ADRESSE4.), sans préjudice des
circonstances de temps et de lieu exactes,
étant conducteur d’un véhicule automoteur sur la voie publique,
I. avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de conduire
valable, en l’espèce, malgré une interdiction de conduire judiciaire de 54
mois, exécutée du 12/04/2020 au 17/09/2024, notifiée au prévenu le
20/02/2020, résultant d’un jugement n° 2739 rendu par le tribunal
correctionnel de Luxembourg en date du 14/11/2019,
II. avoir mis ce véhicule en circulation sur la voie publique sans être
couvert par un contrat d’assurance valable,
III. en tant que conducteur d’un véhicule automoteur, avoir conduit sur la
voie publique un véhicule soumis à la taxe sur les véhicules routiers, sans
que celle-ci n’ait été payée depuis plus de 60 jours à compter de son
échéance. »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments
du dossier soumis à l’appréciation de la chambre correctionnelle ainsi que
de l’instruction menée à l’audience et notamment des déclarations et aveux
de la prévenue.
PERSONNE1.) est dès lors déclaré convaincue :
I) d’avoir entre le 30 juin 2021 et le 8 juillet 2021, à
ADRESSE3.),
étant conducteur d’un véhicule automobile,
d’avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de
conduire valable,
en l’espèce, d’avoir conduit le véhicule automobile de la marque
VOLVO, modèle S40, immatriculé NUMERO1.), sans être
titulaire d’un permis de conduire valable, malgré une interdiction
de conduire judiciaire de 54 mois, exécutée du 12 avril 2020 au
17 septembre 2024, notifiée à la prévenue le 20 février 2020,
résultant d’un jugement n° 2739 rendu par le tribunal
correctionnel de Luxembourg en date du 14 novembre 2019.
II) le 27 janvier 2022, vers 7.43 heures, à ADRESSE4.),
étant conducteur d’un véhicule automobile,
1) d’avoir conduit un véhicule sans être titulaire d’un permis de
conduire valable,
en l’espèce, d’avoir conduit le véhicule automobile de la marque
VOLVO, modèle S40, immatriculé NUMERO1.), sans être
titulaire d’un permis de conduire valable, malgré une interdiction
de conduire judiciaire de 54 mois, exécutée du 12 avril 2020 au
17 septembre 2024, notifiée à la prévenue le 20 février 2020,
résultant d’un jugement n° 2739 rendu par le tribunal
correctionnel de Luxembourg en date du 14 novembre 2019.
2) d’avoir mis ce véhicule en circulation sur la voie publique sans
que la responsabilité civile à laquelle celui-ci peut donner lieu ne
soit couverte par un contrat d’assurance valable,
en l’espèce, d’avoir mis en circulation sur la voie publique le
véhicule automobile de la marque VOLVO, modèle S40,
immatriculé NUMERO1.), sans que la responsabilité civile à
laquelle celui-ci peut donner lieu ne soit couverte par un contrat
d’assurance valable.
3) d’avoir conduit sur la voie publique un véhicule soumis à la
taxe sur les véhicules routiers sans que celle-ci n’ait été payée
depuis plus de 60 jours à compter de son échéance,
en l’espèce, d’avoir mis en circulation sur la voie publique le
véhicule automobile de la marque VOLVO, modèle S40,
immatriculé NUMERO1.), soumis à la taxe sur les véhicules
routiers, sans que celle-ci n’ait été payée depuis plus de 60 jours
à compter de son échéance.
Les infractions retenues à charge de la prévenue PERSONNE1.) se
trouvent en concours réel entre elles, de sorte qu’il y a lieu d’appliquer les
dispositions de l’article 60 du Code pénal qui dit qu’en cas de concours de
plusieurs délits, la peine la plus forte sera seule prononcée. Cette peine
pourra même être élevée au double du maximum, sans toutefois pouvoir
excéder la somme des peines prévues pour les différents délits.
Aux termes de l’article 10bis de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, toute personne qui met en circulation sur la voie publique un
véhicule soumis à la taxe sur les véhicules routiers, sans que celle-ci ait été
payée depuis plus de 60 jours à compter de son échéance, est punie d’une
amende de 251 à 1.000 euros. Le propriétaire ou détenteur du véhicule est
passible de la même peine s’il a toléré la mise en circulation dudit véhicule.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, toute
personne qui conduit un véhicule sur les voies publiques sans être titulaire
d’un permis de conduire valable, est condamnée à une peine
d’emprisonnement de huit jours à trois ans et à une amende de 500 à
10.000 euros ou à une de ces peines seulement. Est puni des mêmes peines
le fait de tolérer comme propriétaire ou détenteur la mise en circulation
d’un véhicule sur les voies publiques par une personne non titulaire d’un
permis de conduire valable.
Aux termes des articles 2 et 28 de la loi modifiée du 16 avril 2003 relative
à l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière de véhicules
automoteurs, le propriétaire ou le détenteur d’un véhicule qui le met en
circulation ou tolère qu’il soit mis en circulation sur la voie publique, les
terrains ouverts au public et les terrains non publics mais ouverts à un
certain nombre de personnes ayant le droit de les fréquenter, sans que la
responsabilité civile à laquelle il peut donner lieu soit couverte
conformément à la loi précitée, ainsi que le conducteur de ce véhicule, sont
punis d’un emprisonnement de huit jours à trois ans et d’une amende de
cinq cents euros à dix mille euros, ou d’une de ces peines seulement.
Aux termes de l’article 29 de la loi modifiée du 16 avril 2003 relative à
l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière de véhicules
automoteurs, les articles 13, 14 et 16 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques sont applicables aux infractions prévues à l’article 28 de cette
loi.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard de la
prévenue, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits retenus à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Au vu des circonstances de l’affaire et de la situation personnelle de la
prévenue, la chambre correctionnelle estime qu’il y a lieu de donner à la
prévenue une ultime chance et de ne pas prononcer une peine
d’emprisonnement à son encontre, et elle décide de ne prononcer contre
PERSONNE1.) qu’une amende d’un montant de 1.250 euros.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, le juge
saisi d’une ou de plusieurs infractions à la réglementation de la circulation
sur toutes les voies publiques ou de délits ou de crimes qui se sont joints à
ces infractions, pourra prononcer une interdiction de conduire de trois mois
à quinze ans en matière de délits ou de crimes.
Au vu des circonstances de l’affaire et notamment du casier judiciaire bien
rempli de la prévenue, la chambre correctionnelle décide de prononcer
contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire de 15 mois du chef de
l’infraction retenue à sa charge sub I), une interdiction de conduire de 15
mois du chef de l’infraction retenue à sa charge sub II) 1) et une
interdiction de conduire de 6 mois du chef de l’infraction retenue à sa
charge sub II) 2).
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle
et
en
composition
de
juge
unique,
statuant
contradictoirement et en première instance, la prévenue PERSONNE1.)
entendue en ses explications et moyens de défense, le représentant du
Ministère Public entendu en son réquisitoire,
c o n d a m n e PERSONNE1.) du chef des faits et des infractions retenus
à sa charge à une amende d’un montant de MILLE DEUX CENT
CINQUANTE (1.250) EUROS, ainsi qu’aux frais de sa poursuite pénale,
ces frais étant liquidés à la somme de 203,68 euros,
f i x e la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de cette
amende à DOUZE (12) JOURS,
p r o n o n c e
contre PERSONNE1.) une interdiction de conduire un
véhicule automoteur des catégories A, B, C, D, E et F sur toutes les voies
publiques pour une durée totale de TRENTE-SIX (36) MOIS, dont
quinze (15) mois du chef de l’ infraction retenue à sa charge sub I), quinze
(15) mois du chef de l’infraction retenue à sa charge sub II) 1), et six (6)
mois du chef de l’infraction retenue à sa charge sub II) 2).
Par application des articles 2, 28 et 29 de la loi du 16 avril 2003 relative à
l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière de véhicules
automoteurs, des articles 10bis et 13 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, des articles 27, 28, 29, 30 et 60 du Code pénal, et des articles
179, 182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195 et 196 du Code de procédure
pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique le vendredi 14 juillet
2023 au Palais de Justice à Diekirch par Magali GONNER, juge, assisté
du greffier assumé Saban KALABIC, en présence de Stéphanie CLEMEN,
premier substitut du Procureur d’Etat, qui à l’exception du représentant du
Ministère Public ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du prononcé du
présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.